Le pays, 1 août 1870, lundi 1 août 1870
[" ABONNEMENTS EDITION QUOTIDIENNE.\u2014Ât Canada, un an, #0 3 six mols, $3.EDITION HEBDOMADAIRE \u2014Au Canada, wun an, #3 2 siz mols, $7.Pour les Elals- Unis : Edition Quotidienne un an, N°00 en Or ; Edition Hebdomadaire, un an, $2.50 q 3 eno, Les frais de port inclue duns les deux cas.= ef\" Les abonnements ducent du Jer el du 13 de -Yague mois, Ou ne reçoit pas d'abonnement, pour ito.de sie mois, Les frais de poste sont à la charge sie « abonné.Ou adresse les lettres ct communications en Burean du Pays.rue Dollard, 7:.LE PAY JOURNAL QUOTIDIEN Première ie 20 lignes, de demi-carré pour un mois, AY A Chk ANNONCES - \u2014_ UN insertion, 7 contine par ligne ; chagwe susertion subséquente, 2 centins par Ngne.Le carré 520 paur l\u2019année et #25 pour six mois de 70 tiques, 525 pour l\u2019année el $15 roux six mois, wey le priviléue d\u2019un changement sucnsuel.ldresees professionuellce n'excédant gute $ lignes, SF0 pour l'année, #6 pour aix mois el #2 LH Zunte anndnee enyayée suns être accompagnée + .l'un ordre mentionnant le nombre-d'insortions sera p\u2014pobtice pendiut sûe mois: XVIIITE ANNEE.LA MERVEILLEUSE ET PARFAITE MACHINE À POIVIS DOUBLES DE WANZER.a $33 AVEC COUVERTURE EN BOIS, $30 AVEC TABLE DE FEX, © $24+ AVEC DESSUS DE MARBRE ET BOITE.Un reçoit avec chaque Machine les ohjets suivants : Ourleur, Plisseur, Guile pour coudre, GQuidc pour piquer les Couvre-Pieds, Guide à Soutacher, Porte-Soutuebes et Soutacheurs, Hullier pour le Fit, Etul pour les Aiguilles, Canisse pleine d\u2019'Huile, Tyurne-Vis, Quatre Navottes, Rouleaux de Fil, instructions pour faire fonctionner lu Machines Demandez et examinez cette Machine avant d'en acheter d'autres.JF.A.PICI,I,, 8h13, Ruk Noree-DaME, Montréal, Agent Général, Québec, DEMANDE des Agents aans es AiMérentes localités pour rette complète of belle Machine, \u2014AUSSI\u2014 On offreen vente lu célèbre Machineitée WHEELER & WILSON Ades paix (rés modéres, entes con lions de palessan: A.JS, PRILL, HUE NUTRE-DAMF, cm-152 UN Excel WM.PIPE, RUE SE.JACQU ES + \u2014s VEND El HÉPARE TOUTES SORTES DE 1 Mal 1850, NO.32, = NO), 2, Machines in Coundre, Machines a Vendre on a Loner.Les personnes qui lonnent des Machines à Réparer, ponrront eu obtenir d'autres jusqu'à ce que les réparations solent terminées, 10 nl 1870, em-152 jompagnie d'Assurance \u201c\u201c COMMERCIAL L N,\"\u201d Compagnie d'Assurance ( IMERCIAL UNION, 19 ci 20, CORNHILL, LONDRES.JAPITAI, - = = = = = £92 500,000 Sterling.CAPI DEPARTEMENT DU FEU.\u2019 1 ns Réglement Immédiat des Réclamations \u2014Les Directeurs et les Agenés généraux oceitpant tous Une haute position commerciale, jugeront de toutes les questions qui seront souniises a leur déeision avec un esprit libéral et en hommes d\u2019'aifiires.A ; .DEPARTEMENT SUR LA VIE, Quntre-vingt pour centdes profits provenant de toutes les ailiaires qui concernent les annuités et les polices pour toute la vie, seront divisés parmi les Porteurs de Police ayant droit sux profits, La moyenne des Bonus déclarés en 1968 est de £ÆZ 2s Od par cent.Toutes réclamations sont payées un mois après que la mort de l'assuré a été prouvée.Surintendant \u2014 A.TELLIER.FREDERICK COLE, Secrétaire.TMORLAND, WATSON &§ Cie, Agents généraux pour le l'anada.BUREAU :\u20143853 el 387, RUE ST.PAUL, MONTREAL, 9 mai 1870.an-cfps-151 SOURCES de CALEDONIA CANADA IIOUSE.\u201cCompagnie d'Assurance LA ROY AULXF, CONTRE LE FEU el SUR LA VIE.Japital £:2,000,000 Stg.a - ; Eevenu annuel au-dessus de.800,000 «6 Ce célèbre ltôtel est maintenant ouvert au pu- Fonds accumulés investis.1,500,000 « blic.LES BAINS : ont dans un excellent état, et excellents pour les personnes souffrant des maladies ci-dessous énumérées: Rhumatisme, Goutte, Sciatique, Lumbago, Tumeurs aqueuses, Dyspepsie, Tie Dowlourewr, Fièvre, Æuypochondrie, Mélancholie, Danse de St.Vitus, Hysteric, Irritation Spinate, Me ludie de la Moelle, Scrofuls, Debilits Nerveuse, Obstructions dela Vessie, Eruptions de lu peav, Dé- Uri Tremens, ete, ete, Bonus considérables, égaux à 2 pour cent par Année.Réglement libéral des Réclamations garanti aux assurés.TOUS LHS DEBHGRSES PALES PAR LA COMPAGNIE W.E.SCOPT.Fer 0.Dy Médeclu Inspecteur ASSURANCE CONTRE LES FEU, sur toute espaces de propriétés, prises :) des taux modérés ALFRED PERRY, Inspecteur.H.L.ROUTH, Agent.J.LL.BRANLT, Agent pour le Département Français.24 juin 1870.TAPIS! 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e= = =.ue ; \u2014 =! = = = te\u201d es Lac Memphremagog, P.Q.Cet Hôtel élégant et bien situé sera ouvert au public voyageur «a partir du ler JUILLET 1870, Cet hôtel a été entièrement réparé par les soins des propriétaires.On y trouvera toutes les facilités possibles pour les Bains, la Pêche et les Promenade en bateau.On pourra voir le plus magnifique paysage qu\u2019il soit.possible d\u2019admirer en Canada.Les touristes peuvent s\u2019y rendre par la voie du Grand Tronc et le Chemin de Fer de in Vallée du Massawippl.Le vapeur Lady of the Lake arrive & Mountain House, à temps pour déjeuner, ie lendemain du jour de départ.Chemin de Fer du G.T.tie Waterloo, : ces jusqu\u2019à Magog.CELEBRES LUNETTES PERFECTIONNEES LORGNONS.Les LENTILLES dont nous nous servons sont Manufacturées par nous, de manière à rencontrer toutes les conditions d'OPTIQUE désirahles.PURES, DURES BY BRILLANTES, Et remplissent, autant que faire se peut, toutes les conditions ACHROMATIQUES, La forme particulière et la précision scienti/l- que que nous attelgnons À l\u2019aide de machines couteuses et compliquées, nous permettent d\u2019assurer que nos Lunettes sont les plus Parfaites qui aient jamais été manwfacturées.Elles donnent une grande clarté à la Vue Et assurent lo BLEN-ETRE et le CONFORT À tous ceux qui en font usage.Llles améliorent la vue et durent des années sans avoir besoin d\u2019être remplacées.Elles sont done ainsi ies MEILLEURES et les moins CHÈRES, Seul agent : Diligen- KEMPTON & CIE, Propriétaires, am-i93 JOHN STEWART, Badigeoncur en Blane et en Couleur, &c., 172, Rue Dorchester, MONTREAL, Prend la liberté de faire savoir au public qu'il est disposé À exécuter avec soin et promptitude tou les ordres quit-lul seront donnés; 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ines forces sont revenues, je suis agile et vigoureuse comme sijen\u2019nvais que vingt ans.Je reeommandezparticulièrement les Amers de Forget dit Dépatie, Je leur suis redevable de li santé.Mme, BASTIEN, Village St.Jean-Baptiste.Je certifie que j'étais tombé en consomption depuis trois ans et qu\u2019il y avait huit mois que j'étals aflligé J'une extinction complète de voix, Ji pris des Amers de M, Forget dit Dépatie pendant trois ou quatre semaines et je recouvrai l\u2019usage de la voix.Je continual d\u2019eu prendre pendant deux mois et aujourd'hui Je suis parfaitement guéri.Je suis bien redevable de ma santé aux Amers de M.Forget dit Dépatie.M.BASTIEN, Village St.Jean-Baptiste, Je certifie que depuis plusieurs annces j'étais bien faible, Je ne pouvais travailler; j'avais les Jambes si faibles que j'étais incapable le marcher, Je vis sur un journal des certificats de guérison faites par les Amers de Forget dit Dépatie.Je pris de ces Amers et après une semaine je me trouvai comme un jeune homme de quinze ans: Je ne sentais plus aucun mal, Je suis redevable de ma santé aux Amers de M.Forget dit Dépalie que Je recommande aux personnes soufirantes, AMABLE DELORME, Montréal.Je certifie qu\u2019étant tombé en consomption Il y a uu moins deux ans, je me suis fait soigner par plusieurs médecins qui ne m\u2019ont procuré aucun soulagement.Je toussaïs presque toujours.J\u2019éprouvais un fort mal de tête et Je manquais ab- solumient d'appétit, Plusieurs médecins ne vous laieut plus me donner de remèdes, disant que c'était inutile, Comme il y avait assez longtemp- que J'entendais parler des Amers de M.P.Forget dit Dépatle, Je résolus de les essayer et après en avolr bu trols & guatre bouteilles Je me suis trouvé parfaitement guéri.Je recommande les Amers de M.Forget dit Dépatie aux personnes qui souffrent de la même maladie que moi.PROSPERE MALOIN, Montréal.Je soussigné certifie que depuis au-delà de six mois, je toussais extraordinairement, j'avais souvent des envies de vomir et ce que je crachais se détachait avec beaucoup de peine et d\u2019effort et élait très visqreux; j'avais presqu\u2019entièrement perdu l'appétit, J'étais devenu d'une faiblesse ex- trème, tellement que c'était avec beaucoup de difficulté que je remplivsais mes occupations or- dinnires, mes jamnbes pouvaient à peine me porter, j'éprouvais une douleur continueile à In tête et principalement au frontal, ce qui me rendait insouciant À tout, j\u2019éprouvais lorsque je toussaist, de grandes douleurs dans le bas-ventre et nn bruit semblable au râle se faisait dans ma poitrine, Je fatigunis beaucoup lorsque je parlais, Je crus réel- iement que je tombais en consomption.Je consultai plusieurs médecins et je pris tous les reme- des que l'on m\u2019enseigna et tous ceux que l'on me donna, mais rien ne fit.Depuis quinze jours je prends des Amers de M.Dépatie et je suis maintenant parfaitement bien.Jat un excellentappétit,mes forces sont revennes, et je suis agile et clispos de même que lorsque je n\u2019avais que vingt ans.Je recommande d'une manière toute spéciale les Amers de M.Dépatie.Quant à moi, Je leur suis certainement redevable de la santé.JOS, CHARTRAND, N.P.Côteau Ht.Louis, paroisse de Montréal.Je soussigné certifle que depuis longtemps J\u2019étais pris de Consom ption, que je me suls fait soigner par divers médecins qui ne m'ont rien fait, et m'ont tous conselllé de ne prendre aucun remade, disant que J'étais fin! et que tout les remèdes que Je prendrais ne feralent gquaggraver ma maladie.Ainsi condamné par les médecins, ct perdant espérance, j'ai voulu essayer les remèdes de M.Forget dit Dépatie.Aujourd'hui Je suis parfaitement blen et radicalement guéri de In consomption, en foi de quoi je n'hésite pns À donner le pré- 8 tificat, sent cer PIERRE BOYER, Village St, Jean-Baptiste, rue G orge Hypolite.13 avril 1870, No.19, Rue St, Laurent, Village St Jean-Bap- ste.M.PIERRE FORGET prt DEPATIE Informe ses pratiques et le public qu'il transportera son m In No, 879, Rae St, Laurent, porte voisine de , Mazurette, Tailleur, Ve = aa\u20147 Orge de Rocher, |.CES ANNONCES DIVERSES MADRID J577 pres = PRIMEBA £LASF PARIS 1867 ! 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S\u2019ARRÊTANT A MURRAY BAY, RIVIERE-DU-LOCP TADOUSSAC, DANS L'ORDRE SUIVANT: \u201c UNION,\u201d les LUNDIS et VENDREDIS.\u201cMAGNET,\u201d les MERCREDIS et SAMEDIS En prenant ces vapeurs les Tourlstes et les Convalescents pourront respirer l\u2019air fortifiant et embaumé du fleuve et atmirer le coup-d\u2019œll splendide et vari¢du bas St.Laurent, Les passagers partant de Montréal par les va- eurs cle la ompagnie du Richelieu, les LUNDI, MARDI, MERCREDI ct VENDREDI soir aniveront 4 Québec pour le départ de L UNION et du MAGNET, Ce changement de bateaux n\u2019amènera ni inconvénients ni dépenses, attendu que les vapeurs du Saguenay nccostent les baieaux de la compagnie du Richelieu.Ces magnifiques hateaux sont d\u2019une force considérable et présentent Loutes les conditions désirables de sûreté.Ils sont meublés avec luxe et comfort et sous tous les rapports possibles ne peuvent être surpassés On peut obtenir des billets de retour et les renseignements nécessaires, en s'adressant à M.George H.Couvrette, aux hôtels, et aux bureaux de la Compagnie 73 ruc St, Jacques.ALEX, MILLOY, Agent, 17, Dr.L.J.B.LEBLANC, CHIRURGIEN DENTISTE, (Elève et successeur du Dr.Jourdain,) No.581, RUE CRAIG, AU COIN DE LA RUE COTE, Montréal De 9 a 5 heures, le Dr.LERLANC extrait les DENTS sans douleur, au moyen du GAZ, 2 mai 1870.aa\u20141H Æ SIROP OARMIN IF DE BIRKS s'em- plole pour la dentit des enfants, jul HA ! Compagnie Canadienne de Navigation, Bureau Rue St.Jacques 177 Montréal TL NE TO UD mT TT Spree Boag NL ar iris RL fr.| ANNONCES DIVERSES, LE CONCOURS PROVINCIAL AGRICOLE ET INDUSTRIEL, ! POUR 1570.| OUVERT AU MONDE ENTTEU ! Aura lew en La Cite de Moxie, \u2018Mardi, Mereredt, Jeudi et Yendredi, | FLL Wa et I SEPTIM ERS (SUR le TERWAIN, AVENTE MONT-ROYAL | Fees du Mile-Land, | Prix offerts.$12,000à 515,000, Pour la liste des pay et les hl tes deux dipnrtenents, s'ialresse Seereline du Couseil d'Agcteutture, No.615, Hue CRANG, » Motilical,onnue Secreldret de Societe J Api culture de Comité, qui en serontiuplement pour- Vus.lee dans Les entrées dans ie Département Agricole de- Vronit NÉCRSSAIREMENT être fuites le où avant RAMEDI, le 27 AOÛT, mals pour les produits agricoles, ce temps sera prolongé jusqu'à SAMEDI le II SEPTEMBRE, gtnsi que pour les objets du Département Industriel, N.BB.\u2014 Messieurs les coneurrents voudront bien faire leurs entrées aux dates spécifiées el-liaut, après lesquelles le Secrétaire les vofusers infoiti- blement; cet ordre étant nécessa.re pour terminer les bâtisses et autres préparatifs de l'Exposl- tion.Des arrangentents seront faits agvec les prinel- pales lignes du Chemin de Fer et de Navigation, pour rapporter, franco, à destination, tout objet oi animal expose gui paura pas été vendu.Pour plus amples informations, s'adresser au soussigné, Secrétaire du Conseit d'Agriculture de la 'rovinee de Québee, GEORGE LECLERE, Secrétaire C.A1 \u20ac, _ Montréal Ljuillet 1870.HU 5-02 _ Compagnie Canadienne de Navigation.DEUX DÉPARTS PAR JOUR, LIGNE DIRECTE DES STEAMERS DELA Malle Royale POUR Beauharnois, Cornwall, Prescott, Ogdens- burg, Brockville, Alexandrin Bay, Clayton,Gananoque, Kingston, Ossve- #0, Charlotte, Cotvourg, Port Hope, Darlington, Toronto e( Hriuliton, Ces magnifiques Lignes sont.com posées des Vu peurs suivant, qui sont tous d\u20ac PEMTER ORDRES: SPARTAN.PASSI'ORT,.0500.KNINGSTON,.ABYSSINT AN.BANSHEE.- Cant.i Falrgrieve, Sinclair, Valley CORINTHIAN, .« Duulop MAGNET.\u201cSimpson CHAMPION.Carmiehael ATHENIAN.\u201c4 Morley Lo RENAUD Ce LES VAPEURS DE LA LIGNE ROYALE Vartent du Bassin du Canal, à Montréul, tous les matins à NEUF heures, (lesdimanches exceptés) etde Lachine à l'arrivée du train partant à MIDI de la station Bonnventure, pour Hamilton et les ports intermédiares, Communiquant directement avec PRESCOTT er BROCKVILLE Par les chemins de Fer pour Ottawa, Kemptville, Perth, Arnprior,ete., «t avec TORONTO er HAMILTON, l\u2019ar les Chemins de l\u2018er pour Collingwood, Strat- ford, London, Chatham, Sarnia, Détroit, Chien- go, Milwaukle,Galena,Green Bay, St.l\u2019aul, et toutes les villes de l\u2019Ouest ; et par Ie vapeur \u201cCITY OF TORONTO,\u201d pour Niagara, Lewiston, Jes Châtes du Niagara, Buflulo, Cleveland, Toledo, Clucinnati, ete, LIGNE de L\u2019EXPRESS.Unde ces Vapeurs part ausst tous les JOURS à 7 heures A.M.(les dimanches excaoptés) et de La Chine à l\u2019arrivée du train de ÿ hs.A, M.; se rendant directement A Ogdensburg, Bale d'Alexandrie, Clayton, Oswego et Rochester, Correspondant vvec le Chemin de Fer Central de News York pour les Chates du Niagara et Buffalo, Les bateaux de cette ligne sont suns RIVAUX, pour le confort et les avantages qu\u2019ils offrent au PUBLIC VOYAGEUR, ils ne peuvent être «ur- passés, Isfranchissent tous les rapides du St.Lunrent et passent au milieu du beau paysage du Lae des Mille tlespendant le Jour.de fe MALLE Le service du fret est fult avee lu plus grande promptitude, et les prix ne sont pas plus élevés que ceux des bateaux-transports ordinaires.Les Marchandises sont envoyées directement sur tout le parcours du chemin de Fer du Great Wess tern, Des Ulllets directs pour les destinations Cnu- mérées plus haut, ainsi que pour OMAHA, SACRAMENTO et SANFRANCISCO, Sont délivrés À prix réduit et peuvent être obtenus, avec les renseignements nécessalres, en sae dressant à ROBERT MCEWEN, Au Bureau du Fret, Bassin da Cava), Lit au Bureau 73, Rue St.Jacques, GEO, H.COURVETTE, Agent de Billets.ALEX.MILLOY.Agent.Ligne directe de 1a malle Royaie, Burean: 177 Rue St, Jacques, { Montréal, Juin 1870.145 AVISA.J.MANLEY & CIE, Mécaniciens et Forgerons, Ont pris possession du local occupé nuparavant par WM, STEWART, 706, Rue Craig, et sont maintenant en mesure de faire À ordre toute sorte de Machines.\u201cls exécutent sur commiande toutes sortes de travaux de Forge, Sommiers et Portes en Fer, ete Toutes lesréparatl\u2018\u2019hsseront exceutées avec soin aowptitude.1 1870, aa-163 lFEULLLETON.FLTSTTOIRI UN HOMME DU PEUPL 3 4 » Nuite de lui repondais: \u201cCuovirsaus dire ! Nous l'avons ga anes el see west pas nous, ce sont nos pervs, tes hitecherons, les vigne- rous.les marchands, les laboureurs.tous ces adherens qa travaillent et nent domaine ao soe pone hon wenn de bic Feanee Lien bêtes de gäler molre propre then ET Hos sevtolts des rueux daverr l'adee de rien quendre.puisque \u20ac ; tous!\" davads des idées pareilles, qui\u2019 levident l'espritet ne faisaient voir les choses en graud : mais pat bien reconnu quer La suite que ce m'elaivnt pis les pensées de tous le monde, ni le moyen de s'enrichir.Eofin, jitime pourtant mieux étre comme cet let regardant de Lu sorte ces richesses Nous urivimes au fond, dans une autre salle en travers de La nôtre.de ne sauvais pas dire si C'était la salle du Trône, où Lu chambre à coucher de Louis-Philippe.Elle était plus large que la première et moins longue, éclairée par les deux bonts, remplie de peintures, el sur la gauche, dans l'épaisseur du mur, se tronvait une niche en forme de chapelle, recouverte de lentinres à franges d'or, Dans le fond, entre les tentures, je voyais une sorte de lit ou de trône.Iemmnannel el moi nous ne voulàmes pas entrer,pensant que cela ne convenait pis.Nous étant retournés au bout de «quelques instants, nous vines devant une table ronde et massive en marbre rose, nn hommie assis, qui mangeut un morceau de pain et du fromage dans un papier.Nous ne l'avions pas vu d'abord.C'est pour vous dire combien ces salles étaient grandes, pnis- qu'un honnne ne se voyait pas en entrant, du premier conp d'œil.Temma mel Toi dit: «Bon appétit ts l'autre, avec nn chapeau à larges hords el une cianisole brane la figure pleine et réjouie, le fusil en handon- lière, lui répondit: \u2019 «A votre service.Fout à 1 heure nous irons boire à [a cave.n I riaitet clignait des vous.Dans ce moment, on commencail à entendre un grand murmure deliors, un tumulle, des coups de fusil, Nous iallâmnes regarder aux fonèlres ; c'étail la grande masse du peuple qui s'approchait or loin sur la place du Carrousel, avec défiance.Nous pensions : \u201cNous pouvez venir sans criainle on ne vous ghnera pas ty Et songeant à celà, nous continuions à marcher lentement, regardant tout avec curiosité.Nous arviviines mème dans un théâtre, où la toile du foud représentait un port de mer.Plus loin, nous entrâmes de plain-pied sur le balcon d\u2019une chapelle ; la chapelle était au bas, avec des vases d'ov, des candélabres et le saini-savrement.1 y avait des fanteuils, ek, sur le devant du balcon, une bordure en volours cramoisi.C'est là que Louis-Philippe écoutait la messe.Comme nous ¢- tions fatigués, nous nous assimes dans des fantenils, les roudes sur ces bordures.Emmanuel alluma sa pipe, el nous recardiunes longtemps cetle chat- pelle avee admiration.À la fin il me dit : «Si quelqu'un nravaitannoneé hier, quand cinquante mille hommes défen- dnient les Tuileries, que je fumerais anjourd'lini Lranquillement ma pipe dans l'endroit où la famille du roi, ta reine, les princes, venaient entendre la messe, jamais je n'aurais pu le eroi- re.-\u2014Oui, Int répoudais-je, c'est étou- nant.Qui peut dire: \u2018* Ceci m'arrivera! Cela ne m'arrivera pas!\u201d Tout est dans la main de Dieu ! Ceux qui sont forts et qui jugent les autres, sont faibles le lendemain comme des enfants.Ils pleurent eL demandent grâce, sans se souvenir qu\u2019its n\u2019ont pas fait grâce.Voilà pourquui nous devons loujours suivre nolre conscience.Dieu seul nous juge, et Dieu seut est le maître.\u201d Ces choses ont été dites là: ce sont des choses vraies.Nous causions encore, lorsqu'un fracas éponvantable nous réveilla de ces pensées ; le peuple débordait dans le palais.C'étaitun roulement sourd, terrible.Des coups de fusil partaient, les vitres tombaient, des coups de lia- che écrasaient les ineubles, les ta bleaux, les planchers, les murs.Tandis que nous écoutions tout pâles, cinq ou six hommes, le con nu, les cheveux ébouriffés, la figure sauvage, arrivaient de tous les côtés à la fois, les yeux étincelants comme des bandes de loups la nuit dans un bois.Hs regardaient.ils tournaient dans le balcon.ct sc metteient 4 tout casser avec fureur, sans rien dire.Ces malheureux venaient de la bataille ; ils avaient peut-être vu tomber leurs amis, leurs enfants, leurs frères, et se vengeaicnt, \u2018Arrive, Jean-Pierre, me dit alors Emmanuel, en me prenant par le bras, sorlons I\u201d Nous traversimes de nouveau les grandes salles.Quelques hommes, Nouts serrois vla same dns PSP ee EE CE N O.218 I {debout sur des chaises, prenaient les ; bougies daus les candélab tes ; j'ai su , plus lard que c'était pour entrer dans (les caves.D'autres précipitaient les Mtableaux par les fenêtres.{Comme nous redescendions le grand escalier, au milieu de la foule qui moptail, unie baionnette s'éleva tout à coxp au bout de son fusil, et la ma- guifique lanterne que j'avais admirée en entrant, tomba comme uue bulle de savon qui crève.Eu has, plusieurs étaient déjà cou- cbs Lerre, dans les coins, une bou- ville A Ta main, le Fusil contre le mur.Us n'avaient plus la lovce de se lever, Il faut tout dire : les gueux de fonte Lespêre.qu'ils soint du peuple, vu qu'ils soteut des scugneurs, font la hone de Lination of da gomme hu- Hotte \u2018 A ev LN Lh, VARIETES.LES BAINS.La célèbre Médée, qui, du Lemps des Argonanles, étonna la Grèce eon Lière par les prodiges que loi faisait accomplir l\u2019art de Ta magie, dut nue partie de ses sucets an lalent qu'elle avait de rajeunir les vieillards.Au dive de Pilephate et de quelques an- teurs anciens, elle arrivait à ces merveilleux résultats par Yemploi de bains d'eaux minérales dont elle con- nitissail les propriélés, Dupuis Homère, qui nous représente ses héros se baignant dans de vastes piscines, jusqu'aux contemporains de la chute de l'empire romain, qui fréquentaient les thermes où se trouvaient accumnulées toutes les recherches d'un luxe effréné, La pratique des baîns a tonjours joué un rôle impor?tant dans les usages de l\u2019antiquitét (hi se rappelle les piscines des Spar: tiales, les bains d'Athènes, dont Lucien nous donne une description complete.On connait enfin les bains et les thermes des Romains, dont nous parlent si lréquernment les auteurs latins, el dont on à retrouvé les vestiges si bien couservés à d\u2019ompéi, Sénèque, Lucain nous élonnent encore, au récit du riifinement qui caraclérisait ces établissements publics.Aucune des entrées n'était directe, les baigneurs élaient ainsi préservés du contact de l'air et des indiscretions du dehors.Deux portes conduisaient à l\u2019atrmum, entouré de portique aux colonnes gracieuses, sous lesquels les nombreux baigneurs attendaient agréablement leur tour d'entrée.De l\u2019atrium on pénétrait dans la salle nommee spolin- toraun ou apudyterivm, dans laquelle les esclaves, casparii, déshabillaient les baigneurs el prenaient soin de surveiller les vélements eb les objets précieux.Un cabinet voisin, l\u2019ienctusi- wn, était destiné à se parfumer le corps au moyen d'huiles et d'essences aromatiques.Nous n'en finirions pas, s'il fallait énumérer toutes les dispositions imaginés peur au esprit innnodéré de luxe elde bien-être ; sil fallait écrire en détail le frigidaritum, salle aux bains froids ; le baptisteritm, piscine de marbre blane, entouré de gradins où s'asscyaient les baigneurs ; le tepidu- rium, espèce d'étuve maintenue à une douce température ; s'il fallait enfin parler des épileurs, «lipili, des mas- senrs, tractalores, des conduits calori- lères ménagés sous le pavé,du labrum, sorte de vasque de marbre, où l\u2019eau jallissait d\u2019un ajutoiren bronze, servant à laver le visage et les mains du baigneur qui venail de transpirer dans l\u2019étuve.\u201cLe bain complet, dit Galien, se compose de quatre parlies, différentes par leuraclion.En entrant dans les Lhermes, on se soumel à l'influence de l\u2019air chaud, ensuite on se trempe dans l'ean chaude, puis on se plonge dans l\u2019eau froide, et en dernier lieu on se fait essuyer et frotter.\u201d L'ordre qu\u2019indique Galien a dû être constamment changé par les caprices de la mode, par les faniaisies du jour, et il n\u2019est pas possible de décrire exactement les pratiques de friction, de massage, d\u2019onction, multipliés a plaisir par des descendants efféminés des Romains de la République.Publius Victor, au quatrième siècle, comptait, à Rome, près de neuf cents établissements thermaux, etle nombre allait toujours en augmentant, quand les progrès du christianisme ne tardèrent pas à anéantir un usage qui avait rapidement passé du domaine de l\u2019hygiène dans celui de la débauche.En dépit de l'opinion d'Agathinius, élève d'Athènée, qui voyait dans l'usage des bains chauds mille inconvénients funestes, la fréquentation des thermes avait suivi le cours des devoloppe- ments de la société romaine, et elle ne devait périr qu'avec elle.Frappée longtemps d\u2019un discrédit complet, la régénération de l'usage des bains a lieu sous Charlemagne.Les traditions populaires nous montrent l'Empereur d'Occident se baignant avec toute sa cour dans les piscines d\u2019Aix-la-Chapelle.Au dire de la légende, \u2018c\u2019est &-un chien de chasse que serait dû, en France, l\u2019emploi des bains minéraux ; l\u2019intelligent animal se serait échappé de la meute royale, pour se tremper dans une source éloignée, et revenant tout ruisselant d\u2019un iquide sulfureux très odorant, il aurait donné l\u2019idée de mettre à profit Lunpi, 1ER Aour 1870.LE PAYS.\u2014EDITION QUOTIDIENNE.XVIIIe Année, * No.218 =a.pere une fontaine demeurée jusque-là sans emploi._ le n\u2019est pas seulement dans l'Europe moderne et ancienne que se trouve l'usage des bains : les Orientaux, les Indiens, les sauvages de tous les pays, emploient fréquemment les ablutions et les bains.Pendant la lutte acharnée qu\u2019ils soutenaient contre les chrétiens, les auciens Maures se plongeaient dans les sources qu\u2019ils rencontraient sur leur passage, et ils s'en procuraient les bienfaits.; Averrhoës recommande les bains de vapeur, et son opinion est formelle, au sujet de leur application- médicale.Alibert nous fournit la traduction d'un passage tiré des Observations de physique, de ancien empereur Kang-Hi, qui feraient supposer que les qualilés des eaux minérales étaient depuis longtemps appréciées en Chine.** Rien n\u2019est plus vrai, s\u2019écrie l\u2019auteur couronné, les eaux thermales sont efficaces pour guérir plusieurs maladies.\u201d En 1691, cet empereur enlreprit un assez long voyage pour passer quelques mois dans une contrée située au nord de Pékin, et célèbre par les bains efficaces d\u2019eaux natvrelles qu\u2019on pouvait y prendre.Les Esquimaux, les Finlandais, les Groënlandais, les Norwégiens, les Samoyèees, font usage des bains de vapeur qu\u2019ils réduisent, il est vrai, aux proportions les plus élementaires.Un trou dans la terre, des caillous rougis au feu, constituent l'étuve el le foyer; ils se plongent dans cet orifice, et la va peur issue de l\u2019humidité du sol chauifé par les cailloux brillants, suffit pour provoquer une abondante transpiration.Le missionnaire Loskiel nous rapporte des fails anologues chez les peuplades sauvages de l'Amérique du Nord.De nos jours encore, chaque peuple fait varier le mode du bain.Les Russes subissent dans un étuve l'action d\u2019une vapeur très chaude, et se plongent ensuile sous une douche d'eau froide ; les Orientaux alternent entre l\u2019eau chaude et l'eau froide ; mais la simple immersion et les douches sont plus fréquemment employées dans tous les pays.Le Lain ordinaire est la forme sous laquelle se prennent habituellement les eaux minérales.Il n\u2019y a guère que les eaux ferrugineuses, froides, et quelques eaux bicarbonatées (Saint Galmier, Saint-Pardoux, ete.) qui soient plutôt usitées comme boissons de table.Les eaux chaudes, faiblement minéralisées, sont employées presque exclusivement comme bains (Néris, Bains Chaudesaigues, ete.) ; il en est de mème pour les eaux très mi- néraliséeset non gazeuses {Kreusnach et Salins).Outre l\u2019action topique des bains,outre l\u2019absorption considérable de l\u2019ean par le corps humain, on est forcé de reconnaître que les bains minéraux agissent comme médicaments, par la propre action des substances qu\u2019ils renferment.Toutes les caux qui\u201d con- liennent une quantité notable de ma- lire organique produisent sur la pean une sensation douce et onctueuse, qui l'assouplit et la rafraichit.Les eaux sulfurées sodiques agissent comme excilants, et produisent des éruptions et des irritations sar la surface cutanée.Les bains thermaux donnent au baigneur un sentiment de force et de bien-être qui caractérise leur emploi ; quant aux bains d\u2019eau douce et surtout aux bains de mer, ils ne peuvent être mis à profit que par les tempéraments capables de supporter leur effet dépressif.Mais n'y a-t-il pas bien des blâmes à exprimer sur l'emploi du bain ordinaire, et si les Romains en ont abusé, nous u'en usons cerlai- nement pas assez.Où sontces Lhermes si grandioses, ces piscines, rempli du baigneursa tout instant de la journée ! On les a remplacés par une étroite cellule, par une baignoire mesquine ; le son a été substitué aux parfumset aux huiles aromatiques ; point de lit de repos, point de frictions, point de massage.Où sont ces salles spacieuses tempérées, où le baigneur se sécliait pour ne pas prendre froid aû dehors.Dans tous les bains aujourd'hui, on subit une transition brusque et dangereuse de la chaleur de l'eau au froid de l'air.Les médecins s'accordent tous à recommander l'usage des bains froids, et de tout temps les habilants de Paris ont aimé à s'ébattre dans les eaux douces de leur fleuve, pendant les chaleurs de l'été.A lacampagne, quand le soleil darde ses rayons brûlant, le baigneur trouve un repos salutaire dans l\u2019eau des rivières, il se laisse doucement bercer par l\u2019onde, et suivant une route abritée par des saules touffus.il glisse sur le liquide bien- faigant que son corps absorbe avidement.Dans les villes l\u2019agrément est moindre, et les établissements de bains qui encombrent la Seine sont d\u2019un usage moins satisfaisanl.Ce n\u2019est pas d'hier que les Parisiens, qui savent se contenter de ce qu\u2019ils ont, encombrent les bains froids; ils y allaient déjà en 1760, et avant cette époque, ils prenaient leurs ébats en pleine eau.Bassompicrre raconte qu\u2019en l\u2019année 1608, la chaleur fut tel- ie que pendant plus d\u2019un mois on comptait par jour plus de quatre mille têtes humaines au-dessus du niveau de la Seine, depuis Charenton jusqu\u2019à l'île Saint-Louis.Dans les étés ordinaires, les baigreurs se plongeaient dans l\u2019eau en amont du pont de la Tournelle ; ct La Bruyère rcprochait alors aux grandes dames le plaisir telles prenaient à diriger de ce côté eurs promenades.GASTON TISSANDIER.(Lo fin au prochain numéro.) Avis.\u2014 Le grand besoin qui s\u2019est longtemps fait sentir dans Ja rue Craig, est celui d\u2019un magasin où le public puisse acheter de bonnes Machines à Coudre ; ce vide vient d'être comblé par A.J.Manley et Cie., No.708, rue Craig.Toutes les différentes sortes de Machines à Coudre y sont réparées par d'excellents ous vriers américains.Le public peut compter sur un excellent travail, fait sans délai et à des prix très modérés.Agent pour la petie Machine à Coudre de Wanzer, pour J\u2019usage des amilles.LE PAYS MONTRÉAL, ler AOUT 1870.Nouvelles de la Guerre.Londres, 29 à minuit.La flotte française est arrivée à Copenhague.La cavalerie française a passé la frontière à Kehl, mais est revenue bientôt.New-York, 30 Dépêches transatlantique au Tribr- ne\u2014londres, 29 juillet.\u2014Le correspondant spécial du Daily Vews à Paris contredit les rumeurs de paix d'hier ; tout esl suspendu jusqu\u2019à la bataille.On a refusé au général Sheridan d'accompagner l\u2019armée.Le sentiment américain est désavoué.Aucun journal français n\u2019ose reproduire du Duily News son long télégramme des Etats-Unis annonçant la sympathie générale pour la Prusse.On dit que le prince Napoléon a été obligé d\u2019accompagnerl'lEmpereurcom- me précaution contre sa défection possible après une défaite.On lui à refusé un commandement indépendant.Lebœuf a positivement refusé de lui donner une division.Dantemarre, commandant à Paris pendant l'absence de l\u2019Empereur, a plein pouvoir de déclarer la loi mar- Liale, s'il en en est besoin.Une autre dépêche au Tribune datée de Londres 29 juillet, dit que l\u2019assertion du marquis de La Valette, ambassadeur de France en Angleterre, au comlie Granville, en réponse à la dépè- che du comte de Bismark, a été reçu en parlement par un mépris général.ll n'y à pas de doute que la discussion de lundi dans les Communes pla- cora l'Angleterre dans une altitude d'hostilité absolue aux plans de tous côtés concernant la Belgique.Les appuis du gouvernement exigeront des déclaratiors ¢énergiques.On sait d\u2019avance que le but de M.Disraëli est d'entraîner le pays dans une politique qui forcera la France à laisser la Belgique seule ou à en rencontrer en face l'Angleterre.Aucune distinction de parti ne se fera jour sur cette question dans la crise actuelle.Le Daily News de samedi dit:\u2014Il n\u2019y aura pas d'opposition ; un parlement unanime ne reconnaitra qu\u2019un parti\u2014celui du pays.Sans mépriser la bonne volonté de la France ou de la Prusse, on ne doit pas s'appuyer sur celle de l\u2019une ou de l\u2019autre.L'Angleterre doit compter sur elle-mème.Une autre dépèche àla Tribune, datée du 29 juillet, dit qu\u2019un correspondant spécial, en date du 27 juillet, écrit de Irancfort que tous les civils à Berlin ont été obligés de se décider à partir samedi ou à demeurer jusqu\u2019à nouvel ordre pour une quinzaine où moins, après samedi.Ln voyageant, notre correspondant à remarqué chez les soldats polonais des manifestations patriotiques et une haine profonde envers les français.La population de l\u2019osen est favorable à la Prusse.lin\u2019y a que les propriétaires ter riens et les prêtres qui soient hostiles.Aucun soulèvement n'est possible dans la l\u2019russe polonaise sans le concours des polonais russes et autrichiens, La l\u2018rance ne peut attendre de l'aide de là.On a commencé les mouvements stratégiques.Le programme allemand nest pas d'inaction ni de simple attente.L'armée prendra bienlôt l'oifensive.Une grande bataille est imminente sur le sol francais.Deux mille hommes onl conlinuel- lement renforcé les fortifications de Mayence, depuis que la guerre est déclarée.les fortifications n\u2019auraient pu :ésister à un assaut soudain, il y à quinze jours, mais à présent elles pourraient supporter un long siége, et peuvent servir de base pour des opérations offensives.On offre des récompenses pour détruire les vaisseaux de guerre fran- cais.On organise un service volontaire naval pour protéger la côte.Le Correspondant spécial de Bruxelles écrit, le 28, que l\u2019on arme la citadelle de Ghent, L'armée belge est encore en mouvement, Le parti libéral à publié une adresse déclarant le cabinet actuel incapable, et qu\u2019il doit être remplacé par un autre qui sympathiserait plus avec l\u2019opinion populaire favorable au maintien de l\u2019indépendance nationale.Le correspondent spécial à Munich écrit, le 26, que la ville était pleine de soldats prussiens.Des démonstrations enthousiastes ont eu lieu, et toutes les maisons ont donné asile aux troupes.Echos de Québec.Voici un grand projet, le chemin de la rive nord, qui ressuscite au mo- mentoù l\u2019on sv attendait le moins.Puisse la nouvelle que nous annonce le Journal de Québec se réaliser.Toute amélioration matérielle suscite avec elle d\u2019autres progrès non moins précieux.Voici ce qu\u2019on nons dit concernant celle grande entreprise : La direction de la compagnie du chemin de fer de la rive nord s'est réunie, hier, au grand complet.On y comptait, outre les directeurs de Québec, ceux de Montréal et des Trois-Ri- vières, et on y adoptait toules les mesures préliminaires au commencement de l'entreprise.Aujourd'hui il ne s'agit plus simplement du chemin de fer des Piles, mais encore de celui du chemin de fer de la rive nord, dont les populations de Québec et de lous les comtés situés entre cetle dernière ville et Montréal désirent, depuis si longtemps, l\u2019existence, parce que, sans cetle voie ferrée, elles n'existent pour ainsi dire pas commerciallement et industriellement.On se rappelle combien élait agitée l\u2019opinion publique, il y a de cela quinze ans, et combien tout le monde soupirait après Je succès de cetle entreprise.II serait aujourd'hui superflu el peut-être impolilique de mettre à nu les causes qui l'ont fait dormir d'un si long sommeil.Qu\u2019il nous suffise de dire qu\u2019elles n'existent plus, et que les souscriptions déjà existantes el les octrois de terre si libéralement accordés par la législature mettent la compagnie en po- silion de commencer très prochainemeul le chemin et de l'achever aussi dans un temps très-court, si les localités qu\u2019il doit traverser et qui n'ont pas encore souscrit, se montrent disposées à aider dans la mesure de leurs ressources et de leur propre intérêt.seau de chemins de fer et que chaque localité, petite ou grande, convaincue, par l\u2019expérience de l'absolue nécessité des communications rapides, y contribue largement et généreusement, devons-nous rester immobiles dans notre isolement et, disons-le, dans notre pauvreté relative ?L'opinion publique a fait bien du chemin à cette égard depuis quelques années et, Dieu merci, nous ne sommes plus au temps où il soit nécessairo de lutter contre de tristes préjugés et de prouver l'utilité ou la nécessité des chemins de fer.L'expérienco de tous les pays nous dit que ce sont les districts ruraux qui profitent le plus de ces voies ferrées, parce qu'elles leur permettent de choisir, à chaque instant de l'hiver ou do l'été, le marché le plus avantageux pour leurs produits et d'y arriver dans le plus court délai possible.On a dit avec raison que les chemins «le fer font disparaitre les distances; on aurait dû ajouter qu'aujourd'hui, avec eux, le volume n\u2019est plus un obstacle, et que l'on peut Lrans- porter d\u2019un lieu i un autre la plus grande quantité de produits possible dans le plus court délai possible.Dans quelques jours, nous serons en mesure d\u2019entrer dans des détails intéressants et instructifs sur le chemin de fer de la rive nord.Ces détails comprerdront la nature des difficultés à vaincre pour le construire et ses avantages au point de vue commercial, ainsi que S05 ressources.L'Evénement a publié, jeudi dernier, une fine analyse de l\u2019opinion que les événements d'Europe réveillent dains le Bas-Canada.Qu'on en juge : 1} nemanquait pas de sceptiques parmi nous, qui croyaient que le sentiment français s'était affaibli, et que, par l\u2019effet ordinaire d'une longue séparation, notre amour pour la France s'était lentement elfacé de nos cœurs.Ceux-là doivent voir à l'heure qu\u2019il est, par l\u2019intérêt passionné avec lequel notre population assiste au drame qui s'ouvre en Europe, par l\u2019admiration qu'elle témoigne aux maitres fulurs du Rhin et la confiance avec laquelle elle attend la première victoire de Napoléon, combien il s'étaient trompés.Du peuple, resté si national, et sans parler de la jeunesse, jusqu'aux gens d'affuires, d'ordinaire inaccessibles aux émotions, il n°y a qu'un sentinent, qu\u2019une voix, qu\u2019un cri : Five la France ! A la pensée de la lutte\u201d que va soutenir ,la nation dont nous descendons, le sung français se remet à couler dans nos veines, comme si rien ne l'avait glacé; et nous acclamons le drapeau de notre ancienne mère-patrie, comme s'il n\u2019avait cessé de fotter sur nos tèles.Nous avons beau dire ct beau fuire, nous étrefaits aux circonstances, aimer notre sort, ne conserver plus de regrets, mettre ailleurs nos espérances, la France reste pour nous la France.(Pest notre seul amour national, la source même de notre patriolisme, et s'il disparaissait jamais, rien ne lezremplacerait : l\u2019à- me de notre peuple serait pour toujours fermée aux nobles élans.Nous estimons l\u2019Angleterre, nous lui sommes reconnaissants de nous avoir donne le plus précioux des biens, la libeité ; nous admirons les Etats-Unis, dont la prospérité nous éblouit : mais nous n\u2019aimons avec passion que lu France.Son nom seul peut nous fuire tressaillir ; et lorsqu'il y a deux ans nos jeunes gens s'cnrolaient comme zouaves pontilicaux, la pensée seule de traverser le sol où étaient nés leurs ancêtres et d'aller servir à côté de Brelons et de Normands, doublait leur ardeur.Ce noble sentiment, ce généreux cnthousi- asme, n'a rien d\u2019offeusant pour les peuples qui nous entourent et montre jusqu\u2019i quel point nous poussons la fidélité, puisque rien n'a pu nous détacher de nos premiers prolec- Leurs.Un peuple ne vaut que par le culte qu'il conserve pour, ses traditions.Le nôtre se tournerait contre ceux qui le protégent au- jouid'hui, gil pouvait oublier ceux qui ont son- tenu ses premiers pas: cb ingrats pour la France maintenant, nous le serions plus tard pour l'Angleterre.Il nous semble qu'il scrait convenable en même temps que fort légilime, de donner occasion au sentiment public en faveur de la France de se manifester de la mème facon qu'ailleurs.Déjà des réunions ont en lieu dans tous les centres français, à San Francisco, à New-York, à la Nouvelle-Orléans, ele, ct on a organise des souscriptions en faveur des blessés français.Montréal et Québec no devraient-ils pas fuire de mème ?La population canadienne-française ne peut, ne doit pas rester en arrière.Le sentiment public du reste a un irrésistible besoin d\u2019éclater, de donner un témoignage tangible de sa sincérité, une satisfaction à son ardeur.Une souscriplion populaire aurait une immense succès.Le chiffre de la souscription pourrait être fixé à une somme légère, afin de donner à tous le moyen de s'inscrire, ll n'y a pas un Canadien-français, soit au Canada, suit aux Etats-Unis, qui ne tint à honnur de mettre son nom sur la liste.Ajoutons que dans les circonstances présentes, au moment où tant de questions sont en suspens, où notre avenir se discute, cetle manifestation alteindrait plus qu'un résultat.Ce serait une façon de se compter, d'affirmer notre esprit national, «le passer la revue de nos forces.Les personnes qui arrivent de l'intérieur confirment ces dispositions, el nous assurent qu'on ne parle que des chances de la guerre : les vœux sont en faveur de la France.Inutile d'ajouter que nous nous associons de grand cœur à l\u2019idée patriotique et charitable d'une souscriplion en faveur des blessés français.Les mutations électorales.On dirait que les députés ministériels préssentent l\u2019orage et le mécontentement de leurs constituants.Ne se voyant plus prophètes en leurs localités, ils cherchent à jeter leurs tentes ailleurs.La Voix du Golfe, l'organe de M.Hector Langevin, nous annonce ce qui suit dans son dernier numéro : « L'honorable M.Langevin C.B.à cté prié de se porter candidat aux prochai- élections de Québec centre.\u201d C'est significatil.Nous savons bien que ce ministre est prèt à émigrer du comté de Dorchester qui l\u2019abandonne, mais nous sommes encore à connaître un électeur indépendant de Québec- centre, qui ait pensé à demander M.Langevin.Il ne jouera pas, en ce quartier, avec ses fiers à bras, le rôle constitutionnel et respectable qu\u2019il a rempli à St.Roch.D'un autre côté, le Pays de Montréal nous dit : \u201c Il est rumeur à Québec que l'honorable M.Chavveau, sentant le ter rain baisser sous ses pieds dans lc comté de Québec, se présenterait, aux rochaines élections, à Bonaventure, aie des chaleurs.\u201cle premier ministre s'appuierait sur linfluence de M.Meagher, l\u2019ancien représentant du comté, qui a des relatidhs de famille avec le fils aîné de M.Chauveau.\u201d Quand le Haut-Canada se couvre d\u2019un ré-; Si cela continue ainsi, tous les députés du gouvernement vont finir par aller offrir leurs services dans quelques comté de la Rivière-Rouge.Après avoir voté comme ils l\u2019ont fait, les sauvages de ces contrées leur doivent au moins un dernier asile \u2014Canadien.Une lettre de Thon.John Young: Au rédacteur du Herald de Montréal.Monsteun\u2014L\u2019Hon.L.M.Hollon a dernièrement publié dans vos colonnes deux lettres, parlant en termes sévères de ceux qui plaident la cause de l'Indépendance du Canada.Bien que M.Holton n\u2019ait point mentionné mon nom, lapart (ue jai cependant prise dans la discussion de cette question me range évidemment sous le coup de sa censure, mais malgré cela je suis persuadé que vous m\u2019accorderez uu petit espace pour presenter quelques remarques en guise de réponse.oo Après-pne.étude attentive et sérieuse de notrë\u2018posilion sur ce coutinent, je me suis peu à peu convaincu que ce n\u2019est.point seulement dans l\u2019intérêt des habitants du Canada, mais encore dans celui de la Mère-Palrie que nous devrions prétendre à un état d\u2019Indépendance Nationale.Je mai point fait mystère de\u201d nes vues sur cette question.Il y a près de quinze mois déjà que je.fus entrainé dans cetle discussion eb que je publiai quatre lettres sur ce sujet, auquel je fis de nouveau allusion au meeting de Wa- terloo- M.Holton ne crut point devoir dénoncer alors comme révolutionnaires les idées que j'exprimai, mais il à al- tendu jusqu\u2019à aujourd\u2019hui pour déclarer que © le projet entraine le démembrement de l\u2019Empire Britannique ; qu'on a mal jugé la vivacité du sentiment de loyauté, ainsi que la force de l'attachement au nom anglais qui prévaut dans le pays ; qu\u2019il n\u2019est point permis aux hommes publics de se Lromper sans impunilé sur une question si importante pour l'existence nationale ; si les partis demandant l'indépendance se sont formés quelque idée de la grandeur de la révolution qu\u2019ils nous invitent à considérer, eL sur quel véritable motif, par quelles raisons morales il est possible de justifier ce mouvement.Ces remarques d\u2019un libéral aussi avancé que M.Holton ont fait plus que me surprendre, vu ma connaissance de ses antécédents politiques.Il y a quelques années à peine, M.Holton, sous sa propre signature, publiait : \u201c Que de tous les remèdes suscep- \u201c tibles de guérir le pays des maux \u201c dont il souffrait, un seul méritail \u201cune considération sérieuse.Ce re- \u201c* mède consiste dans une amicale et pa- * cifique séparation d'avec lu Grande \u201c Bretagne, ct une union basée sur des \u201c termes équitables avec lu Grande Con- \u201c fédération Américaine des Etats sou- \u201c verains du Nord.\u201c A l'égard de l'Angleterre, nous \u201c n\u2019avons que des sentiments de bien- \u201c veillance et de respect.Nous ne Fou- \u201c vons obtenir une séparation sans \u201c son consentement, Mais la politique \u201c coloniale de la nalion voisine, les \u201c aveux de ses principaux hommes \u2018hommes d'état et l'opinion publique * de l\u2019Empire, montrent que l\u2019Angle- \u201c terre est résolue à nous investir des \u201c privilèges de l'indépendance, ainsi t qu'à nous obliger d'en assumer le far- \u201cdean.\u201c La menace du retrait des Lroupes, \u201c la disconlinuation d\u2019une protection \u201c militaire, nousannoncent pour notre \u201c pays, des intentions contre lesquel- \u201cles ce serait une fuiblesse de ne point \u2018* aviser,et le devoir du Canada, devoir \u201c* que nous ne pouvons ni mépriser, \u201c ni retarder, nous contraint à nous * occuper de l\u2019idée d\u2019une séparation.M.Holton n\u2019a jamais rétracté ces opinions, eb cependant il à entrepris de me réprimander ainsi que d\u2019aulres pour avoir placé devant le \u2018pays, et cela d\u2019une manière respectueuse, les avantages qui résulteraient, non de l'annexion aux États-Unis, mais de l\u2019établissement d\u2019une indépendance nationale.Je ne doute pas un -scul instant de la profondeur du sentiment anglais on de la force de l'attachement de M.Molton au nom anglais; mais lorsqu\u2019un homme public, dans la position de M.Holton, et sans aucun doute imbu de sentiments de moralité politique, sachant aussi qu\u2019il a donné l'assurance publique des sentiments ci-dessus mentionnés, vient me dire ainsi qu\u2019à d'autres \u201cqu\u2019il n\u2019est pas permis aux hommes publics de se tromper impunément sur une question aussi importante que celle d\u2019une existence nationale, il devient simplement ridicule de vouloir, en de semblables circonstances, devenir mon Mentor.Dans sa lettre du 25 courant M.Hol- ton dit: \u201c Je désapprouve l'agitation, et je 1e crois pas que notre peuple puisse être condnit à demander une révolution.\u201d Il y a quelques années M.Holton, sous sa propre signature, déclarait : \u201c que parmi les hommes d\u2019état de la \u201c Mère-Patrie, parmi les observateurs ** sagaces de la République voisine, \u201c en Canada et dans toute l'Amérique \u2018\u201c Britanique du Nord, parmi toutes \u2018 Jus classes, le sentiment intense et ** fort qui existe est qu\u2019une révolu- \u201c tion politique se prépare dans ce \u201c pays, que de graves embarras se- \u2018* ronl les résultats de cette prévision * et que les colons préfèrent naturel- \u2018lement un pays vivant sous un gou- \u201c vernement stable à celui où ce der- \u201c nier se trouve dans un état de tran- \u201c sillon, Avec des pouvoirs hydrau- \u201c liques surabondants et la main- \u201c d'œuvre à bon marché, particulière- \u201cment dans le Bas-Canada, nous \u201c avons peu de manufactures.Mème \u201c si nous pouvions obtenir le libre \u201c échange avec les Etats-Unis, en ce \u201c qui concerne-les produits agricoles, \u201c forestiers el miniers, cela nous \u201c rapporterait bien des avantages \u201c+ que l\u2019on peut obtenir, mais ce com- \u2018 merce n\u2019introduirait pas de manu- \u201c factares dans le pays ni ne mous * donnerait comme marché le con- \u201c {inent américain.Cela n\u2019excitera aucune surprise de dire qu\u2019à nne époque, monsieur Hol- ton exprima des opinions comme celles énumérées, et qu\u2019à une autre, il condamne ceux pensant que tous ces résultats peuvent être assurés au moyen de l'indépendance: un état pour lequel les hommes d'état de la Grande Bretagne, depuis les jours d\u2019Huskisson jusqu\u2019à aujourd\u2019hui,nous ont progressivement préparé, nous déclarant constamment que le temps arriverait où, par la suite, chaque colonie deviendrait naturellement indépendante de la Mère-Patrie.Si je comprends M.Holton, il n\u2019est point opposé à l'indépendance, mais il repousse la discussion actuelle comme inopportune.; Ceci esl assurément une question à discuter.Mais lorsque, sous nos yeux, les autorités impériales relirent les troupes, que nous voyons le démantèlement partiel des forleresse de Québec ct de Kingston ete, et les munitions de ces endroits ainsi que celles de l\u2019ile St.llélène embarquées pour l'Angleterre, de quelle meilleure preuve avons-nous besoin des désirs et des intentions que lu métropole a de nous voir assurer une position indépendante au lieu dun état dépendant.N\u2019y a-l-il pas assez de virilité dans les quatre millions et demi d'habitants qui occupent maintenant l\u2019Amérique Britanique pour assumer le poids des devoirs que des responsabilités nationales provoqueront?Ne serait-il pas plus sage, en véritables amis de la Mère-Patrie, de dégager celle-ci de toute responsabililé à notre égard, plutôt que d\u2019insister sur la continuité d\u2019une alliance qui nous expose à une critique telle que ceile subie par nous de la part du gouvernement anglais, de la presse, de nous préparer ainsi à l\u2019événement, et lorsque le lien qui nous a jusqu'ici uni, ensemble sera brisé, que cette séparation se fasse à l\u2019amiable de manière à laisser intacte l\u2019affection que nous éprouvons en ce moment pour l\u2019Angleterre.Votre obéissant serviteur, ; Joux Youna.Montréal, 29 juillet, 1870.Sixieme Convention des Canadiens aux Etats-Unis.PROCLAMATION.Zn vertu du pouvoir à nous conféré par la convention tenu à Détroit, Mich, le 1% octobre 1809, nous convoquons, comme président, la Sixième Convention Générale, qui devra se réunir le 30 et le 31 du mois d'août prochain à St.Albans Vt, dans le but de com- plèter l\u2019œuvre d'affiliation de tous les sociétés françaises de secours mutuel aux Etats-Unis, et de cimenter entre elles I'union solidaire déja commen: cée.Toutes les sociétés de secours Inu- tuel sont donc, par la présente, res- peclueusement prices de s\u2019y faire re présenter par des délégués munis de lettres de créance.Cenx de nos compatriotes du Canada qui voudraient bien honorer cetle assemblée de leur présence, seront les bienvenus.De plus amples informations peuvent être obtenues en tous temps des membres dr comité cxécutif,lesquels sont : MM.Ch.Moussette, Prés., New- York, 818 Fifth Street ; Ant.Mousset- te, vice-prés:; St.Albans, Vt.; Alp.Paré, Secrétaire, Biddeford, Me.; E, Prud'homme, Trésorier, New-York ; Membres adjoints, MM.A.D.Lapier- re, Springfield, Mass.,H.J.Lord, Bid- deford, Me, CG.M.Rousseau, Détroit, Mich.(Signé) Cns.MousseTTe, Président.New-York, N.Y., 818 Fifth Street.22 juillet 1870.Socièté de Bienfaisance Lafayette de Détroit.L'élection annuelle des officiers de cette sociéte a eu lieu ces jours derniers ; le résultat a êté comme suit : J.B.R.Gravier, Président; F.X.Demay, vic-prés; Chas.J.D.Dossin, Sec-Arch., réélu ; Geo.Beaulieu Sec.- Cor.réélu la 3eme fois ; Jos.Defer, Trés, réélu ; Jos.Picard, Com.-ord., réélu la troisième fois ; Ad.Gaudron ler directeur, II.Defers 2d.Pierre Boucher 3ème, Elizé Mayer 4ième.Mr.le Rédacteur, ayez la bonté d\u2019insérer ces quelques lignes dans votre bon et patriote journal.Je suis votre tout dévoué, Gronce BEAULIEU, Sec.-Cor.INFORMATIONS.Le gouvernement s'est enfin décidé à émettre un bref d\u2019élection ponr le comté de Belle- chasse.La nominalion est fixée au quinze aout prochain.Dans l'intervalle, M, Langevin reviendra probablement de Rimouski,dans le but de faire surgir une candidature ministérielle en opposition à celle de M.Fournier qui est encore seul sur les rangs.Les indiens de la Rivière-Rouge se battent dans le voisinage du fort-Garry.Ce sont les Pieds-Noires, les Sioux ct les Piégans qui font les frais de la lutte.Ces indiens sont sous l'impression que le Canada a acheté le territoire de l'Angleterre, et qu\u2019ils ne recevront plue de présents comme auparavant.Il est probable que notre gouvernement aura beaucoup de trouble avec ces tribus qu'il ne sera pas facile de soumettre.Nous apprenons avec regret que l'Îlon.M.Kierkowski est tombé soudainement malaile jeudi dernier, et que son étal inspirait des craintes.M.le magistrat Geo.Hall, de Québec, a rendu jugement, jeudi matin, dans la cause de Coinam contre les émouliers de St.Roch.Chacun des accusés a élé condamné à unc amende de $20 et aux frais.Les directeurs de la compagnie du chemin de fer du Nord de Québec se sont réuuis, jeudi après-midi, au bureau de la Compagnie, Hôtel St.Georges.; Le maire de Québec, M.Garneau, qui est directeur ex-officio, assistait à la séance.La plus grande unanimité a régné dans la réunion, ainsi que le désir de se mettre de suite à l'œuvre.Séance tenante, on a chargé M.Rickon, ingénieur, de mettre en ordre les plans et dévis du chemin.Aussitôt qu'ils seront prêls, on demandera des soumissions.Voici une industrie peu connue, croyons- nous, et qui existe dans la Meurthe et dans les Vosges, France : ; Les paysans, après avoir établi dans les étables des litières de paille, comme on le fait partout, les recouvrent de sciure de chéne ou de sciure de sapin.Elle y séjourne huit jours et elle s'imbibe de l\u2019urine des animaux.On la retire ensuite, on la brûle à potit feu ; la cendre qu'elle produit est recueillie, mise dans un cuvier de lossive et mêlée d'eau.On la fait cuire ensuite dans une chaudière durant douze heures.Cette longue cuisson produit un corps dur que l\u2019on nomme salin et qui,à volume égal, est plus lourd que le plomb.Les paysans vendent le salin aux cristalleries, qui, en lo travaillant et en le combinant avec du verre, en font du cristal.Le lieutenant-gouverneur Archibald se rendra à la Baie du Tonnerre, en compagnio de Sir John Young.Depuis plus d\u2019un mois il n\u2019y a pas eu de réunion du cabinet fédéral, et les affaires trainent en longueur.Il serait temps que les ministres eussent une réunion, car on se plaint que l'on ne peut obtenir des départements les informations concernant les affaires publiques.11 n'a pas été question, à Otlawa, de l\u2019organisation d\u2019une petile armée permanente.Des amis dévoués de M.Cartier, à Ollawa, assurent-que le ministre de la milice n\u2019a aucune chance de so faire réélire à Montréal, aux prochaines élections, et qu\u2019il se cherchera un comté, Dans ce cas, M.David, membre du Consoil- de-Ville, se présenterait pour la chambre locale, comme il ne craint pas de le dire à ses amis.Nous pensons qu'aucun candidat ne \u2018pour- raitse faire élire, dans le faubourg Québec, sans arborer le drapeau de l\u2019indépendance, car les plus\u2018 chauds conservgleurs se montrent partisans zélés d\u2019un changement constitutionnel.Le gouvernement impérial accorde le pas- suge gratis jusqu\u2019en Angleterre à Lous les ofli- ciers des Curabiniers Royaux-Canadiens qui en feront la demande dans l\u2019espace d'un an après le licenciement complet du corps.La transfurmation radicale que les dernières élections du Nouveau-Brunswick devaient opérer dans le cabinet de cette province, commence à se faire.Deux ministres ont offert leurs démissions, etl\u2019une d'elles, celle de M.Taylor, a été acceptée.Îl est bien certain que la majorité parlemen- ttire est mécontente de l'état de choses actuel vi se composera de partisans du rappel, qui ne sont que des annexionistes déguisés, el de membres de lu ligue de l\u2019indépendance.Dans ce cas le gouvernement local sera, comme celui de la Nouvelle-Ecosse, tout-à-fait à l'abri de la pression du cabinet fédéral.L'ambassaile chinoise à Paris à exprimé le regret de ses membres en apprenant le massacre de Tientsin.\u2019 Un fonctionnaire chinois a été chargé de faire une enquête sur ces scènes lamentables.Les membres de l\u2019ambassade ont raison de croire que les négociations commencées entre le Duc de Grammont et eux-mêmes, dans e but d'en venir à une entente sur les principes de la loi internationale, et qui ont été si malheureusement interrompues au moment ou elles devaient être couronnées de succès, repren- drent leurs cours.Sous ces circonstances, les envoyés se proposent de partir, demain, pour Madrid.Ils reviendront bientôt à Paris et se rendront auprès du ministre des affaires étrangères, pour l'audience de congé.Le général James Walker, gouverneur des Bermudes, est au Clarendon Ilôtel, à New- ork.FAITS-DIVERS.PERSONNEL.\u2014M.P.T.Barnum, le propriétaire du célèbre musée de New-York, est à Phôtel Ottawa.MALLE.\u2014La prochaine malle, qui sera transmise en Angleterre par le vapeur Manhattan, quidoit laisser New-York le 3 août, sera fermée au Bureau-de-Poste de Montréal, cette après- midi à deux heures et demie.Les journaux doivent être envoyés avant deux heures.rETouR.\u2014 Nous apprenons avec plaisir le retour au milieu de nous de notre jeune pianiste canadien, M.S.Mazuretle, arrivé d'Europe, la semaine dernière, par le Prussian.M, Mazurette a passé près d\u2019un an à Paris où il a perfectionné ses connaissances dans l'art musical sous la direction de M.Jacques Hery, célèbre professeur allemand et compositeur.Quand à la composition et à la l\u2019harmonie, les deux bases principales de la musique, M.Mazurette les a étudiées avec le plus grand soin sous M.Edouard Battiste, organiste de l\u2019église St.Eustache, à Paris.} Pendant son retour, M.Mazuretle, i la demande de ses compagnons de voyage, à donné à bord du Prussian, un concert qui a élé couronné de succès.Nous espérons que notre compatriote nous donnera avant peu des preuves du progrès qu\u2019à fait son talent durant son séjour en Europe, en préparant au public montréalais un grand concert pour le commencement de l'automne.Le Prussian nous a ramen, dan§ le méme voyage, trois autres de nos compatriotes, MM.Jacques Grenier, P.Plamondon, négociants, et M.T.Turgeon, de la maison Martin et Monet.GravE.\u2014L'homme de police Arnold rapporte qu\u2019un nommé John Callan, travaillant à bord du vaisseau Emily, x eu un de ses doigts complètement engagé dans les engrenages d'un élévateur.Le doigt se trouva complètement séparé de la wain.FEU DANS LES BOIS.\u2014Jeudi, les clôlures le long du chemin de fer, près de Cornwall, furent bralées en plusieurs endroits.OnGUE.\u2014-Un orgue considérable va être prochainement complété dans l'église do Notre- Dame de Lévis.Plusieurs jeux ont élé importés de l'étranger, mais tout le mécanisme est l\u2019œuvre de M.Mitchell.Ce sera un des plus beaux instruments de ce genre dans la province.ENQUETE.\u2014 M.Prendergast, député coroner de Québec, a tenu une enquête, la semaine dernière, à Suint Alexis, dans le comté de Lol- binière, sur le corps de Mary-Ann Gordon, épouse de M.Joseph Lemieux, morte subitement mardi.Le verdict du jury a été basé sur le témoignage du Dr.A.G.Belleau, qui a déclaré que 12 mort avait été déterminée par une congestion des poumons.TROUVAILLE.\u2014On lit dans le Journal de Qué- ec :\u2014Le capitaine Mitchell, du navire Arago, an sa possession une demie guinée trouvée d'une manière bien inattendue.On faisait des sondages, le 8 juillet à 35 brasses d\u2019eau, sur le banc de Saint-Pierre, quand on trouva attaché au plomb coito pièce do monnaie frappée à l'effigie de Guorges III et portant le millésime 1788.Une pareille découverte est peut dire sans précédent dans les annales de la marine.INVENTAIRE.\u2014On lit dans le Canadien :\u2014Les autorités militaires à l'Ile Ste.Hélène et aux garnisons de Québec, Kingston et Toronto, sont occupées à faire des inventaires de toutes les munitions de guerre qu'y s\u2019y trouvent.Tout ce qui après examen est en état de service, est envoyé en Angleterre.Le reste, tels que vieux boulets, bombes, canons, mortiers, etc, va être vendu par ordre du département el à son profit, comme vieux fer.Comme ce fait est maintenant connu du public et que plusieurs trouvent que la mère-pa- tré se montre parcimonieuse en nous enlevant jusqu'à ses vieux boulets et ses vieux canons hors de service, l'organe du gouvernement d'Ottawa, le\u2019 Tfmes, d'après un ordre qu\u2019il a sans doute reçu de ses maîtres, cherche à faire prendre le change à l'opinion publique à ce sujet, el annonce que Sir Geo.Cartier est allé à Kingston, inspecter les effets militaires que le gouvernement impérial donne aux autorités de la Puissance du Canadu, ACCIDENT.\u2014La semaine dernière, un des fils de M, J.-B.Simard, cultivateur de cetle paroisse, a failli trouver la mort dans les circonstances suivantes: Ce jeune homme revenait du camp avec un petit voyage de.foin sur lequel il se tenait debout ; arrivé près de la grange, il crut pouvoir y entrer sans mème su baiser la tête, mais au moment où il se trouvait vis-à- vis le dessus de la porte, les roues de la voiture frappèrent sur le pont et dans ce choc, le jeune Simard so frappa la tête sur la sablière et ressentit aussitôt Un très grand mal de tête malgré qu'il n\u2019eut aucune blessure.Après quelques jours de crainte, son médecin espèru, dit-on, le sauver \u2014Frunco-Cunadien.MARUTIME.\u2014Le capilaine Dutton, du vapeur Prussian, lors de son dernier voyage de Liverpool à Québec, a flécouvert un banc à 55 milles du Nouveau-Brunswick, et à 8 milles à l'est du phare de Belle-Isle, sous la latitude 52 8 nord, et la longitude 54 sud ouest, avec environ 100 brasses d'eau sur un bauc de sable blanc et fin.En allant vers l\u2019ouest, on trouve soudainement 185 brasses d'eau el un fond de sable bleu, et à 20 milles de Belle-Fsie il y a 125 brasses d'eau avec le fond de pierre et de corail.Si on explore ce banc on trouvera qu\u2019il fait partie du grand banc de Ferre- neuve.COUR DU RECORDER, 30.\u2014Clhis.Lafranchise, charretier, pour conduite indécente sur la rue Wellington, $3.50 oh 15 jours.Patrick Meglone, journalier, pour assaut sur James Wiggins, $2,50 ou 15 jours.Michel Lapointe, journalier, pour ivresse dans l\u2019église paroissiale, 52.50 ou 15 jours.Damase Poirier, charretier, et Denis Auclair ferblantier, pour s\u2019être battus sur la rue SI.Laurent, 2.50 chacun.Flavie Prévost pour ivresse sur le Carré Chaboillez, $2.50.Les personnes suivantes sont condamnées a I'amende pour ivresse ; James Cook manufuc- turier de voiles; Robert Moss, collecteur: Thomas Darr, tisseur ; Daniel Ryan, Timothy Ryan et F.X.Rousseau journatier.TELEGRAPHIE SPECIALE.Toronto 30.Une autre loge de jeunes bretons orangistes a êté organisée ; jeudi soir ; 48 membres ont été initiés.C'est la cinquième loge bretonue en cette ville.La nouvelle &mission de pièces d'argent de 25 cents a été mise en circulation hier.La réponse de l'Ion.M.McDougall à Sir Francis Ilinck,s au sujet des réclamations de M.Beutty pour les chemins de York, a paru dans le Telegraph.Tout en admettant l'assertion de M.Jlineks, qu'aneun paiement n'a été fait par lui à M.Beatty, M.McDougall répon: que M.Hineks ayant reconnu la justice et ln légalité de la réclamation, est obligé de la payer, ce qui équivaut à la même chose.DEPECHES DE MINUIT Londres 30 Hier dans la Chambre des Communes, le Litl pour l\u2019emprunt canadien garanti, à été lu une première fois.On croit généralement que l\u2019armée Prussien - ne se propose de traverser le Rhin pris de Hiningen, à deux milles en arrière de Bile.Le prix des denrées à Paris est à peu près le mème aujourd'hui qu'au moment de la guerre Austro -Prussicnne.L'Empereur a pris aujourd'hui le commandement de l\u2019armée.T1 à travaillé dans la journée avec le généra! Lebœuf pour s'occuper de certains détails d'organisation.Le Prince Impr- rial a visité le camp cl a été regu partout avue le plus grand enthousiasme.La santé de l\u2019armée cest excellente; jusqu'à present il n'y a pas eu d'ensagement sérieux.Paris, 30 juillet M.Ollivier a cu hier une entrevue avec les rédacteurs des principaux journaux de Paris, dans laquelle il lcur a expliqué la position du de la France sur certaines questions ayant trait à la Prusse.1l a donné quelques explications relat:vement au traité secret dont le cabinet s'était occupé il y à quelque temys pour amener un désarmement général Madrid, 30 juiliet On contredit la rumeur qui a couru relativement au départ du Dune de Montpensier.Tier un comité des députés républicains dans les corlus, a décidé de faire une demande Four qu'on convoque prochainement les Cortes afin d'établir définitivement la constitution.Rome, 30 juillet.Le Gén.Kanzeln, du département de la guerre, à proposé qu\u2019on s'occupe des fortifications de la ville.Le Chapelain du Pape est parti pour Paris afin d\u2019y recevoir les soldals Canadiens qui viennent prendre du service dans l'armée pontificale.Londres, 31 Juillet.Winslow officier anglais au service de la Prusse, a élé té dans une escarmouche près de Widerbroun.Bismarek s'est mis à la tèle de son régiment de cuirassiers, et a laissé Herr Thiele aux de- partement des affaires élrangeres, À cause du sentiment public auquela donner lieu Ja publication du traité secret, la gouvernement doil adresser une communicalion aux gouvernements français ol Prussien, pour déclarer que les explications du traité ne sont pas salislaisantes.; .D'après des ordres envoyés dernièrement du ministère de la guerre, on croit qu\u2019il est ques- Lion de demander à la Russie de se joindre à l'Angleterre pour placer ¢n Belgique unc armée pour la protection de ce pays.La Gazelle de Birmingham dit que les sympathies des irlandais pour la France sont produites par l\u2019or français.Paris, 31 Juillet.Voici la position de l\u2019armée française : Premier Forps, maréchal McMahon, a Slras.bourg ; Second Corps, Général Froissard, à SL.Avold ; Troisième Corps, maréchal Bagaine, à Metz ; Quatrième Corps, Général fComte Lar!- mirault, à Thionville; Cinquième Corps, Général Defuilly, à Belone ; Sixième Corps, Maréchal Canrobert, à Chalons; Septième Corps: Genéral Duray, à Belfort; Huitième Corps, Gén.Bourbaky, aux quartiers généraux de l'armée.La condition de l'armée est excellente, l\u2019escarmouche du 26 à donné une idéede ln su- périoiité des armes françaises.NAISSANCE.A Sorel, le 28 courant, la Dame de G.1, Bar- the, Ecr., un fils.Vendredi matin, à Québue, la Dame de Jchn O'Farrell, Ecr., un fils.Jt le re LoNDI, 1ER Aour 1870, LE PAYS.\u2014EÉDITION QUOTIDIENNE.MARIAGE.A Sun Francisco, Californie, le 17 courant, par le Rév.curé de l\u2019église de Notre-Dame de la Victoire, M.Pierre Baril, négociant, & Delle, Hélène Bernard, de Montréal.DECES À Sorel, le 28 courant, à l'âge de | an, 7 miois et 12 jours, Marie-Adèle, enfant de M.Narcisso Rajotte, marchand.Jeudi, à Popital-Général, à l'âge de 70 ans, Madame Marie Guérard, veuve de M.François Pépin dit Lachance.Au faubourg St.Jean, le 28 courant, à l\u2019âge de 7 mois et 14 jours, Marie-Alice-Blanche, enfant de J.E.Bolduc, Ecr.COMMERCE.MARCHE MONETAIRE.Montréal, 3v Julilet 1n70 L'or ouvert à 121} et fermé à 1213, Argeut américain acheté à 844 et vendu à 82 ez Ww.\u2018 Acheté à V0 3: vendu À 00 en argent dur.Argent dur ucheté À \u20ac} d\u2019escompte et vendu a 00 de prime.Hillets de la Banque du Haut Canada, achetés à 44 vendus n 50.Change sur Londres à 10.OSCAR TURGEON, No.5, Place-d\u2019Armes.RAPPORT QUOTIDIEN du Marohé des Fonds de Montréal MONTHÉAL, 30 Juillet 1870, Pen- Dernières ON Ache- FONDS | teurs.deurs.Ventes, Banque.; Montréal.| 188 Ist Our.cre ve.UM; 01 Amérique 8 du Nord; 10} 105 de incite se.83 du Peuple.Molson.1013 de Toronto.163 Jacques-Cartier 112 des Marchands.111 Cantons de l\u2019Est, J.de nebec.\u2026\u2026 Nationnle.; es UntiOI 2000000000 0000 m4 JOB 107 Royale Canadlenne., Ul us} des Artisans.: a Sn de Commerce.119 Compagnies , Minière de Montréai.| 3.0) 3.10 de Cuivre dela B,Hur{| 35 Champ.et St, L, RR} 18 do do Wp.e.préf,j HW do dostg 6 } c sa T'élégraphe de Mont.do du Peuple.- Navig.du Richellen.| 15) Navigat\u2019n du Canada; lu0 Ch, de fer de la cité.-| 12 dn Guz de la Cité.A BOUrse.,ccevs csenvenes| 95 100 soc.de Cons.Permanente du dis.de M, Fonds de la Puissance Hons de la Puissance, neh, du Gev 4 pe stg] do do 6Bpecet.do do bpesig do do &pec et.Havre de Mont.§pe do \u201cpe do dot; pedus 83) do do Gi pel do de Québec 8 pe do 7pe do Pp Fouds de Mont.7 pe.; vag | 160 Corp.de Montréal Anuedue de Montréal 003 CHANGE, 3nnique, GU jours de vue on 75 de dats e Jur @ 108d taillets des Marchands, (0 Jours lung a 109) 7 Demande de bangue sur New- 7; à 18 Billets des Marchands.13 & 185 Traites en or sur New- .dis Jauxde lot À midi A New-Yor 1214 U.& C.4, GEDDES, Courtiers, 88, rue St.Jean.SN MARCHE EN GRUS DE MONTRÉAL.30 juillet 1870.c.ec, Cuir à semelle, No.1, B.A.parlivre 22 à 25 do do No.2, B.A.
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