The Quebec gazette = La gazette de Québec, 20 décembre 1838, jeudi 20 décembre 1838
[" [ad .rue N, de méme jona- No.5338.] NOUVELLES DIVERSES.\u2014Sir Henry Fane a retiré sa démission et commandera les troupes de Caboul.(Morning Herald) \u2014Le Limerick Standard annonce que S.M.doit aller prochainement visiter I'Iilande.( Standard.) \u2014 Une magnifique pagode est maintenant en route.C'estun présent de l\u2019empereur de la Chine pour la reine d'Angleterre.Le capitaine Padding duit recevoir les deux mandarins qui escortent la pagode; et il doit introduire ces deux personnages auprès de la reine.( Standard.) \u2014Les dépêches de M.Mac Neill confirment la nouvelle d\u2019une défaite totale de l\u2019armée persanne devant Hérat.Un officier russe attaché à l\u2019ambassade avait été tué devant une des portes de la for- téesse.Les troupes qui doivent se réunir à Furnaul se rendront par Fezopore à Shikarposa, où elles se joindront aux troupes de Bombay, et formeront un corps d\u2019observation ; 5,000 hommes seulement de troupes anglaises entrorout dous leCaboul et le Can.dahar avec les forces de Shah- Soojah pour réintégrer l\u2019ex-roi.Ce qu\u2019il y a de positif, c\u2019est la concentration de troupes qui seront dirigées sur le Caboul, \u2014En 1792, il n\u2019y avait pas dans toute I\u2019 Angleterre plus de 30 chapelles catholiques romaines : on en compte maintenant 519 et 13 en construction.Il n\u2019y avait pas un seul collége catholique romain ; on en compte maintenant 10 et 60 séminaires.Il n\u2019y a pas longtemps encore, M.Blundel}, riche catholique romain, a laissé en mourant 200,000 liv.sterl, (5 millions de francs) pour ces établissements religieux.La population catholique romaincen Angleterre est d\u2019environ 2 millions d\u2019ames, Quant aux colonies, nous avons dans presque toutes des évêques catholiques romains, et dans les Indes on compte environ 600,0C0 catholiques.Au Canada, la religion catholique est dominante dans une province et bien appuyée dans l\u2019autre.\u2014 ( Flackicoods Mayazine.) \u2014\u201c Ou lit dans un journal anglais: Louis Napoléon a promis aux Mayençais que, si les circonstances ne l\u2019empêchent pas, il assistera en 1810 aux fêtes pompeuses qui auront lien pour célébrer le grand jubilé de l'invention de l\u2019impri- werie (1440) et auquel Mayence n\u2019invitera pas seulement les nations germaniques, mais toutes celles du monde civilisé.Quelques personnes disent que le prince se fixera à Jersey, parce que l\u2019on y vit à assez bon compte.\u201d JEUDI, 20 DECEMBRE 1858.sadeur de France à Madrid.Suivant les statuts, et aux termes exprès des lettres patentes expédiées en cette circonstance par la reine, tous les chevaliers présents à Paris devaient assister.s'opposaieut à co que Louis-Philippe et le due d\u2019Orléans, chevaliers de l\u2019ordre, fusseut convoqués.Testait M.de Châaeaubriand ; mais on avait oublié qu\u2019il fût honoré de l\u2019ordre de la Toison-d'Or, ou plutôt qu\u2019ill'honorât.Tout européenne qu'est la réputation du noble vicomte, il parait qu\u2019elle n\u2019avait point pénétré jusqu'aux personnes chargées de rédiger et de taire distribuer les lettres d'avis.L\u2019infante dona divers ofliciers de la maison, assistaient comme spectateurs, Le général Tacon, introduit par le duc de Cadix son parrain, a prêté serment sur les saints Evangiles, a reçu l\u2019acolade du représentant de la reine,\u2018 grand- maître et souveraine de l\u2019ordre, s\u2019est couvert et a pris place sur un tabouret parmi les chevaliers qui entouraient le trône ; après quoi l'assemblée s\u2019est dissoute.Unie close digne de remarque, c\u2019est que le dipld- me expédié au nom d'Esabeile, par la grace de Dieu, reine, etc, est écrit en francais, ainsi que toutes les communications auxquelles la nominatton et l\u2019investiture ont donné lieu.Ou sait que l'ordre fut fondé par Philippe-le-Bon, duc de Bourgogue, vassal du roi de France.Les statuts étant, pour cette raison, libellés en langue française, la tradition a conservé usage de cette langue non seulement en Espagne, où Philippe-le-Beau, petit-fils de Charles-le- Téméraire et père de Charles-Quint, introduisit l\u2019ordre, mais encore dans les états de l\u2019empereur d\u2019Autiiche, qui tient du traité d'ÜUtrecht le droit de nommer 72 chevaliers, comme le roi d\u2019Espagne.Ou sait que le collier conféré aux chevaliers ne leur est point doané en propriété, et qu\u2019à la mort de ceux-ci leurs héritiers doivent restituer les insignes au grand-maître, qui les transmet aux nouveaux confrères, ainsi que les appellent les statuts.Le collier conféré an général Tacon est celui qu\u2019a laissé à sa mort M.Cevallos, ancien tuinistre de Charles IV et de Ferdinand VII, Un collier de l'Ordre se trouve, dit-on, en ce moment égaré: c\u2019est celui qui avait été conféré au duu de Laval-Montmorency, ancien ambassadeur de l\u2019rance à Madrid.Ou assure que à la reine, ont cru devoir les faire remettre à don Carlos.\u201d \u2014Depnis buit ans, dit un journal de Paris, le chif- UN AVARE.\u2014 Mardi dernier est mort dans un appartement qu\u2019il ocenpait depuis près de vingt nus, dans Tooke's Court, Londres, le nommé James Cul- mer.Cet home, après avoir habité Chathai, il y a environ vingt-cinq ans, où il fesait un petit commerce, et y avoir fait faillite, vint à Londres, où il demenra entièrement inconnu et où il exerçait lin- dastrie de Lalayeur de rues dans la cité.ll trouvait eucore le moyen d'économiser quelque chose sur la misérable somme qu\u2019il y gaguait ainsi chaque jour, et nue fois que son épargne eut atteint la somme du 10 schellings, il les a couvertis en or, De temps à autre, il augmentait son trésor, qu\u2019il avait caché sous une brique du foyer de sa cheminée et qui s\u2019est monté, A sa mort, & 263 liv, sterl.en demi-souveraits d\u2019or.Cet homme avait des habitudes fort singulières; il était extrêmement sa'e, et se refusait, même à ses derniers moinents, des aliments convenalles; il ne maugeait ordinairement que du gruau en potage ou des pommes de terre, et, à de très rares intervalles, un harens salé.Sa chambre, daus Iaquelle il ne laissait entrer personne, était une misérable mansarde, ayant dans un coin un peu de paille sur lu- quelle il étendait deux vieux sacs qui lui servaient de lit.Une bâche lui servait de sière et une vieille chaise cassée était sa table & manger, M à vécu ainsi jusqu\u2019à la semaine dernière, où, seutant sa fin approcher, il écrivit denx lettres à son frère, tenaut une petite boutique à Sheerness; mais ne recevant aucune réponse, il fit appeler un cordonnier, sou voisin, nommé Hennessey, et lui remit, en présence du imaître de la maison, son trésor, en lui recommandant de ne pas dépenser trop d'argent pour son enterrement.Il ne voulnt recevoir les soins d\u2019aucun médecin, et lorsque son voisin en fit appeler un, il était trop tard, la nature était épuisée chez le malade, qui expira, laissant à un homme qui lui était totalement étranger une somme d'argent qui anrait pu prolouger sou existence et rendre moins tristes ses derniers jours.(Morning Herald.) \u2014Nous avons parlé hier de \"opposition formée par M.le marquis d\u2019Aulx à la représentation d\u2019un drame intitulé Lally- D'ollendal, Cette opposition, dit le Droit, a été transmise à M.le ministre de l'intérieur, qui a dû inviter le directeur à suspendre la représentation.On dit que M, le chancelier Pasquier n\u2019aurait pas été tout-à-fait étranger à cette mesure de M.le ministre de l\u2019intérieur, et l\u2019on n\u2019en sera pas entièrement surpris, si l\u2019on ge rappelle le rôle qu\u2019a joué dans le procès de M.de Lally-Tollendal le père de M.Pasquier, conseiller au parlement de Paris, Cet incident va donner lieu, d'ailleurs, dit-on, à Un procès qui fera naître de graves questions.On ussure, ajoute lo Droit, que MM, Cormon, directeur du théâtre de l\u2019Ambigu-Comique, et Chs.Desnoyers, anteur de la pièce nouvelle, sont dans l\u2019intention de former - tre M.le marquis d\u2019Aulx une action en dommages-intéréts ; et ce qui compliquerait d\u2019ailleurs le prucès, c\u2019est que M.de Lally- Laneuville serait, dit-on, dans intention, sans s\u2019expliquer d\u2019ailleurs sur le mérite de la mesure prescrite par M.le ministre de l\u2019intérieur, de disputer à M.d\u2019Aulx la qualité dans laquelle il agit; M.de Lally-Laneuville prétend qu\u2019il aurait seul le droit, aux termes d\u2019une ordonnauce du roi, de porter le nom de Lally-Tollendal comme représentant les deux branches, aînée et cadette, de la maison de Lally.\u2014On lit dans un journal de Paris : \u201c Une cérémonie curieuse a eu lieu ce matin à lhôtel Gallifet, rue de Grenelle-Saint-Germain.L'infant don Francisco de Paula y à reçu chevalier de l\u2019Ordre de la Toison-d\u2019Or, le lieutenant-rénéral don Miguel Tacon, marquis de l\u2019Union de Cuba.Le général en débarquant à Bordeaux, de retour de Pile de Cuba, avait reçu le décret qui lui conférait le collier de la Toison-d\u2019Or, en récompense de ses Lons et loyaux services.Plus tard la régente, eu égard à ce que le nouveau chevalier, retenu à Paris pour raison de santé, pouvait tarder encore a ren-' trer en Espagne, avait, par letires-patentes, chargé l\u2019infaut don Francisco de donner l'investiture au ré- cipieuduire.C\u2019est à cette cérémonie qu\u2019il n procédé ce matin.Le chapitre était composé de l\u2019infant don Francis co, assis sur le trône en représentation de la reine, graud-maitre et souveraiue de l\u2019ordre, du duc de Cadix et du duc de Séville, fils de S.A, du duc de Palmella, ancien jrésident du conseil des ministres en J'ortugal, et du murquis de Talaru, pair de France, ancien ambas- ve des amendes prononcées contre les écrivaius et i J presse s\u2019élève à L7-4,000 fr.| \u2014On écrit de Mons, le 27 octobre : \u201c liier, vers quatre heures de l\u2019après-midi, une \u201cexplosion a détruit de fou en comble la poudrière de la société en commandite Marousé, \\Weirs et Comp, à Mornu ; il ne reste plus pierre sur pierre; dans un rayon de plusieurs centaînes de mètres le sol est couvert de débris.La commotion s\u2019est fait sentir jusqu\u2019à Mous, où plusieurs carreaux de vitre ont été brisés.\u201c {se tronvait dans l\u2019établissement, ontre une certaine quantité de poudre de mine, vingt mille kilogrammes environ de poudre fabriquée pour le compte du gouvernement, reg mune par sezæeants d\u2019une qualité supérieure, et dont il devait faire l\u2019enlève- meat dans Lr co rant de cet ¢ semaire\u201d LA Lavi, 27 octobre L'adresse des dtats-gdnd.raux a produit une grande sensation dans toute la Hollande : elle y cause un sentiment de véritable satisfaction.On est curieux de voir impression que ce document produira à Londres où, malgré toutes les assertions contraires, rien n\u2019a encore été arrêté relativement à nos affaires.On n\u2019oubliera pus que du moment où les Belres se refuseraient de signer lo traité du 15 novembre 1831, déclaré irrévocable, la convention du 21 mai 1833 perdrait toute sa valeur, Cette convention obligeait, il est vrai, notre gouvernement à observer \u2018l'armistice, tant qu\u2019il refuserait lui-même d\u2019adhérer aux 24 articles, mais si la Belgique viole ses engagements envers les puissances et rend ainsi impossible uv arrangement définitif avec la Hollande, la convention préliminaire de 1833 cesse naturellement d\u2019être obligatoire pour celle-ci.Îl se confirme que, par suite d\u2019une sorte de transaction entre les membres de la conférence, les puissances du Nord ont consenti & une diminution sur les prétentions pécuniaires de la Hollande, tandis que la France et l'Angleterre s\u2019engageraient à ne point apporter d\u2019eutraves à l\u2019entière exécution des | ritoriale.\u2014Les lettres de Bombay annoncent que 5,000 Russes marchent sur Caboul, traînant à la remorque l\u2019armée persane, si malheureuse dans son expédition contre Hérat: que les Birmans, remués par des espions russes, se disposaient à envahir le Bengale, et que les villes alliées de l Angleterre étaient attaquées par les hordes du Népaul.Cette combinaison de mouvements agressifs avait sans doute été préparée par la politique russe, dans l\u2019espoir que la conquête de Ilérat donnerait une place de guerre et une base d\u2019opération.Mais l\u2019instrument de ce plan, le shah de Purse, ayant échoué devant ITérat, 11 n\u2019est guère probable que le résultat de cet échec soit une pointe à 200 licues plus loin, sans approvisionements, sans alliés, à travers un pays diilicile et des populations ennemies.Ils envoient des troupes en observation sur la frontière du Népaul ; des régiments sont assemblés au- délà du Gange pour châtier les Birmans en cas d\u2019a- aression ; enfin 5,000 hommes, partis de Bombay, et 25,000 du Bengale, marchaient sur Caboul, Candahar et LIérat, de concert avec les soldats de Runjet-Sing, qu\u2019un traité récent a associé aux intérêts de la domination anglaise en Orient.En ce moment les troupes anglaises se dirigent vers l\u2019Indus.Quoi qu\u2019il arrive, c\u2019est déjà un grand événement que cette fédération qui se forme daus l\u2019Inde, sous la protection de l\u2019Angleterre, de tous les princes et khans, depuis la Perse jusqu\u2019au Gange, pour refouler les hordes asiatiques qui les pressent au Nord, à \"Ouest et a PEst, a instigation de la Russie qui {uit avancer et qui concentre ses régiments pouragir au moment décisif.Les populations qui suivent le drapeau de l\u2019Angleterre ue sont pas, à Leaucoup près, les plus belliqueuses ; mais elle sont adossées à la mer, dout l'Angleterre à l\u2019empire, et qui multiplie pour elle les forces de lu défense, en lui donnant la facilié de se porter proimptement sur tous les points menacés.L'Augleterre, en prenant l'offensive, met de son côté un grand avantage, celui de frapper l\u2019imaginas tion mobile des penplades asiatiques, et de montrer, par un dépluiement rapide de forces, que sa puissance a autant d'énergie que d\u2019étendue.Elle va constater l'impyissance des Itusses, en marchant contre leurs alliés avant qu\u2019ils soient en mesure de les sonteuir.Quant à l\u2019Europe, co qu'elle verra dans tout ceci Ou a pensé sans doute que de hautes convenances Luisa Carlota et les princesses ses filles, ainsi que: les héritiers du duc, au lieu de renvoyer les insignes : vingt-quatre articles relativemeut à la question ter- ; Au reste, les Auglais y Font face de tous les côtés.\u2018 c\u2019est la guerre, Quand l'Avgleterre et la Russie n\u2019en viendraient pas aux mains dès cette campagne, la rupture n\u2019en est pas moins consommée, La diplomatie va faire tous ses efforts pour retarder le choc de ces deux colosses ; notre conviction est qu\u2019elle ne l\u2019empêchera pas.\u2014( Courrier Français.) ETATS-UNIS.deux chambres du congrés.\u201c Des renseignements complets sur l\u2019état de noë affaires étrangères ayant été récemment, et À diverses reprises, soumis au Congrès, je pense qu\u2019il ; suffira que je porte à votre connaissance seulement les faits que se sont passés depuis, ou dont l'imnpor- \u2018 tance requiert une attention spéciale.\u201c Les dispositions les plus amicales continuent d\u2019être témoignées par toutes les nations avec lesquelles le gouvernement et les citoyens des Etats- Unis ont des relations habitueWes.A l\u2019époque de mon dernier message annuel, le Mexique était la seule nation qui ne pût pus être comprise dans cet état satisfaisant de nos relations extérieures.\u2018\u201c Je suis heureux de pouvoir aujourd'hui vous au- noncer quo des avances ont été faites vers un ar- raugement de nos difticultés avec cette république, et vers le rétablissement de la Lonne intelligence qui doit régner entre les deux ratious.Ce changement important est dû à des négociations conciliatrices qui out été conclues par un traité outre les deux gouvernements, \u2014traité qui, après sa ratification, soumettra à l\u2019arbitrage d\u2019une puissance amie, tous les sujets de controverse soulevés par les outrages commis envers des individus, Il y a lieu, dès-à-pré- ; sent, d'espérer qu'un arrangement juste sur tous les points en litige sera obtenu saus de uouvelles difficultés et d\u2019inntiles délais ; et celà nous autorise à la reprise libre de nos relations diplomatiques avec cette république-sœur.\u2018* Relutivement aux frontières du Nord-Est des Etats-Unis, aucune correspondance officielle entre ce gouvernement et celui de la Grande-Bretagne n\u2019a eu lieu depuis celle qui a été communiquée au Congrès vers la fin de la dernière session.L'offre de négocier un arrangement pour qu\u2019il soit formé vue commission commune pout examen et le mesurage des lieux, sera, je pense, favorablement accucilli par | le gouvernement de Sa Majesté, et des instructions sereut sans donte immédiatement transmises au ministre anglais résident ici pour conclere une telie convention.ll y a lieu d\u2019espérer et d'attendre que ces instructions seront d\u2019un caractère libéral, et que cette négociation, si elle réussit, sera un acheminement important vers une solution finale et satisfai- saute de la discussion.* Pavais espéré que le respect pour les lois et les égards envers le repos et l\u2019honveur de leur pays, qui ont toujours caractérisé les citoyens des Etats-Unis, les empêcheraient tous d'user d'aucun moyen pour exciter la révolte sur le territoire d\u2019une puissance avec laquelle nous sommes en paix, et avec laquelle les Etats-Unis désirent maintenir les relations les plus amicales, Je regrette profondément cependant d\u2019être forcé de vous annorcer qu\u2019il wen a pas été ainsi.Des renseignements me sont parvenus, olli- ciels et autres, que beaucoup de citoyens des Ltats- Unis se sout associds pour faire des incursions hostiles hors de notre territoire et sur le Canada, pour aider et encourager insurrection, en violation des obligations et des lois des Litats-Unis, et au mépris de leurs propres devoirs de citoyens.Ces renseignements ent été en partie confirmés par une invasion hostile, actuellement faite par les citoyens des Etats-Unis, de concert avec les Canadiens et autres ; invasion accompagnée d\u2019une saisie violente de la propriété de nos citoyens et d\u2019argressions militaires contre les autorités el le peuple du Canada.\u2018* Le résultat de ces atteintes criminelles à la paix et l\u2019ordre d\u2019un pays voisin, a été, comme on devait s\u2019y attendre, fatal aux personnes érarées ct abusées qui y avaient pris part, et fatal aussi poar ceux dans l\u2019intérêt desquels l\u2019eutreprise avait, disait-on, eu lieu.Les autorités du Canada, en appreñant que de tels mouvements étaient projetés par nos cunui- toyens, se sont trouvées dans la nécessité de prendre contre eux des mesures de précaution; elles ont organisé la milics, et pris une attitude convenable pour repousser l'invasion à laquelle on croyait les colonies exposées de la part des Etats-Unis.Il a éclaté alors sur les deux frontières une agitation qui a demandé une intervention prompte et vigoureuse, Si une insurrection existait an Canada, l'amitié qui unit les Etats-Unis à la Grande-Bretagne, et ce qu\u2019ils : se doivent à eux-mêmes, devrait les engager à maîn- {tenir une stricte neutralité, et à empêcher leurs citoyens de se porter à aucune violation des luis établies pour le maintien de cette neutralité.Mais notre gouvernement regarde comme une obligation plus graude encore, la répression de tonte tentative de la part de ses citoyens pour troubler la paix d\u2019un pays où règne l\u2019ordre, ou bien où l\u2019ordre a été rétabli.Les déprédations commises par nos citoyens contre des nations en paix avec les Etats-Unis, ou les complots formés dans un tel but, ont été de tous temps détestés du gouvernement et du peuple américain.Les incursions militaires de nos citoyens sur des pays ainsi situés, ct l\u2019exécntion d'actes violents sur les individus qui l\u2019habitent, soit pour amener un changement dans son gouvernement, soit sous tout autre prétexte, ont été depuis l'établissement de notre gouvernement, regardées comme criminelles de la part de ceux qui,y ont prêté assistance, et , comme aussi dignes de châtiment que le serait la ! perturbation de la tranquillité publique au moyen .d\u2019actes semblables commis sur notre propre territoire.|\u201c Dans aucun pays, chez aucun peuple, ces prin- | cipes invariables des lois internationales (principes ; dont la stricte observance est si indispensable à la ! conservation de l\u2019ordre social dans le monde) n\u2019ont | été plus hautement proclamés, plus sainement respectés que par ces hommes sages et grands qui ont d'abord déclaré et ensuite établi l\u2019indépeudance de notre pays.Ilsles ont promulgués et maintenus à une époque hâtive et critique de notre lis- toire.Ces principes ont été ensuite renforcés par des actes législatifs entraînant une haute pénalité, et dont le maiutien fidèle a été jusqu'ici, et sera, j'espère, toujours regardé comme un devoir inséparable du imaintien de notre honneur national.\u2014 Que le peuple des E.U.s'intéresse i la propa- gatios d'institutions aussi libres que lui paraissent être les siennes, c\u2019est naturel ; et on ne peut pas faire un crime à nos citoyens d\u2019une sincère sollicitude pour le succès de ceux qui, à toute époque, combattent de bonne foi afin de les acquérir.\u2014 Quant à la liberté entière et à la manifestation de pareils seutiments, on n\u2019a jamais eu le droit ni, je pense, l\u2019intention d'y intervenir.Mais, si les intérêts et l\u2019honneur des F.U.demandent qu\u2019il suit pris parti dans une telle lutte, et, par une conséquence inévitable, s\u2019il faut pour son succès engager une guerre, aux lermos de notre constitutiong, | , - | Extraits du message du président Van Buren aux ; au Congrès soul appartient la solution de cette question, C'est déjà un crime, do par les lois, pour tout citoyen d\u2019embarrasser on d'anticiper cette; solution par des opérations militaires non autori-| sées.\u201c Des offenses de ce caractère, en outre de leur crimiualité comme violation des lois de notre pays, tendent directement à attirer sur nos citoyens en\u2018 masse les maux nombreux d'une guerre étrangère et exposent à des imputations injurieuses la bonne foi etl\u2019honneur da pays.Comme telles, ces of- [Tone 76.nistre extraordinaire a été reçu et accrédité près do notre gouvernement par la République argen- ine, \u2014\u2014\u2014 QUEBEC: ISDECEMBRE pm Les journaux de Nuw-Yurk na vont que jusqu\u2019- MARDI, 1838, fenses doivent être arrêtées avec promptitude et vi- | AU 12, ceux de Boston jusqu'au 13,et ceux d\u2019Alba.gueur, Je ne puis pas me tromper, j'en suis stir en comptant, dans ces circonstances, sur le con- | cours généreux et universel des boos citoyens.| Une copie de la proclamation que j'ai eru devoir.publier, vous sera communiquée ci-aprés.Je ne puis qu\u2019espérer que le bon seus, le patriotisme, le respect pour l\u2019honneur et la réputation du pays, l\u2019obéissance aux lois qu\u2019ils ont eux-mêmes confiées à leur gouvernement, l\u2019amour de l'ordre qui a si long-temps et si justement fait honneur à la masse de notre peuple, empêcheront les quelques individus engagés dans do criminelles eutreprises de persévérer dans leurs projets.Dans tous les cas, les lois existantes ont été et continueront d\u2019être fidèlement exécutées ; et il sera fait tous les efforts nécessaires pour qu\u2019elles aient un plein ot entier effet.Happartient au Congrès de décider si elles sont suffisantes pour faire face à l\u2019état actuel des choses sur la frontière du Canada.\u201d \u201c Vous verrez, d\u2019après la correspondance qui vous sera ci-après soumise, que le gouvernement de Russie refuse de renouveler le quatrième article de la convention d\u2019avril 1838 entre les E.U.et 8.M.I, L'article 3me de la dite convention établit que \u201cà l'avenir, il ne sera formé par les citoyens des BE.U, ou sous l'autorité des E, U., aucun établissement sur,les\u2019cotes N, O.del\u2019 Amérique, ou dans aucune isle au nord de la latitude nord 54® 40; et que pareillement il n\u2019en sera formé aucun par les sujets russes ou sous l\u2019autorité russe, au sud du mème parel- 1éle\u201d\u2014 L'article dme dit; \u201c Durant un espace de dix années, à compter du jour de la signature de la présento convention, les vaisseaux des deux puis- sanices, on appartenant respectivement à leurs citoyens ou stijets, pourront reciproquement fréquenter sans aueun empêchement, l'intérieur des mers, les rolfes, les rades, les baies sur la côte mentionnée dans le précédent article, soit pour pêcher, soit pour trafiquer avec les naturels du pays.\u201c* Les raisons allégnées pour refuser le renouvele- ment des clanses de cet article, sont, brièvement, que l\u2019usage fait par nos citoyens du privilége qu\u2019il leur assure n\u2019a été que de pourvoir les Indiens de liqueurs spiritueuses, de munitions, d'armes à feu ; que ce trafic a été défendu au commerce russe ; que les objets fournis par les B.U.sont dangereux pour les étublissements russes sur les côtes N.O, et de nature à amener des difficultés entre les deux Gouvernements ; qu\u2019en conséquence, S.M.I.pense qu'il est de l\u2019intérêt des deux pays de ne pas accepter la proposition faite par le gouvernement américain pour le renouvellement de l'article dont il s\u2019agit.\u201c Les correspondances ci-aprés communiqués vons montreront les motifs d\u2019après lesquels nous préten- dous que les citoyens des I.U.ont, indépendamment des clauses de la convention du 1824, le droit de négocier avec les naturels sur la côte en question à des places inoccupées, bien qu\u2019elles puissent, il est vrai, être détruites à toute époque par la création d'établissemerts russes, aux dites places.Ce droit est nié par le Gouvernement russe, qui prétend quo, au moyen du traité de 1824, chaque parti a consenti à abandonner le droit général de prendre terre sur les côtes vacantes de chaque côté du degré de Inti- tude en question, et a accepté à la place les priviléges mutuels mentionnés en l\u2019article 4me.Le capital et le tonnage employés par nos citoyens dans leur com- x SES .merce avec les côtes N, O.de l\u2019Amérique, tels qu\u2019il sont établis par In statistique du commerce do la navigation des Li.U., pendant les dernières années, paraitront peut-être avoir tune valeur trop peu considérable pour que l'on en ait beaucoup de souci ; mais sous d\u2019autres rapports, cette affaire mérite l\u2019attention scrupuleuse du Congrès.\u201c Je regrette d\u2019avoir à constater que le blocus des | principaux ports de la côte Est du Mexique, établi en conséquence de différends survenus entre la république mexicaine et la l\u2019rance, dans le mois de mai deruier, continue malheureusement encore, renforeé par une puissante force navale française, et qu\u2019il est nécessairement gênant pour notre commerce, comme pour celui des autres nations.Toutes les dispositions, cependant, semblent avoir été prises par le Gouvernement français pour rendre ces mesures aussi peu onéreuses que possible aux intérêts des E.U.et du commerce neutre ; et il y a lieu d'espérer qu\u2019une prompte solution des difficultés entre la France et le Mexique, rétablira bientôt les relations régulières qui existaient naguère entre eux, et ouvrira de nouveau les ports de la République aux vaisseaux de toutes les nations amies.* Una convention, pour tracer la partie des frontières entre les Ætats-Unis et la République du Texas depuis l'embouchure de la Sabine jusqu\u2019à la Rivière Rouge, a été conclue et sixnée dans cette ville le 22 avril dernier.Elle a été depuis ratiliée par les deux gouvernements ; et il sera pris i temps des mesures pour qu\u2019elle soit mise à exécution de la part des iZ.U.\u201c La demande de la République du Texas pour être admise dans l'Union, faite en août 1537, et repoussée par des motifs déjà connus de vous, a été formellement retirée, ainsi qu\u2019ou le verra par la copie ci-jointe d\u2019une note du Ministre plénipotentiaire du Texas, présentée à l\u2019époque de l\u2019éclange des ratifications de la convention ci-dessus mentionnée.\u201c Des copies de la convention avec le Texas, d\u2019un traité commercial conclu avec le Roi de Grèce, et d\u2019un semblable traité conclu avec la confédération Pérou-Bolivienne,\u2014traités dont les ratifications ont été récemment échangées \u2014accompagneront ce message, pour l\u2019édification du Congrès et pour qu\u2019il | soit passé tels actes législatifs que l\u2019on jugera nécessaires et convenables, relativement À chacun d\u2019eux.\u201c* Pour surveiller ct protéger les intérêts d\u2019an commerce graduellement croissant et larrement étendu; maintenir les droits des citoyens américains que leurs affaires où leurs plaisirs attirent dans des, pays lointains; ct en même temps pour entretenir | ces sentimeuts de mutuel respect et de bon vouloir dont l'expérience à pronvé l'importance pour les relations internationales, le gouvernement des tats.Unis a jugd utile d\u2019établir peu à peu des liens diplomatiques avec les Etats étrangers par la nomination de représentants qui doivent mutuellement aller résider sur chaque territoire.Je vous annonce avec plaisir que, depuis la clôture de votre dernière session, ces relations se sont ouvertes sous les plus heureux auspices avec l\u2019Antriche et leg Deux Si- ciles; que de nouvelles nominations d'envoyés ont êté faites respectivement avec la Russie, le Brézil, la Belgique, la Suède ot la Norwège ; et qu\u2019un mi- ny jusqu'au 14 À ln dato des derniers avis d*Harrisburgh, cette ville était encore virtuellement sous la loi martiale, mais lea affaires paraissaient on train de s'arranger.Le général Paterson était arrivé de Philadelphio avee sa division; le commodore Elliott, aveo plusieurs autres officiers, était aussi arrivé, avec l\u2019autorisation du gouvernement gréneral de prendre la commandement des troupes stationnées à Carlisle et d'employer tous autres moyens À sa portée pour sup= primer l'insurrection.S'il en faut croire les journaux et correspondances do l\u2019Etat, nous n'avons rien aujourd\u2019hui À envier À nos voisins, et nous ne savons pas où lo Cunadien voit \u201cles avantages\u201d de leur gouveruement sur le nôtre.Vuici encore un trait des beautés républicaines da ce gouvernement que le Canadien présente sans cosse à l\u2019admiration de ses compatriotes, dans un but qui n\u2019est pas difficile à pénétrer ; c'est un extrait du Courrier des Etats-Unis, cité par le Canadien lui- a même.\u201cDepuis plusieurs années, il nese passe pas do semaine suns que quelque journal n\u2019atinonce une mal- vers.tion d\u2019un des employés du gouvernement; mais ce que les journaux out poblié dans la dernière quinzaine, dépasse toute conception.Lo dernier directeur de la douane de New-York, M.Swart- wout, a quitté les Etats-Unis pour'se rendre en An- frleterre.Peu de temps après son départ, on a fait la découverte qu\u2019il s\u2019était approprié an million et demi de dollars.Selon les apparences, M.Guillau- ; me Price, procureur des Etats-Unis pour le district Bad do I'litat de New-York, a été son complice, M, Price s\u2019est embarqué, lo 6 de ce mois, À bord du steamer Liverpool, pour se rendre en Angleterre ; personne, pas même sa famille, n\u2019a en contiaissance de sou départ.Le même jour, il a adressé une lettre au Président des Etats-Unis, dans laquelle il a done né sa démission, allégnant sa répugnance i poursul- vre son ami, M.Swartwout, faussement accusé ! I dit que lui-même n\u2019est pas coupable de concussion ; que l\u2019argent qu\u2019il emporte du gouvernement ne dépasse pas la somme que le gouvernement lui doit pour ses services; si ce que l\u2019on dit est vrai, il a dû en rendre de forts grands: on estime qu\u2019il doit à la trésorerie plusieurs centaines de mille dollars.Lo 7 de ce mois, le gouvernement a destitué le rénéral Gratiot, et son nom a ôté rayé de la liste de l\u2019armée; lo montant de ses dilapidations est estimé, au plus bas, D-10,000.Il est aussi question, à Washington, du général Jesup, quartier-maître-général ; on dit qu\u2019il n\u2019est pas daus une situation à rendre compte d\u2019une manière satisfaisante de ses dépenses pour lo compte du gouvernement.\u201d _\u2014 Les journaux de Toronto vont jusqunu 12.Tg ne coutienneut aucune confirmation do in nouvelle que les Kentuckiens étaient arrivés en force au Détroit, et avaient saisi l\u2019arsenal et obligé lo général pany d\u2019abandouner son poste.Notre correspondance de Montréal coutredit Ia nouvelle que les sympathiseurs avaient fait une irruption du côté de Missiskoni et fait prisonniers plusieurs des volontaires, Le Montreal Herald de mardi dit savoir de bonne part que Cardinal, Duquette, Thibert et Lepailleur devaient être exécutés vendredi matin.On verra par notre correspondance qua la cour martiale s\u2019était ajournée de mardi à vendredi pour entendre la défense de M.Charles Huot.Ce pauvre homme, qui confoudait les fonctions de quartier, maitre avec celles de commissaire, et déliviait des bons pour une chopine d'huile au nom du gouvernement provisoire de la république du Bas-Canada, ne mérite vraiment pas les honneurs qu\u2019on semble disposé à lui gfaire, Il excite plus la pitié qu'aucun autre seutiment, et ce qu\u2019on pourrait faire de mieux serait peut-être de le mettre aux loges.Il est inconcevable que de pareils hommes aient pu exercer assez d'influence sur une si grande portion de leurs compatriotes pour les entraîner avec eux à leur ruine.Mais ils n'étaient que los instruments d\u2019antres hommes trop précieux à leurs propres yeux pour s\u2019exposer aux chances de lu mêlée, et qui se tiennent predemment en réserve}pour profiter; de la victoire, Ils attendront long-temps.Correspondance de Montréal de la Gazette de Québdec.Y \u201c Montréal, lundi soir, 17 déc, \u201c* Le procès d'Hluot a commencé aujourd\u2019hui devant la cour martiale.Dans le cours de la jours née deux témoins ont été examinés, L'examen du second, son clerc, n\u2019est pas encore terminé.Ceux qui étaient présents disent qu\u2019il a été obtenu d\u2019ame ples preuves contre l\u2019accusé.\u201c A quatre heures la cour s\u2019est ajournée À demain.Le prisonnier était emmenotté.lI a été remmené en prison dans un sleigh, accompagné du prévôt.maréchal et escorté par quatre hommes de la cavalerie de Montréal.\u201c MM.Hartet Drummond ont été entendus devant les jugos en chambre, comras avocats de Cardinal et des autres prisonniers qui viennent d'être jugés par la cour martiale.Le discours de M, Hart, a duré depuis onze heures du matin jusqu'à deux heures de l'après-midi.Le sollicitenr général lui a répondu en peu de mots, et M.Harta fait ua autre discours en réplique Les débats ont duré jusque pres de guatre heures Les juges présents étaient MM.le juge en chef, (O'Sullivan), le juge Pyke et le juge Gale.lls ons pris la cause en délibéré.\u201c Il a régné beaucoup d\u2019anxiété aujourd'hui pour apprendre quand les condamnés doivent être exés cutés, mais le temps n\u2019est pas connu encore.\u201d Montréal, mardi soir, 18 décembre, \u201c Le procès d'Huot, en ce qui regarde la poursuite, à été terminé cette après-midi.Le prisonnier a obtenu jusqu\u2019à vendredi pour préparer sa dés fense, et la cour s\u2019est ajournée jusqu\u2019à ce jonr-là, Dans le cours du procès il a été produit nombre de bons, écrits par le clerc du prisonnier et signés par lui-même.Ils étaient tous dans la même forme, quoique pour différents articles, tels que : \u201c Bon pour une chopine d'huile.« Cuas, HuoT, Quartier-maître, Gouvernement provisoire.\u201d \u201c (Goddu a été renvoyé hier matin sous la garde du capitaine Comeau, de In police, avec ordre de le conduire jusqu\u2019à la frontière.I a été averti, avant de laisser la ville, de ne jamais remettre le pied sur le sol canadien.Le bruit qui s\u2019était accrédité, que les patriotes et les sympathiseurs avaient pris un nombre de nos volontaires à la Baie do Missiskoui et les gardaient comme hôtages, à été contredit.\u201c Leos eaux dans le Saint Laurent s'élèvent depuis deux ou trois jours.Tous les quais bas en sont couverts, et la glace est arrêtée jusqu\u2019au chenal principal.Quelques jours de temps froid mettraient la rivière dans un état à pouvoir la traverser sur la glace.\u201d Le Montreal Herald, après avoir donné les détails de l\u2019affaire de Windsor, ajoute : \u201c Immédiatement après avoir reçu cette nonvelle A Toronto le 7, sir George Authur dépdeha l\u2019aîle droite du 73e régiment par Hamilton à Brantford ; l\u2019aîle gauche a laissé Kingston le dimanche pour se rendre à la même destination.Ainsi daus le Haut- Canada, on plutôt dans le district de l\u2019ouest, les troupes sont placées de telle manière qu\u2019elles peuvent être concentrées sur tout poiut douné en 24 heures, précaution qui est devenue d\u2019autaut plus nécessaire qu'il est bien connu qu\u2019un corps de 2,000 Kentucki- ens marche vers la frontière pour faire une attaque, mais on ignore sur quel point.\u201d Deux compagnies du G5e régiment ont laissé cett\u201d ville hier, en traîneau, pour Chamblv.La compa gnie restante est partie ce matin.Une compagnie de l\u2019artillerie royale part aussi dans quelques jours, Le vaisseau de S.M.l\u2019 /Zercules est arrivé à Halifax avec le 3Ge régiment.(De l\u2019Ami du Peuple.) ; COUR MARTIALE, Devant une cour mariiale générale convoquée à la maison de justice, dans la ville de Montréal, en contormité d\u2019un ordre et en vertu d\u2019un warrant de sou Excellence sir John Colburne, administrateur de la province du Bas-Canada, ete, ete, ete, le mercredi, 28 nov.1838, les membres suivants étant présents : ; Major général Clitherow, président, Lieut.colonel sir John A.Eustace, K.IT, du 2e bat.des grenadiers gardes.Lient.colonel Heury W.Barnard, do.do.do.Lieut.colonel Wii.Grierson, du 15e régiment.Lieut.colonel James Crawford, du 2e bat.des grenadiers gardes.Major Samuel Delman Pritchard, major de bri gade.; Major Henry Townshend, du 24e régiment.Major Arthur W.Biggs, du 7e de hussards, Capitaine Wm.Brudenell Smith, da 15e régt.Capitaine Robert Marsh, du 24e régiment.Capitaine Wm.Thornton, du 2¢ bat.des grenadiers gardes.Capitaine Henry Alexander Kerr, du 2e bat, des royaux- Capitaine Augustus Cox, du 2e bat des grenadiers gardes.Capitaine lhon, George Cadogan, da 20 bat.des grenadiers gardes.Capitaine Hugh A.R.Mitchell, du 2e Lat.des grenadiers gardes, L\u2019hon.Dominique Mondelet, Charles Dewey Day, écr., et le capitaine Edward Muller du 2e bat du régiment royal, conjointement et séparément dé- putés-jiges-avocats.; Joseph Narcisse Cardinal, Joseph Duquette, Jo.aeph L\u2019Ecuyer, Jean Louis Thibert, Jean Marie Fhi- bert, Levie Ducharme, autrement appelé Léandre Ducharme, Joseph Guimond, Louis Guérin dit Du- sault, autrement appelé Blane Dusault, Edouard Thérien, Antuive Coté, François Maurice Lepail- teur, Louis Lesiége, autroment appelé Louis Lesage dit Laviolette, furent cités et amenés pour subir leur jugement sur les accusations suivantes, c'est à savoir : Trahison contre notre souveraine dame la reine, entre le premier et le septième jour de novembre, 1838.De cette manière qu\u2019étant sujets de notre dite dame la reine, le quatriemo jour de novembre, dan- la seconde année du règne de notre dame la reine et plusieurs autres jours aussi bien avant qu'après, dans la paroisse de Chateauguay, et aussi à Caughnawaga, ordinairement appelé le Sault Saint Louis, dans lo district de Montréal, ils s\u2019assemblèrent, conspirèrent, et furent d'accord parmi eux, et avec divers autres dont les noms sont inconnus, illégalement et traitreusement de renverser et de détruire, et de provoquer le renversement et \u2018a des- traction des institutions législatives et du Gouvernement maintenant dûment établis dans la province du Bns-Canada, et déposer et d\u2019être cause de la déposition de notre dite dame la reine, de la possession royale et du gouvernement ds cette province ; et daus ce dessein et alors excitérent et assistèrent dans une rébellion dans la dite province ; et alors et là étant assemblés et réunis ensemble et armés de fusils, sabres, lances, Lâtons et autres armes, en avancement de la dite rébellion, préparèrent et firent des levées traitreusement pour une guerre publique contre notre dite dame la reine, sa couronne et sa dignité, et contre la forme du statut fait et pourvn en conséquence.oo Les prisonniers n\u2019ayaut aucune objection contre aucun membre de lacour furent appelés à plaider et remirent un protét contre les procédés préliminaires, la constitution et la compétenes de la cour lequel fut rejeté et les douze prisouniers, sépare.ment, plaidèrent non coupables.Le capitaine Muller s\u2019adressa alors à la cour comme il suit, de la part de la poursuite : Les prisonniers devant la cour sont accusés du crime de trahison, comme ayaut couspiré la déposition de Sa Majesté du gouvernement de cette province, ayant excité une rebetlion, pour ce dessein, en exécution d'une semblable 1ebellion et ayant suscitée et levé une guerre publique.Le crime est dans son caractère et dans ses conséquences le plus gravo qu\u2019un homme puisse commettre, et comme il ne vient pas communément à la connaissance d\u2019une cour martlale, il est sans doute convenable de vous soumettre nne courte définition des principales distinctions du crime de hante trahison sous lequel on pense que les prisonniers tombèrent, pour appeler votre attention sur les actes spécifiés qui doivent être prouvés, et vous mettre ainsi en État de voir jusqu'à quel point ces actes arrivèrent à la définition légale du crime._ i La loi de trahison dans ses provisions applicab'es à la canse actuellement devant la cour, déclare que lorsqu'un homme dispose ou imagine la mort du roi, ou si un homme se met en guerre contre le roi dans sou royaume, il sera jugé conpable de haute trahison.Mais afin de l\u2019amener dans l'opération de la loi, il doit être convaincu d\u2019un dessein ou d\u2019un acte onvert, revenant clairement dans ses circonstances et son caractère à un complot pour Ja mort du roi ou à l\u2019action de se mettre en guerre contre le roi.plus familiers, de oonduite qui peut amener l'accusé dans les différentes distinctions du délit, nous en avons un guide précis et suflisant, car en nous reportant aux meilleures autorités sur le sujet, nous trouvons une quantité d'actes ouverts spécifiés, parmi lesquels nous choisissons comme utile à notre dessein actuel: 1.La déposition ou la prise de possession du gouvernement du roi, ou les préparatifs conduisant à cet objet.2.Se mettre en guerre directement et consultant pour se mettre en guerre.3.Se juindre avec les rebelles dans aucun acte de rebellion.4.Donuer assistance, ou donner des ren- seirnements aux rebelles.5.Concevoir de se mettre en guerre par insurrection pour la réforme de griefs supposés nationaux.Si aucun da ses actes sant prouvés contre les accusés par la déposition de deux témoins, la cour sera appelée dans la décharge consciencieuse de ses devoirs sérieux et important, à les déclarer coupables de haute trahison.Maintenant, les faits qui seront prouvés contre les prisonniers sont ceux-ci : qu\u2019eux avec un grand corps d'hommes armés, étaient assembéls à Chateau- guay le & de ce mois ; qu\u2019ils firent un nombre quel- couque de prisonniers qu\u2019ils tinrent confinés, qu\u2019il existait parmi eux des degrés de commandement, et autres circonstances d\u2019organisation qui caractérisent une armée régulière.Qu'ils avouaient une intention à renverser le gouvernement de Sa Majesté et à établir en place une république ; qu\u2019ils marchèrent de Chateauguay A Caughnawaga, et la, demandérent les armes des Indiens, avec Pintention ci-dessus avouée, et, généralement qu\u2019eux avec ceux par lesquels ils étaient accompagnés, étaient d\u2019iutellivence et de coucert avec des rebelles en d\u2019autres parties de la province, furent engagés dans des actes de guerre ouverte et de rebellion contre le gouvernement de Sa Majesté ici.Il doit être ajouté que les hommes choisis pour être jugés aujourd\u2019hui, paraissent avoir tenu des situations de commandement, et avuir exercé une influence parmi leurs compagnons.Avec ces explications, et ces faits pleinement prouvés, il est présumé que la cour aura peu de difficultés à former une opinion sur la culpabilité ou l\u2019innocence des hommes infortuués maintenant devant elle.(A continuer ) DECE 8.Au fanbourg Saint.Rech, dans la nuit de lundi, dame Louise Dupil.veuve de feu Andié Leroux dit Cardinal, à l\u2019âge de 56 ans.VENTES A L\u2019'ENCAN.PAR G.D.BALZARETTI.VENTE KTENDUE DIE VINS ET LIQUEURS, VENDREDI prochain, 2E du courant, à ses chambres d\u2019enean, à DIEUX heures précises : \u2014 Or I-CINQU ANTE douz.vin d'Oporto Cent vingt-cinq do do Madère Vingt-cing do do Constantia Vingt du do Champ gue mousseux, \u2014 AUSSI \u2014 Soixante-et-dix caisses liqueurs françaises assorties, crème de noyaux, framboises, piment, &U \u2018Érente-cinq douz.brandy aux cétises lès supérieur.\u2014 kT \u2014 Cinquante cases chundelles de Llane de balcine, 17 décembre 1838.PAR G.D.BALZARETTL ENCAN DU SOIR.VENDREDI soir, 21 courant, 3 SIX heures précises, à ses chambres d'encan, sans réserve jee RGENTERIE, joaillerie, Loîtes à ouvrage, ; bureaux, boites a toilettes, boites à thé, baromètres, thermomètres, essences, brosses.peignes, racorrs, lampes de table, lanterues magiques, et une variété d\u2019articles de got, \u2014AUSSI \u2014 Un grand assortiment de joujoux et autres articles.19 décembre 1833 PAR G.D.BALZARETTL VENTE DE LIVRES, ENCAN DU SOIR.MERCREDI 26 du courant, à ses chambres d\u2019encan, à SEX heures précises, positivement sans rése ve :\u2014 NE riche collection de livres de droit, histoire, voyages, &c.&e.Les catalogues seront prêts lundi prochain.17 décembre 1858.VENTES.E PREMIER de MAI prochain, sorgut vendus et adjugés au plus haut et derni riseur, sur les lieux, à UNE heure après-midi, les pro- prié:és suivantes: \u2014 13.Un emplacement avec la maison, qui a ci-devant servie d'école, rue d'Artillerie an faubourg Samt.Louis, chargé de £2 14
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.