L'écho de Saint-Justin, 1 janvier 1932, Janvier
[" D ity Sta- pro- \u2014 | \"= | Vol.XI, No.3 Le 10 mars 1801, sur les bords | de la rivière Nicolet, près de l\u2019égli- } se paroissiale, s'ouvrait une hum- IE ble \u2018école élémentaire gratuite\u201d, en vertu des dispositions testamentai- iI res d'un vieux curé et pour le bé- ik: méfice des enfants de la paroisse | qu'il avait desservie pendant cin- Il; quante ans.Sous linspiration et ) par les soins d\u2019un illustre évêque, la petite école élémentaire fut bientôt transformée en une \u2018\u2019école \u2018a- tine\u201d, qui se développa, grandit, {4 prit modestement son rang comme 12 collège classique, à la suite de ses 14 deux ainés de Québec et de Mont- H { EER EN IY | A : .i les auspices duquel et de ses sue- D Bt i } i P : réal.Ce vieux curé, c'était le rév.Louis-Marie Brassard, le premier bienfaiteur du Séminaire de Nico- let: cet évêque, c'était Mgr J.-O.Plessis, le fondateur et le père de «œtte institution.\u201c Pour entretenir à perpétuité une école gratuite en faveur des en- i fants de Nicolet et de La Baie, M.J Brassard avait légué une maison } construite pour sa retraite, quelques rentes constituées et une terre, encore boisée, d'environ cent % quarante arpents.Dans cette école devait \u201cêtre enseigné aux enfants à lire, écrire, les principales règles * de l'arithmétique et.\u201ce catéchis- * me\u201d, dune rien de classique: et l\u2019é- .vêque de Québec, alors Mgr De- maut, \u201csous l'inspection première et | cesseurs\u201d école.le fondateur avait placé navait sur l'établissement M qu'une juridiction limitée par les volontés du testateur.Ce fut une irrégularité du testament même de M.Brassard qui vint modifier quelque peu cette situation.Aucune des personnes préposées à la direction de l'école n'étant instituée légataire du défunt, les biens ainsi légués sc trouvaient abandonnés en une main Morte non autorisée par les lois de l'époque; en conséquence, un frère du curé, M.Pierre Brassard.son unique héritier légal, se trouva en possession de tous fes legs de fondation.L'événement, qui aurait pu être fatal à l'oeuvre, ne fut que l'occa- don d\u2019un acte de désintéressement et de la plus louable probité; M.£0 9 i Doar fh BE | LE SEMINAIRE DE NICOLET Saint-Justin, janvier 1932.Pierre Brassard en effet, \u201cdésirant accomplir les généreuses et louables intentions de son frère\u201d, remit entre les mains de l\u2019évêque de Québec, par une donation entre vifs, tous les biens laissés en faveur de l\u2019école de Nicolet.La donation se fit en 1803, et aussitôt s\u2019agita la question de l\u2019ouverture d'une classe latine.La proposition faite à Mgr Plessis, alors coadjutecur, par Je curé de Nicolet, M.Durocher, fut accueillie favorablement.Mgr Plessis promit même qu'un professeur de latin serait envoyé la même année et il s'engagea, au nom de la caisse ecclésiastique dont il était le fondateur et le président, à fournir un subside pour chaque élève latiniste.Mgr Denaut se rendit aux instances du zélé coadjuteur : il choisit M.Rou- pe, sous-diacre de Montréal, comme professeur de latin et directeur des élèves: au commencement de janvier 1804, il donna aussi pour la maison un règlement, calqué sur celui du College de Montréal; en même temps, 1l chargeait M.Durocher de la surveillance générale, en le nommant \u201cpremier directeur pour le spirituel! et le temporel\u201d.C\u2019est ainsi que l\u2019année 1803-1804 marqua l\u2019ouverture de l\u2019école latine.Il eut été sans doute téméraire de faire le moindre pronos- uc sur l'avenir des dix-huit latinistes qui formèrent cette année-là la première communauté nicolétaine\u2026 C'est toutefois une marque providentielle, dans l'histoire du Séminaire de Nicolet, que les trois pre- ners de ses élèves inscrits aient Été appe'és à des rôles de tout premier ordre: l'un d'eux, L.-N.Pro- vencher devenait en effet, quinze ans plus tard, avec un de ses condisciples, M.Dumoulin, le premier missionnaire résident de Nord- Ouest et, en 1847, le premier évé- que de Saint-Boniface; un autre, Thomas Cook, fut plus tard premier évêque des Trois-Rivières ; le troisième M.Jean-Louis Beaubien, occupa pendant 44 ans la cure de Saint-Thomas de Montmagny; ses oeuvres de zèle et de charité y ont laissé un souvenir impérissable.(à suivre sur la page 8) Le Séminaire de Nicolet.Monseigneur Joseph-Octave Plessis Au moment où la Nouvelle- France, après une lutte héroïque et désespérée, passait définitivement sous la domination anglaise, la Providence, qui veillait sur ses destinées, faisait naître a Montréal, le trois mars, 1763, dans une humble et pieuse famille, un enfant de prédilection, que I'Eglise baptisait sous le nom de Joseph-Octave Plessis.Ses parents, respectables artisans, avaient conservé le vieux type de simplicité, d\u2019honnêteté et d'attachement aux devoirs religieux, qui distinguait les anciennes famules de ; classe moyenne, dans la colonie de la Nouvelle-France.Au sein d'une famille si chrétienne que l'était celle de Louis Plessis et Louise Ménard, le jeune Joseph ne pouvait rocevoir que \u2018des exemples d'ordre, de régulari- | presque tous destinés pour le commerce des marchands de Montréal avec les tribus sauvages du Nord- Ouest.Ainsi pendant l\u2019automne et l'hiver, on fabriquait des haches de traite, (nom donné aux marchandises échangées contre les pelleteries des sauvages) qu'on déposait dans un magasin avant qu'elles fussent complètement terminées.Et voici pourquoi: le chef de l'atelier observait dans toute leur rigueur, les jeûnes commandés par l'I£glise ; pendant le reste de l'année un jeù- Rédigé en Collaboration.la plus sublime.L'enfant grandissait et montrait chaque jour les plus belles dispositions pour la vertu et la science.Aussi ses parents se hâtèrent de le placer à l'école primaire fondée et soutenue par messieurs du séminaire de Saint-Sulpice.Les progrès rapides du nouvel élève étonnaient ses maitres; tandis que sa gravité habituelle le faisait respecter de ses compagnons.Sous ces dehors sérieux se cachait un grand fonds de fine espieglerie, qui se manifestait de temps en temps; si bien qu'il ne lui fut pas permis d'échapper au ne d'un ou deux jours par semaine ne l'empéchait pas de se livrer aux travaux ordinaires; mais comme il aurait été difficile d'en faire au- i tant pendant les quarante jours du | carême.il réservait des ouvrages | Plus légers pour ce temps.Alors |les gros marteaux se reposalent sur Sr EEN pro Br Tentes Mar Joseph-Octave Plessis, foi té et de vertu.Chaque soir les enfants se réunissait autour du chef de la maison pour faire la prière commune, réciter le chapelet et entendre une lecture de piété.Une fois par mois, en compagnie de leur père, Joseph et Louis, son frère.devaient se rendre à l'église et s\u2019approcher du tribunal de \u2018a pénitence; c'était encore sous les yeux du \u201cbourgeois\u201d qu'ils assistaient, les dimaniches et les jours de fête, à tous les offices de l'église.Rude travailleur, le sieur Louis Plessis accoutumait ses fiis a bien employer leur temps et a mettre de l\u2019ordre dans leur besogne.L'ouvrage qui devait se faire à la forge dans le cours de l'année était déterminé d'avance; on réservait pour chaque saison le genre de travail le plus convenable ; et l'arrangement, une fois décide, devait é- tre invariablement suivi.Les objets qui sortaient de la boutique de M.Plessis étaient d water du Séminaire de Nicolet l'enc:ume, ct comme il ne restait plus qu'à polir et à aiguiser les haches préparées de Inngue main, on pouvait jefiner exactement, sans nuire à sa santé.Avec de tels exemples sous les veux, le jeune Plessis contracta de bonne heure l'amour du travail, \u2019esprit d'ordre.la droiture et la fermeté qui ont marqué sa carriè- en âge, se dép'ovèrent si solides et re Joseph-Octave était doué d'une lhel'e intelligence et du caractère le plus heureux.Dès ses tendres an- Inées, à travers la gaieté et l'irréflexion de l'enfance, percèrent les (talents qui, à mesure qu'il avançait |si brillants, Les premières leçons de \u201clecture lui furent données au logis paternel en même temps qu'on lui jenseignait quelques chapitres du (petit catéchisme, livre trop souvent |méprisé, mais qui renferme cepen- ant les principes de la plus pro- | fonde philosaphie et de la théologie tedoutable martinet du père Lu- cette.Le père Lucette était un respectable laïque, placé par M.le curé de Montréal à la tête de l\u2019école paroissiale ; sa qualité de magister lui assurait un modeste salaire, avec le logis et la pension au séminaire.Sans Ctre savant, il avait réussi à maintenir la dignité de son siège, par une sévère discipline.qui tenait dans la crainte et le tremblement les gallards les plus décidés., Pendant près d\u2019un demi siècle, iè père Lucette, dont un badin, pour se venger, disait: \u201clucet à non lu- cendo\u201d, régna en despote sur l\u2019école paroissiale de Montréal : géné- tation après génération venait s\u2019asseoir à l'ombre, non pas de sa houlette, mais de son martinet.De tous les gamins qui se succédèrent sur les bancs, un seul.parait-il, fut visiter, avec succès, le cabinet noir, où le maître distribuait les châtiments corporels, sans jamais faire reception de personne.\u2014 prévenu qu'il aurait à passer sous les verges, sentence portée devait avoir son plein effet: le condamné entra en gémissant dans le cabinet noir.Au milieu «des cris, des lamentations et des résistances du malheureux, \u2018es préparatifs de l'exécution avan- caient lentement; rempart après rempart tombait, et cependant la place restait toujours à l'abri du martinet.La patience du père Ia- cette se lassait; et lorsqu'après la chute de la quatrième enceint, il vit se dresser devant lui de nouveaux retranchements, les armes lui tombèrent des mains ; il était vaincu, et si bien qu\u2019il n\u2019osa jamais recommencer la lutte avec un si ingénieux.adversaire.Lorsque trente ans plus tard, Joseph-Octave Plessis, \u201cdevenu évêque, visitait sa ville natale pour la première fois après son sacre, le père Lucette, dont la verdeur était passée, mais qui se rappe\u2018ait avec satisfaction les services qu\u2019il avait rendus à la jeunesse de Montréal.fut un des premiers à se jeter aux genoux du prélat pour lui demander sa bénédiction.\u201cMonseigneur, votre bénédiction, s\u2019il vous plait.Vous me pardonnerez.j'en suis bien sûr, l'honneur que j'ai eu de vous \u2018donner le fouet.\u201d \u201cTrès volontiers, père Lucette.répondit l'évêque, mais à condition que vous n\u2019y reviendrez plus.\u201d (D'après l\u2019abbé Ferland) (à suivre) 2 L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, *JANVIER 1932.\u2019 L'ECHO DE SAINT-JUSTIN JOURNAL MENSUEL W.-H.GAGNE, Editeur-Propriétaire, SAINT-JUSTIN, QUE.Le prix de l'abonnement est de 75 cents par année pour le Canada et $1.00 pour les Etats-Unis, payable d\u2019avance.\u2014 Toute année commencée est dus en entier.Pour le tarif des annonces, impressions, etc.on vordra bien s'adresser à nos bureaux.QUE DEVIENDRONT NOS HIVERS?1] semble que nos rudes et longs hivers du pays sont en train de passer au domaine de l'histoire.Depuis plusieurs années.cette saison est marquée par des alternatives de froid et de dége!l à brefs intervalles.I! ne, tombe de neige que juste ce qu'il faut pour donner l'illusion du passé.Bien souvent, en plein janvier il devient impossible de maintenir glacée la surface de nos patinoires.Cette année même on pouvait voyager facilement en automobile sur la plupart des grandes routes de la province.On circule de Montréal à Québec à peu près comme en été.Fait étrange.à mesure que notre climat s'adoucit, celui de \"Europe continentale se refroidit.L'hiver dernier a été rude aux pays du midi de l'Europe.Et voici que les journaux nous apprennent depuis plusieurs jours, qu\u2019on meurt de froid au Portugal et que la neige couvre des contrées où, d\u2019habitude.on ne le voit que par exception.D'où provient ce phénomène?Peut être n'est-ce qu\u2019un accident transitoire de la nature.Mais il est possible aussi qu\u2019il v ait.à ce changement une cause plus sérieuse.On a de solides raisons de croire que le courant chaud du Gulf Stream a obliqué vers le nord, en se rapprochant du littoral canadien et qu'il a ainsi délaissé les côtes de l\u2019Europe continentale.Si cette déviation est réellement cause du change- ment de climat et surtout s\u2019il se continue un jour viendra où les hivers canadiens auront émigré vers de midi du vieux continent et que nous aurons ici, un soleil compara- | be a celui de la cite du Pacifique.Est-ce un rêve?\u201cLe Soleil\u201d POUTROLOT Y-A-T-IL AVANTAGE ET PROFIT A VENDRE SES REACTEURS PAR LA COOPERATIVE.La vente des Réacteurs présen- ie, pour le cultivateur, un problème un peu complexe, mais qu'il faute envisager sous son vrai jour si l'on ne veut pas donner à d\u2019autres des profits parfois très appréciables ads.on a droit.Ce qui complique \u2018a vente des Réacteurs.c'est ce risque de la confiscation des carcasses impropres à la consomation que les cultivateurs doivent purter s\u2019ils vendent leurs sujets par l'entremise de leur coopérative.Ce risque de confiscation incite bon nombre de cultivateurs à accepter des prix considérablement plus bas que la valeur réele des animaux.On oublie que s\u2019il y a avantage et profit.pour le commerce et les commerçants, à porter ce risque, les mêmes avantages et profits existent pour les cultivateurs, L'exemple suivant, que nous prenons au hasard parmi quelques cas de la semaine dernière, illustre bien quels profits peut se faire le commerce par l'achat des Réacteurs: Un cultivateur d\u2019une des bonnes paroisses du comté de l'Assomption avait deux vaches ayant réagi à l'épreuve de la tuberculine.Un commiercant, et il n'en manque jamais là où se font les épreuves, offre de lui acheter ses deux sujets a raison de $4.00 par tête.Désireux de se rendre compte de ce que \u2018ui-même pourrait obtenir à Montréal, il les envoie à la Coopérative.Ses deux vaches lui rapportèrent $22.45 au lieu de $8.00 qui lui avait été offerts.Il ne faut donc pas s'exagérer l'importance du risque que peut représenter la confiscation, bien qu'il puisse être élevé parfois.Nous constatons que les condamnations sont plutôt faibles dans le comté de l'Assomption.Et ceci est vrai dans la majorité des endroits où les cultivateurs font eux-mêmes leur élevage.fois à recevoir moins que ce qui était offert par le commerce ; mais ceci n'est que l'exception et.d\u2019après nos constations, nous croyons pouvoir affirmer que ce n\u2019est que dans à peine 7% des cas que la chose se présente.Le prix général pour les Réacteurs va de 1.25c à 200c.250.c la \u2018ivre, suivant l'état et la qualité des sujets.Certains peuvent même se vendre plus cher que les prix donnés plus haut s'ils sont en très bonne condition.Il v a lieu de se rappeler que le fait que les acheteurs n\u2019ont pas à assumer le risque de la cnnfiscation les induit à paver un peu plus cher que s\u2019il s'agissait d'animaux ordinaires.La demande pour \u2018es Réacteurs reste assez bonne: elle s'est même quelque peu amélicrée au cours de la présente semaine.Le marché de Montréal semble être en mesure d'absorber d'assez fortes quantités à des prix très raisonnables.Tes services du Propagandiste | T.-O.Mandville sont offerts à tous ceux qui voudraient s'intéresser au groupement des expéditions.TI suffit de s'adresser chez lui à Vaucluse.Et il n'en coûte ahsolu- ment rien pour ses ses Services.L'ANNUAIRE STATISTIQUE DE LA PROVINCE DI.QUEBEC Le Bureau des Statistiques annonce aujourd'hui la puilication de l'Annuaire Statistique de la pro- vmee de Québec pour l'année 1931.Ce volume constitue une source de renseignements officics sur les activités de la population de la pro- vince et représente bien, dans son ensemble, sa situation économique actuelle.T1 se compose de douze chapitres qui traitent des sujets suivants: I-\u2014Chronologie : IT-\u2014Ca- ractères physiques: ITT\u2014Climato- logie: TV\u2014Population:; V\u2014TIns- truction: \\T\u2014Administration : VIT \u2014 1 inances : VITI+-Production : ications et transports: N\u2014Activité économique; XI\u2014Travail organisé: NTT\u2014Pré- voyance.L'édition de 1931 contient plusieurs anditions qui méritent d'être signalées, Au chapitre de la population, un nouveau tableau indique \u2018es comtés où se sont établies les familles canadiennes-françaises re- | nombreux ferme.Il est vrai qu'on se trouvera par- | i tions venues des Etats-Unis depuis 19- 28.Quelques statistiques sur les derniéres élections provinciales et une liste des représentants de chaque comté à l\u2019Assemblée législative depuis 1867 complètent le chapitre de l'administration.La section de £a criminalité a été revisée et quelque peu modifiée.Sous le titre de l'Assistance publique, trois tableaux additionnels résument les principales activités de ce service depuis 1921.Les emprunts pour le chomage autorisés par le gouvernement, une estimation de la production de bois à pulpe depuis 1912 et une revue des opérations du «département de la voirie au cours du dernier exercice sont autant de sujets qui forment la matière de pages nouvelles.La section des caisses populaires a été augmentée d'un tableau qui montre l'importance des prêts sur billet consentis par chaque caisse au cours de l'année 1930.L'Annuaire de 1931 se distingue aussi des précédents par les graphiques qu\u2019il ren- Au nombre de vingt envi- ils illustrent bien les varia- enregistrées au cours des dernières années dans les différentes branches de la production ct permettent d'apprécier plus facilement l'importance des variations qui se sont produites.L'Annuaire Statistique est distribué gratuitement aux journalistes, publicistes, professionnels, bibliothèques publiques et scolaires, maisons de \u2018commerce, institutions religieuses, institutions financières, clubs, cercles d'étude et aux personnes qui, dans l'exercice de \u2018eurs fonctions, sont appelés à renseigner le public.Les demandes doivent être adressées au Bureau des rom, Statistiques.Parlement, Québec.L\u2019édition de 1931, présentée à l'honorable M.L.-A.Taschereau, ministre des Affaires municipales.par M.G.-E.Marquis, chef du Bureau des Statistiques, a \u20acté préparée par M.G.Lemonde, B.A.L.S.C.rédacteur de l\u2019Annuaire.Un aperçu de Montréal il y a cent ans Les chefs de police et de pom- Montréal, sont de- temps dans la stu- à l'hôtel Place Vi- piers de l'ile de meurés quelque peur, hier midi.ger, leur apprit que 80 maisons avalent été incendiées près des rues Ste- Marie et Campeau.Heureusement pour la population, je médecin ne venu il v a cent ans.Le Dro Atherton, l'historien que tous connaissent, a été aux convives par le colonel Wil- Hams, président de l'association, et chef de la police du port, M.D.P.Fitzgibbons, de la commission des Liqueurs, a fait Uéloge de l\u2019orateur.LES POMPIERS EN \u201832 Les pompiers, en 1832.étaient des pompiers volontaires, non sui- ventionnés par la municipalité non encore existante.l.es marchands par mesure de prudence.ont innové ce système de volontaires.Plus tard.en 1844, était chef des volontaires Antoine Lepage.Son équipe était composé de 100 hommes et la caserne située près de l\u2019église Notre-Dame.Après le feu des 80 maisons dans le quartier Ste-Ma- rie.John Lukin a pris la direction lorsque le Dr \\V.-H.Atherton faisait que relater un incident sur-, présenté | d'un nouveau corps de 300 volontaires.LA POLICE EN \u201932 Le docteur s\u2019amusa ensuite faire le portrait d\u2019un policier de 1832.Habillé d\u2019une longue tunique, muni d\u2019un fanal pendant sur son flanc gauche, il sillonnait les rues.Il était l'homme à tout faire.Il allumait et éteignait les lampadaires.A travers les rues noires, il se dirigeait criant selon l'heure: \u201cIl est deux heures et tout va bien!\u201d Quelle différence avec le policier d'aujourd'hui, siflonnant la ville dans des automobiles rapides et lançant les nouvelles sur le télétype.à L'AQUEDUC Il relata ensuite l\u2019histoire de l\u2019aqueduc de Montréal, du contrôle d'une certaine compagnie qui vendait l\u2019eau au seau; de l\u2019aqueduc provisoire transportant l\u2019eau de la côte des Neiges; de la faillite de cette dernière et de l'installation d'un premier aqueduc prenant son approvisionnement dans le fleuve St-Laurent.La conférence termi- ie, l'ex-chef des pompiers, Joseph Tremblay remercia le Dr Atherton, pour la causerie fort appréciée.LES CHINOIS Les Fils du Céleste-Empire font tout autrement que nous.D'abord, le compas chinois est pointé vers le sud et le nôtre a la pointe vers le nord.En Chine.les hommes portent la jupe, Les femmes le pantalon.| Les hommes ont les cheveux 5 |! ongs: les femmes les ont courts.Les Chinois font les travaux lé- | gers: les gros sont réservés aux | Chinoises.Le langage écrit n\u2019est pas parlé et celui qu\u2019on parle ne s\u2019écrit pas.| Les Chinois commencent à lire un livre par la fin.Dans leurs livres les notes de renvoie se placent au haut de la page.| les Chinois s\u2019habillent cn deuil | pour un mariage et en blanc pour des funérailles.Les filles d'honneur dans un ma- iriage sont toujours de vieilles fem- jmes.Origine des timbres-poste | le timbre-poste est d'invention | française et son origine ne date pas d'hier.En 1653, un avis fut affiché à Paris, disant aux habitants de la ville \u201cque les personnes qui voudront écrire d\u2019un quartier à l\u2019autre seront fidèlement remises si celles ont soin d\u2019y joindre ou attacher un \\billet de port payé\u201d.Cadeaux de Noces Vous trouverez à notre magasin un très beau choix d'articles pour cadeaux, Nous en avons pour tous les goûts et à la portée de toutes les bourses, Magasin W.-H.GAGNE, SAINT-JUSTIN, P.Q.\u2014 Pour vos travaux d'impressions adressez-vous à l\u2019Echo de Saint-Justin un homme de 40 années d'expérience est à la tête de ses ateliers, ce qu» vous assure Une exécution parfaite de vos travaux et ses prix sont très modérés.ou d'Anniversaires { GERARD DENIS, BALL.LL | AVOCAT Bureau : ST BARTHELEMI Tous les samedis soirs.Téléphone : 14.P.L.CASAUBON, B.A.LLL Notaire Placements sur hypothèque, Règlement de succession, assurances, etc, 129 Frontenac, Tél.112 vo BERTHIERVILLE, \u2014 P.Q.na Bureau: 10 rue St-Laurent.\u2014 Tél.66 ord Résidence: 12 rue St-Laurent Q J-EMILE FERRON | toi AVOCAT, ; 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vous avez bien lu.un mot nouveau, n'est-ce pas?Il exprime une chose malheureusement très ancienne.Si l\u2019étais l\u2019un des Quarante ou si j'avais quelque autorité auprès de Larousse ou \u2018de ses garçons, voici comment dans la prochaine édition du dictionnaire, j'étiquêterais ce néologisme: \u201cInstinct qui pousse cerfains animaux sauvages à se dévorer les ums les autres.Au figuré, ce terme s\u2019applique aux individus qui ne peuvent jamais s'accorder entre eux.Notre historique: cette inclination détestable se manifeste principalement chez une certaine peuplade de f\u2019Amérique du Nord connue sous le nom de Canadiens français\u201d.Mais Larousse ne peut pas tout savoir et je n'ai aucune influence auprès de l\u2019Académie Française: le mot entre-se-dévoris- me n'existe pas, il me faut le creer et fe mettre en circulation.Cest un fait: le bonheur du prochain nous aigrit ou nous bouleverse; ses succès troublent notre digestion et peuplent nos nuits de cauchemars.Une insulte, un crime se pardonnent, mais voir un autre monter, être supérieur à vous, jamais ! Et cette manie de se \u2018dévorer à \u201challes dents est universelle chez- nous.Le penseur plein de gravité et le dernier des illettrés en sont atteints.Quelqu\u2019un relève-t-il fa tête un peu au dessus du niveau commun, on s'étonne, on s'émeut, on s'alarme, on vitupère, on con- damme.Au jour des grandes émotions patriotiques, le 24 juin, on chante et on crie sur tous les tons: \u201cCessons nos luttes fratricides, u- nissons-nous\u201d.Pourquoi ne pas dire plutôt: \u201cDévorons-nous\u201d.Que ceux qui croient que j\u2019exagère s'interrogent eux-mêmes et regardent dans leur entourage.leur patelin, dans les petites et grandes villes.La chose est remarquable surtout dans les villages où l'on s'épie sans cesse et où l\u2019on se guette avec délices.Une légère escapade a tôt fait de s\u2019amplifier en un scandale retentissant.Les commères le colportent avidement, les dévotes se le chuchotent entre elles sur le perron de l\u2019église, les hommmes en jasent et s'en amuwsent dans les boutiques, dans les magasins ou au coin de la rue.Ou bien l'on se dirige en clans, en camps retranchés où toutes les ruses et les munitions sont bonnes pour se démolir, s\u2019amoindrir.On a Tecours à tout sans distinction et sans pitié; les tares de familles, les infirmités conporelles.Il y a ceux que ces attaques exaspèrent et les autres qui philosophiquement s\u2019en fichent.Que d'activité déployées à perte ou en mal qui pourraient s\u2018emplover a de plus utiles besognes ! Cet esprit déplorable se glisse partout.Quelle paroisse n\u2019a pas ses chicanes et ses animosités au sein du conseil municipal\u2019 par exemple ?Oue de marguilliers se chamaillent dans les sacristies quand ils ne dé- «8 vorent pas le curé.Et les commissaires d\u2019écoles, et tous ceux qui ont quelque chose à faire dans la chose publique.Ët si l\u2019on s'étonne que les progrès soient lents, que nos campagnes rétrogradent, se dépeuplent.Ce qui est malheureux, c\u2019est que l\u2019entre-se-dévorisme se manifeste même au sein des organisations où tout devrait tendre à édifier, à améliorer, à s\u2019entra\u2019aider.Les associations agricoles et autres languissent, les coopérations végètent, les énergies se gaspillent parce qu'il n'y a pas de véritable esprit d'union et une certaine dose de désintéressement.Sans cesse, sous de futiles prétextes, on s'isole, on se claquemure, on se barricade, on se reluque; on blame sans raisons et sans miséricorde.On ébranle les indécis, on douche d\u2019eau glacée les enthousiastes.On mitraille de sarcasmes ou d'insinuations ceux qui prennent les devants, veulent faire quelque chose, se mettent au blanc.Phénomène bien étrange en vérité chez un peuple aussi religieux que le nôtre.Religiosité ou esprit chrétien ?Et pourtant, nous avons tous besoin d\u2019umion, de charité, de coopération pour progresser et survivre.Nous gagnerions immensément sous ce rapport à imiter nos compatriotes d'autres nationalités, moins bruyants, moins effervescents, mais dont la vie et les actes se traduisent dans cet admirable esprit de corps qui rend le succès possible et durable, dans toutes les sphères d'activité.Ces considérations, un peu décousues, ne sont pas gaies ; elles ne sont pas neuves, non plus.Si ces lignes cependant pouvaient faire réfléchir un seut des lecteurs de ce journal, je croirais qu\u2019elles n'ont pas été tout-à-fait inutiles.Les uns veulent trouver chez les Canadiens français toutes les qualités possibles et impossibles; d\u2019autres préfèrent au besoin toucher les points sensibles ou les abcès.Il me senible que ces derniers servent mieux et plus utilement les intéréts supérieurs de la race.CER.La Terre de Chez Nous.Le ridicule de ceux qui changent !eurs noms \u2014\u201cQuel est votre nom monsieur ?\u2014En anglais ou en français, dit notre Yankee décemment importé de Rivière-du-Loup?(Il vient de cette ville, mais je vous assure qu\u2019- il est loin d\u2019avoir la finesse du loup).\u2014Votre nom pur et simple?\u2014Mon nom en français, c\u2019est Docithé Beauchamp; mais en anglais \u201cBackcity Fairfield\u201d répond notre original.(Je devrais dire orignal).\u2014Mais ne savez-vous pas que les noms de famille ne se traduisent jamais?\u2014Ah ben! les Américains ne comprennent pas ça Docithé Beau- champ!\u201d Il n\u2019y a pas à s\u2019en étonner: qui peut comprendre ou se faire comprendre d'un individu assez dénué de bons sens pour traduire son nom?J'ai rencontré un pistolet qui tient à se rendre célèbre sous le nom de Shitrind, quand son nom est bel et bien Chicoine.Un autre singe veut suivre ses traces: le nom de Létourneau ne lui va plus; ii vous dira qu\u2019il s'appelle \u201cBlackbird\u201d, Une vraie poule noire qui mettrait l\u2019eau à la bouche des chercheurs de trésors.Francoeur tient à son coeur; il veut surtout que sa dulcinée soit charmée d\u2019entendre prononcer son nom qu'il traduit sans scrupuie en \u2018\u201c\u2018Sweetheart\u201d.Quel beau coeur, mais quel pauvre esprit! Maitre Mathieu qui prononce son nom Maqueue s'appelle tout simplement \u2018\u201cMytail\u201d., Voila une bête qui tient à son apanache au moins.Un autre passera à la postérité des lunatiques sous le nom de Makesnine, vu que son nom est Phaneuf.II en vaut neuf de son espèce, car dans la balance de la bétise humaine, comme dans les autres balances, celui qui a le plus de poids l\u2019emporte.Joachim Corri- veau veut prouver qu'il n\u2019a pas de respect pour sa mère en conséquence, il se nomme Jack Body Calf.H faut être veau, ou génisse pour écorcher un aussi beau nom.M.Cart laisse sa charrette loin derrière lui.M.Brodeur est fraternel jusqu\u2019au bout, et il se dit Brother.Albert a vieilli; son nom aussi il répond au nom de Burt.Pierre Roy, dont l'aieul, sous ce premier vocable, occupa un poste important dans le gouvernement de sa province, se nomme maintenant Petez King, comme le cheval qui gagna tant de course récemment.Amable Charron est du métier, lui aussi: son enseigne se lit: Lo- velock WheelRight, et malgré tous ses efforts, il ne peut la lire sans arrêt.Richard Lachance, qui a plus de chance que d'esprit, s'annonce Richards Lucky, et l\u2019autre pour badiner fe surnomme Dick Good- luek.Lévesque sait qu\u2019il vit dans la patrie de Washington; c\u2019est pourquoi il se donnera le nom de Washington Bishop.Les nègres prennent toujours des noms pompeux comme celà.Un centenaire robuste On célébrait dans un village le centième anniversaire du plus vieil habitant.Un rep\u201drter interviewa le vieillard et lui dit: \u201cComme il est merveilleux de penser que vous avez vécu cent ans! Mais prenez garde, vous ne vivrez pas un autre siècle\u201d.Oh! bien\u201d, dit le vigoureux vieillard, \u201cje n'en sais rien, mais ce que je sais bien, c'est que je suis beaucoup plus fort pour commencer le second siècle que je ne l\u2019étais pour commencer le premier\u201d, L'ONGUENT DE SOUPE AUX POIS Par J.-B.Côté.C'était un bon vieux médecin à l'ancienne mode.I! composait lui- même ses médicaments, et, conmme Ambroise Paré, disait à ses patients \u201cJe vous soigne, mais c'est Dieu qui vous guérit\u201d.Il n\u2019était peut être pas un grand savant en sciences naturelles, mais il avait une foi solide, éclairée, sur laquelle 1l réglait sa conduite en toute sûreté.Sa médecine était fortement empsi- rique, cependant comme 1 priait continuellement pour ses malades, i n\u2019en perdait pas plus que ses autres confrères.Par une belle journée ensoleillée de mai, il s\u2019en allait paisiblement sur la route raboteuse dans la voiture d'un \u201chabitant\u201d des concessions\u201d qui était venu le chercher pour un grand garçon malade, et, tout en fumant avec béatitude, il écoutait intéressé les confidences de son conducteur.\u2014\u201cC'est pas pour rien dire de trop docteur, disait celui-ci.mé l\u2019année est ben mauvaise\u2014 Marche don\u2019 Fanny\u2014près une chose c\u2019est l'autre.J'vous l\u2019cache pas, si y avait pas un bon Dieu de l\u2019aute côté pour arranger tout ça j\u2019oré ben que jine découragerais\u2014Hue Fanny, s.ée jument, On dirait qu\u2019à l\u2019fait exprès pour passer sus les grosses roches\u201d, \u2014\u201cChacun a sa part d'épreuves dans ce bas monde, mon pauvre André reprit philosophiquement le docteur.La vie, vois-tu, c\u2019est un voyage désagréalfe sur une mauvaise route toute parsemée de cahots et de cailloux qui nous secouent rudement tout le long \u2018du trajet.Quand on est jeune cette route nous apparait tout unie et bien attrayante.On s\u2019y précipite avec ardeur courant après un bonheur qui nous échappe continuellement et sans faire attention aux orniéres qui usent.Vient l'age qui nous fait sentir tout à coup les fatigues du chemin.Si on n\u2019a pas alors le regard fixé clairement sur le terme du voyage on est hien malheureux.Un bon jour on trébuche dans une ornière plus profonde que les autres et on y reste.Quelqu'un creuse un trou près de la route, nous jette dedans et la foule continue de passer affairée, indifférente.joyeuse et rapide sans même accorder une pensée à celui qui a fini son voyage et qui repose là.\u201d \u2014\u201cVous parlez comme M.l\u2019curé docteur.Dites moé, d\u2019on vous qu\u2019- êtes quasiment aussi savant qu\u2019un député \u2014 gidday Fanny \u2014 pourquoi la malchance tombe-t'y plus sus\u2019 les pauvres que sus les riches dans le monde?\u2014\u201cSais-tu, reprit le docteur, pourquoi les moutons blancs mangent plus que les noirs?\u201d \u2014La belle affaire.c\u2019est parce qu\u2019y en a plusse pardi., \u2014 Eh bien, c'est la même chose nour les épreuves de la vie.Comme i! y a plus de pauvres que de ri- ches dans le monde, la malchance parait tomber plus dru sur eux que sur les autres; et à part ça il ne faut pas oublier que la Providence permiet que ses amis soient éprouvés afin de donner aux riches l\u2019occasion de faire la charité.\u201d \u2014 Tenez docteur vous savez que j'sus pas -riche.J'ai travaillé tous les jours de ma vie d'un soleil à l\u2019autre excepté le dimanche.J'ai fait mon possible pour élever ma famille comme y faut.Sans m\u2019vanter, j'ai jamais fait d\u2019tort à personne \u2014 Fanny, ma salope \u2014 eh ben, vré comme vous êtes là, j'ai toujours été dans la \u201cberluck\u201d et c\u2019t\u2019- année c'est pire que les autres.\u2014Fn effet, répondit le docteur sympathique, tu as eu ta bonne part d'épreuves.\u2014Plus qu\u2019ma grosse part, docteur.Commptez sus vos doigts, \u2014Et l'année a est pas encore finie: j\u2019avais deux chevaux j'perds le meilleur.Sus 2 portées de p'tits cochons, j'en réchappe cinq.\u2014Fan- ny, ma morpionne; tu vas goûter d'la hart!\u2014 j'ai quat vaches, eh ben c'printemps, sous le respect que j'vous dois, personne véle.\u2014Mais, interrompit le docteur, il me semble que plusieurs de ces pertes-là auraient pu être évitées avec du soin.\u2014Pour finir\u2014Avance d'on Fanny paresseuse\u2014v'là l\u2019garçon avec enne jambe malade cc qui pourra p't\u2019être ben pas travailler aux foins.\u2014\u2014Il ne faut pas tu te fasses de la bile André, dit le docteur.Après le mauvais temps, le soleil se montre toujours.C\u2019est mon idée que ton garçon n'a rien de grave et qu'avec \u2018du soin et du repos, il sera sur pieds pour les foins.\u2014C'est ben à souhaiter.\u2014Remarque bien mes paroles, continua le bon docteur en souriant dans quatre ou cinq cents ans d'ici quand nous serons confortablement installés dans le Paradis, toutes ces petites misèreslà vont nous parai- tre bien insignifiantes.\u2014Vous étes ben sar de ça, vous, docteur ?\u2014Comme du soleil qui vous éclaire en ce moment.N'empéche pas persista le bonhomme, que c'est guère drôle (dans la vie.Bon, on est quasiment ar- rivé\u2014Allons, Fanny, ma vieille bé- te, encore un coup d\u2019colier pour monter le dernier raidilon.Quelques minutes plus tard, André introduisait le docteur chez lui, et ce dernier se faisait montrer tout de suite le malade tout en continuant «le converser amicalement.\u2014C\u2019est rien de grave, déclara-t-il après avoir examiné et palpé l\u2019enflure avec attention.Avec un bon cataplasme et du repos, ce garçon- là va marcher pour les foins.T1 s\u2019empara d\u2019un chaudron qui était sur une étagère en arrière du poêle, le mit sur le feu sans trop faire attention à ce qu'il pouvait contenir ; d\u2019ailleurs la cuisine était fort sombre; il y versa de f\u2019eau bouillante et divers ingrédients qu'- il tira de sa sacoche et laissa mijo- ter sur le feu pendant environ une demi heure.De temps à autre, if mettait le bout du doigt dans le chaudron et goûtait au mélange.(à suivre sur la page 6) L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, JANVIER 1932.4 RA a teterri ¥ Feuilleton de L'Echo de Saint-Justin x $ Ë $ : 2° $ 3 \u20ac nanoir ystér IEUX ; 3 $ 3 ¥ È 1 1 \u2019 Th & 3 ou les Victimes de l'Ambition Ë $ a 3 par Frédéric Houde & %eeP0e\u2019se\u2019 ee\u2019 *, * +, a EE oY 0% *, at, 0.0 0 0 9, 0 Gi totes os IR ato tooooteodedsodeietosdeshadootedratond (suite) CHAPITRE V CONSPIRATEUR ET COMPLICE Cambrai était encore à discuter avec la jeune dame pour qu'elle rentrât dans ses appartements, quand un coup de sifflet se fit entendre à la porte de la maison.\u2014 Nous voilà dans une belle passe! fit-il; c'est le signal de M.Hoc- quart.Que lui dire du désordre qui vient d'avoir lieu?Il faut que le guignon soit toujours sur les talons de ce coquin de Lavergne; i! n'a échappé aux mains de :a justice que pour venir me porter malheur.\u2014 Paix! monsieur, dit la dame, et hâtez-vous d'ouvrir à mon mari.Ah! ajouta-t-eile.en voyant entrer Des- cnesnaux.ce n'est pas lui.\u2014 (Ce n'est que Deschesnaux, madame, continua ce dernier; mais on voit avec joie le nuage pourpré précurseur du soleil.M.Hocquart aujourd'hui?\u2014 Oui, madame, et voici une lettre qu'il vous envoie avec ce paquet- \u2014 Louise, Louise, ouvre ce paquet, pendant que je vais lire cette lettre.Louise.fille de Cambrai, jeune, intelligente et modeste personne, s\u2019empressa d'obéir.et, remettant à sa maîtresse le riche collier contenu dans le paquet, elle dit en le regardant avec admiration: \u2014 Sbûrement, madame, ies grandes dames de la cour n'en aolvent pas avoir de plus beaux; chaque grain vaut un domaine.Et chaque mot de cette lettre vaut le collier, ma chère enfant.Mais passons dans ma chambre pour me faire un peu de toilette.Monsieur Deschesnaux, et vous, monsieur Cambrai.je vous invite à une collation, ce soir, dans ma salle, avec M.Hocquart.Donnez les ordres nécessaire pour sa réception.Puis elle se retira suivie de Louise.\u2014 Me diras-tu, demanda alors Des.viendra-t-il donc chesnaux, comment DuPlessis s'est trouvé ici?\u2014 DuPlessis?Qui est DuPlessis?dit Cambrai.\u2014 Comment, sans-génie, tu ne sais pas que c'est le capitaine auquel le vieux seigneur de Champlain avait destiné sa fille, mademoiselle Pezard de la Touche?Il venait ici pour la ramener à son père, évidemment.Il faut prendre des précautions, car il n\u2019est pas homme à souffrir impunément un affront.Heureusement.il ne sait pas que c'est M.Hocquart qui est le mari de son ancienne fiancée; il e soupçonne que moi.Mais.encore ue fois, comment s'est-il trouvé ici?\u2014 Je n\u2019en sais vraiment rien, moi \u2014 Ne m'avez-vous pas chargé, M.Deschesneau, de vous chercher un homme qui eût une bonne mine et une conscience sans scrupule?Je m\u2019en suis occupé, et le ciel a voulu que ce grand drôle de Michel Laver- gne, qui est sous tous les rapports votre affaire, soit arrivé ici pour réclamer impudemment les droits d\u2019une ancienne connaissance, et je l'ai admis pour vous faire plaisir.\u2014 Mais cela e me dit pas, Cambrai, comment DuPlessis s\u2019est trouvé ici.non plus.Ils sont venus ensemble, et pendant que je parlais d'affaires sérieuses avec Lavergne dans ma chambre, ce DuPlessis a eu un bout de conversation avec madame.Misérable! tu nous a perdus tous les deux, s'il faut que les litanies de ce nigaud aient décidé madame à retourner chez son père\u201c Ne pourrais-tu pas au moins savoir par ta fille ce qu'ils ont dit entre eux?\u2014 Je vous ai déjà informé, M.Deschesnaux, que ma fille ne s'oceu- pait jamais de mes affaires.Je puis vous aider, moi, parce que je sais comment me repentir de mes fautes de faiblesse naturelle; je sais marcher entre les pièges, moi; mais je ne voudrais pas mettre en danger l'âme de ma chère fille.\u2014 Eh! qui te parie de 1cttie en danger l'ame de ta fille?Tu peux bien savoir indirectement d'elle ce que DuPlessis a dit à madame.\u2014 Ah! à la bonne heure, c'est ce que j'ai fait: il lui a dit que son vieux père était bien malade.\u2014 C'est bon à savoir.Mais il faut débarrasser le pays de DuPlessis.Ton pendard de camarade est à ses trousses; il y va de notre fortune.Cambrai.\u2014 Je je sais, répondit celui-ci d\u2019un air sombre.C'est pour moi, selon l'usage, que seront tous les risques et toutes les peines.Où sont donc ces grands Tis- ques?Un individu a lair suspect vient roder prés de ta maison.tu le prends pour un malfaiteur et lui envoies adroitement une balle qui lui enlève du coup toute envie de raconter ensuite aux passants lequel des deux a eu tort: quoi de plus nature! que tout cela?Un bon chien de garde mord celui qui s'approche trop près de lui.\u2014 Oui, vous me donnez une besogne de chien, et vous me récompensez aussi comme un chien.Vous, M.Deschesnaux, vous recevez lor et l'argent à pleines mains et menez une vie de prince.tandis que moi je n'ai que la jouissance de ce domaine, jouissance révocable selon votre bon plaisir.\u2014 Je comprends: tu voudrais, que cette jouissance se convertit en propriété.Cela pourra arriver, Thom.Mais tu as assez de conscience pour convenir qu\u2019il faut de grands services pour mériter une telle récompense.Le domaine rapporte environ six mille livres bon an mal an, avec le moulin et le privilège de fabriquer des biscuits pour l'armée.Souviens- toi bien de cela.Maintenant, fais ton domestique pour qu\u2019il me tire mes bottes et me serve une bouteille de vin.Ils se séparèrent et ne se rejoignirent que peu d'instants avant l'heure du dîner, Deschesnaux élégamment vêtu comme un courtisan, et Cambrai ayant fait une espèce de toilette qui faisait encore plus ressortir sa difformité.\u2014 Diable dit Deschesnaux, te voilà beau comme un chardonperet, Thom; je crois qu\u2019à présent tu pourrais fredonner un menuet et faire danser magiquement les chaises et les tables d'elles-mêmes.Mais par- lons d'autre chose.As-tu préparé l'appartement de notre maître d'une manière digne de lui?\u2014 I serait digne d'un prince, et madame Joséphine s\u2019y donne déjà des airs de princesse, Tant mieux, Thom, car notre fortune dépend de ses caprices.\u2014 En ce cas, M.Deschesnaux, nous bâtissons sur le sable, permet- tez-moi de vous le dire.Elle vous a fait un accueil glacial tantôt, et je pense qu'elle vous regarde, ainsi que moi, d'un mauvais oeil.\u2014 Alors, il faudrait que ce fût avec le tien, mon Thom.Mais, plaisanterie à part, sache qu'elle tient à moi comme à celui auquel elle doit son élévation.Sans moi eût-elle pu épouser M.Hocquart?N'est-ce pas moi qui ai détruit tous les obstacles s'opposant à ce mariage sans l'aveu de son père?\u2014 Sans doute, mais elle pense peut- être que vous tenez le gouvernail de la barque, et que vos conseils sont la cause qu'elle ne peut être reconnue publiquement comme l'épouse de l'intendant de Sa Majesté.Vous savez combien elle tient aux grandeurs.\u2014 Si je le sais?moi qui n\u2019ai réussi là lui faire rompre ses fiançailles avec le capitaine DuPilessis, qu\u2019elle affectionnait pourtant.je t'assure, qu\u201d en faisant miroiter à ses yeux la richesse et la haute position sociale de M.Hocquart.Mais, Cambrai, j'ai des raisons pour agir ainsi que je fais.Si je réussis je m'en trouverai bien et toi auss.Afin de ne pas risquer de déranger mes caleuls, contente- toi de surveiller pour que DuPlessis n\u2019approche plus d'ici qu'une seule fois, et que ce soit la dernière.Mais on frappe à la porte.C\u2019est Michel Cambrai.\u2014 I vient nous apporter des nouvelles de DuPlessis, sans doute, ajouta Deschesnaux.Fais-le entrer dans ta chambre, je vais vous y rejoindre.Cambrai sortit, et Deschesnaux, les bras croisés, fit plusieurs fois le tour de la salle, absorbé par ses ré flexions.\u2014 Le vieux matois a raison.se dit- il en s\u2019arrêtant; il a sondé la profondeur de mes craintes: cette jeune ambitieuse veut être reconnue publiquement et m'accuse de conseiller son mari de différer cet événement.L'intérêt de mon maître exige que ce mariage reste secret, le mien aussi, car il m\u2019entraînerait dans sa chute; et c'est une chute mortelle qui le menace, si la marquise apprend cette union.Maintenant, armons-nous d\u2019un front serein et manoeuvrons avec adresse.\u2014 Lavergne, dit CHAPITRE VI SILENCE RECOMMANDE \u201c Quatre pièces fermant le côté occidental du manoir, au second, avaient été meublées, récemment, avec une magnificence qu'on n\u2019efit pas soupçonnée à l'apparence extérieure de la bâtisse.Des ouvriers de Québec avaient été chargés de ces travaux, auxquels le plus grand secret avait présidé, afin d\u2019empêcher les gens de l'endroit de gloser sur les changements qui se faisaient dans la résidence de Thom Cambrai.A part quelques bruits vagues, leur curiosité n'avait pu être satisfaite.Le soir du jour dont nous parlons, ces appartements étaient illuminés avec un éclat qu\u2019on eût aperçu à travers le massif d'arbres si des volets bien clos et de longs rideaux n'eussent intercepté le moindre rayon de lumière.Madame Hocquart, en l\u2019hon- neur de laquelle on avait fait ces embellissements, venait d\u2019entrer pour la première fois dans ces somptueux appartements, qu\u2019elle parcourait en les examinant avec la joie la plus vive.\u2014Que ces tapisseries sont belles! disait-elle à sa suivante, Louise.Quel naturel dans ces tableaux! Que cette argenterie est merveilleusement ciselée! Mais, Louise, combien n\u2019est- 1 pas encore plus délicieux de songer que toutes ces belles choses rassemblées ici sont des témoignages de l\u2019affection du noble M.Hocquart?Dans quelques instants je pourrai le remercier de la tendresse qui lui a inspiré de me faire préparer ce petit paradis terrestre.\u2014C'est le Seigneur, madame, répondit la pieuse jeune fille, qu\u2019il faut remercier d'abord de vous avoir donné un époux dont l'affection a fait tant de choses pour vous rendre heureuse.Et, moi aussi, j'ai travaillé à vous parer de mon mieux, mais si vous continuer à courir de chambre en chambre, pas une de vos boucles ne tiendra.\u2014Tu as raison, ma bonne Louise, dit la dame en se mirant dans une glace, je ressemble à une paysanne avec ces joues rouges d\u2019excitation et ces boucles de cheveux en désordre.Viens, tu vas réparer ces marques de mon étourderie; il faut que je m'habitue à l\u2019apparat.Blles passèrent dans le salon, où madame Hocquart s'assit sur un coussin, pendant que sa suivante remettait sa coiffure en ordre.Au bout d'un moment, la dame reprit.\u2014Eh bien, Louise, est-ce bien comme cela?Assez, assez, il faut que je voie Deschesnaux avant l'arrivée de M.Hocquart.T1 est bien avant dans les bonnes grâces de mon mari.Cependant, si je voulais me plaindre de lui.Oh! n'en faites rien, ma chère maîtresse, dit Louise.Ne vous mettez pas en opposition avec lui; il a l'oreille du maître et toujours celui qui l\u2019a contrarié a eu à le regretter.\u2014Et pourquoi donc, ma petite Louise, moi qui suis l'épouse de ce maître, serais-je obligée de garder tant de ménagement avec cet inférieur?\u2014 Madame, j'ai entendu dire à mon père qu'il aimerait mieux rencontrer un loup affamé que de déranger ce M.Deschesnaux dans ses projets; et mon père n\u2019a jamais que de bonnes intentions, bien que son air rude semble quelquefois donner le démenti à son coeur.\u2014Je te crois, mon enfant; je veux te croire, quand ce ne serait que par amour pour toi.Mais Louise, la nuit approche; IM.Hocquart est à la veille d\u2019arriver.Va appeler Deschesnaux et ton père.Ils arrivèrent un instant après tous les deux.Deschesnaux se présenta en courtisan de belle façon, et Cambrai avec un air gauche et embarrassé.\u2014M.Cambrai, dit la dame, j'excuse de bonne grâce la rigidité avec laquelle vous m\u2019avez tenue éloignée de ces appartements jusqu\u2019à ce qu\u2019ils fussent décorés d'une manière si splendide.\u2014Oui, madame, il en a coûté plus d\u2019une livre, et je puis dire que j'ai pris tout le soîn possible pour qu\u2019il ne fût pas dépensé plus qu\u2019il ne fallait.Mais je vous quitte, madame, car M.Deschesnaux a quelque chose à vous dire de la part de M.Hocquart.\u2014Qu\u2019avez-vous à me dire de la part de M.Hocquart?demanda-t-elle dès que Combrai se fut éloigné.\u2014Cambrai ne m'a pas bien compris, madame; c'est de mon noble maître que je veux vour ., et non de sa part.Madame, croyez-vous que M.Hocquart apprendrait avec plaisir la visite que M.DuPlessis vous a faite ce matin?\u2014Qu'\u2019est-ce à dire, monsieur?Cette ji visite n\u2019a été pénible que pour moi, puisque j'ai appris la maladie de mon père.\u2014De votre père?Cette maladie à donc été bien soudaine, car le messager que je lui ai dépêché tout dernièrement, a trouvé le noble gei gneur, votre père, occupé joyeuse ment à faire une partie de chasse aux perdrix.C\u2019est M.DuPlessis qui à inventé cette nouvelle pour trou bler votre imagination.\u2014Vous insultez M.DuPlessis, re prit madame Hocquart avec vivacité; il incapable de mentir.\u2014Pardon, madame, je ne savais pas que vous prissiez tant d'intérét à lui.On peut quelquefois, sans mens- tir.farder un peu la vérité.\u2014Vous avez l\u2019art habile du courtisan, M.Deschesnaux, mais c\u2019est un art inconnu au capitaine DuPlessis, qui ne sait pas dire de paroles ambi ° gués.11 venait, n'étant pas instruit du nom de mon mari, pour essayer de me tirer d'ici; mais, si j'ai la conviction qu'il n'a pas inventé la maladie de mon père.je puis espérer que son amitié l'a peut-être exagérée, et je veux croire à la véracité des nou velles que vous m\u2019avez données.Je dirai à M.Hocquart quelle a été la visite de M.Duplessis et dans quel but il la faisait.\u2014Madame ce qu\u2019elle jugers convenable, mais, puisque rien n\u2019exi ge cet aveu, elle ferait mieux peut être d\u2019épargner à M.DuPlessis Je danger qui pourra en résulter pour lui.\u2014Admettre une telle conséquence.monsieur, serait supposer à mon me ri des sentiments indignes coeur loyal.\u2014Madame, je ne doute pas de ses fera de son nobles qualités, je suis trop souvent \u2018 à même de les apprécier.Mais ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi M.Hocquart vous avait soustraite à tous les regards; pourquoi û vous faisait garder par Thom Cambrai si étroitement.et pourquoi lui- même entourait ses visites chez gr légitime épouse d'un tel mystère?\u2014C\u2019est le bon plaisir de mon mari; je n'en dois pas rechercher la cause, \u2014Très bien, madame; mais, quelle que soit cette cause, pensez-vous qu'il puisse convenir à M.Hocquart que le capitaine DuPiessis la recherche et la découvre, et supposez-vous que mon illustre maître soit homme à souffrir sans punir ce qu\u2019il] regarde ra comme une insulte?\u2014Si je croyais, répondit-elle, que je pusse causer quelque tort à M.Du Flessis en parlant de Tui, je me tai rais, mais à quoi bon, puisque Cambrai l\u2019a vu?Non, jen parlerai à M.Hoequari, et je saurai faire excuser la folie de M.DuPlessis.\u2014Eh bien, madame, essayez, en prononçant le nom de DuPlessis devant M.Hocquart, de voir l'effet que cela lui fera, et décidez après ce que vous voudrez dire.\u2014\u2014Mais, réitéra-t-elle, Cambrai a vu monsieur DuPlessis.\u2014Cambrai et son ami ne savent pas quel est l\u2019homme qu'ils ont trouvé avec madame, et je sauraf leur suggérer une raison pour justifier Ja présence d'un étranger ici.\u2014S'1]l est vrai que Cambrai ne connaît pas M.DuPlessis, j'avoue, monsieur Deschesnaux, que je serais fi chée qu'il apprit ce qui ne le regarde pas.Mais, chut! j'entends un bruit de pas de chevaux.C'est lui, c\u2019est M.Hocquart! s\u2019écria-t-elle en se pré cipitant vers la porte, qui s\u2019ouvrit - a aa Pm Tm am pee 1 TR Fu Me pew gm mi -\u2014 op $Y hm put \"6 Hi OB A am ey ey mm vec ssis À site N noi, non © & 108 der- Bei use qui rou ité; Vais érêt nen yer con- als que nou je tai- a1) ger en de- que ue vu on- on- fû- e uit est it ae tran dE are TI pour donner passage à un homme au port majestueux, enveloppé dans un long manteau de voyage.(CHAIPITRE VII LE VRAI MAITRE DU LOGIS Deschesnaux se retira discrètement en voyant entrer son maître; Louise en fit autant.\u2014Enfin!.enfin! dit Hocquart, te voilà arrivé! (M.Hocquart, après avoir embrassé sa femme avec tendresse, affecta de résister quand elle voulut le débarrasser de son manteau, qui, en tombant bientôt, je laissa voir couvert de vêtements aussi élégants que riches et portant, entre autres décorations, la croix de l\u2019ordre de Saint- Louis.Madame Hocquart, avec une euriosité enfantine, que sa jeunesse et son éducation loin du grand monde rendaient toutes naturelles, examina le costume de celui qui \u2018passait pour l\u2019ornement de la haute société québecoise.M.Hocquart répondait en souriant aux questions naïves que sa jeune femme lui faisait sur différentes parties de ses vêtements et de ses décorations.\u2014Maintenant, Joséphine, dit-i}, tu as vu ton vassal sous le costume le plus brillant qu'il pQit prendre en voyage, car les habillements d\u2019apparat ne se portent que dans les grandes cérémonies.\u2014Fh bien, répondit Mme Hocquart, un désir en fait naître un autre: j'ai désiré voir mon mari revêtu de sa grandeur; a présent, je voudrais me trouver avec lui dans sa maison des \u2018Trois-Rivières ou de Québec, et jouir du rang auquel a droit l'épouse de lintendant distingué du roi.\u2014Un jour, oui, Joséphine, ce jour viendra et tu ne peux le désirer plus ardemment que moi.Avec quel plaisir j'abandonnerais les soins de I'E- tat, les soucis et les inquiétudes de Ia vie officielle, pour couler tranquillement ma vie dans mes domaines, avec toi pour compagne et amie! Mais, pour le moment, c'est impossible.\u2014Et pourquoi ble?Le front de l'intendant se ait.\u2014Jéséphine, dit-il]: n\u2019empoisonne pas le bonheur présent en désirant une chose impossible aujourd'hui.Rendre public en ce moment notre mariage serait travailler à ma ruine.Mais crois-moi, plus tard, lorsque ce sera plus facile, je ferai ce qu'exige ta justice pour toi comme pour moi.Ne reviens plus sur ce sujet, qui m'est pénible.Dis-moi plutôt si tout se passe ici selon tes goûts.Comment Cambrai se conduit-il pour toi?\u2014f1 me rappelle quelquefois, répondit Mme Hocquart en soupirant, la nécessité de ma solitude, mais c'est me rappeler tes désirs.D'ailleurs, sa fille Louise est la compagne de ma solitude, et je l'estime infiniment.\u2014Vraiment?Je veux la récompenser alors puisqu\u2019etile te plaît.Mme Hocquart appela Louise.\u2014Puisque madame est contente de vos services, prenez ceci pour l'amour d'elle, dit-il, en lui mettant dans la main cinq pièces d\u2019or.\u2014Je n\u2019accepterais pas ce présent, que d'ailletirs, je mérite trop peu, ré pondit Louise, si je n\u2019espérais pouvoir m\u2019en servir de manière à attirer les bénédictions de Dieu sur vous, sur madame et sur moi.-\u2014Faites-en ce qu'il vous plaira.Mais allez dire que l'on se hâte de nous servir la collation.\u2014J'ai engagé M.Deschenaux et Cambrai à souper avec nous; m\u2019ap- madame cela est-il impossi- rembru- à prouves-tu ?.L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, JANVIER 1932.\u2014J\u2019approuve tout ce que tu fais, Joséphine, et je suis charmé que tu aies accordé cette marque d'égard à M.Deschesnaux, qui est l\u2019âÂme de mes conseils intimes et m'est tout dévoué.Quant à Cambrai, ce qu\u2019il fait pour moi en ce moment exige qu'il ait ma confiance.\u2014 Maintenant, reprit Mde Hocquart, j'ai une grâce à te demander et un secret à te dire.\u2014Gardes-les tous les deux pour plus tard, s\u2019ils ne te pèsent pas trop, et allons souper; la course que j'ai faite m\u2019a donné l'appétit.M.et Mme Hocquart passèrent dans la salle à manger, où Desches- naux et Cambrai les attendaient.Ce dernier ne dit pas un mot peudant tout le repas.Deschesnaux prit part à la conversation avec un tact vemer- quable et sut entretenir la bonne humeur de l\u2019intendant.La nature l'avait doué des qualités nécessaires au rôle qu\u2019il voulait jouer.Il était discret et prudent, et avait un esprit subtil et inventif.Mme Hocquart, quoique prévenue contre lui, ne put s'empêcher de trouver sa conversation agréable.CHAPITRE VIII Le DEPART Le lendemain, de bonne heure, l'intendant et Deschesnaux se rencontrant dans la grande salle, le premier dit à l\u2019autre: \u2014Donnez-moi mon babit, et char- gez-vous de ces chaînes, ajouta-t-il, en lui remettant les insignes qu\u2019il portait la veille.Hier soir, leur poids me coupait presque le cou.Je suis à demi-résolu de me débarrasser de ces fers, inventés pour enchaîner les dupes.Qu\u2019en dites-vous, Deschesnaux?\u2014ÆEn vérité, monsieur, je pense que les chaînes d'or ne ressemblent guère aux autres, et que plus elles sont lourdes, plus elles sont agréables.\u2014Cependant, Deschesnaux, je crois qu\u2019elles ne m\u2019enchaîneront plus long: temps à la vie officielle.Quelles nouvelles faveurs puis-je obtenir, et que puis-je gagner à de nouveaux ou plus longs services?J'en ai connu plus d\u2019un de par le monde qui a eu à se repentir de n'avoir pas su borner à temps sou ambition.Moi-même, j'ai couru bien des risques et j'ai glissé déjà sur le bord du préciuice.\u2014 Monsieur, reprit Deschesnaux, tout ce que je désire, c\u2019est qu'avant de prendre une résolution définitive, vous consultiez mûrement votre bonheur ee votre réputation.\u2014Partez, dit M.Hocquart en voyant que Deschesnaux ne semblait pas oser en dire davantage.Je veux peser avec vous le pour et le contre.\u2014Bh bien, monsieur l'intendant, supposons que, bravant le mécontentement de la marquise, qui, comme vous savez, exerce une grande influence sur M.de Beauharnais, qui lui- même vous ne l'ignorez pas non plus, en exerce une non moins grande, en proportion, à la cour, grâce à sa famille puissante, aux alliances de celle-ci et aux services par lesquels il s'est déjà signalé dans la marine et ailleurs; supposons, dis-je, que, bravant ce mécontentement et les sarcasmes de la bonne société dans ce pays, vous vous êtes retiré dans votre manoir des Trois-Rivières ou d'ici.L'ancien intendant du roi.celui auquel était confiée l\u2019administration financière du pays, celui qui n\u2019avait de supérieur que le gouverneur général et pouvait !égitimement ambitionner, raisonnablement espérer de le dévenir lui-même un jour, est maintenant un simple gentilhomme campagnard, satisfait de retirer ses rentes de ses censitaires.et d'étendre son autorité sur les employés de ses moulins.\u2014Deschesnaux! interrompit tendant en fronçant le sourcil.\u2014Vous m'avez ordonné de parler, monsieur, laissez-moi terminer mon tableau.La cour trouve que M.de Beauharnais a été assez longtemps gouverneur du Canada; il s\u2019agit de le remplacer.M.de Vaudreuil a prévu ce qui devait arriver et a fait agir en conséquence et à propos les hautes influences qu'il sait lui être favorables.Surtout, il a eu la prudence de rester tout le temps dans le service du roi, dans une qualité ou dans une autre.M.Bégon en a fait autant de son côté et pour son avancement, Vous, vous apprenez tout cela à la campagne, au coin de votre feu, loin du monde officiel, par lequel vous avez voulu vous faire oublier.Vous commencez alors à regretter, mais trop tard, la nullité à l\u2019in- laquelle vous vous êtes condamné.Et pourquoi?.\u2014C'\u2019est assez Deschesnaux, c\u2019est assez! fit l\u2019intendant, je saurai triompher de mes goûts pour la retraite; car il s'agit de considérer le bien publie; et, pour servir mon roi et mon pays, vous avez raison, je dois continuer d'occuper le poste où je suis.Ordonnez que l\u2019on selle nos chevaux; je vais prendre, comme l'autre jour, un habit de livrée.A ces mots, il alla rejoindre Mme Hocquart.\u2014Adieu, Joséphine, lui dit-il.Le soleil se montre à J'horizon; je devrais être déjà à sept lieues d\u2019ici.\u2014Sitôt me quitter?dit-elle.Tu ne m\u2019accorderas donc pas ma demande?Soit! je ne te réclame plus de me reconnaître publiquement pour ton é pouse; mais permets-moi au moins de confier le secret de notre union a mon père, et, en lui disant le nom de mon mari, de mettre fin à sa douleur.On rapporte qu\u2019il est dangereusement malade.\u2014\u201cOn rapporte?\u201d répéta vivement M.Hocquart.Qui a pu te rapporter cela?Deschesnaux ne lui a-t-il pas fait savoir tout ce dont on pouvait l'instruire pour le moment?Ne t'a-t- il pas dit qu\u2019on avait trouvé le noble vieillard bien portant?Qui a pu faire naître d\u2019autres idées dans ton esprit?\u2014Personne, mon cher mari; mais je voudrais m\u2019assurer de mes propres yeux de la santé de mon bon vieux père; il a été si tendre pour moi! \u2014C\u2019est impossible, ma douce José- phine.Notre secret cesserait bien vite d'en être un, car ton père a toujours chez lui ce capitaine des Trois- Rivières, ce DuPlessis, qui sait tout ce qui s\u2019y passe et s'y dit.\u2014Mon père est un homme prudent; et quand à DuPlessis, bien qu\u2019il puisse m'en vouloir de l\u2019avoir dédaigné, il est incapable de rendre le mal pour le mal.\u2014Jaimerais mieux, Joséphine, que le diable se mélât de mes affaires que ce DuPlessis.\u2014Et pourquoi as-tu une telle opinion de ce pauvre DuPlessis ?\u2014Mon intérêt devrait être pour toi une raison suffisante pour te dispenser d\u2019en rechercher d'autres: mais si tu désires en savoir plus, apprends que le capitaine DuPlessis est l'ami et le protégé de D.de Vaudreuil, mon rival.et de Bégon, mon ennemi, et que si l\u2019un des deux était instruit de notre mariage avant que la marquise de Beauharnais fut préparée à l'apprendre.je serai déconsidéré et peut-être obligé de tout abandonner: position, fortune, honneurs, et de recevoir en retour l'indifférence de mes anciens amis et les sarcasmes de mes ennemis.\u2014 Mon cher mari, tu t'exagéres les choses Comment as-tu conçu une si mauvaise opinion de DuPlessis?S'il suffit de te parler de lui pour t\u2019offenser, que irais-tu si je l'avais vu?\u2014Si tu l'avais vu! tu ferais bien de tenir cette entrevue secrète, car quiconque voudra pénétrer dans mes secrets s\u2019en repentira cruellement.Mais qu\u2019as-tu, mon amour?ajouta-t-il en adoucissant le ton a la vue de sa femme qui pâlissait.As-tu quelque chose à me demander qui ne puisse compromettre ni mon honneur ni notre fortune?\u2014Rien, répondit Mme Hocquart d'une voix faible.Je désirais te demander quelque chose, mais tu me l'as fait oublier.\u2014Tu tâcheras de te le rappeler la proch:ine fois, dit-il.Et, après avoir essayé de la consoler de son mieux, il ajouta, en l\u2019embrassant affectueusement: \u201cAu revoir, ma Joséphine.N'oublie pas que du secret que j'exige de toi dépend notre bonheur dans l'avenir\u201d, Et il sortit.Au bas de l'escalier, Deschesnaux lui donna un grand manteau et un chapeau rabattu qui Jui cachait en partie le visage.Il monta à cheval d\u2019un air distrait et sorti du parc.Deschesnaux, resté un peu en arrière murmura à l'oreille de Cambrai: \u2014Ne parle à versonne de la visite de DuPlessis, il y va de notre fortune à tous les deux.Suis toujours mes conseils, Thom, et tu pourras obtenir la propriété de tout ceci.Duchesnaux eut bientôt rejoint M.Hocquart, et lui dit: \u2014Je me suis arrêté un instant pour demander à Cambrai l'adresse d'un homme que je destine à remplacer Letendre à votre service.Si vous voulez continuer votre route sans moi, je retournerai sur mes pas et je vous l\u2019amènerai aux Trois-Rivières avant que vous soyez levé.\u2014Allez, Deschesnaux, mais dépé- chez-vous, car il faut que vous reveniez promptement aux Trois-Riviéres pour vous trouver à mon lever.Vous savez que je suis censé y être endormi dans ce moment.A ces mots M.Hocquart partit à toute bride, et Deschesnaux, retournant sur ses pas, descendit à la porte du \u201cCanard-Blanc\u201d et demunda à parer à Michel Lavergne.-\u2014Je vois, dit-il en apercevant la mine embarrassée du notoire neveu de l'aubergiste,, que tu as perdu la trace de DuPlessis.Est-ce là ton adresse si vantée?\u2014Je vous garantis pourtant.noble monsieur, répliqua Michel.que jamais les traces d'un renard ne furent mieux suivies.Je Vai vu se ici, et avant le jour il était sans que personne ne l'eût apercu.\u2014Je suis tenté de croire que tu me trompes; mais prends garde, tu auras lieu de t'en repentir amèrement! \u2014Monsieur, le meilleur chien peut se trouver en défaut; demandez à mon oncle.à son garçon, à toute la maison, si j'ai perdu de vue DuPles.sis un seul instant dans la soirée.Diable! je ne pouvais m'établir dans sa chambre comme un garde-malade, cependant.Deschesnaux mations qui tions terrer prit quelques infor- confirmèrent les usser- de Lavergne, et, convaineu de sa honne foi, il lui parla du projet de le prendre pour le service de l'intendant.Ils ne tardèrent pas à s'entendre.Aussitôt ils montèrent à cheval et se dirigèrent vers les Trois-Riviè- res, où ils trouvèrent M.Hocquart à l\u2019ancienne résidence que celui-ci avait achetée de M.de Francheville, seigneur de St-Maurice, en même parti | 5 temps que le manoir, le moulin et la fabrique de biscuits de la Rivière-du- Loup.Cette maison était occupée par son ami intime le docteur Alavoine, chez lequel il se retirait lorsqu'il était aux Trois-Rivières.Dans l'après-midi du même jour, tous les trois se mirent en route pour Québec.lls se rendirent le soir jusqu\u2019à Portneuf, et arrivèrent en ville le lendemain avant-midi.CHAPITRE IX CONSULTATION Lorsque DuPlessis eut quitté le parc du \u201cmanoir mystérieux\u201d, après sa rencontre avec Deschesnaux, il retourna à l'auberge de Léandre Gravel.Comme il traversait la grande salle, il aperçut Michel, alla droit à lui et, tirant de sa bourse une pièce d'or, il la lui remit en disant: \u2014 Voici pour vous indemniser de la peine que vous avez eue de me servir de guide ce matin.Maintenant, vous avez assez de bon sens pour comprendre que, mon but étant atteint nous devons être désormais étrangers l'un à l\u2019autre.\u2014Par le grand'\u2019père Adam! s'écria Lavergne en mettant la main sur la garde de son sabre, si je croyais que vous eussiez le dessein de m'insulter.\u2014 Vous auriez la souffrir interrompit tranquillement DuPlessis; vous connaissez trop bien la distance qui nous sépare, pour me demander une plus ample explication, discrétion de le (à suivre.) pe CEE cet Si vous SOUF REL de RHUMATISME DECOUPEZ CECI Boite de 75 c.gratis à tout rhumatisant A Syracuse, dans 'lstat de New-York on a découvert un traitement qui a donné des \u2018résuitats splendides\u201d d'après des centaines de personnes qui l'ont suivi.lt de nombreux cas, on rapporte qu'un truitement de quelques Jours a rapporté Un rapide soulagement là où tout avait échoué.Il aide à enlever la matière de rebut empoisonnée qui obstrue l'organisme en agissant sur le foie et en stimulant l\u2019écoulement de la bile, ce qui assure une évacuation régulière et efficace des intestins ct semble neutraliser l'acide urique et les dépôts de sel calcaire qui obstruent le sang et irritent les reins et \u2018ausent la raideur ct l'enflure, ete, la douleur semble souvent disparaître.Te traitement mis pour la première fois sur le marché par M.Delano est si bon que son fils a ouvert un bureau au Canada et désire que tout Canadien qui souffre de rhumatisme ou qui a un ami affecté de rhumatisme, se procure un paquet gratis de 75c, afin de voir ce qu'il fera avant de débourser un seul sou.M.Delano dit: \u2018Pour soulager le rhumatisme, peu importe sa gravité, sa Avrée et même l'échev de tous les autres médicaments, je vous enverrai gratuitement, si vous n'avez pas encore essayé le traitement, un paquet de 75c si vous découpez cette annonce et m'envoyez vos nom et adresse.Si vous le désirez, vous pouvez nous envoyer 10c en timbres pour défrayer les frais de poste et de distribution\u2018.Adressez: F.-H.Melano 17W-D, Edifice Mutual Life, 455, rue Craig Ouest, Montréal, Canada.Je ne peux envoyer qu'un seul paquet à la même adresse.Delano\u2019s GRATIS Rheumatic Conqueror. L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, JANVIER 1932.Après les Fêtes Pour se remettre d'aplomb Je dédie cette chronique aux survivants.Ouf! enfin! nous en avons fini des Fêtes! C'est l'immense soupir de soulagement qui s'échappe de milliers de poitrines d'un océan à l\u2019autre et probablement dans tous les pays du monde civilisé.C'est que les Fêtes sont devenues graduellement, surtout dans les grandes villes, chez nous comme ailleurs, une institution pour détruire le genre humain, une période d\u2019affolement et de surmenage qui secoue l\u2019humanité de façon inquiétante, en lui apportant.la joie et la paix.C'est une machine aux dents et aux entrailles d\u2019acier qui vous happe vers le 15 décembre, vous lance dans des engrenages redoutables, vous pressure, vous broie, vous triture, et vous rejette enfin vers le 7 janvier, le gousset vide, la tête en bouillie.le coeur en compote et l\u2019estomac à l'envers.Il y a d'abord le travail! supplémentaire des fêtes pour beaucoup.mais c'est la moindre des choses: en ces temps de chômage.chacun est content de gagner sa vie.Mais il y a autre chose; les courses fiévreuses dans les magasins à \u2018a remorque d'une épouse inhumaine et d'enfants qui réclame tapageusement la lune quand vos ressources vous permettent à peine un bout de chandelle.T1 v a les visites ici, là, à faire, à recevoir.les vovages.C\u2019est là qu\u2019il faut simp'ement devenir héroïque.Si votre parenté demeure à Québec.à Trois-Riviè- res, à Sorel, au diable vert.ou à Ottawa, chargé comme un mulet, vous faites des miracles de célébrité pour vous rendre à la gare au moins un quart d'heure avant le départ de votre train.et vous constatez que les wagons surchauffés, regorgent déjà de marmaille endia- biée, de femelles glapuissantes et de mâles rébarbatifs, renfrognés ou démonstratifs, trop intimes parce que fortement imbibés de l\u2019esprit.des Fêtes.Avec un peu de courage, vous réussissez a vous introduire dans un banc partiellement occupé et où l\u2019on vous regarde comme si vous étiez un baton de dynamite ou une meule de fromage Roquefort.Vous pouvez souffler un peu jusqu\u2019à destination et jouir ainsi d\u2019un calme relatif.À la descente du train, le supplice commence à revêtir un caractère d\u2019atrocité inexprimable.Mai- heur, mille fois malheur à celui ou celle dont la tête n\u2019est pas solidement chevillée et l\u2019intestin blindé.Vous avez douze ou quinze heures pour voir un tas de monde.ingurgiter héroïquement un tas de liquides contradictoires et abâtardis, absorber sans broncher un tas de choses qui ont perdu leur authenticité dans le fond de la marmite.Le midi, ce sera un repas léger, à la bonne franquette on vous prévient charitablement: ragoût de boulettes, tourtières «dorées, et appétissantes, etc.bref, vous sortez de table pesant une quinzaine de livres de plus.Pour aider la digestion, on vous conduit à un autre genre de tourments: les visites aux parents, aux amis, des amies de votre femme ou d\u2019un problématique cousin, etc.Vous faites la revue, échangeant poignées de main ou baisers tumultueux, souriant, baillant, furnant, buvant, croquant un bout de gâteau on de beigne, vous esclaffant devant les finesses du petit dernier qui finit par devenir intime, et, comme gage de bonne amitié, écrase un chocolat sur votre cravate ou mouille votre pantalon.Le soir, c\u2019est le traditionnel repas de famille.O repas de familles de mon pays, vous avez fait plus de victimes que l'épée, l\u2019étonnant, c\u2019est qu\u2019il y en a qui survivent ! Votre beau-frère qui vous sait scrupuleux et dyspeptique, vous présente votre assiette où s'étend voluptueusement une énorme cuisse de dinde surnageant dans la sauce, entre des montagnes de patate.de farce et quoi encore?Il faut bien goûter ceci, cela, enfiler, croquer, sucer, mordiller cent choses diverses, depuis les cornichons domestiques jusqu'au gâteau acheté chez le pâtissier du coin et à qui l\u2019on cherche à donner un faux air de famille.O gouffre que l\u2019estomac d'un homme où d\u2019une femme ! Heureusement que vous pouvez mouiller tout ça.Le vin et le pousse-café aidant, vous oubliez.presque.les hurlements de votre estomac, vous vous échauffez, déblâtérez contre le gouvernement.parlez des réformes sociales, de la voracité des financiers, de l\u2019apathie des jeunes, des niaiseries dont s'alimente l'humanité, et si l\u2019on vous contredit.vous vociférez comme trente haut-parleurs et pour un peu, vous n'hésiteriez pas à trancher la confédération en deux, à moins que vous ne cherchiez tout simp\u2018ement, suivant l'expression d'un de mes amis.à vendre le Canada aux Américains.Et le Jour de l\u2019An et les Rois.ça recommence chez vous ou ailleurs.avec de légères variantes, de copieux repas, des libations généreuses, des nuits écourtées.Ce n\u2019est que le 7 ou le 8 janvier que vous réussissez à reconquérir des vestiges de liberté et un peu d\u2019aplomb.ahuri, éreinté.fourbu, hargneux.ruiné.Et pour finir le plat, il v a votre article hebdomadaire que vous avez oublié dans le brouhaha et les visites.Vous alignez dix titres.vous recommencez vingt fois pour rester en panne dans le premier paragraphe.Vous vous entêtez, vous devenez furieux et faites contre les fêtes, une charge semblable à celle que vous venez de lire, pour aider chacun à se remettre d\u2019aplomb.CER.L'onguent de soupe aux pois (suite de la page 3) Quand il lui parut cuit à point i se fit donner essuie-main en toile, y versa le contenu du chaudron et enveloppa le pied du garçon.\u2014 1! y en a plus que je ne croyais, dit-il mais ça ne nuira pas.À- vec ça l\u2019enflure va disparaître comme par enchantement.Ne dérangez pas ce pensement avant trois jours mais s\u2019il ne se produisait pas de changement vous re.:ndrez me chercher.I\" s\u2019assit fuma encore une bonne pipe en causant et se fit ensuite reconduire chez lui au pas de la paisible Fanny.\u2014Je me sens le pied tout curieux dit le malade à sa mère le lendemain matin.\u2014T\u2019es pas pire au moins?demanda celle-ci un peu inquiéte.\u2014C'est pas de c\u2019'qu\u2019il est pire mon pied mème.on dirait qu\u2019il est désenflé mais y\u2019sens comme si j'avais les orteils pris dans du mastic; j\u2019sus pas capable de les grouiller.\u2014C\u2019est bon signe, ça dit le bonhomme, qui entrait; t'es micux de rester ben tranquille.\u2019 Deux jours aprés le patient déclara ne plus ressentir de douleur, mais se plaignait de paralysie complète des orteils.\u2014J'sus d'avis qu'an frait mieux de ravoir le docteur, opina le bonhomme: il a p't'être fait son onguent trop fort.On sait jamais comnie ça peut tourner ces choses- là.On a vu des gens perdre la jambe pour moins q\u2019ça.Sur ce, il attefa Fanny et se mit en route.\u2014Eh bien, s'écria le docteur joyeusement en revoyant son patient; ça va mieux?La figure est meilleure.\u2014C'est pas de c'qu'\u2019il est pire, dit la mère, mais il a les orteils comme qu'y dirait tout paralysés.\u2014Les orteils paralysée?dit le docteur.Ca ne devrait pas être pourtant.C'est drôle, L'onguent a dû pénétrer dans les chairs et enlever le mal.On va développer ça.voir.Il enleva prestement les linges et resta surpris en apercevant um bloc jaunâtre, ferme au toucher et tout parsemé de petite boules dures.\u2014Ca te fait-v mal.dit-il au garcon en serrant ici et là- \u2014 Non, j'sens rien, répondit celui ci, En pressant un peu plus fort.un morceau du bloc se détacha et lui resta dans la main.La cassure laissait apercevoir un paquet solide petites boules noires.\u2014Ah mon Dieu.s'écria \u2018a bonne femme avec désespoir.ma soupe aux pois que je \u2018devais faire cuire dans quelques heures.Et dire que c'est I'docteur qui l\u2019avait mise dans son onguent.Ce qu'une femme peut faire.Ceci est pris dans l'album d\u2019un célibataire endurci et nous lui laissons toute la responsabilité de 1'énumération qu\u2019il nous représente de ce que peut faire une femme.Voici : Elie peut dire \u201cnon\u201d si has que ca veut dire \u201coui\u201d Six femmes peuvent parler en même temps et se comprendre, quand deux hommes ne peuvent pas le faire.Elle peut aiguiser un crayon de mine si vous lui donnez beaucoup de temps et heaucoup de Oravons.Elle peut se mettre cinquante épingles dans sa robe pendant que vous vous en rentrerez une sous l\u2019ongle.Dide peut danser toute la nuit avec des souliers de deux points trop petits.Elle peut se promener toute la nuit avec un enfant malade, sans songer à prendre patience.Elle peut parler miel à sa plus grande ennemie pendant toute une soirée.quand deux hommes, dans les mêmes circonstances, seraient à se tapocher en moins de dix minutes, Elle peut vous dire toutes les toilettes qu'il y avait à la messe: mais elle ne pourrait pas réciter le texte du sermon.Elle peut faire damner un hom- Me en vingt quatre heures et le ra- mener en paradis en deux secondes, par la moindre caresse ; mais pas un mortel enfant d'Adam, ne pourrait faire la même chose.Elle peut de son rire cristallin vous faire croire à sa gaicté quand elle a la mort dans l'âme.Elle a la vertu d'un ange pour vous pardonner les plus grosses fautes, et la malice d\u2019un démon pour vous torturer sur une peccadille.; Elle peut retourner son vieux gilet et le porter dans la rue avec délice, si elle sait qu\u2019elle a ménagé la bourse de quelqu'un qu\u2019elle aime; et vider son porte-monnale pour des bonbons quand elle n'a pas de souliers.2, Elle peut prendre une journée à choisir des bretelles pour son mari et s\u2019acheter un deuil en cinq minutes.; Elle peut braver sans accident les plus graves dangers pour son hien-aimé et se trouver mal a la vue d\u2019une souris.Le comble de la gourmandise Le général baron Aymard, qui fut gouverneur de Paris, avait.dans son enfance, deux penchants bien marqués, l\u2019un pour les choses militaires, l\u2019autre pour les sucreries.Vers l\u2019âge de six ans, on le rencontrait généralement chevauchant sur un manche de balai.en tentant de prendre d\u2019assaut les buffets les mieux fermés.Un jour que l\u2019on faisait des confitures, la baronne Aymard crut prudent d\u2019éloigner son fils.Pour \u2018e distraire, elle lui mit un pantalon blanc.un képi à galons d\u2019or, et l\u2019'envoya jouer avec ses petits camarades au fond du jardin.Mais il y avait dans l'air de dangereuses senteurs qui parvinrent aux narines exercées du futur guerrier.Abandonnant la petite guerre et ses soucis, il revint en tapinois.Personne dans la cuisine! On avait mis la bassine à terre pour faire refroidir, et il s'en dégageait une délicieuse odeur de groseilles et de sucre.L'enfant fut pris d'un tel enthousiasme, qu\u2019il commença une danse de caractère autour de la basine; danse mal calculée, car il, fit un faux pas et tomba assis dans les confitures.en poussant des cris affreux qui avertirent la mère.Celle-ci jugea une correction nécessaire : elle arracha le beau pantalon qui de blanc était devenu rouge, administra un fouet en règle, qui fit pousser des cris perçants au futur gouverneur de Paris.Mais, soudain, les cris cessèrent.au grand étonnement de la baronne.Elle se rendit bientôt compte des raisons de ce stoïcisme.et de saisissement licha le coupable: celui-ci, pendant l\u2019exécution, avait ramassé sa culotte tout engroseillée et la léchait énergiquement.DIFFERENTES MANIERES D'AIDER NOTRE JOURNAL 1.\u2014En s\u2019y abonnant ou en payant son abonnement.2.-\u2014En lui procurant de nouveaux abonnés.8.\u2014En le faisant lire.4.\u2014En lui apportant une collaboration littéraire, 5.\u2014En sollicitant des annonces à son intention.6.\u2014En encourageant nos annonceurs, disant que.veus aver vu leurs annonces dans notre journal.OUVRAGES DIVERS EN VENTE A L'ECHO DE SAINT-JUSTIN St-Justin, P.0, Tous ces ouvragas sont expédié, | franco par la poste sur récep- | tion des prix indiqués.\u2014__ Le Coffret ou le Trésor enfoui \u2014 Manière de découvrir un trésor \u2014 Histoire merveilleusement véritable et Véritablement merveilleuse .La Première Canadienne du ns Ouest ou Biographie de Marie-Anne Ga- boury, arrivée au Nord-Ouest en 1806, et décédée à Saint-Boniface, à l'âge de % ans, par M, l'abbé G.Dugast.| 03 La Clef des Songes ou explication des songes, Visions, apparitions, etc, vieux rêveur .\u2026.Histoire de Jean Bart ! °°: oi Histoire de Jean de Calais .0.10 Le Véritable Guide des Jeunes Amo, reux \u2014 Nouveau recueil de lettres _ Déclarations d'amour, Compliments, Aveux, Reproches, Ruptures, Raccomg- dements, Lemandes en mariage, Etc.Cartes d'Age, magiques et révélairice infaillibles pour trouver l'âge d'une personne.\u2014 Il vous est facile avec ce cartes de découvrir l'âge d'une vieille fille malgré elle.Très amusant.0.10% Cartes de Conversation pour les amoureux, consistant en 40 cartes Questions et Réponses, \u2014 et formant Un jeu de société des plus amusants.0.15 L'Ami des Salons, par Mlle Nitouche, Le Miroir des âmes, ou exposition des différents états des âmes par rapport à Dieu, conformément à la réalité ou aux idées allégoriques de la foi, à l'usage de tous ceux uui désirent leur salut ou qui veulent contribuer à celui des autres Volume avec nombreuses gravures 0.35 Le Petit Livre d\u2019or du Cultivateur.Traité de médecine vétérinaire, conte- Hunt 56 gravures et de multiples recettes très utiles pour tous les éleveurs d'animaux, par le Dr W.Grignon, conféren- cler agricole officiel.1 volume de 20 pages, de 5 x 5% pouces.Prix franco 350 Recettes de Cuisine, par Mlle Jeanne Anctil, directrice des Ecoles Ménagères Provinciales.Nouvelle édition illustrée, 270 pages, reliure toile solide.Volume indispensable à toute maltresse de maison.Prix .ee ee Lee LL $1.00 Le Manoir Mystérieux ou les Victimes de l'ambition, Roman canadien inédit, par Frédéric Houde 52520 2.0,50 La Fille du Brigand, roman canadien Inédit par Pierre L'Ecuyer .025 Le \u2018Membre\u2019, roman de moeurs poll- tiques québecoises ., 0.48 Les loisirs d\u2019un homme du peuple, par G.-A.Dumont .12.\u2026 0.50 Les Laurentiennes, poésies, Jamin Sulte.1 volume in-18 ., Guide des Amoureux et des Gens du Monde.\u2014 Ce qu'une femme doit rechercher, ce qu'un jeune homme doit rechercher.Conseils au jeune homme.\u2014 Conseils à la jeune fille.\u2014 Le mariage.La lune de miel.\u2014 La vie conjugale.\u2014 Le mari et la femme.\u2014 Mariage pour la montre.\u2014 Télégraphie amoureuse, etc, etu., .22 44 24 45 40 44 24 ee 2e 12 0,50 Le Secrétaire Universel, contenant des lettres de bonne année et de fêtes, de compliments, de condoléances, de félici- ation, de remerciement, de reproche, d'excuse, de recommandation, de demande, de conseil, d'affaires et de commerce, lettres d'amitié et de mariage, avec des instructions sur chaque sortes de lettres; la correspondance avec le gouvernement, des formules d'actes sous seing privé, avec les instructions sur ces ac- Les, ete.44 42 24 11 24 42 22 22 085 Mille Questions d'étiquette, discutées résolues et classés par Mme Marc Sau- valle, 1 volume .0.80 Les Bastonnais, par J.Lespérance, 1l- VUSLTÉ LL 22 44 44 Le 22 40 ee 40 0,78 Collections de \u2018\u2018l\u2019Echo de Saint-Justin\" Vol.1, novembre 1921 à octobre 1922 $1.00 Vol.11, novembre 1922 à octobre 1923 1.00 Vol.III, novembre 1923 A octobre 1924 1.00 Vol.IV, novembre 1924 à octobre 1925 1.00 Vol.V, novembre 1925 à octobre 1926 1.00 Vol.VI, novembre 1926 A octobre 1927 1.00 Vol.VII novembre 1927 A octobre 1928 1.00 Vol VIII novembre 1928 A octobre 1929 1.00 Vol.1X, novembre 1929 à octobre 1930 1.08 Causons du pays et de la colonisation, entretiens par Joseph Amusart.1 vol.in-12, cartonné toile .224 222.050 Une de perdue, deux de trouvées, par de Boucherville, 2 vol.In-12 .1,00 MONTFERRAND (Histoire de Jos) l'a- thiéte canadien, par Benjamin Sulte.Nouvelle édition ornée d'un portrait et de nombreuses gravures .\u2026.\u2026 0.25 Enfant perdu et retrouvé (l') ou Pierre Cholet.Histoire véritable recuelllie par M.l'abbé Proulx, 1 vol, avec gravures par Ben- \u2026 .038 G.Mille et une Nuits, contes arabes, orné d'un grand nombre de gravures.1 grand volume .2e 24 +4 +5 +2 0e 078 Cuisinière canadienne (nouvelle), contenant tout ce qui est nécessaire de savoir dans un ménage; les recettes les plus nouvelles et les plus simples pour préparer les potages, les rôtis de toutes espèces, la pâtisserie, les gelées, glaces, sirops, confitures, fruits, wauces, puddings, crémes et charlottes; poissons, volailles, gibiers, oeufs, légumes, salades, etc, recettes pour faire diverses sortes de breuvages, liqueurs, etc, etc.0.50 Cuisinière des familles (la).Ouvrage canndien contenant les recettes les plus pratiques et les plus simples pour préparer les potages, les viandes, les poissons.desserts, pâtisseries, breuvage, etc.0.La Velllée de Noël, pièce du terroir, en deux actes et un ta Duguay .«+ +4 20 0 Conscience de Croyants, roman od moenrs canadiepnes, par Laurent Barrég Uh beau volunie de 230 pages .- Et une foule d'autres.BR r Camille leau, par.0.398% es 5 Bs pet IB On à mn Ss TIN 0.pédiés Jlet- $1.00 CE Gm Sontont onl aul ual aul onl ol $823888e » fermer TP 0.50 pour utes pud- Bons, des, brtes plus Épa- ons.A cake Ap.* 4 L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, JANVIER 1932.7 LE RACONTEUR Berthier en 1851 Vous qui avez l'imagination vive, qui aimez faire par la pensée des excursions dans le passé, fermez, si vous le voulez bien, les yeux, pour quelques moments, et reportez-vous avec moi, à plus de soixante-quinze ans en armére.Notre cher Berthier est un petit village aux maisons blanches proprettes, avec ici et là de vieilles demeures cossues, dont plusieurs existent encore aujourd\u2019hui.Les citoyens sont paisibles, de manières distinguées, et on rencontre de nombreux gentilshommes, des officiers de milice, des hommes de profession et des marchands.Le voyageur qui y arrive par la grande-route, en hiver, s\u2019est rendu soit en voiture, soit en omnibus, \u201cstage\u201d, et dans ce cas le prix de son passage lui a fait débourser 12 \u2018\u2018chelins\u2019\u201d, 6 deniers.Si c\u2019est en été, il est venu par le \u201csteamboat\u201d, et il a eu le choix entre un luxueux voyage de première pour 3 s.9 d.ou d\u2019entrepont pour 1 s.3 d.A la lueur vacillante des bougies, qui s\u2019allument dans chaque maison, jetons un coup-d\u2019oeil indiscret à l\u2019intérieur, et voici les gens que nous reconnaitrons: \u2014 Au presbytére, nous voyons M.Jean-Francois Régis Gagnon, Curé vénérable et dévoué, un des béenfaiteurs de la paroisse et en particulier du couvent.M.David Armstrong, est agent pour les compagnies d\u2019assurance \u201cNational Loan Fund Life?et \u201cEquitable Fire Assurance\u201d.Il est de plus membre du Parlement Provincial.Le Tlicutenant-Colonel Jean- Baptiste Chalut remplit les fonctions de notaire et de régistrateur.Hestle fils d'un autre notaire Chalut.bien connu aussi chez nous.Teur étude se trouvait où est maintenant l'Hôtel Manoir.M.James Dignan est arpenteur pour le gouvernement, et nombreux sont les rapports de travaux d\u2019anpentage signés de sa main qui dorment dans les tiroirs de nos gens de la campagne.Le Capitaine John McBean est propriétaire de la maison aujour- d'hui habitée par M.Joseph Denis.Cette maison bâtie par lui au retour d'un voyage au Nord- Quest, fut désignée sous le nom de \u201cNor-West Hall\u201d.On sait que la grand\u2019mère maternelle de M.l\u2019abbé Olivier Maurault, actuellement curé de Notre-Dame de Montréal, était la fille de ce Capitaine Me- Bean.Voici M.Louis-Auguste Olivier, \"avocat.devenu plus tard Juge, et père de Madame Jean Denis, de Joliette, et de M.Hercule Olivier, de Berthier.François-Xavier Lafond, notaire, avait son bureau dans l\u2019ancienne maison blanche démolie depuis peu pour faire place à la résidence de M.le notaire Lavallée.François Rémi Tranchemonta- gne était marchand général et commissaire de la cour.C'était.si je ne me trompe, le père de M.Louis Tranchemontagne et l\u2019aïeul de Madame Louis Pelland.Ces noms res- feront toujours synonymes d\u2019honneur et de distinction dans l\u2019histoire de Berthier.Messieurs A.-D.Bondy, Henri Bourret et Eugène U.Piché é- aient avocats.Ces noms nous sont familiers.Madame Bourguignon était marchande de merceries, et sans l\u2019affirmer, nous sommes portés à croire que sa fille lui succéda.M.Gilbert Coutu était notaire et maître-de-poste.Nous voyons que M.Gates Curtis était propriétaire d'une fonderie, sans que nous ayons pu découvrir à quel endroit précis.M.Norbert Doucet était notaire et commissaire.Il habitait la maison actuellement voisine de celle de M.Rémi Lafontaine, où demeurent MM.Courchesne et Champoux.M.Beauchemin de Sorel est le petit-fils de M.N.Doucet.M.Léopold Desrosiers était notaire et commissaire.Il habitait la maison qui est à l\u2019extrémité de la rue du Marché, à côté de l\u2019usine.Il était très connu, tant par ses expressions savoureuses, ses manie- res et son ton doctoral, que par ses fonctions d'agent de la Seigneurie Cuthbert.M.James Dixon avait un magasin à l\u2019endroit où se trouve actuellement la Banque Canadienne Nationale.T! faisait une spécialité d'articles de fantaisie et de jouets peu coûteux, qu\u2019il importait probablement.Les poupées de papier doré et les chevaux de bois qu\u2019il suspendait dans sa vitrine, émerveillaient, paraît-il.les enfants du temps.M.Joseph Dorouin était marchand général.Il était le père de Madame Lafontaine (Dr) et de Madame Hénault, de York.M.Charles Emond, marchand général.demeurait à l\u2019extrémité du village.Il avait une nombreuse famille.M.Georges Fafard était aussi marchand général.Il v avait un Lieutenant Colonel Hugh Faries, dont nous ne savons rien.M.Alexander C.Forneret habitait la maison à l'angle de |a rue de l\u2019église et du bord de l\u2019eau, qui est encore entre les mains de la famille.Le Rév.N.Guérout était pasteur protestant, de nationalité suisse.Il habitait à d\u2019Autrav, et faisait e service religieux pour les seigneurs Cuthbert.Il était le fils d'un des membres du premier parlement canadien de 1791.M.François Gagnon était propriétaire de la maison de pension (comme l\u2019on disait alors) appartenant maintenant à M.Gariépv.C\u2019est là que se trouvait le terminus de l\u2019oninibus.Joseph Giroux était aussi propriétaire de maison de pension.ainsi que Patrick Kerrigan.La fille de ce M.Kerrigan, Annie.épousa M.Forneret.Alexander Kittson était marchand.Son établissement se trouvait dans la maison où est maintenant la commission des liqueurs.T1 était le père de Mme Veuve A- lexandrina Roy, qui habite encore à Berthier, et le grand\u2019père de M.Alexandre Lavallée.notaire.M.Remi Lavaïllée était commis de la cour du commissaire.Il y avait aussi un Capitaine Pierre Lavallée, et le Capitaine Flavien Lavallée, propriétaire d'un moitlin, Ce dernier était le père de Madame Louis Tranchemontagne.Mlle Leciair avait un magasin de nouveautés.M.James McWilliams était propriétaire d'un magasin général.M.William Henry Osteroute était notaire et marchand général.\u2018L\u2019Orthographe de son mom nous fait croire qu\u2019il était de descendance française.Sa fille, Mile Oste- route, (dont les bonnes gens du temps ne réussirent jamais à prononcer le nom d\u2019une façon intelligible) parvenue à un âge avancé, attirait l'attention par ses toilettes désuètes.Elle fut, di-on, fa dernière à abandonner les fameuses crinolines.Madame Meek éait aussi marchande de nouveautés.On nomme encore le Major William Morrison.L'histoire de Berthier par l'abbé S.-A.Moreau, raconte que le corps d'une Mme Morrison devint pétrifié, quelques années après sa mort.E- tait-elle fa parente de ce Major Morrison ?M.Elzéar Olivier était meunier; on ne dit pas à quel endroit.M.Firmin Perrin était notaire et propriétaire d\u2019un mouln à la Pe- tite-Rivière Bayonne.On raconte des faits assez curieux au sujet de ce vieux célibataire, d\u2019origine française, qui était venu s'établir dans ce coin perdu de campagne canadienne.Quel roman cachait-il 7 M.Peter Rulston était propriétaire d\u2019une tannerie.Nous avons connu ses descendants.et son nom est,resté attaché au pont qui termine la ville de Berthier du côté est.M.Léandre St-Germain était chapelier ; ce qui nous indique que \u2018\u2019industrie prospérait chez nous à ce moment-là.M.Narcisse Gauthier était marchand à l'extrémité du village.TI était le père de M.Gauthier.musicien d'Ottawa, décédé récemment, et onde de M.Edouard Gauthier de Berthier.A ces noms honorables, nous pourrions ajouter avec orgueil, ceux des nobles artisans de la terre, les cultivateurs de chez nous.La plupart de leurs descendants tirent encore tous les jours leur subsistance du même sol, défriché par leurs ancêtres, et arrosé par les sueurs de plusieurs générations: Le bouquin que nous avons consu!- té ne mentionnait pas ces noms, mais ils sont inscrits dans nos coeurs.Ce sont ces braves gens.qui ont écrit avec leurs charrues et leurs faucilles, l'histoire de notre Rerthier.\u201cDans le livre aux sublimes chapitres.c'est vous qui composez les titres, \u201cEt c\u2019est sur vous surtout que s\u2019arrétent les yeux! \u201cMais les mille petites lettres.ce sont eux! \u201cEt vous ne seriez rien sans l\u2019armée humble et noire \u2018\u201c\u201cQu\u2019il faut pour composer une page d'histoire!\u201d L\u2019Aiglon (Bdmond Rostand) BERTHILDE.\u2018Maiuscules, L'on peut rire à en mourir L'on dit parfois: \u201cJ\u2019ai ri à en mourir\u201d.Cela n\u2019est qu\u2019une figure de langage.Mais il n\u2019en a pas été ainsi pour Mme Mary-D.Arm- stead, de Los Angeles, Californie, que le rire a conduite soudainement à la mort.Elle assistait à une représentation dans un cinéma quand elle se mit à rire en voyant les gestes comiques d\u2019un acteur.Du rire elle passa à l\u2019hystérie, puis enfin elle glissa sans vie de son siège.Choses qu\u2019il ne faut pas faire Ne mangez pas trop.Ne vous mordez pas les lèvres.Ne lisez pas dans une pièce insuffisamment éclairée.Ne vous baignez pas dans une place froide.Ne restez pas plusieurs jours sans sortir.Ne prenez pas courber les épaules.Ne faites pas ide cas de vous baigner souvent.Ne tenez pas une épaule plus haute que l\u2019autre.l'habitude de ULRIC GIGUERE BIJOUTIER Bel assortiment de Montres, Bagues Joncs, Bljouteries, Etc.Etc Réparations de toutes sortes à des prix très modérés Rue St-Laurent, LOUISEVILLE \u2014\" MARBRERIE POPULAIRE 162, rue De Lanaudière, JOLIETTE.Téléphone Bell: 326.CHARLES 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personnes chaque mois.CLAIRVOYANTE .CARTOMANCIENNE Le Présent L'Avenir .vous seront dévoilés par Mademoiselle Jeanne, qui possède plusieurs années d\u2019études dans les sciences de la cartomancie.Ses révélations vous surprendront, et seront pour vous un guide précieux.Lit dans les cartes comme dans un livre.Coupez le paquet de cartes trois fois, dites nous quelles cartes vous avez retirées, et envoyez 50 cents en bon de poste.Correspondance confidentielle.Pourquoi retarder.Ecrivez dès aujourd\u2019hui.Adressez : Mademoiselle JEANNE, Casier Postal 1100 BEAUCE-JONCTION, Qué f 8 L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, JANVIER 1932.LE SEMINAIRE DE NICOLET (suite de la première page).On imagine facilement ce que pouvait être l'organisation économique et \u2018e confort d'un établissement ou logeaient une vingtaine de pensionnaires dans un rez-de- chaussée de quarante pieds de longueur, les ressources consistant en une pension de $36 payée par chaque écolier et un subside de $8, de la caisse ecclésiastique, avec les revenus de cing ou six arpents de terre en culture.Quoi qu'il en fat, la première année s\u2019acheva avec un déficit de 62 livres: mais l\u2019année suivante, Mgr Denaut pouvait se déclarer \u201ctrès content des finances du petit séminaire\u201d.Le nombre des élèves allait croissant et chaque rentrée voyait le personnel s'augmenter d'un nouveau professeur ecclésiastique, à mesure qu'une nouvelle classe s'ajoutait aux précédentes.Mgr Plessis vovait donc ses désirs en voie de réalisation.Aussi, lorsqu'en 1806, il monta sur le siège de Quebec, ses premières soli- citudes pastorales se portèrent sur sa \u201cchère maison de Nicolet\u201d.Il n\u2019hésita pas tout d'abord à racheter au prix de 5000 livres toutes les propriétés de l'école.tombées en des mains étrangères par suite d'un oubli dans le testament de Mgr Denaut: cette somme \u2018ui fut gracieusement fournie par M.De- guise.alors curé de Varennes.Fait digne de remarque, c'était pour la troisième fois que la fondation Brassard avait dû être donnée gratuitement à l'évêque de Québec avant qu'il en eût \u2018a possession indiscutable.L\u2019illustre prélat avait entrepris d'établir l'oeuvre sur des bases solides et d'en faire un véritable college classique.\u2018Dès dors, dit l\u2019abbé Ferland, qui avait vu le grand évêque à l'oeuvre.le collège de Ni- colet devint un objet de prédilection pour Mgr Plessis, qui semblait en être le premier directeur.Ce fut lui qui rédigea les règlements, qui traça le cours d'études, qui s\u2019occupa le plus sérieusement des intéréts matériels de l'institution, et qui de ses propres deniers lui procura plusieurs biens - fonds.Deux fois par mois et plus il écrivait au supérieur et au directeur pour leur donner des avis, leur suggérer des améliorations et les encourager dans \u2018eur travail.Il exigeait que le directeur et l\u2019économe lui rendissent régulièrement un compte détaillé de ce qui se passait dans leurs départements respectifs, Des notes sur le compte des élèves lui étaient fréquemment transmises, de sorte qu\u2019il connaissait lcs talents et les qualités de chacun des professeurs et des écoliers qui avaient passé quelques semaines dans le collège, et pouvait d'avance juger s'ils étaient propres on non, à l\u2019état ecclésiastique\u201d.Secondé par l\u2019abbé Raimbault, qui avait été choisi et placé à Ni- colet, en 1806, comme cure et supérieur du séminaire, Mgr Plessis poursuivit son oeuvre pendant vingt années, avec une activité inlassable et une affection plus que paternelle.T1 fit lui-même les frais de trois agrandissements successifs; après en avoir discuté les plans avec son \u201ccuré-ingénieur\u201d, il en surveillait l'exécution avec la plus grande minutie.11 s\u2019était fait lui-même \u201cpourvoyeur du bois scié\u201d, qu\u2019il expédiait de Québec, et de la pierre à chaux, qu\u2019il faisait transporter de Deschambault, Il est presque inoui de voir le grand évêque, au milieu des soucis et des travaux incroyables qu\u2019exigeait l'administration du plus vaste diocèse du monde, se passionner puor les moindres détails de l\u2019administration.Ainsi il écrivait au mois de mars 1807: \u201cJe viens d'acheter un millier de madriers secs de douze pieds de long, à 48 livres le cent.Ils sont au Foulon.M.Déné- chaud doit vous envoyer par les premiers bâtiments sept ou huit toises de pterre à chaux.Le milier de madriers fera tous vos planchers.S'il est possible, j'en ajouterai deux autres cents.car je prévois qu'il faudra peut-être.pendant les vacances, renouveler le plancher du bas de l\u2019ancienne maison, dont les lambourdes sont pourries\u201d.C'était surtout l'avenir de la maison qui \u2018e préoccupait.Il y pourvut en la dotant de biens-fonds considérables, et malgré la malveillance d'un pouvoir ombrageux, au prix d'énormes difficultés, il lui assura l'existence civile.Après quatre ans de démarches et un voyage à Londres, il réussit à obtenir pour son séminaire une charte rov- ale datée du 10 décembre 1821.Entre temps.\u2018\u2019oeuvre grandissait ; le nonrbre des élèves était de 60 en 1809 et dix nouveaux s'ajoutaient l'année suivante : celui des régents professeurs s'élevait déjà à sept, dont un prêtre et les autres, ecclésiastiques, tous venus de Montréal.Parmi les traditions qui forment l'ame et comme le caractère individuel de chacune de nos maisons, il en est chez-nous des plus vivantes.qui remontent à cette \u2018ointaine période des débuts.Ce traditionalisme est dû sans doute à la longueur des règnes inaugurée par les premiers directeurs et à cette espèce de culte qu'ils ont su attacher à leur mémoire.Ainsi le curé-supé- rieur, M.Raimbault, nommé en 1806, occupa ce poste pendant 35 ans; de même, M.Leprohon, resté en égale vénération, soutint la charge.écrasante alors.de Directeur pendant un quart de siècle.Venus comme hi de Montréal.les premiers régents de Nicolet y ont apporté nombre de traditions, un esprit et des usages conservés vm- core, après plus d'un siècle.C'est ainsi que nous gardons en commun avec le Collège de Montréal, même titulaire, l'archange Raphaël, patron depuis 1803; même fête patronale pour la congrégation de la Sainte Vierge établie en 1806; mè- me nom pour les classes ainsi que dive.s usages et articles de règlement.C'est aussi à Un ancien professeur venu de Montréal que les Nicolétains doivent leur \u201chymne national\u201d, O Nicolet!, que les générations répèteront sans doute encore longtemps.Les emprunts au Séminaire de Québec furent aussi considérables.dès cette époque: Mgr Plessis et ses auccesseurs, tous formés par les vieux maîtres et vivant sous le toit du Séminaire de Québec.s\u2019inspiraient soigneusement de l'expérience déjà longue de cette maison, pour le programme des études et tous les détails de la régie interne.Ce que Nicolet a ainsi reçu de ses deux devanciers, il eut aussi l\u2019honneur de le transmettre à d\u2019autres institutions soeurs.Comme l\u2019a noté Mgr J.-A.-I.Douville dans son Histoire du Collège-Séminaire de Nicolet, \u201cil eut ses imitateurs et servit à transmettre à d\u2019autres collèges les traditions -reçues et conservées; a celui de Saint-Hyacin- the d'abord, son frére puiné, qui le suivit d\u2019assez prés dans la carrière de 1'éducation classique et dont plusieurs des premiers directeurs et professeurs avaient été formés à Nicolet; plus tard, à celui des Trois-Rivières, qui, dans ses commencements, tira du même lieu tout son personnel dirigeant ct enseignant\u201d.Mgr Plessis a pu écrire en 1825: \u201cVoila mes quatre suffragants consacrés, mon Séminaire de Nicolet établi: il ne me reste plus qu\u2019à dire: Nunc Dumittis\u201d.Son oeuvre semblait accomplie ou, du moins, assurée, Il s'éteignit en 1825, mais non sans avoir formé les plus amples projets pour l'avenir de son institution.Le fondateur avait résolu que c'était un nouve! édifice, plus vaste et plus complet, qu\u2019il fallait élever pour son Séminaire : 1 devait compter pour cela sur l\u2019aide de ses amis et du clergé et, pendant les vacances de 1825, il avait engagé le Directeur.M, Leprohon.à visiter les curés de la région de Québec.Cette première souscription s'étant élevée à $8000, Mgr Plessis au comble de la joie exhortait déjà le Supérieur à hâter les préparatifs de la construction: dans une de ses dernières lettres, en octobre, il lui conseillait de \u201cprofiter de cette saison pour faire tirer de la rivière une cinquantaine de toises de pierre\u201d.Il faudrait relire ses 285 lettres adressées au seul Supérieur.M.Raimbault ; raconter les nombreux voyages, les séjours actifs et bienfaisants qu'il fit à Nicolet: relater toutes les démarches, les soucis incessants que lui coûta cette oeuvre: faire revivre l'affection qui attachait Mgr Plessis au personnel et même à chacun des é'èves, pour comprendre jusqu'à quel point il est vrai de dire qu'il a été le créa- jteur.le père et lc plus grand bien- !faiteur du Séminaire de Nicolet.La mort d'un tel fondateur eut été fatale pour son oeuvre si son successeur, Mgr Panet, et le coadjuteur, Mgr Signay.n\u2019eussent hérité tous deux de son intérêt et de sa prédilection marquée pour Ni- colet.Le nouvel! évêque, ma)gré ses soixante-treize ans, fit au mois de mai 1826 sa première visite officielle au Séminaire.en compagnie de son Coadjuteur.Il s'agissait alors de la construction du nouveau collège projeté par Mgr Plessis.On en fixa le site.à mille pieds environ en arrière de l'ancien; on adopta ensuite, aprés consultations des architectes et des experts les plans élaborés par M, Demers, Supérieur du Séminaire de Québec, et les mesures furent prises pour hater Vexécution des travaux.L'ampleur du projet adopté paraissait devoir décourager les plus entreprenants.Nicolet n\u2019était alors qu'une campagne assez pauvre, isolée sur la rive sud, à plus de trente lieues de Québec: était-il prudent d'y élever une institution aussi coûteuse.?L'objection rroposée fut pour les deux prélats l\u2019occasion d'exprimer nettement leurs vues: elles égalèrent en largeur et cn générosité celles de Mgr Plessis.Ce dernier avait écrit en effet, en 1807: \u201cJe n'ai rien plus A coeur que de voir ces deux maisons (les séminaires de Québec et de Montréal) préparer le régne de Dieu dans cette partie du monde, et il est possible que l\u2019école naissante de Nicolet soit, dans les vues impénétrables de la Providence, une ressource ménagée pour suppléer un jour aux deux autres qui, étant plus connues et plus importantes, sont par là même plus pro- pres à exciter l\u2019envie des ennemis de la religion\u201d, Mgr Panet lui faisait écho, vingt ans après, lorsque, pour défendre le projet, il écrivait au Supérieur, le 19 février 1827 : \u2018Tl est vrai qu'il (le college) sera grand; mais je crois qu'il ne le sera pas trop par la suite.C\u2019est le seul dont existence est assurée par des lettres patentes et une bonne corporation.Je crains bien qu\u2019 aucun autre qu'on batirait ne pit en obtenir autant.Le gouverneur avait promis d'obtenir le même privilège pour celui de Saint-Hya- cine; mais il n'y a pas d'apparence qu'on réussisse.Hé, que deviendra peut-être celui de Montreal, si l'on dépouille les Messieurs du Séminaire de leurs biens! 11 reste donc à propos de bâtir en grand à Nicolet\u201d.Mgr Signay insistait de son côté en écrivant: \u201cLes circonstances critiques du Séminaire de Montréal doivent encourager à faire des sacrifices pour celui de Nicolet, qu'on doit faire bien grand et commode, comme pouvant devenir, hélas! par les circonstances, une ressource infiniment précieuse pour le district qui aurait le mal- lieur d'éprouver le sort dont \u2018idée m'effraie.\u201d Dès ce moment d'ailleurs, la Maison avait démontré sa raison d'être et donné plus que des espérances.Il est intéressant de noter que les 28 générations abritées dans le \u201cvieux Séminaire\u201d, formant au total 600 élèves, ont fourni a l'I£glise 96 prêtres, dont quatre furent évêques et six, vicaires généraux, outre un contingent de près de deux cents membres aux diverses professions libérales.Les évêques, outre NN.SS.Proven- cher et Cook, déjà nommés, furent puis archevêque de Québec.et Mgr J.-C.Prince.premier évêque de Saint-Hyacinthe.Deux autres avaient aussi été régents a Nicolet et v avaient fait toute leur cléricature; ce sont NN.SS.Gaulin, deuxième évêque de Kingston, et Bourget.de Montréal.D'autres nicolétains de ces temps héroïques mériteraient une mention spéciale, tels Mgr J.-D.Déziel, P.A.qui, entre autres oeuvres remarquables, fonda le Collège de Lévis; et le Grand Vicaire J.-E.Crevier, pro- fesscur à Nicolet et à Saint-Hya- cinthe, puis fondateur du Petit Séminaire de Sainte-Marie-de-Mon- noir.En outre, le petit foyer de Nicolet avait fourni, depuis 1811, un fort contingent à l'oeuvre naissante de Saint-Hyacinthe, et depuis l'ouverture du collège proprement dit, en 1816, presque tous les premiers directeurs avaient été des prêtres de Nicolet.Dès 1822, on avait pu voir à l\u2019oeuvre la plume d\u2019Etienne Parent, un autre enfant de Nicolet, qui prenait déjà figure de héros national.Il n\u2019en fallait pas davantage pour justifier les vues des fondateurs et affermir leurs espérances.Aussi le projet fut-il poussé activement et, le 31 mai 1827, au milieu d'un -dé- ploiement inouïe, Lord Dalhousie venait en personne présider la pose de la première pierre du nouvel édifice.La construction se poursuivit incessamment sous les soins ct, en très grande partie, aux frais des évêques de Québec.Mgr Pa- net fournissait les fonds et son coadjuteur en faisait la dépense: il avait entrepris de \u201cfaire grand et commode à Nicolet\u201d: il voulait y consacrer ses dernières énergies tt toutes ses ressources.C\u2019est ce qu\u2019apprit un jour un de ses domestiques.Certain matin d\u2019automne, le vieux serviteur trouvant l\u2019évêque a dans ses armoires, à la recherche de son bonnet de fourrure: \u201cCe bonnet est bien vieux, fit-il remarz | convenable j | Votre Grandeur.\u2014 Mais, fiacre; § rétorqua le vieil évêque, avec son | exclamation habituelle, si je m'a § chète un nouveau bonnet de four- : quer, et n\u2019est plus rure, qui bâtira à Nicolet ?\u201d A De son vivant, Mgr Panet vou; & à la construction du nouveau col À lège la presque totalité de ses biens personnels, soit plus de $36,000, et le reste de sa fortune, par testament.Il fut le plus généreux de tous les bienfaiteurs.Mgr Signay, qui lui succéda en ses dispositions pour Nicolet.Qu\u2019it suffise de rappeler que les archives du Séminaire ont conservé plus de 1000 lettres écrites de sa main et qu'à différentes reprises, il n\u2019a donné moins de $20,000.à la mai- ! son.Il en avait vraiment fait, lu aussi, son oeuvre de prédilection; aussi a-t-il pu dire un jour: \u201cQu\u2019aia je pu faire pour le Séminaire de Nicolet.que je n'aie point fait?\u201d Du cout total de Pédifice, envi ron 575,000., le clergé aidé de quel ques Aaïques, avait souscrit la som- \u2018me de S21,000 ; le reste était fourni par les évêques de Québec.Le travail de maçonnerie en fut achevé en quatre ans, de 1827 à 1831 inclusivement.On aura une idée de l'entreprise si l\u2019on songe qu'à entra dans tout l\u2019édifice 3187 toises de pierre ; cette pierre.une variété de granit connue sous le nom de svénite, a été tirée surtout de la rivière Nicolet.La pierre taillée, pour les encoignures, les encadrements des portes et des fenêtres, était préparée à Montréal et à | Terrebonne.Mgr C.-F.Baillargeon, coadjuteur La construction ainsi réalisée est à l\u2019ancienne façon, solide, un peu massive, mais exécutée avec soin d\u2019après \u2018es devis très détaillés de M.le Grand Vicaire Demers et de Mgr Signay lui-même.L'ensemble formait une structure imposante, surtout pour l'époque, et excitat à bon droit la curiosité du public.Il demeure encore aujourd\u2019hui ur monument élevé à la science et à la religion par la munificence des évêques de Québec et la générosité du c'ergé.Ce \u201couveau collège, qui recut ses premiers éléves a lau tomne de 1831, a subi l\u2019épreuve du temps.Il a conservé jusqu\u2019à ce jour son aspect intégral, avec son corps central.de 310 pieds de longueur, coupé aux extrémités par deux ailes transversales de 180 pieds.La chapelle commémorative du centenaire, élevée en 1903, figure la croix ajoutée entre les deux branches supérieures de l'H majuscule formée par le plan déjà existant, Cette addition n\u2019a en rien modifié la facade qui, par son fronton triangulaire.au centre, et la simplicité de ses lignes, rappelle quelque chose de la solidité et de la sobre élégance de l'ancienne architecture grecque.Les boiseries et tout le travail de l\u2019intérieur sont aussi d'une perfection remarquable: le bon goût et la solidité qu\u2019avaient voulu y mettre les évêques de Québec font encore aujourd\u2019hui l'admiration des étrangers.Il est vrai de dire qu\u2019on n\u2019avait rien e- pargné pour faire beau et durable.En 1831 commençait, pour le séminaire une existence nouvelle; doté d\u2019une organisation définitive, il entrait dans la période des réalisations.Un coup d\u2019oeil sommaire sur les principales étapes des cent dernières années de sa vie montrera comment il a continué à réaliser les desseins de ses fondateurs.La prospérité sembla s\u2019annoncer 1833, soutint j jusqu'à la fin de sa vie ses générey | mm erche \u201cCe mar à \u2018 le à | acre; | C Son à ma 3 four- à vous @ col.biens 7 000, testa- x de gnay, ! tim éreu- | Out hives us de in et | 1 pas maj- | t, ln tion; du'ain e de ny Conve quel Sotn- four Le ache- 1831 idée qu\u2019à 0180s 1riété 1 de le la lee, adre- tres, et à cest pen soin 5 de et de mble ante, rita hlic.ut et à des hsite qui \u2018au- » du \\ ce son on- par 180 tive files I'H éjà ien son et elle, de ar- 5 et ont I a- l\u2019a- es ut L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, JANVIER 1932.9 d'assez bonne heure.En 1843, le romibre des pensionnaires dépassait déjà la centaine, et Mer Signay se réjouissait comme d'un fait mconnu jusque là.Il y eut cependant diminution vers 1850; c\u2019est alors que fut introduit le régime des pensions extérieures, déjà admis comme plus avantageux dans d'autres maisons.Les résultats attendus se produisirent et le nombre des élèves s\u2019accrut aussitôt ; de 1870 à 1880, il devait même atteindre 304 comme moyenne annuelle.Les années 1841 à 1850 furent marquées par le passage d\u2019un homme que Nicolet s\u2019honore d\u2019avoir possédé: Vabbé J.-B.-A.Ferland, d'abord préfet, puis deuxiéme supérieur du Séminaire, sut donner mie vive impulsion aux études et à Yeeuvre de l\u2019éducation ; il y voua les ressources de sa belle intelligence ct d'une haute érudition.C\u2019est fui qui donna aux études historiques ct en particulier à l\u2019histoire du Canada une place d\u2019honneur, escore maintenue dans nos programmes.C\u2019est aussi sous son inspiration que Ant.Gérin-Lajoie fonda, en 1842, avec un groupe de condisciples, une \u201cSociété Littéraire\u201d qui a continué de vivre sous }e mom d\u2019Académie; elle est deve- une aujourd\u2019 Je cercle Saint- Alphonse, affilié à l'A.C.J.C.; depuis, une avant-garde, fondée sous le nom de cercle Saint-Jean- Berchmans, lui prépare des membres en initiant a la vie de l'A.C.J.C, les élèves des quatre classes mférieures.On peut dire que Ant.G-Lajoie doit à l'abbé Ferland sa vocation Mttéraire: l\u2019éducateur avait su discerner ce jeune talent et, dès Je collège, il avait dirigé ses premiers essais.La même époque vit s\u2019opérer un changement bienfaisant pour le Séminaire.La charte obtenue par Mgr Plessis avait établi pour la Traison une corporation externe composée de l\u2019évêque de Québec, de son coadjuteur, du Vicaire Gé- néraï des Trois-Rivières, du curé de Nicolet et du plus ancien curé du district.On comprit bientôt les mmconvénients d'un pareil régime et, en 1848, les membres de la corporation s'entendirent porr former wn bureau de régie interne avec procuration pour gérer les affaires de Ta maison.Ce dernier conseil, sanctionné d'abord par la législature de Toronto en 1858, est devenu en 15%, aprés quelques modifica- Ja Corporation actuelle du Séminaire de Nicolet.Ces divers changements, en ouvrant de nouvelles ressources, rendirent possible un certain nombre &Famehorations.Les bons livres d'assiques étaient encore assez rares; les manuels et les instruments pour Fenseignement des sciences faisaient presque totalement défaut.On confia donc, en 1855, à Fabbé C.-O.Caron, Préfet des études, la mission de visiter les meil- fleurs établissements d\u2019enseignement secondaire en France et ail- lenrs; i} avait charge de s\u2019assurer des meilleures méthodes pédagogiques et de faire, en livres et ins- frumearts, les achats qu\u2019autorisaient des finances de la maison.Le montant de $3,200., souscrit par le c'ergé, devait couvrir une partie does dépenses.Cest aussi de 1854 que date la création de la première fanfare du Sémumarre; elle eut comme fondateur et premier directeur L-E Desjardms, alors élève en philosophie, qui devait plus tard composer plusieurs de nos chants traditionnels.11 reste ici le créateur de doute une tradition artistique.En 1856, le Séminaire saluait avec bonheur le retour de l\u2019un des siens, missionnaire depuis douze ans au Nord-Ouest : celui qui n'était alors que l\u2019abbé L.-R.Lafléche devint professeur, puis Supérieur du Séminaire jusqu'à ce qu\u2019il fût appelé à la gestion des finances du diocèse des Trois-Rivières, en 1861.La forte personnalité du futur évêque produisit les plus heureux effets; il améliora surtout l\u2019enseignement des sciences, qu\u2019il aimait, en particulier celle de l\u2019astronomie.Son prestige personnel jeta un éclat remarquable sur l'institution, tant par ses hautes qualité de coeur et d\u2019intelligence que par son éloquence entrainante et l\u2019urbanité de ses manières.ll a laissé plus d\u2019un souvenir durable dans les annales du Séminaire, et davantage encore au coeur de ses élèves.La génération actuelle lui est aussi redevable: en continuant de se promener à Yombre des pins qui bordent la superbe allée de notre cour de ré- La partie du bocage désignée sous le nom de \u201cjardin des écoliers\u201d conserve aussi un souvenir de Mgr Lafléche; c'est un gracieux monument en bois de forme pyramidale, supporté par um quadrilatère élevé sur terrasse.Grice a des restaurations successives, il a résisté à l'oeuvre du temps.Parmi les hommes qui ont contribué an développement des études, il faudrait signaler, vers le même temps, trois professeurs inégalement connus.Ce fut d\u2019abord l'abbé Léon Provencher ; après ses études classiques au Séminaire, 1l y enseigna quatre années et ne dut pas manquer d\u2019inculquer à ses élèves sa passion du savoir et l\u2019esprit de méthode qui devaient faire de lui un véritable érudit et le prére de l\u2019entomologie canadienne.Un autre l\u2019abbé F.-L.Desaulniers; savant original, passionné des sciences ef de philosophie.homme de labeur assidu, il voulut mourir sous-diacre, après trente-trois ans d'enseignement ; il n'avait.jamais quitté le Séminaire, même en vacances, que pour de rares promenades.Un troisième, trop peu connu celui-là, fut l\u2019abbé T.-M.-O.Maurault, \u201cle premier savant du pays\u201d, devait dire un jour Edmond de Nevers.Il a laissé à ses intimes, car il savait se dérober à toute pu- blcité, le souvenir d'un savoir prodigieux par la variété incroyable et la profondeur de ses connaissances en sciences, philosophie, littérature, langues anciennes et modernes, autant que dans les arts les plus divers.Ü s\u2019éteignit à l\u2019âge de quarante-neuf ans, discrètement, comme il avait vécu.À partir de 1852, la question de l\u2019affihation à l\u2019Université Laval avait été longuement débattue ; lors- aque l\u2019accord se fit, en 1863, Nicolet fut du groupe des cinq premiers colléges qui acceptérent le projet.Entre autres avantages, on ne tarda pas à voir dans cette mesure un puissant moyen d\u2019assurer l\u2019efficacité des programmes.La vie nicolétaine se poursuivait paisible et laborieuse, lorsqu\u2019en 1866, s\u2019organisa parmi les anciens un projet inspiré par le plus louable sentiment: un comité de lai- ques venait de convoquer la pre- mire réunion générale des fils de l\u2019Alma Mater.Le Séminaire reçut en effet, le 24 mai 1866, un groupe de cinq cents anciens à la tête desquels figuraient trois évêques.La fête se déroula avec une solennité et un entrain des plus cordiaux; cette réunion, la première du genre au pays, a-t-on dit, est création, elle bénéficie de ses soins.restée comme un souvenir bienfaisant au coeur de tous les nicolé- tains.Outre les marques tangibles de reconnaissance offertes par les \u201canciens\u201d: un orgue pour la chapelle et la fondation d\u2019un prix pour les élèves, cette démonstration contribua à développer l'esprit de ira- ternité qui a toujours uni les élèves de Nicolet.Ces liens d'amitié y ont existé depuis toujours, pa- 1ait-il, entre les condisciples de chaque classe; l'habitude qu\u2019ont gardée les \u201cconfrères\u201d de former dès le collège, une petite famille unie et distincte, contribue puissamment à créer entre eux ces \u201camitiés de collège\u201d souvent si précieuses.Cette première réunion fut le point de départ d'autres semblables: en particulier celle du centenaire, que les \u201canciens\u201d avaient préparée par une généreuse souscription en faveur de la chapelle commémorative ; le jubilé sacerdotal de Mgr Douville, en 1912; celle de 1916, organisée pour les survivants de 1886, furent de belles et bienfaisantes démonstrations, C'est aussi à la suite de cette première et mémorable réunion que fut introduite la coutume des \u2018\u201c\u2018conven- tum\u201d; depuis, chaque année ramène au Séminaire un groupe d'anciens qui prennent un sensilbe plaisir à revivre, avec leurs frères cadets, quelques heures de leur vie d'autrefois.A peine les échos de cette fête s\u2019étaient-ils éteints, que, retentirent les clameurs angoissantes venues de Rome ct appelant-de nouveaux croisés à la défense du chef de l\u2019E- glise.Dès décembre 1867, trois anciens de Nicolet allaient rejoindre l\u2019armée pontificale: c'étaient MM.Alfred Prendergast, Gédéon Dési- lets ct Gaspart Hénault.La visite d'adieu que firent les deux premiers à Nicolet suscita un mouvement de vif enthousiasme et, de 1868 à 1870, plusieurs élèves et quelques séminaristes quittèrent la maison pour offrir leur bras à la cause de l'Eglise.Le Séminaire compta bientôt trente-deux de ses enfants dans la petite armée de Pie IX.Rien de plus édifiant que la correspondance échangée alors entre les membres du personnel et les chers zouaves.En particulier.les lettres du Supérieur, \u201cle bon père Thomas\u201d Caron, attestent hautement l'honneur et l\u2019affection que s'étaient acquis à Nicolet les jeunes défensurs de l\u2019Eglise.Un autre événement mémorable de cette époque fut la visite des élèves du Séminaire de Québec, le 27 mai 1879.Plus de 300 éléves et séminaristes de Québec, sous la direction de Mgr l\u2019Archevêque Tas- chereau, avaient eu l\u2019heureuse idée de lier connaissance avec leurs \u201cconfrères\u201d des Trois-Rivières et de Nicolet.Le brillant récit de cette rencontre publié par un témoin québecois, dans /Abeille du 5 juin, exprime bien les transports réciproques suscités par cet événement.Un des articles au programme de cette journée avait été la visite du bocage.Depuis 1873 en effet, on avait entrepris, dans une partie de la forêt avoisinant le Séminaire, des travaux d\u2019embellissement.La première voie v avait été ouverte en 1843 par l\u2019abbé Ferland, et le premier emplacement défriché, qui garde aujourd'hui le nom d\u2019 Académie, devait servir de théa- tre aux exercices oratoires de Ja \u201cSociété Littéraire\u201d.Les travaux furent repris plus tard et poursuivis méthodiquement pendant quinze années, avec le concours d\u2019une douzaine d'élèves sous la direction d\u2019un prêtre de la maison.Deux voies princ.yales y furent tracées sur une longueur de plus d\u2019un mille et reliées, à intervalles, par «des chemins de traverse.Deux has-fonds qui s'y trouvaient furent transformés en lacs, agrémentés d'ilots artificiels et traversés chacun par un pont.Lors de la visite des élèves de Québec, une voie transversale venait d'être terminée ; les visiteurs en firent l'inauguration et, en leur honneur, elle a gardé depuis le nom de \u201cvoie de Laval\u201d.D\u2019autres endroits du bocage, tels les carrés Plessis, les iles Panet et Signay.les voies Raimbault, Leprohon, Brassard, Harper, Ferland, Mau- rault, Caron et Parent, rappellent par des inscriptions les principaux noms attaches à l\u2019histoire de la maison.les embellissements ont été continués: on a ménagé divers endroits de repos, ornés de statues: on a élevé une maisonnette pour la récréation des séminaristes: et aux jours de balle saison, ces ombrages, désormais historiques, répercutent tour à tour les échos du choeur de chant et les accords de I'Harmonie Sainte-Cécile.Le bocage est l'agrément recherché des écoliers; ils envient, comme un privilège, la faculté d'y passer leurs plus belles récréations, et les visiteurs, surtout les \u201canciens\u201d, ne manquent pas d'y fnire une agréable promenade.Au chapitre des progrès matériels, il serait oiscux de mentionner les améliorations apportées, à partir de 1870, dans les systèmes d'éclairage et de chauffage de la maison: notre génération croirait volontiers que le confort actuel date de toujours ct clle se figure assez mal l\u2019écolier d'il y a soixante ans, victime de l\u2019onglée, au contact des dictionnaires; la vieille chandelle fumeuse, comme les a- tres flambants, ne sera plus bientôt qu\u2019une savoureuse légende ou un commode ornement poétique.Pour clore ce tableau d'histoire ancienne, il resterait à signaler l'oeuvre d\u2019un homme qui, par l'à- ge et le caractére, tient a la fois a la viele ot a la nouvelle génération.Mgr J.-A.-I.Douville est le dernier disparu de cette lignée d'éducateurs qui ont identifié leur vie avec l'institution.C\u2019est à lui que nous devons la remarquable Histoire du Collège-Séminaire de Ni- colet; il a voulu en doter la maison à la veille des fêtes du centenaire.Pour la même circonstance, il a dirigé l\u2019érection de la nouvelle chapelle, monument de piété et de bon goût qui reste, grâce à lui, une réplique agrandie de l'ancienne, exécutée sous les soins de Mer Si- gnay.Homme de labeur consciencieux Ct persévérant, conservateur pieux des saines traditions, il a passé les cinquante-six années de son sacerdoce attaché a son vieux Séminaire; à tous, il a laissé le souvenir de la dignité et d\u2019une ré- gu'arité sacerdotale exemplaire.A part ses travaux d\u2019enseignement et la direction des études, oeuvre principale de Mgr Dou- ville parait avoir été le culte des archives et le soin de la bibliothé- que.Il a accompli dans ces deux domaines un travail qui mérite d\u2019ê- tre continué.Notre bibliothèque, en effet, constituée à partir de 1803, forme une collection de plus de 40,000 volumes; on y trouve, à côté d\u2019ouvrages trés anciens, des oeuvres manusorites, telles les compilations historiques de l\u2019abbé Edouard Bois, et une précieuse collection des vieux bouquins canadiens.Elle recèle encore plu- sieurs séries de journaux d\u2019une réelle valeur historique, entre autres, du Journal des Trois-Rivières, du Courrier des Etats-Unis, du Nou- veau-Monde, de la Vérité, de la Minerve, de la Gazette de Québec, de l\u2019Univers, etc.Les archives de la maison constituent aussi une véritable richesse.On y conserve presque tous les documents nécessaires à l\u2019histoire de la région de Nicolet, plusieurs sur le district des Trois-Rivières, avec bon nombre d'autres sur les différents endroits qui formaient autrefois l'immense diocèse de Québec.En raison de leur ancienneté et grace a des legs nombreux venus surtout du clergé, nos archives gardent de précieuses ressources pour la grande et la petite histoire.11 faudrait ajouter la mention de deux herbiers que Mgr Douville a conservés avec le plus grand soin.Le premier, d\u2019une réelle valeur scientifique, a été monté par l\u2019abbé Maurault.Il contient environ 800 plantes bien classées et conservées dans des feuillets suffisamment annotés pour qu\u2019on puisse s\u2019y reconnaître fucilement.Ces spécimens ont été recueillis dans la région de Nicolet, surtout en 1872 et 1873, alors que l\u2019abbé Maurault avait dû abandonner momentanément les labeurs de l'enseignement.Le second de ces herbiers, offert par le Notaire D.-N.St-Cyr de Sainte-Anne-de-le-Pérade, date de 1869: 1! contient quelques centaines de plantes aussi annotées selon une bonne classification et recueillies surtout du côté des Trois-Ri- vières.Ces deux herbiers méritont parait-il, d'être consultés par ceux qui voudraient travailler dans la région.Pour terminer, un rapide coup d'ocil sur l\u2019ocuvre accomplie depuis 1803 suffira à justifier les ant- Litions des fondateurs et à montrer les fruits de leurs inlassables labeurs.Le Séminaire de Nicolet, tout en s'en tenant au traditionnel cours classique, a reçu jusqu\u2019à ce jour plus de 7,000 élèves, Il est établi que, pour le premier siècle 16% de tous les inscrits ont embrassé divers états religieux; un relevé des vingt-quatre dernières années montre que 40% des élèves admis en Eléments ont complété leur cours d'études.Sur ce nombre des finissants, 54.5% vont au clergé séculier ou régulier.Nicolet peut donc se réjouir d\u2019avoir donné jusqu'à ce jour plus de 1000 prêtres à l\u2019Eglise: sur ce nombre, douze ont reçu les honneurs de l\u2019épiscopat.L'\u2018\u201cEcole latine\u201d a fait sa part pour l'Eglise canadienne.Pile a aussi répondu largement aux besoins de la société, selon les circonstances.Dès 1915, quatre finissants, munis de leur baccalauréat es-art, se dirigeaient vers l\u2019Ecole d\u2019Agriculture d\u2019'Oka; d\u2019autres les suivirent, de sorte qu\u2019aujourd\u2019hui, dans les diverses branches de l\u2019enseignement agricole de la province de Québec, la maison compte dix- sept de ses anciens éléves qui ont complété leur cours classique.Dix autres poursuivent actuellement leurs études à Sainte-Anne et à Oka.les statistiques des sept dernie- res années monrtent en outre que sur un total de 183 finissants, 106 sont voués à l'état religieux et 24 à diverses carrières scientifiques ; le mouvement vers ces \u201ccarrières modernes\u201d semble devoir se continuer.En attendant, la maison des évêques de Québec tient modeste- trent sa place parmi les institutions (à suivre sur ta dernière page). 10 L'\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN.JANVIER 1932.Statistiques démographiques du Paroisses Pop.Berthierville +125 St-Gabriei 2500 St-Barthélemi 2075 St-Cuthbert 1537 St-Ignace de Loyola 1241 Lanoraie 1205 St-Michel des Saints 1200 St-Damien 930 Lavaltrie 891 St-Zénon 856 Ile Dupas 424 St-Edmond 374 comté de Berthier Nais.Mar.Sép.117 18 48 71 20 38 64 14 37 35 15 26 +6 9 28 +0 8 29 60 6 10 30 6 16 31 2 15 38 5 9 12 2 5 9 2 4 Elections municipales Les Préville devront à travers le comté: répondre de l\u2019assas- ST-MICHEL DES SAINTS Les élections municipales de lundi dernier ont donné le résultat suivant: Pacifique Valade.156 votes: Clément Richard, 150 votes: Arthur Beauséjour, 124 votes.0 ST-GABRIEL de BRANDON (Paroisse) MM.Alphonse Morin.Amédée Plante ct Alphonse Sarrasin ont été éus conseillers, le premier ayant obtenu 57 votes, le second.56 et le troisième, 56 votes.\u2014\u20140-\u2014\u2014\u2014\u2014 ST-GABRIEL de BRANDON (Village) MM.Osmond Paquin.Joseph Poitras et Elie Falardeau ont été élus conseillers par acdamation.\u20140 ST-IGNACE DE LOYOLA MM.Joseph Cournover, Alfred Bergeron et Aldé Chevalier ont été élus conseillers par acclamation.o\u2014 ST-ZENON M.Alfred Grégoire, Philippe Durand et \\déard Charette ont été élus conseillers par acclamation.en remplacement de MM.Wilfrid Boisvert, Alcibiade Charette et Georges Trudel.0 -\u2014 ISLE DUPAS MM.Remi Courchesne.Armand Désy et Gérard Sylvestre ont été élus conseillers par acc'a- matic, \u2014_\u2014 ST-NORBERT Les conseillers élus par acclamation sont: MM.Adélard Majeau, Lucien Roch et Joseph Aubuchon.\u2014\u2014o ST-DIDACE La votation qui eut lieu lundi dernier a élu les personnes suivantes: Joseph Lagacé, 111 votes; Joseph Branconnier, 108 votes et Alfred Paquin, 98 votes.En outre de ces messieurs, le conseil est composé de MM.Alfred Branconnier, maire, Dieudonné Grégoire, Noé Généreux, Romulus Pepin, conseil- ters.Le dévoué secrétaire est M.C.-A.Boisjoli._\u2014 MASKINONGE MM.Joseph Vincent, C.-E.Dé- zicl et Léon Morin ont été élus conseillers par acclamation.\u2014 Pour vos travaux d'impressions adressez-vous à l\u2019Echo de Saint-Justin; un homme de 40 années d'expérience est à la tête de ses ateliers, ce qui vous assure une exécution parfaite de vos travaux et ses prix sont très modérés.sinat de la femme Mondor Le verdict rendu chez le Coroner St-Gabriel de Brandon, 23 -\u2014 Après avoir délibéré durant quel- Ques minutes, six jurés, sous la présidence du coroner Dr A.Laurendeau.de St-Gabriel ont tenu Alphonse et Albert Préville criminellement responsables de la mort de Mme Mondor.Une accusation de meurtre sera donc portée contre \u2018es frères Préville.L'enquête du coroner a eu lieu devant une assistance de plusieurs centaines de personnes.Une foule considérable avait parcouru plusieurs milles pour se rendre à St- Gabrie! de Brandon.afin de connaître les résultats de l'enquête et voir la figure d'un des présumés | meurtriers.Salle Comble , Bien avant que l'enquête soit ou- | verte.la salle était archi-comble de ; curieux des deux sexes, Inutile de |dire que partout dans le village, l'affaire Mondor servait de sujet | général à la conversation.Une fou- {\u20ac très grande s\u2019était rendue à la | gare à l\u2019arrivée des détectives et :de Préville.Préville est calme + Albert Préville n\u2019a pas bougé du itout, lorsque le corrner donna lecture du verdict rendu par les jurés.Pas un seud musde de son visage n\u2019a trahi sa pensée.Cependant.ilétait facile de voir que Pré- ville était fatigué et découragé.Une fois l'enquête terminée, les policiers et les journalistes éprouvèrent maintes difficultés pour sortir de la salle, tant Ta foule était dense.Dr Rosario Fontaine Le premier témoin a Uenquéte, i fut le Dr Rosario Fontaine, expert en médecine légale.Il a examiné le cadavre de la victime, Mde Mondor.et découvert que celle-ci avait été tirée trois fois dans le dos.Ces trois coups de pistolet ont été tirés de très près, car les vêtements de la victime furent quelque peu brûlés.Le Couteau La victime a aussi été lachement poignardée.Le médecin a constaté trois balles dans le dos, autant dans la poitrine et six autres à différentes parties du corps.Les blessures ont révélé que les coups ont été donnés avec force, les uns a- prés les autres.Maurice Mondor Le jeune Maurice Mondor, aucunement parent avec la victime, et neveu d\u2019un voisin des Mondor, est ensuite assermenté.Lundi dernier, au début de la matinée, il a vu les deux frères Préville sortir de chez Mme Mondor.Alphonse sortit tout d\u2019abord, bientôt suivit de son frère Albert.Ce dernier tenait un couteau dans ses mains.Capitaine Jargaille Le capitaine Jargaille, de la Sûreté provinciale, vient ensuite rendre témoignage.Au commencement de l'enquête qu\u2019il a faite, relativement à l'assassinat de la femme Mondor, il s\u2019est tout d'abord rendu chez le maire de la paroisse de St-Damien, qui lui a raconté \u2018a visite d'Albert Préville, le matin du meurtre.Chez le Maire Albert Préville arriva chez le maire Mondor, en lui déclarant qu'il voulait se rendre.Le prévenu avait en sa possession un pistolet avec fequel trois balles venaient d'être tirées, Préville expliqua avoir fait feu pour se défendre.Il a aussi déclaré au maire avoir été blessé à la jambe, au cours de la bataille.Haine des Préville Le capitaine Jargaille déclare que depuis le commencement de cette affaire.les deux frères Pré- ville se sont toujours accusés l'un et l'autre.Ts ont montré de plus une haine mutuelle.A l\u2019hôpital Notre-Dame surtout.où Alphonse Préville est soigné.il y eut une violente scène.Ami de Mme Mondor Albert Préville a déclaré au détective.qu\u2019il visitait Mme Mondor depuis le mois de décembre.1930.Or, la semaine dernière, il se rendit chez cette femme.comme à l'ordinaire, Mais, quelle ne fut pas sa surprise, lorsqu\u2019t\u2019 apercut son frère avec elle.Ce dernier.lui ordonna immédiatement de sortir de la chambre, et c\u2019est à ce moment qu'il lui aurait tiré une balle qui l'atteignit à \u2018a jambe.La Bataille La femme Mondor voulut immédiatement intervenir et se pla- ca entre les deux rivaux.T! v eut une mélée au cours de laquelle deux autres coups de feu furent tirés.Alphonse sortit alors un couteau et se dirigea vers Albert.Ce dernier.voyant qu\u2019il ne pouvait se défendre.quitta la chambre en toute hâte.T! revint quelques minutes plus tard.Son frère était parti et Mme Mondor gisait sur le plancher de la chambre.le corps entièrement couvert de sang.Alphonse Nie Alphonse, qui est en ce moment à l'hôpital.a admis avoir tiré sur son frère, lorsque celui-ci fit son apparition dans la chambre.Il nic cependant avoir tiré ou poignardé Mme Mondor.Tl accuse vivement son frére, d\u2019étre l\u2019auteur de la mort de cette femme.Irène Crochetière Trène Crochetiére, une jeune fille de 18 ans, vient témoigner après le capitaine Jargaille.Lundi matin, elle a vu les deux frères Préville se querellant dans une ruelle, peu après le meurtre, Albert aurait dit à\u2019 son frère: \u201cSi tu ne t'en vas pas, je vais te tuer\u201d.L'enquête Le coroner Laurendeau donna ensuite aux jurés les instructions nécessaires pour leurs délibérations.Ceux-ci se retirèrent, et com- me nous le disons au début de cet article, pour revenir avec un verdict tenant les frères Préville responsables de la mort de la femme Mondor.Aucune date n\u2019a encore été fixée pour l\u2019enquête.Celle-ci aura lieu à Joliette, aussitôt qu\u2019Alphonse Préville pourra quitter l'hôpital Notre-Dame.L\u2019Automobile homicide L'automobile a tué 34,000 personnes aux Etats-Unis l\u2019année passée, soit un peu plus que l'année précédente.Si l'on accepte le chiffre de 37,500 Américains tués pendant la grande guerre (d'autres le portent à près de soixante mille), on voit que l'automobile tue ainsi sûrement que les canons et les mutrailleuses.C'est à Chicago que les hécatombes sont\u2019 le plus formidables.Il y a eu 1.271 victimes de l'automobilisme pendant l\u2019année.New-York vient ensuite.bien que sa population soit supérieure à celle de Chicago, avec 894 morts.soit 377 de moins.Dans la classification par état, c'est la Californie qui vient en tête avec 2,121 morts, suivi de l'Ohio avec 1,540, et le New Jersey, avec 1.040.Les autos modernes mais les morts aussi.vont vite, Si j'étais homme Si j'étais homme, par mon exemple.je retiendrais autour du foyer les enfants qui cherchent trop à s'en é :0igner.Au lieu de m'asseoir négligemment à la table et d\u2019avaler sans rien dire.les mets soigneusement préparés, je trouverais le tour de dire à celle qui a confectionné le repas, que les aliments sont excellents et cuit à point.En entrant chez moi, où m'accueille une petite femme souriante et mise simplement, je prendrais mon air le plus aimable et remercierais celle qui est l\u2019auteur de cette charmante harmonie.Si j'étais homme.je calculerais soigneusement ce que me coûtent chaque mois mes cigarettes, mon tabac, mes petits coups, mes soirées à l\u2019hôtel, etc, et j'aurais la justice d'ai- louer à ma femme le même montant pour son argent de poche; quatre- vingt-dix-neuf fois sur cent cette somme serait employée par la ménagère, mille fois plus utilement que celle qui sort de ma poche.Si j'étais homme, je m'efforcerais de tenir mes propres affaires en ordre.Je mettrais mes pipes en place, je jetterais mes cendres dans le cendrier au lieu de les répandre sur le tapis, etc.Je serais très soigneux afin d\u2019éviter autant de trouble que possible à celle qui en a déjà plus que ses forces.Si j'étais homme, j'aimerais trouver ma femme bien mise, sans extravagance, ni exagération et si elle faisait des dépenses trop fortes, i saurais trouver dans ma tendresse ou ma sagesse, la manière de la ramener à des idées plus modérées.Si j'étais homme enfin.Je voudrais l\u2019être avec la délicatesse de sentiments et de manières que si peu d'hommes possèdent, avec la douce blenveillance qui devrait être le noble apanage du plus fort envers le plus faible.: Si j'étais homme.Mais grâce à Dieu, je ne le suis pas et m'en trouve bien, n\u2019en déplaise aux messieurs.UNE FEMME.EPICERIES QUALITE\u2014ECONOMIE Ce qu\u2019il y a de mieux pour votre cuisine BIENVENUS?PW La place reconnue pour dh bon marché, chez 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LONS LE = 7 FAUT-IL QUE JE LE U[MAIS Pourquol REPÈTE DE.NOUVEAU, JE NE PUIS MANGER CETTE Soupe Ill DONC, MON CHER MONSIEUR C'EST PARCE QUE JE NA PAS: CUILLÈRE .! \u2014 DE > 3 vol.Yam Un Yams: vrier, é4 tite ville s\u2019unissa célébrer vient le fit la vé tuaire o vent de sans nu peines \u20ac Le Sous.on Bell \"marche vint pre Dieu, e: la châss tes de « de Ron par le - 86 ans; sa prése Rever balustre et plusie reçut pc te comn teur qu elle a v seurs, I ressenti * à conce pas enc nos flu Les » gue qui habiles, cantique tes et le Antonic couronr faction beur- et Mme.L lait déf qui n\u2019ét d\u2019enfan la patri "]
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