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Titre :
Actualités marines
Éditeurs :
  • [Québec, Québec] :Département des pêcheries, province de Québec,1957-1973,
  • [Québec, Québec] :Ministère de la chasse et des pêcheries, province de Québec,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, division des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêches,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, Service d'information,
  • [Québec, Québec] :Minstère de l'industrie et du commerce du Québec, Direction des pêches maritimes
Contenu spécifique :
Vol. 2, No 1
Genre spécifique :
  • Revues
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Actualités marines, 1958, Collections de BAnQ.

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Bergeron) Ce Le poisson et les jeunes (Monique Plamondon) L'entraide sociale et nos pêcheurs (suite) (Germain Giroux) Statistiques (Zéphirin Bérubé) i _\u2026 29 La reproduction partielle ou totale des articles ou statistiques de la présente revue est permise, mais on est prié d'en mentionner la source.Pour tout renseignement supplémentaire, veuillez vous adresser au Service de I'Information et de la Propagande, Département des Pécheries, Hotel du Gouvernement, Québec, Qué, Canada.PAGE | Notre revue \u2018Actualités Marines\u201d, vieille d\u2019un an à peine, a déjà circulé d'un bout à l\u2019autre du pays et même à l'étranger.On la trouve tant entre les mains des jeunes, curieux des merveilles de la mer, qu'entre celles des hommes de science, des économistes, des professeurs, des journalistes, des spécialistes de l\u2019industrie de la pêche et des gens de métier qui tous portent une attention soutenue à la pêche commerciale.Nous constatons avec joie que tant de gens s'intéressent aux nombreux problèmes d'ordre technique, économique ou social de cette industrie: problème de la modernisation des méthodes de pêche ou de conditionnement du poisson, de la vente du poisson, de la conservation des ressources marines, du métier de pêcheur lui-même.etc.Nous déclarions, lors du lancement de notre revue, que nous désirions par ce moyen accroître le nombre de ceux qui s'intéressent aux problèmes des pêches commerciales, de la biologie marine, etc., et permettre à ceux qui s\u2019y intéressent déjà, hommes de science, producteurs de poisson, etc, de suivre de plus près tous les développements qui se produisent dans ces domaines.L'accueil réservé à \u2018Actualités Marines\u2019\u2019 dépasse tous nos espoirs et démontre la vitalité de cette ressource naturelle, les pêcheries du fleuve et du golfe Saint-Laurent, qu\u2019exploitèrent nos ancêtres et que \u201ccultivent\u201d encore tant de vaillants pêcheurs - gaspésiens, madelinots ou de la Côte- Nord - qui méritent notre attention et tous nos efforts pour que leur beau métier soit de plus en plus rémunérateur et de moins en moins dur et ingrat.Je remercie à l'avance tous ceux qui nous apportent leur assistance dans cette grande tâche.CAMILLE-E.POULIOT, M.D., ministre de la Chasse et des Pêcheries de la Province de Québec.ACTUALITES MARINES LES PÊCHES 1957 = Les apports augmentent » Les prix déçoivent Une solution?par ARTHUR LABRIE, D.SC., sous ministre des Pécheries.Les pêcheurs commerciaux ont débarqué dans les 52 havres de pêche maritime de la province de Québec 133,577,300 livres de poisson en 1957.La grande majorité de ces déchargements ont été effectués par 1,814 bateaux à moteur, dont 40 chalutiers et gros cordiers, 16 petits cordiers (Gaspésien nes) et 58 \u2018\u2019barges de Gaspé\u2019.Des quantités de moindre importance, particulièrement de harengs, ont été capturées par 1,500 petites embarcations à voile et à rames.Les captures de morues ont continué d'augmenter, grâce à l'abondance du poisson dans le Golfe Saint- Laurent et à la puissance de pêche de notre flotte dont l'efficacité s'est grandement accrue par les apports des chalutiers et des cordiers, bateaux mieux aménagés, plus rapides, plus robustes et capables de braver les intempéries.Tout ce poisson a été traité pour le marché dans 64 usines échelonnées sur le littoral des Iles-de-la-Ma- deleine, de la Gaspésie et de la Côte-Nord.Vingt-sept de ces usines sont des salaisons, dix des fumeries, six des conserveries et sept des ateliers à filets frais et congelés.Sept fabriques de sous-produits utilisent les déchets de ces usines et du hareng pour en.préparer des farines alimentaires, des huiles industrielles et médicinales.Chaque port de pêche de la province de Québec possède un entrepôt frigorifique pour la conservation et la congélation du poisson et des denrées périssables.Ces mêmes entrepôts emmagasinent le hareng qui sert d'appât pour la pêche à la morue; de plus, dans les principaux centres de conditionnement du poisson VOL.2 \u2014 No | \u2014 JANVIER-MARS 1958 frais et congelé, ces entrepôts fournissent la glace requise (soit en blocs de 300 Ib, soit concassée, soit en flocons) pour le refroidissement du poisson à bord des bateaux de pêche et l'expédition du poisson frais.La capacité de production de glace de ces usines était, en 1957, de 100 tonnes par 24 heures.Les 56 entrepôts du Département des Pêcheries ont une capacité de 1,085,000 pieds cubes d'entreposage à \u201410° F.et peuvent fournir 1,780 tonnes de réfrigération par 24 heures.Une énergie totale de 3,000 c.v.les actionne et on peut y congeler 445 tonnes de poisson par jour.Deux grands entrepôts sont de plus équipés pour sécher le poisson salé: l\u2019un à Rimouski et l\u2019autre à Gaspé: leur capacité est de 8,000,000 lb par année.Nos producteurs ont mis sur le marché, en 1957, environ 7,000,000 Ib de morue séchée, dont 4,000,- 000 Ib de Gaspé-Cure.Ils ont préparé 8,000,000 1b de morue verte-salée et 12,000,000 1b de filets frais.congelés ou fumés.L'année 1957 a été remarquable par ses captures de morue qui se sont élevées à 78,000,000 Ib.Nous croyons qu'il s'agit d'une année record dans l'histoire de nos pêcheries.Pour nos pêcheurs de morue, l'augmentation des captures fut certainement le seul évènement encourageant de l'année, car s'il en avait été autrement, on se demande s'ils auraient eu le courage de continuer un métier qui apporte de si minimes bénéfices, En effet, ces grandes captures ont donné moins d'argent au pê- cheur qu\u2019en 1956, pendant qu'au niveau du producteur, c'est-à-dire de celui qui achète le poisson du pê- PAGE 3- cheur pour le mettre sur le marché, le revenu des ventes s'est révélé supérieur à 1956.Ceci veut tout simplement dire que les commerçants ont assez bien vendu le poisson qu'ils ont acquis des pêcheurs à bon marché.Peut-on toutefois leur faire des reproches quand l\u2019année précédente, en 1956, c'est le contraire qui se produisit.Ils vendirent, en effet, à très bas prix le poisson qu'ils avaient acheté des pê- cheurs à un prix raisonnable, C\u2019est là que réside tout le mal de l'industrie de la pêche commerciale et c'est là également qu'il faut concentrer nos efforts pour le guérir.Ainsi, quand les acheteurs annoncent le prix du poisson aux pêcheurs le printemps, 1ls se basent surtout sur l'allure des ventes de l\u2019année précédente, puis- qu'ils ne peuvent prévoir, comment seront les gros mois de vente de l'automne, cinq à six mois plus tard.Alors, il advient que le prix au pêcheur reflète le passe : s'il a été brillant, il sera bon, s'il a été sombre, 1l sera faible.Alternativement, les pêcheurs et les commerçants subissent le flux et le reflux du marché et enregistrent des bilans déficitaires dont les cycles trop réguliers peuvent décevoir même les plus endurcis au métier.On peut dire, qu'en dehors des années de guerre.il en a toujours été ainsi et ceci explique peut-être la lenteur des autorités compétentes à s'attaquer au règlement de ce problème.Ce qu'il faut résoudre en somme c'est, premièrement, le problème du commerçant qui doit fixer, le printemps, un prix arbitraire au pêcheur sans savoir s\u2019il pourra, lors de la vente à l'automne, rencontrer ses dépenses et réaliser le profit auquel il a droit pour rester en affaires et, deuxièmement, le problème du pêcheur qui ne peut pas ravitailler les usines à un prix inférieur à ses dépenses.En 1957, ce prix était beaucoup trop bas.Selon les économistes, le pêcheur doit recevoir 2% cents la livre de morue pour payer les frais d'opération d\u2019un bateau de pêche; donc pour PAGE 4 faire un profit raisonnable de !{ de cent la livre, il lui faut 3 cents la livre.ll n'a reçu que 2.1 cents en moyenne en 1957.De son côté, l'acheteur-commerçant doit être assuré de recevoir au lieu de production 55 fois ce montant de 3 cents la livre pour son filet, s\u2019il veut survivre.La différence est absorbée par la perte au cours du tranchage, qui s'établit au 2/3 du poids du poisson, par la main-d'oeuvre, les frais d'emballage, de congélation, d'entreposage, de dépréciation, d'assurance, etc, Il lui faudrait vendre son produit sur le marché d\u2019exportation, disons aux Etats-Unis, de 7 à 715 fois le prix payé aux pêcheurs, si nous incluons les frais de transport et de douane.Comment pouvons-nous solutionner ce problème?L'approche la plus logique et la plus facile semblerait de créer un office de ventes des produits de la pêche, semblable à l'Office, de ventes des produits agricoles, ou plus simplement d'inclure le poisson dans ce dernier Office.Cet organisme aurait le pouvoir de faire les enquêtes et de sanctionner les mesures qui s'imposent.Cet Office aurait deux missions premières: autoriser la formation de groupes de pêcheurs pour l'établissement d'ententes commerciales avec les acheteurs, de manière qu'en déterminant le prix du poisson aux pê- cheurs, les risques soient mieux répartis et les profits plus équitables: étudier la possibilité d'établir des prix minimums comme pour certains produits agricoles, de manière que le pêcheur soit certain, au début de la saison de pêche, du plus bas prix qu\u2019il recevra pour son poisson, et l'acheteur du prix qu\u2019il devra obtenir pour faire un profit raisonnable.Au cas où ce dernier prix ne pourrait être obtenu, l'intervention gouvernementale consisterait à combler au niveau de l\u2019acheteur la différence du prix de vente qu'il aurait dù obtenir sur le marché.De toute façon, l'Office des Marchés serait là pour suivre l'évolution de l\u2019industrie de la pêche commerciale et serait prêt à intervenir quand les circonstances ACTUALITES MARINES a US sur, Mar a ln.ur lion [hy fh} ons I'exigerait.Il faut toujours être en garde contre un danger de panique et seul un tel organisme serait en mesure de l'éviter.Avec le système actuel, le commerçant, comme l'écrivait le statisticien Zéphirin Bérubé, dans un article intitulé: \u2018Le producteur de poisson, cet inconnu\u2019, dans le Volume I, numéro 2, \u2018\u2019d\u2018Actualités Marines\u2019, porte sur ses épaulss tous les risques de l\u2019industrie et, pour se protéger, 1l est forcement obligé d'offrir, le printemps, un prix suffisamment bas pour lui permettre de rencontrer toute éventualité.On a souvent prétendu, avec raison d'ailleurs, que la publicité pourrait être une solution au problème de la mévente du poisson sur le marché domestique, en ce sens qu'elle permettrait, en réduisant à 50 - 50 par exemple cette marge par trop forte entre les quantités exportées (75%) et celles écoulées au pays (25%), d'obtenir un meilleur prix pour nos produits marins et d'éviter une partie des embarras que causent les tarifs douaniers.Notre Service de l'Information et de Vor.2 \u2014 No | -\u2014 JANVIER-MARS 1958 la Propagande a constaté qu'il y a place pour beaucoup plus de poisson sur les tables québécoises: nos démonstrations culinaires, nos cours de vente aux poisonniers, nos contacts continuels avec des centaines de marchands à travers toute la province, nos visites dans les institutions, notre propagande par la presse et la radio le prouvent continuellement.Une publicité directe des producteurs apporterait sûrement d\u2019excellents résultats: une publicité soutenue et dirigée vers le lieu de vente (détaillant) et le consommateur, une publicité à l'échelle des concurrents des autres secteurs du commerce alimentaire.Mais l\u2019industrie de la pêche du Québec n\u2019a pas les moyens, actuellement, de soutenir une publicité d'envergure et de se préoccuper du commerce de détail.Nous croyons qu\u2019un office de ventes permettrait à l'industrie québécoise de ia pêche non seulement de stabiliser son commerce, mais encore, au moyen d\u2019une publicité bien ordonnée, d'introduire en permanence le poisson au menu des Canadiens et des Américains pour l'avantage de tous, producteurs, commerçants et consommateurs.PAGE 5 eux Pêches caractéristiques du Fleuve St-Laurent par V.D.VLADYKOV, PH.D., directeur du Laboratoire de Biologie du Département provincial des Pêcheries à Québec.Les visiteurs longeant les rives du fleuve Saint-Laurent peuvent observer, avec curiosité parfois, des constructions en treillis métalliques ou en fascines (fagots), particulièrement en vue à marée basse: ce sont des pêches ou trappes pour capturer différentes espèces de poissons.Nul doute que les premières pêches, un peu différentes de celles d\u2019aujour- d'hui, furent construites par les pionniers du Québec, voilà au moins deux siècles.Il existe aujourd'hui plusieurs types de péches, selon les régions, les espèces de poissons et les matériaux employés.Dans le présent article, nous ne mentionnerons que les deux types les plus caractéristiques.Pour rendre la description plus claire, nous ajouterons les photos de ces pêches (figures 1 et 3).Ce sont des modèles construits avec beaucoup de précision et de goût par les pêcheurs eux-mêmes.Les schémas de ces pêches (figures 2 et 4) ont été préparés de façon très exacte par Paul Voevodine, artiste attaché à notre Laboratoire.L'expérience incite les pêcheurs à modifier, d\u2019une année à l\u2019autre, certaines sections de leurs pêches, afin d'en obtenir le meilleur rendement possible.Ces engins de pêche stationnaires ne sont donc pas toujours soumis à un plan rigide, mais 1ls sont sujets aux améliorations continuelles où s'affirment l'esprit d\u2019observation et l'habilité technique de nos pécheurs.ACTUALITES MARINES qu gull Not it Gin fan i i got ll leu x PECHE A ANGUILLES Malgré son nom, ce type d'engin stationnaire est souvent construit pour prendre non seulement des Anguilles, mais aussi plusieurs autres espèces de poissons.Notre modèle représente une pêche de St-Nicolas, caractéristique de toute la section d'eau douce du fleuve Saint-Laurent, de Montmagny à Lotbinière (fig.1).Chaque pêche est composée de deux parties essentielles; le port ou tête de la trappe, où les poissons sont retenus, et la chasse ou guide, qui dirige les poissons vers le port.Notre modèle consiste en deux ports et deux chasses, mais d'autres pêches peuvent en avoir un ou trois.Les péches situées dans la section d\u2019eau douce du Saint-Laurent sont construites en treillis de fer galvanisé que supportent des piquets en épinette noire, appelés perches.Les mailles du treillis sont d'un pouce pour les ports et d'un pouce et quart, pour les chasses.Il y a encore des pêcheurs qui fabriquent eux-mêmes le treillis métallique avec du fil de fer, mais la plupart achètent le produit manufacturé.Port et chasse de terre.\u2014 Ces deux parties de la pêche se trouvent les plus proches du rivage et c'est pourquoi elles sont dites de terre.Elles sont placées les premières dans l'eau, au printemps.La distance entre le rivage et le port est de 650 pieds, ce qui correspond à la longueur de la chasse de terre.Le port a deux entrées (indiquées par des flèches sur la figure 2): par l\u2019une d'elles, d'une largeur de 214 pieds, les poissons entrent dans le port durant la marée haute, d'où le terme entrée de montant; par l\u2019autre, large de 2 pieds, dite entrée de baissant, ils pénètrent à marée basse.C'est pourquoi l'angle que le port et la chasse font avec la grève est très important et les pêcheurs tiennent compte des conditions locales: les courants, le vent et la topographie du rivage.Le fond de chaque entrée est recouvert d'une planche en épinette, nommée slip (s), inclinée vers l'extérieur.VOL.2 \u2014 No | \u2014 JANVIER-MARS 1958 Le port de terre, d'une longueur de 33 pieds et d'une largeur de 9 pieds, est divisé en trois sections.De l'extrémité gauche, par rapport à la chasse jusqu\u2019à la slip (s) à droite, c'est la chambre d'entrée, de 18 pieds de longueur.Plus loin à droite, se trouvent deux paires d'ailes (al et a2), qui délimitent la chambre à Esturgeons, de 4 pieds de longueur et 9 pieds de largeur, destinée à retenir principalement cette sorte de poissons.Les deux premières sections du port sont ouvertes en haut et la hauteur de leurs murs est de 12 pieds.À l'extrémité droite, la deuxième paire d'ailes (a?) sert de limite à la chambre à Anguilles, de 6 pieds de longueur, 9 pieds de largeur et 8 pieds de hauteur, et dont le plafond est fait de treillis métallique.En arrière, la chambre à Anguilles communique avec la nasse ou prison pour les Anguilles, par un entonnoir.Cet entonnoir de treillis métallique a 20 pouces de longueur; son ouverture du côté de la chambre est de 12 à 15 pouces et de 3 pouces seulement dans la nasse.Le fond de la nasse est plus élevé que celui du port et l'entonnoir est placé en remontant de la chambre vers la nasse, pour empêcher les Anguilles de sortir à marée basse.La nasse, faite en planche d'épinette, a 8 pieds de longueur, 3 pieds de largeur et 2 pieds de hauteur.Un couvercle coulissant permet au pêcheur de sortir les poissons capturés.Pour prévenir qu'elle ne flotte, les planches du fond, qui dépassent les parois, sont calées avec des roches.De plus, dans la nasse, la paroi oppo- see à l'entonnoir est percée d\u2019une fenêtre de quelque 3 pieds de large et d'un pied de haut et fermée par un treillis métallique.Selon les pêcheurs, les Anguilles, capturées durant la nuit, se dirigent toujours, à l\u2019aurore, vers la lumière et ainsi entrent dans la masse éclairée par sa fenêtre.L'entrée dans le port du côté droit de la chasse est munie d'un mur en treillis métallique, de 12 pieds de hauteur et en forme d'angle dont le côté le plus long est de 20 pieds et le plus court, de 5 pieds.On l'appelle crochet du montant.De même, du côté gauche PAGE 7 de la chasse, il y a le crochet du baissant de même hauteur et de même forme, mais plus long: côtés es oh , ; A de l'angle de 50 et 10 pieds.ie i as 6 vi ET | UE) ui | Lach : » PTE 4 a chasse de terre comprend quatre sections en 3 ag ram 189 Sci ragsasnts = : : ~¥ Ra Gé ps : : treillis métallique dont la hauteur diminue en ERE.ES direction du rivage: !1 pieds sur une longueur de 300 pieds, 8\u2019 sur 150\u2019, 7 sur 150\u2019 et finalement 4 sur 50\".rts Ly XZ = tions : ser ES We SR = fe SATIRE ss b sv = ; + WS as = Asset etes ll sno be: \u2014 I co a { i Zr A # Fx es i IS 2 = mat NS \u201c PR = = No yo do es S > cé En me 7 2 57 z Ÿ A Ce a or PE IR, oe ai NE Rs 5/3] rN eu ( \u20ac A 4 Ae\u201d PO > 2 » pri \u201cus J 5.02e willy Yo Te 4 ét { 4 Ya J ira § op \"= io x.a ant 2 des Sr ATER 5 2 we \"\u20ac gt oo wT on & = 5 » % je Sep Ce am ZY ws - De a 3) 0 boa a ~ amas 0} pre ¢ > = = = a \u2014 Ie # » 5 EX 4 pr on of A A Si Es i.= ih] i 0 tn 4 Se i Hi] punir > de ++ Ts x Sede a.Hh] | ÿ ti I! ) \" \"4 hi it} ol cz nl ae it fi M gi jit i jt ! 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