The Quebec gazette = La gazette de Québec, 11 août 1840, mardi 11 août 1840
[" pour MM, pro.sans I'l.J} VIN tendes ; PU- \u201d de IN- roser ainsi aient rresu celui rive ebec, cues SA- e de or et ation livres te.in et élivre situa= nps à cours rrage t, sil letto - ), ne.guret ache- mode irpess \"otons t ven- \u2018RR.e AN.eXprés l\u2019usa- Co.\u2018S: ahada ada.D.P., ey ton.epar oifitte, larifié > vie eue et Co.>RO- grlais- ucoup uncis- idants, Mza- 5.6d.) N, 14.EC, ue de à DB rubri- olique Ca FEU e bro- rue de c, Tue ILSON, ur lui- ILSON, ILO, IN CL « teams RTS sn ui re = \u2014\u2014 meme an}, La EXTRAITS DIVERS.a ~ \u2014Le plus célèbre peintre de fleurs de ce temps- ci, M.Redouté, est mort la nuit dernière d\u2019un coup de sang.Le soir encore, il était plein de sauté et de vigueur ! Pierre Joseph Redouté était né en Belgique, le 10 juillet 1759, d\u2019une famille d'artistes, et par conséquent d\u2019une famille pauvre.Bien jeune encore, No.5584.] il avait donné des preuves précoces de son penchant naturel pour les beaux arts.Il n\u2019avait pas 15 ans, lorsqu\u2019il dit adieu à la maison paternelle, et il vécut déjà de son travail en Flandre et en Hollande, entreprenant tout ce qui se rencontrait en son chemin, des tableaux pour les églises, des décorations, pour les théâtres, et des portraits.1l y a telle église du Brabant, à Tirlemout, par exemple, qui est remplie des tableaux de M.Redonté.Quand il ent parcouru tout à l\u2019aise les Pays-Bas dont il comprenait à \u2018merveille l\u2019art ingénieux, notre jeune homine s\u2019en vint à Paris et là il trouva enfin le genre pour lequel il était né.Il se mit à peindre les fleurs, non pas an hasard et se contentant d\u2019un à peu près gracieux et facile, mais au contraire il fit de cette étude une \u2018 étude sérieuse, disséquant la fleur, pour ainsi dire, et pénétrant un à un ces fragiles et éblouissants | mystères de la création.| Bien que ce brave homme d'un si rare talent, d'un si noble cœur, d\u2019un esprit si naïf, d\u2019un zèle, d\u2019un travail et d\u2019une nctivité infatigables, meure pauvre, à ce point (et il est nécessaire de le dire, dans cette : triste époque où nous sommes, où ils ont déshono- | ré en les gaspillant, les encouragements accordés .aux beaux-arts), à ce point, dis-je, qu'il n\u2019y a pas un mois, Redouté a vendu ses tableaux, sou arrenterie et une partie de ses meubles, on peut dire en toute assurance qu\u2019il a vécu le plus heureux des hommes.Sa femme, qui a supporté sa boune et sa mauvaise fortune, toujours avec la même égalité d'humeur ; sa fille, qui ne l\u2019a jamais quitté, et qui était si fière de porter son nom qu\u2019elle n\u2019a pas voulu en changer; ses amis, et il en avait, non pas beaucoup, mais plusieurs, ce qui vaut mieux, pourraient dire au besoin quelle vie facile, quelle éternelle bonne humeur, quelle merveilleuse habitude de suffire à toutes choses avec son travail! Il n\u2019a jamais rien demandé à personne, sinon qu\u2019on lui achetût ses tableaux ; et il faut le dire à la louange universelle, les tableaux de Redoute ne restaient guère dans l'atelier.Le tableau, aussitôt achevé, trouvait son acheteur.I avait été nommé peintre du cabinet de la reine | de France, Marie-Antoinette, l\u2019auguste et ma'heu- | reuse souveraine des jardins du Petit Trianon.Mais dans un jour de sanglant délire, la reine et les fleurs de Trianon avaient été foulées aux pieds par le peuple, Après quoi il avait été adopté par celle- là qui régnait i la Malmaison, il avait reconnu la reine à son sourire.Cette aimable et touchante Josepliine avait présenté Redonté anx fleurs qu\u2019elle oultivait de ses mains, et bientôt le peintre et les fleurs s\u2019étaient compris ; elles l\u2019avaient reconna pour leur roi légitime; Mais cette fois encore, Redouté vit disparaître en un jour ces Leaux jardins, ces royales demeures ; tout fut brisé en même temps, la reine et les fleurs; tout disparut, le gazon ct le trône ; le trône fut joué au jen des batailles, le velours fut vendu pour en faire des trônes nouveaux, le gazon fut arraché par M.Ouvrard ; et des jardins de la Malmaison, on ne saurait gaères rien de plus aujourd'hui que des jardins suspendus de Babylone, si Redouté n\u2019en eût pas dessiné les plantes, les arbres et les fleurs.Enfin, pour comble de fortune, Redouté, après 1830, a encore trouvé une reine, une bonne reine pour l\u2019aimer, pour l\u2019encourager, pour le secourir, pour lui tendre une maiu bienveillante, et cette fois pour le pleurer.Il était maître de dessin du Musée d\u2019bistoire Naturelle, aux appointements de deux mille francs, 1 faisait chaque année un cours trés-suivi, et qui attirait surtout les plus belles dames du beau Paris.A ce cours si régulier, M.Redouté, tout entier à sa passion et à sa science, expliquait d\u2019une façon presque éloquente, lui si lent à parler d'ordinaire, les secrets qu\u2019il avait découverts dans l'organisation des plantes.Ce qu\u2019il ne pouvait pas dire, il le démontrait le pinceau à la main, Au milieu de ces fleurs, de ces parterres, de ces cris d\u2019oiseaux, de ces intelligens sourires, de ces belles personnes attentives, c\u2019était merveille d\u2019entendre ce vieillard en cheveux blancs parler comme il le faisait des arbres, des près, des fleurs tombant comme la rosée de la main de Dieu, QUEBEC: MARDI, 11 AOÛT 1840.; \u2014_,_ Les journaux de New-York de jeudi soir n\u2019annoncent aucun arrivage d'Europe.On attendait le Great Western avant-hier, avec des nouvelles jusqu\u2019 au 25 juillet.S'il a été cette fois aussi ponctuel que de coutume, nous aurons probablement ces nouvelles à publier dans notre prochain numéro.german à la place de juge en chefà Terreueuve.On dit que le colonel Gugy, à Mentréal, et M.Young à Québec, ne doivent aoir à l'avenir que comme juges de police, sans avoir la direction des établissements respectifs.M.Russell aura la direction de la police à Québec, sous les ordres et la surveillance générale de M.Coffin, commissaire général de police.Nous apprenons que les juges assistants ont reçu ! dimanche dernier la notification que MM.les juges Panet et Bedard, suspendus depuis la fin de 1838, sont réinstallés dans leurs fonctions.Nons apprenons des Trois-Rivières qu\u2019à la clô- i ture de la cour, hier, les membres du barreau, le co- : rover, le protouotaire, etc, allèrent trouver M.le Juge Mondelet, et lui témoiguèrent leur regret sin.1 cère de son prochain départ de cette ville, et leur | satisfaction de la manière dont il y avait rempli ses fouctions judiciaires.L\u2019honorable juge ieur ré- poudit comme il convenait à l\u2019occasion.Il laisse les Jrois-Rivieres sous peu de jours pour Montréal.MARDI, 11 AOÛT 1840.gouvernement de Ceylan, et de celle du juge Ha- .trer dans le conseil de ville, eût pu avoir \"effet d'ero- pêcher la mise en opération de l\u2019ordonnance, nous | \u2019aurions pas hésité à opiner en faveur d\u2019un pareil refus; mais ce refus, s\u2019il eût été général, aurait eu l\u2019effet de livrer l\u2019exécution d\u2019une mauvaise ioi à de ; Mauvaises mains, et d\u2019agraver le mal au lieu de le | prévenir où de le diminuer, comme le fera, nous l\u2019espérons, le conseil de ville composé tel qu\u2019il est.\u201c On a dit que l\u2019acceptation de plusieurs citoyens respectables et notoirement oppasés de principe à l'ordonnance donnerait droit et lieu au gouverneur- général d\u2019éerire en Angleterre qu'il n\u2019oxistuit pas d'opposition sériense à cette ordonuance, et qu\u2019ainsi lon empécherait le succès des représentations qui \u2018ont été faites contre elle.Mais en supposant que M.Thomson pût faire cela après les déclarations | formelles qui lui ont été faites, dit-on, de Ja part de \u201cplusieurs des nominataires, il n\u2019est guère à supposer \u2018qu\u2019il s\u2019y hasarde, avec un corps composé d'hommes qui seront prêts à déclarer publiquement, et qui le feront, à la première occasion, nous l\u2019espérons, qu\u2019ils n\u2019ont accepté la charge de mettre à exécution l\u2019ordonnance, que pour l\u2019empêcher de produire tous les maux dont elle menaçait la cité.Ou avait bien plus à craindre de pareilles représentations de la part du gouverneur en chef dans le cas où le conseil de ville ; aurait été composé autrement qu\u2019il l\u2019est.L\u2019Unicorn est arrivé de Montréal samedi soir, en 11 heures 28 minutes d\u2019un port à l\u2019autre, quoi- qu\u2019il ait en la marée contre lui pendant 2 heures et demie, et qu'il ait di ralentir sa marche dans le lac Saint-Pierre, où il n\u2019y avait que de 12 pieds à 12 pieds et demi d\u2019eau taudis qu\u2019il en tirait 11.Mr.et Mme Seguin et M.Horneastle sont arrivés de Moutréal, et donnent un concert jeudi soir à l\u2019hôtel d\u2019Albion.LE CONSEIL DE VILLE.Nous nous abstenons pour aujourd'hui de toute réflexion sur les étranges événements qui vienuent de se passer à Québec; nous nonws bornons à reproduire Particle apologétique du Canadien: \u201c Les difficultés qui s\u2019étaient élevées dans la formation du conseil de ville, par le refus de plusieurs citoyens d\u2019entrer dans ce conseil, ont été levées par l\u2019acceptation des messieurs qui suivent : L\u2019honble E.Carox, Maire.Quartier St.Louis \u2014MM., Joux Joses, H, S.Huor, P.LaNGLOIS.Quartier du Palais\u2014 MM.Doisstau, Dr.Mornin, Dr.PARANT.Quartier Champlain\u2014 MM.Bairp, Brack, Hux.Quartier St.Pierre\u2014MM.Bureau, Ponrne Snaw.RANGEAU, MUNN, Quartier St.Jean\u2014MM.DBlassur, Crariam, Horrman.\u201c Cette liste, aux yeux même de coux que la désireraient meilleure, offre des garanties de nature à rassurer toutes les classes contre l\u2019abus du pouvoir de taxer dont n été revêtu le conseil de ville, et elle présente aussi assez de capacités pour faire espérer que les affaires municipales seront conduites avec discernement et avantage.Plusieurs de ces messieurs sont de grands propriétaires: d\u2019autres sont à la tête d'an commerce considérable; deux d'entre eux, MM Munn et Black, constructeurs de navires, ont des rapports étroits avec une portion très nombreuse de la classe ouvrière; enfin on y rencontre plusieurs messieurs appartenant aux professions libérales, dont les connaissances spéciales seront d\u2019une grande utilité dans les délibérations, en servant de complément à l\u2019expérience de leurs confrères dans d\u2019autres branches.Nonsne prétendons pas dire cependant que ces nominations n'auraient pu être meilleures, qu\u2019il n\u2019eût pas été possible de mieux consulter les sentiments de certaines localités; maïs nous vou- l\u2019ensemble assez rassurantes, et en justice pour veau conseil.\u201c Nous ne pouvons nous empêcher de respecter le refus de ceux de ces messieurs qui l'ont fait par crainte de violer ce qu\u2019ils regardaient comme un principe, et non par indifférence pour la chose publique ou par la crainte pusillanime des réflexious de la malveillance ou de la jalousie ; mais la reconnaissance de leurs cuncitoyens est acquise à ceux qui ont eu le courage et l\u2019esprit public de se mettre, dans le cas actuel, au-dessus de désagréments inévitables dans l\u2019exécution d\u2019une lui éminemment impopulaire et justement odieuse dans ses principales dispositions.Nous sommes porté à croire qu\u2019il n\u2019y a pas un seul des messieurs qui ont accepté, qui n\u2019eût préferé devoir sa nominas!un aux suffrages de ses concitoyens, et à qui ne répugne souversine- ment le pouvoir de taxation dont on a voula revêtir un conseil de ville nommé par la couronne, sans l'intervention du penple.Ce sentiment nous est une garantie que cc corps s\u2019efforcera de consulter dans ses procédés les vœux, les besoins et les inté- Des avis da Mexique portent que les autorités mexicaines avaient arrêté de 50 à GO matelots anglais et américains sur la côte de Californie, et que leur affaire s\u2019examinait sous la surveillance des consuls d\u2019Angleterre et des Etats-Unis, Nous avons reçu par bateaux à vapeur les jour- paux de Montréal d\u2019hier matin, mais ils sont sans nouvelles.Le juge en chef Reid est arrivé jeudi à Montréal, par la voie de New-York, après une absence d\u2019environ deux ans.Son Excellence le rouverneur-général s\u2019est embarqué dimanche an soir, avec sa suite, sur le bateau à vapeur Lady Corborne, qui n dû le débarquer hier matin au Port-Saint-François, d\u2019où Son Excellence devait se rendre par terre à Drummond- ville, Sherbrooke et Stanstead, et de la par Shef- ford à Montréal.Cette fois Son Excellence a laissé Québec de jour et au bruit du canon, quoique ce fût dimanche, et que les réglements ne lui accordassent pas cet honneur en pareille occasion.C'était sans doute en signe de joie des miracles que sa baguette magique avait opérés en cette ville, L\u2019 Unicorn est parti ce matin à 9 henres # pour Pictou, avec 38 passagers de chambre, parmi lesquels étaient l'honorable George Pemberton et son épouse, M.James Hunt avec son épouse et ses 3 filles, M.E.Baird et sa fille, M.Power, prêtre, le major Turrance et son épouse, et plusieurs officiers de la garnison.Il circule dans le Hant-Canada des bruits du prochain départ du gouverneur-général pour l\u2019Europe, de la nomination do sir George Arthur sa | réts des citoyens, et que surtout sur l\u2019article délicat | des taxes, il ne dépassera pas pour le présent les | bornes des exigences les plus impérieuses.Nous serons même trompé dans nutre attente, si un des premiers actes du conseil de ville n\u2019est pas de représenter à l\u2019exécutif dans quelle position désagréable il se trouve placé vis-à-vis du public, et combien il est urgent que l\u2019on en vienne sans tarder au mode électif dans la formation du conseil de ville, attendu que retarder jusqu\u2019à 1842 pour le faire serait lier les maius à ce corps et l\u2019empêcher d\u2019entreprendre auenn grand travail d'amélioration.En effet, ce serait : votre avis, manquer envers la population en masse, que de lui imposer de fortes charges avant que par l\u2019exercice du droit électoral, elle puisse par ses élus consentir à ces charges, et sans de nouveaux moy- eus considérables, il sera impossible de rien entreprendre.Ou doit s'attendre aussi à ce que le conseil de ville proteste au nom des citoyens contre l\u2019appropriation des fonds de la cité à la police, même à la police rurale du district, et cela sans laisser au conseil aucune espèce de contrôle sur cet élablis- sement, ** À cela ne se bornent pas les avantages À résulter de la présence dans le conseil de ville de plusieurs messieurs qui jouissent de la confiance publique, et qui ont des rapports de sympathie et d'intérêts avec la masse des citoyens, Les arrangements qne va faire le conseil de ville actuel, ne pourront être changés par la suite que du consentement de l\u2019exécutif.On voit donc de quelle importance il est pour la ville que ces arrangements se fussent par des hommes liés d'intérêts et de sentiments avec la masse de la population, et combien il eût été dangereux qne des hommes de cette espèce ne se fussent pas trouvés en nombre suffisant dais le conseil de ville.* Si le refus de tous les hommes populaires d\u2019en- > | Quartier St.Roch\u2014MM.Curannue, Jean Tou- lous dire seulement que ces nominations sont dans l'exécutif, il fant dire que plusieurs des anciens \u2018 conseillers de ville ont refusé d\u2019entrer dans le nou- \u201c* D'après toutes ces considérations nous pensons que ceux de nos amis politiques qui ont uccepté, ont bien mérité de leur pays, car, par pur dévouement aux intérêts de leurs co-citadins, ils se sont mis dans une position qui n'a rien d\u2019enviable, en assumant une grande responsabilité sans les compen- rations qui adoucissent ordinairement les déboires de la vie publique.\u201d \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u201c UNE TRAGEDIE DANS LE DESERT.\u201d On sait que deux employés de la compagnie de Ja Baie d\u2019Hudson, MM.Simpson et Dease, viennent d'accomplir ce qui était depuis si long-temps le bat des efforts des navigateurs les plus intrépides et des voyageurs les plus aventureux ; la découverte d\u2019un passage de l'une à l\u2019autre mer an nord do I'Amérique.Un journal de Saint-Louis (Missouri), du 24 juin, annonce de la manière suivante la fin tragique de M.Simpson, qui, ou rapport d\u2019une personne venant de l\u2019intérieur, se serait tué dans un accès de délire après avoir tué deux de ses compagnons,en revenant de cette expédition mémorable.On aime à trouver duns ce récit quelques circou- |stances qui tendent à la rendre suspect, * Sympson et Dease appartenaient à la compagrie anglaise de Ja Baie d'Hudson.Revenus.après leur heureuse excursion, à York Factory, principal l\u2019Angleterre, ambitieux de recueillir les honveurs et les récompenses que les anglais savent si bien nc- corder À ceux qui contribuent à étendre leur domination ou leur renommée.Ils vinrent de compagnie jusqu\u2019au lac Winnepicle ; mais, 1a, ils ne furent pas d'accord sur la route qu\u2019il convenait de prendre ponr arriver le plus sûrement et le plus vite.Ils se séparèrent.Dease se dirigea vers le Canada avec quelqies-uns de ses compagnons de voyage; Symp- son marcha sur New-York, en passant par les lacs ; il était accompagné par MM.Bird, Legros et une vingraine d\u2019autres voyageurs.\u201c Le 20 juin, Sympson et sa troupo arrivèrent à la Rivière à la Tortue, sur les bords de laquelle ils se disposèrent à passer la nuit.née, on avait remarqué dans les paroles et les ma- bières de Sympson une exaltation fiévreuse évidemment causée par la crainte qu\u2019il avait d'être devancé | à Londres par son camarade Dease, devenu 3 ses | yeux un rival.La veille, il avait montré plus de calme ; mais il n'avait pu prendre aucune nourriture, et, pourtant, il avait brave les fatigues d'une mar che forcée, soutenn gu il était sans doute pur l'éner- ! gie factice que donne la fièvre.\u2018 Arrivé à la Rivière à la Tortne, il donna des ordres pour le campement, et, pendant qu\u2019on travaillait, il se tourna brusquement du côté de Bird et lui ; tira à bont portant un conp de pistolet dans le cœur; puis i! déchargea up second coup sur Legros qui tomba mortellement blessé.Il paraît qu\u2019au moment où eut lieu ce double meurtre, les voyageurs s'étaient dispersés dans le bois.Il ne restait près de Symp- son que Bird, Lexros et deux autres dont l\u2019an était fils de Legros.Ueux-ci, effravés, se hâtèrent de fuir; mais, le malheureux père, ayant demandé à embrasser une dernière fois son enfant, Sympson s\u2019empressa de rappeler les fuyards, en leur disant qu\u2019ils n\u2019avaient rien à craindre de lui.\u201c Ils se rapprochèrent, en effet,et alors Sympson accusa Legros et Bird d\u2019avoir conspiré, et leur de- mauda s\u2019ils n\u2019avaient pas résolu de l\u2019assassiner pendant la nuit prochaine.Legros en convint d\u2019abord, mais il rétracta ensuite cet aveu, et mourut en protestant de son innocence.\u201c Sympson ordonna ensuite à ses deux hommes de remonter à cheval, mais ils s'éloiguèrent de lui à toute bride, et, le laissant senl an campement, ils allèrent rejoindre le reste de la troupe qu'ils trouvèrent à 18 milles do distance.\u201c Le lendemain, ils revenaient, lorsqu\u2019arrivés à 200 pas du camp, ils aperçnreut Sympson appuyé contre la porte de sa tente.A leur vue, il rentra brusquement, et aussitôt ils enteudirent le brait | d\u2019une arme à feu.Ils s\u2019imaginèrent d\u2019abord que, (en proie à sa monomanie furieuse, il voulait faire feu sur eux ; pour l\u2019intimider ils déchargèrent leurs fusils, puis s\u2019arrétèrent, pour attendre.Mais ils ne virent ni n\u2019entendirentrien.Se rapprochant alors, ils entrèrent avec précaution dans la tente de Symp- son, et le trouvèrent baigné dans son sang, la tête horriblement fracassée.\u201c Les trois cadavres furent inhumés côte à côte dans ce désert sauvage où uul pied humain ne viendra, de long-temps, sans doute, fouler leur tombe.\u2018* Les voyageurs se remirent en route, le deuil dans l'âme, et arrivèrent à St.Pierre, le ler juillet.\u201d Le St-Louis Bulletin déclare tenir ces détails d\u2019un M.W.À.Aitkin, récemment arrivéà St-Louis, du lac Supérieur où il avait vu les compagnons du malheureux Sympson, qui était neveu du gouverneur actuel de la compagnie de la Baie d'Hudson.Tous les papiers relatifs à la découverte ont dà être envoyés à Londres.ASSASSINAT DU CONTE D\u2019ESPAGNE, COMMANDANT-GENE RALTOUR DON CARLOS EN CATALUGNE ; EXECUTIONS DE BERGA.Par les extraits que nous avons donnés des journanx de Valence était accouru en Catalogne avec une partie de ses forces, le général Ségarra, qui avait pris le commandement général pour don Carlos dans cette principauté après la disparition rapstériense du comte d'Espagne, s'enfuit à Vicb, où il publia une proclamation dans laquelle, à l\u2019exemple de Ma- siège de In compagnie, ils se hâtèrent de partir pour \u2018 Pendant cette jour- : de France apportés par le Britannia, l\u2019on a vu qu\u2019à : l\u2019arrivée de Cabréra, qui des royaumes d\u2019Arragon et roto, il annonçait qu'il avait fait sa soumission à la reine Isabelle, et exhortait ses anciens frères d'armes a ep faire autaut.On a vu aussi qu\u2019en arrivant à Berga, siége du gouvernement carliste de la principauté, Cabréra fit saisir et fusiller les membres de la junte comme auteurs de l'assassinat du comte d'Espagne, sur lequel il ne reste plus aucun doute, et complices de la trahison de Ségarra.Dans une proclamation datée de Berga le 13 juin, il explique à ses soldats les motifs qui l\u2019avaient forcé de passer l'Ebre, et leur dit que des communications officielles, saisies sur l\u2019ennemi, lui avaient douné la preuve authentique d\u2019upe trahison; qu\u2019il avait \u201carraché le masque de l'hypocrite Ségarra qui n\u2019avait à la bouche que les mots d'honneur et de loyauté, mais qui portait daus sou cœur le venin de l\u2019infamie;\u201d et que \u201c c\u2019est pur ordre spécial de Sa Majesté qu\u2019il est venu au miliru d\u2019eux pour punir, avec toute la rigueur des lois, l\u2019assassinat du comte d'Espagne.\u201d La Revue des Deux Mondes publie les détails qu\u2019on va lire sur ce tragique événement.\u201c Ce fut vers les six heures et demie du soir, le 26 octobre, et par couséquent à l'entrée de la nuit, que le comte d\u2019Espagne œovêtu de son grand uniforme, accompagné de l\u2019intendant Labaudero, de son secrétaire don Louis Adeil, et de l\u2019escorte ordinaire composée de quelques gendarmes et de six cosaques montés, sortit de Berga et se dirigea vers Avia, Il était de très belle Lumour, et, durant le trajet, il ne cessa pas de parler et de pluisanter.La junte tenait ses séances dans le presbytère ou maison curiale d\u2019Avia, contiguë à l\u2019église et située hors du Lourg.ia salle des séances se trouvait au premier étage, qui servait d\u2019babitation nu curé.Cette salle était assez grande, avec une alcove dans le fond.Outre son escalier principal, la maison avait pour la commodité du curé un petit escalier étroit conduisant à l\u2019église.ll n\u2019y avait d'antre force armée daus tout le bourg d\u2019Avia que quelques gendarmes qui formaient l\u2019escorte de la junte.Le comte, en descendant de cheval, à la porse, dit à sou secrétaire Adell de se trouver là sur les neuf heures pour repartir, et, accompagné de l'intendant, il monta à la salle des séances.Les grendarmes qui Pavaient escorté se placèrent au rez-de-chaussée, comme d'habitude, et les six cosaques so dirigèrent sur la maison du village qui leur était déssignée pour mettre pied à terre et soigner leurs chevaux.À son entrée dans la salle, le comte y trouva le brigadier Ortev, vice-président de la junte, et quelques membres se tenant debout, qui le saluèrent avec les plus grandes démoustrations de respect et de soumissisi, le suppliant d\u2019avoir la bonté d\u2019attendre quelques minutes pour donner le temps de faire appeler les membres qui manquaient.On entamn familièrement la conversation, et presque au mème instant le chanoine Torrebadella et le curé Ferrer, membres de ln junte, sortirent de la salle.Le comte dut naturellement penser que c'était pour aller aver- .tie les membres absents.Après une courte confi.rence sur l\u2019escalier, Torrebadella sentra et Ferrer descendit au rez-de-chaussée.À la tête des gendarmes qui formaient la garde de la juute, commandés par dou Francisco Llabot, dit * Carragolet, il fit comparaître devant lui les deux ; chefs de l\u2019escorte du comte, nommés La Mota et : Pallarés, et leur intima l\u2019ordre, au nom de son excellence le comte d\u2019Espagne, commandant-général, , de livrer leurs armes et de se constituer prisonniers, Ceux-ci, qui n\u2019avaient rien à se reprocher, témoi- guèreut leur étonnement ; mais réfléchissaut au caractère étrange et plein de boutades du comte, et ne \u201c soupçonnant aucune trahison de la part d'un membre de la junte, ils obéirent sans résistance et furent gardés à vue dans la cave de la maison.; Ferrer ordonna ensuite aux gendarmes de I'es- \u201c corte du comte de se reudre dans les deux maisens ; de campague isolées l\u2019une de l\u2019autre, qu\u2019il leur indi- | qua, et de n\u2019en pas bouger.Ils obéirent tranquille- ! ment, se divisèrent en deux escouades, et prirent des directions opposées pour arriver aux points si- gualés, où des mesures étaient prises d'avance pour les surveilier.Un ardre semblable fat donné aux six cosaques, lesquels montèrent à cheval et se di- rigérent sur une autre maison de campagne.Ainsi débarrassé de tous les hommes qui formaient la garde ordinaire du comte, don Francisco Liabot, dit Carragolet, plaça des sentinelles antour de la maison, avec la consigne de n\u2019en permettre l\u2019entrée et la sortie à personue, sans la permission préalable du chef.Ces dispositions prises, et après qu\u2019on eut fait avertir les chanoines Milla et Sanpos, Ferrer entra dans la salle, et annonça l\u2019arrivée de ces deux membres de la junte, qui entrèrent en effet.Le comte ouvrit aussitôt la séance et commença à parler; mais Ferrer, se levant alors le pistolet au poing, l'interrompit d\u2019une voix terrible, lui signi£ant qu\u2019il avuit cessé, par ordre du roi, d\u2019être commandant-génl.de la Catalogne, et qu\u2019il devait livrer son épée et son Lü- ton de commandant.Le comte, surpris, répondit cependant avec beaucoup d'énergie qu\u2019il honorait la volonté de son souverain, que dès qu'on lui anraît montré ses ordres écrits, il vésignereit le commandement, mais qu'il ve céderait point à la violence.À ces paroles qu\u2019il prononça en mettant la main sur la garde de son épée, on ouvrit les rideaux de l\u2019alcôve qui se trouvait derrière lui: deux hommes armés eu sortirent précipitamment, et appuyèrent les canons de leurs pistolets sur sa poitrive.L'un de ces hommes était Perrer, chirurgien de l\u2019hôpital militaire de Berga, frère du prêtre, l\u2019autre un étudiant en droit nommé Fransech del Pual.Le comte ne montra pas de faiblesse à cette vne ; il protesta de nonveau contre ce guet-i-pens, Alors le curé Ferrer, tenant à la main gauche un pistolet armé, s\u2019approcha de lui, et lui asséna sur la tête un coup de poing si violent, qu\u2019il l\u2019étendit par terre sans connaissance.Les deux assassins qui étaient sortis de l\u2019alcôve lui arrachèrent l'épée et le bâton de commandant.Le superbe comte d'Espagne resta quelque temps par terre saus reprendre ses sens.Lorsqu'il revint à lui, il se mit sur son néant, et, d\u2019une voix plaintive, il demanda un verre d\u2019eau, qu'on Jui refusa.Tournaut ser yeux abattus vers son ancien conseiller et ami, l\u2019avocat célèbre de Barcelone, don Izna- cio Andreu y Sanz, membre de cette terrible junte, il lui demanda conseil ; mais Sanz lui tourna le dos en répondant: Il est trop tard.Tandis que ceci se passait, le secrétaire du comte, dou Louis Adell, se présentait à la porte de la maison : on le laissa pénétrer à l\u2019eutrée du rez-de-chans= sée sans rien Jui dire; mais à peine était-il entré, Qu'on we saisit de sa personne ; on le fit monter au , secoril étage, où il fut maintenu en état d\u2019arrestation et gardé à yue pendant quatre jours sans qu\u2019il sût ce qui venait de se passer.+ Entre dix et onze heures de la nuit, les conjurés et les assassins poussèrent le malbeureux comte sur l\u2019escalier étroit conduisant de l\u2019habitation du curé à l\u2019église.A la porte se trouvait une mule sur la quelle on le fit monter, et l\u2019on se mit en route.Il partit accompagné du vice-président de la junte, don $ Ed ; Lt Ç [Tome 78.Jacinto Orteu, du chanoine Mateo Sanpons, du prêtre don Narcisso Ferrer, de son frère le chirare gien de l'hôpital militaire, de l'étudiant Fransech del Pual, et du chef de l'escorte, dou François Lla- bot, dit Carrogolet, avec seize gendarmes.On prit la direction de la maison dite Hostal de la Rivera; auberge distante de quatre lieues de B+rgn, où le cortére passa le reste de la nuit, gardant à tue Jon prisonnier, et le privant de lit et de feu.; Au moment même où l\u2019on abargenit le comte eur sa mule à la purte de l\u2019église, l\u2019intendant- Labaadoro sortait par la porte opposée et courait à Uurga; aveo mission de s'emparer de tous les papiots du cote of des effets qui se trouvaient dans sa maison.Les partes de Berga se fermaiont à l'approche de la nuit ; mais le gouverneur de cette place, Burjo, initié à la conjuration, attendait impatiemment à l\u2019une d'elles la résultat du premier acte du complot.Burja fit entrer l'intendant en secret, et tous deux s\u2019avhemi- nèrent ensemble vers la maison du comte.Il était alors plus de onze henres.La garnison et lex habitants dormaient profgndémeut, Après la saisie des papiers, on s'occupa d'assurer le sucuès de ce qui restaitä faire.Les portes do Berga s\u2019ouvraient tous les jours presque au crépuscule après la diane.Le 27 octobre, elles étaient encore fermées 3 dix heures du matin.Les habitants de la garnison ne savaient comment expliquer cetto nouveauté Autrement que par l'approche de quelque curps de l\u2019armée de Chrise tive, Les bataillons n°8 7, 14 et 20, qui composaient la garnison, étaient fermement attachés eu comte d\u2019Espague.Les coujurés 'étaient pas sans craindre Un soulèvement si on apprenait ce qui s\u2019ô- tait passé la veille, et ils résolurent de consiguer les bataillons dans les murs de Berga et au château, jusqu\u2019à ce qu'ils pussent appuyer par d'autros forces leurs dispositions ultérieures.Il était environ dix heures et demie lorsqu'on entendit en dehors de Borga battre plusieurs tambours.C'était le 1Ve bataillon, commandé par don Antou- nio Ruis, initié à la conjuration, auquel ou ouvrit les portes.A la tête de ce butaillou marchaient le brigadier don Juse Segarra, chef de l\u2019état-major-gé- néral de l\u2019armée et second du comte d'Espague, et le colonel don Miguel Pons, mieux conuu par sou sobriquet d'El-Bep-al-Oli.Le bataillon n° 10, à son entrée à Berga, restn sous les armes, etle brigadier dou Jose Segarra se fit reconnaître comme commaudant-général de l\u2019ar- wée de Catalogne, supposant à cet effet un ordre royal de don Carlos; il eut pour remplaçant, comme clef d'état-major, El-Bep-al-Oli.Daus le moment même on arrêta don Juan Gomez, commandant du Te bataillon, comme partisan du comte, et l\u2019on déchargea les autres officiers du leur obéissarce, toujours au nom de don Carlos.Ainsi eut lieu sans contestation la transition du pouvoir tyrannique du comte d'Espagne à lu domination absolue de la juste.Pour préveuir toute opposition ultérieure, ou fit courir le bruit que le comte d\u2019Espagne était sur lo point de conclure an accommodement avoc la reine quand il avait été arrêté.Cependant le vice-président de la junte, don Jacinte Orteu, et le chanoine Sanpons, retournaient à Berga dans la matinée du 27, après avoir donné leurs dernières instructions au curé Ferrer.Celni- ci, obligeant le comte à remonter sur sa mule, prit avec l\u2019escorte la direction de Call Oden.Après deux heures de marche, le cortége {it halte dans un lieu isolé.Ferrer ordonna au prisonnier de descendre de sa mule et d'ôter son uniforme pour se vêtir eu paysan.Celui-ci résista et déclara furmel- lement qu'il ne consentirait jamais qu\u2019on lo dépouil- lit de ses insignes; mais les soldats, obéissant à l\u2019ordre de Ferrer, se jetèrent sur lui, le lièrent, lui arrachèrent pièce à pièce tont son aniformn, le revêtirent d'un costume grossier à l'usage des habitants de ces montagues, et l'ayant repoussé sur su mule, ils continuèrent leur marche.Durant cette humiliante transformation, le comte s\u2019écria plusieurs fois: \u201cC\u2019est clair, on veut n° siner\u201d\u201d Mais ses bourreaux lui imposèrent silence, lui assorant qu\u2019on le conduisait en France, bien que telle na fût pas la direction oils suivaient, cor ils nar- chaient parallèlement à la frontière, vers la Seu d\u2019Urgel.Us passèrent la nuit dans nne maison de catupagne sitnée près du village de Cambrils, et ils y resièreut toute la journée du 28.Le soir, ils se transportèrent.à Casa-Casellas, maison de campagne située près d\u2019Organa, où ils restèrent toute la jonraée du 29 octobre.Le soir du 29, on trausporta 'e comte dans une antre maison de campagne, Le 30, on retourna à celle de Cusa-Casellis.Tous ces mons e- ments mysterieux étaïent évidemment caleulés.Ou gagnait du temps pour que la junte cousolitaz sou NON venn pouvoir; on voulait voir comment l\u2019armés prendrait In disparition du comte, qu'à tou: évenne went on conservait vivant, et, en attendant, on de- libérait sur le moyen de s\u2019en défsire Vers les 9 hevres du soir, le 30 octobre, on annonça au comte qu'on allait le transporter a la frontière de France et qu\u2019on l\u2019y laisserait fibro.On cher- chamême à lui donner une espèce de satisfaction en ui faisant entendre qne tous ces mouvements svaient eu pour but d'éviter la rencontre d'une colonne de troupes christines d\u2019Urgel qui rôdait aux alentours, et qu\u2019on nvait attendu la protection d'une escorta pour arriver à la frontière nvec plus dr sûreté, Un rayon d'espoir entra dans le cœur du malheureux et se réfléta sur sa figure vbattue.1} était depuis nne heure monté sor sa mule au milieu de la cour, attendant qu\u2019on se mit en marche; impatienté de ce retard, il en demanda la cause à ceux qui le gardaient, On lui répondit fruidemeut qu'ou attendait l\u2019avis de l\u2019arrivée de l\u2019escurte au passage convenu.Au bout d\u2019une nouvelle heure écou- lee dans la même situation, un euvoyé mystérieux vint parler à Ferrer, et l\u2019on dit au comte de mettre pied à terre parcequ\u2019on allait passer la nuit là.Le comte augura mal de toutes ces lenteurs; le léger espoir qui avait un instant ranimé sou cœur 59 convertit en uve rage amère, et il éclata en lançant les plus violentes injures contre sus gardiens.Ceux-ci, furieux, s\u2019élancèrent sur lui, le poussèrent dans une chambre, et voulurent l\u2019attacher avec des cordes.Le comte avait soixante-sept ans accomplis.Ni cet âge avancé, ni ce qu'il souffrait depuis quelques jours, n\u2019avaieut abattu ses forces physiques.Loin d'être épuisées, clles étaient au coatraire augmentées à tel point par le désespoir, que Ferrer et six de ses plus robustes complices eurent beaucoup de peine à le soumettre ; enfin il succomba, rt on l\u2019attacha des pieds et des mains à nn vieux lauteuil, Il passa dans cette terrible situation toute la nuit : du 30 et toute la journée du 31, vomissant toujours | des injures cuntre ses bourreaux qui se vengèrent j amplement de lui en lui crachant au visage et enex- : erçant sur lui toutes sortes de violences.Vers lea | dix heures du soir, après l\u2019arrivée d\u2019an exprès à Un- sellas, cet horrible curtége se remit en mouvemeiit.On détacha le comte qui fut replacé sur sa mule, ef- TI ATE MS rr re et Sl.EI _e.\u201cre a cm xem \u2014\u2014 x \u201c on lui sssura avec des rires moqueurs et des cris de joie quo l\u2019heure de le conduire à la frontière de von pass était arrivée.Le cortége prit la direction de la Siégre.En or.vivant au pout de la Espis, on aperçut un groupe d'hommes embusqués, composé de quelque soldats du bataillon n° 4 (prince des Asturies), du commandant de bataillon don Antonio Pons, trése du fameux Bep-al-Oli, du général carliste don Bartho- lome Perredon, mieux connu sous le surnom de Ros-de-Eroles, et dou Mariano Orten aide-de-camp du cumte.Quand il fut entouré de cette nouvelle bande d'assassins, ls comte aperçut au milieu d'eux son aide-de-camp Orten, et en le reconnaissant il e\u2019écria : Mariano ! Ce fut sa dernière parole.Or.ten répondit en lui déchargeant eur la poitrine son pistolet à bout portant, et, à ce signal, Kos-de-E- roles, Pons et leu autres le criblèrent do coups de poignard.Au moment où il tomba de sa mule, le chef de la garde de la junte, dun Francisco Llabot, lui enfonça son couteau dans la nuque, Les vonlontaires du 4e bataillon s'étaient pourvus de cordes ; on en ceignit le corps en lui liant eur la poitrine une énorme pierre, et on le jeta encore palpitant dans le fond du torreat de la Ségre.Les meurtriers espéraient effacer ainsi jusqu\u2019à la dernière trace de ce crime, qui devait rester enveloppé d\u2019un éternel mystère.La Providence ne le permit pas.Soit que la corde se füt rompue en frottant dans la rivière contre quelque rocher sail- lsnt, soit que la pierre se fût détachée en tombant ou qu\u2019elle eût été dégage par l\u2019impétuosité du courant, il est certain que le cadavre remouta sur l\u2019eau, et fut porté la même nuit par le courant jusqu'à un amas de sable formé par la Sègre, près de Coil-de- Nargo.Les habitants du pays le trouvèrent le matin du jour suivant.lls le recueillirent et Jui don.Dèrent en secret la sépulture, en supposant bien, d\u2019après sa tête blanche et ses blessures, que c'était le corps du comte d'Espagne.Telle fut la fin de cet homme qui avait fait si long-temps trembler la Catalogue entière.\u201d \u2014On écrit de Berga, le 13 juin: \u2018\u201c Le général Cabrera arriva dans cette villa le 8 avec trois bataillons de ia division de Tortose, et le même jour il fit arrêter Narcisse Ferrer (membre de la junte) et son frère le médecin, ainsi qu\u2019Arais Tejeiro (ex-ministre).Nous vimons entrer le 11, sous bunne escorte, le capitaine Pierre Bertra, appartenant au dépot d'officiers, celui-là même qui avait été chargé de frapper le comte d\u2019Espagne.LI avoua, en présence du comte de Mo- rella, qu\u2019il avait commis ce crime, et reconaut le poiguard dont il s\u2019était servi.I} dit qu'il ue s\u2019étuit déterminé à le faire qu\u2019après y avoir été poussé à trois reprises différentes, et purce que la junte lc Tui avait ordonué, en s'autorisant d'ordres supérieurs et lui promettant de grandes récompenses.Jl est toujours tenu au secret, et ON Continue à recevoir ses déclarations.Lo 12, dans In matinée, on arréta le brigadier Orteu et son fils, Terrebadella, Andreu y Saus et Dalmau, tous membres de la junte ; le brigadier don Mathias Vall; Rergada commandant du quar- tier-général, et Grac, commandant du traiu des équipages, qui furent immédiatemeut enfermés dans la citadelle Le même jour, à 5 heures du soir, on passa par les armes, sur la place do cette ville, le commandant du I8e bataillon, don Louis Castagnola, sur lequel on avait saisi une correspondance avec Carbo.Ce fut ce même jour aussi que le maréchal-de- camp Segarra passa à l\u2019ennemi ; les deux lanciers qui l\u2019escortaient, devinant son projet, lo frappèrent de deux coups de lance, muis il s\u2019échappa, laissant entre leurs maius ses équipages et son compagnon le curé de Villaueuva de Vall-Puig qui futtué.Il \u201cest constant que Segarra et plusieurs membres de la junte devaieat livrer la ville de Berga et l'armée aujourd'hui 13.Le docteur Saques, arrêté hier dans le village d'Olost, a été fusillé à Pratz.Les arrestations se continuent, Parmi les personnes qui sont sous le main de la justice, on cite Ribot, beau-frère de Ros d'Eroles et adjutant de l'état-major général ; Cor- retjer, capitaine, et le lieutenaut de chasseurs du bataillon de Castagnola.\u201d ETATS-UNIS.\u2014 Progrès du\u2018 gouvernemsni à bon marché.\u201d Dépenses du gouvernement des Etats-Unis sous J, Q.Adams, sous And, Jackson, et sous Martin Van Buren.Sous J.Q.Adams (9 ans.) Total.$50,501,802 0) Paran.\u2026.+.12,120,465 50 PAr MOIS.eaverrerennonans .1,062,112 12 Par jouUr.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026orssoccre 34,590 31 Pur heure.\u2026sencse 1,441 26 Pai minute.\u2026.
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