L'écho de Saint-Justin, 1 février 1925, lundi 2 février 1925
[" me, \u2018ages seu- \u201cœur me libé- ] » fai je la ilu mon otre oins ; pu- ques 1d il \u2018une vient uste tant | en- efs?ete euse ée à rai- ain- M.latl- der- t le que que ; au ttre.Vol.1V, No.4 JOURNAL Saint-Justin, 2 MENSUEL = .février 1925.du = Rédige en Collaboration.Le Couvent de Saint-Pauiin La Congrégation des Sœurs de I'Assomption de la S.V.comptait vingt années d'existence, Fondée le 8 septembre 1853, dans :a parcisse ce Suint- Gregoire-le-Grand, elle avait pris ru cine dans l'humilité et le silence, avait grandi lentement et, forte des béné dictions ue l'Eglise qui, dans la per sonne ue Mgr Thomas Cooko, avaii - signé son ace de naissance; le 17 août 1:56, elle s\u2019étuit essayée à l\u2019apostolat auquel elle s'étu.t vouée.Tunide en- cose dans sun expansion, par crainte sans woute de n'êrre pas assez préparée à l'œuvre si délicate et si dirficile qu esi 1 éducation de la jeunesse elle n'avait voulu accepter que quatre bDid.- sons nouvelles: La Boe-ta-k.bvre, en 1545, Gentilly et St-Célustin, on 1367, et Nicolet, en 1872.En cette dernière ville s'était transporté en 12ême temps le sièze de l'adtninistration générale.et C'est là aussi que devait s° développer la famille religieuse composée alors de quarante et un membres seu- lemeut, mais qui en comptera plis du milie en cinquante ans.1}¢ la nouvelle maison mere de Ni cole t allaient bientôt partir d'ardentes missionnaires qui, cette fo!s, se diri- : e ni-nt vers la rive nord.Dès le printemps 1472, Nessire Nestor-Odi- mi Laru-, curé de Saint-Paulin, avait : vilicité la faveur d'avoir une institution d'éducation dirigée par les Sœurs de l'Assomption.et la réponse de la conmuiunauté avait été encourageante pour le I'rêtre dévoué.En mai, dans une assemblée de la Fahrique de la puroisse, on avait résolu à l\u2019unanimi- \u201cte véter pour la construction d'un couvent, avec l'autorisation de S.G.\u201conscigneur Louis-Fran-ois- Lafièche, évêque des Troix-Rivières, une portion , le terre, depuis la salle publique au =ud, jusqu'à la ligne gui sépure le ter- \u2018in de Franvois Lay, au nord, hor 2% à l'ouest par la terre de Paul Col- lara, et à l\u2019est par le chemin du Roi, \u201ce qui peut former plus ou moins un arpent et demi de terre\u2019.Cette autorisation fut accordée avec bieaveillunce par Mgr Lafléche, le 14 mai 1572, et M.le curé Larue fit commencer immédiatement les travaux de Lui-même dirigea les efforts généreux de ses paroissiens et sut si habilemeni utiliser la bonne volonté aussi bien que les aptitudes des ouvriers que le joli couvent, en briques, aménagé avec un réel bonheur, ouvrait ses portes aux premières inissionnaires de 1 As somption, le 8 septembre 1873.Le fondatrices étaient: Sœur Sainte Marguerite, née Ida Genest, comme supé rieure, Sœur Saint-Francois-Xavier, née Célina Bouvette et Sœur Saini- Alphonse, née Sophie Côté, Sœur Sain te-Anne leur fut adjointe dans l\u2019année Si grande était la joie de ce digne prêtre à la pensée de voir se réaliser son plus cher désir, que son dévouement, sa générosité pour \u201csa maison\u201d ne connaissaient pas plus d\u2019obstacles que de bornes.Si la vénérable Merc Barat pouvait dire, en songeant à l'une de ses filles les plus aimées, qu\u2019il n\u2019est rien de si beau \u2018qu\u2019un grand cœur dans une petite maison\u201d, il nous ,faudrait ici modifier un peu les ter- ; mes et déplorer que ce \u2018grand cœur\u201d ett eu à compter avec une bourse trop petite: \u2018Le dit Messire N.-C.La- rue fuit encore (près l\u2019emplacement du couvent) donation entre vifs à la: dite communauté des Sœurs de l\u2019Assomption de tous les objets mobiliers, meubles meublants, linge, livres, cari tes géographiques, cadres, vaisselle, verreries, porcelaine, ustensiles de cuisine et autres choses quelconques ac- : tuellement dans le dit couvent et ses.: dépendances et souvent à l'usage et à ;.ullité des dites sœurs.\u201d | Ft ces \u201cmeubles meublants\u201d, un i document en donne In désignation et | l'estimation ainsi que des \u2018objets gé-.| néralement quelconques\u201d, Un mélodium, estimé à quatre-vingt- \u2018cinq piastres, un vestiaire, trente ; piastres, sept tables sur tréteaux, quatorze piastres: un fer à hosties, trente piastres, huit poëles, soixante-dix- huit piastres, etc, etc.\u201d A la chapelle seulement, il y avait pour une valeur de plus de soixante- | cinq piastres en ornements, linge d\u2019autel, vases sacrés.Au total, trois cent ; soixante-dix piastres.Le bon curé ne ! savait résister au désir de faire plai- | sir sans compter.| Le premier octobre de cette année de fondation, le couvent était doté d'une cloche.M.le curé Mayrand, de | | Ste-Ursule, présida la cérémonie du construction du futur établissement.| baptême, à laquelle assistaient cing | autres prétres, amis de M.le curé La- rue.En souvenir de ce beau jour de téte, le premier pour la nouvelle mis- chapelle.Le reste de l'année s\u2019écoula dans la paix et la joie du labeur aimé.Leurs efforts furent bénis, et les examens ; qu'en se dévouant pour l'avancement | du règne de Dieu dans les âmes, elles | avaient recueilli par surcroît l\u2019estim- | et la confiance des parents; puis dans la joie exubérante du Pasteur elles trouvaient aussi une première récompense, bien appréciée certes.Tne au- | tre jouissance d\u2019ordre surnaturel, leur | fut donnée avant leur départ pour 1- \u2018retraite annuelle: M.le curé reçut | dans la chapelle même du -couvent \\l\u2019abjuration d\u2019une protestante, et ls i chronique de l\u2019année se clôt sur cette exclamation d\u2019une âme reconnaissante et profondément émue: | \u201cQue les miséricordes du Seigneur | sont grandes et admirables! i ; Les années suivantes ne fournis- \u201cent guère à l'historien ces faits re- marguables dont s'émeuvent les ama teurs de récits \u2018captivants: les fêtes du couvent reviennent à date fixe oi à peu près, et toujours les mémes.Ct sont avec les anniversaires joyeuse ment chômés du curé de la paroisse, de la supérieure, celle de la distribution des prix, l\u2019époque de la retraite des élà- ves, la réception des enfants de Ma rie, ces deux dernières fécondes er grâces de choix.en lumières précieuses qui décidèrent souvent de l'orientation définitive de plus d\u2019une vie gue par elle-même, et s\u2019il fallait ajouter au bout de chaque nom la part de fondes laissées dans les âmes par ces pieux exercices, peut-être la matière déborderait-elle le cadre du présent riicle.A chacun de ces bienfaiteurs ordre tout divin, a été redit dans l\u2019occasion le merci du cœur; de tous le souvenir est précieusement gardé par les âmes qui ont bénéficié de leur parole et qui se sont éclairées à la lumière de leurs conseils.Puisque ces lignes sont écrites pour l\u2019'Echo de Saint-Justin, il nous sera bien permis de citer un nom: en 1877, les élèves avaient Jr bonheur d'entendre Mes sire Denis Gérin-Lajoie.alors curé de Saint-Dida- ce, le prêtre au cœur d\u2019or ét au zèle infatiga- bie, que la paroisse de Saint-Justin a vu si longtemps à l\u2019œuvre et qu\u2019elle regrette à bon droit Ce fut une retraite idéale: le prédicateur laissa parler son cœur plein de charité du Christ, et son ardente conviction, sa piété communicative, cette chaleur d\u2019accent que donne l'amour des âmes, produisirent les plus heureux fruits.Lui-méme voulut présider à la clôture des exercices, la réception des Enfants de Marie: des larmes de douce émotion vinrent sceller les promesses de Le Gcuven: de Sain.-Paulin.fidélité des chères élues et témoigner de la sincé- | sion, M.le curé Mayrand fit don aux\u2019 sœurs d'un ciboire pour leur humble ;ue juillet leur permirent de constater \u2018 Tous les noms des prédicateurs de re | traite Formeraient une liste assez lon- | bien accomplie, les impressions pro- ) | rité de leur dévotion à la Vierge Immaculée.Touché de la confiance et du !: bon esprit qu\u2019il remarquait chez ces ; élèves auquelles il venait de se prodi- - ; guer ainsi, M, Gérin voulut bien leur promettre de revenir pour une conférence tout intime cette fois: un mois \u2018plus tard, le 16 janvier 1878, il tenait sa promesse et entretenait longue- ; ment les élèves de son voyage à Rome et des impressions qu'il en avait rapportées.au couvent: M.le curé Larue annonce sa nomination a la cure de Saint- Prospère, La bonté de cœur, le dévouement, la compassion généreuse de ce (l'affection de ses paroissiens, et tous partagent aujourd'hui le chagrin de sa petite famiile du Pensionnat.Le bon Dieu entend les vœux et les supplications de ces cœurs reconnaissants, et le lendemain, M.le curé Larue est de nouveau curé de Saint-Paulin.La paroisse dans un bel élan de joie et d'actions de grâces, nrésente à son pasteur une adresse de félicitations qu\u2019elle accompagne d'un cadeau de deux cents piastres.Quatre ans ne se sont pas écoulés, que l'épreuve redoutée les menace de nouveau.En mai 1883, M.le curé La- rue est désigné pour la cure de Sainte- Gertrude, et cette fois il s\u2019agit bien d'un départ définitif.Malgré les regrets mutuels, qu'adoucit la pensée du revoir possible, M.Larue s\u2019éloigne de cette paroisse où il s\u2019est dévoué avec amour, abandonnant à la Providence l\u2019œuvre qu\u2019il a fondée au prix de tant de sacrifices, son couvent auquel il tenait par des liens si puissants, que la distance ni le temps ne sauront les briser.Il y reviendra chaque année passer quelques jours: il y sera toujours chez lui, s'intéressant à tout et à toutes, distribuant autour de lui souvenirs pieux, images et bonnes paroles.M.le curé Barolet, qui lui succéda, aspirait à la vie religieuse.Il ne fit pour ainsi dire que passer dans cette paroisse, mais il y laissa le souvenir de nombreux bienfaits.À son départ pour le noviciat des Rédemptoristes, en janvier 1887, il laissa comme cadeau d'adieu à son couvent une somme de cent piastres, aide bien précieu- \u2018se à cette époque un peu difficile dans la vie de la petite communauté.Pendant quelques années encore, l\u2019épreuve continuera d\u2019exercer l\u2019esprit de dévouement et de sacrifice des courageuses missionnaires qui, malgré le nombre décroissant des élèves, (on en viendra à ne compter qu\u2019une pensionnaire'), s\u2019obstinent à garder confiance en l\u2019avenir et à attendre l'heure du bon Dieu.Aux ressources ordinaires, qui font défaut, on s\u2019ingénie à en ajouter d\u2019autres; c\u2019est ainsi qu\u2019au printemps de 1888, la brique en mauvais état menaçant de s'écrouler, on doit «our faire face aux dépenses qu'\u2019en- trainera la réparation de la maison, organiser une petite loterie qui rap- DPortera soixante piastres.Les murs de briques remplacés par un lambris en bois, la buanderie rapprochée du trouvent et dont le haut est converti en chapelle tandis que le bas est amé- agé pour une classe des externes: a sont les travaux des vacances de 1888.M.Barolet eut pour successeur M.\u2018a cnré Edouard Laflèche qui, depuis le 17 janvier 1887, n\u2019a cessé de prodi- zuer à ses paroissiens, qui l\u2019aiment et \u2018e vénèrent justement, les trésors de (A suivre sur la dernière page) Le 23 septembre 1879, vive alarme : digne prêtre, lui ont attiré le respect, 2 L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN JOURNAL MENSUEL W.-H.GAGNE, EDITEUR-PROPRIBTAIRE, SAINT-JUSTIN, QUE.Le prix de I'abonnement est de 50 cents par année pour le Canada et 60 cents pour les Etats-Unis, payable d'avance.Les abonnements datent du ler mai où du ler novembre de chaque année.\u2014 Toute année commencée est due en entier.Pour le tarif des annonces, impressions, etc, on voudra bien s'adresser à nos bureaux.LE QUINZIEME ANNIVERSAIRE DU DEVOIR Le \u2018Devoir\u2019 de Montréal a fêté, le 15 janvier, le quinzième anniversaire de sa fondation.Le docteur Prince présidait.Le docteur Prince est un excellent médecin, un vrai patriote, puis un causeur sans pareil.Durant le pèlerinage du \u201cDevoir\u201d en Acadie, l'été dernier.il a fait pleurer là bas de bonnes vieilles Acadiennes, en leur rappelant doucement des choses pas- | sées au cours du grand dérangement.| Mais ce n'est pas tou ours triste quan: le docteur parle; il sait rire et faire rire.Puis au fond de tout cela il y a du sérieux qui fait réfléchir, qui fait naître les fortes pensées et surgir les fortes résolutions.Après le docteur Prince, le 15 janvier au soir, le directeur du \u2018\u2018Devoir\u201d, M.Henri Bourassa, le grand orateur canadien-français, notre orgueil, prit la parole.Il parla plus de deux heures, et analysa quelques problèmes de l'heure présente.C'est dans salle du Collège Sainte-Marie qu\u2019eut lieu cette réunion des amis du \u2018\u2019Devoir.\u201d L\u2019audition était considérable.M.Bourassa parla du surpeuplement de Montréal, de nos villes en général.\u201cLes sociologues, dit lora- teur, considèrent que les villes ne devraient point compter plus d'un cinquième de la population totale, pour que l'équilibre soit maintenu entre les centres urbains et les campagnes; et Cependant la métropole (Montréal) compte à elle seule près de la moitié de la population totale de la province\".Il met en garde contre les dangers de Montréal.Parmi les fléaux auxiliaires de la prostitution M.Bourassa indique la presse jaune, le cinéma et les mau- Vaises lectures.M insiste particulièrement sur la presse jaune qui péné- tre jusqu'au fond de nos campagnes les plus reculées, Le problème scolaire fut traité magistralement par M.Bourassa, ainsi que les problèmes si importants débattus depuis le commencement de la grande guerre.Quels services nous a rendus le \"Devoir\u201d depuis sa fondation, et en particulier depuis 1914! Quel dommage que ce journal ne so!t pas lu davantage! I serait assurément plus utile dans nos familles que ces bottes de papier chargés d'annonces, d\u2019images de toutes couleurs, de nouvelles à sensations malsaines.M.Georges Pelletier parla après M.Rourassa.M.Pelletier est administrateur du \u201cDevoir\u201d; c'est un journaliste de carrière qui fait une œuvre d\u2019apôtre.Il n\u2019est pas de ces gens qui se donnent aux plus riches, dont la suprême ambition est de thésauriser.Le 15 janvier au soir, M.Pelletier a résumé, on peut dire, l'existence du \u201cDevoir\u201d: il a fait mémoire de ces jours difficiles où le vaillant journal était terriblement menacé.On se rappelle les journées, les semaines angoissantes vécues au cours de la grande guerre.Du jour au lendemain, la moindre imprudence pouvait amener la ruine d\u2019u- W6 œuvro de presse faito des plus la L'ECHO DE SAINT-JUS IN, 2 FEVRIER 1925.grands sacrifices.M.Pelletier a parle ues amis du \u201cDevoir\u201d, de ce qu\u2019ils ont fait pour l'aider à vivre.L'histoire du \u201cDevoir\u201d, il faudrait un gros volume pour la raconter dans le détail, et pour dire un peu le bien que nous devons à ce journal.A I'Echo nous sommes bien modeste et bien éloignés de ce que l'on appelle les \u201ccentres intellectuels\u201d, mais nous croyons ne pas ignorer complétement ce qui se passe dans notre province de Québec, même dans les provinces anglaises de la Confédération, et nous uisons, avec bien d'autres, que le \u201cDevoir\u201d est une fortoresse qui rappelle les jours de Dollard des Ormeaux ou ceux de Montcalm et de Lévis; il y a là des héros capables de mourir pour la défense des sainies causes.Au nombre de cès héros, il en est un dont l'Echo de Saint-Justin ne peut aire le nom.Nous voulons parler de M.Omer Héroux qui combat les bons .combats de la plume depuis bientôt \u2018 trente ans.Toujours sur la bréche, le premier à signaler le danger, à sti- inuler les énergies qui sauvent.il pos- |; sède une âme d'apôtre puissante, charitable, sympathique; il rallie les forces au milieu de la tourmente, fait dresser les fronts avec fierté.Sa prose | toujours si francaise ne déparerait pas | les meilleures feuilles de France.; Que le \u201cDevoir\u201d vive longtemps, ainsi que les hommes distingués qui lui | donnent la meilleur de leurs beaux | talents! 'FEU J A.LADOUCEUR, Curé ds I; paroisse du Sacré-Cœur, Baie Shawinigan.Au soir du 19 janvier le clergé tri- fluvien avait la douleur de perdre l'un | de ses prêtres, M.le curé Jos-Adélard i Ladouceur, qui, à peine âgé de cinquante ans, mourait pieusement et allait demander à Dieu la récompense d\u2019ure vie sacerdotale bien ordonnée.Les funérailles ont eu lieu en la paroisse du Sacré-Cœur où ce bon curé repose maintenant, au milieu de ses paroissiens qu'il a tant aimés.Elles | furent solernelles, et l\u2019église de la Baie ne put reéevoir la foule venue, tant de la paroisse même que des autres paroisses des Chutes de Shawinigan.De nombreux fidèles durent rester sur le perron de l'église et suivre de là l'office funèbre.Sa Grandeur Monseigneur F.-X.Cloutier a présidé les funérailles, assisté au trône par Mgr Ls Chartier, P.A, V.G, et par M.le chanoine Frs Boulay, euré de la cathédrale.Et cinquante prêtres, dont plusieurs dignitaires ecclésiastiques, avaient tenu à venir denner par leur présence un té moignage d'estime et de sympathie au défunt, et à la population de la Baie de Shawinigan.Le service fut chanté par M.le chanoine L.-A.Dusablon, que le défunt affectionnait particulièrement, ayant eu en lui, disait-il.un ami et un conseiller fort astimé pendant les nombreuses années qu\u2019ils furent voisins de cure.Deux confrères de M.Ladonu- ceur firent l'office de diacre et de sous- diacre, M.le Chanome Roch, Supérieur du Séminaire des Missions étran- zéres, et M.Bérard, auménier des Dames Ursulines des Trois-Rivières, Le Rév.P.Morin, du Séminaire de Joliette, célébra une messe à l\u2019autel latéral.M.le Curé Ladouceur était fort en- \u2018imé de ses paroissiens, qui eurent vite compris que leur curé avait un grand cœur et les aimait profondément.Ils luf ont prouvé qu\u2019ils lui rendaient cette affection en lui faisant les funérailles paroissiales et en s\u2019efforçant de les rendre tout-à-fait solennelles, ce à quoi ils ont parfaitement réussi.Aux nombreux parents de la famille Tadouceur et aux paroissiens de la Baie de Shawinigan l\u2019Echo offre l'ex- nression de sa plus cordiale sympa- » NOTES BIOGRAPHIQUES Jos-Adélard Ladouceur est né a Saint-Justin, le 14 mai 1894, du maria ge de Narcisse Ladouceur et de Marianne Dauphinais; il fut baptisé le lendemain par le Rév.H.-V.Bellema- re, premier curé de la paroisse.\u2014 Il fit sa première communion le 18 juin 1885, sous la direction du Rév.J.-O.(rigane, vicaire, et fut confirmé le 28 juin 1886 par Mgr L.-F.Lafleche \u2014 Au mois de septembre 1888, il commença ses études à l\u2019Académie de St- Barthélemy, tenue par les Frères de St-Viateur, et il la fréquenta pendant deux années, ce qui lui suffit à faire ses éléments français et la syntaxe rançaise.-\u2014 De 1890 à 1895, il fit ses études au collège classique de Joliette jusqu'à la classe de Rhétorique inclusivement.\u2014 De 1895 à 1897 il étudia la philosophie au Séminaire de St-Sul- pice, à Montréal.\u2014 Le Grand Sém\u2019- naire de Montréal le compte parmi se: étudiants en théologie dt 1897 à 1900 Pendant ces années il\"recut, au grand Séminaire même, les différents ordres mineures et majeurs \u2014 Et enfin, dans la même institution, il reçut, le 22 décembre 1900, des mains de Mgr Bru- chési, l'onction sacerdotale qui a fait de lui un prêtre pour l'éternité.Le lendemain, il célébrait sa première messe au milieu des siens, en sa paroisse natale de Saint-Justin.\u2014 Depuis il fut vicaire pendant 21 mois à Maskinongé (ler janvier 1901 au 27 septembre 1902); à St-Stanislas de Champlain pendant 7 mois (27 septembre 1902 au ler mai 190%); à Ste-Flore de Champlain pendant 2 mois (du ler mai au 25 juin 1203); a St-Pierre de Shawinigan pendant 9 ans et 3 mois (du 25 juin 1903 au 29 septembre 1912); \u2014 Curé a la Baie de Shawinigan du 29 septembre 1912 au 19 janvier 1925, date de sa mort.FUNERAILLES DE MME ALEXIS BELLEMARE A YAMACHICHE.I.e 10 janvier, à Yamachiche, avaient lieu les funérailles de Mme Ma-! rie-Joséphine Caron, épouse du \u201coc teur Alexis Bellemare, décédée le 7 janvier, à l\u2019âge de 55 ans.La levée du corps fut faite par M.l'abbé Joseph Gélinas, préfet des études au séminaire des Trois-Rivières.Le service fut chanté par M.l\u2019abbé ÀA- délard Bellemare, curé de Batiscan.MM.les ubbés Elzéar Carufel, curé de Saint-Sévère et Georges Bellemare, ne- ven de la défunte, remplirent les offices de diacre et de sous-diacre.Pendant le service MM.lrs abbés Raoul Lamy, vicaire à Saint-Barnabé, Eugène Lamy, vicaire à la Pointe-du-Lac.célébrèrent aux autels latéraux.On remarquait dans le sanctuaire Mgr Napoléon Caron, MM.les ahbés Adélard Milot, Amédé Lamy, Ernest Jacob et Hervé Matteau.Les élèves des Frères des E.-C.\u2026.et de la Congrégation No- tre-Dame, un grand nombre de parents et d'amis occupaient la nef.Comme toujours à Yamachiche, la musique et \"e chant furent artistiques et touchants.Madame Bellemare était un modele de l\u2019épouse chrétienne.Charitable sans ostentation, elle sut aussi, jusqu\u2019à son dernier soupir, allier la gaieté à une piété véritable.Ja défunte, par sa mère, était la nièce du premier cnré \u2018e Saint-Justin, M.l\u2019abbé Honoré Bel- lemare.R.1.P.ARAM POTHIER Nons disions, 11 y a quelque temps que l\u2019honorable Aram Pothier est gouverneur du Rhode-Island, pour la deuxième fois.La vérité est que notre compatriote est gouverneur du Rhode Is- yand pour la cinquième ou la sixième ois.On sait déjà que ce distingué Cana- llen est enfant d'Yamachiche où 1! 7SS& Sa première jeunesse.Elève d\u2019a- ord gb Académie des Frères des E coles chrétiennes, à Yamachiche, il commença ensuite ses études classiques à Nicolet, et les termina au col- ege de Niagara.C\u2019est en 1870 que sa famille émigra à Woonsocket.Pothier est done le compatriote et le contemporain du poète Nérée Beau- chemin et du juge Duplessis.On a raison de dire que Yamachiche est une bonne terre! ERRATA L'Echo de Saint-Justin, 3 novembre 1924, page 6: \u201cTante Lisette\u201d lo.\u2014Retrancher le mot plus dans le 6me vers de la 5me strophe qui devr: se lire comme suit: \u201cPar le monde on n\u2019avait, hélas! qu\u2019à l'exiler 2o-11me vers de la 6me strophe: \u201cEt se dit, quant à moi au lieu de: quand à moi 3o0\u2014-S:-Remi au lieu de: St-Rémi \u201cL'Ave, maris stella\u201d 2 janvier 1925 page 11: 2me vers de la 6me strophe \u201cDans chacun des endroits au lieu de : Dans chacuns EXPOSITION DE GRAINS DE SEMENCE A LOUISEVILLE On nous prie d'annoncer que l'exposition de grains de semence aura -lipu à Louiseville, le 24 février prochain.Le montant tot::1 des prix sera, crovons-nous, de $100.00 L'an dernier, il y eut 18 exposants, la paroisse de St-Justin a obtenu $70.00 de prix, sur un total de $100 40 à distribuer.Tous les membres de la Société d'A- erieulture du Comté de Maskinonré ont droit à l'exposition sans contr:bon spéciale.ai CONFERENCE A OTTAWA PAR LE R.P.MIGNAULT SUR GERIN-LA- JOIE, Le 18 JANVIER Le Révérend Père analyse l\u2019œuvre du Littérateur Canadien et montre c-m- ment Gérin-Lajoie a réalisé le rêve de sa jeunesse en étant utile à son pays.\u2014 Analyse de \u201cJean Rivard\u201d \u201cGérin-Lajoie occupe une place à part dans la littérature canadienne: ! a surtout voulu être un littérat ur utile.Dès sa jeunesse il a fait le rêve d'être utile à son pays.C\u2019est ce qui lui inspira son magnifique roman \u201cJean Rivard le défricheur\u201d, le plus bel hymne écrit à la gloire de la race vigoureuse des défricheurs.C'est Io jugement que porte le R.P.A.-M.Mi- rnault, o.p.sur l\u2019œuvre de ce littérateur.\u201cSon nom, dit-il, appartient à l'histoire de notre littérature: il fut grand nar le cœur et le but de sa vie fut éle- -é \u201cEt l\u2019on peut dire tout à son honneur que son œuvre n\u2019a jamais \u2018\u201cblessé la pudeur, la justice et la vérité\u201d.AVIS IMPORTANT Ayant acheté trop de stock, je dois maintenant en subir les conséquences.Il me faut immédiatement convertir tout mon stock en argent coûte que coûte pour rencontrer mes nombreuses échéances venant dues ce mois.C\u2019est pourquoi durant le mois de février, je vendrai à ma nombrense cti- entèle sans égard au prix coutant, tont re \u201cque celle-ci aura besoin dans mes lignes.Tous les parfums en stock valant de $2.50 a $3.50 I'onece pour $1.50.Chaussures à 40 pour cent de réductions.Vaisselle, granit et aluminum à 50 pour cent de réductions.Et tout en proportion des prix mentionnés plus haut; Maintenant, à vous d\u2019en profiter en vous rendant immédiatement chez P.\u2026-L.COMTOIS, St- Barthélemi, P.Q. ww MM ry =.4 4 RY MASKINONGE Nous avons le regret d'annoncer la mort de M.Joseph Rainville, chef de gare du Pacifique Canadien, survenue à l'hôpital Normand des Trois-Riviè- res, le 18 du mois dernier, après une longue maladie supportée avec la plus runde résignation.M.Rainville est mort muni de tous les secours de l'Eglise, acceptant généreuseineut les sutritices que leu lui demandait, sur tout celui de mourir loin des siens.M.Ruinville était âgé de 52 ans et 10 mois.Il laisse pour le pleurer, où- tre son épouse née Eva plante, trois ftiis: MM.Paul-Emile, finissant au Séminaire de Jolielte; Romulus, assis tant-agent du Pacifique Canadien; Via- teur, du Collège de Rawdon, et six filies: Julia, Cécile, Gabrielle, Marie, Eva, Jeanne-d\u2019Arc et Thérèse.Les funéruilles eurent lieu à Maskinongé, jeudi, le 22 au milieu d'un concours considérabl: de parents et d'amis.Toute une forte délégation représentant la Compagnie du Pacifique Canadien.Lau levée du corps fut faite pur M.le curé Régis Eonin, de St- 1: thélemy.Le serv.ce fut chanté par M.l\u2019abbé Albirt Tessier, vicaire à Springfield, Mass, neveu du défunt, assisté des ubbés Jacques Piquette, professeur de philosophie au Séminaire de Joliett: et représentent de cette maison, comme diacre et Lionel Clément, profes s ur au Séminaire des Trois-Rivicres commie sous-diacre.Dans le ch eur, on remarquait M.le chanoine JF.Bé lind, curé de la paroisse, M.le curé R Pon:n, de St-Barthélemy, M.l\u2019abbé Roch Majeau, vicaire de St-Barthéle my, M.l'abbé Ernest Béland et le Frère J.-U.Mertin, directeur du col- lère de St Barthélemy.Cunduisaient le dcuil, son frère Lé : once Rainville, Jolictt:; ses beaux- frères Ovilas et À naclet Plante, de Montréal et Joseph Thibodeau, de Ste-Rose; ses trois fils, Paul-Kmile, Viateur et Romulus; ses tittes, Julia, Cécile, Gabrielle, Marie Eva et Jcanne d'Arc, ses sœurs, Mme Joseph Thibodeau, \u2018de Sainte-Rose; Mme Veuve Franc:s Coutu, de Sainte- Elisabeth: Mime Anuré Tessier, de Holyoke, Mass; A.et Ame Edmond Lafrenière, de T«rrebonne; ses belles-sœurs: Mmes Anaclet et Ovilas Plante, de Montréal; me Léonce Rainville, de Sainte Eli- sobeth; Mme Veuve Jérémie Plante.de Saint-Barthélemi; ses neveux et nièuves, M.Joseph Rainville et sa fille Zita, M.et Mme Raymond Coutu, M.Zénon Coutu, M.Arwble Fréchette, M.Joserh Houde, M.pt Mme Alexis Rainville, tous de Sainte-Elisabeth; Mme Josaphat Cou- | tu et M.Omer Rondeau, de Joliette; M.et Mme Arvin Désy, Pas: M.Lucien Plante, Melles Jeanne- d'Arc et Bernadette Plante, de St-Bar- thélemy; M.et Mme Gustave Rain- ville, de Bordeaux; ses cousins et cousines; Mme Pacifique Vandelac et sa fila Georgette, M.Joseph Pepin, tous de Montréal; opold Lachapeile.de Terrebonne; son oncle et sa tante ' Francis Bonin, M.! de l\u2019Ie-du- M.Antonio Plante, M.i Dusablon, de Batiscan: et Mme Romulus Lafrenière, Mme Lé-| Eimond Lafreniére, : Lafrenière, Michaud M.-E.-Antoinette \u2014Morin M.-Louise\u2014Morin J.-A.-Eddy Paquin M.-Irita-Blanche \u2014 Paquin Chs- Désiré \u2014 Philibert M.-Claire-Lucie \u2014 Philibert M.-Antoinette \u2014 Pepin M.- Julie \u2014 Piché M.-Aurore \u2014 Priscotte Philias \u2014 Rinfret M.-Lucie \u2014 Savoie M.-Léontine \u2014 Sicard Rese-Maria \u2014 St-Antoine M.-Lucia\u2014St-Cyr Suzanne \u2014St-Cyr J.N.-Rodrigue\u2014St-Cyr J.Wil- ly\u2014Thibodeau M.-Emma\u2014Vermette J.- Wilfrid\u2014Villeneuve M.-Palma\u2014Ville- neuve M.-Rose \u2014 William Joseph \u2014 Williams Aldéa.SEPULTURES Bastien Georgiana, ép.Alexis Bas- tien \u2014 Bastien Pierre \u2014 Bergeron J.- Alfred \u2014 Clément O.\u2014 Clément Florine, ép.Adélard Doucet \u2014 Croisetiè- re Anaclet \u2014 Drainville M.-Anna-Ar- mance \u2014 Frappier Joseph \u2014 Ladou- ceur J.-Denis-Elzéar \u2014 Ladouceur Lucinda \u2014 Lajoie Alma \u2014 Iemire Chs- Edouard \u2014 Lemire David \u2014 Lessard Rose-Alma \u2014 Masson Antoine \u2014 Morin Julie, ép.Joseph Ladouceur \u2014 Plante Julie \u2014 St-Cyr Joseph-Antoine -\u2014 Thibodeau Olivine, ép.Am.Lafre- nière \u2014 Thibodeau Salomée, ép.Jos Ladouceur \u2014 Thibodeau Malvina \u2014 Thibodeau Hilaire \u2014 Villeneuve Pierre \u2014 Williams Joseph.MARIAGES Beauvais Onésime et Aurore Fran- cœur \u2014 Dery Charles et Léodina Bas- tien \u2014 Gadoury Jérémie et Anaphet Mandeville \u2014 Giguère Louis et Phé- bée Ayotte \u2014 Gladu Pierre et Exilda Lefebvre \u2014 Lefebvre Onésime et Stéphanie Lefebvre \u2014 St-Louis Maxime et Marie-Cordélie Gagnon.LE PASSE-TEMPS Le \u201cPasse-Temps\u201d, avec le numéro de janvier, entre dans sa 31ème année d\u2019existence.Le sommaire de ce numéro (761) Nos iflustrations font voir la superbe hotellerie du Pacifique Canadien à Banff, ainsi que quelques-uns des Sports qui sont en vogue en hiver dans la célèbre station d'altitude.STEMENT surnommée la \u201creine des Rocheuses\u201d, ct désormais reconnue coinme la plus pittoresque &t la plus agréable villégiature de toutes celles que fréquentent les touristes dans nos gigantesques chaînes de montagnes de l'Ouest, Banff est en passe de devenir aussi populaire sous sa toilette hibernale, que lorsque le soleil dore les inonts Cascade, Rundle et Sulphur, et qu\u2019il fait mirer dans l'onde limpide du lac Vermillion, les sommets de ces pics majestueux.Banff ne sc signale plus seulenient à l\u2019attention du moude touristique comme station balnéaire et centre d\u2019alpinisme; elle est depuis quelques années le rendez-vous d'un grand nombre de fervents e sports d\u2019hiver, qui viennent de partout, attirés par les avantages multiples qu\u2019elle leur offre pour l\u2019exercice de leurs amusements favoris.Déjà quelques carnavals organisés dans la pittoresque petite ville de l\u2019Alberta au cours des années passées, ont remn- porté le plus complet succès, ce qui fait augurer pour la saison actuelle un festival qui surpassera, si c\u2019est possible, tout ce qui s\u2019est encore fait jusqu\u2019à présent.Ce festival, qui doit s\u2019ouvrir le 7 février prochain pour se prolonger jusqu\u2019au 14 du même mois, réunira à Banff une foule d\u2019amateurs qui prendront part à toutes sortes d\u2019intéressants tournois.C\u2019est le but des organisateurs de faire de Banff un endroit semblable à Chamonix ou St.Moritz, en Suisse, où les adeptes du ski, du bob-sleigh, de la traine sauvage, de la raquette et du patin, viendront en nombre chaque hiver pour participer À des tournois ct s\u2019adonner A ces amusements populaires de la neige et de la glace.; L'organisation du festival de 1925 est pratiquement termInée, et sous pou, les sportsmen se mettront en route pour la coquette villég'ature des Rocheuses, où règnera pendant toute la durée du carnaval unc atinosphère de gaieté et de fête.Comme par les années passées, un tremplin a été érigé sur le flune du mont Tunnel pour les sauts en skis, ainsi qu\u2019une glissoire pour la toboggan De patinoires seront mises à la disposition des patineurs et serviront aux mascarades qui VIennent habituellement mettre une note joyeuse durant.ces fêtes sportives.Des joutes de hocxey y seront disputées parmi les meilleurs clubs des environs, tandis cue les jouours de curling pourront eux aussi s\u2019y adonner À ce sport passionnant.Parmi les autres amusements au programme, on peut encore mentionner la raquette, le bob-sleigh, le ski-joring, les promenades en traîneau le long des routes qui sernentent au fond de la vallée de la Bow, et les courses d'attelages de chiens esquimaux.Comme attraction spéciale, il y aura les bains d\u2019eau chaude sulfureuse pris en plein air, une expérience unique à tenter durant un séjour à Banff en hiver.Pour résumer, on peut dire quo le carnaval de Banff sera des plus intéressants cet hiver ct fera certainement époque dans les annales sportives canadiennes. Le martyr René Goupil capturé sur le lac Saint-Pierre 1] naquit vers l'an 1607 dans la province d\u2019Anjou, France.Tout jeune encore, il demanda ins- tumment qu\u2019on le reçut au noviciat des Jésuites à Paris.Il s\u2019y révéla, durant son séjour, un sujet de grande édification, par sa stricte observance de; ln règle.Mais sa santé n'allait pas de paf avec à 26.VeUr ul il se vit contraint d\u2019abandonner la Compagnie.Dans le monde aussi il y a des pos- res de dévouement.L'ex-novice s'appliqua à l'étude de la chirurgie.Au reste la flamme de zèle ct de sacrifice ne vaccilla point en son âme généreu- +e.Il continuait ég.lement d\u2019entretenir avec ses maitres des relations cordia- \\es \u20act suivies.Ces derniers, sans doute, le renseignaient à l'occasion sur les travaux apostoliques de leurs confrères eN pays lointains.Fn 16033, les Jésnites, grâce au traité de St-Germain-en-Laye avuient repris i urs luissions canadiennes, et trois ans plus tard, inauguré la publication qui se noursuivrait jusqu\u2019en 1673 de ces fumeuses lettres connues sous le | nom de Relations et utilisées de nos), jours comme documents historigues Ce; première valeur, mais destinées, alors | surtout à susciter la sympathie, les! aumônes et les vocations françaises | pour l\u2019œuvre colonisatrice et évangé-| lisatrice de la Nouve!le-France.L'on pense bien que ces précieux; fes Mets aure tt.mber et tre les muins du jeune chirurgien qu\u2019il les dévora, en réva.Bref, un jour, il déclara à, ses amis qu\u2019il croit avoir entendu l\u2019ap- | pel à l'apostolat lointain.On l'approuve et dès que la santé le lui permet, il s'embarque pour le Canada.C'était en 1640 et René Goupil avait environ! trente-trois ans.Arrive a Québec, il se met aussitôt à la cisposition des Jésuites qui acceptaient ainsi des laïques en qualité d'O-; blats.«es donnés, comme on les appe-! lait encore, n'attendant que de Dieu: leur récompense, refusaient tout sa-| laire, La Compagnie toutefois.s'engageait à pourvoir à leurs besoins, le\u2019 reste de leurs jours.C'est donc ains.| gue René Goupil fut admis 3 collabo rer à l'œuvre apostolique de ses an cens maîtres et Jogues lui rend ce témoignage que bien qu\u2019il fut parfaite ment libre de ses allées et venues, il ne laissa jus que de se soumettre avec une grande humilité au Supérieur de lu mission.Et deux années durant il fut employé au plus bas offices de la résidence.Mais il était chirurgien aussi et à ce titre, il rendit les plus signalés services au collège, au séminaire de Notre- Dame des Anges et dans la mission algonquine de Sillery.A l\u2019Hôtel-Dieu, pareillement, il se montra assidu auprès des malades et des blessés en lesquels son esprit surnaturel lc portait « contempler le Christ lui-même, le \u2018'hrist souffrant.Mais le jour approchait où lui-même serait la plus sublime personnnification du Dieu-mar- tyr ! En l\u2019été de 1642, le Père Isaac Jo- gues était descendu à Québec afin d'obtenir des secours pour la mission du Sault Sainte-Marie, réduite à une extrême nécessité.Pendant son séjour.il ne fut pas sans remarquer le jeune et pieux chirurgien.Il lui représenta de quelle utilité il pourrait être aux missionnaires et à la population hu ronne que de fréquentes épidémies menacaient d\u2019anéantir.Considérant a lors que d\u2019une part Sillery et Québec seraient privés des secours de son art, mais que l\u2019on saurait bien l\u2019y remplacer et par ailleurs, il serait plus difficile de trouver un volontaire pour la mission huronne, René Goupil s'\u2019offrit de partir, si telle était toutefois la volonté de son Supérieur.Il n\u2019ignorait pourtant pas à quels dangers il cou- rait, surtout à cetta époque où les Iro L\u2019ECHO DE SAINT-JUS !'° quois guerroyaient contre les Hurons; Mais c'était un héros et grande fut sa joie d'apprendre que le Père Vimont :ui donnait son congé.Le voyage s\u2019effectua d\u2019abord sans incident désagréuble et ce n\u2019est qu\u2019à l'entrée des iles du lac Saint-Pierre que la rencontre redoutée se produisit.À la première décharge des Iro quois, la plupart des Hurons prirent la fuite.Sur quarante voyageurs, il ne resta que quatre Français et une di- zuaine de sauvages pour tenir tête à un parti de soixante-dix Agniers environ.Du moins, on résolut de vendre chérc: ment sa vie.Et René Goupil ne fut pas le moins intrépide.Loin de là, au dire au Père Jogues.Mais il fut fait prisonnier avec celui-ci, Guillaume Couture et quelques Hurons.C'était le 3 août 1642.La longue et si pénible passion e KHené Goupil était commencé.Pendant que les Iroquo:3 poursuivent les fuvards, il se jette aux pieds «u R.P.Jogues se con.esse, recoii l'absolution et s'offre à Dieu en sacrifice.Mais voici que les forcénés s\u2019emparent de lui, le dépouillent de ses vê- cements, Jl\u2019assaillent de coups de vOings, de bâtons et de massues.Puis d'autres surviennent qui lui arrachent uvec leurs dents presque tous les on gles et mâchent en les broyant l\u2019extrémité de ses deux index.Lui, pourtant, oublieux de ses propres souffrances, il at.ire l\u2019ait ntion du missionnaire sur un vie.llard huron qu'on est sur le point de tuer ct lui aide à instruire ur.autre captif qui demande le baptême.Cependant les Iroquois ne tarden.pas à ligotter leurs prisonniers et à les jeter au fond de leurs canots pou: un voyage qui durera treize jours\u2014à travers le lac Saint-Pierre, sur le Ri chelieu et par les lacs Chainplain et Saint-Sacrement (George).Le P.Jo gues parle ainsi des souffrances qu\u2019: endura pendant le trajet: \u201cJe sonffris au corps ds tourments quasi insu7- portables et dans l\u2019âÂme des angoissé: mortelles: la faim, la chaleur très ar dente, les menaces et la ha.ne de ces Léopards, la Couleur de nos plaies qui, pour n'être point pansées so pourris saient jusqu'à produire des vers, nous causaient a la vériié, beaucoup de dou leurs.\u201d Ainsi de Rend Goupil.C\u2019est rendant ce voyage qu\u2019il confi: un jour, au P.Jogues comb.en il avali toujours déciré se consacrer à Dieu, dans la Société de Jésus: \u201cSi vous le vouliez, mon Père, je ferais raiaiînte nant ces vœux en présence de mon Dieu et de vous.\u201d Le religieux accéda à sa demande.Cependant, en cours de route, les barbares ne cessaient de harceier les captifs.\u201cNous voyant épuisés par 5-ou 6 jours de marche, ils approchaient- de nous, de saugfroid pour nous arracher les cheveux et la barbe, et enfon cer profondément leurs ongles toujours très aigus, dans les parties du corps les plus délicates et les plus sen-, sibles.\u201d Le huitième jour du voyage.deux cents Iroquois furont rencontrés sur une île du lac Champlain.L'on mit pied à terre, et les victimes durent défiler entre deux haics de barbares qui s'amusaient à les cribler de coups.H en fut ensuite de Goupil comme de Jo gues qui écrit: \u201cIls me brûlèrent un doigt, ils m'écrasèrent l'autre avec leurs dents, et ceux qui étaient déjà- déchirés ils les pressaient et les tordaient avec une rage de démons, ils égratignaient mes plaies avec les on gles, et quand les forces me manquaient, ils m'\u2019appliquaient du feu aux bras et aux cuisses; mes compagnons furent à peu près traités comme moi.\u201d A la manière des saints, Goupil se vengea de ces cruautés en soignant un Iroquois qui était tombé malade.Le dixième jour, depuis le départ du, Saint-Laurent, les voyageurs quittèrent les eaux du lac Saint-Sacrement.Le portage dura quatre journées, et le poids des fardeaux aussi, la faim, la conffrance des plaies, l'épuisement de la marche, les injures, les coups.Finalement on arriva\u2014c\u2019était lg veil- , 7?FEVRIER 192 ie de l'Assomption\u2014au village iroquois: Ossernenon.Le protocole ue la réception fut horrible.Deux haies se formé- rent d'hommes, de femmcs et d\u2019enfants armés de bâtons et de tiges de ler.La colonne des captifs avancait lentement pour que les coups fussent plus nombreux.\u201d À peine pûmes-nous arriver, écrit le P.Jogues, jusqu\u2019à l\u2019échafaud, qui nous était préparé au milieu de cette sourgaie tunt nous étions abattus, nos corps étaient tous livides et nos faces toutes ensanglantées.Mais par-dessus tous, René Goupil était si défiguré que rien de blanc ne paraissait sur: sa face que les yeux.-Je le trouvai d\u2019autant plus beau qu\u2019il avait plus de rapport à celui qui portant une face très digne des regards et des plaisirb des, Anges, nous a'paru -comme un lépreux au milieu de ses an- Ægoisses, Etant monté sur cet échafaud, je m'\u2019écriai dans mon cœur: \u201cSpecta- culum facti sumus mundo et Angelis et hominibus propter Christum: Nous avons été faits un spectacle aux yeux au monde et des -Anges et des hommes pour Jésus-Christ\u201d.7 - \u201cSur ce lieu de triomphe et de gloire\u201d, comme s'exprime encore Je missionnaire, et\u2019 après les injures, Goupil reçut trois autres coups sur les épaules.Puis on lui coupa le pouce droit, à la première jointure.Le soir venu, on le lia \u2018par les bras et par les pieds à quatre pieux fichés en terre en forme de croix de saint André\u201d, et les enfants s\u2019amusërent à lui jeter \u2018des charbons ct des centres ardentes sur l'estomac\u201d.\u201cOQ mon Dieu! s\u2019écrie le- P.Jogues, quelles nuits! demeurer toujours dans une posture extrêmement contrainte, ne se pouvoir remuer ni tourner, dans l\u2019attente d'une infinité de vermine, qui nous assaillaient de tous côtés, être chargés dé plaies récentes et de quoi susienter la moitié de sa vie: de vérité ces tourments sont grands, mais Dieu est immense.Au lever.du soleil, on nous ramène sur notre échafaud, où nous passâmes trois jours et trois nuits dans les angoisses que je viens de décrire\u201d.: On conduisit ensuite les prisonniers, successivement, dans deux bourgades où ils furent reçus avet le-même cérémonial sanguinaire, déployé à Osser nenon, à cette différence près, cependant, qu'on s\u2019appliqud encore à raffiner davantage.On donna au jeune homme de grands coups de bâtons \u201csur les os ou sur Je gré ou larréte des jambes, lieu trës-sensible à la douleur\u201d.De plus, les jeunes gens enfon- caient des épinés et des bâtons pointus dans ses plaies, égratignant le bout.de ses.\u201cdoigts dépouillés de lcurs ongles ct les déchirant jusqu\u2019à la chair vive\u201d, Co * *x* Après que leurs co-prisonniers hurons eurent été dispersés ou mis à mort par le supplice du feu, le P.Jo- gues et René Goupil furent reconduits à Ossernenoôn, où on leur alloua une liberté relative.Ils en profitèrent pour se retirer souvent hors des murs du village et vaquer à leurs exercices de piété.Mais même là, ils n'étaient point seuls: des espions surVeillaient tous leurs mouvements et, à la fin, leur ferveur porta à son comble la rage de tes ennemis de Dieu.Il y avait six semaines que les deux prisonniers étaient cantonnés à Osser- nenon, lorsqu\u2019un jour le P.Jogues, pressentant qu'on en voulait à leur vie, conduisit son compagnon dans un bocage près de la bourgade, et lui déclara le danger qu\u2019ils couraient.Ils firent de nouveau leur sacrifice, puis s\u2019acheminèrent vers le village en réci tant le chapelet.Ils avaient déjà parcouru quatre dizaines, lorsque 2 jeunes gens leur ordonnèrent de rentrer à 13 bourgade.\u201cMon frère, dit le P.Jogues, nous ignorons ce que NOUS veulent ces hommes-là, dans des moments d'une si grande agitation.Recomman- \u2018dons-nous avec plus de ferveur à Dier | et à la très sainte Vierge, notre bonne Mare\u201d, d'autres: toutes pourries, n'avoir pas.Ot Lorsqu\u2019ils furent arriver au village, l\u2018un des deux jeunes Iroquois tira une hache, dissimulée sous son vêtement, et en frappa un coup si fort sur la tête ue René Goupil, que celui-ci tomba presque sans vie en prononçant le nom de Jésus.Le P.Jogues s\u2019attendait au 1\u2026-Ciul Sur, EL LE Jela aUSsitôL à geaoux en se recommandant à Dieu, Mais on lui dit qu\u2019on avait pas le pouvoir de :e faire mourir, parce qu'il appartenait à une autre famille.Alors \u2018je me lève vuuULipieuenu, dit-il, je cours à mon cher compagnon, qui respirait encore et je lui donne l\u2019absolution qu\u2019il avait «habicuue de recevoir tous les deux jours en s\u2019approchant du tribunal de ia pénitence.Ces deux jeunes gens ui donnèrent alors devant moi deux nouveaux coups qui le mirent au nom- vre des bienheureux\u201d.C\u2019était le 29 septembre 1642.René Goupil avait 35 ans.Plus tard le P.Jogues apprit la cause de l\u2019assasinat, L\u2019oncle du meurtrier, un vieillard, ayant vu le Père exprimer le signe de la croix, lui dit: \u201cNe fais point cela, les Hollandais disent que cette action ne vaut rien.Sache que j'ai fait tuer ton compa- \" 274 T 2 \u20ac er ar pcs, Te me x ue rf.\u201d -\u2014 A Le \"À \"+ Te ot To ol ol Hz Sr ee 25: - =: DU CANADIEN NATIONAL A 7 2 v Es \\ * Cy SOMONTO ASKATDCN ) \\ caub£ay REBINA WINNIPEZ TAŸA À l'occasion du premier anniversaire du service radiotélé- phonique du Canadien National un record de transmission simultanée a été établi.Sir Henry Thornton.président du réseau et trois vice-présidents: MM.J.E.Dalrymple, S.J.teumne,sanvouuenass Ottawa et Toronto, furent éradiées par les trois postes à la fois avec la même force et le même volume que si les orateurs avaient parlé de chacun des pcetes.Le même soir, les discours de ces messieurs furent éradiés des six autres postæ émetteurs du Canadien National situés à Moncton, Winnipeg, Saskatoon, Régina, Calgary et Edmonton, de sorte qu'ils furent entendus d'un bout à l'autre du pays dans l'espace de quelques minutes.» M.W.D.Robb, qui parlait à Montréal de l'un des trois postes unifiés, rendit cet ommage aux Canadiens-francais et aux Franco-Américains de prononcer son discours en français.Il dit ce que le Canadien National fait pour la population de langue fran- caise & ott ses bons souhaits pour la nouvelle année.tait la première fois dans l'histoire du radio canadie \u2019 i ; it c n qu'une éradiati imul- tanee aussi importante était tentée.a © fraciefion ime g président du réseau national, par- wr Mm tiem y no smermpeverarrie | Hungerford et W.D.Robb, prononcérent des discours i yd Yb du poste CNRM-Montréal, et leurs voix, transmises par IF Ny À circuit téléphonique aux postes CNRO et CNRT à PL > \u2018 fi | 3x 3 hod hed HEY ei ph RT dg, CUE DARS NOS ECOLES AU COUVENT Ont mérité les promiers rangs at Concours Mensuels: 1lere Division: Melles Albertine Gagnon, Juliette Pa- quette, Lucienne Lebeau, Irène Ca- saubon.Le Div: Melles M.-Anna Philibert, Irene Gagné, M.-Ange Lafreniére, Al- venée Toupin, Cécile Morin.ze Classe, lere Div: Marie-Jeanne Gagnon, Yvette Lebeau, Léona Gabou- ry, Noëlla Gaboury; 2e Div: Suzanne Rouleau, Irène Dupuis, Eva Laurent, Vianney Brissette, Léonurd Carufel.3e Classe, 1ère Div: Maurice Lafre- nière, Laurette Carufel, Clément Pa- quette, Paul Vouligny; 2e Div: Gem- mu Briss.tte, Azar.e Paquette, Lucien V-ligny, Gertrude Vouligny.Cours Préparatoire: Lucie Alarie.Gérald Brissette, Madeleine Clément René Fleury.Orm.ére N.E.Ecole No 4.4e année: Flora Dauphinais, Irène Bruneau, Rachel Hubert, Emile Gagnon, Alfred Hubert.3e année: Alfred Lefebvre, Aquilla l\u2019aquette, Raymond Bruneau, Yvonne Lefebvre.Lu année: G.-Albert Hubert, Francoise Clément, Marie-Claire Bussières.Rachel Paquette.Cours Préparatoire: Brigitte Clément, René Hubert, Arthur Lefebvre.M.Francoeur, inst.LOUISEVILLE, ECOLE NO 5 lère Div: S'monne Luacerte, Yvette Gagnon, Lucile Picotte; 2e Div: Clémence Picotte, Hervé Leblanc, À.-Ma- rie Béland; 3e Div: An\u2026eitte Chevalier Paul Lacombe, Albert Cloutier, A.LeEeau, Inst.2e Classe, 1ère Div: A.-Marie Bari beau, Alice Matteau, Laurentia Millei- te: Ze Div: Rita Frigon, Clairina La- combe, M.-Laure Picotie; 3e Div: Joa chim Cloutier, Réal Baribeau, Jeannette Baribeau.Germaine Lebeau, Inst.STE-URSULE Le 14 junvier dernier une jolie soirée avait lieu chez M.et Mme Charles Trudel.Parmi les personnes présentes, on remarquait: MM.Denis Pellemare, Henry Bellemare, Joseph Généreux, Maurice Malbœuf, Josaphat Charette, Henri Lambert, Euchariste Béland et Hermas Généreux, de Ste- Ursule: Georges Lajoie, Philias La- joie, Onésime Lemire, Joseph Béland, Emile Vertefeuille et lde Francceur, de St-Justin; Albert Chevalier, de I,nuiseville; Melles Cécile Bellemare.Emma Bellemare, Flora Bellemare, Marie-Jeanne Chrétien, Marguerite Lambert, Flore et Marie-Anne Mal bœuf, Rosa, Flore et Blanche Trudel, de Ste-Ursule; Yvonne et Alma Chevalier, Juliette Lessard, de Louisevil- le: Germaine Vertefeuille, de St-Jus- tin.Une autre agréable soirée avait lieu le 4 janvier chez M.et Mme Elphège Béland.Parmi les personnes présentes, on remarquait: Melles Marie-An- ge Béland, Florence Béland, Lucille et Léa Sylvestre, Jeanne Lafrenière, Rosa, Flore et Blanche Trudel, Rébecca Cécile et Emma Bellemare, de Ste Ursule; Gerinaine et Laurette Verte- feuille, de St-Justin; Amanda Béland de Maskinongé; Maria Plante, de Trois-Rivières; MM.Albert Béland.Marc-Henri et Jean Lafreniére, Jo seph Bélanger, Josaphat Charette.Henry et Déus Bellemare, Camille Sylvestre et Hermas Généreux, de Ste: Ursule; MM.Adrien Gagnon, Lucien Marchand, Joseph Béland et Emile Vertefeuille, de St-Justin; Albert Che valier, de Louiseville.Jeudi 22 janvier, un groupe de parents et d\u2019amis se rendaient sur l\u2019invitation de trois organisateurs pour I'FCHO DE SAIKT-JUSi1 , 2 FEVRIER 182}, fêter le 50e anniversaire de naissanc« de M.Harry Lambert.La fête débuta par de la musique très bien rendue.Une adresse récitée par sa fille Annette ainsi qu\u2019un magnifique cadeau lui furent présentés.La soirée se passa | d\u2019une manière très agréable et très | distrayanie, on connaît déjà l\u2019hospi-! ilté du héros de la fête.Y participaient, d\u2019abord les organisateurs: MM.Charlie Turner, Henri St-Louis et Victorin Rivard; MM.et Mmes Na poléon St-Louis, L.-G.Plourde, Jos Chevalier, Urgel St-Louis, Télesphore Vincent; Mme Armand Lapointe, de Shawinigan; M.Charles-Edouard Pa quin; Melles Berthe et Jeannette St- Louis, Luména et Gertrude St-Louis, Cécile et Colombe Rivard, Berthe-Ali- ce, Antoinette et Gabrielle Bernier, Laura, Exilia et Marie-Rose Morin, Alma et Yvonne Chevalier, Diane Lambert, Lina Turner, Laura Turner, Ma -ie-Blanche Paquin, Marguerite Lam: bert, Alice Thisdale, Thérèse Pichet- :: MM.Raymond Bellemare, Donat St-Yves, Albert Chevalier, Bernardir.et Florent Thisdale, Frank Desserres, Antoine et Henri Lambert, Willie et f£éo Vincent, Emile Morin, Georges et Alix Desrosiers, Arthur Vincent, Lu cien Lambert, Léonide et Rosario Ber- geron, Antonin Bernier, David et Ide Francœur, Wellie et Léopold St-Louis Léo Pichette.Alcide et Rosaire St- Louis, Rêve Elliotte, Wellie Noël, \u2018ank St-Louis, Clinton Turner, Fen- dy Turner, Jessie Leber, Maurice Mal- ~nf, Joseph Généreux, Stanislas A- yotte, Armand Fournier, Isidore Bé land, Hector Lacoursière, LOUISEVILLE Une jolie soirée avait lieu dernière ment chez M.et Mme Napoléon Croi setière, à l\u2019occasion de la visite de leur fille, Mme Jacques Morency et soi fils Jean.Parmi les personnes présentes on remarquait: M.Antoine Croi- setière, M.et Mme Jos Croisetière et leur fillette Juliette, Melle B.Croise- 1ère, te Maskinongé, Meile Rosa Rousseau, M.et Mme F.-X.Héroux et leur fille Carmel, Melles Lanrentina, Blan dine, Marg., Anita et Imelda Lafre- nière, MM.W.Clément, O.Ricard et LE.Masse.T1 y eut chant et musique et on se sépara à une heure avancée en emportant le meilleur souvenir de cette agréabe soirée.Le jour des Rois, une belle réunion wait lieu chez Mme Joseph Lafreniè- re.Etaient présents: Melles Lauren- ina, Blandine, Marguerite, Anita, 1 melda et Lucie Lafrenière, M.et Mme 3 Ricard, Mme Jacques Morency, \u2018me À.Désaulniers.M.Léo Lafreniè- re, Melles Bernadette Croisetière, Annette Lemay, Annette et Corinne Dé- saulniers, Marie-Anne Ricard; MM.N- Croisetière, Antoine Croisetière, W ('lJément, Ovide Ricard, C.Dalcourt.Clément Philibert, Jule Lemyre et Georges Veillette.De passage.\u2014 Mme Jos Dupont, sa fille Mme Askin et son fils Robert, ainsi que M.Laurent, de Syracuse N.Y.ez M.Philippe Houde.\u2014 M.William Houde, instructeur agricole pour le district de Montréal et son frère Philippe, étudiant agro- ï1ome à Oka, chez leur père M.Phi- npe Houde.-\u2014 M.et Mme George Cusson, de Pointe-aux-Trembles, Montréal, M.et Mme L.-D.Ouellette et leurs fillettes \u201cvette et Gisèle chez M.Luc Pépin xt Mme Jos Lafreniere, \u2014 M.Alpide Lebeau, de Maskinongé, chez sa belle-sceur Mme Jos Lafreniè- re.\u2014 M.Armand Lafrenière de Montréal, chez sa mère Mme D.Lafrenière.\u2014 M.Charlemagne Caumartin, de \u2018+ Barthélemi, était de passage à Loui- seville dernièrement.\u2014 Mme Eugène Hébert et son petit- *1g Réal Lamirande sont revenus d\u2019un voyage de deux mois à St-Ulric, comté le Matane.Mme Hébert n'avait pas revu sa place natale depuis 30 ans, \u2014 M.Léo, Melles Laurentina, Marguerite et Anita Lafrenière sont allés 1 Maskinongé dernièrement pour assister aux funérailles de leur cousine, elle Rose Lafreniere, Décès.\u2014 M.À.St-Louis est décédé après une courte maladie.C'était un de nos citoyens les plus estimés.Il laisse pour déplorer sa perte, quatre enfants, deux garçons et deux filles.-\u2014 M.Napoléon Bazin est aussi décédé dans le courant de décembre après une longue maladie soufferte avec patience et résignation.\u2014 Est aussi décédée après une longue et cruelle maladie, Mme Elzéar Sicard, née Clara Allard.Outre son époux, elle laisse pour pleurer sa perte, sa mère, Mme N.Picard et deux belles-filles, Melles Claircie et Rita Si- card, Aux familles en deuil, nos plus sincères sympathies.Accident.\u2014 Dimanche le 25 janvier, une petite fille de trois ans, enfant de M.et Mme Arthur Picotte, née Arman- dia Cloutier, mettait le feu à ses vé- ments en jouant avec des allumettes.Elle est horriblement brûlée et on ne croit pas qu\u2019elle puisse survivre à ses brûlures.M.Lucien Ricard est revenu enchanté d\u2019une promenade de trois semaines aux Trois-Rivières.Naissance.\u2014 M.et Mme Antonio Dalcourt ont l'honneur de faire part à leurs parents et amis de la naissance d'un fils baptisé Joseph-Raymond- Gérard.Parrain et marraine, M.et Mme Jos Dalcourt, grands-parents de l'enfant.STE-ELISABETH IN MEMORIAM ALICE FORGET En ce moment où l'œil ne voit que le trépas Que serais-je, grand Dieu, si vous ne me parliez pas! Si de mon faible instinct, l\u2019infaillible espérance Ne me répondait pas que tout n\u2019est qu\u2019apparence, Qu\u2019un peu d'argile, ici sur l'argile jeté N'ensevelit pas l'âme et l'immortalité! (Lamartine) Vingt printemps à peine ont-ils bercé sa jeunesse que la mort impitoyable est venue la ravir à l'affection des siens! Telle une fleur éphémère, onu- vrant son pur calice aux rayons du soleil se courbe ensuite sur sa tige pour n\u2019en plus jamais respirer la chaleur.Telle la litorne a l'aube de nos hivers, triste et mélancolique, se dirige sous un ciel plus clément! Oui, à vingt ans! à l\u2019âge où le cœur est altéré de tendresses infinies, où l'enthousiasme et ses ardeurs font bouillonner la sève, où des pensées généreuses, des affections cées, des aspirations sans bornes captivent l'intelligence et nous font espérer aux promesses du monde, à vingt ans, toi, tu l'a quitté! Plus sage que nous qui te pleurons, tu as compris que la lumière de ce monde est un verre trompeur que sa faveur est une onde que toujours quelque vent empé- che de calmer.Enfin lassée de vivre ses vanités tu l\u2019a quitté en faisant généreusement le ! sacrifice de ta vie.Oui, nos yeux ont vu le trépas et si tôt que sa présence nous a vaincus.Mais à présent que nous avons pleuré, pourquoi ne pas être aussi sage que le poète et répéter avec lui \u201cque tout n\u2019est qu\u2019apparence\u201d, Les funérailles ont eu lieu à l\u2019église naroissiale de Ste-Elisabeth, mardi le * ienvier, au milieu d\u2019une assistance considérable de parents et d'amis.Le service fut chanté par M.I.Gagnon, curé de la paroisse, assisté des abbés A.Alarie et V.Piette, comme diacres.Les porteurs étaient MM.A.Asselin, B.Gagnon, A.Turcot et L.Allard.Portaient les coins du poéle: Melles L.Asselin, M.-L.Gagnon, À.Forget et F, Allard.- La collecte fut faite par Melles Y- vénne Chévrette, Bb St-Norbert »t -\u2014 commen- ~ Aurore Allard, de Joliette.Conduisaient le deuil: M.Wilfrid Forget, père, M.Wilfrid Forget, fils, M.Gérard Forget, Melle Elisabeth Forget, M.et Mme Hervé Allard, M.et Mme Adolphe Villemure, M.et Mme Oscar Lavallée, M.Arthur Lavallée, Melle Christiana Lavallée, Mme Lucien Pay- ette, de Joliette; MM.Nap.et Ubuld Vervil, des Trois-Rivières, MM.Edou- ard, Jules et Chs-Ed.Coutu ainsi que M.Elphège Allard, de St-Barthélemi.Accompagnaient le cortège: Dr Ma- gnan, M.J.Boisvert, maire de la pa- \u2018oisse, M.Eug.Tellier, Melle M.-R./illemure, Melles Léa Allard, Alicia Armandine et Marie-Anna Allard, de Joliette; MM.Oscar et Armand Chevrette, de St-Norbert; MM.Adélard Villemeure, Azarias Pépin, de Ste-E- lisabeth; MM.Ovilas Allard, Origène Allard, Philias Gagnon, M.et Mme Donat Tellier, Melle Annette Tellier, Alexandrina Tellier, M.Euclide Phili- bert et autres.La défunte laisse pour la pleurer, outre son père et sa mère M, et Mme Wilfrid Forget, deux frères et trois sœurs: M.Wilfrid Forget, cultivateur t M.Gérard Forget, étudiant; Melle Elisabeth, Mme A.Villemure, née Lé- ontine et Mme H.Allard, née Cécile: De nombreux bouquets spirituels furent offerts.Nos sympathies à la famille en deuil.SHAWINIGAN M.et Mme Orphir Brousseau ont le plaisir de faire part à leurs parents et mis de la naissance d\u2019une fille baptisée Rita-Yvette-Ysanta.Parrain et marraine, M.et Mme Ovila Brière.Porteuse Mme Joseph L\u2019Abbé.MONTREAL M.Pierre St-Antoine, de la rue Masson, Rosemont, a fait l\u2019acquisition d'une belle ferme de 2650 arpents à Chambly Canton.Il est parti ces jours derniers, avec sa famille, pour y demeu- oT.ARMAND DUMONTIER Commercant de bois, BOIS DE CHARPENTE, PLANCGHIES, *BARDEAUX, BOIS PREPARE ET MOULURES DE TOUTES SURTES, Je tiens aussi le charbon de toutes sortes : Coke, Chestnut, Aigle, ete.AU PLUS BAS PRIX DU MARCHE.ST-BARTHELEMI, P.Q.VOUS TROUVEREZ A L'Echo de Saint-Justin UN TRES BEAU CHOIX DE Romans, Contes, Chansonniers, Livres d\u2019histoires, Livres de cut- sine, Livres de classe, Livres de prières, Pièces de théâtre, Articles de fantaiste, Papeteries, Imageries, Etc.Ete.Articles de Toilette Vous trouverez à notre magasin un trës beau choix d'articles de toilette Parfums de toutes sortes, Poudres de toilette, Lotions, Bay-Rhum, Pâtes à dent, Savons, Brosses, etc.Nous vendons et recommandons les poudres et parfums de la Parfumerie Jutras et le parfum René.Magasin W.-H.GAGNE, SAINT-JUSTIN, P.Q.Tel.Bell 12 RICHARD LESSARD, Be.L, NOTAIRE Argent à prêter, Règlements de successions, Assurances, Collection, Etc.Bureau voisin de la Banque Provinciale.- 'STE.URSULE, Comt3 de Maskinongét 8b ! MONTREAL Sont allés à St-Justin pour les fêtes du jour de an: MM.et Mmes W.L.Gagné, Henri Duchesnay, Wilfrid Du- chesnay, MM.Léo Gagnon, Avila Du- chesnay, Ovila Laurent, Justinien St-' Anvoire, Frank Ladouceur.M.le notaire J.-A.Savoie, accompagné de sa dame sont de retour d'un voyage de plusieurs semaines en Floride.Ils sont revenus enchantés de leur voyage.Ils ont visités plusieurs villes importantes de la Floride.; MM.P.-O.Paquette, Roméo Toupin et Antonin Gagné, de St Justin, étaient en visite à Montréal dernièrement.Le jour des Rois: Mme Alfred Richard du Parc.Lafontaine, invitait ses parents A un .seupcr de famille, Ont pris part à cette réunion: Ses enfants, sal.Edgar, Euclide, Henri, Alfred Richard: M.et- Mme Wilirid Duchesnay, Honri Duchesnay, Mme Alfred Richard, MM.Robert, Paul-Armand et Juiien Richard.À minuit un magnifique réveillon fut servi aux invités.11 y eut chant et musique une partie de la soirée et tous se sont retirés enchantés de leur agréable soirée.M.Henri Barrette, accompagné de sa sceur Melle Anna Barrette, sont al-; lés passer les fétes-du jour de l'an chez leur père M.Georges Barrette, de | St-Barthélemy.; M.Félix Desrochers, avocat, accompagné de son frère le Prof, J.-J.Des- rochers, violoniste, sont allés passer les fêtes du jour de l'an chez leur père M.Charles Desrochers, à St-Char- les sur Richelieu.Melle Thérèsa Duchesnay, de St- Justin, est en visite à Montréal.M.Wilfrid Duchesnay, est allé aux Trois-Rivières dernièrement, par affaires.; Co M.Henri Richard, est allé à Québec dernièrement par-affaires.; M.Stanislas Thibodeau, de Rose- mont, donnait\u2019 une soirée, aux Rois.L'assistance était nombreuse \u2018et on s'amusa ferme.\u2019 M.et Mme Georges Barrette, de St- Barthélemi, étaient de passage ces jours derniers chez leur gendre M.; William-I.Gagné, de la rue Fabre.: s sont vonus assister aux funérailles de leur cousin, le Dr A.-X.Robichon.BELLE SOIREE DU CERCLE DES VOYAGEURS DE: COMMERCE AU CERCLE DE MONTREAL Le samedi, 13 décembre dernier, une: cérémonie toute particulière se dérou-| la au cours de l\u2019assemblée tenue par l'A.C.V.On présenta à M.Félix Des- rochers, avoeat, le diplôme de membre bienfaiteur insigne de l'Association.Cette dernière voulait marquer à M.Desrochers sa reconnaissance pour tous les services rendus et principalement pour s'être eonstitué le porte- parole officiel de l'Association dans sa grande campagne entreprise contre le blasphéme.A lui seul M.Desro- chers a prononcé 23 conférences sur ce sujet dans différents endroits de la province.M.le Président, P.Villeneuve exprima toute la joie qu\u2019il ressentait de remettre ce diplôme à celui qui l'avait si bien gagné et il demanda à M.Des- rochers de bien vouloir donner ses impressions.Ce dernier débuta par quelques remarques toutes spirituelles au sujet ; du chiffre 13, puis il expliqua ses rai-' sons d'aimer l'association en s\u2019élevant | \u2018NN en chène de 240 ga lons, bac, etc.graduellement jusque vers les sphè-! res de la haute éloquence il montra le rôle admirable tenu par l'association | et paya un large tribut d\u2019admiration | aux RR.Peres Jésuites, eux, les véri-' tables fondateurs de l'A.C.V, | I1 démontra ce qu'était.qu\u2019un Jésuite et pour cela, il cita d'un bout à !} rtre la fameuse lettre écrite par le R.P.Doncœur, S.J, au premier ministre de France M.Herriot au \u2018sujet de la persécution déclanchée par ce camion contre les ordres religieux.tte lettre reprit M.Desrochers re.=e.LS battre, courroies, etc.à vendre à bon- Hubert, Saint Justin; PQ L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, 2 FEVRIER 1925, flète l'âme du Jésuite, et dans une ma- | e + | gnifique péroraison il promit son oen- Ë : cours tout entier à l'association catho-' 4 lique des Voyageurs de Commerce.| Ohl La conférence, ce soir-là fut donnée par M.Eugène Chartier, de\u2019 l'Agence \"\u201d des Voyages Hone.ll traita du pèlerinage canadien à Rome, à l'occasion des fêtes du Jubiié.( M.Chs-Aug.Bertrand, avocat, membre bienfaiteur de l'Association, re- I mercia M.Chartier avec tact et humour.M.Desrochers devait reprendre la parole un peu plus tard et cette fois 7 ce fut pour fairg du recrutement en LS A faveur de \u2018l\u2019Echo de Saint-Justin\".\u2018Par toutes sories de saillies il dérida -\u2014 son auditoire et il sut créer une si vont de pair.Essayez-le pou bonne impression que 30 membres de l'Association donnaient immédiatement leurs noms comme abonnés à \u201cI'Echo de Saint-Justin\u201d 4 MM.Wilfrid Duchesnay et William-L.Gagné, enchantés d'une conquête semblable.ST-DIDACE Thé de haute qualité vendu minum.oo0 I00000 M.Joseph Trudel, de passage à Ste- Elisabeth, chez son frère Albert et| chez MM.Joseph et Adelme Adam.SOREL MM.Oza, Vianney et Melle Cécile Brissette, de St-Justin, de passage à Sorel chez leur oncle M.Onésime Valois.ST-BARTHELEMI Melle Gabrielle Cartier est allée\u2019 passer une quinzaine à Maskinongé chez sa cousine Melle Antoinette Cartier.; Mme Ovide Cartier, de Maskinongé, ; est vehue passer une semaine chez; son fils Edmond Cartier, boulanger.ier a0 Oooo GOOA00 IBS 000 00S NISOOO0 ORO BN0000 c00000 og LE THE GRANDI EN POPULARITE L'usage du thé devient si populaire | par tout le monde que les jardins ne suffisent pas à la demande malgré les plus grands efforts pour répondre à la demande.Comme résultat, le prix: du thé a augmenté et une élévation.plus grande est imminente.M.J.-W.GAGNON EST ELU MAIRE DE LOUISEVILLE _ Au moment d'aller sous presse, le téléphone nous apprend que M.J.-W Gagnon a été ré-élu maire de Louise- ville par 11 voix de majorité.Son ad- jersaire était M.le notaire J.-A.Cou- u.Petites Annonces L'ECHO DE SAINT-JUSTIN est lug mn ven ares angers ac à Magasin W.-H.GAGNE, SAINT-JUSTIN.000009750009! 990009000500 0000000000000000 000900090000: vendre.à louer ou à éthanger, essayez 5 nos petites annonces\u2014vous serez sur; 8 pris du résultat.la TARIF : 25 mots où moins 50 cents; 3 cents par mot additionnel.BST N\u2019oubliez pas que vous pouvez vous 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grandissons.Elle penche un peu vers la route comme pour vouloir conter sa légende à In nouvelle génération qui passe en la saluunt comme nos aïeux.C'est qu'elle a une légende, la vieille croix de la Rivière, toute noire avec ses angles peints en blanc.I faut que je vous la dise, comme je la tiens de grand\u2019père qui lui aussi s'en est allé dormir de l'éternel repos.11 y a de çu bien des années.on était en juin, et la récolte annonçait mal: l\u2019avoine n'avait pas levé et les tiges toutes vertes étaient clair semées dans la grande pièce en arrière de la grange.Une sécheresse durait : depuis le printemps, et le ciel sem.hlait toujours.rer.Apres la grand\u2019 messe, tous les: dimanches, monsieur le curé faisait des prières pour demander de la pluie, et, il exhortait à la résignation et à la confiance., mais la pluie ne venait pas.Un jour donc, après avoir semé le dernier grain dans le carré de la.coulée, grand\u2019père coupa un cèlre sur le prand côceun, puis.l'équarrissa- e, l'ajustage, une couche de peinture, une fosse profonde avec l\u2019aide du voisin, ct le soir,.le rang de la Rivière avait une croix plantée dans notre grand jardin sur le bord de la route.Avec le samedi, on fit les préparatifs de sa bénédiction: on planta des sapins; aux bras de la croix pendaient les courants des bois, et, la maison prit un air de fête.Jamais il n'était venu tant de mon- Je dans le rang que ce dimanche-là.C'est que, voyez-vous, le curé au prône avait annoncé la bénédiction de la «roix de chez-nous: on y ferait les lièrcs pour demander de la pluie.et, wo le monde avec le fléau était à la ferveur.Le bon curé fit les pr'ères de la bénédiction, on chanta des cantiques: \u201cVive Jésus, vive sa croix\u201d on supplia le Ciel de répandre sa rosée, et, l'allocution touchante de la fin de la cérémonie mit dans l\u2019âÂme de ces héros du sol, la confiance et l'espoir, les plus purs ornements de cette vie.Lu bénédiction était terminée, la lon- ste file de voitures se dispersa em- portunt le souvenir, et la croix demeura toujours.Que de choses depuis n\u2019a-t-elle pas Toujours elle semblait partager l'allégresse de la famille qui conduisait un nouvel enfant au baptême, car ses parents lui apnrendront à la saluer, en passant.Ses longs bras semblaient comme une bénédiction par ces mots:.soyez heureux, aux nouveaux époux en tête le la noce, venant de se jurer devant le prêtre un amour inséparable dans le bonheur comme dans le malheur.Les jours sombres sont venus., le rang est en émoi: la vieille croix voit des va et vient rapides.Un matin sans soleil dans la nature, comme dans les cœurs des bons paysans, Un cortège silencieux aux parures dc deuil défile lentement à l'ombre de la croix qui semble offrir ses pleurs à ceux que la volonté de Dieu a éprouvés.Et, Ce n\u2019est pas tout.Un religieux refrain semble epcore à mon souve | : coiffure sans respect humain; | Deux doists, pas davantage : ir résonner dans la fraîcheur printemps, s\u2019élever du parterre de la inaison paternelle, en face de la Croix, e mêler au parfum des lilas et de la \u2018Orêt verte, et planer sur le labour et «re remuée: \u201cC\u2019est le mois de Marie, \u201cC'est le mois le plus beau.\u201cA la Vierge chérie, \u201cDisons un chant nouveau.Oui, c'est le inois de Marie., à la croix de la Rivière.C\u2019est le rendezvous chaque soir du mois.Les voisins de chaque côté arrivent les uns après les autres avec leur costume de travail; sans fierté, sans ostentation.Les hommes parlent des labours, des semailles, des espérances qui les animent; les femmes jasent à qui mieux mieux du rouissage du lin, du savon à faire, du filage, et de que sais-je encore.Les jeunes gens s\u2019en font une petite réunion.On se demande., \u201cSais-tu qu'un tel se marie.sera-t- nn invité?\u201d Et les propos de la jeunesse s\u2019allongent tandis que les enfants folâtrent.-\u2014.Tout le monde est arrivé, on fait le mois de Marie: le chapelet, la lecture, le chant, la prière et le murmure monte comme un encens dans le calme du soir.On parle encore un peu, et,.tous entrent au logis, emportant une dose d'énergie nouvelle, puisée ainsi dans la prière de chaque jour durant le mois.! et c\u2019était ainsi chaque année.C\u2019est une tradition qui s\u2019est conser- - | vée avec la foi et la confiance en la .ne pas vouloir pleu-, croix parmi les défricheurs du sol.C\u2019est un culte plein d\u2019admiration: on s'incline devant la croix, on enlève sa c\u2019est un second temple, dans chaque paroisse, et.la vénération dont on l'entoure est digne du culte dont on honore la vieille église du village.Oui, vieilles croix, demeurez ou les aleux vous ont plantées, conservez la pieuse confiance de nos paysans et leurs plus chères traditions.Elancées vers le ciel, soyez toujours le puissant intermédiaire entre Celui que vous a vez porté et la prière de l'humanité.Et vous, heureux du sol.conservez vos croix, aimez-les, vénérez-les com: me les anciens, et, que la tradition demeure telle que vous l'avez recue.Toujours nous verrons chaque pays vanter ses belles, chaque ndrovince ses beautés, et, chaque rang,.sa croix.J-R.P.L'ALCOOL Versez avec lenteur l'alcool dans le verre, ensuite saisissez Une carafe d\u2019eau, bien froide ; puis versez, Versez inut doucement, d'une main très légère.Que petit à neti votre main accélère La verte infusion; puis augmentez.pressez Le volume de l'eau, la main haute, et cessez- Quand vous aurez jugé la liqueur assez claire.Laissez-la- reposer une minute encor: Couvez-la du regard, comme on rouve un trésor Aspirez son parfum qui donne le bien- être ! Enfin, pour couronner tant de soins inouïs, Bien délicatement prenez le verre, et puis Lancez, sans hésiter le tout par la fenêtre.Faites abonner vos parents et amis à l'ECHO DE SAINT-JUSTIN.LISEZ NOS ANNONCES ET ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS.du| * og PE ea tea 7020 da 070 02e dTo 30 07e 30070030 020030 090 070 070 0 7a020 070400 00 Ja 0Le 00 030030 02e 020 00 0F 070 0 Ve a%e 09e 0e 6%e ae loadooele colonel fe * e e oo + > oe \"or i e e e o : Nous pouvon 1S 1alré vos impressions \"oe * ete Ld [XO oe .Souto ete ct 0 te ot 030 0e alee\u2019 3s ed0eleel Je odeede el: oes 030 e303: a a a a Le A a gpa Joedn ed eeeelocfeelecte æ ool: Raa oQeeloelelsade oe = () vane vous aurez besoin d'im- = + pressions quelconques, n\u2019ou- + DCCC 0.090.0% 0% ¢% 6% o*% CON 00,00,00.86 4000 # L'Echo de Saint-Fustin, LR} +, 0 aa 2°, +, 22e state 020000010020 bo 030030 olsode ale afe sds a0 e500 0a 00% 3002043 o3e Srafe ole ade ofeafe ola fe oleae fu steno ale ole} toed alsa efooclode dle oe bliez pas que nous sommes en mesure > * de vous faire ces travaux d'une facon x os = oe * artistique, rapide et à bon compte.$ A > oe + ole & NOS SPECIALITES EX ge ern oe + Factures, En-têtes de Lettres, Enve- + ogo loppes, Memorandums, Cartes de vi- + o site, Cartes d'Affaires, Invitations, se + - Programmes, Lettres de faire-part, < oo Cartes Mortuaires, Affiches, Pancar- x tes, Circulaires, Etiquettes, Recus oe et Billets, Billets de Râfle, Brochu- * res, Prospectus, Livrets de Comp- oo toir, Calendriers, BEtc., Etc.= x * Lettres funéraires imprimées à quel- $ ques minutes d'avis.+ Lo ute 07e 020020 070030030070 S000 eteoteetacte es eds feels 4 000 0 0 00 070030 070 0002 a ado 2000 Soot oo 0 oo ool ede S 8 Adressez toute commande ou demande d'information à $ PC soos 0 .à\u201d Saint-Justin, P.Q.Sod @ 8 8 0 8 de Perse et seal d\u2019Hudson.gO Û og .8 fauts de confection.Ë 8 J.-A.- 2 i _ 6 HOI, 8 sou La Compagnie de Fourrures RELIABLE, COUTU, Gérant, St-Pa he Ouest, Montréal.(vne porte à l\u2019est cde la rue McGill) 000000000D00ODSG0O0ON0O COCO O PARA SPP RATSPTTR PT ROGORE sooon 00900000905000000000900099090000000 SOCOUOUGOOEH La Vraie Place pour les Bonnes Fourrures vd SI CHG francais de premier choix avec garnitures assorties ainsi que mouton Nous faisons une spécialité de réparations à prix modérés.3 8 Nous possédons un assortiment complet de MANTEAUX en seal Toutes nos marchandises sont garanties pour lai qualité et dé- GOUTTE UNE BRISE PARFUMÉE DANS CHAQUE DU PARFUM \u201cPARFAIT-BONHEUR\u201d\" DE J.JUTRAS.OH que vous êtes :;heureuses gentilles Canadiennes d\u2019avoir'dans votre province une parfumerie canadienne-française qui produit des excellents !parfums tels que : \u201cFaites-moi Rêver\u201d \u201cBoule-de-Neige\u201d \u201cParfait-Bonkeur dont la renommée s\u2019étend dans tout le pays.RER RER RENE RR SR SHIRA Ree Retournez ce couzon et vous recevrez gratuitement des buvards parfumés au \u2018\u2018 Par- fait- Bonheur.\u201d Nom .been on RE Adresse .RE vers Route ruraleno.cen Comté .rae aa.cen Province.Ceereans La Parfumerie J.Jutras, 1739 Ave.Papineau, Montréal. 10 L\u2019'ÉCHO DE SAINT-JUSTIN, 2 FEVRIER 1925.oy .» | La résolution suivante a été adop- a Premiere Guignolée «à r'aéresse de M.1e Maire: En souvenir de notre soirée mémo- à Louisevill ; i 1a première guignolée, nous, quelques à OHISEY \u20ac ;membres de cette tête, nous tenons à présenter à notre maire et organisa- Maire Gagnon, la première Guigno-! cères félicitations pour le grand suc- lée remporte un beau succès à Loui-' cès qui couronne cette œuvre.Vous seville.\u2014 Générosité des citoyens.: 3vez été M.Gagnon, l'âme de la soi- {rable, ou nous fêtons en Louiseville, Organisée sous la direction de M.le: eur, M.J-W.Gagnon, nos plus sin- GOUTER ET DISCOURS i comme pour le dévouement et pour le Pour la première fois on a couru aj zèle comme pour la générosité, ainsi, Louiseville la guignolée pour le bé-im.le Maire, recevez nos plus sincè- néfice de la société St-Vincent d@|res félicitations qui encore une fois rée et vous serez désormais comme autrefois notre modèle pour l'honneur, Paul.L'initiative en fut prise par les Chevaliers de Colomb avec le con- | sont les plus sincères.Signé, Elzéar Roy, agronome; Ro- cours de quelques dévoués citoyens.| | bert Lafleur, E.E.D; Léon Vadebon- M.le Maire J.-W.Gagnon avait la di-| cœur, marchand; Roland Lafleur, Erection de la guignolée, accompagnant | E, M.les dévoués Chevaliers ainsi que leurs amis par toute la ville.La gaieté n\u2019a cessé de régner durant toute la soirée et l'on a su unir l\u2019utile à l'agréable, chacun faisant un travail très actif pour l\u2019œuvre qu\u2019ils poursuivaient.Les citoyens de la ville de Louiseville se sont montrés très généreux envers nos Guignoleux.Le montant rapporté fut de $201.00 en argent et en nature.Font partie des Chevaliers de Colomb à Louiseville: MM.J.-W.Gagnon, maire, Clovis Caron, régistrateur, J.-E.Roy, agronome, Edm.Loranger, assis- tant-gérant de la Banque d'Hochela- ga; Arthur Giguere, Philippe Boucher, maitre de poste; Edmond Gaucher, Léo Vadeboncœur, Zoël Des- cheneaux, Albert Ringuette, Wilfrid Lambert, Origène Gélinas, Edouard Pi- cotte, Hector Bellemare, L.-F.Fleury, et C.-E.Descheneaux.Ont prêté leurs concours aux Chevaliers de Colomb: MM.Robert Lafleur, Willie Pichette, Roland Lafleur, Emile Savoie, J.-C.Gagnon, Emile Massé, Donat Lefebvre, et Jos Trépanier.M.F.-X.Lafleur ainsi que M.Arthur Gi- guère avaient mis gratuitement à la disposition des Guignoleux, chacun une voiture.M.le maire invita tous les guigno- leux à prendre un goûter.La soirée se termina par un goûter aux huîtres.Des discours furent prononcés par MM.le maire Gagnon, Roland Lafleur, E.E.M., Wilfrid Lambert, Robert La- fleur, E.E.D., Elzéar Roy, agronome.L'on parla de l'œuvre de la St-Vincent de Paul et des Chevaliers de Colomb et l'on se sépara à une heure assez avancée chacun emportant un bon souvenir de l'inauguration de la gui- gnolée à Louiseville.Voici la chanson qui a été chantée à cette occasion.1 Bonjour le maître et la maîtresse, Et tous les gens de la maison, Nous acquittons, cela nous presse, Notre devoir de la saison, Une fois l'an, c\u2019est raisonnable, Ce n\u2019est pas trop, En ces temps de bonne table, Du bon fricot.On court ce soir la guignolée, Pour tous les pauvres du canton, Plaira-t-il à cette assemblée, De nous faire un généreux don, La côtelette ou l\u2019échignée, \"Ca nous convient, Nous ferons plus forte saignée L'hiver qui vient.3 La guignolée, la guignoloche, C'est charité pour l\u2019indigent, On met de tout dans notre poche, Du pain, du beurre et de l'argent, Si vous n\u2019avez rien cette année, Nous prendrons bien la fille aînée, Pour badiner.4 Merci, le maître et la maîtresse, Et tous les gens de la maison, Merci pour votre politesse, Pour votre aimable et poli don, Heureux, joyeux, on vous souhaite, Le Nouvel An Progpérité, table parfaite, Al = DI SERVICE DE RENSEIGNEMENTS DE LA METROPOLITAN Edifice Jackson, Uttawa, Canada.La situation relative à la santé publique au Canada, est satisfaisante, si l'on se base sur les stutistitiques vita- es (lu mois de novembre, et qui sont relevées d'un groupe de un million et demi de personnes de la classe industrielle eu ce pays.La moyenne de la mortalité a été de 7.6 par 1,000, ce qui est.une faible moyenne à cette 6- poque de l'année.La diminution est Jue en grande partie à un déclin dans la mortalité causée par les maladies intestinales, la tuberculose, la néphrite chronique, l'hémorhagie cérébrale et le cancer.La mortalité causée par la grippe, la pneumonie et autres maladies de l'organe respiratoire, est à peu près égale en moyenne & ce qu'elle était durant le mois précédent.Durant les cing derniers mois, quatre cas de suicide et quatre cas d'homicide ont été rapportés en Canada, ce qui offre un contraste frappant avec les chiffres rapportés aux Etats- Unis pour ces genres de mort violentes, durant la même période.LA LYRE Avec son numéro de décembre, \u201cLa Lyre\u201d ouvre 4 ses abonnés et & ses lecteurs un concours des plus intéressants.Il s\u2019agit d\u2019indiquer les compositions que l\u2019on préfère parmi celles qui ont été publiées durant l'année.Elle décernera des prix à ceux qui auront désigné le plus de noms de compositeurs parmi ceux qu'aura élus la majorité des suffrages.Par \u201cLe Chant d'église\u201d, \u201cLa Lyre\u201d présente à ses lecteurs un nouveau collaborateur avantageusement connu en Europe, M.l'abbé P.Chassang, principal rédacteur de la \u201cRevue Ste- Cécile\u201d de Paris.Ce numéro contient de plus des notes biographiques sur M.Joseph Vé- zina, sur Giacomo Puccini et sur Gabriel Fauré.\u2014 Le rôle de des Grieux, dans \u201cManon\u201d, par le ténor Francelil, de Paris.\u2014 Le théâtre à Montréal, par Fabrio.\u2014 Que doit-on préférer chez l'honime, l\u2019inte ligence ou 1] b>an té?(Page nouvelle ouverte aux lectrices de \u201cLa Lyre\".Le pianiste francais Robert Schmitz, par Alfred Aliberté, \u2014 Nos derniers concerts, par R.-Victor Brault.\u2014 Des possibilités d'organiser un concours de belles voix parmi les amateurs.\u2014Nou- velles mondiales.\u2014 Concerts à Montréal et dans la province de Québec.\u2014 Echos et nouvelles.La partie musicale contient: Pour le piano: \u2018\u2019Barcarolie\u201d, de M.Ernest Patience, pièce de concert des plus intéressantes qui plaira certainement aux élèves avancés.\u2014 \u2018\u2019Valse Romanesque\u201d, une des belles compositions de M.Léo LeSieur, d\u2019un genre léger et de moyenne difficulté.Pour le chant: \u2018La bénédiction paternelle\u201d, par Os- ~ar O'Brien, une autre chanson du Carillon Canadüion de Charles Mar- + va chand.\u2014 \u201cLes Anges dans nos cam-| -\u2014Pour vos travaux d'inipressions, pagnes\u201d, pour une voix seule ou duo.adressez-vous à l\u2019Echo de Saint-Justin; On peut se procurer \u201cLa Lyre\u201d, au|un homme de 35 années d'expérience prix de 26c, chez les marchands de mu- |est à la tête de ses ateliers, ce qui sique, les dépositaires de jounaux, où | vous assure une exécution parfaite de en s'adressant aux éditeurs, au No 207 ! vos travaux et ses prix sont très moue St-Denis, Montréal.dérés.BIIIIEGEESE DIDI CLS CECE CL \u20ace CR = CINQ REMEDES QUI MERITENT VOTRE, § \u201c CONFIANCE, PARCE QU'ILS SONT Li FRUIT LE 25 ANS D'EXPERIENCE, sont indiquées dane les Les Pilules Toniques du Dr Comtois, maladies suivantes: Maux d\u2019estomac, indigestions, maladies du foie, Dalpitations du vœur, constipation, faiblesse, nervosité, épuisement 'génér al, sensation de fatigue et surtout amaigrisbe- ment.Prix #1.00 la boîte pour un mois de traitement.e: * J ¢ v .ess a?ee 4e aa 20e EE ee 2.- mp pee COURRIER DE LA.c.v.CERCLE Ce qui se passe chez les.\u201cChevaliers \u2026 la\u201d Valise.\u201d ! \u201cLie Voyageur.\u2018Catholique oftre \u2018ses veux de bonne et sainte année à tous les membres de l\u2019Association, à tous: ses \u2018abonnés, tous ses lecteurs et tous.ceux \u201cqu ortribuant, directement ou indirectement au succès de son œuvre d apostolat.Pour se rendre agréable, il s'est mis en train de faire toilette\u2019 neuve; nouvelle couverture «n- trois! couleurs, nouvelle.disposition.à l'inté-! rieur, questions plus varies et a ini intérêt général.C'est\u2019 dans .ce costume attrayant qu\u2019il salue ls siens 3 l'au.! | ¢ re: lg tour il leur \u2018demande \u2018ses \u2018étren qu\u2019:ntéressent l'œ lat et les ques | race, te J Bglise et de notre beau pays.Valeur commerciale de \u2018la religion ne puissante maison ju.ve de Montréal.Le il y a quelque temps, deux voyageurs, membres de A.C.V.et anciens retraitants; \u2018étaient proms, fun trésorier gérant, l'autre comptable d\u2019une puissante maison juive de Montréal.L'un des principaux employés de la maison, un protestant, reprochait au patron: \u201cPourquoi n\u2019avez-vous pas su.vi l'ordre des promotions?\u2014 Que voulez-vous, dit le patron: chacun ses intérêts.B.et G.sont des catho- hiqu's pratiquants; ils ne.\u2018me voleront.pas, où s\u2019îls me volent, ils restifferont bien à qui de droit, car ils vont à con- ie-se ct leur religion leur commande de restituer.\u201d Il l\u2019avoua même à nos deux membres de l\u2019A.C.\u2018V.: \u201cC\u2019est pour cette raison que je vous ai préférés a tant de Juifs et de protestants, «! même à certains Canadiens-fran- cais, francs-magons, qui Jravailient pour moi.\u201d Bravo à I'A: C.\u201cPourquoi pas un aber bilingue ans un Canada bilingue.\u201d l'A.C.V.a.pris l\u2019initiative de cette- belle idée.Lors du 10e anniversaire de l'A.Cl V.avant de se séparer, les membres\u2019) ) uyplaudirent unanimement les réso- | to ons suivantes: -\u2014 Saipplique au Souverain Pontife pour instituer une fête liturgique qui sous le titre de Jésus-Christ\u2014Roi uni- «v.uel des Sociétés, solennisera les droits souverains du Christ sur les sociétés.: à \u2014 TIA, C.V.prie avec instance I'Honor able Premier Ministre et\u2019 Procureur général de la Province de Québec de prendre les mesures nécessaires pour protéger la famille et la société en cette province en y faisant- observer strictement les lois concernant l'observance du dimanche.3 \u2014 l'A.C.V.prie avec instance.T'lion.Premier Ministre de la Provin-| ce de Québec, de proclamer officiellement le 24 juin, féte légale; attendu que le 24 juin est pour tous les Cana- die ,7«français, la fête nationale.: -\u2014 Résolu de mettre toujours les intérêt de la religion et de la race au-dessus des coteries\u2019 d\u2019un parti po-| litique quelconque et de travailler avec ardeur à attirer dans leurs rangs: tous les voyageurs de commerce ca- nadiens-français qui ont à cœur les Le de l'Eglise et de leur nationa- 1 -\u2014 De propager.la revue \u201cLe Voyageur Catholique.\u201d Deux Nouveaux \u2018Cercles, \u2014 Deux nouveaux cercles ont été fondés ré-| cemment: Le 7 décembre, à Granby, et le 8 décembre à Valleyfield, tous! deux sont en excellente santé et pleins| de vie.M.Albert Gingras est le Pré-| sident du Cercle de.Granby, et M.le |.curé R.-T.Lamoureux.en \u2018est l\u2019eumô-| nier-directeuf.Albert \u2018Lefebvre, est le Prési-! Cercle de ValleyAeld, et M.DE MONTREAL| pe bêtes TA.C.vw compte actuellement seize cercles, et depuis deux ans, elle en à fondé huit.Collation de diplômes.\u2014 Le 13 dé- \u201c|cembre, superbe assemblée, plus de 100 membres présents, collation de deux diplômes de membres bienfaiteurs dont l'un à-M.Félix.Desrochers,.\u201cavocat, qui rend d'inappréciables services au cercle, collation de 14 dipld- mes de membres actifs, un discours à l'emporte pièce où M.Félix Desro- chers fit un éloge très éloquent et des voyageurs-apôtres et des Jésuites.U- De conférence bien Eoûtée sur le pele-| rinage canadien à Rome, le 5 mai 11925; un\u2018 discours.de M: l'avocat .Chs- \\uguste.Bertrand, président @ ho neur Saint-Justin .ve dit C\u2019est de le répandre chez tous ceux | quelques paroles élogieuses VE œuvre de notre aposto | e.l\u201cEcho de Saint-Justin\u201d et fit a \u2018membre présent 1 j copie.de ce journal, lequel fut lu avec beaucoup.a\u2019 \u2018intérêt.M.le Président bien vouloir présenter ce petit journal aux Ce pote de La.de V.M.eu 4 ans, à la demande du curé d\u2019alors feu Mer Gérin.\u2014 11 eût des.Paroles | 722 teur M: W-H.> Lo qui se \u201cdépense sans compter pour faire de ce journal un des \u2018plus instructifs de: \u2018la région.Ce petit journal comptera bientôt 5,- 000-de circulation; et il pria les voya- fut très applaudi et presque.tous lés voyageurs se sont abonnés.Retraites fermées.\u2014 Le groupe del: M.E.-A.Labelle a réuni le 20 décem- | F we BEN, i ageurs- de commerce.Durant 1924, \u201chuit goupes de retraitants sont passés à la Villa St-Martin ~~ 332 retraitants dont 240 voyageurs] de commerce.Election du conseil fédéral dé l\u2019A: C: V.\u2014 Le Te conseil fédéral de-d\u2019A, C.dernière réunion au cours de laquelle les officiers suivants ont été élus pour l'année 1925.MM.J.-A.Trépanier, président, élu pour un 4e terme; J.-A.Bernier, premier.vice-président; Eugène \u2018Brais, deuxième \u2018vice-président; J.-H.-A.Raymond, trésorier; Eugène Thouin, secrétaire-archiviste; Bruno | _harbonneau,\u2019 secrétaire \u2018eprrespon- dant.\u201cJ-LI.Gaguon, assis.-trésorier ; Jos.Légaré, assistant secrétaire-archi- | viste,; Ludger Sirois, asst.secrétaire- \u2018correspondant; :Elie Rodier, C.Damien Bertrand, Horace Caisse, J:-B { Therrien et Oscar Gince, conseillers.: | L'élection: 8\u2019 \u2018est terminée par: ui allocution du R: P.Geo.LeBel, S.-J;, \u2018a tiré des.conclusions générales \u2018du congrès- et les deux résolutions suivantes ont été adoptées.\u201cLe Voyageur\u2019 Catholique\u201d les hom: V.remplacent plus les chambres d'hôtels, \u2018partout où \u2018le \u201cNe \u2018me.blasphémez pas.Au\u2018 Cercle des Trois-Rivières, \u2014 Di- bre dernier, 28 retraitants dont 25: voy- V.a tenu dimanche: le \u201811 janvier sa- \u2018statue\u2019 de St-Jean-Baptisté, \u2018patron du: aumônier-directeur .général ide lAs-/.1, \u2014 Que: tous les cercles rivalisent |.a\u2019 émulation pour abonner au: \u2018journal si patrons, Clients, , hôte- chance tout en.faisant l\u2019aun \u2018Refuge Den-Bosco.: : Prix des billets: 1: \u2018pour $0.25; 10 | pour $1.00; 100 pour $5.00; \u2018600 pour.» \u2018$25.00; 3, 000.pour $100.00; 25, ;000\u2018pour besoin se fait sentir, les images du} Beurs reconnu$.comme les amis de la Sacré-Cœur: \u2018bonne Presse :de\u2019 s'abonner à cet in- \"| recteur ou \" séléphonez 6821, Retugs téreésant petit journal.M.Desrochers \u2018 :| Don-Bosca, Québec.manche, de\u201d 11 janvier, le cércle dès 2 de cireéfistance fut donné par le cha- \u2018hoifie F¥on Lamothe, aumônier du mo- Cn nastére du Précieux Sang.Il traita du ~*~ vôle de la famille, laquelle dit-il doit être à base de religion.H fut religieusement écouté.Le soir, dans les salles -dù cercle, c\u2019était fête de famille.un arbre de Noël avait été préparé pour les enfants des membres, à qui on distribua une quantité de jouets.Il y eut musique et chant, aussi une partie de Whist, suivie d\u2019une fête aux huîtres et d\u2019un magnifique goûter.Sur.la fin de la soirée, M.le chanoine Bou» lay curé de la cathédrale bénit une jercle local.Cette statue ornera à l\u2019a venir les salles du cercle.Un orches- PRE tre: -exécuta \u2018un joli.programme.mu | aL \u201cTous garderont .un\u2019 souvenir \u2018à rable de cette belle fête.2me prix: $2, 000.00.en \u2018argent 3me prix: $1,000.00 en argent 4me prix: \u2018$500.00 en argen me prix: $100.00 en argent.JF Achetez vos.billets! Courez votr $500.00.Ecrivez.à l'abbé Philippon iptre-di- \u201cVous, recevrez vos\u201d b en décembre dernier.:\u2026pesser les fêtes du Jour de l'An au cornes et instruments arstoires.Cum vec sa femme et ses six enfants, eh route | M Waller mings, 3 \u201cCette brave famille Écossaise, dont lè © ee dus te forme.en bi \u2018au Canada cette même année et alia s\u2019établir sur Une ferme, el | 80 acres de terrain entièrement en cultüte ot-de tout-un-matériel de fume comprenant.shevau: \u2018est dujourd\u2019hui propriétair&de 480 ac os = ans vale ju + de toutun: cher Un Ecossais à qui la Terre Canadienne a été Favorable w bord du \u201cMelita\u201d du Pacifique Canadien ef est un prospère fermier de la Saskatchewan; s\u2019énh den ait charretier dans la ville de Gl A ratthewan.Ses affaires furent ai fructueuses dy quil do ut Glasgo ui en 1907 w, émigra Tous les- membres accompagnés de : leur famille y assistaient.Le sermop ler prix: a ito: d'un \u2018mil Honnatre, :$11,600.00.\u201d - 12 No 4.La Première Canadienne da Nord-Ouest ou Biographie de Marie-Anne.Gabou- ry, arrivée au Nord-Ouest en 1806, et décédée à Saint-Boniface à l'âge de 98 ans par M.l'abbé G.Dugast.Le fort des Prairies, appelé aujour- d\u2019hui Edmonton était le fort le plus important de l\u2019ouest à cette époque.C\u2019était le grand point de réunion des sauvages.Les Indiens de toutes les tribus s\u2019y rencontraient: des Pieds Noirs, des Assiniboines, des Sarcis, : uc.gens du Sang, des Cris, etc, et quand ces diverses nations étaient rassemblées auiour du fort, elles inspiraient souvent des craintes très sé- .rieuses aux bourgeois et aux employés.Il s\u2019y livra plus d\u2019une bataille où le sang coula, où plus d'un combattant trouva la mort.Ceux qui avaient la garde des forts avaient souvent besoin d'une audace invincible et de muscles d\u2019acier pour dominer ces barbares, qui ne connaissaient d\u2019autre sonveraineté que celle de la force et de la bravoure.Les sauvages sont comme les fauves qu\u2019on ne dompte que par la puissance du regard.On raconte qu'une fois, le bourgeois d\u2019un fort sur la Saskatchewan était resté seul au poste avec un serviteur, pendant que tous les employés étaient allés, les uns à la prairie, les autres conduire des pièces à un fort voisin.Une bande de Pieds-Noirs, qui étaient campés à quelques arpents de la palissade, s\u2019avisérent a l\u2019entrée de la nuit d'aller se faire ouvrir les portes du fort pour demander de la boisson et du tabac.Sachant que le bourgeois était seul avec son serviteur, ils s\u2019imaginaient avoir facitement raison de lui en l'intimidant par leur nombre, et ne doutant nullement qu'ils en obtiendraient tout ce qu'ils voudraient.Ils se rendirent donc auprès de la porte principale du fort et se mirent à frapper pour entrer.Le serviteur, effrayé par ce bruit, accourut pour voir de quoi il s'agissait.I] ouvrit un petit guichet, par lequel on pouvait examiner sans danger les gens du dehors.Quand il aperçut cette bande de sauvages à une heure aussi avancée de la nuit, il! comprit que l'affaire allait être sérieuse.Le bourgeois était déjà au lit.Le serviteur dit aux sauvages d'attendre un moment, qu\u2019il allait avertir son maître et apporter les clefs du fort.De chaque côté de la porte il y avait une tourelle munie d\u2019un bon canon chargé à balles.Il n\u2019y avait qu\u2019à y mettre le feu pour faire danser les sauvages.Le bourgeois dit à son serviteur: \u201cVa däns l\u2019une des tourelles; ote les balles qui sont dans te canon et laisse seulement la charge de poudre; j'en ferai autant de l\u2019autre côté, puis quand Je te crieral: tue, tu tueras.\u201d\u2019 Pendant ce temps la, les sauvages attendaient patiemment à la porte, croyant en vérité qu'on était à chercher les clefs pour les introduire.Quand.le bourgeois fut rendu à l\u2019affût du canon, duquel il arracha les balles, il poussa un cri à son serviteur pour l'avertir de faire feu.Les deux coups partirent presqu\u2019en méme temps, Les sauvages qui ne s\u2019attendalent pas à ce salut solennel, faillirent en perdre connaissance.Ils furent si effrayés qu'ils bondirent trois pieds en l'air: puis obéissant au ressort qui les pous- salent en avant, ils s\u2019élancérent du côté de leur camp, sans regarder ni à droite ni à gauche.Le bourgeois, joyeux et triomphant, passa la tête à travers une ouverture et leur cria: arrêtez, arrêtez, j'ai encore un autre coup à vous tirer.\u201d Il paraît qu\u2019ils lui firent grâce de ce coup et qu\u2019ils ne furent point tentés de revenir.Mais on ne s\u2019en tirait pas toujours aussi gaîment.ns unk autre occasion, un fort L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, 2 FEVRIER 1925, voisin de celui-ci fut le théâtre d\u2019une scène affreuse.Les employés du fort étaient partis, un matin, avec des canots, pour porter des provisions à quelques lieues plus haut, dans un autre poste de traite, et le commis, nommé Kite, était resté seul.Les ca- traverser la rivière et de leur racon-; sages des sauvages et À parlait façi.ter la scène effrayante dont il avait lement leur langue.Il s'approcha don été le témoin.Tels étaient les dangers que les avoir donné la main en signe de paix voyageurs couraient, à cette époque! il les pria d'aller camper plus loin, , À our le service des compa nies, dans | fin de laisser Teposer sa femme qui ?pes l\u2019ouest.était fatiguée et malade.ces immenses solitudes de ots étaient conduits par quatre Ca-: Un pareil genre de vie devait offrir nadieas: rangeau, suivait les Canadiens dans un petit canot.Durant la journée, des sauvages, qui étaient campés de l\u2019autre côté de la rivière, vis-à-vis le fort, envoyèrent un jeune Indien au imaga- sin pour acheter de la poudre.Quand le commis lui eut donné ce qu'il demandait, il lui mit, en badinant, la main sur la tête, sans penser que le jeune Indien pourrait prendre ombra- Be de cette démoñstration familière et pure de toute mauvaise intention.À peine de retour à son camp, celui- ci tomba malade, et mourut avant la fin de la journée.Au moment de rendre le dernier soupir, il dit à ses parents que c\u2019était le commis du fort qui était la cause de son mal; que, le matin, il lui avait jeté un sort mauvais en lui mettant la main sur la tête.Les sauvages ne crurent que trop facilement à la parole de l'enfant.Pour eux, le commis n\u2019était ni plus ni moins qu'un sorcier dont il fallait se débarrasser le plus tôt possible.L'occasion était favorable; contre un seul homme la lutte devait être facile et Je pillage sans danger.Le lendemain, à la pointe du jour, les sauvages traversèrent donc en grand nombre la rivière, pénétrèrent dans le magasin, se ruèrent sur le commis et le percèrent à coups de .couteau.Ils commencèrent ensuite à piller le fort.Pendant ce temps les Canadiens qui étaient partis la veille s\u2019en revenaient sans soupçonner j\u2019ombre d'un danger.Une vieille métis, qui vivait parmi les sauvages, sachant qu\u2019on allait les massacrer dès qu\u2019ils mettraient pied sur la côte, essaya de leur sauver la vie sans exposer la sienne.Elle alla se placer sur une petite île, à deux ou trois milles plus haut, pour arrêter les voyageurs quand elle les verrait passer.Malheureusement il était tard quand ils passèrent, ils ne la remarquèrent pas et elle ne réussit pas à se faire entendre.En arrivant au fort les sauvages les assassinèrent, et prirent la fuite.- Tourangeau, le métis, étuit demeuré en arrière des Canadiens, et n'arriva au fort qu'un jour après eux.Il fut supris en débarquant de ne voir personne sur ja côte.Il se dirigea vers la porte pour voir quelle était la cause du silence qui régnait partout.Le premier objet qui frappa ses regards fut le cadavre d\u2019un de ses compagnons qui était percé de coups de couteau.À mesure qu\u2019il pénètre dans l'intérieur du fort il rencontre les autres cadavres et enfin le corps du commis en décomposition.Comme il n\u2019y a plus là aucun être humain vivant, 1 ne peut recevoir d'explication sur cette horrible boucherie.Il commence à son- zer que peut-être des sauvages, cachés dans les environs, vont lui faire subir le même sort et que déjà on le vise pour le tuer.Fou de peur, il court à son canot, le pousse au large et se met à ramer de toutes ses forces pour atteindre le poste voisin.Il se proposait de voyager toute la nuit, afin de se soustraire à la poursuite des sauvages.Vers dix heures du soir, il a- percut sur la grève un grand feu environné de monde.A la distance où il se trouvait fl ne lui était pas possible de distinguer si c\u2019étaient des ennemis.Quand il fut arrivé vis-à-vis le campement, il adressa la parole en français, afin de voir si ces gens ne seraient pas des Canadiens du poste voisin.Grande fut sa joie quand il entendit qu\u2019on lui répondait dans la même langue, c\u2019étaient des employés de la Compagnie qui, eux aussi, allaient porter des provisions dans des postes plus éloignés.Touraugeau se hâta de Mme Lajimonière hiverna pendant quatre années consécutives au fort des Prairies.Arrivée à ce poste dans l\u2019au- tonne de 1808, elle ne retourna à la rivière Rouge qu'au printemps de 1811.Pendant l'hiver, son mari était absent la plus grande partie du temps, pour visiter ses pièges et se procurer des fourrures, Il n'était pas engagé au service des compagnirs, il chassait pour son propre compte, et vendait ses pelleteries au fort comme les Ir- diens.Le printemps, quand le temps des belles fourrures était passé, M.Lajimonière laissait le fort pour aller à la prairie chasser le buffle; sa femme l'accompagnait.Elle montait à cheval, et chevauchait des journécs entières à travers les prairies et les bois.Quand son mari trouvait un endroit favorable pour la chasse, il y plantait sa tente et yv séjournait quel que temps.Durant l'été de 1808, M.Lajimonière ; était campé sur les bords d'une petite rivière avec son compagnon Belgrade, qui lui aussi avait sa femme à la prairie.Ur jour qu'ils étaient à visi ter leurs pièges au loin et que les deux femmes étaient restées seules sous la ente, tout à coup une bande de sauvages de la nation des Cris passa auprès de leur tente.En apercevant cette petite loge isolée autour de laquelle ils ne voyaient personne, les sauvages eurent la curiosité de la visiter.Dès que la femme de Belgrade les vit approcher, elle saisit dans ses bras l'enfant de Mme Lajimonière, et se sauva à toutes jantbes dans le bois, croyant que les sauvages allaient los massa crer.Ils entourèrent la loge, et le chef de la bande descendit pour examiner s\u2019il n\u2019y aurait pas là un ennemi caché.Mme Lajimonière, qui n\u2019était pas accoutumée à ces visites crut un instant que sa dernière heure était arrivée.Quand le chet indien se présenta à l\u2019ouverture de la tente il ne fut \u2018as peu surpris de voir à genoux une jeune femme blanche comme il n\u2019en avait jamais vue.Mme Lajimonière, an effet, était à genoux au milieu de ia loge et disait son chapelet deman- lant à la sainte Vierge de la protéger.Il y avait parmi ces sauvages un Canadien du nom de Batoche Leten dre; 1! avait épousé une femme de \u2018eur tribu et avait adopté leur genre de vie.Il s'approcha lui aussi de la loge de Mme Lajimonière et dès qu\u2019il recon nut une Canadienne, il se hâta de ln rassurer en lui disant qu\u2019elle n'avait rien à craindre de leur part: \u201cJe vis depuis longtemps au milieu d'eux, dit- il, et je suis certain qu\u2019ils ne vous feront aucun mal\u201d Ces paroles rassurèrent un peu Mme Lajimonière.Ce- sendant, seule au milieu d\u2019un désert, \u2018vec une bande de guerriers Sauvages à la recherche de quelque ennemi à scalper, les heures lui parurent d\u2019une longueur désespérante.Vers la fin du jour, son mari était de retour de la chasse.Il fut étrangement surpris de trouver d'aussi nombreux visiteurs autour de sa loge; les uns étaient nonchalamment étendus sur l\u2019herbe, fumant leur calumet, les autres avaient soin de leurs chevaux à quelque distance.Il crut d\u2019abord que sa femme avait été massacrée et que le même sort l\u2019attendait.Ne la voyant pas sortir de sa tente, il lui cria d\u2019aussi loin qu\u2019il put se faire entendre: \u2018Marie-Anne.vis-tu encore?\u201d \u201cOui, dit-elle, je vis mais je me meurs de peur.\u201d M.Lajittonière connaissait les u- Montour, Millet, Morin et Peu d'attraits à une femme accoutu-/Monière qu'il était leur ami, qu\u2019il ne St-Germain.Un métis, nommé Tou-; Mée à la vie paisible des campagnes, ; du Canada.an, hardiment de la bande, et après leur Les sauvages assurèrent à M.Lai, Î lui voulaient aucun mal et qu'ils y À laient, en effet, passer la nuit un pey Ë plus loin.: Quand ils furent partis, la femme de Belgrade, qui avait passé li journée cachée dans le bois, revint trou.À ver Mme Lajimonière avec son en.§ fant, et tous trois se félicitèrent d'en avoir été quittes pour la peur.Le lendemain, J.-Bte Lajimonière et son compagnon levèrent le camp pour se rapprocher du fort des Prairies.On était alors au mois d'août.Mme La.jimonière suivait son mari à cheval, portant avec elle son enfant emmail.lotté dans un sac qu'elle laissait pendre d'un côté du cheval, tandis que de l'autre côté elle portait un sac de provisions, qui par son poids contr by ancait le poids de l\u2019enfant et l'empé- chait de tomber.Mme l.ajimoniére chevauchait ainsi des journées entières quand it tallait retourner au fort des Prairies pour reprendre les quartiers d'hiver.Mn.rant la saison d\u2019été, son mari se portait quelquefois à du grandes distances du fort.Cette année là, il avait campé quelque temps dans les envi rons de la rivière Bataille.Deux ou trois jours après son aventure «vec les sauvages, M.Lajimonière état au milieu d\u2019une grande prairie îré.quentée par d'innombrables troupeaux de buffles, quand tout-à-coup il rrp.contra sur son passage une bande de ces animaux.La présence d'un trou peau de buffles produit sur les chevaux des chasseurs un effet étonnant.Sans être excité par son cavalier, un cheval parfois s\u2019élance à la poursuite les buffles avec tant d'ardeur quil \u2018vient impossible de le maîtriser.Le ~hasgeur, ainsi mêlé à des milliers d'animaux lancés dans une course fu- vibonde, court les plus grands dangers.(à suivre) DIFFERENTES MANIERES D'AIDER NOTRE PETIT JOURNAL O\u2014\u2014\u2014\u2014_ 1-\u2014En s\u2019y abonnant ou en parnnt son abonnement.2\u2014Ein lui procurant de nouveaux abonnés.3.\u2014Kn le faisant lire.4\u2014En lui apportant une collaboration littéraire.5.\u2014En sollicitant des annonces à son intention.6.-\u2014En encourageant nos annonceurs, disant que vous avez vu leurs annonces dans notre journal, _\u20140 Vu le nouveau régtement adopté par les banques à l'effet de n\u2019accepter au pair aucun chèque venant de l\u2019extérieur, nous prions nos clients et abonnés de payer leurs comptes par mandats ou bons de poste.A l'avance nous remercions tous ceux qui voudront bien tenir compte de ces petits détails.\u2014 0 Les trois premiers volumes de I'Echo de Saint-Justin : No 1, novembre 1921 à octobre 1922: No Il ' 1922 \u201c 1923, No IH .1923 1924, brochés, sont en vente à nos bureaux au prix de $1.00 chacun franco.\u201c Atelier L\u2019Aide aux Aveugles Paniers de toutes sortes Chaises rempaillées, Raquettes, Matelas refaits | Balais, Vadrouilles, Lavettas 23 Jeanne Mance, - MONTREAL.Spécialité: jonc tissé ou ajouré. hors sa\u201d pénêtr corniche, supérieu gel leu 8 mél Sur l'u Vgieuse.nauté de que côté fenêtres, deu L irçes, égale 1e, le riné sur une nem du vénér titution: et ses paroïss Les alentô - he avenue.ce fleurs au au nm torial.| viager; ventés J'aîche $ \u2014 000 en\u2019 \u2018annonces, : a dépensé l'an.dernier $3, Phy sa publicités Les propriétal a 439: \"Procter et Gamble 167., Congoleum Co, $L1 142, 540.Allez STE URSULE rie re ut es tion.La chorale des Bnfants [da Desrosiers et Jeannet te Du- , organiste, exécuta un beau: \u201cpro- mine de chant.Le 19 janvier a aussi eu \u2018Tieu le I Béland, à Dame veuve Adé 1 Leblanc, née \u2018Alphonsine Lanter.: \u201cA \u2018ces MOUVSQUX époux.vont nos fé- itations et Los -vœux-de bonheur, etc.Adrien Juneau la forcé à r gner \u2018à la position de bedeau à e-Ursule, position qu\u2019il remplie depuis 38° \u2018ans.La.paroisse regrettera de voir disparaître an si bon serviteur, toujours si dévoué et que tous \u201cconnaissaient si bien.Il était le cin- nd quième -bedeau depuis l'érection de Co notre églice.Procès.\u2014 Comme dans la plupart des cas, \u2018a Commission des Liqueurs à perdu sa cause avec un pronriétaire \u201cde restaurant de notre village, Notre \u201c\u201chommzs en a été quitte avec une fa- méuse peur.C'est tout ce qu\u2019il en ressort! ol De pas-age.\u2014 La semaine dernière M.le chanoine Boulay, curé de la cathédrale des Trois-Rivières, était de passage dans sa famille.Ce \u2018nie temps en traitement à Mont- _ réal.Ja Rde Mère Mecthilde du S.Sm :crement, Provinciale des SS de la Pro- ;
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