Le pays, 26 février 1852, jeudi 26 février 1852
[" 0, si tte tee d'a de rar = na ABONNEMENT.O 0, par anule .010 0, Édition ordinaire,.\u2026.\u2026.\u2026.2l Idem de la semaine,.On peut s'abonner pour six mois, mais période de temps moindre.L'abonnement datera toujours du premier du mois.Le prix est invariablement payable tous les six mois et d\u2019avance.\u201c CT non pas pour une PRIX Six lignes et suivante, sertion, et Tid.pour chaque suivante.dessous, 3s.4d, pour la première insertion, et 10d.pour chaque suivante.Au-dessus de dix lignes, 4d.par ligne pour la première insertion, et 1d.par ligne pour chaque DES ANNONCES.au-dessous, 2s.6d.pour la première in- Dix lignes et au- Tout ordre pour les annonces doit être fait par cerit.Vol.1.MONTREAL, JEUDI MATIN, 26 FEVRIER 1852.LITTERATURE.Se ANS FLEUR DRS BBS, PAR FENIMORE COOPER, TRADUCTION DE LA BEDOLLIERE, CHAPITRE XV.Le capitaine Willoughby savait que les derniers instants de la nuit sont ceux où le soldat redoute le plus les surprises et que les Indiens choisissent pour combattre.Il avait en conséquence ordonné qu\u2019on le réveillàt à quatre heures et que tous les hommes de la Roche fussent sur pied et en armes.La vallée semblait déserte ; mais habitué à combattre aux frontières, il se défiait des apparences ; il croyait à la probabilité d'une attaque avant le retour du jour, et éprouvait des inquiétudes qu\u2019il eût été fâché de communiquer à sa femme et à ses filles.Tous les cas avaient été prévus, et les forces disposées de manière à ce que le ma- Jjor pût se rendre utile sans s\u2019exposer mal à propos au danger d'être découvert.Il était chargé de défendre les derrières, c\u2019est-à-dire les bâtiments où des croisées étaient pratiquées.Michel et les deux Pline lui étaient assignés comme adjudants.Cette garde n\u2019était pas inutile; l\u2019escarpement pouvait être escaladé, et l\u2019on doit se rappeler qu'il n°y avait point de palissades de ce côté septentrional de lu maison.Quand les gens furent rassemblés dans la cour, une heure avant le lever du soleil, Robert Willoughby réunit sa petite troupe dans la salle à manger, et examina à la lueur d\u2019une lampe les armes et l\u2019équipement.Son père, assisté du sergent Joyce, passa l\u2019inspection dans la cour, et sortit avec tout son monde.Les femmes et les enfants s'Claient également levés.Quelques-unes des premières se portérent aux meurtrières, pendant que les moins résolues s\u2019occupaient de travaux domestiques.Madame Willoughby et ses filles ne jugèrent pas à propos de se livrer aux douceurs d\u2019un sommeil prolongé.Dès qu'elles furent habillées, madame Willoughby, préoccupée presque exclusivement de son petit-fils, dit à Maud : \u2014Beulah et moi nous allons donner nos soins à l\u2019enfant.Quant à vous, Maud, tenez compagnie à votre frère et charmez les ennuis de sa solitude.Quelle tâche on exiveait de Maud ! Cependant elle obéit sans hésitation ; car les habitudes de son enfance n\u2019étaient pas encore effacées par ses sentiments nouveaux, et un ordre de sa mère était une loi pour elle.Elle trouva Robert seul dans la bibliothèque, aux alentours de laquelle il avait disposé les trois hommes qui étaient sous ses ordres.Le jeune homme pressa tendrement la main de l\u2019aimable visiteuse ; mais il ne l\u2019embrassa pas, quoi- qu\u2019il n'eût certainemeut pas manqué d\u2019embrasser Beulah.\u2014Vous êtes bien bonne, dit-il, de venir me donner des nouvelles de la famille.Comment va ma mère ?Par une modestie naturelle, ou peut-être par une coquetterie dont elle ne se rendit pas compte, Maud éprouva le désir de faire savoir qu\u2019elle n\u2019était pas venue de son propre mouvement.\u2014 Ma mère est tranquille, dit-elle elle est occupée avec Beulah du petit Evert, qui, en véritable fils de militaire, rit et joue comme s\u2019il -réprisait le danger.Pensant que vous étiez seul, ou que vous pouviez avoir besoin de quelque chose, ma mère m'a envoyée auprès de vous.\u2014Aviez-voas besoin d'ordre, Maud, pour venir me consoler dans mon abandon ?\u2014Vous conviendrez qu\u2019il y a des occupations plus convenables pour une jeune fille, répondit Maud avec un sourire qui ôtuit à ces paroles tout ce qu\u2019elles- pouvaient avoir de piquant.Quand même je serais ici contre mon gré, vous me devez de la reconnaissance pour le service que je vous ai rendu hier.Mais ma mère m\u2019a dit que nous avions sujet de nous plaindre de vous.À peine vous avais- je introduit dans un licu de sûreté, que vous l\u2019avez quitté imprudemment pour aller rôder dans la vallée.\u2014J\u2019accompagnais mon père, et, certes, je ue pouvais être en meilleure société.\u2014Lequel de vous, Robert, a décidé cette sortie ?\u2014J\u2019avoue que c\u2019est moi plutôt que le capitaine.ll me semblait indigne de deux soldats de rester dans l'ignorance des manœu- vres de l\u2019ennemi.Mon excuse est dans l'intérêt que je porte à votre salut, à celui de ma mère, de Beulah et de toute la famille.Robert Willoughby appuya sur les mots votre salut, de manière à faire rougir la jeune fille.\u2014J\u2019accepte l\u2019excuse, reprit-elle après un moment de silence.Mais vous n\u2019avez pas assez caleulé les risques que vous couriez.Vous n\u2019avez pas senti combien les jours de notre père étaient précieux pour nous, pour ma mère, pour Beulah, et même pour moi.\u2014Et même pour vous, Maud! et pourquoi pas pour vous autant que pour les autres de la famille ?Maud trahit son embarras par un instant de silence, et sans répliquer directement, elle lui demanda si les avantages de la sortie en avaient compensé les dangers.\u2014Nous nous sommes assurés que les sautaient pas entrés dans les cabanes.Cette retraite soudaine est peut-être un pige ; cependant l\u2019apparition de ces Indiens me paraît purement accideutelle.L'armée anglaise a des agents qui cherchent à soulever les tribus sauvages; mais nos auxiliaires se garderont bien d'inquiéter sir Hugues Wil- loughby.\u2014\u2014Quelles qu\u2019aient été les intentions de ceux qui ont répandu l'alarme parmi nous, j'apprends avee plaisir que vous n\u2019en avez pas rencontré dans votre sortie téméraire.\u2014 Nous n\u2019avons va qu\u2019un seul individu, qui n\u2019était autre que votre ami Joël Strides.Ii a voulu savoir qui jétais; mais, grâce à mon costume, j'ai pu conserver l\u2019incognito.\u2014Dieu en soit loué ! s\u2019écria Maud.Je lui crois des intentions sinistres, et je tremble sans cesse qu\u2019il ne vous dénonce aux autorités américaines, \u2014Peu m'importe le danger, pourvu que j'atteigne le but de ma visite, et que je réus- Sisse à rattacher mon père à la cause royale.\u2014Ce sera difficile, Robert ; le mariage de Beulah a consolidé sa sympathie pour les Américains.Après la nouvelle que vous lui avez apprise, il réfléchira quelques jours, comme il l\u2019a fait après la bataille de Bunkers\u2019s-Hill ; mais il restera fidèle à ses premières idées, \u2014C'est cette maudite Roche qui en est cause.S\u2019il avait vécu au milieu de la société, il en aurait naturellement partagé les sentiments, et il serait aujourd\u2019hui à la tête d\u2019une brigade.même de lni offrir encore le commandement de l\u2019un des régiments que le général en chef ale pouvoir de lever dans les colonies.Le vieil Olivier de Lancey, qui avait d'abord soutenu F Amérique, vient d®obtenic une brigade dans l'armée anglaise.Allen de Pen- sylvanie a donné sa démission au congrès et commande un bataillon du roi.La perspective d'un grade éminent n'aura-t-elle aucune influcnce sur inon père ?S'il veut servir le roi, je suis à \u2014Je ne sais, Robert ; mon père ne songe plus à reprendre du service ; il se trouve plus heureux dans sa retraite qu'à la tête d\u2019un régiment.D'ailleurs, pourquoi vouloir augmenter nos chagrins?N'est-ce pas assez, mon cher Robert, de trembler à chaque instant pour vos jours?Votre mère n'a-t-elie pas assez d'inquiétude ! \u2014Ma mère a de l'inquiétude à cause de moi! s'écria le jeune homme.Je voudrais pouvoir la lui épargner ; je sens combien elle doit être préoccupée du sort de son fils unique.Elle n\u2019a que deux enfants.À peine le major eut-il pronocé ces derniers mots qu'il pensa subitement à l'effet qu'ils pouvaient produire sur Maud.Ignorant les sentiments qu\u2019elle éprouvait pour lui, il avait toujours évité de lui rappeler qu'il n°était pas son frère, et qu'elle avait pu lui inspirer un attachement d\u2019une nature ditférente.Quelques minutes d\u2019une explication franche auraient dissipé tous ses scrupules; mais comment entamer ce sujet ?C'était là un obstacle que le jeune homme trouvait insurmontable.Quant à Maud, elle se demandait pourquoi, regardant tous les autres membres de sa famille comme ses parents, traitant comme tels les collatéraux qui demeuraient à Albany, elle ne voyait pas un frère dans Robert Willoughby.Elle se disait souvent :\u2014Beulah, sa véritable sœur, peut se conduire avec lui avec une liberté qui m'est interdite ; elle s\u2019assicd sur ses genoux, elle lui passe le bras autour du cou, et moi, je dois m\u2019imposer plus de retenue avec un jeune homme auquel je ne suis attachée par aucun des liens de parenté.Le major rompit un long silence par une observation qui n\u2019avait aucun rapport avec ce qu'il avait dit précédemment.\u2014II est triste, Maud, d'être renfermé ici dans une obscurité presque complète.Ma présence serait nécessaire sur le devant de la maison, tandis que je suis inutile de ce côté.Je désirerais être à même de regarder la campagne, et de voir approcher le danger.\u2014 Si vous n\u2019êtes pas indispensable ici, je puis vous mener dans mon atelier, dont la fenêtre donne en face de ia porte.Le major accepta la proposition avec joie, et suivit Maud, après avoir donné quelques ordres à ses gens.Parvenue à la chambre dont elle avait la clef, elle laissa la lampe en dehors, en faisant observer que le jour ne tarderait pas à paraître.\u2014Voyez, ajouta-t-elle en ouvrant un des battants des volets, mon père est dans ce moment près de la porte.\u2014Il ne devrait pas y être, Maud, tandis que je reste ici derrière des charpentes qui sont presque à l\u2019épreuve du boulet\u2026 \u2014Il sera temps de vous montrer si l\u2019ennemi nous attaque, et nous n\u2019avons rien à craindre ce matin.\u2014Assurément, il est trop tard ; s\u2019il avait des intentions hostiles, il les aurait manifestées avant que cette bande de lumière parût à lorient.\u2014Fermez donc le volet, et apportez la lampe ; je veux vous montrer quelques-unes de mes esquisses, Nous autres artistes, nous avons soif de louanges, et je sais que vous êtes connaisseur.\u2014Je vous remercie, ma chère Maud, d\u2019une faveur dont vous êtes avare.On m\u2019a dit que vous ne montriez pas volontiers vos dessins.vages avaient quitté leur camp et qu\u2019ils n\u2019é- CORRESPONDANCE.AAA NA om MM.les Rédacteurs, M, l'assistant-secrétaire Parent vient encore de publier deux lectures publiques.Nous nous avouerens admirateurs de la dernière, avant de nous permettre quelques remarques sur celle du 15 janvier.Cette première lecture comprend l\u2019éloge du commerce.\u201c La découverte de l'Amérique, dit l\u2019écrivain, est le plus grand événement de l\u2019ère moderne, après celui qui l'a commencée ; et c\u2019est bien et incontestablement au commerce que nous la devons.Oui, sans le commerce, sans le génie aventureux qui en est l'âme, et Pesprit d'entreprise qu'il inspire, ce beau, ce riche, ce vaste continent serait encore entre les mains des tribus sauvages qui semblaient n'avoir d'autre ambition que celle de s'exterminer les unes les autres ; n\u2019ayant aucune idée de perfectionnement, à l'exception pourtant des peuples du Mexique et du Pérou, où (chez lesquels) l\u2019on trouva un commencement de civilisation.\u201d Première remarque\u2014Il nous semble que ces derniers mots détruisent un peu la haute idée que l\u2019on doit concevoir de la civilisation des Péruviensavee Carlo Carli, Blackstone et les plus éclairés des Espagnols tels que Calderon, Lope de Vega, Blas Valera, Acosta ct autres.La civilisation des Péruviens était bien au-dessus de celle de leurs vainqueurs.« Lu paresse et l'esprit de routine résistent plus ou moins longtemps, mais l\u2019instinet de perfectibilité, mis dans l'homme par Dieu, finit par l\u2019emporter ; si non, les races fainéantes et improgressives, si elles habitent un pays fertile, disparaissent tot ou tard devant des races plus industricuses et plus intelligentes.Et c'est dans l'ordre: Dieu qui veut que l'homme travaille et se perfectionne, en se multipliant sur la terre, ne peut vouloir que cette terre appartienne aux races paresseuses el stationnaires.\u201d M.Parent nous laisse a suppléer le second membre de son anti-même.** Done, Dicu, dans sa sagesse, et pour faire une leçon, à créé les peuplades de l\u2019Amérique du Nord pour les faire exterminer par les Européens, pour être resté stationnaires depuis nous ne savons quand, la dispersion des enfants de Noë peut-être.\u201d Voilà un anti-méme bon d'une vérité logique, mais non d\u2019une vérité absolue, comme cela saute aux yeux, car tout homine raisonnable la repoussera.Nous mentionnerons un vice particulier de l'antécédent.Si l'instinet dont parle M.Parent avait été donné au sauvage par le créateur, il apparaîtrait!.l\u2019instinct du sauvage est dans la pirogue de l\u2019Esquimaux, duns cette incompréhensible merveille des mers glacées.\u201c L'on à voulu rire du titre que les anciens pélerins de la Nouvelle-Angleterre se créérent aux terres dont ils s\u2019emparaient, en disant que Dieu avait donné la terre à ses Saints.Je prouve, pour ma part, que ce titre en valait bien d'autres qui passaient alors, et passent encore pour incontestables,\u201d Quels que bigots et barbares que fussent les premiers pélerins de la Nouvelle-Angleterre, il devrait être à la connaissance de M.l\u2019as- sistant-secrétaire que tous ne timent pas un pareil langage, On a en effet demandé à l'occasion de la découverte de l\u2019Amérique, si une nation peut légitimement occuper quelque partie d'une vaste contrée, dans laquelle il ne trouve que des peuples errants, incapables par leur petit nombre de l'habiter :2\"te entière, On a répondu en établissant ou en invoquant une espèce d'obligation naturelle de cultiver la terre, d'où l\u2019on a inféré par un conséquent assez louche, que ces peuples ne se peuvent attribuer exclusivement plus de terrain qu'ils n'en peuvent habiter et cultiver (notez que ceci est un cruel jeu de mots, car ils ne le peuvent, puisqu\u2019ils ne le savent faire).On a dit que leur habitation vague dans ces immenses régions, ne pouvait passer pour une véritable et légitime prise de possession ; que les peuples de l\u2019Europe, trop resserrés chez eux, trouvant un terrain dont les sauvages n\u2019avaient nul besoin particulier et ne fesaient aucun usage actuel et s «tenu, ont pu légitimement l\u2019oceuper et y établir des colonies.L'on a dit avec emphase : la terre appartient au genre humain pour sa subsistance.Si chaque nation eût voulu dès le commencement s'attribuer un vaste pays, pour n\u2019y vivre que de chasse, de péches et de fruits sauvages, notre globe ne suffirait pas à la dixième partie des hommes qui l'habitent aujourd'hui.Sans nous dissimuler que voilà quelques raisons qui peuvent paraître solides à quelques-uns, nous remarquerons au moins qu\u2019une obligation naturelle de cultiver la terre, que la plupart des peuples nomades et dans l\u2019état de nature n\u2019observent ni ne connaissent, est une chimère.William Penn, le quouakre, lord Baltimore, catholique, et les Puritains d\u2019Angleterre qui, bien que munis de chartes de leurs souverains, achetèrent des sauvages lc terrain qu'ils voulaient occuper, se montrèrent bien au-dessus, non pas de la philosophie, mais des philosophes, dont nous venons d\u2019entendre les raisonnements.« Nous disions que le commerce, en met- (A continuer.) tant les peuples civilisés en contact avec les peuples barbares, amenait ces derniers, avec le temps, dans la voie de la civilisation.\u201d Nous croyons ne pouvair mieux faire que d'opposer ici à Phabile écrivain un passage d'un ouvrage de sir Francis Bond Head : The fate of the red inhabitants of America,\u2014the real proprietors of its soil,\u2014 is, without any exception, the most sinful story recorded in the history of the human race ; and when one reflects upon the anguish they have sutlered from our hands, and the cruelties and injustice they have endured, the mind, accustomed to its own vices, is lost in utter astonishment at finding that in the red man\u2019s heart there exists no sentiment of animosity against us\u2014no feeling of revenge ; on the contrary.that our appearance at the humble portal of bis wigwmn is to this hour a subject of unusual joy.If the white wau be lost in the forest, his ery of distress will call the most eager hunter from his game ; and among the tribe, there is not ouly pleasure but pride in contending with cach other who shall be the first to render assistance and food.So long as we were obtaining possession of their country by open violence, the fatal result of the unequal contest was but too easily understood ; but now that we have succeeded in exterminating their race from vast regions of land, where nothing in the present day remains of the poor Indian but the unnoticed bones of his ancestors, it seems inexplicable how it should happen, that even where the race barely lingers in existence, it should still continue to wither, droop, and vauish before us like grass in the progress of the forest in flames.« The red men,\u201d lately exclaimed a celebrated Miami Caei- que, \u201care melting like snow before the sun!\u201d Wherever and when: ver the two races come into contact with vach other, it is sure to prove fatal to the red man.However bravely for a short time lic may resist our bayonets and owr firearms, sooner or later he is called upon hy death to submit to his decree; if we stretch forth the hand of friendship, the liquid fire it offers him to drink, proves still more destructive than our wrath; and lastly, if we attempt Lu christianize the Indians, and for that sacred purpose congregate them in villages of substantial log-houses, lovely and beautiful as such a theory appears, it 1s au undeniable fact, to which unhesitatingly J add my humble testimony, that as soon as their hunting season commences, the men, (from warm clothes and warm housing having lost there hu di- hood.) perish\u2014or rather rot, in numbers, Ly consumption ; while, as regards their women, it is impossible for any arcurate observer to refrain from remarking, that civilization, in spite of the pure, honest, and unremitting zeal of our missionaries, by some accursed process, has blanched their babies?faces.In short, our philanthropy, like our friendship, has failed in its professions ; producing deaths by consumption, it las more than decimated its followers ; und under pretence of eradicating from the female heart the errors of a pagan\u2019s creed, has implanted in their stead the germs of Christians\u2019 guilt.What is the reason of all this?Why the simple virtues of the red aborigines of America should, under all circumstances, fade before the vices and cruelty of the Old World, is a problem which no one among us is competent to solve; the dispensation is as mysterious as its object is inserutible.\u2014 [Dépêche de Sir F.B, Head à Lord Gle- nelg.20 Novembre, 1536\u2014No.32.7 Ce passage ne peut-il pas convenir aux braves habitants de Lorette dout parle M.Parent ! Il se hasarde à citer pour exemples à Fhonneur du commerce la conquête de l\u2019Amérique du Sud et de l\u2019Indoustan.L'autre exemple, dit-il, nous le trouvons dans l\u2019Indoustan, où, grâce à l\u2019influence bénigne du commerce, cent cinquante à deux cent millions d'hommes reçoivent la lo! d\u2019une compagnie de marchands anglais, s'im- pregnant lentemeut, il est vrai, mais visiblement, des idées plus avancées de la civilisation européenne.Lt cetle immense conquête, c\u2019est au commerce et au commerce seul qu'elle est due ; c'est une compagnie de marchands qui a doté l'Angleterre d\u2019un des empires les plus riches et les plus peuplés de la terre.C\u2019est une des plus grandes œuvres qu'ait jamais opérées le commerce.\u201d Or, qui ne sait que cette conquête a produit une accumulation inouie d'iniquités et de crimes de lèze-nations qui ne doivent être attribuées qu'à l'ambition du commerce ! Le commerce n\u2019est-il pas la cause de cet infâime trafic d'êtres humains dont M.Parent se plaint dans sa seconde lecture?M.Parent approuverait l'expédition des anglais en Chine sur le même principe que l\u2019expédition des Américains au Mexique et la conquête de l\u2019Inde, ce qui pourrait donner lien de croire que la perfectibilité à laquelle il tend n\u2019est pas le mieux moral, si l\u2019ensemble ne fesait juger le contraire.Il ne veut point de guerre, et ne réfléchit pas que le commerce a été ct est encore la cause de la plupart des guerres.C'en est assez pour deviner son tort, qui est d\u2019avoir entrepris de soutenir une fausse thèse.Il devait dire: Le commerce est perfectible, ct les abus n\u2018en sont pas inséparables ; et non pas: Le commerce est ce qui perfectionne le Monde.Avec une thèse aussi fausse, M.Parent devait échouer.Partant d'un pareil point de départ, il fallait que sa manière d'apprécier l'influence que pourrait avoir l'accomplissement du commerce sur nos destinées fût aussi vicieuse.Avec lui, on ne saurait aller trop vite, du moins dans sa première lecture ; cat il dit dans la seconde : \u201c l'humanité ne procède que pas à pas; tout ce qu\u2019elle a voulu faire à la course n\u2019a jamais réussi qu\u2019à ajouter de nouvelles ruines aux anciennes.\u201d IMontréal n\u2019a passé par une crise que pour avoir voulu aller trop vite ; et les ci- toyens de Québec eurent alors, en réalité, plus de bon sens pratique.Le reproche sévère, injuste même que M.Parent fait aux scigneurs en masse, est bien précipité, pour ne pas nous servir d\u2019une expression moins polie.M.Joliette seul u bien mérité de son pays!\u2026.Sans doute M.Joliette aura toujours la gloire d'avoir Inissé après lui un village ; mais il n\u2019est point le seul qui ait voulu réveiller l\u2019industrie en Canada, Comme lui les De Gaspé et les Du- mont Pont tent, ct comme lui, ils ont laissé après eux de l\u2019embarras dans leurs affair Je m'étonne que M.Parent n\u2019ait pas élevé Jusques aux nues Charles De Lanaudière, le premier seigneur canadien qui se plaignit de notre tenure, el qui, sous prétexte de réveil- ler l'industrie, prétendait remettre au roi ses vastes setgneuries, pour n'en abdiquer que les charges, et les reprendre en franc et com- Les Canadiens ne pureut comprendre alors que ce füt un désavantage imnun soccage.que de \u201crecevoir des terres gratis de leur seigneur ;\u201d mais on est parvenu depuis à le leur faire eroire, et l'on est enfin décidé à aider les Anglais dans le projet de saper ce Les choses de ce monde sont si sujettes à changer, que ceux qui défendaient autrefois notre tenure, veulent l\u2019abolir aujourd\u2019hui; et que M.Papineau, qui defendait alors l\u2019Acte du Commerce, et approuvait le premier coup dernier rempart de notre nationalité.porté à ce système, est maintenant son seul défenseur ; j'oublie M.Laterrière, « On pêche, dit M.Parent dans sa seconde lecture, lorsqu'on porte la main sur des institutions qui, quoique imparfaites sous certains rapports, comme le sont toutes les institutions humaines, sont en harmonie avec l'état moral et intellectuel des peuples qu'elles régissent.\u201d Cette seconde lecture est infiniment préférable à la première, autant que Fou peut en juger sans avoir le développement des conclusions.Les seuls défauts que nous y apercevons sont ceux-ci : Hors la façon, elle t\u2019à pas l'air d\u2019avoir été écrite par le même homme que la première.L'auteur à tort de ne pas voir que le gouvernement sémi-nristocratique et théocratique de PAngleterre à influé énormément sur le paupérisme.Il est possible, ow il l\u2019a été de faire qu'il n\u2019y ait où qu'il n°y eût point de pauvres, On n'a qu'à voir comment cela se fesait au Pérou du temps des Incas, Les inconvéuients graves qu'on n'a pns spécifiés à M.Parent comme devant résul- | ter de son système collégial sout faciles à apercevoir.lies professions sont trop eff- combrées, il est vrai, mais si l\u2019on adoptait son plan, comme l'éducation que nous rece- vous daus notre enfance influe sur toute notre vie, parce que les impressions de l\u2019enfance sont les plus durables, In jeunesse serait presque entièrement détournée desprofessions Hibérales: d'un excès, nous tomberions dans un autre.La racine du mal n'est pas où M.l\u2019assistant-secrétaire la voit, dans le germe classique des études de nos collèges, mais dans le trop grand nombre de ces collbges.Les professions n'étaient pas encombrées On veut bien reconnaître l'Angleterre pour le pays commercial par excellence.Eh bien, à Oxford, à Cambridge, on ne fait point à la quand la province n'en avait que trois.guise de M.l\u2019arent ; on ne commence point l'étude des langues en belles-lettres, mais sur le seuil même, en entrant pour ainsi dire dans le sanctuaire de la science, après un cours préparatoire exigé pour l'adhnission, et qui équivaut déjà à ce que nous savons ici quand nous sortons de nos colleges.Nous avons peine à croire que la mission de la presse soit aussi belle que la fait M.Parent ; mais enlin, malgré ces exagérations, nous devons dire de sa lecture, telle qu\u2019elle est, qu\u2019il est heureux qu\u2019il se soit offert un écrivain du premier ordre pour ôser la faire.MAXIMILIEN Bisaun, Professeur C.S.M.VARIETES.AAA SARA RASE AUS SE A a A APS (Traduit du N.Y.Tribune.) POUVOIR EXTRAORDINAIRES DE L'ESPRIT SUR L'ESPRIT.Pendant le dernier siècle, Fohservation et l'expérience ont démontré l'existence de certaines aptitudes intellectuelles, de certains pouvoirs de l\u2019esprit, qui existent probablement à un degré plus ou moins considérable, chez tous les êtres humains, quoique jusqu'à présent on ne les ait observés que chez un petit nombre d'individus; et dont les générations antérieures n\u2019ont eu presqu'aucune idée.Jl est très probable que les anciens prêtres de l\u2019Egypte et de la Grèce ont eu quelques notions de ces pouvoirs, car il ne serait pas possible d'expliquer autrement ce que la bible et l\u2019histoire profane nous rapportent de leurs cnchantements, de leurs oracles ct de leurs autres moyens de divination et de magic.Îl nous paraît prouvé, par les découvertes récentes faites dans les caveaux des pyramides, que les prêtres de l'ancienne Egypte particulièrement étaient familiers avec ce que nous continuerons d'appeler, (jusqu\u2019à ce qu\u2019on le comprenne mieux,) le magnétisme animal : et d\u2019ailleurs le fait nous paraitrait moralement certain quand même nous n\u2019en toire rapporte de leurs pratiques.Ainsi les oracles grecs, qui sont devenus plus tard de si évidentes impostures, ont bien pu en être excmpts à leur origine.On a souvent éle- ve d'immenses édifices d'Emposticres sur une très petite fondation de vérité, mais on ne l'a jamais fait sur l'absence absolue de toute verité.C\u2019est latäche du chroniqueur habile et du philosophe de considérer séparément, autant que faire se peut, le noyau et son produit ; et en élaguant celui-ci, de faire envisager le premier sous son vrai jour pour l'instruction du genre humain.Pendant le dernier sièele, la phrénologie, le magnétisme animal, la clairvoyance, et ce qu\u2019on est convenu d'appeler les muvt- festations spirituelles, ont attiré l\u2019atteution du monde civilisé, et ehneune de ces nouveautés à été reçue d'abord avee les plus cnergiques manifestations d'eroi, ou de dé- vision, ou d'hostilité par la grande majorité des individus.On les a très imparfaitement étudiées, on leur à fait subir cverses épreuves avec une absence absolue de bonne foi, et cela était dù soit aux prétentions, ou aux inférences tirées des phénomènes observes, par les prétendus inventeurs ou leurs adherents, soit aux précouceptions des juges sur ce que sont les pouvoirs de l'esprit et ses rapports avec la matière.Mais l'essentiel étant l'affirmation de l'existence de certains faits, qui, quoique non admis généralement, doivent nécessairement modifier nos théories acceptées sur l'esprit, Lu question qu'on doit d'abord se poser est : Quels sont les faits?Nos théories précon- ques n'ont rien à faire hors de cette Inaite, et les déductions des apôtres d\u2019un nouveau système doivent être regardées comme absolument indillérentes, car il peut arriver, soit en couséquence d'observations imparfaites, soit que leurs pouvoirs d'analyse et de raisonnement suient insuiisants, que leurs déductions soieut entiérement erronées, et que néanmoins les faits qu\u2019ils ont découverts ou observes n\u2019en soient pas moins d'une importance vitale el gros d'avantages inestina- bles pour l'espèce humaine.Nous ne nous proposous pas de parler cette fois de ce que lon appelle « manifestations spirituelles, 7 mais nous pouvons dire en passant que ces minifestations, quelle que soit leur cause, continuent toujours, en dépit des mille et une révélations qui ont été faites par les docteurs de Buffalo et tant d'autres.L'opinion assez commune qu\u2019elles mille Far est entièrement erronée.ya des milliers de ce que Fou appelle des # me- \u2019 des divms™ dans au moins une douzaine Etats de Plinion, doot les trois quarts au moins wont jamais vala famille Fox, pendant que le mode des « manifestations commune si, en effet, elles venaient d'un monde supérieur\u2014\u2014est souvent entiérement différent de ceux dont les Fox offrent divers exemples.Une des \u2018 manifestations les plus communes est # la forme écrite,\u201d dans laquelle le \u201cmedium\u201d rédige avec une rapidité ex- traordiaire, (le plus souvent au sein de l'obs- eurité) des messages qui ont souvent plusieurs pages de longueur, qu'on prétend être dictés par des êtres invisibles, ordinairement l'esprit d\u2019un défaut.Hi ceux qui pensent que ces phénomènes sont l'œuvre de la supercherie voukdent entreprendre d'écrire une seute page dans une obseurité absolue, même après des semaines de pratique, et la comparer avec aucune de celles que nous avons vues eb qu'on nous a assure avoir été écrites de cette numière, ils comprendront peut-être mieux lu nature sent des esprits peut-être tout aussi éclairés que de ce nouveau phénomène qui embarra le deur.Mais notre objet était de parler d\u2019un phénomène moins étonnant, bien digne pourtant d'attirer l'attention, et qui peut encore jouer un rôle important dans l'explication de cette énigme appelée © Spiritual rappings\u201d Nous faisons allusion à L'influence de Des- prit sur l'esprit, telle qu\u2019un être humain peut l'exercer sur un autre dans cette sphère visible, ordinaire, journalière dans laquelle on ne peut soupçonner aucune intervention d'un monde supérieur.Nous trouvons quelques fails intéressants sur ce sujet dans le No 2 du Shekinoh, vouvelle revue tri- mestriclle publiée par S.B.Drittan.Nous en donnons quelques-uns à la suite de cet article.M.Brittan fait partie du petit nombre de per: >nnes qui ont observé avec intérêt et avec soin le nouveau \u201c spiritualisme\u201d de nos jours sans se laisser dominer par lui.I y croit, tout en conservant son Cquilibre mental, se tenant toujours prêt à accepter des vérités nouvelles, et à rejeter ou modifier ses impressions actuelles.Plusicurs voudront peut-être trouver dans les faits suivants, la solution des \u2018 phénomé- nes spirituels\u201d* de l'époque actuelle ; quant à nous, nous n'entendons pas les présenter au soutien d'aucune théorie particulière ; nous les citons parce que nous leur trouvons tout à la fois un intérêt intrinsèque et une portée générale.EXEMPLES DE \u201c POUVOIR MENTAL,\u201d PAR S.B.BRITTAN.Tout homme d\u2019un esprit sain a le droit de publier avec assurance tout ce qui arrive dans la sphère de l\u2019observation personnelle, et on doit se rappeler que ce sont les résul- aurions pas d'autre preuve que ce que l\u2019his- \u2018tats de l\u2019expérience individuelle qui constituent la sagesse accumudée de l'humanité.On admet trop volontiers peut-être que l\u2019expérience des autres hommes doit offrir plus d'intérêt que la nôtre propre ; et on ne fait pas attention que ceux qui s'astreignent strictement à répéter ce que les autres ont dit, pensé ou senti, ne font quajouter très peu au fouds commun des idées.Chercher à se faire un nom de cette manière, c\u2019est en quelque sorte voler aux morts leur immortalité.Longtemps avant d'entreprendre un travail de recherches systématiques sur la philosophie des fonctions vitales et des lois de l'esprit, j'avais observé et fait moi-même quelques expér nces accompagnées de résultats assez remarquables pour u'engager i les classer parmi les incidents les plus inté- ressauts de mes observations personnelles.Je n'hésite pus à relater des faits dont je n'ai pas une connaissanec personnelle, quand ils me paraissent authentiques, et je ne crois pas non plus devoir offrir des excuses de ce que Je rapporte les résultats de ma propre expérience, chaque fois qu'ils peuvent concourir au but que j'ai en vue.L'observation de certains faits purement accidentels n'a engage à produire certains efforts de volonté dont les résultats ont été très remarquables.Souvent je fixais fortement mon attention sur une personne absente, dans Je but de m'assurer si, dans le même moment, cette personne penserdl à mot, Cette expérience, quoique je Paie fatte sur differentes personnes, dont quelques-unes étaient éloignées, à singulièrement réussi.Comme de vaison, les personnes que je choisissais etUtient ordinairement, mais non inva- vablement, des awis où des connaissances je quelques exemples.assez lulimes; vais maintenant citer J'assistais un jour à une réunion de société chez Mde, K.à Albiumy.Dans le cercle se trouvait uve dame, madame M.que d'après certaines circonstances, je présumais être très sensible aux lhinpressions électro- nerveuses, Mais je wW'avais jamais confirmé mon opinion pur ateune expérience.Prenant Un sivge près d'au monsieur que nous savions être mvuloérable dans son scepticisme, je lui lis qu'il serail peut-être possible de démou- ue se nuuifestent qu'en présence de ia fa- trer Pexist see, dans Thome, d'un pouvoir qu'il paraissait disposé à nier: que quoique je W\u2019eusse jamais converse avec madame M.sur ce sujet, ni fait le plus léger effort pour produire sur elle aucune impression mentale, 5 à dire que lon pouvait contrôler les uetes volontaires du corps, sans aucun contact quelconque, par le seul pouvoir de la volonté.Ce monsieur m\u2019ayant témoigné le désir de voir une expérience, nous couvinnmes que je ferais quitter à cette dame le siége qu\u2019elle occupait à l\u2019autre extrémité de la salle, pour venir en prendre un à côté de lui.En moins d'une minute ce résultat fut obtenu: elle obéit a ma volonté et vint s'asscoir sur le sic te inoccupé.Je la fis ainsi changer plusieurs fois de place, et fi- nalentent sortir de ln salle pendant quelques instants, ct eelu sans qu\u2019elle eût aucun objet particulier, et sans qu'elle soupgonnit Pori- gine d'une impulsion à laquelle elle semblait ne pouvoir résister, Le thé fut l\u2019vecasion d\u2019une nouvelle expérience, Ayant fini son repas, madame M.fit mine de se retirer, et elle refusa plusieurs mets qu\u2019on lui offrit.Madame K\u2026 la pres- su inutilement aussi d'accepter une autre tasse de thé.Sans dire un mot, je réussis a fui faire changer d'intention, et obéissant à ma volonté, elle se rapprocha de la fable et demanda une autre tasse.De plus, elle se servit de chacun des mets qu\u2019elle venait 1] était en- enre de bonne heure quand elle témoigna de refuser, et que je lui passai.lintention de retourner chez elle; mais la dame de la maison, craignant que d\u2019autres ue suivissent son example, me prin de Pen empêcher, Elle eda de suite 4 \"action denn volonté en observant que la soirée était si agréable qu\u2019elle ne pourait lu lasser.iby a quelque temps » jé mie rendais en vi- site chez un ami, et étant à une vingtaine de milles de lui, je fis un effort de- tering pour hapressionner son esprit du fait que j'allais le voir ce jorr-la.encore À mon arri- vèe il n'informa que peu de temps aupara-* vant, il avait reçu comme une forte impression que j'étais en route, et que mon arrivée n\u2019était pas absolument inattendue pour lui.Une fois, étant à Vaterbury, Conn: jeus besoin de voir un jeune homie de ce village.Il était d\u2019une grande importance pour moi de lc voir sous le plus court délai possible, mais comme je ne connaissais ni sa résidence, ni son bureau, ni mérac son nom, je ne puuvais l'envoyer chercher.Cela étant, je m'\u2019efforçai de concentrer fortement mon esprit sur ce jeune homme avec lu détermination arrêtée de le faire venir.Dix minutes apres, il arrive etme demande.Rencontrant un monsieur à la porte extérieure, il s\u2019informe avec un empressement marqué si je désire le voir.Sur une question que lui fait ce monsieur, il rapporte que peu de moments auparavant, étant occupé à travailler dans sa boutique, distance d'environ un quart de mille, il s'était senti comm commandé de venir me trouver sans délai.Il déclara qu\u2019il avait la conscience de l\u2019existence et de lu présence d\u2019un pouvoir inconnu, qui lui paraissait agir principalement sur la partie anté- vieure du cerveau et qui l\u2019attirait avec une irrésistible énergie.Comme il était prese AEN Ce meta res LH PAYS.» 26 Fevrier sé, il décida d\u2019abord de résister à cette singulière et inexplicable attraction, mais après quelques efforts, il se sentit fore& de céder.Madame G.m\u2019a fourni un autre exemple du pouvoir qu\u2019a lesvrit d\u2019influencer Pesprit & distance, et saus aucun moyen apparent de communication.J'avais méme soumis cetie dame à une expérience qui avait eu pour résultat de la guérir d'un asthme violent dont elle souffrait depuis longtemps.Je ne l\u2019avais pas vue depuis trois mois, quand un jour sou arrivée nous fut annoncée sans qu'on l\u2019attendit.Après une entrevue d'au plus ciag minutes, je retournai à mon étude pour finir mon travail, laissant madame G.avec ma famille et plusieurs autres personnes.Je ne {is pas la moindre allusion à aucune expérience future, et certainement je ne pensais pas même à en faire une.Après quelques heures, le silence de moa appartement fut rompu par un bruit joyeux venant d\u2019un bas.On s\u2019y amusait d'une con- Versation accompagnée de rires inmodérés.Pentendais distinctement la voix de madame noi- G., et Pidce me vint de lui faire quitter la compagnie.Néanmoins l'occasion 1'e- tait rien moins que favorable.Lille ne s\u2019y attendait nullement, étant dans une partie éloignée de la maison ; et nous étions séparés par un long escalier ct deux murs, D'ailleurs quand on se trouve au nile d\u2019un cercle animé ct quand l'attention est fixée à quelque chose de particulier, ame n\u2019est pas daus un état propice à In réception d\u2019impressions purement spirituelles et internes.Je résolus néanmoins de tenter l'ex- périence ; et fermant les yeux peur detour- ner davantage mou attention des objuis extérieurs, je concentrai mon cs dame Civil sur nu avec la déteriaination formelle de la faire monter à la bibliotheque.Je ne fut pas peu étonné quand au bout de deux minates ju vis la porte s'ouvrir æt tmadatie G.entrer les yeux fermés, Le dialogue suivant s'établit entre nous : \u2014Vors paraissez vous amuser beaucoup ?Tui dis-je.\u2014 C\u2019est vrai.\u2014-Pourquoi donc êtes-vous sortie ?\u2014Je n\u2019en sais rien.\u2014 Pourquoi êtes-vous venue ici ?\u2014 ai cru que vous aviez besoin de mui et j'ai obéi à votre volonté.(A continuer.) NOUVELLES ANNONCES.Circuit de Montréat\u2014Jokn Frothinghom et aff, vs.¥.McNamee et off.Charbon et Ceke\u2014Compagnie du Gaz.Assurance sur la vie Sran\u2014T'hos.Kay.Livres de Droit \u2014E, R.Fabre et Cie.Cercueils métalliques \u2014C.P.Ladd.Propriétés à louer \u2014Lecming et Sabine.Chemises et Collete\u2014J.Arthur et Cie.Dissolution de Socièté\u2014Benjamin Holmes et Joseph Knapp.Chemin de Fer Central de Vermont\u2014A.Guudlack.Chemin de Fer de la Vallée du Vermont\u2014 À.Gundlack.Manufacture à la vapeur-\u2014Wm.Allan.Epieerie\u2014Wm.Patton.Magasin de Chemises d'homme\u2014John Ait- ken et Cie.Chassis à grandes vitres à vendre\u2014J.Orr.Marchandises sèches\u2014J.et.D.Lewis.LE PAYS.MONTRÉAL: Jeudi matin, 28 Fevrier 1852.Nouvelles d\u2019Europe.ARRIVEE DU CAMBRIA, MARCHÉ.FLeur pe l'OvesT \u201422s8 9d.à 235 \u2014 Canadienne 22s 9d.i 23s.Burt.\u2014Etats-Unis, blanc, 6s 6d.à 7s, mêlé, 6s 2d, a 6s Gd.Porasse\u201424s à 24s 6d.26s à 27s.PERLASSE ANGLETERRE.Le parlement anglais a été ouvert par la reine en personne le 3 courant.Le discours du trône ne fait que mentionner les difficultés du Cap de Bonne-Fapè- rance ct les troubles dans une partie de l\u2019Ir- fonde.Sa majesté annonce avec plaisir que les institutions représentatives vont Être rendues à la Nouvelle-Zélande où elles étaient *saspendues.Les chambres sont invitées à prendre en considération lutilité d'amender la loi de représentation de la chambre des communes.\u201cTels étaient les points les plus saillants du discours.Comme on le voit, malgré sa faiblesse bien reconnue, le ministère de Lord John Russell se propose d\u2019amender In représentation nationale ; probablement que son projet de oi ne se bornera pas à augmenter le nombre des délégués, mais qu\u2019il étendra en même temps le suffrage.A la première stance de la chambre des communes, un membre demanda des explications sur la résignation de lord Palmerston.Lord John Russell s\u2019exécuta immédiatement et dit que Jord Palmerston traitait la reine d\u2019une manière irrévérencieuse en ne répondant pas à ses questions, qu\u2019il agissait sans consulter ses collègues, et qu\u2019enfin il avait approuvé complètement le coup-d\u2019état de Louis- Napoléon.Lord Palmerston répliqua d\u2019une manière désavantageuse pour ses collègues et pour toi-même.- Un fait des plus extraordinaires a été révélé dans la chambre, c\u2019est que ce sont les Anglais eux-mêmes qui vendent le\u2019poudre et | cipation, les grands principes enfin de la dé- ne-Espérance pour faire lu guerre à leur nation.Lord Grey dit qu\u2019en apprenant cette nouvelle il avait écrit de suite au gouverneur du Cap pour faire cesser ce trafic.De France les nonvelles n\u2019offrent aucun jintérêt.M.Lovis-Napoléon courtise la faveur des étrangers.ll a donné u diner aux Anglais résidants à Paris, et leur a témoigné la plus vive emitié et manifesté son | désir de rester en paix avec la Grande-Bre- ! tagne.On commence partout en France à remettre les prisonniers politiques en liberté, Un assassin a déchargé un pistolet sur la reine d'Espagne, et la balle atteignit sa majesté à Pépaule.Ce crime a produit une pénible sensation.\u2014 \u2014\u2014\u2014e\u2014__ Magistrature Elective, Sherifs Electifs.La chanbre de lu Nouvelle-Ecosse discute en ce moment un projut de loi sur les municipalités qui contient les deux dispositions qui font la matière de notre titre.Il paraît que tous les partis dans celte province s\u2019ac- cordeut à répudier le honteux patronage qui découle de la nomination des magistrats par la couronne.La, comme ici, le parti qui se trouve au pouvoir distribue largement les honneurs à ses partisans, sans aueun Cgard pour les vœux du peuple et la bonne adiministra- tion de la justice.Aussi en est-on rendu à la Nouvelle-Fcosse à voir les magistrats, ainsi choisis, ravaler la justice jusqu\u2019à la rendre duns leurs cuisines et duns dos granges.On attribue ce mal, à bon droit, au système de ne pas choisir des homunes éclairés, respectables, mals simplement des partisans.lt nous voyons, avec plaisir, que le sccrétai- re provincial y a déclaré que le vouverne- ment était éceide à rendre la m gistrature = élective, qu'il était fatigué de ce patronage qui ne produisait rien de bon, La méine temps que le gouvernement de cette coloniu fait preuve de cet esprit éclairé, il étend Jes attributions des conscils mmu- nivipaux, en leur abandonnant le choix de leurs ehérils, Ces charges sont beaucoup plus multiplices à la Nouvelle-Ecosse qu'en Canada ; de sorte que le gouvernement s\u2019y prive d\u2019une influcace considérable, Les corporations municipales par ce moyen deviendront plus importantes, le peuple attachera plus d'intérêt aux procédés des conseils; et en considération des puuvoirs plus étendus dont ils jouiront, il s'appliquera à choisir mieux ses conseillers munizipaux.Ces deux propositions font le plus grand de la Nouvelle-Ecosse, si elle les adopte, comme Ja chose paraît probable, L'esprit démocratique semble depuis l\u2019union se refugier du Canada dans les autres colonics.Autrefois on se modclait sur nous ; aujourd'hui nous n\u2019ôsons même pas copier ceux qui jétaient les yeux sur nou pour se diriger.Quelle humiliante position ! Le conseil lésislatif nous offensait autrefois, aujourd'hui guidès par des nous n\u2019avons pas voulu le soumettre à l'élec- Espérance qui proûte de nos suggestions, pendant que nous rétrogradons.Autrefois nons avons pris le ciel et les hommes à témoin de l'injustice d'un gouvernement qui abusait de son autorité pour destituer des oficiers, des magistrats, parce qu'ils ne pensaient pas comme les hommes da gouvernement ; onze ans après nous commettions le même crime contre ceux qui ne pensaient pas comme noûs.Et nous voulions nous dire réformistes! nous n\u2019Étions que conservateurs des abus et du mal des gouvernements passés.Au lieu de chercher à soustraire la magistrature, qui doit être au-dessus du soupçon, à l'influence fatale des passions politiques ; au lieu de lui donner cette indépendance qui en fait la sauve-garde des personnes et des biens du citoyen, nous l\u2019avons avili, nous avons voulu jui ravir même la liberté de pensée ; nous lui avons dit: crois ce qu\u2019enseignent les hommes du gouvernement, où ne pense pas.Que sommes-nous done 1.Aujourd\u2019hui nous nous laissons devancer par une colonie voisine qui n'avait jamais auparavant marché qu'à notre remorque.Quelle gloire pour nous! £n si l'on voulait une preuve de la manière honteuse dunt ie gouvernernent administre cette branche du service public, du peu de cas qu\u2019on fait de l'opinion et des vœux du peuple sur cette matière, de la passion politique qu\u2019on porte dans ces nominations, nous citerions sans hésiter la paroisse de Terre.bonne.Il est a notre connaissance personnelle qu\u2019il ÿ a au moins un an, sinon plus, la paroisse dans une assemblée publique exprima par des résolutions le besoin qu'elle avait d\u2019une nouvelle cour de commissaires, et de nouveaux magistrats.La résolution fut envoyée à Son Excellence par la voie de M.Leslie.On réponlit qu\u2019on prendrait l\u2019affaire en consuliration.Et le dilibéré n\u2019est pas encore terminé, Un nouveau ministère a remplacé l'autre.Il aurait dû s\u2019empresser de rendre justice à Terrebonne.Mois il ne faut pas oublier que M.Morin est le successeur de M.Leslie, et que M.Morin n°e pas absolument lieu de se féliciter d\u2019un certain nombre des principaux de \u2019Ferrebonne.Sous l\u2019autre ministère on négligeait cette paroisse, parce qu\u2019elle commençait à penser, et qu\u2019elle cherchait à secouer un peu la vieille poussière qui la rendait méconnaissable pour ceux qui Pavait connue avant 1837.Or, on ne voulait pas qu\u2019elle pensât, on ne voulait pas qu\u2019elle s\u2019agitât, on ne voulait pas qu\u2019elle communiquât à ses voisins des idées de liberté, d\u2019éman- Jos Munitions aux sauvages du Cap de Bon-|moeratie, de Ja souveraineté populaire.honneur au gouvernement et a la legislature | traitres | tion, et c'est la colonic \u2018u Cap da Bonne- : L\u2019hon.A.N.Morin eut connaissance de la demande de Terrebonne.D y a déjà longtemps qu\u2019il est ministre, à célibère aussi fui, C'est un infaune déni de justice et qui n\u2019est que la conséquence du mode absurde des nominations qui se trouvent contralisées sux maius de l'Exécutif, qui deviennent par là méme des moyens de corruption, où de récompense, au lieu d'être laisées à la disposition du peuple comme on le fesait autrefois dans les colonies de la Nouvelle-Angle- terre, et comme le demande aujourd\u2019hui la Nourelle-Hcossc.Nous aimerions que le Cunadier, puisqu'il est l\u2019organe du ministère, pût nous expliquer lu cause de ce retard extraordinaire de plus d\u2019un an pour des nominations de magistrats et de juges cormmis- saires ! \u2014\u2014\u2014 © E\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Chemin de fer d\u2019Halifax.Samedi dernier le 20 courant, le Procu- reur-Général du Nouveau-Brunswick déposa les résolutions suivantes devant l'orateur.Elles ont dû être discutées par la chambre en comité, hier.10 * Résolu comme l'opinion de ce comité que la connexion des provinces de la Nou- velle-Ecosse, du Nouveau-Brunswiek et du Canada par une grande ligne de chemin de fer est d\u2019une importance vitale pour les intérêts futurs ct la prospérité de cette province, en autant que l\u2019accomplissement d\u2019une telle entreprise doit avoir pour résultat non- seulement d'aceroitre de beaucoup sa population, mais encore d'avancer son commerce, son agriculture, ses manufactures, et toutes les autres branches d'industrie.2o «Que les propositions pour construire un chomir de fer d\u2019Iualifax à Québec à travers evite province, suivant le plan, et dans les proportions suxgérés dernièrement par les délégués du gouvernement canadien à ITali- fax et adoptés par les gouvernements de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick» doivent être acceptées par la législature de cette province, comme la scule ligne qu\u2019il soit maintenant possible de construire aux frais communs des trois provinces,\u201d \u2014 > rem Legs Mitianges.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.Religieux \u20ac! autre chese encore.Le rédacteur des Mélanges, après avoir | mélé notre réponse à sa question comme un {jeune chat mêle ce que l\u2019on sait, n\u2019a pas jugé | à propos de répondre à son tour à la question que nous lui faisions sur la couleur de son drapeau qui demeure de couleur invisible.; Nous n'en sommes pas étonnés ; il reste ce | qu'il est: mrélazges d\u2019un peu de tout.Pour- | tant, nous aurions aimé savoir comment il ex- | plique le Al-Zange quotidien de la religion et | de la politique qu\u2019il distribue chaque jour a ; ses lecteurs; pourquoi ses propres Écrits et | ceux qu'il accueille de préférence mélent | toujours la religion et la politique, et font généralement une seule et-mème personne d\u2019un sbeialiste et d\u2019un républicain, d\u2019un athée et d'un républicain.Nous aurions aimé savoir i quel canon a jemais déterminé la forme des gouvernements et la couleur des opinions politiques ; et si, enfin, t'on peut être chrétien ct républicain ou démocrate tout à la fois.Voilà ce que nous désirons savoir depuis longtemps, et ce sur quoi le rédacteur refuse de jeter un peu de lumière, ce sur quoi il refuse de faire du mélange.Nous attendrons encore, peut-être longtemps, le développement de la théorie des mélanges de toutes sortes, qui sera d'autant plus intéressant sans doute qu'il aura plus tardé, et d'autant plus agréable à entendre que le cygne se fait prier pour chanter.Nous ne nous occupons pas de religion, parce que nous sommes une feuille politique, fondés en ecla sur les avis mêmes des AM5- langes ; pourquoi les Mélanges, feuille religieuse, s\u2019occupent-ils de politique?Ce qui est juste dans le premier cas ne l\u2019est-il pas dans le second ?Nous serions heureux de voir les Mélanges démêler cela.\u2014\u2014\u2014\u2014mm- Tes jouruaux du Haut-Canada opposés au ministère annoncent que l\u2019on vient de créer une nouvelle place dans le Bureau des Terres de la Couronne pour y loger un M.Leslie.Les journaux tories jubilent et poussent des cris de joic cn voyant, disent-ils, ces réfornustes faire ce qu\u2019ils condamnaient quand ils Ctaient l'opposition.M, Cameron surtout reçoit une large part de leurs félicitations, lui qui déclarait, disent- ils, il n\u2019y a pas encore longtemps, que le Bureau des Terres de la Couronne comptait dix employés de trap.de Journal de Québec traduit, cela va sans dire, tout ce que déclament ses confrères conservateurs contre la précieuse bande de c:quîns refurmistes ! ! ! Nous aimerions que le Canadien voulût bien éclaircir cette difficulté.- Car pour notre part, comme nous l\u2019avons déjà dit, les hommes n\u2019étant rien pour nous, nous attendons les mesures, et nous jugeons en conséquence: c\u2019est pourquoi il nous importe de connaître si la chose est vraie ou non.Le North American la nie, mais comme le Canadien est au foyer des lumières, nous tenons à avoir l\u2019assurance de sa part que cette rumeur est fausse, eee 4 Gene Bureau du Commerce.REUNION DE MARDI, LE 17 COURANT.(Suite.) Ira GouLp, écr., prit ensuite la parole.M.le Président, dit-il, en offrant quelques réflexions, sur le préambule et les résolutions qui sont devant veus, vous me permettrez de fire au Bureau mes idées que jai étrites, n\u20196- tant pas habitué à parler pobliquement.D'ailleurs sur un sujet d\u2019une aussi grande iinpor- tance que celui qui se trouve devant nous, je préfère cette méthode.Je commence par répondre à cette objection : Que l\u2019Angle- | terre ne nous permettra pas d'augmenter les droits sur ses marchandises importées dans la \\province.Je ne comprends pas que l\u2019Angleterre nous parle ainsi.Si j'ai bien compris, elle nous a dit: Imposez tels droits que vous croirez convenables pour les fins du revenu suivant les besoins de la province, Lord Grey, dans sa dépêche à lord Elgin au sujet des droits imposés par le Parlement Provincial, disait: \u201c Le gouvernement de Sa Majesté reconnaît spontanément la convenance de laisser aux colons la tâche de se faire le revenu dont ils peuvent avoir besoin par tel mode qui peut leur paraître convenable, et nous n'avons aucune idée d\u2019intervenir à cet égard pour protèger les intérêts exclusifs du manufacturier anglais,\u201d Et lord John Russell, en réponse aux remarques de M.Roebuck sur Pémigration quand il signalait la préférence accordée à l\u2019Australie sur le Canada, disait en parlant de la liberté du Canada comparé à PEtat de New-York: «Tl est vrai que les Canadiens ne peuvent pas élire leur gouverneur, qui est le lien de la métropole et'de la colonie ; mais d\u2019un autre côté, sur des sujets comme le tarif et les droits de douanes, les habitants du Canada ont plus de liberté que l\u2019Etat de New-York, Sur ces matières, ils ont pleine liberté.Le secrétaire des colonies ne leur refuserait son consentement sur aucune mesure pour leur bien propre, ct un grand nombre de questions qui les regardent peuvent se résoudre par les Canadiens sans la moindre intervention du gouvernement ou du secrétaire d'Etat.\u201d Le changement qu\u2019on propose aujourd\u2019hui est avant tout une mesure pour le revenu ; et cette mesure le rendrait permanent et plus as- sur& que ne le peut faire notre système actuel, pendant qu\u2019elle nous accorderait plus de liberté d'échange qu\u2019on n\u2019en peut attendre d'une autre façon.D\u2019après cet arrangement une plus grande proportion des effets nécessaires entreraient libres de droits; savoir: le thé, les sucres et melasses des Etats, le café, le riz, le tabac, et autre articles de manufae- ture américaine.Sous ce point de vue, je ne vois aucun sujet pour l\u2019Angleterre d\u2019intervenir.Assurément elle ne peut s'opposer à ce que nous suivions son exemple, en nous pro- eurant les choses nêcessaires à la vie, à des prix aussi bas que possible.Elle a aboli ses lois sur les céréales, pour donner le pain à bon marché, et par là elle nous a presque fermé l\u2019entrée de ses marchés ; pa- directement, mais indirectement et aussi sûrement que si elle eût pris la voie directe.Je soumets donc que l\u2019Angleterre, après ce qu\u2019elle a fait et dit, ne peut pas logiquement s\u2019opposer à la mesure et ne s\u2019y opposera pas sous le prétexte que nous prenons trop de liberté.On fait une seconde objection, et l\u2019on dit : \u201c l\u2019Angleterre n\u2019y consentira pas pour la \u2018\u20ac raison que la mesure porterait contre elle, \u201c en faveur des Etats-Unis.\u201d La réponse est bien simple, et suivant moi,.sans réplique.C\u2019est que nous ne recevrions pas les effets des Etats-Unis libres dans l\u2019acception du mot.Parce qu\u2019ils nous donneraient d\u2019avance en fesant cet arrangement l\u2019équivalent complet, quoique pas en louis et chelins déposés dans la caisse provinciale pour être ensuite répartis entre les gens en place du parti politique au pouvoir.Mais ce serait une considération réelle qui entrerait dans la caisse de chaque individu et qui leur vaudrait plus qu\u2019un droit de 100 070.imposé sur les produits américains.C\u2019est le point le plus important de tous, M.le Président, celui qui demande le plus d\u2019attention, et j\u2019espère que ce Bureau ne le laissera pas passer inaperçu ; car s\u2019il le fesait, il y a un pouvoir (et notre forme de gouvernement, je suis heureux de le dire, en permet l\u2019exercice) qu\u2019on peut faire agir.Le peuple, les masses, qui y sont le plus intéressées, décideront cette question, et diront définitivement s'ils préfèrent les droits collectés aujourd\u2019hui, ou ce que nous ferait gagner cet arrangement.Je glisserai à la hâte sur quelques items qu\u2019on peut regarder comme équivalents ou comme considérations pour lesquelles nous nous proposons de donner et de recevoir le libre ¢chan ge des Etats-Unis.Quelle est la valeur comparative de la propriété de même qualité dans les deux pays ?Vous trouverez des terres améliorées du côté américain valant de $25.à 50 par acre.Du côté canadien, des terres de même qualité sous un climat semblable, valent de $3 à 15 l\u2019acre.Je mets la différence de valeur qu\u2019acquerraient nos propriétés au crédit de cet arrangement.De plus tous nos produits sont beaucoup au-dessous de ceux de même espèce chez nos voisins, ce qui montre de combien leur valeur augmenterait; ne regarderons-nous pas cela comme un autre item'au lieu des 123 070 de droits maintenant imposés.Encore, le droit sur notre bois qui ne se monte pas à moins que £150,000 a £200,000 par vonée, il ne peut y avoir aucune difficulté à mettre cet item au crédit de arrangement.Nos pouvoirs d\u2019eau et sites propres aux manufactures augmenteraient de valeur, et cette valeur irait encore comme équivalent; car tout cela vaudrait autant que si c\u2019était à Lowell ou Providence ; et nous ne serions pas les seuls à les mettre en valeur, car les Américains nous aideraient et les Anglais aussi.It pourquoi l\u2019Anglais ne pourrait-il pas, même avec son attachement aux institutions anglaises, venir en Canada avec ses ouvriers, ses machines, et apporter le métier et l\u2019enclume en même temps que la charrue.Evitant les 25 ou 30 0,0 de droits qui s\u2019opposaient jusqu\u2019ici à son accès au marché américain, et demeurant bon ét loyal sujet de Sa Majesté, ne pourrait-il pés \u2018épprovisisnner on même temps le Canada et les Etats, aussi bien qu'il le fait à Manchester ou à Birmingham, et donner uinsi de l\u2019ouvrage aux Anglais, sur un sol anglais, prévenant leur émigration sur une terre étrangère comme ils le font au- jourd'hui en nombre si considérable.Sur ce sujet, permettez-moi de lire un extrait d\u2019un journal de l\u2019Ouest : « Une preuve frappante de l\u2019inégalité du progrès des Etats de l'Ouest et du Canada, c\u2019est qu\u2019on lit Pannonce dans les Meélunges Relizieux que le père Chiniquy, l\u2019apôtre de la tempérance et l\u2019un des prêtres les plus Énergiques et les plus capables qui soient dans la province, est sur le point d\u2019émigrer aux Illinois, où le joindront 1,500 Canadiens.L\u2019émigration du Bas-Canada à New-York et au Wisconsin n\u2019a été jusqu\u2019ici que lentement depuis quelques années ; mais cette désertion en masse est un symptôme nouveau et déplorable.\u201d J\u2019admets, monsieur, qu\u2019en parlant du Cade POuest.Un autre sujet qui intéresse la mère-patrie et la colonie, et que je regarde comme intimement lié à ce projet, c\u2019est la tendance à l\u2019annexion du Canada aux Etats- Unis.Monsieur, je n\u2019ai pas besoin de vous dire que je n\u2019ai jamais êté en faveur du mouvement en ce sens, quoique je croie que ce mouvement soit parti d\u2019une bonne intention, et promit, suivant ceux qui y participaient, plus de bonheur au pays que tous les plans qu\u2019on discutait alors.Ils voyaient la différence en fait de prospérité matérielle entre les deux pays, et le désir de participer à cette prospérité les portait à ce mouvement qu'on a caractérisé comme \u201c touchant à la trahison.\u201d\u201d Mais ce mouvement vient-il d\u2019une préférence pour les institutions des Etats sur celles de l\u2019Angleterre ?Je ne le crois pas, et si la même somme d\u2019avantages commerciaux pouvait s\u2019obtenir sous une forme de gouvernement que sous l\u2019autre, la plupart des signataires préféreraient rester sous la loi anglaise.Le projet devant nous rencon- nada comme devant devenir un grand centre manufacturier pour approvisionner 25 ou 30 millions d'hommes, nous devons parler prudemment et regarder le sud, mais à des oreilles anglaises nous pouvons parler hardiment.Notre domaine public ou terres de la couronne se rattache a ce chapitre.Ces terres seraient aussi avantageuses que celles des Litats qui sont aujourd\u2019hui sirecherchées par les émigrés européens, Mais le temps me manquerait si j'allais entreprendre d\u2019énumérer tous les avantages que nous retirerions et qui serviraient de compensation, avec ceux que j'ai déjà mentionnés, aux droits que nous imposons sur les produits américains, qu\u2019ils soient plus ou moins forts que ceux imposés par l\u2019Angleterre.Je demande si les considérations qui précèdent ne font pas voir clairement que le projet ne peut être aceusé de traiter les Etats-Unis mieux que l\u2019Angleterre.Dans les mêmes circonstances nous serions heureux d\u2019en agir de même envers l\u2019Angleterre, mais il n\u2019est pas en son pouvoir de nous payer ct jusque-là elle n\u2019a pas lieu de se plaindre.Elle commerce au- jourd\u2019hui sur un grand pied avec les Etats- Unis qu\u2019elle regarde comme sa meilleure pratique, et lui sierait-il de dire : nous ne fe- vons pas à une colonie d'aussi favorables conditions qu'à une nation étrangère.J\u2019estime plus haut que cela et son esprit et sa libéralité, et les remarques de certains messieurs m'ont grandement surpris, car elles allaient jusqu\u2019à dire que l\u2019Angleterre ne nous avait jamais permis de rien faire par nous- mêmes, que le gouvernement libre que nous avons ne signifie rien, que les déclarations de ses ministres sont des mots vides de sens ; que lorsque ces ministres nous disent que les colonies ont toute liberté de régler leurs propres affaires, cela ne veut rien dire.Je suis donc forcé d\u2019en venir à cette conclusion, ou que le gouvernement anglais est le plus faux et le plus perfide des gouvernements, ou que les colonies ne sont pas assez avancées pour se gouverner seules, et en sont indignes.Mais je suis heureux de dire que bien que les remarques de plusieurs m\u2019aient laissé sous celte impression, cependant la majorité du peuple de cette province difère grandement de ces idées dégradantes et professe des opinions sur l\u2019Angleterre et sur nous-mêmes convenables à la dignité et au respect que se doivent des sujets anglais, eapables de sc gouverner et prêts à soutenir tous les droits qui en découlent, et est convaincue (comme je le suis) que cette interprétation est la plus favorable au maintien et au progrès des relations amicales avec la mère-patrie, et à nous assurer le respect qu'elle nous doit comme co-sujets.Quant aux pouvoirs que les colonies ont, je soutiens que nous n\u2019avons qu\u2019à prendre les déclarations des plus grands hommes (et je vous en ai donné des extraits) et de la législature de la province pendant les huit ou dix années passées, auxquelles l\u2019Angleterre n\u2019a nullement objecté, et l\u2019on verra que tout soutient le préambule devant nous.J\u2019ai entendu faire d\u2019autres objections, et parmi, il me peine de Je dire, s\u2019en trouve une qui, suivant moi, est de trop étroite politique pour mériter une réponse bien sérieuse, et elle porte que \u201c bien qu\u2019on admet que le projet favoriserait beaucoup le bien général de la province, il nuirait au commerce de Montréal.\u201d M.le Président, si cela était vrai, je prendrais la peine d\u2019y répondre, car je ne voudrais pas être compté au nombre de ceux qui rejetteraient le bien général dans l\u2019intérêt de quelques marchands de cette ville ou d\u2019ailleurs.Mais c\u2019est une idée fausse que celle qui croirait que le projet scrait nuisible à Montréal ou à quelques individus, Comme me le remarquait hier l\u2019un de nos marchands les plus intelligents, \u201c pendant que grand nombre des « effets qui nous viennent aujourd\u2019hui par le \u201c St.Laurent, viendrait par les Etats\u2014un \u201cbeaucoup plus grand nombre prendrait la \u201c route du fleuve pour approvisionner les villes « près des frontières qui y trouveraient le mar- « ché le plus avantageux et le plus près pour \u201c un grand nombre d'articles qui se vendent \u201c actucllement- à New-York.\u201d En premier lieu, parmi cesarticles sont toutes les ferronneries, et il n\u2018y a aucun doute que les Etats de l\u2019Ouest ne fissent leur commerce sur ces articles par la voie du St.Laurent.Et comme un autre de nos plus anciens, honorables et respectés marchands le remarquait, \u201cles produits du pays seront certainement \u201c envoyés aux peuples qui nous fourniront des articles en échange.\u201d Monsieur, quand les eaux du lac Eric auront cessé de se précipiter des rochers de Niarara, quand le lit de l\u2019Ontario sera une plaine marécageuse, ce n\u2019est qu\u2019alors, sous\u2019 le systéme proposé, que le St.Laurent cessera d\u2019être la grande routé du commerte pour le Canada et les Etats tre leur désir, et règle la question pour toujours, car je n\u2019ai rencontré personne encore qui n'avouât pas que ce projet nous donnait tout ce que l\u2019annexion nous promet, et plus même, car le revenu que nous retirerions surpasserait celui de tout autre Etat; et qu\u2019on ne le perde pas de vue, aucun État ne partage le revenu général, et tous les gouvernements d\u2019état sont supportés par des taxes locales et leur revenu intérieur provenant des canaux, les railroads appartiennent en général à des compagnies privées, Une autre matière importante et qui intéresse le Canada et l\u2019Angleterre, c\u2019est la dette provinciale contractée pour Ju construction des canaux, dont le revenu serait grandement augmenté en ouvrant nos eaux aux Américains.L\u2019Angletèrre, comme vous le savez, a garanti le paiement des intérêts de cette dette, et se trouve par conséquent intéressée au succès de nos canaux.Je ne fais qu\u2019une courte allusion à ce sujet dont l\u2019importance est saisie sans peine.Ayant parlé de toutes les objections à ce plan, j'ai en même temps développé incidemment les avantages que le Canada en retirerait, je veux maintenant voir s'il y a probabilité qu\u2019il réusisse.Et d\u2019abord, le gouvernement provincial nous aidera-t-it ?Je réponds que, comme mesure populaire, il n\u2019y en a pas de plus desirable.Et toute administration qui refuserait de lui donner son appui subirait les conséquences de son ineptie, dès que le peuple prendrait l\u2019affaire en mains, ear je défie tout homme de résister à la conviction que c\u2019est le plan le plus avantageux de tous pour le peuple, les masses des deux provinces, Quand un gouvernement professe des principes de libre- échange, et qu\u2019il refuse de donner au peuple un si graud nombre d'articles de nécessité première libres de tout droit, au lieu de les taxer à 30 ou 40 0,0 comme à présent, et quand on peut le faire surtout sans que le revenu en souflre, je dis qu\u2019un tel gouvernement, quand l\u2019heure sera venu, devra subir un jugement rigoureux.D\u2019un autre côté, quelle occasion de s\u2019attirer une reconnaissance durable et l\u2019aflection d\u2019un peuple heureux et prospère par un acte si simple que celui que nous considérons ! Sous ce point de vue, je ne doute pas que le projet ne soit approuvé complètement par notre éminent gouverneur, et par son exécutif qui, sortant des élections doit bien connaître les vues des constituants, sous ce rapport.On ne peut objecter que le plan offrirait des difficultés bien sérieuses de détail.Déjà notre système postal conduit sur ce principe fonctionne aussi bien que celui des états particuliers.Les ehefs des départements n\u2019auraient qu\u2019à se mettre sérieusement à l\u2019ouvrage, déterminés à surmonter les difficultés, et ils les surmonteraient.Le dernier point que je soumettrai au Bureau, c\u2019est celui-ci : les Etats-Unis consenti- vont-ils à cet arrangement ?Je réponds sans hésiter : Oui ! Parce que d\u2019abord ce projet est d\u2019accord avec le génie et les institutions de ce peuple.Il désire tendre une main secourable à ceux qui pourraient profiter de son aide, surtout sur ce continent, et tout en mettant rigoureusement en pratique un des principes vitaux promulgués lors de la naissance de son gouvernement, la non-intervention en affaires des nations étrangères, ses sympathies et ses souhaits accompagnent tou\u201d jours les efforts industrieux de toute communauté pour améliorer sa condition sociale et matérielle, et ce, sans égard aux avantages qu\u2019il pourrait en retirer.Il serait diicile de convaincre les intérêts manufacturiers des IStats de Est qu'il ne leur serait nullement profitable de leur ouvrir un marché libre comme le Canada avec son million et demi d\u2019habitants, et plus difficile encore de convaincre les sept ou huit millions sur la frontière, ct le long des vallées de l\u2019Ouest, que la liberté des eaux du St Laurent et de notre navigation intérieure ne leur serait d\u2019aucun service comme route à l\u2019Océan.Il ne faudrait pas non plus de long arguments pour faire comprendre au Congrès que l\u2019abolition de je ne sais combien de maisons de douanes et d\u2019officiers avec toutes les dépenses qui s\u2019y rattachent, et l\u2019extirpation de l\u2019influence démoralisatrice d\u2019un grand commerce de contrebande seraient d'un avantage matériel et moral pour le peuple américain.Enfin, M.le Président et Messieurs, ce sujet, considéré dans toutes ses conséquences pour les véritables parties contractantes qui devront être consultées au sujet de la conclusion de ce projet, est tellement gros d\u2019avantages durables pour un si grand nombre de nos frères et si humanitaire dans fous ses résultats pratiques que la seule pensée me remplit d'une espèce d\u2019insriration et de respect au point que je regarderais presque comme sacrilége tout obstacle mis à son accomplissement.\u201c Agriculture.Le concours, donné par la Société d\u2019Agriculture du comté de Terrebonne, pour les animaux gras, a eu lieu jeudi dernier, le 19 courant à Ste.Thérèse.L\u2019exposition a été, nous dit-on, l\u2019une des plus belles qui se soient faites dans le district de Montréal, tant par le nombre que par la beauté des animaux exposés.Nous regardons ce moyen d\u2019encouragement comme le plus propre à faire atteindre le but que s\u2019est proposé la législature, Plusieurs amis de l\u2019agriculture, des apôtres zêlés ont prêché depuis longtemps qu\u2019il nous fallait changer notre mode de culture si nous voulions vendre au pays la véritable prospérité qui en a disparu depuis longtemps déjà.Et nous pouvons dire que leurs patriotiques efforts n\u2019ont pas été sans résultats.La vérité se fait jour lentement, surtout quand il lui faut se frayer un passage à travers des préjugés séculaires; mais enfin la patience et l\u2019énergie triomphent, C\u2019est ainsi qu\u2019à force de répéter des axiô- mes reconnus et mis en pratique chez les peuples les plus avancés en culture, on est parvenu à faire comprendre la nécessité de cultiver les légumes.Or, cetle culture est la base de tout système progressif.11 est en effet reconnu maintenant, et hors de doute que la culture ne peut se faire sans fumier ; le famier ne peut s\u2019obtenir dans les campagnes qu\u2019au moyen d\u2019un nombreux bétail ; mais avee nos hivers interminables le cultivateur ne pourrait pas nourrir un troupeau tant soit peu considérable s\u2019il ne cultivait pas les lé- gues qui sont la meilleure nourriture, la plus saine, et la plus profitable.Il est donc d\u2019une indispensable nécessité de cultiver les légumes, si l\u2019on veut faire rapporter a la terre les grains, matière, en grande partie, de nos exportations.On se fait illusion généralement sur le coût de la culture des légumes, et sur le profit qu\u2019on en retire.Il y a cinquante ans on aurait ri de celui qui aurait proposé aux cultivateurs de mettre quinze à vingt arpents en patates.Pourtant ceux qui l\u2019ont fait dans ces dernières années n\u2019étaient pas rares.On a fini par trouver que les patates coûtaient à cultiver plus que les céréales.mais aussi qu\u2019elles rapportaient incomparablement plus on s\u2019y est livré.Aujourd\u2019hui les patates se gâtent, mais on a les betteraves, les carottes, les navets.La culture de ces légumes coûte plus cher que celle des patates, mais on finira par voir qu\u2019elle rapporte aussi beaucoup plus, qu\u2019elle est plus nécessaire pour la prospérité de nos campagnes que celle des patates.Un travaillera, on finira par trouver des méthodes abrégées, comme autrefois on trouva la charrue au heu de la pioche pour les patates.Le produit de ces lègumes parait fabuleux quand on n\u2019en fait pas l\u2019expérience soi-même.Nous tenons le petit caleul suivant d\u2019un nos cultivateurs les plus intelligents et les plus entreprenants, M.Laporte de la Pointe-aux- Trembles.Ce monsieur mit en culture de légumes l\u2019année dernière un arpent de terre bien engraissé.Les légumes étaient des betteraves et dès carottes.Il retira 34,455 livres de carottes, et 27,950 livres de betteraves de son arpent.Par accident ses betteraves étaient d\u2019une espèce désavantageuse.Disons 30 tonneaux de légumes, M.Laporte vendit une partie de ses légumes à $7 le tonneau.Mais s\u2019apercevant qu\u2019il en retirait plus de profit sur sa terre, il réserva le reste pour ses animaux.Ces trente tonneaux à $7 lui valaient donc £52 10 courant.Ses dépens2s, si nous nous rappelons bien ne s\u2019élevèrent guères au-delà de £5.Doublons-les et mettons £10.II retirait done encore £42 10 de son arpent de légumes.On nous dira que la terre devait être bien préparée.Certainement oui.On ne peut s'attendre à voir la terre produire d\u2019une manière si prodigieuse qu\u2019avec des soins, et des soins intelligents.Mais aussi quelle est la culture de grains, de quelque espèce qu\u2019ils soient, qui rapporterait ici la cinquième partie du résultat ci-dessus.Avec des légumes on se procure donc du fumier, car on trouvera profitable et très profitable de faire consommer les légumes par le bétail ; pour cela on augmentera le troupeau, et ce n\u2019est que de la sorte qu\u2019on régé- nèrera la culture en Canada.Voilà pourquoi nous avons dit que le système d'encourager l\u2019engraissement des animaux était favorable à la culture.Les légumes cofitant moins cher que le grain, on engraissera avec des légumes, et cette méthode se répandra de proche en proche.Voici les noms des cultivateurs qui ont remporté des prix au concours de Terre- bonne.BETES A CORNES.12re Classe.\u2014 Canadienne\u2014Baufs gras.Jer prix.Emery Filion.\u2026.T, Hotte.3e do .P.Ouimet.de do .\u2026.Frs.Dubois.5e do .O Valiquet.2e Classe \u2014Brilanique\u2014Bœufs gras.ler prix.A.Kimpton.Ze do .Walter Millar.3e do .,T.Hotte.de do .P.Ouimet.5e do .J.Lanargan.3ème Classe.\u2014 Canadienne\u2014Moutons gras.ler prix.\u2026.C, Gravell.2e do .\u2026.T.Hotte.3e do .M.Bastien.de do .M, Brunet, 5e do .P.A.Desjardains.4ème Classe.\u2014 Britanique\u2014Moutons gras.ler prix.W.Woodwark.T.Lanargan.3e do .R.Marshall.4e do .A.Kimpton.(A continuer.) Be \u2018do sospoucacode Lanargan, i 1852.\u201d LE PAYS.Bème Classe.\u2014Cochons gras.ler prix.\u2026.J.B Lorrier.Je do .\u2026.P.A.Desjardians.3e do .\u2026.M Monet.4e do .T.Hotte.5e do .J.Lanargan.\u2014_\u2014_\u2014\u2014mmm\u2014\u2014 Un correspondant Québecquois dans le Morning Chronicle se plaint que les aides de camp de Son Excellence négligent bien des personnes qui y ont droit, dans leurs invitations aux bals que donne le Gouverneur ! C\u2019est donc toujours le château ! À propos un correspondant du Canadien dit que San Carlo, le correspondant de la Minerve, wa témoigné tant d\u2019indignation contre l\u2019idée de fêter l\u2019anniversaire de la cession du Canada et de l\u2019Union des provinces que parce qu\u2019il n\u2019était pas invité au bal.C\u2019est sans doute une calomnie.M.Hineks part bientôt pour l\u2019Angleterre, en mission, dit-on, au sujet du chemi de fer d\u2019Halifax.\u2014\u2014__ Elections Municipales.Nous sommes heureux de constater deux faits dans les élections municipales qui se font actuellement.Le premier, c\u2019est la paix profonde, le calme admirable qui règnent, d'autant plus agréables que nous y sommes moins habitués, après les scènes sanglantes qui ont presque toujours accompagné ces élections et défranchisé de fait une grande partie de Montréal.Cette fois, du moins, les électeurs ont l\u2019air de citoyens remplissant un devoir important, et non d'esclaves que Pon méne avec le bâton.Le second fait que nous aimons à constater, c\u2019est l\u2019intérêt que l\u2019on attache à cette élection à laquelle on donne les proportions d\u2019une élection politique ; intérêt qui nous fait espérer que dans l\u2019avenir, le choix de nos conseillers sera fait avec un soin et une distrétion qui fera notre conseil de ville un corps influent et capable d'apprécier les intérêts de la cité, et d\u2019ouvrir à Montréal la vaste et glorieuse carrière que sa situation lui permet de parcourir.On nous conseillait, de relever les injures que la Minerve répand à pleines mains sur quelques citoyens des plus respectables du quartier St.Louis.Ces messieurs croyant qu\u2019il aurait été honorable pour leur quartier de repousser M.Marchand se sont, par leur activité, attiré les plates sottises que leur debite l'écrivain.Mais il vaut mieux, croy- ons-nous, mépriser ces grossièretés que s\u2019en occuper.On suit à quoi s\u2019en tenir à Montréal sur la Minerve et les citoyens qu\u2019elle aftaque.Et dans la campagne on connaît par une longue expérience tout ce que cette feuille peut dire de contraire à la vérité, au point qu\u2019on en est venu à n'ajouter plus la moindre foi dans les écrits qui paraissent sur \u2018les journaux, et les lecteurs savent si la Minerve a largement contribué à faire au journalisme canadien cette réputation malheureusement pas toujours fausse.\u2014\u2014\u2014 © E\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Le Quebec Mercury annonce qu'un certain nombre d\u2019habitants de Kamouraska, 850, ont présenté à Sa Grandeur l\u2019Archevêque de Québec une requête, lui exposant l\u2019intervention de quelques prêtres dans les dernières élections, et le priant de faire cesser cette conduite.Projet de Loi sur la Reciprocite.Nous tirons du Colonist la proposition suivante que nous traduisons.C\u2019est le bill soumis au Sénat des Etats-Unis par M.Hamlin du Maine : « Qu'il soit ordonné par le Sénat et la chambre des représentants des Etats-Unis d'Amérique, en congrès assemblés, que lorsque le gouvernement du Canada, dûment autorisé à cet effet par le gouvernement de la Grande-Bretagne, accordera aux citoyens des Etats-Unis, naviguant sur des vaisseaux et bateaux américains de toutes sortes et sous le drapeau américain, le privilége de se servir et de naviguer sur le fleuve St.Laurent, ainsi que toutes les eaux, y compris les canaux qui relient les lacs d\u2019en haut à l\u2019Atlantique, sur le dit fleuve, sur le même pied et d\u2019après les mêmes réglements qui existent actuellement ou qui seront faits à l\u2019avenir pour l\u2019usage et la navigation de ce Neuve par les habitants du Canada et les sujets de la Grande-Bretagne ; et quand le président des Etats-Unis fera paraître.une proclamation déclarant que les articles ci-après énumérés, produits des Etats-Unis, sont admis dans la province du Canada libres de tout droit par la loi, alors, ce jour ou après jusqu\u2019à nouvelle décision du congrès, les mêmes articles produits de la dite province du Canada seront admis dans les IStats-Unis libres de droit, quand ils viendront directement de cette province, tant et si longtemps que les dits articles ci-après énumérés venant des Etats-Unis seront admis sans payer de droits en Canada; savoir: grains et farines de toute espèce, végétaux, fruits, semences, animaux, peaux, laine, fromage, beurre, suif, cornes, viandes fraiches et salées, minerais de toute espèce de métaux, pierres, marbre, cendre, chanvre, riz, coton, et tabac non manufactoré.\u201d Voir \"annonce de M.Ladd.Les cercueils en fonte de M.Ladd sont fermés et cimentés à Pépreuve de l\u2019air et de Peau.On commence à les préférer à ceux de bois.On trouvera à la colonne des annonces celle de la Compagnie d\u2019 Assurance surla vie \u201c Star!\u2019 Les progrès de cet établissement qu\u2019il inspire, et l\u2019avantage que les assurés trouvent aux dividendes opérés tous les cinq ans, 0% Voir l\u2019annonce de A.Gundlack, agent.Le commerce sans cesse croissant avec New-York et Boston rend les services de M.Gundlack précieux pour la classe commerciale.(Des Mélanges Religieux.) SOCIÉTÉ DE TEMPÉRANCE DE MONTRÉAL.TI a été tenu le 2 février courant dans une des salles de l\u2019évêché, une assemblée extraordinaire des conseillers des diverses sections de la Société de Tempérance de cette ville ; et,à cette réunion il a été unanimement résolu, dans le but de donner un nouvel essor à cette société, qui, on ne saurait le nier, à une mission des plus importantes à remplir, une mission essentielle au progrès moral et matériel de tout le pays, de créer incessamment un Consett Central, qui aura son siège à Montréal, et dont Pobjet sera de fournir un eentre d'action uniforme, un point de rail- liement aux différentes sections de la Société de T'empérance qui existait déjà dans Montréal, ainsi qu'à toutes celles que l\u2019on espère voir bien prochainement s\u2019organiser dans les principales paroisses de ce diocèse.En conséquence, les messieurs suivants ont été invités à former le dit conseil :\u2014 MM.André Ouimet, Jos.Ub.Beaudry, ¢ Ch.A.Leblanc, Dr.P.Beaubien, « Rom.Trudeau, Nar.Valois, ¢ Ovide Peltier, David Peltier, « N.B.Desmarteau, Dr.D'Ischambault, « Jos, Dufuux, John Smith.Dans une assemblée subsèquente des messieurs ci-dessus tenue le 19 courant au même Heu, les officiers ont été élus comine suit ;\u2014 MM.R.Trudeau, Président Dr.Beaubien, ler Vice-Président.André Ouimet, 2¢ Viee-Président.Jos.Dufaux, Secrétaire.Nar.Valois, Trésorier.Par ordre, Jos.Duraux, Secret.Du Canadien.LES QUAIS DANS LE BAS DU FLEUVE.ll se signe actuellement une pétition des propriétaires, marchands et constructeurs de cette ville, par laquelle ils représentent : \u201c Qu'ayant pris connaissance des plans et devis des quais ou jetées proposés dans le bas du fleuve Saint-Laurent, ils sont restés dans l\u2019intime conviction, fondée sur leur expérience en parcille matière, que les ouvrages, tels que projetés, ne résisteront pas à la force des courants et des glaces ; que les Depuis quelques jours on a posé des objections plus ou moins absurdes, soit contre les endroits où l'on veut placer les quais, soit contre les plans de leur construction.Il à même circulé une requêce dans laquelle, dit-on, on en vient à dire que l'argent employé à ces quais serait un gaspillage, parce que les glaces et les courants dans le fleuve briseraient et emporteraient ces quais.De pareilles objections, de pareilles requêtes surprennent, surtout quand elles sont colportées par des hommes qui devraient s'y connaître.C\u2019est avec peine surtout que J'ai entendu nommer M.Dubord comme un des plus ardents à faire l\u2019opposition.Si c\u2019est le cas, ce n\u2019est certes pas, suivant moi, agir dans l'intérêt des travailleurs et du commerce du district de Québee, que de prêter son nom et son influence à ceux qui mettent obstacle à cette construction.Ce serait tout simplement dans le bat de servir les vues étroites et égoïstes de quelques marchands importateurs de Québec, qui croient déjà voir, partout où ces quais doivent se faire, d\u2019autres marchands qui pourraient recevoir directement, sans venir les chercher à Québec, des effets de commerce venant du marché de la métropole.Il y aurait, disent ces gens, une diminution dans nos commandes et nos profits.Je cite ceci, parce que je l\u2019ai entendu dire par l\u2019un de ces marchands dont je parle.Quant \u201c aux courants et aux glaces\u201d qui s'opposent, dit-on, à ce que les quais puissent durer, nous répondrons par la théorie et par des faits à cette objection ridicule.L'action des courants, le long du fleuve au nord de Québec, n\u2019a guère de valeur.Leur force est à peu près d\u2019un tiers de celte que les courants ont devant Québec.Et pourtant vous n'avez presque pas d\u2019exemples oue des quais aient été emportés devant notre ville par cette force des courants aidée du poids des glaces.La vague poussée mème avec une force de vingt milles à l'heure (ce qui n\u2019arrive jamais dans le bas du fleuve et très rarement ailleurs), et frappant perpendiculairement dans le même instant sur toute la longueur de la face du quai, sur le plan le plus élevé et dans les plus mauvaises circonstances possibles, n\u2019offrirait qu\u2019une force égale à la dix- huitième partie seulement de la force de résistance du quai tel que proposé par les plans actuels.Il faudrait denc que le choc serait dix-huit fois plus violent pour atteindre à la somme de résistance offerte par le quai.L'objection est donc tout bonnement absurde.Il y a Pobjection par rapport aux glaces qui, dans ce cas, n\u2019a pas plus de valeur.sommes d\u2019argent ainsi employCes seraient perdues, et la partie inférieure de ce vaste district et la cité de Québec seraient privées des grands avantages que l\u2019on attend de ces ouvrages, et de plus que le choix que l\u2019on a fait de la paroisse des Eboulements pour y placer de ces quais, entraînera une dépense à peu près inutile, tel endroit ne pouvant jamais devenir une place d\u2019affaires, ni attirer les produits d'aucune autre partie environnante du pays.« Qu'ils ont cru devoir, dans l\u2019intérêt public, dans celui de ce district en particulier et aussi dans l\u2019intérêt du gouvernement, soumettre à la considération de Son Excellence et de nos conseillers constitutionnels cette respectueuse représentation.\u201d Nous avons reçu à ce sujet la communication suivante que nous soumettons à l\u2019appréciation publique : Québec, 13 février 1852.M.le Rédacteur, J'espère que vous accepterez dans votre feuille les quelques mots que je vous envoie, en raison de l\u2019importance de la question que je discute.Le parlement a voté dans la dernière session, comme chacun le sait, une somme pour la construction de plusieurs quais à différents endroits dans le bas du fleuve.Les besoins du commerce ct de notre navigation nécessitaient depuis longtemps de pareilles améliorations, et les demandes des intéressés étaient devenues plus pressantes que jamais.Les législateurs durent comprendre ces vœux bien légitimes et y faire droit.Ce n\u2019est qu\u2019après avoir fait explorer par des ingénieurs habiles et instruits les lieux les plus convenables à la jetée de ces quais, ce n\u2019est qu'après avoir recueilli les observations des membres de la législature et des citoyens qui résident dans les divers comtés sur les endroits où la position de ces quais serait plus utile au commerce, ec n\u2019est enfin qu'après avoir bien muri ce projet d\u2019amélioration, nous n\u2019en doutons pas, que le gouvernement a décidé que les quais se construiraient aux lieux désignés dans les demandes des propositions pour celte construction qui ont paru dans les divers journaux.Malgré tout le soin pourtant que le gouvernement à dû apporter dans le choix des lieux et dans les plans de construction de ces quais, cela n\u2019ôte à personne le droit de donner des avis ct de signaler des erreurs de ealeul ou autres dans les diverses appréciations du gouvernement à ce sujet.Mais il est nécessaire, suivant nous, d\u2019apporter dans ces avis et ces objections d\u2019autant plus de bonne foi et de connaissance, que les améliorations ont été assez rares depuis un certain temps dans le Bas-Canada et dans notre district de Québec surtout, et que le Haut-Canada est toujours de facile composition quand il s\u2019agit de recevoir et de développer par des améliorations le progrès et l\u2019exploitation de ses ressources ; il est encore une fois nécessaire d'agir avec d\u2019autaut plus de prudence que des démarches inconsidérées pourraient nous priver des secours que nous sommes en droit d'attendre et qui nous dans l\u2019espace de six ans font voir la confiance seraient d\u2019une suprème importance: Dans un endroit où le fleuve est resserré et où le courant rapide jette sur les rivages, y presse et y entasse les glaces comme devant Québee, il peut y avoir danger pour les quais, les accidents cependant sont très rares ; mais en bas où le fleuve est large, du moment que les glaces du rivage se détachent, ce qui arrive plusieurs fois pendant la saison d'hiver, excepté dans les anses, elles sont entraînées au large avant d\u2019être charroyées par les courants avec assez de vitesse pour causer quelque accident.Personne ne peut nier ce que je viens de dire, tout homme de bonne foi et connaisseur m\u2019appuiera au contraire.A ce propos, je rencontrai ces jours derniers un ouvrier respectable et très habile dans ce genre de construction qui me dit qu'on avait voulu lui faire signer cette requête dont je parle, mais qu\u2019il en avait trouvé les avancés si contraires à la raison et à tout ce que lui-même connaissait, qu\u2019il avait refusé de la signer malgré les instances pressantes qu\u2019on lui fesait.\u2014\u201c Jai vu, me disait ce monsieur, le quai construit à Saint-André dans le bas du fleuve pou M.Camphell ; ce quai de deux mille pieds à peu près, construit il y à quinze ans, à toujours résisté aux courants et aux glaces, et il s\u2019en faut de beaucoup pourtant qu\u2019il ait la solidité que l\u2019on se propose de donner à ceux que le gouvernement veut faire construire.\u201d Qu\u2019a-t-on à répondre là-dessus ?Il faut donc espérer, M.le rédacteur, que le gouvernement ne prétera nulle attention à ces personnes qui, au moment de voir le Bas-Canada avoir sa part des améliorations nécessaires pour le développement de ses ressources, voudraient par des criailleries inopportunes et des démarches irréfléchies suspendre des travaux qui donneraient au commerce et à notre agriculture un aliment fécond, une route et un débouché plus rapide que par le passé.Le Haut-Canada, si ces gens pouvaient réussir, en rirait bien et n\u2019en recevrait pas avec moins de piaisir le peu que nous refuserions.Il y a encorc de la place là-haut pour de l\u2019argent, pensons-y, et les intérésess nous suivent tellement de près, que si nous refusons par notre sottise ce qu\u2019on nous donne, ils n'auront qu\u2019à tendre la main, et ils l'ont large ! Bon SENs.\u2014\u2014 (Du Courrier des Etats-Unis.) APPEL EN FAVEUR DES EXILES FRANCAIS.Assemblée du 14 février.L'appel adressé aux républicains français de New-York avait réuni samedi soir au Sha- kespeare-Hôtel une assez nombreuse assemblée qui s\u2019est organisée en nommant le bureau suivant : P.A.Gerpy, président.+ TF.RavEneaU, vice-président cet effet, il conviendrait d'organiser à Pavan- ce des souscriptions volontaires parmi tous ceux qui éprouvent quelque sympathie pour leur sort.Pour mettre à exécution cette pensée gê- néreuse, l\u2019assemblée a nommé un comité de 21 membres chargé de recevoir les souscriptions et de prendre toutes les mesures nêces- saires pour arriver au but qu\u2019on se propose.Ce comité est chargé de rédiger une adresse pour solliciter le concours de tous les Français des Etats-Unis à l\u2019œuvre qu\u2019entreprennent les Français de New-York.De plus, sil le croit convenable, il pourra convoquer une nouvelle assemblée générale dans laquelle on tacherait de jeter les bases d'une vaste association de Français, dont New-York serait le centre et qui rayonnerait dans toutes les parties de l\u2019Union.Cette association, qui aurait pour but immédiat de secourir les exilés politiques, serait en même temps une forte alliance destinée à faire face dans l\u2019avenir aux éventualités politiques qui pourraient réclamer unité d'action de la part de nos compatriotes.Les résolutions qui formulent les diverses idées que l\u2019on ne fait ici qulindiquer ont été adoptées à l'unanimité.Le comité nommé par l\u2019assembée doit compléter mercredi son organisation, en nommant ses officiers et se subdivisant en sous-comités qui se partageront la tâche.Nos compatriotes seront mis prochainement au courant de sa composition ainsi que des résolutions ou des mesures qu\u2019il pourra prendre.STEAMERS TRANSATLANTIQUES ATTENDUS A: A St.Cuthbert, le 10 courant, par Messire Fi- sette, curé du lieu, M.Joseph Grégoire, à Dile.Amélina Denys, tous deux du même lieu.A St Jean Dorchester, pur Messire C.Laroc- que, Charles Marchand, fils de Gabriel Marchand.ber, de Beauchamps, à delle.Julie, deuxième fille de Ambroise Bourgeois, 6-1, tous doux Xt, Jean Deces.Le 19 courant à la Pointe Claire à l'âge de 91 ans et 3 mois dame Maurie Catherine Lefebvre, épouse de feu Pierre Valois et mére da Dr.Valois M.P.P.Cette respectable dame emporte l\u2019estime de tous ceux'qui l\u2019ont connue, estime acquise par ses vertus suns prétention et sa charité inépuisable.PROVINCE DU CANADA.DISTRICT DE MONTREAL.Circuit de Montrenle DANS LA COUR DE CIRCUIT, Lundi, le vingt-troisième jour de février mil huit cent cinquante-deux, PRÉSENTE M.le Juge Gur.[No.1530.] JOHN FROTIINGHAM, WILLIAM WORKMAN, THOMAS WORKMAN et GEORGE H.FROTHINGHAM, marchands et usso- ciés et fesant affuires conume tel en la cité de Montréal susdit, sous les nom et raison de Frothingham et Workman, IY: nandeurs.vs.FRANCIS McNAMEE, boucher et commerçant, de la paroisse de Montréal, MARY WALLACE du même lieu, veuve de feu Joux McNamee, en son vivant, boucher et com- tuerçant, de la paroisse de Montréal, vn son ropre notn comme ayant été commune en jen avec son dit feu mari le dit John Mes Namee, et GEonGE MCNAMEL, commerçant, de la cité de Montréal, tant en son nom que comme en sa capacité de Tuteur ducment élu aux enfants mineurs issus du mariitge du dit feu John McNamee avec la dite Mary Wallace, son épouse, Défendeurs, L est ordonné, sur la motion de Richard Mue- Donell, écuier, avocut des Demandeurs, en autant qu\u2019il appert par le rapport de Thomas A.Martin, un des Huissiers jurés de la Cour Supérieure du Bas-Canada, agissant dans le District de New-York Atlantic parti de Liverpool 11 fév Montréal, écrit sur le Bref de Sormmuation émané n Africa \u201c 11\u201c lop cette cause, que Francis MeNumee et Mary Y Franklin Havre 18 {| Wallace deux des dits Défendeurs, ont laissé leur Boston America *\u201c de Liverpool 21 \u201c domicile en cette partie de la Province du Canada, constituant ei-devant la Provines du Dus- PRIX DES MARCHES.MARCHÉ BONSECOURS.JEvpi, 26 FEvriEn 1852.PRIX DES DENREES.Farines: s.D.s.v.Farine par quintal.10 04101 Do d\u2019avoine do.80 90 Do blé d\u2019Inde.\u2026\u2026.\u2026.76 80 Grains: Blé par minot.-.4 0 4 2 Avoine do .1 8&8 110i Orge do .3 0 3 14 Pois do .3 0 3 4 Sarrasin do .20 2 3 Seigle do .29 30 Graine de lin d 4 0 46 Volaitles ct Gibiers : Dindes (vieux) par couple.0 015 0 Oies do ses 0 6 0 Canards do 6 3 9 Poules do 6 3 0 Poulets do .¢ 2 6 Pigeons do \u2026.7 010 Viandes: Bœuf par livre.3 0 6 Lard do .33 005 Mouton par quartier.6 5 0 Agneau do.0 0 0 Veau do .6 7 6 Bœuf par 100 livres .6 30 0 Lard frais do 6 31 3 Morue fraiche.0 22 0 Produits de la laiterie: Beurre frais par livre.10 13 Do salé do 07 90 Fromage do 04 05 Légumes: Fêves américaines par minot\u2026.\u2026.4 0 5 0 Do du Canada do .50 5 6 Patates do 20 26 Navets do 146 20 Oignons do .20 26 Divers: Saindoux par livre.06 00 (Eufs frais par douzaine.1 0 1 3 Prix du Pain: Pain bis.000000 0000000 e 05 07 Pain blanc.06 08 Sucres : Sucre d\u2019érable par livre.0 4 05 Miel do .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.04 05 Fruits: Oranges par bofte.15 0 17 6 Pommes par quart.16 0 19 6 MARCHÉ DE TORONTO.ToroNTo, 20 février 1852.FLEvr.\u2014Superfine en sacs, 17s.Gd.& 25s.par quart de 196 lbs.\u2014Fine, quart de 196 lbs.17s, & 28s.6d.Blé, minot de 60 Ibs.3s.9d.à 4s.Avoine, \u2018 ¢\u201c 31 ¢ 1s 14d, à 1s.3d, Orge, « \u201c48 «\u201c 2s.2d, à 2s.dd.Pois, « \u201c690 + 2s à 2s.6d.Lard, 100 lbs.17s.6d.a 23s.9d.Bœuf, « ¢ 15a.à 20s.Beurre, la livre, 5id.a 61d.MARCHE DE NEW-YORK.New-YoRrg, 20 février, 7.M.POTASSES ET PFRLASSES.\u2014l\u2019eu de ventes aux mêmes prix : $5 les potasses et 6 à 6, 12j les perlasses.: coToxs \u2014 II n'y a pas de variation dans les prix.2,000 balles environ, ont changé de mains hier.FARINES.\u2014Le prix élevé du frêt (2 «.pour Liverpool) empêche beaucoup de chargements et les ventes qui se sont faites aujourd\u2019hui ne l\u2019ont été que pour les besoins immédiats du commerce.Environ 2,000 barils ont été pris ce matin à $4,94 et 5 pour les communes et bonnes de l\u2019Etat ; 5 à 6,064 pour les choisies et communes Ohio, via Nouvelle-Orléans ; et 4,94 à 5,18ÿ pour les mêlées et choisies Michigan et Indiana.La farine du Canada est demandée à $5 et 53, mais sans affaires, 150 brrils de farine du Sud ont été pris à $5 pour les bonnes communes.GRAINS.\u2014Il n\u2019y a rien d\u2019important à noter pour le blé.Le seigle est ferme à 76 c.6,000 bois- scaux de maïs du Sud ont été pris à 70 c.Les avoines sont recherchées à 42 et 45 pour l\u2019Etat et 37 à 39 pour le Jersey PROVISIONS.\u2014Sans Variation, waïsxey,\u2014Le marché, qui s\u2019était ouvert hier à 221 ne paraît pas se maintenir aussi ferme.50 barils ont été pris à 224.EE Naissances.Le 15.Mme.John Levey, un fils.Cu.ECKERT, secrétaire.Le président a exposé le but de la réunion.Des Français, que leur dévouement à la liberté condamne à l\u2019exil, vont arriver prochainement sur nos rivages ; let \u2018s compatriotes de New-York doivent se tenir prêts à les rece- voir et à leur prêter secours au besoin.À .Mariages, En cette ville, le 21du courant par Messire 8t.Pierre, Adolphe Dugas écr M.D.de St.Rémi à delle.Pélagie David de St.Philippe.En cette ville, le 17 par le Révd.M.McLond, M, Chrs.F.McCallum, marchand, fils aîné de John McCallum, écr., & Anna-Maria, fille de HR.Cushing, éor., de 1 So Canada, ot ne peuveut &tre trouvés dans ce District de Montréal, que les dits Défendenrs sorent ar un averlissement à être deux fois inséré en Fone anglaise dans le papier-nonvelles de cette cité appelé * True Witness\u201d et deux fois en lancue françuise dans le papier-nouvelles de cette cité appelé le \u2018\u201c Fays\u201d notifiés de comparaître devant eptte Cour, et là de répondre à a demande des dits Do mandeurs sous deux mois apres lu dernivre ins r- tion de tel avertissement et sur le défaut des dus Défendeurs de comparaître et de répondre à telle demande dans le délai susdit, il sera permis aux dits Demandeurs de procéder à la preuve et jugement comme dans une cause par défunt, Par Ja Cour, MONK, COFFIN eT PAPINEAU, G.C 26 février 1852.CIARBON.LA NOUVELLE COMPAGNIE DJ GAZ DE MONTREAL, URA durant cet hiver, à vendre, CHARBON de première qualité, en gros morceaux pour Grilles.\u2014 AUSSI: \u2014 CHARBONS pour Forgerons de lre et 2 qualité.; Bureau de la Nouvelle Compagnie du Gaz.) Rue St.Gabriel, Griffinton, 26 fév, 1802.$ COKE.La Nouvelle Compagnie du Gaz de Montreals URANT cet hiver, DÉLIVRER A son COKE, (convenable pour Poéles et Grilles) das aucun endroit, dans les limites de la cité à VINGT CHELINS PAR CHALDRON.Des ORDRES ECRITS pourront être laissés au Bureau de Poste, ou dans la Boite de la Com- agnie du Gaz, au Meprcar Harr, Grande Rue gt Jacques.Bureau de la Nouvelle Compagnie du Gaz, { Rue St.Gabriel, Grilfinton, 26 fév.1852, ASSURANCE SUR LA VIE ÊTAB.BUREAU PRINCIPAL.Londres, Rue Moorgate, No.48.Secretaire et Agentt W.E.HiLLManN, F.1.A.Banquiers $ MM.MAsTERMAN, PETERS, MiLDRED ot CIF.TEUF DIXIEMFS,ou QUATRE-VINGT DIX PAR CENT des Profits réalisés, divisés lous les cing ans entre les Assurés.A l\u2019Assemblée Quinquennialle pour le premier dividende, la prime suivante fut déclarés, Les Directeurs solhcitent la comparaison des résultats obtenus avec ceux de toute autre institution du même genre.T7 Montant Âge à Prime ajou-| payable à la date Montant |téeau mon-ila mort du de la (Mont.|puyé au bu-jtant de l\u2019as-jla personne police.assuré reau.surance, assurée.année.£ |£ 8 d.| £ s d] £ 5 d 25 1000 |106 9 2) 76 8 21076 8 2 35 1000 139 15 10| 85 7 11085 7 1 45 1000 |188 10 10| 98 0 01088 0 0 55 1000 |283 19 2,122 18 911122 18 9 65 1000 |448 2 6/160 1 711169 1 7 L'Etat suivant montre les progrès de l\u2019Etablis- sement depuis le commencement d'Octobre 1843 au 31 Décembre 1850.Nom.de Années.(Polices.Mont.assuré.| Revenu.£ sd.Déc.31, 1844] 592 193,782 6,509 3 1 Déc.31,1847) 1799 561,682 17,344 7 7 Déc.31, 1850] 3274 1,003,362 28,035 0 1 THOS.KAY, Agent pour Montréal, Rue Lemoine, 26 février.PROPRIETES SUPERBES A LOUER.S'ADRESSER A LEEMING ET SABINE.A NE GRANDE MAISON, en face de cn la rue St.Jean-Baptiste, propre à une =a famille, ou facilement divisée en Bu- Teaux.AUSSI: ECURIES de LOUAGE ; La propriété .- devant occupée par feu M.Robinson, rue St.Jean Baptiste, avec tout ce qui est nécessaire pour une écurie de louage eur un grand pied.adresser à LEEMING ET SABINE.26 février 1852.A VENDRE OU A LOUER.MANUFACTURE A VAPEUR.E Soussigné sur le point de changer 4 de résidence en conséquence des affaires, vendra ou louera sa MANUFAC- Ture DE CHAISES à la VAPEUR, située rue Queen, Griffintown.Pour détail s\u2019adresser à WDM.ALLAN.Rue McGill 26 février 1852.Nouvelle Marchandise.ERCUEILS MÉTALLIQUES patentés, façonnés d\u2019une manière supérieure, et d'un grand fini, 26 février 1862, C.P, LADD.AVISA SOCIÉTÉ qui existait entre les soussignés, L sous les nom et raison de HOLMES, KNAPP et Cie.co jour, \u20ac1¢ dissoute de conscutes ment mutuel, B.Hotnies se retirant de Le dite So- [SIGIR Tous les engagements seront liquidés par Joseph Knapp, qui continuera dorénavant les affui- Tes CN SON Hon etd son compe, BENJAMIN HOLMES, JOSEPH KNAPP.Montréal, 23 février 1592 CHEMIN DE FER CENTRAL, VERMONT.Fret par voie de Boston et autres places intermecdiaires.Le Soussigné AGENT POUR LE FRET.à Montréal, pour le OHEMIN DE FER CENTRAL DE VERMONT, Est prêt à contracter pour le TRANSPORT de MARCHANDISES de où à BOSTUXN, A.GUNDLACK, AGENT be Dovane vr en TRANSPORT DES EFFETS, KFE DES COMMISSAIRES, No.G1, MONTREAL.26 fév.Chemin de fer de la Vallee du Vermont.FRET POUR NEW-VORK.E Sonssigné, Agent pour le Fret du Chemin J de Fer de In Vallée du Vermont est disposé ñ contracter pour FRET DE et ANEW- YOLK.A.GUNDLACK, Ageut de Dotane et de Transport des cifets, No.G1, Rue des Commissaires, Moutréal.26 fév.AVIS + ES SOUSSIGNES y rennent La Tiherté d'infor- | mer leurs anis et le publie en générid qu'ils ont ouvert leur Nouveau Mugazin, No.27 Rue MeGill, presque eu fice de da Rue St Mau vice, où ils ont un grand assortiment bien choisi d'EPICERIES NOUVELLES, composé de: Lo Pipes, Barriques, Quarts et Detui-quarts 750 Caisses et Paniers des ntwilleurs vins 350 Caisses de Phé, de toute espèce, ÿ com- puis des Mélanges Honqna 150 Sars de caté le micilleur, Rôti et Vert 25 Barriques et Tiers de Sueres, RL Fruits Frais, Fpiees, Marinades, Sauces, Cho- volats, Huile, Poisson, Sel, Flear, et enfin tous articles ordinaires i sa branche.\u2014Lr\u2014 Un Feud: bien assorti pour Marchands de la Campagte.W.PATTON ot Cre, Souvenez-vous de la Roe MeGill, pres.qu'en favo de la Kue St, Maurice.26 février 1552.LE MAGASIN DE CHEMISES D'HOMMES, No.199, Rur Notre-Danie.JOHN AITKEN vr CIE, MARCHANDS BE CHEMISES.ATT établissement jouissant d'une l'REFERENCE J Decne sur tous les autres Ptablisiements semblables de Mostruae, les propriétaires sont dévilés frire tous leurs efforts pour maintane leur Célébrité reconnue, On y emploie que des Coureatenes de Pre- sie Tannese.d qui on pale des salaires généreux, ce qui fait que L'OUVRAGE IPAIGUILEE EST PARFAIT Rones de CHAMBRE pour MEssipuns, Cor LUrs et Üttemtses de laine d'agneau faites en Feossr, ainsi que CaLLEÇoNs.Un a toujours en sans, ua assortment de premiere qualité de LINGES pour ENFANTS, pour Uames, Roots de Toirerre et de matin, MANTEAUX pour ENFANTS, CORBEILLE DE MARIEE COM- PISTE, Ltablissement de linges de Montréal, CHEMISES ET COLLETS.U\u2019 LOT immense de CHEMISES et COLLETS à bus prix de 275, à 576.\u2014AUS91\u2014 Chemises lines , 66, à 15s.\u2018 d'enfants 1/G à 16.Collets 3Jdet au-dessus J.ARTHUR et Cig, 174 Rue Notre-Dame.Extrémité Quest.26 tév, 1852.J, & D.LEWIS TIENNENT POUVRIR un grand lot de TOI- LESIRLANDAISES, NAPPES de TOILES OUVREE, SERVIETTES de TABLE et de CHAMBRE, ete.Le tout garanti de la meilleure Manufacture et vendu au plus bus prix.Is viennent aussi de recevoir de Paris, Une Caisse de (GanTs de Kio Fuançais D\u2019ALLXAN- DRE.26 fév.Chassis a Grandes Vitres, etc, A VENDRE.TN élégant Chassis à Grandes Vitres, avec U Barre eu Cuivre, PORTE à Pentures à Patente, Pillier en Fonte, et traverse d'appui, etc, DIX pieds HUIT pouces de large sur NEUF pieds de haut.S'adresser à J.ORR.26 fév.1852, Livres de Droit FFRE, (Archevêque de Paris) Traité de / lPadministration temporelle des Paroisses, 1 vol Bo.FŒLIX, Traité du droit international privé ou du conflit des lois de différentes nutions en matière de droit privé, 1 vol in-Ro.BRIAND ET CHAUDÉ, Manuel complet de médecine légale ont résumé des meilleurs ouvrages publiés jusqu\u2019à ce jour sur cette matière, et des jugements ctarrêts les plus récents ; etc, ete.Contenant aussi un traité élémentuire de chimie légale, renfermant les applications de la chimie aux questions criminelles, ete.par H.jGanthier de Clau- bry, Paris 1846, 1 vol in-So.de \u2018la Discipline des Cours et Tribunaux du Barrenu et des Corporations d\u2019afficiers publics, Paris 1847, 2 vol in-8o.Traités aur les engagements qui se forment sans convention, et sur le Conirat de Mariage d\u2019après les principes du Code Civil, 1 vol in-8o.Essai sur \"Histoire dn Droit français au moyen fige, 2 vols.in-8o.La Procédure Civile des Tribunaux de France, démontrée pur principes, ct mise cn action par des formules, 2 vols, in-do.En vente chez E.R.FABRE er Cre.3 Rue St.Vincent.MORIN, CARRIER, GIRAUD, PIGEAU, 26 fév.1852.Cr.Galibert Freres, 123, RUE ST.PAUL, 123, Importatours Français do Peaux de Veau, Vornis, etc, TIENNENT d'établir un Dépôt à Montréal, No 123, rue Saint-Paul, de PEAUX de VEAU de première qualité de leur Fabrique de Bordeaux.Ts tiennent aussi le VERNIS de Paris, AMENDES TENDRES, AMENDES pour CONFISEURS,, ete, de qualité supérieure.Leura marchandises sont à des PRIX TRÈS MO 2S.19 février 1852, UnoviNcE pt CANADA.à gs « Distciet de Montréal.$ Cour de Circuit.Circuit de St.Hyacinthe.; Sr, HyacinTiE, 10 février 1852.PEÉSENT : M.le Juge MeConn, Juge de Circuit, [No.42.1 DAME MARIE ROSALIE PAPINEAU, de la paroisse de Saint Hyarinthe, dans le district de Montréal, veuve de feu l\u2019Honorable Jean Dessaulles.en son vivant écuier, de la dite paroisse de Saint Hyacinthe, seigneur pro- priélivre et en possession des cinq-huitiôres du tietf'et scizocurie de Saint Iyactnthe d\u2019Ya- maska, sise et -ituée dans le susdit district, tant en son propre et privé nom comme ayant été conunune en biens avec le dit feu l\u2019Hono- vable Jean Dessaulles, denier.que comme Cant su dona > coutumière.ef comnne telle, possédant en usuftuit la moitié indivise de lu susdite partie du dit fief et seigneurie thaïntenant connue et désignée sous le nom de hef « seigneurie Dessaulles; Louis Ane toine Dessaulles, écuier, demeurant en la paroisse de Saint Hyacinthe; Maurice Alexis Latramronise, écutier, avocat et procureur, cie devant de la cité de Montréal, dit district, et actuellement demeurant en la dite paroisse de Saint Uyarinthe, comme ayant Epon ¢ Rosalie Kugénie Dessaulles, et la dite Rosalie lugénie Dessaulles son épouse, de lui dèment séparée quant aux biens, et de son dit munir, dunent nitorisée eu autant que besoin est aux fins de lu présente demande etactions Georze Casimir Dessaudles, écuier, résidant à Montréal su-dit, les dits Louis Antoine Dessautles, Rosalie lugénie Des- santley ef George Casimir Dessunlles, tous trois seigneurs propriétaires et eu poss pssion pur indivis do dit fier of seigneurie Dessaulles, cotume héritiers du dit fen \"Honorable Jean Dessaulles, leur père, décéué, Demandeurs.ts, ARLES MUIR, maître Charpentier.résidant en la paroisse de st, Dominique dans le Circuit & St.Hyacinthe, duns le District de Montréal.c Défendeur.[ est ordonné sut motion de M.Laframboise, éettier, Avocat des dits Demandeurs, en autant qu'il appert parle retour d'Alexis Arthur Del- phos.vo des Huissiers Jurés dela Cour Supé- ricure pour le Distriet de Montréal, sur le Bref de Somtation dunn on celte cause que le Dé- fendetr à laissé son domicile en cette partie de la l'rovinee du Canada, ci-devant constituant ia Pro- vinee di Bas-Canaita, et qu\u2019il réside maintenant aux Etais-Unus d'Amérique etne peut être trouvé dans le District de Montréal, que le dit Détendeur soit par vit avertissement à etre deux fois invéré en langue anglaise dans be papier nouvel appelé le Pilot, et deux lois en langue française duns le papier nouvel appelé le Peys, fous deux publiés dans ta Cité de Montréal, notifié de comparaître devant cette Cour, et là répondre à la demande des dits Demandeurs, sous deux mois aprés la der- nièré iusettion de tel avertissement, et sur le dé- fant du dit Défendeur de comparaître et répondre à telle demande dans li période susdite, il sura permis aux dits Demandeurs de procéder à la preuve et Jujement comme dans tue cause par céfaut, De par la Cour.I.U.LETOURNEUX, Ce CC Corporation de Montreal.BLEGTISE MAIRE ET DES CONSEILLERS DE VILLE.VIS PUBLIC est par le présent donné que 1A.conformément à latoi, PZlection du Maire de La Cité de Montréal, et le Conseillers pour tes différents Quaitioes d'ivclle, se Uendra dans PHIorer- DE-VILER, Halle Bonsecours, depuis LUNDI, le ha YAM Her conrant jusqu'à JEUDI, le QUATRE mars prochain, inclussverment, entre NEUF heures du matin et QUATRE heures du soir, chaque jour, Le Maire sera élu à Ja plialité des votes de tonus les Quartiers.Dans les Quartiers Centre et Ouest il ne sera étu qu'on seul Conseiller pour chacun de ces Quartiers.x Conseillers seront élus pour ebnevn desantres Quartiers, Le second Conseiller dats le Quartier Est sera élu pour remplacer lRchevin Fabre, l'un des représentants de ce Quartier, dont la résignation connne Membre du Conseil « été ce jour acceptée.Toutes personnes dont les noms sont sur les listes des Voteurs pour aueun des Quartiers de la Cité pourront obtenir des Certificats de Qualifca- tion, pour voter à la dite élection, en s'adressant PERSONNELLEMENT au bureau du soussigné, à lHoiel-de
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