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Titre :
The Quebec gazette = La gazette de Québec
Éditeur :
  • Quebec, Quebec :printed by Brown & Gilmore,1764-1874
Contenu spécifique :
mardi 27 février 1838
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Morning chronicle
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The Quebec gazette = La gazette de Québec, 1838-02-27, Collections de BAnQ.

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[" \u2014e'e*s*\" 1099 EE TRS TN FF WF MPF Ve FF FM Wes ™In FT WwW WEE FY FF WY Ma No.5215.] DOCTRINE DE L\u2019EGLISE CATHOLIQUE D'IRLANDE ET DE CELLE DU CANADA, SUR LA RÉVOLTE.RECUBIL DE PIECES CONSTATANT L'UNIFORMITE\u201d DE CETTE DOCTRINE DANS LES DEUX PAYS, ET BA CONFORMITE\u2019 AVEC CELLE DE L'EGLISE UNIVERSELLE.SECONDE PARTIE\u2014EGLISE DU CANADA.{sUITE.] JEAN Jacques LARTIGUE, par la miséricorde divine et la grâce du Saint Siége Apostolique, Evêque de Montréal, ete.Au clergé et à tous les fidèles de notre diocèse, salut et bénédiction.Quelle misère, nos très-chers frères, quelle désolation s\u2019est repandue dans plusieurs de vos campagnes, depuis que le fléau de la guerre civile a ravagé cet heureux et beau pays, où régnaient l\u2019abondance et la sûreté, avant que des brigands et des rebelles eussent, à force de sophismes et de mensonges, égaré une partie de la population de notre diocèse! Que vous reste-t-il de leurs belles promesses, sinon l'incendie de vos maisons et de vos eglises, la mort de quelques-uns de vos amis et de vos proches, la plus extrême indigence pour un grand nombre d'entre vons ; mais surtout, pour plusieurs, la honte d\u2019avoir furtait à la fidélité due au Souverain, laquelle avait caractérisé de tout temps votre pays; d\u2019avoir méconnu la Religion sainte qui vous défendait avec tant d\u2019energie de pareils attentats ; d\u2019avoir été sourds à la voix de la conscience qui, malgré Vétourdissement des passions, réclame toujours contre Ve désordre?Ah! voilà principalement ce qui doit répandre l\u2019amertume dans vos âmes ; voilà ce que vous devez déplorer encote bien plus que la perte des bien matériels, Il est vrai que les temples de Dieu, les objets les plus saints, ont été profanés ; et vos cœurs se soulèvent avec raison contre ces sacriléges : mais outre que le plus vaillant capitaine, quelque humain et quelque généreux qu\u2019il soit, ne peut toujours, dans ces occasions, maîtriser la fongue du soldat, à qui doit-on attribuer la première cause de ces malheurs ?N'est-ce pas à ceux qui y ont plongé Ie prpvince par leur propagande de rebellion?N\u2019est- Ce pas À ces meneurs de révolte, qui ont osé s\u2019emparer eux-mêmes de la Maison de Dieu, afin de s\u2019en servir comme de fort et de redoute pour différer le châtiment qui les menaçait ?Et comme, d\u2019après l\u2019Ecritare, un abime conduit ordinairement à un autre abîtme, ( Ps.41, 8.) à peine le drapeau de la rebellion a-t-il été arboré que ces prétendus patriotes ont commencé à vons faire ressentir quelle espèce de gouvernement ils vous préparaient.En effet, est-ce le régime élictif, qu\u2019ils ap- elaient cependant le Palladium de toutes les libertés, qui a proclamé les soi-disant généraux, colo- nels-et autres officiers de ces bandes, que l\u2019habitant de la campagne n\u2019a counues que par leurs pillages ?Éat-ce le vœu de la majorité du pays, qui néanmoins selon leurs principes duit régler tout dans un Etat ?Est-ce cette volonté générale qui a dirigé les opérations militaires des insurgés ?Vous trouviez-vous libres, lorsqu\u2019en vous menugant de toutes sortes de vexatious, de I'incendie et de la perte de tous vos biens, de la mort même si vous ne vous soumettiez à leur effrayant despotisme, ils forgaient plus de la moitié du petit nombre, qui a pris les armes contre notre auguste Souveraine, à marcher contre ses armées victurieuses?lls ont montré ce qu\u2019était la liberté qu\u2019ils vous promettaient,lorsqu\u2019ils ont dépouillé vos granges et vos maisons, qu\u2019ils ont enlevé vos bestiaux, et vos ont réduits à la dernière pauvreté, afin de se gorger de butin dans leurs camps, où ils démoralisaient notre jeunesse en l\u2019entretenant dans un état habituel d\u2019ivrognerie, pour étourdir ses remords.Ils ont fait voir ce qu\u2019ils entendaient par libéralité, quaud ils ont massacré de sang-froid, nou en bataille rangée, mais avec toute l\u2019atrocité de l\u2019assassinat, des hommes qui n\u2019avaient d\u2019autres torts à leurs yeux que celui de ne pas partager leurs opinions politiques.Tels sont les fruits amers d\u2019une première faute.Hélas ! qui vous eût dit, dès le commencement de vos divisions entre co-sujets et compatriotes, qu\u2019une agitation illégale conduirait bientôt à l\u2019insurrection et à la rebellion ouverte, celle-ci au vol et au meurtre, et tous ces crimes aux malheurs affreux, qui Vous ont ensuite accablés: nn semblable prophète sans doute aurait alors passé parmi vous pour vi- siounaire ; et pourtant, il n\u2019aurait prédit que la vérité.Oui, c'est ce qui vousa été annoncé d'avance par vos prêtres, par votre évêque, par ceux qui avaient su lire et comprendre l\u2019histoire de tous les siècles,et en tirer des léçons salutaires pour l\u2019avenir : pourquoi n\u2019a-t-on pas voulu les écouter, et profiter des lumières de la révélation, de la sagesse des âzes, de l'expérience, et des événements qui se passent encore tous les jours en France, en Espagne, en Portugal, dans Amérique du Sud, et partout où l\u2019on a prétendu essayer deces systémes funestes d\u2019insurrection ?Oh! combien on eût épargné au Canada de peines et de douleurs, de crimes et de remords, si chacun eût suivi les avis de son pasteur ! Mais il vous est aisé maintenant de distinguer vos véritables amis, les vrais patriotes, ceux qui vous veulent du bien, d\u2019avec ceux qui ne visaient qu\u2019à s'élever, à dominer dans un nouvel Etat chimérique, et à prendre la place de ceux qu\u2019ils pourraient dépouiller ; car c\u2019est, en dernière analyse, le résultat de tou*es les révolutions.Que devez-vous penser Aujourd\u2019hui de votre clergé, qui a fait tons ses efforts pour vous prémunir contre des doctrines perverses, qui a même encouru la haine de plusieurs, parce qu\u2019il ne vous parlait pas dans le sons des coryphées d\u2019une faction, dont malheureusement uelques-uns d'entre vous étaient alors engoués ?es hommes trompeurs vous ont dit qu\u2019il ne fallait pue écouter vos prêtres quand ils vous parleraient e ce que, dons leur langage, ces sophistes dangereux appelaient purement politique; comme si la recommandation de l\u2019obéissance envers tous non su- périours, entr\u2019autres À l'égard de ceux que la Pro- oidence a placés sur nous pour le gouvernement oi- vil, ne fesait pas partie intégrantefdu dépôt sacré de la foi, qui nous a été confié pour en faire part à toutos nos ouailles, sans en omettre aucun article, Lorsque nous avons voulu aussi vous instruire nous-mêmes sur ces matières, par notre Mandement du 24 octobre dernier, ils ont, ces mêmes hommes, induit, à force d\u2019intrigues, plusieurs de nos brebis bien aimées à ue pas écouter la voix de leur pre- Ga mier pasteur, en les entraînant scandalensement hors du lieu-saint, pour les constituer pleinement dans la mauvaise foi ; car comment pourrait-on se ! croire dans la Lonne foi, quand on fuit la lumière .pour se complaire dans son aveuglement?Qmnis enim qui malé agit, odit lucem.(Joan 3.20.) Mais vous n\u2019oublierez plus à l\u2019avenir que, lorsqu'il s\u2019agit d\u2019éclairer votre conscience sur des questions difficiles, délicates, et qui regardent le salut de vos âmes, c\u2019est à vos pasteurs qu\u2019il faut vous adresser, À ceux à qui Jésus Christ n dit, celui qui vous écoute m'écoute, et celui qui vous méprise me méprise ; (Luc.10.16.) non pas & des flatteurs qui, avec les grands mots de liberté et d\u2019indépendance, ne cherchent à vous endoctriner que pour leur avantage personnel, et qui d'ailleurs en savent souvent moins que vous sur les seuls véritables intérêts du chrétien, sur les grands intérêts de Péternité.Pour vous servir de règle dans les circonstances importantes où vous vous êtes trouvés, vous aviez assez de notre premier mandement, oli nous vous avions démontré le dogme catholique sur la soumission due aux puissances établies dans l\u2019ordre civil, par l\u2019autorité irréfragable de l\u2019Ecriture sainte, par la Tradition constante des pères et des docteurs de l'Eglise dans tous les temps et dans tous les lieux, par l\u2019enseignement actuel de tous les Evêques du monde chrétien, ayant à leur tête le Souverain Pontife.Comment est-il donc arrivé que quelques-uns ont refusé d\u2019entendre la voix de leur pasteur ?Ne voyaient-ils pas que par là-même ils se séparaient du troupeau de C.?Car ce divin Sauveur nous assure que ses véritables brebis entendent la voix du pasteur, et le suivent, (Joan.10.27,) parce que l'étranger ne vient que pour piller, tuer et perdre le troupeau ; au lieu que le vrai pasteur ne cherche qu\u2019à donner à ses brebis la vie la plus abondante.(Ibid.v.10.) Pleurons donc, N.T, C.F., sur les maux de notre patrie : pleurons sur Jes plaies de ceux qui sont tombés, sur les fautes de ceux qui, dans cette occasion, ont si étrangement oublié leur devoir; car parmi les chrétiens, dit Saint Paul, et entre les membres d\u2019un même corps, si quelqu'un d\u2019enx sonf- fre, tons les autres y compatissent.(1 Cor 12, 26.) Qui sait si ceux dont nous déplorons la chûâte n°avaient pas besoin de cette humilintion, pour se relever meilleurs chrétiens que jamais ?Qui sait s'ils ne surpasseront pas par la suite en loyauté ceux qui gémissent aujourd\u2019hui sur leur défection ?Ils conçoivent à présent toute l\u2019énormité de leur crime, comme le prouvent les assurances de repentir et d\u2019une nouvelle fidélité qu\u2019ils ont adressées de toutes parts à leur Souveraine : ils savent les ordres que nous avons donnés à nos coopérateurs dans le saint ministère, de n\u2019admettre aux sacrements de l\u2019église, même à l\u2019heure de la mort, sans une réparation préalable, aucun de ceux qui 5e sont montrés scandaleusement rebelles, et de refuser la sépulture ecclésiastique à ceux qui mourraient sans s\u2019être acquittés de cette juste réparation.Indubitablement, ils ne voudraient jamais retourner à leur ancien vomissement, (2 Petr, 2, 22.) ni s\u2019exposer à mourir comme ; des gens sans religion et sans honneur.À ces causes, le saint nom de Dieu invoqué, nous j avons ordonné et réglé, réglons et ordonnons ce qui suit : 19.Dans chaque église de notre Diocèse où l\u2019on {a coutume de faire des offices publics, il sera chanté, le premier jour libre après le Dimanche où ce mandement aura été publié, une Messe solennelle pro remissione peccatorum, sous le rit pro publicd ec- clesiæ causd, laquelle sera suivie du Trait Domine non secundum, &c., avec le verset Fiat misericor- dia, &e., et Poraison Ne despicias, &e., pro qud- cumque tribulatione, inter diversas ; le tout terminé par Divinum auxilium, &e.2°, Cette Messe, dans l\u2019infention de celui qui la dira et de ceux qui l\u2019entendront, sera pour faire à Dieu réparation publisue de tous les sacriléges, meurtres, pillages, trahisons et autres crimes, com- \"mis dans ce district pendant la crise insurrection- \u2018nelle que nous avons éprouvée ; et pour en obtenir miséricorde, 3°.Nous exhortons tous nos diocésains à recou- \u2018rir, ce jour là particulièrement, aux œuvres que l'E- criture nous apprend être les plus propres à appai- ser la colère de Dieu, qui sont le jeûne, l\u2019aumône et la prière ; et MM.les curés, à exciter leurs peuples à la pénitence.\u2019 49.Comme la paix intérieure .paraît générale- | ment rétablie dans ce Diucèse, les Prêtres omettront dans leurs Messes, après le jour de l\u2019office ci-dessus (ordonné, l\u2019oraison Ne despicias, &c.; et les commu- {nautés religieuses pourront s\u2019exempter des prières | prescrites par notre Mandement du 24 octobre dernier.Sera le présent Mandement lu et publié à la Messe paroissiale ou principale de chagne église, et au cha- ipitre de chaque communauté régnlière de notre Diocèse, le premier Dimanche après sa réception, Donné à Montréal, le huit janvier, mil-huit-cent- \u2018trente-buit, sous notre seing et sceau, avec le con- tre-seing de notre secrétaire.L 18.+ J.J.Eveque DE MONTREAL.Par Monseigneur, Auexis FREDERIC TRUTEAU, Ptre.Secrétaire.QUEBEC: MARDI, 27 FEVRIER, 1838.\u2014\u2014\u2014\u2014 Nous avons reçu de notre correspondant de Montréal, par la poste de ce matin, une épreuve d\u2019une longue allocution adressée par M.le juge en chef du district de Montréal au grand jury, à l\u2019ouverture de la session criminelle de la cour du banc de la Reine, \u2018samedi dernier, 24 du mois.| Il paraîtrait par cette allocution, qui roule entièrement sur la jurisprudence concernant les crimes | de trahison et de sédition, que M.le juge en chef s'attendait que la cour aurait à s\u2019occuper du procès des personnes détenues dans la prison de Montréal sous accusation de ces crimes.\u201c Nous ne pouvons, dit M.Reid, vous informer jusqu\u2019à quel point vous pourrez avoirimaintenant a vous ocoupet de pareilles discussions ; mais pensant que la législation concernant le crime de haute-tra- hison peut être utilement exposée en ce moment, nous allons développer quelques-uns des principes qui régissent cette matière.\u201d Ce qui suit est extrait de Ja lettre de notre correspondant : \u201c Cour pu BANC DE LA REINE\u2014JURISDICTION CRINT- NELLE.Séance du samedi 24 février 1838.Aujourd'hui, vers onze heures, MM, le juge en chef et le juge Rolland ont pris siége sur le banc.Aprés les proclamations d'usage, les messieurs dont MARDI, 27 FEVRIER 1838.les noms suivent ont été assermpntés comme grands- jurés : ; Austin Cuvillier,président 8.De Beanjeu, Albert Furniss, Laurence Kidd, Wm, Morrison, R.H, Norval, .Charles Penner, Turton Penn, Charles Lamontagne, M.De Sallaberry, Isaac Valentine, E.Peel, A.Delisle, Johp Pangman Gabl.Marchand, Thas, Cringan, John Molson, Etiqane Guy, H.E.Barron, Stephens Baker.M.le juge-en-chef a ensuite adressé au grand-jury i Pallocution ci-jointe, qui a été dooutée avec la plus grande attention par une 1 lag extraordinaire- ment nombreuse.Elle a été lud en français par M.le juge Rolland., Dans le cours de la journée, plusieurs antres mes- { sieurs, qui ne s'étaient pas trouvés présents à l\u2019ou- { verture de la séance, ont été &eormentés comme .grands-jurés.\u201d Notre correspondant de Montréal nous mande \u2018aussi ce qui suit, en date d\u2019avant-hier (dimanche) : \u201cOn a reçu aujourd\u2019hui la nouvelle que le capi- \u2018 taîne Phillpott, avec un parti des volontaires de Cornwall, avait dispersé un grand nombre do rebelles qui avaient pris possession de Hickory-Island (petite île au-dessus de Brookville, vis-à-vis de ; Gananokoni).Cinq ont été faits prisonniers et il | a été pris beaucoup d\u2019armes.J'aiva une lettre de Cornwall d'hier, qui dit que toutes les forces qui se trouvaient en cet endroit avaient reçu l\u2019ordre de rartir immédiatement pour Brockville, Un poscriptum, daté de 4 heures du soir, dit qu\u2019il venait d\u2019arriver un exprès avec la nouvelle que Belleville était en la possession des rebelles, ayant Mackenzie à leur tête.Il faut qu'il y ait une erreur quant à Belleville, et que l\u2019auteur de la lettre ait voulu dire Brockville, Le post- scriptum paraît avoir été écrit à la hâte.\u201d Il est peut-être à désirer que gotte nouvelle se confirme : car si Mackenzie remet\u2018 le pied dans lo Haut-Canada, il n\u2019en sortira probablement pas aas- si facilement que la première fois, lorsqu'il a passé la frontière déguisé en femme._\u2014 Nous avons regu le rapport fait le 13 de \u2018ge mois, par le comité spécial du conseil législatif du Haut- Cnnada sur l\u2019état de la province C\u2019est une brochure de 91 pages in-8vo, non compris le supplément qui doit contenrir les pièces à l\u2019appui.Il commence par un aperçu des événements qui viennent de se passer dans les deux provinces, et de l\u2019histoire politique du Bas-Canada depuis l'établissement de la constitution.ge @ueber., > considération du cas, paraitrait au parlement la plus convenable.\u201c Dans la session de l\u2019année dernière, le conseil législatif concourut avec l'assemblée à une adres- seau feu Roi contre l\u2019union de ces provinces, de laquelle, ainsi que de la réponse de Sa Majesté, copie est cisjointe.Dans cette réponse on nous assure que \u201cle projet d\u2019unir lee deux provinces n\u2019a pas été considéré par Sa Majesté comme devant être proposé à l'adoption du parlement.\u201d \u201cSi les événemeuts récents du Bas-Canada, qu\u2019on ne saurait trop déplorer, semblent fournir quelques raisons en faveur d\u2019une union législative, ils paraissent aussi,à votre comité, devoir donner lien à des considérations d\u2019une tendance contraire et qu\u2019il ne faut pas traiter légèrement, \u201c Les avantages qui se présentent, d\u2019abord, comme devant résulter de cette mesure sont : qu\u2019elle ne pourrait manquer d\u2019être favorable aux intérêts commerciaux de notre province, et qu\u2019elle augmenterait nos revenus, et nous mettrait en état d'avancer plus rapidement dans quelques travaux publics, dont l\u2019exécution est fort à désirer.Tous cer avantages sont toutefois subordonnés à la tranquillité des deux provinces.Dans aucun des plans qui ont été mis au jour, on n\u2019explique les conditions auxquelles l\u2019union serait effectuée, \u201c Il y aurait des inconvénients à n\u2019avoir qu\u2019une seule législature avec deux gouvernements exécutifs, et nous pensons qu\u2019il ne serait ni satisfesant ni prudent de n\u2019avoir qu\u2019un seul gouvernement pour régir un pays si étendu.* Mais il est des cousidérations d\u2019une bien plus haute importance, dont il ne convient pas de faire un sujet de discussion publique en ce moment, mais qui nous font pencher Leauconp À croire que le bonheur social des habitants du Haut-Canada, leur paix intérieure, et la permanence de leur connexion avec la Grande-Bretagne, sont plus assurés sous leur présente constitution qu\u2019ils ne le seraient après l\u2019union proposée.\u201c En tant qu\u2019il nous est permis de prononcer sur la question uniquement dans l\u2019intérêt du Haut-Ca- nada, notre inclination est contre le changement ; mais si les habitants anglais du Bas-Canada ne pouvaient, sans l\u2019union, être assurés dans la jouissance des institutions anglaises, alors la seule question à diseuter serait celle des conditions de lu mesure et du temps où il couviendrait de la proposer.\u201c Votre comité s\u2019abstient d'entrer dans la discussion de ces points, parce qu'il ne peut se persuader qu\u2019une union avec le Bas-Canada seul serait une mesure sans danger ou à désirer pour les habitants du Hant-Canada.Si une mûre considération de la condition actuelle ou de l\u2019état futur probable du Bas-Canada paraissait devoir forcer le parlement impérial de favoriser ce projet, les habitants de l\u2019une On y cherche à rattacher ces événements aux concessions indûment faites par le gouvernement de la province, à un esprit d\u2019empiétement sur la constitution et sur les prérogatives de la couronne d'un côté, et de conciliation malentendue de l\u2019autre.Les autorités'impériales n\u2019ÿ \u2018aout pas plus épargnées que les autorités provinciales ; le par- | lement de la Grande-Bretagne, que celui du Bas- Canada ; le rapport du comité de la chambre des communes de 1828, les résolutions des deux chambres de 1837, lord Glenelg et lord John Russell, que les quatre-vingt-douze résolutions, lord Gos- ford, les commissaires royaux et le jure Bedard.Nous n'avons eu que le temps de le parcourir à la hâte et d\u2019en traduire ce qui a trait à la question vitale de l\u2019union.Le conseil législatif du Haut-Ca- nada s\u2019arréte a trois des nombreux projets mis en avant par nos feseurs de constitutions, Le premier, celui de l\u2019union des deux Canadas sous une seule législature, ne lui plairait point, et il ne l\u2019accepterait que comme un pis-ailer.Le second, celui de l\u2019union de toutes les colouies anglaises de l\u2019Amérique du nord, lui plairait un peu mieux ; mais le troisième, celui de démembrer le Bas-Canada, et d\u2019annexer au Haut-Canada l\u2019île de Montréal et les comtés de Vau- dreuil, Verchères, Chambly, P Acadie, la Prairie et Beauharnais, atin de lui procurer un port de mer et de nous débarrasser de nos mauvais sujets, en so chargeant de les corriger, est celui auquel il donne la préférence sur tous les autres.La Gazette de Muntréal publie des extraits du rapport fait à l\u2019assemblée des représentants du Haut- Canada par son comité spécial sur l\u2019état de la province, Nous y voyons que cette chambre, aussi bien que le conseil, se prononce contre l\u2019anion législative des deux Cauadas, et même plns fortement que le conseil, car elle n\u2019y consentirait qu\u2019à la condition que le siége de la législature serait dans les limites de la province supérieure.Extraits du rapport du comité spécial du conseil législatif du Haut-Canada, sur l'état de la province :\u2014 * Les habitants anglais du Bas-Canada sont profondément imbus de l'opinion, gu'aprés tout ce qui s\u2019est passé, il ne suffirait pas de mettre un terme anx difficultés concernant la liste civile, et que la province ne saurait prospérer à moins qu\u2019il ne soit fait à sa constitution quelque changement essentiel.Les français du Canada ne sont pasun peuple entreprenant; ils se livrent peu au commerce, sont peu zélés pour les améliorations publiques; on dit aussi que leurs lois et coutumes ont une tendance défavorable sous ce rapport, et que leur ignorance et leurs préjugés nationaux ve permettent point d\u2019espérer un amendement qui serait amené par leur propre législature.On propose une union législative des deux provinces, et on la presse Avec insistance comme le remède le plus efficace.Les anglais du Bas-Canada la désirent probablement, à très-peu d\u2019exceptions prés, et leur désir est naturel ils pourraient gagner beaucoup au changement, et ne pourraient guère y perdre.D'un autre côté, les habitants du Haut-Canada y risqueraient beaucoup, et ils ne sont heureusement pas dans une position qui doive les rendre indifférents aux dangers d\u2019une hasardeuse expérience.* Jusqu'ici la crainte des conséquences qui en pourraient naître pour eux-mêmes, a\u2018empêché les habitants du Haut-Canada de seconder les désirs qui ont été manifestés pour une telle union.Mais la situation du Bas-Canada est aujourd\u2019hui telle, qu\u2019elle demande quelque changement important ; car ce n'est peut-être pas trop de dire que Jes lois n\u2019y assurent plus, aux habitants anglais, une sécurité suffisante pour leurs vieset leurs propriétés ; quoique, dans tous les cas, il faille probablement, Yici à quelque temps, y maintenir une force milie taire imposante, ce n\u2019est cependant pas là la ressource sur laquelle on devait principalement compter pour la tranquillité future dela province ; et s\u2019il était certain que la paix et la sécurité ne pour- raie nt y être autrement assurées à nos compatriotes que pat l\u2019union législative désirée, alors votre comité n\u2019hésiterait point à dire que les habitants da Haut-Canada devraient consentir à cette mesure comme ils le devraient à toute autre, qui, sur mûre et de l'autre province seraient sans doute mis à même de présenter leurs observations.\u201c Une autre mesure a été proposée, savoir, d\u2019étendre les limites de cette province de manière à inclure l\u2019île de Montréal et certaines parties du terti- toire adjacent.Il est hors de doute que cette extension serait d\u2019un avantage incalculable au Hant- Canada, en lui donnant un port de mer et le mettant ainsi à même de lever un revenu proportiunné à ses besoins.Elle soustrairait an gouvernement du Bas- Canada cette partie de la population qui s\u2019est mise à la tête de la rebellion récente, et la placerait sous l'influence d\u2019autres lois et d'autres sentiments, ce qni serait fort à leur avantage et À celui des deux provinces.Le pays qui formerait alors le Bas-Ca- nada serait moins dans le cas de prendre une attitude hostile envers la métropole, et son hostilité serait moins formidable.Dans cet arrangement, Qué- bee pourrait, comme il le devrait, continuer d\u2019être la résidence du gouverneur général.Ce plan a pour lui plusieurs avantages qui, dans l\u2019opinion de votre comité, devraient le recommander fortement au gouvernement de Sa Majesté.\u201c Ilya encore un autre projet qui mérite au moins qu\u2019on ne le perde point de vue ; c\u2019est celui de l'union de toutes les colonies anglaises de l\u2019 Amérique septentrionale, en y comprenant peut-être les îles de Terreneuve et du Prince-Edouard.Québec pourrait être sans inconvénient le chef-lieu d\u2019une telle confédération; la législature pourrait se réunir l\u2019été ; chaque colonie pourrait en outre conserver sa législature particulière, pour les objets d\u2019un intérêt purement local; et toutes les questions qui pourraient affecter leurs relations avec la Grande-Bre- tagne ou entr\u2019elles pourraient être réglées dans la législature unie.Il y a plusieurs avantages qu\u2019on pourrait attendre d\u2019un tel changement, et qui pourraient se réaliser sans faire violence aux prétentions que les canadiens français pourraient appuyer sur leur nombre seul, \u201c L\u2019avancement de ces colonies, comme il est démontré par les événements récents, les dispose de plus en plus à prendre part aux affaires les unes des autres, et à s\u2019unir pour le maintien de leur connexion avec l\u2019empire, dont tons les sujets britanniques comprennent et sentent l'indispensable nécessité pour leur sûreté et leur bien-être.\u201c Votre comité a seulement fait allusion en termes généraux à ces divers projets, sans entrer dans les détails, parce qu\u2019il est assuré que dans peu de temps nous saurons quelles mesures le gouvernement de Sa Majesté a cru devoir proposer, sur la connaissance par lui acquise de la condition actuelle du Bas-Canada; et qu\u2019il vaut mieux attendre que nous ayons reçu cette information.Nous ne pouvons que regarder avec la plus grande anxiété la posture aotuelle des affaires dans le Bas-Canada, car notre sûreté dépend du résultat, aussi bien que si nous vivions au-dedaus de cette province.\u201d Le comte de Gosford a laissé Québec aujour- d'hui à dix heures, pour se rendre en Angleterre par la voie de Boston, où il se rend par le chemin de Kennebec.Les rues étaient bordées d\u2019une double haie de troupes de ligne et volontaires, depuis le château jusqu\u2019à la place d'embarquement à la Bas- se-ville, Son Excellence est descendue à pied, et un nombre considérable de citoyens l\u2019ont accompagnée jusqu\u2019au bord de l\u2019eau, et plusieurs même, en canot jusqu\u2019à la Pointe-Lévy.A son départ du château, et encore à son embarquement, ila été tiré une salve de 19 coups de canon.L\u2019on dit que Son Excellence doit coucher ce soir à Sainte-Ma- rie, On n'avait point de nouvelles 4 New-York mercredi dernier, Le navire Scotland, la barque Captain Ross et plusieurs autres bâtiments étaient en bas du port.Le général Scott a laissé Albany lo 20, se dirigeant vers l\u2019ouest.Les journaux de Toronto et d'Hamilton du 21 ne donnent point de nouvelles, non plus que ceux d\u2019Halifax du 14, reçus hier.Ceux-ci mentionnent l\u2019arrivée d\u2019un vaisseau de guerre venant des îles, avec des espèces.create [Tome 75.7 Nous empruntons ce qui suit aux journaux de Montréal de vendredi et de samedi : CORRESPONDANCE ENTRE W.L.Mackenzie sy Roserr Gouktav.On ne lira pas sans intérêt la correspondance qat vient de se passer entre ces deux agitateurs maine tenant tous les deux exilés du Haut-Canada, mais gre cette correspondance montre dans un jour biew ifférent.: A Robert Gourlay, écuyer, à Cleveland.Navy-Island, le 8 janvier 1838.Mon cher monsieur, Votre conjecture était juste, la lettre qni vous fut envoyée, datée de Buffalo, du 20 décembre, était fausse.Je savais que vous étiez en Amérique, muis J'avais refusé de vous écrire sur des sujets politiques, parceque je m\u2019appercevais, d'après le style de votre lettre écrite à M, Hume, en conséquence de la lets tre qu\u2019il m\u2019écrivit alors que j\u2019étais-Maire, que vous étiez encore favorable au joug colonial, et oppasé à l\u2019indépendance du Canada.Je ne révoque point en doute votre sincérité, quel que soit le principe que vous défendez ; mais lorsque je trouvai que nous étions arrivés aux conclusions les plus opposées sur des points principaux, je pensai qu\u2019il était inutile de vous troubler davantage par des lettres, car je fue obligé à M.Hume pour un conseil honnête et rés ellement précieux ; tandis que vous le trouvâtes digne d\u2019une sévère censure.Je pense inutile de répondre à votre question, quant aux Causes qui me conduisirent & prendre les armes, car personne ne peut mieux répondre que vous même.Quand à notre oljet, naturellement, c\u2019est l\u2019indépendance de la domination Européenne pour jamais.Je suis fâché d'apprendre que vous so yez estropié, et j'espère que le jour n\u2019est pas loin où votre pays (quoique tard) pourra vons fire réparation des injustices dont vous fâtes l'objet, Je vous remersie pour la Bretagne Bannie, et quant aux progrès de ce mouvement, les journaux publics seront peut-être les meilleurs moyeus d'ins formations.J'dse dire que nous réussirons, quoique non pas aussi promptement que je l'avais pensé au premier abord.Le temps est très humide.Madame Mackenzie est restée une quinzaine de jours ici, et est partie pour Buffalo vendredi dernier.Je demeure votre fidèle ami, W.L.MACKENZIB.\u201c Il estimpossible qne ces crimes n° arrivent pas, mais malheur à celui par qui ilsarrivent \u2014Si ton frère pèche contre toi, repreuds-le, et s'il se repent, pardonne-lui.\u201d Lo Cleveland, (Ohio) le 14 janvier 1838.W.L., MackeNzIE\u2014 Votre lettre datée de Navys Island du 8 jauvier, m'est arrivée hier soir, et au- jourd\u2019hui, dimanche matin, le texte ci-dessus eat venu sous mes yeux en ouvrant la bible, Qu\u2019il ex soit fait usage ! Sans exception, vous êtes maintenant la personne la plus remarquable en Amérique :\u2014Oh ! ce'a est un honneur !\u2014Les crimes sont venus, et malheur à vous! Dieu a fait usage de vous comme d\u2019un instrument; et comme le plus vil des instruments, it vous rejettera si VOUS ne vous repentez point, Faie tes-le immédiattement et je pourrai, pour ma part, vous pardonner.En supposant par \u201cle style de ma lettre & M, Hume, que j'étais favorable au joug colonial, et op-« posé à l'indépendance du Canada,\u201d vous êtes entièrement dans l'erreur ; et lorsque l\u2019occasion sers propice, cela sera prouvé.M.Hume est un bien petit homme, et vous l\u2019êtes encore davantage.Et y a des moyens constitutionnels pour obtenir des réformes dans le Canada.Papineau en fesait usage, et, avec la patience seule, il aurait pu arriver à en effectuer l\u2019accomplissement.La force était tout à fait insoutenable.J'ai un droit & prendre les armes, vous n'en avez aucun ; et eussiez-vous réussi, loin de me réjouir de vos succès, je vous eusse tourné le dos en Amérique pour toujours.Durant quatre années do résidence dans les Etats + Unis, j'ai été témoin de choses pires qu\u2019une domi nation Européenne : la domination des passiona les plus épouvantables, des émeutes de la populace, du meurtre, du sacrilège et des profanations de toute espèce.J'ai vu le Texas, conquis seulement pour étendre le domaine de l'esclavage, et je vous ai vu promets tant une amorce de trois cents rores de terre aux républicains qui n\u2019accorderaient aucun asyle aux ese claves en Canada, Vous vous appelez un patriote et vous fuyez vos foyers pour enrôler des brigands pour la conquête de votre patrie! Ceci est du patriotisme en vérité mais Dieu se vengera, Je suis avec plus de pitié que de colère, votre eto.RoserT F.Gourcar.N.B.\u2014Procurez à vos camarades, sur Navy-Ts- land, le bénéfice de prendre lecture de oette lettre, et fournissez en une copie aux éditeurs des jourraux de Buffalo, afin que le public en général puisse avoir connaissance de toute cette affaire.\u2014Uu journal des Etats-Unis annouce très sériense< ment que \u201c treize millions d\u2019épées sont dans le four- (reau,\u201d prêtes à se tirer pour venger les out ages Jails par les anglais aux américains, et particulière« ment la destruction de la Curoline.Si lon retranche les deux millions et demi d'esclaves, auxquels on se gardera bien de confier des épées, il n\u2019y a pas treize millions d'individus, de tout âge et de tout sexe, dans les Etats-Unis: \u2014Les magistrats de Montréal ont eu une assemblés jeudi, dans laquella il a été résolu qu\u2019ils enverraient une députation à sir John Colborne pour s\u2019eutendre avec Son Excellence sur les mesures à adopter relativement à l\u2019illumination projetée.\u2014Plusieurs des prisonniers politiques à Montréat ont été relâchés la semaine dernière : parmi eux se trouve M.De Lorimier du Sault Saint-Louis, \u2014MM.Allan M\u2018Nab, J.S.Cartwright et {Tency Sherwood ont été nommés par Sir Francis Bond Heud, conseillers de la reine.Decisions Jopiciairgs.\u2014Un grand nombre de jugements ont été rendus lundi et mardi, par la cour du Banc du Roi ; parmi eux on remarque : Un jugement accordant Æ100 de dommages à M.Benjamin Holmes, de St.Luc, pour une grange qui avait été brûlée, lors de l\u2019un de voyages de la mae shine à feu sur la route en fer de Laprairie à Saint- ean.: Plusieurs jugements qui condamnent plusieurs actionnaires de la compagnie du gaz à paysr leurs ing- tallements arriérés.Un jugement qui accorde £108-5-6 au demandeur, dans l'instance pendante depais si longtemps, en payement de salaire, à la requête de H.Leblanc de Marconnay contre Ludger Duvernay, imprimeur de la Minerve, Un autre accordant £34 7 9,dans un autre de mie mande de salaire à la requête de G, H, Cherrier contre le même.\u2014( Populaire.) Des nouvelles de Kingston du 21, annoncent que 65 à 70 guerriers Indiens Mahawks aont entrés à Kingston sous le commandement du capitaine Portt pour contribuer à la défense de cette ville.Les bandes ennemies paraissent avoir changé de plans et avoir concentré leurs forces sur l'Ile Grind- atone, en face de Ganonoque.C'est uue petite Ile appartenant aux Etats-Unis, entre Kingston et Brockville ; mais on ne sait point en quel nombre ils se trouvent.
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