L'écho de Saint-Justin, 1 juillet 1922, samedi 1 juillet 1922
[" M ARON SORE ht & he, .+ L'Echo de Saint-Justin JOURNAL MENSUEL Vol.I, No.9.Saint-Justin, ler juillet, 1922.\u2014~\u2014\u2014 Rédigé en Collaboration.Mgr Joachim Boucher Curé de Louiseville (1804-1897) Cenx des nôtrés qui ont doublé le cap de la quarantaine, se souvien- neut sans doute du vieux curé dont nous retrouvons ici la photographie.Quand une fois on avait vu ce véué- rable prêtre oune pouvait l\u2019oublier, et quand on l\u2019avait connu il fallait l\u2019aimer.Ce n\u2019était pas un curé coni- les autres ; je veux dire qu\u2019il était original, \u2014au meilleur sens du tnot.Né au commencement du XIXe siècle, Mgr Boucher avait, je crois, quelque chose des abbés de l\u2019ancien régime français.Il ne portait pas perruque, inais sa chevelure blanche, abondante, longue, onduleuse eûtfait envie aux habitués de Versailles, Sa figure énergique, austère \u2014surtout dans ses dernières années \u2014rappelait les saints\u201cde pierre sillonnés par la pluie et les hivers, au frontispice de nos églises, ou bien encore ces chevaliers antiques dont les moines enluminaient jadis leurs livres savants.Quelle vigueur dans ce prêtre dont la vie dura près d\u2019un siècle! Un jour, notre poête Louis Fréchette, après avoir chanté, en des stances superbes, les gloires du chêne puissant, s\u2019écriait ; Comme lui, vous aver va bien des roluils naître; Sur votre front tout prè- d\u2019un siècle à Jui : \\ Vous n'avez pus vieilli, car vous étioz, 6 prêtre ! Pui-stut comme le chêne et vaillant comme lui.Mgr Boucher célébrait, ce jour-là, son jubilé de diamant.Quelques années auparavant, au moment de partir pour l\u2019Europe, un contretemps l\u2019avait arrêté.Suns se décourager, le vieux curé, âgé de soixante-dix-huit ans, dit simplement : \u2018\u201c\u2018J\u2019irai plus tard.\u201d Deux ans plus tard, il filait vers Rome.Le père Boucher était parti depuis six semaines, et on avait les Quarante- heures à Louiseville.Les prêtres du voisinage réunis au presbytère, se disaient que l\u2019absence du curé leur causerait un surcroit de besogne, et on louait la vaillance, la vitalité merveilleuse de ce vieillard octogé- | naire.Au matin du deuxième jour des Quarante-heures, quelle ne fut pas la surprise du premier prêtre qui se rendit à la sacristie, en, apercevant le curé de Louiseville qui entendait les confessions | Il se frotta les yeux, se demanda s\u2019il n\u2019était pas Victime d\u2019une illusion, s\u2019 n\u2019était pas en présence d\u2019un fantôme.Mais il n\u2019y ss avait pas d\u2019illusion, ni de fantéme.Arrivé la veille au soir à Québec, le père Boucher avait pris le train de chemin de fer immédiatement, en route pour Louiseville, A quatre heures du matin, il était allé tout droit s\u2019asseoir dans son confessionnal pour recevoir les premiers pénitents rendus à la sacristie ; ensuite il avait dit sa messe, fait une longue action de grâces, puis était entré au presbytère vers les 10 heures de l\u2019avant-midi.Mgr JOACHIM BOUCHER (M.M.Cété, Photo., Louireville.) Jette anecdote en dit long sur la vigueur incroyable de ce vieillard de quatre-vingtsans ;.elle révéle aussi son dévouement, son zèle dans le ministère sacerdutal, sa grande charité.Ce zèle, ce dévouement, cette charité, ils s\u2019étaient manifestés dès sa première année de sacerdoce.Vicaire aux Trois-Rivières de 1830 à 1835, le père Boucher avait eu à faire face à la mort la plus terrible.Une épidémie de choléra, vers 1832, ravagea la petite ville des Trois-Rivières, et le jeune vicaire, qui devait être plus tard curé de Louiseville, alla tous les jour, aussi longtemps que dura l\u2019épidémie, porter les secours de la religion aux malades, aux mourants.(2) La charité.Ah ! elle avait pénétré jusqu\u2019au plus intime de cette nature ardente, chevaleresque.Et c\u2019est pour cela qu\u2019il fallait almer ce prêtre avec ses brusqueries et ses violences.pas, du reste, ua peu plaisir à le provoquer ?Dans une réunion de confrères, l\u2019un d\u2019eux osa même comparer le vénérable doyen\u2014en sa présence\u2014 à ces volcans dont le sommet 'couvert de neige gronde souvent et lance dans les airs des colonnes de feu.Est-ce qu\u2019on ne prenait 1) A Louisevilie, comme à Saint-Justin, on vit longtemps.Do 1786 à 1920, cotte paroisse; eut autre curés : MM: Bertrand, Lebourdais, Boucher ct Tessier.Quatre ourés en centstrente«qui- | ; tre ans \u2018 (2) Durant son vicariat des Trois-Rivières, il Avuit-connu Vallières de Snint-Réul nommé juge en cette ville vers 1829, et il aimait;à parler des alents merveilleux, de la vite érudition de cet On se permettait ces libertés, parce que les grondements du volcan et même ses éruptions n\u2019effrayaient personne.Comme le poête des noces de diamant, les amis du père Boucher savaient bien qu\u2019il avait Le cveur ouvert à tous, même au malicieux \u2018Mais parfois le volcan grondait plus fort et les laves étaient plus dangereusss ; alors la.charité du cher vieux prétre devenait plus grande, plus belle.Un jour, en présence de quelques amis, 11 eut un démêlé assez vif avec un jeune confrère et lui lança de ces mots qui ravagent comme de la mitraille, ou, si l\u2019on veut, comme les laves d\u2019un volcan.Le jeune confrère se permit de reprocher au vénérable curé d\u2019avoir mal interprété ses paroles, par conséquent d\u2019avoir manqué de justice à son égard ; puis il laissa entendre qu\u2019à l\u2019avenir il s\u2019abstiendrait de venir ait presbytère de Louiseville.Le lendemain \u2014 quelle belle scène devant Dieu et devant les hommes ! \u2014 le jeune prêtre voyait arriver chez lui le curé de Louiseville, âgé alors de quatre-vingt-quatre ou quatre- vingt-cinq ans.Le vieux prêtre venait humblement demander pardon pour les violences dont il s\u2019était rendu coupable la veille.Le vieillard et son jeune confrère restèrent les meilleurs amis du monde.Son cœur débordant de charité était surtout ouvert aux enfant, et les enfants l\u2019avaient vite deviné.Victor Hugo a dit quelque part que \u2018\u2018 les cœurs de lions sont les vrais cœurs de pere \u201d.Il y avait du lion dans le père Boucher : il en avait la crinière et le tempérament, mais surtout c\u2019était vraiment un père.Avec les enfants jamais de brusqueries.Au confessionnal les petits garçons avaient leur place à ses genoux, et le vieux patriarche penché vers eux, laissait tomber sur leurs fronts sa longue chevelure soyeuse, leur parlait doucement.Alors les aveux devenaient plus faciles pour les petits.Un samedi après-midi, le père Boucher était au confessionnal.C\u2019était durant la saison d\u2019été.à cette époque des vacances où les enfants varient à l\u2019infini leurs moyens d\u2019amusements.Un groupe de gamins avaient improvisé une fanfare avec des flûtes, de vieilles chaudières et beaucoup d\u2019autres choses qui faisaient du bruit.Leur chef que le vieux curé connaissait bien, eut une inspiration dont il fit part à ses amis.On décida, après- délibérations, qu\u2019on irait sérénader la sainte Vierge duns l\u2019église.Et la petite fanfare entra dans la maison de Dieu tambour battant.Depuis, quelques minutes la Vierge Marie recevait les hommages de la troupe, lorsque le père Boucher distrait dans son confessionnal par l\u2019étrange musique qui venait de l\u2019église vers la + homme qui apprenéit lus langue: en se Joust © | ressort, et se dirigea, ahuri, vers le Sanctuaire, résolu de faire main basse sur les intrus, quels qu\u2019ils fus- seut.Rendu au milieu du chœur, il aperçut ses enlants du village qui, devant l\u2019autel de la sainte Vierge, céiébraient à leur manière, au mépris des règles de l\u2019harmonie, les gloires de la Mère de Dieu.Emu jusqu\u2019aux larmes, le bon vieillard s\u2019ar- réta, préta l\u2019oreille quelques minutes, puis s\u2019avançant près des enfants qui interrompirent leur musique, il loua d\u2019abord leur amour de la sainté il lui dit: \u201c\u2018Prends ces cinquante sous, et allez tes compagnons et toi, Doucet\u201d; mais mes chers enfants, c\u2019est mieux de ne pas revenir avec votre taufare daus l\u2019église.\u201d en pareille circonstance seutit les armes lui tomber des mains : il aimait tant la sainte Vierge et les enfants ! Du reste, je l\u2019ai dit, le père Boucher avec toutes ses violences, était essentiellement bon, charitable.Que de bienfaits il a semés au cours de sa longue carrière : aide, à l\u2019éducation secours aux pauvres.Il n\u2019avait rien à lui ; si bien qu\u2019il mourut pauvre après avoir été trente-quatre ans curé de la riche paroisse de la Rivière-du-Loup.Mais je m\u2019arrête.Je m\u2019étais proposé, en commençant la rédaction de ces notes, de remplir une colonne, rien qu\u2019une colonne de l\u2019Echo, et voilà que cette colonne menace de se doubler, peut-être davantage.C\u2019est égal, je suis heureux d\u2019avoir évoqué la mémoire de ce vénérable prêtre, qui fut mon premier curé, que j'ai entendu gronder du haut de la chaire, qui après ma première confession m\u2019a amené manger des prunes dans son jardin, en qui tout enfunt j'ai senti battre un grand cœur de prêtre.Je le revois toujours là-bas, le dimanche et les jours de fête, dans le sanctuaire de notre vieille église de la Rivière-du-Loup.Oh ! qu\u2019ils sont doux ces souvenirs du jeune âge ! (3) 50 JACQUES HERTEL.(3) Mgr Joachim Boucher naquit à la Baie- du-Febvie, comté d\u2019Yamaska, le 3 avril 1804, de Joseph Boucher et de Tharsile Auger, fit ses études à Nicolet et fut ordonué.le 20 juin 1530.Vi- cuire aux Trois-Rivières (1880-1835), il fut enauito le premier curé de Saint-David d\u2019Ynmaskn (1835- 1856), avec dusserte de Saint-Thévdore-d\u2019Acton (184-1846) et de Suint-Guillauvme (1846).C'est après celu qu\u2019il devint curé de Louiseville (1856- 1890) Il était chanoiné honoraire de la eathé- drale des Trois-Rivières (1878-1897) et de Lorette en Itatie- (1878-1897),-Retré à Louisevitle: (I8ÿ0- 189#}{.d'est.là qu\u2019il est décédé le 3 février 1897, +.- 4 Ty sacristie, se leva, m comme par un Vierge ; s\u2019adressant ensuite au chef, boire de la petite bière chezla\u2018\u2018mère Rien d\u2019étonnant si le vieux curé.«de la jeunesse, aide aux orphelins, red.DTaed TAR dpm emt Se Arn TE Ge Leggs hi ke: % 4 \u201c 2 Ÿ ven en Gr.\u20ac set LEE Ci ag A = Crete ee me ET STRAY RE {OT ET IA x Ly TECH DE SAINT JUSTIN | JOURNAL MENSUEL W.H.GAGNE, ; _ ÉDITEUR-PROPRIÉTAIRE, SAINT-JUSTIN, QUE.Le prix de l\u2019abonnement est de 50 cents par année pour le Canada et 60 cents pour les Etats-Unis, payable d\u2019avance.Les abonnements datent du ler mai ou du ler novembre de chaque année.16 Toute année commencée est due en-entier.Pour le tarif des \u2018annonces, impressions, etc., on voudra bien\u2019 s\u2019adresser à nos bureaux.AVIS IMPORTANT Plusieux nouveaux abonnés, désirant faire une collection de l'Écho de Saint-Justin, nous demandent si nous ne pourrions pas leur fournir tous les numéros parus .de notre journal.En réponse, nous désirons informer tous ceux qui s\u2019abonneront à notre journal, qu\u2019ils peuvent avoir, s\u2019ils le « désirent, tous les numéros parus.Inutile d\u2019ajouter que nous ne pour- _ rons pas maintenir cette offre longtemps, car notre réserve d\u2019anciens numéros s\u2019épuise rapidement.Les Tertiaires Dimanche le 4 juin dernier, avait lieù l\u2019ouvertute de la visite canoni-, que des tertiaires présidée par Rév.Père Eustache o.f.m., Gardien du Couvent Saint-Antoine aux Trois- Rivières.Les exercices fidèlement suivis se sont terminés le mardi soir par une imposante procession autour du Parc et des prières publiques au monument du Sacré-Cœur, pour implorer la préservation du fléau des sauterelles qui nous menace.A cet exercice de clôture il y eut plusieurs professions et un très grand nombre de prises d\u2019habit.Eboulement à Maskinongé Le 20 juin dernier un éboulement | très grave s\u2019est produit sur la rue de la gare.Une partie de la rue, à quatre cents pieds de la route nationale s\u2019est effondrée à la suite des grosses pluies que nous avons eues ces jours derniers, sur une longueur d\u2019un arpent et demi et une profondeur de 50 pieds.Le chemin se trouve maintenant tout près de la rivière.Plusieurs maisons, entre autres celles de M.Félix Cloutier et de Mlle Drouin, ainsi que l\u2019ancienne église presbytérienne, menacent de s\u2019effondrer dans la rivière.L\u2019éboulis s\u2019est beaucoup agrandi depuis et on évalue les dommages a au-delà de $15,000.sr, Nous venons de recevoir un char de BEAU SEL en sacs de 100 et 140 livres que nous pouvons détailler à bas prix.Magasin W.-H.GAGNÉ, § St-Justin.x L'8CHO DE SAINT UST EN, der JUIL LET, 1922.4 \u2014 ere \"Première Communion\u201d Solennelle Dimanche, le 11 juin, à la grand\u201d messe, eut lieu la Communion solennelle des enfants qui avaient subi avec succès l\u2019examen du catéchisme.Dans l\u2019après-midi à 3 hrs., rénovation des promesses du Baptême, Consécration à la Sainte Vierge et imposition des scapulaires.Tous alldrent ¢nsuite an Monument se consacrer au Sacré-Cœur et lui demander de nous préserver du fléau des sauterelles qui menace notre paroisse.Les communiants étaient au nombre de 33 dont 14 garçons et 19 filles.Le prix décerné à l\u2019élève qui a le plus brillé dans ses réponses aux différentes questions posées a été mérité par Mlle Thérèse Lebrun enfant de M.Alphonse Lebrun fromager du Bois-Blanc.Une Magnifique Soirée M.Joseph Vilieneuve a donné une grande soirée Dimanche dernier en l\u2019honneur de son fils M.le notaire Arthur Villeneuve, marié le 19 juin à la cathédrale des Trois-Rivières, avec Mille Lillie Dangerfield fille de M.et Mde William Dangerfield de la paroisse de St-Philippe des Trois-Ri- vières.Les nouveaux époux arrivaient d\u2019un voyage aux Chfites Niagara et des Mille-Iles.A M.et Mde Arthur Villeneuve nous offrons nos meilleurs vœux de santé, bonheur et longue vie.Mariage Rouleau-Lessard Lundi le 26 juin, a 8} hrs., fut béni par M.le Curé Dufort de St-Viateur, le mariage d\u2019Antonio Rouleau de St- Viateur à Marie-Reine Lessard fille de F.-X.Lessard boulanger à a Saint- Justin.M.Octave Rouleau père du marié et M.F.-X.Lessard père de la mariée servaient de témoins.Le chant de circonstance a été exécuté par M.le docteur Rouleau, Mme Ubald Rouleau et Mlle Alice Bris- sette.Après la cérémonie il y eut réception intime chez M.F-X.Lessard où un succulent goûter fut servi à un grand nombre de parents et d\u2019amis.Lês nouveaux époux alièrent ensuite prendre le diner chez M.Octave Rouleau de St-Viateur.Sur l\u2019invitation qui lui ful faite, M.le Curé Dufort, prononça un chaleureux discours à l\u2019adresse des héros de la fête.Les trois frères du marié: M.le docteur Rouleau, M.Joseph Rouleau, ingénieur-forestier et M.Charles Omer Rouleau, finissant du Cours classique surent a leur tour! traduire en termes délicats les sentiments de tous.La journée s\u2019est, terminée dans une causerie intime et familière dont tous garderont un précieux souvenir.Nos meilleurs vœux accompagnent les nouveaux époux.Une amie.mate er \" Bénediction d'une Croix | Dimanche aprôs-midi le 25, eut lieu la bénédiction d\u2019une Croix érigée.à Trompe-Souris par M.Victor Belle- mare.La cérémonie, rehaussée par la présence de Mgr Gérin, fut présidée par M.le vicaire Grimard qui fit l\u2019allocution-de circonstance.Les chantres et les élèves de l\u2019école du Rang exécutdrent plusieurs chants appropriés.La cérémonie terminée, M.Victor Bellemare remercie les nombreux assistants et trouve des termes.délicats à l\u2019adresse de Mgr le Curé et de son vicaire.Mgr Gérin, en quelques mots bien sentis, félicite M.Bellemare de sa belle initiative, se dit heureux de prendre contaot avec ses paroissiens de Trompe-Souris et donne a tous sa paternelle bénédiction.Vidi.Conventum au Collège de l'Assomption Le 30 mai dernier, le Collège de l\u2019Assomption recevait en conventum général ses anciens élèves ; l\u2019organisation de cette réunion avait été préparée par l\u2019association des anciens de l\u2019Assomption, formée au cours de l\u2019hiver dernier à Montréal sous l\u2019habile direction du chanoine Napoléon Morin, curé de St- Edouard de Montréal.Plus de huit cents élèves, prêtres et laïques étaient réunis à leur Alma \u2018Mater, heureux de se revoir, de rencontrer leurs confrères et anciens professeurs et plus heureux encure d\u2019affermir les liens de la nouvelle société formée et à laquelle la plupart ont adhéré.La réception eut lieu le matin du même jour vers neuf heures en la ville de l\u2019Assomption en face du collège, la bienvenue fut souhaitée par les élèves actuels en termes fraternels et éloquents ; puis les anciens se réunirent dans l\u2019antique chapelle de leur enfance pour entendre la messe qui fut célébrée par Mgr Charlebois évêque du Kiwatin.C\u2019est aussi à cette occasion que les anciens chantèrent en chœur les cantiques dont depuis vingt-cinq ans peut-être la mélodie était restée endormie dans les casiers de la grande bibliothèque et dont chacun avait conservé jusqu\u2019aujourd\u2019hui le plus vivant souvenir.Après \u2018la messe, Deo Gratias jusqu\u2019à midi où l\u2019on servit dans le re- fectoir nouvellement construit un grand banquet dû à la générosité du chanoine Napoléon Morin ; les mets exquis avaient fait place au hachis des jours d\u2019enfance etles paroles de prêtres et de laïques distingués furent bien goûtées des convives.CIMENT Nous vendons le ciment au plus bas prix du marché.Magasin W.-H.GAGNÉ, St-Justin.| Le Rév.Blisée Hébert, supérieur du collège souhaita la bienvenue aux anciens et les convia à sa table.Mgr Gauthier, administrateur de l\u2019archi-diocèse de Montréal répoudit à l\u2019aimable invitation de Monsieur le Supérieur.Le Dr Rubin Laurier, le Chanoine Eustache Dugas, l\u2019Honorable Juge Amédée Monette et l\u2019Honorable Juge Amédée Geoffrion prononcèrent à l\u2019occasion de véritables pièces d\u2019éloquence.Après le banquet, élection du conseil d\u2019administration de l\u2019association des anciens'et on y adopta une résolution convoquant l\u2019association entière au moins une fois chaque année a PAlma Mater.On remarquait au nombre des assistants venus de St-Justin : MM.le docteur C.-J.Coulombe, Hormisdas Comtois et le notaire J.-E.Langlois.Les Eboulis de Saint-Justin Les dernières pluies que nous avons eues ont été la cause de plusieurs éboulements 3 différents endroite de notre paroisse.Dans le rang du Bois-Blanc les plus considérables ont été chez MM.Phi- lias Ayotte et Onias Plante.A ces deux endroits lechemin s\u2019est effondré complètement et même les bâtisses sont en danger.Dans le rang de l\u2019Ormière les plus considérables ont été d\u2019abord chez M.Louis Gaboury qui sera obligé de transporter sa maison ; ensuite chez MM.Louis Clément, Joseph Lemyre et Anselme Lajoie.À ce dernier endroit le chemin est disparu et M.l:a- joie devra reculer sa maison.Plusieurs ponts ont aussi été endommagés, entr\u2019autres celui chez Xavier Gagnon ainsi que ceux près de Joseph Brissette et P.-O.Paquette.Il a fallu aussi faire des réparations a celui de 'I'rompe-Souris.: Vu la nature du sol et la profondeur de nos ruisseaux le danger des éboulis a toujours été une menace continuelle pour notre paroisse et surtout pour notre village.Cependant depuis que le parc et les alentours de notre église et du couvent ont été drainés le village paraît être à l\u2019abri de ces effondrements de terrain.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014e Parmi les personnes de passage à St-Justin dernièrement nous avons remarqué : MM.Léonard Lambert et 8a dame de Montréal, Alma et Marie Lambert de Maskinongé, Wilfrid et Denis Duchesnay et leurs dames, Ernest Sansx- chagrin ets» dame, Romuald Villeneuve, Mlle Brien et Mde 0.Adam de Northampton, Wilfrid Derrochers de St-Didace.W.L.Gagné et sa dame de Montréal, tieorgy Barrette ec sn dame de St.- Barthélemi, Zénon St-Laurent de North Tiverton, Alphonse Clément, Joseph St-Cyr et dame, Albert Dodson et ta, dame, Moïse Lajoie de Montréal, Met Mde Gauthier de Fall River, Antonio Bussiè- res et Prudent Tessier de Staynerville, Jacques Lajoie des \u2018Trois-Rivières, Henri Destrempes et sin dume de Berthier, Roméo Hubert et M.Berge.ron de St-Charles Mandeville, Hormidas et Ovilas Gagnon ainsi que leurs dames de Sainte Ursule,.Alcide Bournival et Joseph Bellemare ainsi que leurs dames de Shawinigan et une foule d\u2019autres Mlles Rosa Thibodeau, Fernande et Laurette Lebeau, Marie Francœur et Régina Laurent sont allées subir les examens requises pour obténir \u2018leurs diplômes d'isstitutricon, ce a or wo. pars VEGLANTINE Une églantine s\u2019épanouissait au grand : soleil des champs.Le ciel bleu Jui souriait.et elle souriait au ciel bleu dans l\u2019éclat dé sa parure.Dès le matins l'aurore lui versait ses perles de rosée et la brise daus le bocage, murmurant-une cantilène, là berçait doucement sur un trône de verdure.Les abeilles\u2019 et les papillons puisaient tar da us sa coupe, enchante- \u2018jeunes filles, : «rieuses et: souples cadençaient.les pas gracieux- d'un menuet autour de satige élan: céc.Elles cliantaiont la grâce et les charmes de la: reine des\u201d buissons.: Les notes de leur mélodie, s\u2019envolant légères et gonores, se mêlaien: au gazouillis des rossignols et au.murmure du ruisseau.dont les ondes.serpeutaient à travers les marguerites et les boutons d?or: Le soir poui honorer la belle églantine, les petits chfanbs gei.tils et mignous, \u201cEn dansant leurs vieilles rondes Déroulaient leursboucles blondes\u201d Iit des milliers d\u2019insectes parés de rubis et d\u2019éméraudes exécutaient des valses aéviennes dais les rayons du soleil couchant.(était une idylle uui se com posait chaque jour eu l'honneur de l\u2019Eglantine.EHe étais heureuse, la petite Heur, elle aspi- | rait le bonheur avec lair parfum du vallon, Un jour malheureux, malheureux titre tous, passa une jeune mondai- lie court-vêtue, portant robe-entra- Ve qui mesira t la longueur de ses pis menus, suuliers en échasses, cha- pran à large envergure, Bras nus comme les laveuses de profession.Er, comtemplant une rose quelle tenai entre ses doigts effilés, elle apostro- Pha ainsi la petite églantine: - Pauvre fleur des champs, gue tu e~~iniple, fréle, et chétive ! Personne he s'apitoie sur ton sort 9 - Je n\u2019ai pas besoin de pitié répondit l\u2019églantine, je suis la reine du vallon, reine pleine de grâces et de fraie hear.- Doucement, doucement, humble ilvurette ; compare, si tu le peux, tes prétendues qualités à la splen- Cour de cette rose.l'itglantine, à la vue de la somp- Lucnse fleur des serres, fut éblouie et (ù même temps, si hümiliée de la simplicité de sa corolle qu\u2019elle rougit jusqu\u2019à devenir écarlate.Un rossignol, perché sur un érable, remargua l\u2019attitude troublée de la fleurctte et murmura dans son langage d'oiseau : \u2014 Les pétales qui se doublent ne valent pas la beauté simple.de l\u2019églantine des buissons.\u2014 Iinpertinent ! se récria la.jeune mondaine, gare à tes oracles | ce.n\u2019est pas à toi que je m'adresse.\u2014 Les lis des vallons et les marguerites des plaines ont toujours | Va te ma beauté, Osa\u201d dire l\u2019églanti- | ne.re, si elles s\u2019enivraient \u2018de son parfum !.Mais que \u2018connaissent-elles \u2014 Pauvres fleurettes! si.elles voy- : ait la puissance magique: de ma flo]: \u2014 Elles conuaissent - comme \u201cmoi les baisers du soleil, les.chañts des | oiseaux et, la brise fraîche et par- |fumée.\u2014 Oh 1 sont banals ! l\u2019insecte qui est à mes pieds jouit des mêmes plaisirs.-\u2014 Dieu\u2018 étend ses bontés sur - \u2018les- plus humbles de ses œuvres comme sur-les\u2019 plus majestueuses.chanta le grâces.1a Voix de la sirène qui continue: t\u2019épañouir en'serre: -chaude, viens r coquets de la rose des bals! Tu o neras la chevelure de la fiancée feras l\u2019admiration des artistes + peintres te reproduiront sur: leur dans leurs chants.Viens, petite fle | des-buissons sauvages, je te.promet Padmiration du grand monde.\u201d monde \u2019>éblouissent l\u2019églantine.Un su signe d\u2019adhésion, \u2018et la jeunemon- \u201cdaine l\u2019arracha brusquement de sa vige.Alors dans la prairie et les buissons sefit un morne silence : la gent rettes penchèrent tristement la tête, ie vent soupira dans.le feuillage et Jange des fleurs pleura.Le lendemain, l\u2019humble églantine était prisonnière dans une serre basse cb éLroite.d\u2019espace, plus d\u2019orchestre d\u2019oiseaux, plus de décors ravissaut, plus de gouttes de rosée versées par la nuit.La petite fleur se desséchait et mourait d\u2019ennui et les brillantes roses qui l\u2019entouraient, à la vue de Ba simple toilette, étouflaient des rires moqueurs.Ah! c\u2019est qu\u2019elles ne con- Laissait pas autres choses qu\u2019un horizon borné, des murs grisâtres et cet éclat d\u2019emprunt qui fausse le goût et rend vain et artificiel.Tout bas, la petite fleur des champs pleura amèrement et daus sa détresse, elle appela l\u2019ange des fleurs à son secours.Puis exténuée par les larmes, elle s\u2019endormit.Pendant son sommuil l\u2019ange des fleurs la prit doucement sur son aile blanche et la transporta dans sa radieuse vallée.A son réveil, toute heureuse 14 petite fleur des champs exhala sa surprise par un chant de reconnaissance et de joie.Salut vaste horizon, Large plaine embaumée ! Salut lis du vallon, Concerts dans la ramée ! Salut, beau ciel d\u2019azur, Rossignols.du bocage ! Un jet de bonheur pur ; Bayonne du feuillage.A toi,: l\u2019ange des fleurs, : Amour reconnaissance, Mes parfums enchanteurs Rediront ta\u2019 clémence.: daus ces plaines perdues ?% comme ces \u2018amusements | rossignol dans un hymne d\u2019action de.{i Mais Péglantine n\u2019entend: plus que cu, A Quitte ta: vallée, \u201cviens dans la ville faire ta parure et revétir les charmes | es.\u2018voile: et les poêtes.t\u2019immortaliseront' C\u2019en fut assez ! Les mots fascinants- de \u2018\u201cimmortelle, admiration, grand | regret d\u2019être fleur des champs, sot| comme vanité, lui-fit baisser la tête: allée cessa son gazouillis, les pâque- | Plus de ciel bleu, plus RET (PREVEZ L'HABITUDE DE FAIRE vos ACHAT AU, poeme TPE Magasin w.-H.GAGNE, STAT mR Ty a eg EE rw \u2018stock de Peintures est au complet \u201c Peinture-pour batisses (toutes les © couleurs) intéri nr r et extérieur.Peinture à plan\u201c 3 Peinture pour, gale ie Peinture pour voiture, Notre STR CRA LC NEV : CH Teinture-vernis pour meubles, é : Peinture pour couverture ey à Peinture Pour grange, étable, etc.BY Email, Bronze, Aluminium, ete.ei Blanc de plomb, Huile à peinture, Eo Térébenthine, Vernis, Shellac, Ba * Qcre, Mastic, Pinceaux, ¥ Blanchissoirs, Ete.; IY Assortiment considérable DE FOURNITURES POUR BATISSES \u2018Vitres, Clous, Papier à lambri- et à couverture, Pentures, Etc.UNE VISITB EST SOLLICITEE.1044 == = 7, 2 ly SI me eS \u2014 Du = 7 _ INK Sak PONTS- en \u201cOR, solide.\u2018Porcelaine \u201c -OBTURATIONS\"; 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en formant, pour ces écoles, de bons maîtres et de bonnes maîtresses; \u2018 80.en conservant haut placée dans \u2026lestime publique la modeste école \u201cprimaire.\u201cJamais l'instruction obligatoire ne \u201cmarquera pour nous un progrès danse l\u2019instruction publique : l\u2019expé- + rience est faite et dure encore : On- -tario depuis cinquante et un ans de _ ce régime n\u2019atteint pas notre niveau ; \u2018les Etats-Unis comptent quinze mil- \u2018 lions d\u2019illettrés et un quart de l\u2019armée américaine qui a fait la campa- \u201cZne d\u2019Europe ne savait ni lire ni «écrire ; Ferdinand Buisson, qui n\u2019a- ;Vait pourtant pas intérêt à l\u2019avouer, constate qu\u2019après trente-neuf ans d'instruction obligatoire la fréquentation scolaire n\u2019est nulle part plus mauvaisé qu\u2019en France.En Belgique où le même régime révaut depuis 1914 la loi discréditée n\u2019est guère considérée que comme Une recommandation.\u201c Pourquoi nous, lancerions-nous \u201c dans une expérience coûteuse ou plutôt désastreuse.quand d\u2019autres en :« ont déjà voulu faire les frais et tirer \u2014 les conclusions ?\u201c Si notre système scolaire n\u2019était pas le bon, pourrions-nous soutenir \u201caussi avantageusement la comparaison avec les autres provinces soit dans le domaine scolaire, soit dans le domaine économique, soit encore dans le domaine moral ?Et tant de \u201cPersonnages de marque se seraient- \u201c Île compromis de gaieté de cœur en \u201c tous déclarant que nous avons le a CEA RES STE Sade ns ét TES @ 9 THE RIGHT TRACK.Compulsory Ednen- on inthe Province of Quebec by Irwing-O.Vin- gent, Toronto, Dent & Sons Ltd, + Te enjeu a dire hn {une mesure aussi odieuse que celle \u2018 |ae l\u2019instruction obligatoire.| Magnan.il y a aussi- une impression : extraordinairement vive qui se dé- sides minorités \u2018est sûrement le islateur de la province de\u2019 \u2018Québec \u201cOutre les conclusiens que tire M, gage de son livre : c\u2019est celle d\u2019une graude et légitime fierté de notre province, de ceux qui l\u2019ont doté de son système d\u2019éducation, de tous ceux qui travailient à le lui rendre meilleur encore et de tous ies grands résultats qu\u2019un excellent système mis en œuvre par de vrais patriotes ne cesse de produire au pays de chez nous.On retient des faits ; on retient des déclarations pour les savourer : - Ainsi, l\u2019inscription scolaire dans la province de Québec atteint 95 pour cent pour les enfants de 7 à 14 ans ; la présence moyenne de la même cavégorie atteint, dans les écoles de Montréal, 95 pour cent et, dans les écoles de Québec; 100 pour cent ; sur chaque groupe de cing enfants au-dessus de dix ans, trois peuvent parler ou comprendre les deux langues ; sur mille enfants qui travaillent dans les usines, ateliers ou mantfac- tures, à peine 2 pour cent sont des illettrés ; \u201c4,814 instituteurs et 14,190 institutrices enseignent dans nos 5,589 écoles à plus d\u2019un demi million d\u2019élèves, soit une moyenne de 28 élèves de 5 à 18 ans par instituteur ou institutrice; d\u2019après les statistiques fédérales.Québec arrive en second lieu parmi les neuf provinces pour la fréquentation des écoles élémentaires ; elle est la première pour la fréquentation des écoles supérieures ; il y a toujours eu des questions szo- laires au Canada, excepté dans la province de Québec, où jamais une minorité n\u2019a été lésée ; les protestants contrôlent leurs taxes, reçoivent de généreux subsides, forment eux-mêmes leurs instituteurs et font tous les règlements qu\u2019ils veulent pour leurs écoles ; 3 Montréal compte quatre écoles.po- ; (A suivre sur r la page 9) iso moe es statistiques, des inicg'et des: priticipes | Cir Librairie Garneau Lt (4) ECLAIRONS LA ROUTE: A a lumidre ° @ Sir Tomer Gouin à l'asseniblés Législative, DES PRIX TRES MODERES.(uss.Harnais et.Voitures neuves et.| de seconde main à vendre .à de \u201cbonnes con: wlitions.~ ADOLPHE LUPIEN, PONT DE MASKINONGE, \u201c VENDRE.Un moulin à feucher | LX \u201cMcCormick?presque neuf ainsi J wune grande fourche a foin.8a.- | 1 Maskinongé.Omer x Crolsatitr, Pont d es s Jes.\u2018derniers goûts typogr à 0 npétitioi , toutes sort es.d\u2019i SONO OS EE losc00S0O0SONSOOSGODROOHOONDOTOOGEOONAOONOS nsacoocon NEGOCIANT DE BOIS DE PULPE, BOIS )E kre, \u2018 ne CHAUFFA ANTRAL Le trayage a la main est lent et ne donne pas la.quantité maximum du lait.C\u2019est tout le contraire avec.notre trayeuse mécanique.» Le pulsateur de la-trayeuse De Laval est placé à quelques pouces dn pis de la vache afin que les pulsations «| atteignent les trayons de la manière |\" la plus rapide.Elles sont \u2018uniformes, \u2018telles « vigoureusys et Dbrusques, GE, TRAVE RSES, soient plus or \u2018méthode de traire., Le lsat De Laval est.placé à quelques pouces du pis \u201cafin que \u201cWaction soit plus vigoureus les périodes de repos.et.produites ÿ parie maitre: la pompe pulsation.,Le pulsateur De Laval n\u2019a pts ouvante, est non- usable, \u201cd\u2019huile: et.Poe dé: Saone sans se ront É quels \u20181 3p si L- i Docoos DOH COQ DOGIDODHODODDOGODICOGSOAIOOONE \"LES TIERS-ORDRES Nous croyons faire œuvre utile à beaucoup de nos pieux lecteurs et de nos pieuses lectrices, en leur faisant connaitre cette belle étude sur les Piers-Ordres parue derniérement dans le Messager du Cœur de Jésus.Le num gévérique de Tertiaires désigne des personnes dont la situation dans l\u2019Eglise est très diverse, et qui n\u2019ont de commun que l\u2019union plus ou moins étroite à un grand Ordre religieux.Les unes, en effet, appartiennent à la vie religieuse proprement dite ; Jes autres, tout en gardant leur indépendance, font le vœu de chasteté et relèvent de lu juridiction ecclésiastique ; les autres, enfin, sont des séculiers qui, engagés dans les affaires du monde et les liens de la vie de famille, s\u2019efforcent d\u2019observer, le plus parfaitement possible, les lois de la justice chrétienne, à l\u2019imitation et avec le secours de l\u2019Ordre auquel ils se rattachent.(est de cette dernière catégorie, c\u2019est-à-dire des Tiers-Ordres séculiers, qu'il s\u2019agit ici.lls sont d\u2019ailleurs de beaucoup les plus nombreux et les plus importants (1.s * gy Lorsque saint François d\u2019Assise, sollicité par le bienheureux Luché- sius, se rendit compte de la difficulté qu\u2019il y avait, au treizième siècle, pour les simples fidèles, de résister aux assauts d\u2019un monde \u2018corrompu ct corrupteur\u201d, il imagina de les entourer des bienfaisantes murailles d\u2019une règle dont les obligations fussent mesurées à leur iat el aux ma:urs de l\u2019époque (2).Adapté par Sa Sainteté Léon XIIl AUX nécessités actuelles, celte règle se définit et s\u2019explique en une phrase bien connue: \u201cElle est la véritable école d\u2019application de \u2019Evangile\u201d\u2019.Elle ne défend et ordonne que ceque défendent ou ordonnent les commande ments de Dieu et de l\u2019Eglise ; les prescriptions spéciales à l\u2019Ordre n\u2019obligent pas sous peine de peché, mais elle forment un code spirituel que le tertiaire prend l\u2019engagement d'honneur de respecter.C\u2019est un état d\u2019âme, en effet, que salutFrançois et saint Dominique ont vouiu transmettre A la société, en zuême temps qu\u2019un état de vie.L\u2019esprit de pénitence, l\u2019esprit d\u2019humilité, l'esprit de pauvreté, qui sont les plus helles fleurs du Tiers-Ordre, peuvent s\u2019acquérir dans toutes les couditions \u2018le la vie ; et n\u2019est-ce pas même dans \u201celles qui paraissent les plus opulen- *cs qu\u2019il y a surtout difficulté et mé-; \u2018te à introduire la souffrance volontaire etle détachement réel ?Les obligations matérielles de la rè- le,prières spéciales,réunions,oflices, tl) Les Tier-Ordres séculiers sont œux de Dulnte François, de Salut-Dominique, des + rémonu- tres, des Minames, des Canes, des Servites, des Trinitaires, dos Brmtes de St-Augustin et par assimilation bes Oblats de St=-Beuwit- £2) Oa reyroduit, en grando partie, dans cet Ar \u201cele, le beau rapport présenté au Cougrès des en- Eholiaues dun Nord et du Pag-de Calais, de Bh var M.Pierre Lestienne.Sd + L'ECHO DE SAINT JUSTIN, ler JUILLET, 1922.n\u2019ont rien qui puisse effrayer un catholique pratiquant ; mais, avec le port du scapulaire et de la corde, elles constituent un rappel constant qui tient la vertu en éveil, et, dans bien des cas, facilite la victoire sur les subtils ennemis de l\u2019intérieur.Et puis, pour combien d\u2019âÂmes, cet effort vers le mieux, traduit par l\u2019entrée dans un Tiers-Ordre, n\u2019aura-t-il pas été l\u2019obstacle àla déchéance ?I est des heures périlleuses où le chrétien a le besoin de se sentir compromis devant lui-même ; il y a des tentations auxquelles on résiste mieux quand en toute humilité on mesdre d\u2019avance la profondeur de la chute ! A ces heures oll la crainte de l\u2019opinion disparait elle-même devant la violence de la passion, il semble que par avance elle étreigne le cœur du Lertiaire, l\u2019atroce sensation d\u2019avoir perdu sans retour le bénéfice de tou- ve une vie de labeurs chrétiens, vie couronnée et comme confirmée par cet engagement spontané dans le Tiers-Ordre ! Et c\u2019est à cet ultime effort que sera due la victoire aux conséquences in- calenlables, Maître de lui-même, il sera facile | au tertiaire de domiuer la pression | du monde ; a la suite de Francois ou le Dominique, il saura se gêner pour lle service de Dieu, et pour cela renoncer a la vie facile et aux lâches concessions ; sans forfanterie et sans faiblesse il prétendra aller jusqu\u2019au bout de la logique de sa foi en s\u2019oubliant partout pour donner au prochain le meilleur de lui-même.Durant tous les cours des siècles depuis la mort de leurs fondateurs, la grande voix des Papes s\u2019est toujours élevée en faveur des Tiers-Or- dres : par des appels pressants et réitérés, elle a engagé les fidèles à entrer dans cette sainte milice.Deux conciles généraux (celui de Vienne en 1311, et celui de Latran en 1512) eb plus de soixante-dix Souve- rains-Pontifes se sont occupés du Piers-Ordre pour le recommander, :e défendre contre l\u2019attaque de la haine et des préjugês, ou l\u2019enrichir d\u2019incomparables faveurs.Plus de deux cents Bulles ponutificales ont été données à son ecc.sion.« Quiconque, dit le Pape Grégoire 1X, aura la hardiesse de critiquer, d'attaquer ou de tourner en dérision le Tiers-Ordre de Saint-François, encourra la malédiction de Dieu.\u201c Quiconque, sans désapprouver le Tiers-Ordre, ose néanmoins empêcher ou détourner quelqu\u2019un d\u2019y entrer, commet une faute grave, parce qu\u2019il empêche un grand bien et met obstacle au profit spirituel d\u2019une âme.\u201d | Dans trois encycliques, Léon XIII |adoucit la règle du Tiers-Ordre ; Franciscain, définit son rôle bienfai- | sant et supplie les prêtres de le propager sans cesse.« Que ceux qui ont charge d\u2019imes, dit-il, enseignent avec soin ce qu\u2019il est, combien il est facilement accessible à chacun, quels grands privi- l 1èges lui sont attachés pour le salut des âmes, et combien d\u2019avantages il promet aux particuliers et aux na- tions.| \u201c Nous exhortons les chrétiens à ne pas refuser de se faire inscrire dans cette saine milice de Jésus- Christ.\u201c Travailler à répandre le Tiers- Ordre, c\u2019est accomplirl\u2019œuvre même de Dieu, l\u2019œuvre même de Jésus- Christ.\u201d Sa Sainteté dit encore aux prêtres : \u2018 Parlez, parlez avec un zèle ardent aux fidèles, et ne négliger au- cure occasion de leur dire et redire de s\u2019éloigner des voies du siècle et de s\u2019approcher de plus en plus de Dieu par la pratique da la vie fran- de la foi, l\u2019honnêteté des mœurs, l\u2019honneur de la famille, la paix et le salut.* Sile peuple est docile, tant mieux; mais le Tiers-Ordre de Saint-Fran- çois est fait pour tous, pour les grands comme pour les petits, car il doit les sauver tous.Par le Tiers-Ordre, saint François a renouvelé et sauvé son siècle ; il faut aussi que le nôtre.qui atant de ressemblance avec le treizième, soit sauvé par le même moyen.\u201d (Audience du 24 octobre 1897) Le 7 février 1882, recevant un groupe de jeunes gens de la Société de la Jeunesse catholique, le Saint-Père les exortait à se faire tous inscrire dans le Tiers-Ordre.Quelques temps après, agissant comme évêque de Rome, il chargeait son cardinal-vicaire de presser la réalisation de ses désirs touchant le Tiers-Ordre: See Chaque curé, disait la lettre du cardinal-vicaire, recevra, avec cette circulaire, un bonnombre d\u2019exemplaires de l\u2019encyclique, et aura soin de les répandre parmi les paroissiens, et principalement de les mettre entre les mains des directeurs et des directrices des écoles, des collèges, des sociétés et de quiconque pourra en retirer un plus grand avantage pour soi ou pour les siens, afin que la semence de la parole papale fructifie le plus possible.En outre, que tous les pasteurs des âmes, les prédicateurset les confesseurs, tant du clergé séculier que de quelque Ordre régulier que ce soit, s\u2019entendent pour exciter les fidèles, principalement les hommes et surtout les jeunes geus, a se faire inscrire dans le Tiers-Ordre de Saint-Fran- çois, à en fréquenter les pieuses assemblées et à participer aux indulgences et aux très grands privilèges qui y sont attachés.\u201c Nous avons voulu que votre zèle fût telle que, malgré la différence des nationalités et des :mœurs, elle pit être observée partout dans son intégrité.(Léon XIII, lettre du 4 octobre 1890).Enfin Léon XIII à résumé sa prédilection pour le Tiers-Ordre dans cette parole.: \u201c J'ai la conviction que c\u2019est par le Tiers-Ordre et la diffusion de l\u2019esprit franciscain que nous sauverons le monde.\u201d Ecoutons maintenant Pie X glorieusement régnant.Le 25 avril et le 5 mai 1909, Sa Sainteté adresse au ministre générale de tout l\u2019Ordre des Frères Mineurs deux lettres précieuses à l'occasion du septième cente- ciscaine ; ils y trouveront la pureté naire de la fondation de l\u2019Ordre.Dans la première, le Saint-Père décerne de grands éloges aux trois Ordres.Avec un amour particulier, il rappelle les nombreux actes de Léon XII en faveur du (troisième Ordre, et fait siennes toutes les déclarations de son prédécesseur.La seconde lettre concerne tout entière le Tiers-Ordre lui-même.Sa Sainteté y trace le devoir des tertiaires, Elle renouvelle l\u2019expression la plus formelle des espoirs qu\u2019elle fonde sur leur institution bien comprise pour la restauration chrétieune, et elle accorde à perpétuité au troisième Ordre communication de privilèges avec les deux Ordres de Saint- François, les Frères Mineurs et les Clarisses.# On le voit, c\u2019est répondre aux vœux de l\u2019Eglise et de ceux qui ont eu, de uos jours, au plus haut degré le sens de ses intérêts, que de travailler par son influence À l\u2019extension des Tiers- Ordres et spécialement du Tiers-Or- dre Franciscain.J.E.MASSE ét gs Üpticien-Diplomé
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