L'événement, 10 avril 1878, mercredi 10 avril 1878
[" \u2019 lle Année Québec, Mercredi, 10 Avril 1878 No.270 L'ÉVÉNEMENT Prix do l\u2019Abonnement Edition quotidienue, par an.Edition hebdomadaire, par an.Invariablement payable d'uvance On peut aussi s'abonner pour six mois ou pour trois mois, Feuilleton de L'ÉVÉNEMENT CRIME DES FEMMES RAOUL DE NAVERY ( Suite.) Un moment après, et sous les auspices d\u2019Augustine, l\u2019architecte invitait Aurélie pour le quadrille suivant.\u2014Je ne danse pas, monsieur, répondit la jeune fille avec un sourire.Quoi, mademoisel'e, vous pouvez ne pas aimer la danse ?\u2014La vérité que j vais avouer est bin plus grave, mons'eur, je ue sais pas danser.\u2014Au fait, dit Albert, les anges ne dansent pas, ils planent, Et, profitant de l\u2019avantage de sa présentation, il continua la conversation.D'abord 1l parla des merveilles des Haussois, puis de la splendeur de la fête, enlin de la grâce d'Augustine.El passa en revue les fermmes présentes et lança contre Louse une épi gramme qui fit rougir Aurélie.\u2014 Âves-vous entendu citer à Paris lenom de Gustave Thré- baut, mademoiselle ?\u2014 Souvent, monsieur, peintre de grand talent, \u2014Jin train de le perdre, mademoiselle.\u2014Le gaspille-t-il ?\u2014Oui, il le prodigue ct le tue.lit savez-vous qui le pons- se dans une voie fatale, savez- vous qui pressure le génie de cet homme et boit le sang de ses veines ?c\u2019est sa femme ! Gustave est fou de Néra, et pour satis faire aux besoins de sa coquetterie, il travaille, produit, sans cesse, alin de réaliser de l\u2019or ct de le jeter dans les mains de cette femme, plus dévorante que ie tonneau des Danaides.Elle le fait descendre des sublimes hauteurs de l'art à de laches compromis avec ie inétier.Gus'ave » brossé le ris\u2018eau de ce théâtre pour six mille francs! T'andis que dans son ctelier pai sible, il aurait pu créer un œu- c'est un que l'on attend de lui.Souvent Néra enlève de l'atelier des tor: les machevées, des ébauches, sans souci de la réputation dv l'artiste.Dans trois ans, Gustave sera mort à la peine ou il devien- drifou! Ah! mademoiselle, on parle des drames de la cour d\u2019as- Sises, ON parle des crimes répri- Nés, ce sont les crimes Journc-: liers, les Crimes contre In famille et la conseience qu\u2019il faudrait réfréner.Combien aije vu de ces malheureux jeunes gens ruiner une belle intelligence, au profit d'une fanfaisie de leurs temmes! Louise en ce moment, s'approchait de so sœur, et Albert comprit sa trige méprise de tout à l'heure.\u2014Ne vous excusez pas, mon- bleur, dit Aurélie, vous n\u2019êtes coupuble de rien.Ma eœnr aime le monde, ct nous sommes pauvres.Mon beau-frère gagne quatre mille francs; 11 n'est eible que nous ctalions coup d'élégance.Li vôtre est parfaite, moiselle, elle est simple.Albert n\u2019osa prolonger JOURNAL QUOTIDIEN - Chaque insertion stubséquente.EDITEUR PROPRIÉTAIRE : S.MARCOTTE RÉDACTEUR-EN-CHEF : HECTOR FABRE sa M.Courcy à adresser une | entretien, et cependant, tout le ; question aux ouvriers i charmait dans cette jeunc fille.Il lui semblait qu'elle le com- \u2014C'est le pere Mouillavoine \u2014 Vous dites que vous gagniez prendrait et que Dieu avait mis; qui se bâtit une maison.{mille écus par an.° une harmonie jumelle dansleur \u2014Pour I'habiter ?;_ \u2014 En moyenne, quelques fois \u2018ame.Du reste, il ne l\u2019eâût pas.\u2014Faut croire ; cells de Cor- [davantage : il m'arrivait souvent | quittée par convenance que for-| nouillet est si vieille.| de prêter de pitites sommes à pe- cément il en eût étéséparé: une, M.Conrcy devint inquiet.[tir intérèts.et petit à potit.grande gerbe de feu d'\u2019artitice: Il ne voulut pas en demander: \u2014Enfin vous faisiez l\u2019usure, de éclatait dans le ciel et répandait | davantage, mais la construction (maitre Futé.un jour factice dans la cour im- ; de cette pauvre demeure en face| \u2014Dame, monsieur, 1l n\u2019y a que ; mense.| de sa riche fabrique le trouble.ila caisse d'epargne pour payer Ce fut la dernière surprise de\u2018 Ce pressentiment prit les pro- trois pour cent d'intérêt : les par- cettesoirée dont les invités de- portions d'un souci.À partir de'ticuliers comptent différemment: | Valent longtemps se souvenir ce jour le manufacturier surveilla, \u2014Et il ÿ à quinze années en- On se sépara en hâte, car il était | étudia la bâtisse.Il s\u2019étonna de! viron que le village de Cornouil- tort tard, et les plus courageux la grandeur des deux salles du !letest abandonné par mes ou- sesentaient un peu las.Augus- rez-de-chaussée ; du soin avec !e- vriers ?tine rayonnait; rien ne man- ; quel on établissait les caves.Les quait à sa satisfaction ; on l'avait ouvriers bien payés, stimulés par qui équivant pour moi à une per- louée, admirée, elle s'endormit la promesse d'une gratification, te sèche de quarante-cing mille, perte de ma femme.bercée par un concert de louan-'au cas où ils auraient terminé, | pas vrai ?Et comme au boat de ges, et s\u2019éveilla quand Framboi- leur besogne avant la lête du quatorze ans un capital est dou- ! sine tira ses rideaux.\u2018pays, réalisèrent des miracles de \u2018blé\u2026 me juste, monsieur ; quant à la \u2014T'out autant, monsieur : ce, | IX | MAITRE FUTÉ .Une grande route s'étendait depuis le vaste portail des Haus- sois jusqu\u2019au prochain village, ct un chemin vicinal, bien entretenu par les soins de M.Courcy, longeait à droiteet à gauche les bâtiments de la fabrique, abou- tissantà des communes distantes d'une demi lieue ou de trois quarts de lieue environ.Il en résultat que tout proche de la manufacture, se trouvaient les angles de deux terrairs: celui de droite, planté d\u2019arbres déja vigoureux ; celui de gauche, rempli de légumes.[ls appartenaienta un cabaretier du village de Cornouillet, nomwé Mouillavoine.Le bon- bomme qui, pendant de longues années, avait réalisé de gros bénéfices en logeant, nourrissaut et surtout abreuvant les ouvriers de la fabrique, avait vu tout d'un coup son industrie ruinée.En bâtissant ses maisons proprettes, M.Courcy dégoûta les travailleurs des chambres sordides de Mouillavoine ; en établissant une boucherie saine, une laiterie irréprochable, e\" favorisant l'élevage des animaux domestiques.il empécha les travailleurs de der.Or, Mouillavoine, que les gens du village appelaient entre 1x maître Futé, gardait une | grosse rancune contre M.Courcy, vre durable, et répondre à e-! cà guettaient l\u2019occasion de dre une revanche.Cela semblait impossible au premier abord.La lutte du pot de terre contre lo pot de fer n\u2019é tait pas plus insensée, Mourlavoine savait que la patien- pren- ue résiste, et que les dissolvants fondent ls matières les plus dures.Îl'attendait, comme une bête mlfaisante guette une proie.Jamais 1l ne s'était plaint de M.Courcy, Jamais il n'avait paru regretter la prospérité de son cabaret ; il semblait n\u2019avoir d'autre ;souci que son | grains.| Cependant, depuis quelques Jours, 11 parlait à des maçons et de bois de charpente.ll cachait un mystère aux gens de Cor- inouillet.lon effet, un jeur, M.\u2018Courey, debout sur le seuil de la grande porte, vit des scieurs de longs'établirent à quel- près les mesures données par un manger des ragoûts du gargo- | Mais ce est ane force à laquelle rien, \u2018promptitude.! Quand la maison fut élevée, couverte et crépie, on planta un , gros bouquet days le tuyau de la : cheminée, et les marchands de ; meubles arrivèrent à la file, ap- ;portant de longues tables, des \\ bancs, des chaises, un comptoir On ne pouvait supputer le nora- | bre de verres, de pichets, de bou- | iteilles, de cruches, de dumes- \\ jeannes qui s'entassèrent sur Jes | \u2018planches, le dressoir,et la profon-, | deur des fenêtres, préparées en | Après !es'meubles vinrent les! fûts, les barriques, les tonnel.ttes, les paniers de bouteilles comme ia cloche de Cornouillet sonnait la messe matinale, Mouillavoine tidé par Carême, un pauvre enfant boiteux et bossu, trouvé sur Cendies, suspendait au dessus de sa porte un gros bouquet de bran- | ches de gui.| En se rendant à l\u2019office avec sa femme, Courcy aperçut le gui symbolique et sur le seuil de la porte la figure narquoise de | Mouillavoine.| \u2014Ah ! pensa-t-il ; voilà le ter-| | mite qui ruinera les fondations | ; de ma maison.\u201c ll ne parlà pas à Augustine de | | | | son inquiétude, mais, après le dé- ijeuner, il quitta la fabrique et se | dirigea vers le nouveau cabaret Mouillavoine salua avec une exa- dération de servilité.; \u2014Serais-je assez heureux pour | \u2018que M.Courcy, le riche M.,Courcy [ut ma première prati-; que ?demanda-t-11 Que faut-il! vous servir, monsieur 4 \u201c \u2014I faut m'écouter d'abord et | me répondre ensuite.| Dingulière façon du consom- ner, tout dv meme.dif en riant : Mouillavoine.\u2014 Vous étiez jadis instalié à *Cornouillet, et vous gagniez bien votre vie ?\u2014Merrveilleusement et facile- \u2018ment.Mon cabaret me rappor- taitau moins mille écus de profit.Tous les ouvriers venaient | chez moi, et il fallait voir comme {na caisse s'emplissait les jours commerce de, de paye à la fabrique.Malheu- Les pastates, (reusement, vous avez biti vos! maisons, vous avez rendu de la viande, boulangé du pain, dé Les éruptions cansôea par lo frottetaent Le .A .: : or ie.les ni \u2018ère \\ > ing y ;s atretènaif avec des marchands bité du vin, ot mon industrie l'or ie, les pijûres de pucea, de m,aringonine s'est trouve ruinée\u2026 \u2014 Mais cont faunlles ont connu l'aisance.\u2014Cela se peut, monsieur : mais ouvrivre je vous le répète, Votre sollicitade creusant le sol à une grande pro-| pour les ouvriers m'a ruiné, et - _- Ps pos-, fondeur.Dans la journée arrivé ma pauvre femme est morte de LANGELIER & LANGELIER beau- rent des charrettes pleines, Des.chagrin.| \u2014J'aurais pu vous offrir un dé- made-; que distance, coupant le bois d'a- dommagemen \u2026 \u2014Pour la perte de ma clientè- sou \u2018entrepreneur, La curiosité pous-! le, c'eût puut-ètre été d'un hom- | montres de magasin.| une pierre le jour du mercedi des! \u2014Qui vous a donné l'idée d'établir ici un cabaret 2 \u2014C\u2019est bien simple: les ou- Triers ne venant plus à moi, il s'agissait d'aller aux ouvriers, \u2014 Mais ces ouvriers ont oublié le chemin des mauvais iieux.(A Continuer.) TERRE À VENDRE.À vendre dans la paroisse de St.Prime, Lac St Jean, un magnitique lot de très- belle terre de 200 acres, travers?par un cours d'vau F'adresser sur les lieux à JEAN FRADET | Ou à JOS.LACHANCE, Epicier, 14, rue Sous-lu-Fort, B-V.Qucbee, 27 mars 1878, CELEBRE ONGUENT DE GRACE, REMEDE CERTAIN pour les MALALEE.PREPABE PAR Seth W Fowl:s & Fils 86, Avenue Harrison, Boston, Mas: Ly célèho ongteut de Grace est uno préparation vég tale invention en {Teme siècle par Wiliau Gr, chicurgi-n das ! are \u2018du roi Jacçues, 11 sua est servi pour oy irc des milliers du guérisona dont l'imy'ortauc « confondu la rcience des médecias les j-lur cminen\u2018s 4.Vepoquo, ef tons ceux gui i connsizsaient le rogazdaisnt comme Lientaiteur patlie PRIX.+2: cts, 15 boît- Le célèbre vnguent de Grace guési Le plaies, Ise m-mbesa ww los, bor dsrtrez l mat de gor:u, le mai de Wyre, Lov si; Ole, len durillons, iv & igo loa gerçorss Les b ûlures Les abega, La alg, Les entorses, Les b'esanres Leg coupurea, Les plas er vonineales ampoules, Les cors, Les panatia, Les moisur s, Les taier, Les verraes, Les rone:eurs, Les faronc'es Le scorbut.La rogue, Lez tumours, ?iON cancers, Les ul: èrea Tr L 8 pigûres, Le goître, ou d'araigué-s, et toutes les moindier do i: pena et les érupt ons en général.À vendre par tous les plarmaciens et iciers ct tous les tuarchar.ds de campagne ¢ux Etats-Unis ct dans las provinces br turnignes Prig par le mails, 8 cts, Tinillet 1877\u2014!a AVOCATS, MM.Langelier & Langelier ont transporté leur bureau en bas de la Côte de la Base Ville, en face de l'Hôtel Fréchette, dans Ia batisse de I' EXPRESS, 1 mat 1877 Prix des Aunonces Six lignes, première insertion.$0.50 0.124 0.08 0.04 Chaque ligne en sus, prentière ins.Chaque ins.subséquente, p.ligne.\u2026 AVIS SPÉCIAUX.Résultats remarquables.\u2014La douleur ces- 83, les enflures diminuent, la fièvre se cale ms, et l'on revient à la santé en emplcyant cette merveilleuse préparation connue ous le nom d\u2019Haile Electrique de Thomas.Des .milliers do personnes attestent ces résultats.Pourquoi ne pas s'en procurer du suit- une bouteille?Ce remède est peu coûteux et son effet est certain.Une seule bouteills à guéri une bronchite, Avec 60 ; cents valant de ce remède on a guéri une \u2018 toux invétérée.11 guérit le catharre, l'asth- [me et lo croupe Avec 50 cents valant de | ce remède, on a guéri des deuleurs rhumai tiswales dans le dos.Voici quelques ex.\u201ctraits de l:1tres reçues de differents points :et qui devront satisfaire les plus incré- , dates ; | De Thomas Rol inson, Farnham Certre ; \u201cJ'ai êté « filigé Je rhumatisme dopuls dix ans «t j'ai ceray3 sans résultat, plusieurs remédes.C'est l'Huile Electrique du Dr.Thomas qui m'a guéri.Je la recommandy à tout le monde.\u201d Du Er Beaudoin, Hull, P Q : \u2018Je vends l\u2019Huile Electrique de Thomas depuis deux ans ¢t jamais médecine ne m\u2019a donné autant de gatisfretion, Je l\u2019ai employé moi- , même avec leg meilleurs résultats, pour eoizuer une fracture ot une onto ss.\u2019 De A.H Gregg, fibricaut de faucheuses, Truempnsbourg, N.Y.; ¢ Jai eu lo pouce .prig duns une machine, et te me t:ouvant i pag alors chia moi, j'ai dd employer les | promicre remédes que j'ai pu me procurer | mais ie n'ai obtenu aucun résultat.De re- {torr chez mei, jai appliqué I'Huile Elec.trijue qui m'y immédiatement roulagé.: J'emploie un grand nombre d\u2019ouvriers Qui | ont tant de confiance dens votre huile que | Pres jue tous en gardent ch z eux \u201d ' Gare à la contrefaçon.\u2014Demandez l'Huile Éclectrique du Dr, Thomas, Voyez si la sigrature 8, N Thomas est eur l'enve- | loppe, et ei les noms de Northrop & Lyman cont soufflss dans le verre, et n'en | prenez pas d'autre.Vendue chez tous lee pharmaciens, Prix, 26 cents.NORTHEOP i & LYMAN, Toronto, (ntario, propriétaires i pour 1+ Puirsance du Cara ia « Nete=Eclectrique \u2014 choisie et électrisée ' LE SIROP PERUVIEN eit un tonique + de fur, prépars expressément pour fournir { aU sang les 6léments du fer.Sans al:o00l, | §°us aucune firme, ees effets énergiques | ne rout pas suivis d'une réaction corree- { poudante, mals cont permanente, et in- , enlque la vigueur, la fires et une nouvelle ! vie dans chacune dus parties du système, { établissant une conetitation de fer, Il | remrIace merveilleusement le vin ou l'eau- | de-vle, chaque fois qu'on st'mulant est ! demandé, | Vendu ches tous les rharmaciens.| { i SUCCES ETONNANT.It est du devoir de chaque perconne qui dett servi du SIROP ALLEEAND DE | BUSCHEE, d'en faire -\u2018onnaître les mer- vrilleuses qualités à leurs amis, pour la Bnér\u2018son de la consomption, de rhumes, ! croup, asthme, pneumonie, et toutes les maladies de ls gorge et des poumons.Personne ne s\u2019en est servi sans avoir ressenti un coulsgèment immédiat.Trois doses \u2018 sOu'agéra atc in cas, et no2s3 considérons qu'il cat du devoir de chaqus pharmacien de le recommatdur au consomptif mourant, ct do l\u2019encourage: à en esssyer au | mcins une bout-ille.40,000 dousaines do « boutsilies ont été vendues l'au dernier, et | dans chsque cas il a donné catisfaction.j au telle médecine qu le Sirop Allemand | Bu peut ètre trop connze.Parlcz-en à vos : harm: lens.Bouteilles échantillons 10 | Cents.Bontel!lss ordinaires 75 « ants, POELES! POELEN! * POFLES DE CUISINE, POELES DOUBLES, POELES SIMPLES, Pecl-a et Grilles de Salon, à charbon et , À bois.Axesi, une très grande variété de Poèles à Charbon, c'alimettsnt par eux- | mêmes (Self Feeders) dans les goûts les | plus modernes, tels que : L'Argand, Argus, Américoin, Graphic L'Empire Calcium, Défiance, Lo Roi des Fois, Alexandria, \u2018 Shining Light, et, ete, A vendre par DELY, ST.LAURANT & CIE, Eucanteurs et Conrtiere, bloc Benaad, 35, rue St, Panl.Qnéb.c, 18 jauvier 1873.Tuyaux en étain reco iverts en plomb, Lrevetés, Plomb en feuille recouvert en étain, w# l'usage des citernes, Les meill-urs tuyaux pour approvisionner d'oau les résidences privies, et empô- cher l\u2019empoisonnement par le plomb, A vendre par C.& W, WORBTELE, Rue Sb Pierre, UN BUT Annonces Nouvelles.Charcuterie Française\u2014A, Ruhlmann.Election Municipale dans le Quartier Montcalm Grande vente importante=Déry, St, Laurent & Cie.Marchandises Sèches\u2014F.X.Lepage.QUEBEC, MERCREDI, 10 AVRIL 1878.LA LUTTE.Aujourd\u2019hui, la lutte est engagée sur toute la ligne.Nos candidats se sont lancés résolument et fermement ans l\u2019arène, et ils Sont «ds peur come sans reproche.Nous faisons la guerre sans merci aux rings, AUX Coteries des conservateurs.Nous voulons, avec nus amis, que des hommes intelligents ët honnêtes comme MM.Joly, Langelier, Bachand, et autres, puissent être en état, avec le pouvoir, de mettre en vigueur les principes de saine politique, d\u2019administration sage, pour lesquels ils ont terraillé depuis tantôt douze ans dans la Législature.Nous hommes politiques qui veulent rempla- voulons voir arriver des cer un système de taxes de plus en plus écrasant, par un autre système : celui d\u2019une sage économie.La politique de nos amis est bien simple : au lien d\u2019imposer des taxes, ils feront des économies : ils ne doivent rien au C\u2018on- seil législatif, composé en majeure partie d\u2019adversaires, ¢t devenu un rouage inutile, parfaitement inutile : ils peuvent donc l\u2019abolir, ou le laisser mourir «de sa belle mort ; ils ne seront pas conduits par les rings de chemins de fer en chambre : tous les candidats.nos anis, comprennent la position aujour- d\u2019hui et ne demanderont Jeurs comtés qui puisse compromettre rien pour l\u2019état de nos finances.Ce ne sont pas eux ui on cred Pins- titution des magistrats de district, c'est l\u2019ex-gouvernement «dv Boucherville, pour placer sus créature- : il peut donc.sIDOD renvoyer ces agistrats uns leurs foyers, du moins en reduire not blement le nombre ; il n'aura pus be =vin de payer I+ nombre extravagant d'employes surnuméraires à la olde MM.de Boucherville & Cie, véritables sugoirs du budget cela comme Vex-gouvernement quL, puur se cramponner au pouvoir, n\u2019hésitait pus à gorger une foule de favoris, sangsues immondes qui nous prenaient le meilleur de notre sang, au détriment de la chose publique.Le gouvernement Joly a toutes Jus facilités du monde pour mettre sou programme en vigueur et faire honneur à la province, Travaillant en harmoniv avec Je gon vernement féderal, nous avons les plus magnifiques avantages à retirer de crtte bonne entente.\u2018est pour cela qu'aujourd'hui :i n'est pas question d'in vote bleu vu : il n'est pas ten à; UN CAS DE CONSCIENGE.Depuis nombre d'années, les succès \u2018électoraux des conservateurs duns la Province de Québec sont dus à une erreur déplorable.On a faussement et malicieusement représenté le parti libéral ou réformiste camme opposé aux intérêts religieux des catholiques ; et en censéquence, un grand nombre d'\u2019électeurs, surtout parmi la classe illettrée, ont mis de côté leurs sympathies et leurs intéréts politiques, pour maintenir au pouvoir le parti soi-disant conservateur, qui leur était représenté comme le seul disposé à défendre la religion.Grâce aux démarches d'un certain nombre de laïques et de prêtres canadiens, Rome a fait bonne justice de ces assertions mensongères, et à mis, sous le rapport religieux, les deux partis sur un pied d\u2019égalité.Par là, les consciences ont été soulagées et rendues à la li- berte.Mais, croirait on qu\u2019un grand nombre de catholiques ignorent encore, à l'heure qu'il est, ces décisions importantes du Saint Siége ?Coux qui nous ont le plus calomniés, les tiennent soisneuse- ment cachées aux habitants des campagnes.Et cependant, ne sont-ils pas obligés, en conscience, de les porter à la connaissance de ceux qu\u2019ils ont ainsi trompés, à nos dépens?S'ils cussent agi de bonne foi, profondément affligés aujourd'hui (avoir, sans le vouloir, nui à leurs frères ; d'avoir terni, où du moins essaye de ternir la réputation d'hommes très honorables, prêtres et laïques.ne feraient-ils pas tout leur possible pour réparer leur faute?Sans doute, ils ne nous traiteront plus d\u2019impies.de loups, de serpents, d\u2019anté- christe, ete.Rome leur a fermé la bouche.Le Pape les a condamnés au silence.Mais les mauvaises impressions de leurs discours ne sont pas encore effacces de la mémoire des habitants.Hier encore, ils répétaient ces affreuses calomnies contre le parti libéral, sans épargner nos prêtres les plus respectables, dont le seul tort est de ne pas penser comme eux en politique.Ils ne le feront plus.C\u2019est vrai.Mais est-ce que cela suffit?Le calomniateur n\u2019est- il pas tenu de se rétracter, et de réparer le dommage qu\u2019il a causé ?en sommes- nous done réduits à enseigner les premiers clements de la morale chrétienne ?Le calomniateur est tenu de rétraeter toutes les faussetés qu\u2019il a racontées sur le prochain ; il est obligé d\u2019avouer sun wrt dans toute son étendue.Si sa réputation «a souifre, celle du prochain qu'il « indignement flétrie exige impérieusement ce sacrifice.Un voleur ue PARLEMENT FEDERAL.Séance du 5 avril.Le débat est repris sur l\u2019anendoment proposé pour imposer une taxe sur les produits agricoles importés en Canada.M.ORTON dit qu'il approuve la motion proposée par l\u2019hon.député de West Hastings.11 prétend que les banques exigent un taux d\u2019intérêt cleve sur les prêts, parce que la balance du commerce n\u2019est pas en faveur de ce pays.Il parle d\u2019une manière générale des avantages qui résulteront de l'imposition d\u2019une taxe sur les produits Agricoies, M.SMITH (Peel) dit qu\u2019il desire répondre brièvement aux remarques de l\u2019hon.député qui vient de prendre la parole.Parmi les députés qui siégent en cette Chambre il y en à trente environ qui se livrent à l\u2019agriculture, et il est étonnant que pas un seul d\u2019entre eux ait demandé l\u2019imposition de droits sur les produits agricoles.On prétend que les americains peuvent importer du blé récolté en ce pays, le moudre, l'exporter en Canada et veudre la farine au-dessous du prix qu\u2019elle cofite en ce pays.Je ne comprends pas comment la chose peut se faire.Il cite des extraits du rapport des importations et des exportations pour démontrer l\u2019absurdité du projet d'imposer des droits sur les produits agricoles.Les cultivateurs ne sont pas en faveur de ce projet de loi et pourquoi la leur imposer contre leur gré.A plusieurs assemblée publiques tenues dans son comté l\u2019été dernier, il n\u2019a rencontre qu\u2019un seul cultivateur qui se soit pru- nonce en faveur de cette mesure.M.DAVIES cite des statistiques touchant le commerce de l\u2019Ile du Prince Edouard et se prononce en faveur du libre-échange.Les habitants des provinces maritimes sont en faveur du libre échange et considèrent que les taxes sont dejà assez élevées, Il censure l\u2019hon, député de Queen's Cie qui a voté contre la motion de Sir John A.Macdonald l\u2019année dernière et qui a voté pour cette année.Il termine en disant que la politique du gouvernement actuel est une politique sage.M.BURPEE (Sunbury), dit qu\u2019il croit que cette taxe sera avautageuse pour les cultivateurs, bien qu'ils ne la demandent pas.Ce sont les manufactures qui demandent la protection et «qui se servent de la question des intérêts agricoles pour obtenir ce qu\u2019ils désirent.Il parle en faveur de la diminution des droits et dit qu\u2019il espère que le Luif sera encore diminue.doit-il pa- restituer le bien qu\u2019il à usurpé?Or.le calomniateur à privé le pre- chain d\u2019un bien plus précieux mille fois sue tous les trésors : il lui « vole sol honneur: il doit dune le Jui resti-! tuer, et, pour cele, rétracter franchement et positivement tout le mal qu'il à inventé contre lui, Les conservateurs tion / Je ne permets d'attirer l'attention de nos amis lu-dessus.Et, comme il ust a eraindre ue nos anciens calomniateurs seront trop malhonnètes ét trop lâches pour s\u2019exécuter a temps, nous devrons y 1 = ram r=, | pur d'a vents qui + tx a U-R ny 4 ga rpg 1 4 | Cy _ | JEVDLi ONZE ANGEL ct ONZE HS.SCOTT A CIE.! | Yentes du matin \u2019 15, ; i PERS 1 450 RSI AIR No.V0 RUE ST.PiEkre.1 m0 io / | i PL Clery 2 + _ ; cs \u2018 | mb et tonto VILL Co \u2018 2, SAREE I 21
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