L'écho de Saint-Justin, 1 janvier 1929, mardi 15 janvier 1929
[" Vol.Viil, No 3.Saint-Justin, 15 janvier 1929.Rédigé en Collaboration.Hormisdas Mayrand NCIEN DEPUTE DE MASKINONGE | Hormisdas Mayrand naquit à St B.éon, comté de Maskinongé, le 5 août (1858, du mariage de Jean-Baptiste fMayrand et de Marie-Louise Lottin- ille.Il était le petit-fils de l\u2019honorable Etienne Mayrand, ancien député du comté de Saint-Maurice, de 1816 1820, et membre du Conseil Spécial n 1838.% 1, puisa son instruction à l'école primaire de sa paroisse natale.Afirés voir acquis certaines connaissances @ l'école, il se livra quelques années à l\u2019agriculture jusqu\u2019au jour où il fut hanté de l\u2019idée du voyage.Il se rendit aux Etats-Unis.I! y passa quelques \u2018années où il s\u2019amassa de l\u2019argent.A son retour de voyage, il se livra à l'a- \u2018griculture et devint un cultivateur modèle, I fut conseiller de sa paroisse, puis maire en 1889.# Hormisdas Mayrand fut un des fon- B dateurs de la Société d'Agriculture du comté de Maskinongé, en 1895.Il en MS fut directeur et le premier président.11 résigna la présidence en 1903.M.Hormisdas Legris ayant été nom- nié sénateur le 10 février 1903, le com- \u2018 a té de Maskinongé fut ouvert.Les brefs pour l\u2019élection partielle furent émis et la mise en nomination fut fixée au 3 #8 mars 1903.Le docteur J.-L.-L.Hame- 48 lin, de Louiseville, avait été désigné KE \u201comme futur successeur aux Communes du Canada, mais certaines intri- | gues qui se sont passées dans la nuit précédente furent cause que M.Hor.misdas Mayrand fut élu par acclama- Won le 3 mars 1903.} Aux élections générales de 1904, M.| Mayrand eut pour adversaire l'avocat fe | Alphonse Comeau, des Trois-Riviéres.3 AR Il fut élu contre ce dernier par 292 : voix de majorité.Le 26 octobre 1908, date de la vota- M tion pour les élections générales aux 02 Communes du Canada, le notaire Jo- 4 seph Foisy, de St-Paulin, fut l\u2019adver- Bb M saire malheureux de M.Mayrand.Ce 2 dernier fut élu par 333 voix de ma- à jorité.a Aux élections générales du 21 septembre 1911, M.Adélard Bellemare, M de St-Paulin, battait M.H.Mayrand, of par 109 voix de majorité.C'est A ces élections que le parti libéral fut renversé et remplacé par les conservateurs ayant à leur tête comme chef Sir Robert Laird Borden.M.Mayrand prit sa revanche aux élections générales du 17 décembre 1917 où il battait ses deux adversaires: | MM.Georges Lafontaine et A.-J.Thi- bodeau, par 2502 voix de majorité.A l'expiration de son mandat en 1921, il résigna et fut remplacé comme \u2018 E député par M.Eugène Desrochers, de È St-Didace.A partir de cette date M.Mayrand 3 abandoma les luttes politiques pour ' N ; s'occuper d'agriculture et du commer- # ce d'animaux.M.Mayrand perdit son épouse Dame de ee em Anna Milot au mois de novembre 1927.1 ne devait survivre que quelques mois à cette épreuve.Son décès arriva le 4 juillet 1928.Il était âgé de 78 ans, Ses funérailles imposantes eurent lieu en l\u2019église de St-Léon, le 7 juillet 1928.\u2014 CHARLES DRISARD.L\u2019HON.GASPARD DE SERRES, MEMBRE DU CONSEIL LEGIS- LATIF, EST MORT LE 20 DE- CEMBRE, DANS SA 74ième AN- NEE.Le défunt, qui était un ancien échevin de Montréal, succombe à une pneumonie.UN HOMME D'ACTION L'honorable Gaspard De Serres, industriel et conseiller législatif pour la division DeLanaudière, est décédé le 20 décembre, chez lui, 96 rue Sherbrooke ouest, à l'âge de 73 ans et un peu plug de 2 mois, étant né le 9 octobre 1855 à Saint-Ambroise de Kil- dare, comté de Joliette, du mariage d'Antoine De Serres, cultivateur, et d\u2019Edwidge Ratelle, fille de Charles- Edouard Ratelle.Il épousa, en première noces, en 1880.Emma Poirier, décédée en 1900, et, en secondes noces, 1902, Marie- Louise Beauregard, de Saint-Hyacin- the.Cinq enfants sont nés du premier mariage et quatre du second.Tous sont vivants.Du premier mariage sont Omer, marchand; Rodolphe, avocat; Jeanne, Mme L.-B.Tooke; Gaston, Marguerite, Mme L.-R.Brodeur.Du second mariage, ce sont: Jean, Henri, Simonne et Madeleine.Il débuta dans les affaires à l'âge de 22 ans, en 1877, comme liquidateur de faillites et se spécialisa dans la liquidation des banques, se créant rapidement la réputation de financier de premier ordre.C\u2019est lui qui acquit l'actif de la banque du Peuple et en partie celui des banques Ville-Marie et Saint-Hyacinthe.Il était reconnu comme l\u2019un des plus grands propriétaires fonciers de Montréal et considéré comme un des plus importants financiers de Montréal.Il a pris un vif intérêt aux affaires publiques dans l'intérêt du parti libéral et a pris une part prépondérante aux affaires municipales.Elu par acclamation échevin du quartier Centre en 1904, 1! représenta ce quartier jusqu\u2019en 1907 et fut l\u2019Âme dirigeante du comité de finances.Il apporta durant son terme d'office, des mesures qui furent d'un grand secours pour la bonne administration de la métropole.BELLE CARRIERE L'honorable De Serres fut nommé conseiller législatif pour la division DeLanaudière le 4 janvier 1928; il était président de la Société Nationale de Fiducie, et comme tel, administrateur de la Caisse Nationale d'Economie, qui possède actuellement un capital de $3,600,000 et qui est destinée à devenir l\u2019une des institutions financières les plug considé- rables de la province.Il fut l'un des fondateurs du journal! \u201cLe Canada\u201d et l\u2019un de ses directeurs.L'honorable De Serres fut président de l'Ecole technique de Montréal pendant dix années et fut nommé par le gouvernement fédéral commissaire canadien- français sur la Commission royale de l'enseignement technique.Il fut le représentant du gouvernement de Québec sur la Commission Métropolitaine de Montréal, sur le comité de l\u2019Exposition de Montréal et fiduciaire du gouvernement provincial sur la commission du Château de Ramesay.Il fut directeur financier de la ville de Montréal et commissaire en 1918; il était gouverneur de l\u2019hôpital Notre- Dame dont il fut directeur pendant dix-sept ans; fut l\u2019un des fondateurs de l\u2019Ecole ménagère provinciale; dépositaire des fonds régimentaires du 22ème et du 163ème régiments cana- diens-français, nomination faite par le gouvernement conservateur en 1920; directeur de l'Assistance publique depuis sa fondation.Il s\u2019est vivement intéressé à toutes les œuvres philanthropiques, de bienfaisance et sociales.Il était membre du club St- Denis, du club de Réforme, du club Canadien, du club Chapleau, du club Winchester et de l\u2019Association Athlétique d\u2019Amateurs Nationale.Ses funérailles ont eu lieu samedi, le 22, à l\u2019église Notre-Dame.* * * La division Lanaudière comprend le comté de Maskinongé moins la ville de Louiseville et les paroisses de la Rivière-du-Loup, St-Léon, St-Paulin et St-Alexis, le comté de Berthier et le comté de Joliette moins les paroisses de St-Paul, St-Ambroise, St-Alphonse et St-Côme, DISTRIBUTION DE CALENDRIERS NOUVEAU GENRE La Caisse Nationale d'Economie prend l'initiative de répandre le ca- lendrier-budget LA VIEILLESSE La Caisse Natiohale d'Economie vient de nous faire tenir à son tour un Calendrier de 1929.Il tranche sur les autres en ce qu'il suggère, chaque jour de l\u2019année, l\u2019idée d'un budget familial.On sait que cette idée a été main- teg fois développée depuis l'ouverture de sa grande \u201cCampagne de l\u2019Epar- gne\u201d, entreprise il y a déjà trois ans et admirablement secondée par l'A.C.J.C.en 1927 et en 1928, -Dans cette idée du Budget familial, notre première Société de Rentes via- gères n\u2019a pas oublié la vieillesse.On ne peut nier, en effet, que si tout le monde songeait plus à assurer son aisance future, le progrès de la famille et de la société en serait grandement accéléré; elles ne verraient pas leur marche entravée par la subsistance d'autant d\u2019imprévoyants.Un calendrier reproduit une jolie peinture.Dans un jardin plein de fraf- cheur, en face d'un cottage formant fond de tableau, trois générations: au premier plan, debout, la grand\u2019maman rentière et, près d'elle, assise sa fille tenant son bébé dans les bras; plus loin, venant à eux, le jeune papa accompagné de sa fillette.Et sur tout ce décor, une atmosphère de sérénité qui illumine toutes les figures: elle exprime cette paix que donne l\u2019aventr assuré par l'intelligente prévoyance.Nous ne pouvons former qu'un souhait: celui de voir ce calendrier wi puissamment suggestif, dans tous les foyers.C'est, selon nous, le plus éloquent missionnaire des bienfaits de la Rente viagère.\u2014> AVEZ-VOUS DEJA PENSE D'AIDER NOTRE PETIT JOURNAL EN NOUS ENVOYANT AU MOINS UN NOUVEL ABONNE?OOD 000% +2 4% RS 0 Soe a o% 00a\u2019 0.0.0 6 0 OOo\u2019 004% 0%04%¢% 0% o% * 00 T00 500 00 to 40.Lode Q Soe\u2019 es et te ee rie tot este nratoa Sun teste Suites te ctret entr tata tata ete t satire 0e Gr 20 Cr Ce Cr ed Les Croisières du C.P.,R.aux Antilles Les croisières aux Antilles, organisées depuis quelques arndes par le Pacifiquo Cunadion, ent 645 couronnées , .2» .\u2018 .d\u2019un tel succès qne cet hiver, cette Compagnie a déci!é d'en rrettre trois À son ont le départ a livu da New-Tork, se elle le faisait jusqu'ici.Ces croisières, program me, uu lieu de daux comme ont eatie #nnée par le \u2018\u2018Linches of Bedford\u201d, l\u2019un des luxueux nouveaux paquebots mis en service =u7 l& route du Saint-laurent dans le cours de \u2018été dernier.Haïti, La Havane, Nassau, ete.La première croisière aux Antilles, qui a duré 16 jours, cst déj :erminée.Jours chacune; l\u2019une est commencée depuis le 10 janvier et l\u2019autre commencera le 11 février.tent des escales aux Bermudes, Porto-Rico, les Barbades, La C dans le port de Willemstad, dans l\u2019île de Cura;ao.Les deux autres dureroit 29 Ces croisières com] or- > è S, uayra, Curacao, Carthagone, Pun: 1a, Kine-.ou, Notre vignette montre le \u201cMont-fioyal\u2019\u201d\u2019 du l'acitque Canadien, amarré Par + ruier 2 L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, 15 JANVIER 1929.Tessier, 89.6; Les concours de décembre à l\u2019école denné les résultats suivants: lère classe: 10e année et matières Fréchette, 78.7.du eours classiques y compris latin et grec, M.Gérard Martin, matières |g2 gg, de 10e année: 94.89%; Matières du ceurs elassique: 86.6.x * * 2e Classe: M.Bernardin Auser, #0 9%; Mlle Alice Rellemare, 8s.7; AIma Sylvestre 86.2: Gérard Boisvert, poésie intitulée \u201cVia Dolorosa\u201d, travail de M.Gérard Martin, élève distingué 3e Classe: Mlle Emma Boisvert, de l'Ecole Indépendante des Demoi- 81.7: Fernand Paillé, 82.8; Monique selles Boisvert, de Saint-Léon.90.3: Lucien Lupien.87.6.Thérèse Deschénes, 4e Classe: Mlle M.-Rose Boisvert, indépendante de Miles Boisvert ont 90.4; Mlle Gilberte Gélinas, 88.8} Ls-Ovide Lesage, 88.2; M.Léo-Paul 5e Classe: Mlle Berthe Deschènes, Nous so.utes heureux de publier la ! VIA DOLOFOSA Jésus, sur le Calvaire.où tu es mort pour nous, Tu as béatifié la souffrance et les larmes, Je veux au Golgotha t'adorer à genoux, Pour trouver dans ta Croix mon bonheur et mes armes! Oui, je veux, Ô Jésus, souffrir calme pour toi, Je veux boire au calice amer de ta souffrance; Je veux que tes douleurs se déversent sur moi, Et je veux que ta Croix soit ma douce espérance! \u2014 f \u2014 Mais qu'entends-je, 0 Jésus: \u201cDonne-nous Barabbas!!\" C\u2019est ton arrêt de mort que ton peuple proclame?Que leur as-tu donc fait.pour que les juifs soient las?Ton crime, c'est amour: tu veux sauver leur âme!!! Ten sang tombe sur moi.0 bien-vimé Sauveur.Pour atteindre avec toi la cfme du Calvaire! Pilate te condamne.et toi, frappe mon coeur!!! Je ne veux que souffrir comme toi sur la terre!! Tu « mbrasses ta Croix avec un saint transport: On en charge tes bras, ton âme est enivrée! Tu vas porter joyeux l'instrument de ta Mort.Pour que mon âme soit de ses fers délivrés! Et mon âme oserait demander le bonheur.Quand je te voix chargé du bois de ton supplice Non, jamais, men Jésns!! Ponne-moi ta douleur.Laisse-moi m'abreuver à ton amer calice!! \u2014 1\" De la cité mundite, à peine es-tu parti, Que ton Humanité fléchit devant nos crimes!\" Tu tombes ravalé, frappé, anéanti, Pour sauver de l'orgueil d'innombrables victimes!! Jé-us, que in es grend, écrusé sous ta Croix!\" Enivre-moi de pleurs, pour abaisser mon ame! Ah! je te vois tomber une première fois, Et mon coeur brûlerait d'une orgueilleuse flumme?\u2014_\u2014 vw \u2014 \u201c0 mon Fils, mon Jésus! Mon enfant bien-aimé'\u201d Marie vient au-devant de la sainte Victime! La lèvre sur le front de son Fils adoré, Elle y boit tout le fiel qu'y jeta notre Crime!! O ma Mère, 6 Marie!! Regarde ton enfant! C\u2019est moi qui conduisis ton Amour au Calvaire! Permets-moi d\u2019endurer ton martyr navrant, Afin que je m\u2019abreuve a ton absinthe amére!! \u2014_V Ta force te trahit, ô mon Maître adoré!! Tu eherches un soutien, je te craehe l'offense! En me voyant bourreau, sur moi tu as pleuré; Mt le Cyrénéen partage ta souffrance! Auprès de ton fardeau, mon faix est trop léger! Dans mon coeur oppressé, verse ta coupe amère; Donne-moi cette Croix que porte l\u2019étranger, Car ton enfant pour toi, veut monter au Calvaire! ! _\u2014 V} \u2014 Qu'est devenue, hélas! ta céleste splendeur O Jésus, mes crachats inondent ta figure! Et Véronique essuie, avee que la sueur, Les filets de ton sang, et lave mon injure!! Jésus, c\u2019en est assez! Ah! tu m\u2019as trop aimé! Afnsi qu\u2019à Véronique, imprime tes souffrances Sur men, coeur ulcéré! que je sois opprimé, Que je souffre toujours, pour laver mes offenses!!! \u2014 VI} \u2014 Tu avances teujeurs, honni, frappé, battu!!! Et lentement des pleurs coulent de ta paupière! \u201cO ma Jérusalem, tu ne Yas pas veulu!!\u201d Et lu tombes, brisé, le front dans la poussière! ! Mon péché te terrasse, 8 divin rédempteur!! Tu regardes le Clel, et le Ciel t'abandonne! Et le Sauveur s'affaise aux pieds du Créateur! Jésus, fais-moi souffrir, pour que Dieu me pardonne! \u2014_\u2014 Vi \u2014 Que ton amour est grand! Quelle compassion!! Ta douleur est atroce, et pourtant tu l\u2019oublies: \u201cNe pleurez pas sur moi, 6 filles de Sion!\u201d Et ta divine main, Jésus, les a bénies! Pour mes péchés si grands, fais-moi souffrir toujours, Malis, divin Prisonnier, vient calmer les alarmes 3e ceux qui me sont chers; donne-leur d\u2019heureux jours; Père des affligés, sèche toutes leurs larmes!! \u2014\u20141X%X\u2014 Jésus, tu vois mon âme arrosée de ton sang, Suspendue sur l\u2019abîme, et tu la veux heureuse! ! Ecroulé à mes pieds, priant et gémissant, Tu veux anéantir la volupté menteuse* Tu t'étends sur l'enfer; j'y porterais mes pas La route du péché s\u2019est teinte d\u2019écarlate, Ton corps est en travers; je ne passerai pas! Pour pleurer mes péchés, que mon coeur se dilate!! \u2014__ Jésus, ton sang divin jaillit de tous côtés! Ta robe est arrachée, ta chair est lacérée!! Hélas! c'est la rançon deg sensualités! Que ton âme si pure doit être éplorée!! Par ton dépouillement, oh! fais souffrir mon corps, Frappe mon pauvre coeur et abreuve mon ame! Que je fuie les plaisirs, leurs funestes décors, Afin de m'embraser d'une divine flamme! \u2014x1\u2014 Le silence et la mort planent au Golgotha, Et le divin Agneau aux bourreaux s'abundonne!! M endura les clous que le pêché planta; Il voit son peuple ingrat, le bénit, lui pardonne!! Mes péchés t'ont cloué sur l\u2019urbre de la Croix! Vois tes mains et Les pieds transpercés par mes crimes!! Jésus, je veux souffrir! Ah! réponds à ma voix, Doniv-noi de tes plaies les souffrances sublimes! ! \u2014_\u2014 Xl \u2014 Jésus, Ô mon Amour!! Tu vas mourir pour nous! Tes membres sont cloués sur le gibet infâme! Et de ton front sanglant tombent sur tés genoux, Des gouttes empourprées qui rachètent mon âme!! Par tes pieds transpercés et par ton hois vainqueur.Par tes bras étendus, ta tête ensanglantée, Par ton Coeur entr\u2019ouvert, donne-moi ta douleur; Je veux voir dans mon coeur ta Croix toujours plantée! ! \u2014 XI \u2014 O Reine des martvrs! QO More dos douleurs!! Quelle torture étreint ton âme maternelle! Devant ton Fils sanglant, tu t'enivres de pleurs, Pour me ressusciter de la Mort éternelle!!! Pour verser sur nos coeurs lu rosée du pardon, Tu souffres au Calvaire un martyr effroyable! Donne-moi de tes pleurs l'inépuisable don; Je voudrais ta douleur, ta souffrance insondable!!\" \u2014 X | V\u2014 Tout est fini, Jésus! Tu descends au Tombeau!! Je ne te verrai plus! Adieu, Beauté supréme!'! Mes fautes ont souillé ton visage si beau!! Mes crimes t'ont tué, toi qui es la Vie méme!!! Jésus, pour mes péchés, donne-moi de souffrir, Car je veux que ton Coeur soit mon dernier refuge!! Que mes pleurs, à ma mort, te fassent souvenir Que tu es mon Sauveur avant d\u2019être mon Juge!! Je viens de parcourir la voie du Golgotha: Je viens de contempler la rançon de mon âme; Je viens de voir la Croix où le Christ expira, Pour allumer en nous une immortelle flamme!! Je t'adore, 6 Jésus, ma vie et mon trésor! Longtemps je considère, à travers mes pensées, Tes yeux voilés de sang qui nous cherchent encor, Ton front saignant qui tombe et tes mains transpercées!! Ce qui me fait t'aimer, c\u2019est ton corps insulté, Meurtri, sanglant, cloué, sur l\u2019infâme potence; C\u2019est ta Mort, son angoisse et son atrocité, Ce qui fait que je t'aime, 6 Christ, c\u2019est ta souffrance! ! J'ai voulu me jeter dans les bras de ta Croix, Pour te prouver l\u2019amour ardent qui me dévore!! Ton martyre devient la douleur de mon choix, Pour te mieux ressembler, Ô Sauveur que j'adore!!! GERARD MARTIN, Ecole Indépendante.Saint-Léen, le 20 décembre 1928.AVIS IMPORTANT Je tiens vous avertir que dorénavant : Los Célébres Remédes Destrem.pes qui seront fabriqués par mol.même, tels que : ONGUENT DESTREMPES LINIMENT DESTREMPES HUILE DESTREMPES Possédant maitenant des marques nouvelles et enregistrées PORTERONT les noms suivants: Pommade Destrempes [imiment Rose Huile pour les Plaies, Etc.REMARQUE: Ces remèdes sont toujours les mêmes produits counus et en vente depuis grand nombre d\u2019années, quoique à l'avenir ils porteront des étiquettes nouvelles.VOUS qui souffrez de Rhumatismes, Clou, Enflure, Panaris, Tour\u2019 d\u2019Ongle, Tumeur Blanche, Furoncle, Empotson- nement du Sang, Eczéma, Rifle, Darte, Carie des Os, Etc.FM HATEZ-VOUS de vous procurer ces remèdes DES- TREMPES.en si grande renommée.Les renseignements seront fournis gratuitement à quiconque en aura besoin par le fabricant: Ph.-E.Destrempes, (FILS D'OVIDE) 599a, Notre-Dame, Téléphone: 1686s-2-3 CAP-DE-LA-MADELEINE.i (Prés du Sanctuaire) Téléphone Bell 85.JOS.TREPANIER FERBLANTIER, PLOMBIER ET COUVREUR ! 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clôture et la battre pour en faire sortir les poussières.Enlever ensuite à la main les mèches vrillées, feutrées, les pailles et résidus de toutes sortes.La laine est alors prête à être lavée.DESUINTAGE.\u2014 Préparer le bain de désuintage dans des cuvettes pour cela, l\u2019eau est portée à une température telle qu'on puisse y endurer la main.Le bain étant à point, introduire la laine, la remuer, la soulever, l\u2019agiter délicatement.Laisser dans ce bain pendant 15 à 20 minutes.Enlever la laine à l\u2019aide d\u2019un bâton net, la rincer une fois à l\u2019eau claire, la secouer et la faire sécher par une belle journée Le séchage terminé, étirer et démêler la laine avec soin, puis mettre chaque catégorie dans des sacs Bé- parés et l\u2019envoyer au moulin à carder.Il est très important de ne pas mélanger les différentes qualités de laine pour le cardage, le résultat obtenu ne donnerait pas satisfaction, Les différentes opérations du cardage terminées, la laine est filée pour la chaine, la tissure et le tricot.Si la laine filée ne posséde pas la blancheur désirée, la mettre en écheveaux sur le dévidoir, puis la laver a l'eau savonneuse en l'agitant doucement dans la cuvette \u2014Rincer dans deux eaux claires puis passer à l\u2019eau légèrement bleuie \u2014Egoutter, secouer puis mettre à sécher par une belle journée sur une corde, une clôture ou sur l'herbe propre.LAINE VRILLEE OU ONDULEE.\u2014 Pour faire disparaitre cette tendance qu\u2019ont les brins de laine à se contourner sur eux-mêmes, disposer la laine sur le dévidoir, l\u2019arroser avec de l\u2019eau bouillante puis la laisser sécher ainsi une couple d'heures.L'enlever puis finir le séchage sur un dossier de chaise ou tout autre endroit favorable.LAVAGE DES LAINAGES.\u2014Tous les ugents chimiques chlorure de chaux, carbonate de soude (soda à laver) lessive caustique.savon fort, attaquent et brûlent les fibres de la laine et augmentent sa tendance à rétrécir et à se feutrer.\u2014L\u2019ammoniaque, le borax et un savon doux seuils peuvent être employés \u2014Une chaleur trop élevée, le frottement, des changements Inarqués de température, (eau trop chaude.ou trop froide) oe- casionnent encore le rétrécissage cot le feutrage.FAÇON DE PROCEDER POUR LE LAVAGE.\u2014Préparer une solution abondante de savon doux taillé en fines lamelles ou de flocons de \u201cLUX\u201d dissous avec de l\u2019eau bouillante en agitant pour obtenir une mousse épaisse, puis ajouter de l\u2019eau froide jusqu\u2019à ce que la température désirée soit obte- tenue.\u2014Ajouter les lainages si une machine à laver est utilisée faire agir pendant 10 à 15 minutes.\u2014Si le lavage est fait à la main, soulever, remuer délicatement les lainages de bas en e haut, cette manipulation légère fera sortir les saletées, les poussières emmagasinées dans les fibres de la laine.Ne pas frotter les lainages, s\u2019ils sont très sales, employer deux solutions d\u2019eau savonneuse.Ne pas tordre les vêtements de laine, les presser pour en exprimer l'eau ou les passer dans une tordeuse à rouleaux lâches à deux ou trois reprises.Suspendre les vêtements de flanelle tissés sur des supports, presser fréquemment les extrémités pour éviter que l\u2019eau ne se retire et ne demeure dans les parties basses du vêtement.Une belle journée est essentielle pour le séchage.\u2014Ne pas étendre les lainages dehors en hiver ou par une journée très froide.Les étendre dans la maison, mais non à un endroit trop rapproché du poêle.\u2014En été, ne pas les étendre sous les rayons d\u2019un soleil ardent.Un temps clair avec peu ou point de vent est le plus favorable pour obtenir enaière satisfaction.Après l'extraction de l'eaû, étendre les lainages tricotés sur une surface plate (table).\u2014Les étirer en ayant soin de se conformer soigneusement aux dimensions et mesures originales.REPASSAGE.\u2014Repasser les lainages sur l\u2019envers avec des fers modé- réments chauds.S'ils sont trop secs, les couvrir d\u2019un linge humide.LAVAGE DES COUVERTURES DE LAINE.\u2014Même procédé que pour les lainages.Rincer les couvertures deux fois à l\u2019eau claire pour faire disparaître tout vestige de savon.Suspendre sur deux cordes si possible pour permettre à l\u2019air de circuler au centre, mettre la pesanteur égale sur chaque côté de la corde \u2014Bien étirer les bouts et brosser les couvertures pendant qu\u2019elles sèchent, vos couvertures deviendront légères, spongieuse et d'une belle couleur.ALMA CHAMPOUX, D.E.M.Ingtructrice officielle.MONTREAL M.et Mme William-L.Gagné et leur fillette Gilberte, sont allés passer les fêtes du jour de l\u2019an à St-Justin et à St-Barthélemy.MM.Henri et Jean Barrette, à St- Barthélemi, pour les fêtes.M.Antonin Gagné est allé à St- Justin dernièrement.M.et Mme Wilfrid Duchesnay et leur famille sont allés passer le jour de l\u2019an à Louiseville, Ste-Ursule et St-Justin.M.et Mme J.-Avila Duchesnay sont allés passer le jour de l\u2019an chez M.le Prof.Ovila Duchesnay, à St-Justin.M.Roland DeVarennes a passer le jour de l\u2019an à St-Justin.M.et Mme J.-Henri Duchesnay sont allés pour les fêtes, à St-Justin et aux Trois-Rivières.M.et Mme Paul Desaulniers, de la rue Marquette, sont allés en automobile, passer le jour de l'an à Louise- ville.M.Félix Desrochers, avocat, accompagné de son fils, Jean, sont allés passer les fêtes du jour de l'an chez son père, M.Chs Desrochers, de St-Char- les sur Richelieu.M.F.-D.Baril fêtes à St-Justin, l\u2019ierre Baril.M.et Mme Albert Gariépy, sont allés à St-Justin, au jour de l\u2019an.Le Capt.J.-O.Gagnon, du poste No 4, est allé passer le jour de Yan à St-Justin, chez son père, M.Alired Gagnon.M.Joseph Lafrenière est allé passer quelques jours à St-Justin dernièrement.\u2019 M.Ovila Thibodeau, de Rosemont, de passage à Maskinongé dern\u2019ére- ment.M.Ovila Laurent, en Justin, au jour de l\u2019an.M.Théophile Mongrain, de passage à St-Justin dernièrement.M.et Mme Oza Brissette, M.et Mme Anglebert Gagnon, M.et Mme \u2018amien Allard, de Lachine.de passage à St-Justin, au jour de l\u2019an.M.et Mme Fernand Belleau sont est allé chez les M.passer son père.visite à St- allés passer le jour des Rois chez M.le Prof.O.Duchesnay, à St-Justin.- M.et Mme Albéric Légaré, sont allés passer les fêtes du jour de l'an à Granby.M.et Mme Henri Duchesnay recevaient à souper le jour des Rois, Met Mme J.-Avila Duchesnay, M.et Mme Wilfrid Duchesnay.ST-BARTHELEMI Le 2 janvier est décédé à St-Barthé- einy (rang de St-Joachim) M.Nap.Savoie, à l'âge de 78 ans.Le service fut chanté par le Rév.P.CI.Dumon- tier, C.S.V., assisté de MM.les abbés Clermont et Ciément, comme diacre et sous-diacre.Une messe fut dite à l'autel latéral par M.le chanoine Gervais, principal de l'Ecole Normale de Joliette.Les porteurs étaient: MM.Aug.Clément, Henri Brousseau, Ernest Savoie, Adam Savoie.La quête fut faite par MM.Joseph Dufresne et Alfred Picotte, 0 Assistaient au service, ses frères: MM.Ludger Savoie, de St-Justin, Ambroise Savoie de Montréal, Isaïe Savoie, de St-Bärthélemy; sa sœur, Mme Veuve Dauphin et ses fils Omer et Tldège; ses fils, Adrien et Wilfrid Savoie; ses filles, Mmes A.Clément, Jean Clément, Henri Brousseau, A- mable Hubert, Alfred Picotte, Jos Du- fresne, Wilfrid Savoie; MM.Siméon Bergeron, Jean Clément, Roméo Hubert, M.et Mme Olivier Lincourt, Mme Eug.Lessard, Urgel Bernèche, Wilfrid Ayotte, Magloire Dumontier, G.Barrette, A.Caumartin, R.Tou- signant, Urgel Dumontier, Jos Farley, Ant.Dufresne, Roland Bernèche et un très grand nombre d'autres.M.Joseph Desrochers, de La Reine, Abitibi, était de passage dernièrement chez son beau-frère, M.Louis Morand, marchand.ST-BARNABE-NORD La belle et grande fête de Noël a été célébrée d\u2019une façon grandiose dans notre église paroissiale où se pressaient, pieuses et recueillies, deg foules considérables venues pour assister à la belle messe de minuit.Notre église, décorée de ses plus beaux ornements de fête et inondée de lumières, présentait un aspect ravissant.La crèche surtout, était digne de remarque.Une foule considérable s\u2019est approchée de la sainte Table, offrir à ce Jésus-Hostie, une place, un refuge dans leur cœur.Un magnifique programme de chant et de musique fut très bien rendu par la chorale de la paroisse, sous la direction de M.le notaire A.-A.Gélinas, M, l\u2019abbé L.- Georges Bournival chanta la Messe de Minuit et notre vicaire, M.l\u2019abbé Raoul Lamy, chanta la messe du jour et le sermon fut donné par un enfant de la paroisse, M.l\u2019abbé L-Georges Bournival.L\u2019épidemie de grippe qui fait des ravages un peu partout dans notre district a aussi commencé à visiter nos foyers.On nous signale déjà de nombreux cas, mais qui ne sont heureusement pas graves.Nous conseillons la prudence, car la température douce que nous avons est plutôt favorable à la maladie.En certains endroits de la paroisse, la grippe est plus maligne et l\u2019on signale des cas qui rappellent les mauvais jours de 1918.Retraite fermée.\u2014 Récemment un bon nombre de nos paroissiens se rendaient au Cap-de-la-Madeleine pour y suivre les exercices d'une retraite fermée.Voici leurs noms: MM.Gérard Mélançon, Roméo Boucher, Alphonse Gélinas, Donaldson Villemure, Armand Gélinas, Charles-Finile Bou- tassa, Arthur Gélinas, Adem Mélan- con, Albert Vincent, Joseph Ferron, Raoul Bellemare, Adam Blais, Lionel Diamond, Yacinthe Vincent.Tous sont revenus enchantés de ces trois jours de silence et de recueillement et se proposent d'y retourner l'an prochain.En vacances.\u2014 Nos étudiants et é- tuidiantes sont venues dans leurs familles pour les vacances du jour de l'an.Patinoire.\u2014 Une jolie patinoire a été préparée sur le terrain de M.Ar- thar Giguère, ou beaucoup de patineurs et patineuses vont s\u2019y récréer.C'est un superbe amusement pour la saison et le peu de neige que nous avons rend moins dûre la tâche à ceux qui sont chargés de l\u2019entretien de cette glace.Joyeuse réunion.\u2014 Récemment, un groupe d\u2019amis se réunissait chez M.Octave Gélinas pour y passer la soirée.Il y eut chant et musique.M.Prosper St-Germain joua plusieurs morceaux de violon, accompagné au piano par Mme Josaphat Matteau, aussi violon, par Mlle Fleur-Ange Vil- lemure, accompagné au piano par sa sœur, Mlle Blanche-Simonne Villemu- re.Etaient présents: Antoinette Beu- rassa, Maxime Boisclair, Auréa Bourassa, Florido Bourassa, Rosilda Bourassa, Gérard Lemay, Antoinette Gé- linas, Arthur Géinas, Annette Gélinas, Diana Bourassa, Réal Bourassa, Jeannette Bourassa, Bruno Bourassa, Fleur-Ange Vil- lemure, Michel Gélinas, Villemure, Paul-Emile Plante, Octave Gélinas, MM.Josué Isabelle, Joseph Héroux, Paul Lemay, Valère Bourassa, Henri Ferron, Adam Blais, Albert Pellerin, Alide Bourassa, Onésime Vil- linas, Philiag Descôteaux.Tous se retirèrent fort tard dans la soirée emportant un bon souvenir de cette agréable soirée.Marguillier.\u2014 Dimanche dernier, M.Adélard Boulanger a été élu marguillier en remplacement de M.FHor- misdas Garceau sortant de charge.Assemblée de paroisse.\u2014 Comme par les années passées, le deuxième mercredi de janvier, il y eut une assemblée de paroisse à la salle publique.M.Raoul Bellemare a été élu unanimement maire, en remplacement de M.Nestor Bourassa sortant de charge.M.Bellemare est aussi secrétaire de la Société d\u2019Agriculture et du Cercle Agricole pour la paroisse.Le même jour, une assemblés a été tenue en vue d\u2019élire trois nouveaux conseillers.Etaient sur les rangs: MM.Philias Gélinas, Maxime Bournival, Albert Bounnival et Hilarion Laver- gne.M.Philias Gélinas a remporté 61 voix; Maxime Bournival, 65 voix; Albert Bournival, 68 voix; Hilarion Lavergne, 31 voix.M.Philias Gélinas a été élu en remplacement de\u2019 M.Théodore F.Géli- nas; M.Albert Bournival, en remplacement de M.Gédéon Mélancon; M.Maxime Bournival, en remplacement de M.Hilarion Lavergne.Les trois autres conseillers sont: MM.Sévére Boisvert, Maxime-L.Gélinas et Philias Descôteaux.Notre secrétaire-rtésorier est M.L.-Georges Milot.ALMAVILLE Funérailles de M.Omer Ducharme Samedi, le 5 janvier out eu lieu les funérailles de feu Omer Ducharme, décédé subitement le 2 janvier.Toute la paroisse de Notre-Dame-de- la-Présentation ainsi que les paroissiens de Ste-Jeanne-d\u2019Arc et des environs ont tenus à témoigner leurs sympathies à la famille en assistant nombreux aux obsèques.La, levéa du corps fut faite par M.l\u2019abbé R.Lafontaine, vicaire à Ste- Jeanne d'Arc.Le service fut chanté par le Rev.Père Haquette, M.S.C., assisté de MM.les abbés Boutet et Lafontaine, comme diacre et sous-diacre.La chorale, sous l\u2019habile direction de M.Stevens Landry, rendit avec âme la messe des morts.A la communion, M.L.-A.Leclerc, de Shawinigan rendit avec succès un \u201cO Salutaris.\u201d Après la messe, Mlle Jeanne Veil- leux nous fit entendre: \u201cLe Crucifix\u201d de Faure; Mme Stevens Landry touchait l'orgue.les porteurs étaient: MM.Raphaël Morand, Noël Morand, Cyprien Mo- rand, neveux du défunt.MM.Genest, Oscar Genest, Tancréde mothe, ses cousins.La quête fut faite par MM.Rapha- él Morand et Tancrede Lamothe.Le cortège funèbre, dirigé par M.J.Marcotte, de Shawinigan, était pré- védé des membres de A.C.F., dont par M.1ldége La- le drapeau mond, Prés.On remarquait: MM.L.-A-A.Vallières, Org.en chef.charme, de la Société; représentant Du- Conseil; irénée du Georges Ducharme, Sec.-Trés.; A.Mé-, nard, N.Lavoie, V.Girard, D.Veil- leux, [I Lefebvre, Chs Forest, W.M- mond.M.Ducharme laisse dans le deuil, son pere et sa more.M.et Mme Cy- pricn Ducharme, deux sœurs, Mmes Onésime Gauthier.(Valéda) et Geor- seg Morand, (va).Bouquets spirituels, \u2014 La famille Cyprien Ducharme, Joseph Duchar- me, Moige Genest Joseph Leblanc, H.Gélinas, Pierre Ducharme, Mme Vve Tancréde Ducharme.A la famille en deuil, nous offrons .0s sincéres sympathies.Noël.\u2014 Cette fête a été célébrée ivec solennité.L'église pour la cir- Omer Lacombe, M.-Blanche Bourassa, : : Florémond Bourassa, Blanche S.' lemure, Zéphirin Bourassa, Joseph Gé-! Israël la Société des : était porté.constance, avait été artistiquement décorée.La messe de Minuit fut une des mieux réussies que nous ayons eues ici.À la messe de l'aurore, um programme de Noëls anciens fut magnifiquement rendu.Nous devons de sincères félicitations aux membres de la Chorale, à notre dévouée organiste, Mme S.Landry, ainsi qu'à Mlles J.Veilleux et BE.Emond.Espérons que le Divin Enfant répandra avec profu- \u2018sion des grâces de choix sur tous ceux qui ont si bien réussi à rehaus- \u2018ser l'éclat de ces fêtes chrétiennes.Va-et-vient, Le Rév.Pére Ha- quette, Missionnaire du Sacré-Cœur, est venu passer les fêtes de Noël, de la Circoncision et de l'Épiphanie au milieu de.nous.C'est avec regrets | que nous le voyons partir.M.l'abbé P.Lesage, curé, est allé \u2018dans sa famille la semaine dernière.M.et Mme Emile Veilleux, de passage chez Mme Vve Jos Veilleux.| M.et Mme J.-Bte Pepin, de St-Bar- |thélemy, chez MM.Aristide Pepin et ; Edmond Plante.; Baptêmes.\u2014 Le 30 décembre, à M.et Mme Adélard Gagnon, un fils, baptisé sous les noms de: Joseph-Jac- ques-Jean-Marie.Parrain et marraine, M.Laurent et Mlle Gaétane Gagnon, frère et sœur de l'enfant.Porteuse: Mme V.Girard, tante de l'enfant.Marguillier.\u2014 M.Hormisdas Pe- thier vient d\u2019être élu marguillier en remplacement de M.Ildège Emond, sortant de charge.En vacances.\u2014 Mlle Gertrude Veil- leux, du couvent de Ste-Ursule, ainsi que Mlie Estelle Drolet, du méme couvent, Mlle Rolande Marchand, du couvent de St-Laurent, Montréal, MM.Arthur Leclerc et Jérome Veilleux, du Séminaire de Joliette.FUNERAILLES DE M.JOSEPH CHRETIEN A STE-URSULE Dernièrement eurent lieu à Ste-Ur- sule les imposanteg funérailles de M.Joseph Chrétien, décédé à l'âge de 78 ans et 8 mois.Le service fut chanté par M.l\u2019abbé Pierre Boulay.Conduisait la dépouille mortelle son neveu M.François Chrétien, de St- Kétienne-des-Grès.Les porteurs étaient ses trois gendres: MM.Edmond Paillé, Urgèle Gagnon, Léon Quessy; ses neveux: MM.Art.Chrétien, Azarie Bergeron, Edmond Chrétien.Le défunt luisse pour le pleurer, son épouse, née Marie Grenier, et sept enfants: Roméo, Joseph, Mme Edmond Paillé, (Marie), Mme W.Marcil, (Orise), Mme Léon Quessy, (Agnès), Mme Xavier Lessard, (Sarah); deux belles- files: Mmes Roméo et Joseph Chrétien; des petits-enfants: Roméo, Corinne, Urgel, Marie-Rose, Richard, Florence, Léopold, Aline, Colombe, Age- nor Paillé de St-Léon; Maurice, René, Lucienne, Marcil, Romulus, Paul, Gertrude, Gabrielle, Laurette, Alcide, Gastane et Fernand Gagnon, du Lac au Sable; Robert, Bruneau, Alcide, Henri, Paul Lessard; Cécile, Roger, Rachelle, Noëlla, Pauline, Yvette, Laurier Quessy, des Trois-Rivières; Colombe, Germaine, Brigitte Chrétien, Roland, Martha, Florence, Doria et André Chrétien.La quête fut faite par les deux petits filg du défunt: Léopold et Richard Paillé.Tribut floral.\u2014 la famille Chrétien.Bouquets spirituels \u2014 M.et Mme Léon Quessy, Urgèle Gagnon, Ed.Paillé, Noé Bellemare, Joseph Chrétien.Nombreuses sympathies furent of- \u2018fertes à l\u2019occasion de ce deuil cruel.; À la famille éprouvée, nôs profondes condoléances.i ee \u2018LES CURIOSITES DU CALENDRIER Le culendrier offre des particularités \u201cque tout le monde ne remarque pas.Les savants ont observé qu'aucun {siècle ne peut commencer un mercre- \u2018di.un vendredi ou un samedi.Le mois d\u2019octobre commence toujours par le même jour de la semaine | que le mois de janvier; avril le même {jour que septembre.| Février, mars-et novembre coinmen- cent le même jour de la semaine, tandis que mai, juin et août débutent à des jours différents entre eux.Ces | règles ne s\u2019appliquent pas aux années bissextiles.L'année ordinaire commence et se |termine toujours par le même jour.Enfin, le calendrier est le même tous les vingt-huit ans.| 4 L'ECHO DE SAINI-JUSTIN JOURNAL MEXSUEL W.-H.GAGNE:liteur-Fropriéter SAINT-JUSTIN, QUE.Le prix de l'abonnement est ur \u20ac cents pur unnee pour le Cunadi x $1.00 pour les Etats-Unis, payable da vance.\u2014 Toute année commencee ts due en entier.Pour le tarif deg annonces, imupres- sions, etc, un voudra bien s udlesses à nos bureaux.LE SEIGNEUR PEUT TRANSMETTRE PAR TESTAMENT SON DROIT DE RECEVOIR LA RENTE SEIGNEURIALE Un jugement sur une cause type qui intéresse les censitaires des seigneuries des alentours DOUTE DISPARU M.le Juge Lacoursière.dang Unu cause de Gugy vs Chrétien, a rendu dernièrement un jugement qui confirme le droit des seigneurs à la perc-p- tion de leurs rentes seigneuriules.Depuis déjà quelques années les vensitaircs des seigneuries sises duns la district dég Trois-Rivières, émet talent un doute sur le droit des seigneurs.On alléguait insuffisance de titre.défaut d'enregistrement, et au- \u2018res irrégularités.Comme abstention nombre de censitaires à d'un grand acquitter jeurs redivances mettait les seigneurs - L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, 15 JANVIER 1929.Rien, par ailleurs, n'est plus sûmyt \u2018uv la bénédiction du jour de I'An.1.i ltuel renferme hin qu:lques form: ' variant dun région à une » Cond, resté partout le même, d'une \u201ci niticaton touchante et grande Inna sa simplicité.1 araisse ou Mais Plessenti ilés d'une autre.| Au reste, c'est la maman qui inter- prèto et qui enseigne aux petits com ent il faut faire.Elle a d\u2019abord commencé elle-même par faire à son mari ses souhaits du nouvel an.Elle ot lui se sont levés plus tôt que de coutume ce matin-là: lui pour être prêt à bénir; elle, pour s\u2019émouvoir et caresser ses chers petits quand ils seront bénis.Les plus grands sont venus les pre- micrs ou bien séparément, chucun demandant sa bénédiction ou bien à In suite de l'aîné qui la demande pour tous: \u201cPapa, voulez-vous, s'il vous plait.nous donner votre bénédiction ?\u201d Et le père levant ses deux mains sur ln tête de ses enfants, prononce d'une Voix qui s'efforce de n'être pas trop émue: \u201cMes enfants, que le bon Dieu daigne vous bénir comme je vous bénis moi-même\u201d.Quand les enfants sont encore tout jeunes, c'est la maman qui les conduit aux pieds de leur père, tenant elle- même le bébé duns ses bras.Kt la scène devient d'autant plus émouvante que la sensibilité paternelle est plus atteinte par cet acte si,grand, accompli par des êtres si petits.En nul autre moment d> l'année peut-être, cet homme ne sent son cœur paternel remué pur un «meur pl-g tendre et plus ardent Jamais sons pour avz chéris.son toit.il u* «\u20ac «< rt plus près de Dieu gui bénit oven ui \u201cion du s\u2018rment devant le crucifix, J contribueront sans doute a maintenir a sainteté du serment.C\u2019est une heureuse initiative de la part du gouvernement qui mérite de chaleureuse fé- icitations pour ce geste.NE PAS CONFONDRE La foule s\u2019arrétait un jour devant Ia boutique d'un industriel, et chacun de rire.Sur une des vitres, on lisait: \u201cOn est prié de ne pas confondre ce magasin avec celui d\u2019un autre charlatan qui est venu s\u2019établir en face.\u201d MARBRERIE POPULAIRE Téléphone Bell: 325, CHARLES DESROCHES, 182, rue De Lanaudiére, JOLIETTE, Co - i.an ; Tees = nina dans une pénible position et leur oc- t par lui: nulle part.il n t pin casicunait dus pertes chaque année parfait accord et harmonic aver I» Das : signe de plis «u plus considérables, on a êre qui cst aux cieux.décidé de faire une cause type et de s'en rapporter à la décision des tribu- AAUX.Le jugement de M.le Magistrat La- coursiere dispose définitivement de toutes les objections qu'invoquaien les censituires.Dans lu cause des 1ei- gneurs Gugy contre Chrétieëu, 1a cour décide cn substance: que le druit du seigneur a la perception de la rente seigneuriaie est transmissible par testament, que ce testament n'a pas besoin d'être enregistré dans le district même où se trouve la scigneurie; que «ur preuve par le Seigneur que le cen- xitaire occupe un lot de terre portant tel numéro du cadastre seigneurial.adjudication est faite en faveur du seigneur de l'obligation du censitaire de lui payer la rente prévue et reconnue par la Loi des Seigneuries dans la Province de Québec.Ce droit à la rente est imprescriptible.L'action pour recouvrement d\u2019arrérages de ren- Souvent la scène se renonvelle plu.| sieurs fois le méme jour: avont la grand\u2019messe, le sc ir, cu même les j urs Hivants.C\u2019est que !e père est devenu grand-père.Ses fils et ses fillrs sont mariés: ils ont quitté la maison, com | me les oiseaux quittent leur nid.Ils ont fondé à leur tour un foyer.Il faut qu'ils s'en soient allés bien loin, pour | que le jour de l'An ne les ramène pas à la vieille maison familial.De grand | matin ils ont eux-mêmes béni leurs | petits; puis, en hâte, le cœur battant | | i | | de joie le visage rougi par les caresses du froid, ils reviennent au grand- papa le prier, à leur tour, d\u2019appéler le | bonheur sur leur tête et sur celle de : leurs bien-aimés.Et le vicillard, levant de nouveau ses mains sur ses fils, sur leurs enfants, et parfois sur les en- | fants de leurs enfants recommence: | \u201cMes enfants et mes petits-enfants, | que le bon Dieu daigne vous bénir : comme je vous bénis moi-même.\u201d Ah! c'est là une année bien commencée! tes couvre la période de cinq ans, plus l'année courante.Dans le cas d'insuffi- ; sance de biens meubles pour acquit | ter les frais de la cause, le jugement erdonne la vente des lots de terre affectée à telle rente.Mtre Joseph Barnard occupait pour ' les demanderesses, les seigneuresses Gugy.LA BENEDICTION PATERNELLE \u2018De bonne heure, le Jour de l\u2019An au matim, les enfants de familles eana- dicnnes-francalges s\u2019agenouillent devant leur père, et le père les bénit.C'est wne tradition que nos aïeux nous ent apporté de France.Elle s\u2019est perpétuée chez nous, intimement liée au sentiment religieux.Elle est une des plug touchantes manifestations de la piété fillale dans nos foyers.l'Eglise en explique le sens surnaturel, l\u2019encourage, la recommande, la conserve, comme elle fait pour toutes nos traditions les meilleures.\u201d i Louis LALANDE, S.J.+ | LE CRUCIFIX DANS LES COURS Un projet de loi trés intéressant sera présenté à la Législature au cours | de cette session, Il aura pour objet de permettre au Procureur Général de la province d\u2019installer dans toutes les principales salles d\u2019audience des ; Palais de Justice, de grands crucifix : devant lesquels les témoins pourront | être appelés à prêter serment.Actuellement, ies témoins prêtent serment sur l\u2019Evangile.La nouvelle loi permettra aux présidents des tribunaux de faire prêter ce serment devant le Christ.C\u2019est une coutume qui existe en Italie et en France en certains endroits et sir François Le- mieux, juge en chef de laglour Supérieure, a déja préconisé cette méthode devant nos tribunaux.La présence de la figure du Christ dans les salles d'audience et la pres- Les Courses de Chiens à Quebec Dès l\u2019apparition de la neige, Québec a commencé à voir affluer dans ses murs de nombreux visiteurs, quo lui attire sa vogue comme centre de sports d'hiver.Déjà, à l'occasion du Jour de l\u2019An, des contingents nombreux d\u2019Américaius vinrent dans la vieille capitale.célébrer l'arrivée de la nouvelle année dans le cadre pittoresque et l\u2019almosph're svymoa- thiquo qu'elle ofre aux étrangers.Cette année, lus urganisateurs dn Carnaval n'ont rien négligé pour faire de la saison dos sports d'hiver un suece™s complet.Ta glisoire de la Terra-se Dufferin, le eaut -de ski de Sandy Frank, les patinoires, rien ne manguera aux amateurs des divers sports qu'æ rendu px pulaires notre hiver canadien.Comme par le pas un grand \u2018derby\u2019 de chiens clôturcia le Carnaval.Cette euurs lotizue hedeine (120 milies) durera trois jours eon hs 27) 22 \u20ac février Tue 10 en vou 4 esnductours d'as._ cle plus répaids du contineni, St-Goddard, Seppala, Chevrette ot Dupuis, étoile \u201cderbys\u201d passés, seront de nouveau sur la liste des coneurren nhroux qu se diemiiorant le tronbés aui représente le chamnionnet du l'Interna- &.RASTA NTE Ae ES A DEE D ÉD ASUS RCE En DS CEE Paradis de ceux qui recherchent la verdure, le grand air et les lacs limpides durant l'été, les Tanrniidrs sont aussi le rendez-vous d\u2019un grand nombre de sportifs durant la saison d'hiver, depuis que le ski s\u2019ost acquis chez les jeunes gens nue popalarité qui menace de détrôner com- lètement la raqucite, antrefois si pratiquée dans nos régions.Chaque iver, l'affluence des skieurs est de plus en plus considérable dans les centres du Nord et C\u2019est maintenant par trains complets qu\u2019ils se dirigent vers les collines laureutienres aux fins do semaine.Shawbridge, Mont-Rolland, Val-Morin, Ste-Marguerite et Ste- Agathe, endroits particulièrement avantageux pour la pratique du ski, sont ceux qui reçoivent le plus grand nombre d : visiteurs.Il s\u2019y trouve des hôtels confortables et la topographie des environs se prête mervoil- leusement aux glissades excitantes et aux lorgues randonnées qu\u2019apprécient surtout les skicurs d\u2019expériener.Pour la commodité do ceux qui désirent se rendre dans les Lauren- tides, le Pacifiquo Canadien, coimmo l\u2019année derni°re, a mis en service, à partir du 6 janvier, un train spécial à l'usage des skieurs, qui cireuleræ tous les dimanches jusqu\u2019au 10 mars prochain.Ce train quitte la gare Windsor à 8.35 heures chaque dimanche matin of so rend jusqu\u2019à Ste- Agathe, où il arrive à 11.20 heures a.m., après être arrâté à Westmount, ontréal-Ouest et tous les points intermédiaires, En outre de ce convoi spécial, les trains réguliers du dimanche ct du samedi, à destination des Laurentides, ont des wagons spécialement réservés puur les skieurs.| Propriétaire ; 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Certes, depuis trente-deux ans que je me bats et que je suis battu à peu près, grâces à Dieu, tous les jours, pour la cause de Saint-Pierre, oui, depuis ce lemps-là et dès le commencement, j'ai eu bien des espérances, et je les ai encore, et elles ont grandi, mais jusqu'en 1868, jusqu\u2019au moment du passage des Canadiens, je n\u2019avais pas espéré que je verrais des croisés.Je me hâtai de courir à Saint-Sulpice, où l\u2019on m'avait dit qu\u2019ils entendaient la messe.Je les vis en bel ordre, jeunes, vigon- reux, graves, tels enfin qu\u2019ils devaient être, des garçons de bonne race, de bons et fiers chrétiens qui savaient bien ce qu'ils faisaient et qui portatent comme il faut le beau poids de leur sacrifice, sans l\u2019ignorer et sans le trouver lourd, Le digne curé de Saint-Sul- pice monta en chaire, leur parla dans la simplicité de son coeur et fut élo- quent.Tout cela était vraiment beau, et cette scène, qui eût été touchante partout, convenait davantage en ce lieu de Saint-Sulpice, parmi le souvenirs vivants de la cure de M.Olier et du cabaret de la pauvre et grande Marie Rousseau, d\u2019où sortit la civillisa- tion française et catholique du Canada, si florissante après deux siècles et demi qui ont vu périr tant de choses.Si la foule qui lit M.About et M.Renan, et qui écoute M.Rouland, voyait les tableaux que Dieu nous découle et entendait les discours qu'il nous tient et les poèmes qu\u2019il nous chante, elle pourrait presque comprendre pourquoi, en général, nous n\u2019estimons pas beaucoup le style ni les inventions de la tribune et du Parnasse.C\u2019est fade.La poésie de l\u2019écritoire ne vaut pas celle du bénitier.On sait que je ne méprise point du tout le don de M.Hugo.Je défie bien toutefois M.Hugo, dans ses meilleurs jours, de fabriquer une petite epopée qui égale celle des croisés canadiens, se reposant à Saint-Sulpice, sur le chemin de Saint-Pierre.Dédaignant les merveilles de Paris, ils sont repartis après la messe, sans avoir vu ni M.About, ni M.Rouland, ni la \u201cBelle Hélène\u201d, délices des rois et des \u2018peuples.J'ai donc retrouvé ces braves jeunes gens à la veille du retour, contents d'être venus, contents de s'en aller, car ils bien accompli leur dessein de dévouement et de justice, et ils vont rentrer comme ils sont partis, pieux et purs, dignes des embrassements de leurs mères et de leurs soeurs, dignes des couronnes civiques qui leur sont préparées.Que leurs concitoyens les reçoivent en triomphe! Is sont la gloire du peuple, ils ont droit au sourire des vierges et à la bénédiction des vieillards.Défendant la grande patrie commune, la nationalité-mère, en qui vivent toutes les autres et qui garde la source du droit et de la liberté, ils ont bien mérité de la patrie particulière.La mort de Rome serait la mort des patries.Ils n\u2019ont pas seulement défendu Rome, ils l\u2019ont édifiée.Elle a udmiré leur discipline, leur piété, leur douceur.Dans cette armée chrétienne et dans ce corps d\u2019élite, tout plein des meilleures ardeurs de la jeunesse, on les a vus parmi les plus honorés, ils ont soutenu l\u2019éclat d\u2019un drapeau dont la splendeur n\u2019est surpassée ni égalée par nul autre.J'ai osé leur adresser la parole, je ne sais comment j'ai pu faire pour ne rien dire qui vaille.Tant de gens savent dire des choses passables à propos de rien, et ici il y avait tant à dire! Ce n\u2019est pas l\u2019émotion qui manquait; les idées d\u2019une certaine manière, ne manqualent pas non plus; mais les unes se sont envolées devant ces yeux et ces oreilles quf attendaient quelque chose, et les autres sont venues quand c'était fini.Je me suis rappelé ce bonhomme qui regorgeait toujours de réponses victorieuses, mais après la conversation.Cette infirmité est commune, voilà pourquoi les orateurs auront toujours d'\u2019irréconciliables ennemis, entre lesquels on trouvera toujours beaucoup d\u2019hommes de bon sens.Mais d\u2019un autre côté, les orateurs seront toujours adorés de ceux qui sont sensibles au dangereux plaisir d'entendre parler sans avoir eux-mêmes rien à dire.Quoi qu\u2019il en soit, ce qui est certain, c'est que je n'ai pas fait un magni- Âique discours, malgré la bonne volonté que je me sentais au milieu de ces braves jeunes gens.Que n\u2019ai-je eu la |.pensée d'invoquer la condescendante amitié de Mgr l\u2019évêque de Tulle (Mgr Berteaud) et de l\u2019amener là?C'était une assemblée et une circonstance faites pour sa parole sans pareille, et j'aurais à vous envoyer quelques couronnes à suspendre aux portiques du temple et à garder dans les archives de cette France de là-bas, jeune, sincère, croyante, ardente pour le bien, telle enfin que nous fûmes en ces siècles de floraison, maintenant, hélas! passés, quand nous allions en conquête pour le Christ, la croix sur la poitrine, l\u2019Eucharistie dans les plis de notre drapeau.Bon voyage, fils de France, qui n\u2019avez rien abjuré et rien perdu, ni la sagesse, ni l\u2019esprit, ni le coeur.Bon retour dans vos foyers, où notre vieil honneur est toujours vivant! Les anges qui sont venus avec vous retournent avec vous, contents de vous.Gardez la flamme de France, gardez la flamme de Rome et du Christ.Echauf- fez-en le coeur de vos jeunes frères, et qu\u2019ils viennent a leur tour, et qu\u2019a- prés eux viennent vos enfants et vos neveux, conservant cette tradition chevaleresque et chrétienne que les siècles n\u2019ont pu rompre et que vous avez si glorieusement rajeunie.La prière de Pie IX est sur vous, et qui sait quel rêve de durée, quel germe de grandeur et peut-être d\u2019empire vous emportez de la vieille Rome et de l\u2019impérissable Vatican (1) ! LOUIS VEUILLOT.(1) Rome pendant Concile, t.|.p, 358.UNE FLEUR DE SAINT-VIATEUR NOTICE BIOGRAPHIQUE DU FRERE EDOUARD COUTU C.S.V.(suite) ITI L\u2019ENFANT DE CHOEUR Futur membre d\u2019un institut dont l'une des trois fins principales est le \u201cservice du saint autel\u201d, (Statuts, art.1) on pourrait dire qu'Edouard \u201cfut l'enfant de la Cathédrale, dont \u201cil a été un des servants parmi les \u201cplus assidus, les plus pieux et les \u201cplus distingués, depuis sa petite en- \u201cfance\u2019\u201d jusqu\u2019à l\u2019Âge de dix-sept ans.Ces notes élogieuses, extraites d'un article paru\u2019 dans le \u201cBulletin Paroissial\u201d de la Cathédrale de Joliette, encadrent gracieusement la candide et volontaire figure de l\u2019enfant de chœur qui, encore jeune, ayant entendu parler de l'efficacité infailliblement miraculeuse des mille Ave Maria récitées la veille de Noël, résolu dans sa naïve mais généreuse piété de passer, et passa effectivement, toute ne veillée à parcourir son chapelet vingt fois de suite, luttant victorieusement contre le sommeil comme une fidèle et amoureuse petite sentinelle de Jésus.L'aimable Lecteur de Lyon eut certainement éprouvé plaisir et bonheur à remarquer un trait analogue chez les enfants qu'il catéchisait.IV L\u2019ECOLIER Le 13 septembre 1916 marque un évènement familial dont le petit E- douard se constitue le héros par son entrée à l\u2019Académie St-Viateur.Il est intéressant de suivre ce gentil étudiant dans sa carrière d\u2019écolier.Conformément à la direction encore récente de Sa Sainteté Pix X, \u201cPape de I'Eucharistie\u201d et \u201cPape des petits enfants,\u201d il eut le bonheur de faire sa première communion à sept ans, et, un peu plus tard, d\u2019être fait soldat du Christ par le sacrement de confirmation.Le 31 mai 1914, un brillant diplôme de catéchisme lui était décerné.Brillant, notre futur novice le sera pendant toute la durée de ses études.A l'ouverture de l\u2019année scolaire 1914-15 a lieu l\u2019inauguration de l\u2019école Lajoie, qui fut sous notre direction durant trois ans.Le premier tableau d'honneur de cette école, publié dans le \u201cBulletin Paroissial\u201d, présente Edouard Coutu à la tête de sa classe.Cette place de choix lui sera rarement enlevée.En septembre 1916, on retrouve notre petit philosophe dans la classe de quatrième année, à l\u2019Académie Saint- Viateur.Un de ses amis, aujourd\u2019hui élève des plus remarquables et des mieux doués du Séminaire de \u2018Joliette, et qui fut pendant trois ans (1916-19) son noble émule, a bien voulu rédiger quelques notes judicieuses dont nous citons textuellement ce passage: \u201cE- \u201cdouard Coutu, écolier, a eu mon en- \u201ctière admiration, C\u2019était un élève ap- \u201cpliqué, et le succès couronnait ses \u201cefforts.Premier ou deuxième de sa \u201cclasse, on n\u2019eut pas dit qu'il ambi- \u201ctionnait cette place: jamais les in- \u201cguccès inévitables de la vie écolière \u201cn\u2019assombrissaient son regard, Edou- \u201card était toujours souriant; et nous \u201cétions portés à sourire avec lui.Il \u201cétait aimable, agissait bien aimple- \u201cment; tous l\u2019aimaient.Ce n\u2019est pas \u201cà dire qu'il était toujours du goût \u201cde tous.Non! les actes répréhen- \u201csibles de ses confréres n\u2019obtenaient \u201cjamais son approbation.Ce condis- \u201cciple gagnait tous les cœurs par sa \u201cdroiture et sa réserve Ses actes \u201cs'accomplissaient même avec si peu \u2018\u201c\u201cd\u2019éclat et de bruit qu\u2019ils provoquaient \u2018rarement la louange.C\u2019est qu\u2019il ne \u201cla recherchait pas.\u201d Retenons bien ce témoignage qu'il est intéressant de mettre en regard des autres qui sont cités dans la présente notice.Ces appréciations, écrites par des personnages différents d'âge, de caractère, de condition, eur une même personne jugée à diverses époques de sa vie, se corroborent admirablement.Après les vacances de 1917, au début desquelles, le 16 juin, il avait la douleur de perdre sa mère, Edouard ne répondait pas à l'appel, à l'ouverture de l'académie.Mgr Piette, pasteur vigilant, s\u2019informe du petit paroissien, conseille à une de ses sœurs de lui trouver un protecteur qui lui permettrait de continuer ses étndes.Monseigneur le Curé rencontra-t-il lui- même le protecteur qu\u2019il avait indiqué, on l'ignore, mais sa direction fut suivie, et à la fin de l\u2019automne, l\u2019enfant reprenait le chemin de l'école.Entre ses classes, il se trouvait au service d\u2019une des plus honorables et des plus distinguées familles de Jo- liette, dont le chef est Percepteur du revenu provincial.Outre les avantages matériels et pécunières que le jeune écolier trouvait dans sa nouvelle de- \u2014 meure, il y recevait avec profit une leçon constante d'urbanité et de bienséance Ses bienfaiteurs regardaient plutôt comme un des leurs le serviable enfant aux traits remarquables et aux qualités reconnues.Edouard demeura plus de deux ans dans ces favorables conditions, alors que des circonstances particulières voulurent que, durant sa dernière année d'études, 1l eut sa pension chez un bon oncle à qui il rendait service, après les heures de classe.Le protégé n'oublin jamais ses protecteurs et il n'en parlait qu'avec reconnaissance.Ceux-ci de leur cÂté, \u2014 il est à leur louange, tout comme à l'honneur du protégé, de le constater, \u2014- lui conservèrent toujours leurs bonnes grâces.Ils furent plusieurs fois visite au novice malade; et, au jour de ses funérailles, on les voyait près de la dépouille mortelle qu\u2019ils suivirent jusqu\u2019à l'endroit de l\u2019inhumation.Aujourd\u2019hui encore, dans la charitable demeure, on appelle la pièce occupée autrefois par le cher défunt: \u201cLa chambre d'Edouard\".On voit donc qu'Edouard Coutu n\u2019était pas remarquable en classe seulement.Un coup d'œil rapide jeté dans les archives de l'Académie Saint-Viateur apprend aussitôt qu\u2019il était en évidence partout.Plus de 350 élèves dans une école organisée et disciplinée, c'est une véritable miniature de la grande société civile et religieuse.S'y distinguer habituellement par une supériorité générale, reconnue et acceptée, ce n\u2019est pas pour le petit citoyen un banal titre d'honneur et de gloire ni une vulgaire preuve de sociabilité, de tact et de vertu, Ce rôle fut celui de notre personnage dans la société écolière, comme le signifie clairement la simple énumération de faits que voici.Reçu dans la congrégation des Anges Gardiens, il fut bientôt élu membre du conseil.Dans la Garde d'Honneur, tous les premiers offices, y compris celui de Préfet, lui furent successivement con- flés.Après avoir été secrétaire puis président de la petite association littéraire le \u2018Cercle Joliette\u201d, président du \u201cCercle du Parler Français\u201d, on le voit participer à la fondation de l\u2019A- vant-Garde Forbes\u201d dont il fut le premier président.Dans cette société scolaire, l\u2019organisation des récréations et des congés est d'une importance très consldéra- ble.Les membres du \u201cComité des jeux\u201d doivent avoir de l'initiative, de l'habileté et du dévouement.Edouard fit partie de ce conseil, en devint m6- me vice-président ou président.Ces positions, il sut les ocouper ex conservant l'estime et \u2019'rmmitié de tous ses jeunes condisciples.Un tableau des notes de conduite, durant ses cinq dernières années d\u2019études, démontre que tous ces honneurs ne le faisalent pas dévier du ehemin de l\u2019honneur.La note \u201cpassable\u201d, Qu'on y remarque une couple de fois, laisse peut-être mieux voir que ses notes ordinaires, \u201ctrès bien\u201d ou \u201cexcellent\u201d, étaient obtenues par une volonté énergique dans le devoir.(à suivre.) 6 LES ROIS MAGE) \u2014 L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, 15 JANVIER 1929.| pas l'éclat d'une cour nombreuse, ni a terreur des armes victorieuses qui les oblige à se prosterner la face contre terre.Non.LA point de sceptre, L'allégresse dans laquelle nous à | point dc trône, point de majesté exté- plongés la naissance du divin Enfant à Bethléem, doit s'épanouir de nouveau dans la fête de l'Epiphanie du Seigneur, qu'on appelle encorc la fête des Rois Mages, puisque cette solennité est un second rayonnement de Noël.Mais, outre cet écho joyeux, l'âme chrétienne est ravie souverainement par le beau et touchant mystère qui se dégage de cette solennité.Cette fête, en effet, illumine d'une splendeur toute nouvelle la eloire du Verbe fait chair et manifeste d\u2019une : manière éclatante la royauté et la divinité de l'Enfant Sauveur.Cette illumination sur Jésus et cette | manifestation sur le Verbe fait chair, | rieure, point de couronne, mais dans ce trou abandonné, une crèche, quelques langes, auprès du nouveau-né, une mère femme indigente, un pauvre artisan, peut-être encore quelques bergers, le bœuf, l\u2019âÂne.c'est tout.Mais ces hommes remplis de foi et d\u2019amour, savent que sous cettte faible enveloppe, la grandeur infinie se dissimule.Le ciel leur a tout révélé, Oui, il est Roi; Roi dans !'Eternité et dans (le Temps, dans le ciel et sur la terre, Roi des armées angéliques.Son diadème est formé d'une pléiade d\u2019étoiles, qui ceint son front depuis l'au- delà des temps.Et c\u2019est sur son vêtement d'or qu\u2019est écrit: \u201cRoi des rois, ce ne sont plus les bergers, appelés | | Seigneur des seigneurs, Rex regum et par les Anges, qui les répandent, ni le | Dominus dominatium.\u201d Comme Fils genre humain qui les publie, ce sont \u2018îe Dieu, le fils de David est roi par sa trois inconnus, trois étrangers qui les ! filiation divine et par droit de conquê- communiquent au monde entier.A l'heure où dans les profondeurs \u2019 d\u2019une caverne froide.la Majesté infi- te, car il vient soumettre le monde et réduire l'univers sous sa domination.; Ainsi avait-il été annoncé par les Pro- pie s'amoindrissait sur la paille hu- | phètes.Voilà que va venir le Seigneur.mide aux minimes proportions d'un ile Prince des rois de la terre: Son hé- petit enfant, pait de pauvres guénilles, un astre éblouissant, mystérieux, apparaissait | dang l'azur du firmament.Cette irradiante illumination céleste chassait l'obscurité qui enveloppait la terre, des ténèbres faisait la plus étincelante clarté, et de la nuit obscure le plus resplendissant des jours.A cette heure, des Mages partis de l'Orient, vinrent de Saba à Jérusalem, demandant aux babitants de là ville sainte: \u2018Où est le Roi des Juifs qui est nouvellement né?Car nous avons vu son Etoile en Orient et nous ve nons l'adorer\u201d.Jérusalem était habitué à voir dans ses murs les caravanes de I'Extréme Orient, aux costumes miroitants, aux longues files de chameaux chargés de bagages.Aussi l\u2019arrivée de ces étrangers ne frappa point les regarda et! l'esprit des Juifs.Mais, grande fut leur surprise quand ils les entendirent poser cette question: \u201cOù est le roi des Juifs qui est nouvellement né?\u201d De bouche en bouche, la nouvelle et son commentaire parvinrent jusqu\u2019aux oreilles des scribes et des prêtres.Ceux-ci se concertent et s'interrogent, tout bas, les uns les autres, se demandant si Jehovah ne leur annonce pas en ce jour la réalisation des prophéties, Malgré les précautions silencieuses et le secret de leurs agitations, la nouvelle parvient aux oreilles d\u2019Hé rode.Sur le champ, l\u2019usurpateur Hé- rode, troublé, assemble le Sanhédrin et demande aux interprétateurs de la loi, où doit naître le Messie, La réponse n'est pas douteuse: \u201cA Bethléem de Juda.\u201d Il mande alors les nouveaux arrivants de Saba et leur dit: \u201cAllez à Bethléem, recherchez avec soin l\u2019enfant roi, et dès que vous l'aurez trou- Té, revenez, je vous prie, faites-le moi savoir afin que moi-même j'aille l\u2019adorer dans son berceau.\u201d A peine les Mages ont-ils franebt les murailles de la cité saînte que l'étoile miraculeuse brille de nouveau à leurs regards.Elle file.et s'arrête au-dessus d'une excavation dans un rocher: c\u2019était le lieu où était l\u2019Enfant.Jls entrent silencieusement.Ils voient une mère à genoux près d\u2019une crèche où est couché un enfant.C\u2019est lui qu\u2019ila viennent adorer, ils croient qu\u2019il est le Roi des rois, le Dieu des Dieux.Rex regum et Deus deorum.Comme roi., mais enfin il n\u2019y a là rien qui parle de royauté, à plus forte raison de royauté divine.Un diadème ne ceint pas son front, la pourpre ne brille pas sur ses épaules; ce n'est quand un Dieu s\u2019envelop- | passion: \u201cUbi est qui natus est rex Judæorum?, Où est né le Roi des Juifs, nous avons , ritage est toutes les nations, son domaine s\u2019étend jusqu'aux dernières li- \"mites du globe, sa durée, l'éternité.Il est roi, c\u2019est en vain que les Juifs le renieront comme Roi, ou ne l\u2019accepteront que par dérision, au jour de sa \u201cNous n'avons pas d\u2019autre roi que César\u2019, diront-ils.Voilà que des rois inconnus, partis de pays éloignés, entreprennent venir saluer dès sa naissance et adorer dans ses langes le Roi des Juifs.vu son étoile en Orient et nous venons l'adorer.\u201d ; du Après le moment de la silencieuse adoration, les Mages font un signe: les serviteurs s'empressent et ouvrent les coffrets qui renferment leurs présents.Ils offrent à l'Enfant de l'or, tribut royal, présent dû à un roi.Par ce don, ils reconnaissent le souverain domaine Roi des rois sur l\u2019ensemble des hommes, aussi bien que sur les habi- \u2018îls lui offrent aussi leur cœur; tants de la Judée.Avec ce don naturel ils veulent que ce Roi règne sur leur cœur, qu\u2019il y établisse sa demeure, qu\u2019il en règle tous les battements, qu\u2019il soit leur repos quand ils s\u2019ébranient, leur centre quand ils se reposent, leur joie quand ils soupirent, leur faim quand ils désirent, leur soif quand ils aspirent.leur vie quand ils respirent, le charme qui les attire, leur tout quand ils expirent.Si Jésus n\u2019a pas l'apparence d\u2019un Roi, encore moins a-t-il celle d'un Dieu.Tout ce qui s'offre aux regards des Mages n\u2019a rien d\u2019imposant, ni de digne d'admiration, ni de bien propre à demander des hommages tels que ceux de I'adoration.Là, en effet, il n'y a rien qui révèle ses attributs divins.Et pourtant vous les voyez non seulement se prosterner à ses pieds et le reconnaître comme Roi, mals encore l\u2019adorer profondément et avec amour, lui offrant des trésors qui conviennent moins à l\u2019'homme qu\u2019à Dieu.Oui, à travers le voile de son humanité, ils reconnaissent, ils adorent en lui le Dieu auteur de tous les piens.L'étoile merveilleuse s'était arrêtée pour désigner l'asile de Jésus; maintenant elle brille sur son front pour révéler sa génération divine.A ce signe ils reconnaissent que Celui qu\u2019on leur avait annoncé comme Roi des rois, était anssi le Dieu des dieux.Sous le voile de l\u2019hufnanité où-il cache sa divinité, l\u2019Eternel, l\u2019'Immense, l'Infini, le Créateur, le Maître, tout semble avoir un long voyage pour disparu.Rien n'apparaît de sa gloire, de sa sagesse, de sa majesté, de son pouvoir, de son rayonnement, de cette terreur surnaturelle qui s\u2019emparait des | Juifs lorsqu'ils pressentaient l'approche ou la présence de Jéhovah et les faisait s\u2019écrier: \u201cNous avons vu le | Seigneur, certainement nous mourrons\u2019\u201d.Et pourtant, c'est lui-même, annoncé comme Dieu dans l'Ancien Testament: \u201cC\u2019est moi le Seigneur votre Dieu.\u201d C'est comme Dieu que Gabriel l\u2019annonce à Marie: \u201cLe saint qui nai- tra de vous sera appelé le Fils du Tres- Haut.\u201d C'est comme Dieu que saint Jean le saluera.\u201cAu commencement était le Verbe et le Verbe était Dieu et le Verbe s\u2019est fait chair.\u201d Plus tard, Jésus lui-même déclarera sa divinité: \u201cLe Père est en moi, qui me voit, voit le Père qui m'a envoyé.\u201d Aux Juifs incrédules il dira: \u201cSi vous ne croyez pas à ma parole, croyez à mes aeu- vres.\u201d Aux faits qu\u2019ils verront ils refuseront de le reconnaître: \u201cNous avons une loi et d\u2019après elle il doit mourir, car il est homme et il se dit Dieu.\u201d Et voilà que les Mages reconnaissent dans l'Enfant qui le cache, le Dieu que les Juifs refuseront d'adorer dans l'homme qui le publie.Ces Mages l'adorent, s'anéantissent devant leur Dieu et lui offrent l\u2019encens let la myrrhe, dons faits à la divinité.\u2018Ils se soumettent à lui humblement, \u201cet, de tout leur coeur, leur âme, leur intelligence, leur volonté, ils protestent de ne vouloir dépendre que de lui à jamais.Qui sait ce qui se passait a- \u2018lors et que nous voudrions tant su- voir! Nous aimons à nous représenter le divin Enfant ouvrant ses yeux, souriant aux Mages et tendant ses petites muins vers eux comme pour une caresse et une bénédiction, et Marie \u2018le prenant dans ses mains pour pré senter ses pieds aux respectueux baisers de ses adorateurs.Quel pinceau pourra fixer sur la toile cette scène presque aussi merveilleuse que celle où les Anges avaient fait cortège aux bergers?Mais les Anges ne se trouvaient-ils pas là?Laquelle des deux nuits est la plus étincelante et la plus lumineuse, la plus tendre à la terre, la plus triomphante pour le ciel?A l\u2019exemple des Mages, remplis de foi et d\u2019amour, allons à la crèche de l'Enfant nouveau-né et comme eux, reconnaissons en Lui le Roi des rois, qui par sa pauvreté est devenu l'\u2019esclave des hommes; reconnaissons en lui le Dieu devenu par son humilité le rebut des hommes.Comme ces Mages, rendons lui l'hommage d'une foi sincère et de l\u2019adoration la plus profonde.Comme donc, offrons-nous à lui entièrement et pour toujours.Il est notre Roi, notre Dieu.A l'exemple des Mages également, qui retournèrent dans leur pays par un autre chemin, retournons dans nos demeures, mais notre demeure véritable est le ciel, allons à cette demeure par la véritable voie, la voie du sacrifice et de la perfection; c'est elle qui conduit au ciel.Frère Reginald-R.Chône, O.P.LA STERILISATION DES PLANTES Préparez une solution de gomme arabique de moyenne épaisseur, à laquelle vous ajoutez une pincée de borax.A l\u2019aide d\u2019un pinceau, badigeonnez les feuilles, les tiges à l\u2019endroit et à l'envers.l,aissez sécher sans toucher, Avant d'exécuter l\u2019opération, tentez plusieurs essais, afin de doser convenablement la quantité de gomme & employer.Pour garder le Houx lon: temps, taillez les tiges en biais et mettez-les tremper.dans l'eau additionnée d\u2019une bonne poi- znée \u2018de sel.De temps à autre, coupez oujours en biais, le bout des tiges.La Tribune horticole.W.L.GAGNI1, IMPORTATEUR 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Patriote (1837-38) 25.\u2014Le Mort qu'on venge.26.\u2014Le Manchot de Frontenac.27\u2014Fieur Lointaine.28\u2014La Besace de Haine.29\u2014Le Siège de Québec.30.\u2014Les Caprices du Coeur.SWF Nous avons toujours à notre librairie un beau choix de Romans, Contes, Chansonniers, Livres d\u2019histoires, Livres de cuisine, Livres de classe, Livres de prières, Pièces de théatre, Articles de fantaisie, Papeteries, Imageries, etc, etc.EUSEBE DIONNE | ENTREPRENEUR-ELECTRICIEN LICENCIE INSTALLATIONS DE TOUT GENRE POUR LUMIERES ET MOTEURS.Je vends aussi toutes sortes d\u2019accessoires électriques à des prix défiant toute compétition.UNE VISITE EST SOLLICITEE.42 rue Notre-Dame, LOUISEVILLE.J-0.RINFRET COMMERÇANT DE FOIN MASKINONGE, QUE.JOSEPH \u2018MERCURE, MARCHAND DE NOUVEAUTES Assortiment considérable et varié dane tous les départements à des prix très modérés.ST-BARTHELEMI, \u2014 P.Q.C.-E.DAMPHOUSSE Epicier-Boucher GROS et DETAIL Commerçant 34 d\u2019animaux +.de toutes sortes Toujours en 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et proclamé, se choississait une reine et des officiers; il prenait à la table la place d\u2019honneur et buvait aux acclamations enthousiastes de l\u2019assemblée.Les rois de France tiraient régulièrement le Gâteau des Rois et ge choississaient une reine de la fève que le monarque menait le lendemain a la messe et plaçait à sa gauche.Voici, à propos du Gâteau des Rois, une gracieuse légende contée par les vieux chroniqueurs.i C\u2019était, au neuvième siècle, la fête des rois dans une cabane du pays de Galles, La neige tombait à gros flocons, le vent soufflait avec violence.Tout le monde se rapprochait du foyer en songeant à ceux qui, cette nuit-là, sans asile et sans pain, erraient dans les hameaux en quête de la \u201cpart à Dieu.\u201d Car, nous l'avons dit, les pauvres avaient leur part du gâteau de famille.Dans la chaumière d'Olgard le laboureur, Edvitha, sa pieuse et douce enfant, allait et venait avec sa grâce habituelle pour préparer le repas du soir.Quand tout fut prêt, Olgard s\u2019assit à table, découpa le gâteau et mit la \u201cpart à Dieu\u201d de côté.A cc moment, on heurta à la porte.-\u2014\u201cQui est là ?\u201d dit Olgard.Et un pauvre, les vêtements couverts de neige, les membres raidis de froid, entra péniblement soutenu par Edvitha, qui avait couru à sa rencontre.Le maître se leva, et désignant un siège au bout de la table: \u201cAmi, prenez votre place: les pauvres sont les bienvenus dans ma demeure.\u2018\u201c\u2014Merci, maître; vous le rendent! avec émotion.\u201d H prit sa part du gâteau et le mangea avec appétit.Olgard, Edvitha et les serviteurs en firent autant de leur côté.Mais, tout en mangeant, chacun se demandait: ) \u201c\u2014Qui sera roi, ce soir?Tout 4 coup l'étranger #'arréte et souriant à ses hôtes: \u2019 \u2018-\u2014Voici la fève! \u201cVous êtes roi, dit-on en choeur.\u201c\u2014Pauvre roi! s\u2019écrie Edvitha, je vous demande une part de votre royauté.Jésus et Marie murmura le visiteur \u201c\u2014Je vous donne mon royaume.\u201c\u2014 Bravo! roi généreux! \u201créplique Olgard en riant.\u201c\u2014 Vous serez ma relne, continua le pauvre, en s'adressant à la jeune fille, je vous donne mon sceptre.\u2018\u201c\u201c\u2014C\u2019est bien! Mais alors, mon roi, puisque je suig reine, je me dois à vos besoins.Vos vêtements sont en lambeaux, je veux leg renouveler.Voici uke fôurkure qui vous garantire du Votre okaus- wv + pieux en sure est usée, en voilà une autre plus neuve.Et puis votre escarcelle est sans doute légère, je vous donne la mienne de grand coeur.\u201d i Ainsi parla la douce et généreuse enfant, et ce qui fut dit fut fait.Le pauvre, de plus en plus ému, remercia timidement; mais des larmes de reconnaissance brillaient dans ses yeux.Olgard gronda doucement et en secret sa fille de tant de générosité.Mais elle était si radieuse, la petite Edvitha, que son père finit par la féliciter.On passa donc une soirée délicieuse dans la vieille cabane du pays de Galles.Et toutes les fois que l\u2019étranger portait la coupe rustique à ses lèvres, Olgard répétait, suivant l\u2019usage : \u201c\u2014Le roi boit! A la santé du roi!\u201d Le matin, le pauvre avait disparu.Mais bientôt d\u2019étonnantes nouvelles coururent dans la contrée.On disait: \u201cLe roi Alfred, que les Danois avaient chassé de son trône, vient, avec ses fidèles soldats, de rencontrer l\u2019envahisseur dans la forêt de Selwood et l\u2019a complètement défait.\u201cLe roi Alfred, affirmait-on encore, après avoir longtemps erré de chaumière en chaumière, avait pénétré dans le camp des Scandinaves.La, sous un déguisement de barde, il s\u2019était appliqué à étudier leurs forces et leurs positions, et avait profité de leur désordre pour livrer cette décisive bataille.\u201d C'était la vérité.Or, un jour, des équipages brillants s\u2019arrêtèrent à la porte de la cabane d'Olgard.Un guerrier couvert d'une armure resplendissante entra jcyeusement et dit, en montrant les vêtements pauvres que portait un officier de sa suite: \u201c\u2014Reconnaissez-vous ceci?\u201c\u2014 Oui, répartit Edvitha.\u201c\u2014Eh bien! je suis le mendiant à qui vous les avez donnés.Vous avez eu pitié de mon infortune.Vo=s m'avez sacré roi.Un ange de vertu et de bonté a bien voulu se nommer ma reine; je viens réclamer l\u2019exécution de cette promesse, car je suis véritablement roi et je veux qu\u2019elle soit reine!\u201d Tout le monde s'inclina: roi, c\u2019était Alfred le Grand.Edvitha devint reine et fut heureuse.Les chroniques ajoutent que la maison d'Olgard fut changée en un temple saint, où chaque année le roi et la reine faisaient un pèlerinage l'honneur de Jésus et de c'était le Marie, Lecteurs chrétiens, au saint jour de l\u2019Epiphanie, le Gâteau deg Rois occupera sans doute une large et belle place sur votre table de famille.Man- gez-le dans la joie; mais n\u2019oubliez pas la part des pauvres: \u2018\u2018la part à Dieu\u201d! Qui donne aux pauvres prête à Dieu.LE COMBLE DE L\u2019ECONOMIE Un juif avait acheté une petite résidence d\u2019été, près de Montréal, aux bords d\u2019un lac, Une villa charmante, admirablement exposée et solidement bâtie, qu\u2019il avait échangée pour un auto.Le juif, qui a travaillé toute la semaine à son installation, a convié son | vieil ami, un Canadien, à venir passer le \u201cweek-end\u201d à sa nouvelle -demeure.Le Canadien a dû subir, en détail, le tour classique du propriétaire; il a tout visité, tout admiré, tout louangé.Un seul détail l'intrigue assez pour qu'il se permette de poser une question à son vieux camarade.Une question peut-être indiscrète.\u2014 Dis-moi, Abraham, pourquoi diable as-tu épinglé ta tapisserie au lieu de la coller?.Leo juif en eroit & peiné ses oreilles.EH quoi! faut-il] done tout expliquer.\u2014 C'est parce que, répond-il en haussant les épaules, je ne suis pas sûr de finir mes jeurs ici! L'AN NOUVEAU Entendez-vous les plaintes lugubres que répercute l\u2019écho des grands bois?Ce sont les gémissements de l'année agonisante.Tour à tour elle pleure faiblement ou mugit éperdument.Les arbres tordent leurs grands bras de désespoir sous la rafale de ses soupirs.Elle gémit de regret de n\u2019avoir pu réaliser pour tous les multiples souhaits dont elle fut prodigue a sa naissance.Là où elle voulut semer des sourires et des fleurs, elle n\u2019a pu que jeter des épines et des larmes.\u201cElle a cependant égayé de nombreuses tristesses, elle fut compatissante à bien des malheureux.Mais elle sanglote quand même en voyant approcher l'heure fatale, hélas! pour elle.Car, elle doit mourir, c\u2019est inévitable pour laisser place à l\u2019an nouveau qui s'annonce.Tout rose, tout joyeux, il jette la gaieté à pleines mains; sous ses petits pieds potelés et rosés par le froid, on est tout surpris de ne pas voir des fleurs éclore par milliers; et des légions d'\u2019oiselets voltigeant autour de sa mignonne tête toute bouclée ne lui seraient vraiment qu\u2019une escorte convenable.Que serast-il?.Qu'apporte-t-il ?Mystère! Autrefois, on se saluait, au premier de l'an, du traditionnel: Bonjour, bon an, bonne santé toujours, Bt puis, le Paradis, à la fin de vos jours.Si de nos jours, la formule en est un peu changée, les sentiments sont les mêmes dans tous les cœurs chrétiens.Les souhaits se croisent, on voudrait donner à tous le bonheur de ses désirs, faisant taire son propre cœur qui réclame à grands cris ses satisfactions légitimes.Puisse, pourtant, cet an nouveau être heureux et saint pour tous! Qu'il sème le bonheur sur son parcours, et que tous les humains en aient une large part! Qu'il conserve la paix entre les nations, l'amour et la justice entre les hommes et l'union dans les familles! l'espoir au désespéré, Qu'il donne la guérison au souffrant, et la félicité : ne connut que l\u2019abrupt : à celui qui chemin de la misère! Qu'il apporte le courage à celui qui faiblit sous la croix qui ne le quitte; qu'il maîtrise la camarde qui fait de si terrible vides dans les foyers les plus unis! Nous ajouterons avec Théodore Bo- trel, ce vœu que tous nous devrions formuler, et veiller en toujours à sa réalisation : An neuf, que couves-tu dans ton nid, Pour la grande famille humaine?Si c\u2019est de l\u2019amour, sois béni! Sois maudit, si c'est de la haine! M.du CAMPFLEURY.L\u2019OIE ET L'AUTRE On rappelle le mot incongru d\u2019un célèbre muscien allemand, qui était germaniquement goindre et raffolait de l\u2019oie.Il est rencontré, épanoui et rutilant, par un de ses amis, qui lui dit: Vous paraissez heureux, cher maître ?\u2014 Oui, je viens de faire un excellent réveillon.\u2014 Qu'\u2019avez-voug donc mangé?\u2014 Une oie, \u2014 Combien étiez-vous a table?\u2014 Deux.\u2014 Et quel était l'autre?L\u2019 ole.* | mon , FELIX DESROCHERS AVOCAT Bureau: 20, Est St-Jacques, Ch.47 Téiéphone: Harbour 6717 Résidence: 4003, rue St-Hubert, Téléphone: Est 0622, MONTREAL.Bureau: 10 rue\u2019St-Laurent.\u2014 Tél.66 Résidence: 12 rue St-Laurent J-EMILE FERRON AVOCAT, LOUISEVILLE, \u2014 QUE.Péléplhone 358, LUCIEN COMEAU L.L.B.AVOCAT Bureau à Louiseville le samedi.TROIS-RIVIERES J.-E.LANGLOIS NOTAIRE Placement sur hypothèque.Règlement de succession, Consultation affaires civiles et municipales.SAINT-JUSTIN, QUE.19, rue Alexandre, Bureau: 35 rue Hart Tél, 415 Résidence: 140 Ste-Julie Tél.1372 J-A.VILLENEUVE NOTAIRE Prêts sur lère hypothèque à 7%; Règlement de succession, Administration générale, Etc, Édifice Banque Canadienne Nationale TROIS-RIVIERES, P.Q.Tél.Bell 35-r-31 Richard Lessard B.C.L.NOTAIRE Argent à prêter, Règlements de successions, Assurances, Collection.STE-URSULE, Comté de Maskinongé.Téléphone 592 G.-H.Robichon C.R.Léon Méthot Robichon & Méthot AVOCATS | Edifice Banque Canadienne Nationale | Entrée: 35 rue Hart, Trois-Rivières.i oo 0 0 | ofeoiesfeeieaisataaisafosirateaionosfosiacfeeaioiesfociacieieassoceiy oe ge | & , a Ë once di 3 & A * + + 3 : oe [Xd : : * e 1 I a * + oP & +.| o oats! vaut ces * ° Combat la propagande & @ $ © ] $ $ d'a hat par catalogue Ÿ ba LU Ld Le directeur de publicité d\u2019u- + ;% ne grande maison à catalogue | disait récemment au cours- d\u2019une + | * conférence: * %* * [3% \u201cNous avons un \u2018bureau dont % 1 le travail consiste à lire chaque $ I semaine les journaux hebdoma- % daires de tout le pays.Il n\u2019y a + i & bas un seul journal de quelque + $ conséquence que notre bureau + \u2018% ne reçoit pas.\u201d + * .* jogos; *, 90509, - \u201cLe bureau examine ces journaux, et quand nous constatons que les marchands d\u2019une ville quelconque ne font pas d\u2019annonce dans leur journal local, nous couvrons imiediatement ce territoire de notre littérature.\u201d : *, oo, es\u2019 oe! * Ch , ° *, oo, * a oo > *, + G RI) 0% C2 °, * « +, 00,00, o_o ete QD CY 0% autos * XE *, va 6° 0.aX * LE \u201cNous obtenons toujours là £ & des résultats beaucoup plus + + grands que les mêmes efforts 7% À peuvent cn produire\u2019 dans un & | & territoire où les marchands lo- & 14 caux font un usage libéral ot >! 3 constant des colonnes d'annon- S$ ces ae leurs journaux locaux.\u201d Da Le PENSEZ A CELA os ° - oaloelen, 0,40, 0 eo ee ev ee °.* 0 00 a \u2018 Agent Tablettes TOUSSINE POUR LES CHEVAUX sua Va A fe il , , iid pi p00 014 A MIT Jo LI ih 0 Contre: Toux, gourme, bronchite et souffle.Excellentes aussi pour donner l'appétit, renforcir, purifier le sang et faire muer.Elles débarrassent aussi des vers.Envoyées franco par la poste sur réception du prix : 50 cts la bouteille.Agent pour le Canada.Docteur JOS.COMTOIS, ST-BARTHELEMI, P.Q.M.-M.COTE, PHOTOGRAPHE, 22 rue St-Laurent, Louiseville.Atelier des plus moderne.Kodaks et Films à vendre.Nous déveluppons, imprimons et agrandissons pour le samateurs.\u2014 Qu- vrage des mieux finis dans 24 heures.Portraits colorés, une spécialité.Ps iv sn 3 2 ja SN, : SIR sir fis Er TL) Envoyez vos volailles et vos œufs en toute saison à J.A.L.CARBONNEAU, COMMERÇANT, B.P.107, YAMACHICHE, P.Q.et vous aurez toujours les plus hauts prix du marché.Demandez toujours nos prix au commencement de la semaine.Une prompte réponse assurée.The Onondaga Garage LOUISEVILLE, P.Q.Réparations générales d'autos, engins a gasoline, etc., etc.Huile, Accessoires, Graisse, Gasoline, Tubes, Tires Dunlop, Ete.REBOURAGE DES CYLINDRES OUVRAGE GARANTI.GERALD VILLENEUVE, Mécanicien-Expert.s Téléphone 33 C.P.30 GARAGE LEMYRE, AIME LEMYRE, Prop.Garage avec capacité de 30 chars et à l'épreuve du feu.Réparations générales d'autos, engins à gasoline, etc.! 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il ne faisait pas encore le commerce en grand; mais aussi, il faut le dire, il était un terrible écumeur, il trouvait beaucoup ec souvent, Il appelait cela ses chances.\u201cJe n'aimais pas beaucoup la figure des gens qu'il employait sur ses ca- jeux: c\u2019étaient des vagabonds qu\u2019il ramassait sur les Plaines, tous possédés d\u2019un terrible penchant à trouver gants, mouchoirs, habits, enfin tout ce qu'ils pouvaient éclipser dans leurs chapeaux.\u2014 ou sous leurs Pee-jackets.et sa bouche à demi ouverte et tiraillée convulsivement et tour-à-tour d\u2019un côté et de l'autre, laisse entrevoir un affreux grincement de dents.Sa belle et large figure, molle et épanoufte dans le repos, ainsi décomposée par la passion, agitée, tiraillée par des nerfs de fer, semble un squelette décharné, sorti de la tombe, se glissant, la fureur dans l'âme, le long d'un mur glacé, cheminant à petit pas dans les ténèbres vers une alcove mystérieuse, là, où dans le plus heureux temps il buvait à la coupe du bonheur, là où repose dans les bras de la volupté le lâche qui le poignarda et qui viole sa couche, là où il vient faire sonner à l'oreille de son assassin des paroles de sang, et le mordre à la gorge jusqu\u2019à la mort.Cette peinture paraîtra peut- être chargée à ceux qui n'ont noint vu cet homme violent dans les accès de sa rage, à ceux qui ne l'ont point vu méditer un complot, à ceux qui ne l\u2019ont point vu dans l'exécution d\u2019un crime à la lueur vacillante d\u2019un fänal sourd, à ceux qui n\u2019ont point comme moi soutenu le coup d'œil poignardant dont il m'a fixé de la barre des criminels, au moment où j'ai été amené devant la } CHAPITRE Ill, Cambray et Waterworth devenus as: sociés.\u2014 Portrait et Caractère de, Cambray.\u2014 Comment on peut tou- | jours gagner aux rafies.\u2014 Commer ce sur les bois, \u2014 Les écumeurs._ Le partage du lion.\u2014 Cambray se marie.\u2014 Sa femme.\u2014 Son père.\u201cJe passai l'hiver chez mon père à Broughton, et je revins de bonne heu- | re à Québec dans le printemps, (1834).| Je revis Cambray, qui me sollicita beaucoup de devenir son associé, ce à quoi je me déterminai enfin avec | quelque répugnance.Il m\u2019annon¢a qu\u2019 il avait loué une maison à St-Roch, où nous irions demeurer ensemble le premier mai.Il m\u2019apprit aussi qu\u2019il était | sur le point de se marier avec une jeune fille canadienne, dont il me dit être beaucoup épris.\u201d \u201cCambray faisait alors quelque bruit parmi les gens de sa classe par son faste, ses dépenses et ses nombreuses entreprises.On s\u2019étonnait qu\u2019un jeune homme, qui venait d\u2019entrer dans le commerce, eût tant d\u2019argent et parut presque nager dans l\u2019aisance.Il avait beaucoup d\u2019amis et était vu et estimé de personnes très respectables.\u201d \u2014 \u201cCambray peut être environ de mon Age, moins grand, mais plus robuste que moi.A cette époque il & tait d\u2019une beauté et d\u2019une force peu communes.Une belle tête, des traits réguliers, un cou bien fait, de larges épaules, une démarche aisée prévien- : nent d'abord en sa faveur.Il a des manières engageantes, Fesprit sou ple, la physionomie presque douce et prévenante, quand il n\u2019a intérêt que de vous séduire et de vous tromper; | mais quand de fortes passions l\u2019agi- : tent, quand il rêve un complot, quand il veut, non pas éviter, mais renverser les obstacles, alors le masque d'hypocrisie qui couvre habituellement sa figure tombe, et vous montre un phantasme effrayant; son cell étincelle et se cave, son front se couvre de long replis, les fibres de son visage se crispent, battent avec violence et menacent de se rompre: ses lèvres min- | ces deviennent livides et tremblantes, | 1 \"HP Cour pour déposer contre lui.Vous le ile verrez dans son cachot, dans l'ago- \u2018nie de la rage, du désappointement et jever la marque des bois.et des écu- de l'incertitude, et vous jugerez si cet homme a des passions et du caractère, et si sa physionomie en est le fidèle miroir, quand il n'a pas d'in- \u2018térêt de se déguiser.Mais la plus for- , le.presque la seule passion de cet ;homme, celle qui le maîtrise, et d\u2019après laquelle toutes ses autres passions sont modélées, le levier puissant qui donne l'impulsion à son organisation énergique, c'est l\u2019amour du gain, le désir d\u2019avoir, la convoitise, l'ambition des richesses; et le fonds de son caractère, résultat infaillible de cette active propensité, c\u2019est l\u2019hypocrisie, l\u2019art de feindre et de séduire.Quelques autres particularités qui le distinguent, sont sa dextérité dans les tours de passe-passe, son humeur joviale, son babil étourdissant, son ton impérieux, son manque absolu de sensibilité, sa forte détermination et son inébranlable courage.Il y aurait presque quelque chose de noble dans son caractère, s'il n\u2019était hypocrite, car il préfère d'ordinaire s'essayer dans de grandes et hazardeuses entreprises.Mais j'avoue que je ne puis pas en parler sans préjugés, car j'ai toujours trouvé en lui un homme qui me fascinait.Il ne faut pas croire que ce soit un composé de tous les vices bas et honteux qui l\u2019on trouve dans les scélérats vulgaires: au contraire, ses mœurs sont loin d'Stre dissolues, et de ma vie je ne l\u2019ai jamais vu ivre.\u201d \u201cIl avait un fort penchant pour les jeux de Hasard et d'adresse, et il exerçait impitoyablement sa science d\u2019escamotage et de magle blanche sur les dupes et les gonces de tout genre.Lors de mon arrivée de Broughton il en fit 1'essal sur plusieurs de ses amis, respectables citoyens de St-Roch avec un succès si complet, qu\u2019il éveilla presque les soupçons.Comme il se préparait à transporter ses effets dans la maison qu\u2019il avait louée, il fit une Tâfle d'un grand nombre d'articles dont il disait n'avoir aucun besoin, pour environ quinze ou vingt louis.Arrivé le jour du tirage, par un hasard qui cessera de vous paraître miraculeux, quand je vous aurai dit ce jue je sais du secret, seul il gagna le put: le fait est qu'il s'était servi de lés plombés, qu'avec sa rare dexté- -ité il avait furtivement glissés dans les gobelets.Plusieurs ne purent s\u2019empêcher de murmurer tout bas, croyant peu à cet étrange caprice du sort; mais pas un n'osa exprimer hautement ses soupçons: il eut été dangereux de metire en question la probité d\u2019un homme respecté de tout le monde.Il n'y eût que son vieux père qui, lorsque les dupes se furent retirées, lui reprocha avec aigreur d\u2019avoir triché et de tenir une conduite qui tendait à le déshonorer, à le couvrir d\u2019infamie.Il parla comme un homme qui connaissait de son fils d'autres espiègleries, et qui ne lui adressait pas pour la première fois la réprimande paternelle sur le chapître de l\u2019honnêteté.\u201d \u2018Dès que la navigation fut ouverte, nous commençâmes à commercer sur le bois en société, et nous fîmes les affaires en grand.Raconter tous les genres de tricheries, de fraude, de smoglerie, de marchés, de jobs, de bargains, nous pratiquâmes pendant l'été, serait bier trop long; 11 suffira de dire qu\u2019il ne se passait presque point de nuit que nous fîmes quelque bonne prise de bois: nous allions couper les cables des petits cajeux de plançons destinés au chargement des navires, et attendre au-dessous du courant no- nous nous entendions avec les guides des grandes cages du Haut-Canada, | qui nous faisaient bon marché des ef- i fets de leurs bourgeois; nous avions à nos gages des journaliers poûr en- | meurs dont de L .était leur chef, | pour courir les grèves après les orages.Ce dangereux trafic nous fit sou- \u2018vent de mauvaises affaires, et faillit | nous troubler avec la justice.L'effron- \u2018terie et la manière brutale avec lesquelles Cambray répliquait aux impudents qui voulaient lui chercher querelle et réclamer leur propriété, nous tirèrent de quelque mauvais pas, Je me souviens que dans une semaine nous vendîmes trois fois le même parti de bois, dont deux fois à la même personne.Il est vrai que nous avions de nombreux antagonistes dans ce genre de vie, et c\u2019est presque le seul obstacle que nous rencontrions dans notre petit négoce.\u201cJe ne doute nullement que les profits ne fussent très considérables, mais je n\u2019en puis parler avec certitude, car ce n\u2019est pas moi qui eus la meilleure part.\u201cMon associé m'\u2019avait fait observer fort sagement que, vû mon goût pour le plaisir et la dissipation, et mon penchant à beire, il serait mieux pour moi de lui laisser en main tout mon argent, pour en recevoir dans l'automne le montant entier en une somme ronde.Je me laissai persuader, et Cam- bray tint les comptes de la société.Je les examinai un jour à la dérobée, et je les trouvai assez corrects.Il n\u2019est pas très instruit, mais il peut tenir ses livres lui-même.Le moment de me rendre compte arrivé, tous les livres disparurent; il me communiqua un chiffon de papier indéchiffrable, et me remit la belle somme ronde de deux louis; j'avais reçu auparavant cinq Louis, en sorte qu\u2019il se trouva que j'avais joué tout l\u2019été mon honneur et ma vie pour la somme de sept Louis courant.Pourtant il n\u2019y avait pas un mot à dire, car on ne raisonnait pas avec lui.\u201cDans le cours de l'été, Cambray fit des gageures considérables sur des batailles de coqs, et perdit des centaines de Louis.Un jour il revint tout léconcerté, et me dit: \u2014 \u2014 \u201cPourquoi suis-je si fou de gager?Si je me contentais des dés! On tre proie qui venait nous trouver: ne plombe pas un wheeler comme un six.ll me faudra bien des prises pour réparer les pertes que je viens de faire.\u201d \u201cT1 s\u2019en évita le trouble, en me faisant donation de tout ce qu'il possédait, jusqu'au moment où s'étant marié, il donna tout à ga femme.\u201cC'était une jeune personne gentille, douce, aimable, honnête, aimant son mari à la folie, et cherchant un peu trop à enquérir de l'empire sur lui, H est étonnant que cet homme, si impérieux et si violent, céda de si bonne grâce aux caprices de sa femme, et se laissa presque conduire par elle.J'ai cru m'appercevoir depuis que ce n'était qu\u2019une feinte, une ruse pour la mieux décevoir: elle était maîtresse au-dedans, mais il menait au-dehors des intrigues sur lesquelles elle eût été mal reçue de donner son avis.Un jour lui ayant reproché cette faiblesse, il me répondit froidement: \u2014 \u201csi elle m'embarrasse, je saurai bien m'en défaire.\u201d En somme, leur ménage était assez paisible.Il ne traitait pas aussi respectueusement son vieux père, et il se permettait même quelquefois de lui donner la correction, quand le bonhomme, qui aimait à moraliser, frondait trop vertement sa conduite.CHAPITRE IV.Madame A.\u2014 Dialogue d'Argot.\u2014 | Une expédition a I'Isle d'Orléans, \u2014 Deux fausses attaques.\u2014 Vol avec effraction chez Monsr.Atkinson.\u201cPour mon malheur, je connaissait \u2018une Madame A.dont le mari, qui \u2018est mort depuis quelques années, était mon ami intime: elle tenait une pe- \u2018tite auberge mal-propre au faubourg St-Louis, dans le notable quartier connu sous le nom de Fort-Pique.C\u2019était là que je me rendais quelquefois pour boire bouteilles, et que je fis des liaisons qui devaient m'être si funestes.Un soir que j'y étais resté fort tard.et que j'y fumais tranquillement, ac- \u201ccoudé sur le comptoir, j'entendis dans lune petite chambre attenante le dialogue suivant:\u201d \u2018Diable! on l\u2019a échappé belle! | Ces maudits bouchers ne dorment ja- \u2018mais! Quand j'ai vu la lumière, j'ai ! sauté dix pieds; je me suis massacré une jambe, Eh! vois donc ce morceau! ' ¢\u2019était bien la peine de se risquer ie | sifflet, pour une méchante poitrine de ; bœuf! \u2014 \u201cIl n\u2019y a plus de sûreté dans le métier! le monde est devenu méfiant.(Il faudra se jeter sur la campagne, ou bien se servir du porte-respect, | (du bâton.) i \u2014 \u201cAh! la campagne! vive toujours !la campagne, c\u2019est là qu'on trouve des , bonnes pâtes d'hommes, et de belles let grasses volailles qu\u2019il ne tient qu\u2019à faire rôtir.Quand j'y demeurais, j'avais toujours pour le marché des chapons et des agneaux; c\u2019était une bénédiction; et pour cela je n\u2019ai jamais été que deux ou trois fois dans le Brick (la prison.) \u201cMa foi! camarade, nous voici bien logés, mais on ne vit pas sans provisions, demain il nous faut travailler en conscience; tu prendras soin du marché de la Haute-Ville, moi jirai marchander sur celui de la Basse, et je veux qu\u2019on me pende, si demain au midi nous n'avons pas de quoi faire bouillir la marmite.\u201cJ'ai un autre plan.Pourquoi n\u2019irions-nous pas à l'Isle d\u2019Orléans?c\u2019est la terre promise des travailleurs.C\u2019est là qu\u2019il y a des fins moutons.Tiens, comme cela, sur le dos dans un champ, du foin sur la tête, et voilà le plus bel agneau pris! \u2014 \u201cEn effet, ce serait bien une bonne idée, si nous avions une chaloupe.\u2014 \u201cNous y penserons; allons boire un coup, en attendant: nous l'avons LL \u2014 bien mérité.\u201d \u201cEn prononçant ces dernières paroles, deux hommes, que je reconnus pour des journaliers que nous avions souvent employés pour nos bois, entrèrent brusquement dans la chambre où j'étais.C\u2019étaient Mathieu et Charbonneau.Madame A.leur avait loué une petite chambre d'\u2019environ huit pieds carrés, dans laquelle ils entraient par une fenêtre.En m'ap- percevant, ils me reconnurent et m\u2019accostant familiérement:* \u2014 \u2014 \u201cBourgeois! me dit l\u2019un d'eux, vous allez nous tirer d'un bien grand embarras! Nous avons un merle à dénicher, et il nous faudrait une chaloupe! Vous nous prêterez bien la vôtre?Considérez; pour une nuit seulement, pas plus loin qu'à 1'Isle d\u2019Orléans, des moutons superbes!\u201d \u201cJe refusai net d\u2019accéder à leur demande.\u201d \u2014 \u201cAllez au diable! leur dis-je, plutôt que je vous prête ma chaloupe pour voler.\u201d \u2014 \u201cPour voler! et qui est-ce qui parle de cela?Eh! bien, n'importe, nous verrons Cambray!\u201d \u2018Au même instant ce dernier entre, et ne répond à leur demande que par un rire de pitié.\u201d | ; \u2014 \u201cBah! voler des moutons! êtes- vous fous?Mais Mathieu, est-ce que tu ne connais pas dans ces paroisses- là quelque vieille bourse: bien garnie\u201d Cela vaudrait la peine, et nous irions avec toi.\u201cOui?diable! je connais bien un vieux garçon, qui reste seul près de l'église St-Laurent.It doit avoir au moins trois cents Louis.\u201d \u201cLe complot est aussitôt formé, et nous partons tous quatre pour l'Isle d'Orléans, Cambray, Mathieu, Char- bonneau et moi, et nous nous rendons à la maison du vieux garçon, située au milieu du village, à une petite distance de l'Eglise.C'était une belle nuit d'automne, quand la lune dans toute sa grandeur rivalise presque d\u2019éclat avec l\u2019astre du jour.Sans perdre un moment, Mathieu s\u2019approche d\u2019une fenêtre et rompt une vitre.\u201d ;j \u2014 \u201cAh! ça dit Cambray, point de (violence inutile, à moins qu'il n\u2019élude.\u201d | \u201cLa vitre tombe et se casse.J'étais transporté, exalté, c\u2019était la première ; fois que j'assistais à une pareille fête, là ce bruit je ne me possédai plus, et je m'enfuis comme un trait.Quand j'ai couru un arpent, je détourne la tête, et je vois mes camarades sur mes talons.Je continue de courir plus vite, et eux de me suivre.\u201d \u2014 \u201cQu'\u2019as-tu vu?me crie l\u2019un.\u201d \u201cEnfin je m'arrête au bout d\u2019un mille, et Cambray me répète cette assommante question?\u201d \u2014 \u201cQu\u2019as-tu donc vu, Waterworth, qu\u2019as-tu donc vu?\u2014 \u201cRien?lui dis-je: rien!\u2019 \u2014 \u201cQuoi! tu n'as rien vu! Poltron! Pendard! tu n\u2019as rien vu!\u201d \u201cEt je fus rossé comme une bête morte.Bientôt le jour commença de paraître, et il nous fut impossible de reprendre l\u2019expédition.Il nous fallut repartir pour Québec, sans avoir rien fait, si ce n\u2019est que Mathieu voulut bien nous donner un échantillon de son adresse à attraper un mouton, que nous allâmes faire rôtir le soir chez Madame A.\u201cDepuis cette époque, Cambray et moi nous eûmes des rapports intimes avec Mathieu, et il nous fit connaître quelques autres personnages de la même trempe, Nous avions coutume de le voir presque tous les soirs chez Mme A.où' nous nous occupions de recherches et de complots.Chacun taisait rapport de ce qu'il avait vu ou appris de l\u2019intérieur de bonnes maisons.a \u201cQuelques jours après notre fausse pl aq\u2019 ti cn sq pI p« nc et nc bi de m 2 41 ea 4 a A et pt py rs d A | - Ww a2 LE wr \u2014\u2014Pp\u2014\u2014p papy + { | i i L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, 15 JANVIER 1929.9 ?| > | attaque à l'Isle d\u2019Orléans, nous fimes complot de faire une visite au comptoir de M.Atkinson.Cambray et moi connaissions la place où nous avions été souvent pour des affaires de commerce.Ce nouveau projet fut aussi conclu chez Mme A.et les mêmes personnes y étaient concernées.Mathieu, par précaution, avait pris d'autres engagements avec des industriels de sa force pour accaparer la poire, si nous négligions de la cueillir.Cependant nous ne réussimes pas cette fois-ci; car le premier carreau brisé, soit remords, soit faibesse, je pris encore la fuite et mis la déroute dans le camp.L'entreprise fut ajournée.\u201cCe ne fut que quelques jours après, (le 3 novembre 1834,) que deux vieux délinquants, J.Stewart et J.-H.vinrent frapper le soir à la porte de Cambray, et lui proposèrent d'accomplirent le projet avorté de houspiller le comptoir d'Atkinson à l'insu de Ma- \u201cthieu et des autres, lui observant qu'il ne fallait pa laisser mûrir le fruit plus longtemps, car tous les confrg- res en faisaient ieur point de mire.Je dormais, ils m'éveillèrent, je jurai d'être ferme à mon poste, et nous par- times tous quatre, mettant notre tête à prix si jamais nous dévoilions le secret, par cette sentence prononcée solennellement:\u201d \u201cAu nom du diable, tuez-moi, si j'en souffle!\u201d \u201cNous nous rendons en chaloupe près du quai des Indes, où nous déposons Stewart et H.1, nous ramenons notre embarcation aux marches; et nous rejoiguons nos camarades qui nous avaient ouvert la porte de la Cour.Une croisée est ouverte sans bruit, et Cambray et H.! se risquent dans la place, tandis que Stewart et moi.bien armés tous deux, faisons bonne garde.Nos camarades ont trouvé le coffre-fort, mais ils essaient en vain de le remuer, quand tout-à-coup Cambray impatienté et maudissant wson âme, le saisit seul, le lève à la hauteur de son estomac et vient d\u2019un pied ferme le déposer sur la fenêtre, d\u2019où nous le faisons glisser dans la cour avec précaution, à l\u2019aide d'un madrier.Je crois qu\u2019il pesait plus de huit quintaux, et nous eûmes quelque peine à le rendre à notre chaloupe.De là nous nous rendons sur le banc de sable qui se découvre à mer basse vis-à-vis du marché St-Paul; Cambray court chercher une hache, enfonce le coffre, en met tout le contenu dans deux mouchoirs, et nous nous rendons à sa demeure.Là a lieu dans une chambre secrète l'inventaire de la prise.Cette fois encore Cambray fait le partage du lion; tandis qu\u2019il m'occupe à brûler les papiers et les livres, il escamote tout l\u2019argent à la face des autres, et les congédie avec quelques piastres.Le lendemain il me remit sept louis; j'ai appris depuis que le coffre en contenait cent cinquante; \u2014 en sorte que cette nuit vallut à l\u2019un de nous près de cinq | cents dollars.Stewart fut arrété sous \u2018 soupçon pour ce vol, et resta deux mois en prison comme vagabond.Après cette échauffaurée, je partis pour Broughton, où je demeurai ju qu\u2019à la fin de janvier, (1835,) lorsque Cam- bray vint lui-même me solliciter de revenir à Québec, et pour pius grande précaution me fit assigner comme témoin dans un procès qu\u2019il avait avec un nommé D.l.t, aubergiste.Ce n'était qu\u2019un prétexte, car je ne connaissait rien de cette affaire.En effet, je revins avec lui; et nous allons voir par quels nouveaux exploits nous nous distinguAmes & notre rentrée dans la carrière.\u201d Aa Cubes UT CHAPITRE V $ expléition \u201cau\u201d Céréiab,.\u2014 à +, af 57 me Foros adame O.\u2014 Un vol pour rire.\u2014 Vol avec effraction, chez le nommé Paradis à Charlesbourg.\u201cA peine sommes-nous arrivés à Québec, Cambray.et moi, que nous recommençons nos visites chez Madame A., où nous trouvons Mathieu et G.g.n, qui y demeuraient.Entre autres projets, il fut question de faire une visite & un vieillard du nom de Paradis, qui demeurait nous dit- on, au Carouge, et possédait d'immenses sommes d'argent.I1 fut convenu que Cambray et moi nous nous procurerions les renseignements nécessaires le lendemain.En effet, nous fimes le voyage, mais presque sans succès.Nous trouvâmes la porte fermée, et une vieille femme (M.O.) qui demeure seule avec sa fille sur le chemin du Carouge, et y tient une espèce d'auberge, nous apprit que Paradis était allé demeurer à Charles- bourg.Nous rentrons dans la ville au commencement de la nuit, et rendons compte à nos Camarades de ce que nous a appris Madame O.\u201d \u201cA propos,\u201d dit Mathieu, \u201celle doit puis si longtemps qu\u2019elle et sa fille font le commerce.Allons dès ce soir tater leur pistrine.\u201d \u2014 \u201cA quoi bon!\u201d \u2018lui dis-je, \u201cje la connais bien: c\u2019est lune pauvre femme, qui n\u2019a pas le sou: sans compter que nous sortons de \u2018chez elle.i \u201cN'importe, n'importe, allons toujours!\u201d \u201cEt nous voilà partis.\u201d \u201cNous faisons sauter ia porte sans cérémonie avec de forts leviers: les deux femmes épouvantées s\u2019échappent par une fenêtre de derrière; nous les poursuivons, et nous les ramenons bon gré mal gré; sans plus tarder.nous les jetons toutes deux à la cave, où Cambray et Mathieu les suivent pour les consoler.\u201cTiens, tu vois bien cette cave\u201d, me dit Gagnon, \u2018c\u2019est la seule manière de faire les choses en sûreté.\u201d \u201cToute cette scène s\u2019était passée dans les ténèbres qui nous étaient nécessaires; car nous n\u2019étions pas déguisés: ce n\u2019était pas notre usage.Les :moineaux une fois dans le cachot, Gagnon et moi nous faisons de la lumière, et tandis que nos camarades s\u2019a- | musent a leur guise dans la noirceur, i nous apportons sur la trappe de la cave une petite table, que nous chargeons de bouteilles et de provisions, et assis tous deux en face l\u2019un de l\u2019autre nous nous mettons à manger, à boire et à chanter comme des lurons.Les deux autres ne tardent pas à sortir de leur cage, et à nous rejoindre.\u201d \u201cElle peuvent appeler cela comme elle le voudront,\u201d dit Mathieu en sortant; \u201cmais du moins la résistance n\u2019a pas été grande: le diable m'emporte si elles n\u2019ont pas pris cela comme une bonne fortune.J'ai pincé le bras de la fille, elle a eu cinq cents amants, m\u2019a- t-elle avoué!\u201d \u201cEt moi, je lui ai ôté son jonc,\u201d dit Cambray, en nous le montrant.\u201d \u201cBientôt nous chargeons la trappe de la cave de tout ce qui nous tombe sous la main, poèle, coffres, chaudrons, marmites; et nous nous mettons à piller la maison.Après nous être emparés des meilleures hardes et de quelques pièces d\u2019argent que nous trouvons , nous excitons nos deux belles prisonnières à la patience, et nous détalons.\u201d \u201cLe jour suivant fut consacré à une nouvelle excursion à Charlesbourg où Cambray et moi allâmes à la recherche de Paradis, que nous trouvâmes \u2018enfin.Cambray lui parla sur sa porte, Beauport.Cependant nous n'avions ras \u2018connu les êtres de la maison, et avoir de l'argent cette vieille-là, de- | pour lui demander le chemin du Lac, j'y retournai le lendemain avec Gagnon, qui y entra sous le prétexte de s'informer de la route qui conduit à Craig\u2019s-mill, dont nous lui avions décrit le nom sur un morceau de papier.Je ne me montrai pas, je craignais que ma taille et mon bégaiement ne me fissent reconnaître.Nous revenons chez Cambray, et de là nous partons tous quatre le même soir pour l\u2019expédition.C\u2019était, je crois, le 3 février, (1835.) \u201cNous nous lançons tous ensemble avec des leviers sur la porte qui s\u2019ouvre avec fracas, et nous nous précipitons dans la première salle.Quelle est notre surprise d'apercevoir au milieu de la chambre un vieillard à genoux, les mains jointes et levées vers le Ciel, tremblant, priant, et criant:\u201d \u201cMiséricorde! miséricorde! mille fois miséricorde!\u201d \u201cC\u2019était ud mendiant qui avait pris là son gîte pour la nuit.Sa peur et ses prières nous firent éclater de rire.L'un s'empare du mendiant, un autre prend au collet le vieux Paradis dans son lit, et nous les envoyons tous deux de compagnie à la cave.\u201d \u201cJe voulus entrer dans un cabinet, où j'avais vu remuer quelqu'un.\u201d \u201cN\u2019entre pas 1a,\u201d me dit Cambray, faisons les choses en ordre, et partageons en frères.\u201d \u201cLaisse-moi faire,\u201d lui dis-je, \u2018il y a là quelque jolie fille, la nièce du bonhomme: c\u2019est à mon tour ce soir.\u201d \u201cReste avec nous, te dis-je; reste, jou tu es mort!\u201d \u201cJe fus forcé d\u2019obéir.Nous enfon- bray, trouvé\u2019 en possession du Télescope pris chez M.Parke, eut son procès pour ce vol, mais ne fut pas trouvé coupable.\u201cEnhardis par nos premiers succès, nous ne nous arrêtâmes pas là, et lc vol de ta Chapelle de la Congrégation fut commis.J'ai rendu {émoignage dans cette affaire, et le procès de Gagnon, complice dans ce crime, vous fournira tous les détails de cette audacieuse entreprise.\u201d CHAPITRE VI Vol sacrilège de la Congrégation.\u2014 Procès de Gagnon.\u2014 Plaidoyer\u2014 Verdict Jusqu\u2019ici nous avons fait réciter au complice lui-même cet horrible catalogue de crimes, mais pour tous les détails qui vont suivre nous adopterons pour un moment une autre forme de narration.Nous emprunterons nos renseignements à la procédure même qui a eu lieu devant les tribunaux au sujet du Vol Sacrilège de ga Congrégation, et nous donnerons un précis des témoignages tels qu\u2019ils ont été publiés dans les journaux lors du procès.Pendant la nuit du 9 au 10 février, (1834), la Ghapelle de la Congrégation de Québec fut forcée par des Voleurs, qui en enlevèrent une lampe d\u2019Argent valant L20; un Crucifix, L10.une Statue de la Vierge, L50; 4 Cande- labres, L10 et deux chandeliers, L2 10s.; Le 29 mars, (1837), la Cour Crimi- | terworth, leur dit: \u201cmaintenant que la porte est ouverte, vous pouvez venir.\u201d\u201d Le témoin vit alors qu\u2019on avait enfoncé une demi-fenêtre au-dessus de la porte, de manière à permettre à un homme d\u2019y passer.Il pense qu\u2019un des deux s\u2019introduisit dans l'Eglise par cette ouverture et ouvrit la porte.Mathieu et les deux autres entrèrent, laissant Waterworth en sentinelle, pour donner l'alarme s'ils étaient découverts, ou terrasser à coup de bâton quiconque passerait seul.Les trois autres restèrent dans l'Eglise près de trois quarts d'heure.Ils avaient allumé une chandelle au moyen d\u2019allumettes phosphoriques que Cam- bray avait achetées chez Sims.Quand ils sortirent, ils portaient ce qu\u2019ils avaient enlevé dans des manteaux de femmes que Mathieu et Gagnon s'\u2019étaient procurés et don: ils étaient couverts avant le vol.Ils retournèrent tous ensemble par le même chemin à la maison de Madame Anderson, mais craignant d\u2019être observés, ils transportèrent chez Cambray tout ce qu\u2019ils avaient dérobé.Ils entrèrent dans une cour reculée, et s'étant introduits dans un hangar à foin, ils allumèrent une chandelle.Ce fut alors seulement que le témoin vit les objets emportés de l'Eglise, parmi lesquels étaient une image de la vierge, une lampe a chai- ne d'argent et une quantité de chandeliers.Il s\u2019éleva une difficulté au sujet de l\u2019un de ces chandeliers: doutant qu\u2019il fût d'argent, le témoin le brisa d\u2019un coup de hache, et vit qu\u2019en effet il n\u2019était pas d\u2019argent.Ils levèë- çons un tiroir, et dans une boîte de ,nelle de Québec s'est occupée du pro- \u2018rene ensuite une partie du plancher .fer blanc nous trouvons une grande ; cès de Pierre Gagnon, accusé d\u2019avoir | quantité de pièces d\u2019or.que Cam- participé avec Charles Cambray.Ni-, volés.Gagnon et Mathieu s\u2019en retour- bray met dans ses poches, Nous nous préparions à tirer Paradis de la cave, pour lui faire avouer où était le reste de son argent, décidés à le faire asseoir sur le poêle qui était rouge, au | cas qu'il voulût regimber, opération destinée à tous ceux qui faisaient les méchants enfants ou qui ne donnaient | pas de bone grâce, quand l'un de ,nous s\u2019appercut que quelqu\u2019un s'était ; échappé par une fenêtre du cabinet | oll j'avais voulu entrer.C\u2019était sans : doute la jeune fille qui était sortie.| Craignant que l\u2019alarme ne fût donnée dans le canton, nous fûmes forcés d\u2019évacuer la place à la hâte et plutôt que à quelques distance, G.g.n nous montra un pistolet, qu\u2019il nous dit avoir arraché des mains de Paradis.\u201cSur la route, Cambray s\u2019approchant de moi me dit à l\u2019oreille:\u201d \u2018 \u201cIl faut tdcher d\u2019embéter G.g.n et Mathieu.Cache cet or-ci\u201d \u201cEt il me remit dix-huit doublons et quinze piastres.Il glissa adroitement le reste dans les doublures de ses pantalons et dans ses chaussure Rendu chez lui, il mit la main dans ses pochesf, en retira quelques piastres, et en remit seize à G.g.n et Mathieu pour leur part; pour moi j'en reçus quarante- huit, et Cambray dut en garder pour lui pas moins de six cents et quelques.Nous avions mis le vieux Paradis à contribution pour L170.\u201cTandis que nous étions d\u2019humeur, nous continuâmes à travailler.Nous enfoncâmes le Bureau de M.Parke, Marchand à la Basse-Ville, et nous en enlevâmes quelque argent et un télescope, que Cambray s\u2019appropria, pour satisfaire une fantaisie, ainsi qu'- il le disait.\u201d \u201cNous vivions alors dans la plus grande sécurité; personne ne nous soupçonnait; nous entendions chaque jour raconter les détails de nos brigandages, et nous nous permettions aussi la réflexion morale, Cambray et moi voyions toujours des sociétés bien respectables.Quand plus tard des soupçons se furent élevés contre nous, et que nous fûâmes incarcérés, Cam- nous le désirions.Quand nous fames colas Mathieu et George Waterworth | au vol sacrilège de la Congrégation.Le prévenu, jeune par les années.| mais vieux dans le crime, ne paraît pas pour la première fois au banc des criminels, et sa contenance assurée | indique qu\u2019il est sur un terrain qu'il connait.Sa physionomie repoussante \u201cet sa voix désagréable et particuliè- \u2018rement caractéristique annoncent un | de ces hommes qui semblent nés pour le crime, et dont la carrière commen- \"ce a la prison et finit à la potence.Messire Cazault, Chapelain de la , Congrégation, Joseph Dubois, Sacris- \u2018tain; Joseph Peticlerc, Syndic; et E- tienne Métivier, Gardien de la Chapelle sont entendus comme témoins, et constatent par leurs témoignages le vol en question et la valeur des effets enlevés.Georges Waterworth, complice de ce crime, et qui s\u2019est rendu témoin à charge dans l'espoir d\u2019obtenir son pardon, raconte ainsi ce qu'il connaît de cette affaire: Dans le mois de février, (1835).le témoin, Waterworth, demeurait avec Cambray.Le soir du vol de la Congrégation, ils se rendirent vers les huit heures chez Madame Anderson, où demeuraïent alors Mathieu et Gagnon qu\u2019ils trouvèrent à la maison.Ils burent ensemble, et une conversation à demi-voix s\u2019engagea entre Cam- bray, Mathieu et Gagnon.Tandis que Madame Anderson était dans une autre chambre, ces deux derniers sortirent et revinrent un instant après avec un levier.Alors ils sortirent tous ensemble et se dirigèrent vers l\u2019esplanade, après avoir passé la porte St-Louis.Ce ne fut que lorsqu'ils arrivèrent près de la Chapelle qu\u2019il fut résolu entr\u2019eux de la voler.Il y avait alors quelqu\u2019un près de là, ce qui les empêcha de s'y arrêter; ils se dirigèrent vers la porte St-Jean et revinrent au même lieu par une autre rue.Mathieu et Gagnon s'approchèrent de la porte de l'Eglise, et y travaillèrent pendant quelque temps.Quand la porte fût forcée, l\u2019un d'eux s'approchant de Cambray et de Wa de l'étable et y cachèrent les objets nèrent à leur logis et le témoin resta chez Cambray qui occupait alors le bas d\u2019une maison, rue de l'Eglise, à St-Roch.Quelque temps après, Cam- bray et sa femme étant sortis un jour.Gagnon et Mathieu vinrent demander leur part des objets volés, ou bien de l\u2019argent.Le témoin leur donna à chacun une ou deux piastres, leur disant de s'arranger avec Cambray pour le reste Waterworth et Cambray décidèrent plus tard de transporter leur argenterie à Broughton, où demeurait la famille du témoin.Ils se procurèrent deux barils, dans l\u2019un desquels ils mirent de la boisson et dans l\u2019autre les ornements de l'Eglise.Le témoin partit alors pour Brough- ton en carriole avec un charretier, emportant les deux barils et divers autres articles; et y arriva le second jour, après avoir couché la veille à l'auberge de Morin, près de Ste-Ma- rie.Il trouva chez lui, à Broughton, sa sœur, son beau-frère Norris, et le nommé Knox, son engagé.Il entra les deux barils dans la maison, et dit à sa sœur d\u2019en prendre soin.I] emplit une cruche de la boisson contenue dans l\u2019un des barils, et se rendit avec cela chez le nommé Stevens, à l\u2019extrémité du Township, avec sa sœur, son beau-frère, Knox et le charretier.Le témoin passa la nuit chez Stevens, et lorsque Knox sortit, il lui recommanda de cacher le plus fait.(à suivre.) Si vous avez des parents ou des amis que la lecture de notre journal pourrait intéresser, vous n\u2019avez qu\u2019à nous envoyer leurs noms et adresses et nous nous ferons un plaisir de leur en- vover gratis un numéro- spécimen .grand baril dans la neige; ce qui fut . 10 L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, 15 JANVIER 1929.La Vierge aux Colombes * LEGENDE) C'était en Egypte, pendant l'exil de la Sainte Famille.La Vierge assise sous un palmier auprès d'une fontaine, auprès du Memphis, tissait une tunique sans couture pour son cher enfant.Jésus, qui avait quatre ans depuis Noël, jouait avec des enfants de son âge, Ils étaient tous noirauds.Lui, avait le teint rose, légèrement doré par le soleil d'Afrique, avec de légères boucles blondes qui retombaient sur son cou.Les petits Egyptiens s'amusaient à pétrir des oiseaux avec de la terre glaise.Ils faisaient des passereaux, des colombes.des corbeaux, des ibis, raides, uniformes, grossiers, mais dont ils étaient très fiers.Ils défièrent l'Enfant Jésus d'en faire d'auss beaux.Celui-ci prit de la terre et bientô sortit de ses mains deux petites « lombes; elles étaient mignonne: si gentilles, avec un bec si fin, de pattes si fluettes, des plumes si bic: imitées que les camarades de Jésu poussèrent des cris d'admiration.Ma rie elle-même ne put s'empêcher u- dire: Quelle dommage qu'elles soient pas en vie.\u2014 Mère, dit l'enfant, qu'il soit fai selon votre parole! Et il souffla su.les oiseaux de terre.Et voilà que tou: à coup, leur teinte grise blanchit à vue d'œil; on eût dit des plumes de neige avec des pattes et un bec roses et des petits veux ronds comme des diamants noirs cerclés de rubis.Puis les deux ailes se soulevèrent et battirent gracieusement.Des roucoulements délicieux se firent entendre.La bande enfantine resta quelque temps dans la stupeur, saisie par ce prodige inouï; mais bientôt elle se mit à hurler de joie, et à danser autour de la fontaine.Et voici que l'une des colombes s\u2019envola et alla se poser sur l'épaule de Marie.Elle semblaient tout heureuse et se trémoussait d'aise sous les caresses de la mère de Dieu.L'autre, au contraire, alla se percher sur un palmier.Marie avait beau l'appeler, elle faisait la fière et ne voulait pas descendre, Bientôt, entendant caqueter dans le \u201c voisinage, elle alla se poser sur le toit d\u2019un temple païen où de vilains oiseaux, mal élevés et grossiers s\u2019ébattaient.Elle fut d'abord bien accueillie: coquette et vaniteuse, elle se rengorgeait comme une petite folle quand on la complimentait sur son plumage.Mais bientôt cela tourna mal.Il y eut des disputes à propos de rien; elle se fit battre; un vieux corbeau la foula aux pattes et la roula dans la gouttière où coulait une eau noirâtre.Le soir, elle revint au logis de la sainte Famille, mais hélas! toute sale, tout ébouriffé; elle avait perdu les plus belles plumes de sa queue.Elle frappa timidement à la fenêtre du bout de son bec.Saint-Joseph vint lui ouvrir.\u2018 Jésus eut la bonté de lui donner un bain, de lui lisser ses plumes, il remit même celles qui manquaient.Il la fit manger avec sa compagne.Puis il lui fit une sérieuse admonestation: Prends garde, lui dit-il, tu n\u2019aimes pas ma mère: c\u2019est mauvais signe pour une colombe! Tu vas folâtrer avec les vilains oiseaux \u2018païens de Memphis, au lieu de rester ici, comme ta gentille petite sœur: c\u2019est dangereux! Il y a surtout l\u2019épervier Horus que les Egyptiens adorent et qui est le diable en plumes et en os; s\u2019il t'aperçoit il te mangera.; si ne L\u2019autra colombe donna aussi de bons conseils à la prodique.Celle-ci fit de belles promesses.Mais le lendemain matin, quand on ouvrit le fe- nétre elle partit et passa toute la journée en mauvaise compagnie.Le soir elle était dans un piteux état; elle revint éreintée, sale à faire peur, à moitié déplumée, avec des caillots de sang à la poitrine.Elle n\u2019osait frapper à la fenêtre et alla se percher sur un arbre.Marie, qui la vit, en eut pitié et lui fit signe de venir.Elle ne descendit pas.Jésus l'appela, mais en vain.Joseph posa une écuelle de graius sur la fenêtre.Elle résista encore.Et voilà que tout à coup un grand épervier roux, parti du temple d\u2019Horus, vint à planer au-dessus de l\u2019arbre.Lentement, lentement, il traçait des orbes de plus en plus rétrécis, se rapprochant insensiblement de la pauvrette qu'il couvait de ses yeux flamboyants.La malheureuse était fasciné: la tête levée, tremblante de tous ses membres, elle regardait le rapace sans pouvoir bouger de place, ni même détourner lu tête.Puis brusquement, il s\u2019abattit sur elle.la saisit dans ses serres et l\u2019'emporta dans son aire, où il la dévora.L\u2019autre colombe, \u2018loucement posée sur l'épaule de Marie, avait assisté à ce drame; elle en était tout émue et son petit cœur palpitait sous sa gorge.Mignonne, lui dit Jésus, n\u2019oublie jamais ce que tu as vu.C'est l\u2019image de la vie humaine.L\u2019épervier, c'est le démon, la colombe, c\u2019est l'âme.Toute âme qui aimera ma Mère comme toi et qui s'abritera sous sa protection n'aura rien à craindre du démon.Au contraire, toute âme qui comme ta méchante sœur méprisera Marie, le dia- hle fondera sur elle et l\u2019emportera dans son aire, dans l'enfer, pour la dévorer.La petite colombe blanche fit signe qu'elle avait compris et se blottit, affectueuse et confiante sur les genoux de Marie.Chanoine S.Coubée.DU SONT LES CHOSES D'ANTAN?Le progrès a du bon, le modernisme aussi; mais, y songez-vous quelquefois que feraient nos vieux aïeux si, d\u2019un coup magique, ils se trouvaient transportés parmi nous au noint où nous eu sommes?Tout a bien changé depuis cent ans! Et depuis cing siécles alors?\u201cOù sont\u201d s\u2019écriraient-ils.les choses d'antan?En effet, que sont devenues les traditions ancestrales?On les a abandonnées; on ne sait plus vivre de la belle vie familiale d\u2019autrefois; on ne sait plus s'aimer\u2019 de cet amour qui fait les foyers indissolubles et tout ouatés de bonheur.Que sont devenus les élégants justaucorps, les robes froufroutantes dont ils étaient si fier?On a délaissé les premiers, On a relégué les dernières au plus profond des greniers nour s\u2019accoutrer d\u2019immodestes oripeaux.Où sont les opulentes chevelures poudrées d\u2019argent, les boucles folles entourant les gracieux minois?Ah! Certes, nous nous trouvons attrayantes avec nos têtes masculines, et nous croyons spirituelles en riant des \u2018\u2019Anglaises\u201d de nos grand\u2019mères! Que sont devenues les fraîches jouvencelles au maintien si réservé et jui savaient si bien rougir?Les fringants damoiseaux en courte culotte de satin rehauesée de dentelles?qui savaient montrer tant de chevaleresque galanterie?Hélas! que sont-ils devenus?Pour la plupart, des pou pées maguiliées, de légers famtoches \u2018vernis d'un semblant de mondanité, vivant au jour le jour insouciants des devoirs qui les attendent, arrogants jusqu'à l'impertinence, ne sachant fabriquer que des sourires et de plats compliments, coursiers effrénés vers les plaisirs de toutets sortes.honné- tes et déshonnêtes, ah! que sont-ils devenus : Qu'\u2019avons-nous fait des \u201cScottish\u201d et des \u2018Mazurka\u201d de tout ces jolis pas pourtant si gracieux?On les a remplacés par de stupides \u201csteps\u201d leuse et condamnée, et le charleston honteux, cette contorsion étudiée, qui, d\u2019après la trop juste version d\u2019un humoristes naquit un jour d\u2019une colique de nègre! Et pourquoi avons-nous remplacé par le sec \u2018\u201cshake-hand\u201d le baise-main respectueux?Le geste était pourtant \"bien délicat et eut mérité d'être conservé! Les arts florissaient alors! Ou sont de nos jours les Raphaél et les Mi- chel-Ange?Comment avons-nous remplacé les Racine, les Molière, les Mozart, les Wagner, les Chopin?Il est vrai que notre siècle a enfanté de vraies célébrités, mais atteindront-el- les jamais en perfection ces maîtres des siècles passés?Que diraient du phonographe et du radio ceux dont l\u2019Orgue de Barbarie faisait les suprêmes délices?Et les troubadours qui chantaient au son du luth dans les vieux châteaux illuminés de flambeaux seraient fort dépaysés s'ils devaient régaler de leurs pastorelles les modernes habitants des grands hotels de nos jours! Et comment nos grand'mères ap- précieraient-elles ia locomotive, l\u2019auto et l'avion?Ne leur préféreraient-elles pas la sécurité de l'antique diligence?Et, cependant, ils étaient élégants, nos ancêtres malgré la lourdeur de leurs costumes, ils étaient heureux sans jouir des commodités dont nous jouissons; ils savaient se contenter du modeste chalumeau pour égayer leur solitude, et poétisaient bien gracieusement les plus humbles tableaux! Pour conquérir la dame de leurs pensées, ils ne craignaient pas d\u2019aller risquer leur vie, tandis qu'aujour- d\u2019'hui on ne sait plus quelle bassesse inventer.Oh! beau temps de jadis où l\u2019on savait vivre de bien et de beau, il est plaisant t\u2019évoquer quelquefois lorsque les laideurs de la vie actuelle nous écrasent trop de leur cynisme.EVANGELINE.LE SALUT CHEZ LES DIFFERENTS PEUPLES L'Arabe dit: \u201cPuisse ta matinée être belle!\u201d Le Turc: \u201cQu'\u2019Allah t'accorde ses faveurs!\u201d Le Persan: \u2018\u2018Puisse ton ombre ne jamais diminuer.\u201d Le Chinois, abordant quelqu\u2019un, lui demande: \u201cAvez-vous ,mangé votre riz?Votre estomac fonctionne-t-il bien ?\u201d Le Grec: \u201cComment vont tes affaires ?\u201d Les anciens Grecs étaient moins positifs et s\u2019abordaient en disant : \u201cRéjouis-toi!\u201d L\u2019Italien demande à celui qu'il rencontre: \u201cComment êtes-vous ?\u201d L\u2019Espagnol dit: \u201cComment la pas- sez-vous ?\u201d Le Français s\u2019informe aimablement : \u201cComment vous portez-vous ?\u201d Le Suédois vous demande: \u2018\u2018Ktes- vous dispos?\u2019 L'Ecossais vous dit: \u201cComment vivez-vous ?\u201d Le Russe enfin vous salue d\u2019un: \u201cSoyez-bien.\u201d d\u2019infâmes \u201c\u201ctrots\u2019\u201d, et la valse ensorce- | CHOSES INVRAISEMBLABLES Une dame à un commis.\u2014 Avez- vous des filets à cheveux invisibles ?-\u2014 Oui, madame.-\u2014 Voulez-vous me les laisser voir.Visitant New-York, un monsieur demande à sa femme: Peux-tu me dire pourquoi l'index de la main droite de la Statue de la Liberté n\u2019a que onze pouces ?Sa femme.\u2014 Non.Lui.\u2014 S'il avait douze pouces, ça ne serait pas un doigt, ça serait un pied.«+ + Servant de table, très lent.\u2014 Avez- vous commandé quelque chose, monsieur?Le monsieur.\u2014 Oui, j'ai commandé des framboises avec de la crème, mais on est si lent à m'apporter ces choses que j'aurais mieux fait de demander un gâteau de Noël.ERE EEE EERE EE EXER pour un mois de traitement, jours.RE EE ERI EEE XE TR Ee de 50 pilules.ES ERC EEK EXE EEX] ception du prix.SE SEE p» Six remèdes qui méritent votre confiance, parce qu'ils sont le fruit de : 25 ans d\u2019expérience.LES PILULES TONIQUES DU DR COMTOIS, sont indiquées dansik les maladies suivantes: Maux d'estomac, indigestions, maladies du foie,lf palpitations du cœur, constipation, faiblesse, nervosité, épuisement gé-u néral, sensation de fatigue et surtout amaigrissement.Prix $1.00 la boîtelk LES PILULES RENALES DU DR COMTOIS.Pour: mal de reins et de la vessie, miction douloureuse et fréquente, inconti-IN nence d'urine, cystite, urine blanche et avec dépôt, gonflement des pau-|f pières au lever, enflure et engourdissement des pieds et des mains, es-if soufflement au moindre travail.Prix 50 cents la boîte, traitement de 15 LES TABLETTES MIGRAINES DU DR COMTOIS.Pour : indigestions, la fièvre, la migraine, la grippe, mal de tête, mal de dents et dou-|p leurs névralgiques.Prix 25 cents la boîte de 12 tablettes.\u201c LES PILULES PURGATIVES DU DR COMTOIS.tiou habituelle, mauvaise digestion, besoin de sommeil après les repas,|k langue chargée, gaz d\u2019estomac et manque d\u2019appétit.Prix 25 cents la boîtei# PILULES MATERNELLES pour allaitement et troubles des femmes et des jeunes filles.$1.00 la bouteille de 100 pilules, N L'ELIXIR ANTI-RHUMATIQUE DU DR COMTOIS.Toujours lel} meilleur remède pour les cas de rhumatisme rebels a tout autre traite-|p ment.Prix $2.50 la boufeille pour un traitement.Un échantillon suffisant |} pour prouver son efficacité vous sera envoyé sur réception de 15 cents.; Tous ces remèdes vous seront envoyés franco par la malle sur ré- Dr Jos.Comtois, St-Barthélemi, co.Berthier, P.Q.R En vente aussi chez W.\u2026-H.Gagné, St- Justin; Pharmacie Legris, Louise-ik % ville; Pharmacie Nationale, Berthierville et F-X.Desjarlais, Maskinongé mal de dos,} Pour constipa- : = y ¥ CBI, 0 =.== = AUD) LPS HR] A CE I RS NZ, § ASREUPHY=- NE 9) Notre stock de Peintures Peinture pour bâtisses (toutes les couleurs) intérieur et extérieur.Peinture à plancher Peinture pour galerie Peinture pour voiture, Teinture-vernis pour meubles, Peinture pour couverture Peinture pour grange, étable, etc.Email, Bronze, Aluminium, etc.Blanc de plomb, Huile à peinture, Térébenthine, Vernis, Shellac, Ocre, Assortiment considérable DE FOURNITURES POUR BATISSES Vitres, Clous, Papier à lambri et à couverture, Pentures, Etc.UNE VISITE EST SOLLICITEE.est au complet Mastic.Pinceaux, Blanchissoirs, Ete.2 * NO Pend dépens pour di flues, 1 manqui On n Ie deve la con jours d Oui, en ce I digues nos pal Les i hérités @ mille q 8 notre T ; La ¢ #} large f M pas lai M différer à est Fdes cac @Ænouvell à Lesr milles dépense Enfants Sart.=z Voye: Fitahles Feur mi \u201cypesse u 5 Hlles sommes pr pou = Que \u201cque de \u201cigouets \u20ac Amantes \u201cdés à pl êtes\u201d! Pst-il En ne É fort et £ ter de OI y | Jésus-C jours d Comn connaît blime lc Plusic et ont qui pro cours n dont ils Que chrétier soient 1 à l'heur Nous ta nos Î qui ont Nous choix, si de soula milles tions de qu'on le Et pu les enfa tables, 1 aux peti la frate et juste La ch les, bonr esprits, und s host \u201cdessus \u20ac \u201cdépenses qui L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, 15 JANVIER 1929.1 | WOUBLIONS PAS LES PAUVRES Pendant ce temps de emps l\u2019année où l\u2019on dépense des sommes extravagantes pour des plaisirs et des choses superflues, n'oublions pas les pauvres qui manquent du nécessaire.Ou nous permettra bien de rappeler le devoir de la charité chrétienne, de la commisération humaine, en ces jours de réjouissances générales.Oui, faisons la part des malheureux en ce moment où nous sommes si prodigues en souhaits de bonheur pour nos parents et nos amis.Les indigents, les orphelins, les déshérités de la vie forment aussi une famille qui a droit à notre amour et à 8 notre pitié.La grande famille chrétienne, la 4 large fraternité humaine ne doivent pas laisser nos coeurs froids ou in- M différents.I est de vieille tradition de se faire M des cadeaux au commencement d\u2019une nouvelle année.Les riches y vont largement, les fa- nilles à l'aise s'imposent aussi des sortent de l\u2019ordinaire.Enfants et grandes personnes ont leur ms = Fpart.Voyez ces immenses magasins, vé- itables fééries, qui éblouissent par Meur mille fantaisies et où coule sans esse un flot d\u2019acheteurs.Filles paraîtraient fabuleuses les Hommes d'argent qui s\u2019y dépensent, si pr pouvait les calculer.Que d\u2019objets luxueux et élégants; ue de friandises succulentes; que de tes amusants \u2014 toutes choses char- nantes mais superflues \u2014 sont ache- | | tés à profusion pendant \u2018le temps des Æêtes\u201d! Les enfants en rêvent, les $rands et même les vieillards atten- ent \u201cleurs étrennes\u201d avec impatien- de.\u201d & Pendant ce temps-là, il y a des foy- xers attristés par la misère; des taudis it la pauvreté et la maladie font cruel- ement souffrir, des hommes sans resources, des femmes et des enfants, ans un état pitoyable.Est-il permis de l\u2019oublier?En notre siècle de bien-être, de confort et de luxe, il ne devrait plus exister de misère.Il y en a toujours quand même.Jésus-Christ l\u2019a prédit: \u201cil y aura toujours des pauvres parmi vous.\u201d Comme chrétiens nous devons les connaître et observer la grande et sublime loi de la charité.Plusieurs y ont pensé avant nous et ont fondé des oeuvres admirables qui procurent aux indigents les secours matériels et le réconfort moral dont ils ont besoin.Que la pensée de ces fondations chrétiennes et philantropiques ne soient pas absente de notre souvenir à l'heure de nos largesses.Nous devons associer à nos joies et th nos fêtes du nouvel an les pauvres qui ont besoin de nous.Nous n'avons que l'embarras du choix, si nous voulons répandre un peu de soulagement et de joie dans les familles pauvres on dans les institutions de charité qui vivent de l\u2019aide qu'on leur accorde.Et puis, habituons de bonne heure les enfants à être généreux et charitables, à penser aux autres et surtout aux petits pauvres, germer à sa place la fraternité chrétienne qui rend bon et juste.La charité.accorde pour ainsi dire les.bonnes volontés, les.coeurs et\u2019 ler esprits, faisant de la vie des hommes ung Symphonie, la plus belle des sym- pnoriles puisqu'elle élève les Ames au- \u2018dessus des misères humaines.En faisant large et généreuse la part des miséreux, nous ferons plus complètes, plus sereines et plus vraies les joies du jour de l\u2019An \u201cchez nous.\u201d La charité porte en elle-même sa récompense: il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir, surtout quand l\u2019on donne à ceux qui n\u2019ont rien.Le Canada.DEVENEZ DES APOTRES DU SACERDOCE Le curé de soixante-douze ans, Saint et vénérable prêtre, profond penseur et ayant des vues très justes sur la situation actuelle.On le dit original.Que voulez-vous?On les dit tous originaux ceux qui gardent les saines traditions des ancêtres.J'entrais chez lui.Il était en train de faire la classe à un bambin de dix ans qui étudiait dans un vieux Lho.- mond poudreux la règle Ama Deum.\u2014Savez-vous, me dit-il, ce que je fais en ce moment?\u2014 Vous faites la classe.\u2014Oui je faig la classe et.la société.\u2014 22?je sauve \u2014C\u2019est vrai, il est original, Ce vieux curé, pensais-je à part moi.Comment diandre, en enseignant la grammaire, peut-il sauver la société?\u2014\u2014Ne faites pas l\u2019'étonné, Monsieur l\u2019abbé.Oui, vous entendez bien, je sauve la société.On dit partout au- jourd\u2019hui, on écrit dans tous les journaux, même dans votre Revue que le moyen pour ramener les âmes à Dieu, pour enrayer la marche vers le socialisme et l'impiété.c'est de faire des associations, de donner des conférences, de créer des syndicats.Très bien cela.Mais il y a mieux encore.Je rêve, oi, de faire de cet enfant qui est là un prêtre.L'année prochaine, il entrera au Petit-Séminaire.Ca saute aux yeux, sans prêtre à quoi aboutiront et vos articles de journaux et vos conférences?Ah' vous êtes coupable.Votre vie se passe à crier Vos colères et vos indignations quand on ferme un presbytère ou une église et vous n'avez pas de regrets en voyant se dépeupler et petits et grands séminaires! Cependant le péril est imminent.Dans quarante ans d'ici, à oublier comme on le fait la grave question du recrutement sacerdotal, la France catholique sera perdue.L'Eglise peut, à la rigueur, se passer de presbytères, de fondations et même de sanctuaires.Elle ne peut se passer de prêtres.Et de sa main tremblante, le vieux curé prit dans sa bibliothèque une brochure et lut: \u201cOtez le sacerdoce, le Christ n\u2019est plus qu\u2019un souvenir historique; avec lui, au contraire, et par lui, il vit, il parle, il agit toujours; il continue de relier le ciel à la terre, et, prêtre éternel, il ne cesse de faire monter vers Dieu les hommages de l'homme et de faire descendre sur l\u2019homme les grâces de Dieu.\u201cAussi, l\u2019oeuvre de la rédemption et du salut du monde est-elle intimement liée, dans Ie plan divin, aux destinées du sacerdoce.Selon qu'il est plus ou moins nombreux, plus ou moins zélé, selon que son action est libre ou entravée, Jésus-Christ croit ou diminue dans les âmes, la vie surnaturelle se ranime ou s'affaiblit dans a société.\u201d Vous avez entendu: \u201cOtez le sacerdoce, le Christ n\u2019est plus qu\u2019un souvenir historique.\u201d La conclusion, Monsieur l'abbé?Malheur a notre pays si prêtre et fi- | dèles ne font-pas naître des vocations \u201cnilles.L'idéal serait que chaque curé ait lans leur paroisse et, dans leurs fa- | le zéle et 1'énergie de se préparer un successeur.Voyez ce petit enfant.Dans douze ans, avec la grâce de Dieu il sera prêtre.Je ne serai plus de ce monde.Mais là-haut dans mon éternité, au jour de son ordination, j'attends une augmentation de joie et de gloire.Dites donc cela à vos lecteurs, et, ce disant vous ferez oeuvre sainte et nécessaire.LE CHEVAL PARLE AVEC SES OREILLES Le cheval est l\u2019un des animaux les plus intelligents, et l'on parvient à le dresser sans brutalité.Il arrive vite à comprendre et à exécuter les ordres de son maître.Et c\u2019est ainsi qu\u2019il a mérité d\u2019être considéré - comme- \u2018la plus noble conquête que l\u2019homme ait jamais faite\u201d.Le cheval n\u2019est pas seulement intelligent, 11 est doué aussi d\u2019une grande mémoire.Franklin raconte qu\u2019il avait un cheval dont il utilisait volontiers cette faculté de se souvenir.Toutes les fois qu'il hésitait entre plusieurs routes à suivre, Franklin laissait flotter la bride sur le cou de son cheval qui, abandonné à lui-même, ne tardait pas à prendre le bon chemin.La mobilité d'oreille est très grande chez le cheval, et elle peut servir à reconnaître son caractère, à deviner ses impressions.Une oreille souvent déplacée, portée de tous côtés, indique un cheval ombrageux et peureux.L'animal au contraire, dirige-t-il ses oreilles en avant, tout en cherchant à flairer la personne qui l\u2019approche, alors c\u2019est une marque de confiance et d'amitié.Pausanias, le général spartiate qui vainquit les Perses à Platée, rapporte un fait qui montre combien le cheval peut arriver à comprendre ce qui se passe autour de Iui.HN avait connu un cheval qui, chaque fois qu\u2019il gagnait le prix de la course olympique, se rendait si bien compte de sa victoire, que de lui-même il se dirigeait fièrement vers la tribune des juges pour réclamer sa couronne.SOINS À DONNER A NOS PLANTES D\u2019APPARTEMENT Hiver comme été, nos plantes d\u2019appartement demandent de grands soins.Elles sont frileuses.Que se basant là-dessus, on n\u2019aille pas les placer à côté du poèle; nous les verrions vite dépérir et jaunir, et perdre leurs branches les unes après les autres.I] leur faut de l'air et de la lumière.On les placera donc, en toutes saisons, devant la fenêtre.Et, chaque matin on aérera la pièce où elles se trouvent.Mais qu\u2019on les abrite du d'air, qui les tue.Bien entendu, il y aura un poêle dans la pièce.On évitera simplement qu\u2019elles se trouvent dans son rayon direet.Plusieurs fois par semaine, on lavera leurs feuilles avec une petite éponge légèrement imprégnée d\u2019eau claire: il faut que la plante libérée des poussières qui obstruait ses pores, puisse respirer librement.N'arrosons pas trop nos vases, ils moisiraient.Ft, de temps en temps, déposons un peu d'engrais à leur surface.Vous en avez un excellent dans votre cuisine, madame; c\u2019est le marc de café que vous jetez chaque matin! courant L'ORANGE Pierre.uit ars, Roberte, Il y a une orange a partager.- AX ans.\u2014Si én la jouait, plutôt à -pile ou | face?Sûggère Pierre.\u2014Oui, dit Roberte.\u2014Que choisis-tu ?.Pile -ou .face ?\u2014Pile! dit la fillette.\u2014Bon.Et moi je choisis l'orange.Tél, CAlumet 5979, 2abet749p m.Dr ROSARIO BERARD MEDECIN-CHIRURGIEN 7738, rue St-Denis \u2014 MONTREAL Près de la rue Villeray.Consultations : Téléphone 526.Dr AUGUSTE PANNETON SPECIALISTE Maladie des yeux, des oreilles, du nez et de la gorge Consultation: 1.30 à 4.30 hrs tous les après-midi; Lundi, Mercredi et Vendredi, 7.00 à 8.00 hrs le soir et sur rendez-vous.65a Laviolette, TROIS-RIVIERES.CEUX QUI SOUFFRENT De maux de tête, d\u2019étourdissement, de maux d\u2019yeux, des °1 yeux croches, etc, etc, feront bien de me consulter.W.-H.FONTAINE Spécialiste pour l\u2019examen de la vue et la fabrication des verres appropriés.Examinateur officiel pour la Compagnie de Chemin de Fer du Pacifique Canadien Tous les tramways passent à notre porte 492, rue St-Maurice Téléphone 965 1 TROIS-RIVIERES, P.Q.Examen gratuit de la Vue LUNETTE SIMPLES ET A DOUBLE FOYER MONTURES A LA DERNIERE MODE TRAITEMENT A L\u2019ELECTRICITE DIATHERMIE, AUTO-CON- DENSATION LAMPE INFRA-ROUGE ET LAMPE ULTRA-VIOLET Dr Jos Comtois, ST-BARTHELEMI, .\u2014 .P.Q.Dr LIONEL PLANTE CHIRURGIEN-DENTISTE 89 rue St-Laurent, LOUISEVILLE.Bureau a Saint-Barthélemi le samed: après-midi et le dimanche.Dr EUGENE LANDRY 8T- BARTHELEMI, TRAITEMENT A LELDOTRIOITE DES MALADIES SUIVANTES : Spécialité des maladies de la peau: Eozéma, Lupus, Acné, Psorlaris, Urticaire, Furonele, Erysipèle, Etc.Je traite aussi les maladies nerveu- ges, rhumatismes, sciatiques, névral gies, Etc.Dr Olivier R.Lafleche Médecin, Chirurgien, Vétérinaire de l\u2019armée canadienne inspecteur des maladies contagieuses.LOUISEVILLE, QUE.LISEZ NOS ANNONCES ET EN.COURAGEZ NOS ANNONCEURS.Seefodfecteioeloadpeecirelsfosteatooedoadectelond sogrelofofoclsieed TOUS LES HOMMES ae D'AFFAIRES ET DE PROFESSION DU DISTRICT TROUVERAIENT CERTAINEMENT PROFIT A AN NONCER DANS L'ECHO DE SAINT: JUSTIN, Notre petit Journal est lu par plus de 20,000 personnes chaque mois.* XIX 0 +, *, Sea 3e 13000 02003002.eos ge 0 02002.50050050050 030 efeele el: 03e 0 02030050 Téléphone 108r 3, JOSEPH GAGNON Commerçant de FOIN, BROCHE, BARDEAUX, BOIS, CIMENT, VIANDE, OEUFS, ETC.Spécialité : FOIN.SAINT-JUSTIN, P.Q.ooo torso cn ce do ce olen MONUMENTS EN MARBRE et en GRANIT 4 « Prix de 15 à 20% meilleur xx marché qu'ailleurs exécutés aux ateliers les plus considérables au Canada, Pe Ecri- vez pour catalogue.J.-P.LAURIN, 95 rue George, OTTAWA.x RARE ULRIC GIGUÈRE BIJOUTIER Bel assortiment de Montres, Bagues, Joncs, Bijouteries, Etc.Etc Réparations de toutes sortes à des prix très modérég Rue St-Laurent, LOUISEVILLE.Téléphone 678.Dr Maurice Caron Ex-élève des Hôpitaux de Paris Spécialité: Chirurgie générale Maladies des femmes, Maladies des voies urinaires, Traitements électriques.Heures de consultations: de 11 à 13, 2 à 5 et de 7 à 8.80 p.m.6, rue Ste-Julie, TROIS-RIVIERES.Dr ROCH HEBERT Spécialité : Maladie des Yeux, des Oreilles, if du Nez et de la Gorge.Bureau et hôpital privé: : 31a rue des Forges, \u2014 Tél.1425 J Trois-Rivières.5 HEURES DE BUREAU 9a12a.m.\u201414Bet?7a8p.m.Les mer- |h de 7 à 9 Dispensaire Gratuit: credi et vendredi Téléphone Bell 32.Dr Léopold Gélinas CHIRURGIEN-DENTISTE LOUISEVILLE, QUE.(En face de l'Hôtel Lafieur).Téléphone Bell, 88.L.J.A.LEGRIS DOCTEUR EN MEDHCINB Médecine Générale au bureau et à domleile, Répond à tous les appels de jour et de nuit dans le village, la campagne ét \"\"* Tes paroisses environtiantes.68, rue St-Laurent, \u2014 LOUISEVILLE 4 12 L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, 15 JANVIER 1929.MGR BRUNEAULT LA TEMPERANCE Allocution prononcée par Monseigneur I'Evéque de Nicolet en son église- cathédrale, le troisième dimanche de l\u2019Avent, 16 décembre 1928.Mes bien chers frères, Quand j'ai devant moi un peuple honnête, religieux, auquel je suis attaché comme à la vie; un peuple qui m'a toujours témoigné sa confiance et son respect, et m'a donné, depuis bientôt vingt-cinq ans, mille preuves de son esprit de soumission et de fidélité; un peuple que j'ai la mission de régir et de gouverner, de retirer des mauvais sentiers et de conduire dans les voies droites; quand je le vois ici prosterné avec moi au pied d\u2019un même autel, dans un même sentiment de piété et de religion.et que je sens que mes paroies vont peut-être déplaire à quelques-uns, contrecarrer des intérêts personnels, froisser des con- -victions réfléchies, je vous l'avoue en toute sincérité, mon âme est triste, et je voudrais être capable de garder le silence.Mais je suis au milieu de vous, mes bien chers frères, le gardien de l'ordre et de la sainte morale, le protecteur de la jeunesse de nos collèges et de vos familles, le consolateur des mères et des épouses qui ont à pleurer sur les faiblesses de ceux qui les entourent, et ma conscience d'Evêque, dans une région comme la nôtre où la vente des boissons alcooliques n\u2019a sa raison d\u2019être à aucun point de vue, m'impose le strict devoir de m'opposer, avec tout le respect que chacun de vous mérite, mais le plus énergiquement possible.à tout ce qui est de nature, en multipliant les occasions, de favoriser la tendance à boire, et d'introduire chez nous les abus, et même l'ivrognerie à un haut degré: et c'est pourquoi je ne puis me taire, en présence du règlement qui devra être approuvé ou désapprouvé, dans le cours de cette semaine, et je viens, en toute confiance, vous demander de voter contre ce règlement et de le rejeter par une forte majorité, afin qu\u2019il ne revienne plus devant vous.Vous n\u2019êtes pas en droit, mes très chers frères, de me reprocher d\u2019être intervenu dans vos affaires politiques ou municipales, si ce n\u2019est lorsqu\u2019il s'est agi des liqueurs alcooliques :' mais sur ce dernier terrain, vous l\u2019admettrez, et et vous ne pouvez pas ne pas l\u2019admettre, je suis chez moi, et je n'exerce aucune influence indue, et je mériterais de votre part d\u2019amers reproches, si, par crainte de ne pas rencontrer les vues d'hommes bien intentionnés, je ne remplissais pas mon devoir d\u2019Evêque.Savez-vous bien, M.T.C.F., ce que demande ce règlement?C\u2019est extraordinaire! II demande: a\u2014l\u2019établissement, dans les limites de la ville de Nicolet, d\u2019un magasin de la Commission des Liqueurs de Québec; b\u2014des permis pour la vente des vins et bières dans les hôtels; c\u2014des permis pour la vente des bières dans les magasins; Le tout conformément à la loi concernant les liqueurs alcooliques de Québec, et conformément à l\u2019article 21 \u201c\u201cc\u2019, et au paragraphe 4 de l\u2019article 34 de la dite loi.Cela est peut-être inévitable dans les grandes villes, mais chez nous, à Nicolet, et dans tout notre diocèse, quel besoin y a-t-il d\u2019introduire un état de chose aussi lamentable et aussi désastreux dans ses effets?Le progrès matériel que l'on vise et que l'on prédit, c\u2019est Dieu qui le donne, c'est Dieu qui l\u2019assure, et vous n'aurez qu\u2019à y gagner, en suivant la direction de votre Evêque, qui vous parle au nom de ce même Dieu.A l'heure présente, tout le diocèse de Nicolet a les yeux fixés sur Nico- let, et il attend ce que vous allez faire pour régler sa conduite future.Si l\u2019E- vêque.dans sa propre ville épiscopale, n\u2019a pas assez d\u2019ascendant pour faire accepter ses vues, en semblable matière, par une population qui lui est toute dévouée et sympathique, quelle sera son influence dans les autres centres?Pratiquement parlant, ne se- tation, afin que vous songiez à votre responsabilité et aux conséquences du vote que vous êtes appelés à donner.Au cours de certaines épidémies, on observe surtout des douleurs dentaires persistantes, s'étendent soit à toutes les dents, de l\u2019un ou l'autre maxillaire soit nettement localisées à une ou quelques dents seulement, pouvant \u201cfaire croire à la présence d'une carie profonde, ou, s\u2019il! s\u2019agit d\u2019une dent déjà obturée, d\u2019une infection radiculaire\u201d.D'autant plus que la gencive est congestionnée, tuméfiée, sensible à la pression.Ces douleurs, qu\u2019elles atteignent le massif facial tout entier ou une de , ses régions bien déterminées, ne sont rait-ce pas l'introduire ailleurs?Je li- - vre cette considération à votre médi- ; Le 28 janvier prochain, je célébre-, rai mes Noces d\u2019Argent épiscopales comme Evêque de Nicolet; moi vous exprimer l'espoir que vous ne choisirez pas cette circonstance mémorable pour me porter un coup \u2018qui me déchirerait le cœur; qu\u2019au contraire, vous vous estimerez heureux : de m'être agréable.La présence de l'Evêque au milieu le vous \u2014 j'ai déjà eu occasion de vous le dire plus d\u2019une fois \u2014 peut comporter parfois certaines gênes, mais il est incontestable qu\u2019elle est aussi un avantage et un immense bienfait; les marques d'estime et de haute considération que vous m\u2019avez prodiguées de tout temps, m\u2019assurent que vous ne l\u2019oublierez pas aujourd'hui.Et je prie Dieu, mes bien chers frères, de vous bénir tous avec amour, et de vous diriger dans les sentiers qui mènent au bonheur.J.-S.HERMANN.Evêque de Nicolet.LES FANTAISIES DE LA GRIPPE Un des caractères les plus curieux de cette maladie réside dans la diversité de ses formes et de ses manifestations.Tantôt elle prend une allure brutale et d\u2019extrême gravité, atteignant le poumon, le tube digestif ou le système nerveux; tantôt, au contraire, il s'agit d'accidents presque bénins; dans d\u2019autres cas, les symptômes sont si peu caractéristiques qu\u2019il est facile de faire fausse route et de les rattacher à toute autre affection fébrile.En règle générale, la grippe ne respecte aucun organe, et c\u2019est souvent ce qui fait la difficulté du diagnostic.La preuve en est dans les douleurs faciales si fréquentes, à caractère névralgique, qui peuvent atteindre le massif facial tout entier ou siéger en telle région particulière, comme les mâchoires par exemple.Il n\u2019est pas rare que le début de la grippe soit marqué par un endolorissement des os de la face, surtout à la période où les muqueuses du pharynx, du nez et des voies lacrymales sone congestionnées et enflammées.On sait, en effet, que la maladie débute par la partie postérieure des fosses nasales et que l\u2019infection se manifeste d\u2019abord par de l\u2019enchifrènement, du rhume de cerveau, du larmoiement et une violente céphalée.Les malades se plaignent de douleurs dans les os du erâ- ne, surtout du côté du front, de la racine du nez et des os malaires.A un stade plus avancé, et si la désinfection nasale n\u2019a pas été suffisante, la muqueuse des sinus frontaux et des sinus maxillaires peut &- tre atteinte: les douleurs sont alors plus vives en raison de l'infection de ces cavités par le microbe grippal.pas continues, Elles surviennent brusquement et disparaissent de même, pour réapparaitre quelques heures Plus tard.C\u2019est pendant la nuit que leur intensité atteint son maximum, et le inalade est ainsi privé des quel- \u201cques instants de repos qui lui seraient laissez- nécessaires.Les sensations ressenties sont extrêmement désagréables il semble que le crâne se fend, que la face est serrée dans un étau, ou encore qu'on enfonce un coin ou un fer rouge dans les os.C\u2019est un véritable supplice, qui persiste parfois même après la guérison de la maladie.Le nerf trijumeau, qui innerve une partie de la face étant directement atteint par le poison grippal, est le siège de ces névralgies persistantes Une autre localisation douloureuse très pénible est celle qui intéresse les orbites et les yeux.Semblable à celle de la migraine la plus violente, elle se trouve exacerbée par la lumière.Le malade se cache la tête sous les couvertures et recherche l\u2019obscurité.D'autres fois, les oreilles sont atteintes et il faut se méfier, dans ce cas, des complications infectieuses possibles de l'oreille moyenne par l\u2019intermédiaire de la trompe d\u2019Eustache et provoque souvent de graves accidents avec formation d\u2019abcès mastoïdien nécessitant l'intervention d\u2019un spécialiste ou d\u2019un chirurgien.\u2018De toutes façons, ces douleurs névralgiques sont le fait de l'infection: c'est pourquoi la nécessité s'impose d\u2019une désinfection continuelle de la bouche, du pharynx et du nez au moyen de gargarismes et de l\u2019application sur la muqueuse nasale de topiques antiseptiques (pommades ou liquides huileux).Le moyen pratique le plus efficace pour calmer les douleurs faciales de la grippe est la chaleur humide.On maintient sur la région douloureuse des compresses humides chaudes sur lesquelles on peut verser quelques gouttes de laudanum de Sydenham.En général, le soulagement est immédiat.Mais ce traitement ne suffit pas.Il devient nécessaire de donner certains médicaments qui, tels que l\u2019aspirine ou levalérianate de quinine, ont une action analgésique indéniable.Et pour lutter contre le virus grippal, on doit assurer là désinfection générale de l'organisme par l'absorption d\u2019uroformine ou héxaméthylène tétramine (urotropine des Allemands) à la dose de l gramme à 1 gr 50 par jour.Sous l'influence de ces divers moyens thérapeutiques, les douleurs ne tardent pas à diminuer d'intensité et de fréquence, suivant ainsi la marche de la désintoxication de l\u2019économie.$15.65 POUR UNE LETTRE D\u2019AVOCAT Pour avoir refusé de payer la minime somme d\u2019une piastre pour une lettre d\u2019avocat, un citoyen, du comté de Montmagny, a été traduit en Cour du Magistrat, ces jours derniers, et condamné à payer la somme d\u2019un dollar plus les frais qui s'élèvent à 814.65.Voici les faits: il y à quelque temps, un membre du barreau de cette ville envoyait une lettre d\u2019avocat au citoyen en question, lui réclamant au nom d'un client, la somme de $4.75.4 Celui-ci paya la réclamation, mais refusa de solder le colt de la lettre d'avocat qui était de $1.Il prétendit meme que cet avocat voulait tout simplement lui extorquer ce montant et déclara qu\u2019il ne le paierait pas.Devant cette attitude peu courtoise, l\u2019avocat ne put faire autrement que de réclamer son dû et poursuivit le récalcitrant que le magistrat en chef Ferdinand Roy vient de condamner.C\u2019est ainsi que pour avoir refusé de débourser un dollar le défendeur devra en donner $15.65, 0 0 0000, XIX ID %00%04%0 oe.oo CXR) why +, + C0 e CROR oo SAI Ie Pe 000s 0 dc ec >, *, ° .* \"a ., ER) Coosa\u2019 $0.00.00.06.00 0 10 00°00760%0%0% 020.0% 0% Pacts 0.P00 0 0.OO 20.0% 0% 0% es 0% e% oT ooo 0 eo J oo + 0 *.*.0 0 0 0 bp ale x eof to ate aecteste tes o gaetodolsetociealssivs A a A AA AA A AA AAA A SE A A SEE SA SE A | Depuis que le nouveau et fameux Radio Victor \u201ctout élec- rious est en vente (le ler septembre dernier) toute votre f.- mille attend et a hate de posséder un Victor pour le temps des date\u201d, entente *, - ®0e®s ees, re 00 00100 * 9000 00200 - + *, CC 9.ee P00 * .3 = LA » wd sd ; \u2018etes et pour passer agréabl.ment toutes les longues soirées qui : ie | * + 8 annoncent.fe i 3 * * Ë i % 3 : | $ ] % à $ % 3 : : & .qt 3 + EF Ceci procure le plus grand amusement possib.e à chaçue membre de oe °1 ° a > + votre famille pour le plus petit montant (1 à 2 sous par jour). eo ° 0 >, e 06° 0.os li et LA ar oe », ° oa +, ef ., * .CW HPO S000, af oad *, .oaths * >.oo *, oodoed 2 ® soled fecpifoairiorivodriad ddd dr tree ir drop 9.aed > +, - oe, (3 .oo! o \"a Pe e®e eo vere eels ee Co *, - Jos, - ed oe 2, ool - - 3 \" 23 +, - > \u2018oo >e, 4 °, ° À 2e L\u2019'ECHO DE SAINT-JUSTIN, 15 JANVIER 1929.13 UNE MESSE DE MINUIT EXTRAORDIDAIRE Dix heures venaient de sonner à M l'horloge paroissiale, lorsque Paulin, j lle vieux mendiant, qui parcourait de- i puis des années les deux Normandie, £ basse et haute, arriva par un beau i lair de lune au bourg des Etangs.I ne s\u2019y arrêta pas, Il prit le chemin de la Vannerie, petit village perdu # dans le fond des terres, à une heure de marche.Malgré sa poitrine qui haletait et ses jambes qui flageolaient, il pressait le pas.Et en cheminant, il refaisait l'histoire de sa vie.Dire qu'il avait été enfant de chœur! Puis son père l'avait loué \u201cpetit gas\u201d, dans une ferme, pas bien loin, puisque les deux coqs s'entendaient chanter et se répondaient.Là, il mangeait du pain blanc, le dimanche, à la table des maîtres.Il était heureux, et il le fut jusqu\u2019au jour où, ayant perdu père et mère, il avait quitté les fer- M miers pour un emploi plus lucratif à @la ville, chez un brocanteur: il en é- @tait sorti mendiant! hantant des complaintes ou imitant e son des cloches de Rouen, la Ri- ault et Georges d\u2019Ambroise qui pesait \u201ctrente-six mille livres.Parfois, il re- evait deux sous ou un peu de pain, parfois du mépris.Si sa mère le revoyait, que dirait-elle?Paulin! oh! aulin!.\u201d pleuré l\u2019autre jour à la Vannerie, de- ant le bon curé, l\u2019abbé Florent, qu\u2019il onnaît et auquel il a demandé une nesse, lui offrant pour honoraires la pièce d'argent que lui avait donnée n Monsieur à la porte d\u2019une église.ÿ Le prêtre n'a pas voulu entendre Boarier d'honoraires, mais il Jui a pro- Sis sa messe, et même il lui a dit: Bs Nodéls, ce sera la messe de minuit ue je dirai pour vous.\u201d emps à perdre, il faut qu'il se presse, s\u2019il veut arriver pour sa messe.Il va rouver le village en fête.Derrière un pilier à l\u2019église il écoutera les joyeux se reposer quelques heures; mais, Seigneur, que la route est longue'.Tout de même, le voici arrivé! Il n\u2019a plus que cent pas.11 est sur le pont où commence le village.Mais Paulin s\u2019est arrêté 13a, ébahi! Pourquoi ce grand silence dans le village?Les habitations n\u2019ont pas de lumière! Pas inême le presbytère, pas même l\u2019église aux belles verrières.Il n'y aura donc pas de messe de minuit! Alors il va être obligé de coucher dehors, mais ce ne sera pag du nouveau! Cependant, il a heurté doucement la porte de l\u2019église, et, Ô providence! la porte est ouverte.La lampe du sanctuaire n\u2019éclaire que l'autel, mais l'église est accueillante.Paulin, attend, l'esprit plein de ces pensées; il a déjà fait sa prière, mais toujours c\u2019est le silence.Se serait-il trompé de jour?Mais non, car qu\u2019est- ce qu'il entend tout là-bas?Les cio- ches!.A la porte, il écoute.En face de lui, c'est Saint-Lô.C'était le bourdon de Notre-Dame qui commençait, puis Saint-Georges, Saint-Gilles, Saint-E- brémond, Gourfaleur, les Etangs.Les cloches partout sonnaient à toute volée!.Bientôt, il sonna des heures à la Vannerie.Paulin ne compta pas.L\u2019horloge répéta.C\u2019était minuit, \u201cl\u2019heure solennelle où l'Homme-Dieu descendit jusqu\u2019à nous!\u201d Le chemineau s'agenouilla sur le pavé de l\u2019église.Et i! sPrin.Puis il se coucha sur un banc.Il dormait depuis un moment quand une lumière très douce arrivant à ses paupières le réveilla.M.l\u2019abbé Florent était à l'autel en habits sacerdotaux, il allumait les cierges.Puis il descendit les degrés, fit un signe de croix et prononça: Introibo ad altare Dei!.Personne ne répondit.recommenca, Ad Deum qui laetificat juventutem meam! dit Paulin retrouvant aussitôt les belles formules qu\u2019il avait apprises étant enfant de chœur.Puis la messe se poursuivit: le prêtre monta à l\u2019autel pour l'introit, pour le Kyrie, pour le Gloria, pour les Oraisons, pourl\u2019Epitre, pour I'Evangile.Jamais Paulin n\u2019avait ressenti en lui autant de distractions.Ainsi M.le Curé disait la messe de Noél sans ses paroissiens! Paulin avait beau faire effort, il n'arrivait pas à comprendre.Il ne pensa pas à agiter la petite clo.Le prêtre Oui, oui, il a gâché sa vie! Il en a ,résonnent sur les cailloux; ; ; enfant qui passe.\u201cPaulin, puisque vous venez ici tous ! refrains des cantiques.Il aura son ré- | veillon au presbytére et un lit pour: chette au Sanctus, mais il sonna quand le prêtre éleva l\u2019Hostie, quand il éleva le calice.À la communion, M.Florent, resta longtemps les mains jointes, a- | bimé dans l'adoration.Depuis, il allait de porte en porte, Quand il se retourna pour la bénédiction, il regarda longuement Paulin; et, à la fin, en entrant dans la sacristie, il eut ce mot: \u201cPaulin, c\u2019est votre messe! Aimez bien le bon Dieu! \u2014Vous êtes bien bon, Monsieur le Curé, j'irai vous remercier tantôt!.\u201d Ce fut Paulin qui éteignit les cierges; il en laissa un allumé pour éclairer M.le Curé, quand il reviendrait pour l\u2019action de grâces.Mais, M.le Curé ne revint pas.Teutis un quart d'heure, Paulin est dans la cour du presbytère.T] frappe, il eppolle, mais porsonne ne répond.Duns une ruelle, à côté, des sabots c'est un \u201cHé! le petit, sais-tu où est le M.Curé?| \u2014M.le Curé! mais il est mort.\u2018 Or, c\u2019est demain Noël! I! n\u2019a pas de Paulin regarda sévèrement le garçonnet: | \u201cPetit, apprends que cela n\u2019est pas bien de se moquer des vieux!.\u2014 Mais il a raison! le petit, dit un groupe qui suivait, car le \u201cmalheur\u201d est arrivé! Sans cela nous aurions eu la messe de minuit et nous ne serions | pas obligés d'\u2019ailer pour l\u2019office jus- | qu'aux Etangs.Il était un bien saint \u2018homme!.Ah! il y en avait du monde quand on l\u2019a enterré!.\u201d Mort! .enterré\u2019.M.Florent!.En voilà des mots qui résonnaient mal dans l\u2019esprit de Paulin, on voulait donc se moquer! Car il l'avait vu tout a l'heure, il lui avait servi la messe à M.le Curé!.\u201cOui! je l'ai vu, entendez-vous! dit-il avec vivacité.\u2014 Mais que dis-tu?.pauvre mendiant ?\u201d Et lui ayant fait signe de les suivre, ils le conduisirent dang le petit cimetière à côté duquel ils passaient.\u2018\u2018\u2019Tu vois?.lui dirent-ils, en lui montrant une tombe toute fraiche couverte de laurers, et où était plantée une croix en coeur de chêne.\u201d Et dessus il lut ces mots: \u201cCi gît, discrète et vénérable personne Germain Florent, curé de céans, mort au pied de l'autel, en célébrant.\u201d Puis suivaient une date et un appel touchant à la prière.Paulin se trouvait donc en face de deux réalités étranges: le tombeau et la messe de cette nuit! Il voulut s\u2019expliquer, mais une sainte émotion le prit, l'empéchant de parler.Et les gens le regardèrent en souriant ne comprenant rien à son trouble.\u201cTu n\u2019y est plus! Tu as rêvé, bonhomme! Allons, viens, et puisque la messe ne sonne pas encore/ aux E- tangs, on va te donner ta part de réveillon.\u2014Non! non! je n\u2019ai pas révé! bredouilla Paulin, levant la main comme quelqu'un qui prête serment, et prenant le ton qu\u2019on met dans la voix quand on a de la conviction dans la Que dis-tu, LE SOURIRE DE L\u2019ENFANT-JESUS (LEGENDE) T C'étaït au temps de l'empereur Auguste; un ange s\u2019en allait par le monde à la recherche du divin Enfant.C\u2019est qu\u2019au ciel l\u2019émoi était grand dans la Cour angélique.Ils avaient tant espéré \u2014 lcs séraphins surtout \u2014 pouvoir saluer les premiers l\u2019En- fant-Dieu qui devait racheter les hommes! Et voici qu'un jour ils apprirent la nouvelle de sa naissance dans une bourgade de Galilée.Incontinent un séraphin demanda et obtint la permission du bon Dieu d'\u2019aller à la recherche du petit fugitif céleste.Et voici qu'en voletant à la surface de la terre il aperçut un enfant endormi dans la crèche d\u2019une petite étable.Dieu! s\u2019écria-t-il, le bel enfant!.Est-ce là le divin enfant qu\u2019on nous aurait volé?Et pour s'assurer que la créature naissante appartenait bien à la terre, et que son corps, hélas! était fait, comme ici-bas de toutes choses, AUX PERSONNES MAIGRES Notre thé Indien est une nouvelle découverte qui engraisse les personnes maigres rapidement et sans danger.11 est aussi très efficace dans le cag de Dyspepsie.Ne contient aucune drogue.Prix franco $1.50 Indian Herb Laboratory Reg'd.pensée!.Casier Postal 50, STATION \u201cN\u201d Théophile DES MOULINS, MONTREAL, CANADA.rte ee etre nrj dotua tea tete tra tratr taste tentrJaatea rite Sutra sretuste te Sratraqu Quels Geste tuto sta trafaatenLelratrateatrete ?+ Pa or 3 ¥ » Qu i # $ & Gagnez cette belle bague de SAINTE THERESE, en métal 4 Z blanc, bonne qualité; surmontée d\u2019une pierre grenat, sur laquelle est * la figure de Sainte Thérèse.MF Vendez 25 de ces belles épinglettes +; + plaquées en or, au prix de 15 centins chacune, dans l\u2019assortiment $ 3 A suivant: \u2018TE & 4 À Sainte Thérèse, Sacré-Cœur de Jésus et Marie, Saint + = 4, Antoine et un dizaine d\u2019autres sujets.xT = ë & = NOUS ALLOUONS UN MOIS 4 + POUR LA VENTE 2 s _ of : US SUPPLIES LIMITED 4 Ë RELIGIO LIES LIMITED, ; +.oh de 4485 De LaRoche, MONTREAL, P, Q., CANADA.$ £ $ + Nom.Adresse.re À.* * + % Ville .Comté .Ks oe * _.: \"ge \u201c La ville de GRANDE-PRAIRIE, dans ls région de la Rivière à la Paix, en Alberta.(Photo du C.N.R.) de matière périssable, l'ange de ses doigts roses venus du ciel, toucha les joues enfantines! Il les.toucha comme une caresse, près des lèvres, là où vient expirer le cercle du sourire.Puis, faussement rassuré, babitué qu\u2019il était à voir son Dieu sous des apparences moins huimbles.\u2014L\u2019enfant est bien à ces gens-là! dit-il, et tristement le messager reprit son vol.Mais là où ils s'étaient posés ses deux doigts avaient laissé leur empreinte.Depuis lors sur chacune des petites joues du divin Enfant lorsque le sourire comence a y naitre s\u2019ouvre deux petites fossettes, deux jolies petites fossettes d\u2019ange.Et voilà pourquoi j'aime tant à voir sourire l\u2019'Enfant-Jésus dans sa crèche.\u201cMarguerite des Laurentides.\u201d Nez et Gorges délivrés du Catarrhe Des canta 1 es de \u201c© de porpe- a tont Cannda ot les | ats-Unigonr 616 \u2018délivrés du Ca tarrhe e* de sou rartèce d'ennuis Je » inaire de notre paroisse.© notre M.Xavier Philibert a été élu mar- 18 quiy \u201cglillier, en remplucement de M.Jo- à l\u2019âge \u201cÆbph Masson.sortant de charge.eilleu- \u201cM tn levée du corps fut faite par M.\u2018estime : Dernièrement, un groupe de parents ui ilé :& réunissaient pour faire honneur au \u2018vice.Il loûter servi par Mme W.Ladouceur.us.Ses armi les personnes présentes, on re- i, le 5, \u201cfharquait: M.et Mme W.Ladouceur, ines se Mlle Béatrice Ludouceur.Charles-E- laisse ouard Ladouceur, François Croise- n épou- ière.M.et Mme Honoré Ladouceur, quatre 1.¢t Mme Joseph Croisetière, M.et et Ar- Mme Adolphe Lajoie, MM.Denis, Hen- me Al- ##i.Paul Ladouceur, Mlle Marguerite Let Jo- Madouceur.Pour la soirée, on remar- Bluait, outre ceux déjà nommés: MM.offrons #Azarias, mile et Roland Ladouceur, @Mlievs Cécile et Parmélia Ladouceur, pre, Jo- $M.et Mme André Mandeville, M.et Edou- fme Pierre Pepin, M.Léopold Pepin, bitaille.Alles Armandine et Iréna Pepin, MM.me Jo- onoré, Irénée, Bernard et Joseph- nte de Pierre Ladouceur, Louis Ayotte, Gé- Frard Lefebvre, M.et Mme Adrien Dupe, fils Æbeau, MHle Mandia Mandeville, Mlle joinette ÆlIrène Poucet, Arthur Doucet, Milles M.et ZRosa Thibodeau, Marguerite Paquin, Ÿ Laurette Lafrenière, Jos Lafrenière, ure ici #tous de St-Justin; M.Théodore Le- uis no- %febvre, Mlle Gabrielle Duplessis, de ilon à § Montréal.Durant la soirée, il y eut blages § chant, musique, déclamations et parsi pen- pe de cartes.Tous se retirèrent à une 1 froid eure avancée, emportant un bon sou- tit des venir de cette agréable soirée.metre.M.Paul Bussières, fils de M.Pierre + pol Bussières vient de recevoir de l'Ecole ver, lu de Laiterie de la Province de Québec, antiers ses diplômes de Beurre et Fromage, p épais avec la note \u2018\u2019Très bien\u201d, Nos félici- ps faits tations à ce jeune fabricant et nos pour\u201d vœux de succès pour l'avenir.t-il en- Naissances.\u2014 Le 17 décembre, Do- s pour nat-Gérard, fils de Emile Bastien et et que de Yvonne Trudel.aisir à \u2014 Le 28 Marie-Irène-Claire, fille de fut en Léonard Gagnon et de Florida B8t- me re- @ Yves.l\u2019arrain et marraine, M.et Mme nt par # Arthur Gagnon., mais \u2014 Le 31, Joseph-Jules-Jean-Jacques, parve- fils d'Ararias Gagnon et d'Annette e qua- Brissette.Parrain et marraine, M.et sant et Mme Hormisdas Gagnon de Ste-Ur- [âmes sule, grands\u2019parents de l'enfante tem- \u2014 Le 11 janvier, Josegh-Wilfetd-R- reuse: nile, fils de Jeseph Marchand et de Ptendy nne.Marie-Louise Gervais, Parrain et marraine, M.et Mme Wilfrid St-Antoine.\u2014 Le 13, Marie-Gertrude-Françoise, fille d\u2019Albert Frappier et de Gabrielle Plante.Mariage.\u2014 Le 2 janvier, Lucien Desjarlais, de Louiseville à Mile Bernadette Marchand, de la paroisse.Sépultures.\u2014 Le 24 décembre, Dé- lima Lefebvre, épouse d\u2019Adélard Le- febvre, décédée à l'âge de 54 ans.\u2014 Le 26 Arsène Bernèche, époux de Julie Lefebvre, décédé à l\u2019âge de 76 ans.\u2014 Le 31, Edouard Vermette, époux de Marie-Flore Paquin, décédé à l'âge de 45 ans.\u2014 Le 2 janvier, Marie Villeneuve, épouse de feu Moïse Bellemare, à l\u2019âge de 67 ans.\u2014 Le 12, Alphonse Frappier, à l'âge de 66 ans.Dans le cours du mois dernier M.et Mme Adem Alarie avaient la douleur de perdre leur bien-aimée petite fille Victoire, à l\u2019âge de 20 mois et 12 jours, après une malhdie de sapt mois.Elle avait l'air souriant, sa figure rayonnait de bonté, comme voulant dire à son bon ange prépares-moi ma place, je vais aller te rejoindre bientôt là ou nous reposerons pour l\u2019éternité et prierons pour vous tous.MASKINONGE MM.les abbés Charles et Paul S.de Carufel chez M.Joseph S.de Caru- ïel il y a quelques jours.Le Révérend Père Joseph Guinard O.M.I.est venu visiter ses deux frères Edouard et Alexis, avant de partir pour les Missions de la Chine.M.Claude Lafontaine, vicaire en cette paroisse, est de retour de Batis- can où il est allé visiter ses parents.M.l'abbé Joseph Mongrain, vicaire à St-Narcisse, le passage en notre paroisse dernièrement.M.et Mme Pierre Dalcourt sont de | retour d\u2019un voyage aux Etats-Unis.M.Henry Paquin et Melle Margue-, rite Dalcourt ont passé les fêtes du | jour de l\u2019An à Montréal.chvz des pa-, rents.Le Notaire et Madame Raoul De- mers, de St-Romuald, en visite der- niérement chez Mme Jos.Marchand.Madame Dr 1.-Thos Caron, son fils Joseph-Antoine ct sa fillette Cécile sont allés 4 Montréal il y a quelques jours.M.et Mme J.-C.-F.Desjarlais et leurs enfanty Laurent et Jeannine sont revenu rnchantés d'une promenade à Montréal.# Etaient en visite chez M.Théophile Lemire le jour de l'An: M.et Mme Joseph Lemire, de Montréal, M.Wilfrid Lemire, M.Wellie Lemire, agronome, M.et Mme Treffié Ladouceur, de Sha- minigan, M.et Mme Hervé Lebrun, M.et Mme Domina Rinfret, Melle M.Louise et Corrine, de Montréal.MM.L.-J.Lucourse et KE.Lessard sont revenws enchantés d\u2019un voyage dans les Laurentides.Madame Lucien Dumontier , de Montréal, M.et Mme Omer Bastien et M.Wilfrid Bastien, de Shawinigan, chez M.Joseph Bastien il y a quelques jours.M.et Madame Lucien Dumontier ont passé une quinzaine à St-Barnabé chez leurs parents.M.et Mme Jérémie Trudel, Melle Florentine et Paul Trudel, de Shawinigan ont passé une huitaine chez MM.Aimé Lemire et Alphonse Dupuis.M.et Mme Arthur Frigon sont allés aux Trois-Rivières dernièrement.Madame Veuve Georges Lemire, de Montréal, était l'invitée de son fils, le notaire J.-A.-A.Lemire il y a quelques jours.M.et Mme Emilien Demers, de Ter- rebonne ont passé quelques jours chez Madame Augustin Cloutier, mère de Madame Demers.Le Dr Julien Sicard et le Notaire Ephrem Déziel, de Grand\u2019Mère, de passage dans leurs familles à l\u2019occasion du jour de l\u2019An.M.Pierre-Léon Casaubon E.E.L.à l'Université de Québec, est retourné après quelques semaines passées chez son père, M.P.-E.Casaubon, marchand.M.et Mme E.Lesage demeurant aux Etats-Unis passent quelques semaines chez M.Ernest Béland et autres parents, M.l'avocat et Mme Garceau, de Drummondville, étaient dernièrement chez MM.Joseph Champagne et Da- mase Bouchard.M.et Mme Doria Boucher sont partis pour un voyage d'un mois aux Etats-Unis.M.W.B.Lafremière est ailé aux Trois-Rivières en voyage d'affaires.M.Arthur Baril, commerçant, a été élu marguillier en remplacement de M.Joseph Trudel, sortant de charge.M.Napoléon S.de Carufel en visite dernièrement chez gon frère, M.le Curé de Yamachiche.Baptêmes.\u2014 Joseph-Arthur-Robert, enfant de Joseph Martin et Alexandri- na Lajoie.Parrain et marraine: M.et Mme Arthur Sicard, oncle et tante de l\u2019enfant.\u2014Le 6 janvier, Marie-Thérèse-Rita, enfant de Emilien Gaboury et Yvonne Paquin.Parrain et marraine: M.et Mme Honoré Gaboury, grands'parents.\u2014Le 7 janvier, Joseph-Clovis-Adrien» enfant de Léona Lambert et Germaine Fréchette.Parrain et marraine: M.et Mme Clovis Fréchette, oncle et tante de l'enfant.UN CERCLE DE L\u2019A.C.J.C.À MASKINONGE A Maskinongé, on est à former un groupe de l'Association Catholique de la Jeunesse Canadienne.Le rapport de l'élection à la réunion du 11 janvier a donné le résultat suivant: Aumônier, M.l'abbé Claude Lafontaine, ptre-vicaire; Président: J- CF.Desjarlais ; Vice-président, J.-E.Casaubon; Secrétaire: Dominique S.de Carufel; Asst-Secrétaire: J.-L.La- frenière; Trésorier: J.-O.Rinfret; Conseillers: J.-A.-A.Lemvre, N.P.et L.-J.Lacourse.ELECTION DU MAIRE saire, M.J.-L.Letendre.C\u2019est la deux- en notre paroisse.Nos félicitations.SAINTE-URSULE vainqueurs.breux, notons spécialement M.Jo à Shawinigan.A une chaude partie de euchre qui eut lieu chez M.Jos Plante, durant les Fêtes, M.Léopold Plante, de Shavwi- nigan et Mlle Berthe Bazin ont été les Les vaincus sont nom- Plante et son gendre, M.Aldéard Clément, employé au bureau de la Belgo, TROIS-RIVIERES M.et Mme Ernest St-Louis ont le plaisir de faire part à leurs parents et amis de la naissance d'un fils, baptisé: Joseph-Edgar-Jean-Gilles.Parrain et marraine, M.et Mme Eugène Gagnon, de Maskinongé, oncle et tante de l'enfant.Porteuse, Mlle Rose Beaulieü.Dans le cours du mois dernier, Mlle Irène Paquette, de St-Justin a passée une quinzaine aux Trois-Rivières.8 Le 9 janvier dernier a été béni le mariage de M.Joseph Morin a Mlle Alice Thibodeau, La bénédiction nuptiale leur fut donnée par M.l'abbé La- querre, curé de la paroisse.La mariée était accompagnée de son père, M.Pierre Thibodeau et M.Alphonse Ga- rand servait de témoin à son neveu.Après la cérémonie tous se rendirent chez M.Thibodeau pour y prendre le diner et y passer la soirée.Parmi les invités on remarquait: M.Pierre Thi- bodeau et Mlle Maria Charette, garçon et fille d'honneur; Albert Morin, Lau- rette Thibodeau, Albert Garand, A.mois.PETITES; ANNGNCES L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN est lu par plus de 20,000 personnes chaque Si vous avez quelque chose a vendre, à louer ou à échanger, essayez nos petites annonces\u2014vous sérez surpris du résultat.TARIF: 25 mots ou moins 50 cents; 2 cents par mot additionnel.Trois insertions pour le prix de deux.Thibodeau, M.et Mme Lucien Thibo- deau, M.et Mme Arthur Leblanc, Met Mme Arthur Garand, M.et Mme AGENTS DEMANDES Alex Lamarre, M, thémise Leblanc, ; allés demeurer à St-Didace.et Mme Thomas Charette, M.et Mme Adélard Carle.Léo et Yvonne Thibodeau, Réginald et Rolande Thibodeau, Omer et Alice Garand, Emile Carle, Wilfrid et Ar Jeannine Leblanc, Albert Garand, Donat Garand, Mme Veuve Ovilas Morin, Doria Trudel, M et Mme Joseph Alarie et leur fille Ma- rie-Jeanne.Il y eut chant, musique et autres divertissements.Tous se sont \u2014 très bien amusés et se sont retirés à M.Arthur Baril fils D.a été élu avec | une heure assez avancée, en empor- 38 votes de majorité sur son adver-|tant un inoubliable souvenir de cette : \u2018 belle noce.Les mariés reçurent de ième fois que M.Baril est élu maire nombreux et riches cadeaux.Ils sont Si vous désirez faire de l'argent cette année et devenir indépendant, entreprenez immédiatement le commerce Watkins dans votre ville ou comté.La plus grande ligne de produits détaillés dans les familles et la plus payante.Votre chance de vous créer lune position 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Tél.549j.Cadeaux de Noces ou d'Anniversaires Vous trouverez à notre magasin un très beau choix d'articles pour cadeaux, Nous en avons pour tous les goûts et à la portée de toutes les bourses.M.J.-C.-F.Desjariais, élu président de l'Association Catholique de la Jeunesse Canadienne, à Maskinongé.Magasm W.-H.GAGNE, SAINT-JUSTIN, P.Q. ECHO DE SAÏNT-JÜSTIN, 15 JANVIER 1929, IN VOYAGE DANS LE CIEL Si, actuellement, je posais à mes lecteurs, cette simple question: \u201cOù êtes-vous?\u201d plus d'un, ce me semble, serait probablement fort embarrassé.\u2014Jé n\u2019ignore pas, me répondraient ceux-ci, que nous sommes sur telle ou telle partie de l'Europe ou de l\u2019Amé- - rique et que l\u2019Europe et l'Amérique sont des portions de la Terre.\u2014Mais la Terre, où est-elle?\u2014Dans l\u2019espace, diraient les autres.\u2014Très bien! Faut-il] cependant pré- - ciser encore.L'astronomie nous enseigne que ia \u2018Terre a la forme d\u2019une boule; cette notion, vous l'avez apprise à l\u2019école primaire et vos atlas ne vous ont \u2018pas laissé ignorer que cette Terre, représentée par vos globes géographiques, tourne autour du Soleil en une année.Mais le Soleil, où est-{1?Pour répondre à cette nouvelle question, éloignons-nous un instant, quittons la Terre.La lumière, qui va plus vite que nos express, que nos aéroplanes, que nos obus les plus rapides mê- Mie, puisqu'elle parcourt 300,000 kilomètres à la seconde, pourra, si vous n\u2019y voyez pas d'inconvénients, nous servir de véhicule.\u2014Une, deux, trois, quatre.tez les secondes.Au bout d\u2019une heure, vous aurez atteint le nombre de 3,600 secondes et nous aurons parcouru un peu plus d\u2019un milliard de kilomètres.Voyageons un jour entier, 24 heures, à raison de 300,000 kilomètres à la seconde; nous voilà transportés dans l\u2019espace à près de 26 milliards de Kilomètres.Quelle distance effrayante! Un train lancé à la vitesse de 100 kilomètres à l'heure ne mettrait guère moins de 30,000 ans pour accomplir ce long voyage.Arrêtons-nous et rezardons: de quelque côté que noug nous tournions, up ciel constellé de points brillants; les étoiles n\u2019ont pas cependant changé leurs places respectives! Ici la Polal- re, puis la Grande Ourse, Arcturus du Bouvier.Plus loin, 1a belle constellation d\u2019'Orion.mais là-bas, quelle est cette nouvelle étoile plus comp- EEE REDE VE NTE | a, 20 kK) NOUVEAUTES Magasin Etabli en 1900 Fumineuse gue Sirius du Grand Chien, |-plus @rosse que.toutes les.autres, en apparence?.C'est notre soleil.Nous avons parcouru si peu de che- nin dans cet ensemble que notre Soleil nous apparaît encore comme la Mus brillante des étoiles.De l'endroit oll nous sommes, la Terre, en raison de sa petitesse, a cessé d\u2019être visible à l'oeil nu, et il fau- lrait un bien puissant télescope pour nous la montrer noyée dans les feux le celui que nous appelions l\u2019astre du four avant de quitter notre terrestre demeure.En continuant notre voyage pendant 4 années et 128 jours, nous arriverions à l\u2019étoile Alpha du Centaure.Calculez combien il y a de secondes en 4 ans et 128 jours; multipliez le nombre fantastique ainsi obtenu par 300,000 kilomètres; vous aurez la distance effrayante qui nous sépare de ce monde voisin.C\u2019est que, en effet Alpha du Cen- taure-est la plug proche étoile \u2018de la Terre, et c\u2019est pourquoi je l\u2019avais choisie: mais rien ne nous empêche d\u2019aller plus loin, de rejoindre, par exemples, celle qui est la seconde dans l\u2019ordre des distances; c\u2019est une toute petite étoile, invisible à l\u2019oeil nu, qui n\u2019a pas été baptisée par les astronomes.Il faudrait faire 430,000 fois le chemin de la Terre au Soleil pour parcourir l\u2019espace qui nous sépare de ce monde relativement proche, situé à 64 trilllons 205 \u201cbilllons de Kilomè- mètres!.S1 vous vous laissiez aller à'la tentation de rejoindre cette étoile \u2014 toujours avec la lumière pour véhicule, \u2014 vous mettriez 2,480 jours à effectuer ce voyage, c'est-à-dire près de 7 années! L'étoile polaire qui indique la direction du Nord et que vous avez souvent cherchée dans le ciel pour vous orienter, est aussi une de celles dont nous connaissons la distance.Elle est tellement éloignée que le soir, lorsque vous l\u2019apercevez, vous pourrez vous dire que ce rayon lumineux at teignant votre oeil est en route depuis plus de 46 ans! Et dire que ces étoiles sont nos voisines! Mais lorsque vous dirigez le téles- + sranle quantit* de co-| / Nouveau choix de tissus fi Nouvel étalage de bro- \u2018 Ouverture Inndi, le 21 courant : Chez F.-X.DÉSJARLAIS, cope vers les champs de la Vole lac- SE BLAN C ton blanc et jaune variés pour lingerie d'été derie et estampages PRIX SPECIAUX Pont Maskinongé.nettes résoivent en mille points scintillants, ce n'est plus par trillions de kilomètres qu\u2019il faut évaluer leur éloignement.Deux mille ang sont pro- :bablement nécessaire à la lumière pour -franchir la longue distance qui nous en sépare.Nous pouvons mieux juger maintenant de la grandeur du monde où nous sommes plongés.L'ensemble de tout ce qui existe au firmament, de toutes ces étoiles dont nos catalogues photographiques ont déjà enregistré des dizaines de millions, c\u2019est notre Univers, celui qui est accessible à nos recherches et au sein duquel nous nous trouvons, + (D'où venons-nous?) Th.MOREUX, ptre.te) vers ces piles lueurs que nos lu- LA DERNIERE HEURE DE L'ANNEE De tous les \u2018heures qu \u2018affronte L\u2019orgueilleüx oubli \u2018du trépas, Bt qui, sur l'airain- qui les compte, En fuyant impriment leurs pas, Aucune, à l'oreille insensible, Ne sonne d\u2019un glas plus terrible Que ce dernier coup de minuit.Que comme une borne fatale, Marque d'un suprême intervalle Le temps qui-commence et qui fuit.Les autres s\u2019éloignent: et glissent Comme des pieds sur les gazons, Sans que leurs bruits nous avertissent Des pas nombreux que nous fais ns; Mais cette minute accomplie, \u20ac | Jusqu'au cœur Jéger qui l\u2019oublie.{Porte le murmure et l'effroi; =\" Elle frémit à notre oreille, Et, loin de l\u2019homme qu'elle éveille, S'envole et lui: \u2018ait: \u201cCompte-mot!\u201d Compte-moi! car Dieu ma comptée \u2018Pour sa gloire \u2018et pour ton bonheur.Compte-moi! je te fus prêtée, Et tu me devras au Seigneur.Compte-moi! car l'heure sonnée Emporte avec elle une année, En amène une autre demain! \u2018Compte-moi, car le temps me presse, Compte-m i, car: je fuis sans cesge Bt ne reviens jamais en vain!\u201d LAMARTINE, En haut \u2014Le mon\u2019 went des Fepagnols 2 Buenos-Ayres, Centrale.E départ du paquebot \u2018\u2018Duehess of Atholl\u201d du Pacifique Cana- dién pour la seconda croisiire annuelle organisée-pur celte compagnie sur les côtes de l'Amérique du Sud et de l'Afrique, aura lien le 22 janvier du port de New-York.Plus de trois cents touristes du .Canada, des Etats-Unis ot des Iles Britanniques s\u2019embarqueront pour ce voyage agréable et instrue- tif; qui dèit durer plus de trois mois et permettre à ceux qui y prennent part de passer la période rigoureuse de l\u2019hiver septentrional sous los gleux plus cléments des régions du ud.Cette croisière qui se terminera à Southampton le 24 avril chain, comporte des escales ans 19 ports disséminés dans 15 pays érents.Pendant la traversée de)\u2019 Atlantique australe; de Montevideo au Cap, Afrique-Sud le \u201cDuchess of Atholl\u201d mouillers au large de l\u2019île solitaire de.Tristan où J\u2019Empress ge F; da - \u201cCunha, .France\u201d s'arrêta l\u2019an dernier.A RE Oe I a cotte petite île, isolés en plein océan, vivent dans un dénusment voisin de la misère et cutièremment sémaærés du monde Civi ilisé, une centaine &7 pécheurs d\u2019urigino anglaise.H eat +.\u201ca rars gne des navires pas- senb dunx \u20ac 3 parages, aussi la visite annuelle d\u2019un paquebot du TFacifique Canadien y est-il un événement Loon ridéraisle.Le \u201cDuchess ¢f Atholl\u201d transporter une abondante provision de vie- tuailles, vitements ot autres objets divers, dons de bienfaiteurs canadiens et anglais, qui seront distribués à ces insulaires.Après avoir repris les passagers laissés à Kingston dans sa traversée o- de Southampton à la Jamaïque, le \u201cDuchess of Atholl\u201d visitera les ports suivants: Rio de Janeiro, et Santos, ports.de mer importants du Brésil; Buenos-Ayres, Argentine et Montevideo, Uruguay.De cette dernière.ville, le paquebot ne fera.qu\u2019un arrét dans sar course de 3,000 milles vers le.Cap, mouillant à Tristan'da Cunha.\u201cA l\u2019arri= Au centre \u2014 La majcsuvres \u20ac hule + Yictoria en Afrique Fn bus, à droite - Une naturelle de l\u2019Afrique-Sud ct con rujvtion, vée du naviro au Cap, des exeur- sions seront organisées pour les touristes a Kimberley, aux chutes Victoria, à Mafeking, Johannesburg, Pretoria et P'Moritzburg.Le paquehot s\u2019arrêtera ensuite à Port Klizabeth, Durban, Dar-es- Salaam, Zanzibar et Mombassa, pour rotraverser la zone équatoriale avec arrêt à Port-Soudan, de là dans la Mer Rouge, jusqu\u2019à Port- Tewfik.A cet endroit, un convoi Spécial amènera au Caire les excursionnistes, qui y passeront six jours et visiteront les Pyramides, © Sphinx et la Vallée des Rois.Le 10 avril, le \u2018\u2018Duchess of Atholl\u201d quittera Port-Said, Egypte, pour aples, Mônte-Carlo, Gibraltar et Cherbourg et accosters, a South- atnpton le 24 avril, ayant parcouru 19,879 milles - depuis\u2019 son\u2019 départ - de New-York, trols mols auparavant.Leos paesagers \u2018canadiens ef américains pourront \u2018séjourner Londres ou s avant dere ner em Amérique e~par \u201cEm of Scotland\u201d - quittent Southamp- - ton pour Québec le 27 avril, yo \u201c pi "]
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