La voix de l'Est, 9 mai 2020, Cahier 1
[" GRANBY?|?85e ANNÉE, N° 238 lavoixdelest.ca P H O T O 1 2 3 R F FINANCES MUNICIPALES Les villes de la région devront absorber les contrecoups de la pandémie DOSSIER DE 8 PAGES MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE SAMEDI 9 MAI 2020 2 , 9 9 $ + t x ÉDITION WEEK-END BONNE FÊTE À TOUTES LES MAMANS?! PAGES 2 À 4 THÉÂTRE LA MARJOLAINE «?ON VA PASSER AU TRAVERS?» + MITSOU UN SITE WEB PLUS GOURMAND PAGE M18 PAGE M12 0038927 1711, rue Principale, Granby, 450-378-9963 \u2022 Pour nos heures d\u2019ouverture, consultez le www.chagnonhonda.com Tous nos départements sont OUVERTS sur rendez-vous! Nous respectons les règles gouvernementales réliées au Covid-19.Voyez nos offres sur les CR-V et les Civic en page 17 On reprend graduellement ses activités en continuant de se protéger! Information et conseils à l\u2019intérieur. SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 2 BONNE FÊTE DES MÈRES ! NICOLAS BOURCIER nicolas.bourcier@lavoixdelest.ca Cette année, la fête des Mères a une signification particulière pour Gabrielle Meu- n i e r- C h a p u t p u i s q u \u2019e l l e célébrera son centième anniversaire quelques jours plus tard, mercredi prochain.Sa fille, Denise Sirois, se rend à sa fenêtre deux à trois fois par semaine.Mme Meunier demeure à la résidence Ber- geron-Jetté, à Granby, depuis près d\u2019un an et sa fille se dit très satisfaite de la gestion de la situation et des soins qui lui sont prodigués.« Je lui apporte des petites gâteries puis le personnel se charge de lui remettre et de lui montrer que je suis à la fenêtre, puisqu\u2019elle est malentendante », explique Danielle Sirois.Po u r l a f ê t e d e s Mè re s, comme les visites ne sont pas encore autorisées, des fleurs lui seront livrées.La résidence souligne invariablement l\u2019anniversaire de ses résidents avec de petites attentions.Une rencontre FaceTime sera aussi organisée par le personnel pour l\u2019occasion.Mme Meunier est née à Saint- Césaire en mai 1920.L\u2019aînée de huit filles y a vécu jusqu\u2019à l\u2019âge de 22 ans, avant de déménager sur une ferme du chemin René, à Granby.Elle a eu une seule fille, trois petits-enfants et trois arrières-petits-enfants.Après le décès de son conjoint en 2001, elle a habité seule dans sa maison jusqu\u2019à l\u2019âge de 96 ans et a conduit sa voiture jusqu\u2019à l\u2019âge de 92 ans, alors qu\u2019elle a de son propre chef décidé de cesser de prendre la route.Par contre, elle n\u2019a aucun problème à se déplacer avec sa marchette, assure sa fille, qui ne manquera pas d\u2019aller fêter sa mère à deux reprises cette semaine.La fête des Mères avec une (presque) centenaire Gabrielle Meunier-Chaput fêtera ses 100 ans mercredi prochain.On la voit ici en compagnie de sa fille Denise Sirois.\u2014 PHOTO JULIE CATUDAL MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca Ce dimanche devait être une fête des Mères toute spéciale pour Krystel Bertrand.Celle qui doit donner naissance à son premier enfant le mois prochain devait célébrer ce jour-là son shower de bébé.Les mesures de confinement et de distanciation sociale imposées pendant la pandémie ont évidemment eu raison de ses plans.Malgré la déception de ne pas pouvoir souligner la venue prochaine au monde du petit Émile avec ses proches, la principale intéressée a tout de même décidé de fêter sa maternité imminente en compagnie de son époux.Pour l\u2019occasion, la future maman a décoré sa maison comme elle l\u2019aurait fait si elle avait reçu son entourage au shower.Un déjeuner de type brunch est au menu, mais également quelques surprises.« Je sais que Étienne [son mari] manigance quelque chose ! » lance Mme Bertrand.Si dame Nature est clémente, le couple envisage de se rendre dans un parc pour prendre quelques photos de maternité.Enfin, pour souligner la fête des Mères, Mme Bertrand ira également rendre visite à sa mère \u2014 à deux mètres de distance précise-t- elle \u2014, en après-midi, afin de lui remettre un cadeau qu\u2019elle lui avait fait faire spécialement pour l\u2019occasion : un sac réutilisable orné d\u2019une photo de son échographie.UN SHOWER DE BÉBÉ SANS INVITÉS Pour souligner la fête des Mères, Krystel Bertrand ira rendre visite à sa mère, à deux mètres de distance précise-t-elle, en après-midi, afin de lui remettre un cadeau qu\u2019elle lui avait fait faire spécialement pour l\u2019occasion?: un sac réutilisable orné d\u2019une photo de son échographie.\u2014 PHOTO FOURNIE laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 3 BONNE FÊTE DES MÈRES ! ROXANNE CARON roxanne.caron@lavoixdelest.ca ROXANNE CARON roxanne.caron@lavoixdelest.ca Com m e b ien des fem m es , Christiane Boisseau n\u2019aura pas la chance de célébrer la fête des Mères entourée de ses deux garçons et de son petit-fils.Qu\u2019à cela ne tienne, elle choisi de rendre cette journée mémorable d\u2019une autre manière en livrant des fleurs à domicile pour la Maison Montcalm Fleuriste, un commerce qu\u2019elle fréquente depuis longtemps.« Ça me faisait mal au cœur de ne pas voir mes enfants [qui n\u2019habitent plus chez elle], et je me demandais comment enjoliver ma fête des Mères », raconte Mme Boisseau.Ainsi, tout le week-end, elle prendra la route pour apporter du bonheur dans les chaumières et remplir son esprit des sourires qui s\u2019afficheront sur les visages des mamans à son arrivée.« Depuis le début de la pandémie, on a vu des gens pleurer en recevant des fleurs », témoigne Marianne Lebeau, copropriétaire de la Maison Montcalm Fleuriste.« Livrer des fleurs, c\u2019est livrer le bonheur.Et ça prend tout son sens présentement », poursuit-elle.Mme Boisseau désire par le fait même faire sa part pour aider les commerces locaux qui subissent les contrecoups de la COVID-19.« Des commerces qui perdurent dans le temps, on veut les garder ! » 75 FÊTES DES MÈRES Il faut dire que la Maison Mont- c a l m Fl e u r i st e e st p ré s e n t e dans la vie des mamans depuis 75 fêtes des Mères.Cette année, cette journée sera un peu différente, alors que le commerce doit se débrouiller avec un personnel réduit.« Une grande partie [d\u2019entre eux] ne peuvent pas revenir parce que leurs enfants n\u2019ont pas d\u2019école ou de garderie et d\u2019autres ont 70 ans et plus », explique Mme Lebeau.La copropriétaire n\u2019a pas caché sa joie lorsque Mme Boisseau lui a offert son aide.« J\u2019ai dit oui tout de suite ! » lance- t-elle, visiblement touchée par la proposition.« C\u2019est une drôle de fête des Mères, mais il y a une solidarité sociale plus que jamais.» RENDRE UNE FÊTE DES MÈRES MÉMORABLE Christianne Boisseau \u2014 PHOTOS ALAIN DION Le week-end de la fête des Mères est toujours occupé pour les fleuristes.Quelques-uns ont dû décliner nos demandes d\u2019entrevue, tellement c\u2019est la cohue.Chez Sublime Fleuriste, les commandes en l igne continuaient de s\u2019accumuler vendredi matin.«?Elles sont dix fois plus nombreuses qu\u2019à l \u2019habitude.C\u2019est assez incroyable, ça rentre à coup de vingt?!?», a témoigné Marie- Hélène Loignon, gestionnaire du commerce gran- byen.Elle aura besoin de huit livreurs durant le week-end pour couvrir Granby et les régions environnantes.Offrir un bouquet de fleurs en cadeau revêt une signification encore plus particulière en temps de confinement.«?Les gens vivent des émotions.Pour Pâques, certains nous appelaient pour faire écrire un message pour accompagner le bouquet et ils éclataient en sanglots?», a raconté Mme Loignon.Copropriétaire de la Maison Montcalm Fleuriste, Marianne Lebeau estimait mercredi qu\u2019une centaine de bouquets allaient être livrés sur le territoire samedi et dimanche.Un seul livreur est en mesure de distribuer une quarantaine de bouquets par jour, elle en aura donc besoin de six, considérant que les commandes allaient se poursuivent le reste de la semaine.Mme Lebeau remarque que pour une première fois, beaucoup de gens ont fait leur commande à l\u2019avance, sachant déjà qu\u2019ils ne pourraient pas visiter leur mère.«?On a aussi beaucoup de commandes provenant de l\u2019extérieur, car les déplacements entre les régions ne sont pas conseillés?», a souligné Mme Lebeau.«?Il y a quelque chose de vraiment magique dans le fait de recevoir des fleurs en surprise.Les livreurs reviennent fatigués, mais heureux.» ROXANNE CARON Le bonheur à sa porte Chers clients, LA PHARMACIE EST EN OPÉRATION POUR LES COMMANDES TÉLÉPHONIQUES, PAR FAX OU PAR COURRIEL, mais le magasin est fermé.SVP appelez nous au 450 375-6871 pour une livraison à domicile.Courriel de la pharmacie : pharmacie.ckhalil@accespharma.ca GALERIES DE GRANBY, 75, rue Simonds Nord, Granby 450 375-6875 DIMANCHES DUMOIS DE MAI 0038954 SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 4 BONNE FÊTE DES MÈRES ! SOMMAIRE affaires 48 avis publics 40-41 carrières et professions 30 horoscope M25 jeux M24 à M31 le kid 51 le mag M1 à M32 le monde 45 nécrologie 41-43 opinions 16 politique 26-27 science 38 sports 50 à 55 vu d\u2019même 5 ADRESSE 158, Principale, Granby J2G 2V6 NUMÉRO GÉNÉRAL 450-375-4555 ÉVÉNEMENTS URGENTS 450-375-9081 RÉDACTION redaction@lavoixdelest.ca Télécopieur?: 450-777-4865 PUBLICITÉ publicite@lavoixdelest.ca Télécopieur?: 450-777-7221 ANNONCES CLASSÉES 450-375-8888 classees@lavoixdelest.ca ABONNEMENT ET LIVRAISON 450-375-4555, option 2 abonnement@lavoixdelest.ca SANS FRAIS 1-800-420-3214 NOUS JOINDRE lavoixdelest.ca facebook/lavoixdelest @lavoixdelest Le quotidien La Voix de l\u2019Est est publié et édité par la Coopérative de solidarité La Voix de l\u2019Est sise au 158, Principale, à Granby (Québec).La Voix de l\u2019Est est imprimée aux presses de Transmag à Anjou.Merci de recycler ce journal.MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Elle ne pourra peut- être pas serrer ses enfants et petits-enfants dans ses bras ce dimanche, mais la Granbyenne Lucie Duguay tient à leur faire le plus beau des cadeaux pour la fête des Mères?: l\u2019optimisme d\u2019un monde meilleur pour leur avenir.Celle qui est également présidente provinciale des Cercles de fermières du Québec a rejoint le mouvement Mères au Front cet hiver.Déjà sensibilisée à la cause écologique et à l\u2019amélioration des conditions de vie des femmes et des familles, Mme Duguay s\u2019est reconnue dans ce regroupement de femmes qui milite pour la lutte aux changements climatiques et la diminution de la pollution, entre autres.PLUS GRAND RESPECT DE LA TERRE « D e p u i s q u e j \u2019a i e u m e s enfants, c\u2019est devenu important pour moi de faire attention à la planète, confie la mère de trois et grand-mère de cinq.Pour moi, Mères au front, c\u2019est un mouvement qui revendique un plus grand respect de la Terre, pour qu\u2019on la laisse à nos enfants en meilleure santé.» Initialement, de grands rassemblements étaient prévus un peu partout au Québec et à Ottawa le 10 mai, jour de la fête des Mères.La pandémie de la COVID-19 aura peut-être eu raison des événements, mais pas de la cause, alors que les membres du mouvement sont invitées à y aller d\u2019initiatives personnelles et symboliques pour marquer le coup.P o u r s a p a r t , M m e D u g u a y s\u2019activera entre autres sur les réseaux sociaux pour sensibiliser la population à sa cause.« Ce serait bien que les gens r é a l i s e n t à q u e l p o i n t l e u r empreinte écologique et leurs décisions ont un impact sur la pollution, dit-elle.Le confinement peut nous permettre d\u2019en prendre conscience.Peut-être pourrait-on en tirer des leçons et conserver de ces nouvelles habitudes qui font une différence sur l\u2019environnement ?» « Nous ne voulons ni fleurs, ni chocolat, ni brunch : nous voulons une planète habitable », mentionne le mouvement sur son site Internet.Cela n\u2019empêchera pas la Granbyenne de se faire un peu plaisir en ce jour célébrant la maternité, alors qu\u2019elle et son mari se délecteront d\u2019un brunch commandé à L\u2019Impérial avant de converser avec leur descendance en ligne.LE CADEAU D\u2019UNE PLANÈTE EN SANTÉ Lucie Duguay a rejoint le mouvement Mères au front cet hiver.Déjà sensibilisée à la cause écologique et à l\u2019amélioration des conditions de vie des femmes et des familles, la Granbyenne s\u2019est reconnue dans ce regroupement de femmes qui milite pour la lutte aux changements climatiques et la diminution de la pollution, entre autres.\u2014 PHOTO ALAIN DION Dimanche, jour de la fête des Mères, le regroupement Mères au front offre un bouquet de balados via Facebook, composé d\u2019entretiens percutants avec six figures fortes, femmes et mères engagées, a-t-on appris cette semaine par communiqué.Conçue pour donner envie aux mères de s\u2019engager dans leur milieu par des actions concrètes, la série de podcasts Mères au front réalisée par Magnéto s\u2019adresse à tous ceux et celles qui souhaitent protéger l\u2019avenir des enfants.Mères au front considère qu\u2019on ne peut protéger la santé et la sécurité de ceux et celles qu\u2019elles ont mis au monde sans protéger le climat et la vie sur Terre.Tel est l\u2019essence des revendications de ce mouvement citoyen.Cette série est une bonne alternative à un rassemblement physique dans le contexte actuel de la COVID - 19 selon les représentantes de Mères au front, Laure Waridel et Anaïs Barbeau Lavalette, co- instigatrices du mouvement?: «?L\u2019urgence climatique demeure tout entière et notre appel à l\u2019action aussi.Nous exigeons du courage politique afin de protéger [.] nos enfants et [les]populations.Ce que l\u2019on vit actuellement avec la pandémie est un exemple du genre de crise que nous devons éviter en agissant maintenant.?» Catherine-Ève Gadoury anime la série dont le prologue est interprété par les comédiennes Macha Limonchik , Natalie Fontalvo et Véronique Côté.LA VOIX DE L\u2019EST Des mères se mobilisent 0023927 LEMOTDU JOURANTIDOTE PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L'INFORMATION INDÉPENDANTE www.antidote.info WINDOWS \u2022 MAC \u2022 LINUX Soignez votre langue SULFUREUX, adjectif Définition \u2013[CHIMIE] Qui a la nature du soufre, qui contient du soufre.[FIGURÉ] Qui évoque l\u2019enfer, sent le soufre.Empreint d\u2019immoralité, scandaleux.D\u2019un érotisme brûlant.Étymologie \u2013Du latin sulfur, \u2018soufre\u2019.Cooccurrences \u2013anhydride sulfureux, acide sulfureux ; réputation sulfureuse, passé sulfureux, personnage sulfureux, image sulfureuse ; roman sulfureux, clip sulfureux\u2026 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 5 CHRONIQUES Le corps d\u2019Adele J \u2019espère que je ne vous apprends rien en vous rappelant que c\u2019est la fête des Mères dimanche.Sinon, vous avez toute la journée pour rattraper le coup ! Même si les brunchs se savoureront à la maison, que des câlins se feront par visioconférence et que les fleurs se feront livrer en quantités incommensurables, sou- venons-nous que l\u2019amour, même s\u2019il ne peut être témoigné par des gestes physiques en ces temps incertains, est aussi contagieux, sinon plus, que ce foutu coronavi- rus qui nous pourrit la vie.Célébrons donc, en ce deuxième dimanche de mai, ces femmes, mères ou grand-mères, tantes, sœurs et amies qui offrent constamment le meilleur d\u2019elles- mêmes à ceux qu\u2019elles aiment, celles qui ont fait don de leur corps pour porter la vie.Ça tombe bien, c\u2019est justement du corps des femmes dont traitera cette chronique.Plus précisément, j\u2019ai envie de parler d\u2019une maman un peu plus célèbre que les autres.Cette semaine, la chanteuse britannique Adele a publié une photo d\u2019elle sur les réseaux sociaux pour marquer son 32e anniversaire.L\u2019artiste primée s\u2019était faite plutôt discrète sur Internet depuis un an et demi, au moment de sa séparation.Quelques photos ici et là ont fait surface au cours des mois qui ont suivi.Déjà, on pouvait remarquer que le divorce de la diva, bien connue pour ses courbes voluptueuses, l\u2019avait rendue plus légère de quelques kilos en plus des quelques millions qu\u2019elle a versés à son ex-mari.Le plus récent cliché d\u2019Adele, la montrant plus fine de peut-être une centaine de livres, a littéralement enflammé la Toile, générant près de 10 millions de « J\u2019aime » en moins de 24 heures.En commentaire, des félicitations, mais aussi des déceptions.« Je t\u2019aimais mieux avant.», déplorent certains fans, supposant que leur idole ait succombé à la pression des diktats de beauté occidentaux qui veulent les femmes grandes, minces et parfaites.Pour eux, la chanteuse était plus « accessible » \u2014 relatable en an- glais\u2014 en étant ronde.La perte de poids d\u2019Adele est aussi sujette à toutes sortes de spéculations.A-t-elle réellement tout perdu en faisant de l\u2019exercice ou a-t-elle pris le raccourci de la chirurgie ?A-t-elle fait un régime drastique ?La perte de poids est attribuable à plusieurs facteurs.Ceux énumérés précédemment, mais bien d\u2019autres qui n\u2019ont pas été évoqués : changement hormonal, dépression, troubles alimentaires, nouvelles habitudes de vie, et j\u2019en passe.Comme pratiquement tout le monde, visiblement, j\u2019ai une opinion sur la perte de poids d\u2019Adele.Un changement aussi remarquable sur la physionomie d\u2019une vedette internationale ne passe pas inaperçu ; c\u2019est normal de réagir.Mais je sais pertinemment que le corps d\u2019Adele, ce n\u2019est pas de mes fichus oignons et que ce que j\u2019en pense n\u2019a aucune importance.Rappelons-nous, il n\u2019y a pas si longtemps, les nombreux commentaires sur la perte de poids de Céline Dion.Déjà longiligne, l\u2019interprète québécoise la plus connue de la planète a fait jaser en s\u2019affichant à la limite de la maigreur, s\u2019attirant des critiques négatives.Qu\u2019on parle d\u2019Adele ou de Céline, tout le monde s\u2019arroge le droit d\u2019avoir un mot à dire sur leur apparence parce qu\u2019elles sont célèbres, alors que les seules personnes dont l\u2019avis compte, c\u2019est Adele et Céline elles-mêmes.Et peut-être leur médecin, pour des raisons de santé.Ça vaut aussi pour n\u2019importe qui d\u2019autre, célébrité ou pas.Il s\u2019en trouvera pour dire qu\u2019elle est une personnalité publique dont l\u2019apparence fait partie du « produit », et qu\u2019en conséquence, il peut être soumis au jugement populaire.Or, contrairement aux Britney Spears et les Kim Kardashian de ce monde, pour ne nommer que celles-là, Adele n\u2019a pas montré son corps pour s\u2019établir comme artiste.Son talent à lui seul a suffi à lui tailler une place dans un firmament majoritairement composé d\u2019étoiles filantes et pâlissantes.Il s\u2019en trouvera quand même pour dire qu\u2019elle n\u2019avait pas d\u2019autre choix, puisqu\u2019en étant ronde, elle partait avec « une prise ».Bref, Adele ne peut pas gagner.Céline non plus.Et pour cette raison, nous non plus, mesdames.J\u2019ai toujours été une fille « bâtie », « en chair », « costaude » ou « potelée ».À la limite entre les tailles dites « normales » et les tailles « plus ».Pas assez fine pour être mince, pas assez grosse pour être obèse morbide.Toute ma vie, j\u2019ai croisé des gens sur mon chemin qui ont établi ma valeur en fonction de mon apparence.J\u2019ai compris rapidement que pour faire ma place, je devais « compenser » pour mon surpoids en étant plus drôle, plus gentille et plus brillante et, surtout, en ne portant pas attention à ceux qui ne se fiaient qu\u2019aux apparences.Je venais à peine de sortir de cet âge ingrat qu\u2019est l\u2019adolescence qu\u2019à ma première relation amoureuse à l\u2019âge adulte, la pression du corps parfait m\u2019attendait encore une fois au quart de tour.« J\u2019aimerais bien que tu te mettes à l\u2019exercice, m\u2019a un jour demandé mon ex.Si tu étais mince, les autres pourraient enfin être jaloux de moi quand on marche sur la rue.» Il est aujourd\u2019hui mon ex pour une raison, peut-être même deux ou trois.C\u2019est quand je suis devenue célibataire, quelques années plus tard au terme d\u2019une autre relation, que je me suis mise sérieusement à l\u2019entraînement.Pour moi, pas pour les autres et encore moins pour leur regard.Je n\u2019ai peut-être pas fondu comme Adele, mais j\u2019ai gagné en musculature, en souplesse et en estime de moi.J\u2019ai appris à être confortable dans mon corps, dont je connais désormais les incroyables capacités et les limites.J\u2019ai appris à prendre soin de moi et à faire attention à ma santé.C\u2019est la découverte de cet équilibre et cet amour de soi que je souhaite à toutes les mères, en ce second dimanche de mai.Si des industries tout entières misent sans cesse sur les insécurités des femmes, c\u2019est pour une raison.Mais chaque femme est plus que la somme de ses imperfections.Adele n\u2019est pas devenue une meilleure chanteuse ou une meilleure personne parce qu\u2019elle a perdu du poids.À l\u2019inverse, Céline n\u2019a pas perdu de son talent ou est devenue imbuvable parce qu\u2019elle a maigri.Je suis certaine que si on leur demande de quoi elles sont le plus fières dans toute leur vie, le chiffre que leur renvoie la balance ne leur effleurera même pas l\u2019esprit.Quand on sait que chacune détient des records de ventes d\u2019albums, des Grammys et un Oscar, en plus d\u2019être maman de garçons en pleine santé, c\u2019est d\u2019une évidence.Comme pratiquement tout le monde, j\u2019ai une opinion sur la perte de poids d\u2019Adele.Mais je sais pertinemment que ce n\u2019est pas de mes fichus oignons et que ce que j\u2019en pense n\u2019a aucune importance.\u2014 PHOTO 123RF «J\u2019aimerais bien que tu te mettes à l\u2019exercice.Si tu étais mince, les autres pourraient enfin être jaloux de moi quand on marche sur la rue.» MARIE-ÈVE MARTEL CHRONIQUE marie-eve.martel@lavoixdelest.ca SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 6 FINANCES MUNICIPALES ET PANDÉMIE MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca Ce sont dix milliards de dollars qui sont nécessaires pour soutenir les villes à traverser la crise de la COVID-19, réclamait la Fédération canadienne des municipalités (FCM), la semaine dernière.Dans un rapport rendu public au même moment, l \u2019organi - sat i o n e st i m e q u e l e s v i l l e s canadiennes encaisseront des « p e r t e s f i n a n c i è re s i r ré c u - pérables » pouvant atteindre 15 milliards si les mesures de distanciation sociale s\u2019étalent sur une période de six mois.Cette évaluation inclut les pertes en impôts fonciers et en intérêts causées par le report des paiements des taxes municipales, par l\u2019interruption de certains services de transport collectif, par la diminution des demandes de permis et de droits de mutation et par la suspension de services municipaux financés par les utilisateurs.À cela s\u2019ajoutent des dépenses supplémentaires imprévues comme la mise en place de cellules de crise et de services d\u2019urgence.« On sent de plus en plus le poids monétaire de la crise, mais il est encore trop tôt pour en mesurer la pleine ampleur », relève Suzanne Roy, présidente de l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ).De la planification à laquelle s e l i v r e n t n o r m a l e m e n t l e s villes, celles-ci sont passées à une gestion en « extrême efficacité », souligne celle qui est également mairesse de Sainte- Julie, en Montérégie.« Rapidement, il a fallu se réorganiser pour soutenir nos organismes communautaires et nos banques alimentaires en plus d\u2019envoyer nos employés en télétravail et leur offrir les outils nécessaires », illustre-t-elle.«?CADRE FINANCIER FONDAMENTALEMENT OBSOLÈTE?» « Un grand nombre de municipal i tés puisent donc dans leurs réserves pour continuer d\u2019assurer les services essentiels, mais celles-ci sont loin d\u2019être assez robustes pour soutenir une crise de cette ampleur et de cette durée », souligne la FCM, ajoutant que la crise actuelle « fait cruellement sortir les failles du cadre financier fondamentalement obsolète qui est imposé encore aujourd\u2019hui aux municipalités », c\u2019est-à-dire l\u2019obligation de déposer des budgets équilibrés et l\u2019impossibilité de se financer autrement que par la taxe foncière.Selon la FCM, l\u2019augmentation de cette taxe n\u2019est pas envisageable pour permettre aux municipalités d\u2019éviter un « point d\u2019effondrement », pas plus qu\u2019une coupure dans des services essentiels.« Pour combler les pertes financières des municipal i tés en 2020 sans couper dans les services, en supposant une distanciation sociale de six mois, il faudrait augmenter les impôts fonciers de façon démesurée », prédit l\u2019organisation, qui calcule des hausses de taxes allant de 15 % à 56 % pour certaines de ses villes membres, dont les impacts financiers de la crise représentent entre 3 % et UN POIDS FINANCIER DONT ON IGNORE L\u2019AMPLEUR À titre de gouvernements de proximité, les municipalités subissent, elles aussi, les contrecoups de la pandémie.Report de paiements de taxes, annulation d\u2019activités, fermeture temporaire de services et dépenses imprévues.La crise actuelle plombe les finances des Villes, qui ont généralement peu de marge de manœuvre pour éponger ces pertes.0038503 contactez-nous ! ACCOMPAGNEMENT COORDINATION CTEQUEBEC.COM 1 844 200-2837 #1000 FORMATION INFORMATION MAILLAGE RÉFÉRENCEMENT Vous souhaitez vendre ou acheter une entreprise ?Le CTEQ vous accompagne dans vos démarches ! laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 7 17 % de leur budget annuel.C\u2019est aussi ce que croit l\u2019UMQ.« On ne peut pas alourdir le fardeau f iscal de nos citoyens, estime Mme Roy, surtout qu\u2019on va avoir des citoyens avec des mauvaises créances comme on n\u2019en a pas vus depuis longtemps.On ne peut pas faire de déficit ; la seule façon de s\u2019en sortir serait de contracter des emprunts.Mais ça revient à pelleter le problème par en avant.» L e président la Fé dération québécoise des municipalités, Jacques Demers, abonde en ce sens.« Tout le monde travaille déjà sur le prochain budget pour compenser les pertes de cette année.Certaines municipalités n\u2019auront pas le choix d\u2019augmenter leurs taxes, mais il faudrait contenir ça à 3 % ou moins », calcule-t-il.IMPACTS À LONG TERME Sans une aide financière d\u2019urgence des gouvernements, certaines municipalités devront reporter ou annuler plusieurs dépenses en immobilisations prévues cette année pour compenser les pertes de revenus, ralentissant du même coup la relance économique.« Le prochain budget sera un véritable casse-tête mentionne Mme Roy.Même en ce moment, tout le monde essaie de couper où c\u2019est possible.» Ce faisant, les effets économiques de la pandémie se feront ressentir bien au-delà de la crise.« On ne peut pas penser que ces impacts ne se feront pas ressentir au-delà de 2020.On va en vivre les effets pendant longtemps, parce que quand la crise sera finie, ça ne sera pas tout le monde qui va retrouver le même niveau de vie, alors on devra toujours être là pour soutenir nos organismes.» «?Tout le monde travaille déjà sur le prochain budget pour compenser les pertes de cette année.Certaines municipalités n\u2019auront pas le choix d\u2019augmenter leurs taxes, mais il faudrait contenir ça à 3?% ou moins?.?» \u2014 Jacques Demers, président de la FQM Suzanne Roy est présidente intérimaire de l\u2019Union des municipalités du Québec.\u2014 PHOTOS FOURNIES Jacques Demers est président de la Fédération québécoise des municipalités.Le président la Fédération québécoise des municipalités, Jacques Demers, indique que les impacts financiers diffèrent d\u2019une municipalité à l\u2019autre ; certaines ne souffriront pas de la crise et d\u2019autres en paieront cher le prix.« Les disparités sont surtout explicables entre la proximité avec un grand centre ou la situation en milieu rural des municipalités », dit-il.Il est d\u2019avis que les gouvernements fédéral et provincial doivent intervenir pour soutenir les commerces locaux de ces plus petites municipalités, sans quoi leur fermeture pourrait mener, à moyen ou long terme, à une dévitalisation des régions au profit des centres urbains.« Nos commerces de proximité sont fragilisés par l\u2019arrêt de leurs activités durant la crise.Ça a pris parfois des années avant que ces commerces ne s\u2019établissent dans les municipalités.On ne veut pas les perdre », déplore l\u2019élu.« S\u2019ils disparaissent, ça aura un impact b eaucoup plus grand que les revenus de taxes que les municipalités vont perdre : ça aura des conséquences sur la qualité de vie sur les citoyens », poursuit- il, laissant entendre que les municipalités en région perdraient alors de leur attractivité, entraînant une diminution graduelle de la démographie, avec pour résultat à long terme une baiss e de re venus en termes de taxes foncières et de droits de mutation.MARIE- ÈVE MARTEL Crainte de dévitalisation 0023125 NOS PLUMES ÉTUDIANTES RÉVÈLENT DES DÉCOUVERTES ÉTONNANTES La vulgarisation scientifique est un art.À l\u2019Université de Sherbrooke, des étudiants-chercheurs et des professionnels de recherche ont vu leur talent de vulgarisateur récompensé dans le cadre d\u2019un concours interne.Au cours des prochaines semaines, nous vous présenterons les textes primés.UNIVERSITAIRES LGBTQ : DES VIES ÉTUDIANTES ASSOMBRIES PAR LA VIOLENCE SEXUELLE Sonn Castonguay-Khounsombath et Madeleine Prévost-Lemire de la Faculté d\u2019éducation En 2018, la professeure Alexa Martin-Storey et ses collaboratrices ont analysé les données provenant de 4000 personnes étudiant dans six universités québécoises.Elles ont estimé le risque des étudiants et étudiantes issus de minorités sexuelles et de genre de subir différentes formes de violence sexuelle en milieu universitaire.Coercition sexuelle : des risques quadruplés pour les étudiantes LGBTQ Sandra : « Je suis exaspérée.Ma patronne m\u2019invite à faire des activités, même si je refuse constamment.Hier, elle a essayé de m\u2019embrasser! Quand j\u2019ai reculé, elle m\u2019a dit que je jouais mon emploi.» La situation de Sandra, qui s\u2019affirme comme étant queer (considérer son identité sexuelle comme étant inclassifiable et fluide), n\u2019est pas surprenante.Les étudiantes LGBTQ ont 2 à 4 fois plus de risques de subir différentes formes de violence sexuelle (harcèlement sexuel, coercition sexuelle et comportements sexuels non désirés) que les étudiantes hétérosexuelles.Les étudiantes queer ont au moins 4 fois plus de risques de vivre de la coercition sexuelle, comme dans l\u2019exemple de Sandra, que les étudiantes hétérosexuelles.La violence sexuelle ne survient pas uniquement dans le cadre d\u2019emplois étudiants : les femmes bisexuelles ont 2 fois plus de risques que leurs consœurs hétérosexuelles d\u2019en subir en classe, en ligne ou en contexte d\u2019implication étudiante.Harcèlement sexuel : une forme répandue de violence Dominique : « Le président de l\u2019association étudiante m\u2019a demandé : \u201c En tant que trans, tu préfères des hommes ou des femmes dans ton lit ?\u201c.Comme si ma vie intime le concernait! » Comme Dominique, les personnes transgenres ou non binaires, dont l\u2019identité de genre ne correspond pas au genre assigné à leur naissance, ont 2 à 3 fois plus de risques de subir du harcèlement sexuel que les universitaires cisgenres (dont le genre correspond à celui assigné à leur naissance).Comparées à ces derniers, les victimes transgenres ou non binaires ont 7 fois plus de risques que l\u2019agresseur soit un homme, 3 fois plus de risques que l\u2019auteur soit de statut hiérarchique supérieur et 6 fois plus de risques d\u2019être agressées en contexte sportif.Comportements sexuels non désirés : des gestes souvent insidieux Émile : « Après le football, plusieurs joueurs me saluent par une claque sur la fesse.Ce geste est courant dans l\u2019équipe, mais\u2026 je suis mal à l\u2019aise qu\u2019on me touche ainsi.» Émile n\u2019est pas le seul à subir de tels comportements sexuels non désirés: les étudiants homosexuels ont 2 fois plus de risques d\u2019en vivre que leurs confrères hétérosexuels.Il est temps d\u2019agir! Qui de mieux placé que la collectivité étudiante LGBTQ pour offrir des solutions à la problématique de la violence sexuelle en milieu universitaire?Les études recommandent aux universités de collaborer avec cette collectivité afin de développer des stratégies qui contrent les attitudes LGBTQ-phobiques associées à la violence sexuelle.La communauté scientifique met également de l\u2019avant l\u2019importance de sensibiliser le personnel universitaire, puisque leurs attitudes et comportements peuvent contribuer à créer un environnement empreint de respect favorisant un parcours étudiant exempt de violence sexuelle.USherbrooke.ca SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 8 FINANCES MUNICIPALES ET PANDÉMIE KARINE BLANCHARD karine.blanchard@lavoixdelest.ca FARNHAM \u2014 La crise sanitaire que vit le Québec entraîne des dépenses supplémentaires pour l\u2019administration municipale de Farnham, notamment pour offrir certains services et divertissements à ses citoyens.Production de vidéos pour diver t ir et fa ire b oug er les citoyens, création d\u2019un arc- en-ciel géant et défilé dans les rues de Farnham sont quelques exemples de dépenses engendrées par la Ville pendant la pandémie.À cela s\u2019ajoutent certains coûts pour fournir de la main-d\u2019oeuvre au Centre d\u2019action bénévole de Farnham, qui assure notamment la livraison des commandes d\u2019épicerie aux aînés, énumère le maire Patrick Melchior.Des coûts supplémentaires s o n t a u s s i à p r é v o i r p o u r embaucher plus d\u2019employés pour la tenue des camps de jour ou des activités aquatiques, indique Yves Deslongchamps, directeur général de la Ville de Farnham.« On pense qu\u2019on aura la possibilité d\u2019en faire, mais on ne sait pas encore sous quelle forme.Et si c\u2019est le cas, il faudra mettre en place de procédures pour le respect de la distanciation et des règles sanitaires, dit- il.Au niveau de l\u2019aquatique, est-ce qu\u2019on devra avoir du personnel supplémentaire pour appliquer les règles ?Pour la désinfection, ça va impliquer les travaux publics.Est-ce que ça nécessite d\u2019avoir plus d\u2019employés, plus de temps ?» Il en sera de même lorsque les édifices municipaux rouvriront leurs portes.De nouvelles mesures seront mises en place et entraîneront assurément des coûts supplémentaires.« Au lieu d\u2019envoyer quatre employés des travaux publics dans le même camion, on les envoie dans deux camions.C\u2019est plus de camions, plus d\u2019essence », explique le directeur général.La perte de revenus anticipée par le report du paiement de taxes foncières est somme toute minime.Moins d\u2019une dizaine de citoyens ont demandé à se prévaloir d\u2019un délai supplémentaire sans intérêt \u2014 proposé par les autorités municipales \u2014 pour payer leur compte de taxes.« On ne l\u2019a pas chiffré encore, mais tout ce qui est relié à la COVID-19, on collige l\u2019information parce qu\u2019on sait qu\u2019éventuellement, s\u2019il y a une compensation, on pourra faire une demande, indique M.Deslongchamps.Au niveau de l\u2019exercice financier, il y a aussi des analyses à faire.» D\u2019un autre côté, certaines dépenses ne sont plus nécessaires, notamment à la suite de l\u2019annulation des activités culturelles prévues au calendrier estival.Le secteur de la construction, qui a été mis sur pause pendant plusieurs semaines, semble avoir le vent dans les voiles, du moins pour plusieurs promoteurs.« Ceux qui ont recommencé mettent les bouchées doubles pour livrer ce qu\u2019ils avaient prévu, indique M.Deslongchamps.C\u2019est reparti sur les chapeaux de roue.» FARNHAM Des dépenses supplémentaires Le maire de Farnham, Patrick Melchior \u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca La COVID-19 aura un impact financier important à Granby.Mais la santé financière globale de la Ville lui permettra de «?passer à travers?» la pandémie, estime le directeur général de la Ville, Michel Pinault.« Des pertes de revenus sont incontournables.On est en train de les chiffrer.Mais il est trop tôt pour les détailler », précise-t-il.D a n s l e s c i r c o n s t a n c e s , l\u2019administration municipale souhaite agir avec prudence.Le surplus d\u2019exercice de 5,4 millions $ enregistré en 2019 sera conservé pour atténuer les impacts de la COVID-19, ont récemment convenu les élus.Bon nombre de projets prévus en 2020 au programme triennal d\u2019immobilisation sont maintenus, mais trois d\u2019entre eux sont retirés.Ce n\u2019est pas cette année qu\u2019une réserve sera créée pour l\u2019aménagement d\u2019un carrefour giratoire à l\u2019intersection des rues Mountain et Richard-Frost, qu\u2019une clôture sera remplacée au stade Napoléon-Fon- taine ou que de l\u2019affichage sera réalisé au centre-ville.Des économies de 1,2 million $ seront ainsi réalisées, note le conseiller municipal et président du comité des finances, Jocelyn Dupuis.Le début des travaux de la première phase du chantier de réaménagement du centre-ville est aussi repoussé à 2021.Le report des échéances de taxes foncières s\u2019est par ailleurs traduit, à court terme, par une baisse de revenus.« Normalement, on attendait environ 14 millions $ le 22 avril.On a reçu seulement 4,6 millions $.Il y a quand même des gens qui ont décidé de ne pas reporter leur paiement.Mais lorsque le comité des finances a pris cette décision-là, il était conscient qu\u2019il y aurait un coût relié au report du paiement de taxes », relève le DG de la Ville.MISES À PIED ET RAPPELS En contrepartie, les mises à pied réalisées au sein du personnel de la Ville, dont plusieurs auprès d\u2019employés permanents, se sont traduites par des économies sur la masse salariale.Ces économies n\u2019étaient toutefois pas l\u2019objectif recherché, insiste Michel Pinault.Cette décision a été prise afin de respecter les consignes émises par le gouvernement québécois, rappelle-t-il.« Les recommandations gouvernementales étaient de maintenir les services essentiels.On a vraiment gardé les gens qui oeuvraient à ces services pour les citoyens.Ce n\u2019était pas une question monétaire de mettre les gens à pied, parce que ça n\u2019a pas été plaisant de le faire », renchérit Jocelyn Dupuis.Près de 200 employés de la Ville, soit 46 % du personnel, ont été mis à pied de façon temporaire et sans solde.Cela dit, certains ont commencé à être rappelés au travail.Plus d\u2019une quinzaine d\u2019employés des travaux publics, sur les 24 mis à pied, ont repris le boulot.Même chose pour plus d\u2019une dizaine de cols blancs, notamment au service d\u2019urbanisme, alors que celui-ci est très sollicité par les citoyens à cette période-ci de l\u2019année.« On fait aussi les rappels (d\u2019employés) au rythme des annonces du premier ministre François Legault.La reprise des chantiers de construction résidentielle a par exemple incité le rappel du personnel technique affecté à ces tâches-là », note le directeur général de la Ville.«Des pertes de revenus sont incontournables» Le président du comité des finances, Jocelyn Dupuis.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST 0038674 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 9 FINANCES MUNICIPALES ET PANDÉMIE CYNTHIA LAFLAMME cynthia.laflamme@lavoixdelest.ca Initiative de journalisme local LAC-BROME \u2014 La Ville de Lac- Brome pourrait devoir piger dans son surplus accumulé non affecté pour garder son budget équilibré à la fin de l\u2019année.La situation n\u2019est cependant pas aussi désespérée que dans les grands centres.La municipalité pourra faire des économies de dépenses durant la crise de la COVID-19, puisque plusieurs événements ont été annulés, comme le Tour du lac Brome, Canard et gourmandises, le Tour des arts et le Festival du cinéma.« Ce sont tous des événements qu\u2019on supportait financièrement, indique Gilbert Arel, directeur général de Lac-Brome.On doit être près de 100 000 $ d\u2019économie.Les dépenses qu\u2019on va économiser en tourisme et en loisirs vont être investies à d\u2019autres niveaux pour aider nos contribuables.» Des projets pourraient également être décalés si les autorisations gouvernementales se font attendre.L\u2019administration anticipe d\u2019un autre côté des pertes de revenus se situant entre 300 000 $ et 400 000 $.« On spécule que les droits de mutation [NDLR : taxe de bienvenue] vont être plus petits que ce qui est prévu au budget parce qu\u2019on pense que le marché immobilier va être plus lent cette année, illustre M. Arel.Mais encore là, les chiffres depuis le début de l\u2019année démontrent qu\u2019on n\u2019est pas si pire à ce niveau-là.En date du 12 mars, ça allait bien, l\u2019économie roulait à fond.En mettant le taux d\u2019intérêt à zéro à partir du 1er juin jusqu\u2019au 30 septembre, on pense que ce sont des pertes de revenus d\u2019intérêts de plus ou moins 40 000 $.» Si ces scénarios se réalisent, le budget sera équilibré grâce au surplus accumulé.Le conseil municipal a également approuvé, lundi dernier, l\u2019augmentation de la marge de crédit, qui passera de 1 M $ à 4 M $.Il s\u2019agit d\u2019un coussin de sécurité au cas où les 3,7 M $ en revenu de taxes prévus à la mi-juin se font attendre, puisque les opérations courantes de la Ville se poursuivent.LAC-BROME Le surplus accumulé comme coussin SUTTON \u2014 La pandémie de la COVID-19 aura des répercussions sur les finances de Sutton.Déjà, des dépenses supplémentaires totalisant près de 30 000 $ ont été effectuées.« Non seulement on n\u2019a pas d\u2019entrée de fonds, mais on a aussi des dépenses supplémentaires, confirme le directeur général de la municipalité, Pierre Largy.Ce n\u2019était évidemment pas prévu et il y a encore beaucoup d\u2019inconnu.» Le calcul des intérêts pour retard de paiement de taxes a été reporté de 100 jours.L\u2019administration demande aux citoyens qui peuvent payer de le faire à la date convenue, soit à la mi-mai, afin de permettre à la Ville d\u2019avoir une entrée d\u2019argent pour les opérations courantes.La municipalité espère que de 60 à 70 % des contribuables feront leur paiement comme convenu.Dans le cas contraire, le fardeau fiscal de Sutton augmentera.« Ce report fait en sorte qu\u2019on s\u2019attend à ce que nos frais de financement temporaire [NDLR : utilisation de la marge de crédit] augmentent », indique M.Largy.L\u2019estimation des répercussions de la crise est « une image approximative et en évolution, poursuit-il.Actuellement, on a des dépenses directes qu\u2019on a engagées d\u2019un peu moins de 30 000 $.On estime que le report des paiements de taxes va créer un manque à gagner d\u2019environ 40 000 $.On travaille sur un plan de relance économique et c\u2019est possible que, là aussi, on ait des investissements à faire.» Pour garder un budget équilibré, la Ville pourrait piger dans son surplus accumulé, tout en se gardant un bas de laine pour d\u2019autres imprévus.De plus, « on s\u2019attend à avoir une certaine aide du gouvernement », soutient le maire Michel Lafrance.Les élus ont résolu de faire une demande d\u2019aide financière aux gouvernements de Québec et d\u2019Ottawa, lundi dernier.CYNTHIA LAFLAMME SUTTON Pas d\u2019entrées de fonds et plus de dépenses Gilbert Arel, directeur général de Lac- Brome \u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST pepiniereabbotsford.com En vigueur jusqu\u2019au 12 mai 2020 Spéciaux de la Semaine le plus vendu en région Hydrangea phantom sur tige jardinières suspendues \u2022 12 pouces \u2022 bégonias rieger 7697$ 450 379 5777 605 Principale, St-Paul-d\u2019Abbotsford Heures d\u2019ouverture lundi au vendredi 9h à 19h Samedi 8h à 17h, dimanche fermé À partir de 7999$ 2297$ spécial engrais à gazon Botanix \u2022 Qualité supérieure \u2022 4 traitements de 10 kg couvre sol vivaces \u2022 boîte de 9 1297$ spécial rég.: 1999$ Service de cueillette à l\u2019auto ou livraison 450.379.5777, poste 343 0038944 SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 10 granby.ca Merci aux organismes communautaires ! Organismes membres de la Corporation de Développement Communautaire de la Haute-Yamaska 0039042 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 11 0039043 granby.ca Pour être informé ou simplement pour jaser ! Ligne de bienveillance du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h.Pour en savoir plus sur : ce qui est ouvert ou fermé : l\u2019offre des différents services municipaux ; pour avoir une simple discussion.Une équipe fera des appels de courtoisie.Vous pouvez également nous téléphoner au 450 361-6111.POUR TOUTE URGENCE, COMPOSEZ LE 9-1-1 à l ecoute! Granby 450 361-6111 SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 12 FINANCES MUNICIPALES ET PANDÉMIE JEAN-FRANÇOIS GUILLET jean-francois.guillet@lavoixdelest.ca Chaque municipalité a sa propre réalité concernant la COVID-19 e t l e s d é p e n s e s q u i s\u2019 y ra t- tachent.À Bromont, on estime que la facture devrait avoisiner 250 000 $.Bien qu\u2019importante, cette somme ne devrait pas avoir d\u2019impact sur le budget de la Ville et sur ses projets majeurs à venir en 2020.Dès le début de la crise sanitaire, la municipalité de Bro- mont s\u2019est mise en mode action, multipliant les mesures pour tenter de freiner la propagation du coronavirus et épauler ses citoyens.Chaque jour amène toutefois son lot de surprises et de nouvelles dépenses, a confié le maire Louis Villeneuve.« C h a q u e j o u r, o n a t t e n d avec impatience les nouvelles annonces des gouvernements.On se sent comme la boule dans la machine à boules, a-t-il illustré.On ne sait jamais sur quel flipper on va tomber.On doit constamment s\u2019ajuster.» CINQ GRANDS AXES Les mesures adoptées à Bro- mont sont regroupées dans cinq grands axes.L e p r e m i e r c o n c e r n e l e s mesures sociales.La Vil le y a consenti une enveloppe de 35 000 $.« Ça concerne entre autres le centre de dépannage (Margue- rite-Dubois).On a acheté des congélateurs, des repas préparés pour les commerçants.Mais la somme n\u2019est pas complètement utilisée.On va y aller selon les besoins ponctuels », a dit le maire.Le second créneau est l\u2019acquisition de matériel sanitaire.On y a injecté 60 000 $.Ce montant a notamment servi à acheter une unité de décontamination pour le service de police local ,ainsi que des produits de désinfection pour les bâtiments, des véhicules et des équipements.L\u2019acquisit ion de matériel de communication en fai t également partie.On parle entre autres d\u2019écrans mobiles placés près des épiceries, des affiches et des envois postaux pour informer la population à propos de la COVID-19.L e s m e su re s d e d i st a n c ia - tion constituent le troisième sous-groupe.Bromont a investi 50 000 $ pour l\u2019achat de panneaux de type « plexiglas » et leur installation.À cela s\u2019ajoutent des masques et autres équipements de protection pour les employés municipaux.Le quatrième volet est lié aux mesures fiscales.Principalement, les reports de taxes « de plus de six mois », pour permettre aux citoyens de souffler un peu.Encore là, cette mesure prive Bromont de 50 000 $.Depuis le début de la pandémie, policiers et pompiers prévention- nistes sont à pied d\u2019œuvre sur le terrain.Plusieurs d\u2019entre eux ont dû faire des heures supplémentaires.Ces salaires excédentaires s\u2019élèvent à 55 000 $.COUPURES La facture totale spécifique à la COVID-19 s\u2019élève donc à 250 000 $ à Bromont.Une partie de ce montant a été puisé à même le budget prévu pour certains évé- nements annulés en raison de la crise.Le reste provient du surplus accumulé de la Ville.Louis Villeneuve a toutefois tenu à se faire rassurant, il n\u2019y a pas lieu de paniquer.« Pour l\u2019instant, ça va.Ce n\u2019est pas une somme alarmante.Au cours de l\u2019année, on devra couper dans les nice to have.Pour ce qui est de l\u2019ensemble du budget, il n\u2019y a rien qui change.» Or, plusieurs interrogations persistent quant à la reprise économique.« En ce qui concerne potent i e l l e m e n t l e s t r a v a u x d e construction, il y aura peut-être une poussée inflationniste qui viendra gonfler les coûts dans certains de nos projets.Ça pourrait faire en sorte qu\u2019on reporte certaines choses », a mentionné le maire.L\u2019a r r ê t d e s c h a n t i e r s d e construction, résidentiels, commerciaux et industriels, aura également une incidence sur les finances de la Ville, qui tire une grande partie de ses revenus via la taxe de mutation.« Il y a encore une partie d\u2019incertitude.Plus la pandémie et les mesures qui s\u2019y rattachent s\u2019étirent, plus on ajoutera des dépenses, a indiqué Louis Villeneuve.Mais pour le moment, on voit les jours à venir avec optimisme.» BROMONT «?On devra couper dans les nice to have?» «Pour l\u2019ensemble du budget, il n\u2019y a rien qui change», a indiqué le maire de Bromont, Louis Villeneuve.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST Farnham Waterloo Granby 450 293 5115 450 539-1733 450 777-3368 www.denturologistebissonnette.com Cliniques de denturologie Rémi Bissonnette 3 denturologistes à votre service Pour vos besoins en prothèses dentaires partielles, complètes et sur implants 0016095 0038289 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 13 Québec.ca/relance La relance graduelle des activités des divers secteurs économiques et des entreprises est une responsabilité partagée.Chacun a son rôle à jouer pour que tout reste harmonieux et sécuritaire.Pour reprendre graduellement les activités en toute sécurité, on continue de se protéger. SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 14 FINANCES MUNICIPALES ET PANDÉMIE ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca La situation particulière de la municipalité de Shefford lui permet de respirer malgré la crise qui sévit depuis près de deux mois.Le maire Éric Cha- gnon en est bien conscient.Avec ses quelque 7300 habitants, Shefford a beau être la deuxième municipalité la plus populeuse de la Haute-Yamaska derrière Granby, elle ressent peu les affres de la pandémie.« Je comprends que d\u2019autres villes, comme Granby ou Bromont par exemple, n\u2019ont pas la même réalité que la nôtre.Étant donné qu\u2019on est surtout résidentiel et qu\u2019on n\u2019offre pas de services importants, l\u2019impact est minime.Mais on est bien conscients que c\u2019est une période difficile pour tout le monde.Je suis content pour nous, mais je sympathise avec les autres municipalités plus affectées », fait remarquer M.Chagnon.Le principal impact financier de la COVID, dit-il, touchera les revenus d\u2019intérêts sur les paiements de taxes en retard.« On pouvait recevoir environ 68 000 $ annuellement.Cette année, en ayant annulé ces intérêts pour aider les gens, on pourrait perdre un montant similaire.» Il ajoute que les dépenses salariales demeurent les mêmes, car aucun employé n\u2019a été mis à pied depuis le début du confinement.La mise en place d\u2019une ligne d\u2019aide n\u2019a pas non plus nécessité d\u2019effectifs supplémentaires, selon lui.Quant aux travaux d\u2019infrastructures prévus en 2020 sur le territoire de Shefford, dont le chemin Picard, ils devraient tous être réalisés, « à moins de changements de dernière minute ».« Et peut-être que certains contrats de voirie qui seront accordés pour l\u2019été coûteront plus cher si les entrepreneurs doivent respecter des mesures supplémentaires à cause de la COVID, mais je ne le sais pas encore.» Par ailleurs, l\u2019annulation de toutes les activités de loisirs pour les prochains mois n\u2019aura pas d\u2019effet direct sur les finances municipales.« On chargeait aux gens ce que ça nous coûtait et la location de salles était gratuite, alors il n\u2019y a ni pertes ni revenus.Ce sont les citoyens qui sont perdants, car il n\u2019y aura aucun événement organisé cet été », déplore-t-il.Peu d\u2019impact à Shefford Le maire de Shefford, Éric Chagnon \u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST Selon ses estimations, la Ville de Waterloo pourrait afficher un manque à gagner de 82 000 $ en raison de la pandémie.Le directeur général de la municipalité, Louis Verhoef, explique ce montant par des dépenses supplémentaires de 298 000 $, cependant amoindries par des économies de l\u2019ordre de 216 000 $.Selon lui, d\u2019autres charges d\u2019environ 32 000 $ devraient s\u2019ajouter prochainement.Celles-ci couvriront notamment l\u2019achat de masques, de visières et de cloisons de protection pour l\u2019hôtel de ville et les bureaux de la Société de l\u2019assurance automobile du Québec.Le conseil se prononcera à ce sujet lors de sa prochaine séance.M.Verhoef explique que la crise a une incidence plus marquée sur la Cour municipale en raison de la baisse des constats d\u2019infraction.« C\u2019est un service essentiel qu\u2019on ne peut pas fermer.Généralement, ça s\u2019autofinance grâce aux frais de cour, mais là, un déficit est à prévoir.» Le report du paiement des taxes foncières et l\u2019annulation des frais de retard de paiement (qui sont passés de 12 % à 0 % d\u2019intérêt) auront aussi un impact sur les finances de la Ville, ajoute-t-il.Du côté des loisirs et des revenus de location, on a remboursé aux participants les cours qui n\u2019ont pu être offerts.Les ligues de hockey qui louaient l\u2019aréna ont été soit remboursées, soit créditées après la fermeture de l\u2019endroit.Le gestionnaire s\u2019attend par ailleurs à ce que l\u2019important chantier prévu dans les rues Western et Mario subisse les contrecoups des événements des derniers mois.« Il n\u2019est peut-être pas trop tard pour cet été.mais il se peut qu\u2019on doive le reporter en 2021.» Somme toute, les nouvelles ne sont pas si alarmantes, dit M.Verhoef.« On n\u2019a pas vraiment d\u2019inquiétudes au plan financier.On pense bien être en mesure de boucler l\u2019année avec un budget équilibré.» ISABEL AUTHIER Waterloo s\u2019en tire bien CARTE-LOISIRS EN LIGNE Il est maintenant possible de renouveler ou d'obtenir une carte-loisirs en complétant un formulaire en ligne! granby.ca/carte-loisirs Pour toute question, il est possible d'obtenir du soutien téléphonique du lundi au vendredi, de 9 h à 12 h et de 12 h 30 à 16 h, au 450 375-4661.granby.ca 0039070 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 15 INFO- SIGNALEMENT FORMULAIRE DE SIGNALEMENT D\u2019ACTES NON SÉCURITAIRES Un outil pour aviser le Service de police de toute situation non urgente, mais soulevée par la population sur le non-respect des mesures sanitaires en lien avec la COVID-19.Formulaire à remplir en ligne au granby.ca/police POUR TOUTE URGENCE, COMPOSEZ LE 9-1-1 0039044 SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 16 « «LA VOIX DES LECTEURS Directeur général CHRISTIAN MALO Rédactrice en chef ISABELLE GABORIAULT opinions Réouverture des écoles : les plus vulnérables en feront les frais La récente décision du gouvernement de rouvrir les écoles semble, en grande partie, motivée par le souci de protéger les enfants et les jeunes les plus vulnérables.Au lieu d\u2019agir comme facteur de protection, nous redoutons qu\u2019elle exacerbe leurs difficultés.Si le retour à l\u2019école se veut une mesure de soutien destinée principalement aux jeunes en difficulté, encore faut-il que ces mesures n\u2019aient pas l\u2019effet contraire de générer de l\u2019anxiété quant à la capacité de ces jeunes de récupérer certaines notions académiques pour, peut-être, réussir leur année scolaire.On individualise ici le problème des difficultés scolaires et on fait reposer sur le jeune et sa famille l\u2019entière responsabilité de sa réussite, sans égard au contexte dans lequel ils vivent.Ces jeunes risquent de se retrouver seuls face à leurs difficultés avec des moyens largement insuffisants pour les surmonter.Les conditions d\u2019apprentissage ne sont pas favorables, que ce soit au primaire ou au secondaire, à l\u2019école ou dans les milieux familiaux.Pensons aux jeunes qui n\u2019ont pas ou peu de soutien de leurs parents à la maison, qui ne maîtrisent pas la langue française, dont les parents doivent travailler.Ou à ces jeunes qui doivent aider leurs parents, s\u2019occuper de leurs frères et sœurs ou encore travailler pour soutenir leur famille.Bien que le contexte actuel pose un lot de défis inédits, les mesures mises en place ne doivent pas être un amplificateur des inégalités sur le terrain de l\u2019éducation.L\u2019ÉDUCATION À DISTANCE, ACCESSIBLE POUR TOUS ?Force est de constater que les initiatives instaurées pour assurer une éducation à distance ont délaissé les élèves vivant des difficultés scolaires.Bien que nous saluons le prêt de plus 15 000 tablettes avec un accès internet ainsi que le prêt d\u2019appareils électroniques du réseau scolaire, il est nécessaire de rappeler que tous les jeunes ne sont pas égaux devant les technologies numériques.L\u2019éducation à distance et la supposée opportunité de rattrapage scolaire demandent une importante autonomie de travail dont tous les jeunes ne disposent pas.C\u2019est pour ces raisons que l\u2019on demande au ministre de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur, Jean- François Roberge, de reculer sur la tenue d\u2019évaluations d\u2019ici la fin de l\u2019année scolaire.PAS SI VOLONTAIRE CE RETOUR À L\u2019ÉCOLE\u2026 Enfin, on nous laisse penser que les parents pourront volontairement envoyer leurs enfants à l\u2019école.Cette affirmation fait abstraction de la réalité du milieu du travail.On peut imaginer que tous les employeurs n\u2019auront pas la même souplesse devant des parents souhaitant garder leurs enfants à la maison et que certains exigeront le retour au travail.La décision du ministre n\u2019offre pas une solution collective, mais se pose en termes de défis individuels dont les parents dans des situations d\u2019emplois précaires seront les premières victimes.La reprise du système de l\u2019éducation doit être accompagnée d\u2019un réel plan d\u2019action qui offre de vraies solutions en réponse aux besoins de TOUS les jeunes sans laisser de côté ceux qui éprouvent des difficultés, et tenant compte des conséquences générées par la crise.#OCDL #PERSONNEDECÔTÉ Véronique Thibault et Mélanie Marsolais Présidente et directrice générale du Regroupement des organismes communautaires de lutte au décrochage Une fête des Mères en confinement La fête des Mères est à nos portes.Je ne peux m\u2019empêcher de penser à toutes ces mamans qui la passeront seules.Surtout les plus âgées déjà dépossédées de plusieurs choses par cette pandémie.Oui, les personnes âgées ont payé cher le prix de cette pandémie, parce que le système de santé, déjà fragile à force de négligence, risquait de rompre.Chaque saison de grippe, c\u2019est le chaos.Ça déborde de partout, alors imaginez pendant une pandémie! Pourtant, on savait que ça allait arriver.Ce n\u2019était pas une question de «si», mais de «quand».Dans les CHSLD, ce n\u2019est pas les résidents, la plupart très handicapés mentalement ou physiquement, qui ont fait entrer la COVID-19 ni les proches aidants (on leur a immédiatement interdit l\u2019accès).On s\u2019est privé de leur aide précieuse au lieu de leur fournir des mesures de protection et l\u2019équipement nécessaires.Des milliers de travailleurs ont fui ou sont tombés malades pour cette même raison.C\u2019est pourtant le rôle de nos gouvernements et de nos experts de prévoir et de protéger le public.D\u2019être prêts.Ça ne donne rien de les blâmer.On ne peut pas revenir en arrière, mais chacun aura à faire son examen de conscience.J\u2019espère juste qu\u2019on apprendra de nos erreurs! Reste que tout cela est tellement injuste! Aucun autre groupe n\u2019a été autant ciblé, autant discriminé, que les personnes de 70 ans et plus.Des personnes autonomes avec toutes leurs facultés ont été enfermées pendant deux mois seulement parce qu\u2019elles étaient âgées.Celles qui vivaient dans leur maison ou dans des appartements réguliers et qui sortaient faire leurs courses se faisaient regarder de travers.Les médias n\u2019ont pas aidé, en nous montrant les pires têtes dures, les exceptions.Ça se vend mieux que les bons exemples.Mais n\u2019oublions pas qu\u2019il y a des têtes dures et des cons dans tous les groupes d\u2019âge.Si tu n\u2019as pas d\u2019allure à 20 ans, tu ne seras pas mieux à 70 ou 80 ans! On s\u2019est permis de les discriminer pour les protéger?Pour protéger un système défaillant?On pense qu\u2019à 70 ans, même en bonne santé mentale, on devient soudainement idiot et incapable de suivre les consignes comme les autres?Tout le monde doit suivre les consignes de non-rassemblements, diminuer les contacts au minimum en sortant le moins possible et respecter une distance de deux mètres entre les gens, etc.Combien de nous n\u2019avons pas mis le nez dehors depuis deux mois en restant seuls dans un appartement?Très peu, à part les vieux, ont vécu un isolement semblable.La majorité d\u2019entre nous était isolée en compagnie de quelqu\u2019un d\u2019autre.Nous avons pu aller marcher, travailler sur nos terrains et faire nos courses sans nous faire dévisager.Parce qu\u2019on était mal préparés, apeurés et mal équipés, on a dépossédé des gens de leur liberté, de leur dignité.On les a infantilisés.On en a fait notre propriété en les appelant NOS personnes âgées, en les prenant en charge et en décidant pour eux de ce dont ils avaient besoin.Au Québec, on est supposément ouverts et respectueux des différences.C\u2019est comme ça qu\u2019on traite une partie de nos citoyens?Au Québec, c\u2019est épeurant de vieillir.J\u2019espère qu\u2019on va changer les choses, car un jour, ce sera notre tour.Dans 20, 40 ou 60 ans, ce sera notre tour! Bonne fête des Mères à toutes les mamans et à celles qui ont joué ce rôle! Isabelle Fournier Granby \u2014 PHOTO 123RF laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 17 *Avec les rabais de fidélité de 1.5% pour les camions et de 2% pour les autos.Certaines conditions s\u2019appliquent, 260 paiements, 100 000km inclus, 0,12$ du km excédentaire.Voyez un représentant de Chagnon Honda pour plus de détails.1711, rue Principale, Granby 450 378-9963 Marylène cliente et dir.des services de santé en CHSLD Duval Chantal cliente et infirmière clinicienne Paquette Parce qu\u2019on vous apprécie! vous offre.Vous pourriez obtenir un taux aussi bas que Report de paiement disponible sur financement* 0%* 20 045$ 49$ 0$ PDSF /Sem.location 60 moiS.D\u2019accomPte PDSF location à Partir De CiviC DX 2020 Crv 2rm 2020 1 000$ avec le rabaiS FiDélité De avec le rabaiS FiDélité De 30 605$ 78$ 0$ location à Partir De /Sem.location 60 moiS.D\u2019accomPte 750$ SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 18 FINANCES MUNICIPALES ET PANDÉMIE CYNTHIA LAFLAMME cynthia.laflamme@lavoixdelest.ca Initiative de journalisme local La Ville de Cowansville ne prévoit pas un énorme manque à gagner en raison des frais supplémentaires et des revenus perdus provoqués par la crise sanitaire.Si l\u2019économie repart en septembre, les pertes pourraient se chiffrer entre 200 000 $ et 300 000 $.Des baisses de revenus sont prévues surtout au niveau des loisirs, souligne Josée Tassé, directrice des finances et de la trésorerie.La situation est beaucoup moins alarmante à Cowansville que dans les grands centres qui ont des réseaux de transports en commun.« J\u2019ai fait des hypothèses en considérant que la reprise se ferait à l\u2019automne.Je n\u2019ai inclus aucune inscription pour les activités de loisir, sauf le camp de jour.Dans les activités de loisir, il y a par exemple les cours de natation dont les sessions de printemps et d\u2019été ont été annulées.J\u2019avais des ententes intermunicipales pour les activités, des protocoles scolaires pour l\u2019utilisation de nos infrastructures, la location de la glace, les activités en gymnase.» Tous ces revenus ne pourront pas regarnir les coffres.Par ailleurs, la Ville ne facture pas d\u2019intérêts si l\u2019échéance du 22 avril pour le paiement des taxes n\u2019est pas respectée.En matière de dépenses, des commandites n\u2019auront pas à être payées par l\u2019administration en raison de l\u2019annulation d\u2019événements.Les constats d\u2019infraction se font aussi plus rares.Mme Tassé explique que des économies seront faites dans diverses dépenses, notamment dans le report de certains projets.« COVID oblige, il y a des choses qui vont devoir être repoussées dans le temps.» Pour équilibrer le budget, « il y a possibilité de voir s\u2019il y a des dépenses qu\u2019on peut rationaliser avant de piger dans le surplus accumulé.» COWANSVILLE Des baisses de revenus prévues au niveau des loisirs La crise sanitaire ne devrait pas avoir d\u2019impact majeur pour Cowansville.\u2014 PHOTO ALAIN DION 180 JOURS PRÊT DE CONTENEURS + contenants SERVICE DE RAMASSAGE POUR GROS VOLUME ACHAT DE MÉTAUX FERREUX ET NON FERREUX Lundi au vendredi 7h30-17h00 metauxdoucet.com 8h00 à 5h00 0034728 0039086 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 19 0039195 lafae.qc.ca Joignez-vous à nous et exigez du gouvernement qu\u2019il assure la sécurité de vos enfants et des adultes qui travaillent auprès d\u2019eux.Depuis que le gouvernement a annoncé la réouverture des écoles, nous, les profs de l\u2019école publique, demandons que toutes les mesures de sécurité soient mises en place.Ainsi, nous travaillons pour protéger vos enfants et vous protéger vous aussi.Parce qu\u2019il n\u2019y a pas de chance à prendre avec la COVID-19.Réouverture des écoles MESURESÀMETTRE EN PLACE POUR UN RETOUR EN CLASSE SÉCURITAIRE Respect intégral de certaines mesures d\u2019hygiène \u2022 Les salutations sont faites sans contact physique.\u2022 Les récréations et les déplacements sont e?ectués en alternance entre les groupes.\u2022 Le partage d\u2019objets est évité au maximum entre les personnes (crayons, jouets, outils, cahiers, vaisselle, ustensiles, etc.).\u2022 Le transport d\u2019objets entre l\u2019école ou le centre et la maison est limité au maximum.\u2022 Les élèves et les membres du personnel apportent leur propre repas à l\u2019école.\u2022 Le télétravail est priorisé dès que la présence du personnel de l'école ou du centre n\u2019est pas requise, notamment en raison de l\u2019absence des élèves.Réaménagement sécuritaire des locaux \u2022 Le nombre d\u2019enfants par groupe, le ratio élèves- enseignants et l\u2019organisation physique des locaux respectent la norme de distanciation physique de 2 mètres.\u2022 Des repères visuels sont placardés dans l\u2019école ou le centre pour rappeler les règles de distanciation sociale et d\u2019hygiène.\u2022 Certaines installations, telles les bibliothèques, les laboratoires d\u2019ordinateurs et les gymnases, sont fermées.\u2022 L\u2019accès aux modules de jeux est interdit.Interdiction de se présenter dans l\u2019établissement pour certaines personnes \u2022 Les personnes présentant des symptômes compatibles avec la COVID-19, tels que la ?èvre, la toux, les di?cultés respiratoires ou la perte d\u2019odorat sans congestion nasale.\u2022 Les personnes ayant reçu la consigne de s\u2019isoler par la direction régionale de santé publique.\u2022 Les personnes ayant reçu un diagnostic d\u2019infection à la COVID-19.\u2022 Les personnes ayant été en contact étroit avec un cas con?rmé de COVID-19.\u2022 Les personnes de retour de voyage, tant que la période d\u2019isolement n\u2019est pas terminée.Respect desmesures d\u2019hygiène et de salubrité appropriées \u2022 Du matériel de sécurité est mis à la disposition du personnel en nombre su?sant (couvre-visage, gants, visière, blouse, thermomètre permettant la prise de température sans contact).\u2022 Des solutions hydroalcooliques, du savon et du papier à main jetable sont à la disposition des élèves et du personnel.\u2022 Des lavabos sont en nombre su?sant pour procéder au lavage des mains pendant la journée.\u2022 L'hygiène des mains est obligatoire : \u2022 à l\u2019entrée de l\u2019école ou du centre; \u2022 avant et après chaque pause ou récréation; \u2022 avant et après la consommation de nourriture; \u2022 après s\u2019être mouché; \u2022 à la sortie de l\u2019école ou du centre.\u2022 Des mouchoirs sont mis à la disposition des élèves et du personnel pour respecter les principes d'étiquette respiratoire.\u2022 Les mouchoirs sont jetés dans une poubelle avec couvercle sans contact immédiatement après avoir été utilisés.\u2022 Les locaux sont nettoyés quotidiennement ou plus fréquemment si les activités qui s\u2019y tiennent l\u2019exigent.\u2022 Les salles de bain et les surfaces touchées régulièrement sont nettoyées avec les produits nettoyants habituels plusieurs fois par jour (poignées de porte, interrupteurs, bureaux de travail, équipements d\u2019ordinateur, micro-ondes, outils, fontaines d'eau, robinets, etc.).\u2022 Les objets partagés par plusieurs élèves sont nettoyés entre chaque utilisation. SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 20 ACTUALITÉS NICOLAS BOURCIER nicolas.bourcier@lavoixdelest.ca La légende raconte que l\u2019école secondaire Joseph-Hermas-Le- clerc (JHL) s\u2019est construite autour du surveillant Gilles Rioux, déjà installé sur son podium à l\u2019entrée principale.Après 30 années à marquer le quotidien de centaines de «?grands et de grandes?», l\u2019heure de la retraite a sonné pour le bien- aimé gardien.Gilles Rioux a fait son entrée comme gardien à l\u2019école en mars 1990, alors qu\u2019il avait 43 ans.La retraite s\u2019est imposée un peu plus rapidement que prévu en raison du coronavi- rus, puisque M. Rioux se retrouve, à 73 ans, parmi les personnes plus à risque de développer des complications.S\u2019il a décidé de rester aussi longtemps, c\u2019est qu\u2019il adorait son travail, il se plaisait avec les élèves et le personnel.Il n\u2019avait pas encore considéré la retraite, puisqu\u2019il estimait être « trop jeune pour rester entre quatre murs».« On surveillait beaucoup de choses : la drogue, le bris de matériel, les graffitis, la circulation.Il y avait toutes sortes de choses qui entraient en ligne de compte », dit-il.Son expérience a été rassurante pour le directeur Christian Lacourse lorsque ce dernier est arrivé à JHL il y a sept ans.« C\u2019est quelqu\u2019un sur qui tu peux te fier et qui connait l\u2019école inside and out, dans toutes ses particularités.Sa première préoccupation c\u2019était vraiment de servir l\u2019école puis d\u2019être présent pour les jeunes, mais aussi pour les adultes puisqu\u2019ils étaient là le soir pour accueillir les activités de la Ville », souligne le directeur, qui se rappelle de la visite guidée que M. Rioux lui a faite de l\u2019école lors de son entrée en poste.« L\u2019histoire de JH, il la connaît par cœur », assure-t-il.M. Rioux aimait tellement JHL que lorsque l\u2019école a procédé à un changement de firme de sécurité, il n\u2019a pas hésité à appliquer pour l\u2019entreprise qui prenait le relais, même si cela repartait le compteur de son ancienneté et de ses privilèges.BONSOIR LES SPORTIFS Nombreux sont les anciens élèves qui gardent encore aujourd\u2019hui un souvenir avec le valeureux gardien.Parmi eux, plusieurs sportifs ayant porté l\u2019uniforme des Incroyables qui l\u2019ont côtoyé lors de leurs entraînements et compétitions après la journée d\u2019école.« Étant donné qu\u2019il a longtemps commencé sur un shift de soir, ça nous permettait, les joueurs de football, de pouvoir le voir un peu avant d\u2019aller sur le terrain et encore lorsqu\u2019on devait quitter vers 18h.M. Gilles était toujours là pour nous accueillir avec son grand sourire et nous dire un \u201csalut mon grand, bonne journée, on se voit demain\u201d », se rappelle Jazen Borduas, qui a fréquenté JHL de 1998 à 2003 comme étudiant avant d\u2019y revenir comme entraîneur de football d\u2019abord, puis comme éducateur spécialisé en classe Indigo.L\u2019image d\u2019un homme véritablement à l\u2019écoute et passionné par son travail ressort lorsque des anciens le racontent.« M. Gilles a été quelqu\u2019un de marquant pour plusieurs générations étant donné sa longévité », dit M. Borduas.C\u2019est le cas d\u2019Élizabeth Larose, qui a été diplômée en 2017.À sa dernière partie de flag football, elle s\u2019est cassé une cheville et le ménisque d\u2019un genou.« Il est venu me chercher dans le fin fond du bois avec une chaise roulante, dans la garnotte, c\u2019était l\u2019enfer, mais il a été capable de me traîner.C\u2019était vraiment drôle », se souvient-elle.UN HOMME RESPECTÉ « Même si c\u2019était un homme d\u2019une autre génération, il savait s\u2019adapter à la réalité des jeunes et s\u2019y mouler, tout en continuant à se faire respecter et en prônant de bonnes valeurs, mentionne Jazen Borduas.Il a dû intervenir auprès de mes joueurs de football l\u2019automne dernier puisqu\u2019ils étaient un peu trop tannants.L\u2019intervention était très adéquate, tellement que les jeunes ont décidé par la suite d\u2019aller s\u2019excuser auprès de lui, parce que c\u2019est quelqu\u2019un qui impose le respect.» Même son de cloche du côté de Juan Rincon, diplômé en 2014.« C\u2019est un homme qui marchait droit et quand il disait quelque chose, tu l\u2019écoutais.Mais c\u2019était aussi un être très généreux dans son énergie, il rayonnait dans ses salutations très chaleureuses, tu te sentais respecté malgré la position d\u2019autorité dans laquelle il était », dit-il.C\u2019est sa prestance qui imposait le respect, selon le directeur Lacourse.« Je me souviens de quelques occasions où je parlais à des jeunes et lorsque M. Rioux arrivait, tout le monde se taisait.Il avait cette prestance, cette noblesse, et le mot n\u2019est pas faible.» Les prénoms devenaient rapidement « ma grande » et « mon grand », mais il avait une mémoire impressionnante pour se souvenir des visages, « surtout les beaux visages », dit le directeur en ricanant, ainsi que la période durant laquelle une personne a évolué entre les murs de l\u2019école.Un grand sourire accroché au visage, c\u2019est d\u2019égal à égal qu\u2019il aborde les jeunes et moins jeunes qu\u2019il a côtoyés.« Il y a eu plusieurs retrouvailles ici, dit M. Rioux.Il y a des petits maudits que j\u2019aurais jamais pensé qu\u2019ils seraient devenus des avocats, des notaires et des infirmières.Aujourd\u2019hui, ce sont des gens qui sont à leur place.C\u2019est plaisant voir ça.» C\u2019est « petits maudits » étaient souvent les premiers à remercier M. Rioux pour sa droiture lors de leur bal des finissants, indique le directeur.«?AU REVOIR À UN MONUMENT?» « Quand j\u2019ai appris qu\u2019il prenait sa retraite j\u2019ai vraiment été surprise, pour moi Gilles venait en package deal avec l\u2019école », confie Élizabeth Larose, estimant qu\u2019une plaque honorifique devrait être accrochée à proximité de son fameux bureau en hommage à son implication dans l\u2019école.« De le revoir assis au même endroit, lorsqu\u2019on retournait à l\u2019école, ça te transportait à cette période de ta vie, qui est assez marquante.C\u2019est un monument qui nous fait revivre des moments que tu as pu avoir vécus.Son départ à la retraite signifie qu\u2019il faut dire au revoir à un monument », mentionne Juan Rincon, qui souhaite que M. Gilles profite de sa retraite pleinement méritée.« C\u2019est important qu\u2019il sache qu\u2019il a marqué plusieurs vies en étant sa personne et qu\u2019il prenne du temps pour lui.» « Ça fait un trou au cœur de voir quelqu\u2019un comme lui partir, c\u2019est une pièce d\u2019anthologie qui va nous manquer », dit Christian Lacourse.La pandémie occupe actuellement l\u2019agenda de la direction et des idées d\u2019hommage sont en veilleuse le temps que les choses reviennent à un semblant de normalité.« Je tiens à remercier tous mes collègues, tous les directeurs et directrices généraux et de secteurs que j\u2019ai côtoyés durant ma carrière ainsi que Pauline Demers et André Pont- briand de m\u2019avoir intégré dans leur grande famille », dit « M. Gilles ».Chose certaine, Gilles Rioux aura marqué l\u2019histoire de l\u2019école Joseph- Hermas-Leclerc, mais aussi celle de Granby, conclut le directeur.La retraite pour M.Gilles Gilles Rioux a fait son entrée à l\u2019école Joseph-Hermas-Leclerc comme gardien en mars 1990.\u2014 PHOTO JULIE CATUDAL «?Je me souviens de quelques occasions où je parlais à des jeunes et lorsque M. Rioux arrivait, tout le monde se taisait.Il avait cette prestance, cette noblesse, et le mot n\u2019est pas faible.?» \u2014 Jazen Borduas, éducateur spécialisé en classe Indigo «?C\u2019est important qu\u2019il sache qu\u2019il a marqué plusieurs vies en étant sa personne et qu\u2019il prenne du temps pour lui.?» \u2014 Élizabeth Larose, diplômé en 2017 «?Il y a eu plusieurs retrouvailles ici.Il y a des petits maudits que j\u2019aurais jamais pensé qu\u2019ils seraient devenus des avocats, des notaires et des infirmières.Aujourd\u2019hui, ce sont des gens qui sont à leur place.C\u2019est plaisant voir ça.?» \u2014 Gilles Rioux laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 21 Faire du barbecue Terminer son ménage du printemps Prendre une marche dans un sentier boisé Installer ses pneus d'été Visiter un musée virtuellement Écouter une séance du conseil municipal en ligne Faire un don à un organisme local Prendre la nature en photo Courir pendant 30 minutes Prendre un bain de soleil (tout en protégeant sa peau) Installer une mangeoire pour les oiseaux Faire un feu de joie dans un foyer conforme Lire un livre québécois Faire une promenade à vélo Consulter la page Facebook du Service de police de Granby Faire pousser une retaille de légume Mettre à jour son dossier loisir en ligne pour les inscriptions Faire une carte des mères ou des pères virtuelle Commander en ligne au marché public de Granby Cuisiner une recette végétarienne Visiter la section Divertissement du site web de la Ville Faire son jardinage annuel Écouter un épisode du balado Inspire Faire du yoga à l'extérieur durant une journée ensoleillée 0039072 SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 22 ACTUALITÉS Les photographes des six journaux membres de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i) se sont donné un défi : s\u2019imposer une thématique chaque semaine, en se détachant de l\u2019actualité.Aujourd\u2019hui, ils vous présentent des couchers de soleil d\u2019Ottawa-Gatineau à Saguenay, en passant par Granby, Sherbrooke, Trois-Rivières et Québec.Cette photo de Julie Catudal a été prise le 25 avril dernier au centre-ville de Granby.Pour découvrir le travail des photographes des autres régions, visitez le www.lavoixdelest.com ou télé- chargez notre application gratuitement.\u203a SIX RÉGIONS DANS L\u2019ŒIL DE NOS PHOTOGRAPHES 0030375 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 23 0039139 NOS DÉPARTEMENTS DE SERVICE SONT OUVERTS.LES HEURES D\u2019OUVERTURE ONT PU ÊTRE MODIFIÉES.VEUILLEZ VISITER NISSAN.CA OU LE SITE DE VOTRE CONCESSIONNAIRE LOCAL POUR CONNAÎTRE LES HEURES D\u2019OUVERTURE ACTUELLES ET PRENDRE RENDEZ-VOUS.FINANCEMENTÀPARTIRDE JUSQU'À MOIS 0%* 84 ROGUE2020 OBTENEZ JUSQU\u2019À 5000$+ de rabais à l\u2019achat au comptant sur les Rogue 2020 sélectionnés.QASHQAI 2019 OBTENEZ 4000$+ de rabais à l\u2019achat au comptant sur les Qashqai 2019 (à l\u2019exception du Qashqai S à boîte manuelle) KICKS2019 OBTENEZ 3000$+ de rabais à l\u2019achat au comptant sur les KICKS SV et SR 2019 Offres en vigueur du 1er au 31mai 2020.* Financement à partir de 0 % offert sur approbation de crédit par l\u2019entremise de NCF sur le Rogue S 2020 à traction avant, le Qashqai S 2019 à boîte manuelle et le KICKS S 2019.Le terme varie selon le modèle.Exemple de financement : Rogue S 2020 à traction avant basé sur un prix de vente de 29 428 $, financé à 0 % pendant 84mois.84 versements mensuels de 350 $ avec 0 $ en comptant initial / échange équivalent.Frais de crédit : 0 $, obligation totale : 29 428 $.Les taxes, l\u2019immatriculation, les droits spécifiques sur les pneus neufs et les assurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.+ Le rabais de 3 000 $ / 5 000 $ / 4 000 $ sera déduit du prix de vente négocié avant les taxes et s\u2019adresse uniquement aux clients qui achètent au comptant un modèle KICKS 2019 (à l\u2019exception du KICKS S) / Rogue SL 2020 / Qashqai 2019 (à l\u2019exception du Qashqai S à boîte manuelle) neuf et non-immatriculé auparavant chez un concessionnaire Nissan participant au Canada entre le 1er et le 31 mai 2020.L\u2019offre n\u2019a aucune valeur de rachat ou autre valeur, ne peut être appliquée à des transaction antérieures et ne peut être combinée aux offres de location ou de financement, ni aucune autre offre.Des conditions s\u2019appliquent.± Chez les concessionnaires participants seulement.Les offres sont sous réserve de l\u2019approbation de crédit par Nissan Canada Finance; elles peuvent être modifiées, prolongées ou annulées sans préavis.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Visitez www.choisisseznissan.ca ou communiqué avec votre concessionnaire Nissan du Québec participant pour tous les détails.Des conditions s\u2019appliquent.© Nissan Canada inc., 2020.Trouvez, configurez et achetez facilement en ligne.± Sur le Rogue S 2020 à traction avant et sur autres modèles 2019 sélectionnés. SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 24 FINANCES MUNICIPALES ET PANDÉMIE CYNTHIA LAFLAMME cynthia.laflamme@lavoixdelest.ca Initiative de journalisme local BEDFORD \u2014 « À date, ce n\u2019est pas bouleversant.On s\u2019adapte ! » Le directeur général de Bedford, Guy Coulombe, ne voit pas de grandes difficultés financières dans les mois à venir pour la municipalité.Parmi les revenus de la Ville, il y a les ententes intermunicipales et les services rendus.Les facturations sont en cours et les paiements devraient rentrer comme prévu.Il y a peu de services concernés durant la saison estivale.L\u2019aréna a été fermé plus tôt, ce qui a diminué les frais également.Les citoyens, entreprises et industries peuvent envoyer leur prochain paiement de taxes plus tard, à la mi-juillet.Aucun intérêt ne s\u2019appliquera.« J\u2019ai une certaine proportion des gens qui paient d\u2019un coup leur compte de taxes, alors ce n\u2019est pas un problème.D\u2019autres ont envoyé une série de chèques.S\u2019ils veulent qu\u2019on n\u2019encaisse pas leur chèque, ils doivent nous contacter.Pour les autres, on attend.De prime abord, l\u2019analyse qu\u2019on a faite, ce n\u2019était pas considérable pour influencer notre liquidité.» Les revenus de permis pour de nouvelles constructions sont marginaux et les droits de mutation sont évalués de façon très conservatrice lors de la planification du budget, ajoute M. Coulombe.Les dépenses liées à la COVID-19 sont minimes, également.De plus, des dépenses n\u2019auront pas à se faire cet été.« C\u2019est sûr que plusieurs activités ont été annulées.Il y a la Brocante qui devait fêter ses dix ans, le Truck \u2019N\u2019 Roll et l\u2019Expo de Bedford, par exemple, mais ce sont souvent des activités organisées par des OBNL.La Ville les supportait avec une commandite ou un certain soutien de ressources.» De petits projets pourront être reportés par la Ville si un budget déséquilibré se pointait à l\u2019horizon.Le surplus accumulé pourra également servir.Pas de bouleversement à Bedford PASCAL FAUCHER pascal.faucher@lavoixdelest.ca La crise financière qui se dessine dans les villes rend le maire d\u2019Acton Vale pessimiste.« On ne se sait pas ce que le gouvernement va faire, mais à chaque crise on pellette ça dans la cour des municipalités », soupire Éric Charbonneau.Comme ailleurs, la ville montéré- gienne de quelque 7730 habitants a pris des mesures pour compenser la baisse de revenus chez elle et chez les citoyens engendrée par le coro- navirus: report du paiement des taxes municipales, mises à pied à l\u2019hôtel de ville, travaux suspendus et services de sports et loisirs annulés.« Il y a peut-être aussi des projets qu\u2019on va laisser tomber, on n\u2019a pas le choix », dit le maire.Il ne chiffre pas non plus le manque à gagner.La construction du nouveau gymnase n\u2019est toutefois pas affectée.Y aura-t-il une hausse des taxes municipales?« On n\u2019est pas rendus là, dit M.Charbonneau.Mais c\u2019est sûr et certain que les citoyens vont payer en quelque part: si ce n\u2019est pas au municipal, ce sera au provincial ou au fédéral.» Il estime qu\u2019Acton Vale n\u2019a pas un besoin immédiat d\u2019avoir un fonds d\u2019urgence puisqu\u2019« on fait toujours la gestion de notre budget avec prudence ».Le maire ajoute que la région d\u2019Acton s\u2019en tire mieux que d\u2019autres MRC puisqu\u2019elle dépend moins du tourisme et du commerce.« Au moins 75 % des usines sont restées ouvertes, dit-il, mais beaucoup de façon réduite comme Beaulieu et Airboss.Les salaires sont moins élevés ici aussi et il y a beaucoup d\u2019employés à temps partiel, donc avec le PCU [NB: la Prestation canadienne d\u2019urgence], ça aide beaucoup.» ACTON VALE «?On pellette dans la cour des municipalités?» «?C\u2019est sûr et certain que les citoyens vont payer en quelque part, dit le maire d\u2019Acton Vale, Éric Charbon- neau.Si ce n\u2019est pas au municipal, ce sera au provincial ou au fédéral.?» \u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST Guy Coulombe, directeur général de Bedford \u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca Contrairement à des muni- c i p a l i t é s d e p l u s g r a n d e ampleur, cel les qui composent la MRC de Rouville s e ro n t s o m m e t o u t e p e u pénalisées financièrement, à en juger par les informations obtenues par La Voix de l\u2019Est auprès des directions générales.Dans les municipalités desservies par le quotidien, la principale conséquence de la pandémie et des mesures de distanciation sociale a été l\u2019annulation ou le report d\u2019événements et de spectacles prévus ce printemps ou cet été.Dans la plupart des cas, c e l a n \u2019a p a s e u d\u2019 i m p a c t financier puisque les dépôts monétaires pour garantir la tenue de ces événements n\u2019avaient pas encore été faits, a-t-on appris.À Ange-Gardien, la suspension des activités de loisirs se traduit même en économies, étant donné que la municipalité paie la commission scolaire des Hautes-Rivières au prorata des heures utilisées dans le gymnase de l\u2019école primaire Jean-XXIII et que les moniteurs et professeurs sont payés au cours donné.Comme la cour municipale et le point de service de la Société de l\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ) d e s s e r v a n t l a M R C s o n t situés à Saint-Césaire, la suspension temporaire de leurs activités a entraîné un léger déficit d\u2019opérations pour le mois d\u2019avril dans les coffres de cette municipalité.Rouville semble épargnée Julie Girardot Pour l\u2019amour de la vie, le complexe funéraire Girardot et Ménard, professionnel en rituels funéraires d\u2019exception.Étant donné les circonstances actuelles exceptionnelles, nous désirons vous aviser que nous demeurons disponibles afin de vous aider et vous conseiller dans ces moments difficiles.Soucieux d\u2019assurer la sécurité de tous, nous vous proposons de faire les rencontres d\u2019arrangements ou de préarrangements funéraires à distance, par téléphone et courriel.Vous avez des questions ?N\u2019hésitez pas à nous les communiquer, il nous fera plaisir de vous répondre.complexe@girardot-menard.com 450 372-4498 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 25 0039143 SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 26 ACTUALITÉS FANNY LÉVESQUE La Presse Les proches aidants qui visiteront un proche dans une résidence pour personnes âgées, dont les CHSLD, où il n\u2019y a pas de cas déclaré de COVID-19 ne seront pas soumis à un test de dépistage à leur arrivée.La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a confirmé la directive vendredi en commission parlementaire.La ministre Marguerite Blais a souligné que contrairement à ce qui avait été indiqué en début de semaine, il ne sera pas nécessaire de soumettre les proches aidants à un test de dépistage de la COVID-19 avant d\u2019aller au chevet de leurs proches en « zone froide ».La directive est la même pour les proches aidants qui iront en « zone chaude ».« Avec la santé publique [\u2026], on s\u2019est rendu compte que c\u2019était complexe.Premièrement, dans les milieux froids le personnel n\u2019est pas testé aux quinze jours alors pourquoi tester le proche aidant tous les quinze jours ?», a expliqué la ministre Blais, interrogée par le député libéral de Pontiac, André Fortin.« C\u2019est plus important que les proches aidants soient admis [plutôt] qu\u2019il y ait des barrières.On a voulu faire en sorte que les proches aidants soient admis dans les milieux de vie », a-t-elle insisté, rappelant que les proches aidants seront munis d\u2019équipements et vêtements de protection lors d\u2019une visite.« C\u2019est une consigne qu\u2019on prend avec la santé publique [\u2026] Si les docteurs considèrent que c\u2019est plus facile, plus simple\u2026 Il faut permettre aux familles d\u2019y aller et il faut faire confiance aux familles aussi, une famille n\u2019ira pas dans un milieu pour contaminer une personne », a-t-elle ajouté.En désaccord avec « ce changement de cap », le député Fortin a exprimé la crainte que des proches aidants asymptomatiques viennent contaminer des patients dans des milieux de vie où le virus n\u2019est pas présent.« Entre ce qui est plus simple et plus prudent, quand on parle de faire entrer le virus potentiellement, on devrait toujours opter pour ce qui est plus prudent, et non ce qui est plus simple », a-t-il déploré.La ministre Marguerite Blais a souhaité faire entendre le Dr Yves Jalbert, directeur général adjoint de la protection de la santé publique, pour expliquer la nouvelle consigne lors de la commission parlementaire virtuelle, mais le consentement des députés n\u2019a pas été obtenu de façon unanime.Pas de dépistage pour les proches aidants La pandémie de la COVID-19 a fauché la vie de 94 autres Québécois, portant le bilan de à 2725 décès vendredi.Quant au nombre de Québécois contaminés, il s\u2019établissait alors à 36 150.Jeudi, 912 cas de COVID-19 de plus ont été confirmés par les autorités sanitaires.Dans les hôpitaux, on avait enregistré une baisse de neuf personnes hospitalisées, pour un total de1827 vendredi.Une baisse de 17 a également été relevée chez les patients aux soins intensifs, qui étaient alors 207.En date de vendredi, il y avait 18 435 cas confirmés sur l\u2019île de Montréal, en plus de 4344 en Montérégie et 3928 à Laval.Par ailleurs, on comptait plus d\u2019un million de tests administrés au Canada.Environ 6?% d\u2019entre eux avaient détecté la maladie.Les tests avaient permis de déceler 65 400 cas confirmés ou probables dans l\u2019ensemble du pays.La COVID-19 avait provoqué la mort de 4473 Canadiens.Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans vendredi?: 36 150 cas au Québec, dont 2631 décès?; 19 598 cas en Ontario, dont 1540 décès?; 6017 cas en Alberta, dont 114 décès?; 2288 cas en Colombie-Britannique, dont 126 décès?; 1008 cas en Nouvelle-Écosse, dont 46 décès?; 531 cas en Saskatchewan, dont six décès?; 283 cas au Manitoba, dont sept décès?; 261 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès?; 120 cas au Nouveau- Brunswick, dont 118 guéris?; 27 cas à l\u2019Île-du-Prince-Édouard, dont 26 guéris?; 11 cas au Yukon, tous guéris?; cinq cas dans les Territoires-du-Nord-Ouest, tous guéris?; aucun cas au Nunavut.À ces bilans provinciaux et territoriaux s\u2019ajoutaient les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.LA PRESSE CANADIENNE 94 nouveaux décès, 2725 au total La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais \u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE 0039212 Renseignez-vous au: 450 375-4555 Abonnez un être cher pendant la pandémie Vos parents ou grands-parents sont confinés?La Voix de l\u2019Est est un cadeau précieux pour vos proches.Chaque samedi, ils recevront à leur porte notre édition de style magazine remplie d\u2019informations, de dossiers à lire et de jeux à faire pendant la semaine.Ce cadeau hebdomadaire est une excellente manière d\u2019informer et de divertir ceux qu\u2019on aime. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 27 ACTUALITÉS LOUIS-SAMUEL PERRON La Presse OTTAWA \u2014 Alors que le taux de chômage a bondi à 17?% au Québec en avril, Justin Trudeau a annoncé vendredi matin que le programme de subvention salariale sera prolongé pendant un «?bon moment encore?» à son échéance dans un mois.Les employeurs admissibles ont d\u2019ailleurs finalement reçu leur premier chèque jeudi après des semaines d\u2019attente.« La subvention va être étendue au-delà de juin.Je veux déjà dire aux entreprises : ils peuvent savoir que la subvention va être en place pendant un bon moment encore.Ils devraient c o m m e n c e r à ré e m b a u c h e r leurs travailleurs », a martelé le premier ministre canadien lors de son allocution quotidienne à Ottawa.Justin Trudeau n\u2019a toutefois pas précisé pendant combien de temps le programme sera prolongé au-delà du 6 juin prochain.Il n\u2019a également pas abordé la question de la facture de ce méga-programme évalué jusqu\u2019à présent à 76 milliards de dollars par le Directeur parlementaire du budget.« On aura plus de détails à ce sujet la semaine prochaine, mais les entreprises touchées par la COVID-19 doivent savoir ceci : la subvention salariale va être là pour vous », a-t-il assuré.Le premier ministre a expliqué que pendant la reprise de l\u2019économie, de moins en moins de citoyens auront besoin de la Prestation canadienne d\u2019urgence (PCU) de 2000 $ par mois.Ceux- ci vont alors se tourner vers la subvention salariale de 75 %.« C\u2019est pour ça qu\u2019on choisit de prolonger l\u2019utilisation de la subvention salariale.Nous allons continuer de nous ajuster au fur et à mesure que la situation évolue », a ajouté Justin Trudeau.La Subvention salariale d\u2019urgence (SSUC) permet aux entreprises qui ont vu leurs revenus fondre de 15 à 30 % pendant la pandémie de toucher une subvention de 75 % des salaires de leurs employés pour un maximum de 847 $ par employé (plafond salarial de 58 700 $).La subvention est rétroactive au 15 mars et couvre une période de 12 semaines.Environ 120 000 employeurs se sont inscrits auprès de l\u2019Agence du revenu du Canada la semaine dernière, a indiqué le président du Conseil du Trésor Jean-Yves Duclos.Du nombre, 97 000 dossiers ont été traités cette semaine pour un total de 1,7 million de travailleurs qui ont profité de la subvention.Selon le ministre Duclos, il est encore trop tôt pour évaluer l\u2019impact fiscal de la SSUC et de son prolongement au-delà du juin.DROIT DE REFUS AU TRAVAIL Alors que les écoles et les garderies s\u2019apprêtent à rouvrir dans certaines régions du Québec, Justin Trudeau a assuré que « personne ne devrait être contraint de travailler dans des conditions qui mettent en jeu leur sécurité et ça s\u2019applique dans le contexte de la pandémie ».Le premier ministre s\u2019attend à ce que les conditions de travail, « même dans les secteurs essentiels, soient assez sécuritaires pour que les gens soient assez en confiance pour retourner au travail ».Justin Trudeau a notamment mentionné le cas d\u2019une personne qui s\u2019occupe d\u2019un aîné à la maison ou qui a une maladie préexistante.« On va tous devoir travailler de façon extrêmement attentive et raisonnable pour s\u2019assurer que les mesures sont en place pour protéger les gens », a-t-il ajouté.S u r l a q u e s t i o n d e s a î n é s qui peinent à joindre les deux bouts, Justin Trudeau a indiqué avoir l\u2019 intention de faire des annonces dans les prochains jours « pour aider nos aînés les plus vulnérables ».Le gouvernement fédéral met également sur pied le Conseil sur la stratégie industrielle dans le but de comprendre les conséquences de la pandémie sur l\u2019économie, a annoncé Justin Trudeau.Le Conseil sera présidé par l\u2019ancienne PDG du Mouvement Desjardins Monique Leroux et sera dirigé par le ministre de l\u2019Innovation, des Sciences et de l\u2019Industrie, Navdeep Bains.L\u2019identité des autres membres du Conseil sera annoncée dans les prochains jours, a indiqué le ministre Bains.La subvention salariale sera prolongée pour un «bon moment» après juin «?On aura plus de détails à ce sujet la semaine prochaine, mais les entreprises touchées par la COVID-19 doivent savoir ceci : la subvention salariale va être là pour vous?» a assuré le premier ministre Justin Trudeau.\u2014 PHOTO LE DROIT SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 28 Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 On reprend graduellement ses activités en continuant de se protéger! Au cours des prochaines semaines, les activités reprendront de façon graduelle au Québec, et ce, toujours avec l\u2019accord et la collaboration des autorités de santé publique.Ces différentes réouvertures se feront par phase, selon le type d\u2019activités et les zones géographiques.Pour connaître les différentes phases de réouverture, consultez le site Web du gouvernement du Québec : Québec.ca/coronavirus En tout temps, il sera essentiel de continuer à respecter les consignes, afin de limiter les risques associés à la propagation du virus.Par ailleurs, si vous présentez des symptômes de la COVID-19, il est important de respecter les recommandations d\u2019isolement à la maison pour éviter de transmettre la maladie à d\u2019autres personnes.\u2022 Si vous devez sortir, maintenez autant que possible une distance d\u2019au moins 2 mètres (environ 6 pieds) avec les autres personnes qui ne vivent pas sous votre toit.\u2022 Portez un couvre-visage lorsqu\u2019une distance de 2 mètres entre les personnes ne peut pas être respectée.\u2022 Si vous êtes malade, évitez le contact avec les personnes plus vulnérables, dont les personnes âgées, les personnes ayant un système immunitaire affaibli et les personnes ayant une maladie chronique.\u2022 Évitez le contact direct pour les salutations, comme les poignées de main, et privilégiez l\u2019usage de pratiques alternatives.\u2022 Évitez tout rassemblement intérieur ou extérieur avec des personnes qui ne vivent pas sous votre toit.On respecte les consignes sanitaires Après avoir fréquenté tout lieu public, surveillez vos symptômes et respectez les consignes sanitaires suivantes : Port du couvre-visage Le port du couvre-visage est recommandé dans les lieux publics lorsque la distanciation physique n\u2019est pas possible.Cela peut se produire, par exemple, en se rendant à l\u2019épicerie ou en prenant le transport en commun.Le port du couvre-visage dans les lieux publics doit obligatoirement s\u2019accompagner des autres mesures de protection, comme l\u2019application des mesures d\u2019hygiène.Si vous êtes malade, restez à la maison.Si vous devez vous rendre à la clinique ou à l\u2019hôpital, portez votre couvre-visage jusqu\u2019à ce qu\u2019on vous donne un masque de procédure.Ressources Si la COVID-19 vous inquiète ou si vous présentez des symptômes comme l\u2019apparition ou l\u2019aggravation d\u2019une toux, de la fièvre, des difficultés respiratoires ou une perte soudaine de l\u2019odorat et du goût sans congestion nasale, vous pouvez composer le 418 644-4545, le 514 644-4545, le 450 644-4545, le 819 644-4545 ou le 1 877 644-4545 (sans frais) ailleurs au Québec afin d\u2019être dirigé vers la bonne ressource.Pour les personnes malentendantes (ATS), il est possible de contacter le 1 800 361-9596 (sans frais).Les enfants de moins de 2 ans, les personnes avec des difficultés respiratoires, les personnes handicapées ou incapables de retirer leur couvre-visage sans l\u2019aide d\u2019une autre personne ne devraient pas en porter.Pour savoir comment utiliser correctement votre couvre-visage ou comment en fabriquer un, consultez les capsules d\u2019information qui se trouvent sur le site Web du gouvernement du Québec : Québec.ca/couvre-visage \u2022 Lavez-vous souvent les mains à l\u2019eau courante tiède et au savon pendant au moins 20 secondes.\u2022 Utilisez un désinfectant à base d\u2019alcool si vous n\u2019avez pas accès à de l\u2019eau et à du savon.\u2022 Observez les règles d\u2019hygiène lorsque vous toussez ou éternuez : Couvrez-vous la bouche et le nez avec votre bras afin de réduire la propagation des germes.Si vous utilisez un mouchoir en papier, jetez-le dès que possible et lavez-vous les mains par la suite.Bandana ou autre tissu Couvre-visage en papier ou en tissu Foulard laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 29 Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 On reprend graduellement ses activités en continuant de se protéger! Au cours des prochaines semaines, les activités reprendront de façon graduelle au Québec, et ce, toujours avec l\u2019accord et la collaboration des autorités de santé publique.Ces différentes réouvertures se feront par phase, selon le type d\u2019activités et les zones géographiques.Pour connaître les différentes phases de réouverture, consultez le site Web du gouvernement du Québec : Québec.ca/coronavirus En tout temps, il sera essentiel de continuer à respecter les consignes, afin de limiter les risques associés à la propagation du virus.Par ailleurs, si vous présentez des symptômes de la COVID-19, il est important de respecter les recommandations d\u2019isolement à la maison pour éviter de transmettre la maladie à d\u2019autres personnes.\u2022 Si vous devez sortir, maintenez autant que possible une distance d\u2019au moins 2 mètres (environ 6 pieds) avec les autres personnes qui ne vivent pas sous votre toit.\u2022 Portez un couvre-visage lorsqu\u2019une distance de 2 mètres entre les personnes ne peut pas être respectée.\u2022 Si vous êtes malade, évitez le contact avec les personnes plus vulnérables, dont les personnes âgées, les personnes ayant un système immunitaire affaibli et les personnes ayant une maladie chronique.\u2022 Évitez le contact direct pour les salutations, comme les poignées de main, et privilégiez l\u2019usage de pratiques alternatives.\u2022 Évitez tout rassemblement intérieur ou extérieur avec des personnes qui ne vivent pas sous votre toit.On respecte les consignes sanitaires Après avoir fréquenté tout lieu public, surveillez vos symptômes et respectez les consignes sanitaires suivantes : Port du couvre-visage Le port du couvre-visage est recommandé dans les lieux publics lorsque la distanciation physique n\u2019est pas possible.Cela peut se produire, par exemple, en se rendant à l\u2019épicerie ou en prenant le transport en commun.Le port du couvre-visage dans les lieux publics doit obligatoirement s\u2019accompagner des autres mesures de protection, comme l\u2019application des mesures d\u2019hygiène.Si vous êtes malade, restez à la maison.Si vous devez vous rendre à la clinique ou à l\u2019hôpital, portez votre couvre-visage jusqu\u2019à ce qu\u2019on vous donne un masque de procédure.Ressources Si la COVID-19 vous inquiète ou si vous présentez des symptômes comme l\u2019apparition ou l\u2019aggravation d\u2019une toux, de la fièvre, des difficultés respiratoires ou une perte soudaine de l\u2019odorat et du goût sans congestion nasale, vous pouvez composer le 418 644-4545, le 514 644-4545, le 450 644-4545, le 819 644-4545 ou le 1 877 644-4545 (sans frais) ailleurs au Québec afin d\u2019être dirigé vers la bonne ressource.Pour les personnes malentendantes (ATS), il est possible de contacter le 1 800 361-9596 (sans frais).Les enfants de moins de 2 ans, les personnes avec des difficultés respiratoires, les personnes handicapées ou incapables de retirer leur couvre-visage sans l\u2019aide d\u2019une autre personne ne devraient pas en porter.Pour savoir comment utiliser correctement votre couvre-visage ou comment en fabriquer un, consultez les capsules d\u2019information qui se trouvent sur le site Web du gouvernement du Québec : Québec.ca/couvre-visage \u2022 Lavez-vous souvent les mains à l\u2019eau courante tiède et au savon pendant au moins 20 secondes.\u2022 Utilisez un désinfectant à base d\u2019alcool si vous n\u2019avez pas accès à de l\u2019eau et à du savon.\u2022 Observez les règles d\u2019hygiène lorsque vous toussez ou éternuez : Couvrez-vous la bouche et le nez avec votre bras afin de réduire la propagation des germes.Si vous utilisez un mouchoir en papier, jetez-le dès que possible et lavez-vous les mains par la suite.Bandana ou autre tissu Couvre-visage en papier ou en tissu Foulard SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 30 CARRIÈRES Fermeture temporaire de la rue Leclaire à Saint-Césaire Un tronçon de la rue Leclaire , à Saint-Césaire, situé entre la route 112 et la rue des Érables, sera fermé du 19 au 22 mai prochain pour permettre des travaux d\u2019amélioration des réseaux pluvial et d\u2019aqueduc de même que pour réaliser les bordures de trottoir, les trottoirs et le pavage de la chaussée.Un détour sera prévu par les routes 112 et 235 de même que par le rang Casimir.De la signalisation sera mise en place pour guider les automobilistes.Les travaux se dérouleront jusqu\u2019à la fin juin et seront exécutés par l\u2019entrepreneur général Bertrand Ostiguy inc.de Shefford.Pour toute information supplémentaire, n\u2019hésitez pas à communiquer avec le service des Travaux publics de la Ville de Saint- Césaire, par courriel?: travaux.publics@ville.saint-cesaire.qc.ca ou au 450-469-3108, poste 420.LA VOIX DE L\u2019EST EN BREF MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca En favorisant l\u2019agriculture locale, la pandémie pourrait permettre à UrbaFerme, spécialisée dans la production de légumes en feuilles et de fines herbes, d\u2019étendre davantage les racines de ses fermes verticales d\u2019ici la fin de l\u2019année.L\u2019entreprise de Saint-Alphonse-de- Granby a commencé à commercialiser ses premières laitues dans des supermarchés de la région.Quatre projets d\u2019importance devraient aussi se concrétiser au cours des prochaines semaines, voire des prochains mois, affirme Stéphane Perron, à la barre de la microentreprise.L\u2019entrepreneur porte en fait deux chapeaux.En plus de voir à la multiplication des fermes verticales, selon le concept qu\u2019il a développé avec UrbaFerme, il participe également à la mise en marché du système de culture Green Diamond.Ces jardins verticaux pouvant atteindre plus de deux mètres (huit pieds) permettent aux légumes en feuilles (laitues, épinards, kales) et aux fines herbes de croître selon un système aéroponique.« Les racines sont dans l\u2019air.On envoie les nutriments sous forme de gouttelettes sur les racines », explique Stéphane Perron.Les convives de la soirée Robin des bois, organisée en février dernier à l\u2019Attelier Archibald à Granby par la Fondation Je pars du bon pied, ont pu avoir un aperçu du système, alors qu\u2019une tour de quatre pieds assurait l\u2019approvisionnement en laitues fraîches.Pour l\u2019heure, 48 tours sont en opération dans les installations d\u2019UrbaFerme, rue Ménard à Saint- Alphonse.Les récoltes sont effectuées à des intervalles de 14 à 16 jours.La variété de laitue, salano- va, dans la famille des laitues Boston, y est cultivée et acheminée au Domaine Vincent à Saint-Joseph- du-Lac.Ce dernier, qui cultive aussi par le biais de jardins verticaux, veille pour le moment à la distribution des produits récoltés.De 600 à 700 laitues se retrouvent ainsi sur les tablettes de certains épiciers de la région sous l\u2019étiquette du Domaine Vincent, affirme M. Perron.PROJETS L\u2019entrepreneur affirme qu\u2019Urba- Ferme pourrait éventuellement avoir sa propre marque.« Mais on n\u2019est pas encore rendus là », dit-il.Stéphane Perron planche en outre, avec différents partenaires, sur trois importants projets qui permettraient l\u2019implantation d\u2019autres fermes de production de laitues et autres.Des négociations sont en cours avec des paliers gouvernementaux et municipaux pour un possible financement, explique-t-il sans entrer dans les détails.Un partenariat est aussi en développement avec une ferme urbaine montréalaise, davantage orientée vers les micropousses.« Tout devrait être réglé d\u2019ici quelques semaines », calcule M. Perron.Ce dernier dit par ailleurs avoir conclu une entente avec les fermes Lufa à Montréal pour produire durant la saison froide certaines variétés de légumes à feuilles, comme de la roquette et autres épinards.« Le coronavirus nous aide d\u2019une certaine façon, parce que l\u2019agriculture locale est favorisée, mais il nous nuit du côté financement parce que les institutions financières sont surtout occupées à essayer d\u2019aider les entreprises en difficulté », relève Stéphane Perron.Si tous ces projets voient le jour, ils se traduiront par plusieurs embauches d\u2019ici la fin de l\u2019année.Pour l\u2019heure, UrbaFerme fait travailler sept personnes.Stéphane Perron dit aussi se préparer à déménager à Cowansville les bureaux et entrepôts d\u2019Urba- Ferme et de Green Diamond, tandis que la production demeurera à Saint-Alphonse.« On manque d\u2019espace », dit-il.La PME UrbaFerme prête à étendre ses racines Les convives de la soirée Robin des bois, organisée en février dernier à l\u2019Attelier Archibald à Granby par la Fondation Je pars du bon pied, ont pu avoir un aperçu du système, alors qu\u2019une tour de quatre pieds assurait l\u2019approvisionnement en laitues fraîches.\u2014 PHOTO TIRÉE D\u2019INTERNET 0039069 0039236 LA VILLE DE GRANBY RECRUTE : joignez-vous à une équipe dynamique dans le domaine municipal.Nous sommes à la recherche de : Contremaîtresse ou contremaître - Voirie Service des travaux publics Poste permanent \u2013 temps plein Concours 20019 Préposée ou préposé aux télécommunications Centrale 911 \u2013 Service de police de Granby Poste temporaire \u2013 temps partiel Banque de candidatures Veuillez consulter le site web granby.ca pour obtenir plus de renseignements quant aux exigences de ces postes, et au processus de mise en candidature.La Ville de Granby applique un programme d\u2019accès à l\u2019égalité et invite les femmes, les minorités visibles et ethniques, les Autochtones et les personnes handicapées à présenter leur candidature.LIVREUR LIVREUSE Postes à temps plein et temps partiel Située au 406, rue Denison Ouest, Granby 450 777-4950 seyfibudak1977@gmail.com laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 31 0039141 SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 32 ACTUALITÉS MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca Ce printemps, la chasse aux arcs- en-ciel s\u2019avère une activité à la mode pour se changer les idées.Petits et grands arpentent les rues de leur quartier à la recherche de créations multicolores dont la vue fait sourire et rappelle que «?ça va bien aller?».Ces parcelles de bonheur ne se trouvent toutefois pas qu\u2019aux fenêtres des chaumières?; elles peuvent aussi bien se trouver un peu partout grâce au mouvement Arochemoiunsourire, qui célébrera ses deux ans d\u2019existence le 11 mai prochain.Pour son initiatrice, Sophie Côté, la pandémie actuelle permet de souligner cet anniversaire de belle façon, alors que la population s\u2019est approprié le mouvement qui consiste à peindre des roches et à les cacher un peu partout à l\u2019attention de son entourage ou de purs étrangers pour répandre bonne humeur et solidarité en ces temps incertains.Accueillant d\u2019ordinaire une dizaine de nouveaux abonnés chaque semaine, la page Facebook Arochemoiunsourire en a vu plus d\u2019une centaine adhérer au mouvement ces derniers jours.Un nombre qui continue d\u2019augmenter, alors que certains choisissent de peindre des arcs- en-ciel ou des masques sur leurs roches en référence à la pandémie de la COVID-19.« Mon mouvement a vraiment bondi depuis le confinement ! , lance Mme Côté.Je suis heureuse de voir que plusieurs personnes l\u2019ont adopté ! » « Je pense que les gens sont encore plus soucieux de prendre soin les uns des autres.C\u2019est leur manière de se sentir impliqués comme acteur de changement à travers cette crise.Un genre de support social informel.Il y a eu des roches de déposées au CHG pour remercier le personnel, dans les épiceries aussi.Je trouve que c\u2019est rassembleur dans une période où on manque tous de contact humain.Une manière d\u2019être ensemble sans l\u2019être réellement », ajoute-t-elle, touchée de voir que son initiative fait des petits un peu partout.C\u2019est notamment le cas à Ange- Gardien, où Julie Lamothe a décidé de semer de la joie avec la complicité de sa fille Magalie, avec qui elle peint et dissimule plusieurs roches.Comme plusieurs autres, elle a été séduite par la simplicité du mouvement.« J e m e c h e r c h a i s u n passe-temps et j\u2019ai découvert le mouvement il y a deux semaines.J\u2019adore ! », raconte-t-elle.ACCESSIBLE ET APAISANT L\u2019idée est simple : il suffit de peindre de petites roches, recueillies ici et là, au gré de son imagination.Une fois embellies, celles-ci peuvent être offertes en cadeau ou disposées un peu partout afin de faire une agréable surprise à quiconque passerait par là.La personne qui découvre une roche peinte est ensuite invitée à la prendre en photo et à partager celle-ci sur la page Facebook d\u2019Arrochemoiunsourire et de perpétuer le mouvement, soit en laissant la roche en place, en la plaçant ailleurs ou à l\u2019offrir, soit en peignant à son tour de nouvelles roches.Une activité peu coûteuse qui procure de la joie à celui qui décore la roche et à celui qui la retrouve, et qui peut être pratiqué par des gens de toutes origines et de tous âges.« C\u2019est apaisant de peindre, note Mme Côté.C\u2019est aussi quelque chose qu\u2019on peut faire seul ou en famille dans une période où on doit rester chez soi.Des mamans m\u2019ont dit que ça encourageait leur enfant à aller marcher au cas où ils trouveraient une roche.Pour d\u2019autres, ce sont les enfants qui demandent à leur parent de faire cette activité.» Des parcelles de bonheur sur votre chemin Certains choisissent de peindre des arcs-en-ciel ou des masques sur leurs roches en référence à la pandémie de la COVID-19.L\u2019idée est simple: il suffit de peindre de petites roches, recueillies ici et là, au gré de son imagination.Une fois embellies, celles-ci peuvent être offertes en cadeau ou disposées un peu partout afin de faire une agréable surprise à quiconque passerait par là.\u2014 PHOTOS FOURNIES Ça vaut le détour ! 3011, RUE BRODEUR O.ST-ALPHONSE-DE-GRANBY T 450 776-6622 (MOAB) www.remorquemoab.com BESOIN DE PNEUS de remorque?On a les meilleurs ! 180, Adélard-Godbout Cowansville QC J2K 3X9 450 263-7901 | CBMFP.CA/FR ON A UNE PLACE POUR TOI! L e m a s c u l i n e s t u t i l i s é s a n s a u c u n e d i s c r i m i n a t i o n e t u n i q u e m e n t d a n s l e b u t d \u2019 a l l é g e r l e t e x t e .DEVIENS.MÉCANICIEN INDUSTRIEL P H O T O G R A P H I E : © S T E V E P E L L E R I N 0012168 0038760 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 33 CHRONIQUES P our la fête des Mères de l\u2019an dernier, plusieurs membres de la famille d\u2019Yvette Boisvert s\u2019étaient réunis dans une salle du centre hébergement où la femme résidait depuis deux ans et demi.Enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants avaient mangé du gâteau en compagnie de celle que tout le monde appelait « maman d\u2019amour ».Ce dimanche, Josée Giguère retournera à ce CHSLD, mais n\u2019y entrera pas.Elle se rendra plutôt dans le jardin situé à l\u2019arrière de l\u2019établissement.S\u2019y trouve une statue de la Vierge devant laquelle la fille d\u2019Yvette ira se recueillir à défaut de pouvoir le faire au cimetière.L\u2019inhumation des cendres de sa mère aura lieu « à une date ultérieure en raison de la situation actuelle ».C\u2019est la précision qu\u2019on peut lire en conclusion de nombreux avis de décès publiés en cette période de pandémie, de rassemblements interdits et de distanciation sociale.Les funérailles d\u2019Yvette sont aussi retardées, laissant ses proches confinés avec leur peine qui ne peut pas être repoussée à plus tard.Une récente photo du collègue Sylvain Mayer valait tristement mille mots.Elle montrait deux femmes devant une fenêtre avec vue sur leur mère qu\u2019on savait mourante en lisant le texte du journaliste Gabriel Delisle.Cette image forte illustrait ce que trop de familles ont vécu ces dernières semaines, soit la perte d\u2019un être cher sans pouvoir lui tenir la main et l\u2019embrasser une dernière fois.Josée Giguère était sur cette photo avec l\u2019une de ses sœurs.Les deux femmes et d\u2019autres membres de cette famille nombreuse se sont relayés à la fenêtre.Josée a pu dire quelques mots à sa mère par l\u2019entremise d\u2019une infirmière qui tenait un téléphone cellulaire près de l\u2019oreille de celle-ci.« C\u2019était dur de la laisser.Ma mère n\u2019avait pas beaucoup de réactions, mais elle savait que j\u2019étais là.» Yvette Boisvert est décédée le lendemain, 8 avril.Atteinte de la COVID-19, la dame de 92 ans résidait au CHSLD Laflèche, à Shawinigan, où plusieurs cas de contagion et des décès ont été constatés.Josée connaissait la plupart des hommes et des femmes emportés par le coronavirus.Ces derniers samedis, elle a reconnu des visages en consultant les avis de décès publiés dans Le Nouvelliste.L\u2019un était le voisin d\u2019étage de sa mère, l\u2019une était sa colocataire de chambre, une autre prenait place à la même table, dans la salle à manger.C\u2019était avant la pandémie.Josée aimait saluer ces gens qu\u2019elle voyait plus souvent que ses oncles et ses tantes, des personnes qui lui rendaient son sourire lorsqu\u2019elle venait visiter sa mère.Yvette Boisvert a longtemps habité à deux pas de l\u2019église de Sainte- Flore.Elle n\u2019avait qu\u2019à traverser la rue pour aller chanter avec la chorale.Son logement était annexé au salon de coiffure de Josée, qui pouvait compter sur sa mère pour laver et plier les serviettes.« Lorsqu\u2019elle faisait des galettes, ça sentait jusque sur mon bord ! », raconte la benjamine inspirée par le courage de celle qui est devenue veuve à la mi-cinquantaine.Les cinq plus jeunes de ses neuf enfants habitaient toujours à la maison.« Sa vie, c\u2019était sa famille », résume Josée, qui a récemment trouvé une lettre composée par sa mère, un texte qui commençait par cette réflexion\u2026 « Ne jamais abandonner, même devant les difficultés.» Reconnue pour sa bonne humeur, Yvette était une femme appréciée par les autres résidents et le personnel du CHSLD.Elle ne manquait pas de compagnie.Ses enfants avaient établi un horaire, de sorte que la dame nonagénaire passait rarement une journée sans voir arriver l\u2019un d\u2019eux.Quand ce n\u2019était pas l\u2019une qui venait l\u2019aider à se laver, c\u2019était l\u2019autre qui l\u2019assistait à l\u2019heure des repas, au moment d\u2019aller au lit et ainsi de suite.« On y allait chacun notre tour et pas juste une demi-heure.On faisait tous ses soins.» Comme lui bichonner les pieds, lui apporter de la compote de pommes ou s\u2019étendre à ses côtés au moment de la sieste de l\u2019après-midi.« On s\u2019est gâtés.Notre mère nous a tellement donné.» Séparé par la pandémie, son clan reste uni dans ce deuil bien présent.Dans l\u2019attente de pouvoir honorer la mémoire de cette femme tant aimée, ses proches s\u2019appellent, s\u2019écrivent et se répètent des paroles de confiance.Ils ont de qui tenir.La semaine dernière, Josée et l\u2019une de ses sœurs se sont rendues au CHSLD où on leur a remis, dans une boîte et à l\u2019extérieur de l\u2019établissement, les effets personnels de leur mère.Josée a pu apercevoir Jean-Guy au loin, un résident qui avait probablement eu la permission de sortir pour aller fumer.La fille d\u2019Yvette a crié son prénom, mais l\u2019homme n\u2019a pas immédiatement reconnu celle qui portait un masque.« Allo mon Jean-Guy ! », s\u2019est reprise Josée à qui l\u2019homme s\u2019est empressé d\u2019envoyer la main.« Moi aussi j\u2019étais contente ! Je vais retourner le voir.Je me suis attaché à ces gens.» Ainsi qu\u2019à la statue de la Vierge, dans la cour du CHSLD.Cette sculpture appartenait à sa mère.Lorsqu\u2019elle est déménagée au centre d\u2019hébergement, Josée s\u2019est assurée que la statue puisse l\u2019accompagner.On lui a trouvé une place dans le jardin de la résidence.Une plaquette indique qu\u2019il s\u2019agit du don de Madame Yvette Boisvert.« Je vais pouvoir aller m\u2019y recueillir.J\u2019ai besoin de cela.» Tout comme de la veste de laine que Josée a retrouvée dans la boîte rapportée du CHSLD.Elle aurait préféré ne pas avoir à la laver pour humer encore un peu le doux parfum de sa mère, mais virus oblige, le vêtement s\u2019est retrouvé dans la lessive, avec la couverture de cette chère Yvette.Aujourd\u2019hui, c\u2019est au tour de sa fille de s\u2019envelopper dans ces étoffes chaudes et réconfortantes.Le souvenir réconfortant d\u2019une mère ISABELLE LÉGARÉ CHRONIQUE isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca Cette photo de Josée Giguère avec sa mère, Yvette Boisvert, a été prise peu de temps avant la pandémie.\u2014 PHOTO FOURNIE Pour une expérience client optimale 2, rue Barré,Granby 450 776-6868 Surveillez nos promotions garagechristianstpierre.com Entretien et réparation : auto/VR/camion léger Antirouille Pneus Amortisseurs Climatiseur Auto de courtoisie maintenant disponible Plus de bénéfices à notre compte que comme employés.1-855-780-0800 franchises.jpce@jan-pro.ca jan-pro.ca Être propriétaire opérateur certifié Jan-Pro c\u2019est: plus de bénéfices, plus de temps pour votre famille, plus d\u2019autonomie et bien plus! 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CONTACTEZ-NOUS ET PARLONS DEVOTRE AVENIR! 0038462 0034785 SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 34 ACTUALITÉS NICOLAS BOURCIER nicolas.bourcier@lavoixdelest.ca Le conférencier Pierre Beauregard veut inciter les gens à se lancer des défis et il entend faire passer son message en montrant l\u2019exemple.Le Granbyen tente d\u2019effectuer la Grande traversée virtuelle du Tennessee, un parcours de 1000 kilomètres, en seulement 20 jours au lieu de 122.C\u2019est pour se donner un défi supplémentaire qu\u2019il a décidé de raccourcir la fenêtre de temps pour réaliser la traversée, alors que l\u2019événement en version virtuelle se déroule du 1er mai au 31 août, sur 122 jours.Les coureurs et marcheurs doivent parcourir un peu plus de huit kilomètres chaque jour durant 122 jours.Pierre Beauregard, lui, marche un peu plus de 50 km par jour pendant 20 jours.Il parcourt quotidiennement entre 8 et 10 heures pour atteindre son objectif.Il était rendu au 33e kilomètre de sa troisième journée lorsqu\u2019il a répondu à l\u2019appel de La Voix de l\u2019Est.« Dans tous les défis de longue distance, il y a des hauts et des bas.J\u2019ai eu un bas hier, à la fin de ma deuxième journée.Quand j\u2019ai des bas, c\u2019est toujours la même chose, je me dis : \u201cQu\u2019est-ce que je fais ici\u201d, a-t-il mentionné en rigolant.Comme c\u2019est un défi que je me suis donné sur 20 jours, je trouvais qu\u2019il était arrivé tôt, donc je suis rentré, j\u2019ai bien mangé et je me suis couché tôt.Aujourd\u2019hui, ça va super bien, je suis content d\u2019être là.» UNE GRANDE COMMUNAUTÉ Pas moins de 16 500 personnes étaient inscrites au défi virtuel (en date du 3 mai).« C\u2019est complètement débile, il y a du monde de 66 pays, c\u2019est vraiment quelque chose de spécial.On a l\u2019impression d\u2019être tous connectés », a affirmé l\u2019athlète, expliquant qu\u2019il y a toujours de l\u2019activité sur la page Facebook créée pour les participants.Chaque jour, ils doivent enregistrer leur distance parcourue et, à raison de 50 km par jour, Pierre Beauregard flirte avec le haut du classement.« Les plus crinqués vont le faire en 10 jours.Il y a des fous furieux là-dedans ! » Ceux qui sont encore plus audacieux pourront décider de faire l\u2019aller-retour et Pierre n\u2019a pas encore décidé s\u2019il serait de ce groupe.Il est possible de suivre Pierre Beauregard dans son aventure en se rendant sur son site internet, www.pleinairenor.ca.Une courte vidéo sera mise en ligne chaque jour lui permettant ainsi de partager son expérience.1 000 KM EN 20 JOURS La traversée du Tennessee de Pierre Beauregard Pierre Beauregard alors qu\u2019il ne lui restait qu\u2019un seul kilomètre à parcourir sur sa boucle quotidienne de 50 km, au troisième jour (sur 20) de la Grande traversée virtuelle du Tennessee.\u2014 PHOTO CHRISTOPHE BOISSEAU-DION en accessoires de salle de bain et cuisine #1 plomberiesabourin.com Visitez notre salle de montre au 632 Dufferin, Granby 450 372-1138 19 Principale, Granby \u2022 450 991-0600 Nos produits sont fabriqués au Canada lesconstructionsodyssees.com Suivez-nous sur Pour une visite sur rendez-vous, appelez au 450 776-2676 R.B.Q.: 8224-6174-30 Condos luxueux à louer 0038398 0038712 0034802 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 35 www.cqcm.coop/relance La crise économique et sociale dans laquelle nous plonge la COVID-19 nous confronte à notre capacité de répondre à nos besoins individuels et collectifs.C\u2019est aussi une occasion de repenser notre modèle économique.Au moment où les réflexions s\u2019accélèrent en vue d\u2019une relance, des questions émergent pour nos décideurs.Quelle approche économique désirons-nous encourager?Comment pouvons-nous revendiquer notre autosuffisance alimentaire, et favoriser l\u2019achat local?Comment mieux nous occuper des enjeux sociaux et gérer nos ressources de façon socialement responsable dans l\u2019avenir?En somme, comment travailler ensemble pour améliorer ce qui nous appartient?Les appels à s\u2019engager collectivement et à vouloir faire les choses autrement sont nombreux.Il faut maintenant orienter nos actions vers la réalisation de ces intentions.Pour penser la relance, les décideurs peuvent s\u2019appuyer sur un réseau de coopératives et de mutuelles fort et organisé.En effet, les Africains, les Espagnols, les Sud-Coréens, les Français et même les États-Uniens admirent nos coopératives, envient notre terreau coopératif efficace et ses retombées bénéfiques sur le tissu socioéconomique de nos régions.Au Québec, il y a près de 3 000 coopératives et mutuelles actives dans plusieurs secteurs d\u2019activités.Elles génèrent 82% des revenus de l\u2019économie sociale.Elles sont l\u2019expression des aspirations des gens, elles naissent d\u2019un besoin.Être membre d\u2019une coopérative, c\u2019est à la fois être propriétaire, décideur et bénéficiaire de son entreprise.Une coopérative est créée par des gens, avec des gens et pour des gens.Elle propose un modèle qui allie deux objectifs visés par nos décideurs : favoriser l\u2019enrichissement collectif et soutenir la relance socioéconomique.Créons et utilisons ces entreprises humanistes dans lesquelles nous avons un rôle à jouer et appuyons celles qui le font déjà ! Nous proposons 10 actions pour soutenir nos secteurs d\u2019activités et pour créer de nouvelles opportunités.Qu\u2019il s\u2019agisse de répondre plus adéquatement à nos enjeux sociaux ou de travailler vers notre autosuffisance alimentaire en investissant dans ces entreprises qui nous proposent une traçabilité du champ à l\u2019assiette.Sans être la seule à pouvoir répondre à ces questions, la formule coopérative propose une alternative dont l\u2019efficacité a été prouvée pour répondre aux besoins des Québécoises et Québécois.Choisir une coopérative, c\u2019est choisir de se regrouper au sein d\u2019un modèle d\u2019affaires innovant qui nous appartient pour répondre à nos besoins, tout en soutenant notre indépendance économique.Coopérer, c\u2019est choisir de prendre part à un mouvement collectif, c\u2019est choisir d\u2019améliorer son sort, mais aussi celui des autres.Dans cette relance socioéconomique, le rôle de l\u2019état sera vital,mais le rôle du citoyen sera crucial.Si l\u2019être humain a survécu et s\u2019est développé, c\u2019est grâce à cette force collective et cette résilience démontrées en temps de crise.Les coopératives et les mutuelles nous permettent de choisir notre récit économique pour lui donner du sens.Continuons à écrire ce récit, et soyons fiers de contribuer à l\u2019enrichissement de nos collectivités.Signée par les membres du conseil d\u2019administration du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité qui incluent Agropur, coopérative laitière, la Confédération québécoise des coopératives d\u2019habitation, le Mouvement Desjardins, la Fédération des coopératives d\u2019alimentation du Québec, la Fédération des coopératives de câblodistribution et de télécommunication du Québec, la Coopérative de développement régional du Québec, le Réseau des entreprises d\u2019économie sociale en aide à domicile, la Fédération des Coopératives des Paramédics du Québec, la Fédération des coopératives du Nouveau-Québec, la Fédération des coopératives funéraires du Québec, Fédération québécoise des coopératives en milieu scolaire (COOPSCO), la Fédération québécoise des coopératives forestières, Promutuel Assurance, La Capitale, Assurance et services financiers, Sollio Groupe Coopératif, Réseau COOP, SSQ Assurance, Co-operators et la Fédération québécoise des coopératives de santé.contenu commandité 10 actions pour favoriser l\u2019enrichissement collectif : 1 - Encouragernosagriculteursavecdesavantages fiscaux et protéger les terres québécoises d\u2019intérêts étrangers tout en réduisant les obstacles à la création de modèles émergeants en agriculture tels que les fermes coopératives.2 - Soutenir adéquatement les organismes qui octroient des services d\u2019accompagnement et de soutien aux entreprises d\u2019économie sociale, dont les coopératives et les mutuelles.3 - Utiliser les coopératives comme partenaires complémentaires de l\u2019État en matière de santé, de services sociaux et de services à domicile pour désengorger la première ligne en favorisant la prévention et le maintien de la santé.4 - Augmenter lacréationde logementscoopératifs pour créer des milieux de vie conviviaux et adaptés à nos aînés et nos familles.5 - Encourager les filières de développement d\u2019énergies vertes qui ont fait leurs preuves.6 - Créer un fonds d\u2019acquisition transitoire d\u2019entreprise pour investir dans les reprises d\u2019entreprise et ainsi, contribuer au maintien de la propriété québécoise.7 - Soutenir la vente de services et produits coopératifs en ligne ainsi qu\u2019un système de livraison afin de bonifier de façon substantielle l\u2019achat local.8 - Octroyer un avantage aux acheteurs de produits locaux que ce soit grand public ou commercial et mettre en place des mécanismes d\u2019achat local auprès des coopératives pour les appels d\u2019offres gouvernemental et municipal.9 - Sensibiliser les jeunes à plusieurs modèles économiques en incluant dans les cursus scolaires, du primaire à l\u2019université, l\u2019enseignement du modèle d\u2019affaires coopératif et mutualiste.10 - Soutenir l\u2019entrepreneuriat collectif autochtone dans l\u2019organisation de leur propre écosystème d\u2019accompagnement.Penser la relancesocialeetéconomique par l\u2019enrichissementcollectif SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 36 ACTUALITÉS MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca Le grand suricate jaune qui se dresse depuis deux ans devant les locaux qu\u2019occupait jusqu\u2019à tout récemment La Voix de l\u2019Est, rue Dufferin à Gran- by, jettera désormais un regard curieux sur la passerelle Miner, la piste cyclable et le sentier de la rivière.La Ville de Granby s\u2019est portée acqué- reuse de la sculpture ludique, réalisée dans le cadre de la campagne Granby est zoo, pour la somme symbolique de 1 $.L\u2019administration municipale a confirmé lors de la dernière séance du conseil son intention de la déménager prochainement.Détail : contrairement à l\u2019ensemble des autres sculptures ludiques (la girafe rouge, le gorille bleu, l\u2019éléphant rose, l\u2019hippopotame vert lime, etc.) réparties dans différents secteurs de la ville, le suricate était la propriété du quotidien granbyen.Celui-ci a été la seule entreprise privée à participer à Granby est zoo.Cette entente est survenue alors que La Voix de l\u2019Est loge désormais au 158, rue Principale.Comme il y a déjà d\u2019autres œuvres à proximité, le déménagement du suricate dans ce secteur n\u2019était pas souhaité, semble-t-il.COLLECTION Le directeur général de la coopérative de solidarité de La Voix de l\u2019Est, Christian Malo, souligne toutefois qu\u2019il avait le souci que le suricate, baptisé Scoop à la suite d\u2019un concours organisé parmi les lecteurs, « puisse être conservé au sein de la collection municipale ».« L\u2019œuvre nous appartenait, mais elle fait partie d\u2019un ensemble », relève-t-il.M.Malo affirme par ailleurs que plusieurs ont exprimé le souhait que l\u2019œuvre puisse être préservée.« À partir du moment où on a su qu\u2019on déménageait, plusieurs collègues et lecteurs ont voulu savoir ce qui arriverait à Scoop », dit-il.Dans les circonstances, il est heureux de l\u2019entente conclue avec la Ville.Les élus ont ainsi accepté de relocaliser l\u2019œuvre et de prévoir un budget de 9000 $ pour cette opération, qui inclut en outre un aménagement paysager.« Le suricate est un animal très curieux.En le plaçant à l\u2019entrée de la passerelle Miner, on fait un lien avec le sentier de la rivière, qui est un lieu qu\u2019on a mis en valeur et qui raconte l\u2019histoire industrielle de la ville de Granby.(.) Scoop aurait pu se retrouver ailleurs en ville, mais on pense avoir trouvé un bon endroit pour faire un clin d\u2019œil à la curiosité de cet animal-là », fait valoir le directeur général de la Ville, Michel Pinault.Le grand suricate jaune déménage Scoop, le grand suricate jaune qui se dresse devant les locaux qu\u2019occupait La Voix de l\u2019Est jusqu\u2019à tout récemment, sera déménagé près de la passerelle Miner.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST LE CONFORT À LONGUEUR D\u2019ANNÉE ! Les plus grandes marques en chauffage et climatisation pour plus de confort, de performance, de fiabilité et d\u2019économie d\u2019énergie Les garanties les plus solides sur le marché Des produits éligibles aux subventions et aides financières gouvernementales Des programmes de rabais aux consommateurs 70, RUE MARTIN, GRANby 450.777.3933 refrigerationlt.com Lincence R.B.Q.: 8004-4563-63 Éric LabbÉ et roberto MarineLLi, propriÉtaires NOUS SOMMES DÉMÉNAGÉS poUr MieUX VoUs serVir! 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MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 «?La première chose que j\u2019ai dite au technicien en arrivant dans la salle d\u2019examen, c\u2019est?: \u2018\u2018annonce-moi pas que c\u2019est des jumeaux parce que c\u2019est une grossesse surprise.\u2019\u2019?» Audrey Giguère s\u2019était présentée seule à son échographie.C\u2019était son troisième enfant.Son chum travaillait.Elle souhaitait simplement avoir une date de début de gestation.Parce que déjà, deux semaines après avoir réalisé qu\u2019elle était enceinte, elle ne rentrait plus dans ses pantalons et avait des symptômes de grossesse avancée.Audrey ne voyait pas l\u2019écran et elle se souvient que le technicien a pris beaucoup de temps avant de lui répondre.Après plusieurs mesures et questions, il a été obligé de lui dire : « Je ne sais pas comment vous l\u2019annoncer.Ce n\u2019est pas des jumeaux, mais\u2026 des triplés.» Audrey et Éric Allard étaient e n s e m b l e d e p u i s d e u x a n s lorsqu\u2019ils ont décidé de fonder une famille.Le couple voulait deux enfants.Ainsi les naissances d\u2019Ève et Thomas ont été planifiées.« Après, c\u2019était terminé.Puis, quand Ève avait deux ans et demi et Thomas avait 15 mois, on a eu la grande surprise », se souvient celle qui est maintenant mère de cinq enfants de quatre ans et moins.Quand le couple réalise qu\u2019un troisième bébé est en route, il est face à un dilemme.« Au départ, je voulais me faire avorter, mais mon chum n\u2019était pas d\u2019accord.On a discuté et on s\u2019est entendu que si on le gardait, je retournerais au travail et il prendrait le congé parental.C\u2019était le plan, car je ne voulais pas rester encore un an à la maison », explique celle qui est comptable au CHUS.Audrey a fondu en larmes en attendant « triplés ».Incapable de rejoindre son amoureux qui était sur un chantier de construction, elle a appelé sa sœur qui travaille à l\u2019hôpital.« Je n\u2019y croyais pas.J\u2019étais vraiment sur les nerfs.» Son chum non plus n\u2019y croyait pas quand elle a réussi à lui parler.Elle lui a envoyé la photo de l\u2019écho pour lui prouver.Les parents d\u2019Audrey aussi étaient en état de panique lorsqu\u2019ils ont appris la nouvelle.Audrey était enceinte de huit semaines.Elle avait encore du temps pour décider si elle gardait les triplés.« Ça m\u2019a pris plusieurs semaines.Aujourd\u2019hui, je me sens mal d\u2019être passée à travers cette période, mais les premières semaines après l\u2019annonce, je voulais perdre mes bébés.Je faisais tout ce qu\u2019on me disait de ne pas faire pour perdre mes bébés », explique la maman, donnant pour exemple qu\u2019elle souhaitait avoir une amniocentèse sachant les risques de fausse couche que cela implique.À 12 semaines de grossesse, elle s\u2019est même rendue à l\u2019hôpital pour une réduction embryonnaire.« On a envisagé de garder juste les jumelles identiques et arrêter la vie du troisième embryon.Mais j\u2019ai pas été capable de le faire.» UN LONG CHEMINEMENT Quand les médecins ont réalisé la « stratégie » d\u2019Audrey, ils l\u2019ont mise en contact avec une psychiatre.« Elle m\u2019a aidée à accepter ma grossesse.Elle m\u2019a demandé de faire la liste de mes priorités.La famille était au sommet.Après elle m\u2019a demandé comment je gérerais mon deuil si je ne les gardais pas.Je ne pouvais pas l\u2019imaginer.À 20 semaines de grossesse, après un long cheminement, j\u2019allais mieux et je me suis dit GO, on les garde », raconte la maman de 31 ans.Ce n\u2019était pas la fin de l\u2019aventure.À 23 semaines de grossesse, l\u2019état d\u2019une des jumelles est très inquiétant.Le couple se rend à l\u2019hôpital Ste-Justine, où on lui propose d\u2019extraire cet embryon.« Cette jumelle avait des chances de mourir dans mon ventre et si ça arrivait, l\u2019autre jumelle était en danger, car elles avaient le même placenta.» Le couple décide de continuer avec les trois embryons.Mais à 30 semaines, celle qui allait se nommer Émy n\u2019allait vraiment pas bien, alors les médecins décident de procéder à une césarienne d\u2019urgence.Les triplés naissent le 16 mai 2019.Émy, Léa et William restent en néonatalité pendant près de deux mois.Émy et Léa se portent bien, mais leur frère William a manqué d\u2019oxygène et a fait une hémorragie cérébrale.Les médecins lui découvrent une leuco malacie périventriculaire kystique.« On nous a dit que William serait probablement handicapé sévère.On nous a parlé de paralysie cérébrale.Ç\u2019a été un autre coup dur à accepter.» Heureusement, William, qui aura un an dans quelques jours, se développe normalement.« Donc on nous dit que s\u2019il garde des séquelles, ce sera léger.» Deux semaines après la sortie de l\u2019hôpital, Émy a fait un premier arrêt respiratoire chez ses grands- parents.Elle en a fait un second à la maison.Elle a donc passé plusieurs semaines en pédiatrie.« Elle a dû porter un moniteur cardiorespiratoire 24 heures par jour jusqu\u2019à récemment.» LA VIE A PRIS LE DESSUS Malgré les doutes, les craintes, les épreuves, la vie a pris le dessus.Aujourd\u2019hui, Ève, 4 ans, Thomas, 2 ans, et les triplés Émy, Léa et William, qui ont 11 mois, vont bien.Avant la pandémie, le couple avait beaucoup d\u2019aide.Quelqu\u2019un du CLSC visitait la famille cinq jours par semaine et une dame de Maman Tendresse lui donnait un coup de main six jours par semaine, les voisins cuisinaient des petits plats en plus du soutien des grands-parents maternels qui sont très proches.« On a vendu la maison qu\u2019on s\u2019était construite pour déménager à 12 maisons de chez mes parents, qui sont maintenant les seuls à pouvoir nous aider.Ils viennent tous les jours de 15 h 30 à 18 h 30.Ça me permet de préparer mon souper et de donner les bains.» À cinq enfants en bas âge, deux paires de bras ne suffisent pas toujours.Éric n\u2019est pas retourné travailler quand les chantiers ont rouvert, pour ne pas mettre en danger la santé de ses beaux-parents.Quand la garderie des deux plus grands rouvrira, Éric retournera au boulot et les grands-parents se confineront sans leur fille et leurs petits-enfants.« Finalement, c\u2019est moi qui resterai à la maison.» Un mélange d\u2019 imprévu, de sacrifice, mais aussi d\u2019entraide et d\u2019amour.C\u2019est pas ça la vie ?« On ne les échangerait pour r i e n au m o n d e » , ré su m e la maman en pensant à sa famille pas mal plus grande que dans ses plans.QUAND L\u2019IMPRÉVU FAIT DES PETITS Audrey Giguère est entourée de son conjoint, Éric Allard, et de ses cinq enfants?: Ève, 4 ans, Thomas, 2 ans, et les triplés Émy, Léa et William, qui auront un an le 16 mai.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE *Rabais applicable sur la plupart des unités Écho et toutes les unités Écho Bearcat, excluant tous les modèles GT-225 ainsi que tous les modèles SRM-225, PB-250LN, OB-2520, les produits sans fil à batterie 58V et les accessoires.Ne peut être combiné avec toutes autres offres.1169, rang de l\u2019Église Marieville \u2022 450.460.3033 venez nous voir pour économiser gros! sAmeDi 16 mAi seuLemenT venDreDi 15 mAi seuLemenT 0038843 SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 38 SCIENCE LE CORONAVIRUS EN QUESTIONS RENAUD MANUGUERRA-GAGNÉ Québec Science Q «Est-ce que la pandémie de COVID-19 a vraiment débuté par une seule personne malade en Chine?» demande Robert Paré.R De toutes les questions qui entourent la pandémie actuelle, l\u2019une des plus énigmatiques concerne son point de départ.Bien que des analyses génétiques [https://tinyurl.com/y7xver89] aient confirmé l\u2019origine naturelle du virus, le moment et le contexte dans lequel il est arrivé dans l\u2019espèce humaine restent nébuleux.Il existe deux hypothèses sur l\u2019origine de la maladie.L\u2019une implique un réservoir animal, probablement la chauve-souris, puis un passage par un animal intermédiaire avant de rejoindre l\u2019humain.Cet animal aurait pu alors être en contact avec un ou plusieurs êtres humains, qui auraient ensuite transmis la maladie dans la population.L\u2019autre implique que le virus est entré dans la population humaine plus tôt, puis y aurait circulé sous une forme asymptomatique jusqu\u2019à ce qu\u2019il devienne plus pathogène fin 2019.Le seul moyen de savoir si le virus s\u2019est propagé à partir d\u2019un seul individu ou en a acquis la capacité en passant par plusieurs personnes est de remonter à la source.Dès janvier, à l\u2019époque où le virus était simplement appelé par son nom de famille «coro- navirus», les caméras du monde ont été braquées sur le maintenant fameux wet market de la ville chinoise de Wuhan.Entre 150 et 200 espèces animales de toutes origines, certaines vivantes, à des fins de consommation humaine, se côtoyaient dans ce marché.Selon les observations initiales, c\u2019était de là que provenaient les premiers patients atteints.Or depuis, les pistes se sont brouillées.Le rythme de contagion rapide, ainsi que la présence de nombreux patients asymptoma- tiques ont modifié les hypothèses de départ.Des études réalisées en janv i e r [https :// t inyurl .com/ w5qfs4w] ont d\u2019abord situé les premiers cas au début du mois de décembre 2019.Déjà, on remarquait que certains malades n\u2019avaient pas eu de contacts connus avec le fameux marché.D\u2019autres informations, obtenues par le South China Morning Post en mars [https://tinyurl.com/ sdajymy], suggèrent que le premier cas remonterait en fait à la mi-novembre.Des études génétiques suggèrent aussi que le passage d\u2019un animal à l\u2019humain se serait déroulé durant ce mois, bien que l\u2019événement ait pu se produire aussi tôt que septembre 2019 [https://tinyurl.com/y9vf9jve].Des données [https://tinyurl.com/yc9rr5hv] montrent aussi que le virus était déjà hors de la ville de Wuhan au début du mois de janvier, tandis que d\u2019autres, plus surprenantes encore, suggèrent qu\u2019il était hors de la Chine à cette date; un premier cas de COVID-19 aurait pu se retrouver en France, à des milliers de kilomètres de son lieu d\u2019origine, dès la fin décembre 2019, selon des analyses effectuées [https://tinyurl.com/y73an33f] sur d\u2019anciens prélèvements (qui demandent à être confirmées).«C\u2019est très difficile de suivre le parcours de ce virus, explique Cécile Aenishaenslin, vétérinaire épidémiologiste et professeure adjointe à la Faculté de médecine vétérinaire de l\u2019Université de Montréal.Ce n\u2019est pas impossible qu\u2019a posteriori, avec des études génétiques, on puisse remonter l\u2019évolution des génomes viraux à travers les échantillons, trouver ceux qui sont les plus proches les uns des autres, et ainsi avoir une idée du point de départ, poursuit la chercheuse.On avait réussi à le faire avec le SRAS, mais ça va demander beaucoup de travail.» PRÉVOIR LE COURT ET LE LONG TERME Alors que le SARS-CoV-2 parcourt la planète comme un feu de brousse, comprendre son origine peut sembler secondaire comparativement aux multiples interrogations entourant la gestion de la crise.«Avoir cette information dès le début aurait été bien utile, souligne Cécile Aenishaenslin.Elle aurait permis de calculer le R0 [https:// tinyurl.com/y8r2dfal] et de connaître la contagiosité du virus beaucoup plus tôt, afin de développer des modèles et de mettre en place différentes mesures pour limiter la progression du virus.Maintenant, l\u2019intérêt scientifique de retrouver le patient 0 serait plutôt de comprendre ce qui a favorisé le transfert d\u2019un animal à l\u2019humain.Si on veut prévenir de futures pandémies, il faut comprendre ce qui s\u2019est passé à l\u2019origine de celle-ci.» Il ne s\u2019agit pas là d\u2019une simple précaution.Les chercheurs ont remarqué que le rythme des passages de maladies entre l\u2019animal et l\u2019humain s\u2019accélère, au point où, au cours des 20 dernières années, 75 % des nouveaux agents pathogènes [https://tinyurl.com/ y795eut2] observés chez l\u2019humain sont zoonotiques.L\u2019apparition d\u2019une nouvelle maladie infectieuse nécessite plusieurs facteurs.Le passage de micro- organismes de l\u2019animal à l\u2019humain peut survenir à chaque contact, mais les probabilités d\u2019une adaptation menant à une maladie épidémique sont minimes.Cela nécessite non seulement une prédisposition biologique de la part du pathogène, mais aussi des facteurs sociaux comme la densité de population, ou des lieux de contacts animal-humain, pour augmenter la probabilité d\u2019une adaptation réussie.Toutefois, l\u2019accélération du rythme de ces passages réussis s\u2019explique par un troisième facteur : l\u2019activité humaine.« La déforestation [https :// tinyurl.com/yclscj3y] et les changements climatiques perturbent les écosystèmes, explique Cécile Aenishaenslin.On stresse les animaux, ce qui les rend plus susceptibles aux infections.Cela force aussi leur déplacement, ce qui les rapproche des humains ou les pousse à déstabiliser d\u2019autres écosystèmes.Tout cela augmente le nombre de contacts favorisant une transmission zoonotique.À cela, il faut ajouter la mondialisation, qui a grandement favorisé la dispersion des agents pathogènes.» Bien qu\u2019il y ait beaucoup trop de virus dans le monde animal [https://tinyurl.com/y7bw2bhg] pour identifier en amont les pathogènes susceptibles de faire le saut entre les espèces, on connaît certains facteurs qui augmentent les risques.«Comprendre comment on peut optimiser nos relations avec l\u2019environnement, trouver l\u2019équilibre optimal entre les ressources exploitées de façon durable ou décroissante, et notre résilience c\u2019est-à-dire notre capacité de détecter plus rapidement les menaces et mettre en œuvre des gestes qui aident pourrait nous permettre de diminuer ces risques», conclut la chercheuse.POURQUOI CHERCHER UN PATIENT ZÉRO?Le seul moyen de savoir si le virus s\u2019est propagé à partir d\u2019un seul individu ou en a acquis la capacité en passant par plusieurs personnes est de remonter à la source.Ci- dessus, des travailleurs préparant un barbecue dans un marché de Wuhan en Chine.\u2014 PHOTO AFP, NOEL CELIS laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 39 CHRONIQUES « Bonne fête des Mères ! ».Ces mots chaleureux, Johane Nolet les entendra 13 fois dimanche.Et lorsque les conjoints et conjointes de ses enfants et ses 24 petits-enfants se joindront au groupe, c\u2019est plus de 40 fois qu\u2019elle accueillera ces souhaits dans son cœur.Johane Nolet, 62 ans, est mère de 13 enfants.Cette famille de Gati- neau a défrayé les manchettes en début 2001 lorsque l\u2019époux de Jo- hane et père de la marmaille, Normand Nolet, est décédé du cancer, le 5 janvier.Les 13 enfants étaient alors âgés de trois à 18 ans.Une campagne de financement a été organisée à l\u2019époque pour venir en aide à cette famille, et les Gati- nois ont été fidèles à eux-mêmes, c\u2019est-à-dire d\u2019une générosité hors du commun.Johane Nolet, devenue mère monoparentale de 13 enfants, a pu « respirer » un peu mieux et assurer le bien-être des siens.Mais aucune somme d\u2019argent ne pouvait remplacer le sourire de Papa.Mme Nolet se souvient de cette première fête des Mères sans l\u2019amour de sa vie, au printemps 2001.« Avant le départ de Normand, la fête des Mères était une rare journée de congé pour moi, raconte-t- elle.La veille, je travaillais comme une folle.Le lendemain, je travaillais comme une folle.Mais cette journée-là, Normand et les enfants préparaient le brunch et le souper.On mangeait en famille, autour de la table de la cuisine.Et les enfants me répétaient toute la journée : « vas t\u2019assoir dehors, Maman, il fait beau.Va te reposer au soleil ».C\u2019était bien gentil de leur part, mais j\u2019avoue que j\u2019avais beaucoup de difficultés à décompresser », lance- t-elle en riant.« En 2001, après le départ de Normand, les enfants ont voulu poursuivre la tradition.Je me souviens qu\u2019ils m\u2019avaient préparé un gâteau.Ça m\u2019avait tellement fait pleurer.Les filles avaient fouillé dans les livres de recettes et les enfants, mes plus vieux, m\u2019avaient fait en soirée ce délicieux gâteau au fromage et aux fruits frais, alors que j\u2019étais couchée.Je ne l\u2019oublierai jamais.« Mais cette première fête des Mères sans Normand a été très difficile pour moi.Encore aujourd\u2019hui, je trouve ça difficile.Mais ce n\u2019est rien comme la première année sans lui.C\u2019est bien moins pire aujourd\u2019hui, surtout avec 24 petits- enfants ! », ajoute-t-elle avec un sourire dans la voix.La fête des Mères sera un peu différente cette année chez les Nolet, confinement et distanciation physique obligent.Ce n\u2019est pas à la table de la cuisine qu\u2019on se réunira comme la tradition le veut, mais bien « dans » l\u2019ordinateur de Maman.« Habituellement, nous avons un brunch en famille, dit Johane.La maison semble très petite quand tout le monde est ici ! Mais cette année, ce sera une fête des Mères virtuelle, par visioconférence.Ça fera une grosse mosaïque de 40 visages à l\u2019écran plutôt qu\u2019une grosse gang dans la maison, laisse-t-elle tomber en riant.« C\u2019est sûr que je préférerais tenir mes enfants et mes petits-enfants dans mes bras.Et je pense que l\u2019accolade sera chaleureuse en maudit lorsqu\u2019on se reverra tous et qu\u2019on aura le droit de se toucher.J\u2019ai tellement hâte.Ils auraient dû permettre les rencontres familiales plutôt que d\u2019ouvrir les écoles.» ****** Johane Nolet est mère de huit garçons et de cinq filles.L\u2019aînée de la famille, Marie-Christine, habite Québec avec son conjoint et leurs trois enfants.Son frère David, père de trois enfants aussi, vit également à Québec.L\u2019aîné des garçons, Frédéric, gagne sa vie à Edmonton, en Alberta.Marianne, mère de trois enfants elle aussi, habite Saint-Hu- bert, tandis que Jean-Sébastien s\u2019est établi à L\u2019Ange-Gardien avec son épouse et leurs sept enfants.Les autres enfants de Johane habitent la région de Gatineau.Dont Mireille, la cinquième du clan Nolet, qui elle est mère de huit enfants âgés de 12 à 2 ans.Et qui ne dit pas non à un neuvième ! « On verra, l\u2019avenir nous le dira, dit Mireille avec un sourire dans la voix.J\u2019ai l\u2019impression d\u2019avoir gambadé à travers toute ma jeunesse.La vie était belle, il y avait toujours quelqu\u2019un là avec qui jouer, discuter et se chicaner.(Rires).Et je ne me souviens que des bons moments.Ça veut peut-être dire qu\u2019il y en a eu pas mal.Cette impression d\u2019avoir gambadé toute ma jeunesse, cette joie, cette insouciance indescriptible, je veux partager tout ça avec mes enfants.\u2014 Votre conjoint serait-il prêt à devenir papa d\u2019un neuvième enfant ?\u2014 André (Nault) vient d\u2019une famille un peu plus traditionnelle, si on peut dire ainsi.Il a une sœur.Je ne peux pas parler pour lui, mais il aime beaucoup l\u2019esprit d\u2019une grande famille.Je me souviens des premiers soupers dans ma famille, André répétait : « Wow ! J\u2019ai maintenant huit frères !\u2019 Il a été touché par le fait qu\u2019il faisait maintenant partie d\u2019une famille de 13 enfants.\u2014 Comment se déroulait la fête des Mères dans votre enfance ?\u2014 Je me souviens que mon père préparait le brunch et qu\u2019il achetait le souper.Nous, les enfants, faisions des bricolages et des cadeaux à notre façon pour Maman.Mais je me souviens surtout du bouquet de fleurs.Mon père était très romantique et il achetait souvent des fleurs à Maman.Mais à la fête des Mères, le bouquet était super important ! \u2014 Vous souvenez-vous d\u2019un gâteau que vous avez préparé avec vos frères et sœurs pour la fête des Mères ?\u2014 Oui, je m\u2019en souviens, répond-elle en riant.Mais ce n\u2019est pas moi qui l\u2019avais préparé.Je crois que c\u2019était mes sœurs Marie-Chris- tine, Marianne et Véronique.C\u2019était la première fête des Mères après le décès de notre père.J\u2019avais 15 ans quand Papa est parti.Et nous, les enfants, sentions que nous devions prendre le flambeau.On se disait qu\u2019il fallait vraiment souligner le fait que nous étions là pour Maman et qu\u2019elle le sache.Donc nous avions les fleurs, des petits cadeaux et le gâteau.On ne pouvait pas tout faire.Et ça ne ramenait pas notre père.Mais nous nous sommes assurés que Maman ait tout ce qu\u2019elle aimait cette journée-là.\u2014 Et comment se passera la fête des Mères chez vous, dimanche, en cette période de confinement ?\u2014 Je m\u2019attends à quelque chose de très simple.Chez nous, ça se passe autour de la table de la cuisine, comme dans ma jeunesse.Mais je ne sais pas si j\u2019aurai un gâteau (rires).On va bruncher en famille avec nos huit amours.On va ensuite jaser avec toute la famille sur Zoom.Ce sera pas mal différent que de se revoir tous autour de la table chez ma mère.Et André et les enfants me disent que dimanche sera ma journée de repos.Mais une Maman est toujours sur appel », conclut Mireille dans un éclat de rire.Bonne fête des Mères.40 fois L\u2019impressionnante famille de Johane Nolet (cheveux blancs derrière la mariée), qui compte 13 enfants et 24 petits-enfants \u2014 PHOTO FOURNIE PAR LA FAMILLE DENIS GRATTON CHRONIQUE dgratton@ledroit.com SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 40 AVIS PUBLIC ADOPTION DU PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO 1091-2020 concernant la division du territoire de la ville en six (6) districts électoraux et abrogeant le règlement numéro 1035-2016 AVIS est par les présentes donné par la soussignée, à tous les électeurs de la municipalité de Bromont, que le conseil municipal a adopté, à sa séance ordinaire du 4 mai 2020, le projet de règlement numéro 1091-2020 intitulé « Règlement concernant la division du territoire de la ville en six (6) districts électoraux et abrogeant le règlement numéro 1035-2016 »; Que tel que l\u2019indique son titre, ledit projet de règlement divise le territoire de la municipalité de Bromont en six (6) districts électoraux, chacun représenté par un conseiller municipal, et délimite ces districts de façon à assurer un équilibre quant au nombre d\u2019électeurs dans chacun d\u2019eux et quant à leur homogénéité socio-économique; Que le nombre d\u2019électeurs dans le district numéro 6 est inférieur de plus de vingt-cinq pour cent (25 %) du quotient obtenu, en divisant le nombre total d\u2019électeurs dans la municipalité par le nombre de districts; Qu\u2019afin d\u2019assurer la représentation effective des électeurs dans le district numéro 6, le conseil municipal juge nécessaire de demander une dérogation à la Commission de la représentation électorale du Québec pour les motifs suivants: \u2022 le district numéro 6 possède la plus grande superficie, soit 38.96 % du territoire de la Ville; \u2022 le district numéro 6 possède sa propre homogénéité socio-économique; \u2022 le district numéro 6 possède son propre noyau villageois; \u2022 le district numéro 6 possède sa propre paroisse, soit la paroisse Saint-Vincent-Ferrier; \u2022 le district numéro 6 possède ses propres infrastructures : centre communautaire, parc avec installations sportives, bureau de poste; \u2022 par la distance, la majorité des électeurs du district numéro 6 sont isolés géographiquement des autres districts; \u2022 par des barrières physiques telles que la présence de l\u2019Aéroport Roland-Désourdy et la présence du Parc scientifique Bromont, la majorité des électeurs du district numéro 6 sont isolés des autres districts; Plus précisément, les districts électoraux se délimitent comme suit : District électoral numéro 1, Mont-Soleil : 1 394 électrices et électeurs pour un écart à la moyenne de + 2.50% et possède une superficie de 13.85 km2.District électoral numéro 2 : Lac-Bromont : 1 485 électrices et électeurs pour un écart à la moyenne de + 9.19 % et possède une superficie de 27.87 km2.District électoral numéro 3 : Mont-Brome : 1379 électrices et électeurs pour un écart à la moyenne de + 1.40 % et possède une superficie de 9.68 km2.District électoral numéro 4 : Shefford : 1 502 électrices et électeurs pour un écart à la moyenne de + 10.44 % et possède une superficie de 7.89 km2.District électoral numéro 5 : Pierre-Laporte : 1 498 électrices et électeurs pour un écart à la moyenne de + 10.15 % et possède une superficie de 11.18 km2.District électoral numéro 6 : Adamsville : Ce district d\u2019exception (hors-normes) contient 901 électrices et électeurs pour un écart à la moyenne de \u2013 33.75 % et possède une superficie de 44.98 km2.AVIS est aussi donné que le projet de règlement contenant la description des limites des districts électoraux proposés ainsi que ses annexes ne pourra pas être consulté à l\u2019hôtel de ville tel que prévu par la loi, et ce, en raison de l\u2019état d\u2019urgence sanitaire déclaré par le gouvernement québécois, suivant l\u2019arrêté 2020-004 du 15 mars 2020 pris par le ministre de la Santé et des Services sociaux.Il est toutefois disponible pour consultation, sur notre site Internet: www.bromont.com ; AVIS est également donné que tout électeur, conformément à l\u2019article 17 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (RLRQ, c.E-2.2), PEUT, dans les 15 jours de la publication du présent avis dans le journal La Voix de l\u2019Est, soit au plus tard le 25 mai 2020, à 16h00, faire connaître par écrit, par courrier ou courriel, son opposition au projet de règlement; Cette opposition doit être adressée comme suit : Objet : Opposition au règlement 1091-2020 - Ève-Marie Préfontaine, greffière par intérim Service du greffe et des affaires juridiques 88, boulevard de Bromont Bromont (Québec) J2L 1A1 greffe@bromont.com AVIS est de plus donné, conformément à l\u2019article 18 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (RLRQ, c.E-2.2), le conseil tiendra une assemblée publique pour entendre les personnes présentes sur le projet de règlement, si le nombre d\u2019oppositions reçues dans le délai fixé est égal ou supérieur à 100 électeurs.En raison de l\u2019état d\u2019urgence sanitaire, cette procédure pourrait être remplacée par une procédure alternative.Bromont, ce 5e jour de mai 2020.La greffière par intérim, Ève-Marie Préfontaine, avocate AVIS PUBLIC APPeL d\u2019offreS 173/2020 réfeCtIon de ChAUSSée et AménAgement d\u2019Une PISte CyCLABLe BoULeVArd LeCLerC eSt CLÔtUre: 28 mAI 2020 à 14h00 CoVId-19 -InformAtIonS à L\u2019IntentIon deS SoUmISSIonnAIreS dépôt des soumissions Compte tenu des événements liés à la pandémie de la COVID-19, il est fortement recommandé aux soumissionnaires de transmettre leur soumission par la poste ou par une compagnie de courrier.Le soumissionnaire a toutefois la possibilité de déposer sa soumission en personne sur rendez-vous.Il doit faire parvenir un courriel au service de l\u2019approvisionnement approvisionnements@granby.ca.ouverture des soumissions En raison de l\u2019arrêté ministériel numéro 2020-014, depuis le 2 avril, les organismes municipaux doivent effectuer l\u2019ouverture des soumissions sans la présence du public ni de ceux qui ont soumissionné.L\u2019ouverture se déroulera devant au moins deux témoins n\u2019ayant aucun intérêt en lien avec le contrat visé.La Ville de Granby produira un enregistrement audiovisuel de l\u2019ouverture des soumissions et, dès que possible, le rendra disponible dans le système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO).Des soumissions scellées seront reçues par la Ville de Granby jusqu\u2019à 14h00, heure locale en vigueur, jeudi, 28 mai 2020, pour un mandat de réfection de chaussée et l\u2019aménagement d\u2019une piste cyclable sur le boulevard Leclerc est.Pour être reçue, toute soumission doit se trouver physiquement, sous pli cacheté, à la réception de l\u2019Hôtel de Ville situé au 87 rue Principale à Granby, avant l\u2019heure et la date mentionnées ci-haut.Le soumissionnaire doit se procurer le document d\u2019appel d\u2019offres directement du Système Électronique d\u2019Appel d\u2019Offres (SÉAO) en s\u2019adressant à un de ses représentants par téléphone au 1-866-669- 7326 ou au 514-856-6600 ou en consultant le site internet www.seao.ca.Les documents doivent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Le soumissionnaire doit avoir un établissement au Québec ou dans un territoire visé par un accord intergouvernemental de libéralisation des marchés applicable à la Ville de Granby selon les conditions de l\u2019appel d\u2019offres.Toute soumission devra être produite et soumise sur le formulaire de soumission fourni à cette fin, et être conforme aux conditions stipulées dans la présente demande de soumission et au devis l\u2019accompagnant.Avec sa soumission, le soumissionnaire doit verser une garantie de soumission d\u2019une valeur au moins égale à 10% du Montant total de la soumission (taxes incluses) sous forme de chèque visé tiré d\u2019une banque à charte canadienne ou d\u2019une caisse populaire, payable à la Ville de Granby ou une lettre de garantie bancaire irrévocable ou d\u2019un cautionnement de la même valeur.La Ville de Granby ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions présentées et n \u2019encour t aucune obligation envers les soumissionnaires.Les soumissions seront ouvertes au jour et à l\u2019heure indiquée en rubrique, à l\u2019Hôtel de Ville de Granby.Les soumissionnaires sont invités à assister à l\u2019ouverture des soumissions.Granby, le 9 mai 2020 Nancy Gagnon Gestionnaire de contrats, Approvisionnements AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que «BÉNÉVOLAT DUCENTRED\u2019ACCUEIL FOYER SUTTON INC» demandera au Registraire des entreprises du Québec la permission de se dissoudre Sutton, le 9 mai 2020 AVIS PUBLIC AVIS DE PROMULGATION DU RÈGLEMENT NUMÉRO 0931-2020 AVIS PUBLIC est donné de ce qui suit : 1.Que lors d\u2019une séance tenue le 4 mai 2020, le conseil municipal de la Ville a adopté le règlement intitulé : « Règlement numéro 0931-2020 modifiant le Règlement général numéro 0047-2007 afin de pouvoir suspendre ou interdire certains feux à ciel ouvert lors de circonstances exceptionnelles et de prolonger les délais prévus dans le cadre de différents règlements ».2.Que ledit règlement est déposé à mon bureau, à l\u2019hôtel de ville, 87, rue Principale, Granby, Québec, où toute personne intéressée peut en prendre connaissance.3.Que ledit règlement entre en vigueur selon la loi.Donné à Granby, Québec, ce 8 mai 2020.L\u2019assistante-greffière, Me Joannie Meunier AVIS PUBLIC AVIS DE PROMULGATION DU RÈGLEMENT NUMÉRO 0923-2020 AVIS PUBLIC est donné de ce qui suit : 1.Que lors d\u2019une séance tenue le 2 mars 2020, le conseil municipal de la Ville a adopté le règlement intitulé : « Règlement numéro 0923-2020 autorisant des dépenses en immobilisations concernant des travaux d\u2019infrastructure de voirie sur les rues Denison Ouest, Bergeron et Coupland, d\u2019honoraires professionnels, ainsi que les frais incidents et les frais d\u2019escompte et d\u2019émission pour une dépense et un emprunt de 3 060 000 $ ».2.Que ledit règlement a reçu les approbations suivantes : a) l\u2019avis d\u2019opportunité de la Municipalité Régionale de comté de La Haute-Yamaska, en date du 11 mars 2020; et b) l\u2019approbation du ministre des Affaires municipales et de l\u2019Habitation, en date du 28 avril 2020.3.Que ce règlement est déposé àmon bureau, situé à l\u2019hôtel de ville, 87, rue Principale, Granby, Québec, où toute personne intéressée peut en prendre connaissance.4.Que ledit règlement entre en vigueur selon la loi.Donné à Granby, Québec, ce 8 mai 2020.L\u2019assistante-greffière, Me Joannie Meunier AVIS PUBLIC AVIS DE PROMULGATION DU RÈGLEMENT NUMÉRO 0922-2020 AVIS PUBLIC est donné de ce qui suit : 1.Que lors d\u2019une séance tenue le 2 mars 2020, le conseil municipal de la Ville a adopté le règlement intitulé : « Règlement numéro 0922-2020 autorisant des dépenses en immobilisations concernant des travaux d\u2019infrastructure de rues et de réseaux sur la rue Principale entre les rues Saint-Hubert et Gill et aménagements accessoires, d\u2019honoraires professionnels, d\u2019équipements ainsi que les frais incidents et les frais d\u2019escompte et d\u2019émission pour une dépense et un emprunt de 12 675 000 $ ».2.Que ledit règlement a reçu les approbations suivantes : a.l\u2019avis d\u2019opportunité de la Municipalité Régionale de comté de La Haute- Yamaska, en date du 11 mars 2020; et b.l\u2019approbation du ministre des Affaires municipales et de l\u2019Habitation, en date du 28 avril 2020.3.Que ce règlement est déposé àmonbureau, situé à l\u2019hôtel de ville, 87, rue Principale, Granby, Québec, où toute personne intéressée peut en prendre connaissance.4.Que ledit règlement entre en vigueur selon la loi.Donné à Granby, Québec, ce 8 mai 2020.L\u2019assistante-greffière, Me Joannie Meunier AVIS PUBLIC APPeL D\u2019offreS 176/2020 reConStrUCtIon DeS InfrAStrUCtUreS mUnICIPALeS rUe YoUng CLÔtUre: 28 mAI 2020 à 14h00 CoVID-19 -InformAtIonS à L\u2019IntentIon DeS SoUmISSIonnAIreS Dépôt des soumissions Compte tenu des événements liés à la pandémie de la COVID-19, il est fortement recommandé aux soumissionnaires de transmettre leur soumission par la poste ou par une compagnie de courrier.Le soumissionnaire a toutefois la possibilité de déposer sa soumission en personne sur rendez-vous.Il doit faire parvenir un courriel au service de l\u2019approvisionnement approvisionnements@granby.ca.ouverture des soumissions En raison de l\u2019arrêté ministériel numéro 2020-014, depuis le 2 avril, les organismes municipaux doivent effectuer l\u2019ouverture des soumissions sans la présence du public ni de ceux qui ont soumissionné.L\u2019ouverture se déroulera devant au moins deux témoins n\u2019ayant aucun intérêt en lien avec le contrat visé.La Ville de Granby produira un enregistrement audiovisuel de l\u2019ouverture des soumissions et, dès que possible, le rendra disponible dans le système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO).Des soumissions scellées seront reçues par la Ville de Granby jusqu\u2019à 14h00, heure locale en vigueur, jeudi, 28 mai 2020, pour un mandat de reconstruction des infrastructures municipales sur la rue Young.Pour être reçue, toute soumission doit se trouver physiquement, sous pli cacheté, à la réception de l\u2019Hôtel de Ville situé au 87 rue Principale à Granby, avant l\u203aheure et la date mentionnées ci-haut.Le soumissionnaire doit se procurer le document d\u2019appel d\u2019offres directement du Système Électronique d\u2019Appel d\u2019Offres (SÉAO) en s\u2019adressant à un de ses représentants par téléphone au 1-866-669-7326 ou au 514-856-6600 ou en consultant le site internet www.seao.ca.Les documents doivent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Le soumissionnairedoit avoir unétablissement au Québec ou dans un territoire visé par un accord intergouvernemental de libéralisation des marchés applicable à la Ville de Granby selon les conditions de l\u2019appel d\u2019offres.Toute soumission devra être produite et soumise sur le formulaire de soumission fourni à cette fin, et être conforme aux conditions stipulées dans la présente demande de soumission et au devis l\u2019accompagnant.Avec sa soumission, le soumissionnaire doit verser une garantie de soumission d\u203aune valeur au moins égale à 10 % du Montant total de la soumission (taxes incluses) sous forme de chèque visé tiré d\u2019une banque à charte canadienne ou d\u203aune caisse populaire, payable à la Ville de Granby ou une lettre de garantie bancaire irrévocable ou d\u2019un cautionnement de la même valeur.La Ville de Granby ne s\u203aengage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions présentées et n\u2019encourt aucune obligation envers les soumissionnaires.Les soumissions seront ouvertes au jour et à l\u2019heure indiquée en rubrique, à l\u2019Hôtel de Ville de Granby.Les soumissionnaires sont invités à assister à l\u2019ouverture des soumissions.Granby, le 9 mai 2020 Nancy Gagnon Gestionnaire de contrats, Approvisionnements 415437 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 41 AVIS PUBLIC Avis de consultation écrite Sur le projet de règlement numéro 2020-578modifiant le règlement relatif aux projets particuliers de construction, demodification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble numéro 2014-512 (PPCMOI) Aux personnes et organismes intéressés par le projet de règlement numéro 2020-578 modifiant le règlement relatif aux projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble numéro 2014-512 (PPCMOI).Avis public est donné de ce qui suit : Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme, le conseil municipal du Canton de Shefford a adopté par résolution, lors de sa séance tenue le 5 mai 2020, le projet de règlement intitulé «Règlement numéro 2020-578modifiant le règlement relatif aux projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (PPCMOI) numéro 2014-512 ».Objet du projet de règlement Ce projet de règlement a pour objet de modifier le règlement numéro 2014-512 relatif aux projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble afin de permettre la construction de projets intégrés résidentiels sur le mont Shefford.Le projet de règlement n\u2019est pas soumis à l\u2019approbation des personnes habiles à voter.Zone concernée La zone concernée par le projet de règlement est la zone RV-2, telle qu\u2019identifiée sur le plan de zonage de la Municipalité.Cette zone est délimitée, à l\u2019Ouest, par le chemin Saxby Sud, à l\u2019Est, par le chemin Picard, au Sud, par la route 241 et au Nord à la hauteur des rues Bourassa et Ménard, soit à environ 200 mètres de la route 112.Une copie du plan de zonage peut être consultée sur le site internet de la municipalité à l\u2019adresse suivante : https://cantonshefford.qc.ca/services/urbanisme/reglements/ Consultation du projet Le projet de règlement peut être consulté sur le site Internet de laMunicipalité duCantonde Shefford (cantonshefford.qc.ca) sous l\u2019onglet « LA MUNICIPALITÉ », et au sous-onglet « Projet de règlement ».Acte prioritaire Le conseil, par sa résolution 2020-05-062, a unanimement désigné le projet de règlement numéro 2020-578 comme étant un acte prioritaire.À cet effet, il a résolu que l\u2019assemblée de consultation pour ce projet soit remplacée par une consultation écrite, tel que le permet l\u2019Arrêté numéro 2020-008 de la Ministre de la Santé et des Services sociaux daté du 22 mars 2020.Consultation écrite Toutes les personnes et organismes qui désirent s\u2019exprimer sur ce projet de règlement doivent le faire, par écrit, avant le lundi 25 mai 2020 à midi.Vos commentaires, questions et suggestions doivent être transmis, par courriel, à auger.gabriel@cantonshefford.qc.ca ou déposés dans la boîte métallique installée aux côtés de la porte arrière de la Mairie du Canton de Shefford située au 245, chemin Picard.Les commentaires, questions et suggestions reçus seront ensuite soumis au conseil municipal le 26 mai 2020, à 9h00.Fait à Shefford, ce 9 mai 2020 La directrice générale et secrétaire-trésorière, gma Sylvie Gougeon BEAUDRY M.Gaston - 1932-2020 Au Centre hospitalier de Granby, le 3 mai 2020, à l\u2019âge de 87 ans, est décédé M.Gaston Beaudry, époux de feu Huguette Noury.Il laisse dans le deuil sa fille Caroline (Tarik Alam).Il était le frère de : André (Aline Labranche), Jacques (Jeannine Bousquet), Micheline, Francine (Gaétan Robert) et feu Pierrette, il était le beau-frère de feu Conrad (Raymonde Lacasse).Il laisse également derrière lui plusieurs neveux, nièces, parents et amis.La famille désire remercier sincèrement le personnel de l\u2019urgence et des soins intensifs du CHG.En raison des circonstances actuelles exceptionnelles, la célébration se tiendra à une date ultérieure.Les détails vous seront communiqués en temps opportun.COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT & MÉNARD.En guise de sympathie, un don à la Fondation des maladies du coeur et de l\u2019AVC serait apprécié.Formulaires disponibles à la réception du complexe.BOULANGER Mme Denise - 1947-2020 Au Centre Marie-Berthe Couture, le 24 avril 2020, à l\u2019âge de 73 ans, est décédée Mme Denise Boulanger.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Christine, Johanne, François et Ghislain, leur conjoint, ses petits-enfants : Élodie, Jason, Janique, Karine, Jonathan.Elle laisse également son frère Roger, ses soeurs : Louise, Céline et Sylvie, leur conjoint, ainsi que ses beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, autres parents et amis.La famille désire remercier sincèrement le personnel du Centre Marie-Berthe Couture pour les bons soins prodigués.La crémation a eu lieu au crématorium Girardot et Ménard.En raison des circonstances actuelles exceptionnelles, une cérémonie aura lieu en tout intimité.L\u2019inhumation se fera à une date ultérieure au cimetière de Waterloo.Les arrangements funéraires ont été confiés COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT & MÉNARD.GIARD M.Bernard - 1936-2020 Au Centre hospitalier de Granby, le 23 avril 2020, à l\u2019âge de 83 ans, est décédé M.Bernard Giard, époux de Mme Monique Messier.Il était le fils de feu Horace Giard et de feu Alberta Delorme.Il était le père de : Cécile, feu Paul, Mario, Pierre, Roger (Line), Madeleine (Luc Girard), Claude, feu Jean.Il laisse également ses petits-enfants, ses arrière-petits-enfants, ses frères, soeurs, beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, autres parents et amis.La famille désire remercier sincèrement le personnel du CHG pour les bons soins prodigués.La crémation a eu lieu au crématorium Girardot et Ménard.En raison des circonstances actuelles exceptionnelles, la célébration se tiendra à une date ultérieure.Les détails vous seront communiqués en temps opportun.Les arrangements funéraires ont été confiés au COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT & MÉNARD.GUERTIN M.Gérald - 1929-2020 À l'Hôpital de Granby, le 30 avril 2020, à l\u2019âge de 90 ans, est décédé monsieur Gérald Guertin, époux de feu madame Pierrette Forand, demeurant à Granby.Il laisse dans le deuil ses enfants : Sylvie (Renaud Quirion), Ronald (Diane Thériault), Josée; ses 4 petits-enfants et 5 arrière-petits-enfants, il était le beau- frère de : feu Réjeanne (feu Jean-Marc Côté), Gisèle (feu Almonzar Ferland), Réal (Serge Croteau), Nicole (Rénald Arbour); ainsi que ses neveux, nièces, autres parents et amis.La famille désire remercier le personnel de l'Hôpital de Granby et la Résidence Landry pour les bons soins prodigués.La crémation a eu lieu à Granby au crématorium Les Jardins Funéraires Bessette.Compte tenu des circonstances actuelles, la cérémonie ainsi que l'inhumation au cimetière Mgr.Pelletier ont eu lieu en toute intimité.ROY M.Gérard - 1943-2020 Subitement à son domicile le 4 mai 2020, à l'âge de 76 ans, est décédé M.Gérard Roy, demeurant à Farnham.Il laisse dans le deuil Micheline Desroches, ses enfants : Francine, Patrick (Richard Vallerand), Éric et François.Également Mariette Giroux, Sylvie Massé (Robert Daniel), France Massé (Sylvain Boileau), Sonia Massé (Benoît Villeneuve) qui lui étaient très chères ainsi que ses petits-enfants, arrière- petits-enfants, ses frères et soeurs, beaux-frères et belles-soeurs, plusieurs autres parents et amis.L'Aquamation a eu lieu au Bio-Crématorium Le Sieur de Granby.En raison des circonstances exceptionnelles, les rituels funéraires se tiendront à une date ultérieure.N É C R O L O G I E Pour fleurir la mémoire d\u2019un être cher 355, boul.Leclerc, Granby 450 372-2881 www.sublimefleuriste.com SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 42 BLOUIN-DESNOYERS Mme Gertrude - 1921-2020 AuManoir Deauville de Saint-Hyacinthe, le 1er mai 2020 est décédée à l\u2019âge de 99 ans, Gertrude Blouin, demeurant à St-Hyacinthe, épouse de feu Normand Desnoyers.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Robert (Mireille Valin) de Québec, Jean-Pierre (Rolande Martel) de Saint-Césaire, Michel (Colette Dion) de Saint-Césaire, France (Michel Beaudoin) de Montréal, Charles (Pauline Roy) de Saint-Césaire et Céline (Jacques Messier) de Saint-Hyacinthe.Elle laisse aussi dans le deuil ses 12 petits- enfants, ses 14 arrière-petits-enfants, sa soeur Claire ainsi que ses beaux-frères, belles-soeurs, quelques cousins, cousines et plusieurs neveux et nièces.Résidente de Saint-Hyacinthe, elle est originaire de St-Barnabé-Sud et elle a vécue autrefois à St-Pie et à St-Césaire avec son conjoint et ses enfants.Dans le respect des mesures sanitaires imposées par le gouvernement du Québec entourant la COVID-19, une célébration aura lieu à une date ultérieure qui demeure à préciser par la famille, elle remercie les parents et amis pour leurs pensées et leurs prières.La famille désire remercier le personnel du Manoir Deauville pour le soutien et les bons soins prodigués.Afin de respecter toutes les mesures sanitaires reliées à la Covid 19, la résidence funéraire Maska vous demande de privilégier vos condoléances par le biais de notre site internet : www.rfmaska.coop Le personnel de la Résidence funéraire Maska offre à la famille ses plus sincères condoléances et la remercie pour sa confiance.BOUSQUET Abbé René - 1931-2020 Le 1er mai 2020, l\u2019Abbé René Bousquet est décédé à l\u2019Hôpital Honoré- Mercier à l\u2019âge de 88 ans.Né le 20 juillet 1931 à La Présentation, il était le fils de William Bousquet et d\u2019Éliza Leclerc.Il laisse dans le deuil ses neveux et nièces.Ordonné prêtre par Mgr Arthur Douville le 15 juin 1957, il dispensa ses services pastoraux dans diverses paroisses : Saint-Liboire (1957), Cowansville (1960), Saint-Benoît de Granby (1965), Saint-Ours (1967) et Waterloo (1969).Il fut animateur de pastorale scolaire à la Polyvalente Jean- Jacques-Bertrand de Farnham de 1972 à 1977, aux Manoirs de la Montagne de Mont-Saint-Hilaire de 1978 à 1983.De 1984 à 1996, il fut aumônier chez les Soeurs de la Présentation de Marie à Saint-Hyacinthe.En 1996, il prit la décision de prendre sa retraire mais il n\u2019en continua pas moins à oeuvrer dans les résidences de personnes âgées de Granby.Le 1er septembre 2005, il s\u2019est retiré au Séminaire de Saint-Hyacinthe.Nous remercions le personnel de l\u2019Infirmerie du Séminaire pour les soins qu\u2019ils lui ont prodigué.En raison des circonstances actuelles exceptionnelles, la célébration des funérailles est reportée à une date ultérieure.L\u2019inhumation aura lieu au cimetière de La Présentation.Direction : Complexe Funéraire Ubald Lalime de Saint-Hyacinthe.LALIBERTÉ M.André - 1925-2020 Paisiblement, à l\u2019Hôpital de Granby, le 1er mai 2020 à l\u2019âge de 94 ans est décédé M.André Laliberté, époux bien-aimé de Mme Yvette Le Brun.Outre son épouse il laisse dans le deuil son frère Georges (Jeannine).Il était le frère de : feu Gérard, feu Rachel, feu Roland (F.d.S.), feu Édouard, feu Gertrude, feu Marcel, feu Roger et feu Fernand (Laurette Courcy).Il laisse également derrière lui ses neveux, nièces, autres parents et amis.À l\u2019emploi de la Ville de Granby pendant 37 ans comme ingénieur et directeur des services techniques.À la retraite, il travaille comme ingénieur pendant 12 ans pour Les Entreprises Ménard ltée, tout en faisant partie de nombreuses associations.La famille désire remercier chaleureusement le personnel de la Résidence du Mont, de la résidence Le Riverain et de l\u2019Hôpital de Granby pour les bons soins prodigués.En raison des circonstances actuelles exceptionnelles, la célébration aura lieu en toute intimité, suivie de l\u2019inhumation au cimetière Mgr Pelletier.Sous la direction du COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT & MÉNARD.En guise de sympathie, un don à la Fondation du Centre Hospitalier de Granby serait apprécié.Formulaires disponibles à la réception du complexe.PAQUETTE RAINVILLE Mme Adrienne - 1940-2020 Paisiblement à la Maison Au Diapason, le 5 mai 2020, à l\u2019âge de 80 ans, est décédée Mme Adrienne Paquette, épouse de feu M.Robert Rainville et fille de feu M.Léonard Paquette et de feu Mme Rachel Végiard.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Francois (Micheline), Bernard (Suzanne), Brigitte (Yvon) et Martine (Sylvain); ses petits-enfants : Philippe (Camille), Charles, Vincent (Alexandrine), Marie-Ève (Alexandre), Anne-Sophie (Francis), Antoine (Samuel), Benjamin, Florence (Simon), Julien, Marie-Anne, Camille (Julien), Jérémie (Noémie) et Rosalie.Elle laisse également ses frères et soeurs : Monique (Jacques Gagnon), Ghislaine (Roger Voghell), Gérald (Denise Riendeau), Normand (Ginette Hébert) et Suzanne (feu René Sirois) ; ses beaux-frères et belles-soeurs : Jean-Denis (Georgette), Mariette (feu Jean-Louis), Marcel (Lilianne) et Michel; ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et amis.La famille remercie sincèrement tout le personnel de la Résidence Bromont, du département d\u2019oncologie du Centre Hospitalier de Granby et de la Maison Au Diapason pour les excellents soins prodigués avec bonté et compassion.La crémation a eu lieu au crématorium Girardot et Ménard.En raison des circonstances actuelles exceptionnelles, une cérémonie aura lieu à une date ultérieure.Les détails vous seront communiqués en temps opportun.Les arrangements funéraires ont été confiés au COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT & MÉNARD.En guise de sympathie, un don à la Fondation Au Diapason serait apprécié par la famille.Formulaires disponibles à la réception du complexe ou en ligne au www.audiapason.org/ PRÉFONTAINE CÔTÉ Mme Jeannine - 1929-2020 Au Centre d\u2019hébergement Leclerc, le 1er mai 2020, à l\u2019âge de 90 ans, est décédée Mme Jeannine Préfontaine, épouse de feu M.Bernard Côté.Elle laisse dans le deuil ses fils : Serge (Maria Brodeur), Alain (Marie-Laure Besselièvre), Yvon (Angèle Proulx) et Richard (Chantal Lacoste), ses 7 petits- enfants et ses arrière-petits-enfants.Elle était la soeur de : feu Gérard (feu Geneviève Galipeau), feu Charles (feu Marthe Rousseau), feu Louis (Emilienne Bégin), feu Claire (feu Dollard Laverrière), feu Germaine (feu Georges E.Blanchard).Elle était la belle-soeur de : feu Louise (feu Marcel Rochon), feu Denise (feu Charles D'Auteuil), Laurence (Alban D'Auteuil).Elle laisse également derrière elle ses neveux, nièces, autres parents et amis.La famille remercie sincèrement tout le personnel du Centre Leclerc, 4e ouest, pour les excellents soins prodigués avec bonté et professionnalisme.La crémation a eu lieu au crématorium Girardot et Ménard.En raison des circonstances actuelles exceptionnelles, une cérémonie aura lieu à une date ultérieure en toute intimité.Les arrangements funéraires ont été confiés au COMPLEXE FUNÉRAIRE GIRARDOT & MÉNARD.En guise de sympathie, un don à la Fondation du Centre hospitalier de Granby serait apprécié par la famille.Formulaires disponibles à la réception du complexe ou en ligne au : www.fondationchg.org/ ROY Mme Jeannine - 1922-2020 Au centre Émilie-Gamelin de Montréal, le 30 avril 2020 est décédé Mme Jeannine Roy, elle aurait eu 98 ans le 17 mai.Elle laisse dans le deuil son garçon Michel Campeau, son frère André Roy et sa conjointe Madeleine.Sa très grande amie qui l'accompagne depuis toujours, Monic Giard.Ses autres amies : Gisèle Massé, Josianne Demers, son chauffeur préférée ainsi que plusieurs neveux et nièces.Nous nous souviendrons toujours de son sourire et sa joie de vivre.Nous souhaitons remercier Le Centre Émilie-Gamelin pour les bons soins reçus.Selon ses volontés, une rencontre privée aura lieu à une date ultérieure. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 ACTUALITÉS 43 TREMBLAY M.Florent - 1944-2020 À Montréal, le 22 avril 2020, à l'âge de 76 ans, est décédé M.Florent Tremblay époux de feu Rosa Kirker, demeurant à St-Jean-sur-Richelieu.Il était le père de feu Kirk Tremblay, il laisse dans le deuil sa fille : Josette Tremblay (Gérard), ses petits-enfants : Alec Bayeur, Danyck Bayeur et Valérie Bayeur, ses frères : Réal Tremblay, Michel Tremblay, il était le frère de feu Jocelyne Boyer et de feu Maurice Tremblay, il laisse également plusieurs neveux, nièces, autres parents et amis.L'Aquamation a eu lieu au Bio-Crématorium Le Sieur de Granby.En considération de la situation en lien avec la COVID-19, nous nous voyons malheureusement dans l\u2019obligation de reporter les funérailles à une date ultérieure.Merci de votre compréhension.TURCOTTE TREMBLAY Mme Corrine - 1919-2020 ÀMagog, est décédée le 30 mars 2020, Mme Corinne Turcotte à l'âge de 101 ans.Elle était l'épouse de feu Alphonse Tremblay et demeurait à Magog.Étant donné la situation concernant la Covid-19, la mise en terre aura lieu le vendredi 15 mai dans la plus stricte intimité.Mme Turcotte laisse dans le deuil ses soeurs : Arthemise, Simone et toute la famille Audet.Ses nièces : Louise (Roland), Alain (Michele), Aline, Lucille, Hélène et Diane.Les petits-enfants de son époux : Linda, Bobby et Suzanne ainsi qu'autres parents et amis.La famille tient à remercier tout le personnel de Les Jardins de Magog et le Dr Trudel pour les bons soins.449 Dufferin, Granby 450 372-7729 (face au cimetière) Pour toute information, nous pouvons aussi vous rencontrer à votre domicile.Ouvert du lundi au vendredi (soir et week-end sur rendez-vous) \u2022 MonuMents pour tous les goûts \u2022 lettrage et réparation au ciMetière \u2022 coMptoirs de granite NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com Depuis quelques jours, le quotidien de Guy Alain s\u2019est embelli des couleurs de l\u2019arc-en- ciel.Au lieu de voir sa femme et ses deux filles en FaceTime ou depuis le balcon de son CHSLD de Charlesbourg, le septuagénaire peut maintenant s\u2019entretenir avec elles en personne.ou presque.Seule une vitre les sépare.Heureux compromis à notre époque de distanciation et de confinement qui ont rendu les contacts humains si compliqués.Jeudi après-midi, pour la deuxième fois de la semaine, sa fille Alexandra Gauthier-Alain n\u2019a pas raté sa chance de profiter de cette initiative pour s\u2019entretenir avec son père de 71 ans, un ex-professeur de chimie du cégep Lévis-Lauzon qui compose depuis une quinzaine d\u2019années avec la maladie de Parkinson.« En septembre, il s\u2019est fracturé la hanche à la maison.Il a été longtemps à l\u2019hôpital.Il est ici depuis la mi-février.Ma mère ne pouvait plus s\u2019occuper de lui.Elle était trop fatiguée », explique-t-elle.L\u2019idée a germé en pleine nuit dans l\u2019esprit de la coordonnatrice du Centre Champlain- des-Montagnes, Hélène Drapeau.La veille, elle avait regardé une télésérie policière où des détenus s\u2019adressaient à des proches à travers une vitre.Depuis le début de la pandémie, le CHSLD avait déployé beaucoup d\u2019efforts pour maintenir des rencontres virtuelles avec la tablette, mais il fallait trouver une façon de faire plus conviviale.Puisque les offices religieux sont suspendus dans l\u2019établissement, pourquoi ne pas alors transformer le coin chapelle en parloir?Sitôt imaginé, le projet a sitôt été remis le lendemain entre les mains ingénieuses de l\u2019employé de la maintenance, Alain Nadeau.IMMENSE SUCCÈS Ce nouvel espace connaît un succès fou auprès des familles, tellement qu\u2019il faut réserver sa place.Malgré la frontière vitrée, les conversations sont faciles.Pour ceux qui éprouvent des problèmes d\u2019audition, l\u2019établissement fourni des cellulaires.« Ça ne dérougit pas.Il y a huit ou neuf visites par jour.C\u2019est déjà booké pour la semaine prochaine.Il y a une dame qui est partie en pleurs après avoir vu son père, tellement elle était émue.On n\u2019a que des bons mots et des remerciements des familles », mentionne Mme Drapeau, dont l\u2019établissement ne compte aucun cas de COVID-19 parmi ses 105 résidents.La conversation entre Alexandra et son père a été tout ce qu\u2019il y a de plus banalement émotif.Le temps qu\u2019il fait, les galettes à la mélasse de sa femme Claire, le souvenir d\u2019une sortie à vélo, la fête des Mères qui approche.« Veux-tu que j\u2019achète un petit bouquet à maman et que je signe ton nom?» Derrière la vitre, en raison de sa maladie qui rendu difficile son élocution, M. Alain doit faire des efforts pour répondre.« Il aime ben ça.Il a encore toute sa tête.Il a perdu beaucoup de motricité, souligne Alexandra après sa rencontre.Il peut faire quelques pas, mais seulement avec sa marchette et avec de l\u2019aide.» Dès qu\u2019une place est disponible, elle s\u2019empresse de réserver sa demi-heure.Sa mère essaie de venir tous les après- midi ; elle, en fin de journée, après avoir terminé son télétravail à sa résidence de Lac-Beauport.Comme les autres CHSLD, le Centre Champlain-des-Montag nes est « en démarche » pour permettre aux proches aidants « significatifs » d\u2019avoir accès au milieu de vie des ainés en institution, à compter du 11 mai.« On est en démarche, on attend des directives claires, mentionne Mme Drapeau.Personnellement, je ne suis pas inquiète, je connais ma rigueur.Il va falloir que les proches aidants respectent les indications.» Derrière la vitre, l\u2019émotion Alexandra Gauthier-Alain ne rate jamais une occasion dorénavant de s\u2019entretenir avec son père, Guy Alain, dans le parloir imaginé par le CHSLD Champlain-des-Montagnes, à Charlesbourg.\u2014 PHOTO LE SOLEIL SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 44 ACTUALITÉS LE CORONAVIRUS EN QUESTIONS JEAN-FRANÇOIS CLICHE jfcliche@lesoleil.com Q «À force de se laver les mains pour tuer le virus de la COVID-19, on élimine le virus, mais aussi d\u2019autres virus et bactéries.Or certaines de ces bactéries (et virus) nous sont utiles et même nécessaires.Alors est-ce que ces lavages de mains répétés risquent de \u201ctrop\u201d nous aseptiser et d\u2019affaiblir notre système immunitaire, ou est-ce qu\u2019on demeure quand même en contact avec suffisamment de microbes pour maintenir un équilibre?» demande Carl Audet, de Sainte-Marie.Pour sa part, Denise Archambault, de l\u2019Outaouais, aimerait savoir si «le fait d\u2019utiliser des produits antibactériens (par exemple Lysol) à outrance peut jouer un rôle dans la propagation du virus?Est-ce que cela affaiblit notre système immunitaire?» R «Je dois dire qu\u2019il y a vraiment beaucoup de facteurs qui peuvent affecter le système immunitaire, ne serait-ce par exemple que le stress et le manque de sommeil.On peut donc croire que les désinfectants puissent également affecter le système immunitaire, mais aucun article de valeur ne le mentionne directement», indique d\u2019emblée Amir Hossein Momen, post-doc- torant en immunologie à l\u2019UQAC.L\u2019alcool éthylique, qui est à la fois celui que l\u2019on boit et celui qui se retrouve dans les désinfectants à mains, est connu pour nuire à la réponse immunitaire lorsque consommé à fortes doses.Mais il est loin d\u2019être clair qu\u2019une consommation modérée est nuisible, et certaines études suggèrent même que cela pourrait améliorer l\u2019immunité [https:// tinyurl.com/y77jdwe4], alors il est permis de penser que les quantités infinitésimales que nous ingérons en nous désinfectant les mains n\u2019empêchent pas le corps de combattre le coronavirus.Ma i s d a n s l \u2019e n s e m b l e , l e s désinfectants ne semblent pas interférer de manière notable avec le système immunitaire \u2014 en tout cas, pas assez pour annuler les bienfaits de l\u2019hygiène.Une méta-analyse (soit un article qui met en commun les résultats de plusieurs études sur une même question) de la prestigieuse Collaboration Cochrane et mise à jour le mois dernier [https://tinyurl.com/y8rl3p84] a trouvé que l\u2019usage des désinfectants à main de type Purell réduit l\u2019absentéisme chez les enfants de 2 à 18 ans.Les enfants qui s\u2019en servent manquent en moyenne 33 jours d\u2019école ou de garderie sur 1000 à cause d\u2019infections respiratoires, contre 42 pour ceux qui ne se désinfectent pas régulièrement les mains.Pour les maladies gastro-intestinales, l\u2019écart était de deux jours (6 contre 8 par 1000) en faveur des désinfectants.Notons cependant que la qualité des études de cette méta-analyse est qualifiée de «faible à très faible» par le groupe Cochrane, alors il faut considérer cet «effet protecteur» avec prudence.Mais il n\u2019y a vraiment rien là-dedans qui permette de croire que l\u2019usage régulier de désinfectants empêche le corps de se défendre contre les microbes.Maintenant, ce à quoi Carl Audet fait allusion dans sa question n\u2019est sans doute pas une interférence directe des Purell, Javel et compagnie avec le système immunitaire, mais plutôt ce qui est nommé en science médicale l\u2019«hypothèse de l\u2019hygiène».Cette hypothèse, d\u2019abord formulée à la fin des années 1980, avance que la forte progression d e m a l a d i e s a u t o - i m m u n e s comme l\u2019asthme et les allergies dans la deuxième moitié du XXe siècle pourrait s\u2019expliquer par une «trop grande hygiène».Nous vivons dans un monde où les microbes sont absolument omniprésents et, pendant des centaines de milliers d\u2019années, les enfants humains ont grandi dans des conditions beaucoup moins «propres» que celles qui prévalent dans nos maisons modernes.Alors pour bien se développer, notre système immunitaire aurait besoin, pendant l\u2019enfance, d\u2019être exposé à toutes sortes de microbes \u2014 pas seulement des pathogènes, mais aussi des «neutres» et des bactéries bénéfiques.Sans une exposition suffisante, veut cette théorie, le système immunitaire n\u2019apprend pas bien à reconnaître ses ennemis et peut se mettre à attaquer des parties de l\u2019organisme plutôt que des infections : ce sont les maladies auto-immunes.Sans être parfaite, l\u2019hypothèse de l\u2019 hygiène a certainement ses mérites et a inspiré énormément de recherche depuis 30 ans [https://tinyurl.com/ y87eedv9], mais il faut bien comprendre qu\u2019elle ne concerne que les maladies auto-immunes (et encore, pas toutes).Le dérèglement du système immunitaire le fait réagir à des choses anodines comme si c\u2019étaient des menaces, mais cela ne signifie pas qu\u2019il n\u2019est pas capable de se défendre contre de vrais virus.J \u2019ai trouvé une seule étude q u i s u g g é ra i t u n l i e n e n t r e l\u2019usage régulier de javellisant et des infections plus fréquentes [https ://tinyurl.com/y8po- b3pw], mais elle avait de grosses limitations et n\u2019a pas semblé convaincre grand-monde dans la communauté scientif ique [https://tinyurl.com/y9n5ph4d].Alors jusqu\u2019à preuve du contraire, l\u2019hypothèse de l\u2019hygiène ne s\u2019applique qu\u2019aux maladies auto- immunes (et encore, pas toutes), et pas du tout aux pathogènes.SOMMES-NOUS «?TROP PROPRES?» POUR COMBATTRE LA COVID-19?«Le lavage de mains répété risque-t-il de \u201ctrop\u201d nous aseptiser et d\u2019affaiblir notre système immunitaire, ou est-ce qu\u2019on demeure quand même en contact avec suffisamment de microbes pour maintenir un équilibre?» demande Carl Audet, de Sainte-Marie.\u2014 PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 45 LE MONDE De nombreux pays n\u2019ont toujours pas assez d\u2019équipements pour détecter rapidement le coronavirus, selon l\u2019ONU, dont l\u2019assistance a été réclamée par 200 laboratoires dans près de 120 États depuis le début de la pandémie.«?Certains laboratoires dans certaines régions n\u2019ont pas le matériel nécessaire?», a expliqué Giovanni Cattoli lors d\u2019une visite organisée jeudi pour l\u2019AFP dans les laboratoires dont il dirige l\u2019une des unités en Autriche, les seuls que possèdent des Nations Unies.«?Il y a un manque sur le marché international de quelques composantes, parce qu\u2019il y a une forte demande dans le monde entier?», a-t-il ajouté.Exploités par l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie atomique (AIEA), les laboratoires de l\u2019ONU sont situés à Seibersdorf, à une quarantaine de kilomètres de Vienne.Ils développent la méthode de tests la plus souvent utilisée à travers la planète, la RT-PCR en temps réel, qui permet d\u2019établir le diagnostic le plus précis possible en seulement quelques heures.Cette technique dérivée du nucléaire est pour l\u2019instant uniquement utilisable en laboratoire.Mais de nombreux pays ont encore besoin d\u2019aide pour la mettre massivement en œuvre.AGENCE FRANCE-PRESSE Le monde manque toujours de moyens pour détecter le coronavirus Agence France-Presse BERLIN \u2014 Plusieurs dirigeants européens ont appelé vendredi, pour le 75e anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale, à retrouver le souffle de 1945 dans la lutte contre la pandémie qui déstabilise le monde.« Nous ne devons pas accepter que l\u2019ordre de paix » mis en place à partir de 1945 « parte en fumée sous nos yeux », a dit le chef de l\u2019État allemand Frank-Walter Steinmeier dans un discours à Berlin, « nous voulons plus et pas moins de coopération dans le monde, y compris dans la lutte contre la pandémie ».Dans un registre plus national, le premier ministre britannique Boris Johnson a lui aussi dressé un parallèle.« En cet anniversaire, nous sommes engagés dans un nouveau combat contre le coronavirus qui exige le même esprit d\u2019effort national que vous avez incarné il y a 75 ans », a écrit Boris Johnson aux anciens combattants.À Londres, les « Flèches rouges » de la patrouille acrobatique de la Royal Air Force ont survolé le centre-ville, tandis que les chaînes de télévision ont marqué deux minutes de silence.L\u2019épidémie, qui a fait au moins 267 000 morts dans le monde d e p u i s s o n a p p a r i t i o n e n décembre en Chine, a été omniprésente lors des commémorations du 8 mai, en les limitant à leur minimum.FORMAT RESTREINT En France, le chef d\u2019État Emmanuel Macron a présidé à Paris une cérémonie en format restreint, sur une place de l\u2019Étoile quasiment vide.Il a déposé une gerbe devant la statue du général de Gaulle au son de la sonnerie aux morts, et remonté en petite escorte les Champs-Elysées.Aux États-Unis, le président Donald Trump devait déposer une gerbe devant le mémorial de la Seconde Guerre mondiale à Washington.Mais les cérémonies en Allemagne ont retenu particulièrement l\u2019attention, car, d\u2019ordinaire, ce pays ne commémore pas ou très peu le jour anniversaire de la capitulation du régime nazi face aux Alliés.Cette fois, la municipalité de Berlin a décidé d\u2019en faire un jour férié, une initiative limitée à la capitale allemande et à l\u2019année 2020.Le président allemand a appelé ses compatriotes à considérer le 8 mai comme un jour de « gratitude » et non d\u2019amertume pour la défaite, les souffrances subies lors des bombardements alliés, l\u2019expulsion des populations allemandes des territoires d\u2019Europe de l\u2019Est ou les pertes de territoires.«?GRATITUDE?» « Oui, nous autres Allemands pouvons dire aujourd\u2019hui : le jour de la libération est un jour de gratitude ! », a-t-il déclaré, et « il nous a fallu trois générations pour que nous puissions le dire de tout cœur ».M.Steinmeier faisait ainsi référence à un autre discours prononcé par un de ses prédécesseurs, Richard von Weizsäcker, et resté dans l\u2019Histoire.En 1985, pour le 40e anniversaire de la fin de la guerre, ce dernier avait pour la première fois parlé d\u2019un « jour de libération ».En employant cette fois le terme de « gratitude », l\u2019Allemagne franchit un pas supplémentaire, à un moment où l\u2019extrême droite remet en cause la culture de repentance allemande des crimes nazis.Le parti Alternative pour l\u2019Allemagne (AfD) a condamné les célébrations.Son principal dirigeant, Alexander Gauland, a affirmé que le 8 mai restait une « défaite absolue ».L\u2019Allemagne a perdu ce jour-là son « autonomie » pour « façonner son avenir », a-t-il affirmé.« Les Allemands sont présentés surtout comme des victimes » le jour du 8 mai, a réagi le président de la communauté juive nationale Josef Schüster.« Je trouve qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une relativisation historique irresponsable des crimes nazis », s\u2019est-il offusqué.À Moscou, où le « jour de la Victoire » est fêté le 9 mai, le grand défilé militaire sur la place Rouge auquel étaient invités des dizaines de dignitaires étrangers, a été reporté au nom de la sécurité sanitaire, seule la partie aérienne étant maintenue.CONTRE LA PANDÉMIE L\u2019Europe veut retrouver l\u2019esprit de 1945 «?Nous ne devons pas accepter que l\u2019ordre de paix?» mis en place à partir de 1945 «?parte en fumée sous nos yeux?», a dit le chef de l\u2019État allemand Frank- Walter Steinmeier dans un discours à Berlin, «?nous voulons plus et pas moins de coopération dans le monde, y compris dans la lutte contre la pandémie?».\u2014 PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE 0038298 0034009 0034806 Travauxdeplomberie Inspectionparcaméra -Nettoyageetdébouchagehautepression Localisationdebris -Drainde fondation-Excavation Résidentiel | Commercial | Industriel 450.378.7473 Jean-Yves Carignan www.PlomberieCarignan.com 156, route 112 \u2022 St-Césaire \u2022 450 469-2030 info@pneusrsr.com Les MEILLEURS pneus, aux MEILLEURS prix! Prenez rendez-vouS dèS maintenant 90, rue Gatineau, Granby 450 770-0188 \u2022 450 372-6809 EN VRAC Paillis de cèdre TerreaU Pierre concassée Livré ou chargé sur place SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 46 ACTUALITÉS INFOGRAPHIE LE SOLEIL, SOURCE 123RF \u203a MERCI AUX GÉNÉRATIONS QUI ME SUIVENT Depuis le 12 mars 2020, ma vie a basculé, il n\u2019y a plus rien comme avant.Moi qui ai toujours essayé de me garder jeune, me voilà vieillie de dix ans.On doit respecter à la lettre les consignes des autorités politiques, médicales et sanitaires.Ces dirigeants sont devenus sans le vouloir nos dieux, nos anges gardiens, comme à l\u2019époque des sermons religieux dans nos églises, le dimanche.Les conférences à la télévision o n t r e m p l a c é l e s chaires ecclésiales.Ce n\u2019est pas facile à v i v r e \u2026 m a i s e n m ê m e t e m p s, c\u2019est difficile de se plaindre car il y en a des pires que moi en ce moment! Les jeunes générations s\u2019occupent bien de nous.On a qu\u2019à téléphoner et des bénévoles s\u2019occupent d\u2019aller faire notre épicerie.La livraison à domicile est devenue la norme pour que certains commerces, restaurants, gardent leurs clientèles.Je me sens tout de même mal à l\u2019aise d\u2019être aussi choyée et tout cela me rend d\u2019autant plus sensible.En effet! Ces attentions sont le signe que je suis devenue une personne âgée tout d\u2019un coup\u2026 même si je sais que c\u2019est pour nous protéger et que je le comprends.Merci aux générations qui me suivent de vous occuper de nous et surtout de vous occuper des personnes plus vulnérables qui vivent dans des CHSLD.J\u2019ai bien compris que ce n\u2019est pas une place enviable pour le futur.Le confinement brime ma liberté, mais en même temps, augmente ma créativité.Je me suis remise à l\u2019écriture, à la peinture et je me suis même découvert des talents de comédienne! J\u2019ai entraîné mon conjoint dans mes folies.On s\u2019est déguisés et on a réalisé trois petits vidéos pour amuser nos petits-enfants et leurs amis.J\u2019ai donc tout de même une vie remplie et beaucoup plus de communications grâce à la technologie comme Facebook et Messenger.Ceux- ci sont devenus nos drogues quotidiennes, pour tous.Maintenant, je dois apprendre à vivre au jour le jour sans faire de plans pour l\u2019avenir.Mais mes enfants et petits-enfants me manquent.Lucie Lavoie Chicoutimi \u203a VIVE LE BALCON! La jeune fille que j\u2019ai été avait des restrictions très strictes à respecter : \u2022 rentrer à la maison avant 22h; \u2022 ne pas recevoir de garçon sans chaperon; \u2022 éviter de fréquenter les restaurants à l\u2019auto avec mon chum.À 80 ans, j\u2019ai eu l\u2019impression de me retrouver à cette époque : \u2022 ne sortez pas de vos appartements; \u2022 restez dans les limites de la résidence si vous marchez; \u2022 restez à 2 mètres d\u2019un autre humain\u2026 Alors, prenant mon courage à deux mains, j\u2019ai décidé que ce serait un moment de détente, de petits plaisirs et de regards sur ma vie et mon entourage.N o t r e c o n f i n e m e n t e s t sévère, oui, mais nous sommes bien entourés.Grâce au bon soin de personnes engagées et excessivement attentives, les journées en confinement passent quand même relativement vite.Oublier les quatre murs de mon appartement pour profiter du temps qu\u2019il me reste sur Terre et regarder cette période comme un arrêt dans la vie trépidante menée jusqu\u2019à maintenant, c\u2019est ce à quoi je m\u2019applique.Perchée au 6e étage, j\u2019ai devant moi un paysage qui devient magnifique sous le soleil du printemps.Entre les montagnes et la vue sur le centre-ville de Québec, je fais les cent pas sur un grand balcon.J\u2019ai toute la technologie disponible à ma portée, et j\u2019en profite.Je ne me doutais pas que les étés que j\u2019ai sacrifiés à suivre des cours d\u2019informatique il y a 20 ans, me serviraient autant à 80 ans.Je suis dans un environnement où on me respecte en tant que personne.On me parle comme à un être humain intelligent, capable de prendre ses décisions et responsable de ses actes.Cet état de fait est important pour moi et le restera toujours.Micheline Contant Québec LA PAROLE AUX AÎNÉS Chers aînés, nous sommes heureux d\u2019avoir des nouvelles de vous! En plus des mots publiés ici aujourd\u2019hui, chaque jour cette semaine, vous pourrez lire une lettre reçue pour ce projet La parole aux aînés dans la section Opinions des applications mobiles et des sites Web de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante.La parole aux aînés Nous vous offrons cette tribune pour que vous nous racontiez votre expérience du confinement avec l\u2019humour, le courage et la sagesse que nous vous connaissons. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 ACTUALITÉS 47 \u203a SE RÉINVENTER Quelle bizarre et inquiétante période nous vivons.Du jour au lendemain, je n\u2019avais plus le droit de sortir, de voir mes enfants, petits-enfants et amies.J\u2019ai appris que j\u2019étais une aînée, une personne âgée donc vulnérable.J\u2019ai 71 ans, mais pas dans ma tête.Je vais bien, je suis autonome et tout ça.Ça m\u2019a déstabilisée.Je me suis rendu compte que j\u2019attendais que la vie reprenne, mais la vie n\u2019a jamais été sur pause.Il faut juste la réinventer.Profiter de chaque jour.Je me suis inscrite aux cours d\u2019écriture de Janette Bertrand et j\u2019adore.J\u2019ai la chance de vivre avec ma fille et ses sept enfants.Je suis bénie.De la vie il y en a et je suis bien entourée.Courage on va s\u2019en sortir.Nicole Brunelle Trois-Rivières \u203a VOLEUR DE BONHEUR Voleurs de souffleuses, voleurs d\u2019auto, voleurs d\u2019argent, voleur de bonheur! Oui oui! Voleur de bonheur! Celui qui m\u2019a volé les bisous que je ne peux plus donner à mon petit «paquet de bonheur» : ma petite Alice qui va bientôt avoir un an, ma petite Alice qui grandit et qui va bientôt marcher, dire ses premiers mots! Tous ces beaux moments qui vont être du passé.Bien sûr, je te vois sur ma tablette mais c\u2019est pas pareil! Ma tablette ne m\u2019égratigne pas la face avec ses petits ongles pointus et elle ne m\u2019enlève pas mes lunettes quand je la prends dans mes bras.COVID, je te déteste voleur de bonheur! Daniel Lavoie Sainte-Pétronille \u203a QUAND EST-CE «CONFINIT»?Je confine, tu confines, nous confinons\u2026 quand est-ce «confinit»?J\u2019allais vous présenter un petit message d\u2019humour, de courage et de sagesse.Après réflexion, je préfère vous dire la vérité avec ses plus et ses moins, histoire de partager mon état d\u2019esprit avec vous et que nous en tirions la conclusion que c\u2019est pas si mal après tout.Croyez-moi, j\u2019offrirais mon âme au diable s\u2019il pouvait combler trois de mes désirs les plus chers.En premier lieu, je serais tellement heureux de voir mes enfants et petits-enfants en chair et en os plutôt que sur un écran de Skype.La réalisation de mon deuxième désir me rendrait plus présentable si le premier était réalisé.En effet, une coupe de cheveux, mon deuxième désir, me rendrait plus à l\u2019aise.Mon troisième désir serait de faire un tour de machine, en d\u2019autres mots, une randonnée au volant de ma voiture qui fait la paresse depuis un mois et demi.Ces désirs n\u2019étant pas près de se réaliser, qu\u2019est-ce que je fais de mon temps, denrée dont je dispose en grande quantité?Je rédige présentement l\u2019histoire de ma vie en 13 chapitres dont 7 sont déjà complétés.Il aurait pu y en avoir 14, mais celui sur le coronavirus n\u2019en fera pas partie car ce n\u2019aurait été qu\u2019un bref chapitre dans une vie qui compte déjà plus de 86 ans.D\u2019autre part je consacre beaucoup de temps à analyser et suranalyser mes placements boursiers, exercice pas très stimulant en raison de la dégringolade boursière.Et comme troisième activité, je lis énormément.Selon le site de la Grande Bibliothèque, j\u2019ai emprunté 90 ouvrages en 2019.L\u2019année coronarienne battra sûrement ce record.En conclusion, je vous avoue que ma situation personnelle pourrait être pire et que je suis heureux que l\u2019été approche.En effet, je suis mort de rire en pensant aux moustiques qui se demanderont où nous sommes passés.René Miglierina Montréal LA PAROLE AUX AÎNÉS \u203a BEAU TEMPS POUR ÉCRIRE Le confinement s\u2019allonge.Plusieurs personnes âgées n\u2019ont pas d\u2019Internet, alors j\u2019ai pensé y prendre toutes sortes de publications drôles ou subtiles que j\u2019imprime pour ensuite les coller à l\u2019extérieur de la porte de mon appartement.Ceux qui passent peuvent ainsi les lire.J\u2019en colle une ou deux quotidiennement.Souvent j\u2019entends des rires ou je rencontre des personnes qui me disent de continuer car elles aiment ça! Parfois des gens utilisent leurs téléphones pour photographier mes collages et vont les montrer aux personnes encore plus confinées que moi comme les réceptionnistes ou le personnel soignant ainsi que les résidents de l\u2019aile Signature de la Croisée de l\u2019Est.C\u2019est ainsi que plusieurs personnes qui font leurs exercices en prenant des marches à l\u2019intérieur en profitent pour venir voir les niaiseries de la journée.Ça m\u2019occupe et ça rend des gens joyeux! C\u2019est mon but dans ces temps ennuyeux ou lorsque la température est moche et que l\u2019on ne peut aller à l\u2019extérieur.D\u2019autre part, sur un plan plus personnel, je prends beaucoup de temps à écrire ma vie avec mes souvenirs les plus lointains de la naissance à aujourd\u2019hui.Pour vous donner une idée, j\u2019ai environ vingt pages écrites et je suis encore dans la section de mon enfance.J\u2019ai aussi commencé à faire mon arbre généalogique en communiquant avec parents et amis pour obtenir les informations qui me manquent.Quels bons passe-temps! Pierre-Paul Raymond Granby SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 48 AFFAIRES Plus de 6000 actes notariés ont été signés depuis le début de la crise MÉLANIE CÔTÉ mcote@lequotidien.com Depuis le décret du 1er avril , 6000 actes notariés ont été signés à distance à travers le Québec.Cette pratique volontaire et non obligatoire est renouvelée chaque mercredi, mais pour le moment, la loi ne permet pas aux notaires de maintenir cette façon de faire une fois la crise passée.Nancy Émond, notaire à Alma, au Lac-Saint-Jean, et agente de ser vice pour la Chambre des notaires du Québec, confirme que cette pratique était en préparation depuis plusieurs années, mais la COVID-19 les a obligés à passer à la vitesse grand V.Une fois le décret passé, ils ont eu besoin d\u2019une dizaine de jours pour être fonctionnels à distance.Elle ajoute qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une mesure exceptionnelle permise par le décret gouvernemental, notamment parce qu\u2019il s\u2019agit «d\u2019une période chaude» au niveau de l\u2019immobilier.Les prêts hypothécaires et les achats ou ventes de maison ont donc majoritairement occupé les notaires.«La loi du notariat exige que les actes soient faits sur papier, avec des signatures manuscrites et en présence du notaire», explique Me Émond, pour justifier la raison pour laquelle cette façon de faire prendra fin avec la fin du décret.Elle confirme toutefois que les notaires aimeraient poursuivre les consultations et les signatures par visioconférence, car ça offre une plus grande flexibilité et un décloisonnement de la pratique, permettant notamment d\u2019avoir des clients d\u2019un peu partout.«Ce n\u2019est pas la Chambre des notaires du Québec qui fait la loi, mais plutôt le législateur.Ils travaillent en étroite collaboration pour voir s\u2019il sera possible de maintenir cette pratique après la crise», mentionne Me Émond.PRATIQUE APPRÉCIÉE La notaire Marie-Claude Munger, qui pratique à Chicoutimi, a aimé pouvoir travailler sans risque en évitant l\u2019achalandage dans son bureau.Avant le décret, en raison de situations urgentes, elle a dû recevoir des clients et la situation ne lui plaisait pas.Sans dire qu\u2019elle voudrait que la visioconférence devienne la norme, elle aimerait pouvoir y recourir en cas de besoin.Et, surtout, les dernières semaines ont prouvé que ça pouvait fonctionner.«Je ne serais pas capable d\u2019être toujours seule dans mon bureau.Le contact avec les clients me manque.Ici, j\u2019ai des tableaux, une télévision, je me lève pour faire comprendre des choses.Mais c\u2019est parfait pour les gens qui sont à l\u2019extérieur et qui ont des contraintes.Les gens de la construction ou les camionneurs, par exemple.Il y a même parfois certains employeurs qui refusent de libérer leurs employés pour un rendez-vous.» «Je ne veux pas que ce soit juste ça, mais j\u2019aimerais avoir l\u2019opportunité de le faire», mentionne Me Munger, confirmant que la Chambre des notaires du Québec travaille sur un changement de législation depuis quelques années.Elle croit aussi que la rencontre en personne, jumelée à une signature électronique, pourrait régler bien des problèmes d\u2019entreposage.Actuellement, les signatures se font sur du papier minute et les documents doivent être entreposés dans une voûte qui résiste au feu.Après 11 ans de pratique, Me Munger confirme que des problèmes d\u2019entreposage se pointent déjà à l\u2019horizon.La notaire, qui est également médiatrice familiale, n\u2019a cependant pas aimé traiter cet aspect de son travail en visioconférence.Elle va le faire uniquement en cas de nécessité et si les gens sont capables d\u2019avoir un dialogue.«Déjà que dans mon bureau ce n\u2019est pas toujours évident.Disons qu\u2019il y a des séparations plus faciles que d\u2019autres.» DÉROULEMENT En ce temps de crise, les notaires ont été déclarés comme étant des services essentiels.Afin de respecter les règles de distanciation sociale, ils ont dû établir une marche à suivre sécuritaire, l\u2019acte notarié technologique permettant de traiter les demandes urgentes.Le client doit avoir en sa possession deux pièces d\u2019identité et pouvoir les présenter au notaire.Ce dernier fait la lecture des documents et peut même les faire défiler à l\u2019écran pour que les clients puissent les consulter simultanément.Le moment venu, il y a signature à distance de l\u2019acte grâce à un logiciel sécuritaire et les documents sont envoyés par courriel.Le notaire doit voir en direct la signature via la visioconférence pour s\u2019assurer qu\u2019elle est légitime.La loi du notariat exige que les actes soient faits sur papier, avec des signatures manuscrites et en présence du notaire \u2014 Me Nancy Émond, notaire et agente de service pour la Chambre des notaires du Québec En ce temps de crise, les notaires ont été déclarés comme étant des services essentiels.\u2014 PHOTO 123RF/BELCHONOK LE NOTAIRE À DISTANCE LÀ POUR RESTER? laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 ACTUALITÉS 49 A lors me revoici avec ce qui est désormais un rituel du samedi, merci au collègue Francis Higgins d\u2019avoir brillamment pris le relais la semaine dernière en rassemblant des blagues et des traits d\u2019esprit glanés çà et là.Et merci à Chuck Norris.Visiblement, le Grand Confinement, qui entre dans son troisième mois, n\u2019a pas érodé le sens de l\u2019humour des inter- nautes, qui sévissent toujours avec autant de mordant et d\u2019imagination, à la fois par des trouvailles visuelles ou par des tournures particulièrement réussies.Une mention spéciale à la pâtissière de Sherbrooke Annie Duriez qui a concocté un gâteau de circonstance, en forme de co- ronavirus.«Ma cliente voulait un gâteau «viral» pour sa fête, m\u2019a-t- elle écrit.Elle a été ravie\u2026» L\u2019année 2020 est arrivée comme un biscuit fondant aux pépites de chocolat.Puis, une bouchée et BAM! Avoine et raisins.(traduction libre) À l\u2019heure du dodo, Victor, trois ans, demande à sa mère.«Pourquoi maman, on ne peut pas donner des câlins à Papi et à Mami?» Son frère, Thomas, cinq ans, de lui répondre.«Victor, à cause de la grippe on ne peut pas s\u2019approcher des personnes U-SA-GÉES» \u2014 Luc Leclerc* \u2014Chéri, est-ce que j\u2019ai engraissé depuis le début du confinement?\u2014Tu n\u2019as jamais été vraiment mince\u2026 Moment du décès : 26 avril 2020, 21h25 Cause : coronavirus (traduction libre) Jeu d\u2019alcool du confinement : buvez un shooter chaque fois que votre enfant dit «maman».Non, je rigole, ne le faites pas, vous allez mourir.Avec le confinement, j\u2019utilise très rarement mon auto.À tel point que ma consommation de bière et de vin est maintenant supérieure à ma consommation d\u2019essence.\u2014 Denis Bernatchez C\u2019est fatigant de garder les petits-enfants de ma mère.Quelqu\u2019un peut-il lui dire de venir les chercher?Je ne comprends pas pourquoi c\u2019est si difficile de rester à la maison.Plus de deux millions de Québécois l\u2019ont fait aux dernières élections.2020, c\u2019est la première année où j\u2019arrive à tenir mes résolutions : moins sortir le soir, moins aller au bar et moins de restos.Il suffit juste d\u2019avoir de la volonté.À ceux qui disent que l\u2019Amérique ne rouvrira pas, rappelez-vous que Jurassic Park a rouvert cinq fois après que des gens aient été dévorés vivants.Cinq fois.(traduction libre) Les salons de coiffure préparent un plan de déconfinement; il sera graduel, les chauves d\u2019abord.\u2014 Claude Belzile Je n\u2019ajoute pas l\u2019année 2020 à mon âge.Je ne m\u2019en suis pas servie.(traduction libre) On envoie nos enfants à l\u2019école pendant une pandémie alors qu\u2019ils ne pouvaient pas passer l\u2019Halloween l\u2019an dernier parce qu\u2019il mouillait\u2026 Ce virus a dû être inventé par une femme, qui a en un coup réussi à suspendre le hockey, fermer les bars et tenir son mari à la maison.Suggestion pour jouer un tour : faites croire aux autres que vous êtes alcoolique en buvant tous les jours.(traduction libre) Tous les matins, je me pèse avec mon chat.Ça laisse planer un doute sur lequel des deux a pris du poids.Une pensée particulière pour tous ces hommes qui ont dit à leur femme «je vais le faire quand j\u2019aurai le temps».Courage.Ce qui est paradoxal, c\u2019est que le jour où on pourra tous sortir on sera tous bons à être enfermés.Avant : «il est 17h quelque part.» Maintenant : «il est 17h partout.» Mon voisin avocat a la COVID-19, j\u2019ai pris une bière avec hier et je suis certain de ne pas l\u2019attraper; un avocat, ça ne donne jamais rien! \u2014 Yves Perreault On dirait que nous sommes tous en prison, mais dans une prison comme dans le film Goodfellas où on peut quand même se faire des pâtes pour souper.Mars : les enfants sont des bombes à virus.Avril : Les enfants portent très peu le virus.Mai : Les enfants sont immunisés.Juin : Un contact avec un enfant soigne un malade.Juillet : Vaccinations à base d\u2019extraits d\u2019enfants.* Le nom de l\u2019auteur est indiqué lorsque la blague m\u2019a été envoyée par un lecteur ou que j\u2019aie pu identifier la personne qui en est à l\u2019origine.L\u2019HUMOUR AU TEMPS DU CORONA, PRISE 7 ANNIE DURIEZ GABRIELLE ROCHETTE BERIAU JEAN LIVERNOIS SERGE SOKOLSKI MARIO TREMBLAY QUELQUES TROUVAILLES VISUELLES MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 50 sports JEAN-GUY RANCOURT jrancour@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 Il y a un peu plus de 25 ans, plus précisément le 5 février 1995, le monde du hockey mineur était secoué avec le tragique accident de l\u2019équipe atome BB des Forestiers d\u2019Amos qui avait fait une victime sur l\u2019autoroute 10 à la hauteur de Granby.L\u2019équipe venait de partir de Magog en autocar où elle avait participé au Tournoi atome pee-wee de l\u2019endroit, qui avait un statut national à l\u2019époque.Denis Meilleur, un des nom- b r e u x p a r e n t s q u i s\u2019é t a i e n t déplacés à Magog, y avait laissé sa vie.M. Meilleur était aussi le président des Forestiers d\u2019Amos midget AAA , formation de la Ligue midget AAA du Québec.Plusieurs passagers de l\u2019autocar avaient été blessés et la famille de Denis Meilleur est celle qui avait le plus écopé.En plus du décès de celui-ci, son épouse, Sylvie Poulin, et son fils Jean-François, un des deux gardiens de l\u2019équipe, sont demeurés longtemps dans le coma, particulièrement Jean-François.Quelques joueurs avaient également passé plusieurs jours à l\u2019hôpital.G i l les B eaumier étai t l \u2019entraîneur de l\u2019équipe atome BB d\u2019Amos.Dans le cadre de sa fonction de directeur-gérant des Forestiers midget, AAA plus tard, il est souvent repassé sur les lieux de l\u2019accident lorsque le calendrier de la Ligue midget AAA du Québec les amenait à Magog contre les Cantonniers.« Une perte de vie, c\u2019est un mort de trop.La scène était horrible.J\u2019étais certain sur le coup que les victimes seraient nombreuses.Je craignais le pire.Je me souviens des secondes précédant l\u2019accident.Le chauffeur qui freine brusquement, les gens qui me tombent dessus et le capotage.J\u2019étais plongé dans un cauchemar.Il fallait se ressaisir rapidement, penser aux jeunes de 9 et 10 ans, les placer en lieu sûr et sécuriser les parents », se remémore Beaumier, mieux connu sous le sobriquet de « Boomer ».L\u2019autocar des petits Forestiers avait terminé son chemin dans le fossé après avoir effectué plusieurs tonneaux.Le chauffeur de l\u2019autocar n\u2019était nullement à blâmer dans l\u2019accident.« Je peux situer exactement où l\u2019accident s\u2019est produit.Quand je revenais avec les Forestiers midget AAA, les joueurs me demandaient où l\u2019accident avait eu lieu.Les joueurs m\u2019abordaient avec leurs questions quand on roulait sur l\u2019autoroute 10 et qu\u2019on approchait de Granby.Heureusement pour moi, je n\u2019ai jamais eu de difficulté à remonter dans un autocar.» L\u2019APRÈS-ACCIDENT Le retour à la vie normale a été difficile pour l\u2019équipe des Forestiers et son entourage.À commencer par l\u2019épouse et le fils de Denis Meilleur.« Comme si ce n\u2019était pas suffisant pour eux de sortir du coma, de panser leurs blessures physiques et psychologiques, il fallait leur annoncer la mort d\u2019un mari et d\u2019un papa.Ce n\u2019était pas rose du tout », relate Gilles Beaumier.Des parents ont également fait des dépressions dans les semaines qui ont suivi.Avec autant de joueurs décimés dans l\u2019équipe, celle-ci est demeurée inactive pendant une longue période.Plusieurs semaines plus tard, l\u2019équipe est retournée dans le feu de l\u2019action lors d\u2019un tournoi à Val-d\u2019Or.« Cette reprise avait fait du b i e n à tou t l e m o n d e.No u s formions déjà un groupe de parents et joueurs très unis.On avait fêté royalement à Magog et les enfants avaient adoré leur tournoi.De se retrouver dans l\u2019environnement de l\u2019équipe, après avoir surmonté plusieurs é p re uve s, a p e u t- ê t re é té l e m e i l l e u r re m è d e p o u r n o u s tous.Je me souviens encore de la réaction des jeunes quand un de leurs coéquipiers qu\u2019ils n \u2019avaient pas re vu est entré dans le vestiaire en béquilles.La dernière image qu\u2019ils avaient de lui après l\u2019accident n\u2019était pas celle qu\u2019ils voulaient conserver.Ils étaient heureux et soulagés de le revoir même s\u2019il ne pouvait pas encore revenir au jeu », a mentionné Gilles Beaumier, qui est également connu dans la LHJMQ pour avoir déjà été recruteur pour la centrale de soutien au recrutement du circuit Courteau.«Une perte de vie, c\u2019est un mort de trop.La scène était horrible.J\u2019étais certain sur le coup que les victimes seraient nombreuses.Je craignais le pire.Je me souviens des secondes précédant l\u2019accident.Le chauffeur qui freine brusquement, les gens qui me tombent dessus et le capotage.J\u2019étais plongé dans un cauchemar.» \u2014 Gilles Beaumier, entraîneur de l\u2019équipe atome BB d\u2019Amos en 1995 MERCI MAGOG Celui-ci sera éternellement reconnaissant envers la communauté magogoise, plus particulièrement les gens impliqués dans le tournoi atome pee-wee à l\u2019époque.« Ils nous ont accompagnés sans cesse.Ils sont venus sur les lieux de l\u2019accident et ont aidé à prendre en charge de toute la délégation.Ils ont pris soin des gens hospitalisés à Sherbrooke.Le tournoi avait même délégué des représentants aux funérailles de Denis à Amos.L\u2019année suivante j \u2019étais retourné au tournoi de Magog avec une équipe pee-wee BB.J\u2019avais dans l\u2019équipe cinq joueurs qui étaient de l\u2019accident en 1995.C\u2019était magique de revenir sur place.C\u2019est ce qu\u2019on voulait.Croyez- le ou non, on avait gagné le tournoi.» « L o r s q u e j e su i s re v e n u à Mag o g p l u s t a rd ave c n o t re équipe midget AAA, ils étaient une dizaine de dirigeants de l\u2019époque sur place pour m\u2019accueillir.Malheureusement, on ne peut pas effacer le passé, ce terrible accident, mais je peux encore vous dire 25 ans plus tard qu\u2019il y a des liens tissés serrés pour la vie entre Amos et Magog pour plusieurs d\u2019entre n ou s.En c o re ré c e m m e nt j e c o m m u n i q u a i s av e c Ni c o l e Brousseau et Denis Turcotte.» Une amitié sincère, durable et précieuse qui amène encore du réconfort 25 ans plus tard.Le fils de Gilles Beaumier, Francis, qui faisait partie de l\u2019équipe, a même épousé une fille de Magog.Comme quoi la vie prend parfois des détours inattendus.TOURNOI ATOME PEE-WEE DE MAGOG Le jour le plus triste Gilles Beaumier: « Lorsque je suis revenu à Magog plus tard avec notre équipe midget AAA, ils étaient une dizaine de dirigeants de l\u2019époque sur place pour m\u2019accueillir.Malheureusement, on ne peut pas effacer le passé, ce terrible accident, mais je peux encore vous dire 25 ans plus tard qu\u2019il y a des liens tissés serrés pour la vie entre Amos et Magog pour plusieurs d\u2019entre nous. » \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 SPORTS 51 La semaine dernière, je vous ai fait part du fait que je me réjouissais de voir la jeune Laurianne Pronovost être admise à l\u2019Université de Sherbrooke en thérapie athlétique.Au cours des derniers jours, en conversant avec mon ami Mario Bolduc (Canac de Cowansville), j\u2019apprenais que la plus vieille de ses deux filles, l\u2019ex-plongeuse Marilyn Bolduc, venait elle aussi d\u2019être admise à l\u2019UdeS, mais au sein de la Faculté des sciences de l\u2019éducation, car elle désire devenir enseignante d\u2019histoire au secondaire.Inutile de vous mentionner que je connais un enseignant de cette matière qui se fera un plaisir d\u2019accueillir son ancienne élève en tant que stagiaire au cours des prochains mois, voire des prochaines années.D\u2019ailleurs, il ne fait aucun doute dans mon esprit que Marilyn deviendra non seulement une bonne, mais une excellente enseignante.Elle est rigoureuse, disciplinée et dynamique.Cela constitue trois belles qualités inhérentes à cette profession, non?Félicitations également au jeune Olivier Robert, fils de mon ami Charles Robert, enseignant de français au Cégep de Granby, qui accumule les bonnes nouvelles par les temps qui courent.En plus d\u2019avoir été sélectionné par la Centrale de la LHJMQ en vue du Challenge CCM, qui s\u2019est déroulé en décembre dernier au Saguenay, ce jeune défenseur des Titans du Verbe Divin chez les M-18 a récemment été contacté par les Mooseheads de Halifax, qui lui ont demandé de remplir un formulaire écrit en vue du prochain repêchage de la LHJMQ.Les succès d\u2019Olivier, qui fait partie du groupe-classe de 4e secondaire duquel je suis le titulaire, ne me surprennent guère.Non seulement ses résultats académiques (avec une moyenne générale oscillant autour de 95%) sont-ils largement au-dessus de ceux de ses collègues, mais que dire également de ses habitudes de vie?Elles sont exemplaires en tous points! De plus, contrairement à bien des jeunes qui ont décidé de se la couler douce durant le confinement, Olivier a choisi de se retrousser les manches et de postuler pour un emploi au Maxi de la rue St-Jacques, où il fut embauché aussitôt.Puisqu\u2019il y travaille une quarantaine d\u2019heures par semaine depuis la mi-mars, vous le croiserez assurément lorsque vous y mettrez les pieds.On le retrouve souvent à l\u2019accueil des clients, distribuant les paniers de façon très polie.Bref, ses parents Charles et Mélanie doivent être bien fiers de leur fils aîné, mais tout autant de leur benjamin, Éloi, qui, chez les M-13, s\u2019apprête à suivre les traces de son grand frère.Il va sans dire qu\u2019ils furent d\u2019excellentes acquisitions pour notre programme de hockey, mais aussi pour notre collège en général.Il faut dorénavant porter le masque si l\u2019on désire aller magasiner chez Costco.Je m\u2019en suis donc procuré un à toute épreuve avec lequel je me sens désormais en toute sécurité: celui de Carey Price\u2026 il n\u2019a rien attrapé de l\u2019hiver! Finalement, un petit énoncé lu récemment dont j\u2019ai oublié de noter la provenance, mais qui prend tout son sens ces jours-ci: «Il est triste de voir que tout le monde s\u2019attend à ce que son petit monde redevienne comme avant en un instant! Nous ne sommes pas sortis de la guerre et on voudrait que les ruines soient enlevées et immédiatement reconstruites!» Soyons patients et comme on le dit, «ça va bien aller»\u2026 ON EN JASE AUTOUR D\u2019UN BON CIGARE Olivier Robert \u2014 PHOTO FOURNIE la page du Kid DANNY GÉLINAS lekid@lavoixdelest.ca E n prenant ma marche quotidienne avec notre nouveau petit chien, j\u2019ai croisé mon ami Germain Lavoie, l\u2019homme derrière la production de l\u2019émission Golf tonus, présentée sur les ondes de MaTV Granby.En échangeant nos politesses à un minimum de deux mètres \u2014 distanciation sociale oblige ! \u2014, Germain, qui était également accompagné de sa conjointe, me disait qu\u2019il planchait actuellement sur un autre projet.Jamais à court d\u2019innovations, ce cher M.Lavoie ! Toujours au sujet de Golf tonus, son animatrice, la golfeuse professionnelle Sylvie Schetagne, dans son immense bonté, a eu la brillante idée de dispenser à titre gracieux, et durant toute la période de confinement, des cours de golf en ligne.Faisant partie de l\u2019Association canadienne des golfeurs professionnels ainsi que de l\u2019Association des golfeurs professionnels du Québec, elle est néanmoins toujours active sur le circuit canadien de golf féminin, ayant récemment côtoyé entre autres les professionnelles de renom Brooke Henderson et Anne-Ca- therine Tanguay.Détenant une maitrise en sciences de l\u2019activité physique avec un mémoire consacré à la psychologie du golf ainsi qu\u2019un baccalauréat en enseignement de l\u2019activité physique, Sylvie a notamment mis sur pied le programme Golf tonus PTMT, qui se veut un concept unique touchant notamment aux quatre aspects fondamentaux reliés à la performance sportive.\u2014 P pour Physique \u2014 T pour Technique \u2014 M pour Mental \u2014 T pour Tactique L\u2019une des nombreuses particularités de Golf tonus consiste à pratiquer l\u2019élan de golf sans balles tout en apprenant 32 habiletés techniques en 8 cours de golf et 32 habiletés avec les cours 9 à 12.Le programme est basé sur le pouvoir de l\u2019imagerie mentale et le développement d\u2019un patron moteur de base par l\u2019expérimentation de sensations kinesthésiques et posturales.Par contre, tout au long de la pandémie, elle offrira donc les cours 1 à 4 totalement gratuitement et vous pourrez les retrouver tant sur la chaîne YouTube de Golf tonus que sur le site même de Sylvie au golf- tonus.com.La connaissant déjà depuis quelques années déjà, je peux vous certifier que vous aurez beaucoup de plaisir à suivre les enseignements de cette dame très charmante.Le golf en ligne avec la professionnelle Sylvie Schetagne ! Durant le temps de la pandémie, la professionnelle Sylvie Schetagne prodigue des leçons de golf sur le web tout à fait gratuitement.\u2014 PHOTO DANNY GÉLINAS SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 52 SPORTS QUE SONT-ILS DEVENUS MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca Le Cowansvillois Charles Francis est clairement un des bons athlètes à avoir été produits par la région.Après tout, ils ne sont pas une tonne à pouvoir revendiquer, comme lui, le statut d\u2019olympien.Francis a participé aux Jeux de Londres en 2012, ce qui consti- t u e b i e n s û r l e f a i t s a i l l a n t d\u2019une carrière qui, dit-il encore aujourd\u2019hui, lui a apporté beaucoup.Une riche carrière qui aide l\u2019ex-nageur dans sa nouvelle vie, celle de papa et d\u2019homme d\u2019affaires.« A p r è s a v o i r o b t e n u m o n baccalauréat en traduction de l\u2019Université de Montréal, je me suis installé à Lorraine, sur la rive nord, en compagnie de ma copine Virginie, qui a grandi ici, explique-t-il.J\u2019ai fait de la traduction pendant un bout, mais j\u2019ai ni plus ni moins mis mon métier sur la glace lorsque nous avons, Virginie et moi, eu l\u2019idée d\u2019ouvrir un café à B ois-des- Filion, juste à côté.C\u2019est une belle aventure ! » Le Louisa Café de quartier a ouvert ses portes en janvier dernier.La pandémie a forcé ses propriétaires à fermer un temps, mais l\u2019endroit vient tout juste de rouvrir avec un menu à emporter.« Avec deux jeunes enfants, c\u2019est un défi de se lancer en affaires, reprend Francis.Heureusement, les parents de Virginie nous aident beaucoup.Nous sommes chanceux.» Le petit Louis, deux ans et demi, et la petite Billie, sept mois, agrémentent le quotidien de leurs parents.« J \u2019a i m e n o t r e v i e .N o u s sommes heureux.Nous avons fondé une belle petite famille et une belle petite entreprise.Et même si je retourne régulièrement à Cowansville et dans la région, je suis bien dans ma région adoptive.» LONDRES, L\u2019ABOUTISSEMENT À 31 ans, Charles Francis aime revenir sur sa carrière de nageur qui lui a permis de vivre de grands moments et de se développer en tant que personne.« J\u2019ai commencé à m\u2019entraîner s ér ieus ement à l \u2019âg e de 12 ans avec l\u2019Équipe de natation de Cowansville et les Jeux de Londres, une dizaine d\u2019années plus tard, ça a été un aboutissement, mentionne-t-il.J\u2019ai travaillé fort et j\u2019ai monté les échelons un à un, mais j\u2019ai été privilégié d\u2019être bien entouré comme je l\u2018ai été au fil des ans.J\u2019ai eu de bons entraîneurs, de Nathalie Leduc à Pierre Lamy en passant par Simon Marcil et Benoit Lebrun, et ma famille a toujours été dernière moi.T\u2019as beau avoir le cœur à la bonne place et avoir un certain talent, tu ne réussiras pas si tu n\u2019as pas de bonnes personnes autour de toi.» À Londres, Francis a terminé 15e au 100 mètres dos et huitième au relais 4 X 100 m quatre nages.Mais le simple fait d\u2019avoir atteint les Jeux olympiques lui vaut une médaille.« On me parle souvent des Jeux, mais je n\u2019oublierai jamais non plus ma participation aux Mondiaux à Shanghai en 2011.Ça a été une grande expérience.L\u2019événement avait lieu dans un très grand stade et il y avait des dizaines de milliers de spectateurs.Ça m\u2019a marqué.» La natation a aussi amené Francis en Californie, au Brésil, en Inde et aux Émirats arabes unis.« J\u2019ai vécu de très belles aventures.Ma b oîte à s ouvenirs est bien remplie.La natation et le sport m\u2019ont apporté une grande capacité à m\u2019adapter à à peu près n\u2019importe quoi, à être en mesure de gérer les situations stressantes et à me faire confiance.Et tout ça, c\u2019est bon pour la vie.» CHARLES FRANCIS «Ma boîte à souvenirs est pleine» Charles Francis à l\u2019époque où il s\u2019imposait comme l\u2019un des meilleurs nageurs au Canada.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST Charles Francis, l\u2019homme d\u2019affaires.L\u2019ex-nageur est aujourd\u2019hui propriétaire d\u2019un café à Bois-des-Filion en compagnie de sa conjointe.\u2014 PHOTO FOURNIE «J\u2019ai travaillé fort et j\u2019ai monté les échelons un à un, mais j\u2019ai été privilégié d\u2019être bien entouré comme je l\u2018ai été au fil des ans.J\u2019ai eu de bons entraîneurs, de Nathalie Leduc à Pierre Lamy en passant par Simon Marcil et Benoit Lebrun, et ma famille a toujours été derrière moi.» \u2014 Charles Francis laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 SPORTS 53 La fermeture de toutes les patinoires depuis la mi-mars à cause de la COVID-19 a notamment forcé l\u2019annulation de toutes les fins de saison au hockey mineur.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE DROIT MARC BRASSARD mbrassard@ledroit.com C\u2019est la rentrée dans les écoles primaires dans les différentes régions du Québec lundi, sauf celles de Montréal.Cette importante mesure de décon- finement suscite son lot d\u2019inquiétudes auprès des parents d\u2019enfants concernés ainsi que des enseignants craignant une exposition à la COVID-19.Le succès \u2014 ou insuccès \u2014 de cette grande expérience menée par le gouvernement Legault pourrait avoir une incidence sur le reste d\u2019un retour à la normale, ou à un « nouveau normal », pour les jeunes au cours de la saison estivale.Est-ce qu\u2019ils pourront aller à des camps de jour ou de vacances ?Ou des écoles de hockey ou d\u2019autres sports ?Pour ce qui est du hockey, la fermeture depuis la mi-mars de toutes les patinoires a forcé l\u2019annulation des fins de saison au hockey mineur.La poursuite des mesures a éliminé toute l\u2019industrie du hockey « de printemps », ces équipes d\u2019élite formées pour permettre à certains joueurs élites de pratiquer leur sport de prédilection presque à longueur d\u2019année.Les écoles de hockey vivent maintenant d\u2019espoir, même en sachant que Hockey Québec a dit à tous ses intervenants récemment d\u2019échafauder leurs projets de relance en se basant sur une date de retour estimée au 1er septembre.« Personne ne nous dit qu\u2019il n\u2019y aura rien avant, mais qu\u2019il vaut mieux dépenser notre énergie en se basant sur la date du 1er septembre, mentionne Alain Sanscartier, le directeur des opérations hockey de Hockey Vision 2000 (organisme qui chapeaute l\u2019Intrépide midget AAA et ses différents programmes estivaux).Une chose qui ne changera pas cet été, c\u2019est la règle des distanciations sociales et les règles sanitaires.Quand on connaît notre infrastructure régionale, il y a des défis énormes dans plusieurs aré- nas aux couloirs étroits tout comme les vestiaires.» Sanscartier est également à la tête de Vision Multisports Outaouais (VSMO), l\u2019OBNL qui gère le Complexe Branchaud-Brière.De la fin juin à la mi-août, ce sont des écoles de hockey qui accaparent la majorité des heures de glace.« Là, ils sont tous sur la glace, relate-t-il.On attend les directives gouvernementales à savoir d\u2019abord quand on va pouvoir ouvrir.Ça, on n\u2019a pas de contrôle là-dessus.» Jason Lemay opère l\u2019École de hockey de l\u2019Outaouais, justement à Branchaud-Brière, et comme ses dates de camp sont déjà réservées (29 juin au 3 juillet et 24 au 28 août), il se pose de sérieuses questions.« On est dans le néant présentement.Le gouvernement a parlé des camps de jour la semaine dernière pour dire qu\u2019ils pourront avoir lieu, mais on ne sait pas quelle sera la réglementation.Et est-ce que les écoles de hockey seront considérées comme un camp de jour ?La nôtre en est une, on fonctionne de 8 h à 16 h.On parle d\u2019une centaine de jeunes et on peut par exemple réduire le nombre de joueurs sur la glace.On pense à plusieurs options, sauf qu\u2019on n\u2019a aucune réponse », affirme-t-il, mentionnant n\u2019avoir eu aucune demande de remboursement de la part des parents.L\u2019ancien entraîneur des gardiens des Olympiques Michel Vallière opère une école pour joueurs et gardiens depuis une vingtaine d\u2019années, à Montréal et en Outaouais, et il plaide pour sa paroisse.« Pour les enfants, les camps de jour sont un service essentiel.Il faut qu\u2019ils bougent, ils ne peuvent pas passer l\u2019été à rien faire.On part du principe qu\u2019il faut tout relancer.Il faut protéger les gens qui sont âgés et en centre d\u2019accueil, c\u2019est certain.Mais il faut que 98 % de la population retrouve sa vie.Nous, on va être prêts.Il va y avoir des mesures à prendre, de la distanciation, du lavage de mains.Dans notre cas (camp de gardiens et de joueurs), le fait d\u2019avoir des petits groupes faisait déjà partie du concept.Ça va être facile de s\u2019adapter à ça.Si les écoles ouvrent avec 15 étudiants par classe, on est capables de respecter ça.» COVID-19 La zone grise des écoles de hockey Le sport amateur canadien recevra une aide de 72 M?$ Le sport amateur au pays recevra une aide de 72 millions?$ d\u2019un fonds de soutien d\u2019urgence du gouvernement fédéral pour atténuer les effets de la pandémie de la CO- VID-19.Le ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault, a récemment annoncé un programme d\u2019aide de 500 millions?$ pour soutenir les secteurs de la culture, du patrimoine et du sport.Les détails en ont été dévoilés, vendredi.L\u2019argent réservé au sport ira aux organisations nationales et provinciales, aux instituts canadiens de sport et aux groupes sportifs autochtones.Les athlètes dont les chèques de soutien de Sport Canada sont touchés par le report des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo et de la pandémie recevront également une aide financière.LA PRESSE CANADIENNE EN BREF La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Alexander Romanov a la tête à Montréal.Et il ne compte décevoir personne, que ce soit les entraîneurs, les journalistes et surtout pas les partisans à son arrivée en Amérique du Nord.C\u2019était dans l\u2019air: le Russe de 20 ans a finalement signé un contrat d\u2019entrée de trois saisons avec le Tricolore.Les termes n\u2019ont pas été divulgués et le contrat se mettra en branle dès que la LNH permettra aux parties de le signer.Il pourrait donc s\u2019amorcer avec la saison 2020- 21, mais cela pourrait également aller aussi tard que 2021-22.Mais une chose est claire: Romanov a réalisé un rêve et il a bien hâte de s\u2019amener à Montréal.« C\u2019est mon rêve que de jouer dans la Ligue nationale, a-t-il déclaré en téléconférence de son domicile de Moscou.Et je dois prouver que j\u2019ai ma place à Montréal dès mon arrivée.Je dois faire la preuve que je suis un joueur de la LNH.» On ne pourra certainement pas lui reprocher son sérieux.Le choix de 38e rang du repêchage de 2018 a célébré la signature de son nouveau contrat au gymnase ! Équipé pour s\u2019entraîner à la maison, il suit d\u2019ailleurs un plan concocté par l\u2019équipe de préparateurs physiques du Tricolore.Dès que les frontières ouvriront, Romanov a l\u2019intention de s\u2019amener à Montréal.Mais sa destination finale pourrait bien être Laval, où il ne verrait pas d\u2019inconvénient à poser ses valises.« Je suis prêt à jouer dans la LAH.Je suis prêt à jouer dans la LNH.Je suis prêt à jouer en Amérique du Nord », a-t-il affirmé.Et pas question pour lui de retourner en KHL si jamais les portes de la LNH ne lui étaient pas immédiatement ouvertes.« La priorité est de jouer dans la LNH, a déclaré son agent, Dan Mils- tein.C\u2019est le plan.Il s\u2019en vient à Montréal avec un billet aller simple.» Milstein n\u2019a pas voulu commenter une clause de sortie qui serait inscrite au contrat de Romanov afin qu\u2019il puisse retourner en Europe s\u2019il ne joue pas dans la LNH à une date prédéterminée, une clause mentionnée par le site spécialisé Capfriendly.com.GÉNÉRER DE L\u2019ATTAQUE En Russie, Romanov n\u2019a pas exactement noirci la feuille de pointage: en 86 matchs sur deux saisons en KHL \u2014 où il a remporté la coupe Gagarine en 2019 \u2014 , il a inscrit un but et ajouté 10 aides.Mais Romanov assure qu\u2019il est capable de générer plus d\u2019offensive.« Je peux jouer dans les deux phases de jeu et je peux générer plus d\u2019attaque que ce que j\u2019ai fait en Russie, a-t-il assuré.Mais (en Russie), c\u2019est de cette façon que l\u2019entraîneur souhaitait que je joue.Si on me donne l\u2019occasion de jouer un jeu plus offensif, je serai heureux de le faire.» « Je vais m\u2019ajuster au système et je serai ce que l\u2019entraîneur voudra que je sois.» CANADIEN Romanov signe un contrat de trois ans Le défenseur Alexander Romanov \u2014 PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 54 SPORTS La Voix de l\u2019Est poursuit sa série de grandes entrevues avec des personnalités sportives de la région.Notre invité cette semaine est le gérant des Guerriers, Denis Lamontagne.Denis Lamontagne s\u2019inquiète davantage pour ses joueurs que pour lui présentement MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca L\u2019arrivée de Denis Lamontagne à la barre des Guerriers a donné énormément de crédibilité à l\u2019équipe de baseball junior élite de Granby.Et les succès sont venus rapidement.Mais alors que l\u2019équipe était destinée à connaître la meilleure saison de son histoire, personne ne sait si elle pourra seulement démontrer son savoir-faire.Lamontagne, toutefois, est optimiste.Denis, le début de la saison des Guerriers était prévu pour la semaine prochaine, à Cooperstown.Comment te sens-tu en pensant à ça ?Honnêtement, ça fait mal.Ça aurait été une expérience unique pour nos jeunes.Ça aurait aussi donné une belle visibilité à notre ligue.J\u2019ai annulé à la dernière minute, il y a deux ou trois semaines seulement, parce que ça me faisait trop mal au cœur.L\u2019autobus était réservé, l\u2019hôtel aussi.On était prêts.Mais bon, personne ne pouvait prévoir ce qui se passe présentement.Quand je veux m\u2019encourager, je me dis que ce n\u2019est que partie remise.Sincèrement, crois-tu qu\u2019il y aura une saison de baseball ?Sérieusement, oui.Écoute, le déconfinement est commencé, on s\u2019en va du bon bord même si c\u2019est loin d\u2019être réglé dans la région de Montréal et chez nos personnes âgées.Il est dangereux, ce maudit virus, mais on n\u2019aura pas le choix d\u2019y faire face à un moment donné, on n\u2019aura pas le choix de l\u2019affronter.S\u2019il faut jouer au baseball avec un masque, ça ne me dérange pas.Certains parlent d\u2019une saison de 20 matchs seulement.As-tu l\u2019impression que la campagne aurait moins de valeur ainsi ?Tout ce que je veux, moi, c\u2019est qu\u2019on joue au baseball ! Si on joue 20 matchs seulement, on jouera 20 matchs seulement, c\u2019est tout.Et si on gagne le championnat et que quelqu\u2019un veut qu\u2019on mette un astérisque à côté du nom de notre équipe, ça ne me dérangera pas.Moi, je veux qu\u2019on joue au baseball ! Clairement, tu y tiens beaucoup.J\u2019y tiens, oui.Mais pas pour moi.Moi, j\u2019ai 51 ans et un été sans baseball ne me fera pas mourir.Mais si tu m\u2019avais enlevé mon sport quand j\u2019avais eu 18 ou 19 ans, j\u2019aurais été fou de rage.Je pense à mes joueurs et aux jeunes en général.C\u2019est à eux qu\u2019il faut penser.On s\u2019apprête à retourner les enfants du primaire à l\u2019école parce qu\u2019ils ont besoin de ça.Mais être ado, ce n\u2019est pas évident présentement.S\u2019il y a une saison, les attentes seront très élevées envers les Guerriers.Ça te fait peur ?Non.On a ce qu\u2019il faut pour être bons cette année, mais on a ce qu\u2019il faut pour être bons pendant trois ans.La fenêtre est grande ouverte pour nous.Les Guerriers ont remporté le titre d\u2019organisation de l\u2019année au dernier gala de la LBJÉQ.Les Guerriers partaient de loin.Il y a quelques années, c\u2019est pas compliqué, aucun joueur de l\u2019extérieur ne voulait jouer ici.Aujourd\u2019hui, tout le monde veut jouer chez nous.Le secret, c\u2019est qu\u2019au sein de l\u2019organisation, présentement, tout le monde est assis dans la bonne chaise, tout le monde est à sa place.Tout le monde fait sa job à lui et personne ne pile sur les pieds de personne.On essaie de calquer le modèle des Castors d\u2019Acton Vale et je pense qu\u2019on y parvient pas trop mal.En plus, on a un beau stade, Granby est une ville très intéressante, les médias nous portent beaucoup d\u2019attention, etc.On a plein de points en notre faveur.Tes joueurs, on l\u2019a vu l\u2019an passé, te portent un immense respect.Qu\u2019on le veuille ou non, ton CV impressionne.On demande à nos joueurs de se comporter comme des professionnels et je les traite comme des pros aussi.En même temps, les gars me respectent parce qu\u2019ils savent que j\u2019ai toujours travaillé fort pour réussir.Quand je lançais, on s\u2019entend que je n\u2019étais pas le plus talentueux, loin de là.Mais je passais mes journées avant le match à étudier les statistiques des frappeurs que j\u2019allais affronter le soir.C\u2019était ça mon secret.Je sais ce que ça prend pour avoir du succès et mes joueurs savent qu\u2019ils peuvent se fier à moi.T\u2019as eu du succès au baseball et ce n\u2019est pas pour rien que tu as été intronisé au Panthéon de la Ligue de baseball majeur du Québec.Mais dans ta vie personnelle, ça n\u2019a pas toujours été facile.Non, en effet.Et tu sais quoi ?C\u2019est toujours le baseball qui m\u2019a sauvé.J\u2019avais 18 ans quand j\u2019ai perdu ma mère du cancer.Mon père est mort du cancer, ma sœur aussi.Dans le fond, je suis le seul survivant de ma famille.Quand j\u2019étais ado, j\u2019ai voulu mourir et ma mère, avant de partir, m\u2019a dit de me lancer à fond dans le baseball.Maman avait été mon premier coach et elle m\u2019amenait voir les Expos souvent.Elle me manque encore.Et il y a ta grande fille, qui s o u f f r e d \u2019 u n e f o r m e s é v è r e d\u2019épilepsie\u2026 Myriam a 16 ans, mais la maladie a fait en sorte qu\u2019elle accuse un retard important sur son développement.Mais elle m\u2019apporte tellement, si tu savais.Elle est souriante et elle veut toujours donner des câlins ! Je ne serais au Panthéon de la LBMQ sans elle.Avec elle, les objectifs de vie sont simples : je veux qu\u2019elle soit heureuse et qu\u2019elle soit en santé le plus possible.Qu\u2019est-ce que tu as fait de bon pendant le confinement ?J\u2019ai eu une période un peu sombre au début, mais ça s\u2019est replacé assez vite.D\u2019abord, j\u2019ai été chanceux parce que mon employeur n\u2019a pas op éré p endant trois semaines seulement.Aussi, j\u2019ai mis du temps sur ma petite compagnie de bâtons de baseball.Puis, j\u2019ai travaillé sur le terrassement de ma maison.Et les fins de semaine, j\u2019ai travaillé comme cuisinier à la Maison Victor-Gadbois de Beloeil, qui offre des soins palliatifs aux gens aux prises avec le cancer.Tu sais, moi, le cancer, ça me parle.Dans le fond, j\u2019ai vécu presque normalement.Tout ce qui me manquait, c\u2019est le baseball.Mais j\u2019ai vraiment espoir qu\u2019on va retourner sur le terrain bientôt.«?Il faut penser aux jeunes?» «?C\u2019est toujours le baseball qui m\u2019a sauvé?», lance Denis Lamontagne.\u2014 PHOTO NATHALIE MICLETTE laVoixdel\u2019Est SAMEDI 9 MAI 2020 55 QUE SONT-ILS DEVENUS?CHARLES FRANCIS EST HEUREUX DANS SA NOUVELLE VIE 52 MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca Tout comme la Ligue de baseball junior élite du Québec et la Ligue de baseball majeur du Québec, la Ligue de baseball senior de la Vallée des Forts a dû reporter son début de saison.Le circuit dont font partie les Indians de Granby, finalistes de la dernière campagne, et les Braves d\u2019Acton Vale n\u2019avait même pas encore publié le calendrier de la prochaine saison lorsque la pandémie a frappé.« Tout le monde comprend la situation, mais reste que c\u2019est f â c h a n t , e x p l i q u e Jo n a t h a n Choquette qui, en plus d\u2019être un des meilleurs éléments des Indians, fait maintenant partie de la direction de l\u2019équipe.On joue au baseball senior par passion et quand tu es privé de ta passion, c\u2019est dur à prendre.» Lorsque le joueur-gérant Manuel Charron-Paris a quitté la région en raison de son nouvel emploi dans la région de Québec, Choquette a fait le saut au « deuxième étage », lui qui voit aux f inances de l\u2019équipe.Il faut dire que Charron- Paris s\u2019occupait un peu de tout au sein de l\u2019organisation, qu\u2019il avait d\u2019ailleurs contribué à fonder.« La ligue n\u2019entamera pas ses activités avant le mois de juin, c\u2019est certain, reprend Choquette.On a une réunion à la mi-mai pour assurer le suivi.Peut-être que le début de saison sera encore repoussé\u2026 » Ben Gariépy, qui a dirigé les Guerriers junior AA au cours des dernières saisons, sera le gérant des Indians en 2020, si bien sûr saison il y a.Baseball senior?: les Indians aussi en attente JONATHAN GAGNON jonathan.gagnon@lavoixdelest.ca JONATHAN GAGNON jonathan.gagnon@lavoixdelest.ca Mara Bouchard aurait difficilement pu espérer mieux à sa première saison au soccer collégial.Joueuse la plus utile des provinciaux au sein d\u2019une équipe championne, la Granbyenne a récemment été nommée athlète féminine de l\u2019année chez les Cheetahs du Cégep Vanier, tous sports confondus.Elle a ainsi mérité une bourse de 500 $ provenant de la fondation du collège montréalais.« Pour différentes raisons, je n\u2019ai pas eu le titre de meilleure joueuse en soccer.J\u2019étais assez déçue, mais finalement, j\u2019ai remporté un prix encore plus important ! », souligne l\u2019athlète de 19 ans.« Je ne m\u2019y attendais vraiment pas.» Dans la vidéo annonçant les athlètes de l\u2019année, on indique que l\u2019impact de Mara « n\u2019est peut- être pas visible sur la feuille du pointage, mais évident durant les matchs ».On vante aussi l\u2019humilité et l\u2019intensité de la milieu axiale, à la fois capable de bien défendre et d\u2019appuyer l\u2019attaque.« Je donne toujours mon 100 %, même si c\u2019est un entraînement ou un match hors-concours.Je veux toujours gagner, c\u2019est très important pour moi », confirme la principale intéressée.PROMOTION HISTORIQUE Après une troisième place obtenue en 2018, les Cheetahs ont remporté les grands honneurs en division 2 du Réseau du sport étudiant du Québec l\u2019automne dernier.Lors de la finale provinciale, Mara Bouchard a d\u2019ailleurs marqué le premier but dans une victoire de 4-2 obtenue en prolongation contre le Cégep de Trois-Rivières.« Puisqu\u2019on comptait sur plusieurs joueuses talentueuses, notre objectif était de gagner les régionaux et les provinciaux.Ça nous permet de monter en division 1, ce qui n\u2019avait jamais été fait en soccer à Vanier », fait valoir l\u2019ancienne porte-couleurs des Cosmos de Granby.« On a fini la saison avec 61 buts contre seulement trois accordés, un ratio assez spectaculaire.Je crois qu\u2019on peut parler d\u2019une saison de rêve ! » Les excellents résultats académiques de la Granbyenne, récipiendaire de nombreuses bourses remises par sa municipalité au fil des ans, ont aussi été soulignés par le collège montréalais.Mara aurait pu se joindre aux Cheetahs dès 2018, mais elle a préféré poursuivre son développement au Centre national de haute performance.Ce qui explique peut-être pourquoi elle n\u2019a pas été nommée recrue de l\u2019année, un titre qui a plutôt été décerné à sa coéquipière Gabrielle Côté.LA MENACE COVID-19 Rien n\u2019est encore confirmé, mais la milieu de terrain est en discussion avancée avec les représentants de l\u2019Université McGill.Mais elle souhaite d\u2019abord que la pandémie de la COVID-19 se résorbe à temps pour le début de sa dernière saison au niveau collégial, vers la fin août.« Avec la crise, on ne sait pas trop ce qui va arriver.Mais j\u2019espère vraiment avoir l\u2019occasion de finir mon passage à Vanier du bon pied.» «?Une saison de rêve?» pour la Granbyenne Mara Bouchard La Granbyenne Mara Bouchard a été nommée athlète féminine de l\u2019année chez les Cheetahs du Cégep Vanier, tous sports confondus.\u2014 PHOTO CHRISTOPHE BOISSEAU-DION SAMEDI 9 MAI 2020 laVoixdel\u2019Est 88 0038857 JUSQU\u2019À 50% PROFITEZ D\u2019ÉCONOMIES ALLANT SUR PRESQUE TOUT EN INVENTAIRE: VÊTEMENTS ESPADRILLES ÉQUIPEMENT DE GOLF PATINS À ROUES ALIGNÉES VÉLOS *Détails au 1 866 797-7678 / sur articles sélectionnés "]
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