The Quebec gazette = La gazette de Québec, 13 mai 1837, samedi 13 mai 1837
[" &e., et I 14 urse.NTE : rieur, Co.C1 Ke, timent vdeurs Monta meil- CANLES k Co.irginie raisins, hindoux, uyer.IRS, Fun as- Fo.pr raanes ke partie, le 1836, Ps ains.) GE., &c.AINES iE ET DA AGE.ES.appra- JIN ir E Nrw.ert pe et cra- 1), eic., Me iste, arehé, it-Panl, 3udden, uyer.& Co., deux ville da ux piers nquante Wilson, les ma- Hos, C.EGO.BERT wT, ptaire JONs, l-onest empla- lent en 1 le de- sur le Bridue- LL.EF.vente; lucas \u2018est pas npléré, , leice peur & Co, > 9.ANDE 2 située demi.ès bon Étaire, «ou à ai: ésent llerie Come | iLa TRIBUNAUX.PREMIER CONSEIL DE GUERRE DE RENNES, Assassinat et tentatives d'assassinat \u2014 Ten'ative de suicide.Scène de catnage au milieu d\u2019un repas.PRESIDENCE DE M.RICHARD, LIEUTENANT-COLONEL.Audience du 13 mars.On se rappelle la scène horrible qui, dans la journée du G décembre, vint jeter la consternation dans la ville de Vannes.Au milieu d\u2019un repas pris en commun avec plusieurs officiers de la garnison, le sieur Sévérac, sous-lieutenant porte-drapeau, sans provocation apparente, sans motifs connu, avait frappé, mutilé à coups de sabre, cinq de ses camarades ; l\u2019un d\u2019eux avait snccombé: et Sévérac, après une double tentative de suicide et une lutte acharnée, n'avait échappé à la mort que pour comparaître au- jourd?hui devant le conseil de guerre, sous le poids d'une accusation, 1° D'homicide avec guet-à-pens sur la personne du sieur Dérivaux, sous-lieutenant au même régiment ; 2° de tentave d\u2019homicide, avec pareille circonstance aggravante, sur plusieurs autres de ses camarades.L\u2019accusé Sévérac est un homme de grande taille, aux traits prononcés, aux cheveux noirs et bouclés, Sa figure est calme quoique pâle, et semble ne produire d\u2019autres signes d\u2019altération que ceux produits par une pénible convalescence.par le président.Voici le résultat de ses réponses ; « Nous étions de service à Nanci ; ma femme me dit un jour qu\u2019un officier à grosses épaulettes était venu à plusieurs reprises à la maison pendant mon absence ; par ce qu\u2019elle m\u2019en dit je crus reconnaître notre major.Quelques jours après, je reçus une lettre anonyme signée Bringuet.Cette lettre, je la crus écrite de la main de M.le major pour mettre la désunion entre ma femme et moi, Au moment de quitter Nan- ci, je demandai à être chargé du casernement et à rejoindre à Vannes par In diligence ; je fis valoir que ma femme était eur le point d\u2019accoucher.Le major me refusa et me dit : \u201c Votre femme, toujours votre femme.Ne vous souvient-il plus de ce que je vous ui dit dans la cour du quartier ¥\u201d En route, je commandais une compagnie ; à la pension, on ne me citait jamais par mon nom.\u2014Z/ est beau, le viluin, disait-on à mi-voix : :/ avait près trme femme, et croyait Uavoir pour lui seul.Je souffrais tout cela ; je quittais la table et ne disais mot ; mais les quolibets et les railleries m\u2019avaient monté la tête.Arrivés à Vannes, ce fut encore pis.Un jour le colonel nous fit mettre en cercle, et, après nue courte allocution.il nous invita & diner ; mais chez lui un officier vint, de la part du major, me dire que le salon était trop petit, et qu\u2019il n\u2019y avait pas place pour moi, * La chagrin me ramena aux pensées religieuses.Ma seule distraction'était d\u2019aller de chez moi à l\u2019église et de l\u2019évlise chez moi.Je priais, je me jetais àge- noux, mais je ne pouvais calmer mou agitation, mon désir de vengéance l.Ah! mon colonel, que je soufliais L.(D\u2019uve voix émue:) Je vous prie de me permettre de prendre un peu de repos.\u201d M.le président.\u2014 Oui, saus doute remettez.vous.Sévérac se laisse tomber sur son banc.Il est pile, ses traits sont contractés, il essuie péuiblement la sueur qui lui couvre le front.Une vive émotion se maniteste dans l\u2019auditoire.Après nn moment de suspension l\u2019accusé reprend son récit : J'étais dans une situation d\u2019esprit violente, dit- il ; des écrits vingt fois commencés, puis abandonués et repris, et qu\u2019on a trouvés chez moi, en ont pu fournir la preuve.Enfin je m\u2019arrêtai à la résolution de demander raison au major.Je voulais l\u2019aller trouver au café, et devant tout le corps d\u2019officiers lui demander uneexplication, et si elle n\u2019était pas satisfaisante me venger et me brûler ensuite la cervelle, Daus cette intention, je pris sur moi de petits pistolets, ceux qui sont là.Le soir, an moment du diner, les épigrammes et les raillerirs recommencèrent ; je n\u2019étais plus mai- tre de moi ; je ne pouvais plus résister ; j'étais exalté par l\u2019idée nou-seulement de l\u2019injure qu\u2019on me faisait à moi, mais encore à une femme que j'aime avec passion.C'est dans ce moment que M.Dérivaux a dit en me présentant un dessin ignoble : \u201c Connais- sez-vous cette image ?\u201d Et l'image représentait une femme et le nom de ma femme était au bas.\u2014 Furieux, je pris mon sabre\u2026je frappai\u2026 j'étais devenu fou.furieux.puis je frappai encore.Ah.puis je me tirai un coup de pistolet.puis je me donnai un coup de pistolet dans la poitrine.\u2026et mon sang coulait.mais je sentais que je ne pouvais pas mourir.je ixai mon salire par terre, et je me jetai dessus; mais alors la pointe trouva une côte et la lame se faussa.\u2026 De ce momeut je ne puis vous dire ce qui s\u2019est passé ; ma mémoire ne me fournit aucun souvenir ; j'étais anéanti.Quand je revins i moi, je me trouvai à l'hôpital ; mon lit était entouré de personnes qui me prodiguaient des soins.M.le président.\u2014 Aucun témoin n\u2019a parlé de cette caricature qui vous aurait été montrée.Cela ne paraît exister que daas votre imagination \u2014R.ll y a un instant que je viens d\u2019apprendre par un gendarme qui se numme, je crois, Grenier\u2026,qu\u2019il pouvait témoigner quelque chose sur cet objet.M.le président ordonne que le gendarme Grenier soit immédiatement appelé.Grenier\u2014 Nous entrions au palais, quand un bourgeois s'est approché de l\u2019accusé en ma présence et lui a dit que M.Dérivaux avait confessé, avant de monrir, à M.l\u2019aumônier de Vannes, qu\u2019il avait provoqué l'accusé à faire ce qu\u2019il a' fuit.M.le présicent\u2014Et vous ne connaissez pas ce bourgeois ?\u2014R- 1 m\u2019est tout a fait inconnu.Les défenseurs demandent que l\u2019aumônier de Vannes soit assigné.M.le président ordonne que l\u2019assignation sera donnée ; puis, après en avoir délibéré avec le conseil, il élève la voix et dit : \u201c Si la personne inconnue, citée par le gendarme Grenier, se trouve dans cette salle, je l\u2019adjure au nom de la justice de se présenter et de venir témoigner.\u201d (Profond silence.) Après un moment d'attente, le gendarme Grenier arrive en toute hâte devant le conseil, et déclare qu\u2019un monsieur en manteau à collet vert, qui se trouve dans la salle, a confessé avoir entendn, ainsi que lui, l\u2019inconnu en question.(Mouvement.) M.le président\u2014J\u2019invite la personne signalée à se présenter.La foule onvre passage àun monsieur en manteau, d\u2019une quarantaine d'années, qui s'exprime ainsi : Je m'appelle Duhil de la Joarthais, je suis propriétaire, domicilié à Rennes, rue Château-Renaud.Une personne a dit en ma présence, an commencement de cette audience, que le sous-lieutenant Dérivaux avait avoué à l\u2019aumônier de Vannes qu\u2019il avait de grands torts à se reprocher, et qu\u2019il avait contribué par ses propos à ce qui était arrivé.Cette personne avait un rouleau de papier à la main ; c\u2019est tout ce que j'ai remarqué.M, le capitaine-rapporteur, pour éclaicir cet incident, demande la suspension de l'audience, afin d\u2019é- atire à Vannes par le courrier du jour, ot faire assez No.5096.1 Il est interrogé ! Gas de diligence pour que l\u2019aumônier arrive à temps à Rennes pour être entendu.It est cing heures et demie, l'audience est levée et renvoyée au lendemain, Audience du 14 mars.Avant l\u2019ouverture de l'audience, quelques person- Nes xe communiquent une copie du testament saisi sur l\u2019accusé, après la scène du 6 décembre, Voici fragment de cette pièce : \u201c* Au nom de Dieu le père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, moi Séverac, sous-lieutenant porte-drapeau au 65e, je prie celui qui trouvera cet écrit de le faire insérer dans les journaux, afin que personne n'ignore que jai vengé l\u2019inossance, c\u2019est- à-dire la réputation de mon épouse que les coquins que j'ai tués avaient cherchés à tenir par leurs infâmes calomnies.Lis avaient ourdi une trame contre moi, les scélérats, ils croyaient me faire passer pour un voleuraux yeux d\u2019un monde trop porté à croire le mal- : Je prie les autorités civils et militaires de ne pas | croire les feaux rapports des scélérats dont j'ai dépouillé la terre, je jeure devant Dieu et les hommes ; que tous les écrits qu'ils avaient lancés contre moi ! étaient faux.Ma résolution est de me brûler la !eervelle devant le corps d\u2019officiers, aprés que je | leurs aurez expliqué le motif qui me porte à en agir ainsi.Ce que je regrette en quittant le monde, c\u2019est d\u2019y laisser mon épouse et mon enfant.Mon .éponse ?7?qui à toujours fait mes plus chers délices \u2026 Je suis homme, je suis Français.Je vai: déjeuner bien tranquillement, puis je les inviterai à pren- , dre la fine demi-tasse de café, et pour faire la digestion je me brûlerai la cervelle en leur présence; je désire que mn conduite soit celle d'un brave.i \u201c Ainsi soit-il.(Signé) SE\\WERaC.\"\u201d | M.Guis, sous-lieutenant au 65e régiment, est \u2019 entendu comme témoin.Je prenais habituellement, dit-il, mes repas avec Séverac.Le 6 décembre, on déjeuna ; le repas tirant vers sa fin, Séverac offrit une santé, ceux qui avaient du vin acceptèrent.Peu après il se leva pour sortir, et tirant son sabre, sans provocation, sans motif, se rua sur nous comme un furieux, Je reçus pour ma part denx coups de sabre, l\u2019un sur le bras, l\u2019autre coup sur la tête.M.le président.\u2014 Aurait-ou tenu, la veille, quelques propos ayant trait au peu d\u2019instruction de l\u2019accusé *\u2014 R.Ou évitait toujours de faire allusion à l\u2019accusé, parce qu\u2019on le savait fort susceptible ; on ! ne pouvait plaisanter avec lui.| D.Fit-on circuler de mains en mains quelqne pa- : pler?\u2014 R, Aneun; je l\u2019aurais vu \u2014D.A-t-il été | question quelquefois de la femme de l\u2019accusé ?\u2014R.Jamais.où plutôt une fois.L'un de nons dit que M, Séverac deviendrait notre convive, si madame Séverac ne venait pas à Vannes.\u201c Si l\u2019on parle de ma femme, répondit Séverac, je me porterai à quelque extrémité,\u201d M.Froidure, sous-lieutenant, a été frappé par Séverac d\u2019un violent coup de sabre à la tête.ll n\u2019a vu présenter aucun dessin à l'accusé.M.Baran, autre sous-lieutenant, dit qu\u2019on évitait tout ce qui pouvait fâcher M.Séverac, que l\u2019on connaissait pour être très violent.I! a été aussi, loi, frappé à la tête ; il n\u2019est point encore entièrement rétabli.D.Reconuaissez-vous les pièces de conviction que voici?R.\u2014Je reconnais l\u2019écriture de cette lettre signée Hringuet; c\u2019est celle d'un fourrier du régiment dont je ne me rappelle pas en ce moment le nom, mais il fait partie d\u2019une compagnie hors rangs, L\u2019arcusé \u2014 Veuillez bien demander à M.Baron, si, à Nanci, il n\u2019a pas prétendu avoir été renfermé par ma femme dans une armoire à serrer ses robes.Le témoin.\u2014Jamais je n'ai tenn un propos semblable.M.Hoche, lieutenant, âgé de 43 ans, déclare qu\u2019il prit une chaise et lutta avec Vaccusé; mais, torcé de battre en retraite, il alla chercher main forte.D.Quelles causes connaissez-vous à de pareilles violences ?R.C\u2019est un mystère pour moi.M.Dibot de Thalazar, adjudant sous-officier, raconte comment, averti par l\u2019explosion d\u2019une arme à feu, il eutra dans la salle où la scène avait lieu, et frappa l\u2019aceusé au poignet, ce qui rendit possible de s\u2019emparer de lui, D.A quoi attribnez-vous l'acte de violence augnel il s\u2019est porté?\u2014R, Dans mon opinion, il faudrait l\u2019attribuer à deux causes, sou duel avec M, Déri- vaux, et une rivalité de prérogative pour porter le drapeau.\u2014 Avez-vous quelquefois entendu des officiers parler malicieusement de Mme Séverac?\u2014R.Non \u2026 ah! pardon, un seul, et cet officier, c\u2019est M.Séverac lui-même.M.Séverac arrivant un jour un peut tard au quartier, je me permis de lui en faire l\u2019observation; il me dit en riant qu\u2019il sortait d\u2019avec sa femme, et qu\u2019il s\u2019était oublié auprès de son singe.(Rires dans l\u2019audience.) | Julienne Langeois, domestique de la pension.\u2014 | J'étais là quand M, Séverac assassinait tous ses camarades.M.Dérivaux criait: \u201c Grâce.grâce.ne m\u2019assassinez pas.vous voyez bien que je ne | puis me défendre.\u201d M, Séverac frappait toujours | le pauvre jeune homme.Alors M, Dérivaux disait \u201c encore; \u201c Grâce\u2026grâce\u2026 quand je serai rétabli nous | \u201c* nous battrons, je le promets.\u201d L\u2019audience est levée à cinq heures.Audience du 15 mars, On annonce l\u2019arrivée de l'aumônier de l\u2019hôpital | de Vannes, que M.le président a fait assigner, à la | suite de l\u2019audience du 13, pour déposer sur les confidences qu\u2019il aurait reçnes de Dérivaux, qui, préten- , dait-on, lui aurait dit en mourant qu\u2019il pardonnait ! d\u2019autant plus volontiers à Sévérac que celui-ci avait été souvent provoqué par lui.| M.l\u2019aumônier, après avoir prêté serment, déclare se nommer Lebidois, M.le président.\u2014Pouvez-vous nous dire ce que vous savez sur l\u2019affaire?\u2014 R.Jene sais que ce tous ceux qui se trouvaient à l\u2019hôpital ont pu savoir {comme moi, J'ai vu des blessés arriver, et je leur | ai proposé les secours de mon ministère, Je n\u2019ai rien vu autre chose.M, le président \u2014 Les devoirs de votre ministère vous permettent-ils de nous rendre compte des derniers moments de Dérivaux #\u2014R.Non, monsieur, Tout ce que je puis vous dire, c'est que, depuis deux jours, il n\u2019y avait aucune suite dans les idées de M.Dérivaux.M.le président.\u2014 Cependant s\u2019il fallait sauver un innocent #-R.Pas même pour sauver un innocent.M, le président.\u2014 N\u2019avez-vous pas entendu parler de cette affaire ?\u2014R, Tout ce que je sais, c\u2019est par oui-dire.On dit que les autres officiers s\u2019amusaient À plaisanter Sévérac sans intention de l\u2019offenser.Quant & moi, je pense que M.Sévérac a été poussé à bout par ses camarades, M, le président.\u2014 M, Dérivaux jouissait-il de ses facultés mentales quand vous lui avez donné les secours de la religion ?\u2014Je le crois.1 t 13 MAI, 1837.SAMEDI, M.le président.\u2014II y a en vous deux personnes bien distinctes, l\u2019homme, l'ami, le chrétien, et le confesseur.Pouvez-vous dire ce que M.Dérivaux vous a dit comme ami, comme chrétien ?\u2014R.Dans mes conversations avec M.Dérivaux, je l'ai engagé à pardonner à M.Sévérac, et il m\u2019a répondu qu\u2019il pardonnait de bon cœur, de même qu\u2019il désirait que Dieu lui pardonnât lui-même ; mais il ne m\u2019a jamais dit qu'il avait provoqué M.Sévérac.M.Froidure ni aucun des autres ne me l'ont dit non plus.Je désirerais pouvoir faire découvrir la vérité, surtout À cause de l'accusé auquel je porte de l\u2019iutérêt, mais cela m\u2019est impossible.] Sévérac.\u2014Puisque M.I'asménier ne peut pas rendre compte de la confession de M.Derivaux, voudrait-il dire au conseil ce que je lui ai dit en me confessant à lui ?L\u2019aumônier \u2014Jamais, Ce serait en vain que vous me le demander iez.\u2026 Aucune voix humaine ne pourrait me le faire dire.Je prie M.Sévérac de ne pas rs\u2019en vouloir pour cela : 31 sait tout l'intérêt que je lui porte, mais cela m'est impossible.Plusieurs soldats, témoins de la scène du carnage, déclarent qu\u2019ils ont vu Sévérac donner des coups de sabre à M.Dérivaux, qui était éteudu à terre.M.Dérivaux lui criait : * Grâ-a} grâce ! quand je serai guéri nans nous battrons.\u201d Ce fut en voulant frapper M.Dérivaux que le sabre de Sévérac toucha le plancher et courba.L'accusé passa avec un sangfroid épouvantable son sabre sous son talon pour le redresser, M.le major Simon est appelé ensuite, et dans su déposition il s\u2019attache à montrer que, loin de chercher à humilier Sévérac, il a toujours, autant qu\u2019il l\u2019a pu, pallié tes fautes que sa manque d'instruction lui fesait commettre.Il déclare sur l\u2019houneur wil ne se rappelle pas même la figure de Mme.Sévérac.Cette déposition, vivement coutestée par Sévérac, termine la séance.: \u2014Etes-vous d\u2019 Auxerre ?ces\u2018mots forment & eux trois à pen près toute la défense d\u2019un pauvre diable prévenu d\u2019avoir bu vin, un vefre peut-être, sur le port au blé, à Paris, sans en aveir demandé facture au propriétaire.M.le président.\u2014 Qui a pu vous porter à commettre ce vol ?.Le prévenu.\u2014 Voyez-vous,, c'est que je suis d\u2019Auxerre, M.le président.\u2014 Que vous soyez d'Auxerre ou non, peu importe.Vous avez été arrêté, accroupi devant une pièce de vin et buvant à même au moyen d\u2019un trou que vous y aviez fait.\u2026 ._, Le prévenu,\u2014Non, je lui dis au marinier qui m'a arrêté : êtes-vous d'Auxerre ?214 M.le président \u2014 Mais quand vous lui auriez dit cela, il n\u2019en est pas moins vrai que vous avez fait une action condamnable.; Le prévenu.\u2014 Non, voyez-vous.; pardon, M.le président, êtes-vous d\u2019Auxerre, yous ?vous m'adressez cette question ?.Le prévenu.\u2014 Voyez-vous, ¢a fait beaucoup ; moi, je suis d\u2019Auxerre, et je connais tout le monde d\u2019Auxerre, et à Auxerre, sur le port, y a des pièces de vin, autant qu\u2019ici et plus 5 ot 3 Auxerre, quand on se promène sur le port et qu\u2019on a soif, on pique une pièce et on boit; et à Auxerre, on vous arrête pas, on vous met pas en prison, on boit avec les macitiers et on s'amuse à Auxerre.Le maître de la maison dont le prévenu est poy tier vient rendre de lui le meilleur témoignage.C\u2019est un homme très-rangé, qui travaille beaucoup, sort peu, et va furt rarement se promener sur le port.Le prévenu.\u2014Si, si, si, j'y Vas souvent sur le port, pour voir ceux d'Auxerre, moi, j'en suis d\u2019 Auxerre, Le tribunal, qui ne pent voir un voleur dans ce féal et amé Bourguignon, s\u2019empresse de prononcer son acquittement, \u2014 Le tribunal correctionnel de Paris (Ge chambre) présidé par M.Eugène Lamy, a rendu, après une délibération qui a duré près de quatre heures, son jugement dans l'affaire de l'Association des Familles.Les sieurs Hubiu de Guer, Niepce, Baillet et Margot ont été acquittés, Chouette et Dubos ont été condamudés, pour association illicite, à dix mois d\u2019emprisonnement, lesquels ne se confondront pas avec leur précédente condamnation à un an de prison, prononcée parla cour d'assises.Les autres prévenus ont été condamnés, soit pour d'armes et de munitions de guerre, savoir: Flotte À vingt mois d'emprisonnement, Bruna à quinze mois de la même peine; Badieu à un an; Delarue, Hénin, Poussard, Laporte, à dix mois ; Daussin à neuf mois; Grimault, Chauvet, Perrodin à huit mois; Maraitte, Parent, Pottier à six mois; Vaucamp, Paquet À cing mois; Deligny, Jacquot à deux mois; Lefèvre à trois mois, Lagrange à cinq mois, Lrouet à vingt jours, Cavlère ct Lelorrain à six jours.Tous les prévenus ci-dessus ont été en outre condamnés à 50 fr.d\u2019amende.Flotte et Bruua resteront, après l\u2019expiration de leur peine, pendant deux années sous la surveillance de la haute police.Madoulé, Chabot, Robert, Lebéalle et Bigi, à l\u2019égard desquels le tribunal a admis des circonstances atténuantes, ont été condamnés chacun en 20 francs d'amende.Le tribuual a en outre ordonné la confiscation de toutes les armes, poudres et munitions saisies.re) \u201cQUEBEC: SAMEDI, 13 MAI 1837.Les uouvelles de Londres sont du 3 avril, plus récentes d\u2019un jour, Il n\u2019y a rien d\u2019important pour nous.Sir Charles Grey a eu le ler avril une entrevue avec lord Glenelg au bureau des colonies.Le ministére frangais était dissous: les anciens dant qu\u2019ils fussent remplacés, Il est arrivé une douzaine de bâtiments cette après-midi ; mais nous ne sachons pas qu\u2019ils aient rien apporté de nouveau.Les nouvelles des Etats-Unis sont de plus en plus afMligeantes, Toutes les banques de Buttato ont fermé par ordre du chancelier de l\u2019état.Plus de trois cents maisons des plus considérables de New- York ont succombé dans l\u2019espace d\u2019un mois et demi ; dans le petit commerce les faillites sont innombrables.Dans les journées de vendredi et samedi dernier, les actions de la banque des Etats-Unis, qui étaient tant en faveur, ont baissé de dix pour cent.M.le président.\u2014Je ne compreuds pas pourquoi { 5 Jes mesures proposées par le ministère.i \u2018placé dans une situation telle, qu'il doit au pays, 0 | Canadien, association illicite, soit pour fabrication ou détention ministres ne tenaient leurs portefeuilles qu\u2019en atten- flexions salutaires sur les suggestions dont on { M, Draper, solliciteur-général du Huut-Canada est parti pour I\u2019 Angleterre, où il va négocier un-em- prunt pour les travaux publics autorisés par la législature à sa dernière session.Un affreux accident a eu lieu à Potton le 27 du mois dernier.M.Ezra Sargeant était assis sur un billot devant la scie d'un moulin, lorsque la scie pre- naut daus ses hardes l'entraîna et le coupa d\u2019une manière horrible.ESPRIT DE LA PRESSE CANADIENNE, LE POPULAIRE.1 8% #* % * Ce n\u2019est pas aujourd\u2019hui que nous sommes convaincus qu'il existe des traîtres parmi les patriotes ; ceux qui ont lu la Minerve du 22 octobre 1835, savent que nous avons alors promis de dire la vérité, et c\u2019est cette promesse que nous sommes en mesure d'exécuter aujourd\u2019hui, en accusant publiquement le docteur O'Callaghan, de pervertir le peuple, d'appeler à la révolte des hommes qui ne sont pas assez malheureux pour se trouver dans la nécessité de recourir à cette funeste extrémité, d'attirer sur un pays paisible lo sang, la désolation et toutes les horreurs d\u2019une guerre inégale, de compromettre notre jeunesse dans un soulèvement dout elle serait la première victime, de priver la culture des bras nécessaires à sa prospérité pour les exposer aux armées de la Grande-Bretagne, enfin de déshonorer les putriotes en les fesant considérer par la métropole comme des hommes saus fui, sans principes, sans frein, et sans dignité, ** Non seulement nous appelons le mépris de nos compatriotes sur le docteur O'Callaghan, mais encore sur tous ceux qui le soutiennent dans une semblable entreprise, sur tous ceux qui le secondent soit ouvertement suit dana l\u2019ombre ; car ils sont coupables non seulement euvers la patrie, mais encore envers le monde entier ceux qui recommandent ou approuvent qu\u2019on recommande d'encourager le commerce de contrebande, c\u2019est-à-dire de svconder les voleurs de grands chemins dont ces contrebandiers sont les dignes imitateurs.Un semblable langage peut appartenir à ceux qui ont déjà marché sur le serment d\u2019allégéance qu'ils ont prêté à leur sonve- rain, à ceux qui ont levé l\u2019étendard de la révolte ; à ceux qui sont à la tête d\u2019une armée décidée à vaincre ou à mourir pour justifier la nécessité, le besoin, la volonté d'obtenir une indépendauce ; mais il devient Rau(e trahison dans la bouche d'hommes qui font encore partie d\u2019une nation constitutionnelle, qui Liennent encore à une métropole, qui comptent encore parmi les sujets d'un gouvernement royal.Il est haute t'ahison dans un écrivain qui abuse à ce point de la liberté de la presse ; il est haute trahison de la part du docteur O\u2019Callaghan, revêtu du earne- tère de représentant d\u2019un des comtés de la province, qui à prêté serment de fidélité cn cette qualité et qui abuse de son titre pour faire croire qu\u2019il n\u2019est que l\u2019interprète de ceux qui l\u2019ont élu.\u201c Il nous semble que le docteur O'Callaghan s\u2019est qu\u2019il doit & la Grande-Bretagng compte do ses conseils désordonnés, de ses projets homicides, de ses exhortations révolutionnaires.Un éérivaln qui s\u2019exprimerait ainsi dans le Royaume-Uni, serait H- vré incontinent d la rigueur des lois, et personne ne montrerait des sympathies pour lui, car il aurait volontairement bravé les sages dispositions fondamentales de l\u2019existence d\u2019une nation.Lo lord Gusford se trouvera peut-être dans la rigoureuse alternative de sévir sur un écrivain qui proclame aussi impudemment que la rébellion est le plus saint des devoirs.Il peut mépriser les attaques grossières et persou- nelles dout il est l\u2019objet; mais, comme représentant de son souverain, de la majesté de la nation britannique, il faudra sans doute qu\u2019il se montre inexorable, Justice doit être faito à tous, et puisque l\u2019on à réclamé dans le temps des mesures répressives contre le 77//c corps, mesures que nous avons sollicitées et approuvées nous mêmes, tous ne pouvons raisonnablement blämer l\u2019exécutif d\u2019arrêter daus leur course vagabonde les prédicateurs de révolte complette, les instigateurs de désordres, les destiuc- teurs de la paix publique.\u201c C\u2019est pour ne point confondre tous les patriotes dans les mesures qui pourrout être prises coutre un écrivain qui s\u2019égare par sa propre fureur, que nous devons cousigner ici, au nom de tous les patriotes qui veulent justice sans prétendre l\u2019obtenir à main armée, notre entière désapprobation de la conduite de notre imprudent confrère ; que nous devons dire que, forts de la justice des réclamations du peuple t confiants dans l'équité du parlement bri- fannique, nous protestous énergiquement contre toute idée de désobéissance aux lois, de sédition, de recours à la force ou d\u2019appel à l\u2019étranger.Nous croyons, dans cette manifestation de sentiments d\u2019un véritable patriotisme, être l\u2019interprête de la grande majorité de nos concitoyens ; et nous ne pensons point qu\u2019il y en ait beauconp de disposés, alors qu\u2019ils connaîtront les suites des démarches dans lesquelles on cherche à les entraîner, à écouter un homme de la trempe de l\u2019éditeur du Vindicator, qui n'est pas un enfant du sol, qui n\u2019a pas uve seule propriété dans ce pays, et qui par conséquent ne risque rien à y porter le trouble et la désolation.\u201d Le docteur O'Callaghan n\u2019est pas le plus coupable dans tout cela ; il n\u2019est qu\u2019un instrument pussif entre les mains des \u201cenfants du sol\u201d, qui s\u2019étant engagés dans un pas d\u2019où ils ne peuvent se tirer avec honneur, emploient su plume pour exciter leurs compatriotes à des actes de rebellion qui les rendent solidaires avec eux, afin de diminuer la honte de leur défaite en la partageant, et de pouvoir dire ensuite qu\u2019ils n\u2019ont cédé qu\u2019à la force brutale.: Nous croyons que le docteur O'Callaghan rend un ; véritable service au peuple jusqu'ici trop confiant de ce pays, en \u201c\u201ctuantle (fütz) patriotisme\u201d, Le Populaire ne croit plus à la popularité de M., Papineau : \u201ceo + + + + Onatenté d\u2019obtenir une repré- \u2018sentation de cette comédie (l'assemblée de Riche- ; lieu) dans la ville de Montréal ; mais là on a trouvé des patriotes moins disposés à partager les opinions | des meneurs, et c\u2019est une circonstance qui devra \u2018frapper nos habitauts pour leur inspirer des ré- cherche à les entourer, C'est la ville qui a élu M.Papineau, qui a eu la gloire de fournir un président : (à la législature populaire, au milieu de laquelle cet | homme a toujours vécu et qui doit le connaître plus | que les autres, c\u2019est cette ville qui refuse de s\u2019associer à l\u2019agitation et dans laquelle on n\u2019ose point tenir une révuiou publique pour frapper de réproba- : \u2018 \u201c Ou viendra dire à nos habitants que Montréal | est une ville entachée de bureaucratie, que les con- | stitutionnels y sont en lorce, qu\u2019ils auraient pu trou- | Ller les opérations des patriotes et qu'il était à propos d'éviter une collision qui serait devenue fatale.Mais, s\u2019il en est ainsi, M.Papineau ne serait plus l\u2019élu du peuple de Montréal, il n'aurait plus une [Tome 75.majorité sur laquelle il puisse compter dans cette ville, et il devait y avoir quelque honte à ve mettre dans la nécessité de découvrir un seusblable fait, \u201c Certes, nous penchous à croire que M.Papineay à perdu la confiance d\u2019une grande partie des citoyens de Montréal, et que là, plus qu\u2019ailleurs, on eut en état de fixer son opinion, avec connuissance de cause, sur les dangers de la politique spéculative poursuivie par cet homme ot par ceux qui le secondent.Les murmures sont grands contre Ini ot malheureusement ils sont justiliés par la détresse qui nous entoure.Le commerce v'est plus rien, les entreprises sont arrêtées et les ouvriers se voient forcés d\u2019émigrer chaque jour par suite du manque de travaux.Depuis 4 aus, que les argents sout ade cumulés daos les coffres de Québes et que M.Papineau s\u2019obstiue à en faire refuser la distribution, la misère n\u2019a fait qu\u2019augmenter et est venuo renverser les industries les mieux établies Nous eu appelons aux marchands canadiens, qui certes sout tous patriotes, et qui jusqu\u2019à présent out sacrifié leur avenir au désir de secouder les plans de M.Papi- teau: est-il possible qu\u2019ils résistent une année de | plus à la stagnation des affaires P n'out-ils pag vu la plupart des leurs succomber dans cette latte, el ne | sont-ils point à lu veille d\u2019éprouver te méme sort, si la circulation des fonds ne vient point fournir à leurs i débiteurs les moyeus du s'acquitter?À quoi leur | servira ce qu\u2019ou veut bien appeler du patriotisme, s\u2019il doit les conduire à la honte des faillites ?Quelle satisfaction retirerout-ils d\u2019aue résistance dans laquelle ils out à compromettre leur existence sociale et celle de leur famille)\u201d .Le Populaire semble être d'opinion que la bourse est l\u2019endroit le plus sensible de Jeun- Baptiste, aussi Lien que de John Bull, Le quiétisme du Populaire n\u2019est pas tellement éloigué du protestantisme du Canadien qu\u2019il ne consente aussi lui à co \u201c qu\u2019on tienne des assemblées par tout le pays,\u201d mais à condition qu\u2019en \u201c prot-s- tant contre toute tentative qui pourrait être faite pour nous re:irer aucun de nos droits constitutionnels,\u201d \u201con ceusure également la marche suivie par les mencurs de la législature, qu\u2019on preserive aux représentauts de s\u2019occuper de la distribution des fonds, du renouvellement de toutes les lois, de l\u2019éducation, des améliorations et de tout ce qui tient essentiellement au bonheur populaire.Ce sera en agissant de la sorte qu'on parviendra à éviter le coup qui nous menace, qu\u2019on fuspitera de la sympathie aux autres peuples et qu\u2019on pourra dire avec raison que la métropole est une marâtre, si elle op- | prime des enfants qui se jettent dans ses bras.\u201d \u201c Tout ce qui tient essentiellement au bonheur populaire\u201d.Vous y êtes vraiment ! Est-ce que lo peuple ne sera pas nécessairement et essentiellement heureux dès et par cela même qu\u2019il aura des institutions électives 7?Voyez les Américains, s\u2019ile ne sont pas souverainement heureux avec ces inati- tutions et s'ils n\u2019y tronvent pas un remède à tous les maux passés, présents et à venir ?Un Eéecteur du comté de Lachenaie écrit au Populaire : \u201c + # # En parcourant la Minerve da 4 où du 5 courant, # # # # ma surprise fut extrême d\u2019y lire des recommandations de ne plus faire uenge des produits anglais, puis de voir que dans sa dernière page, le journaliste fournissait à ses lecteurs les prix courants des thés, des cafés, de la cassonade, du sucre, de la mélasse, de huile d'olive, des fers, du ferblane, des bouteilles, de indigo, du salpdtre, du charbon, et d\u2019une foule de marchandises importées par ce maudit gouvernement pour l\u2019asage d\u2019une population à laquelle on ineulque de ne plus rien acheter.Il me semble que le meilleur moyen de faire entendre raison à nos habitants sur les privations qu\u2019on leur impose, c\u2019est de ne pas leur eu faire connaître le prix, # # + # A propos de cette phrase de la JZinerve : \u201c Plus tard (aprés 1828) on a Fait quelques nou - \u201c velles nominitions dans -e conseil; mais ces noimi- \u201c nativns étaient dans le même esprit, et influence \u201c bureaucratique y est toujours Ja mém \"Un qui sait \u201cne sait point comment l\u2019hon.D.B.Viger, propriétaire, directeur et paragraphenr de la Ji.nerve, a pu permettre Pinpression d\u2019un semblable conte à dormir debout #* + # # Malgré les fréquentes visites de l'illustre vieillard au château Saint- Louis, ses assurances de dévouement ct ses confidences à qui voulait l\u2019entendre, qu\u2019il faisait tout pour arrêter In fougue de certains mencurs, la supposition, que sa nomination au conseil législatif est le fruit de sa complaisance envers le gouvernement, ne pourraît raisonnablement arriver à la pensée d\u2019an réformateur, que dans le cas où l\u2019honorable serait créé juge ou schérif; et je puis vous assurer que l\u2019exécutif est trop flatté de voir nos patriotes exul- tés jouir de la confiance publique, pour leur fournir l\u2019occasion de se dépopulariser en leur donnant les places qu'ils désirent.\u201d Un Patriote écrit de Saint-Denis qu'il a été sur le point de se révolter contre l'autorité de sa femme, qui furieusement patriote elle-même, et prenant comme paroles d'évaugile tout ce que dit lu AZiner- ve, à pris à tâche de déranger ses habitndes et de contrarier ses goûts en substituant à son petit coup de brandy le matin de mauvais whiskey qu\u2019il « failli tout rendre, à son café des îles à déjenner, du café de croute de pain qu\u2019il a eu toutes les peines du monde à digérer, à son coup-d\u2019appétit en vin de Porto, encore dn whiskey; i son verre de vin français à diner, toujours ce détestable whiskey.Mais voici le plus beau de l\u2019affaire : \u201c Je fus trouver, dit-il, un monsieur de ma paroisse, qui est extrêmement patriote, et qui n assez d'empire sur ma femme, parce qu\u2019il est toujours à répéter avec elle que la Minerve est le seul oracle qu\u2019on doive consulter.Je lui racontai mon aventure en le priaot de parler à ma femme et de persuader à la ménagère queje n\u2019en serais pas moins bon patriote en ne suivant pas à la lettre les ordonnances de la Minerve.Je tombai de lièvre en chaud mal, car je n\u2019avais pas réfléchi que l'intermédiaire auquel je m\u2019adressais était justement un fabricant de whiskey, Il fronça le sourcil à mon récit; me dit que j'étais une bête, que ma femme seule avait de l'esprit, et que tous nos habitants devaient passer des résolutions pour proscrire les produits des anglais, nos enbe- mis naturels.Il me fit un grand sermon sur les avantages du whiskey et m\u2019assura qu'il y aurait bien- tot une assemblée patriotique daus laquelle le whiskey serait déclaré la seule liqueur buvable dans l\u2019intérêt du pays.« J'aime bien ma patrie, mais je ne suis pas marchand de whisky, je ne puis souffrir cette boisson, et si la Minerve continue à donner des consrils ma femme, je crains qu\u2019elle ne nous fasse fairé mauvais ménage.\u201d : LA MINERVE.\u201c Les criailleries de la vieille Gazette de Québec sur la violence du Vindicator se reriouvellent, mais le dernier se plaint des ministres qui ne pouvant hier la ju-tice de nos réclamations, rofitsent eopendant d'y faire droit, et demandent des mesures coéroitives contre le pays, qu\u2019on outrage, pour le panir d'avoir adopté le moyen constitutionnel d'appuyer nos de- maudes.Ils prétendent s'emparer de nos revenus, de nous priver du seul moyen de forcer ici les officiels à remplir leur devoir ; c\u2019est ane étrange chose que nous soyons aux yeux de la bonne les seuls à blâmer dans l\u2019affaires non parce que nous sommes injustes, mais parce que nous témoignons de l\u2019impatience d\u2019un refus de justice après vingt ou trente aus de réclamations, et de nouveaux sujets de plainte qui deviennent plus graves encore.Autrefois la oyenne eût applaudi à la politique virile de notre confrère, et se fût empressée de faire écho à la voix du peuple, mais elle est depuis devenue si caduque, si débile que la moindre manifestation de la vie nati- onnale la jette dans le délire et la fait s\u2019ébaillir comme un enfant qui à brisé ses hochets.Rien n\u2019est plus amusant que ses exclamations loyales et ses rêvasseries du jour.\u201d : Il n\u2019y arien à répondre à de pareils arguments.Il est des gens à qui l\u2019on ne saurait faire une plus grande injure que de leur présenter un miroir, et c\u2019est tout ce que nous avons fait pour exciter le courroux de la Minerve.Nous nions que sa voix soit la voix du peuple.LE CANADIEN.* Si l\u2019on veut agir en dehors de l\u2019ordre constitutionnel, sans doute qu\u2019il est bien à propos d\u2019avoir une convention ; mais si l\u2019on veut se borner à une simple protestation contre la politique des autorités impériales, les assemblées qui vont se tenir peuvent faire cela tout aussi bien qu\u2019une convention.D\u2019ailleurs la convention n\u2019est-elle pas toute formée ?la charabre d\u2019assemblée ne représente-t-elle pas le peu- plo, et s\u2019il survenait quelque circonstance qui obligeÂt le peuple à agir, croit-on que nos représentants ne voleraient pas où le devoir les appellerait ?\u201c* Nous l\u2019avons déjà dit plus d\u2019une fois : trop souvent nous consumons notre énergie en mouvements, en efforts qui ne peuvent avoir aucun résultat utile, comme si nous avions des forces à gaspiller.Nous désirerions donc que nos concitoyeus couservassent leurs forces et leur energie pour l\u2019action, s\u2019il devient nécessaire d'agir.S'ils sont résolus À le faire, qu'on se rappelle que les résolutions coërcitives ne sont pas encore passées dans le parlement impérial ; que peut être la réflexion ou quelque suggestion sage orteront les ministres à modifier les mesures dont fos résolutions proposées nous menacent.\u201c Quoiqu\u2019il arrive, quoique nous puissions différer sur quelques-unes des propositions qui serout adoptées dans les assemblées qui vont avoir lieu, nons pensons que les déclarations de ces assemblées mé- riteut le respect de quiconque fait profession de respecter le peuple.Le ridicule et le sarcasme sont ici hors de place, surtout de la part de ceux qui, dans d'autre temps, ont recommandé, appuyé de pareilles assemblées, composées des mêmes personnes, convoquées pour le même but, celui de repons- ser l\u2019oppression et de défendre les libertés publiques.\u201d Ainsi des assemblées von! se tenir, et par tout le pays, puisque ces assemblées peuvent remplacer une convention : cela est décidé quelque part ; on votera des résolutions au nom du peuple, on les fera passer pour des déclarations spontanées de ses sentiments, et on exigera que nous lés respections comme telles.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Parmi les niaiseries du jour est une pétition au pape, aux cardinaux, ete, qui circule, dit-on, à Montréal, et par laquelle des gens qui jugent sans doute des faiblesses d\u2019autrui par les leurs, demandent charitablement que les prêtres et les religieuses soient relevés de leurs vœux de chasteté.On ne connaît pas les auteurs de cette impertineuce.Le Vindicator croit bien que ce n\u2019est pas une plaisanterie.\u2014 Un chien enragé a été tué hier dans la paroisse de Sainte-Foi, après avoir parcouru une grande partie de la paroisse et mordu un grand nombre de chiens et d\u2019antres animaux.Le comté de Verchères devait s'assembler le 16, et l\u2019on faisait des préparatifs pour avoir prochainement une pareille assemblée dans le comté de St.- Hyacinthe.\u2014( Canadien.) M.l\u2019éditeur,\u2014 Une tentative de vol par escalade A été commise la nuit dernière à notre magasin de hardes.Les voleurs, dérangés dans leurs opérations par le chien de la maison, qu'ils ont entendu aboyer, ont pris la fuite et laissé derrière eux une échelle marquée avec de la peinture et qu'ils avaient probablement volée pour cette expédition.Le propriétaire peut la venir chercher.Je suis, etc.C.J.Brown.Faubourg Saint-Jean, rue Saint-Jean, n.9, 13 mai 1837.NOUVELLES DIVERSES.\u2014Un journal publie la nouvelle suivante : \u201c La haute banque a souscrit quatre cent mille livres sterling ou dix millions de francs de garanties qui ont été promis à la Lanque d'Angleterre pour sûreté des traites en circulation; cette ét;orme masse en valeurs se trouve ainsi recouvrer immédiatement toute sa valeur échangeable.Une autre mesure a été adoptée par suite de l\u2019arrangement qui vient d'être conclu.La banque d\u2019Angleterre ouvre un crédit de deux millions sterling, soit cinquante millions de franes, à la banque des Etats-Unis qui fournira ses traites à trois mois, À In condition d\u2019adresser immédiatement à Londres la moitié de cette somme, soit 25 millions en espèces.On espère, à l\u2019aide de ces négociations, que la banque des Etats-Unis pourra suppléer à la difficulté des retours, en fournissant à volonté à ses clients ou correspondants du papier sur Londres, dans un moment où aucune maison de Frauce ou d'Angleterre n\u2019est disposée à accepter pour compte américain.Ces mesures extraordinaires annoncent toute la gravité de la situation qui les a fait prendre.\u201d \u2014 Depuis quelques jours, on rencontre dans les rues de Nantes, plusieurs ouvriers de divers corps le métier, qui marchent en groupes de cing ou six ndividus.Les uns portent à leur cou des chaînes et les attributs de l'esclavage, et pour devise: LI- BERTE\u2019, EGALITE\u2019 DE 1830; les autres sont chargés de cordages, garottés comme des forçats, et, à chaque passant, ils expliquent pourquoi ils font ces différentes démonstrations.Nous ne pouvons pas citer les paroles que nous avons entendues, les reproches amers qui étaient adressés à plus d\u2019un grand atriote de 1829, devenu, depuis 1630, noble ou onctionnaire de juillet.On sent bien que, dans ce débat, nous n'avons rien à démêler avec les dupes, ou les ayant-cause de la révolution.Tout ce que nous pouvons dire, c\u2019est que l\u2019état dans lequel la France se trouve, est inquiétant pour tout le monde; que ces symptômes de malaise sont loin de rassurer le commerce, d'inspirer la confiance et d\u2019assurer le présent ou l\u2019avenir, (Hermine de Nantes du 24 mars.) \u2014 Les nouvelles commerciales de la Seine-In- férieure, du Nord, du Haut-Rin, de la Loire ont éveillé de vives inquiétudes en haut lieu.MM.Gäsparin et Martin ont été interpellés avcc anxiété sur une situation que des rapporte bien autrement | authentiques que ceux de leur police ont fuit connaître à la volonté supérieure du cabinet.\u2014Trente mille ouvriers, nous écrit-on de Lyon, se trouvent présentement sans ouvrage et sans pain; des familles ontières, hommes, femmes, enfants, la tête couverte de quelques mauvais l'nges, se rencontrent dans les rues, implorant la charité d'une voix troublée et inexpérimentée ; c\u2019est un douloureux spectacle impossible à décrire et qui cause une émotion impossible à faire partager à qui ne l\u2019a pas vu.\u2014On assure qu'il est question d\u2019un mariage entre la princesse Marie d\u2019Orléans et le second fils du duc révnant de Saxe-Cobourg.On prétend aussi que c\u2019est la reine des Belges qui, ayant pris en amitié le neveu de son mari, depuis qu\u2019il séjourne en Belgique, aurait eu la première idée d'en faire son beau- frère.La princesse Marie a 2t ans, et le jeune prince de Cubourg en a 18, \u2014 Le prince et la princesse de Capoue reviendront à Londres au mois de juin.Des appartements sont retenus pour eux à l'hôtel Mivart.\u2014Les différends entre le saint siére et le Brésil ne sont pas encore conciliés M.Drummond, envoyé de ce pays, venait d'arriver À Rome.\u2014Après un débat d\u2019une violence extrême, le grand conseil de Borne a décidé, à la majorité de 65 voix contre 49, que les sociétés de sûreté étaient supprimées.\u2014On écrit d'Anspach, 12 mars: \u201c Nous avons pu admirer hier.pendant plusieurs heures le beau et rare spectable de plusieurs soleils apparaissant à la fois au firmament pär l\u2019effet de la réfraction.Vers les quatre heures de l'après-midi, nous avons aperçi le premier de ces soleils réfractés du côté sud du véritable globe lumineux ; il jetait des rayons vifs et éclatants ayant les coule rs de l\u2019arc-en-ciel, et à disparu au bout de vingt minutes.Peu après uu autre soleil se fit voir à droite, vers le mord ; il était aussi beau que le premier, et sa durée a été anssi prolongée.Pendant ce phénomène le soleil était parvenu à son Zénith, et il était entouré d\u2019une auréole très-éclatante.\u201c Vers les cing heures, il s\u2019est formé des deux cû- tés du soleil une clarté assez faible qui affectait les couleurs de l\u2019iris, et qui s\u2019est prolongée presque jusqu'au moment du coucher de l\u2019astre lumineux.Le coucher était vaporeux et nullement rougeâtre.Dans la soirée la lune se présentait comme recon- verte d\u2019une légère guze.Ce qu\u2019il yn de remarqna- ble, c\u2019est que l\u2019auréole très-étendue qui eutourait vers le suir le soleil ressemblait beaucoup à l\u2019aurore boréale que nous avons pu observer dernièrement.Pent être que l\u2019un et l\u2019autre de ces phénomènes tiennent plus qu\u2019on ne croit à des causes à peu près semblables.\u201d\u201d \u2019 \u2014Des lettres de Calcutta du 26 décembre, par la voie de Bombay, aunonceunt 'arrivée dans I\u2019 [ade du général Allard.Naples, 3 mars.La température extrémement froide pour notre climatse maintient.Ou ne se rappelle pas avoir vi ici une quantité de neigo aussi grande que celle qui couvre les montagnes des environs.Leroi et la reine se trouvent en ce moment & Caserta.Copenhague, 1 mars.\u2014 Voici les deux derniers bulletins concernant la santé du roi : \u201c 6 mars\u2014La nuit dernière le sommeil du roi a été interrompu par une toux continuelle qui était cependant moins violente que précédemment.* 7 mars.\u2014Le roi a dormi 5 heures.La toux a diminné, L\u2019appétit est assez bon.\u201d Quelques personnes prétendent que Ja toux a dégénéré en affection pnlmonaire et redoutent une crise prochaine.Vienne, 12 mars.\u2014L'impératrice a en, dans le courant de cette semaine, tue violente attaque de grippe ; mais S.M.est muintenant rétablie.BUREAU DU SECRETAIRE DE LA PROVINCE, Conunissions expédiées.MM.Paul-J.Masson et Eléazar Havs, sont nommés commissaires pour la décision sommaire des petites causes dans la seigneurie de Soulanges comté de Vaudreuil .M.Thomas Dundoy, inspecteur de bœuf et lard, pour les cité et district de Québec.PORT DE QUEBEC.ARRIVAGES.9 mal.Barque Stately, 22 avril de Londres, sur lest.Maguet, 4 do.de Liverpool, cargaison générale pour Montréal.0.\u2014\u2014 Ipswich, 39 jours de Plymouth, sar lest.-\u2014\u2014 Tobago, 29 mars de Londres, sur lest.12.\u2014\u2014 Airthey Castle, 5 avril de Bristol, do.MARIE'S.Mercredi dernier, à ln chapelle de la Sainte-Trinité, par le révérend E.W.Sewell, Francis James Lundy, écuyer, fils ainé du révérend PF.Luady, recteur de Lockington (Angleterre), à Henrietta Eliza, deuxième fille de l'honorable Jonathan Sewell, juge en chef du Bas-Canada.Le 6 du courant, à Sherbrooke, chez l\u2019honarable juge Fletcher, par le révérend Le Duolitile, Charles WW.Whit.cher, écuyer, avocat, à Harriet, fille anique de C.P.El- kins, écuyer, avocat, tous deux de l'endroit.A Montréal, ie 8 courant, par M.Fay, M, Edouard Demers, à demoiselle Léocadie Dezery, tous deux de cette ville.DECLE'S.À St-Léon, district des l'rois.Rivières, le 6 du courant, à l'âge de 75 ans et 3 mois, messire Louis Delaunais, curé de cette paroisse, et l'un des membres de la corporation du séminaire de Nicolet, ' A Moutréai, le 8 du courant, à l'âge de 39 ans, après une longue et douloureuse maladie supportée avec toule la résignation chrétienne, dame Marie-Jshzabeth Peltier, épouse de Jos.Bourret, écuyer, avocat de cette ville, À Saint-Antoine de \u2018Tiliy, le 11 de ce mois.M.Louis Proulx, père de M.le curé du lieu.11 était âgé de 57 ans, et natif de la Baie du Febvre, on il s\u2019était acquis une honnête aisance.11 eut des amis, et le mérita.À Montréal, le 5 du courant, après une maladie de 8 jours, M.André Vincent, ägé 42 ans et 2 mois.LA BIBLIOTHÈQUE EN CIRCULATION DE FORD, HALLE DES FRANCS-MAÇONS, SERA OUVERTE LUNDI QUINZE MAL COMMERCIAL BUILDINGS, ASSE-VILLE DE QUEBEC, RUE SAINT-PIERRE.B a CEE propriété est muintenant en vente; 2 elle vaut £6,500.Le tableau de loca- A¥ tions cr-annexé montre que cette valeur n\u2019est pas établie sur des calculs fictifs; car lorsqu'il sera complété, comme 1l n'est pas à douter qu\u2019il ne le soit brentôt, le te- venu annuel sera de près de L'600.2 1=J.C Swtou, courtier N © o_James George, négociant N© 3~R.MacLellan, dito N© 4\u2014H.N.Jones; dito N© 5\u2014Ryan figres, duo N° G\u2014Anderson & l\u2019aradis, dito N° 7\u2014J.Dyde.bureau des bateaux à vapeur N © 8\u2014J.Nevins, négociant NO 9\u2014Jefterv & fils, agents N° 36\u2014Rue St-Pierre, BK F.Maitland & Co, négociants.Magasins, comptoirs et caves à louer.\u2018Toutes sortes de tnarchanisez cnmagasinées, S'adresser à JEFFERY & FILS, N° 9.Québec, ler mal 1837.ON fait savoir qua les soissignés propriéta res du fief et seigneurie du Lao Métis, ci-après décrit, sis et situé dans le district de Québec, province du ttas- Canada, ont fuit requête à Sa Majesté, par l\u2019entremise de Son Excellence le gouverneur en chef, pour uae commutation et décharge du droit de quint, du droit de relief, et autres droits féodaux échus ou à échoir à Sa Majesté, ses héritiers et successeurs, sur le dit ficF et seigneurie du Lac Métis, lequel lac se décharge dans une rivière du même nom ( Métis), ensemble une iieue de terre en pros fondeur tout autour du dit lac, éloigné d'environ douze ou quinze lieues du Aeuve St-Leureot.au sud d\u2019icelui, étant le dit fief et seigneurie du Lac Métis borné de tous côtés par les terres non concédées de la couronne ; et pour oblenir une nouvelle concession en faveur des dits propriétaires soussignés, leurs hoirs et ayant-cause, du dit fief et seigneurie ci-dessus décrit du Lac Métis pour être à l'avenir posséé en free and commun soccage, de la même manière que sont possédées les terres en free and common soccage dans cette partie du Royaume-Uni de la Grande- Bretagne et d'Irlande appelé I\" Angleterre.C'est pourquoi toutes personnes qui ont on peuvent ou prétendent avoir quelque droit présent ou à venir, Intérêt, charge ou obligation, voit par hypothèque générale ou spéc ale, expresse ou lacite, ou en vertu de quelque autre titre, ou par quelque autre moyen que ce soit, dans ou sur les terres comprises dans le dit fief et seigneurie ci-dessus décrit, à l\u2019égard duquel la commutation, décharge es extinction des droits, charges et redevances féodaux et seigneuriaux a été ainsi demandée, sont requises de signifier par écrit, sous trois mois à compter de la date du présent avertissement, leur consentement ou leur refus de consentir à l'abandon, concession nouvelle et changement de tenure des dites terres, et à la commutation, décharge et extinction des dro ts, charges et redevances féodaux et seignepriaux demandée comme susdit, et de déposer l\u2019évrit contenant leur dit consentement où refus, sous le dit délai de trois mois, au bureau du conseil exécutif de cette province, JEAN-BAPTISTE-RENE\" HERTEL DE ROUVILLE, MARIE-ANNE-JULIE HERTEL DE ROUVILLE, veuve de l'honorable Charles-Michel-Jonberry de Salaberry.Québec, 12 mai 1837.AVIS.N donne avis publie par les présentes, que les soussigués propriétaires du fief et seigneurie de la ftivière de la Mazdeleme ci-après décrit, étant icelui sis et situé dans le district de Gaspé, eu la province du Bas-Canada, ont présenté requête au Roy, par l'entremise de Son Excllence le gouverneur eo chef, pour demander la commutation, extinction et décharge du droit de quint, droit de relief et autres charges féodales échues ou a écheoir à Sa Majesté.ses uéritiers et successeurs, sur le fief et scigneurte de la ltivière de la Magdileine, situé dans le district de Gaspé.ermsla province du BasCaninda.du côté sud du fleuve Saint.Laurent.d'une lieue de front, savoir, une demi-lieue au-dessus et une demi-lieue au-dessous de la rivière de la Maudeleimne, le long du fleuve Saint-Lau- rent sur deux licaes seulement de profondeur, avec les dévendances ; et pour obtenir une nouvelle concession aux dirs propriétaires soussignés leurs hoirs et avant cause.du dit fief et seigneurie ci-dessus décrit.pour être par eux tenu en free and common soccage, en la même manière que les terres sont tenues en cetie partie du Royaume Uni de La Grande- Bretagne et d'Irlande appelée Angleterre, En conséquence toutes personnes ayarit Où pouvant ou prétendant avoir quelque droit présent ou à venir, intérêt, obligation.garantie où charge quelconque, soit par bypo- thèque générale ou spéciale, expresse ou tavite, ou en vertu de tout autre tittre, où de quelque manière que ce soit.dans ou sur les terres comprises dans le dur fief et seigneurie ci-dessus décrit, à l'égard duquel la dite commutation, extinction et décharge de droits.redevances et charges féodaux et seigneuriaux a Été ainsi demandée, sont averties par les présentes qu'elles arent à signifier par ecrit, d'hui en trois moit, leur consentement ou leur refus de consentr à la »emise, concession nouvelle et changement de tenue des dites terres, et à la commutation, ex tion et décharge des droits, charges et redevances févdaux et seigneuriaux demandée comme dit est ci-dessus et de déposer l\u2019écrit contenant leur dit consentement où refus, dans le dit délai de trois mois, au bureau du consell exécutif da cette province, JOUN GREENSHIELDS, JAMES WEIR, Par Jeur procureur Annprew PATERSON.Québec, 6 avril 1837.AVIS PUBLIC DA par le préseut douné, que le soussigné propriétaire des fief et seigneurie de Mout-Louis, rieur de Gaspé, dares la province du Bas-Canada, a fait application à Sa Majesté, par pétition aux moyens de son excellence le gouverneur en chef, pour une commutation et exemption du droit de quint, du droit de relief ct autres charges féodales dues et à être dues à Su Majesté, ses bé- ritiers et successeurs, sur Ces Certains fief et seigneurte de Mont- Louis, situés, sis et Étant sur la rive sud du fleuve St.Laurent, dans le district inférieur de Gaspé, dans la dite province du Bas-Canada, la dite seigneurie contenant à peu près trois lienes de front sur le dit fleuve, sur trois lieues de profondeur, bornée au nord-est par l\u2019Ance Pleureuse, et au sud-ouest par la Rivière à Pivrre, avec les dépendances ; et pour obtenir un nouvel oclroi pour lui le soussigné, ses héritiers et avant cause, des dits sus désignés fief et seigneurie de Mont- Louis, pour être dorénavant tenus en france et commun soceage, co lu même manière que les terres soni maintenant tenues en franc et commun soccage, dans cette partie du Royaume- Uni de Ja Grande-Bretagne et d'Irlande appelée Angleterre, C\u2019est pourquoi, toutes personnes qui ont ou peuvent avoir où prétendent avoir aucun droit, miérêt, sûreté.charge ou empéchement, présents ou contingents.soit par hy- pothêque.générale ou spéciale, expresse où impliquée, sous aucun titre ou par aucun autre moyen quelconque.dans ou sur les terres comprises dans les sus désigné.fief et seigneurie, pour lesquels les dites commutation, exemption et extinction des droits féoduux et seigneuriaux ont été ainsi demandées, sont par le présent euuises de si- @nifier en écrit, d'hui en trois mois de calendrier, de la date des présentes, leur consentement ou refus de la résignation, nouvel octror et changement de tenure des dites terres, et de la commutation, exemption et extinction des droits, dues et charges Féndaux et seigneuriaux demandés comme susdit, et de déposer tel consentement ou refus dans la dite nériote dernièrement mentionnée de trois mois de calendrier, au Bureau du conseil exécutif de cette province.MATTHEW BELL.Trois-Rivières, 28 mars 1877.39 d A\u2018 LOUER, A cour, le HANGAR et les APPENTIS vis-à-vis de chez Irvine, rue Champlain.S\u2019adresser à JOHN FISHER.Québee, 6 mai 1837.A\u2018 LOUER, DU lER MAI PROCHAIN, UA grand HANGAR en bois, rue Saint-Paul, appartenant à la succession de William Budden, Écuver, et occupé maintenant par H.Dubord, écuyer.S'adiesses à J.M.FRASER & Co.Québec, 27 mars 1837.VENDRE, ensemble ou séparément, deux EMPLACEMENTS situés en cette Haute-ville de Québec, rue du Palais, contenant chacun vinyt deux pieds et six pouces de front sur la dite rue, sur cent cinquante sept pieds de profondeur, bornés au sud par Wm.Wilson, écuyer, et au nord par Made: McGregor,\u2014avec les masures des deux maisons incendiées l'été dernier.L'un des dits emplacements appartient à Tros.C.AYLwIN, Écuyer, et l'autre à la dite Dame McGregor.Pour plus amples informations s'adresser à ROBERT SYMES, écuyer, ou à LOUIS PANET, Québec, 24 mars 1837.nd notaire AUX ARCHITECTES, MAITRES-MAÇONS, &c.E TERRAIN vacant à l\u2019extrémité sud-ouest de la rue Saite-Ursule a été divisé en emplacements convenables aux personnes qui désireraient en acheter, aux prix de £135 8 £365 chacun.Si on le demande, tout où partie de l'argent pourra rester sur le fonds pendant nombre d'années.AUSSI \u2014 40 milliers de la meilleure brique à bâtir de Bridge- water.S'adresser à Mw, BELL.Rue Saint-Pierre, 6 mars 1837.VENDRE chez MAXHAM & BOURNE, Lard prime-mess, prime et cargo, Savon et chandelles Québer, 18 jauvier 1887, si-après dés se ; : - ; ci-après désignés, situés, sis et Étant dans le district infé- vis le bureau de la compagnie d'assurances maritimes du | VENTES À L'ENCAN.ett PAR J.M.FRASER & CO.Raisin, quincaillerie, marchandises sèches.&c.\u2014A leurs magasins, MARDI prochain, 16 du courant, àUNE heure :\u2014 V INGT boucauts raisin de Tarqnie 3 barriques tabac en feuille ; 50 paniers raisin de Denia, 30 barriques huile 2 pipes 2 barrigue gin 10 boucauts aile en bouteille 50 boîtes chandelles 10 barriques huile de lin bouillie 30 rouleaux cordage goudronné 6 caisses chapeaux de soie Souffre en fleur et en bâton, noir de fumée gingembre moulu.moutarde, vinaigre, peintures, &c.\u2014AUSSI\u2014 Pour clore une consiænation, une petite quantité de QUINCAILLERIE, positivement SANS RESERVE, \u2014APRÈS QUOL\u2014 Un assortiment général de marchandises sèches.Québec 13 mai 1837.__ 0 PAR G.D.BALZARETTL ENCAN DU SOIR.VENTE CONSIDERABLE DE LIVRES FRANÇAIS.MARDI prochain, 16 du courant, aux magasins de J, C.Retrrenstern, évuyer, à SIX heures et DEMIE, positivement sans réservu \u2014 .NE collection splendide de livres français sur le droit, la littérature, l\u2019histoire, les voyages, &c.Ke.&c.\u2014AUSSI,\u2014 Une caisse de livres de dévotion et autres livres relic gieux, Epitres et Evangiles, Formulaire de Prières, Petit Paroissien, Journée du Chrétien, Heures de Demoiselles, Vie de Ste- Phénomène, Pensez-v-bien, &c.&c.&c, \u2014APRES QUOL\u2014 1 caisse dentelle d'or et d\u2019argent, frange da.do, 1 do parfums français, ère qualité, quelques sets chandelier d'église, burettes.&c.&e.1 do joujoux français et aHemands, poupées de cire et de composition, &c.&c, &c.\u2014FET\u2014 ; Quelques caisses Oporto vieux supérieur, Madère.Sherry et Johannisberg 100 caisses vrai genièvre de Hollande, 1 douz.chacune» 20 quarts noir de Warren, et autres articles, 77 Des catalogues des livres seront distribués avant la vente.12 mai 1837.BANQUE DE L\u2019AMERIQUE SEPTENTRIONALE BRITANNIQUE.ETTE institution commencera ses opérations le PREMIER MAI prochain, à son bureau, ue Saint-Pierre \u2019 Jours p'Escomrre.\u2014 MI ERCREDIS et SAMEDIS.Les billets destinés a Uescompte devront être laissés entre les mains du REGISSEUR !a veille, et être redemandés les jours d'escomptes après-midi .; ; On y alloue l'intérêt sur les dépôts à des conditions qu'- on saura en s'adressant à la banque, THOMAS PATON, régisseur.MAGONS ET MANŒUVRES POUR LE CANAL SAINT-LAURENT.N donne avis que tel nombre que ce soit de Lons maçons et manœuvres trouveront immédiatement de l'emploi pour l'été prochain.et de bons ga-> ges, en s'adressant a ce bureau, on a .WwW.R.¥.BERVORD, agent pour le canal Saint-Laurent.Bureau du Canal Saint-Laurent.Corawall, 6 avril 1857.NB.Les travaux des maçons commenceront vers le 24 du courant, ou peu après, si le temps reste favorable, et cenx des nanœuvres vers le 17 du courant AVIS.Ÿ E sonssigné s\u2019étant retiré de la Banque de Montréal en cette ville, a l'honneur d'informer ses amis et le public en général qu'il a ouvert un bureau derrière la Bourse, sur la rue Arthur, directement vis-a- Québec.ler avril 1837.Canada, ol il se chargera des affaires de courtage et d'agence yénérale dans toutes leurs branches liquidation de comptes, réglement de livres, etc.; il assure tous ceux qui le favoriseront de leurs ordres qu\u2019il apportera toute la dili- rence et l'attention possible à leurs Intérêts.\u201d S.MACAULAY.Basse-ville, 3 mai 1837.AVIS.; .OUS ceux qui doivent a la succcession de feu Jous Corrin, écuyer, sont requis de payer immédiatement, et luus ceux qui ont des demandes contre icelle, de transmettre leurs comptes au soussigné, en l'étude de MM BoweN et MONTIZAMBERT, avocats, rue Saiut-Louis, n.18.E.L.MONTIZAMBERT, curateur.Québec, 3 mai 1877.Par Son Excellence Archibald, ComTE DE GosFonn, Baron Worhngham de Beccles, au Com:é de Suffolk, Capitaine Général et Gouverneur en Chef des Provinces gu tlaut et Bas-Canada, Vice- Amaral d'icelles, et Membre dn Trés [lonorable - Conseil Privé de Sa Majesté, &c.&c.&e.; ; .ES Maître, Député-maître et Gardiens de la Maison de la \u2018Trinité de Québec, ayant soumis à ma sanction et gunfirmation un certain ré- glement, régle ou ordonnance par eux fait ei passé VENDREDIL le QUA- TORZIEME jour d\u2019AVRIL courant, en vertu et sous l'autorité d\u2019un => * AP .2 .Acte du Parlement Provincial, intitulé ** Acte pour mieux * régler les pilotes et les vaisseaux dans le port de Québec \u201c el dans les hâvres de Québec et de Montréal, pour amé- \u201c liorer la navigation du fleuve Saini- Laurent, et pour * établir un fonds pour les pilotes infirmes, leurs veuves et \u2018leurs enfants;\"\" et en verts et sous l'autorité d'un autre Acte du Parlement Provincial, intitulé *¢ Acte pour amen- « der un Acre passé dans la quarante-cinquième année du \u201c1ègne de Sa fene Majesté, intitulée, \u201c Acte pour mieux \u201c régler les pilotes et les vaisseaux dans le port de Québec wt ot dans les hâvres de Quebec et de Montréal, pour amé- \u201c liorer la navigation du fleuve Saint-Laurent.et pour é- | 6 tablir un fonds pour les pilotes infirmes, leurs veuves et \u201c leurs enfants\u201d et en vertu et sous l'aurorité d\u2019un autre acte du parlement provincial, intitulé.\u2018* Acte pour amen.« der un acte passé dans la quarante-cinquième année du « règne de Sa Majesté, intitulé, \u201c\u201c Acte pour mieux régler \u201cles pilotes et les vaisseaux dans le port de Québec, et * dans les hâvres de Québec et de Montréal, pour amélie- \u201c rer la navigation du fleuve S -Laurent.et pour établir \u2018un fonds pour les pilotes infirmes, leurs venves et leurs et encore en vertu d'un autre acte du parlement provincial.intitulé, \u2018 Acte pour amender ul'érieu- \u201c rement et pour étendre les dispositions de certnis actes y \u201cmentionnés ayant rapport aux pilotes et à la navigation «du fleuve Saint-Laurent, el pour d'autres fins y spéci- \u201c\u201c fiées, dans les termes suivants savoir: .pion pilote pour et au-dessous du hivre de Québec, qui s'engagera À piloter aucuns navires ou yaisseeux, soit en montant ou en descendant le fleuve St Laurent, ou à conduire aucuns navires ou vaisseaux d'un endroit à l\u2019autre, dans le hâvre de Québec, devra, pour la meilleure information de son ou ses apprentifs, emmener tel apprentif ou apprentifs à bord de tels navires ou vaisseaux dont & pourra éire en charge.sous peine d\u2019une amende n excée s dix louis courant.dant PE, J.STEWART Maitre 2; 1, LE MESURIER, Député-maître, D.BURNET, Gardien, ; JNO.LAMBLY.M.H, et Gardien, ROBT.YOUNG, I.P.et Gardien.\u201c enfants; \u2014 - A la réquisition des dits maître, député-maitre et gardiens de ln Maison de la \u2018Trinité de Québec, jar lu et exs- miné le dit régiement, rêgle ou ordonnance écrit de l\u2019autre part.et ICelui ai confirmé et sauctionné, Comme par les présentes je le confirme «t sanctionne, autant que je puis légalement le faire.Donné sous mon Seing et Sceau de mes Armes, au Château Safot-Louis, dans la Cué de Québec, ce vingt-neuvième jour d'Avril, l'an de Notre Seigneur mil hu cent trente-sept, et du régne de Sa Majesté le septième.JL.8.1 ; ( Signé.) GOSFORD.Par ordre de Son Excellence, (Signé.) S.WaALCOTIT,_ Secrétaire Civil.ES soussignés ont Lesoin de 2,500 minots d PATATES ESU RIER, TILSTON F.BUTEAU & Co.E & Co.Québec, 5 mai 1837.5d E soussigné informe le publie qu\u2019il a été nommé clerc du marché de la Haute-ville, et inspecteur des poids et mesures pour le district de Québec, à la place de M.George Chapinan qui a résigné.LI se trouvera constamment.durant les heures de marché, à son poste sur le marché où à la maison de pesée, où il inspectera, ajustera et étampera les poids et mesures.Aux autres heures on le trouvera à son domicile rue Saint.Vallier (maison de John Davidson, écuyer), près du Palais de l'Intendant, ; ; THOS.ATKINS.Québec, 3 mai 1837, E soussignê dûment nommé curateur à Joux SuUTTOoN, ci-devant de Saint-Nicolas dans le district de Québec, et dernièrement du township de Hull dans le district de Montréal, marchand de bois, comme absent de la province et débiteur en fuite, avec autorisation de gérer les biens, effets et créances du dit John Sutton, et généralement de régler ses affaires, prie tous ceux qui doivent au dit John Sutio de payer 'e montant de leurs comptes au sonssigné sans délai, et ceux à qui il est dil quelque chose par le dit John Sutton de présenter leurs comptes au bureau de MM.Wicciam Riroure & Co.à Montréal, ou de MM.ALLAN Girmour & Co.à Québec, WILLIAM RITCHIE.Montréal, 8 mars 1837.AVIS.JOHN CROFT ayañt fait cession de tous e ses biens par acte passé devant maître Ep.GLACKEMEYER, notaire, au soussigné pour l'avantage de ses créanciers ; toutes personnes ayant des demandes à former contre lui sont priées de les présenter d'hui en dix jours; et toutes celles qui lui doivent sont requises de payer sans délai.- JOHN FISHER, syndic.Québec, 2 mai 1837.AVIS, LA société qui existe sous la raison AyLwIN & Noap, en cette ville, sera dissoute le premier du mois prochain, le plus ancien des as
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