Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le droit
Éditeur :
  • Ottawa :[Le droit],1913-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le droit, 1978-10-07, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" = @- octobre 1978 Vol 20 No 40 Ww an _ mt Bah et At gg et É, CL ps uw poms y bi HI xs GILLES pes OS A z PE va codes he, EA Ny Ke, Resi oe 3 grey ob , a ; 3) ; = ét SE ä, \u2014e [ow #- > rp f Kim Sv à\" pures % Ta gere # 4 ae Wit AS Le 45° Por % i: ny, Le A» , Ee 2 7 vf A rf % uk 785 4 + 2 Vu B® sill = su & i.# He i SE * J pede k\\ fr ik rer mére EEE 7 É Le ds Bl PR ; er pare # # + * WH 3 in [8 ei a\u201d # | & Ly we i wg =H ; Re 5 a, GE #, 4 4 EL * / + ï a, Wo br: à, a 3, ee bam Un axiome veut que chaque homme aime à être apprécié à son juste poids.Encore con- viendrait-il de savoir quel peut être ce «juste poids», si l'on entend cette expression au sens physique aussi bien qu\u2019au sens moral.Selon notre sondage, il n\u2019est guère que 51 p.c.de citadins Le Sondage de là semaine a été réalisé pour Weekend Magazine et Perspectives par les Laboratoires Data, conseillers en recherche, de Montréal, sous la supervision de TR.Bird.On a effectué à cette fin 1067 entrevues téléphoniques dans 32 des principaux centres urbains du Canada.©Weekend Magazine, 1978.ETES-VOUS TROP GRAS?SONDAGE DE LA SEMAINE canadiens qui se disent satisfaits de leur poids actuel.41 p.c.se jugent trop gras de plus de 21 livres.Par contre, 7 p.c.s'estiment trop maigres, de 16 livres en moyenne.On a demandé aux obèses s'ils faisaient quelque effort pour supprimer ou du moins réduire leur embonpoint.Plus de 34 p.c.déclarent se soumettre à un régime alimentaire.40 p.c.admettent ne rien faire en ce sens; mais, assez curieusement, 18 p.c.des gens qui sont satisfaits de leur poids suivent quand méme une diéte.Quel type de régime amui- grissant suit-on?Les réponses ont produit le tableau suivant: je ne mange que certains aliments 10p.c.je m\u2018abstiens de certains aliments .39p.c.je réduis la quantité des aliments .:.3Bp.c.je recours à d\u2019autres moyens.\u2026.4p.c.n\u2019ont pas donné de réponse .9p.c.Un bon moyen de mesurer la tendance à l\u2019obésité est de compter le nombre de repas par semaine où l\u2019on se permet un dessert sucré.74 p.c.des Canadiens s\u2019en accordent au minimum un par semaine; mais, chez ceux qui le font, la moyenne est de cinq repas.Les obèses disent en consommer un petit peu moins que cette moyenne tandis que, chose curieuse, les gens trop maigres absorbent 6,5 desserts hebdomadairement, soit plus que la moyenne, ce qui ne leur profite quand même pas.Ceux qui s'obligent à un régime consomment moins de 4 desserts, les autres, 5,5.Les interviewés trouvent-ils attirants ou pas les obèses du sexe opposé?Ils déplaisent à 70,5 p.c.des citadins canadiens, et même de façon marquée à 29,5 p.c.d'entre eux.Par contre, 15,5 p.c.des gens trouvent plutôt agréables les rondeurs de leur partenaire de l\u2018autre sexe.Ces pourcentages ne varient guère quand on les décompose pour tenir compte de la propre obésité ou maigreur de l\u2019interviewé.«A votre avis, la société fait-elle preuve de discrimination à l'endroit des obèses?» Oui, répondent 63 p.c.des gens, et même de discrimination bien marquée, disent 19 p.c., tandis que la réponse est.non chez 34 p.c.Plus de femmes que d'hommes (46,5 contre 36 p.c.) avouent un poids trop élevé par rapport à leur taille; mais cet excédent n\u2019est que de 15 livres en moyenne chez le sexe faible, comparativement à 29 livres chez l\u2019homme.Hl vy a toutefois plus de femmes (43 p.c.contre 26 p.c.) à suivre un régime.Le pourcentage d'obèses tend à croître avec l'âge, de 28 p.c.chez les citadins de 18 à 24 ans à 52,5 p.c.chez les gens de 45 à 54 ans, pour retomber à 41 p.c.chez ceux de 55 ans et plus.Toutefois, c\u2019est la catégorie de 35 à 44 ans qui se plaint du plus haut taux d\u2019obésité: un excès de 41 livres, tandis qu'il oscille ailleurs de 12 à 18 livres.C\u2019est cette même catégorie qui, lorsqu'elle se plie à un régime, choisit plus que les autres de le faire en ne consommant que certains mets.Les citadins les plus âgés sont plus portés que les autres à le faire en évitant certains aliments, que leur déconseille une plus longue expérience.Mais ce sont surtout les personnes de 25 à 34 ans qui recourent au jeûne partiel (50,5 p.c.d\u2019entre elles contre 26 p.c.des vieillards) car à cet âge on est plus préoccupé de son apparence.L'attraction pour le partenaire obèse croît légèrement après 35 ans, la répulsion marquée diminue vers le même temps, ainsi que l'impression de discrimination.L'excès de poids est nettement plus marqué chez les gens au revenu supérieur.à $25 000, soit 47 livres, tandis qu'il ne dépasse pas 20 livres dans les autres catégories; mais c\u2019est le groupe de citadins aux gains de $20 000 à $25 000 qui se plaint le plus d'être trop maigre: de 29 livres, tandis que la maigreur varie de 9 à 17 livres dans les autres groupes.Les plus riches recourent proportionnellement deux fois plüs au jeûne que les citadins gagnant de $5 000 à $10 000(47 p.c.des premiers contre 22 p.c.des seconds).Ce sont ceux dont les gains vont de $20 000 à $25 000 qui se plaignent le plus (55 p.c.) de discrimination contre les obèses, et ceux aux revenus de $10 000 à $15 000 qui s\u2019en plaignent le moins (33 p.c.).Les sociologues ont longtemps cru que les pauvres sont plus souvent obèses parce qu\u2019ils doivent, vu leur prix, remplacer une partie des protéines ou viandes par des sucres et des féculents.Notre sondage montre qu'il n\u2019en est rien puisque l\u2019obésité règne dans toutes les couches sociales et qu\u2019on y consomme autant de desserts sucrés de l\u2019une à l\u2019autre.C'est dans les Maritimes que l\u2019on se plaint le plus de l\u2019obésité (50 p.c.des gens) et c\u2019est au Québec et dans les Prairies qu\u2019on s\u2019en préoccupe le moins (37 et 35 p.c.respectivement), mais c\u2019est au Québec qu\u2019elle est la plus forte: 39 livres contre 14 à 17 livres ailleurs.Les gens des provinces Maritimes font le plus d'efforts pour diminuer leur poids et ceux de Colombie britannique le moins (46,5 contre 21 p.c.).Toutefois, les Colombiens distancent tout le-monde par leur obstination a ne consommer que certains aliments: 26 p.c.contre un minimum de 4 p.c.dans les Prairies.C'est dans cette dernière région qu'on se plaint le moins de discrimination envers les obèses mais c\u2019est également là qu\u2019on manifeste le plus de répulsion contre l'obèse de sexe opposé! Le Québec détient le championnat des desserts (7 par semaine), et surtout à cause de l'élément francophone: 8,5 contre 4 pour l\u2019élément anglophone.L'excès de poids est en moyenne de 50 livres chez le francophone, de 15 chez l\u2019anglophone.Allons, messieurs dames, un peu de retenue! La semaine prochaine: la psychiatrie.2 - 7 octobre 1978 Yr a: Qu'est-ce que c\u2019est qu\u2019un Grand = \u2026 automobile?COMPETITION SPORTIVE, FÊTE POPULAIRE ET FOIRE COMMERCIALE PAR GUY ROBILLARD «Nous voulons faire du Grand Prix du Canada un second Monaco et la course la plus prestigieuse hors de l\u2019Europe.Nous ambitionnons de susciter ici un événement international couru et recherché.» L'homme qui s'exprime ainsi est Maurice Brisebois, vice-président et directeur général du Grand Prix du Canada Inc, filiale à part entière de la brasserie Labatt Limitée, chargée d\u2019organiser le Grand Prix du Canada qui se déroule pour la première fois cette fin de semaine dans l'ile Notre-Dame.Déjà, pour cette année, Brisebois ambitionne d'attirer quelque 125 000 spectateurs en trois jours, ce qui constituerait, et de très loin, un record d'assistance payante pour un événement sportif au pays.Le Grand Prix du Canada s'avère déjà un très gros morceau: Labatt y aura investi plus de 3 millions de dollars, soit 1 million de plus que prévu, uniquement pour cette première course d'une série de cing, garanties par contrat, avec option de renouvellement pour cinq autres années.Des campagnes de publicité ont été faites partout au Canada, aux États-Unis et en Europe, où les organisateurs sont déjà parvenus à redorer le blason du Grand Prix du Canada, fortement terni par de mauvaises expériences à Mosport, en Ontario, 7 octobre 1978 - 3 expériences qui ont conduit le commanditaire à rompre son contrat avec les anciens promoteurs de l'événement, qui ont d\u2019ailleurs traîné l'affaire devant les tribunaux.Rares sont les Québécois familiers avec le monde des Grands Prix de formule 1, qui constituent pourtant avec le football (soccer) la plus grande des attractions sportives internationales.On estime à 600 millions de téléspectateurs l\u2019auditoire d\u2019un Grand Prix télévisé en direct ou en différé à travers le monde.Cette année, 16 Grands Prix constituent le championnat du monde des conducteurs automobiles qui se termine justement à Montréal après s'être transporté sur quatre continents, soit dans les deux Amériques, en Afrique (du Sud) et évidemment en Europe.Le petit monde de la formule 1 _ Un peu comme la coupe du monde de ski alpin, le circuit des Grands Prix combine un championnat mondial de l\u2019élite de cette spécialité et les éléments d'un vaste cirque en perpétuelle tournée mondiale.Chacune des courses, disputées généralement a deux semaines d\u2019intervalle, entraîne le déplacement d\u2019une trentaine de pilotes, mais aussi de plusieurs centaines de mécaniciens, journalistes, officiels et commanditaires.C\u2019est le petit monde de la formule 1, habitué à cohabiter quelque huit mois par année.Un Grand Prix de formule 1, c\u2019est au moins autant une entreprise commerciale qu'une compétition sportive.La publicité est partout, comme pour la coupe du monde de ski, sauf que, cette fois, on ne tente pas de convaincre personne qu\u2019on fait du sport amateur.Dans leurs combinaisons, les pilotes ressemblent plutôt à des panneaux- réclames ou encore à des hommes- sandwichs.On évalue à $200 000 et plus les revenus que rapportent à Gilles Villeneuve, pourtant une recrue, les collants qu\u2019il porte sur sa combinaison et sur son casque.Ceux qu'on retrouve sur les voitures profilent aux propriétaires de celles-ci.On nous affirme, par exemple, qu\u2019il en coûtait $450 000 à Parmalat, compagnie laitière italienne, pour avoir son collant sur l\u2019uniforme de Niki Lauda! Dans le cas de Villeneuve, les nombreux collants qu\u2019il porte peuvent lui rapporter jusqu\u2019à $30 000 chacun, selon leur grosseur, car tout est mesuré au centimètre! Sur chaque circuit, des kiosques sont installés où les fans peuvent se procurer des tee-shirts ou des gilets à l'effigie de leur idole ou de leur écurie préférée.Même les compagnies de pneus et les commanditaires ont maintenant leurs propres produits qui trouvent preneurs.A certains endroits, on installe même des manèges de parc d\u2019amusement et, toujours, l'atmosphère est à la foire.Ceci dit sans malice, l\u2019amateur de course automobile est généralement un consommateur de rêve pour les commerçants et il s'avère souvent un superbe «quétaine», puisqu'il faut bien employer le mot.Aussi n\u2019est-il pas rare de le voir se balader lui aussi tel un panneau publicitaire, sauf que, dans son cas, c\u2019est lui qui paye pour faire la publicité de ses marques préférées! Casquettes, gilets, tee-shirts-réclames, ainsi que des collants sur sa voiture, jusqu\u2019à nuire à la visibilité parfois, constituent l'apanage de ce type de\u201d mordus dans tous les pays du monde.Compétition sportive et foire commerciale, un Grand Prix de formule 1 constitue également une immense fête - populaire.La clientèle type est jeune, plutôt financièrement à l'aise et a le coeur à la fête.À cet effet, Montréal, tout comme Monaco, fera un peu exception à la règle car il n\u2019y aura pas de camping à l\u2019intérieur des limites du circuit, ce.qui suscite toujours l\u2019occasion de réjouissances mémorables.et pas toujours du meilleur goût.À Wat- Suite page 6 e eT wn ¥ kei To £ .ry > ¥ \u2026 sé su fa A A x \u20ac.WH 28 4 À af à wu es ss * x, p a a x * FE oF *, % 2 a 2 Hv + : 3 SR, 2 7 om * 42 ~ oe \u201cig > > FE) 6,505 66 sf TA n.d \u201814 L » 7 Fa ¢ ; = + a A > a * x Sh 2 x i ace > 2 14 > és 72 oF gy a ja 5 % Ne BY TE wl cer a 4 Ey 3 = a a | cet, af # +4 Pj sy er #4 2 ES : pi TER | 2 Re | ay: RE at 4 FuLTi % Vv ~/ ~\\ + 4 ne # rE k 3 Payer\u2019 $ sa LABS LE I \u2019 2 9 rt rt my ce : 4 Ë iz hpi: 1 .DO Xe in, cs on?Lp , hot Lad at Yi ak Fous 20 Cran * a AS jte = RS oi + Ply - $1 E se a 14 2 id ih we gx} Le # yy 3) A \u2026 > Fe H So a, 2 : A é- =.x ELA Ve .Gas 72 ) = wd rd \u20ac si SE ~~.rs 22 ni | Playe et, &+- FILTRE 4 4 + a.ER a =+ CE AS 4 .LJ Qu EN # Ça > EL \u201c3 se, By 7 4 f \u2018 a Ve ff, As #; A x 4 mi #3 gi die 4 Fr x.Re) EN a +p A 5 Ke WwW PX 4 w 4 ant 7 JA : Le = aR $ = se ; r a Fa « À.iw 7 3 > = Noe, Zon 4 7 RWS yg \u20ac A AT BS taney vu oP a Zs > 2 bw! vA PAW 42 a Pe \u201c2 + y x + + £ =; 42 * ne \u201c> CES [> 3.\u201ca, wr + aber 1% a; NN {cy vd +de » yb pe \u201cBY le, y * & 2} i see ur \u2019 A nn % * 4% = se % te > \u2018à Xe \"a se I bit 206 net sap Edad # Fi £ i * .Adora X Vol à | 4 * VM ! \u20180 $4 Vil X 1 7 : : \u201c3 ai x i v x 5 mais, qui cd ns aie ae 4 un \u2014 pre eu, er + i A pr me ue à È #5 oh Ry A be at ; Lg v \u2019 } bik ae fr a rs 2 \u201c Ft > = Le # PRÉ() < 1) A A PPOR 2 1 (QRES F A Na D nn: D & Photo studio Perspectives 8 - 7 octobre 1978 PAR RICHARD BOETTGER Selon le préjugé courant, le jeûne volontaire ne peut être qu\u2019un geste de déserpoir, comme en font foi les jeûnes de protestation entrepris par certains détenus ou par divers groupements contestataires.À moins qu\u2019il ne s'agisse de quelque coup d\u2019épate, d'une témérité inspirée par la pratique du yoga et du même type que serait l\u2019acte de marcher pieds nus sur des charbons ardents ou de se laisser enterrer vivant momentanément.Aussi n\u2019est-il pas peu étonnant d'apprendre qu\u2019en Suède ou en Allemagne, par exemple, le jeûne est devenu pour plusieurs un mode de vie et qu'on s'y soumet non pour attirer l'attention mais pour refaire ou conserver sa santé.Au vrai, et aussi renversant que cela puisse paraître, le jeûne est une condition intrinsèque de survie pour la nature.On voit s\u2019y soumettre un nombre incalculable de mammifères entrant en hibernation, ainsi que reptiles, oiseaux, poissons et insectes; parmi lesquels, pour ne citer que ceux-là, la marmotte, l\u2019alligator, l\u2019engoulevent (ou «bois-pourri»), le dipneuste et la mouche.Cela est vrai également des plantes en sommeil hivernal.La période de l\u2019accouplement chez les animaux entraîne elle aussi un jeûne mais, à la différence de ce qui se produit en hibernation, le métabolisme (c\u2019est-à-dire le dégagement de chaleur par l'organisme) s'élève au lieu de s'abaisser.Ainsi en est-il du phoque à la saison des amours, comme de la jeune reine fourmi au moment de fonder une nouvelle fourmilière, et encore du saumon au temps du frai.Mais la meilleure preuve qui soit que le jeûne favorise la croissance au lieu de la combattre réside dans la métamorphose que subissent crapauds, abeilles et papillons.Chez l\u2018être humain, le jeûne volontaire existe depuis la plus haute Antiquité.Les Égyptiens y recouraient comme à l'un des moyens de guérir la syphillis.Socrate et son plus grand disciple, Platon, ont souventes fois jeûné pendant dix jours d'affilée, pour se garder l\u2019esprit clair et aiguisé.Le mathématicien Pythagore a jeûné quarante jours avant de subir un examen à Alexandrie, et il obligeait les jeunes gens aspirant à devenir ses élèves à en faire autant.Plutarque, biographe des grands hommes de l\u2019Antiquité, conseillait à ses amis un jeûne d'un jour plutôt que l'absorption d\u2019un médicament, en cas d'indisposition.Les quatre plus grands médecins des temps anciens, Hippocra- te, Avicenne, Paracelse et Galien, considéraient eux-mêmes le jeûne comme leur meilleur moyen de traitement.Il convient d'ajouter à leurs rangs le Christ, Moïse et Elie qui ont jeûné chacun quarante jours avant d\u2019entreprendre leur mission prophétique; David, qui a jeûné sept jours avant d'accepter la couronne d'Israël; Bouddha, le mahatma Gandhi, qui a jeûné cinquante jours en protestation contre la domination britannique en Inde, Benjamin Franklin, Napoléon, Tolstoï et Mark Twain.Toutes les religions, sauf le mazdéisme de la Perse, ont recommandé le jeûne comme exercice spirituel.Le judaïsme comporte plusieurs jours de jeûne total, dont la fête de l\u2019Expiation ou Yom Kippour et le Purim (jeûne d\u2019Esther).Chez les musulmans, le jeûne du lever au coucher du soleil est obligatoire durant le mois de ramadan.Les chrétiens font de même pendant le carême.Des druides de la Gaule aux abofigènes d'Amérique, le jeûne a toujours fait partie des rites publics ou privés.Des précurseurs L\u2019engouement pour le jeûne a repris avec le début du présent siècle.Peu avant la Première Guerre mondiale, trois chercheurs universitaires \u2014 Eugene Schultz, de St.Petersburg en Floride, Sergius Morgulis, d'OMmaha au Nebraska, et Charles Child, de Chicago \u2014 ont constaté simultanément qu\u2019en faisant jeûner des invertébrés, tels que des hydres, ils pouvaient les «rajeunir » en les ramenant à un était quasi embryonnaire.En 1915, Child, faisant rapport d'expériences longues de trois ans, a annoncé qu'il avait prolongé par le jeûne la vie de certains vers de terre durant dix-huit générations de cette espèce animale (ce qui, signala le biologiste anglais Julian Huxley, correspondrait chez les humains au cas d'un individu qui aurait survécu du Moyen Age a nos jours).En 1921, Margaret Kunde, de l\u2019université de Chicago, a fait la preuve qu\u2019après un jeûne le métabolisme des humains ressemble à celui de l'adolescent en croissance et que, quand le jeûneur recommence à manger, les tissus qui se forment alors en lui sont composés de protoplasme neuf et peuvent atteindre jusqu\u2019à la moitié de son poids.En 1923, Morgulis a clarifié la distinction à faire entre jeûne et inanition.Le premier comporte scientifiquement trois phases, marquées par une activité physiologique réduite au minimum et par des variations progressives du métabolisme.L\u2019inanition ne survient qu\u2019à un stade ultérieur, quand l'épuisement des réserves de l\u2019organisme crée un état pathologique.Bernarr MacFadden, célèbre propagandiste de la culture physique aux Etats-Unis, a donné suite à ces constatations scientifiques en fondant l\u2019International College of Drugless Physicians, qui a formé de nombreux chiroprati- ciens et naturistes, tous chauds partisans du jeûne comme agent thérapeutique.En 1928, le naturiste Robert Shelton a créé, à San Antonio, au Texas, l\u2019établissement de jeûne contrôlé qui allait devenir le plus célèbre du genre en Amérique du Nord.On y emploie le jeûne pour combattre des affections aussi diverses que l\u2019hypertension, l\u2019arthrite, l'asthme, le diabète, les hémorroïdes et la colite.Entre-temps se poursuivaient les ex- Suite page 10 7 octobre 1978 - 9 a vrai dire; 0 sont ir S bien parce sis tiennent deux = ois plus de déchets que les sacs (#3 ordures de format courant.Ce qui.WT est tres commode pour les grands pttoyages! = On peut aussi utiliser les sacs élad % : ome jardin pour remiser vêtements, vi, Couvertures, accessoires de cam- .ping, même les meubles du patio.\u201cGros comme ça, c\u2019est rare! Mais on finit toujours par les igen BON DU MAGASIN ARGNEZ 25¢ £ «L'ACHAT DES GROS SACS ) ORANGE DE JARDIN! | \u201c Audétaillant; pourvu que çe bon n'ait servi à voire chent qu'à = Sui Lgehat d'un paquet de sacs Gad de jardin, Ia compagaie Union eg Conada Limited vous remboussera 254.ot St en frais _ inutentei.Toule autre utilisation du bon, ou l'usage de la Ls py ages fins nen conformes aux dispositions de lollre, itu vine fraude et peut entrainer des poursuites judi- - Sur demande, vous devrez présenter las Factures uv hat d'une quantité suffisante du produit pour usfifier te nombre de bons retournés Valeur de rachat: ostezlesbonsa: al 5 RE SE ES ue FANS vous propose son côgnacVS.Pour vous l'offrir, Hennessy a puisé dans ses réserves de cognac les plus vieillesetles p EE plus grandes | gt aumonde.À # à Hennessy, Maison française fondée à he Cognac en 1765, vous propose également \u2019 son cognac VSOP Fine Champagne et ses 2 oe célèbres Bras d'Or Napoléon et X.0.BZ Bd dake on ennessy Le jetine périences et les constatations.Au début des années 50, les docteurs Theron Randolph, de Chicago, et Yuri Nilo- layev, de Moscou, ont élaboré une méthode de traitement des allergies par le jeûne.On fait subir d'abord un jeâne complet au patient puis on l\u2019autorise à manger mais d'un seul type d'aliment, en alternant les périodes de jeûne puis d'ingestion et en changeant, chaque fois, le mets offert jusqu\u2019à ce que se manifeste une réaction allergique qui indiquera l'aliment responsable.En 1959, au cours d'une recherche sur le métabolisme des graisses et des hydrates de carbone menée à l'hôpital Piedmont d\u2019Atlanta, en Georgie, Walter Bloom est frappé par lefficacité du jeûne contrôlé dans le traitement de l'obésité.Le grand public commençant de s'inquiéter de l'obésité mais celle-ci continuant de se répandre, la recherche de Bloom en suscite d\u2019autres et provoque de nouvelles découvertes.A la Fondation antidiabétique Joslin, de Boston, Oliver Owen et George Cahill s\u2019apercoivent que le cerveau humain, qui tire couramment du glucose le plus clair de son énergie, va durant un jedne en puiser jusqu\u2019à 70 p.c.dans les cétones, ces résidus des graisses dont accumulation dans les tissus et les liquides du corps peut être toxique.Les dangers d\u2018acido-cétose pouvant amener le coma diabétique se révèlent ainsi beaucoup moins graves qu'on fe croyait alors.Toutefois, même pendant l\u2019acido- cétose,: le cerveau continue d'avoir besoin de glucose, qui est prélevé sur les réserves protéiniques de l'organisme.Pour prévenir l'épuisement de ces réserves et l'apparition de l\u2018inanition, ce stade de l\u2019abstinence où les cellules essentielles, après s'être rétrécies, commencent à se désintégrer, le Dr George Blackburn, du New England Deacon- nesses Hospital, procède sur les patients forcés au jeûne à des injections intraveineuses de petites quantités soigneusement dosées d'amino-acides, qui sont les constituants fondamentaux des protéines.Ce sera la méthode du «jeûne modifié avec économie de protéines», que le Dr Victor Vertes, de l'hôpital Mount Sinai de Cleveland, contribuera grandement à populariser en la perfectionnant.À la suite de la publication en 1976 du livre de l\u2019ostéopathe Robert Linn, The Last Chance Diet, les pharmaciens commencent d'offrir diverses mar- - ques de protéines sous forme liquide.À la fin de l'an dernier, on estimait que 4 000 000 personnes avaient acheté l\u2019un ou l'autre de ces produits.du circuit digestif On ne doit pas regarder le jeûne comme un simple moyen de perdre un excès de poids.Médicalement, il con- siste en un repos du circuit digestif qui permet au corps de détourner vers la guérison de ses maux les 25 p.c.d'énergie vitale qu'il doit ordinairement consacrer à la digestion.N'ayant plus à se préoccuper d\u2019assimiler un nouvel apport de nourriture, il peut se vouer entièrement à deux autres tâches: l\u2019élimination de ses déchets et l'autolyse.Ce dernier terme désigne la fragmentation des cellules et tissus malades ou qui sont d'un type \u2014 comme les graisses \u2014 dont la présence est moins nécessaire que les autres, afin que ces débris servent de nourriture aux organes vitaux, tels que le coeur et le cerveau.Ces derniers demeurent intacts et sains jusqu\u2018à ce que le jeûne ait atteint son but, c\u2019est-à-dire qu'il ne reste plus de graisses ni de tissus malades.Entre-temps s'accélère l\u2019élimination normale des déchets à travers le foie, les reins, les poumons et la peau.Ces déchets sont de deux sortes: les cellules mortes et les éléments non nutritifs des aliments (particulièrement, à notre époque, les additifs et les pesticides).On peut déceler cette élimination accrue à divers indices: mauvaise haleine, urine foncée (le taux des toxines y dépassant dix fois la normale), selles surabondantes, éruptions cutanées, transpiration excessive, expectorations catarrheuses, goût pâteux ressenti par la langue au frottement sur les dents.On en a déduit la règle empirique suivante: cessez le jeûne quand la langue n\u2019est plus pâteuse, que l\u2019haleine redevient fraîche et l'oeil clair.Toutefois, un médecin allemand, le Dr Otto Buchinger, qui a supervisé le traitement de 40 000 jeûneurs, estime que ces indices ne sont pas toujours fiables.Le goût pâteux peut réapparaître après quelques jours.Il s'en faut donc de beaucoup qu'on ait atteint la phase d\u2019inanition, qui ne survient, d'après Buchinger, qu\u2019au bout de 50 à 60 jours.En Europe les jelines sous surveillance durent, selon les cas, de 7 à 40 jours mais plus souvent de 14 a 21.En Amérique, c\u2019est plutôt de 30 à 45 jours.Comparativement, le record mondial est de trois mois pour une diète à l\u2019eau claire exclusivement et de 8 mois pour une diète à l\u2019eau et aux jus de fruits.Les Européens prônent, de préférence, une diète de jus de fruits ou de légumes, de thé et de sels médicinaux de Glauber, accompagnée de lavements, de bains sauna et de compresses sur le foie.Les Américains croient plutôt, eux, à la vertu de l\u2019abstinence complète.Selon l'un d'eux, Arnold De Vries, auteur de Therapeutic Fasting, jus et lavements sont des moyens non naturels et dérangent les mécanismes autorégulateurs de l\u2019organisme humain.Néanmoins, les deux écoles s'entendent pour recommander diverses précautions: limiter les exercices physiques et mentaux (même si l\u2019esprit redevient plus alerte que jamais pendant le jeûne); aspirer beaucoup d'air 10 - 7 octobre 1978 y M SE ONITARDL Alaa ae mee a seth eae oer ven avs we 2000000 Crago hes Sa da to \u201cin frais; garder le corps au chaud et fuir les extrémes de température; éviter les émotions vives; boire à volonté: refuser toute drogue, y compris la caféine du café (le jeûne ne fait que renforcer leurs effets et même la simple aspirine peut entraîner des ulcères); suivre en tout les conseils des experts (sinon, limiter le jeûne à sept ou dix jours); cesser le jeûne au premier signe d\u2019inanition.Certains individus ne devraient jamais jeûner: ceux qui souffrent d\u2019affections cardiaques, de tumeurs ou de cancer, d\u2019ulcères hémorragiques, de maladies du foie, des reins, du sang, des poumons, du cerveau, de la goutte ou du diabète, ainsi que les femmes en grossesse et les personnes trop maigres.Préceptes de base Voici, pour les autres, les préceptes de base du jeûne ordinaire: 1° vous en tenir pour le premier jour (ou les deux premiers jours) aux fruits et légumes, pour bien vous vider l\u2019intestin, ou encore prendre un laxatif ou un lavement, la veille du début du jeûne; 2° vous abstenir ensuite de tout aliment solide et de toute drogue; ne boire que de l\u2019eau distillée ou de l\u2018eau de source; 3° par exemple, après un intervalle disons de dix jours, briser le jeûne quant aux jus de fruits ou de légumes et intercaler ensuite un jour d'absorption de jus après deux ou trois jours de jeûne complet.Pour mieux stimuler la production de salive et d'enzymes digestifs, tentez de «mâcher» les jus jusqu\u2019au point et au moment où vous ne pourrez plus vous retenir de les avaler.Vers le moment de terminer le jeûne pour de bon, procédez par degrés dans votre réadaptation aux aliments semi-solides puis solides, en continuant de veiller à bien mastiquer votre nourriture.L\u2019anabolisme, qui est le remplacement des tissus malades par des tissus sains, se poursuit constamment dans l\u2019organisme, avant, pendant et après le jeûne; mais on ne soulignera jamais avec trop d'\u2019insistance qu\u2019il s'accélère surtout pendant la période qui suit immédiatement la cessation du jeûne.C\u2019est pourquoi on doit considérer cette cessation comme la phase la plus critique que traverse l'organisme, et il convient d'agir alors avec circonspection.Ce type de jeûne précité et les variations légères qu\u2019on peut lui apporter ne présentent en soi aucun danger grave, et De Vries tient à signaler qu\u2019on n\u2019a jamais relevé de décès attribuable à un jeûne appliqué de la façon recommandée par les autorités médicales.En comparaison, songeons aux quelque 100 000 morts survenues aux États-Unis à la suite d'abus de drogues utilisées sous ordonnance! Toutefois, le jeûne a parfois entraîné des décès, même si l\u2019on doit reconnaître qu'ils sont rares.Pourquoi surviennent-ils?Depuis 1959 les revues médicales en ont relevé douze chez nos voisins du sud.Il semble que ces décès soient dus à un jeûne excessif et qu'ils tendent à frapper des individus déjà malades qui, ayant épuisé la série de tous les autres types de traitement, se sont jetés sur celui-ci comme dernière bouée de salut.En tout cas, les médecins en charge de la surveillance de ces jeûnes et d\u2019autres observateurs attribuent ces trépas à diverses causes extérieures: drogues, exercices violents, exposition prolongée au froid, etc.Plus de quarante décès sont survenus chez des patients qui suivaient la diète aux protéines liquides.Celui, par exemple, d'une femme de Burlington, en Ontario, Janine MacDonald, morte I\u2019an dernier aprés une telle diéte au cours de laguelle elle avait perdu en cing mois un excédent de poids de 139 livres.Pendant cette période elle n\u2019avait absorbé rien d'autre que du thé, du café et de l\u2019eau, plus, quatre fois par jour, deux cuillerées à table d\u2019un produit protéini- que.Il conviendrait de s'abstenir de tout commentaire profane sur le jeûne modifié avec économie de protéines tant que ne sera pas terminée l'enquête présentement menée au Centre for Disease Control d'Atlanta, en Georgie.Des chercheurs y poursuivent l'examen des divers produits protéiniques offerts en prétendue compensation des déficiences alimentaires; ils cherthent par ailleurs à établir avec exactitude le taux normal de décès chez les obèses.Quant aux associations médicales professionnelles, elles n\u2019ont encore pris aucune position officielle soit sur le jeûne ordinaire, soit sur le jeûne avec économie de protéines, et se font avares de déclarations sur le sujet.il se peut qu\u2019on finisse par proclamer que le second type de jeûne \u2014 que ses adeptes tendent à prolonger beaucoup plus longtemps que le premier \u2014 ne présente aucun danger.Si c'était le cas, il ne faudrait pas penser qu\u2019il en est de même pour le jeûne à l\u2019eau et aux jus.Au dernier quart du présent siècle, l'humanité entre dans une ère de respect renouvelé pour la nature et les médecins emboîtent le pas en constatant que le corps humain tend à se soigner et à se guérir par lui-même.Le jeûne prend ainsi tout son sense Imprimerie Gagné Suite à la publication de notre reportage sur l'Imprimerie Gagné de Saint-Justin, M.Claude Gagné nous communique qu\u2019il est lui aussi actionnaire de cette entreprise où il travaille depuis 29 ans et où il occupe présentement le poste de secrétaire-trésorier.7 octobre 1978 - 11 & Mappemonde LETT > Une délicieuse tasse de café Offre de tasse- mappemonde Chaque tasse-mappemonde Chaque tasse de Nescafé Nescafé est faite de verre est absolument délicieuse.épais de haute qualité et joli- Vous ne pouver faire mieux, ment décorée d'une mappe- même en moulant vous- monde en verre dépoli.La même le café.Découvrez ce carte est dessinée avec soin savoureux arôme de café pour qu\u2019elle garde sa belle que seul Nescafé peut vous apparence même après plu- procurer.Vous comprendrez sieurs usages.Les tasses pourquoi Nescafé fait un peuvent se laver au delicieux café.Y-a-t-il plus lave-vaisselle.café que Nescafé.Commandez Maintenant! Envoyer à Ottre de tasses-mappemondes Nescaté, C.P.41 Succursale G, Toronto, Ontario.M4M 2E6 Veuillez m'envoyer [\u201c] jeu(x) de 4 tasses à $5.99 le jeu.Veuillez m'envoyer (q tasse(s) individuelle(s) a $1.99 ch.BL Ci-joint un chéque [] ou mandat postal[ Ja V'ordre de: aati Offre de tasses-mappemondes.Pour chaque tasse, envoyez 2X un sceau intérieur de n'importe quel bocal de café instantané Nescafég ou Nescaté décafféiné.NOM ADRESSE VILLE PROV.CODE POSTAL___\u2014 Compter jusqu\u2019à 8 semaines pour la livraison © offre en vigeur pour le Canada seulement.Elle prend fin le 31 mars 1979 © veuillez ajouter la taxe provinciale de vente où applicable.P sre CANS - RE SN RII eR BL SREY MALL PPS ro = \u201c # ; P 4 3 a ae LAN \u201c6 PAR RÉJEAN TREMBLAY Avant même d'écrire le premier mot de cet article, j'ai accompli un rite important.j'ai ouvert une vieille boîte à chaussure toute échancrée, j'ai fouillé à travers une trentaine de bonnes pipes qui y attendent leur tour d\u2019être utilisées pour en choisir quatre que j'ai bourrées consciencieusement.Une Butz-Choquin flammée que j'ai achetée pour une centaine de dollars lors d\u2019un voyage à Saint-Claude, capitale mondiale de la pipe; une danoise dénichée dans un lot à rabais chez Perkins, à Boston; une Ben Wade que m'a vendue presque à contrecoeur M.Mathias, à Buffalo; et une Blatter qu'a fabriquée lui-même Robert Blatter, à Montréal.J'étais bien assis devant la machine à écrire, et un doux nuage de fumée légèrement aromatisée m'enveloppait quand j'ai enfin réussi «à démarrer».La pipe m'aide à me concentrer.probablement parce que choisir, bourrer et allumer une pipe exige une sorte de rituel qui est toujours le même.Il faut d'abord choisir une pipe qui convient au moment.Pas question d\u2019allumer une grosse bombarde quand vient le temps d\u2019écrire car il faudra tenir la pipe serrée entre les dents.Même chose pour le tabac.Je me verrais mal fumer du gros tabac canadien dans une pièce fermée quand j'ai à faire face à une machine à écrire pour une couple d'heures.Vive un doux tabac scandinave dans de telles occasions! Et si, très souvent, on allume une cigarette d\u2019un geste _ nerveux et inconscient, il faut prendre son temps pour bien bourrer sa pipe.D'abord remplir le fond par petites pincées de tabac que l\u2019on presse, puis compléter le bourrage en plongeant la pipe dans la blague à tabac.Tout l\u2019art du bourrage réside dans le pressage; trop foulé, le tirage sera difficile et la pipe s\u2019éteindra, trop lâche, le tabac se consumera trop vite, la fumée sera trop chaude et vous brûlera la bouche, sans oublier que vous risquez l'expérience fort désagréable de recevoir une giclée de «jus de pipe».Juste bien bourrée, une pipe est chaude sans brûler, la fumée est consistante et l'arôme du tabac bien accusé.Voilà: je peux maintenant commencer à écrire\u2026 Je fais partie de la confrérie mondiale des fumeurs de pipe; je l\u2019avoue, je ne sais pas résister à une belle pipe.À preuve, j'en suis à ma soixante-troisième et je sais que, d\u2019ici Noël, j'en aurai acheté une couple d\u2019autres.Aimer une pipe, c'est un peu comme un coup de foudre.et les tentations sont nombreuses.Dans chaque ville, dans chaque centre commercial, il y a un comptoir d'articles de fumeurs.Je ne puis m'empêcher d\u2019y jeter un coup d'oeil.Très souvent, heureusement pour mon porte-monnaie d\u2019ailleurs, je ne remarque rien de vraiment intéressant.Parfois, une belle bruyère me fait de l'oeil, c'est une question de forme, de couleur, de chaleur du bois.Dans ce temps-là, je sais que je suis battu; j'hésite toujours, je m'en vais, mais si je repasse une semaine plus tard au même endroit et que la pipe désirée me fait le même effet, je l\u2019achète.Puis c\u2019est le moment de vérité; la plus belle pipe du monde peut se montrer exécrable à l\u2019épreuve du feu tandis qu\u2019un brulôt à cinq ou six dollars se révélera excellent à fumer.Il n\u2019y a pas de règle fixe.Il s\u2019agit de commencer lentement la phase du culottage; il s\u2019agit de bourrer la pipe (à demi pleine), et de tirer lentement pour produire une combustion lente qui donnera le temps au bois de «travailler», de réagir au tabac.Après une dizaine de pipées, il se forme une légère couche de carbone qui protège la bruyère tout en donnant ün meilleur goût au tabac; c'est seulement à ce moment que vous saurez si vous avez acheté une bonne pipe ou un vulgaire brûleur., Une bonne pipe, c\u2019est quoi?Il n'y a pas de règle fixe, je l'ai déjà dit: une bonne pipe, c'est d\u2019abord une bonne bruyère, ce bois extrêmement dur qu'on trouve tout autour de la Méditerranée en terrain sec et à une certaine altitude.Les meilleurs racines de bruyère proviennent de Corse et d'Algérie.C'est déjà un critère; il y a la forme qui doit convenir à votre visage, votre personnalité, votre goût et votre occupation; on ne fume pas la même pipe dans une chaloupe, à la pêche, que dans son fauteuil préféré devant un match de football à la télévision.Surtout, il faut choisir une bonne marque.La très grande majorité des pipes en bruyère vendues dans le monde proviennent de la petite ville de Saint-Claude dans le Jura français, non loin de la frontière suisse, mais on fabrique aussi d'excellentes pipes en Italie, en Angleterre, en Irlande et au Danemark.En france, les meilleures maisons sont Butz-Choquin, Chacom, et GBD.Toutes ces maisons fabriquent leurs pipes selon des procédés artisanaux et veillent avec ui soin jaloux à respecter les grandes traditions des maître pipiers français.En Italie, les maisons Savinelli et Rossi fabriquen d'excellentes pipes.En Angleterre, la célèbre maison Dunhill continue di produire d\u2019extraordinaires pipes.méme si souvent, le tétes proviennent de Saint-Claude.Cependant, ces pipe coûtent souvent plus de 100 dollars.Les artisans danois produisent maintenant de trè belles pipes qui sont copiées un peu partout dans li monde.Une Ben Wade et une Stanwell à 40 dollars son un placement sûr.Et sans vouloir faire de publicité gratuite, à Montréal au coin des rues de Bleury et Président-Kennedy, le frères Blatter fabriquent à la main plusieurs belle pièces par semaine.Mais la capitale des fumeurs de pipes, c\u2019est Saint Claude.Petite ville de 14 000 habitants dont les maison sont accrochées à flanc de montagne, Saint-Claude joui d'une renommée mondiale grâce à ses tailleurs de diamants et ses fabriques de pipes.La situation géographique de la ville a évidemmen contribué à sa vocation industrielle, mais c\u2019est surtou Claude, évêque de Besançon, qui devait décider de l'avenir de la petite bourgade de Saini-Oyand quand i décida d\u2019y venir finir ses jours au VIIe siècle.La petite ville devint une halte pour les pèlerins qui se rendaient aux grands centres de pèlerinage du Moyet Age qu\u2019étaient Saint-Jacques de Compostelle et I Mont-Saint-Michel.Puis, au XIIe siècle, surprise et miracle: on découvre le corps encore intact de Claude cinq siècles après si mort! Voilà Saint-Claude consacré à son tour centre de pèlerinage.et qui dit centre de pèlerinage, même er ces temps lointains, dit chapelets et souvenirs de toute: sortes; les moines profitent donc de la rivière qu traverse Saint-Claude pour installer des tours à bois : propulsion hydraulique avec lesquels ils façonnen chapelets, médailles et statuettes.Quand les moines s\u2019en iront, les tours resteront \u20ac serviront à fabriquer des pipes en érable, merisier, hêtre et autres essences qui poussent dans le Jura.C\u2019est la découverte de la souche de bruyère en 185( qui permet aux artisans de Saint-Claude de s\u2019imposer .12 - 7 oct py.| Ci-dessus, Jackie Berrod (de profil) discute avec un de ses ouvriers de la forme a donner a une pipe; a: CS PS , à dr, Jean-Paul Berrod, qui voit à la commercialisation; Bg ci-contre, un coin des ateliers Berrod-Regad.heurs de pipe, Ii votre haut lieu: nt~Claude nh MN.ANS Sk i = Wor own \u2014 tu 5e me A = ref Tv i : ) travers le monde et de faire de leur ville la capitale mondiale de la pipe en bruyére.Aujourd\u2019hui, 18 fabriques et usines sont installées à Saint-Claude.Certaines, comme la maison Berrod- Regad, fabricante de la pipe Butz-Choquin, emploient plus de 150 artisans et produisent plus de 600 000 pipes par année.Cette compagnie, la plus importante de Saint-Claude, est dirigée par deux cousins, Jean-Paul et Jackie Berrod.C'est lui qui a le dernier mot sur la classification des pipes et décide du prix à exiger.Une bruyère sans défaut aux flammes régulières peut valoir plusieurs centaines de dollars.Si les flammes sont imparfaites, le prix baisse en consequence.et si, de plus, il a fallu obturer certains défauts avec du mastic, on obtient une bonne pipe d\u2019une vingtaine de dollars qu'il sera fort agréable de fumer; si la bruyère est tout à fait quelconque, on en fait des pipes sans marque qu\u2019on peut acheter pour moins de 10 dollars dans les boutiques non spécialisées.Les gens de Saint-Claude sont bizarres.Ils produisent plus de 80 p.c.des pipes en bruyère vendues dans le monde sans vraiment s\u2019attaquer au marché «à.la moderne».Jean-Paul Berrod vient bien faire son tour de temps à autre aux Etats-Unis et au Canada, mais on laisse aux grossistes, qui achètent leur produit de la maison mère à Saint-Claude, le soin de faire leur propre mise en marché.Pourtant, les Berrod savent que le marché nord-américain est fabuleux, que le mâle américain cherche désespérément des symboles extérieurs de sa virilité menacée (même plus moyen d'acheter de grosses voitures si satisfaisantes pour l\u2019ego d'un mari ou d\u2019un travailleur bafoué!) et que l\u2019ancien freak universitaire qui délaisse la mari aimerait quelque chose de plus corsé qu\u2019une banale Lucky Strike; on sait tout cela, mais on continue à fonctionner selon une espèce de tradition du bon goût qui veut que, tôt ou tard, le fumeur de pipe en vienne à la qualité.Et le Québécois dans tout ça?Il découvre rapidement la pipe et ses plaisirs.Il y a quelques années, raconte Robert Blatter, la clientèle de sa boutique était surtout constituée d\u2019anglophones; on ne pouvait s\u2019offrir une belle pipe, semble-t-il, si on n\u2019était point médecin, avocat, homme d\u2019affaires.et anglophone; la situation a bien changé puisque 70 p.c.des clients servis par les Blatter sont maintenant des francophones de la classe dite moyenne.I! faut admettre que le fumeur néophyte dispose d\u2019un choix de tabacs à faire rêver son collègue d'Europe.Là-bas, surtout en France, on doit se contenter des tabacs français et de quelques marques hollandaises (en fait, du Amphora blague brune et blague rouge), tandis qu\u2018au Québec le fumeur peut choisir entre des dizaines de marques promettant des heures et des heures de plaisantes découvertes.Tout est évidemment affaire de goût, mais vous ne pouvez vous tromper en suivant ce petit guide tout à fait personnel des tabacs vendus chez nous.Les tabacs scandinaves se sont emparés d\u2019une très forte proportion du marché en quelques années à peine.Préparés pour des pays nordiques comme le nôtre où l\u2019on doit souvent fumer dans des pièces fermées, ces tabacs dégagent donc un arôme très doux agréable pour vos voisins.Les plus populaires sont les Borkum Riff, mélanges suédois adoucis au bourbon, au rhum ou à d\u2019autres alcools sucrés, le Gulden Dansk danois (mon favori) eË la collection McBaren', fort appréciée également.Les traditionnels mélanges hollandais gardent leurs fidèles, que l\u2019on parle des Amphora plus ou moins aromatisés et des Sail que fumait déjà votre aïeul.Les tabacs anglais sont pour la plupart préparés par la maison Dunhill et ne dégagent pas cet arôme légèrement sucré qui fait la popularité au Québec des mélanges scandinaves; mais je connais des confrères journalistes qui les ont adoptés et qui ne peuvent tolérer les autres mélanges qu'ils appellent avec mépris «du sirop».Enfin, le fumeur pourra goûter aux multitudes de mélanges canadiens et américains, mélanges qui ont pour caractéristique d\u2019être très aromatisés; mes confrères de la Nouvelle-Angleterre, des fumeurs invétérés, ont adopté des tabacs noirs (Captain Black, Black Velvet ou Perkins nO 6) qui sentent littéralement le sucre brûlé.Vous aimeriez fumer la pipe, l\u2019arôme d\u2019un bon tabac vous donne le goût d'essayer une première pipée, vous croyez qu\u2019une belle pipe vous conférerait fière allure?Vous attendez sûrement un conseil.Voyons voir.D'abord, quelle sorte de pipet Plus de 90 p.c.des pipes vendues dans le monde sont faites de bruyère.il en existe en écume de mer (très belles mais affreusement onéreuses et fragiles) et en matériau moderne comme le graphite.Fiez-vous donc au bruyère et ne craignez pas de dépenser une vingtaine de dollars pour une première pipe.Que vous soyez grand ou petit, gros ou mince, choisissez une pipe avec un fourneau assez grand; l\u2019important, à prix égal, c\u2019est d'acheter une pipe dont vous aimez le touché, la texture, qui «tombe» bien dans la main.Le culoitage (en l\u2019honneur du libre-penseur Culot qui le premier définit cette étape importante dans la carrière d'une pipe) doit se faire lentement; fumez doucement et, s\u2019il le faut, rallumez votre pipe: mieux vaut une pipe qui s'éteint qu\u2019une pipe qui brûle! Si vous achetez votre pipe dans une boutique spécialisée, n'hésitez pas à poser des questions: un vrai vendeur de pipes se fera un plaisir de vous conseiller sans vous importuner.Combien de pipes?Ça dépend de vous, mais on peut fixer le minimum a deux pipes; vous en fumez une pendant que l'autre se repose.La pipe est fabriquée en bois et obéit aux lois de la nature; il faut laisser sécher ce bois dur qu\u2019on torture par le feu et l'humidité des tabacs qui l\u2019imprègne.Mais vous réaliserez vite que vous vous attachez à telle ou telle bruyère, qu\u2019une Butz-Choquin a un goût et un arôme différent d\u2019une superbe Jean-Lacroix ou qu'un brulôt anonyme se révèle, à l\u2019usage, meilleur et plus savoureux qu\u2019une Stanwell de prix.Et les filtres?J'en ai parlé aux maîtres pipiers de Saint-Claude.ils en équipent leurs pipes pour faire plaisir à leurs clients qui s\u2019imaginent avaler ainsi moiris de nicotine, mais ils sont parfaitement inutiles; la première chose que je fais quand j'achète une pipe, c\u2019est d'enlever cette babiole.Une bonne pipe bien bourrée et bien fumée ne jute pas\u2026 et la nicotine sera facilement absorbée par le bois en lui donnant une belle teinte plus riche.Reste le bon usage?Alors qu'on tolère dans les salons, avions et autobus les fumeurs de ces gros cigares malodorants, on a l'habitude de railler es fumeurs de pipe.Si vous pouvez attendre d'être seul ou en compagnie de gens plus rafinés avant de fumer, faites-le.Vous n\u2019en relaxerez que davantage el goûterez mieux votre tabac; si vous avez vraiment envie d\u2019une bonne bouffarde, calez-vous dans votre fauteuil, fermez yeux et oreilles, ouvrez bien les narines.et bon plaisir!e I bre 1978 - 13 PAR JEAN BLOUIN À Rédigée en des termes frondeurs | et sur le ton d\u2019une provocation sûre r d'elle-même, la revue i Parti pris connaît, dès son 1 apparition en octobre 1963, un succès | instantané auprès d'une 1 fraction importante de la jeunesse étudiante impatientée par les premiers { piétinements de la révolution tranquille.Le nom même qu\u2019elle se 1 donne constitue a lui seul à une cinglante I riposte à la génération précédente 5 qui, regroupée autour de | Cité libre, se targue d\u2019universalisme et (| d'objectivité.Désormais, by rétorquent ces jeunes intellectuels Hi montréalais, il faudra prendre parti; finies les dérobades, sur les grandes comme sur les petites matières! A compter de ce moment aussi, il sera de plus en plus question, sous le ciel québécois, de dépossession, d\u2019aliénation, de colonialisme, de libération nationale, de lutte des classes, d\u2019autogestion, concepts alors relativement nouveaux où s\u2019entrelacent le déshabillage sans pudeur de la réalité d'ici et le projet d\u2019une société à construire qu\u2019on veut laïque, socialiste et indépendante.Comment les principaux auteurs de la revue voient-ils maintenant cet épisode quinze ans après le premier numéro et dix ans après | sa disparition?Que sont aujourd\u2019hui devenus ces «poètes égarés dans la prose politique», comme a écrit Jacques Brault?Et comment, en 1978, voient-ils le Québec et le monde?Voici cinq témoignages.8 RÉ es 28 Photos Denis Plain \u2014 Perspectives OCTOBRE 63, DESJEGNESTUREE écrivain réalisateur auréseau MF de Radio-Canada J'ai cessé mes études en Belles- Lettres, en 1960.A partir de ce moment, j'ai gravité autour du quartier latin.C'est alors que j'ai connu André Brochu avec qui je me suis occupé des Cahiers de I'A.G.EUM.Au printemps de 1963, la revue Liberté m'a demandé de réunir des textes de jeunes écrivains.Dans mon article de présentation, j'annonçais quasi officiellement le lancement d\u2019une nouvelle revue pour l'automne suivant.Rien n\u2019était moins certain pourtant.À la suite de ce numéro, on s\u2019est réuni et on a décidé de foncer.Cela s\u2019est réellement fait très vite.Qui était ce «on»?Nous nous connaissions par personnes interposées.Je connaissais Piotte qui m'a présenté Paul Chamberland.Par ailleurs Pierre Maheu était un ami d'André Brochu.Ç'a fini par former une espèce de réseau d'amis ayant des idées communes.L'idée d\u2019une revue avait beau flotter dans lair depuis un certain temps, je me demande si on aurait eu la volonté de la créer sans l'intervention du F.L.Q.Les terroristes, pour la plupart, étaient des amis, des voisins même, et on était littéralement révoltés de la caricature et de la calomnie auxquelles la presse tout entière s'adonnait à leur égard.Ça allait des «fauves sont lächés» d'André Laurendeau aux élucubrations de psychiatres qui les présentaient comme des névrosés ou des cas pathologiques.On s\u2019est dit: il faut absolument expliquer aux gens pourquoi il y a du terrorisme et ce qu'il signifie symboliquement.Mais où?D'où la nécessité immédiate d\u2019un instrument de communication.Notre position était contradictoire, évidemment.D\u2018une part, nous affichions notre sympathie et notre compréhension a I'endroit du F.L.Q.et, d\u2019autre part, nous étions relativement conscients de l'impasse politique où ça menait.Ce n'était pas la seule contradiction.Mon expérience de travailleur chez Dupuis Frères à compter de janvier 1964 a été un choc terrible.J\u2019ai alors vécu viscéralement le hiatus déchirant entre la réalité ouvrière aliénée et l'ergotage d'une demi-douzaine d'intellectuels réunis une fois ou deux la semaine à Outremont.Quand je voyais les salariés les plus démunis être-les plus près du patron, les plus hostiles aux changements, je me disais: non, la révolution ne viendra pas des milieux défavorisés, toutes .nos analyses tournent à vide.Je me suis alors éloigné peu à peu de la revue.D'autant que j'étais un marxiste très accidentel et très peu doctrinaire.En tant que Québécois, l'indépendance m\u2019apparaissait désirable et je me foutais bien de savoir si Lénine était ou non d\u2019accord avec moi.Or dans le noyau d'origine de la revue existaient une LANCENT UN\u201cEL.Q?INTELLECTUEL: tendance sartrienne incarnée par Maheu et Brochu et une tendance marxiste incarnée par Piotte.J'ai toujours eu une méfiance instinctive à l\u2019endroit des solutions philosophiques.Pour moi, le salut du peuple québécois ne passait pas par une philosophie locale ou internationale mais par des solutions concrètes.Je me suis donc senti vite mal à l'aise dans un groupe où les positions doctrinales se précisaient de plus en plus, car je m\u2019apercevais que je n\u2019en avais pas et que je ne voulais surtout pas en avoir.Je suis devenu un marginal, une espèce de nationaliste sans idéologie sociale.Nationalisme honteux, prise de conscience de ma situation priviliégiée par rapport à la classe ouvrière au nom de qui, pourtant, je prétendais parler, prise de conscience aussi du peu de risques que nous courrions en tant que Front de libération intellectuelle en comparaison du F.L.Q.Tout cela en même temps m'a culpabilisé et a entièrement bloqué mon activité littéraire.J'ai alors quitté la revue à l'automne 1964.Mon dernier \u201ctexte a paru dans le numéro de janvier 1965.L'impact de Parti pris sur l'évolution des idées au Québec est considérable En réconciliant nationalisme et socialisme, on a libéré un nationälisme refoulé chez des gens comme Pierre Vadeboncoeur et Marcel Rioux.Les centrales syndicales ont cessé d\u2019identifier, à la Trudeau, nationalisme et duplessisme.Les journalistes des grands quotidiens étaient aussi un public lecteur attentif et peu à peu nos idées ont filtré dans leurs pages.La survie de la revue aurait pu être assurée par un travail sur le terrain à la suite des premières années de définition théorique.Mais nous n'avions ni le personnel ni les instruments ni la préparation pour ce genre de travail.Je pensais que la seconde génération de partipristes, celle des Tremblay, Bernard, Gagnon, Racine, qui avait une formation autre que littéraire et philosophique, se livrerait à des analyses concrètes, vérifiant enfin dans la réalité JEAN-MARC PIOTTE: professeur de science politique à l'UQAM C'est Major qui, le premier, a effectué la synthèse laïcisme, socialisme et indépendantisme.I! nous a précédés et influencés.À un moment donné l\u2019on s'est retrouvé, Major, Chamberland et moi, habitant ensemble rue Drolet, près du carré Saint-Louis, avec Brochu établi en face, juste de l\u2019autre côté de la rue.De nos discussions et rencontres a germé peu à peu l'idée d\u2019une revue.André Brochu connaissait Pierre Ma- heu dont il disait: lui, c\u2019est le Sartre du Québec.11 rêve de faire les Temps modernes ici.Pourquoi ne remplirait-il pas le poste de secrétaire de la rédaction?Il est venu nous voir au carré Saint-Louis.H accrochait un peu sur l'indépendantisme mais l'option laïciste et socialiste ne lui causait pas de 14 - 7 octobre 1978 ere PARTIS PRIS : 8 le cadre de réflextion et dégageant des stratégies possibles.Ils ne l\u2019ont pas fait.Et comme les ventes avaient consi- t dérablement diminué, jusqu\u2019a un plan- a a cher de 500 vers la fin, la scission est x *, apparue.Chacun rendait l\u2019autre respon- À 1 $ sable du déclin de la revue.Comment i en étaient-ils venus à accepter Straram, À ce parfait exemple du gauchiste ineffi- M cace, comme secrétaire de la rédaction?4 ii C'était devenu folklorique, des signes |?indiens apparaissant subitement sous la ; signature du «Bison ravi» Straram! Dans les années 1963-66, je trouvais l\u2019évolution politique très rapide.J'ai.commencé à militer à 14 ans à l'Alliance laurentienne et en 1966, dix ans plus tard, le R.{.N.recueillait presque 10 p.c.des voix aux élections provinciales.À ÿ Mais jamais on n'aurait cru qu\u2019un parti M4 indépendantiste deviendrait si tôt l\u2019op- .1: position officielle, encore moins qu'il it prendrait le pouvoir en 1976.3 J'ai toujours I'impression que le P.Q.est un Parti pris en plus gros.Il pose les mêmes diagnostics, propose sensiblement les mêmes solutions à court terme ; et est le lieu des mémes tiraillements 74 entre une aile dite plus «nationaliste» et une aile dite plus «socialiste».Il y a cependant une différence marquée: les gens du P.Q.\u2018sont plus mûrs tant psychologiquement que politiquement.Notre jeunesse privilégiait une certaine coquetterie idéologique au détriment d\u2019un sens plus certain des réalités.Si Parti pris existait encore, Brochu et | moi serions plutôt favorables au P.Q.dans les pages de la revue; Piotte serait A contre; Chamberland serait assez près du P.Q., quoique ses préoccupations i plus «cosmiques» l\u2019éloigneraient de la politique immédiate.Quant à Maheu, je ne peux savoir, je l'ai perdu de vue dans tous les sens du terme.Vous savez, Maheu était la cheville ouvrière du premier Parti pris.Sans lui la revue n'aurait pas existé.C\u2019est d'ailleurs lui qui était l\u2019auteur des principaux textes de fond, ceux qui ont le moins vieilli par rapport à la réalité de 1978.Cy .problème.EE RA Pourquoi une revue en 1963?D'abord î parce qu'il n\u2019en existait aucune où les Connaître bien-être et beauté, 20-25 pouvaient s'exprimer.La question résistance et élégance, nationale nous séparait de Cité libre qui .était obstinément fédéraliste, sans nous confort et satisfaction de longue durée.rapprocher pour autant de l'Action C'est là le charme d'un manteau en pure laine vierge.nationale trop à droite.Quand à Raoul Roy, il était un vieux loup qui faisait sa revue presque sans l\u2019aide de personne.Liberté nous publiait bien de temps en Ah di temps mais avec paternalisme, pour se PURE LAINE VIERGE donner bonne conscience, «pour four- ErmOR nir à des jeunes l'occasion de s'expri- \"Yer Le symbole Woolmark est une marque de certification mer».Or nous refusions radicalement le - déposée qui appartient àThe Wool Bureau of Canada Ltd.pseudo-dialogue avec les aînés.je MONTREAL et qui est utilisée sous license par le fabricant de ce produit.l'avais écrit dans une lettre au Devoir à laquelle André Laurendeau avait répon- Suite page 16 ato\u201d Le choix naturel.jamais regretté.cig A A a I, RE 3 ¢ j 7 octobre 1978 - 15 nC du par un éditorial.Nous étions aussi une génération d'intellectuels optimistes.Ayant vécu la fin du duplessisme et l'avènement d'un nouveau régime qui semblait tout chambarder, nous pensions que tout était facile.Cela nous démarquait des intellectuels que j'appellerais «fatalistes» des années 50.En fait notre optimisme était un peu béat.On s\u2019est dit: pourquoi pas une revue?Et on l\u2019a créée.Il ne faut pas oublier non plus que c\u2019était une période de prospérité économique.Cela participait aussi, finalement, au même courant que le F.L.Q., que le R.1.N.Nous voulions être l'envers théorique du F.L.Q.en mettant l\u2018accent sur l'indépendance nationale et en lui donnant un contenu de gauche.Ça allait à l'encontre de tout ce que les intellectuels de gauche avaient défendu depuis plus de vingt ans.Et notre organe d'information, nous le désirions cohérent, unitaire, contrairement à Liberté qui nous paraissait une mosaïque.Moi, j'essayais d'être marxiste mais avec beaucoup de difficulté.En tout cas je représentais ce courant à la revue.Brochu et Maheu étaient sar- triens, Major soumis à la double influence de Fanon et de Memmi, et Chamberland un disciple de Jacques Berque, l\u2019auteur de Dépossession du monde.Pour nous tous, cependant, la revue a d\u2019abord été un lieu stimulant de travail et de réflexion.C\u2019est là que j'ai appris à écrire et à analyser.Nos divergences internes, on les voyait très peu même si nos bases théoriques et politiques étaient différentes.Ça devait éclater à un moment ou l\u2019autre.Ce qui me fait rire, c\u2019est que les journaux officiels nous accusaient de dogmatisme.Quand on regarde ça maintenant, on constate vite qu'il n'y avait pas grande unité là-dedans.La revue a donc été le lleu d'un immense brassage d\u2019idées et a opéré bien des conversions.Après nous avoir attaqués dans Cité libre, Vallières s\u2019est rallié à notre option indépendantiste.Vadeboncoeur, lui, était plus réticent.Il m'avait dit: «Vous allez vous casser la gueule avec vos trois options.» Je lui avais répondu qu'on essayait quand même.Le succès à été immédiat.Au crédit de la revue, il ne faut pas oublier d'inclure jusqu'au contenu des cours de sociologie dans - les universités québécoises qui, dans la tradition du père G.H.Lévesque, ne tenaient absolument pas compte du fait de l'oppression nationale du peuple québécois.Avec nous, la question nationale s\u2019infiltre chez les sociologues.A mon retour d\u2019une année de travail comme animateur social dans le Bas- Saint-Laurent, on me demande de mettre sur pied le pendant politique de la revue.Ce sera la Club Parti pris qui deviendra ensuite le Mouvement de libération populaire (M.L.P.).Je consacrerai le plus clair de mon temps à l\u2019action politique même si j'était encore de l\u2019équipe de rédaction.Il y avait un gros hiatus entre le comité de rédaction et les militants du M.L.P.Ceux-ci reprochaient à ceux-là, qui leur disaient pourtant brillamment quoi faire dans les pages de la revue, de se montrer rarement à leurs réunions.La division intellectuels-praticiens existait au plus haut point.Il fallait que j'aille les tirer par la manche, même Codin.Le M.L.Pa été un échec.Il s\u2019est scindé en moins de deux ans.Un premier groupe a adhéré au F.L.Q.avec Vallières, un second au P.S Q.et un dernier au R.I.N.Je pars à l'été de 1966 pour Paris où je vais étudier le marxisme.Pour moi, c'était fini, ce sur quoi je m'explique dans un recueil de textes, à paraître aux éditions Parti pris cet automne ou l\u2019hiver prochain.Une des causes de la disparition rapide chez nous des revues progressistes, dont Parti pris représente l\u2019archétype, est notre absence de tradition de gauche.Notre bassin dintellectuels, très restreint, s\u2019use très vite.La revue est une marchandise et le circuit de roulement des marchandises est très rapide en Amérique du Nord.Parti pris a eu un impact très fort, puis il a plafonné dès la deuxième année par incapacité de renouveler ses analyses.Effectivement, avec le PQ, une fraction de la revue se retrouve au pouvoir, celle que je qualifierais de nationaliste-populiste: peut-être majoritaire dans le premier Parti pris et dont Godin était le meilleur représentant.Même moi, prétendument marxiste, je m'aperçois en relisant mes textes que la notion centrale en était la nation.Je fais jouer les classes sociales mais à l\u2019intérieur de la société vue surtout à travers A KS GERALD GODIN ,.\"Ps 1h À Lx ; x NE 242 À dus 5 fis » os député de Mercier à l\u2019Assemblée nationale Au début des années soixante, j'étais journaliste au Nouvelliste de Trois- Rivières, mais je venais à Montréal régulièrement.En tant que provincial, je me méfiais de tous les intellectuels de Montréal et, surtout, de.leurs déclarations théoriques et idéologiques.Inutile de vous dire que le premier numéro de la revue m'avait beaucoup irrité.Les auteurs se qualifiaient de Front de libération intellectuelle du Québec, ce qui me paraissait prétentieux et un peu confortable quand je comparais la situation des vrais felquistes, qui eux risquaient leur peau et la prison, à celle de ces professeurs de salon.Il faut dire aUssi qu'à l\u2019époque j'étais encore fédéraliste.Les écrits de Trudeau dans Cité libre m'influencaient beaucoup.C'est la polémique Trudeau- Aquin de 1962 et le texte de ce dernier, la Fatigue culturelle du Canada fran- Cais, qui m'a fait tout reconsidérer.En 1963, j'étais en transition.Ma première contribution à Parti pris a été une nouvelle, Alberts, parue au début de 1964.J'y ridiculisais la prétention des partipristes de se croire le Front de libération intellectuelle et j'attaquais ouvertement le vrai F.LQ.à qui je reprochais de vouloir nous faire passer pour une vraie colonie, situation qui exigeait en retour un vrai terrorisme.Or nous n\u2019étions pas l\u2019Algérie française: nous disposions d\u2019un demi-gouverne- ment, il n\u2019y avait pas de fascisme ici, pas de torture dans les prisons, etc.Les prises de position de départ de la revue me paraissaient donc excessives.Entre-temps je m'installe à Montréal: et en dépit de ma vision critique quasi blasphématoire à leur égard, les directeurs de la revue me demandent d\u2019autres textes.Le temps passe.Je participe peu à peu aux réunions.Des discussions intellectuelles s\u2018y tiennent dont je ne comprends pas un traître mot.Mais j'abandonne ma superficialité de provincial complexé et je me mets & lire Frantz Fanon, Jacques Berque, Albert Memmi, les écrits de Maheu et de Chamberland, toute la bibliothèque du parfait décolonisé, par conséquent.Là j'ai commencé à comprendre l\u2019aliénation québécoise.En sortant de mon ignorance théorique, j'ai aussi revisé mon jugement sur la revue et opté définitivement pour l'indépendance du Québec.Et c'est encore sur cette base que je vis intellectuellement.Mieux: mes lectures ont été mobilisatrices.Une fois que tu as compris, tu te demandes: qu'est-ce qu'on fait pour sortir du cercle infernal néo-colonialisme-sous-dévelop- pement dans lequel le Québec se trouve encore en partie?D'où mon engagement politique.Au début je me confinais à la partie littéraire et à la partie «notules» sur le colonialisme tel que vécu quotidiennement par les Québécois.Etant très sensibilisé au problème linguistique, c\u2019est a partir de là que le joual m'est apparu comme décalque de notre situation coloniale.Vous savez, il n\u2019y a rien de purement linguistique.Le premier lieu où se manifeste l'oppression économique, c\u2019est la langue.Je me rendais compte que tous ceux qui n\u2019analysaient pas en profondeur la réalité débouchaient sur le mépris des Québécois.A l'égard de la langue, ils disaient: les Québécois parlent mal, il faut donc des campagnes de bon parler français pour qu'ils arrêtent de dire «beans» et disent «haricots-z-au-porc.» Voilà le genre de solution que trouvaient notre aristocratie et notre bourgeoisie à un problème historique, économique et sociologique.Même raisonnement dans le domaine des affaires: c'était la faute aux Québécois, pas au colonialisme.Et ainsi dans tous les domaines de notre sous-développement.Ils manifestaient un vrai sentiment de racisme et se plaçaient, comme Trudeau, et Ryan maintenant, dans la logique du colonisateur La langue est une réalité très importante.En Chine, le régime de Sun Yat sen, qui a marqué la rupture avec les empereurs, a été annoncé par une revue qui défendait la langue populaire contre celle des mandarins.Les jeunes intellectuels de la revue disaient: les mandarins empéchent le peuple d\u2019avoir accès à la culture, l'infériorisent, alors que la vraie langue est celle du peuple.C\u2019est donc elle qu\u2019il faut valoriser.De cette prise de conscience du premier seuil d\u2019aliénation est venu le mouvement qui a porté Sun Yat-sen au pouvoir et ensuite Mao Tsé-toung, qui fut poéte en son jeune âge.Aujourd'hui le joual n\u2019a plus de portée politique, il n\u2019est qu\u2019un matériau littéraire parmi d'autres.Je suis devenu responsable des Editions Parti pris, maison toujours vivante, dès les premiers mois, au départ de Laurent CGirouard.L'objectif des Editions était plus large que celui de la revue.Berque a écrit: «ll n'y a pas de société colonisée, il n'y a que des sociétés sous-analysées.» Nous avons publié, en proportion, plus de textes pour analyser le Québec que tout autre éditeur d'ici.Exposer aux Québécois leur aliénation, leur montrer la culture réelle, celle des patenteux, faire parler des non-écrivains, tout ça pour les 16 - 7 octobre 1978 la nation.Ce qui m\u2019apparait faux.Quand on étudie l\u2019histoire, la structure fondamentale c\u2019est les classes sociales.Après mon retour de Paris, j'ai versé dans le marxisme orthodoxe à la façon de Lénine: la nation n\u2019était alors vue qu\u2019à travers la lutte de classes.Aujourd'hui j'estime que Lénine avait tort, que la nation a une spécificité qu\u2019on ne peut pas réduire aux classes sociales même si elles la traversent.Marx aussi avait tort sur cette question.Je le démontre dans le livre que je prépare actuellement.Ceci dit, je ne suis pas devenu péquiste.Je pense que le P.Q.c'est mieux que les libéraux: au moins il tient compte de la question nationale.Mais d\u2019après moi il ne pourra pas réaliser son projet de souvesaineté- association et il joue beaucoup le rôle d'éteignoir au niveau des luttes de classes, entre autres des luttes syndicales.L'oppression nationale déborde de beaucoup la solution de la souveraine- té-association, et si \u2018oppression nationale est un problème, il n'est pas le seul, pas le plus important non plus.Mais, cela ne veut pas dire que je ne voterai pas «oui» au référendum.mobiliser.On a publié, côte à côte, On est pas des trous de cui de Marie Tellier et le Gilbraltar littéraire que représente Gauvreau.Les deux doivent être connus, et je ne cracherai jamais sur un non-écrivain ou un patenteux.A la fin, la revue avait pas mal fait le tour de son jardin, de telle sorte quelle était moins ressentie comme une nécessité.Elle ne pouvait que se répéter.C\u2019est dans ce cadre que le schisme est apparu.En fait il y a eu deux Parti pris, reflet de deux tendances bien représentées encore aujourd'hui dans la société québécoise.La tendance «nationali- taire» \u2014 nationalisme d\u2019un peuple qui veut se libérer \u2014 et la tendance «socialiste internationaliste».Moi j'étais pour la décolonisation d\u2019abord et pour le socialisme ensuite.L'autre groupe considérait la décolonisation comme une chose secondaire.Ils disaient qu'on ne changeait rien en remplaçant les capitalistes anglais par des capitalistes autochtones, ce qui est faux à tous égards.À la fin un clan a dit: «Si l\u2019autre reste, je pars.» La revue est tombée.Le grand mérite de Parti pris reste d'avoir «dédouané le nationalisme à gauche», pour reprendre l'expression de Gérard Pelletier.Trudeau et sa revue représentaient le nationalisme comme étant automatiquement fasciste, automatiquement autoritaire, automatiquement brimeur des libertés individuelles.On a démontré, et le P.Q.continue à le faire, qu\u2019il pouvait être ouvert et démocratique.De toute manière, et c'est une des grandes ironies de I'histoire récente du Québec, ce sont les fédéralistes qui ont vidé les droits de l'homme avec la Loi des mesures de guerre, et ce sont les nationalistes qui ont été mis en prison sans mandat, sans cause et sans jamais être amenés devant un tribunal.Les DC-10, alignés à de Los Angeles, au Canada.vers 114 pays autour du monde.Plus de 65 compagnies aériennes autour du globe utilisent actuellement des DC-10 et des DC-9.Ils transportent annuellement plus de 161 millions de passagers dans 557 villes et 114 pays.Les ailes de tous ces avions de type DC, actuellement en service ont été fabriquées ici même au Canada, à l'usine McDonnell Douglas Canada de l'aéroport international de Toronto.Les Canadiens ont ainsi donné des ailes à plus de 1,100 avions.Il y a 15 ans, McDonnell Douglas a su reconnaître le talent canadien \u2026et a su entrevoir les grandes possibilités d'une association canado-américaine dans le domaine aérospatial.Depuis lors, des dizaines de milliers de travailleurs canadiens de talent ont participé activement aux grandes réalisations de McDonnell Douglas.Ainsi, d\u2019un océan à l\u2019autre, des firmes canadiennes ont été à la hauteur: elles ont rempli avec succès des contrats de McDonnell Douglas totalisant plus de $1.2 milliard.C\u2019est là une fiche de projets réalisés qui rend justice aux promesses que s\u2019étaient faits Américains et Canadiens.Il est maintenant permis d'entrevoir avec confiance un avenir prometteur, un avenir où l'industrie aérospatiale canadienne aura une place de choix dans le processus de fabrication de matériel aérospatial McDonnell Douglas.MCDONNELL DOUGLAS CANADA Toronto AMF, Ontario L5P 1B7 ~ montrent avec fierté leurs ailes fabriquées l'aéroport intemational Suite page 18 Le ; : 5 f : ptr ) 19° 10¢ ! = go ~ 2 dal = CARTEL] Mitre.NV 2 NES CTL ONTO 3 Collections Seulement 10¢ 1.Quatre grands timbres faisant tableaux de genre: silos à grain, matchdenhockey, industrie textile, jamboree commemoratif, plus deux timbres de Terre-Neuve.2.Douze timbres à l'effegie de trois rois et d'hommes d'Etat, dont Edouard VII.3.De passionnants timbres sur la faune: grêbes, mouffians, boeufs musquês.Nous vous envoyons aussi d'autres timbres remarquables pour examen gratuit.Achetez-en le nombre qui vous plait ou acun; retournez le reste.Vous êtes libre de contremander ces envois en tout temps.Les lots 1, 2 et 3 (plus le catalogue illustré, de 40 pages, des occasions que nous offrons) restenl\u2019 votre propriété.Expédiez 10c AUJOURD'HUI! H.E.HARRIS, Dépt.G-150, Boston, MA 02117 U.S.A.FINIS LES PROBLEMES QUOTIDIENS DE DENTIERS Le Coussinet Snug les retient fermement pendant des semaines, en tout confort.Adieu crèmes ct poudres salissantes! Adieu opérations délicates chaque matin et après les repas! Avec le coussinel Snug, le dentier adhère parfaitement de jour en jour et reste confortable pendant des semaines.En effet.le coussinet Snug.doux et efficace, crée un lien tout confort entre les gencives ct le dentier.[adhère au dentier, non pas aux gencives.On peut rincer, frotter, savonner le coussinet Snug.il se nettoie facilement, mais ne risque pas de se décoller ou de s\u2019écailler.Mettez vite un terme à vos problèmes.Utilisez le coussinet Snug.Il retient fermement le dentier SNUG: pendant des semaines.dre en tout confort.COUSSINETS À DENTIERS ULE) NL mp i PEE CY a bres WILLIAMS STAMP C0.ST.STEPHEN, N.-B.E3L 2X ~ tn Au moment de la fondation de Parti pris, je sortais à peine de l\u2019université et des collèges classiques, un monde idéologique en retard sur la réalité d\u2019ici, qui retardait elle-même de beaucoup sur la réalité occidentale contemporaine: l\u2019enseignement de la philosophie se ramenait presque exclusivement à saint Thomas d'Aquin; en littérature, le XVIIIe siècle n'existait même pas\u2026 Alors, pendant que nos professeurs déliraient, on s\u2019est mis à lire tout seuls; ma génération en est une d'autodidactes.Moi, je lisais l'Express et me passionnais pour la guerre d'Algérie, dévorais Sartre, Fanon, Camus, les surréalistes.C\u2019est Sartre qui m\u2019avait le plus influencé, peut-être d'abord parce qu\u2019il était ici l'auteur le plus interdit, considéré comme le diable en person- ne, mais aussi parce qu\u2019il m\u2019apparaissait comme le plus cohérent, le plus progressiste, avec un système philosophique bien articulé.J'avais été, dans le contexte religieux des années 50 au Québec, un enfant pieux, le futur prêtre de la famille.Puis à 15 ans, après la mort de ma mère, j'ai perdu la foi et me suis trouvé en proie à une espèce d'angoisse métaphysique.La question ontologique m\u2019obsédait: qu'est-ce que l'homme?qu'est-ce que le monde?qu'est-ce qu'on fout sur cette planète?L'athéisme humaniste de Sartre est venu m\u2019apprendre à vivre avec ces questions, à assumer l'angoisse.Mes articles de Parti pris sont marqués par l\u2019influence des idées de Sartre, et même de son style.Mon engagement intellectuel avait des causes affectives, existentielles.J'ai d\u2019abord traversé un profond désespoir.J'avais l'impression de voir mourir l\u2019univers de mon enfance, le Canada fran- gais, comme on disait à l\u2019époque, en même temps que la culture traditionnelle de la langue, la foi, la terre.Et en même temps, de devenir pour mon entourage un traître, un mouton noir.Les gars de mon genre étaient mis à la porte des collèges: j'en ai fait quatre, pour ma part.Et, plus tard, combien d'emplois perdus à cause de Parti pris?Le Cassé de Jacques Renaud exprime très bien ce cul-de-sac.Moi, j'avais pensé aller vivre ailleurs tellement j'étais désespéré, tellement je me sentais seul face à un milieu bouché.Et puis, tout d'un coup, tout a changé.Pour moi, ce sont les premiéres bombes du F.L.Q.qui ont marqué le point tournant: les histoires que je lisais dans l'Express pouvaient se passer ici, la décolonisation, la révolution.L'Histoire nous rejoignait.Et l'espoir.Ce qui nous avait paru une réalité monolithique et inébranlable semblait n'être plus qu'un décor à renverser.Je pouvais enfin avoir une identité: je ne suis pas un petit- bourgeois - canadien - français - catholi - que-réactionnaire-thomiste-duplessiste, moi, je suis un Québécois révolutionnaire! Et les bombes venaient donner à ce pari une réalité éclatante.C'est vers le même moment que j'ai rencontré ceux qui allaient devenir les collaborateurs de la revue.Nous découvrions que nous n\u2019étions pas seuls.Et, ce qui nous réunissait, c\u2019était une volonté révolutionnaire, une ferveur, une fièvre, l'envie et le besoin de tout changer.J'ai été à Parti pris une sorte d'homme à tout faire.La revue logeait dans mon sous-sol, le téléphone sonnait chez moi toutes les cinq minutes; je m'\u2019occupais de l'impression, de la mise en pages J'ai vécu l\u2019aventure de Parti pris au jour le jour, et je me souviens de ce climat: nous pensions que nous allions faire la révolution; nous en vivions, en révions, en mangions.Evidemment, c'était une erreur, il n\u2019y a pas eu, de révolution ici; et, quinze ans plus tard, ça ne semble toujours pas pour bientôt; mais cette erreur me semble ce qu\u2019il y avait de plus précieux à Parti pris.Il faut se souvenir de l'atmosphère de l'époque pour comprendre cette foi révolutionnaire.Il faut penser aux bombes, aux procès, aux grandes manifestations, aux matraques, aux Camarades en prison, aux cautionnements à trouver, au téléphone tapé, etc.Et tout ça au pays où on disait encore, quelques années avant que «rien ne change».La conviction et la solidarité révolutionnaires passaient bien avant les différences de tendances \u2014 indépendantisme, socialisme, marxisme, existentialisme \u2014 que la revue regroupait.C'était romantique, bien sûr, et glo- baliste et absolutiste.Une histoire de poètes, avec un côté visionnaire, utopiste.Nous exigions pour tout de suite ce qui allait être le programme socio- politique de deux générations: l\u2018indé- PAUL CHAMBERLAND: écrivain et animateur Dans sa cristallisation, Parti pris a été un phénomène de génération.Certains fondateurs auraient peut-être pu faire leur chemin dans les revues déjà existantes.Mais la rupture idéologique, avec Cité libre notamment, était trop radicale.C\u2019est surtout la nécessité d\u2019un collectif, d\u2019un travail de groupe qui a engendré Parti pris.Et, dans les faits, le groupe a exercé un charisme certain.Cela explique même que les divergences idéologiques des trois premières années ne soient pas devenues des points d'opposition insurmontables.Je n\u2019avais pas de fonction définie, j'était polyvalent, comme tout le monde.Je participais au travail de conception, de mise en forme, au choix des thèmes et des collaborateurs.Certains d\u2019entre nous étaient les auteurs des principaux textes de synthèse.En réalité ces textes véhiculaient beaucoup les axes de pensée du groupe, nous étions de simples formulateurs, avec des éléments personnels évidemment.Les autres nous lisaient, nous critiquaient et souvent nous faisaient modifier certains passages.Tout normalement.Nous avions conscience de faire oeuvre commune.La relecture des numéros de Parti pris peut être trompeuse si l\u2019on oublie que le centre de gravité des différents champs théoriques et pratiques qui se côtoyaient à la revue était la décolonisation du Québec.Dans cette optique, on pouvait passer d\u2019un «code » à l\u2019autre (de Marx à Jacques Berque, par exemple).Sans trop de grincement.Surtout que nous visions plusieurs cibles à la fois.D\u2019abord le dégagement d'un front national de libération; puis la volonté de pousser jusqu\u2019au bout l\u2019entreprise de laïcisation amorcée par la révolution tranquille; enfin, la définition d'une certaine ligne idéologique (théorie et action) qui s\u2019est révélée être électivement la théorie marxiste.Les manifestes étaient le forum où l\u2019on réexaminait, chaque année, la cohérence idéologique.Un rédacteur s\u2019en chargeait mais, jusqu\u2019à la rédaction finale, le groupe se réunissait et endossait ou refaisait le manifeste.Les réunions démarraient vers le printemps pour se poursuivre tout l'été.Le succès des premiers numéros nous a tous pris par surprise.J'explique ça par un effet de conjoncture: nous avons condensé une problématique qui tardait à se faire jour.D'abord le fruit d'une conjoncture, la revue Parti pris est disparue avec elle.Je vois comme des tentatives de résurrection dans Presque-Amérique puis Chroniques.Dans une certaine mesure.Entre autre par leur volonté de poursuivre le travail d'interprétation marxiste et d\u2019articuler le combat révolutionnaire.Parti pris était-il marxiste?Oui: de déclaration, de recherche et de volonté.Je trouve peu significatif de vouloir fixer la proportion entre son nationalisme et son marxisme.Ce qui me paraît important, c\u2019est qu'il y avait à la revue une volonté révolutionnaire axée sur une libération nationale se transformant en révolution socialiste, conformément à certains scénarios du tiers monde.Mais nous devions créer notre propre modèle théorique et pratique, par transfusion d\u2019apports extérieurs, certes, mais quelque chose qui reflète notre situation historique particulière.Aussi la cohabitation des différentes théories et stratégies étaitelle dynamique, en constant travail en vue d'opérer une nouvelle synthèse conceptuelle et pratique.Les contradictions me paraissent donc tout à fait normales.D\u2019ailleurs, la principale influence de Parti pris s\u2019est exercée dans la façon de poser les problèmes.Nous avons contribué à- diffuser l'approche marxiste au Québec en facilitant la lecture des textes marxistes dans et hors de la revue.It se créait des noyaux d'abonnés, principalement à travers la province, qui étaient aussi des clubs de lecture et de discussion.J'ai produit beaucoup de textes dans la revue.C'était réellement là l'essentiel de mon activité.À l\u2019époque je terminais ma philo à l'université de Montréal.Par après, j'ai fait un peu d'enseignement avant de devenir traducteur à l\u2019Hydro- Québec.A l\u2018automne 1966, j'étais à Paris, avec Jean-Marc Piotte.Pour deux ans: un séjour d\u2019études.Mon dernier texte, paru à la fin de 1966, marque une première rupture avec la revue.Il avait été assez fortement critiqué par le groupe d'alors, considérablement élargi, on le sait, à partir de l\u2019automne 1966.Ma perception de la réalité se transformait peu à peu.Des faits nouveaux m'obligeaient à tout reconsidérer.Ainsi l\u2019on disait, à l\u2019époque, que les Trudeau et Pelletier 18 - 7 octobre 1978 a 2eme rb wha pendance, la laïcisation, le socialisme, la révolution.Nous étions quinze ans d'avance; tout cela commence à peine à se passer aujourd\u2019hui.L'esprit est prompt, mais l\u2018Histoire, elle, n'avance qu'à petit pas.D'ailleurs, à Parti pris, on avait découvert dès la deuxième année la marge entre le dire et le faire, et on commençait à parler de stratégie.Nous avons vile affirmé que la révolution, non, ça n\u2019était pas pour tout de suite, et qu\u2019il n\u2019y avait plus qu\u2019à appuyer la nouvelle bourgeoisie, la classe montante, René Lévesque et la gauche du parti libéral qui ne pourrait faire autrement aue d'assumer l\u2019idée d'indépendance.Il restait a faire un long chemin politique pour réaliser ce rêve, ce Québec que nous avions entrevu, que nous avions dit.On a milité au R.I.N., au P.5SQ., au Mouvement laïque, et finalement au P.Q : il n'y avait que ça à faire.Quant à moi, je ne pouvais pas m'y faire.Les luttes d'influence qui sévissent dans un parti politique, les combines, les jeux du pouvoir, le marketing électoral.non, franchement, la politique n'est pas mon «bag».Je ne renie rien de ce que j'ai écrit, et qu'on va d'ailleurs rééditer bientôt.Mais, en 68, j'étais d'avis de cesser la publication de la revue: nous avions dit ce que nous avions à dire.Ce temps de fulgurance est aujour- d'hui révolu.Aujourd\u2019hui, c\u2019est le temps de la réalisation politique, avec ses réalités, ses compromis.|! faut que cette étape soit menée à terme, avec tout ce que ça implique: la baie de James, les subventions aux compagnies de papier, les voyages de ministres aux Etats-Unis, les promesses pour l\u2018Otan, et le reste: le Québec doit devenir un pays comme les autres, avec un bon gouvernement comme les autres.C\u2019est ça la politique, c'est ça la réalité.Alors moi, j'aime mieux m'occuper d'autre chose.Et quand on me dit qu'il n\u2019y a rien d'autre, je réponds que je ne vis que pour et par le rien d\u2018autre.Utopie, étymologiquement, ça veut dire «nulle part».Je cherche à changer la vie, ma vie, à sortir des rôles, des structures, de la posssession, du pouvoir, des interdits.Je crois qu\u2019il faut réinventer l'homme.C'est toute la civilisation occidentale, l\u2018ordre industriel, la culture rationaliste-scientifique, la politique impérialiste qui arrivent aujourd'hui à leur fin.Avec la fin du Moyen-Age canadien-français nous avons vécu une petite fin du monde; les prochaines années nous en promettent une à l'échelle planétaire.Ce qui importe encore cette fois-ci, c'est de préparer l'avenir, de projeter le nouveau monde qui n\u2019est encore qu'une utopie.J'essaie d'abord de rester fidèle à ce mouvement qui, il y a quinze ans, nous faisait refuser une «réalité» apparemment inébranlable, au nom d'un rêve de révolution.Je dis encore que le «réalisme» est un vaste mensonge, que tout cela achève, que le tigre en papier va s'autodétruire, et que point déjà la lumière d\u2019un âge nouveau, dans les veux d'hommes nouveaux.étaient «abstraits» avec leur.idéalisme personnaliste, et pourtant ils accédaient au pouvoir sous nos yeux, dans ce que le commun des mortels appelle la réalité.Drôle d'abstraction! Parti pris a beaucoup vieilli.Je ne suis plus du tout préoccupé par la stratégie politique conventionnelle.Les formules constitutionnelles et les jeux politiques me paraissent objectivement secondaires.La revue avait un modèle de la réalité et pour moi ce modèle a changé.D'ailleurs, ce qu\u2019on appelle la réalité est une forme de fiction; on devrait plutôt parler d\u2019un «effet de réalité».Ce qui domine ma vision actuelle,c\u2019est l\u2019éventualité imminente d\u2019une catastrophe économique planétaire, et s\u2019il y avait quelque chose d'étranger à la vision de Parti pris, c'était bien cela! I! faut justement tenir compte du temps écoulé depuis lors.Mieux, ce qui me requiert foncièrement, c'est la menace qui pèse sur l'espèce humaine.Contre cette menace, pour l\u2019écarter, je rêve d\u2019une véritable communion de l'espèce humaine.Mais cetfe communion se fait d\u2019abord dans une portion de l'humanité \u2014 un réseau.La lutte de la terre et la lutte du Québec ne sont pas actuellement deux luttes différentes.C\u2019est l'humanité entière que l\u2019on bafoue si l\u2019on écrase l\u2019une de ses communautés.Evidemment, il faudrait développer tout cela.Un autre point de rupture entre Parti pris et moi: la perception du pouvoir.Je suis devenu, disons, libertaire.Je décroche complètement des jeux de pouvoir, y compris ceux de la gauche.Ce qui m'importe n'est pas de lutter contre les dominateurs mais-bien coñtre les conditionnements qui conduisent des masses d'humains à se laisser dominer.La seule lutte politique envisageable pour moi, c\u2019est de désamorcer partout le scénario de la dominance en donnant aux gens le goût de la liberté et de l\u2019amour.C'est aussi de favoriser, en situation, l\u2019émergence d'un réseau résolument anti- dominance: Il est donc très net que, même si j'y ai fait mes classes politiques, je suis sorti de la problématique de Parti pris.D'autant plus qu\u2019on se définissait alors conformément au modèle de la prise du pouvoir par un parti révolutionnaire et par la constitution d'un Etat révolutionnaire.L'expérience socialiste en général (je pense surtout à l'U.R.S.S.) est celle d\u2019un échec, ou, tout au moins, d\u2019un plafonnement.Il est inutile de vouloir répéter les mêmes erreurs.Il faut créer une base nouvelle, des moyens nouveaux: cela s\u2018appelle l\u2019AI- ternative.Toute la mythologie révolutionnaire née au début du siècle dernier se retrouve aujourd\u2019hui démystifiée.Ma rupture va même plus loin que ça: nous assistons à la fin du «logos», de la «raison», du projet occidental; il faut revenir 2 50D ans en arrière, aux racines de l'humanité.Mais je dirai surtout vouloir le radicalement nouveau, chercher à comprendre comment on peut parvenir à obtenir la transformation de notre propre espèce.Avant qu'il ne soit trop tarde 7 octobre 1978 - 19 CT sérieuse.Faites-nous parvenir l'emballage du tabac que vous fumez actuellement ainsi que le coupon ci-joint et nous vous enverrons gracieusement une blague (format standard) de tabac à cigarette Drum.Le tabac à cigarette Drum, importé de Hollande, est un mélange unique fait de 17 tabacs supérieurs, provenant de tous les coins du monde.Son goût riche et son arôme délicat en font un tabac d'excellente qualité pour les fumeurs exigeants qui roulent leurs cigarettes.Laissez-nous vous offrir une blague de notre excellent tabac à cigarette Drum et faites une expérience unique: celle de fumer un tabac vraiment supérieur.Oui, j'ai pris votre offre au sérieux.Voici un emballage de mon tabac habituel: .Veuillez me faire parvenir gratuitement une blague (format standard) de tabac Drum, mélange hollandais.VILLE: PROVINCE.\u2014 CODE POSTAL: Postez ce coupon à: Delpro, Case postale 445, Burlington, Ontario L7R 3Y6.Offre en vigueur seulement au Canada.Une seule blague par famille.Cette offre se termine le 31 janvier 1979.PA | bree \u2014 = = ee 1 | | | ! | | | | { NOM: | ie | ADRESSE: | ( } | | | | | | { | ( | fi tn a sou eue = Way Sa \u2014 \u2014 \u2014 no ous n) Para Tudor Square 4 couleur oem ss flick Rk Pas ac dt ss ARCH Fad Ne manquez pas les rabais de ce solde doctobre.Pour plus d'information, Jusqu'au 28 octobre, votre détaillant-Armstrong vous offre à rabais communiquez avec Armstrong, Bureau FF6, Case Postale 919, 33 variétés de populaires couvre-planchers aux modèles et couleurs les plus variés.Profitez-en pour couvrir vos planchers à neuf.Montréal, Québec H3C 2W2 (Aym strong F4 L'ÉLÉGANCE INTÉRIEURE* Marque de d'A g Cork Company Usager autorisé: Los Industries Armstrong Cork Ltée.LES CRÉATEURS DE LE seme gee i Pour connaître le détaillant-participant Armstrong le plus près de chez vous, consultez la liste suivante.Plusieurs d'entre-eux font partie des Boutiques du couvre-plancher et sont en mesure 4 de vous offrir le meilleur choix et le meilleur service.QUEBEC Alma Tapis Rémi inc.837 rue Scott ouest 662-7851 Ayimer Butâga Ltée 92 Principale 684-1100 *Nick Urban 92 Principale 684-6213 Bellechasse \u201cCentre du Tapis Enr.St-Damien 789-2747 Fournier Jacquetin Honfleur 885-4281 Berthierville Robert Bellehumeur 911 Daviault 836-4114 Bonaventure J.Emile Cavanaugh St-Siméon 524-2521 Cap-de-la-Madeleine \u201cMonsieur Tapis Enrg.495 rue Barkoff 379-2630 Charlesbourg Claude Michaud Inc.8335 Place Henri-Bourassa 626-2977 Deschenes Claude Inc.1545 Jean-Talon 626-0171 Les Tissus de Charlesbourg Inc.4545-1st Avenue 623-238 Charny *J.P.Filion Inc 496-18th \u2018que \u2018832-2956 Chicoutimi Pedneault et Lapointe Enrg.801 rue Almo 545-2981 \u201cTissus Tapis Mme Ro 1159 Bout.Talbot 548-5673 Chomedey *La Société des Tapis du Québec 1282 boul.Labelle 687-0671 Chute aux Outardes Sylvain Beaulieu Inc.Route 567-2251 Contrecoeur Rosaire Jacques 495 Lajeunesse 786-2233 Disraeil Janet Toupin Inc.310 rue Laurier 449-2841 Dollard des Ormeaux *C'est Si Beau Inc.4597 boul.Des Sources 683-6641 Doibeau Meuble R.Trembley Ltée 1480 boul.Waibere 276-5406 Drummondville Armoires et Tapis Laferte Ltée 1650 boul.Lemire 478-2582 Tapis Aubé inc.682 Côté 472-5456 Farnham Tapis Rainvilie inc.405 Meigs N.293-5661 Granby Centre du Tapis Granb 725 Denison 0.378-1282 Haute-Rive Haute-Rive Terrazo Ltée 303 de Puyjalon 589-5723 \u201cBoutique du couvre-plancher Joliette *J.A.Dion Inc.119 Bourget Nord 756-6632 Julien Pichette Inc.167 Précieux Sang 756-1055 Jonquière \u201cPatvin et Bouchard Inc.150 rue St-Jean 547-4751 Lachute Gaétan Blais 371 Principale 562-2621 Lafontaine I is du Nord 1245 boul.Labelle 438-1284 L'Annonciation Marcel Rochon Décoration 22 tue du Pont 275-2311 La Pocatière Dalico Inc.856-2577 La Salle *Couvre-Plancher Lasalle Inc.1110 Dollard 366-5330 Montreal Floor Coverin 2019 Lapierre 365-1 Laval Jean Louis Latorest Cont 79-18th Avenue 669-4694 Valiquette Ltee 478 des Laurentides 667-6150 Louisevilie \u201cClaude Gosselin 671 rue Denis 228-2817 Monsieur Tapis Enrg.237 St-Laurent 228-3919 Lyster *Couvre-Plancher Pat 121 des Bouleaux 623-2478 Maniwaki *Ameublement Branchaud Furniture Inc.Sortie Nord 449-2610 Montréal Montreal Floor Coverin 15 Bernardest 273-9983 \u201cRobert Tapis Prelart 4577 St-Laurent 845-1520 * Boy et Fils 399 Metropolitain 725-4754 New Richmond J.À.Cormier 392-5262 Notre-Dame des Laurentides Rembourrage C.Boisvert Inc.1660 Boul.Talbot 849-8919 Nouvelle Lavoie et Fils 794-2296 Paspébiac Centre du Tapis Enr.52-5114 Plessisviile Maison du Prelart 1715 Avenue St-Louis 362-7712 Pont-Viau Montreal Floor Coverin 175 Boul.Concorde -9870 Port Alfred Roland Marquis Ltée 1271 Blvd.de la Baie 544-2742 Québec La Cie Paquet Ltée 480 Blvd.Charest est 524-5121 Repentigny Claude Guy Tapis 372 Notre-Dame 585-2248 Tapis Repentigny Inc.07 Notre-Dame 585-4664 Rimouski *Turgeon Romuald et Fils Ltée 245 Michaud 723-8174 Rivière du Loup *Décor G.L.Inc.327 Lafontaine 862-3535 *Ernest et Paul 1977 Ltée 82 Lafontaine 862-6997 *Roland Dickner Inc.46 Ste-Anne 862-6391 Sorel Revêtement de Sol Richelieu 370 du Collège 743-8828 Ste-Anne des Plaines Hubert Bourdon Tapis 143-2ieme Avenue 478-0569 Ste-Justine Magasin Co-op Ste-Justine 383-3020 Ste-Rosalie \u201cGermain Larivière Ltée 1970 130 Boul.Laurier 773-8453 St-Ambroise Jacques Harvey Couvre-Pianchers 187 rue Simard 672-4730 St-Clet *P.E.Felx & Fils Inc 299 Boul.Cité des Jeunes 456-3330 Se de Brandon J.M Come 175 de Lanaudière 835-4718 St-Jérôme *Aené Bédard 56 rue Legault 438-0344 St-Jovite Couvre-Plancher Perrault 1242 Ouimet 425-2464 St-Raymond *Chalet du Tapis Enr.123 des Ormes 334-2455 Sept-lles Décoration L.Ross Inc.685 boul.Lavre 962-6981 Thetford Mines \u201cLucien Couture & Fils Inc.818 Boul.Smith 338-2113 Tracy Bernard Farley 4400 Chemin St-Rock 743-6978 Trois-Rivières * Monsieur Tapis Enrg.4210 Boul.des Forges 379-5077 Val Brillant D'Amour Décoration Enr.742-3736 Val-D'Or *Courchesne & Latleur Inc.902-3ieme Avenue 324-9657 Valieyfield Tapis G.R.L, Inc, 195 Montcalm 373-1683 Victoriaville J.E.C.Giroux 9 Giroux 758-1555 Michel Demers Enr.53 St-Jean Baptiste 752-9965 i Se a EA \u201cI NOTRE PREMIER GOULAG! \u2014 Pis tu te prétends journaliste! Heureusement que je ne rencontre pas cet énergumène tous les jours à la taverne Car j\u2019entrerais dans les A.A.ou je ferais ma promesse lacordaire! D\u2019abord il me tutoie, alors qu'il est plus jeune que moi; et il entretient le plus profond mépris à l\u2019égard des journalistes.Le seul qui trouve grâce à ses yeux, c\u2019est Claude Ryan.\u2014 Lui, au moins, il est honnête, ajoute-t-il, chaque fois qu'il prononce son nom.\u2014 Avec la face qu'il a, il n\u2019a pas beaucoup le choix! C\u2019est invariablement mon commentaire.Il plisse alors les lèvres, me regarde avec dédain et nous restons quatre ou cinq minutes sans nous adresser la parole.Comme il sait que je déteste le sel dans la bière, il ne manque pas d'en saupoudrer un peu dans la mienne en faisant mine de se tromper de verre.Pendant ce rituel devenu coutumier, je me demandai pourquoi l'acquisition par le Gouvernement du Québec du Manoir de Pointe-Bleue, au Domaine de l\u2019Estérel, le chicotait à ce point.Cet achat lui semblait aussi effrayant que si les péquistes venaient de se procurer un arsenal atomique.Une fois calmé, je déposai mon verre avec fracas sur la table afin d'indiquer à mon interlocuteur que j'étais prêt à reprendre la conversation, \u2014 Je ne vois pas pourquoi le gouvernement n'aurait pas le droit d'acheter un manoir, dis-je sur le ton le plus neutre.Ottawa a bien acheté Canadair, des compagnies d'aviation, des traversiers, des intérêts dans des compagnies de pétrole, sans compter un sauna pour son Premier ministre! \u2014 Ottawa achète pour le bien public, tandis que le Gouvernement du Québec ne pense qu\u2019à son référendum.Toi, tu t'en fiches, il ne t\u2019arrivera rien, mais moi, je ne suis pas séparatiste! \u2014 En qualité de journaliste, je ne dois afficher aucune opinion politique.\u2014 Peuf! Plaçant avec rage l'index sous son oeil, il en découvrit le blanc qui était d\u2019ailleurs fortement teinté de rouge.Je ne sais ce qui me retint de l'envoyer au diable et d'aller m\u2019asseoir à une autre table.Une certaine curiosité journalistique, je suppose! Il s\u2019envoya dans le gosier une bonne gorgée de bière, pointa le menton contre sa poitrine jusqu\u2019à ce qu'un rot sonore le secoue de la tête aux pieds.Le séisme parut le rasséréner.\u2014 Trois cent mille piastres! Quand je pense que c\u2019est avec mes taxes qu'ils ont acheté cette propriété-là! Je ne pouvais croire que le prix le scandalisait, lui qui trouve toujours que les gouvernements n\u2019en font pas assez.\u2014 Qui te dit que tu n\u2019en profiteras pas un jour?ajoutai-je sans me douter le moins du monde de l'orage que j'allais déclencher.Il me regarda avec incrédulité et abattit son poing sur la table.Heureusement que les verres étaient déjà à demi vides car nous perdions du coup au moins la moitié de notre bière.\u2014 Comme ça, c\u2019est bien ce que je pensais: les péquistes ont acheté le Manoir de Pointe-bleue pour nous enfermer! \u2014 Hein?Où diable a-t-il pêché pareille histoire?\u2014 Pourquoi t'enfermerait-il là?D'après ce que j'ai lu dans les journaux, le manoir sera réservé aux vieillards qui demandent des soins particuliers.T'es encore loin de la retraite.\u2014 Les journaux, ils sont tous séparatistes.Ce n\u2019est pas ce qu\u2019on a dit à Radio-Canada.Au téléjournal, ils ont révélé que le manoir recevrait des personnes en «perte d'autonomie».\u2014 C'est rien que le nouveau nom que les fonctionnaires ont trouvé pour les p'tits vieux et les p'tites vieilles qui ont de la misère à se traîner.\u2014 Aïe! Aïe! tu feras accroire ça à d'autres! Des personnes «en perte d\u2019autonomie», c'est du monde qui était pour le P.Q.et qui reviennent du bord du fédéral.Les péquistes vont nous enfermer jusqu\u2019à ce qu'on soit prêt à voter oui à leur référendum! C\u2019était à mon tour de le regarder avec incrédulité.\u2014 Veux-tu que je te le prouve?Je fis signe que oui.Se penchant vers moi, il ajouta sur le ton le plus grave: «Pourquoi penses-tu que les péquistes ont acheté le manoir précisément la semaine où les sondages annonçaient qu'il y a maintenant presque 80 p.c.des Québécois en «perte d'autonomie»?Les Laurentides, c\u2019est dans le nord, comme la Sibérie! - 21 eon nt eee.on +1 wept Aime] sae lic.sis La Bonne Cuisine de Perspectives par Margo Oliver Je reçois parfois des lettres qui me laissent songeuse.«J'ai décidé de devenir végétarien.S'il vous plaît, envoyez-moi des recettes», dit l\u2019une d'elles.Et je me demande si la personne qui écrit ces lignes mesure bien toute l'importance du changement qu'elle se propose d'apporter à son alimentation.«Je ne saurais vivre sans une abondante portion de viande chaque jour», assure une autre lettre.Et je m'inquiète tout autant de ce correspondant que du premier.Il est vrai, comme le proclament les tenants du végétarisme pur, ou végétalisme, qu\u2019un régime sans viande, ni oeufs, ni produits laitiers peut nous assurer tous les éléments nutritifs dont nous avons besoin, y compris les protéines.Mais ce régime doit alors être soigneusement équilibré et comporter d'importantes quantités de céréales et de légumes secs.Certains végétariens, qui négligent l\u2019apport de ces aliments, abiment sérieusement leur santé.D'autre part, une trop grande consommation de viande peut aussi nous être nuisible.Les nutritionnistes sont unanimes là-dessus: nous, Nord-Américains, mangeons trop de viande.Si vous envisagez de renoncer complètement à la viande, de grâce, ne le faites-pas sans vous bien renseigner sur la question.H existe, sur le végétarisme, des ouvrages spécialisés.Donnez-vous la peine de les étudier afin de pouvoir agencer convenablement votre nouveau régime et, surtout, ne pas priver votre organisme d'éléments nutritifs qui lui sont essentiels.Vous opterez peut-être, d\u2019ailleurs, pour ce végétarisme moins draconien qui défend de toucher à la chair des animaux mais permet d'en consommer les dérivés: lait, fromage, oeufs Je ne suis pas végétarienne et n'ai pas l'intention de le devenir.Mais il m'arrive, fréquemment, de préparer des plats sans viande dont je suis fière et qui ont l\u2019heur de plaire à mes convives; je vous en offre ici quelques-uns.Que tous les plats maigres soient insipides, c\u2019est un préjugé.Un bon cuisinier peut en créer beaucoup d\u2019absolument délicieux.CHOU FARCI (notre photo) YA tasse de riz brun 2 cuil.à table d'huile à cuisson 1 chopine (% livre) de champignons, tranchés 1 oignon moyen, haché finement VA cuil.à thé de sel assaisonné % de cuil.à thé de poivre Ya cuil.à thé de feuilles de marjolaine séchées 1 gros chou \u201c VA de tasse de parmesan râpé t boîte de 14 onces de sauce tomate 1 cuil.à table de jus de citron YA de tasse de cassonade 1 tasse d\u2019eau née \u201cPt.YA cuil.à thé de sel YA de cuil.à thé de poivre Faire cuire le riz selon les indications sur son emballage.Chauffer l\u2019huile dans une grande poêle épaisse qui ne soit pas en fonte noire.Y cuire les champignons et l'oignon 3 minutes, en brassant.Retirer du feu.Ajouter le sel assaisonné, % de cuil.à thé de poivre, la marjolaine et le riz.Bien mêler.Retirer le coeur du chou et verser de l\u2019eau bouillante dans la cavité ainsi formée; laisser reposer jusqu'à ce que les feuilles extérieures du chou se détachent facilement.Choisir six de ces feuilles, parmi les plus grandes, les mettre dans un bol et les couvrir d\u2019eau bouillante; les laisser tremper jusqu\u2019à ce qu\u2019elles soient suffisamment ramollies pour se rouler aisément.Ajouter le parmesan au riz et répartir également le mélange sur les feuilles de chou.Replier les côtés des feuilles, sur la garniture, et rouler le tout de façon à complètement enfermer le riz.Râper où couper finement 4 tasses de chou.Le mettre dans la poêle déjà utilisée pour les champignons.Ajouter la sauce tomate, le jus de citron, la cassonade, 1 tasse d\u2019eau, % cuil.à thé de sel et \u2018A de cuil.à thé de poivre et cuire à feu bas, en brassant pour bien mêler le tout.Chauffer jusqu\u2019à ébullition, baisser le feu et ajouter les petits rouleaux farcis.Couvrir et faire mijoter, 25 minutes ou jusqu\u2019à ce que les rouleaux soient bien chauds.(3 ou 6 portions) OEUFS ET RIZ EN CASSEROLE 1 tasse de riz brun 2 cuil.à table de margarine % de tasse d'oignon finement haché % de tasse de piment vert haché 2 cuil.à table de farine 1 boîte de 19 onces de tomates Etes-vous végétarien?\u2018A tasse d'eau # de cuil.à thé de sel YA de cuil.à thé de poivre 1 petite feuille de laurier, émiettée 1 pincée de clou de girofle en poudre 2 cuil.à table de persil haché 6 oeufs YA tasse de chapelure fine 2 cuil.à table de margarine, fondue %A de tasse de cheddar fort, râpé- Cuire le riz selon les indications sur son emballage.Préparer la sauce pendant la cuisson du riz.Pour ce faire, chauffer 2 cuil.à table de margarine, dans une casserole moyenne.Ajouter l'oignon et le piment vert et cuire ces légumes 3 minutes, en brassant.Saupoudrer de la farine, bien méler et retirer du feu.Ajouter les tomates, l\u2019eau, le sel, le poivre, le laurier et le clou de girofle et cuire, en brassant, jusqu\u2019à ce que la sauce bouille et soit épaisse et lisse.Ajouter le persil.Chauffer le four à 350°F.Beurrer un plat 22 - 7 octobre 1978 hat (rn mn mmr te a .à cuire de 12x 7 x 14 pouces.Etendre le riz cuit dans le plat.Faire six creux, dans le riz, avec le dos d\u2019une grande cuillère et casser un oeuf dans chacun.Recouvrir le tout de la sauce tomate.Mêler la chapelure et 2 cuil.à table de margarine fondue, en brassant délicatement, à la fourchette.Ajouter le cheddar, mêler délicatement et parsemer les oeufs du mélange.Cuire au four, 20 minutes ou jusqu\u2019à ce que les oeufs soient cuits comme vous les aimez.Servir immédiatement.{6 portions) RACGOÛT DE LENTILLES ET D'ORGE YA livre de lentilles sèches 4 tasses d\u2019eau du robinet ou d'eau de cuisson de légumes 1 tasse d'orge perlée 2 cuil, à table d\u2019huile à cuisson 2 gros oignons, en dés 2 grosses carottes, pelées et coupées en dés 2 pommes de terre, pelées et coupées en dés 1 tasse de céleri en dés Ya tasse de navet en dés 1 boîte de 28 onces de tomates 2 cuil.à thé de sel % de cuil.à thé de poivre A cuil.à thé de feuilles de thym séchées 1 petite feuille de laurier Mettre les lentilles dans une casserole et les couvrir des 4 tasses d\u2019eau mentionnées.Chauffer jusqu'à ébullition et laisser bouillir 2 minutes.Retirer du feu et laisser reposer 1 heure.Rincer l'orge à l'eau froide courante.Chauffer l'huile dans une grande casserole ou cocotte épaisse.Ajouter l'oignon et le cuire 3 minutes, en brassant.Ajouter les lentilles et leur eau, ainsi que tous les autres ingrédients.Chauffer jusqu\u2019a ébullition, baisser le feu, couvrir et faire mijoter, 2 heures ou jusqu\u2019à ce que tous les éléments du plat soient tendres.Brasser souvent, pendant la cuisson, et ajouter de l\u2019eau si cela est nécessaire pour empêcher la préparation d\u2019attacher à l\u2019ustensile.(Le mélange doit être épais puisqu'il s'agit d\u2019un ragoût et non d'une soupe.) Servir avec du pain croûté et une salade.(6 portions) CHAUDRÉE DE MAÏS 3 pommes de terre moyennes 2 cuil.à table de margarine ou d'huile à cuisson 1 tasse de céleri haché 1 petit oignon, haché 1 boîte de 12 onces de maïs en grains entiers 1% cuil.à thé de sel YA cuil.à thé de feuilles de basilic séchées 2 cuil.à table de persil haché YA de cuil.à thé de poivre 3 tasses de lait écrémé en poudre reconstitué Bien brosser les pommes de terre et les cuire, sans les peler, dans de l\u2019eau bouillante salée, pour qu'elles soient tout juste tendres.Les égoutter en conservant leur eau de cuisson.Peler les pommes et les couper en dés.Chauffer la margarine ou l'huile, dans une grande casserole.Ajouter le céleri et l'oignon et cuire 3 minutes, à feu doux et en brassant.Ajouter le maïs, les cubes de pommes de terre, 14 cuil.à thé de sel, le basilic, le persil et le poivre.Couvrir et cuire 5 minutes, à feu doux.Ajouter, en brassant, le lait et TA tasse d\u2019eau de cuisson des pommes de terre; remplacer ce qui pourrait manquer de cette dernière par de l'eau du robinet.Continuer la cuisson, à feu doux et en brassant souvent, jusqu\u2019à ce que la soupe soit bien chaude.La mettre dans des bols et servir.(6 portions) OEUFS ET SPAGHETTI 4 de tasse de margarine YA tasse d'oignon haché - 1 boîte de 10 onces de champignons en morceaux V5 de tasse de farine 3 tasses de lait écrémé en poudre reconstitué 1 cube de concentré de bouillon de poulet (facultatif) 1% cuil.à thé de sel % de cuil.à thé de poivre YA cuil.à thé de paprika 6 oeufs durs, hâächés 1 paquet de 11 onces de macédoine de légumes congelée 1 cuil.à table de persil haché 1 paquet de 16 onces de spaghetti 1 tasse de fromage Colby, râpé Faire fondre la margarine dans une grande casserole.Ajouter l'oignon, ainsi que les champignons et leur liquide de conserve; cuire, à feu vif, jusqu\u2019à ce que tout le liquide soit évaporé.Baisser alors le feu et continuer la cuisson jusqu'à ce que les champignons soient légèrement brunis.Saupoudrer de la farine et bien mêler.Retirer du feu et ajouter le lait, d\u2019un trait et en mélant bien.Continuer la cuisson, à feu moyen et en brassant constamment, jusqu\u2019à ce que la sauce bouille et soit épaisse et lisse, Ajouter le cube de bouillon, le sel, le poivre et le paprika et brasser jusqu\u2019à ce que le cube soit dissous.Ajouter les oeufs, la macédoine, qu'il n\u2019est pas nécessaire de dégeler au préalable, et le persil.Garder le mélange chaud.Chauffer le four à 350°F.Beurrer un plat à cuire de 13x 9x 2 pouces.Cuire le spaghetti 7 minutes, dans une abondante quantité d'eau bouillante salée.L'égoutter et le mettre dans le plat beurré.Verser le mélange aux oeufs sur le spaghetti et parsemer le tout du fromage.Cuire au four, 30 minutes ou jusqu'à ce que le plat soit très chaud et le fromage fondu.(8 portions)e 7 octobre 1978 - 23 cas eme SSSR EEE SES SEE SAT SEE \u20ac PE oe Pe Nrreciced SACU rpm = sc sons i CERN ESS Specials Wild King SIzE ae as res Dec di fe produit GE Luge qui est le meilleur.LE CIGARE gy .V'RGingg «3 S 4 Re vu ep menes sev, La cigarette la plus douce que nous ayons para faite.Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé ot avec 'usage- éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette- Filtre King Size et Filtre Régulière: goudrons 5 mg, nic.04 mg. La Monnaie royale canadienne présente LA NOUVELLE PIÈCE DE $100 EN OR 22 CARATS 1978 autorisée par le Gouvernement du Canada.Le nombre des nouvelles pièces de $100 en or 22 carats que la Monnaie royale canadienne émettra en 1978 et qui seront mises en marché sur les cinq continents a été limité à 200 000 par le gouvernement canadien.La pièce (épreuve numismatique} a un diamètre de 27mm et son poids est de 16,965g dont 15,551g (4 oz Troy} en or pur.Elle est composée d\u2019or pur à 91,66% et d'argent pur à 8,34%, et a cours légal au Canada.L'avers de la pièce porte l'effigie de La Reine 4 Elizabeth II, créée par Ammold Machin; son |} revers porte l'oeuvre de l'artiste canadien Roger Savage, qui illustre un groupe de douze bernaches du Canada (outardes), dans leur formation typique en forme de \u2018\u2018V'\u2019, symbolisant les dix provinces et les deux territoires canadiens.C\u2019est la troisième fois seulement, dans toute son histoire, que le Canada émet une pièce de $100 en or.Un prestigieux écrin de cuir véritable \\A .Votre pièce de $100 en or 22 carats, 1978, À accompagnée d\u2019un certificat numéroté et \u2018 signé par le directeur de 1a Monnaie royale canadienne \u2014attestant qu'il s\u2019agit d\u2019une authentique pièce canadienne de $100 en or 22 carats, ayant cours légal, et autorisée par le Gouvernement canadien \u2014vous parviendra dans un prestigieux écrin de cuir véritable doublé de suédine bleue lui-même glissé dans un élégant étui.C'est un cadeau vraiment mémorable à offrir aux êtres qui vous sont les plus chers.Monnaie royale Royal Canadian canadienne Mint RETOURNER À: Monnaic royale canadienne Case postale 457, Succursale A\u2019, Ottawa, Ontario, Canada KIN 8V5 Veuillez me faire parvenir pièce(s} de $100 en or t 22 carats 1978, 'Lues beaches\u201d, émise(s) par le Gouvernement canadien, à S150.(Cant lunité .Le 8.*Taxe provinciale [dans les provinces où elle est applicable] $ No d'exemption de taxe de vente, MODALITÉS DE PAIEMENT (cochez la case appropriée} D] Vous trouverez ci-inclus un chèque visé ou un mandat, à l'ordre de la Monnaie royale canadienne OU Veuillez porter à mon compte de: J Master Charge [J Chargex/ Visa D) American Express Le numero de la carte de crédis LI AU II AA EAN EAN AS Date d'expiration de lacarte LL 11) Signature.Les commandes seront remplies (La commande doit être signée pour être valide] dans l'ordre de leur date de réception, jusqu'à concurrence de Nom 200,000 pièces émises.1 faut allouer six semaines pourlalivraison.Ad Toute commande doit être postée .avant le ler décembre 1978.Ville ne Cu bon de commande est valide au .Canada ct aux États-Unis Province.-_ Cude postal seulement.CF-02 Pa arte OR en var a ee TS TON Cm aga dal "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.