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Titre :
Le Journal d'agriculture
Éditeur :
  • [Montréal] :Ministère de l'agriculture de la province de Québec,1918-1936
Contenu spécifique :
samedi 8 juin 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal d'agriculture et d'horticulture illustré
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Références

Le Journal d'agriculture, 1935-06, Collections de BAnQ.

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SIANVT \u2018{ \u2018[ 3p siog Hh Î Lara HY v i RR ro v (BAT A CN by a x So Ae?kK PAU LIN AE INT a PCI GON on pal fe JR | TI 0 \" Ea pu R oad ed NES TRG pp 7 am RE ep ik = 2 x rm ee re are La A ate A ace] m= 20 1 == = ar pr a I LS Ta pp 6) 2 = ee er Ce Py SN Te a = = PSN Poe ape + - ESS = = gen ve pee ro =) | ENS vu oN NE 3 fF kg of À 8 = fi Sane p= == 4 ] -\u2014\u2014 = = [1] [1] = \u2014 il LA \u2014\u2014 i \u201ca \\ JURE \u2014 Ÿ a PS (oy Tra > = = 7 Fy 2.= = = = te ÿ 2 > I\" iN > = < 78 rally be SN Pas a py YE ts ie sti ak _ 4 - AY \\ \u2014 = Er Na La = RCN IY \u2014- \u2014_ a | Ie ç \u2014\u2014_\u2014 \u2014_ A pe + Py = = Eo PE i 4 Ÿ LA NS J.pe Fs _\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014 1\" = - A \u2014_\u2014 \u2014 ee A _ Pa 4 _\u2014 PS Pe 2 \u2014 NE potes Cars > ~~ = ne _\u2014 Eas 1: PS LS dy 208 a\u201c RM ER Xd PY Ds (7 or ws _ Re] pp NS at A Sal Re CC à 2 Ces a Eds AS ULV A os 8% pa \u2014 Rd Me re wd + 4 =p I hy ve aad = SR a Le» 0 : pv 541% a \u2014_\u2014 ES ve Lx _ _ I FER ry.> = dar ALY nL by RC $e eS PY 3 ie \u2014 memes 1X3 ré RES = 3 \u2014 \u2014_ Le ro J » a re ee \u2014\u2014 Pe a Pry 3 Hs \u2014_\u2014 F4 m0 ME es arent jl A (MH ILITTIT IC INOICQOIE $ À ADO _\u2014 + \u2018 Of SEGI UN, 9 6b O15WNN \u2014 QE SUNJOA 2 8 JUIN 19858 SOIE LAIN RAYON TOILE COTON R310 MIXTES Cest La même chose pour la DY0-LA LA MÊME DY-O-LA Jes teinteTOUS/ La science a simplifié l\u2019art de teindre à la maison en perfectionnant une teinture qui teint ou nuance avec un égal succès les tissus énumérés ci-dessus.C\u2019est la DY-O-LA, une teinture à l\u2019aniline originaire d\u2019Angleterre, semblable aux produits utilisés dans les grandes filatures.La DY-O-LA se présente en 32 couleurs.Etant concentrée, il en faut peu pour obtenir de bons résultats.Elle est toujours TEINT co Bou i ey?ue NUANCE NS yeAU FROIDÉ d'excellente qualité, se dissout complètement .et teint avec uniformité.Vous serez enchantée des résultats que vous donnera la DY-O-LA.Servez-vous- en fréquemment pour égayer et varier votre garde- robe, ainsi que l\u2019intérieur de votre maison.Prix, 10c.F43H Spo VOYEZ les nouveaux bas prix des poussins Baden en juin.Considérez la qualité à cette date tardive ainsi que les prix.Reproducteurs au R.O.P., Approuvés par le gouvernement et inoculés.Leghorns d'un jour, 6%jc.; Rocks barrés et blancs, 7%¢c.; poulettes Leghorn, 15l4ec.; poulettes de races pesantes, 12%c.; cochets de races pesantes, 4%c.; cochets Leghorn, 2e.Poulets avancés jusqu'à 3 semaines, 2c.par poulet par semaine de plus que les poussins d'un jour.Après le 15 juin, Me.de moins par poulet sur tous, sauf les cochets Léghorn.Donnez votre commande d'après cette annonce et vous sauverez du CE n\u2019est pas un jeu de hasard que de se procurer des poussins à croissance hâtive.Tout dépend de la race.A nos nouveaux bas prix, les poussins Ingersoll sont une véritable aubaine.Issus de parents inoculés, descendant de cochets enregistrés au R.O.P., provenant de pondeuses de 200 oeufs ou plus.Leghorns, Te.; Rocks barrés et blancs, 8c.; poulettes Leghorn d'un jour, $16 le 100.Poulettes de races pesantes, $13.Cochets de race pesante, $b.Cochets Leghorn, $2.Poussins avancés jusqu'à 3 semaines, 2c.par poulet par semaine de plus que les poussins d'un jour.Après le 15 juin, un demi-centin de moins par poussin sur tous, sauf les cochets .> Leghorn.Placez votre commande aujour- temps.Payables sur livraison, partout.d\u2019hui.Payable sur livraison.INGER.BADEN ELECTRIC CHICK HATCHERY, SOLL CHICK HATCHERY, Casier 6, In- Casier 6, Baden, Ont.gersoll, Ont.8 LA BIERE OLD STOCK PRIME PAR LA FORCE ET PAR LA QUALITE re Le jardin ouvrier ou l'incitation au retour à la terre L'hon.Adélard Godbout encourage fortement cette entreprise peu coûteuse Le Service de I'Horticulture de la Province, sous la direction de son chef, M.J.-H.Lavoie, donnera cet été une impulsion considérable & \u2019établissement des jardins ouvriers.Le ministre de l\u2019Agriculture voudrait que le nombre en fût au moins doublé.L\u2019an dernier, ces jardins couvraient une superficie de plusieurs centaines d\u2019arpents dont une grande partie était vouée a la culture de la pomme de terre.On en comptait 18,218, répartis entre les villes et les villages; Montréal en avait à elle seule 3.213, grâce à la collaboration des autorités municipales.dins, le service de l\u2019Horticulture .a distribué de nombreux produits, entre autres 323,850 livres d\u2019engrais dont plusieurs milliers de livres de nitrate, 12 wagons de fumier, 23,783 livres d\u2019insecticides, 6,180 sacs de pommes de terre et plusieurs milliers de livres de graines potagéres.On déterminera dans quelques jours la quantité de ces produits nécessaires aux jardins ouvriers, cette année, et l\u2019on en commencera incessamment la distribution.Le ministère voit dans l\u2019établissement de ces jardins une entreprise qu\u2019il importe d\u2019aider; aussi lui porte-t-il une attention soutenue.À cette fin, il a mis à profit toutes les ressources disponibles et les résultats obtenus prouvent que les moyens employés ont été des plus efficaces.D'ailleurs, l\u2019exploitation de ces jardins requiert une mise de fonds peu considérable et ne tarde pas à récompenser ceux qui s\u2019y livrent, en leur fournissant pour leur famille une nourriture saine et peu coûteuse, et même des produits que l\u2019on ne trouve pas toujours en quantité suffisante sur le marché domestique.D\u2019autre part, en s\u2019occupant de leur petit jardin, peut-être certains prendront-ils goût à la culture et sentiront naître en eux le désir d\u2019aller s\u2019établir à la campagne.Aide fédérale dans l'achat de verrats de race pure, type à bacon Afin d\u2019aider les cultivateurs de la province de Québec dans l\u2019amélioration de leurs troupeaux de pores, la division fédérale de l\u2019Industrie animale offre un nouveau système de primes d\u2019achat en vue d'encourager les éleveurs de porcs à se procurer des reproducteurs pur sang de haute qualité, âgés de six mois et plus, et aussi de garder en service les verrats qui ont faït leur preuve.A tous ces jar- Cette politique a pour but d\u2019améliorer l\u2019élevage du porc afin de satisfaire aux exigences de nos marchés locaux et extérieurs.Une inspection minutieuse sera faite sur la qualité, le type, la conformation, la condition du sujet à acheter, ainsi que sur la valeur de ses ancêtres.Règlements Une prime est offerte pour les verrats approuvés et achetés à l\u2019âge de six mois et plus, et ce, aux conditions suivantes :\u2014 1.\u2014Pour avoir droit à ia prime d\u2019achat, tout verrat d\u2019âge requis devra être approuvé chez le vendeur par un officier de la division fédérale de l'Industrie animale.L'inspection pourra avoir lieu lors de l\u2019achat.2.\u2014L\u2019éleveur qui a déjà reçu une prime n\u2019aura pas droit d\u2019en recevoir une autre pour un second verrat, dans les dix-huit mois qui suivent la date du paiement de la première.3.\u2014Cette politique est ouverte à tout membre d\u2019organisation agricole ou à tout individu faisant un achat privément; elle s\u2019applique spécialement à tout bon éleveur de porcs de la province de Québec.4\u2014-Dans le cas d\u2019échange de verrats, aucune prime ne sera accordée.5.\u2014L\u2019acheteur devra, lors de l\u2019achat, faire parvenir à la division fédérale de UIndustrie animale, Edifice Premier, Sherbrooke, P.Q., une application pour faire inspecter le verrat tout en indiquant le nom et l\u2019adresse du vendeur.6.\u2014L\u2019enregistrement dûment transféré devra parvenir à l\u2019adres- Se ci-dessus mentionnée dans les soixante jours qui suivent la date où le verrat a été approuvvé officiellement.7\u2014Une des primes suivantes sera payée au propriétaire dont le nom apparaît sur le certificat d\u2019enregistrement transféré, à la condition que sa demande soit conforme aux règlements.Primes d\u2019achat a) Pour tout verrat approuvé officiellement, $9.b) Pour tout verrat approuvé officiellement si, lors de l\u2019achat, la mère est qualifiée à l\u2019Enregistrement Supérieur, $12.8\u2014Le ministère se réserve le droit d\u2019enquéter et de refuser la prime, s\u2019il le juge à propos.8.\u2014Cette politique est entrée en vigueur le ler avril 1935.La continuation de cette politique en 1936 dépendra de la manière dont elle aura été encouragée par les cultivateurs durant la présente année.Geo.B.ROTHWELL, B.S.A., commissaire de l'Industrie animale. Messieurs les Cultivateurs, oN OUS mettons deux choses a la disposition de ceux qui veulent s'aider : de la science et du crédit.Science, c'est-à-dire un enseignement combiné avec de judicieux octrois revêtant les formes les plus variées et couvrant toutes les branches de la production agricole.Crédit, c'est-à-dire l'opportunité d'obtenir avec le moins de frais possible l'argent au plus bas taux d\u2019intérêt qui soit par toute la Puissance du Canada.Notre récente loi du crédit agricole à 3% est, je le crois, destinée à vous rendre de grands services.\u20ac JOURNAL D'AGRICULTURE VOLUME 38 8 JUIN 1935 NUMERO 49 Directeur: Armand LETOURNEAU, LS.A. Une mesure de protection contre les courtiers véreux Nous reproduisons d\u2019un journal de Montréal la mote suivante susceptible d\u2019intéresser les petits épargnants de la campagne.M.Taschereau a présenté et fait adopter au cours de Tous les pan- neaux-réclames devront bientôt disparaître On se rappelle que l\u2019Assemblée législative a adopté en 1938 une loi interdisant les pan- neaux-réclames le long des routes de notre province et prescrivant de les éloigner des routes d\u2019une distance proportionnelle à leurs di- la dernière session une loi dont la première et la plus certaine conséquence sera d\u2019empêcher que ne se répète le pillage plus ou moins légal de l\u2019épargne tel que l\u2019ont pratiqué certains courtiers malhonnêtes, pendant les quelques années précédant la crise.Très souvent dans le passé, certains courtiers déléguaient auprès des clients qu\u2019ils avaient raison de croire particulièrement faciles à duper quelque individu connu de ces clients avec mission de leur vendre des valeurs qu\u2019ils n\u2019osaient pas eux-mêmes leur offrir.La nouvelle loi défend aux courtiers de se servir de ces vendeurs d'occasion, nul courtier \u201cne devant employer directement ou indirectement une personne comme vendeur, relativement au commerce de valeurs mobilières, à moins que cette personne ainsi employée ne soit enregistrée comme vendeur par ce courtier.\u201d Cet enregistrement, on le sait, est annuel ou temporaire, mais il présente toutes les garanties possibles de sérieux puisqu\u2019il est sous ses deux formes sous la surveillance du registraire de la prévention des fraudes lui- même, M.Amyot.La loi vise avant tout à la protection de la petite épargne.Or, on sait que les petits épargnants sont pour la grande majorité des vicillards retirés des affaires, des veuves ou des célibataires qui n\u2019ont pas l\u2019habitude de fréquenter les maisons de change, et que certains agents d\u2019affaires peu scrupuleux avaient pris l\u2019habitude de harceler dans la solitude de leurs foyers.Entre quatre murs d\u2019une bonne maison bourgeoise, ces requins de petite envergure pouvaient mieux chambrer leurs victimes.A l'avenir, **nul courtier ou vendeur ne doit s\u2019adresser à un particulier dans une résidence pour faire le commerce des valeurs mobilières.\u201d La loi spécifie même que le mot \u201cg\u2019adresser\u201d tel qu\u2019employé plus haut comprend même les communications téléphoniques.© Tenez-vous à avoir un sourire qui séduit et conquiert les coeurs?Oui, répondra Madame.(Quant à vous, Monsieur, nous n\u2019osons pas vous poser pareille question et cependant.) La matière première pour faire un beau sourire, c\u2019est une belle dentition.Pour avoir de belles dents, il faut les brosser tous les jours.Cela les préserve de la carie et les rend blanches et brillantes.Des maux variés et fort douloureux résultent d\u2019une mauvaise dentition.Brossez vos dents par souci de beauté, mais surtout par précaution contre les maladies.Québec est la seule province du Dominion à offrir un crédit agricole à 3% Quant à la toute première prévention contre les fraudes, celle qui ne peut se faire que par la surveillance des opérations de bureau des courtiers, M.Taschereau la renforce en obligeant à l\u2019avenir tout courtier à tenir un compte exact de ses recettes et de ses dépenses avec une indication de la provenance des recettes et une justification raisonnable de ses dépenses et à garder un registre continuellement à jour comprenant le nom et l\u2019adresse de toute personne à qui il vend ou dont il achète des valeurs mobilières.De plus, le re- gistraire des fraudes obtient par la nouvelle loi le pouvoir d\u2019ordonner, sur recommandation du procureur général, à tout courtier de cesser le commerce de telle ou telle valeur, si elle ne lui semble pas offrir les garanties de solvabilité nécessaires.Voilà ce que tout le monde doit savoir de la nouvelle loi et principalement les petites gens dont les économies péniblement amassées restent le champ d\u2019opérations favori des courtiers malhonnétes.Prochainement Lire dans notre journal une série spé- stale de causeries par ERNEST BILODEAU bibliothécaire adjoint a Ottawa brillant écrivain très au fait des choses et des gens de la campagne et l\u2019un des maîtres de la chronique dans la littérature canadienne-française.Rédigées mon seulement pour le plaisir, mais aussi pour le profit des lecteurs du \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d \u2014 car chacune d'elles comportera un enscignement pratique présenté où, pour mieux dire, dissimulé avec art \u2014 les causeries de M.Bilodeau seront certainement très goûtées.La première paraîtra dans notre numéro du 22 courant.Ne blasphémez pas parce que: C\u2019EST SACRILEGE; C\u2019EST SCANDALEUX ; C\u2019EST INUTILE; ET SURTOUT.C\u2019EST IDIOT.mensions.Par cette mesure, le législateur a voulu sauvegarder la beauté de nos paysages, trop souvent déparés par des affiches qui n\u2019ont rien d\u2019esthétique.On a donné aux annonceurs tout le temps nécessaire pour déplacer leurs panneaux, puisque cette loi n\u2019est entrée en vigueur que le ler décembre dernier.Elle ne pourra donner les résultats qu\u2019on en attend que si tout le monde s\u2019y conforme.Aussi le ministre de la Voirie, l\u2019honorable J.-E.Perrault, a-t-il pris les mesures nécessaires pour qu\u2019elle soit rigoureusement observée.Les ingénieurs de la voirie, la police des routes et les cantonniers surveilleront attentivement les voies de communication.Les panneaux-réclames qui n\u2019auront pas été déplacés dans un délai de dix jours par leurs propriétaires le seront d\u2019autorité par les agents de la.voirie, qui ne les rendront aux récalcitrants que s\u2019ils se décident à se conformer à la loi.Déplorable économie A M.L.V.\u2014 Nous sommes au courant des libertés prises avec la loi dite du classement des étalons et de ce relâchement dans le choix des taureaux (sûrement moins généralisés cependant que vous l\u2019affirmez) ; ce sont des choses vraiment malheureuses.Toutefois, il n\u2019y faut pas voir un recul dans la technique de l\u2019élevage, mais bien une fâcheuse conséquence de la crise.La condition financière précaire dans laquelle se trouve l\u2019agriculteur le pousse à des économies spécialement sur les points de son budget qui semblent lui procurer des profits moins immédiats, moins tout de suite apparents.C\u2019est néanmoins une très mauvaise politique.Considérant non seulement l\u2019intérêt particulier, mais aussi l\u2019intérêt de la communauté, il faut tâcher de sauvegarder les valeurs créées par le travail de plusieurs années.Sous ce rapport, il est par- (Suite à la page 5) ® Les escabeaux sont assurément une ingénieuse invention et nous n\u2019avons pas l\u2019intention de calomnier ceux qui se respectent et font honneur à lev- métier d\u2019escabeaux.Mais, par contre, il y en a qui, par défaut de solidité ou excès d\u2019âge, n\u2019ont pas leur pareil pour créer les plus grands embêtements.Ne montez donc jamais sur un escabeau sans prendre le maximum de précautions, afin qu\u2019il ne vous arrive ce que le dessin ci-dessus illustre: un voyage imprévu et généralement dangereux.yg Is so! pa pli en cul vol tit sep tur 5 8 JUIN 1955 HON.JOSEPH ADELARD GODBOUT versité McGill, de Montréal, a conféré à l'honorable M.Godbout, ministre de l\u2019Agriculture de la province de Québec, le titre de Docteur en droit konoris causa de cette institution.La clôture de l\u2019année universitaire, la collation des diplômes à au-delà de cinq cents élèves et la remise de titres honorifiques à divers personnages ont donné lieu à une fête d\u2019un éclat exceptionnel.En fait, il y a des années que la grande maison anglaise de haut enseignement n\u2019avait pas fait les choses avec autant de pompe \u2014 pomp and circumstance, comme l\u2019écrivait un rédacteur du Star, probablement mélomane.Tout le corps universitaire, revêtu des curieux atours traditionnels, s\u2019est formé dans le magnifique campus de l\u2019Université, puis a défilé par les rues en route vers le théâtre Loew\u2019s où a eu lieu la cérémonie.Ajoutez à cela le groupe charmant des étudiants \u2014 les co-eds \u2014 dont les frimousses ne déparaient nullement le paysage, je le jure.Une fois qu\u2019on avait commencé à les regarder, il était agréable de continuer, comme disait l\u2019autre.L'auteur de ces lignes suivait de l\u2019oeil \u2014 un oeil admirateur, il ne s\u2019en cache pas \u2014 notre ministre de l\u2019Agriculture qui était loin d\u2019être perdu dans la foule puisqu\u2019il était entre Sir E.W.Beatty, président du Pacifique Canadien, et M.l\u2019abbé G.Lemaitre, savant physicien belge de renommée mondiale.Il faisait un temps de gala, si l\u2019on peut dire: lumière intense, délicieuse tiédeur de l\u2019atmosphère, jeune verdure et jeune peuple d\u2019étudiants, tout vous ravigotait le paroissien que ça en était drôle.Mais je suis certain que M.Godbout, toujours \u2018\u2018habitant\u201d en son for intérieur, aurait souhaité, aprés la féte naturellement, une et même deux bonnes journées de pluie, car c\u2019est un fait que la campagne des environs de Montréal commence à souffrir cruellement du manque d\u2019eau.Pour en revenir au ministre, impassible et par-dessus tout modeste comme on n\u2019en fait plus, je ne sais ce qu\u2019il a ressenti quand il a entendu M.V.H.Brittain, doyen de la Faculté d\u2019Agriculture, dire à haute voix devant le théâtre bondé de spectateurs:\u2014 \u201cMonsieur le Chancelier, j'ai l\u2019honneur de vous présenter, pour que vous lui confériez le titre de Docteur en droit honoris causa, Joseph Adélard Godbout, ministre de I\u2019Agriculture dans le gouvernement de la province de Jem dernier, jour de l\u2019Ascension, l\u2019Uni- Docteur es sciences agricoles des Universités Laval et de Montréal; docteur en droit \u2018\u2018honoris causa\u201d de l\u2019Université McGill.A 9 et 5 cents la pinte et la chopine A partir du ler juin, en vertu d\u2019une ordonnance de la commission de l\u2019industrie laitière, rédigée au cours d\u2019une séance tenue, vendredi dernier, à Québec même, le consommateur dans la région de Montréal qui comprend les villes suivantes: Montréal, Outremont, Westmount, Montréal-Ouest, Verdun, Lachine, Longueuil, S.-Lambert, Dorval, Pointe-Claire, Montréal-Est, Mont- Royal, S.-Laurent, S.-Michel, Montréal Nord, Ville Saint-Pierre, Ville LaSalle, Greenfield Park, Montréal-Sud et Poin- te-aux-Trembles, ne payera que 9 cents la pinte et 5 cents la chopine de lait.Ces prix deviennent habituellement en vigueur en mai, mais, cette année, la commission a attendu en juin pour les fixer pour tout l\u2019été.Québec, docteur es sciences agricoles des Universités Laval et de Montréal, dont les précieux services rendus à l'agriculture et à l\u2019instruction agricole dans la province sont les fruits de l\u2019heureuse conjoncture qui a remis le ministère de l\u2019Agriculture à l\u2019homme doué précisément des qualités intellectuelles, scientifiques et personnelles que doit posséder le titulaire de ce portefeuille.\u201d Et les applaudissements de crépiter! Comme je le disais tout à l\u2019heure, je ne sais quelles furent les impressions intimes du nouveau docteur en droit, mais moi \u2014 je sollicite humblement votre excuse, si je me mets ainsi en cause \u2014 j'étais heureux pour M.Godbout, bien sûr, (1) mais j'étais surtout heureux pour la classe agricole tout entière a que pareil hommage élève et magnifie à juste titre.Cet honneur conféré à un technicien de l\u2019agronomie marque une fois de plus que le cultivateur prend peu à peu dans l\u2019échelle sociale la place qui lui revient.Les autorités de l\u2019Université McGill ont voulu démontrer qu'\u2019elles comptent désormais avec le cultivateur, que celui-ci a gagné pour ainsi dire son droit (1) On pouvait lire dans \u201cLa Presse\u201d du lendemain: \u201cLe ministre a obtenu un succès, qui n\u2019est pas mince pour un homme politique, de faire l'unanimité autour de son nom dans les éloges que l'on décerne à son administration.\u201d de cité, qu\u2019on le tient sur un pied d\u2019égalité avec les autres professions dont une institution comme elle est la formatrice et la gardienne.L\u2019agriculture réclame maintenant une place d\u2019honneur dans la hiérarchie sociale.Pour comprendre ce que nous en disons ici, il faut se reporter à quelques années en arrière, à vingt ans, par exemple.L\u2019agriculture n\u2019y avait pas même la portion congrue: elle était complètement ignorée, voire méprisée.La science agronomique, qui par la suite a jeté du lustre sur le travailleur du sol, était vagissante.S\u2019occuper des \u2018habitants\u2019 paraissait une originalité d\u2019un genre douteux, en tôt cas étrange.Ne craignons pas de le dire: nos premiers agronomes passèrent pour des prédicateurs un peu toqués et la qualité du rire qui les accueillit en certains quartiers était à l\u2019opposé de l'esprit.Réclamer des deniers publies pour la classe agricole, lui donner des serviteurs, créer des institutions à son avantage, tout cela fut une tâche de géant, une tâche que l\u2019on est porté à oublier, parce qu\u2019elle s\u2019estompe avec les années.Mais, aujourd\u2019hui, quel chemin parcouru ! Quels progrès accomplis! La nomination d\u2019un spécialiste à l\u2019Agriculture et un geste comme celui que vient de faire l\u2019Université McGill le prouvent mieux que toutes les phrases.C\u2019est pourquoi nous nous permettons de conclure ces notes forcément disparates en disant: \u2014 Cultivateur, sois fier, sois même orgueilleux de ta profession; tire en tout parti de ce que l\u2019on fait pour toi et réclame en tout la place qui revient à l\u2019ancienneté, à l'importance et à la noblesse de la tâche.Paraphrasant un mot célèbre, rappelle-toi que tu fais un peu l\u2019aumône à l'humanité chaque fois que tu lui donnes un morceau de pain.Armand LETOURNEAU Déplorable économie (Suite de la page 4) ticulièrement regrettable d\u2019engager l\u2019avenir, c\u2019est-à-dire de compromettre l\u2019avenir pour obvier à un malheur présent.Le fait de ne pas continuer le travail d\u2019un élevage en cours et de remplacer des pratiques qui tendaient à devenir rationnelles par des pratiques inconsidérées causera sûrement chez ceux qui s\u2019y livrent une diminution de la productivité des animaux.Il est pénible de souffrir présentement; encore faut-il s\u2019arranger pour ne pas prolonger la souffrance dans l\u2019avenir.M.P.à c i qu ut > ~ * ge > y By 9 i : 41 M6 b Fg 8 Photographie prise à la collation des diplômes et titres honorifiques accordés le 30 mai par l'Université McGill.La rangée du bas représente les personnalités que l'Université a honoré de titres spéciaux.De gauche à droite: le Dr A.S.Eve, de McGill; le Dr O.T.Avery, de l'Institut Rockefeller, de New-York; l'hon.M.W.J.P.MacMillan, premier ministre de I'lle du Prince Edouard et diplômé de la Faculté de Médecine de McGill; Sir E.W.Beatty, C.R., qui présida la cérémonie à titre de Chancelier; I'hon.M.J.A.Godbout, ministre de l'Agriculture de la province de Québec, et M.l'abbé Georges Lemaitre, professeur d\u2019astronomie 3 I'Université de Louvain, Belgique.\u2014Photo gracieusement prêtée par le Star, de Montréal.Rw Ty A A Tene lS oR laa a See a 8 JUIN 19858 Cour de ferme, d\u2019après une photographie de R.Reid © Croyez-vous vraiment.que les proverbes soient de petits bouts de phrase rigides et intraitables, d\u2019une sévérité qui ne se démente pas?Dans ce cas, autant dire que les générations passent sans laisser quelque trace de progrès.Que dites- vous de celui-ci, vieux comme le chemin du Roi:\u2014 Du mois de mai la chaleur Fait de tout l\u2019an la valeur.En l'année de grâce 1935, il n\u2019est guère rassurant.Il incite au découragement, di- rez-vous, car, cette année, le retour a la terre.de la chaleur fut lent à s\u2019opérer.Quant à nous, il semble que vous pouvez le faire mentir, cet effronté de proverbe.Votre ardeur au travail suppléera la\u2019 clémence du temps.Plus de méthode, de minutie et vous en viendrez sûrement à bout.Faites les derniers semis avec le même soin que les premiers, surveillez la plante dès sa naissance et faites-vous-en les défendeurs quotidiens.Dites-vous que les premiers arrosages sont toujours les plus efficaces, tant pour les plantes de jardin que pour les pommes de terre.S'il le faut, faites violence à la nature; dans une certaine mesure, vous en êtes capables.De cette manière, vous jouerez un fameux tour à notre dicton.Et, dans quelques années, si vous le rencontrez sur votre chemin, vous serez à même de lui dire de façon hautaine: Monsieur, sachez que vous vous êtes trompé en 1935.© Juin est déjà vieux.d\u2019une semaine, Dans certaines régions, les troupeaux sont aux champs; dans d\u2019autres, ils sont encore à l\u2019étable et soupirent après le jour où ils pourront prendre le large.En fait, les caprices de notre climat font que la saison de pâture est toujours trop tardive et, cette année, plus que jamais trop tardive.Ce qui n\u2019a pas empêché certains cultivateurs de \u2018\u2018détacher\u201d de bonne heure, avant même que les champs ne soient ressuyés.Mais passons.(1) Avant la cérémonie de la mise en pâture, il est toujours bon de se faire la réflexion (1)-\u2014Un intéressant article de M.Ls de G.Belzile, B.S.A., sur \u2018Les soins du troupeau avant la mise au pâturage\u201d, a paru dans la \u2018Terre de Ches Nous\u201d, numéro du 22 mai.suivante: A la fin de la stabulation, la teneur en eau des aliments est la moins élevée de l\u2019année; par contre, l\u2019herbe du printemps est très aqueuse et, le matin, couverte de rosée.D\u2019où la nécessité d\u2019une transition graduelle d\u2019un fourrage sec à un fourrage vert et plus que jamais succulent.Sinon, surviennent les dérangements intestinaux, perte de poids et diminution dans la lactation, alors que normalement vous devriez vous attendre au contraire.Les vaches elles-mêmes vous avertissent de la chose.Tot dans l\u2019après-midi, elles s\u2019approchent de la clôture et vous prient en beuglant de les ramener à l\u2019étable, Elles s\u2019attendent à trouver dans la crèche un petit extra donnant à leur régime alimentaire un équilibre dont l\u2019organisme ne peut se passer.Pour leur éviter tout malaise digestif pendant les premiers jours de la mise au pâturage, continuez donc de donner à vos animaux un léger repas matin et soir.Ce peut être de l\u2019extra, mais non du superflu.© Un plancher de ciment .et même de bois n\u2019est guère favorable à la pousse régulière des onglons ou sabots chez les bovins \u2014 nous parlons des bovins parce qu\u2019on est porté à les négliger plus que les chevaux.Aussi, sort-il des étables, chaque printemps, un certain nombre de vaches et même de taurailles traînant aux pieds de véritables sabots, non de bois, mais de corne tant celle-ci s\u2019est allongée démesurément pendant l'hiver.Ce développement anormal des onglons force 'animal à se porter sur la partie d\u2019arrière du pied; il devient campé du devant.Presque tout le reste du corps se ressent de ce défaut d\u2019aplomb; la ligne du dos.devient courbe et la croupe s\u2019affaisse.Très souvent, la marche en est rendue douloureuse et, on le sait, ce n\u2019est pas quand la vache souffre qu\u2019elle fait le plus de lait.Sans doute, l\u2019exercice au pâturage finit généralement par tout remettre au normal, mais il arrive parfois, surtout chez les laitières, que le cassement de la corne cause une blessure lente à guérir.Avant de \u201cjeter\u201d leg animaux dehors, faites donc une rapide inspection des sabots ou onglons.Ramenez les plus longs à leur état normal.Servez-vous pour cela d\u2019un ciseau à froid (à fret).Taillez de façon que le pied s'appuie au sol sur toute sa surface.Ll etit bouquet de notes pratiques Ll Par Lucien ARSENAULT [J C\u2019est une condition essentielle à l\u2019esthétique et au bien-être de vos bovins, surtout de vos vaches laitières.© N'oubliez pas non plus .de réserver et d\u2019ensemencer, s\u2019il le faut, un petit enclos où vos porcs trouveront de la verdure pendant tout l\u2019été.La chétiveté des porcelets provient souvent de ce qu\u2019eux ou leur mère sont victimes d\u2019un régime alimentaire trop éloigné des conditions naturelles.Ils ont besoin de protéine, de phosphore et de chaux, tous aliments constructeurs de la charpente animale.C\u2019est encore le pâturage qui les leur fournit à meilleur compte.Ajoutez à cela que la verdure est la source par excellence des vitamines.Invariablement, vos porcs ont meilleur appétit quand ils bénéficient .journellement d\u2019une certaine quantité d\u2019herbe succulente.Et meilleur appétit signifie assimilation plus complète des grains et concentrés de toutes sortes.Vous pouvez, par exemple, leur fournir cette verdure sous forme de navette; 2 ou 3 livres de graine suffisent pour ensemencer un arpent que vous diviserez ensuite en deux ou trois enclos pour établir une rotation des patures.Le trèfle ou la luzerne semés l\u2019an dernier conviennent encore très bien.Et puis, il y a les mélanges de céréales.De toute manière, avant d\u2019acheter les moulées du commerce, commencez par bien utiliser les petites étendues de terre avoisinant les bâtisses \u2014 exceptons, bien entendu, le devant de la maison.Donnez à vos pores un pâturage abondant, avec abri, du début de l\u2019été à la fin de l\u2019automne.Ils y trouveront une nourriture précieuse et les jeunes pourront s\u2019y débattre plus facilement que dans une stalle de quelques pieds carrés, e Il \u2018est d'observation courante .que les moutons se comportent mab dans les terrains bas et humides.Aussi, leur lieu de pacage est-il ordinairement le \u201cchamp du coteau\u201d ou le \u201cpetit clos d\u2019en haut\u201d.Cependant, il arrive que, même dans les pièces élevées d\u2019une terre, on trouve un ou deux bas-fonds mal égouttés communément appelés mouillères.Il y séjourne, sauf en temps de sécheresse et encore, une eau boueuse et insalubre.C\u2019est l\u2019endroit propice à l\u2019évolution des larves des parasites les plus nuisi- .but bod bpd = A mm om AR Ae re La.so ri te tic do cel dir po rat 19: que -not sui 1yti tra 7 8 JUIN 193% bles.C\u2019est là qu\u2019elles se cachent en attendant un meilleur habitat dans l\u2019intestin des moutons.Il importe de tenir ces derniers à distance de ces terrains ou parties de terrain imprégnés d\u2019eau tout à fait malsaine.Les jeunes agneaux s\u2019y contamineront presque inévitablement, surtout s\u2019ils pacagent en compagnie de vieux moutons.Il ne suffit pas de traiter ses bêtes contre les vers.Il faut continuer d\u2019avoir l\u2019oeil ouvert afin de prévenir toute nouvelle infection.Prenez la résolution d\u2019égoutter ce \u201c\u201cpetit fond\u2019, cette mouillère au cours de l\u2019été, si la chose est possible.D'ici là, coupez-en l\u2019accès aux brebis et agneaux.Enfin, le mouton consommant chaque jour de 1 à 6 pintes d\u2019eau, il importe de veiller à ce qu\u2019il trouve une source d\u2019eau saine, même au pâturage.Surtout si vous lui apportez du sel de temps en temps \u2014 ne dites pas non \u2014 il sera bien aise d\u2019avoir de l\u2019eau claire et fraîche pour se désaltérer.© Nous connaissons un cultivateur .- .qui a eu la bonne idée de se construire une remise à fumier en 1923.Il est le premier à s\u2019en féliciter et n\u2019est jamais en quête de réponses quand il rencontre des gens que la bonne conservation du fumier laisse indifférents.Depuis, ses productions végétales se sont accrues si bien qu\u2019il a vite fallu agrandir tasseries et fenil.Cependant, il y a bientôt deux ans, le plancher de sa remise, qui est de ciment, s\u2019est fendillé à deux endroits; la partie liquide du fumier s\u2019écoule en grande partie par ces fissures et va, par une ornière de charrette, souiller l\u2019eau d\u2019un petit fossé situé derrière sa grange.Il se propose bien de combler ces vides un jour ou l\u2019autre, mais comme il y a toujours une certaine quantité de fumier dans sa remise, il remet à demain.Il n\u2019est peut-être pas le seul à retarder - indéfiniment pareille amélioration.A lui et à tous ceux qui sont dans le même cas nous prenons la liberté de dire: Pourquoi ne pas profiter du printemps pour vider complètement la remise à fumier et remplir ces fentes aussitôt les semailles terminées?C\u2019est une préoccupation sanitaire du plus haut intérêt puisque les eaux polluées, tant dans les puits que dans les fossés, le sont presque toujours par des infiltrations de purin.C\u2019est, au surplus, une mesure d\u2019économie, l\u2019engrais liquide étant très riche en éléments fertilisants.Il sert à arroser les fumiers qu\u2019il enrichit en potasse et dont il empêche les pertes d'azote.Il favorise aussi le développement des bactéries si nécessaires aux réactions se produisant dans un tas de fumier.L\u2019hygiéne et l\u2019économie vous demandent donc d\u2019y voir dès cet été.® La production d\u2019une tonne.de trèfle est-elle plus coûteuse que celle d\u2019une tonne de foin de mil?Il faut, direz-vous, tenir compte de plusieurs facteurs pour donner une réponse juste: sol, température, main-d\u2019oeuvre, machines, etc.Voici, d\u2019après les expériences réalisées de 1981 à 1933 sur nos fermes expérimentales quelques détails qui en bouchent un coin à -notre curiosité.Bien entendu, les chiffres suivants sont le fruit d\u2019une comptabilité analytique très serrée comprenant le temps du travail des chevaux, des hommes, le loyer du terrain, etc.La production d\u2019une tonne de mil, avec un rendement de 2.67 tonnes à l\u2019acre, a coûté $4.35 et a demandé aux hommes 12.6 heures de travail; aux chevaux, 8.9 heures.Celle d\u2019une tonne de trèfle, avec un rendement de 2.62 tonnes à l\u2019acre, a coûté $5.72 et a demandé aux hommes 17.6 heures de travail; aux chevaux, 11.1 heures.Voilà, semble-t-il, un argument tout frais pour les adversaires de la culture du trèfle \u2014 car il y en a encore.Il ne faudrait cependant pas oublier que, selon une autre expérience, une acre de trèfle moyen, en pleine floraison, a donné 539 livres de protéine brute alors qu\u2019une acre de mil, dans les mêmes conditions, n\u2019en fournissait que 147 livres.Sans doute, c\u2019est une autre considération.C\u2019est tout de même la plus importante: Ja réduction du coût de revient de la livre de protéine.© On a maintes fois.vanté dans ce journal les vertus médicinales du miel, ses propriétés hygiéniques et la place qu\u2019il devrait tenir dans l\u2019alimentation humaine.Mais que le miel ait sur les microbes une action véritablement destructive, voilà ce que nos apiculteurs et même nos plus fervents consommateurs de miel ne connaissent probablement pas.Un bactériologiste américain, du nom de Sackett, vient cependant de le prouver par des expériences tout à fait concluantes.Il à introduit dans du miel pur les microbes des maladies les plus dangereuses et.ils en ont tous crevé.En moins de 24 heures, le miel a eu raison du bacille de la typhoïde; celui qui est cause de la broncho-pneumonie chronique était mort au bout de 4 jours; un autre microbe de la typhoïde, accompagné d\u2019ulcération et de péritonite était détruit le 5ème jour; le microbe de la dyspepsie était également tué en 10 jours.Et l\u2019\u201cApiculture Belge\u201d, qui rapporte ces expériences sous le titre \u201cLe miel, tueur de microbes\u201d, conclut :\u2014 \u201cLe miel est un des produits le plus délicat et en même temps le plus utile que puisse nous donner la nature; c\u2019est la quintessence même des fleurs, recueillie par les abeilles au moment où la plante est dans la plénitude de sa sève.\u201d Rien de plus juste.Chose curieuse, les personnes qui ont toujours du miel à leur disposition sont souvent celles qui en mangent le moins.Et, dans bien des hôtels encore, si vous demandez ce mets précieux, on vous regarde avec des yeux aussi étonnés qu\u2019interrogateurs.Mais la marmelade!.En veux-tu?En w\u2019là.® On fait rarement confiance .à une entreprise dont la direction manque de surveillance et de doigté.La publicité, même la plus coûteuse, gagne difficilement la faveur du public à une firme mal organisée.Mais jusqu\u2019à quel point le proverbe \u2018Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée\u201d est-il vrai?L\u2019anecdote suivante vous le dit un peu.Cependant, n\u2019allez pas vous en servir pour détourner les fonds de votre coopérative.Le comptable d\u2019un établissement important avait détourné $12.000 lorsqu\u2019on lui annonça la venue d\u2019un expert chargé de véri- .- .fier ses écritures.Le comptable se précipite chez un avocat, lui avoue sa faute, lui demande de le défendre.L'autre réfléchit un instant.Soudain, il se frappe le front, il a trouvé.: \u2014Pouvez-vous détourner encore $12.000?\u2014Certainement, répond le comptable.\u2014Parfait! Dès que vous aurez la somme, apportez-la-moi.Peu de jours après, le comptable se présente chez notre avocat et lui remet l\u2019argent.Le défenseur se rend aussitôt chez le gérant de l\u2019établissement :\u2014 \u2014Votre chef comptable, dit-il, vous a soustrait $24.000, Il est venu m\u2019avouer sa faute et m\u2019a prié de le défendre.Ai-je besoin de vous dire que je ne manquerai pas de signaler publiquement le laisser aller de l\u2019affaire à laquelle vous présidez, le manque de contrôle de la direction?Cela ne fera pas bon effet vis-à-vis des actionnaires.Mais il y a un moyen d\u2019éviter le procès.Je crois pouvoir vous dire que la famille de ce comptable n\u2019est pas sans ressources et que, si vous consentez à ne pas trop réclamer, je pourrai peut-être vous faire rembourser $10.000, Le gérant de l\u2019établissement accepta avec plaisir cet arrangement.Animaux aux prés.\u2014 D'après un tableau E.Ockel a < $ 8 JUIN 1985 La prospéri Vu l\u2019urgence de renseigner aussi complètement que possible tous les citoyens du pays sur les problèmes d'importance vitale pour la nation, et afin de nous rendre à la demande des nombreuses personnes qui en ont sugyéré la publication, nous reproduisons lci le discours prononcé le 20 mai par M.E.-W.Beatty, C.R., LI.D., président du Pacifique Canadien, devant le \u201cCanadian Club\u201d de Toronto.Voici le texte de M.Beatty: \u2014 \u2018On ne trouve, en aucun pays, une organisation plus utile 4 la société que celle des Canadian Clubs.La bonne conduite d\u2019un gouvernement démocratique dépend de l'efficacité des moyens dont disposent les citoyens pour discuter des affaires de l'État.Les sociétés qui ont pour objet d'encourager la discussion des questions publiques rendent ainsi de grands services à la communauté.Aucune ne l'emporte, dans ce champ d'action, sur nos Canadian Clubs.Je me vols forcé, pour remplir ce que je crois être un devoir public, d'adresser un peu trop régulièrement la parole en public.En parlant ainsi, comme je m\u2019y suis cru obligé, des questions que soulèvent les difficultés de l'heure présente, je suis en butte aux traits de la critique qui se montre quelquefois acrimo- nicuse et souvent dénature Je sens de mes paroles.Je présuime que votre aimable invitation et l\u2019attention courtoise que vous apporterez, J'en suis sûr, à mes paroles ne servent que de prélude à de nouvelles critiques.Pour cette raison, je dois d'abord vous demander de bien étudier ce que j'ai dit sur une question d'un intérêt général, ainsi que quelques-unes des répliques apportées par ceux qui ne sont pas d'accord avec moi sur ce point.Au cours d'une série de discours dont le dernier fut prononcé dans cette Ville, voici plus d\u2019un mois, j'ai cherché À apporter une solution à un problème excessivement importent pour notre pays.J'espère que plusieurs de mes auditeurs d'au- jourd'hui m'ont fait l\u2019honneur d\u2019écouter attentivement ce que j'ai dit, ou de prendre connaissance des copies de mes discours qui ont été distribuées, ou de parcourir au moins les résumés qu\u2019en ont donnés les journaux.Je compte aussi que vous avez lu ce qui s'est dit contre ma proposition.\u201cENNEMI PUBLIC NUMERO UN\u201d Si oui, vous savez que j'ai protesté contre le maintien d'une politique ferrovinire qui a alourdi de trois milliards de dollars les obligations de ce Dominion, et que ces protestations m'ont valu le titre d\u2019\u201cEnnemi Public Numéro Un\u201d, Le membre du Parlement qui m'a ainsi désigné croit peut-être que le gns- pillage des deniers publies constitue une des fonctions du gouvernement et que nous devons continuer A gaspiMer encore des milliards en expériences ferroviaires, Ma conscience se refuse À accepter cette théorie.ce refus dût-il me rendre impopulaire auprès du monsieur en question.Vous n'êtes peut-être pas aussi sans savoir que j'ai suggéré, pour mettre fin nu gaspillage, qu'on exploité en commun les deux grands réseaux ferroviaires de la manière ln plus efficace et la plus,économique possible.En commentant mon dernier discours, un grand journal de l'Ouest, qui n\u2019est pas d\u2019accord avec moi et ne s\u2019ers cache pas, résume ainsi mon plan: \u201cCe plan, pour parler franc, n'a pour but que de confier le Canadien National aux soins de M.Beatty et des hauts fonctionnaires de sa compagnie; et de mettre sur le dos du pays un monopole ferroviaire dirigé par des gens dont le principal souci serait de voir À ce que les intérêts du Pacifique Canadien reçoivent l\u2019attention due À l'élite, au détriment des intérêts de cette quantité négligeable qu'est le contribuable.\u201d Comme il est contraire a toutes les traditions du journalisme canadien qu'on dénature sciemment les faits au cours d'une controverse, je suis convaincu que l'auteur de ces lignes n'avait pas alors lu le discours qu\u2019il critiquait, pas plus qu'aucun de mes discours antérieurs sur le même sujet.Chaque fois que j'ai abordé le problème de nos chemins de fer, j'ai toujours dit que la propriété du Canadien National resterait au gouvernement et que toutes les économies réalisées par une exploitation conjointe des chemins de fer seraient divisées équitablement entre leurs propriétaires.Si cette méthode ne réussit pas à soulager le contribuable canadien, c\u2019est que l'\u2019exploitation conjointe des chemins de fer ne serait pas la manière la plus économique d'assurer au pays un service ferroviaire.C'est un officier des chemins de fer Nationaux qui a émis récemment cette idée extraordinaire.Si elle est juste, mon plan est inutile.Je vous laisse le soin, à vous qui êtes des hommes intelligents, de la juger.J'attendrai pa- ticmment une rétractation de ce qui a sans doute été un exposé inexact, mais involontairement inexact, de ce que j'ai dit en termes bien clairs.DISCUSSION ESSENTIELLE Ces deux critiques de mon récent discours font voir combien il est important que les citoyens de ce pays se renseignent à fond sur tout ce qui touche à nos problèmes nationaux, s\u2019ils veulent être en état de les traiter avec sagesse.Il importe plus que jamais que nous discutions des affaires de la nation et que ces discussions soient publiques, du moins autant que possible.Si j'avais suggéré un plan de gestion ferroviaire susceptible de dépouiller le contribuable au bénéfice du Pacifique Canadien, vous le sauriez.Si j'appuyais ma cause sur des chiffres erronés, vous le sauriez également.Mais si, d\u2019un autre côté, ceux qui critiquent mon plan recourent, comme arguments, à des insultes à ma personne ou basent leurs critiques sur des interprétations inexactes, voulues ou non, de mes déclarations, vous devez également le savoir.Tout en différant d'opinion avec moi, d'autres critiques ne dénaturent pas ma thèse d'une manière aussi flagrante, Le ministre des chemins de fer, pour qui j'ai beaucoup de considération, discutait dernièrement, dans cette ville même, notre problème ferrovinire avec sa fougue coutumière.Cette fois-IàA comme en d'autres occasions, il s'opposa à la gestion conjointe des deux chemins de fer et conclut en défiant les partisans du plan de répondre À douze questions qui, pur déduction, renferment ses objections.Comme c\u2019est moi qui ai eu le privilège de soumettre ce plan au peuple canadien, il m'est permis de croire que c'est moi que s'adresse cette invitation.TROP D'ESPRIT DE PARTI Si le ministre veut bien apporter à la lecture de mes discours sur ce sujet le même soin que j'ai donné à ses déclarations publiques, il verra que j'ai répondu à ses objections.Toutr controverse avec le ministre, même poursuivie de la façon la plus cordiale, risquerait, en cette année d'élection, de faire de la question ferroviaire une question politique.l'esprit de parti est déjà suffisamment responsable de notre gi- chis ferroviaire.Je vous demande donc, en étudiant les suggestions que j'ai faites sur la solution de ce problème, d'élever cette question Au-dessus des partis politiques.Ceci dit, je vais maintenant répondre aux questions que pose le ministre.Celui-ci désire tout d'abord savoir si les réseaux fusionnés seront sous le contrôle du gouvernement ou sous régie privée.En vertu de mon plan, chacun des réseaux demeurera la propriété de ses commanditaires; mais le système ainsi amalgamé sera administré par une compagnie privée, l'expérience que nous avons faite d'une gestion par une compagnie sous le té de l'agriculture esi Président du chemin de fe contrôle du gouvernement n'ayant pas été satisfaisante.Le gouvernement continuera cependant à exercer son contrôle sur les taux et le service \u2014 un contrôle aussi complet qu'il le faudra.Seconde question: Quelle économie peut-on réaliser par l\u2019amalgamation, dans les conditions actuelles, du trafic?J'ai dit qu'il faudrait cinq ans pour soumettre les chemins de fer à une gestion unifiée, car c'est l\u2019unification, et non l'amalgamation, que je recommande.Je crois que nous pourrons alors économiser $75,000,- 000 par année avec un volume de trafic normal, en nous basant pour cela sur l'année 1930.Dans son discours, le ministre prédisait certainement le retour à ce niveau, Comme nous n\u2019avons pas encore entrepris d\u2019unifier la gestion de nos chemins de fer, il serait bien inutile d\u2019essayer d'établir un rapport entre l\u2019économie prévisible et les conditions présentes.Les détails des économies réalisables sur lesquels j'ai basé mon estimation sont consignés dans les archives de la Commission Royale et ne sauraient être attaqués.Le ministre se trompe quand il dit que la plupart des économies possibles ont été faites déjà.Les réductions opérées dans les dépenses des deux systèmes ont été des économies ordinaires dues à la diminution du trafic et effectuées pour s'adapter à la baisse des affaires.Les économies d'une administration unifiée restent donc à faire.Sa troisième question porte sur la répartition des économies réalisées par la fusion.Les économies obtenues grâce à l'unification de la gestion, chaque réseau ayant payé à ses propriétaires des profits nets égaux à ceux qui eussent été réalisés si chaque réseau avait continué à être exploité indépendamment seraient divisées selon une entente qui allouerait au moins la moitié aux propriétaires des chemins de fer nationaux.Sa quatrième question est la suivante: \u2018Quelle dépense faudrait-il faire au chapitre du capital pour effectuer l\u2019union physique des réseaux, telles, par exemple, l'union des terminus et de quelle manière la prélèverait-on?\u201d Il ne serait fait de dépenses de capital qu'en autant qu\u2019en résulterait une économie adéquate.Celle-ci constituerait une excellente méthode temporaire d'absorber le matériel roulant et la main-d'oeuvre mis en disponibilité par l'unification.La manière de financer ces dépenses \u2014 qui n'exigerait pas beaucoup de nouvelles sommes \u2014 serait prévue au contrat d\u2019unification.HORS DU PROJET La cinquième question commence ainsi: \u201cSi le Canadien National doit être absorbé par le Pacifique Canadien, de quelle proportion du déficit actuel de 50 millions de dollars le Pacifique Canadien se chargera-t- i1?.\u201d Comme je n'ai jamais laissé entendre que le Canadien National serait absorbé par le Pacifique Canadien, je n'ai pas besoin de répondre a cette question.La sixième question porte sur les garanties qui seraient accordées aux obligataires du Pacifique Canadien, si le Pacifique Canadien devenait la propriété du gouvernement.Ni l'étatisation du Pacifique Canadien.ni la garantie de ses titres n\u2019entrant dans mon plan, je n\u2019ai pas non plus à répondre à cette question.La septième question est ainsi posée: \u201cEn cas d'amalgamation, le Pacifique Canadien livrera-t-il tout son actif (paquebots, service de messageries, hôtels et terres) ou une partie seulement\u201d?Mon plan ne vise pas à l\u2019amalgamation.Les profits que chaque compagnie retirerait de l'exploitation dépendraient de l'actif et de la faculté de gain qu'y apporterait chacune.Moins le Pacifique Canadien y mettra, moins sa proportion des profits sera grande.J'ai déjà déclaré que nous serions prêts à mettre en jeu tout ce I répond à l\u2019honorab l\u2019opinion publique Le Fermier et son E Base de notre Vi Le président du Pacifique C: l\u2019importance des industries de! sité fondamentale d\u2019unifjer les R-J.ux qi » que possède notre système de transport, le tout sujet à telles modifications arrêtées d\u2019un commun accord.Huitième question: \u2018Que fera-t-on des colons et des industries, des villes et des terminus, établis sur les lignes qu\u2019il faudrait abandonner :?Leur offrira-t-on des dédommagements?Si oui, que coûteront-ils ?Les déménagera-t-on?Et ou?\u2019 A ceci, je réponds que nous verrons à causer le moins de tort possible.Nous ne renoncerions pas à des lignes qui priveraient des localités d\u2019un accès raisonnable aux services de transport.La neuvième question a trait aux pertes que subiraient les gens qui se sont établis dans les villes-terminus pour y travailler aux ateliers, etc.Après que nous aurons pu, avec le temps, estimer la perte subie, des dédommagements seront effectués à leur valeur dans les cas particuliers.Les économies énormes qui découleront de la solution du problème ferroviaire contrebalanceront amplement les premiers mauvais effets, passagers et sans gravité, de notre décision.Dixième question: \u2018Les économies prévues devant se faire à même les frais de fonctionnement et d'entretien des chemins de fer, et une proportion de 60 à 65% de ce travail relevant de la main-d'oeuvre, quelles dispositions se propose-t-on de prendre pour protéger ces salariés mis à pied, jusqu'à ce qu\u2019ils soient absorbés par d'autres industries ?J'ai dit et répété que le renouvellement normal de la main-d'oeuvre des chemins de fer résoudrait de lui- même, en peu de temps, ce problème, même sans l\u2019augmentation des affaires que prévoit le ministre, S'il le fallait, quelques-unes des économies réalisées avec l\u2019unification pourraient être appliquées au soulagement de la main-d'oeuvre sans emploi.Le redressement de l\u2019état général des affaires du pays, amené par la cessation de l'absurde gaspillage qui se fait en ce moment, |: représenterait un excellent moyen de fournir du travail à la main- d'oeuvre privée d'emploi par les chemins de fer.FIN DES DIFFICULTES PASSEES Onzième question: \u201cNe devrait-on pas répondre avant tout à ces ques- tions\u2014ou devons-nous décider d\u2019abord de l'amalgamation ou de l\u2019unification, pour ensuite entendre ces réponses, qu\u2019elles soient bonnes \u2018ou mauvaises?Ou allons-nous être forcés de faire précipitamment quelque chose \u2014 peu impdrte quoi \u2014 de nous diriger quelque part \u2014 peu importe où ?N'est-ce pas ce qui explique les embarras que nous avons eus dans le passé?\u201d Ce qui les explique, c\u2019est d'avoir prétendu que les sommes d'argent que les gouvernements consacraient à des expériences ferroviaires ne comptaient pas.Mettons fin À ces expériences.J'ai suggéré pour cela un plan.Le ministre en a-t-il un meilleur a of- tinuer \u2014peu dire, leur n Et tions: frir?( au plu se fin: sion f impor : père - | crise | nada, ché le - le plas tre do fois m tenant tendre nation dant | J\u2014\u2014 8 JUIN 1985 est essentielle, dit E.W.Beatty de fer Pacifique Canadien + bifi bk son Blé sont à la re Vie Nationale ustries de base et sur la néces- unijlier les chemins de fer.\u2014 e Canadien insiste sur R.-).Manion, et pose 3 .e deux questions vitales.i ans- | frir?Ou nous conseille-t-il de con- difi- tinuer à \u201cnous diriger quelque part ac- \u2014peu importe où\u201d, ce qui voudrait dire, pour appeler les choses par Lt-on leur nom, à une faillite nationale.vil- Et voici la dernière de ces ques- r les tions: \u201cEnfin, est-ce bien le temps\u2014 er :?au plus profond ou presque de la cri- lage- se financière\u2014de prendre une déci- ils ?sion finale sur une question aussi * A importante?\u2019 Nous avons \u2014 je l\u2019es- ns à|: père \u2014 passé par le plus fort de la sible | crise économique mondiale.Au Ca- 18 1i- nada, nous sommes loin d'avoir tou- (lités ché le fond de la crise financière si vices le plan par trop optimiste du ministre doit l'emporter.Il vaudrait cent aux fois mieux qu'on s'attaque dès main- ui se tenant au problème plutôt que d\u2019at- winus tendre que les déficits et la dette \u201cetc.nationale s\u2019accroissent encore pen- ec le dant plusieurs années.Jes Jai répondu aux questions ticu- du ministre.J\u2019y avais d\u2019ailleurs i dé- répondu nvant même qu\u2019il les oblè- sront pose.Répondra-t-il à son tour 1vais aux deux miennes?é, de 1.\u2014Ln mnin-d\u2019oeuvre, ou tous mies ceux qui tirent leur subristance ©, les de l\u2019exploitation ferroviaire, proc peuvent-ils être nssurés de leur avail emploi, de In stabilité de leurs quel- gages, ou de leur niveau de nde confort actuel, si l'industrie pient dont îÎls dépendent est elle- es ?même {incapable de payer des elle- \" uvre dividendes A ses nctionnnnires?lui- Z\u2014Un pays comme le Cann- >blè- des da peut-il prospérer si l\u2019une de .S'il A ses plus grandes industries, on une industrie qui emploie un ton\u2018) septième de Ia population, ne reel peut vivre de subsides obtenus État en fin de compte, nu moyen de urde ! taxes?nent, , ; oyen On me traite d\u2019alarmiste au sujet ain- de la question des chemins de fer.leg|{ Quant au Ministre, il se croit un optimiste.Est-ce juste?Jaffirme que les chemins de fer au Canada EES peuvent fonctionner, sans qu'il en 1{ coûte autant au Gouvernement, mê- t-on! me à cette époque de dépression.Le ues- Ministre affirme le contraire et il d'a- prétend que l\u2019on doit attendre le re- uni- tour des affaires à la normale pour ces tenter de résoudre le problème fers'ou roviaire.Er réalité, quel est le vé- être ritable pessimiste?nent J'ai invité plusieurs personnes à t\u2014 faire des suggestions tangibles, re- qui! lativement à la meilleure politique nous de chemins de fer qui convient au i les pays.L\u2019hon.W.D.Euler s'est mon- que tré empressé à discuter cet impor- gou- tant problème à la lumière des ré- ex- alités et il esquissa même les gran- vient des lignes d\u2019un projet, se rappro- 1Ces.chant en quelque sorte du mien.Je Le crois même que le pays le verrait , of- d'un bon oefl poursuivre ses recherches sur ce sujet, afin de profiter de ses recommandations finales.La seule autre suggestion dont il fut question récemment consistait à réclamer la transformation des deux réseaux ferroviaires actuels en trois unités, avec contrôle autonome dans différentes sections du Canada, afin de mettre fin aux difficultés actuelles de nos chemins de fer.est vrai que ce serait la fin de la concurrence entre les compagnies rivales de chemins de fer, mais il ne faut pas oublier qu\u2019une telle suggestion présente maintes difficultés d'accomplissement.Que penser des difficultés soulevées par la nécessité d'élaborer un plan pourvoyant à l\u2019emploi, d'une manière économique, de tout l'outillage actuel, des présents établissements et enfin du personnel, sans oublier la nécessité de procéder à une distribution équitable des finances administratives?Ce n\u2019est pas tout, il semble inévitable qu\u2019une telle division aurait pour résultat en premier lieu de détourner le trafic des canaux actuels et en deuxième lieu d\u2019entraver les activités découlant de nos politiques commerciales nationales et, enfin, elle constitugrait une menace pour le mode de transport qui a contribué au développement du pays durant les derniers cinquante ans.Si le Canada doit demeurer une seule nation, au sens économique du mot, il semblerait nécessaire que ceux qui ont préconisé et mis en pratique nos politiques ferroviaires n'aient pas tenu seulemeft compte des responsabilités régionales et ne se sont pas contentés d'une loyauté provinciale seulement.Je ne me propose pas, cependant, de traiter aujourd\u2019hui en premier lieu du problème ferroviaire.J'en ressens même une certaine joie.N'est-il pas agréable pour une fois d'éviter de passer pour le représentant d\u2019un groupe de capitalistes avides, conspirant dans le but de déposséder le peuple du Canada de propriétés nationales inestimables?Il me sera permis, de plus, de pouvoir parler, au moins pour une fois, de quelque chose de moins déprimant que ce qui se rapporte aux erreurs nationales qui ont mis en danger l'avenir de notre Dominion.CRITIQUES PROBABLES Je ne m'attends pas cependant à ce que mes paroles d'aujourd'hui échappent de nouveau à la critique, de la part de ceux qui ne partagent pas mes idées, mais j'aurai enfin le plaisir de pouvoir dire des choses plus optimistes, puisque je dois traiter aujourd\u2019hui de l\u2019opportunité remarquable dans laquelle se trouve le pays.Point n\u2019est besoin de passer en revue toute l'histoire économique de cette contrée.Vous êtes tous au courant des progrès constants qui eurent lieu à la suite de la construction du premier chemin de fer transcontinental, véritable complément physique de la Confédération, de même que vous vous souvenez tous des activités fébriles et extraordinaires des années de guerre.Vous n\u2019ignorez pas non plus la période remarquable d\u2019expansion qui suivit les périodes d'hésitations durant les années d\u2019après-guerre, Il est encore trop tot pour envisager sous son vral jour les développements survenus durant les années 1925 à 1929 et l'on ne saurait véritablement se prononcer sur la partie des progrès enregistrés au Canada durant ces années-là, qui représenterait un escompte légitime de l'avenir.et sur celle qui pourrait être considérée comme une expansion insensée.Quelle que soit la vérité, il est hors de doute que la chute des valeurs mobilières en 1929 marqua le commencement d\u2019une série d'événements de nature telle qu'ils arrêtèrent brusquement les progrès économiques de la nation\u2014 ou mieux du monde entier.Durant les années qui suivirent, de courageux individus n\u2019ont pas seulement poursuivi leurs activités régulières, mais ils ont même recherché incessamment de nouveaux débouchés pour leurs talents et leur énergie.L'effort national a trop été concentré durant ces dernières années cependant à la recherche de mesures relatives à la distribution de la charité dans le but d\u2019amoindrir les effets de la dépression, et l'on n\u2019a pas tenu assez compte de ce que le pays aura à faire durant les années à venir.C'EST LE TEMPS D'AGIR Le temps est arrivé où nous devons orienter nos pensées vers ce que nous devons entreprendre au Canada pour faire revivre l\u2019enthou- sfasme et l\u2019optimisme qui ont toujours été les caractéristiques de notre vie nationale.J'essaierai aujour- d\u2019hui de décrire, dans les grandes lignes seulement, les bases de ma confiance dans ce pays et son avenir.On considère les grands changements survenus dans la vie économique du monde à partir du début du dix-neuvième siècle comme marquant la Révolution Industrielle, Les découvertes et la colonisation furent telles cependant durant cette période qu'il en résulta une telle expansion dans les terres arables dans le monde, que l\u2019on paraît justifié aujourd'hui de dire que ce fut une Révolution Agricole.T! n\u2019est pas besoin de rappeler à un auditoire canadien que les progrès de notre nation durant la période s\u2019étendant de la Confédération à la Grande Guerre sont attribuables avant tout au vaste programme de colonisation et de développement de nos fertiles plaines, rendues accessibles au monde, grâce à la Confédération et à la construction du Pacifique Canadien.Ces années-là furent de véritables années de progrès.L'expérience me permet de dire que la dernière période d'expansion qui suivit la Guerre, bien que basée en partie sur des développements agricoles, renfermait toutefois trop d\u2019éléments progressifs, ne reposant pas sur des fondations aussi solides.Ce n\u2019est pas mon intention de parler de l\u2019agriculture, comme si elle était la seule occupation légitime du peuple de ce pays.Notre situn- tion géographique et la distribution de nos ressources naturelles rendent nécessaire le maintien d\u2019un système économique complexe.La rudesse de notre climat, qui n\u2019a pas été sans être bénéficiable à notre peuple, nous a imposé la nécessité de maintenir certains genres de vie.Le fait que nous sommes voisins de la plus riche nation du monde nous à forcés à adopter un système économique quelque peu semblable au sien, afin de pouvoir concurrencer en quelque sorte avec elle.C'est pourquoi notre pays ne peut pas être seulement une nation de paysans.Néanmoins, tout progrès économique, non seulement au Canada, mais dans tous les pays du monde, dépend essentiellement du développement de l'industrie agricole qui est véritablement la base primordiale de la civilisation humaine.L'Angleterre, certaines autres petites régions de l'Europe occidentales et, enfin, les nombreux centres industriels de l\u2019est des Etats-Unis peuvent nous apparaître comme ne devant aucunement leurs progrès économiques à l\u2019agriculture.I! importe toutefois de ne pas oublier qu'une bonne partie des progrès enregistrés dans ces régions est due à leur commerce avec de grandes contrées lointaines essentiellement agricoles.Les progrès économiques du monde durant le siècle dernier et même durant les cinquante ans auparavant sont attribuables avant tout à la grande expansion agricole manifestée durant cette période.Je n'hésite pas À dire que l'un des plus importants facteurs qui ait entravé la marche ascendante des affaires durant ces derniers temps fut assurément la cesssation de l'expansion agricole.Le retour de la prospérité économique ne \u2018saurait se produire à moins que le même esprit qui a animé les colons qui sont venus occuper les terres incultes dans le monde ne souffle de nouveau de par l\u2019univers.Ma confiance dans l'avenir du Canada repose donc sur cette croyance.Ce pays possède encore de vastes régions de terrains en friche, très fertiles et jouissant d\u2019un climat convenant très bien à la race blanche, et À moins que le peuple canadien ne profite entièrement de ces opportunités, on ne peut s'attendre à de nouveaux progrès économiques.PRODUCTION DES RICHESSES De nos jours, on perd trop de temps à discuter de la division des richesses et on ne s'occupe pas assez des moyens de pourvoir à leur accroissement.Je suis en faveur de la nécessité et des possibilités d\u2019accepter certaines mesures destinées à améliorer nos méthodes de distribution des richesses, mais j'ai des doutes sur l'utilité de plusieurs des mesures proposées \u2014 particulièrement celles qui visent à introduire davantage l'ingérence gouvernementale dans les affaires.On doit se garder d\u2019oublier ce fait, que la production des richesses est la méthode par excellence qui assurera l'amélioration de la position matérielle de notre peuple.Il est d\u2019importance vitale pour ce pays de considérer l'opportunité actuelle d'accroître sa production des richesses par le meilleur moyen qui soit \u2014 l\u2019agriculture.Trop de gens regardent l\u2019agriculture comme une industrie qui périclite et qui ne saurait être relevée que par ie recours À des plans élaborés.Pendant des années, les fermiers canadiens durent faire face à des conditions telles qu'ils auraient pu se décourager.Les prix des produits agricoles ont baissé beaucoup plus rapidement et plus profondément que les prix des marchandises que les fermiers doivent acheter.Le maintien de maints services \u2014 entre autres ceux du transport \u2014 dont ils doivent se servir coûte que coûte a nécessité l'emploi de fortes quantités de ces produits pour en défrayer le coût.Ce n\u2019est pas tout, ils se sont trouvés dans l\u2019'impossibilité de rembourser leurs dettes aussi rapidement que les prix de leurs produits ont baissé.Malgré ces développements défavorables, je ne vois rien qui porte à croire que l'agriculture soit a la veille d'un désastre final au Canada.Il a fallu certes bien du courage à nos fermiers pour continuer leurs travaux dans des circonstances aussi défavorables, Il n'y a aucun doute qu'ils seront récompensés pour avoir fait preuve d\u2019un tel courage.Le capital et le travail employés dans les industries de base au service de l'humanité doivent compter sur une rémunération au moins aussi grande que celle octroyée aux autres industries, si notre ordre social actuel doit persister.Déjà on remarque présentement que les fermiers sont dans une situation beaucoup moins déprimante et je crois même que l\u2019amélioration de leurs conditions se poursuivra automatiquement et rapidement.Je n'hésite pas à vous dire que le principe essentiel qui doit servir de base au retour de la prospérité au Canada doit reposer sur le retour de notre confiance dans l'agriculture et que l\u2019époque est arrivée où nous devons considérer des plans pourvoyant à une plus grande expansion de notre industrie fondamentale.LA COLONISATION S'IMPOSE Ce dont le pays a le plus besoin actuellement est un plan défini de colonisation.Seule parmi les autres nations occupant des zones tempé- réed, cette contrée possède de grandes régions non occupées et reconnues pour leur sol fertile.Bien que le taux d\u2019accroissement de la population dans le monde semble décliner, l'Enquête Economique effectuée par la Société des Nations démontre que la population de l'univers a encore augmenté en 1934, tandis qu\u2019il n\u2019y eût aucun changement d'enregistré depuis 1929 dans la superficie mondiale ensemencée.(à auirre aur la page suivante) 10 A la suite de tels énoncés, il n'y a aucun doute que la nation qui s\u2019empressera À accroître sa production agricole sera, à mon avis, celle dont l'avenir sera le plus brillant \u2014 et en autant qu'il est en mon pouvoir de discerner, ce sera assurément le Canada.Je vals même aller plus lotn; Je suggère même que nous devons renouveler notre effort pour attirer au pays des immigrants qui aideront au développement de nos terres incultes, comme nous avons profité dans le passé des opportunités présentes pour activer le développement de notre industrie agricole.Que l'on me permette de préciser.Parmi Jes \u2018chômeurs\u2019 au Canada, il ne faut pas oublier qu'un faible pourcentage seulement peut être considéré comme apte À devenir fermiers.Le plus grand nombre sont des citadins, absolument inaptes à assurer Je succès d'un mouvement de \u201cretour À la terre\u2019.T1 va sans dire que l\u2019on doit encourager, avant tout, tous les sans travail du Canada qui pourraient devenir convenablement des agriculteurs prospères et on doit tout faire pour les établir sur le sol.lorsque nous aurons fait de ce côté tout ce que nous pouvons, c'est alors qu\u2019il sera bon de rechercher à l'étranger ceux qui par la race, l'expérience et enfin la possession d'un modeste capl- tal paraîtront aptes À devenir d'heureux colons au Canada.Souvenez-vous que l'établissement d'une nouvelle ferme signifie de l'emploi pour au moins une famille de travailleurs de plus dans une cité.Que l'on place cent mille fermiers de plus sur les terres canadiennes et Je crois qu'il en résulterait du travnil pour tous les \u201cchômeurs\u201d actuels de nos centres urbains.Ce n'est pas tout, il en résulterait même une telle reprise dans les affaires que l'existence d\u2019un réseau de transport bien coordonné, comprenant toutes les parties utiles des réseaux actuels, paraîtrait même justifiée.Rien autre chose ne pourra assurer davantage le retour de la prospérité dans ce pays.LI2 CANADA, PAYS DEBITEUR Comme je viens de le dire, il n\u2019y it pas de surproduction en produits alimentaires en général de par le monde, Nous du Canada, nous produisons certaines denrées alimentaires en quantités beaucoup plus considérables que ne l\u2019exigent les besoins de la consommation domestique.Par contre, nous sommes une nation débitrice et nous devons, pour cette raison, produire pour I'exportation, et _nos fermes continueront d'être la grande source de production, pour fins d'exportation.11 est vrai que plusieurs de nos industries manufacturières se sont assuré d'excellents débouchés sur les principaux marchés du monde, mais il importe de ne pas oublier que la compétition dans ce domaine est de plus en plus difficile, 1 y n certains produits bruts ou matériaux partiellement ouvrés que nous pouvons produire et vendre en quantités à l'étranger, L'or.par exemple, jouit d'un marché illimité.On peut même s'attendre À des exportations plus élevées pour maints autres métaux ou minéraux à la suite de la stabilisation des conditions industrielles chez maintes autres nations, Je m'attends même à un accroissement dans les exportations de bois canadien, Je ne crois pas, cependant.que notre volume de ventes de produits canadiens À l'étranger puisse suffire à nous permettre de rencontrer notre balance À patements annuels, sans le malntien ou mieux sans augmentation dans notre production agricole.Je ne puis, dans une brève causerie, prendre le temps d'analyser les opportunités actuelles; même pour les principaux produits de notre Industrie agricole.À cayse de son importance particulière.je me bornerai toutefois à discuter brièvement de la situation du ble, Le blé n joué un rôle plus prépondérant que n'importe quelle autre denrée dans la création des vastes réseaux commerciaux qui alimentent aujourd'hui le monde civilisé moderne.Que le commerce international du blé cesse ou même qu\u2019il décline considérablement et tous les systèmes de commerce et de transport du monde s\u2019en ressentiront grandement.Au Canada, il ne semble pas nécessaire d'en faire ressortir toute l'importance.L'énumération des chiffres suivants, relativement à la valeur de notre production de froment, démontrera cependant, en quelques mots, son importance.La valeur de notre production du blé, de 1920 À 1924 inclusivement, soit durant les cinq années de reconstruction d'après-guerre, se chiffra a $1,647,000.000.Durant les cing années suivantes, ou autrement dit durant les années d'expansion de 1925 à 1929 inclusivement, notre production de blé représenta un total de $2,178,000,000.Durant les cinq dernières années, soit en pleine dépression, de 1930 à 1934 inclusivement, le rendement en valeur de notre production de froment ne s\u2019éleva qu'à $760,000,000.Vous devriez, vous de Toronto \u2014 bien que votre ville, malgré la place énorme qu'elle occupe dans les affaires du pays, n'ait guère de contact direct avec le mouvement du blé \u2014pouvoir comparer ces chiffres avec les fluctuations de vos affaires locales et comprendre mieux ainsi pourquoi je dis qu\u2019il n'est pas, dans l'Ouest canadien, un seul fermier qui soit plus intéressé au rendement et aux prix de notre récolte de blé que vous-mémes, hommes d'affaires et ouvriers de Toronto.On a tellement parlé du blé depuis quelques années que j'hésite un peu à formuler une opinion après tant d'autres.Je le ferai aussi brièvement que possible.Je n'ai jamais pensé que le monde ait À envisager une surproduction permanente de blé.Un surplus temporaire de stocks a été créé, d\u2019une part, par le rendement phénoménal à l\u2019acre enregistré dans presque tous les pays en 1928 et, d'autre part, par les tentatives mal avisées de certains pays importateurs, désireux d'accroître leur production sans égard au coût.Dans ces conditions, il était inévitable qu'il se produisit un surplus de blé et que celui-ci s'accumulât en Amérique du Nord où, de tous les rands pays exportateurs de cette céréale, nous sommes les seuls à posséder l'outillage voulu pour l\u2019entreposer en sécurité.CHIFFRES AUTHENTIQUES Ne vous exagérez pas l'incapacité de ce pays À conserver sa place sur le marehé mondial du blé.Je me suis procuré les chiffres préparés par M.G.J.S.Bromball, chiffres qui indiquent le pourcentage des expéditions de blé du Canada dans les divers pays du monde.Les voici: 1922-23.41.4 1928-29.43.9 1023-24.44,4 1929-30.30.4 1924-25.26.9 1930-31.32.9 1925-26.48.6 1931-82.26.9 1926-27.36.0 1932-33.43.0 1927-28.42.0 1933-34.37.3 1934-35.28.3 A date.Ces chiffres n'Iindiquent aucunement que nous soyons en train de perdre l'accès des marchés mondiaux du blé.Te problème qui se pose en ce moment pour nous est celui qui consiste A disposer du surplus de grain que nous avons dû accumuler pour les causes que j'ai mentionnées tout à Pheure.Ce surplus se chiffre à peu \u201crès à 235 millions de boisseaux au Canada.Je ne crois pas que nous puissions réussir à Jl'abaisser à beaucoup moins de 160 millions de boisseaux d'ici au 31 juillet prochain.c'est-à- dire avant la prochaine récolte.Si réduit que soit ce total comparativement aux chiffres des deux dernières années, il restera encore considérable par rapport aux surplus des années précédentes.Mais ce qui, a mon avis, doit surtout nous inquiéter au sujet du blé, ce sont les perspectives de vente pour l\u2019avenir.Je diffère d\u2019opinion avec ceux qui prétendent que ce pâys ne doit tenter aucune mesure pour protéger ses producteurs contre la baisse ex- veasive des prix.Le blé est tre denrée trop importante dans le domaine économique du Canada pour que nous acceptions sans nous émouvoir la perspective de voir son prix descendre À des niveaux qui réduiraient pratiquement les producteurs à la mendicité.Mais je crois, toutefois, qu\u2019il serait également dangereux de penser que nous pouvons empêcher les prix du blé, tel qu\u2019enregistrés par un marché mondial comme celui de Liverpool, de ré- fléter.ne füt-ce qu'un état temporaire de surproduction, ou de croire qu'il est en notre pouvoir de persuader les acheteurs étrangers de payer le blé canadien de qualité.supérieure beaucoup plus cher que celui des autres pays.La question revêt une importance vitale pour tous les citoyens de ce \"pays.Espérons que notre politique s\u2019'inspirera d\u2019une pleine compréhension de ce fait.Je crois que la solution du problème doit être confiée aux personnes les plus habiles et les plus expérimentées en la matière et que nous devons procéder avec le plus grand soin à l\u2019examen des vues de nos clients, plutôt que de risquer d'aller à la dérive vers un état d\u2019hostilité entre achteurs et vendeurs.TOUJOURS OPTIMISTE Je garde toutefois mon optimisme À propos du blé.Des chiffres absolument authentiques indiquent sauf en l\u2019année exceptionnelle de 1928, la consommation mondiale du blé a toujours absorbé la production, et qu'en 1934, \u2018cette même consommation l\u2019a excédée considérablement.Les mêmes chiffres démontrent encore que les principaux pays importateurs de cette céréale, en dépit de l\u2019augmentation constante de leurs emblavures depuis les bas niveaux des années qui suivirent immédiatement la guerre, n\u2019ont cependant pas encore réussi, dans l\u2019ensemble, à faire beaucoup plus qu'égaler leurs superficies ensemencées d'avant-guerre.Plusieurs pays importateurs ont même déjà abandonné toute tentative d\u2019accroftre leurs emblavures.D'autre part, nous avons tout lieu de croire que les Etats-Unis et la Russie sont sortis définitivement du domaine de l'exportation du blé, de sorte que le Canada devrait pouvoir maintenir l'augmentation qu\u2019il a réalisée dans ses emblavures depuis la guerre, quitte à abandonner certaines régions impropres à la culture du blé.Mais cette question est si complexe, qu¥ toute opinion A son sujet ne saurait être donnée ou acceptée que comme telle.Le développement du commerce et l'accroissement des richesses mondiales ont eu leur origine, & mon avis, dans l'augmentation constante de la production des denrées alimentaires essentielles, dont le blé est la plus importante.Les difficultés éprouvées durant quelques années ne sauraient changer mon opinion sur ce point.Jamais, dans l'histoire du monde, on n\u2019a enregistré une surproduction continue et ininterrompue du blé.J\u2019incline à croire qu\u2019il en sera encore de même cette fois, et que l'expansion qui s'est produite dans la culture de cette denrée sera suivie, comme cé fut toujours le cas dans le passé, d'un accroissement correspondant des besoins des populations.Nous devons naturellement tirer tout le parti possible de la supériorité de nos produits alimentaires, car c\u2019est la qualité qui importe en définitive et la nature nots a fourni les moyens de la maintenir.Nous devons, dans les domaines où nous voulons concurrencer les autres producteurs, nous préparer à le faire en offrant nos produits aux prix courants du marché.Des mesures comme les Accords Commerciaux de l\u2019Empire peuvent protéger la vente de nos produits jusqu'à un certain point.Elles ne pourront jamais avoir assez d\u2019influence pour accrof- tre beaucoup le coût de la vie dans le Royaume-Uni.De telles mesures peuvent protéger nos cultivateurs contre une baisse trop forte dans les prix de leurs produits.Il faut toutefois bien comprendre leurs limitations.Tout en tenant compte de ces conditions, j'ai l'impression que l\u2019augmentation de notre production agricole par le développement rationnel des terres fertiles qu\u2019il nous reste À mettre en culture, ne sera pas entravé par l\u2019absence ou l'insuffisance des marchés.Ceux qui différeront d'avis avec moi sur ce point sont beaucoup moins confiants que je ne le suis au sujet de nos perspectives d'avenir.Nous avons créé en ce pays des industries - et un vaste système de voles de transport que le volume actuel de notre production ne suffit pas À alimenter.T! faut, de toute nécessité, que ce volume soit accru, et je ne connais pas de moyen plus sage d\u2019y arriver que par le développement de notre industrie agricole, là où il est encore possible de le faire.LE FERMIER, FACTEUR ESSENTIEL Si nous voulons tirer tout le parti possible des avantages dont nous avons été gratifiés dans ce domaine, nous ne devons pas oublier que l\u2019agriculteur doit être rémunéré d\u2019une façon qui le justifie d\u2019avoir confiance dans sa profession.Les revenus de ceux qui travaillent Ila terre doivent être proportionnés à ceux des autres classes.Il faut que les capitaux qui ont été placés dans l'agriculture produisent un rendement raisonñable en comparaison des profits obtenus d'autres formes de placement.Nous pourrions aider la classe agricole en allégeant certains des fardeaux inutiles qui pèsent sur elle.Les frais de gouvernement, par exemple, devraient être réduits au minimum.En dépit du fait que bien peu de nos impôts directs soient payés par les cultivateurs, il n\u2019en reste pas moins que ce sont nos industries de base qui payent toutes les taxes.Le désir d\u2019établir une bureaucratie, ou la perspective plus ou moins attrayante de stimuler les affaires, par la mise en oeuvre de travaux publics coûteux, ne devraient pas nous faire perdre de vue que ce sont là des entraves au développement du pays.Il n\u2019est pas de raison plus vitale pour justifier l'élimination du gaspillage dans les services de transport, que l\u2019urgence d'apporter à nos industries fondamentales le soulagement dont elles ont le plus grand besoin.Nous ne pouvons vraiment pas nous opposer À la fusion ferroviaire, sous prêtex- te que les économies qu\u2019elle permettrait de réaliser entraîneraient certains sacrifices.Le fardeau que le présent système impose À ces industries de première importance est trop écrasant pour que nous acceptions d'attendre le retour de jours meilleurs, dans l\u2019espoir de voir alors disparaître nos difficultés.La fonction primordiale de nos services de transport au Canada est de porter vers les marchés les produits de la ferme et de rapporter aux cultivateurs les choses qu'ils achètent.Si importants que soient les autres intérêts en cause, le gaspillage et les frais inutiles sous ce rapport ne peuvent qu'être préjudiciables à l\u2019ensemble du pays.Ma théorie de la vie économique du Canada est très simple.Nos industries premières produisent certaines denrées, tandis que nous, des autres classes de la population, vivons de l'échange de nos marchandises et de nos services avec les produits de ces industries, qui sont à la base de notre vie économique.Les profits réalisés par celles-ci régissent l\u2019existence économique de la nation.Le cultivateur dit parfois qu\u2019il vit du sol et que nous vivons de lui.Il y a là une vérité que nous aurions tort d'oublier.Faisons en sorte de ne pas faire porter à ceux qui sont responsables de notre existence économique un fardeau trop lourd pour leurs forces.Il n\u2019est personne qui, plus que moi.s\u2019enorgueillisse de la crofssan- ce des villes du Canada, de l\u2019expansion de nos grandes industries manufacturières, de l'amélioration constante observée dans les modes de vie de nos gens, des progrès réalisés dans les domaines de l\u2019éducation et de l'hygiène, et des continuelles innovations appelées À rendre l'existence plus agréable et plus variée.Je demande seulement que nous n\u2019oubliions pas que toute la structure très complexe de notre pays porte sur les épaules de ceux qui cultivent le sol ou qui, en d\u2019autres termes, sont 4 la base de la production des richesses naturelles pour le bien de I'humanité.Je suis optimiste en tant qu'il s\u2019agit de l\u2019avenir du Canada.Pour- rais-je l\u2019être si je n\u2019avais pas la conviction intime que l\u2019agriculture, la plus importante de nos industries - de base, est encore capable de croissance et d'expansion?N\u2019est-il pas évident que le doute en ceci équivaudrait à admettre \u2014 ce dont, pour ma part, je suis incapable \u2014 que la vie économique de ce pays repose sur des bases instables?Il me semble qu\u2019il est temps de mettre fin à l'esprit de pessimisme et de doute qui paraît prédominer dans notre vie nationale.Personne ne sait mieux que moi, que le moment est venu de corriger les erreurs que nous avons commises.Je suis convaincu, toutefois.qu'il faut à notre pays une politique d'initiative.Si nous avons, ie courage de profiter des avantages qui s\u2019offrent à nous, le développement du Canada ne fait que commencer.\u201d 8 JUIN 1985 8 JUIN 1985 Le contrôle laitier dans les comtés 11 7\u2014Production\u2014Des 36 contrôleurs, 23 sont LE COIN DE LELEVEUR de Rouville, d\u2019Iberville et de Missisquoi OUS tenons de M.Raymond Ferron, N agronome spécial en élevage, un rapport détaillé des développements du contrôle laitier dans le district no 11, pour la période de juillet 1933 à juillet 1934.Nous en donnons un bref résumé, .Dés les débuts du contrdle laitier postal, 36 cultivateurs de ce district se sont inscrits pour soumettre à ce nouveau mode de contrôle un total de 579 vaches.Les futurs \u2018\u2018contrôleurs\u201d\u201d\u2019 furent recrutés avec soin.En signant leur formule de demande, ils s\u2019engageaient à suivre un programme méthodique d'amélioration tant de leur bétail que de leur ferme en général.Le point capital du programme était naturellement la pesée quotidienne des traites de chaque vache.La plupart des cultivateurs ont tenu fidèlement leurs engagements, en se conformant au programme du ministère de l\u2019Agriculture.Il convient de mentionner les points suivants: \u2014 1\u2014E'mploi de bons taureaux \u2014 Six taureaux bâtards furent envoyés à la boucherie, ainsi que 10-taureaux pur sang manquant de développement, mal conformés et ne possédant aucune qualification.On remplaça ces 16 sujets indésirables par 16 bons taureaux, dont nlusieurs inscrits au Livre d\u2019Elite.2\u2014 Sélection \u2014 Sur un total de 579 vaches sous contrôle, 156 furent éliminées à cause de leur faible production.De celles-ci, plusieurs étaient réputées \u201c\u201cbonnes\u201d\u2019 avant que leur sort ne fût soumis à la double épreuve de la balance et du Babcock.Quant aux génisses, on décida de ne garder pour fins d\u2019élevage que celles provenant des meilleures laitières.3\u2014Alimentation \u2014 Au cours des visites faites à domicile, les agronomes durent répondre à beaucoup de questions touchant l\u2019alimentation.On amena, de la sorte, bon nombre de cés cultivateurs à produire du fourrage vert et des concentrés en plus grande = LARGE AGH a AD To = Rn TE ME ES = \u201c ad INEZ inte TERIA) L'ours et \u2014.les deux voyageurs (Fable d\u2019Esope) fe A his Deux hommes voyageant de compagnie fi rent la rencontre soudaine d'un ours.Vite, Pun de nos compères grimpe sur un arbre pour s\u2019y cacher.L\u2019autre, voyant l\u2019attaque inévitable, se laissa choir de tout son long sur l\u2019herbe.L'ours survenant et le flairant partout, il retint tout mouvement pouvant déceler qu\u2019il était vivant.Ce que voyant, l\u2019ours prit bientôt ume autre direction, car chacun sait que cet animal ne touche pas aux morts.Certain de la disparition du danger, notre grimpeur descendit de son arbre et, s\u2019approchant de son ami, lui demanda en plaisantant: \u201cQu\u2019a donc murmuré l\u2019ours à ton oreille?\u201d \u201cIl me donnait l\u2019excellent conseil que voici: ne voyage jamais avec un poltron qui t\u2019abandonne à l\u2019approche du danger.\u201d C\u2019est dans la mauvaise fortune qu\u2019on reconnaît ses vrais amis! adoptées une fois pour toutes: propreté des étables, tonte du bétail lors de sa rentrée à l\u2019étable (moyen excellent de contrôler les poux), étrillage journalier, loges individuelles pour les veaux.exempts de tout reproche quant à la manière dont ils ont pratiqué le contrôle et suivi les instructions données.En tout, 272 vaches ont été contrôlées pendant 8 mois et plus; la production moyenne de ces dernières est de 6.704 livres de lait et 241.3 livres de gras.Il reste toutefois un long chemin à parcourir pour arriver au succès complet.On remarque, en effet, que la production moyenne des troupeaux descend jusqu\u2019à 3.512 livres de lait et 120 livres de gras.8\u2014Causes qui ont fait varier la production\u2014 Chez les éleveurs dont les troupeaux ont un rendement moyen inférieur à 6.000 livres de lait, on a constaté les points faibles suivants: trop courte période de lactation; emploi de taureaux bâtards ou de mauvais taureaux pur sang; pas de sélection; alimentation non équilibrée; mauvaise production des champs: pas de trèfle, fourrage fauché tard, pas de racines, etc.; élevage des jeunes négligé.Ceux dont les troupeaux donnent une production moyenne supérieure à 6.000 livres de lait ont eu recours aux pratiques suivantes : plus longue période de lactation: 9 mois, 10 mois, 10 mois 3% ; emploi de bons taureaux qualifiés; meilleure répartition des cultures en rapport avec l\u2019industrie laitière; élevage des jeunes mieux suivi.Ephrem BOUDREAU, B.S.A.Un seul jour de diarrhée met le veau en retard toute une semaine Le lait est un bon aliment non seulement pour les veaux, mais, malheureusement, pour toute espèce de microbes qui y trouvent un milieu éminemment propice à leur développement et à leur multiplication.Pour combattre le mieux possible ces infiniment petits, veillez à ce que règne partout une extrême propreté; nettoyez toujours à fond et lavez régulièrement à l\u2019eau de soude les chaudières, augettes, seaux, etc, etc.De plus, conservez le lait à une température moins favorable au développement des microbes, c\u2019est-à-dire aussi froide que possible.Les éleveurs expérimentés sa- quantité.En effet, on avait intérêt à maintenir la production à son niveau maximum, autant que possible, afin de connaître la véritable capacité laitière de chaque Comment s\u2019explique la différence dans les rendements laitiers des troupeaux Ne v vent parfaitement que le lait fermenté provoque d\u2019ordinaire la diarrhée et qu\u2019un seul jour de diarrhée met le veau en retard toute une semaine.vache.4\u2014Achat de moulées \u2014 L'achat des moulées en coopération fut RENDEMENTS LAITIERS INFERIEURS à 6.000 fbs RENDEMENTS LAITIERS SUPERIEURS à 6.000 Ibs Exercice et lumière l\u2019une des heureuses initiatives pri- Vv v Les veaux d\u2019élevage doivent ses par les contrôleurs.Grâce à ces achats coopératifs, chaque eul- POINTS FAIBLES FACTEURS DE SUCCES former, non de la chair blanche, mais des muscles solides.Or, il n\u2019est pas douteux que l\u2019exercice tivateur a pu réaliser une écono- Vv v et la lumière contribuent à la for- mie de $10 à $30.5\u2014Système de culture \u2014 Le système de culture fut aussi l\u2019objet d\u2019une attention spéciale.Mentionnons surtout la fertilisation des pâturages que 15 des membres ont Trop courte période de lactation: 7-9 mois Emploi de taureaux bâtards ou de mauvais taureaux pur Période de lactation plus longue: 9, 10, 1014 mois Emploi de taureaux de bonne lignée et en santé.mation de la chair rouge, c\u2019est-à- dire de muscles vigoureux.Les éleveurs ne peuvent donc «rien faire de mieux que de fournir aux jeunes animaux beaucoup pratiquée avec succès.ns sa © | de umiere et de multiples occa- ._ élection régulière.sions de se mouvoir: en hiver, les valent Aa tig Manque de sélection.e laisser courir librement dans des gramme adopté, s\u2019appliquer à une © Ç Alimentation bien équilibrée.boxes bien éclairées; en été, les minutieuse observance des lois et Alimentation non équilibrée.® mettre au pâturage quand on peut des prescriptions de l'hygiène.Cet ° Fortes récoltes d\u2019aliments le faire sans inconvénients.article du programme fut bien Faibles rendements des appropriés.Le meilleur pâturage n\u2019est ja- compris et pratiqué, si l\u2019on en ju- champs.© mais trop bon pour de jeunes ge par les mesures suivantes que la généralité des contrôleurs ont Mauvais élevage des jeunesse genisses.Sélection et bon élevage des veaux, précisément parce que leur (Suite à la page 15) pe és dada pe ed Et Eh ot cea oa re TE de ES EE LES SY SIRT LY 8 JUIN 1985 A confusion qui règne dans toutes les af- |.faires a forcé un peu partout les gouvernants affolés à recourir aux lois les plus effectives pour tâcher de remédier aux vices qui se sont introduits peu à peu dans toute la vie économique.Le Canada, évidemment, n\u2019a pas échappé à cette vague de législation qui déferle sur toutes les démocraties.Affectés moins profondément que presque tous les pays de l\u2019univers, nos législateurs se sont avancés plus timidement dans cette voie qui ouvre la porte à de grands dangers et dont malheureusement nous ne connaissons guère l\u2019issue.Pour ce qui concerne spécialement la classe agricole, ça me paraît être l\u2019Angleterre, pays de tradition et de principes eommer- ciaux bien établis, qui a donné de la façon la plus énergique dans ce mouvement de réorganisation commerciale dans la vente des produits agricoles.On peut dire sans exagérer, à l\u2019heure actuelle, que l\u2019Angleterre contrôle toutes les activités agricoles; et il convient de dire, à l'honneur de ce pays pondéré entre tous, qu\u2019une prospérité réellement sérieuse a marqué, dès la première année de l\u2019imposition de ces lois, un progrès qui s\u2019affiche aujour- d\u2019hui comme un immense succès.Evidem- ment, on a procédé de façon bien différente et surtout moins précipitée que nos voisins des Etats-Unis, parce que l\u2019on a fait précéder le passage de ces lois au Parlement par une éducation complète des cultivateurs, et le principe même des ordonnances qui devait suivre fut accepté sous forme de plébiscite au sujet de toutes les activités agricoles.Il se trouve aujourd\u2019hui que, en Angleterre, l\u2019encouragement à la production du blé est subventionné par une prime très importante.Le lait lui-même est acheté par une commission qui paye directement le producteur, avec l\u2019aide d\u2019un octroi du gouvernement.La production et la vente des pommes de terre est contrôlée d\u2019une façon extrêmement rigide, selon un plan étudié à fond et accepté par les organisations de producteurs eux-mêmes.Quant à la culture du houblon, elle est contrôlée de façon à assurer un monopole à ceux qui, dans le passé, ont fait un succès de cette culture, éliminant ainsi tous ceux qui pourraient, par une production défectueuse, endommager le succès de ceux qui font réellement un produit de choix.Il va sans dire que l\u2019Etat a aussi limité le nombre d\u2019acres à être cultivées.Au chapitre des animaux vivants, on constate que les producteurs de porcs enregistrés, de même que les fabricants de jambon, dont le commerce lui aussi est enregistré, n\u2019ont le droit de vendre, d\u2019acheter et de produire que ce qui découle de la production du porc seulement.On a même poussé la réglementation jusqu\u2019à imposer des limites à la production et à la mise sur le marché des framboises et des cerises.L'industrie de la pêche a aussi reçu une certaine impulsion par une campagne de publicité où l\u2019on demande à tout le monde de \u201cmanger plus de poisson\u201d.La même chose s\u2019est produite à la demande des meuniers qui crient à tous les vents: \u201cMangez plus de pain.\u201d \u2018 Actuellement, le gouvernement se prépare, par un tarif additionnel sur le bacon, à ramasser assez d\u2019argent pour subventionner l\u2019élevage du porc en Angleterre.Comme on le voit, il ne faudra pas s\u2019étonner si nos législateurs, à Québec ou à Ottawa, se trouvent, eux aussi, dans l\u2019obligation de faire des lois pour aider nos agriculteurs.Les événements les y forceront sans doute l\u2019un de ces jours.L.P.D.« « \u201cCA et LA E recevais, ce matin, l\u2019affiliation de la Société Coopérative Agricole de Beurre de Ste-Louise, Québec.C\u2019est une nouvelle recrue qui nous arrive et à laquelle nous sommes heureux de faire bon accueil, puisqu\u2019elle nous vient de loin et est destinée, par ses activités, à nous être fort utile.Placée dans une région agricole très importante, cette société peut, par ses activités, non seulement dans les produits laitiers, mais encore dans tout ce que nous transigeons, rendre aux cultivateurs de ce district des services signalés.Elle peut surtout jeter autour d\u2019elle des exemples de coopération qui sont bien nécessaires dans certains endroits où l\u2019idée coopérative ne s\u2019est pas imposée à l\u2019attention sérieuse des cultivateurs.On dit souvent que rien ne réussit mjeux que le succès, et c\u2019est vrai.Quand on verra qu\u2019à Ste-Louise les choses agricoles ont pris un essor plus considérable à cause de la coopération, on en fera ailleurs.En attendant, je souhaite bon succès à cette nouvelle société.Hier, je suis allé, en compagnie de M.Roger Charbonneau et l\u2019agronome Raynaud, visiter la nouvelle beurrerie que l\u2019on est en train de construire à St-Clet.Franchement, j'ai été surpris de voir comment, en si peu de temps, on avait pu faire une construction si spacieuse et si bien aménagée.Tout n\u2019est pas fini encore et l\u2019inauguration aura lieu l\u2019un de ces jours.Cette construction marque une activité qui s\u2019est développée à St-Clet au sein même de la coopérative déjà organisée pour la produe- tion des grains de semence; ce qui montre bien que, en coopération, l\u2019important c\u2019est de commencer et de suivre, au fur et à mesure que cela devient possible, les événements qui nous permettent de développer d\u2019autres activités; sans pour cela augmenter les frais d\u2019administration, au contraire, en les réduisant.St-Clet avait été l\u2019une des premières paroisses où l\u2019organisation des grains de semence, spécialement du trèfle, avait été faite.Ça ne s\u2019était pas fait tout seul, loin de là; il y avait eu, dès le début, certains mouvements contraires qui n\u2019ont heureusement laissé aucun mauvais effet, mais, cependant, il avait fallu lutter et avec une détermination qui les honore; ces ouvriers de la première heure n\u2019ont cessé depuis de progresser et d\u2019étendre leur action bienfaisante, même dans les paroisses Il » » environnantes.C\u2019est probablement dû au succès de St-Clet que, l\u2019automne dernier, les cultivateurs de St-Télesphore ont, eux aussi, organisé une société coopérative qui prendra avant longtemps, je l'espère bien, un essor tout à fait nouveau.On trouve bien souvent, avec regret, que le mal est contagieux, mais on doit se plaire à constater que le bien, lui aussi, s\u2019il ne voyage pas aussi rapidement que le mal, est assez invitant pour qu\u2019on l\u2019accueille et qu\u2019on suive les leçons qu\u2019il nous donne.Seulement, on a besoin de s\u2019encourager de temps en temps et de faire certaines constatations qui portent chez nos amis l\u2019encouragement et l\u2019espoir.C\u2019est une partie de notre travail de propagande que d'indiquer aux futurs coopérateurs des paroisses où il n\u2019existe pas de société ce qui se passe ailleurs et ce qu\u2019il leur serait possible de faire eux-mêmes.Nous estimons donc, même au risque d\u2019ennuyer certains de nos lecteurs qui peuvent trouver que nous avons l'éloge facile, que nous devons encourager les nouveaux coopérateurs en leur demandant de suivre l\u2019exemple de ceux qui les ont précédés.L P.D. x 13 8 JUIN 1985 COMMENTAIRES SUR LES MARCHES Fournis par la Coopérative Fédérée de Québec \u2014 SEMAINE DU 25 MAI AU ler JUIN 1935 Arrivages à la Pointe St-Charles, lundi, le 8 juin 1935:\u2014 Bétail .\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.cease.472 Veaux .1821 Porcs .1282 Moutons .+.0.0000 427 BETAIL Bien que les expéditions d\u2019aujourd\u2019hui aient été faibles, il fut impossible de porter le niveau des prix plus haut.Tout ce qui était offert fut vendu à des prix à peu près fermes.La demande était assez bonne.Les bons bouvillons allaient de 646 à T4 c, et même 7!/g la livre.Les bonnes vaches de boucherie se vendaient bien, quelques-unes allant à plus que 444 ç la livre; le prix moyen pour les vaches de bonne qualité était de 4é.Celles qui étaient destinées à la mise en conserve étaient recherchées .et se vendaient de 17\u20ac à 24 la livre.Peu de changements sont prévus pour les quelques jours à venir.VEAUX VIVANTS Les veaux, particulièrement les veaux de lait de bonne qualité, se vendaient bien et les prix accusaient une amélioration d\u2019un quart de cent la livre pour les meilleurs sujets.Il y eut des ventes à se faire à 6/6 et Té la livre.I] semble bien que nous verrons les prix s\u2019améliorer au cours de la présente semaine pour peu que les expéditeurs n\u2019envoient que des sujets de bonne qualité.À remarquer toutefois que les sujets trop légers ne sont pas désirés et qu\u2019on n\u2019en offre que de 38¢ a 4¢ la livre.Les veaux de champ se vendent assez bien et rapportent de 24 à 3¢ la livre.MOUTONS ET AGNEAUX VIVANTS La demande pour les moutons est très -fai- ble; on n\u2019en peut obtenir que de 24 à 3é la livre.Les prix pour les agneaux ont subi une baisse assez marquée aujourd\u2019hui; la présence d\u2019un nombre beaucoup trop grand d\u2019agneaux légers et insuffisamment préparés est cause de cette baisse.Nous demandons à nos lecteurs de bien vouloir prendre note du fait que les acheteurs se proposent de n\u2019acheter que des sujets pesant 55 livres ou plus.POMMES DE TERRE A cause des arrivages assez considérables, le marché est faible.Les pommes de terre nouvelles importées sont maintenant offertes dans les principaux magasins de détail.Les marchands craignent que la température chaude diminue la demande qui s\u2019est maintenue durant le temps frais que nous venons d\u2019avoir.Le S/S \u201cGaspé County\u201d est arrivé jeudi et avait à bord 24 chars de pommes de terre de I'Ile du Prince-Edouard.Une seconde cargaison a bord du S/S \u201cNorth Voyageur\u201d arrivera la semaine prochaine.Les pommes de terre de l\u2019Ile du Prince- Edouard arrivant par bateau sont offertes à 35g le sac de 80 lbs, celles venant par chemin de fer, 364 à 376.Du Nouveau-Bruns- wick, les cotations sont de 33¢ a 34¢, avec tendance a la baisse; Québec (par camion), 30¢ a 32¢.Les arrivages à Montréal cette semaine: \u2014 Québec Nouveau-Brunswick Ile P.-Edouard 0 56 87 L\u2019an dernier: 19 87 9 r Veaux de lait De plusieurs districts de la province, on nous rapporte que les veaux se payent des prix ridicules par certaines gens en quéte de profits faciles.Il n\u2019est donc pas inutile de mettre les cultivateurs en garde contre les ventes trop hâtives.La demande pour les veaux, particulièrement les veaux de lait de bonne qualité, est très forte et les prix se sont améliorés appréciablement au cours des - deux dernières semaines.En jetant un coup d'oeil sur une page voisine de ce journal, on pourra se rendre compte des prix réels qui se payent sur le marché de Montréal.Un veau de lait de choix, pesant de 160 à 180 livres, peut rapporter de $10 à $13 la tête, alors qu\u2019un bon veau rapporte de $7 à $9 la tête.L\u2019engrais des veaux de lait offre aux cultivateurs un excellent débouché pour certaines quantités de lait à des prix très rémunérateurs.Une expérience faite dans le comté de Joliette par un groupe de cultivateurs sous la direction de M.Anthime Charbonneau, agronome régional, a donné des résultats fort intéressants.On a trouvé que le lait donné aux veaux a rapporté tout près de $1.40 par 100 livres.Il y a peu de manières dont on puisse disposer du lait aussi profitablement.Cette expérience de l\u2019an dernier porte ses fruits.De nombreux cultivateurs préparent maintenant des veaux de lait dans les comtés de Joliette, Berthier, Montcalm, l\u2019Assomption, ainsi que dans Bagot et St-Hyacinthe.Les résultats obtenus à date sont tout à fait encourageants.Un cultivateur de St-Norbert ayant promis de vendre ses veaux par l\u2019entremise de sa coopérative locale, croyait avoir refusé un prix extraordinaire pour un de ses veaux.Un commerçant lui avait offert $8 pour ce sujet.Vendu par l\u2019entremise de la coopérative, il lui a donné $11.20.Le prix de $8 avait semblé être élevé à ce cultivateur lorsqu\u2019il lui avait été offert et il regrettait de se voir dans l\u2019obligation de le refuser à cause de sa promesse.On conçoit son plaisir lorsque son retour lui rapporta la somme de $11.20.Il n\u2019est peut-être pas inutile de rappeler encore une fois un conseil que nous donnions ici, il y a déjà quelque temps.On peut facilement juger des conditions existant sur nos marchés des animaux vivants par l'attitude que prennent les commerçants en campagne.Ces derniers se montrent-ils actifs, désireux de faire des achats, empressés et polis envers les gens, vous ne vous tromperez pas en concluant que le marché est à la hausse et que vous devez vous tenir sur la réserve.Même si les prix offerts vous paraissent élevés, il est bon d\u2019y penser deux fois avant de l\u2019accepter.Les commerçants pressentent-ils un marché à la baisse, vous n\u2019aurez généralement pas besoin de les étudier parce qu\u2019ils resteront presque toujours chez eux.Ils se laissent alors tirer l'oreille et préfèrent de beaucoup ne pas acheter.Donc, commerçants actifs: marché à la hausse; commerçants tranquilles: marché lent et prix à la baisse.La conduite de ces gens peut servir de baromètre des prix et ses indications ne manqueront pas souvent de précision.A.S.PORCS Le ton ferme de ce marché se continue et donne des indications de vouloir se maintenir encore pendant quelque temps.Les expéditions de l\u2019Ouest sont excessivement faibles, de même que celles venant de l\u2019Est du pays, en sorte que les acheteurs se montrent excessivement nerveux et prudents lorsqu\u2019on cherche à leur imposer une augmentation de prix.Les ventes ont été faites aujourd\u2019hui de 9.758 à 9.856 la livre pour les bacons; une prime de $1.par tête était payée pour les sujets de choix, alors que les lourds, les légers et les sujets de boucherie subissaient une coupe d\u2019une demi cent la livre; les sujets de plus que 270 livres subissaient une coupe d\u2019une cent la livre.La demande pour les truies est beaucoup moins forte et les prix sont inférieurs à ce qu\u2019ils étaient la semaine dernière; on en n\u2019obtient que de 6¢ à 63\u20ac la livre.Nous croyons que les conditions de fermeté actuelles seront maintenues pendant la dizaine de jours à venir; il.ne faudrait pas cependant en profiter pour expédier des sujets qui ne seraient pas prêts pour le marché.VOLAILLES VIVANTES Poules, canards et oies: Avec une deman- assez active et arrivages restreints, les prix ont facilement été maintenus stables.Poulets à griller: Les arrivages de poulets \u201cGRIS\u201d ont été très considérables et de très mauvaise qualité; ainsi que pour la semaine précédente, il a fallu accepter une autre réduction de prix pour en trouver preneur.Quant aux poulets \u201cROUGES\u201d et \u201cBLANCS\u201d, la quantité offerte a été un peu moindre et, avec une légère amélioration dans la qualité, la vente en a été un peu plus facile et l\u2019on ne rapporte aucun changement dans les prix.Actuellement, il est urgent de ne pas expédier de sujets pesant moins de 2 livres chacune rendu à Montréal.PORCS ABATTUS Montréal et Québec: Marché très ferme; une autre hausse a été enregistrée dans les prix.: VEAUX ABATTUS Montréal: Demande un peu plus active et, avec peu d\u2019arrivages, les prix ont subi une avance de leg la livre.Québec: Marché stable aux prix actuels.OEUFS Montréal et Québec: Il y a eu une assez forte diminution dans les arrivages et avec une demande un peu plus active, surtout pour entreposage, ce marché s\u2019est continué ferme avec une légère tendance à la hausse.BEURRE FRAIS Notre marché au beurre a été assez actif au début de la semaine, mais plutôt tranquille au cours des derniers jours.Mardi avant-midi, le 4 juin, les prix de vente au gros pour le numéro un pasteurisé variaient de 21%¢ @ 21%¢ la livre.FROMAGE Actuellement, il y a peu de demande de la part du marché anglais pour les fromages d\u2019étable, mais la demande pour fins locales s\u2019est continuée assez active et de nature à maintenir les prix stables.Il est préférable de continuer la fabrication du fromage coloré.pe eg QE EE rE EEE pe N =e i RA EES MER =, =.= Jo Re pp SEE EI EE ARE FSR 8 JUIN 1985 Au long des travaux et des jours A nos apiculteurs pecteurs de ruchers ont commencé a mettre à exécution notre programme sur la destruction de la loque américaine et la désinfection du matériel qui peut être nettoyé efficacement.C\u2019est dire que presque tous les inspecteurs de ruchers seront mobilisés dans la région de Montréal pour un mois environ et que, pendant ce temps, il nous sera impossible de répondre aux demandes venant des autres parties de la Province.[D'secte une quinzaine de jours, nos ins- Tous les vieux apiculteurs connaissent les ravages de cette maladie et en désirent la disparition.Or, nous aussi, nous le voulons et plus ardemment peut-être qu\u2019eux-mêmes, car nous sommes mieux placés que n\u2019importe qui pour en juger les méfaits, surtout les désastres et les pertes qu\u2019elle occasionne.Nous ferons un effort considérable pour la disparition de cette peste qui empoisonne nos ruchers.Nos inspecteurs de ruchers sont dévoués et compétents; ils ne demandent qu\u2019à vous aider et à vous faire du bien.Recevez-les done comme des amis, donnez-leur l\u2019aide et le soutien qu\u2019ils attendent de vous, afin de faire un travail \u2018apide et efficace.Si vous connaissez des apiculteurs dont les ruchers ont déjà souffert de la loque et que le matériel n\u2019a pas été désinfecté, avertissez-les afin que ce matériel soit inspeeté et désinfecté, si nécessaire.A quoi servirait de détruire et de désinfecter chez vous, si, un peu plus loin, il y a un foyer de contamination en permanence?Le système que nous adoptons cette année a été soumis aux Sociétés d\u2019apiculture de la province de Québec et approuvé à l\u2019unanimité.Nous espérons que tous les apiculteurs l\u2019approuveront à leur tour et nous aideront à obtenir un succès marqué.Henri-J.PLOURDE, chef de la section apicole et sucriére.Le crédit populaire Son esprit Nos lecteurs ont sans doute compris que I'expression \u201cBanque Populaire\u201d, dont s\u2019est servi Lord Grey dans le discours que nous citions dernièrement, signifie \u201cCaisse Populaire\u201d.;( ' Messieurs les traducteurs ont fait du People's Bank anglais la Banque Populaire, ce qui n\u2019est pas tout à fait exact.La Caisse Populaire n\u2019est pas une banque, mais une société coopérative d\u2019épargne et de prêt, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle ne reçoit de l\u2019argent que de ses sociétaires et qu\u2019elle ne prête qu\u2019à ses sociétaires.Au reste, Son Excellence marque cette particularité, bien coopérative, dans les lignes qui suivent:\u2014 \u201cPersonne, dit-il, ne peut emprunter de la Banque Populaire de Lévis, à moins d\u2019en être sociétaire et personne ne peut le devenir à moins d\u2019être unanimement admis par le vote et, par conséquent, jugé digne de s\u2019associer avec ceux qui font déjà partie de la banque.Il s\u2019ensuit done que ceux-là seuls, hommes et femmes, qui sont notoirement connus dans leur milieu, comme des gens intègres, économes et honorables, peuvent espérer être admis comme sociétaires de la Banque Populaire de M.Desjardins.\u201cDe plus, comme garantie additionnelle contre toute perte, après que les sociétaires de la banque ont conquis, par leur admission, cette marque de la confiance et de l\u2019estime populaires, aucun d\u2019entre eux ne peut obtenir un prêt à moins que la direction ne soit convaincue, eu égard à toutes les circons- tances environnant la demande, que le prêt se recommande et devrait être consenti.\u201d En d\u2019autres termes, pour avoir du crédit, il faut le mériter par une bonne conduite; il faut que l\u2019emprunteur améliore sa situation financière en obtenant du crédit.\u201cMaintenant, continue Lord Grey, celui qui connaît les classes populaires ne saurait douter que \u2018\u2018la création d\u2019une banque organisée sur la base d\u2019une connaissance réciproque de ses membres et d\u2019une confiance raisonnée des uns dans les autres, dont les sociétaires ont pour but de s\u2019entr\u2019aider, doit être très précieuse à ses sociétaires et à la région où ils demeurent.\u201d Tout acheteur peut profiter des ventes d\u2019occasion, s\u2019il a de l\u2019argent dans son gousset.Plus il est pauvre, plus il importe de le mettre en état de profiter de ces occasions favorables.Exemple: un cultivateur aurait un bon marché à faire, mais sa moisson ou ses animaux ne sont pas vendus; ou encore, c\u2019est un salarié qui n\u2019aura sa paye qu\u2019à la fin du mois.C'est alors qu\u2019intervient la Banque Populaire de M.Desjardins.Le sociétaire qui se trouve dans ce cas-là va à sa Caisse; il explique les circonstances dans lesquelles il se trouve; il obtient le prêt demandé et profite de l\u2019avantage prévu.Sa récolte vendue ou son salaire touché, il rembourse à la Caisse le prêt qu\u2019elle lui a consenti.Pour ce service, la Caisse a reçu un bon intérêt; de son côté, le sociétaire a pu s\u2019assurer le bénéfice d\u2019une bonne opération.Et voilà l\u2019esprit de crédit populaire.Avouons franchement qu\u2019au Canada, en particulier au Canada français, le crédit a été distribué au hasard des circonstances, sans jamais nous occuper des personnes, ni de leur moralité\u2014entendez ce mot dans son sens large \u2014 ni de la moralité du prêt consenti.Le prêteur a examiné les garanties financières: un point, c\u2019est tout.Il est temps, croyons-nous, de moraliser le crédit.Pour ce faire, administrons bien les Caisses Desjardins, dans l\u2019esprit de leur fondateur.D.JARDINS Sa charité Ces dernières semaines, on a beaucoup parlé du caractère simple et cordial du Roi Georges V.On a aussi noté les sommes immenses qu\u2019il consacre à des oeuvres de charité.À ce sujet, on relate le pittoresque fait suivant:\u2014 Cette grande charité et cette bonté du mi, qui lui ont gagné l'affection de ses sujets, donnent parfois lieu à des incidents amusants, tel celui qui s\u2019est produit dans un des hôpitaux de Londres.Il y avait en traitement dans cet hôpital un petit garçon de sept ans qui, pour l'anniversaire du roi, voulut lui envoyer ses souhaits.Il se procura donc du papier, un crayon, gribouilla tant bien que mal une lettre de félicitations et, pour que le roi pût s\u2019acheter ce dont il avait envie, il joignit à sa lettre tout ce qu\u2019il possédait: une piécette d\u2019un penny! Peu après, un courrier spécial apporta au petit malade une lettre de remerciements autographe de la part du roi et, à l\u2019administrateur de l'hôpital, une somme d\u2019argent pour procurer quelques douceurs et gâteries au petit garçon qui ne parut nullement surpris en recevant la réponse royale: cela lui semblait tout naturel; il dit seulement à son infirmière :\u2014 \u201cC'est tout de même étrange qu\u2019il ne me raconte pas ce qu\u2019il s\u2019est acheté avec mon argent!\u201d 8 JUIN 1688 Un seul jour de diarrhée met le veau en retard toute une semaine (Suite de la page 11) organisme en croissance réclame encore une forte nourriture et ne peut digérer que des aliments de toute première qualité.L'exercice et la vie au pâturage sont indispensables au développement rationnel du jeune bétail, à tel point que l\u2019on peut affirmer sans crainte que les bêtes bovines élevées en dehors du régime de pâturage se développent toujours dans de mauvaises conditions.Boîte aux lettres Question Je commence l\u2019élevage des chevaux de race pure, J'aurais maintenant trois poulains de race pure, mais, malheureusement, ma jument, à la suite d'un dur voyage dans la neige, a avorté.On prétend (les vieux surtout) dans mon voisinage que cela ne serait pas arrivé si j'avais eu la précaution de donner à ma poulinière une bonne platée de blé après cette rude journée de travail.Pourriez-vous me renseigner sur les deux points suivants :\u2014 1\u2014Y a-t-il réellement dans le blé quelque chose qui prévient ou empêche l\u2019avortement des juments?2\u2014Quelle est la valeur du blé pour les poulinières ?Réponse 1.\u2014Les auteurs des divers traités d\u2019alimentation des animaux ne mentionnent pas que le blé contient une ou des substances spéciales susceptibles de prévenir ou d\u2019empêcher l\u2019avortement chez les juments.Actuellement, il est donc osé, il me semble, de penser qu'un repas de blé empêche une jument d\u2019avorter lorsque cette dernière a été malmenée de quelque façon ou a subi des accidents qui peuvent causer l'avortement.Cependant, le blé fournit plus de chaleur à l\u2019animal que l\u2019avoine.Cela étant donné, il se peut qu\u2019une platée de blé donnée à un cheval qui revient d\u2019un voyage de misère réchauffe davantage et fait plus de bien qu\u2019une platée d\u2019avoine.2.\u2014Le blé est un grain difficile à digérer et est plutôt pauvre Élevage des animaux à fourrure RENARDS noirs argentés.Je vends des renards et donne un excellent service.Ecrivez-moi pour avoir des détails de mon offre combinée.Renards, treillis pour renardière et instructions sur l'élevage pendant un an.Dr E.A.RANDALL, Truro, Nouvelle-Ecosse, UNE nouvelle liste de prix pour juin vient d\u2019être publiée.Les commandes nous arrivent d'aviculteurs qui prennent leurs précautions plus de bonne heure, désirant profiter du présent bas prix des poussins Tweddle, issus de sujets inoculés, enregistrés au R.O.P.et sélectionnés aux nids à trappe.Ils ne peuvent vous désappointer.En achetant maintenant, vous êtes assurés d'avoir des poussins d\u2019une lignée prolifique.Oiseaux pesants, pondeuses abondantes, Demandez la nouvelle liste de prix, aussi les prix de poussins plus avancés, de poulettes de tous les âges et de cochets TWEDDLE CHICK HATCHERY, Casier 6, Fergus, Ont en matières minérales.Or, la ration d'une jument poulinière doit être de digestion facile et contenir une certaine quantité de matières minérales, si nécessaires à la formation des os du foetus.IL s\u2019ensuit donc que le blé n\u2019est pas le meilleur grain pour une poulinière.Un mélange de blé et autres grains, préparé spécialement pour les juments pouliniéres, ne doit pas contenir plus d\u2019un tiers de.blé.Dans ce cas, on recommande d\u2019ajouter de l\u2019avoine et du son afin de rendre le mélange facile à digérer et plus riche en minéraux.P.LABRECQUE Nouvelles sociétés agricoles On vient de former dans diverses régions de notre Province cinq nouveaux cercles d\u2019agriculteurs qui, comme tous les cercles déjà existants, étudieront en commun les méthodes les plus modernes d\u2019élevage, d\u2019industrie laitière, d\u2019horticulture et de drainage des terres.: Quatre de ces nouveaux cercles sont des coopératives et l\u2019autre est un cercle agricole constitué selon la loi de 1925, Ce sont la coopérative agricole de St-François de Beauce qui aura son siège social à Beauceville, la coopérative de St-Moïse, comté de Matapédia, celle de St-Luc, comté de Matane, et la coopérative agricole de Stornoway qui aura ses bureaux à Windsor South (Frontenac).Quant au nouveau cercle agricole, il aura son siège social à Notre-Dame-du-Bon-Con- seil, comté de Frontenac.On sait que les coopératives agricoles de la Province bénéficient de l\u2019expérience des techniciens que leur délègue le ministère de l\u2019Agriculture et des octrois que le gouvernement leur accorde à mesure qu\u2019ils se développent en nombre et en efficacité.Le ministère de l\u2019Agriculture est décidé à encourager encore plus qu\u2019il ne l\u2019a fait dans le passé le mouvement coopératif.Ses officiers sont en effet persuadés que c\u2019est par le travail en commun et par des efforts rationalisés que l\u2019on gardera à l\u2019agriculture québe- coise sa place de choix.Cercles de fermières St-Basile de Porneuf Toutes les fermières présentes à l\u2019assemblée du 3 avril ont été heureuses d'apprendre que le ministère fédéral de l\u2019Agriculture gratifiera notre cercle d\u2019un broyeur à lin; ce geste des autorités supérieures est d\u2019autant plus précieux qu\u2019il constitue une reconnaissance des efforts qui ont été faits par le cercle depuis quatre ans pour la culture du lin.Les membres du cercle tiennent à remercier Mme Alfred Hardy pour son constant dévouement et son zèle inlassable à réclamer l\u2019aide officielle et l\u2019encouragement sans lesquels bien des initiatives seraient paralysées.Un conférencier du gouvernement donnera sous peu une démonstration sur les différentes phases de la culture du lin et cent livres de graine de lin seront distribuées aux fermières.ee St-Germain de Grantham A la dernière réunion tenue le 12 mai, rehaussée par la présence de Mlle Méthot, conférencière du ministère de l\u2019Agriculture, de nombreuses fermières assistaient.Est-ce le beau temps qui favorisa de plus nombreux déplacements?Toujours est-il que tous les membres présents semblèrent vivement intéressés des conseils de la conférencière quant à l\u2019ordre, l\u2019économie, l\u2019hygiène, la propreté individuelle, l\u2019alimentation des enfants, ainsi que des ingénieuses suggestions pour le décor intérieur des maisons, l\u2019embellissement des parterres, etc.Et, plus que jamais, nos fermières sentent le besoin de se grouper et d\u2019utiliser pour le bien général les talents particuliers de chacune.F.G.S.Contre les incendies Quelques-uns des pires incendies qui se déclarent sur les fermes proviennent de l\u2019emploi insouciant de la gazoline et de l\u2019huile.Il existe un moyen de combattre le feu, à la fois très simple et très utile; il suffit d\u2019avoir toujours à sa portée un grand seau de métal rempli de sable et pourvu d\u2019une pelle commode.Une épaisse couche de sable appliquée à temps étouffe rapidement les flammes et peut prévenir des pertes sérieuses.Les expositions de juin et juillet Lachute, cté d\u2019Argenteuil\u201412-13-14-15 juin Sherbrooke, cté de Sherbrooke\u201429 juin au 5 juillet St-Hyacinthe (exp.régionale) \u201431 juil.et 1-2 août St-Hyacinthe (exp.de la société d'agriculture) 29-30 juillet 15 LE JOURNAL D'AGRICULTURE Revue hebdomadaire Fondée en 1877 { enseigne à réussir of publie les dries de ceux qui ont réussi.Publiée par le Ministère de l'Agriculture de la Province de Québec Rédaction: Pavillon de l'Agriculture, chambres 112-113, rue St-Augustin, Québec ABONNEMENT AU CANADA: Prov.de Québec: - $1.00 par année Autres provinces: - $1.50 par année Pays étrangers: - - $1.50 par année Pour les annonces, adresser : LE JOURNAL D'AGRICULTURE 33 ouest, rue St-Jacques, Montréal TARIF DES ANNONCES: 60 cents la ligne agate.Annonces classées: 5 cents le mot, able d'avance, minimum $1.EN achetant chez nous des poussins recommandés d\u2019un jour ou plus, vous vous assurez un maximum de qualité.Proviennent de sujets ayant subi l\u2019épreuve du sang et d\u2019excellente lignée de pondeuses.Couvoir certifié par le gouvernement provincial.Poussins P.R.R.de tout âge.Poulettes.A bas prix.COUVOIR COOPERA- TIF, Laurierville, cté Mégantic, P.Q.CANARDS.Canetons provenant de femelles White Indian Runners.12 pour $2.76; 100 pour $20.00.Garantis être livrés vivants.EDZELL POULTRY FARM, Princeton, Ont.POUSSINS HILLSIDE D'ELEVEURS SOUS LA SURVEILLANCE DU GOUVERNEMENT.\u2014 Nous sommes en notre 15e année d'élevage, ce qui vous garantit des poussins de grosseur, de force et possédant des qualités innées de fortes pondeuses.Rocks blancs, Rhode Island rouges, 8c.; Rocks blancs, Leghorns blancs, Te, Spéciaux, 2c.de plus.Poulettes, poussins plus avancés, tous les âges.Demandez le catalogue et la liste complète de prix.Dépôt, 10%.HILLSIDE POULTRY FARM, New Dundee, Ontario.ANNONCE LES poussins Big-4 sont recommandés par le gouvernement et proviennent de troupeaux inspectés par le gouvernement.Rocks blancs, Rhode Island rouges, 9c., Rocks barrés, Leghorns blancs, 8c.Poussins primés provenant d'oeufs qui pesaient vingt-six onces et plus en moyenne: 2}4c.de plus.Demandez le catalogue qui donne tous les détails sur les 600 poussins gratis.Dépôt de $1.00 par 100.KITCHENER CHICK HATCHERY, 1081, rue King Est, Kitchener, Ontario.\u201cPRIX SPECIAUX POUR MAI ET JUIN.Un tracteur démonstrateur LANZ fone- tionnant à l'huile crue.Ecrémeuses Me- lotte, neuves et reconstruites.Herses à trois chevaux.Rafraichisseurs A lait, machines à laver.Un nombre limité d'engins et poêles reconstruits.Assortiment complet de pièces pour les écrémeuses Magnet, Melotte et Premier.Ecrivez pour vous procurer des renseignements sur la nouvelle béche Cultivator Lister.S.A.LISTER, rue Stewart, Toronto.POUSSINS ESSEX A A A SIX fameuses races, Dix ans d\u2019expérience dans l\u2019élevage de sujets sélectionnés.Vente anniversaire: Poussins, oeufs, jeunes sujets.Catalogue gratis.ESSEX HATCHERY AND BREEDING FARMS, Casier J.A., Essex, Ont.DEPUIS 27 ans, les Rocks barrés de Carton ont été de bonnes pondeuses.Livraison en mai, Bc.; en juin, 7c.; en juillet, bc., si la commande nous parvient avant le 16 juin.Rocks et Wyandottes blanches, le.de plus.W.R.CARTON, Rockwood, Ontario.LECHORNS BLANCS 7e.ROCKS BARRES ET BLANCS, 8e.POUSSINS \u2018\u2019Hi-Quality Seiling', recommandés par le gouvernement et inoculés, offerts à de nouveaux bas prix.Economi- sez sur ces aubaines.Deux incubations par semaine, prompte livraison, Plusieurs milliers de poulettes; demandez la liste complète.SEILING FARMS AND HATCHERY, Elmira, Ont.VOULEZ-VOUS faire du pain aussi beau et bon que votre boulanger?Employez les mêmes ingrédients.Bolte d'échantililon durera six mois.Envoyez 25c.Instrue- tions dans boîte.PROVOST MFG.CO.18, Lavigusur, Québec.I EI WTP ave RE Boe PRA ay ANSE SRR INS EEE Ea WE RSE UNE Tog Coed 18 8 JUIN 1985 PRIX DE REMISE\u2014COOPERATIVE FEDEREE SEMAINE FINISSANT LE ler JUIN 1935 130 EST, RUE ST-PAUL, MONTREAL POULES VIVANTES \u201cROUGE\u201d DINDES VIVANTES (Cogs) AC , OEUFS 200 .{ BTOB) .200sas0 ces cu 0000 A Le re ss sas sue a 00 n00 000 18e la Ib.A\u201421 lbs.et plus .18e A oo .\u2026.15e | À (moyent !!!1 11111100 1Se B ce nc nee s- 16c i B\u20142 lbs.jusqu'd 2% lbs.16e B L.csssra0se caca rs 0000000000 16c Cori san e san a can 00 14e % C\u2014114 lb.jusqu\u2019à 2 lbs.de Be 18¢ C pe a.18e CoYs 11220160 0600 su 0000 Bec \u201c \u201cBLANC\u201d (Leghorn) PORCS ABATTUS o POULETS VIVANTS A\u201421% lbs.et plus .18e No 1 1c In th.5 A Griller B\u20142 lbs.jusqu'a 21% lbs.16e LAPINS VIVANTS No 2 » Duivent peser au moins 2 lbs.cha- «11, |p, jusqu'a 2 lbs.14¢ No 3 .12%e \u201d cun, rendu à Montréal.Doivent peser au moins p VEAUX ABATTUS \u201cGRIS\u201d CANARDS VIVANTS 5 lbs.0.0.00000 Se à 10c la 1b, (Engraissés au lait).A-21% 1by, et plus .z1e LA 22c Bon eee .Se 1a Ib.B-\u20142 lbs.jusqu'À 21 lbs.18\u20ac B .cc.iii 20c Moyen 0.0.» C 14 1b, jusqu\u2019à 2 lbs.15e Cea 17e Pigeons vivants, le couple.25e Commun.vie.Blge 7 Sur les prix ci-haut mentionnés, nous retenons une commission de 5% naux coopératives affiliées et 8% aux expéditeurs individuels.ANIMAUX VIVANTS \u2014 Prix obtenus sur le marché de Montréal \u201d ., x Par la Coopérative Canadienne du Bétail de Québec - - - - LUNDI LE 3 JUIN 1935 [ : PORCS VIVANTS VACHES AGNEAUX DU PRINTEMPS TAURES * Cholx .415¢ à 444\u20ac Bon.ire .| ie Porc à baconf 190 A 230 lbs, Bonne rrr vere.4c ?à 44e Bon on LS Be à 9 ln Ib Choix 008800000008 534c à 6e # (Select) .$0.75 à 80.85 Moyenne .20440040 3e à 3e Commun .5e à 6e \u201d Bonne .cess 434c à 5c Prime de $1.00 Commune 2e à 2e = Porc 4 bacon.180 a 2230 Ibs.frag commune.14e à 154\u20ac MOUTONS Moyenne .4c a 4e a $0.75 a #OS5 eee Ce Commune .23e à 3c ; Porc & boucherief 160 A 240 Ibs.VEAUX DE LAIT Bon .234 à Sc la Ib.80.25 à $0.35 Choix 111001101100 à 6e Commun .eee.2e à 24e TAUREAUX Pore léger et af 120 à 160 Ibs.Bon .Be à 5e engrais 00000 89.25 à $0.30 Moyen [11111 4Ye a 4%e BOUVILLONS Porc lourd .240 à 270 ILS.Commun 22242200 3e a 8%e¢ Choix .Tiac à Tee 6 CHOIX .cc.de à 4%ec £0.25 A $9.35 Bon Grace à Ge Bon \u2018L.cs ces sacs sea 0 05 Sle a 4c x Fxtra lourd 270 ths.ou plus VEAUX DE CHAMP Moyen .Bige à 5446 % M 3 a 3%e i 88.7% a $8.85 Bon .cin.a 2%e Commun .4e a Ae Oyen .vevvens \u20ac 2 #, Trute .$4.00 2 86.75 Commun .See à Ze Commun léger.3%ec a 4c \u201c Communs .e00.2%c à 3c Prix de remise Coopérative Fédérée\u2014A QUEBEC SEMAINE FINISSANT LE ler JUIN 1935 OEUFS MOUTONS ABATTUS $ Veaux abattus engrnissés au lait AGNEAUX ABATTUS No1l.\u2026.Gescccccs.Be la Ib.ne A(gros) .18¢ ; No 2 .0000 .\u2026.\u2026.de = â A om , pre BOM eee 8e Inlb.| No 1 35 à 45 1bs.11e In Ib, NO 3 .20000 0000000000 3c AR 1pyen) .2.42144420 e TUS # Moyen .Cle « No 2 30 à 35 1bs.10\u20ac « PORCS ABAT gE B.108 No 1 90 à 140 lbs, .1314 la Jb.Commun .00.Se \u201c No 3 25 à 30 lbs.\u2019 Be < No 2 140 à 174 lbs.12%c Cas 4 4444 44 4 eee.1Be No 3 174 à 225 lbs.11%e \u201d Nous ne recevons pas de volailles vivantes à notre succursale de Québec.Voir plus haut sur cette page les prix payés à Montréal.Sur les prix ci-haut mentionnés, nous retenons une commission de 5% aux coopératives nffiliées et S% nux expéditeurs Individuels.= PRIX DE REMISE -COOPERATIVE FÉDÉRÉE-MONTRÉAL & QUEBEC Semaine finissant le 28 mai 1935 inclusivement BEURRE FROMAGE No 1 Pasteurisé .21%je BLANC COLORE No 1 Non Pasteurisé .20%e Nol.91/16c Nol .95/16\u20ac No 2 .01 15 22 10 ZO0GE No 2 .81/16¢ No 2 .85/16e TRES IMPORTANT: Aucune commission ou frais d\u2019'emmngnsinage à déduire de nos prix de remise de beurre et de fromage.MOULÉES ALIMENTAIRES irspôisvanc camionnage) î RATIONS NORMALES ÉQUILIBRÉES Lennoxville Québec Montréal Ste-Rosalie Lévis Protéine Fibre ; Montréal Ste-Rosalie Lévis Protéine Fibre Lennoxville Québec MOULEES LAITIERES MOULEES POUR PORCS \u2018 .4 2.45 18% 9 % Coopérative Moulée laitière (simple) 1.70 1.05 1.75 35 8 Cognérative Supplément prot (porcs) 2-28 2.25 2.30 18 9 Coopérative Moulée lnitière (mélas.) 1.70 1.75 1.75 17 6 Fédérée Sevrage-croissance porcs 1.65 1.70 1.70 20 9 Fédérée Moulée laitière (simple).1.70 1.75 1.70 15% 5% Fédérée Engraissement pour porcs.1.60 1.65 1.20 9 Fédérée Moulée laitière (mélassée).1.70 1.76 1.70 \u2014 \u2014 Coopérative Supplément minéral .1.50 1.55 1.24 9 Coopérntive Moulée laltidre (simple) 1.80 1.85 1.85 15 5 cooné MO UERS voLAlLLES as 2.50 2.45 : 3 ; oopérative Tout-Moulée poussins.24 9 Coopérative Moulée laitière (mélas.) 1.80 1.85 1.85 18 44 Fédérée Tout-Moulée poussins \u2019 2.25 2.30 2.25 18 11 Coopérative Contrôle laitier (simple) 1.80 1.85 1.85 \u2014 _ Coopérative Petits grains poussins.2.08 2.10 2.10 18 11 Coopérative Contrôle laitier (mélas.) 1.80 1.85 1.85 7 5 Coopérative Tout-Moulée dindonneaux 2.40 2.40 2.40 az 7 © 4 Coop.Moulée croissance poulets .coopérative Supplément prôt.(laitier) 3.15 2.20 2.25 \u2014_ \u2014 Coop.Grains croissance poulets .1.70 1.75 1.75 25 4 Coopérative Moulée veaux (avec lait) 2.55 2.60 2.60 29 6 Coopérative Moulée de ponte .2.30 2.35 2.35 24 4 Fédérée Moulée veaux (sans lait).2.15 2.20 2.20 201% 61% Fédérée Moulée de ponte .2.10 2.15 2.16 » 40 bla Coopératiye Suppl.prot.volailles .2.70 2.75 2.75 PRIX SUJETS A CHANGER SANS AVIS 11 5 Fédérée Grains pour volailles .1.73 1.75 1.78 17 5% Coop.Moulée engraiss.(avec lait).2.18 2.20 2.20 Ces moulées sont recommandées par la Commission Alimentaire du Bétail.16 6 Fédérée Moulée engrais.(sans lait) 1.85 1.90 1.90 4 COOPERATIVE FEDEREE DE QUEBEC 130 est, rue St-Paul Tel.HArbour 4111 Montréal "]
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