The Quebec gazette = La gazette de Québec, 19 novembre 1840, jeudi 19 novembre 1840
[" au de r la ir le vent miss s dé- us le n der cen vais- run a ba- Cui- pes à plne.nen é en solt- Unis \" que ' 5.seat EM- serisit pusés d'elle ERRE i visse signé | DIX 5M 1S : tes.sur le | { claré tique, au ler s d\u2019en- \\ hées, .LEC.| \u20ac J i aire.( ! \\ JE.| chan- Xigent 1a con & votre .UTS 11 - uve eu.5 fois, et J i, el en au pays utres a is trop ruav est soin de assurer sunt es- | ceitains ¥ antécé.' ; Que je \"impor iRY.; ELEC- | FIC.CA montre Ine opi- Dir reça et si in- | | fin sur i\\ ented la + suis mu ue je ne ur de la ! est d'un ancer le adoption ments et le déve- hesses et +; bonheur rrière de s'ouvrir il pourra le suivre ; a appris dangers, ' où nous responsu- , avec la s ce qui, stituants, coméde \u201811 de Me- | question, ! 5 négligé nce dans ins de ses ques ; un \u2018 de préju- ©! mpléte,\u2014 e wa na- ntipathies He politi- nse nble y> et d\u2019in« e cunciller tels -ont ' ire que je lature des essieurs, à 3 serezape mporiante es Circons- mme votre , DALY.- ler sas, À t dépen- «: gné, rue ;, nents pour modités, REER.rébec, rue NELSON, , pour luis NEILsoN, \u2019 NEILs0N.Ta TRIBUNAUX FRANÇAIS.tall \u2014- CONSEIL DE DISCIPLINE DE LA Ze LEGION.Le retour de l\u2019age d\u2019or.On prétendait que le sieur Malpertuis ferait défaut, comme cela lui est arrivé plusieurs fois.I n'en est rien ; le delinguant comparaît en corps et en âme.Son maintien est même digue et déceut ; sa figure est sérieuse, Le président.\u2014 Vous savez que vous n\u2019avez pas monté la garde encore dimanche dernier.Votre profession vous emyécherait-elle d\u2019obéir à la loi 7 Malpertuis.\u2014-Non, messieurs ; j'abandonne ce moyen de défeuse, d'autant mieux que je suis col- mis marchand, et que dans la vouvesuté on permet de faire le service ; la garde nationale n\u2019est point incompatible avec le calicot, Le président \u2014 Quelles excuses présentez-vous donc au conseil pour justifier vorr« infraction ?Malpertuis.\u2014Un excuse qui duit être agréée, un fait qui mérite de fixer l'attention publique et que Je livre à vos méditations profondes.Le licencie- went de la garde nationale que j'ai appris, Le président.-\u2014 Comment, inonsieur ?Mais vous errez! Janis il wa été question de cela.Malpertuis.\u2014 Faites excuse, mon commandant.Le présideut.\u2014 Voilà qui est un peu fort! Mais c\u2019est un meusonge d\u2019autaut plus absurde qu\u2019il n\u2019a inême pas le mérite de la vraisemblance.Malpertuis.\u2014 Messieurs, si je mens, je me livre À Vous; Vous me ferez faire n'importe quoi, vous me livrerez à toutes les rigueurs de lu loi pénale ; Je consens qu'on m\u2019empale ou que l\u2019on nm'\u2019arrache une deut!si je trabis la justice, où si j'ai obëi à quel- Que intluence personnelle, Le rapporteur Comuieut alors comprendre votre affirmation 7 Malpertuis\u2014Vons allez voir.C'était le dimanche matin, jour de ma garde.; je me disposais à revêtir l\u2019aniforme, quaud Elise, la bonne, vient me dire: Mousieur, il n\u2019est pas nécessaire d\u2019aller à la parade, l'âre d\u2019ur est arrivé, le maréchal Gérard se promène eu habit bourgeois, la caoue à la main, pour faire évacuer tous les corps-de-varde.(Hilarité.) À l\u2019avenir, ces localités ne seront habitées que par des cordouniers en vieux et des marchands des quatre saisous, (lire général.) M.le présideut,\u2014Cette fitle était foile ! Malpertuis\u2014 C\u2019est co que je me disais aussi ; Elise, que je lui dis, vous avez été mordue par un chieu privé de boisson, c\u2019est peut-être le degue du charcutier ?Non, monsieur, qu\u2019elle m'a répondu, sur wa bi, c'est comme je vous dis.A ces mols, Je mets won paletot suns le boutouuer, je me coiffe avec précipitation de ma casquette, et je m\u2019élauca sur la voie publique pour vérifier le fait.Le président.\u2014Et alors ?Malpertuis\u2014 Alors je vis de mes propres yeux £e qui se passait.Elise avait raison, l\u2019âge d\u2019or était vraiemeut arrivé\u2026La chose qui m\u2019avait surpris d\u2019abord, c'était de voir que cette fille savait ce que c'était que cette ère mytholorique\u2026.Je le fus bien plus quand je w\u2019apergus qu\u2019Elise, ma bonne à tout faire, parlait le grec, l\u2019hébreu, le latin, l\u2019anglais, le scandinave et l\u2019argot, (Hilarité prolongée.) Je Le lui connaissais pas ces talents sociaux.Le rapporteur ennuyé.\u2014 Enfin, monsieur, le Fait Puce Malpertuis\u2014Le fait est que mon cordon bleu avait articulé des faits authentiques, car dès que je fus sur le trottoir j\u2019apperçus un changement vo- table dans la physionomie de la capitale.Tout le monde était en habit, j'appelle tout le moude, les individus du sexe masculin, (Rires), les dames D\u2019ayant point encore jugé à propos d'adopter ce costume à basques.Chacun avait une chemise Llanche content ct joyeux.je me adressai à mon voisin le bim- belottier, je lui dis : C\u2019est donc dimanche ?\u2014 C'est tous les jours dimanche, mamntenaut, répliqua cet industriel; les jours ouvrables de la semaine sont pénéralemeut suspendus.(Hire génésal.j)\u2014Tieus, cette chance, que je Jui tais, j'irai danser tous les jours à la Chaumière ot buire de la bière bruue avec Elise, Que vous êtes simple, me répondit mon voisin, il n\u2019y a plus de Chaumière spéciale pour danser ; on danse à tous les coins de rue le cancan à discrétion, les Violons et les pistons en permanence.Quant à la bière brune à laquelle vous paraissez attacher uu intérêt tout particulier, on en fait une distribution gratuite à dumicile: elle est même accompagnée de plusieurs paquets de cigares à quatre sous, pour les personnes qui en fout la de- maude pur écrit.(Fiarité prolongée, ) Le rapporteur.\u2014 Mais la garde nationale, monsieur ?Malpertuis\u2014Je demandai avec insistance de ses nouvelles ; on me dit qu\u2019elle avait fini d\u2019exister ; que Lafayette en cheveux blanes même ne parviendrait pas à la rendre nécessaire : je m\u2019informai si on arrêtait les délinqnants, on m\u2019apprit qu\u2019il n\u2019y avait plus de gendarmes, Chemin faisant, Je rencontrai un garde municipal de mes amis en blouse Lleue et en sabots, je lui demandai s\u2019il n\u2019était plus À la recherche des grands coquins ?il me dit qu'il n\u2019y pius de coquins; enfin en arrivant sur la place Vendôme, je vis un grand tas d'objets qu'enlevaient les voitures d\u2019itimondices : c'était, me dit-on, des objets devenus inutiles, des épées de sergens de ville, des toques d'avocats, des serrures Fichet, des livres de médecine, des liasses de billets de banque et des sous de Monaco.\u2014( Hilatité prolongée.) oo Voyant alors que la garde nationale n\u2019existait plus, je résolus de me défaire de mon frac; je demandai dans la rue à le vendre, on me dit qu\u2019il n\u2019y avait plus de marchands d\u2019habits; ce que voyant, je voulus le donuer aux pauvres : on me répondit que les pauvres ayant totalement disparu de la société, la nécessité de leur fournir des habits ne se fe- suit plns aussi généralement sentir.Le rapporteur.\u2014 Nous croyons que M, Malpertuis n'est pas dans son bon sens.Un juge.\u2014 J'avoue qu'il m'étonne.j'aurais voulu ne pas l'avouer, mais j'y suis forcé, il m\u2019étoune.No.5627.] Le président.-\u2014-Commeut, vous persistez à décla- | rer que vous avez vu licencier la garde civique! Le rapporteur.\u2014 Vous vous obstinez à venir nous assurer que la police était dissoute et que l\u2019âge d\u2019or était venu ?Malpertuis, gravement.\u2014 Oui, Messieurs, Un juge.\u2014 Moi, ce que je crois le moins, c\u2019est à cette distribution de cigarres à quatre sous (ltires.) Jamais le gouvernement n\u2019aurait autorisé cela, même à la veille des élections.(Rire général ) Le président, riant \u2014 Voyons, monsieur, avant que le conseil ve délibère, persistez-vous à avoir vu ce que vous dites\u201d } Malpertuis.\u2014Je le jure, je I'ai vu, deux ou trois beures durant ; mais le son d'une caisse a tout fait partir; le tambour d\u2019une compagnie de la ligne a fait évanouir à la fois l\u2019âge d\u2019or et ses merveilles, et je me suis réveillé, ; Les juges.\u2014 Vous dormiez donc ?.Malpertuis.\u2014Oui, Messicurs.¢\u2019était un rêve Ga pendant lequel l'heure de la garde » était passée.(Explosion de rires dans toute la salle.) Le conseil coudamue le rêveur à vingt-quatre heures de prison.JEUDI, 19 NOVEMBRE 1840.Malpertuis.\u2014 Vingt-quatre heures à l'hôtel des Haricots!\u2026 Si ju pouvais seulement dormir tout ce temps-lü, je réverais peut-être à la liberté !\u2026 (L'Audience.) COUR DES PAIRS.AFFAIRE DE BOULOGNE.,\u2014 PROCES DE LOUIS NAPOLEON.Audience du 30 Septembre.On fait l'appel nominal.On reprend l\u2019auduton des témoins, Lu general Magnan, commandant le département du Nord et demeurant à Lille, est introduit.(Mouvement d'aiiention.) Dans les premivrs mois de 1840, à l'époque où la distri bution des Fettres de Londres avait Lieu dans los casernes de Liile, l'accusé Mésonan se trouvait dans cette ville.11 s\u2019y mit en rap ort de rosiété aveu le général Maguan, que commandaita Lil.e, à celle époque, et qu\u2019en 1829 11 avait conbu assez particulièrement à Brest, Mé-onen prolita de Ces rapports pour amener, peu à peu, le géi \u201cal à un sujet de cotsersation, au milieu de laquel \u20ac jût vatutelle- ment se placer le récit de toutes les plaintes qu'ilse croyait en droit d'adresser au gouvernement, Après avoir raconté, dans sa deposioion, le récumé de ces diverses conversations, le gendral continue ainsi : Meusonan me quittasz 1} revint plosieurs fuis à Lilie, se presenta chez mel, ne de trouva pas, parce que j'étais eu inspection trimestrielles Cependant ces allées et ces vennies Me parusent suspecies; je demands au commandant Ca- bour ce que Étisuit sanscesse à Lille M.Mésonan ; me rédondit que c'était pour une femme, et je le crus, Cepen dant, dans les deters jours de juin, le commandant Mé- sonan revint encote à Lie, vint de nouveau me voir, et de nouveau je l'invun à diner.Je lui en tixar le jour: J'avais invité M.le cepisaive Gueurel, du 50e de ligne, qui était venu à Lille déposer dans une affaire du conseut de guerre.Ces deux messicurs, ma femme et moi, fumes tous les Quatre ensemble, apres le diner, nous promener sur l\u2019esplanade; je les quittat, ans que ma femme, sur les huit hou- res, et pris conge du capitaine Gueurel et de M.Mésonan, .qui partaient tous deux le lendemain, Sur l'esplunade, en me quittant, M'ésonan me dons un petic livre en me print de le lire.Je crus que c'était encore l'affaire desa puléune que ; je le mis dans ma poche et l'us à la préfecture.Le lendemua de ce ciner, Mésonan, que je croyais | Parti, entra dans on cabinet, après s'être fait announcer cemine de coutume par mon aîde-de-camp.Je lui trou- vi un air cmbarrassé ; je lui demandais comment 14 n\u2019était pis paru?lime remit ane lettre pour toute réponse.= J'ouvris la tettre, et je tus les premières phrases que je CTOIS polivelr se rappeler \\parfattement + Mou cher come wandant, 1 est important que vous voyez de suite le général en question ; Vous savez que c'estun homme d'exceu- on, etque j'ai noté comme devant être un jour maréchal \u201cde France.Vous hu offrirez 100,000 fr.de ma part, et 500,000 fr.que je dépescrai ehez un banquier à son choix a Paris, dans le cos où 11 viendrait à perdre son commande- went.Je marcia, indignation me gugnant ; je tournai le feuillet, et vis que la lettre était signée Lour:-Napo- léon.Je remis la lettre au commandant, en lui disant que je croyais lui avoir inspiré assez d'estime pour qu'il wordt pas me faire une pareille propositiun ; que ma devise ctail: \u20ac Fais ce que dois, advicnne que pourra ! que je n'avais jamais trahi mes serments, mème en 1815, ayant pas voulu servir la première restauration, étant devenu clerc de notaire, de capitaine de la garde impériale et d'officier de la Légion d'Honneur; que mon culte pour la mémuoire de l'empereur ne me ferait jamais trahir mas sermenst ; que lui, Mésona:, était fou de se meitre du part du neveu ; que c'était un parti ridicute et peidu.J'ajoutau: 10t quand je serais assez lâche, assez misérable pour æccepter les 4GO,CU0 franes du prince, je les lui vole.rats car si demain je oa présents devant la garnison de Lille pour fur parler an autre langage que celui de la ficérité aux devoirs et aux serdieuls, le dernier des Caporaux ne mettrait la main sur le collet et m'ariéterait, laut l'armée à lesenument du devoir et de l'honneur.Jedis à Mé-onan : Je devrais vous faire arrêter et envoyer vote lettre à Paris ; mais 1] est indigue de mor de dé- buncer l'homme que j'ai reçu chez mor, que j'ai reçu à ma table ; Je ve le ferai pas, Sauvez-vous, il en est temps encore ; Coenen, en (rvouçant & ces projets.l'estime de vos Cimarades, «t que l'arnice ig : s à vos marc q ce ignore ce que vous avez Mésouan voulut réptiquer, j'ouvris la porte de mon ca binet et le mus dehorsen lui disant: \u201cAllez vous faire pendre ailleurs\" Zn le congédiant, je lui prowis que s\u2019il partait de Lille, Sib y revenait pas, je ne donnerais aucu- ve sted ses lames propositions, L'afFiire m'était per- sonnele; Je POUV HS AU autrement que s1 Un de mes subordonnes Ctaitgvetiu me porter p'inte en subornation contre Mé-onsn.Meésonan mme dit qu'il partait le soir et qu\u2019il he reviendrait plus.Apis son départ, je me rappelai Je livre qu\u2019il m'avait donné la Yeslle ; Je le demandai à mon domestique, car il était resté dans ma poche, et je vis que ce livre était Intitulé: Lettres de Londres.Je vis venir le colonel de St- Paer.du 4e cuirassiers, à quije le remis, avce invitation de s'assurer si dans son régiment on n'en avait pas répandu de pareils.et de le faire passer à MM.les colonels dans le même but.Cet ouvrage avait été répandu dès ia veille, en effet, dans la caserne du 46e régiment de bane.Lu lieute- { nant-colonel Salley, qui commandant ce régiment par juid- rim, vint m'en rendre compte; je lui en demandai un rapport, que j'adressai le 26 juin à M.le ministre de la guerre.Cette déposition, faite constarr ment avce un accent érer- gique, toujours animé el souvent ple d'indignation, a été écoutée avec Un profonl silence, Le gd Tal ajoute qu\u2019il a prévenu le ministre de tous les faits le 3 Juillet, ur mois avant le débarquement, «t que par conséquent le gouvernement ne peut pas dire qu'il a éle pris au dépouriite bool Frank-¢ arg, procureur-général, proronce sun réquisitoire, qui revroduit, en les \u201cmeritamnant, tous les faits recueillis dans les débas.M.l\u2019avocat-général reproduit les fans qui sont con-ignés au procès.J\\ fait ressorir la sravué ves accusations que ces faits font peser sur fa tÈie des accusés.11 #pyelle prin.cipalemunt toute lajustuce de la Cour contre le lieutenant Aladenize, et fait ressortir ensuite ce qu'il apoelie les misères de l\u2019entreprise du prince, M.le procureur-pénéral ne trouve pas de paroles asstz dédaigneuses pour faire ressortir Je ridicule des projets de Louis Bonaparte et de ses paru.| SUNS, M.l\u2019avocat-général termine ainsi en s'adressant au prince: Traduit i la barre de la plus haute des juridictions, ne dites pas que vous êtestrainé vaineu devant les hommes du vainqueur.C\u2019est une prétention devenue triviale parmt les factieux, et qui n\u2019a jamais relevé ni justifié personne.11 ne suflit pas de mer la justice pour l'abolir, ni braver, pour s\u2019absoudre, la loi qui condamne.Puissiez-vous connaître, au contraire, que la France a eu le droit de vous demander compte de son territoire violé, du sang français versé par votre main, et vous souvenir que le repentir atténue toutes les fautes et convient à Loutes les conditions.\u201d ! Laparoleest 3 Me Berryer, défenseur du prince Louis et du général Montholon.| Me.Berryer \u2014 Messieurs, j'aicompris M.le procureur- : général quand 11 s\u2019est écriè: Nous assistous à un triste, |8 un déplorable procès! Et moi aussi, je ww pu assister à ces débuts sans que du douloureuses réflexions vinssent me ; Frapper au cœur, Que | n'est donc pas le malheur d'un pays qui a vu tant ! de révolutions successives renverser tant de droits, tant de ! gouvertiements établis et jurés?Eh quoi! dans une seule | vie d'homme, nous avous pu voir la république, l'empire, | la restauration, la royauté du sept août ! et ces guands chan- | Rements qui se sont si rappidement pres-és n'auraient pas purté un notuble dommage à l'énergie de la conscience, à Ma dignité des lois elles-miëmes ! {_ Serant-1l done vrai que les hommes Qui, sur cette scène si *changeante, ontsenti le plus d'énergie, ont éprouvé plus | vivement le sentiment des devoirs, et se sont fait une reli- lgion de la foi jurée, sunt les plus exposés à s\u2019entendre | traiter de factieux, de rebelles, et à se voir poursuivis comme tels! | Ce sont là des réflexions douloureuses, messieurs.que «seul je n'ai point faites sans doute, en vcyant tant de fois poursurvri: et punir ce que nagucre l\u2019on prescrivait comme une religion.Que les moralistes »\u2019sffligent, je te conçois ; mais gue ips juges et les avocais môles aux grands détiate Judicisires amends par ces bouleversements si fréquents et | chent, avant d'accorder au pouvoir les vengeances qu'il dé- j sue, lui demander la part qu'il à vue dans cvs acuous dont al poursurt le châtiment.Ce courage, messieurs, je l'ai eu ; ce devoir, je l'ai ac- ! complrau commencement de mma carriète.(Sensauon.) © Quand des nunistres oubliant la force et les véritables 1até- [l'ome 78.» politique qui viendra saisir esprit du jue et le déterminer oe sas JUR * complètement la fusion indispensable à la réussite de leurs projets.\u2014A Limerick, O'Connell a parlé en présence de Vous prononcerez une autre peine, la détention peryé- tuelle, par exemple.Une peine in fumante ! (Sensation.) Une condamnation tblmante sur ce num ! (Me ; ; *ur ce nom ! (Même mon- 60.000 personnes on di vement.) Nou.vous ne le pouvez pas; vous setcz hommes ; personnes, Dans le cours de von discours, ! \" i i Qi .; avant que d'être JU£US j VOUS VOUS tappellirez que ceite i dit que ot I Angleterre se Uouvait engagée dans seed ra guise qui Veus entend veut par-des-us toutes VHE guerre étrangère, le rappel de l\u2019Ünivn législa- : rets de ta toyaute légiuture, vinrent pousser sur ces bancs Chokes le respect de ces sentiments qui virentau tond de sou tive avec l\u2019Iclande était certain, *\u2014Le grand ngita- les bo nimes échappes au désustre de Waterloo.(agitation), alors j'étais ardent er sincère dans ces convictions que le spectacle qui s\u2019est passé sous mes yeux m'a rendues sain- ; tes audessus de toute chose, j'ai élevé la voix en faveur de ces accusés, el je me suis fait entendre, et les juges du 101 ont acquitté Cambronne! (Seusation.} L\u2019uccusé qui est aujourd'hot devant vous, et quia fait Cet honneur a mon mnuépendance en venant me chercher.pour le defendee, dans les sangs d'un partisi différent du | sien, étant Lien Ur que jo nefalloais posd mesantecédents, | a ms convictions; al a Lien fout et je l\u2019en remercie, ; Messtouis, je n'ai l'intention que de traiter la question | sous e purst de sue du pouvoir que vous venez exercer ici, Je he Veux ia traiter que sous Le point de vue judiciaire, Le 6 août dernier, le prnce Napoléon Louis est parti sCCoIpagne de quelques homes, sur ie dévoüment de- quels 1 devait compter.faits Que vous connais-ez.Lous ces fits ve sont pas testés, Mais, je vous le demantie, en présence du principe que vous avez proclamé la loi du pavs, l'entreprise du prince prèsente-Leile un caractère de criminalité que vous puissiez pans?prés.nt -t-elle l'apphication des mcles du Code pénal?Le prince à débarqué sur le ternitoir.Ita fait autre chose que de tenter une artaque contre le pouvoir établi.lest vena en France contester la souveraineté à ln famille d'Orléans.I l\u2019a fait en vertu du mème peineipe sur lequel vous avez posé ln royauté de juillet, Eu cet etat, il ne saurait être question d'appliquer contre votre principe un principe contrane.C\u2019est votre propre principe qui estimvoqué (Sensation vive et prolongée.) Quand la famiife des Bourbons de la brauche aînée régnait en l'unce, son droit était consacré par te temps.par la re- Lion, par les lois.Ce droit souvernm était cousacré par tous lescitoyens.C'était alois ta 1oginmité 1 Lilie n'est pas en question dans ce débat.(Mouvement général.) Mais 1gnore-l-on ce qu'on a fait en 1530.01 ne le veut-on plus savoir 2?Est-ce done rien que de charger les constuu- tivns d'un empire, de consscrer dus principes Nouveaux, de proclamer le priocipe de la souveraweté du peuple?Ce chambre dus députés ec par la majorité de cette chambre.Et quand une majorité de 4 nullions de citoysns a proclamé le principe de l'hÉrédué, quand pendant quinze ans où à suivice prineipe, peut-on le contester aujourd'hur ?pas pendant quinze ans réclamé contre la consécration de ce principe?put quand on vient réclamer vo droit que vous avez con-acté et qui n'est pas un lve apis tout pouvez.vous juger ?Jét-ce un rêve que la dvnastie impériale?Et quand vous avez, après l\u2019empire, relevé le principe de la souturainetden 1830, vous ne voulez pas qu\u2019on invoque lu majorité de fi nation comme Pa fait l'empire ; et quand cette misjorité à proctané l'héréiité de l'empire! l'hérédité de l'empire! (montrant le prince).In voa! Et c'est par un airci que vous comptez la détruire?et c\u2019est par un airet que vous voulez trancher une question pobtique ?Mais, direz-vous, il faut empêcher des désordres nouveaux, des révolutions violeutes : oul, vous en avi z le droit, je le reconnais, guuvernez.Mais jugee l\u2019hériter d'une couronne ! Non, il n'y a pas de juge entre vous et lui, et, je le répète, vous ne pouvez pas juger ! (Nouveau mouvement ) Vous venez ici pour juger ! et vous voulez être ses juvesi Y ena-tab un de vous qui se soit dit en entrant: Je serai juge impartial, je pèserar tous les droits, ju mettras en balance la rovauté de l'empire et la royauté de junllet ! oui, je serciimp.cut, Impartal! Non: vous ne pouvez pns l\u2019être ; var vous êtes les juges du pouvoir établi, et vous ne pouvez Pas COUVIIr ies actes du gouvernement du manteau dela jns- tice I (Mouvement d\u2019adunration et profonde sensation.) Nun, vous ne pouvez pas rendre un arret qui serait an acte de gouvernement, Vous voulez juger un prince gue vous avez proserit! Jit quelle est done cette incerinude duns voire législation ?a 1836, aprés i'événement de Strasbourg, on a appliqué un principe ; OD à reconnu que le prince n\u2019était pas sounds au drait commun ; peut-on avjourd'hnt le traîner devant un tribunal du pays quil'a repoussé dans l'exil ?Cet hommie est proserit, vous dis-je ; vous l\u2019avez mis en dehors des lois, en dehors du droit commun, et vous voulez le juges! Quant à moi.je ne voulais pas en 1831 de ce principe de proseription, je l'ai combattu de toutes mes forces, avec la logique du bon sens, de la raison et des lois.Je voulais le droit commun pour tous ; vous ne l'avez pas voulut vous l\u2019avez praserut.Lt maintenant vous voulez le soumettre à ves lois! Oui cet homme est en dehors de vos lois ; oui, voilà ce que le bon ssns, la justice, et le droit commun vous répétent par ma voix, Mais si vous voulez être juves, jugez du moins humainement des choses humaines, et voyez dans quelles ciconss tances les événements de Boulogne ont éclaté, Le ministère actuel s'était formé au moment cù s'engageaient des questiors politiques fort graves.Ce ministère à biümé la timidité de ses prédécesseurs; la nation à génn de toutes les concessions qu\u2019on savait faites à l'étranger | eile à aceu- séle gouvernement de la prrie de Pinflu-nice de la france en Espagne et d\u2019avoir laissé tomber ce pays sous l'influence de l\u2019Angletterre, Que fait le ministère ?T1 estallé invoquer la mémoire de celui qui avait promené la grande épée ve la France des vert ia tombe du héros, il n touché à ses artnes redoutables, etila étendn la main pour les déposer sur la tou.be du Héros, Voilà ce qu'a fait le ministère.juger le prince, cependant sans tenir compte des sente ments que de tels appels ont fait revivre danse cœur du prince |.Soyez hommes, Messienrs, et jugez-le en hommes, et, avant de le juger, rar: etez-vous jusqu'où lon estallé sous un prince qui danandait autrefois comme une faveur qu'on lui permit d'ailer combattre Vusurpateur corse.(Sensation.) Sous ce prince, mes-icurs,un ministre a dit que NAPOLEON AVAIT ETE LE SUGVERAIN LLGITIME LU PAYS (Mouvemunt prelongé ) ; Quo! apres avoir entendn ces paroles.ces provocations, cet appel, au grand nom qu'il porte, à la gloire qu'il regarde comte un Féritaye, vous veudriez qu'un cœur où il y a ou sang n\u2019a:t pas tressailliet que le jeune homme ardent ne se soit pas éené : Ce grand nom, c\u2019est à moi de le porter aux front eres pour veuser la lrance et rendre au scin des nuilons voisines la terreur des défates passèes ! Cenom, c\u2019est le mien! ces armes m'ont Éte lézuées par te soldat !.J'irai, je mênerai le deuil, et je dirar à la France : Voulez-vous m'entendre ?longée.) Soyez courageux, assez courageux pour entendre la vérité : st s\u2019est un crime, cet acte que le gouvernement veut cipes qu'il à préconisés, par les actes qu\u2019il a gloriliés, c'est lus du moins qui l\u2019a tospiré par les sentiments qu il a rallumés dans la l'rance entière etsuriout dans le cœur de l'héritier de Napoléon ! succes la base des lois morales, la base des sentiments et desopinions des hommes?Non, nen, quellesqgue sotent la faiblesse, i\"nprudence dune entreprise.il y à pour la juger, et quel que soit son résultat, le droit ct les princi.Pes.Ce droit, ces princip-s, vous ne pouvez pas les juger ; le droit et les prinespes ne -e détruisent pas par un ariêt, ils ue seront pas effacés par le dédain du ministère public ; tis ne tomberunt pas devant le ridicule qu'it a cheicsé à Jeter sur la tentative du 6 août.Si le succès lait tout, eh bien ! écoutez-moi.J'accepte l'arbitrage que je vais vous proposer : Cut arbitrage, je le demande à vous, c\u2019est vous-nièmes qui le prononcerez! Dites, sans avoir égard à lataiblesse des moyens employés par le vrince, dites : s\u2019il eût triomphé, j'eusse refusé de m'associer à son pouvoir ! dites-je nous,vous que nous cone naissons, dites «i vous eussiez refusé de vous associer à son pouvoir ?(S.nsation prolongée.) P.us qu\u2019un not, messieurs! Juges et législateurs, vous respecterez les loi.Eh bien! ouvrez le code.\u2026: qu'y lisez-vous: La mort! La mort pour le fait qu'on appurte à votre tribunal, La mort ! nen, vous ne prononcerez pas cet arrét, vous ne le pouvez pas.Vous ne pouvez pas attacher le même jour re nom de Napoléon sur un tombeau glorieux et sur l\u2019échaffaud! Vous prononcerez dune un atrêt politique, Ce tera une raison »4 déplorables, s\u2019arment de vérile, de courage, et qu'ils x te nesera pas indulgence ! : ecuicve et que son exil eccommence, Toute autre condam- cœur, Vous, prononcer une peine infimante contre le neveu de l'homme à qui vous devez tout! Vous, retourner coutre la Fatntle du brenfaiteur les bienfaits dont il vous combla vy, Maréchaux, ducs, burous, que vous à faits ce que vous noms, Gres?Vos exploits, vos services! répondrez-vous.Je le « \u2014Le lord lienteuant d'Irlande n déclaré son in- veux bien : tas enfin c'est ous mazificences de l'empire, | tention de ne pas accorder de faveurs du gouverne- ere on one Eee tu tous te droit de | ment à quiconque se Joindrait an parti de l'agitation Messieurs, vous av.z à vous prononcer sur une question eu Frlande- Cela pourrait antener une collision en- toute politique, vous n'êtes pas des juzes, vous êtes des tre M OC onnell et le ministère, ce dernier pourrait hommes poltiques Vous rendrez done l'accusé à l'exil, Cire renversé, notre gouverneur-geuéral rappelé ot l\u2019exit est Le postion que la loi lura fave : que la lot soit ex- Un haut tory mis a sa place.teur forme en ce moweut partie d\u2019ane société de tempérance, Ou dit que la liste du pore Mathew contient actuellemeut environ trois millions de 11 s\u2019est Embarqué, il est décendu principe, jene le vois pas consacré par la iajorité de la - Combien y en a-t-al parmi ceux qui m'écoutent qui n'ont | extrémités du Portugal aux rives de la Baltique, 1 a ou- ; Vous allez ; (Mouvement, sensation pro- ; vous faire condamner, c'est fui qui 'a commis par des prin.Vous voulez la juger! Messieurs.voudrait-on faire du Nation ser.add AM MIOrA.E EU présence des engagements qui de Londres.sans communiquer ses projéts, ses résolutions, | VOUS sont imposés, en présence surtout des souvenirs de voire vie, noneer, {Ce brillant plaidoyer a paru produire sur l'assemblée la Los viv - , PUS Viveompresdion.L'antation est telle parm?MM.les ; , 4 pairs Qu'ils restent que'que tensps sans pouvuir ecouter ce gut se dicate bane de Li defense | Pendant ce temps, le général Vonthoion s'est levé, et u lu un peut popiee qu'il tent à re mani Plusieurs pairs \u2014 Nous v\u2019avons pus entendu, nous | ne sons pas ce qui vent d'être dit.(Agitation.) | M.le généenl Monthoion fa t passer à M, de lu Chau- vimière, gictlier adjoint, le discours qu\u2019ila prononcé ; celur-ci en fuit la lecture : ** Messioms les pairs, j'étais à Londres, où m\u2019appe- | laient des mtétèts de fiunille ; je vis le prince Naprs- lléon, ll ne parlait de lespoir qu'il aviut coaca de reudre à lu France, au moyen d\u2019an congrès nution- al, cette concorde qu\u2019elle avait di au gétio de son uncle.En Pentemleut, je etus me Houver on sence d'u Hélène.Le prince ne mie fit pas, da reste, plans de son enterprise sue Boulogne ; ve n'est duis de paquebot que ln confidence fut entière.| Messieurs, j'at reçu à Samte-Hélène le dermuer son- (pire Pempeseur c'sten dire assez.Co que Ja fiat, © beaucoup de vous, J'uune à le croire, l\u2019eussent Gat ima place,\u201d e Berryer \u2014La détense dit eénéml Montholon se honnera à co peu de mots, Pouvaut-il faisser sue la edie de Free le neavo de eo Tui dont it avait fermé les yeux à Ste-Tlélère ?Maintenant est-il vrai, est-il possibile que le évéral ait ignore le détermination du prince ?Le général Vatirme ; le prince l'a déclaré dès le pre wer moment de son artéstation.Daus Pabrence de toute prenve qui éablisse le cons traite, vous devez le eroire.Je dépose duaeste, entre les mains de ML te président des lettres écrites de Londres a Paris quelques mois avant l\u2019événement, et qui ue parlent que du projet d'aller en Belgique.M.le président.\u2014L\u2019avocat qui dust étre entendu après Me Berrver demande à ne parler que demain.L'avocat de Pacensé Mésonnan est-.l prêt ?Me Benyer\u2014\u201cLe sysième du la défense est tel que les nvocats des nceusés désirent qu\u2019il soit expliqué avant de passer aux fats ;-trtctliers à chaque ace cuse, M.le président \u2014Eh bien ! audience est levée et renvoyée à densun.L'ussemblle su sépare cuns une vive agitation.1 Co Pare .vivant souvenir des méditauous de Sainte- EXTRAITS DIVERS.\u2014\u2014re-\u2014 \u2014On lit dans le Courier: \u201c Lundi dernier, un grand diner, présidé par M.O'Connell et annoncé comme un diver de charité en faveur de l\u2019asile des orphelins de St-Patrick à eu ljeu à Cork.M.O'Connell, après avoir porté le premier toast à la reine et le second au peuple, à aunoncé qu\u2019il allait en proposer uv troisième qui serait sans doute agréable à l\u2019assemblée, Je bois, a-t-il dit, à l'indépendance nationale de {wirlande.(Tonuerre d'applaudissements.) L'i- | Vraie ne tardera pas à être séparée du bon grain.Je suis partisan du rappel de l'union, et jo le serai : Jusqu'à mon dernier soupir.Tout hounête Irlan- dats dott l\u2019êètre.Je déclare solennellement que ma { conviction profonde est que, s: le rappel n\u2019est pas | lieu, car le jeune sang iclandals bout d'impaiience | dans les veines de la jeunesse d\u2019hilande do voir | Phomiliation et la prostration du pays.Le lord ; lieutenaut à déclaré son intention de Sopposer ou- | vertemeut au rappel s\u2019ii amenait ancune perturbation : de l'ordre.Je suis en cela de son avis, et il était inutile que \u2018lord Ebrington dit une chose de ce gence.HO n\u2019y ra rien de pareil à redonter tant quete système du \u201c père Matbicu régnera dans ce pays.On m'a offert La plus belle posttion qui puisse être vfferte à uv i homme, mais j'ai pensé que l'Ilaude avait encore besuin de mui, et jt retusé, (Nouveaux applau- » dissemrents, ) Je regrette pour Ini-méine que lord ! Ebringtou ait provoncé un pareil discours, Il de- \"vail bien saveir que les chercheurs de places ne sont ! pas des partisans du rappel.Jo n'eu suutiendtai * pas moins le ministère Melbourne, bien que muiute- , nant ce pationage ne puisse plus nous servir à tien ; \\ mais Je le soutiendrai parce qu'il tient les torirs éloi- : nés du ponvoir, quoique ce ne soit pas agir dans le | sens du rappel que de désirer que ies Lories soient ; hors du pouvoir, eur je suis convaineu que s\u2019ils y ar- | rivaient demain, les partisans du rappel angmente- raient du force ot de violence; mais je suis épale- : ment couvaiueu que le rappel trivmphera de lui- \"même, M, O'Connella terminé son discours en propro- \u201csant la santé du lord-lieutenant d'Irlande.Après avoir porté Un toast au président, toast auquel M.| : O'Connell a répondu en exprimant ses remerci- | ments les plus sincères, l\u2019asseniblée s\u2019est séparée au \u201ccri de Rappel de l\u2019uniou ! et au milieu des applau- , dissements les plus bruyants et les plus enthousiastes., \u2014-Notre correspondant de Dublin nous écrit que M.O\u2019Connell a sait hier son entrée à Limerick ; il était précédé de divers corps d'arts et métiers et de tous les visifs du pays, au nombre d'environ 6,000 hommes.Les banières étaient déployées, les corps de musique jouaient des airs patriotiques.Après avoir parcouru la ville le cortêre s\u2019est arrêté sur une grande place appelée Treaty-Stone, Un individu membre d\u2019une corporation n présenté à M.O\u201d- Conuell une adresse aux acclamations enthousiastes de la multitude.\u2014( Zrnes.) \u2014 L'association coustitutionnelle d\u2019Ulster a tenu sa première réunion générale.On sait que cette association a pour but de réunie en un corps toutes les classes do réformistes d\u2019 Angleterre, d\u2019Irlande et d\u2019E- cosse.Days ce meeting, diverses mesures ont été prises, qui toutes tendent à l'accomplissement du résultat désiré, et à l\u2019aide desquelles les réformistes de la Grande-Bretagne espèrent opérer promptement et N'oubliez pas qu\u2019une logique inévitable et terrible se dé- en France.Tia répandu des proclimations et un décret qui : route et s'enchaîne dans la couscience des peu ples, quand change le gouvernement, dissout les chambres, et autres | les gouvernements violent la saute Majesté des lois, impos \u201crent des ards, et qu'il se Gouse des juges pour les pru- pré- confidence des que | prouonce, une séparation forcée et sanglante aura ; L'état du revenu dans le dernier trimestre présente un deficit de 511,094 liv., compare avec le trimestre correspondant de 1539.C'est sustout des douanes et de l'accise que provient ce déficit, \u2014 Parmi les puissantes machines de guerre qui se préparent à Woolwich, il n\u2019en est pas de plus terrible que les brûlets à vapeur, même après l'Infernal, qui kee an jet de feu aussi loin que les plus fortes pompes hydrauliques laucent uu jet d\u2019eau.Ces brülots consistenten deux fusenux coniques en plauches, cerclés à ln façon des tonneaux.Ces cônes sontattuchés aux deux côtés d\u2019une longue poutre do sapin de 80 à 90 pieds.Sur cette espèce de radeau, on établit une de ces vieilles muchi.es à vapeur de G à 15 chevaux que l'on trouve en abondance au prix de la ferraille, et sur l\u2019avant un send canon laixhans chargé jusqu\u2019à la gueule.Cette machine est destinée à être lancée de toute sa vitesse, poudant la nuit, contre le flanc des navires ennemis \u2014La pointe ferrée de lu poutre pénètre dans la carène, etle chou met le feu au canon, qui ouvre une énorme brêche nu-dessous de la flottaison, el fait immédiatement couler le navire, Ce qu\u2019il y n de particulier dans ces brûlots, c\u2019est que s'ils manqueut le vavire coutre lequel ils sont Inncés, ils continuent leur route en droite ligne, et uu bateau à vapeur va les rallier à une où deux lieues au large, pour les renvoyer de nouveau après les avoir approvisionnés de charbon.Une centaine de ces machines suffiront done pour détruire cent vaisseaux de guerre à voiles qui ue pourront leur échapper; ellesne coûtent pas plus de 8 à 10,000 fr.Ou les u baptisées du nom de Javelots de mer, mais les marins les appellent Navettes de mer, parce qu\u2019elles sont destinées à être lancées et reluncées comme des navettes, jusqu\u2019à co qu\u2019elles aient atteint le navire ennemi.C'est aiosi que deux ba- Leaux à vapeur du commerce, saus autre munition que la houille, peuvent venir à bout du plus grog vaisseau de Lori, en le plaçant entre deux, et en se tenant hors do portée de ses projectiles.La guerre marine va changer complètement de face ; la vapeur seule agira désormais et les com- Lats se décideront entre les machines.Le penple ; qui en aura le plus, et de plus ingénieuses, est au- tsuré de la prééminence sur mer et sur terre, en guerre comme en paix.| \u2014ll y à peu de jours, un vaisseau anglais s'étant ; permis d'arrêter et de visiter un bâtiment de com- \u201cmerce français, M.Regnard, commandant de In | Brillante, qui est devant Beyrouth, a fait demander , satisfaction an commodore Napier; sur le refus de ; M.Nupier, M.Regnard est venu s\u2019embosser avec la Brillante par le travers du vaisseaun anglais, déclarant qu\u2019il se ferait couler s'il ne recevait pas des excuses écrites.Derrière cette faible corvette, prête à unolutte inégale, le commodore anglais a vu la France si dignement représentée, qu\u2019il a dons né la satisfaction demandée.\u2014(Sémaphore de Mar- seilte.) \u2014 Un jonrnal assure qu\u2019en récompense de su belle conduite à Deyrouth vis-à-vis du commodore Napier, M.Regnard, capitaine de corvette, commandant de la Lirdlante, est nonnné capitaine de vais- reall., \u2014 Les ordonuances portant organisation de neuf : bataillons de chasseurs tirailleurs, et de douze régiments d\u2019infanterie.ont occasionné quelques mouvements dans les corps d'officiers de l'arme, à Paris, La disposition qui admet les officiers de tons les corps sadistinetement à concourir pour les emplois \u201cdisponibles par suite de cette formniion, est regardée | comme une viclation de l\u2019art.35 de l\u2019ordounauco : du 1G mars 1838.ception établie dans cette accasion est regardée par l\u2019arme de l\u2019infanterie comme une illégalité et une injustice Dans plusieurs régiments où s'apprête à réclamer par toutes les voies permises et des protestations wdividuelles où collectives sont adres- ries au pouvoir, On parle d\u2019un tecours au conseil d'état et de pétitions aux deux chambres qui so couvrent de signatures, \u2014M.le docteur Conneau, médecin du prince Napoléon.Louis, a obtenu la faveur qu\u2019il avait récla- méo d\u2019être détenu avec fui au château de Ham.Il es: pauti avant-bier puur cette résidence, ( Capitole.) 1 \u2014Les opérations relatives aux choix d'un nou.| veau lord-maire ont été terminées à Loudres le 8, C\u2019est M.Thomns Jolson qui a été élu.\u2014 Le bruit se répand de vouvean que le maréchal | Pastcéwiteh est venu à Berlin pour proposer au roi ; de Prusse d'occuper la Pologne en cas de guerre.Cet arrangement lusseratt les forces russes libres de se porter en masse sur la frontière de Turquie ; munis 11 semble indiquer aussi ane arrière-pensée de | partage.St la Pologne doit être le lot de la Prusse, i quel sera donc celui de la Russie ?! ( Courrier français.) \u2014La Cour d'assises du Doubs vient de terminer | les débats de l'affaire des troubles de Lons-le-Sauls i nier et du pillage du château de Courlans, \"Dur quarante-quatre HCCUSÉR, sept ont été con.daranés, deux à six ans et un à sept ans de réclusion, avec exposition ; les autres ont été condamnés à des peiner correctionnelles, un à deux aus d\u2019emprisonnement, et un à six mois de prison et cing ans de surveillance à cause de la récidive, ct les deux derniers à trois et six mois de prison.\u2014 La mort de M.le chancelier de Pastoret laisse vacants un fauteuil à l\u2019Académie française, un autre fauteuil à l\u2019Académie des inscriptions et Lellege lettres, et un troisième à l\u2019Académie des sciences.\u2014Le nouveau roi de Hollande est né le 6 décoms bre 1792, Il a épousé la sœur de l\u2019empereur de Russie, Ses tendances politiques \"out tonjours porté à se rapprocher des conrs du Nord.Lo roi Guillaume FV étuit un des monargues les plus âgés ; von fils est dans la force de l'âge, comme le roi de Prusse et l\u2019empereur de Russie.La politique de l\u2019Europe est définitivement rajeunie.\u2014Lord et Lady Lyndhurst ont été présentés À: M.le dutc de Burdeaux à Munich. \u2014Lo budge! de ls magine et des colonies va être porté, dit un journal français, à cent millions.\u2014On parle, dit le Journal du Havre, d'un complot pour renverser le ministère aussitôt après l\u2019ouverture de la session.La bataille parlemeutaire se livrerait sur la question de ls présidence.\u2014On lit dans le Journal du Havr : \u201c Les bruits inquiétants qui, depuis quelques jours, se sout reproduits avec une nouvelle furce, v\u2019unt as laissé d\u2019alarmer uos armateurs.Des primes de guerre ont été faites au taux de 28 0/0.sous la condition de ristoruer 25 en cas de paix.On a payé 25 010 pour aller, c'est à dire pour Un risque de guerre qui se borne à la sortie de la Manche.Plusieurs de nos bâtiments ont renoncé à leur voyage annoncé.Ceux qui partentne s\u2019y décident que lentement.\u201d \u2014 Les 30,000 hommes qui doivent travailler aux fortifications de Paris y viendront des départements.1] ne paraît pas que la garnison de Paris doive preu- dre part aux travaux ; elle restera disponible pour sppuyer les travailleurs, comme dit le Cunstitution- nel.Les soldats du génie seront, dit-on, au nombre de 4,000 et remplire.it les fonctions de piguears, Ils recevront, à ce qu'on assure, une haute paie de 70c.( Commerce.) \u2014L\u2019évêque suédois Tegner, un des plus grands poètes de l\u2019époque, qui s'est avquis nne réputation européenne par sa Frith jofsaage, a été atteint d\u2019aliénation mentale, et on l\u2019attend d\u2019un jour à l\u2019autre à la maison de santé de Schlesswig.\u2014M.Arthur de Mortemart, seul fils de M.le duc de Mortemsrt, vient d'être victime d\u2019un déplorable accident.Son tilbury ayant versé, il à péri sous les pieds de son cheval.\u2014La caisse d\u2019épargne de Paris a regu dimanche 11 et lundi 12 octobre, de 3,499 déposants, dont 424 nouveaux, la comme de 450,462 fr.Les remboursements demandés se sont élevés à la somme de | million 550,000 fr.\u2014L'expédition de Ste-Hélène est sur son retour avec les cendres de Napoléon ; on en reçoit la nouvelle par la vcic d'Angleterre.( Courrier.) \u2014Le prince Louis Bonaparte est arrivé hier à midi au château de Ham.( Moniteur.) On estime À plusieurs millions la dépense des immenses préparatifs qui ee font pour la translation des cendres de Napoléon depuis CourLevuie jusqu\u2019à l'hôtel des Invalides.\u2014 Voici quelques uns des préparatifs qu'on fait pour la translation aux luvalides des veudres de Na- po'éon : La barque qui portera le cercueil arrivera à Cour- bevoie.Là un arc de triomphe sera dressé pour recevoir la dépouille impériale.Le cortége s'acheminera vers la barrière de l'Etoile et fera sou entrée à Paris par les Champs-Elysées.Sur le passage du cortége, des gradins seront étagés à droite eL à gauche et couverts de mugvifiques tentures.En face de l\u2019Esplanado se trouve le pont des Invalides; l\u2019on pourrait traverser la Seine en le suivant, nis on a trouvé que le pout ve formwait pas une ligne parfaitement droite avec l\u2019entrée de l\u2019hôtel ; en conséquence, pour ne pas briser la perspective vi faire dévier le coup d\u2019œil, on établira tout auprès et tout exprès an pont volaut qui sern détruit ensuite.L'immen- so cour des Invalides sera entièrement couverte, ea.tièrement tendue de velours violet (couleur caractéristique du deuil royal) et transformée en chapelle ardente.Ou parle de myriades de bougies pour éclairer cette vaste chapelle.Les pompes funébres font venir d\u2019Allemague viugt-quatre chevaux blancs de première race : Ce sont ces chevaux qui devront traîner le corbillard.\u2014S.A, S.le prince Victor Amédée d'Isen- bourg-Bierstein est décédé à Offenbach, le 25 septembre.\u2014La Gazette d'Augsbourg du 28 septembre parle d\u2019une collision qui a eu lieu en Suède entre les deux ordres des bourgeois et des paysans d\u2019uve part, et ceux de la uoblesse et du clergé d\u2019autre part.Les deux premiers ordres avaient accordé certains impôts au gouvernement, à la condition qu\u2019on introduirait des réformes dans l'administration.La noblesse et le clergé ont rejeté ces conditions.Il est probable, ajoute la Gazette d\u2019 Augsbourg, que l\u2019ordre des bourgeois ne cédera pas, i D'après ce mêmo journal, il est question à Stockholm de la formation d\u2019un nouvesu ministère.Srocxnoum (Suède), ler octobre.\u2014Pour éviter les droits de douanes dont sout frappés les navires suédois au passage du Sund depuis Helsinger, ou s'occupe du projet de réunir ln mer Baltique avec la mer du Nord par un canal à travers !.Suéde, au moyen duquel on ve mettra pas plus d'heures, qu\u2019il fallait auparavant de jours pour faire ce trajet: ce sera, dit-on, pour le commerce, une économie de 6 cent mille thalers, qu'il fallait payer aunuellement au Danemark.(Journal français de Francfort, du 12 octobre.) \u2014L'empereur de Russie arendu un ukase pour l'établissement d\u2019un journal politique et agricole dans chaque chef-lieu de province.On écrit de St.-Petersbourg, 22 septembre : \u201cUn événement terrible s\u2019est passé ici il y a quelques jours.Des expériences d'artillerie avaient Jieu sur la plaine de Wolkowe.Deux généraux, uclques soldats et un grand nombre d'officiers taient réuvis à cet v{fet ; on essayait des balles qui ent la propriété de prendru feu quand elles ont äc- teint un objet; une semblable balle fut tirés contre une caisse de pore qui, à l\u2019étonnement de tous, ne sauta pas.Le général d'artillerie Bontemps, croyant que l'explosion n'aurait pas lieu, s\u2019approcha; mais an moment où il levait le couvercle, la caisse sauta.Le général, herriblement mutilé, est mort aprés onze heures des tortures les plus atroces; un capitaine a en le bras emporté; les autres sont plus ou moins blessés.\u201d Toulon, 2 octobre, 84 henres du matin.Alger, lo 28 septembre.Le maréchal Valée à M.le ministre de la guerre.Une brillante affaire a eu lieu dans le chainon de l\u2019Atlas qui sépare la Mejana du désert.Les spahis de Constantine et de Sétif, et un escadron dude de chasseurs ont enlevé le col de Ouled-Brahum, défendu par les troupes du frère d\u2019Abd-el-Kader.L\u2019ennemi a été chassé complètemeut de la Mejana et s\u2019est réfugié dans le désert.La province l\u2019Alger est parfaitement tranquille, On écrit d'Alger, 5 octobre : « Le 3, la diligence de Douera a été arrêtée entre ce camp et celui de Dely-Ibrabim, par une bande nombreuse d'Arabes qui paraissait conduite \u2018 \u2018le bateau à vapeur le Crocodile, est rempli d'ar- I et, quoiqu'en petit nombre, ils ont fait fuir les Ara- ! Les, et ont ainsi sauvé les six persouves et uno forte somme d'argent qu'elles avaient.\u201c L'ennemi a enlevé 12 à 15,000 fr.; il a emmené trois chevaux et deux persunues.Ou procède à une enquête.\u201d \u2014Le Moniteur Algérien du 5 octobre, arrivé par rêtés du maréchal Valée sur l\u2019administration de l'Algérie, pour substituer l\u2019autorité française à l\u2019autorité indigène, ete.QUEBEC: 19 NOVEMBRE 1840.\u2014_ La malle de New-York de dimanche, 15du mois, à été reçue à Montréal hier.Elle n'h pas apporté de nouvelles de la British Queen, qui a dû laisser Londres lo ler et Portsmouth le 2.Le Columbia devait laisser Liverpool pour Halifax le 4, et le JEUDI, \\ Great Western Bristol pour New-York le 7: de sorte que nous De pouvons manquer d\u2019avoir des nouvelles sous peu de jours.Le capitaine Douglas, de l\u2019Unicorn, a été nommé au commandement du Columbia.Un journal de New-York dit tenir de M.Cunard que, de bonne heure le printemps prochain, il sera ajouté deux nouveaux bâtiments à sa ligne, de sorte qu\u2019il y aura uu service hebdomadaire eutre Liverpool, Halifax, Boston et Québec.Il a déjà été annoncé qu\u2019un second bâtiment serait employé année prochaine sur la ligne entre cette ville et Halifax, M.Cunard a aussi contracté pour le transport, par Litiments à vapeur, des malles entre Halifax et la Bermude._ Nous avons oui dire qu\u2019on attendait d\u2019Halifax un bâtiment de guerre uvec un million de piastres pour te commissariat.Comme nous entrous daus une saison où la navigation du golfe et du fleuve Saint- Laurent devient dangereuse, peut-être aura-t-on jugé plus prudent de confier cette somme au uavire à vapeur I\u2019 Unicorn, qui arrivera probablement dans uu jour où deux avec la malle anportée par le paquebot à vapeur de la ligne Cunard, qui a dû laisser Liverpool le 4 de ve muis.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 TErrENEuvE\u2014 La goëletle armée française la Mouche, venant du Saint-Pierre, est arrivée le 9 octobre 4 Saint-Jean de Terreneuve, eten est repartie le 11 pour Saist-Pierre.Ou dit qu\u2019elle avait pour mission de s'informer quel était l\u2019état des relations entre l'Angleterre et la Fracce.En arrivant et en partantelle fit des suluts qui furent rendus par la frégate anglaise la Cléopdtre, arrivée récem- meut de Québee, ainsi que le Crocodile.Celui-ci appareilla le 11 pour la Bermude, et la Cléopatre le leudemaiu.Nouvecte-Ecosse.\u2014Le brick de guerre le Serpent, les corvettes le Rover et le Racehorse, et les frégates i vapeur le Spitfire, le Columbia et le Dee sont arrives récemment à Halifax, venant de la Ja- maîque, avec le te régiment 4 bord.Le vaisseau de ligne le Winchester, mouté par l\u2019amiral sie Thomas Harvey, est purti d\u2019Halifax pour la Bermude., Voici quel était l\u2019état du poll à Halifax le 5e jour : Pour \u2018a ville : Pour le comté : Fortester\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.454 Howe.\u2026.\u2026.\u2026.989 Macnab.\u2026\u2026reen 578 Annand.\u2026.\u2026.\u2026.836 Keithe\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026co298 Murdock.\u2026.\u2026.\u2026.7 Le résultai des élections sera probablemest connu ici demain.CONSEIL SPECIAL \u2014O0 parait ignorer complètement à Moutréal ce que fait le conseil, s\u2019il fuit quelque chose.Il court ici des bruits de division dans le camp.MuNUMENT DE BrocK.\u2014 Les souscriptions déjà reçues par le comité nommé lors de la grande assemblée de Queenstou-Heights pour la reconstruction de ce monument s\u2019élèveut déjà à la somme de £907.58.4d., quoique celles de plus \u2018le moitié des régiments de milice ne lui sieut pas encore été envoyées.PORT DE SAINT-JEAN, Droits perçus en 1839.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.Æ24,293 4 5 Do du en 1840.31,104 6 6 Augmentation en 1840.\u2026.\u2026.£6,811 2 I La cour d\u2019oyer et terminer, qui s\u2019est ouverte ici vendredi dernier, pour juger les crimes et délits commis sur mer, à terminé ses travaux samedi, Elle a eu seulement à s\u2019occuper de deux affaires, celle de William Ritchie, second m-ître du navire marchand Barbara Gordon, accusé du meurtre de James Lynch, matelot, et de celle do Joseph Frim, accusé de vol L'un et l'autre ont été »cquittés.\u2014\u2014arseeee CONSEIL DE VILLE DE QUEBEC-\u2014On di* qu\u2019à l\u2019assemblée de demain il sera question encore de la fermeture des portes.On parle aussi de certains ré- glements qui auraient été imprimés pour l'usage des membres du conseil préparatoirement à leur mise en délibaration, et dont quelques-uns tendraient à favoriser des monopoles en itoposaut des taxes très- fortes à certaines classes d'industriels au profit d'autres.ll nous semble que de tels réglements devraient au moins être livrés d'avance à la publicité : sans quoi le public ne manquera pas da trouver encore là un point de ressemblance entre la législation du conseil de viile et celle du conseil spécial.\u2014\u2014\u2014\u2014re\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 CoNsEIL DE VILLE DB MONTREAL.\u2014-Extrait d'une correspondance particulière : ., * Notre corporation n\u2019avance pas à grand chose, r des déserteurs français, car les chefs parlaient potre langue en recommandant sux indigénes de couper les traits, d'enfoncer les portières, etc.(es brigands ont commencé par faire descendre le postillon et les personnes qui se trouvaient dans le coupé et dans la rotonde.Parmi ces persennes se trouvaient MM.Massot, snus-intendaot militaire, qui a été ammené dans l\u2019intérieur, ainsi que le postillon et un autre individu, M.Picot, conducteur des ponts-ci-chaussées, qui a été tué, et M.Bousquet, cantinier, grièvement blessé d\u2019un coup de feu daus fa poitrine.4 Pendant que les Arabes étaient en train de dételer'les chevaux et d\u2019enfoncer les portières de l\u2019iu- térieur de la diligence, dans lequel se trouvaient six personnes, dont ua prêtre et doux femmes, les condamnés ou disciplinaires du poste de la Borne, prévenus par les gendarmes de l\u2019escorte de la voiture, se sont portés sus Jes lieux au pas de course, Les Canadiens parlent Leavcoup ; mais les Anglais répondent par un no bien prononcé, dans chaque délibération, pour tout ce qui est proposé par leurs adversaires.\u201c Le comité des taxes a été obligé de reprendre son travail dont pas un article n\u2019était légal, Les Canadiens demandaient un état des recettes et dépenses de la ville atin de pouvoir imposer les taxes sur le déficit; mais ils n\u2019ont pu encore l'obtenir, parce qu\u2019on est bien aise de thésauriser et d\u2019evoir le plus de fonds à sa disposi'ivn.* L'acte de la 2e et 3e Victoria, en vertu duquel les corporations sont établies, n'ayant pas rappelé l'acte de 1778, il me semble que les corporations, tant qu'elles neseront pas élues, n'auront pas le droit d'imposer des taxes.Au surplus nes vivons duns nn siècle où l\u2019on prend ce qu\u2019on n\u2019a point le droit de prendre, et les contestations de légalité ne sont poiot à l\u2019ordre du jour.\u201d Erare-Unis.\u2014 Voici comment un jouranl français | de New-York apprécie, relativement à l'Angleterre etu ln France, la victoire que le parti wiiz vient de remporter sur le parti démocrate aux Etats.Unis : « Dans tous les pays du monde, il y a des partis | opposés, et tour les partis ont forcément ou naturellement des intérêts ou des affections plus particu- lièremeut engagés au dehors.Ainsi, les partisans du gouvernement constitutionnel, en France, sympathiseront toujours avec les gouvernements de même nature, et les absolutistes avec les royautés absolues.Le parti radical en Angleterre s\u2019unit aux républicains de France et d'Italie, de Palogne ou d\u2019Espagne ; les tories, au contraire, penchent pour M.de Metternich ou le czar Nicolas.Eh bien, nous le disons comme nous le croyous en notre âme et conscience, des deux partis qui divisent les Etats- Unis, celui qui a le plus de liens d'intérêt ou d\u2019affection avec l\u2019Augleterre, c\u2019est le parti whig ; celui qui sympathise le plus avecla France, c\u2019est le parti démocrate.Pourquoi?C'est que le parti whiz se compose principalement de toiis les hommes de finances et de commerce, et que les relations financières et commerciales de l\u2019Angleterre avec ce pays sont plus étendues que celles de la France.Partant, son influence y est plus | grande, son alliance plus précieuse.On peut dire sans exagération, que I\u2019 Angleterre posside, par ses | capitaux, un grand tiers de la richesse territoriale et | industrielle de ce pays.ll n\u2019y à pas une banque, ! pas une eutrep.se de canaux ou de rail-roads, pas un état enfin, dans le comptoir ou le trésor desquels elle n\u2019ait un pied.Aussi ses intérêts se trouvent-ils naturellement liés à ceux des banques dont elle possède la moitié des stocks.De ceci on pe saurait faire un reprochuau parti whig.S'il a attiré dans ses caveaux le numéraire anglais, il y a eu là autant profit pour le pays que pour lui-même.Et l\u2019ou peut dire que dans l\u2019alliance industrielle qu\u2019il a soudée entre Angleterre et les Etats-Unis, l\u2019esclavage et ln duperie, s\u2019il y en a, se trouvent plutôt de l\u2019autre côté des mers que de celui-ci, Entre nations, celle qui prête est moins souvant la maîtresse que celle qui doit.On conçoit qu\u2019en vertu de ce vasselage même, | les capitalistes et manufacturiers anglais ont donné leur appui au système politique qui leur a paru le plus profitable à la spéculation en général, et à leurs créances en particulier, De là leur alliance manifeste avec le parti whig.De là aussi l\u2019irritation ressentie contre eux par les démocrates qui, dans leur haine jalouse, n\u2019ont vis eru pouvoir trouver eoutre leurs adversaires de plus flétrissante épithète du celle de britise whigs.Les choses étant aînsi simplement et impartialement exposées, nous disons que, si demain la guerre éclatait entra la France et l\u2019Angleterre, l\u2019administration whig, entre les maios de laquelle va passer le pays, se déciderait beaucoup moius facilement que l\u2019administratiou actuelle à une alliance offensive et défensive avec la France, toutes raisons déterminantes de cette alliance étant égales d'ailleurs.Notre conviction à cet évard, nous le répétons, se fonde, non sur l'inégalité des sympathies, mais sur celle des intérêts qui pèseraient en plus dans la balance du pouvoir, tandis que le ressentiment de administration actuelle contre l'influence britannique y pèserait en moins.Une autre question, non moins grande, non moins grave, au point de vue des intérêts français, se trouve résolue désavantageusement pour ces iuté- rêts, suivant notre opinion, par le triomphe des doctrines whigs ; nous voulons parler de la question du tarif, autrement dit des droits d'importation à subir par le commerce étranger.On sait que, depuis long-temps, cette gnestion importante divise le Nord et le Sud de l\u2019Union améri- caîne, parceque la protection accordée à l'industrie inanufacturière de l\u2019un devient un impôt écrasaut pour la consommation de l\u2019autre, dont l\u2019industrie, purement agricole, ne réclame aucune protection fiscale.Avec le système du tarif, c\u2019est moins l\u2019Europe qui paie la prime accordéo aux manufactures du nord que les conesrmateurs du sud.Jugeant lo problême de ce point de vue élevé, qui est celui de la liberté introduite dans l\u2019industrie comme elle l\u2019est dans la politique, l\u2019administration actuelle s\u2019était, depuis long-temps, prononcée pour la substitution de l'impôt direct, frappant également sur tous, à l\u2019impôt indirect levé par le tarif, qui frappe Le masse des consommateurs au profit de la classe exceptionnelle et restreinte des fabricants.Une opâ- nion contraire a prédominé jusqu\u2019à ce jonr dans le parti whig.L\u2019un de ses chefs et de ses plus grands orateurs, M.Webster, disait dernièrement au meeting de Patchoque: * on se demande quel moyen employer pour soulager le pays !.Vous recevez annuellement dans vos douanes pour des millions de dollars de soiries, de vins, et autres objets consommés par le luxe, Frappez-les d\u2019un fort droit d\u2019entrée, et votre trésor se remplira !\u201d 1! semble donc, en lisant ce simple exposé des doctrines ac
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