Le Journal d'agriculture, 1 octobre 1934, samedi 13 octobre 1934
[" ORU 1530) EET MAIN RÔ ie X 3 ; po frei + À wo La Ne Ni LE; SAN A \u2018ey rial, an x 1 J, A J YA La 17 af Lr é 4 CES y à LY Zz.4 A yy! | \\ | = 24 0 05 bet Gi ol) ) Al LY LY EV a N/ £3 p= ne 4 y Na N ++ £3 5 % ~~.v % RN À AN N 3 De hy S ; { : 7 \u201c7 Y .y > we _ : = ) 7 pl Nf x à ze de, er\u201d, É N > a = 2 Aa SP We 7-2 ak all, g Whey aie\u2019 of wo Na =\" « $- se da + || ~@~ PE wy a * A rat ne ed od 3 que TE LT CD rh ASE ES Gl Se LETTRE OUVERTE AUX CULTIVATEURS DE QUEBEC La sixième de la série Quelle quantité de ces denrées pouvez-vous nous fournir ?M.le Cultivateur, Chaque année, nous avons besoin d\u2019une grande quantité de denrées que les cultivateurs de Québec peuvent cultiver pour notre clientèle.Obte- nez-vous votre juste part de ce commerce ?Nous désirons acheter autant que possible dans la province de Québec, mais nous voulons des produits que notre clientèle acceptera, sinon nous ne pouvons les lui vendre.En conséquence, la classification est \u201cessentielle; notre clientèle exige l\u2019uniformité et elle insiste sur la qualité qu\u2019elle achète.Donc, si vous pouvez nous fournir de bons produits parfaitement classifiés, cultivés dans la province, notre clientèle.les achètera de préférence aux autres.Etudiez la liste suivante de produits saisonniers demandés par nos magasins et agissez en conséquence l\u2019an prochain.Rappelez-vous les nombreuses occasions que vous offrent nos vastes marchés si vous pouvez nous fournir de bons produits, répondant aux exigences de notre clientèle.LÉGUMES: Patates, carottes, betteraves, navets de table, choux, choux-fleurs, brocoli, asperges, oignons, panais, persil, artichauts, laitue, radis, concombres, tomates, épinards, citronnelles, pois, haricots verts et jaunes, etc.FRUITS: pommes, prunes, cerises, fraises, framboises, groseilles, gadelles, airelles (bluets), rhubarbe, citrouilles, melons, etc.AUTRES PRODUITS: Oeufs, beurre, fromage domestique, sirop et sucre d'érable, etc.Sincèrement à vous, \u2018 DOMINION STORES LIMITED STOP and SHOP STORES THRIFT STORES LIMITED | === 13 OCTOBRE 1934 Ne gaspillez pas ce capital qu\u2019est le fumier! Si l\u2019on venait dire à un cultivateur: \u201cMon ami, lorsque vous transportez de la farine ou des grains, il ne faut pas les mettre dans des sacs ayant des trous gros comme le poing, attendu que votre marchandise se perdra en route.Lorsque vous transportez du lait à la bearrerie ou a la fromagerie, mettez-le dans des récipients dent le fond n\u2019est pas percé, autrement le lait coulera dans les ornières du chemin\u201d, il vous répondrait probablement: \u201cMonsieur, vous devez être souffrant pour venir me débiter de pareilles vérités de La Palice, ou vous devez me prendre pour un imbécile, car il n\u2019existe pas un homme assez dénué de bon sens pour ne pas comprendre \u201c cela tout seul.\u201d Et, pourtant, quand il s\u2019agit du fumier de ferme, c\u2019est une recommandation dont l\u2019utilité se manifeste un peu partout.Le fumier est le capital roulant du cultivateur: il doit se transformer en récoltes successives dont les résidus retournent à l\u2019état d\u2019engrais pour recommencer le même cycle.Un bon fumier, bien traité et bien conservé, sera toujours la base de l\u2019entretien de la fertilité du sol, car les engrais chimiques, malgré leur incontestable utilité, ne seront jamais destinés qu\u2019à remédier à certains points faibles de l\u2019engrais d\u2019étable et à renforcer son action.Cependant, quelle négligence ne rencontre-t-on pas trop souvent chez l\u2019agriculteur à cet égard! Non seulement il en perd une partie, mais il en gaspille surtout la partie la plus précieuse, celle qui a le plus de valeur.Tout le monde sait que le fumier est un engrais complet renfermant les quatre éléments essentiels des végétaux, c'est-à-dire l'azote, la potasse, l\u2019acide phosphorique et la chaux.Mais ces éléments se trouvent très différemment répartis dans les diverses parties du fumier.Tandis que les parties solides renferment la presque totalité de l\u2019acide phosphorique, de la chaux et de la potasse insoluble, le purin contient surtout l\u2019azote et la potasse solubles, qui ont le plus de valeur et coûtent le plus cher lorsqu\u2019il s\u2019agit de les acheter.Il importe donc de bien conserver le fumier et surtout la totalité du purin.Pour cela, il faut d\u2019abord employer de bonnes litières bien absorbantes.Mais, comme la litière ne suffit pas pour absorber la totalité des déjections liquides, il s\u2019agit de ne pas laisser perdre le reste.La première précaution est d\u2019avoir, dans les étables et porcheries, un bon pavage, bien étanche.Cela est tout d\u2019abord indispensable pour entretenir une bonne hygiène, sinon le sous-sol des étables serait constamment imprégné de matières en fermentation, contenant une foule de microbes, fréquemment malfaisants, et dégageant une quantité de gaz venant vicier l'atmosphère des locaux où séjournent les animaux.Donc, suppression des planchers en bois qui laissent passer tout l\u2019excédent du purin non absorbé par la litière.On Iles remplacera par un-pavé en pierres cimentées ou en béton ayant une pente suffisante pour que les urines puissent s\u2019écouler facilement vers les rigoles et de là à la fosse à purin.Mais, c\u2019est encore sur ce point qu\u2019on rencontre encore trop souvent l'inconséquence, méme dans des exploitations agricoles qui, ayant des étables bien bétonnées, \u2018n\u2019ont pas de remises à fumier ou de fosses à purin étanches pour recevoir les matières solides et liquides qui sortent des étables, De la sorte, le purin suintant à travers le fumier en enlève encore -de la potasse solubilisée, qui va s\u2019infiltrer en pure perte dans le sol, ou déborde dans les chemins en emportant l\u2019or liquide de la ferme.Si l'on voulait bien se rendre compte de la valeur réelle du fumier et du purin produits par chaque tête de bétail, on ferait certes plus attention à n\u2019en pas perdre une parcelle.Cultivateurs, ne gaspillez pas ce capital de la ferme qu\u2019est le fumier!.SANSA a VISONS \u2014 RENARDS POUR stock de fondation et pour améliorer vos troupeaux, consultez-nous.Visons Labrador extra foncés et renards argentés enregistrés.Sujets d'exposition, Prix modérés.LA RENARDIERE LA FOREST, R.R.Charlesbourg, Québec.L'OCCASION est magnifique dans la ligne de Produits de Toilette, Médecines et Produits de Cuisine.Soyez votre patron! Travaillez pour vous ! 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C'EST DONC SEULEMENT par le front unique que vous pourrez Vaincre.:: hypothèque.Ces nouvelles avances de fonds doivent être garanties par une deuxième hypothèque sur la terre de la ferme et par un gage sur la propriété personnelle de l\u2019emprunteur.Les avances de fonds sur deuxième hypothèque et sur propriété personhelle peuvent atteindre jusqu\u2019à la moitié du montant avancé sur la première hypothèque, mais le maximum des avances combinées sur la première et la NOTRE COUVERTURE La magnifique photographie qui orne la couverture du présent numéro a été prise par M.Max Sauer, jr, photographe de grand talent, Elle est reproduite grâce à une entente avee \u201cAssociated Screen News\u201d et P\u201cAgence Canadienne d'Imprimerie et de Lithographie.\u201d LAMENDEMENIE- STI 33 iy EROQUITS DUE AIS Pr les axporfa Sous perms.SE ao | © = LS \u2018 4 NE f cs A 7) SA 2 HRY 3 2 AY a, Un canfritepe oul, a 4 ES LE CS deuxième hypothèques ne doit pas dépasser les deux-tiers de la valeur estimée de la terre et des bâtiments pris comme garantie pour le prêt.Les prêts sur première hypothèque continueront à être remboursables sur un système d'amortissement en versements annuels égaux consécutifs, répartis sur une longue série d\u2019années.Les prêts sur deuxième hypothèque seront remboursables sur une série de six années et porteront intérêt à un taux qui ne dépasse pas plus de 1% le taux d\u2019intérêt prélevé eur le montant de la première hypothèque.D\u2019autres dispositions ont pour but d\u2019aider les cultivateurs qui ont fait des règlements approuvés avec leurs créanciers sous les dispositions de la \u2018Loi des accommodements entre cultivateurs et créanciers\u201d de se procurer du crédit par l\u2019intermédiaire de leur hypothécaire pour financer leurs opérations de culture pendant la période de temps qui suit immédiatement la date de leur accommodement approuvé.Dans les cas où un accommodement approuvé de ce genre a été conclu, la Commission est autorisée à faire des avances de fonds à ur hypothécaire qui détient une première hypothèque sur la propriété du cultivateur- débiteur pour un montant ne dépassant pas le quart du principal encore à payer sur ladite hypothèque.Ce prêt doit être dépensé par I'hypothécaire, pour financer les opérations du cultivateur-débiteur.Ces prêts sont faits sur la garantie d\u2019une cession par l\u2019hypothécaire de l'hypothèque qu'il détient sur la ferme et sont remboursables dans un délai d\u2019une année après la date de l'avance de fonds.D\u2019après la définition donnée dans la loi, les hypothécaires auxquels des avances de fonds de ce genre sont faites sont des compagnies de prêts, de dépôt ou d'assurance incorporées sous les lois fédérales ou provinciales et ils peuvent aussi comprendre ces corporations, personnes, catégories de corporations ou personnes qui peuvent être désignées par le gouverneur-en- Les amendements à la loi pourvoient également à la garantie par le gouvernement du Canada des obligations de la Commission jusqu\u2019à un montant de $40.000.000.Le taux de l'intérêt compté par la Commie- sion à ses emprunteurs est basé sur le taux que la Commission elle-même doit payer sur les fonds qu\u2019elle a empruntés pour faire des prêts sur la garantie de ses obligations, La disposition pourvoyant à la garantie par le gouvernement des obligations de la Commission a pour but de permettre à la Commission de vendre ces obligations à un faible taux d'intérêt.ee re Sr mme (RAE Tow PS lene CAR Ao Ties 18 OCTOBRE 19%4 La loi fédérale sur le bill 92 \u2014 LOI POUR FACILITER LES COMPROMIS ET LES ARRANGEMENTS ENTRE LES CULTIVATEURS ET LEURS CREAN- CIERS \u2014 est entrée en vigueur ces jours-ci.Voici, en peu de mots, en quoi consiste cette loi votée au cours de la dernière session fédérale.pik AT En ces trois ou quatre derniéres années, certaines provinces ont décrété un moratoire accordant au cultivateur une extension de temps pour le paiement de ses dettes et le protégeant contre le danger d\u2019une saisie immédiate par ses créanciers, mais il ne s\u2019est fait encore que très peu de progrès en ce qui concerne les accommodements et le règlement des dettes qui ont été contractées lorsque les niveaux des prix étaient plus élevés, et dont le cultivateur ne peut que bien difficilement s\u2019acquitter aujourd\u2019hui, à cause de la diminution qui s'est produite dars le revenu de la ferme.La Loi des arrangements entre cultivateurs et créanciers, adoptée à la dernière session du Parlement, a pour but de pourvoir un moyen peu coûteux par lequel le cultivateur débiteur, qui ne peut satisfaire à ses obligations lorsqu\u2019elles deviennent dues, peut soumettre à ses créanciers, sans qu\u2019il soit obligé de se déclarer en banqueroute, des propositions pour un accommodement, une extension de temps ou un arrangement de ses affaires.La procédure générale se rapportant aux propositions pour des accommodements ou un arrangement sous la Loi des Banqueroutes s'applique également aux propositions faites sous cette Loi.Si la proposition faite par le cultivateur ou modifiée par après est approuvée par les créanciers, elle est ensuite confirmée par le tribunal et elle lie aussi bien le débiteur que les créanciers.Au cas où le cultivateur et ses créanciers ne peuvent en venir à un accord sur une proposition soum'se par le cultivateur, une Commission de Revue désignée pour la province peut, à la requête du cultivateur ou d\u2019un créancier, formuler une proposition pour la composition des affaires du cultivateur, basée sur la solvabilité actuelle et future du cultivateur et la valeur productive de sa ferme.La Commission de Revue a le pouvoir de confirmer ses propositions et d\u2019en imposer l'application au cultivateur et à ses créanciers, quand bien même ils n\u2019y consentiraient pas.La Commission de Revue peut refuser de faire une proposition lorsqu\u2019il est impossible d\u2019en venir à un arrangement considéré comme juste envers le cultiVateur et ses créanciers.Après qu\u2019une proposition a été approuvée et confirmée par le tribunal ou une commission de revue, le cultivateur qui ne s\u2019en tient pas aux termes de la proposition commet un acte de banqueroute, à moins que le tribunal auquel la demande pour un receveur est présentée ne soit d\u2019avis que si le cultivateur ne s\u2019en est pas tenu aux termes de la proposition, c\u2019est par suite d\u2019une cause qui échappe à son contrôle.Pour les fins de cette loi, un culti- Avez-vous entendu d vateur est une personne dont l'occupation principale est de cultiver le sol.Les dispositions de cette loi n\u2019entrent en vigueur dans une province que lorsqu'une proclamation à cet effet est lancée par le Gou- nerneur-en-Conseil.La loi contient une autre disposition à l\u2019effet que lorsque le taux d'intérêt sur un prêt de ferme dépasse sept pour cent par an, le propriétaire de la ferme hypothéquée peut offrir le principal et l'intérêt avec trois mois d\u2019intérêt au lieu d\u2019avis, et qu\u2019aucun intérêt en excès de cinq pour cent par an ne sera payable par la suite.Cette disposition est entrée en vigueur lorsque la loi a été adoptée.Les officiers préposés à l\u2019application de cette loi viennent d\u2019être nommés par le gouvernement fédéral.En voici les noms:\u2014 Abitibi, Ferdinand Gervais, Landrienne; Arthabaska, A.-H.Chabot Thetford Mines; Beauce, J.-A.Lambert, St-Joseph de Beauce, et Albert Bouchard, Ste-Claire; Chicoutimi, Henri Girard, Chicoutimi; Gaspé, J.-P.Le- boutillier, Paspébiac; Kamouraska, Alphonse Langlais, Rivière Bleue; Montmagny, Thomas Tremblay, Montmagny; Pontiac, W.-J.Lough, Fort Coulonge, et G.-P.Vézina, St-Bruno de Guigues; Québec, Frédéric Dorion, avec juridiction sur Bellechasse, Québec, et L.-René Gagné, Québec; Rimouski, Georges Ducasse, Val Brillant; Roberval, Charles Potvin, St- Coeur de Marie; Saguenay, J.-A.Lapointe, La Malbaie, et Gustave Jobidon, Chateau Richer; Beauharnois, O.-T.Lemieux, St-Chrysos- tôme; Bedford, Albert Pinsonneault, St-Sébas- tien; Hull, Alexander Taché, Hull; Iberville, Amédée Brien, St-Jean; Joliette, Conrad Per- rault, Joliette: Montcalm, E.Mun, St-Jacques l\u2019Achigan; Montréal, Ernest Rochon, Montréal, J.-A.Lefebvre, Montréal et Charles Roy, Chambly; Nicolet, Henri-R.Du- fresne, Nicolet; Richelieu, Eugéne Arpin, St- Ours; St-François, Antonio Drolet; Sherbrooke, W.L.Shurtleff, Coaticook; St-Hya- cinthe, Horace St-Germain , St-Hyacinthe; Terrebonne, J.-A.Belisle, St-Eustache, et William M.Scott, Lachute; Trois-Rivières, Z.Forest, Trois-Rivières.Sully, paroisse du comté de Témiscouata, a déjà un orphelinat qui rend de grands services dans la région.Pour étendre le rayonnement de cette institution, M.Godbout, ministre de l\u2019Agriculture, vient de décider qu\u2019une section agricole sera sous peu ajoutée aux matières déjà enseignées.Un contrat sera bientôt signé à cet effet avec les Clercs de St- Viateur, directeurs de l\u2019orphelinat.C\u2019est le troisième contrat du genre que passe le ministère de l\u2019Agriculture.Le premier a été bâclé en faveur de l\u2019orphelinat de Saint-Ferdi- nand, et le deuxième avec les Frères de l\u2019Instruction Chrétienne au sujet de l\u2019orphelinat de Ste-Germaine.Grâce à ce contrat, les orphelins et les fils de cultivateurs des environs pourront suivre un cours moyen d\u2019agriculture sous la direction d\u2019un technicien dont le salaire est en grande partie payé par le gouvernement.Depuis qu\u2019ils sont propriétaires de l\u2019orphelinat de Sully, les Cleres de St-Viateur ont activé le défrichement de la ferme dont une ire que.bonne partie est maintenant propre a la culture.Le cours d\u2019agriculture que lon greffera au cours ordinaire sera d\u2019autant plus Æfficace que l\u2019orphelinat est situé dans un pays neui.Comme par les années passées, l\u2019Orphelinat agricole de St-Ferdinand ouvrira ses portes aux fils de cultivateurs désireux de s\u2019instruire.Les classes commenceront le 2 novembre pour se terminer le ler mai 1935.Les cours d\u2019agriculture sont donnés par un instructeur diplômé; les cours de français, d'anglais et de comptabilité par des prêtres séculiers, Pour plus de renseignements, prière de s\u2019adresser à M.le Directeur de l\u2019Orphelinat agricole, St-Ferdinand, cté de Mé- gantic.Avec la collaboration des autorités religieuses du diocèse et du ministère de la Colonisation, le personnel du ministère de l\u2019Agriculture fonde une paroisse de colonisation en Abitibi.Telle est la nouvelle que nous avons apprise.M.le sous-ministre Richard, qui a usé de toute son influence pour que se réalise ce projet, a fait connaître ces jours derniers à M.le curé Maxime Fortin, de Saint-Michel, la décision de M.Vautrin, qui approuve l'initiative de M.Louis-Philippe Roy, chef des Services au ministère de l\u2019Agriculture.Afin de ne pas perdre de temps, M.l\u2019abbé Maxime Fortin a réuni immédiatement chez lui, à Saint-Michel, M.l\u2019abbé Deschênes, représentant officiel de M.le sous-ministre Richard, MM.les agronomes Carrignan et Brown afin d\u2019organiser sans tarder le recrutement.On réclamera le concours des curés des diverses paroisses de Bellechasse pour constituer cet automne un noyau important de colons qui s\u2019en iront dans le canton de Villemontel, un des meilleurs de l\u2019Abitibi.M.Leroy Poulin, élève de Ste-Anne de la Pocatière, vient de soutenir d\u2019une façon brillante une thèse qui lui a valu le titre de licencié en sciences agricoles.M.Poulin avait choisi comme sujet: L'enseignement primaire rural dans la province de Québec.La principale réforme suggérée dans cette thèse consiste à créer une demande en campagne pour un personnel enseignant compétent et d\u2019offrir au jeune homme les moyens matériels de se faire une carrière dans ce domaine, M.Poulin suggère encore la création d\u2019un .bureau agricole d\u2019aviseurs techniques, l\u2019introduction de techniciens agricoles dans le \u20acon- seil de I'Instruction Publique, le \u201cdécongestion- nement\u201d du programme de l\u2019école primaire rurale dans les trois premières années, l\u2019exclusion de l\u2019agriculture comme matière distincte au programme primaire élémentaire, pour y substituer des notions de sciences naturelles, la revision des manuels de classe, finalement l\u2019introduction de classes spéciales et de cours saisonniers pour les enfants de 12 à 14 ans.Nos félicitations à ce brillant confrère. 934 | 1935.* un çais, prê- ents, \u2019Or- Mé- rieu- nisa- icul- | en rise.de pro- 1.le | dé- itive rices abbé chez stre et re- des hsse por- ton Libi.la ril- li- Fait lire tte pé- bns do- - 18 OCTOBRE 1934 Au temps des labours Considérations encore d\u2019actualité présentées par Orens GARNEAU, B.S.A.get EC x un \u2014 na ar OUS nous rappelons avoir assisté à une N conférence agricole il y a une trentaine d\u2019années.Le conférencier disait qu\u2019il n\u2019y avait pas de raison pour qu\u2019on fasse les labours au printemps.Dieu sait si l\u2019on a dû en trouver, des raisons, depuis ce temps-là! Il y 2 encore tant de cultivateurs qui attendent le printemps pour faire la plus grande partie de leur labour.Voila une petite lacune a corriger cette année.Les terres lourdes labourées au printemps restent \u201cmotteuses\u201d.Les diverses particules du sol sont tellement grosses qu\u2019elles ne peuvent pas adhérer aux grains de semence.Les germes ne se développent pas parce qu\u2019ils ne viennent pas en contact avec la chaleur et l\u2019humidité nécessaires.Les labours faits au printemps dans les pâturages ou les prairies, que le sol y soit lourd ou léger, sont très souvent funestes à la germination d\u2019une bonne proportion des graines.Il s\u2019y développe une fermentation sous le labour causée par la décomposition des tiges et racines des plantes.La chaleur causée par ce qu\u2019on peut appeler cette réaction est souvent assez forte pour tuer les graines ou entraver le développement des racines des jeunes plantes.Les terres sèches et légères, en chaume non grainé, qui sont labourées au printemps, ne souffrent généralement pas des inconvénients que nous venons de décrire.Cependant, on y trouve encore des désavantages.En voici un: pour labourer ces terres au printemps, il faut attendre que le sol soit suffisamment séché.Qu\u2019arrive-t-il alors?Vous le devinez facilement : Ces terres sablonneuses, élevées, sont assez sèches pour être labourées au moment où elles devraient être ensemencées.Et comme il est très important d\u2019ensemencer les terres sèches de bonne heure, il est facile de comprendre qu\u2019il y a toujours avantage à les labourer à l\u2019automne.\u201cLes premiers grains mis en terre dans de bonnes conditions sont toujours ceux qui rendent le plus\u201d.Cela s'applique aux terres sèches plus qu\u2019à toutes les autres.Quand on laboure au printemps, quelle que soit la nature du terrain, on devrait toujours attendre qu\u2019il soit assez sec pour être ensemencé le même jour.C\u2019est ce qui explique qu\u2019on soit toujours en retard pour faire ses semailles dans de bonnes conditions si l\u2019on a la mauvaise habitude de faire ses labours au printemps.Des bandes de terre taillées d'égale largeur et bien versées à un angle de 45 degrés, voilà l\u2019idéal d\u2019un bon labour.Leur épaisseur doit représenter les deux-tiers de leur largeur.Ces labours doivent être faits avec une charrue à coupe carrée.L'espace libre entre chaque bande de terre permet à l\u2019eau de s\u2019écouler rapidement vers les raies, rigoles et fossés.Les bandes de terre versées à plat empêchent l\u2019eau de circuler librement sous les labours.Les terres lourdes souffrent particulièrement de ce fait.La couche labourée se prend en masse et sèche très lentement au printemps.Ce système ne semble praticable que dans les terrains sablonneux très secs.On peut arriver à bomber des planches en endossant dessus, par plusieurs labours successifs, mais il ne faut pas oublier que, les premières années, on prend des risques de compromettre les récoltes, parce que les planches sont trop larges et trop plates.Il vaut beaucoup mieux y apporter plus de travail dès le début et être assuré de tirer des profits de ce surcroît de travail dès la première année.\u201cLorsqu\u2019il est possible d\u2019avoir un \u201cgrader a chemin\u201d a sa disposition, cela permet de mieux aplanir les planches retaillées, tout en accentuant leur bombage, avec moins de frais de main-d'oeuvre, On ne devrait pas, autant qu\u2019il est possible de le faire, bomber des planches de moins de quarante-huit pieds, soit quatre planches à l\u2019arpent.On trouve quelquefois avantage à porter cette largeur à soixante-cinq et soixante-dix pieds.Plus les planches sont larges, plus il faut approfondir les raies d\u2019égout.Quelquefois, on a bombé les planches sans faire disparaître les \u201cabouts\u201d ou chaintres.Autant dire que la moitié de la valeur du travail est perdue, parce qu\u2019il est généralement impossible de maintenir la rigole qui longe le chaintre assez profonde pour égoutter les raies d\u2019une manière suffisante.Il faut donc labourer un champ ainsi amélioré de bout en bout, d\u2019une clôture ou d\u2019un fossé à l\u2019autre.Lorsqu\u2019on finit la planche, il reste bien deux petites pointes dans les côtés du bout de la planche; los UD Aliph J: APRN 00000 > AIDA AID ATATD AANA AD DRI mé ~ 4 pc.RITTER a Aiud, .& API y Pose il suffit de faire quelques tours en tournant sur le bout de la planche pour les faire disparaître et continuer la raie d\u2019égout jusqu\u2019au fossé ou jusqu\u2019à la clôture.; Explications du dessin que vous voyez à gauche:\u2014 Il représente un champ d'un arpent et demi de largeur où l\u2019on veut faire disparaître les chaintres ou \u201cabouts\u201d et les petites planches de 15 à 18 pieds de largeur pour les remplacer par des planches de 48 pieds.Pour procéder à l\u2019élargissement et au bombage des planches, il faut d\u2019abord charroyer toutes les levées de fossé dans les parties basses du terrain.Ensuite, on mesure le champ aux deux extrémités afin de le diviser en planches d\u2019égale largeur aux deux bouts.Après avoir indiqué par des piquets les endroits où doivent se trouver les raies d\u2019égout, on y plante des jalons et on fait de même pour l\u2019endroit où se trouvera le centre de la planche, comme on peut voir sur la planche 1.On plante ensuite des jalons sur les côtés et le centre de la planche et on tire également six sillons, en labourant à \u201cdia\u201d, à l\u2019endroit où se trouve la raie\u2018d\u2019égout et un simple sillon sur le centre, comme on peut le voir sur la planche 2.Il s\u2019agit ensuite de charroyer à la pelle à cheval sur le centre de la planche toute la terre qui est labourée sur ses côtés, cela, en bandes aussi étroites que possible, comme on peut le voir sur la planche 3.Suit un labour a \u201chue\u201d en endossant le long de cet amas de terre situé sur le centre de la planche, comme il est fait sur la planche 4.On laboure ainsi jusque dans le fond de la dépression causée par l'enlévement de la terre et on tire, en dernier lieu, une bonne raie de curage aussi profonde que possible.On peut voir, par les planches 5 et 6, que non seulement les \u201cabouts\u201d ou chaintres, qui bordaient le fossé traversant le champ au centre, ont disparu, mais aussi celui du bout du champ.En procédant ainsi, on augmente la rapidité d'écoulement des eaux, puisque les raies d\u2019égout se vident directement dans les fossés, et on supprime du même coup l\u2019entretien de trois rigoles.dil Wh Cette vignette fait voir l'importance d\u2019une bonne raie de curage.Regardez à gauche : cing 4 siz pouces d\u2019eau dans la raie d\u2019égout suffisent pour que la couche labourée baigne entièrement dans l\u2019eau.Vous constaterez que le niveau d'eau est beaucoup plus bas dans la partie située à droite, où l\u2019on a creusé une raie de curage dans la raie d'égout.N Il faut prendre des précautions, non seulement après les labours, mais même jusqu\u2019après les semailles; une raie de curage doit être tirée une première fois après les labours et une seconde fois après les semailles.La partie gauche montre les inconvénients provenant de l'absence de cette raie de curage après les labours et après les se mailles; à droite, vous remarquerez les demi résultats: on a tiré une raie de curage après les labours, mais non après les semailles.A gauche, notez les résultats obtenux avec une raie de curage tirée après les labours seulement.La partis droite montre l\u2019asséchement rapide cpéré en tirant une raie de curage, et après les labours.et après les semailles.JET eta Be SR EE EE Ri Bae Plea ast Bas.-.TRY In EY Sit are avReiIrey , Er 18 Foca \u20142 den He Tu ria a ah TRA Sr RR ma => iy ay Th ein = tr es ra ss\u201d En me rn im ie A Berar SRR TTS.SEER Sa or 5e == mrt wr \u2014\u2014 \u2014 13 OCTOBRE 1934 Les principes de l\u2019alimentation en aviculture LES HYDRATES DE CARBONE E sont des composés organiques formés C de trois éléments: le carbone, l\u2019hydrogène et l'oxygène.L'amidon, les sucres, les pentosanes et la cellulose font partie de ce groupe.Cette dernière, bien que peu utilisée par la volaille à-cause du système digestif court et simple qui lui est particulier, doit entrer pour une faible partie dans une ration.Si, par le volume qu\u2019elle donne au mélange de concentrés, elle facilite le péristaltisme (contraction) de l'intestin et favorise la digestion, elle peut aussi causer des troubles digestifs, lorsque servie en trop grande quantité, La cellulose, souvent dénommée la fibre dans les tables d'analyse, se rencontre dans presque tous les aliments, mais dans des proportions variées.Il s\u2019agit alors de choisir les aliments afin d\u2019obtenir une ration dont le pourcentage en fibre est de 4 à 5.Les hydrates de carbone ont pour rôle de fournir de la chaleur et de l'énergie, d\u2019aider à la formation du gras de l'oeuf, de passer à l\u2019état de réserve sous forme de tissus adipeux, s'ils sont incomplètement utilisés comme source d\u2019énergie.LES MATIÈRES GRASSES Elles comprennent les mêmes éléments que les hydrates de carbone, mais en proportions différentes.Leur rôle est aussi de fournir de la chaleur et de l'énergie.Toutefois, leur valeur calorique est 2.25 fois plus élevée que celle des hydrates de carbone.Voilà pourquoi, dans la détermination des unités nutritives d\u2019un aliment, on les multiplie par 2.25.Si elles ne sont pas utilisées à cette fin, elles forment les tissus adipeux ou la graisse que l\u2019on trouve dans les plis de la cavité abdominale, autour de l'oeil, du coeur, de l\u2019intestin, des = ) ur 3 \u2018 MAURICE TALBOT, B.5.ANT 74 praia \u2018 G.BILLAULT J-H.LAVOIL, LF, LS.A, chef J.-E.GRISE, L.S.A.GEO.MAHEUX, M.A., LF., LS.A.MOISE GAGNON, B.S.A.Par Adhémar GRATON professeur à l\u2019Institut Agricole d'Oka.\u2014\u2014 rognons, ete., où elle sert d\u2019amortisseur.Sous la peau, qu\u2019elle complète à la manière d\u2019une doublure, elle protège le corps contre les refroidissements.Les tissus adipeux forment une réserve utilisable par l\u2019animal qui, à un moment.donné, reçoit une ration incapable de satisfaire à ses exigences, Advenant ce cas, l'organisme entame ses économies- pour fonctionner normalement et pourvoir au maintien de la température du corps et de ses activités.Dès lors, on observe un amaigrissement graduel et d\u2019autant plus rapide que la ration est insuffisante à combler le régime déficitaire ou que la production est plus intense.En conclusion, l\u2019animal à l\u2019entretien, en croissance ou en production, requiert dans son alimentation des hydrates de carbone et des matières grasses en quantité suffisante pour répondre aux exigences journalières de l\u2019organisme et même pour créer des réserves susceptibles de parer à une légère défectuosité de la ration.Un excès d\u2019hydrates de carbone et de matières grasses dans la ration se traduit par l\u2019engraissement : condition que l\u2019on doit éviter chez l\u2019animal en croissance ou en production.S\u2019il y a accumulation exagérée de réserve graisseuse, c\u2019est l\u2019indication infaillible d\u2019une mauvaise proportion entre les éléments protéiques et non protéiques (hydrates de carbone et matières grasses), ces derniers étant en excès.On dit alors que la relation nutritive est trop large.Quelle est la conséquence de ce rationnement?L\u2019animal trop gras vit quelque peu de ses réserves.Son appétit étant moindre, il consomme une quantité insuffisante d'aliments protéiques et est souvent inactif.Scène de la vie rurale au Danemark aux environs de 1900.D'après une illustration de F.Vermehren CONRAD TURCOT, B.S.A., M.Se.J.-C.MAGNAN, B.8.A.Le ralentissement de la croissance ou de la production s'ensuit.En principe, il faut admettre que la protéine, formatrice de muscles, est un facteur de croissance et de production, se rappelant toutefois qu\u2019elle rend à son maximum à la condition d\u2019être équilibrée par les autres éléments de la ration.LES MATIÈRES MINÉRALES Sous ce titre, on entend un groupe de substances inorganiques comprenant le calcium, le phoephore, le soufre, le sodium, le potassium, le fer, le chlore, etc.Ces substances se retrouvent chacune en quantité plus ou moins grande comme résidu de la combustion des plantes ou des animaux.Que l\u2019on brûle la tige ou le fruit d\u2019une plante ou encore un animal, il y a toujours un résidu quelconque de substances diverses dont les proportions sont très variables.C\u2019est donc une erreur de croire que les matières minérales entrent seulement dans la formation du squelette de l'animal ou de la charpente d\u2019une, plante.Elles jouent encore un rôle physiologique important.Présidant à la contraction | du muscle cardiaque, à la respiration, à l\u2019activité du système nerveux, au phénomène de la digestion, aux excrétions et aux sécrétions les plus diverses, elles sont, en conséquence, indispensables au bon fonctionnement de l\u2019organisme.La plupart des matières minérales sont apportées en quantité suffisante dans les grains et les plantes pour répondre aux exigences de l\u2019animal.Il faut cependant excepter le calcium, le phosphore, le chlorure de sodium et parfois l\u2019iode que l\u2019on doit ajouter quotidiennement aux concentrés à cause des exigences de l\u2019organisme ou encore de ila pénurie des aliments en ces principes.L'aviculteur n\u2019a pas à considérer les formules compliquées de matières minérales incluant le fer, le cuivre, le soufre, ete.; quatre substances seulement l'intéressent dans la confection d\u2019une ration.En négliger l\u2019apport, c\u2019est affecter la constitution de l'oiseau, obvier à sa croissance, diminuer et même arrêter sa production.Les exigences de la volaille: \u2014 Le sujet en croissance, pour suffire à son activité cellulaire qui est très grande, pour former et réparer son ossature, et l\u2019adulte en production, pour s\u2019entretenir et produire, exigent ces quatre substances ci-dessus mentionnées en quantité et qualité suffisantes.Le calcium et le phosphore doivent même être servis selon un rapport déterminé: de là, la distinction existant entre apports minimum et optimum de matières minérales dans la ration.Le poussin peut être victime du rachitisme, maladie résultant du besoin d\u2019aliments formateurs d\u2019os dans l\u2019organisme.Un manque de calcium et de phosphore, un mauvais rapport entre ces deux substances ou encore une insuffisance de vitamine \u2018\u2018D\u201d dans la ration peuvent être alternativement ou simultanément la cause du rachitisme.La carence de vitamine \u2018\u201c\u201cD\u2019\u201d\u2019 rend impossible l\u2019absorption du calcium et du phosphore, bien que ces deux substances soient en quantité suffisante dans l'alimentation.Par contre, le calcium et le (Suite à la page 14) 984 bs- , le im, ou- 1de ine mt ne ra- du ne loon | ac or al- 18 OCTOBRE 1934 Le céleri de conservation I: céleri de conservation fait l'objet d\u2019un commerce important sur- le marché de Montréal et, chaque année, il se rentre aux entrepôts frigorifiques de Montréal environ 90,000 cageots qui sont vendus en novembre, décembre et janvier.Sur ces 90,000 cageots, 70,000 environ proviennent de l\u2019Ontario, ce qui revient à dire que, en considérant les pertes habituelles, les producteurs ontariens vendent dans le courant de l\u2019hiver environ 100,000 douzaines de céleri valant environ $75,000.Voilà la eomme approximative que les consommateurs de Montréal envoient dans l'Ontario chaque année pour l\u2019unique item CELERI.Sur cette somme, lorsqu'ils ont payé toutes leurs dépenses, terrain, travail, transport, il revient aux producteurs ontariens $30,000 de bénéfices nets.Pourquoi les cultivateurs de la région de Sherrington, Huntingdon et d\u2019ailleurs ne se \u201cplanteraient\u2019-ils pas.du céleri?.La culture en est payante, les chiffres le prouvent.Le céleri moyen se vend actuellement 50c.la douzaine; les producteurs à ce prix font déjà un bénéfice; rentré à l\u2019entrepôt frigorifique, il coûtera, emballage, transport et prix d\u2019entreposage compris, pertes par maladie ou autres causes également comptées, 35c.de plus la douzaine.Il se vend en décembre au prix moyen de $1.15 la douzaine; par le seul fait de l\u2019entreposage, le céleri donnera donc un bénéfice supplémentaire de 60c.par cageot de 2 douzaines.Actuellement, une dizaine de producteurs qualifiés rentrent du céleri aux entrepôts frigorifiques et se débattent pour essayer de Té- sister à la concurrence ontarienne.Y par- viendront-ils?C\u2019est moins que certain.Au contraire, s\u2019il y avait plus de producteurs de céleri destiné à la conservation, leur force réunie et une intelligente coopération permettraient de reprendre un marché intéressant qui nous échappe.Nous avons un grand avantage sur le producteur de l\u2019Ontario, c\u2019est celui de pouvoir économiser 30c.par cageot sur le coût de transport.Notre prix de revient est, par ce fait, bien inférieur à celui de l\u2019Ontario.Grâce à la proximité de nos marchés, nous pourrions vendre avec bénéfice notre céleri qui est tout aussi bon, sinon meilleur, que celui de nos voisins, à 30c.plus bas par cageot.Pourquoi ne pas profiter de cet avantage?De l'avis des principaux producteurs de céleri de la province, c\u2019est le fait de notre petite production de céleri de conservation et l\u2019étendue de nos possibilités de vente qui encouragent la production ontarienne.Déjà plusieurs essais de culture ont été entrepris avec succès et la question de ia production de céleri d'automne vaut la peine d\u2019ê- tre sérieusement considérée.R.RICHARD, agronome spécinl.MAURICE TALBOT, B.8.A.G.BILLAULT (Be L\"RORTICOLT OREN J.-H.LAVOIE, L.F., LS.A., J.-E.GRISE, L.8.A, GEO.MAHEUX, M.A., LP.LS.A.MOISE GAGNON, B.8.A.La taille de la vigne La taille de la vigne a pour but de donner une forme convenable aux jeunes plants, de restreindre leur développement pour en assurer une fructification plus régulière, d\u2019obtenir des grappes plus fournies et plus belles, d\u2019assurer le développement normal et la maturité des grains.Elle facilite également les arrosages, les sarclages et la cueillette.Ce n\u2019est que par une longue habitude que la praticien arrive à tailler convenablement la vigne, car il est indispensable de s\u2019adapter aux différentes variétés, qui demandent différentes tailles, et aux formes qui donnent le plus de satisfaction dans une région, En général, les formes élevées ou à grand développement appelées en termes techniques \u2018Hautain\u2019\u2019 et \u2018\u2018Palmette verticale\u201d ne doivent être préconisées que dans les terres riches et profondes, Ces formes élevées sont adoptées dans toutes les régions où les gelées tardives du printemps eont \u2018à craindre.Les formes basses \u201cCordon\u201d et \u2018Gobelet\u2019 sont particulièrement favorables aux terrains maigres, peu profonds; elles ont encore l\u2019avantage de permettre une maturation plus facile du raisin, car plus la grappe se trouve près du sol, plus elle profite de la chaleur que la terre lui renvoie.Par contre, les gelées printanières affectent grandement les bourgeons à fruits.La fructification de la vigne s'opère exclusivement sur les bourgeons de l\u2019année qui se développent sur les \u2018\u201csarments\u2019\u201d ou branches de l\u2019année précédente.Ce sont donc ces derniers sarments qu\u2019il faudra garder.Nos vignes étant en général greffées sur des cépages américains très vigoureux, elles fructifient mieux quand on les soumet à une taille allongée.On conservera donc un à deux \u201c sarments en entier sur chaque branche char- CONRAD TURCOT, B.S.A., M.Sc.J.-C.MAGNAN, B.B.A.pentière; l\u2019un de ces sarments portera le fruit l\u2019année suivante et l\u2019autre sera le sarment de remplacement, seul conservé à l\u2019automne suivant.Pour être bien faite, la taille doit être proportionnée à la capacité de végétation; un pied faible sera donc plus taillé qu\u2019un pied vigoureux.Cette taille d\u2019hiver ne se fait que lorsque les feuilles sont tombées, c\u2019est-à-dire à partir de fin octobre et peut.se prolonger jusqu\u2019au printemps.Il ne faut pas cependant tailler pendant les fortes gelées, pour éviter de casser ou écraser le bois.Les outils nécessaires à la taille de la vigne sont: un bon sécateur pour couper le bois de l\u2019année et celui de deux à trois ans; un second sécateur à grand manche, sans ressort, avec lequel on ne coupe que les grosses branches.Les coupes de ces grosses branches seront ensuite rafraîchies au moyen d\u2019un greffoir.R.RICHARD, agronome spécial.Rentrez vos glaïeuls, dahlias, etc.Les plantes bulbeuses telles que glaïeuls, montbretias, bégonias tubéreux, amaryllis qui ont terminé leur floraison doivent être rentrées avant les fortes gelées.En fin d\u2019octobre, on les arrachera; on coupera les tiges à quelques pouces des bulbes; on les laissera sécher ensuite au soleil, trois ou quatre jours.Puis ces bulbes seront disposés sur des claies, dans une pièce saine, à l\u2019abri du gel et de la trop grande chaleur.On arrachera également les rhizomes de dahlia, de canna, etc.On leur laissera trois ou quatre pouces de tige et aprés les avoir {ait ressuyer, on les transportera dans un local sec et sain.vue am, \u2014 = ye: fo RR.a + ® HE, = han Scène de la vie rurale au Danemark aux environs de 1900, D'après un tableau de N.Petersen-Mols ht ax = a EXT ES rat = Géreteet.Sans A fit Bal ag SA Fa fy Game Le dem ioe is dt ABI BE wie i RSS iw.ole rs Mh Pa ES ml Pme Oa RINE Rg ma etre tre em i.mr re dor + re, Ween.ware 0 mmr, TOM, PRIX DE CHAMPIONNAT | DES ÉTALONS CANADIENS.Haras de ShJoochim., Y|#Joactim, AMon/imorency.PRIX DE CHAMPIONNAT DES JUMENTS CA- NP m3 em eewey en ELEGANCE prix DE CHAM PIONNAT DES ETALONS CLYDE.AM RR.NCSS, © deFlowick CARBEL, PRIX DE CHAMPIONNAT DES JUMENTS PERCHERONNES.AUMTF-K Labbé, Victoriaville, 9.2, et PRIX DE CHAMPIONNAT DÉS ÉTALONS BELGES.' AM.Gnest Brunelle, Sre-Soptue, Méganhe.CAESAR MASTERPIECE, RAMONA , PRIX DE CHAMPIONNAT DES JUMENTS BELGES., S.~/ Chagrorn , Selighebu PQ._ DES ÉTALONS PERCHERONS Srooriélé dela Brasserie Dawes.Ces Bonstiev DE NOTRÉPRO! COMPZEME PEL LES OCZIOIS, COUPSURlE 2 RAISONNEEE | SÉVÉRANKEE D, I LU ORY cd la Cle Joh (le, Brecht Gu Ce BIRMIER 2C cf ue) 1m1e-Ecole dlincrale, Attar?- ONSHEVEURS TRÉPROVINCE ZENE PEU SUR.CZROIS, BEAL SURLE ZRAVAIL NEEL LADER ANKE DANS OR AS Be Sire : ; CT veda.PAIX DE CHAMPIONNAT DE{{/ACHES CANADIENNES 109 Ws CRE gr ; Pd Fhe rs ; Yi Com 253 MAÉ ei Tan Wh WEES LTR Cant ¢ \u201d ULTRA CHOIS! DE L'ECOLE PRIX DE CHAMPIONNAT DES TAURE AUX CANADIENS Breakey, é 4 J En CO Hy wis teh AREAL SE 25 LÉ SC RU None ar [CS SEP re AMG.-H Montgomery, |.DESVACHES JERSEY LE MOINES POINT ENTERPRISE] yee 4 4 + Nn a \\e PRIX DE CHAMPIONNAT DES TAUREAUX AYRSHIRE AM.W.-C.Pilfiela, Cartierville, PQ.BURNSIDE Ib.PERFECT LA DYL =D de LakKesioe Farm.Philipsburg.P @.BRAMPTO DREAMING ET »4 PRIX DE CHAMPION - \u2018-a NAT DES TAUREAUX i, BYR] JERSEY.WW.Rl dM W-H Miner, Granby T2.PRIX DE CHAMPIONNAT BRAMPTON p WONDERFUL VIOLA |E ANM.S-R.Tyler, GORE CHAMPION WAYNE DES ERABLES Bou aor PRIX DE CHAMPIONNAT DES TAUREAUX HOLSTEIN.ne, t NAT DES VACHES HOLSTEIN.& AM dathime PRIX DE CHAMPION- i! Jaquelle, | prèsde Montréal Ë * mr me mm CEN rey em eee wey 0 Aux écoljers Dans l\u2019article ci-dessous, M.Omer Caron, botaniste provincial, déplore avec raison la mise au rancart des livres, sitôt les études primaires terminées, Vous, les jeunes, ne manquez pas de lire et surtout de méditer cette note EPUIS plus d\u2019un mois, nos écoles de la campagne ont ouvert leurs portes aux enfants qui ont l\u2019âge de les fréquenter.Lorsque, sur notre route, nous rencontrons ces bambins et ces bambines qui, sac au dos, cheminent vers l\u2019école ou en reviennent, nous nous reportons naturellement au temps de notre enfance où nous faisions comme eux.Nous avions bien hâte d\u2019être grands pour ne plus fréquenter l\u2019école et jouir de ce que nous croyions être une délicieuse liberté.Aujour- d\u2019hui, sans regretter ce temps, nous nous surprenons à envier notre insouciance d\u2019alors qui a fait place aux multiples soucis de la vie quotidienne.Je ne veux pas vous dire que la vie d\u2019écolier est la plus heureuse qui soit, parce que l'enfance a ses soucis, mais qu\u2019il ne faut pas comparer à ceux de l\u2019adolescence, de l\u2019âge mûr ou de la vieillesse; je prétends que nous avions plutôt des peines suffisantes pour nos coeurs d\u2019enfant.Sans vouloir faire l'inventaire de ces soucis d\u2019enfance, nous nous souvenons, parmi ceux que nous n\u2019avons pas oubliés, que les principaux venaient de la classe, soit que nos relations avec les institutrices ne fussent pas très parfaites, soit que nous ne professions pas pour les livres et les cahiers une sympathie suffisante pour les circonstances, au point de souhaiter le jour où il nous serait donné de les fermer définitivement.Avec le temps, ce désir a fini par se réaliser.Un beau soir d\u2019été, le papa nous a dit comme ça: \u201cTu n\u2019iras pas à l\u2019école au mois de septembre; tu vas rester ici pour nous aider.\u201d Peut-être nous a-t-il mis à choisir entre Je collège ct le travail de la ferme, Quelques-uns d'entre nous, parmi les privilégiés, avons eu l'alternative de faire ce choix dont nous avons plus ou moins profité, mais, pour la masse, c'était le passage de l\u2019école à celui du travail manuel.Cet automne-là, nous nous croyions de petits hommes et nous avons voulu le prouver, tellement que le papa se félicitait presque de nous avoir fourni un moyen bien facile de redoubler notre ardeur au travail, alors que nous lui prouvions tout simplement notre reconnaissance de nous avoir retirés de l\u2019école.Et puis, à cet âge, on aime si peu les maîtresses, ignorant même que les sentiments que nous professons pour elles peuvent se modifier avantageusement avec les années.Si ce n\u2019est pas là l\u2019histoire de tous, c\u2019est du moins celle du plus grand nombre d\u2019entre nous.Illusion d'enfance.Aujourd\u2019hui, quels sont ceux qui, après dix ans, vingt ans et même davantage, ne regrettent pas d\u2019avoir perdu presque toutes leurs connaissances acquises à la petite école?C\u2019eût été un miracle s\u2019il en avait été autrement.Comment voulez-vous qu\u2019un jeune homme qui, pendant dix ou vingt ans, n\u2019ouvre plus un livre et ne prend jamais un crayon ou une plume entre ses mains, sache lire ou écrire convenablement à vingt ou trente ans?On a prétendu que quelqu\u2019un qui serait vingt ans sans écrire aurait tout à fait perdu la manière de former les lettres.Certes, la fréquentation de l\u2019école est excellente pour les enfants, mais pourquoi faut-il perdre par négligence le peu d\u2019instruction qu\u2019elle nous procure et qui est si utile dans la vie?C\u2019est pourtant ce que nous faisons quand nous passons toute notre jeunesse à ne jamais ouvrir ni un livre ni un journal et à ne jamais prendre une plume, si ce n\u2019est que pour écrire son nom dans les circonstances solennelles.Les jeunes gens de vingt ans seraient-ils capables de passer les examens de nos enfants de deuxième ou troisième année du cours primaire?Dans quatre-vingt-dix pour cent des cas, je parierais qu\u2019ils n\u2019en seraient pas\u2018 capables.Cependant, il ne faut pas conclure ici du particulier au général et dire que notre jeunesse de vingt ans ne sait plus lire ni écrire, mais ne connaissons-nous pas tous un grand nombre de jeunes gens qui méritént qu\u2019on leur reproche cette lacune?\u2018 Tant qu'il y aura des coura d'eau égouttés de cette manière, certains cultivateurs pourront affirmer avec raison que l'agriculture ne paye pas du tout + 18 OCTOBRE 1934 e Au long des tr Enfants qui lisez ces lignes, songez bien que, à moins d'être privilégiés, le petit bagage d\u2019instruction que vous prenez à l\u2019école primaire sera le seul avec lequel] vous entrerez dans la vie.Voulez-vous savoir combien ce bagage se perd vite après la sortie de l\u2019école?Songez à l\u2019effort qu\u2019il vous faut faire chaque mois de septembre pour récapituler les matières scolaires et vous mettre d\u2019aplomb pour recommencer une autre année.Si vous perdez tant de choses en dix semaines, que vous en restera-t-i] après dix ans de paresse intellectuelle?Notre ministre actuel de l\u2019Agriculture, l\u2019hon.M.Godbout, attache une grande importance à l\u2019instruction agricole et il veut la propager par des moyens faciles et variés.Or, comment vou- drez-vous profiter de ces avantages si vous ne savez que difficilement lire, écrire ou compter?Vous tous, garçons et fillettes, qui venez de terminer vos études, qu\u2019on ne dise jamais ces choses de vous, -Pour cela, gardez la bonne habitude de lire et d\u2019écrire et prenez la résolution de bien pratiquer ces choses, si ce n\u2019est pas déjà fait.Il vous faudra aussi étudier, non pas à la manière des enfants d\u2019école, mais par d\u2019autres moyens que nous vous suggère- rons avec plaisir si l\u2019occasion s\u2019en présente.L\u2019obstruction de l\u2019oesophage Est-ce avec un manche à balai qu\u2019on vole au secours d\u2019une vache qui a une patate ou un morceau de chou de Siam dans le \u2018\u201cgorgotton\u2019\u2019?M.le Dr Rajotte, M.V., de St.Hyacinthe, répond de façon prali- que à cette question L n\u2019est pas de localité où des cultivateurs ne perdent quelques-uns de leurs animaux laitiers à l\u2019automne, par obstruction de l\u2019oesophage.Des patates rondes et des navets (choux de Siam) sont généralement les agents de l\u2019obstruction de l\u2019oesophage.C\u2019est un risque grave que prend le cultivateur en donnant, sans les trancher, betteraves, navets ou patates à ses vaches.Il se peut que l\u2019animal ait, depuis longtemps, mangé ces légumes avec précaution, les déchiquetant bien, mais ce n\u2019est pas une garantie contre les accidents à venir.Ce ne sont généralement pas les légumes ayant un certain volume qui sont le plus dangereux, mais plutôt ceux qui sont à peu près de la grosseur d\u2019un oeuf de poule.L\u2019animal est sous l\u2019impression de pouvoir avaler, sans inconvénient, un pareil morceau, l\u2019équivalent d\u2019une bouchée ordinaire, mais souvent le diamètre en est trop considérable et le tout s\u2019arrête dans l\u2019étroit conduit qu'est l\u2019oesophage.Cet accident est plus ou moins grave suivant les cas.Toutefois, la majeure partie des obstructions oesophagiennes se localisent à la partie supérieure.du cou, juste à l\u2019entrée du pharynx.Il est assez facile de découvrir cet état de choses et, généralement, le cultivateur s\u2019en aperçoit vite: l\u2019animal fait des efforts expul- sifs violents; la déglutition arrêtée, une abondante salive est rejetée à l'extérieur; souvent des gaz s\u2019accumulent dans le rumen ou la panse (météorisation), ce qui constitue un danger grave immédiatt de suffocation.Il n\u2019est généralement pas à conseiller de repousser le corps étranger ainsi stationnaire, au moyen du proverbia] \u201cmanche à balai\u201d.En essayant ainsi d'obtenir un résultat probléma- ç 18 OCTOBRE 1934 rallvaux et des jours e tique, on risque plutôt d\u2019irriter les membranes délicates de la gorge de l\u2019animal, d\u2019amener une- forte inflammation de la région et d\u2019empêcher ensuite tout traitement possible par l\u2019éradication du corps étranger.Il serait plus convenable d\u2019appuyer fortement les deux mains de chaque côté de la gorge, au niveau du corps étranger, en faisant des pressions réitérées vers l'extérieur.Si cette méthode n\u2019est pas suffisante pour amener un résultat définitif, il est infiniment mieux d\u2019appeler immédiatement son médecin-vétérinaire.Par une injection hypodermique, il y à possibilité de stimuler les secrétions des glandes qui auront pour objet de lubrifier le conduit et si, à son arrivée, le médecin juge le cas assez grave et les tissus pas trop endommagés, il pourra tenter une opération chirurgicale et extraire le corps obstruant.L'automobile et le cultivateur Etes-vous pour ou contre l\u2019autome- bile sur la ferme?Est-il bon d\u2019être assuré contre les accidents de la route ?Comparez les conditions où vous êtes avec celles exposées par M.Lionel Lafrance et jugez vous-memes E toutes les innovations apportées à la vie sur la ferme ces derniéres années, l\u2019automobile fut probablement le plus discutée.Elle a servi de bouc émissaire au fléau de la désertion des campagnes et du déracinement de la jeune génération.On l\u2019a accusée de relâcher les moeurs de la campagne, etc., etc.Nous n\u2019aborderons pas le sujet sous cet angle, laissant à des plumes plus autorisées la discussion de ce grave problème.Est-il économique pour le cultivateur de posséder une voiture automobile?Avant de répondre à cette question, il faut définir exactement de quelle manière cet aspect économique peut se discuter dans un journal agricole.Evidemment, comme n'importe qui, le cultivateur a le droit de s\u2019acheter une \u201cbal- ladère\u201d pour lui ou sa famille, si ses revenus agricoles ou extra-agricoles le lui permettent.Dans quelle proportion la ferme peut supporter le coût d\u2019achat et l'entretien d\u2019une automobile, ce serait plus exactement l\u2019aspect à considérer.Les deux points à mettre en regard sont l'utilité de cette voiture et les déboursés occasionnés.L\u2019utilité d\u2019un véhicule-moteur sur la ferme comprend une économie de temps (transport de produits périssables, courses rapides pour pièces de rechange d'instruments aratoires, etc.) et probablement une économie d'argent, si les déplacements sont assez fréquents pour nécessiter ordinairement le maintien d\u2019un cheval de voiture.Les déboursés qu\u2019occasionne ce même véhicule sont: le prix d\u2019achat, les frais d\u2019enregistrement et d\u2019assurances, la dépréciation et l'entretien en essence, l'huile et les réparations.Dans les marques ordinaires de voitures appelées légères, les déboursés énumérés ci-dessus peuvent varier entre huit et dix sous le mille parcouru.Les autres facteurs entrant en ligne de compte sont: la distance où la ferme se trouve située d\u2019un centre urbain, la longueur de la saison d\u2019ouverture des routes, l\u2019habileté du propriétaire comme mécanicien et la facilité d\u2019adaptation du véhicule pour le transport des produits, soit au moyen de remorque ou par conversion en camion léger.A moins que l\u2019exploitation ne soit assez importante, il est évident qu\u2019elle peut difficilement supporter seule les dépenses occasionnées par automobile.Un cultivateur qui peut se payer le luxe d\u2019une voiture y trouvera, ainsi que sa famille, un agréable délassement.Si sa ferme lui rembourse, à tant le mille parcouru, le prix des services rendus, le coût de son plaisir s\u2019en trouve diminué d'autant.En automobile plus qu\u2019en toute autre chose, prudence est mère de sûreté; il faut conduire soigneusement et suivre les règles du trafic.Ce n\u2019est pas un luxe que de porter des assurances; un seul accident d'automobile peut quelquefois coûter le prix d\u2019une ferme.Qu\u2019on y réfléchisse!.Quelques définitions humoristiques D'un \u201cDictionnaire de l\u2019Humour\u201d*\u201d publié récemment à Paris, Chez le François, nous extrayons les piquantes définitions suivantes:\u2014 Abus.\u2014 Droit exercé par autrui.Académicien.\u2014 Ecrivain mis en quaran- \u2019 taine.Académie.\u2014 Réunion d\u2019esprits supérieurs.Exemple: académies de billard, de danse, de coiffure, etc.Acrobatie.\u2014 Esprit de corps.Actif.\u2014 De l\u2019argent que l\u2019on n\u2019a pas encore eu le temps de perdre.Actionnaire.\u2014 Un mouton enragé quand il est seul; un mouton de Panurge quand il n\u2019est pas seul, Actualités, \u2014 Un papillon qui meurt dès qu\u2019on le tient.Addition.\u2014 Nom que les restaurants donnent à la soustraction.Adjectif.\u2014 Plume au chapeau du substantif.Administration.\u2014 Ecole de dressage du public.Admirer.\u2014 Se relire.Adorer.\u2014 Le verbe aimer qui fait des ma- niéres.\u2019 Affaires.\u2014 Opération avantageuse pour celui qui n\u2019a pas d'argent.Affectation.\u2014 Action de prouver en se composant une attitude qu\u2019on manque de confiance dans la sienne.Age.\u2014 La vieillesse des autres.Alcool.\u2014 Tue ce qui est vivant, conserve ce qui est mort.Amitié.\u2014 Ce que vous proposent les femmes comme fin de non recevoir.Amoureux.\u2014 Illusionniste, Arrogance.\u2014 Orgueil des imbéciles.Audace, \u2014 L'imprudence qui a-réussi.Aurore.\u2014 La muse du coq.Avouer.\u2014 Rendre son fusil quand on n\u2019a plus de cartouches.Banque.\u2014 Forteresse moderne qui saute plutôt que de se rendre.Chèque.\u2014 Billet doux.Compliment.\u2014 Une caresse parlée.Défaut.\u2014 Se distingue du vice en ce qu\u2019il n\u2019amuse personne.Dupe.\u2014 Celui qui n\u2019a pas su être le plus rosse.Louange.\u2014 Fleur qui embaume même quand elle est artificielle.; Opinion.\u2014 La vérité de chacun.Quête.\u2014 Panique dans le public.Rareté.\u2014 Ce que l\u2019on trouve toujours.Refrain.\u2014 L'union des choeurs.Rêve.\u2014 L\u2019évasion à la portée de tous, Serpent.\u2014 Ondulation permanente.Thèse.\u2014 Une idée que l'on soutient parce qu\u2019elle ne tient souvent pas debout.Vote.\u2014 Vente, achat, échange.Zizanie.\u2014 Esprit de famille.Zut.\u2014 Le mot de la fin.Ces quelques citations peuvent suffire, je crois, à donner au publie le goût de consulter ce dictionnaire d\u2019une académie sans solennité.yey ey Cwm Ad Notre province ne manque pas de paysages attrayants pour le touriste; mous avons également .d\u2019autres endroits où les animaux trouvent, à leur façon, le bonheur =r ramen PE TE TAP RTI NYP se \u2014 gestes, rien Se mes tv Yr rw Ee x vu 8 | Hu 1 ici méme, mis nos lecteurs en garde contre la vente trop hâtive de la graine de trèfle et de la graine de mil.J\u2019ajoutais cependant qu\u2019en ce qui concerne nos coopératives il n\u2019y aurait pas lieu de s\u2019alarmer, mais que cet avis s\u2019adressait tout spécialement à ceux qui, agissant seuls, se trouvaient sans protection contre le commerce qui, lui, sait se protéger et acheter quand c\u2019est le temps.Il me vient des nouvelles ces jous-ci de quelques cultivateurs, dans le voisinage immédiat A DEUX reprises différentes, nous avons .d'une de nos plus florissantes coopératives, qui ont pensé bien faire en vendant à 9 sous 40,000 livres de graine de mil à un commerçant qui l\u2019a revendue imméd'atement à 17 sous 4%.Le plus intéressant de toute l\u2019affaire, c'est que ia situation avait été discutée entre certains membres de notre Coopérative et une couple des producteurs qui se sont ainsi \u201cfait passer le café\u201d, comme on dit en canadien.L'un de ceux qui étaient décidés de vendre à tout prix avait même été jusqu\u2019à dire à ceux qui lui conseillaient d'attendre que la Coopérative ne connaissait pas mieux qu\u2019eux autres, et que le commerçant, celui-là même qui achetait leur produit, leur a fait comprendre qu\u2019on n\u2019était pas des prophètes ici.C\u2019est bien vrai; il n\u2019y a dans notre organisation ni prophètes pour contrôler l\u2019avenir, ni frère André pour réparer par un miracle éclatant les bêtises de ceux que l\u2019on ne pourrait jamais instruire.Mais je ne pensais pas que la confirmation de ce que l\u2019on craignait put venir si tôt et de façon si catégorique, Je voudrais profiter de cet exemple comme d\u2019un argument sérieux pour faire comprendre à tous nos gens, partout, que le but \u2014 l\u2019unique but \u2014 de la Coopérative Fédérée est d\u2019aider les cultivateurs, même quand ils ne sont pas des membres de nos sociétés, et dans des circonstances qu\u2019ils peuvent croire impossibles à contrôler.Si l\u2019on se mettait bien dans la tête que nous sommes associés, partenaires, liés par tous les intérêts possibles dans toutes nos entreprises, il en résulterait une confiance et une détermination qui changeraient du tout au tout les conditions actuelles.J'avais l\u2019occasion d\u2019écrire il y a quelque temps, dans une mise au point qui s'imposait, que la Coopérative Fédérée était la chose des cultivateurs exclusivement, et c\u2019est ce que nous devrions répéter assez souvent pour nous en convaincre et en profiter.Je ne récrimine pas, certes; loin de la; parce que je trouve que c\u2019est extraordinaire d\u2019avoir pu, dans un temps re'ativement court, refaire les cadres de notre société, lui donner un élan d\u2019affaires plus considérable, et surtout avoir fait renaître la confiance générale à son endroit, quand on avait fait tant d\u2019efforts pour la détruire.Il a fallu que les gens qui se sont décidés à souscrire et à signer des contrats aient bien besoin de cette organisation pour qu\u2019ils se décident à en faire partie, après avoir été prêchés par des gens 13 OCTOBRE 1934 pleins de convictions et peut-être de bonne foi qu\u2019on ne devrait jamais signer de contrat et \u201cne pas enchainer sa liberté\u201d ni immobiliser un capital de $50 et $100, quand en signant un billet \u201cle tour était joué\u201d.Ceux qui se sont décidés d\u2019entrer dans nos sociétés locales n\u2019ont pas écouté ces propos; ils n\u2019ont pas \u201cjoué le tour\u201d; ils ont signé et payé $50 ou $100, en attachant leur liberté.C'est en remplissant ces deux conditions fondamentales que nous avons aujourd\u2019hui dans la province de Québec une grande quantité de sociétés qui feront cette année au delà de $4C,- 0G0 d\u2019affaires et un très grand nombre d\u2019autres qui dépasseront $25,000.On a compris que, pour étre véritablement libre, un peu comme en religion; il faut se donner tout entier à l\u2019oeuvre dans laquelle on consent à ne compter que pour un, mais qui, en totalisant les efforts de tous, finit par accomplir des choses que l\u2019isolement et l\u2019individualisme ne connaîtront jamais.On a\u2019 compris que pour bâtir il faut payer, et que si l\u2019on veut avoir un entrepôt, une fabrique de beurre ou de fromage, c\u2019est comme pour une école ou une église; il faut mettre la main dans sa poche, sans récriminer et payer de bon gré.J'aurai l\u2019occasion de revenir sur ce sujet avec des chiffres assez intéressants pour fortifier ceux qui sont déjà avec nous et inviter ceux qui attendent avant de faire comme eux.L.P.D.« « \u201cCA et LA nomes bien dévoué une petite lettre ainsi congue :\u2014 \u201cMonsieur X., cultivateur de ., avait 1,500 pieds de drains dans le char expédié par la Coopérative Fédérée, à Frelighaburg, ces jours derniers.Je vous envoie une lettre qui contenait une cotation de $70 du mille pour les mêmes draings que vous lui chargez $20.La différence est tellement appréciable que j'ai pensé vous la souligner en vous exprimant les remerciements qu\u2019il m'adressait à moi-même dans une lettre datée du 28 septembre.\u201d Voici assurément un cultivateur qui trouve que l\u2019agronome et la Coopérative Fédérée lui ont rendu un service signalé, puisqu\u2019il va payer $30 au lieu de $105.Unê économie de $75 n\u2019est pas de refus ces années-ci, et je ne serais pas surpris que ce cultivateur dirait un bon mot pour nous à l\u2019occasion.N'allez pas croire que je peux me compter trop certain, parce qu\u2019on oublie si vite les faveurs reçues.Il n\u2019y a qu\u2019une chose dont on se souvienne dans ce monde-ci: c\u2019est ce qui nous contrarie et ce qui nous déplaît.J'espère toutefois, connaissant un peu, au moins de nom, ce Monsieur, que la règle générale ne s\u2019appliquera pas dans son cas, et qu\u2019il deviendra peut-être J recevais, ce matin d\u2019un de nos agro- et dans sa paroisse un instrument de propagande pour l\u2019organisation d\u2019une société locale, Nous avons reçu depuis quelques jours plusieurs lettres nous demandant des informations au sujet de la patate.Evidemment, ces informations, nous nous faisons un plaisir de les donner, mais tous nos lecteurs et nos membres les ont déjà s\u2019ils veulent se donner le mal de lire le \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d qui contient, à la page des commentaires sur les mar- chég, des notes extrêmement importantes sur la pomme de terre.+ Dans les demandes d\u2019informations qui nous sont venues, plusieurs sont signées de secrétaires de cercles agricoles, de syndicats coopératifs, et révèlent un besoin d\u2019être renseignés que nous apprécions beaucoup.Mais là encore, si ces personnes ou ces sociétés étaient affiliées avec la nôtre, elles recevraient toutes les semaines la lettre que nous adressons au sujet des produits qu\u2019elles ont à vendre, et qui leur indique ce qui s\u2019est passé et les possibilités du marché pour la semaine à venir.De toutes façons, si l\u2019on ne veut pas appartenir à une société coopérative, ni s\u2019affilier avec la nôtre pour des raisons quelconques, qu\u2019on lise les commentaires du \u201cJournal d\u2019Agriculture\u201d et l\u2019on sera renseigné.: \\ » » Le courrier m'\u2019apportait une lettre qui se lit \u201ccomme suit:\u2014 \u201cPourriez-vous m'envoyer par le camionneur X 10 poches de moulée laitière 20%.Je vous envoie le paiement de ma dernière facture, en vous faisant remarquer qu\u2019un autre camionneur vend la même moulée que la vôtre à 10 sous de moins la poche.Il me semble que la Coopérative pourrait faire aussi bien.\u201d J'ai répondu à ce Monsieur qu\u2019il devait certainement avoir quelques doutes au sujet de la qualité puisqu\u2019i] faisait encore redemander de la nôtre, et que les prix auxquels nous la vendions étaient les mêmes pour tout le monde, et que, comme qualité, c\u2019était incontestablement ce que l\u2019argent pouvait acheter de meilleur.Seulement, j\u2019ai fait une petite enquête et j'ai constaté que l\u2019autre camionneur vendait en effet une moulé quelconque qui paraissait remplir les sacs à l\u2019égal des nôtres, mais qui, mis sur la balance, ne faisaient que 93 livres, Sait-on que cela se pratique sur une grande échelle à bien des endroits, et que ce que l\u2019on ne peut pas gagner de la main droite on le tire au poignet de la main gauche?Je demanderais donc à nos gens de peser de temps en temps ce que certains camionneurs leur apportent avant de dire qu\u2019ils paient meilleur marché ailleurs.L.P.D.EL NTR ei gr \u201c 18 OCTOBRE 1934 18 COMMENTAIRES SUR LES MARCHÉS Fournis par la Coopérative Fédérée de Québec\u2014SEMAINE DU 29 SEPTEMBRE AU 6 OCTOBRE 1934 ANIMAUX VIVANTS Arrivages à la Pointe St-Charles, lundi, le 8 octobre, 1934 :\u2014 .Bétail.1.058 Veaux.1.362 Pores.1.269 Moutons.4.814 BETAIL VIVANT Les arrivages cette semaine sont plutôt mo- \u2018dérés et, grâce à la température plus froide de la semaine dernière, les réserves de viandes fraîches en entrepôt sont considérablement réduites, en sorte que la demande pour les bêtes à cornes a été sensiblement plus marquée au- jourd\u2019hui qu\u2019elle ne l\u2019avait été depuis plusieurs mois, et nous enregistrons une avance de 25 sous, et 50 sous dans certains cas, dans les prix offerts pour pratiquement toutes les classes.Les bons bouvillons rapportaient de 4 sous % à 4 sous % avec un lot par
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