Le pays, 26 janvier 1852, lundi 26 janvier 1852
[" | Ta D TAN we ne ABONNEMENT.£1 0 0, parannée \u2018Tdem de la semaine, .\u2026.0 10 0, $ \u201c Onpeut s'abonner pour six mois, mais non pas pour Edjtion ordinaire,.une période de temps moindre.L\u2019obonnement dutera toujours du premier du mois.Le prix est invariablement payable tous les six mois et d\u2019avance.LE PAY suivante.CER re PRIX DES ANNONCES.Six lignes et au-dessous, 2s, Gd ecrtion, et 74d.pour chaque suivante.Dix lignes et-au- dessous, 3s, Ad.pour la première insertion, et 10d.pour chnqne snivante.Au-dessus de dix lignes, 4d.pax ligne pour la première insertion et Id.par ligne pour chaque - pour la première in- \u2018Tout ordre pour les annonces doit être fuit par écrit.Vol.1.MONTREAL, LUNDI MATIN, 26 JANVIER 1852.No.4.LITTERATURE.rr a TT ST PNA er Ar FLEUR DRE BOIS, PAR FENIMORE COOPER, TRADUCTION DE LA BEDOLLIERE.CHAPITRE V.L'approche de la nuit en mer, ou dans un désert, a toujours quelque chose de plus 50~- lennel qu\u2019au milieu des régions civilisées.Lisolement du marin auguiente à mesure que Pombre s\u2019épaissit, et son infatigable vigilance semble déjouée par des ténèbres qui lui ôtent tout moyen de reconnaître l\u2019heure.Ainsi, dans les forêts ou dans les clairiéres isolées, l\u2019obseurité accroît les mystères des bois, et rend moins efficaces les précautions prises contre le danger.Le soir de ce jour, le major Robert Wil- loughby se tenait à la fenêtre, un bras passé autour de la taillé élancée de Beulah; Maud restait à l'écart.À mesure que le erépus- cule se retirait, laissant d\u2019épaisses masses d\u2019ambres envelopper les bois, et augmentant la tristesse de la solitude, le major en ressentait les pénibles impressions avec une violence dont il n'avait jamais fuit l'épreuve.\u2014Votre résidence est bien isolée, mes sœurs, dit-il d\u2019un air peusif, mon père et ma mêre ne parlent-ils jamais de vous ramener dans le monde ?\u2014lis nous conduisent toutes les hivers à New-York, à présent que mon père est membre de l\u2019assemblée, répondit tranquillement Beulah ; nous comptions vons y trouver la saison dernière, et nous avons êté bien désappointés en ne vous voyant pas arriver.\u2014 Mon régiment a été envoyé à l\u2019est, vous le savez; et venant de recevoir mon grade de major, je ne pouvais m\u2019absenter.Voyez-vous quelqu\u2019un ici, outre ceux qui appartiennent à la maison ?\u2014Oh! oui, s\u2019écria Maud avee vivacité ; puis elle s'arrêta, comue si elle eût regretté d\u2019avoir parlé, et poursuivit après un moment de silence et de calme: \u2014Ce lieu est très-vetiré, sans aucun doute, mais nous recevons de temps en temps des visites.\u2014De qui?de chasseurs, de trappeurs, de sauvages ou de voyageurs ?Maud ne répondit pas, mais Beulah prit la parole quand elle vit sa sœur garder Je silence.\u2014-Nous voyons um peu de toutes ces classes, dit-elle, principalement de la der- picre; il nous vient un ow deux chasseurs par mois dans la bonne saison ; les colons sont rares, ct l'on sait d\u2019ailleurs que mon père n\u2019est pas décidé à vendre ; les Indiens se montrent fréquemment, mais uous en avons eu moins pendant l'absence de Niek que lorsqu'il était avec nous.\u2018Toutefois il en passe au moins une centaine par an, en comptant les femmes ; ils arrivent par bandes à six.Quant aux voyageurs, ce général des intendants, des cher- de cinq sont en cheurs de terre, ou quelques propriétaires qui vont visiter leur domaine.\u2014II est singulier qu'on vienne chercher une terre dans un désert comme celui-ci.Quels propriétaires avez-vous vus ?\u2014Ün vieillard et un jeune homme.Le premier était, je crois, associé de feu sir William, qui avait une concession près de la nôtre ; il s'appelait Fonda.L'autre appartenait à la famille Beekman, qui a hérité d\u2019un domaine considérable à peu de distance d'ici, Il paraît que sa succession est de cent mille acres.\u2014 Mais a-t-elle trouvé le sol?Il ya bien souvent de la différence entre les espérances et la réalité.\u2014Nous avons vu ce jeune homme deux fois, à Puller et au retour ; il était satisfait.La dernière fois il fut retenu par une chute de neige, et passa quelques jours ici; il.partit avec nous pour New-York, et nous avons eu occasion de le rencontrer plusieurs fois Phiver dernier.-\u2014Moud, vous ne m'avez rien dit de tout cela! Les visiteurs de cette espèce sont-ils assez communs pour que vous n\u2019en parliez pas dans vos lettres?\u2014Je n\u2019en ai pas parlé! Beulah aura de la peine à me le pardonner.Elle croit sans doute plus que moi M.Evert Beckman digne de figurer dans une lettre.\u2014Je le regarde comme un jeune homme honnête el distingué, répondit tranquillement Beulah, mais avec une rougeur inusitée que dissimula l'obscurité, je présume toutefois qu'il lui importe peu d\u2019occuper une place importante dans les lettres de vos sœurs.\u2014Eh bien, j'apprends des nouvelles, dit le major en riant, et maintenant, Beulah, si vous voulez me confier un secret du même genre relativement à Maud je serai au fait de tous les mystères de la famille.\u2014De tous! répéta Maud avec vivacité : n\u2019y aurait-il rien à dire d'un certain major Willoughby, mon frère ?\u2014Rien absolument ; mon cœur est rude ct sain comme le chêne, et j'espère le conserver ainsi.En tout cas, ce que j'oime est dans cette maison.À vous dire vrai, mes amies, un soldat ne peut guère songer qu\u2019à son devoir, surtout au moment où la querelle devient sérieuse entre la mère-patrie et les colonies.\u2014Pas assez sérieuse, mon frère, dit Beulah, pour amener des catastrophes.Evert Beekman \u2018écrit \u201cqu'il Ÿ aura des troubles, mais sans graves violences, sans effusion de sang.\u2014Si je me rappelle bien, la famille Beek- man est dévouée au roi d'Angleterre, Quelle est l'opinion de cet Evert?\u2014J?ose dire que vous le qualifierai de rebelle, répliqua Maud en riant; Beulah préfère garder le silence.Il n\u2019est pas exalté ; mais il se glorifie du titre d\u2019Américain, qu\u2019il oppose à celui d\u2019Anglais: mais vous-même, Robert, à quel parti appartenez-vous ?\u2014-Moi, je suis à la fois Américain et Anglais : Américain, parce que mon père était du Cumberland ; Anglais, en qualité de sujet du royaume.\u2014Comme saint Paul était Romain, dit Maud.Quant a moi je n\u2019ai qu\u2019un seul caractère ; ou, si j'en ai deux, ce sont ceux d\u2019Américaine et de citoyenne de New-York.Si j'étais homme, si je portais l\u2019uniforme, peut-être aurais-je aussi de la sympathie pour I\u2019 Angleterre.\u2014C\u2019est trop se préoccuper, ma sœur Maud, d'une mésintelligence peu sérieuse.Les paroles aigres ne peuvent enfanter que des paroles plus aigres encore, tel est l\u2019avis d\u2019I£- vert Beekman.\u2014Puissiez-vous prophétiser vrai! repartit le major d\u2019un air pensif; la solitude de ce lieu m\u2019alarme, et je souhaite qu\u2019on puisse décider mon père à passer plus de temps à New-York.Est-ce dans ses intentions, té- moigne-t-it parfois quelque inquiétude ?\u2014A propos de quoi?On respire ici la santé ; les fièvres, les maladies, les douleurs y sont complètement inconnues, et ma mère assure que le wal de dents méme y est sans exemple.\u2014\u2014Tant mieux! cependant je voudrais décider le capitaine Willoughby, sir Hugues Willoughby, à demeurer plus souvent à New-York, Des jeunes filles de votre âge doivent être à même de voir le monde, \u2014lEn d\u2019autres termes, de recevoir des hommages, major Robert, dit Maud avec un sourire.Bonsoir: sir Hugues nous a prices de vous envoyer à la bibliothèque dès que nous vous laisserions libre ; el milady nous a fait dire qu\u2019il était dix heures, heure de la retraite pour toutc personne raisonnable.Lic major embrassa ses deux swurs avec une vive affection, mais Beulah crut remarquer qu\u2019il se montrait plus tendre à l'égard de Maud ; elles rejoignirent leur mère, et le major se rendit auprès du capitaine.Celui-ci fumait dans la bibliothèque en compagnie du chapelain.L\u2019habitude [de fumer était devenue si forte chez ces deux vieux habitanis des garnisons qu\u2019ils y consa- eraient d'ordinaire une heure entière avant de se reposer.Nous n\u2019abuserons pas nos lecteurs en leur parlant d\u2019odorants cigares de la llavane ; nos deux amis ne connaissait que la pipe et le tabac de Virginie.De temps en temps, pour s\u2019entretenir dans un heureux état de surexeitation légère, ils humectaient leurs lèvres d\u2019un mélange d\u2019eau et d'excellent cognac, saus toutefois négliger le liquide de la source autant que les buveurs dont nous avons précédemment raconté l'orgie.Quand le major entra, il était le sujet de la conversation.Le père fier de son fils, l'ami facile à prévenir éprouvaient une satisfaction presque égale à vanter l\u2019extérieur mâle, les bonnes qualités de Robert, auquel ils présageaient de hautes destinées.Fa présence était donc inopportune ; néanmoins on l\u2019attendait, et il fut le bienvenu.Le capitaine lui avança une chaise et l\u2019invita à s'asseoir près de la table, où se voyaient deux pipes de rechange, une boîte de tabac, une carafe d'eau-de-vie de première qualité et un pot d\u2019eau pure, agréables instruments d\u2019inoflensives voluptés.\u2014Vous êtes sans doute trop petit-maître pour fumer, mon fils.À votre âge je détestais la pipe, ou, pour mieux dire, j'en avais horreur ; les gens de guerre, en ce temps-là, n\u2019aimaient que la fumée du canon.Eh bien ! que deviennent le général Gage et vos voisins Jes Américains ?Le major s'assura, avant de répondre, que la porte était bien fermée.\u2014Franchement, mon père, ma présence auprès de vous a pour motif l\u2019état actuel de la querelle.Le capitaine et le chapelain ôtèrent leurs pipes de leur bouche, et les tinrent suspendues pleins de surprise et d'attention.\u2014Que diable signifie ce début ! s'écria le capitaine, je croyais devoir le plaisir inattendu de votre visite à votre bienveillant désir de m'apprendre que j'avais hérité d'un vieux titre de baronnet.\u2014C\u2019est une des causes de mon voyage, mais la moins importante.Considérez les embarras de ma position : officier du roi, entouré d\u2019ennemis.\u2026 \u2014Voilà, mon révéreud, qui dépasse le schisme et l\u2019hérésie ! Re, rder la maison de son père comme un pays ennemi, c\u2019est une révolte contre le roi.\u2014Mon cher père, je me sens on ne peut plus en sûreté près de vous, même en compagnie de M.Woods ; mais vous n\u2019êtes pas seul en cette partie du monde, et votre établissement courrait des dangers si l\u2019on y connaissait ma présence.Lä-dessus les deux auditeurs laissérent tomber leurs pipes, et Ja fumée se dissipa insensiblement comme si elle se fût élevée d\u2019un champ de bataille.Tous deux se regardèrent avec étonnement, puis reportérent les yeux sur le major avec curiosité.\u2014Expliquez-vous catégoriquement, mon fils, dit gravement le capitaine, quels évènements sont venus compliquer les anciens griefs ?\u2014Le sang a coulé enfin, la rébellion ouverte a commencé ! \u2014L'\u2019aflaire est grave, s\u2019il est ainsi.Mais n\u2019exagérez-vous pas les conséquences de quelques coups de fusil imprudemment tirés sur le peuple?Souvenez-vous que, dans les premières émeutes, les autorités coloniales out donné raison aux officiers.\u2014\u2014Il s'agit non plus d\u2019une émeute, mais d\u2019une bataille.\u2014D'une bataille ! vous me confondez ! Un fait semblable peut avoir les suites les plus funestes.\u2014Que le Seigneur nous préserve des temps de désastre, s\u2019écrix le chapelain, et nous conduise, créatures pauvres et soumises que nous sommes, dans les voies de la paix et du repos! sans sa grâce, nous sommes des aveugles qui mènent d'autres aveugles, \u2014Voulez-vous dire, major Willlouglby, que des corps armés et disciplines se sont trouvés en présence ?\u2014Pas précisément, mon cher père, Inais les volontaires de Massachusetts et les troupes royales en sont venus aux mains; je le suis positivement, puisque mon régiment assistait au combat, et il est inutile d\u2019ajouter, je l'espère, que le major ne manquait pas à l\u2019appel.\u2014h bien ! ces volontaires, ces miliciens, n'ont pu tirer contre vous?dit le capitaine ; et il serra les lèvres avec un profond sentiment d'orgueil militaire, Le major Willoughby rougit et, en ce moment, il soulmita que le révérend M.Woods fût, sinon à tous les diables, du moins au fond d'une autre pièce, hors de la portée auriculaire.\u2014 Mais, dit-il avec hésitation et presque en balbutiant fquoiqu'il affectât un calme philoso- plique, ces volontaires ne sont pas aussi iné- prisables que nous serions tentés de le croire, nous autres soldats.L'affaire a été rude ; nous étions retranchés, et vous savez que derrière des murailles les troupes réglées ne conservent pas tous leurs avantages.Une chaude attaque nous a obligés à la retraite.\u2014\u2014À la retraite, major Willonghby ! \u2014Ce n\u2019en était pas une précisement ; c\u2019était seulement une marche pour rentrer après le mouvement que nous avions fait pour sortir.Je conviendrai toutefois que nous avons été serrés de près avant d'avoir reçu des renforts.\u2014Des renforts, mon cher Robert; votre régiment et le nôtre peut lutter sans renforts contre tous les Américains de la Nouvelle- Angleterre.Le major ne put s'empêcher de rire de l\u2019esprit de corps de son père ; mais sa franchise naturelle l\u2019emporta sur son amour-propre.\u2014Cependant, répondit-il, nous en avions le plus grand besoin.Quelques officiers qui se sont trouvés aux plus périlleuses aflaires de la dernière guerre déclarent qu'ils n\u2019en ont jamais eu de plus chaudes.Notre perte a été d'environ trois cents hommes tant tués que blessés.Le capitaine ne répondit pas.Pendant une minute, il demeura pâle, agité par les réflexions que lui inspirait un évènement d\u2019une aussi grande importance.Il pria son fils de lui en faire un récit détaillé.Le major obéit en commençant par rendre compte de l\u2019état général du pays, et en li- nissant par une narration du combat aussi impartial que le permettaient la fierté militaire et les sentiments politiques d\u2019un officier anglais.Nos lecteurs connaissent trop bien la vive escarmouche qu\u2019on est convenu d'appeler la bataille de Lexington pour qu'il soit nécessaire d\u2019en rappeler les circonstances, Le major expliqua clairement les mouvements des troupes, rendit justice à la persévérance et à l\u2019audace des provinciaux ; c'était ainsi qu\u2019il appelait ses ennemis, car, Américain lui-même, il ne voulait pas leur donner le nom d\u2019Américains, JI pallia de son mieux la marche opérée pour rentrer dans les retranchements; mais, en dépit de ses précautions oratoires, la mortification du vieux capitaine fut assez évidente pour causer à son fils une profonde douleur.\u2014Lrellet de cette affaire, pou:saivit le major, à été d'exciter dans le pays un enthousiasme menaçant, ct Dieu sait qu'elles en seront les conséquences.\u2014Vous êtes venu jusqu\u2019ici pour me raconter ce qui se passait, dit le capitaine avec affection, je vous en remercie, Robert ; car nous aurions pu demeurer ici tout l\u2019été sans rien apprendre.\u2014Bientôt après l\u2019affaire de Lexington, le général Gage m'envoya porter des dépêches au gouverneur Tryon.Celui-ci connaissait votre position et, comnie j'avais aussi à vous communiquer la mort de sir Harry Wil- loughby, il m'enjoignit de remonter secrètement le fleuve ; d\u2019avoir, s\u2019il était possible, une entrevue avec sir John, et de pousser jusqu'ici sous un faux nom._ Il pense que, maintenant que sir William est mort, avec votre propriété, votre nouveau rang et votre influence locale vous pouvez rendre de grands services à la cause de la couronne ; car on ne peut se dissimuler qu\u2019une révolte nuverte s'organise sur une grande échelle contre l\u2019autorité royale.\u2014Le général Tryon me fait trop d'hon- neur, répondit froidement la capitaine.Ma propriété est un désert de peu d\u2019étendue, mon influence se borne à ma domesticité et à une vingtoine de manœuvres ; et quant au nouveau rang dont vous parlez, si les colons méprisent les droits du monarque, il est vraisemblable qu\u2019ils n\u2019auront guère d'égard pour un titre de noblesse.\u2018Toutefois, Robert, en bravant pour me voir des dangers réels, vous avez agi comme un bou fils je prie Dieu de vous ramener sain et sauf à votre régiment.\u2014 Vous rafferinissez mes espérances, mon père ; il m\u2019eût été pénible de vous voir d'une opinion contraire à la mienne ; je craignais que vous ne pensiez qu'étant né aux colonies, je devais abandonner mon grade et me ranger du côté des rébelles, \u2014Je ne crois pas que ce soit votre devoir, pas plus que je ne regarde comme le mien de me ranger contre eux parce que le hasard w\u2019a fait naître en Angleterre.C\u2019est mal comprendre les obligations morales que de les astreindre aux chances de la naissance.Les évènements peuvent modifier complètement nos devoirs ; il est nécessaire de les accomplir tels qu\u2019ils sont, et non pas tels qu\u2019ils ont été ou tels qu\u2019ils pourront être.Ceux qui subordonnent tout aux lieux de leur naissance n\u2019ont pas un sentimeut très net de leurs véritables devoirs.La naissance est uu fait fatal, indépendant de notre libre choix, tandis que nous sommes rigoureusement responsables des engagements que nous avons volontairement contraciés, \u2014Est-ec votre avis, capitaine ?demanda le chapelain.Pour moi, j'avoue que je juge les événements en Antéricain.Vous savez que je suis né aux environs de New-York.Je prie le major de m'excuser\u2026 mais le mensonge s'accorde mal avce l\u2019habit que je porte ; j'espère que le major me pardonnera.\u2014Parlez franchemeni, monsieur Woods, dit Robert Willoughby en souriant, vous n\u2019avez rien à craindre de votre ancien ami le major.\u2014Je le savais, je le savais ; eh bien ! j'ai appris avec une satisfaction réelle que mes compatriotes des provinces de l'Est avaient mis les troupes royales en déroute.\u2014Je ne pense pas m'être servi d'une semblable expression, repartit le jeune soldat avec une certaine froideur, Jai exposé seulement la manière dont nous étions reu- trés après avoir fait une sortie.Je suppose que pour un Américain il est naturel de sympathiser avec ses compatriotes.Mais, mon père, monsieur Woods est de la vieille Angleterre, et non pas de la nouvelle ; il doit éprouver plus de sympathie pour les serviteurs de la couronne.\u2014Certainement, mon cher major, mon cher monsieur Robert, mon ancien élève et, je l\u2019espère, mon ami.est la vérité même.Ce que vous dites Je laisse le capitaine Wiltoughby faire des vœux pour les troupes royales; j'en fais moi-même pour mes compatriotes.\u2014 est hors de doute que nos sentiments sont naturels des deux parts, dit le capitaine ; mais sont-ils conformes à P\u2019équité?«La patrie avant tout\u201d est une maxime ronflante, mais qui n\u2019est pas toujours celle de l\u2019honnête homme.Notre pays, par exemple, ne peut avoir plus d\u2019empire sur nous que nos parents ; et pourrait-on être moralement autorisé à encourager son père même dans les voies de l'erreur, de l'injustice ou du crime ?Non, non ! ces misérables arguments n\u2019ont rien au fond de bon et de solide.\u2014 Mais ne faut-il pas soutenir sa patrie en temps de guerre?dit le major d\u2019un ton de reproche mitigé par le respect qu\u2019il devait à son père.\u2014Sans doute, Robert.Mais la diffieulté est de savoir où est la patrie.Aurais-je raison de traiter Maud Meredith avec dûre- té, parce qu\u2019elle est la fille d\u2019un de mes amis et non la mienne?Aussi vrai que Dieu est mon juge, Woods, j'ignore si je ne l'aime pas aussi tendrement que jaime Beulah Willoughby.Il y à eu même une époque de son enfance ou la fille de mon ami exerçait sur mon cœur une influence qui m'étonne moi-même.L\u2019habitude et le devoir nous enchaînent beaucoup plus que les liens du sang.\u2014Je suis pour les liens naturels, dit le chapelain, tout en exceptant la position par- ticuliére de Mand Meredith, position spéciale et sui generis.Un hommen\u2019a qu'un seul pays, de même qu\u2019il n'a qu'un seul caractère ; et comme il est forcé d'être fidéle à ce caractère, il doit également être fidèle i ce pays.Le capitaine prétend que dans le cas de guerre civile il est difficile de d¢- terminer où est la patrie ; mais je ne saurais admettre son assertion.Si Massachusetts et l'Angleterre en viennent aux mains, Massachusetts est ma patrie ; si les comtés de Suffolk et de Worcester sont en lutte, \"habitant de Worcester doit défendre les siens.Et j\u2019appliquerai ce principe sur les discussions de pays à pays, de comté à comté, de ville à ville, de paroisse à paroisse, ou même de famille à famille.\u2014Voilà de singulières idées, mon cher monsieur Woods ! s\u2019écria le major avec feu; et si la moitié de la maison se disputait avec l'autre, vous prendriez done parti pour celle où vous vous trouveriez dans le moment ! \u2014C\u2019est pour un prêtre une manière extraordinaire de comprendre le devoir, reprit le capitaine.Vous mettez le chef de la fa- mille en dehors de la question.Faut-il mépriser complètement ses droits quand la guerre Éclute entre ses enfants?Doit-on moins d\u2019égard à sa personne, moins de respect à ses décisions, parce que des enfants indisciplinés se laissent aveuglément conduire par leur intérêt personnel ?\u2014Je ne discuterai pas plus longtemps sur la famille, s\u2019écria le chapelain.La Bible en à posé les bases d'une manière absolue : \u201c Honorez votre père et votre mère afn que vous viviez longtemps sur la terre que le Seigneur notre Dieu nous donnera.\u201d Voilà des paroles terribles et qui ne permettent pas la moindre désobéissance.Maisle Dé- ralogue n\u2019a pas d'autres prescriptions applicables à la patrie.Quaud il dit: + Tu ne tueras point,\u201d il entend seulement parler d'un homicide ordinaire.berez point, vous ne commettrez point d'adultère.\u201d Ces commandements n'ont Cvi- demment pas de rapport avec la guerre ci- + Souvenez-vous du Sabbat pour l\u2019ob- « Vous ne déru- vile, server saintement; ne désirez ni la maison de votre prochain, ni son bœuf ni son âne\u2026\u201d Ces mots ne règlent aucunement notre point religieux.-\u2014Mais que pensez-vous des paroles du Sauveur: \u201c Rendez à César ce qui appartient à César !* César n\u2019a-t-il pas des droits ici?Les habitants de Massachusetts et milord North peuvent-ils vider leur querelle de manière à mettre César de côte ?Le chapelain réfléehit un instant et revint à l'assaut avec une nouvelle ardeur.Si sa Majesté se mel avec nous, nous sonnnes prêt à l\u2019honorer, à lui obéir.se tenir éloigné de nous, c\u2019est par un acte \u2014TI ne s\u2019agit pas de César.Mais s'il persiste à de sa volonté et non de la nôtre.\u2014C'est une nouvelle manière d'entendre Si César fait toujours ce que Mais s'il refuse de se rendre à nos vœux, alors à la fidélité.nous désirons, it sera toujours César, bas César.Je suis un vieux soldat, Wouds, et, tout en reconnaissant que la question « deux faces, je conserve toujours pour le roi des sentiments de respect.Te major parut enchanté, et, voyant que Ia discussion prenait une tournure favorable, j! prétexta la fatigue et se\u2019retira.Les deux antagonistes continuèrent à argumenter Jusqu'après minuit.Cependaut madune Willough- by était seule dans son appartement, livrée à une satisfaction calme qu\u2019il lui eût été difficile d'expliquer.Tout ce qu\u2019elle chérissait sur la terres son époux, objet d'un long et sincère amour ; son noble fils, Porgueit ct In joie de son cœur ; Beulah sa fille, douce et loyale enfaut qui lui ressemblait tant; Maud, sa fille adoptive, dout les qualités personnelles avaient transformé en vive tendresse un attachement produit en premier Heu par des soins maternels: tous Éluent réunis autour d'elle sous son toit et presque La Ro che n\u2019était plus une solitude, le domaine n\u2019était plus un désert pour madame Willoughby ; à la portée de ses embrassements.car là où était son cœur, là était aussi son trésor.Au bout de quelques minutes d'une méditation délicieuse, lexcellente femme s\u2019agenouilla, et rendit de ferventes actions de grâces à l\u2019Ltre qui l'avait comblée de ses bénédictions.Ilèlas ! comme elle soupçonnait peu l\u2019étendue et la durée des malheurs qui pesaient en ce moment même sur son pays natal, et les souffrances qui allaient déchirer son tendre cœur ! Le major s\u2019était retiré dans la chambre qu'on lui avait préparée ; elle était connue de tous les domestiques blancs ou noirs sous le nom des quartiers du jeune capitaine, çt Maud l\u2019appelait en riant le sanctuaire de Robert.Le major la retrouva dans l\u2019état ou il l\u2019avait laissée lors de sa dernière visite, une année auparavant, À cette Époque les toilettes recouvertes de mousseline, plus ou moins travaillées ou enjolivées, étaient l\u2019accessoire indispensable de toute chambre à coucher dans les meilleures maisons d\u2019Amérique.Les plus modernes duchesses ou psychés de notre génération blasée étaient alors inconnues, Au-dessus de la toilette pendait une glace de moyenne grandeur, environnée d\u2019ornéments sculptés et dorés, Dès que le major eut déposé sa lumière, il promena les yeux autour de lui, charmé de renouveler connaissance avec tuant d'objets chéris.La se trouvaient même les jouets de son enfance, et jusqu\u2019à un vieux cerceau qu\u2019une main inconnue avait embelli de rubans.\u2014Serait-ce ma mère ! pensa le jeune homme en examinant le cerceau dont il s\u2019était si longtemps servi, mais qui n\u2019avait jamais été l\u2019objet d\u2019honneurs aussi grands.Ma bonne mère, qui n\u2019oubliera jamais que je ne suis plus un enfant, peut-elle avoir passe son temps à ces bagatelles ?J'en rirai avec elle demain matin tout en l\u2019embrassant.Ensuite il retourna à la toilette, où il vit une corbeille remplie de différents objets qu\u2019il supposa lui être offerts en présent.Jamais il n\u2019avait visité la Roche sans trouver le soir dans sa chambre une corbeille du même genre.C\u2019était une preuve des tendres souvenirs que l\u2019on conseryait de lui pendant son absence.\u2014Ah ! pensa le major en ouvrant un paquet de bas de laine d'agneau brochés à l\u2019aiguille, je reconnais ma mère avce ses idées sur les fatigues du service et l\u2019inconvenient d\u2019avoir les pieds humides.Une douzaine de chemises, dont l\u2019une porte le nom de Beulah! Comment cette chère enfant suppose-t-elle que je puisse emporter une telle provision de linge, même avec un cheval pour m'alléger ?Mon bagnge ressemblerait à celui d\u2019un commandant en chef, si je prenais tout ce que ces chères amies m'ont destiné.Qu'est-ce que cela?Tne bourse, une belle bourse de soie, portant encore le nom de Beulah! N'ai-je done rien de Maud! Maud 1m\u2019a-t- elle oublie ?Des manchettes, des mouchoirs de poche, des jarretières tricotées par la main de ma mère ! mais rien de Maud! Ab! que vois-je ici?Une belle écharpe de soie brodée de mamère à fuire envie à tout le régiment.A-t-clle ête fie où achetée ?12Me ne porte aucun nom ; ça peut être mme En tout cas cest une vieille écharpe neuve, car je ne crois pas qu\u2019elle ait jamais Été portée ; je vieille écharpe de mou père.prendrai des renseignements demain matin.Mais pourquoi n\u2019ai-je rien de Maud?Le major en nettant de côté les presents, baisa écharpe, puis il se mit au lit, nous regrettons de le dire, sans faire ses prières.T'ransportous maintenant la seène dans la chambre où étaient les deux sieurs, par Puf- fection sinon par le sang.Maud, toujours la plus vive et la plus prompte dans ses mouvements, avait déjà mis son costume de nuit, et, drapée dans un chile, elle attendait que Beulah eût achevé ses prières du soir, lille prit la parole aussitôt que sa sœur se fut relevée.\u2014Le major duit avoir examiné la corbeille, s'écria-t-elle ; et le coloris de ses joues elaça celui d\u2019un ruban posé sur le dos de la chaise sur tiquelle elle était assise ; j'ai entendu le bruit de ses pas quand il est monte a sa chambre ; tramp, tramp, tramp.comme les hommes ont une manière de marcher différente de la nôtre! En effet, répondit Beulah, Bobert a un pas si lourd que j'eu suis parfois efrayée.Ne trouvez-vous pas qu\u2019il acquiert une étou- niante resseoublance avec papa ! \u2014Ma foi non! {n'a point de perruque, el ce serait dommage qu'il coupât les boucles de ses beaux cheveux.I! est plus grand el plus svelte, il ale teint plus vif; il est aussi beaucoup plus jeune et si différent de toute manière, que votre opinion m'étonne.\u2014Cependaut ma mère ct moi avons été frappées aujourd'hui de cette ressemblance, et nous avons pris plaise à la constater, Mon père est beau et Robert aussi.Sw- vant ma mère, papa était mieux quand il avait le même âge; mais lu ressemblance «st surprenante, \u2014-Deux hommes peuvent être beaux sans se ressembler.Mon pére est certainement un des plus beaux vieillards que je connaisse, et le major n'est pas mal; mais comment pouvez-vous comparer un homme de vingl- Robert m'a dit qu\u2019il faisait des progrès sur In flûte.six ans à un liomme de saixante ?\u2026.\u2014H réussit à tout ce qu\u2019il entreprend, et M, Woods affirmait il y a quelques jours que jamais enfant n'avait eu plus d'aptitade pour les mathématiques.-\u2014Bal: ! sont.des eypnes.M.Woods Jose dire qu\u2019il y a cu bien des jeunes gens aussi capables que Ro- toutes les oies de bert ; je ne crois pas aux phénomènes, Beulah! \u2014Vous me surprenez, Maud, vous que J'ai toujours crue Mamie affectionnée de Robert, IL trouve si bien tout ce que vous faites ! Ce soir même il regardait votre vue de la Roche, et assurait qu'il ne connaissait pas d'artiste de profession, même en Angleterre, capable de faire aussi bien.Maud jeta à lu dérobée un coup d'œil sur sa sœur, et ses joues Éclipsérent le ruban par leur vif incarnat ; mais son sourire resta empreint d'une ironie funtasque.\u2014Bah! dit-elle, Ikobertne se connait pas en dessin; il distingue à peine un arbre d\u2019un cheval, \u2014Je suis Ctounée de vous entendre parler ainsi, dit la généreuse Beulah, qui ne pouvait voir aucune imperfcetion dans le major ; son- Quand il vous a appris à dessiner, vous lui trouviez un grand talent d'artiste.\u2014 Moi, je suis d\u2019une nature capricieuse ; mais enfin je n'ai pas pour Robert les mêmes yeux quautrefois.Il a été absent trop longtemps, comme vous le savez.Le service militaire change les hoinmes à leur désavantage ; en somme, je trouve Robert excessivement changé.gez que c'est votre frère.\u2014Eh bien! je suis charmée que maman ne nous entende pas.Maintenant que son fils est major et qu\u2019il a vingt-sept ans, elle lui trouve encore le même air que du temps où il était eu robe.Je crois même qu\u2019elle nous considère tous comme autant de petits enfants.\u2014C\u2019est une bonne mère, je le sais, dit Maud avec ardeur et en versant involontairement des larmes, clle est sage dans ses paroles, dans ses actions, dans ses pensées et dans ses vœux.\u2014Oh ! je savais bien que vous partageriez mon avis dès qu'il serait question de ma mére ; quant à moi, je n'ai pasassez horreur des hommes pour témoigner moins de tendresse à mon père ou à mon frère qu'à ma mère elle-même.\u2014Mais, ma chère sœur, on ne peut Gprou- ver pour un major d'infanterie les mêmes sentiments que pour une mère.Quant à papa, c\u2019est un brave que j'aime.\u2014Vous le devez, Maud, car il me semble quaujourd\u2019hui encore vous êtes sa préférée.Beulah prononça ces paroles sans réfléchir qu\u2019elle n\u2019était unie à Maud par aucun lien du sanz.Le capitaine et madame Willough- by s\u2019étaient conduits si judicieusement, que jamais personne de la famille ne songeait à la situation de leur enfant adoptif.Simple et sincère, Beulak la traitait avec la même familiarit¢ qu'une sœur naturelle; Maud seule connaissait sa naissance et en subissait les conséquences les plus positives.L'idée ne lui reveuait jamais que le capitaine d\u2019avait adoptée; elle remplissait envers madame Willoughby tous les devoirs d\u2019une fille, Elle considérait aussi Beulah comme une sœur; mais Robert était si changé, il avait été st longtemps séparé d'elle, que depuis six années elle se rappelait qu\u2019il n\u2019était pas son frère, elle croyait aussi se souvenir qu'il l\u2019avait appelée une fois miss Meredith, \u2014Ce n\u2019est pas de l'amour que j'éprouve pour mon père, dit-elle avec émotion, c'est de l\u2019adoration.\u2014Je le sais bien, Maud; et, à vrai dire, vous vous idolätrez mutuellement.© Ma mêre le fait observer quelquefois, quaiqu'elle n'en soit pas jalouse.Mais it lui serait excessivement pévible d'apprendre que vous ne partagez pas sa tendresse pour Robert.\u2014Mais le dois-je, Beulak ! je ne le puis.\u2014SSi, vous le devez ! pourquoi pas, Maud ?Perdez-vous la raison ?\u2014-Mais vous savez.vous devez vous rappeler.Quoi ?demanda Beutalh réellement effrayée de l\u2019agitation de son interlocutrice.\u2014Je ne suis pas véritablement sa sœur de naissance.C'était la première fois de leur,vie qu\u2019une des jeunes files faisait aflusion à ce \"fuit en présenee de l'autre.Beulah devint pâle ; elle trembla comme sous Pinfluence de la fièvre.lille n'échappe à un Évanouissement que par vu torreut de larmes, \u2014Beulah, ma sœur, ma propre sœur!!! s'écria Maud en se jetaut dans les bras de la jeune fille éplorée.\u2014Ah! Maud, vous êtes, vous serez tou- Jours ma sosur ! (A continuer.) \u2014 \u2014 \u2014 i = Economie Politique.LE TEMPS, L'ARGENT, LE CREDIT.La question du crédit personnel n'est pas nouvelle daus les Répnbliques, Un des peres de la République des Ftats-Unis, Franklin, qui, septieme file d'un pauvre fabricant de chandelles, dey int bientot, d ouvrier, maitre-imprinseur, puis un des bormnes les plus éminents de son pays, ne trouvait as.dans sa longue et profoude expérience des hommes et des «hoges, d\u2019autres 1povens de s'enrichir et d'avoir du crédit que ceux qu'il conseille dans le fragment suivant trés-hon à relire : + Le temps est de Pargent.Celui qui, par son travail, peut gagner trois franes par jour, et qui se promène où reste oisif une moitié de la journée, quoiqu'il ne débourse que quinze sous pendunt cu temps de promenade où de repos, ne doit pas faire compte de ce déboursé seulement ; il à réellersent dépensé, disons nrieux, il à jeté trente sous de plus.\u201c Souvenez-vous que le crédit est de Pargent, Si un home me laisse son argent dans les nuins apres Péchéanee de ma dette, if men donne tout le produit que je puis en tirer pendant le temps gil me le Ja Le bénéfice monte à une soi- Mic assez considérable pour un homme gui oun crédit éteudu et solide, et qui en fuitun bon usage.\u201c Souvenez-vous que l\u2019argent est d\u2019une pature prolifique.L'argent peut engendrer Pargent ; les petits profits qu\u2019il a faits en fout d\u2019autre splus facilement encore, et ainsi de suite.Cinq francs employés euvalent six ; employés encore, ils cn valent sept et vingt centimes ; et proportionnellement ainsijus- qu'à cent louis.Plus les placements se rmulti- plient, plus ils se grossissent, el c'est de phis en plus vite que naissent les profits, Celui qui tue une truie pleine en anéantit toute la descendance jesqu'à la millème génération Celui qui engloutit un ecu détruit tout ce que cel écu pouvait produire, ét jusqu'à des centaines de francs.\u201c Souvenez-vous qu\u2019uue somme de cinquante Écus par an peut s'arasser en n épargnant guère plus de huit sous par jour.Moyennant cette faible somme, que l'on prodigue journellement sur son tenps ou sur sa dépense sans s\u2019en apercevoir, un homme, aver du crédit, à, sur suseule garantie, la possession constante et la jouissance de mille écus à cinq pour cent.Ce capital, mis actives ment en œuvre par un homme industrieux, produit un grand avantage, \u201c Souvenez-vous du proverbes Le bon payeur est le maître de la bourse des autres, Celui qui est connu pour payer avec ponctualité et exactitude à Péchéance promise, peut en tout temps, en toute occasion, jouir de tout l\u2019argent dont ses amis peuvent disposer, ressource parfois très-utile, Après le travail et l\u2019économie, rien ne contribue plus au succes dwn jeune homme dans le monde que la ponctualité et la justice dans toute affaire.C'est pourquoi ne gardez jamais l'argent que vous avez emprunté une heure au-delà du moment où vous avec promis de le rendre, de peur qu\u2019une inexar- litude ne vous ferike pour toujours la bourse du votre ami, \u201c Les moindres aetions sont à observer en fait de crédit, Le bruit de votre marteau qui, à cing heures du matin on à neuf heures du soir, frappe Poreille de votre eréancier, le rend facile pour six mois de plus ; muis s\u2019il vous voit au billard, s\u2019il entend votre voix à la taverne lorsque vous devez être à l\u2019ouvrage, il envoie pour son argent le len- derpaip, et le demande avant de le pouvoir toucher tout à la fois.C\u2019est par ces détails que vous montrez si vos obligations sont présentes à votre pensée ; c\u2019est par là que vous acquérez la réputution d\u2019un horame d\u2019ordre aussi bien que d\u2019un hopnète homme, et que vous 2ugmentez excore votre crédit « Le ehemin de la fortune&sera, si vons le voulez, aussi uni que celui du marché.Tout dépend surtout de deux muts: Teavail et économie, c'est- à-dire de ne dissiper ni le lemps ni argent, mais de faire de tous deux le meilleur usage qu\u2019il est possible.Sans travail et économie vous ne ferez rien ; avec eux vous ferez tout.Celui qui gagne tout ce qu\u2019il peut gagner honnêtement, et qui épargne tout ce qu\u2019il gagne, sauf les dépenses nés tontefois cet être qui gouverne le monde, et vers lequel tous doivent lever les yeux pour obtenir la ment.\u201d cessaires, ne peut manquer de devenir riche, 8\u201d bénédiction de leurs honnôtes efforts; n\u2019ema pas, : dans la sageesu de sa providence, décidgeautre- . oma INR ni IE == C'est avec plaisir que nous reproduisons | Chauveau 32, Nationalité #2, R.Lemoine Société SAINT-JBAN-BAPTISTE DE BIEN- No et aire VE Ein Gr, Sree tone tn Se Ne >.J, s.Gd.\u2014s ; CEN-Pap-| mestrielle.\u2014A ln séance du 6 décembre Canadiens loin de leur patrie à se réunir pour! tiste de Québec 8231, P.Poulin, Quibee, 1853, diection semestrielle n cu lieu, et le Se rappeler le pays, les parents, les amis, est $1\u2014itév.M.Beauregard, La Présenta-; dépouillement des votes a donné le résultat noble et grand.Bien que la démocratie soit tion #1.\u2014Tév.M, Hotte, St, Jean-Bap-' suivant : MM.G.Franchère, président ; universelle, qu\u2019elle voie dans tous les hom- : tiste de Rouville, H51,\u2014Chs, Langelier, St.Ch.Cordetier, vice-président ; F.E.Domes des frères, cependant elle n'exclut pas | Jean, #1.\u2014Capt, Fortin, Laprai ie, BI rion, secrétaire-correspondaut ; F.L.Glack- les sentiments plus intimes de la nationalité.Dr, Robi-haud, Bytown, S1.\u2014 Montréal : Meyer, trésorier ; P.Larseneur, commis- Légaiite pelitique pour s'établir ne demande! 3, B.E.Dorion $1, L.P.Boivin $1, saire-ordonnateur ; TI.Robitaille, J.B.Be- pas la fusion d'ovigdaes ; elle demande seule.| A.Jodoin, fils, 51, M.Desnoyers $1, C.dard, Che, Larseueur, E, Labrie, A.Lament qu'une race ne soit pas privilégiée, | E.Belle =1, PL.M.Perrault #1, G.N.frenière, quelle n\u2019aie pas plus de droit qu\u2019une autre, | Dumas ®1, E.O.Boudreau SL\u2014\"Total, que toutes soient sur le même pied et que la SOU 2s.Gd, d législation ne se fasse jamais dans la vue ( d\u2019en faire prédominer vie sur les autres.[ Ed.du Pays] RAiPPonrT PRÉSENTÉ 4 LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAP- {= Tous les Journaux français sont priès « publier ce qui précède, letle somme de $60 50e.à été remise -\u2014\u2014\u2014_ en entier par M.Geo, Batchelor, le dépo- Erections TRIMESTRIELLES DE L'iINs- | sitaire des différentes s9mmes, et nous prions y] UT-CANADIEN DE COHUES, (N.Y.)\u2014Les les souscripteurs d'accepter cette déclara- élections trimestrielles de l'Iustitut-Cana- tion comme un reçu suffisant et valable des tizn de Colioes ont en lieu le 22 décembre TISTE DE BIENFAISANCE DE NEW- sommes ci-haui mentionnées, dernier \u2014MM, I.E.Dorion, président ; YORX, LE 7 JANVIER 1852, ; MH Goulet, peintre, de Québec, Cta- [J.I.Couillard-Desprès, vice-président ; J.Messieurs, \u2014 Vous avez nommé, à a bli à New-York, à mis un Pmour-propre | Beucit, secrétaire ; d.B.Daudelin, biblio- deuxième scance du mois de novembre der-\u2018 tout national à décorer ce.te bannière dont | thécaire; J, Cadbois, secrétaire-corres- nier, une commission composte de MM.Les, nous sommes à bon droit si glorienx.L'ar- ponidant ; R, Benoit, trésorier ; J.Daude- secrétaires, du trésorie, el de trois autres tiste à représenté St Jean-Baptiste sur un in, Conunissaire-ordonnateur ; S.Baker, J.membres, ayant pour tache de constater jus-, côté et un castor sur l\u2019iutre.La Lampe Germain, J, Daudelin, G.Côté, J.Guertin, qu'à quel point nos cforts passés ont Été | pst surmontée d'un aigle qui semble tenir; ©, Pepiu, meribres du comité de régie, courounés de succès, \u201cdans ses serres ue réminiseence patriotique 7 Les journaux français sont priés de Cette partie de la besogne terminée, la du passé et de brillantes espérances pour reproduire ce que dessus, commission a suggéré les moyeus d'aug- l'avenir.menter la somme des bénéfices et d'agrandir la sphère d'action de la socitte, tout en se Le drapeau est assure, ; Le 4 juillet au matin les visiteurs, joints! = PAYS, renfermant strictement dans les dispositions aux membres de la société, se formérent en; =.Mises en avant par la constitution et les ré-! Drocoss £, arrivés à la Batterie, M.La- = nises 1 procession et, arrivés à la Batterie, M La | MONTRÉAL.glements.berge présenta la baunière à notre ronera Nous espérons que ceux de nos coimpa-.ble présidrat, M.Gabriel Franchère, qui| Lundi matin, 26 Janvier 1859, triotes qui se sont tonus à l'écart, s'embres- l'accepta, dit-il, moins comme un don que\u2019 \u2014- eme ass es ; ; s a\u201d fs ront de venir grossir nos rangs ef qu'après comme un symbole de fraternité devant le- | Nouvelles d\u2019Europe, avoir lu ce simple exposé, ils sentiront com- quel s'eflaceraient désormais les frenticres | \u2014 bien de motifs d'ambition nationale, combien et les distauces.! Le résumé que nous avons donné dans d'avantages tout pécuniaires, tout personnels, Habitants, dit-il, en terminant son allocution, | Notre feuille hebdomadaire des nouvelles ap- doivent les ramener à notre belle institution ! y la terre hospitaliére des d'tats-Tnis, liés d'intéré' .portées par l2lrctéc n'a pu être complété par La commission a repris aussi l'hi-toire du : avec les ettoyer © cette grande cité, sachant ape j qi détails, les journaux n'étant pas encore trouvé Prérier les bienfaits qui résultent pour vous de i dernier semestre parce qu\u2019elle y a ret ed bu ; 7 ., Notre emigration volontaire.des souvenirs précieux à care gistrer et, MOINS NC Cesscra Jamais de nous être chere.Le! qu\u2019elle avait à cœur de soller, au nom dei drapeau que vous nous présentez nous sera dou- douts à cette lacune, notre socièté, une dette de fraterneile re- blemeut préviens, car il nous rappellers tout à la connaissance envers leurs compatriotes qui {fois et notre nationalité et lativetion que nous .; | conserve = frères du Canada.ssé le sol natal, expression de! \u2018PHservent nos frères du Canada SITUATION DE LA SOCIÉTÉ.Nous comptons $7 membres actifs et ary i\u201d hot Nous le reproduisons dans cette ¢- notre patrie néan- dition.La prochaine fouille suppléera sans L'lrctic est arrivé à New-Yoik le 21 ; courent au matin.Ja nouvetle constitution que M.I.Napoléon veut bien donner à la l\u2019runce devait 2° être promulguée le 5 du mais actuel, mais il payants.Perdu.un membre par décès, Un pacuît qu'elle ne l'a été que le 8.SR Re autre à résigmé.Deux ont été rayés faute Le premier article, dit-on, doit porter que .ferais A APTE Fr .d'avoiz paré leurs contribution.M.L.Napoléon Se proclame l\u2018mpereur.L'anniversaire qu, tous les Jos ene Le mouvement des membres a Été très \u2018+++ (le la l'épublique D- Les choses heure donnée, fait monter vers l'autel de la lent.puisque ei mbres soul tse sent VONT tres vite en France, Si vite que le patrie canadienne l'encens et les prières des re on on ros sen oe EE vege de 31.Napoléon pourrait bien passer pionniers de la Nouvelle-France s'est passé | SS'ÉBÉS tran dernier a ne re .hit un ne ore.doit « .a New-York avec le cérémonial accoutum\u2018* : Le passif de l'association s'élévera à plus i.pute x rte oil se frapper à Velli- célébration d'une grand'messe, le matin, à de 300 pinstres si tous les membres paient Sie de Louis ! Apoton, eL porter son nom.Le gonvernement de In Belgique sur les l'église Française de Canal Street, et ban- 71 .5 00 =: .représentations du Président a consenti à = ! raT - Hall {Nous avons dépensé s29 73 en frais de quet le soir & Tammany Mall.; chrvser de son territoire tous les réfugiés Î oto i oud invitation, condamnés par me co Cale et r- an La sociètà avait delégué, sur Invitation, hdamnts par une cour legale et ran pas un de ses membres (le svcrétaire-correspon- n'ont pas I leurs sentiments que des causes purement ; .: a à .| accilentelles avaient retardée j'isqu'à ceîte\u2018 heure.le dernier trimestre à échéance.salle et cireulaire, Nous avons réparti entre quatre membres d'autres, maladvs +75, Le général Baragnay d'Hilliers part pour Une suggestion ous est venue à l'idée ine MISSON spéciale à St Péteesbourg, ot : al «d'Hautpoul pour Madi et Lis.,\u2018 en Fl seuti > nvtrsho q rèvie- » ol | en lisant la section 2 article X\\ LU (règle boune, M.\"1 roplong à refusé la Place de dant) pour la représenter à Québec.et quel ne fut pas l'enthousiasme ! lossqu'au milieu, iner une dépêche téléur l'état des esprits dans cette localité.il l'était avant la convention, Si les légis-| Cependant le résultat de l'élection a dû sur- lateurs de cette province tiennent à la posi- ! prendre beaucoup de monde après les procé- ous ne savons trop | dès de la convention électorale de ce comté, comment s\u2019arrangera laitaire, Pourquoi lal Quant à Niagara, nous aimerions * voir Nouv-Eeosse et le Canada w'entreprendront- | dans la conduite de ce bourg une manifesta- uls ; quand on est riche | tion de principes.Mais par malheur le canal est là arrétant toute supposition charitable de notre part.Evidemment l'intérêt Le chemin de for Halifax Nous avons annoncé que trois de nos ministres étaient partis pour le Nouveau-Bruns- wick, en conséquence des dernières nouvelles arrivées du Bureau Colonial au sujet du chemin de fer d'Halifax.Ces nouvelles, comme nous le disions, dérangent toutes les mesures prises par les délégués des trois provinces, et anéantissent les engagements \u2014du moins quant au Nou- veau-Brunswick ; ear cette province entendait, et il était convenu que l\u2019arrangement lui serait favorable en ce sens qu\u2019à même les fonds qu'on se procurerait, elle pourrait construire ou aider à laconstruction d\u2019uneligne à Portland.Le bureau colonial ayant déclaré que l\u2019emprunt ne serait accordé que pour un chemin qui relierait les colonies entre elles, le Lion qu'ils avaient prise, a ils pas le chemin se el prospère, pourquar ne pas employer son superflu à construire des voies immenses à travers des forêts?Une des grandes gloires de la | matériel a dominé chez les électeurs de république romaine,dans le temps que ses pro- | Niagara quand cux, tories, ont choisi Plon.consuls commandaient despotijuement a tout ; Ë, Hineks à l'unanimité.le monde conan, que ses aigles planaient Niagara comprend parfaitement, nous sur tous les peuples, que ses flottes couvraient | croyons, le système du Bouvernemeet res- les mers explorées, que sa capitale seule, | ponsable que M.le major Campbell a si Rome, comptait quatre fois autant d'habi- | bien mis en funière à l\u2019ussemblée des action- tants que les Canadas réunis, une de ses | naires du Chemin de for da St, Laurent et de gloires, disons-nous, n'est-elle pas la cons- PA tlafftique.Ils ont vouluse faire un anti dans iruction de ces voies romaines que le passa- le ministère, espérant plus de la reconnais- ge de dix-neuf siècles n\u2019a pu détruire ?Pour- | sance du lutnistère, que de Ja justice de leur jaw ne marcherions-nous pas sur les traces cause et du mérite de l\u2019entreprise qu'ils pro- du peuple-roi ?1] construisait des voies mi- posent.(litaires: nous pouvons en construire.Le| Lefait est malheureux, avilissant pour lc {monde tributaire de Rome lui fournissait les pays, mais enfin il est vrai, il existe ; et nous fonds : nous avous à notre disposition la; (n accusons le systéme, et non les hommes.raisse Britannique qui met à contribution le Donnez à un peuple des institutions con- monde entier.Mais là doit sSarrêter le pa- | venables, et il se respectera.S'il ne dépend relléle.Rome construisait des voies mili- pas du pouvoir, il aura de la dignité.Don- taires pour elle-même ; nous le ferions pour| nez-lut des institutions contraires, et la servilité ira toujours croissante.La chose est Le peuple se modèle sur son l\u2019Angleterre.Rome avait besoin de ces voies j et nous, non seulement nous pouvons in¢vitable, hous en passer, non seulement elles ne nous Souvernement, autant et même plus qu\u2019il ne sont d\u2019auvune utilité, mais elles ont été pro- tui communique son génie, ses passions et jetées dans un but d'asservissement national, ses qualités, \u2014\u2014\u2014 Depuis quelque temps, la presse tant du de mort pour notre origine.Loin de nous Fidée de faire de la na- I tionalité le principe exclusif de notre politi- Haut que du Bas-Canada s'occupe avee que.Nous esnérons qu'on n'aura jamais à beaucoup de raison Cun fait d\u2019une gravité nous reprocher ce que, comme démocrates, plus qu'ordinaire.Nous voulons parler de nous regardons comme des idées étroites, | pondance Min \u2014MeNab, ; Nous ne soutiendrons Junais une législation Comme Dugatd Ale Nab, l'une des parties qui, sans égard au bien publie, favoriserait | Vient d'annoncer qu\u2019il prépare un pamphlet notre race au détrünent d'une autre.Nous | Ur cette affaire, nous nous abstiendrons d'en ne demanderons jamais que justice égale ; et parler d'ici la.L'autre partie est M, Hincks si la providence veut que la race française qui parait le chef, veconnu à Québec, de soit engloutie, nous nous soumettrons, mais l'administration.\u2014\u2014\u2014 em.la cor 1 [ mainement possible de faire pour nous per- COMTE DES DEUX MONTAGNE.\u2014Une pétuer par des moyens legoux, justes et ho- phalange de candidats se présente aux élec- vorables, Notre devise en tout, c\u2019est la leurs pour remplacer M.W.Seoit.M, Nous défendrions une autre na- Campbell du Pio ([1) était mentionné par RON pas sans avoir fait tout ce qu'il sera bu | 1 Justice, tionalité attaquée.A plus forte raison doit- [Ie Pilot, On croire que toute agression contre la nôtre| Le succès imprévu de M.Badgley ferait- nous est sensible.Et faut-il être si clair- [il eroire que l'impossible seul est possible ?\u2014_\u2014_\u2014 Elections M unicipales.voyant pour comprendre et le but et la portée du chemin en question ?Faut-il être si savant, st versé dans l'histoire du pays pour savoir qui l'a projeté, qui l\u2019a recommandé, dans quelles circonstances et dans quel but ?La presse de Montréal et de Quêbec a discuté longuement la question sous le point | de vue matériel ; et nous doutons fort qu\u2019on s'accorde même sur les faits.Car il n\u2019est pas encore établi, nous croyons, que la section du chemin qui se trouvera en Canada Sera commencée en même temps que les autres.On ne s\u2019est pas accordé, si nous nous .; ; + ; , corr sil TE S'st présenté aneune question sur la- rappelons bien, sur la question de savoir si la .quelle il put y avoir division ; d'ailleurs dans Somme empruntée formera un fonds commun, | ; ; ; ; J une assembice dont une grande partie se ou si le Canada prendra ses quatre millions travailler chez lui, et 1 { in.CoOmposait de personnes qui n\u2019étaient pas pour travailler chez lui, et les autres provin- .à la I I * t \u2019 faire P p électeurs, (car M.Marchand avait amené là Ces leurs emprunts pour faire Pouvrage sur | , .: P os | des amis de tous les quartters de la ville) la On sent que ces diticultés \u2018 .«division n'aurait pu indiquer la force des {ne sont que secondaires ct qu'elles disparais- d b d\u2019un | partis, Quoiqu'il en soit, il résulte de cette Is i nos yeux us eitbrassons d\u2019un !\"* .4,0 4 ; sent an , yeux quan no .0 | discussion quif n\u2019a pas été possible aux amis coup d\u2019æil notre état financier, l'importance A , .de M.Marchand de faire le plus léger re- santesque de l\u2019entreprise, le peu de proba.proche à M, Bourgeau, tandis que M.Mar- bilité qu'elle soit jamais utile, l'esprit J chand n\u2019a pu en sortir que chargé de graves chiavélique ui l'a conçue, et le but qu'il se motifs de répulsion pour sa candidature.Ac- proposnit.cusé d'être tellement emporté par l'esprit de So A parti qu\u2019il donnait aux électeurs de sérieuses diversité des Opinions des hommes i et nous, craintes de le voir fouler aux pieds les inté- nous demandons si la bonne foi Joue un grand | rêts de la ville pour faire trionplier son parti rôle dans ce monde, en politique surtout 1.politique, M.Marchand est venu faire des Si l\u2019esprit de parti et la passion ne sont pas protestations et des promesses qu'il consul- ferait ses électeurs sur les grandes questions qui pourraient se présenter dans le conseil de ville.Mais rappelons un fait qui est encore fout récent ct qui fera connaître M.Le Pilot annonce que la commission sur Marchand Sous ce rapport.À la veille des l'indemnité vient de terminer ses travaux, élections générales, M ou on que son rapport a été expédié à Québec, tre le chemin de fer ailax.sane à samedi.candidature de M.Young fut mise en avant, Le montant des réclamations admises par M.Marchand avec M.Damase Masson et Quartier ST.ANTOINE\u2014 MM.Atwa- ter et Valois, à en Juger par la réquisition que l'on trouvera dans nos colonnes, sont certains de leur élection.QuarTIER Sr.Louis.\u2014Il ÿ a eu une seconde assemblée, dans ce quartier, vendredi dernier.Elle était trés-nombreuse et le mérite des deux candidatures de MM.| Bourgeau et Marchand a été longuement | et habilement discuté de part et d'autre.TI leur territoire.Alors nous nous prenons à réfléchir sur la | plus souvent les motifs des actions dont nous sommes témoins que la raison ct l'esprit de justice L.Tr\u2014 D re sr AM.Starnes, croyons-nous,adressa une lettre on les Jugerlisislaicurs de la oe an Vomg pour savoir son opinion sur see cette folle entreprise.M.Young se moqua de M.Marchand et Cic., et M.Marchand n\u2019en apuya pas moins M.Young.\u201c MoN PARTI AVANT TOUT.\u201d Tel fut alors le cri de M.Marchand.De même que lorsqu'il s'agit de faire assommer des Canadiens dans la rue St.Jacques, M.Marchand qui fesait partie du comité qui payait les assommeurs, criait encore: n'importe ! an parti avant tout ! Electeurs, voyez après cela ce que vous devez attendre de M.Marchand.Ce sont là de ces choses qu'on ne doit jamais oublier.QUARTIER Sr.JACQUES.\u2014Nous regrettons de voir que les électeurs de ce quartier ne se soient pas encore entendus, Quelles que soient les combinaisons que l'on puisse faire, nous espérons que M.Petrus Labzlle ne mission, et prouvées à leur Satisfaction, ve à £90,000, On sait que la loi d\u2019indemnité aifectait une somme de £100,000, au paiement des pertes.II y avrait donc £10,000 de surplus, mais une ancienne ordonnance du Conseil Spécial, nous croyons, avait réglé que les loyaux sujets seraient indemnisés, et une enquête avait arrêté à £9,000 le montant de cette indemnité.Jusques-là tout serait bien.Mais par malheur ces messieurs ont dépensé à même l\u2019indemnité la somme de £12,513, pour 24 ans de travaux à cinq commissaires et nn secrétaire, six en tout.Ce qui fait qu\u2019ils nous coûtent chacun £838 par année ! Le gouvernement coûte peu en Canada! Pourquoi n\u2019être pas satisfaits quand nous avons le gouvernement responsable.Nous aime- SS, 26 Janvier \u2014 rencontrera d'appui dans aucune nuance de Nos compatriotes.Les plaies infligées par le bâton et les Morceaux de planches, dans la grande rue St, Jacques, ne sont pas encore cicatrisées ; et nous espérons que la conduite de M.Labelle en cette circons- lance n\u2019est pas déjà oubliée par les Cuna- diens, Qu'on ne vienue pas nous dire que nous voulons faire tes élections municipales sur un principe politique ; nous prouvons le contraire en acceptant plusieurs candidats d\u2019une couleur politique différente de la nôtre.Mais nous répudious des hommes dont la conduite antérieure et encore toule récente les dépouille de tous droits à l\u2019estime de nos compatriotes.Nous avons la plus haute estime pour un grand nombre de nos adversaires politiques, mais nous wavons que du mépris pour ceux que la passion a pu emporter dans des excès où le sang de nos amis et de nos frères n\u2019a pas même été épargné.; TTS Se Presentation du Portrait du Maire de Montreal, Samedi dernier, la magnifique salle de délibération du conseil de ville, s\u2019est ouverte pour la première fois au publie, pour Ja prè- sentation du portrait du Maire, M.Chs, Wilson, au Conseil de la Cité.On sait que ce portrait, peint en pied par notre habile artiste, M.Hamel, était offert à la Corporation de Montréal, par un certain nombre de souscripteurs, en témoignage de leur satis- fuction et de celle des citoyens de Montréal pour la manière dont M.Wilson avait dirige les affaires de la cité durant sa nagistra- ture, Ça été une véritable fête, tant les dames étaient nombreuses et avaieut pris de Jolies figures.La cérémonie de l'offrande à été accomplie par Pllon.Peter McGill, avee cette distinction que tout le monde lui connaît.M.Wilson à parfaitement bien soutenue une charge de compliments, fuite à brule-pourpoint, et Y à répondu avec beaucoup aise.Tne collation délicate, arro- ste de trois ou quatre bons vins a succédé au cérémonial ct congédié les assistants dans une excellente humeur.TTD 8 Ge Le Montreal Courier annonce que plusieurs nouveaux membres de la Corporation feront tout leur passible pour faire disparai- tre les taxes qui entraveut l\u2019industrie.Nous voyons par Ble Zlerald que l'institution pour les maladies d'reux et d\u2019oreilles continue d'une manière digne d'éloges Son reuvre de charité et de bienfaisance.Pendant Pannée 1851, le Dry.Howard a soigné gratuitement 314 malades des yeux, et 68 des oreilles, être trop connue.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Les netionnaires au chemin de fer du Champlain et =, Laurent ont élu pour directeurs les messieurs suivants :\u2014L'hon.J.Mol-on, l\u2019hon.Ch.Paine, Benj.Brewster, Ww, Workman, A, JM.Delisle, W, Lyman, J.Carter, C.Phillips, W.MeDonald.Les directeurs ont choisi B.Brewster comic président.Cette conduite ne peut - \u2014 e\u2014 Nous voyons dans l'Avenir que M.Rowen, imprimeur de cette feuille, à fait l'acquisition du matériel de cet établissement et qu\u2019il fonde un atelier de typographie.La Connaussance personnelle que nous avons de Phabiteté de M.Bowen dans son art nous autorise à le recommander particulièrement au public.Nous savons que M.R.peut travailler à aussi bas prix que n'importe quel Lypographe, et que son ouvrage ne laissera rien à désirer.Nous lui souhaitons tout le succès qu\u2019il mérite si bien.Nous n'avons pas eu le plaisir encore de recevoir le Cururdien, quoique nous ayons adressé notre feuille à cet établissement, et que le rédacteur nous ait annoncé , nous dit- on.TTT TTD rt Education, Nous voyons par les journaux du Haut- Canada qu\u2019on s'y occupe beaucoup de la loi d'éducation.A Toronto 300 à 400 personnes Se sont réunies sur l'invitation du maire pour délibérer sur le sujet.Une résolution, pour repousser le système de taxation actuelle, proposée par un M, Dallas, fut perdue, la presque unanimité des assistants se prononçant pour la taxe, Le Surintendant de l\u2019éducation pour le Uaut-Canada, M.Ryerson, parla a Pappu des écoles libres\u2014ct fit voir de quel avantage elles étaient.II cita les Etats de la Nouvelle_Angleterre qui, après 200 ans d'expérience, ont gardé ce systême, et l'avis de l\u2019Evêque de Boston qui, sollicité par quelques membres de son clergé de se prononcer sontre les écoles libres, leur répondit qu\u2019il devait aux écoles libres l\u2019éducation qu\u2019il avait reçue, et la position qu\u2019il occupait dans l\u2019église ; qu\u2019il connaissait ces écoles, le bien qu\u2019elles fesaient et qu'il leur serait toujours favorable.M, Ryerson fut vivement applaudi, et la victoire resta au systôme actuel.Nous voyons dans le Herald, du 17 Janvier 1852, que Messieurs Robert Steel & Co ont lancé le vaisseau Arabia, l\u2019un des deux vaisseaux à vapeur qui sont maintenant en construction pour le service de ligne de la Compagnie Cunard, ; La longueur de la quille est de 285 pieds.Celle du pont est de 310 pieds.La largeur est de 40 pieds S pouces, La hauteur de 27, 7.Le tonnage de 2402.,Ç Les engins de;ce vapeur faits par Monsieur Robert Napier sont les plus considérables 4 : = W i 4 a i) Ia LE PAYS.qu'on ait encore mis sur un vaisseau ; ila deux cylindres dont chacun à 8 pieds 7 pouces de diamètre et 9 pieds de jeu pour les pistons.La force totale de ces deux machines est de 1000 chevaux, les roues out 37 pieds de diamètre sur 11 pieds de largeur.; Rien ne peut égaler les soins qu\u2019on a pris pour adapter à ce vaisseau le plus haut degré de perfectionnement auquel on soit parvenu de nos jours, tant en fait d'architecture que de construction.Il devra résumer en lui tout ce que le génie de la nation Anglaise a pu réunir en fait de science et de connaissances sur la construction, vu qu\u2019il est-destiné à prendre part à la lutte de vitesse qui existe entre l'Angleterre et les Etats-Unis, représents d'un côté par la ligne Cunurd et de l'autre par la ligne Collins.Cette rivalité entre deux nations, décidées l\u2019une et l'autre à remporter le prix de vitesse sur les mers, devra produire des résultats immenses.Si l\u2019on se rappelle les progrès étonnants que les Anglais ont faits lorsqu\u2019ils travaillaient presque seuls aux perfectionnements des vaisseaux à vapeur, que ne doit-on pas attendre d'eux aujourd\u2019hui qu'ils sont en concurrence avec le génie Américain ?distance entre l'Amérique et l'Europe se raccourcir.Autrefois le voyage en Europe se faisait sur des vaisseaux marchands et durait des mois entiers ; le passager en outre était toujours incertain du jour de son départ.Plus tard des paquebots partant à jours fixes commencèrent un service régulier.En 1807, Fulton partait dans le Clermont de New-York pour Albany.En 1812 Beil construisait le Comet, premier vapeur n faut remarquer que la vapeur n'était encore en usage que sur les rivières, M.Stevens de New-York avait bien en 1808 fait passer un vaisseau de New-York au Delaware, mais il avait choisi un temps calme ; l\u2019on ne connaissait pas encore quelle action les vagues avaient sur les roues.Une machine qui ne onctionnait déjà pas trop bien par un temps calme pouvait-elle résister à ane mer agitée ?11 ne sera pas hors de qui parut sur les rivières Britanniques.On conjecturait, propos de rappeler ici une anecdote sur un des hommes qui ont le plus contribuc aux perfectionnements que nous voyons aujour- d\u2019hui, Un capitaine de paquebot voyageant en hiver sur la mer d'Irlande entre Glasgow et Belfast, remarqua à son bord un jeune homme qui en dépit du froid se tenait tou- Jours sur le pont du vaisseau.Ce jeune homme, après avoir examiné pendant un certain temps l\u2019action des vagues sur le vaisseau, demande au capitaine si le vent qui soufflait alors était ce qu\u2019on appelle un gros temps, celui-¢i lui répond que ce n'était qu'un vent ordinaire ; il retourne prendre sa position, un peu décancerté ; quelques instants après comme le vent redoublait de force, il fait de nouveau la même question et reçoit pour réponse que ce n\u2019était pas encore ce qu'on appelait un vent extraordinaire; il retourne prendre sa position encore plus désappointé.voulu favoriser ses désirs, le temps se mit à la tempête ; le jeune homme fail.encore son invariabie question, mais alors le capitaine lui répond que c\u2019était là la plus forte tempête qu\u2019il eût jamais essuyée sur la mer.Alors, murmura le jeune homme d\u2019un air sa- tisfaut, si c'est là tout, ça réussira.Ce jeune homme se nommait David Napier; c'est lui qui en 1818 fit le Robltoy pour courir entre Greenock et Belfast, et depuis ce temps jusqu\u2019en 1830 il contribua plus que tout autre à perfectionner les engins ; il fit sortir \u2018de la rivière Clyde ce qu\u2019il y avait de mieux en fait de construction de navires.Aujourd'hui c\u2019est Robert Napier qui a succédé aux travaux de son cousin David Napier, et qui est le constructeur du vaisseau Arabia dont nous avons parlé, c\u2019est lui qui est appelé à continuer la marche des perfectionnements que lui a tracé David Napier.Le feu prit vendredi matin à la maison de M.Pinsonnault vis-à-vis la Banque du Peuple.L'édifice fut sauvé, mais les meubles furent presque tous perdus.ee es L'inspecteur du département du feu à Québec a présenté, il y a quelque temps, à la Corporation de cette ville un rapport qui constate que dans l\u2019année 1851 il y a eu à Québec 19 incendies, dont six ont été éteints sans dommage.Les sept autres ont couté environ £4,000.Les dépenses du département du feu à Québec se sont élevées à £1343 1 74.Cet état ne comprend pas l\u2019incendie des casernes dont la perte s\u2019est montée à £37, 000.tr eee Mardi dernier, un nommé J.Bte.Berge- ron, de Québec, charpentier de navire, est mort subitement à l\u2019âge de 67 ans.Le 30 décembre, le fils dun M.Morse, du township d\u2019Hatley, Nouveau-Brunswick, a péri d\u2019une manière affreuse.Cet enfant n\u2019avait que 8 ans; et son père avait lhabi- tude de le mettre à cheval sur une bête or- dlinairement tranquille pour la mener à la rivière.Ce-jour là l\u2019enfant en revenant donna un coup de guides à la jument qui partit au trot et renversa J\u2019enfant.Par malheur il s'était attaché le licon au bras, et l'animal le traîna ainsi longtemps.Quand on parvint & l\u2019arrêter, l'enfant était mort.\u2014\u2014\u2014 © On écrivait, le 19, de la Rivière du Loup, par voie télégraphique, que le vaisseau Aberdech qui ré tftüvait arrêté dans les.Chaque année nous voyons la.Enfin, comme si les vents eussent : glaces depuis l\u2019automne était passé devant cette place le samedi précédent entraîné par les bunes de glace flottante.TI y avait plusieurs hommes à bord qui avaient, hissé les voiles et essayaient, mais en vain, à l\u2019échouer, parceque les bordages étaient trop considérables.Le 19 on le signalait à Cacouna, et l\u2019on croyait qu'il, descendait jusqu\u2019au golfe.Un correspondant de Californie écrit au New- Yorke Commercial Advertiser que les Chinois de St.Francisco ont élevé un temple payen.On nous prie de reproduire lu correspondance suivante ; GUERISON EXTRAORDINAIRE.Dans l\u2019intérêt de Phumunité et par reconnais- sauce pour le Dr.Globeusky auquel je pense devoir la vie, de mon propre mouvement je me fais un plaisir de publier enfin (ce que j'aurais dû faire plus 161) la relation une guérison que je regarde comme bicn extraordinaire.Et pour les mêmes motifs que ceux qui m\u2019animent ici, engage bien cordialement tous ceux que ce médecin à guéris | pareillement, à venir aussi en avant et à imiter mon exemple.Si les centaines de guérisons que le Dr.G.a opérées l'eûssent été aux Etats-Unis.les Américains auraient déjà depuis longtemps convert leurs journaux de la mention du fait?Mais nous, nous sommes quelque peu apathiques.Au reste j'espère que la publication de ma guérison que j'ai fait composer par un ami, et qui est conforme à la vérité en tous points, ne mortifiera point ceux parmi les médecins qui ont à cœur le soulagement de l\u2019humanité souffrante.Ma maludie dont je vais relater toutes les phases, sera appelée comme l\u2019on voudra.Pour moi, je pense que j'étais, ce que Pon entend généralement, poitrinaire ; et je laisse à la faculié à donner à cette maladie le nom technique qui lui | convient, me bornant à en dire les symptomes.Au commsencemeut du mois de février dernier, (J'ai eu une toux non accompagnée d\u2019expectora- | tion, et qui me faisait éprouver des douleurs dans Dans l'espace de deux la poitrine et duns le dos.muis, cette toux m'a ôté le sommeil et l\u2019appélit et m\u2019u réduit enfin à garder le lit très souvent.trois médecins qui ne m'ont J'uvais eu recour aucunement soulagé, quoique j'aie suivi toutes leurs prescriptions.Dans cet état, et le mal em- piraut, j'avoue que toutes mes espérances com- mençuient à s\u2019évanouïir.Mes connaissances, de concert avec moi, qui savaient que mes parents paternels, grand-père, oncles et tantes, et à difiérents ps, avaient tous succombé à la même maladie que je paraissais avoir, me regardaient comme un hounne fini.Alors j'entends parler des cures du Dr.Globensky, et je me décide à subir son traitement.Dans les premiers jours d'avril dernier je commence à prendre de ses renièdes.Cinq ou six jours après je sens déjà du mieux ; je commence à expeciorer et mes douleurs diminuent.Vers la fin d\u2019avril je suis déjà assez Lien pour vaquer à mes affuires, ayant qu'un peu de faiblesse jusque vers juillet où je commence à recou- âg vrer mes premières forces.Depuis cette dernière époque je suis en parfaite santé, grâces à Dieu et à mon médecin NOEL JOANNETTE.Côte St.Joseph, paroirse St.Eustache, ?District de Montréul, 2 janvier 1852.3 Je soussigné connais depuis longtemps M.Joan- nette, l\u2019auteur de la communication ci-dessus, comme un honnête hoinmie, sobre et véridique.M.le Dr.Globensky, auquel il a fait allusion dans cette communication, a établi sa résidence à Montréal depuis environ deux ans.J LEFEBVRE ne BELLEFEUILLE, St, Eustache, 8 janvier 1852, J.P.(De l'Avenir.) AUX LECTEURS DE L'AVENIR.Amis de la cause démocratique, Le seize juillet 1847, un nouveau livre s\u2019ouvrait pour le peuple, journal qui s\u2019adressait à tout le monde et, dont les pages devaient être librement ouvertes aux penseurs politiques de notre patrie.Après quatre années et demie d\u2019existence, après avoir contribué à former un nouveau parti par la force des idées qu\u2019il contenait, ce livre se ferme, et ses lecteurs en reçoivent aujourd'hui les derniers feuillets.L'Averir paraissant aujourd\u2019hui pour la dernière fois, je me dois à moi-même aussi bien que je le dois aux amis qui m'ont aidé depuis la fondation du journal de donner quelques mots d'explication sur la démarche que j\u2019adopte en ce moment.See seer sss reassert sr ese starsat Luttant à forces inégales, l\u2019A venir a scindé le parti Canadien de 1847 en deux; il en a détaché tous les vrais démocrates qui forment un parti par eux-mêmes et dont les forces augmentent rapidement.L'œuvre de la régénération politique est commencée, elle se continue sans relâche et s'accomplira infailliblement.Ceux qui nous suivront dans la presse, plus heureux que Avenir, trouveront le terrein applani et la plus grande partie des difficultés surmon- tees.Le publication de l\u2019Avenir n\u2019aura donc pas été inutile, et si le journal a pu préparer la voie aux idées républicaines, je m\u2019estimerai toujours heureux d\u2019avoir participé aux travaux qui auront amené cet État de choses.T} ma fallu m'imposer bien du travail, bien des sacrifices, bien des privations pour publier un journal indépendant pendant près de cinq années ; journal qui ne puisait pas, comme ia plupart de ses confrères, aux caisses municipales et gouvernementales pour se maintenir, et qui n\u2019avait d\u2019autres ressources que celle de l\u2019encouragement populaire.II faut y passer pour savoir ce qu\u2019il en coûte.\u2026\u2026.\u2026.Le tirage de l\u2019Avenir a été de deux rames et trois mains de papier, cette année, ou de 1032 feuilles.La liste des abonnés s\u2019élève encore à 927 ; les autres exemplaires btaient placées en échange ou vendus au bureau du journal.De ce nombre d\u2019abonnés, 70 ont payé d'avance la somme de $644 ; 482 ont payé leurs abonnements jusqu\u2019au premier décembre, temps auquel tous les comptes d'abonnements ont été balancés ; 375 doivent au journal Je somme de £215 12 6 pour abonnements ; 50 abonnés rayés est en outre dû £32 12 6 pour annonces, formant un total de £290 dus à l\u2019établissement.En prenant les revenus du journal depuis deux ans et ses dépenses, on a le résultat suivant : J RECETTES.DEPENSES, 1850, L447 11 3 Jonrnal, £679 0 7 1851, 282 19 5} Dorion, 185 15 3 L330 11 14 £864 15 10 730 11 13 Différence.Ll31 4 9 Si lon porte contre celte somme ce qui est actuellement dû à l\u2019établis- ment,.\u2026.20 O \u201coe 0 On aura en faveur du journal, .£155 15 24 L\u2019exposé que je viens de faire fera sentir que je n\u2019ai pas personnellement les moyens de continuer, et je le déclare ici, c\u2019est la seule raison qui mm'empêche de poursuivre notre œuvre.Je n\u2019ai jamais connu l\u2019esprit de découragement et je ne le connais pas encore, mais quelque dévoué que je sois à la cause de la démocratie je reconnais qu\u2019à limpossible personne n\u2019est tenu.Un nouveau journal démocratique vient de paraître à Montréal.Le Pays, quoique très modéré, a déjà reçu les violentes aita- ques de la presse soldée du gouvernement .Cee eae eee.cette peste de toute société qui se respecte ct sait apprécier la liberté.On a cru faire tort au Pays en publiant bien haut que c'était Avenir qui se métamorphosait sous un autre titre.Eh bien! afn quil n°y ait méprise nulle part, je déclare ici que le Days est une entreprise tout-à-fait distincte de l'Arenu ; que je nai ew aucune participation dans la fondation du nouveau journal ; que je ne lui suis lié ni directement, ni indirectement.Le Pays n\u2019est pas plus V Avenir parce que quelques-uns de ses collaborateurs font partie de sa réduction, que le Pays n\u2019est les Mé/anges parce qu\u2019il est inprimé par le ci-devant imprimeur de ce dernier journal.Lé Avenir meurt aujourd\u2019hui, et ne se métamorphose point; comme journaliste, je meurs avec lui et désire être enseveli avec son programme.J'ai complètement sacrifié quatre des plus belles années de ma jeunesse pour publier un journal indépendant, et quelque peu enviable que soit ma position actuelle, je ne regrette nullement ce que j'ai fait pour ma patric.Je me retire de l\u2019arène, me réservant d'agir dans lhumble sphère de sunple citoyen.Je ne fuirai jamais l\u2019occasion d'être utile à la cause républicaine.Toute autre cause pourra me compter dans les rangs de ses adversaires.a ace se un 00600 00 550050 00000 CC GAU C0 à dire, Démocrates, prenez garde au piège que vous tend aujourd\u2019hui la presse qui depuis longtemps fait la guerre au républicanisme en Canada.Défiez-vous de ces journaux qui viennent de s'apercevoir que le gourverne- ment du Canada est démocratique ct qu\u2019ils sont démocrates eux-mêmes! Tous les journaux sont en faveur de la démocratie aujour- d'hui ; cela indique un progrès, cela indique qu'il commence à faire bon d'être démocrate.garde de souiller vos idées républicaines en acceptant.ce que les mignons du gouvernement vous présentent sous le titre pompeux de « réformes constitutionnelles)\u201d de \u201cchangements dans les limites de l'ordre et de la constitution\u201d et de mille autres jolies phrases, Rappelez-vous du \u201c Comité constitutionnel de la réforme et du progrès.\u201d CoLLABORATEURS de l\u2019Arenir qui m'avez si efficacement aidé dans l\u2019accoimplissement de notre difficile tâche, recevez en mon nom et au nom desamis de la cause les remerciments les plussincères.Puisse l'amitié contractée dans nos travaux communs se perpétuer longtemps et fesons en sorte que jamais la patrie ne compte un seul traître dans nos rangs.La patrie reconnaissante vous en tiendra compte.CORRESPONDANTS nombreux qui lour-a- tour êtes montés à la Tribune du Peuple pour y exprimer votre pensée, agréez aussi mes remerciments et continuez de tenir la vos localités respcetives.d\u2019une fois fait preuve de libéralité envers P Avenir, veuillez croire que je garderai longtemps le souvenir de votre dévouement.LECTEURS fidèles qui malgré les mille et une petites misères et perséeutions de tous genres ne nous avez pas abandonnés, acceptez le témoignage de gratitude que je vous adresse actuellement.Conrrères de toutes couleurs qui avez agi avec honneur et libéralité à notre égard, soyez convaineus que je n'oublierai pas vos bons services.Presse DÉMOCRATIQUE el R£PusBLI- CAINE, sois à la hauteur de ta mission, prends garde que la modération ne t'entraîne à quelques concessions sur les principes, et songe que si tu faiblissais trop, il se trouverait peut-être encore des hommes pour relever le drapeau de l\u2019Averir et crier \u2014 « Laissons là ceux qui croient \u201cque le monde va cronler, \u2018 parceque flous se remue et # gagite autour d\u2019eux.\u201d Le Directeur-Gérant de Avenir, J.B.E.DORION.Montréal, 21 janvier 1552, Aux Anonnfs.\u2014Nous venons de prendre un arrangement avec le Pays, par lequel ce journal sera expédié aux abonnés de l\u2019Avenir qui ont payé d\u2019avance, jusqu\u2019à concurrence de leurs créances.Les abonnés qui nous doivent recevront sous peu de jours une circulaire avec l\u2019état de leurs comptes respectifs.Nous esffftons qu\u2019ils s\u2019empres- de la\u2018liste actuelle doivent £41 15 O.I! seront de nous en faire parvenir le montant.Maintenant, il ne me reste que peu de chose ! études.mais chacun l'entend à sa manière.Prenez, Le bureau du journal sera ouvert jusqu\u2019au prerrier mai prochain, afin de transiger les affaires de l'établissement.Toute remise pourra donc être faite par la voie de la poste ou autrement, au bureau, comme par le passé.Philippe Gustave Papineau.La mort vient de ravir au pays une de ses plus belles espérances ; la jeunesse de Montréal vient de perdre une de ses plus glorieuses illustrations; et l\u2019Averir, comprenant la perte qu\u2019il vient de faire, prend le deuil pour ce jeune ct vigoureux athlète qui pendant longtemps l'avait fait vivre de ses généreuses et patriotiques inspirations.Pendant plus de six mois, les vœux ardents de ses amis Pont vainement disputé à la mort ;\u2014ni les soins empressés de l\u2019art, ni la tendre affection de parents éplorés, ni l\u2019an- xiense fraternité qui le rappelait aux réunions de ses amis n\u2019ont pu fléchir le sort.Si les souvenirs que laissent sur la terre ceux que l'éternité reclame, pouvaient en tenir la place dans le eœur de leurs amis, nous déplorerions moins amèrement la perte que nous venons de faire ; car il est peu de jeunes gens, dans les pays mêmes où les sciences et la littérature sont les plus florissantes, qui, à vingt-et-un ans, laissent derrière eux une carrière aussi glorieusement fournie ct d\u2019aussi précieux monuments pour perpétuer leur mémoire.Lu 1839, P.G.Papineau, alors âgé de liuit ans, s\u2019était rendu à Paris où l\u2019insurree- tion de 37 et 38 avait forcé sa famille de se réfugier.Là il commença sous la direction de son père, l\u2019Honorable Louis Joszpx DAPINEAU, un cours d'études classiques, dans lequel le latin et le grec étaient plus ou moins négligés au profit de l'histoire, qui fut de tout temps son étude favorite, même dans « plus tendre enfance.C'est dans cette première jeunesse, au sein d'un petit cercle d'hommes illustres dans la littérature et les sciences que l'intelligence de cet enfant prit le germe des développements remarquables et précoces, qui l'ont si puissamment distingué dans sa courte carrière de journaliste à Montréal.Avec quelle chaleur il nous racontait les premières impressions de sa vie parisienne?Sur les genoux de Béranger ou de Lamenais, il avait entendu un langage alors inintelligible, mais qui avait laissé des traces indélébiles dans sa mémoire.Ce bon Béranger, il Pavait vu, courbé par l'âge, jouer avec lui sous les arbres du jardin et le promener dans les allées, attelé sur une petite voiture d'enfants! Ta conversation d\u2019homines corame Béranger, Lamenais, Louis Blane et de quelques autres chefs du parti républicain, qui épanchaient dans Vintimité les sentiments qui étaient alors étouffés à la tribune et dans la presse, avait aidé à former dans ce cœur jeune et impressionable ce que le sang de famille y avait déjà gravé : un ardent patriotisme, un profond amour du peuple et un caractère aussi indépendant que généreux.De retour en Canada, après quatre années de séjour à Paris, il entra au collège de St.- Hyacinthe, au milieu du cours régulier des Dès la première année, il fut atteint de cette affection de cœur qui vient de nous l\u2019enlever, et faillit succomber à la violence du mal.Après avoir échappé à cette maladie qui dura quelques mois, il reprit ses cours, mais sans goût pour le genre et le mode des études du collège.Aussi, comme la plupart de ceux qui se sont distingués dans le monde, il n\u2019eut à cueillir aucun des lauriers qui sont recherchés avec tant d\u2019ambition sur les bancs des écoles, L'étude de l\u2019histoire dominait chez lui toutes les passions, même le goût du jeu.C\u2019est dans ce genre de lectures que se développèrent ses grandes aptitudes littéraires et l\u2019ardeur des recherches philosophiques.À dix-huit ans il avait terminé son cours, et la nécessité d\u2019embrasser l\u2019une des deux ou trois professions qui sont seules ouvert:s au talent dans le pays, le jete comme malgré lui dans l'étude du droit.Inconnu dans le temps à la plupart des jeuncs gens qui di- rigeaient \"Avenir, la proposition de l'ad- presse au courant de ce qui se passe dans | mettre à partager leurs travaux fut accueil- \u2018ie avec froideur par ceux qui craignaient , .Le .2, DÉMOCRATES généreux qui avez plus l'exemple d'ouvrir la porte à une position de famille, plutôt qu\u2019à des capacités éprouvées.Cette susceptibilité porta même les plus récaleitrants jusqu\u2019à exiger d\u2019une manière indirecte et délicate que notre jeune ami fût mis à l\u2019épreuve.TI lui suffit d\u2019un trait de plume pour humilier ces prudentes hésitations.C\u2019est alors seulement qu'il tomba dans l\u2019élément qui lui était propre.Aussi de ce moment, cet ¢eolier naguère traînard et insouciant, se trouva comme possédé d\u2019une ardeur incroyable de travail, En quelques semaines il avait dépassé ses aînés et les entraînait sur ses pas.Si l\u2019Avenir compte des beaux jours dans son passé, s\u2019il laisse dans la presse J P \u2019 du pays des traces remarquables, des souvenirs que l\u2019orgueil national puisse recueillir, il nous est permis d\u2019en parler sans flatter notre amour-propre, car c\u2019est à Gustave Papineau que les plus belles pages en sont dues.Ses études historiques lui avaient donné comme une prescience de la rie; et à l\u2019âge où lon commence à peine à repousser les jouets, il jugeait les questions sociales et politiques comme Pelt fait l\u2019homme d\u2019expérience au jugement le plus sain et le plus logique.Le brillant d\u2019expressions et de style n\u2019avait pas, comme chez la plupart des hommes, précédé le sens calme et froid, particulier à l\u2019âge mur ; on retrouvait en lui réserve et prudence au fond, vivacité dans la forme.Oh! qu'il y avait de cœur et de compassion généreuse dans cette jeune âme! Que d\u2019amour du pays et de reconnaissance pour les apôtres de la liberté des peuples! Que de ressentiments et de dédains pour les pigmés qui se croient des grand hommes, quand ils ont fait faire un pas en arrière aux institutions ou à l\u2019esprit hunain ! L\u2019Institut-Canadien qui abrège aesuelle- ment de dix ans l\u2019attente de ceux qui se seu- tent animés du don de la parole, avait été le théâtre d'un autre genre de succès pour notre jeune ami.On avait pu remarquer on de son père.Le geste et l\u2019accentuation encore timides de l\u2019adolescent, laissaient néanmoins libre cours à de faciles et de brillantes improvisations dont le style compasst el correct trahissait le génie de la kugue.Partout en un mot où la jeunesse avait des lauriers à ceuillir on le voyait au premier rang.Lt st de ce théâtre publie où nous l'avons vu passer si rapidement, nous ramenons nos tristes pensées aux souvenirs de l\u2019intinité du cércle où nous le rencontrerions, nous oublions la perte que fait en lui le pays, pour embrasser d\u2019un sombre coup d\u2019æil cette lon- g-ie vie de jouissances fraternelles qui vient de se briser, quand nous n\u2019en avions encore cueilli que les primeurs.Du nombreux cercle de jeunes gens que l'étude et les travaux littéraires avaient vendus frères et réunissaient quotidiennement, il était destiné à descendre le prétuier dans la tombe et à rendre par là le vide encore plus grand.De tant d\u2019espérances, de si glorieux \"aleuls d'avenir, de tant de générosité de ewœur et de caractère, de tant de jeunesse et de grandeur morale, il ne reste plus qu\u2019une tombe et nos souvenirs! la tombe est jamais fermée, comme nos cœurs sont pour toujours ouverts aux regrêts et au deuil.\u2014_\u2014__.L'Institut-Canadien dans sa sance du IS décembre a adopté la résolution suivante : Eur proposition de M.Joseph Doutre, secondé par M.R.Lallamme, 1! est unaui- mement résolu : To.Que les membres de l'Institut-Cana- dien profondément pénétrés de la perte irréparable qu'ils viennent de faire co la personne de feu Philippe-Gustave Papineau que la mort a si prématurément frappé et dans un âge où des talents précoces et supérieurs fesaient présager de longs et utiles services pour cette société et pour le pays, temei- gnent leurs regrêts et leur souvenir des grandes qualités qui le distinguaient, en prenant le deuil pour un mois.2o, Qu\u2019une copie de cette résolution soit transmise à l\u2019Monorable L.J.Papineau, avec l\u2019expression des plus vives sympathies de l\u2019Institut-Canadien dans le malheur qui l\u2019a si cruellement frappé.VARIETES.LES ESPRITS QUI DEMENGC vient de ces expérieuces de di .\u2014On se sou- ition qui.il ya le titre de Mysterious Knockings.Eles n'ont pas rencontré partout Pindifférener où l\u2019inerédulité.Loin de là, il s\u2019est formé, pour cett- nouvelle eroyance, une sorte de secte qui compte des asdep- tes dans diverses parties de Etat de New-York, et notainment dans les comtés de Madison of de Kayuga ; muis il paraît que ces messieurs of ces dames ne se trouvent pas bien dans l'Etat de New-York, car ils ont commencé à étiigrer 6 Virginie.Parmi les citoyens d'Anburn qui ont montré le plus de ferveur sous la toi nouvelle.on cite un docteur Scott, nn imprimeur L.S.Hyat, et les dames Bénédiet, Rush, Wilson et Octrel ; e Pou avait poussé si loin les choses de ce chic.qu\u2019ils publiaient un journal dirté par les esprits (belle chance pour un journal :) qui va être trius- ler dans le comté de Lafayette (Virginie).Ce sout les e- rits eux-mêmes qui out ind\u2018qué où devait être fondée cette ville nouvelle.Bon nombre de prosélytes ont quit:é Madison elles enviroiue pour venir s\u2019installer sur la montagne Cove, [ls out acheté pour quatorze mille piastres de tere, et l\u2019on anuonce que beaucoup de familles se disposent à les suivre.Il n'y a pas à se plaindre de ce mouvement, à quelque canse plus où moins sensée qu'il faille l\u2019aitribuer.On doit se borner à souhaiter que les Esprits, puisque esprits il y a, indiquent toujours à leurs croyants des terres a= vorables à lu culture et à la fondation de bons éii- blissements.PRIX DES MARCHES.MARCHÉ BONSECOURS.LUNDI, 20 JaNviER 1852, PRIX DES DENREES, Farines: s.p.s.p.Farine par quintal.10 040 U Do d'avoine do.\u2026.Bu 96 Du bié dinde.\u2026.\u2026.7 & 8 0 Grains: Blé par minot.34d Avoine do 16 1 8 Orge do 2 6 211 Pois do $0 3 1} Sarrasin do .\u2026.2 0 Z 3 Seigle do .+\u2026.+++000000s0 2 9 2111 Graue de lin do.4 0 4°6 Volailles et Gibiezs : Dindes (vieux) par couple.5 6 7 6 Oies do 0 3 4 50 Canards do a.1 6 116 Poules do \u2026\u2026.\u2026.\u2026.1] 8 20 Poulets do \u2026\u2026\u2026\u2026.1 6 110; Pigeons do.06 07 Viandes : Bæœuf par livre.0 3 0 6 Lard do +.0 34 005 Mouton par quartier.: 26 50 Agneau do.1 3 26 Veau de.\u2026 26 76 Bœuf par 100 livres .17 6 27 6 Lard frais do .0.20 6 27 6 Morue fraîche.\u2026.DU 0 22 0 Produits de la luiterie: Beurre frais par livre.0 8 0 9 Do salé do.05 066 Fromage do .\u2026.\u2026.\u2026.] 4 1 3 Légumes: Fêves américaines par minot\u2026 4 0 5 0 Do du Canada do .50 56 Patates do .110} 2 0 Nuvets do.1 6 20 Oignons do.23 28 .Divers: Saindoux par livre.0 6 0 0 Œ'uts frais par douzaine.; 10 Prix du Pain: Pain bis.0 5 07 Pain blanc.\u2026.\u2026.\u2026.0 6 O8 Sucres : Su -re d\u2019érable par livre.0 4} 0 5 Miel do .04 03 : Frais: Oranges par boîte.\u2026.15 0 17 6 Pommes par quart.oo 18 0 186 lui les germes féconds du talent oratoire qui | avait déjà illustré son nom dans la personne | Hurtubice, à Dille Adélaïde près d'un an, ont amusé la curiosité pullique sous\u201d porté dans la cité sainte que les esprits vont fo.-.© Samuel Read Naissances.En cette ville, le 20 du courant, la dune de L.Perry, éer., du Sault-au-Récolet, une fille, En cette ville, le 18, la dame de J.Sadlier, un fils.En cette ville, mardi dernied, Ia dame de Cyprien Fitzpatrick, wn fils, A Quebec, le 16, la dame de G.Futvoye, une fille.| ' Mariages.En cette ville, le 21, par M.Léonard, M.Isaï- Hudon.LÀ PAssoinption, le 13, par Messire Dorval, i Mo Joseph Fitzpatrick, de St Ambroise de Kil- dure, à Delle Odile Piquette, de l\u2019Assomption.| Deces, LA Ste.Anne des Plaines, le J2 ult,, à l\u2019âge peu | avancé de [R ans, 7 mois, apres Une coute nuüis douteureuse malutie, souffert avez lu résignation d'une enfant de Marie, Die.Claire Villiot dite Latour , file de lrançnis VilHot.cer.Elle laisse pour déplorer sa perte prématurée, outre des pères et mères inconsolables.ui grand cercle de parents et d\u2019anniis dont elle sût captiver l'affection, tant par l'amité de son varactère que par ses verts qui n\u2019ont jamais cessé pendant sou court péléri- nage sur cette terre de fice le plus bel ornersent de son se G.M.Ses fu Hos ont en Tien le 15 janvier en présence d'uu concour nombreux.(Communiqué) A Exter (Angleterre) le 15 décembre âgée de 85 ans, Dame Emily Matt, épouse de Thomas ; Richards Mills, éer, 3e fille de ten hon, Samuel * Hait, de Chambly.! QUARTIER ST.ANTOINE, A EDWIN ATWATER ET NARCISSE VALOIS, ECRS Messie ; ELECTEURS du Quartier N ST.ANTOINE, VOUS prions reetteuxe nent de nous pentnettre de Vous nommer nos représen- tauts dans le Conseil de Ville, aux prochaines Elections Municipales, nous en,ugeant à vons donuer nos Voix et à faire tous nos efforts pour | SC, Browu So Hedge James Muir 1.Bostwick M.Bubeoek John Frothingham Job Torrance Jacob DeWitt Wn Workman SC.Monk How.Adam Ferrie Chas, Tuguey dolin Jones James LL.Mathewson B.C Tuttle Wii Bulmer H.L.Routh Thomas Buber JU.Lambe Ardrew Dow John Ross Janes Mair Ferres H.88.Smith \"Léon St Germain Thomas Workinan John Greenshields Walter Colquhoun AU, Webster AL 0.Molatt Henry Mulyolland Thotnas Veeck D.P.anes John Sunth John OC, Becket M.A.Nelson MH Seyinour B.Hutehins BE.Wilsciun O, Fancher COUN Wood Wir.Hutehinson Jaunes Hatton A.K.Lavicounit JL Porteous Louis B'anetarid CC Boekus Harrison Stephens 1.HE Hultoi Clos Shatter Janes Gilmour 46.Barthe , À.Fainchaud Bavid Kinnear Win, Carter Wain, Cowan Charles Phillips Hunes R.Orr Robert Abrokiun JE, Mathiot B.Lynn Joli Dougall Lows Auldjo Geo.Browne JoAL Maitfand Henry Vennor John Birks Louis Anhertin E.1% David Jos.Arelinubeanlt R.7.Tunes L.Chabotte James Torrance J Cadoret Jolin Anid D.Caté CL Lata C.Charlebois L.C.Gravel H, Decarie Louis Leduc H.Ductiesu I.Wilseam Edowrd Biron P.N.Maillon James Scott =.John O.Brown F.X.Gareau W.P, Street L.Picard Frs, St.Germain J.Theoret Jos.Vienne Jobn Armour Jobin Farrow Wm.Donaldson André Gareau Ben, L'Hortie Louis Lapointe Isidore Leroux P, Lefevre J.B, Laflamine J.Leblanc V.Levert Louis Lussier So Labelle P.Lauzon Amable PHortie Clovis Leduc Lonis Morin J.l\u2019ensier J.Garvin A.Payette D.Perranit F.l'ainchaud J.Bost Denis J.B.Tenant 1.Mareil Jolin Milne PF, Heneyrmunn J.Stewart James MeFawen George Armstrong John Jackson Alex.Wand C.Fins Thomas Jenkins dos, Walker M.K.Dickson 1.Destoriers Paul Bruelresi TB Belanger J.B.Bomibean Mravid Ferguson \u2018Thos.M.Taylor Robert Forester George Me Donald VW.H, Clage Chas Willams Joseph Martel Thamas MeWatera Gitbert Scott Geo, Num Jolin MeGrexor Henry Morgan W.Ma-terman R.Outhet James Lusty D.Shearer Fares Day Win.Weir A.MeCoun J, Statford Wim.Hall S.Hysian John Jackson Alexander Robertson P.Wilson Gonyge MeCormiek Colin Russell A.Lamauele F.X.Brunette Jos.Conoissant 8.Crochet \\ Jeau Decarie Angustin Dupuis rs, Fresue Augustin Dupuis Samuel R.Evaus J.Mitehelt Alfred Philips James Johnston M.Campbell R.W.J.Muckay Hugh MeLennan James Morrison] Heetor Muro Edward Maxwell A.MeGowan Etienne Dubois Frs, Buzinet : Charles Bomlbeau y Frs.Boutet Arch.Ferguson ; Charles Robertson Allred Perry John MsLean Thomas Seed 1 D.Carey i Alex.Ramsay | Henry Irish John MeWaters i.Smith H.Tipling Robert Adams John Holland Alexander Dow ! Henry Hedge M.Holland ] Et 46 autres 2 ame Montréal, 21 janvier 1852, ! MessiEuURs, _ {Je suis trés honoré de la requisition si { ble que vous me présentez de la part des Fleeteurs | du Quartier St.Antoine pour me Jaisser réélire fau Conseil Municipal.Si vos suffrages me remettent à Ce poste si plein de responsabilité, ie *tâcherai de remptir mes devoirs comme par re | passé.Je suis respectuensement, | Votre obs.serviteur, ! EDWIN ATWATER.A MM.John Froungham, H.Stephens, I.Faucher, P.F.Heyneman el autres, RD Montréal, ZI janvier 1832.MEssiEUns, La requisition qui m'est présentée est trop nombreuse et respectabls pour qu- je puisse refuser de m'offrir aux sufivages des Electeurs de ce Quartier, et d\u2019autant plus volontiers que j'ai déjà eu l\u2019honneur d\u2019avoir un siége dans le Conseil, L'expérience que j'ai déjà acquise alors m'\u2019ai- era, je l'espère.dans le déar que j'ai de favoriser les intérêt votre Quartrers, etle bien général de la Cité, si j'ai l'honneur dêtre élu.Jai l'honneur d\u2019être, Messieurs, Votre abs.serviteur, NARCISSE VALOIS, S.$ BOUDREAU, RULE NOTRE DAML, 134, 134, pratiques et le public en général de l\u2019encouragement libéral qu\u2019il a reçu depuis nombre d'an- assortiment très CHANDISES de et de COTON, 26 jauvier 1852, grand ot trés varié de MAR- RES ERCIE hien cinsèrement ses nombreuses nées.Il prend la liberté de leur annoncer qu\u2019attendant au printemps prochain un assortiment considéravle de marchandises, il vendra à TRES BAS PRIX son fonds de magasin consistant en un AINE, de SOLE, de TOILE, CUIR DE TOUTE SORTE.36 RUE ST.ANTOINE, 36 2 y MONTREAL.y LE Soussigné a constamment en mains à sa TANNERIE (Grande rue St.Antoine, No.36) un assortiment géudral de toutes sortes de CUIR, consistant en : Cuir à Sentel, Vache, Vea, Taure, Cuire à Harnais, Cuir Rouge, Peaux de Mouton, Etc.ete, ete, A vendre en GROS et en DETAIL.NARCISSE VALOIS.26 janvier 1832.VOULEZ-VOUS ECONOMISER VOTRE ARBEIT, Eh bien, aîlez a l'etablissement du Canada pour vson habiller, SA, nue mer.BL, \u2014 4 désive altirer Pattention du publie sur son gvand assortiment de marchandises nouvellement {reçues ; consistant en: DRAP de CASTOR su- | perfin, DRAP ELEPHANT.DRAP de LYON \u201cet WHITNEY, CASIMIRE ami et careauté, non \u201cexnN patrons, ainsi que de belles ETOFFES [pour Veste.Dans le département de HARDEUS FAITES , Vous (ronverez ve qui suit : Pond Koes, Chesterfie dd ot Paletot de Drap de Castor et de Pilot supertin.> Sack, Chesterfield et Paletot de Prap de pro Let Whitn n Une grätele variété de Sacs où Capots d'étoile grise Américaine et de Satinet, Habit de chasse et d'affaire (Gordon Style) de Doeskin «4 Casimiire de torte couleur, Pantalons de Casimire noir superfin et careauté et grande vaciété, \u2014 AUSST\u2014 Un grand assortiment de Vostes, patrons assortis et des plus nouveaux.| EF Soussigné ayant agrandi son établissement, \u2014DE PLUS\u2014 | Chemises, Collels, Calegons, Bretelles, Cravates ( Karir fyes), Gaits, Cliemises de Flanetle blene of rose, moachoirs, etes.rte Le tout est oflind à très petit profit sur le PRIX coi TANT POUR ARGENT COPMTANT.| P, X.LOISELLE, ; Mareliand-Failleur.P.8.Toute commande pour habillement sera exécenté avec poaciualité, 22 janvier ES52.- = Livres de droit.pees Dyoit civil français, suivant lor- dre du Code, (> volumes in-So.£Gi 5 8 TROPLONG, du Coutrat de Mariage et des droits respectifs des époux.À volumes in=to, NOLGTIER, des Lribbnavx de commerce, deg commerçants et des actes de coms 1 18H.3 volumes in-Bo, RENOTARD, Tr des faillites et banqueroutes, 18-41, 2 voluines in-So, Traité de taillites et banqueroutes, 1844, 2 volumes in-8o, ODIER, Traité du Contrat de Mariage on du rézime des biens entre époux, ; 1547, 3 volumes in-Bo, (HODIERE et PONT, Traité du Contrat de Ma- | riage et des droits respectifs des époux, etc, 1817, 2 volumes in- So, DUCHESNE, du Mariages examen comparatif | des principes qui le régissont, soi- vant le Code civil français, le doit ronmain, le droit canonique, ele, FH45, in-So, VASSEROT, Nouveau Manuel complet des Fx- pertes, ete.IR45, in-Bo.IRELLOT DES MINTERES, Commentaire sur l\u2019arbitrege volontaire et forcé, 3 volumes in-8c.En vente chez I.R.FABRE er Chie, Rue St.Vipeent, No.3, ESNAPLT, 22 janvier 1852, Tabac, PIPES, Cigares, A.BEBDRY, Fabricant et Importateur de Tabac, TT, RUEST.PAUL, 77, A L'ENSEIGNE DU CASTON ET DE L'HABITANT.Poe de cette occasion pour offrir ses res mercimens à ses nombreuses pratiques et au publie en général pour l\u2019enconragement qu'il à reçu Jusqu'à ce jour, et il a honneur de les informer que le TABAC EN POUDRE quil à promis de- pis Trois mold à ses pratiques est prôt.Ce tabac est supérieur à tout ce qui a été offert au commerce just ee jour, et devia, il s'en atte, reps contrer l'approbation générale.M doit avouer qu\u2019il a peui-être pu se glisser parfois quelques erreurs bivotoutiires dans la vente de son tabac en poudre, sous le rapport de la qualité ; muis jamuis avec connaissance de canse ; el il peut leur affirmer.d'aprés même le témoignage d\u2019un grand nombre de ses pratiques, qu\u2019en général, on à lou- jours été satisfait de lu qualité de son tabac.Coufiant dans fa supériorité, tant de lu confection que de la qualité de son tabac, il défie aucnne maison de Montréal den exhiber de insilleur, soit en UILLE, en TORQUETTE on en POU- DIT que celui qu\u2019il offre en vente aujourd\u2019hui, et il nse espérer que forts pour satisfaire les acheteurs ne seront pas infruetueux, qu\u2019ils lui continueront le patronage bieuveillant qu\u2019il ont bien voulu lui accorder jusqu\u2019à ce jour, N invite les marchands des carmpagnes à visiter son établissement où il leur vendra du tabuc et des pipes en gros et à bus prix.Montréal, 19 janvier 1852.OUIS RICARD, rue St, Vincent No.5.\u2014 Porte voisine de M.Ls.Perrault.19 janvier 1852, Eo) PY Sol AREY CORPORATION DE MONTREAL.BUREAU DES REVISEURS.VIS PUBLIC est par le présent donné que LA te Bureuu des REVISEURS nommés pour reviser les listes des voteurs pour la prochaine Election Apnuclle d\u2019un Maire et de Conseillers dans cette ville, s'ASSEMBLERA.daus le Nouvel Hôtel de Ville, dans le second étage de la Halle du Marché Bonsecours, rue St.Paul, TOUS LES JOURS.à DIX luntres due MATIN, depuis et anrès MARDI prochain, le VINGT de JANVIER courant, jusqu'd ce que toutes les dites liv.tes les voleurs soient revisées et réglées ; et que la .évision des listes se feru dus l'ordre suivant, savoir: Le bitreau revirera : Les listes des QUARTIERS EST.CENTRE et OUEST, MARDI le 20 janvier courant.La liste du QUARTIER Sre.ANNE, MERCREDI le 2) junvier courant, La liste ¢n QUARTIER Sr.ANTOINE, JEUDI.le 22 janvier courant.La liste du QUARTIER Sr.LAURENT, VENDREDI, le 23 janvier courant.La liste du QUARTIER Sr.LOUIS, SAMEDI.le 24 janvier courant, La liste du QUARTIER Sr.JACQUES, LUNDI, le 26 janvier couraul.La liste du QUARTIER Ste: MARIE, MARDI, le 27 janvier courant, .Et toutes personnes qui ont derandé de faire ajouter leurs noms À anelques 7e des dites listes, et tous ceux qui ont objecté aux noms inaintenant sur aucune des dites listes et qui ont demandé de les en faire rayer, sont par le présent notifiées de se présenter devant le dit Burcau aux jours ci-des» quelles ils sont intéressés, seront revisées.Par ordre, J.P.SEXTON, Greffier de la Cité.Rue Notre-Dame, Burean du Greffier de la Cité 0 : {+ Montéul, 19 janvier 1862; pu.sus mentionnés pendant lesquels les listes anxs hs i Rl ope , Sa TE BB cat my 30 i 4 J 1 ORNEMENTS D'EGLISE, & E Soussigné informe très-respectueusement Messieurs les curés, qu\u2019il recevra avec Leau- eéoup de reconnatseance, vs ordres qu\u2019on voudra bien lui confier pour LIVRES, ORNEMENTS J'EGLISE ou tous autres objets qu'on désirerait faire venir d\u2019Europe ; il espère que tons ceux qui lhonoreront de leur confiance, auront & se féliciter de lui avoir donné la préférence, vu que son agent, M.Joseph CREMAZIE de Québec, qui vient de partir pour l\u2019Europe, en fera lui-nitne le choix et où il peut lui adresser des commaudes d\u2019ici va ler février prochain.J.Bre.ROLLAND.Rue St, Vincent.19 janvier 1852.LL _ QUARTIER ST.LAURENT.Montréal, 16 janvier 1832, Hurerr Parñ.Ecuren.Monsieur, TOUS les soussignés, électeurs du quartier St, N Laurent, vous prions respectueusement de vouloir accepter lu nomination, comme notie représentant dutus le Conseil M unicipal à VElection prochaine, et nous nous éngageous à enregistrer nos votes en Votre faveur et d'user de notre influence pour assurer Votre Election.E.R.Fabre Frangois Pepin J.D.Vallée François Marcotte Ant.Bazinet Léon Bruneau Lonis Comte J, Gauthier dit Lursuche Louis Lapointe Joseph Savard Pierre Comte P.Poulin Louis Comte Remi Prevost Alexandre Couillard F.X.Montinarquet Jean Baptiste Rivet Simon Leblane Jean Brison Siméon Delorme Joseph Belisle François Guilbeault Alexandre Brison Elois Perreault Jean Baptiste Leblune Joseph Marchand Nicolas Brison Joseph Jolie Jean B.Gauvreau (père)F.Cadieux ; Adop.Gibouleuu Reymond Plessis Belaire David Tough Joseph Damoure Olivier Garceau Charles Berland Théodore Giroux John Lonergin E.T.Green Louis Berthiaume Charles Pigeon Thomas Harnois François Duquet Joseph Bourgoin John Deschamps George Coté Narcisse Manutie Benjamin Fortin Michel Duelo Joseph Conte Baptiste Lamouche O.Pepin dit Lachance C.Pépin dit Luchance Auguste Botté J.Deslauriers Louis Delpé | Jacques Versaille Benjamin Castonguey < ' .Zéphirin Provancher Joseph Fournier Louis J.Gauthier Narcisse Morin Dominique Charbonnenufacques Comte Louis Bourbonnier Ignace Boucher François Boucher Simon Lesage Olivier Deguise Antoine Ton Frangois Fournier Michel Lefevre Louis Roberge Joseph Beauchamps Pierre Boismenu Moïse Ouimeette Alexis Godère Angustin Gervais Charles Parent.fils Charles Parent (père) Basile Dubois I.B.Jennotte Jean Bonford Joseph Laramée, er \u2014C\u2014\u2014 Montréal, 17 Janvier, 1852.MESSIEURS, Pour mme conformer à votre requisition qui porte un si geacl sombre de signatures respectables, si je suis élu l\u2019un de vos représentants pour le quartier St.Laurent, dans le Conseil de la Cité, je répondrai à votre confiance en remplissant nes devoirs de mon mieux.selon ma capucité, Je suis, messieurs.ÿ votre obéissant serviteur.; HUBERT PARE.7 1 Vente a Grand Marche.) D OTVIN ayant à faire augmenter son 1.| ' B établissement pour le commerve du printemps prochain, offre son riche assortiment de MONTRES.BIJOUX.ARTICLES enargent.en PAPIER MACHE et OBJETS DI N TAISIE à des PRIX TRES REDTTTS ler février prochain.Le Les personnes ayant des Cadeaux à faire.trouveront à leur avantage.de visiter son 1agastn.\"Tous ses articles sont dans les goûts les plus nou venux ef les plus élégants.\u201c Tue Notre-Dame, coin de Ja rue St.Vincent.19 janvier 1852.HOTEL DE L\u2019OTTAWA, GRANDE RUE ST.JACQUES.isqu'au E Soussimné.à raison de son âge avancé, se _J propose de se retirer des affaires le printenips prochain.Cet établissement sera loué depuis le ter mai prochain; c\u2019est une occasion favorahle pour une personne active avec un petit capital.PA MEUBLEMENT.LITS, VAISSELLE.CHEVAUX.VOITURES ete.enfin tout eo qui set nécessaire pour teuir Une maison de premiere classe.sera ns en VENTE de GRE A GRE a des conditions libérales.Le site de la maison est très central, dans le voisinage immnédiat des Banques.du Bureau de Poste, du Télégraple.de la Bourse.Quant i la réputation le Soussigné n'en donnera d'autre preuve que des affaires certaines cl lowjours eis: santes depuis dix-huit ans.Fantes depuis GEORGE HALL.Montréal, 19 janvier 1852, Compagnie d'Assurance sspcquitnbles*> CONTRE LE FEU DE LONDRES, CAPITAL £500000 STERLING.DIRECTEURS : T.L.Murray, Ecr.Président, \u2018W.A.Beunet.écr.John Rawson.écr.Hugh Croft, écr.John Shaw, écr.Ralph Gough, écr.Fdward 8.Symes.éer.Sir Aug.W.H.Bart.Clement \u2018Fabor, écr.M, C.Maher, écr.Augusta Vigne, écr.John Moss, éer.DIRECTEUR ACTIF! W.S.B.Woolhonse, éer., F.R.A.S.etc.SECRÉTAIRE : D.T.Lyons Clanchy, éer, DIRECTEUS LOCAUX À MONTREAL: Bureau 17, Grande rue St.Jacques.William Lunn, écr.Hon.Willias Morris, John Torrance.Ger.J.G.Mackenzie, éer.John Frothingham, éer.E.R.Fabre, évr.Alfred Larocque, éer.A.T, Galt.évr.Benjamin Holmes, écr.Théodore Hart, Ger.AGENT GÉNÉRAL, DES COLONIES A.B, N.\u2019 FREDERIC B.STARR.{ETTE Compagnie assure contre les pertes ou C dommages par le feu toutes espèces de bâtisses, y compris moulins et usines, les eilets, produits, et marchandises qui s*y trouvent ; les vaisseaux au port ou sur le chantier; embarcations «fr les rivières navigables et canaux uinsi que les effets qu\u2019ils portent ; enfin tous les effets et animaux de ferme.Le Bureau de \u201c l\u2019Equitable \u201d d\u2019après son expérience propre, adoptera de temps à autre tels taux de Prime que comporteront les risques.Dans cette vue, une recherche sera faite annu- element sur chaque espèce de risques et un retour d\u2019une moitié ou cinquante \"par cent sera fait laux assurés.sur Pexcédant net, quand leurs Po- 1ves seront datées de trois ans.Les engagemens de la Compagnie sont garantis par des propriétaires responsables et un capital souscrit considérable.Les personnes assurées sont à l'abri des enga- gemens d\u2019une compagnie d'assurance mutuelle ; et ont en même temps droit à Ja moitié des profits, suivant la constitution de la Compagnie.On paie les pertes sans déduction et à Montréal sans qu\u2019il soit nécessaire d\u2019avoir recours à Londres.Par une résolution du Bureau à Londres les primes sont gardées à Montréal pour étabir un Jonds de £10,000.LES DIRECTEURS S\u2019ASSEMBLENT # CHAQUE SAMAINE.On # nommé des agents dans tout le Canada, \u2019 MEDE SOULAGEMENT EN DIX MINUTES, GUÉRISON EN QUELQUES JOURS, ASSUREE, PAR LE GRAND REMEDE £TRANGER Les Pastiles pulmonaires, DU DOCTEUR LOCOCK.OUR la guérison des RHUMFS, TOUX.ASTHME.BRONCHITE.CONSOMPTION PULMONAIRE et toute autre affection | de la Poitrine et des Puumons.| Manutlacturées par James JoansToN, Roches- iter.No Yeo Je send ot unique propriétaire et mu- nulacturier du Continent de PAmérigque, IMPORTANT POUR LE CLERGL.(Du Rév.Owen Thomas.Holyheat) r7Cher Monsieur, \u2014Les Pastilleses du Dr.Lo- cock ont fait beaucoup de bien à nie Voix.Ayant couché datis des draps humides, j'avai ré un reauvais rine il y à environ trente-cing ans, et aix Voix depuis cette époque était devenue très umuvaise, je souffrais beaucoup chaque fois que je voulais précher où chanter, ét j'aime beaucoup le chant.d'ai employé lien des médecines, quelques-unes m'ont soulagé pendant quelques jours, mais celle du Dr.Locock est la meilleure de toutes, Elle nu évlaireie la voix, «t arrété la toux aussitot.Je ne connais rien qu'on lui puisse comparer Je suis depuis trente-trois ans Ministre Méthodiste, et je stus connu de tous Jes Méthodistes de lu principauté, ayant vécu Vingt aus à Holyhead rt je suis prineipalement connu des principaux de ve corps dont beaueonp ont admire Petlet des Pastilles pour évlaireir la Voix et arréter la tous.Is wont jamais vu une médecine semblable.Ma tee depuis Noël se porte tres bieh après en avoir pris deux boîtes.Je suis témoin qu\u2019elle tent en un instant les acces de toux les plus effruyans, Commu prédicateur Méthodiste, j\u2019enguge tous les prédicateurs et tous les chanteurs de toutes les dénominations, à prendre ces Pastilles pour amé- livrer Jeur voix et arrêter la toux.Vous pouvez publier mon témoignage sur l'ec- cellent etlot des Pastilles, si vous te désirez.Je suis, ele OWEN THOMAS, | Port Donvre.TLC.le 17 août 1830, Je certifie que vendu à M.Jutmes Johnston de la rue Phat, No.47.4 Rochester, N-Y.2te véritable et unique recise des Pastilles pulnionsires du Dr, Lovock, et de plus qu'il en à acheté en Angleterre par mon eutremise, la recette qu'il payée trés cher.Et que je n'ai jatnais vendu à d'autres personnes de quelque nuatiere que ce suit la recette et manière de préparer les dites Pastilles, Et je puis assurer de plus que personne sur le continent de l'Amérique n'a eu la conmuissance de la véritable recette des Pastilles du Dr.Locock.excepté le dit Jatues Johnston, HENRY PALMER, Ex-chirurgten du 13eme réut.PRECAUTION IMPORTANTE.En conséyuence, je préviens le publie pour qu'il n\u2018emploie.ni n'achète la médecine contre- taite appelée (Dr, Locock's wifers,) manufaeturée pur E.D, Green.d'Hamilton, H.-C.La seule information qu\u2019il « pu obtenir.c'est qu\u2019il a été deux 1nois dans l'emploi de James Bryon.de Rochester.N.-Y.Celle de Bryon étant elle-méme une vor- trefaçon.Que le publie juge de ce que doit être celle de 2 D.Green.Honyade véritables Pastilles pulmontires ou Pastilles des Dames que celles qui portent le fac simile de ma signature sur l'enveloppe externe et interne de chaque boîte.JAMES JOIINSTON, LE GRAND DESTRUCTEUR MAGIQUE DE LA DUULEUR.Mauntueturé par JAMES JOHNSTON, Rochester, N.-Y.Paur* la guérison des Crontes de la figure et de la poitrine, les érosions de la peau, les vésications de toute espèce, les Brûlures, lEncelures, C'or Erysipe Dépôts dv Éèvre, Mains et P gelés.Tuilarnmations.Serophules, Plaies.Uleëz tions des Yeux, Dartre-.Ulveres, Héworoides, ete.(te.ACHETRZ LES PASTILLES DES DAMES vU Dr.Locock.Spévifique Anglais.\u2014Guérison cerfaine do Mensitun Suppressio.on Suppression des Règles.Homorrhagia, ou Difficultés dans les Regal Atnénorrhen.on Arrestation partielle des règles.Cliorosis.ou Pales Couleurs Leucorrhæun, fluor albus, ou Fleurs Blanches.Ft toutes fes taiblesses des fermes, ÉLECTUAIRE VÉGETAL DU Dr.Tram, ou Remède Tnterne pour les Hémorrhoï-des, PREPARE par A.UPILAM.M.D.190.Bowery, New-York-\u2014niéderin régulier qui se dévoué entièrement à l'étude de cette maladie, L'Elertuaire du Dr.Upham est an remeéde certain contre les Hémorrhoïdes internes ou externes, qu'elles soient saignantes ot non.ainsi que contre les autres maladies en rapport avee elles, A vendre en gros et en ail chez Whar, LYMAN & Co.rue 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Hoxie, éc.No.76, Wall Street, New- York Plusieurs antres individus de la plus hante respectabilité.peuvent être mis, qui confirmeront tous en faveur de cette médecine de valeur, Dr.GEO.B.GREEN.Propiétaire Windsor, Vt.Prix.$1 le bouteille ; six bouteille ponr $5.ATTENTION.\u2014Cliaque bouteille de VERI- TCBLES AMERS OXYGENES aura une enveloppe imprimée en Anglais, en Français et en Espagnol, avec la signature de Geo.B.Green, propriélaire, sur TROIS FACES, et en outre, un ticket gravé sur le bout de la bonteille, avec la signature de REED, BATES & AUSTIN, qui sont les seuls agents généraux, ct à qui tous les ordres doivent être adressés.À vendre, à Montréal, chez W.T.yman, Alfred Savage et Cie.8.I.Lymun ot Cic, 19 janvier 1852.a ttl [LIP A DRS PRIX sonssignés offrent ce qu\u2019il leur reste de MA ation d\u2019Autorime depuis LA \u2014 AU vu à cet étabissement, 13 janvier 1851, Cop TRES DRDUITS.| NTEAUN, MANTES et PULKAS de leur impor- 158, 208 30s, et 10s, SsI\u2014 un assortiment 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Bordeaux ct les Vins Liqueurs jusqu\u2019à £3.Annesse: M.P.Gautier, rue St.Vincent, maison attenante & celle de M.E.R.Fabre ot Cie, ou l'on pourra également laisser des ordres pour être servis avec ponctualité.Montréal, 16 janvier 1852.Vir rouge.© Vin blanc.ar me tree ce ES ES Montréal, 13 junvier 1852, Joserit Trrrin, Ecvign, Monsieur, OUS les soussignés, électeurs du Quartier Est, vous prions respeetueusement de vouloir bien nous permettre de vous nonmer, comme notre représentant dans le Conseil de Ville, aux prochaines Flections Municipules\u2014et par nos signatures ci-dessous nous nous chgageons à vous dou- Her nos Voix et à employer notre influence et nos efforts à vous faire élire.L.P.Boivin Alfred Savage \u2018Tho.Boyd Alexander Levy J.AL Gravel A.Brubadi Che.Beatty LE.Hudon P, Jodoin FX.Brazeatt Pierre Hudon J.B.Franchère A.Bourne R.McKenzie John Keller W.L.Haldimand C.G.Beauchemin Cha.Winter G.Mochrie Francis Palmer John Phelan W.Crowhurst.Janes MeNiece John Grant Chas.Sutherland Alex.Johston John Atkinson JG.Sims Jno.©.Coleman Ed, Latricuin P.FE.Picauit Geo.Spaulding John Tulley [L.Moss John Muck J.B, Germain John Meddeu W.A.Townsend J.W.Haldimand Louis Desrosier Ou.Thibaudeau Jos.Lagarde Robert Woods Alex.Mercier Ls.Besthauitne Ed.Mercier Edward Handly Edw.Finnegan I.Rivet Louis Lazure Ferdinand Perrin John MeKay M.Colette John Thompson 1.J.Beliveau John Elliot Adolphe Roy J, Donohue Louis Lapierre L.Duvernay J, B.Julien Jox, Lescarbeau D.Nault Jas, Dumouchel Ed.Gauthier John Hutchinson Charles Catelli A.Brown Louis Monat Falwurd Bowie P.B.Gauthier P.P, Martin H, Laviolette Jue.Grenier Joseph LeBlanc Pierre Desmarais Geo, Belletête J.B.Marcoux Jos, Bebrun Solui B, Coutlay J.Boulauget Rob.Morris Jos, Labelle Jos Valade Louis Lafricain John Macdonald \u20ac.G.Lazure H.8.Bohl Jus.Berthiaume Louis St.Hilaire \u2018Toussaint Prevost Michel Cusson Aut.Caspel H.MeConnack Nicholas Lefevre Jean Marrois W.Hall Ovide LeBlane F.Cadotte JD.Lacroix P, Guitté Louis Perrault, Montréal, 14 janvier 1852.MEssiEurs, En conformité à votre réquisition respectable- ment signée, j'accéde à votre demande, et si je suis élu comme l\u2019un de vos représentans pour le Quartier Est dans le Conseil de Ville, je justifierai votre confiance en in\u2018acquittant de mes fonctions du mieux qu\u2019il me sera possible, Je suis, Messieurs, Votre Obst, Serv, JOSEPH TIFFIN.DE =~ I ' \u2018 .coin des vues St, Gabriel et St, Sacques.3000\" D'INDIENNE.SOOÛr+- \\ vendre à la livre à trés hon marché.par i JACQUES GRENIFK.Rue St, Paul, X =.2, 15 janvier 1831, A ( Piieas Avucut coin de la JA je À Petite rue St.Jueques.OSEPII DOUTRE avocat, Rue St.Gabriel N°.81 vis-à-vis l'Hôtel St.Julien.| AFLAMME avocat, Rue St, Gabriel : 4 N°.31 vis-à-vis l'Hôtel St.Julien I 1 OUTRE et LAFLAMME, avo- M 1s cals ont contracté une société pour le CIRCUIT de VAUDREUIL.M.Lailumme sera à Vaudrenil le 15 des mois de février, juin et octobre.M.Doutre y sera le er des mois de mars.juillet ef novembre.Fonderic de Caractere d'imprimeric DE MONTRÉAL.T F Soussigné prend Poccasion d'annoncer aux imprimeurs du Canada que In promesse qu\u2019il a faite en introduisant au publie son nouveau spécimen, est en voie de s\u2019accomplir.L'artiste d\u2019Edimbourg a fourni les matrices pour le petit texte, et en rome! d'autres sous peu.Cette ud- dition avec d'autres améliorations considérables, rend cet établissement digne de l\u2019appui qu'il con- tinne à recevoir, et pour lequel le propriétaire offre ses sincères remercimens.Les agences snivantes continuent leurs transactions avec cette fonderie : MM.R.HOE & COde New-York, FARRICANTS DE PRESSES ; MM.WELLS & WEBB, TAILLEURS DE LETTRES DE BOIS.M.GEO.MATHER, FABRICANT D\u2019ENCRE A IMPRIMER de toutes couleurs ; MM.L, JOHNSON & CO., FONDEURS DE CARACTERE D'IMPRIMERIE et de Stéreotype.De la manufacture desquels le soussigné a toujours en main un assortiment général.Les maisons susnommées sont si bien connues qu'il est inntile de faire aucune remarque sur l\u2019excellence de leurs produits.Tont le monde reconnaîtra l\u2019avantage qu\u2019ont les imprimeurs du Canada de pouvoir acheter à leur porte ce qui est nécessaire pour monter ou renouveler un atelier, tandis que L.A FONDERIE DE CARACTERES DE TORONTO.qui est une succursale de cet établissement, sous la direction de M.D.K.Fechun, agent.rue Front Toronto, place les imprimeurs de toutes les sections de la province sur un pied également favorable, VIEUX CARACTERE pris en échange pour du NEUF sans aucune déduction pour le rebut, 5d.la livre.20 p.010 imposés sur les importations améri- caînes pour couvrir les droits de douane, les frets.ete, CHS.T.PALSGRAVE.Coins des rues St.Hélène et Lemoine.XF Les éditeurs de journaux qui donneront trois insertions à cetle annonre, en recevront paiement en caractère s'ils achelent pour quatre fois le montant de leur compte, 15 janvier 1852.P.GEHORDA, RUE ST.GABRIEL, 29 Vis-a-vis l\u2019Hotel du Oanada 3 MONTRÉAL.ENDRON se charge de toutes espèces d'impressions duns les deux langues, ACARD jusqu\u2019à la plus petite 29, M, depuis le grand P CARTE de Visite.linpressions en encre de couleur, eh OR et en BRONZE etc, cle.exécutées dans les derniers goûts, à des prix raisonunbles.Montréal, 19 junvier 1852, ( 0 ] FAUCHEMIN, LinnairE et .\u2019 ReciEun, lue St Paul No.81.Montréal, 19 junvier 1852, MAISON DE PENSION.| JADE.ESLAURIERS peut disposer de quelques chambre.N°, 20 Rue St, Gabriel.15 janvier 1852.r - Terre a Vendre de gre à gre.FE Soussigné offre à vendre une BELLE A TERRE, située dans le T'ownship de STUKE- 15, comté de Shefford, près du terrain où doit se construire une Eglise.Celte terre a 100 arpents en superficie, dont la moitié est eultivable\u2014tiès bon sol ; il s*y trouve un Moulin à Scie, deux pouvoirs d'eau ef trois Sucreries dont une ct établie.Pour les conditions qui seront tres libérales, s'adresser an bureau de ce journal, ou sur les lieux au propriétaire soussigné.BENJAMIN BAZINET.Stukely, 15 jenvier 1852.OLIVIER LEPAGE, Impertateur of Marchand Ferronnlery A L\u2019ENSEIGNE LE LA SCIE DE MOULIN.RUE SAINT PAUL, 6 \u20ac 15, PRES DU MARCHE noxsicouns, d O4 A deux portes de chez Josoph Roy, Ecr., MONTREAL.REND la liberté d'offrir à ses amis et au pu- 7 blie unassortiment complet de FERRONNE- £S, comprenant OUTILS de toutes sortes pour iers, FER en barre, ACIER, SOUFFLETS.ETAUX, et CHARBON DE TERRE, ETC.\u2014 AUSSI :\u2014 Unassortiment de PEINT 8 couleurs, HUILES, TERFEBENTI VITRES, MASTIC, ete, ete, ete.Le tout à des PRIX TRES MODERES.Moutréal, 15 janvier 1852.de toutes les F, VERNIS, = MARCHANDISES SÈCHES.ASSORTIMENT COMPLET ET VARIE.DA NAULT.magasin vis-à-vis le Marché Bonsecaurs sollicite l'attention des habi- tans des Campagues qui viennent au Marché sur sa boutique où ils peuvent trouver à grande con position, tout ce qui leur sera nécessaire.M.Nault, annonce en 1nême fenis qu'il a en mains une quantité de TOILES du PAYS qu\u2019il vend à des conditions aussi avantages qu\u2019au- eun autre marchand.Montréal, 15 janvier 1852.MAISON PLAMONDON 122, EXSPIOS E DUC ASTOR.122, HARDES FAITES A VENDRE A BAS PRIN.ete, etc.15 janvier 1852, ete, 'ROMUALD TRUDEAU.LI, mesru HL ON trouvera constaminent à la PITARMA- 4 CIE de R.TRUDEAU.Les Pilules et Poudres de Morisox.\u2014de Brax- DRETTE\u2014de Cooper, de WricuT,\u2014de Mor- FATT, etc.L\u2019ELIXIR PULMONAIRE pour la toux et l'asthme, \u2014la SALSEPAREILLE DE TowxsHEND-les AMERs OXYGENES\u2014L'ONGUENT DU PAUVRE Hommr.\u2014les différentes sortes de Verniifuge ; en un mot, tous les remèdes à patentes les plus usités.On y trouvera aussi des Vasrs et ORNEMF d'églises, des STATUESs et CnuUcIFIX, des Gar ; DeNTELLES et FRANGES d'or, d\u2019argent et de suie, ainsi que des étoffes pour ornements, ete.Montréal, 10 janvier, 1852\u20141-t, To TE YRANCHERE.horloger, Rue J.B .} St.Paul N°.114,7 15 junvier 1852, TE {FERMAIN offre en vente un Je , T assortiment trés étendu de Porkas DE DRAP DE CasToR.do do Fix do do CAREAUTE du dernier goût do do MEriNo FRANÇAIS de do K'onoura assorti de Couleur.\u2014AINSI\u2014 qu\u2019an assortiment trés complet de Hardes d'hommes et d'Enfants faites au dernier gout, J.Bre.GERMAIN.15 janvier 1852, À VENDRE, 3000 AUNES DE TOILE DU PAYS 1000 lOcHESs DE TOILE DU PAYS 500 © \u201c ANGLAISE MANTEAUX, CASIMIRE ET DRAP POUR DAMES.HUDUN, LESIEUR & QUEVILLON.Rue St.Paul, N°.106.15 janvier 1852.- 1 | A VENDRE 3000 AUNES DE TOILE DU PAYS 1000 POCHES 6 « 1000 \u201c « CROISEE.De plus un assortiment de marchandises Américaines en gros ct en détail.F.X.BRAZEAU.Rue St.Paul.15 janvier 1852, PROSPECTUS.Les diflérentes formes de gouvernement que l\u2019on retrouve dans l\u2019histoire des peuples et qui régissent encore l\u2019humanité, ont donné lieu à une crrour qui s\u2019évanouit insensiblement dans les esprits jusies.On a cru que la nature humaine subissait des modifica- Lions profondes, suivant que l\u2019homme vivait sous une forme de gouvernement ou sous une autre,\u2014en un mot, que la nature humaine perdait, pour ainsi dire, le cachet indélébile que lui imprime la divinité, etse remodelait sous la pression d\u2019une certaine forme d\u2019institutions politiques.C\u2019est d\u2019après cette erreur que les monarchistes ont longtemps cru que les peuples avaient pris pour toujours lo moule du servage, et qu\u2019en conséquence les dynasties no seraient ébranlées sur leurs trônes qua par le bouleversement qui doit terminer les siècles.Parce qu\u2019un peuple avait vécu pendant quelques siècles, sans murmurer contre l\u2019absolutism ét un gouvernement monarchique, on en était venu à croire, qe ce Toten ATELIER TYPOGRAPHIQUE |Peuple était définitivemnent et pour toujours arrêté dans ses idées et dans ses mœurs.Mais à cet âge de l\u2019humanité, quand on embrasse d\u2019un coup-d\u2019œil l\u2019histoire du moude entier; quand on voit les monarchies et les dynasties rouler les unes après les autres dans l\u2019abîme des révolutions, les formes de gouvernement se renouvelant sur tous les points du globe ;\u2014et quand on recherche la cause des bouleversements qui unt amené ces modifications de gouvernement chez tous les penples indistinctement,\u2014ce serait stupidité que de croire encore qu\u2019il serait possible de façonner la nature de l\u2019homme à des institutions qui répugnent à ses iustinets comme à ses facultés intellectuelles.Or, de toutes les causes qui peuvent être assignées aux variations qu\u2019ont éprouvées les différentes formes de gouvernement chez tous les peuples, quelle est celle qui se présente le plus uniformément à l\u2019observation ?Quelle est la cause que l\u2019on voit percer presque partout, sinon celle qui met eu action lu sentiment de dignité qui est si fortement empreiut dans lu nature de l\u2019homme, celle qui pousse l\u2019homme sans cesse ut toujours à lu poursuite de l\u2019égalité des conditions?Si done cette cause se retrouve partout la inême dans les luttes de l\u2019humanité, c\u2019est que l\u2019homme est toujours le même, quelque soit la forme du gouvernement qui le régit.Ce sentiment de dignité qui pousse l\u2019homme à lajrecherche de l\u2019égalité des conditions, c\u2019est l\u2019essence de la démocratie; c\u2019est ce fait providentiel, universel, durable dont parle M.De Tocqueville.Si de l'histoire du monde nous jetons les yeux sur Phumble coin de terre que nous habitons, nous retrouvons ce fuit providentiel et durable au fonds de toutes les luttes qui composent notre histoire politique.Car notre histoire est celle de tous les peuples.Ici comme partont ailleurs, tous les incidents de notre existence politique se rattachent aux deux principes contraires, qui seuls sont aux prises dans humanité entière, savoir: d\u2019un côté, le principe de la dignité humaine, de la démocratie, des intéréts des masses; de Pantre, le principe de l\u2019exploitation des masses par quelques individus.Remontez à l\u2019époque la plus reculée de notre histoire, passez en revue nos lultes parlementaires, et toujours vous trouverez ces deux principes face à face l\u2019un de l\u2019autre, absorbant en eux tous les petits incidents et toutes les causes étrangères et dominant tous les événements importants.Tantôt victorieuse, tantôt vaineue, la démocratie ne disparaît jamais, car elle est dans la nature de l\u2019homme, et elle ne peut disparaitre qu\u2019avee le dernier homme, de méme qu'elle est née avec le premier homme.Dans tous les partis qui out partagé et qui partagent actuellement l\u2019opinion publique, en Canada comme ailleurs, le sentiment démocratique se retrouve au fonds des idées de tous ceux qui sont désintéressés dans leur action politique,\u2014car c\u2019est un fait universel.Les causes qui tendent à obscureir ces idées dans l\u2019esprit de quelques hommes et à les jeter dans un parti adverse a la démocratie, sont des ACCIDENTS; celles qui tendent à éclaircir ces idées duns Pesprit de l\u2019homme et à le rapprocher de la démocratie, sont des causes naturelles, des causes dues à la Providence immuable qui les a mises dans sa nature.Un homme, jusque-là inconnu, disait der- nièremenut en se présentant au collège électoral de Québec: «Ti n\u2019y a plus de partis en \u2018\u20ac Canada ;°° et cet homme disait vrai, s\u2019il entendait par partis les associntions d\u2019hommes qui avaient pris des dénominations politiques.Que sont en cflet devenus les partis qui, sous les noms de tory et de libéral, remplissent fout le pussé de notre existence sous le gouvernement anglais?Tous deux se sont «détruits en s\u2019entrechoquant ; et leurs ruines en se confondant sur le théâtre de ce choc violent, n\u2019out pas même laissé de traces qui puissent permettre de discerner distinctement Pan de l\u2019autre.Le mot tory n'a pins d'application à aucun parti dans le pays, si on lui conserve lx signification d'autrefois ; \u2014de même le mot libéral n\u2019est plus propre aux idées qu\u2019il} représentait autrefois, Cette démocratie que nous avons montrée comme un fait universel, nécessaire et comme la cause première de nos ancienues luites, apparaissait sous lu dénomination de parti libéral.Aujourd\u2019hui que les idées se sont définies dans los esprits, que l\u2019éducation politique du peuple lui 2 appris quels étaient ses droits, la démocratie se dépouille des dehors nuageux dont l\u2019avaient enveloppée les circonstances.Tous les partis sont morts autour de cette démocratie; elle seule est demeurée ferme et forte au milieu des ruines ;-\u2014car la démo- cralie n\u2019est pas un parti ;\u2014un parti se compose de mille petits intérêts, dirigés le plus souvent par l\u2019ambition, la haine ot toutes les passions.La démocratie cst au-dessus de toutes les misères des partis; elle est la fin de l\u2019homme sur la terre, celle qu\u2019il poursuit, avenglément parfois, mais sans relâche et sans trève.\u2019 La démocratie, c\u2019est l\u2019état de l\u2019homme rendu à lui-même, à sa dignité ; c\u2019est l\u2019état de l\u2019homme se gouveMnant lui-même, ne subissant d'autre loi que celle de la vertu et du respect d\u2019autrni et de lui-même ; c\u2019est Ja conquête de l\u2019égalité des conditions dans les mœurs, la conquête de la souveraineté populaire dans le gouvernement ; c\u2019est le but des aspirations de l\u2019humanité, la réalisation des rêves de liberté qui, quoique sécnlairement comprimés, résident dans le cœur de tous les hommes.La démocratie a ses partisans dans toutes les dénominations de convention que prennent'les diverses couleurs de l\u2019opinion -pu- blique ; car dans tous les partis, il y a des hommes qui, dégagés des passions envenimées dont sont animés les chofs qui les dirigent, poursuivent silencieusement et ins- tinetivement le but auquel les destine la Providence.C\u2019est pour cela que les partis disparaissent et que la démocratie subsiste.En donnant à cette cause un nouvel organe qui proclame ouvertement son existence et qui notreprend de répandre la connaissance des 26 Janvier 18 re) 2.bienfaits dont elle est la source, nous n\u2019inaugurons done pas une nouvelle nuance de l\u2019opinion publique.Nous ne fesons que continuer l\u2019œuvre de nos aînés, tant sous l\u2019ancienne coustitution que sous celle qui nous régit.D'uprès les idées que nous avons énoncées, tout le monde concevra avec quelle indiflé- rence nous regardons les diverses dénominations que certaines nuances de l\u2019opinion publique s\u2019arrogent encore.Une seule fixe notre attention et jouit d\u2019avance de notre amour fraternel ; c\u2019est celle qui, portant déjà le drapeau de la démocratie, nous a précédés dans Paréne et a fait tant de généreux sacrifices pour la cause du peuple.En dehors de ces valeureux champions de la démocratie, nous n\u2019avons ni haine ni amour, et le seul sentiment qui nous anime pour les partis et les hommes est un sentiment de défiance dépouillée de passion.De quelque côté que nous vienne un acte ou une proposition favorable au mouvement démocratique, nous l\u2019ac- ceplerons avec reconnaîssance ; ae quelque parti que nous vienne un acte ou une proposition tendant à restreiudre les libertés ou les franchises du peuple, nous n\u2019ubéirons à aucune sympathie personnelle et nous repousserons de tout le pouvoir que les circonstances mettront à notre disposition, les agressions dont le peuple sera l\u2019objet.C\u2019est là notre programme largement posé, Dans l\u2019état le vague et d\u2019incertitude dans lequel se trouve actuellement le pays, nous n\u2019avous pour personne ni fiel ni rancune, uous n\u2019uvons à signaler à la démocratie aucun homme à honnir ni à bénir.De cet état de vague sortira nécessairement une crise, pacifique il est vrai, mais qui exercera une influence considérable sur Pavenir du pays.Répandons en attendant de saines notions de liberté ; réunissons en un seul corps toutes les idées nobles et généreuses qui sont au fonds du cœur de notre société canadienne.Rapprochons les hommes que de mesquines passions divisent, dans la communion des prineipes démocratiques.Instruisons les masses ; rappelons à chaque individu ce qu\u2019il est, ce qu\u2019il doit à la suciété, et ce quo la société lui doit.Et quand viendra le moment d\u2019imprimer à la législation du pays le caractère et les tendances qu\u2019exige l\u2019état des esprits, le nombre, la respectabilité et la force des partisans de la démocratie forceront infailliblement les gouvernans à aggrandir la sphère de l\u2019action du peuple.Le peaple, ne PPoublions pas, ce sont tous les habitants du pays.La démocratie ne recomnaît pas de différences d\u2019origine.Ce qui peut favoriser une origine au détriment de lautre est contraire au principe démo cratique.Laissons done à la passion les petites animosités qui ont fait tant de mal au payset à chaque origine en particulier.Quo la raison, le sens calme et réfléchi dominent et remplacent la passion, et une ère nouvelle peut s\u2019ouvrir devant nous.\u2014 \u2014\u2014\u2014eu\u2014 LE PAYS, Ce Journal est publié dans les intérêts de lx cause démocratique, et s\u2019oceupe en premier lien de Politique.Bien que les affaires publiques devraient suffire pour rendre une feuille intéressante, cependant il est désirable que tous les goûts trouvent dans nn journal de quoi se satisfaire ; c\u2019est pourgnoi dans chaque feuille une partie des colonnes sera consa- erée à la Littérature, 1mnais choisie de telle sorte que la morale la plus sévère ne puisse s\u2019en offenser.Grand nombre de Commerçants ci d\u2019Industriels Canadiens se plaignent avec raison que les publications périodiques exclusivement occupées de nouvelles politiques négligent abso- ument la partie commerciale.Ce reproche est loin d\u2019être dénué de fondement : aussi, l\u2019on se propose de suivre avee attention les mouvements du Comnoree, les progrès continuels de l\u2019Industrie, soit en publiant des Bulletins de la rédaction à cet effet, soit en reproduisant des autres journaux ce qui paraîtra le plus applicable au pays.C\u2019est aussi la marche qu\u2019on s\u2019est tracée pour l\u2019agriculture : science «qu\u2019on pent dire encore toute nouvelle en Canada.Le premier numéro du Journal sera publié Jeuvs, le QUINZE du courant, La publication sc fera trois fois par semaine en été, les Lundi, Mercredi et Vendredi, et deux fois en hiver, les Lundi ct Jeudi.Le format sera celui du Pilot à peu près.Pour l\u2019avantage des habitants des campagnes on publiera une fenille hebdomadaire dans laquelle sera condensée la matière à lire des autres feuilles de la semaine.Cette feuille en hiver.Abonnement \u2014Edition ordinaire, £1\u2014Edition de la semaine, 10 che- ling, L\u2019abonnement sera payé tous les six mois.Pour le premier semestre on nexigera le paiement quaprés le troisième mois; pour le second sc- mestre et les autres \u2014règle invariable \u2014on fera la demande du paiement d\u2019avance.Les annonces se publient aux mêmes conditions que dans les autres feuilles de cette ville.La rédaction du Journal est confiée à MM.L.A.DEssAULLES ct Ls.Lasrècur-VioEr, aidés d\u2019un Comité de Collaboraieurs, et tont l\u2019établissement sera sous la surveillance d\u2019un Comité de direction.En attendant que l\u2019établissement soit définitivement placé, ceux qui désireront s\u2019abonner au Joûrnal pourront s\u2019adresser à MM.E.R.Fanre er Cie, Romvaup TRUDEAU, et Jos.Roy, qui ont bien voulu se charger temporairement de l\u2019agence.J.A.PLINGUET, Imprimeur et Propriétaire.Montréal, ler Janvier 1852, sortira le Vendredi en été, et le Jeudi - "]
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