Le progrès : agricole, industriel, politique et commercial, 9 juin 1876, vendredi 9 juin 1876
[" A \u2014 (sTBICTEMENT PAYABLE D'AVANCE.) \u2014 an, ein jaanta-doux QUINIros, oo.$1.3 LE mois, vlngtesbX HUMIÉTUS oii 0.7 ETATS-UNIS, Les frais de poste sont à la charge des sbonnéé.ga Les lettres et envois doivent être adres- sûa franc-de-port.| AGRICOLE, INDUSTRIEL, BELANGER, FRERES, Editeurs-Propriétaires.IIS 00 A ss POLITIQUE Sherbrooke, P.Q., Vendredi, 9 Juin, 1876.ET COMMERCIAL, | L.C.BELANGER, Rédacteur-en-chef.| No.90.ANNONCES.JOUR DE FUBLICATION ! LE VENDREDI, Première insortion, par ligue, 8 centtn Insertions subséquentes, do .2 do \u2014 Cartes d'affaires, par anuée, $1,00, \u2014\u2014 Annonces commerciales, et autres, trallée de gré à gré.BUREAUX ET ATELIERS : Malson-Twose, audessus du Magasin de MM ugton, \u2014\u2014\u2014\u2014 Dupuy & Dupuy, rue Well \u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014orern= == 4 \u2019 .+ n Lo CL NN LITT Tm mm TE I Tr TT TT EE i Cartes d Affaires.FEUILLETON.Visage s'illuminait do joia à mon appa- était visible qu'ils s'abandonnaient répliqua-t-clle en souriant.J'ai tort [le cardinal secrétaire d'Etat.Tis_ont | galvanoplustie, actionner des sonneries es cime = oo rition.Mais Rose ! hélas ! comme ; encore que an .Cv -mander cela : ear je sais ce (Cosuite visité la bibliothèque et le mu- d'appartement, eto.J == cei me \u2014 a VE PR n ; Ia plus encore que moi di cette douco es- de vous demander cela ; em Je suis ce se du Vatican, et ont luck pivot JP mo no ils d'un ralvanomé.s, A.PELLETIER, Arpenteur LA maladie l'avait changée! Ces joues pérance, que vous avez souffert, et à quelles ] > Arai À : Be ue e plus grand intérêt à la vuo des ma tre en communication, l'un avec vue o Provinctal.Bureau\u2014à l'Hôtel Conti- peniale rue Wellington, Ftv OUIS BRUNELLE, Cordounier, porte voisine do la pharmncie de W.E.1bbotson, rus Wellington, Sherbrooke, PQ.; r or 4 ELESPHORE LEMAY, ST, CAmille P.Q., Encanteur, pour le District de St.Françuls, DOUARD LAROCHE, Voiturier.Réparations faites sous le pins court dé, al, En face de l'hôtel de M.Théod, Camirand re Factory, Sherbrooke, l.Q, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Ww LE.IBBOTSON, Droguiste et s Apothicalre.Prescriptions des médecine préparées avee soin.Rue Wellington, sherbrooke, Qué, a McKECHNIE, rue Wellington, 1YL.Sherbrooke, .Q., arrive d'Angleterre svec I'assortiment le plus complet et le mieux ehoist des Cantons de l\u2019Est.Le OSEPIL FISETTE, Armurier et Serrurier, rue Wellington, Sherbrooke, P, Carabines changées en canons unis pour drer à plomb.Toutes sortes d\u2019armes à feu et d'articles de chasseurs constauniment en malins et réparations faites avec goût et promptitude.ARTIER & BOULANGER, Phar- mactens, à côté de l'Eglise Baptiste, Co- aticooke, 1,Q.MM.Cartier & Boulanger tiennent constamment en mains l\u2019assortiment le pluscomplet en fait de drogues, médecines patentées, ete, REDERIC ST.LOUIS, Pharma- macien et Chimiste, vient d\u2019ouvrir un éta- bissement, coin des rues Maln et Craig, Riek- pend, I\u2019.Q., dans le but de détailler des Drogues, Articles de Tollettes, Parffumeries, Teintures, Papeteries &e, Les ordres de Messieurs les Médecins seront promptement et solgneu- pement rempiles.GT.LAURENT & BERUBE, Fer blantiers et Ouvriers en cuivre Plombiers ol Poseurs d'apparcils a gaz.Dalles en fer galvanisé et en fer blanc.\u201d Marchands de pomn- pes, tuyaux conducteurs, fourneaux, grils, aussi appareilsde chauffuge brevetés récemment.Articles de ferblanterie en tous genres; 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M, Desrosiers est Agent du * Crédit Fon- \u201clerdu Bas-Canada\u201d et aussi de l'Assurance * Royale Canadienne,\u201d de Montréal.15-12m Cy C.11, CHAGNON, Notaire Pu- blie-Syndic Officiel\u2014Commissaire de 8 Cour Supérieure\u2014Agent d'Assurance sur la veetcontre le feu\u2014Agent de Terres\u2014Agent pour la Trust & Loan Company\u2014Agent pour e Crédit Foncier B, C.\u2014Counticooke.Terres 0 vendre dans Stanstead, liarn- ston, Barford, Hereford et Com ton\u2014§100,000 8 prêter à 6} # cent pour Z ans à 5 ans.5 HUISSTERS.JOSEPII VERVILLE, Huissier de 1a Cour Supérieure, 3 HAM-NORD, P,Q.ENJAMIN LACHANCE, Huis sier de la Cour Supérieure, Ham-Sud.2 AMASE BENOIT, Huissier de la = Cour Supérieure pour le district de St.François, Weedon, Par re pau VAGNIOT, Huissier de la Cour Supérieure pour le Distriec de St.Hyacinthe, Acton Valo, P.Q.3m-80.\u2014 HOTELS.= \u2014 Horeu DU CIIEMIN DE FER, enu ; \"ae.tory, Sherbrooke.Bei dues, rue Fue OUNTAIN HILL 1IOUSE, 5 & 7, Côte is - , Trudeau, gérant, 1 Montagne, Québec, Joseph 0% OTEL ALBION, (ci-devant Hô- rm tel Clarke), au coin dés Rues King et prilngton, Sherbrooke, Jas.J.Doherty, Pros > Ja06.briétair st (Are FRANÇAIS, 24, rue du Pa- als, Haute-VilÎle, en face l'Hôtel Alhion, (nebec, Par À.Maugard.Maison de pension, lou ne Française, Chambres Meublées.su- 5 privés pour repas de commande, 6 Here, Du CHEMIN DE FER, Noël, Sherbrooke Qué,en face de la chemin) thd Trone, du Passumpsic et du gt révolte don, où Québec Cen ral.Pus és pour tous vois.is modérés, \u2014 Billets À vendre.08 convois at T a : 8 3 UEBEC CENTRAL HOTEL, ci- i on.ont \"Hotel du Passumpsic, rue Wel- : Sherbrooke, J.D.Champign ro- D ene pau.- Premier ordre, Prix modérés © ot ta © a A vendre 3 ce bureau, \u201c d ablenu analytique du Code Municipal volm prorince de Québec,\u201d contenant los de- Pl détente spmcic\u2019® Muticipaux ont à reme Prix: 28 Cts._AVENDRE.Une bonne MAG Deuy got de y MACHINE A COUDRE, toute , premièr © © le, Sadramorn ore qualité Conditions.fa Terre à vendre.Une petite BL teri de 60 acres, au canton de l'Egte de Windsor, à environ deux milles Acres deh Fors une honge maison ete, ot Teles, grinch: Prix nileres.Conditions Tesse L.C.BELANGER.Sherbrooke, 2 Sept.1874, Vues TOMBE DE FER.XXVIII ( Suite.) Mon maître me prit dans sos bras ; le valet qui avait apporté la lettre prit de l'eau dans un vase, ct se disposait à mouiller mon front.Mais jo n'étais pas tout-à-fuit évanoui, et je fis signo qu\u2019on me laissût respirer un pet.Ju ne pouvais croire l'écrit qui gisait tout ouvert à mes pieds, et mou premier mouvement fut do le repreu- dre et d'y porter les yeux de nouveau.Je lus à voix hauto les affrouses paroles qui m'avaient fait succomber à ma douleur et à mon épouvanto : * Venez, venez vite, Léon ! hélas ! elle marche d'un pas rapide vers la mort, Un seul espoir nous reste : Votre présence peut encore, peut-être, lui sauver la vie.Venez! ma pauvre Rose vous appelle jour et nuit ! \u201d Je n'en lus pas davantage.Avec un nouveau cri, j'arrachai ma blouse grise, et jo saisis mes vêtements.\u2014 Mais qu'avez-vous ?que voulez- vous faire ?s'écrin mon maître, effrayé de la violence de mes mouvements.\u2014Partir, je dois partir ! m\u2019écriai-je.Elle meurt ! elle m'appelle ! Adieu ! \u2014Hlle meurt ?Qui ?demanda-t-on.\u2014Lä-bas ! eile! I'Espérance.ma statue ! hurlai-je comme un fou.Mon maître se placa devant la porte et me barra le passage.\u2014Pauvro garçon ! dit-il ; je ne puis vous laisser partir ainsi; votre cerveau est dérangé.Je lui dis d'un ton suppliant et les mains jointes : \u2014Oh ! non, non, vous vous trompez : je ne suis pas fou.Jugez, jugez vous-même! J'élais un pauvre en- funt muct ; une autre enfaut,la tille de gens riches, m'u tiré de la misère, m'a instruit, et a fait de moi un artiste.Devonue femme, cllo a aimé son protégé avec tant de passion, qu\u2019elle paye de sa vio ce malheureux amour ! Pout- êtro en ce mument est-ello étendue sur son lit de mort; elle m'appelle pour la sauver, pour lui fermer les yeux.t je ne volerais pas à son appel de dêtresse ?Ah! je vous cu pric, je vous on conjuro, laissez-moi partir ! \u2014Je comprends, répondit mon mai- tre, les yeux mouillés de larmes ; mais vous ne retournercz pas du moins à Anvers à piod ; avez-vous de l'argent ?\u2014De l\u2019argont?Lalbutiai-jo frappé de cette question.De l'argent ?Dans ma chambre.trop peu, pent-être.Le généreux artiste tira quelques napoléons de sa poche, me les glissa dans la main ot dit: \u2014Tenez, que Diou vous protége pendant le voyage.Partez le plus vite possible ; nous compterons après.À peine vis-je la porte ouverte devant moi, que je me précipitai dans l'escalier en poussant un cri de joiv, et jo m'élancai dans la rue.Deux heures après, j'étais dans la chaise de poste qui devait me ramener en Belgique.XXIX Après vn voyago rapide, quoique terriblement lent au gré de ma fiévreuse impaticnco, j'arrivai à Anvers dans l'après-midi.Je m\u2019élançai hors de la chaise de poste avant qu'elle fut complétement arrêtée, ot courus tout d'une haleine jusqu'à la maison de M.Pavelyn: mais là, j'appris par un domestique que, depuis uno dizaino de jours, toute la famille s'était renduc au château de Bodeghem, davs l'espoir que l\u2019air do la campagne fortifierait un peu la malade.Sans perdre un instant, je courus chez un loueur de voitures et fis atteler deux bons chevaux à une légère calècho ; je lui promis double salairo\u2026 et, un quart d'heure après, nous brûlions lo pavé de la grande route de Bodeghem avec la rapidité du vent.Je fis arréter In voiture devant la grille du château, je jetai upe pièco d'or au cocher, et je sautai dans le jardin.À la porte du château, un do- mestiquo me salua avec un eri de joie ; il me conduisit dans le vestibule en toute hâte, et, «uns dire un mot, ouvrit ]* porte d'une chambre et s'éciia: \u2014 Voici M, Léon ! Trois ou quatre voix répou:lirent par un cri do joie à cette annonce.Jo vis Rose sa lever en sursaut de son fauteuil de malade tout chargé de cousins ; je vis ma mère qui tenait une des mains do ln pauvre malade; je vis M.et madame Pavelyn dont le creuses, Ces yeux vitreux, ces ldvres bleues! Il était donc vrai que la mort avait marqué sa victime ; je n\u2019étais venu que pour la voir mourrir ! À cettt affreuso pensée, je fus frappé d\u2019un désespoir immense ; je sentis mes jambes se déruber sous moi; j'essayai de parler; mais on efit dit que J'étais redevenu muct.Je remuais vainement les lèvres ; aucun son ne sortit de ma bouche.Un torrent de larmes s'échappa de mes yeux, et je me laissai tomber sur une chaise, anéanti et suns force, la tête cachée dans mes imains appuyées sur le bord de lu table.J'entendais la douce et faible voix de Rose m'adresser des paroles conso- lutrices; je sentais les bras do ma more qui x'efforçaient de me faire lever la tete-pour un tendre baiser.M.Pa- velyn me scrruit la main et tâchait de me tirer de la douleur où j'étais plongé par les témoignages do la plus vive affection ; mais ju restai insensible a tout, et ne répondis que par des salglots, jusqu'au moment où Rose murmura à mon oreille avec l'accent de la plus ardente pridre : \u2014 Léon, merci pour vos larmes; mais ayez du moins pitié de ma pau vre more.Vous lui déchirez eruelle- ment le cœur! Pour l'amour de moi» moutrez-vous courageuX ct rassuré sitr mon sort : Ces paroles me rappelèrent un peu à moi-même ; je fis un effort pour surmonter ma douleur, el je levai lu tête, Tandis que des larmes silencieuses coulaient encore de mes yeux, j\u2019essayai d'expliquer ma vive émotion par le sentiment de bonheur ineffable dont la vue de mes bienfaileurs et de ma more avait agité mon dime.Mais Rose interrompit cette explication embarrassée, et dit en me montrant une chaise à côté d\u2019elle : \u2014Venez, Léon, nsseyez-vous À côté de moi.Je ne puis pas causer avec vous de si loin, cela me fatigue la poitrine, Quand je lui ens obdi, elle me regarda avec un sourire radicux, et plongen dans mes yeux un regard d'une singulière profondeur.L'amour et le bonheur éclairaient son pâle visage; mais cette quiétude, cetto Joie, sur ses traits flétris, me frappèrent d'une angoisse nouvelle, et je penchai la tête sur ma poitéine.\u2014Cela vous fait Leaucoup de peine de me voir malade, me dit-clle d\u2019une voix culme et gaie.Ah! si vous n\u2019étiez pas venu, je n'aurais peut-être pas eu lu foree ni le courage d'espérer une vie plus longue ; mais, maintenant que vous voilà, je me sens déjà beaucoup mieux.Mon cœur bat plus librement; il y a quolque chose, un sentiment sccret du retour de mes forces, qui me donne la certitude que j'échap- pevai à la consomption.Vous verrez : dès demain, je veux me promener au jardin avec vous ct avec ma bonne mère ; nous parlerons de notre enfance ; nous évoquerons nos plus doux souvenirs ; nous jouirons du beau temps, et nous admirerons la benuté do la bienfaisante nature.Ainsi j'oublierai ma maladie, je reprendrai des forces, ct je reviendrai iusensiLlement à la santé, Oui, oui, Léon, j'en suis sûre ; le bon Dieu vous a destiné à me rendre deux fois la vie, Votre vue seule suffit pour me guérir.Prenez done courage, vous tous qui m'aimez si tendrement ; car la lumière de la délivrance à lui pour moi.Ces paroles, dites avec l'accent d'une ferme conviction, firent une profonde impression sur moi et sur ses parents.Je commençai à chancelor dans ma terrible croyance ; le joyeux sourire qui éclaira mon visage trahit le doux espoir qui était doscendu dans mon cœur.Rose parla encore pendant quelque temps avec la méme confiance exaltée, jusqu'à ce qu\u2019elle ne vit plus de larmes dans les yeux do sa mère et qu'elle crût avoir effacé l'improssion de mon désespoir.Alors clle se mit à m'interroger sur mon voyage, et voulut savoir avec les moindres détails, comment j'avais vécu pendant ma longue absence, ct co qui m'était arrivé.Pour m'engager à en faire le récit circonstancié, elle prétendit qu\u2019il n\u2019y avait pas de meilleur moyen, pour guérir un malade, que de lui faire oublier sa maladie.Pendant quo je par- luis, olle m'interrompit souvent par de joyeuses observations et de fines | reparties, ot se montra si gaie, que je finis par croire que jo m'étais offrayé à tort, et qu\u2019il n\u2019y avait aucune raison do désespérer d'une prompte guérison.M, ct malame Pavelyn écoutaient, los yeux brillants de bonheur; et il Mon bicnfaiteur prit part i la conversation; il fut extrêmement atue- tueux et ime montra à différentes reprises que, malgré son chagrin, il n'a vait cessé de m'aimer.Comme j'étais arrivé à Bodeghem trüs-tard dans l'après-midi, le crépuscule du soir commençait déjà à obscurcir lu clarté du jour, pendant que nous onblious nos peines et nos inquiétudes dans une conversation de charme et de consolation.Rose étonnail par sa vivacité, son courage et sa gaieté, nous Ses lovres avaient repris leurs fraîches coulears par la civeula- tion d\u2019un sang plus chaud ; ses yeux brillaieut de joie ; il y avait dans ses paroles ot dans ses gustes tant de liberté d'esprit et tant de force, qu'il ne restait plus en elle d'autres symp- tomes de maladie, que l'extrême maigreur de ses joues et de ses membres.En co moment survint lo docteur, qui venail faire sa visite habituelle.Lui aussi parut stupéfait du changement favorable qu'il remarqua sur la physionomie de Ruse, et il secoua la tète en souriant, Après m'avoir cordialement souhaité la bienvenue, comme à une vieille connaissance, il sapprocha de la malade et lui tâta ie pouls pendant quelques minutes.Puis il dit d\u2019une voix qui tralissait une certaine inquiétude : \u2014 Quelle agitation dans le sang! Cette force nouvelle est étonnante.lespérons ; une réaction favorable va peut-être se déclurer ; mais, si nous ne faisions pas cesser celte émotion trop vive, maintenant qu'il en est temps encore, elle pourrait devenir funeste.Mademoiselle Rouse est tros-fatigude, quoiqu'elle n'en ait pas l\u2019air.11 faut qu\u2019elle prenne du repos.Ainsi, monsieur Léon, vous qui avez plus de force sur vous-même, quittez-la maintenant.Lt vous, mademoiselle, remettez à de- mutin le pluisir de causer avec lui.Alors vous serez probablement assez forte pour reprendre, sans vous fatiguer outre mesure, l'entretien mon devoir m\u2019oblige à faive cesser.Nous avions tous la conviction que le docteur nous donnait un conseil tros-sage ; car, maintenant que notre nction était éveilléo, nous ne pouvions méconnaître que Rose fat dans un état d'agitation extrê.e.Ma mère prit pour prétexte que mon pore, qui était allé dans un vil- liuge voisin pour acheter du bois, serait probablement de retour à la maison, et que je ne pourais lui laisser ignorer plus longtemps mon retour.Rose me supplia à mains jointes de revenir la voir le lendemain de très- bonne heure, Ses yeux bleus faisaient rayonner sur moi un souriro d\u2019une douceur céleste M.Pavelya me serra encore la main, Je marchai consolé et presque heureux, à côté de ma more, vers notre demeure.que XXX Le lendemain, après une nuit agitée par des rèves pleins d'espoir et d\u2019inquiétude, je me levai aux premières lucurs du matin; mais, si vif que fût mon désir d'être auprès de Rose, je restui avec mes parents pour leur parler de ma fuite et de ma position.Je sentais, et ma mère me l'avait bien fait comprendre que Rose avait été très-futiguée, ct que je no pouvais pas la priver d\u2019un repos si nécessaire par uno visite trop matinale.Neuf heures sonnaient au clocher du village quand josai me diriger vers le château.En entrant dans le jardin, je vis de loin Rose assise avec sa mère sous l'ombrage d'un tilleul touffu.Cette preuve que les émotions de la veille ne lui avaicat pas été fatales me rondit si joyeux, que je ponssai un eri do triomphe.Tandis que j'exprimais ma joie et mon espoir, Rose me fit signe de m\u2019asseoir à côté d'elle, Madame Pavelyn,après avoir échangé quelques paroles avec nous, seo leva et s'éloigna sous prétexte d'aller chercher quelque chose dans la maison.Dès qu\u2019elle cut disparu, Rose me dit: \u2014Léon, j'ui prié ma môre de mo laisser seule avec vous.Hier, je n'ai pas pu causer lement avec vous ; parlons un pet à cœur ouvert.Dites- moi, penlink cetto triste absence, ;avez-vor ponsé à moi, beaucoup pensé | à moi ?\u2014 VU Rosc, soupirai-je, en quoi peut cousister ma vie, sinon à penser à vous, & vousjseule, jour ot nuit ?Votre doute mo fait peine.\u2026 \u2014\u2014Non, non, soyez tranquille, Léon, pensées votre esprit a été en proie.Mou âme vous à accompagné dans votre voyage ; j'ai vu couler vos larmes duns la solitude ; j'ai entendu vos là- vres murmurer mon nom ; je vous ai va sourire à mou image qui se plaçait dovant vos yeux, Ne vous étonnez pas de cola, Léon.Pour compter les battements de votre cœur, si loin quo vous fusaiez, je n'avais qu'à poser la main sur mon propre cœur, et je suis cortaino que ses moindres pulsations avaient un écho dans le vôtre.Nos deux existences n\u2019en font qu'une, Tremblant d'émotion, je joiguis les mains et balbutiai des paroles d'ardente reconnaissance.La voix de Rose était si douce, le contentement illuminait sa pâle figure d'un éclat si charmant, que ses paroles tombuient sur mon cœur palpitant comumo les gouttes d'une bienfaisante rosée.1! dovait y avoir dans l'esprit de Rose dos idées qu'elle no disait pas ; car, au lieu de répontre à ce que je Jui disais, elle me demanda tout à coup : \u2014lt si la maladie m'avait empor- téo avant votre retour, Léon, vous auriez toujours pensé à voire pauvre amie d'enfance, n'est-ce pas ?el vous aurioz attendu avec impatience que Dieu vous rappelât à lui, pour pouvoir reposer à côté d'elle dans le cimetière ?\u2014Oh! ne dites pas de si horribles choses, m'éerini-je.Vous êles déjà beaucoup mieux aujourd'hui, vous guérirez, n\u2019en doutez pas ; mais vous devez faire un peu d'offurts, Rose, pour chusser de votro esprit cette crainte sans fondoment.Faites-le du moins par pitié pour moi.(À continuer.) CORRESPONDANCE, ETAT-PONTIFICAL.Rome 9 mai, Le prince Sir-Salar-Young, premier ministre et régent du Nyzam de Hyderabad, qui dumine une si grande et si riche partie de l'Indoustan, accompagné d'une trüs-nombreuse suite, s\u2019est arrêté, quelques jours, à Rome, avant de se rendre à Londres pour y saluer la nouvelle impératrice des Indes, ll n\u2019a pas voulu quitter la Ville Eternelle sans avoir présenté auparavant ses res- pectucux hommages au Souverain Pontife.Il a donc fait demander au Saint- Père la faveur d\u2019une audience, et c\u2019est avant-hicr, dimanche, qu\u2019il a été reçu au Vatican, duns la salle du Trône, avee les principaux personnages de sa suite.Sou Jxcellence avait à ses côtés, pour lui servir d\u2019interprête, un officier supérieur de son armée, M.Neville, d'origine anglaise.Lo prince Sir-Salar- Young a été regu avec tous les honneurs dûs à son raug élevé.Mgr.Ricci, major dome de Sa Sainteté, et Mgr.Macchi, maître de chambre, sont allés le recevoir à la seconde autichambre et l'ont introduit avec sa suite dans la salle du Trône où le Suint-Père ne tarda pas à arriver, accompagné de quatre cardinaux et de plusieurs prélats ct camériers.Le prince Sir-Salar- Young a salué le Saint-Père à la mode indienne: Ila fait trois profonds saluts, puis s'étant avancé jusqu'au pied du trône, il à pris la main de Sa Sainteté etl'a portée à son frout en signe de respect.ll a présenté ensuite au Saint-Pére les personnages de sa suite qui tous ont répété le même cérémonial.Le Souverain-Pon- tife, les ayant tous invités à s'asseoir, a adressé par l'intermédiaire de l'in- terpréte la parole au prince Salar, et lui a exprimé de la façon la plus bienveillante sa haute satisfaction et sa profonde gratitude pour la protection que Son Excellence a accordé aux chrétiens dans ses Etats.Sa Suinteté a manifesté en outre l'espérance que cette protection leur serait continuée, à l\u2019avenir; puis Elle a adressé diverses autres questions à son illustre interlocuteur au sujet de ces voyages et de ses excursions dans la Ville Liternelle.Dans la suite du prince, se trouvait un vieillard de quatre-vingt deux ans, portant, lui aussi, le costume iudieu, mais dont lc visage, quoique bronzé par le soleil du Dekkam, indiquait clairement son origine arabe.Le Saint-Pére l\u2019ayant plus spécialement remarqué parmi toute la suite, à cause de son grand âge, l'a fait appeler auprès de lui; celui-ci, vivement ému de cette marque de distinction, s\u2019est approché du trône, et, après avoir pressé plusieurs fois la main de Sa Sainteté dans les siennes, il l\u2019a baisée respectueusement.Son exempic a été imité par tous les autres avant de prendre congé de Sa Sainteté qui a appelé sur eux tous les lumières d'en haut et à promis de prier pour eux.Le prince Sir-Salar-Young et toute sa suite ont manisfesté par leur respectueuse attitude et par leurs paroles émucs combien la présence du Souverain-Poutife leur inspirait do respect et de vénération.[ls tenaient sans cessé leurs regards avidos fixés avec une visible complaisance sur la personne auguste de Su Sainteté, et il était facile de voir, à l'expression de leurs visages, combien leur cœur était impressionné.Après l'audience, ils ont été accompagnes pur Mgr, Howard chez S.Em, guificences de l'art qui re déroulaient à leurs yeux.Le prince Str-Salar-Young est mahométan, ainsi que tous les per sonnages de su suite, à l'exception toutefois du major-général Neville, qui est un bon ct fervent catholique.Ils paraissent tous fort intelligents et on dit le prince très-iustruit.Leurs costumes, leurs turbans et leurs armes étaient d'uvo richesse extraordinaire.L'uniforme du major Neville était surtout magnifique, Le Nizam, ou souverain de Hyderabad, est le seul des princes indiens qui ait conservé jusqu'à présent uuo quasi indépendance du joug ungtais.On dit qu\u2019il descend pur les femmes des anciens grands Mogols et du célèbre Aureng- Zeb, qui défendit sa couronne avce tant d'héroïsme contre l'Angleterre.Le Saint-l\u2019ère a demandé au prineo Salar Youug si 8.A.R.le prince de Galles avait visité son royaume, etle prince a répondu que nou ; l'iuterprête a ajouté qu'il en avait étéempêché par la crainte de n'y être pus favorablement accucilli.C'est peut-être pour cunjurer quelque nouvelle tentative d'invasiou do la part de l'Augleterre, que le prince Salar- Young se rend A Londres avee uve si nombreuse et imposante suite, pour y saluer la nouvelle impératrice des lu- des.Après l'audience du prince Salar.Young ct de sa suite, le Saint-Pôre a reçu daus une autre* salle les élèves du collége Ghislicri.L'un de ces jeunes gens a lu à Sa Sainteté une trés-affec- tucuse adresse, dans laquelle il a rappelé que Je eollége Ghistieri tirait son origine ct sou nom du grand Poutife saint Pic V, dont l\u2019ie IX, en prenant le nom, avait pris aussi les vertus.Le Saint-lère, après avoir rappellé à ces jeunes élèves les devoirs de leur état ct les avoir oxhortés à bien travailler et à bien profiter des leçons et des cxcm- ples de vertus que leur donne leurs dignes maitres, los a bénis et leur a donné 4 tous sa main a baiscr.Daus la soirée, Sa Saiutcté recevait en audience privée une députation du diocèse de Cambrai.Uno autre députation du diocèse de Gand était égal - ment reçue, hier matin.L'uneet l'autre ont déposé entre les mains du Saint- Père de généreuses offrandes pour le denier de Saiu Pierre.Co matin, le Souverain-Pontife a reçu un grand nombre de familles étrangères et plusieurs jeunes Romains qui sont venus implorer sa bénédiction après leur prewière communion, qu\u2019ils ont faite dans lu maison du Noviciat des jésuites, dans ln chambre même de saint Stanislas Kostka, transformée en chapelle.Une grande audience aura lieu, au Vatican, samedi prochain, à l'occasion de anniversaire de la naissanco de Sa Sainteté.Ie Saint-Père entrera, ce jour-là, daus sa 85e année.Un grand pélerinage allemand doit arriver à Rome, ces jours-ci.Ces pélerins seront reçus, le 16, mardi prochain.Quant au pélerinage italien, composé de fidèles de toutes les provinces de la Péninsule, il sera reçu, te 30 mai, jour anniversaire de la grande victoire de Legnano, gagnée par la ligue italiconc, sur l\u2019empereur Barberousse.Garibaldi est allé faire une excursion triomphale à Viterbe.Il paraît qu\u2019on lui a fait des ovations extraordinaires.On cherche ainsi à lui refaire une auréole et un nom.Suivant sa vieille habitude, le vieux condottière B'en est donné à cœur joie contre les prêtres et les cléricaux, à la fin d\u2019un grand banquet, mais il a eu soin de se découvrir et de s\u2019incliner, quand on a porté la santé du roi galant homme ! Quel dommage que le Vatican ne songe pas à lui faire, lui aussi, une pension de 100,000 fr.?On pe tarderait pas à voir Garibaldi se rendre à la messe ct finir même par aller à confesse.Je ne dois pas oublier de vous dire qu\u2019il a envoyé une lettre de félicitations à l'éloquent et patriotique communard français, M.Armand Lévy le héros de l'inoffensive manifestation du 30 avril, à la porte Saint-Pancrace, \u2014_ Le télégraphe sans fils.On lit dans les journaux de Paris : D'intéressantes et curieuses expériences viennent d\u2019être faites par M.Bour- bouze, préparateur des cours de physi que de la Sorbonne et de l'Ecole de pharmacie, pour démontrer la possibilité d'utiliser, pour les communications télégraphiques, les courants électriques nés dans l'intérieur du sol.Rien do frappant comme ces expériences d\u2019une simplicité extraordinaire et qui sont à la veille de donner lieu aux plus importantes applications.M.Bourbouze a planté dans un jardin, à une dizaine de mètres de distan- co, deux pieux en fer reliés par un fil sur le trajet duquel se trouve un galvanomètre.Quand les deux barres de fer sont enfoncées d'une égale quantité dans Je sol, l'aiguille du galvanomètre de- menre immobile.Vient-on 4 faire pénétrer l'an des pieux plus profondément à coups de maillet, on voit immédiatement l'aiguille subir une déviation plus ou moins considérable, indiquant u'il se produit un courant entre les deux pieux par le sol et dans le fil qui les unit par l'intermédiaire du galvano- motre.Le courant qui passe est le courant tellurique, sa source est la terre, cet immense réservoir do l'électricité, qui fournit à M.Bourbouze, sans aucune espèce de pile et avec des appareils encore rudimentaires, la quantité d\u2019électricité nécessaire pour faire marcher un petit moteur, en fonction déjà depuis plusieurs mois, pour faire de la conduite d'eau où un puits, l\u2019autre avec uu beé de gaz où la terre même, on voit l'aguille dévier sous l'action du courant qui passe nussitôt dans lo circuit ainsi formé.Tout le monde est à même de répéter ces expéricuces élémentaires Faites plonger dans un cours d'eau, duns la Seine, par exemple, l\u2019un des fils d'un galvanomètre, et reliez l'autre fil à une plaque métallique enfoncée cu terre, le tout si vous voulez à la hauteur du Jurdin des plantes.Supposez qu'au pont de Charenton se trouve établi une pile d'une centaine d'éléments, ayant également l'un de ses fils en communication avec le fleuve et l\u2019autre avec lo sol.Toutes les fois que l'on fermera le cireuil formé par la pile, l'eau et le sol, l\u2019aiguille du galvanomètre situé à plusieurs kilomôtres de distanco accusera uno déviation.Combinez ces dé viations d'après un alphabet, et vous pourrez communiquer par ce télégraphe d'un nouveau genre, qui n'exige pus d'autres fils que les courtes scetions destinés à relier au sol et au cours d'eau les deux appareils installés aux têtes d ligne.Cette dernière expérience a déjé réussi nombre de fois; au mois de nu- vembre 1870, pendant le siège de Pa- vis, M.Bourbouze avait installé sou gulvanomotre sur le pout d\u2019Austerlitz, et sa pile, forte de UOU éléments, sur le pont Napoléon.Les déviations du l'aiguille étaient d'une netteté par- fuite.C'était lu solution scientique d'in problème que le gouvernement de lu Défense nationale efit bien voulu voir pratiquement résolu: ln correspoudan- ce télégraphiqve entre l\u2019aris et la province par le cours de la Seine était possible.Mais il fullait des mois pour organiser la communication ; un physicien partit enfin en ballon pour gagner la haute Seine ct installer leg appareils nécessaires ; 'armistice vint tout interrompre, et c'est à peinc si, aujourd'hui encore, l'administration militaire semble sc douter de la portée d\u2019une décuu- verte dont les applications pratiquos sont «déjà, de l'autre côté du Rhin, I'objet d'études et d'expériences soigneusc- ment suivies.\u2014_# Souris et Araignée.Emprunté au Picayune, de la Nou- velle-Orléaus : « Nous avons annoncé qu'une petite araignée a capturé une souris, dans l\u2019atelier de M, Michel Gross, charpentier, entre les champs Elysés et Marigoy street, L'aruignée cst encore occupée à consolider sa toile pour retenir la pri- sonuière, au grand amusement des nombreux visiteurs qui vont voir ce spocta- cle nouveau, Le fait est d'autant plus merveilleux que l'araignéo, de couleur noire, est très-petite.La souris, quand elle allait cn maraude, passait habituellement par un trou audessous du banc où l'aruignée avait établi domicile.Cet insecte entreprenant, qui sans nul douto avait observé depuis longtemps les mouvements de la souris, lui u tendu un piége; lundi matin, comme elle sortait pour une de ses excursions accoutumdes, la petite araignée, qui la guettait, lui a passé nn fil entre les pattes de derrière et l\u2019a fuite prisonnière.Les pattes prises, l'araignée a commencé à enrouler d\u2019autres fils autour de la queue de la captive, ot aprés plusieurs heures d'un truvail de Romain elle a réussi à soulever le train de derrière de la souris ai bien qu'elle n'avait plus que son pez our point d'appui sur le banc.Dés ors sa proie était réduite à l'immobilité, et l\u2019araignée a pu poursuivre tout à son nise.Quelques heures plus tard, la souris, que l'araignée avait continué à hisser comme avec une poulie, était suspendue la tête en bas, à un pouce environ du bane.Par des efforts désespérés, elle réussit à dégager ses pattes, mais sa queue, jamais! Le charpentier prenait un intérêt extrême à \u2018\u201c la procédure,\u201d et il y est resté attentif pendant toute la nuit de lundi.L'insecte, s'étant retranché dans une forte position sur la queue desa victime, a recommencé À manipuler ses fils, \u201c Au hout des 24 heures expirées, mardi à 8 heures 22 minutes du soir, les fils enserrant la proie étaient devenus innombrables.La souris vivait encore, mais sa faiblesse était extrême et sa tête était élevée de 34 pouces au-dessus du banc.De temps à autre l\u2019araignée faisait une sortie de dessus la queue où elle avait établi son quartier-général pour aller sucer les gouttes de sang qui commençaient à tomber du nes de sa proie.\u201c La capture sans précédent d'une souris par un si petit insecte & excité l'admiration de milliers de visiteurs, parmi lesquels beaucoup de médecins et de savants qui sont maintenant les hôtes permanents de M.Gross.Celui- ci, de son côté, attend le résultat définitif avec une vive curiosité.Que fera l\u2019araignée de la souris, quand celle-ci sera morte ?Comment se défera-t-elle du cadavre ?Il se le demande.\u201d \u2014\u2014\u2014 VIN DE QUININE DU DR, LESAGE.-Ce vin est certainement le plus pur de tous ceux offerts au public et préparé avec le plus grand soin par lo Dr.Lesage lui-même, de sorte que toute personne ui fait usage de ce vin, ost Certain \u2018employer le vrai Vin de Quinine.A vendre chez P.Olivier Rue Wellington, J.C.St.Aubin Hauto Ville et à la Pharmacie du Dr.Lesage.@r-Les dames trouveront une grande variété de chaussures en prunelle, en peau de chè- Vro, en VoNy êtc,, Sto,.Ohez M, N, Vaname.go eens on pe ramon og oc aa ia\u201d \u2018 te \u2014 EC me tite eee RE ai ze = Drogres VENDREDI, 9 JUIN, 1876.ere TS ES L\u2019Entente.Les trois grands problèmes insolu- blos de la géométrie, avaut que la science ait pu les signulor comme dos impussibililés, ont occupé, pondunt Jour vie entière, des milliers do têtes d'un organisation supérieure.L'intelligence humaine ne s'est déclarée vaineue qu'après des travaux d\u2019une étendue prosqu'impossible à croire, et elle n'a fuit l'uveu de son impuissance qu'à son plus grand regrot, car il s'agissait de l'immensité de son amour propre et Diou suit si colle en a fuit le sacrifice avant que l'évidence nit été complôte et absolue.Dans uno autre sphère de nos tru- vaux présentés par lus diverses ques tions sociales continuellement cncure soumisos À l'étude, wo trouvent des problèmes qui ont beaucoup do pu- renté, croyons-nous, avec les trois impossibilités de lu géométrie, et l\u2019étor- nelle question do lu fusion dos partis politiques pourrait bien être de ce nombre.Dire combivn de fuis ello n déjà occupé l\u2019uttention publique, combion d'hommes politiques rérieux l\u2019ont abordée, discutée\u2014mmais jamais résolue ; constater lo pou de progros qui a été fait dans los esprits au sujot d'un résultat tant soit peu affimatif, sorait fairo l'historiquo d'une de nus idées qui resto stationnaire et no marchera peut-être jumais, malgré les plus lou- ablos efforts.Cependant, d'après les apparences extérieures ot pour ce qui concerne le Canada surtout, il y aurait lieu de croire que les difficultés ne sont pas insurmontables, et sauf les rares instants quo les libérnux catholiques passent comiue députés à Oltawu, où de temps à autre ils se donnent lu satisfaction de nous fournir quelques exemples de leur savoir faire, le nom soul, une fuis rentrés dans lours foyers, paraît los distinguer des couserva- teurs.Fn offet, alors qu'ils se retrouvent au milieu de lours commettants, ils ont horrour de leurs frères d'armes, los rouges des autres pays; uo veulent entendre parler d'aucun de leurs principes, sout catholiques jusqu'au bout des ongles, se déclarent les meilleurs défensours du trône et de l'autel, et sont toujours prêts à so dévouer à lu défense du vrai et du bien.Des hommes qui passent pour clairvoyants prétendont que l'hypocrisie joue un cortain rôle dans cetle ma- nièdro d'agir; quo dans aucun pays, chez nous pas plus qu'ailleurs, il n'est possible d'être à la fuis chair ot pois- son\u2014ultramontain, catholique, con- sorvateur, d'un côté, libéral, radical, rouge, do l'autre, \u2014ot que bien simples sont les gens qu\u2019on peut tromper avec nutant de fncilité.Cotte manidro de voir est loin de renfoermer toute lu vérité, autroment il faudrait admettre que tous nos élec- tours catholiques, qui votent pour des députés libéraux, font partie du ta catégorie des dupes, ce qui est impossible.Or, puisque véritablement nous avons un parti libéral dans le Bas-Ua- nada, et que des personnes bien intentionnées, nous n'en doulons nulloment, prétondent qu'il y nurait moyen do faire une fusion cutre libéraux ot conservateurs, afin de donner à notre province plus d'importauco duns l'administration des affaires publiques de ln Confédération, nous ne pouvoir hésiter de dire franchement que nous aimerions aussi voir co rapprochement, quo même nous l\u2019appelons do tous nos Yœux, Mais que nous n'y croyons pus.Il y a des questions qui, pour être résolues, ont besoin de prendro leur point de départ commo leur point d'application de haut en Las, tandis que d'autres demandent qu\u2019on leur donne une direction tout-i-fuit contraire, c'est-à-dire quo l'on procède de bas en haut.Actuellement l'idée de la fusion tello qu'elle se présente du nouveau, ren- forme-t-olle des chances do faire son chemin?Non, à cuuse qu'il ne suffit pas à l'initiative d'avoir de bonnes intentions et de la bonne volonté ; il lui faudrait beaucoup, considérubloment de forces, sans quoi elle roste isoléo et se pord suns pouvoir se créer d'écho.Non encore, parce que lessui d'une opération aussi compliquée, devrait partir do haut en bas, des gros aux petits, ceux-ci ayant, de tous temps, toujours aimé singer les autres.C'est donc le cas d'aitirmer, qu'aussi longtemps que nous ne verruns pas les chefs principaux do nos doux jar- tis politiques se rapprocher ot poser les basos d'une réconciliation devenue nécossaire, pour acquérir lu furce que nos divisions nous font perdre, qu\u2019aussi longtemps que l'état d\u2019infé- riovité dans lequel nous nous trouvons placés, par notre faute, n'aura pas le ouvoir d'éveiller chez nos hommes d'Etat le patriotisme actucilement absorbé par les luttes d'uno politique malfaisante et égoïste, tous les eitorts qui pourront être faits,ailleurs quo dans ies hautes régions, n'aboutiront qu'à fournir uno fois do plus la preuvo de l'impossibilité d'une entente commune.Voilà, toutefois, qui serait de na ture i faire naître quelqu'\u2019espérance dans le cœur des hommes portés pour la conciliation, si elle pouvait s'effectuer par un rapprochement pur ot simple, par des poignées de muins et des promesses réciproques de travailler d'un commun accord au service de nos intérêts et à la sauvegarde do nos droits; mais il ne faut pas oublier qu'il deviendrait nécessaire de parler de principes et que c'est ici seulement que les difficultés séricuses commenceraient.Co sont ces difficultés qui ont, sans nul doute, toujours fait reculer bion des personnes d'intelligence et qui, avant de se lancer duns uno question, ont la bonne habitude de réfléchir aux conséquences qu'elle peut entraîner.Les programmes politiques des deux en théorie commo en pratique, pour qu\u2019il soit possible d'admettre, rans se bercer do chimüres, qu'il ÿ aurait moyen de les faire disparaître dans un tout homogèno ot de bon aloi.Jamais sur ce torrain-lA, et ennr des cir- constancos extraordinaires, il n'y aura possibilité de faire rien qui vaille et pouvant mériter recommandation.Muintonant,au liou de mordre à belles donts dans l'utopie sans cesso re- nuissunte de lu fusiou impossible des partis, los conservateurs Bas-Cana- diens feront bion d'avoir toujours présent à l'esprit que ls meilleure fusion qui oxiste réside dans la bonté de leur cause, pour le triompho de laquelle ils devront réunir tous leurs efforts sux wochuines éloctions fédérales.S'ils fs veulent bieu,et c'est de quoi nous ue doutous pus,toute votre future députu- tion à Ottawa, sauf quolques raros ox.ceptions, sera conservatrice ct, de cotte manière, il aurout opéré la seule fusion jours avec abon qu\u2019il soit possible d'espérer dans notre province, _\u2014 «ae i , L'Agence des Terres.Si nous nous sommes abstenu jusqu\u2019s présont, de fuire des commentaires touchant l'agence devenue vacante par lu mort de feu M.Wim.Farwell, c'est ! que nous ne voulions point susciter d'obstacles à nos amis politiques, au ministore local, pour qui los Cantons de l'Est duivent être un furdeuu déjà assez lourd depuis quelque tomps.Muis les choses ont eu lu tomps de so dessiner, et nous croyuns pouvoir pur- ler mnintenaut sans gêner personue.Le premior point sur loquel nous attirerons l\u2019attention du gouvorne- ment, c'est l\u2019inportance, lu nécessité urgento, de transférer lo siégo do cette agonce du canton de Bury à In ville de Sherbrooke.On a pu tolérer lo dernier état de choses poudant de longues années, \u2014 comme on entoléré bion d'autres choses, comme on tolère en- coro qui sont presque insupportubles, \u2014par considération pour les services rendus par M.Farwell, que l\u2019on ne voulait point déplacer dans sa vieil- losse ; muis il faut que cela change aujourd\u2019hui, L'intérét public exige que ce bureau d'agonce soit ici.Tous les Canadiens revenant des Istats-Uuis et cherchunt à s'établir dans les limites de cette circonscription, viennent ici par le Grand-Trone ou le Passump- sic.À lour arrivéo, ils s'attondont de trouver à Sherbrooke tous les ronsei- gnements dont-ils ont besoin Louchunt les terres de la Couronne.On pout se figurer leur désappointemont quand on leur dit qu'il leur faut aller vingt- sopt milles plus loin, à des frais assez considérables, sans compter la perte du temps.Or, le temps, pour eux, c'est do l'argent, Il faut aussi remur- quer que ce voyage à Bury les éloiguo des cantous vers lesquels les pousse le mouvement actuel.I! leur faut donc toujours rovenir sur leurs pas, Co manque do fheilité est certainement nuisible à la colonisation.Les mêmos remarques s'appliquent aux Canadiens qui viennent des vieil- cantons, ninsi qu'à tous les hommes d'affaires qui vionnont à Sherbrooke bureau.Combien de fois nous avons ontendu bénir ce voyage de Bury par des voyageurs pourtant des mieux disposés ! tous cos colons viennent en ville pour et autres.1a profiteront done de l'uccasion du voyage au marché, pour transiger leurs affaires chez M, li gent.De la sorte, tout lo mondo y gagnera et los affaires iront mieux.À celu,il faut ajouter qu\u2019il est beaucoup plus diflicile de contrôler un bu- renu sussi éloigné d'un grand centre.Or, nous suvons qu'il y a en beaucoup d'abus daus le passé, par suite peut- étro de ce munquo do controle.On à fuit des passe-droits, des injustices criantes mêmes à de pauvros colons, parce que,sans doute, personne n'était censé en avoir connaissance.linsuite, la spéculation véreuse, au détriment de In colonisation, à toujours marché la tête haute, par suite du favoritisme et des préjugés de ruco et de religion.On pourrait dire «le belles choses dans ce chapitre, Eh bien ! il faut quo tout cela cesse, et lo meilleur moyen de le fuiro cosser, c'est de transférer le bureau à Sher brooke, et do nomwer comme agent un homme instruit, capable, impartial, et surtout sachant les deux lun- gues française ct anglaise.Nulle autre condition ou proposition ne saurait nous satisfaire.11 est temps que le règne du despoiismo cesse, II faut voir si nous sommes des ilotes, ou bien «les citoyens libres et égaux aux autres dans cetto partie du pays.Nous no demandons rien do plus que possédent les autres, mais il nous faut autant.Que l'agent suit un Anglais, un Canadien, un [rlaudais, un l*cossais, peu nous importe, bien qu'au fond on ne puisse dire que les nôtres possèdent la «lixiome partie des charges qu'ils devraient avoir; mais au moins qu\u2019il puisse répondre aux colons dans leur propre langue, qu\u2019il soit poli et courtois, affable avec tout le monde, enfin que ce soit un homme à la huutear de l'importance de cette position.Les hommes de ce calibre ne manquent point à Sherbrooke, ni dans le district do St François.Les ministres n\u2019ont qu\u2019à bien choisir._- cam - Sir A.T.Galt a Sherbrooke.La conférence si pompeusement annoncée à eu lieu mercredi soir.La salle était remplie.Il pouvait y avoir entre trois ct quatro cents personncs.M.R.W.Heneker présidait l'assemblée, le maire ayant refuxé de lo faire.À la droite du président, on voyait | les Rvds.Jackson, Duff, Reid, M.J.| Li.Johnston, président de la St.An- | drevs Society, le Dr.Worthington, le ! Rvd.M.Chapman ( Ludswell,) le Rvd.(MS.©.Brock et M.A.Paton, À sa gauche, il y avait le Maire de Sher wooke, M.J.Gi.Robertson, M.P.P., | M.FE.T.Brooks, M.I\u2019, M, R.N.Mall, M.RD.Morkill, président do Ia Ligue protestante, le Rvd.Lind.| say, Hon.J.L.Terrill, M.G.K, los Sénateur, de Waterloo.Ut convoi spécial de Coukshire amenn un grand nombre de personnes de l'est.Inutile du dire que M.Galt a été acclamé; on devait «y attendre.Il s'est hien tir d'affaire au point de vue ¢ ¢ : Cter et Vion, Gardner Green Stevens, partis prézentent trop de différences, | | de la facilité do la parole; il parle tou- dance\u2018 et avec verve.Mais il à été d'une faiblesse acuablante.: On sontait qu'il so trainuit péniblement sur un terrain glissant, en traitant un sujet, dont-il ne connuit point le premier mot.Jl devait savoir que | les faits sont Là pour démentir carrément lu plupart de ses assertions.Un étudiant n'eût pas voulu 80 risquer devant un auditoire sérieux avec une pareille conférence, Plusieurs de nos concitoyens anglais, capables d'apprécier ce travail, admettent que c'est un fiasco.l'urmi les catholiques qui out entoudu le conférencier.il n'y 4 qu'une voix pour dire qu'il no s'est pas élevé audessus des diatribes du Witness.Son lungage a été plus poli, voilà tout.TAu fond, ce sont les mè- mes faussotés, les mêiges insultes à l'adresse des catholiques, Nous reviendrons sur \u2018cu sujet.En attendant, disous que M.Honeker,\u2014 won ne s'attendait pas à voir on cette affaire, \u2014n cru devoir protester tudieectement contro la proposition faite par M.Johnston d\u2019un vote de remor- ciemonts à l\u2019orateur.Il a fait remarquer que, par cette proposition, l\u2019as- somblée approuvait le fond de la conférence, ce qui, suivant lui, est matière d'opinion et sujet à discussion.On pout juger par là de la nature et de la valeur do cyto sortie contro lo clergé eutholique, dont M.Gult a Sa exploité l'appui et les faveurs.Il va de soi que cette assembléo & valé le tout sans protester.Quand il s'agit de Romeo, tous les dissidents s'accordent comme larrons en foire ! lauvros gens ! \u2014 __ Lu St.-Jean-Baptiste.Tout annonce que la célébration de la foto nationale, i Sherbrooke, sera bello ob imposunte.L'organisation so poursuit avec vigueur.Les Sociétés sœurs de Couticooke ot de Stans- teul ont été invitées à se joindre à nous, co qui causerait un déploiement de pompe remarquable et donneruit lieu à une belle démonstration de pa- triotismo et d'enthousiasme.lspé- runs que nos frères do hi-bus vont se rendre à nos vœux.L'union fait la force.Or, il nous faut plus que jamais nous affirmer et nous montrer.Ceux qui tireraignt maintenant cu arriure, dans les circonstances actuelles, seraient bien 4 plaindre.Levons-nous done comme un seul hoturme et soyons fiers do marcher à l'ombre de la ban- niore nationale.On nous lance un déti, répoudons par des protestations d'umour do la patrie, d'attachement à notre nationalité, notre langue, nos institutions, nos lois, nos mœurs, HOs sites, nos coutumes et pardessus tout notre belle et sainte religion, enfin à tout ce qui nous est chor comme Cu nadiens-français.Qui donc est assez héritago ?Le programme de la fête sera bien du samedi.aura messe solennelle, suivie de la procession.> sas-midi Daus l'après-midi, ut aouts Nouvelles Politiques.Nous apprenons de bonne source ue M.P.8.(rendron, notaire à Ste.osalie et député du comté de Bagot, est nommé protonotaire à Montréal.C'est une position qui lui rapportera environ deux mille cing cent dollars par année.On assure que son successeur à la chambre sora son neveu, M.Dupont, notaire à St.Liboire, et qu'il sera élu pur acclamation.Voilà des nouvelles intéressantes pour le comté Bugot et tous ceux qui animent lu sensation, surtout dans lu politique.It vieut de surgir un nouveau candidat à In charge de régistrateur pour le comté de Shofford, dans lu personne de M.Joseph Lefubvre, notaire à Wu- terlou.Bien qu\u2019il arrive à la onzième heure, On assure que c'est lui qui a maintenant le plus de chance d'etre nommé.Il aurait l'appui de l'Hon.M.Baker, le représentant duns le ministère de la circonscription électorale où se trouve le comté de Sheffurd.On dit qu\u2019il est le candidat des anglais, qui ne veulent ni de M.Beauchemin, ni de M.Bessette, 11 fuut donc avouor que c\u2019est un singulier candidat, du moins par la position dans laquello il se trouve place lui-méme et aussi par In position qu\u2019il va faire aux amis du ministère.Allons, messieurs les Anglais libéraux de Shetlord et des Cun- tuns on général, il faut du zèle, mais as trop n\u2019en faut.Quo diable vous à donc fuit M.Beuuchemin ?Si vous le redoutez tant, Inissez-le \u2018done devenir officier public et alors il ne vous porteri plus ombrage.À lu place do M, Lefebvre, que nous connaissons comme un homme très- estimable sous tous les rapports, nous ne pousserions point l'amabilité jusqu'à chercher à plaire à ces drôles anis du ministère : T'aneo Dandos, et don\u201c ferentes.\u2014\u2014 Le Billet d\u2019Accommodement.C\u2019est une des grandes plaies du commerce que ce billet-là et tel que son qualificatif l\u2019exprime, il doit son existence à des causes le plus souveut illégales, parce qu'il est consenti sans qu'aucune valeur ait été donnéo en échange, ou bien encore, c'est un billet fait par un individu rovétu de l'endossement d\u2019un ami en garantie de la promesse de paiement.Ces endossements sont des espèces do servicos que rendont gratuitement des personnes ayant quelque fortune, à l'uno ou l'autre de leurs conuaissan- ces, qui, quoique soivables, auraient de la peine à se procurer de l'argent, fauto de crédit personnel.Il arrive aussi généralement que l'on endosse pour un autre dans le but de lui demander plus tard ln même les paroisses pour s'établir dans nos | for : fiver récit I fort pour nous priver do ce précieux faveur.Etdo cette manière, il devient impossible de refuser, à moins de perdre l'amitié d\u2019une personne qui 0 V > \" a ati Q \" .à la recherchod'informations touchant rempli.D'abord, il no faut pas ou 1S ) Luis si les terres, les foréts, ete., enfin tout plier que nous chomerons le 22,au lieu nous cst pout-etye agréable.Mais si ce qui peut dépendro d\u2019un semblable qu 24 juin afin d'évitor l'inconvénient l'on cède, resto l'alternative de payer, 7 ra Ay ; ce qui arrive souvent aux endos- Comme d'habitude, il y sours Quelquefois et co ne doit pus être ait du goût de ceux qui paient rps ic-nie aurt ie s » f .a .î .grand pie-nie aura lieu dans un des l'intérêt, celui qui prête son nom exi- re prin luissertivon charmants bocages qui avoisinent la | ce bureau à l'endroit actuel ?Serait- ville, Puis, la fêto se terminera par J , : ; co pour faciliter aux colons de l\u2019lëst uno charmante soirée littéraire et ne par cent sur le montant d'un billet à leurs rapports avec lo département gicale, dont la recette sera versée dans Lois mois, soit 16 où 20 p.©.par an, des terres ?Muis on sait bien que |la cnisse toujours vide de notre nou- Maintenant joignez l'intérêt payé « la .Faire lo bien en Samu Lanque et le capital se trouve furte- leurs affaires judicidires, curamerciales sant, est-il rien de plus attrayant eu ment entamé, vel ILôpital.de plus agréable ?les ornteurs distingués ont été invités pour la cireuns- tance.Enfin, le comité n\u2019épargne rien pour que la fête soit à lu hauteur do la position des Franco-canadiens de ln métropols de cette terre du \u201c franc ct commun soccage.\u201d Dimanche, après la messe.il y aura assemblée générale des Canadiens, à In Salle L'Heureux, Que l'on s\u2019y rende en foule.Avant tout soyons Camudiens! \u2014\u2014\u2014_
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