La voix de l'Est, 4 juillet 2020, Cahier 1
[" MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE ÉDITION MAGAZINE SEMAINE DU 4 AU 10 JUILLET 2020 UNE PASSION ÉNORME POUR LE MINIATURE Depuis sa tendre enfance, le Granbyen Yves Bonneau peint des soldats miniatures.Aujourd\u2019hui, son impressionnante collection approche les 30 000 pièces. PAGES 8 ET 9 GRANBY?|?85e ANNÉE, N° 3 lavoixdelest.ca 2 , 9 9 $ + t x P H O T O J U L I E C A T U D A L Eko-Terre Un second souffle pour l\u2019asclépiade PAGE 3 Le MAG Mimi Tremblay: à la rencontre de soi et de l\u2019autre 0025071 0041727 On profite de l\u2019été en continuant de se protéger! Information et conseils à l\u2019intérieur.Le bonheur à la maison! 9 , r u e I rw I n , G r anb y, 4 5 0 3 7 8 - 3 9 5 1 Venez voir les divers recouvrements pour l\u2019extérieur : tapis, carpettes, céramiques SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 2 ARTS ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca L\u2019artiste Rébecca Bri lvicas pourra bientôt exprimer publiquement toute l\u2019affection qu\u2019elle porte au Japon.De retour d\u2019une résidence artistique dans ce pays, elle présentera cet été l\u2019exposition À travers la nature à l\u2019École d\u2019art de Sutton.Ou Shizen o t?shite, si vous préférez.Du 5 juillet au 30 septembre, la peintre accrochera ses oeuvres dans l\u2019atrium du centre d\u2019art de la rue Principale Sud.Le thème : le wabi-sabi, un mot-valise, dit-elle, évoquant la beauté de l\u2019éphémère et la mise en valeur des choses imparfaites.«Ce que je fais est très wabi- sabi.», note celle qui, au Japon, a notamment eu l\u2019occasion de développer la technique du sumi-e, où l\u2019encre de Chine est diluée à la faveur de jolis dégradés.Niché dans la nature, en pleine campagne près de la ville de Komoro, le lieu de sa résidence artistique a ravi le côté contemplatif de la dame.«J\u2019aimais la routine que j\u2019ai développée autour de ma pratique, comme allumer un feu le matin et méditer.J\u2019ai pu créer un vrai rituel chaque jour de création.J\u2019étais vraiment bien.» Elle n\u2019était pas seule sur place.À la dernière minute, une bonne amie, elle aussi «artiste et planteuse d\u2019arbres», a pu l\u2019accompagner dans l\u2019aventure.Mais mis à part un locataire de l\u2019immeuble et une globe-trotteuse de passage dans le coin pour apprendre le japonais, les deux femmes ont pu créer en toute quiétude.Neuf oeuvres nées là-bas feront d\u2019ailleurs partie de l\u2019exposition de Sutton.Rébecca y ajoutera aussi deux ou trois petites peintures datant de ses débuts dans l\u2019art zen.Toujours peintes en noir et blanc, ses toiles sont couchées sur du papier de riz.Au Japon, l\u2019offre de matériel artistique l\u2019a d\u2019ailleurs laissée pantoise.«Je ne m\u2019attendais pas à voir autant de choix d\u2019encre de Chine et de papier de riz.J\u2019étais comme une enfant dans un magasin de bonbons, mais qui ne savait pas du tout quoi prendre, car tout était uniquement écrit en japonais!» D\u2019autant plus que dans cette municipalité située à deux heures de route de Tokyo, personne ou presque ne parlait l\u2019anglais.N\u2019empêche, Rébecca Brilvicas ne tarit pas d\u2019éloges envers le peuple qu\u2019elle a côtoyé.Invitée régulièrement à partager des repas de famille, elle a pu apprécier la nature «chaleureuse et accueillante» des Japonais.La dame et sa consoeur ont même fait l\u2019objet d\u2019articles dans des journaux locaux.Et elle n\u2019est pas près d\u2019oublier cette soirée où les convives l\u2019ont transformée en geisha! Pour le vernissage d\u2019À travers la nature \u2014 dont la date n\u2019est pas encore connue \u2014, Rébecca Brilvi- cas se promet d\u2019ailleurs de porter l\u2019une des vestes de kimono qu\u2019elle a rapportées du pays du Soleil levant.Bref, cette expérience de 51 jours à l\u2019autre bout du monde a enrichi sa vision et l\u2019a rendue plus sereine face à sa vocation d\u2019artiste visuelle, fait-elle remarquer.«C\u2019est comme si la pratique de mon art avait fait un nouveau bond.J\u2019ai appris beaucoup plus que je pensais, surtout techniquement.Ça m\u2019a confirmé que j\u2019avais confiance en ma pratique.Ça m\u2019a ancrée.Je sais que je suis à ma place.» Elle souhaite maintenant partager son savoir avec les gens de la région.En plus de son exposition, l\u2019artiste offrira également des ateliers de calligraphie «méditative», le samedi, toujours à l\u2019École d\u2019art de Sutton.C\u2019est aussi à cet endroit qu\u2019elle animera des camps de jour, cet été, sous le thème du wabi-sabi.O n p e u t la j o i n d re au 4 5 0 775-8338.L\u2019univers japonisé de Rébecca Brilvicas L\u2019artiste au travail lors de sa résidence au Japon Rébecca Brilvicas a été transformée en geisha le temps d\u2019une soirée.\u2014 PHOTOS FOURNIES «?C\u2019est comme si la pratique de mon art avait fait un nouveau bond.J\u2019ai appris beaucoup plus que je pensais, surtout techniquement.Ça m\u2019a confirmé que j\u2019avais confiance en ma pratique.Ça m\u2019a ancrée.Je sais que je suis à ma place.?» \u2014 Rébecca Brilvicas laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 3 MARIE-ÈVE LAMBERT marie-eve.lambert@lavoixdelest.ca MARIE-ÈVE LAMBERT marie-eve.lambert@lavoixdelest.ca La filiale de l\u2019asclépiade connaît un nouveau souffle au Québec.Depuis un an et demi, cinq personnes travaillent quasi anonymement à Cowansville pour Eko-Terre afin de développer une membrane isolante qui soit 100% naturelle.Et depuis environ un mois, elles y sont parvenues.« La fibre d\u2019asclépiade est si volatile qu\u2019il faut absolument la mélanger à d\u2019autres fibres pour obtenir quelque chose d\u2019intéressant », explique Ghislain Bouchard, le directeur général de la nouvelle division asclépiade d\u2019Eko-Terre, une entreprise sher- brookoise spécialisée dans le développement durable de fibres textiles naturelles, cultivées et transformées au Canada.« Jusqu\u2019à maintenant, on utilisait du polyester.Mais notre but, notre objectif ultime, c\u2019était d\u2019arriver à quelque chose de 100% naturel.Depuis un mois environ, on utilise le PLA (Polylactic acid ou Acide poly- lactique), qui est à base de fibres de maïs.» Cette matière, créée à l\u2019origine pour remplacer le plastique, a l\u2019avantage d\u2019être biodégradable.DE NOMBREUX DÉFIS Jusqu\u2019à tout récemment, Eko- Terre se spécialisait dans le textile à base de chanvre.Mais en janvier 2019, son unique actionnaire, Louis Bibeau, a racheté sans tambour ni trompette la faillite de Monark Eco- Fibre, de Granby, et a déménagé les locaux de sa nouvelle division asclépiade dans un entrepôt de Cowansville quelques mois plus tard.Si Eko-Terre s\u2019est fait discret depuis, c\u2019est surtout pour permettre aux gens de regagner confiance en cette industrie qui a été fortement ébranlée dans les dernières années.« Protec-Style a fait faillite, Monark Eco-Fibre les a acheté et a fait faillite à son tour, plus personne ne croyait dans ce produit-là », fait remarquer M.Bouchard.« On s\u2019est dit qu\u2019on allait faire profil bas jusqu\u2019à ce qu\u2019on trouve notre produit.» Ancien consultant pour Protec- Style, ex-enseignant au cégep de Saint-Hyacinthe dans l\u2019ancienne option textile durant 15 ans, M.Bou- chard possède une imposante feuille de route dans le domaine du textile.« Quarante-cinq ans de métier », précise-t-il.Il a été témoin des balbutiements de l\u2019intérêt pour l\u2019asclépiade, « dans les années 90 ».Et des nombreux défis qu\u2019impose cette industrie, à commencer par les difficultés d\u2019approvisionnement en matière première.« Ça prend des cultures, des agriculteurs pour fournir en asclépiades.Mais il n\u2019y en a pas.Ou trop peu.Et ils sont durs à convaincre.» M.Bouchard fait affaire avec une dizaine de producteurs d\u2019un peu partout au Québec: La Tuque, Saint- Tite, Rivière-du-Loup, Québec, l\u2019Outaouais.Et malgré cela, il doit compléter son stock en important du kapok, une matière végétale en provenance d\u2019Indonésie qui offre les mêmes propriétés que l\u2019asclépiade.Ce manque d\u2019agriculteurs est, selon lui, en grosse partie due au fait qu\u2019on n\u2019a pas encore trouvé de façon de mécaniser la récolte des cocottes d\u2019asclépiade.« Tout se fait à la main! » De ce fait, il est convaincu que l\u2019industrie n\u2019est pas prête à se lancer dans la confection de matériel médical, comme le laissait entendre le maire de Granby Pascal Bonin le 28 juin dernier dans La Voix de l\u2019Est.« C\u2019est une grosse industrie, le médical.Ça me prendrait 1000 producteurs! Il y a encore beaucoup de chemin à faire avant d\u2019aller là » estime M.Bouchard.C\u2019est d\u2019ailleurs pour « remettre les pendules à l\u2019heure » qu\u2019il a contacté La Voix de l\u2019Est cette semaine.Y CROIRE INTELLIGEMMENT Pour l\u2019instant, donc, le DG préfère se concentrer sur les isolants.Pour vêtements d\u2019hiver et sacs de couchage.Il ne s\u2019en cache pas: ils en sont encore dans la phase recherche et développement de leur produit.Ils se donnent encore un an pour se lancer sur le marché.« Je crois dur comme fer aux immenses possibilités qu\u2019offre la fibre d\u2019asclépiade.Mais il faut y croire intelligemment, ce qui n\u2019a pas été fait avant! » déplore l\u2019homme d\u2019affaires.« Avec l\u2019asclépiade, on a mal débuté, on a mal appris, et ça a donné un fiasco incroyable.» Y aller intelligemment, c\u2019est y aller « petit à petit, graduellement pour être capable de contrôler l\u2019affaire ».« Sinon, on se dirige droit vers une faillite comme les autres.» Malgré nos nombreux appels, il nous a été impossible de nous entretenir avec le propriétaire d\u2019Eko-Terre, Louis Bibeau.EKO-TERRE SE LANCE DANS L\u2019ASCLÉPIADE UNE MEMBRANE ISOLANTE 100% NATURELLE «Je crois dur comme fer aux immenses possibilités qu\u2019offre la fibre d\u2019asclépiade.Mais il faut y croire intelligemment, ce qui n\u2019a pas été fait avant!» déplore le DG de la division asclépiade d\u2019Eko-Terre, Ghislain Bouchard.«Avec l\u2019asclépiade, on a mal débuté, on a mal appris, et ça a donné un fiasco incroyable.» \u2014 PHOTO CHRISTOPHE BOISSEAU-DION 0041488 Livraison gratuite à Granby et région ÇA DÉMÉNAGE, DEPUIS 85 ANS! LE SOLDE ANNIVERSAIRE : DERNIÈRE SEMAINE ! de rabais sur tous nos matelas + 24 mois sans intérêts!* * Pour un temps limité.Détails en Boutique, certaines exceptions s\u2019appliquent.Sur approbation de crédit.matelashoude.com FABRICANT DE RÊVES DEPUIS 1935 40% SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 4 \u203a SIX RÉGIONS DANS L\u2019ŒIL DE NOS PHOTOGRAPHES Les photographes des six journaux membres de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante se sont donné un défi : s\u2019imposer une thématique chaque semaine, en se détachant de l\u2019actualité.Aujourd\u2019hui, ils vous présentent des cours d\u2019eau d\u2019Ottawa-Gatineau à Saguenay, en passant par Granby, Sherbrooke, Trois-Rivières et Québec.Pour découvrir le travail des photographes des autres régions, visitez le www.lavoixdelest.ca ou téléchargez notre application.Les usagés du parc écologique Jean-Paul-Forand, situé sur le versant Est du mont Shefford, peuvent profiter de leurs sentiers et cours d\u2019eau préférés en toute quiétude.Gil Gripper et ses camarades, Sauveteurs du Monde, veillent sur eux\u2026 \u2014 TEXTE ET PHOTO ALAIN DION ?LE SAUVETEUR DU PARC FORAND Malgré le fait qu\u2019ils aient profité d\u2019un congé forcé de deux mois, les enfants avaient hâte aux vacances! Avec l\u2019été chaud que nous vivons, un de leurs grands plaisirs est de s\u2019arroser avec les pistolets à eau! Une belle activité à faire en famille! \u2014 TEXTE ET PHOTO JULIE CATUDAL ?CAMILLE SOMMAIRE affaires 27 arts 2 et 12 avis publics 40 carrières et professions 30-31 horoscope M20 jeux M19 à M23 le kid 53 le mag M1 à M24 le monde 40 nécrologie 41-42 opinions 22 politique 26 sports 50 à 55 vu d\u2019même 5 NOUS JOINDRE lavoixdelest.ca facebook/lavoixdelest @lavoixdelest Le quotidien La Voix de l\u2019Est est publié et édité par la Coopérative de solidarité La Voix de l\u2019Est sise au 158, rue Principale, à Granby (Québec).La Voix de l\u2019Est est imprimée aux presses de Transmag à Anjou.Merci de recycler ce journal.ADRESSE 158, rue Principale Granby J2G?2V6 NUMÉRO GÉNÉRAL 450-375-4555 ÉVÉNEMENTS URGENTS 450-375-9081 RÉDACTION redaction@lavoixdelest.ca Télécopieur?: 450-777-4865 PUBLICITÉ publicite@lavoixdelest.ca Télécopieur?: 450-777-7221 ANNONCES CLASSÉES 450-375-8888 classees@lavoixdelest.ca ABONNEMENT ET LIVRAISON 450-375-4555, option 2 abonnement@lavoixdelest.ca SANS FRAIS 1-800-420-3214 0041441 LEMOTDU JOURANTIDOTE PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L'INFORMATION INDÉPENDANTE www.antidote.info WINDOWS \u2022 MAC \u2022 LINUX Soignez votre langue RÉDHIBITOIRE, adjectif Définition \u2013Qui constitue un obstacle absolu, une gêne irrémédiable.Cooccurrences \u2013défaut rédhibitoire, obstacle rédhibitoire, coût rédhibitoire, tare rédhibitoire, handicap rédhibitoire, contraintes rédhibitoires, faute rédhibitoire\u2026 Locution \u2013vice rédhibitoire : [DROIT] vice qui peut constituer un motif de résolution judiciaire d\u2019une vente. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 5 CHRONIQUES Crache le « cash » Ê tre chauvin est de bon goût par les temps qui courent.S\u2019il existe un avantage de cette maudite pandémie, c\u2019est qu\u2019elle nous a permis, ce printemps, de découvrir ou de redécouvrir les artisans d\u2019ici qui triment dur pour nous offrir une aussi grande variété de produits locaux et de trouvailles dont on a de quoi être fiers.Et pas toujours pour plus cher que la compétition internationale.N\u2019empêche, il est surprenant de voir des gens s\u2019offusquer que certains commerçants ajoutent des frais « COVID » à leur facture au moment de leur faire payer certains services.Que ce ne soit pas clairement indiqué au tout début de l\u2019expérience d\u2019achat est effectivement frustrant.La surprise est décevante au moment de passer à la caisse et il est interdit d\u2019ajouter des frais sans avertir préalablement le client, rappelle l\u2019Office de la protection du consommateur.Mais il n\u2019y a absolument rien d\u2019étonnant à ce que les marchands et entreprises refilent une partie de la facture engendrée par la pandémie à leur clientèle : ça s\u2019est toujours passé comme ça, pandémie ou non.Quand le chou-fleur coûte plus cher à obtenir, il est vendu plus cher.Quand la demande dépasse l\u2019offre, il y a une enchère.Vive le capitalisme.Pensons-y : pendant des semaines, voire des mois, ces entreprises ont été contraintes de fermer leurs portes, se privant ainsi de revenus alors que leurs frais fixes \u2014 loyer, assurances, électricité, taxes, alouette ! \u2014 continuaient toutefois de s\u2019accumuler.Et lorsqu\u2019on leur permet enfin de reprendre leurs activités, ce n\u2019est pas tout à fait comme avant.Certains établissements ne peuvent accueillir qu\u2019une fraction de la clientèle qu\u2019elles recevaient auparavant, distanciation physique oblige, coupant de beaucoup les revenus à venir.De plus, les employeurs doivent offrir des conditions de travail sécuritaires à leurs employés et une expérience similaire à leurs clients, ce qui engendre l\u2019achat de désinfectant pour les mains, de masques, de visières et de panneaux en plexiglas, etc.On ignore si ces mesures seront temporaires ou permanentes.L\u2019avenir nous le dira.Ce qu\u2019on sait, c\u2019est que cette pandémie mettra beaucoup plus de temps à nous quitter qu\u2019elle n\u2019en a pris pour venir nous accabler.Qui sait si nos habitudes ne seront pas bouleversées de manière irréversible ; ceux qui pestent contre les mesures sanitaires et les précautions qu\u2019on se fait imposer devront prendre leur mal en patience.Bref, s\u2019il est mal vu de tousser en public par les temps qui courent, nul doute qu\u2019on devra néanmoins cracher « le cash » pour être bien servit.Ainsi, qu\u2019on me demande de payer un peu plus chez le coiffeur, chez l\u2019esthéticienne ou chez le tatoueur, ça ne me fait pas plaisir, mais si c\u2019est le prix à payer pour bénéficier de ce service jusqu\u2019à un certain retour à la normale, si retour à la normale il y a un jour, soit.Qu\u2019on me demande de contribuer à l\u2019effort collectif en ajoutant 1 ou 2 $ à ma facture au restaurant ne m\u2019enrage pas.Je le conçois et je le comprends.D\u2019ailleurs, si je n\u2019ai pas les moyens de payer un léger pourcentage supplémentaire pour savourer mes œufs Bénédicte, je n\u2019ai peut-être tout simplement pas les moyens de m\u2019offrir un repas au restaurant.On oublie trop souvent que d\u2019aller manger dans un restaurant ou se payer des soins personnels demeure un luxe, un luxe généralement abordable, mais tout de même un luxe.Certaines personnes, bien avant la pandémie, n\u2019avaient pas les moyens de se payer de telles sorties.C\u2019est malheureusement encore plus vrai maintenant que des centaines de milliers de personnes au pays ont été mises à pied, quand elles n\u2019ont tout simplement pas perdu leur emploi en raison du contexte inédit dans lequel nous nous trouvons.Chez le dentiste, c\u2019est autre chose.Déjà, une partie de ceux qui n\u2019ont pas d\u2019assurance dentaire se privent parfois d\u2019une visite nécessaire au cabinet, faute de moyens pour se payer un nettoyage ou une réparation.Les frais COVID supplémentaires représentent un autre obstacle susceptible de décourager des personnes de consulter un dentiste, alors que l\u2019hygiène bucco-dentaire est un élément important de notre santé.Pas étonnant alors que les dentistes réclament que Québec éponge cette facture.De toute façon, qu\u2019on le veuille ou non, on devra tous payer, collectivement, l\u2019onéreuse note que nous aura laissée la COVID-19.Il suffit de penser à toutes les mesures mises en place par nos gouvernements pour soutenir les travailleurs et les entreprises, les étudiants, la veuve, l\u2019orphelin et même le bénévolat ( !) ; des milliards de dollars qui semblent être tombés du ciel, mais qu\u2019on devra un jour rembourser puisqu\u2019il s\u2019agit de notre portefeuille collectif.Ceux qui rêvent à des baisses d\u2019impôt dans les prochaines années doivent plutôt s\u2019attendre à quelques nuits d\u2019insomnie.Il n\u2019y a rien d\u2019étonnant à ce que les marchands et entreprises refilent une partie de la facture engendrée par la pandémie à leur clientèle: ça s\u2019est toujours passé comme ça.\u2014 PHOTO 123RF MARIE-ÈVE MARTEL CHRONIQUE marie-eve.martel@lavoixdelest.ca 0038894 0041034 Lancement de la nouvelle formule de La Marche du Diapason PRÉSENTÉE PAR AU PROFIT DE PARTENAIRES MAJEURS Inscription : www.lamarcheaudiapason.com 55, rue Bruce, Granby 450 375-6139 www.centrejardinagegranby.com centre de vrac terreaU \u2022PaILLIS PIerreSdÉcOratIveS etdecOnStrUctIOn daLLeSdePatIO GaZOncULtIvÉ cÈdreSPOUrHaIeS surplaceou surlivraison SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 6 ACTUALITÉS MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca D\u2019ici quelques jours, voire deux semaines tout au plus, Manon Gauvin pourra crier victoire.Un peu plus de sept ans après avoir donné naissance à la Fondation Un souffle et des ailes, voilà que l\u2019objectif de 500 000$ pour financer la construction d\u2019une ressource d\u2019hébergement pour jeunes adultes lourdement handicapés sera atteint.Quelques chèques devraient arriver sous peu dans la boîte aux lettres de la Granbyenne afin d\u2019arrondir la somme.« On a franchi le cap des 490 000$.Il nous manque à peine quelques milliers de dollars pour atteindre notre objectif initial, et ce, dans les délais qu\u2019on avait prévus », se réjouit Mme Gauvin.« Enfin, après 7 ans et 2 mois, on touche à notre rêve, du bout des doigts », lance la mère d\u2019Anthony, 29 ans, atteint de paralysie cérébrale.Accomplie, fière et rassurée : tels sont les trois sentiments qui habitent celle qui porte ce rêve à bout de bras depuis 2013.« Je suis contente d\u2019avoir cru en moi, raconte celle qui a fait face à son lot de scepticisme en se lançant tête première dans son projet, étroitement épaulée par Catia Di Carlo et Marie-Claire Babin.Les gens ne me disaient pas directement qu\u2019ils ne croyaient pas que j\u2019allais y arriver, mais certaines de leurs réactions, quand je leur en parlais, le laissaient entendre.On me disait: \u2018\u2018Oh mon Dieu, bonne chance!\u2019\u2019 .Mais au lieu de me laisser démolir, je me suis servi de ça pour me renforcer encore plus.Intérieurement, je leur disais: \u2018\u2018Regardez-moi bien aller!\u2019\u2019 » « Je suis aussi rassurée, parce que maintenant, il y aura une place pour Anthony et d\u2019autres jeunes adultes dans sa situation.J\u2019ai choisi de créer la Fondation pour mettre sur pied une ressource qui n\u2019existait pas, ajoute-t-elle.Et on ne connaît pas l\u2019avenir; mais s\u2019il venait à m\u2019arriver quelque chose, je sais désormais que mon fils va être quelque part où il pourra vivre convenablement.C\u2019est parti de l\u2019amour maternel et de mon envie de faire une différence.» C\u2019est à la fois grâce à la générosité de la communauté, qui a répondu présente aux nombreux spectacles, lavothons et autres collectes de fonds, qu\u2019à celle d\u2019entreprises qui ont souhaité faire leur part, que Manon Gauvin peut crier mission accomplie.Son projet de collecte de canettes vides, qui a financé au moins 200 000$ de l\u2019objectif de la Fondation, a fait le reste.Le tout a toutefois été au ralenti ces derniers mois.« Avant la pandémie, j\u2019en envoyais pour au moins 1000$ par semaine, relate Mme Gauvin.À 5 sous la canette, ça en fait beaucoup.» Heureusement que la Granbyenne a pu compter sur la précieuse aide de son père Normand, pour s\u2019acquitter de cette tâche colossale.CONSTRUCTION À L\u2019AUTOMNE La construction du bâtiment devrait s\u2019amorcer dès cet automne, c o m m e c e l a é t a i t e nv i sa g é, confirme Manon Gauvin.Au fil des ans, le projet de ressource d\u2019hébergement, en soins de longue durée et en répit est, en essence, demeuré le même.Il s\u2019est même précisé en cours de route.« Au départ, on ne savait pas quel type de ressource on voulait offrir, rappelle Mme Gauvin.On a fini par s\u2019enligner, et on va construire une ressource de type familial.» De dix chambres au départ, la maison en comptera finalement huit.« On pourra accueillir huit usagers et leur famille, dont mon fils », note Mme Gauvin.La localisation du futur établissement a également changé en cours de route.Initialement, la Fondation avait acquis un terrain dans la rue Irwin, à Granby, pour y construire la résidence, qui sera finalement érigée à Roxton Pond après que la municipalité lui ait gracieusement offert un lot près de la Coop de santé, il y a tout juste un an, en vertu d\u2019un bail emphytéotique de 50 ans.Les premiers pensionnaires de cet endroit, un milieu de vie animé et transitoire entre la fin en milieu familial et le placement en résidence pour personnes âgées, pourraient y déménager leurs pénates en 2021.Deux personnes seront en permanence sur place pour aider les jeunes dans leurs tâches quotidiennes ainsi que pour animer des ateliers de stimulation, par exemple.Le budget d\u2019exploitation de la ressource proviendra de l\u2019enveloppe du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle (CRDI) de la Montérégie-Est.FONDATION UN SOUFFLE ET DES AILES Bientôt le demi-million D\u2019ici quelques jours, voire quelques semaines tout au plus, Manon Gauvin pourra crier victoire.Un peu plus de sept ans après avoir donné naissance à la Fondatin Un souffle et des ailes, voilà que l\u2019objectif de 500 000$ pour financer la construction d\u2019une ressource en hébergement pour jeunes adultes lourdement handicapés sera atteint.On la voit ici avec son fils Anthony et son père, Normand Gauvin.\u2014 PHOTO JULIE CATUDAL «?Enfin, après 7 ans et 2 mois, on touche à notre rêve, du bout des doigts?.» \u2014 Manon Gauvin, fondatrice de Un souffle et des ailes GRANBY \u2022 ivoire.ca 450 372-1104 CONSULTATION SANS FRAIS On vous sert comme personne \u2022 Steeve Parent Denturologiste * La seule qui soit signée Ivoire.OFFREZ-VOUS LA SENSATIONNELLE LA PROTHÈSE NATURALISÉE IVOIRE* 0040524 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 7 MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca L\u2019obligation de plus en plus répandue de porter un masque dans les lieux publics, dont le transport en commun, ne fait pas que des malheureux.Marie Chan- tal Davignon y voit l\u2019occasion de joindre l\u2019utile à l\u2019agréable, grâce à son projet 100 masques, 100 motifs, dont une part des profits seront remis à la Fondation Un souffle et des ailes.«J\u2019ai toujours trouvé que Manon Gauvin était fonceuse, et j\u2019admire ce qu\u2019elle fait», lance d\u2019emblée la Waterloise à propos de la fondatrice de la Fondation visant à construire une ressource d\u2019hébergement pour les adultes lourdement handicapés, avec qui elle est entrée en contact il y a environ deux ans.Comme pour bon nombre de gens, la pandémie est venue brouiller le quotidien de Mme Davignon, qui conçoit depuis une vingtaine d\u2019années des vêtements et des accessoires adaptés pour les personnes vivant avec un handicap.«Du jour au lendemain, je ne pouvais plus aller voir ma clientèle.Tout s\u2019est arrêté d\u2019un coup», raconte-t-elle.Puis, voyant que son ancien camarade de classe, le designer Jean Airoldi, lançait sa collection de masques, la Waterloise a décidé de faire de même, d\u2019abord pour sa famille, ses amis et son voisinage.Elle eut ensuite l\u2019idée d\u2019en faire profiter la cause de Un souffle et des ailes.Les masques pour adultes se détaillent 15$, taxes incluses, tandis que ceux pour enfants coûtent 5$.Pour chaque couvre- visage vendu, 3$ sera donné à Un souffle et des ailes.Si elle parvient à vendre tous ses masques, Mme Davignon pourra remettre 300$ à la Fondation.Un montant qui peut sembler infime sur l\u2019objectif de celle-ci, fixé à un demi- million de dollars.Or, si près du but, chaque dollar supplémentaire permet de s\u2019en approcher.À CHACUN SON MASQUE 100 masques, 100 motifs, c\u2019est le projet ambitieux de la designer qui a décidé de créer tout autant de couvre-visages inédits au profit de la bonne cause.«J\u2019ai précoupé tous mes tissus.J\u2019en ai plus de 150 différents», note Mme Davignon, qui confectionnera les masques au fur et à mesure que ceux-ci seront commandés sur sa page Facebook.Une série de tissus sera présentée chaque jour sur celle-ci à compter du 1er juillet.Il y en aura pour tous les goûts : animaux, fleurs, motifs, vintage, dessins animés.«J\u2019ai couru les tissus partout, dit-elle.J\u2019en ai commandé en ligne, mais j\u2019ai aussi fouillé dans mes retailles accumulées pendant plus de 30 ans!» Certains modèles seront conçus pour y insérer un filtre.D\u2019autres, inspirés d\u2019une innovation japonaise, auront une pochette pour y insérer une petite barre glacée, question de se rafraîchir! «C\u2019est comme un petit Monsieur Freeze, qui s\u2019insère en haut.ça pourrait être pratique pour les grandes chaleurs!» blague la créatrice.Celle-ci approchera aussi des gens dont elle sait que certains tissus les convaincront de se procurer un couvre-visage.E l le s\u2019est d\u2019ai l leurs p er mis d\u2019en suggérer un à l\u2019auteure de ces lignes, qui attend depuis son masque personnalisé avec impatience.Montre-moi ton masque, je te dirai qui tu es.100 masques, 100 motifs, c\u2019est le projet ambitieux de la designer Marie Chantal Davignon qui a décidé de créer tout autant de couvre-visages inédits au profit de la bonne cause.\u2014 PHOTO JULIE CATUDAL 65, rue Évangéline, Granby 450 372-2224 | lacroiseedelest.com La vie, c\u2019est désirer\u2026 peu importe l\u2019âge.Sans désir, c\u2019est la fin de l\u2019âme.Il faut continuer de convoiter, d\u2019espérer, de rêver\u2026 d\u2019aimer et d\u2019apprendre.Nos valeurs, présentes depuis toujours et pour toujours, sont encore plus vraies aujourd\u2019hui.Nous souhaiterons sans cesse répondre à vos désirs\u2026 pour que vous puissiez en créer de nouveaux, encore et encore ! C\u2019EST ENCORE ÇA L A V I E E N R É S I D E N C E Visites sur rendez-vous seulement.Toutes nos procédures liées à la location respectent les directives dictées par l\u2019Institut national de santé publique du Québec.0040415 SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 8 ACTUALITÉS MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca Vingt-cinq millimètres: telle est la hauteur moyenne des soldats miniatures qu\u2019Yves Bonneau peint et collectionne.Gros plan sur une passion qui l\u2019anime depuis plus de quarante ans.Dans sa résidence de Granby, les boîtes contenant son trésor s\u2019accumulent par dizaines au grenier.En tout, le quinquagénaire possède quelque 29 000 figurines à l\u2019effigie de guerriers de toutes sortes : soldats, militaires, personnages fantastiques, et parmi ses plus récentes acquisitions, la sympathique bande de Robin des Bois.Mis bout à bout, ces petits hommes se succéderaient sur une distance approximative de 725 mètres, soit le double de la longueur (362 m) du plus grand paquebot du monde, le Harmony of the Seas ! Il collectionne aussi les chars d\u2019assaut miniatures.« J\u2019ai commencé à peindre des miniatures vers l\u2019âge de dix ans.Au début, je n\u2019étais pas très bon, mais je me suis amélioré ! » affirme celui qui répare lui-même certaines de ses poupées et de ses figurines à l\u2019aide de retailles de tissu ou de cuir et de copeaux de plastique qu\u2019il accumule, en plus d\u2019avoir développé des techniques de peinture qui ajoutent au réalisme de ses petits chefs-d\u2019œuvre.Après quarante ans à perfectionner son art, on peut dire qu\u2019Yves Bonneau est passé maître dans l\u2019art du détail.Que ce soit les chevrons, les boutons ou même la frange qui ornent les parures des soldats miniatures, tout est à sa place.Même le regard de certaines figurines, un simple point de peinture apposé au bon endroit, confère à celles-ci une âme.M.Bonneau se saisit d\u2019un cheval miniature immortalisé en position couchée qu\u2019il nous montre de près.« Il vient de se faire tirer dessus, il agonise » , raconte notre hôte qui, d\u2019un seul coup de pinceau, a réussi à inscrire la peur dans le regard de l\u2019animal.« C\u2019est toujours un petit défi que je me donne.Je regarde le personnage et je me dis : \u201clui, je vais réussir à lui faire ça\u201d.Et plus la pièce est petite, plus beau est le défi ! » Ainsi, les soldats ne sont pas tous imberbes ; la couleur de leurs cheveux et leur pilosité faciale varie au fil des époques et des fantaisies du Granbyen.Ils n\u2019ont pas non plus tous le même âge ; certains ont quelques rides.Ailleurs, il est possible de lire sans problème certaines phrases ayant été imprimées sur des drapeaux, que M.Bonneau a retranscrites sur leur version miniature.D\u2019ABORD, L\u2019HISTOIRE Avant toute chose, Yves Bonneau procède à une « lecture » de la pièce qu\u2019il s\u2019apprête à peindre pour savoir comment il la peindra.Plusieurs indices, comme la longueur de l\u2019habit, le type de couvre-chef ou le type d\u2019arme que tient le soldat, révèlent d\u2019ailleurs l\u2019époque à laquelle il a combattu et son rang.Par exemple, explique le collectionneur, la redingote des soldats français a été raccourcie entre 1807 et 1812 en raison du prix élevé du tissu indigo dans lequel elles étaient taillées.Pour s\u2019assurer que ses figurines, une fois peintes, soient le plus représentatives possible de leur modèle historique, M.Bonneau n\u2019hésite pas à foui- n e r d a n s d e n o m b r e u x ouvrages et sur Internet.À ce jour, il a investi des milliers de dollars d a n s à p e i n e quelques livres d\u2019histoire où sont représentés uniformes et véhicules militaires lors de grands conflits armés.Sa connaissance historique est si fine qu\u2019il lui est arrivé de remarquer des erreurs anachroniques sur certaines figurines qu\u2019il s\u2019apprêtait à peindre.En outre, Yves Bonneau n\u2019a qu\u2019à saisir un personnage, au hasard, pour ensuite en indiquer précisément la nationalité, le grade et l\u2019année de son service, selon les couleurs de l\u2019uniforme en vigueur à l\u2019époque.Il en va de même avec son impressionnante reconstitution partielle de la bataille de Waterloo, qui lui a pris trois heures à préparer.La disposition des bataillons est à ce point fidèle à la réalité que le Granbyen peut identifier quel moment figé dans le temps est incarné par une partie précise de son tableau.« En fait, c\u2019est l\u2019Histoire qui m\u2019attire.Oui, je peins des figurines, mais en le faisant, j\u2019apprends plein de choses sur l\u2019Histoire » , lâche-t-il candidement quand on s\u2019épate de ces connaissances.Cet intérêt a fini par le mener à la Société napo- l é o n i e n n e internationale, une organisation réu- n i s s a n t d \u2019a u t r e s p a s s i o n - nés d\u2019Histoire de par le monde dont il détient le titre de membre d\u2019honneur.« C\u2019est surtout parce que c\u2019est à l\u2019époque napoléonienne que les uniformes ont été les plus beaux et les plus prestigieux.Ces habits étaient riches en couleurs et en signification » , dit-il.Cette association lui a permis de prendre part à plusieurs UNE PETITE ARMÉE DES PLUS En temps normal, Yves Bonneau peut peindre l\u2019équivalent de 12 à 15 boîtes de figurines chaque mois.Sachant que chaque boîte contient de 12 à 50 pièces, et qu\u2019il met en moyenne entre 10 et 12 heures pour toutes les peindre, on comprend que ce passe-temps occupe une grande place dans sa vie.\u2014 PHOTOS JULIE CATUDAL Les membres de la Société de modélisme historique de Québec ont remis au pilote Jean Cauchy (au centre) un modèle réduit du bombardier Halifax B qu\u2019il a piloté.\u2014 PHOTOS FOURNIES Voitures anciennes, trains, aéronefs, vaisseaux spatiaux, bateaux, personnages de films ou imaginaires: l\u2019univers du modélisme est aussi varié que fragmenté.Mais s\u2019il est une chose qui rassemble ces amoureux du miniature, c\u2019est bien le fait que leurs modèles réduits incarnent à leurs yeux le reflet de toutes sortes d\u2019époques.« Le modélisme est une façon comme une autre de s\u2019intéresser à l\u2019Histoire, au même titre que les livres, les films, les documentaires, les biographies et même le jeu vidéo, indique Jean-Vincent Roy, porte- parole et membre de la Société de modélisme historique de Québec.Ce qui est intéressant, c\u2019est d\u2019entrer dans le détail, d\u2019avoir une curiosité pour l\u2019objet qu\u2019on modélise.Pourquoi tel objet est fait comme ça ou est peint ainsi, pourquoi le design de l\u2019objet a évolué dans le temps.La composante documentaire et la recherche historique sont presque aussi importantes que le modélisme lui-même.» « Dans le cadre de notre association, la composante historique est fondamentale, ajoute M.Roy.On fait beaucoup de modélisme militaire de toutes les périodes historiques, que ce soient des guerres ou les programmes spatiaux, par exemple.En modélisme, on a des gens qui s\u2019intéressent aux stratégies militaires du XXe siècle tout comme des figu- rinistes chevronnés qui se spécialisent dans le Moyen Âge ou même à un seul siècle.Pour ma part, quand je veux peindre un modèle réduit, je lis des études sur le régiment.Puis, en me renseignant sur le sujet, je découvre d\u2019autres thématiques qui deviennent super intéressantes et là on va plus large, on découvre d\u2019autres sujets.C\u2019est une roue qui tourne ! » À leur manière, les modélistes et figurinistes sont également des collectionneurs.Plusieurs font d\u2019ailleurs partie de quelques associations où ces passions s\u2019entremêlent.« Il y a des collectionneurs qui accumulent des objets parce qu\u2019ils aiment un type d\u2019objet bien précis, mais il y en a d\u2019autres qui sont portés par l\u2019histoire de cet objet et par son évolution dans le temps », souligne François Laperrière, président du groupe Les Grands collectionneurs du Québec.« On a des gens qui ont des collections importantes et d\u2019autres qui possèdent beaucoup moins de pièces, mais celles-ci sont d\u2019une précision infernale », renchérit Jean- Vincent Roy.DEVOIR DE MÉMOIRE Au-delà de l\u2019intérêt personnel pour ces pièces de collection existe le désir d\u2019être porteur du passé Une porte d\u2019entrée vers laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 9 GRANDIOSES La passion du modélisme et du miniature en est une qui se transmet de génération en génération.Parlez-en à Frank Languey, copropriétaire et fondateur de la boutique de loisirs Hobbec à Granby, commerce qui célébrera ses 46 ans d\u2019activités le 12 juillet prochain.Lui-même amateur de modé- lisme, M.Languey a su transmettre cet intérêt à son fils Frédéric, qui est devenu son partenaire d\u2019affaires il y a un peu plus d\u2019une douzaine d\u2019années.« Il a grandi dans le commerce.Il vient ici depuis qu\u2019il a cinq ans, quand il venait faire ses devoirs après l\u2019école, raconte fièrement le détaillant de la rue Principale.Les clients le connaissent depuis longtemps et ça les rassure : ils savent que la relève est là et qu\u2019on est là pour rester.» Une clientèle fidèle, certes, sur laquelle Languey père et fils peuvent compter depuis des décennies.À l\u2019image d\u2019Yves Bon- neau, qui fréquente l\u2019endroit depuis l\u2019âge de dix ans, de nombreux clients de Hobbec s\u2019y rendent depuis des décennies.De petits garçons devenus des hommes et des pères, qui n\u2019hésitent pas à faire découvrir leur passe-temps de prédilection à leur fils.« J\u2019ai un de mes vieux clients qui a initié son fils à la confection de bateaux miniatures en bois.Le fils est devenu meilleur que le père et il a même gagné des prix ! » raconte M.Languey.Celui-ci apprécie les liens serrés qu\u2019il a pu développer avec ses clients réguliers au fil des ans.« C\u2019est beaucoup plus qu\u2019un magasin ici », confie-t-il.Internet n\u2019est pas un compétiteur aux yeux du marchand.« Les gens savent ce qu\u2019ils veulent.Quand ils voient quelque chose sur Internet, ils viennent nous voir pour qu\u2019on le commande pour eux », indique-t-il.Le modélisme fait peut-être parler moins de lui, il n\u2019en demeure pas moins encore populaire auprès de ceux qui le pratiquent.« Les gens ne s\u2019en vantent pas, mais il y a encore un marché pour le modèle réduit », indique M.Languey.Celui-ci est aussi d\u2019avis qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une manière différente de s\u2019intéresser à l\u2019Histoire, signe que le loisir est loin d\u2019être désuet.« Aujourd\u2019hui, je vois des ados venir acheter des modèles réduits de chars d\u2019assaut et d\u2019avions de la Deuxième Guerre mondiale, relate le commerçant.Je pensais que je n\u2019étais pas si mal, mais eux, ils en savent un paquet ! Quand ils s\u2019intéressent à quelque chose, ils veulent tout savoir.» POURQUOI PAS DE PÈRE EN FILLE?Dans l\u2019univers du miniature, les femmes se font rares.Lentement, mais sûrement, la gent féminine se taille une place dans ce domaine qui a longtemps été la chasse gardée des hommes.« Le modèle réduit est un passe- temps qui peut intéresser autant les filles que les garçons, estime M.Languey, surtout les modèles à coller.Les filles sont plus patientes et minutieuses en général.Ça donne de beaux résultats.» « Tranquillement, ça change, poursuit le détaillant.On voit de plus en plus de filles, qui ont appris avec leur père ou avec leur amoureux.J\u2019ai une cliente qui a commencé à venir ici parce que son copain faisait des autos à coller.Elle est rendue meilleure que lui ! » MARIE-ÈVE MARTEL BOUTIQUE HOBBEC D\u2019une génération à une autre Frank Languey est fondateur de la boutique de loisirs Hobbec à Granby, commerce qui célébrera ses 46 ans d\u2019activités le 12 juillet prochain.\u2014 PHOTO CHRISTOPHE BOISSEAU-DION NOS PHOTOS Visionnez une galerie complète de photos sur notre application ou à lavoixdelest.ca reconstitutions d\u2019envergure, en Europe, uniformes et tout.« L\u2019une des plus grosses a été celle du bicentenaire de la bataille de Waterloo, en 2015 » , relate M.Bonneau, qui en conserve des souvenirs mémorables.LE TEMPS QUI PASSE Sa passion pour le miniature, M.Bonneau la vit pour lui-même.Même si l\u2019idée lui a déjà traversé l\u2019esprit, il n\u2019a jamais exposé ses figurines.« Je ne l\u2019ai jamais fait pour trois raisons : des pièces peuvent être facilement dérobées, le transport pourrait les endommager, et monter une scène, c\u2019est long, très long.» En temps normal, M.Bonneau peut peindre l\u2019équivalent de 12 à 15 boîtes de figurines chaque mois.Sachant que chaque boîte contient de 12 à 50 pièces, et qu\u2019il met en moyenne entre 10 et 12 heures pour toutes les peindre, on comprend que ce passe- temps occupe une grande place dans sa vie.« Certaines semaines, il m\u2019est arrivé de peindre plus longtemps que le nombre de mes heures de travail » , lance-t-il avec humour.D\u2019autant plus que chaque boîte est achetée et son contenu, peint trois fois : car en plus de sa propre collection, M.Bonneau s\u2019assure de garnir celle qu\u2019il lèguera un jour à chacun de ses fils.Mais le temps ne rebute pas cet infirmier fraîchement retraité, qui a désormais le champ libre pour s\u2019adonner à sa passion aussi longtemps qu\u2019il le désire.« C\u2019est zen, dit-il de son loisir de prédilection.Si tu as des petits soucis, tu t\u2019installes et là, tu te concentres.Tu oublies tout.» Après quarante ans à perfectionner son art, on peut dire qu\u2019Yves Bonneau est passé maître dans l\u2019art du détail.\u2014 PHOTOS JULIE CATUDAL pour ceux qui n\u2019auront pas vécu ces événements historiques.« L\u2019intérêt pour les collections militaires, ça vient par vagues, estime Jean Dessureault, vice- président des Grands collectionneurs du Québec et lui-même collectionneur de pièces militaires japonaises.Souvent, les commémorations et les anniversaires font monter l\u2019intérêt et la valeur des pièces.» « Avec la mort naturelle des vétérans de la Seconde Guerre mondiale, et les années qui passent, les gens essaient de réhabiliter la mémoire de ces événements-là.Il faut s\u2019en souvenir, poursuit-il.Entre collectionneurs, on discute de ces sujets qui nous passionnent et on essaie de faire vivre ce souvenir.» Dans certains cas, le passe-temps de modéliste ou de collectionneur peut finir par mener à une profession ou, du moins, à donner une vocation édu- c a t i v e a u x m o d è l e s réduits.« L e m o d é - l i s m e e s t e n quelque sorte une m a n i è r e de préserver l a m é m o i r e historique des objets, de garder une trace de quoi les choses avaient l\u2019air à une certaine époque, convient M.Roy.On trouve beaucoup de modèles réduits dans les musées pour cette raison.Si on a la chance de voir un navire ancien utilisé par un célèbre capitaine, c\u2019est un peu grâce aux modélistes qui se sont penchés là-dessus.» l\u2019Histoire Au-delà de l\u2019intérêt personnel pour ces pièces de collection existe le désir d\u2019être porteur du passé pour ceux qui n\u2019auront pas vécu ces événements historiques. SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 10 ACTUALITÉS CYNTHIA LAFLAMME cynthia.laflamme@lavoixdelest.ca CYNTHIA LAFLAMME cynthia.laflamme@lavoixdelest.ca Initiative de journalisme local Il sera difficile de participer à une ompétition d course ce te année.Tous les événements ont été annulés jusqu\u2019au 31 août, à la demande du gouvernement Legault, et les compétitions automnales tombent une à une.Deux courses dans la région demeurent quand même au calendrier.Le Bromont Ultra adoptera néanmoins une formule plus sobre, tandis que les Courses thématiques planchent sur un projet pilote qui permettrait la tenue du Marathon de Granby.Il reste un mois à l\u2019organisation du Bromont Ultra (BU) pour offrir une version complète du fonctionnement de l\u2019événement, mais un aperçu a déjà été donné dans un courriel envoyé aux coureurs.Les probabilités que le BU revienne à sa version originale sont basses, selon Gilles Poulin, cofondateur de l\u2019événement sportif.Au camp de base, il n\u2019y aura donc pas de camping, pas de village des athlètes, pas d\u2019exposants et pas de restaurant.Les départs seront espacés, le samedi matin, pour éviter les attroupements.Dans les sentiers, une distance se crée naturellement entre les coureurs, alors les règles sociosanitaires seront respectées.Les postes de ravitaillements prendront aussi plus de place.Seules les plus longues distances à la course (25, 55, 80 et 160 km) et à vélo (40, 80, 120 et 160 km) seront tenues.Les distances de 2, 6 et 12 km à la course et le Raid technique à vélo sont annulées, mais pourront être courues de façon virtuelle durant la fin de semaine du BU.Quant aux courses par équipe, qui demandent normalement une passation du dossard au camp de base et donc un contact rapproché, les coéquipiers seront invités à cumuler, où ils le veulent, les kilomètres pour atteindre les 80 et 160 km d\u2019équipe.L\u2019ADN NE CHANGE PAS « Depuis le début, j\u2019ai toujours dit qu\u2019on allait trouver une façon de le faire.Mon mantra, c\u2019est \u2018\u2018impossible n\u2019est pas un fait, c\u2019est une opinion\u2019\u2019.Le BU, c\u2019est de rendre le monde meilleur, de permettre aux gens de se dépasser, c\u2019est de donner plus, confie M. Poulin.Ça reste, même si la fin de semaine n\u2019est pas pareille.» Il compare la version sobre du BU à beaucoup de courses en sentier aux États-Unis où l\u2019arrivée revêt son plus simple appareil.Et comme le but du Bromont Ultra est de permettre à des athlètes de se dépasser dans leur course, mais aussi de soutenir financièrement, grâce aux inscriptions et aux collectes de fonds, vingt organismes, l\u2019essence même de l\u2019événement ne changera pas.« On continue à avoir 60 % du monde qui court leur plus longue distance à vie.On dénature la fin de semaine, mais on n\u2019a pas le choix, on s\u2019adapte.» RECORD D\u2019INSCRIPTIONS La version sobre de l\u2019événement n\u2019influence pas, pour le moment, le nombre d\u2019inscriptions.Celui-ci a doublé par rapport au précédent record avec un total de 800 inscriptions pour les distances de course de 55, 80 et 160 km, qui offrent des parcours impossibles à réaliser en dehors du cadre de l\u2019événement puisqu\u2019une vingtaine de propriétaires permet le passage des coureurs sur leur terrain durant la fin de semaine.Il était aussi possible de s\u2019inscrire sans avoir à payer avant que l\u2019organisation décide du sort de l\u2019événement, au début août.La liste d\u2019attente ne cesse par ailleurs de gonfler.UN MARATHON OU NON?Par ailleurs, rien n\u2019est joué encore pour le Marathon de Granby, qui en serait à sa deuxième édition avec l\u2019épreuve reine de la course sur route.« J\u2019ai encore espoir, mais peut-être que je suis le dernier des Mohicans », laisse tomber Éric Fleury, directeur de la série Courses thématiques.M. Fleury travaille sur un projet pilote de départs en couloirs qui permettraient aux événements d\u2019avoir lieu malgré tout.Il souhaite démonter qu\u2019il est possible de tenir une compétition de course à pied même durant la pandémie.Une première tentative était espérée au début août à Longueuil, mais l\u2019absence de réponse de la Santé publique et le départ en vacances de la responsable des loisirs ont forcé l\u2019abandon du projet.Celui-ci est un parcours fermé de 5 et 10 km avec des départs de deux coureurs toutes les dix secondes.« On avait un système de lumières où les gens partent quand c\u2019est vert et avec deux couloirs.Il y aurait aussi deux couloirs à l\u2019arrivée.» Il est possible que la formule soit testée à Chambly, sur la piste cyclable qui longe le canal.À Granby, les nouveaux parcours de l\u2019an dernier utilisent peu la route, ce qui permettrait d\u2019avoir des départs différés.Même le marathon pourrait se tenir grâce à cette formule.« Je me suis engagé à prendre une décision d\u2019ici le 10 juillet.Si je n\u2019ai pas de projet pilote, si je n\u2019ai pas de réponse de la Santé publique, je n\u2019ouvrirai pas les valves des dépenses.» Le Marathon de Granby serait lui aussi bien sobre, mais le dépassement de soi serait tout aussi présent.Une formule plus sobre pour le Bromont Ultra Les probabilités sont fortes qu\u2019il n\u2019y ait pas de camping et de village des athlètes au Bromont Ultra cette année.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST 0041594 Mécanicien 360o PASCAL HAMAN PNEUS ET MÉCANIQUE Je M\u2019eN oCCuPe de votre CLIMAtISeUr 2000, rue Principale est, Farnham 450 293-3127 AteLier MéCANique P.HAMAN laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 11 BILLIE-ANNE LEDUC billie-anne.leduc@lavoixdelest.ca Depuis 40 ans, Jacques Lussier et Jean-Guy Tarte vendent à leurs kiosques respectifs des fruits et légumes locaux.Alors que le premier roule toujours et fête sa 40e année d\u2019existence, celui de Jean-Guy Tarte n\u2019ouvrira pas cette année, «?pour se protéger et protéger les autres?» de la COVID-19, dit le principal intéressé.Semi-retraité, Jacques Lussier adore vendre ses produits provenant de son jardin de 5 acres ou de maraîchers de la région.« Le monde demande de plus en plus si c\u2019est local et bio.On voit que c\u2019est important pour eux.Quand c\u2019est local et frais, ça goûte bien meilleur.» Installé depuis plus de 35 ans dans le stationnement du Ultramar au coin de la rue Dufferin, près du boulevard David-Bouchard à Gran- by, son kiosque propose des fruits et légumes, dont les plus populaires sont les fraises et le maïs.« J\u2019ai commencé avec la vente de fleurs », dit celui qui était au tout début installé près d\u2019un ancien garage sur la rue Dufferin.Jacques Lussier a toujours aimé ce qui est frais, comme les clients qui visitent son kiosque, souligne celui qui est venu au monde à Granby et qui a possédé le restaurant Chez Jacques à Bromont de 1969 à 1979.Comme M.Lussier ne peut plus marcher comme avant, il a été cherché l\u2019aide de Serge Demers et de Martin Cyr, qui sont « ses bras et ses jambes » pour servir les clients.Jacques Lussier tient son commerce dans le stationnement du Ultramar 7 jours sur 7, de 9 h à 18 h, de juin à septembre.Seul l\u2019argent comptant est accepté.FERMETURE PRÉVENTIVE Jean-Guy et Josée Tarte ont quant à eux préféré prendre la dure décision de ne pas ouvrir leur kiosque cette année.Située au coin de la rue Granby et du boulevard Pierre-Laporte à Bromont, la ferme Jean-Guy Tarte ne vendra pas ses fruits et légumes au public cet été, en raison des risques de santé associés à la pandémie de COVID-19.« Notre médecin nous a dit que c\u2019était une sage décision.Parce que la pandémie n\u2019est pas finie.Il y a moins de cas ici, mais on a beaucoup de clients qui viennent de la Rive-Sud la fin de semaine.On ne sait pas s\u2019ils amènent le microbe avec eux.C\u2019est dangereux, on ne veut pas prendre de risque », mentionne le maraîcher de plus de 70 ans, qui précise qu\u2019il s\u2019agit de la seule raison qui explique leur fermeture.Josée et Jean-Guy Tarte sont propriétaires de la ferme depuis 1 9 7 5 .C \u2019est la p rem ière fo is en 40 ans qu\u2019ils ferment leur kiosque.« C\u2019est sûr que ça nous fait quelque chose.Mais c\u2019est vraiment pour la santé.Pour nous protéger nous et les autres.Si Dieu le veut et si la pandémie est finie, on ouvrira l\u2019an prochain.Je pense que les gens vont comprendre.» En amour avec les produits locaux depuis 40 ans Jacques Lussier vend des fruits et légumes à son kiosque depuis 40 ans.\u2014 PHOTO CHRISTOPHE BOISSEAU-DION 0030378 ENTRE LE 6 ET LE 17 JUILLET 2020 SELON VOTRE SECTEUR Matériaux de construction et appareils électroniques interdits.Les encombrants, les matériaux de construction et les appareils électroniques peuvent être apportés aux écocentres en tout temps. SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 12 ARTS MARIE-ÈVE LAMBERT marie-eve.lambert@lavoixdelest.ca Le hangar du Magasin général d\u2019Upton accueillera pour un deuxième été les expositions Touchons du bois et Le patrimoine architectural dans la MRC d\u2019Acton.La première se veut un hommage à la force et au courage des hommes qui ont bâti notre région, tandis que la seconde vise à mieux connaître le patrimoine architectural de la région pour mieux le protéger.Ces deux expositions sont présentées par la Collection Saint-Amour du 2 juillet au 30 août.On peut les visiter gratuitement les jeudis et vendredis de 10h à 18h et les samedis et dimanches de 10h à 17h.Une guide-animatrice sera sur place pour accueillir les visiteurs.Deux expositions reviennent à Upton Le Magasin général d\u2019Upton est situé au 305, rue Principale.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST Soins des pieds France Dostie Infirmière auxiliaire 10 ans d\u2019expérience \u2022 Bains de pieds à remous \u2022 Callosités \u2022 Coupes et amincissement des ongles épais \u2022 Prévention des ongles incarnés \u2022 Cors Clinique santé (Membre de L\u2019OIIAQ) Sur rendez-vous 450 574-3039 \u2022 106-B, rue St-Jacques, Granby OFFRE RÉSIDENTS DU QUÉBEC 30% RABAIS DE INFORMATION ET RÉSERVATION 1 866 540 4460 fairmont.fr/frontenac/québec CHAMBRE À PARTIR DE 285$ Enregistrement plus tôt et départ tardif offerts sans frais LA VIE DE CHÂTEAU + TAXES \u2022 Estimation gratuite \u2022 Salle de montre Luc Landry, propriétaire 450 263-4448 152, rue PrinciPale, cowansville 0036290 0041057 0041251 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 13 ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Des mesures particulières seront instaurées par la MRC de la Haute-Yamaska pour faciliter la vie des étudiants cet été.Pour accommoder ceux qui fréquentent le Cégep de Granby et le Centre régional intégré de formation (CRIF) de Granby, l\u2019organisme leur offrira l\u2019occasion de se déplacer en transport en commun gratuitement durant tout le mois d\u2019août.Le service, géré par Transport adapté pour nous, permettra du même coup à cette clientèle d\u2019opter pour un moyen de transport plus écologique que la voiture, laisse entendre le préfet de la Haute-Yamaska, Paul Sarrazin.« On veut inciter les étudiants à se servir du transport collectif dans la mesure du possible.En absorbant les frais en août prochain, c\u2019est un peu notre manière de compenser pour tout ce qui s\u2019est passé ces derniers mois avec la pandémie », dit- il, en expliquant qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une façon d\u2019alléger le fardeau financier des étudiants pour la rentrée 2020.M.Sarrazin indique que ces mesures n\u2019auront pas d\u2019impact sur les finances de la MRC de la Haute-Yamaska.« Dans l\u2019enveloppe consacrée au transport collectif, on a de légers surplus.L\u2019argent est déjà disponible et ça n\u2019a donc pas d\u2019influence sur le budget.Même si la réponse du public est forte, on a la marge de manœuvre pour offrir la gratuité.» Pour profiter du transport sans frais, les usagers devront cependant présenter une carte étudiante valide.Dès septembre, le coût du laissez-passer mensuel pour les étudiants du Cégep sera fixé à 65 $ (après le remboursement des subventions du Cégep et de l\u2019association étudiante) et à 120 $ pour les étudiants du CRIF.D\u2019autres tarifs seront aussi offerts, en fonction du nombre de passagers.Pour veiller à la sécurité du personnel et des passagers, Transport adapté pour nous assure qu\u2019il applique toutes les mesures sanitaires imposées par la santé publique, notamment en ce qui a trait à la désinfection de ses véhicules.Il est par ailleurs fortement recommandé aux utilisateurs de porter un masque.Toutes les informations sur le transport collectif sont disponibles sur le site haute-yamaska.ca, sous l\u2019onglet Services aux citoyens, puis à la page Transport collectif.TRANSPORT COLLECTIF À GRANBY Des privilèges pour les étudiants La Ville de Granby a décidé de limiter l\u2019accès à certains parcs-écoles de son territoire afin de respecter les mesures de distanciat ion physique dans le contexte actuel.Ceux où se tiennent les camps de jour seront donc réservés aux jeunes qui fréquentent le Club Vacances Jeunesse de 7 h à 17 h 30, du lundi au vendredi, du 1er juillet au 14 août.Il s\u2019agit des parcs-écoles Assomption, Saint-André, Saint-Bernard, des Bâtisseurs, de l\u2019Étincelle, pavillon Saint-Marc, l\u2019Envolée, Haute-Ville et Eurêka.Leur accès reste toutefois permis après 17 h 30 les jours de semaine ainsi que les samedis et les dimanches.Tous les autres parcs-écoles de la ville demeurent également accessibles.MARIE-ÈVE LAMBERT \u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST ?ACCÈS LIMITÉ À CERTAINS PARCS-ÉCOLES DE GRANBY 0039663 0041025 0041621 Votre VR campe sur votre terrain après vos vacances?Profitez-en pour nous confier votre entretien préventif ! 3011, RUE BRODEUR O.ST-ALPHONSE-DE-GRANBY T 450 776-6622 (MOAB) www.remorquemoab.com Réservez tôt pour l\u2019entreposer Adresse: 110, rue St-Charles Sud, Granby QC Julie Michaud, d.d.et Robert Cabana, d.d 2 Le centre de santé dentaire Robert Cabana d.d.fait dorénavant partie du plus vaste réseau de 23 Centres dentaires Lapointe.En ces temps particuliers, ne négligez pas votre santé dentaire.Nous sommes prêts à vous recevoir avec toutes les précautions nécessaires pour assurer votre sécurité! Prenez soin de vous, ça fait du bien! 1ne constituent aucunement une garantie de résultat.2 Offerte par les professionnels exerçant dans les Centres dentaires Lapointe, valeur de 250$.3 Certaines conditions s\u2019appliquent.Le montant de versements mensuels de 135$ est possible sur les plans de traitement de valeur inférieure à 9 000$ uniquement et le terme de remboursement varie en fonction du montant d\u2019emprunt total, jusqu\u2019à son plein paiement.Sous disponibles dans nos centres et à centreslapointe.com/promotion, ainsi que sur le site de la Fédération des caisses Desjardins du Québec, bit.ly/FinancementsDesjardins.Non jumelable à aucune autre promotion.Tous les services accessibles en versements de moins de Consultation sans frais! 2 135$ / mois3 AVANT APRÈS1 1 800 Lapointe | centreslapointe.com Plus qu\u2019un conseiller.un ami depuis 25 ans Yves Paquette Courtier immobilier Re/MAX Professionnel inc.Agence immobilière 2%* *SouS c ertaine S conditi onS estiMAtion gRAtuite CELL.: 450 775-9940 BUR.: 450 378-4120 SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 14 ACTUALITÉS SHERBROOKE \u2014 Parce que les anniversaires sont l\u2019occasion de faire le bilan, La Tribune a demandé à la mai- resse Julie Morin de poser un regard sur le chemin parcouru depuis qu\u2019un train fou a détruit le centre-ville de Lac-Mégantic et y a fauché 47 vies, il y a sept ans, le 6 juillet 2013.SUR LE RÉTABLISSEMENT DE LA COMMUNAUTÉ « Au 5e anniversaire, une page s\u2019est tournée.On s\u2019est dit collectivement qu\u2019il était temps de passer à autre chose, sans oublier bien sûr, et de penser à l\u2019avenir.De penser à reconstruire nos humains et notre centre-ville.Aujourd\u2019hui, je sens que les gens sont en mode action pour développer la communauté et faire en sorte que notre centre-ville soit animé et vivant.Il y a beaucoup d\u2019initiatives citoyennes qui se passent, par exemple les jardins communautaires des Incroyables comestibles, les Greeters qui se sont ajustés à la COVID en enregistrant une visite virtuelle et la synergie entre nos commerçants toujours plus grande.Après une tragédie comme celle- là, qui est venue déstabiliser tous nos repères, c\u2019est de multiples reconstructions dont il faut s\u2019occuper pour développer le sentiment d\u2019appartenance, mais c\u2019est positif.SUR LA RECONSTRUCTION DU CENTRE-VILLE On souhaitait un centre-ville habité et il l\u2019est aujourd\u2019hui.C\u2019est concret.En termes de superficie, c\u2019est au trois quarts occupé.Le visage de Lac- Mégantic n\u2019est plus le même.On voit enfin poindre les projets en transition énergétique comme le microréseau d\u2019Hydro-Québec.Le projet hôtelier de 72 chambres est aussi en construction, en usine, puisque c\u2019est un projet modulaire.C\u2019est une question de semaine avant qu\u2019on voit bouger sur ce terrain.Les gens nous parlent beaucoup du centre-ville comme si c\u2019était seulement la rue Frontenac, mais le centre-ville est devenu un quartier qui englobe la promenade Papineau et va jusque de l\u2019autre côté de la rivière Chaudière, avec la rue Sala- berry.De ce côté-là, il y a le projet Espace jeunesse qui est en construction, un skate park et un pump track que nos jeunes attendent depuis six ans.C\u2019est important de s\u2019occuper de l\u2019ensemble de nos clientèles, nos familles, nos aînés, nos jeunes.Il faut que tout le monde se retrouve dans ce centre-ville.SUR LA VOIE DE CONTOURNEMENT La balle est dans le camp du ministère de l\u2019Environnement qui doit rendre sa décision à la suite des audiences du BAPE.Il y a dans les recommandations des éléments qui doivent être appliqués pour atténuer les impacts chez certains citoyens, mais sinon il n\u2019y a pas de raison pour que le ministère ne signe pas cette entente-là.Pour ce qui est des autres étapes, la Ville comme maître d\u2019œuvre du chantier et Transports Canada sont dans les échéanciers.SUR LA SÉCURITÉ FERROVIAIRE On fait notre travail comme Municipalité de rapporter à la compagnie ferroviaire les inquiétudes des citoyens et elle fait rapidement les vérifications nécessaires.On sent que la sécurité c\u2019est important pour le CP.Après c\u2019est au gouvernement fédéral de s\u2019assurer que la compagnie entretient bien ses voies ferrées.À partir du moment où il y a une collaboration, il faut aussi faire confiance.Ce que je souhaiterais de la compagnie ferroviaire c\u2019est qu\u2019elle rassure les citoyens.C\u2019est à elle de créer un climat de confiance avec les communautés là où elle passe.Tant qu\u2019on n\u2019aura pas la voie de contournement, il va rester des inquiétudes à Lac-Mégantic.La pente est toujours là, la courbe est toujours là, c\u2019est une topographie unique et sans précédent au Canada.UN SOUHAIT DE 7E ANNIVERSAIRE Que les gens qui ont encore en tête la tragédie ferroviaire quand ils pensent à Lac-Mégan- tic, pensent dorénavant à ce qu\u2019on est en train de devenir et à ce qu\u2019on est devenu.Je suis fière de ce qu\u2019on a accompli, du chemin qu\u2019on a pris pour y arriver et qu\u2019on va continuer de prendre.On redevient une ville qui avance, qui développe, qui a envie d\u2019innover et de regarder en avant.» PROPOS RAPPORTÉS ET ABRÉGÉS PAR JACYNTHE NADEAU IL Y A SEPT ANS LAC-MÉGANTIC «?JE SUIS FIÈRE DE CE QU\u2019ON DEVIENT?» La gare patrimoniale et l\u2019église Sainte-Agnès sont des témoins muets de la transformation du centre-ville de Lac- Mégantic.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ 0034806 0041612 0042075 55, rue Bruce, Granby 450 375-6139 www.centrejardinagegranby.com Visiteznotre CHAPITEAU DESAUBAINES 25% à75% derabais Pots \u2022Déco AccessoiresDe jArDin DécorAtionsnoël Vous êtes diplômé en électromécanique de systèmes automatisés?Informez-vous au crif.csvdc.qc.ca ou au 450 378-8544 Début des cours: 28 août 2020 Avec une passerelle de 1 an (945 heures de formation), obtenez une diplomation en électricité Porte d\u2019entrée vers le domaine de la construction Travauxdeplomberie Inspectionparcaméra -Nettoyageetdébouchagehautepression Localisationdebris -Drainde fondation-Excavation Résidentiel | Commercial | Industriel 450.378.7473 Jean-Yves Carignan www.PlomberieCarignan.com laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 15 JACYNTHE NADEAU jacynthe.nadeau@latribune.qc.ca Sept ans plus tard, la Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic considère que l\u2019état de la voie ferrée est aussi «?ques- tionnable?» qu\u2019au moment de la tragédie.À tel point que l\u2019organisme citoyen évalue la possibilité d\u2019envoyer une nouvelle mise en demeure à Transports Canada et à la compagnie ferroviaire qui exploite ce tronçon, pour exiger des travaux d\u2019entretien urgents.Il en ferait l\u2019annonce lundi matin en conférence de presse à l\u2019occasion des commémorations du septième anniversaire de la tragédie.Depuis les activités de meulage menées de nuit à Lac-Mégantic et à Sherbrooke en mai dernier, on a même vu apparaître des fissures sur les rails à certains endroits, relate le porte-parole de la Coalition, Robert Bellefleur, qui a consulté des spécialistes et envoyé un drone à faible altitude pour documenter sa cause dans les dernières semaines.La Coalition considère que des rails doivent être remplacés « le plus rapidement possible », notamment à l\u2019entrée de la ville de Lac-Mégantic.Rappelons que la Coalition avait envoyé une mise en demeure au ministre des Transports Marc Garneau en septembre dernier pour faire cesser le transport de matières dangereuses entre Farn- ham et Lac-Mégantic tant que ce tronçon ne sera pas entièrement réparé et aura fait l\u2019objet d\u2019une inspection « complète, indépendante et rigoureuse ».Deux mois plus tard, en novembre, c\u2019était au tour de la Ville de Sherbrooke de déposer une mise en demeure à la Central Maine & Québec Railway afin qu\u2019elle corrige une problématique qu\u2019elle jugeait urgente aux abords de la rivière Magog.Puis au début juin, énumère M. Bellefleur, nouvel appel resté sans réponse de la Coalition au ministre Garneau, aux députés de la région et au Canadien Pacifique pour porter à leur attention des sections de rails usés à l\u2019entrée nord-ouest de Lac-Mégantic.« On n\u2019est pas encouragés alors c\u2019est pour ça qu\u2019on revient à la charge, dit-il.On se souvient que, l\u2019an passé, quand on avait envoyé notre mise en demeure au ministre, cela avait forcé un arrêté ministériel à la compagnie pour faire plus de réparations et d\u2019inspections.On dirait que c\u2019est seulement la voie juridique qui peut les forcer à avoir des exigences plus sévères.» Depuis que le CP a racheté les rails de la CMQR, à la fin de 2019, la Coalition n\u2019a guère eu d\u2019information sur les intentions des nouveaux propriétaires.La CMQR serait toujours l\u2019opérateur en titre, selon les observations de M. Bellefleur, et les investissements promis par le CP de 90 millions $ sur trois ans sont bien loin des 400 millions $ qui ont été évoqués par des experts pour sécuriser le tronçon Farnham-Lac-Mégantic.UN «?PROBLÈME NATIONAL?» M. Bellefleur rapporte du même souffle qu\u2019une enquête de CBC révélait le mois dernier que sept déraillements de convois pétroliers ont été signalés depuis celui de Lac- Mégantic, en Ontario, Saskatchewan et Colombie-Britannique, qu\u2019ils impliquent autant le CP que le CN et qu\u2019il a été prouvé que le mauvais entretien des rails en est la principale cause.« Ce n\u2019est pas juste un problème à Lac-Mégantic, c\u2019est un problème national », s\u2019insurge-t-il.Sept ans plus tard, Robert Bellefleur trouve « inacceptable » d\u2019être encore obligé de monter au front pour défendre la sécurité ferroviaire et que ce soit les citoyens qui doivent s\u2019en charger.« Les Municipalités comme Lac-Mégantic n\u2019osent même pas interpeller TC ou les compagnies sur ces problèmes-là.C\u2019est inacceptable de constater ça », déplore-t-il.La Coalition a d\u2019ailleurs mis sur pied l\u2019automne dernier sa propre fondation pour aider à financer ses actions.Une centaine de personnes en sont devenues membres.« Toutes les fois qu\u2019un train est stationné trop longtemps ou fait des bruits, on reçoit des appels de citoyens qui nous demandent d\u2019intervenir, constate M. Bellefleur.Le fameux meulage des rails la nuit a apeuré plusieurs personnes.Il y a encore beaucoup d\u2019inquiétude, surtout chez ceux qui demeurent à proximité des rails.» L\u2019état de la voie ferrée inquiète toujours autant La Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic considère que des rails doivent être remplacés «?le plus rapidement possible?», notamment à l\u2019entrée de la ville de Lac-Mégantic.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE 0034728 0034760 0029531 1133, rue Principale, Granby Mario Bédard À l\u2019écoute de vos besoins! Représentant des ventes GRANBY VOLKSWAGEN INC.(1998) 450 522-2915 Julie Girardot Pour l\u2019amour de la vie, le complexe funéraire Girardot et Ménard, professionnel en rituels funéraires d\u2019exception.Étant donné les circonstances actuelles exceptionnelles, nous désirons vous aviser que nous demeurons disponibles afin de vous aider et vous conseiller dans ces moments difficiles.Soucieux d\u2019assurer la sécurité de tous, nous vous proposons de faire les rencontres d\u2019arrangements ou de préarrangements funéraires à distance, par téléphone et courriel.Vous avez des questions ?N\u2019hésitez pas à nous les communiquer, il nous fera plaisir de vous répondre.complexe@girardot-menard.com 450 372-4498 PRÊT DE CONTENEURS + contenants SERVICE DE RAMASSAGE POUR GROS VOLUME ACHAT DE MÉTAUX FERREUX ET NON FERREUX Lundi au vendredi 7h30-17h00 metauxdoucet.com Lundi au vendredi 8h00 à 17h00 Samedi 8h00 à 12h00 SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 16 ACTUALITÉS RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Sept ans après la tragédie de Lac-Mégantic, le gouvernement du Québec tarde toujours à compléter sa reddition de compte afin que lui soit versée une somme de plus de 98 millions?$.Une somme totale de plus de 417 millions $ doit être distribuée dans le cadre des procédures entamées dès août 2013 en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) sous laquelle s\u2019est placée la compagnie ferroviaire Montreal, Maine & Atlantic (MMA).Outre le Canadien Pacifique, toutes les compagnies poursuivies à la suite des tragiques évé- nements du 6 juillet 2013 se sont entendues pour contribuer au Fonds d\u2019indemnisation des victimes de Lac-Mégantic.S e u l e c o mpag n i e à n e pa s avoir contribué au fonds d\u2019indemnisation des victimes de Lac-Mégantic, le Canadien Pacifique (CP) est toujours poursuivi dans le cadre d\u2019un recours collectif qui a été repoussé à l\u2019automne 2021.Les procédures en vertu de la LACC ont permis d\u2019éviter un débat judiciaire concernant la quasi- totalité des compagnies poursuivies à la suite de la tragédie de Lac-Mégantic, mais elles ne sont pas encore complètement réglées notamment en raison des négociations avec le procureur général du Québec.Un montant de 103 460 319 $ a été versé au gouvernement du Québec, mais une somme de 98 060 399 $ demeure toujours en attente d\u2019être distribuée.« Depuis notre 31e rapport du 25 novembre 2019, le Contrôleur et la Province [de Québec] ont discuté à maintes reprises des prochaines étapes.La Province envisageait différentes options dont elle comptait discuter avec le Contrôleur avant la fin de la suspension actuelle.Toutefois, en raison de la pandémie de la COVID-19, la Province n\u2019a pas été en mesure de fournir au Contrôleur une plage de solution afin de traiter avec leur réclamation moindre.Le Contrôleur continue toutefois son suivi auprès de la Province en vue d\u2019une résolution », explique le contrôleur de la firme Richter dans son 32e rapport déposé en juin.REPORT Les réclamations aux familles des personnes décédées de plus de 121 millions $, pour les lésions corporelles et dommages moraux de quelque 51 millions $ ainsi que pour les dommages économiques de plus de 25,6 millions $ sont pratiquement toutes versées.Le montant des intérêts soit plus de 8,2 millions $ sera distribué à la fin des procédures.L\u2019un des avocats du recours collectif, Me Daniel Larochelle, se demande pourquoi le gouvernement du Québec n\u2019est pas en mesure de faire cette reddition de compte afin que le dossier soit réglé.« Le reliquat du fonds d\u2019indemnisation pourrait alors être versé et le dossier pourrait par la suite être fermé », signale Me Larochelle.Initialement prévu à l\u2019automne 2019, le recours collectif intenté à la suite des événe- ments tragiques du 6 juillet 2013 avait été reporté à l\u2019automne 2020.Me Larochelle explique que la pandémie de la COVID-19 a incité toutes les parties à reporter l\u2019audition d\u2019une année soit à l\u2019automne 2021.Québec attend de percevoir plus de 98 M?$ Outre le Canadien Pacifique, toutes les compagnies poursuivies à la suite des tragiques événements du 6 juillet 2013 se sont entendues pour contribuer au Fonds d\u2019indemnisation des victimes de Lac-Mégantic.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE 0041766 HORAIRE DE TRAVAIL DE LA VILLE DE GRANBY DURANT LA PÉRIODE ESTIVALE SERVICES ADMINISTRATIFS Du 29 juin au 4 septembre 2020 inclusivement, les services administratifs fermeront dès midi le vendredi.TRAVAUX PUBLICS Du 17 mai au 26 septembre 2020 inclusivement, le Service des travaux publics est fermé les vendredis.L\u2019horaire de travail du personnel des Travaux publics sera pour cette période, du lundi au jeudi de 7 h à 16 h.BON ÉTÉ ! granby.ca laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 17 0041966 L\u2019OUTLANDER PHEV 2020 L\u2019OUTLANDER À ESSENCE 2020 5 000 $ DE RABAIS sur d\u2019autres modèles sélectionnés OU MOIS 72 JUSQU\u2019À 0 % FINANCEMENT À DE PLUS, NE PAYEZ RIEN AVANT 2021 LIQUIDATION DÉMONSTRATEURS TOUJOURS EN VIGUEUR! *détails en succursale Taux d'intérêt: 1,99% | 1599$ d'acompte MOIS 60 LOCATION /SEM.59 $ RVR ES 2020 SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 18 ACTUALITÉS JEAN-FRANÇOIS GUILLET jean-francois.guillet@lavoixdelest.ca JEAN-FRANÇOIS GUILLET jean-francois.guillet@lavoixdelest.ca Il y a à peine quelques semaines, l\u2019incertitude planait concernant l\u2019 venir de camps d\u2019été dans la région.Le récent feu vert du gouvernement Legault, de concert avec la Santé publique, a fait pousser un soupir de soulagement à l\u2019équipe du Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB), qui enregistre une hausse de 25 % d\u2019achalandage comparativement à l\u2019année précédente.« C\u2019est vraiment exceptionnel.On parle de plus de 450 jeunes qui vont passer par le centre cet été.C\u2019est vraiment une grosse organisation.On est très fiers du travail accompli pour réussir à lancer les activités cette saison », a indiqué en entrevue le directeur général du CNCB, Nicolas Legault.Rappelons que le gouvernement Legault a répondu à l\u2019appel de l\u2019Association des camps du Québec, qui réclamait de l\u2019aide pour ses membres.La députée de Brome- Missisquoi et ministre déléguée à l\u2019Éducation et responsable des dossiers des loisirs et des sports, Isabelle Charest, a annoncé une enveloppe de 11 millions $ au début juin pour que les jeunes qui veulent s\u2019inscrire à un camp d\u2019été puissent le faire.Quatre-vingt-quatre camps privés certifiés pourront bénéficier de cette subvention.Le CNCB est du nombre.Les détails de la répartition de cette somme ne sont toutefois pas encore arrêtés, a souligné Nicolas Legault.PATIENCE Malgré le sombre tableau qui se dessinait pour les camps pour la saison estivale, le CNCB a gardé le cap.Et ce fut payant.« Normalement, de mars à juin, nos activités sont concentrées avec les écoles.Mais avec la pandémie, on n\u2019a rien eu.Ça a fait un gros trou dans notre budget.Avec tous les camps d\u2019été qui ont fermé, on a été patients.On a eu trois phases de planification.On a mis toutes les normes en place pour respecter les consignes de santé publique », a mentionné Nicolas Legault.Pour avoir l\u2019approbation de la Santé publique, les camps d\u2019été certifiés ont notamment dû accroître leurs effectifs.Ce fut le cas au CNCB, qui a embauché 40 personnes pour accueillir les jeunes amateurs de vélo.Et tout se déroule rondement jusqu\u2019ici.« Les jeunes avaient hâte de sortir à l\u2019extérieur et bouger, a fait valoir Nicolas Legault.On voit l\u2019étincelle dans leurs yeux quand ils se présentent au centre.» Très populaire, le camp d\u2019été du CNCB Le CNCB devrait accueillir plus de 450 jeunes durant la saison estivale.On voit ici le DG, Nicolas Legault avec quelques amateurs de vélo en action.\u2014 PHOTO ALAIN DION 0041767 VENTES DE GARAGE ANNULÉES Jusqu\u2019à nouvel ordre granby.ca laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 19 0041207 CONSULTEZ CHOISISSEZNISSAN.CA POUR PLUS DE DÉTAILS | L\u2019ASSOCIATION DES CONCESSIONNAIRES NISSAN DU QUÉBEC ROGUE2020 ÉDITION SPÉCIALE INCLUT : \u2022 RAILS DE TOIT \u2022 APPLE CARPLAYMD1 ET ANDROID AUTOMC1 \u2022 JANTES EN ALLIAGE D\u2019ALUMINIUM DE 17\u201d \u2022 RÉGULATEUR AUTOMATIQUE DE L\u2019AIRAMBIANT BIZONE \u2022 VITRES ARRIÈRES TEINTÉES \u2022 POIGNÉES DE PORTIÈRES CHROMÉES \u2022 VOLANT CHAUFFANT GAINÉ DE CUIR ET ENCORE PLUS\u2026 VALEUR AU DÉTAIL DE 30443$ / MOIS POUR 349$?LOUEZ LE ROGUE S 2020 ÉDITION SPÉCIALE À T.A.AVEC 0$ EN COMPTANT INITIAL PENDANT 39MOIS MC DU 1 AU 31 JUILLET Offres en vigueur du 1 au 31 juillet 2020.?L\u2019offre de location par l\u2019entremise de NCF est basée sur une allocation de 20 000 km / an (allocation totale de 65 000 kmpour un terme de 39mois) avec kilométrage additionnel à 0,10 $ / km.Le premier paiement et le versement comptant le cas échéant sont requis à la signature du contrat.Les frais d\u2019inscription auprès du RDPRM et les frais d\u2019agent pour l\u2019inscription ( jusqu\u2019à 77 $ au total) ne sont pas compris et sont payables à la signature du contrat.Les taxes, immatriculation et les assurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.1.Apple Carplay est fourni par Apple inc.et est compatible uniquement avec certains appareils et systèmes d\u2019exploitation d\u2019Apple.Les appareils, câbles et adaptateurs ne sont pas inclus et doivent être achetés séparément.Des frais standard de données et/ou de communication vocale peuvent s\u2019appliquer, y compris des frais d\u2019itinérance et/ou tous les autres frais facturés par votre fournisseur de services de communication sans fil.Voyez votre concessionnaire pour tous les détails.Apple et Apple CarPlay sont des marques de commerce d\u2019Apple inc.Les offres sont sous réserve de l\u2019approbation de crédit par Nissan Canada Finance; elles peuvent être modifiées, prolongées ou annulées sans préavis.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Visitez www.choisisseznissan.ca ou communiquez avec votre concessionnaire Nissan du Québec participant pour tous les détails.Des conditions s\u2019appliquent.© Nissan Canada inc., 2020. SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 20 DUNHAM \u2013 Le début de la récolte des aubergines est à nos portes.Sa culture, bien que facile, n\u2019est pas pratique courante chez les jardiniers.Jonathan Rainville, propriétaire de la ferme maraîchère Le Terroir de Dunham, explique des notions à savoir à propos de ce fruit.Si l\u2019on souhaite développer un plant d\u2019aubergine à partir de graines, les semences doivent se faire au début du mois d\u2019avril, comme la majorité des fruits et des légumes cultivés au Québec.La plantation en terre doit quant à elle se faire en mai ou en juin.« Il faut y aller selon la météo », concède Jonathan Rainville.Il ajoute que les plants doivent être abrités lorsque la température descend sous 0 °C.L\u2019a u b e r g i n e , p o u r g r a n d i r convenablement, a besoin de beaucoup de soleil et d\u2019un arrosage occasionnel.Les plants, une fois matures, sont « de petits a r b u s t e s a u x b ra n c h e s t r è s rigides », illustre le maraîcher.Ils n\u2019ont pas besoin d\u2019engrais ou de fertilisants particuliers pour grandir normalement, ce qui fait en sorte que les aubergines peuvent facilement être certifiées biologiques.« C\u2019est très facile à produire », résume-t-il.UNE PRODUCTION UTILISÉE DE MULTIPLES FAÇONS La récolte débute « à la fin du mois du juillet ou au début du mois d\u2019août et se termine au gel, un peu comme les tomates », explique Jonathan Rainville.« Un plant va bien produire pendant environ un mois », indique-t-il.Durant cette période, le jardinier peut s\u2019attendre à cueillir environ une dizaine d\u2019aubergines.« Un plant va vous suffire », précise M.Rainville.Le rendement dépend toutefois des dimensions du produit lors de sa récolte, qui peut aller de la grosseur d\u2019un poing à celle d\u2019un petit ballon de football.« Le système racinal peut supporter une certaine quantité de fruits », fait valoir M.Rainville.Si le jardinier attend que les aubergines soient grosses avant de les cueillir, il en récoltera peu durant l\u2019été.À l\u2019inverse, si elles sont cueillies lorsqu\u2019elles sont petites, le plant en produira un plus grand nombre.Les fruits sont d\u2019ailleurs « plus savoureux quand ils sont petits » selon le cultivateur.À la ferme Le Terroir de Dun- ham, les aubergines sont donc cueillies à une « grosseur qui se travaille bien », pour qu\u2019elles soient meilleures lorsque cuisinées par les consommateurs.J o n a t h a n R a i n v i l l e e s t conscient que l\u2019aubergine « n\u2019est pas consommée à la table de manière courante.» Il soutient cep endant qu\u2019el le p eut être apprêtée de plusieurs façons différentes.Elle peut notamment être frite, gratinée, farcie et marinée.Elle peut aussi être ajoutée à différentes recettes de trempettes, pâtes, salades, pizzas et ratatouilles.Les possibilités sont nombreuses, car l\u2019aubergine n\u2019est pas extrêmement goûteuse, donc elle se marie à plusieurs saveurs différentes.LA VOIX DE L\u2019EST Les aubergines, un fruit méconnu à découvrir L\u2019aubergine, bien que peu souvent cuisinée, se cultive très facilement, selon Jonathan Rainville, propriétaire de la ferme maraîchère Le Terroir de Dunham.L\u2019aubergine, pour grandir convenablement, a besoin de beaucoup de soleil et d\u2019un arrosage occasionnel.Les plants, une fois matures, sont «de petits arbustes aux branches très rigides».\u2014 PHOTOS ALAIN DION 0041307 391, rang Séraphine, Ange-Gardien 450 293-6215 LE POTAGER GAUVIN INC.fraises Venez cueillir vos ou fraîchement cueillies ! C\u2019est le temps des fraises Aussi fruits, légumes et produits transformés 450-295-3266 \u2022 3115, rue Principale, Dunham OUVERT tous les jours Visitez le www.terroirdedunham.ca pour nos heures d\u2019ouverture et la cueillette libre FRAisEs en autocueillette et en kiosque laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 21 0041202 Ces offres sont accessibles à tout particulier qualifié qui prend possession d\u2019un modèle Kia 2020 neuf sélectionné chez un concessionnaire participant du 1er au 31 juillet 2020.Des conditions s\u2019appliquent.Visitez votre concessionnaire Kia pour tous les détails.Les taxes applicables sont en sus.?Le financement est disponible à tout particulier qualifié sur les modèles 2020 sélectionnés neufs, sur approbation du crédit.Exemples applicables au financement : L\u2019offre de financement est disponible sur le modèle Sorento EX+ V6 TI (SR75LL) 2020/Sportage LX TI (SP75BL) 2020/Forte EX TVI (FO843L) 2020 neuf au prix d\u2019achat de 45 155 $/29 705 $/22 755 $ au taux de 0 %/0 %/0,99 % pour 84/84/60 mois, basée sur 84/84/60 paiements mensuels de 538 $/354 $/389 $.Acompte de 0 $.Le coût de l\u2019emprunt est de 0 $/0 $/566 $.^Kia paiera au maximum les six premiers mois des paiements de financement, taxes comprises, par l\u2019entremise des prêteurs participants sur approbation de crédit (« annulation des paiements ») ou fournira une alternative de crédit sous forme de chèque ou de réduction du prix négocié du véhicule après les taxes (« Crédit »).Les véhicules suivants sont admissibles à cette offre : modèles 2020 Forte, Forte5 et Sorento.Les montants maximaux payables par Kia sont plafonnés selon le véhicule, la version et de l\u2019option choisie entre l\u2019annulation des paiements ou le crédit.La plage des plafonds maximaux s\u2019étend de 1 800 $ (sur la Forte LX BM 2020) à 4 500 $ (sur le Sorento SX V6 2020).Les offres sont disponibles sur les véhicules livrés du 1er au 31 juillet 2020 et ne peuvent être combinées à d\u2019autres offres.Les offres sont sujettes à changement ou peuvent être annulées sans préavis. SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 22 racisme systémique (Will Prosper, coordonnateur) \u2014 Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (Stephan Reichhold, directeur général) \u2014 Union étudiante du Québec (Jade Marcil ) « Directeur général CHRISTIAN MALO Rédactrice en chef ISABELLE GABORIAULT opinions Une opinion?Les lecteurs sont invités à partager leur opinion sur des sujets d\u2019actualité.Les lettres doivent être transmises par courriel à opinions@lavoixdelest.ca, et accompagnées du nom complet, de l\u2019adresse et du numéro de téléphone de l\u2019auteur.Seuls le nom et la municipalité seront publiés.Nous ne donnons pas suite aux lettres anonymes.Ces commentaires ne doivent pas excéder les 500 mots.La Voix de l\u2019Est se réserve le droit d\u2019abréger et de refuser des lettres.Pendant la pandémie, le PEQ change et l\u2019incertitude s\u2019installe Monsieur le Ministre, Le règlement qui modifie le Programme de l\u2019expérience québécoise (PEQ), présenté le 28 mai 2020, suscite de profondes inquiétudes dans plusieurs milieux de la société civile.Depuis son inauguration en 2010, le PEQ a permis à un grand nombre de personnes ayant étudié ou travaillé au Québec d\u2019accéder rapidement à la résidence permanente.Les immigrantes admises et les immigrants admis par ce programme se sont adapté-e-s plus facilement et ont contribué de façon significative à la société québécoise dans un contexte de déclin démographique.Les changements proposés auront des impacts néfastes sur la relance économique.L\u2019immigration deviendra plus difficile ici qu\u2019ailleurs au Canada, et le Québec perdra au passage son image de société ouverte à l\u2019immigration et à la diversité.On oublie trop souvent que, derrière les procédures administratives, il y a des personnes.L\u2019approche proposée par le ministre détruira les projets de vie de milliers de personnes qui désirent s\u2019installer au Québec.En effet, avec l\u2019augmentation des années d\u2019expérience requises et celle du délai de traitement, de nombreuses personnes seront piégées pour des périodes inconnues et prolongées dans un cercle de précarité et de vulnérabilité.De plus, l\u2019absence d\u2019une clause de droit acquis constitue une trahison pour la communauté étudiante internationale.Parmi les changements, le gouvernement exclut des travailleuses et des travailleurs occupant des emplois peu qualifiés, alors que ces personnes offrent des services dits « essentiels » durant cette pandémie.Le PEQ doit être ouvert à toutes les personnes ayant accumulé une expérience de travail au Québec, et ce, sans discrimination fondée sur le niveau de qualification professionnelle.En outre, l\u2019introduction d\u2019exigences linguistiques pour les conjointes et les conjoints ne tient pas compte de la réalité.Nous revendiquons que les conditions favorables permettant d\u2019améliorer efficacement la compétence linguistique soient mises en place par le gouvernement du Québec, notamment dans les milieux de travail, et que chaque demandeuse et demandeur et sa famille puissent accéder aux programmes de francisation de qualité.Enfin, nous sommes très préoccu- pé-e-s par la tendance du gouvernement à favoriser l\u2019immigration temporaire tout en réduisant les chances d\u2019accéder à la résidence permanente.Nous aspirons à une vie stable et épanouissante, et ce, dans un avenir prévisible.Dans ce contexte, le gouvernement Legault est-il prêt à faire le sacrifice de nos précieux travailleuses et travailleurs et étudiantes et étudiants?\u2014 Association des travailleurs et travailleuses migrants du Québec \u2014 Association des travailleurs et travailleuses temporaires des agences de placement (Mostafa He- naway, coordonnateur) \u2014 Association pour la défense des droits du personnel domestique de main et de ferme (Eugénie Depa- tie-Pelletier, présidente-directrice générale) \u2014 Centrale des syndicats démocratiques (Luc Vachon, président) \u2014 Centrale des syndicats du Québec (Sonia Ethier, présidente) \u2014 Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (Eric Shragge, président du conseil d\u2019administration) \u2014 Confédération des syndicats nationaux (Jacques Létourneau, président) \u2014 Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (Dominique Daigneault, présidente) \u2014 Conseil régional FTQ Montréal métropolitain (Marc-Édouard Jou- bert, président) \u2014 Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (Daniel Boyer, président) \u2014 Fédération étudiante collégiale du Québec (Noémie Veilleux, présidente) \u2014 Le Québec, c\u2019est nous aussi, (Thibault Camara, organisateur de la campagne) \u2014 PINAY (Organisation des femmes philippines, Fiel Salazar, présidente) \u2014 Réseau d\u2019aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (Michel Pilon, coordonnateur) \u2014 Table de concertation contre le \u2014 PHOTO 123RF laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 23 0041704 Plan environnement 2020-2023 granby.ca/plan-environnement DÉCOUVREZ NOTRE PLAN ENVIRONNEMENT AU 1,5 mILLION de dollars 85 actions pour LEUR RÉALISATION Eau \u2022 Augmenter la sensibilisation par la patrouille verte.\u2022 Adhérer à la Communauté bleue en encourageant les fontaines d\u2019eau.\u2022 Adhérer au Programme d\u2019excellence en eau potable.\u2022 Réviser les normes de rejets des eaux usées.Sol et biodiversité \u2022 Adopter une politique de l\u2019arbre.\u2022 Adopter un plan de conservation des milieux naturels.\u2022 Lutter contre les espèces exotiques envahissantes.\u2022 Développer une certi?cation a?n d\u2019améliorer la biodiversité enmilieu agricole.Nuisances diverses \u2022 Contrôler la présence de l\u2019herbe à poux.\u2022 Sensibiliser la population à la maladie de Lyme.granby.ca/plan-environnement SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 24 DAVID DESJARDINS Collaboration spéciale HORS-PISTES L\u2019 ennui avec les parcours les plus intéressants, c\u2019est qu\u2019il n\u2019existe pratiquement jamais de manière agréable de s\u2019y rendre.Prenez les Équerres.Une boucle aux abords de la rivière Jacques-Cartier, qui comprend quelques bosses fameuses, mais où l\u2019on est constamment récompensé par des paysages sublimes formant une ribambelle de cartes postales vivantes.Pour s\u2019y rendre, la route 371 qui relie Stoneham à Tewkesbury est réservée aux routiers d\u2019expérience (ça monte, le trafic est rapide et l\u2019accotement possède l\u2019extraordinaire capacité de se volatiliser, tout comme le pavage d\u2019ailleurs).L\u2019autre porte d\u2019accès est au sud : le boulevard Valcartier.L\u2019accotement y est passable, mais inégal, et le trafic intimidant.Si, contrairement à moi, vos loisirs ne passent pas nécessairement par le titillement de votre pulsion de mort, déplacez-vous jusqu\u2019à ce parcours en voiture.SE CONTENTER DU BEAU En stationnant à la chapelle de Tewkesbury, à l\u2019extrémité nord, ou au Village Vacances Valcartier, au sud, vous pourrez vous délecter d\u2019un parcours de 35 km sur ces fameuses équerres : nom évoquant les virages serrés et les pentes abruptes qui caractérisent la route 371 (5e Avenue) et le chemin Richmond qui forment une boucle surmontée d\u2019un segment aller-retour entre ces pôles.Le gain d\u2019élévation étant assez costaud (plus de 400 m), assurez-vous que votre vélo possède les braquets (vitesses) pour parvenir en haut sans y laisser vos jambes, vos poumons ou votre dignité.Prenez votre temps et ne vous laissez par intimider par ces montées, pour la plupart situées dans la portion aller-retour du parcours : voyez-les comme le tribut dont vous devez vous acquitter afin de profiter d\u2019un des plus beaux territoires de la région.DANS TOUS LES SENS Si vous craignez de ne pas avoir les jambes pour conclure par les plus punitives de ces grimpes, débutez par le sud (Saint-Gabriel), et empruntez la 5e Avenue (qui est aussi la 371, à l\u2019est de la rivière).Le pavage n\u2019y est pas trop mal, même neuf par endroits, et le tracé très sinueux égayera ce début de balade.Poursuivez ensuite tout droit jusqu\u2019à la chapelle (non sans avoir souffert les trois principales montées), puis revenez sur vos pas (en vous grisant des descentes).Le décor dans cette portion aller- retour est splendide.Le soleil y dit « yo » aux montagnes qui s\u2019élèvent au nord-ouest d\u2019une rivière que l\u2019on peut parfois presque toucher en se penchant.Direction sud, on traverse le pont qui enjambe la rivière vers la route Richmond pour descendre par l\u2019ouest.Je viens ici des dizaines de fois chaque année et je m\u2019y arrête presque toujours.La Jacques- Cartier y déploie ses bras généreux.En été, on voit des baigneurs s\u2019épi- varder, des rafteurs, des kayakistes, des taquineurs de saumons et de truites.Vous pouvez ensuite foncer sur des rouleaux bien roulants, à l\u2019ombre, jusqu\u2019à Saint-Gabriel.C\u2019est le segment que je préfère.Et c\u2019est dans ce sens (vers le sud) qu\u2019il est le plus agréable : les montées sont rares, on y est le plus souvent à l\u2019abri du vent, le trafic est épars et le décor aussi bucolique qu\u2019apaisant.En traversant le pont métallique au terme de cette route, vous atteignez l\u2019extrémité sud du parcours.La fin pour certains, la mi-temps pour d\u2019autres, selon votre lieu de départ.DE PLUS SIMPLES PLANS Pas envie de vous taper les grosses côtes ?Optez pour la version pénarde en quittant depuis Saint- Gabriel et faites simplement la boucle, sans la portion vers la chapelle.Un beau 20 km campagnard avec seulement 115 m de dénivelé positif.Autre parcours dans le coin : de Stoneham, prenez la 1re Avenue tout au long, traversez le village et vous aboutirez dans un secteur résidentiel boisé avant de faire la jonction avec le boulevard Talbot.Désormais délaissé au profit de l\u2019autoroute des Laurentides, ce chemin possède un accotement très large qui permet d\u2019atteindre de manière sécuritaire le parc de la Jacques-Cartier.Total de 30 km et 300 m de gain d\u2019altitude pour l\u2019aller-retour.COSTAUDES ÉQUERRES Direction sud, on traverse le pont qui enjambe la rivière vers la route Richmond pour descendre par l\u2019ouest.\u2014 PHOTO LE SOLEIL 0016095 0041670 Farnham Waterloo Granby 450 293 5115 450 539-1733 450 777-3368 www.denturologistebissonnette.com Cliniques de denturologie Rémi Bissonnette 3 denturologistes à votre service Pour vos besoins en prothèses dentaires partielles, complètes et sur implants laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 25 CYNTHIA LAFLAMME cynthia.laflamme@lavoixdelest.ca Initiative de journalisme local Se dépasser dans le sport de son choix pour permettre aux personnes handicapées de pratiquer le leur, c\u2019est ce que propose la Fondation des sports adaptés (FSA), basée à Lac-Brome.Devant l\u2019annulation des tournois de golf, principales activités de financement de l\u2019organisme, l\u2019équipe a dû penser en dehors de la boîte.et éviter de répéter ce que d\u2019autres organismes font depuis le début de la pandémie au Québec.La FSA dépend surtout des dons privés et très peu du gouvernement.Pour continuer sa mission, qui est de sortir de l\u2019isolement des personnes handicapées ou des soldats blessés en leur permettant de pratiquer un sport adapté, elle lance donc le Défi Inclusactif pour collecter des fonds qui permettront d\u2019acheter des équipements pour le ski alpin adapté.« Comme nos activités, c\u2019est de l\u2019inclusion par le sport, et comme la clientèle doit se dépasser, on s\u2019est dit qu\u2019on allait demander aux gens de faire un défi à leur choix qui leur permettra de se dépasser en bougeant, explique Audrey Laroquette, coordonnatrice des événements et des projets spéciaux à la FSA.Il y a des gens très très sportifs qui vont faire quelque chose de très demandant.Par exemple, Éric Loiselle va faire un marathon en poussant une amie dans un Dahü.Mais tu peux avoir quelqu\u2019un, comme mes parents qui sont marcheurs, qui pourraient décider de marcher plus longtemps et faire le tour du lac Boivin à Granby.» Éric Loiselle n\u2019en sera pas à son premier marathon, mais il s\u2019agirait de sa course la plus difficile.Il partira du mont Owl\u2019s Head, où les activités de la FSA ont débuté, et se rendra jusqu\u2019au village de Knowlton (Lac-Brome), où la Fondation a vu le jour, ce qui rendra le défi d\u2019autant plus symbolique.La route sera parsemée de côtes et il poussera Ève Morissette, atteinte de paralysie cérébrale, qui sera installée dans un équipement adapté utilisé pour la course.« Faire un marathon, à la base, c\u2019est déjà un certain défi, mais de le faire avec quelqu\u2019un dans le Dahü, ça ajoute à l\u2019expérience et à la difficulté, confie M. Loi- selle.La bière devrait être bonne en fin de journée ! » Il installera un plexiglas à l\u2019arrière du Dahü pour éviter toute forme de contamination.L\u2019idée est de se dépasser et de sortir de sa zone de confort.Mme Larroquette elle-même ira dans une zone très inconfortable pour elle.Elle traversera, à la nage, le lac Bromont.« Je vous avoue que je n\u2019ai pas tant de plaisir quand je suis dans l\u2019eau.je vais chercher à dépasser mes barrières mentales et physiques.» OBJECTIF?: 25?000?$ Le défi devra être réalisé durant la fin de semaine du 14, 15 et 16 août.Il sera possible de s\u2019inscrire dès lundi, mais la préparation physique et mentale peut commencer.Les participants seront invités à créer leur profil sur la page de la FSA et à partager un lien pour recueillir des dons.Le montant minimal à amasser est de 25 $.« Ils peuvent le mettre eux- mêmes.On a mis un don minimal de 25 $ pour ne pas faire peur aux gens et on leur permet de faire leur propre défi.» L\u2019objectif est d\u2019amasser 25 000 $, ce qui permettra d\u2019acheter trois équipements de ski adapté.« On a plus de participants à nos activités et plus de sites, en plus de l\u2019unité mobile.C\u2019est vraiment un sport en croissance.Pour offrir plus de moments inoubliables, c\u2019est essentiel.» SORTIR DE SA ZONE DE CONFORT SPORTIVE POUR ÊTRE BIEN INFORMÉ, PARTOUT, TOUT LE TEMPS, VISITEZ lavoixdelest.ca Éric Loiselle (sans lunettes) fera un marathon avec un amie en Dahü, un des équipements adaptés de la Fondation des sports adaptés, pour le Défi Inclusactif.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR LA FONDATION DES SPORTS ADAPTÉS SUR LE WEB SUIVEZ-NOUS SUR lavoixdelest.ca @lavoixdelest facebook.com/ lavoixdelest 0038462 Plus de bénéfices à notre compte que comme employés.1-855-780-0800 franchises.jpce@jan-pro.ca jan-pro.ca Être propriétaire opérateur certifié Jan-Pro c\u2019est: plus de bénéfices, plus de temps pour votre famille, plus d\u2019autonomie et bien plus! FAITES COMME LUZ STELLA ET CARLOS, DEVENEZ ENTREPRENEUR EN ENTRETIEN MÉNAGER COMMERCIAL! CONTACTEZ-NOUS ET PARLONS DEVOTRE AVENIR! SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 26 ACTUALITÉS LOUIS-SAMUEL PERRON La Presse Même s\u2019il se dit «?déçu?» de la décision d\u2019Air Canada d\u2019abandonner une trentaine de liaisons aériennes dans les régions du pays, Justin Trudeau ne s\u2019est pas engagé vendredi à aider les communautés à conserver une desserte.Après avoir affirmé le contraire, Air Canada assure maintenant que les vols seront partiellement maintenus vers les Îles-de-la-Madeleine.L\u2019abandon de nombreuses dessertes aériennes, dont huit lignes régionales au Québec, a jeté une onde de choc aux quatre coins de la province cette semaine, de Baie-Comeau à Val-d\u2019Or.Appelé à réagir à cette annonce pour la première fois, le premier ministre canadien n\u2019a suggéré aucune solution pour renverser la valeur, se contentant d\u2019« espérer » qu\u2019Air Canada reprenne ses liaisons.« On sait qu\u2019Air Canada profite des liens les plus profitables au pays, mais on s\u2019attend aussi à ce qu\u2019ils desservent des personnes qui vivent dans des régions plus éloignées.C\u2019est donc quelque chose qu\u2019on espère qu\u2019ils vont pouvoir remettre à desser vir ces régions-là au fur et à mesure que l\u2019économie commence à reprendre », a aff irmé Justin Trudeau.Questionné sur la possibilité d\u2019appuyer une solution aérienne québécoise, le premier ministre n\u2019a pas semblé prêt à explorer cette idée.« C\u2019est important que les Canadiens qui vivent dans toutes les différentes régions soient desservis par les compagnies aériennes.Ce qui frappe au Québec frappe aussi dans les Maritimes, c\u2019est donc quelque chose qu\u2019on regarde avec Air Canada, on espère qu\u2019ils vont pouvoir reprendre le ser vice bientôt », a-t-il rétorqué.DES VOLS VERS LES ÎLES-DE- LA-MADELEINE SEULEMENT L\u2019ÉTÉ La Presse annonçait vendredi matin que la liaison saisonnière avec les Îles-de-la-Madeleine qui permet notamment aux touristes de s\u2019y rendre l\u2019été serait « suspendue indéfiniment » après le 7 septembre.Or, cette information confirmée par Air Canada était une erreur, selon Pascale Déry, une porte-parole de l\u2019entreprise.« C\u2019est un ser vice saisonnier qui revient », affirme-t-elle.Par contre, la liaison ne sera maintenue que trois mois par année pendant l\u2019été.Contacté vendredi, le maire des Îles-de-la-Madeleine ne s\u2019est pas réjoui de ce développement.Il estime que l\u2019incertitude quant à la présence d\u2019Air Canada en région va nuire au tourisme et à l\u2019économie.« Qu i va ré s e r v e r u n b i l l e t d\u2019avion pour l\u2019été prochain ?Qui va croire Air Canada ?S\u2019ils v i e n n e n t , t a n t m i e u x .Ma i s i l f a u d r a t r o u v e r u n e s o l u - tion durable », lance Jonathan Lapierre.Le maire déplore qu\u2019Air Canada cesse indéfiniment la liaison aux Îles de septembre à juin.« On n\u2019est pas des citoyens de seconde zone.On ne va pas jouer au yoyo.Si vous allez à un restaurant, mais une semaine i l e s t f e r m é e t l \u2019a u t r e i l e s t ouvert, qu\u2019est-ce que vous allez faire ?Vous allez changer de restaurant.» Plusieurs élus municipaux d e m a n d e n t a u x g o u v e r n e - ments d\u2019entamer une profonde réflexion sur l\u2019avenir du trans- p o r t a é r i e n e n r é g i o n .D e s appels à la création d\u2019un nouveau transporteur québécois se font entendre.Entretemps, plusieurs plus petits joueurs comme Pascan Aviation, Air Creebec et Air Inuit pourraient être appelés en renfort.VOLS RÉGIONAUX ABANDONNÉS Trudeau est «?déçu?», mais ne propose rien Dix-neuf nouveaux décès attribués à la pandémie de coronavirus au Québec ont été annoncés vendredi, pour un total de 5560.Le nombre d\u2019hospitalisations a chuté de 19, pour un total de 392.Une personne de moins se trouvait aux soins intensifs, pour un cumul de 31.Les plus récentes données témoignaient de 89 nouveaux cas, ce qui gonflait le nombre total de personnes infectées à 55 682.Vingt-huit cas s\u2019étaient ajoutés dans la région de Montréal, pour un total de 27 377.Il y avait 5814 cas dans la région de Laval et 7873 en Montérégie.La situation était stable ailleurs dans la province.LA «?BULLE DE L\u2019ATLANTIQUE?» MAINTENANT OUVERTE Peu après que les quatre provinces de l\u2019Atlantique eurent levé les restrictions de voyage dans la région, tôt vendredi, un trafic important a été signalé entre les provinces.Les résidants du Nouveau- Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve-et-Labrador et de l\u2019Île-du-Prince-Édouard peuvent désormais se rendre dans l\u2019une des trois autres provinces sans s\u2019isoler pendant 14 jours après leur arrivée.Par ailleurs, la ministre de la Jeunesse, Bardish Chagger, a déclaré que l\u2019organisation WE ne gérerait pas le programme fédéral de 900 millions?$ en bourses pour le bénévolat étudiant.Dans une déclaration publiée vendredi matin, Mme Chagger dit qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une décision mutuelle.Notons aussi qu\u2019à la suite de l\u2019approbation de la santé publique pour une réouverture des salles de diffusion, la majorité des cinémas du Québec ont rallumé leurs écrans vendredi.LA PRESSE CANADIENNE COVID-19?: le Québec enregistre 19 nouveaux décès Questionné sur la possibilité d\u2019appuyer une solution aérienne québécoise, le premier ministre n\u2019a pas semblé prêt à explorer cette idée.\u2014 PHOTO LE DROIT 0039309 0041323 Chèques-cadeaux disponibles en magasin La SUPER VENTE commence 285, rue Boivin, Granby 450 378-4550 Fermé les dimanches et lundis \u2022 Robes \u2022 costumes \u2022 Vestons \u2022 Blouses \u2022 Jupes \u2022 Gilets \u2022 Pantalons \u2022 etc.Tailles 2 à 22 ½ prix sur tous les vêtements de saison 1.873.662.1367 maranoinc.ca optez pour des services d\u2019experts \u2019 lavage à pression résidentiel et commercial laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 AFFAIRES 27 MYRIAM GAUTHIER mgauthier@lequotidien.com Deux premiers bateaux remplis de granules de bois ont pris la direction du Royaume-Uni au printemps, à partir du port de Grande-Anse, à Saguenay.Ces cargaisons, résultat d\u2019un projet de plus de 75 M?$ lancé par la scierie Barrette-Chapais, contribueront à remplacer une partie du charbon utilisé par la plus puissante centrale électrique anglaise.Un total de 55 000 tonnes de biomasse forestière ont été expédiées jusqu\u2019à maintenant grâce aux deux navires qui ont quitté le terminal en eau profonde situé à La Baie, au début du mois d\u2019avril et au début du mois de juin.Entre chaque expédition, les granules industrielles sont accumulées dans deux gigantesques dômes de béton d\u2019un peu plus de 130 pieds de hauteur, érigés au coût de quelque 17 M $, près des bureaux administratifs de Port de Saguenay.Des dômes que Yann Sellin, directeur général de Granule 777, société fondée par Barrette-Chapais, appelle affectueusement des « monstres », à l\u2019occasion d\u2019une visite des installations.Ces « monstres » sont alimentés chaque jour par 20 à 25 camions en provenance de la nouvelle usine de granulés construite par l\u2019entreprise basée à Chapais, dans le Nord-du-Québec.Un seul dôme peut contenir 22 000 tonnes de granules, soit l\u2019équivalent du chargement de 500 camions.DU CHARBON À LA BIOMASSE FORESTIÈRE Ainsi, 210 000 tonnes de granules, produites à partir de la valorisation des sous-produits de la scierie de Barrette-Chapais, prendront chaque année la direction de la centrale électrique Drax, au Royaume-Uni.Un contrat de sept ans lie Granule 777 à la centrale thermique, laquelle délaisse le charbon en convertissant certaines de ses unités à la biomasse.« La biomasse est une source renouvelable et permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre, à l\u2019échelle mondiale, car le client est basé en Angleterre, et non en Amérique du Nord », souligne Yann Sellin.La centrale Drax, située dans le Yorkshire du Nord, est la plus puissante au pays, avec près de 4000 MW.Une puissance qui équivaut à 70 % de la centrale Robert-Bourassa de la Baie- J a m e s , l a p l u s i m p o r t a n t e d\u2019Hydro-Québec.Copeaux, sciures, planures et écorces issus de l\u2019usine de sciage sont réduits en une poudre qui est ensuite compactée pour former les granules et expédier la matière.L\u2019usine de granulés, située à proximité de la scierie, représente un investissement de plus de 60 M $.Il s\u2019agit de l\u2019usine de granules la plus importante au Québec, souligne M.Sellin.UNE OPÉRATION DÉLICATE L\u2019heure était à la fête au sein des employés, en avril, lorsque le premier navire a quitté les installations portuaires, moins de deux ans après la première pelletée de terre de l\u2019usine.« Quand on a expédié le premier bateau, je suis remonté à l\u2019usine et ils demandaient tous : \u2018\u2018Et puis, comment ça s\u2019est passé ?\u2019\u2019.Ils étaient tous excités de savoir \u2018\u2018comment le client a trouvé nos granulés\u2019\u2019 », rapporte le directeur général.Une réussite soulignée par l \u2019é quip e, d\u2019autant plus à un moment où le Québec était frappé par le creux de la crise sanitaire de la COVID-19, qui a forcé un ralentissement des opérations de Barrette-Chapais.D\u2019ici la fin de l\u2019année, trois autres bateaux doivent prendre la direction du Royaume-Uni.Des roulottes de chantier se trouvent toujours près des dômes, au port de Grande-Anse, afin de peaufiner les opérations automatisées de déchargement des camions ainsi que les manœuvres de chargement des navires effectuées à partir d\u2019un convoyeur relié aux dômes.Le chargement d\u2019un navire est une manœuvre délicate.« Certains produits comme le nôtre sont sensibles à la pluie.S\u2019il pleut, le bateau est arrêté là.Dès qu\u2019il y a la moindre goutte d\u2019eau, on ferme les cales du bateau.C\u2019est terminé », explique Yann Sellin.Lors de conditions optimales, le chargement d\u2019un navire prend environ 72 heures.La montée en puissance de l\u2019usine de granules, qui a atteint rapidement 85 % de sa capacité, doit également se poursuivre dans les prochains mois.GRANULE 777 DEUX PREMIERS BATEAUX EXPÉDIÉS Les deux premiers bateaux de granules du projet lancé par la scierie de Barrette-Chapais ont pris la direction du Royaume-Uni au printemps, à partir du port de Grande-Anse, à Saguenay.Le premier navire, qui apparaît ici, a été chargé au début du mois d\u2019avril à partir des deux dômes où sont entreposés les granules.\u2014 PHOTO COURTOISIE, GRANULE 777 Un convoyeur situé sous les dômes et qui se rend jusqu\u2019aux installations portuaires permet d\u2019assurer le chargement des navires.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, MYRIAM GAUTHIER Granule 777 est ouverte à partager dans les prochaines années ses installations d\u2019entreposage au port de Grande-Anse, à La Baie, avec d\u2019autres entreprises, lorsque le projet sera rodé.«?Dès le départ, on est très très ouverts à partager nos installations avec d\u2019autres producteurs?», souligne Yann Sellin, directeur général de l\u2019entreprise.Granule 777 dispose actuellement d\u2019une marge de manoeuvre dans ses deux dômes de béton construits au port de Grande- Anse.Un remplissage à 70?% de la capacité totale doit être atteint avant de pouvoir remplir un navire.Cette marge permet à l\u2019entreprise de poursuivre le chargement des dômes, malgré les retards que peuvent parfois avoir les bateaux, dont les dates d\u2019arrivée et de départ sont souvent difficiles à prévoir.«?Cette capacité-là nous permettrait aussi d\u2019accumuler les granulés si on avait d\u2019autres producteurs qui voulaient participer?», précise-t-il.ASSURER UNE STABILITÉ Avant de parler de partenariats, d\u2019expansion ou de projets à long terme, le directeur général se consacre à compléter la mise en opération du projet afin d\u2019assurer une stabilité à l\u2019usine de sciage de Barrette-Chapais.«?À la base, le projet avait pour but de valoriser les coproduits de la scierie et, surtout, de s\u2019assurer de contrôler notre avenir au niveau de la scierie et de contrôler l\u2019emploi, rappelle-t- il.Les coproduits d\u2019une scierie sont essentiels à sa survie.?» Ce projet permet notamment d\u2019assurer un écoulement des copeaux de l\u2019usine, habituellement destinés à l\u2019industrie des pâtes et papiers.Le secteur connaît depuis plusieurs années une baisse de la demande et d\u2019importantes fluctuations.«?Ça peut créer un stress sur l\u2019économie des scieries?», souligne M.Sellin.Barrette-Chapais emploie environ 350 personnes à sa scierie et 20 à son usine de granulés.LE QUOTIDIEN Un partage des installations possible SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 28 0041726 Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 On profite de l\u2019été en continuant de se protéger! Quoi faire au Québec durant l\u2019été Profiter des bienfaits de la nature Si vous souhaitez décrocher au grand air, il est possible de partir à l\u2019aventure en randonnée, en canot ou même à vélo.Et si vous aimez taquiner le poisson, vous pouvez en profiter pour aller pêcher une journée.Certains sentiers et certains lacs sont accessibles dans les parcs de la Sépaq et ailleurs au Québec.Pour plus de détails sur les activités offertes et les consignes sanitaires à respecter, consultez sepaq.com/covid-19 S\u2019amuser en famille Vous êtes à la recherche d\u2019activités familiales amusantes?Vous pouvez dès maintenant rencontrer de fabuleux animaux lors d\u2019une visite au zoo ou côtoyer la flore au cours d\u2019une promenade dans les magnifiques jardins du Québec.Que vous souhaitiez découvrir les attractions les plus populaires du Québec ou les petits trésors cachés de votre région, profitez d\u2019économies de 20 %, 30 % ou 40 % grâce au Passeport Attraits.Consultez le site Quebecvacances.com pour vous le procurer.Et si vous souhaitez partir en excursion d\u2019observation à bord d\u2019un bateau pneumatique ou en croisière pour une journée, il est possible de le faire depuis le 1er juillet 2020.Admirer la culture Vous êtes amateur d\u2019art et de culture?Rendez-vous dans un musée pour découvrir les expositions qui y sont présentées.Pour trouver un musée et connaître ses heures d\u2019ouverture, informez-vous sur le site musees.qc.ca/fr/musées La saison estivale vient tout juste de commencer, et comme plusieurs vacanciers vous êtes à la recherche d\u2019activités.Pour connaître ce qui est permis, consultez le site Québec.ca/relance Le succès du déconfinement repose sur l\u2019engagement de tous à appliquer rigoureusement et en tout temps les consignes sanitaires.Si vous présentez des symptômes s\u2019apparentant à ceux de la COVID-19, restez à la maison, appelez au 1 877 644?4545 et prenez soin de vous.Découvrir ou redécouvrir le Québec Pour vous assurer d\u2019explorer le Québec en toute sécurité, planifiez vos déplacements ainsi que votre séjour et informez-vous à l\u2019avance des mesures sanitaires adoptées par les endroits que vous prévoyez visiter.Consultez le site BonjourQuebec.com pour connaître les attraits à découvrir dans les différentes régions.Pour une escapade avec nuitées, profitez de 25 % de rabais sur le prix de vente de forfaits grâce à Explore Québec sur la route.Il ne vous reste plus qu\u2019à choisir votre destination et à partir à la découverte de véritables coins de paradis à proximité de chez vous.Trouver un hébergement Il est possible de louer des hébergements touristiques comme les chalets, les unités de prêt-à-camper, les yourtes ou les camps rustiques.Si vous préférez dormir dans un établissement hôtelier, vous pouvez le faire partout au Québec.Et pour ceux qui souhaitent séjourner en nature, vous pouvez louer certains emplacements de camping ou vous rendre dans une pourvoirie.En tout temps, il est important que vous respectiez toutes les consignes sanitaires, dont celles liées aux rassemblements et à la distanciation physique.Jouer dans l\u2019eau Vous cherchez un endroit pour vous prélasser au soleil et vous rafraîchir dans l\u2019eau?Vous pouvez désormais le faire sur les plages du Québec.Sable fin, chaises longues et parasols colorés, un véritable paradis pour les beaux jours d\u2019été.Si vous préférez explorer les lacs et les rivières, il est permis de le faire en planche à pagaie, en kayak ou à la voile.Et rappelez-vous que les personnes qui pratiquent ces activités doivent demeurer prudentes et respecter les mesures de sécurité afin d\u2019éviter les risques de noyade.Bouger à l\u2019extérieur comme à l\u2019intérieur Vous aimez bouger et être actif?Vous pouvez reprendre vos activités sportives, qu\u2019elles soient individuelles ou collectives et qu\u2019elles se pratiquent à l\u2019intérieur comme à l\u2019extérieur.Il ne vous reste plus qu\u2019à chausser vos espadrilles et à bouger.Savourer les produits d\u2019ici Si vous souhaitez découvrir des produits d\u2019ici, vous pouvez dès maintenant visiter les artisans transformateurs et les fermes agrotouristiques près de chez vous.Vous pouvez également vous régaler dans un restaurant et en profiter pour manger sur une terrasse.Les restaurants qui ont ouvert leurs portes se sont adaptés afin de favoriser le maintien d\u2019une distance physique de 2 mètres entre les clients, à moins qu\u2019il ne s\u2019agisse d\u2019occupants d\u2019une même résidence ou qu\u2019une barrière physique permettant de limiter la contagion ne les sépare.Passer du temps en famille et entre amis Vous pouvez désormais inviter des convives à la maison à condition de respecter toutes les consignes sanitaires.Il faut se limiter à 10 personnes et garder une distance minimale de 2 mètres entre les individus des différents ménages.De plus, il est demandé de se limiter à des personnes d\u2019un maximum de 3 ménages.On compte sur vous pour trouver des solutions afin de réduire les risques de transmission du virus, par exemple en indiquant les noms des personnes sur les verres, en servant des plats dans des bols distincts en fonction des maisonnées et en faisant preuve de créativité.Bon été! Soyez bienveillant et amusez?vous en toute sécurité.Les informations fournies dans ce publireportage tiennent compte de la situation en date du 25 juin 2020.Comme la situation évolue rapidement, des changements pourraient survenir.Consultez le site Web Québec.ca/relance pour connaître les renseignements les plus à jour. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 29 0041726 Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 On profite de l\u2019été en continuant de se protéger! Quoi faire au Québec durant l\u2019été Profiter des bienfaits de la nature Si vous souhaitez décrocher au grand air, il est possible de partir à l\u2019aventure en randonnée, en canot ou même à vélo.Et si vous aimez taquiner le poisson, vous pouvez en profiter pour aller pêcher une journée.Certains sentiers et certains lacs sont accessibles dans les parcs de la Sépaq et ailleurs au Québec.Pour plus de détails sur les activités offertes et les consignes sanitaires à respecter, consultez sepaq.com/covid-19 S\u2019amuser en famille Vous êtes à la recherche d\u2019activités familiales amusantes?Vous pouvez dès maintenant rencontrer de fabuleux animaux lors d\u2019une visite au zoo ou côtoyer la flore au cours d\u2019une promenade dans les magnifiques jardins du Québec.Que vous souhaitiez découvrir les attractions les plus populaires du Québec ou les petits trésors cachés de votre région, profitez d\u2019économies de 20 %, 30 % ou 40 % grâce au Passeport Attraits.Consultez le site Quebecvacances.com pour vous le procurer.Et si vous souhaitez partir en excursion d\u2019observation à bord d\u2019un bateau pneumatique ou en croisière pour une journée, il est possible de le faire depuis le 1er juillet 2020.Admirer la culture Vous êtes amateur d\u2019art et de culture?Rendez-vous dans un musée pour découvrir les expositions qui y sont présentées.Pour trouver un musée et connaître ses heures d\u2019ouverture, informez-vous sur le site musees.qc.ca/fr/musées La saison estivale vient tout juste de commencer, et comme plusieurs vacanciers vous êtes à la recherche d\u2019activités.Pour connaître ce qui est permis, consultez le site Québec.ca/relance Le succès du déconfinement repose sur l\u2019engagement de tous à appliquer rigoureusement et en tout temps les consignes sanitaires.Si vous présentez des symptômes s\u2019apparentant à ceux de la COVID-19, restez à la maison, appelez au 1 877 644?4545 et prenez soin de vous.Découvrir ou redécouvrir le Québec Pour vous assurer d\u2019explorer le Québec en toute sécurité, planifiez vos déplacements ainsi que votre séjour et informez-vous à l\u2019avance des mesures sanitaires adoptées par les endroits que vous prévoyez visiter.Consultez le site BonjourQuebec.com pour connaître les attraits à découvrir dans les différentes régions.Pour une escapade avec nuitées, profitez de 25 % de rabais sur le prix de vente de forfaits grâce à Explore Québec sur la route.Il ne vous reste plus qu\u2019à choisir votre destination et à partir à la découverte de véritables coins de paradis à proximité de chez vous.Trouver un hébergement Il est possible de louer des hébergements touristiques comme les chalets, les unités de prêt-à-camper, les yourtes ou les camps rustiques.Si vous préférez dormir dans un établissement hôtelier, vous pouvez le faire partout au Québec.Et pour ceux qui souhaitent séjourner en nature, vous pouvez louer certains emplacements de camping ou vous rendre dans une pourvoirie.En tout temps, il est important que vous respectiez toutes les consignes sanitaires, dont celles liées aux rassemblements et à la distanciation physique.Jouer dans l\u2019eau Vous cherchez un endroit pour vous prélasser au soleil et vous rafraîchir dans l\u2019eau?Vous pouvez désormais le faire sur les plages du Québec.Sable fin, chaises longues et parasols colorés, un véritable paradis pour les beaux jours d\u2019été.Si vous préférez explorer les lacs et les rivières, il est permis de le faire en planche à pagaie, en kayak ou à la voile.Et rappelez-vous que les personnes qui pratiquent ces activités doivent demeurer prudentes et respecter les mesures de sécurité afin d\u2019éviter les risques de noyade.Bouger à l\u2019extérieur comme à l\u2019intérieur Vous aimez bouger et être actif?Vous pouvez reprendre vos activités sportives, qu\u2019elles soient individuelles ou collectives et qu\u2019elles se pratiquent à l\u2019intérieur comme à l\u2019extérieur.Il ne vous reste plus qu\u2019à chausser vos espadrilles et à bouger.Savourer les produits d\u2019ici Si vous souhaitez découvrir des produits d\u2019ici, vous pouvez dès maintenant visiter les artisans transformateurs et les fermes agrotouristiques près de chez vous.Vous pouvez également vous régaler dans un restaurant et en profiter pour manger sur une terrasse.Les restaurants qui ont ouvert leurs portes se sont adaptés afin de favoriser le maintien d\u2019une distance physique de 2 mètres entre les clients, à moins qu\u2019il ne s\u2019agisse d\u2019occupants d\u2019une même résidence ou qu\u2019une barrière physique permettant de limiter la contagion ne les sépare.Passer du temps en famille et entre amis Vous pouvez désormais inviter des convives à la maison à condition de respecter toutes les consignes sanitaires.Il faut se limiter à 10 personnes et garder une distance minimale de 2 mètres entre les individus des différents ménages.De plus, il est demandé de se limiter à des personnes d\u2019un maximum de 3 ménages.On compte sur vous pour trouver des solutions afin de réduire les risques de transmission du virus, par exemple en indiquant les noms des personnes sur les verres, en servant des plats dans des bols distincts en fonction des maisonnées et en faisant preuve de créativité.Bon été! Soyez bienveillant et amusez?vous en toute sécurité.Les informations fournies dans ce publireportage tiennent compte de la situation en date du 25 juin 2020.Comme la situation évolue rapidement, des changements pourraient survenir.Consultez le site Web Québec.ca/relance pour connaître les renseignements les plus à jour. SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 30 CARRIÈRES L\u2019été que nous vivons suit un printemps pas comme les autres.Toutes les sphères de la société ont été affectées par la pandémie et le confinement.Dans cette série «L\u2019été de nos personnalités», les médias de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i) vont à la rencontre de personnalités de tous les domaines : politique, sports, science, culture, vie communautaire afin de savoir comment se passera leur été.Des conversations libres que nous vous présentons chaque samedi.L\u2019ÉTÉ DE NOS PERSONNALITÉS LAURA LÉVESQUE llevesque@lequotidien.com La COVID-19 a frappé de plein fouet des milliers de familles qui ne pouvaient pas voir leurs proches.Des entreprises ont dû fermer leurs portes, des villes doivent composer avec une perte importante de revenus, des locataires et nouveaux propriétaires se sont retrouvés sans logis.La ministre des Affaires municipales et de l\u2019Habitation, Andrée Laforest, a vécu la pandémie sur tous ces fronts.Ancienne propriétaire de garderies et de magasins d\u2019équipements de cuisine, la députée de Chicoutimi a ANDRÉE LAFOREST LA PANDÉMIE SUR TOUS LES FRONTS dû rassurer et écouter des élus, des commerçants, des citoyens sans logement, mais surtout sa famille, et ce, tout en défendant les restr ict ions de s on gouvernement.«Au début, je me suis sentie un peu coupable.J\u2019ai vendu mes magasins à mes enfants.Je me disais : \u201cAyoye, les commerces, qu\u2019est-ce qui va arriver?\u201d Mes enfants qui prennent la relève.J\u2019ai eu un stress pour eux.Mais je me suis dit c\u2019est partout pareil au Québec, ce n\u2019est pas de ma faute.J\u2019ai plutôt essayé de les aider, de les soutenir, tout en maintenant l\u2019importance des mesures», raconte Mme Laforest, en parlant de cette dualité.La mère de quatre enfants s\u2019est d\u2019ailleurs imposé d\u2019importantes restrictions.Elle a attendu plus d\u2019un mois avant de voir ses deux nouveaux petits-enfants et elle maintenu la distance avec sa mère de 82 ans, sa complice de toujours.«Ma mère, j\u2019allais la voir dehors, avec mon souper, on mangeait à distance pour ne pas se perdre de vue.Mais ma mère est forte.Elle m\u2019impressionne.Mais elle était tannée là.On revient d\u2019ailleurs d\u2019une virée magasinage et ça lui a fait du bien», laisse tomber Mme Laforest.Cette dernière se prépare d\u2019ailleurs à passer deux semaines de vacances en famille.Elle partagera son temps entre le Lac-Saint-Jean et le Saguenay.«Nous sommes une belle région et longtemps, on a senti de la division entre les deux secteurs.C\u2019est important pour moi de passer du temps en famille au Lac- Saint-Jean aussi.Je veux qu\u2019on se montre plus solidaires les uns envers les autres et je pense que pour le moment, notre équipe de députés le démontre bien», exprime Mme Laforest, en parlant des liens étroits entre les quatre députés caquistes du Saguenay- Lac-Saint-Jean, François Tremblay, Nancy Guillemette et Eric Girard et elle.ÉNORMÉMENT DE TRAVAIL Pendant les dernières semaines et les derniers mois, la ministre a reçu des milliers de messages de citoyens inquiets, mais aussi des élus des quatre coins du Québec.LIVREUR DE MEUBLES À Farnham Livreur de meubles, électroménagers et électroniques de façon efficace.Installation de base chez le client.Horaire : mardi au samedi.S.V.P.contactez M.Benjamin Acosta 514-581-2242 ou envoyer votre CV à : acosta.b@meublesetdavantage.ca Offre d\u2019emploi Directeur(trice) Général(e) Centraide Richelieu-Yamaska Saint-Hyacinthe, Qc Temps plein, permanent À propos de Centraide Richelieu-Yamaska Créé en 1956, Centraide Richelieu-Yamaska est un organisme sans but lucratif local qui a pour mission l\u2019amélioration des conditions de vie des personnes les plus vulnérables de sa communauté.Membre du réseau Centraide, il œuvre pour soutenir un vaste réseau d\u2019organismes communautaires répartis dans les 7 MRCs de son territoire.Responsabilités \u2022 Orchestrer et effectuer le développement des affaires, notamment au niveau des dons majeurs et planifiés \u2022 Orienter, diriger, mobiliser et favoriser le développement des employés ainsi que leur engagement \u2022 Faire rayonner la mission de l\u2019organisation à travers son territoire \u2022 Être un leader du changement et créer un environnement propice à l\u2019innovation et à la créativité \u2022 Créer des liens constructifs avec les organismes, les donateurs, les bénévoles, les corps public et l\u2019ensemble des instances du mouvement Centraide-United Way \u2022 Assurer la gestion globale, stratégique et financière de l\u2019organisation \u2022 Faire preuve de leadership intellectuel en renseignant le conseil d\u2019administration sur les principales questions, menaces et priorités Compétences \u2022 Avoir une vision technologique ainsi que stratégique \u2022 Leadership mobilisateur \u2022 Bon communicateur \u2022 Orienté vers l\u2019action \u2022 Susciter l\u2019engagement \u2022 Savoir créer des réseaux de manière efficace (sens politique) \u2022 Savoir-faire organisationnel Exigences \u2022 Formation universitaire de 1er cycle \u2022 Expérience de travail pertinente \u2022 Maîtrise du français et de l\u2019anglais, oral et écrit Conditions salariales À déterminer selon les qualifications et l\u2019expérience.Lieu de travail : Centre-ville de Saint-Hyacinthe Déposez votre candidature à direction@centraidery.org avant le 17 juillet à 16 h.0041884 0042082 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 CARRIÈRES 31 Andrée Laforest passera ses vacances estivales au Lac-Saint-Jean et à Saguenay, mais son téléphone cellulaire ne sera sans doute pas bien loin.\u2014 PHOTOS LE PROGRÈS, MICHEL TREMBLAY «On a énormément travaillé dans les dernières semaines.Le fait d\u2019avoir Facebook et Messenger, c\u2019est maintenant 24 heures sur 24.Les gens peuvent nous rejoindre en tout temps.Je recevais la nuit des messages de gens inquiets de perdre leur emploi.Ça, ç\u2019a été intense.» « J e p e n s e d \u2019a i l l e u r s a u x anciens ministres.Ils n\u2019avaient pas de Messenger.I l y avait une distance.Aujourd\u2019hui, i l y a un problème et on le règle rapidement.» Andrée Laforest a d\u2019ailleurs entendu les cris du cœur des municipalités et elle assure que du soutien arrivera.«On est en train de s\u2019ajuster, de voir comment on va les accompagner.On négocie avec Ottawa en ce moment.Il offre 14 milliards $ aux provinces, dont une partie aux municipalités.Mais ce qu\u2019il offre, c\u2019est tellement structuré qu\u2019on ne peut pas faire ce qu\u2019on veut.J \u2019aimerais qu\u2019on l\u2019offre et que les municipalités s\u2019en servent là où elles en ont besoin.» Un projet pour l\u2019été?«Je vais aller voir nos producteurs locaux.Ça, ça m\u2019intéresse beaucoup et je vais faire une tournée.J\u2019ai vu durant la COVID que l\u2019achat local était essentiel.Avec le marché public qu\u2019on travaille avec la Ville (Saguenay), ça va aider.De voir que d\u2019être autosuffisants, que s\u2019il arrive encore quelque chose de sérieux encore, de voir qu\u2019on a toutes les ressources dans la région, c\u2019est intéressant.» Un beau souvenir d\u2019un été d\u2019enfance?«Être au chalet chez mes parents, ça, ce sont mes plus beaux souvenirs.Ramasser des fraises, des framboises avec mes soeurs.Être là et ne rien faire.On était quatre filles, donc ça brassait déjà quand même pas mal.» Qu\u2019est ce qu\u2019on se souhaite pour l\u2019automne?«Pas de COVID! Mais aussi des projets de relance économique.Travailler avec les députés pour des projets, rester tissés serré.Le bloc opératoire de Chicoutimi, peut-être des autobus électriques faits d\u2019aluminium.J\u2019ai plein de projets!» LE QUOTIDIEN EN RAFALE «C\u2019est important pour moi de passer du temps en famille au Lac-Saint-Jean aussi.Je veux qu\u2019on se montre plus solidaires les uns envers les autres» \u2014 La ministre Andrée Laforest NOTRE VIDÉO sur lavoixdelest.ca et dans notre application offre d\u2019emploi manœuvre Fonctions : \u2022 Recevoir et servir les clients; \u2022 Préparation des commandes; \u2022 Réception de la marchandise.Exigences : \u2022 Bonne condition physique; \u2022 Autonomie et volonté d\u2019apprendre; \u2022 Aptitudes pour travail d\u2019équipe.Horaire du lundi au vendredi.Salaire concurrentiel.Veuillez communiquer avec : M.Alain Toulouse alain@acier-menard.com 450 375-4211, poste 235 114, rue Ménard, Saint-Alphonse-de-Granby, QC J0E 2A0 De nuit, 24h/32h 1 fin de semaine sur 2 Résidents autonomes, donc pas de soins à donner.PDSB, RCR, LOI-90 (compétence 7) Cours AP-RPA terminé (salaire à discuter) Contactez : Diane Brin 450 776-6969 Courriel : diane@immeublesgeorgeslandryinc.com ou apportez votre CV au 135 St-Jude N.RÉSIDENCE ST-JUDE PréPosé (e) aux bénéficiaires 0041661 0042073 SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 32 ACTUALITÉS La Presse Les forfaits «?Explore Québec sur la route?», qui visent à encourager les vacanciers d\u2019ici à visiter leur coin de pays, ne font pas l\u2019unanimité.Si les agences participantes assurent que les Québécois sont attirés par cette nouvelle formule, la mise en place tardive de ces circuits ainsi que le manque de convivialité du site permettant de choisir ses prochaines escapades sont autant de problèmes soulevés par certains représentants de l\u2019industrie.« On a vraiment de la misère à trouver de l\u2019hébergement dans certaines régions », affirme Marilyn Désy, directrice générale de l\u2019association des Agences réceptives et forfaitistes du Québec (ARF-Québec), pour illustrer le succès de cette initiative lancée par le gouvernement et qui durera jusqu\u2019au 31 mars 2021.Depuis le 23 juin, une centaine de forfaits conçus par 19 agences ont été mis en vente.Le gouvernement du Québec a injecté 10 millions de dollars dans le programme pour permettre aux vacanciers de bénéficier de 25 % de rabais sur ces circuits.Il a toutefois été impossible d\u2019obtenir des chiffres de ventes.Or, la rapidité avec laquelle ces forfaits, qui comprennent activités et hébergement, ont été mis en place a pris certains hôteliers de court.« C\u2019est tellement sorti à la dernière minute », lance sans détour Nathalie Blouin, vice-présidente, ventes et marketing, du Groupe Riôtel, propriétaire de trois établissements en Gaspésie qui figurent dans certains des forfaits.Mme Blouin ajoute ne pouvoir répondre à toutes les demandes puisque les chambres commencent à se faire rares entre la mi-juillet et la mi-août.Ces forfaits sont apparus « trop tard », selon Mme Blouin.Elle craint que « les agences soient aux prises avec un manque de disponibilité », à tout le moins dans sa région.« La Gaspésie, c\u2019est pratiquement saturé », confirme Christophe Gor- lier, vice-président de Global Tourisme.« Si les Québécois ont besoin de vacances, il faudrait les confirmer le plus tôt possible », ajoute Laurent Plourde, président du Groupe Voyages Québec, qui tient toutefois à assurer qu\u2019il reste encore de la place un peu partout dans la province.À l\u2019autre extrême, dans d\u2019autres régions, comme la Montérégie, aucun forfait n\u2019a encore été dévoilé sur le site de Bonjour Québec.On a assuré à Tourisme Montérégie que des circuits étaient en cours d\u2019élaboration et qu\u2019ils seraient offerts d\u2019ici deux semaines.SITE PEU CONVIVIAL Pour le moment, une centaine de forfaits couvrant l\u2019ensemble du territoire québécois sont offerts en ligne.Christophe Gorlier admet que tout n\u2019est pas encore au point.« Tout s\u2019est fait dans l\u2019urgence, explique-t-il.On a créé notre site en une semaine.» « Dans sa mouture actuelle, le [site] n\u2019est pas optimal », constate Frédéric Gonzalo, consultant en marketing numérique spécialisé en tourisme.« Si tu veux avoir un prix, ça prend trois ou quatre clics », ajoute-t-il.De plus, l\u2019expert s\u2019explique mal pourquoi les agences et les forfaitistes qui ont conçu les circuits n\u2019ont pas tous mis en évidence le rabais de 25 % qu\u2019obtiennent les vacanciers en se procurant ces forfaits.Certains l\u2019ont bien indiqué, d\u2019autres ont été plus discrets sur cet aspect.Par exemple, les vacanciers qui rêvent de prendre la route du Sague- nay\u2013Lac-Saint-Jean et qui souhaitent s\u2019offrir un forfait Explore Québec devront naviguer en ligne pendant de nombreuses minutes avant de connaître la composition de l\u2019itinéraire qui les mènera, par exemple, du village historique de Val-Jalbert à L\u2019Odyssée des bâtisseurs, en passant par le zoo de Saint-Félicien.Le coût du séjour, 229 $ par personne dans ce cas-ci, est aussi indiqué assez tardivement dans la recherche.Le forfait les intéresse ?Les internautes doivent ensuite se rendre sur le site de l\u2019agence qui l\u2019a conçu \u2013 et elles n\u2019ont pas toutes un site transactionnel.« L\u2019idée est noble, reconnaît M.Gonzalo, mais c\u2019est un répertoire.» Frédéric Gonzalo se dit « sceptique » quant au succès de ces forfaits.« Ça va répondre à un besoin auprès de certains Québécois.Est-ce que ça va être un succès dithyrambique qui va faire exploser la caisse enregistreuse ?Je ne crois pas.» Selon lui, les gens se tournent vers ce genre de formule lorsque l\u2019organisation d\u2019un voyage est complexe ou qu\u2019il y a une réelle aubaine.« Le défi logistique d\u2019aller dans les Cantons-de- l\u2019Est [n\u2019est pas très difficile à relever].» En ce qui concerne les lacunes que présente le site, le Ministère assure être en train de travailler pour réduire le nombre d\u2019étapes menant à l\u2019achat d\u2019un forfait.FORFAITS EXPLORE QUÉBEC Une formule qui ne fait pas l\u2019unanimité 0034772 PAR ICI LE CINÉMA D\u2019ICI ON SE VOIT AU CINÉMA EN TOUTE SÉCURITÉ LE CONFORT À LONGUEUR D\u2019ANNÉE ! Les plus grandes marques en chauffage et climatisation pour plus de confort, de performance, de fiabilité et d\u2019économie d\u2019énergie Les garanties les plus solides sur le marché Des produits éligibles aux subventions et aides financières gouvernementales Des programmes de rabais aux consommateurs 70, RUE MARTIN, GRANby 450.777.3933 refrigerationlt.com Lincence R.B.Q.: 8004-4563-63 Éric LabbÉ et roberto MarineLLi, propriÉtaires NOUS SOMMES DÉMÉNAGÉS poUr MieUX VoUs serVir! VENEZ-NOUS VOIR! GRANDE SALLE DE MONTRE! laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 33 0041728 On lâche pas.On continue de se protéger.Québec.ca/masque 1 877 644-4545 Le port du masque sera obligatoire dans tous les transports collectifs à partir du 13 juillet.autobus métro train traversier taxi covoiturage SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 34 ACTUALITÉS MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les Québécois parlent plus volontiers de leurs problèmes de santé mentale qu\u2019il y a 20 ans.Mais il reste encore de nombreuses réserves.Les gens sont peu nombreux à se cacher lorsqu\u2019ils combattent un cancer.Peu de personnes sont gênées de parler de leur diabète ou de leur arthrose.Mais quand une personne souffre d\u2019une dépression, d\u2019un trouble de la personnalité limite ou d\u2019un trouble anxieux généralisé, elle est souvent beaucoup plus réticente à en parler.« Comme médecin de famille, je suis des patients depuis plus de 20 ans.C\u2019est certain qu\u2019on développe des liens.Ils vont se confier plus facilement.Les patients ont une vision négative d\u2019avoir une dépression ou un trouble anxieux généralisé », soutient le Dr Philippe Lamontagne, un médecin de famille de Sherbrooke qui a notamment participé au plan d\u2019organisation des services en santé mentale dans les années 2010-2015 en Estrie.« Il y a toujours une certaine stigmatisation autour de la maladie mentale.Les gens auront un regard négatif envers eux-mêmes quand ils consultent pour ça », ajoute le Dr Jean-François Trudel, psychiatre, chef du département de psychiatrie au CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS et directeur du département universitaire de psychiatrie à l\u2019Université de Sherbrooke.On sent toutefois une amélioration notable au cours des dernières années.« Ces 20 dernières années, on a pu assister à la prise de parole des gens qui souffrent de maladie mentale.Il y a eu des sorties publiques de personnalités qui ont parlé de leurs troubles.Ces témoignages viennent beaucoup appuyer le rétablissement des personnes qui souffrent de la même maladie », indique André Forest, psychologue et membre du conseil d\u2019administration du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.Celui-ci s\u2019implique depuis près de 40 ans dans le soutien aux personnes atteintes de maladies mentales et à leurs proches.Quelles sont les maladies ayant fait de grands bonds depuis 20 ans?Le trouble de déficit de l\u2019attention avec ou sans hyperactivités (TDA/H) est assurément le diagnostic qui a fait un bond de géant du côté des diagnostics.« À mon avis, c\u2019est un diagnostic qui est très galvaudé.Ces 20 dernières années, on est passé d\u2019une maladie des enfants à une maladie pour adultes.Avant, on était un peu naïfs, on avait l\u2019impression que le TDA disparaissait à 20 ans.Mais ce n\u2019est pas le cas », soutient André Forest.Le psychiatre Jean-François Tru- del pense exactement la même chose.« C\u2019est un diagnostic qui a explosé.Mais c\u2019est une maladie pour laquelle les frontières entre le normal et l\u2019anormal sont très floues.C\u2019est certain qu\u2019un médicament comme le Ritalin va augmenter notre concentration, notre productivité, notre performance au travail, du moins pour un certain temps.Mais il faut se questionner sur la nécessité de toujours augmenter nos performances.C\u2019est un enjeu de société », indique-t-il.La dépression est aussi une maladie dont la prévalence augmente.Les gens consultent plus volontiers qu\u2019avant quand le moral flanche dangereusement.« Les médecins de famille en voient beaucoup plus qu\u2019avant et ils diagnostiquent la dépression davantage et plus facilement.Nous avons aussi des médicaments beaucoup plus inoffensifs qu\u2019il y a 20 ans pour permettre une intervention plus rapide », soutient le Dr Trudel.TROUBLES ANXIEUX Une autre maladie a pris énormément de place dans les bureaux des médecins : les troubles anxieux, à différents degrés.Même les enfants en sont maintenant atteints.Et puis il y a la toxicomanie et l\u2019alcoolisme qui demeurent de véritables problèmes dans notre société, des problèmes dans lesquels l\u2019État ne s\u2019est jamais véritablement engagé sérieusement.« La toxicomanie et l\u2019alcoolisme sont probablement sous-évalués en première ligne.Quand les gens nous parlent de leur consommation, nous estimons qu\u2019il faut multiplier par deux les quantités qu\u2019ils nous disent », souligne le Dr Philippe Lamontagne.« À l\u2019urgence psychiatrique, nous voyons beaucoup de gens qui ont des idées suicidaires après une cuite.Mais le lendemain, ils n\u2019en ont plus.Les gens qui boivent trop ou qui consomment de la drogue détériorent aussi leur réseau social et ça devient plus difficile pour eux d\u2019avoir du soutien », ajoute le Dr Trudel.La présence de la famille et des proches, parlons-en justement.Dans la lutte pour retrouver sa santé mentale, « la famille est une alliée précieuse », estime Jean-François Trudel.« Un individu en crise, c\u2019est une famille en crise.Quand tu amènes ton fils en psychiatrie, aucun parent n\u2019avait imaginé ça. » \u2014 André Forest, psychologue « Nous, à l\u2019hôpital, nous avons des contacts avec la famille de nos patients hospitalisés.Mais il faut savoir que parfois, ce sont nos patients qui ne veulent pas qu\u2019on contacte leurs familles.Ça fait partie de nos défis », ajoute-t-il.« La famille est aujourd\u2019hui beaucoup plus impliquée qu\u2019avant.À mon avis, c\u2019est un des deux NOUVEAU REGARD SUR LES TROUBLES DE SANTÉ MENTALE Près de 20 % de la population du Québec, soit une personne sur cinq, souffrira d\u2019une maladie mentale au cours de sa vie.Pourtant, moins de la moitié des personnes qui souffrent d\u2019une maladie mentale consultent un professionnel.Heureusement, bien du chemin a été parcouru ces 20 dernières années au niveau des connaissances en santé mentale.Dr Jean-François Trudel, chef du département de psychiatrie \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE Une autre maladie a pris énormément de place dans les bureaux des médecins : les troubles anxieux, à différents degrés.Même les enfants en sont maintenant atteints.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 35 Environ 8 % Environ 8 % des adultes éprouveront une dépression majeure à un moment de leur vie.Près de la moitié Près de la moitié des gens estimant avoir déjà été atteints de dépression ou d\u2019anxiété n\u2019ont jamais consulté un médecin à ce sujet.De 10 % à 20 % De 10 % à 20 % des jeunes Canadiens sont touchés par une maladie mentale ou un trouble mental.80 % Une fois la dépression diagnostiquée, 80 % des personnes malades recevant de l\u2019aide peuvent reprendre leurs activités habituelles.24 % Près de 4000 Canadiens se suicident chaque année.Cela représente 24 % de tous les décès chez les personnes de 15 à 24 ans.Moins de 4 % Moins de 4 % du financement de la recherche médicale est consacré à la recherche de la maladie mentale, même si le nombre de Canadiens qui recevront un diagnostic de maladie mentale au cours de leur vie s\u2019élève à près de 25 %.*Sources : Association canadienne pour la maladie mentale et Fondation Douglas LA SANTÉ MENTALE EN QUELQUES CHIFFRES MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Lors d\u2019une promenade en forêt, un jeune homme tombe nez à nez avec un ours.Il ressent immédiatement un grand stress qui lui permet d\u2019aiguiser ses sens et de réagir correctement.« Le stress est une réaction d\u2019alarme de notre corps à une situation concrète, qui existe vraiment.Dans un tel contexte, on veut même qu\u2019il y ait du stress.Le stress est alors notre ami », explique Joëlle Lepage.Mais si l\u2019on n\u2019a jamais rencontré d\u2019ours lors d\u2019une promenade en forêt et que l\u2019on s\u2019empêche d\u2019aller en forêt de peur d\u2019en rencontrer un, on parle alors d\u2019anxiété ou de trouble anxieux, selon l\u2019intensité de notre réaction.« Pour simplifier les choses, on dit souvent que l\u2019anxiété, c\u2019est la peur d\u2019avoir peur.C\u2019est arrêter de faire quelque chose parce qu\u2019on n\u2019a plus les ressources pour y faire face », soutient Joëlle Lepage, coordonnatrice du Centre RBC d\u2019expertise universitaire en santé mentale destiné aux enfants, adolescents et adolescentes et aux jeunes adultes de l\u2019Université de Sherbrooke.Les troubles anxieux sont parmi les psychopathologies les plus fréquentes de l\u2019enfance et de l\u2019adolescence.L\u2019âge moyen d\u2019apparition de la plupart de ces troubles se situe entre 7 et 12 ans.Et les choses ne s\u2019améliorent pas en vieillissant.On estime qu\u2019autour de 15 % des adultes de 18 à 65 ans présenteront un trouble anxieux au cours de la présente année, et qu\u2019un peu plus de 20 % des adultes présenteront au moins un trouble anxieux au cours de leur vie.Un autre exemple d\u2019un stress tout à fait sain s\u2019il est bien dosé : avant un examen, il est normal qu\u2019un jeune élève ressente du stress.« C\u2019est ce qui va lui permettre de se mobiliser, de se préparer pour réussir cet examen.À l\u2019inverse, on peut avoir l\u2019image des ados évachés dans le fond de la classe.Pour réussir à les mobiliser à se préparer pour leur examen, il va falloir en faire beaucoup puisqu\u2019ils ne ressentent aucun stress face à l\u2019examen », ajoute-t-elle.« Mais quand l\u2019enfant ou l\u2019adolescent se met à penser qu\u2019il va échouer son examen, donc qu\u2019il va rater son année scolaire, donc qu\u2019il ne sera pas admis au cégep et qu\u2019il ne pourra pas faire le travail de ses rêves, et donc qu\u2019il n\u2019aura pas d\u2019emploi et qu\u2019il va finir sa vie dans la rue, là on tombe dans l\u2019anxiété et c\u2019est néfaste », soutient Mme Lepage.Le Centre RBC d\u2019expertise universitaire en santé mentale a pour mandat de mettre en commun les expertises de la communauté dans le but de répondre de façon la plus optimale possible aux besoins des enfants, des adolescents et des jeunes adultes présentant ou à risque de présenter des problématiques de santé mentale.CAUSES MULTIFACTORIELLES Les impacts de vivre avec des troubles anxieux sont importants.Ils peuvent conduire jusqu\u2019à la dépression ou aux idées suicidaires.Mais avant d\u2019en arriver là, les personnes affectées auront des difficultés à fonctionner à différents niveaux de leur vie en société.« Le trouble anxieux généralisé amène des dysfonctionnements importants », ajoute-t-elle.Alors que faire?« Il y a 20 ans que l\u2019Organisation mondiale de la santé clame qu\u2019on doit développer davantage les capacités psychosociales des enfants : comment gérer ses émotions, son stress.Au Centre RBC, nous avons déployé un programme de prévention universelle dans 25 écoles secondaires.En septembre, nous allons lancer l\u2019équivalent dans 25 écoles primaires », dit-elle.« La base, c\u2019est de travailler à bien équiper les enfants à faire face aux situations et aux choix qui les attendent », ajoute la coordonnatrice.La recherche sur les troubles anxieux est encore un bien jeune domaine de recherche parce que l\u2019augmentation importante du nombre de cas est un phénomène assez nouveau.Les hypothèses pour expliquer les troubles anxieux sont nombreuses, mais on sait déjà que les causes sont multifactorielles.Il y a des hypothèses sur le monde de performances dans lequel on est plongés.« Nous sommes aussi dans une société qui prône le risque zéro.Dès qu\u2019on est enceinte, on ne peut pas manger ceci, on ne peut pas faire cela.Ensuite, on ne peut pas coucher le bébé sur le ventre, etc.Ça peut nous amener dans une surprotection.On peut transmettre aux enfants que la société est dangereuse.Et si l\u2019on n\u2019amène jamais les enfants dans des situations où ils doivent s\u2019adapter, ils ne développent pas leurs capacités à s\u2019adapter », image Joëlle Lepage.« Par exemple, on peut chercher à tout prix à changer les enfants de garderie pour conserver le lien d\u2019attachement.C\u2019est bien de conserver le lien, mais si le reste de la vie de l\u2019enfant est stable, il va s\u2019adapter à sa nouvelle garderie.Mais s\u2019il change de garderie trois fois par année chaque année, là c\u2019est trop.Il doit y avoir un équilibre », dit-elle.TROUBLES ANXIEUX La peur d\u2019avoir peur qui paralyse paradigmes qui a le plus changé ces 20 dernières années en santé mentale », soutient André Forest, psychologue.Celui-ci a fondé l\u2019Association des proches de personnes atteintes de maladies mentales (APPAMM-Estrie), qu\u2019il a ensuite dirigée pendant près de 40 ans.« Un individu en crise, c\u2019est une famille en crise.Quand tu amènes ton fils en psychiatrie, aucun parent n\u2019avait imaginé ça.On peut imaginer qu\u2019il ait un accident d\u2019auto, mais une maladie psychiatrique, non », soutient M. Forest.« Ce qui reste à développer, ce sont les attitudes des gens autour de la santé mentale.Comment on agit avec les gens qui ont des problèmes de santé mentale?Quand une personne a une maladie physique, on sait comment agir.Mais si une personne a des idées suicidaires, on ne sait pas comment aider notre ami, notre frère, notre proche.Contrairement à il y a 20 ans par contre, aujourd\u2019hui il y a une volonté de bien faire de la part des gens même s\u2019il reste encore des préjugés », mentionne André Forest.« I l y a 20 ans, recevoir un diagnostic de schizophrénie, c\u2019était presque une condamnation à mort! On était loin de parler de réinsertion dans la société! Le grand paradigme, aujourd\u2019hui, c\u2019est le rétablissement.Aujourd\u2019hui, dès qu\u2019une personne est hospitalisée, on va tabler sur ses forces.Ça prend de la persévérance, ça prend des efforts, il faut accepter de vivre avec la maladie et de s\u2019adapter à la nouvelle réalité.Mais on va aider la personne à vivre avec sa maladie et à devenir ce qu\u2019elle peut être plutôt que d\u2019essayer à tout prix de la faire rentrer dans une case », nuance André Forest.Les troubles anxieux sont parmi les psychopathologies les plus fréquentes de l\u2019enfance et de l\u2019adolescence.L\u2019âge moyen d\u2019apparition de la plupart de ces troubles se situe entre 7 et 12 ans.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE LIRE AUTRES TEXTES \u203a 36-37 SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 36 ACTUALITÉS CHLOÉ COTNOIR ccotnoir@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les diagnostics de trouble de santé mentale sont en hausse chez les petits Québécois.Selon l\u2019Observatoire des tout- petits, 22 010 enfants âgés de 1 à 5 ans avaient reçu un diagnostic de trouble mental en 2015-2016.« ll est temps qu\u2019on s\u2019en occupe aussi bien que de la santé physique », estime la présidente de l\u2019Ordre des psychologues, la Dre Christine Grou.Il s\u2019agit d\u2019une augmentation notable depuis le début des années 2000, note l\u2019Observatoire dans un rapport portant sur la santé mentale publié en 2017.« Depuis 2000-2001, la proportion de tout-petits avec un diagnostic de trouble mental a augmenté de manière significative, passant de 3,5 % en 2000- 2001 à 4,8 % en 2015-2016 », soulignent les auteurs du rapport.Chez les enfants, les troubles mentaux les plus courants sont principalement les problèmes comportementaux et émotionnels.Il est question notamment de retards spécifiques du développement et du comportement, mais également d\u2019anxiété, de dépression, d\u2019autisme et de trouble déficitaire de l\u2019attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H).Comment expliquer cette hausse du nombre de cas?« Les problèmes de santé mentale sont multifactoriels et certains ont énormément évolué dans les 20 ou même 40 dernières années », soutient la Dre Grou en énumérant les facteurs suivants : évolution des connaissances médicales, évolution diagnostic, déstigmatisation des problèmes de santé mentale, nécessité d\u2019avoir un diagnostic pour obtenir des services et les changements psychosociaux entourant entre autres la famille.PLUS DE TSA ET DE TDAH Certains diagnostics ont fait des bonds plus significatifs que d\u2019autres dans les 20 dernières années.C\u2019est le cas du trouble du spectre de l \u2019aut isme.En 2015-2016, 3716 jeunes enfants de 1 à 5 ans avaient un diagnostic de TSA, ce qui correspond à un bond de 0,16 % en 2000-2001 à 0,82 % en quinze ans.Chez les enfants, les troubles mentaux les plus courants sont principalement les problèmes comportementaux et émotionnels Le nombre de diagnostics de TDA/H a également augmenté dans les deux dernières décennies chez les enfants d\u2019âge préscolaire, de, 04 % en 2000-2001 à 0,8 % en 2015-2016, même si son diagnostic est difficile avant l\u2019âge de 6 ans.« Les cliniciens sont habituellement très prudents avant de le poser en jeune âge », souligne le rapport.Dre Grou invite d\u2019ailleurs à la prudence quant au diagnostic posé en très jeune âge.« Entre 0 et 4 ans, i l y a de grandes différences développe- mentales d\u2019un enfant à l\u2019autre.Il faut donc être très prudent avec le dépistage.Il ne faut pas être alarmiste puisque la maturité du cerveau ne se fait pas à la même vitesse », précise la psychologue.À l\u2019inverse des autres diagnostics, la proportion d\u2019enfants souffrants de troubles anxieux ou de symptômes dépressifs est restée stable au fil des ans, soit autour de 0,4 %.En 2015-2016, on comptait 1794 tout-petits touchés par un des principaux troubles anxio-dépressifs touchant les jeunes enfants : la phobie sociale, l\u2019anxiété de séparation, l\u2019anxiété généralisée et la dépression.« Des enfants avec un bon suivi médical et un bon encadrement familial peuvent très bien guérir de certains troubles de santé mentale », indique la Dre Grou.Surtout, la prise en charge de l\u2019enfant doit être rapide.« Un enfant avec un trouble n e u r o d é v e l o p p e m e n t a l q u i patiente un an sur une liste d\u2019attente, c\u2019est beaucoup trop long.La problématique a le temps de dégénérer et l\u2019anxiété des parents augmente.Il ne faut pas non plus que l\u2019accès au service soit réservé aux familles qui peuvent le payer.Plusieurs recommandations d\u2019ordres professionnels vont en ce sens : il faut davantage d\u2019accès aux soins et un accès plus direct via l\u2019école par exemple », conclut la psychologue en rappelant que la première cause d\u2019hospitalisation des jeunes de 24 ans et moins est un problème de santé mentale.Les plus jeunes n\u2019y échappent pas La première cause d\u2019hospitalisation des jeunes de 24 ans et moins est un problème de santé mentale.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE 0038398 0034785 0040244 en accessoires de salle de bains et cuisine #1 www.plomberiesabourin.com 632 Dufferin, Granby 450 372-1138 Pour une expérience client optimale 2, rue Barré,Granby 450 776-6868 Surveillez nos promotions garagechristianstpierre.com Entretien et réparation : auto/VR/camion léger Antirouille Pneus Amortisseurs Climatiseur Auto de courtoisie maintenant disponible lesconstructionsodyssees.com Suivez-nous sur Pour une visite sur rendez-vous, appelez au 450 776-2676 R.B.Q.: 8224-6174-30 Condos luxueux à louer laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 37 MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les personnes souffrant d\u2019un trouble de la personnalité limite (TPL, aussi appelé communément borderline) sont souvent perçues comme des gens « intenses, colériques, manipulateurs ».Ils sont flamboyants, théâtraux, leurs émotions sont intenses \u2013 surtout la colère.Ces personnes souffrent aussi beaucoup.Elles consultent des médecins, elles demandent de l\u2019aide et posent des gestes suicidaires fréquemment.S\u2019il y a maintenant dix troubles de la personnalité identifiés, un de ces troubles a fait l\u2019objet de nombreuses recherches au cours des 20 dernières années : le trouble de la personnalité limite (TPL) ou borderline.Mais qu\u2019est-ce qu\u2019un trouble de la personnalité limite (TPL)?« Les gens qui ont un TPL sont des gens qui ont de grands problèmes avec les frontières, ce qui amène beaucoup de problèmes dans leurs relations avec les autres.Je compare souvent le trouble de la personnalité limite à une personne qui joue au tennis sans connaître les règles.Ils peuvent envoyer la balle partout et se mettre en colère si on leur dit que ce n\u2019est pas comme ça, ou envoyer la balle sur la tête de l\u2019autre.Ce sont des gens très instables, qui ont des comportements à risque, explosifs, qui ne comprennent pas bien les limites et vont donc faire beaucoup d\u2019excès de vitesse par exemple, toujours pour tester les limites », soutient le psychologue André Forest.« Ce sont des personnes qui ont une très grande peur du rejet, de l\u2019abandon.Alors ils font de très grands efforts pour se mettre dans des situations pour l\u2019éviter.Ils ont une très faible estime de soi, ils pensent qu\u2019ils ne pourront jamais être aimés, mais cherchent désespérément l\u2019amour.En emploi, ils se sentent profondément incompétents.Ils se découragent facilement, ils peuvent lâcher leur emploi à la première frustration », indique Nadine Larivière, ergothérapeute, professeure titulaire à l\u2019Université de Sherbrooke (UdeS), chercheuse à l\u2019Institut universitaire en première ligne en santé et services sociaux ainsi qu\u2019à l\u2019Institut universitaire en santé mentale de Montréal.Nadine Larivière travaille depuis plus de 20 ans à donner une voix aux personnes atteintes d\u2019un TPL à travers différents groupes de travail et projets de recherche qu\u2019elle mène pour arriver à mieux comprendre et à mieux traiter les patients TPL.Encore maintenant en Estrie, elle collabore notamment avec un groupe de travail du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS qui cherche à établir une trajectoire de soins pour les patients TPL.BEAUCOUP DE SOUFFRANCE Pourquoi la recherche s\u2019est-elle penchée en particulier sur le TPL plutôt que sur un autre problème de la personnalité?Pour deux raisons.D\u2019abord parce que les patients cherchent beaucoup d\u2019aide dans le milieu de la santé et des services sociaux.Ensuite parce que ces personnes ont longtemps été considérées comme étant des patients difficiles à aider et à aimer.« On dit que ce sont des patients qui ne laissent pas les intervenants indifférents », souligne Mme Larivière.Il faut savoir que la personnalité de chacun est une combinaison fort complexe.La personnalité prend ancrage dans la génétique, mais une partie fondamentale de la personnalité se développe grâce aux expériences acquises dans l\u2019enfance, à l\u2019adolescence et se poursuit jusqu\u2019à l\u2019âge adulte.Longtemps dans la psychiatrie moderne, on a tenu pour acquis que la personnalité ne se changeait pas.Mais il se trouve que si, notamment avec des psychothérapies.Selon une étude de l\u2019Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) parue en 2011-2012, près de 4 % des Estriens recevront un diagnostic d\u2019un trouble de la personnalité du groupe B dans leur vie.Le groupe B inclut les personnalités antisociales, trouble de la personnalité limite, histrionique et narcissique.Les personnes TPL occupent une large part des diagnostics du groupe B.Selon la même étude de l\u2019INSPQ, le taux de mort par suicide des personnes non atteintes de troubles de la personnalité de groupe B atteignant 2,1 % de la population en 2000-2009.Le taux de suicide grimpe à 20,4 % chez les personnes atteintes de troubles de la personnalité de groupe B, un écart plus que significatif.Il était donc urgent que le système de la santé puisse mettre en place différentes façons de mieux soutenir et accompagner ces personnes TPL.« Il faut d\u2019abord comprendre la dynamique familiale dans laquelle ont été élevés ces enfants, même s\u2019ils sont depuis longtemps devenus grands.Quand on entend leurs histoires, c\u2019est soudain beaucoup plus facile d\u2019avoir de l\u2019empathie », indique Mme Larivière.« Sans généraliser, très souvent on va faire face à des gens qui ont vécu des traumatismes dans l\u2019enfance, et souvent pas seulement un seul traumatisme : de la négligence, des abus, de l\u2019abandon, des enfants complètement laissés à eux-mêmes », soutient la chercheuse.D\u2019autres recherches sont en cours pour étudier notamment la neuro- chimie du cerveau.« C\u2019est un trouble qui est évalué sur plusieurs angles », précise-t-elle.Il y a maintenant davantage de personnes diagnostiquées TPL qu\u2019il y a 20 ans.« C\u2019est un trouble encore sous et mal diagnostiqué, surtout chez les hommes.Environ 85 % des personnes ayant un diagnostic sont des femmes.Il y a pourtant sans doute autant d\u2019hommes qui en souffrent.Par contre, il y a eu un énorme progrès depuis 20 ans.Nous sommes passés de \u2018\u2018on ne peut rien faire pour eux\u2019\u2019 à \u2018\u2018c\u2019est un trouble en soi et on peut soutenir les gens qui en souffrent, avec des interventions efficaces pour les aider\u2019\u2019 .Et la recherche continue », soutient Mme Larivière.LA GRANDE SOUFFRANCE DERRIÈRE LE TROUBLE DE LA PERSONNALITÉ LIMITE Environ 85 % des personnes ayant un diagnostic de trouble de la personnalité limite sont des femmes.\u2014 PHOTO 123RF « Les médicaments sont beaucoup mieux tolérés aujourd\u2019hui », assure le Dr Jean-François Trudel, psychiatre et chef du département de psychiatrie au CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.« C\u2019est vrai.Avant, les médecins omnipraticiens agissaient plus comme des observateurs.Nous étions inconfortables de prescrire certains médicaments à cause de leurs effets toxiques.La santé mentale était plus une affaire de psychiatres, parce qu\u2019ils étaient mieux outillés que nous pour commencer des traitements », indique le Dr Philippe Lamontagne, médecin de famille.De nombreuses maladies se traitent bien aujourd\u2019hui une fois la bonne « recette » médicamenteuse trouvée.En contrepartie, un autre phénomène a pris une grande ampleur : la consommation d\u2019amphétamine, de speed et de cocaïne.« Le prix de ces drogues a beaucoup baissé avec les années.On peut aujourd\u2019hui avoir quelques comprimés de speed pour moins cher qu\u2019une bière.Or ce sont des substances qui ont beaucoup d\u2019effets nocifs sur la santé mentale.On voit beaucoup de gens avec des crises psychotiques liées à la consommation d\u2019amphétamines dans nos salles d\u2019urgence », souligne le Dr Trudel.« La consommation de drogue vient contrecarrer tous les effets bénéfiques de notre médication », déplore-t-il.On a aussi pu assister ces 20 dernières années à une véritable « décentralisation » des services offerts en santé mentale.Les médecins de famille, les pharmaciens, les travailleurs sociaux font partie des professionnels qui se sont rapprochés de ceux qui sont aux prises avec des problèmes de santé mentale, que ce soient des problèmes graves et persistants ou bien des troubles de l\u2019humeur passagers comme la dépression.La population reconnait aussi davantage ses problèmes de santé mentale.« Il y a 20 ans, beaucoup de médecins de famille étaient mal à l\u2019aise avec les problèmes de santé mentale.On référait beaucoup aux psychiatres, même pour des cas simples qui ne nécessitaient pas leur expertise », indique le Dr Philippe Lamontagne, médecin de famille qui a notamment participé au plan d\u2019organisation des services en santé mentale dans les années 2010-2015 en Estrie.Tout un réseau communautaire s\u2019est aussi tissé autour de la santé mentale pour soutenir les malades et leurs proches également.Au fil des années, des services comme Urgence Détresse, l\u2019Équipe mobile d\u2019intervention psychosociale (ÉMIP) ou Info social (811) se sont ajoutés pour offrir des services très rapidement aux gens en état de crise.Il reste toutefois un grand défi pour le système de santé actuellement : l\u2019accès aux services en santé mentale.LA TRIBUNE Des médicaments, des services et de la drogue SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 38 CHRONIQUES Ç a faisait plus d\u2019un an et demi que Marco Chabot attendait pour ses fauteuils roulants et c\u2019était encore plus fâchant parce qu\u2019il a appris qu\u2019ils étaient prêts et qu\u2019ils attendaient d\u2019être livrés, qu\u2019on avait mis des livraisons sur la glace à cause de la pandémie.Lui, c\u2019est toute sa vie qui était sur la glace.Atteint d\u2019Alzheimer depuis qu\u2019il a 36 ans, ça fait 18 ans, il voit son corps le lâcher toujours un peu plus.Il a dû se rendre à l\u2019évidence il y a un an et demi, son déambu- lateur ne lui suffisait plus pour se déplacer, il tombait plus souvent, se fatiguait plus vite aussi.Veut, veut pas, il avait besoin d\u2019un fauteuil roulant.C\u2019était en octobre 2018.En avril 2019, son nom a été inscrit sur la liste d\u2019attente de l\u2019IR- DPQ, l\u2019Institut de réadaptation en déficience physique de Québec, il devait attendre qu\u2019on l\u2019appelle pour évaluer ce dont il avait besoin.Le téléphone a sonné neuf mois plus tard, en janvier.Je vous ai parlé de Marco début juin, il venait d\u2019appeler à l\u2019IRDPQ pour savoir où en était rendu son dossier, c\u2019est là qu\u2019il a appris que les fauteuils étaient prêts.«C\u2019est rare que je me choque, mais là, je l\u2019ai mal pris, m\u2019avait dit Marco.Dans ma tête, quand j\u2019ai commencé le processus, je me suis dit \u201cj\u2019en ai pour un an à attendre\u201d et j\u2019ai accepté ça.Déjà que c\u2019est long un an quand tu attends un fauteuil roulant, quand tu ne sors presque plus, que tu ne vas plus au parc avec ta fille.» Ça fait des mois et des mois qu\u2019il est confiné.Bien avant la pandémie.Quelques heures après la publication de son histoire, à 11h25 précisément, Marco Chabot a reçu un appel de l\u2019IRDPQ lui disant que ses fauteuils seraient livrés le 22 juin.Le CIUSSS, Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale, me jure que c\u2019est un hasard.L\u2019important est qu\u2019il ait été appelé.Mais évidemment, Marco n\u2019est pas le seul à avoir été mis sur la glace à cause de la pandémie, les directives du ministère étant de ne traiter que ceux qui avaient un urgent besoin d\u2019un fauteuil roulant.On m\u2019a donné trois exemples de cas urgents, ceux qui ont des risques de plaies, ceux qui sont en réadaptation intensive, ceux qui ont la maladie de Lou Gherig, la SLA.La SLA, c\u2019est un peu comme une version accélérée du Parkinson, comme si Marco avait le luxe du temps.Aucun enfant n\u2019a attendu, «les risques de compromission du développement en cas de délai prolongé font en sorte que les besoins de ces usagers sont pratiquement toujours considérés essentiels et urgents», m\u2019indique par courriel le porte-parole du CIUSSS Mathieu Boivin.Pas un père qui veut aller au parc avec sa fille.Depuis la mi-mars, selon les chiffres du CIUSSS, 171 personnes ont reçu leurs fauteuils et une soixantaine ont été mis sur la voie de garage, on a jugé qu\u2019elles pouvaient encore attendre quelques mois de plus, elles ont l\u2019habitude d\u2019attendre de toute façon.On vient juste de recommencer les livraisons depuis deux semaines, 35 personnes devraient avoir reçu leur fauteuil d\u2019ici la fin du mois, une quinzaine début d\u2019août.Les dix autres préfèrent attendre plus tard, elles ont peur de la COVID.Le 22 juin, 20 mois plus tard, Marco a enfin pu se rendre à l\u2019IR- DPQ pour recevoir ses fauteuils roulants, un motorisé et un manuel remis à neuf et, comme chaque fois où il a fini par avoir des services, ils étaient excellents.Il m\u2019a écrit ceci le lendemain : «Une livraison de deux heures et demie, ajustement personnalisé, modification, apprentissage, essais et retour à la maison en transport adapté.L\u2019équipe d\u2019ergo, physio, technicien et mécanicien à l\u2019IRDPQ est toujours aussi attentionnée, accueillante et professionnelle.» Il a pu enfin aller au parc avec sa petite de huit ans, elle était contente de pouvoir enfin aller dehors avec papa.Mais ça a été long.Et pas juste à cause de la pandémie, même en temps normal, des gens comme Marco doivent attendre jusqu\u2019à un an pour avoir un fauteuil à partir du moment où la demande est faite à l\u2019IRDPQ.C\u2019est long, un an, quand ton corps ne te porte plus.C\u2019est long, un an, à tourner en rond dans la maison.Mais ce n\u2019est pas urgent.Au CIUSSS, la porte-parole Annie Ouellet m\u2019a expliqué que les délais varient énormément d\u2019un cas à l\u2019autre.«Selon les critères de priorisation, l\u2019attente peut varier d\u2019une journée à un an, à partir du moment que l\u2019IRDPQ reçoit la prescription.» D\u2019un jour à un an, c\u2019est une sacrée différence.Un an, c\u2019est trop long.J\u2019ai demandé pourquoi ça pouvait prendre autant de temps.«Le volume d\u2019activité est important, m\u2019a répondu Mathieu Boivin, avec entre 75 et 80 nouvelles demandes par mois, et certains facteurs externes influencent nos délais comme les essais cliniques requis, les demandes d\u2019autorisation aux organismes payeurs, etc.» Etc., etc., etc.J\u2019ose croire qu\u2019on pourrait faire mieux.Marco est allé au parc Des gens comme Marco doivent attendre jusqu\u2019à un an pour avoir un fauteuil à partir du moment où la demande est faite à l\u2019IRDPQ Marco Chabot et sa fille Clara \u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 39 0041765 Camp de jour Club Vacances Jeunesse Nous sommes heureux de vous revoir ! granby.ca Notre équipe de coordination a travaillé avec beaucoup d\u2019énergie et de détermination pour accueillir vos enfants dans un milieu amusant et sécuritaire.Nous vous souhaitons un bel été ! Quelques places SONT encore disponibles Téléphonez-nous au 450 361-6081 Absents sur la photo : Jennifer Béliveau, Bruno Girouard, Éric Goudreau 8 sites d\u2019animation 7 semaines d\u2019animation 850 enfants inscrits Une équipe de 194 personnes pour vous accueillir SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 40 PETITES ANNONCES 7895 Avis publics AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, par la suite du décès de Mme Noëlla Bergeron, en son vivant domiciliée au 639, Montée des Seigneurs, appartement 301, à Granby (Québec) J2J 0A8 \u2013 survenu le 20 mars 2020, un inventaire de ses biens a été préparé par ses liquidateurs successoraux, Eric et Christine Jutras, conformément à la loi.L\u2019inventaire peut être consulté par tout intéressé en communiquant avec Me Caroline Boisvert, notaire, dont l\u2019étude est sise au 12, rue St-Antoine Sud, Granby (Québec) J2G 6W3.Shefford, le 30 juin 2020 Eric Jutras, liquidateur Christine Jutras, liquidatrice Régie des alcools, des courses et des jeux Avis public NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION Micro-Brasserie le Grimoire inc.A/S M.Steve Dancause 1546, rue Principale Granby (Québec) J2J 0S6 Dossier : 55-10-0919 Demande d\u2019un permis (industriel) de distillateur 1546, rue Principale Granby (Québec) J2J 0S6 AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci- après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal, (Québec) H2Y 1B6.7895 Avis publics APPEL D\u2019OFFRES NUMÉRO 2020/005 COLLECTE ET TRANSPORT DES PLASTIQUES AGRICOLES CLÔTURE : 17 AOÛT 2020 À 10 H 00 Des soumissions scellées seront reçues par la MRC de La Haute-Yamaska jusqu\u2019à 10 h, heure locale en vigueur, le lundi 17 août 2020, pour la collecte et le transport des plastiques agricoles.Pour être reçue, toute soumission doit se trouver physiquement, sous pli cacheté, à la réception de la MRC de La Haute-Yamaska située au 142, rue Dufferin, bureau 100 à Granby, avant l\u2019heure et la date mentionnées ci-haut.Le document d\u2019appel d\u2019offres peut être obtenu en s\u2019adressant au Système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un de ses représentants par téléphone au 1-866-669-7326 ou au 514-856-6600 ou en consultant le site Web www.seao.ca.Le document peut être obtenu au coût établi par le SEAO.Avec sa soumission, le soumissionnaire doit verser une garantie de soumission d\u2019une valeur au moins égale à 5 000 $ sous forme de chèque visé tiré d\u2019une banque à charte canadienne ou d\u2019une caisse populaire faisant affaire au Québec, payable à la MRC de La Haute- Yamaska, d\u2019une traite bancaire ou d\u2019une lettre de garantie bancaire irrévocable émise par l\u2019une ou l\u2019autre de ces institutions.Le soumissionnaire doit avoir un établissement au Québec ou dans un territoire visé par un accord intergouvernemental de libéralisation des marchés applicable à la MRC de La Haute-Yamaska selon les conditions de l\u2019appel d\u2019offres.La MRC de La Haute-Yamaska ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions présentées et n\u2019encourt aucune obligation envers les soumissionnaires.Les soumissions seront ouvertes à 10 h 05 au jour indiqué en rubrique au bureau de la MRC.Conformément à l\u2019Arrêté numéro 2020-014 de la ministre de la Santé et des Services sociaux en date du 2 avril 2020, l\u2019ouverture des soumissions s\u2019effectue en présence de deux témoins qui n\u2019ont aucun intérêt dans le contrat, et ce, sans la présence de ceux qui ont soumissionné ou de tout autre public.La MRC produit un enregistrement audiovisuel de l\u2019ouverture des soumissions qu\u2019elle rend disponible, dès que possible, dans le SEAO.Fait à Granby, Québec, le 4 juillet 2020.La directrice générale adjointe et secrétaire-trésorière adjointe (s) Judith Desmeules Judith Desmeules AVIS PUBLIC APPEL D\u2019OFFRES NUMÉRO 2020-08 FOURNITURE D\u2019APPAREILS DE PROTECTION RESPIRATOIRE ISOLANTS ET AUTONOMES (APRIA) Clôture: 30 juillet 2020, à 11h00 La Municipalité du Canton de Shefford demande des soumissions pour la fourniture d\u2019appareils de protection respiratoire isolants et autonomes (APRIA) pour son Service de sécurité incendie.Les soumissions seront reçues par la Municipalité jusqu\u2019à 11h00, le jeudi 30 juillet 2020.Pour être recue, toute soumission doit se trouver physiquement, sous pli cacheté, à la réception de la Mairie du Canton de Shefford située au 245, chemin Picard, à Shefford, avant l\u2019heure et la datementionnées ci-haut.Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres sont disponibles, à compter du 4 juillet 2020, sur le site Internet du Système Électronique d\u2019Appel d\u2019Offres (SÉAO), à l\u2019adresse seao.ca, au coût établi par le SÉAO.Les documents ne peuvent être obtenus que par l\u2019intermédiaire du SÉAO.Ne seront considérées que les soumissions préparées sur les documents fournis ou indiqués dans les documents d\u2019appel d\u2019offres.Pour être valide, toute soumission devra être accompagnée d\u2019un cautionnement de soumission ou d\u2019un chèque visé à l\u2019ordre de la Municipalité du Canton de Shefford équivalent à 10 % du montant de la soumission (taxes incluses) qui sera valide pour une période de soixante (60) jours suivant l\u2019ouverture des soumissions.Tout renseignement concernant le présent appel d\u2019offres peut être obtenu uniquement auprès de monsieur André Cadorette, directeur du Service incendies de la Muncipalité du Canton de Shefford, par courriel, à cadorette.andre@cantonshefford.qc.ca.LaMunicipalité ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019encourt aucune obligation envers les soumissionnaires.Les soumissions seront ouvertes le jeudi 30 juillet 2020, à 11h05, à la Mairie du Canton de Shefford.Fait à Shefford, le 4 juillet 2020 Le directeur du Service de sécurité incendie, André Cadorette 7895 Avis publics 7895 Avis publics AVIS D\u2019OFFRES AVIS est donné que la Ville de Bromont recevra, sous pli cacheté, avant 11 heures, vendredi le 24 juillet 2020, à l\u2019hôtel de ville situé au 88, boulevard de Bromont, Bromont, J2L 1A1, des soumissions pour les contrats suivants : 007-ST-P-20 : Réfection des infrastructures sur une partie des rues Joliette et Papineau Les documents relatifs à ces appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 6 juillet 2020 exclusivement sur le site internet du SEAO au www.seao.ca.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires fournis à cette fin.De plus, pour être valide, chaque soumission doit obligatoirement être accompagnée d\u2019un cautionnement de soumission ou d\u2019un chèque visé fait à l\u2019ordre de la Ville de Bromont, valide pour une période de quatre- vingt-dix (90) jours et d\u2019un montant équivalent à dix pour cent (10%) du montant total de la soumission.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à l\u2019hôtel de ville situé au 88, boulevard de Bromont, à Bromont, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Bromont ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Renseignements généraux: Me Ève-Marie Préfontaine, greffière par intérim eve-marie.prefontaine@bromont.com À Bromont, le 4 juillet 2020 La greffière par intérim, Me Ève-Marie Préfontaine, avocate Consultez la rubrique du mardi! PlacezGRATUITEMENT votre annonce:450-776-1555 821330 Agence France-Presse LONDRES \u2014 Le ralentissement de la pandémie de COVID-19 en Europe conduit vendredi la Grande- Bretagne à assouplir son régime de quarantaine, une perspective encore lointaine pour le continent américain que la maladie frappe toujours durement.Pour la première fois depuis le déclenchement de l\u2019épidémie en Chine en décembre, l\u2019Amérique latine a dépassé vendredi l\u2019Europe en nombre de cas, avec plus de 2,7 millions de malades, même si le Vieux continent restait la région du monde la plus endeuillée avec près de 200 000 morts devant les États- Unis et le Canada (137 421) et l\u2019Amérique latine (121 662).Les experts soulignent toutefois que le décompte des personnes affectées par le virus est loin d\u2019être une science exacte, les pays ayant des méthodes et des moyens de comptage très différents les uns des autres.Le Royaume-Uni a été l\u2019un des pays européens les plus touchés par la pandémie avec au moins 44 000 morts, mais le nombre de cas ralentit.Cela incite Londres à commencer à lever les restrictions imposées pendant un confinement qui a duré trois mois.Les voyageurs en provenance d\u2019Allemagne, de France, d\u2019Espagne ou d\u2019Italie ne seront plus, à partir du 10 juillet, soumis à une quarantaine obligatoire.Mais, au risque de la confusion, le gouvernement britannique a également décidé que ces exemptions ne concerneraient que les arrivées en Angleterre et que des quarantaines de 14 jours seraient toujours obligatoires pour toute personne arrivant en Écosse, au Pays de Galles ou en Irlande du Nord, sous peine d\u2019amende.«Alors que nous franchissons cette prochaine étape, notre plus grande étape à ce jour, sur la voie de la reprise, j\u2019exhorte le public britannique à le faire en toute sécurité», devait déclarer vendredi, dans un discours dont des extraits ont été transmis à l\u2019avance par ses services, le premier ministre Boris Johnson.FÊTE NATIONALE À HAUT RISQUE Alors que le ralentissement de la pandémie se confirme en Europe, avec des chiffres de contamination partout en baisse, le virus est plus actif que jamais outre-Atlantique.Première puissance mondiale et pays le plus endeuillé au monde, (128 740 décès en date de vendredi), les États-Unis ont atteint jeudi un niveau record avec 53 069 nouvelles contaminations en 24 heures, qui portent le total à plus de 2,7 millions, selon l\u2019Université Johns Hopkins.Le docteur Anthony Fauci, qui dirige l\u2019Institut des maladies infectieuses, a prédit que le nombre quotidien de contaminations pourrait bientôt atteindre les 100 000 et admis que la maladie était dans son pays hors de contrôle.Au Texas, une explosion de nouveaux cas a forcé le gouverneur républicain Greg Abbott, un allié du président Donald Trump, à rendre le port du masque obligatoire en public.Les États-Unis abordent un weekend sensible, avec samedi la fête nationale du 4 juillet, traditionnellement marquée par des réunions familiales ou de grands rassemblements pour assister aux feux d\u2019artifice.En Chine la municipalité de Pékin, qui a connu mi-juin un rebond du nombre de cas de Covid-19, a annoncé vendredi la levée de la plupart des restrictions pour quitter la ville, assurant avoir stoppé la contagion.Après deux mois sans aucune contamination au coronavirus, un résultat attribué à de strictes mesures sanitaires, la ville de 21 millions d\u2019habitants a brusquement vu le nombre de cas se multiplier le mois dernier.Au moins 331 personnes ont ainsi été contaminées dans la capitale chinoise.Ces restrictions seront levées à compter de samedi minuit (heure locale), a annoncé la municipalité, alors que les nouveaux cas de COVID-19 à Pékin se limitent désormais à quelques-uns par jour.La pandémie avait fait au moins 521 384 morts dans le monde, selon un bilan établi par l\u2019AFP vendredi matin à partir de sources officielles.CORONAVIRUS La Grande-Bregane assouplit son régime de quarantaine Le premier ministre britannqiue Boris Johnson \u2014 PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 41 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 PETITES ANNONCES 41 BÉCHARD Mme Yolande À l\u2019hôpital BMP de Cowansville, le 19 juin 2020, à l\u2019âge de 81 ans est décédée madame Yolande Béchard, épouse de monsieur Wilfrid Berteau, demeurant à Sainte-Sabine.L\u2019ont précédée, ses parents, Louis Béchard et Doléa Tougas, ses frères et sa soeur, Origène, (Jacqueline Roy), Raymonde (Maurice Desnoyers) et André (Lisette Dubé).Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants : Patrice (Alexandra Audet), Éric (Annie Bérard), Sylvain Béchard (Hélène Pinard), Andrée-Lise; ses frères et soeurs : Frère Jean-Marc Béchard fms, Dorothée, François (Gervaise Beauregard), Alain Mathieu (Nicole Phaneuf); ses petits-enfants : Mylène, Tommy, Samuel, Audrey, Julie, Sophie, Frédéric et Jacob; ses beaux-frères, belles-soeurs ainsi que parents et amis.Étant donné la situation actuelle de pandémie, les funérailles auront lieu à une date ultérieure en l\u2019église de Bedford.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation canadienne du cancer.Complexe funéraire Claude LeSieur 530, 4ième Rue, Saint-Jean-sur-Richelieu, Qc J2X 3M6 Tél.450 346-6020 | Téléc.450 346-2116 | Site web claudelisieur.com CORDEAU M.Normand - 1937-2020 À Granby, le 26 juin 2020, à l\u2019âge de 82 ans, est décédé monsieur Normand Cordeau, époux de madame Jacqueline Gamache, demeurant à Granby, autrefois de Eastman.Outre son épouse Jacqueline, il laisse dans le deuil ses enfants : Johanne, Patrice (Claudine); ses petits-enfants : Major, Mathieu, Isaac ainsi que ses frères, soeurs, beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, la mère de ses enfants Angèle Girard, autres parents et nombreux amis.La crémation a eu lieu à Granby au crématorium Les Jardins Funéraires Bessette.Selon les recommandations du gouvernement du Québec, le port du masque est fortement recommandé.Les mots de sympathie sont préconisés via notre site web: www.famillebessette.com.La famille recevra les témoignages de sympathie au salon LES RÉSIDENCES FUNÉRAIRES BESSETTE DE GRANBY, le dimanche 12 juillet 2020 à compter de 9 h 30, suivi d'un hommage au salon à 11 h15.LANGEVIN NÉE CHOUINARD Mme Henriette - 1922-2020 À la Résidence Excelsoins de Knowlton, le 22 avril 2020, à l\u2019âge de 97 ans, est décédée madame Henriette Chouinard, épouse de feu monsieur Lucien Langevin, demeurant à Waterloo.Elle laisse dans le deuil ses neveux, ses nièces, autres parents et amis.La famille désire remercier Dre Nolze et Dr.St-Onge pour les bons soins prodigués.La crémation a eu lieu à Granby au crématorium Les Jardins Funéraires Bessette.La célébration de la parole sera célébré directement en l'église St-Bernardin de Waterloo, samedi le 11 juillet à 11 h, suivi de l'inhumation au cimetière de la paroisse.En guise de sympathie, un don à l'église St-Bernardin de Waterloo serait apprécié.Vous pouvez faire un chèque au nom de La Fabrique St-Bernardin et l'envoyer à l'adresse suivante : 5005, rue Foster, Waterloo, QC J0E 2N0 LANGLAIS-ROY Mme Pierrette - 1943-2020 À Granby, le 29 juin 2020, à l'âge de 76 ans, est décédée Mme Pierrette Langlais-Roy, épouse de M.Roméo Roy, demeurant à Granby.Outre son époux Roméo, elle laisse dans le deuil ses enfants : Anabelle (Isabel Ste-Marie) et Pascal; ses petits-enfants : Léa et Ophélie; son frère et ses soeurs : Jovette (Jean-Marie Trépanier), Nicole, Bernard (Micheline Russell) ainsi que plusieurs beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, autres parents et amis.L'Aquamation a eu lieu au Bio-Crématorium Le Sieur de Granby.Selon les recommandations du gouvernement du Québec, le port du masque est fortement recommandé.La famille recevra les témoignages de sympathie le samedi 4 juillet 2020 à compter de midi au COMPLEXE FUNÉRAIRE LESIEUR.La Liturgie de la Parole aura lieu ce même jour à 13 heures en la Chapelle Le Sieur avec les membres de la famille, suivie de l\u2019inhumation au cimetière Mgr Pelletier de Granby.GAGNÉ LAJEUNESSE Mme Simone - 1919-2020 Au CHSLD de Granby, le 28 juin 2020, à l\u2019âge de 101 ans, est décédée madame Simone Gagné, épouse de feu monsieur Joseph Lajeunesse, demeurant à Granby.Elle laisse dans le deuil ses fils : René (Charlotte), Michel (feu Florence), Denis (Lucie), Jocelyn; ses petits-enfants : Patrick, Nicolas, Sébastien, Simon.Elle était la grand-mère de feu David, elle laisse également dans le deuil ses 5 arrière- petits-enfants, sa soeur et son frère : Lili (feu Gérard), Gilles ainsi que ses cousins, cousines, neveux, nièces, autres parents et amis.La famille désire remercier le personnel du CHSLD de Granby pour les bons soins prodigués.La crémation a eu lieu à Granby au crématorium Les Jardins Funéraires Bessette.Selon les recommandations du gouvernement du Québec, le port du masque est fortement recommandé.Les mots de sympathies sont préconisés via notre site web: www.famillebessette.com.La famille recevra les témoignages de sympathie au salon LES RÉSIDENCES FUNÉRAIRES BESSETTE DE GRANBY, le jeudi 9 juillet 2020 à compter de 10 h, suivi de la célébration de la Vie à 11 h 30 en la chapelle.L'inhumation aura lieu à une date ultérieure au cimetière de St-Césaire.En guise de sympathie, un don à la Fondation Roger Talbot serait apprécié.Vous pouvez faire un chèque au nom de la Fondation et l'envoyer à l'adresse suivante : 107, rue Principale, Granby, Qc J2G 2T9 GUILLEMETTEMÉNARD Mme Gabrielle - 1927-2020 Au Centre Marie-Berthe Couture de Granby, le 14 avril 2020, à l\u2019âge de 92 ans, est décédée Mme Gabrielle Guillemette, épouse de feu M.Marcel Ménard.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Suzie (Marc-André Lambert), Isabelle (Jean-Noël Normandin) et Nicolas (Nathalie Proulx); ses petits-enfants : Charles (Mélanie Martin-Dumoulin), Christian, Anthony (Gabrielle Martel) et Jérémy; ses arrière-petits-enfants : Angélique, Colin et Léonie.Elle laisse également derrière elle ses belles-soeurs : Jeannine Painchaud (feu René Guillemette), Lucille Bathalon (feu Vianney Guillemette) ainsi que ses neveux, nièces, autres parents et amis.La famille remercie sincèrement Dre Lucie Roy ainsi que le personnel du 2e et 3e étage du Centre Marie-Berthe Couture pour les excellents soins prodigués.La crémation a eu lieu au crématorium Girardot et Ménard.Les funérailles seront célébrées en toute intimité en l'église de St-Paul d'Abbotsford suivies de l'inhumation au cimetière du même endroit.En guise de sympathie, un don à la Fondation du Centre hospitalier de Granby (Centre Marie-Berthe Couture) serait apprécié par la famille.LEBOEUF-THERRIEN Mme Jeannette - 1934-2020 Après une vie pleinement vécue, d\u2019une longue maladie, est décédée à la Maison au Diapason, le 25 juin 2020, à l\u2019âge de 85 ans, Madame Jeannette Leboeuf, épouse de feu Renald Therrien.Elle laisse dans le deuil ses enfants: Lisette (Raymond Bréard), Luc (Odile Ribard), Natacha (Denis Bachand) ainsi que Madeleine Larose (Yves Lamoureux).Elle va rejoindre son fils feu Daniel.Elle manquera aussi à ses petits-enfants qui l\u2019adoraient : Thierry LaRoche (Nathalie Morand), Valérie LaRoche (Patrick Ménard), Kim Therrien (Jeffrey Brown), Kevin Therrien (Claudia Lachance), Mélissa D\u2019Avignon (Mathieu Dufresne) ainsi que Laura Gagnon.Patrick Lamoureux (Karine Morneau) était également très attaché à sa Mamie.Ses arrière-petits-enfants se rappelleront aussi d\u2019une « Mamie Jeannette » pleine d\u2019entrain : Christophe, Coralie, Félix, Elliot, Victor, Pénélope, Grégoire, Arthur, Amandine, Evan et feu Tristan.Son frère, ses soeurs, beaux-frères, belles-soeurs, nièces, neveux et amis chers seront également tristes de ce départ.En raison de la présente pandémie, la famille proche s\u2019est réunie dans l\u2019intimité pour dire un dernier au revoir à Jeannette et à une date ultérieure, une célébration commémorative aura lieu au COMPLEXE FUNÉRAIRE LESIEUR de Granby.L'Aquamation a eu lieu au Bio-Crématorium Le Sieur de Granby.Des dons à la Maison Au Diapason de Bromont seraient appréciés.Les enfants de Jeannette désirent également remercier le personnel très attentionné de la Maison Diapason, son amie Marie-France Lazure et sa soeur Nicole Leboeuf, ainsi que la Dr Caroline Tanguay et Patrice Morin infirmier au CLSC qui ont rendu ses derniers jours plus doux. SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 42 SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 42 PETITES ANNONCES FERLAND-LAVERRIÈRE Mme Albina - 1926-2020 À Granby, le 25 juin 2020, à l'âge de 93 ans, est décédée Mme Albina Ferland, épouse de feu M.Paul-Émile Laverrière, demeurant à Granby.Elle était la soeur de feu Flora Ferland, feu Régina Ferland, feu Alida Ferland et feu Louis Ferland.Elle laisse dans le deuil plusieurs neveux, nièces, autres parents et ami(e)s.La crémation a été confiée sous la direction du Complexe funéraire Le Sieur.L\u2019hommage à la vie aura lieu le mardi 7 juillet 2020 à 10 heures en la Chapelle Le Sieur, suivie de l'inhumation au cimetière Mgr Pelletier de Granby.La famille désire remercier le personnel du Pavillon Louis G.Choinière pour les bons soins apportés à Mme Ferland durant son séjour parmi eux.Des dons à la Fondation des maladies du Coeur seraient appréciés au site internet www.fmcoeur.qc.ca MONETTE M.Gilles - 1944-2020 Au CHSLD Valeo de Saint-Lambert, le 19 avril 2020, à l\u2019âge de 75 ans, est décédé M.Gilles Monette, époux de feu Mme Madeleine Dodier.Il laisse dans le deuil ses précieux amis, Léo Parent (Catherine Denault), qui ont su lui offrir amitié, réconfort et bons soins dans ses dernières années.La crémation a eu lieu au crématorium Girardot et Ménard.Une période de recueillement aura lieu le samedi 11 juillet 2020 à 13 h 30, directement en l\u2019église Saint-Charles-sur-Richelieu, où les funérailles y seront célébrées à 14 heures.Sous la direction funéraire du COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT & MÉNARD.L'inhumation suivra au cimetière paroissial de St-Charles-sur- Richelieu.ST-PIERRE BRODEUR Mme Lise - 1943-2020 À la maison Au Diapason de Bromont, le 25 juin 2020, à l\u2019âge de 76 ans, est décédée Mme Lise St-Pierre, épouse de M.Jacques Brodeur, demeurant à Granby.Outre son époux Jacques, elle laisse dans le deuil ses enfants : Michel (Denise Daigle), Lyne (Denis Lessard), Dominique; ses petits-enfants : Michaël, Mathieu, Noémie (Thomas), Yann (Caroline), Nicolas, Marjolaine, Joanie, ses arrière-petits-enfants : Luna et Leyka.Elle était la soeur de Robert (Carole Lefebvre), feu Alain, Sylvie (Guy St-Laurent).Elle laisse également ses neveux, nièces, autres parents et ami(e)s.La famille désire remercier chaleureusement l\u2019équipe des anges de la Maison Au Diapason, pour leur dévouement et les bons soins prodigués.La crémation a eu lieu au crématorium Girardot & Ménard.La liturgie de la Parole aura lieu en toute intimité en la chapelle du COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT & MÉNARD suivie de l\u2019inhumation au cimetière Mgr Pelletier, rue Dufferin.En guise de sympathie, un don à la Fondation Au Diapason serait apprécié (www.audiapason.org) TÉTREAULT M.Gilles - 1935-2020 Au Centre Hospitalier de Granby, le 26 juin 2020, à l\u2019âge de 85 ans, est décédé M.Gilles Tétreault, demeurant à Granby, tendre époux de Mme Claire Arcouette.Outre son épouse, il laisse dans le deuil son fils Daniel; son petit-fils Jordan (Valérie Leduc) et ses arrière-petits-enfants : Navid, Mériane, ainsi que le fils de Valérie, Nathan.Il était le frère de feu Lucien (feu Rollande), Lucille (feu Bernard), André (feu Jeannine), feu Gérald (feu Jacqueline), Yvan (Monique) et Ginette.Il était le beau-frère de feu Wilfrid (feu Madeleine), Bernard, feu Germaine (Adrien), André.Il laisse également derrière lui plusieurs neveux, nièces, autres parents et amis.La famille désire remercier chaleureusement le personnel du C.H.G pour leur dévouement et les bons soins prodigués.La crémation a eu lieu au crématorium Girardot & Ménard.La famille vous accueillera le dimanche 5 juillet de 13h30 à 15h15 au salon du COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT & MÉNARD.La liturgie de la Parole sera célébrée en toute intimité ce même dimanche 5 juillet, suivie de la mise en place au columbarium du même endroit.Pour la sécurité de tous, le personnel de Girardot & Ménard vous assure que les consignes de la Santé publique sont appliquées.Le port du masque est donc fortement recommandé.En guise de sympathie, un don à la fondation du C.H.G serait apprécié.Formulaires disponibles à la réception du complexe ou via le www.fondationchg.org.449 Dufferin, Granby 450 372-7729 (face au cimetière) Pour toute information, nous pouvons aussi vous rencontrer à votre domicile.Ouvert du lundi au vendredi (soir et week-end sur rendez-vous) \u2022 MonuMents pour tous les goûts \u2022 lettrage et réparation au ciMetière acHetons local Pour fleurir la mémoire d\u2019un être cher 355, boul.Leclerc, Granby 450 372-2881 www.sublimefleuriste.com du décès de Marie-Paule Ducharme survenu le 4 juillet 2018 2e Anniversaire Deux années ont passé et tu es toujours aussi présente dans nos pensées.Toi qui étais dans les dernières années de ta vie, confinée à ton fauteuil et bien là les rôles se sont inversés, c\u2019est nous tous qui le sommes maintenant.Tout comme toi, nous avons espoir que cela ne dure qu\u2019un moment, alors tout comme tu le faisais, nous prions pour qu\u2019un miracle se produise pour mettre fin à ces moments d\u2019angoisse et d\u2019insécurité.Tu sais tout cela nous fait prendre conscience que rien n\u2019est acquis, la vie ne nous est que prêtée.D\u2019où que tu sois, repose en paix.Ta fille Annie, ta sœur Olivette, Raymonde et ton gendre qui prend soin de moi comme tu lui avais demandé.On t\u2019aime toujours aussi fort XXX Une messe sera célébrée à une date ultérieure.leucan.qc.ca 1 800 361-9643 415443 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 43 ACTUALITÉS THOMAS DUFOUR tdufour@lequotidien.com Les pistes cyclables, les rues piétonnières et les terrasses poussent un peu partout dans la province depuis le début de la pandémie.Verrons-nous le visage des villes changer après la crise?Depuis des siècles, les pandémies ont façonné les villes.L\u2019urbanisme a d\u2019ailleurs été créé au tournant du 19e siècle pour faire face à l\u2019éclosion de virus en milieu urbain. Néanmoins, les urbanistes sont divisés sur les effets de la pandémie sur les villes.Certains pensent qu\u2019on assistera à un exode vers les banlieues, d\u2019autres croient au maintien du statu quo.Pour l\u2019instant, il est trop tôt pour se prononcer, disent-ils.Les réponses arriveront dans les prochaines années.«Si la peur de l\u2019autre et l\u2019appel du foyer pour le télétravail et les loisirs persistent dans de fortes proportions, les retombées urbanistiques seront nombreuses», avance le géographe et urbaniste Martin Simard. Depuis plusieurs décennies, une individualisation des modes de vie est observée.La piscine creusée et la télévision ont peu à peu remplacé la piscine publique et le cinéma.L\u2019idéal de la grande maison en banlieue était déjà présent avant la pandémie, mais pourrait être accentué par la crise, selon Martin Simard.AU PROFIT DES LOCALITÉS La pandémie pourrait aussi accélérer le déplacement des gens vers des villes plus petites.«[Les villages voisins de Saguenay] risquent d\u2019attirer de nouveaux ménages provenant de cette ville moyenne.Il se pourrait aussi qu\u2019il n\u2019y ait pas de changement», explique Martin Simard.Cette réalité était déjà présente avant la pandémie.Saint-Honoré en est un bon exemple.Le nombre de résidants y a triplé en seulement une dizaine d\u2019années, avec la construction de nouveaux quartiers.Le nombre de commerces a aussi explosé, avec l\u2019arrivée massive de nouveaux résidants.Selon Martin Simard, la population n\u2019assistera pas à un exode des Mon- tréalais vers la campagne, mais plutôt à des déplacements à l\u2019intérieur des régions.Un e maj o r i té d\u2019 u rba n i ste s demeurent critiques quant à ce déplacement vers les banlieues.L\u2019augmentation des gaz à effet de serre, la perte de terres agricoles et un mode de vie qui décourage la marche et favorise l\u2019obésité sont parmi les désavantages soulevés. Ces arguments ont perdu en force au cours des derniers mois.Plusieurs personnes ont pointé du doigt la densité dans les villes pour expliquer l\u2019explosion des cas à certains endroits.L\u2019étalement urbain a parfois été vu comme une solution. Mais quitter la ville pour la banlieue ne réglerait pas nécessairement le problème; les allées et venues à l\u2019international seraient la principale cause de contagion, selon plusieurs chercheurs.«Il faut continuer de voir les mér ites de la densi f icat ion, explique Geneviève Cloutier, directrice du Centre de recherche en aménagement et développement de l\u2019Université Laval.Ça ne veut pas dire mettre des tours de 25 étages à Saguenay, mais d\u2019utiliser l\u2019espace de manière intelligente, de manière économe.» REPENSER L\u2019URBANISME Partout dans la province, la population voit éclore différents projets d\u2019urbanisme pour faire face à la pandémie.Au Saguenay\u2013Lac-Saint- Jea n , pa r e xe mp l e, Chicoutimi, Jonquière et Alma ont piétonnisé plusieurs rues afin que les citoyens puissent profiter d\u2019un été, et ce, malgré l\u2019annulation des festivals et des célébrations. S e l o n G e n e v i è r e C l o u t i e r, l a c r i s e pourrait être un bon moment pour repenser l\u2019aménagement des villes.Plusieurs écoles primaires de la province ont décidé de donner les cours à l\u2019extérieur depuis le retour en classe.«Pourquoi ne pas faire la même chose au cégep ou à l\u2019université?» s\u2019interroge Mme Cloutier. Dans la ville de Tallinn, en Estonie, les autorités ont piéton- nisé l\u2019entièreté du centre-ville.Bogota, en Colombie, a aménagé 117 kilomètres de pistes cyclables temporaires.Créer davantage de milieux de vie extérieurs serait une bonne façon de favoriser les contacts sociaux, tout en réduisant les risques de contamination, selon la chercheuse.«Est-ce qu\u2019on pourrait ajouter des bancs, des placotoires, aménager les parcs et amener les gens dans la nature?», demande-t-elle.Selon elle, les mesures permettraient aussi de rompre l\u2019isolement de certaines personnes.Ces initiatives donneraient un accès à l\u2019extérieur pour les gens qui n\u2019en ont pas.Permettre les barbecues dans les parcs, créer des jardins urbains ou encore aménager des espaces pour les food trucks sont autant de mesures simples pour égayer la vie dans les villes, selon Mme Cloutier.Une collaboration étroite entre les experts de la santé publique et les urbanistes seraient bénéfiques, ajoute-t-elle.«Ça se fait depuis une dizaine d\u2019années et on aurait intérêt à le faire davantage», insiste Geneviève Cloutier, pour qui cette coopération améliorerait la santé générale des gens et permettrait aussi la mise en place de mesures sanitaires plus efficaces. LE VISAGE DE NOS VILLES APRÈS LA CRISE L\u2019aide d\u2019aujourd\u2019hui L\u2019espoir de demain Don In Memoriam Ne m\u2019oubliez pas ! 450 777-3363 Formulaires disponibles aux complexes funéraires et au bureau, 356 Principale, local 3,Granby Société Alzheimer de Granby et région inc.La Ville d\u2019Alma a pris la décision de fermer la rue Sacré-Coeur du vendredi au jeudi, du 24 juin au 7 septembre, afin de dynamiser le centre-ville.\u2014 PHOTO LE QUOTIDIEN À Chicoutimi, la rue Racine était piétonne pour une première fois vendredi soir, de 17h à 23h.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE QUOTIDIEN SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 44 ACTUALITÉS OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com Quitter le pays de l\u2019Oncle Sam pour s\u2019établir dans la cité de Sam.uel de Champlain.Le choix qu\u2019ont fait les 2010 citoyens de Québec qui ont leurs racines chez nos voisins du sud, selon le dernier recensement de 2016, 2730 pour l\u2019ensemble de la région.En ce 4 juillet, jour de l\u2019Indépendance des États-Unis d\u2019Amérique, nous vous offrons quatre portraits américains pour autant de parcours fascinants ayant fait de ces Américains vos concitoyens de Québec.«On est peu nombreux, alors on se sent souvent comme le porte- parole des États-Unis auprès des gens de Québec!» affirme Hoffman Wolff, tout en ayant à l\u2019œil le petit Adrian, qui court après son ballon.Le natif de la Caroline du Nord habite en permanence à Québec depuis 2013.Il y a rencontré sa blonde, une sympathique Onta- rienne.Ils ont un fils de 18 mois, très mignon et tout blond.L\u2019entrevue s\u2019est tenue au monument La Rencontre de deux mondes, au parc Cartier-Brébeuf, dans Limoi- lou.Leur quartier.Les deux stèles de granit rappellent le contact entre Autochtones et Européens.Dans les circonstances, facile d\u2019y voir la jonction entre les cultures québécoise et américaine.La relation de M.Wolff avec Québec remonte à plus de 20 ans.Son père, Miles, a été le premier propriétaire des Capitales de Québec, l\u2019équipe de baseball, dès 1999.Le jeune Américain a fait une année d\u2019école secondaire ici et y a joué plusieurs étés de baseball mineur.Sa mère, Michelle Guimond, est une Franco-Américaine.Son ancêtre Louis Guimont a été reconnu comme le premier miraculé de Sainte-Anne-de-Beaupré, en 1658.Aujourd\u2019hui âgé de 36 ans, il est le seul de la famille encore à Québec.Sa sœur habite Saint-Louis et ses parents passent leur premier été en presque un quart de siècle à la maison familiale de Durham, près de Raleigh.La faute à la COVID.Après avoir exploré le domaine sportif comme papa, Hoffman Wolff est maintenant consultant en gestion et en technologies de l\u2019information chez ABna, une entreprise de Sainte-Foy.«Le 4 juillet éveille chaque année en moi un sens de l\u2019attachement aux États-Unis.Mais à Québec, la petite communauté américaine est absorbée dans la communauté anglophone plus large», explique celui qui préside Voice of English-speaking Québec, organisme regroupant les anglophones dans la capitale.«Cette année, ce sera un samedi comme les autres.On n\u2019a rien de prévu», constate-t- il.La COVID limite les rassemblements.Mais la semaine passée, sa douce est sortie pour la Saint-Jean- Baptiste, pendant que les garçons sont restés à la maison.OLIVIER BOSSÉ \u203a PORTE-PAROLE D\u2019UN PAYS Hoffman Wolff et sa famille au monument La Rencontre de deux mondes, au parc Cartier-Brébeuf, dans Limoilou.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUVBLET La fierté américaine de Ji l l Gagnon vacille.«D\u2019habitude, le 4 juillet, on porte le rouge, le blanc et le bleu.Mais cette année, pour moi, ce sera juste rouge et blanc.Je ne me suis jamais sentie aussi Canadienne! Je ne reconnais plus mon pays! C\u2019est très inquiétant ce qui se passe là-bas.» La femme de 52 ans est établie à Québec depuis 2004.Originaire de Pittsburgh, en Pennsylvanie, elle a rencontré son Québécois de mari aux Bahamas.Ils ont vécu à plusieurs endroits, dont trois ans en Chine, avant de se poser ici.Selon elle, la vitalité de la communauté américaine à Québec dépend beaucoup de la personne en poste au consulat général des États-Unis situé dans le Vieux- Québec.Le 4 juillet s\u2019avère une date phare, avec l\u2019Action de grâce américaine, en novembre, et le Super Bowl, en février.La consule en place depuis septembre, Mélanie Zimmerman, a toutefois vu ses ambitions freinées par le virus.Administratrice avec Daniel Lowing du groupe Facebook The American Colony of Quebec, qui compte 129 membres, Mme Gagnon tâche de garder sa culture vivante pour ses enfants, Leah, 16 ans, et Alec, 12.«Passer la porte de ma maison, c\u2019est comme passer la frontière pour entrer aux États-Unis!» rigole celle qui réside derrière le Cine- plex de Sainte-Foy.«Mes enfants n\u2019ont aucun intérêt à aller vivre aux États-Unis.Et je les comprends! La vente d\u2019armes a bondi durant la pandémie.Des millions et millions de gens sont en colère.C\u2019est un endroit où je ne voudrais pas aller, même si c\u2019est ma maison!» explique-t-elle, ajoutant avoir abandonné son projet de retourner passer les hivers dans la chaleur de son pays natal.Impressionnée par la gestion de crise de François Legault, elle croit que Donald Trump se retirera avant même les élections du 3 novembre prochain, au lieu d\u2019encaisser la défaite.À défaut d\u2019un fiston américain joueur de football, comme elle l\u2019aurait souhaité, elle a engendré un gardien de but de hockey québécois.Son amitié avec l\u2019entraîneur privé des portiers de la LNH Marc-André Fleury et Carter Hart permet néanmoins à son garçon de s\u2019entraîner l\u2019été à Pittsburgh avec les pros.Sauf cette année.OLIVIER BOSSÉ \u203a LA FIERTÉ QUI VACILLE Jill Gagnon et la fillette d\u2019une amie, la petite Madison Nadeau, à l\u2019occasion d\u2019une fête du 4 juillet il y a quelques années au Stade municipal de Québec.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR JILL GAGNON VIVRE À QUÉBEC, MADE IN USA laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 45 Daniel Lowing a eu l\u2019idée de suivre des cours de français dès le high school, à Philadelphie.Il est ensuite parti faire son baccalauréat à 1000 km de la maison, en 2000, pour devenir enseignant.Puis tout juste diplômé, il s\u2019est mis à travailler à l\u2019Archibald, micro- brasserie de Lac-Beauport.Et le voilà aujourd\u2019hui maître brasseur et copropriétaire de la SNO Microbras- serie Nordik, au Grand Marché.«J\u2019avais affiché ce drapeau dans ma chambre des résidences, à l\u2019Université Laval.Je l\u2019ai ressorti pour le mettre dans la chambre de mon fils, tandis que ma fille a un drapeau du Québec dans la sienne», raconte le résident de Beauport, en posant fièrement avec son drapeau de Betsy Ross.La Déclaration d\u2019indépendance des États-Unis a été signée à Phi- ladelphie, sa ville natale, le 4 juillet 1776.La légende raconte qu\u2019un peu avant, George Washington avait demandé à une couturière locale, Betsy Ross, de fabriquer le premier drapeau du nouveau pays.Sur lequel 13 étoiles, représentant les 13 États fondateurs, sont disposées en rond.Son père l\u2019a toujours encouragé à faire sa vie au nord de la frontière, mais sa mère lui a longtemps envoyé les offres d\u2019emploi d\u2019enseignant dans la région de Philadelphie.Lui et son amoureuse, Marie-Ève Leblond, rencontrée au Carnaval, ont maintenant deux enfants, de neuf et six ans.«Ils trouvent ça cool de savoir qu\u2019ils sont aussi Américains, mais ils sont trop jeunes pour comprendre.Plus tard, ils pourront travailler dans les deux pays», fait valoir celui qui conserve le statut de résident permanent.M.Lowing s\u2019attend à l\u2019«une des pires élections présidentielles depuis longtemps», cet automne.«Ça va être sale!» prédit-il, sur la tentative de Donald Trump d\u2019obtenir un second mandat.«S\u2019il perd, ça va être encore plus le bordel!» Il s\u2019interroge sur la recrudescence des cas de coronavirus dans plusieurs États, s\u2019inquiète pour la conjointe de son père, à la santé fragile.«Mais sa mère de 98 ans a eu la COVID et a survécu!» s\u2019encourage-t-il.Il propose une visite gustative de sa Pennsylvanie aux Québécois avec la Sno Fox, une lager de style Philadelphie (Philly Lager).OLIVIER BOSSÉ Daniel Lowing, maître brasseur et copropriétaire de la SNO Microbrasserie Nordik, au Grand Marché \u2014 PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ \u203a BRASSER DE BONNES IDÉES «Un article sur les Américains à Québec?Tu as combien d\u2019autres entrevues?» Sa première question au journaliste.Car depuis son arrivée à Québec il y a un an, James Kary n\u2019a rencontré aucun concitoyen des États-Unis.Il vient de l\u2019Illinois et a habité plusieurs États.A rencontré sa femme, Esther Duquette devenue Kary, au Venezuela.Le couple d\u2019enseignants a résidé sept ans dans le Maine, au bord de l\u2019océan, avant de monter s\u2019installer avec les enfants à Québec.Dans Limoilou, où elle a passé sa jeunesse.«On voulait prioriser la vie avec nos enfants, déplacer le focus du travail vers la famille.Aussi leur montrer leur langue, leur culture», affirme M.Kary, soulignant que le confinement n\u2019a pas tellement affecté leur rythme de vie.L\u2019apprentissage d\u2019une nouvelle langue constitue tout un défi pour Aiden, 12 ans, et Cecilia, 5 ans, qui fréquentaient l\u2019école primaire du quartier.La réduction de la taille des classes lors du déconfinement a été salutaire.«Papa, viens voir!» lance en français la petite à son père, tout naturellement, pendant l\u2019entrevue.L\u2019École de cirque et sa passion du monocycle ont beaucoup aidé le plus vieux.«Ils ont trouvé ça difficile, mais dès le début, on leur a expliqué : \u201cOn vous fait un cadeau.Ce n\u2019est pas évident pour le moment, mais vous allez nous remercier plus tard\u201d» dit le paternel.«C\u2019est plus difficile pour moi, dans la quarantaine.Je suis le vieux chien qui apprend de nouveaux trucs!» s\u2019esclaffe ce «gars de la petite ville américaine» tombé amoureux de la «grande ville de Québec», ses activités culturelles et sa proximité avec la nature.Elle a dirigé une classe de sixième année dans une école anglophone de Sainte-Foy.Lui termine son année sabbatique, mais le retard dans l\u2019obtention d\u2019un permis de travail demandé en février pourrait l\u2019empêcher de se trouver un emploi pour la rentrée.Chose certaine, ils restent au moins une autre année.Mais rien de prévu chez les Kary ce 4 juillet.«Autrement, ma femme me demanderait combien de fois on a célébré la Saint-Jean-Baptiste ou même la fête du Canada en 15 ans aux États-Unis.» OLIVIER BOSSÉ \u203a SE FAIRE UN CADEAU Le couple James et Esther Kary accompagné de leurs deux enfants, Aiden et Cecilia \u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 46 ACTUALITÉS MYRIAM BOULIANNE mboulianne@lesoleil.com Qui n\u2019a jamais séjourné au moins une fois dans le Maine?Les plages à perte de vue d\u2019Old Orchard ou d\u2019Ogunquit font partie des souvenirs de plusieurs Québécois.Mais en temps de pandémie, l\u2019industrie touristique du Maine est tout aussi incertaine que celle du Québec.«C\u2019est une saison touristique extrêmement dif f ici le, lance Tony Cameron, le dire cteur général de l\u2019Association de tourisme du Maine.C\u2019est une des situations les plus difficiles que nous ayons jamais rencontrées.» L\u2019absence de touristes québécois aura certainement «un impact énorme» et «affectera le nombre de visiteurs global», poursuit-il.Aux dernières nouvelles, la frontière canado-américaine ne rouvrira pas avant le 31 juillet.Et si c\u2019était pour se prolonger?«C\u2019est certainement une grande préoccupation.Mais nous attendons que les déplacements redeviennent sécuritaires avant de pouvoir accueillir à nouveau les touristes», dit M. Cameron.En effet, contrairement au Québec, les cas de COVID-19 ont récemment connu un rebond aux États-Unis.La quarantaine obligatoire mise en place pour les visiteurs d\u2019autres États américains vient pourtant d\u2019être levée pour les États du New Hampshire, de New York, du New Jersey et du Connecticut.Lueur d\u2019espoir?Encore trop tôt pour le dire.«L\u2019accent est mis sur la sécurité.Les entreprises font ce qu\u2019il faut pour que les touristes puissent séjourner en toute sécurité, mais il faut aussi protéger la communauté.» Certes, il y a quelques touristes, confirme M.Cameron, mais c\u2019est beaucoup plus calme qu\u2019à l\u2019habitude.L\u2019absence de touristes québécois aura certainement «un impact énorme» et «affectera le nombre de visiteurs global» dans le Maine Les restaurateurs et hôteliers sont d\u2019ailleurs très préoccupés.En juin, le taux d\u2019occupation dans les hôtels se situait entre 5 % et 20 %.bien en dessous du 80 % en temps normal.«On espère que la deuxième moitié de saison sera bonne», conclut-il.MAINE : LE FRAGILE RETOUR DES TOURISTES QUÉBÉCOIS En juin, le taux d\u2019occupation dans les hôtels du Maine se situait entre 5 % et 20 %.bien en dessous du 80 % en temps normal.\u2014 PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS La Coopérative de solidarité Le Quotidien - Le Progrès publie un média solidement implanté dans la collectivité.Il diffuse quotidiennement une information de proximité sur les grands enjeux de la communauté.Ses contenus multiplateformes contribuent à la vitalité et au développement de la région du Saguenay\u2013Lac-St-Jean.Vous jouerez un rôle de premier plan pour accompagner nos équipes dans l\u2019évolution du modèle d\u2019affaires du plus important média dans la région, membre de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i).Nous sommes actuellement à la recherche de candidats pour agir à titre de DIRECTEUR GÉNÉRAL Sous la supervision du conseil d\u2019administration et animé par votre passion de l\u2019information, vous aurez le mandat d\u2019élaborer et de mettre enœuvre la planification stratégique et budgétaire de notre média.Appuyé par une équipe de coopérants dédiés à la mission de leur quotidien, vous ferez preuve d\u2019un leadership mobilisateur afin de les accompagner dans l\u2019évolution de leur rôle et de l\u2019organisation.Sensible à l\u2019efficacité opérationnelle, vous agirez avec agilité et doigté dans vos communications et rétroactions.L\u2019information de proximité de qualité étant au cœur de vos priorités, vous vous assurerez que les contenus diffusés respectent les règles d\u2019éthique les plus rigoureuses.En tant qu\u2019acteur de la vie communautaire de la région du Saguenay\u2013 Lac-St-Jean, vous développerez et cultiverez des relations d\u2019affaires auprès des partenaires du milieu.Vous serez par ailleurs l\u2019interlocuteur principal de votre coopérative au sein du groupe de direction de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante.Pour exceller dans cette fonction, vous possédez le profil suivant : \u2022 Formation universitaire de niveau de maîtrise dans un domaine connexe au poste ou combinaison scolarité-expérience pertinente.\u2022 Dix années d\u2019expérience en gestion.\u2022 Connaissance du secteur des communications et de l\u2019information, compréhension des enjeux etmaîtrise des défis du virage numérique.\u2022 Capacité à entretenir des liens avec la communauté (partenaires d\u2019affaires, entreprises, municipalités, organismes variés, etc.).\u2022 Excellente maîtrise de la langue française à l\u2019oral et à l\u2019écrit.\u2022 Bonne connaissance de la langue anglaise à l\u2019oral et à l\u2019écrit.Notre entreprise offre une rémunération stimulante et concurrentielle.Votre lieu de travail sera situé dans la ville de Saguenay (Chicoutimi) Les candidats intéressés doivent faire parvenir leur curriculum vitæ d\u2019ici le 17 juillet 2020, 16 h à ltardif@cn2i.ca L\u2019emploi du masculin vise essentiellement à alléger le texte.Nous souscrivons à l\u2019équité en matière d\u2019emploi. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 47 «La Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (Cn2i), qui regroupe 6 coopératives d\u2019information, est fière d\u2019appuyer l\u2019Association hôtelière de la région de Québec.Dans le contexte actuel, offrir son support à une industrie et ses milliers d\u2019employés d\u2019ici, était un incontournable.La Coopérative invite d\u2019ailleurs tous les Québécois à encourager l\u2019achat local en effectuant directement leurs réservations auprès des hôteliers de chez nous!» La région de la Capitale-Nationale vous courtise! 25 000$ PRIX À GAGNER POUR UNE VALEUR TOTALE DE 62 Vous avez envie de sortir de chez-vous?Que diriez-vous d\u2019une petite escapade dans la grande région de Québec?Du 6 au 10 juillet, notez la question du jour dans votre application La Voix de l\u2019Est et obtenez la réponse en visitant le onvisitequebec.com.Une fois que vous aurez obtenu les cinq réponses, inscrivez-vous, le vendredi 10 juillet, et courrez la chance de remporter l\u2019un des 10 séjours d\u2019hébergement offerts par des établissements de la région de la Capitale-Nationale, en collaboration avec l\u2019Association hôtelière de la région de Québec.Au total, pour les six Coopératives d\u2019information, ce sont plus de 62 prix qui seront remis aux participants pour une valeur de 25000$! N\u2019oubliez pas, les questions du concours se retrouvent à l\u2019intérieur de votre appli La Voix de l\u2019Est.Inscription au concours le 10 juillet.Détails dans votre application du jour! À télécharge sur lincontournapp.com Séjour de deux nuits à l\u2019Auberge Saint-Antoine dans une chambre de luxe avec lit King et terrasse, comprenant le petit-déjeuner pour deux personnes (taxes et pourboire inclus), le stationnement et le départ tardif.Valeur de 900$.Séjour de deux nuits au Best Western Plus centre-ville dans une chambre avec un lit King ou deux lits Queen, incluant le petit-déjeuner pour jusqu\u2019à quatre personnes et le stationnement.Valeur de 550$.Une nuit à l\u2019Hôtel Clarendon en chambre exécutive avec lit Queen ou King, incluant le petit-déjeuner et le souper trois services pour deux personnes à la brasserie Les Mordus (pourboire et service inclus).Valeur de 460$.Séjour de deux nuits à l\u2019Hôtel Nouvelle-France dans une suite junior, incluant le petit-déjeuner (boîte) pour deux personnes chaque matin et le stationnement.Valeur de 379$.Une nuit à l\u2019Hôtel Québec dans une chambre à deux lits côté jardin.Valeur de 249$.Une nuit au Hilton Québec dans une chambre avec vue sur le fleuve, incluant petit- déjeuner pour deux personnes et accès au Club exécutif du 23e étage.Valeur de 299$.Une nuit à l\u2019hôtel Hampton Inn& Suite de Lévis dans un Studio Suite avec un lit King, incluant le petit-déjeuner pour deux personnes et le stationnement.Valeur de 250$.Une nuit au Litoral Hôtel et Spa dans une chambre signature à un ou deux lits Queen, incluant un crédit de 20$ au spa, connexion wi-fi et stationnement.Valeur de 150$.Une nuit à l\u2019Hôtel Manoir Victoria dans une chambre distinctive en occupation double, incluant petit-déjeuner américain pour deux personnes à la Table du Manoir, une attention spéciale livrée à la chambre et le stationnement.Valeur de 375$.Une nuit au C3 Hôtel Art de Vivre dans une chambre supérieure, incluant petit- déjeuner pour deux personnes et stationnement.Valeur de 149$ à 199$.Une initiative : À GAGNER SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 48 Bonne lecture! Votre journal est au bout de votre doigt Rendez-vous sur l\u2019App Store Le téléchargement est en cours Vous avez maintenant accès à l\u2019édition du jour Cliquez sur ouvrir Recherchez La Voix de l\u2019Est Cliquez sur obtenir Section Dernière heure (nouvelles en continu) N\u2019oubliez pas d\u2019activer les notifications! Articles de l\u2019édition du jour Voici comment accéder à notre application en 5 étapes Appareils Apple (tablette ou téléphone) Des nouvelles en continu.une consultation facile. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 49 ARTS GENEVIÈVE BOUCHARD gbouchard@lesoleil.com Bien avant la sortie de son troisième album, Notre-Dame- des-Sept-Douleurs, Klô Pelgag avait mis la table avec un mini- documentaire nous racontant la genèse de sa création?: après des années de surmenage, elle a filé un mauvais coton.«?Un épais brouillard s\u2019est installé dans ma tête?», confie-t-elle.La musique, cette «?amie?», l\u2019a aidée à le chasser.Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, c\u2019est un village du Bas-Saint- Laurent dont le simple nom terrifiait Chloé Pelletier-Gagnon quand elle était enfant.C\u2019est aussi un endroit symbolique qu\u2019elle a rebaptisé dans sa tête et où elle a placé ses angoisses et sa détresse quand elle a perdu pied.Klô Pelgag a eu l\u2019occasion de faire la paix avec Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, qu\u2019elle décrit comme un lieu « idyllique ».Les nuages se sont dispersés aussi dans le ciel de l\u2019autrice- compositrice-interprète, sacrée interprète féminine de l\u2019année au gala de l\u2019ADISQ 2018 pour son album L\u2019étoile thoracique.Et ça, elle le doit beaucoup à sa création.« Je suis vraiment à une belle place dans ma vie, confirme la jeune maman.C\u2019est pour ça que j\u2019ai autant de facilité et de plaisir à porter l\u2019album que je présente aujourd\u2019hui.Je vais mieux.Cet album-là m\u2019a aidée.C\u2019est la première fois que je vis une sortie d\u2019album avec autant d\u2019émotions.Je sais à quel point la musique a été mon amie pendant cette période-là et à quel point je suis chanceuse de faire ça dans la vie.» Klô Pelgag cite l\u2019« outil » que lui confère son statut d\u2019artiste : celui d\u2019être capable de nommer ses émotions.« D\u2019essayer de les comprendre, c\u2019est comme mon \u201cmétier\u201d, reprend-elle.C\u2019est un privilège de pouvoir se consacrer à ça et, du même coup, de pouvoir peut-être aider des gens qui vont se reconnaître dans ces chansons-là à nommer quelque chose qu\u2019ils n\u2019avaient pas réussi à nommer eux-mêmes.De ce côté-là, la musique a des propriétés guérisseuses.Sans négliger les autres formes d\u2019aide qu\u2019on peut avoir quand on ne va pas bien.» REPOUSSER LES LIMITES Touffu, baroque, naviguant entre le vertigineux et le très intime, entre des cordes somptueuses et des synthétiseurs pesants\u2026 Notre- Dame-des-Sept-Douleurs a donné l\u2019occasion à Klô Pelgag de repousser ses limites.Musicienne autodidacte, elle s\u2019est pour la première fois permis de signer des arrangements de cordes.« J\u2019avais un besoin d\u2019affranchissement et de prise de confiance.Je voulais assumer ce que je suis capable de faire et ne pas avoir peur », décrit celle qui s\u2019est lancée sans trop réfléchir, même si elle ne sait pas lire ni écrire la musique.« Mon oreille est très, très aiguisée.C\u2019est à elle que je me fie tout le temps.C\u2019est mon arme la plus redoutable.Les arrangements, je les ai faits sans aucune prétention.J\u2019ai suivi mon instinct.Mais j\u2019avais ce désir-là et les notes, je les entendais.» Loin de se décrire comme une « geek de logiciels » \u2014 bien au contraire ! \u2014 Klô Pelgag raconte s\u2019être « kické le cul » pour apprendre à utiliser ces outils technologiques.Elle a aussi mis à profit les synthétiseurs acquis à la fin de sa dernière tournée.« Ma composition a changé, observe-t-elle.Ça m\u2019a donné beaucoup plus de liberté au niveau de la composition.C\u2019est une liberté que je ne connaissais pas et qui a donné des pièces que je n\u2019aurais pas pu faire piano-voix.» Idem pour les arrangements de cordes, qu\u2019elle a créés sur des machines avant de confier la direction de l\u2019orchestre en studio à Marianne Houle.« Je n\u2019avais pas le vocabulaire pour dire au violoncelle d\u2019entrer à telle mesure, explique-t-elle.Je ne sais pas c\u2019est quoi une mesure.C\u2019est fucké.C\u2019est quand même une approche qui est hors du commun.On ne voit pas si souvent des gens qui ne lisent pas la musique et qui vont écrire deux arrangements pour un orchestre à cordes.J\u2019ai cette chance-là dans la vie.» L\u2019autrice-compositrice-inter- prète, qui nous a habitués à conjuguer rigueur avec une certaine excentricité, se fie d\u2019abord et avant tout à son instinct.« J\u2019ai appris beaucoup en live avec les musiciens avec qui je joue, qui ont tous quelque part une formation musicale.Je côtoie des gens qui ont appris l\u2019aspect technique.Eux côtoient mon instinct et c\u2019est quelque chose qui ne s\u2019apprend pas à l\u2019école de musique.» Il en résulte sur Notre-Dame-des- Sept-Douleurs une proposition à la fois personnelle et ambitieuse documentant un jalon dans la vie de sa créatrice.« J\u2019ai l\u2019impression que je me suis toujours pas mal commise dans mes œuvres précédentes aussi, évoque-t- elle.Je pense que c\u2019était d\u2019une façon beaucoup plus métaphorique.Mais je crois que j\u2019ai toujours fait de la musique pour me soulager, en fait.C\u2019est un peu égocentrique, mais c\u2019est ce qui est intéressant quand tu écoutes une œuvre.Quand j\u2019ai écouté les deux derniers albums de Nick Cave, qui sont complètement déchirants et tristes, c\u2019est ce que j\u2019ai trouvé intéressant.Il transmet ce qu\u2019il a vécu avec des notes, avec des harmonies, avec des mélodies et avec des textes.Il transmet sa douleur et c\u2019est ce qui fait qu\u2019on peut s\u2019y reconnaître.Quand on parle de soi, on risque plus d\u2019être dans l\u2019authenticité et dans le partage.» «J\u2019ai toujours fait de la musique pour me soulager», avance Klô Pelgag.\u2014 PHOTO BENOÎT PAILLÉ KLÔ PELGAG LA MUSIQUE QUI GUÉRIT SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 50 SPORTS JEAN-FRANÇOIS PLANTE jfplante@ledroit.com En 1971, le Canadien de Montréal a pu réclamer Guy Lafleur au premier rang du repêchage de la LNH grâce à une machination de Sam Pollock.Voyant bien que le jeune Québécois était en train de brûler la LHJMQ, le rusé directeur général du CH avait profité de la naïveté de son homologue des Golden Seals de la Californie pour lui soutirer son premier choix dans une transaction à première vue alléchante, mais nettement à l\u2019avantage du Canadien.Chez les Remparts de Québec, le «Démon blond» venait de marquer 130 buts et il avait totalisé 209 points en 62 matchs.Vous connaissez la suite.Avec Lafleur, le Tricolore a remporté cinq Coupes Stanley.Il a remporté trois trophées Art-Ross remis au meilleur compteur de la LNH, un trophée Hart décerné au joueur le plus utile de la ligue, un trophée Conn- Smythe octroyé au joueur le plus utile des séries et un trophée Maurice- Richard à titre de meilleur franc-tireur du circuit.Lafleur a aussi été intronisé au Temple de la renommée.Quarante-neuf ans plus tard, c\u2019est une loterie controversée qui pourrait permettre au Canadien de mettre la main sur le premier choix du repêchage même si l\u2019équipe va participer aux séries éliminatoires.Mieux encore, c\u2019est justement un Québécois qui est le joueur le plus convoité.Alexis Lafrenière aboutira dans une des huit équipes qui vont subir l\u2019élimination au premier tour des séries de la Coupe Stanley.Guy Lafleur, lui, espère que l\u2019attaquant de l\u2019Océanic de Rimouski pourra faire courir les foules au Centre Bell.Le club n\u2019a jamais choisi de Québécois au premier tour depuis Louis Leblanc en 2009.«Ça serait l\u2019fun si le Canadien pouvait aller chercher un joueur comme ça.L\u2019équipe a besoin d\u2019un marqueur.C\u2019est un Québécois en plus.Je l\u2019ai rencontré deux fois.C\u2019est un bon kid.J\u2019ai eu du plaisir à lui parler.Il est terre à terre.Je me place dans ses bottines et il doit avoir hâte de savoir où il va jouer.» Contrairement à Lafleur qui était dans une classe à part dès l\u2019âge moustique, Lafrenière a commencé à se démarquer uniquement à l\u2019âge bantam.«C\u2019est ça qui est encore plus l\u2019fun avec Alexis.Il a émergé plus tard.» PEU D\u2019INTÉRÊT POUR LES SÉRIES Le «turbo de Thurso» suivra donc attentivement la deuxième phase de la loterie du repêchage de la LNH parce que soudainement, le déroulement de la première ronde des séries éliminatoires vient de prendre une tout autre importance.Parlant des séries, le #10 du Canadien comprend que les propriétaires et la ligue veulent tout faire pour déclencher la classique «printanière», mais il ne sera pas très motivé à regarder du hockey des séries à partir de son salon cet été.«Les droits de télévision, c\u2019est la seule raison qui pousse la LNH à vouloir recommencer à jouer.Personnellement, du hockey d\u2019été, oubliez ça.Je décroche, mais je comprends que les propriétaires ne veulent pas attendre à l\u2019automne parce qu\u2019il y a toujours la possibilité de l\u2019arrivée d\u2019une deuxième ou d\u2019une troisième vague.» UN HUIS CLOS PÉNIBLE Pour celui qui avait l\u2019habitude d\u2019entendre les partisans scander les «Guy, Guy, Guy» au vieux Forum de Montréal, le hockey à huis clos n\u2019aura rien d\u2019inspirant.«J\u2019ai fait bien des pratiques à huis clos! Enlevez les partisans de l\u2019équation pendant les matchs et ça va enlever énormément de motivation aux joueurs.Il risque d\u2019y avoir plus de relâchement.C\u2019est la foule qui te permet de donner le maximum dans chaque match.» D\u2019ailleurs, Lafleur ne pense pas être témoin de grand hockey si les séries viennent qu\u2019à débuter.«Tu ne peux pas te remettre en forme de match en une semaine.Les trois quarts des joueurs ne seront pas en grande forme après avoir été arrêtés pendant trois mois.Et que va-t-il se passer avec les joueurs qui choisiront de ne pas jouer pour des raisons de santé ou des raisons personnelles?Ils pourraient perdre une partie de leur salaire ou de leurs bonis.Et face à son équipe, si un joueur décide de ne pas jouer, il va devenir le mouton noir de la gang.» Tant qu\u2019à parler des malheurs de la COVID-19, Guy Lafleur a préféré trouver un moyen d\u2019en rire.«S\u2019il faut maintenir la distanciation sur la patinoire, il y a des joueurs qui vont avoir pas mal de fun!» LAFLEUR SOUHAITE LAFRENIÈRE AU CH 1 Alexis Lafrenière aboutira dans une des huit équipes qui vont subir l\u2019élimination au premier tour des séries de la Coupe Stanley.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, RYAN REMIORZ 2 «L\u2019équipe a besoin d\u2019un marqueur», relève Guy Lafleur en parlant du Canadien.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, YAN DOUBLET 1 2 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 SPORTS 51 ANDRÉANNE BEAUDRY andreanne.beaudry@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 De nombreux secteurs de l\u2019économie sont affectés depuis le début de la pandémie de la COVID-19, mais qu\u2019en est-il de ceux qui œuvrent tous les jours pour soutenir les athlètes québécois sur le plan financier?Pour l\u2019Alliance Sport-Études, le coup dur concerne principalement la Fondation Sport-Études, qui octroie des bourses aux étu- diants-athlètes du Québec.Selon la coordonnatrice aux communications et marketing de l\u2019Alliance Sport-Études, Marie- Ève Dugas, la diminution des bourses 2020 s\u2019explique en raison de l\u2019annulation du tournoi de golf annuel de la Fondation.La seule activité de financement, avec la contribution des nombreux partenaires financiers avec qui ils ont des contrats.« Ils ont tous respecté leur engagement, donc nous étions vraiment contents », mentionne Marie-Ève Dugas en ce qui concerne les partenaires financiers de la Fondation.En revanche, l\u2019annulation du tournoi de golf annuel représente une perte d\u2019environ 100 000 $ en bourse.Des choix s\u2019imposent donc pour l\u2019octroi des bourses nationales : donner moins de bourses et garder le montant initial ou bien respecter le nombre de bourses et diminuer le montant cette année.« Finalement, nous avions décidé de remettre 68 bourses de 1250 $ au lieu de 70 bourses de 2500 $ », résume Marie-Ève Dugas.D\u2019après la coordonnatrice aux communication et marketing de l\u2019Alliance Sport-Études, c\u2019est un coup dur pour certains boursiers, car certains étudiants-athlètes sont habitués à recevoir une bourse de la Fondation chaque année.« Mais les athlètes étaient vraiment compréhensifs, car ils savent que ce n\u2019est pas la faute de personne.Et la plupart se disaient qu\u2019au moins, c\u2019est déjà ça et qu\u2019ils vont le prendre avec plaisir », ajoute-t-elle.L\u2019All iance Sport-Études est cependant optimiste que, l\u2019année prochaine, les montants pourront revenir à 2500 $ même si la situation reste incertaine.Pour juin 2021, le terrain est déjà réservé pour le prochain tournoi de golf.La remise des bourses régionales, le deuxième volet de la Fondation Sport-Études, est toutefois respectée, ajoute la coordonnatrice aux communications marketing.Une bourse de 500 $ a été remise à chaque établissement membre de l\u2019Alliance Sport-Études, soit 54 au total.UN DEUIL SPORTIF P r i n c i p a l e m e n t g r â c e a u bouche-à-oreil le, Marie-Ève Dugas confirme que les athlètes vivent certaines inquiétudes, mais pas réellement en raison du financement.« Monétairement, ce n\u2019était pas plus difficile.Tout le monde a besoin de sous, mais l\u2019annulation des compétitions, des camps d\u2019entraînement et de tout ça, eh bien l\u2019aspect financier n\u2019était pas le principal cri du cœur des étudiants- athlètes », mentionne l\u2019ancienne porte-couleurs du Vert & Or de l\u2019Université de Sherbrooke en athlétisme Marie-Ève Dugas.Les étudiants-athlètes vivent surtout un deuil sportif, que ce soit pour l\u2019annulation de la saison de compétitions, et par conséquent les chances d\u2019atteindre de nouveaux objectifs, et un deuil vis-à-vis des partenaires d\u2019entraînement ou de l\u2019entraîneur.D\u2019ailleurs, les prochains mois risquent d\u2019être difficiles pour certains étudiants-athlètes, dont la saison demeure incertaine.Pour ce qui est des études, la plupart d\u2019entre eux ont étonnamment très bien réagi à l\u2019idée des cours en ligne.« On pensait que ce serait difficile pour eux, mais finalement la situation les avantages presque tous.Ils sont déjà très disciplinés », rapporte Marie-Ève Dugas.CHANCEUX MALGRÉ TOUT Les responsables de la Fondation de l\u2019athlète d\u2019excellence du Québec (FAEQ) se considèrent par ailleurs chanceux de compter sur des partenaires et des entreprises québécoises engagés pour continuer à soutenir les étudiants-athlètes du Québec, et ce, malgré la pandémie.Comme tout le monde, la directrice générale de la FAEQ, Patricia Demers, a vécu une certaine incertitude quant à l\u2019avenir de ses différents partenariats.« Trois mois plus tard, les partenaires sont toujours au rendezvous.Nous n\u2019avions eu aucune annulation de partenariat et c\u2019est vraiment une excellente nouvelle », indique la directrice générale.La pandémie n\u2019a pas empêché la FAEQ de remettre, au printemps dernier, plus de 500 000 $ en bourse aux étudiants-athlètes.Des fonds ont été déposés à cet effet au début de l\u2019année 2020, avant le début de la COVID-19, souligne Patricia Demers.« Même s\u2019ils n\u2019ont pas de camps d\u2019entraînement ou de compétitions, ceux qui finissaient leur saison attendaient après leur bourse pour finaliser leur budget.C\u2019est difficile la vie d\u2019athlète et ça ne se résume pas seulement aux compétitions.C\u2019est pourquoi nous avions pris la décision de supporter l\u2019athlète dans tout ça et de continuer à garder le lien », renchérit la directrice générale à propos de la vision de la FAEQ et de ses partenaires.En avril, la FAEQ a été dans l\u2019obligation d\u2019annuler un dîner d\u2019affaires prévu avec le joueur de football des Chiefs de Kansas City Laurent Duvernay-Tardif.Cependant, la majorité des partenaires ont été généreux, selon la directrice générale.Ils ont transformé leur achat de table en don, ou l\u2019ont reporté à l\u2019an prochain.Patricia Demers considère que la Fondation de l\u2019athlète d\u2019excellence du Québec est chanceuse malgré tout.Elle ajoute que c\u2019est vraiment parce que les partenaires sont présents pour les bonnes raisons.« C\u2019est vraiment ce qui fait la différence, car parfois il faut seulement un prétexte pour se retirer et dans leur cas, au contraire, ils veulent être présents et continuer à supporter les étudiants-athlètes du Québec », ajoute la directrice générale de la FAEQ.LES BOURSES MAINTENUES Au dernier conseil d\u2019administration, la FAEQ a pris la décision de remettre des bourses aux étu- diants-athlètes cette année, peu importe la décision du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) en ce qui concerne le sort de la prochaine saison.« C\u2019est une grosse décision, et c\u2019est vraiment en fonction des besoins des étudiants-athlètes, car ils vont tout de même à l\u2019école et la plupart continueront à s\u2019entraîner avec leur équipe », souligne Patricia Demers.Les athlètes continueront en effet à fréquenter les cégeps et les différentes universités du Québec cet automne, donc les frais de scolarité ou d\u2019autres dépenses connexes exigent des sous, et ce, avec ou sans saison de compétitions.« Alors nous avions décidé de continuer à soutenir les étudiants- athlètes », affirme la directrice générale de la Fondation de l\u2019athlète d\u2019excellence du Québec.Pour Patricia Demers, le RSEQ ne peut pas se prononcer encore, car les universités n\u2019ont pas confirmé la présence ou non des étudiants sur les campus.L\u2019avenir de la saison de compétitions repose en quelque sorte sur cette décision.« Au début, c\u2019était à distance, mais le gouvernement a insisté pour qu\u2019il y ait une présence sur les campus.Il y a tout cela qui doit débouler, et le sport est comme le dernier morceau de casse-tête.Ailleurs au Canada, c\u2019est annulé au niveau universitaire, mais j\u2019ai hâte de voir ce qui va se passer au Québec.» COVID-19 S\u2019AJUSTER POUR MIEUX AIDER LES ATHLÈTES AMATEURS Le Bromontois Justin Bergeron et le Bedfordois Félix Paquet, des Cantonniers de Magog, ont reçu une bourse de la Fondation de l\u2019athlète d\u2019excellence et de son programme qui la lie aux Canadiens de Montréal.Claude Chagnon, président de la FAEQ, et Geoff Molson, président et chef de la direction du Club de hockey Canadien, étaient présents.\u2014 PHOTO THIERRY DU BOIS \u2014 OSA IMAGES SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 52 SPORTS Photographe officielle de la LBMQ, Nathalie Miclette vient de publier son deuxième livre, Double jeu JONATHAN GAGNON jonathan.gagnon@lavoixdelest.ca JONATHAN GAGNON jonathan.gagnon@lavoixdelest.ca Les habitués de la Ligue de baseball majeur du Québec (LBMQ) conn issent bien Nathalie Mi- clette, photographe officielle du circuit depuis six ans.En revanche, peu de gens savent qu\u2019elle est aussi auteure à ses heures.La Granbyenne a marié ses deux passions afin de pondre son deuxième roman, Double jeu, présentement disponible sur la plateforme Amazon.« J\u2019ai toujours été dans les livres, que ce soit pour lire ou écrire, raconte la principale intéressée.J\u2019ai mis quelques années à écrire mon premier roman, à travers mes autres fonctions.» « J\u2019essaie d\u2019écrire tous les jours, mais je ne considère pas qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un vrai travail », ajoute celle qui œuvre dans le domaine du service à la clientèle chez Artopex.Sa seconde offrande paraît donc deux ans après Le jardin des secrets, qui traite de violence conjugale.Autopublié et comptant 373 pages, Double jeu met en scène Sara- Rose Delorme, 28 ans.Issue d\u2019une famille passionnée de hockey, elle est plutôt devenue photographe pour une ligue de baseball et se retrouve au cœur d\u2019un triangle amoureux impliquant deux lanceurs de la même équipe.DE L\u2019ACTION ET DU DRAME Bien qu\u2019elle se soit servie de sa propre expérience, Mme Miclette assure toutefois que son roman n\u2019a rien d\u2019une autobiographie.Elle souhaitait plutôt proposer une histoire susceptible de plaire à la fois aux hommes et aux femmes.« Il y a de l\u2019action, du drame et un peu de sexe, mais pas trop », indique l\u2019auteure autodidacte de 51 ans, originaire d\u2019Acton Vale.Afin de rendre le récit aussi réaliste que possible, elle a consulté plusieurs joueurs de la LBMQ, dont certains provenant des États-Unis.Le receveur Guillaume Morin, des Pirates de Saint-Jean-sur-Richelieu, a d\u2019ailleurs accepté que son nom apparaisse dans le roman.« Ça a été une expérience très intéressante et formatrice.Je n\u2019ai jamais fait de sport d\u2019équipes, et encore moins du baseball.J\u2019ai eu de la chance de pouvoir compter sur ces gars-là.» Nathalie Miclette reconnaît que l\u2019écriture l\u2019aide à « sortir de sa zone de confort ».« Pour donner une idée, à mon premier match comme photographe pour LBMQ, j\u2019étais tellement timide que je suis restée de l\u2019autre côté de la clôture ! Maintenant, je connais tout le monde à travers la ligue, mais de prime abord, je suis une femme très réservée.» Double Jeu est disponible en versions papier et électronique.Une suite est présentement à l\u2019étape de la correction, question de ne pas laisser les lecteurs sur leur faim\u2026 RETROUVER SA «?FAMILLE?» Mme Miclette espère évidemment que la saison 2020 de la LBMQ débutera bel et bien le 11 juillet, une date qui approche très rapidement.Plusieurs questions demeurent en suspens, notamment concernant la possibilité d\u2019accueillir des spectateurs.La photographe granbyenne se croise donc les doigts.« Je suis heureuse d\u2019avoir déjà pu assister à quelques entraînements.Les gars étaient aussi contents de se revoir, ça se voyait et ça s\u2019entendait », rapporte-t-elle.« On passe l\u2019hiver à attendre le retour du baseball.Après six saisons, c\u2019est devenu ma famille.Et j\u2019ai hâte de la retrouver.» Un roman qui marie deux passions Photographe officielle de la LBMQ, la Granbyenne Nathalie Miclette a marié ses deux passions afin de pondre son deuxième roman, Double jeu.\u2014 PHOTO CHRISTOPHE BOISSEAU-DION Agence France-Presse SPIELBERG BEI KNITTELFELD \u2014 La crise du coronavirus et ses conséquences, dont le report du changement de règlement technique de la F1 à 2022, ont décidé Ferrari à ne pas prolonger le contrat de Sebastian Vettel en 2021, a expliqué le directeur sportif Mattia Binotto vendredi.Bien que d\u2019autres pilotes aient alors contacté la Scuderia, « nous avons toujours dit pendant l\u2019hiver, en privé et en public, qu\u2019il était notre premier choix, ce que je confirme », a affirmé l\u2019Italien lors d\u2019une conférence de presse virtuelle en marge du premier Grand Prix de la saison en Autriche.« Que s\u2019est-il passé depuis?Le coronavirus et la pandémie, qui ont changé le monde entier, pas seulement le sport automobile ou la F1 », a-t-il poursuivi.Pour préser ver f inancière - ment les écuries, leur plafond de dépenses en vigueur à partir de l\u2019an prochain a été abaissé, le changement de règlement prévu pour 2021 a été repoussé à 2022 et les monoplaces « quasiment gelées » pour 2020 et 2021.« En plus de cela, la saison n\u2019avait pas commencé, donc Seb n\u2019a pas eu l\u2019opportunité de prendre la piste pour nous montrer combien il était motivé par (le fait de) piloter pour Ferrari », a continué Binotto.« Donc Ferrari a fini par reconsidérer sa position.Nous avons pris une décision, notre décision, c\u2019est notre responsabilité et nous la lui avons annoncée », a-t-il dit, confirmant les propos du pilote allemand, qui avait laissé entendre la veille que la séparation ne s\u2019était pas faite par consentement mutuel, comme le voulait jusque-là, la version officielle.« J\u2019ai entendu qu\u2019il avait été surpris.Je me souviens qu\u2019il était surpris, oui, je le comprends, c\u2019est assez normal », a conclu Binotto.« Bien qu\u2019il ait accepté notre décision, je reconnais que même aujourd\u2019hui il n\u2019en est pas pleinement satisfait, ce qui est normal et évident.» L\u2019annonce de la séparation de Vettel et Ferrari avait pris tout le monde de court mi-mai, alors que la saison 2020, qui aurait dû débuter mi-mars en Australie, était retardée par la pandémie de nouveau coronavirus.Celle-ci démarre finalement ce week-end en Autriche, sur le Red Bull Ring de Spielberg, première d\u2019une série de huit courses à huis clos en Europe jusqu\u2019à début septembre.F1 Ferrari justifie son choix de se passer de Vettel en 2021 L\u2019annonce de la séparation de Sebastian Vettel et Ferrari avait pris tout le monde de court mi-mai, alors que la saison 2020 était retardée par la pandémie de coronavirus.\u2014 PHOTO ASSOCIATED PRESS laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 SPORTS 53 la page du Kid DANNY GÉLINAS lekid@lavoixdelest.ca P our les besoins de cette chronique, il arrive que des sujets me tombent littéralement du ciel.Par contre, il y en a d\u2019autres pour lesquelles j\u2019aime joindre l\u2019utile à l\u2019agréable, comme le dit l\u2019expression, que ce soit par exemple lorsque je participe à un tournoi de golf et que j\u2019en profite pour remplir mon calepin de notes.Non seulement j\u2019y rencontre des gens intéressants, mais j\u2019y assouvis également ma très grande passion pour ce sport.Toutefois, pour celle-ci, l\u2019idée au départ était de vous faire connaître un jeune humoriste lié au monde du sport et qui est rempli de talent, tout en récompensant mon petit bonhomme qui a été vraiment sensationnel durant les trois mois qu\u2019a duré son confinement.Étant donné que les parents de ma douce demeurent sous notre toit et qu\u2019ils sont tous deux âgés de plus de 65 ans, il nous apparaissait insensé de l\u2019envoyer à l\u2019école.Et il a fait ça comme un grand.Même si je m\u2019occupais personnellement de son suivi scolaire à distance, il a suivi à la lettre tous ses plans de travail et ses devoirs ont été bien faits sans exception.J\u2019ai donc décidé de lui faire rencontrer en personne son idole Danick Martineau, tout en profitant du moment pour faire une entrevue avec cette jeune sensation du web.Une fois dans l\u2019auto, alors que nous nous préparions pour le voyage de retour, il me glissa à l\u2019oreille : « Merci Papa, c\u2019est le plus beau jour de ma vie », encore tout émerveillé qu\u2019il était, lui qui venait de passer une heure complète avec celui dont il connaît tous les sketchs, chansons et parodies par cœur.15 minutes plus tard, sur le pont Champlain, il en tremblait encore\u2026 C\u2019était lors d\u2019une belle soirée durant notre dernier voyage en Floride.Pendant que nous les adultes jouions l\u2019une de nos nombreuses parties de cartes, dehors sur le patio, je vois ressurgir fiston qui bondit de sa chaise longue, la tablette électronique dans les mains en nous disant : « Papa, Maman, écoutez ça, c\u2019est vraiment vraiment bon ».C\u2019était l\u2019une des compositions du jeune Martineau, qui, sur les airs du succès planétaire Old Town Road des artistes Lil Nas X et Billy Ray Cyrus, avait rendu hommage au petit ailier Cole Caufield, que le Canadien ont repêché 15e au total lors de la dernière séance de sélection.Et depuis ce jour, nous n\u2019entendons à la maison que « Danick a sorti tel vidéo », que « Danick va faire un live ce soir », que « Danick vient d\u2019écrire une chanson sur Shea Weber », que « Danick vient d\u2019en poster une autre sur Alexis Lafre- nière », etc., etc.Au fait, si Danick pouvait nous aider à lui faire manger ses légumes, nous serions au paradis.Plus sérieusement, si vous saviez l\u2019influence que le jeune Martineau a sur nos enfants, c\u2019est indescriptible.Ce n\u2019est pas juste le cas chez nous, je constate que c\u2019est également la même chose dans plusieurs familles que nous côtoyons.En plus des enfants, les parents embarquent aussi.L\u2019autre jour au golf, j\u2019ai même surpris mon chum Brazeau en train de fredonner la mélodie de la parodie qu\u2019a composée Danick au sujet de la COVID-19 (sur les airs de Someone You Loved de Lewis Capaldi), qui, en date de jeudi après-midi, avait été vue plus de 2 700 000 fois sur la plateforme YouTube.Mais qui est-il ce Danick Martineau ?Né le 1er janvier 1999, il fut le premier bébé né en Estrie lors de cette même année et le 2e au Québec.Il prendra donc l\u2019habitude d\u2019être au sommet dès sa naissance\u2026 Blague à part, il ambitionne d\u2019être humoriste depuis qu\u2019il est tout jeune.Aimant se filmer sur vidéo, chose qu\u2019il fit durant deux ans avant de toucher la scène pour la première fois au secondaire, il ira parfaire sa formation au micro en s\u2019inscrivant au très réputé programme Arts et technologies des médias du Cégep de Jonquière en radio, qu\u2019il a complété l\u2019année dernière.« Je suis sur Facebook depuis 2016 tandis que je produis un vidéo sur YouTube à raison d\u2019une fois par semaine depuis deux ans », m\u2019a dit d\u2019entrée de jeu le natif de Coaticook, qui a plus d\u2019abonnés Facebook que Patrick Huard, Gregory Charles et le chanteur Loud réunis ensemble.« Dans la période que nous vivons présentement, je crois que la stratégie est la bonne, car non seulement le web te donne une bonne base de fans \u2013 dans son cas de Danick, c\u2019est une évidence ! -, mais si on regarde de la manière dont la carrière de Julien Lacroix a pris son envol, on voit bien que c\u2019est sans doute l\u2019une des meilleures façons ! », a poursuivi celui qui est produit par la réputée firme Avanti (celle qui a entre autres produit l\u2019émis- sion-culte Piment fort, jadis animée par Normand Brathwaite.) Est-ce alors possible de gagner sa vie que par le web ?« En ce qui concerne l\u2019enveloppe monétaire, les revenus proviennent du nombre de visionnements que chaque capsule va engendrer.Comme YouTube est une propriété de Google, l\u2019entreprise me donne un pourcentage par rapport au nombre de visionnements.Au début, je ne gagnais pratiquement rien, mais maintenant, je peux aisément aller chercher entre 1000 et 2000 dollars par mois.» « Par contre, lorsque j\u2019incorpore des chansons dans mes capsules et que les musiques proviennent d\u2019auteurs connus, je ne reçois aucun revenu, car nous nous devons de payer des droits d\u2019auteur.Je me dis alors que la visibilité que va me procurer ce vidéo vaut bien plus que le cachet que je pourrais recevoir.De toute façon, je sais très bien qu\u2019au bout du compte, bien des familles me découvrent grâce aux chansons et c\u2019est ce qui est important ! » Quand on regarde l\u2019immense « bibliothèque » de capsules qu\u2019il a produites sur le web, on remarque que bon nombre d\u2019entre elles ont un lien avec le hockey, et en grande partie avec le Canadien.« Disons qu\u2019avant toute chose, je suis un passionné du Canadien et après j\u2019en suis un de hockey ! », des propos corroborés par sa copine, une beauté du début de la vingtaine qui se nomme Salomé Bengoufa-Mal- tais, qui joue souvent les rôles de sa sœur, de sa mère et bien entendu de sa blonde en plus d\u2019être celle qui filme les capsules.« Danick n\u2019aime pas le Canadien, il en est fou, au point que si nous avions un souper prévu entre amis et que malheureusement ce soir-là il y a un match du Canadien à la télé en même temps, il va carrément canceller le souper ! » Avec une si belle carrière qui semble s\u2019amorcer comment voit-il l\u2019avenir ?« Je suis toujours ouvert au monde de la radio, même si je suis bien au fait qu\u2019à Montréal, c\u2019est un marché de vedettes.En même temps, je veux faire ma place dans le milieu de l\u2019humour et devenir something big, tout me donnant 3 à 5 ans pour avoir mon propre one man show », a conclu ce jeune très généreux et sympathique que j\u2019ai particulièrement adoré interviewer.On peut donc que lui souhaiter la meilleure des chances.Danick Martineau: humoriste des sportifs, idole des jeunes Préparez-vous à voir souvent ce visage au cours des prochaines années, celui de l\u2019humoriste Danick Martineau.\u2014 PHOTO DANNY GÉLINAS SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 54 SPORTS MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca Première équipe de baseball de haut niveau de la région à avoir entamé la nouvelle saison, les Indians de Granby l\u2019ont emporté une fois et ont perdu une fois en lever de rideau de la Ligue senior de la Vallée des Forts.À Sorel-Tracy, mercredi soir, les Indians ont blanchi les Marlins 7-0.Le lendemain, à Belœil, ils se sont inclinés 4-1 devant les Giants.L e groupe de lanceurs des Indians se dir ig eait vers un match sans point ni coup sûr à Sorel-Tracy lorsque les Marlins ont frappé deux fois en lieu sûr en septième manche.Tout de même, Kevin Valcourt, Dany Barrette et Simon Lussier ont été pratiquement irréprochables au monticule.Anthony Choquette, avec un circuit, Jonathan Choquette, avec trois coups sûrs, ainsi qu\u2019Émilie Laliberté et le nouveau venu Antoine Tellier, avec deux chacun, ont mené l\u2019attaque des Indians à Sorel-Tracy.À Belœil, les Indians ont été menottés par le lanceur Guil- l a u m e C h a m p a g n e , q u i n \u2019a permis que trois coups sûrs.Jean-Sébastien Varney n\u2019a pas été vilain dans la défaite, lui qui a accordé six coups sûrs.Benjamin Savage a produit l\u2019unique point des Indians.Les joueurs de Ben Gariépy visiteront les Brewers de Drum- m o n d v i l l e l u n d i s o i r.Ap rè s quatre matchs sur la route, ils feront leur rentrée au Stade Napoléon-Fontaine \u2013 normalement du moins \u2013 le lundi 13 juillet en recevant les Expos de Varennes.Un en deux pour les Indians Kevin Valcourt a entamé de belle façon sa saison au monticule.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca Privés de leur traditionnel camp de printemps, les Incroyables de J.-H.-Leclerc et les Élites du Mont-Sacré-Cœur sont de retour sur le terrain en espérant une saison «?normale?» à l\u2019automne.En fait, les Élites ont foulé le terrain pour la première fois hier après-midi alors que les Incroyables, eux, le feront lundi.Évidemment, l\u2019enthousiasme est de mise.« Les jeunes sont contents, a mentionné l\u2019entraîneur des Incroyables juvéniles, Iannick Beauchamp.Bien sûr, on va s\u2019ajuster à la situation actuelle, on va suivre le plan établi par Football Québec mais au moins, on va faire du football.» À ce stade-ci, le plan de relance de Football Québec prévoit que la distanciation reste de mise, à l\u2019exception d\u2019une quinzaine de minutes par entraînement où les contacts sont permis.« Il faut demeurer très, très prudents, a expliqué l\u2019entraîneur des Élites juvéniles, Claude Lessard, quelques minutes avant de sauter sur le terrain.Pour le moment, chez nous, nous ne permettrons pas de véritables plaqués, seulement une certaine proximité entre les joueurs dans le cadre des 15 minutes allouées.Si on veut jouer au football à l\u2019automne, i l faut démontrer que nous sommes capables de respecter les règles à partir de maintenant.» Lessard attendait une quinzaine de joueurs hier.Il faut dire qu\u2019on part de loin au Mont-Sacré- Cœur, le football ayant été totalement absent la saison dernière.Une équipe juvénile et une autre benjamine (celle-ci sans plaqués) sont prévues en 2020.DES CRAINTES Pas moins de 47 joueurs étaient inscrits au camp de printemps des Incroyables juvéniles au mois de mars.Iannick Beauchamp a hâte de voir ils seront combien lundi.« Certains ont des craintes et c\u2019est tout à fait normal, a-t-il dit.Plusieurs m\u2019ont posé des questions et j\u2019ai tenté d\u2019y répondre le mieux possible.Est-ce qu\u2019on va perdre des joueurs ?Probablement.On s\u2019y attend.» Les Incroyables vont s\u2019entraîner sans équipement en début de semaine.Et on insistera sur les habiletés individuelles, à l\u2019exception des 15 minutes où les contacts seront permis.« On est contents de refaire du football, mais c\u2019est la sécurité des jeunes qui doit primer présentement.On va respecter les règles de façon minutieuse.» Restera à voir ensuite à quoi va ressembler la prochaine saison, en espérant qu\u2019il y en ait bel et bien une.« Le début de saison sera assurément retardé, a repris Beau- champ.Est-ce qu\u2019on va jouer une saison à peu près normale ?Est-ce qu\u2019on va jouer à huis clos ?On aura la réponse à un moment donné.Mais moi, je suis optimiste et je suis convaincu qu\u2019on va jouer au football à l\u2019automne.» On l\u2019espère.Les Incroyables et les Élites de retour sur le terrain Aura-t-on droit à une saison de football «?normale?» à l\u2019automne?\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST «?Il faut demeurer très, très prudents, explique l\u2019entraîneur des Élites juvéniles?», Claude Lessard.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST laVoixdel\u2019Est SAMEDI 4 JUILLET 2020 55 DOUBLE JEU NATHALIE MICLETTE PUBLIE SON DEUXIÈME ROMAN 52 MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca Nous ne sommes qu\u2019au début juillet, on ne sait trop quand est-ce que la saison de la Ligue de hockey senior AAA pourra commencer, mais le Condor de Saint-Hya- cinthe est déjà en train de mettre la table en vue de la rivalité qui va s\u2019installer avec les Bisons.Ainsi, le Condor vient d\u2019annoncer la signature de l\u2019homme fort David Godbout, qui effectuera donc un retour au jeu après avoir pris une pause d\u2019un an.« Je suis très excité ! , a lancé Godbout.J\u2019ai retrouvé le feu sacré et l\u2019idée de jouer à Saint-Hya- cinthe, là où j\u2019ai grandi, me plaît énormément.» Godbout a même parlé d\u2019un rêve qui se réalisait.Il faut dire que celui qui fêtera ses 32 ans dans quelques jours a appris à aimer le hockey senior alors qu\u2019il assistait aux matchs des équipes de Saint- Hyacinthe au Stade L.-P.-Gaucher dans la Ligue nord-américaine ou Ligue semi-pro avant.Son idole était le turbulent Serge Labelle ! « Je suis un bagarreur et l\u2019action m\u2019a manqué au cours de la dernière année.Je suis en train de me remettre en forme et soyez assuré que je serai prêt lorsque la saison va se mettre en branle.» Chose certaine, les gens du Condor, des propr iétaires à l\u2019entraîneur Michaël Bazinet en passant par le directeur général Olivier Fallu, sont fiers de leur prise.Et le communiqué qu\u2019ils ont émis à ce sujet a pour titre « La rivalité s\u2019installe ! ».Godbout a défendu les couleurs des Maroons de Waterloo avant que la concession ne prenne le chemin de Granby.En 2017- 2018, en 18 matchs, il a passé un total de\u2026 181 minutes au cachot, ce qui constitue un record de la LHSAAAQ.Ave c Ch r i st ia n Roy et Ja c- kie Racine, il a déménagé les Maroons au Centre sportif Léo- nard-Grondin au terme de la saison 2018-2019.Lors de la dernière campagne de l\u2019équipe à Waterloo, il a agi à titre de président, lui qui a aussi disputé six matchs.Il a quitté l\u2019organisation des Bisons en début de saison dernière pour des raisons familiales.À la retraite comme joueur actif, il était gouverneur de l\u2019équipe.Son retour n\u2019a r ien d\u2019étonnant.Dans l\u2019entrevue qu\u2019il avait accordée à l\u2019auteur de ces lignes lorsqu\u2019il a annoncé qu\u2019il quittait les Bisons pour aller prendre soin de sa famille, Godbout n\u2019avait pas caché que le métier de bagarreur lui manquait.Les Bisons, en passant, n\u2019auraient pas détesté du tout qu\u2019il effectue son retour avec eux.Le retour de David Godbout\u2026 à Saint-Hyacinthe David Godbout va recommencer à jeter les gants, cette fois au profit du Condor de Saint-Hyacinthe.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca Les gens de la Ligue de hockey junior AAA ont confiance qu\u2019une saison de hockey « normale » les attend.Suffisamment, du moins, pour émettre un communiqué à cet effet.C\u2019est ainsi que les dirigeants du circuit ont prévu que la prochaine saison débutera le vendredi 11 septembre.À titre de comparaison, la campagne 2019-2020 avait débuté le 6 septembre.La prochaine saison en sera une de 48 matchs, tout comme la dernière.Les camps d\u2019entraînement, eux, pourront débuter lors de la deuxième saison du mois d\u2019août.La semaine dernière, les dirigeants de la Ligue midget AAA avaient annoncé qu\u2019ils se préparaient à une saison normale, du moins en ce qui concerne le calendrier.Bien sûr, tout cela peut changer en un simple claquement de doigts du Dr Arruda, le grand patron de la santé publique au Québec.LES INOUK En début d\u2019après-midi hier, aucun développement n\u2019était à signaler dans le dossier de la vente des Inouk.En début de semaine, le copropriétaire Marco Bernard avait indiqué qu\u2019il avait bon espoir de pouvoir procéder à une annonce vers la fin de la semaine.« Ça discute fort, ça négocie fort », avait mentionné Bernard, qui affirmait aussi avoir des pourparlers avec deux groupes.Une saison «?normale?» dans le junior AAA? SAMEDI 4 JUILLET 2020 laVoixdel\u2019Est 80 0041206 "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.