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Titre :
L'événement
Éditeur :
  • Québec :[L'événement],1867-1938
Contenu spécifique :
vendredi 21 août 1874
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Journal (Québec, Québec) ,
  • Événement-journal
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L'événement, 1874-08-21, Collections de BAnQ.

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[" te y= di.i pos gD SEE stat \u2014 Ss dé Année dition Quotidionne-Vondrodi,-51 Aoû:-1874 - \u2018PRIX DE L'ABONNEMENT.| * ÉDITION @VOTIDIENNE : NE v.Par an, (payable d'AVANCE) 130220 soc caves cacor case $6.00 \u201c (payable durant l'année) .ÉDITION SEMI-QUOTIDIENNE : Par an, (payable d'avance).\u2026\u2026\u2026.\u2026.0 000.(payable durant l'année).\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.Pour les États-Unis, payable d'avance.Bureaux à Québec : No.1, rue Buade, \u201cà coté du Bureau de Poste.Feuieton de L'ÉVÉNEMENT DU 21 AOUT 1874.LA DEGRINGOLADE Cauree.) La, dans une soupente affreusement malpropre, à l\u2019entrée d'un corridor plus malpropre et plus ant encore, nous trouvimes ine grosse vieille femme qui buvait\u201dde l\u2019eau-de-vie brûlée en cbmpagnie de cinq ou six figurantes en costume.Nous anrions été les derniers des derniers, que Cetta portière ne nous eût pas toisés d\u2019un air plus méprisant, en neus disant : Qu'est-ce.que vous venez chercher par ici ?\u2026 Mon mari lui expliqua poliment qu\u2019il désirait savoir si mademoiselle Flora Misri ne s\u2019appelait pas de son vrai nom Adèle Cochard, mais elle ne le laisga seulement pas achever.\u2014Est-ce que je sais ! interrom- pitelle.Eh bien ! j'aurais de l\u2019ouvrage, s'il me fallait m\u2019informer dp vrai nom de toutes ces da- es: Et là-dessus elle se mit à rire aux éclats, et toutes les autres awesi, comme si elle eût dit la chose la plus comique du monde.\u2014Puisque c'est ainsi, repris-je, imdiquez-nous par où l\u2019on passe pour arriver jusqu'à raademoi- selle Misri.! Mais elfe se mit à rire plus fort emeore, nous demandant d'où nous venions pour nous émaginer qu'on entrait ainsi dans un théâ- trecomme dans un moulin, ajoutant que si nous avions quelque chose à faire savoir à mademoiselle Flora, nons n'avions qu'à er sa sortie ou à lui écrire un mot qui lui serait remis à l\u2019instant.\u2019 Mon mari ayant adopté ce dernier parti, la concierge lui préta un crayon, et il écrivit à la Fée des Eaux un billet, où il lui disait que si elle était Adèle Cochard, elle eût la bonté de regarder tout en haut, A I'amphitéatre des troisièmes, qu\u2019elle y verrait sa sœur Julie.Et là-dessus, nous regagnâmes nos places, Laurent trés en colére de l\u2019insolence de la portière, moi bien peinée., Bientôt la Fée des Eaux parut, et il me sembla que son premier regard avait été jetté de notre côté\u2026 Je ne m'étais pastrompée : neus yeux se rencontrèrent, et, à travers toute cette salle, s'envoyèrent un baiser.\u2014O'eat ma foi elle ! me dit Lau- rout.Tiens, voici qu'elle nous fait un signe.Effectivement, tout en dansant elle nous adressait des saluts de la Main.J'étais toute bouleversée.Après quatre ans, deux sœurs se retrouver tinsi, teut à coup, au théâtre, I'ne dans la salle, l\u2019autre, bril- laute, parée, applaudie, se donnant ent spectacle ! \u2018Co qui n'empêche que je ne céswais de me demander comment nous nous verrions, lorsqu\u2019à un notivel entr\u2019acte une ouvreuse se glitéäjasqu\u2019à nous et demanda à mop mari s\u2019il était bien M.Laurent Cornevin.Mon mari ayant répondu :\u2014 Ÿ Alors, dit l\u2019ouvreuse, c\u2019est bien pour vous cette lettre dont je spis chargée par une de nos dames artistes.Laurent voulait lui donner une tèce de dix sous, mais elle la re- sa, disant : \u2014Excusez, je vous remercie, je suis payée.\"Bt moi, quoi que ce ne ft pas d'chose, je fus touchée de cette atterition de ma sœur.Mais déjà Laurent avait ouvert la lettre.Addle nous y disait qu\u2019elle rou- laif absolument nous voir et nous embrasser.Elle ne le pouvait pas ce soir même, parce qu\u2019elle avait rôpétition après la représentation ; mais elle nous attendait avpp nos enfants, le lendemain, qui était un dimanche, chez elle, rus.de Douai, à onze heures, pour Fr \u201c Jaurent semblait avoir pris som parti de la rencontre.Il ne Wi soufila pas mot de la soirée.llse leva gai comme pinson le lendemain, et c'est en riant qwil:me dit qu'il allait se meitro sur sem trente-et-un et soigner sa-barbe pour faire honneur à la Féedes Eaux.\u201d Déj depuis un moment, Me t ne cessait de jeter à madame lorge des regards éton- n Quelle différence entre le ré.ovc0000 700 cit lumineux et vivant de cette pauvre femme et les extraits du dossier judiciaire qu\u2019avait eus entre les mains M.Barban d\u2019A- vranchel.Elle cependant poursuivait : \u2014Onze heures sonnaient, lorsque nous arrivames rue de Douai avec nos trois enfants, \u2014 nous n'en avions que trois encore à cette époque.Ma sœur demeurait au second étage d'uné belle maison neuve.Une bonne au sourire à la fois insolent et doucereux nous ohvrit, nous recut familicrement, comme des hôtes attendus, et nous fit entrer dans un appartement qui me parut tout ce qu\u2019on peut imaginer de plus riche et de plus magnifique.Ce n\u2019était pas l'avis de Laurent.Lui qui a servi dans de très- grande maisons, chez le comte e Commarin et chez le marquis d\u2019Arlange, il me disait à l\u2019oreille que tout ce qui reluit n\u2019est pas d'or etquetout ce que je voyais n\u2019était que du clinquant.Au bout de cinq minutes a peu près, ma sœur parut vêtue d'un superbe peignoir de dentelles.Mais elle était ravie de nous voir, c\u2019est de tout tou cœur qu\u2019elle se jeta dans mes bras et qu'elle embrassa ensuite mon mari et mes enfants.: \u201c Mes enfants surtout l'étonnaient.\u2014Comment vous en aviez trois, répétait-elle, et moi qui n\u2019en savais rien.Nous n\u2019étions pas chez ma sœur depuis cinq minutes que déja je regrettais notre rencontre.N'ayant conservé de notre jeunesse d'amers ou d'odieux souvenirs, elle s'était mise à se plaindre avec une violence extraordinaire de toute notre famille de nos frère de nossœurs, de notre père, qu'elle n'appelait jamais que le vieil ivrogne, de notre mère surtout, qu'elle haïssait terriblement.Toutes ces récriminations arrivaient bien mal, mon mari n\u2019aimant déjà guère les miens.Je commençais donc à être bien embarrassée, lorsqu'une bonne vint annoncer que le déjeuner était servi.\u2014Ma foi! tant mieux !dit ma sœur, comme cela nous ne parlerons plus de toutes ces vilaines gens.La salle à manger me parut encore plus riche que le salon.Tous les meubles étaient en chêne sculpté, et derrière les vitres de deux immenses buffets, on voyait reluire toutes sortes de verreries et de porcelaines.Adèle, c\u2019est-à-dire Flora, s'était mise en frais, et soit par son bon cœur pour nous faire honneur et plaisir, soit par vanité, pour nous b.ouir, elle nous avait fait servir un repas de prince.La table ployait sous le poids des mets et des bouteilles, et pour manger et boire toutes ces can, à notre couvert, quatre ou cing verres et quantités d\u2019usten- ciles qui m\u2019étaient inconnus.Bien loin d'être contente de ces cérémonies, j'en étais désolée.Je voyais le front de mon mari se rembrunir ct se plisser comme il lui arrivait toutes les fois w'il était irrité et que cependant il se forçait à rester calme.Et pour comble, ma sœur ne cessait de remplir ses verres de vins de toutes les couleurs, tout en répétant: \u2014Buvez-done, beau-frère.Est- ce que vous ne trouvez pas on vin bon?Vous ne buvez pas.Malheureusement il ne buvait que trop, et quoique sachant qu'il portait très bien la boisson et qu\u2019il n\u2019avait pas le vin mauvais, je m'inquiétais de voir ses yeux devenir plus brillants et ses joues plus pâles.\u2014Prends garde, lui disais-je, tu vas te faire mal.Je perdais mes peines.Nous étions à table depuis plus de deux heures, et mon plus jeune enfant avait fini par s\u2019endormir, lorsqu'on apporta je ne sais plus quel mets sous une grosse cioche d'argont.\u2014Comment, encore, s'écria mon mari.Puis examinant ma sur: \u2014Savez-vous, lui dit-il, qu'il faut que vous ayez nne fameuse fortune, pour pouvoir vous per- mettretant de dépense.\u2014J'ai de l'argent, en eflet, ré- pondit-elle négligemment.\u2014On vous paye donc bien cher à votre théâtre ?Elle partit d\u2019un éclat de rire, et dit : \u2014\u2014Très-chère !\u2026 on me donne trente-cing franc par mois.Il est visi que je fournis mes costumes.Vous voyez d'ici le bénéfice ?.\u201c+ LEVENEMEN JOURNAL QUOTIDIEN - Au geste terrible de mon mari, je crus qu\u2019il allait se dresser brusquement en jetant bas la table.Il n\u2019en fat rien, cependant, il 86 contenta de m'écraser d\u2019un regard furieux tandis qu'il disait à ma sœur : \u2014Décidément, mademoiselle Flora je crois que vous êtes une fille adroite.J'aurais battu ma sœur.Je ne me contentais plus de luia dresser dessignes, je la poussais du coude, je lui marchais sur les pieds avec une sorte de rage.Rien n\u2019y faisait.elle, je l'avoue mais non pas du premier jour.En me sauvant de chez ma mère, je croyais que les allouettes, allaient me tomber toutes roties.Belles allouettes, ma foi! L'homme que j'avais suivi était le dernier des bandits, et nous n'étions pas ensemble depuis quinze jours qu\u2019il me rouait de coups.Ah ! si les filles savaient.Mais j'étais bête, et d'ailleurs ce triste gars me faisait une peur affreuse.Quand il avait dépensé tout son argent dans les cafés, c'était à moi de lui en procurer.Comment ?Cen\u2019était pas son affaire ; il lui en fallait, voila tout, sinon.des coups! Dieu! m\u2019a-t-il battue, cet être-là! Vous me direz que je pouvais le planter la.Bon! mais pour où aller ?Je serais encore entre ses griffes, s\u2019il ne lui était arrivé une affaire de coups de couteau qui le fit mettre en prison.Ce fut ma délivrance.Justement, à ce moment, un théâtre demandait de jolies lilles pour figurer, je me présentai, je fus re- cue, et depuis je n\u2019ai pas à me plaindre \u2026 Je me sentais blèmir, en sentant peser sur moi les regards de mon mari.C\u2019eût été ma vie, à inoi, sa femme, qu'on lui eût contée ainsi, qu\u2019il n\u2019eût pas paru exaspéré.\u2014Quand à être adroite, continuait Flora, qui ne s'apercevait de rien, je ne le suis pas.Je sais amener l\u2019argent, mais je ne sais pas le garder.Avec un peu de fermeté, j'aurais des rentes, mais je suis trop bonne, on me dépouille, on me gruge, on m\u2019exploite.Elle se plaignait ainsi, avec une amertume croissante, quand la porte de lusalle 4 manger s\u2019ou- vzit brusquement un homme entra, trés-grand, maigre, avec des moustaches cirées, l'air casseur, le chapeau sur l\u2019oreille et le cigare dans le coin de la bouche.ll ne dit quoi que ce soit à personne, ni salut ni bonjour, ni rien, mais regardant ma sœur d'un air mécontent : \u2014Comment ! pas encore habillée ! fit-il.\u2014Non.\u2014Qu'avez-vous donc fait depuis ce matin ?\u2014Vous le voyez bien, Vicior, nes choses nous avions cha-{ j'ai déjeuné avec mes parents.Non jamais je n\u2019oublierai le regard dont cet individu nous toisa.\u2014Très-joli, dit-il, mais il faut s'habiller.\u2014Plus tard.\u2014Tout de suite la voiture est en bas.\u2014Eh bien ! renvoyez-la.Vous m'ennuyez, à la fin, Victor, avec votre tyrannie.Mais il ne la laissa pas finir.\u2014Qu'est-ce que c\u2019est que ça ?s'écria-t-il.Qu'est-ce que cette fantaisie !\u2026 Et saisissant brutalement ma sœur par le haut de sa robe, il la souleva de sa chaise, et malgré sa résistance et ses cris, la poussa dans la pièce voisine.\u201d Le plusmorne silence régnait dans le salon de madame Delorge.La stupeur, cette honte dont on estsaisi du récit des actions viles, glacait toute réflection sur ses lèvres de Me loberjot et de l'excellent M.Ducoudray.Mais la femme du pauvre employé des écuries de l'Élysée poursuivait, toujours plus vite : \u2014Eorasée de douleur et de honte, c'est vainement que j'aurais essayé de me lever et de me jeter entre ma sœur et cet homme qui l'entraînait.Eveillé parle bruit et par l\u2019éclat des voix, le plus jeune de mes enfants pleurait.Quant à Laurent, il s'était dressé, plus blancs que la nape, les yeux hors de la téte, et je crus qu\u2019il allait s'élancer à la suite de l'homme.C\u2019eût été terrible.Laurent était d'une force herculéenne, je lui ai vu ployer et briser des fers à cheval, et quand le sang lui montait au cerveau avec la colère, il devenait comme fou.( A continuer ) \u2014J'ai eu de la chance, reprit-|p ç .[ Editeur- Propriétaire et Rédacteur en Chef: a = \u2014_\u2014\u2014 po rape ge re ET SES AMENDEMENTS.Dans l'affaire de .ETIENNE MICEHON, de Québec, tMmeuchand de fer, Failli Avis est par le présent donné aux créanciers du eusdit failli qu'il a déposé à mou bureau un a:te dp composition et de dé charge, exécuté par la majorité en nombre de seg créanciers, représentant trois quarts du méhiant de ce qu'ils doivent, sujet à êtee-Mérifié on éviluant telle propostien ; et af flucane opposition au dit acte de com positign et de décharge n'est faite, par (crit, par un ou des créanclers, sous trois fours juridiques après le dernière publication du réseht avis, lequel j« ur sera lé 290 jour da mois d\u2019AOUT 18765 syndic officiel, agial en vertu du dit acte de composition et de décharge, suivant ses termes.OWEN MURPHY, Syndic Officiel.Québec 14 août 1974.MOULURES POUR CADRES, Le toussigué à le plaisir d'offeir au public des MOULURES POUR CADRES de sa propre manufacture, Se moulares sont auesi belles que les moulures im portées des autres pays et 5e vendent meilleur marché.Encouragez l'Industrie Canadienne.==TOTJOURS BN MAINS Un très grand assortiment de GLAORS DE MIROIR et autres articles en sa ligne.A.BÉLANGER, 9, rue ot faubourg St Joan.Québec, 3 août 1874.RAYMOND.Facile à Conduire.Facile à Apprendre.Bien Fait.Bien Fini et Durable.Lock-Stich Serie Machines | SOUVENEZ-VOUS QU'AVEC LA RAYMOND on peut coudre tontes sortes d'effets, qu\u2019ils soient lavés ou non.LA RAYMOND Est disyosé de telle torte, quo les robes de dames ne pouvent être souillées par l\u2019huile de la roue ou par le canot.Seul Agent, HECTOR PAGEAU, Coln des rues 8t.Jean et St.Ursule, Haute Ville.Qu:bec, 14 août 1874.POELE à L'HUILEDE CHARBON Le nonveau Poële à l'huile de charbon est adapté à fiire la cuisine l\u2019eté.Ne donnant aucune odeur au manger.Pas plus de trouble qu\u2019une lampe.Coutant seulement un centin par heme pour le feu, Fait le rôti, le bouilif, los légumes, etc, en môme temps.Les poëles se vendent séparément des vaisseaux qui sont faite pour le poële, de manière que certains ustensiles de culsine déjà en usage peuvent servir.A vendre par F.0 VALLEBAND, No.6, Cote Lamontagne, Et No, 16, rue Notre-Dame, Basse-Ville, Québec, 8 août 1874.À L'Enseigne du Char Funèbr, FE! 4x JF tie 3 Xk Se NR N \u2014 \u2014\u2014\u2014 ee GERMAIN LEPINE, ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES, 49, RUB ST.VALIRA, #T, ROCH.Chars fandbres les plus riches etles ples élégants du Dominfon: Décorations d'église «à d'appastements pour services fanèbres.Cercucils, Crèpes, Ganté et généralement tous les objets nécétsaires aux flnérailtes gardés en stock, et per conséquent pouvant être livrés sens délak, PRIX HOMEREN, Québec, 19 juillet 1874, Acte concernant Faillite de 1869 let le meilleur - HECTOR FABRE IMMENSE VENTE DE MARCHANDISES SEGHES.Abandon du Commerce de Détail pour le Commerce de Gros.$150,000 Cent cinquante mille piastres valant, de Marchandises Sèches offertes au prix coûtant et au dessous.Tout le fonds sera vendu sans réserve.Le Magasin sera fermé VENDREDI et SAMEDI Le 22 et 23 courant pour nous donner le temps de remarquer les Marchandises.LA VENTE COMMENCERA LUNDI MATIN, le 25 du courant, à 9 heures, et le Magasin se fermera tous les soirs à six heures pour donner aux jeunes gens le temps de mettre à l\u2019ordre leurs départements respectifs.La vente se fera pour argent comptaut, et aucunes marchandises ne seront envoyées en approbation.Ayant pris le Magasin en Gros de M.P.Shee à la Basse- Ville, nous préférons vendre ici, notre fonds, à de grands sacrifices, plutôt que de le transporter là.C'est une magnifique occasion offerte au marchand désireux d'occuper le plus beau magasin oste d\u2019affaires de la Haute-Ville.Nous en avons le loyer pour des années avenir et nous sommes prêts à l\u2019abandonner en aucun temps à quiconque le désirera.LEGER & RINFRET, 21, Rue la Fabrique.loug terme, Succursale FIRE INLAND | L'Agent Provincial AND OCAN MARIN NSUBANC.La Comp \u2018zuie d\u2019Assurance de l'Amérique lintnnuigquedu Nord, de T «route.DTABILIS NN 1882.PETER PATE! 8 N, Eur.Gouverneur BE.H BUTHBBRPORD, écr, Député-do * A.BALL, for.Gérant, E.B.U'BRIE S,éor.Enspeoteur d'Incosdive Inspectours de la Marine.Capt.A.DAVIDSON, l'ivision de l'Est.Oapt, B.COURSEEN, Division de l'Ouest.\u2014 La Compagnie ci-dessus depuis si long- tempa établie et gi digne de conflance, continue do transiger les Assurances sur le Feu et sur la Marine, aux termes les plus favorables dans les deux brauches.OWEN MUHPHY, Agent, Bâtisse du Telégraphe, No.36, ue St.Pierre.Québec, 12 août 1P74-\u20145f (MARCHANDISES De GOUT GLOVER, FRY & CIB, Viennez t do reccvo'r par le dernicr Vapeur de la Malle, CINQ CAINSES Contenant les plus gravdes Nouveautés en: Gilots et Ficbus Nolr en Deutolle Rébslle.Giiete et Fichus Blaucs \u201c \u201d Oravates Noires ot Blauches \u201c Dentelles Réell.s dites Maltosse.Valencieane, Du liesse, Honeton, etc.Ueintures en Cuir de fantalvlv pour Dames Nouveautés en Ch les de Laine.Nouvelles nuances on Tweed dit Waterproof.Jupons Blancs brodés et plissés.Parapluies en Svie pour Dames et Messieurs.Département des Messieurs.L'assortiment est renouvelé en fait de Cravates Windsor et autres, Mouchoirs en Suis, Uollsts, Poigneta, Gants, Bas vt Véte- ments de dessous.GLOVER, FRY & Cia.Québec, 6 août 1834 AUX TOURISTES.Les Touristes troaveront le stock le plus complet et le plus assorti de TELESCOPES, LUNETTES DE CAMPAGNE, DE MARINK ET D'OPERA, COMPAS DE POOHY¥S, LUNKETTES DE TOURISTES.\u2014AUBSI\u2014 Jats de Whitby, Effetg de Fantalsle, etc, Chez (i.SLIFERT, Kuropean Bazaar, No.26, rue la Fabrique.P.8,\u2014SEULEMENT UN PRIX.Rffets marqués au complet.Québec, 23 juillet 1874.M ARTHUR TOUSSAINT MARCHAND-EPICIER, : A l'h-nneur d'inform r ls Clob des Chas- sours et le public vu g niral, qu'il vient de recevoir de Belghytre un certain 3 ombre de Fusils de Chassc (système lo Feuchoeux) qu\u2019il pourra vendr- à très bas prix, attendu que ces armes lui vicnneut directement de l\u2019ane des tu: il'enr & manufactures de Liége.M.TOUSSAINT se chargera de faire venir sur command » dus fusils, des Pisio- lets, Revolvers, ou tout sutie arme qu'on pourrait désirer.Québec, 7 j illut 1 74.VENTE A REDUCTION CHEZ AB.FACOT.Grand choix riche et varié en Montres d'Or et d'Argent.Parures Comptètes d'Or.Bracelets et Colliers d\u2019Or.Pendants et Anneaux d'Or.Médaillons et Cachets d\u2019Or.Croix et Clefs d'Or.Chaines et Chatelaines d\u2019Or.Bagues et Anneaux de Mariage.Bijoux en Geai et Plaqués, etc.\u2014AUSSI-\u2014 Boites à Musique, Argenteries, Horloges, Pipes d\u2019Ecume de Mer, Lunettes d'Opéra, Articles de Fantaisie, etc.E.JACOT, Rue de la Couronne, St, Roch.Québec, 11 juillet 1874, RÉSIDENCE D'ÉTÉ.Une Magnifique Résidence d'Eté ronfer- \u2018mant plusieurs appactoments et un large parterre, a créablement située.à St.Thomas de Montmagny.Conditions lidérales, B'adrester à EUGENE BERNATOHEZ, omas, Mon .Ÿ jaillet 1874\u2014jno _ Maison de Pension.Les personnes qui désirent avoir solt UNE BONNE TABLEou UNE CHAMBRE BXORLLENTE trouverent chés MADAMB VOYER tout le confortable nécossaire, au centre de la ville et des affaires, Sadresser 6, RUE GARNEAU.Québec, 10 foin 1874\u2014n0 Six lignes, première insertion \u2026 Chaque issertion suivante \u2026.\u2026.\u2026 \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.Pour chaque ligne au-dessus de six lignes, première ÉNRCTTION .u cévreco cs sohoicabaiétouréseans wr amass manner\u2019 (0.08 Chaque insertion suivante, par 1igne.«.0.0.04 Une remise libérale est accordée pour les annonces à PRIX DES \u2018ANNONCES.\\ YY Ld et sta À Lisl obese cee 0.12) Les annoncesde posdes A Montréal, ches Fanas & Gaavsi avec wrdre de publication.sent irmérées dans le vanére du lendemain.à Montréal : Fabre & Gravel, libraires, 210, rue Notre-Dame.: POUR Las Machine à Coudre Elias Howe De New-York, Aflirm .que les Machines Américaines de ELIAS HOWK sont les meilleures et les seules qui puissent donner satisfaction pariaite.La preuve est que quoique ces nachines soient fabriquées depuis 29 aus sug 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PF\" Un escompte lib ral aux acheteurs en gros Québec, 8 août 1874.LA LAVEUSE DE BUMAELL Bijoux en Or et en Argent, Montres \u20ac; PERFECTIONNRE, PATENTÉE ET MANUFACTURÉE AUX MOULINS DE \u201c BRIDGEWATER COVE, \u201d QUÉBEC, NE RECONNAIT PAS D'EGALE ET NE REDOUTE AUCUNE BIVALE.Qu'on n\u2019oublie pas que nous garantissons qu\u2019en s'en servant avec attention elle lavera dans un espace de temps de moitié m »indre que celui de toutes autres laveuses, quelles que soient leurs prétentions.\u201c BLUE MONDAY \" affaire du passé ! Le pénible labeur d'an jour fait dans une ou deux heures avec peu de fatigue.Plus de 400 Machines maintenant dans 1a Ville d\u2019Ottawa et 100 dans Québec, ne manquez pas d\u2019en faire l'essai.CERTIFICATS.Québec, 31 mars 1873.Mr.M.WALSH.Cher monsieur\u2014J'ai essayé Ja \u2018\u2019 Laveuse Patentée de Bannell, \u201d que vous aves ma- sufacturée, et j'apprends des femmes em-i -ployées à la Buanderie qu\u2019elle donne en-\u2026 tière satisfaction à tous les besoins, de la manière la plus effective, et que c\u2019est une invention qui épargne beaucoup de rude travail, La machine est tous les jours employée dans mon établissement.WILLIS RUSSELL.New-Liver; ool, 21 mars 1874.Mr.WALSH.Les Laveuses que vous aves vondues, au \u201caf satisfaction.De fait, elles font l\u2019ou aussi parfaitement que pourrait le faite n'importe quelle femme, et dans infiniment moins de temps.Elles épargnent temps ot argent et se paieront bientôt d'elles-mêmes.P, SAX, Praz, En vente chez S.J.Shaw, rue St.Jean, Haute-Ville, et Wm.Tate, rue St.Plerre.MAURICE WALSH, Moutin Bridgewater Cove.Québec \u201833 juin 1674\u20142fs T.E.GREFFARD IMPORTATEUR DE Marchandises Sèches Rue de la Couronne, (Coin des rues de la Couronne et Notre-Daste des Anges), : A l'honneur de prévenir le public qu\u2019il vient d'ouvrir un magasin de nouveautés.Les marchandises qui sont en vente ne laissent rien à désirer sur le goût, qualité et prix, il es per le ponotualité qu\u2019il | mettra à servir ceux qui voudrent l'honorer dune visite, meriter une part du patronsgé ' publie, CC N.B\u2014Un tailleur expérimenté-eut Te t clalement attaché à l'établiscoment, ef mossiours qui voudront bless ntus evn leur seront dervis avet touts In aa tisfaction désirable.Œ T.E.GREFFARD, Rue de le Couronne, Québec, Ÿ août 1874\u20141a ' Couvent de oette paroisse, donnent plelme ~ atom rr | - L'iVENÉMENT.| | = QUEB VENDREDI, 21 AOUT 1874.Le Devoir du Lieutenant-Gouverneur Sous ce titre, le Biem Public écrit l\u2019article suivant qui règle pariaitement la question, si Ja loi à quelque valeur aux yeux de ceux qui en cette circonstance sont appelés à la mettre à exécution : \u201cOu voit dans les auteurs qui ont éarit sur la constitution anglaise et les usages parlementaires, qu'un premier ministre démissionnaire ne peut aviser la couronne sur le choix de son successeur, à moins moins d'être requis de le faire.\u201cTadd, vol.II, page 222, dit que dans ce cas le ministre se trouve dépouillé par sa retraite ou sa démission du droit constitutionnel de donner avis à la couronne.Maintenant s\u2019il est vrai que le souverain ov son représentant doit renvoyer ses ministres, lorsqu'ils ont commis quelque faute grave qui leur enlève la con- fience publique, à plus forte raison il ne peut demander l'avis du premier ministre qui se retire sous le poids d\u2019une acou sation comme celle qui pèse sur le gouvernement local.\u201cIl est donc certain que l\u2019hon.M.Ouimet se trouve dans des circonstances où il ne peut pas plus offrir son avis au lieutenant-gouverneur, que celui-ci peut le lui demander.* Quand à l'obligation qui incombe au lieutenant-gouverneur d'appeler le chef de l'opposition, elle est clairement établie par les usages parlementaires.* Todd, Livre 1, Page 224, dit : * Lors \u201c de la résigaation ou du renvoi d\u2019un \u2018\u2018 ministère, il est d'ussge que le souve- \u2018\u2018 rain s'adresse au chef reconnu de l'op- \u201c* position.\u201c\u201c Or, s'il est un cas où le souverain ou son représentant est obligé de se conformer À cet usage, c'est bien lorsque les ministres se retirent devant la réprobation soulevée par un de leurs actes, et reconnaissent par leur retraite qu'ils ont perdu la confiance publique.Le parti dont ils étaient les chefs se trouve atteint tout entier, et chercher à mainte- Dir ce parti au pouvoir en s'adressant à des hommes secondaires, serait considéré avec raison comme un défi porté à l'opinion publique.\u201cQuand on songe maintenant que déjà par deux fois, le gouvernement local a eu recours aux remaniements et au replâtrage pour échapper à la condamnation de ses actes, on se demande jusques à quand il sera permis au parti conservateur de &e jouer ainsi de l'opinion publique.\u201cIl ne faut pas oublier que l'existence des partis politiques a toujours été considérée comme un élément utile, nécessaire même au fonotionnement des institutions constitutionnelles.Or, priver un parti par des intrigues d'arriver au pouvoir peut être, dans certaines circone- tances, une injustice grave, un acte contraire à l\u2019intérêt du pays et à la bonne administration des affaires publipues.'\u2019 ee Informations.\u2014Le Globe publie une dépéche de Londres disant que M.Walkem a eu une entrevue avec Lord Carnarvon au ministère des Colonies, sur la question des difficultés qui ont surgi entre la Colombie Anglaise et la Puissance du Canada au sujet du Pacifique.On dit que le ministère des Colonies est d\u2019avis de renvoyer toute la questinu devant le gouvernement Canadien, en l'intégrité duquel il a toute confiance.M.Walkem doit avoir une autra entrevue avec le secré taire des Colonies.\u2014Les débentures porpétuelles à 5 pour cent du Grand-Tronc s\u2019élevant à £800,000 et émises en vertu du dernier acte du Parlement, ont presque toutes été souscrites.Le prix d'émission est de 90.\u2014Le Globe a intenté une action en dommage de $10,000, contre l\u2019Union de Brant.Le même journal a notifié le Citizen d'Ottawa qu\u2019une poursuite était intentée contre lui, su montant de $10,000, pour avoir reproduit un article du National qui incriminait le sénateur Browa.Le Citisen défie M.Brown et se déclare prêt à le rencontrer devant les cours de justice.\u2014Rien n\u2019a encore été décidé touchant l'octroi des contrats pour le télégraphe du Pacifique, quoiqu'un organe du gouvernement ait annoncé que M.Barnard avait obtenu la section.de la Colombie Anglaise.\u2014Nous apprenons avec regret que Mgr.Horan, de Kington, esi atteins de pars.lysie ot que son état inspire beaucoup d'inquiétude A ceux qui l\u2019entourent.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 1i¢vue des Journaux.Sous le titre de \u2018\u2018 Un jage en vacances\u2019 on lit ce qui suit dans le Bien Public : \u201cIl paraît que l'auteur de la correspondance qui & paru dans le Courrier du Canada au sujet de l'assemblée de Kamourseka est M.le juge Routhier ni plus ni moine.Cels paraît étrange, mais cé n'est pes plus indéliont pour un juge de\u2019 eommettre un pareil écart que d\u2019écrire dans les journaux pour essayer de démontrer qu'il & eu raison de dire blano et noir dans le même jugement.\u201c L'ancien gouvernement ayant nommé M.Routbier juge pour le récompenser de s'être présenté contre M.Pelletier, suivant la promesse qu'on lui avait faite avtnt l'élection, M.Routhier tient à prouver reconnaissance à M.Langevin, d'autant plue qu\u2019on croit qu\u2019il a eu une petite pars: dems les $32,000 dennés par Sir Hogh Allan à M.Langevin pour venir en aide aux bons amis comme M, Routhier.Le Journal des Trois-Rivières continue \u2026_\u2026 \" T@e décsacquer Tos Tldieant conserfs leurs.Voici ce qu'il disait dans son dernier numéro : \u201c N'at-on vu depuis quelques années les hommes les plus en lumières par leurs talents tour à tour monter au pouvoir et en descendre pour avoir commis des scandales semblables à celui des Tanne ries, * Comment est composé aujourd'hui le parti liberal conservateur qui a tenu nombre d'années les destinées du pays de sa main ?N'y voyons-nous pas nom- nombre de rationalistes, de libéraux, de libres-penseurs, en un mot des gens qui L'ont eu d'attachement pour le parti que parce que ca parti était au pouvoir ?Ce n'est pas la communauté d'idées et la foi dans le même principe qui a réuni la plupart d'entreux sous une même bannière, c'est In communauté d'intéréte matériels, Le Bien Public fait les commentaires suivants sur la nouvelle publiée l'autre jour dans le Budget : * Le Saturday Budget, de Quétes annonce qu\u2019il cet Question db diverses mo- diflastions dans.le département.de ls marine et spécialement de la, mise à la retraite de M.W.Smith, le député ministre.Il sjoute-\u2018fqu\u2019une chance sera offerte de lui donner ( un suocesseur qui fera que ça sera un plaisir et non point une maiheureuse nécessité d'avoir affaire à ce département.\u201d Nous croyons que ces paroles rendent exactement le sentiment public à l'égard du député ministre de la marine dans le district de Québec, et qu\u2019on y verrait avec grand plaisir la retraite de ce monsieur.Nous avons eu connaissance de quelques-unes de ces transactions qui l\u2019ont rendu à bon droit trésimpopu- laire.Le journaux commente en ce moment le rapport du comité du Nord-Ouest qui vient d\u2019être publié.Tous sont unanimes à reconnaître que l'amnislie a été promise par l'ancien cahinet conservateur et siguale en termes indignés la misérable duplicité de Sir Johu et de ses collègues.L'Enquirer, de Philadelphie, parlant de l'abrcgation de l'ancien traité de réciprocité, dit : \u2019 \u2018Depuis lors, les canadiens ont espéré le renouveler.Ils ont fait sous le traité beaucoup plus que nous, et ils ont eu le temps de voir ce qu\u2019ils avaient perdu.A une réunion récente des hommes marquants de la Puissance, quelques opinions un peu risquées ont été émises par uuelques-uns des orateurs.L'un°d'euz a dit que c'était le désir des américains de renouveler le traité de réciprocité et que, comme le traité avait été abrogé par eux, ila devaient (les américains) prendre l'initiative des négociations.Ces éminents américains des Etats-Unis n'ont pas encore réussi À arriver à l'heureux résultat désiré par les américains du Canada.Le réciprocité n\u2019a pas été un arrangement si profitable aux Etats- Unis pour que nous nous empressions de reprendre les négociations que l'ont déjà une fois établie.Si nous avons la réciprocité, nous ne la voulons pas de façon à ce que tous les avantages soient d\u2019un côté, c\u2019est-à-dire de l\u2019autre côté de la frontière.Et si on fait un traité de ce genre avec le Canada, il devra nécessai- tement différer totalement de celui qui est en ce moment devant ls Sénat des Etats-Unis.\u201d \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014e Au Camp.Dimanche, 16 août.Ce matin à 10 heures, messe au camp par l'aumônier.Sermon de circonstance, sur PAscomption de la Vierge-Marie.Le camp tire à sa fin.Encore g'ielques heures et tout sera fini, il aera levé.Les échos de lu vallée ne rediront plus le son du clairon, les détonations de la carabine et du canon, les mots de commandement du vaillant colonel, répétés par les subalternes, et les joyeuses fap.fares de la musique du 9e.Déjà depuis matin, chacun prépare sa malle, ficelle ses bagages ; la tente est déserte, l'ameublement attend à la porte qu\u2019une voiture le transporte au quai St.Danis.Plus heureuz que maint officier, que maint soldat, le bagage s'en va en voiture, Ily adeces circonstances où harassé, accablé par un calorique étouffant, on désirerait faire partie de !a nature inerte pour se soustraire à une corvée pénible, à une marche forcée ; on conaen- tirait à devenir attelage, timon de voiture, aviron, pour ne pas sentir les ennuis et les fatigues d'une locomotion prolongée.Quelques tentes ont déjà replié leurs ailes et sont rangées dans la oatégorie des colis ; bientôt toutes les autres seront & terre subissant le?mêmes manipulations entre les mains des solddts.Au milieu de tout ce tohu- bohu circule le quartier-maître qui tient, naturellement, à rentrer en possession des effets qu'il à livrés au bataillon au nom du gouvernement ; il paraît que comme à César, il faut rendre rigoureusement au gouvernement ce qui Jui appartient.Dans le cas actuel, le quartier-maître A.Benoit, va rendre à César plus que César ne lui a prêté.Le gouvernement donne des couvertures de laine aux officiers et aux soldats ; il en à remie 320 au bataillon entier et, chose miraculeuse le quar- { tier-maître va lui en rendre près de 350.Ce n'est pas [a multiplication des pains, mais c\u2019est quelque chose dans le même genre.Cependant ce qu\u2019il y à de plus pro digieux, c\u2019est qu\u2019on n'ait pas remis le nombre juste de couvertures de laine au gouvernement, à savoir 320, et qu'on n'ait pas gerdé la balance.pour les pauvres.C'est là un indice certain que le lot n'est pas tombé dans un camp conservateur.C\u2019est là un acte tout à fait honnête, ot But 6 qu'à y'a de plus antisllanite.\u2018Honneur donc aux gens probes | Il y à bien des choses à dire sur le camp.Ma plume n'est pas assez exercée pour entrer dans tous les détalle et les rendre intéressants, Il y a mille incidents qui méri- Lenit d'éire consignés dans une chroniqée à la Buies.Ainsi par exemple cet officier qui un jour, se trouvait au bain, et faillit pauser au fou, pas préciségnent Muk, mais ces vêtements.Une plga était coupable de estte tentative d'incendist, Sins l'arrivée opportuae d'un eompagnon de bain qui sacrifis us des habite pour sauver les autres, le maïheureux officier aurait été obligé de s'en refourner où camp n'ayant pour tout vêtement que la os lotte des cieux.Et cet autre qui n'est pas moins épique.La gargotte des soldsis se fait par quelques-uns d'entre eux, de vieux bonshommes dont toutes les connaissances dans l'art militaire se limitent à savoir faire la soupe du camp, des espèces d'Æ- sopes plus ou moins, moins la bosse ; ce sont les éclopés de la milice à qui l\u2019on confie la besogne.Il serait bien difficile de jurer que la cuisine est propre, et que de temps à autre l'appendice nasal n'y laisse pas quelque chose de ses produite.Qui aurait dit que dans la peau de oes vatels du camp, il y avait des fripons ?Eh bien ! triste dictu, c'est le cas, Ces bons vieux, chaque matin, braconnaient ç) et là une pincée de thé, de café, de ris, de sucre, et le soir à la veillée troquaient le magot contre du tabac ou quelques sous dans le voisinage.Un se plag nait de temps en temps de a rareté du barley dans la soupe, du sucre dans le thé, On mit les détectives en campagne.À la deuxième ronde, le sergept-ma- jor et le sergent quartier-maître dé couvraient et pinçaient les fripons en flagrant délit.A dix heures s.m.ils comparaissaient devant un cour martiale ; le soir on montait un charivari à la porte de leur tente.Et le lendemsin matin le bataillon revenait de la parade à midi en marchant sur lair d'une chanson composée depuis Ju veille en l'honneur des cuisiniers et\u2018de leurs méfaits.On ne peut pas s'attendre à une poësie bien relevée, la rime n'en est pas précisément très riche, mais enfin elle à du caractère et rappelle les vieilles chinsons françaises qui ont dû être improvisées comme celle-ci : OHANSON DES CUI
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