L'écho de Saint-Justin, 1 décembre 1924, lundi 1 décembre 1924
[" 6 | DODDOO DODOOI SRODOCSODONS CODONSSONODE ILO OOO CHOI a o 2.Vol.IV, No.Le Cinquantième Anniversaire de Saint-Justin Seize ans depuis 1es noces d\u2019or de la paroisse de Saint-Justin! Seize ans.c\u2019est bien vite passé.Mais combien d'événements n'avons-nous pas enregistrés depuis seize ans, dans l\u2019histoire de nos familles, dans l\u2019histoire de notre paroisse! Ils sont déjà bien nombreux ceux qui, présents aux fêtes du Cinquantenaire, nous ont quittés pour toujours sur cette terre.Rappelez ves souvenirs, reconstituez le spectacle i noubliable des 24 et 29 sepceinbre 1908, et vous verrez tous les viles faits par la disparition de figures ai mées ct familières.Avant que ces souvenirs soient trop effacés, nous avons voulu les reconstituer un peu dans notre journal, dont l\u2019une des principales ambitions cest de recueillir, pour les conserver préc.eu- | sement.jusqu'aux moindres parcelle: de notre histoire régionale, de notre histoire paroissiale.C'est b\u2018en I's 23 et 29 septembre 1908, que la paroisse de Saint-Justin, célèbra le Cinquantième anniversaire de sa fondation.I.e lundi soir, 28 septembre.de tous les rangs on était accouru au village i pleine voiture, pour assister a l\u2019illumination et au feu d'artifice.Ceite première partic du programme des fé-.tes obtint un véritable succès, et les enfunts particulièrement ne pouvaient retenir leurs cris d\u2019'admiration en voy-: #ni monter dans le ciel des gerbes de | feu qui retombaient en une pluie mer) veilleuse au milieu de ia nuit.Le mardi matin, vers dix heures, c'é- | tait la grandimesse, Tro's enfants de In paroisse montaient à l'autel: M.\u2018 Noé Villeneuve, assisté de il.Adélard! Ladouceur et de 31.Na,oléon Bastien.Au trône on voyait S.G.Mar Cloutier, avec à sa droite M.le chanoine Charles Bellemare.Un grand nombre de: prêtres étaient au chœur.On remar-' quait MM.les abbés Denis Gérin, (1) Elzéar Bellemare, Adélard Beilemaure, Euchariste Héroux, Maxime Mason, *- lexandre Lavergne, Philipne Lesagc, Hormisdas Trudel, Joseph Gélinas, Arthur Gélinas, Henri Vallée, Anseline Trudel.Après l'Evangile S.G.Mgr Cloutier monta en chaire, et prit pour ie.te eos paroles du Lévitique qui avaient été in: crites au-dessus du maitre-autel: \u201cVou sanctifierez la cinauantième année\u201d.Il y a, dit le prédicateur, quatre élé ments consécutifs de la paroisse: le territoire, l\u2019église, le presbytère, le cimetière.1.\u2014 Le territoire.À la campagne surtout son aspect est charmant.Les rangs, les domaines privés, le groupement du village, le clocher de l'église.la rivière, la montagne, tout est beau.P-'s, ln tranquillité.le bonheur de In vie des champs sont inappréciables.surtout si on les compare aun mouve ment, aux misères des villes.L'habitant de la campagne est libre, tand's« que le citadin est l'esclave de sa com pagnie.de ses affairrs.On aime à revoir le foyer rural où l\u2019on vécut ses premières années.L'air y est si bon.la vie si simnle.les affections si fran ch-s.Quand l'homme a viellli, comme (1) C'est en 1511 que Mgr Gérin fu! reçu la co_firmation; c\u2019est en face des ; l'extrême-onction.Et quand vous ne le lieu où l\u2019on trouve la paix, la conso- \u2018famille, afin d\u2019être à tous; il est sans \u201c peuple, il expose à Dieu les besoins fait prélat domestique.JOURNAL Saint-Justin, ler il est content de retourner à ces lieux si pleins de chers souvenirs, de parcourir ces sentiers où il égarait jadis ses pas d'erfant, de s\u2019asseoir dans cette maison où la protection de son père et de sa mère le mettait à l\u2019abri des dangers.2.\u2014 L'église est le foyer surnaturel de tous les paroissiens.C'est là que » Opel e là Naissunce spirituelle par le baptême, et c\u2019est l\u2019église qui chante vos bonheurs par la voix de ses clo- cites.La vie a la campagne est belle, mals que de beauté dans la viz de la grâce! Cette vie de la grâce est déve- ioppée pur l'enscignement sacré, par » cotéchisme.les instructions, la mes se et les sacrements.C\u2019est dans cette chère égliss que vous avez fait votre première communion, que vous ave saints autels que vous avez noué ces liens qui ne se brisent pas du sacrement de mariage.Cette vie de la grâce se résout dans la vie éternelle par serez plus, dans ce temple le prêtre implorera pour le repos de votre âme les miséricordes du Seigneur.Pour ceux qui souffrent, qui pleurent, c\u2019esi lation, la lumière.Au pied du tabernacle que de causeries intimes avec Dicu! Que de larmes versées dans le cœur de Jésus! 3.\u2014 Le presbytère.Le curé est san\u201d propriété, pour être plus libre.Il vi de l'autel.Homme de Dieu, il le fai: connaître aux hommes.Homme du du peuple.Son devoir est tout spirituel et moral; il a pouvoir sur les a mes et sur les corps.Napoléon ler connaissait cette vérité quand il di- suit: \u2018La partie n\u2019est pas égale, puis que ie ne domine que sur les corps C'est au presbytère que vous allez chercher les conseils, les directions les consolations; c'est au pre:bytèr que se règlent les difficultés, que sc préviennent les proces; c\u2019est au pres- byvtère que le pauvre (rouve, avec de bonnes paroles, l\u2019aumône qui soulage sa misère.Cet homme qui n\u2019a pas dr famille au confessionnal il connaîtru les secrets Jes plus cachés de votr> À me, il guérira ses plaies.À l'autel ii mettra la puissance de Dieu au service.de l\u2019'hommie ct vous conviera au banquet eucharistique, il vous distribucrua le pain des anges.Le curé bénit vos alliances, vous prépare a la mort.I! existe donc entre le curé et ses paroissiens des rapports extrêmement doux et forts.4.\u2014 Le cimetière.Ce sont vos parents, vos amis, Vos Co-paroissiens qui reposent là.Ils dorment le sommoit du juste, à l'ombre de la croix, par la vertu de lnauelle ils ressuscitoront à la véritable vie.T1 fait bon d'aller prier au cimetière.Allons souvent nous agenouiller sur ces tombes.Bientôt nous aussi nous irons dormir notre dernier sommeil.Il convient de bien entretenir lcs cimetières par respect \u201cne pros morts, pour y intéresser les vivants.Ie prédicateur donna ensuite des statistiques très intéressantes, que nous retrouvons avec satisfaction.De- nuis cinquante ans.dit Sa Grandeur, il v eut à Saint-Justin 3,358 baptêmes, 1.694 sépultures et 645 mariages, ainsi répartis sous les deux administra-! tions curiales de MM.BrIlemere et Gérin: 1,368 baptêmes.554 sépultures, 262 mariages dvrant lrs vinat années: \u2018e M.Bellemare: 1990 haptémae, 1.140 | | sépultures, 383 mariages, durant les | MENSUEL décembre 1924, rente années de M.Gérin.(A suivre sur la page cinq) MICHEL LEFEBVRE NOTICE BIOGRAPHIQUE Michel Lefebvre naquit à la Rivière du Loup, (en haut) le 28 juin 1827.toutefois nous n'avons pu retracer son acte de haptême.Après avoir fréquenté la petite école de sa paroisse natale, il vint à Montréal, en 1840; âgé de 13 ans, sans argent mais rempli de tena- cité.I! s'engagea dans une épicerie où il travailla jusqu'en 1849.En 1849, Michel Lefebvre commenca a manufacturer a son compte, le sirop, la bière, le vermicelle, etc, jusqu\u2019en 1867.En 1865, ses produits manufacturés furent décorés des premiers prix, à l\u2019Exposition de Montréal.H prit ses deux fils en société: Théodule et Thé- adore.Michel Lefebvre acheta, en 1867, acte devant M.J.Belle, N.P.de Montréal, le 23 décembre, la seigneurie de \u2018anaudière et le fief Marie-Anne de Carufel, situés dans la paroisse de Ste- trsule, comté de Maskinongé, de da- MICHEL LEFEBVRE me Ann Gerrard, veuve L.Ridge, pour le prix de $4.500.Cette vente comprenait aussi le manoir et les dépendances ainsi que le moulin à farine, à scier et carder.Ce dernier répara les dépendances, ouvrit un magasin général.Le secrétaire de Michel Lefebvre était le notaire Joseph-Prosper Landry, de Montréal.Michel Lefebvre fut le premier sei- \"neur ayant sa résidence à Ste-Ursule.1! fut aussi le pre:ier à occupe\u201d le hanc seigneurial dans l'é7lise de Ste- Ursule.Ce banc était le premier dans la grande allée, du côté de l\u2019épître.En 1868 la santé de Michel Lefebvre ! faisant défaut, il résolut de s\u2019éloigner des affaires et fit un voyage en J£trove où il visita la France, l\u2019Italie, l\u2019AI- lemagne et la Belgique.Il revint de ce voyage en 1869.Ii emporta une foule de souvenirs de ce voyage: entre autres, une relique insigne de Sainte- Ursule, contenue dans un reliquaire.qu\u2019il donna à la fabrique de la paroisse de Ste-Ursule.T1 emporta également un grand Christ, un saint-Jean et une Sainte-Vierge, qu\u2019il fit placer dans un pavillon élevé sur la côte, près de son manoir, connu dans la suite sous le nom de \u201cCrolvaire\u201d\u2019.Le 15 septembre 1871, devant M.P.eer Rédigé en Collaboration.Lamothe, N, P.de Montréal, une société fut formée entre Michel Lefeh- vre, Frmin Hudon, Louis-Alphonse et Charles-Adolphe Boyer, sous la raison sociale de \u201cMoulin de la chute Sainte- Ursule\u201d dans le but d\u2019exploiter le magnifique pouvoir d\u2019eau de la Rivière Maskinonge et y construire un moulin à scie, à bardeaux et à lattes.Le 5 novembre 1871, devant M.J.- S.Landry, N.P.demeurant au Manoir Marie-Anne, la société fut dissoute et Michel Lefebvre se retire.Le 7 novembre de la même année, acte de M.P.Lamothe, N.P.de Montréal, Michel Lefebvre vend la seigneurie de Lanau- dière, moins le fief Hope, à L.-A.Boyer, F.Hudon et C.-A.Boyer, connus sous la raison sociale de Boyer, Hudon & Cie.Le 28 septembre 1874, devant M.S.- P.Moussette, N.P.de Montréal, Michel Lefebvre, vend à Louis-Emmanuel Carle, bourgeois et marchand de Montréal, tout le domaine et terres non concédées, par acte seigneurial de 1354, en franc-aleu roturier, de cette vartie du fief de Carufel, connu sous le nom de Marie-Anne, avec le ma- -oir, le moulin à farine et les dépendances pour le prix de $20,000.Aprés cette vente, Michel Lefebvre alla demeurer à Montréal où il continua à s\u2019occuper de sa maison de commerce avec ses fils Michel Théodule et Théodore.En 1879, il organisa une manufacture de vinaigre qui employait 100 mains.C'était une des plus considérables du Dominion.Il établit aussi nne manufacture de conserves, située sur le chemin Papineau, à Montréal.Cette maison était connue sous la raison sociale de Lefebvre & Cie, leur marque de commerce était Lion \u201cL\u201d dont la qualité était insurpassable en Canada.Il n\u2019y avait pas un homme dans tout le Canada, qui soit plus habile que M.Michel Lefebvre dans la confection du vinaigre, ses sirops et confitures étaient en renommée et en usage, dans toute ia Puissance.En 1882, Michel Lefebvre s\u2019étant retiré des affaires, sos deux fils continuèrent seuls l'administration de la mal- son.MM.Lefebvre furent les premiers à étendre le commerce des conserves d\u2019un océan à l\u2019autre.La Cie opéra une grande raffinerie de sucre de betteraves, à PBerthierville, employant 170 mains, et lutta longtemps pour implanter cette industrie dans la Province de Québec.Michel Lefebvre fut pendant longtemps maire du côteau St-Louis, Mile- End, (Montréal), il fut juge de paix, directeur de la Compagnie du Chemin Te Fer du Nord, et a prêté main forte à un grand nombre d'ouvrages destinés au développement de la Ville.de Montréal.Michel Lefehvre avait épousé à Montréal, en 1847, Marie-Solomée Lessard (1) sœur de Roger-Solime Lessard qui fut pendant 25 ans (1879-1904) gérant de la manufacture de vinaigre de son beau-frère.Il eut de ce mariage deux fils et une fille: Michel-Théodule, Théodo:e et Salomée.Etant devenu veuf, il se maria une seconde fois avec la seigneuresse Masson, de Terre- bonne.11 est décédé à Montréal, en 1903, son service eut lieu en l\u2019église St-Jean- Baptiste, et sa sépulture au cimetière de la Côte-des-Neizes.Ses retits-fils sont aujourd'hui propriétaires de la chute Ste-Ursuie.CHARLES DRISARD.(1) Née à St-Joachim de Montimno- rency. 2 L'ECHO DE SAINT-JUSTIN JOURNAL MENSURL W.-H.GAGNE, EDITEUR-PROPRIRTAIRE, SAINT-JUSTIN, QUE.Le prix de l'abonnement est de 50 cents par année pour le Canada et 6Q cents pour les Etats-Unis, payable d'avance.Les abonnements datent du ler mai ou du ler novembre de chaque année.\u2014 Toute année commencée est due en entier.Pour le tarif des annonces, impressions, etc.on voudra bien s\u2019adresser à nos bureaux.M.JULES HONE HONORE PAR S.S.PIE XI L'Agence de voyages Jules Hone, de Montréal, vient d'être honorée par le Souverain Pontife.Désormais, cette importante maison aura le droit d\u2019imprimer sur ses brochures, en-têtes de lettres, etc, les armoiries de Sa Sainteté le Pane P:e XI.C\u2019est la première fois, croyons-nous, que cct honneur est conféré à une maison canadienne Nous.en félicitons cordialement M.Jules Hone et son personnel.CANADIANA Nous accusons réception, avec remerciements, d\u2019un exemplaire de Ca- nadiana.(est un livre tout rempli de belles et bonnes choses canadiennes.Dans une série de tableaux clairs et précis, se trouve consignée toute l'histoire de notre pays.De très nombreuses illustrations servent ensuite à mieux graver dans la mémoire le souvenir des principaux personnages et des événements importants.~:1 peut, avec ce volume, établir d\u2019une façon très agréable l\u2019histoire du Canada.La première semaine de décembre est la Semaine du livre canadien, c\u2019est une excellente occasion de placer Ca- nadiana dans nos foyers.Prix : 75 sous (50 sous par la poste.) S'adresser à l\u2019abbé Oscar Genest, Séminaire de Québec.UN LIVRE TRES INTERESSANT ET TRES INSTRUCTIF C\u2019est le livre qui a pour titre \u201cZigzags autour de nos parlers\u201d, par M.Louis-Philippe Geoffrion, secrétaire de la Société du Parler français au Canada.Il y a déjà longtemps que certaines gens d\u2019Ontario \u2014 peut-être d\u2019ailleurs \u2014 nous accusent de parler un patois.Il est vrai que ces gens ne savent pas le français, ou à peu près.Mais il arrive en ce cas-ci, comme en d'autres, que le mensonge souvent répété laisse des traces; il en reste quelque chose, comme disait Voltaire.Voulez-vous savoir à quoi vous en tenir au sujet de ces accusations qui viennent souvent de Toronto?Lisez le volume de M.Geoffrion.Vous y verrez que nous parlons un langage absolument français.Avec quel intérêt et avec quelle satisfaction vous constaterez que nous parlons un lan- \u2018age qui serait compris dans toutes les vieilles provinces de France, sans compter les grandes villes comme Paris et Lyon.Sans doute, nous sommes parfois un peu démodés, et l\u2019anglais nous a fait tort.Mais ce sont là des défauts dont les écrivains même de marque ne sont pas toujours exempts au beau pays de France.Pour vous convaincre de cette vérité vous n\u2019avez qu'à lire \u201cZigzags autour de nos parlers.\u201d Ce livre devrait étre entre les mains de tous nos instituteurs et institutrices, L'ECHO DE SAINT-JUSFIN, ler DECEMBRE 1924.autant que possible dans toutes nos familles.$1.05 franco.125, rue de la Claire- Fontaine, Québec, chez M.L.-P.Geof- irion.UNE SUGGESTION Le jour de l\u2019An n\u2019est pas seulement le temps des souhaits mais aussi une occasion traditionnelle de faire des étrennes.Voulez-vous présenter à vos parents et à vos amis, éloignés surtout, un cadeau qui leur sera à la fois utile et agréable, payez-leur un abonnement à l\u2019Echo de Saint-Justin.Le choix de vos étrennes sera vite fait et vous contribuerez en même temps à l\u2019encouragement d'une des meilleures œuvres, Le Centenaire de Géêrin-Lajoie au Séminaire des Trois-Rivières Le 9 novembre, l\u2019Académie Saint- Thomas-d\u2019Aquin du Séminaire des Trois-Rivières célébrait le centenaire de Gérin-Lajoie.Mgr Louis Chartier, supérieur du Séminaire, présidait la fête.Parmi les personnes présentes, on remarquait au premier rang : Mgr Napoléon Caron, curé d'Yamachiche: M.Léon Gérin, fils d\u2019Antoine Gérin- Lajoie; M.le chanoine Boulay, curé de la cathédrale des Trois-Rivières, M.le chanoine Théophile Joyal, curé de Saint-Stanislas; M.le chanoine AI- fred Comtois, principal de l\u2019Ecole Normale; le R.P.Arthur Joyal, du Cap-de- la-Madeleine; le R.Fr.Germain, de l\u2019Académie de La Salle, etc, etc.Outre une remarquable allocution du président Henri-Paul Pellerin, et ia lecture d\u2019une pièce de vers par M.Yvanhoe Richer, il y eut quatre discours sur Gérin-Lajoie par MM.Al phonse de Gonzague, Lucien Darveau, Raymond Duchesne et Donat Liver- noche.Trois nouveaux Académiciens recu- rent leur insigne : MM.Charlemagne Jacques, Albert Bordeleau, Lucien Meunier.La chorale du Séminaire chanta Ur Canadien errant harmonisé, et la fan ire exécuta les plus beaux morceaux de son répertoire.Mgr le Supérieur complimenta les Académiciens et invita Mgr Caron et M.Léon Gérin à parler aux élèves.Mgr Caron dit combien il est heureux de se tronver à l\u2019Académie dont il est le doven; il constate que la société littéraire, qui date des origines du col- iège, a fait des progrès sensibles; il félicite les orateurs qui parlent si bien et expriment des idées si justes; il dit qu\u2019il tenait à venir fêter Gérin-La- joie qui est une gloire nationale en même temps qu\u2019il est son paroissien d\u2019Yamachiche.M.Léon Gérin, visible nent ému, dit combien cetté soirée est touchante pour un fils d\u2019Axtoine Gé rin-Lajoie; il rappelle que Gérin-La- joie a aimé la terre, sa famille et sa patrie; il complimente à son tour les chanteurs, lies musiciens, les orateurs et tous ceux qui ont contribué à relever l'éclat de cette fête.Cette fête n\u2019est pas unique en son genre, puisque déjà Québec, Sher brooke, Ironside, Nicolet ont célébré : centenaire de Gérin-Lajoie.On sait aussi que toutes nos maisons d'éduca- ion secondaires et primaires doivent faire quelque chose pour l\u2019auteur du Canadien Errant et de Jean Rivard.Nous publions, dans ce numéro, la pièce de vers qui fut lue à l\u2019Académie Saint-Thomas, le 9 novembre dernier, par son auteur M.Ivanhoe Richer.Antoine Gérin-Lajoie grandiosement fêté au Collège Saint-Alexandre de la Gatineau Dès le matin du 6 novembre, tous les élèves du collège Saint Alexandre de la Gatineau, sont en liesse.Les dra peaux Canadiens, comme enthousias més, semblent s\u2019encourager l\u2019un l\u2019au tre pour claquer au vent.Toute la maison revét un cachet de ; fête.C\u2019est que nous fêtons un des nô- sert, un de nus écrivains célèbres, un, qui a do sie aux Canadiens un peu plus d'amour pour la patrie, pour le sol natal, Antoine Gérin-Lajoie.Le Cercle Laval du Collège Saint Alexundre de la Gatineau a eu à cœur ; de prendre en main l'organisation dc la célébration du Centenaire de l'au- zur de \u201cJEAN RIVARD\u201d.Et soit dit n passant à la louange du Comité-Di- recteur du Cercle, il a grandement ré.èt la journée toute entière fut un, succès.Un beau geste du Cercle Laval fut CELUI D'ALLER EN PELa=- RINAGE, PRIER SUR LA TOMBE DE GERIN-LAJOIE au cimetière Notre- dime d'Ottawa.L'Honorable Rodolphe Lemieux, Président de la Chambre des Communes avait bien voulu accepter de venir présider cette féte intime du Patriotisme.Monsieur de la Broquerie-Taché, Conservateur de la Bibliothèque du Parlement Fédéral, Monsieiw Léon Gérin-Lajoie, Fils de l'écrivain fêté, Monsieur l\u2019abbé Victorien Crotcau, Président de la Société des Anciens E- .ives du Collège rehaussaient également de leur présence l'éclat de cette cérémonie.Voici le programme de la journée et de la Séance littéraire et musicale.Matin : Pelerinage des membres du Cercle Laval au tombeau de Gérin-Lajoie Après-midi à 2.50 Séance littéraire et musicale, en l\u2019honneur de Gérin-Lajoie Programme Allocution R.P.Supérieur \u201cSaltareilo\u201d (Lacôme) Orchestre O Canadien, Chant Schola La Noël au Thars, monologue Canadien Aug.Rivard onférence, 1ère partie M.L'abbé Marleau Un Canadien errant, chant Schola Conférence, Ze partie, M.l'abbé Marleau Marche Lorraine (L.Ganne) Orchestre Allocution l\u2019'hon.R.Lemieux O CANADA.Nous espérons qu'à travers tout le Canada on célèbre grandiosement d'ici 4 la fiin de l\u2019année le Centenaire de \u2018érin-Lajoie pour faire passer dans tous les cœurs des Canadiens un peu de patriotisme qui animait Gérin-La- joie.Répétons avec lui les belles paro les qu\u2019il met dans la bouche du Héros du \u201cJeune Latour\u201d composée par lui : \u201cJe ne recherche que ta gloire Et ton bonheur, 6 mon pays.Que les palmes de la victoire ouronnent le.front de tes fils.+ 10 0 0 0 08 0824 0 5 3 4 35 0 05 02 0 4 4 0 4 6 1 0 0 0 0 $ pressions quelconques, n\u2019ou- $ a bliez pu.4uu NOUS SOM.en mesure % $ de vous faire ces travaux d\u2019une façon Le on artistique, rapide et à bon compte.+ oe \u201c> « & NOS SPECIALITES & oo % + Factures, En-tétes de Lettres, Enve- = $ loppes, Memorandums, Cartes de vi- & > site, Cartes d'Affaires, Invitations, > + Programmes, Lettres de faire-part, = Cartes Mortuaires, Affiches, Pancar- $ 3 tes, Circulaires, Etiquettes, Reçus 3 et Billets, Billets de Râfle, Brochu- oo res, Prospectus, Livrets de Comp- CUR) A 940°, toir, Calendriers, Etc., Etc.+ 2e 120020 02e 0, 20 650 030 670 30 050 030 670 050 630 030.ofento ole etoodaeles oeleadealesfeade rte afer ooo Lettres funéraires imprimées a quelques minutes d\u2019avises 0\" ee 6 we 0 @ * 0 0 9 - 9 Qo sfeeteslesies ofsafede +, KR I 0 0 0 0 0 eat .eee .Adressez toute commande ou deman'e d\u2019information à L'Echo de Saint-Justin, etat 020 Bouts 02e 000 07u 020020 027 08e ae Ve 3e 03e odo efoele slo ats focte 0030 de 070 020300, ee ete 07000 02002 070 130 Ge dt oo 0 0 0 0 0 0 0.9 0% 00° * ef Ld es oe Lo %° Ot °° >, 0,000 1.oa ogo dgeels na a (EE SE o)x 0003000 000 of oolesge ele: eZee elo ie 0 0, oegecl A ogee.sn Sgt %4 S000 00.00 ele 100s So oo os] eos pc (I .Le ° \u20180 qe ete CO Saint-Justin, P.Q.& or % et \u201c8 E 1 NTS Tete ty WN .Se Ba ute 020 02e 120 20070 0e oo v THIGH c00000000GOG 000006000GGG0GO00 SOOO RoR Bago La Vraie Place pour les Bonnes Fourrures: HIGH OHO OHIO 0 DOH SO GOGO SOG O00 Nous possédons un assortiment complet de MANTEAUX en seal français de premier choix avec garnitures assorties ainsi que mouton * de Perse et seal d\u2019Hudson.Nous faisons une spécialité de réparations à prix modérés.Toutes nos marchandises sont garanties pour,la qualité et défauts de confection.La Compagnie de Fourrures RELIABLE, J.-A.-C.COUTU, Gérant, St-Paul Ouest, Montréal.501, (vn @ porte à l\u2019est de la rue McGill) DUSOO0 SOGOH.COSSOGDOGOGSIGOUD ODOSHIGONGNTEES + 8 8 RHR HHH = UNE BRISE 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l\u2019épouse de Charles Dupuis, de Maskinongé, le 24 mai 1720.Un de ses fils: Louis, est baptisé aux Trois-Rivières, le 5 mars 1705; Une autre de ses filles née le 20 juillet 1698, Marie-Anne, se maria deux fois: lo le 16 août 1717, à Rivière du Loup, à Antoine Trottier dit Desruisseaux, frère de Michel Trottier dit Beaubien, seigneur de la Rivière du Loup, lequel était veuf de Marie-Charlotte Merce- reau, morte le 14 décembre 1715.En ucuxième noces Marie-Anne Sicard épousa le 5 juillet 1734 Etienne-Char- les Auger, de Rivière du Loup.De leur second mariage, Antoine Trottier et Marie-Anne Sicard eurent une fille: Geneviève, mariée, en 1740, à Pierre Lesage, de Rivière du Loup.Agathe Sicard de Carufel, fille de Jean, née en 1706, épousa le 28 février 1729, Joseph Petit Bruneau, seigneur de Maskinongé.Cette dernière fut baptisée à Maskinongé, le 20 novembre 1706.Etant devenue veuve en 1745, elle épousa le notaire Pierre François Rigault, de Maskinongé, le 22 août 1749.Geneviève Sicard de Carufel, née en 1709, épousa André Duchesny.Elisabeth Sicard se maria le 22 avril 1751 à Jean-Baptiste Vanasse-Bas- tien, elle mourut à Maskinongé, le 29 décembre 1789.La veuve de Charles Dupuis: Ursule, se remaria à Louis Vanasse-Bas- tien, à Maskinongé, en 1759, lequel mourut, en 1786, âgé de 48 ans.Ursule décéda en 1770, son service eut lieu le 19 janvier, à Maskinongé.Le dernier enfant de Jean Sicard et de Geneviève Ratté, est du mois de juillet 1718.Fo Jean kara sieur de Carufel et Geneviève Ratté vinrent se fixer a Maskinongé, en 1704, leur terre était située du côté nordest de la rivière Maskinongé, c\u2019était la première concession, leur voisin était Michel Fafard dit Longval.Il avait acheté cette terre du seigneur Joseph Petit Bru- neau, de Maskinongé.Jean Sicard, sieur de Carufel, était officier dans les troupes de la Marine.En 1705 le 21 avril Jean Sicard obtint la seigneurie dite de Carufel octroyée par Philippe de Rigaud, Gouverneur et Francois de Beauharnois, Intendant.Ce titre comprenait l\u2019espace de terre qui restait dans la rivière Maskinongé, dans le lac St-Pierre, depuis celle qui a été ci-devant accordée au sieur Legardeur, jusqu\u2019au premier sault de la dite rivière, ce quicontient deux lieues ou environ de front sur pareille de profondeur.Les défrichements de la seigneurie de Carufel furent lents, en 1721, il n\u2019y avait encore aucun établissement de fait.Les garçons de Jean Sicard, Sieur de Carufel furent: Jean, baptisé le 12 juin 1700 à St-Pierre Isle d\u2019Orléans, lo mariage en 1719, à Elisabeth Le Ciaydeur; 20 mariage à Angélique Ba- ron-Lupien.Louis, baptisé le 5 mars 1705 aux Trois-Rivières, lo mariage le 13 novembre 1727, à la Rivière du Loup, à Catherine Trottier; 20 mariage, en 1757 à Charlotte Lemaître-Augé, fille de Charles Augé de la Rivière du Loup.François-Xavier, baptisé aux Trois- Rivières le 29 avril 1711, mort jeune.Antoine, baptisé en 1712; marié en 1736, à Madeleine Abel-Barbe.Pierre-Amador (Amable) baptisé à L'ECHO DE SAINT-JUS IN, \u201cer DECEMCRE 1724.la Rivière du Loup, le 18 octobre 1716; marié en 1740, à Marie-Charlotte Bel- leville (1) Les premiers établissements se firent dans la seigneurie de Carufel à partir de 1745.En 1763 il n'y avait que 10 familles avec trcize hommes capables de porter les arines.La seigneurie de Carufel se trouvait voisine de celle des Ursulines connue sous le nom de fief St-Jean, octroyée le 13 octobre 1701.Comme la délimitation de ces seigneuries n'était pas bien établie, il en résulta de grandes difficultés.Les Ursulines eurent souvent à se plaindre de Jean Sicard Sieur de Carufel qui empiétait sur leur domaine.Le 27 janvier 1737, Jean Sicard Sieur de Carufel fait son testament en faveur de ses enfants, devant le notaire Antoine Puyjeroux de la Fosse, de Maskinongé.Ce docurient qui devrait se trouver dans le greffe de ce notaire déposé, à Sorel, est perdu.fean Sicard Sieur de Carufel a di mourir dans les premiers jours du mois d'août 1743, (2) car le 12 août de cette année le notaire La Fosse, fait l'inventaire de ses biens et de Geneviève Ratté.Cet acte qui se trouve a Sorel est presqu\u2019indéchiffrable.La partie nord de la seigneurie de Carufel devint le partage de Geneviève Sicard spouse d\u2019André Duchesny, qui donna l\u2019essor à la colonisation en construisant le premier moulin banal de Maskinongé, en 1777, à l\u2019endroit désigné dans la suite sous le nom de Pointe et plus tard de Pont de Masgkinongé.Le côté nord est de la seigneurie de Carufel s'étendant de l\u2019autre côté de la rivière Maskinongé, voisin du fief St-Jean, appartenant aux Ursulines, devint le partage de Marie-Anne Caru- fel épouse de Etienne-Charles Auger de Rivière du Loup.Le nom de Marie- Anne donné à ce fief est en son honneur.Cette partie fut achetée vers 1778 par l\u2019Honorable Charles Tarrieu de Lanaudière, de Ste-Anne de la Pé- rade.Il passa, en 1811, à sa fille unique Elisabeth.Cette dernière vendit cette seigneurie, en 1814, à Jl\u2019Honorable \u201cs Toussaint Pothier, d'où elle passa entre les mains de ses créanciers Samuel Gerrard et James Logan, puis Char- les-Edouard Dunn et Gerrard, en 1854.De 1857 à 1867 il passa à Ann Gerrard veuve de Thos Ridge qui vendit le 23 décembre 1867 à Michel Lefebvre.Le 28 septembre 1874, Louis-E.Carle achète le fief de Carufel.Ce dernier vendit aux Ursulines des Trois-Rivié- res, les rentes constituées, le 1% janvier 1882 acte devant Pierre Désilets, notaire aux Trois-Rivières.La rart de seigneurie échue en partage à Ge=ze- viève Sicard de Caïufel épouse d'\u2019André Duchesny passa en 1842 (3) à François Boucher, marchand de Maskinongé dont les descendants retirent encôre les rentes.LACERTUS.(1) Mgr Tanguay, Dictionnaire généalogiques, Vol 7.(2) Les régistres de Maskinongé manquent pour cette année.(3) Par un titre du shérif des Trois- Rivières, en date du 28 septembre 1842.Le Ranch du Prince de Galies y à High Kiver (En haut) \u2014L\u2019habitation du Prince de Galles, sur son Ranch de High River, (En bas, à gauche)\u2014\u201c Will Somers\u2019\u2019, étalon de race pure prêté au Prince de Galles par le Roi d'Angleterre.(A gauche)\u2014Taureau \u2018\u2018Shorthorn\u2019\u2019 importé par le Prince pour l\u2019amélioration de son troupeau.LE prince de Galles, qui par ses fréquentes visites au Canada, prouve tout l\u2019intérêt qu\u2019il porte à notre pays, est en même temps un enthousiaste du développement agricole de l\u2019Ouest canadien.Son ranch de High River en Alberta, où il aime aller se reposer des fatigues que comportent ses importantes fonctions, est sans nul oute l'une des attractions qui le font choisir le Canada de préférence pour ses voyages de vacances.Cette superbe propriété sise en vue des montagnes Rocheuses, sur les confins de la plaine albertaine, offre certes un charme tout spécial pour quelqu'un qui aime à goûter la solitude et le calme pendant quelques jours, au milieu des prairies et des troupeaux qui y paissent en liberté.Le prince y a fait cette année un séjour assez prolongé et l\u2019on rapporte qu\u2019il a manifesté un vif intérêt pour les améliorations apportées à sa propriété de 4,100 acres, depuis qu\u2019il s\u2019en est porté acquéreur lors de sa visite officielle en 1919.Peu après son retour en Angleterre lors de ce voyage, le prince fit expédier à High River plusieurs animaux de race pure dans le but d\u2019améliorer la qualité de ses troupeaux.Des chevaux provenant des écuries royales, des bestiaux empruntés à la ferme de son père, des moutons achetés de la ferme du duc de Westminster furent successivement envoyés là-bas et cone stituèrent les noyaux de troupeaux qui se sont considérable= ment multipliés depuis.De temps a autre, ils s\u2019augmentent encore par l\u2019envoi de nouvelles têtes de prix, car le prince ne néglige rien pour faire de son ranch le premier de l'Alberta sous tous les rapports.Ses animaux sont souvent primés dans les expositions locales, non pas parce qu\u2019ils viennent du ranck royal, mais bien À cause de leurs propres mérites.Chaque année, le surplus de son bétail est vendu à l\u2019encan pour le bénéfice des éleveurs de la province.Parlant du prince, l'un des membres de 1\u2019 Association des Eleveurs de \u201cShorthorns\u201d de l'Alberta disait récemment: \u201cC\u2019est un excellent voisin.Lorsqu'il vient ici, nous ne l\u2019ennuyons pas comme les gens font souvent ailleurs.Nous le laissons se promener à cheval en paix et bientôt nous apprenons qu\u2019il nous invite tous sans façon.Il aime rencontrer les ranchers et se familiariser avec les choses concernant l\u2019élevage.Car il n\u2019exploite pas son ranch dans le seul but de s\u2019amuser ; il en fait une question d\u2019affaires et ne se refuse pas à travailler lui-même comme un simple employé lorsqu\u2019il vient y passer quelque temps.C\u2019est en somme un vrai bon garçon\u201d.9 Notes sur l\u2019origine « s du nom \u201cManitoba Divergence d'opinion entre certains auteurs sur le sujet Le 12 mai 1870, le gouvernement fédéral créait une nouvelle province à laquelle il donnait le nom de Manitoba, que portait déjà un lac de cette partie du pays.Toutefois, ce ne furent pis les blancs qui donnèrent au lac en question le nom de Manitoba, car messieurs de la Vérendrye, père et fils, qui le découvrirent au cours de leur voyage de 1738-39, l\u2019appelèrent lac des Prairies (en anglais: lake of the Praries).Il fut aussi connu sous les noms de \u201cPrairie lake\u201d.\u201cMeadow lxke\u201d, Lake of the Meadows\u201d et lac Assiniboine, ce dernier, sous diverses épellations, lui était donné à cause du fait que les Indiens assiniboines habitaient ses rives.Sur la carte qui ac- co mpagne les relations de voyage d\u2019Alexander Mackensie, publiés à Lon- en 1801, le lac est appelé Mani- taubos.Il existe plusieurs autres épellations du mot Manitoba.I] y a deux hypothèses différentes quant à l\u2019origine de ce nom.L\u2019étymologie la plus généralement acceptée le fait dériver du mot cri \u201cManito-wapow\u201d ou du mot ojibway Manito-baw, qui signifient tous les deux détroit du Manitou ou ce l\u2019Esprit.Ce nom aurait d\u2019abord été attribué à une île du détroit qui relie les deux nappes principales du lac.M.H.Y.Hind, de Toronto, dans son onvrage intitulé \u201cL\u2019Expédition canadienne d\u2019exploration de la Rivière Rouge en 1857-58,\u201d dit: \u201cL'origine de cette superstition est due au bruit que font les vagues en se ruant sur la grève au pied des falaises qui avoisinent l'extrémité septentrionale de île.Du- int la nuit, lorsqu\u2019une bonne brise souffle du nord, les sons que l\u2019on entend dans l'île sont bien de nature à inspirer de l\u2019effroi aux superstitieux Indiens\u201d.Cette explication est corro-| borée par M.J.-B.Tyrrell qui, dans le rapport du Service des Levers Géologiques pour l\u2019année 1890, déclare que le calcaire qui forme la grève d\u2019une partie de l\u2019île \u2018est très compact et sonore et lorsque les vagues y déferlent ct jettent les uns contre les autres ces c-iloux résonnants, il se produit sans doute un bruit retentissant qui a donné naissance à cette superstition parmi les Indiens.\u201d \u2018'mnme on l\u2019a vu plus haut, La Vé- rendrye donna au lac le nom de Lac de : Prairies et quelques-uns sont d\u2019opinion que ce nom a bien la même signification que le nom sauvage.L'ab- hé Dugas est tout a fait de cet avis, comme il le déclare dans son ouvrage \u201cL\u2019'OQuest canadien\u201d, publié à Montréal en 1896.Après une dissertation philo'orique, il conclut ainsi: \u2018Les Indiens aui habitaient les rives du lac Manitoba et celles de la rivière Assiniboine à l'époque de leur découverte étaient drs Assiniboines, dont la langue ressemble à celle des Sioux.Ils apparte- najent aux tribus Matatoba, Hic toba, et Ti toba.Le mot toba signifie \u201cprairie\u201d et \u201cmine\u201d veut dire \u201ceau\u201d.\u201cMine sota\u2019\u201d signifie \u201ceau jaune\u201d: \u201cmine apo- 1:5, \u2018Village près de l'eau\u201d; \u201cMine toba\u201d \u201ceau ou lac des prairies\u201d.Les Anglais qui succédèrent aux Français prononçaient mine comme maï-ni d\u2019où le nom de Manitoba\u201d.Les renseignements ci-dessus sont résumés dans le 15ème rapport de la Commission de Géographie du Canada qui vient de paraître et qui explique l\u2019origine de plusieurs noms géographi1- ques canadiens.MIEUX QUE CELA Sur un bateau.Un jeune impie débite des fadaises contre la religion, l\u2019Eglise, le Pape, 1.rêtres, etc.Avisant un vieux zouave pontifical : L\u2019'ECHO DE SAINT-JUS FIN, Ter DECEMBRE 1924.- Mieux que cela, dit le zouave en se redressant.Sa Sainteté m'a octroyé En foi de quoi, \u2014 Et vous, mon brave, fit-il, moqueur, que pensez-vous du Pape?.Quelle récompense en avez-vous reçue |le pouvoir de confirnier.pour votre dévouement?.Le pouvoir voici le Pax tecum.Co de dire la messe?.de confesser?.Et lui administra le plus joli soul d\u2019absoudre?.flet qu'on puisse imaginer.Les passa gers applaudirent, et le sot jeune homme s'en fut en quelque coin réfléchir à l\u2019inoprortunité de ses fadaises, LISEZ NOUS ANNONCES ET ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS.Vers les Grands Ports du Monde sa, ra I os, 1: 4e CORINA IAA Nev - à REITER TTIVEN : oy i : iE En haut\u2014L' \u201cEmpress of France\u2019\u2019 qui partira de New-York le 14 janvier prochain pour une croisière autour du monde.En bas, à droite\u2014L\u2019une des cabines de l\u2019\u2018\u2018Empress of France.\u201d OUS vivons à une époque où les grands voyages, grâce aux moyens modernes de communication, sont pratiquement à la portée de toutes les personnes qui ont quelques loisirs et certaines économies.Il fut un temps où la moindre traversée de l'Atlantique était un déplacement coûteux et même dangereux; il n\u2019y a pas un demi- siècle, celui qui avait vu la côte de l\u2019océan Pacifique était presque regardé comme une sorte de héros, et l\u2019on n\u2019a guère d'idée aujourd'hui de la curiosité suscitée alors par un voyageur ayant fait le tour du monde.Mais le rail et la vapeur on changé tout cela, en attendant que l\u2019aviation révolutionne encore nos systèmes actuels de transport.Un voyage à Vancouver ou en Californie, une traversée en Europe ou même au Japon sont désormais choses fréquentes et les voyages autour du monde mêmes, sont depuis quelques années très à la mode.Grâce à nos grandes compagnics de navigation, qui durant la saison d'hiver organisent des croisières de luxe pour les touristes qui préfèrent s\u2019éviter ainsi les menus ennuis que comportent parfois les voyages, il est maintenant possible, sans de trop grands frais et sans aucuns soucis, d'aller visiter les pays les plus éloignés, où les civilisations, les ma urs et les habitudes sont tout à fait à l'opposé cles nôtres, de voyager sous les climats les plus variés, tantôt sous le soleil des tropiques, tantôt sous les latitudes se; tentricnales.\u2019 Le Pacifique Canadien, dont la réputation comme organisation de transport parfaite est répandue dans le monde entier, et qui avec ses chemins de fer, ses hôtels, ses télégraphes et sa flotte considérable pour oit à tous les besoins du voyageur, a depuis quelques années inclus parmi ses activités, ces grandes croisières d'hiver, aux Antilles, dans la Méditerranée et autour du monde.Chaque année, quelques-uns de ses paquebots les plus luxueux sont temporairement retirés de leur service régulier, et, bondés de touristes de toutes catégories anxieux de parcourir le monde et de prendre contact avec les peuples qui l'habitent, sont dirigés vers les régions les plus intéressantes de notre planète._ La saison de 1925 promet d\u2019être particulièrement fructueuse sous ce rapport.Déjà les itinéraires ont été arrangés et les préparatifs préliminaires sont faits.La grande croisière autour du monde sera accomplie par I'\u201cEmpress of France\u201d le paquebot le plus luxueux du service transatlantique.Entièrement remis à neuf il y a quelques mois et pourvu d'un système de combustion au mazout, ce paquebot, avec ses cabines spacieuses et confortables, ses riches salons et son rsonnel empressé, offre aux touristes un luxe comparable à celui des grands rôtels.Le départ de |\" Empress of France\u201d pour cette croisiére s'effectuera de New-York le 14 janvier prochain.Se dirigeant vers l'Est, le paquebot touchera successivement adère, Gibraltar, Alger, Monaco, Naples, Haifa, Port-Sai Suez, Bombay, Colombo, Batavia, Singapour, Manille.Hon aifa, Port-Said, kohama, Honolulu, Victoria, Vancouver, & ment longtemps pour visiter les villes et même faire des excursions à l'inté exemple en Terre Sainte, en Egypte, aux Indes, etc.seront passés à terre.La croisière de la Méditerranée, moins coûteuse, plus courte mais non moins sante, sera faite par I''Empress of Scotland\u201d, le géant de toute la fl i ; i , aite pa: s a otte du Pacifique Canadien.couvrira un itinéraire comprenant les ports les plus intéressants du littoral de la Méditerrance.New-York le 9 février.Enfin, quittant aussi New-York les 20 janvier et 21 février 1925, le de 29 jours chacune aux Antilles.Ces croisières suscitent déjà un vif intéré nadien, elles remporteront le succès qui marq ong-Kong, Shanghai, Kobe, Yo- ma, San-Francisco, Panama, la Havane et New-York.chacun de ces grands ports, les touristes auront le privilège de rester à terre suffisam- rieur, comme par Le voyage durera 130 jours, dont 53 \u201c\u201cMontroyal\u2019 fera pour sa part deux croisiéres intéres- Elle durera 62 jours et Le départ s'effectuera de t parmi le public et il est hors de doute qu\u2019organisées par le Pacifique Cae ue toutes les entreprises de cette puissante compagnie de transport. jeune réfié.laises.7 EN.RS.ERR Couliers sauvages et sculers de boeufs La chaussure la plus en vogue, autrefois, dans les campagnes, se nommait communément \u201csouliers de bœufs'\u201d ou \u201cbottes sauvages\u201d, selon la hauteur de la tige et elle paraît issue en ligne directe du makasson ou mocassin des Indigènes.Les colons d\u2019outremer, en s\u2019étahlis- sant en la Nouvelle-France, adoptèrent avec raison, divers appareils, ustensiles, instruments ou parties de vêtements en usage chez les naturels du pays.Ils en avaient éprouvé la nécessité et pouvaient les obtenir à bon compte, pourquoi alors, ces nouveaux venus, s\u2019en seraient-ils privés ?- Entre les produits de l\u2019industrie indienne, le \u2018\u2018soulier sauvage\u201d acquit d\u2019emblée Ia faveur des Francais.Fa- L:iqué par le; squaws avec des peaux de chevreuil, d\u2019orignal ou de caribou, qu\u2019eiles préparent d'une façon spéciale, le soulier des indigènes, avait autant de légèreté que de souplesse et on l\u2019estimait pour la marche sur la neige avec ou sans raquettes.Mais cette chaussure présentait des inconvénients les jours de pluie et de dégel ou lorsqu\u2019il fallait déambuler par les terrains humides.Aussi, dès que nos ancêtres purent posséder des vaches, des bœufs, des veaux et des moutons, ils obtinrent des peaux de ces animaux, vo matière qui leur pernut d'\u2019améliorer le soulier dont ils devaient le modèle aux naturels du Canada.Par la substitution d\u2019un cuir à un autre, le soulier des sauvages devenait plus étanche, plus durable et son utilité était augmentée.C\u2019est alors que le caprice populaire créa, pour désigner les nouvelles chaussures, les expressions : \u2018souliers de bœufs\u201d, \u2018\u2018souliers tannés\u201d et quelques fois, lorsque l\u2019empeigne était mal fignolée : \u2018grimaceux.\u2019\u201d Si la tige des souliers était assez haute pour couvrir la jambe, on disait: \u201csouliers à jambe\u201d ou \u201cbottes sauvages\u201d (1).Quant à la chaussure fabriquée par les Indigènes elle s\u2019appela : \u201csoulier de chevreu.\u201d ou \u201csoulier mou\u201d.En bien des endroits, c\u2019est la ménagère qui s\u2019occupait de la confection de ces souliers (2).Dans chaque habitation, il y avait un petit attirail de cordonnerie consistant en alènes, formes |.en bois mou, patrons en bardeaux, rarement en tôle, \u201ccôtés\u201d de cuir de vaches, de veaux, de moutons (3), ete.On ne parlait guère dans ces temps, de fil, de brai et de ligneux : la babiche de peaux d\u2019anguilles ou de moutons suffisait pour joindre ensemble, avec toute la solidité voulue, les divers morceaux du soulier.Est-il besoin d\u2019ajouter qu'on était guère difficile sur la pointure?Si la chaussure était un peu longue ou un peu large on mettait plusieurs paires de chaussettes et le problème se trouvait résolu.Le soulier de bœuf était facile à établir.L\u2019empeigne et la semelle ne formaient qu'un morceau.Un dessus, sorte de langue arrondie, rassemblait le devant de l\u2019empeigne (4).À l\u2019arrière de l'empeigne on ajoutait une hausse ou tige ouverte dont les pans se croisaient sur le coup de pied.Deux cordonnets enserraient la tige et faisaient adhérer la chaussure au pied.Pour la botte, la tige s\u2019élevait jusqu\u2019au genou où elle était maintenue par une sorte de lacets formant jarretière.Approprié aux travaux de la ferme, parce que son cuir après avoir été huilé devenait imperméable, aussi parce que l\u2019absence de talons rendait la marche plus facile dans les terres cultivées, enfin ne coûtant que le prix du tannage, comment une telle chaussure n\u2019aurait-elle pas été bienvenue par des gens à qui les autorités recommandaient de se suffire à eux-même le plus possible ?.L'ECHO DE SAINT-JUS .iX, jer DECEMBRE 1924.A un moment, dans le passé, tous, à la campagne, portèrent le soulier ou In botte de fabrication domestique.Sans doute, chez les agriculteurs à l'aise, on avait quelques \u2018chaussures lrançaises\u201d ou \u201cbottines achetées\u201d, mais c'était du luxe.Les anciens, dans plusieurs parties du pays, se rappellent encore que les paroissiens éloignés de l\u2019église venaient à la messe en souliers de bœufs.A une faible distance du village on enlevait les souliers domestiques et on chaussait les bottines des cordonniers, afin d\u2019arriver au temple du Seigneur dans ses plus beaux atours.C\u2019est à l\u2019époque des troubles de 1837- 38 que le soulier de bœufs connut ses plus beaux jours.Les dirigeants du mouvement insurrectionnel ayant décrété qu\u2019il fallait yoycotter les produits anglais, les Patriotes durent adapter le costume des campagnards qui de toute piéce se fabriquait au pays.Par ce coup de fortune inespéré, le soulier de bœuf devint la chaussure des élégants et des intellectuels opposés au régime tory ou bureaucratique.Un journal de l\u2019époque va nous en instruire.À l\u2019automne de 1837, le gouverneur Gosford ayant convoqué le parlement en session à Québec, les députés papineau- tistes s\u2019y rendirent en \u201ccostume na- onal\u201d.Et voici l'entrefilet que le Mercury, de Québec, consacra alors au fameux avocat Edouard Rodier, \u2018\u2018l\u2019orateur chéri des Fils de la liberté\u201d : \u201cL\u2019habillement de M.Rodier excita beaucoup l'attention\u201d.Ce monsieur \u201cportait une redingote couleur granit, en étoffe au pays, une culotte et un gilet rayés bleu et blanc, de même étoffe; enfin un chapeau de paille, des souliers de bœufs et des bas de fabrication domestique complétaient l\u2019accoutrement.\u201d Assez longtemps le modeste soulier de bœuf n\u2019avait foulé que le sol labouré, les friches, les tasseries et les catalognes, maintenant il effleurait les pavés urbains, et se prélassait sur les tapis \u2018\u2018officiels\u201d\u2019.Ce fut l\u2019apogée de sa brève fortune.Il retourna ensuite dans les milieux agricoles d\u2019où les souliers à la cordon- \u2018orie mécanique font l'impossible pour le déloger.} E-Z.MASSICOTTE.(Le Bulletin des Rech.Historiques).(1) Par une curieuse anomalie ou jar un de ces caprices populaires qui ne s\u2019expliquent guère, l\u2019expression 3oulier sauvage a disparu, tandis que celle de botte sauvage est restée, pour désigner spécialement le soulier de œuf à haute tirs .(1) A la confection des souliers et des boites en \u201cuir tanné.hommes et emmes étaient habiles.Toutefois en jen des elidroits, on considérait que \u2018es femmes réussissaient mienx que .es hommes, notamment a Ste-Gene- iève de Bälsscun, à la Pointe-aux- Trr:ibles de Montréal, où vers 1860, une dame Massur dit Le.rance s\u2019étmit acquis une clientèle pour ses souliers.À St-Denis de Käamonuraska uter dôme Rousselle en fabriqua jusque vers 1880.Elles les vend: t $1.50 (3) L'empeigne et le dessus étaient \u2018un cuir \u201crond\u201d de vache ou de taure.La hausse ou lige en veau ou en mouton.(4) Le dessus joignait l\u2019empeigne de deux fagons : \u201ccousu au pli ou a la pièce.\u201d Quand le bout de l\u2019empeigne était rendu presque carré au moyen d\u2019une couture en forme de T, on disait que le soulier avait \u201cun nez de bœuf\u201d.\u2014Si vous voulez aider à une œuvre religieuse et patriotique, faites abon ner vos parents et amis à l\u2019Echo de Saint-Justin.La Prochaine Saison des Sports d\u2019Hiver à Québec La fameuse glissoire de la Terrasse Dufferin est toujours fortement achalandée par les beaux dimanches après-midis d'hiver.Dans le médaillon, M.E.Des Baillots, le nouveau directeur des sports d'hiver du Château Frontenac.LA vieille capitale sera l\u2019hiver prochain encore, le rendezvous des amateurs de sports d\u2019hiver de tout le continent américain.Déjà l\u2019on songe aux préparatifs préliminaires de la saison de 1925 et rien ne doit être laissé au hasard pour en faire un succès sans précédent.Au Château Frontenac, le centre des activités sportives de Québec, on vient de nommer comme directeûr des sports d\u2019hiver M.E.Des Baillets, une figure bien connue dans les cercles sportifs canadiens.C\u2019est à lui qu\u2019il incombera durant la prochaine saison, d'organiser et de surveiller les divers amusements, tournois et concours pour le bénéfice des visiteurs, qui comme par le passé, ne manqueront pas d\u2019affluer à Québec durant janvier et février prochains.L'expérience acquise par M.Des Baillets en Suisse et aux Etats-Unis, comme organisateur de sports d\u2019hiver, fait bien augurer de la nomination que viennent de faire les autorités du Pacifique Canadien.A mesure qu'augmente chez-nous la popularité des sports ui ont fait de la Suisse le rendez-vous des touristes d\u2019 Europe durant la froide saison, la province de Québec acquiert une réputation qui en fait aussi sur ce continent, un centre d\u2019attraction pour tous ceux qui aiment notre climat hivernal et les amusements qu\u2019il procure.Chaque année maintenant, un grand nombre d\u2019Américains, enthousiastes du ski, de la ra- quette, du patin, du bob-sleigh ou de la toboggan, traversent la frontière pour venir se livrer dans nos compagnes ou dans nos villes, à ces sports qui font leurs délices et qu\u2019ils n\u2019ont pas la facilité de pratiquer chez eux.L'accueil qui leur est fait par notre population, l\u2019entrain que l\u2019on montre généralement à partager leurs plaisirs, font qu\u2019ils retournent chez eux en emportant la meilleure impression de notre province et qu\u2019ils contribuent ensuite à propager la bonne renommée de ses habitants.Parmi les promoteurs à qui nous sommes redevables de la popularisation des sports d\u2019hiver chez nous, le Pacifique Canadien doit étre mentionné en premier lieu, car il en est peu qui ont plus fait pour faire connaître à l\u2019étranger les avantages offerts par la province de Québec pour la pratique de ces sports.La bonne vieille ville de Québec est certes l'endroit tout ins diqué pour servir de cadre à un festival d'hiver.Admirables ment partagée au point de vue topographique; pourvue de tous les accidents de terrain nécessaires à l'exercice du ski, de la toboggan ou du bob-sleigh; dotée pour le confort des visie teurs, d'une hôtellerie capable de rivaliser avec les mieux amde nagées des grands centres américains ; d\u2019accès facile par chemin de fer, il n\u2019est pas surprenant d\u2019y voir affluer les visiteurs de toutes parts durant la période affectée aux sports d'hiver. 10 L'ECHO DE SAINT-JUS)TIN, ler DECEMBRE 1924.\u2018tre i -0s colères, elles ne poussent point.ITY.9 | Je les \u2018transcris tel que trouvées.| Modérez vos colères, e , ., ., L Histoire d lil Cha eail Avant tout, sachez que I'honnéteté est.4a rien.| Zèle et courage, doivent être notre J p la mere du succes.\u201cNe frappez jamais unc femme, mem devise.Tc A l\u2019improviste, qui de vous n\u2019a pas été modiste?Votre chapeau du dimanche est fort beau, fort a la mode et a été payé fort cher.\u201cPour les allées et venues de la semaine, dites-vous, il m'en faudrait bien un plus commun, moins à la mode, plus chaud, enfin moins dispendieux.\u201d rcoutez et riez un peu, pas trop, de crainte qu\u2019il ne vous arrive la même chose.Je voulais un chapeau, je voulais le confectioner moi-même.Maman qui n'avait pas une grande confiance en moi, me disait : \u201cReste-glonc tranquille, ménage le chapeau que tu as, il passera bien l'hiver.\u2019 Après avoir insisté et insisté, je m\u2019en fus chez le marchand, car je n'avais rien trouvé de convenable dans la boîte aux retailles.\u2019 Pourquoi, me dit celui-ci, ne pus vous tricotter un petit chapeau en laine, c'est fort en vogue et ça coûte une bagatelle?\u201d J'avais devant moi tout un étalage de laine aux couleurs ruriées.Quelle tentation!.je me décidai de prendre cette laine de fantaisie où le gris, le rose et le jaun- font le plus merveilleux effet.J'en apportai deux balies.Rendue à la maison, je ne prends pas le temps d\u2019enlever mon manteau et je tricotte.On m'enléve mon manteau et je tri- cotte encore.Je suis d\u2019une ardeur telle que je ne prends pas -le tenps de souper, malgré les instances de maman.Je n\u2019ai plus que trois rangs et ma calotte sera finie.Quelle originalité! Je vais casser le nez à maman, me \u2018\u201cisais-je, ça lui apprendra à dire que je ne suis bonne à rien.et je tricotte de plus bel.Ma calotte terininée, je n'ai plus qu'à faire le bord; c\u2019est bien facile.Je remonte en haut.tiens, voici un bord qui ferait tout à fait l'affaire s\u2019il n\u2019é- tiit vus rond; c\u2019est bien simple, je vais y remédier en lui enlevant quelques bouts de broche.Me voici donc installée avec les tenailles de l\u2019auto et mon fameux bord.Ces tenaillrs-là ve valent pas grand'chose.je travaille plus avec mes dents.J'ai chaud: de grosses gouttes de sueur perlent à mon front; enfin, je m\u2019applique si bien que mon bord est fait.Il faut maintenant le couvrir.mettre un tricot des deux côtés ce sera trop épais.une retaille de velour noir est.posée en-dessous et du tricot en- dessus.Mon chapeau est terminé.Quel magnifique chapeau.J'étais donc fière d\u2019avoir à démentir maman.Je le pose sur ma tête, je me \u201cdandine\u201d.Toute la famille, réunie dans la cuisine.m\u2019examine: les uns détournent la tête; les autres se mordent les lèvres.et puis papa jette un il furtif à maman qui ne dit pas un mot de crainte de me faire de la pene.enfin, c\u2019est un éclat de rire général.\u201cNe vas jamais te mettre cela sur la tête, ou bien je.\u201cJ\u2019enrage.les larmes m\u2019en montent aux veux.Je croyais avoir si bien réussi.mon petit orgueil.tout froissé qu\u2019il était, s\u2019est écrié: Que m'importe, je vais recommencer c\u2019est tout simple.mais on m'envoie cou- .\".il est déjà neuf heures et demie, je suis d\u2019une humeur à assommer toute li maisonnée, mais, par fierté, je ne scuffle mot.Ft le chapeau.pauvre chapeau vec son atroce bord noir.ça fait quinze jours qu\u2019il dort dans le fond da mon panier à ouvrage.Je ne pense méme pas à le finir.Combien de temps dormira-t-il, pensez-vous?\u201cPatience et longueur de temps Font plus que force ni que rage.\u201d \u201cROLANDE\u201d.L\u2019'ALPHABET FRANÇAIS En feuilletant l'album d\u2019une jolie femme, il m\u2019est par hasard tombé sous les veux cet alphabet original, dont les maximes pourront servir à chacun.i avec une fleur.Oubliez bienfaits.Baissez vos prétentions et vous élève- | rez vos mérites.Comptez sur vous seul, jainais sur vos amis.Détournez vos ennemis par une conduite irréprochable Etayez vos jugements sur la droite raison.Faites le bien sans calcul, meilleur placement.Grandissez nvec les difficultés; en triompherez.Hypocrisie et lâcheté sont synonymes.Interrogez les livres, ils vous répondront.ler.Jugez vos semblables, en bien, il est Whing veut dire: toujours temps de voir le mal.Kant le philosophe, professait l'\u2019observation de soi-même.Laissez faire l'envie, elle proclame vos mérites.Qui bat une femm Sachez vous taire est un perfide.Triomphez de vouloir triomph Unissez homme de bien.c\u2019est le vous les outrages Passez sur les choses petites, occupe.vous des grandes.Regardez vos actes avant de juger.vous-même vos efforts à ceux de Voyez qui vous entoure avant de parfaites de même.Xantippe, la méchante femme, a fait de Socrate un modèle de douceur.Yankee est synonyme sais, bon nombre qui le sont sur ce et noter le FAITES VOS ACHATS DES FETES CHEZ F.-J, SYLVESTRE, ST-BARTHELEMI, e, méprise sa mere.a propos, le mond: avant de er des autres.tout mois de décembre.\u201cWe hope in God\u201d rettes, papeteries, etc, etc.commande.Une visite est sollicitée.j'en Votre respectueux, F.-J.SYLVESTRE.de ruse, Occasions exceptionnelles pour le Toujours un bon assortiment de bonbons, chocolats, biscuits, cigares, ciga- Je donnerai un calendrier avec une Nouveaux Navires sur la Côte du Pacifique En bas, à gauche\u2014Groupe photographié lors du lancement du Lord Aberconway, le capitaine Troup et Sir George McLaren Brown, gérant européen du Pacifique Canadien.LE service de navigation côtière que le Pacifique Canadien exploite sur le littoral de l\u2019océan Pacifique entre les ports de Vancouver, Victoria, Seattle et ceux des latitudes plus septentrionales, jusqu\u2019en Alaska, a pris depuis quelques années un développement tel, que la Coinpagnie s\u2019est vue dans l\u2019obligation de faire de fréquentes additions à la flotte à laquelle il incombe de desservir ces ports.Cette substantielle augmentation de trafic n'est pas due au scul fait du développement industriel et commercial de ces régions.Certes, ce développement est un facteur important, mais ce qui doit surtout figurer au premier plan, c\u2019est le trafic touristique considérable qui se dirige de ce côté dans des proportions sans cesse croissautes chaque année L\u2019Alaska et son soleil de minuit, la côte de la Colombie-Anglaise avec ses curieux villages indiens aux rues bordées d\u2019étranges totems, les \u2018\u2018Princess Kathleen\u201d à Clydebank, Ecosse.De gauche à droite: résident de John Brown & Co.; Lady McLaren Brown; Mme Troup; Lady Mount Stephen; doivent de temps à autre ajouter de nouvelles unités à leur flotte côtière.Le \u201cPrincess Kathleen\u201d lancé tout récemment aux chantiers John Brown & Co.en Ecosse, est la plus récente addition à cette flotte, qui comporte déjà plusieurs excellents navires.Le \u2018Princess Kathleen\u201d est un superbe vapeur, qui lorsque complété, sera pourvu cela va sans dire, de toutes les améliorations moderres.Il sera mû par deux hélices et brûlera du mazout en place de charbon.Sa vitesse sera de 224 noeuds, e\u2019est-à-dire qu\u2019il scra le navire le plus rapide sur la route de Vancouver, Victoria et Seattle, service auquel il sera affecté.Quelque 325 passagers de nuit pourront trouver à loger à son bord, dans des cabines de deux et trois lits, tandis que pour les voyages de jour, plus de 1,000 passagers pourront facilement être embarqués, Bref, tout est prévu pour assurer aux passagers ainsi qu'aux membres de l\u2019équipage, le confort rives pittoresques de l\u2019ile Vancouver, les villes de Victoria ct delet la sécurité.Seattle, sont wtant d\u2019attractions qui aujourd\u2019hu\u2019 attirent les touristes da tout le continent américain et même de l\u2019Europe.Pour faire face À cette augmentation continuelle de trafic, disions-nous plus haut, les autorités du Pacifique Canadicn lr co _ wl PP COM Un autre vapeur du méme genre, le \u201cPrincess Marguerite\u201d, sera aussi lancé prochainement aux mêmes chantiers.L\u2019on comple que les deux navires pourront prsndre leur service dans les ébuts de la saison 1925.Me we ym AN ee Tn os: a té \u2014 vn, tre 1 Extraits des Registres de la Percis.e de deint-Justit.15Y6 Il y cut dans la paroisse en 1896, 6° baptémes, 55 sépultures et 19 maria ges.BAPTEMES Alarie Joseph-Oscar \u2014 Bastien Jo- seph-Adélard \u2014 Bernier Albertina \u2014 Bellemare Joseph-Arthur \u2014 Brunette Marie-Bernadetie \u2014 Carufel Joseph- Walter \u2014 Carufel Joseph-Willy \u2014 Ca- rufel Joseph-Elzéar-Fran¢ois \u2014 Chap- delaine Joseph-Antoine-Auguste \u2014Clé- mont Marie-Louise-\u2014Clément Joseph: Barthélemi\u2014Croisetière Julie-Anna\u2014- Dauphinais Joseph-Armélius \u2014 Dau: phinais Marie-Aildéa \u2014 Destrempes Joseph-Alfred \u2014 Duchesny Marie-An- toinette \u2014 Dufault Joseph-Alphonse- Walter\u2014Dupuis Marie-Alice \u2014 Frap- ; \u20ac\u2019 Joseph-Arthur\u2014-Frappier Médard \u2014Gaboury Clorinthe\u2014Gagné Narcisse Wii.am-l.éopold\u2014Gagnon l\u2019rançois-Xa- vier\u2014Gagnon Joseph-Donat\u2014Gagnon Marie-Bertha \u2014 Gervais Charles \u2014 Gingras Joseph-Denis-Lucien \u2014 Ladou- ceur Marie-Alice-Valérie \u2014 Ladouceur Marie-Anne \u2014 Ladouceur Joseph \u2014 Ladouceur Marie-Florentine-Martine\u2014 Lafrenière Marie-Octavia \u2014 Lafreniè- Marie-Rose-Lucia \u2014 Lambert Jo- seph-Léonard \u2014\u2014 Lebeau Joseph-Romé- o-Bernardin \u2014 Lefebvre Marie-Alex- andrina -\u2014 J.efebvre Marie-Anna \u2014 Le- > Alphonse \u2014 Lemire Onésime- Willy \u2014 Lemire Almira \u2014- Lemire Al- déa \u2014 Lemir: Joseph-Bddy \u2014 Lemire Liane\u2014Lemire M.-Rose-Délima \u2014 Les: sard M.-Rose-Alba -\u2014 Lestourneau M.Anne-Berthe-Mandeville J.-Adélard\u2014 Mandeville Ovilas-Zénon \u2014 Marchand J.-Freddy-Viateur \u2014 Marchand Jo- seph-Henri-Urbain \u2014 Masson Marie- Azilda-Héléne \u2014 Mayer Marie-Alber- tine \u2014 Morin Marie-Oliva \u2014 Paquin Marie-\\lmira-Alice \u2014 Paquin Joseph- Philéas \u2014 Philibert Marie-Rose-Déli- ma \u2014 Philibert Anonyme \u2014 Plante Muric-Ange-Rosa \u2014 Priscotte Noé \u2014- Sicard Marie-Lorette-Antillia \u2014 Sicard Marie-Louise \u2014 St-Cyr Marie-Célina \u2014 Thibodeau Marie-Alzéma \u2014 Troto- chaud Doiphis - Vermetie Joseph-Al- fred \u2014 Villeneuve Marie-Louise \u2014 Williams Joseph-Azarius.MARIAGES Ayotte Pierre et Lefebvre Fdouar- dina \u2014 Bastien Adélard et Lacharité Emélie -\u2014 Bastien Chs-Edouard et Lu charité.Amanda \u2014 Bérard Ludger et Bussières Marie-Louise \u2014 Bernier Jo seph et Bernier Sopuie \u2014 Boucher Joseph-Edouard et Lefebvre Victoria \u2014 Coutu Moïse et Grégoire Amélia - Gagnon Ovilas et Villeneuve Sara - Lacourse Rémi et Lafrenière Emélie- Ladouceur Calixte et Savoie Florida \u2014 Ladouceur Hormisdas et Williams (Ca- roline \u2014 Lefebvre Augustin et I,efeb- vre Rosana \u2014 Paquin Luphrasie et Morin Année \u2014 Pépin Pierre et Le- febvre Edouardina \u2014 Thibodeau Lud- ger et St-Antoine Célaniseg \u2014 Vermelt.te Dieudonné et Ladouceur Lumina\u2014- Vermette Joseph et Ladouceur Délima -\u2014 Vertefeuille Augustin et Ladouceur Laura \u2014- Villeneuve Moïse et Gagnon Marie-Louise.SEPULTURES Adam Cordélie\u2014Alarie Joseph-Oscar \u2014Alarie Prosper\u2014DBastien Adrien - Bellemare Emma\u2014Béland Pierre\u2014Ber- nier Horimisdas\u2014Bernier Herméline-\u2014 Bruneau Louis \u2014 Bussières Caroline \u2014 Bussiéres Marie-Anaice-Bertha \u2014 Croisetidre Marie-Anne \u2014 Croisetiére \u2018ymand \u2014 Dauphinais Joseph-Armé- lus \u2014 Dufresne Ovilas \u2014 Fiset Olivier \u2014 Frappier Marie-Albina \u2014 Frappier Ph'lias \u2014 Frappier Joseph-Arthur \u2014 Gagnon Emérance \u2014 Gagnon Léoca- die \u2014 Gervais Charles \u2014 Grégoire Marie -\u2014 Lacombe Louise \u2014 Lacourse Marie-Louise Sara \u2014 Lacourse Rosanna \u2014 Ladouceur Albertina \u2014 Ladou- crur Joseph \u2014 Ladouceur François \u2014- L'ECHO DE SAI\" T-J1 -nière Donat \u2014 Lefebvre Aâélard| \u2014 Lefebvre Marie-Anna \u2014 Lefebvre \u2018Ima \u2014 Lefebvre Alexandrina \u2014 !\u2026.febvre Marie-Anna \u2014 Lefebvre Marie- : : nne \u2014 Lemire Onésime-Wiliy \u2014 Le- | mire Léona \u2014 Lemire Anna \u2014 Le-! «wv.leau Marie \u2014 Mandeville Laetitia \u2014Mandevule Adélaru\u2014marull Marie- 138 \u2014 Masson Maxime-Armand \u2014 Masson Emélie \u2014 Michaua Honoré \u2014 Paquette Sophie \u2014 Philibert Anonyme - Picotte Adélaïde \u2014 St-Antoine Ma- rie-Louise \u2014 Thibodeau Eva \u2014 Ver- mette Ovilas \u2014 Vermette Noé \u2014 viileneuve Marie-Emma \u2014 Villeneuve déline.°.id e, 0 abe atea\u2019c os a\u2019 ates\u2019, LAK KJ * XTX oofvalesloalse age ele oe sie lv ole vie eleste de ele ede 030 2% TX Post.Se 0 NTS > DIL 0) + te ©, > oe * %* Lx Cd Lb o% RR .0 0 0 va.Dod oe % .yo ole 630 eleele 60 020 of CASE 0e 06 ofeele ale sls seals ole Joel XT Te - EN MARGE D'UN DOCUMENT.La requête des francs-tenanciers du fief Carufel, publiée dans l\u2019Echo du nois dernier, porte 131 signatures, ur un total de 214 familles formant ie population de 1500 âmes et doni 33 sont des familles de cultivateurs.il est à remarquer que la différence st à peine sensible entre la population actuelle de Saint-Justin (1400 imes) et celle que mentionne la re- uête de l'année 1847.Celle-ci, en effet, le s'occupe pas des familles du Petit lrompe-Souris, annexés plus tard à la aroisse de St-Justin, ni de celles av sont établis au Coteau d\u2019Ormes.Le abtean suivant nous montre les changements survenus dans la population des divers rangs de la paroisse, sans ue le chnîre total a t beaucoup varié.1847 1924 Grand Trompe-Souris: 43 fam.30 fam.Ormière: 85 fam.113 fam.Ruisseau des Aulnes: Grand Bois-Blanc: Petit Bois-Blanc 14 fam.10 fam.62 fam.57 fam.10 fam.5 fam Total 214 fam.215 fam Petit Trompe-Souris \u2014 7 fam.J'oteau d\u2019Ormes \u2014- 9 fam.Total 231 fam.Ce relevé nous montre que la po pulation de Saint-Justin ne peut guère changer désormais.Depuis Jl\u2019anné- 1547 le village a surgi (42 familles, que nous avons compté avec celle: de I'Ormfére), mais par contre, un cev tein nombre de cultivateurs, dont les terres n\u2019étaient pas assez étendues.ont grandi leur domaine en ach-t-nt à l\u2019occasion les terres de leurs voisins.La se nêt> nous donne aussi une idée assez exacte des récoltes de ce temps.Dong, il se récoltait alors a St- Justin 4520 minots de blé.Vous aver bien lu: quatre mille cing cent vingt minots de blé! Un peu moirfs de vingt- cinq minots par cultivateur.en moven- :e.La culture du blé est plus difficile \u2018ve celle des autres céréales et alors, mrquoi nous parle-t-on du peu de fertilité de nos terres à cette époque?Dans tous les cas, les cultivateurs de re temps devaient semer en blé, pour arriver à ce beau résultat, une superficie beaucoup plus grande que celle qui est ensemencée par les cultivateurs de notre génération.Et la chose s\u2019explique.Les grandes minoteries n'existaient pas encore, et la farine \u201cblanche\u201d se vendait & un prix exorbitant.Les cultivateurs étaient donc forcés de se procurer sur leurs terres mêmes cette bonne farine brune d\u2019antan.Et encore tous n\u2019y parvenaient pas.Ajoutez à cela, 13000 minots d\u2019avoine, 5200 minots de pois, 2924 minots l\u2019orge, 182 minots de seigle et 130 minots de sarrasin.Maintenant, cultivateurs d\u2019aujour- hui, si vous êtes un peu curieux des \u2018 TIN, ter DECEMERE 1624.Sn hercher ce que pouvaient bien rar- porter ces terres \u2018l\u2019une dans l\u2019autre\u201d Jour cela vous n\u2019avez qu'à chercher \u2018 récolte moyenne, les chiffres donné plus haut représentant la somme tota : des récoltes de 153 cultivateurs, 1.vmparaison avec vos récoltes actuel les vous intéressera certainement.JUSTINIEN.AUX PRESSEURS DE FOIN Comme l'étiquetage des ballots de \u2018pin ou de paille est obligatoire depuis \u2018e ler novembre, nous désirons informer les presseurs de foin que nous nouvons faire l\u2019impression de ces étiquettes à des pr'x très modérés et sous le plus court déiai.L\u2019Echo de Saint-Justin Saint-Justin, P.Q.Joseph Vertefeui le BOUCHER St- Justin, Qué.Louis-Jules Lacourse PEINTRE-DECORATEUR BAS PRIX \u2014 OUVRAGE GARANTI Spécialité : Imitation en tous genres.PONT MASKINONGE, P.Q.JOSEPH MERCURE, MARCHAND DE NOUVEAUTES ssortiment considérable et varié dans 2 tous les départements à des prix trés modérés.ST-BARTHELEMI, \u2014 P.Q.Joseph Erissette Grand choix de voitures d\u2019été et d\u2019hiver, harnais de toute sortes, robes de carioles, etc.REPARATIONS EN TOUS GENRES A TRES BAS PRIX Je tiens aussi les huiles à machines et à harnais UNE VISITE EST SOLLICITER.SAINT-JUSTIN.PAUL BARIL Ferblantier, Apleulteur SAINT-JUSTIN.J'ai toujours en mains : Tuyaux de fer, Chantepleures, Coudes, Tés, Joints d\u2019unions, Closets, Eviers, Ferblanteries de toutes sortes.Plombier et Une visite est sollicitée.OAPLIvront # es im- T ancon- tend pièce ombre : t.agit: > plus : dans.idiant Fa NOTES LOCALES Pour vos achats des fêtes n\u2019oubliez pas d'aller faire une visite au Magasin W.-H.Gagné, Saini-Justin.Vous trouverez là tout ce que vous avez besoin à des prix défiant la compétition.Le 9 du mois de novembre dernier les membres de la Société Coopérative de Saint-Justin se réunissaient à la salle publique pour procéder à l\u2019élection de leurs officiers.Le résultat de l\u2019élection fut le suivant : Président : M.Joseph Masson.Directeurs: MM.Francois Gagnon, Charles Baril, Joseph Plante et Aga- pit Cloutier.Secrétaire-Trésorier : J.-E.Langlois.De passage au presbytère, Madame Elz.Voisard, de St-Adeiphe.M.P.-O.Paquette a commencé la consiruction de sa nouvelle maison.M.Ernest Francœur, actuellement à Montréal, de passage dans sa famille dernièrement.Melle Emilienne Lebeau chez ses deux sœurs, institutrices à Louiseville et ses autres parents.Melle Espérance Morin est revenue d\u2019un voyage d\u2019un mois à Montréal et à St-Paul l Ermite.lin voyuge de noces chez M.Alfred Gagnon: M.et Mme J.-C.-A.Trudel (née Emilia Benoit) de Chicopee, Mass.A cette occasion, une jolie so)- rée eut lieu.Parmi les personnes présentes, on remarquait: MM.et Mmes - d Bergeron, Joseph Gagnon, A- zarias Gagnon, Raphaél Paquette, M.Harace Cartier et quelques autres.De passage chez M.Lazare Villeneuve, dernièrement: M.et Mme Emile LeBlanc et leurs fillettes Thérèse el Jcanne, de Montréal; M.et Mme Wi- frid Lafrenière et leur fils Paul, M.Lionel Tremblay et Ernest Villeneuve, tous de St-Alexis des Monts.Melle Yvonne Villeneuve qui a passé trois semaines à St-Alexis des Monts, l\u2019invitée de M.et Mme Lafrenière, Lous est revenue très enchantée de ovage, Naissances\u2014Le 5 novembre, Joseph: Gérard-Paul-Léo, fils de Denis Dauphi- nais et de Dorilla Lessard.Parrain et marraine, M.et Mme Joseph Dauphi na:s.onci- et tante de l'enfant.\u2014Le 13, Joseph-Paul-Emile, fils de Donat Gagnon et de Rose Philibert.Parrain et marraine, M.et Mme Maxime St-Louis, oncle et tante de l\u2019enfant.\u2014Le 26, Joseph-Clément-Auguste, fils de Auguste Alarie et Albertine Clément.Parrain et marraine, M.et Mme Onésime Alarie, oncle et tante de l'enfant.\u2014Le 28, Marie-Suzanne-Georgette.fille d'Elzéar Carufel et d\u2019Albertina Brissette.Parrain et marraine, M.et Mme Firmin Brissette, oncle et tanie de l\u2019enfant.Mariage.\u2014 Le 18 novembre, M.E phrem Lessard, de Ste-Ursule et Mlle Cécile Casaubon, fille de feu Louis Ca- saubon.Sépultures.\u2014Le b novembre, Joseph Flnr mont Ladouceur.enfant de Jos Albert Ladouceur, décédé à l\u2019âge de ¢ mois.-\u2014-Le 24, Caroline Bastien, épouse de Joseph Mongrain, décédée à l\u2019âge de 49 ans.Comme nous le notions hriévement dans notre dernier numéro, les funé railles de Dame Arthur Philibert.née Marie-Anna Gagnon, ont eu lieu le 31 octobre, au milieu d\u2019un grand concours de parents et d\u2019amis.Elle est décédée à Montréal, à l\u2019âge de trente ans à la suite d\u2019une longue maladie soufferte avec une grande résignation.Le ser vice fut chanté par M.l\u2019abbé Lelaidier.curé de St-Justin.Les porteurs étaient ses six frères: Eugène, Philias, Alphonse, Joseph, Donat et Anglebert.M.Maxime St-Louis, son beau-frére portait la croix.La collecte fut faite par MM.Bugéne St-Louis, son neveu et Désiré Philibert, son beau-frère.Outre son mari, Mme Philibert lais- M.le notaire L'ECHO DE SAINT-JUS .1N, ler DEUERoHE ticd e pour pleurer sa perte, quatre en- \u2018ants en bas age: Yvette, Fernando, Raymond et Gertrude; son père et sa nère: M.et Mme François Gagnon: es frères: Philias, Donat et Angle- sert, de St-Justin; Eugène et Joseph, e Maskinongé; Alphonse, de Montré- 1; sept sœurs: Mmes Raphaël Pa- luette et Azarias Gagnon, de St-Jus- tin; Maxime St-Louis et Alfred :)oy- vn, de Maskinongé; Edouard Bran-
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