Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, 1 février 1936, Février
[" QUEBEC FEVRIER, 1936 No.2 EE AN StS INSIST ol et LE BULLETIN SOCIETE MEDICALE HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUEBEC i Publication périodique mensuelle Secrétaire Général, M.R.Desmeules, 167, Grande Allée Secrétaire de la rédaction Administrateur M.R.BLANCHET M.GEO.RACINE Ecole de Médecine.145, Boulevard Langelier.= \u2014 = LE BULLETIN MEDICAL DE QUEBEC, INC.(37° ANNÉE) | { P.LAROSE ENR.331 RUE ST-JOSEPR GURBaC | cuite ) a 0 EE.Wi andl ei mur Oi ESTE M ti eo - A Bintan.AE 3 ils\u201d a \u2014 A 22e _ PR \u201d ow MA > ORR pt ARE RRR stat a - CORAMINE STIMULANT CARDIAQUE ET RESPIRATOIRE.La Coramine excite le myocarde, renforce ses contractions, augmente la pression sanguine et Pamplitude respiratoire, active la ventilation pulmonaire.ACTION RAPIDE, INTENSE ET DURABLE Même posologie per os que par voie intraveineuse Toxicité minime AMPOULES \u2014 GOUTTES COMPAGNIE CIBA LIMITEE MONTREAL.Messieurs les médecins sont cordialement invités à venir visiter notre établissement.\u2014 Pa Laiterie Laval nrg.237 - 4ième Avenue, :: Limoilou Tél 4-3551 : Nea) LA SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC BUREAU DE DIRECTION : Président .M.le Professeur P.-C.DAGNEAU Doven de la Faculté de Médecine.Vice-Président \u2026.M.le Professeur S.ROY Secrétaire \u2026\u2026\u2026.M.le Professeur R.DESMEULES Trésorier M.le Docteur G.DESROCHERS Membres MM.les Professeurs A.VALLEE, À.R.POTVIN et Chs VEZINA.RÉDACTION : Tout ce qui concerne !a rédaction doit être adressé au secrétaire.le Dr R.Blanchet, Ecole de Médecine.Université Laval, Québec.ADMINISTRATION ET PUBLICITÉ Le Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec paraît tous les mois.Il est publié par \u2018\u201cLe Bulletin Médical de Québec Inc.\u201d\u201d Le prix de l\u2019abonnement annuel est de trois dollars.Pour ce qui relève de l\u2019administration et de la publieité on doit correspondre avec le Docteur Geo.Racine, 145 Boulevard Langelier, Québec. SOMMAIRE Février 1936 \u2014 MEMOIRES \u2014 Pages CARON Sylvio et DESROCHERS Gustave.\u2014Compression de la Melle cervicale.37 PATRY Laurent.\u2014Un cas de Mythomanie.40 CARON Sylvie et SAMSON Mathieu\u2014Etude anatomo-clinique d\u2019une Leuco-encéphalite.43 4 GOSSELIN Jules.\u2014Hypertrophie du Thymus et Roentgenthérapie.48 GUERARD Jos.et LESSARD Richard\u2014Empoisonnement cola lectif.52 a LANGLOIS Marcel et LAVERGNE Nérée\u2014Néphrectomie chez A un Nourrisson de cinq mois.60 QUESTIONS DE SCIENCE ECCLESIASTIQUE 66 a INFORMATION, .°° 67 COMPRESSION DE LA MŒLLE CERVICALE par Sylvio CARON et Gustave DESROCHERS L'enfant est venu nous consulter avec sa mère, pour trouble de la marche, impotence totale des membres supérieurs et une douleur vive dans la région lombaire.HISTOIRE :\u2014 Dès les premiers mois de la vie, au berceau donc, les parents ont remarqué que le petit malade était moins fort que leurs autres enfants.Il soutenait le biberon avec ses deux mains, mais ne le soulevait pas.Plus tard, quand il commença à se trainer sur le plancher, il se glissait assis sur son train postérieur sans ébaucher la marche à quatre pattes.A 17 mois, lorsqu'il ébaucha les premiers pas, il tenait l\u2019équilibre avec ses bras tombant au-devant de lui, comme quel- qu'un qui cherche à se garer, ou comme un petit chien qui essaie de marcher sur ses pattes postérieures.Il existait un léger torticolis droit, et une parésie du membre supérieur gauche bien mise en évidence dans l'acte d'agripper une chaise.A deux ans et demi, il contracta la rougeole; trois mois plus tard, il fit une poussée fébrile s'accompagnant d'une contracture non douloureuse des deux membres supérieurs et d'une flexion des doigts.Douze heures plus tard, tout était disparu, mais on remarqua les mois suivants une faiblesse progressive dans les deux membres supérieurs, une attitude penchée de la tête en avant, et la tendance à l'adduction des deux mains.Dans la suite, l'enfant ne se servit plus de ses mains pour manger, contrairement à son habitude.Quand l'enfant eut quatre ans, sa mère consulta un médecin d'hôpital, qui parla de poliomyélite.Peu de temps après, il contracta la scarlatine. 38 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec À 5 ans donc, au cours du présent été, une nouvelle consultation fut faite dans un autre hôpital, car les troubles de la marche étaient plus accentués, plus évidents.Le 9 octobre 1935, il est hospitalisé à la Clinique Roy- Rousseau, sur les conseils de son médecin de famille, car aux troubles précédents s\u2019est ajouté la douleur lombaire qui fait pleurer l'enfant.La maman fait remarquer que c'est la première fais que l\u2019enfant pleure; il n\u2019a jamais été souffrant.EXAMEN PHYSIQUE:\u2014 Nous sommes en présence d'une quadriplégie, paralysie flasque pour les deux membres supérieurs, avec aréflexie et hypotonie; d\u2019une paraplégie spasmodique en attitude d'extension aux deux membres inférieurs, avec hyper-réflectivité tendineuse, Babinski bilatéral sans atrophie musculaire, ébauche du triple retrait.Il présente une parésie évidente des muscles extenseurs du cou; il fléchit très bien la tête malgré opposition, mais ne peut la relever entièrement ; elle ne dépasse pas la verticale.Il la tourne cependant à ganche et à droite, relève les épaules.Aucune paralysie des paires crà- niennes semble exister, aucun trouble sphinctérien, sensoriel ou de l\u2019intelligence.Léger stigmate physique de rachitisme, chapelet costal et ventre étalé.On note des troubles de la statique et de la marche.L'enfant ne peut s'asseoir sans aide.Dès qu\u2019il est placé dans la position verticale, il oscille, la tête se fléchit inclinée vers l'épaule droite.Il marche en ne détachant pas les pieds du sol.On note des troubles de la sensibilité: hypæœsthésie pour tous les modes, mais plus marquée pour la chaleur dans le domaine de C3 a DI.On note également des troubles squelettiques comme l\u2019indique la radiographie, et une attitude spéciale des deux membres supérieurs: ils sont ballants, atrophiés également dans la région proximale et distale ; les paumes des mains regardent au dehors au lieu de regarder les cuisses, comme l'indique la deuxième photographie; la main est succulente. Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 39 PONCTION LOMBAIRE:\u2014 , La ponction lombaire indique un blocage.A l\u2019occasion de la manœuvre de Quekenstedt, l'aiguille du manomètre de Claude ne bouge pas, et indique toujours la pression initiale de 25.Après soustraction de 3 ce.de liquide, elle tombe à douze.ALBUMINE:\u2014 Ogrm.C8 par litre.CYTOLOGIE:\u2014 0.8 lymphocytes par mm, c.La radiographie ne décèle aucune lésion osseuse vertébrale à la région cervico-dorsale.Le lipiodol lourd introduit par voie lombaire indique comme on peut le lire sur le rapport du radiologiste.le Dr M.Samson, un arrêt complet au niveau de DI.Résultat de l'examen: Après injection de 1 cc.de lipiodol lourd par voie lombaire.Nous avons suivi la progression du lipiodol en radioscopie, le malade étant installé sur la table basculante, jusqu'à la\u2019 première dorsale où il s\u2019arrète malgré la situation à peu près verticale de la table.On constate de plus par la radio- oraphie, le long du canal.quelques gouttes de lipiodol parsemées.En présence de ces faits, les infections médullaires, aigués ou chroniques, de même que les tumeurs intra-médullaires ne doivent pas être discutées, car aucune d'elles ne réalise un arrêt aussi complet du lipiodol.La compression est extra-médullaire.dure-mérienne, probablement intra-durale, puisqu'aucune altération osseuse n'est décelable a la radiographie.L'enfant n'ayant subi aucun traumatisme vertébral, ne souffrant d'aucune infection osseuse vertébrale, étant né de parents non syphilitiques, n'ayant jamais souffert, il nous parait inutile de nous attarder au diagnostic de pachyménin- gite cervicale hypertrophique et à l'arachnoïdite.Par élimination, nous devons conclure à une tumeur dure-mérienne comprimant les racines antérieures de la mœlle cervicale.(Travail de la Clinique Roy-Rousseau.) 40 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québes UN CAS DE MYTHOMANIE par Laurent PATRY Dupré qui le premier a défini la mythomanie, dit qu\u2019elle est \u201cune variété de déséquilibre psychique caractérisé par la tendance au mensonge, à la fabulation, à la simulation; cependant cette tendance n'est pas consciente, elle est faite à la fois de fabulation et de vérité, et prend nettement les caractères de la simulation et du mensonge morbide\u201d.La mythomanie fréquente chez les jeunes enfants, est primitivement à base de vanité et en ce sens, elle n\u2019est pas la pathologie de l'imagination, mais bien la pathologie de la vanité, ce qui la caractérise c\u2019est l\u2019exagération, la persistance de la tendance aux mensonges.Cette variété de fabulation vaniteuse, se manifeste dans la pratique par la mise en œuvre de faux attentats, ou de fausses maladies, avec simulation de lésions extérieures et de troubles organiques, (éruption, ecchymose, paralysie, douleur.etc.) Cette simulation est une des formes les plus fréquentes de la mythomanie et est toujours associée a la fabulation dont elle représente l'élément principal.Dans le cas qui nous intéresse, comme vous pourrez le constater par l\u2019histoire suivante, il s\u2019agit d\u2019un cas de simulation de maladie, lequel nous avons cru intéressant de rapporter.Notre petite malade Claudia C., agée de 13 ans, a été admise à 'hopital St-Michel Archange, le 27 septembre 1935.Le certificat médical nous donne les renseignements suivants: Rien a signaler dans ses antécédents personnels, mais par contre son hérédité familiale est trés chargée au point iS Rn a Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 11 de vue psychopathique, puisque sa grand'mère maternelle un oncle paternel, ont été atteints de troubles mentaux.et (qu un cousin est actuellement interné lle aurait toujours été considérée comme normale, et même mieux, puisqu'elle a toujours conservé la première place depuis ses débuts scolaires.Aucune maladie physique n'a précédé l'apparition des troubles qui ont nécessité sa conduite à l'hopital.Ce n\u2019est.nous dit-on, que depuis quatre à cinq mois qu'elle se plaint de vagues douleurs à l'estomac, et refuse de manger; elle aurait eu plusieurs pertes de connaissance avec crises convulsives.Au cours de ces accès, elle crie.frappe.se jette sur les murs, écume.et dit qu'elle va paralvser.De plus elle prétend souffrir de calculose vésicale, et affirme passer par ses urines, des pierres variant d'un poids d'une once à 2 lbs.Ses parents que nous avons vus dans la suite, ont pris la peine de nous apporter de ces pierres échantillons.et nous ont demandé sérieusement si nous pouvions faire quelque chose pour guérir leur fille de cette ma- laclie ! Nous avons essayé de les persuader que c'était chose impossible que ces pierres puissent venir de la vessie.mais ce fut peine perdue: ils étaient bien convaincus du contraire.puisque nous dirent-ils, leur fille avait d'atroces douleurs à la miction et que.plus que cela, 1ls avaient eux-mêmes entendu, à plusieurs reprises, le bruit de ces pierres tombant dans le vase de nuit.Ce que voyant, nous fimes mine de les croire et avons promis de la traiter en conséquence.À l'examen physique fait ici, à part un état de maigreur pronocé, conséquence de son refus de manger.tous les systèmes respiratoire.circulatoire.digestif, nerveux et génito- urinaire sont normaux.Au point de vue mental, nous constatons que nous avons affaire à une petite patiente qui est calme.lucide.bien orientée, et même très intelligente; si on la questionne sur ses supposées maladies, elle affirme fortement que tout ce dont elle s'est plaint est réel.Ce n'est que quelques jours après une mise sous obser- ration et un interrogatoire serré, qu'elle consent à admettre Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec que tout ce qui était arrivé n'était que simulation dans le but de se rendre intéressante.Certains points présentent de l'intérêt si on analyse de près les circonstances et le milieu dans lesquels notre patiente a joué son rôle.Son but, comme elle nous l\u2019a avoué, n\u2019était autre que d'occuper l'attention de l\u2019entourage, et de créer autour d'elle une atmosphère de sympathie et de zèle; ce qui prouve, comme nous le disions au début que la mythomanie est à base de vanité.De plus, observant qu'elle avait autour d'elle peu d'obstacles à sa tendance morbide.et par contre beaucoup d'admirateurs, elle n'a pas cédé à la perspective d\u2019être conduite à l\u2019hôpital et d'y voir sa supercherie dévoilée.Notons que beaucoup de sujets taxés d\u2019hypochondrie, et dont la cause objective de leurs souffrances est méconnue, sont de faux hypochondriaques qui exempts de toute noso- \u2018phobie, ne se plaignent que pour étre plaints, et ces faux malades provoquent autour d\u2019eux le zèle hospitalier qu'ils recherchent.Chez l'enfant, l'activité mythique se manifeste comme un mode particulier d'activité intellectuelle et représente souvent, non plus un instrument de jeux, mais une arme dangereuse, d'autant plus que le malade est intelligent: cette arme est surtout dangereuse lorsqu\u2019il s\u2019agit de questions sur les attentats à la pudeur.d\u2019accusations calomnieuses, ou même d\u2019auto-accusations criminelles; et de ce fait, les experts médico-légaux nous conseillent d\u2019être toujours très réservés sur le témoignage apporté par les enfants sur ces questions.Dans notre cas le succès de notre mythomane a été complet grâce au milieu où elle se trouvait et aux moyens employés: mais son succès aurait pu être aussi grand et les conséquences plus graves, si la simulation avait joué sur une question médico-légale, même dans un milieu supérieur.En effet, comme le prouve la lecture des traités sur ces questions.très nombreux sont les cas ou il a fallu de longues et minutieuses enquêtes avant de pouvoir prouver que de graves accusations et auto-accusations n\u2019étaient l'acte que de mythomanes.(Travail de la Clinique Roy-Rousseau.) \u2014 A 2 Ar We Bulletin de la Socrété Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 43 ETUDE ANATOMO-CLINIQUE D'UNE LEUCO-ENCEPHALITE par Sylvio CARON et Mathieu SAMSON Conformément à la promesse faite par l'un de nous à la dernière séance médicale des Hôpitaux Universitaires, tenue à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.le 6 décembre dernier.nous vous présentons l'histoire clinique et l\u2019étude histo-pathologicue d'un syndrome neurologique exprimant une infection aiguê non suppurée du système nerveux central.Monsieur J.B.\u2026.est agé de 59 ans.Dans ses antéce- dents nous décelons quelques originalités psychiques qui le classaient parmi les siens dans la catégorie des \u201cnerveux.\u201d N'ayant souffert d'aucune maladie grave.d'aucune infection ou suppuration, vers la fin de janvier 1935, il doit garder la chambre durant deux jours, pour une rhino-trachéite grippale avec température légère à 101°, degré maximum.Après un repos de 8 jours, il reprend son travail au service civil, mais 1l remarque des troubles oculaires, amblyopie transitoire qui l'obligent à consulter son ophtalmologiste.Il reçoit une nouvelle paire de verres qui ne corrigent nullement sa vision.Huit Jours plus tard les troubles oculaires disparaissent pour faire place à des troubles de la parole, voix aphone et trému- lante que son médecin met sur le compte des séquelles de l\u2019angine et de la trachéite.Presqu'au même moment quelques mvoclonies dans le domaine du facial supérieur; quelques jours plus tard dans le domaine du facial inférieur.C\u2019est à ce moment que je suis appelé à le voir.Nous sommes au début d'avril, donc un mois et demi aprés 1 apparition des troubles oculaires. 44 Builetin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec Je relate les myoclonies de la face côté gauche, l\u2019aphonie, quelques mouvements involontaires de la main gauche, hyper- réflectivité tendineuse aux membres supérieur et inférieur gauches; la présence d\u2019un Babinski gauche sans trouble sensitif subjectif et objectif, pas de nystagmus, ni strabisme, ni inégalité pupillaire, et conservation du réflexe du voile.Une prise de sang indique un Bordet-Wasserman négatif : 8 avril 1935: \u2014Réaction de B.W.sérum non chauffé.nég.Réaction de B.W.sérum chauffé.nég.(Méthode à doses croissantes d'alexine.) Une ponction lombaire faite dans la position couchée indique une pression initiale de 22; la manœuvre de Quec- kenstedt fait monter librement l'aiguille à 42, et la pression terminale est de 30 après soustraction de 5 c.c.Albumines totales .cceeiiinnnn Ogr.43 par litre.Réaction des globulines .positive.(Pandy) Cytologie \u2026\u2026\u2026.enennnnnnn 27 éléments mm/3 (Lymphocytes.) Benjoin Colloidal.00000.22220.00000.0 Bordet-Wassermann.négatif.Numération globulaire :- Hémoglobine.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.90% Globules rouges.4,990,000.Valeur globulaire.1.Globules blancs.11,840: Movenne de 2 décomptes L'examen du pus prélevé sur 4 petits abceés du lobule de l\u2019oreille gauche indique qu'il s'agit vraisemblement d'un kyste sébacé infecté secondairement.Les leucocvtes de pus sont fortement dégénérés.Une seule variété microbienne: cocci à Gram +.avant tous les caractères du staphylocoque.Avec ces éléments nous discutions le diagnostic d\u2019abcès cérébral et celui d'encéphalite.T,e 30 avril nous pratiquons une nouvelle ponction lombaire.Le patient avait été soumis aux injections de Septi- ¢ = 1 | Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 45 cémine et d\u2019uroformine sans changement dans l\u2019expression clinique.La ponction pratiquée en position couchée indique une pression initiale de 10, Queckenstedt 24, l\u2019aiguille redescend à 14 et non au chiffre initial; après soustraction de 3 c.celle revient au chiffre 8.(Manomètre de Claude.) Liquide légèrement troublé par présence de sang.Albumines totales.0.45 par litre.(dosage fait sur liquide centrifugé.) Cytologie.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026 13 éléments par mm/3.Lymphocytose et rares cellules endothéliales.À noter que l'examen révèle la présence d\u2019environ 800 hématies par mm/3.Jusqu\u2019à ce jour, le malade n\u2019a pas présenté de température ni de troubles mentaux.Le 6 mai 1935.température légère, somnolence, amaigrissement, troubles de la déglutition pour les solides, troubles de l\u2019orientation et de la mémoire.Je le transporte à la Clinique Roy-Rousseau pour repérage ventriculaire.Une troisième ponction lombaire est pratiquée dans la position assise indiquant une pression initiale de 50, Queckenstedt 55.finale 45.Albumine.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.Ogr.68 par litre.Cytologie.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.11,8 éléments par mm/3.Lymphocytose, rares hématies Benjoin colloidal.00100.22222.140000.0 Réaction de Pandy.fortement positive.(globulines.) Numération globulaire, se lit comme suit :- Hémoglobine.90% Globules rouges .5.100.000.Valeur globulaire.1.Globules blancs.15.920.Injection le 10 c.c.d'air.La radiographie nous montre des ventricules symétriques et à contours normaux.Deux jours après le repérage ventriculaire, une hémiparésie droite avec contracture apparait.strabisme externe A6 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec de l\u2019œil droit, Babinski à droite, disparition du Babinski à gauche.Somnolence presqu\u2019invincible, n\u2019avale ni liquide ni solide ; température rectale variant de 100 à 101°.Le malade meurt le 25 mai 1935, de broncho-pneumonie hypostatique.4 mois après l\u2019apparition des troubles oculaires, avec élimination du diagnostic d\u2019abcès.AUTOPSIE :\u2014 Par suite de circonstances incontrolables, l'autopsie complète du malade n\u2019a pu être faite ; le cerveau seul a été prélevé.Après une fixation d\u2019une huitaine de jours dans le formol de nombreuses coupes du système nerveux furent effectuées.On constate dans la substance blanche du cerveau la présence de foyers circonscerits, grisâtres, présentant un fin piqueté rouge.Ces foyers sont disséminés sans systématisation dans les régions sous-corticales, en plein centre ovale.dans la capsule interne et dans la substance périventriculaire.On trouve encore un de ces foyers au niveau du pied des pédoncules à gauche.EXAMEN MICROSCOPIQUE\u2014 De nombreux fragments ont été prélevées pour l\u2019étude histologique et traités par les méthodes suivantes: méthodes myéliniques, cellulaires, neuro-fibrillaires et névrogliques.On constate d\u2019abord des plaques circonscrites de démyé- linisation ; ces plaques présentent l\u2019image typique de ramollissements dans lesquels se sont produites des hémorragies capillaires.On trouve de plus des foyers microscopiques d\u2019infiltration périvasculaire constituée par des éléments gliaux parmi lesquels on décèle quelques éléments hématogènes.Par les méthodes neuro-fibrillaires on constate que les cylindre-axes sont plus ou moins touchés; ce qui explique que les dégénérescences secondaires sont moins marquées que l\u2019étendue des lésions pourrait le laisser supposer.Les leptoméninges présentent une hyperplasie modérée du tissu conjonctif et une légère infiltration.Ces phénomènes semblent plus marqués dans les régions qui avoisinent les foyers encéphalitiques.En résumé:\u2014 Nous avons à considérer d\u2019une part, des foyers visibles macroscopiquement assimilables à des ramol- Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 47 lissements; d'autre part, des lésions plus discrètes constituées.par des infiltrations périvasculaires.CONCLUSIONS :\u2014 les constatations anatomiques rendent parfaitement compte du syndrome clinique.En effet la dissémination de- foyers de démyélinisation circonscrits, distribués sans systématisation dans la substance blanche, avec atteinte plus ou moins marquée des cylindre-axes, explique bien la complexité- et la fugacité des symptômes cliniques observés.Nous sommes en droit de rattacher ce cas au groupe des encéphalites aigués non suppurées du système nerveux.et de le faire entrer dans le cadre de la classification adoptée au congrès de Berne en 1921, maladies dont le principal caractère est la démyélinisation.Il peut paraître étrange, au premier abord, qu'une affection se caractérisant par de telles lésions soit cataloguée sous le terme d'encéphalite, surtout si avec Nissl, on ne consi- dere comme inflammatoires que les réactions histo-patholo- giques qui s'accompagnent d\u2019infiltrations mésodermiques.De multiples observations, en ces dernières années ont démontré que cette définition est trop restreinte et ne permet pas d'expliquer ces encéphalites post-vaccinales, ou celles qui surviennent à la suite de la rougeole, de la grippe, des oreillons et pour lesquelles on a constaté que l\u2019élément caractéristique n'est pas l\u2019infiltration mésodermique qui fait souvent défaut, mais la présence de foyers de démvélinisation s'accompagnent d'une gliose intense.Dans certains cas graves, les lésions n'étaient constituées- que par des tovers nécrotiques.et 1l nous est permis de croire qu'au cours de l'évolution de ces affections, des réactions mésenchvmiateuses aient pu se produire, sous forme d\u2019infiltrations leucocytaires, réactions qui très rapidement seraient disparues.Ces lésions en foyers circonscrits qui attaquent principalement et presqu\u2019exclusivement la substance blanche permettent de rattacher notre cas au groupe des leuco-encépha- lites.(Travail de la Clinique Roy-Rousseau.) 48 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec HYPERTROPHIE DU THYMUS ET RŒNTGENTHERAPIE par Jules GOSSELIN Une révision des diagnostics des malades traités depuis un an dans notre département d\u2019électro-radiologie de l'Hôpital du St-Sacrement, nous donne chez les nourrissons, 48 cas \u2018d\u2019hypertrophie du thymus diagnostiqués radiologiquement et traités par la rœntgenthérapie.Ce chiffre déjà considérable ne peut tout de même faire voir la fréquence réelle de cette affection dans notre district, lorsque nous présumons que quatre hôpitaux de la région, organisés avec lea mêmes services d\u2019électro-radiologie, doivent aussi voir une forte «quantité de ces malades.En analysant chronologiquement ces 48 cas annuels, nous \u2018trouvons une recrudescence graduelle dans les mois d'hiver, pour donner un maximum de 7 à 8 cas mensuels pour novembre et décembre, et une décroissance graduelle pour les mois d'été avec un maximum mensuel de 1 à 2 cas pour mai et juin.Nous ne considérons pas cette question que par cet examen annuel, car si nous examinons les résultats des années précédentes nous retrouvons des chiffres inférieurs mais pro- -portionnels.L'augmentation relatée pour ces dernières années est due à la meilleure connaissance médicale de cette affection et au diagnostic rendu plus facile par l\u2019expérience acquisé.Autrefois peu connue, cette affection est maintenant devenue à la mode et nous sommes obligés de satisfaire, souvent inutilement, la curiosité des médecins ou des parents.Cette affection prenant fréquemment un caractère familial, plusieur: familles, avec des notions antérieures de la facilité Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 49 du diagnostic radiologique et de la nécessité du traitement, nous demandent d'examiner tout enfant présentant un trouble digestif ou pulmonaire.Le diagnostic de l\u2019hypertophie du thymus n\u2019est possible, à vrai dire, qu'au moyen d\u2019un examen radiographique; la clinique maintenant avertie, a retrouvé dans plusieurs symptômes des signes pathognomoniques qui, étudiés en relation avec le radio-diagnostic, ne gardent pas leur équivalence et ne sont aucunement proportionnels à la gravité de l\u2019affection.La découverte radiologique de cette affection a permis au radiologiste de prendre une certaine importance dans le diagnostic des troubles digestifs du nourrisson ; et le traitement rœntgenthérapique adéquat à rendu service à la pédiatrie, comme aucune autre thérapeutique n\u2019a encore pu le faire pour les troubles digestifs consécutifs à\u2019 cette affection.et rebelles à tout autre traitement.Il est alors très difficile d'affirmer cliniquement l\u2019existence d'une hypertrophie du thymus, car les signes cliniques déjà rapportés à cette affection peuvent aussi être retrouvés dans certaines affections pulmonaires ou cardiaques du nourrisson.Laissons a la clinique ses droits et ne discutons dans cet aperçu que la facilité du diagnostic radiologique et l'efficacité du traitement rœntgenthérapique approprié.La technique radiographique employée consiste en une téléradiographie pulmonaire frontale ou transverse, à 2 mètres de distance, en station verticale, à 90 kilovolts, à 3 milli- ampères-seconde; nous devons radiographier en apnée ins- piratoire ce qui peut paraître difficile à réussir chez l'enfant mais qui peut être réalisé en suivant bien le rythme respiratoire du sujet.D'après T'estut, le thymus normal n'existe chez l'adulte qu'à l'état de vestige; chez le nourrisson.il est situé dans la.région médiane du\u2019 médiastin antérieur, en avant des vais- :50 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec seaux de la base du cœur, immédiatement en arrière du sternum et de ce fait peu visible.Dès qu\u2019il existe une hypertrophie de cette glande, nous « voyons aux examens radiologiques une ombre homogène, à ¢ contours nets et précis, d\u2019opacité cardiaque, coiffant l\u2019image du cœur en se surajoutant à l'ombre des vaisseaux de la base ; et laissant toujours libre le médiastin postérieur.Nous devons faire le diagnostic différentiel de l\u2019adénopathie trachéo-bronchique et de la broncho-penumonie qui présentent une ombre non homogène, laissant transparaitre ë \u2018la clarté de la trachée ; de la pleurésie hilaire qui est localisée d au hile; de la dilatation congénitale du cœur qui donne des d signes cliniques évidents; de l'épanchement péricardique qui \u2018donne une ombre triangulaire à base diaphragmatique pré- \u201csentant une forme en sablier, et des ombres tumorales du -médiastin, faciles à diagnostiquer par la radiographie en tra- \u201cverse.Le traitement rœntgenthérapique institué dans notre \u2018laboratoire est constitué par trois séances quotidiennes consécutives de 150 unités r internationales, filtrées par un demi- -millimètre de cuivre et un millimètre d'aluminium sous 150 \u2018kilovolts; à notre connaissance, nous n'avons été obligés de répéter, mais avec succes, que dans deux cas qui n\u2019avaient \u2018pas très bien réagi à la première série rœntgenthérapique.Nous vous présentons après un choix dans ces 48 cas, des douze derniers mois, plusieurs films en comparaison avec des radiographies normales vous caractérisant les différentes \u2018formes présentées par ces ombres d\u2019hypertrophie du thymus à prédominance médiane, droite ou gauche; nous vous présentons aussi quelques films appartenant à des enfants de \"même famille pour vous démontrer le caractère familial fréquent de cette affection.Quelques contrôles faits.vous laissent aussi voir l'oppor- | \u2018tunité et l\u2019efficacité de la rœntgenthérapie dans le traitement ' Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 51 curatif d'une affection souvent mortelle ou tout au moins productrice de symptômes laryngés, pulmonaires et digestifs qui ont, sans ce traitement, des conséquences sur la nutrition et l'état général du nourrisson.Cette question est bien discutée depuis quelques années: mais avec des résultats aussi probants que ceux obtenus jusqu'à date, nous n\u2019avons aucun doute sur l'importance de ces notions dans l'étude de la pédiatrie.Nous laissons alors la discussion s\u2019établir et nous serions enchantés de connaître les opinions de nos auditeurs surtout de ceux qui ont fait de leur domaine scientifique la pathologie du nourrisson.(Travail de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.) FAL SLE REA pin Sta AE it iia i bonid 59 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec EMPOISONNEMENT COLLECTIF par Jos.GUERARD et Richard LESSARD Il est peu fréquent que les empoisonnements collectifs d\u2019origine alimentaire se manifestent avec une symptomatologie nerveuse.; [exemple qu'il nous a été donné d'observer récemment nous a paru intéressant à rapporter à plus d'un titre, nous allons vous l\u2019exposer.Voici l'observation du malade: No.19270.Edgar G Le 30 octobre 1935, le docteur J.L.Petitclerc nous demande de voir un malade qu\u2019il vient d'examiner et qui lui a été dirigé par un médecin qui exerce dans une paroisse éloignée d'une centaine de milles de Québec.\u201cT\u2019ai soigné ce patient, le 14 septembre dernier, lui écrit \u201cle praticien, pour un empoisonnement, il a alors fait une \u201cnéphrite.T'out est revenu à la normale.Depuis 10 Jours, \u201cil s\u2019est établi une paralysie progressive et je l'envoie à \u201cl\u2019Hôtel-Dieu pour traitement.\u201d Voici l'histoire que le malade nous raconte : Il vient à l\u2019hôpital pour des douleurs, de l'engourdissement et de la faiblesse aux deux membres inférieurs.Antécédents familiaux et collatéraux: excellents.Antécédents personnels: Appendicectomie il y a deux ans, rien de plus à signaler.Etat civil: Age: 24 ans, marié, épouse en santé.N\u2019a pas d\u2019enfants.Il travaille chez son père qui est cultivateur.Occasionnellement, il manœuvre dans un moulin à scie. Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 53 MALADIE ACTUELLE:\u2014 Il fait remonter l\u2019affection dont il souffre actuellement au 14 septembre 1935.Il travaillait alors dans un moulin à scie et demeurait chez le propriétaire.Le soir du 14 septembre, après le souper, lui et dix autres membres de la maison dont les âges varient de 5 à 40 ans, furent pris de nausées et de vomissements.Il passa une semaine dans cette maison.Et chaque fois qu\u2019il voulut s\u2019alimenter par la suite les vomissements recommencèrent.Il eut aussi de la diarrhée et des céphalées presque continuelles.Il présente aussi de la bouffissure de la face, de l\u2019ædème des jambes et des bras.Comme il passe des urines sanglantes et qu'il s'affaiblit considérablement, il décide de retourner chez lui; une fois rendu dans sa demeure.tout rentre dans l\u2019ordre.Ses dix compagnons présentent les mêmes symptômes ou à peu de chose près.Il voient leurs vomissements dis- paraitre que lorsqu\u2019ils cessent de s\u2019alimenter avec le pain qu\u2019ils absorbent depuis une semaine.Ils jettent alors ce qu'il reste de pain à deux pourceaux qui le mangent.Et les pourceaux meurent au bout de deux jours.Des vomissements abondants précèdent la mort.Un chat qui mange une partie de ces déjections alimentaires meurt lui-même par la suite.Le pain qui paraît bien avoir été.la cause de l\u2019intoxication était du pain de ménage, fait par la maitresse de la maison.Le malade nous dit qu'elle cuisait toujours son pain elle- même pour toute la \u201cmaisonnée\u201d, et que jusqu\u2019à cette date, personne ne s\u2019en était porté plus mal.Elle se servait de farine, de pommes de terre, de sel, d\u2019eau et de levure.Elle achetait cette levure sous formes de galettes chez le boulanger local.L'\u2019intoxication ne parait pas venir de ce côté, car personne autre dans le voisinage n\u2019a présenté de symptômes identiques.C\u2019est alors que le patient essaie d'expliquer les phéno- menes dont lui et ses compagnons ont été les victimes.La maitresse de la maison, au cours de la cuisson du pain, à cause de la présence considérable de mouches domestiques od Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec dans la cuisine, se serait abondamment servie d\u2019un vaporisateur, qui contenait un liquide \u201cTUE MOUCHES\u201d très vraisemblablement du \u201cFly Tox\u201d.Voici la suite de observation: Le malade rentré chez lui se sent trés bien, et, pendant une semaine, récupere les forces qu\u2019il a perdues.Au commencement d'octobre 1935, soit quinze jours après le début de l'affection, 11 commence à présenter des troubles du côté des membres inférieurs.D'abord des douleurs, puis des fourmillements, ensuite apparaissent des engourdissements; troubles sensitifs en premier lieu, auxquels font rapidement suite des troubles moteurs.Une faiblesse progressive s'installe, et, à son entrée à l\u2019hôpital, le malade ne peut se tenir debout sur ses jambes, il ne peut mouvoir ni ses pieds, ni ses orteils.Il ne sent pas ses jambes dans son lit.Plus récemment, des signes analogues ont débuté aux membres supérieurs.L'usage des mains et des doigts est quasi perdu.Il ne peut tenir un verre, ni remplir sa pipe.Douleurs, fourmillements et engourdissements dans les mains.Trois de ses compagnons intoxiqués comme lui, présentent maintenant des troubles paralytiques aux membres inférieurs, mais à un degré moins accentué.EXAMEN :\u2014 Appareil cardio-vasculaire: normal.Pouls 70.T.A.: 118-82 (Baumanomètre).Température: 99° F.Appareil respiratoire: normal.Appareil digestif: normal Foie et rate: de dimensions normales.Pas d\u2019adénopathies perceptibles.Examen d'urines: réaction: acide, densité: 1030, albumine: néant, sucre : 2 grammes, 98 au litre, pigments biliaires, urobiline: néant.Examen microscopique: cristaux d'acide urique, cellules pavimenteuses. \u2014 Bulletin de la Société Médicale à:s Hôvitaux Universitaires de Québec 53 Azotémie : 0.81 le 2-11-35.Azotémie: 0.50 le 9-11-35.L'épreuve de la galactosurie provoquée pour une diurèse de 925 cc.donne 3.12 de galactose urinaire ou 3.389%.Bordet-Wassermann: négatif.Kahn: négatif.Numération globulaire : Globules rouges: 4,240,000 Neutrophiles : 68% Hémoglobine : 98% Lymphocytes: 27% Valeur globulaire: 1.1 Gds.Mononucl.3% Globules blancs: 10,500 Fosinophiles : 2% EXAMEN DU SYSTEME NERVEUX :\u2014 MEMBRES INFFÉRIEURS : Reflexes rotuliens et achilléens: abolis.Reflexe cutané plantaire: indifférent.Oppenheim et Gordon: négatifs.Pas de clonus du pied, ni de la rotule.Douleurs vives à la pression des masses musculaires des mollets.Perte du sens de l'attitude aux orteils et aux pieds.Perte de la sensibilité tactile et thermique aux orteils et aux pieds.Hypermétrie: le malade ne peut mettre son talon sur le genou opposé.Les extenseurs et les fléchisseurs du pied et des orteils sont paralysés.Le pied est tombant.Diminution de la force musculaire aux cuisses.Atrophie musculaire.MEMBRES SUPERIEURS \u2014 Reflexes ostéo-tendineux: absents.Perte de la sensibilité thermique et tactile aux mains et aux doigts. MS cd nan ae ae se 56 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec Diminution de la force musculaire des fléchisseurs et des extenseurs des mains et des doigts.Atrophie des éminences thénar et hypothénar des deux côtés.Les autres reflexes: cutanés-abdominaux, crémastériens sont présents.Les pupilles réagissent bien à la lumière, convergence et accomodation.Elles sont égales et régulières, il n\u2019y a pas de signe d'Argyll-Robertson, ni de nystagmus.Une ponction lombaire faite le 2-11-35 ramène un liquide de coloration normale.\u2019T'ension rachidienne au manomètre de Claude, 22 en position couchée.Manœuvre de Quecken- stedt: positive.CYTOLOGIE, albuminorachie, cellule de Na- geotte: normales.Réactions sérologiques: négatives.Benjoin Colloidal: 0000022200000000.Des réactions électriques sont pratiquées: Membres su- -périeurs: réactions normales.Membres inférieurs: réactions de dégénérescences.Aucun trouble des sphincters.\"DIAGNOSTIC:\u2014 une lésion du neurone périphé- une polynévrite.Nous avions ici affaire à rique, et plus spécialement à Nous avions, en effet, des troubles moteurs, une paralysie flasque, des troubles sensitifs, des troubles trophiques «et des modifications des réactions électriques.Notons enfin l\u2019absence de troubles sphinctériens.Il y a eu en plus atteinte du foie et des reins.DISCUSSION DU DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE:\u2014 Restait à discuter l\u2019étiologie de cette polynévrite, ce que nous n'avons pas manqué de faire.Nous devons tout d\u2019abord éliminer le diagnostic de polynévrite toxique causée par absorption de FLY - TOX.Nous ne l\u2019avons discuté que pour le mettre hors de cause.Nous avons soumis un échantillon de FLY-TOX, à M.l'abbé Alexandre Vachon, Directeur de l\u2019Ecole Supérieure de \u2018Bulletin de la Société Médicale des Hôprraux Universitaires de Québec 57 Chimie, qui a bien voulu avec le Docteur Lucien Gravel, nous fournir les renseignements suivants dont nous tenons à les remercier.\u2018Ces liquides (le FLY-TOX) ne contiennent pas de substances toxiques, ce sont des solutions d'huiles végétales et d'essences dans des solvants chlorés qui dérivent du méthane ou de l\u2019éthylène et qui ne sont pas toxiques en général\u201d Nous avons ensuite écrit a la Claude Rex Spray Co.a Brighton, Ontario, manufacturiers canadiens et distributeurs du produit au Canada, qui nous mis en rapport avec le Docteur O.F.Hedenburg du Mellon Institute of Industrial Research de Pittsburgh.P.A.Le Docteur Hedenburg manipule depuis 14 ans des insecticides et n\u2019a jamais eu aucun accident de quelque nature que ce soit, ni n'en a entendu parler.Lors de l'apparition du FLY-TOX sur le marché, certains représentants pour en démontrer toute l'innocuité en absorbaient une certaine quantité par la bouche.Aucun n'en a ressenti quelque trouble.Le FLY-TOX est composé de pyrethre dissous dans de Thuile et additionné d\u2019un peu de parfum.Rosenau dit dans son traité d'Hygiène et de Médecine Préventive: \u2018La pou- \u201cdre de pvréthre est un insecticide populaire et très utilisé, \u201c\u201celle est relativement bon marché, et non toxique pour l'hom- \u201cme ainsi que pour les animaux supérieurs.\u201d Il ne pouvait être question d'intoxication par le FLY-TOX.Nous avons donc cherché ailleurs.Le diagnostic de Botulisme ne saurait être retenu.En effet, le bacillus botulinus de Van Ermengem siège dans les conserves alimentaires, jamais dans le pain.Les paralysies atteignent surtout le nerf optique et les autres nerfs craniens.Les nerfs périphériques ne sont touchés qu\u2019ultérieurement.Rien de tel ici, où l'atteinte a été essentiellement périphérique.Il ne pouvait non plus s'agir ni de polynévrites Chroniques, ni de polynévrites Autotoxiques, pas plus que de polynévrites Infectieuses; le pain s'étant révelé le facteur d'intoxication.Dans les polynévrites Toxiques, l'alcool mis à part, car il ne pouvait être incriminé, restaient le plomb, le mercure ou Parsenic dont une certaine quantité aurait pu être mélangée au pain. 58 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec Contre le Saturnisme.plaida\u2018ent l'absence du liséré gingival de Burton.l'absence d'anémie et d'hypertrophie parotidienne, la présence de troubles sensitifs qui font généralement défaut dans la polynévrite saturnine.Les polynévrites Hydrargyriques, en plus d'être excessivement rares, s'accompagnent de tremblement mercuriel, atteignent rarement les membres inférieurs, et sont le fait d\u2019intoxication chronique.surtout chez les mineurs et chez les ouvriers fourreurs.Restait l'ARSENIC.Le mémoire d'ARAN.la thèse d'agrégation de BRISSAUD, la thèse de G.BROUARDEL sur l\u2019arséni- cisme (1897), contiennent des études d'ensemble de la question.Les polynévrites arsénicales revêtent presque toujours des formes sensitivo-motrices, avec paralysie, atrophie musculaire, areflexie tendineuse, douleurs marquées et troubles de la sensibilité objective.Les extrémités distales sont surtout touchées, ce sont les petits muscles des extrémités des membres qui sont atteints.Aux membres supérieurs, la paralysie affecte une systématisation basse (paralysie du type ARAN-DUCHENE.) Sont atteints les muscles de la main, éminence thénar et hypothénar, interosseux, accessoirement les muscles antébra- chiaux, fléchisseurs de la main et des doigts.Cliniquement, nous avons cru avoir affaire à une intoxication par l'arsenic.Le tableau clinique de notre observation se rapprochant manifestement de la description classique de la polynévrite arsenicale.Forme sensitivo-motrice, areflexie, atteinte des extrémités aux quatre membres, avec prédominance aux membres inférieurs.Nous avons fait effectuer des recherches toxicologiques par l'abbé Alexandre Vachon et le docteur Lucien Gravel, On retrouva de 'ARSENIC dans les urines du malade de même que dans ses cheveux.Nous croyons bien que de façon accidentelle, de l\u2019ARSENIC sous forme d'acide arsénieux probablement a été mélangé à Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 5% la farine.Rien ne ressemble plus à de la farine que de l\u2019acide arsénieux, et on en rencontre fréquemment sur nos fermes, puisque nos ingénieurs agricoles recommandent d'en mélanger une certaine quantité à la bouillie bordelaise (sulfate de cuivre \u2014 chaux grasse éteinte \u2014 eau), pour l'arrosage des arbres.Brouardel a bien étudié les empoisonnements accidentels de Saint-Denis, qui sont survenus en 1880.Un garçon boulanger pour se venger de son patron avait mélangé de l'acide arsénieux au pain.268 personnes furent empoisonnées.Vibert cite le fait qu\u2019un empoisonnement identique avait eu lieu en Allemagne, à Wurtzbourg, en 1867: du pain qui contenait de l'arsenic intoxiqua 373 personnes.Au point de vue thérapeutique, nous avons cru bon de faire de la pyhétothérapie chez notre malade.Dans son rapport au Congrès de Québec (1934), Henri Roger de Marseille cite les observations de BARRE et CREINER, LAEDERICH et MME MERNARD-PICHON.TINEL, DEBRE, RAMON et UHRY qui ont traité des polynévrites par la pyré- tothérapie.Aucune des observations précitées n'a trait a une polynévrite arsénicale.Nous avons fait des injections intra-veineuses de vaccin TAB, à la dose de 1/10, 4/10, 5/10 de cc.avec réaction thermique intense à la suite de chaque inoculation.I,e traitement est en cours, le malade s'améliore lentement.I,es membres supérieurs sont à peu près normaux, la sensibilité est aussi réapparue aux membres inférieurs qui sont encore paralysés cependant.Il n'y a pas lieu de s'en étonner quand on sait la lenteur de la régression des polynévrites arsénicales chroniques.(Travail de l\u2019Hôtel-Dieu.) 60 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec NEPHRECTOMIE CHEZ UN NOURRISSON DE CINQ MOIS.par M.LANGLOIS et N.LAVERGNE La littérature médicale est relativement silencieuse sur la fréquence d\u2019une telle intervention à cet age.Fmerson smith (2) de Edmonton, Alberta, a remporté à la convention annuelle de C.M.A.tenue à Vancouver le 26 juin 1931, \u201cun cas de néphrectomie pour pyonéphrose chez une enfant de 11 mois.\u201d A cette Occasion, ses recherches lui ont permis de considérer ce cas comme le 10e rapporté chez les \u2018moins d'un an.D'autant plus que les causes légitimant pareille intervention sont rares.De toutes ces causes, la pyonéphrose et les tumeurs rénales sont au premier rang.La pyonéphrose nous intéresse plus particulièrement et 1l est généralement admis qu'elle est en relation constante avec une malformation congénitale.Cette corrélation.quasi indispensable, conditionne aussi pour une large part la non multiplicité de ces cas.A cet effet, Rosher (3) d\u2019Oslo, qui de 1914 à 1930 a pratiqué 1532 autopsies sur des nouveaux- nés et des nourrissons, n'a relevé que 2.6% de malformations congénitales de l\u2019appareil urinaire.Cette pénurie de cas ne constitue pas le diagnostic de pvonéphrose plus difficile et ne constitue pas le seul intérêt de notre observation.Les hésitations à poser l'acte chirurgical la rendent, Croyvons-nous, encore plus intéressante.Avant de présenter l'observation de cette malade.que l'on nous permette de remercier son médecin de sa collabo- (2) Nephrectomy for pyonephrosis in a child of 11 months.Emerson Smith, C.M.J.May 1932, page 580.(3) Freguency nature and pathologic significance, page 493 Acta Chirurgica Scandinavica, 14 juillet 1933. - Lulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec ul ration et qu'il nous pardonne les ennuis que nous avons pu lui causer.Observation No.5617 A.I.J.est née le ler juillet 1935 de parents consanguins; cousins-germains.l'accouchement et les suites de couches furent normales et à la naissance, aucune malformation ne fut constatée.L'enfant est vue pour la première fois pour sa maladie actuelle le 11 novembre 1935, par son médecin.Il trouve une enfant très souffrante dont la température est à 101.2 F.et il apprend qu'elle n'a pas uriné depuis 12 heures.Au niveau du point de Mac Burney, il constate une défense musculaire très accusée.Il conseille alors à la famille de transporter d'urgence l'enfant à l'hôpital; la famille refusant, il ordonne l'application d'un sac de glace sur l'abdomen.Quatre heures après se produit une débâcle urinaire et l'abdomen reprend sa souplesse normale (ce dernier incident a été révélé après coup par l'anamèse.) Ie 17 novembre, réapparition des mêmes accidents.l,a mère profite de l'expérience acquise et se passe des services du médecin.Même résultat.Le 28 novembre, nouvelle crise semblable aux précédentes: mais avec un état général plus grave qui pousse la famille à céder aux instances du médecin et à conduire leur enfant à l'hôpital.Le 29 novembre à l'arrivée, la température est à 102.0 F.la respiration est rapide et superficielle, le teint est oris, le facies traduit une intoxication profonde et une grande souffrance.Le poids est de 11.10 livres.Ie pannicule adipeux est relativement bien conservé, mais tous les signes de déshydratation sont présents.Le 30 novembre.depuis la veille, l'enfant vomit continuellement et malgré que la température semble vouloir céder, les selles se font de plus en plus rares et aucune miction n'est encore apparue.Ie ler décembre, la température monte a 104.0.I.les vomissements augmentent en fréquence.Au niveau du flanc gauche se dessine une tumeur rénitente, peu mobile en aucun AR CSN OCTO DC Ep 62 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec sens, semblant vouloir projeter en dehors et en avant la base de I'hémithorax gauche.Son point d\u2019implantation semble être situé dans la profondeur de l'angle splénique.En présence de ces symptômes: transit gastro-intestinal gêné, absence totale de mictions, apparition d'une tumeur, se dégage la notion d\u2019une compression qui nécessite un examen radiologique sous forme d'un lavement baryté.Voici la copie du rapport de cet examen fourni par le Dr Jules Gosselin : \u201cMalgré une très forte pression, nous ne pouvons introduire le baryum que dans le rectum et l'anse sigmoide ; les résultats obtenus nous montrent une imprégnation seulement de la muqueuse.I,es anses intestinales dilatées par des gaz et l\u2019anse sigmoide sont refoulées dans la partie moyenne par tune opacité homogène qui comprend toute la latéralité gauche de la cavité abdominale.\u201d Cet examen nous permet de soupconner l'origine rénale ou périrénale de cette tumeur.Ie 2 décembre.vers la fin de la journée, nous obtenons de l'urine sous l'influence de l'application d'un sac de glace sur l'abdomen.Nous tenons à signaler en passant cette influence qui, avant l'entrée, à l'hôpital, a joué un rôle encore plus manifeste.I/examen des urines révèle des traces d\u2019albumine, du pus et des cylindes en abondance.L'examen bactériologique du pus décèle du coli-bacille.D'un commun accord avec le docteur lavergne, le diagnostic de pyonéphrose à gauche est porté.Le 3 décembre et les jours suivants, la température baisse et les mictions sont plus fréquentes, et notre attention est attirée par un phénomène singulier.Ces émissions d\u2019urine sont immédiatement suivies d'une émission de pus qui reste sur la couche sans v \u2018être absorbée, et ce, en deux temps bien distincts.La tumeur s'efface graduellement, fes vomissements cessent et le poids remonte de 10.4 livres à 11 livres.Tes signes d'intoxication et de déshydratation s\u2019amendent considérablement.Le 10 décembre.le Dr lavergne pratique la néphrectomie et nous insérons ici le compte-rendu complet de l\u2019acte opératoire rédigé par lui-même: \u201cLe 10 décembre, on pratique, sous anesthésie à l'éther, une lombotomie gauche.La tumeur remplit la fosse lombaire et est constituée par un rein RIOR LES Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 63 dont l'augmentation de volume ne porte que sur la moitié supérieure; il existe une fluctuation franche à ce niveau.Le clivage de la moitié inférieure du rein se fait normalement ; la présence d'adhérences rend le clivage de la moitié supérieure plus difficile.\u201d \u2018\u201c\u2018Rattachés au pôle inférieur, on trouve un bassinet et un uretère de volume et de consistance normaux.La tumeur, qui occupe la moitié supérieure du rein, se prolonge en dedans et sa libération, de plus en plus pénible, finit par nous conduire sur un cordon très dûr, de la grosseur du petit doigt et qui n'est pas autre chose qu\u2019un second uretère.\u201cOn sectionne les deux uretères au thermocautère et on enlève le rein.Iermeture de la paroi en trois plans avec drainage.\u201d \u201cDiagnostic opératoire: il s'agit d'une duplicité urétéro- pyélique avec uro-pyonéphrose des cavités supérieures.\u201d Les suites immédiates de l'acte chirurgical furent sans incidents.Ie 12 décembre, apparaissent aux deux bases pulmonaires des signes de congestion.le 13 décembre, ces signes aumentent, la température baisse, le cœur commence à fléchir, l\u2019azotémie est de 1.25 grammies, et après quelques heures dans le coma, l'enfant succombe.Ie même jour une autopsie est pratiquée dont voie le protocole rédigé par le Dr Morin.Protocole Cadavre d'un jeune bébé du sexe féminin, normalement constitué.le cadavre porte dans la région lombaire gauche, une plaie chirurgicale avec un drain de caoutchouc (néphrectomie).I exploration de la cavité abdominale ne fournit rien de spécial, sauf du côté de l'appareil urinaire que l'on enlève en entier.l,es organes thoraciques n\u2019ont pu être examinés.Constatations Macroscopiques: I.e rein gauche extirpé à l'opération mesure 8 centimetres dans son plus long dia- metre et 2.50 ctms de large.Le pole supérieur renferme une poche remplie de pus (2.75 de diametre.) Cette cavité 64 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec est en communication avec un uretère très dilaté, tortueux et rempli de pus; il mesure 2.25 ctms de diamètre.Celui-ci aboutit à une cavité autonome développée en pleine paroi supérieure de la musculature vésicale (vessie cleisonnee.) Cette poche mesure 1.35 ctm par 1 ctm à l'état de vacuité.Du pôle inférieur, s'échappe un second uretere de volume normal qui, s'accolant au premier, l'accompagne jusqu'à son entrée dans la vessie, où 1l s'en sépare pour ven*r s'ouvrir dans le pôle supérieur de la vessie.Il a été impossible de trouver l\u2019endroit de communication de ces deux cavités.[a muqueuse présente des lésions de cystite.Conclusion: On est en présence d'une duplicité urétérale gauche avec cloisonnement vésical.Dans le segment supérieur, est apparue une uro-pyonéphrose avec distension de l\u2019uretère qui débouche dans la petite cavité développée en pleine musculaire vésicale.Histologie: Coupe du rein gauche.Le tissu rénal présente des lésions nodulaires constituées par des polynucléaires et des plasmocytes; certains tubes excréteurs sont bourrés de polynucléaires.Il existe enfin, dans certaines régions, une atrophie des tubes sécréteurs.Diagnostic histologique: Néphrite infectieuse tubulo- interstitielle, d'origine ascendante.Il s'est donc agi d\u2019une néphrectomie pratiquée à l'occasion d\u2019une pyonéphrose liée à une malformation congénitale.Cette malformation est caractérisée par une duplicité urétéro- pyélique gauche et par un cloisonnement vésical.Ta tumeur éclipse et la pyurie ont grandement facilité le diagnostic de pyonéphrose.T\u2019âge de notre malade nous permettait sans encombre d'invoquer la malformation congénitale à l'origine et le facteur consanguinité des parents ne devait pas ici nous détourner de cette conception.À cet effet.l'intervention et la nécropsie ont pleinement justifié 1108 présomptions.Si l'âge de notre malade a pu nous éclaireir sur le meéca- nisme étiologique de la lésion, il nous a gêné considérablement vis-à-vis de l\u2019entreprise thérapeutique qui, à notre sens, devait être d'ordre chirurgical.In effet, sans opération, Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 65 la survie était gravement compromise à cause de la déficience de l'état général et de l'intoxication qui accompa- onalent chaque poussée d'uropyonéphrose.Si nous avons ête poussés à l'intervention par toutes ces considérations, nous avons été quelque peu retenus par une autre, non moins lourde de conséquences: le rein malade enlevé, que valait l'autre?[enfant était trop jeune pour que l'on ait pu solutionner ce problème avec le secours des moyens habituellement employés.A cause de cela meme, chez tout nourrisson, l\u2019indication de la néphrectomie ne sera jamais péremptoire.(Travail de l\u2019Hopital du Naint-Sacrement.) Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec QUESTIONS DE SCIENCE ECCLESIASTIQUE Selon le désir que Son Eminence le Cardinal Villeneuve nous a exprimé, nous reproduisons le texte suivant, ayant paru le 2 janvier 1936, dans la Semaine Religieuse de Québec.La Rédaction.Théorie condamnée Q.\u2014Que faut-il penser de l\u2019opinion suivante: Dans le cas d'une affection grave du rein, avec fièvre mortelle, chez une femme enceinte, il est permis, pour faire baisser la fièvre et sauver la mère, de vider l'utérus gravide?RH s'agit ici: de l'avortement médical ou thérapeutique (1).sur lequel l'Eglise s'est plus d\u2019une fois prononcée pour le condamner formellement.C\u2019est la théorie du fœti- cide direct nettement condamnée par les décrets du Saint- Office en date du 31 mai 1884, du 19 août 1889, du 24 juillet 1895, et du 4 mai 1898.Ta raison de ces décisions du Saint-Siège est facile à saisir : 1l s\u2019agit dans tous ces cas, de tuer l\u2019enfant pour sauver la mère, ce qui est absolument défendu par le cinquième commandement de Dieu.Aussi tous les théologiens sans aucune exception, réprouvent-ils cette théorie, qu'ils regardent com- 1e un assassinat pur et simple.(1) L'avortement dont il s\u2019agit ici est l'expulsion artificielle d'un foetus vivant mais non viable. Julletin de la Société Médicale des Môpitaux Universitaires de Québec INFORMATION Nouvel internat \u2014 === = Un tout jeune médecin me demandait l'autre jour : \u2014\\ ous ne connaitriez pas un bon poste, M.l'abbé?La trouée, ici, à Québec, surtout, est joliment ardue.décourageante partois.\u2014Avez-vous quelque spécialité en vue?La chirurgie?\u2014Pardon, M.l'abbé.C'est la médecine générale, la pratique du traditionnel médecin de famille que j'ai rêvée.\u2014 Mais pourquoi en ville?\u2014Ah! pourquoi.On m'a fait croire que mes succès à l'Université me vaudraient à brève échéance une clientèle toute dévote et fervente.\u2014Oui, le miroir aux alouettes, n'est-ce pas?Tout de même vous vous reconnaissez non seulement le minimum de science et d'art mais encore l\u2019aptitude et le goût pour soulager les maux physiques du prochain ?\u2014C'est à peu près cela, et je voudrais un poste où tout de suite me dépenser de la meilleure façon.\u2014Seriez-vous âpre au gain?\u2014Je ne demande, pour les premières années, que de quoi vivre, compléter mes études et payer mes frais de première installation.\u2014 Mais le mariage?\u2014Je vous avoue que c'est encore un peu plus loin dans \u2018na perspective.Let ni je suis encore promis ou fixé, ni aucune jeune fille ne compte encore sur moi.\u2014Î,e cœur libre alors.Vous faites, je suppose de Action catholique.Vous avez répondu a l\u2019appel du Pape.Vous êtes enrôlé dans quelque comité paroissial ou diocésain ?\u2014Ah! pour ça, je vous avoue que je n'y ai guère pensé.En catholique éclairé, vous êtes fier des progrès des catholiques.Vous admirez les grandes initiatives pontificales.Vous lisez les Encycliques.Vous suivez les Semaines Sociales, les études de missiologie.\u2014M.l'abbé, vous me faites honte.surtout vous vous éloignez singulièrement du sujet.Si je me rappelle bien, je vous demandais un poste de médecin. GS Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec \u2014 Mais oui! Lit mon questionnaire vous conduisait à un des postes les plus honorables.bien que sans lucre.\u2014I,equel donc?\u2014 Pour moi, depuis que Benoit XV et surtout Pie XI ont tant recommandé les missions catholiques, je me suis toujours demandé comment, parmi tant de jeunes gens, souvent protégés du clergé.élevés par des prêtres, héritiers d'un trésor de voi, éclairés par une philosophie et une théologie clé- mentaires ci par la \u2018veilleure apologétique, nourris pendant des années du pain Jes forts, munis, d\u2019une part, d'un parchemin de docteur en médecine, et invités, d'autre part, à l'apostolat laïque par le Père commun des fidèles, aucun ne se soit détaché de la troupe, aucun n'ait offert une, deux, trois années de sa vie comme interne dans les missions.Nos ancêtres en nombre, se sont \u2018donnés\u2019 pour quelques années à la Compagnie de Jésus.Avec un simple dispensaire et des rudiments de médecine, c'est par milliers que les missionnaires ont attiré les païens.Le secours aux malades, voilà la prise de contact indispensable, un peu partout.C'est aussi partout le rayonnement de la charité évangélique.Et c'est le bon renom de la science chrétienne.Vovez-vous un vrai médecin attaché à telle mission esquimaude ou nègre ou calédonienne ?Un médecin intelligent et cultivé passera quelque part ct renovera par son influence l'hygiène de toute une région.Agent de liaison, héraut de la science, instrument de conquête spirituelle.Il n'y a pas a dire voila un beau rève, et une beau poste de médecin.\u2014Vous n'y pensez pas?Me voyez-vous m'embarquer pour la Mandchourie.le Basutoland?\u2014 Mais oui, je vous vois inséré dans l'apostolat hiérarchique.inséré, engagé.voué.Je vous vols missionnaire._ Missionnaire!.Médecin missionnaire! Au fait, pourquoi pas?Ie bon Dieu aurait bien mérité ce coup d'épaule.Et puis, ça réparerait\u2026 Ièt puis ca préparerait\u2026 C'est une bénédiction sur une carrière \u2026 Mon ami, on s'enregistre chez Son Iminence, le révérendissime Chancelier de l'Université.L'HEBDO\u2014LAVAL \\.GERMAIN, ptre. LIBRAIRIE MEDICALE ET SCIENTIFIQUE Grand choix de Livres Français (Dernières Editions) Edités par: J.B.BAILLIERE & FILS, G.DOIN & Cie, EAPANSION SCIENTIFIQUE FRANCAISE, GAUTHIER-VILLARS & Cie, A.LEGRAND, MASSON & Cie, VIGOT Fréres., N.MALOINE.En Vente chez: J.EDDE Ltée Edifice New Birks, MONTREAL.A base de Valériane fraiche et de Véronal soluble kd x x Mai (Ogr-15par cuillerés a café) EN UN EXCELLENT SOMMEIL AUX PLUS FAIBLES DOSES | Odeur et saveur agréables Sans accoutumance.| Dose : Sans effets toxiques, ni pénibles.| \u2014\u2014 à café BE J.EDDE, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent Génér ! i ofuibidodots ay \u201cFrog _ KONDREMUL L\u2019émulsion d\u2019huile minérale et de mousse d\u2019Irelande.ass\u201d Voici quelques unes des raisons pour lesquelles vous pouvez recommander cette préparation en toute confiance : 1° 9° 3° 4° 5° 6° 79 8° 9° 10° 11° 12° 13° 14° 15° La balance scientifique de l\u2019huile \u2014 55% d\u2019huile minérale de la plus haute qualité \u2014 favorise l\u2019émulsionnement avec les fèces.L'huile est en suspension sous forme de gouttelettes \u2014 les globules sont maintenues fermement dans une envelope émulsive.Pas d\u2019écoulement \u2014 ne dérange ni l\u2019assimulation ni la digestion.Donne des selles abondantes, molles, de la consistance da mastic.Ne contient pas d'alcool.Ne contient pas d\u2019alcali.Ne contient pas de sucre.Peut être prise par les personnes soumises, à Un régime non-sucré.Ne contient pas d\u2019hydrates de carbone digestibles.Un simple régulateur \u2014 ne cause pas d\u2019accoutumanee.Ctémeuse et agréable à prendre \u2014 aucun goût huileux.Les fortes variations dans la température n\u2019ont aucun effet sur cette émulsion.Elle se verse facilement.Elle se mélange rapidement à de l\u2019eau chaude ou froide, à du lait ou du cacao.Le contrôle de laboratoire assure l\u2019uniformité du produit.Simple ou avec de la Phénolphtaléine (2.2 grains pour chaque cuillerée à table.) - EN BOUTEILLES DE 16 ONCES - Charles 6.Fost & Co.MONTREAL CANADA."]
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