Le pays, 24 février 1870, jeudi 24 février 1870
[" 38, Aig?UES es fuite À tablisse proprié.ublic y Ourage.nt ded rd\u2019 ng VAPEUR HS ; - Unis le Pres > Tégu- O | Comper Noa de Carag qui se tant en 15, 2 e éloges à it de us 35-66 et nette J rité 4 re Etu® ouvriers iles du YS E LIGATIO) INS ma or N RD 12 UD, Li IMENT NIETO \u2014 Au Ca is, 83, re:\u2014Au nois.51, Tadition (} en or) un al alent en de por s daten ue mois nnenient Les frais e de li lettres © rent du centins tion sub- x ligne 340 pou] mois, k 520 pou ix Mois change ses pro L pas | $6 por pois.envoyé \u2018un ordre d'insr- ant #% sement de pe Journal 5 deux Ed ontestables ih othe] ABONNEMENZS \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 .| EDITION QUOTIDIENNE \u2014Au Canada, ten an, $6 ; six mols, $5 EDITION HEBDOMADAIRE \u2014u Canada, wn an, $32 4 sin mois, 87.Pour tes Etats- Unis : Edition Quotidienne un an, 87.560 en or 3 Edition Hevdomadaire, un an, 83.50 encor: Les frais de port inolus dans les deux cas.EF Les abonnements datent du chaque mois.On ne reçoit pas d\u2019abonnement, pour der el du 73 de moins de six mois.Les frat de poste sont à I.charge de Pabonné.On adresse les lettres et commesnifoaltions au Bureau du Pays, rue Dollard, 12.\u2014 1 2 XVIIIE ANNÉE.JOURNAL QUOTIDIEN MONTREAL, JEUDI, 24 FEVRIER 1870.ANNONCES D'remidre insertion, } continus par ligne ; chaques cnsertion aubséquente, D runtins par ligne.Le ocrré de 20 lignes, SLO pour PPanade al 825 pour six mois In demnb-norre de iO lgnex, $35 povr année et $15 pour sir Mots, ver 16 privilege wi changement mensuel.Edrewrs profursionnattes n'rs'oédaut pas © figues, Pé0 pour l'aunca, $0 pone sie mois ed $¥ FOUT 184 IMOVE.\u2014 17 Toute annonce envoyée sous ctre accompagnée -\u2014 - d'un ordre mentionnant le nombre d'insartionsr sera .=a publiée pendoan?air mois, NO.89.Compagnie d'Assurance \u2018 COMMERCIAL UNION,\" 19 et 20 CORNHILL, LONDRES.OAPITAL «0 - - - - £2,600,000 Sterling DEPARTEMENT DU FEU.couronné leso rations de la compagnie a été de nature À satisfaire au-delà \u2018e coute LÉenteles rotor, De ones ont décidé d'élarels le cercle des opérations de la Com {ls sont en mesure d'offrir au public canadien PARF.crit et des capitaux placés.tement des Réclamations.\u2014Les Directeurs etles Agents généraux occupant tous une ue com merelale, Jugeront de toutes les questions qui seront soumises à leur décision avec esprit libéral et en homme d\u2019affaires.gnie DÉPARTEMENT SUR LA VI uatre-vingt pour cent des puités et les polices pour toute rofits qui proviennent de toutes les afluires qui concernent les an- a vie, seront divisés parmi les Porteurs de Polices ayant droit aux roiits.nne des Bonus déclarés en 1888 est de £2 2a 0d par cent.Da ae réclamations sont payées un mois après que la mort de l'assuré a été prouvée: En vertu d'un aote récent du Parlement, une épouse peut prendre une police sur la vie de son ri,et cette police est à l'abri de toute saisie.IOK COLE, Secrétaire, FREDERIC , aire, AND, WATSON & Cie, Agents Généraux pour le Canada.BUREAU :\u2014385 et 337 HUE ST.PAUL, MONTREAL.Surintendant \u2014A.TELLIER, février 1869.Inspecteur des Agences :\u2014T.C, LIVINGSTON 1.8.Haut-Canadn.aa => LE MAGASIN D'UNE PIASTRE VIENT D\u2019'ETRE OUVERT AU NO.264, vendus à 81.00 chaque.On trouvera : Des plateaux pour 5 bouteflles, 'Papis de table, Corbeilles à carte en argent, .Abats-Jour en verre, Raquettes, Curiosités Indiennes, Eplnglettes et Pendants d'oreilles, Chaînes, RUE NOTRE - DAME, \u2014\u20141090\u2014 Ici vous trouverez aux px les plus réduits du Canada des articles utiles et de parure qui sont tous 264.Horloges de Trente heures, Bijoux en jais, Réfrigérant pour le beurre, Susrlers, Vases et bouteilles de toilette, Unnnes pour messieuis, Sleighs d'enfa.rts, Oiseaux chantant, Chalnes pour inessieure.Avec un millier d\u2019aures articles qu'il serait trop long d\u2019énumérer.PAS DE HUMBUG ! PENEZ VOIR VOUS-JIEFES ! NO.264, RUE NOTRE-DAME, Vig-d-vis le magasin de D.A.Harper, Cathedral Block, Montréal, CADEAUX DE NOEL ET DU JOUR DE LAN 1! ALPHONSE DOUTRE & CIE, COIN DES RUES NOTRE-DAME et ST.GABRIEL Viennent de recevoir leurs Marchandises pour les Fêtes de celte saison et invitent le public à examiner le plus beau et le plus complet - assortiment qui ait été offert, consistant en : Plumes et Crayons on Or, Porte-plumes Montés en argent, bois deu rose, d\u2019un style exquis.Statues et Statuettes en bronze.Enerters français en Ebène, Acajou, Albums musicaux jouant 3 et 5 airs, de plus un grand assortiment d\u2019Albums de tout genre pouvant contenir 25, 50, 100, et 200 portraits depuis 25 centins à 830,009 chacun.Boites d'Instrumonts de Mathématiques, de peinture et de dessins.Ecritoires pour Dames et Messieurs.en bols de rose émaillé ot en cuir.Boites à papeterie pour bureaux.Boites de Stéréoscope et vues uniques en ce pays.Diaphanes sur verre et gélatine représeutant les plus beaux édifices de Paris, tels que l'Eglise de la Madelaine, la Fontaine St.Michel et les places les plus pittoresques de la Suisse etc, et des sujeis religieux.Assortiment très complet et très varlé de Livres de prières, Bénitiers, Crucifix, Médaillons, Sujets religleux, Chapelets en ivoire, eten bois d'un travail splendide, La collection la plus com plôte de Gravures sur acier, chromo-lithographies, Photographies noires et en couleurs Françaises, Anginises, Boites à ouvrage et de fantaisie.Alphabets en caricatures pour les onfants.Jeux de Cartes de Goodhail nouveaux patrons, Allemandes et Américaines.Boîtes de Cartes en papier maché, tartar en cuir de Russie avcc marques, Damiers awec Dames, en bois et en ivoire, Echiquiers avec Echecs, en bois et en ivoire.La Librairie nouvelle vient aussi d\u2019augmenter sa collection de Livres de Droit, Médecine et lltté- 21 déc.rature, dont un catalogue sera publié sous peu.36 LA PLUME DU SIECLE.R.WEIR & Cie., MONTREAL.Chaque boîte contlent trois douzaines de belles plumes, Très bien finies\u2014flexibles et faciles\u2014adaptées à toute main, 18 fév, 1870, am-\u201483 A.W.HOLDSTOCK, PROFESSEUR de DESSIN, PRINTURE, &e.COIN DES RUES CRAIG et St.PIERRE.HH do fm AVIS.ENTREPOT A LOUER, No.379, Rue St.Paul, Dernièrement occupé par G.ROLLAND, Possession immédiate.Loyer modéré, autres informations s'adresser à H.MUNRO, 23, Rue Brunswick.fi-86 JOURNAL \u201cLE PAYS,\u201d IMPRIMÉ ET PUBLIÉ PAR \u201c La Compagnie d'Imprimerie et de Publication du Canada,\u201d À ses bureaux No.12.RUE DOLLARD, MONTREAL.N.AUBIN, Rédacteur-en-chef.C« ÉTABLISSEMENT D'IMPRIMERIE cest aujourd\u2019hui sur un pied tel qu'il ne saurait être surpessé par aucun établissement le ce genre dans le pays.L'acquisition qu\u2019il vient de faire, à des frais considérables, de Caractères de Fantaisie, de Presses et d'Encre des premières maisons de Trance et des Etats-Unis lui permet d'exécuter es Ouvrages les plus délibats rec toute Ir netteté et toute la promptitudo désimbles et à des PRIX TRES.REDUITS.C.C.MAODOUGALL, COMPTABLE, No- 102, Rue S.Francois: Xavier.(Coin de la tuc Notre-Dame.) BE MA.0 ; 21 février, Pour i ERCUEILS Métalliques, Appareils de funé- ÇC railles, Pupitres de bureaux.Attention br: tée aux jobs.116, Grande Rue St Jacques, Montréal, CHD.SEALE 27 nov.em\u201417 CHARBONS.Coke de Newcastle, Charbon pour forgerons, Charbon à grille de première qualité, Charbon à vapeur écossais, Charbon à vapeur intercolonial.Anthracite Américain, toutes grosseurs, Anthracite Gallo]s, \u201c A vendre par J.& E.SHAW, 13, Rue Commune.Bois de Corde à bon marché\u2014 Au Clos de D.O'BRIEN, coin des Rues Craig et ,St.Charles Borromée, et coiu des rues St.Paul ;et Place Dailbousle.Erable du Haut-Canada, 86.75 la corde, livré ; Birch du Haut-Canada, 95.76 la corde livré.Aussi, un grand assortiment de Planches, Chevrons, Planches de Sapin, Lattes, etc, ete.Bots de Construction, Cédres, Bois plat et carré.19 février.fm\u201485 TABLE DE BILLARD A VENDRE, sortant de la manufacture de MM.Phelan et Calender.\u2014Table à carambolage de seconde grandeur.S'adresser à IT, HOGAN.22 février.bs\u2014B7.Henry B.Harvey & Cie, Agence de livres a sourerfption, 590, RUE ST, JACQUES, AGENTS POUR LA Compa gnie de Publication Américaine ¥iartford, Conn.20 fév.1870, 80, A.BRODEUR, Tailleur, 92, Rue Notre-Darne, En face M,M.Préfontaine et Perrault, 80 avril.an\u2014144 DONAGANA HALL, NO.97.RUE ST.GABRIEL, MONTREAI- A.H.JEAN, PROPRIÉTAIRE, Hotel de premiere classe.Bailo « diner ouverte « toute heure, 18 fév, 1470, \u201corme 64 ITE SÉCURITE, garantie par uu fonds sous- FAILLITES DANS L\u2019AFFAIRE DE Montréal, Manufacturier do Souliers, Fat à objection jusqu'au vingi-huitidme jour de F/ vrler 1870, après quoi le dividende sera payé.T.8, BROWN, Syndie.Montréal, 9 février 1876, bs\u201479 Dans l'affaire de JOHN McOWAN et DANIEL DRUMMOND, faisant affaires en i et Cie, : VALLI, payé, I.5, BROWN, Syudic.Montréal, 9 février 1570.bs\u201479 Acte concernant la Faillite 1869 VENTE PAR UN SYNDIC, Sera vendu par encan public, sur les lieux oceu- pes par les Insolvables, McDonald at Cle, No.273 rue Notre-Dame, MARDI le premier jour de MARS prochain, (1870), à onze heures de l'avant- midi, en un lot à tant par $, sur in valeur de l'in- veutaire, s\u2019élevant à $14,641.15, tout le fond de commerce, qui est nouveau, d'importation récente, et dans une excellente condition, comprenant: SOIES, SATINS, MARDHANDISES PUUR ROBES, GALONS, RUBANS, GANTS, BAS, ETUFFES A MANTEAU, ! ETOFFES A CHEMISE, i Ete, ete.Un assortiment splendide et complet de MARCHANDISES pour MODISTES, dans les dernters gouts de Londres et de Paris, comprenant : FLEURS, CHAPEAUX, FORMES DE CILAPRAUX, ote, ete.Avec\u2014 FOURREAUX (Sacks) en PHORUES pour DAMES, MANTEAUX ET MANTES D'UPÉRA, MANTEAUX, JUPES, Ete,, Ete.Un peut voir l\u2019inventaire, et examiner le fonds en le demandant au Bureau du Soussigné \u2018 Bourse des Marchands\u201d jeudi, vendredi ct samuill, le 24, 25 et 26 courant.On pourra connaitre les conditions chez le soussigné et au temps de la vente, On pourra louer le magasin à Un Las prix jusqu\u2019au premier mai prochain.JOHN WHYTE, Syndic.JOHN J, ARNTON, Encanteur, \u201486 Acte concernant la Faillite, 1869.Montréal,21 février 1870.DANS L'AFFAIRE DE ALEXANDER MACDONALD, de la Cité de Montréal, marchand, faisant affuire comme tel, sous les noms el raison de + Macdonald & Cie,\u201d FAILLIES.Je, soussigné, John Whyte, de la cité de Montréal, Syndic Officiel, ai été nommé Syndic en cette affaire.Les créanciers sont requis de filer leurs réclamations devant moi sous un mois, JUIIN WHYTE, Syndte, 17 fév, 1870, 11\u2014£3, LEWIS A.HART, MA, B.C.L,, NOTAIRE PUBLIC, 29, Rue St.Francois-Xavier, 29, 9 «déc.1869 an\u201426 \u201cGEORGE LAFLEUR, LTABLISSEMENT D\u2019OMBRES POUR FENETRES, 227, RUE NOTRE-DAME, MONTREAL.FABRIQUE À ORDRE Des Ombres Transparentes et des Jalousies Rustiques de patrons magnifiques et nouveaux tels que: Abats jours en fil de métal pour logements et magasin, vitres dorées, cartes écrites,enseignes et ornements peints; fonu d\u2019appartement de toutes grandeurs et de tous genres pour photographes; toutes sortes de transparents illuminés pour exhibitions, ete.Scones pour théâtres privés, seulp- ture de figures, fleurs, paysages, statues,ete., copiées sur des ombres transparentes.Ombres peintes pour convenir avec des tapis, tapisseries et draperies pour églises, logement, magasins, salons, etc, cte., en or et en argent, crystal, velour et couleurs, ete, cte.AYANT DANS MON ÉTABLISSEMEN TP Des artistes d\u2019une habileté supérieure.J'espère donner pleine satisfaction à ceux qui m'honoreront de leur patronage, Mardi, le 15 courant, un CHIEN NOIR et BLANC réponuant au nom de \u201cShot.\u201d Toute personna qui lo ramènera à la UNION BANK rue St, Sacrement, scra récompensée.Février 22, 87.Aux Personnes qui désirent apprendre le Metier de Modiste, Mme.ELDER, De l\u2019ETABLISSEMENT de MODES et PATRONS de NEW-YORR, 878, RUE STE CATHERINE, Donnera des leçons dans la coupe, l'ajustement otc., à des prix modérés.Toujours en maius un choix des dernières Modes de Patrons gamis et unis, .Les Modistes feralent bien de lui rendre une visite.=.19 fevrier, fo\u20148b Acte concernant la Faillite, 1869 HENRY WOLFE, de la Cité et du District de Bottes ot Une feuille de dividende à été préparée, sujette ACTE CONCERNANT LA FAILLITE, 1869 la Cité do Moutréal sous les noms et raison de Juhn McOwan | 12, Ordres promptement et soigneusement exé- ! cutés.22 février, em\u201487, PERD.| ANNONCES DIVERSES.AUX IMPRIMEURS ! S.COLLINS FABRICANT 'D\u2019ENCRES A IMPRIMER, | SPÉCIALITÉ D'Encres de la meilleure qualité NOIR DE JAIs.POUR IMPRESSION DE | LIVRES ET JOURNAUX.SAUXS1\u2014 | | ENCRES DE COULEURS DEPOT ET FABRIQUE RULE FRANKFORT, NEW-YORK.M.COLLINS est le fournisseur de Ia Maison Une \u2018ornière feuille de dividende a été prépa- LOUIS PERRAULT KT CLE., à Montréal, etlo rée, sujette à objection jusqu'au vingt-huitième Pays, dont l'élégance typographique est si fort Jour de février 1870, après quoi le dividendo sera remarquée, estimprimé avec L\u2019Encre à Journaux | \u2014DE\u2014 COLLINS.I PRIX MODERES, toute encre vendue par la Malson est garantie.Les imprimeurs, qui n'ont jamais employé ces eucres, sont Invités à les essayer.Ils verront qu\u2019elles sout tout à fait égules sinon supérieures à toutes cellos que \"out trouve sur le anarché.3! Janv.HA\u2014Û COMPAGNIE D'ASSURANCE MUTUELLE CONTRE LE FEU.CITE DE MONTREAL | ! | DIRECTEURS: i BENJAMIN COMTE, LCR, R.A.K.HUBERT, ÆCR,, AND.LAPIERRE, ECR.HUBERT Pang, ECR, J.-BTE.HOMIER, ECR, N'ARCISSEV ALOIS, CR, N, VILLENEUVE, ECR, ! JAMES FE, MULLIN ECR,, FERD.PERRIN, Ter.Le principe sur lequel est basée notre Assurance Mutuelle est certuinement le plus économique et le plus sûr; chaque année l\u2019a prouvé depuis 1859, Ce &ystème d'assurance à encore l\u2019avantage d\u2019être national, puisque ce sont des Canadiens qui B\u2019Assurententr'eux, et se dispensent ainsi d' er verser leur prime eu des mains étrangères, D'ailleurs, les compagnies d'usstiranceb buses sur un autre principe, reconnaisssent l\u2019excellence du système mutuel, et il ne peut y avoir de dau- ger que dans l\u2019imprudence ou l\u2019inexpériencedes administrateurs et de la direction, ce qu\u2019a fort blen compris votre Assurance Mutuelle en choisissant des Directeurs expérimentés, et qui savent comment éviterles inconvénients et parer aux défec- tuosi és qui existaient avant 1859, AJoutons à cette garantie la prospérité croissunte de la société actuelle depuis les quelques années qu\u2019elle existe, et nous sommes certains d'un succès constant ct marqué pour l'avenir, et colagans augmenter les taux d'assurance qui ne sont guère que la moltié de ceux qu\u2019on exige dans les autres sociétés, Lo Bureau de lu Compagnie est au No.4, rue $t Sacremeut, ALFRED DUMOUCHEL, Secrét-Trésorier, ua-\u2014413 AVIS.FUULDS ET HODGSUN ont déménagé au côté opposé de la RUE 8T.PAUL, No.347, (BATISSE DES SŒURS)- 26 janv.21 Oct.1867.am-\u2014~u} LAPLANNME HUNTIX GTON=LAFLAMME AVOCATS, 42, Petite Rue St.Jacques, Montréal.R.LAFLAMME, C.R.L.8.HUNTINGTON, C.R.L.LAY LAMME, 22 déc.cm\u201487 OULINS À VENDRL\u2014Le PREMIER PRIX a été accordé à J.D.LAW LOR à la dernière exposition Provincianle tenue à Montréal, en Sop- tembre 1848, pour la confection des meilleurs MOULINS A COUDRE LE SINGER manufacturés dans la Puissance du Canada.Le soussigné reconnuissant pour l\u2019encouragement qu\u2019il a reçu, annonce respectueusement à ses nombreuses pratiques etau public en général qu\u2019il a toujours en mains un assortiment considérable et varlé de MOULINS A COUDRE DE PREMIÈRE CIASSE tant de s& propre manufacture ue provenant des mellleurs fabriques des Etats- Lis, ayant tous les dernières améliorations et i accessoires.Parmi lesquels sont : : Le MOULINS DE SINGER à l'usage des familles i et des manufactures \"Le do HOWE do do do Le do ÆTINA do do do Lo do FLORENCEdo Action reversible, Un nouveau Moulin à Navette, avec table, prix 330; aussi un nouveau moulin filiptique à l'usage les familles, construit sur le principe de Wilcox et Gibb, prix (avec table complôte) $23.pour fil ciré À.B.et C.Je garantis tous les moulins faits par moi comme supérieur sous tous les rapports ceux de tout autre manuiacturier en Canada, J'ai des certificats de tous nos principauxétablissements manufacturiers et des meilleures familles de Montréal, Qué- Lea, et de St.Jean, N.B.attestant leur supériorité.Ma longue expérience dans ce commerce et les i grandes facilités pour manufacturer me mettent en état de vendre des Moulins à Coudre de Première Classe de A à 30 pour cent à meilleur mar.; ché que tout autre fabricant dans la Puissance.| Poire en conséquense aux agent,s de meilleurs moulins à de meilleures conditions Les agents voyageurs et locaux feront bien de donner leur attention à ce sujet, Un escompte spécial sera alloué au clergé etaux fnatitutions religieuses, Bureau principal : 365, rue Notre-Dame.Manufacture : 48,rue Nazareth, Montréal.Succursale: 22 rue St.Jean, Ynéboc : 78 rue E ng St.Jean, N.-B, et 18, rue Prince, Halifax, Toutes sortes de Moulins À coudre réparés et améliorés à la Manufacture, 48, rue Nazareth, et à la boutique au-dessus du Bureau, 365 rue Notre- Dame, J.D.LAWLOR, 865, Rue Notre Dame, aa\u201474 Société Mutuelle de Construction DE MONTREAL.AVIS.Toute parsonne désirant souscrire au FONDS Moulins F : ontréal, 7 février 1870.+ OAPITAL de cette Société, pourra le faire les VENDREDIS soirs suivante, savoir : les 18 et 25 du courant, au Bureau de la Société, No.10} Rue Bt, Bonaventure, ou tout autre jour d'ici au 28 de © mois inclusivement, on s'adressant au soussigné No, 55, Rue Aylmer, coin de la Rue Berthelet.L.H.CHARBONNEAU, Bec Trés.Montréal, 18 Février 1870, 8 | | MEDECINE 3 invokes t Magna ost Veritaset Pravalebit.\u201d La verite ost grande ot elle provaudura.* AMERS D'HOSTETTER, AMERS DE MISH- LER, AMERS pe RICHARDSON, AMERS pES PLANTATIONS, ete.Jumais les spiritueux distillés où V'aleohol éteu- du n'ont été présentés au public sous Une forme plus propre à créer des habitudes d'ivrogne et un \u2018Anal et fatal esclavage de la bouteille que celle sUggérée par in t te de cotie nanonce.Ces com po- sitlons ne sont rlen moins que du wbiskey ou du rhum déguisés par l'introduction de quelques écorces amers, bois ot racines dont un hommo ayant uelques notions de botanique pourrait chargerune charette dans prosquo tous led bois de notre pays.s+» Cas munufncturlers d\u2019amers font des fortunes par lu vente do whiskey chargé d'amers et ln eré- «ulité et la confinticsde milliers de personnes dont les systèmes nerveux demandont des stimulants ou des uarcotiques, et qui ont trop do délicatesse envers le sentiment public et trop de conscience pour boire du whiskey pur dansunoauberge.Dans Un prochain numéro de l\u2019Adrocate je me propose de démasquer d'une manière rigoureuse l'hj po- erisie tlatteuse, la philatitropie fausse et lu sy ma pai- thio aflectée pour l\u2019'humanité sourtrante qui ser- veut sj bien a dorer cetto vente de whiskey colore- En mime temps, que tous les unis de tempéran.ee, les patriotes et Tes plillantropes se mettent en garde coutro le whiskey dégulsé comme une mé- eclhe\u2014CHARLES JEWETT.COPIE.\u2014Laboratoire du Département de l'Agrl- culture, Washington, 23 déc.1868 : \u201cLes Amersau Vin\u201d de M.A.M, F, Glanolll, de Montréal, éprouvés uans ce luboratoire, ont dunné les résultats suivants: * Amers Royaux Italleus\u201d {2 ooutetiles oxaminéos), pesantour spécifique, Au moyon do plusieurs résultuts.Alcohol (par la pesauteur).15.200 pur cont.fBuere (canne) 47 do do (rt) ovina [13 do L'extraction était abondante et contenait plu- sleurs odeurs aromatiques, Après l'avoir évaporé, précipité plusiours fois avec los réactifs ordinaires, elle 0 produit une substance ayant la réaction de \u201cl'Ouanthine \u201d de Faure.On pouvait séparer 1'- elde turtwrique en quantité remarquable et la remarquer fucilement.Unie solution do nitrate d'argent n\u2019a pas été va duite parle liquide (_\u2018 Amers\"\u201d), et il n'y avalt atueune apparence de l'hullo \u2018 lusel.Cette analyse prouve quo le principe éthoré du vin (Ouantine) go trouve en quantité consldôru- ble, et que l'acide propre du vin de Xérès s\u2019y trou- Ve aussi, et que l\u2019on ne peut découvrir sueune trace do lPhuile \u2018\u2018 l'usel, \u201d D'après tous ces réactifs, ils est.évident que l\u2019on s'est servi de vin pour fabriquer les © Amers Ita liens de Vin \"ot gue l\u2019on ne s'est pus servi de whiskey.Lu plus grande partie de l'ateohot trouvé a Dpar- teunit cortalnemont au vin qui se trouvait dans los amers, et non au whiskoy.(Signé) TROMAS ANTISELL, M.D., Premier Chimiste du Département de Agricul ture des létats-Unis.New-York.CHER MONsIEUR,\u2014 Me relevaait d'une longue ot rave maladie, je reçus une bouteille de votre \u201d Tonico Reule\u201d et son usitge man CAUSÉ LeAUCOUP | de blen, vu que je 1n'aperçois que mon Leppéut et ma digestion se sont améliorés, et je n\u2019hôsite pas : à le recommander comme (Ur des mellleurs et des plus agréables toniques dont je me sois Jamais servi, WILLIAM ARNOLD, A.B.Trinity College, Dublin; M.KR, C5, Lon- dress; M.D, New-York, Licence! du Collége Royal de lu Havane, A.M.FL Graney, Eer.Ç 250 rue list, No.20, New-York.CHER MONSIEUR, \u2014 J'ui essayé avec soln le \u201c'Tonico Reale * et Jud le pladsir de vous informer que c'est 1e tonique lo plus agréable et le mellleur que j'ai jamais employé dans ina pratique.Je lu trouve le plus putl culièrement adapté aux femmes et aux enfants affaiblls par les diverses ma- ludies auxquelles ls S0Lt sujets, Si vous io fuies In faveur de m'iuformer, par lettre, on jo pris nie procurer cet amer pour me patiente, Je ferai tout mon possible pour le recolnmander.Ordl- nalrement les amoers qui Ho vendent sont.trop unters et renferment trop d\u2019Afcohul, ct par cone quent deviennent nuisibles.Votre \u2018\u2018Tonico Reale \u201d me semble être lo tonique que nous avons cherché longtemps, mals que nous n'avons jamais trouvé jusqu\u2019a ce que le Prof, Verri, M.D, de Pudoue, en alt doté 16 monde médical, Respectuensement, ele, ) W.FRED, HOLCOMBE, M.1.Professeur de Chirurgie auriculaire et Ophtalnit- que au Collôge de Médecine de N.Ÿ., et Clil- rurgien de Hôpital Ophtalmaique et du Dispensaire Demult, A À, M.F, GIANELbI, J£cr.CHER MONSIEUR,\u2014Aprey un long et minutieux essai, j'ai beaucoup de plaisir à recommander vos Amers Royaux.C\u2019est un excellent stimulant et tonique qui aide à lu digestion et donne du ton aux organes de la digestion, Je crois, d'aprés In note que vous m'avez remmiso des ingrédients qui entreut dans su com position, que c\u2019est unu combinaison admirable, un tonique agréable, utile et sûr.Votre dévoué, R.P, COUKE, M.D,, New York, M, GLANELLE, 31, rue Temple, Boston, MoN CHER MONSIEUR \u2014J6 m'ermapresse d\u2019aceu- ser réception d'un échantillon de votre \u2018 Royal Italian Bitters\u201d accomungné de la note m\u2019informant de la formule du sa préparation.Ayant un champ vaste pour essayer l\u2019effet de votre Amer, j'ai obtenu le succès le plus ftutteur dans les cus ui exigent un stimulant doux et tonique à la ois, et je le recommanderai avec plaisir dans la dyspepsie, indigestion, la perte de l\u2019appétit, In dibitation générale et l\u2019inactivité constitutionnelle du foie.Je demeure, mon cher M.Glanelli C.PRINCE, M.D, 57èmo rne est.A.M, F.GIANELLI.CHER MONSIEUR.-\u2014J'ai retardé à necuser réception de votre bienveillante remise d\u2019amers royaux italiens jusqu\u2019à ce que Je pus en fairo l\u2019essat.Je suis heureux de dire que c\u2019est le meilleur article dont j'ai encore fuit usage.Son godt est très agrcable.1] me paruît être très pur of préparé avec un soin extraordinaire, ct propre à faire un tonique des plus excellents et à augmenter l'appétit pour plusieurs cas do dyspepsic, dibélitô et convalescence produite par la maladie.Avez-vous une agence pour sn vente à Now- York ?Avec respect votre, F.J.BUMSTEAD, M.D.Lettre de G.Miltano, M.D, 22 ONZIEME RUE OUEST, N.Y.CHER MONSIEUR,-J'ai reçu, f1] ¥ a quelque temps, un échantillon de vos Amners Royuux Italiens que vous avez eu la politesse de in\u2019envoyer.Après en avoir fait un cssii avantageux, je suis heureux de dire que ce sont un tonique délicieux et des amers stomachiques et stimulants qui, Je lo pense, seront considérés comme utlles tous ceux qu souffrent de l\u2019indigestion, de la constipation et de ln dyspepale.Avec mes meilleures souhaits pour votre suceés, Je suis avee respect votre, G.MILLIANO, M.D, A.M, F.GIANELLI, ECR.23 janv.afpspna-0 TES DAMES désirant se procurer des Chapéaux d'Hiver trouveront au MAGASIN DU LOUVRE los modes de Paris et Londres les plus récentes et des plus clégantes, faits sous le plus court avis et meilleur marché que dans nuenn autre établissement de modos cn cette ville.MAGASIN DU LOUVRE.278, Rue Notre-Dame.BATISSES BEAUDRY.\u2014 AUSSI \u2014 Tout récemment par steamer Hibernian: DRAPS DE POLOUNE, ASTRACAN ET AUTRES ETOFFES A MANTEAUX.Hablilements d'Hiver aux Prix du GROS.27 oct.186% ar\u2014204 RINGLAND & STEWART, Ofriront en vente le fonds de RINGLAND et Cie.ACHETE A 12 Schelins 6 deniers dans le £ POUR ARGEN1 COMPTANT.Rappelez-vous de la place, & la porte voisino de M, BARTE, droguiste, 308, RUE NOTRE-DAME.- 18 fév, 1970.: aghiagl, FEUILLETON.1 | Suite L'abbé nie tirait par la manche, grondant que je ne lui eusse pas raconte cet épisode de ma carrière médicale qu'il mettait au niveau d\u2019un triomphe.Et vraiment à en voir les effets sur tout ce monde attendri, à en recevoir les bénédictions qu\u2019il m'attirait, j'aurais eu tout penchant à me croire un héros.Pour rescer dans la vérité je dus afirmer que chacun de mes collègues, en pareille occasion, auraient où avaient agé de mème; que mon seul mérite avait tenu à l'indépendance de ma position de volontaire, gui ne m'enchainant & aucun service réglemementaire d'ambulance, me laissait la précieuse liberté de parcourir le champ de bataille où les iuflr- miers, aidés de soldats, ramassaiont les blessés.\u2014 Votre cher lieutenant, M.d\u2019AL- beins, n'est peut-être pas le senl auquel une inspection de ma part plus consciente ait valu de ètre pas laissé parmi les morts dont ils avaient l'apparence.Cuux-là étaient de simples soldats, il est rare que les chefs restent inaperçus.Votre fils, mion- sieur, était tombé sur la ligne avancée, la plus mentrrière de l\u2019action : propablement dans le combat qui se mêla aux raffales de l'orage.C'est de même sous le fracas Ju lonnerre et presque autant à la lueur des éclairs qu\u2019à celle de nos falots que je le découvris, étendu, sans mouvement, pâle comme nu trépassée, les yeux clos, le corps à demi couvert par le cadavre d'un grand cheval.La pose molle de ses bras, le filet de sang pur qui découlait d'une blessure à la tête lavée par les ruissellements de la pluie, me firent reconnaître la vio latente sous ces apparentes morbides.C'est ce coup-là dit le livutenaut en relevant ses cheveux,un éclat d'ubus, le même qui avait frappé an poitrail et tué le cheval du commandant.Nous sommes tombés l\u2019un et PFantre, le cheval sur moi.\u2014d'appelai des soldats pour le dè- sienr, je reconnus qu'il n'étail que profondément évanoui ayant une fracture du tibia gauche.Sa respira tion, qu'avec peine je percevais, ail- nonçait aussi un épanchement dans la poitrine, causé par le poids du cheval et surtout par la contusion des fontes de la selle.Ces diagnotics exigeaient une médication prompte et soutenue, patiente, \u2014Et pour cela, an lieu de in'envoyer & ambulance où l'on n\u2019y mel pas tant de façons, mon cher docteur me donna sa tente, son lit mème, \u2014Comme tous mes confrères je n'en usais guère.Et puis, au milieu de celte avalanche de blessés qui se succédaient si rapidement sous nos mains, pour s\u2019écouler vers les hôpitaux, j'étais particulièrement interes- sé par ce malade à part, qui était à moi seul ct dont la cure suivie mel- tait un espoir de succès personnel dans nos ingrals travaux.Je vous avais trouvé sur des confins dangereux, mon lieutenant, vous étiez pjus loin des vivants que des morts.C'é- tail assurément mon devoir de vous ramener à la vie, mais c\u2019est surtout un devoir glorieux et allachant.Ne vous émerveillez donc pas tang d'un zèle si naturel.Au bout d\u2019une quinzaine, quand vous ffites hors de danger, bien que très faible encore, je dus, daus votre intérêt, me séparer de vous, en profitant d\u2019une excellente aubaine pour vous diriger vers la de- metre mème d\u2019un médecin de Tires- cia.Nous levions notre campement temporaire ct je pirtais en même temps pour Gènes où l'encombrement progressif des hôpitaux faisait réclamer des médecins.\u2014Oui, docteur, vous m'emballiez soi- gueusement ; vous laissiez à mon bros- seur longue consultation et recommandations pressantes à votre confrère ila- lien ; mais de vous-même pas un mot ! pas d'autre indication qu'unesignature doctorable, illisible, autant que l\u2019usa ge le permet.Et vous partiez la conscience salisfaite, sans vous dire que c'est un crime de condamner ainsi toute une famille à une apparence d'ingratitude ; de faire le vide devant sa reconnaissance?Là, à l'instant, quand je vous ai reconnu j'ai cru qu\u2019un remords vous amenait près de nous.Point ! ce n\u2019est que le hasard ! un hasard surprenant ! \u2014 Et M.le ewré, Lue, fit sa jeune femme.\u2014 Ah ! oui, c'est vrai! aussi je l'en remercie.Les demandes et les explications ainsi laucées se succédèrent jusqu'au moment où l\u2019on s'aperçut due la fil- letie élait endormie sur les genoux de sa mère, qui voulut l'emporter et la coucher.Aussitôt réveillée la petite réclama et obtint de rester jusqu'à ce que sa tante et son consin fussent arrivés.Ceci fit remarquer la complète obscurité de la nuit et M.d'Aibeins s'inquiéta du retour de sa fille.La cuisinière en apportant le potage le prévint que Joson élait revenue avec l'âne, mais que la demoiselle et le petit étaient descendus au moulin avant de rentrer.(A CONTINURR.} placer et auscultant votre fits, won- | L'Agriculture, la paix et la\u2019liberté.L'art de l'agriculture remonte à la plus haute antiquité et on éleva dos autels autrefois, aux hommes qui s'en étaient oceupés ; c\u2019est ainsi qu'- Osiris chez les Égyptiens, Cérès et Triplolème chez les Grecs, Janus chez les Latins et Numa chez les Romains, furent mis au rang des dieux.L'agriculture a toujours rendu les peuples riches, forts et heureux.Mais elle ne peut vivre sans la paix et lu liberté.L'agriculture, la paix etla liberté sont (rois sœurs jumelles, ne pou- ant être séparées.Elles forment cusemble les trois pivots sur lesquelles reposent la base du bonheur des peuples.Si l\u2019un de ces pivots est ébranté, la nation est en souffrance.Si deux pivots sont atteints, la nation est en décadence.Si les trois sont détrnits, la nation est à \u2018agouie.Ces vérités sout écrites dans l'histoire ancienne et dans l'histoire des peuples Les anciens Grecs, excepté les Lacédémoniens, faisaient leur unique occupation de l'agriculture.Les Athé- miens la regardaient comme la plus nécessaire et la plus indispensable de toutes les professions; ilsen faisaient un objet spécial du gouvernement et de la politique, persuadés que la foree d'un lltalne se mesure pasau Lerrain, mais an nombre des citoyens et à l\u2019utilité de leurs travaux.Les Romains, à qui Romulus n'a vail perniis que deux sortes d'exercice, la guerre et l\u2019agriculture, cstimaient les biens qu'on retire du labourage au-dessus des richesses qu'on acquiert par les armes, el Lous généralement, depuis les sénateurs jusqu'aux moin - dre plébéiens, étaient laboureurs.Ils préféraient les douceurs et le calme de la vie des champs à tout l'éclat des grandeurs et dus richesses.L'estime qu'ils avaient pour l\u2019agriculture se vouserva jusqu'à la fin de la Républi que.Une des causes de 1a décadence de l'Empire ful d'abord l'abandon de la culture des ferres aux mains des usvlaves, puis ensuite le luxe el la molesse qui en ost le malhieurens cor lege, Si nous ouvvons l'histoire des ta tions mAdernes, nons Voyons loujours l'affaiblissement dus empires quand la prux et laliberlé onl cessé d'y régner.L'Instoire de la Suède, malgré Ta ri gide température de celte contrée, nous apprend que \u201cles mains fibres\u201d des paysans ont lulté contre l'âpreté du climat, En Danemark, l'aitfranchissement des cerfs à marqué autrefoisie déve loppement de l'agricullure.La Pologue libre, dans son ancienne splendeur, était considérée comme le grenier de l'Europe; de riches troupeaux y convraient de gras patu- rages, ot les Polonais nommaient l'Ulkraine la terre de laid et de miel.\u201d Mais la gnerre et le démembrement de cette malheureuse nation ont détruit son antique splendeur, et la Lithuanie, que l'écrivain polonais Slaravolcins appelais l'Egypte de l\u2019Europe, à subi le même sort, La Prusse, sous son deuxième roi, Frédéric-Guillaume I, prit un développement extraordinaire : on y était en paix.Quand Frédéric dit le Grand succéda à son père, son ambition dé- mésurée le porta à la guerre, il dévora les économies de son prédécesseur el le sang de ses sujels pour arriver à la gloire; l\u2019agriculture tomba en dé.faillauce, - la \u201cnation languit.Mais bientôt, après la mort de ce dernier, Fréderic 10 releva l\u2019agriculture et, s\u2019occupant surtout du bonheur de ses sujets, il rendit à ses Etats leur ancienne splendenr agricole et commerciale.Sully, le grand ministre de Henri VI, appelait l\u2019agriculture el le commerce : \u201cles deux mamelles de la l\u2018rance, ses vraies mines du Pérou.\u201d Si nous pouvions passer en revue tous les penples du globe, nous trouverions partout los mêmes faits se re- produisanl, C'est-à-dire agriculture florissante, richesse commerciale et bien-être général sous le régime de la paix et de la liberté.\u2014-Le National de San Francisco, \u2014 Depuis assez longtenips, une secte étrange se propage en Russie, Les *- nihilistes,\u201d qui ue reconnaissent ni religion, ni propriété, ni mariage, professent et rêvent un * nivellement social \u201d complet, une sorte de démocratie du paysan, fondée sur la base du communisme.C'est surtout parmi la jeunesse des écoles et au sein des professions libérales que cetle doctrine fait d\u2019effrayants progrès, et l\u2019on peul dire que presque toute la nouvelle génération est plns on moins atteinte de \u201c nihilisme.\u201d Répandus dans Loute la Russi, investis par le gouvernement même, dans les provinces polonaises, du rôle de russificateurs, les nihilistes ont, en Suisse, leurs chefs, exilés volontaires pour la plupart, qui lenr donnent des mots d'ordre.Les meneurs du \u2018nilulisme\u201d ont voulu profiter de la date du 19 février (3 mars) prochain, jour où les paysans seront défluitivement affranchis de toute obligation envers leurs anciens seigneurs et pourront quitter les terres où ils travaillent, pour provoquer une espèce de Jacquerie, * un massa- | cre général des propriétaire,\u201d et, à la i ar Le HF 20e crée 2 CSS een are Jeupi, 24 Fevrier 1870.LE PAYS.\u2014EDITION QUOTIDIENNE.XVIIIr.ANNÉE.No.89.faveur de l'anarchie qui en ell élé la suite, \u2018\u2018 renverser le gouvernement et s'emparer du pouvoir.Dans ce but i ont fait imprimer, partieen Suisse, partie, dit-on, à Moscou mème, une masse de proclamations qui devaient être répandues à profusion parc les paysans.ils avaient déja commance a cx- pédier à leurs affidés dans chaque province, des paguets de ces proclamations, lorsque le gouvernement a mis la main sur un de ces envois.\u2014 La reine de Madagascar viant de brûler ses idoles, et, avec son aristocratie, elle a embrasse le christianisme.Toute la province d\u2019Imerina, ou est située la capitale, à imité l'exem ple du gouvernement.Pendant l'été, lu reine a fait bâtir une chapelle royale.On a renversé la palissade qui en tourait le temple de la grande idole nationale.; Les prêtres sont entres en fureur ; ils ont dit que leur dieu saurait bien se venger de la souveraine hérétique.Le 8 septembre, ils sont venus, armés et menacants, réclamer les droils qu'ils prétendent avoir en qualité de décidé nobles.Aussitôt, il a ole que l'on enverrait le premier secre taire d'Etat el d'autres grands officiers av village sacré à sept milles de la capitale, afin de brûler le temple avant le retour des prêtres.On s'est transporté au temple ; on v a mis le feu et l'idole a été cousu- mée par les flammes.Il y avait jusqu'ici tres peu de gens de la population qui eussent vu l'idole.Le grand dieu de Madagascar \u2018tait invisible.Les prêtres qui l'a vaient richement habillé d'une robu Jp soie avaient soin de le tenir cache.( | La population, voyant qu ellg n'a- \"it plus de divinité à adurer, a fut demander à Ja reine immédiatement à quel culte elle devait se livrer dorénavant, ; u Le gouvernement a fuil aussitul appel aux indigènes chrétiens ; il a lemandé a ces indigenes denvoyer aes professeurs (le christianisme pour l'enseignement du peuple.Il a ete répondu à cet appel.Sur les 230 villes et villages de la province d'Ime- rina.120.ont déjà des ézlises chreti enaes.et l'ou à trouvé des honunes qui se sont chargés du distribuer l\u2019enseignement parmi le peuple.La conversion de la reine de Mada- guscar est due à des missionnaires protestants angiais.E PAYS MONTRÉAL, 24 FEVRIER 15 AVIS DE L'ADMINISTRATION Nous prions nos abonnés, qui nous doivent des wrrérages pour abonnement à notre journal,de bien vouloir nous en faire parrenir le montant au plus tôt possible.Un bout de séance.La fin de la séance mouvementée de lundi dernier, dont nous avons es juissé la physionomie, à mis au jour quelques révelations assez intéressan- Los Ainsi M.Hinks, suntant bien que le seul moyen de conjurer le danger est de faire craindre aux Hauts-Canadiens nn péril plus grand, à agité le spectre du fénianisme et de l'annexion, puis a dépassé le but en insinuant que certains hommes politiques communiquaient pour c:t objet avec le gouvernement de Washington.L'accusation étail grave.Aussi M Holton F'a-t-il relevée comme elle le méritait, en défiant M.Minks de citer un seul nom.Sir Hinks n'a pu nommer person ne, et ceux qui pouvaient croire aux avancés du m'nistre savent maintenant à quoi s'en tenir.En voulant se défendre ds aiccusa- \u2018ons accablantes qui pleuvent de tons Stes, Sir Hinks a donné raison a ses lus fougueux adversaires et froissé \u2018ès partisans les moins susceptibles.TL a prononcé l'oraison funèbre de la coalition en laissant tomber ces pa- voles : * Si je n'appartenais pas au gouver nement, je croirais de mon devoir, comme reformiste, de soutenir le ministère, saus m'occuper si les mem bres qui le composent ont été réfor- nistes il y à dix ans, pourvu qu'ils v'availlent pour les meilleurs intérèts du pays.\u201d oici un autre aveu non moins explicite de la bonté de l\u2019administration des finances de Sir Francis.De 1851 à 1854,c\u2019est-à-dire en trois ans la dette s\u2019accrut de vingt-neul millions, dont vingtmillhions furent pour les chemins de fer.Sur ce montant quinze millions furent donnés au Grand Trone, trois pour le Grand Occidental,et plus de deux pour le Chemin du Nord.Construire des chemins de fer c'est très-bien, mais on pouvait les faire à moins de frais; c'est là la grande faute.Après avoir ainsi parlé de l'emprunt des municipalités et cherché à justifier cette dilapidation.M.Hiucks à terminé ainsi : \u2018\u201c M, Galt devrait donc être le dernier à me reprocher d'avoir causé les embarras financiers actuels.II réussira peut-être à jeter du discrédit sur moi dans l'esprit d\u2019un grand nombre.Le gouvernement lui-même pourra en souffrir, mais la seule chose qu\u2019on demande, c\u2019est de nous donner une chance loyale de prouver notre bonne volonté par nos actes.Nous demandons d'être jugés sur notre po- \u2018itique et non sur de misérables ques- \u2018tons de personnalités.\u201d \u201c Ne croirait-on pas réver en lisant \u2018alle paroraison.Ces Messieurs de- aandent à êlre jugés par leurs actes, qui s'instruit en ce moment devant la chambre, pièces en mains, est-il donc autre chose que le jugement que vous demandez ?\u201c#3.dv.Comment ! voilà trois aus depuis l\u2019éclosion de votre grande œuvre, el après avoir vu tout échouer entre vos mains, après avoir reculé au lieu d'avancer, vous demandez libre carrière ?Votre gouvernement à failli en tout, manqué À ses promesses, à ses engagements, trompé le peuple et le pays, Anjourd'hui ce dernier vous Juge par l'organe de ses députés indépendants, et si l'arrêt de votre con- dam.ation n'est point exécuté sur I'houre.Popinion publique l'a cependant déjà ratifié ! Sir EE.Cartier, joue en ce moment un double jeu.Il court deux lièvres à la fois, et il pourrait fort bien n\u2019atteindre ui l'un ni l\u2019autre.Il ménage la chèvre etle chou.Ou a du remarquer son mutisme depuis l'ouverture des débats; il a bien dit quelques mots, mais peu compromettants.IL est tellement aseuré de l'abnégation de sa phalange conservatrice qu'il n\u2019a pas craint de prononcer cette phrase : Jai en vue, et je désire donner le plus de richesse el de population possibles à Ontario.Et plus cette province aura de richesses, Mieux Ce sera pour les Provinces Maritimes, et je compte Québec comme l'une d elles.Ce que c'est que de croire el d'espérer devenir premier ministre ! Plus Ontario anra de population et de ri: chesse et mieux ce sera pour Québec.\u201d En effet nous nous en apercevons clairement, Ontario progresse et Québec la suit.de loin.Et le noble Barounet ne croyant point encore avoir assez rassuré le Haut-Canada.a entonné le refrain qui se chante depuis la conguéle dans toutes les occasions critiques.Je condamne les efforts qu'on & faits pour soulever une révolte dans | Est comme dans le Nord Ouest, et la ligne de conduite adoptée par certains journaux afin de soulever les questions chatoulleuses de nationalité.Il n'a pas ète question de gouverneur français ou anglais, ot tout ce qu'on a raypurté sur ce sujet est dénué de fond ment, Je rappellerat qu'il va dans 1-3 differents Province s 1.250,000 de colons Canadiens, d'origine francaise, mais eu ets lovaux de l'Angleterre, et je prolesie au nom de mes compalriates contre cel esprit qui tend à nos exclure du j'artage égal des hou- neurs, et [= demanderai si dans le cas où moi- mème, de veritable origine française, mais gai puis défivr aucun homme soit Anglais, Irlan- das ou Ecossais d'être sujet anglais plus de- voué, avais été nomme gouverneur, On se serait opp.sé à celte nomination ?(Non, non.{ Je signalerai la libéraité de la majorité des Bas-Cunadivns «t de la minorité que nous composons du la manière Ja plus favorable avée celle des autres Proviuces, Je rappellerai à votre mémoire It loyauté qu'ont montrée les Français en 1775, et je demanderai ce que serait devenue aujourd'hui l'Amzrique Britannique du Nord si les offres faites par Rocham- bault et lumiral francais quand ils viarent avec des propositions de la part du general Washington, n'avaient pus été repoussée- fayette.Je me réjouis que la politique qui tit aise et l'autre anglaise n\u2019ait pas réussie, el mont, ll est bon d'être anglais, d'être loyal mais il ne serait pas mauvais non \u2014 plus de se montrer canadien.Si nous avous des obligations à l'Angleterre, nous avons des devoirs à remplir envers le pays que nous habilons ; et les conditions économiques industrielles, commerciales du Canada devraient plus occuper nos ministres que les vaines disputes concernant leur personne, ou leurs manœuvres politiques, Un incident désagréable pour Sir Cartier mais qui rétablit la vérité des lails aété ansen avant par l'Hon.M.Hunlington On sait qu\u2019une des toquades du ministre de la milice est de se faire accroire qu'il est l'auteur de la Conlederatien.L'illusion est inuocente et n'aurait rien d'iunpossible.Voici ce qu'a dit à ce sujet le député de Sheffurd : Le Ministre de lu Milice a confondu la théorie du sysiè ne de la Confe ration avec La pratique.Le système federal a marche lentement.Il Tat amene, il y à quelques années par Je membre pour Sherbrooke.qui seul proposa le *Tojet, et ce jut senlement quand il eul des chaue s de réussir, que le Ministre de la Milice approuva ce systeme, el proposa «le former une cualition pour a pter cette mesure.Ju- cant par analogie, j: ne doute pas qu'avant peu.Sir (George alopte la question de liadépendance ct en reatisant :es opinions des autres sache faire rejaillir sur lur beaucoup d'Honneur comme la déja fuit, C'est ce qu\u2019on appelle toucher juste.M.Cartier qui v'a rieu répondu à celte assertion à dù éprouver une sensation semblable à celle que l\u2019on éprou- vu lorsque l'on sort d\u2019un long rève.La Fin du Commencement.Elle commence par une erreur, aussitôt corrigée il est vrai.Cela nous fait espérer qu'elle pourra se terminer par une vérité, Que Diev nous entende et que le pays comprenne ! Voici la chose : Au commencement de la séance et avaut la reprise du débat sur l\u2019Adres- ss, Sir Galt preud la parole et dit : Qu'avant que l'on passe aux ordres du jour ildesire corriser Une errenr commis» dans le rapport de so discours d'hi>r soir, daus le Tones d'Oawa.Pussque ce rapport doit être livré au public, il pense qu'il duit corriger les erreurs qui s'y trouvent.L'ailégué uuquel il réfère est celui-ci : \u201cL'indépendance est la vuie qui nous conduira à Galt, et la confedération n\u2019est que le premier pas qui nous conduira à l'indépendance.\u2018* Je qu'au cas où le pays ne serait pas pour l\u2019indépendance, l\u2019annesion s\u2019en suivrait et non que l'indépendance conduirait à l'annexion ; car, au contraire, Je pense que c'ust là le seul moyen par lequel nous pouvons éviter l'annexion.\u201d M.Cartwright a daubé sur l\u2019admi- nisiration de la belle façon ; c\u2019est-à- dire avec d'excellentes raisons.Voici quelques glanures de son discours : actuelle de faire des travaux publics considérables et pourtant ces travaux publics seraient \u2018un grand service, maintenant surtout que les troupes anglaises vont être retirées.Je vois que c'est aujourd'hui que nous coms a aiust que les efforts tentés par le géneral Las en 1791 deux provinces du Canada, l\u2019une fran- qu'il y aiten mélange 800,000 canadisus fran- gris et de 250,000 anglais au dernier reeense- ce commise dans le passé.Gombien plus gran- | des seraient les chances «le succès de lu Con- \u2018édération si nous avions pu la commencer sans cette dette de soixante-et-dix miliions augmentée jusqu\u2019à plus de cent millions maiti- tenant.Et M.Cartwright termine en disant que son devoir à remplir envers le gouvernement est de veiller et d'attendre.M.Huntington dans une remarquable improvisation a repondu à chaque argument de M.Hincks, Il 1 qualifié comme ils le méritent ces appels hors de raison à une loyauté de parade, purement théâtrale, et reproché à M.Hincks l'indiscrétion déplorable commise par le ministre des finances envers un ancien ami.Le député de Shefford en cetle occasion a trouvé d'heureuses expressions, des tours oratoires hardis, pour faire partager ses sentiments à la chambre.Nous préférons attendre notre correspondance d'Ottawa retardée par le mauvais temps plutôt que de déflorer le discours de l'hon.M.Huntington.Ce qui a signalé la fin de ce débat orageux, c'est l\u2019explication survenue entre MM.Langevin et McDougall, au sujet des accusations formulées par un journal d'Ottawa contre le ministre des travaux publics, à propos des événements lu Nord-Ouest.M.Langevin a formellement nie, et M.McDougall, tout en disant qu'il W'était point responsable des annonces de la presse, a cru devoir attendre pour le reste la communication des pièces officielles MM.Young, McGill, Bodwell, Mills, Oliver, Jones, ont aussi parlé contre le mi- nislère.Après cela le premier ministre a trouvé assez de force pour proposer la présentation de l'adresse.Ainsi s\u2019est terminée la fin du com- meucement.Nons allons maintenant assister au commeucement de la fin.Lettre de l\u2019Hon.John Young- Dans son discours sur l'adresse, Sir Francis Hincks, faisant allusion aux opinions politiques de l'hon.M.Huntington, a dit que ** Indépendau- ce signifiait Anuexion, \u201d et que, dans ule conversation, un monsieur lui avait exprimé les mêmes vues.Ce monsieur n\u2019étaitautre que l\u2019'hun.John Young.Dans une lettre adressée au ministre des finances, M.Young contredit ces avancés, et déclare que, dans la seule conversation qu\u2019il aeue avec M.Hincks, à un diner chez le sénateur Wilson, il a dit qu\u2019il ne pensait pas que l\u2019indépendance n\u2019était que le voile de l'annexion qui, d\u2019ailleurs, pourrait être plus facilement évitée qu\u2019aujour- d'hui, puisque le Canada devenu in dépendant serait libre de faire avec nos voisins des arrangements commerciaux que l'Angleterre ne peut obtenir.Proces Guibord.COUR SUPÉRIEURE.Présont : l'Hon.Juge Mondelet «No, 222,1 Mme.H.Brown, Demanderesse, vs.Les Curé et Marguilliers ds l\u2019Œuvre et Fabrique de la paroisse de Montréal, Défendeurs.L'un mil huit cent soixante dix, le dix-hui- ième jour de Fevrier.Est comparue Dame Henrette Brown, de la Cité de Montréal, veuve de leu Joseph Guivord, en son vi- vaut imprimeur, mème lieu, âgée de cinquau- le cinq ans, témoin produit par les Defen- deurs, Luquelle après serm-nt prêté déposé el dit : Je sus la Demanderesse en celte cause.J'ai eu dix enfants avec mon mari Joseph Guiburd, et ils shut tous decedes.Mon dit Fu mari était membre de 'Inst.tut-Gunadien, de Montréal, depuis douze à treize ans avant son décès.Question \u2014 Avez-vous jamais entendu M.Guinord, votre war, parler des difficultes qui existaient entre | Inst.tut Canadien et l'Evé- que du Montreal ?Réponse.\u2014Non, Monsieur, il ne rendait pas compte de cela.Question.\u2014 Avez-vous jamais eu connaissance par vous-iném::, ou avez vous jamais :n- t udu parler de cus difficuites ?Reponse.\u2014Je n'ai jamais eu connaissance ,er- nnelle de ces dillicultés, ni n'en ai jamais entendu parier avant la mort de mon mari, mais depuis sa mort j'en ai entendu parler.Question.\u2014 Avant lo décès de vutre mari, n'uvez-vous pas eu occasion d entendre dire, soil par vos amis, soit par des étrangers.que {Insutut-Canadien était ea difficultes avec l'E- vêque de Montréal, et que ce dernier avait défendu d'es faire partie ?Reponse.\u2014Non, Monsieur.Question.\u2014Ne vous-êles vous jamuis (rou- vée presente à | Eglise, lors de la lecture de quelque mandement ou annonce de I'Evéque de Mo.strial contre l'Inst.tul Canadien ?Reponse.\u2014 Non, Monsieur.Question.\u2014 N'a.ez-vous jamais entendu à l'Eglis + des sermons ou instructions dans lesquels le Prédicuteur annonçait pubriquement que les membres de l'Institut Cunadien avaient Été soum:s par l'Evêèque à quelque peine canonique ?Rénonse.\u2014Non, pas à l'Eglise, jamais ; mais une fois chez moi.Question.\u2014 Veuillez rapporter ce qui a été ainsi «it chez vous.Rep mse.\u2014Une dame m'a dit un jour chez moi que l'Evèque etait bien méchant d'empêcher M G.ibord d\u2019ullerä l\u2019Institut, Question \u2014Avez-vuus répl.qué quelque chose à cela, et si oui, veuillez dire ce que vous avez dit.Réponse.\u2014Je n'ai rien répliqué ou répondu à c: que cette dame m'a dit, Que-tion.\u2014Cuci était-il longtemps avant le décès de votre mari ?Cétait dans le cours de l'Eté passé, c'est-à- dire l'Eté de 1869.Question \u2014Est-ce la première fois que vous entendiez parter de ces «difficultés 1a ?Réponse.\u2014Oui, Monsieur, c'était la premiè- l'annexion, dans opinion de Sir Alexan ler re fuis, el je n\u2019en connaissais rien par moi-mé- Paroisse a offert à monsieur Doutre d\u2019enter- ine auparavant, Question.\u2014N'avez-vous pas été surprise, si n'ai jamais rien prétendu de tel, mais j'ai dit vous ne connaissiez rien de ces difficultés,d'a- de l\u2019enterrer ailleurs qu\u2019en terre sainte, mais il prendre que l'Evêque de Montréai voulait empêcher votre mari d'aller à l'Institut.(Objecté à cette question comme illégale et comme lendant & faire la preuve de sentiments et de faits étrangers À la constestation.) Objection rejetée, Réponse.\u2014Non monsieur.Question.\u2014Avez-vous parlé da cetle défense là à votre mari, ensuito ?Réponse.\u2014Non monsieur, je ne lui ai pas parlé, car je pensais que la chose n\u2019en valait pas la peine.Si c'eut été un homme qui eut Il nous sera impossible dans notre position dit cvla, j'eusse ajouté plus d'importance à la mari la sépulture sans auçune cérémonie reli- chose.Question.\u2014Jurez-vous positivement que vous n'avez jamais entendu dire autre chose que ce que vous avez rapporté plus haut relativement aux difficultés entre l'Evêque de Montréal et sur leur politique, Eh! votre procès | mençons à recueillir les fruits de l\u2019extravagan- l'Institut-Canadien ?Réponse.\u2014Jo jure que c'est tout co que j'ai entendu dire à ce sujet, Question.\u2014N'\u2019est-il pas vrai qu'avant la maladie dont il est mort, votre mari avait eu une maladie grave, pendant laquelle il avait fait appeler ua prêtre pour l\u2019administrer.éponse.\u2014Oui, il y a environ six ans de celd, c'est le Révérend messire Campion qui l'a administré.Qustion.\u2014N\u2019est-il pas vrai que lors de cette maladie de votre mari, il à élé queslion de sa résignation comme membre de l'Insti- tut-Canadien, et veuillez dire ce qui s'est passé à ce sujet ?Réponse.\u2014Durant cette maladie qui a duré trois mois, monsieur Campion qui est venu l'administrer, lui a donné seulement les Sain- tes-Huiles, et lui à dit que s'il voulait résigner comme membre de l'Institut, il lui donnerait la communion.Mon inari à répondu qu'il ne résignerait pas parce qu'il ne voyait pas de mal à faire partic de l'Institut.Et lors de sa convalescence, mon mari est reteurae p usieurs fis voir monsieur Campion, et Jui a demandé de nouveau de lui donner l\u2019absolution; mais monsienr Campion lui & dit que cela était impossible, tant qu\u2019il serait membre de l'Inst.lut.Mon mari lui a répliqué qu, puisque L-s chos:s en étaient ainsi, il ne se mettrait pas à genoux, Question \u2014N est-il pas vrai que cetule maladie de volre mari était Lrès grave et qu'il a ete sur le point de mourir ?Reponse.\u2014Oui, monsieur.Q 1estion.\u2014Avez-vous eu occasion lors de celle maladie de votre mari, d'entendre parler des difficultés entre ! Inst.tut-Cin lien ct l'E- vêque d: Montréal ?Réponse.\u2014Non, monsieur.Question \u2014Avez-veus eu connaissance par vous-mémes de ce qui s\u2019est pass entrs non- s.eur Cumpion et voire mari: ou l'avoz-vous entendu raconter par votre mari ?Reponae.\u2014C'est par mon mari que jai entendu rapporier ce qui s'eta:t passe entre lui et M.Campion : mais jai entendu M Cimpion dire à mon mari d'attendre quelque temps.qu'il y aurait de grands changements «L qu'alors il communierait, Qu:-bon.\u2014Veuillez dire ce que vous a raconte votre mari à ce sujet ?mort de volre mari vous désiriez et vous avez fuit toutes les démorches que vons avez cru nécessaires pour obtenir l\u2019inhumalion de votre ari, duns le cimetière catholique comme tous les catholiques sont généralement enterrés.(Objecté à celte question comme illégale, la demanderesse examinée comm- témoin ne pouvant être admise À prouver sa propre cause.) Objection renvoyée.Réponse.\u2014Oui, inousieur.Et le témoin ne dit rien de plus, et sa présent déposition lui ayant été lue, il déc'are qu\u2019elle contient la vérité, il y persiste, et déclare de plus qu'ii ne sait pas signer son nom.Assermentée, le dix-huit fevrier courant, prise en partie el reconnue ce dix-neuf de février, en l'an et au Inois susdits, (Signé) CHanLes MONDELET.\u2014Et avenant trois heures de l'après-midi le dit dix-neuf de février courant, le temoin est rappelé de la parl de ses avocals qui deman- \u2018ent qu\u2019il leur Suit permis de lui jr0ser la question suivante : Q restion.\u2014 Veuillez raporter aussi exacle- ment que possible ce que feu vatre mari vuus a dit lorsqu\u2019il vous à parlé de la manière en la- quell + il poucrait-è:r° enterré ?Les def:ndeurs déclarent s\u2019objecter à cette demande et à celte question, altendu que la deposition du témoin ayant élé declurée cluse, ce même témo n he peut être ramènê sous prétexte de transquestions nouvell»s, telles trans- queslions équivalant à un témoignage direct que la {lem .nderesse serail appeléc a donner eq sa fav ur.Objection maintenue par le Juge.(signé) CHARLES MuNDELET J.Annexion.Le Herald de Yarmouth, en date du 10 février, publie les compte-rendus de deux assemblées publiques tennes Réponse \u2014Après le départ de monsieur Campion, mon mari me il : Meuriette, je ne suis pas capable de communier, monsieue Campion ne le veut pas, mais il Va me donner les Saint Huiles.Il arajouté : monsieur C :mpion me refuse la communion jarce \u2018que jt suis membre \u2018do l'Institut et que je ne veux pas résigner.Queslion.\u2014Avez-vous été surprise d apprendre cela.Réponse.\u2014Non, monsieur ; je n'ai pas été surpriee : car rien ne me surprend, moi.Question \u2014Etait-c- la première fois que vous entundiez dire que les m+mbres de l\u2019Istitut- Can:dien ne pouvaiont pas approcher des sacrements ?Réponse.\u2014Oui, monsieur.C'était la première fois ; car il y avait longtemps que mon mari etait de l'Institut et ilavait communié plusieurs fois avant vela.Depuis cette grande maladie, mon mari n'a pas commu:rié : 11 à fait son possible, mais ii u'a pas pu obtenir l\u2019absolution.Lorsque mor mari est decédé, il était encore membre de l'Institut.Question.\u2014 Après celle maladie, avez-vous entendu parler votre mari, en dilferentes circonstances, des mindements de l\u2019Evêque de Montréal contre les membres de I Institut ?Réponse \u2014Non, monsieur.Question \u2014Lorsque votre mari esl décédé n'est-il pas vrai que vous saviez qu'il ne pour- rail être enterré en lerre sainte à cause de se qualité de membre de l'Institut-Canadien ?Réponse \u2014Je ne le savais pus alors.Question.\u2014N'esl-il pas vrai qu'avant sa mort votre mari lui-même vous avait dit qu'il savait bien qu'il ue serait pas enterré en terre sainte, le mettrait ?Réponse.\u2014Il m'a dit celu, en cfFet ; ajoutant eût une suite il s-rait suisfuit.à onze heures: gner son nom.d vant mo: & Montréal susd.t, Assermenté, prise et reconnue les jours, mois et an susdits.:Signé) CuanLEs MoNneLET J.Et avenant ce dix-neuvième jour de féviiei deposition se contimie comine suit.ment ?à l'I :st.tut ; je n'en avais pas d autres.sieurs de l'Institut auxquels vous vous êle: adressée, el si oui.veuillez les nominer ?Réponse.\u2014 Messieurs Juseph Doutre,Alphonse Douure, les \u2018levx messieurs Papinrau.Question \u2014N'avez-vous chargé aucune autre personne le s'occuper de cel ent rre.nent ?Réponse.\u2014J'avais chargé avant ce tem;s 13 Monsieur Munett : d'aller au Seminsire.Il y est allé, le Sémiuaire l'a refuse.Et sur ce refus je me stt:s adressee à l\u2019Institut.Question.\u2014Est-ce vous-mê.ne qui êtes allée trouver c«s messieurs de l'Institul que vous uvez nommés, et qui avez douné les instructions quant à la demande de sépulture ?Réponse \u2014Non, monsieur.Ils sont venus eux aulres-mémes.C'est moi qui ler ai dit d'agir, que je leur mett(is le tout entre leurs mains ; que je m'en rapporterais à ce qu'ils fe rarent, comme je n'avais pas d'autre moyen, que j'étais obligée d\u2019employr celui-là.Question \u2014 Vous ne leur avez pus dit.par conséquent, ce qu'ils Jevraiesl «demander quant à l'inhumation de votre mari ; mais vous les avez luisses libres de demander ce qu'ils jugeraient à propos Réponse.\u2014 O ti monsieur.Question \u2014Savez-vous quels sont ceux de res messieurs que vous avez nommés, qui sont alles au Seminaire deminder Vinhuma- tion de votre mari ?Réponse.\u2014Je ne sais pas au juste lequel de ces messieurs, mais je pense que c'est moo- sieur Alphonse Doutre.Question.-Savez-vous si Monsieur Alphonse Doutre est allé fuire cette demande seul, ou avec «d'autres?Réponse.\u2014Je n'en sais rien.Question \u2014 Vous n\u2019avez pas antorisé dans lous les cas, d'autres personnes de l'Institut que les qualre que vous avez nommées plus haut, à aller au Séninaire demander linhu- mation de votre mari, en voire nou ?Réponse.\u2014 Non, monsieur.Questisn.\u2014Savez vous ce qui a été répondu à monsieur Alphonse Doutre au Séminaire, lors de la demande qu'il a faite pour vous?Réponse \u2014l1 lui à été repondu qu\u2019on n\u2019enterrerait pas le corps de mon mari, parce que ce dernier n'avait pis voulu résigner comme me:nbre de l'Institut.Question \u2014Savez-vous que le curé de la rer votre mari, mais non pas en terre sainte ?Réponse.\u2014Je ne sais pas si lo curé a offert a refusé de l\u2019ent-rrer en t-rre sainte.Question \u2014Monsieur Doutre ne vous a-t-il pas dit, après la demande qu'il a faite au Curé, que ce dernier refusrit d\u2019enterrer votre mari en terre sainte, mais qu\u2019il offrait de l\u2019enterrer dans la partie du cimetière réservée à la sépulture des enfants morts sans baptôme ?Réponse.\u2014Vui il m'a dit cele ; mais je ne le voulais pas.Question \u2014Savez-vous si enfin monsieur Doutre dans son entrevue avec Monsieur le; curé n'a pas consenti à accepter pour votre gieuse ?Réponse.\u2014Je n'en sais rien, il ne m'a pas rendu compte de cela.Transquestionné.mais qu'il ne s'inquietait pas de l'endroit où on qu\u2019il ne s'en inquiétait pus, que pourvu quil Et avenant quatre heures de l'après-midi, la dépositon du témoin est ajournée à demain malin le dix-neuvième juur de Fevrier courant et celte partie de
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.