Le droit, 13 octobre 1979, Cahier 2
[" Co - i ne rm es \u2014 @ semaine du 13 octobre 1979 Vol.21 No 41 : & : ?i | hd ci\u201d LE QUES ë | ALA FL Gy AUT rv >.Ya \u201cSANCTUAIRE\u201d.} AN ve #4 PAGE 18 « a iF i SL fag: 3 Li) 2 { PA AS = dé % mb + y sa I wh G@ a, SH 7e TR bad a \u2014 - is 2 Hi ex 4 a ails # \u20ac a; 4 - ds Ca A EN PRIMEUR UN DOCUMENT D'AMNISTIE INTERNATIONALE \u201c SURDES ENFANTS PRISONNIERS POLITIQUES PAGE 34 UN NOUVEAU MÉDECIN DE FAMILLE \u2019 LE MEDECIN VOLANT PAGE3 3 QUI SONT LE ROIS DE MONTREAL?PAGE 22 3 -\u2014 \u2014 oo > = ET po CE a PS LR 0 - I en = 1 AL al > ur ve Wi an SE oe Met AT Bas CLS nA 5 A Ry n N ee Ce: a ci $ An = NS ve; me on Fry LS ve a sus 1 AN 53, > = = Ty re Ww > bid pr ~ Wha BN ALY Ca A x 2b Ex pans x 3 at 5 WT A fo $ = M) Wi 0 ee qu ANS & + a A ee wa Wr 1., tee x .+ na Se A 3.ay on \u2026 oo 5 ; = Talk Ho y un 22 Sa « Wy = ap 3% ™ ; 3 0 Xe Wy i sr + x x 2 5 oh Te To he as, tah] 3 a Tier wy Oe Ng x3 WW 3 iY Ro TX IN Wm \u201c VS ve ur ¥ av i i ar uw bxS & yu ee Ti A UAT \u2018 ree Leg Ac Jee) mn a ye crus a our Ste ye tu i uy Sy Ro we # hada pe 1 à x > A 3 on ve Hat Lime Ry Arlen ean 155 + en Ed NAO à + ae nt ei a 1 ce AL Ly at ane Le AAA SAR San a N où Je SN = rk 3) Ng: 2 eut 3 Wek 4+), ai wn sb WW ver Ob vy Tv 3 ary i Ta Nt Aye 3 RO A te an wen uk 8 x > WW A =; a, oo oy a 2 x Ya Tht = 21-08 TARY a ve Ww Rag ve ei, dat ae 3 a on Se! gr ok 2, JE; s, Rene ap at a a =X 1a ï YN Th ca a 00 pe ab ess % Qi - - py uses x etat a - * x a.AT WL Où ey = vs + ye NS 0 vr es ox % Sah ax 3 15 dt .ih 0 aa var y Por \u2018ax, où ce .LX Jr Le ve ve Te > 2 a ™~ a = Lay hia ei.né th An ° NT LS Ve x Rr SAT y, ce LE + ze ec ut.HE Xi PEER] ual HAS 009 es a se x pe Le bat Ra te = - Ëè \u201cE a EAN OLY ans ta ws i x, ve on Ae À a uy - 5 ï = War or A for na N he & RFR as \u201cTs L KY Las Nepal \u2026.ya Ck Lu 2 ord 0 Aare rer ot.> Ÿ be AY i 2% Dae Wh ae y + + Cle oan Rove! ve x \u201c + un Li 1 vr au 3 Uk ps a ri A au =.a ï RY = wd AN oR wha sa pra W pho! Nw au 00 Lyon] 3 Beetady rpm aa ESN a.RS ex ay oe NE a 5 a a Tuer ve ARS = nr 2p ph 5) veg peed mil a's at ed vas y re h Ma x A = ae TK Ris Sem ate TE ste Le aie J we Ad Ry RF 5 aad ares ww seu oes ates en he ni y MN ERA a Ave Ty 10 W SE HY i a a od = pape we 3 eh a J Rr RET 208 Te \u201cfa ee ENE 2 wh æ RT CULT YRS, A Sor 3 ard SEMA = Lon ATA »% th Ë xy au eq 13 Si \u201ca a, LID yes ad, SE ss x y ON 0 x 2 Ae - 4 = 3 Sn SE yd LL et > a pad TA dos a Va = AY, vas vas, Aa 3 3 ER et x oo TL xy = de +a Se Vn TES & cn we ve) = wa a at 233, pa & 5 B 2; RS a ia © = te x, = + 0 Ahn] Wr a $ Te = pre vs av \u201cha outs Ke ; 2 æ x sas a Ly z EX RE vu Cen 5 ga Via - hi ler.a es TW, 3 SA vbs aa \"as rv os x es us 3 x as ce \u201c.= Waa wes 2k = Ran a A Taal = y = se, vp 254 éapeusard \u201c00 ile inha TI ao =< Bo SE = Ge AB ARN ae y & Ne +l yea = Sat Fes ne ah nds a.A a wy = 2 ey, ist Ld \u2014 = a ar, sn ne.= =v 7 a8 Rx ae .ur - pe Ur, PE nN 3 =, = res ES 7 ue à 3000 Se À TOS, = v3 vel ¥.Lu Q nih = = Aus Ih PR = I on De) ve TER os ve.vu 3 _e, Se #2 = 4 = PSE wo, Fx TERY by se ne Es 7 y ahaa 2 ry x ma Le, a ~ ml = om a.+, _ = és CE tps tn Ta ee = and > 5 = = £ fy 2, 7 2, re a rel os oh = a Le je So = ro va a A 180 ee ~ le Que oo ASE Te mes ve! 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Je m'en vais partager le quotidien de ce que les Français appellent un «médecin volants et de son assistant, moi qui ne supporte pas la vue du sang, qui n'ai jamais voulu entrer dans un salon mortuaire et qui souffre d'incompatibilité chronique avec la maladie.il fait soleil, c'est déjà ça! Le Dr Roux et Robert Thomas sont deux beaux garçons, le premier fraîchement émoulu de la faculté de Médecine de l\u2019université de Montréal, le second visiblement débrouillard et très sympathique.Advienne.que pourra! Un peu plus tôt, au bureau du service Urgence M.D., tandis que j'attendais mes coéquipiers, le répartiteur m\u2019a brossé un tableau impressionniste du genre de cas auxquels le service doit répondre: «il y a de tout, m\u2019a-t-il expliqué.Des constats de décès, des crises cardiaques, de simples rhumes, des accidents.Justement, l'accident qui fait la manchette d'un journal du matin, nous étions sur les lieux: deux morts.» Le premier appel n\u2019erv est pas un d'ur- À RL Le Dr Pierre Savaria, l'un des médecins de l'équipe, en compagnie du technicien médical Richard Lalonde (derrière la porte de la voiture).QUAND LA MÉDECINE DESCEND DANS LA RUE gence.Sans utiliser sirène ou clignotants, nous nous rendons le plus rapidement possible au chevet d\u2019un bébé de trois semaines.La maman (une femme de 40 ans) a appelé Urgence M.D.dix minutes plus tôt.Elle s\u2019inquiétait pour son nourrisson: «Il mange bien, il dort bien, mais, dit-elle, j'ai l\u2019impression qu\u2019il a du mal à avaler sa salive quand il est couché; il fait des grimaces.» Le bébé a l'air très gentil.Alain joue avec ses petites mains, avant de l\u2019ausculter.On le croirait presque en visite chez une amie, attendri par un tout petit bébé qui lui fait des belles façons.Pendant qu\u2019il l\u2019examine sous toutes ses petites coutures, Robert sort la paperasse de l\u2019assu- Suite page 4 Photo Denis Plain mes 3 URGENCE M.D.URGENCE M.D.URGENCEM.D.rance-maladie.Bébé est trop jeune pour avoir une carte.Sa maman donne les renseignements indispensables à l\u2019administration gouvernementale pour défrayer les honoraires du médecin.La dame s'extasie devant l'efficacité du système: «j'ai téléphoné il y a seulement .quelques minutes, c\u2019est extraordinaire: vous êtes déjà là.C\u2019est drôlement pratique un service comme le vôtre.Surtout quand on n\u2019a pas de voiture et qu'il faut se déplacer avec un nouveau-né.» Le Dr Roux sourit, pose deux trois questions sur le comportement du bébé ces derniers jours.«Il n\u2019a absolument rien, votre petit garçon, dit-il, rassurant.il grimace comme tous les nouveau- nés.Soyez sans crainte, il est en parfaite santé» La dame soupire de soulagement, raconte qu'elle s'inquiète pour rien, qu\u2019elle tient plus que tout à ce bébé qui s\u2019est fait attendre si longtemps.«Vous avez bien un pédiatre?» questionne Alain en refermant sa trousse.Non, répond la dame.«Vous devriez en - prendre un qui suive la croissance de votre enfant, se charge de lui faire les injections nécessaires, etc.» Pendant que la dame écoute les conseils du médecin, Robert téléphone au central.De nouvelles instructions, une nouvelle adresse, un nouveau nom! Second coup de téléphone, cette fois au futur patient ou à un de ses proches: «lci le service Urgence M.D., dit Robert calmement, vous avez demandé un médecin à domicile?Nous serons là d\u2019ici dix minutes.» Nous prenons congé de la dame et du jeune patient après les dernières paroles rassurantes d'usage.Les portes de la voiture claquent.En route! Nous arrivons quelques minutes plus tard devant un immeuble luxueux de Montréal-Nord.Sonnette, ascenseur, une porte qui s'ouvre sur un appartement confortable et nous entrons tous les trois en plein drame.Une oreille compatissante Couché dans son lit, un monsieur de 79 ans tremble de tous ses membres et pleure convulsivement en poussant de petits cris.Sa femme, âgée de 75 ans, vêtue avec beaucoup d'élégance, très bien coiffée et maquillée légèrement, nous explique que son mari refuse de se lever depuis la veille, qu\u2019il ne lui semble pas malade, juste extrêmement nerveux mais qu\u2019elle a très peur parce qu\u2019il a déjà fait trois tentatives de suicide au cours des six derniers mois en ingurgitant des doses massives de barbituriques et d\u2019al- coot mélangés.«il n\u2019est pas malade, ré- pète-t-elle, c\u2019est juste les nerfs, juste les nerfs.» Une autre dame et un monsieur dans la quarantaine interrompent alternativement la vieille dame pour y aller de leurs propres explications.«Veux-tu conduire mesdames et monsieur dans le salon pendant que j'examine le patient?» demande le Dr Roux à Robert.It s\u2019asseoit sur le lit du vieux monsieur, met doucement sa main sur son bras.« Alors, qu\u2018est-ce qui ne va pas ?» Dans le salon, Robert rassure la famille.Cela fait aussi partie de son rôle.«N'ayez aucune crainte, le médecin va régler le problème.» Patient, il écoute la vieille dame déverser dans un flot-de paroles ses peurs, angoisses et malheurs.Il sourit gentiment, réclame la carte d'as- _ surance-maladie, remplit les papiers: di- | version excellente qui apaise momentanément l'atmosphère.Après plusieurs minutes, le Dr Roux nous rejoint.«Votre soins appropriés à son état.«Jamais, tranche la dame.Tant qu'il me restera ün \u201csouffle de vie, je prendrai soin de mon mari.Il ne sera pas «placé!» «Vous pouvez nous rappeler à n\u2019importe \u2018quel moment du jour ou de la nuit» rassure le Dr Roux avant de quitter cette maison pour aller vers un nouveau patient.Dans l'auto, tous trois imprégnés par le lourd climat dans lequel LE PASSE-PARTOUT - D'UNEBONNE SONORITÉ.1 A LINTÉRIEUR.Toshiba présente le système audio RT8700S d de type chaîne stéréo.Cet ingénieux appareil AM/FM stéréo (courant alternatif ou courant continu) est doté d\u2019un magnétophone à cassette pour enregistrement et lecture.Il peut aussi servir de modèle de table et procure une sonorité de studio.\u2026COMMEALEXTÉRIEUR.Le RT8700S est portatif.C'est une de ses principales qualités.C\u2019est à la fois un appareil radio stéréo et un magnétophone à a cassette que v vous pouvez transporter partout.Il @ vous permet d'enregistrer 5 en plein air et d'écouter a votre musique préférée n\u2019importe où.Le système audio portatif RT8700S est vraiment fonctionnel.C\u2019est un # autre exemple remar- 4 quable qui prouve que # Toshiba met aujourd\u2019 hui M à votre service le génie élec- #4 tronique de demain.TOSHIBA mari est vraiment malade, madame.Il fait une gastro-entérite.Il a besoin de repos.Il ne doit rien manger pendant les prochaines vingt-quatre heures, absorber uniquement du liquide.Je vais également lui prescrire un médicament.» La vieille dame se met à pleurer.Elle raconte une nouvelle fois combien il lui est difficile de vivre avec un époux suicidaire.En choisissant ses mots, Alain Roux informe la dame qu'il peut faire une recommandation aux services sociaux pour que son mari soit placé dans une maison de retraite où il recevra des nous avons été plongés pendant près d\u2019une demi-heure, nous nous taisons.«Leur maladie, c\u2019est cinquante années de griefs l\u2019un contre l\u2019autre et l\u2019acharnement à ne pas se quitter malgré tout», dis-je soudainement.«C\u2019est exactement mon diagnostic, docteur, me répond Alain Roux.Et contre cela la médecine ne peut rien.» Pendant neuf heures d\u2019affilée, nous avons été ainsi de maison en maison, parfois de drame er drame: des cas de gastro-entérites, de virus de grippe, une petite fille qui était tombée d\u2018un balcon _grir.et qui, par miracle, n\u2019avait absolument rien, une dame qui faisait une attaque de sclérose en plaques, une jeune fille qui se laissait mourir de faim pour mai- | Une vingtaine d'appels, une vingtaine de patients! Cette journée-là, dans le secteur que nous couvrions, au cours de nos heures de service, nous n\u2019avons pas eu d'urgence, de «10-40», en jargon du métier.Les deux autres équipes sur la route, elles, dans des voitures différentes, ont eu à répondre à des appels d\u2019urgence, avec sirène et clignotants, feux fouges que l\u2019on brûle, chassé-croisé entre les voitures à une vitesse vertigineuse, comme j'ai pu le vivre un autre jour, avec un autre médecin.Pas d'arrêt cardiaque, pas de crise d\u2019épilepsie, pas d'accident, ce jour-là, pour Alain et Robert.Mais nous avons eu notre part d\u2019émotions: un jeune de 26 ans, en phase terminale de cancer, conscient de son état autant qu\u2019on peut l'être, informé sur sa maladie aussi bien qu\u2019un spécialiste, Très faible, faisant souvent appel aux médecins d'Urgence M.D.car il ne peut plus se déplacer, il né supportait plus cette journée-là un hoquet qui durait depuis deux mois causé par les médicaments qu\u2019il absorbe.Sinon guérir, soulager.Le Dr Roux venait pour la première fois dans cette maison où le jeune homme et sa famille vivent avec la perspective de la mort comme d\u2019autres vivent avec l'espoir de gagner le gros lot! Calmement, le jeune homme lui a raconté son histoire.«J'étais étudiant en biologie, fiancé, quand j'ai appris il y a 32 mois.Les cancérologues me donnent jusqu\u2019à la fin novembre pas plusis «Ouais, a dit Alain, ça prend du cou- \u201c rage.» «Non, a rétorqué le jeune homme.Ce n\u2019est pas du courage que cela prend, mais la volonté de savoir exactement où l\u2019on s\u2019en val» C\u2019est dans cette maison, à écouter ce garçon de 26 ans, à voir son père, calme et serein \u2014 car il sait sans doute que son fils a besoin de bien vivre les quelques semaines qui lui restent \u2014 à regarder un médecin communiquer à son patient plus de chaleur humaine que de support médical (qu'y avait-il à faire, sinon une injection pour calmer le hoquet?), que j'ai compris pourquoi le Dr Pierre Marier a fondé Urgence M.D.en mai dernier.«je crois beaucoup, m'\u2019avait-il expliqué précédemment en entrevue, à la médecine de rue.Le médecin doit être sur le trottoir, à la maison, pour voir véritablement ce qui se passe dans la vie des gens.Il faut socialiser la médecine.Ce n\u2019est pas derrière son bureau, loin du cadre, des gens, dans lequel et avec lesquels ses patients vivent, qu\u2019il peut soigner convenablement.«Autrefois, dit encore le Dr Marier, le médecin faisait partie intégrante de la vie de famille.On lui racontait ses problèmes conjugaux, on lui montrait les dernières acquisitions de la maison, on lui communiquait les résultats scolaires des enfants, etc.Il connaissait la petite histoire des familles, savait que si telle 4 -13 octobre 1979 a URGENCE M.D.URGENCE M.D.URGENCE MD.patiente souffrait de maux de tête fréquents c'était beaucoup plus à cause des tensions existant dans son milieu, par exemple, que pour des raisons médicales réelles.Aujourd\u2019hui, la même patiente se présente chez un praticien qui ignore tout de sa vie.Avant de découvrir que ses maux de tête sont psychosomatiques, le médecin va devoir lai faire passer une série de tests, en milieu hospitalier, qui, d'une part, vont coûter très cher à la société et, d'autre part, faire perdre bien du temps à sa patiente et, surtout, ne pas du tout régler son problème.» La médecine froide, la médecine moderne, aseptisée, déshumanisée, encagée dans des bureaux impersonnels, le Dr Pierre Marier l\u2019a pratiquée.C'est pourquoi il en parle, d\u2019ailleurs.C\u2019est pourquoi également il a choisi d'exercer sa profession différemment.«Urçence M.D, c'est le retour a la médecine traditionnelle.Un service de visites médicales à domicile pour répondre à des situations où les gens ont besoin rapidement d\u2019un médecins, explique- til succinctement.Une trentaine de médecins, une solide équipe de chauffeurs, secrétaires, répartiteurs d\u2019appels, des véhicules équipés spécialement pour répondre aux cas d'urgence, un matériel médical imposant, Urgence M.D.répond 24 heures sur 24 aux demandes téléphoniques des gens.«ll n\u2019y a pas toujours des appels de détresse, dit encore le Dr Pierre Marier.Nous traitons beaucoup les cas d'enfants, de personnes âgées, de patients qui peuvent difficilement se déplacer jusqu\u2019au cabinet de leur médecin.Les appels d\u2018urgence sont évidemment considérés en priorité.Généralement nous sommes sur les lieux en'quelques minutes.Quant aux autres cas, nous essayons d\u2019y répondre le plus vite possible aussi.D\u2019ordinaire, nous arrivons à la maison entre vingt et quarante minutes après l\u2019appel.» «Plusiemrs fois, nous avons sauvé des vies, témoigne Robert Thomas.Souvent, c'était une question de secondes.Ce ser- vice-là permet d'être tellement proche du monde, c\u2019est ce que j'aime dans mon travail.» Cas psychosomatiques Pourtant (le Dr Marier est formel), la moitié des appels que reçoit Urgence M.D.proviennent de patients qui ne souffrent que de malaises phychosoma- tiques.«Les gens ont besoin que l'on s'occupe d'eux, qu\u2019on les écoute, qu'on les rassure.Il arrive souvent aussi que nous fassions de l'éducation populaire.«Choisissez donc un pédiatre pour votre nouveau-né, c\u2019est important!» Ou «ne prenez pas tant de bicarbonate de soude (petite vache), c\u2019est pas bon.» Socialiser la médecine, cela signifie dépasser la frontière du symptôme-dia- gnostic-traitement! Cela veut dire: faire de l'intervention sociale, travailler conjointement avec tes ressources existantes, services sociaux, agences gouvernementales, etc.«Nous avons des liens très étroits avec les différentes structures des services sociaux, explique le Dr Marier.Quand nous leur référons un cas, nous sommes sûrs qu\u2019il passe en priorité, qu\u2019il ne viendra pas s'ajouter à la liste d'attente.» Même s\u2019il s\u2019appelle Urgence M.D,, ce service de médecins à domicile assure un suivi auprès des patients.Chaque patient a son dossier, détaillé, classifié, qui, au besoin, peut être envoyé au médecin traitant ou aux services hospitaliers.«Plus nous vieillissons, plus le service s'améliore, précise le Dr Pierre Marier.Non seulement nous desservons le territoire de Laval, mais nous allons à Sainte- Thérèse, Terrebonne, jusqu\u2019à Repenti- gny, à Montréal, au nord du boulevard Métropolitain.» C\u2019est un service entièrement gratuit pour les patients, puisqu'il entre sous les normes de l\u2019assurance-maladie.«Toutefois, nous ne recevons aucune subvention pour l'équipement, l\u2019achat de matériel, de voitures.» I! faut dire qu\u2019un tel système dérange bien du monde.Certains médecins considèrent que cela va gâter la clientèle, leur ôter des patients! Pierre Marier, pour sa part, se contente de recevoir l\u2019approbation du public.Il est bien servi en ce domaine: je l'ai constaté de mes propres yeux.«Marcus Welby n\u2019existe pas juste à la télévision», a lancé une patiente auprès de qui nous nous étions rendus.On ne sait jamais, voici le numéro de téléphone d\u2019Urgence M.D., vous pourriez en avoir besoin: 337-3081, 13 octobre 1979-5 \u201clArtisan\u201d de vos loisirs @Æ# ' Faites vous-mêmes vos pièces artisanales de décoration\u2019 \u2018Soyez id\" -.fier de vos talents en passant vos loisirs d\u2019une façon agréable et < divertissante, en fabriquant de splendides murales, coussins et tapis Aronelle.Ces pièces décoratives, très simples à réaliser, qui feront l'admiration de tous vos amis, se donnent merveilleusement bien en cadeau.\u2018 \u201cLes ensembles d'artisanat décoratifs Aronelle sont dis bog x bu\u201d à votre boutique ou à votre comptoir de laine préf 100 modèles, de $10.00à$ ass 0 environ age Pour obtenir GRATUITEMENT votre dépliant couleur sur .° ,$ lestechniques et tous les produits Aronelle, + faites-nous parvenir ie coupon ci-dessous.\u201c8 Aronelle Textiles Ltée, 2965 Cartier, + St-Hyacinthe, Qué.J25 1L4 Eu = ADRESSE TOME PRON.CODE [ = 2, pe site it pac : Tig i ; La Continental ie es LA CONTINENTAL MARK VI 1980 Encore et toujours, la marque des connaisseurs.Lélégance vibrante et le luxe classique de la superbe nouvelle Mark VI, qui bénéficie des toutes dernières techniques automobiles, la situent d\u2019emblée au tout premier rang.En équipement de série, par exemple, sur la Mark VI 1980: ordinateur de bord, boîte de vitesses automatique à surmultiplicateur plus efficace et plus économique.Et, pour la toute première fois, une Mark quatre portes.Consommation réduite, opulence discrète, la Mark VI c'est encore ce qui se fait de plus beau.\"La Lincoln \u2018Continental Town Coupé LA LINCOLN CONTINENTAL 1980 Elle fait peau neuve, tout en gardant son élégance.\u2018Toujours la voiture à laquelle se comparent les autres voitures de luxe.Lincomparable Lincoln Continental 1980.Somptueusement parée, elle offre 'expérience d'un luxe inoubliable.Sensible aux exigences des années quatre-vingt, la Lincoln Continental est équipée d\u2019une boîte de vitesses à surmultiplicateur.Un ordinateur de bord et un système d'ouverture électronique des portes sans clef sont deux des accessoires exceptionnels en option qui vous attendent dans le monde des Lincoin Continental 1980.2 \u2014 Lat NAIL an Hp TS ME SRM Aro cr UR: ITE AA PT he A Mo 22 aX La Cougar XR- 2 LA COUGAR XR-71980 La légende des grands félins prend la forme du futur.toute nouvelle d\u2019un bout à l\u2019autre.Le légendaire félin bondit vers une nouvelle décennie glorieuse.La Cougar XR-7 1980: elle vous suivra partout, splendide sous toutes ses coutures.Racée, la XR-7 aborde les années 80 avec un moteur V8 de 4.2 litres, plus économe de carburant.Vous admirerez son très futuriste ordinateur de bord.Mais ne rêvez pas plus longtemps à la silhouette Cougar.à sa puissance et à des innovations ultramodernes comme l'ordinateur de bord et le système d'ouverture des portes sans clef.lls sont à vous! Prendre place dans la luxueuse Cougar X R-7 1980, c'est entrer avec elle dans la légende.7 avec groupe décor (en médallion: X R- 7 avec groupe de grand luxe) Tel qu'illustré plus haut, la Cougar XR-7 offre en 1980 plusieurs pièces d'équipement en option, y _ compris un système d'ouverture des portes sans clef, un ordinateur de bord avec indicateur de vitesse à affichage numérique et des sièges \u201cTwin Comfort\u201d La Mercury Cougar XR-7: les années quatre-vingt sont là. ç =| a A ma 5 =} » S © £ & Sp KH Rx LS re AEA SAL 3 5 rd Fat nS Fre dt) : SAL TL ry 2 an A nN Ihe} ; BE g PAR MICHELE THIBAULT « De quoi sont faites les petites filles, de quoi sont faites les petites filles?De sucettes et de bonbons et de tout ce qui est bon.» Il s\u2019agit là, bien sûr, d'une comptine d'avant le féminisme, quand les petites filles, toutes roses et sucrées, se préparaient docilement à devenir de jeunes femmes en fleurs.Chanteuse, écrivain, productrice de disques et éditeur, Suzanne Jacob, femme de coeur et femme de tête, est d\u2019une autre génération: celle où les jeunes filles (en fleurs ou pas) ont appris à se défaire d\u2019une féminité toute d'artifices pour conquérir de haute lutte leur identité à travers, entre autres, fa parole, l\u2019écriture et l\u2019action.ll y a quelques mois, à l\u2019occasion de son spectacle au Patriote de Montréal, des critiques saluaient en elle une artiste émouvante, sensible et intelligente.La parution de ses deux oeuvres de fiction, Flore Coconet la Survie, publiées aux éditions Parti pris et Biocreux, a été également reconnue comme un événement important.Suzanne Jacob, elle, se contente de voir la création (de chansons, ou d'oeuvres de fiction) comme un instrument de connaissance et de conscience.«Je ne mythifie pas l'écriture», m'\u2019a-t-elle expliqué quand je suis allée la rencontrer chez elle, à deux pas du jardin botanique, dans un appartement dont fa cuisine a vue, presque mi- dont la cuisine donne vue, presque miraculeusement, en cet est de Montréal, sur le mont Royal.«Quand je n\u2018ai pas fait la vaisselle depuis longtemps, j'enrage; quand je n\u2019ai pas écrit depuis longtemps, le même phénomène se produit.Il faut que j'écrive, pour voir clair en moi et autour de moi.» Elle est comme ça, Suzanne Jacob: simple et honnête.Chaleureuse aussi, comme tous ces êtres qui, par besoin de beaucoup recevoir, sans doute, aiment bien donner et partager.«Vous voyez, m'a dit Suzanne en m'accueillant chez * elle, je me trouve toujours un coin près de la nature.Je veux pouvoir m\u2019échapper, rêver.Par le regard, d\u2019abord.j'ai horreur des murs-qui bloquent, qui enferment.J'ai un besoin viscéral des fleurs, des arbres, des grands espaces où on peut flâner tout à son aise.La nature, c'est extraordinairement accueillant et fraternel!» Ce petit bout de femme a fait ses premières armes à Nicolet, comme comédienne et metteur en scène dans une troupe scolaire.« Je détestais l\u2019école, dit- elle, alors je jouais à la cancre, à celle qui ne comprend rien, pour qu\u2019on me laisse en paix.Mais pour le théâtre, là, oui, je me réveillais.J\u2019adorais ça! » Fascinée par l\u2019art contemporain, elle décide, à l'âge des jeunes filles en fleurs, de venir voir à Montréal ce qui se fait «ici et maintenant».On la retrouve chez les Appren- i SIR Cu °C =\u2019 : Bess.- tis-Sorciers avec qui elle fait une demi- saison, le temps de constater que le métier de comédienne ne lui convient pas.«j'avais l'impression, comme comédienne, que le théâtre ne répondrait pas à mes besoins de création », dit-elle au- jourd\u2018hui.Elle se mettra donc à l\u2019enseignement du français comme langue seconde, tout en commençant à écrire.De fil en aiguille, elle en viendra à la chanson puis, de boîte en boîte, au spectacle.Bilan actuel: dix ans de spectacles « spo- radiquess, un disque et quelque cinquante chansons de son cru tirées du vécu quotidien.La plume avant la férule « Quand l'écriture est devenue importante dans ma vie, m'explique Suzanne, j'ai cessé d'enseigner.L'enseignement du français comme langue seconde, c\u2019est une question de structure.Pour un écrivain, c\u2019est bien trop asséchant.Mais je ne vis pas encore de ma plume ni de mes spectacles.Depuis cinq ans, j'ai un Conseil des arts bien a moi: mon pére.C'est lui qui assure les subventions d\u2019urgence! Bien sdr, je I'accepte avec reconnaissance, mais ce n\u2019est pas l\u2018idéal.J'espère être autonome très bientôt.On devrait bien pouvoir vivre de ce foutu métier!s Un grand éclat de rire.Elle est comme ça, Suzanne Jacob: vingt ou trente phrases et puis un rire en cascades comme un grand vent qui passe sur les problèmes pour les remettre à leur place ou pour assurer au réel un nouvel éclairage.\u2014 La chanson, le roman, quelle différence faites-vous entre ces deux formes d'expression ?\u2014 Ce qui me caractérise, je pense, c'est une recherche dans le style, la - forme.Mon rapport avec la forme est différent selon qu'il s\u2019agit d\u2019un livre ou d'un spectacle à préparer.Avec la chanson, je veux créer une mise en relation.Je respire avec le public, je l'écoute autant qu\u2019il m\u2019écoute.Par le biais de mon spectacle, nous allons quelque part, ensemble.Quand je prépare un livre, par contre, je suis tout à fait seule.Je ne pense pas du tout au lecteur.L'oeuvre collective et l'oeuvre solitaire, j'ai besoin des deux.Dans les deux cas, j'ai voulu, avec le temps, prendre mes intérêts en main.En formant une compagnie avec des amis, j'ai pu produire mon premier disque; j'ai également publié la Survie, mon second roman, chez moi, au Bio- creux, maison d'édition que j'ai fondée avec Paul Paré et où nous avons déjà publié huit livres.Je ne veux pas que mes produits m'échappent ! I arrive parfois que la chanteuse et l\u2019écrivain se dédoublent, pour la plus grande joie de l\u2019intéressée: Dernièrement, à Télé-Métropole, micro en main, Suzanne se préparait à pousser sa ren- 8- 13 octobre 1979 gaine, mais le pianiste ne se décidait pas à attaquer la première.note.«La chanteuse, en moi, enrageait, raconte Suzanne.Mais l\u2019écrivain, elle, se marrait.Non mais, tu parles, queile scène! » Elle a souvent, comme ça, dans la vie, ce qu\u2019elle appelle son regard d'écrivain, c\u2019est-à-dire un regard observateur, critique: «La fin de semaine dernière, en Abitibi, l\u2019Union des écrivains avait organisé une tournée de promotion.À une réception, on nous a servi un plat inénarrable, du jambon entouré d\u2019un jello tout ramolli.J'ai bien failli m\u2019étrangler de rire.Il fallait nous voir faire des prouesses pour attraper le jambon tout en évitant le jello.» Si Suzanne Jacob sait capter l'absurde, la drôlerie, elle s\u2019attache surtout, dans ses oeuvres, à stigmatiser les automatismes de la société moderne, l\u2019aliénation de l\u2018individu en général et de la femme en particulier, de même que nos hypocrisies et nos difficultés à aimer, à communiquer.De son premier roman, Flore Cocon, Suzanne dit qu\u2019il provoque souvent, chez les lecteurs, «une grande poussée d\u2019énergiez.Flore Cocon, c\u2019est l\u2019histoire d\u2019une femme libre qui refuse les rap- ports-fonctions, les rapports-rôles avec les autres.Ce personnage peut sembler aussi admirable qu\u2019utopique.« Pourquoi les héroïnes des romans sont-elles si souvent anémiques, pourquoi n'\u2019arri- vent-elles pas à respirer, C\u2019est une ques- Suite page 10 - marchand Pentax.Saisissez l\u2019occasion de vous procurer un appareil photo Pentax.En effet, pour une période de temps limitée, votre marchand Pentax vous offre un rabais de $35 sur le MX et de $10 sur le dispositif d'entraînement motorisé MX.Ne tardez par à profiter de cette offre spéciale.Passez, dès aujourd\u2019hui zhez votre Le MX: l\u2019apparell photo conçu pour satisfaire les gens les plus expérimentés en photographie.Le MX est le meilleur modèle d\u2019une série d'appareils photo remarquables.En plus d\u2019être le plus petit et le plus léger des reflex mono- objectifs 35 mm, il est très robuste.Leurs boîtiers métalliques coulés sous pression, leur construction modulaire unique et leurs dispositifs électroniques perfectionnés font de ces modèles es appareils les plus résitants \u201d fabriqués jusqu'ici.Son viseur ne trompe pas.Grâce à son viseur, vous savez fout de suite si vous obtiendrez une excellente photo.En effet, le grand viseur vous donne une image cloire et vous renseigne de façon précise sur le réglage du diaphragme, de la vitesse d'obturation et de la profondeur de champ.Posemètre d\u2019une haute précision.Les modèles de la série M de Pentax ont été dotés les premiers de mR SUR LE MX DE PENTAX | i RABAIS DE*10 PENTAXIVE3< IRE TI LIED ESR ATL, TS SE EE Jr \u20ac RABAIS DE æ SUR LE DISPOSITIF D'ENTRAÎNEMENT MOTCRIS 35 Remetiez ce bon à votre marctiand Pentax et saisissez ainsi l'occasion de vous procurer un appareil photo Pentax.Ne tardez plus, cor cette offre se termine 31, décembre 1979.i i a a alle wh sd + diodes de gallium-phosphate destinées à mesurer la lumière.Ainsi, le MX de Pentax réagit 1000 fois plus vitre que tout autre appareil photo pourvu de cellules cds.Sans oublier que les diodesde allium-phosphate sont tout à ait insensibles aux rayons infrarouges.Le MX de Peniax mesure la lu- Ensemble d'accessoires fiables.Les accessoires du MX sont tout aussi remarquables que\u2018 l'appareil même.Ainsi, le MX peut être muni, entre autres, des divers éléments suivants: lus de 40 objectifis SMC à oionnette, moteurs, filtres, à flashes, prismes de viseur, matériel macrophoto- graphique, 8 verres de mise au point facilement interchangeables, magasin pour pellicules de 250 poses, déclencheur à distance, dos \u201cDial Data\u201d et viseur à angle droit.Action saisie surlevif.avec le dispositif d'entraînement motorisé.L'action se déroule rapidement?Vite, saisissez le dispositif d'entraînement motorisé MX, qui vous permet de prendre jusqu\u2019à 2 expositions à la seconde.Ou, si vous préférez, vous pouvez le régler de façon à ne prendre qu\u2019une seule exposition à la seconde.Grâce à ce dispositif d'entraînement motorisé, vous êtes assuré de saisir sur le vif les événements les plus inattendus.mière avec rapidité et précision. Pme ret .| tion que je m'étais souvent posée, dit Suzanne.Les femmes que je connais, moi, elles ont un beau grand respir, elles sont fortes et énergiques.Flore Cocon a été faite à leur ressemblance.Elle refuse de se laisser enterrer vivante et d\u2019enterrer les autres sous un système d'explications, de justifications.Quand ça ne va plus, elle part, vers du neuf.\u2014 Vos relations avec les femmes sont bonnes ?\u2014 Excellentes.Les femmes qui ont été autour de moi toute ma vie ont toujours été d\u2019une telle générosité, d\u2019une telle fidélité que je n\u2019ai jamais réussi à comprendre ce lieu commun qui veut que les femmes soient mesquines les unes envers les autres.Remarquez, au départ, j'y crois à la solidarité féminine.Ça aide, probablement.Si je pensais que la soli- _ darité est l'apanage des pilotes de ligne, je ne la rencontrerais sans doute pas souvent.Tout ça, c\u2019est une question de disposition d'esprit.C\u2019est la même chose pour les hommes, d\u2019ailleurs.Depuis cinq ans, vous voyez, je suis mieux dans ma peau, j'ai moins de problèmes avec moi- même.Je remarque aussi que j'en ai moins avec les hommes.Je suis plus chanceuse en amour.Le droit de parole \u2014 Vous avez changé comment depuis vos vingt ans, pour mettre un chiffre ?\u2014 Je n\u2019ai pas changé en ce qui concerne mes exigences de communication, de qualité de relation avec les autres.j'ai changé par rapport a Fexpression.La traversée des interdits, ça m\u2019a semblé bien long.C'était comme si je transportais un grand sac sur mon dos.Dans le sac, il y avait des idées comme «ne te prends pas pour une autres, « ne parle pas trop fort», «fais attention, protège-toi».J'ai identifié ces interdits, je les ai affrontés.Ça n\u2019a pas été facile.Je n\u2019ai pas encore fini, mais maintenant j'ai de l'air, de la lumière.C\u2019est une démarche qu\u2019il est difficile d'expliquer aux hommes.L'homme s\u2019est toujours situé dans le so- - cial, avec plus ou moins de succès selon les cas, mais le social lui appartient de droit s'il le veut bien.Face a la question de poser ou non sa parole dans le monde, la femme doit d\u2019abord se dire qu'elle a le droit de le faire, pour ensuite _ se donner la possibilité de le faire.Bien sûr, je suis féministe, parce que je revendique la liberté, l\u2019égalité, mais je ne considère pas la chanson ou l'écriture en général comme une arme de combat.Ce qu'il y a de drôle, c\u2019est que pour certai- _ nes radicales je ne suis pas féministe du tout.Elles me reprochent, par exemple, de vouloir séduire mon public.Tu parles! Je revendique le droit de séduire si Une question de goût Gulden ou Silveren Dansk?Les gens nous demandent lequel est le meilleur._ Æ Nous ne pouvons pas répondre car tout dépend de vous: Ë \u201cle fumeur.Le meilleur est celui qui plaît le plus à votre goût.C\u2019est justement pourquoi nous \u2018offrons deux \u201cDansk\u201d.Deux tabacs doux.deux tabacs satisfaisants.Nous pouvons toujoursz, Fo _ affirmer une chose: 'un ou l'autre représentera gE pour vous le début d\u2019une longue amitié,\u201c - je veux.et aussi le droit d'être séduite.«Mais je n'ai pas changé seulement face à l'expression, continue\u2019 Suzanne après un bel éclat de rire.On dit toujours que les gens ont peur du changement.Je crois que c\u2019est faux.On a fait croire aux gens qu'ils avaient peur du changement! Une fois qu'on a goûté au changement (ça s'appelle aussi évolution), on ne peut plus s\u2019en passer.Un exemple: j'ai longtemps eu une mauvaise relation avec le temps.l\u2019avais peur de ne pas avoir assez de temps, de mal profiter de mon temps, etc.Puis j'ai compris que la discipline, comme la création, comme le sexe, d\u2019ailleurs, c\u2019est autre chose que des horaires.Je m\u2018accorde le temps de flâner, d\u2019aîler au Jardin botanique, de regarder la montagne.As-tu déjà réfléchi au fait qu\u2019une femme enceinte attend le moment de l\u2019accouchement pour pousser son bébé ?Elle ne commence pas huit mois avant pour être bien certaine qu'il va sortir à temps.Alors, quand j'ai un délai de deux semaines, je peux très bien flâner pendant 12 ou 13 jours, me remplir de tout ce qui m\u2019entoure, pour produire d\u2019un seul coup, sans angoisse.Ça ne nuit pas à la création, à l\u2019efficacité dans l\u2019action ; je dirais plutôt que ça les favorise.» Et la maternité.Au cours d\u2019une entrevue, il arrive - qu\u2019on parle de tout et de rien.Esprit critique, philosophe à ses heures, Suzanne a plutôt tendance, entre deux rires («mon sens du théâtre », dit-elle) à parler de tout que de rien.Ainsi nous avons abordé la question de la maternité sur laquelle Suzanne, mère d\u2019un fils de 13 ans, a des idées bien arrêtées.« La maternité, c'est une bien belle chose, dans ma vie.Je suis une mère.une sorte de mère.la vraie mère traditionnelle, c\u2019est celle qui pense son enfant en termes d'échec ou de réussite.La réussite, c'est bien; l'échec, c\u2019est mal.Moi je pense que la vie, c\u2019est la vie et qu\u2019on n\u2019a pas à la quantifier, à la mesurer, à la justifier.La réussite et l\u2019échec, ce sont avant tout des normes sociales.Je ne sais pas si mon fils va pouvoir vivre en dehors de ces codes.Ce que je sais, en tout cas, c'est qu\u2019il déteste la compétition, sur laquelle sont basés les rapports sociaux.\u2014 Au cours d\u2019une interview avec Gilles Gougeon, à Radio-Québec, vous avez déjà parlé de l'importance des tripes.Ça veut dire quoi, pour vous ?\u2014 Quand on est pris dans la circulation, en auto, avez-vous déjà remarqué qu'on ne voit que des têtes ?Il me semble que nous sommes souvent comme ça, des têtes sans corps.Si on demande à quelqu'un «comprends-tu, là?» on montre toujours la tête, jamais le coeur ou le ventre.On a nié le corps en général, et le ventre en particulier.Il faudrait pouvoir fonctionner avec tout son corps, on découvrirait peut-être ainsi une nouvelle façon de percevoir le monde.\u2014 De tout ça, de tout ce que vous m'avez dit, qu\u2019est-ce qui passe dans vo écritures ?\u2014 Beaucoup de choses.Je parle de la vie, des choses de la vie.Je suis fascinée par les relations entre les êtres.Par exemple, je viens de terminer une dramatique pour Radio-Québec.Ca se passe entre une mère et son fils.La mère fait le constat de leur relation, analyse le fait qu'il y a un mur entre eux depuis trop longtemps.Elle dit à son fils, en substance: « Je refuse de courir après toi toute ma vie avec un cordon ombilical.Je préfère que tu partes!» Je crois profondément qu\u2019il faut pouvoir dire ce genre de choses ; après, il est possible de créer une nouvelle forme de relation, plus saine, plus satisfaisante.I! faut démolir les murs, les refuser.Écrire, c\u2019est un peu çae 10- 13 octobre 1979 S a A à a A M iii dé ects me Ta a Ft [ L\u2019ENFANCE MALHEUREUSE NOTE DE LA RÉDACTION.Nous avons beaucoup hésité avant de publier la lettre qui suit, mais l\u2019argument de l'Année de l'enfant invoqué par ces malheureux enfants nous a paru irrésistible.Monsieur le directeur Depuis que nous avons appris à lire, notre père ne cesse de nous harceler pour que nous lisions la chronique .qu'il écrit dans votre magazine.Il le lance dans notre lit pour nous éveiller le dimanche matin; il nous le remet plié à la page fatidique si nous cherchons du papier pour allumer la cheminée, ou il le recouvre des pages de bandes dessinées, la seule chose qui nous intéresse.Il est même allé jusqu'à envelopper nos cadeaux de Noël avec sa chronique, une année où il pensait en avoir écrit une moins plate que les autres.Nous serions bien prêts à supporter toutes ces agaceries si notre père était un homme normal et s\u2019il se comportait comme les'autres pères de famille que nous connaissons, mais c\u2019est un homme réactionnaire et tyrannique.Dans notre petite enfance, comme il passait son temps à nous expliquer notre chance d\u2019avoir un père comme lui, nous ne pouvions faire autrement que de le croire.Ensuite, quand nous avons commencé à avoir des amis, nous avons bien vu que leurs pères étaient mieux que le nôtre.Mais chaque fois que nous le lui faisions remarquer, il piquait une colère noire, nous traitait d\u2019ingrats ou prétendait que nous fréquentions des enfants mal élevés.Grâce à l'enquête de la Société de recherches en sciences du comportement (Sorecom) dont on vient de publier les trouvailles, nous savons désormais que notre père est invivable, despotique et en retard d'au moins une génération sur tous les autres pères du Québec.Nous n\u2019avons jamais pu prendre de drogue (sauf en cachette), alors que tous les pères le permettent qand leurs enfants ont 18 ans.Chaque fois que nous avons rapporté un bulletin scolaire qu\u2019il n\u2019aimait pas, nous avons été privés de sortie, il a rogné sur notre allocation hebdomadaire ou nous a | défendu d\u2019aller au hockey ou au football, quand tous les pères sont unanimes à affirmer qu\u2019il est plus important pour les enfants de prendre des initiatives que de réussir en classe.A 17 ans, alors que nos amis pouvaient faire des voyages avec leurs blondes, notre père nous obligeait à les voir à la maison ou exigeait que nous lui disions à l\u2018avance où nous allions.Quand on pense que seulement un père sur cinq prend des vacances avec ses enfants et que nous avons dû le suivre dans toutes ses plates pérégrinations! Vous croyez que ça ne nous fait pas rêver d'apprendre que juste un père sur quatre bricole avec ses enfants alors que nous avons passé notre enfance à tenir ses bouts de planche pendant qu'il sciait, à arracher les clous du vieux bois, à laver ses pinceaux ou à rester plantés à le regarder bricoler sous prétexte qu'il fallait apprendre?Les deux tiers des pères de famille sont assez intelligents pour ne pas pratiquer de sports avec leurs enfants; mais vous auriez dû voir le nôtre! Il nous a forcés à le suivre à ski dans des pentes d\u2019amateurs; nous avons passé de longs dimanches d'automne à essayer d'attraper ses ballons de football quand il se prenait pour un quart- arrière; il avait même le front de nous faite courir après les balles de tennis qu'il envoyait toujours par-dessus les clôtures.Ce qui nous a fait le plus suer en lisant les résultats de l'enquête, c\u2019est d'apprendre que tous les pères de famille croient que leurs enfants sont sincères, honnêtes, reconnaissants et fiables.|| nous a toujours traités de menteurs, d\u2019hypocrites, d'ingrats et d'écervelés.Les parents de l'enquête considèrent que leurs enfants ont de l'idéal, de l'esprit de travail, le sens de la famille, des responsabilités et du travail bien fait.[Is n\u2019ont pas interrogé notre père! À l'entendre nous travaillons comme des pieds, nous préférons être ailleurs qu'à la maison (c'est certain dans les circonstances), il ne peut rien nous confier, et nous ne pensons à rien d'autre que bâcler ce que nous entreprenons.Soit! nous n'avons jamais vraiment manqué de rien, mais quelles misères morales nous avons dû supporter! En cette Année de l'enfant, monsieur le directeur, vous ne pouvez refuser de publier notre lettre, seul moyen que nous avons de faire savoir à notre père qu'il nous ment effrontément lorsqu'il affirme que nous avons beaucoup de chance d\u2019avoir un père comme lui.* Les enfants Fournier P.S.Comme ce qu\u2019il a toujours dit et écrit de notre mère est absolument vrai, vous admettrez avec nous que nous aurions été bien mieux orphelins! 13 octobre 1979 - 11 - Siles vôtres ont rien à perdre envous perdant, Cette affirmation un peu brutale se veut d'ordre strictement pécuniaire, car il est à présumer que, sur les autres plans, les vêtres ont tout à perdre en vous perdant.Cependant, si votre disparition risque de faire baisser sérieusement le niveau de vie de votre famille, l\u2019assurance-vie doit être la première mesure de protection de ce standard de vie.Et plus ce standard est élevé, plus sa protection devient difficile, voire impossible, sans assurance-vie.Vous voulez un exemple?Pour que votre famille puisse vivre, advenant votre décès, à peu près aussi bien qu\u2019actuellement, il faudrait qu\u2019elle perçoive en intérêts les deux-tiers de votre revenu actuel.Pour ce faire, il faudrait placer en capital une somme correspondant à sept fois votre revenu actuel.Et si vous trouvez que nous exagérons, alors multipliez votre revenu par cing et vous verrez comment votre famille pourrait se tirer d'affaire plus ou moins convenablement; c\u2019est-à-dire, avec la moitié de votre revenu actuel.Si vous possédez déjà un capital suffisant pour assurer leur bien-être, vous êtes au nombre des privilégiés.Si non, il existe une seule façon de constituer ce \u2018patrimoine instantané\u201d: l\u2019assurance-vie.À vous de juger si les vôtres n'ont rien à perdre en vous perdant\u2026 Pour obtenir réponse à vos questions sur l\u2019assurance-vie, il suffit de téléphoner sans frais au Centre d\u2019information de l\u2019assurance-vie en le numéro suivant de n'importe quel endroit au Canada: 1-800-361-8070.Les compagnies dassurance-vie du Canada rem row os I te re lbp J GAGNON PER Toi Le ae que £3 en ce pra h 1 H El us + AY Ky se MA py 3 7 ARAVA + G 1s, 2.0 9 ~~ + &h a = be AY A + La = cat x i = a É ve = - Hs : ip ee 23 eS Riz Te we N + \u2014- ja sg UF HEL a oy - A Ee ARR: ad 46 09\u201d 4 ~e f à H se sol roi co æP Ÿ oF 4 + en\u201d Ps is FR EN ie on is A i Fe + oué ais LE Le = ++ Le ma BR D: © Eh av NV Lr wire 5 hr ww cewn- Ke v rps = © 3 aire azyle ANS Bed: \\ 1 RR i si ig A hy AN -e té A TE He yr£é ; 3 Le Es 238 3 pol 4 4 sa \u201cei ke ASF Xp A + OWE hog de $ i Li Sms A 5 Pon, oF, EY Se = 14 4 es I or La cn ; À + A+ 3 EL fi J J Fy I la A a LSA S SR es ot 2 ce, ; A Fe he we Soph 4 FEN A Are A ES KI Eden | ; 3 4 # # $ Photos Denis Plain | } 5 i | oF .\u201c+ tai af bY | \u2018 CELA an 12-13 octobre 1979 \u2014_\u2014 \u2014 = a =\" Pr rir ps \u2014\u2014 {i F | | LS PAR JACQUES DE ROUSSAN Comme tous les enfants, Alexis a de l'imagination et, comme beaucoup de parents, Daniel a gardé en lui la nostalgie de sa jeunesse.Ajoutons à cela que tous les deux ont un sens inné du dessin, pas celui qui est dénaturé par l'enseignement, mais plutôt celui qui vient de l\u2019instinct.«Daniel, il faut mettre du rouge ici, et puis du jaune et du vert.Moi, j'aime le bleu!» Penché sur la toile, Alexis, 6 ans, dessine à grands traits, avec un crayon de cire, une scène rurale.À côté de lui, Daniel, 33 ans, prépare les tubes de couleurs que son fils lui indique.Ainsi, d\u2019une part, le père retrouve par la pensée et les yeux de l'enfant l'univers qu'il a lui-même vécu.Leur collaboration a commencé il y a un peu plus d'un an.Daniel Gagnon, écrivain de Sherbrooke, a déjà publié trois romans au Cercle du livre de France, à Montréal.Il fait du dessin depuis sa jeunesse.C\u2019est en voyant son père faire surgir scènes et personnages qu\u2019Alexis a voulu en faire autant et s\u2019est mis à recréer, dans un grand cahier, le monde qui l'entoure ou qu'il perçoit à sa manière: animaux, avions, maisons, scènes diverses.! a même inventé de toutes pièces la Famille Bing dont chaque membre, y compris le chat, a fait l\u2019objet d\u2019un tableau.Depuis qu'ils font équipe, le père et le fils passent des heures passionnantes ensemble, même si parfois l'artiste en herbe s\u2019impatiente devant la lenteur de son père à «remplir» ses dessins avec de la peinture acrylique: Alexis ne tient pas en place tant que le tableau n\u2019est pas fini parce qu\u2019il voudrait déjà en dessiner un | autre.À ce rythme-là, depuis le printemps 1978, Daniel et Alexis Gagnon ont produit plus de 120 tableaux pleins de fraîcheur, de naïveté et d'invention.Comme il y avait trop de tableaux et qu\u2019il n\u2019y avait plus de murs où les accrocher, Daniel Gagnon, avec l\u2019aide d\u2019un de ses amis: (Roch Lebel, étudiant en théâtre à l'Ugam), a commencé une série de petites expositions un peu partout au Québec, tant pour affronter le public que pour récupérer un peu d'argent afin de.produire d\u2019autres tableaux.Daniel Gagnon sait très bien que cette collaboration avec son fils ne sera que de courte durée puisqu\u2019Alexis est entré, à l'automne, en première année et qu'on À va lui «apprendre» à dessiner.À moins que, par miracle, l\u2019enfant puisse évoluer a hors de toute influence trop rigide.Seul l\u2019avenir le dira.!e Iw.Wills 13 octobre 1979-13 est publié chaque semaine par Perspectives Inc.231, rue Saint-Jacques Montréal P.Q.H2Y 1M6 Tél.282-2224 Président Directeur artistique et directeur général Pierre Legault Seam.Dion Chef de la fabrication Rédacteur en chef Michel Brunette Jean Bouthillette .Graphiste Redactrice en chef Jean-Marc Martin adjointe - Thérèse Dumesnil Collaborateurs réguliers Rédacteurs Raymonde Bergeron Guy Fournier Gité Normand Hudon Henriette Major Margo Oliver Denis Plain Pedro Rodrigues Michèle Thibault Marie-Odile Vézina Edouard Doucet Isabelle Lefrançois Secrétariat Liliane Bitursi Françoise Joannidès Gisèle Payant Président du conseil Charles d'Amour Vice-président Guy Pépin Secrétaire Gaston Vachon Trésorier Denis Lacasse 1SSN0380-6790 Représentant publicitaire MagnaMedia Limitée 231, rue St-Jacques Montréal P.Q.H2Y 1M6 Tél.282-2120 a ono ene Maison du Pere ily a entre 5 000 et 10 000 clochards à Montréal.A la Maison du Père, on leur sert 50 000 repas par année, on change les lits 30 000 fois par an au 1090, rue | Saint-Hubert à Montréal.Chaque jour, à la Maison du Père: 7 #60 hommes demandent asile, c\u2019est-à-* dire souper, coucher, déjeuner, vêtements et compréhension.* 15- hommes sont en réhabilitation à la résidence-ville.* 18 hommes sont en réhabilitation à \u201cta résidence-ferme.* 15 hommes sont en foyer de groupe, de retour au travail.L'année dernière, cette maison a accueilli un millier d'hommes différents \u2018dont près de 200 ont profité d\u2019un séjour de réhabilitation d'environ 3 mois.Leur âge moyen est de 45 ans.Une oeuvre à encourager! \u2018Toujours plus vite! Une expérience effectuée en Europe fait ressortir la folie de « dépasser toutes les voitures sur la route ».Deux voitures identiques, équipées d'instruments enregistrant tous les détails de la conduite, ont parcouru presque 1 000 milles entre Hambourg et Ri- \u2018mini sur la côte italienne.On avait demandé au premier conducteur de parvenir à destination le plus rapidement possible, de dépasser lorsqu\u2019il le pouvait et de prendre les courbes à la vitesse maximale possible.Au deuxième conducteur, On avait demandé de ne pas se presser, d'éviter les risques et de se déplacer au rythme de la circulation.Après presque T1 000 milles, le démon de la vitesse est arrivé seulement 31 minutes avant le second conducteur.Le conducteur rapide a risqué sa vie et celle des autres; il a utilisé 10 gallons d\u2019essence de plus et usé prématurément ses freéins, ses pneus, sa suspension et son moteur.sans parler de ses nerfs! _ rede.5 te nouveau Aiwa Fr Fest re ble.C'est un systèmes quatredensun - 3 portatif absolument extraordinaire, Il peut - servir de système à cassatte stéréo, c'est un récepteur à quatre bandes et un ensemble radio/cassette qui enregistre directement des ondes et peut vous fournir des .casssttes pour votre appareil de lecture dans l'automobile, Avec deux \u201cwoofers\u201d\u201d de 16 cm et deux \u201ctweeters\u201d de 2,5 cm, le son est éblouissant.Voici d'autres carac- téristigues i impressionnantes: des têtes { LE NECTAR.POINTS CHAUDS Savez-vous, Mesdames, pourquoi vous vous épilez les jambes?pourquoi vous vous teignez en blonde?pourquoi vous chaussez des souliers a talons hauts?Savez-vous, Messieurs, pourquoi vous vous rasez?pourquoi vous avez honte de votre calvitie?Un livre fascinant, les points chauds du corps, répond à ces questions.L'auteur, R.Dale Guthrie, est professeur de biologie.Dans son livre, il es- -nos caractéristiques physiques et vestimentaires.On y apprend des choses étonnantes sur soi-même et sur les autres humains.Par exemple, si les fabricants de teintures pour les cheveux poussent tant de femmes à se teindre en blonde, ce se- jeunes enfants ont les cheveux pâles; en général, leur chevelure fonce avec l'âge.Or l'enfant est un être dépendant, donc soumis.En se teignant en blonde, une femme cherche donc à souligner sa dépendance et son désir de soumission.D\u2019ailleurs, dans les contes, les douces princesses sont le plus souvent blondes, alors que la méchante belle-mère a les cheveux foncés.L'habitude de se raser procéderait chez les hommes d\u2019un désir d\u2019apaisement.Les enfants sont imberbes; or, il est plus facile de s'entendre avec un enfant qu\u2019avec un adulte.Donc, en retrouvant son visage lisse d\u2019enfant, on fait appel a la clémence de ses interlocuteurs.La calvitie est un signe d\u2019ancienneté, donc de prestige, chez nos frères les singes.Si dans le monde d'aujourd'hui on cherche à corriger ou à masquer son crâne chauve, c\u2019est que le culte de la jeunesse a remplacé dans nos sociétés le culte des anciens de la tribu.Les fesses bien rebondies, tout comme la croupe arrondie de certains arii- cambre les reins pour faire ressortir son postérieur: et voilà pourquoi, mesdames, nous nous juchons sur ces instruments inconfortables.Ce ne sont là que quelques exemples parmi beaucoup d\u2019autres de comportements humains rappelant étrangement les comportements animaux.Ce qui n\u2019a rien d'étonnant, étant donné que nous sommes des mammifères.La prise de conscience des motifs cachés de nos coutumes les plus courantes nous apprend un peu d'humilité et nous enseigne le sens de l\u2019humour.Comment se prendre au sérieux quand on sait que la cravate qu\u2019on arbore fièrement est à la fois symbole phallique et tentative d'intimidation de ses adversaires?Ou que le rouge sur les lèvres n\u2019est rien d'autre qu\u2019une pale imitation.de la pigmentation de la vulve chez la guenon?Apprendre a décoder le langage symbolique des points chauds du corps, c'est apprendre à se connaître soi-même et à mieux comprendre ses semblables, les «singes nus» de cet immense «zoo» qu'est notre monde.: Henriette Major saie de décoder les signaux que nous langons à nos semblables par le moyen de | rait parce que la pâleur des cheveux est un signe de soumission.Beaucoup de | maux, sont des signaux sexuels importants.Le port des talons hauts fait qu\u2019on - JE TE TOUTANKHAMON BAPTISE.À l'occasion de l'exposition des trésors -de Toutankhamon au Musée des Beaux- Arts de Toronto, du 1er novembre au 31 Quels sont les motifs valables pour \u201cFerrite Guard\u201d; un taux de pleurage et scintillement de 0.07%; un ratio S/N de S4dB; une réponse de fréquence de 50-14KHz: un commutateur de polarisation; un contrôle de pause mécanique; deux microphones électrostatiques intégrés; un\u2019 arrêt entièrement automatique; 19%\" X 14%\" x 5\"; poids: 15 bbs.Aiwa ; TPR-950.I! y a peu de choses dans la A i w A vie qui puissent vous apporter autant de satisfaction.Déstributser nation: Shrire (Canada) Lt 163 Batss Rond, Montréal 305 Evans Ave.Torueto > décembre prochains, on suggère une «boisson pharaonienne».Parmi les nombreux trésors qui accompagnèrent le pharaon dans son voyage vers l\u2019éter- - nité, on découvrit une boisson fermentée à base de miel.Voici une façon de reconstituer cette boisson, selon une circulaire de l'American Express.® 15 onces de cidre pétillant * 1 bouteille de 26 onces de champagne ® 10onces de Grand Marnier ® Miel à discrétion Servir sur glace concassée.faire baptiser un enfant ?Les prêtres de certaines régions du Québec ne baptiseront plus immédiatement tous les enfants qui leur seront amenés par leurs parents.il y aura d\u2019abord une période de préparation de plusieurs semaines pour les parents et un dialogue entre eux et les responsables de la pastorale.Les au- .torités religieuses veulent ainsi éviter que des parents qui n\u2019ont pas la foi ou qui ne pratiquent pas leur religion fassent baptiser leurs enfants sans trop se rendre compte des implications de leur geste.14 - 13 octobre 1979 LIES : Es VON VRE ST SOU SU, he PF TE 3 PEAS PN CRT A EN SA SRDS.J Eo era ui POUR rd ACCEL LE COURRIER Pour faciliter le triage du courrier, donc pour en accélérer la livraison, le ministère des Postes suggére d\u2019écrire en lettres majuscules le nom de la ville où l\u2019on envoie une lettre ou un colis, sans \u2018Oublier le code postal évidemment! LE JAPON \u201c ABON COMPTE Le Japon se prépare à lancer sur le marché une carte forfaitaire de voyage à bord des chemins de fer.Conçu selon le principe de l\u2019Eurailpass, ce laissez-passer permettra de circuler dans tout le pays, sans restriction, tant qu\u2019elle restera valide.Cette carte de libre circulation s\u2019adressera exclusivement aux visiteurs étrangers.\u2019 MOTARDS VOLANTS D'après le journal Voyage, les motards désirant visiter les États-Unis peuvent le faire aisément avec leur propre véhicule, même s'ils partent de Paris.Air-France a, en effet, mis au point une formule «avion-moto» qui prévoit que toute moto apportée au service fret d'Orly, sept heures avant le vol, permet SRER - au passager de faire le trajet dans le même avion que sa machine, et aussi de récupérer celle-ci à l\u2019arrivée, avec un minimum de formalités.Les Indiens, au pouvoir Les autochtones du Canada commen- _ cent à comprendre que, pour faire valoir ses droits, il est utile\u2019 de connaître les lois.Il y a une dizaine d'années, on ne comptait que trois avocats d\u2019origine indienne à travers le pays.Actuellement, quarante-cinq sont établis comme avo- Cats, quatorze ont reçu cette année leur diplôme et une quarantaine sont inscrits en droit à différentes universités canadiennes.Cette mobilisation de forces fera peut-être avancer la cause des Amérindiens, qui, jusqu\u2019à maintenant, avait été défendue devant les tribunaux surtout par des étrangers à leur race.Le patrimoine naturel, c\u2019est votre affaire Qu'est-ce qu'une réserve écologique?C'est un territoire protégé, constitué de terres publiques, représentant un échantillon-témoin du patrimoine naturel.Une réserve écologique est créée pour: © conserver certains territoires à l\u2019état naturel; * réserver ces territoires à la recherche scientifique et, s\u2019il y a lieu, a I\u2018éducation; Tout citoyen peut proposer la création d\u2019une réserve écologique lorsqu'il juge qu\u2019un territoire présente des caractéristiques uniques a préserver dans l\u2018intérêt général.À cette fin, il doit préparer un document à l'intention du ministère qui l\u2019étudie et l\u2019achemine ensuite au Conseil consultatif des réserves écologiques qui avise le ministre de l'opportunité de créer la réserve proposée.L'objectif du- ministère est de doter le Québec d\u2019un réseau représentatif de parcelles-téroin de notre patrimoine naturel.Des saumons et des hommes Au Moyen-Age, le saumon était considéré en France et en Angleterre comme un aliment commun.On en nourrissait les serfs et les prisonniers.« En Bretagne, l\u2019une des clauses du contrat des ouvriers agricoles stipulait qu\u2019il ne leur serait pas servi de saumon plus de trois fois par semaine», dit Jean-Yves Cousteau dans Saumons, castors et loutres.Aujourd'hui, on ne trouve pratiquement plus de saumons en Europe.Est-ce le sort qui guette nos saumons ?Le Québec constate actuellement une baisse importante des captures du saumon de l'Atlantique.Les spécialistes du ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche ont ob- _ servé une diminution de captures sportives à la réserve de pêche de la rivière Moisie : de 250 l\u2019année dernière, elles sont passées à 80 à la même période cette année.Du côté de Matane, les relevés effectués à la passe migratoire, le 27 juin 1979, ont permis de constater que seulement 29 saumons ont été dénombrés cette année, comparativement à 171 à la même date en 1978.Puisque l'homme est responsable de.la raréfaction de cette espèce, c\u2019est à l'homme de tout faire pour lui redonner des conditions propices à sa survie.13 octobre 1979 - 15 # C'est merveilleux Ce latex peu lustré s'étend comme un charme, couvre étonnamment bien et tout se Aemlettoie à l'eau! allons-y! Regarde.Ta chambre est comme neuve.Ii n\u2019y a pas d\u2019odeurs et c'est déjà sec! / Avec Toto et moi, c'est une bonne chose que ce latex se lave si bien.C'est garanti! 800 superbes teintes mode.Dans les centres de décor Sherwin-Williams, les magasins de peintures et les quincailleries.Seulement $17.95 ou moins le gallon.MURS ET CENTURE INTERIEUNE LAVABLE 41 | POUR FINIR ETTEINTEA#\u201d 3 : re ir il a id | peu lu PEINTURE POUR MURS ET BOISERIES -~ Co RT : LA ä A F 5 .7 A cs | Ce {oC M I Thunderbird 1980, bijou : | .d'innovation, met le plaisir de | conduire à la hauteur de vos désirs.La Thunderbird, c'est la voiture classique de toujours.Cette année, elle se distingue par des lignes nettes, franches, modernes, depuis les phares avant rectangulaires jusqu'aux feux arrière.1 ¥ él es con ours plus n plus de place pour les jambes et les genoux.\u201caérodynamism pe qui se La technologie moderne avance à grands pas i traduit par une faible et les options offertes sur la Thunderbird en sont la preuve.On se croirait en pleine science-fiction! Il y a le système d'ouverture sans clé: verrouillez et déverrouillez portes et couvercle de coffre au toucher de cinq poussoirs placés sur la porte.Il y a l'ordinateur de bord, avec indicateur .de vitesse à affichage numérique, poussoir qui convertit les mi/h en km/h, indicateur électronique wr CONSOMmMation d'essence.\u201cA À l'intérieur, vous ; À faites le plein.de luxe.4 Les sièges moins +} lourds sont cependant È plus confortables.à À l'arrière, il y a \u2018 : | FORD LTD 1 La qualité 3 en toute tranquillité \u2014_ i : MUSTANG oo : La sportive de la AB Toutes les voitures Ford 1980 reçoivent la protection nouvelle génération 1 © dusystéme DURAGARDE qui comprend une D.garantie sans frais de 36 mois, sans limite de distance, contre les perforations causées par la corrosion {sauf \".danse cas des pièces du système d'échappement).° Le concessionnaire vous donnera tous les détails.Certains accessoires illustrés sont offerts en option moyennant supplément.Ford vous ouvre la porte de l'avenir! s .de niveau d'essence et montre électronique à affichage numérique.Il y a le module de diagnostic qui surveille constamment les fonctions principales de la voiture.Mieux encore, la Thunderbird 80 vous est offerte avec un nouveau moteur V8 de 42 litres, en série.Et, pour la premiére fois, une boite de vitesses automatique a surmultiplicateur, en option, avec le moteur V8 facultatif de 5.0 litres.De cette façon, le moteur fonctionne à à moins de tours/minute sur l'autoroute.-Éblouissantes, toutes ces options d'avant-garde! Mais vous n'avez encore rien vu si vous n'avez pas consulté aliste de l'équipement de série de la Thunderbird 1980.Thunderbird 1980.Toujours plus haut.Et toujours.à un prix abordable.| Toujours plus haut &.- FAIRMONT D\u2019année en année de succes en succes! JE UU he PINTO ~- La plus grande des plus petites ME dE SES PHOTO CANADA WIDE | Fw 8 Rassurez-vous: ils savent pour quel cl ub ils jouent maintenant! Réjean Houle (à gauche) endosse actuellement .Photos Denis Brodeur le chandail des Canadiens, tandis que Marc Tardif (à droite) porte le fleurdelisé.Tout un référendum en perspective! Canadiens-Nordiques PAR RÉJEAN TREMBLAY Les Nordiques de Québec contre les Canadiens de Montréal! Et dans la ligue Nationale! Dans un match régulier, présenté à la très mondaine Soirée du hockey! Avec René Lecavalier, Gilles Tremblay, Lionel Duval et, peut-être, s\u2019il est chanceux, Claude Mailhot! Quand on se souvient de leur première rencontre télévisée au réseau TVA contre les Oilers d'Alberta mettant en \u2018vedette le chauve Gerry Odrowski, le moustachu Jacques Moreau et, à l\u2018entracte, Gaston Marcatte qui semblait prêt à vendre son âme à Pierre Proulx pour soutenir que le hockey des Nordiques, première cuvée, était potable! C'était le 13 octobre 1972, un vendredi, et ce soir-là les Nordiques entamaient une bataille perdue d'avance, une bataille vouée à l'échec, disait-on partout, une bataille qui les a pourtant conduits sur la glace du prestigieux Forum de Montréal.C'était un vendredi 13, les Nordiques avaient gagné un match mais perdu leur entraîneur, le grand Maurice Richard.Richard avait pourtant été reçu en héros, en dieu, par les partisans de la Vieille Capitale, quand on avait annonçé que celui-là même qui incarnait toute la tradi- - tion des Canadiens de Montréal serait l\u2019instructeur des-Nordiques à leur première saison dans l'Association mondiale de hockey; mais Maurice s'était fourvoyé dans une aventure qu'il n\u2019était pas prêt à vivre; il avait d\u2019abord manqué - le camp d'entraînement de son équipe pour suivre les péripéties de Phil Espo- sito et compagnie en U.R.S.S.au cours de la Série du siècle, puis lors du tout premier match des Nordiques dans la sinistre petite aréna du centre ville crasseux de Cleveland, Richard avait pleinement réalisé quel genre de joueurs on lui ( FRÈRES avait refilé.: L'estomac tordu, les yeux hagards, il avait dirigé son équipe lors de ce tout premier match au Colisée, mais it avait dû se précipiter à quelques reprises au vestiaire pour vomir pendant que jean- Claude Tremblay s\u2019occupait des changements de ligne.Le lendemain, Richard donnait sa démission.Que de chemin parcouru, que d\u2019aventures foiles séparent ce tout premier match de celui de ce soir disputé dans le sanctuaire des Grundman et compagnie! Ce ne peut être un match comme les autres, trop de joueurs ayant vécu intimement dans les deux organisations! Et puis, Québec et Montréal, c\u2019est nous autres dans les deux villes.Ainsi, Réjean Houle se prépare à vivre des émotions bien particulières; il a- Suite page 20 18 - 13 octobre 1979 @ cs Le To ci hd 1e \u201d yen ra 2 Shoal Di a ax a) on ® oz os, te pe > Le e i Lis x Gar 7 2 Zz ci + Si 5 STR of } 3 Ri : * x a, se 2 ce Ré J eu 5 ÈS a ui: Es sk Le et As, 3) + 5, ak bes fo ce a ° ae p32 XE Leo cadre Na 1 MTL GANAUA ANT ne BANTRY ss.0 sod AHMAR wai Ne MRO AY ~ a wD Pie i; EN cd rye.3 He ni wh Th 3 ho 2 3 3 5 5 4 ei f \u201c> 4 J g = = s (%] 2 > .a 3 = x pe Ca 2 : rb \u2014 =.K- 7 2, = _ ge 8 A o a + ~ 4 ; A # + we +\" nn N° Pi Bu A z N + @ x IX , ARTS 3 A 3 > ih 2 % he 2d #> : *® : #3 3 = = t a ; iq 4 à = = A hs = A = 5\u2019, Ra REE fi.sa LA NN» EX À ve fo» 3 d > - F2 3, Le ip TE Se su 2; bn LY tar + mm rn ta Te Zr $ , \u2018.> en a ne sa 4 \u20ac Ws m Ta né, E Ë ai ; Ta Nd À 3 æ = ee) ;) ¥ I Des 4 \u20ac \u20ac ; > > = = 1.fo bi ja À 5 PS i = x È a a.\u201c \u2014 id & Nin =, ON .2 3 i.= Ni nat Rs I on 5 ce, es 2 fi: ony ee, CS a = 2% ; À ne Le AC ARR Po LV, nus wo xed RW % hy ALU Le Nw Py MIIGNAS huitvmar voue JWI IRIN (a tr ge A a _ ge \"EN Lu ES ai j 5 3 3: 3 ; Ji ra 8.= # ee (A a x By PY] 2 £14 } 1 a 7 tS a as pen 4 A fA > 3 Ee vs aus À ¢ ; DEAN | I \u2018 i \u201c = ! Es, ï 8 | 4 # En » ; A 0m = eme À A ê A >, re 0005 > = } Me ~ 4 LL .coronas?en À Lk = PAP ee oy au es bac > ur uk eal 2 Fer, 4 #e a, > - 3.\u201cke ng 2 or - a» | a ay ts Es vu ey ibrar ie ig a PTA = a 2 FELT IT TROY SY cs se 73.et rs i i 3 7 ES; = i 5% = iE = i A # 2 @ 4 A = ss, p is AP = EE ŸE 1) * est na £54 2 on ke b! pot Ah = F a Ped = EA oo ak à mé 2 EL: er) i Ra - ELS ee 2 « 3 7, y st 4 x % ss, 2 i cok Te 2 ens ds as Ea £5 Le ; 25s sada NS.ae 3 x EE _ pa pe PP Ce PP eee = Co I _ ea ES a EEA ee rrr em means \u2014 ji \u2014.i Ein LL oo 2 = oN Ra Autrefois des Remparts de Québec, ce ne sera pas sans émotion que Lafleur assistera à la mise au jeu GRR TE) Réal Cloutier voudra prouver qu'il est du catibre de la ligue Nationale.porté les couleurs des Nordiques pendant trois saisons, s\u2019est révélé un publicitaire incroyable pour les Heurdelisés, a marqué 50 buts par saison, a été heu- feux.avant de revenir dans le giron des Canadiens.«Personne ne peut rester in- différent à la veille de ce match, dit Houle.«Moi encore moins que les autres, jé connais intimement les membres ° de l'organisation des Nordiques, mon meilleur ami, Marc Tardif, est le capitaine de l'équipe; j'étais là quand Réal Cloutier a fait ses débuts à 18 ans dans l'AM.H.Tout a une signification.» Houle est persuadé que Marc Tardif aura des frissons par tout le corps quand il sautera sur la glace; Tardif a fracassé toutes les marques dans FAM.H., s'imposant comme le meilleur joueur du Circuit maudit plusieurs saisons de suite.«Marc n\u2018avait plus grand défi à surmonter au cours des dernières saisons, affirme Houle.Cette fois il affronte le plus beau défi qui soit: prouver que ses exploits dans FAM H.&taient dignes de la ligue Nationale.Le jeune Réal Cloutier également.» Ce ne sera pas la premiére fois que Tardif et Houle s'affrontent; ils Favaient déjà fait quand Tardif s\u2019alignait avec les Sharks de Los Angeles et les Stags du Michigan; cette fois, la compétition sera autrement plus vive: «On va faire notre boulot tous les deux, mais il est bien évident que lorsqu\u2019on va se retrouver dans le même coin de la patinoire, on va se contenter de se mettre en échec sans portes de coups bas.Après tout, nous sommes des professionnels».Des professionnels, bien sûr, mai humains avant tout.Prenez le cas de Guy Lafleur.11 à les plus grands moments de sa ca junior avec les Remparts de Québeq été le chou-chou, l'enfant chéri de t 3 la ville; il a épousé Lise Barré, fill@i} commerçant d'automobiles Roger BR également fervent partisan des Ne ques.Pendant les deux ou trois pre __ res années avec les Canadiens de M \u201c# réal, le coeur de Lafleur était res| Québec; il descendait réguliéreny dans la Vieille Capitale après les ex ces pour ne revenir à Montréal que § le match du lendemain.Aussi, quand les Nordiques déd rent de l\u2019attirer dans leur équipe à | de la saison 1973, avaient-ils déjà grand pas de franchi.Les Nordiques dirent Lafleur quand Sam Poilock le vança d\u2019une couple d'heures en fai signer un contrat de 10 ans au gar Thurso; quand il eut connaissance l'offre finale des Nordiques, trois quatre heures après qu\u2019il eut appo signature sur le contrat des Canad Lafleur pleura comme en enfant et t de faire casser le contrat.il était tard! Aujourd'hui, Lafleur ne regrette son geste et est fort satisfait de la te nure des événements: «Mais je serai tainement très nerveux avant que l'a tre ne mette la rondelle au jeu lors de première visite au Colisée», admet-il.16 Marc Tardif, Réjean Houle, Guy #8 > J i ; ; w ; \\ Direction générale du Québe 7 \u2018SunLife d 20-13 octobre 1979 u Canada ; 13 octobre 1979 - 21 porté les couleurs des Nordiques pendant trois saisons, s\u2019est révélé un publicitaire incroyable pour les Fleurdelisés, a marqué 50 buts par saison, a été heureux\u2026 avant de revenir dans le giron des Canadiens.«Personne ne peut rester in- différent à la veille de ce match, dit Houle.«Moi encore moins que les autres.Jé connais intimement les membres .de l\u2019organisation des Nordiques; mon meilleur ami, Marc Tardif, est le capitaine de l'équipe; j'étais là quand Réal Cloutier a fait ses débuts à 18 ans dans l\u2018'A.M.H.Tout a une signification.» Houle est persuadé que Marc Tardif aura des frissons par tout le corps quand il sautera sur la glace; Tardif a fracassé toutes les marques dans I'A.M.H., s'imposant comme le meilleur joueur du Circuit maudit plusieurs saisons de suite.«Marc n\u2019avait plus grand défi à surmonter au cours des dernières saisons, affirme Houle.Cette fois il affronte le plus beau défi qui soit: prouver que ses exploits dans l'A.M.H.étaient dignes de la ligue Nationale.Le jeune Réal Cloutier également.» Ce ne sera pas la premiére fois que Tardif et Houle s\u2019affrontent; ils I'avaient déjà fait quand Tardif s\u2019alignait avec les Sharks de Los Angeles et les Stags du Michigan; cette fois, la compétition sera autrement plus vive: «On va faire notre boulot tous les deux, mais il est bien évident que lorsqu'on va se retrouver dans le même coin de la patinoire, on va se contenter de se mettre en échec sans porter de coups bas.Après tout, nous 43 + sommes des professionnels».Des professionnels, bien sûr, mais des humains avant tout.Prenez le cas de Guy Lafleur.il à vécu les plus grands moments de sa carrière junior avec les Remparts de Québec; il a été le chou-chou, l\u2019enfant chéri de toute la ville; il a épousé Lise Barré, fille du commerçant d'automobiles Roger Barré, également fervent partisan des Nordiques.Pendant les deux ou trois premières années avec les Canadiens de Montréal, le coeur de Lafleur était resté à Québec; il descendait régulièrement dans la Vieille Capitale après les exercices pour ne revenir à Montréal que pour le match du lendemain.Aussi, quand les Nordiques décidèrent de l'attirer dans leur équipe à la fin de la saison 1973, avaient-ils déjà un grand pas de franchi.Les Nordiques perdirent Lafleur quand Sam Pollock les de- vanca d'une couple d\u2019heures en faisant signer un contrat de 10 ans au gars de Thurso; quand il eut connaissance de l'offre finale des Nordiques, trois ou quatre heures après qu'il eut apposé sa signature sur le contrat des Canadiens, Lafleur pleura comme en enfant et tenta de faire casser le contrat.Il était trop tard! : Aujourd'hui, Lafleur ne regrette pas son geste et est fort satisfait de la tournure des événements: «Mais je serai certainement très nerveux avant que l'arbitre ne mette la rondelle au jeu lors de ma première visite au Colisée», admet-il.Marc Tardif, Réjean Houle, Guy La- fleur, Réal Cloutier, des noms d'athiètes célèbres auxquels il faudrait ajouter quelques noms, ceux qui ont vécu dans les coulisses, dans les bureaux de direction, l'aventure parfois invraisemblable de l'AM.H.Marius Fortier, ce fonceur intrépide de la première année, devenu commentateur sportif à la radio québécoise; Jean Lesage et Paul Racine, qui apportèrent aux Nordiques plus que leurs dollars en leur donnant ce qui leur manquait le plus: la crédibilité.Et Jacques Plante, Vineffable Jacques Plante entiché de petis joueurs qui se faisaient littéralement sortir des patinoires de 'A.M.H.; Jacques Plante que deux journalistes, Claude Bédard et Claude Larochelle, ont littéralement mis à la porte de Québec.Pour arriver à ces francophones sans complexe qui dirigent actuellement les destinées des Nordiques, propriété de Carling-O\u2019Keefe.ils sont tous francophones, à partir du président jusqu\u2019à l'assistant-entraîneur, et font la preuve que des frogs peuvent concevoir, diriger et réussir à la tête d\u2019une entreprise de sport.Il y a Marcel Aubut, le Kid de la Gran- de-Allée, jeune avocat de 31 ans, ambitieux, confiant, casse-tout, d\u2019une énergie inépuisable qui, plus que tout autre, a réussi à convaincre O'Keefe et les grands bonzes de la ligue Nationale que Québec, cette petite ville de fonctionnaires, était capable de faire vivre un club majeur de hockey.il y a Maurice Filion, la pierre d\u2019assise de l\u2019organisation depuis les tout débuts, qui agit comme directeur général, et Gil- \u2018les Léger, son assistant, véritable petit génie du hockey sous un extérieur de comique; les deux entraîneurs sont également des Québécois, Jacques Demers, de l\u2019école de Scotty Bowman, un maniaque du travail, et André Boudrias, que les Nordiques sont allés chercher dans le bureau d'Alan Eagleson.Et il y a les partisans, les plus farouches, les plus fidèles, les plus agressifs du hockey.Ils sont incroyables et suivent avec une attention déroutante les activités de leur équipe et de leurs joueurs.Complexés (il faut le dire) par les réussites magistrales des Canadiens et toute la publicité récoltée par les Glorieux, ils ont quand même vécu de fort beaux moments.Pas un chroniqueur de hockey de Montréal n\u2019a oublié cet exceptionnel après-midi de février dernier, quand les Nordiques, inspirés par quelque démon, avaient rossé 6-1 l'équipe nationale de l'U.R.S,S,, s\u2019il vous plaît, dans un match télédiffusé partout au Canada et en U.R.S.5.; et dire que les Canadiens n\u2019avaient pu faire mieux qué d'annuler 3-3 contre l\u2019équipe de l'Armée Rouge, inférieure évidemment à l\u2019équipe nationale.«Tiens, les journalistes de Montréal, mettez-vous ça dans le nez!» ne cessaient de crier les amateurs de Québec littéralement déchaînés.Toutes les fois qu'un journaliste de Montréal se rend au Colisée et que des partisans des Nordiques le reconnais- sent, il se fait reprocher de n\u2019avoir d'yeux que pour les Canadiens et la ligue Nationale et de ne pas «voir» les trés grandes qualités du jeune Réal Cloutier.Mais ces partisans, extrémement fidé- les, sont aussi très exigeants.C\u2019est Ré- jean Houle, qui connaît bien les foules de Québec et de Montréal, qui souligne cet aspect: «A Montréal, on sent que la plupart des billets appartiennent à des compagnies; ce sont souvent des amateurs qui en héritent pour un soir que l\u2019on voit au Forum; ils suivent le jeu avec plus de détachement.L'atmosphère du Forum s\u2019en ressent.À Québec c'est dif- férent, les billets de saison appartiennent à des particuliers qui investissent une grosse somme pour encourager leur équipe, assistent à tous les matchs et savent qu\u2019ils peuvent être très critiqués s'ils ne sont pas satisfaits; je dirais que le contact entre joueurs et spectateurs est beaucoup plus étroit, pour ne pas direl[ personnel, chez les Nordiques que chez les Canadiens», affirme-t-il.Personne n\u2019a oublié le match de la Coupe Avco télédiffusé par Radio-Ca- nada.Personne n\u2019a oublié le très cérémonieux Pierre Dufault essayer de placer un commentaire personnel entre deux entrevues faites de la glace du Coli- sée, derrière lui, de chauds partisans des Nordiques \u2018scandaient: «Nous voulons les Canadiens, nous voulons les Canadiens!s encore grisés qu\u2019ils étaient par la , victoire des Nordiques.Vous vouliez les Canadiens?Ce soir, vous les aurez!e ee mp A j | 10105 CX irection générale du Québ \u2018SunLife du Canada 20 - 13 octobre 1979 gry a 13 octobre 1979 - 21 2C g \u201c + = > pies Gyo Ls on vo 3 \u201d oy 1 ; a A ee a \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014e \u2014\u2014 i ply js Le roues pe : \u2014\u2014\u2014 pe v: aad EN UT 5 Rae = PE pa Adis Hh % 4 yu LH \u201d = a er x 5 Le wr ! 5 # tr = E x = \u201ca ae ÈS HW ste @ 2 4 3 % in) cr 23 : 3 ge dr as = =; = et 33 £3 3d | 3 \u2014 RB 2, ie iS vi x $o : 5 2 i 3 VE x 3 e ie ! 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7, # De a RE RS v1 4 > ns pere | = i boo je & }.i = Lt 4 po El 22 - 13 octobre 1979 ; 4 a vi fa \u2018 : Pe.A Den Wak lb.baie wr § pl que te po H : x A ar LUE HEY pb) bl .Ba x wr A \u201d 1 El Fi § 4 eee ee em BOE.SARE A LEUR ROYAUME: LA PATATE, LE ROSBIF, LE HOT-DOG, LES IMPOTS, LA CHEMISE.LES PAR SERGE CARPENTIER Des rois de la patate, il y en a toujours eu, déclarent les vieux commerçants de chez nous.Cependant, tous sont unanimes à affirmer qu\u2019à Montréal le premier royaume remonte à 1950, alors que M.Gérard Clément s\u2019improvisait « Roi de la chemise» dans un petit local de la rue Mont-Royal.L'expérience fut « couronnée de succès, ce qui encouragea un grand nombre de commerçants à imiter la formule et à se joindre à la désormais grande lignée des rois.Vers 1968, comme toute bonne chose a une fin, le Roi de la chemise, après quelques fausses manoeuvres, dut déclarer faillite.A travers les années, à cause d\u2019une couleur plus que locale et d\u2019un style de mise en marché assez commun pour devenir particulier, l\u2019appellation «roi» a pris un sens péjoratif auprès de ceux qui prétendent à une certaine culture.Boudés par les bourgeois, reniés par les hommes d'affaires « orthodoxes », la plupart des rois font cavaliers seuls avec, comme unique arme, un argument aussi dangereux qu\u2019un couteau à deux tranchants: les prix les plus bas en ville.Bien que tous ne soient pas «coupeurs de prix», ceux-ci constituent la grande majorité de la centaine de rois dûment enregistrés.Si la tactique de défier les règles établies, portant ainsi de solides coups bas à la concurrence, a réussi jusqu\u2019à présent à maintenir certains royaumes en santé, les structures fragiles du genre d'entreprise (gros volume, petit profit) s'effondrent parfois brusquement.La corde raide sur laquelle se tiennent les monarques a cédé une bonne dizaine de fois ces quinze dernières années, entraînant ainsi plusieurs d'entre eux dans la déchéance et la honte de voir leurs noms figurer à la section faillite du grand Pa-, lais de justice de Montréal.D'autres sont simplement disparus dans la nuit des A l'extrême gauche, M.Abe Kligman, qui règne sur le Smoked Meat.Ci-contre, M.Gilles Faucher, le champion des bas prix, M.Gerry Giraldo, qui s'occupe de robes et, enfin, le roi des habits: M.Jean-Paul Cloutier.temps.Ainsi, des rois aussi farfelus que: le Roi de la carte mortuaire en couleurs, de la moppe, de la patch, du vieux char et la troupe de théâtre les Rois de rien manquent à l'appel.Déménagés, déchus ou simplement retraités, il ne reste d'eux qu\u2019une trace juridique de leur passage.Laissons un peu nos chers disparus pour nous transporter dans le monde assez particulier de la consommation royale.Pour les besoins de cet exposé et pour faciliter la tâche de votre rédacteur, imaginons le scénario suivant.Au retour d'un voyage à Memphis où se trouve la sépulture de votre idole, vous trouvez votre maison vide de tout-son contenu.Votre charmante voisine vous rapporte avoir vu les cambrioleurs reculer un gros camion dans votre entrée et charger ce » dernier de tous vos biens.Il ne vous reste que votre Lincoln rose, votre médaillon «In memoriam » d\u2019Elvis et les vêtements que vous portez.Comme vous êtes un bon «sujet», vous saisissez la chance qui vous est offerte de vous refaire un univers presque entièrement «à la king ».Le costume royal Le lendemain matin, Jean-Paul Cloutier, le Roi des habits, n'a même pas le temps de boire son café que vous êtes déjà devant sa porte à faire des simagrées pour qu'il vous ouvre.Vétu de votre chemise en satin bleu, de votre pantalon jaune serin et de vos souliers en cuir verni blanc (le tout avec accessoires assortis), vous entrez et expliquez vos malheurs à votre Roi.Vous venez de trouver un ami, car le Roi des habits est lui aussi un grand admirateur d\u2019Elvis dont il garde une photo accrochée bien en évidence sur sa caisse enregistreuse.Grâce à un chiffre d\u2019affaires annuel qui frise le million, M.Cloutier se moque bien de ceux qui trouvent à sa marchandise et à son mode de mise en marché une saveur digne de la plus grande «quétainerie».Les économies qu'il réalise sur la présentation lui permettent d\u2019habiter un château de pierre face au Jardin botanique, de s'offrir une calèche de l'année et une splendide ca- Suite page 24 13 octobre 1979 - 23 * vrai dire.les gros sacs Glad de jardin sont l'umpenses.Et ce n\u2019est pas dû au fait qu\u2019ils soient si Yoyanis, en plastique orange très résistant, HR mais bien parce qu'ils tiennent deux fois plus de déchets que les sacs à ordures de format » * courant.Ce qui est très commode pour les oy grands nettoyages! On peut aussi utiliser les sacs Glad de jardin 3 es vêtements, couvertures, geggoires de camping, même les meubles Corporation, utinsee \u2018 sous tance su Canada pare A Unis Carbide Canada x Toronto (Ontario) MAP 143.ov x PU jéevasacde ww ui 0 ye od out ug : Ine-3 pe pou ce names, UE mionnette à quatre roues motrices, qu\u2019il n\u2018utilise que très rarement.Quoi qu\u2019il en soit, en deux temps trois mouvements, vous voilà costumé comme un roi, cravaté comme un politicien, enfin chromé de la téte aux pieds.Vous êtes maintenant assez digne pour vous rendre, si besoin est, chez le Roi du «bas culotte» vous faire une belle jambe et peut-être vous procurer un réfrigérateur et une cuisinière.Eh oui, sous les collants de Rolland Picard se cache un magasin de meubles qui fait l\u2019orgueil de son propriétaire.Peu à peu, les bas constituent l\u2019appât, et le meuble l\u2018objet de l'intérêt de la clientèle du roi.Ne vous laissez pas tenter, contentez- vous de regarder et d'acheter cette paire de bas.Si vous désirez pousser la fantaisie jusqu\u2019à l'extrême et vous offrir une petite robe, foncez chez le Roi de la robe.Vous y verrez peut-être le roi en personne, Gerry Giraldo, qui vous énoncera la série de blessures, dont quatorze commotions cérébrales, que lui ont infligées ses adversaires au cours de sa carrière de boxeur./ am the king, ! am the greatest, se plaît-il à répéter.« C\u2019est sans prétention», ajoute-t-il.Pour M.Giraldo, le personnage semble aussi utile à inter- prêter que la marchandise à liquider.Dans son palais orné de- banderotes d'inspiration hawaiienne et d\u2019une énorme couronne de bronze, le roi trône et ne cédera à aucun prix un royaume trop durement acquis dans le secteur Saint- Henri.Le menu royal Cette fois, ça y est, votre garde-robe est complète.Toutes ces courses vous ont peut-être creusé l'appétit! Abe Kligman, le roi incontesté du smoked meat (viande fumée) vous attend.Ce dernier appartient a la-minorité des rois de la qualité et son royaume semble un des mieux fondés de tous.Dans ses deux restaurants, M.Kligman emploie 125 personnes qui préparent et servent environ quatre mille livres de viande fumée par semaine.Conformément à la tradition juive, le roi bavarde peu.Il cache cependant difficilement une prospérité peu commune à ce genre de commerce.Il s\u2019agit de diviser deux tonnes de viande par un nombre «x» de sandwichs et de soustraire une quantité «y» de moutarde pour se faire une idée de l\u2019envergure du Roi du smoked meat.M.Gilles Marcel, en haut, devant son établissement.Ci-contre, MM.Gilles Robinson et Gilles Nadeau, du Roi du rosbif.TL a te 24 - 13 octobre 1979 Photos: Hubert Bonnet Le smoked meat ne vous convient peut-être pas?Dans ce cas, desserrez votre noeud de cravate et en route pour le roi «Rosemont hot-dogs»! Très facile à repérer.1l se trouve voisin du Roi des impôts, juste en face du Roi du poisson.Nick et ses deux associés sont, comme la plupart des restaurateurs montréalais, des rois grecs.Leur spécialité: tout ce qui se mange vite et se digère mal.On sert au Roi Rosemont jusqu'à cinq cents hot-dogs et une centaine de pizzas en une seule journée.Quant aux propriétaires, vous êtes assurés d\u2019en trouver un sur place puisqu'ils travaillent sept jours par semaine, quinze heures par jour, depuis dix-ans.Commandez le repas classique: deux hot-dogs, une frite et un coke.Avalez ça en vitesse et remontez dans votre Lincoln rose.Pas de temps à perdre, vous ferez votre rot au prochain feu rouge.Vous vous sentez lourd, gonflé?Il y a pourtant assez de place dans votre pantalon pour que votre tour de taille prenne un peu d'\u2019expansion.Si vous ne voulez pas finir comme votre idole, il faudrait peut-être surveiller votre alimentation.Vous voilà malade! Heureusement pour vous, le Roi du rosbif a ce qu'il vous faut.Figurez-vous que ce dernier est en effet à l\u2019origine du fameux rôti du roi.Il s\u2019agit d\u2019un intérieur de ronde, dont on a, à l'aide d\u2019une machine spéciale, coupé le nerf si menaçant pour vos prothèses.Le Roi du rosbif est un autre roi de la qualité.Une mise en marché bien calculée et des efforts royaux lui méritent un chiffre d\u2019affaires hebdomadaire de plus de $60 000 dans ses deux magasins où il vend environ quatre mille livres de boeuf par semaine.Le mobilier royal Comme il n\u2019est pas question de vous installer par terre pour déguster votre festin, il vous faut trouver des meubles, et vite.Son slogan: Ça s\u2018peux-tu ?Ses prix, ça s\u2019peut pas.Son nom: Gilles Faucher, le Roi des bas prix.Le père, Rolland Faucher, n'imaginait sûrement pas l'ampleur que prendrait son commerce lors de son ouverture en 1952.Un hangar tenait lieu de château au roi qui préparait l'avenir de son fils.Aujourd\u2019hui, le Roi des bas prix, c\u2019est 205 000 pieds carrés d'espace, deux magasins où travaillent 116 employés.C'est aussi un.chiffre d\u2019affaires de vingt millions de dollars pour cette année et une augmentation de quinze millions prévue pour l\u2019an prochain._ La publicité, on ne s\u2019en prive pas.Il en coûte un million chaque année pour faire savoir au public que Faucher est le Roi des bas prix et que ces derniers « ne se peuvent pas».Malgré ce gigantisme, -Gilles Faucher reconnaît la fragilité du genre d'entreprise qu\u2019il administre.Les erreurs sont interdites dans ce gente d'affaire, raconte M.Faucher.Une minute d'inattention peut signifier des milliers de dollars de perte.La musique royale Votre maison est maintenant meublée de la cave au grenier.I! ne vous manque | qu\u2019une chaîne stéréophonique pour écouter vos microsillons K-Tel, dans votre nouvel intérieur d'imitation de noyer à pieds chromés.Vous trouverez facilement une des trente succursales du Roi de la radio.Là vous pourrez vous procurer de quoi faire écouter Elvis a tous les habitants de votre quartier.Si par hasard vous rencontrez Gilles Marcel, vice-président de l\u2019entreprise, vous comprendrez son air épanoui lorsqu'il vous racontera qu'il y a moins de sept ans il vendait des fèves au lard dans un petit local de la rue Saint- Zotique.Depuis cette époque, la situation a bien changé.Son frère Robert l\u2019a encouragé à le suivre dans l'aventure de la radio qui leur a fort bien réussi.Réussir, pour Gilles Marcel, ça veut dire un chiffre de vente de dix millions chaque année.Trente magasins, dont quinze concessions, qui fonctionnent à merveille.Réussir c'est aussi essayer d'enlever le monopole aux Américains, de plus en plus présents à l'intérieur du marché québécois.Si vous lui demandez pourquoi il est maintenant le roi de «la» radio et non «du» radio, il vous répondra que l\u2019Office de la langue française en a voulu ainsi.Ça ne dérange nullement M.Marcel, car de toute façon, dit-il, «on est les rois du sound system».Vos visites royales sont maintenant terminées.; Il ne vous reste maintenant qu\u2019à rentrer chez vous et oublier cette épuisante journée, en buvant votre grosse bière, assis sur votre trône préféré.Depuis toujours, nous faisons confiance à l'autorité: l'existence d\u2019une hiérarchie au sein même des produits que nous consommons et des commerçants chez qui nous les achetons le prouve bien.Ainsi, pouvons-nous manger de la gelée Royal, des petits pois Président, de la margarine Monarch, fréquenter le Château, le nettoyer avec l'aspirateur Filter Queen, porter des souliers Le Baron, des dessous Chevalier.Avec tous les rois qui continuent de s'ajouter, qui sait ce que nous réserve l'avenir ?Peut-être deviendrons-nous tous souverains.e trouvé auprés de la Travelers une Lassurance Travelers: \u2018une protection qui sort de l'ordinaire.Le parapluie rouge de la Travelersest devenu l'enseigne des gens qui aiment devenu pour les particuliers, les familles aider les gens.et les commerces le symbole d'une LaTravelers estreprésentéeau - assurance peu commune contre la plu- Canada par plus de 1.000 agents et cour- part des risques.Depuis 1865, des tiers indépendants \u2026.des hommes et centaines de milliers de Canadiens ont des femmes qui connaissent leur métier, leur milieu et leurs clients.protection qui corresporid à leurs be- Pour une protection qui sort soins, des primes raisonnablesetdes de l'ordinaire, communiquez règlements rapides.avec l'un d'entre eux: con- Pour eux, le parapluie rougeest ~~ sultez les Pages Jaunes.~ deux lièvres à la fois: le vélo et le ski de fond.13 octobre 1979 - 25 LA SEMAINE PROCHAINE.A l\u2019occasion de leur année plus que jamais, les enfants sont bien servis par Perspectives.Deux reportages sur eux dans notre prochain numéro.Il y est question de bonnes habitudes.Circuler prudemment devrait s'apprendre tôt et de façon active.C\u2019est ce que tentera le Village de sécurité routière de Chicoutimi, une école de bonne conduite à l\u2019intention des écoliers, que décrit Micheline Fortin.Pour a suivi un groupe de bambins du parc à la bibliothèque, dans une expérience qui leur a inculqué le goût de la lecture.Et quant à Pierre Harvey, voilà un jeune qui n\u2019a pas besoin d\u2019être poussé dans le dos pour courir ee! 1 BE eT SE UF FER SORE Eola SRE ES i a ST VERT Ts BE LSE 2 mere 2e mM TEXTE ET PHOTOS JACQUES LARUE-LANGLOIS The Bayou State, précise la plaque matricule des voitures de Louisiane._ Comme si cela était nécessaire.Le bayou est partout.Tel en témoigne déjà le tour de hublot au-dessus des alentours de La Nouvelle - Orléans qu'offre l'avion qui va s\u2019y poser.Il y a partout plus d\u2019eau que de terre.De grands lacs: le Pontchartrain, le Borgne, le Salvador; un fleuve: le Mississippi, eaux terreuses mais un vrai fleuve par ses dimensions et le rôle économique qu\u2019il joue à porter des dizaines de grands navires qui l\u2019ont remonté sur des centaines de milles pour se ravitailler aux sources de cette manne louisia- naise, le pétrole; et le bayou: tantôt rivière tortueuse, tantôt vaste et inquiétant marécage, tantôt lac peu profond d'où surgissent des cèdres et des cyprès, tantôt fossés ou cours d\u2019eau tracés de main d'homme à double largeur de petits bateaux de pêche.- C'est encore lui, cet omniprésent bayou, qui permet, sur des terres basses et facilement inondables, une intensive culture du riz en Louisiane, où l\u2018ensemencement et l\u2019épandage d'engrais se font en avion par de jeunes pilotes (20 à 25 ans) qui, aux manettes de leurs antiques petits biplans, ne le concèdent en rien (quant à l\u2019audace et à la pure témérité de voler à ras du soi, entre des branches d'arbres et sous des fils électriques) à nos pilotes de brousse du Grand Nord.La promenade en canot dans le bayou, alligators bien cachés mais beaux serpents somnolant sur les berges ou pendant aux branches des arbres sous lesquelles glisse le frêle esquif (certains de ces serpents sont venimeux) a également ses charmes, surtout en heureuse compagnie.Le Vieux Carré La Nouvelle-Orléans c\u2019est d\u2019abord le Vieux Carré, ancien quartier français autour duquel, petit à petit, l'essor com-' mercial et industriel aidant, on a construit une autre grande ville terne, sauf pour un immense parc municipal riche en espèces végétales des plus variées.Enserrée entre le Pontchartrain au nord, où elle s'offre terrasses et panoramas sur cette véritable mer intérieure mi-salée, et le Mississippi qui s\u2019y love au sud, derrière des haies de hangars et de grues, La Nouvelle-Orléans est presque pres- qu'île.Son Vieux Carré, français de possession comme la ville de 1699 à 1762, espagnol ensuite jusqu\u2019en 1800, français encore pendant quatre ans avant que Napoléon Bonaparte ne vende la Louisiane aux Américains pour financer ses mégalomanies, offre d\u2019abord une admirable unité architecturale dans sa diversité même.Y sont parures uniques des habitations de bois à deux ou trois étages aux balcons festonnés de dentelles de bois ou de fer, comme de petites maisons à pignon et à lucarnes, comme a à Les vieilles maisons du Vi eux Carré, à la Nouvelle-Or = Ji à léans; s\u2019ornent d\u2019une profusion de dentelle de fer qui leur donne grand air.À gauche, Acadian Village, reconstitution un peu trop proprette, et quelques musiciens ambulants dont la plupart des instruments viennent tout droit de la cuisine.aussi des frontispices propres et anonymes percés de portes cochères débouchant sur des cours intérieures pavées de pierres ou de briques où vit déjà une végétation dense, en mars, au centre de la ville.Les rues du Vieux Carré, qui portent toutes, ou presque, des noms français (Chartres, Dauphin, Bourbon, Iber- ville.) abritent, outre les touristes sollicités en pleine rue, la faune d'artistes, de musiciens vrais ou moins vrais, de commerçants et-de vendeurs qui en vit.Elles regorgent tout le jour d\u2019une activité tré- pignante qui fait leur charme et qu\u2019animent, ici et là en des espaces rendus exclusivement piétonniers, des musiciens des rues dont les instruments vont de la simple guitare à tout un arsenal d\u2019appareils artisanaux composé en grande partie de divers ustensiles de cuisine joués dans le plus grand délire, en passant par les tambours d'aluminium à facettes multiples dont le chant rappelle, avec plus de subtilité et des vibrations plus aiguës, celui.des steel drums des Anti- Îles anglaises.Rue Bourbon, mecque où se font croire qu'est né le jazz, ceux qui aiment les dates et qui situent l'événement quelque part entre 1890 et 1910, c\u2019est la foire aux touristes.Musiciens ambulants et vendeurs de hot-dogs disputent le client aux crieurs des boîtes à strip tease, hétéros ou travestis, qui viennent vous chercher dans la rue, presque par la manche, et entrouvrent la porte de leur estaminet pour vous montrer les «plaisirs» qu\u2019ils recèlent.Partout la musique de jazz de ce style particulier à La Nou- velle-Orléans vous accompagne tout au long de la marche; tout au plus changez- vous de mélodie, et encore, pas tout le temps, en passant d\u2019une devanture de café à une autre.Les musiciens sont inégaux: certains brillants, d\u2019autres y mettant plus d\u2019authenticité que de technique, d\u2019autres enfin osant tricher sur les deux plans à la fois.Mais le Country and Western a ses prophètes, et ses adeptes aussi trouvent leur compte dans la cacophonie que scandent de jeunes adolescent noirs, presque des enfants, dansant à claquettes sur la chaussée au son de la musique du bar d'en face pour les pièces de 25 sous que leur lancent les passants attroupés par cette note exotique.Le logement est agréable dans le Vieux Carré et deux personnes peuvent se partager une chambre coquette et de bon goût dans son ameublement, donnant sur une petite cour intérieure dite «patio», ou prendre au soleil un petit déjeuner inclus fait de brioches et de café, pour.une somme allant de $25 à $40 américains.Pour manger, il faut savoir où aller, \u201cmême s\u2019il est évident que la Louisiane est à peu près le seul État américain à offrir une cuisine originale d'excellente qualité, à base surtout de crevettes, de crabes, d\u2019écrevisses d\u2019eau douce, de poissons de toutes sortes, de riz et des fameuses sauces créoles.Si la cuisine est en général (sauf une horrible exception où on a eu la délicatesse de ne pas nous faire payer) de bonne qualité et le service soigné, les établissements les plus cossus, le célèbre Antoine\u2019s, Galatoire\u2019s et The Court of Two Sisters, sont prétentieux et exigent en outre le port du veston et de la cravate pour ces messieurs.La vraie cuisine créole, celle qui a intégré les cultures française, espagnole et amérindienne, ce n\u2019est pas à La Nou- velle-Orléans quon la retrouve mais à Lafayette et en Acadiana en général.Baton Rouge Sur la route du pays cajun, il faut traverser la capitale de la Louisiane, Baton Rouge qui, avec son accent disparu, a perdu sa graphie comme toute allure française, si jamais elle en eut.Surgie en plein centre d'un vieux pays de plantations où des ventes d'esclaves, d\u2019abord publiques puis clandestines, se sont tenues à l\u2019encan depuis 1720 et jusqu\u2019au milieu du siècle dernier, la ville woffre en pâture au touriste que son vieux capitole, aujourd\u2019hui désaffecté au profit d\u2019un horrible gratte-ciel.Ce monument, datant de 1850, est construit autour d\u2019une splendide et unique coupole de vitrail aux accents gothiques supportée en son centre par une colonne de fer forgé haute de cing étages.Le tourisme louisianais rapporte un milliard de dollars par année et le gouvernement de Baton Rouge accorde une Suite page 28 26 - 13 octobre 1979 \u201c~~ 2 frre sp acorn eis 2, x ee mr ee rte rae zie rate tt rer re \u2014 nes rome rE ras Pre re ve ct emo ied ear tree vrs rere PE i) FUL 3, LY fc 2e + i ¥ 1 A Fi i Td 2 2 be He i 5 AY he Ea = a : = ve - 5.i ges its By AR < + a 2 1 Sie oo Re p iF ik ats 2 ir ps a 5.2 et x fi 23 2 5a oe he Bi sas 3 x es nd = % by ae i ki pl PE ne + 4 Le Fain ir Py 2} ¥, RE A 6 ; 5 SE Joe, ai = ve 2 ch Fo z 0 En + pa < w FH à tr # Sa Yao ot be.a ÿ : À wa 5 Ay o Ls A.oN a 5 4.= \u201cI 2 < i: x à ; v ir He vi i] Ls Sg x 4 x oh td a > ?dy © = re 5 he ny te i x ve yr = > fe Cr ba = hs A ÿ a or he 5 & as Ë Le = wv t, qe, 1 oA Th ge HOE 4 = ÿ a 2 = à 2 Te 2 5: i 3 RY a 8 a À © Lid n 22 5 ii, = di 3, se 5 E 7 bg $e 2 = ad ax.x ER 9 a sa AVIS e .Gi x 2% TH i = re i eo i = ge \u20ac 4 a $ A SF ce % Ÿ js a 3 wv fa.if © ; on & x, HEE 15 A ET sy Re (3 fr nT a od = ie Hh \u201cmia, ra Nether ct se, x HE i: » me 5; 2 Qu pe 2 3 a: 1 ey i a Be Santé et Bien i] oa oi A A: i Fick Box food Ci 5 26 su oF ni?A id XS êt # à ©, ex 5 2m Sd Wi pe + SE a 1 3 A SF Se ; es £3 wl re wt # 4 2 Gy oi es 3 sr ., M 3 x sy hs Se A 0 i £0 4 À EL rk 4e Es se ss ts i i & Fl S i, soci .Trg Toy ue : 5 Al: Se +.A ie A & Le Rip 03 yi 3 = | 2 Ÿ hy or Sib & 3 i v ri 3 $ ; & Lo.+ +4 fo; = 5 N, te + se ng ia 4 Goeth .SEL oe = = yt LE § er f 2% a 4 AL « I 21 a Es \\ Ÿ oyenne par ciga A PS B a x \" -y cams.A âne am i oF © =, fr + LA ba 26 3 + y t in ory ES ay i = æ $ if Es cd Aik al Canada consi pit LY « AE ee 5) , i rette \u20ac?.- i= = a ab x 2 sens = 5 a [I $ 4 4, ix 3 qe ts 1 + Sd A ot er AE 7 = 38 ei R 0 Gi 7 pe F i AER .of vod 2 7 es > TES ci 4 \"+ A 2 ¥, = 3 = I : Fa pe Pa rr - Th h ¥ * na J x ae > 2m > x: Te, ig ; + pik er .A AR 5; ve aH =) ba ¥ as | deg 2) So Es A % ' a ih * 32 ; Rep I se % \u201cfee 5 Ww : .3 le 2, + \u201cgoud qu \u2018: = ww i Es i Br =\u201c ve 1a 5 wf : Fe x = # DE > i = ron 13 Hi Hs GE fs i an » Lei: a TH 1 1 ra NX) \u201c, PE An ; k Re > \u2018ow pa Re TT 4 \u20ac GS Ë PRE à ne ty ; 6 En Bn a eg 4 = i ns 10mg, ni g \u20ac 14 qe g à 31 = CR.8 a \u201cen x 3 IS i 43 coti A i à th Rs YE EN 2 x ea 3 » a : Ça 3 Re A ê 8 se > ; pF Sy: i ; 3 | Es ~ Dé À mn bd ¥ à 5 Ved, 4 4 : 55 en by HSE x «> \u201ca Fy ge cr SE 7 x TE Cu Le ar 3 ne 08mg ae \u2018 se Er 8) xs a £ D ow ¥ = 3 MST + ze\" ; Tah 7 jm Re dère que le danger pour la santé croît avec l'usa p va 2 à 3 we : oo ot + ue Es ge à ots 3% A 3 BN -\u2014 y, Te on = 52 TA fs DS a ha PR} év à a oN 3 \u20ac.5) ! = Ie iter ÿ 4 I 0) 2 yy i LN we 5 i di ; \u201c, 5 A ot ; Sa 4 Aves ÿ Vi ia) se PE it a < 5 LE {58 | l yi Er, = 2 nhale : & 2 Sal) a SE I.a © 3 ; { vu \u20ac ar bles iF, 2 ss \u2018x & £ od \u2019 pes hui Py i fi.\\ Gr oh 4 at x H \u201ci J © EY pas, = he , xy A 7 on Jeu pi an ce À (A a i 4 Ga cr %, 1 2 A © 35 N : A ny FA < EN = kad av Ë CORR _ Jo kd es B AL ANT FRAT LEE py Sag ao ne 7H Ÿ ae HN.anew) Sv AX RA pa LE te ra \"el x SE = Te Yop 5 5 i ¥ a Aga ry 1 el ve «le x Ee ip ER ah = = à EXTRA NAS LOS Hi # se SE + SU fn ~EXTRSA, = Bh ve db Adin radi, à lan mec ae hl i aid \u201c se x 53) Se he : A BI 7 Ay of x A se a Be i \u20ac = 5 En Re XF \u20ac 0 A 4 i Et, pay % \u20ac En : 24 a se PN = hy SAS = Sir a; / Ed 6e % $ or a 2 Dé > Fi x # A fy Ld 1.) of A \u201cex \u201c5 sx Se À SHE) 15 A 4 x A te ; >, i i = es ; a} 2 8 ly! ed 40 = = Era VA ot ak A En à v i i > se i ses, BE.2 AA a GE Us So a Ci » ace _ ic UE a Li 7 es \u2014 exemption d'impôt pour les dix premières années aux nouvelles industries qui s'y établissent.Rien ici qui soit français outre le nom de la ville et le charabia des dépliants touristiques officiels, pire honte encore que ce à quoi nous avaient habitués, dans le passé, nos propres exploitants anglophones.Pas de restaurant qui tienne le coup non plus.En fait, le moindre restaurant est difficile à trouver dans cette ville de fonctionnaires endormie sous la pluie d'un samedi après-midi.C\u2019est en banlieue et dans l\u2019esprit d\u2019un fétichisme tout louisianais envers celui qui les a faits Américains que nous y mangerons dans \u2018 un prétentieux mais bien ordinaire restaurant du Prince Murat, juste en face du Bonaparte Fried Chicken (sic).Acadiana : oo Acadiana, c\u2019est le nom que la présence cajun a réussi à imposer dans les faits à la majorité bien anglo-américaine qui habite et contrôle le sud-ouest de ce bel État.En son centre: Lafayette, «le coeur de la Louisiane», dit la publicité qui prétend à tort qu\u2019on y parle français.En fait, les Cajuns y sont rares et les francophones, étrangers.En vérité, Lafayette est surtout un centre de promotion économique pour cette région qu\u2019habitent un million et demi (45 p.c.de la population régionale) de descendants- directs de déportés Acadiens, dont 600,000 parlent encore français.Plus qu'ailleurs, en ces terres basses, arrachées depuis peu de siècles au golfe du Mexique, le bayou est omniprésent.Avant d\u2019arriver à Breaux Bridge, l\u2019autoroute qui mène à Lafayette est construite sur pilotis sur une distance de 35-kilomè- tres.C\u2019est là qu\u2019il faut s\u2019offrir un repas de crawfish (ou crayfish), notre écrevisse d\u2019eau douce dont regorge le bayou local.Tendre, quoique moins succulent que la crevette, ce crustacé est excellent bouilli, savoureux frit et presque chinois «à l'étouffée» sur un lit de riz.Et puis pas cher.en saison.Ce n\u2019est qu\u2019en 1968, après deux siècles de ténacité sans pareille, que le gouvernement de l\u2019État reconnaissait à la langue française des droits formels quoique théoriques.Cette année-là, James Do- mengeaux fondait le Codofil (Council for the Development of French in Louisiana) en vue de procurer à la génération montante de jeunes Cajuns l\u2019enseignement du français que ni leurs familles au bord de l'assimilation, ni l'école qui ne l\u2018a jamais fait formellement, ni encore moins la télévision, leur plus aliénante fenêtre sur la communication, n'étaient en mesure de leur assurer.Dix ans plus tard, on peut se demander s\u2019il y a eu effectivement progrès.Les ressortissants cajuns peuvent apprendre le français à l\u2019école, une heure par jour, tel qu\u2019enseigné par des Québécois, des Belges ou des Français, c\u2019est-à-dire une toute autre langue parlée que la leur, un apprentissage inutile d\u2019ailleurs puis- qu\u2018une langue qui ne se transmet plus oralement et qui n\u2019est guère utilisée est, à plus ou moins brève échéance, une langue morte.En attendant, l\u2019état de cette langue est pour le moins irrégulier, selon l'usage que celui qui la parle est appelé à en faire quotidiennement.Témoin, cette affiche aperçue en bordure de la route et annonçant de l\u2019écrevisse à l\u2019étouffée: Crawfish A 2 Fay.john Guilbeau, de Guilbeau\u2019s Grocery & Liquor, a Abbeville (prononcer: Abbé- ville) est pour sa part très heureux et très fier de pouvoir parler français lorsque le hasard lui glisse une cliente québécoise.Il veut parler.Il veut échanger.C\u2019est spontanément qu\u2019il raconte.Sa femme et lui ont mis tellement de nes \u2014-nek A \u2018Saint-Martinville, à 60 kilomètres d\u2019Abbeville, Max Greig, commis-voya- geur à la retraite, descendant d'immigrés allemands assimilés par les Cajuns, parle un excellent français qu\u2019il module avec une voix à la Pierre Brasseur et un accent d\u2019une pureté paysanne toute acadienne.Sa femme, ses amis et lui reçoivent dans la cuisine de la «Grande boucherie des Cajuns» les gens a qui ils acceptent d'ouvrir leur porte après un premier » contact à travers la fenêtre-comptoir é perd pas.Le gout degbonnes choses s'hequiert: 1 3 C'est und qdestion de choix.Dans tous i y les dorfaines.Et une fois qu'on l'a =, acquis a x % meilleur.llenestainsiduscotch.à Il suffitide choisir Ballantine\u2019s une-=* fois gouy le savoir.Il a une saveur à.4 lgquelle on revionttoujours.t des bonnes pse perd pas.SOA ayy gy, \u201cloagd og [1 LT) Yn \u2018| 5 ) HB f, AL EE Palos 14s Lnstnd 1 Dounbenrire, Trotlarel mo on ne se satisfait plus que du .| ou leur veau, une institution sociale fournissant motif et lieu de rencontre à des gens de même culture.Occupant I'extrémité de la grande table où il nous a conviés, Max Greig cause.du français, de la francophonie universelle (dont il a rencontré plusieurs représentants), de ses nombreux amis québécois, suite à son voyage ici, du.\u201cpassage chez lui de René Lévesque, en janvier dernier, de ses fils, l\u2019un marin, l\u2019autre ingénieur pétrolier et qui, à Amsterdam ou ailleurs où les a conduits leur compétence, ont tout oublié de la langue dont leur père est peut-être le dernier garant.Déjà d\u2019ailleurs, la mentalité de musée pointe et, à quelques milles au sud de Lafayette, on a mis sur pied un Acadian Village, effort de reconstruction de maisons et de bâtiments anciens, qui sent le passé révolu, la civilisation disparue.Une maison du Québec Soucieux d\u2019intensifier tes relations cul- turellés avec les Acadiens de Louisiane, le gouvernement du Québèc maintient une délégation à Lafayette, depuis novembre 1969.Quatre employés à plein temps, susceptibles d'entretenir des relations avec le Codofil afin de répondre à ses besoins en matière d'enseignants québécois, s'emploient également à publier et à distribuer un bulletin d\u2018information hebdomadaire sous forme de newsletter de nature nettement économique.Les manchettes de l\u2018\u2019édition du 12 mars dernier de ce bulletin faisaient état des faits suivants, parmi d\u2019autres de même nature: l'économie est la première priorité de la législation québécoise en 1979._ Selon une étude américaine, les investissements ont repris au Québec; le président de l\u2019Hydro-Québec est honoré à New York; une banque américaine intensifie ses opérations à Montréal.Le bulletin (on voit sa mission: rassurer les capitalistes américains) comporte une seule nouvelle sur douze qui ne soit pas de nature économique, la dernière, annonçant la mission prochaine en Louisiane de deux archivistes québécois.En fait, voilà le but premier de cette délégation du Québec en Louisiane.Les quelque parlant-français qui résident dans cet Etat ne sont que les prétextes à une percée informative du Québec aux États-Unis.Le voyage du Premier ministre québécois, en Louisiane, en janvier dernier, est passé à peu près totalement \"2 _Maperçu aux yeux de la population ca- temps et d\u2019efforts à monter le petit commerce qui doit leur assurer confort et sécurité qu'ils n\u2019en ont pas eu pour apprendre à leurs \u2018enfants la langue que pourtant leurs ancêtres leur avaient transmise depuis huit générations.Laissés à eux-mêmes et à leur omniprésent téléviseur, ces jeunes, dont le papa est très fier des réussites sociales que constituent leurs succès dans le monde améri- Cain, ne parlent pas le français et sont souvent gênés d'admettre qu\u2019ils le comprennent.John Guilbeau est le premier à le déplorer et se console en en appelant à la nécessité économique.d\u2019où ils vendent, le long de la route, les produits de la cuisine acadienne qu\u2019ils entendent perpétuer.Fricassées d\u2019écrevisses, gumbos, jumbalayas, fèves blanches, crabes, crevettes, aubergines, tomates et poivrons sont à la base de ces petits plats mitonnés et servis dans la plus grande simplicité.C'est en vue de préserver les traditions, les coutumes et la langue de la Louisiane française que Max Greig fonda son établissement, en 1968.L\u2019appellation tient & la tradition locale qui faisait de la boucherie, où, chaque semaine, les familles venaient faire tuer leur cochon jun car l\u2019appui culturel que nous pouvons lui offrir est purement symbolique alors qu\u2019en réalité le développement de l\u2019industrie pétrolière dans cet Etat permet à notre gouvernement des échanges qui nous seraient profitables du point de vue de la technologie et de l'acquisition de compétences en ce secteur qui nous font encore défaut.Pour le Québec, ce que la Louisiane peut encore offrir de mieux c'est son pétrole et tout ce qui va avec.N'empêche que le pays des bayous est bien beau, que les gens qui l\u2019habitent sont en général chaleureux, que sa cuisine est exotique et succulente et qu\u2019une tournée des lieux réserve d\u2019agréables surprisese TUTO VUTULSS (OO Caw - .28- 13 octobre 1979 ue daar pe NOI are men or mee i | ANHIUSD RAOUL DUGUAY 0
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