Le soleil, 4 avril 2020, C1
[" 8 PAGES DE JEUX MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE I N F O G R A P H I E L E S O L E I L , S O U R C E 1 2 3 R F DES IDÉES POUR BRISER L\u2019ISOLEMENT Récit à relais, karaoké et souper en famille réinventés.les six médias de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante vous offrent un nouveau rendez-vous ciblant des initiatives originales en confinement PAGES 10 ET 11 LE QUOTIDIEN DE LA CAPITALE | QUÉBEC, 124e ANNÉE, N° 75 | SAMEDI 4 AVRIL 2020 MAISON ET RÉGAL SEMER DU BONHEUR + LE P\u2019TIT MAG COVID-19 : D\u2019AUTRES RÉPONSES AUX QUESTIONS DE VOS ENFANTS 6 2 , 6 0 $ + t x Q U É B E C M É T R O 2 , 6 5 $ + t x P O R T N E U F - C H A R L E V O I X L O T B I N I È R E - B E A U C E M O N T M A G N Y - B E L L E C H A S S E 2 , 6 9 $ + t x M O N T R É A L - O T T A W A B A S - S A I N T - L A U R E N T - G A S P É S I E C Ô T E - N O R D - S A G U E N A Y - L A C - S T - J E A N 6 2 7 6 5 7 0 0 0 7 6 6 8 PAGES DE JEUX 0037702 On protège aussi sa santé mentale à la maison! Information et conseils à l\u2019intérieur.937, avenue Roland-Beaudin, condo 130 condos@lesommet3V.com ViVre plus ViVremieux ViVremaintenant location418955-9504 achat418877-9777 \u2022 Piscines intérieure et extérieure sur le toit \u2022 4 autos partage TESLA \u2022 2 gym, salle de yoga \u2022 4 suites d\u2019invités \u2022 Salles de jeux \u2022 Café bistro \u2022 Et beaucoup plus condominiums sur le plateau sainte-Foy à partir de 799$ à 3999$/mois nouVeAu:Visite FaceTime Prenez rendez-vous 2 SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil COVID-19 A ucune épidémie, tragédie ou attentat terroriste n\u2019a fait disparaître le besoin de se regrouper dans les villes pour y vivre, y travailler et s\u2019y divertir.Mais une des questions qui va se poser au sortir de la pandémie est celle de la densification.Les grosses villes du monde ont été plus durement touchées par le virus que les régions plus petites ou éloignées.Ce n\u2019est peut-être qu\u2019une question de temps avant que toutes soient atteintes aussi.Mais il tombe sous le sens qu\u2019une densité forte est un vecteur de contagion plus lourd que des milieux de vie aérés.Les principes de développement durable nous ont poussés depuis quelques décennies à mieux occuper l\u2019espace des villes desservies par les services publics.Cela a mené à une den- sification souvent intense.Trop parfois.Des enjeux de santé publique pourraient cependant inciter à revoir ce modèle.Pour affronter de nouvelles pandémies, devrait-on envisager des villes et des quartiers avec davantage de «distanciation» naturelle?Comme dans les banlieues nord-américaines de l\u2019après- guerre à une époque où l\u2019étalement des villes n\u2019était pas une préoccupation.Un retour vers l\u2019étalement urbain?«On a dit ça au début de l\u2019informatisation, au début des années 80», se souvient François DesRosiers, professeur au département de finance, assurance et immobilier à l\u2019Université Laval.«On avait prévu une baisse de l\u2019intérêt pour des localisations centrales et plus d\u2019intérêt pour la périphérie».Ça ne s\u2019est pas produit.«On a souvent des surprises», a-t-il constaté en 40 années de recherche.«Les effets se croisent, s\u2019additionnent, se soustraient, se multiplient».«Je n\u2019ai pas de boule de cristal et je ne suis pas futurologue», prévient-il.«Mais si quelque chose doit rester, ce sera le télétravail».La pandémie «va avoir montré que beaucoup de choses sont possibles à distance».«Il est possible que cette expérience de télétravail relance l\u2019intérêt pour la périphérie; que cela remette le bungalow au goût du jour».Mais l\u2019effet sera limité.«La démographie, c\u2019est plus fort que le reste et elle ne va pas changer», pense M.DesRosiers.La population vieillissante continuera d\u2019être attirée par les services centraux.«C\u2019est ce qui explique le retour au centre-ville depuis les années 80».Ce qui ne change pas non plus, c\u2019est l\u2019intérêt pour les «contacts sociaux au centre-ville».Soit.Mais voudra-t-on continuer à construire les mêmes grands ensembles immobiliers qui augmentent les risques en cas d\u2019épidémie?On ne va évidemment pas se mettre à démolir les grandes villes ni les grands ensembles immobiliers.Mais on voudra peut-être en adapter les formes, les aires de circulation, la taille des cafétérias et des espaces communs, les accès aux ascenseurs.Trouver des solutions de design permettant aux citoyens de socialiser sans être cordés comme des sardines.D\u2019avoir un meilleur accès aux balcons et sorties extérieures.On voudra peut-être revoir aussi les espaces de commerce et de services publics.Imaginer des allées plus larges, des accès aux caisses moins confus et plus aérés, etc.Les clients vont-ils s\u2019inquiéter des foules au restaurant, demander des tables plus espacées?Voudront-ils autant s\u2019entasser dans les bars et salles de spectacles?Ce sont autant de changements qui trouvent un sens dans un contexte de santé publique, mais il y a aussi une réalité économique.Pour qu\u2019un restaurant puisse vivre, ça prend des tables et une densité minimale, rappelle M. DesRosiers.Cela vaut aussi pour les projets immobiliers.Il faut de la «rentabilité».«Si on réduit la densité, cela peut augmenter les coûts d\u2019occupation».Et de loyer.COMMENT LA PANDÉMIE VA CHANGER LES VILLES FRANÇOIS BOURQUE CHRONIQUE fbourque@lesoleil.com 0037898 DERETOUR LUNDI 21h BONSOIR BONSOIR! 20h LES CHEFS! 3 leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 COVID-19 Des commerces sur rue qui déjà en arrachaient avec la montée du commerce en ligne et des grandes surfaces risquent de ne pas survivre à la «pause» du virus.Des citoyens auront développé des habiletés technologiques (et peut-être le goût) pour les commandes en ligne et les services de livraison.Cela risque d\u2019accélérer le mouvement de «dématérialisation» du commerce.Le paysage, le patrimoine et la qualité de vie des quartiers vont en souffrir.Les gouvernements «supérieurs» ont pris en charge les principaux enjeux de santé publique.Les villes devront maintenant s\u2019occuper de la «santé publique» des rues commerciales.Trop tôt encore pour préciser lesquelles des mesures de protection physique contre la propagation du virus sont là pour rester, mais on peut penser qu\u2019il y en aura.Cordons de files d\u2019attente, plexiglas aux caisses et aux guichets, distributeurs de désinfectant risquent de resurgir au premier épisode de grippe ou de gastro.Verra-t-on des lavabos et du savon s\u2019ajouter au mobilier urbain?Les villes vont s\u2019adapter au virus comme elles se sont adaptées au 11-Septembre et autres attentats terroristes qui ont suivi.On a vu les contrôles de sécurité être resserrés dans les aéroports, aux portes des lieux de spectacles et autres rassemblements publics.Avec tous les excès que cela peut engendrer.Il a suffi d\u2019un shoe bomber pour qu\u2019on nous demande de se déchausser avant de monter dans les avions.Le jour approche peut-être où on voudra prendre notre température ou nos signes vitaux à l\u2019entrée des salles de spectacles, dans les transports collectifs ou les lieux publics.Il faudra s\u2019y résigner, comme il a fallu se résigner à passer dans les détecteurs de métal, subir les fouilles de sacs et les clôtures des festivals.Cela risque de changer le rythme des villes.Les mouvements seront plus lourds, plus compliqués.On verra peut-être des files d\u2019attente là où il n\u2019y en avait jamais eu.Comme depuis quelques jours aux portes des épiceries et des pharmacies.Je ne veux pas «paranoïer», mais je me méfie.Les changements induits par la pandémie ne seront pas que négatifs.On peut imaginer le retour de circuits d\u2019approvisionnement plus courts, avec davantage de produits locaux, en alimentation notamment, et de façon plus large dans tout qui est essentiel à la survie.On ne voudra plus dépendre autant de ce qui vient de loin.L\u2019agriculture urbaine et de proximité, qui avait déjà la cote depuis quelques années, pourrait connaître un nouvel essor.Les villes peuvent ici jouer un rôle important par leurs politiques de zonage, de soutien aux jardins communautaires, d\u2019encouragement aux petits, etc.Ce qui risque de changer aussi, pas pour le mieux cette fois, c\u2019est la relation aux autres et aux autorités.Vivra-t-on dans l\u2019insécurité chaque fois que quelqu\u2019un toussera au théâtre ou dans la rue?Va-t-on commencer à se méfier en permanence les uns des autres, à se surveiller, se dénoncer?La géolocalisation des personnes à risque annoncée cette semaine par la Sûreté du Québec donne un avant-goût de ce que sera peut-être l\u2019avenir.Cela peut se justifier dans le contexte de la lutte au virus.C\u2019est d\u2019ailleurs avec de tels outils technologiques que la Chine, la Corée du Sud et d\u2019autres, en Italie notamment, ont réussi à contraindre la propagation du virus.Des informations sur les déplacements des personnes «soupçonnées» d\u2019être porteuses du virus ont été diffusées en temps réel pour prévenir les voisins et la communauté.Loin de s\u2019opposer à cette diffusion, des citoyens en Corée du Sud en ont réclamé davantage.On voit la même chose ici.Ce ne sont pas seulement les autorités qui imposent, mais les citoyens qui réclament plus de contrôles et qui dénoncent les «contrevenants».Une fois les mécaniques de géo- localisation en place, où va-t-on s\u2019arrêter?Cela pose la question du droit à la vie privée.Rien de nouveau, direz-vous.La vie privée n\u2019existe plus (ou beaucoup moins) dès lors qu\u2019on adhère aux Facebook et autres réseaux sociaux.La pandémie va cependant accélérer les mouvements en cours.«Aplatir la courbe» de propagation du virus, nous a-t-on martelé ces dernières semaines.À défaut de pouvoir empêcher le virus de se répandre, on veut éviter que tout le monde l\u2019attrape en même temps, ce qui forcerait des hospitalisations au-delà de la capacité d\u2019accueil des hôpitaux.La stratégie vaut aussi pour la lutte à la congestion sur les routes.Aplatir la courbe des déplacements et l\u2019étaler dans le temps.On n\u2019empêchera pas toute circulation le matin et le soir.Mais on peut essayer d\u2019aplatir l\u2019heure de pointe pour que tout le monde n\u2019arrive pas sur le pont ou sur l\u2019autoroute en même temps.Moins de déplacements en même temps, cela signifie moins de congestion.Et moins de besoins pour un troisième lien et autres nouvelles infrastructures routières.Ça adonne bien.On pourrait avoir besoin de ces milliards de dollars pour payer la facture de la pandémie.COMMENT LA PANDÉMIE VA CHANGER LES VILLES La rue Saint-Jean, déserte en raison du confinement, le 23 mars 2020.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE 0037654 ESTIMATION GRATUITE 1 855-770-8677 CLAUDE BOUCHARD québec \u2022 LéVIS \u2022 beaupré \u2022 donnacona \u2022 MontréaL \u2022 troIS-rIVIèreS \u2022 LaVaL \u2022 LongueuIL \u2022repentIgny \u2022Beloeil \u2022 fort lauderdale de rabais ou installation gratuite www.UNIvERS dU STORE.ca STORES SUR MESURE Fabriqué au Québec Certifié 5Étoiles ESTIMATION GRATUITE SANS FRAIS STORES SUR MESURE OPAQUES SOLAIRES TRANSLUCIDES QUÉBEC 418-654-8677 LÉvis 418-654-8677 1-855-770-8677 50% 4 SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil COVID-19 L a pandémie qui nous frappe redit la nécessité d\u2019avoir accès à une information crédible, éclairante.Depuis le début de la crise de la COVID-19, nos équipes sont mobilisées partout sur le territoire afin de remplir cette mission essentielle pour nos communautés.Nos journalistes et nos chroniqueurs sont à vos côtés pour vous donner l\u2019heure juste et vous aider à comprendre cette situation inédite qui bouleverse nos vies.L\u2019achalandage record actuel sur nos sites Web et nos applications mobiles démontre clairement qu\u2019en ces temps flous, vous reconnaissez la valeur d\u2019un journalisme fiable.- En mars, 3,7 millions de visiteurs uniques* ont fréquenté notre site Web (lesoleil.com).Du jamais vu.À l\u2019échelle de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i) , la fréquentation de nos six sites Web a atteint pour la première fois le cap des 9 millions d\u2019utilisateurs uniques.- L\u2019achalandage sur notre application mobile atteint aussi de nouveaux sommets.Chaque jour, plus de 27 000 mordus d\u2019actualité choisissent désormais l\u2019application du Soleil pour s\u2019informer, sur tablette ou téléphone.C\u2019est donc dire que notre édition numérique matinale gagne de plus en plus d\u2019adeptes.Et nous travaillons à la bonifier sans cesse pour répondre à vos besoins.Celui par exemple d\u2019avoir accès facilement à la nécrologie des six territoires que notre groupe coopératif dessert.De vous voir si nombreux à consulter et partager nos reportages et chroniques nous encourage à continuer d\u2019améliorer nos propositions afin de toujours chercher à mieux répondre à vos besoins.À notre escouade de journalistes scientifiques, ainsi que notre section jeunesse bonifiée, nous initions aujourd\u2019hui deux autres projets : - Pour toutes les entreprises, la pandémie actuelle bouscule tout, force à adopter des mesures d\u2019urgence difficiles \u2014 la Coopérative du Soleil n\u2019y échappe pas.Nous avions envie de savoir comment ça se passe chez vous.C\u2019est ce que proposera la série «Gérer la crise» que nous amorçons aujourd\u2019hui, où nous donnerons la parole à des entrepreneurs dans divers champs d\u2019activité.- Nous inaugurons une première série «6 solutions», qui vise à braquer la lumière sur des idées inspirantes pour répondre au défi du confinement généralisé actuel.Vous retrouverez souvent le sceau «6 solutions» au fil des mois dans nos produits.Nous pensons que le rôle d\u2019un média dans l\u2019environnement actuel n\u2019est pas que d\u2019identifier des problèmes, mais aussi d\u2019offrir des pistes se solutions concrètes face aux défis de nos communautés.Nous ouvrons aussi des espaces pour donner la parole à des à des artistes, à des citoyens, afin de partager à toute la vos réflexions sur la pandémie, ses répercussions immédiates et à venir.En quoi la crise actuelle va changer nos vies?Nous voulons aussi être au front de cette réflexion.Vous trouvez dans cette édition sous divers plumes matière à la nourrir.Car c\u2019est l\u2019esprit que nous voulons de plus en plus donner à notre version magazine du samedi, afin d\u2019en faire un lieu de prédilection pour mieux comprendre les enjeux de notre monde.Nous avons reçu ces derniers jours des commentaires élogieux de lecteurs fidèles sur la nouvelle formule, que nous travaillerons à faire évoluer.Votre quotidien est bousculé, le nôtre aussi.Merci de votre compréhension, chers abonnés.Et nous nous engageons à vous tenir informé rapidement de la suite des choses.Merci d\u2019être au rendez-vous.Plus que jamais.MERCI D\u2019ÊTRE AU RENDEZ-VOUS L\u2019achalandage record actuel sur nos sites Web et nos applications mobiles démontre clairement qu\u2019en ces temps flous, vous reconnaissez la valeur d\u2019un journalisme fiable.\u2014 INFOGRAPHIE LE SOLEIL GILLES CARIGNAN DIRECTEUR GÉNÉRAL DU SOLEIL 0021881 LEMOTDU JOURANTIDOTE PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L'INFORMATION INDÉPENDANTE www.antidote.info WINDOWS \u2022 MAC \u2022 LINUX Soignez votre langue ÉMISSAIRE, nommasculin Définition \u2013[GÉOGRAPHIE] Cours d\u2019eau qui prend naissance dans un lac.Le Saguenay est un émissaire du lac Saint-Jean.Étymologie \u2013Du latin emissarium, \u2018déversoir\u2019.Antonyme \u2013tributaire : cours d\u2019eau qui se jette dans un autre cours d\u2019eau ou dans une étendue d\u2019eau.La rivière Péribonka est un tributaire du lac Saint-Jean. 5 leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 COVID-19 LE CORONAVIRUS EN QUESTIONS JEAN-FRANÇOIS CLICHE jfcliche@lesoleil.com Q «Y a-t-il une statistique sur le taux de survie des patients atteints de COVID-19 qui sont sous assistance respiratoire?Une fois qu\u2019on est rendu là, est-ce que ça vaut la peine?» demande Sylvain Marcotte, de Québec.Pour sa part, Marie- Dominique Rouleau, elle aussi de Québec, se questionne sur ce qui vient après l\u2019assistance respiratoire : «Qu\u2019arrive-t-il aux poumons de ces patients?Sont-ils endommagés de façon permanente?» R Il n\u2019existe pas encore de vastes études sur la survie des patients atteints de la COVID-19 qui se rendent jusqu\u2019aux soins intensifs et/ou qui ont besoin d\u2019assistance respiratoire, puisque la maladie est encore très récente, indique Dr Patrick Archambault, intensi- viste et chercheur spécialisé sur les maladies respiratoires du CHU de Québec.Les quelques données que l\u2019on a montrent, comme on peut s\u2019y attendre, des taux de mortalité très élevés pour les patients qui doivent être envoyés aux soins intensifs.Ainsi, une toute petite étude faite par une équipe de Seattle sur 21 patients dans un état critique a montré que 11 d\u2019entre eux sont décédés [bit.ly/2wSpR7q].Une autre étude chinoise, dit Dr Archambault, a rapporté 6 décès sur 36 patients aux soins intensifs, mais cet article- là a été publié alors que certains patients étaient toujours hospitalisés \u2014 ses données sont donc incomplètes.«C\u2019est sûr que ces chiffres-là peuvent avoir l\u2019air épeurant, mais il faut les mettre en perspective», insiste Dr Archambault.Ils ne concernent que les patients les plus mal en point, des personnes en moyenne très âgées et souffrant souvent de plusieurs autres graves problèmes de santé, si bien que leur taux de mortalité est forcément beaucoup, beaucoup plus élevé que la moyenne.Il faut garder en tête que l\u2019on parle d\u2019une maladie, ici, qui ne donne que des symptômes bénins (voire pas de symptômes du tout) dans au moins 80 % des cas, et dont le taux de mortalité général semble pour l\u2019instant être de l\u2019ordre de 1 % \u2014 même s\u2019il peut varier d\u2019un pays à l\u2019autre.Maintenant, la question de savoir si cela «vaut la peine» appartient à chaque patient.Mais l\u2019aide respiratoire elle-même n\u2019endommage pas vraiment les poumons, dit Dr Archambault : «ce sont plus les séquelles musculaires qui peuvent durer chez certains patients.Quand on maintient quelqu\u2019un intubé et alité pendant trois ou quatre semaines, tous les muscles vont s\u2019atrophier et cela peut demander une réadaptation importante par la suite.» Chez de jeunes patients, la récupération musculaire est généralement rapide, mais passé 75 ou 80 ans, le corps humain fait moins de muscles.«L\u2019autonomie et la capacité de reprendre sa vie comme avant peuvent être fortement affectées chez cette popu- lation-là», dit Dr Archambault.Précisons que cela n\u2019a rien de particulier à la COVID-19 : tous les patients qui restent alités longtemps, quelle qu\u2019en soit la raison, voient leurs muscles s\u2019atrophier.QU\u2019ARRIVE-T-IL «APRÈS» L\u2019ASSISTANCE RESPIRATOIRE?Les quelques données disponibles montrent des taux de mortalité très élevés pour les patients atteints de la COVID-19 qui doivent être envoyés aux soins intensifs.\u2014 PHOTO AFP, GUILLAUME SOUVANT 0037694 SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 6 0037480 7 leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 COVID-19 L\u2019humour au temps du corona (prise 2) V ous avez été nombreux à m\u2019écrire à la suite de ma chronique du 21 mars où je relevais quelques blagues et des traits d\u2019esprit glanés çà et là dans le fourmillant univers des réseaux sociaux, surtout Facebook, c\u2019est là où je me tiens le plus souvent, surtout en ces temps de pandémie.C\u2019est un club social 100 % sécuritaire.J\u2019en ai donc profité pour écumer les pages d\u2019amis ou de groupes qui ne ratent pas une occasion de partager des blagues qui circulent et que j\u2019intercepte au passage, et des images qui valent parfois mille mots.La page Horacio, notre héros est une mine d\u2019or pour du contenu québécois, j\u2019aime bien aussi celle du Lorrain en France, qui publie une foule de clins d\u2019œil pour les confinés que nous sommes.Et pour ceux qui sont au front.L\u2019idée n\u2019est évidemment pas de banaliser la situation, mais de vous faire sourire, de vous changer les idées.Allons, rions un peu.Ma femme de ménage vient de m\u2019appeler pour me dire qu\u2019elle fera du télétravail.Elle va me contacter de chez elle et me dire ce qu\u2019il y a à faire.\u2014 Georges Fontaine* Confinement : je ne sais pas si nous en sortirons plus grands.Mais une chose est sûre, nous en sortirons plus gros.\u2014 Tu vas te marrer Je viens de cacher une bière dans chacune des pièces de la maison.Ce soir, je fais la tournée des bars! \u2014 Le Lorrain Avant, il était difficile de différencier une personne normale d\u2019un abruti.Maintenant, il n\u2019y a qu\u2019à ouvrir la fenêtre et le regarder se promener.\u2014 Le Lorrain Dans trois semaines, on va connaître la vraie couleur de cheveux de tout le monde.\u2014 Grand n\u2019importe quoi Excursion aujourd\u2019hui!!! Visite guidée -Départ à 8h30 de la salle de bain -Arrivée à la cuisine où nous allons prendre le petit déjeuner -Après le petit déjeuner, nous visiterons les chambres -Ensuite, nous réaliserons un atelier de nettoyage -13h, repas au choix dans la cuisine -14h30, sieste sur le canapé -Ensuite, visite du salon où un thé chaud avec des biscuits sera servi -Temps libre pour parcourir les couloirs -Retour en fin d\u2019après-midi.Bon voyage! \u2014 Le Lorrain Des fois, je me demande si tout ça arrive parce que j\u2019ai brisé la chaîne de courrier en n\u2019envoyant pas le message à 10 personnes\u2026 \u2014 Richard Z.Sirois Si vous n\u2019avez pas trop le moral, dites-vous que quelque part sur cette Terre quelqu\u2019un est confiné avec votre ex.\u2014 Coronavirus, pour positiver\u2026 Avant on toussait pour camoufler un p\u2019tit pet.Maintenant on pète pour camoufler une p\u2019tite toux.\u2014 Nadia Déziel J\u2019ai l\u2019impression que la Terre nous envoie dans nos chambres pour réfléchir à ce que nous avons fait.[traduction libre] \u2014 Jessica Lee Findleton Vu chez Costco, une affiche : «Aucun retour ou remboursement sur le papier hygiénique.» Traduction : t\u2019as voulu empiler 850 rouleaux de papier-Q dans ton salon?Ben va chier maintenant.\u2014 Pierre St-Arnaud On dirait que 2020 a été écrit par un enfant de quatre ans.«Et puis un virus est venu après avoir mangé des chauves-souris et nous avons eu très peur, c\u2019est pourquoi nous avons manqué de papier de toilette.Mais la bonne nouvelle, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas eu d\u2019école pendant un mois.» \u2014 Jonathan Roberge Un beau matin de septembre 2050, Jean ouvre le dernier emballage de papier de toilette que ses parents avaient acheté en 2020.\u2014 Nicole Vallée 2020, une année de party qu\u2019on pensait, «vin-vin»\u2026 Mais nous n\u2019avions pas pensé à une autre interprétation, 20+20 = quarantaine\u2026 \u2014 Caroline Gignac Alerte info : si vous recevez un cour- riel avec comme objet «ding dong», ne l\u2019ouvrez pas, ce sont les Témoins de Jéhovah qui font du télétravail.\u2014 Mario Tremblay Ils ont dit qu\u2019un masque et des gants suffisaient pour aller à l\u2019épicerie.Ils ont menti, tout le monde avait des vêtements.[traduction libre] \u2014 Jackie Lee Brandon II Essayez vos jeans une fois de temps en temps.Le pyjama, c\u2019est traître.\u2014 Le Coin des confinés Dès que tout ce bordel sera terminé, je vais me faire quatre ou cinq jours tranquilles à la maison.\u2014 Luc Vigneault Cocktail de la semaine : le qua- rantini.C\u2019est un martini régulier, mais que tu bois tout seul.[traduction libre] \u2014 Andre Popa *Étant donné qu\u2019il est parfois difficile de remonter à l\u2019origine des contenus sur les réseaux sociaux, j\u2019ai indiqué la page de la personne ou du groupe où j\u2019ai trouvé chacune des blagues.IMAGE LAURENCE BAKER IMAGE SÉBASTIEN ROY IMAGE ARNAUD DEMUYNCK IMAGE RICHARD Z.SIROIS IMAGE LES VOITURES ANCIENNES MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com 8 SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil COVID-19 OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com Le brouillard se dissipe, un peu.On commence à voir la lumière.Sauf que ce n\u2019est pas le bout du tunnel, mais le train du coronavirus qui fonce vers nous.Avec l\u2019annonce de 25 nouveaux décès vendredi, dont une personne âgée dans la trentaine et une autre dans la quarantaine, le Québec commence à prendre la pleine mesure de la menace.Cette hausse marquée de 36 à 61 morts n\u2019est pas seulement l\u2019affaire de 24 heures, a précisé le premier ministre François Legault, lors de sa conférence de presse quotidienne.«Il y avait une vingtaine de cas qui étaient sous étude depuis une semaine pour savoir est-ce que les personnes sont décédées de la COVID-19 ou non.Ça vient biaiser un peu les résultats.» N\u2019empêche que trois semaines après avoir déclaré l\u2019urgence sanitaire, le gouvernement et les citoyens du Québec commencent à y voir plus clair.Après avoir refusé à de nombreuses reprises, le premier ministre Legault, le directeur national de la Santé publique, Horcaio Arruda, et la ministre de la Santé, Danielle McCann, dévoileront mardi les prévisions de l\u2019Institut national de santé publique du Québec.Ils disent maintenant se sentir assez solides avec les analyses scientifiques pour aller de l\u2019avant dans la publication des scénarios du possible.Du meilleur au pire.En passant par le plus probable.Le décompte des cas détectés au Québec était de 6101, vendredi.«C\u2019est clair que c\u2019est une sous- estimation, a reconnu le Dr Arruda.[.] Mais, je ne suis pas capable, à ce stade-ci, de vous dire que pour chaque cas, il y en a 10 autres [infectées] ou pour chaque cas, il y en a quatre.» Voici des chiffres plus fiables.En plus des 61 (1 %) morts de la COVID-19, 429 malades sont hospitalisés (7 %), dont 122 aux soins intensifs (2 %).Des proportions stables depuis plusieurs jours.Ce sont ces statistiques que le trio a toujours à l\u2019œil.Limiter le plus possible les décès et faire en sorte que notre système de santé ne devienne pas submergé.NOIR SCÉNARIO EN ONTARIO Vendredi, les Ontariens ont eu droit à leurs quatre vérités de la part de leur premier ministre, Doug Ford.Pas moins de 1600 morts prédits juste pour le mois d\u2019avril, nombre qui gonflerait à 6000 sans les mesures de confinement actuelles.De 3000 à 15 000 Onta- riens perdront la vie d\u2019ici la fin de la pandémie, c\u2019est-à-dire 18 à 24 mois, en continuant de la sorte.Sans mesures, on parlerait de 100 000 morts juste chez nos voisins provinciaux, selon ces prévisions.«On va vous donner ces chiffres- là.Donc, entre autres le nombre de morts qui sont prévus dans les prochains mois, promet M. Legault.Évidemment, comme Doug Ford l\u2019a fait [remarquer], ce n\u2019est pas une science exacte, c\u2019est plus une espèce de minimum-maximum.On va être très transparent.Je veux donner toute l\u2019information qu\u2019on a.Mais en même temps, il faut être capable de dire aux gens qu\u2019il n\u2019y a pas un chiffre précis.«On a actuellement plus de mesures que l\u2019Ontario.On a plus de commerces, plus d\u2019entreprises, les chantiers de construction qui sont fermés.Je pense, oui, c\u2019est une décision qui fait mal à l\u2019économie, mais c\u2019est une décision qui va sauver des vies», réitère le premier ministre.Avec 61 décès, le Québec se situe un peu au-dessus d\u2019un taux de sept morts par million d\u2019habitants (7,2).L\u2019Ontario, juste en dessous (6,7).«Quand on regarde en Europe.Si on regarde par million d\u2019habitants, on a des pays qui ont eu beaucoup de décès, par exemple, l\u2019Italie [230], l\u2019Espagne [214].Puis à l\u2019autre opposé, on a des pays, en particulier l\u2019Allemagne [10], où il y a eu beaucoup moins de décès par million d\u2019habitants.Puis au milieu, il y a la France [60], le Royaume- Uni, qui se situent entre les deux.«Nous, évidemment, on va essayer de se rapprocher des mesures et des résultats de ce qui est arrivé en Allemagne, poursuit le premier ministre.[.] Ce ne serait pas juste de comparer avec l\u2019Europe, parce que l\u2019Europe a commencé [l\u2019épidémie] avant nous.Mais il reste qu\u2019on a beaucoup moins de décès par million d\u2019habitants qu\u2019aux États-Unis [18].Ça veut dire que pour l\u2019instant, les résultats, minimiser le nombre de décès, ça marche.Ça fonctionne.» L\u2019ARMÉE, PAS POUR L\u2019INSTANT On a beaucoup parlé de la pénurie possible de certains articles de protection médicale.Vendredi, la réserve du Québec était bonne pour huit jours.Mais plus que cela, ça va prendre des têtes et des bras.Les services essentiels seront-ils débordés?Le gouvernement canadien a autorisé une division de Rangers de l\u2019armée canadienne à intervenir dans le Nord-du-Québec, au Nunavik, où ils étaient déjà postés.P l u s a u s u d , l e s p o l i c i e r s reçoivent une explosion de dénonciations, courent les rassemblements illégaux \u2014 ils le sont tous \u2014, multiplient les barrages routiers et doivent maintenant composer avec la saison des inondations, déjà commencée en Beauce.«On ne pense pas avoir besoin de l\u2019armée canadienne, mais si éventuellement, on pense que c\u2019est utile d\u2019avoir l\u2019armée canadienne, on va demander l\u2019armée canadienne», a affirmé M. Legault, laissant la porte toujours un peu plus ouverte.Même chose pour le recours au traçage par géolocalisation des téléphones cellulaires des gens pour s\u2019assurer du respect des consignes.La Sûreté du Québec y travaille.Pas question encore pour le gouvernement d\u2019utiliser cette méthode, mais pas exclu non plus si «la situation était différente dans une semaine ou dans deux semaines».\u203a CAS DE COVID-19 AU QUÉBEC RÉGIONS CAS * 01- Bas-Saint-Laurent 24 02- Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean 44 03- Capitale-Nationale 280 04- Mauricie\u2013Centre du Québec 364 05- Estrie 450 06- Montréal 2837 07- Outaouais 81 08- Abitibi-Témiscamingue 58 09- Côte-Nord 47 10- Nord-du-Québec 2 11- Gaspésie\u2013Îles-de-la-Madeleine 41 12- Chaudière-Appalaches 136 13- Laval 476 14- Lanaudière 354 15- Laurentides 319 16- Montérégie 583 17- Nunavik 2 18- Terres-Cries-de-la-Baie-James 3 TOTAL 6101 DÉCÈS CONFIRMÉS 61 * Confirmés ou probables, en date du 3 avril, à 13h Source : Directions de santé publique du Québec Le premier ministre FranÇois Legault, à droite, et le directeur national de la santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda, vendredi à Québec.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT LE BROUILLARD SE DISSIPE, UN PEU leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 9 0037739 Depuis cinq ans, le Centre de transfert d\u2019entreprise du Québec (CTEQ) poursuit samission et rayonne dans le milieu économique.Dans cette série d\u2019articles, découvrez l\u2019engagement de personnalités d\u2019affaires qui partagent à ce point la vision du CTEQ qu\u2019elles ont choisi d\u2019en devenir des ambassadeurs, des membres du conseil d\u2019administration ou de précieux partenaires.Le transfertd\u2019entreprise au tempsde laCOVid-19 « Pour reprendre une image qui a circulé, la crise équivaut pour plusieurs entreprises à devoir construire un avion en plein vol.Afin demieux traverser cette période de turbulence, qui changera assurément lemonde,Mallette, partenaire du CTEQ, amis en place différents outils.Chez nous, 100% du personnel est à l\u2019œuvre et répond à 100%des clients.» Présidentduconseil d\u2019administration de la société de comptables professionnels agréés, Mario Bédard rappelleque lesmembres de son organisation étaient déjà tous en mesure d\u2019effectuer du télétravail.« Nous avons pu bien réagir, nous mettre en action.Dans la foulée de la pandémie, quatre comités ont été formés chez Mallet te : ressources humaines, gestion de crise, mesures fiscales et conseils aux entrepreneurs.DesoutilsWeben ont découlé.» Par l\u2019entremise du site Web, les entreprises ont ainsi accès à de l \u2019 information à jour et à des conseils pratiques.« La manière d\u2019agir avec ses employés dans le contexte actuel, la subvention fédérale couvrant 75 % des salaires, les mesures fiscales, un résumé des sorties quotidiennes des premiers ministres figurent parmi les contenus.Tous les jeudis jusqu\u2019au 16 avril, le Réseau Mallette propose aussi des webi- naires sans frais », présente M.Bédard.Le transfert Lourdementaffecté Associé spécialiséen finances cor- porativespour lasociétédecomp- tables, Pascal Moffet confirme d\u2019embléeque le transfert d\u2019entre- priseaété lourdementaffectépar la crise de la COVID-19.« Il y a eu unpeude transactions annulées, beaucoupont étémises enpause \u2013 pour reprendre l\u2019expression du premier ministre Legault \u2013, alors que quelques-unes ont été concluesenmodeaccéléré, lepro- cessus étant assez avancé et les partiesmotivées.» M.Moffet insiste sur l\u2019incertitude quecrée le coronavirus.« Lasitua- tion invite à la prudence et à attendre de voir ce qui va se passer.Le moment n\u2019est pas oppor- tunpour réaliserdes transactions.Il faut se souvenir que la valeur d\u2019une entreprise est fondée sur les profits que l\u2019on peut espérer faire éventuellement et sur les chances de concrétiser ces profits.Il y a des variables qu\u2019on ne connaît pas et les impacts d\u2019une transactionpeuventêtregrands.» soutien et réactions possibLes Selon l\u2019expert, la réponse des institutions financières aumarasme qui frappe est néanmoins positive.Il noteque le financementest disponible pour les entreprises et que les nouveaux projets sont même bien accueillis.L\u2019effet du soutien collectif lui apparaît de bon augure, tout comme la santé économique des organisations qui prévalait avant la tourmente.Une ombre au tableau : les mauvaises créances qui pourraient occasionner un resserrement du crédit.« Au sortir de la crise, deux réactions sont possibles de lapart des entrepreneurs, termine M.Mof- fet.Soit lespropriétaires, ébranlés par l\u2019aventure, vont vouloir stabiliser leursaffairesavantdevendre rapidement, soit ils vont essayer de retrouver leur profitabilité et même au-delà.Ajoutons que les transferts internes risquent moins de subir les conséquences de laCOVID-19, car cesentreprises évoluent davantage en zone de confiance et de flexibilité.» toujoursaussi présent pour Les entrepreneurs Le CTEQ est présent en cette période depandémie et continue d\u2019offrir ses services-conseils à sa clientèle.« L\u2019inquiétude est palpable chez les propriétaires- dirigeants.La santé financière d\u2019une entreprise est importante en situationde transfert.Il faudra être prêt à les soutenir et à leur prêter main-for te », précise M.Vincent Lecorne, président- directeur général du CTEQ.àproposducteQ Créé en 2015, le CTEQ coordonne les démarches des repreneurs et cédants dans leur projet de transfert d\u2019entreprise.Présente sur tout le territoire québécois, son équipe de conseillers propose des formations et des évènements (sommets, conférences, 5@7, etc.), mais aussi un service demise en relation et de référencement d\u2019occasions de reprise et de profils de repreneurs, l\u2019INDEX.À votre tour ! UNE réalisatioN dU sErvicE dE la PromotioN En ces temps difficiles, les défis pour une entreprise sont ceux de la gestion de la liquidité pendant la crise et de la reprise par la suite.Le budget et les prévisions sont ici primordiaux.Les entreprises doivent en sortir en étant les plus fortes possible.Entrevues et rédaction : JohanneMartin - Pascal Moffet, associé chezMallette Peu importe le contexte économique actuel, vous pouvez compter sur le CTEQ! Nos services sont maintenus.INFORMATION FORMATION MAILLAGE COORDINATION RÉFÉRENCEMENT CTEQUEBEC.COM 1 844 200-2837 #1000 PascalMoffet, associé chezMallette Mario Bédard, président du conseil d\u2019administration deMallette 10 SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil COVID-19 6 S O L U T I O N S Le confinement nous force à développer des façons de rester en contact avec nos proches, nos amis, nos voisins.Plusieurs font preuve d\u2019imagination. Nous avons voulu partager six initiatives dans six communautés. Voilà l\u2019objectif de ce nouveau rendez-vous «6 solutions» que les six médias de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i) inaugurent aujourd\u2019hui. Inspiré du «journalisme de solution», cette série reviendra régulièrement sur nos plateformes. Parce que nous croyons en un journalisme qui témoigne, qui inspire, qui propose des réponses concrètes aux défis que nous vivons. Quelle plus belle façon de commencer par ce qui nous touche particulièrement en ces temps incertains : 6 solutions pour briser l\u2019isolement dans un monde isolé.SIX SOLUTIONS POUR BRISER L\u2019ISOLEMENT Écrire, c\u2019est le fun.Mais écrire en groupe, c\u2019est encore plus plaisant.C\u2019est ce que Marie-Ève Bergeron-Gaudin, orthophoniste et mère de deux écoliers s\u2019est dit au début du confinement.Elle a imaginé un projet de récit à relais pour son Renaud, son Jules et les camarades de leur école, la Grande-Hermine dans Limoilou, au centre-ville de Québec.«Je cherchais une idée motivante pour les faire lire et écrire, explique Marie-Ève.Je voulais aller chercher leur créativité et faire quelque chose qui montre qu\u2019ensemble, on a beaucoup plus d\u2019idées que tout seul.» Le lundi, Marie-Ève invente la situation initiale.Un requin s\u2019ennuie dans une piscine.Elle envoie sa phrase par courriel aux parents.C\u2019est maintenant le tour des enfants d\u2019imaginer les péripéties, en suivant les principes de structure d\u2019un récit qu\u2019ils ont pour la plupart déjà appris.Les plus vieux y vont de plusieurs rebondissements.Les plus petits écrivent selon leurs capacités.Même des enfants de maternelle ont voulu dicter leur version de l\u2019histoire à leurs parents, qui la consigne par écrit.«Ils ont clairement plus d\u2019idées que les adultes!» observe Marie-Ève en riant.À l\u2019heure actuelle, la pandémie ne teinte pas les récits et Marie- Ève ne voit pas de virus se glisser dans l\u2019histoire.Tous les bouts de récits des jeunes auteurs sont photographiés et envoyés par courriel à Marie-Ève qui se charge du collage et de trouver une fin qui représente celle choisie par une majorité d\u2019écoliers.Lorsque Marie-Ève envoie le récit, à la fin de la semaine, chacun peut le lire et reconnaître certaines de ses idées.La semaine dernière, douze jeunes ont contribué au récit à relais.En bonus, Marie-Ève a pu compter sur le talent de son amie illustratrice, Geneviève Lafleur-Laplante, dont les enfants participent aussi au récit.ISABELLE MATHIEU LE SOLEIL LE RÉCIT À RELAIS DE Mme MARIE-ÈVE Jeux de société, bisous virtuels et discussions quotidiennes; les réseaux sociaux ont permis à la famille Pouliot, de La Baie, de garder contact pendant le confinement.Oui, la prudence était de mise pour toute la population, mais dans ce cas précis, un membre de la famille était atteint de la COVID-19.Carl Pouliot est allé à Las Vegas, avec des amis, pour un voyage sportif, avant que les mesures ne prennent l\u2019ampleur que l\u2019on connaît aujourd\u2019hui.N\u2019ayez crainte, depuis son retour, il est seul à la maison et n\u2019a vu aucun membre de sa famille, sauf à travers un écran.Sa conjointe a quitté la résidence avant son arrivée et habite chez ses enfants en attendant qu\u2019il soit guéri.Au départ, la mesure était préventive, pour suivre les recommandations d\u2019isolement volontaire, mais le verdict est tombé quelques jours plus tard.Sa fille, Véronique, a adoré avoir un contact humain avec son père, même s\u2019il était virtuel.Le regarder à travers l\u2019écran permettait à la famille de voir comment il allait, s\u2019il avait bonne mine.Et le plaisir était partagé pour son père également, assure Véronique.«Ça lui faisait du bien de nous voir.Il se sentait moins seul et avait une présence avec lui.Avec ma mère, ils s\u2019envoyaient des bisous par FaceTime.C\u2019était beau de les voir.On voit qu\u2019il s\u2019ennuie.» Les membres de la famille, qui aiment jouer à des jeux de société, se sont donc rassemblés à quelques reprises pour disputer une partie de Yum.«Il adore le sport, mais il n\u2019y en a pas.Et les reprises de septième match, ce n\u2019est pas intéressant!» rigole Véronique, qui est heureuse d\u2019avoir pu briser l\u2019isolement de son père de cette façon.Même son petit-fils pouvait demander chaque jour à son «papi» s\u2019il se sentait bien.«Je pense que notre vision de la vie va changer, entre autres avec les communications.Nous allons davantage voir les choses importantes», croit Véronique, qui attend impatiemment que son père passe un autre test pour confirmer que le virus est vaincu.MÉLANIE CÔTÉ LE QUOTIDIEN INFECTÉ, MAIS PRÈS DES SIENS PHOTO FOURNIE PAR MARIE-ÈVE BERGERON-GAUDIN 1 2 ÉCRIVEZ-NOUS Comment vivez-vous le confinement?Vous avez des solutions à partager?Envoyez-nous un court texte accompagné d\u2019une photo à vosquestions@lesoleil.com.P H O T O F O U R N I E P A R L A F A M I L L E 11 leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 COVID-19 On aurait pu croire que la spécialité du Théâtre du Double signe, «l\u2019art du ras- s e m b l e m e n t » , n\u2019était pas compatible avec le confinement.Or, l\u2019entité sherbrookoise a déniché une façon hors de l\u2019ordinaire de téléporter le théâtre jusque dans les foyers : des scènes à mijoter soi-même.Dans le cadre de sa nouvelle initiative, «Théâtre confit», le Théâtre du Double signe met à la disposition de toute la population des textes spécialement concoctés par son directeur artistique, André Gélineau.Non genrées et très peu exigeantes en termes d\u2019ingrédients, ces scènes de quelques minutes seulement sont offertes à quiconque aura la curiosité de les incarner, qu\u2019il soit initié ou non.La latitude de création est plutôt grande : certaines scènes se déroulent par exemple simplement devant une fenêtre et mettent en vedette les personnages «x» et «y».«C\u2019est vraiment sans prétention, explique la directrice générale, Lilie Bergeron.Nous ne sommes pas à la recherche de la performance.Nous demandons aux gens de s\u2019amuser avec ça, et si, en bonus, nous recevons des photos, des anecdotes ou même des vidéos, ce sera un beau cadeau.» On a également pensé au monologue pour les gens seuls.Et sinon, pourquoi ne pas incarner plus d\u2019un rôle?L\u2019organisme, qui a pour l\u2019instant une dizaine de scènes confites dans sa marmite, espère déposer plusieurs textes par semaine sur son site.«Nous sommes à une époque où nous devons faire preuve de beaucoup de résilience, et il était hors de question que le Théâtre du Double signe se taise, souligne Mme Bergeron.S\u2019il y a un lieu ou là créativité est à son meilleur en ce moment, c\u2019est bien chez les artistes.Nous allons être là et nous allons rester en tant que partie active de notre société.» Les textes sont disponibles sur le site Web du Théâtre du Double signe au www.doublesigne.ca.JASMINE RONDEAU Le Granbyen Claude Trudel s\u2019ennuie des siens.Un beau soir de mars, il n\u2019a pas su résister.Il s\u2019est organisé un souper de famille, chez lui, en compagnie de ceux qui lui sont chers.Tout ça, sans prendre le risque de contaminer qui que ce soit! Sous la forme d\u2019un potluck, chacun a contribué, souligne M.Tru- del sur sa page Facebook.«J\u2019ai décidé de fouiller dans les photos que j\u2019avais de ma famille.J\u2019en ai trouvé une de Thalia qui préparait une fondue au chocolat, une autre de Bruno et Betty qui étaient à la pêche, alors j\u2019ai décidé qu\u2019ils avaient pêché le repas.J\u2019ai aussi une photo de Zachary et Bruno prise lorsqu\u2019ils avaient cuisiné un potage.J\u2019ai décidé que Nicolas s\u2019était occupé des breuvages, car sur sa photo, il est appuyé sur une vieille distributrice de boissons gazeuses», raconte le sexagénaire, qui a imprimé les clichés et les a collés sur les chaises qui entouraient la table, bien mise pour l\u2019occasion.Même la plus jeune de la famille, Charlie, 3 mois, était présente.Et bien qu\u2019il n\u2019ait pas encore rencontré la nouvelle conjointe de son fils et les enfants de celle-ci, M.Trudel a tenu à les inviter à son repas en prenant soin de les dessiner pour leur faire une place à table.La mise en scène de cette photo a pris un temps fou à préparer, reconnaît le Granbyen.«Quand tout était prêt, j\u2019ai mis la minuterie sur ma caméra et j\u2019ai couru à ma place.C\u2019est rapide, 10 secondes!», mentionne-t-il.Même s\u2019il est isolé chez lui depuis plusieurs jours, ce souper sans virus démontre que Claude Tru- del conserve son sens de l\u2019humour.«J\u2019ai d\u2019ailleurs une nouvelle marotte depuis mon souper: le confinement me rend finement con!» lance-t-il.MARIE-ÈVE MARTEL LA VOIX DE L\u2019EST UN SOUPER EN FAMILLE 4 Quoi de mieux qu\u2019un peu de musique pour briser la monotonie du confinement?La Gatinoise Sylvie Foster a trouvé un moyen original d\u2019adoucir le quotidien de sa belle-mère mélomane de 86 ans.Depuis le début de la pandémie, Gisèle Sauvant est confinée à son logement des Résidences de La Gappe.Mme Foster a donc entrepris de se rendre régulièrement sous le balcon de sa belle-mère, avec des membres de sa famille, pour lui interpréter des chansons d\u2019époque.Le tout se fait à bonne distance, bien sûr, afin de respecter l\u2019éloignement social.Une bonne partie du répertoire d\u2019antan y passe à chaque fois, d\u2019À la claire fontaine à La vie en rose en passant par Sur le pont d\u2019Avignon.Du haut de son balcon, Mme Sauvant entonne joyeusement les chansons avec ses visiteurs.«C\u2019est pour nous une façon de briser la monotonie de son existence et de lui faire tout oublier pour quelques instants.Elle nous dit à quel point ça lui rappelle de bons souvenirs», raconte Mme Foster.Le spectacle improvisé ne manque pas d\u2019attirer l\u2019attention des autres résidents.«Certains nous envoient la main de leur fenêtre ou encore sortent sur leur balcon pour chanter avec nous», reprend-elle.Mme Foster considère Mme Sauvant comme sa seconde mère.Même si les règles de confinement ont rendu les visites plus compliquées que jamais, il ne faut pas négliger nos aînés, insiste Mme Foster.«Ils se sentent plus seuls et isolés que jamais.Je lance le défi à tous d\u2019aller les voir de l\u2019extérieur des résidences.Que ce soit pour chanter ou les faire bouger en dansant ou en faisant des exercices.Ils ont besoin de sentir que nous sommes avec eux et qu\u2019on ne les oublie pas.» PATRICK DUQUETTE Les amateurs de karaoké qui rongent leur frein depuis les mesures de distanciation sociale auront de quoi se réjouir.Le «Karaoké du confinement» se tiendra le jeudi 9 avril de 19h à 20h30 sur Facebook.À vos micros! L\u2019organisatrice, Cassy Berthiaume Lafrenière, est une passionnée du chant et évolue notamment avec l\u2019ensemble vocal de Saint-Mathieu- du-Parc, en Mauricie.«La musique, ça fait du bien, et chanter c\u2019est un exutoire.On va essayer d\u2019amener un peu de soleil pour tous ceux qui aiment le karaoké», explique-t-elle.Et abstenez-vous si vous aviez l\u2019intention de faire des demandes spéciales du genre Pleurs dans la pluie, Je suis malade ou Alone again, ce n\u2019est pas l\u2019endroit pour tourner le fer dans la plaie.«On veut que ce soit hop la vie, on veut que ce soit énergique alors on va surtout prendre les demandes des chansons qui bougent, qui donnent de l\u2019énergie, qui donnent envie de danser», prévient-elle.Cassy Berthiaume Lafrenière assurera donc l\u2019animation de ce karaoké virtuel, en prenant les demandes spéciales et en les diffusant.En direct, les participants auront également la possibilité de discuter entre eux, commenter les choix, et même \u2014 pour les plus audacieux \u2014 se filmer et partager leur performance.«On va essayer de se faire un beau party à travers tout ça.J\u2019ai vraiment très hâte.Et si ça se passe bien et que la réponse est bonne, rien n\u2019empêche que ça devienne un rendezvous virtuel plus fréquent», souligne l\u2019organisatrice.Pour accéder au «karaoké du confinement», il suffit de visiter la page Facebook Ensemble vocal de Saint-Mathieu-du-Parc, ou encore chercher l\u2019événement Karaoké du confinement et s\u2019inscrire.Les demandes spéciales doivent être envoyées avant la tenue de l\u2019événement.PAULE VERMOT-DESROCHES LE NOUVELLISTE CHANTER ENSEMBLE 3 LA TRIBUNE RECETTES FACILES DE «THÉÂTRE CONFIT» LE DROIT SÉRÉNADES POUR AÎNÉS 5 6 PHOTO LE DROIT, ÉTIENNE RANGER P H O T O L E N O U V E L L I S T E , S Y L V A I N M A Y E R PHOTO FOURNIE PAR CLAUDE TRUDEL P H O T O 1 2 3 R F SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 12 VOS VOISINS DES TUAC EN PREMIÈRE LIGNE Lesmembres du syndicat des Travailleurs et travailleuses unis de l\u2019alimentation et du commerce (TUAC) sont en première ligne pour nourrir les familles, les garder en sécurité et bien soignées.Les membres des TUAC sont vos voisins et travaillent dans des milliers d\u2019épiceries, de centres de distribution et d\u2019usines de transformation alimentaire pour garnir votre table.Ils sont également en première ligne dans les établissements de soins et assurent la sécurité dans des milliers d\u2019autres milieux.Vos voisins des TUAC travaillent jour et nuit pour soutenir leurs voisins et le pays afin de relever le défi de la COVID-19.Ce bon voisinage nous aidera dans cette bataille que nous devons et réussirons à gagner ensemble.C\u2019est dans les moments difficiles qu\u2019on reconnaît les bons voisins.Merci à tous les travailleurs et à toutes les travailleuses en première ligne! www.tuacquebec.ca 0037775 13 leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 COVID-19 Pendant que les voix s\u2019élèvent dans Charlevoix pour que le gouvernement installe un point de contrôle aux portes de la région, le gouvernement Legault n\u2019a toujours pas l\u2019intention de restreindre l\u2019accès à cette portion de territoire comme elle l\u2019a fait pour d\u2019autres en province.Ces voix qui s\u2019élèvent sont celles des résidants permanents de Charle- voix.Elles trouvent écho sur le groupe Facebook «Pour la fermeture de la région de Charlevoix» créée jeudi.Vendredi après-midi, elle comptait déjà 4457 membres.Une pétition adressée à la députée caquiste Émilie Foster a aussi été lancée.Quelque 2930 signataires réclament un accès limité pour «empêcher la propagation du virus».L\u2019argumentaire à la base de ces deux initiatives est le même qui a convaincu le gouvernement de fermer la région des Laurentides.«De nombreuses personnes en villes ont des chalets dans Charlevoix, donc beaucoup de gens peuvent venir se cacher ici et même faire leur épicerie sans écouter les directives du gouvernement et sans que personne ne le sache.Il faut prendre en compte qu\u2019une partie des malades sont asymp- tomatiques et ils ne se croient pas malades», écrit William Harvey, l\u2019un des instigateurs de la page Facebook.D\u2019ailleurs, plusieurs internautes témoignent de la présence de touristes près de chez eux.L e s c i t o y e n s n e s o n t p a s seuls dans leurs démarches.Ils obtiennent l\u2019appui des élus locaux.Lors d\u2019un échange par messagerie électronique, le maire de La Mal- baie, Michel Couturier, confirme au Soleil que les maires et MRC de Charlevoix et de Charlevoix-Est, réclament aussi l\u2019établissement d\u2019un point de contrôle routier.Le Soleil a demandé vendredi au point de presse quotidien du gouvernement du Québec s\u2019il «était question d\u2019ajouter la région de Charlevoix dans les régions aux déplacements limités».Le premier ministre François Legault a d\u2019abord dit ne pas être au fait d\u2019une quelconque mesure de contrôle possible.Le directeur de la santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda, a laissé la porte entrouverte à l\u2019application d\u2019une telle mesure.«Les analyses sont en cours.C\u2019est possible que ça soit le cas, a-t-il dit, en ajoutant qu\u2019il y avait des discussions à chaque jour avec différentes régions et si on voit qu\u2019il y a des raisons épidémiologie de limiter les déplacements, on va le faire.» JEAN-FRANÇOIS NÉRON Charlevoix reste ouvert\u2026 pour l\u2019instant JEAN-FRANÇOIS NÉRON jfneron@lesoleil.com La police de Québec a reçu 900 appels de dénonciation depuis le début de la crise de la COVID-19 pour intervenir auprès de citoyens qui ne respectent pas les règles de distanciation sociale et de confinement.Le directeur du service, Robert Pigeon, a fait le point une première fois vendredi sur le rôle joué par les patrouilleurs depuis l\u2019annonce du décret d\u2019urgence sanitaire faite par le gouvernement du Québec le samedi 14 mars.«Nous travaillons dans un environnement ambigu et changeant, a-t-il lancé d\u2019entrée de jeu.Nous sommes intervenus à 900 reprises.Nous recevons actuellement une centaine d\u2019appels par jour.Dans la grande majorité des cas, nous avons eu une collaboration exceptionnelle», s\u2019est ensuite réjoui le chef, tout en reconnaissant qu\u2019il fallait donner le temps à la population de s\u2019adapter aux nouvelles réalités de distanciation sociale et de confinement.Mais depuis deux jours, comme l\u2019a annoncé le premier ministre François Legault, les policiers ont durci le ton et peuvent remettre des contraventions allant de 1000 $ à 6000 $.Et Québec n\u2019y échappe.«On a une vingtaine de cas à l\u2019étude qui pourrait avoir un rapport d\u2019infraction», précise-t-il.M.Pigeon ne pouvait préciser le nombre d\u2019appels pour chaque type de dénonciation.Il a aussi refusé de décrire le profil sociodémographique des personnes qui enfreignent les règles pour ne pas stigmatiser une classe d\u2019individus.CRIMINALITÉ CHANGEANTE Le directeur en a profité pour donner un portrait de la criminalité en ce temps de pandémie.Premier constat affligeant, le nombre de plaintes pour violence conjugale est en hausse d\u2019une quinzaine par rapport à la même période l\u2019an passé.«Je demande à la population de ne pas hésiter à contacter les policiers», a-t-il insisté.Malgré la situation unique, le directeur soutient que la capacité opérationnelle de son service reste intacte.Heureusement, il n\u2019y a aucun cas de COVID dans nos rangs.» Cependant, un nombre indéterminé de policiers sont en confinement préventif.Autre impact du confinement, le nombre de vols par effraction dans les résidences privées est en diminution.Pas étonnant.Par contre, le service a adapté son plan de patrouille pour accroître la surveillance autour des commerces fermés.La police observe une légère hausse des vols dans les commerces sans qu\u2019elle soit assez significative pour y observer une tendance réelle ou un risque de «pillage» à grande échelle.Enfin, les policiers sont en lien direct avec les 120 maisons d\u2019hébergement pour personnes âgées de son territoire.«Ce sont parmi les plus vulnérables de notre société.Nous devons nous en occuper.» M.Pigeon se sent aussi rassuré pour l\u2019heure de n\u2019avoir aucun cas de la COVID rapporté chez les personnes itinérantes.900 dénonciations à Québec Robert Pigeon, directeur du service de police de Québec, a confirmé que depuis deux jours, les policiers avaient durci le ton concernant les nouvelles réalités de distanciation sociale.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ 0037125 Laissez plus qu\u2019une pageblanche.Aidez vos proches, faites vos arrangements.418 688-0566 compagniestcharles.ca 14 SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil COVID-19 OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com Le parlement a beau être fermé depuis près de trois semaines, le président de l\u2019Assemblée nationale ne passe pas ses journées en pyjama à regarder ses anciens collègues à la télé, en attendant le retour à la normale.Tout le contraire.«J\u2019aurais été partie prenante de la situation dans ma carrière précédente.Maintenant, je relaie l\u2019information que je reçois d\u2019une autre façon, mais encore avec une volonté de bien communiquer et d\u2019être transparent dans ce qu\u2019on fait et ce qu\u2019on dit», a affirmé François Paradis au Soleil, cette semaine, joint à son domicile où il observe les consignes de confinement.Après une carrière médiatique de plus de 35 ans, surtout à la barre d\u2019émissions d\u2019affaires publiques et de bulletins d\u2019information, M. Paradis est devenu député de la circonscription provinciale de Lévis pour la Coalition avenir Québec, en 2014.Aux dernières élections, il a accédé à la prestigieuse fonction de président de l\u2019Assemblée nationale du Québec.Reconnu comme un homme du peuple, l\u2019animateur devenu politicien continue d\u2019être interpellé dans la rue par les citoyens, même en ces temps d\u2019espacement individuel.«Je vais prendre une marche et les gens m\u2019abordent : \u201cHeille, François! C\u2019est-tu correct, la distance qu\u2019on a?\u201d Il y a toujours cette proximité-là qui est fascinante et que je prends comme un beau témoignage de confiance», confirme-t-il, parlant d\u2019«un privilège».Même si le premier ministre François Legault et ses principaux ministres occupent toute l\u2019avant- scène politique depuis le début de la crise du coronavirus, M. Paradis garantit que les 125 députés sont à pied d\u2019œuvre dans leur circonscription partout au Québec.Et les batailles partisanes sont laissées de côté.AU TEMPS DU CHOLÉRA Le mardi 17 mars, à 10h43, M. Paradis a posé un geste historique en suspendant les travaux parlementaires pour des raisons de santé publique.Du jamais vu depuis l\u2019épidémie de choléra de 1852 et 1853.Il y a 167 ans! C\u2019était avant la Confédération, période où le parlement de la Province du Canada, aussi appelé le Canada-Uni, siégeait à Québec.À l\u2019époque, le parlement avait fermé ses portes pendant trois mois, du 10 novembre 1852 au 14 février 1853.Moins de deux semaines plus tôt, le 29 octobre, le député de Standstead, Hazard Bailey Terrill, avait succombé au choléra.Il avait 40 ans.«On peut y aller de projections, d\u2019hypothèses, mais la suspension des travaux, pour tout le monde qui était là, c\u2019est du jamais vu, c\u2019est du pas vécu!» s\u2019exclame M. Paradis.«L\u2019histoire nous rappellera que le choléra a déjà forcé nos prédécesseurs à poser un geste semblable.Mais on est tous dans cet environnement de nouveauté qui nous force à changer nos habitudes, à penser différemment.On est rendu là.«Et la particularité, dans tout ça, c\u2019est que tout le monde se demande : qu\u2019est-ce que l\u2019avenir nous réserve?On doit rester porteur d\u2019espoir.Mais chaque jour nous amène de nouvelles décisions, de nouveaux questionnements, ne nouvelles réalités.» SE REGARDER DANS LES YEUX Situation qui provoque des angoisses chez tout le monde.«C\u2019est important de maintenir les contacts.Pour le travail, oui, pour continuer d\u2019avancer.Mais aussi être capable de se voir le visage un peu, de se regarder dans les yeux à l\u2019occasion, de se servir de la technologie pour faire ça.Faut aussi qu\u2019on sente qu\u2019il y a du monde autour de nous.«Je privilégie beaucoup les visio- conférences avec mes équipes.Qu\u2019on puisse déceler dans les yeux de quelqu\u2019un comment ça file, comment ça va, l\u2019inquiétude.Il ne faut pas perdre ces contacts-là! Je dis ça pour mon boulot, mais je le dis ça aussi pour ma vie en général.Donnons-nous quand même l\u2019occasion de se regarder de temps en temps et je pense que la technologie nous permet de le faire maintenant», poursuit-il.Côté boulot, justement, il n\u2019en manque pas.«Deux fois par semaine, on tient une rencontre en visioconférence avec les whips des partis représentés à l\u2019Assemblée nationale.On met sur la table les préoccupations des députés, comment on peut aider davantage les organismes, qu\u2019est-ce qu\u2019on fait avec un cas de citoyen, comment on voit la situation évoluer dans les différentes circonscriptions», explique-t-il, vantant la collaboration transpar- tisane indéfectible.Le budget discrétionnaire des députés a été doublé par le gouvernement, cette semaine, passant de 10 à 20 millions $ répartis entre les 125 élus.«Nos 125 députés, de tous les partis politiques, connaissent bien leurs citoyens.Ce que je dis aux députés : il faut s\u2019occuper de notre monde», a dit le premier ministre Legault, mercredi, en conférence de presse.«LA DÉMOCRATIE S\u2019ADAPTE» L\u2019ajournement des travaux à l\u2019Assemblée nationale laisse croire à un possible effacement temporaire de notre démocratie parlementaire.La date de retour d\u2019abord prévue le 21 avril sera assurément repoussée.Le président rappelle que pour maintenir cette motion d\u2019ajournement, il devra recevoir un avis de chacun des quatre leaders parlementaires pour confirmer que tout le monde adhère à cette prolongation, soit la Coalition avenir Québec, le Parti libéral du Québec, Québec solidaire et le Parti québécois.«Les parlementaires sont en contact avec les ministres et l\u2019administration gouvernementale pour les sensibiliser et tenter de trouver des solutions aux problèmes de leurs commettants.Dans cette situation exceptionnelle, la démocratie s\u2019adapte et les équilibres sont maintenus», rassure le président Paradis.UN PRÉSIDENT EN CONFINEMENT, LES YEUX DANS LES YEUX En direct de son salon, François Paradis reste en contact avec ses équipes et ses proches.Le président de l\u2019Assemblée nationale et député de Lévis s\u2019est même permis de publier une vidéo d\u2019encouragement d\u2019une minute sur sa page Facebook, mardi.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR FRANÇOIS PARADIS 0037794 mo i s s o n q u e b e c .c om leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 15 T R I B A L VENDREDI 21H30 0036519 SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 16 ACTUALITÉS VALÉRIE GAUDREAU Rédactrice en chef du Soleil Le Soleil est très fier de voir les photos de deux de ses photographes, Erick Labbé et Pascal Ratthé, considérées parmi les meilleures au Québec.Leur travail est en effet en nomination aux prix Antoine- Desilets remis par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.Erick Labbé s\u2019est distingué avec la photo «Sortie de route», dans la catégorie Justice et faits divers.Pascal Ratthé a pour sa part frappé l\u2019œil du jury avec le cliché «Boxe», montrant un dur moment pour la boxeuse tchèque Tere- za Dvorakova lors d\u2019un combat contre Leïla Beaudoin à Québec.Il est en nomination dans la catégorie Sports.GALA ANNULÉ En raison de la crise du coro- navirus, le gala des Grands Prix du journalisme pendant lequel devaient être remis les prix le 2 mai a été annulé.Mais les noms des récipiendaires seront annoncés par communiqué le 3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse.Deux photographes du Soleil en nomination au prix Antoine- Desilets La photo d\u2019Erick Labbé en nomination dans la catégorie Justice et faits divers.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ La photo de Pascal Ratthé en nomination dans la catégorie Sports.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ 0037758 0037862 Chaleureusemaison entréemi-étage.4 cc.1 sb & 1 s.d\u2019eau.Planchers fraîchement sablés et vernis.Grand salon au s-sol.Piscine creusée orientation sud.Très lumineuse.Près du parc et plus encore! 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ces allégations et les réclamations du Demandeur, qui n\u2019ont pas été prouvées.Le 19 décembre 2019, la Cour supérieure du Québec a autorisé l\u2019action collective contre les Défenderesses au nom de toutes les personnes, sociétés et associations, résidant au Québec, qui ont acheté au moins un emballage de pain à partir du 1er janvier 2001 et jusqu\u2019au 19 décembre 2019.Le mot « pain » signifie les produits de pain et les produits alternatifs, produits ou vendus au détail par l\u2019une ou l\u2019autre des défenderesses, à l\u2019exclusion du pain vendu surgelé et du pain cuit sur place dans l\u2019établissement où il est vendu au détail.Un avis détaillé aux membres est disponible au www.lpclex.com/fr/pain Les Défenderesses à cette action sont : Les boulangers industriels : \u2022 George Weston Limited, Weston Food Distribution Inc., Weston Foods (Canada) Inc.\u2022 Canada Bread Company Limited Les détaillants alimentaires : \u2022 Loblaw Companies Limited, Loblaws inc.\u2022 Metro inc.\u2022 Sobeys Québec inc., Sobeys Capital Incorporated, Sobeys inc.(dba \u201cIGA\u201d) \u2022 Wal-Mart Canada Corp.\u2022 Giant Tiger Stores Limited Qu\u2019advient-il maintenant?Option de s\u2019exclure Les membres ont le droit de s\u2019exclure des actions collectives.Si vous vous excluez, vous ne serez pas autorisé à participer ou à recevoir de l\u2019argent de la présente action collective, mais vous pourrez intenter ou continuer votre propre recours contre les Défenderesses concernant les réclamations en question.Si vous ne faites rien, vous serez admissible à participer à la présente action collective et vous pourriez recevoir de l\u2019argent, mais vous ne pourrez pas intenter ou continuer votre propre recours contre les Défenderesses concernant les réclamations en question.Si vous souhaitez vous exclure, vous devez soumettre un avis écrit d\u2019exclusion au plus tard le 1er juin 2020, via courrier recommandé ou certifié au Greffe de la Cour Supérieure pour le District de Montréal au 1, rue Notre Dame est, Montréal, Québec, H2Y 1B6.Droit d\u2019intervenir Vous avez le droit d\u2019intervenir à l\u2019action collective.Un membre qui n\u2019est pas un représentant ou un intervenant ne peut être appelé à payer les frais de justice de l\u2019action collective.Vous avez d\u2019autres questions?Pour plus d\u2019informations, vous pouvez contacter les avocats du groupe identifié ci-dessous.Votre nom et les informations fournies resteront confidentiels.Veuillez ne pas contacter les Défenderesses ni les juges de la Cour supérieure.AVEZ-VOUSACHETÉ DU PAIN PRÉ-EMBALLÉAU QUÉBEC ENTRE LE 1ER JANVIER 2001 ET LE 19 DÉCEMBRE 2019?SI OUI,VOS DROITS POURRAIENT ÊTRE TOUCHÉS PAR UN JUGEMENT DANS LE CADRE D\u2019UNEACTION COLLECTIVE.LA PUBLICATION DU PRÉSENT AVIS AUX MEMBRES A ÉTÉ APPROUVÉE ET ORDONNÉE PAR LA COUR SUPÉRIEURE DU QUÉBEC.LPC Avocats inc.Me Joey Zukran 276, rue Saint-Jacques, suite 801 Montréal, Québec, H2Y 1N3 Tél.: (514) 379-1572 Fax : (514) 221-4441 Courriel : jzukran@lpclex.com Site web : www.lpclex.com Renno Vathilakis Avocats inc.Mes Michael Vathilakis / Karim Renno 145, St.Pierre, suite 201 Montréal, Québec, H2Y 2L6 Tél.: (514) 937-1221 Fax : (514) 221-3334 Courriel : mvathilakis@renvath.com/ krenno@renvath.com Site web : www.renvath.com leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 17 Le nouveau balado de la série Verdicts LE GUAM | 3 ÉPISODES DÈS MAINTENANT ISABELLE MATHIEU Journaliste judiciaire Le palais de justice, c\u2019est l\u2019endroit parfait pour se faire raconter des histoires.Des histoires souvent tristes, parfois choquantes.Il y a du banal, de l\u2019extraordinaire et beaucoup d\u2019humain.LE GUAM sur lesoleil.com/balados dès maintenant VOUS SOUHAITEZ RÉAGIR.Contactez-moi à : imathieu@lesoleil.com DANS LA SÉRIE VERDICTS Le Meurtrier Gentleman Écoutez les 3 épisodes en rafale sur lesoleil.com/balados COOPÉRATIVE D\u2019INFORMATION TÉLÉCHARGEZ L\u2019APPLICATION 0037759 SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 18 ACTUALITÉS 18 SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil OVID-19 ISABELLE MATHIEU imathieu@lesoleil.com François Bilodeau est directeur général de la Fondation du Collège de Lévis, une école qui aura 167 ans en septembre.Durant la pandémie, il veille ponctuellement sur son Collège désert.Et il fait un tour dans les archives à notre demande.L\u2019annuaire 1957-58 \u2014 un bottin avec les noms des élèves et des professeurs et le récit quotidien de chaque année scolaire \u2014 s\u2019est révélé une mine d\u2019or pour comprendre l\u2019épidémie de grippe dite «asiatique» qui a fait environ deux millions de morts en deux hivers sur la planète.Le 7 octobre 1957, les autorités du Collège sont aux aguets.Trois jours plus tard, c\u2019est le début de l\u2019éclosion.«La fameuse grippe \u201casiatique\u201d commence à pénétrer dans nos rangs; on compte aujourd\u2019hui trois malades pensionnaires, et onze chez les externes,» écrit la direction.Le 13 octobre, la grippe augmente sa progression de façon marquée au Collège de Lévis.«La situation devient embarrassante : l\u2019infirmerie est pleine et l\u2019on a dû ouvrir un dortoir pour les malades, dans la salle placée sous le balcon de l\u2019auditorium; cela suffit pour le moment, mais si le nombre des malades continue à se multiplier, il faudra convertir le Collège en hôpital.Il va sans dire que les rumeurs circulent.» L e 1 4 o c t o b r e , d e v a n t l e s ravages croissants de la «grippe asiatique», la direction du Collège décide de «fermer temporairement la maison» pour trois semaines.La décision est communiquée aux élèves après la classe de l\u2019avant-midi.«Ils reçoivent cette nouvelle.plutôt bien!» peut-on lire dans l\u2019annuaire.La direction demande à ceux dont la maladie n\u2019est pas grave de partir dès que leurs parents peuvent venir les chercher.«Les autres devront faire leur guérison avant de jouir de ces vacances exceptionnelles», demandent les autorités.La situation se généralise dans la province.Le 21 octobre 1957, Le Soleil titre en manchette «Fermeture de toutes les écoles au Québec» jusqu\u2019au 4 novembre.Les unités sanitaires locales estiment que 40 % des écoliers de la Rive- Sud sont atteints par la grippe! A u C o l l è g e d e L é v i s , l e s pensionnaires reviennent le 3 novembre.«Ils paraissent remis et reposés», indique-t-on dans l\u2019annuaire.L e s c l a s s e s r e p r e n n e n t l e 4 n o v e m b r e .« P e u d \u2019é l è v e s manquent à l\u2019appel, note la direction.Il faut espérer que l\u2019intensité du travail permettra de rattraper le temps perdu.» Roger Dussault, 79 ans, faisait partie des «chanceux» qui ont été renvoyés à la maison abruptement en octobre 1957.Pensionnaire, il avait 16 ans et en était à son année de «méthode», la troisième année du cours classique.«À un moment donné, ça a commencé à tomber comme des mouches, se rappelle M.Dus- sault.Rapidement, l\u2019infirmerie s\u2019est remplie et ça débordait.» L e j e u n e R o g e r e s t d o n c re p a r t i p o u r s o n v i l l a g e d e Saint-Marc-des-Carrières dans Portneuf.« Rendu chez nous, le reste du monde continuait à fonctionner, la grippe n\u2019avait pas frappé, raconte M.Dussault.Faut dire qu\u2019il y avait de la distanciation dans ce temps-là! Saint-Marc, c\u2019était assez loin de Québec!» Les écoles de Portneuf étaient d\u2019ailleurs restées ouvertes.Heureusement, Roger Dussault avait son ami Jean-Guy Darveau, aussi étudiant du Collège de Lévis, qui vivait à Saint-Marc-des-Carrières.Il se rappelle que les deux adolescents ont beaucoup joué au billard dans le restaurant familial.Roger Dussault n\u2019a pas été malade cet hiver-là.«J\u2019ai juste eu un beau congé», conclut-il.DANS LES ARCHIVES En parcourant les archives numériques du Soleil (sur banq.qc.ca), il est facile de constater que dans les années 50 et 60, les écoles québécoises fermaient souvent en raison des épidémies.Dans un système encore très décentralisé, les directions d\u2019école ou de commissions scolaires choisissent de fermer parfois par mesure préventive, mais souvent parce que le taux d\u2019absentéisme se fait trop élevé parmi les élèves et les professeurs.Mars 1956 avait été un dur mois à Québec.Au moins 250 élèves étaient atteints de la rougeole, de la rubéole ou de la scarlatine.Des écoles de Beauport ferment SOUVENIRS D\u2019ÉPIDÉMIES PASSÉES «7 octobre 1957.Un mal nouveau \u201casiatique\u201d, fait beaucoup de victimes dans notre région; sans être mortelle, elle se propage très vite et constitue une maladie sérieuse.Heureusement, il ne s\u2019en trouve pas un seul cas au Collège.» 1 leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 19 19 leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 COVID-19 pour quelques semaines.On conseille aux parents de faire reposer les plus petits, d\u2019éviter les contacts entre les enfants et les attroupements.Après l\u2019épidémie de grippe de 1957, l\u2019hiver 1968 a mis à rude épreuve les familles du Québec comme d\u2019ailleurs.La «grippe de Hong Kong» allait faire environ un million de morts à l\u2019échelle planétaire.À Québec, à la mi-janvier 1968, le taux d\u2019absentéisme des élèves ne cesse de grimper pour atteindre 23 % au moment où les autorités décident de fermer les écoles.Le 19 janvier, 30 000 élèves de la grande région de Québec sont placés en congé forcé pour environ deux semaines.Mais les fermetures sont annoncées de façon progressive.Charles- bourg et Orsainville attendent avant de décider.L\u2019épidémie n\u2019a pas encore pénétré à l\u2019intérieur du territoire de la régionale Chauveau, écrit-on dans Le Soleil «même si quelques étudiants, dans l\u2019intention de bénéficier d\u2019un congé, ont tenté de faire annoncer par les différents postes de radio de Québec que leurs écoles étaient fermées à cause de la grippe».La grippe de Hong Kong ne s\u2019attaquait pas qu\u2019aux jeunes.L\u2019Hôpital général de Québec estimait que «40 % des vieillards ou pensionnaires sont malades» en date du 20 janvier 1968.Trois ans plus tard, «La grippe frappe» titre Le Soleil du 21 janvier 1971, en rapportant que dans le réseau public du Québec métropolitain, 33 % des élèves sont touchés.Le Bas-Saint-Laurent, la Mauricie et la région de Sherbrooke ferment leurs écoles temporairement.Quelques jours plus tard, le 2 février 1971, 5500 écoliers du primaire à Québec sont renvoyés à la maison pour une semaine.Les écoles secondaires restent toutefois ouvertes.DE RETOUR AU CONFINEMENT L\u2019historienne de la médecine Laurence Monnais, qui enseigne à l\u2019Université de Montréal, fait r e m a r q u e r q u \u2019 h i e r c o m m e aujourd\u2019hui, les autorités de santé publique gèrent les pandémies pour s\u2019assurer qu\u2019on ait le moins de dégât possible en termes de mortalité et de morbidité et que le système de santé puisse tenir le coup.Les hôpitaux confessionnels des années 1950, où les soins étaient souvent payants, n\u2019avaient pas les mêmes outils de dépistage.Mais avec un ennemi comme la COVID-19, où il n\u2019y a pas encore de vaccin disponible, les autorités d\u2019aujourd\u2019hui se retrouvent d\u2019une certaine façon, observe l\u2019historienne, dans la même position que celle d\u2019antan, à devoir prôner le confinement.« Dans les années 50-60, on ne banalisait pas les épidémies, note Mme Monnais.Si on prend l\u2019exemple de la France, il y a eu des grosses épidémies de polio chez les jeunes avant qu\u2019on développe des vaccins.Les écoles étaient fermées très régulièrement, car la polio avait un taux de handicap très lourd.Tous les enfants ont été confinés pendant des semaines.» Évidemment, ces fermetures d\u2019école fréquentes pour éviter la contagion causaient moins de remous dans le quotidien des familles dans un contexte où la large majorité des mères étaient à la maison.C\u2019est lorsque les femmes ont massivement investi le marché du travail que des pays, les États-Unis notamment, ont prôné la vaccination intensive contre la rougeole, par exemple.«On voulait s\u2019assurer que les femmes puissent rester dans les usines, qu\u2019elles ne soient pas obligées d\u2019être à la maison avec des enfants malades», explique Laurence Monnais.«Dans les années 50-60, on ne banalisait pas les épidémies» \u2014 L\u2019historienne de la médecine Laurence Monnais 2 3 4 1 Le Soleil, édition du 10 septembre 1957 2 Le Soleil, édition du 21 octobre 1957 3 Le Soleil, édition du 16 octobre 1957 4 L\u2019Annuaire du Collège de Lévis de 1957-1958 se révèle une mine d\u2019or pour comprendre l\u2019épidémie de grippe dite «asiatique».\u2014 PHOTO FONDATION DU COLLÈGE DE LÉVIS La vie est ponctuée de moments importants : une naissance, une union, un événement marquant, le passage à l\u2019âge adulte ou la mort.Quels qu\u2019ils soient, ces jalons de l\u2019existence s\u2019écriront tant que le monde sera monde, même si celui-ci est à l\u2019arrêt en raison de la pandémie de la COVID-19.Comment vivre ces joies et malheurs au temps de la maladie?JONATHAN GAGNON jonathan.gagnon@lavoixdelest.ca La pandémie de la COVID-19 complique les choses pour celles qui attendent la venue de la cigogne pour la première fois.Geneviève Guénette reconnaît que le climat actuel nourrit ses inquiétudes.«Si la crise continue de s\u2019aggraver, est-ce que mon chum va pouvoir assister à l\u2019accouchement?Si je vais à l\u2019épicerie, est-ce que les gens auront bien lavé leurs mains?Ça fait partie de mes préoccupations», explique la Valoise de 33 ans, qui en est à sa 31e semaine de grossesse.Une embûche supplémen - taire s\u2019est présentée sur sa route au cours des derniers mois.Des problèmes récurrents avec un ex- voisin l\u2019ont récemment amenée à quitter Roxton Falls pour s\u2019installer à Acton Vale.«À un certain moment, je ne pouvais plus vivre avec mon chum.Ça a vraiment ajouté à mon niveau d\u2019anxiété.», déplore la future maman d\u2019une petite fille.En début de semaine, elle tentait de naviguer à travers les procédures de l\u2019assurance-emploi.Comme bien d\u2019autres entreprises, son employeur, Artopex, n\u2019a eu d\u2019autre choix que d\u2019effectuer des mises à pied.ADAPTATION Enceinte d\u2019un garçon depuis 26 semaines, Jézabel Lavoie a aussi été forcée de s\u2019adapter depuis le déclenchement de l\u2019épidémie.Âgée de 23 ans, la résidente d\u2019Upton préfère cependant «voir le verre à moitié plein».«Ce serait faux de dire que je n\u2019ai pas paniqué avec tout ce qu\u2019on entend à la télé et à la radio, ce qu\u2019on lit sur les médias \u203a CRAINTES ET INQUIÉTUDES JONATHAN GAGNON jonathan.gagnon@lavoixdelest.ca ANGE-GARDIEN \u2014 COVID-19 ou non, la vie suit son cours.Plusieurs couples ont récemment eu le bonheur d\u2019accueillir un nouveau membre dans leur famille, tandis que d\u2019autres découvrent actuellement les dif férentes étapes de la grossesse.Même si certaines inquiétudes sont forcément exacerbées, la venue d\u2019un nouveau-né constitue pour la plupart une immense source de réconfort à travers la crise actuelle.Marie-Pier Lampron a accepté de partager son expérience avec La Voix de l\u2019Est.La résidente d\u2019Ange- Gardien et son conjoint ont célébré l\u2019arrivée de la petite Clara, le matin du dimanche 29 mars.Marie-Pier a observé plusieurs différences par rapport à son premier séjour à l\u2019hôpital du Haut-Riche- lieu, il y a trois ans, alors qu\u2019elle avait donné naissance à Logan.«Dès que je suis arrivée à l\u2019hôpital, les précautions étaient nombreuses.Il fallait se désinfecter les mains soigneusement et mon copain a dû mettre un masque», raconte-t-elle.Plusieurs questions ont ensuite été posées du côté de la salle d\u2019accouchement.«Les employés voulaient savoir si on avait voyagé récemment, ou si on avait été en contact avec des gens qui avaient voyagé.Évidemment, ils ont aussi vérifié si on avait des symptômes [de la COVID-19] comme la toux ou la fièvre», ajoute la femme de 25 ans.La Gardangeoise a certes senti un niveau de stress accru autour d\u2019elle.Une fois que toutes les précautions ont été prises, la «routine normale» liée à une naissance a \u203a DOUX RÉCONFORT LA VIE CONTINUE 1 2 20 SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil COVID-19 MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca Vivre son deuil en pleine pandémie n\u2019est pas chose facile, mais une Granbyenne s\u2019est confiée sur cette expérience particulière.Sylvie Marquis, de Granby, est en deuil.Son conjoint, Daniel Messier, s\u2019est éteint le 18 mars après une longue lutte contre le cancer.Un départ prévisible, mais qui arrache tout de même le cœur.«Ça faisait huit ans qu\u2019on était ensemble.Il a été le meilleur pour moi dans ma vie et il me disait la même chose de moi.On était vraiment amoureux», raconte Sylvie, la voix cassée par l\u2019émotion.Le diagnostic est tombé il y a quatre ans.«La dernière année, il l\u2019a passée à l\u2019hôpital à suivre des traitements», relate-t-elle.M.Messier est entré aux soins palliatifs le 9 mars.Malgré les restrictions imposées aux visiteurs en raison de la pandémie, Mme Marquis et les proches du malade ont pu lui faire leurs adieux.«À ce moment-là, on pouvait être un à la fois dans la chambre avec lui.On s\u2019est séparé le temps de visite pour que chacun ait son tour.On a tous eu le temps de faire nos au revoir, on a eu cette chance-là.» Restrictions et distanciation sociale obligent, les rites funéraires sont reportés à une date indéterminée.Le confinement imposé sert à Sylvie Marquis de cocon pour vivre son deuil à son rythme.Son travail de courtière hypothécaire, qu\u2019elle peut faire chez elle, l\u2019aide aussi à tenir le coup.«Quand Daniel est décédé, j\u2019ai été inondée d\u2019appels de gens qui voulaient m\u2019offrir leurs sympathies.J\u2019ai décidé de partager l\u2019avis de décès sur Facebook pour essayer de canaliser les messages en un seul endroit», confie-t-elle.\u203a DIRE ADIEU Les rassemblements et les fêtes familiales sont mis sur pause ce printemps, histoire «d\u2019aplatir la courbe» du coronavirus.Pour les couples qui prévoyaient convoler en justes noces, cela signifie tirer un trait sur le grand jour, ou à tout le moins de le reporter de quelques semaines, voire quelques mois.Émilie Desgagnés devait épouser son fiancé, Julien Flipot, le 16 mai.Une date parfaite étant donné que le couple, qui se fréquente depuis quatre ans, souhaitait un mariage printanier et pendant un long congé.«En plus, c\u2019était la fin de semaine de l\u2019anniversaire de mariage de Meghan et Harry, pour qui j\u2019ai une certaine fascination.Tout était parfait à cette date!» lance la jeune femme avec légèreté.L e s t o u r t e r e a u x o n t r e v u leurs plans.«On a décidé de repousser quand M. Legault a annoncé la fermeture des écoles jusqu\u2019au 1er mai, raconte Mme Desgagnés.Pour nous, c\u2019était comme la confirmation que la crise allait durer longtemps.» Heureusement, reporter le grand jour n\u2019a pas été une source de maux de tête.« Nos fournisseurs ont été très compréhensifs et s\u2019attendaient à ce qu\u2019on reporte.Le gros défi a été de trouver une date où ils pouvaient tous nous offrir leurs services», indique Mme Desgagnés.Seuls deux emplacements sur le calendrier rendaient la chose possible d\u2019ici la fin de l\u2019année.Le couple a choisi : leur union sera célébrée le 17 octobre en compagnie de leurs 75 invités.MARIE-ÈVE MARTEL, LA VOIX DE L\u2019EST \u203a LE GRAND JOUR VIENDRA 4 Émilie Desgagnés et son conjoint Julien Flipot sont certes déçus de devoir reporter leur mariage, mais ils prennent le tout avec philosophie.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR LE COUPLE 1 Geneviève Guénette attend son premier enfant, une petite fille.\u2014 PHOTO LA VOIX DE L\u2019EST, ALAIN DION 2 Marie-Pier Lampron, Nicolas Pilon-Fortier et le jeune Logan ont récemment accueilli la petite Clara dans leur vie.\u2014 PHOTO LA VOIX DE L\u2019EST, ALAIN DION sociaux», précise la technicienne en production laitière, toujours au travail malgré la crise.«Mais malgré tout, la vie continue, plusieurs semblent l\u2019oublier! [.] Je m\u2019efforce d\u2019être sereine.Je me concentre, une journée à la fois, sur ce qui s\u2019en vient pour moi et mon copain : accueillir ce petit bébé chez nous.» toutefois repris son cours.Avec une finalité des plus heureuses dans ce cas-ci.SUIVI TÉLÉPHONIQUE Marie-Pier explique que le suivi de son dossier se fera surtout par téléphone.Elle affirme cependant que le principal inconvénient est d\u2019être séparée de presque tous ses proches.«On utilise différentes technologies, mais ils ne peuvent pas rencontrer notre fille directement.Je trouve ça dommage et triste, parce que Clara est une fierté pour nous.» «Même si on sera évidemment très occupés, sa présence rendra nos journées plus agréables pendant la crise.» JONATHAN GAGNON, LA VOIX DE L\u2019EST MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca G R A N BY \u2014 L a c r i s e d e l a COVID-19 a chamboulé le parcours scolaire des élèves, mais elle a un goût particulièrement amer pour ceux qui complètent cette année leur cinquième secondaire.«C\u2019est une accumulation de déceptions», laisse tomber Madeleine Gauthier, qui termine le Programme d\u2019éducation internationale (PEI) à l\u2019école secondaire l\u2019Envolée, à Granby.Plusieurs élèves du PEI ont, par exemple, dû mettre une croix sur le voyage en Croatie qui devait couronner la fin de leurs études.«Je n\u2019y allais pas, mais je suis déçue pour mes amis.Je sais qu\u2019il y en a beaucoup qui ont choisi leur programme pour les voyages», fait-elle valoir.Les élèves au PEI se préparaient aussi depuis le premier secondaire aux examens finaux du Baccalauréat International (IB), mais ceux-ci seraient annulés, comme les examens du ministère.«C\u2019est une façon d\u2019évaluer différente et on apprend cette méthode-là depuis secondaire un.On s\u2019est beaucoup pratiqué pour finalement ne pas les faire et avoir un diplôme sans examen ?[.] On a travaillé fort durant cinq ans.C\u2019est comme une pause au mauvais moment», illustre-t-elle.La fin du cinquième secondaire est aussi traditionnellement marquée par le bal et l\u2019album des finissants.Madeleine fait partie du comité qui œuvre à la production de l\u2019album à l\u2019Envolée.Celui-ci a été complété au cours des derniers jours en télétravail.L\u2019ouvrage sera privé de certaines photos, comme celles des sorties scolaires, car elles se trouvaient sur le disque dur d\u2019ordinateurs demeurés à l\u2019école.«On avait accumulé des photos pendant plusieurs années, mais on ne pourra pas les utiliser», déplore-t-elle.Qu\u2019arrivera-t-il au bal des finissants ?S\u2019il y en a un, éventuellement, il n\u2019aura assurément pas la même saveur, croit la jeune femme.LEÇONS À TIRER Selon elle, la distanciation sociale imposée «n\u2019est pas la fin du monde».Ses amis et elle s\u2019adaptent, malgré cette impression que leur année scolaire se «termine en queue de poisson».Ils continuent à communiquer quotidiennement.Réaliste, Madeleine croit toutefois qu\u2019il y a des leçons à tirer de cette pandémie.«Il faudrait qu\u2019on prenne en note nos bons et moins bons coups pour qu\u2019on ne le refasse pas la prochaine fois.Là, on remarque que tout était basé sur quelque chose de vraiment fragile.J\u2019espère qu\u2019on va se remettre en question et ne pas repartir de la même manière», dit-elle.\u203a PAS LA MÊME SAVEUR 3 Madeleine Gauthier, finissante en cinquième secondaire au PEI à Granby \u2014 PHOTO LA VOIX DE L\u2019EST, ALAIN DION 3 4 21 leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 COVID-19 22 SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil COVID-19 Une deuxième vie dans l\u2019actualité pour cette photo\u2026 carnavalesque.Erick Labbé avait croqué cet arc-en-ciel hivernal fin janvier.Bien avant que le Québec soit secoué par la COVID-19.Et bien avant qu\u2019une vague multicolore déferle dans les maisons des confinés en quête d\u2019un symbole d\u2019espoir.Comme quoi le contexte teinte la lecture que nous faisons des images.#cavabienaller BAPTISTE RICARD-CHÂTELAIN ?ASSIGNATION LIBRE ERICK LABBÉ Données techniques : Nikon D4; focale 100 mm; ISO 800; 1/500e sec; f22 Inscription GRATUITE à petitsentrepreneurs.ca L\u2019ENTREPRENEURIAT! Cultiver 0037542 23 leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 COVID-19 Partout, des travailleurs et travailleuses sont au front malgré l\u2019arrêt d\u2019un nombre incalculable d\u2019activités sociales, culturelles, économiques.Les médias de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i) poursuivent une série de portraits de ceux pour qui il n\u2019y a pas d\u2019isolement à la maison.Ces héros du quotidien qui tiennent le fort dans nos vies chamboulées.TRAVAILLEURS AU FRONT PATRICIA RAINVILLE prainville@lequotidien.com Bien qu\u2019ils ne soient pas en première ligne, comme le personnel de la santé et les travailleurs des services d\u2019urgence, les journalistes continuent d\u2019effectuer leur travail afin que la population soit le mieux informée possible.Les journalistes et les photographes restent aux premières loges de cette pandémie qui frappe actuellement le Québec.Dans le cadre de la série Au front, la journaliste du Quotidien et du Progrès Patricia Rainville explique comment se déroulent ses journées et comment elle arrive à gérer la situation comme personne anxieuse et hypocondriaque.Q En tant que journaliste, comment vous êtes-vous adaptée à la situation?Êtes-vous surprise par l\u2019ampleur de la crise?R Surprise?Non, pas vraiment.Disons que je suivais l\u2019épidémie de coronavirus de loin, lorsqu\u2019elle a frappé la Chine, dès le mois de janvier.Pour être honnête, je souffre d\u2019anxiété, un trouble de l\u2019humeur assorti d\u2019une tendance hypocondriaque.On m\u2019a diagnostiquée à la mi-vingtaine.Donc, tout ce qui a trait à la santé et à la maladie m\u2019intéresse peut-être un peu trop! Et, surtout, me donne des sueurs froides.Alors, une pandémie, dans mon cas, n\u2019est pas du tout la situation rêvée, puisque mon anxiété lève d\u2019un cran.Je faisais déjà part de mon inquiétude à mes proches qui partaient en voyage bien avant le début de la crise, mais on me disait que ce n\u2019était qu\u2019une simple grippe, que les gens s\u2019en faisaient pour rien.Eh bien voilà, ce n\u2019était finalement pas qu\u2019un simple délire hypocondriaque! Mon anxiété me freine un peu dans mon travail actuellement, dans le sens où je suis une journaliste qui adore faire du terrain, voir et écouter les gens.Et je suis une sceptique, donc je n\u2019aime pas me fier à ce que certains me disent sans le voir de mes yeux.Présentement, les mesures de confinement nous forcent à rester à la maison le plus possible et c\u2019est absolument nécessaire, mais du point de vue journalistique, c\u2019est plus difficile d\u2019accomplir notre travail comme on a l\u2019habitude de le faire.Il faut multiplier les appels pour avoir une information qu\u2019on aurait normalement rapidement si on était directement sur le terrain.Le point positif pour une journaliste hypocondriaque, c\u2019est qu\u2019un sujet comme une pandémie n\u2019a plus beaucoup de secrets, puisque je lis, regarde et écoute absolument tout ce qui s\u2019écrit ou se diffuse à ce sujet! Mais je me concentre sur les sources fiables et tente de ramener mes proches à l\u2019ordre lorsqu\u2019ils partagent des informations erronées sur le sujet.Parce que les médias sociaux en sont chargés, de ces informations non véridiques.Pour ma santé mentale, couvrir une pandémie n\u2019est pas de tout repos.Je dois m\u2019accorder des moments de solitude, sans écouter les nouvelles, afin de me ramener un peu sur Terre.Q Avez-vous pu adopter le télétravail?R Oui.Je suis l\u2019une des premières à avoir fait part de mon désir de travailler de la maison à mon patron, au journal.Je suis habituellement affectée à la couverture judiciaire, mais les activités des palais de justice ont été réduites au strict minimum rapidement.C\u2019est absolument fascinant de constater que certains sujets, habituellement fort populaires auprès de nos lecteurs, passent maintenant pratiquement inaperçus.Les faits divers et le judiciaire en sont de bons exemples.Et tous les journalistes ont voulu couvrir cette crise qui se dessinait à la mi-mars.Mon patron m\u2019a donc rapidement affecté à de nouvelles tâches, soit la planification du site Internet et la couverture de l\u2019actualité en temps réel, afin que nos lecteurs puissent avoir les derniers développements de la crise, rapidement, grâce à nos plateformes numériques.Je suis en mesure de faire le maximum à la maison, grâce au coup de pouce indispensable des photographes qui se rendent encore sur le terrain.Je salue leur travail, d\u2019ailleurs, puisque j\u2019ai la chance de pouvoir faire le mien en demeurant confinée.Le télétravail n\u2019est pas la meilleure option pour les journalistes, puisque la communication au sein de l\u2019équipe est plus difficile, mais nous faisons tous de notre mieux pour informer les lecteurs.Q Qu\u2019est-ce qui vous frappe le plus, du point de vue journalistique?R La responsabilité sociale qu\u2019ont les journalistes.Personnellement, je n\u2019ai jamais senti que nos textes, nos reportages et nos informations avaient autant d\u2019impact dans la vie de chacun des citoyens.Une information erronée peut avoir des conséquences importantes, voire catastrophiques, en ce temps de crise.Chaque petit détail compte et les journalistes se doivent de valider et revalider leurs informations avant de publier quoi que ce soit.C\u2019est toujours le cas, précisons-le, mais en ce temps de pandémie et de confinement social, c\u2019est la santé de tout le monde qui est en jeu.Comme l\u2019a dit le directeur national de la santé publique du Québec, Horacio Arruda, les journalistes sont des pigeons voyageurs et les informations véhiculées doivent être exactes et vérifiées, sans quoi la panique peut gagner certaines personnes.Bon, le terme pigeon n\u2019a pas plu à tous les journalistes, mais c\u2019est une image parmi tant d\u2019autres utilisées par le coloré docteur et les journalistes peuvent aussi laisser un peu leur susceptibilité de côté.Le traitement journalistique, d\u2019un média à l\u2019autre, me fascine également.La personnalité de chaque chaîne ou journal ressort davantage, en ce temps de crise.Certains y vont de reportages plus dramatiques ou mettent l\u2019accent sur le point de vue de monsieur et madame Tout-le-Monde, alors que d\u2019autres se concentrent davantage sur les informations des scientifiques et des autorités de la santé publique.Je crois que des études sociologiques sur les différentes couvertures journalistiques seront intéressantes à lire dans quelques années.Q Quel est le plus grand défi présentement?R La rapidité.Nous vivons dans une ère où l\u2019instantanéité est reine.Nous devons rivaliser avec les grandes chaînes de nouvelles en continu et être en mesure de tirer notre épingle du jeu.Nous recevons une tonne d\u2019informations venant de la population.Nous ne pouvons évidemment pas publier n\u2019importe quoi et ces informations doivent être validées et expliquées.La tâche est d\u2019autant plus difficile, puisque les nouvelles surgissent et changent d\u2019une journée à l\u2019autre.Ce qu\u2019on écrit une journée n\u2019est plus nécessairement encore le cas trois jours plus tard.Les journalistes doivent travailler à une vitesse folle.Q Avez-vous déjà couvert un événement similaire?R Je crois que tous les journalistes vous répondront que non! Je me souviens, au début de ma carrière, en 2009, lorsque la pandémie de H1N1 commençait à faire des ravages.Nous faisions un bilan quotidien du nombre de cas et du nombre de décès dans la région.J\u2019étais terrorisée et craignais déjà le pire, en raison de mon anxiété.Je me souviens des reportages sur la massive campagne de vaccination, l\u2019angoisse des gens qui se précipitaient pour se faire vacciner.Mais ce n\u2019était absolument rien comparativement à ce que nous vivons aujourd\u2019hui! J\u2019ai couvert bien des faits divers, j\u2019ai cogné aux portes de nombreuses personnes endeuillées par le crime, j\u2019ai assisté à des verdicts bouleversants, j\u2019étais sur le terrain lors du tragique accident de motoneige qui s\u2019est produit au début de l\u2019année, au Lac-Saint-Jean, mais rien, rien ne se compare à la crise que traverse la planète présentement.Reste maintenant à savoir combien de temps cette crise durera.PATRICIA RAINVILLE, DU QUOTIDIEN JOURNALISME, PANDÉMIE ET HYPOCONDRIE Patricia Rainville est journaliste au Quotidien et au Progrès depuis 11 ans.C\u2019est la première fois qu\u2019elle fait du télétravail.\u2014 PHOTO CHARLES LAVOIE PAULE VERMOT-DESROCHES pvermot@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Les rues de Trois-Rivières n\u2019ont peut-être pas l\u2019allure des camps de réfugiés ou des zones de guerre que Guillaume Vermette a pu voir dans sa vie.N\u2019empêche, pour le clown humanitaire habitué à parcourir la planète pour faire sourire ceux qui en ont le plus besoin, la mission de faire sourire et de redonner un peu de soleil ces jours-ci a toute sa raison d\u2019être, même si ce n\u2019est plus à l\u2019autre bout du monde, mais juste au coin de sa rue.Guillaume Vermette a bien écouté les consignes du premier ministre Legault ces derniers jours, et il est sorti prendre des marches près de chez lui.Des marches qui n\u2019ont toutefois rien de banal pour le voisinage.«On nous a dit qu\u2019on avait le droit d\u2019aller prendre une marche.Personne ne m\u2019a dit que je ne pouvais pas le faire sur mon monocycle avec un costume multicolore en jonglant avec des quilles», lance-t-il en riant.Une fois par semaine, Guillaume Vermette parcourt donc les rues du quartier Sainte-Cécile, et va à la rencontre des gens à travers la fenêtre ou de l\u2019autre côté du balcon.Il cherche surtout à amuser les enfants et les personnes seules, à amener une étincelle dans ces jours où l\u2019anxiété, l\u2019incertitude et l\u2019ennui prennent déjà trop de place.Une présence de quelques minutes qui fait souvent toute la différence.«Je suis allé l\u2019autre jour devant la maison d\u2019une petite fille de 11 ans.C\u2019était son anniversaire, mais tout avait été annulé, car elle ne pouvait pas recevoir d\u2019amis à la maison et fêter.Juste de me voir faire mes tours, elle était tellement contente», se sou- vient-il, visiblement touché.L\u2019initiative s\u2019inscrit dans ce que Guillaume Vermette a toujours prôné : l\u2019entraide et le rire comme vecteur de guérison sociale.Si les camps de réfugiés de la Syrie peuvent paraître bien pires aux yeux de plusieurs que ce confinement que nous devons traverser dans un confort somme toute paisible, Guillaume Vermette vous répondra plutôt que l\u2019argent et les biens n\u2019ont rien à voir avec la facilité qu\u2019aura un peuple à traverser une crise, peu importe laquelle.«Les réfugiés ou encore les enfants que j\u2019ai pu rencontrer par exemple en Afrique, eux, n\u2019ont pas toujours besoin de mes services.C\u2019est souvent moi qui apprends davantage d\u2019eux que l\u2019inverse.Par contre, j\u2019ai souvent vu des gens bien plus en détresse dans des pays industrialisés», explique celui qui est également travailleur de rue pour l\u2019organisme trifluvien Point de Rue, qui vient en aide aux itinérants et aux marginalisés.«Ce qui est le plus dommageable, ce n\u2019est pas le manque d\u2019argent, mais bien la perte de sens.La perte de contact avec l\u2019autre, l\u2019isolement et la solitude, et c\u2019est pourquoi j\u2019ai peur pour la santé mentale de ma communauté ces jours-ci», confie-t-il.Selon Guillaume Vermette, il est donc d\u2019autant plus important de réussir à semer de l\u2019espoir autour de soi, de maintenir le focus sur le positif et de garder sa tête et son corps occupés à travers des activités qui permettent de cultiver ce positivisme.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qu\u2019il s\u2019impose lui-même, alors que ses projets humanitaires ne pourront pas reprendre avant un temps que personne ne peut encore prédire.«C\u2019est un drôle de sentiment, parce que je m\u2019épanouis plus que jamais à la maison.C\u2019est un peu comme un camp de réfugiés, mais au coin de ma rue», image-t-il en souriant.Par ailleurs, la Caravane philanthrope, un projet qu\u2019il a mis sur pied avec de nombreux artistes à travers le Québec en octobre dernier, s\u2019affaire elle aussi à mettre un peu de lumière dans la vie des gens à travers les réseaux sociaux.«On a malheureusement dû canceller nos projets humanitaires pour le moment, mais on utilise notre page Facebook pour faire sourire les gens et briser l\u2019isolement», ajoute Guillaume Vermette.LE CLOWN HUMANITAIRE AU SERVICE DE SES VOISINS 24 SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil COVID-19 Le clown humanitaire Guillaume Vermette est au service de ses voisins ces jours-ci, et tente de semer de la joie dans les yeux des enfants et des personnes seules du quartier Sainte-Cécile.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, SYLVAIN MAYER «Ce qui est le plus dommageable, ce n\u2019est pas le manque d\u2019argent, mais bien la perte de sens.La perte de contact avec l\u2019autre, l\u2019isolement et la solitude, et c\u2019est pourquoi j\u2019ai peur pour la santé mentale de ma communauté ces jours-ci» \u2014 Guillaume Vermette leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 25 25 leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 COVID-19 Production de l\u2019Opéra de Québec annulée Une production de l\u2019Opéra de Québec s\u2019ajoute à la longue liste des spectacles mis à mal par la pandémie.Le directeur général et artistique Grégoire Legendre a annoncé «à regret» vendredi l\u2019annulation de La chauve-souris de Johann Strauss II, qui devait être présentée au Grand Théâtre du 16 au 23 mai.Le dévoilement de la saison 2020-21 est par le fait même reporté à une date ultérieure.En 36 ans d\u2019existence, il s\u2019agit de la première fois que l\u2019Opéra de Québec est contraint d\u2019annuler une production.Chaque détenteur de billet sera contacté pour connaître les options disponibles.NORMAND PROVENCHER GENEVIÈVE BOUCHARD gbouchard@lesoleil.com CAROLINE ST-PIERRE La Presse canadienne La pandémie de COVID-19 a sonné le glas vendredi de festivals majeurs au Québec.Pas de Francos à Montréal.Ni de Festival de jazz.Le Festival Juste pour rire a de son côté été reporté à l\u2019automne.Aucune nouvelle du côté du Festival d\u2019été de Québec (FEQ), qui a refusé de commenter les annonces montréalaises.Le 53e rendez-vous musical aura-t- il lieu?Le public est en droit d\u2019en douter.L\u2019Équipe Spectra a annoncé que l\u2019édition 2020 du Festival international de jazz de Montréal (FIJM) et celle des Francos de Montréal n\u2019auront tout simplement pas lieu, tandis que le Festival Juste pour rire est reporté en septembre.«Cette décision est devenue nécessaire afin de protéger le public, les artistes et nos employés», écrit Spectra sur les médias sociaux de ses deux festivals.Les Francos devaient se tenir cette année se tenir du 12 au 20 juin.Le Festival de jazz de Montréal était attendu fin juin, début juillet.L\u2019équipe du Festival d\u2019été de Québec était réunie vendredi pour faire le point sur la situation.La direction n\u2019a émis aucun commentaire.JUSTE POUR RIRE PEUT-ÊTRE À L\u2019AUTOMNE De son côté, le Festival Juste pour rire ne fera rigoler personne cet été, mais espère pouvoir se reprendre à l\u2019automne.Le Groupe Juste pour rire a ainsi annoncé vendredi que le festival prévu en juillet sera reporté du 29 septembre au 11 octobre.Le report inclut également celui du Festival Zoofest et de l\u2019Off-JFL.La programmation, qui devait être dévoilée graduellement au printemps, sera annoncée plus tard au début de l\u2019été, si la situation le permet, précise un communiqué du Groupe.«Nous sommes énergisés par la capacité de nos équipes à s\u2019adapter aux conditions actuelles et à présenter un festival repensé dans sa forme et son contenu dès l\u2019automne», a déclaré le président- directeur général du Groupe Juste pour rire, Charles Décarie, dans ce communiqué.«Si la situation le permet, nous reprendrons les travaux à moyen terme et ainsi, serons à même de jouer un rôle important dans la relance du secteur culturel, mais aussi de la guérison sociale dont nous aurons tous crûment besoin.» Le Groupe Juste pour rire avait annoncé la semaine dernière la mise à pied temporaire des trois quarts de ses effectifs, en raison de la pandémie.M.Décarie a précisé vendredi que les équipes en place à Juste pour rire travaillent à s\u2019assurer du retour de leurs collègues au sein de l\u2019entreprise le plus rapidement possible et il espère que les spectateurs seront au rendez-vous à l\u2019automne «pour célébrer la vie qui reprend son cours».Le Groupe Juste pour rire dit évaluer actuellement divers scénarios concernant le volet extérieur de son festival, précisant qu\u2019une décision concernant cette activité sera communiquée plus tard.Les détails de la programmation de l\u2019automne seront révélés dans les prochaines semaines ainsi que les dates de report des spectacles déjà annoncés.FESTIVALS MAJEURS MIS EN ÉCHEC PAR LA COVID-19 Avis Au public Avis légaux - Appels d\u2019offres - Encans Loi sur les eaux navigables canadiennes Pomerleau inc.donne avis par la présente qu\u2019une demande a été faite au Ministre des Transports, en vertu de la Loi sur les eaux navigables canadiennes, pour approbation de l\u2019ouvrage décrit ici ainsi que pour son site et ses plans.Aux termes du paragraphe 7(2) de ladite loi, Pomerleau inc.a déposé auprès du Ministre des Transports, sur le registre en ligne Recherche de projet en commun (http://cps.canada.ca/) et sous numéro de registre 744, ou, sous le numéro de dossier du PPN 2020-301706 une description de l\u2019ouvrage suivant, son site et ses plans: Pont Pierre-Laporte dans, sur, sous ou à travers du Fleuve St-Laurent à Québec, QC devant le numéro de lot P-04296 Pont Pierre-Laporte de Québec à Lévis Les commentaires concernant l\u2019effet de cet ouvrage sur la navigation maritime peuvent être envoyés par l\u2019entremise du registre Recherche de projet en commun mentionné ci-haut, dans la section des commentaires (rechercher par le numéro référencé ci-dessus) ou, en envoyant vos commentaires directement à votre bureau régional (1-877-646-6420) si vous n\u2019avez pas accès à internet.Notez que les commentaires ne seront considérés que s\u2019ils ont été reçus par écrit (préférablement de façon électronique) au plus tard 30 jours suivant la date de publication de cet avis.Bien que tous les commentaires se conformant à ces directives seront examinés, aucune réponse individuelle ne sera envoyée.Signé à Québec en ce 25 ieme jour de mars 2020.Clifford Mitchell, Pomerleau inc.5440251 AVIS6 ÉCRIVEZ- NOUS Vous avez une nouvelle en lien avec le monde des affaires?Écrivez-nous au nouvelles@lesoleil.com 26 SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil COVID-19 La pandémie de coronavirus change tout pour les entrepreneurs d\u2019ici qui en souffrent, mais qui rebondissent aussi devant la tempête, se serrent les coudes avec leurs employés et, parfois, font jaillir de nouvelles façons de faire.Nous allons à leur rencontre dans cette série «Gérer la crise».GÉRER LA CRISE JEAN-FRANÇOIS TARDIF jftardif@lesoleil.com \u203a Entreprise : La Pralinière (Lac-Etchemin) \u203a Type : chocolaterie \u203a Contact : Simon Pépin, pdg Q La situation avant la crise?R Il y a environ trois semaines, on entrait dans le meilleur de la saison.C\u2019est pour ça que nous travaillons toute l\u2019année dans le fond.Les ventes de chocolat de Pâques représentent environ le trois quart de nos ventes de chocolat transformé.On imaginait La Pralinière au 30 mars avec quatre succursales pleines à craquer de chocolat de Pâques.Nous devions également nous installer dans deux centres d\u2019achats [Saint-Georges et Thetford Mines], dans des locaux que l\u2019on louait pour la période de Pâques, et ouvrir une boutique éphémère à Sainte-Marie.Une trentaine de personnes devaient faire partie de notre équipe pour nous aider à bien servir les amateurs de chocolat.Q Quels ont été les dommages collatéraux de ces fermetures?R Nous avons dû reporter l\u2019ouverture officielle de La Pralinière de Saint-Prosper.Et nous nous sommes retrouvés avec une quantité imposante de chocolat de Pâques [plusieurs dizaines de milliers de pièces].Nous avons aussi été obligés de prendre la décision crève-cœur de congédier nos employés.Q Comment vivez-vous la crise?R C\u2019est sûr qu\u2019il y a eu de petits moments de découragement.Nous savions qu\u2019il était toujours possible de devoir fermer une boutique ou deux pour cause majeure, mais on n\u2019aurait jamais pensé devoir toutes les fermer au profit d\u2019une seule boutique virtuelle [www.prali- niere.com], qui a été mise en ligne le 22 mars et dont nous faisons la promotion, où les gens peuvent se rendre et retrouver la vaste majorité de leurs chocolats préférés.Cette boutique nous permet de rattraper les ventes que nous ne ferons pas dans nos succursales.Mais c\u2019est tout un défi considérant que nous ne sommes pas Amazon.On encourage donc les gens à commander le plus tôt possible contrairement à leur habitude.Par le passé, 50 % de nos ventes en boutiques se faisaient dans les quatre derniers jours avant Pâques.Mais si cette année, les gens attendent tous au Vendredi Saint pour commander, ça ne sera pas possible de livrer tout le chocolat à travers le Québec en deux jours.Q Comment garder le moral des troupes?R Nous sommes fiers d\u2019avoir mis en place un programme d\u2019aide sous forme de prêt sans intérêt afin de supporter nos employés qui avaient besoin de revenus avant l\u2019arrivée des aides gouvernementales.Oui, le gouvernement a été très pro-actif, mais ça prend quand même quelques semaines avant de recevoir les sous.Ma job, c\u2019est d\u2019assurer la pérennité de l\u2019entreprise.Mais pour assurer la pérennité de l\u2019entreprise, il faut s\u2019assurer que les employés passent aussi au travers de la crise et qu\u2019ils ne soient pas trop dépourvus parce que quand les choses vont repartir, nous aurons besoin d\u2019eux.Nos employés avaient déjà redonné à l\u2019entreprise en nous donnant bénévolement une journée pour nous supporter.Pour nous, c\u2019était primordial de les aider.Et le montant nécessaire pour le faire était au sommet de la liste des sorties de fonds que nous pouvions nous permettre.Malgré ce qui nous arrive, nous sommes quand même chanceux parce que contrairement à d\u2019autres entreprises, nous avons des options.Nous pouvons vendre en ligne.Nous avons aussi un petit réseau de détaillants qui vendent nos produits en épicerie et que l\u2019on peut continuer à approvisionner.On va donc faire le maximum jusqu\u2019à Pâques et après, nous pourrons évaluer le score final.La vague d\u2019amour que les gens de la région nous ont servie en démontrant leur intention d\u2019encourager les entreprises locales nous permet de garder espoir.Q Qu\u2019est-ce qui ne sera plus jamais comme avant?R C\u2019est clair qu\u2019il va y avoir des changements majeurs quand la crise sera terminée.Mais c\u2019est un peu tôt pour évaluer comment ça va se passer.Si on recule de trois semaines, il n\u2019y avait même pas la moitié de 1 % de nos ventes qui se faisaient en ligne.Là ça va être la grande majorité.Q Une idée née de la crise?R Il y a toutes sortes de façons de s\u2019organiser à l\u2019interne.Tous nos chocolats de 300 grammes étaient empaquetés pour être envoyés à nos kiosques, mais on ne savait pas si les boîtes contenaient des autos, des lapins, des poules.Pour vendre en ligne, on a besoin de savoir combien d\u2019exemplaires de chaque modèle nous avons.La situation nous obligera à changer notre logistique interne, car la vente en ligne c\u2019est clairement quelque chose que l\u2019on veut garder et continuer à développer.Et ce qu\u2019il y a de beau dans tout ça, c\u2019est que celle- ci nous donnera l\u2019opportunité d\u2019offrir aux clients qui ont commandé du chocolat de Pâques nos futures promotions pour Noël et la Saint-Valentin.LA VENTE EN LIGNE COMME PLANCHE DE SALUT À la chocolaterie La Pralinière de Lac-Etchemin, les ventes de chocolat de Pâques représentent environ le trois quarts des ventes de chocolat transformé de l\u2019entreprise.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR LA CHOCOLATERIE LA PRALINIÈRE L\u2019Empire State Building a été transformé en gyrophare géant mercredi pour rendre hommage aux travailleurs de la santé.\u2014 PHOTO AFP,JOHANNES EISELE DOSSIERS ANALYSES OPINIONS CHRONIQUES + PHOTOGRAPHIE D\u2019hier à aujourd\u2019hui LA CÔTE D\u2019ABRAHAM EN 1947 + CHRONIQUE Isabelle Légaré CONFINÉE AVEC 11 ENFANTS leSoleil LES SAMEDI ET DIMANCHE 4 ET 5 AVRIL 2020 CHRONIQUE Brigitte Breton UN APRÈS- COVID-19 BRANCHÉ LUTTE AU CORONAVIRUS QUATRE PAYS, QUATRE STRATÉGIES SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 28 LE POINT Selon les Nations unies, la pandémie de coronavirus constitue la pire crise à laquelle l\u2019Humanité ait été confrontée depuis 1945.Reste que pour combattre la maladie, chaque pays a recours à des méthodes différentes.Un aperçu des stratégies de la Suède, des États-Unis, de la Corée du Sud et de l\u2019Italie.Des exemples à suivre.Ou à ne pas suivre.JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com ÉTATS-UNIS \u203a À LA RECHERCHE DU MOIS PERDU Aux États-Unis, la COVID-19 a été précédée par un autre virus : celui de la confusion extrême.Durant deux mois, le président Donald Trump a multiplié les déclarations contradictoires.Un jour, il assure que le virus va disparaître «comme par miracle».Le lendemain, il évoque un «canular démocrate».(1) À la fin janvier, alors que l\u2019épidémie fait rage en Chine, le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, souhaite que la maladie ramène certaines entreprises aux États- Unis.(2) Le roi de la radio poubelle, Rush Limbaugh, parle d\u2019un «simple rhume».(3) À la mi-mars, la secrétaire de presse de la Mai- son-Blanche, Stephanie Grisham, accuse les médias d\u2019utiliser le virus «pour faire peur aux gens».(4) Durant des semaines, la cellule de crise sur le coronavirus perd un temps fou à gérer les problèmes au quotidien.Il faut évacuer le consulat américain de Wuhan, en Chine.Rapatrier les passagers de navires de croisière.«Selon les participants, la question des tests de dépistage n\u2019est généralement abordée que durant cinq ou dix minutes, à la fin des réunions.»(5) L\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) a prévenu que sans dépistage à grande échelle, vous êtes condamnés à combattre le virus à l\u2019aveuglette.(6) Ça tombe mal, car le développement du test américain a pris du retard.Un mélange de malchance, d\u2019incompétence et de bureaucratie.Le 11 mars, à peine 7000 Américains ont eu accès à un test.Au même moment, la Corée du Sud a dépisté 140 000 personnes.Vingt fois plus. (7) À la fin, le gâchis fait perdre un mois précieux.«Une période durant laquelle le pays le plus riche du monde \u2014 avec plusieurs des meilleurs spécialistes des maladies infectieuses \u2014 gaspille la chance de contenir la propagation du virus», écrira un chroniqueur.La suite est connue.Le 2 avril, le virus a fait 4841 morts.Bien plus que les attentats du 11 septembre 2001.Un symbole.Aujourd\u2019hui, même le président Trump évoque une crise «qui va durer».Plus de 90 % des Américains sont invités à rester à la maison.Environ 10 millions de travailleurs se retrouvent au chômage.Et le pire est à venir.Plusieurs scénarios évoquent entre 100 000 et 240 000 victimes.(8) À New York, l\u2019ampleur de la catastrophe laisse pantois.Un hôpital de campagne a été installé dans Central Park.Un navire-hôpital militaire est ancré dans le port.Les morgues sont pleines.Il faut entasser les cadavres dans des camions réfrigérés, faute de pouvoir les incinérer assez vite.(9) Les hôpitaux ont établi un protocole pour déterminer qui aura la priorité, en cas de pénurie d\u2019équipements.(10) ITALIE \u203a BIENVENUE EN PLEIN CAUCHEMAR L\u2019Italie, c\u2019est le pays qui fait peur.Dans le nord, la COVID-19 aurait commencé à circuler dès le début janvier.(11) Bien avant que le premier cas ne soit dépisté en milieu hospitalier, le 20 février.Le virus est alors bien implanté.Le nombre de malades explose.Il passe de 6 à 320, en l\u2019espace de deux jours.Le 8 mars, quand le gouvernement isole 15 millions de personnes dans le nord du pays, il est déjà trop tard.Les hôpitaux sont plongés dans une médecine de guerre.À Ber- game, les malades sont si nombreux qu\u2019il faut trier.Choisir ceux qui vont vivre.«Tout le monde ne peut pas être intubé, explique un médecin à un quotidien italien.[\u2026] On décide en fonction de l\u2019âge et l\u2019état de santé.» Selon lui, plusieurs collègues en ressortent complètement brisés.(12) D\u2019accord, l\u2019Italie abrite la population la plus âgée d\u2019Europe.Mais l\u2019âge n\u2019explique pas tout.Dans une entrevue au quotidien La Libre Belgique, le médecin Giuseppe Remuzzi revient sur la catastrophe.«[Les gens] meurent beaucoup pour deux raisons.D\u2019abord parce qu\u2019il y a un entassement dans les hôpitaux.[\u2026] Quand ce sont 50 personnes chaque jour qui ont besoin de thérapies intensives, plus personne ne peut suivre.La seconde raison c\u2019est que \u2014 parce que l\u2019hôpital est une source de contagion \u2014 beaucoup décident de rester à la maison.[\u2026]»(13) La colère s\u2019installe.Le 20 mars, le directeur d\u2019un hôpital de Lom- bardie, au cœur de l\u2019épidémie, écrit une lettre incendiaire dans le quotidien Corriere della Sera.«Les citoyens ordinaires, y compris les médecins et les infirmiers, sont ignorés quand ils demandent d\u2019être soumis au test de dépistage du coronavirus, et cela alors que la presse regorge de nouvelles sur les bonnes conditions de footballeurs, d\u2019acteurs et de politiciens à qui on a fait le prélèvement [\u2026].Derrière la grande solidarité avec le personnel médical, les banderoles, les bonnes paroles, il n\u2019y a en fait que discrimination et hypocrisie.»(14) Jusqu\u2019ici, l\u2019épidémie a tué plus de 12 400 personnes, principalement dans le nord du pays.Un sommet mondial.On craint désormais qu\u2019elle ne frappe le sud, plus pauvre.Sans compter que la crise montre les limites du «modèle» italien.En Sicile, jusqu\u2019à 30 % des gens travaillent au noir.Ceux-là n\u2019ont pas droit aux programmes d\u2019aide gouvernementale.Plusieurs épiceries ont été attaquées.(15) «Les gens ne chantent plus et ils ne dansent plus sur les balcons, comme au début de la période de confinement, a expliqué au journal The Guardian un prêtre responsable d\u2019un organisme de charité, à Naples.Maintenant, les gens ont peur.Pas tellement du virus, mais de la pauvreté.Beaucoup n\u2019ont plus de travail et ils ont faim.Les files s\u2019allongent dans les banques alimentaires.»(16) Dès la fin février, l\u2019Italie a appelé l\u2019Europe à l\u2019aide.Sans grand succès.Il a fallu attendre des semaines avant que la France envoie des masques.Selon l\u2019Institut de sondage Monitor Italia, 88 % des Italiens estiment que l\u2019Europe n\u2019aide pas leur pays.(17) Contre toute attente, l\u2019aide est venue de Cuba, de la Russie et même de la petite Albanie.Le 12 mars, trois avions chinois chargés de matériel sont arrivés\u2026 SUÈDE \u203a FAIRE BANDE À PART Depuis des semaines, la Suède fait bande à part.Pendant que le reste de l\u2019Europe s\u2019enferme, le pays mène une vie normale.Ou presque.La plupart des commerces restent ouverts.Les restaurants et les bars aussi.Pour éviter que les gens ne se rapprochent trop, seul le service au comptoir est interrompu.Les clients sont priés d\u2019attendre leur commande aux tables, juste un peu plus espacées qu\u2019à l\u2019ordinaire.(18) Vrai QUATRE PAYS, QUATRE STRATÉGIES 1 leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 29 LE POINT NOTES (1) «Trump\u2019s Dangerously Effective Coronavirus Propaganda», The Atlantic, 11 mars 2020.(2) «Wilbur Ross Says Coronavirus Could Bring Jobs Back to the U.S.», The New York Times, 30 janvier 2020.(3) «Rush Limbaugh Says Coronavirus is \u201cCommon Cold That\u2019s Being Weaponized Against Trump\u201d, The Washington Post, 25 février 2020.(4) WH Press Sec.: Stop Using Coronavirus To Play Politics, Scare people, https://video.foxnews.com, 9 mars 2020.(5) «The Lost Month: How a Failure to Test Blinded the U.S.to Covid-19», The New York Times, 29 mars 2020.(6) «Les tests au cœur de la gestion de long terme de l\u2019épidémie Covid-19», La Tribune, 24 mars 2020.(7) «The US Decided to Make its Own Coronavirus Test, but the Process Was Plagued by Errors and Delays.Here\u2019s a Timeline of What Went Wrong», Business Insider, 11 mars 2020.(8) «White House Projects Grim Toll From Coronavirus», The New York Times.31 mars 2020.(9) «New York City Deploys 45 Mobile Morgues as Virus Deaths Strain Funeral Homes», The New York Times, 2 avril 2020.(10) «At the Top of the Covid-19 Curve, How Do Hospitals Decide Who Gets Treatment?» The New York Times, 31 mars 2020.(11) «Le COVID-19 en Italie dès le 1er janvier 2020», Le Monde, 26 mars 2020.(12) «Dans le Nord de l\u2019Italie, \u201con doit choisir qui soigner, comme en situation de guerre\u201d», L\u2019OBS, 9 mars 2020.(13) «Bergame, dévastée, en est réduite à compter ses morts», La Libre Belgique, 23 mars 2020.(14) «En Italie, le manque de tests et les passedroits au cœur de la polémique», Le Monde, 30 mars 2020.(15) «Italy Sets Aside \u20ac400m For Food Vouchers as Social Unrest Mounts», The Guardian, 29 mars 2020.(16) «Singing Stops in Italy as Fear and Social Unrest Mount», The Guardian, 1er avril 2020.(17) «L\u2019Italie s\u2019est sentie encore abandonnée», Le Figaro, 30 mars 2020.18) «As the Rest of Europe Lives Under Lockdown, Sweden Keeps Calm and Carries on», The Guardian, 28 mars 2020.(19) «Coronavirus : la Suède s\u2019inquiète des risques sanitaires d\u2019une dépression économique», Le Monde, 25 mars 2020.(20) «Swedish Govt Announces Package to Support Small Businesses», Reuters, 25 mars 2020.(21) Pendant ce temps, en Suède, la vie continue, Le Temps, 25 mars 2020.(22) Despite Coronavirus, Sweden Refuses to Shutter Businesses and Limit Gatherings, Cato Institute, 25 mars 2020.(23) Could the Swedish Lifestyle Help Fight Coronavirus?bbc.com, 28 mars 2020.(24) «Le \u201claisser-faire\u201d suédois face à la pandémie suscite le débat, La Libre Belgique, 30 mars 2020.(25) «They Are Leading Us to Catastrophe»: Sweden\u2019s Coronavirus Stoicism Begins to Jar, The Guardian, 30 mars 2020.(26) «How South Korea Flattened the Curve», The New York Times, 24 mars 2020.(27) «South Korea to Pay Families Hundreds of Dollars to Ease Coronavirus Impact», The New York Times, 30 mars 2020.(28) «La Corée du Sud, le pays qui ne s\u2019est pas cadenassé», Médiapart, 18 mars 2020.(29) Coronavirus Fails to Dampen South Korea\u2019s Fever for Exam Success, 30 mars 2020.(30) Coronavirus: le gourou de la secte chrétienne sud-coréenne présente ses excuses, Radio France internationale, 2 mars 2020.que l\u2019économie tourne au ralenti.Le géant Volvo a interrompu ses activités.(19) Le gouvernement annonce un plan de 10 milliards $ pour aider la petite entreprise.(20) Les Suédois sont invités à limiter leurs déplacements et à se mettre au télétravail.Mais les images de Stockholm ont de quoi faire des jaloux.Ces jours-ci, on y voit des gens assis à des terrasses, avec des cerisiers en fleurs comme toile de fond.Parce qu\u2019en plus, c\u2019est déjà le vrai printemps, en Suède.Depuis la mi-mars, les universités ne dispensent plus l\u2019enseignement qu\u2019à distance.Par contre, les écoles primaires et secondaires poursuivent leurs activités.Même chose pour les garderies.«La Suède considère que les enfants ne sont pas un moteur de l\u2019épidémie, explique Frédéric Faux, correspondant de Radio- France internationale en Suède.De plus, on estime que la fermeture des écoles causerait de graves problèmes sociaux.En plus, elle obligerait trop de parents à rester à la maison.» Envers et contre tous, l\u2019instigateur du «modèle suédois, l\u2019épidémiolo- giste Anders Tegnell, défend une approche «en douceur».Il fait le pari que le virus va se répandre lentement, sans submerger le système de santé.«Notre pays se fie aux experts, alors que les autres sont contrôlés par le politique» plaisantent ses admirateurs.(21) La stratégie de Tegnell repose sur les «caractéristiques suédoises».D\u2019abord, on dit que les Suédois sont des gens réservés, qui pratiquent la «distanciation sociale» depuis longtemps.(22) La moitié vivent seuls.(23) On répète aussi qu\u2019ils sont très «disciplinés».À la blague, on raconte qu\u2019ils sont les seuls qui accepteront volontiers de faire la file rien que pour obtenir un numéro permettant de faire la file.«Les Suédois font confiance à leur gouvernement.Ils respectent les règles.Mais en même temps, ils tiennent à leur liberté, continue le journaliste Frédéric Faux.[\u2026] À la fin, peut-être qu\u2019il faudra en arriver là.Pour l\u2019instant, le confinement est perçu comme une solution à court terme.Ça peut durer quelques semaines.Mais après?À long terme, on estime que ce n\u2019est pas tenable.» Pour l\u2019instant, la Suède échappe à la catastrophe.Mais pour combien de temps?Le 25 mars, 2000 universitaires ont signé une lettre ouverte remettant en cause la stratégie officielle.(24) Mine de rien, les autorités se préparent au pire.Le 27 mars, les rassemblements de plus de 50 personnes ont été interdits.Des centaines de lits ont été préparés au Centre des congrès de Stockholm.Une célèbre universitaire résume le dilemme : est-ce que tous les autres sont stupides et paranoïaques?Ou bien est-ce la Suède qui se trouve complètement dans le champ?»(25) CORÉE DU SUD \u203a LE PAYS CHOUCHOU La Corée du Sud, c\u2019est le modèle.Le chouchou cité en exemple par l\u2019OMS.Pour l\u2019instant, le pays réussit à contrôler l\u2019épidémie sans recourir à un confinement total.À Séoul, les commerces restent ouverts.Même chose pour les usines.Seules les institutions gouvernementales comme les musées sont fermées.Est- c e à d ire que la v ie s e déroule comme avant?Pas tout à fait.Environ 96 % des citoyens admettent qu\u2019ils réduisent leurs activités.Les grands rassemblements ont disparu.À Séoul, le Festival des cerisiers en fleurs vient d\u2019être annulé.Le port du masque est aussi généralisé.Un avantage, quand on sait qu\u2019un certain nombre de gens infectés peuvent transmettre le virus sans développer de symptômes.(26) De l\u2019avis général, la Corée du Sud l\u2019a pourtant échappé belle.Le 29 février, le pays enregistre 909 nouveaux cas.Plusieurs hôpitaux du sud du pays frôlent le point de saturation.Mais on évite le pire en ouvrant plus de 600 centres de dépistage.Il y a des drive-in, pour les automobilistes.Des walk-in, pour les piétons.Le test dure environ 10 minutes.Et le résultat est disponible en quelques heures.(27) En l\u2019espace d\u2019un mois, plus de 450 000 personnes sont testées. (3) Les gens infectés sont placés en quarantaine.Ou hospitalisés.Grâce à des mesures d\u2019urgence adoptées durant la crise du syndrome respiratoire du Moyen-Orient, en 2015, les autorités consultent les relevés de carte bancaire et l\u2019activité des téléphones.Si vous êtes infectés, on retrace tout de suite vos allées et venues\u2026 L\u2019itinéraire des gens infectés est même diffusé à grande échelle grâce à des alertes lancées sur les téléphones.«[Mon cellulaire] retentit plusieurs fois par jour pour m\u2019indiquer quel restaurant, quel magasin de mon quartier une personne contaminée a visité \u2014 ainsi que le jour et l\u2019heure.Si elle a été au cinéma, son numéro de siège sera rendu public!» explique un correspondant du site Web français Mediapart.(28) Dès le 22 mars, le nombre de nouveaux cas est descendu à 64.Les écoles ont commencé à rouvrir.(29) Mais le modèle sud-coréen est-il exportable?Le journaliste Clément Charles, de la radio KBS de Séoul, émet des bémols.«La crise du syndrome respiratoire du Moyen-Orient, en 2015, avait servi d\u2019avertissement.Le pays était prêt.Le dépistage a été rapide et systématique.Mais la Corée constitue un pays particulier.[\u2026] La culture est celle du NOUS, pas celle du JE.Il n\u2019y a qu\u2019une seule frontière terrestre, avec la Corée du Nord.Et elle est fermée.[\u2026] En plus, la plus grande éclosion a eu lieu dans une secte religieuse, dont les fidèles étaient assez faciles à retracer.Plus tard, le leader de la secte a fini par s\u2019excuser\u2026 Considéré comme l\u2019Esprit saint par ses fidèles, Lee Man-hee, 88 ans, avait fini par se croire infaillible\u2026(30) 2 3 4 1 La façade placardée de la boutique Louis Vuitton dans SoHo, à New York, le 1er avril.\u2014 PHOTO AFP, ANGELA WEISS 2 Désinfection de la place du Dôme, à Milan, le 31 mars.\u2014 PHOTO AFP, PIERO CRUCIATTI 3 DÎneurs attablés à la terrasse d\u2019un restaurant de Stockholm, le 27 mars.\u2014 PHOTO AFP, JONATHAN NACKSTRAND 4 Vérification avant exportation d\u2019appareils de diagnostic à Cheongju, près de Séoul.\u2014 PHOTO AFP, ED JONES SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 30 LE POINT L e Québec de l\u2019après- COVID-19 devra être 100 % branché.L\u2019accès à un service Internet à haute vitesse est tout aussi essentiel que l\u2019électricité et l\u2019eau courante pour les citoyens et les entreprises à travers tout le Québec.Or, 340 000 foyers doivent toujours s\u2019en passer.Un non-sens en 2020, d\u2019autant plus en période de crise sanitaire et de confinement.Dans ces foyers, le télétravail, le maintien des liens avec les clients et les fournisseurs, l\u2019enseignement à distance et la possibilité de regarder des vidéos ou une série sur Netflix pour passer le temps sont quasi hors de portée.Ce qui va de soi pour des millions de Québécois en temps normal comme en temps de pandémie, est impossible pour eux même s\u2019ils ne vivent pas au fin fond d\u2019un bois et à des kilomètres de toute civilisation.Jacques Demers, le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), est bien placé pour témoigner de cet anachronisme qui persiste même si les politiciens \u2014 à Québec et à Ottawa \u2014 promettent d\u2019y mettre fin depuis près de 20 ans.Maire de Sainte-Catherine- de-Hatley, une municipalité de l\u2019Estrie située à proximité de Sherbrooke et de Magog, il est confronté à cette réalité au quotidien.Lui, sa conjointe et leurs enfants de 16 , 18 et 19 ans doivent se contenter de 3,5 mégabits par seconde à leur domicile, alors que le seuil de haute vitesse fixé par le CRTC est de 50 mégabits par seconde.Difficile, voire impossible ainsi desservi, de penser travailler efficacement à distance, d\u2019avoir sa petite entreprise, de suivre des cours en ligne ou de se distraire en regardant des films et des documentaires.Surtout pas les cinq membres de la famille en même temps.«C\u2019est un à la fois et c\u2019est lent», raconte M. Demers.Pour terminer sa session à l\u2019Université d\u2019Ottawa, sa fille aînée a dû déménager chez sa grand-mère à Coaticook.De là, elle peut poursuivre ses cours en ligne et ne pas prendre de retard dans sa formation.L\u2019étudiante de 19 ans n\u2019est pas seule dans sa situation.Des milliers d\u2019étudiants et de professeurs ont d\u2019ailleurs critiqué ces derniers jours la poursuite des cours à distance dans les cégeps et les universités, justement parce que des étudiants et des profs sont incapables d\u2019accéder à Internet à haute vitesse de leur lieu de confinement.De son côté, même s\u2019il serait préférable qu\u2019il travaille ses dossiers municipaux de la maison et s\u2019abstienne d\u2019aller à l\u2019hôtel de ville, M. Demers n\u2019a pas le choix de se déplacer et de parcourir 10 kilomètres pour s\u2019y rendre.Un conseil municipal par vidéoconfé- rence, ce n\u2019est pas non plus envisageable de sa résidence de Sainte-Catherine-d\u2019Hatley.Sa conjointe, directrice d\u2019une caisse populaire, doit aussi se déplacer pour son travail.Le fait de ne pas avoir accès à Internet à haute vitesse diminue aussi la valeur d\u2019une propriété, signale également M. Demers.«C\u2019est un service que les gens réclament, qu\u2019importe où ils sont.Même lorsqu\u2019ils louent un chalet pour quelques jours, la première chose qu\u2019ils veulent savoir en arrivant c\u2019est le code pour accéder à Internet.Pas la façon d\u2019allumer le foyer».Si le Québec veut occuper tout son territoire et brasser des affaires dans toutes les régions, il est indispensable de pouvoir compter sur un réseau Internet haute vitesse.En octobre dernier, la Fédération canadienne de l\u2019entreprise indépendante rapportait qu\u2019une PME sur deux au Québec dit ne pas être branchée à une connexion Internet performante en raison d\u2019une offre de service inadéquate dans sa région.Le président de la FQM ajoute par ailleurs qu\u2019il est aussi difficile pour les services d\u2019urgence de transmettre des messages aux citoyens si «Internet et le réseau cellulaire ne rentrent pas».Il ne suffit pas de faire «passer la fibre» pour desservir l\u2019école du village.Les personnes ont besoin d\u2019un accès rapide et à coût abordable même s\u2019ils n\u2019habitent pas la rue Principale.«Ce n\u2019est pas un luxe», soutient M. Demers.C\u2019est comme l\u2019eau courante et l\u2019électricité.En campagne électorale, la Coalition avenir Québec a promis d\u2019investir 400 millions $ pour brancher tous les foyers d\u2019ici 2022.Cet automne, Québec a lancé un appel pour 100 millions $ de projets d\u2019infrastructures numériques dans le cadre d\u2019un nouveau programme Régions branchées.Un programme qui lui permet d\u2019avancer sans attendre Ottawa.Depuis le début de la crise du coronavirus, le trio Legault- Arruda-McCann affirme que certaines choses ne seront plus pareilles lorsque la vie retrouvera une normalité.«On aura un Québec différent après la pandémie qu\u2019on vit maintenant», a répété mercredi le directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda.«En numérique, en télétravail, en économie, ça va transformer notre société, puis il va falloir rebondir là-dessus pour que cette crise devienne une opportunité».Pour que tous les citoyens et toutes les entreprises puissent profiter de cette opportunité, il presse de combler le fossé numérique.Un après-COVID-19 branché L\u2019accès à un service Internet à haute vitesse est tout aussi essentiel que l\u2019électricité et l\u2019eau courante pour les citoyens et les entreprises à travers tout le Québec.Or, 340 000 foyers doivent toujours s\u2019en passer.Un non-sens en 2020, d\u2019autant plus en période de crise sanitaire et de confinement.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL BRIGITTE BRETON CHRONIQUE bbreton@lesoleil.com leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 31 autrement dit JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com lesoleil.com P roportion des gens qui admettent que la vue d\u2019une photo montrant des étalages vides, dans un supermarché, leur donne envie d\u2019acheter plus de choses, en plus grande quantité.Un tiers des participants à une recherche des universités d\u2019Édim- bourg et de Southampton vont plus loin.Ils avouent qu\u2019ils s\u2019intéresseront davantage un texte s\u2019il est accompagné d\u2019une photo montrant des étalages vides.Avouez que c\u2019est un peu masochiste.Source : University of Southampton LE POURCENTAGE 86 % LE MOT DIT «Le virus ne peut pas survivre dans le corps du Christ.» \u2014 Le président de la Tanzanie, John Magufuli, expliquant pourquoi les églises et les mosquées du pays vont demeurer ouvertes.Selon lui, la maladie est l\u2019œuvre du diable.Source : beninwebtv.com Des travailleurs en tenue de protection désinfectent le grand marché de Rood Woko à Ouagadougou, mardi.\u2014 PHOTO AFP, OLYMPIA DE MAISMONT Dans une rue de Seattle, lundi, un homme n\u2019a que son sac de couchage pour se protéger de la pluie .\u2014 PHOTO AP, TED S.WARREN Les étagères d\u2019un supermarché de Londres, cette semaine \u2014 PHOTO AFP, ISABEL INFANTES PHOTO RISINGSBUNKERS.COM SOUS LES PROJECTEURS MON AMOUR DE BUNKER P our survivre à la COVID-19 et à ses suites, il n\u2019y a pas mieux qu\u2019un bunker coquettement aménagé.Ce n\u2019est pas moi qui le dit.Plutôt les spécialistes de Rising S Bunker, une entreprise du Texas en plein essor.Bon.Évidemment, le bunker idéal n\u2019est pas à la portée de toutes les bourses.Le plus petit modèle, qui fait 9 mètres carrés, coûte 40 000 $.Mais le bien-être a-t-il un prix, en ces temps de crise?Pour les familles nombreuses, on conseille La Forteresse, avec ses 15 chambres privées, sa salle de tir et sa «chambre panique» inviolable.Pour 500 000 $, cela représente une aubaine.Mais les plus ambitieux lorgneront sans doute du côté de l\u2019Aristocrate, le bunker ultime.Le bijou de 8,3 millions $ comprend une salle de gym, un sauna, une piscine chauffée, une salle de billard, une serre et même un garage, pour épargner à votre voiture les affres de l\u2019apocalypse.Aux dernières nouvelles, l\u2019allée de quilles était vendue en option.Allez savoir.Tout se négocie.Et vous savez quoi?Je gardais le meilleur pour la fin.Au besoin, l\u2019entreprise peut vous livrer votre bunker en pièces détachées.Garanti ou argent remis.Il suffit de se fixer un point de rendez-vous précis, après l\u2019apocalypse.Source : risingsbunkers.com, cité par Los Angeles Times LE NOUVEAU MOT «POCHVID-20» I nventé au Burkina-Faso, en Afrique, le nouveau mot décrit la pauvreté catastrophique causée par le confinement, dans les pays pauvres.Pour les lecteurs qui ne seraient pas bien réveillés, précisons que «Pochvid» constitue l\u2019abréviation de «poches vides».À Ouagadougou, la capitale du Burkina, 40 % de la population vit déjà en dessous du seuil de pauvreté.Sans épargne ni allocation gouvernementale, comment survivre?Source : Wakat Séra, cité par Courrier international EN HAUSSE 60% A ugmentation du prix d\u2019un respirateur, aux États-Unis, depuis le mois de décembre.La hausse est alimentée par la concurrence féroce que se livrent les États pour se procurer les précieux appareils.Le prix moyen a bondi de 25 000 à 40 000 $.Source : The New York Times VRAI OU FAUX?À Paris, à cause de la fermeture de la plupart des commerces et de la diminution de la circulation, le niveau de bruit nocturne a diminué de 50 % dans les rues de Paris «intra-muros».LA COMPARAISON \u203a Nombre de citoyens américains qui se sont inscrits au chômage, durant la semaine du 22 au 28 mars : 6,6 MILLIONS \u203a Nombre qui avaient fait la même chose, lors de la pire semaine jamais enregistrée avant la crise du coronavirus, du 12 au 18 septembre 1982 : 695 000 Sources : Wall Street Journal et vox.com Réponse : Faux.Il a diminué de 90 %.Source : Bruitparif, cité par Le Monde Alentours de la gare de de Lyon, à Paris, vendredi.\u2014 PHOTO AFP, LUDOVIC MARIN SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 32 0037744 Pour mieux gérer son temps en famille : \u2022 ecoleouverte.ca \u2022 alloprof.qc.ca \u2022 teteamodeler.com \u2022 viedeparents.ca \u2022 naitreetgrandir.com \u2022 vifamagazine.ca Lignes d\u2019écoute pour les personnes en détresse psychologique : \u2022 Regroupement des services d\u2019intervention de crise du Québec Offre des services 24/7 pour la population en détresse : centredecrise.ca/listecentres \u2022 Tel-Aide Centre d\u2019écoute offrant des services 24/7 aux gens qui souffrent de solitude, de stress, de détresse ou qui ont besoin de se confier : 514 935-1101 \u2022 Écoute Entraide Organisme communautaire qui soutient les personnes aux prises avec de la souffrance émotionnelle : 514 278-2130 ou 1 855 EN LIGNE (365-4463) \u2022 Service d\u2019intervention téléphonique 1 866 APPELLE (277-3553) L\u2019importance de s\u2019accorder des moments de plaisir Durant cette période d\u2019isolement, il est important d\u2019adopter de saines habitudes de vie en mangeant sainement, en buvant beaucoup d\u2019eau, en restant actif et en essayant de vous reposer et de dormir suffisamment.Profitez de ce moment pour découvrir de nouvelles passions et prendre du temps pour vous et votre famille.Il existe une multitude d\u2019activités pour occuper vos journées à la maison et pour vous divertir.Organisez celles-ci en routines quotidiennes, en créant une liste que vous pourrez consulter pour rester actif à la maison.Pensez à afficher cette liste pour que vous puissiez la consulter régulièrement.Pour vous aider à être créatif, voici quelques idées qui pourront alimenter votre réflexion : Activités physiques intérieures : faire du vélo stationnaire, du yoga, du Pilates, danser, effectuer des exercices aérobiques et de raffermissement musculaire, etc.Loisirs créatifs : dessiner, colorier, peindre, écrire, chanter, faire de l\u2019origami, tricoter, prendre des photos, etc.Jeux : jouer à des jeux de société, jouer aux cartes, assembler un casse-tête, faire des mots croisés, des sudokus, des mots cachés, etc.Divertissement : écouter de la musique, des balados, des séries, des films, des spectacles, etc.Détente : prendre un bain chaud, méditer, lire un livre, etc.Activités éducatives : apprendre une nouvelle langue, visiter des musées virtuellement, etc.Autres : cuisiner, coudre, ranger, faire du ménage, classer des photos, etc.Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 On protège aussi sa santé mentale à la maison! GUIDE N° 2 Vous devez jongler avec une nouvelle réalité, celle de rester à la maison?Les conseils suivants vous donneront quelques trucs pour que cette période d\u2019isolement, due à l\u2019épidémie de la COVID-19 au Québec, soit une expérience plus agréable.La pandémie du coronavirus (COVID-19) qui se déroule actuellement ainsi que les mesures inédites de prévention qui y sont liées représentent une réalité inhabituelle à laquelle il peut être particulièrement difficile de vous adapter.Pour certaines personnes, ces mesures peuvent fragiliser une situation déjà difficile pour des raisons notamment familiales, financières ou sociales.Cela vous demande à la fois de l\u2019ajustement, de l\u2019adaptation et beaucoup de résilience.La situation actuelle force de nombreuses personnes à vivre une période d\u2019isolement.Elle demande également à d\u2019autres de faire preuve de créativité pour concilier télétravail et vie de famille.Un événement de cette envergure peut ainsi avoir des conséquences sur votre santé physique, mais également sur votre santé mentale, en générant du stress, de l\u2019anxiété ou de la déprime.Il existe pourtant des moyens à votre portée afin de mieux gérer ces réactions.Comment préserver sa santé psychologique?SOYEZ INDULGENT ENVERS VOUS-MÊME.Acceptez de vous accorder un temps d\u2019adaptation.Misez sur vos forces personnelles ainsi que sur des stratégies que vous avez déjà utilisées pour diminuer votre stress ou pour surmonter une épreuve.Vous pourrez ainsi mieux traverser ces moments difficiles.VERBALISEZ CE QUE VOUS VIVEZ.Vous vous sentez seul?Vous avez des préoccupations?Partagez-les à une personne de confiance, tout en observant les mesures de distanciation physique recommandées.DEMANDEZ DE L\u2019AIDE QUAND VOUS VOUS SENTEZ DÉPASSÉ.Ce n\u2019est pas un signe de faiblesse, c\u2019est vous montrer assez fort pour prendre les moyens de vous aider.APPORTEZ DU SOUTIEN AUX AUTRES en respectant les mesures de distanciation physique.Aider les autres lors de situations difficiles rapporte autant à la personne qui reçoit le soutien qu\u2019à celle qui l\u2019offre.ÉVITEZ LES STRATÉGIES D\u2019ADAPTATION INUTILES comme le tabac, l\u2019alcool ou les autres drogues.À long terme, elles peuvent dégrader votre état mental et physique.Bien qu\u2019il soit important de vous informer correctement, LIMITEZ LE TEMPS PASSÉ À CHERCHER DE L\u2019INFORMATION AU SUJET DE LA COVID-19.Une surcharge d\u2019information pourrait augmenter votre stress, votre anxiété ou votre état de déprime.En tout temps, faites appel à des ressources fiables, comme le site officiel du gouvernement du Québec : Québec.ca/coronavirus Restez en contact virtuellement avec vos proches : une bonne façon d\u2019affronter l\u2019isolement Communiquez régulièrement avec vos proches tout en respectant les mesures de distanciation physique peut contribuer positivement à votre mieux-être et au leur pendant cette période.De nos jours, il y a plusieurs moyens pour communiquer à distance avec votre famille, vos amis, vos collègues et vos connaissances.Vous pouvez utiliser le téléphone, le courriel, le Web, le clavardage, les appels vidéo, etc.Vous devez faire du télétravail?CRÉEZ-VOUS UN ESPACE DE TRAVAIL CONFORTABLE.Assurez-vous que cette zone est réservée à vos activités professionnelles.Ainsi, vous pourrez établir des frontières entre travail et vie personnelle.Assurez-vous que votre bureau à domicile soit bien aéré, aménagé, propre et confortable, autant que possible.INFORMEZ VOS PROCHES DE VOTRE HORAIRE DE TRAVAIL.Expliquez à votre famille vos attentes envers eux et écoutez leurs attentes envers vous.Faites-leur connaître vos heures de travail, les moments où vous pouvez être dérangé et ceux où vous n\u2019êtes pas disponible.PARTAGEZ LA RESPONSABILITÉ DES ENFANTS.Vous êtes les deux parents à la maison?Vous pouvez répartir l\u2019horaire à deux.Par exemple, le matin c\u2019est un des deux parents qui répond aux besoins des enfants sans déranger l\u2019autre et vous faites l\u2019inverse en après-midi.PRÉVOYEZ DES MOMENTS DE TRAVAIL EFFICACES.Profitez de la sieste des plus petits pour effectuer les échanges à distance avec les collègues.Invitez les enfants à «travailler» eux aussi en dessinant, en lisant ou en faisant des activités éducatives.Invitez les plus grands à superviser les jeux des plus petits.Ressources Le stress, l\u2019anxiété et la déprime peuvent affecter une personne sur divers plans ; physique, psychologique et émotionnel ainsi que comportemental, notamment durant cette période d\u2019isolement à la maison.La plupart des gens arriveront à s\u2019adapter à la situation, mais il demeure important que vous restiez attentif à vos besoins.N\u2019hésitez pas à prendre les moyens nécessaires pour vous aider et prendre soin de vous.En cas de stress, d\u2019anxiété ou de déprime liés à la progression de l\u2019épidémie actuelle au Québec, vous pouvez composer le 418 644-4545, le 514 644-4545, le 450 644-4545, le 819 644-4545 ou le 1 877 644-4545 (sans frais) ailleurs au Québec.Vous pourrez alors obtenir plus d\u2019information et être dirigé vers des professionnels en intervention psychosociale qui vous offriront du soutien et des conseils, selon vos besoins.Pour les personnes sourdes ou malentendantes, veuillez composer le 1 800 361-9596 (sans frais).Pour intégrer les saines habitudes de vie à son quotidien : \u2022 defisante.ca \u2022 force4.tv leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 33 0037744 Pour mieux gérer son temps en famille : \u2022 ecoleouverte.ca \u2022 alloprof.qc.ca \u2022 teteamodeler.com \u2022 viedeparents.ca \u2022 naitreetgrandir.com \u2022 vifamagazine.ca Lignes d\u2019écoute pour les personnes en détresse psychologique : \u2022 Regroupement des services d\u2019intervention de crise du Québec Offre des services 24/7 pour la population en détresse : centredecrise.ca/listecentres \u2022 Tel-Aide Centre d\u2019écoute offrant des services 24/7 aux gens qui souffrent de solitude, de stress, de détresse ou qui ont besoin de se confier : 514 935-1101 \u2022 Écoute Entraide Organisme communautaire qui soutient les personnes aux prises avec de la souffrance émotionnelle : 514 278-2130 ou 1 855 EN LIGNE (365-4463) \u2022 Service d\u2019intervention téléphonique 1 866 APPELLE (277-3553) L\u2019importance de s\u2019accorder des moments de plaisir Durant cette période d\u2019isolement, il est important d\u2019adopter de saines habitudes de vie en mangeant sainement, en buvant beaucoup d\u2019eau, en restant actif et en essayant de vous reposer et de dormir suffisamment.Profitez de ce moment pour découvrir de nouvelles passions et prendre du temps pour vous et votre famille.Il existe une multitude d\u2019activités pour occuper vos journées à la maison et pour vous divertir.Organisez celles-ci en routines quotidiennes, en créant une liste que vous pourrez consulter pour rester actif à la maison.Pensez à afficher cette liste pour que vous puissiez la consulter régulièrement.Pour vous aider à être créatif, voici quelques idées qui pourront alimenter votre réflexion : Activités physiques intérieures : faire du vélo stationnaire, du yoga, du Pilates, danser, effectuer des exercices aérobiques et de raffermissement musculaire, etc.Loisirs créatifs : dessiner, colorier, peindre, écrire, chanter, faire de l\u2019origami, tricoter, prendre des photos, etc.Jeux : jouer à des jeux de société, jouer aux cartes, assembler un casse-tête, faire des mots croisés, des sudokus, des mots cachés, etc.Divertissement : écouter de la musique, des balados, des séries, des films, des spectacles, etc.Détente : prendre un bain chaud, méditer, lire un livre, etc.Activités éducatives : apprendre une nouvelle langue, visiter des musées virtuellement, etc.Autres : cuisiner, coudre, ranger, faire du ménage, classer des photos, etc.Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 On protège aussi sa santé mentale à la maison! GUIDE N° 2 Vous devez jongler avec une nouvelle réalité, celle de rester à la maison?Les conseils suivants vous donneront quelques trucs pour que cette période d\u2019isolement, due à l\u2019épidémie de la COVID-19 au Québec, soit une expérience plus agréable.La pandémie du coronavirus (COVID-19) qui se déroule actuellement ainsi que les mesures inédites de prévention qui y sont liées représentent une réalité inhabituelle à laquelle il peut être particulièrement difficile de vous adapter.Pour certaines personnes, ces mesures peuvent fragiliser une situation déjà difficile pour des raisons notamment familiales, financières ou sociales.Cela vous demande à la fois de l\u2019ajustement, de l\u2019adaptation et beaucoup de résilience.La situation actuelle force de nombreuses personnes à vivre une période d\u2019isolement.Elle demande également à d\u2019autres de faire preuve de créativité pour concilier télétravail et vie de famille.Un événement de cette envergure peut ainsi avoir des conséquences sur votre santé physique, mais également sur votre santé mentale, en générant du stress, de l\u2019anxiété ou de la déprime.Il existe pourtant des moyens à votre portée afin de mieux gérer ces réactions.Comment préserver sa santé psychologique?SOYEZ INDULGENT ENVERS VOUS-MÊME.Acceptez de vous accorder un temps d\u2019adaptation.Misez sur vos forces personnelles ainsi que sur des stratégies que vous avez déjà utilisées pour diminuer votre stress ou pour surmonter une épreuve.Vous pourrez ainsi mieux traverser ces moments difficiles.VERBALISEZ CE QUE VOUS VIVEZ.Vous vous sentez seul?Vous avez des préoccupations?Partagez-les à une personne de confiance, tout en observant les mesures de distanciation physique recommandées.DEMANDEZ DE L\u2019AIDE QUAND VOUS VOUS SENTEZ DÉPASSÉ.Ce n\u2019est pas un signe de faiblesse, c\u2019est vous montrer assez fort pour prendre les moyens de vous aider.APPORTEZ DU SOUTIEN AUX AUTRES en respectant les mesures de distanciation physique.Aider les autres lors de situations difficiles rapporte autant à la personne qui reçoit le soutien qu\u2019à celle qui l\u2019offre.ÉVITEZ LES STRATÉGIES D\u2019ADAPTATION INUTILES comme le tabac, l\u2019alcool ou les autres drogues.À long terme, elles peuvent dégrader votre état mental et physique.Bien qu\u2019il soit important de vous informer correctement, LIMITEZ LE TEMPS PASSÉ À CHERCHER DE L\u2019INFORMATION AU SUJET DE LA COVID-19.Une surcharge d\u2019information pourrait augmenter votre stress, votre anxiété ou votre état de déprime.En tout temps, faites appel à des ressources fiables, comme le site officiel du gouvernement du Québec : Québec.ca/coronavirus Restez en contact virtuellement avec vos proches : une bonne façon d\u2019affronter l\u2019isolement Communiquez régulièrement avec vos proches tout en respectant les mesures de distanciation physique peut contribuer positivement à votre mieux-être et au leur pendant cette période.De nos jours, il y a plusieurs moyens pour communiquer à distance avec votre famille, vos amis, vos collègues et vos connaissances.Vous pouvez utiliser le téléphone, le courriel, le Web, le clavardage, les appels vidéo, etc.Vous devez faire du télétravail?CRÉEZ-VOUS UN ESPACE DE TRAVAIL CONFORTABLE.Assurez-vous que cette zone est réservée à vos activités professionnelles.Ainsi, vous pourrez établir des frontières entre travail et vie personnelle.Assurez-vous que votre bureau à domicile soit bien aéré, aménagé, propre et confortable, autant que possible.INFORMEZ VOS PROCHES DE VOTRE HORAIRE DE TRAVAIL.Expliquez à votre famille vos attentes envers eux et écoutez leurs attentes envers vous.Faites-leur connaître vos heures de travail, les moments où vous pouvez être dérangé et ceux où vous n\u2019êtes pas disponible.PARTAGEZ LA RESPONSABILITÉ DES ENFANTS.Vous êtes les deux parents à la maison?Vous pouvez répartir l\u2019horaire à deux.Par exemple, le matin c\u2019est un des deux parents qui répond aux besoins des enfants sans déranger l\u2019autre et vous faites l\u2019inverse en après-midi.PRÉVOYEZ DES MOMENTS DE TRAVAIL EFFICACES.Profitez de la sieste des plus petits pour effectuer les échanges à distance avec les collègues.Invitez les enfants à «travailler» eux aussi en dessinant, en lisant ou en faisant des activités éducatives.Invitez les plus grands à superviser les jeux des plus petits.Ressources Le stress, l\u2019anxiété et la déprime peuvent affecter une personne sur divers plans ; physique, psychologique et émotionnel ainsi que comportemental, notamment durant cette période d\u2019isolement à la maison.La plupart des gens arriveront à s\u2019adapter à la situation, mais il demeure important que vous restiez attentif à vos besoins.N\u2019hésitez pas à prendre les moyens nécessaires pour vous aider et prendre soin de vous.En cas de stress, d\u2019anxiété ou de déprime liés à la progression de l\u2019épidémie actuelle au Québec, vous pouvez composer le 418 644-4545, le 514 644-4545, le 450 644-4545, le 819 644-4545 ou le 1 877 644-4545 (sans frais) ailleurs au Québec.Vous pourrez alors obtenir plus d\u2019information et être dirigé vers des professionnels en intervention psychosociale qui vous offriront du soutien et des conseils, selon vos besoins.Pour les personnes sourdes ou malentendantes, veuillez composer le 1 800 361-9596 (sans frais).Pour intégrer les saines habitudes de vie à son quotidien : \u2022 defisante.ca \u2022 force4.tv SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 34 LE POINT \u203a D\u2019HIER À AUJOURD\u2019HUI ÉCRIVEZ- NOUS Ou envoyez vos photos à photos@lesoleil.com PARTICIPEZ À LA SÉRIE! Chaque semaine, la série D\u2019hier à aujourd\u2019hui recrée une photo d\u2019antan, afin de documenter l\u2019évolution du paysage urbain de Québec.Plus d\u2019une centaine de photos ont été publiées jusqu\u2019ici.Et vos nombreux commentaires nous disent chaque semaine que ce rendez-vous est devenu un des plus prisés.Au fil des mois, certains nous ont même fait parvenir de vieilles photos de la ville, avec l\u2019idée qu\u2019elles inspirent un avant/après à notre photographe.Nous lançons aujourd\u2019hui l\u2019invitation à tous.Vous avez entre les mains de vieilles photos rares, originales de la ville de Québec?Une rue, un immeuble, un carrefour?Des points de vue intéressants qu\u2019on pourrait reprendre aujourd\u2019hui, question de témoigner de l\u2019évolution de la cité?Écrivez-nous, montrez-nous vos trésors.Et peut-être seront-ils «recréés» par notre photographe Patrice Laroche, l\u2019initiateur du projet.Nous souhaitons la participation des citoyens pour continuer le projet et bonifier cette série documentaire fascinante.PATRICE LAROCHE plaroche@lesoleil.com JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com 1947 2020 P H O T O L E S O L E I L , P A T R I C E L A R O C H E L\u2019intersection de la rue d\u2019Aiguillon et de la côte d\u2019Abraham, en 1947.Le tramway vit ses derniers moments.Il disparaîtra l\u2019année suivante.À gauche, l\u2019édifice en hauteur abrite un centre «médico-dentaire».On y trouve surtout des cabinets de chirurgiens et de dentistes.À droite, le long de la côte d\u2019Abraham, notez la façade de l\u2019église Saint-Vincent-de-Paul, avec ses coupoles à l\u2019orientale.Deux ans plus tard, elle sera ravagée par un incendie.Vers 1950, on la reconstruira en moins gracieuse.Puis, plus tard, bien plus tard, on la démolira, sous prétexte qu\u2019elle n\u2019a «aucune valeur patrimoniale».Entre-temps, un autre gros bâtiment gris et noir a surgi sur ce qui est devenu l\u2019avenue Honoré-Mercier.De nos jours, on pourrait facilement confondre la photo avec celle d\u2019une morne banlieue de Cincinnati.(Remerciements à Louis-Pascal Rousseau) JEAN-SIMON GAGNÉ leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 35 LE POINT Confinée avec 11 enfants S téphanie Philibert a mis au monde 14 enfants.Les trois plus vieux volent de leurs propres ailes, les onze autres sont confinés avec elle, sous le même toit.En ce temps du «chacun chez soi» pour venir à bout de la pandémie du coronavirus, tous les recoins du bungalow sont occupés.C\u2019est ici, à Princeville, que grandissent avec leurs deux parents quatre filles et sept garçons âgés de 6 mois à 18 ans, sans oublier les deux chiens, le cochon d\u2019Inde et le hamster.La prochaine fois que je me trouverai à l\u2019étroit dans ma maison où je cohabite et télé- travaille avec deux membres de ma famille, je vais prendre une profonde respiration et apprécier le calme intérieur qui s\u2019en dégage.Ma dernière rencontre avec Stéphanie Philibert remonte au mois de septembre dernier, huit jours après la naissance de Clara, sa quatorzième.Je peux bien l\u2019avouer au- jourd\u2019hui, j\u2019étais sortie quelque peu étourdie de cette entrevue où les enfants avaient clairement besoin de lâcher leur trop-plein d\u2019énergie au retour de l\u2019école et de la garderie.Son nourrisson dans les bras, Stéphanie poursuivait la conversation comme si de rien n\u2019était.Immunisée contre ce boucan, la femme originaire de La Tuque était visiblement heureuse d\u2019être aussi bien entourée.«Ça ne doit pas être évident ces jours-ci.», me suis-je dit cette semaine avant de la contacter pour prendre de ses nouvelles de mère en isolement, mais certainement pas isolée.«Ça va bien malgré tout.Je m\u2019attendais à pire.Je pensais vraiment que ce serait l\u2019enfer», dit- elle d\u2019emblée.Il est près de midi.Stéphanie est réveillée depuis 2h du matin.La femme de 44 ans ne souffre pas d\u2019insomnie.Elle est debout à cette heure depuis que la crise de la COVID-19 a chambardé son agenda de fille hyper organisée.Avant, son cadran sonnait autour de 3h ou 3h30, max.Pour préserver sa bulle, sa santé mentale et physique, Stéphanie amorce donc ses journées au beau milieu de la nuit.Jusqu\u2019au lever, à 5h, de la matinale Coralie, 6 ans, la mère de famille a trois heures à elle toute seule.Stéphanie en profite pour jeter un œil sur les réseaux sociaux, prendre de l\u2019avance sur le ménage et.s\u2019entraîner.«J\u2019ai un petit gym dans ma chambre, un appareil de musculation avec des poids et haltères.Mon chum ronfle, il n\u2019entend rien.» Nouvellement mis à pied, Claude Nadeau n\u2019exerce pas un métier essentiel.Jusqu\u2019à nouvel ordre, le conseiller en efficacité énergétique ne peut plus effectuer de visites à domicile.Il aura droit à une aide financière d\u2019urgence, mais, comme le fait remarquer Stéphanie, cette somme est en deçà de son salaire habituel.Bénéficiaire du Régime québécois d\u2019assurance parentale, elle reçoit de son côté 55 % de son revenu hebdomadaire.«On a fait reporter nos paiements hypothécaires pour trois mois.Ça va nous permettre de respirer un peu.» Stéphanie n\u2019est pas atteinte de la COVID-19, mais n\u2019est pas moins affectée par ses effets collatéraux.Se disant anxieuse de nature, la femme a rapidement senti l\u2019angoisse monter en elle.«Ce qui m\u2019a le plus inquiétée au début, c\u2019est la bouffe.Tout le monde se garrochait partout pour acheter du stock.» Lorsque Stéphanie s\u2019est présentée à l\u2019épicerie, on l\u2019a avisée qu\u2019elle devait se limiter à deux douzaines d\u2019œufs dans son panier.«Qu\u2019est-ce que tu veux que je fasse avec ça?C\u2019est ce que je passe en un matin.» Découragés, la femme et son conjoint ont pris la direction d\u2019un Costco.Ils en sont ressortis avec de quoi nourrir leur progéniture et une facture de 1400 $.Ça semble une grosse somme, mais en fin de compte, Stéphanie soutient qu\u2019elle enregistre des économies et évite davantage le gaspillage.La crise aura eu au moins cela de positif.Prévoyante, la mère de famille a planifié les repas \u2014 dîners et soupers \u2014 des six semaines à venir.Elle peut ainsi se limiter à une visite hebdomadaire à l\u2019épicerie, pour acheter du lait, des fruits et légumes.«Ça me libère d\u2019un stress énorme!» Stéphanie et sa couvée suivent à la lettre les consignes, en restant à la maison et en interdisant à quiconque de leur rendre visite.Aucun risque à prendre avec la COVID-19.«Si la maladie rentre chez nous, ça n\u2019ira pas bien.La moitié de mes enfants sont asthmatiques.» Même Oliviey on fils aîné de 24 ans qui n\u2019habite plus avec eux, a dû récupérer sa paperasse d\u2019impôts sur la galerie.«On s\u2019est envoyé un bec par la fenêtre.C\u2019est ce que je trouve le plus difficile.» Stéphanie a beau avoir 11enfants dans ses jupes, elle ne s\u2019ennuie pas moins de ses trois plus vieux.Elle a une pensée pour An- dréanne, 22 ans, une «ange gardien» qui travaille en tant qu\u2019infirmière à l\u2019urgence du CHUL, à Québec.Maman ne peut s\u2019empêcher d\u2019être inquiète pour sa grande.«Je lui parle tous les jours.Je sais que ça va prendre des semaines \u2014 des mois? \u2014 avant que je la revoie.» Huit de ses onze enfants à la maison sont d\u2019âge scolaire et en congé forcé.Raphaël fréquente le cégep, ses sept frères et sœurs plus jeunes sont répartis dans autant de niveaux du primaire et du secondaire.«J\u2019ai instauré un horaire pour ne pas qu\u2019ils perdent leurs notions scolaires.J\u2019ai sept niveaux à gérer, ce n\u2019est pas évident!» Stéphanie a fait un tableau qu\u2019elle a épinglé sur le mur de la cuisine.Tout a été prévu à l\u2019heure près pour chaque membre de sa marmaille : le temps de lecture, pour faire des travaux, pour avoir accès à l\u2019ordinateur, etc.«Depuis que les enfants sont enfermés ensemble dans la maison, ils se sont rapprochés, ils jouent plus ensemble», se réjouit leur mère qui a prévu des séances de bougeotte avec ses petits qui ne peuvent pas aller se défouler à l\u2019extérieur aussi souvent qu\u2019à l\u2019habitude.«Je mets des vidéos d\u2019exercices.Ils aiment vraiment cela!» À 19h30, Stéphanie est couchée, endormie profondément jusqu\u2019à 2h.C\u2019est sa vie, celle qu\u2019elle a choisie et qu\u2019elle adapte à la crise actuelle.«Normalement, je n\u2019arrête pas cinq minutes, mais là, je n\u2019ai pas besoin de faire les lunchs le matin, je ne vais nulle part parce qu\u2019on ne peut pas sortir, je ne fais pas tout le ménage puisqu\u2019on n\u2019a pas de visite.» Stéphanie rit doucement, en tirant profit de cette période de confinement avec ses 11 enfants.«On prend le temps de prendre le temps.Ensemble.» Pour préserver sa bulle, sa santé mentale et physique, Stéphanie amorce ses journées au beau milieu de la nuit ISABELLE LÉGARÉ CHRONIQUE isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca Cette photo a été prise il y a quelques mois, alors que toute la famille Philibert-Nadeau était réunie.De bas en haut, de la gauche vers la droite : Léa, bébé Clara, Xavier et Coralie.Stéphanie Philibert, Claude Nadeau, Léo le chien et Noémie.Thomas, Zacharie, Justin et Elliot.Cédric, Joey, Raphaël, Oliviey et sa blonde Gabrielle, Andréanne et son chum Olivier.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR STÉPHANIE PHILIBERT SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 36 Directeur général GILLES CARIGNAN Rédactrice en chef VALÉRIE GAUDREAU opinions Sophie Brochu, un choix judicieux pour Hydro-Québec La nouvelle mercredi est venue comme un baume posé sur les temps difficiles de la crise sanitaire que nous vivons.Sophie Bro- chu dirigera notre plus importante société d\u2019État soit Hydro-Québec.Elle deviendra donc la première femme à occuper ce poste.Celle qui a mené de main maître pendant plus d\u2019une décennie, Gaz Métro (aujourd\u2019hui Énergir), me semble un choix judicieux de la part du gouvernement du Québec.Cette femme d\u2019affaires brillante, possède de grandes qualités de gestionnaire, un sens inné de leadership en plus d\u2019avoir une approche des plus humaine auprès des employés qu\u2019elle dirige.Il y a un côté zen rassurant chez cette femme.Je suis certain qu\u2019elle apportera une touche innovatrice à Hydro-Québec.Yvan Giguère Saguenay Garder espoir Ouf, quel changement insoupçonné et rempli d\u2019incertitudes et de vulnérabilité!!! Le temps s\u2019arrête, nous déstabilise et peut parfois provoquer des émotions de peur, de stress et d\u2019anxiété, particulièrement face à l\u2019inconnu.Que va-t-il se passer?La société dans laquelle nous vivons est teintée de consommation, de productivité, de valeurs superficielles, de quantité au détriment de la qualité.Ce temps d\u2019arrêt peut être un passage à une prise de conscience pour se rapprocher des vraies valeurs profondes de la vie.La sensibilisation de vivre une journée à la fois, apprécier d\u2019être en bonne santé; de marcher au grand air en savourant le moment présent.En ce moment difficile, nous observons un élan d\u2019entraide, de bénévolat, de collaboration et de solidarité; l\u2019espoir d\u2019un rétablissement social et d\u2019une stabilité de notre état d\u2019être.Nous devons toujours garder à l\u2019esprit qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une situation temporaire.Garder espoir, respecter les consignes que demande le gouvernement, rester en confiance et conserver une attitude positive demeure des ingrédients nécessaires au rétablissement et au bien-être de notre évolution.Diane Marceau,psychologue CARREFOUR POINT DE VUE Daniel Poirier Stratford I l ne s\u2019agit pas d\u2019Horacio, mais d\u2019un homme qui a véritablement marqué et changé le Québec et qui n\u2019a jamais cessé de redonner généreusement à sa communauté.J\u2019étais adolescent, en rébellion avec tout ce que représente l\u2019autorité et voilà qu\u2019apparaît sur la scène de l\u2019humour un bien drôle de personnage : un jeune homme élevé dans un quartier populaire, employé dans une shop, marié et père de famille.Un gars ordinaire qui décide de nous raconter son quotidien.En soi, rien de trop excitant jusqu\u2019à ce que j\u2019assiste à l\u2019un de mes premiers spectacles en salle.J\u2019ai eu la chance, comme des centaines de milliers de québécois, de rencontrer un génie nous offrir des monologues qui allaient devenir des classiques : Le fœtus, Dans ma cour, Le petit Jésus et combien d\u2019autres.Difficile de décrire la forte émotion ressentie lors d\u2019un spectacle d\u2019Yvon Deschamps.Au début c\u2019est léger et on rit de bon cœur, lentement ça se corse et on rit jaune, à la fin c\u2019est la chute, le vertige et on est touché jusqu\u2019au fond de notre âme.Pour nous aider à encaisser la tragique finale, il nous offre, comme seul il sait le faire, une magnifique chanson d\u2019amour et d\u2019espoir.Non, je n\u2019ai pas vraiment parlé à Yvon Deschamps.Comme à son habitude, il m\u2019a plutôt monologué au téléphone un parfait message de santé publique que j\u2019ai écouté jusqu\u2019à la fin.J\u2019aurais bien aimé un rappel, une petite chanson, mais il ne faut pas pousser sa chance.Merci M.Deschamps! J\u2019ai parlé à mon idole ÉCRIVEZ- NOUS Pour être publié sur nos plateformes, écrivez-nous à opinions@lesoleil.com.Maximum 1000 caractères.Inclure vos nom, adresse et numéro de téléphone pour vous joindre le jour. leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 OPINIONS 37 POINT DE VUE POINT DE VUE Sophie D\u2019Amours Rectrice de l\u2019Université Laval et présidente du conseil d\u2019administration d\u2019Universités Canada A lors que le Québec, le Canada et la planète entière vivent la plus grande crise sanitaire depuis un siècle, les universités ont un rôle névralgique à jouer.Partout au pays, les universités sont des acteurs clés dans la lutte à la COVID-19.Des professeurs mènent des projets de recherche qui contribuent à l\u2019effort global pour trouver un vaccin, un médicament ou un traitement à la COVID-19.Les universités ont également un rôle de premier plan à exercer pour canaliser les expertises.Au fil des dernières années, elles ont grandement participé à créer une cohésion entre les milieux gouvernementaux, d\u2019affaires, d\u2019enseignement et de recherche pour aider nos sociétés à élaborer des solutions globales à cette crise sanitaire.Nous avons tous un rôle à jouer devant cette pandémie.Les universités ont le devoir de soutenir l\u2019effort collectif en santé publique et d\u2019appuyer les gouvernements.Le Québec est mis «sur pause» à l\u2019heure actuelle.L\u2019activité économique est au ralenti dans toutes les sphères de la société.Or, durant cette période critique, notre communauté étudiante poursuit tout de même son parcours vers la diplomation.En ligne, à distance, par visiocon- férence, par des moyens ingénieux et créatifs, ces étudiantes et ces étudiants demeurent au rendezvous.Ils restent motivés, malgré cette situation éprouvante.Après un effort colossal de la part des corps professoraux et enseignants au cours des dernières semaines, l\u2019Université Laval a été en mesure de maintenir près de 95 % de ses cours au moyen de solutions de formation à distance.Un virage impensable il y a quelques jours à peine.La relève étudiante sera en mesure de terminer sa session.Des milliers de diplômes seront octroyés.Le corps enseignant, le personnel et la direction de l\u2019Université Laval sont fiers de ces milliers d\u2019étudiantes et d\u2019étudiants qui gardent espoir en dépit de la crise mondiale.Malgré l\u2019adversité et leurs difficultés personnelles, ils apportent encore leur créativité et leur vivacité dans nos classes virtuelles.Leur réponse devant cette perturbation mondiale est remarquable.Ce sont ces leaders que nous verrons à l\u2019œuvre dans le Québec de demain.Une nation qui se relèvera de la crise en misant sur le talent, le savoir et l\u2019innovation.Les diplômés universitaires participeront à la reprise économique et à la relance de la société québécoise.En outre, nos professeurs, chercheurs et professionnels de recherche maintiennent jour après jour la mission universitaire.Conception de nouveaux vaccins, tests de médicaments, méthodes de travail de nos «anges gardiens» du réseau de la santé, analyses sociales d\u2019un monde en plein bouleversement : ces personnes participent à des analyses et à des projets de recherche collaboratifs au cœur de la réponse à la COVID-19.Des membres du personnel se mobilisent pour que des instruments de recherche et des équipements médicaux soient acheminés au réseau de la santé afin de répondre à la pandémie.Notre rôle ne fait cependant que commencer.Le monde a changé.Il ne sera plus jamais le même.Nos rapports sociaux seront transformés pendant longtemps par la distanciation.Notre système de santé sera marqué par cette gestion de crise.Nos psychologues et nos travailleurs sociaux devront mesurer les répercussions de cet isolement social massif et soudain.Le monde du travail reverra ses pratiques et ses attentes en cette ère de télétravail et d\u2019agilité.Nos villes et nos collectivités devront être plus intelligentes et numériques que jamais.L\u2019apport de nos universités sera essentiel lorsque la société reprendra son envol.Les communautés étudiantes, nos professeurs, nos leaders, nos diplômés, devront apporter des idées et des solutions à un monde ébranlé.Pour l\u2019Université Laval, ces chantiers marqueront l\u2019avenir de notre communauté et nous serons aux côtés de la ville de Québec, du Québec et du Canada dans un monde nouveau.Un rôle névralgique durant la crise Yves Perron Député du Bloc québécois dans Berthier-Maskinongé D ans une économie mondia- lisée où nous avons accès à une multitude de produits fabriqués à rabais à l\u2019étranger, le réflexe d\u2019une personne normale sera de trouver la meilleure aubaine ou, au mieux, le plus grand rapport qualité/prix\u2026 Cependant, la valeur des produits doit être calculée bien au-delà du prix.La crise actuelle nous rappelle donc l\u2019importance de regarder l\u2019étiquette\u2026 de prendre conscience de la provenance de nos aliments.Acheter ici, c\u2019est maintenir en vie l\u2019entreprise locale, qui fera elle- même des affaires avec une autre entreprise d\u2019ici.Au contraire, si le produit est fabriqué en Chine ou ailleurs, ce sont eux qui feront circuler l\u2019argent dans leur économie et qui pourront la dépenser.Ça fait toute la différence entre un village vivant et une municipalité en dévitalisation; entre des campagnes habitées et vivantes et des terres inoccupées vendues à des intérêts étrangers qui spéculent sur la valeur du sol.Acheter local, c\u2019est aussi s\u2019assurer de protéger l\u2019environnement.À l\u2019heure où le défi à relever semble si grand, chaque petit geste compte.Le dollar de plus dépensé pour votre confiture fabriquée par un producteur du village voisin vient de sauver les émissions de gaz à effet de serre nécessaires au transport du pot de confiture fabriqué ailleurs.Ça vaut probablement beaucoup plus qu\u2019un dollar.C\u2019est comme ça qu\u2019il faut voir les choses.C\u2019est ce qu\u2019on appelle les circuits courts.Après analyse, acheter local, chez le producteur, c\u2019est moins cher qu\u2019il ne le semble parce que nous payerons inévitablement cette différence quelque part (en chômage, en subventions, en programmes environnementaux, etc.).Puis à l\u2019usage, vous risquez d\u2019être agréablement surpris, car les produits locaux vous offriront souvent un prix compétitif.En temps de crise, l\u2019achat local prend tout son sens.On s\u2019assure d\u2019offrir un revenu à un voisin qui sera en mesure de nous nourrir.C\u2019est un pensez-y- bien.Le libre marché oui, les économies d\u2019échelles oui, mais la sécurité alimentaire ça vaut aussi quelque chose.Cependant, cette crise nous fait également prendre conscience du fait que la production agricole québécoise dépend massivement de la main-d\u2019œuvre étrangère.Ces travailleurs mexicains, guaté- maltèques ou d\u2019ailleurs, viennent faire ici le travail que nous ne voulons pas faire parce que trop exigeant et trop peu payant.Nous devons alors, dans le contexte de la fermeture des frontières, être inventifs et trouver des moyens de les amener et remplacer ceux qui ne pourront pas venir.L\u2019État se doit d\u2019être partie prenante de ce processus et veiller à une amélioration des conditions.Notre sécurité alimentaire en dépend.Il est d\u2019autant plus important d\u2019encourager nos producteurs qui doivent faire plusieurs concessions pour arriver à produire.En finançant ainsi nos entreprises locales, une fois la crise passée, nous serons davantage en mesure de nous relever.Il faut mettre toutes les chances de notre côté, et même espérer que cela devienne le réflexe premier d\u2019acheter chez nous.Car, en effet, même après la crise, nos différents partenaires ne s\u2019en sortiront pas tous en même temps, et il risque d\u2019y avoir des problèmes d\u2019approvisionnement pour encore un bon moment.Les coprésidents de l\u2019Institut Jean-Garon arrivent aux mêmes conclusions : «La pire erreur serait le retour au business as usual, car il y aura d\u2019autres perturbations des sources d\u2019approvisionnement extérieures [\u2026].La sécurité alimentaire de la population est trop importante pour prendre ce genre de risque».Au cours des derniers jours, plusieurs paliers de notre système alimentaire ont été identifiés comme étant fragilisés.À la suite d\u2019une brusque augmentation de la demande, le prix de certaines denrées comme le bœuf, le porc et le poulet ont augmenté.Ce qui est rassurant, c\u2019est que plusieurs de ces denrées sont fabriquées ici.Notre capacité de production locale, quoique très performante, n\u2019est pas à son maximum.Nous pourrons toujours nous ajuster, à partir du moment où nous avons une production locale forte.L\u2019achat local soude également les communautés : les campagnes sont habitées par les producteurs et leur famille, pleines de vie et d\u2019espoir.Un territoire vivant qui donne le goût aux jeunes de créer leur entreprise chez eux en mettant en valeur cette facette de richesse naturelle qui était jusque-là peu valorisée.Acheter local c\u2019est investir en nous- mêmes.Merci d\u2019y penser, maintenant, mais aussi plus tard.Le journal La Terre de chez nous nous présentait récemment le défi Agrilocal, lancé par Julie Bissonnette, présidente de la Fédération de la relève agricole du Québec.Ce défi nous invite à poser avec un produit local sur les réseaux sociaux.Alors je pose aujourd\u2019hui avec un de mes produits favoris, le miel baratté du Rucher Mellifera de Saint- Norbert.Je vous invite tous à relever ce joyeux défi.Poursuivons le mouvement et achetons local! Plaidoyer en faveur de l\u2019achat local Selon Sophie D\u2019Amours, rectrice de l\u2019Université Laval et présidente du conseil d\u2019administration d\u2019Universités Canada, partout au pays les universités sont des acteurs clés dans la lutte au COVID-19.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 38 OPINIONS POINT DE VUE POINT DE VUE Luc J.Vigneault Auteur et acteur, Québec E n r é a c t i o n à l a c h r o n i q u e «Seul ensemble» de Mylène Moisan, du 1er avril E n ces temps d\u2019isolement forcé, ceux qui ne l\u2019ont pas choisi en temps «normal» \u2014 c\u2019est-à-dire, les solitaires comme moi \u2014 en tirent du bon malgré tout.Quand je constate les déchirements internes des couples, plus graves si en présence d\u2019enfants, je me console un peu dans mon malheur.En plus de ne pas avoir à gérer de telles situations hors contrôle, les risques de contagion sont un peu plus amoindris, vu que j\u2019avais peu de contacts sociaux au départ en raison de ma condition.Donc, je comprends ces ménages de tirer le diable par la queue, ces temps-ci.Psychologiquement, a priori.Or, cette peur de la solitude est-el le just i f ié e?Dussions- nous tomber en amour avec la première personne venue?Love at first sight, ou le coup de foudre en français, fait-il vraiment foi de tout?Est-ce bien là une garantie?Ne devrions-nous pas plutôt apprendre à apprivoiser nos peurs? Ça éclate en pleine poire des conjoints qui ont accepté de faire vie commune, mais qui veulent retirer leurs billes à la moindre peccadille.Loin de moi l\u2019idée d\u2019amoindrir celle qui les frappe, comme nous tous, depuis peu.Simple question d\u2019assumer.Et de s\u2019assumer mutuellement.Prendre sa peur dans ses bras et la bercer.Pour l\u2019aimer, à la limite.Ça s\u2019appelle : vivre ensemble dans l\u2019isolement.La peur de la solitude est-elle justifiée?Marc De Koninck Président du conseil d\u2019administration Centraide Québec, Chaudière-Appalaches et Bas-Saint-Laurent Bruno Marchand Président-directeur général Centraide Québec, Chaudière- Appalaches et Bas-Saint-Laurent Monsieur le premier ministre du Québec, François Legault, V o i l à m a i n t e n a n t t ro i s semaines que votre gouvernement ne ménage pas ses efforts pour tenter de contenir les effets que pourrait avoir sur le Québec la crise sanitaire mondiale de la COVID-19.Les actions que vous posez sont vigoureuses, concrètes et nécessaires afin de protéger un nombre malheureusement grandissant de personnes vulnérables.Nous vous en remercions grandement.Mais si nous souhaitons réellement être porteurs d\u2019espoir face à cette crise, il est primordial d\u2019en faire davantage pour soutenir les chômeurs forcés, les personnes seules devenues soudainement plus seules que jamais, les familles rendues trop vite prisonnières d\u2019un quotidien insoutenable ou les milliers de personnes n\u2019ayant d\u2019autre choix que de faire la file devant un organisme communautaire pour obtenir un panier de nourriture.Vos allocutions quotidiennes font régulièrement référence aux travailleurs du milieu de la santé et des services sociaux, nos «anges gardiens», dont les efforts viennent tout juste d\u2019être reconnus par une enveloppe budgétaire supplémentaire de 287 millions $.Leur travail est essentiel et admirable, mais d\u2019autres anges gardiens sont à leurs côtés, partenaires au quotidien de cette gestion de crise.Ce sont les actrices et acteurs des organismes communautaires.Trop fréquemment relégué au second plan, et ce, alors qu\u2019il rejoint mieux que quiconque les personnes les plus souvent oubliées, ce réseau communautaire est plus important et indispensable que jamais en ces temps difficiles.À notre avis, Monsieur le Premier Ministre, ce réseau d\u2019acteurs indispensables, qui représente depuis toujours une des composantes majeures de notre filet de protection sociale, n\u2019est pas reconnu et soutenu à la hauteur des miracles qu\u2019il réalise quotidiennement auprès de la population, partout sur notre territoire.Le problème ici ne réside pas dans les mesures mises en place pour freiner la propagation du virus.Au contraire, elles ont toutes leur pertinence et viennent avec diverses compensations pour en réduire les effets négatifs, notamment auprès des individus et des entreprises.Il y a maintenant deux semaines, vous avez indiqué votre volonté de mettre en place ce même genre de compensation pour ceux et celles qui tiennent à bout de bras notre filet social collectif.Et à ce jour, les mesures que vous avez mises en place pour le milieu communautaire équivalent à des investissements de 14,5 millions $, notamment pour les banques alimentaires et les femmes victimes de violence.Notre expertise et notre expérience sur le terrain, ainsi que les témoignages d\u2019organismes et partenaires communautaires nous forcent à constater que ces investissements ne suffiront pas.Compte tenu des besoins immenses, nouveaux et imprévus provoqués par la crise, et considérant les 2,5 milliards $ récemment annoncés par votre gouvernement pour soutenir l\u2019économie québécoise, les 10 millions $ ajoutés mercredi au programme Soutien à l\u2019action bénévole sont insuffisants pour traduire les efforts consentis par des milliers de bénévoles et d\u2019employés d\u2019organismes communautaires.Et malgré l\u2019aide fédérale, annoncée vendredi, de 100 millions $ accordés aux banques alimentaires du pays, votre soutien est plus que nécessaire, auprès des personnes vivant de l\u2019insécurité alimentaire, mais également auprès des personnes isolées ou victimes de détresse psychologique.Car la crise que nous vivons tous en lien avec la COVID-19 n\u2019est pas qu\u2019une crise sanitaire, c\u2019est aussi une crise humaine.Dans ce contexte, nous ne pouvons nous priver des ressources que représentent les acteurs branchés au quotidien sur les enjeux, les besoins et les défis de nos communautés.Nous sommes inquiets et invoquons votre écoute, votre soutien et votre aide afin de structurer une réponse vigoureuse à la hauteur de cette crise sans précédent.Le 18 mars, Centraide Québec, Chau- dière-Appalaches et Bas-Saint- Laurent ont mis sur pied un fonds d\u2019urgence pour venir en aide aux organismes communautaires et aux personnes en difficulté qu\u2019ils rejoignent chaque jour, particulièrement depuis le début de la crise.Malgré le contexte d\u2019incertitude économique, citoyens, travailleurs et corporations ont répondu présents à cet appel à la solidarité.Nous vous implorons, monsieur le premier ministre, de joindre le mouvement avec la force et la vigueur qui sont les vôtres depuis le premier jour de la crise.Nous vous prions de faire du soutien structurant aux organismes communautaires une priorité de la crise à laquelle nous sommes collectivement confrontés.Il s\u2019agit ici de services essentiels.Et à ce titre, nous vous tendons la main.Des anges gardiens sans moyens En cette période de crise, Centraide lance un SOS au premier ministre du Québec, François Legault.\u2014 PHOTO 123RF, PEDRO NEVES leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 OPINIONS 39 DES UNIVERSITAIRES Olivier Boiral Professeur titulaire, Université Laval L a crise du coronavirus a créé un vent de panique qui met à l\u2019épreuve les sociétés humaines et révèle leur grande vulnérabilité face à des risques qui ne sont pas aussi inattendus et accidentels qu\u2019on le suppose généralement.L\u2019urgence sanitaire et l\u2019évolution rapide de la situation tendent à occulter des enjeux environnementaux plus profonds sur les causes de ce type de pandémie, sur ses impacts et sur les mesures à adopter.Concernant les causes, si l\u2019origine exacte du virus \u2014 qui a été détecté pour la première fois dans la ville de Wuhan en Chine \u2014 demeure débattue, un nombre croissant de recherches montre que la majorité des maladies infectieuses émer- gentes \u2014 60 % selon l\u2019Organisation mondiale de la Santé (OMS) \u2014 sont des zoonoses, c\u2019est-à-dire des maladies qui peuvent se transmettre de l\u2019animal à l\u2019humain et vice-versa.C\u2019est le cas notamment du virus Ebola, de la grippe aviaire, du SRAS et très certainement aussi de ce nouveau coronavirus.L\u2019empiétement croissant sur les habitats naturels par les activités humaines, l\u2019étalement urbain, l\u2019élevage intensif, le braconnage, le trafic d\u2019espèces sauvages et l\u2019existence \u2014 y compris à Wuhan \u2014 de marchés publics où l\u2019on peut se procurer facilement ces animaux sont autant de facteurs favorisant l\u2019apparition de zoonoses et qui sont depuis longtemps dénoncés par les écologistes.Les changements climatiques tendent également à accroître les risques d\u2019émergence de maladies infectieuses comme le nouveau coronavirus.En effet, le réchauffement climatique accélère la fonte du pergélisol qui pourrait libérer une grande quantité de virus encore inconnus, en plus d\u2019augmenter très significativement les émissions de gaz à effet de serre.En bref, le nouveau coronavirus pourrait être l\u2019arbre qui cache la forêt, et l\u2019insistance sur les impacts immédiats de ce virus tend à éclipser les problèmes environnementaux plus profonds, plus durables, et qui ne sont pas étrangers à la crise que nous traversons.Concernant les impacts de la pandémie, on rapportait, en date du 2 avril, près de 52 000 morts dans le monde \u2014 dont 36 au Québec \u2014 et plus d\u2019un million de cas confirmés d\u2019infection \u2014 dont 5518 au Québec.Évidemment, ces chiffres évoluent très rapidement et le nombre de cas confirmés est nettement inférieur à celui des personnes \u2014 souvent asymp- tomatiques \u2014 porteuses du virus.Cependant, devant l\u2019emballement médiatique actuel et le climat de peur qui semble s\u2019installer, il convient de mettre ces chiffres en perspective.Selon l\u2019OMS, la pollution atmosphérique représente la première cause de mortalité dans le monde \u2014 près de 9 millions de décès prématurés par an \u2014 et raccourcit l\u2019espérance de vie d\u2019environ trois ans à l\u2019échelle planétaire.C\u2019est nettement plus que d\u2019autres fléaux tels que le tabagisme, les accidents de la route, ou encore le VIH.Rappelons également que la très grande majorité des cas de décès liés au nouveau coronavirus concernent des individus ayant des pathologies préexistantes, notamment chez les personnes âgées, et que la pollution tend à accroître ces pathologies, rendant d\u2019autant plus vulnérables les populations exposées.C\u2019est le cas notamment en Chine et en Inde, où la pollution de l\u2019air tue plus de 4 millions de personnes par an.En Chine, la mise à l\u2019arrêt de nombreuses activités économiques pour réduire les risques de propagation du virus ont eu pour effet de diminuer certains contaminants (dioxyde d\u2019azote, particules fines) de 20 à 50 % dans les grandes villes ce qui, selon certains chercheurs, aurait permis de sauver un nombre de vies beaucoup plus important que le nombre de décès lié au virus dans ces mêmes régions.Concernant les mesures mises en place à l\u2019échelle internationale \u2014 soit, pour l\u2019essentiel, le confinement d\u2019environ la moitié des personnes dans le monde \u2014, elles semblent relever d\u2019un autre âge et témoignent de l\u2019incroyable manque de préparation des autorités face aux risques croissants de pandémies.L\u2019isolement provisoire des individus (distanciation sociale, mises en quarantaine, confinement) était appliqué dès l\u2019Antiquité pour lutter contre des épidémies comme la peste ou encore la lèpre, dont, à l\u2019époque, on ignorait pratiquement tout.Malgré les immenses progrès de la médecine et les moyens considérables dont nous disposons aujourd\u2019hui \u2014 y compris pour le dépistage de maladies comme ce nouveau coronavirus \u2014, les autorités semblent souvent dépassées et ont adopté un vocabulaire martial qui tend à cristalliser l\u2019attention sur «l\u2019ennemi invisible» qu\u2019est la COVID-19 et ses ravages plutôt que sur les causes profondes et les mesures permettant de réduire les risques de pandémies.Devant le manque de tests et de moyens pour le dépistage \u2014 je n\u2019ai, pour ma part, observé aucune mesure de distanciation, de prévention et/ou de dépistage dans les aéroports de Québec, de Toronto et de Los Angeles où je me trouvais jusqu\u2019au 20 mars \u2014, on préfère mettre la population tout entière \u2014 y compris ceux qui ne sont pas porteurs du virus \u2014 en confinement.Une sage précaution qu\u2019il serait mal avisé de contester aujourd\u2019hui, mais qui révèle combien nos sociétés modernes sont démunies pour faire face à ce type de crise et semblent, à ce sujet, avoir relativement peu évolué depuis l\u2019Antiquité, y compris dans leur capacité \u2014 assez surprenante depuis quelques jours \u2014 à imposer des mesures très contraignantes au nom du bien commun.Le manque de tests de dépistage \u2014 ou de moyens pour en produire rapidement \u2014, de masques ou encore de gels hydroalcooliques montre que les risques \u2014 largement documentés \u2014 de pandémies n\u2019ont pas été suffisamment pris au sérieux par les autorités.Pas plus, d\u2019ailleurs, que les risques environnementaux.Considérant l\u2019accumulation de preuves scientifiques sur les maladies, les décès, les désastres «naturels» et les risques accrus de pandémie qui découlent de la destruction des écosystèmes et des changements climatiques, le manque de prévoyance des décideurs semble plus que jamais évident.Espérons que nos dirigeants sauront tirer les leçons de cet immense gâchis et mettront en place des mesures substantielles pour tenter de prévenir les risques de pandémies, en agissant notamment au niveau de leurs causes structurelles et environnementales.Gageons en tout cas que ceux qui se soucient véritablement des enjeux environnementaux \u2014 en particulier les jeunes \u2014 rappelleront avec véhémence aux gouvernements combien ils auront été prompts pour imposer des mesures draconiennes de lutte contre ce nouveau coronavirus, et si peu efficaces pour lutter contre les changements climatiques, la destruction des habitats naturels et les autres grands fléaux écologiques de notre temps.Olivier Boiral est professeur titulaire à l\u2019Université Laval et membre Des Universitaires (desuniversitaires.org).CORONAVIRUS ET CRISE ÉCOLOGIQUE L\u2019arbre qui cache la forêt?Le nouveau coronavirus pourrait être l\u2019arbre qui cache la forêt, et l\u2019insistance sur les impacts immédiats de ce virus tend à éclipser les problèmes environnementaux plus profonds, plus durables, et qui ne sont pas étrangers à la crise que nous traversons.\u2014 ILLUSTRATION PIERRE BRIGNAUD ÉCRIVEZ- NOUS Pour être publié sur nos plateformes, écrivez-nous à opinions@lesoleil.com.Maximum 1000 caractères.Inclure vos nom, adresse et numéro de téléphone pour vous joindre le jour.Espérons que nos dirigeants sauront tirer les leçons de cet immense gâchis et mettront en place des mesures substantielles SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 40 PAAVAN MATHEMA Agence France-Presse KHUMJUNG \u2014 À cette période de l\u2019année, Khumjung devrait grouiller d\u2019alpinistes cheminant vers l\u2019Everest.Mais avec la fermeture de la montagne en raison de la pandémie de coronavirus, la bourgade himalayenne est vide et les sherpas népalais ont perdu leur gagne-pain.Comme de nombreux pays, le Népal s\u2019est coupé du reste du monde pour freiner la propagation du virus et a interdit l\u2019accès à ses illustres sommets enneigés, au moment même où la haute saison aurait dû battre son plein.Dans les maisons au toit de pierre de Khumjung, situé à proximité du sentier menant au camp de base de l\u2019Everest, les cordes et piolets sont restés rangés.Les échoppes, thés et auberges, normalement utilisés par les alpinistes s\u2019acclimatant progressivement pour la cime de 8848 m, sont déserts.Pour les guides et porteurs sher- pas, l\u2019annulation de la haute saison de l\u2019Everest \u2014 de début avril à fin mai \u2014 représente une catastrophe économique.Travailler pendant cette période permet de nourrir leur famille pendant tout le reste de l\u2019année.«Avec l\u2019annulation de la saison, personne n\u2019a d\u2019emploi.Des vols [d\u2019avions et d\u2019hélicoptères] aux magasins en passant par les porteurs, il n\u2019y a aucun travail», s\u2019inquiète Pemba Galzen Sherpa, un guide qui a gravi 14 fois l\u2019Everest.Le camp de base abandonné, tous les travailleurs locaux qui y étaient déjà arrivés sont redescendus.Les mains vides, «tout le monde rentre à la maison», s\u2019attriste-t-il.Situés en haut de la hiérarchie des travailleurs de la montagne, les guides gagnent normalement entre 5000 et 10 000 dollars durant la saison.Mais ce sont les petites mains des expéditions, comme les porteurs ou les cuisiniers, qui risquent d\u2019être le plus durement frappés.«Ces gens n\u2019ont aucune épargne ou contrat auquel les organisateurs d\u2019expédition sont tenus», explique Damian Benegas, qui mène des cordées sur l\u2019Everest depuis près de deux décennies.P h u r b a N y a m g a l S h e r p a , qui gravit l\u2019Everest et d\u2019autres sommets népalais depuis l\u2019âge de 17 ans, est préoccupé par l\u2019avenir, comme les centaines de montagnards habituellement employés par les expéditions d\u2019himalayistes.«Nous n\u2019allons pas sur les montagnes parce que nous le voulons, mais parce que c\u2019est notre seule option pour travailler», dit à l\u2019AFP ce Népalais de 31 ans, fils d\u2019un gardien de troupeaux de yaks, qui vit à Khumjung avec sa femme et son fils de six ans.RISQUES SANITAIRES L\u2019année dernière, l\u2019Everest avait connu une année record avec 885 personnes montées au sommet, dont 644 depuis le côté népa- lais.La Chine a elle aussi fermé son accès au toit du monde cette année.Au-delà des sherpas, l\u2019absence de visiteurs étrangers affecte toute l\u2019économie népalaise.Le tourisme représente 8 % du PIB de ce pays pauvre d\u2019Asie du Sud et y génère plus d\u2019un million d\u2019emplois, selon des chiffres du World Travel and Tourism Council.Se remettant lentement du séisme dévastateur de 2015, le Népal espérait attirer le chiffre record de deux millions de touristes étrangers en 2020.Une ambition désormais remisée.Malgré les difficultés engendrées par la situation, les résidents de la région de l\u2019Everest approuvent la décision du gouvernement népa- lais d\u2019interdire les touristes et de fermer ses montagnes.«Ça nous a coûté nos emplois, mais c\u2019était la bonne décision à prendre», estime le célèbre montagnard Phurba Tashi Sherpa, 21 sommets de l\u2019Everest à son palmarès.Le risque de contamination est en effet réel.La saison de printemps voit passer des centaines de randonneurs et alpinistes par les villages de la zone.Au camp de base, sportifs et employés népa- lais vivent dans la promiscuité de tentes.Plus l\u2019altitude monte, plus l\u2019air se fait rare et la respiration difficile, ajoutant aux risques sanitaires si une épidémie de coronavirus éclate dans le pays.Le Népal n\u2019a jusqu\u2019ici compté que cinq cas confirmés de coronavirus sur son territoire depuis le début de la pandémie, et aucun mort.Mais le coronavirus ferait des ravages s\u2019il arrivait jusqu\u2019aux villages himalayens isolés.«À Khu- mjung, nous n\u2019avons qu\u2019un petit hôpital et pas assez de ressources.Imaginez si les gens commencent à tomber malades ici.» dit à l\u2019AFP Phurba Tashi Sherpa.Pour sa part, le guide Phurba Nyamgal Sherpa s\u2019alarme : «si la maladie arrive, même l\u2019argent n\u2019y peut rien.Les gens meurent même dans les pays développés, alors qu\u2019est-ce qu\u2019il nous arriverait au Népal?».NÉPAL SHERPAS AU CHÔMAGE 2 Phurba Nyamgal Sherpa chez lui à Khumjung, à l\u2019ombre de l\u2019Everest.1 Le guide Pemba Galzen Sherpa prend soin de ses yaks à Namche Bazaar, dernière étape avant le camp de base de l\u2019Everest.\u2014 PHOTOS AFP, PRAKASH MATHEMA 1 2 41 leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 COVID-19 Les mesures de contrôle de confinement s\u2019accentuent, les autorités sont désormais plus sévères.Le gouvernement parle même de géolocalisation afin de retracer les déplacements de personnes infectées, un outil qu\u2019il faut utilisé avec «beaucoup de prudence».JUDITH DESMEULES jdesmeules@lesoleil.com Jocelyn Maclure est professeur à la Faculté de philosophie de l\u2019Université Laval et préside la Commission de l\u2019éthique en science et technologie du Québec.Il travaille actuellement sur l\u2019enjeu éthique que peuvent soulever de telles technologies de géolocalisation, utilisées pour traquer les individus.«C\u2019est difficile d\u2019en parler de façon générale, il faut en savoir plus sur les projets d\u2019application», indique d\u2019entrée de jeu le professeur.Si un tel projet venait à voir le jour, les façons d\u2019utiliser les données devront être expliquées dans les moindres détails.Vendredi, la Sûreté du Québec (SQ) a affirmé qu\u2019elle pourra retrouver des personnes infectées en géolocalisant leur téléphone cellulaire sans avoir à obtenir de mandat si elle croit qu\u2019elles ne respectent pas les consignes de santé publique.La SQ précise qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un outil de dernier recours.L\u2019Agence France-Presse rapporte aussi que Google publiera désormais des statistiques issues des données de localisation de ses utilisateurs dans le monde, afin d\u2019aider les pouvoirs publics à évaluer l\u2019efficacité des mesures de distanciation sociale contre la COVID-19.«Si on outrepasse la norme éthique du consentement libre et éclairé, ça pourrait créer un ressac important», juge le professeur Jocelyn Maclure.«C\u2019est une mesure assez radicale, la santé publique doit démontrer que c\u2019est un outil nécessaire au succès des mesures de distanciation sociale.Les moyens qui portent atteinte aux droits fondamentaux, ils peuvent être acceptables, mais doivent être bien justifiés», ajoute-t-il.EN DERNIER RECOURS Le Service de police de la Ville de Québec a confirmé vendredi avoir retracé les déplacements d\u2019une personne infectée par la géoloca- lisation de son cellulaire.«Je pense qu\u2019on n\u2019en est pas là, d\u2019avoir des outils pour contrôler les faits et gestes des citoyens.Si on respecte les mesures, on va bien s\u2019en tirer», soutient le professeur.Les mesures telles que l\u2019augmentation des forces policières, les frontières bloquées et les fermetures des lieux publics peuvent s\u2019avérer suffisantes pour contrôler les déplacements de la population.Jocelyn Maclure croit cependant que si l\u2019outil de géolocalisation est utilisé afin d\u2019échanger des informations entre citoyens, il peut devenir intéressant et utile afin d\u2019adopter un comportement sécuritaire en pleine crise sanitaire.Ceux qui désirent sortir pourraient connaître l\u2019achalandage de certains lieux et la condition de santé des personnes qui s\u2019y trouvent.«Je communique des infos anonymement à mes concitoyens, et j\u2019obtiens des infos en retour, il ne s\u2019agit pas d\u2019un contrôle de l\u2019État dans ce cas-là.» L\u2019 u l t i m e q u e st i o n d a n s c e contexte demeure : est-ce que la confidentialité et la protection des données seront respectées?ET LA DÉNONCIATION?Le gouvernement encourage aussi les citoyens à dénoncer les situations inacceptables dont ils sont témoins, comme des rassemblements interdits.Ce comportement pourrait avoir des impacts négatifs pour les relations entretenues entre les voisins.«Certains cas rendent légitime la dénonciation d\u2019autres citoyens, mais c\u2019est un moyen de dernier recours qu\u2019il faut éviter.De façon générale, on voudrait donner le bénéfice du doute et tenter une approche moins brutale en essayant d\u2019ailleurs de communiquer entre nous», soutient le professeur Maclure.Les risques d\u2019erreurs sont bien présents dans de telles situations, des gens d\u2019une même famille peuvent se promener ensemble dans les rues par exemple.«De façon plus fondamentale, quand la crise va être terminée, la dénonciation vient affecter la confiance entre les citoyens et donc affecte les relations sociales.» Ce comportement peut mal tourner et peut mener à certains dérapages lorsque la situation d\u2019une famille est incomprise.Cependant, selon M. Maclure, il serait irresponsable de condamner toute forme de dénonciation.«Dans le contexte québécois actuel, il y a une adhésion très large aux mesures de santé publique, il y a un sens de la responsabilité élevé qui est manifesté sur une grande majorité de la population.Mais des minorités ne se sentent pas concernées ou décident de faire la sourde oreille.» Dans un scénario où la crise persiste et que le confinement dure plus longtemps, l\u2019expérience pourrait avoir un impact psychologique sur certaines personnes.Même si ce mode de vie peut sembler «insoutenable» pour plusieurs groupes d\u2019individus.«Avoir arrêté l\u2019ensemble de nos activités, ça peut favoriser un certain recentrement sur ce qui compte le plus dans nos vies individuelles, se demander si le rythme de vie effréné est nécessaire.La situation actuelle démontre aux yeux de tous que nos destins individuels sont tous liés, pas juste au Québec, mais à travers le monde.Ça fait prendre conscience de l\u2019importance des mesures collectives pour faire face aux situations d\u2019urgence», termine M. Maclure GÉOLOCALISATION ET DÉNONCIATION, UNE QUESTION D\u2019ÉTHIQUE?L\u2019utilisation des technologies de géolocalisation pour traquer des individus, comme tout moyen qui porte atteinte aux droits fondamentaux, doit être bien justifiée, fait valoir le professeur Jocelyn Maclure.\u2014 PHOTO AFP, LLUIS GENE SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 42 Des jeunes qui font la fête, des personnes âgées qui se réunissent pour prendre leur traditionnel café quotidien, des gens qui s\u2019installent quelques centimètres derrière vous à la caisse de l\u2019épicerie ou de la pharmacie.Ces situations ne mentent pas.Les recommandations visant à prévenir la propagation de la COVID-19 ne sont pas entendues par tous.« Pourtant, en absence de vaccin ou de traitement, ces mesures sont notre seule arme contre la COVID-19.Pour que ces mesures soient adoptées par le plus grand nombre, il faut comprendre pourquoi certaines personnes n\u2019adhèrent pas aux messages de santé publique », estime la spécialiste en anthropologie de la santé, Eve Dubé.Professeure au Département d\u2019anthropologie et chercheuse à l\u2019Institut national de la santé publique du Québec et au Centre de recherche du CHU de Québec \u2013 Université Laval, Eve Dubé est convaincue que les sciences sociales sont essentielles au succès des interventions en santé publique.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui l\u2019a poussée vers l\u2019anthropologie de la santé à l\u2019Université Laval où elle a fait une maîtrise (2003) et un doctorat (2007) sur les enjeux éthiques liés au VIH et aux lieux d\u2019injection sécuritaire de drogues intraveineuses.« Je voulais faire quelque chose d\u2019utile pour la société, dit-elle.Pour qu\u2019une intervention en santé publique soit efficace, il faut que les gens l\u2019acceptent.Même la meilleure intervention sera inefficace si les gens ne l\u2019adoptent pas.Ce choix dépend de facteurs personnels et socioculturels qu\u2019il est important de bien cerner.» Depuis, Eve Dubé s\u2019est surtout fait connaître pour ses travaux sur l\u2019hésitation à la vaccination chez les parents québécois.Cette méfiance, qui relève souvent de motifs religieux ou idéologiques, a pris de l\u2019ampleur grâce à Internet, constate-t-elle.« Nos comportements dépendent de ce que les gens disent et font autour de nous.Auparavant, les personnes qui avaient des croyances marginales étaient isolées.Maintenant, elles trouvent sur Internet d\u2019autres personnes avec qui elles ont une communion d\u2019idées, ce qui contribue à normaliser leurs croyances.De plus, les informations diffusées sur Internet créent beaucoup de confusion entre le vrai et le faux et contribuent à éroder le sentiment de confiance à l\u2019endroit des experts et des institutions.» La chercheuse souligne que nous vivons une crise sanitaire sans précédent depuis un siècle au Québec et que les normes quant aux comportements recommandés évoluent à mesure que la menace se fait plus concrète.« Ce qui était acceptable il y a quelques jours ne l\u2019est plus aujourd\u2019hui.La plupart des gens affichent une solidarité exemplaire.Pour d\u2019autres, c\u2019est malheureusement plus long.» Eve Dubé et ses collaborateurs de quatre provinces canadiennes et du Massachusetts viennent de recevoir une subvention de 500 000 $ des Instituts de recherche du Canada pour établir les causes de ces réticences.« Nous allons faire appel à l\u2019intelligence artificielle pour analyser le contenu des discours sur la COVID-19 dans les médias sociaux et dans la section \u201cCommentaires\u201d des articles diffusés sur le site Web de la CBC, précise la professeure Dubé.Nous voulons voir comment la méfiance, les craintes et la confiance évoluent en réponse à des moments-clés de l\u2019épidémie et à des décisions gouvernementales.Nous allons aussi mener des entrevues individuelles avec des influen- ceurs Web.» En matière de santé publique, Eve Dubé n\u2019est pas une adepte de la manière forte, comme la vaccination obligatoire par exemple.Elle préconise plutôt la tolérance et le dialogue.« Pour qu\u2019un comportement soit durable, il faut qu\u2019une personne l\u2019adopte de façon réfléchie et volontaire et il faut qu\u2019il reflète ses croyances et ses valeurs.Notre responsabilité collective est de donner le bon exemple en adoptant les comportements recommandés, ce qui renforce la norme.La puissance de la norme, c\u2019est très fort.» L\u2019adhésion aux mesures de prévention est notre seule arme contre l\u2019épidémie de coronavirus et Eve Dubé veut s\u2019assurer que ce message soit entendu par le plus grand nombre par Jean Hamann Surmonter la résistance aux messages de prévention Eve Dubé et ses collaborateurs vont analyser le contenu des discours sur les réseaux sociaux afin de comprendre ce qui suscite la méfiance ou la confiance chez les gens réticents à se conformer aux recommandations de santé publique.Le contenu de ces quatre pages est produit par la Direction des communications de l\u2019Université Laval.Suivez-nous COVID-19 : LES PROFESSEURS DE L\u2019UNIVERSITÉ LAVAL SONT À L\u2019ŒUVRE POUR AIDER LA SOCIÉTÉ À RELEVER LE GRAND DÉFI PLANÉTAIRE nouvelles.ulaval.ca leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 43 C\u2019est le branle-bas de combat dans les hôpitaux du Québec.Le système de santé est frappé par la pandémie de COVID-19 et tout indique que le pire est à venir.Découragement, épuisement, crainte d\u2019être infectés : pour diverses raisons, des médecins, du personnel infirmier, des inhalothé- rapeutes ou des préposés aux bénéficiaires pourraient décider de jeter l\u2019éponge.En revanche, d\u2019autres sont déterminés plus que jamais à faire face à la crise.Mieux comprendre les réactions des professionnels de la santé dans ce contexte hors du commun : voici l\u2019objectif d\u2019une étude menée par le professeur Bruno Pilote, de la Faculté des sciences infirmières, qui vient de recevoir plus de 200 000 $ des Instituts de recherche en santé du Canada.Avec son équipe, il déterminera le profil des personnes les plus disposées à intervenir en situation de pandémie et celui des individus les plus susceptibles de refuser de le faire.Ce projet pourrait réduire les risques organisationnels et humains liés à la pandémie.« Après la crise du SRAS en 2003 à Toronto, près de 50 % du personnel de la santé a connu un état de détresse psychologique, un choc post-traumatique ou du stress qui s\u2019apparente à celui subi par des militaires en contexte de guerre, rappelle le professeur.Lors d\u2019une pandémie, les professionnels de la santé se transforment en équipes d\u2019élite pour gérer une situation exceptionnelle.Ce changement de rôle ne vient pas sans risques, et ce n\u2019est pas tout le monde qui est fait pour cette nouvelle réalité.» D\u2019ici quelques jours, Bruno Pilote et ses collègues réaliseront des entrevues semi- structurées avec une centaine de travailleurs de la santé.Ces employés sont répartis dans cinq établissements, soit l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec \u2013 Université Laval, le CHU de Québec \u2013 Université Laval, l\u2019Hôpital général juif, le CHU Sainte-Justine et le Centre hospitalier affilié universitaire régional de Trois-Rivières.En plus d\u2019une entrevue, ils seront invités à répondre à des questionnaires et à un test de personnalité.« Le but est de déterminer s\u2019il existe un profil de personnalité, de valeurs ou de caractéristiques sociodémographiques des professionnels de la santé en situation de pandémie.Ont-ils des enfants ?Sont-ils jeunes ?Depuis combien de temps tra- vaillent-ils dans ce milieu ?Que comptent- ils faire en cas de pénurie d\u2019équipements de protection ?Le fait qu\u2019un confrère soit infecté par la COVID-19 influencera-t-il leur prise de décision ?On veut trouver la façon de placer la bonne personne au bon endroit pour qu\u2019elle ait le moins possible d\u2019impacts psychologiques associés à la pandémie », indique le professeur Pilote.Les entrevues se feront « à chaud » afin que les participants dévoilent leurs émotions.« En accord avec les directions des différents hôpitaux, nous questionnerons les employés immédiatement après une exposition au virus afin d\u2019obtenir leur charge émotive face à la situation.Rendus chez eux, il se peut que leurs réponses ne soient pas les mêmes.On veut que les données récoltées proviennent de l\u2019émotif et non du rationnel.Dans une situation comme une pandémie, ce sont souvent les émotions qui guident la prise de décision, comme la peur, la colère ou la culpabilité.» L\u2019étude vient d\u2019obtenir l\u2019aval des Comités d\u2019éthique de la recherche.C\u2019est en quelque sorte une course contre la montre qui débute.« Notre étude est tributaire de l\u2019évolution de la pandémie.S\u2019il y a une flambée des cas d\u2019infection dans les hôpitaux, on ne pourra plus faire d\u2019entrevues.En étant optimiste, je prévois finir la collecte de données d\u2019ici deux semaines », conclut le chercheur.Un projet de recherche mesurera les effets de la pandémie sur la persévérance et la rétention des travailleurs de la santé par Matthieu Dessureault Ces gens qui font la guerre au coronavirus Bruno Pilote est professeur à la Faculté des sciences infirmières de l\u2019Université Laval.photo Jean-Francois Rivard nouvelles.ulaval.ca Découragement, épuisement, crainte d\u2019être infectés : pour diverses raisons, des médecins, du personnel infirmier, des inhalothérapeutes ou des préposés aux bénéficiaires pourraient décider de jeter l\u2019éponge.En revanche, d\u2019autres sont déterminés plus que jamais à faire face à la crise. SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 44 nouvelles.ulaval.ca Créer un nouveau médicament et franchir toutes les étapes qui mènent à sa commercialisation exige environ 12 ans.Guy Boivin croit que l\u2019on peut et que l\u2019on doit faire mieux, surtout dans une situation d\u2019urgence sanitaire mondiale comme celle créée par la COVID-19.La solution qu\u2019il préconise : plutôt que de partir de zéro, fouillons la pharmacopée et utilisons à de nouvelles fins des médicaments existants, une opération qu\u2019il nomme « repo- sitionnement de médicaments ».Le professeur Boivin, de la Faculté de médecine et du Centre de recherche du CHU de Québec \u2013 Université Laval, et ses collaborateurs de l\u2019Université Claude Bernard Lyon 1 ont prouvé la validité de cette approche avec la grippe saisonnière.En effet, ils ont ciblé un médicament, le diltiazem, qui pourrait bientôt s\u2019ajouter au maigre arsenal d\u2019antiviraux contre l\u2019influenza.Ce produit est habituellement prescrit contre l\u2019angine de poitrine.Les premiers résultats sont encourageants et un essai clinique de phase 2 a été lancé en France.Les chercheurs ont même créé une entreprise, Signia Therapeutics, pour faciliter le passage des médicaments repositionnés vers le milieu clinique.Guy Boivin et ses collaborateurs ne s\u2019y prennent pas au hasard pour repérer les médicaments qui peuvent être repositionnés.« Nous utilisons des cellules épithéliales du système respiratoire humain qui sont infectées par un virus et nous faisons la liste des gènes dont l\u2019expression est augmentée ou diminuée par l\u2019infection, explique le professeur Boivin.Nous consultons ensuite une base de données qui décrit l\u2019effet de différents médicaments sur l\u2019expression des gènes humains et nous tentons de repérer ceux dont la signature cellulaire est la plus contraire à la signature de l\u2019infection.Nous testons ensuite les médicaments candidats contre le virus in vitro, puis chez des animaux et enfin chez l\u2019humain.» Les Instituts de recherche en santé du Canada voient dans cette approche un élément de solution pour contrer la pandémie de COVID-19.Ils viennent d\u2019ailleurs d\u2019accorder une subvention de 900 000 $ au professeur Boivin pour le repositionne- ment de médicaments contre le nouveau corona virus.La somme servira aussi à réaliser une modélisation d\u2019une enzyme essentielle à la reproduction du virus, la polymérase.Le professeur Boivin et son collègue Sheng-Xiang Lin utiliseront ce modèle pour repérer les sites de l\u2019enzyme vers lesquels ils pourraient diriger des inhibiteurs capables de la rendre inopérante.GAGNER DU TEMPS Le professeur Boivin est médecin infectio- logue et chercheur au CHU de Québec \u2013 Université Laval depuis 1994.Il a signé plus de 300 publications scientifiques et il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les virus influenza et les autres virus respiratoires.« Concilier la recherche et la clinique est très exigeant, mais c\u2019est aussi très stimulant.Ça me permet de trouver sans cesse de nouvelles idées de recherches pour améliorer les soins aux patients.» Par la force des choses, il a développé une expertise dans le domaine des pathogènes émergents, ces microorganismes qui passent de l\u2019animal à l\u2019humain ou qui changent soudainement de virulence.« Il y a continuellement de nouveaux virus qui apparaissent, mais la plupart ne deviennent jamais une menace à grande échelle pour la santé humaine.Si on a l\u2019impression que leur nombre augmente, c\u2019est que, d\u2019une part, on dispose de meilleurs outils moléculaires pour les détecter et, d\u2019autre part, on assiste à un accroissement des déplacements inter nationaux, de sorte que des virus qui apparaissent à un endroit donné de la planète peuvent être disséminés rapidement à grande échelle s\u2019ils se transmettent faci lement entre humains.C\u2019est ce qu\u2019on a vu avec le SARS-CoV-2.» Au cours des dernières années, Guy Boivin a suivi avec intérêt l\u2019émergence de nouveaux virus au Canada, entre autres l\u2019épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2002-2003 et la pandémie de grippe H1N1 en 2008-2009.Peut-on en tirer des leçons qui nous aideraient à affronter la présente pandémie ?« Dans le cas du SRAS, le virus était beaucoup plus dangereux, mais il se propageait moins facilement que le SARS-CoV-2, souligne-t-il.Les mesures strictes d\u2019isolement des personnes infectées ont suffi pour mettre fin à l\u2019épidémie.Le virus n\u2019a pas disparu, mais il n\u2019y a pas eu de nouvelles flambées chez l\u2019humain.» Dans le cas du virus H1N1, un vaccin est devenu disponible pendant la pandémie, rappelle-t-il.« Une bonne partie de la population s\u2019est fait vacciner et beaucoup de personnes âgées avaient déjà été exposées à un virus apparenté au H1N1 qui avait circulé au pays entre 1918 et 1957.Il y a maintenant une immunité de groupe contre le H1N1, de sorte que même si le virus circule toujours, il ne suscite plus autant d\u2019inquiétude.» Et cette fois, qu\u2019est-ce qui mettra fin à la pandémie ?« Les espoirs sont placés dans la mise au point de vaccins et de traitements antiviraux, mais il faut du temps pour les concevoir.L\u2019adoption de comportements qui freinent la propagation du virus nous sert à gagner ce précieux temps.On peut aussi espérer que l\u2019arrivée de températures plus clémentes nous aidera en ce sens.Les autres espèces de coronavirus qui causent des maladies respiratoires chez l\u2019humain se propagent surtout pendant la saison froide.On espère que le SARS-CoV-2 va se comporter de la même façon.» Guy Boivin veut repositionner des médicaments existants pour combattre la COVID-19 par Jean Hamann De vieilles armes contre le nouveau coronavirus Guy Boivin, professeur à la Faculté de médecine, chercheur au Centre de recherche du CHU de Québec \u2013 Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les virus influenza et les autres virus respiratoires.photo Marc Robitaille leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 45 nouvelles.ulaval.ca Quelque 45 600 étudiants.Plus de 2000 professeurs et chargés de cours.Plus d\u2019une centaine de membres du personnel et de la direction.Ces chiffres correspondent aux personnes qui ont été concernées et qui ont travaillé à l\u2019ajustement des cours offerts sur l\u2019ensemble du campus depuis le début de la crise de la COVID-19.Initiative, créativité, solidarité, flexibilité et appui : tels sont des mots qu\u2019on entend ou lit souvent par les temps qui courent.Le directeur du Service de soutien à l\u2019enseignement, Nicolas Gagnon, se dit impressionné par cette belle et gigantesque vague de solidarité qui unit en ce moment l\u2019ensemble de la communauté universitaire.« Pour nous, notre plus grande fierté, c\u2019est que tout cela soit un effort collectif concerté, souligne-t-il.D\u2019abord, les enseignants, soit les principaux acteurs qui se sont positionnés et mobilisés, puis du point de vue plus administratif, les équipes de soutien technique et pédagogique, qui ont toutes fait preuve d\u2019un dévouement et d\u2019un engagement irréprochables.» La tâche était non seulement titanesque, mais fort complexe.Et elle devait se réaliser très rapidement.« Il a fallu se retourner en deux semaines, souligne le directeur.On ne pouvait pas y arriver sans faire preuve de créativité et sans y investir des efforts importants.Aujourd\u2019hui, nous sommes tous très fiers d\u2019affirmer qu\u2019une très grande majorité des cours offerts pourront être complétés en ligne.Sans compter les soutenances de thèse, qui peuvent maintenant se faire aussi en ligne.» Cours de dessin à distance, création d\u2019une interface donnant accès aux laboratoires informatiques « physiques » ou évaluation à distance de prestations musicales : bon nombre d\u2019enseignants ont dû se creuser les méninges, faire preuve d\u2019audace et user de créa tivité pour poursuivre leur cours.Sans oublier tous ceux et celles qui ont mis à profit leur expertise dans ce contexte particulier.Le professeur spécialisé en gestion de crise Christophe Roux-Dufort, de la Faculté des sciences de l\u2019administration, auteur du Guide de survie et de vie organisationnelle et individuelle au temps du coronavirus, et qui a offert trois webinaires aux employés et enseignants, est du nombre.Faire confiance au jugement et à la créativité du personnel enseignant, et miser sur une diversité d\u2019outils technologiques afin d\u2019offrir une approche personnalisée et adaptée à la réalité de chaque enseignant sont d\u2019ailleurs les deux grands principes directeurs appliqués quotidiennement par l\u2019ensemble des équipes vouées au soutien à l\u2019enseignement.Parallèlement à cela, une série d\u2019ajustements a été réalisée rapidement par l\u2019équipe du Vice-rectorat aux études et aux affaires étudiantes pour permettre aux étudiants de bien achever leurs cours à distance tout en leur facilitant la vie.Le soutien et le service, au téléphone et en ligne, du Centre d\u2019aide aux étudiants (pour l\u2019aide psychologique), du Bureau des bourses et de l\u2019aide financière, du Bureau de la vie étudiante (pour les étudiants étrangers) et du Service de placement, la création d\u2019un fonds d\u2019urgence pour aider les étudiants qui sont dans une situation précaire, ou encore les nouvelles modalités de notation pour la session d\u2019hiver 2020 en sont autant d\u2019exemples.Au-delà de l\u2019effort humain, cette expérience révèle la force technologique et pédagogique qui caractérise l\u2019Université Laval.« Pas moins de sept équipes de soutien technopédago- gique facultaires, de même que le Service de soutien à l\u2019enseignement et la Direction des technologies de l\u2019information travaillent d\u2019arrache-pied, et surtout ensemble, depuis la mi-mars », précise Nicolas Gagnon.« Chacun apporte vraiment son expertise pour faciliter les processus.De plus, rappelons que sur le plan des technologies de l\u2019information, l\u2019Université possède des infrastructures numériques robustes et éprouvées qui, dans des conditions exceptionnelles comme celles que nous vivons présentement, sont poussées à des limites extrêmes.L\u2019Université Laval est parmi les universités canadiennes qui se sont clairement démarquées jusqu\u2019ici.» Professeurs, chargés de cours, étudiants, personnel et membres de la direction se sont mobilisés, ont usé de créativité et fait des efforts colossaux pour procéder à l\u2019ajustement de l\u2019ensemble des cours offerts par Claudine Magny De l\u2019entraide pour la transition numérique Le directeur du Service de soutien à l\u2019enseignement, Nicolas Gagnon. SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 46 CARRIÈRES 46 SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil COVID-19 LOUIS-DENIS ÉBACHER ldebacher@ledroit.com L\u2019Association canadienne du vapotage (ACV) s\u2019adresse à la Cour supérieure du Québec afin de faire rouvrir les boutiques de la province et de les considérer comme étant un service essentiel.L\u2019ACV demandera une injonction lundi prochain, a confirmé le porte-parole québécois de l\u2019ACV, John Xydous.«Nous faisons cette demande après plusieurs tentatives pour trouver une solution avec le gouvernement du Québec, soit depuis le 25 mars.» L e s b o u t i q u e s p o u r v a p o - teurs du Québec pourraient ê t r e f e r m é e s p e n d a n t p l u - sieurs semaines, contrairement à c e l l e s d e l \u2019 O n t a r i o q u i p e u v e n t t o u j o u r s a c c u e i l l i r leurs clients en cette période de pandémie.L\u2019Association canadienne du vapotage (ACV), qui représente les intérêts de l\u2019 industrie du vapotage, tente de faire reconnaître la vente de ce type de produits comme étant un service essentiel au Québec.Selon l\u2019association, une telle industrie devrait être considérée comme étant essentielle en cette période trouble, au même titre que la Société des alcools du Québec ou la Société québécoise du cannabis.Au Québec, la livraison des produits de vapotage est interdite.SEVRAGE FORCÉ Plusieurs personnes en cessation de tabagisme auraient renoué avec leurs vieilles habitudes en rallumant une cigarette pour prendre leur dose de nicotine, selon M.Xydous.«Pour d\u2019autres, c\u2019est un sevrage forcé.Les vapoteurs du Québec peuvent difficilement se procurer le matériel pour leur appareil.» Certains détaillants du Québec ont par ailleurs fait quelques détours afin de continuer de v e n d r e l e u r m a r c h a n d i s e .Puisqu\u2019ils ne peuvent ouvrir leurs portes aux clients, des commerçants acceptent des virements bancaires, et donnent rendezvous au client à l\u2019extérieur.Lors de ce rendez-vous, le client récupère le colis en gardant une distance de deux mètres du vendeur.En Ontario, la réalité est tout autre.Non seulement la livraison est permise, mais les boutiques sont ouvertes.L e g o u v e r n e m e n t p r o v i n - c i a l p e r m e t a u x c o m m e r - çants d\u2019accueillir leurs clients et de vendre leur marchandise en boutique.« En Onta- r i o, tu e s c o n si d é ré c o m m e étant essentiel si ton produit créer une dépendance», relate M.Xydous.Vapoter est plus difficile au Québec qu\u2019en Ontario L\u2019Association canadienne du vapo- tage tente de faire reconnaître la vente de ce type de produits comme étant un service essentiel au Québec.\u2014 PHOTO LE DROIT, SIMON SÉGUIN-BERTRAND 0037886 0037629 AVIS D\u2019APPEL DE CANDIDATURES FONCTION PUBLIQUE QUÉBÉCOISE ONVEUT VOTRE TALENT Derrière la qualité de vie des Québécois, il y a des carrières pleines de défis.TECHNICIENNE OU TECHNICIEN EN AÉRONAUTIQUE, GRADE 1 Ministère des Transports Processus de qualification numéro : 26130RS08500001 Régions : Capitale-Nationale et Montérégie Le Service aérien gouvernemental est à la recherche de techniciennes et de techniciens brevetés afin de constituer une banque de candidatures pour d\u2019éventuels postes affectés à l\u2019une de ses troismissions (sauvetage, évacuation ou feux de forêt).Les tâches consistent à effectuer des travaux d\u2019entretien, de réparation et demodification sur les 21 aéronefs du service.Des frais de déménagement peuvent être remboursés, selon les modalités prévues.TECHNICIENNE OU TECHNICIEN EN AÉRONAUTIQUE, GRADE STAGIAIRE Ministère des Transports Processus de qualification numéro : 26135RS08500001 Régions : Capitale-Nationale et Montérégie Vous commencez votre carrière en aéronautique et vous êtes à la recherche d\u2019un milieu de travail stimulant ?Le Service aérien gouvernemental est à la recherche de techniciennes et techniciens en aéronautique de grade stagiaire afin de constituer une banque de candidatures pour d\u2019éventuels postes affectés à l\u2019une de ses trois missions (sauvetage, évacuation ou feux de forêt).Les tâches consistent à effectuer des travaux d\u2019entretien, de réparation et de modification sur les 21 aéronefs du service.Vous souhaitez relever des défis dans le domaine de l\u2019aéronautique?Joignez-vous à une équipe de techniciennes et de techniciens expérimentés.Des frais de déménagement peuvent être remboursés, selon les modalités prévues.La fonction publique québécoise a mis sur pied des mesures d\u2019accès à l\u2019égalité en emploi à l\u2019intention des femmes, des membres de communautés culturelles, des autochtones, des anglophones et des personnes handicapées.Consultez la section «Appels de candidatures disponibles » du site CARRIERES.GOUV.QC.CA ou téléphonez au 1 866 672-3460 pour obtenir les détails sur ces emplois et la façon de poser votre candidature.LA FONCTION PUBLIQUE AU SERVICE DU QUÉBEC Faites la différence maintenant! Nous embauchons Aujourd\u2019hui, nos employés fournissent plus que jamais du soutien et d\u2019importants services à nos résidents ainsi que la tranquillité d\u2019esprit aux familles de ceux-ci.Des postes à temps complet et à temps partiel sont disponibles maintenant : \u2022 Soins infirmiers \u2022 Préposés aux résidents \u2022 Cuisiniers et serveurs \u2022 Entretien ménager et buanderie \u2022 Réception et administration Nous vous invitons à mettre votre enthousiasme, votre expérience et votre empathie au service d\u2019une équipe dédiée au MIEUX-ÊTRE des résidents.POSTULEZ DÈS AUJOURD\u2019HUI À CarrieresChartwell.com leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 47 Avis Au public Avis légaux - Appels d\u2019offres - Encans SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 48 De tout pour tous! Arrivée en tout temps, et prenez tout le temps qu\u2019il faut! Saveurs internationales et locales\u2026 exit les frontières Canal visé : notre site Web! LE BUFFET veut savoir! Pour vous, nous avons décortiqué nos différents canaux de communication\u2026 en voici les principales caractéristiques.Vous verrez, nous en avons pour tous les goûts! Un choix raffiné de contenus du jour Facilité à partager photos, vidéos et textes inédits Au comptoir ou en salle à manger, seul ou en bonne compagnie! Canal visé : notre application tablette etmobile LA TABLE D\u2019HÔTE Quel est votre goût du moment?0037806 leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 49 Un menu pour la maison, le chalet, le travail\u2026 ou sur la route! Livraison deux fois par jour Un service équilibré\u2026 ni trop gros, ni trop peu! Canal visé : nos infolettres quotidiennes LE PRÊT-À-EMPORTER Une sélection de premier choix, pour toute la maisonnée Un plat servi à votre porte ou en kiosque À déguster lentement, à votre rythme\u2026 rien ne presse! Canal visé : notre édition imprimée du samedi, formule magazine LA GASTRONOMIE Le ton est humoristique, mais nos options bien sérieuses! Que vous penchiez pour la tablette, le cellulaire ou l\u2019ordinateur de bureau pour accéder à nos contenus, nous sommes fiers de vous compter parmi nous et voulons vous direMERCI! NOTRE CONCLUSION : UN MERCI SPÉCIAL À TOUS CEUX QUI CROIENT EN NOTRE MISSION, QUI CONTRIBUENT À NOTRE CAUSE\u2026 - « Je contribue àmon quotidien parce qu\u2019il fait partie intégrante de notre communauté \u201c tissée serré \u201d, particulièrement en période trouble et incertaine.» Mme Nathalie Perron, Sherbrooke - «Je contribue àmon quotidien, parce que c\u2019est un agent important pourme garder connectée à ma communauté.» Mme Michèle Ducharme, Saint-Damase Vous aussi, vous voulez contribuer?Recherchez le cœur sur nos plateformes! Vous avez des commentaires?Écrivez-nous sur notre page Facebook Ensemble, plus que jamais, #oncontinue.COOPÉRATIVE D\u2019INFORMATION 0037807 Habitués à voyager continuellement, les journalistes assignés à l\u2019automobile se retrouvent confinés et en plus sans emploi pour la très grande majorité durant une période indéterminée.Comme une grande partie de la population.PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com AU VOLANT L\u2019hécatombe a vraiment débuté avec l\u2019annulation du Salon de Genève qui devait commencer durant la première semaine de mars.Éric Lefrançois, chroniqueur automobile à La Presse, a vu le tout commencer même avant le Salon de Genève.«J\u2019ai eu quatre ou cinq lancements de modèles prévus en Europe qui ont été annulés avant la fin février.Le dernier auquel j\u2019ai assisté, c\u2019est celui du VUS Kia Sel- tos, à Austin au Texas.» Benoit Charette, rédacteur en chef de L\u2019annuel de l\u2019automobile, a lui aussi pris part à ce lancement au Texas qui a été le dernier pour lui également.Ensuite, les constructeurs ont tous annulé les invitations.«Tous les événements ont été annulés jusqu\u2019en juin.Il m\u2019en reste deux, mais je parie qu\u2019ils le seront eux aussi», ajoute M.Lefrançois.Toutes ces annulations désolent aussi Jesse Caron, expert automobile et coordonnateur des essais routiers chez CAA-Québec.«C\u2019est sûr que c\u2019est plate de ne pas avoir le contact régulier avec les gens de la confrérie.Mais ces voyages permettent aussi de parler avec les concepteurs, les ingénieurs et les responsables de la mise en marché des véhicules qui nous sont présentés», dit-il, en ajoutant qu\u2019il assiste à moins de lancements que les deux autres spécialistes interrogés.Mais au-delà du côté glamour des voyages de presse, il demeure que plusieurs journalistes automobiles sont dorénavant sans emploi, la plupart étant des pigistes à temps plein.«C\u2019est un temps vraiment particulier.Je ne vois pas de voie de sortie.C\u2019est peut-être plus facile quand tu as une tribune ou pour les [rares] journalistes staff.Et même quand tu as une tribune.» dit le chroniqueur de La Presse, dont la section Auto sera publiée toutes les deux semaines.«Certains pensent même à changer de vocation, car c\u2019est difficile dans les médias automobiles», analyse M.Caron.Il reste quelques collaborations pour Benoit Charette, mais il subit plusieurs annulations ou reports de chroniques.«À [la radio] Cogeco 98,5, j\u2019avais une chronique tous les dimanches.Avec la programmation spéciale sur la COVID-19, cette chronique est mise sur la glace.Il me reste une collaboration à Radio-Cana- da et dans Auto 123.Mais celles dans Metro et dans AutoHebdo ont été annulées.» Quant à la publication du livre L\u2019annuel de l\u2019automobile, elle ne serait pas en péril, selon M. Charette.«C\u2019est sûr que pour les modèles courants, on est capables de se débrouiller avec les informations disponibles.Pour les nouveautés, il faudra voir avec les relationnistes si on pourra avoir accès aux modèles localement et aux informations.Ce ne sera pas le temps d\u2019aller à Vancouver pour essayer des autos», explique-t-il en ajoutant que la parution du livre sera repoussée à plus tard cet automne.ESSAIS ANNULÉS La situation ne touche pas uniquement les voyages de lancement de modèles.Pratiquement tous les constructeurs ont arrêté tour à tour les prêts de véhicules pour les essais routiers.Question de diminuer le risque de se passer des voitures qui pourraient être contaminées.« N o u s p e n s o n s q u e c e t t e mesure contribuera à atténuer le risque de propagation de la COVID-19 dans la communauté.Nous le faisons dans l\u2019intérêt des journalistes et de leur famille qui conduisent, testent et apprécient nos véhicules, ainsi que pour nos employés et associés qui gèrent la flotte et sont quotidiennement en contact avec vous», écrivait John Bordignon, porte- parole pour Honda Canada, le 16 mars.C\u2019était le premier communiqué de la sorte reçu pour ma part et la semaine suivante, la grande majorité des constructeurs envoyaient le même genre de communication.Certains «chanceux» sont restés avec le véhicule qu\u2019ils avaient au moment des annulations, comme moi, avec un Mazda CX-5.«[Des essais], j\u2019en ai en banque jusqu\u2019à la mi-juin.Mais l\u2019annulation de Genève et d\u2019autres voyages ont mis en péril ou sur la glace des projets que j\u2019aurais pu développer en rencontrant des contacts durant ce salon», explique M.Lefrançois.LES SALONS EN PÉRIL?Après Genève, plusieurs autres grands salons de l\u2019auto ont été annulés ou reportés.Celui de New York a été reporté en août.Detroit, qui avait été déplacé de janvier à juin, est annulé.Même celui de Paris, le Mondial de l\u2019automobile en octobre, a été annulé.«À ce jour, il reste celui de Los Angeles [en novembre] qui n\u2019a pas été annulé.Et là encore, est-ce que les constructeurs vont dépenser des millions de dollars pour aller dans les salons alors que les usines sont en ce moment fermées, les concessionnaires aussi?» s\u2019interroge Benoit Charette.«Les usines en Chine commencent tout juste à produire.Si Los Angeles est annulé, ça risque d\u2019être le clou dans le cercueil des grands salons.» «C\u2019est la même chose dans le cinéma.La sortie du nouveau James Bond [et d\u2019autres films] a été reportée.Les lancements qui étaient prévus, imaginez, c\u2019est beaucoup d\u2019argent! Les hôtels qui étaient monopolisés, les sièges d\u2019avions réservés\u2026» opine Éric Lefrançois.Enfin, le but de cette chronique aujourd\u2019hui, ce n\u2019était de s\u2019apitoyer sur le sort des journalistes automobiles, mais plutôt de souligner que le simple fait d\u2019informer les consommateurs sur l\u2019automobile ne se fera probablement plus de la même façon quand la crise sera terminée.Comme dans plusieurs sphères d\u2019activités d\u2019ailleurs.JOURNALISTES AUTO EN TEMPS DE PANDÉMIE Des travailleurs démontent le kiosque du constructeur Lexus, peu de temps après l\u2019annonce de l\u2019annulation du Salon de Genève, le 28 février dernier.Cet événement représente le début de la dégringolade.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, RICHARD JUILLIART SUR LE WEB ET DANS L\u2019APP LISEZ CE CONTENU ET PLUS ENCORE TOUS LES LUNDIS lesoleil.com @cyblesoleil facebook/ lesoleildequebec 50 SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil COVID-19 leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 51 AUTO LES CONSEILS DE LA SEMAINE Collaboration spéciale Q Mon bail de location d\u2019auto s\u2019achève.En raison des restrictions de sortie et de la fermeture de la salle d\u2019exposition de mon concessionnaire, je ne pourrai pas remettre le véhicule à la date inscrite dans le contrat.Est-il possible de prolonger mon bail d\u2019un mois ou deux?R Certains constructeurs ont prévu des aménagements pour vous permettre de conserver temporairement le véhicule après l\u2019échéance du bail.Le propriétaire d\u2019un véhicule loué n\u2019est pas le concessionnaire qui vous l\u2019a livré, mais plutôt la société de crédit du constructeur ou une institution financière.C\u2019est donc avec celles-ci qu\u2019il faut communiquer pour prendre des arrangements.Afin de connaître le nom exact du locateur, consultez simplement le certificat d\u2019immatriculation de votre véhicule ou votre bail de location.Dans le doute, contactez le service à clientèle du constructeur, dont vous trouverez facilement les coordonnées sur son site Web canadien.Les concessionnaires qui travaillent encore par téléphone pourraient aussi servir d\u2019intermédiaires.Q Nous avons fait poser une borne de recharge domestique puisque nous recevrons bientôt le véhicule électrique que nous avons commandé.L\u2019idée de manipuler le connecteur électrique m\u2019inquiète.Est-ce bien sécuritaire?R Rassurez-vous : la borne comporte un disjoncteur différentiel de fuite à la terre (DDFT) qui réduit les risques de décharge électrique.De plus, les broches de la fiche ne sont mises sous tension que lorsque celle-ci est correctement insérée dans la prise du véhicule.Le connecteur de couplage est en outre muni de joints d\u2019étanchéité contre les intempéries.Enfin, un dispositif de retenue empêche tout débranchement si l\u2019on tire accidentellement sur le câble; dans le cas où il se détacherait quand même, le courant serait coupé instantanément.Q Je suis en mode télétravail, et visiblement pas le seul, puisque les rues sont bondées de voitures garées.Est-ce qu\u2019il y a des assouplissements réglementaires concernant les heures de stationnement?R Plusieurs municipalités ont modifié leurs règles de stationnement en cette période particulière, mais c\u2019est vraiment au cas par cas.Par exemple, dans certaines villes ou leurs arrondissements, les agents de stationnement exercent une tolérance pour les résidents qui n\u2019ont pas de vignette de stationnement.À d\u2019autres endroits, l\u2019interdiction liée au nettoyage des rues est repoussée à une date ultérieure, question de donner un répit aux citoyens qui ne peuvent pas déplacer leur véhicule.Consultez les nouvelles et communiqués de presse sur le site Web de votre municipalité ou de votre arrondissement pour connaître tous les détails et éviter une mauvaise surprise.Les services-conseils automobiles offerts par CAA-Québec sont exclusifs à ses membres.Ceux-ci peuvent communiquer autant de fois qu\u2019ils le désirent par Internet mbr.caaquebec.com/fr ou par téléphone au 1 888 471-2424.Fin de bail en période de confinement, manipulation des bornes de recharge et règles de stationnement dans la rue Plusieurs municipalités ont modifié leurs règles de stationnement en cette période particulière, mais c\u2019est vraiment au cas par cas.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL MOTO, QUAD ET Cie Vos questions Q Je ne crois pas pouvoir utiliser ma moto avant le mois de juin.Est-il possible de l\u2019immatriculer seulement pour deux ou trois mois?R Non : le renouvellement d\u2019immatriculation d\u2019une motocyclette se fait en avril et ne peut être retardé.Vous devrez donc payer tout de suite ou carrément sauter une année.Notez que si la moto a été remisée pendant un an ou plus, elle ne pourra être remise en circulation qu\u2019après avoir réussi une vérification mécanique effectuée par une entreprise accréditée, certificat de conformité à l\u2019appui.En cette période de COVID-19, vous devrez probablement attendre le retour à la normale pour demander une vérification mécanique, à moins que la moto devienne votre principal moyen de transport pour aller livrer un service essentiel.CAA-QUÉBEC (COLLABORATION SPÉCIALE) Besoin d\u2019un conseil en lien avec votre VTT ou votre quad?Le scooter de votre fils?Une motoneige ou un cyclomoteur convoité?Contactez les services-conseils automobiles, un service exclusif aux membres CAA-Québec.PHOTO 123RF, MIHTIANDER PHOTO FOURNIE PAR FORD ESSAI- VIDÉO FORD ESCAPE 2020 L\u2019Escape fait peau neuve en 2020, et ce n\u2019est pas une figure de style.Les lignes arrondies tranchent avec l\u2019allure ciselée de l\u2019ancien modèle, et l\u2019habitacle troque la surcharge visuelle pour une saine épuration.La plateforme renouvelée dérive de celle de la plus récente Ford Focus, qui ne sera pas commercialisée chez nous.La plupart des modèles ont maintenant seulement trois cylindres, tandis que des versions hybrides (dont une rechargeable) s\u2019ajoutent à la gamme.Les experts autos de CAA-Québec saluent l\u2019agrément de conduite de l\u2019Escape redessiné, mais ils incitent les acheteurs potentiels à la patience.Voyez pourquoi, en vidéo (bit.ly/2yosHkZ).CAA-QUÉBEC (COLLABORATION SPÉCIALE) LE VERDICT?Visionnez l\u2019essai routier des experts de CAA sur notre site Web et nos applications mobiles.ÉCRIVEZ-NOUS Des questions sur votre auto?Besoin de conseils?Transmettez-nous vos questions à auto@gcmedias.ca.Elles pourraient être publiées dans cette rubrique. SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 52 DIVERTISSEMENTS 0037873 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 par MICHEL HANNEQUART 4 avril 2020 N.B.Les définitions en italique se rapportent à la personnalité que vous reconnaîtrez dans la grille.LA GRILLE DES MORDUS HORIZONTALEMENT 1.Son nom.2.Est tendre.3.Gaz naturel.- Solution.4.Vont par paires.- Vif.5.D\u2019avoir.- Se font discrets, mais s\u2019intéressent à tout.6.Souvent, il pue.- Préposition.- Jumeau d\u2019Atrée.7.En poste.- Classes ouvrières.- Manque de lourdeur.8.Taffetas.- Il a peut-être perdu pied ?9.Coup.- Mât.10.Abeille.- 4X4.- S\u2019en remit au hasard.11.Conjonction.- Titre.- Il a besoin de sommeil.- Personnel inversé.12.S\u2019incliner.- Hauteur grecque.- Bien en vue.13.Mont turc.- A baies noires.14.En feu.- Pas en feu.15.Elle a sûrement le sentiment du devoir.- Pleine.VERTICALEMENT 1.Un mot lourd de sens.2.Toujours bien vêtues.- Fit de l\u2019exploration.3.Brique.- Flûte.- Tarte.4.Fabrique.- Monte rarement sur scène.5.Envoyée ailleurs.- Plan.- Derrière.6.Symbole.- On le fume.- À genou.7.Juste à l\u2019envers.- Coincer.8.A besoin de serveurs.- Guerrier.- Disparue.9.Pas désagréables.- Dur.10.Tout en haut.- Bals.11.Jubilation.- Contient un peu de tout.12.On l\u2019aime gratuite.- Direction.13.Couper le souffle.- Mis.14.Si fort.- Il est bon en calcul.15.Impatiente.BLONDINETTE HAGAR L\u2019HORRIBLE BEN Monte sur la balance! Je veux que tu perdes 30 livres, vite! Comment?Retire mon serre-livres en or de ta poche! Mon nouveau patron est pire que ton patron! Il me gère comme un fou! Je suis sûr que mon patron est pire! Est-ce que ton patron colle un traqueur sur ta mallette pour surveiller où tu es?Ouaou! Vous savez, patron\u2026 vous n\u2019êtes pas si mal après tout SUPERGRILLE Solution du no 930 du 28 mars 2020 BANDES DESSINÉES LA GRILLE DES MORDUS La solution de la grille des Mordus du28mars 2020 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 1213 14 15 1 23 45 67 8 9 10 11 12 13 14 15 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 H O F F M A N N Z I R O U C O U L E P R O U T B A I N P A T T E S G A I O N T E P I E N T P I E D E N T H Y E S T E O S R U C H E S O N C E T N A N K I N M U T I L E A T E M I B E A U P R E X M A Y A J E E P S E R R A E T T S A R R E V E E S S A L U E R O E T A V I P Q A R A R A T T R O E N E U I G N E E T E I N T R E N D E T T E E S A O U L E leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 DIVERTISSEMENTS 53 0037874 HORIZONTALEMENT 1.Pour se protéger du froid - Qui est très sensible au froid - Qui produit du froid.2.Aviver les flammes - Heurter violemment en défonçant - Une partie des Alpes s\u2019y trouve - Loi sicilienne.3.Article - Abréviation religieuse - Supprime - Nombre - Lisière d\u2019un bois - Tournoi de golf - Fiable.4.Corrigent - C\u2019est du gras - Repli du péritoine reliant les anses de l\u2019intestin grêle à la paroi postérieure de l\u2019abdomen - Se dit d\u2019un hiver peu rigoureux.5.Se présenter en justice - Pour protéger un navire des intempéries - Grande lavande - Rarement froid - Division d\u2019une exposition - Négation.6.Qui a déjà servi - Courrier électronique - Chanter comme un Tyrolien - A vendu son âme au Diable - Trichine.7.Bruit sec - Située - Esclave d\u2019État, à Sparte - Peuple du sud-ouest du Nigeria - Séjour desmorts, dans la Bible.8.Pas vraiment assez large pour patiner - Cinéaste indien - Fourrures - Pioche légère - Hors circuit - Empressement.9.Vadrouille - Véritables - Son sirop a bon goût - Étoiles - Vantés.10.Utile en peinture - Piqué dans le gigot - Cétone à odeur de violette - Couvert d\u2019une sorte de tapis vert - Exclamation enfantine.11.Condenser - On la gave - Classements - Vin rouge très léger - S\u2019enfonce dans le sol.12.Courant en février - Gloussé - Congénital - Forme larvaire d\u2019un crustacé - On y skie dans les Rocheuses - Existez.13.Prénommasculin - Arbre - Réfutés - Réunir en tas - Tempête.14.Pluies - Diminuer l\u2019ampleur de - Marque l\u2019embarras - A cet endroit - Facteur Rhésus.15.Placé judicieusement - Blessures d\u2019enfants - Fidèles partisans - Précurseur de l\u2019aviation - Il a connu le paradis.16.Infinitif - Bain à remous - Grottes - Petit coffret - Onde océanique engendrée par un séisme - Lac du Soudan.17.Pour maintenir un objet - Huilées et frottées - Met de niveau - Fait de vive voix.18.Morcellement d\u2019une propriété - Maladie respiratoire - Plantes d\u2019ornement.19.Consulter - Refus - Contrent les manifestants à Paris - Pond sur les moutons - Papillon de nuit.20.Prononciation dissociant en deux syllabes un groupe vocalique - Obstiné - Ancien bouclier - Étendue désertique - On y pêche.21.En état d\u2019ébriété - Une partie dumonde - Bienheureux - Ventilées - Ile croate de l\u2019Adria- tique - La nature le préoccupe.22.Affirmation - Fourrage - Monnaies grecques - Appartient - Subtilité - Marque le moment.23.Physicien américain - Renommé - Reproduit exactement - Elle a des boutons - Dessein.24.Mesure agraire - Dans le calendrier - Transpiration abondante - Plante herbacée - Diablement - Sa tour est bien connue.25.Caesium - Conifères - Disque - Appelé - Bois - Thorium.26.Mamelle - Maison romaine - Qui fait preuve d\u2019une soumission excessive - Légèrement froid - Astate.27.Permet de choisir - Sensmoral personnel - Jeu de cartes - Loyal - Personne choisie - Direction de la Mecque.28.Dans la gamme - Arrose Strasbourg - Elle change tous les jours - Grosses verrues - Résines malodorantes - Tables de sacrifices.29.Bières anglaises légères - Évêquemort à Lyon - Plus courtes - Marquées de raies.30.Habite près de l\u2019eau - Céréales et fruits secs - Ne pas pouvoir attendre - Dans le béton - Détruit progressivement.31.Suit parfois la bouche - Elle est fétide - Patron - Guide spirituel musulman - Marsupiaux - En costume d\u2019Adam.32.Radon - Ses fruits sont rouges - Petit homme - Ont des feuilles - Chemin rudimentaire - Dieu grec de la Végétation.33.Ordre donné à un chien - Sans avoir rienmangé ni bu depuis le réveil (A .) - Couvert de champignons - Petit discours de circonstance - Appris.34.Se porte sur les épaules - Supérieure d\u2019un couvent - Plaça plus haut - Virage sur la neige - Grands filets de pêche.35.Petit haricot d\u2019un goût fin - Contient des nouvelles - Barbe de l\u2019épi de l\u2019orge - Séparée des autres - Le cinéma, par exemple.36.Pitance quelconque - Madagascar - Organisation constituée en 1945 - Épuisé - Déessemarine - Touché.37.Note inversée - Nom donné dans le judaïsme aux cinq premiers livres de la Bible - Mise en éveil - Tomates allongées - Il est astringent.38.Maîtriser - Plantes potagères - Ordre d\u2019arrêter - Fête du Vietnam - Affirment.39.Il est ignorant - Eau-de-vie - Utiles au golf - Coule en Afrique - Chien - Id est.40.Rayé - Justes - Séquestrée - Modifier la répartition des cultures d\u2019un champ.VERTICALEMENT 1.Boucher les fentes d\u2019une ouverture afin d\u2019empêcher le froid de pénétrer - Très froid - Froid - Froid et insensible (de .) - Brouillard froid et épais qui se glace en tombant.2.Supprimées - Précède le lever du soleil - Fleuve de France - Ne pousse pas dans les pays nordiques - Prénom - Criant.3.Ancien do - Colle et plâtre - Petites artères - Charrie de l\u2019eau salée - Groupement religieux clos sur lui-même - Elle vivait nue - L\u2019ennemi juré du chien ! - Trois fois.4.Bien serrés - On peut enmettre dans l\u2019eau du bain - Périodes - Abstrait - Marque des caractères de la civilisation chinoise - Roche siliceuse.5.Enzyme - Circulent à Rome - Effort fait sur un levier - Mémoire d\u2019ordinateur - Sans compétence - Coup de vent - Est mondé ou perlé.6.Ile voisine d\u2019Oléron - Jeu de cartes - Mouvements folâtres - Tamis - Après un coup - Attachas - Convenir.7.Distances assez longues à parcourir - Obtenue - Évoque une sensibilité - Poètes primitifs - Massif marocain - Niaiseries - Plaine de l\u2019Amérique du Sud.8.Division de l\u2019histoire - Qu\u2019il repose en paix - Onguent - Baie nippone - Relatif au singe - Chérie - Se fabrique dans une brasserie.9.Reportée au pouvoir - Ovation sportive - Despote romain - Obstinés - Venu aumonde - Pigeon gris bleuté - Puits naturel.10.Éminence - Le fait d\u2019accepter quelque chose - État d\u2019Europe orientale - Aident à fixer les teintures - Ange déchu - Sert à encourager.11.Du nord - Mettent ensemble - S\u2019esclaffe - Obstinée - Motif ornemental égyptien - Pas vieille du tout.12.Sert de base à la confection d\u2019une sauce - Femme d\u2019Héra- clès - D\u2019une partie de l\u2019oeil - Va en arrière - Fragment d\u2019un objet brisé - Ville d\u2019Italie - Gouvernantes.13.Vallée torrentielle dans un relief jurassien - Détérioré - Poisson comestible - Personne très en vue - Canton suisse - Tassée avec les skis, en parlant de la neige (pl.) - Mille-pattes.14.Éléments grammaticaux - Mouvement basque - Célèbre opéra - Crochet double - Titre - Bat des paupières - Partie charnue du corps.15.Peuple chinois - Ne pousse pas comme les autres - Homme de main - C\u2019est-à-dire - Endroits où les investissements sont risqués - Bluffe - Figure de jeu de cartes.16.Dégradation progressive - Fait partie d\u2019une législation - De son fruit, on tire le cachou - Instrument de labour - Enflé - Capitale de l\u2019Érythrée - Exprime le soulagement.17.Accueilli - Travail ennuyeux - Récompense - Tangible - Dernière partie du côlon - Suite d\u2019aventures.18.Possession - Monnaies - Emmené pour une promenade - Ouvertures de stradivarius - Enfoncer dans la boue - Organe femelle des plantes à fleurs - Lawrencium.19.Plus courte - Bavardagemal- veillant - École sans cour de récréation - Écourte la liste - Huile anglaise - Il n\u2019est pas très généreux - En outre.20.Se trouver - On enmet sur les routes, l\u2019hiver - Sert à désigner - Insolites - Langage informatique - Désinfection - Labiée à fleurs jaunes.21.Fermer - Biens qu\u2019une femme apporte en semariant - Son de nourrisson - Peser un emballage - Éteintes - Bruit incongru - Elle miaule.22.Procédé poétique - Insecte - Capitale du Tibet - Fardée pour le théâtre - Près de (uniquement dans les noms de lieux) - Pas àmoi - Pas brillant.23.A cours au Japon - Société anonyme - Grand luth - Rencontres - Plante odorante - Pièces d\u2019artifice - Il est qualifié - A une heure avancée.24.Frappe le malade - Transpire - Des clopinettes - Poèmes de Chénier - Prairie permanente - Gîte fangeux du sanglier - Il est rapide.25.Spécialité hongroise - Sainte - On la noue par-devant - Peut qualifier une photo - Gouet - Ville d\u2019Afrique - Connais.26.Fromages suisses - Personnel - Moyensmis en oeuvre en vue d\u2019un résultat déterminé - Contraire à l\u2019équité - Qui a rapport au religieux - De naissance.27.Négation - Chiffres romains - Boucher avec une composante fibreuse - Apparence d\u2019une personne - Ils sont nombreux dans un vignoble - Se visitent avec un navigateur - Sou-chong - Instruction, en informatique.28.Dialecte gaélique - Souhait - Chamois - Instrument de percussion - Terme de ping- pong - Monnaie d\u2019or de l\u2019Empire byzantin - Longue perche.29.Galerie souterraine - Dans la rose des vents - État de l\u2019Afrique occidentale - Première épouse de Jacob - Grande salle d\u2019une gare - Prélever un liquide - Homogène.30.Prendre le large - Chant liturgique - Doublé - Petit récipient - (Se) nourrir.SUPERGRILLE - 2 PARMICHELHANNEQUART :WWW.HANNEQUART.COM SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 54 DIVERTISSEMENTS 0037875 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 MOTS CROISÉS # 929 HORIZONTALEMENT 1.Air de famille - Famille.2.Hélée - Exprime l\u2019insouciance - Auteur de Nana - Il travaillait pour Louis XV.3.En premier lieu - Mouche à feu - Progrès.4.Vaut 3,1416 - Canard marin - Transpirant - Fait partie de la famille.5.Avoir du culot - Questions d\u2019un test - Traité d\u2019alliance - Ultraviolet.6.Pilastre cornier - Propagateur d\u2019une doctrine - Due à l\u2019émotion.7.Voyage de chanteur - Déesse grecque - Inactifs.8.Sert à fixer l\u2019aviron - Aïeul - Grains de beauté.9.Arrose un terrain - Matière qui subsiste.10.Filins - Manche, au tennis - Durillon - Petite sole allongée.11.Prénommasculin - Très bruyant - Émanait du roi.12.Misérable - Ficelée - Exprime le soulagement - Ville du Japon.13.Dans la mayo - Mise en circulation - Font les malins.14.Et ainsi de suite.- Tension - Chef sudiste - Choisi de nouveau.15.Joie collective - Motifs - Divisibles par deux.16.Après tu - Il a un ou plusieurs enfants - Explorer avec la main.17.Réfutée - Abrogée - Propagation subite.18.Verbe de droit - Effrayé - Informées.19.Petite entaille - Trompée - Policiers français.20.Dénoncé - Contraire - Helvète.VERTICALEMENT 1.Personne qui ne fait partie d\u2019une famille que par alliance - Sans famille.2.Passionné - Paix civile - Tirer profit de.3.Voile triangulaire - Attendris - Signe apparent - Au nord de Catane.4.Mettre en terre - Bat le valet - Petit discours.5.Patron des orfèvres - Leur drapeau est noir - Gaz intestinal - Dagobert.6.Pronom personnel - Il prend un repas - Titane - Préfixe qui multiplie.7.Petit mammifère - Séparer des autres - Stupéfié.8.Engrais azoté - Connue pour ses prunes - Individu - Tournoi ouvert.9.Base d\u2019un art - Bon à jeter.10.Éclosion - Cachemire - Myriapode.11.Plante potagère - Écrivain américain - Inventé - Mesurer du bois.12.On y fait des expériences - Percé - Soeur de Rachel - Trompés.13.Calme et serein - Elle affronte le taureau - Ne part pas - Avant le mi.14.Passe à Turin - Conservateurs anglais - Attaché - Sert à fermer une porte.15.Bière - Équerres - Frappe le malade - Intimes.16.Rastafari - État d\u2019Asie - Poisson du lac Léman - Créateur.17.Parcours parfait - Parfois éternelles.18.Petit poisson coloré - Élimé - Publier - Types.19.Lent reptile - Véridiques - Manettes.20.Gardé enfoui - Accueille l\u2019oeuf - Crochet double.SOLUTION KEN-KEN LA GRILLE THÉMATIQUE LA PAROLE 4 AVRIL 2020 Il s\u2019agit de remplir les zonesdélimitéesparun trait foncé (appeléescages)enseservantdu chiffreàgauche, qui représente le résultatde l\u2019opération, etdusignemathématiquequi signifie lemoyenpar lequel il faut résoudre laditeopération.Commedans lecasdessudokus, onnedoitpas retrouver2 fois lemêmechiffredans lamême colonneou lamêmerangée.1 - 1 - 11 + 5 + 10 + 3 - 4 × 6 × 3 × 2 / 2 - 220 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 R E S S E M B L A N C E O P A R E N T E A P P E L E E O B A H O Z O L A O E O N P R I M O O L U C I O L E O E S S O R S P I O E I D E R O S U A N T O T A N T E O S E R O I T E M S O B O O T A N O U V R O M O A N T E O A P O T R E O S U E E T O U R N E E O I N O O O I S I F S O L E R S E A U O A N C E T R E O N A E V I O D O I R R I G U E O R E S I D U O R O O R I N S O S E T O C O R O C E T E A U R E N E O T O N I T R U A N T O E D I T P O D O V I L O L I E E O O U F O I S E H U I L E O E M I S E O R U S E N T O R E T C O S T R E S S O L E E O R E E L U L I E S S E O C A U S E S O P A I R E S I L O P E R E O B O T A T E R O G O V O N I E E O A B O L I E O E P I D E M I E E S T E R O A P E U R E O A V I S E E S O E N C O C H E O L E U R R E E O C R S T R A H I O I N V E R S E O S U I S S E 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 P r e D i c a t e u r o c r i L e S i n e o a t t a Q u e S a c t r i c e o c i D o L u e i L o e t i r e o L o g o S o D a n o i o S u r e t o t S F e m P H a S e o o S e r o i o r e o o L a o P u o r e V e r o r e m o D o u c e o P i o t L o t e t e o c o n V e r S e o r a L e o S e u L o t e t o Q i o i L o t o L e V e o e S u n t e L o e L e V e o o n c a c e o e t n a o e c o u t e c e n e o H o n n e u r o o n e o D u r e o g o o S e r r e 2 4 1 5 3 5 1 3 4 2 4 3 2 1 5 1 2 5 3 4 3 5 4 2 1 220 HORIZONTALEMENT 1.Il prononce des sermons - Éclat de voix.2.Regarde à la dépense - Paroles qui critiquent durement.3.Elle doit avoir la parole facile - Tragi-comédie de Corneille - Parcourue des yeux.4.Troisième personne - Étend - Verbe éternel incarné.5.Terme de judo - Un peu acide - Télégraphie sans fil.6.Exagération pompeuse dans le ton - Ne pas reculer - Elle se mit tout à coup à beugler.7.Dans la gamme - Ovation, dans une enceinte sportive - Du verbe pouvoir - Laisser aller sa pensée.8.Dose de radiations - Qualifie une voix agréable - Symbole mathématique.9.La bouche s\u2019y trouve - Bavarde.10.Faite de vive voix - Sans personne à qui parler - Récipient en terre réfractaire.11.Rapport entre l\u2019âge mental et l\u2019âge réel - Groupe de maisons - Met plus haut - En matière de.12.Trucmuche - Parle plus fort (.la voix) - Jamais.13.Se dit au tennis - Crache en Sicile - Action de prêter attention à ce que dit quelqu\u2019un.14.Un toile de Léonard de Vinci dont on a beaucoup parlé - Parole qui engage la dignité de quelqu\u2019un (parole d\u2019.) - Une ou plusieurs personnes.15.Qui n\u2019est pas tendre - Se joue avec des pions - On y cultive en toutes saisons.VERTICALEMENT 1.Défendre oralement en justice la cause d\u2019une partie - Qui parle beaucoup.2.Demander avec insistance - Passe sous l\u2019eau.3.D\u2019un auxiliaire - Neptunium - Septième lettre grecque - Soumet à une tension.4.Prononcer - Discours sur la morale, affecté et ennuyeux - Trompé.5.Qui est au commencement - Semblable.6.Cette chose-ci - On lui doit la Philosophie dans le boudoir - Vert, noir ou au jasmin.7.De Haute-Écosse - Procédé d\u2019écriture qui sert à transcrire la parole aussi rapidement qu\u2019elle est prononcée.8.Possessif - D\u2019avoir - Parasite du chien - Cinéaste autrichien, auteur deMetropolis (1924).9.Abrège une énumération - Tient des propos tendres et amoureux - On y danse, on y chante.10.Qui rendent service - Exécutée avec brio.11.Tenir des propos peu cohérents - Événements de la vie réelle.12.S\u2019exerce à dire son rôle - Monnaie de la Norvège.13.Effronterie - Expulsé d\u2019un lieu - Marque une alternative.14.Bien exécutée - Se dit d\u2019une voix très puissante.15.Baie des côtes d\u2019Honshu - Se dit d\u2019une voix puissante - Querelle violente.C L O U D E G I R O F L E O C O R S E R H A I T I O A M U S E O T E C K O E V E U V E I T E O P I E T O N S O A C C E S T E O L E N N O N O A R A O E P O O Q I N E P E O V O T E S O E O P O I N T U S E O A S P I C O R E C I T A L O F R E T Y E N O O S E E O L O L O T E R I E O E O T E S L A O M E S C L U N O E S S O R R E O A I G R E S O R E T A P E E O V O E T A L O E U R E K A O O O E R R A N T L E V E R O S I R O S A U T S O I R I S E O O O A I E O I S S U O R E V E R O E V E R N I S O U N I E O T A R E O O L T E N T E O R A S E R O M O N O R O S E S O S O C R A T E O E P A R S E S O E T E C E N T O E T R E O E N D I V E S O A O U V O A I L E O G E N E O T I T I L L E M E T I S O S T O M A T E O E S S A I M I L O R O U T E O O U T R E R O A N T I N I C E O N E R E I D E S O S O L D E S 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 SOLUTION DU SAMEDI 28MARS 2020 leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 DÉCÈS 55 LILIANE BEAUDET (NÉEWHITE) 1929 - 2020 Le 27 mars 2020, à l\u2019âge de 90 ans, est décédée paisiblement Liliane Beaudet (néeWhite), résidente de Pointe-Claire, à l'Hôpital CHUM deMontréal, après un accident vasculaire cérébral.Elle est née à Québec le 15 août 1929 de Lydia Vallières et MichaelWhite et était l'aînée de cinq soeurs et cinq frères.Elle était une Catholique de grande foi, et cela se voyait clairement dans la façon dont elle se souciait et aimait les gens autour d'elle.À l'âge de 28 ans, elle épouse l\u2019amour de sa vie, Ronald Beaudet, le 26 décembre 1957 àQuébec.Lili et Ron ont étémariés pour une période incroyable de 62 ans durant laquelle ils ont eu quatre enfants et trois petits-enfants.Lili laisse dans le deuil ses quatre enfants : Marc Beaudet, Denise Parsons (Andrew), Lise Fairhurst (Barry) et Michèle Beaudet, et ses trois petits-enfants : Stephanie et Geoffrey Parsons et Katherine Fairhurst.De ses neuf frères et soeurs, elle laisse dans le deuil Kathleen Sylvestre (Guy); Micheline White, Allen White etYvonWhite, ainsi que plusieurs nièces et neveux.Lili a consacré sa vie à sa famille et était une fervente et fière partisane de ceux qu'elle aimait.Son influence a atteint de nombreuses personnes dans sa famille immédiate et éloignée et dans sa communauté.On se souviendra d'elle pour son rire fort et contagieux ainsi que pour sa brillante intelligence.Lili a gâté sa famille et ses amis avec ses talents culinaires extraordinaires, elle était une joueuse de bridge avide et douée, et elle aimait lire un bon livre et faire ses mots croisés qu'elle maîtrisait comme un pro.Tard dans la vie, elle a découvert ses talents artistiques cachés et a réalisé de magnifiques peintures à l'huile pour que nous puissions tous en profiter et nous souvenir d'elle.Elle aimait bien son vin et Ron continuera leur Happy Hour traditionnel à 15 heures en son honneur.Maman, nous t'aimons et nous te garderons toujours dans nos coeurs.Compte tenu des circonstances actuelles difficiles, un service funéraire aura lieu à une date ultérieure.Nécrologie MADELEINE BEAULIEU FOURNIER 1928 - 2020 À l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, le 26mars 2020, à l\u2019âge de 91 ans, est décédéemadame Madeleine Beaulieu, épouse de feu Richard Fournier.Elle demeurait à Lévis.Elle laisse dans le deuil, ses enfants : Claudine (Claude Samson), Luc (Parise Pelletier) et Manon (Jean Bédard); ses petits-enfants :Audrey, Sarah (Alexandre Laliberté), Laurie et Fannie; son arrière-petit-fils Raphaël; ses belles-soeurs : Françoise Bernier et Claudette Fournier ainsi que plusieurs neveux et nièces.Elle est également allée rejoindre son fils Michel; ses frères et soeurs :Paul,Émile, Gilberte, Marguerite, Jean-Marie, Isabelle, Jeannette, Marthe et Guy.La famille tient à remercier l\u2019équipe de la Résidence St-Laurent pour les bons soins prodigués et le support apporté.Une cérémonie intime aura lieu ultérieurement en présence de la famille proche.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com DIDIER BÉLOUARD 1953 - 2020 À l'hôpital Hôtel-Dieu de Québec, le mardi 24 mars 2020, à l'âge de 66 ans et 10 mois, est décédémonsieur Didier Bélouard, fils de madame Marie-Thérèse Bélouard et de monsieur Amand Bélouard.Il demeurait àQuébec.Il laisse dans le deuil, outre ses parents, ses frères et soeurs : Bruno, Catherine, Marie etÉric; ses neveux et nièces :Klervi, Ariane, Dorian, Cody, Lina et Emma.Il laisse également dans le deuil de nombreux amis du quartier Saint-Jean- Baptiste et d'ailleurs, des amis de voyage ainsi que d'anciens collègues de travail.La famille remercie particulièrement ses amis Isabelle, Jacques, Yvan et Yves pour leur soutien durant la dernière année.Un dernier hommage lui sera rendu à l'automne.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), téléphone : 418 656-4999, site web : www.fondation-iucpq.org Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com EDITH CHASSÉ (SAINTE-MARIE) Entourée de l\u2019amour des siens, à la résidence Humanitae de Québec, le 26 mars 2020, à l\u2019âge de 83 ans, est décédée Mme Edith Chassé, épouse de M.Louis Faucher.Elle était la fille de feu M.Charles Chassé et de feu Mme Marie-Ange Larochelle.Originaire de Sainte-Marie de Beauce, elle s\u2019est impliquée tout au long de sa vie dans de nombreux organismes de sa communauté dont le mouvement Richelieu, AFS Interculture Canada, la Croix-Rouge, y témoignant de ses qualités relationnelles, de son sens de l\u2019organisation et du souci du travail bien fait.Toujours à l\u2019affût du meilleur choix en toute chose, elle savait se délecter du beau et du bon.Les condoléances et les funérailles : **SUITEÀ LA SITUATION QUE NOUSVIVONS, LES CONDOLÉANCES ET LES FUNÉRAILLES AURONT LIEUÀ UNE DATE ULTÉRIEURE.** Elle laisse dans le deuil outre son époux Louis; ses enfants :Andrée (Sylvain Faucher), Patrice (Isabelle Plante) et Annie (Sébastien LeVasseur); ses petits-enfants :Maude, Nadège, Tristan, Jeanne, Charles, Romane et Jules; son frère et ses soeurs : Germain (feu Louise Fecteau, Julianne Laperrière), feu Louise (feu Stanislas Côté) et feu Constance (Marcel Lehoux); ses beaux-frères et belles-soeurs : feu Jeanne (feu Paul-Émile Bêty), Gisèle (feu ChristopheTurgeon), feuVictorin (feu Rose Bélanger), Agathe (feu Jean-Claude Huot), feu Hélène, Sr Édith (MIC), feu Père Rémi (Pères Blancs d\u2019Afrique), feu Pierre (Thérèse Fecteau), feu Henri (Solange Duguay),Yvon (Lorraine Parent), feu Julien (feu Pauline Labbé) et feu Michel (Micheline Blanchette).Elle laisse également dans le deuil sa filleule Stéphanie Dodier, son filleul Éric Faucher, ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et de nombreux ami(e)s, particulièrement sa grande complice Suzanne Maillet.La famille tient à témoigner toute sa reconnaissance au personnel d\u2019Humanitae pour leur bienveillance, leur humanisme, leur dévouement et les bons soins prodigués.Dons suggérés : la SociétéAlzheimer Chaudière-Appalaches : https://www.alzheimerchap.qc.ca/ Paroisse Sainte- Mère-de-Jésus (Fabrique de Sainte-Marie) Pour renseignements : Edgar Mercier & Fils 418 387-4080 info@edgarmercier.com Membre CTQ JACQUELINE LEMIEUX BOUTET 1934 - 2020 À Montréal, le 31 mars est décédée paisiblement et sereinement Jacqueline Lemieux Boutet suite à une longue maladie non reliée à la situation de pandémie.Elle laisse dans le deuil ses enfants, Danièle (Serge), Michèle (Pierre), Mark (Sonia).Elle était la grand-maman de ses sept petits-enfants feu Martin, Erik (Lauren), feu Catherine, Mark (Marie), Sophie (Julien), Marie etAnne.Elle laisse également dans le deuil son frèreGeorges, sa soeur Danièle (Gérald), ses neveux et ses nièces ainsi que de nombreux parents et amis.Elle est partie retrouver son fils adoré Jacques et ses petits-enfants Martin et Catherine.Femme d\u2019affaires aux réalisations remarquables et pionnière à plusieurs égards, elle a tracé la voie à plusieurs femmes en affaires qui l\u2019ont suivie.Elle avait un sens civique exemplaire et a généreusement donné de son temps et mis ses talents au service de causes dans les secteurs de la santé, des arts et du sport amateur.Son action bénévole lui a valu plusieurs honneurs, dont le titre de Membre de l\u2019Ordre du Canada.La famille ne recevra pas de condoléances.Des funérailles privées auront lieu pour la famille immédiate.En mémoire de ses petits-enfants, votre soutien à la famille peut se traduire par des dons à la Dystrophie musculaire du Canada.LOUISETTE DALLAIRE 1931 - 2020 À l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, le 28 mars 2020, à l'âge de 89 ans est décédée Mme Louisette Dallaire.Elle était la fille de feumonsieurAndréDallaire et feumadame Élaira Giroux.Elle rejoint son époux monsieur Marcel Dussault et ses deux fils Daniel et Serge.Elle laisse dans le deuil sa fille Sylvie, sa petite-fille Mélanie Gosselin (CarlVignet), ses arrière-petits-enfants :Christopher Gauthier, ArianeVignet etAlysonVignet ainsi que plusieurs beaux-frères, belles-soeurs, autres parents et amis.Compte tenu des circonstances le service sera en privé au Complexe Funéraire Sylvio-Marceau Membre du réseau Dignité Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à Centraide (550, chemin Sainte-Foy, Québec G1S 2J5, téléphone : 418 660-2100 centraide@centraide-quebec.com) La famille tient à remercier le personnel exceptionnel de la RésidenceMgr Bourget demême que le personnel dévoué de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis.Pour renseignements Complexe funéraire SylvioMarceau Téléphone: 418.522.5212 / Télécopieur 418 521-2187 ÉDOUARD DEMERS 21/01/2019 \u2013 15/03/2020 C\u2019est à lamaison Lémerveil SuzanneVachon (MLSV), le 15mars 2020, à l\u2019âge de 13mois qu\u2019est décédé Édouard Demers, fils deMaggy Plante et Simon Demers.Outre ses parents, il laisse dans le deuil son frère LiamDemers;ses grands-parents Marie-Claude Robert, Daniel Plante, LouiseTessier et Richard Demers; sa tante et son oncleAlexandra et Jérémy Plante; sa marraine et son parrain Geneviève Demers et Joël Lapierre; ses cousin(e)s Julia et Jacob Lapierre, ainsi que plusieurs autres membres de la famille et de nombreux amis.La famille tient à remercier l\u2019équipe Casper du CHUL, ainsi que celle de laMLSV, pour les soins apportés à Édouard, mais particulièrement pour leur dévouement et leur support chaleureux.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la MLSV qui accueille les jeunes sévèrement handicapés et/ou gravement malades, suivis en soins palliatifs pédiatriques.Site web : https://www.mlsv.ca/.Les funérailles auront lieu ultérieurement dû au Covid-19.La direction des funérailles a été confiée à la résidence funéraire Beaudoin, Ferland, Dupuis Ltée.Pour renseignements: Maison funéraire Beaudoin Ferland Dupuis Téléphone: 418.831-2349 info@salonsdupuis.com / www.salonsdupuis.com SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 56 DÉCÈS ALPHONSE FORTIN 1941 - 2020 C\u2019est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès demonsieur Alphonse Fortin à la suite d\u2019une longue bataille contre la maladie de Parkinson, le 24 mars 2020, à l\u2019âge de 78 ans.Il était l\u2019époux de madame Nicole Côté, fils de feuAnne-Marie Cimon et de feu NoëlYvon Fortin.Il demeurait àQuébec.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants bien-aimés : Frédéric (France Michaud, son fils Miguel Fitzback), Isabelle (Pierre LeBlanc), Caroline (Michel Boutin) et Louis-François (Mélanie Fortin); ses petits- enfants : Claudianne (Mathieu Landry), Audrey-Ann (Philippe Desroches), Olivier (Brynn Nash), Jérôme (Coralie Lemieux), Maya et Mathis (leur mère Manon Boutin) et son arrière-petit-fils Roméo.Il laisse également dans le deuil son frère et ses soeurs : Georges-Noël (Denise Fortin), Lise (Jean Thibault), Geneviève (Hervé Pouts) et Suzanne (Jorge Armijo); ses belles-soeurs : Suzanne Côté (André Pelletier) et Hélène Côté; ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines des familles Fortin, Cimon et Hammond et Roy.La famille recevra les condoléances en présence des cendres à la Coopérative funéraire des Deux-Rives au 7335,boulevard Henri-Bourassa, secteur Charlesbourg lorsque ce sera possible.La mise en terre des cendres se fera au Cimetière de Saint-Fabien de Rimouski à une date ultérieure.La famille tient à remercier le personnel duCentre d\u2019hébergement D\u2019 Assise, en particulier France Lessard, infirmière, pour les bons soins reçus.Les remerciements et l\u2019appréciation sont également pour le personnel du CHSLDSaint- Augustin J5000 de l\u2019Institut universitaire en santémentale de la Capitale nationale pour les très bons soins reçus.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société Parkinson - région de Québec, 245, rue Soumande, bureau # 218, Québec, téléphone : 418 527-0075, www.prqca.ca.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com CAROL GAGNON 1940 - 2020 À l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, le 27mars 2020, à l\u2019âge de 79 ans et 11mois, notre héros et grand amour de Léonie, nous a quittés brusquement à la suite d\u2019une courte maladie, monsieur Carol Gagnon.Il était le fils de feu Georgette St-Gelais et de feu Georges Gagnon, époux de dame Léonie Larouche.Il demeurait àQuébec.LÉPINE CLOUTIER / ATHOS En raison de la pandémiemondiale, une cérémonie à samémoire aura lieu plus tard dans l\u2019année.Il laisse dans le deuil, outre son épouse Léonie Larouche; ses enfants dont il était si fier : sa fille Caroline (Serge Rochon) et son fils Nicolas; ses petites-filles adorées : Mathilde Couture (son père Réjean Couture) et Emmylou Gagnon (sa mère Audrey Gaudreault); son frère et sa soeur; ses beaux-frères et belles- soeurs ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et de nombreux ami(e)s.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la fondation de votre choix.ATHOS 418.529-7731 / Télécopieur : 418 682-6249 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ info@lepinecloutier.com MAGLOIRE GARON 1927 - 2020 SAINT-DENIS-DE-LA-BOUTEILLERIE À la Résidence Hélène-Lavoie de La Pocatière, le 27 mars 2020, est décédé à l\u2019âge de 92 ans et 4mois, monsieur Magloire Garon, époux de dame Jeannine Harton.Il était le fils de feu Magloire Garon et de feu Anne-Marie Lavoie.Il demeurait à La Pocatière et autrefois à Saint-Denis-de-la-Bouteillerie.Selon les dernières mesures gouvernementales et les recommandations à suivre pour protéger la population, les funérailles auront lieu à une date ultérieure.Il laisse dans le deuil son épouse Mme Jeannine; les enfants de son épouse : Estelle, Johanne, Carole, Mario, Marielle, leur conjoint(e) et leurs enfants.Il était le frère et le beau-frère de feu Carmelle (feu RonaldMichaud), feuGabrielle (feuThomasRossignol), feuMadeleine (feuDiégo Lavoie), feu Paul-Henri (Gemma Bossé), l\u2019abbéBenoît,Annette (feuMarcel Raymond), Clément (Ursule Lambert), Jeannine (feu Louis-Marie Lavoie), feu Jean-Eudes (Françoise Rousseau), Marius (Gilberte Dionne), feuMarielle (Paul-AndréHudon), Céline (feu Jean- Paul Bergeron) et de la famille Harton il était le beau-frère de Simone (feu RaymondAlexandre), Denise (Jacques Pelletier), Denis, Simon.Sont aussi affectés par son départ plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines des familles Garon et Harton, ses autres parents et ami(e)s.La famille tient à remercier les membres du personnel de la Résidence Hélène-Lavoie et de l\u2019hôpital Notre-Dame-de-Fatima de La Pocatière pour leur dévouement et la qualité des soins prodigués.Veuillez compenser l'envoi de fleurs par un don à la Fondation André-Côté, 100, 4e Avenue Painchaud, bur.180 B, La Pocatière, Québec, G0R 1Z0.Des formulaires seront disponibles au Complexe municipal.Direction Funéraire : Résidence Funéraire Marius Pelletier Inc.La Pocatière,St-Jean-Port-Joli et l\u2019Islet Pour renseignements : 1-418-856-3371 Sans frais : 1-866-856-3371 Courriel : rfmpel@videotron.ca Site Web : www.mariuspelletier.com Entreprise reconnue distinction par la C.T.Q.DENISE GINGRAS 1927 - 2020 ÀQuébec, le 23mars dernier, à l\u2019âge de 92 ans et 7mois, Denise nous a quittés.Fille de feuAdrien Gingras et de feuMarguerite Pelletier, elle laisse dans le deuil ses enfants issus de son union avec feu Maurice Gaulin, Christine (feu Hugues Lapointe) et Ginette (Denis Fournier), sa bien-aimée soeur Louise (Guy Cadorette) et sa belle-soeur Constance.Elle ira rejoindre en paix son fils Jacques (Diane Gaulin), ses frères et soeur, Marcel, Gisèle, Michel, André et Claude et leurs conjoint(e)s respectifs décédé(e)s à ce jour.Elle quitte également ses petits- enfants, Jean-Philippe et Marie-Claude, leurs conjoints et enfants, ainsi que de nombreux neveux et nièces, autres parents et ami(e)s.Denise était une femme de caractère, fière, curieuse et courageuse.Elle a su nous montrer la joie dans les petites choses quotidiennes et apprécier chaque détail de la vie.Force de la nature, elle était dans sa tête et dans son coeur encore une jeunesse malgré son vénérable âge.Nous retiendrons d\u2019elle sa détermination à vivre.Nous tenons à remercier les services de Garde confort à Québec, tout particulièrement mesdames Caroline Martin et Francine Brassard, et les services de madameMarie-Julia Jobin du CLSC-Limoilou, pour avoir rendu sa vie plus légère dans les dernières années par leur disponibilité, leur professionnalisme et surtout leur humanisme.Nous remercions également le personnel de la Résidence Roc Amadour et plus particulièrement monsieur Dany Lavoie pour ses soins infirmiers et sa grande disponibilité.Compte-tenu de la présente crise sanitaire, la cérémonie pour lui rendre hommage sera reportée à une date ultérieure.Un nouvel avis sera publié à cet effet sur le site de la Coopérative Deux Rives.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com GÉRARD LECLERC 1961 - 2020 À Québec, le 24 mars 2020, à l\u2019âge de 59 ans, est décédé monsieur Gérard Leclerc, enseignant à l\u2019Université Laval, fils de feu Rosaria Roy et de feu Maurice Leclerc de Ste-Claire.En raison des circonstances actuelles, les cérémonies funéraires se tiendront à une date ultérieure.Il laisse dans le deuil ses frères et soeurs, beaux-frères et belles-soeurs :Robert (Claudette), Pierre (Marielle), Francine, Denise (André), Hervé (Huguette), Lucie, feuValère,Armand (Brigitte), Denis (Nathalie), Sylvie (René), Marie-Josée (Brian) etYves, ainsi que plusieurs neveux et nièces, cousins et cousines, autres parents et ami(e)s.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un écrit ou en déposant les photos qui vous sont chères sur la page Facebook de Gérard : https://www.facebook.com/profile.php?id=100009735846396 Vosmarques de sympathie peuvent aussi se traduire par un don à la Fondation desmaladies du coeur du Québec, 4715, avenue des Replats, bureau 261 Québec (Québec) G2J 1B8 ou sur le site Internet ci-dessous.https://www.coeuretavc.ca/ Roy & Rouleau inc.131, rue Commerciale, Saint-Damien.Pour renseignements: tél.: 418 789-2143, sans frais: 1 888 789-2143 télécopieur: 418 789-2576 Pour transmettre vosmessages de condoléances à la famille par courriel maison@royrouleau.ca ou sur notre site Internet www.royrouleau.ca.Maison funérairemembre de la CTQ LOUISE LEMAY 1933 - 2020 À l'unité des soins palliatifs de l'Hôtel-Dieu de Lévis, le 28 mars 2020, à l'âge de 86 ans, est décédée paisiblement madame Louise Lemay.EIle demeurait à Lévis.Elle laisse dans le deuil sa soeur Suzanne (feu Allen Doucette), ses belles-soeurs : Suzanne Ouellette (feu Ghislain Lemay) et Rachel Maltais (feu Yvon Lemay); ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et ami(e)s.Elle est allée rejoindre sa fille Sandra Cole et son père Ronney Cole, ses parents Roméo Lemay et Annie Hethrington, ses frères et soeurs : Gisèle (Léon Veilleux), Jeannine (Roger St-Hilaire), Fernande (Jerry Bellemare) et Jacques.Selon ses volontés elle ne sera pas exposée.Un service religieux sera célébré ultérieurement.Pour renseignements : Groupe Garneau Thanatologue www.groupegarneau.com 418-839-8823 Groupe Garneau thanatologue Téléphone: 418.839.8823 / www.groupegarneau.com Membre de la Corporation des thanatologues duQuébec MARIE-PAULE LEPAGE À la résidence Côté Jardin, est décédée le 20 mars 2020 à l\u2019âge de 91 ans, madame Marie-Paule Lepage, épouse de feu Armand Bégin.Elle laisse dans le deuil ses enfants :Michel (Diane Bouchard) et Micheline Bégin; ses petits-fils : Sébastien et Alexandre Hardy (Laura Vogler) ainsi que son arrière-petit-fils Jayce.Elle souhaitait avoir laissé de bons souvenirs auxmembres des familles Lepage et Bégin ainsi qu\u2019à ses amies, particulièrement Marielle et Louise.La famille tient à souligner les bons soins prodigués par le personnel des secteurs B-5 et B-8 de l\u2019Hôpital St-François d\u2019Assise lors des 100 jours d\u2019hospitalisation de notre mère.Vu les circonstances de pandémie actuelles, il n\u2019y aura pas de funérailles publiques.Les cendres seront ultérieurement déposées privément au cimetière Les Jardins de Québec à St-Augustin-de-Desmaures Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la FondationGilles Kègle.http://www.gilleskegle.org/ Vous pouvez déposer vos messages de sympathie sur l\u2019avis publié sur le site web de la Coopérative funéraire des Deux Rives.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 DÉCÈS 57 SOEUR JEANNE LÉTOURNEAU (SOEUR MARTIN-DU-CHRIST) 1935 - 2020 ÀQuébec, le 21 mars 2020, à l\u2019âge de 84 ans et onze mois, après 57 ans de profession religieuse, est décédée Soeur Jeanne Létourneau, en religion soeur Martin-du-Christ, Dominicaine de la Trinité.Elle était la fille de feu monsieur Joseph-Eugène Létourneau et de feu dameThérèse Caron et était originaire de St-Roch des Aulnaies.LÉPINE CLOUTIER / ATHOS Elle laisse dans le deuil, outre sa famille religieuse, ses frères et soeurs : Suzanne Religieuse de la Charité de Québec, Raynald (Cécile Chamberland), Rachel (Marcel Michaud), Danielle (Hector Lévesque), Gilbert (feu Fernande Fortin Dalaire), Vital (Thérèse Lemieux).Elle était aussi la soeur de feu Jacques (feu Rhéa Gagnon), feu Marcel et feu Guy.Elle laisse également dans le deuil plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ami(e)s.Les funérailles seront célébrées au domaine Saint-Dominique à une date ultérieure.Pour renseignements : ATHOS 418.529.3371 / Télécopieur : 418 682-6249 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ info@lepinecloutier.com BLANCHE (POIRIER) MCINTYRE 1940 - 2020 À l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, le 25 mars 2020, à l\u2019âge de 79 ans, est décédée dame Blanche McIntyre, épouse de feu monsieur Nicolas Poirier, fille de feu Eddy McIntyre et de feu Rose-Anna Boulay.Elle demeurait à Québec.LÉPINE CLOUTIER / ATHOS Selon ses volontés, une cérémonie a eu lieu dans la plus stricte intimité.Elle laisse dans le deuil, ses filles : Lynn (Jean Perron) et Chantal (François Boissinot); ses petits-enfants : Alexandre, Marie Gabrielle et Léa; ses soeurs: Jeannine (Romain Landry) et feu Marthe (Maurice Boulay); ses beaux- frères et belles-soeurs : Léopold Poirier (Marie Barré), Nicole Poirier (Élie Gagnon), Dolorès Gagnon (feu Claude Poirier), Martine Amyot (feu Didier Poirier) et feu Pauline Poirier (Joseph Boivin), ses demi beaux-frères et belles-soeurs de la famille Thibault ainsi que ses neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation En Coeur, 3107, avenue Des Hôtels, Québec QC, G1W 4WS, tél.: 418 654-2270 https://en-coeur.org/ Pour renseignements : ATHOS 418.529.3371 / Télécopieur : 418 767-2309 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ info@lepinecloutier.com ROBERT MARQUIS 1926 - 2020 Au CHSLD de St-Anselme, le 27 mars 2020 à l\u2019âge de 94 ans, est décédé M.Robert Marquis, époux de feu Mme Fernande Therrien.Il demeurait à St-Michel-de-Bellechasse.Nous nous rappellerons un mari et un père attentionné, généreux et impliqué dans sa communauté.Il a eu une longue vie en santé et en toute lucidité.Au fil des décennies, il a su s\u2019adapter au changement.Compte tenu des restrictions imposées par la COVID 19, aucune cérémonie n\u2019est prévuepour lemoment.Ses cendres seront déposéesulté- rieurement dans le lot familial au cimetière de St-Michel-de-Bellechasse.Il était le père de Michel, Nicole (Dragoslav Sugic), feu Denis, Jocelyn (Chantale Samson et feu Solange Lacasse), Sylvain; le grand-père de Geneviève Marquis (Eric Dang), Vincent Marquis (Leyla Kibrité), Milan Sugic (Anne-Marie Tessier), Thomas Sugic, Charles Marquis, Camille Marquis, Raphaël Marquis, Béatrice Marquis; l\u2019arrière-grand-père de Clara, Louis- Philippe, Deyan,Viktor, Lena, Livia, Elie-Rose.De la famille Marquis, il était le frère de feu Roger (feu Carmen Dumont), feu Irène (feu Philippe Breton), Doris (feu ÉmilienAsselin), Georgette (feu Ludovic Lord), feu Jeannine (feuÉmile Garant), feu Réjeanne (feuArthur Labonté), feu Richard (feuMarthe Corriveau),André (Émilienne Dion); de la famille Therrien, il était le beau-frère de feu Henri-Paul (feu Madeleine Côté), Ghislaine (feu Lucien Bolduc), Jeannine, Claudette (feu Marius Robichaud).Il laisse également dans le deuil plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines.La famille tient à remercier chaleureusement la direction et toute l\u2019équipe du Manoir du Coteau de Beaumont pour l\u2019accueil, le support et la qualité des services offerts au cours des deux dernières années.Des remerciements aussi à l\u2019équipe duCHSLD de St-Anselme pour leurs bons soins en fin de vie.Vos témoignages de sympathie pourraient se traduire par un don àMoisson Québec.Les arrangements funéraires ont été confiés à la Résidence funéraire Boulanger (Funérarium Émile Ruelland) 61 rue Principale,St-Michel-de-Bellechasse,Qué.Résidence funéraire Boulanger Téléphone: 418 884-3682 Sans frais : 1 800 706-1363 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: par télécopieur : 418 248-9369 ruetboul@globetrotter.net / www.residenceboulanger.com SOEUR EMMA MORIN À la Maison généralice des Soeurs de la Charité de Québec, le vendredi 27 mars 2020, à l\u2019âge de 100 ans, est décédée soeur Emma Morin (en religion : Sainte-Emmanuella), Soeur de la Charité de Québec, après 78 ans de vie religieuse.Elle était la fille de feu monsieur Aimé Morin et de feu madame Marie-Anne Lessard, de Sainte-Rose-de-Watford, QC.Dans les circonstances actuelles de la pandémie Covid-19, afin d\u2019éviter les rassemblements, les funérailles de soeur Emma Morin sont reportées à une date ultérieure non encore déterminée.Les membres de la famille en seront alors informés.Soeur Emma Morin laisse dans le deuil, outre les membres de sa famille religieuse, ses soeurs, ses frères et son beau-frère : Jeannette, n.d.p.s., Saint- Damien; Liliane, n.d.p.s., Saint-Damien; Alexandrine, (Hilaire Beaudoin), Québec; Roland, Lac-Etchemin; Camille (feu Denise Ouellette), Trois- Rivières; ainsi que plusieurs neveux et nièces, cousins et cousines.Prière de ne pas envoyer de fleurs.La direction des funérailles a été confiée à la maison WILBROD ROBERT « Une maison familiale » 738,avenue Royale,Québec (arr.Beauport),G1E 1Z4 Pour renseignements : 418 661-9223.À votre disposition condoléances par télécopieur : 418 661-6303 ou www.wilbrodrobert.com (avis de décès disponible sur notre site) Entreprise membre de la Corporation des thanatologues du Québec MaisonWilbrod Robert 418 661-9223 (avis de décès disponible sur notre site) / www.wilbrodrobert.com Entreprisemembre de la Corporation des thanatologues duQuébec JEAN SERVAIS 1930 - 2020 LAVIE EST BELLE ! Tel était le leitmotiv de monsieur Jean Servais, décédé le 13 mars 2020 à l\u2019âge de 89 ans.Fils de feu Arthur Servais et de feu Clara Labadie, il a rejoint sa chère épouse Charlotte Desjardins, sa « Charlot », avec qui il a vécu pendant 65 ans.Toujours soucieux du bien-être de sa famille, c\u2019est dans l\u2019amour et la foi qu\u2019il a vu celle-ci s\u2019agrandir avec ses six enfants et leurs conjoint(e)s : Denis (Johanne Cloutier), Jacques,Yves (Pauline Martin), Sylvie (Maurice Dumas, feu Hervé Bélanger), Odette (Jean Caron) et Marie (Bruno Gagnon).Ont également égayé sa vie sept petits-enfants et quatre arrière-petits-enfants :Marie- Pier (sa mère Marie-Andrée Matte), Julie (Cesar Sylvestre, Viviann et la petite à venir), François, Claudia (David Richard, Juliette, Emma et Alice), Myriam (Jean-Pierre Poinsignon), Étienne (Amélie Morin-Rouleau) et Marie-Michèle.Sa fratrie, dont il était l\u2019aîné, a toujours compté pour lui : Denise (feu Gérard Robert), feu Marcel (feu Rita Turcotte), feu Diane (Guy Paradis), Gilles (Monique Déry), feu Michel (Gizella Kovac), feu Pierre (Clémence Poulin), Nicole (André Simard) de même que la famille Desjardins : Laurent (Jeannine Gagnon), Claude (Jacqueline Guérin), Monique (feuWillem Ekker), Louise (feu Denis Trudelle), feu Guy (feu Pierrette Fortier), feu Gilles (Élisabeth Béchard), feu Michel (Cécile Lederer) et leurs familles.Remerciements sincères aux professionnels dédiés aux soins palliatifs de l\u2019hôpital St-François d\u2019Assise et au personnel de la résidence Le Laurentien pour les attentions et soins prodigués.Considérant la situation actuelle de la pandémie les funérailles sont reportées à une date ultérieure.Nous vous aviserons au moment opportun.L\u2019inhumation des cendres aura lieu ultérieurement au cimetière St-Charles.La famille sera reconnaissante des dons commémoratifs faits à la Société canadienne de la sclérose en plaques, division Québec, 245, rue Soumande, bureau #202, Québec, Québec Téléphone : 418 529-9742 Courriel : info.regiondequebec@scleroseenplaques.ca Des formulaires seront disponibles sur place.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com LAURENCE PEDNEAULT 10 AOÛT 1937 - 23 MARS 2020 Pendant toute sa vie, notre tante Laurence a pris soin des autres.Quand nous étions petits, elle accourait au moindre petit bobo.Laurence veillait sur ceux qu'elle aimait et ça incluait les milliers de patients qu'elle a eus sous son aile pendant sa carrière d'infirmière à l'Hôpital de Chicoutimi.Pour Laurence, soigner le corps n'était qu'une petite partie de la tâche.L'âme et le coeur étaient aussi importants.Et c'est ce qu'elle a voulu inculquer aux futures infirmières à qui elle a enseigné pendant des années au Cégep de Chicoutimi.Dans la nuit du 22 au 23 mars, Laurence est partie retrouver ses souvenirs qui avaient commencé à la quitter depuis quelques années, ne laissant sur Terre qu'un corps sans âme.Elle est aussi allée retrouver ses parents David Pedneault et Georgette Villeneuve, ses soeurs bien-aimées:Gertrude,Yvette (Roger Bouchard) et Marie- Noëlle.Elle laisse dans le deuil ses soeurs Berthe (feu Jacques Boivin) et Thérèse (Jean-Claude Cardinal) ainsi que nous, ses neveux et nièces, petits-neveux et petites-nièces et quelques arrière-petits-neveux et nièces.Avant de nous quitter, Laurence a eu la chance, au cours des 20 derniers mois, de croiser au CHSLD Mgr- Victor-Tremblay des gens de coeur qui ont su l'aimer et la respecter.La date et le lieu de la cérémonie religieuse seront connus plus tard.FRANÇOISE TURGEON PELLETIER 1938 -2020 À Trois-Rivières, le 31 mars 2020, à l\u2019âge de 81 ans, au terme d\u2019une longue maladie est décédée, madame Françoise Turgeon, épouse d\u2019Aurèle Pelletier.Considérant les circonstances exceptionnelles actuelles, tous les détails des funérailles seront disponibles plus tard sur le site internet du Centre Funéraire Rousseau Précédée de Gérard, Cécile, Marius, Jean-Paul et Robert, elle laisse dans le deuil, outre son époux, ses soeurs : Henriette (Isidore) et Florence (Albert); ses trois enfants : Jean (Julie),Yves (Évelyne) et Sophie; ses petits-enfants: Marie, Colin, Aurélie, Marc-Olivier, Aglaé, Alexandre, Éloïse, Laurent, Marie- Jeanne, Maxime, Rémi et Coralie.Nous tenons à remercier chacun des membres de l\u2019équipe de la Maison Albatros qui a veillé avec tant de bienveillance sur Françoise.Toute marque de sympathie peut se traduire par un don à la Fondation Albatros Inc.(2325, 1re Avenue, C.P.1123, Trois-Rivières, QC G9A 5K4).(https://www.jedonneenligne.org/fondationalbatros/DIM/) Tél.: 819 374-6225, sans frais : 1800 246-6225, Téléc.:819 374-6227 Entreprise affiliée à la Corporation des thanatologues duQuébec Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.centrerousseau.com SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 58 DÉCÈS PIERRETTE PLOURDE 1935 \u2013 2020 Au CHSLD Notre-Dame de Lourdes, le 22 mars 2020, à l\u2019âge de 84 ans, est décédée dame Pierrette Plourde, épouse de feumonsieur John (Jack) Hadden.Elle était la fille de feu dame Lucienne Fortin et de feu monsieurWellie Plourde.Elle demeurait à Fossambault.LÉPINE CLOUTIER / ATHOS Étant donné les circonstances qui prévalent à l\u2019heure actuelle, les célébrations funéraires auront lieu à une date ultérieure.Elle laisse dans le deuil, sa fille Sandra, ses petits-enfants Olivier (Caroline), Anne-Marie et Geneviève (Pim).Elle était la soeur de feu Colette (feu Rosaire Camaro), feu Madeline, Wella, feu Estelle (Arthur Savard), feu Gaston, feu Jacques (Doris Drouin).Elle laisse également ses neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ami(e)s.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation du CHUL, Centre mère-enfant Soleil de Québec, 10, rue de l\u2019Espinay, Québec, QC, G1L 3L5, fondation@chudequebec.ca Pour renseignements : ATHOS 418.529.3371 / Télécopieur : 418 767-2309 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ info@lepinecloutier.com MICHEL SIMARD 1932 - 2020 Au Centre d\u2019hébergement St-Augustin, le 27 mars 2020, à l\u2019âge de 88 ans, est décédémonsieur Michel Simard, époux de dame Lucille Ménard, fils de feu Marie-Jeanne Simard et de feu Henri Simard.Il demeurait à Québec.LÉPINE CLOUTIER / ATHOS Étant donné la situation concernant la Covid-19, les célébrations funéraires sont reportées à une date ultérieure.Cependant, les parents et amis sont invités à laisser un message de sympathie sur notre site web : https://www.lepinecloutier.com/necrologie-avis-de-deces Il laisse dans le deuil, outre son épouse Lucille, son fils Pierre (Julie Leclerc); ses petits-enfants : Charles-Antoine et Gabriel; ses frères et soeurs : feu Chanoine Roch-Claude, Rachel, Jean-Luc (Suzanne Boulé) et Édith (Henry Murphy); ses beaux-frères et belles-soeurs de la famille Ménard : Estelle (feu Gérard Blackburn), Diane (feu Roch Desmeules), feu Aurèle (feu Diane Ébacher), Denise, Isabelle (Conrad Dussault), feuAndrée (feu Pierre Dorion), Mario (Hélène Caron), Jacques (Claude Côté), Pierre, Maurice (Suzanne Raymond) et Alain (Pierrette Richard) ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La famille tient à remercier tout le personnel du Centre d\u2019hébergement Saint-Augustin pour les bons soins prodigués et l\u2019attention apportée.ATHOS 418.658.1600 / Télécopieur : 418 658-2415 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ infocomplexe@athos.ca DENYSE TRÉPANIER 1934 - 2020 À l\u2019HôpitalSaint-Françoisd\u2019 Assise,à l\u2019âgede85ansestdécédéedameDenyse Trépanier, fille de feuArsèneTrépanier et feu dame LucienneRancour.Elle laisse dans le deuil ses frères et soeurs : Fernand (Pauline Dery), Yolande, Odette, Suzanne (Marc Drouin), Pierre, Nicole (Jean Bussières) et Guy; ceux qui sont partis avant elle : Roger (feu Thérèse Lapierre), Henriette (feu Robert Couture), Paul-André (feu Pauline Pearson), Monique (feu GuyVoyer), Jacques, Michel et Jean ainsi que ses neveux, nièces, plusieurs ami(e)s et les DominicainesMissionnairesAdoratrices.Dû au Covid-19, il n\u2019y aura pas de service funéraire, une messe sera célébrée plus tard.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne de cancer, 1040, avenue Belvédère, bureau 214, Québec G1S 3G3 https://www.cancer.ca/fr-ca/donate/?region=qc Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com REMERCIEMENTS M.LÉO TWEDDELL 7 DÉCEMBRE 1929 - 27 FÉVRIER 2020 Suite au décès de M.Léo Tweddell, survenu le 27 février 2020, nous vous prions d\u2019agréer l\u2019expression de nos sincères remerciements et conserverons toujours un souvenir ému de la sympathie que vous nous avez témoignée.Son épouse Lilianne Dorion, sa fille JuneTweddell et son conjoint Rénald Lavoie 2e ANNIVERSAIRE DAVE GARANT (COWBOY) Décédé le 4 avril 2018 suite à un accident sur la route, tu nous as quittés vitement mais tu seras toujours dans nos coeurs.Nous nous souvenons des beaux moments de tendresse et d\u2019amour.La vie a décidé que ta place était ailleurs, dans un monde meilleur.Souvenez-vous que selon le proverbe indien : tant que tu n\u2019auras pas marché 10 milles dans mes mocassins, tu ne connais absolument rien de moi.Ton père Guy, ta mère Raymonde et ton frère Dany, sa conjointe Stéphanie, les petites nièces Megan, Laurie et neveu Hayden Garant Remerciements InMemoriam fhdl.ca - 418-835-7188 DONNEZ POUR DES SOINS DE QUALITÉ À VOTRE CENTRE HOSPITALIER! leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 59 HOCKEY IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com Tous les amateurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) connaissent Mikaël Robidoux et tous ont un peu leur opinion sur l\u2019ancien attaquant des Remparts qui est presque devenu un paria dans le circuit après avoir été suspendu neuf fois pour un total de 36 matchs en cinq saisons.«J\u2019étais un joueur marqué, pas juste par les arbitres, mais aussi par la ligue», raconte Robidoux, qui a fait une croix sur le hockey junior après les Fêtes pour débuter sa carrière professionnelle avec les Mariners du Maine dans la Ligue de la Côte Est, une organisation affiliée aux Rangers de New York.De retour d\u2019une suspension de 10 matchs, Robidoux, qui s\u2019alignait avec les Cataractes de Shawinigan, avait posé un geste qui aurait pu lu valoir une autre suspension le 4 janvier contre l\u2019Armada de Blainville-Boisbriand.«C\u2019était un coup de genou qui n\u2019était pas vraiment volontaire, mais j\u2019avais parlé avec [le directeur général] Martin Mondou et ça faisait un bout que je pensais monter chez les pros», explique-t-il.AVEC LES HOMMES «J\u2019ai tout de suite vu le changement de calibre.il y a eu une période d\u2019adaptation, mais quand je suis arrivé, il fallait que je me prouve, car je n\u2019avais qu\u2019un essai de quelques matchs.Après quatre parties, le coach m\u2019a dit qu\u2019il me gardait pour l\u2019année», poursuit Robidoux à propos de son arrivée à Portland.«C\u2019est une ligue très forte avec des gars qui ont joué dans la Ligue américaine et la Ligue nationale.Il y a des gars qui ont 30 ans, ce sont des hommes, il n\u2019y a plus de jeunes de 16 ans.Je me suis dit : \u201cOK, ce n\u2019est plus la même game pantoute\u201d.» Le nati f de La Prair ie a dû s\u2019adapter à un jeu plus mature et plus physique même s\u2019il était loin de détester les contacts.«Dans mes combats au niveau junior à l\u2019âge de 20 ans, c\u2019était parfois facile, mais là, dans la Ligue de la Côte-Est, je me suis battu trois fois et je n\u2019ai pas gagné un seul combat», avoue-t-il bien humblement.AGITATEUR UN JOUR.C\u2019est pour ses qualités d\u2019agitateur que le directeur général des Mariners, l\u2019ancien centre de la LNH Daniel Brière, s\u2019intéressait à Robidoux.«Il me comparaît à Tom Wilson des Capitals de Washington! Mes coachs sont satisfaits, quand ça a décollé, j\u2019ai réussi à aider l\u2019équipe en dérangeant l\u2019adversaire, en leur faisant prendre des punitions, en rentrant sous la peau des autres», poursuit-il.«Je n\u2019ai pas eu besoin de changer mon style d\u2019agitateur du tout, car c\u2019est ça qui me permet de jouer pro aujourd\u2019hui.Chez les Remparts, Philippe Boucher m\u2019a toujours encouragé à aller dans cette voie et à peaufiner cet aspect.Patrick Roy me disait parfois de relâcher un peu, mais ce n\u2019est pas mauvais ça non plus.Mes entraîneurs me le disent aussi : je ne peux pas toujours être à 100 milles à l\u2019heure.» Certaines choses ne changent pas cependant.En seulement 11 matchs avant que la Ligue de la Côte Est décide de mettre fin à la saison, Robidoux était déjà le joueur le plus puni de l\u2019équipe, ayant reçu 80 minutes de punition en plus de se voir imposer deux suspensions de trois matchs.«Mais ce n\u2019est pas comme dans la LHJMQ.Dans la Ligue de la Côte Est, ça joue beaucoup plus tough et les sanctions sont beaucoup moins sévères.Je ne me sens pas comme un joueur marqué là-bas», indique celui dont la seconde suspension était pour avoir bousculé un officiel.«J\u2019avoue que ça ne paraît pas très bien quand je dis ça, mais c\u2019était dans une mêlée et je n\u2019avais pas vu qui j\u2019avais bousculé.C\u2019était la première fois de ma carrière que je bousculais un officiel, car j\u2019avais malgré tout toujours agi correctement envers eux», plaide-t-il.Une chose est certaine, les Mariners sont satisfaits de son jeu et le dg Daniel Brière lui a proposé de revenir l\u2019an prochain avant l\u2019arrêt forcé causé par la pandémie de coronavirus.«Après sept ou huit matchs, les défenseurs adverses me connaissaient et hésitaient à aller chercher la rondelle dans les coins.Les entraîneurs m\u2019ont incité à profiter de ça.» Il faut dire que le pilote des Mariners, Riley Armstrong, ne détestait pas lui-même le jeu rude quand il évoluait dans la Ligue américaine et même en Europe.«Il était un peu comme moi, il dérangeait! Après deux ou trois matchs, je revenais au banc et il avait un grand sourire.C\u2019est un très bon entraîneur et il jouait encore dans la Ligue de la Côte- Est quand moi je commençais mon stage junior, alors il a encore cette vision.» D\u2019ANCIENS REMPARTS Avec les Mariners, Robidoux a aussi croisé le chemin d\u2019autres anciens Remparts, notamment le défenseur Ryan Culkin et le gardien François Brassard.Il a aussi gardé contact avec ses anciens coéquipiers Matthew Boucher et Benjamin Gagné, qui évoluent présentement avec les Reds de l\u2019Université du Nouveau-Brunswick.«Ils aimeraient bien que j\u2019aille les rejoindre là-bas l\u2019an prochain! Ce n\u2019est pas une option que j\u2019écarte, mais je crois que j\u2019ai eu la piqûre du hockey pro.J\u2019aimerais aussi participer à un camp de la Ligue américaine», ajoute Robidoux, qui a vu sa saison prendre fin abruptement.«Deux jours après que les autres ligues aient suspendu leurs calendriers, la nôtre annulait tout.Les équipes ne pouvaient plus payer les joueurs et leurs appartements, car elles dépendent beaucoup des revenus au guichet.C\u2019est plate, mais c\u2019est une bonne chose finalement avec ce qui se passe dans le monde», termine-t-il.LA ROUTE DIFFICILE D\u2019UN AGITATEUR 1 2 1 Mikaël Robidoux s\u2019apprête à sauter sur la patinoire.Derrière lui, son coéquipier Ted Hart.\u2014 PHOTOS FOURNIES PAR MIKAËL ROBIDOUX 2 Robidoux avoue qu\u2019il a eu un peu de difficulté au bout du poing à sa première saison dans la Ligue de la Côte-Est.Ici, il se mesure au capitaine des Growlers de Terre-Neuve, James Melindy. SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 60 HOCKEY SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com GATINEAU \u2014 Au départ, Andrew Hammond ne devait pas jouer.On l\u2019avait rappelé des mineures, à la fin du mois de janvier 2015.Craig Anderson s\u2019était blessé de façon bête, en se coupant à l\u2019aide d\u2019un couteau de cuisine, en se préparant un petit repas de fin de soirée.En son absence, les Sénateurs avaient l\u2019intention de se fier uniquement à Robin Lehner.On avait rappelé Hammond, essentiellement, pour lui permettre de réchauffer le banc.La confiance de la direction n\u2019était pas très élevée, parce que Hammond ne connaissait pas une très bonne saison devant le filet des Senators de Binghamton.«C\u2019est un peu ma faute», reconnaît l\u2019entraîneur des gardiens des Sénateurs, à l\u2019époque, Rick Wamsley.L\u2019 h o m m e n o u s ra p p e l l e l e contexte.Quelques mois plus tôt, Paul MacLean avait perdu son poste d\u2019entraîneur-chef.Bryan Murray l\u2019avait remplacé par un de ses adjoints, Dave Cameron.Parce qu\u2019un malheur n\u2019arrive jamais seul, un autre adjoint, Mark Reeds, avait été obligé de quitter l\u2019équipe pour des raisons de santé.«Au début de la saison, nous étions cinq entraîneurs.Après le départ de Reeder, nous n\u2019étions plus que trois.Il y avait Dave, Jason Smith et moi.J\u2019étais obligé de passer tout mon temps à Ottawa.Andrew était laissé à lui-même, à Binghamton, à essayer de comprendre ce qui fonctionnait pas bien.» Quand Hammond l\u2019a rejoint à Ottawa, Wamsley a voulu récupérer le temps perdu.Le jeune gardien était là pour réchauffer le banc.et pour s\u2019entraîner.« Rick poussait vraiment la machine, se souvient Cameron.Il était tellement dur, je te jure, j\u2019étais convaincu qu\u2019Andrew finirait par abandonner le hockey!» Wamsley n\u2019était quand même pas un tyran.Il avait de la sympathie pour son poulain, qui se tuait à la tâche.Le 16 février, en matinée, il a même suggéré à son patron d\u2019offrir un départ à Hammond, dans un match à domicile, contre les Hurricanes de la Caroline.«J\u2019ai dit à Rick qu\u2019il pourrait bien s\u2019agir du seul match en carrière d\u2019Andrew, dans la LNH.» Cameron n\u2019est pas du type sentimental.Il a ignoré la requête.Il a demandé à Lehner d\u2019affronter les Canes.Vers la f in de la deux ième période, Lehner a été happé par son coéquipier Clarke MacArthur.Il a subi une commotion cérébrale sérieuse et s\u2019est retrouvé, à son tour, sur la liste des blessés.Un peu par défaut, Hammond a obtenu sa chance de jouer.CONFIANCE ET FATIGUE DANS L\u2019OUEST Hammond est ainsi devenu, par défaut, le gardien de but numéro un des Sénateurs.Cette nouvelle n\u2019a pas exactement été accueillie dans l\u2019enthousiasme.«On ne le connaissait pas, se souvient Erik Condra.On savait que les Senators connaissaient une saison de misère à Bingo.En toute franchise, nous étions tout aussi mauvais.Nous étions presque prêts à tirer un trait sur la saison, à ce moment-là.» Hammond avait lui-même des moments de doute.Il avait passé des heures et des heures à rêver.Toute sa vie, il s\u2019était imaginé en train de voler des buts aux plus grandes vedettes de la Ligue nationale.Était-il prêt à relever ce défi?À s o n p r e m i e r d é p a r t , l e 18 février, il a réussi 42 arrêts pour battre le Canadien de Montréal.Il a remis ça, trois jours plus tard, allouant un seul but dans une victoire contre les Panthers de la Floride.Avec la fatigue accumulée des dernières semaines, le Burglar et ses coéquipiers se sont envolés vers la Californie pour la toujours très difficile traversée de l\u2019ouest américain.«En toute honnêteté, malgré les victoires, je n\u2019étais pas entièrement satisfait de mes performances dans mes premiers matchs, raconte-t-il aujourd\u2019hui.En Californie, notre premier arrêt était à Anaheim.Là- bas non plus, je n\u2019ai pas livré une performance à la hauteur de mes attentes.J\u2019ai quand même réussi à blanchir les Ducks.À ce moment-là, j\u2019ai commencé à comprendre que je pouvais donner une chance à mon équipe de gagner.» Vingt-quatre heures après le match à Anaheim, les Sénateurs avaient rendez-vous avec les Kings de Los Angeles.Au Staples Center, Hammond a réussi un deuxième blanchissage.Il a réussi 35 arrêts dans une victoire de 1-0.«C\u2019était franchement impressionnant.S\u2019il n\u2019avait pas été là, nous aurions perdu ce match 10-1», croit Rick Wamsley.Les victoires commençaient à s\u2019accumuler, mais un problème demeurait.Hammond était épuisé.Le calendrier chargé et les longs voyages en avion ne lui permettaient jamais de se recharger les batteries.Le voyage dans l\u2019ouest a pris fin le 4 mars, à Winnipeg.Ce soir-là, Craig Anderson devait reprendre sa place devant le filet.À la dernière minute, il a fait savoir aux thérapeutes de l\u2019équipe qu\u2019il n\u2019était pas prêt.Hammond s\u2019est rendu devant son filet comme on se rend à l\u2019abattoir.Il paraît qu\u2019il n\u2019aurait pas été capable d\u2019arrêter un ballon de plage, durant la période d\u2019échauffement d\u2019avant-match.Wamsley et Dave Cameron nous ont parlé d\u2019une conversation musclée, avant le match, entre un Kyle Turris très inquiet et son gardien.Dans cette conversation, il s\u2019est dit des choses qu\u2019on pourrait difficilement imprimer dans un journal.Finalement, ce soir-là, Hammond a réussi 35 arrêts pour battre les Jets 3-1.HÉROS OBSCURS Quand les Sénateurs sont rentrés en ville, Hammond s\u2019est rendu compte qu\u2019on lui portait une plus grande attention.«Il y avait de plus en plus de journalistes, chaque matin, devant mon casier.» Il n\u2019était pourtant pas le seul et l\u2019unique responsable des succès de son équipe.«Il faut absolument parler du leadership d\u2019Erik Condra», nous dit Dave Cameron, en entrevue.Voilà une révélation étonnante.On savait que Condra était un joueur honnête et travaillant.Mais un leader?«Durant l\u2019hiver 2015, il contrôlait notre vestiaire.Je ne veux surtout pas diminuer le rôle de nos autres leaders, mais Erik était celui que tout le monde suivait.» Cette histoire nous a été confirmée par Jean-Gabriel Pageau.«À cette époque, je faisais encore la navette entre Ottawa et Bingham- ton.Quand je montais, Erik faisait en sorte que je me sente chez nous.Il était drôle dans la chambre et très intelligent sur la glace.» Condra, Pageau et le jeune Curtis Lazar ont formé un troisième trio étonnamment efficace, durant un mois de mars où les Sénateurs ont conservé une fiche de 11-3-2.«J\u2019aurais aimé qu\u2019un seul membre de ce trio soit capable de décocher des lancers de grande qualité, souffle Cameron.Ils obtenaient des quantités impressionnantes de chances de marquer.Ils auraient pu remplir les filets adverses.» CINQ ANS PLUS TARD Hammond se trouve présentement chez lui, en Ohio.Le monde du sport professionnel est en pause et, pour lui, le timing n\u2019est pas mauvais.Il est devenu père pour la deuxième fois au début du mois de mars.Quand nous lui avons parlé, toute sa famille se portait bien.Au moment où le monde a cessé de tourner, il était le gardien de but numéro un des Americans de Rochester, club-école des Sabres de Buffalo, dans la Ligue américaine.Il connaissait une bonne saison, avec une fiche de 16-12-3.Les Amerks occupaient le deuxième rang de leur division.Ils accusaient un petit retard de six points sur les meneurs, les Senators de Belleville.«Je vais très bien», assure celui qui a fêté ses 32 ans durant l\u2019hiver.«Mon rôle a un peu changé depuis quelques années.On me demande de jouer le rôle de mentor auprès des jeunes espoirs qui poussent.Ça me convient parfaitement.» Il a disputé son dernier match dans la LNH en avril 2018.Il a dépanné l\u2019Avalanche du Colorado, qui était aux prises avec des blessures, durant les séries de la coupe Stanley.Dans un match disputé au Pepsi Center de Denver, des partisans dans les gradins portaient des costumes de Pique Burger (le personnage pour enfants créé par McDonald\u2019s, baptisé Hamburglar en anglais).«J\u2019aimerais avoir la chance de retourner dans la LNH.J\u2019ai été obligé de soigner quelques blessures, dans les dernières années, mais tout ça, c\u2019est derrière moi.Je suis en santé, maintenant.» Hammond aimerait étirer sa carrière, un peu, de façon à laisser de bons souvenirs à ses deux fils.«J\u2019ai appris des choses, au fil des ans, qui pourraient me permettre de connaître du succès au plus haut niveau.J\u2019ai du plaisir à jouer au hockey.Je suis heureux.» L\u2019INCROYABLE HISTOIRE DU «HAMBURGLAR» «En toute honnêteté, malgré les victoires, je n\u2019étais pas entièrement satisfait de mes performances dans mes premiers matchs» \u2014 Andrew Hammond Au départ, Andrew Hammond ne devait pas jouer.À son premier match comme gardien partant, il a réussi 42 arrêts pour battre le Canadien.\u2014 PHOTO LE DROIT, ÉTIENNE RANGER leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 61 HOCKEY DU MCDO COMME RÉCOMPENSE C\u2019est pas mal comme ça que naissent les légendes.Il y a cinq ans, presque jour pour jour, Andrew Hammond a complété un des plus grands exploits sportifs de la décennie 2010.En conservant une incroyable fiche de 20-1-2, dans les trois derniers mois de la saison régulière, le jeune gardien pratiquement inconnu a permis aux Sénateurs d\u2019Ottawa de se qualifier pour les séries éliminatoires de la coupe Stanley.Cinq ans plus tard, l\u2019incroyable histoire du «Hamburglar» continue de se propager.Presque tous les joueurs qui l\u2019ont accompagné dans cette aventure ont quitté la capitale fédérale.Quand ils débarquent dans une nouvelle ville, c\u2019est immanquable.On leur pose des tas de questions.«Cette année, encore, on m\u2019a demandé si Andrew avait vraiment reçu la clé de la ville», raconte Erik Condra.«Selon certaines versions de l\u2019histoire, Andrew a reçu une carte lui permettant de manger chez McDonald\u2019s à volonté, jusqu\u2019à la fin de ses jours.» «On m\u2019a déjà demandé si Andrew faisait vraiment un petit arrêt chez McDo, chaque soir, après nos match s!» Condra, qui joue présentement dans la Ligue américaine, au Colorado, trouve tout cela bien amusant.«J\u2019imagine que l\u2019histoire va continuer de prendre de l\u2019ampleur avec les années.Et ça ne me dérange pas du tout», ricane-t-il.Parce que le contexte le permet, nous avons passé les derniers jours au téléphone, à discuter avec quelques importants acteurs de l\u2019hiver 2015 à Ottawa.Notre recherche nous a permis de retracer Hammond.Depuis son domicile de l\u2019Ohio, où il se repose avec sa famille, il a mis certaines choses au clair.«Au printemps 2015, quelques franchisés de McDonald\u2019s dans la région d\u2019Ottawa m\u2019ont offert des cartes cadeaux.Il devait bien y en avoir pour 1000 dollars, en tout.J\u2019en ai donné quelques-unes à des amis.Je n\u2019aurais pas vraiment pu en profiter parce que ces cartes étaient seulement valides dans les restaurants du Canada.Moi, je passe mes étés aux États-Unis», fait-il valoir.«J\u2019en ai quand même profité un peu.J\u2019ai arrêté au service au volant, une fois ou deux, après des victoires.» Hammond a conservé un seul souvenir de cette épopée.On lui a offert une carte McDonald\u2019s Or.Il ignore sa valeur réelle.On l\u2019a encadrée, avec une photo où il ramasse un burger qu\u2019un partisan avait lancé sur la patinoire du Centre Canadian Tire, après une victoire.«Nous avons accompli quelque ch o s e d e t rè s sp é c ia l , c e tte année-là.On en parle encore, cinq ans plus tard, et ça me rend vraiment très fier.Je suis toujours très content d\u2019en parler», déclare-t-il.En discutant avec des anciens joueurs et \u2014 surtout \u2014 des anciens entraîneurs, on a pu découvrir certains détails inédits de l\u2019histoire du Hamburglar.Ça nous a permis d\u2019apprendre, entre autres, à quel point cette histoire a souvent tenu à un fil.LE DROIT SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 62 SPORTS 62 SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil C VID-19 IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com Le hockeyeur de Québec Philippe Halley se souviendra longtemps de la fin de sa saison 2019-2020.Évoluant en France avec les Gothiques d\u2019Amiens, l\u2019ancien des Tigres de Victoriaville et des Olympiques de Gatineau s\u2019est retrouvé en plein cœur de l\u2019épicentre de propagation du coronavirus SARS-CoV-2 dans l\u2019Hexagone.À sa troisième saison en France, Halley était en quart de finale avec les Gothiques contre les Scorpions de Mulhouse.«On menait 3 à 2 dans la série et on s\u2019en allait à Mulhouse jouer le sixième match», raconte le centre de 27 ans.Mais voilà, cette ville d\u2019Alsace est l\u2019endroit en France où le coronavi- rus s\u2019est répandu en premier, et le plus rapidement.«On a eu notre entraînement matinal, notre repas d\u2019avant-match et après notre sieste, on s\u2019est fait dire que, finalement, on ne jouerait pas parce qu\u2019il y avait trop de cas de COVID-19 à Mulhouse!», poursuit-il.Les Gothiques sont alors rentrés à Amiens, ignorant tout de la suite des choses.La Ligue a finalement décidé que les matchs 6 et 7 seraient disputés au Coliséum d\u2019Amiens, car les rassemblements de plus de 50 personnes étaient désormais interdits à Mulhouse.MULHOUSE BANNI «Le sixième match devait avoir lieu le dimanche, mais le samedi avant-midi, on apprend que les Scorpions se sont vu interdire de venir à Amiens, car leur région était trop touchée par le corona- virus! La Ligue a statué que nous avions gagné la série puisque nous menions 3 à 2», enchaîne Halley.Les joueurs des Gothiques ont donc commencé à se préparer à disputer la demi-finale face aux Brûleurs de Loups de Grenoble, mais ça aurait été trop simple dans cette fin de saison rocambolesque.«Notre bus partait à 9h, mais à 7h, on a reçu un texto de notre capitaine qui nous disait que Mulhouse en appelait de la décision et que les séries étaient donc suspendues pour une semaine», reprend l\u2019attaquant.SANS SPECTATEURS Finalement, les Scorpions ont eu gain de cause et les Gothiques ont donc été brutalement ramenés à leur quart de finale incomplet.«Il fallait jouer les matchs 6 et 7 en terrain neutre, à l\u2019Aren\u2019Ice de Cer- gy-Pontoise, et à huis clos, sans spectateurs dans l\u2019amphithéâtre», reprend Halley, qui n\u2019en revenait pas de toutes ces tergiversations alors qu\u2019en Amérique, toutes les ligues cessaient leurs activités en raison de la pandémie.«Je suis obligé de te dire qu\u2019à ce moment-là, on n\u2019avait plus vraiment la tête au hockey.On voyait les cas éclater partout en France et on ne voulait pas être infectés.Notre priorité n\u2019était plus de jouer notre game et on a perdu les deux matchs.» Il garde aussi un souvenir particulier de ces deux matchs à huis clos.«Il n\u2019y avait aucune ambiance.Il y a plus de monde quand on joue dans une ligue d\u2019été le lundi soir.Tu entends tout le monde parler, tu entends le coach de l\u2019autre côté.Dans notre équipe, il y a un joueur qui chante toujours l\u2019hymne national.On n\u2019entendait que lui dans l\u2019aréna! Ça avait l\u2019air de tout sauf de matchs des séries.» DEUX MATCHS POUR RIEN De retour au Québec depuis le 21 mars, Halley peut comparer la situation dans les deux pays.«Ce qu\u2019on vit présentement au Québec, c\u2019est ce qu\u2019on vivait en France les derniers jours où j\u2019y étais, à la différence qu\u2019ici, tout est arrêté alors que là-bas, ça jouait quand même au hockey et on nous cherchait des endroits pour jouer des matchs.» Deux jours après l\u2019élimination des Gothiques, la Ligue Magnus, plus haut circuit de hockey en France, annonçait finalement l\u2019annulation des séries éliminatoires.«On a joué deux matchs pour rien! Et le pire dans tout ça, c\u2019est qu\u2019on a appris par la suite qu\u2019un des arbitres qui officié lors de ces deux matchs était infecté de la COVID-19.», conclut Halley, qui ajoute qu\u2019heureusement, aucun joueur de son équipe n\u2019a toutefois attrapé le virus jusqu\u2019à maintenant.«Ça avait l\u2019air de tout sauf de matchs des séries» \u2014 Philippe Halley EN PLEIN CŒUR DE LA CRISE FRANÇAISE Le hockeyeur de Québec Philippe Halley a connu l\u2019expérience des matchs sans spectateurs en France.\u2014 PHOTO GAZETTES- PORTS.FR, LÉANDRE LEBER leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 SPORTS 63 HOCKEY MIKAËL ROBIDOUX : LA ROUTE DIFFICILE D\u2019UN AGITATEUR 59 63 leSoleil SAMEDI 4 AVRIL 2020 COVID-19 Philippe Halley n\u2019a pas perdu de temps : sitôt arrivé au Québec, il travaillait avec son agent afin de planifier le prochain chapitre de sa carrière de hockeyeur en France.En effet, après trois saisons passées avec les Gothiques d\u2019Amiens, il évoluera l\u2019an prochain avec les Ducs d\u2019Angers.Mieux encore, son fidèle compagnon de trio Tommy Giroux, meilleur marqueur des Gothiques et également originaire de Québec, le suivra dans cette nouvelle aventure.« Ang ers m\u2019avait appro ché, j\u2019ai appelé leur dg [l\u2019ancien des Saguenéens de Chicoutimi Simon Lacroix], j\u2019ai parlé à leur entraîneur et mon agent a réglé la négo.On voulait faire ça rapidement, car le budget des équipes baisse de jour en jour dans la situation actuelle et on voulait signer avant qu\u2019ils coupent leur budget et que ça devienne moins intéressant», explique-t-il.AVEC COULOMBE ET LACROIX À Angers, il rejoindra l\u2019ancien défenseur des Canucks de Vancouver Patrick Coulombe, originaire de Saint-Fabien, ainsi que l\u2019ex-Remparts de Québec Maxime Lacroix.«La France est une belle place pour s\u2019installer, c\u2019est facile de s\u2019adapter pour un Québécois.Quant au calibre de jeu, celui de la Ligue Magnus s\u2019apparente à celui de la Ligue de la Côte-Est, mais les joueurs sont plus rapides et moins physiques.Il y a quelques joueurs dont le calibre de jeu est du niveau de la Ligue américaine», analyse-t-il.De plus, les équipes de la Ligue Magnus paient un appartement, une voiture et des billets d\u2019avion à leurs joueurs étrangers.«C\u2019est vraiment intéressant, car tout ce que tu as à payer, c\u2019est ta nourriture.» Il considère aussi comme un avantage certain de pouvoir encore côtoyer son vieil ami Giroux, avec lequel il a gagné la Coupe de France, un tournoi disputé en février cette année.«On se connaît depuis le midget AAA, où nous avons évolué ensemble avec le Bl izzard du Séminaire Saint-François.Ensuite, on s\u2019est affrontés dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, puis au hockey universitaire.On a gradué en même temps et on est arrivés à Amiens ensemble.» IAN BUSSIÈRES SON AVENTURE EN FRANCE SE POURSUIVRA Une fois leur équipe éliminée, les joueurs étrangers des Gothiques d\u2019Amiens n\u2019ont pas perdu de temps pour rentrer dans leurs pays alors que la crise du coronavirus entrait en phase critique en France.«Notre seul joueur américain, Michael Babcock, est parti le lendemain.Il avait peur que les frontières soient fermées et d\u2019être incapable de rentrer aux États- Unis», explique Philippe Halley.«Tout le monde cherchait des billets, on n\u2019a pas pris le temps de dire au revoir à personne.Ça commençait à chauffer, c\u2019était la période où les gens commençaient à avoir besoin d\u2019une attestation pour sortir de la maison.» Halley et sa conjointe ont été chanceux, ils ont pu facilement remplacer leurs billets d\u2019avion par Internet et obtenir leur remboursement pour finalement atterrir à Québec le 21 mars.«Je peux te dire qu\u2019il n\u2019y avait pas grand monde dans les aéroports! On voyait l\u2019Italie et ça commençait à paniquer.Le nombre de cas doublait chaque jour.Il y en a qui avaient peur, surtout à l\u2019idée d\u2019aller jouer à Mulhouse où le nombre de cas se multipliait.Disons qu\u2019on a vite oublié que la saison avait fini par une défaite dans un match 7! On se demandait plutôt si on allait attraper le virus et si on allait pouvoir rentrer chez nous.» Une fois à Québec, Halley s\u2019est installé chez sa belle-mère avec sa conjointe.«Je n\u2019ai pas d\u2019appartement à Québec, car je passe neuf mois en France.C\u2019est ici que je passe ma période d\u2019isolement, qui se termine ce samedi 4 avril.Je ne suis pas encore sorti de la maison.Je n\u2019ai même pas revu mes parents depuis mon retour: on se parle au téléphone et avec Facetime», conclut Halley.IAN BUSSIÈRES LE CHEMIN DU RETOUR Une fois éliminés, Philippe Halley et les autres joueurs étrangers des Gothiques d\u2019Amiens ont rapidement quitté la France.«Je peux te dire qu\u2019il n\u2019y avait pas grand monde dans les aéroports! On voyait l\u2019Italie et ça commençait à paniquer», confie le joueur qui a atterri à Québec le 21 mars.\u2014 PHOTO GAZETTESPORTS.FR, LÉANDRE LEBER SAMEDI 4 AVRIL 2020 leSoleil 120 0037785 Nous aimerions remercier tous ceux et celles qui travaillent sans relâche pour assurer notre bien-être.Merci du plus profond de notre cœur de nous donner con?ance pendant cette période d\u2019incertitude.quebecsubaru.ca "]
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