The Quebec gazette = La gazette de Québec, 30 mars 1839, samedi 30 mars 1839
[" La ( ASLEE Muecber.No.5379.] SAMEDI, 30 MARS 1889.[Tome 76.SOURDS-MUETS.(Extraits de l\u2019Ami des Sourds-Muets, de Nancy.] BUT DE CE JOURNAL\u2014 Il résulte des divers recensements qui ont été, depuis quelques années, ordonnés par le gouvernement, qu'en France la population des sourds-muets est à celle des entendants- parlants comme 1 est à 1500, c\u2019est-à-dire, de 22,000.Si, dans chaque pays, cette proportion était la même, il existerait sur la surface entière du globe 600- 000 sourds-muets.A cette idée seule, qui ne se sent pénétré de la plus vive compassion pour tant de pauvres créatures, dont le malheur s\u2019est tronvé plus que doublé par l'abandon où les a laissées la Société ?Heureusement que, d\u2019après les secours que plusieurs d\u2019entre \u2018ux reçoivent depuis nn demi-siècle, il est permis de concevoir aujourd\u2019hui, pour l\u2019avenir de tous, les plus consolantes espérances.Grâces donc à l\u2019abbé de l\u2019Epée, À ses imitateurs et aux gouvernements qui ont, les premiers, tendu une main secourable aux infortunés sourds-muets! Il n\u2019est point à craindre que, dans l\u2019état actuel des choses, on s\u2019arrête en si beau chemin, Les hommes de bien qui possèdent le pouvoir, les richesses et la science, semblent, en effet, plus que jamais disposés à concourir à la régénération d\u2019une classe si cruellement traitée par la nature.Lu, i Déjà l\u2019on compte, dans le monde civilisé, environ 140 écoles de sourds-muets, et, sur ce nombre, la France en présente 32 à elle seule.Ces 32 établissements seraient certes plus que suffisants, s\u2019ils offraient tous une importance égale à celle des 5 ou 6 principaux.Il est même très-probable que 12 ou 15 grandes institutions, embrassant chacune 6 ou 7 dé partements satisferaient à tous les besoins, sauf à élever autour d\u2019elles certaines petites écoles préparatoires, analogues aux écoles primaires ordinaires, et à former çà et là quelques établissements purement industriels.Mais ce n\u2019est pas tout que de créer en France, à l\u2019époque actuelle, le nombre voulu de maisons d\u2019éducation pour les sourds-muets.Il n\u2019est pas moins nécessaire de former assez d'iustituteurs pour remplir à leur égard le vœu de la société.C\u2019est même une des plus grandes difficultés à vaincre pour réunir À propager leur euseignemeut, Les maîtres vraiment digues de leur noble mission, ne sont pas seulement bien rares encore aujourd'hui, mais il n\u2019en est peut-être pas deux qui comprennent de la même manière la théorie et la pratique de leur art.D'où proviennent cette rareté et cette divergence ?Ce n\u2019est, selon moi, que du manque absolu de livres spéciaux, livres à l\u2019aide desquels les élèves feraient, de leur côté, des progrès faciles, plus sûrs et plus durables.Le père de famille, remplacé souvent par Pinstituteur primaire de sa commune, y trouverait aussi les moyens de commencer avec succès l\u2019instruction de son enfant sourd-muet.Eh bien, ces livres, dont le besoin est si vivement et si généralement senti, j'ai entrepris, avec mes seules ressources, de les publier en une collection de 25 volumrs, sous le titre d: /ibliothèques Elémentaire des sourds muets (+), dont 2 sont en vente et un 3e sous presse.Mais cette précieuse publication ne pourra s\u2019ef= fectuer entièrement que dans l\u2019espace de plusieurs D'ailleurs serait-elle achevée aujourd'hui, années.ichevée au] wl qu\u2019elle laisserait encore un désir à satisfaire, désir qui porte sur les questions auxquelles les sour ds- muets donnent incessamment lieu, sur les événe- ments de chaque jour qui les concernent, sur les dos cuments qui militent en faveur de leur cause.Tel est le motif qui me détermine à publier ce journal, dans lequel j\u2019exposerai, sans arrière-pensée, tout re que mes études, mon expérience et mes recherches m'ont appris et m\u2019apprendrout encore d\u2019utile peur: un genre d\u2019éducation dont généralement le public n'a pu encore se faire une juste idée.Jamais je ne perdrai de vue le titre que j'ai choisi, et, bien que mon principal but soit de détruire les préjugés qui pèsent encore sur les sourds-muets, surtout dans les classes inférieures de la société, je ferai en même temps tous mes efforts pour populariser les moyens d\u2019enseignement et les soumettre à l\u2019examen philosophique le plus sévère.; ; \u2014La science médicale et une classe d\u2019infortunés dignes de tout l'intérêt qu\u2019ils inspirent viennent de faire une trés-grande perte dans la personne de M.Itard, médecin de l'institution royale des sourds- miiets, membre de l\u2019académie royale de médecine, chevalier de la Légion-d\u2019Honneur.Une longue maladie organique a conduit au tombeau dans un Âge encore peu avancé.Les soins assidus de son honorable ami lo docteur Husson ont prolongé sa carrière au-delà du terme que, dans sa pieuse résignation, il s\u2019était assigné lui-même, terme pour Je- quel il avait fait les plus honorables dispositions.\u2014 I n désigné son ami constant et dévoué, M.Rives, conseiller à la cour de cassation, pour son exécuteur testamentaire, M.Rives aura une belle et touchante mission à remplir, en remettant à l\u2019institution des sourds muets le contrat d\u2019une rente an- annuelle et perpétuelle de 8,000 francs que le testateur a fondée pour l\u2019établissement auquel il avait consacré une si grande partie de sa vie.Ses obsèques auront lieu demain vendredi, à midi précis, en l\u2019église paroissiale de Passy.(Le Monitenr du 6 juillet 1838.) \u2014M.Valade-Gabel, professeur distingué de I'institution royale des sourds muets de Paris, vient d\u2019être nommé directeur de l\u2019institution des sourds- muets de Bordeaux.(Le Temps du 21 août 1838.) \u2014Par l\u2019arrêt du ministre de l\u2019intérieur en date du 3! août, M.le ducteur Ménière, professeur agrégé de la faculté de médecine, est nommé médecin en chef de l'institut royal des sourds-muets en remplacement de feu M.Itard.(Le Commerce du 4 septembre 1838.) \u2014Nous avons annoncé derniérement la nomination de M.Ménière à la place de médecin titulaire des sourds-muets.M.Rousset de Vallière conserve son titre et ses fonctions de médecin-adjoint de de l'institution.Elève et collègue de M.Itard depuis plusieurs années, il rend gratuitement d\u2019honorables services à l'institution des sourds-muets, ainsi qu\u2019à l\u2019asile des sourdes-muettes.M.Itard, dans son testament, a invité l\u2019Académie royale de médecine à consulterle docteur Rousset pour le complément de ses œuvres posthumes sur les maladie de l\u2019ouïe.(Moniteur du 7 sept, 1838.) \u2014M.Delanneau, ancien directeur de l\u2019institution de Sainte-Barbe, Maire du 12e arrondissement, vient d'être nommé par M.le Ministre de l\u2019Iuté- rieur, directeur de l\u2019établissement des sourds- (t) Biburorurque ELEMENTAIRE DES SOURDs- MUETS, coinposée de 25 volumes grand in-16, qui se- xont publiés dans l\u2019espace de deux ou trois ans, et dout le prix variera de 1à 2 flancs, pur M.Piroux.Pour servir aux Sourds-Muvis, dès leur enlince, au scin des familles, clans l\u2019intérieur des écoles primaires ordinaires êt des institutions spéciales, et, après leur éducation, dans toutes les circonstances de leur vie, (Paris, libraire de Hachette, rue Pierre-Sarazin, 12) muets de Paris, en remplacement de M, Ordinaire, qui a donné sa démission.(Iden du 27 oct.) \u2014M.Salvan, chanoine honoraire de la cathédrale de Saint-Flour, (Cantal) instituteur émerite des sourds-muets, est décédé le 12 octobre, à l\u2019âge de 83 ans, dans sa terre d\u2019Auzole, près Murat.Ce dine ecclésiastique fut l'avant-dernier élève de l\u2019abbé de l\u2019Epée, et mérite de partager la reconnaissance publique qui est acquisesi justement à son illustre maître.( L'Univers.) \u2014Deux nouvelles écoles de sourds-muets ont été ouvertes tout récemmentet toutes deux par des ecclésiastiques, l\u2019une à Vernoux, département de l\u2019Ardèche, par M.l\u2019abbé de saint Romain, l\u2019autre à Chaumont, près Ambert, département du Can- Chaumout, (Idem du 18 nov.) -\u2014Le gouvernement Sarde vient d\u2019établir une institution pour les sourds-muets à Montiero en Savoie.On nomme parmi les directeurs M.Em- poit, élève de l\u2019abbé Sicard.Le royaume de Sardaigne possède done, en ce moment, trois institutions de cette nature, à Turin, à Gênes et à Mon- tiero \u2014( Les Débats du 5 novembre 1838, d'après le Puriser Zeitung.) ACQUITTEMENT D'UN SOURD-MUET ACCUSE\u2019 DE VOL.\u2014Catois, sourd-muet de naissance, dépourvu de toute instruction, est traduit devant la Ge chambre, prévenu d\u2019avoir volé 15 fr, dans la poche d\u2019un de ses camarades nommé Blouin, sourd muet comme lui MM.Morel et Waisse, professeurs parlants à l\u2019institution royale de Paris, ont été cette fois assignés comme interprètes, à la requête du ministère public.A la vue de la savante interprétation de ces habiles professeurs, de cette pantomime expressive qui permettait de comprendre, sans l\u2019aide de la venu, le Tribunal a dû se féliciter d\u2019avoir appelé de tels intermédiaires entre lui et des infortuvés privés de tous moyens de faire entendre leurs plaintes ou l.urs moyens de justification, Catois a parfaitement fait comprendre à M.Morel, grâves aux questions que les gestes animés de celui-ci fui transmetiaient, qu\u2019il ignorait son propre nom, qu\u2019il répondait seulement à un signe convenu entre lui et ses camarades, qu\u2019il avait environ vingt- neuf ans, qu\u2019il était décrotteur, qu\u2019il ignorait le lieu de sa naissance, bien qu\u2019il sût que c\u2019était à cinquante-quatre lieues de Paris.Le plairnant, sourd-muet un peu plus instruit que le prévenu, explique, à l\u2019aide de la dactylologie, qu\u2019il s'appelle Blouin et qu\u2019il est âgé de vingt-huit ans.Il fait compreudre qu\u2019étant allé avec Catois et un joueur d'orgue qu\u2019il ne connaît pas chez un mar- chaud de vins de la rue Saint Denis, il s\u2019endormit sur une table, et qu\u2019à son réveil il n'avait plus sa bourse, qui contenait 15 fr.Catois nie énergiquement être l\u2019auteur du vol; il explique par ses gestes, qui d\u2019instauts en instants deviennent plus animés, que le joueur d\u2019orgue est parti longtemps avant lui; qu\u2019il est sorti lui-même les poches et les mains vides, n'ayant pas un sou sur lui.Une discussion des plus vives s'engage entre le plaignant et le prévenu.Plusieurs sourds-muets, amis de Catois, placés sur le premier rang du public, y mêleut leurs énergiques observations.Les demandes, les réponses se croisent en tout sens, recueillies par les interprètes; et tout cela au milieu du plus profond silence, mais avec une vérité d\u2019ex- pressiou qui n\u2019échappe à personne.La culpabilité de Catois paraît douteuse à M.Croissant, avocat du Roi, qui déclare s\u2019en rapporter à la prudence du Tribunal.Le Tribunal acquitte Catois.M.le président Pinondel, à M, Morel: Annoncez à Catois qu\u2019il est acquitté, mais faites-lui bien comprendre que la justice aura désormais les yeux sur lui, et que si jamais il reparaissait devant elle, il serait condamné sévèrement.M.Morel fait un signe impérieux à Catois pour fixer gravement son attention, lui montre le Tribunal, fait le signe de la réflexion, simule le mouvement des plateaux d\u2019une balance; puis passant rapidement sa main droite sur sa main gauche, lui indique ainsi que tout est effacé.Catois l'interrompt par le signe de la plus grande joie.M.Morel l\u2019arrête, lui fait un signe menaçant, lui montre de nouveau la justice, et le regardant fixement, lui indique, en montrant ses yeux, qu\u2019on le surveillera de près ; il lui moutre ensuite le banc où il est assis, fait le signe d\u2019un homme auquel on lie les bras, et comptant sur ses doigts, lui fait comprendre qu\u2019il pourra rester, en cas de vol, cinq ans dans les fers.Catois comprend fort bien la menace, et imitant le serment des enfants qui jurent par leur gorge, il fait enten dre qu'il veut qu\u2019on lui coupe le cou s\u2019il se fait jamais arrêter par les gendarmes.(Gazette des Tribunaux.) HORRIBLE ASSASSINAT PAR UN SOURD-MUET.\u2014 Un crime effroyable a été commis à Niort dans la nuit du 4 au 5 novembre.Gilbert, âgé de 23 à 24 ans, demeurait chez son oncle, le sieur Devoir, rue Babinot.Ce jeune homme avait été pour ainsi dire élevé dans cette maison ; son oncle lui avait appris le métier de cordonnier, Il paraît qu\u2019il y a quelque temps, la dame Devoir, sa tante, l\u2019avait surpris dérobant à la boutique quelques menus objets, et cette femme lui fe- sait signe qu\u2019elle le ferait prendre par les gendarmes.On suppose que de là est née daus l\u2019âÂme du sourd- de vengeauce qu'il a malheureusement trouvé l\u2019occasion d\u2019assouvir.Il donnait à entendre par ses gestes qu\u2019il se vengerait sur sa tante.on crut devoir dédaigner cette menace.tort, laissant chez lui sa femme, ses trois filles, ses deux petits garçons et le sourd-muet.Le dimanche 4, Gilbert avait passé la journée fort paisiblement, et même le soir, après le souper de neuf heures, pris en famille, i avait joué trés-gaf- ment avec les deux petits garçons.A dix heures la famille s'était couchée.La maison se compose de premier.Dans la chambre du rez-de-chaussée, la sa filie, âgée de dix-sept ans environ, et son petit garçon, âgé de cinq à six ans ; à côté était un lit occupé par le sourd muet, et un berçeau par un autre petit garçon.Les deux autres filles, de l\u2019âge de dix-neuf à vingt trois ans, étaient couchées dans la chambre du premier.Sur les onze heures et demie, Gilbert se lève, ailume trois chandelles, barre la porte de sa chambre, se saisit de ses chanchets, se précipite vers le dit de sa tante, et frappe de plusieurs coups cette malheureusse femme, sur le visage, sur l\u2019épaule, sur les rains.La jeune fille couchée À côté de sa mère veut en vain se défendre, et reçoit elle-même un violent coup de tranchet dans la poitrine ; le jeune enfant couché daus le même lit reçoit aussi un coup du même instrument sur la tête.Cependant, aux premiers cris des victimes, les deux sœurs étaient descendues précipitamment du , premier, mais la porte de la chambre du rez de- tal, par M.l\u2019abbé Dessaigne, curé desservant de ; traduction parlée, toutes les explications du plai- ; gnant, les réponses et les moyens de défense du pré- Un sourd-muet, du nom de ! muet une haine violente contre sa tante, et une soif Cependant, cru i Devoir partit il y a quelques jours pour la foire de Roche- deux chambres, l\u2019une au rez-Je chaussée, l\u2019autre au | femme Devoir était couchée dans le même lit que | chaussée était fermée en dedans, et (malgré tous les efforts pour l'ouvrir, elles furent réduites à entendie, pendant quelques instants, les cris et les gémissements de leur mère et de leur sœur, sans pouvoir leur porter secours.Gilbert, pendant ce temps, ne cessait de frapper ses victimes ; mais la porte s\u2019ouvrit enfin, et à l'approche des deux jeunes filles, le sourd muet sorti et se sauva dans la rue.Une des sœurs ouvrit alors l\u2019auvent de la fenêtre du rez-de- chaussée pour appeler du secours ; mais Gilbert, qui était encore dans la rue, se saisit d\u2019une grosse pierre, et lança an visage de sa cousine; deux carreaux furent brisés par le coup, ainsi que l\u2019une des traverses de la croisée ; la pierre vint frapper la jeune fille au front et lui fit une affreuse blessure.Sa rage ainsi épuisée, Gilbert a pris la fuite, vêtu seulement d\u2019un pantalon : tout porte à croire que cette circonstance et son infirmité ne lui permet- trout pas de ve dérober long-temps aux recherches de la justice, Ou a trouvé sept tranchets tombés çà et là sur le pavé sanglaut de la chambre, théâtre de cette horrible scène.Le médecin, appelé pour donner les premiers soins aux victimes, a constaté sur le corps de la mère quatorze blessures produites par des coups de tranchet.La blessure de l\u2019enfant donne un peu d'inquiétude ; celle que l\u2019une des filles à reçue au au frout ne paraît pas très dangereuse non plus : mais le coup de tranchet que l\u2019autre fille a reçu dans la poitrine a été plus funeste, car on couçoit les plus graves inquiétudes sur l'existence de cette jeune personne, dont le tempérament faible rend encore sa blessure plus dangereuse.(Le Droit.) _ Si la société avait procuré le bienfait de Pinstiuc- tion à ce malheureux sourd muet, elle n\u2019aurait point très certainement aujourd\u2019hui à rougir ni à se venger du crime horrible qu'il a commis.La connaissance des lois humaines et celle des lois divines auraient mille fois arrêté sa main homicide, La cour + d'assises qui le jngera, ne sera pas peu embarrassée ; car, pour être juste, elle devra regarder le corps social tout entier comme complice de Gilbert, et, si elle | le condamne, elle ne pourra Ini appliquer, i lui sourd- muet non instruit, une pénalité uniquement faite | pour les hommes qui entendent et qui parlent.BANQUET ANNUEL DES SOURDs-MUETs \u2014 De funestes | dissentiments divisent en ce moment l\u2019institution royale des sourds-muets de Paris.Ces dissentiments, de nature à compromettre l\u2019existence de l\u2019établissement s\u2019ils se prolongeaient, ont lieu entre les membres du conseil d'admiuistration et M, Delan- neau, maire du 12e arrondissement, récemment nommé directeur.On dit que depuis quinze jours le ministre hésite.En attendant, les sourds-muets, juges compétents de la question, v\u2019hésitent pas, eux.Ils ont unanimement convié M.Delanneau au banquet anniversaire de la naissance de l\u2019abbé del\u2019Epée.Ils n\u2019y out jamais invité aucun des administrateurs, et c\u2019est la première fois qu\u2019ils rendent hommage à leur directeur.Cette année, le banquet a eu lieu au Casino Saint-Martin, dans les beaux salons de M.Auger.Outre cinquante sourds muets, on y avait convié une dixaine de parlants, an nombre desquels étaient M.Dupin, président de la chambre, M.Delanneau, M.John O\u2019Connell, fils du célèbre Daniel, M.Coignet, peintre d\u2019histoire, ete, La gaîté la plus décente n\u2019a cessé de régner pendant tout le repas, An dessert, Berthier, élu pour la quatrième fois président par l\u2019unanimité de ses frères, a retracé dans une pantomime, dont nos meilleurs acteurs sont bien loin d\u2019approcher, l'histoire de l\u2019abbé de l\u2019Epée, celle de l\u2019institution, et enfin celle de l\u2019association centrale des sourds-muets, 1l a remercié avec effusion M, Dupin de l'honneur qu\u2019il avait daigné leur faire.Il a dit les titres de M.Delanneau à la confiance de ses élèves, et il s\u2019est porté garant de leur reconnaissance pour lui, Forestier a répondu au nom de tous les assistants.M, Dupin a été invité à parler.Alors le docteur Doumic, placé à côté de M.Dupin, a répété en mimique sa chaleureuse improvisation.Les doigts du traducteur suivaient les lèvres de l\u2019orateur.Ces deux langues se croisaient dans l\u2019air sans se heurter ou se géner en rien, en sorte que l'oreille entendait tandis que les sourds-muets écoutaient des yeux, Ils étaient les premiers à s\u2019émouvoir et à applaudir.M.Dupin parlait d\u2019une voix entrecoupée, et on a pu voir des larmes dans ses yeux.\u2018 Messieurs, a-t-il dit, c\u2019est une singulière position pour un orateur parlementaire, que d'adresser la parole à une assemblée de sourds-muets\u2026.À la vérité, je n\u2019ai pas à redouter des murmures, mais aussi je suis privé de l\u2019avantage d\u2019exciter vos sympathies.Cependant tout moyen de communication n\u2019est pas interdit entre nous, grâce à l\u2019admirable méthode inventée par l\u2019homme presque divin dont nous célèbrons anjourd\u2019hui la fête, et qui fut le fondateur et le père de votre institut.Je vous parle, il est vrai, une langue étrangère ; mais vous avez parmi vous de fidèles interprètes, des hommes ha\u201ciles à traduire, dans le langage qui vous est propre, l\u2019expression de la pensée d'autrui., \u201c Ce fut de votre part une pensée filiale, d'ouvrir une souscription en l\u2019honueur de l\u2019abbé de l\u2019Epée, Je m\u2019enorgueillis d\u2019avoir été placé par votre choix à la tête de cette œuvre vraiment nationale; car c\u2019est en France que l\u2019institution des sourds-muets a eu la gloire de naître.C\u2019est de chez nous qu\u2019elle se pro- ! pagera successivement chez tous les peuples qui honorent la morale, la vraie philosophie et l'humanité.\u201c Cette institution si belle dans son principe, si utile dans ses résultats, acquerra un nouveau lustre sous la tutelle de son nouveau directeur (M.Delan- neau): il vous offre en effet une double garantie de dévouement et de capacité, soit comme administra- .teur, étant maire de l\u2019arrondissement le plus populeux de la capitale, soit comme instituteur, puisque nous l'avons vu chef d\u2019une maison célèbre, où, pendant de longues années, la jeunesse a reçu une édu- ! cation aussi brillante que libérale.| \u201cJe m\u2019associe de tout mon cœur à tout ce qui vient de vous être proposé.\u201d .Forestier a porté le toast suivant à la santé de M.John O\u2019Connell : \u201c A la santé de M.John O'Connell, fils du libéra- \u2018teur de l\u2019Îrlande ! Pleins d\u2019admiration pour le grand mérite de ce noble champion des libertés humaines, nous avons été enchantés de contempler dans Je fils l'image du père.Nous sommes fiers et joyeux de la préseuce de M.John O*Conuell, représentant de l\u2019Irlande, car nous avons de sincéres sympathies pour ce pays opprimé.Héritier des vertus de son père, avocat de toutes les causes qui intéressent l\u2019humanité, il a bien voulu grossir noue phalange \u2018d\u2019amis et de frères.Nous lui savons bien bon gré : de sa présence ici, et nous le prions d'agréer l\u2019ex- \"pression de notre reconnaissance.\u201d | M.John O'Connell, avec beaucoup d\u2019émotion, a remercié pour lui-même et pour son père, auquel il à promis de rapporter fidèlement tout ce qu\u2019il venait de voir et d'entendre., | M, Delanneau s\u2019est ensuite exprimé ainsi : « Messieurs, \u201cJe suis profondément touché de l'honneur que vous m'avez fait en m\u2019invitant à cette intéressante réunion.M'appeler à fêter avec vous l\u2019immortel abbé de l\u2019Epée, le père de votre grande famille, c\u2019est m'admettre dans le sein de cette même famille, c\u2019est me donner droit de cité parmi vous ; c\u2019est rendre justice aux sentiments qui déjà m'attachent infiniment a vous, \u201c* Si, dans le poste honorable qui vient de m'être confié et dont je sens toutes l\u2019importance et la sainteté, il ne m'est donné que de suivre de bien loin les traces du grand homme quiest l\u2019objet de vos hommages et de votre vénération, j'aurai au moins l'ambition de lui ressembler pour la tendre et paternelle sollicitude qu\u2019il a vouée toute sa vie à vos jeunes frères d'infortunes ! \u201c Puisse l\u2019institut royal des sourds-muets, sous ma direction, être à vos yeux le chef-lieu de la famille, le centre commun de vos pensées, de vos affections! Mon cœur me dit que vous y trouverez toujours un ami sincère, des oué, et un chaud défenseur de vos intérêts.\u201d Le sourd-muet Peyson, qui naguère a concouru pour le prix de Rome, prépare pour l'expédition de cette année un tableau de grande dimension, dont le sujet est tiré de Ia vie de l\u2019abbé de l\u2019Epée.Dans quelques phrases pleines de modestie et de simplicité, il a remercié ses frères des encouragements qu\u2019il en recevait, et arapporté à son maître, M.Coignet, les éloges dont il avait été l\u2019objet, Enfin, à dix heures et demie, l\u2019assemblée s\u2019est séparée \u2014( Le Droit.) NOUVELLES DIVERSES.re ANGLETERRE \u2014 Les délégués du comité général contre les lois des céréales se sont remis à l\u2019hôtel de Brown, Parmi les membres du parlement présents à cette réunion, on distinguait MM.Bowring, Villiers, Ewart, Molesworth, Baines, Philips.M.Parker a été nommé ageut parlementaire da comité, et M.Austin son premier conseil parlementaire, Des nouvelle de St.Pétersbourg du 12 janvier, annonçant que le gouvernement russe continue sans relèche ses préparatifs de guerre.Le mouvement des troupes russes par mer et par terre a lieu au sud et à l\u2019est de l\u2019empire, et aura bientôt lieu au nord.\u201cLe ministre de la gnerre a donné l\u2019ordre aux aorps du général Pahlen et du général Shakousky de se réunir et de se rendre en Livonie et en Cour- wande, Ces denx corps montent ensemble à 42, 000 hommes d'infanterie, 8,000 hommes de cava- lerierie et 1-50 pièces de canon.(Sun.) MARINE MILITAIRE FRANÇAISE.\u2014 La flotte française se composait à la fin de l\u2019année qui vient de s\u2019écouler de 271 bâtiments à flot, savoir : 24 vaisseaux, 37 frégates, 22 corvettes de guerre, 8 cor- vettes-avisos, 49 bricks, 74 petits bâtiments, tels que goélettes.cutters, bombades, navires de flottille, ete.; 15 corvettes de charge, 24 gabares de charge et 29 bateaux à vapeur.Il y aen outre en construction 27 vaisseaux et 26 frégates, sans compter les bâtiments d\u2019un rang inférieur.Armés ou en constructions; total, 51 vaisseaux, 63 frégates.1! y a en outre trois frégates en radoub, la Calypso, la Magicienne, et l\u2019Atalante, et 9 bâtiments à vapeur en construction.Bruxelles, 4 février.\u2014La nomination du célèbre général polonaig Shrzyneçky, paraît avoir porté ombrage aux puissances du nord.Les ministres de Prusse et d'Autriche ont remis hier une note au ministre des étrangères pour réclamer Ja destitu- tin du général polonais ou la remise de leurs passeports.La Haye, 6 février.\u2014 Le désir d\u2019evlever aux Belges tout prétexte de commencer une lutte dont on pourrait ensuite faire peser la responsabilité sur la Hollande, a déterminé le gouvernement à ordou- ver un mouvement rétrograde à toutes nos troupes dansle Brabant septentrional.En vertu de cet ordres nos soldats se sont éloignés de deux à trois lieues des frontières.ALGERIE,\u2014Le bateau à vapeur le Styx, venant d'Alger, d\u2019où il est parti le 27, apporte les couvelles suivantes : M.le gouverneur-général ayant reçu à la fois des dépêches importantes du général Galiois, commandant la province de Constantine, et une lettre d\u2019Abd- ed-Koder, qui lui annance la prise d\u2019Ain-Madi, a expédié immédiatement en France le bateau à vapeur le Sphynx, dont on a su le départ que lorsqu\u2019il était Lau large.On ne connaissait pas à Alyer le contenu des dépêches de M.Galbois; mais on avait quelques renseignements sur la prise de d\u2019Ain-Midi.Après l'action déloyale commise par Tedjini, l\u2019émir jura de se venger ; il répandit l\u2019or à pleines mains pour gagner une partie des habitants d\u2019Ain-Madi, et le 10 Janvier, à la faveur de la nuit, ane porte de la place fut livrée oux troupes d\u2019Abd-el-Kader qui, une fois dans la ville, s\u2019en rendirent maites.Tedjini a eu le temps de s\u2019échappsr avec ses principanx officiers.Les troupes de I'emir ont trouvé un butin immense dans Ain-Midi.Leurs fatigues et leurs travaux ont été bien récompensés, Abd-el-Kaker est entré dans Ain-Madi le 13 janvier; il l\u2019a annoncé officiellement à son oukil, en lui disant que c\u2019est de la maison même de sou adversaire Tedjini qu\u2019il lui écrit; celui-ci s'est réfugié dans une terre éloignée sud de Maroc.Depuis cet événement, quelques nouvelles défections ont eu lieu parmi non Arabes alliés: ce sont ces défectionnaires qui probablement commettent la plupart des vols qui jourvellement ont lieu dans nos camps daus nos postes.Les voleurs ont une si grande localités, que jusqu\u2019à présent il n\u2019a été possible d\u2019en arrêter aucun.Les environ de Mustaganem sont également infestés de malfaiteurs qui, toutes les nuits, viennent porter l\u2019alarme dans la population.L'autorité a toujours quelques démêlés avec l\u2019on- kil d\u2019Abd-el-Kader, homme violent et fanatique, qui s\u2019arroge le droit de faire la police sur nos marchés il y a peu de jours qu\u2019il a chassé tous les Arabes de l\u2019intérieur qui étaient venus vendre leurs grains à la première occasion, C\u2019est un agent cupide et exigeant, dont les prétentions nuisent infiniment À nos relations commerciales avec l'intérieur.Les blessures de Youssouf sont accompagnées d'une inflammation qui pourrait bien ne pas être sans danger.Le chef d'escadron Coucin l\u2019a remplacé tempmairement dans lo commandement des spahis.\u2014( Z'oulonnais.) AMERIQUE CENTRALE.D'après les lettres de la ville de Guatemala, du 22 janvier, l\u2019insurrection de Carrera titait à sa fin.On pouvait regarder sa cause comme désespérée, dee uis sa défuite à Villa Nueva où fut blessé le colonel Galindo, à la tête de la division de Vieux Guate- tmaln.Une convention de l\u2019Etat de Guatemala s)- lait se réunir dans cette ville.Le marquis Aycina\u201d na est élu membre pour Caban, le colonel Galendo pour Peten.et le docteur Galves pour Cajalion.La nouvelle constitution pour Nicaragua a été proclamée, Elle déclare que les côtes de Carriba, à partir de la pointe jusqu\u2019à la bouche principale de la rivière St.Jean, feront partie de la république.Le gouverneur de l'Etat a le titre de directeur.La présidence du général Morasau expire en mars 1837.Il était encore à Guatemala au départ de cette lettre.rt ETATS-UNIS.FLORIDE.St.Augustin, 28 février.Les nouvelles de Tallahnssee du 10, apportées par uu voiturier, disent qu'o »Ze soldats réguliers ont été lués à quelques milles du poste militaire d'Econ- fina.Le matin du même jour, un exprès arriva à Tul- lahausee, demandant un chirurgien pour soigner uu planteur et sa femme blessés par les Indiens, à dix milles de cette ville, sur la route de St.Augustin, On fit feu par les interstices des rondins formant la maison, et un jeune homme, nommé White, en fut victime.On le croit fils du malheureux plauteur, Comme il y avait quelques fusils dans la maison, les lodiens furent contenus au-dehors et enfin tout à fait chassés.Le 8,environ une lieure après le lever du soleil, une trentaine d\u2019Indiens approchèrent de l\u2019habitation de M.Stokes, située à peu près à 15 milles de Monticello.M, Stokes était absent de chez lui; mais deux jeunes enfants, qui étaient auprés de la maison, voyant les Indiens, crièrent tellement, qu\u2019une jeune femme qui était sur la porte eut le temps de s'échapper de compagnie avec les deux enfants.Ils disent que les Indiens étaient assez près d\u2019eux pour faire feu ; mais comme ils ne le firent pas, c\u2019est probablement parce qu\u2019ils manquaiont de munitions.L\u2019habitation fut pillée et brûlée.GUERRE DEs FLORIDES.\u2014SES DEPENSES ET SRS RESULTATS.Nous nous rappelons tous le premier éclat des dif ficultés avec les Séminoles et le premier échec qu\u2019ile causèrent à nos armes; nous n'avons pas oublié comment le colérique et présomptueux vieillard, qui était alors à la tôte du rouvernement, s\u2019emporta contre les officiers commandant nos troupes, Depuis, il s\u2019est passé bien des années, et il y a encora des sauvages aux Florides, où blauchissent les orse- ments de nos braves soldats morts dans ces luttes sans espoir, contre an climat meurtrier, contre un invisible ennemi.Tel est le tableau qu\u2019en a tracé le sénateur Benton, en parlant surle bill, rejeté parla Chambre, pour l\u2019établissement aux Florides d\u2019une espèce de colonie militaire, (New York American.) *\u201c On a mis des troupes À l'éprenve, et elles ont échous dans ce projet.On en a essayd de toutes les armes, de la ligne, de la milice, des volontaires, cavaliers et fantassins.Ils ont fait des campagnes, se sont battus trois aus ; tout ce qu\u2019en semolable oce currence des hommes pouvaient faire, ils Pont fait ils ont souffert plus que n'anraient dû souffrir des hommes engagés dans une telle guerre ; et tout cela sans accomplir l\u2019abjet qu\u2019on s\u2019était proposé.On a perdu trois ans en opérations militaires.Quelles en ont été le dépenses ?quel en a été le résultat ?La dépense en argent a été de près de vingt millions de dollars ; on a perdu une cinquantaine d\u2019officiers, morts de leurs blessures ou par le climat ; plusieurs autres ont été blessés ; quatre cents soldats de l'armée régulière ont été tués et blessés, sans compter des pertes considérables dans la milice et parmi les volontaires.Voilà ce que nous coûte cette guerre.Maintenant en voici les résultats :\u2014 Quatre comtés des Florides dépeuplés ; les Indiens ravageant le pays entre le cap Sable et les marais d'\u2019Okefenolree ; les frontières de la Géorgie attaquées ; la dévastation poussée jusqu\u2019anx fauboures de St-Augustin et de Tallahasseo ; le phare de Florida-Point brûlé et détruit; des matelots naufragés sur la cite co: Florides, massacrés, et enfin Pagriculture suspendues sur une grande étendue du pays dont une partie était tranquile et cenlrivé et cultivée sous la domination de l\u2019Espagne, alora que les Florides formaient une province de ce royaume, Tels sont les résultats obtenus par trois any d'opérations militaires, après tant de sacrifices en hommes et en argent.MADAME AMERICA VesPucct\u2014On sait que cette dame présenta au congrès une pétition daus laquelle elle demandait deux choses; le première d'être admise aux droits de citoyen des Etats-Unis et la seconde, d\u2019être dotée d\u2019un coin de terre pris sur le dos maine public du pays qui porte le nom de son ancée tre.Les commissions auxquelles cette pétition fut renvoyée se prononcèrent contre les deux demandes, bien que par des motifs qui n'avaient rien de personnel contre la demanderesse.Les droits de cie toyens n'ont pu être accordés parce que, d\u2019après le coustitution des Etats-Unis, le congrès ne peut faire des lois générales de naturalisation que pour être également appliquées à tout le monde, et nullement fi un individu en particulier.Quant au coin de terre, il n\u2019a pas été possible de l\u2019accorder, parce que la si- gnalaire de la pétition n\u2019avait rendy ayenn service personnel en compensation duquel une telle guucess | sion eût pu avoir lieu.En faisant sun rapport | contre la pétition, la commission des terres pubti- \u201cques n rendu amplement justice au caractère pere sonnel de Mme Vespucci, à ses qualités intellec- : tuelles et morales, à ses principes libéraux, et À sa descendance du célèbre América Vespueei; la come mission l\u2019a aussi recommandée au peaple sméricning pour Pasilo et I'établissement que le conerés n'uvais pas le pouvoir d'accorder.w | Immédiatement après la lecture du rapport dang , le Senat, on ouvrit une souscription uationale an profit de Mme Vespucci, afin de lui procurer, dans les Etats Unis, an asile et des secours.Les sénae teurs de tous les Etats de l\u2019Un'en ont souscrit.M.Haight, sergent d'arme du Sénat, reçut le montant | de la souscription et le hui remit, Plusieurs autres | persounes envoyèrent d'autres sommes à M.Haight; | nous avons rentarqué, dans le nombre des SOUS Fp tours, les noms des juges de la cour suprême, de plusieurs membres de la éhntbre des représentants et de quelques citoyens, C'est le commencement de Ia souscription natiopale recommandé par le rapport de la commission des terres pulili;uve, et qui, noug le présumons, est malutenant ouverte à tous les cie toyens qui, pour nous servir des expressions du rape port, désireraient aider Mme Vespucei à ve procus | rer, parmi nous, cet asile que le congrès ne peut pag * lui accorder.\u2014( Traduit du Globe.) \"R'OILES à Wutean, brevetées, do Hollande ot \"Angleterre vendre au n.47, ¢ Comms siete, nn bord de l'eau, ST, vue den ALLGED LAROQUE, Montréal, M oetubre 3458, EE QUEBEC: SAMEDI, 39 MARS, ae Le Pacakoutas, arrivé i Philadelphie, a apporté des avis de Liverpral jusqu\u2019au |! février et de Lon- res jusqu'au 9.Ils confirment la nouvelle reçue par la voie de France de la résignation de lord Gle- nelg.On ne savait pas encore qui lui succéderait dans le ministère des colonies.1s39.CHANBRE DES LORDS.Séance du 8 février.Le lord chancelior communique à Ja chambre la réponse À l'adresse des nobles pairs; elle est ainsi congne : \u201c Milords, * Jo remercie vos Seignenries de votre loyale et respectueuse adresse, Comptant entièrement sur Votre sagesse et votre patriotisme, } éprouve une vive satisfaction de me voir entourée de votre con- urs ot de votre appui.\u201d ; or Glenels, après avoir répoudu à une interpellation de lord Brougham, relative it l'abolition de Vesclavage dans Vile Bourbon, ajorte: \u201c Milords, je vous prie de me permettre de vous entretenir de moi quelques instants Je viens de répondre au noble lord, an sujet d'une affaire intéressant mon administration et dans laquelle ma responsabilité personnelle était engagée.Maintenaut je ne suis plus en place.(Prufonde sensation dans la chambre.) 10\u20ac oe \u201c Milords, j'ai cru devoir offrir aujourd'hui même ma démission, et je «hésite pas à vous en comuu- niquer les motifs.Mardi mation, il m'a été fait uno communication tout-à fait inattendue, émanée du cabinet; elle me prescrivait des changements dans les bureaux, auxquels, après mûr examen, je ne pouvais donner mon assentiment.Je vegrette d\u2019avoir été forcé d'adopter cette résolution, dans un moment®où ma démission pent apporter des retards à la discussion d'importantes questions coloniales.Mais c'était un devoir pour moi de me retirer Néanmoins, je prie la chambre de croire qu\u2019elle me trouvera toujours prêt à répondre de mes actes, et à donner toutes les explications qui pourront être nécessaires.\u201d\u201d (Cette déclaration est suivie d'une agis tation violente, Les pairs semblent engagés dans des conversations très animées.) Lord Brougham présente une pétition de la nouvelle municipalité de Birmingham contre les luis des céréales.Lord Durham s\u2019est plaint de la pablicition, dans le Morning Chronicle, d'une partie de sou rapport, Lord Melbourne a dit qu\u2019il ignotait comment cette publication avait pu avoir lieu, et a promis de com- wuniquer les documents le 11, Une nouvelle importante, si elle se confirme, est celle reçue par la voiede Smyrne, que le preha d\u2019Egvpte et tonte sa stiite s\u2019étaient noyés en remontant le Nil à Lord du bateau à vapeur en fer.Le colonel Sibthorpe a donné avis qu'il ferait une motion le 21 sur les dépenses de la mission de lord Durham.NOUVRAU-BRUNSWICK,\u2014 PRORUGATION DU PARLEMENT PROVINCIAL.La législature du Nonveau-Brunswick n donné à Son Excellence le général Harvey, une marque de confiance également honorable et pour l\u2019une et pour d'autre, on mettant À sa disposition toutes les ressources financières et la lorce publique de la province, et se reposant sur lui de toutes les mesures nécessaires pour la défense de son territoire et la protection de ses intérêts en ce monent, Le 23 mars à midi, Son Excellence escortée par la cavalerie volontaire, s'est rendue avec le cérémonial accoutumé au palais de la législature où elle fut re- Çue par une compagnie du 69e régiment.Rendue a la salle du conseil, Son Excellence y wanda l\u2019assemblée des représentants, lesquels ayant paru à la barre, leur président adressa lu discours suivant au lieute- nunt gouverneur : s Excellence, \u201c L'assemblée, dans l'entière confiance que guidée par les instructions du gouvernement de Sa Majesté, Votre Excellence preudra toutes les mesures nécessaires pour protéger ceux de nus inté- Têts qui sout impliqués dans la question de la \u201c1i- gne de démarcation\u201d ou du \u201c territuire contesté\u201d comme on l\u2019appelle, s\u2019est abstenue de tout acte de législation sur cette question d\u2019une haute importance, excepté une adresse au trône et des votes d\u2019arrent et autres pour que Votre Excellence pût mettre la milice provinciale dans un état plus effectif.Elle a aussi mis à la disposition de Votre Excellencee, par un vote de crédit, une somme égule à tous les moyeus disponibles ds la province, pour être dépensée,au besoin, comme votre Excellence le jurera nécessaire, peudantla vacance du par- Jement, pour la défense du territoire.Par ce vote Votre Excellence est autotisée, s\u2019il était nécessaire, à se procurer le montant par un emprunt, Ce qui dispenserait de la nécessité de suspendre aucune des améliorations publiques importantes pour lesquelles ila été fait des allocations pécuniaires \u201c Les différents sujets que Votre Excellence avait soumis aux délibérations de la législature, à l'ouverture de lu session et de tempsten temps par message, ont obtenu, de la part de l'assemblée, la considération la plus sérieuse et la plus attentive, etila été adopté telles mesures qu\u2019il à paru nécessaire pour mettre à effetles vues de Votre Excellence pour l\u2019amélivration géuérale de la province.\u201c J) a été fait des grandes allocations dans ce but : Passemblée, en les fesant, avait l'assurance que l'emploi des sommes votées serait contié & des mains fidèles et compétentes ; et par-là les espérances de l'assemblée et du pays ue pourront wan.quer de se réaliser.\u201c ll a été pourvu libéralement aux services ordinaires ct à quelques services extravrdinaires importants.« L\u2019as
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