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Titre :
Le jour
Éditeur :
  • Ville Saint-Laurent :SODEP inc.,1974-1978
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le jour, 1975-07-31, Collections de BAnQ.

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Photo Antoine Désilets pe pe .Et cet été, on jette du lait dans les égoûts: la température L'importance de l'import-export par François Dagenais p.5 et l\u2019excellence des récoltes provoquent une surproduction laitière.On se croirait en pleine science-fiction! 5 ¥ 1 D'un mois à l\u2019autre, les cultivateurs ne savent plus à quoi s\u2019attendre.La montée des coûts de production, l\u2019inflation de l\u2019es- \u2018qe Cl .sence, obligent ceux qui veulent survivre à entreprendre une aven- C omment mul Îl plier les Magasins Co-op et Coopr 1X ture industrielle et spécialisée.par Louis Fournier p.7 Le cultivateur, souvent mal préparé a développer la mise D i en marché de son produit, se résigne à demander l\u2019aide de son L es clubs Coop era tif.5 gouvernement.Il y a un fonctionnaire pour 17 cultivateurs au Québec.Et là, il se heurte à toutes sortes de politiques abracada- \u2019 hilisée à / i brantes: l\u2019une refuse les carottes croches, l\u2019autre oblige les ins- L UPA est sensibilisée a ta par Jean-Marc Kirouac p.8 tallations techniques coiiteuses.etc.5 i , Le cultivateur, ce nouvel esclave des bureaucrates, n\u2019a plus reaction du consommateur qu\u2019une envie, celle d\u2019en sortir.Et il vend sa terre.3 un Amé- pe 7e ee m0 ricain! Mais nous sommes encore loin du consommateur.Car ee ee Une entrevue du ministre Toupin par Pierre Sormany p.9 veulent participer aux \u2018\u2018profits\u2019\u201d\u2019 des ventes et reventes du produit agricole.Cette année, les jardiniers-maraichers du Québec ont dénoncé le \u201cdumping\u201d des légumes américains sur le marché québécois en pleine saison marai chère.Et ils demandèrent au consommateur d\u2019acheter en priori- : ; 5 ; té les produits québécois.Mais le consommateur, qui vise à Le bilan asgr icole du Quebec par Lucien Lessard p.10 économiser les bouts de chandelle, ne réalise pas qu\u2019en économisant quelques sous parce qu\u2019il achète californien, il ne fait qu\u2019échanger en retour un bout de son propre pays, de sa propre terre.\u20186 Dépendant comme nous le sommes de tous les marchés ' extérieurs, nous n\u2019avons pas les moyens d\u2019en perdre encore plus.\u2019 : @ i Le lien entre l\u2019agriculteur et le consommateur aurait besoin CRESALA et l'avenir par Jean-Noël Bilodeau p.10 d\u2019être ravivé et il ne semble pas que le gouvernement s\u2019en préoccupe.Et le consommateur doit payer de plus en plus \u2018cher ce produit extérieur auquel il s\u2019est habitué et le cultivateur doit revendiquer le salaire minimum! ; \u2019 .Il n\u2019y a plus de rapports de force entre l\u2019agriculture et L urgence d un zonage agricole par Bertrand Forest p.13 | \u2018 l'alimentation au Québec et cette situation anarchique ne sert que 4 les multinationales sans visage dont la notion de profit est à mille # milles de notre notion de survivance.= Dans notre cahier, l\u2019Union des producteurs agricoles revendique une amélioration des revenus de la classe agricole et un contrôle de nos exportations et importations, le ministre de l\u2019A- ce = : 4; >> a griculture nous parle de Vindustrialisation | nécessaire de notre Québec, le bassin laitier du Canada par Leonard Roy p 12 agriculture, les coopératives de main-mise sur nos achats collectifs.Et donnent tous l\u2019impression de ne combattre que pour une cause : rompre ces liens misérables de dépendance.De bons toasts.Des toasts de i saveur exquise et dorés a souhait.Le pain super sandwich fait des \u201csupertoasts\u201d.Aide à améliorer la saveur de tous les aliments.De bons sandwichs nourrissants.De petits sandwichs de fantaisie pour réceptions.D\u2019excellents toasts pour le petit déjeuner et pour le soir.Le pain super sandwich Weston est toujours exquis.Bon appétit! ; Des plus belles tranches.Une .saveur encore plus délicieuse.Et cette célèbre fraîcheur du pain Weston qui rend encore plus délicieuses toutes les garnit: a sandwich.= Maintenant en vent chez votre épicier [RE 4 / Le Jour, Cahier agro-alimentaire L'alimentation par André Charbonneau Autrefois, on parlait du ministre de l\u2019Agriculture et de la Colonisation.Depuis, la deuxième partis de cette appellation \u2018est disparue.Maintenant, M.Normand Toupin préfère même se présenter comme étant le ministre de l\u2019Astro-alimentation.Ce glissement sémantique est significatif: il indique que la production des aliments échappe de plus en plus aux agriculteurs pour devenir l\u2019affaire des industriels et des marchands.Entre 1962 et 1972, la consom- matien des légumes frais a baissé de 33% alors que celle des légumes transformé (en boîte) augmentait de 206%.1 en va de même dans les autres secteurs: on consomme moins d\u2019oeufs et moins de lait entier mais davantage de fromages fins et de simili-pro- duits agricoles du genre Egg Beaters.Dans les pays en voie de développement, l\u2019agriculture emploie 70% de la main-d\u2019oeuvre.Au Canada, ce pourcentage tombe à 5%.Au Québec, il descend en pratique aussi bas que 1%.On compte au Québec, un fonctionnaire agricole pour chaque grappe de 17 agriculteurs; de même, on recense deux employés de l\u2019industrie alimentaire pour chaque agriculteur.Au niveau du marché, cette perte d\u2019influence des agriculteurs se traduit par une minorisation au chapitre des prix, de la mise en marché et de la propagande.Au plan politique, les lobbies de l\u2019industrie et du commerce ont supplanté celui de la classe agricole alors que le poids électoral des agriculteurs diminue constamment.Depuis que la méthode de gestion par objectif s\u2019est imposé au Québec, le ministère de l\u2019Agriculture n\u2019est plus autorisé par le Conseil du Trésor a s\u2019occuper de la dimension sociale des problèmes agricoles.II doit s\u2019en tenir à promouvoir la productivité avant tout done l\u2019industrialisation.I] est devenu un ministère à vocation strictement économique à l\u2019instar du ministère de l\u2019Industrie et du Commerce, dont il adopte de plus en plus le point de vue.- Si les producteurs de tomates donnaient leur produit aux conserveries et si celles-ci transmettaient cette économie aux consommateurs, la ménagère n\u2019épargnerait que sept cents par boite qu\u2019elle paie pourtant 67 cents.Pour la miche de pain, l\u2019économie ne serait que de huit cents.- Pour retirer $100 du marché, l\u2019agriculteur en 1961 devait dépenser $47.Aujourd\u2019hui, ses versements à l\u2019industrie d\u2019amont atteignent plus de $60.- Les compagnies alimentaires ont dépensé en 1974, $78,802,000 en publicité.Ce qui les place au tout premier rang des industries engagées dans le secteur de la propagande.Le consommateur est de plus en plus vulnérable à l\u2019influence des industries alimentaires.Alors que les chercheurs se divisent en deux clans égaux quand il s\u2019agit de savoir si les oeufs peuvent provoquer des troubles cardiaques, une enquête récente aux Etats-Unis révelait que 55% des Américains sont au courant de la thèse qui soutient l\u2019existence du danger alors que 15% seulement savent qu\u2019il existe une opinion contraire, aussi répandue, dans le monde Une belle image de notre \u201cpassé\u201d agricole devient l\u2019affaire d\u2019industriels scientifique.Le début profite donc surtout aux compagnies de produits- substituts.En outre, bien peu de gens sont conscients que la bataille des plans conjoints (administrés par les agriculteurs) est en fait une guerre de marché: les industries cherchant à neutraliser l\u2019influence des producteurs agricoles dans le domaine de la mise en marché.Quoi qu\u2019il en soit, les consommateurs, malgré certains changements contraires enregistrés depuis deux ans, ont de moins en moins de raisons budgétaires pour se préoceu- per de l\u2019évolution du secteur agro- alimentaire.- Le salaire moyen d\u2019une heure de travail permet désormais à l\u2019ouvrier d\u2019acheter 9% plus de lait qu\u2019en 1964, 15% plus de boeuf, 30% plus de pain, 46% plus de farine et 82% plus de pommes de terres.En d\u2019autres termes, l\u2019ouvrier après une heure de travail peut acheter aujourd\u2019hui neuf pains au lieu de huit, 62 livres de pommes de terre au lieu de 34, etc.- Les agriculteurs canadiens ont augmenté leur productivité de 100% au cours des dix dernières années.Les autres secteurs économiques n\u2019ont accru la leur que de 40%.- En 1941, il fallait un agriculteur pour nourrir 12 personnes.Au- jourd\u2019hui, chaque producteur agricole alimente 52 personnes.Finalement, l\u2019agriculteur, dans ce contexte, ne se perçoit plus comme avant.À preuve le fait que l\u2019ancienne Union catholique des cultivateurs est devenue Union des producteurs agricoles.À preuve surtout, l\u2019industrialisation même de la production agricole.j y mé, \u20180° A v Pa al) PER! Pour l\u2019adresse du magasin IGA le plus près de chez vous, La ferme moyenne au Québec exige une capitalisation d\u2019au moins $100,000.(Au Wisconsin, celle-ci atteint maintenant $620,000 est-ce là l\u2019objectif visé?L'investissement normal au Québec pour se lancer dans la production des bovins de boucherie est estimée par le ministère de l\u2019Agriculture à $95,000.Dans le secteur du (Photo Antoine Désilets) porc, on peut s\u2019en tirer pour $60,000.Même celle du lapin exigerait un minimum de $33,000.La plus basse, celle du mouton, requiert malgré tout un investissement initial de $18,000.L\u2019agriculteur québécois est devenu avant tout un homme d\u2019affaires.T e les navets québécois contiennent autant de vitamines C que les oranges mais se vendent moins bien parce qu\u2019il existe une marque Sunkist et pas de marque Navabec.e les intermédiaires refusent composez 324-5700.de mettre en marché les petits navets (pourtant les plus succulants) parce que le produit se vend à l\u2019unité alors que le prix est fixé à la livre).S\u2019ils en vendaient leur revenu annuel serait réduit vu que les consommateurs n\u2019a- chéteraient pas beaucoup plus de navets s\u2019ils étaient plus petits.e on donne les carottes croches aux animaux parce que les normes de classement les disqualifient même si elles ont la même valeur nutritive.Elles coûtent à ce niveau 10 cents le boisseau.e la moitié des frais que vous encourer pour chaque sac de pommes de terre rémunère l\u2019opération qui consiste à vous donnez des \u2018\u2018patates\u2019 ayant même grosseur, (ou presque comme dirait la publicité), même si ce critère industriel n\u2019ajoute rien à la qualité du produite nous exportons aux Etats-Unis notre meilleur porc, parce que les Américains acceptent de le payer plus cher que leur propre produit à cause de la qualité, mais nous importons du porc américain que nous consommons et que nous payons plus cher, parce qu\u2019il faut bien payer le transport malgré le fait que ce produit soit de qualité inférieure.Pourquoi?parce que les multinationales font plus d\u2019argent avec leurs opérations du type \u2018\u2018service\u201d (vg.le camionnage) qu\u2019avec leurs opérations classées dans le.secteur de l\u2019alimentation.o le Québec contrôle 23% de l\u2019industrie alimentaire alors que 34% des firmes appartiennent à des intérêts.anglo-canadiens et 43% à des compagnies américaines.e le budget du ministère de l\u2019Agriculture du Québec représente environ 0.002% du chiffre d\u2019affaires des trente principales entreprises multinationales engagées dans le commerce des aliments.e la Canada Packers dispose annuellement d\u2019un chiffre d\u2019affaires équivalent à 11 fois le budget du ministère de l\u2019Agriculture.e en achetant moins d\u2019oeufs, moins de lait entier, moins de légumes frais, etc, vous aidez la cause des industriels, des spéculateurs et des commerçants mais non celle de nos agriculteurs; e que pour se nourrir les Québécois versent à l\u2019étranger 40% de leur chiffre de dépense: Conclusion: l\u2019industrialisation de l\u2019agriculture profite surtout aux autres.Mais que faire quand le consommateur \u2018\u2018ne peut plus rien savoir\u201d, L\u2019agriculteur québécois se le demande.- L'alimentation chez IGA.IL n'y a pas d se tromper.VOILA UNE PHRASE BIEN CONNUE DE CEUX QUI FONT LEURS ACHATS CHEZ IGA.ILS SAVENT QUE CHAQUE JOUR ILS OBTIENNENT CE QU\u2019IL Y A DE MIEUX EN FAIT DE QUALITÉ, CHOIX ET BONS PRIX, SANS COMPTER LE SERVICE AMICAL ET COURTOIS QUI EST DEVENU UNE TRADITION CHEZ IGA.DE PLUS, VOUS POUVEZ GAGNER VOTRE COMMANDE EN ARGENT AUX TIRAGES D\u2019ETE BONI CHEZ IGA.FINALEMENT, CHEZ IGA, AVEC LES SPECIAUX \u201cVALEUR RÉELLE\u201d, PRIX À L\u2019UNITÉ, SERVICE PERSONNEL, SERVICE DE LIVRAISON, ET LES FAMEUX TIMBRES GOLD STAR, ON PEUT VRAIMENT DIRE QU\u2019IL N\u2019Y A PAS A SE TROM- nées te L\u2019importance de l\u2019export-import Le Québec n'a pas les leviers de controle par: François Dagenais, économiste à l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA) Le développement d\u2019un secteur économique comme celui de l\u2019agro-alimentaire, dépend de plusieurs facteurs dont une politique d'importation et d\u2019exportation.Au Québec nous ne possédons pas les leviers qui nous permettent d'exercer quelque contrôle que se soit sur nos importations de produits agricoles et alimentaires.C\u2019est pourquoi nous devons effectuer des ententes avec les autres provinces afin que le gouvernement fédéral prenne en considération une politique d\u2019import-export qui tienne compte des intérêts des producteurs agricoles.Dès le début, il faut spécifier que pour pallier aux problèmes entre provinces du point de vue du contrôle des marchés étrangers en relation avec les revenus des producteurs agricoles, l'Union des producteurs agricoles a obtenu qu\u2019une loi de stabilisation des revenus soit votée.Cette loi permet en quelque sorte de se libérer de l'emprise trop forte des marchés agricoles extérieurs au Québec.Même si les prix mondiaux baissaient énormément une année, les revenus des producteurs demeureraient stables.Comme le gouvernement du Québec ne peut contrôler les importations de produits agricoles, il faut qu\u2019il accepte d'investir plus d'argent dans le développement de l'agriculture, car certaines de ses actions sont annihilées par des facteurs extérieurs au Québec, donc des pertes d\u2019efficacité.Il aurait été intéressant de faire une analyse exhaustive de nos importations et exportations de produits agricoles québécois.Cependant comme il n'existe pas de telles statistiques au niveau de la province, puisque nous ne connaissons pas les échanges entre les provinces, il a été préférable d\u2019effectuer cette analyse à partir des statistiques canadiennes.Principaux produits québécois Entre 1965 et 1974 les exportations de fromage ont diminué de 74% \u2018 \u201cLes pro alors que les importations, elles, ont augmenté de 176%.En 1974 les importations de fromage correspondaient à 17% de la consommation canadienne.Le fromage est une des principales production des coopératives laitières du Québec lorsque cela est possible.Pour bien comprendre ce renversement de la situation dans nos marchés extérieurs, il faut savoir que le contrôle des importations de fromage est laissé au ministère de l'Industrie et du Commerce du Canada.Le rôle de ce ministère étant de provoquer du commerce, il faut laisser entrer des produits si l\u2019on veut pouvoir en exporter.A Ottawa, comme les marchés agricoles, dans leur mentalité, ont toujours été limité à celui du blé de l\u2019Ouest, les produits laitiers dont ceux du Québec n\u2019ont jamais eu une importance à long terme.Nous sommes donc confrontés avec une situation difficile puisque des surplus de fromage risquent de venir encombrer les marchés laitiers.La production du beurre est un peu plus complexe car elle découle très souvent d\u2019un second choix dans la fabrication de produits laitiers en ce sens que les coopératives transforment une grande partie du lait en beurre lorsqu\u2019elles n\u2019ont pas eu avantage à faire du fromage.Sauf de rares exceptions, le Canada n\u2019a jamais été un gros exportateur de beurre.Ce- \u201cIrremplaçables.pendant, depuis deux ans, il est devenu un très gros importateur puisqu\u2019en 1974 le Canada a acheté à l'étranger 53,766,000 de livres de beurre ce qui représentait 19% de la consommation domestique.Au cours des dix dernières années, les importations de beurre ont changé de provenance.Durant la période 65-68, les importations de beurre provenaient des Pays-Bas, de la Belgique et de la France.Depuis 1973, les importations proviennent essentiellement d'Australie et de Nou- velle-Zélande.© L'entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun au niveau de l'agriculture sera surtout supporté par les agriculteurs du Québec.Ce beurre que nous recevons depuis deux ans était exporté en Grande-Bretagne avant son entrée dans la C.E.E.Ottawa sent qu\u2019il existe encore des relations dans le Commonwealth et le Québec paye cher ces relations privilégiées entre anciennes colonies anglaises.Au niveau de la poudre de lait écrémé, sous-produit du beurre, le prix a chuté considérablement au niveau international et ce à cause des politiques de dumping de la Communauté économique européenne.Alors qu\u2019en Europe ce sont les pays qui défraient les coûts d\u2019exportation, au Canada ce sont les producteurs.Nous sommes inquiets du climat qui règne à Ottawa pour la politique laitière et les paroles prononcées par M.Trudeau en Nouvelle-Zélande nous causent une grande insécurité à savoir: que ce pays pourrait devenir un, fournisseur permanent de beurre pour le Canada alors qu\u2019on parle d\u2019une nouvelle diminution des quotas.La volaillé Le Québec produit plus de pou- duits laitiers relevent le défi.Le Jour, Cahier agro-alimentaire / 5 \u201cEssentiels.\u201d \\ let qu\u2019il n\u2019en consomme.Ce fait, en soi, conditionne énormément la position de la Fédération des producteurs de volailles.Alors que les importations de poulets se sont maintenues à un niveau stable depuis 10 ans, les importations de dindes ont énormément varié, allant de presque rien en 1966 a pres de 8,000,000 de livres en 1972.Il semble que depuis 1970, toute la stabilité qui a difficilement été mise en place par les organisations de producteurs, ait été annulée à cause de l'instabilité dans les importations et les exportations.Le boeuf Comme le communiqué \u201cNouvelles et articles documentaires\u201d du 4 juillet 1975 du ministère de l\u2019Agriculture du Canada l\u2019indiquait: \u201cLes exportations d\u2019animaux et de viande sont passées de $332 millions en 1973 à $216 millions en 1974.Ce recul s\u2019explique partiellement par l\u2019imposition de contingents par les Etats-Unis\u201d.(p.5).Or, cette diminution fut surtout ressentie durement par les producteurs québécois de deux façons.Premièrement parce que les producteurs québécois exportaient principalement de la viande provenant de vaches laitières, c\u2019est-à-dire la viande désossée et que cette diminution fut de 31.7%, passant de 444,436 quintaux en 1973 à 303,635 quintaux en 1974.Deuxièmement, selon des sources diverses, la plus grande quantité de boeuf désossé exporté aux Etats-Unis provenait du Québec.Les prix ont donc chuté.Les producteurs de boeuf de l\u2019Ouest s\u2019en sont bien tirés parce que leur principal marché de consommation se trouve dans l\u2019Est du Canada.Ils ont donc connu, après l\u2019embargo réciproque du Canada et des Etats- Unis, une situation favorable qui les protège.Nous avons cherché à savoir ce qui se passe depuis le début de l\u2019année 1975.Du ler janvier au 10 mai les importations de boeuf désossé en 1975 ont diminué légèrement entre 1974 et 1975 passant de 42,749,692 livres à 39,608,245 livres.Mais nos exportations ont chuté plus radicalement puisqu'elles sont passées de 12,436,167 livres à 3,707,927 livres, les exportations vers les E- tats-Unis ayant diminué de plus de 75%.Sur une base annuelle, la perte d\u2019un tel marché représenterait donc près de 36,000 têtes dont la plus grande partie provient de la production laitière.Légumes frais ou réfrigérés Depuis quelques semaines, les producteurs de légumes québécois se plaignent des conditions défavorables dans la mise en marché de leurs produits face aux importations étrangères.Les prix payés par les grandes chaînes de magasins pour les produits importés étant plus élevés que les prix prévalant au marché métropolitain, les producteurs se demandent où se trouve la concurrence et s\u2019il n\u2019y a pas une discrimination à leur endroit.Depuis 10 ans, les importations de légumes frais ou congelés ont augmenté à un rythme normal jusqu\u2019en 1971 puis à partir de 1972 il ya eu une augmentation plus rapide.Pour le premier trimestre de l\u2019année 1975, les importations ont été plus élevées de 19% par rapport à la même période en 1974.Les exportations durant la période 1965-1974 ont connu des minimums au début de la période et des sommets durant les années 1970-71 et 72.Mentionnons que les importations sont de deux à trois fois plus élevées que nos exportations.ce qui est normal pour le Canada compte tenu du climat.Toutefois.producteurs aimeraient bien qu\u2019un contrôle encore plus sélectif soit imposé sur les importations aux moments critiques des primeurs.D'autre part, le gouvernement devrait faire une enquête sur les pratiques d\u2019approvisionnement dessuper- marchés en légumes frais.Les fruits Le marché des fruits frais représente très bien le schéma de développement décrit précédemment dans plusieurs autres productions: c\u2019est-à-dire un accroissement très important des importations depuis 1970 et une diminution des exportations vers la même période.Les importations ont connu un accroissement d\u2019environ 20% du début de la période (1965-1974) à la fin de la période.Du côté des exportations, jusqu\u2019en 1968, nous avons maintenu un niveau presque comparable à celui des exportations.Depuis 1969, les importations sont dix à douze fois plus élevées que les exportations.Cette tendance s\u2019est même amplifiée durant le premier trimestre de 1975, car les importations avaient plus que doublé si on les compare à la même période en 1974.Quant aux exportations, elles n'avaient pratiquement pas bougé.En conclusion, on peut se demander si une politique agro-alimentaire telle que proposée par le ministère de l\u2019Agriculture du Québec est réalisable.Pour y répondre, disons que partiellement elle est réalisable à la condition que le gouvernement du Québec applique les mesures qui créeront un contexte approprié au développement économique agricole.Premièrement, il faudrait que tous les organismes gouvernementaux ou para-gouvernementaux aient une politique d\u2019achat chez nous.Un exemple illustrera mieux cette situation.Cette année, alors que les producteurs de pommes de terre du Québec ne trouvaient pas de débouchés, certaines institutions gouvernementales achetaient des patates du Nouveau-Bruns- Wick.Deuxièmement, le développement agro-alimentaire devrait être basé sur des entreprises de chez nous et principalement sur les coopératives de production de transformation et de consommation.Dans un domaine aussi délicat que l\u2019alimentation, les multinationales exploitent plus qu\u2019elles ne protègent les agriculteurs et les consommateurs.Troisiemement, cette politique pourra réussir si et seulement si les investissements sont \u2018contrôlés par notre gouvernement.La venue de chaînes de restaurants tels les À & W, Mac Donald et autres, est un exemple frappant où un contrôle majoritaire du gouvernement devrait être de mise afin d'orienter leurs sources d\u2019approvisionnement et de planifier leur développement compte tenu du fait qu\u2019on ne peut limiter les importations.Du point de vue agricole, une telle politique devrait favoriser des augmentations de revenu afin de permettre uneplus grande efficacité.À ce sujet, une étude de la Commission de surveillance des prix en alimentation vient de confirmer en quelque sorte cette affirmation: \u201cEn résumé.indiquent les auteurs, les hausses de prix se traduisent par une progression des revenus agricoles, l\u2019augmentation de ces derniers entraine un accroissement des investissements, donc une augmentation des immobilisations et, partant, des taux supérieurs de productivité pour les années a venir\u201d (mars 1975, prix, revenus et formation du capital dans l\u2019agriculture canadienne, p.iii).Nous tenons à réaffirmer que notre position concurrentielle au niveau international nous pourrons la maintenir ou l'améliorer si et seulement si les agriculteurs connaissent des augmentations de revenu.du moins en ce qui regarde le Québec.Par ailleurs, dans plusieurs régions du Québec, il existe un équilibre précaire entre le dynamisme de l'agriculture et le maintien de services et de facilités de transformation de produits agricoles.La disparition d\u2019une certaine partie de la production peut mettre en cause la survie de toute la production dans la région.I faudra donc que le gouvernement, en accord avec les plans conjoints, garantisse des productions minimales aux régions périphériques.Enfin, une politique agro-alimentaire sera réalisable si le gouvernement crée une caisse qui permettra de financer les exportations.Ceci devrait être fait avec les partenaires du système agro-alimentaire.* La plupart des données du présent texte sont tirées du mémoire de l\u2019APA sur les importations et les exportations de produits agricoles présenté à Ottawa le 15 juillet 1975. 6 / Le Jour, Cahier agro-alimentaire \u2018 a a a change É I ° avec : : od la nouvelle Coop des consommateurs de Montréal = - .f ENE \u2014\u2014 = = = = OIGNONS MARINES po | 1 SUCRÉS DE HOLLANDE - ; : Cu ; a 3 tise D pil eon} ga ph fast Ce Js el (laf Jago fiance \u2014 | | paili oo Wo Curssoe< \u2014 > 1 ; Information sur les tablettes (viandes) [ | { .: - .J .) ., .A Participer à Cooprix c'est vivre l'anticonsommation ; LL ee EE Je désire devenir membre de la Coop des consommateurs de Montréal et je souscris 25 parts de $1.00 | NOMI + oo oe eee ee ees.Telephone.a ee Lee ADresse/NO .«oo oo RUE APD Nile Lee eee eee ] A quel Cooprix magasinez-vous le plus souvent?Legendre [] Saint-Joseph [_] ; i | : Ci-joint le paiement de mes parts sociales sous la forme suivante: [ 1 chéque de $25.00 [_]1 chèque de $1.00(*) et [] 6 chèques de $4.00 ou[_]12 chèques de $2.00 : | (*) le versement comptant de $1.00 peut étre remplacé par le transfert de votre part sociale de membre de la Fédération de magasins Coop.Si tel est le cas, veuil- .| lez compléter la formule suivante: ; ' | \u201cPar la présente, je démissionne comme membre de la Fédération des magasins Coop et consens à verser le montant de $1.00 qui m'est dû à la Coop.des con- LS sommateurs de Montréal en acompte sur ma part sociale.\u201d / Date.S8ignature.Retournez ce coupon complété a la Coop des consommateurs de Montréal, 1415 est, rue Jarry, Montréal.OCOQOO | OOPOO0O Coop des consommateurs de Montréal .5 \u2014 ar re I te aa par Louis Fournier En Suède, plus de 52% des foyers sont membres-usagers de l\u2019un des quelque 2,500 magasins coopératifs que compte ce petit pays.Au Québec, autre petit pays, le mouvement coopératif de la consommation reste marginal, avec à peine 2% du marché de l'alimentation au détail et moins de 300 magasins Co-Op, cooprix et clubs de consommation.Mais la Suède est un pays sinon socialiste, du moins social-démocrate depuis plus de 40 ans\u2026 C'est en tout cas l\u2019une des réflexions faite au JOUR par le président de la Fédération des magasins Co-op du Québec, le chanoine Henri Pichette, qui a oeuvré pendant 25 ans au sein du mouvement syndical, à la CTCC-CSN.Le gouvernement Ce constat indique bien à quel point il est ardu de donner de l\u2019expansion aux coopératives de consommation, au Québec, sans envisager le changement assez radical d\u2019un système politique qui favorise, d\u2019abord et avant tout, l'entreprise privée, de Steinberg qui est \u2018de votre coté\u201d à Dominion \u2018\u2018qui vous fait bien man- er\u201d.8 \u201cLe gouvernement a peu d'inté- ret à notre égard, dit Henri Hichette, parce que son aide serait interprétée comme une pratique déloyale envers la concurrence qui doit exister sur le marché, dans notre régime de libre entreprise\u2019\u2019.Pis encore, ce gouvernement est la preuve d\u2019un \u2018\u201c\u201cmanque de direction collective au niveau des moyens à prendre pour assurer notre maîtrise économique\u201d.Mais une fois qu'on a constaté tout cela, que faire dans l\u2019immédiat?Comment faire pousser les magasins Co-op et Cooprix dans le système capitaliste\u201d Le Mouvement Desjardins Pour le président de la Fédération, il faut faire porter les efforts et les demandes d\u2019aide \u2014 du côté du mouvement coopératif québécois, et, singulièrement, du Mouvement des caisses populaires Desjardins.La Fédération et ses coops affiliées n\u2019arriveront pas, seules, à multiplier les magasins, d\u2019autant plus que les marges de bénéfices sont plutôt minces dans l'alimentation au détail.C\u2019est pourquoi, sans attendre la création \u2014 toujours retardée \u2014 de la fameuse Société de développement coopératif (SDC), qui doit être financée à moitié par l\u2019Etat et le mouvement coopératif, le chanoine Pi- chette a entamé des pourparlers qui pourraient, espère-t-il, débloquer assez rapidement des fonds.Est-ce, en vue de l'implantation de nouveaux magasins Cooprix, qui exigent de lourds investissements.\u201cD s\u2019agit d'arriver avec des projets précis, des formules concrètes, dit M.Pichette.Un homme comme Alfred Rouleau (président du Mouvement Desjardins) est très conscient de tout cela.Un homme aussi comme Gilles Arès.(directeur général du Conseil de la Coopération du Québec)\".Bref, \u201cnous allons grignoter morceau par morceau\u2019! D'abord les Cooprix Ce sont les magasins Cooprix, à grande surface, que la Fédération entend développer, pour pénétrer davantage dans les milieux urbains.Le premier Cooprix de Montréal, faut-il le rappeler, ne remonte qu\u2019à 1969.Sans avoir déniché de \u2018\u2018formule miracle\u201d, la Fédération a mis au point une approche qui lui permettra de financer la mise en place d\u2019un Cooprix et d'en remettre, progressivement, la propriété et la gestion à une association coopérative locale\u2019 \u201cCela permet de concilier deux impératifs, explique M.Pichette: la nécessité de lancer des projets d\u2019envergure, selon les méthodes les plus modernes, pour vraiment occuper le, marché et, aussi, la nécessité non moins urgente de faire participer les coopérateurs-consommateurs à la gestion de leur magasin\u201d.Cette double préoccupation qui est un peu la leçon à tirer de l\u2019expérience douloureuse des deux Cooprix de Montréal, rachetés par la Coop locale des consommateurs \u2014, le chanoine Pichette ne veut pas la perdre de vue.Tout comme il se dit conscient de la nécessité d\u2019une décentralisation du mouvement, dans le respect des caractéristiques régionales.\u201cL\u2019unité dans la diversité\u201d, dit-il.La Fédération compte une di- \\ |Comment multiplier les Co-op et Cooprix zaine de Cooprix et des projets sont en cours a Chicoutimi, Joliette et Mont-Joli, qui doivent aboutir *\u2018au cours des prochains mois\u201d.Et le mouvement ouvrier Si une collaboration plus étroite avec le Mouvement Desjardins est \u201c essentielle, il faut aussi réaliser une meilleure jonction entre le mouvement ouvrier, surtout urbain, et le mouvement coopératif de la consommation, d\u2019origine rurale.\u2018Les routes ont été parallèles\u201d, admet M.Pichette et elles commencent à peine à se croiser.Par exemple, la Coop des consommateurs de Montréal a pu racheter les deux Cooprix de la métropole grâce à l\u2019aide de la Caisse populaire des syndicats nationaux (CSN), dont le président est Michel Char- _ trand.Ironie du sort, cette aide a remplacé, à la dernière minute, celle qu\u2019avait promise le Mouvement Desjardins et qui n\u2019est pas venue\u2026 Pour le chanoine Pichette, syndicalisme et coopératisme devraient être \u2018\u2018deux branches d\u2019un même mouvement de libération \u2018\u2018économique\u201d, ce qui est loin d\u2019être perçu pleinement dans les deux milieux.Une meilleure jonction doit aussi se réaliser avec le syndicalisme agricole et les coopératives de production et de distribution qui en sont issues, comme la Fédérée et la Coop de Granby.Ainsi, le futur Cooprix de Joliette sera localisé près de la meunerie coopérative.L\u2019art du possible Henri Pichette insiste sur \u201cl\u2019ouverture d\u2019esprit\u2019\u2019 qui doit caractériser, à l\u2019avenir, les discussions sur des projets concrets et précis, que ce soit avec le mouvement syndical ou les autres composantes du mouvement coopératif.\u201cJe suis optimiste, conclut-il, même si on a du pain sur la planche.On doit pouvoir arriver à lancer des projets à la taille du marché pour offrir les plus bas prix possibles et, d\u2019autre part, préserver la patticipa- tion de la base et tout ce qui pourrait faire notre originalité en matière de protection du consommateur, par exemple.Mais on ne fera pas de miracles dans le système actuel.La coopération, comme la politique, ça reste l\u2019art du possible\u201d.Le Jour, Cahier agro-alimentaire / 7 Les clubs coopératif par Louis Fournier Des soixante-dix (70) clubs coopératifs de consommation éparpillés sur la carte du Québec \u2014 et qu\u2019on appelle aussi des comptoirs alimentaires \u2014, le plus important se trouve à LaSarre, dans le Nord-Ouest québécois.Quatre ans à peine après sa fondation, le Club coopératif de consommation d\u2019Abitibi-ouest exhibe un chiffre d\u2019affaires de $1.3 millions et 550 membres, sans compter une liste d\u2019attente de dizaines de futurs coo- pérateurs-consommateurs.Il est affilié à la Fédération des magasins Co-Op tout comme deux autres clubs, à Rouyn et à Malartic, sur une dizaine de comptoirs alimentaires dans le Nord-Ouest.La caisse populaire , Le président-fondateur du Club, M.Raymond Gilbert, raconte l\u2019histoire de son \u201cbébé\u201d dans le dernier numéro de la revue \u201cMa caisse populaire\u2019\u2019, publiée par le Mouvement Desjardins.I] ne se gêne pas pour dire que la caisse pop de LaSarre a \u201clonguement hésité\u201d avant de consentir un prêt au club sous prétexte que, quelques années auparavant, la caisse avait prêté de l\u2019argent à un comptoir qui a fait- faillite.Le prêt a dû être endossé personnellement par \\_ tous les administrateurs de la petite coop, qui ont trouvé I'affaire un peu \u201craide\u201d.Avec le temps, \u2018les relations se sont améliorées\u201d, selon M.Gilbert.Huile et essence L'histoire du club coopératif de LaSarre a d\u2019abord été celle du \u201cClub des consommateurs\u201d, qui fournissait de l'huile à chauffage et de l'essence à ses 1,200 membres, à prix réduits.Cette coop, approvisionnée par certains distributeurs locaux, a vite essuyé la riposte des marchands d\u2019huile et garagistes.Mons de deux ans \u2018après le lancement du Club, les compagnies de pétrole refusaient toute négociation et coupaient les vivres! C\u2019était donc \u201cla fin de cette première tentative de faire pression sur le système capitaliste\u201d, dit M.Gilbert, mais les membres du Club sont restés solidaires.Résultat: peu de temps après naissait le Club coopératif de consommation d\u2019Abitibi- Ouest.\u2018Nous nous sommes aperçus que le besoin le plus important des consommateurs, c\u2019est l\u2019alimentation\u201d.L\u2019exemple du club voisin de Malartic a fait le reste.Le comptoir de LaSarre offre à ses membres des services complets \u2018d\u2019épicerie à bas prix: viandes, fruits - que le club de consommation, même et légumes, conserves, produits non- alimentaires.La participation Le nombre de membres, d\u2019abord fixé à 125, a grimpé à 225 et il est plafonné pour le moment à 550.La part sociale est de $100 et, surtout, chacun doit fournir.tour à tour, un peu de travail bénévole, comme ranger la marchandise sur les tablettes.Raymond Gilbert insiste sur \u201cla volonté de participation des membres à la bonne marche du club\u201d, une des clefs du succès de l'expérience.Selon lui, \u2018\u201cle pourcentage de participation, qui dépasse 75%, est le plus élevé du genre dans tout le Québec\u201d! Une quarantaine de comités fonctionnent: formation, éducation, finances, inventaire, etc.L'assemblée générale des - membres décide des orientations.En conclusion, M.Gilbert avoue s\u2019il aide chaque membre à \u2018\u2018en avoir plus pour son argent\u2019\u2019, n'apporte pas nécessairement la solution au problème de l'alimentation: \u201cIl pourra devenir un élément de solution lorsque nous serons en mesure de nous approvisionner directement auprès du producteur en éliminant les intermédiaires, surtout pour la viande et les légumes\u201d.J Le terme \u201cagro- alimentaire englobe, par le biais de la commercialisation, les activités de toutes ces personnes qui représentent l\u2019agriculture, les entreprises de transformation et de distribution.L\u2019interdépendance est si étroite entre l\u2019agriculture, l\u2019industrie et le commerce alimentaire que leur avenir ne saurait être envisagé separement.Sans doute est-il opportun de vulgariser quelques-uns des éléments de l\u2019interdépendance e l\u2019agriculture, grande source de matières premières pour l\u2019alimentation humaine, et de l\u2019industrie alimentaire qui en est le moteur puisqu'elle assure le gros des débouchés dont elle a besoin.En outre, nous assistons à l\u2019élaboration d\u2019une agriculture-alimentation.Au fait, l\u2019un des objectifs actuels du ministère de l'Agriculture du Québec conceme le développement de l'industrie _ alimentaire.Îl vise à intégrer davantage les produits primaires au secteur de transformation.\"Cette orientation diffère de celle à laquelle la politique agricole, longtemps restreinte au secteur de la production, avait habitué la population.La nouvelle dimension qu\u2019on lui donne n'exclut pas les programmes de production et d\u2019utilisation rationnelle des sols.En mème temps, elle accorde une place prioritaire à la commercialisation.Dans ce contexte moderne et réaliste, l\u2019agro-économie aidera au développement de l\u2019agriculture tout en participant au maximum à celui de l\u2019économie québécoise.Mais à quoi cela tient-il?Des liens très étroits La commercialisation d\u2019une denrée vendable inclut sa transformation, sa distribution et son utilisation par le consommateur final.Si celui-ci est un mangeur de croustilles (chips), il est important que le distributeur, le transformateur et le producteur de pommes de terre connaissent ses goûts.Cette interdépendance qui doit exister entre la production, la transformation et la distribution, justifie la mise en place d\u2019une politique globale \u2018\u2018agriculture-alimentation\u201d./ Ainsi apparaît-il évident à la Direction du ministère de l'Agriculture que la définition d\u2019une politique agricole ne peut procéder exclusivement du secteur agricole.Elle doit être envisagée l\u2019intérieur d\u2019un système agriculture-alimentation qui, lui- même, s\u2019insère dans l\u2019économie globale du Québec.Il apparaît aussi évident qu\u2019une politique industrielle et commerciale dans le domaine des produits agricoles ne peut s\u2019inscrire-que dans une politique intégrée au mème système.Cette nécessaire intégration ouvre deux volets: la consolidation de la production agricole et le développement de l\u2019industrie alimentaire.Les programmes qui touchent au premier étant assez ien connus dans leur ensemble, limitons ces considérations au second.Sans remonter aux origines premières du cheminement vers le développement de l\u2019industrie alimentaire, il y a L'industrie agro-alimentaire, un géant économique Au Québec, le vaste ensemble appelé \u2018\u2018\u201cindustries des aliments et boissons\u201d effectue la transformation des produits agricoles en denrées alimentaires.Cette industrie se classe au premier rang en ce qui conceme la valeur des expéditions, la valeur ajoutée et son effet multiplicateur.Elle vient au second rang en ce qui concerne le nombre d\u2019employés et la masse salariale.La valeur des expéditions a doublé en dix ans pour atteindre .$2.3 milliards, l\u2019équivalent de $450 per capita.Cinq secteurs de l\u2019industrie des aliments et boissons sont particulièrement reliés à l\u2019agriculture du Québec: la préparation de la viande, les produits laitiers, la préparation de la volaille, les fruits et légumes et les céréales qui représentent 60% de la x 9 agro-alimentaire c\u2019est quoi ?lieu de signaler le rôle assigné à certaines structures du ministère de l\u2019Agriculture.Ce rôle se situe dans le cadre des activités suivantes: \u2014 La recherche économique quantitative au niveau de la production et la distribution des produits agricoles.\u2014 L\u2019élaboration d\u2019une politique de mise en marché ordonnée en collaboration avec les principaux intéressés.\u2014 L'aide technique à l\u2019industrie et au commerce alimentaire par la vulgarisation et la direction d\u2019information appropriée.\u2014 L'orientation et la planification du secteur agricole au sein du schéma de développement de l\u2019économie générale.\u2014 La protection du consommateur conforme à la valeur qualitative et quantitative des aliments.\u2014 L'orientation de la production en fonction des _ besoins du consommateur.valeur des expéditions de l\u2019industrie.Ces cinq secteurs absorbent plus de 60% de la production agricole du Québec alors qu\u2019environ 15% sont absorbés par diverses industries et environ 25% sont consommés l\u2019état frais\u201d.Déjà importante au point de vue économique, l'industrie agro-alimentaire du Québec possède par surcroît un potentiel de développement fort prometteur.L'industrie agro-alimentaire peut encore se développer Pour l\u2019agriculture québécoise, l\u2019industrie agro- alimentaire offre de grandes possibilités si la production est planifiée en fonction des besoins de la consommation.Ce potentiel de développement découle surtout de certaines caractéristiques propres au secteur agro-alimentaire, telles que la stabilité de la demande et le changement des habitudes alimentaires.On dit que les Québécois dépenseront bientôt $3 milliards annuellement pour se nourrir.Les nouvelles tendances qui se précisent sur le marché de l\u2019alimentation accroissent la potentialité de l\u2019industrie alimentaire pour l\u2019agriculture.Les conditions de la vie moderne incitent les consommateurs à utiliser de plus en plus de mets prêts à consommer.On s\u2019attend à une augmentation annuelle d\u2019environ 14% dans la consommation de ces mets d'ici deux ans.Les légumes congelés prennent aussi de l\u2019importance même si, jusqu'à résent, la famille québécoise y affecte seulement 33 par année.Aux Etats-Unis, la famille moyenne dépense $19 annuellement pour le même produit.Il semble donc normal de prévoir une augmentation très sensible de la consommation des légumes congelés au Québec.On sait également que les besoins des consommateurs en produits alimentaires plus élaborés vont croissant, notamment au chapitre des aliments préparés surgelés.La demande pour ces produits augmente très rapidement dans les pays industrialisés et suggère tout de suite que le potentiel de développement industriel est très élevé.Ainsi, au Québec, l'augmentation annuelle de la demande au cours des récentes années s\u2019établit à 4% pour l\u2019ensemble des aliments, à 15% pour les aliments surgelés et à 26% pour les mets de commodité.Le taux de croissance de la demande pour les aliments préparés peut être mieux évalué si l\u2019on considère qu\u2019aux Etats-Unis la consommation s'élève à 20 livres per capita au seul chapitre des produits surgelés alors qu\u2019au Québec, la consommation \u2018n\u2019est que de 2.2 livres et au Canada, de 6.6 livres.La fabrication de produits alimentaires pour le camping et la randonnée crée aussi des débouchés considérables, de même que le marché desservant les institutions par des cuisines industrielles situées à l\u2019extérieur de ces mêmes institutions.L'innovation trouvera de plus en plus, dans l\u2019industrie agro-alimentaire, le milieu par excellence pour le développement des techniques de production les plus modernes, la création de nouveaux produits alimentaires, de nouvelles utilisations à des produits traditionnels.Elle invitera à produire chez nous des aliments que nous importons en grande quantité.C\u2019est dans ce contexte que des amendements récents ont été apportés aux diverses lois du Crédit Agricole afin de les ajuster aux besoins nouveaux des agriculteurs dans leurs recherches pour développer leurs productions.C\u2019est dans la même perspective qu\u2019une loi sur l\u2019Assurance Stabilisation du Revenu Agricole a été adoptée pour assurer aux agriculteurs un niveau de protection de revenu satisfaisant, notamment pour es productions sujettes à des variations cycliques.En outre, la création de la Société Québécoise d\u2019Initiatives Agro-Alimentaires vient de compléter la liste des outils nouveaux dont le ministère de l\u2019Agriculture s\u2019est doté pour favoriser une utilisation optimale des ressources agricoles du Québec en les intégrant mieux au secteur de la transformation et finalement en favorisant une plus de présence sur la table du consommateur québécois.+ Agriculture Québec \\ T 8 / Le Jour, Cahier agro-alimentaire - L\u2019UPA est sensibilisee a la réaction du consommateur par Jean-Marc Kirouac \u2019 Secrétaire général de l\u2019Union des producteurs agricoles L\u2019UPA, qui regroupe les producteurs agricoles d\u2019abord comme producteurs agricoles dans quelque deux cent cinquante syndicats dits des syndicats à vocation générale affiliés à seize fédérations régionales de même caractère, compte au-delà de quarante-cinq mille membres sur un potentiel qui n\u2019atteint pas cinquante- cinq mille producteurs.Cette structure, à vocation générale, a pour fonction l\u2019éducation des membres, la défense des intérêts généraux des producteurs agricoles et l\u2019organisation de ces mêmes producteurs pour la défense de leurs intérêts en tant que producteurs spécialisés.L\u2019UPA, et antérieurement I'U.C.C., a fait sa marque dans la défense des intéréts généraux des producteurs agricoles.Le travail accompli par 'UPA et I'U.C.C.au niveau de l\u2019enseignement professionnel agricole, des crédits agricoles, du développement des fermes, de l\u2019aménagement régional de l\u2019impôt foncier, soit autant de dossiers à partir desquels l\u2019UPA, conformément aux orientations données par les producteurs à la base, a mené une action qui a débouché sur les législations ou réglementations aujourd\u2019hui existantes.Cette activité au plan de la défense des intérêts généraux des producteurs agricoles a toujours été menée concurremment à des activités d\u2019éducation qui ont un caractère de permanence nécessaire à toute vie syndicale.En plus de regrouper les producteurs agricoles du Québec dans des structures a vocation générale, 'UPA regroupe aussi ces mémes producteurs à l\u2019intérieur de structures dites spécialisées selon les productions.C\u2019est ce qui fait que chaque producteur est invité à devenir membre d\u2019un syndicat de producteurs de lait industriel, de lait de consommation, d'oeufs de consommation, de volaille, de boeuf, de porc.etc.Ces syndicats régionaux épousant les limites territoriales des fédérations régionales de l\u2019UPA, nous avons donc des syndicats régionaux de producteurs dans toutes régions.Ces syndicats sont affiliés à des fédérations provinciales spécialisées, une pour chaque production concernée.Par l\u2019entremise des fédérations spécialisées de producteurs,- l'UPA est mêlée de très près à la commercialisation de produits agricoles, puisque chacune de ces fédérations spécialisées de producteurs administre ou administrera dans l\u2019avenir un plan conjoint de mise en marché pour chacun des produits agricoles concernés.Un plan conjoint de mise en marché d\u2019un produit agricole est mis en place quand une majorité des producteurs concernés en a très clairement manifesté le désir.Plans conjoints C\u2019est quand june majorité de producteurs ont décidé de diminuer les centres de décision, de remplacer l\u2019action individuelle par l\u2019action collective, de centraliser l\u2019offre de leur produit, de discipliner la production et la mise en marché de leur produit, qu\u2019un plan conjoint est mis en place.À compter de ce moment, et après l\u2019homologation dudit plan, cependant, tous les producteurs doivent se soumettre à la réglementation établie.Les plans conjoints de mise en marché existent pour la défense des intérêts des producteurs concernés.I est donc évident, au départ, que le premier souci d\u2019un plan conjoint, c\u2019est d\u2019abord d\u2019assurer aux producteurs un revenu équitable provenant de sa production.Pour obtenir ce revenu équitable pour les producteurs, le plan conjoint s\u2019essaie à négocier et des prix et des conditions de vente en accord avec les coûts de production.Pour ce faire, il lui faut donc partir d\u2019un coût de production établi d\u2019après les données provenant des opérations de fermes considérées comme des unités de production efficaces.C\u2019est là une donnée essentielle du problème qu\u2019il faut bien interpréter pour couper court aux allégations fantaisistes de ceux qui prétendent que les plans con- .joints ne s'occupent que de défendre les producteurs inefficaces.Les fédérations de producteurs qui administrent des plans conjoints de vente de produits agricoles sont aussi parfaitement conscientes que dans la chaîne qui conduit le produit agricole jusque sur la table du consommateur, la transformation et la distribution du produit doivent être considérées comme des éléments es- sentiels du processus de commercialisation du produit.A cet effet, tous les plans conjoints de commercialisation de produits agricoles travaillent en étroite collaboration avec des comités consultatifs constitués de représentants des producteurs, des transformateurs, des distributeurs, des consommateurs et de la Régie des Marchés Agricoles du Québec.Ces comités consultatifs font nécessairement valoir les intérêts propres de chacun des groupes qui sont représentés.Le tout a pour effet de fournir des éclairages qui permettent d\u2019éviter des dégâts que pourraient causer des égoismes de groupe non freinés par les normes objectives dictées par un sain équilibre des forces en présence.Montée des prix Les producteurs agricoles sont très sensibilisés à la réaction du consommateur face a la montée des prix des produits alimentaires.Ils souhaitent ardemmert que les consommateurs réagissent positivement en analysant dans le détail le comportement de chacun des agents de commercialisation des produits.Les producteurs sont disposés à procéder à livres ouverts en fournissant toutes les informations requises à la bonne compréhension de la \\ détermination des coûts de production Les producteurs agricoles n\u2019acceptent pas de supporter seuls le fardeau d\u2019une politique d\u2019alimentation à, bon compte.IIs sont aussi disposés à poursuivre un dialogue objectif sur toutes les particularités de la commercialisation des produits agricoles.Is acceptent de bon gré, à la condition que les partenaires dans le circuit de la commercialisation en fassent autant, à travailler ouvertement avec la Commission de- surveillance des prix à l\u2019alimentation.Ce que les producteurs agricoles n\u2019acceptent pas cependant c\u2019est de supporter seuls le fardeau d\u2019une politique d'alimentation à bon compte.C\u2019est ce qui explique leurs demandes répétées pour l\u2019obtention, au niveau provincial et au niveau fédéral, des lois efficaces de stabilisation des revenus agricoles.Aer ARN CLL 5 RS ii prey h Tod FÉDÉRATION DES MAGASINS CO-OP 260, RUE PARADIS QUÉBEC 8.LA FEDERATION DES MAGASINS CO-OP Constitue la FEDERATION, des associations coopératives de consommation de l\u2019Etat du Québec.Son siège social est situé en la Ville de Québec.! La devise de la FEDERATION est celle du mouvement coopératif: \u201cTous pour chacun, chacun pour tous\u201d.Les fins de la FEDERATION sont: a) de grouper les associations coopératives de consommation et toute autre personne que la FEDERATION est autorisée a accepter comme membre en vue de la protection de leurs intéréts communs; \u2019 i.par la centralisation de leurs forces et de leur pouvoir d\u2019achat; .par la réduction, au bénéfice de ses membres et par l\u2019effort commun de ceux-ci, du prix de certains produits ou de certains services, en assumant les fonctions des entrepreneurs ou intermédiaires dont la rémunération grèverait ce prix de revient; teurs; \u2018 En somme, le producteur agri- | cole, par l\u2019entremise de ses plans conjoints de commercialisation des produits agricoles, ne vise qu\u2019à obtenir sa juste part du dollar dépensé par le consommateur pour son alimentation.Pour ce faire, il accepte de se discipliner pour être en mesure de fournir au consommateur, en volume et en qualité, les produits dont celui-ci a besoin et qu\u2019il peut produire.Il compte pouvoir, par l'entremise des négociations, pouvoir amener tous les agents de la commercialisation des produits agricoles à envisager le problème sous le même angle que lui, c\u2019est-à-dire, dans le respect des droits de chacun., ; he SA era ; (Photo Antoine Désilets) i.par l\u2019amélioration de la qualité marchande des produits fournis à ses membres ou de ceux produits par ces derniers et livrés aux consomma- b) d\u2019exploiter une entreprise ayant notamment pour objets: l\u2019organisation de services, l\u2019achat, la production, la fabrication, la manutention, la transformation, l\u2019entreposage, le transport, la distribution, la vente de biens, produits ou marchandises, au bénéfice de ses membres ou usagers; c) de faire toutes opérations et d\u2019établir tous services dans l\u2019intérêt et au bénéfice de ses membres ou usagers, y compris un service de transport au sens de l\u2019article 2 de la Loi de la Régie des transports; d\u2019agir comme expéditeurs, agents en douane et entreposeurs; d\u2019être agents d\u2019entrepôt et de messagerie et d\u2019exploiter toutes sortes de services semblables que la FEDERATION peut exercer de façon avantageuse; de posséder et d\u2019employer des camions et toutes sortes d\u2019autres moyens de transport public ou privé; d) de maintenir et d\u2019opérer ou un plusieurs magasins, succursales ou établissements; ! e) de favoriser l\u2019éducation coopérative ainsi que le développement et la prospérité de la coopération de consommation dans tous les milieux de la province; f) de collaborer étroitement avec le mouvement coopératif.faits saillants Chiffre d\u2019affaires Fonds de roulement Dettes à long terme Capital social Avoir des membres Actif au 1er mars 1975 $ 98,411,438 $ 3,568,838 $ 1,691,844 $ 3,280,907 $ 5,698,063 $ 15,262,627 au 2 mars 1974 $ 82,122,951 $ 2,659,401 $ 1,397,865 $ 2,883,104 $ 4,860,474 $ 12,205,002 MEMBRES: Coopératives Institutions Personnes physiques 227 162 224 154 65,172 Cooprix Succursales de gros 10 4 10 4 as Façade du nouvel entrepôt loué au 10,500 Parkway à ville d\u2019Anjou.=~ Ce pp ie ove pe BE La im Hof rar ie, | \u2018wo i tho ie (igi rf fn i] tou œ la { fen te Ap pli Wat, Li te te § Has oy pk tf Wifey) d Sue, Le Jour, Cahier agro-alimentaire / 9 a.\u201c \u201c ® e ° Une entrevue du ministre Normand Toupin L'agriculture doit devenir une industrie.rentable par Pierre Sormany Au moment de rédiger ce compte-rendu de l'entrevue que nous accordait, il y a deux semaines environ, M.Normand Toupin, les rumeurs se font persistantes à l\u2019effet qu\u2019il quitterait bientôt le ministère de l\u2019Agriculture, pour occuper un autre poste au sein de l\u2019équipe ministérielle de Robert Bourassa.La confirmation de cette rumeur n\u2019étonnerait personne.Vivement pris à partie tant par les agriculteurs que par les simples consommateurs l'automne dernier, lors de la \u201ccrise du scandale de la viande avariée où, à défaut d\u2019être complice, il lui fut abondamment reproché de n'avoir pas agi pour mettre fin au commerce de la charogne, malgré de nombreuses dénonciations antérieures, M.Toupin est devenu une des cibles favorites de l\u2019Opposition.A moindre titre que que Jean Cournoyer, certes, mais dans une mesure qui suffit à justifier son remplacement! Pourtant, malgré le bien-fondé de certaines critiques, le règne de Normand Toupin sur l\u2019Agriculture québécoise aura été marqué des premières véritables réformes pour faire de ce secteur économique plus qu\u2019un terrain de traditions folkloriques et de richesse du terroir, mais une véritable industrie.bientôt -rentable, espère-t-on.On ne parle plus du ministère de l\u2019Agriculture et de la Colonisation.Le second terme fait maintenant partie de I'histoire, et M.Toupin parle beaucoup plus volontiers d\u2019agro-alimentaire que de simple agriculture.Pour lui, I'agriculteur est d\u2019abord un entrepreneur, au même titre que le commerçant ou l\u2019industriel (un peu des deux, en fait) et non plus un simple travailleur spécialisé, comme le définit l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA).De cette distinction essentielle découle le malentendu en- terlocuteur conciliant, qui se fasse auprès des autres ministres le porte-parole des milieux terriens.Ils ont pu être déçus.Normand Toupin est certes compétent.Ils ne le contestent pas sur ce plan.Mais il fut plus le porte-parole de la société industrielle au sein d\u2019une agriculture souvent artisanale que l'inverse: Contrairement à son confrère Jean Cournoyer, ministre du Travail, Normand Toupin a consacré plus d'énergie, ou du moins plus d'enthousiasme (et plus d'efficacité, notons-le) à l\u2019organisation de l'agriculture qu\u2019au règlement de ses problèmes à court terme.Pas étonnant qu\u2019il fut continuellement placé sur la sellette par des agriculteurs étouffés par des problèmes pressants, et qu\u2019on ne soulageait guère en leur promettant, pour deux ans plus tard,sune loi sur les revenus agricoles, un office des grains de provende, et quoi encore! Au cours de l\u2019entrevue, Normand Toupin a d\u2019ailleurs peu parlé des problèmes à court terme.La colère verte de l\u2019automne dernier.il ne l\u2019a mentionnée que pour justifier certains retards dans le développement des cheptels bovins.La viande avariée, il l\u2019a à peine mentionnée au détour d\u2019une phrase.Mais il s'allume et parle avec conviction sitôt qu'on aborde la nouvelle loi sur le crédit agricole, l'Office de stabilisation des revenus agricoles, la mise sur pied de nombreux plans conjoints, la toute naissante société québécoise d'initiatives agricoles (SOQUIA), etc.C'est là qu\u2019il place l\u2019important.Ce qui restera après lui; si jamais il doit demain être remplacé.faute d\u2019avoir su.dans le feu de l\u2019action, prendre les décisions fermes et se faire respecter comme ministre fort par ses collègues.Homme faible?Peut-être! Mais l\u2019homme que nous avons rencontré est avant tout un gros travailleur, qui possède une vision bien nette de l\u2019agriculture québécoise.Cette vision, on peut la contester.Encore faut-il la connaître.C\u2019est dans ce but qu\u2019a \\.NNT par Pierre Sormany ;, La première chose qui carac- ; térise de ministère de l'Agriculture, c\u2019est la lenteur.I a fallu attendre jusqu\u2019en 1974 pour obtenir une \u2018\u201c\u2018esquisse préliminaire\u201d en vue de l\u2019é- * laboration future d\u2019un plan quinquen- § \u2014 \u2018\u2018Au début, on ne connaissait : mêmie pas le potentiel agricole qué- : bécois.On n\u2019avait qu\u2019une idée vague de l\u2019acrage disponible, et on ignorait la répartition des divers types de ; récolte, les taux d\u2019auto approvision- ; nement et les problèmes spécifiques \u201c à chaque secteur.I] fallait d\u2019abord -.consacrer nos efforts à cette description de la situation.C\u2019est l\u2019essentiel du travail qui a été fait entre .1971 et 1974.Notre \u201clivre vert\u201d avait : donc cela comme premier objectify Les données par secteur en cons- #, tituent d\u2019ailleurs la plus grosse par- « tilë.A partir de cela, on pouvait tou- , tefois esquisser des projets d\u2019intervention.Mais à mesure qu\u2019on s\u2019avan- .cera, il faudra bien sûr rajuster notre tir.C\u2019est pour ça qu\u2019on parle en- \u2018core d'une esquisse préliminaire.Mais en 1971, on parlait de \u201ccouvrir\u201d la période 72-77 .C\u2019est déjà commencé, et beaucoup d\u2019interventions sont en marche\u201d.+.«we .PTS.\u201c+.xe aww 0.En fait, nous explique-t-il ensuite, le ministère a dû, depuis 1970, complètement repenser ce qui se faisait avant.D'abord, ses prédécesseurs manquaient de ces données de - base.Mais ensuite, l'on n\u2019a choisi que récemment de considérer l\u2019agri- -culture comme une industrie, et de lui appliquer des critères de stricte productivité.ANA CLT ARTA, CARNAL Tree \u201cPar exemple, on a abandonné le programme d\u2019achat de boeufs de première qualité pour organiser l\u2019élevage de bovins de boucherie.On a plutôt mis de l\u2019avant des programmes d\u2019insémination artificielle, moins _ coûteux et plus efficaces.On a découvert, l\u2019automne dernier, lors de la crise du boeuf, que l'élevage s\u2019est développé plus rapidement que l\u2019on croyait.On prévoyait de verser $12 millions.L\u2019UPA nous disait que ça coûterait $15 millions.Finalement, ça atteignait $18 millions, parce que le cheptel dépassait les prévisions.Un autre exemple: la vache laitière.On a déjà atteint l'objectif qu\u2019on s\u2019était fixé en 1972, soit de produire en moyenne 7,500 livres de lait par vache.Maintenant, on vise une productivité de 9,000 livres par tête.Cela nous permettrait d\u2019atteindre la même pro- ; duction, avec 100,000 vaches de moins.On devrait y arriver pour 1977 .» C\u2019est pour ça que, dans notre esquis- i se, on a pu faire le choix de diminuer à le cheptel laitier au profit de 100,000 { tétes de bovins de boucherie.\u201d TEALLA SRR RARAYSI RIN AE SAA EN EA RAL LT AANA SRA RA me poe dans l\u2019abstrait d\u2019un bureau de ministre.Encore faut-il que les agri- £ culteurs acceptent ce \u201cdéplacement\u201d, « alors que la production de lait se pré- % sente comme une production extrêmement sécuritaire, à revenus stables.De tels choix peuvent se faire ä : pat téjibr@niis étpjont** #1.06 tre 'UPA et le ministre.La première croyait avoir trouvé en Normand Toupin, lui-même issu de ce syndicat agricole, un in- \u201cLes événements de l\u2019automne 1974 nous ont un peu compliqué la tâche.Par exemple, on avait mis en place deux ou trois parcs d\u2019engraissement pour bovins et boucherie.On voulait voir si ça pouvait présenter un élevage intéressant.Mais c\u2019est évi- Ca risque d\u2019en décourager beaucoup.Et nous, on ne peut tirer aucune conclusion de cette trop courte expérience.On verra dans quelques années, pas avant.En attendant, on ne peut pas aller trop vite!\u201d \u201cEt les Offices de commercialisation?Les producters de boeuf n\u2019ont-ils pas, à la suite de la crise de l\u2019automne dernier, demandé l\u2019aide du ministère pour en créer un?Est-ce que cela progresse?\u201d \u201cNous croyons beaucoup à ce genre d\u2019organisation des producteurs - agricoles entre eux.I] y a déjà plusieurs plans conjoints qui fonctionnent très bien, et effectivement, d\u2019autres sont en voie de formation dans bien des secteurs.Mais il ne faut pas donner aux seuls producteurs le monopole du pouvoir de décision sur les prix.Sinon, ils risquent de se couper des acheteurs (les grandes chaînes d'alimentation) ou des consommateurs.Non! HI faudrait que ces plans conjoints soient conçus comme de véritables organisations entre les producteurs pour rentabiliser leur commercialisation, pour augmenter leur efficacité et leur pouvoir de contrôle sur le marché .pas seulement _pour fixer les prix.\u201d \u201cEn outre, poursuit le ministre, il ne suffit pas d\u2019organiser les producteurs.Dans le boeuf, si on veut stabiliser le marché, encore faudrait- il avoir notre mot à dire dans le secteur secondaire.Mais si le gouvernement décidait, avec Soquia par exemple, d\u2019entrer dans le secteur de l\u2019abattage, il faudrait augmenter en même temps la production bovine québécoise pour que ça en vaille la peine.Tout ça est lié.On ne peut régler les problèmes de commercialisation sans développer suffisamment la production.\u201d \u201cEn attendant, on vient de procéder a des amendements a la loi des Encans, pour mieux protéger le producteur, on a modifié 1a Loi sur le crédit agricole pour faciliter la tâche à ceux qui veulent se lancer dans la grande production, on vient de voter la loi sur la stabilisation des revenus .Tout ça améliore la situation en attendant que l\u2019on puisse agir efficacement sur la commercialisation.\u201d Mais ce problème n\u2019est pas propre au boeuf.Normand Toupin passe rapidement en revue l\u2019ensemble des secteurs de production.Bien peu sont organisés de manière efficace.La tâche demeure gigantesque! \u201cVous parliez de ne pas donner aux producteurs agricoles le monopole de décision sur la question des prix.N\u2019est-ce pas contraire à ce qui se fait dans le cas des oeufs, par exemple?N'est-ce pas contraire à ce que souhaitent les agriculteurs aussi?\u201d \u201cEn un sens, oui, reconnaît le ministre.Dans toutes ces organisations, l\u2019UPA a toujours développé une été pensée cette entrevue, dont vous trouverez ici les extraits les plus significatifs.mentalité syndicale.On négocie sur les prix, pour viser un meilleur salaire horaire.Mais les plans conjoints ne doivent pas être des tables de négociations syndicales.Ce sont plutôt des organismes de producteurs, pour coordonner leurs activités et la mise denf'qu\u2019on à eu une mauvaise année.\" \"en ilarthe: IN faüdrait que PUPA - pense plus en tant que regroupement d\u2019entrepreneurs\u201d\u2019.\u201cLaissez-moi m\u2019expliquer là- dessus .C\u2019est très important.Dans le secteur primaire, les producteurs agricoles sont isolés.Sans pouvoir de négociation.MI faut les regrouper pour coordonner un peu toute la production québécoie.Les plans conjoints servent à ça.Dans le secteur secondaire, il y a de gros intermédiaires, mais l\u2019exemple de la Coopérative fédérée, la plus grosse entreprise agro-alimentaire au Québec, prouve quand même que les producteurs ont leur place, et qu\u2019ils pourraient y jouer un rôle très important.Mais dans le secteur tertiaire, les producteurs agricoles n\u2019ont pas leur place.Ceux qui prennent les décisions, ce sont les grandes chaînes ou les regroupements d\u2019épiciers: Stein- Fe Si PUPA continue à développer sa mentalité syn- \u201cdicale, elle obtiendra de meilleurs prix, mais risque de sé: -couper du marché.On aura \u2018obtenu des gains syndicaux, {mais tué l\u2019agriculture québé- ~coise! Il faut que les produc- yteurs pensent en termes d\u2019en- \u201ctrepreneurs.; e Ce qui fait fuir les agriculteurs, c\u2019est pas l\u2019in- \u2018 suffisance des revenus, mais *l\u2019importance du travail à fournir et des investissements à sconsentir pour devenir vrai- .ment rentable.e La dégradation mora- \u2018le des régions agricoles.ce West pas mon probleme! Ca ;regarde les ministères à voca- \u201ction: sociale.Mon problème, \u201cmoi, c\u2019est de rentabiliser les \u2018grosses fermes tout en maintenant l'agriculture québécoise concurrentielle.C\u2019est la sur- svie de notre agriculture, en fait.e La Loi sur la spéculation foncière est préte.Elle sera présentée au début de \"1976.Tout ce que je puis dire pour l\u2019instant, c\u2019est qu\u2019elle va \u2018plus loin et qu\u2019elle couvre plus grand que celle de l'Ontario.Mais il ne s\u2019agit pas tant de mettre fin à toute spéculation \u2018que de conserver pour l\u2019agriculture les 6 millions d\u2019acres tqui nous restent.; e Nous avons respecté atoutes nos échéances, sauf pour Soquia, parce que nous avons préféré attendre un an de plus.Mais maintenant, .toutes nos \u2018promesses ont été respectées.7 Et la loi sur la spéculation, \u2018 nous la présenteront en 1976, comme prévu.berg, Dominion à Toronto, IGA, Pro- vigo, Union-Richelieu .Si les producteurs continuent à développer leur mentalité syndicale, ils obtiendront peut-être de meilleurs prix pour leurs produits, mais ils risquent de se couper des grandes chaînes qui, en défi- cas, c\u2019est la fin de l\u2019agriculture au Québec.organiser leur mise en marché, ils ne pourront plus vendre.\u201d \u201cMoi je dis qu\u2019il est bon que I'UPA conserve sa mentalité agressive (lorsqu\u2019il s\u2019agit de protéger ses membres ou réclamer l\u2019intervention ou l\u2019aide gouvernementale par exemple).Mais elle devrait penser plus en termes d\u2019entreprise, en mettant ses efforts sur l\u2019organisation et la productivité et non sur les prix, quand il s\u2019agit de la commercialisation.\u201d C\u2019est dans cette optique que le ministre trouve extrêmement importante la nouvelle Loi sur la stabilisation des revenus agricoles.\u201cDans un mois, l\u2019Office de commercialisation sera en place, et l\u2019on espère que les négociations par secteur commenceront dès octobre prochain\u201d.S\u2019en suit une description du mécanisme.En fait, il s\u2019agit à peu près d\u2019un régime d\u2019assurances où l\u2019Etat accepterait de fournir en primes jusqu\u2019à deux fois le montant consenti par les producteurs eux-mêmes.Ainsi, si une bonne année les producteurs d\u2019un secteur donné s\u2019entendent pour verser en primes un total de $1 million dans leur régime de compensation, le ministère ajoute une somme équivalente, et s\u2019engage à verser, en cas de besoin, jusqu\u2019à $2 millions.L\u2019argent ainsi mis de côté profite.En cas de mauvaise année, c\u2019est à même ce fonds de compensation que les producteurs pourront rattraper leur manque-a-ga- gner.Reste bien sûr à s\u2019entendre sur le niveau seuil à partir duquel le mécanisme de compensation se met en branle, c\u2019est-à-dire en fait quel sera le \u2018\u2018revenu minimum garanti\u201d\u2019 de chaque producteur.Pour les producteurs, ce mécanisme permet de demeurer compétitifs au niveau des prix, même les pires années, sans pour autant essuyer des pertes.Pour le gouvernement, cela remplace l\u2019arbitraire des subventions extraordinaires de soutien par un mécanisme automatique et plus équitablement réparti.L'UPA soutient pourtant que la stabilisation des revenus n\u2019est qu\u2019un premier pas, et qu\u2019il faut assurer aux travailleurs agricoles un salaire comparable à celui d\u2019un travailleur spécialisé.Sinon, affirme-t- elle, les cultivateurs continueront à quitter leurs fermes.Normand Tou- pin rejette cette argumentation \u2018\u2019syndicale\u201d.\u201cCe qui fait fuir les agriculteurs, ce n\u2019est pas le plus souvent l\u2019insuffisance des revenus, mais l\u2019exigence du travail à fournir et de l\u2019investissement à consentir, s\u2019ils veulent devenir vraiment rentables.Quant il faut mettre $150,000 pour A Les producteurs auront beau Homme faible?peut-être, mais un gros travailleur et une vision nette de l\u2019agriculture\u2026 \u201cNous avons tenu nos promesses.équiper convenablement une ferme, il y a beaucoup de petits agriculteurs qui préfèrent tout simplement se retirer.Aussi, les amendements qui entrent en vigueur cet été, dans la Loi du crédit agricole, peuvent corriger partiellement la situation.importe quel individu qui se lance dans une grosse production agricole pourra obtenir facilement un prêt allant jusqu\u2019à $150,000.\u201d \u201cA part de ça, quand ils calculent les moyennes de revenus agricoles, les spécialistes de l\u2019UPA comptent l\u2019ensemble des disons 52,000 agriculteurs qui vendent pour plus de $1,000 par année.Mais ils ne sont que 40,000 à vendre plus de $5,000 par année, et de ce nombre 20,000 à 22,000 agriculteurs vendent tout près de 80% de toute la production québécoise.De sorte qu\u2019à coté des petites fermes en difficultés, on est en train de développer des grosses fermes hyper-rentables.Et un jour on risque de se retrouver avec uniquement des produits non concurrentiels\u201d\u2019.\u201cEn fait, poursuit-il, mon objectif, c\u2019est d\u2019augmenter la proportion des grosses fermes, et leur rentabilité.Je travaille avant tout pour les quelque 30,000 agriculteurs qui ont choisi de ne vivre que de l\u2019agriculture.Le reste, les petites fermes abandonnées, la dégradation morale des campagnes, les agriculteurs qui ont du mal a s\u2019adapter a la mutation de l\u2019agriculture, ce n\u2019est pas mon problème majeur.Je me le fais dire tous les jours par Fabien Roy.Mais ça ne me concerne pas.Ca regarde les ministères à vocation sociale\u201d.D'ailleurs, reconnaîtra-t-il un peu plus tard, l\u2019UPA, sans le dire, travaille aussi dans ce sens puisque même sa guerre sur les prix profite avant tout aux grosses fermes qui finissent par racheter les petites, à mesure que certains abandonnent.Avec le risque d'\u2019hyper-rentabilité toutefois Corollaire inévitable de la désaffectation des terres arables, la spéculation foncière demeure le domaine où l\u2019activité du ministère se fait le plus lamentablement attendre.\u201cRien de plus faux, répond le ministre.Je suis le premier qui, dès 1973, faisait de ce problème mon cheval de bataille.J'ai réussi à convaincre à peu près tout le monde de la nécessité de légiférer pour empêcher la perte des 6 millions d\u2019acres arables qui nous restent.Mais ça ne se fait pas du jour au lendemain, une loi de ce genre.Nous l\u2019avons promise pour 1976.Maintenant, elle est prête.Elle subit présentement les vérifications légales et administratives nécessaires.Mais elle sera présentée tel que promise, au début de J\u2019année prochaine.Or, voilà qu\u2019entre- temps, tout le monde est devenu important.L\u2019Opposition m\u2019accuse retarder la Loi.\u201d \u2014 \u201cAlors, elle est préte?Est- il possible d\u2019en savoir plus long sur son contenu?: \\ aN IAL Ao (Photo Antoine Désilets) Lans J 99 \u2014 \u201c\u2018Bien sûr que non.Tout ce que je puis dire pour l'instant, c\u2019est le contenu très général.Sinon, certains spéculateurs pourraient se protéger ou se presser a vendre.Mais une chose est certaine: on n\u2019éliminera jamais toute forme de spéculation.Un fermier qui posséde une petite terre prise en \u2018\u2018sandwich\u201d entre deux grosses exploitations agricoles peut décider de vendre au plus offrant.C\u2019est - une forme de spéculation.Peut-on l'empêcher de faire jouer en sa faveur la loi de l\u2019offre?Ce que nous voulons plutôt, c\u2019est de s\u2019assurer que les 6 millions d\u2019acres qui sont disponibles actuellement pour des fins agricoles soient utilisées à ces fins uniquement.\u201d \u2014 \u201cDes mesures qui se rapprocheront de la Loi adoptée en Ontario?\u201d \u2014 \u201cEn Ontario, ils ont adopté une loi pour les terres de la vallée de Niagara.Notre Loi dépassera en importance et en étendue couverte celle de l\u2019Ontario\u2026 Mais je ne peux pas en dire plus.De toute façon, ca sera présenté l\u2019année prochaine, comme prévu.D'ailleurs, le ministère a toujours respecté ses échéances, sauf pour la Société d'initiatives agricoles (Soquia) qui était prévue pour 1974, et dont la loi vient à peine d\u2019être votée.\u201d \u2014 \u201cEt l\u2019Office québécois des grains de provendes, ça aussi vous Paviez promis.et ça semble maintenant remis à jamais?Récemment, vous avez même voté contre un projet de loi en ce sens présenté par Fabien Roy et soutenu par le Parti québécois.\u201cEntendons-nous! Je ne suis pas contre un regroupement des producteurs en syndicat d'achat, ou tout autre forme d\u2019association capable de leur donner un pouvoir de négociation.Mais c\u2019est leur rôle que de se regrouper.Ce n\u2019est pas en créant une société d\u2019Etat qu\u2019on va régler le problème.Bien sûr, nous sommes prêts à faire notre part, mais c\u2019est d\u2019eux que ça doit venir.\u201d \u201cMais ce que je répète depuis quelque temps, c\u2019est que cet office ne résoudrait pas le problème des grains.Il ne faut pas se conter d\u2019histoires.On aura toujours besoin de faire venir nos provendes de l\u2019Ouest ou d\u2019ailleurs, en majeure partie du moins.Ce qu\u2019il faut avant tout créer, c\u2019est un bon réseau de stockage, pour nous mettre à l\u2019abri des fluctuations trop brusques ou des crises périodiques dans le transport.C\u2019est là qu\u2019est l\u2019argence.En fait, on a assez de grains stockés au Québec, mais lors de la grève des manutentionnaires, on a bien vu que ces grains étaient à des endroits stratégiques pour d\u2019autres que les agriculteurs.I faudra donc travailler à un regroupement des agriculteurs pour leurs achats mais surtout à une augmentation de la capacité de stockage sous contrôle des agriculteurs.C\u2019est à ce niveau que nous sommes prêts à faire notre part.D'ailleurs, c\u2019est un bon exemple de ce à quoi je pense lorsque je dis que les agriculteurs devraient s\u2019organiser comme des entrepreneurs\u201d. 10 / Le Jour, Cahier agro-alimentaire Le bilan du marasme agricole du Québec par Lussien Lessard Le bilan agricole de cinq années de régime libéral est clair : le Québec a été incapable de contrer le déplacement vers l\u2019Ouest des activités agricoles au Canada.Du point de vue fédéral, ceci est normal, naturel, désirable et rentable, politiquement et économiquement.Résultat: au Québec, c\u2019est le marasme, là-bas, c\u2019est l\u2019abondance.En 1974, baisse de 9% du revenu net des agriculteurs ici, hausse de 36% dans les Prairies.À cause de l\u2019inflation, la baisse du pouvoir d\u2019achat de nos agriculteurs atteint 21.%.Baisse continue de la part québécoise dans les recettes agricoles du Canada: 1970: 1971: 1972: 1973: 1974: 15.7% 15.1% 14.3% 14.1% 13% (approx.) En moyenne, le revenu d\u2019un agriculteur québécois est le plus bas au Canada, plus bas même depuis un an que celui des Maritimes! (voir tableau) Face à une telle situation, que fait notre gouvernement libéral?I baisse, en 1975, le budget de l\u2019agriculture de 5%! Remarquons que le budget de cette année équivaut à 2.06% dubudget total du Québec, et même si l\u2019on tient compte des crédits supplémentaires qui pourraient porter le total cette année aux alentours de $185 millions, on arrive à 2.26% du budget total.Depuis seize ans, il y eut seulement cinq années où le pourcentage fut plus faible, et ces cinq années coincident avec le gouvernement de M.Bourassa, ce gouvernement \u201ctellement conscient des besoins de l\u2019agriculture québécoise\u2019\u2019 (Bourassa dixit).Quand on regarde de près les causes réelles et fondamentales du marasme agricole qui prévaut au Qué- - bec, on arrive toujours à la même cause: le manque de contrôle sélec: tif aux frontières du Québec, comme l\u2019'UPA le soulignait encore récemment dans ses demandes au ministre fédéral de l\u2019Agriculture.Le Québec ne peut pas assurer aux producteurs québécois un marché qui lui appartienne, Le marché québécois, dans le secteur agricole, appartient aux autres.Le marché québécois dans le secteur des oeufs, dans le secteur de la volaille, dans le secteur du bgeuf appartient aux autres, appartient aux Australiens, aux Américains, aux Canadiens anglais des provinces de l\u2019Ouest, mais n\u2019appartient pas aux Québécois.Le problème fondamental, il est là.Même si l\u2019actuel gouvernement , subventionne le producteur québécois à coup de millions de dollars, il ne pourra jamais assurer une agriculture vivable, une agriculture rentable, TR \u2026 NN EEE Fe RER EE tant et aussi longtemps qu\u2019il n\u2019aura pas le contrôle de ses frontières.Nous pouvons ainsi faire des échanges, mais ces négociations sont - absolument impossibles.Le ministre est toujours à genoux devant le gouvernement fédéral.Ce n\u2019est pas sa faute, c\u2019est le système qui le veut.Malgré tous les grands programmes de planification, nous arriverons toujours au même résultat.Nous pourrons avoir une agriculture de survivance, mais nous ne pourrons jamais avoir une véritable agriculture au Québec.Encore l\u2019an dernier, un spécialiste du ministère de l\u2019Agriculture du Québec écrivait : \u201cDans tous les pays du monde, la politique tarifaire joue, et continuera de jouer, un rôle primordial dans le développement de l\u2019agriculture.Si diverses interventions, notamment en matière de soutien de prix, contribuent à protéger \u2018\u2018de l\u2019intérieur\u201d la stabilisation ou le développement du secteur agricole, la politique tarifaire, dans son seris le plus large, constitue l\u2019instrument de politique économique privilégié de protection contre \u2018\u2018I\u2019extérieur\u201d.(La Terre, 10 juillet 1974) Cet instrument, le Québec ne l\u2019a pas et ne l\u2019aura jamais dans le système fédéral.Le ministre continuera sa politique de subvention et de \u201clois de l\u2019endettement agricole\u201d, faisant payer par les contribuables son absence de pouvoir, conséquemment de politique tarifaire.Il continuera à nous raconter des absurdités sur une planification globale quand Ottawa s\u2019accapare de fait, prend seul les décisions vraiment importantes dans le domaine agricole, et à l\u2019avantage de l\u2019Ouest.HE ad Le directeur adjoint du Centre, M.Mare Vincent, discu te avec Mme Nadine Chartrand des possibilités d\u2019avenir de l\u2019autosuffisance alimentaire au Québec.SN (Photo Pierre Boisclair) CRESALA et notre avenir alimentaire par Jean-Noël Bilodeau \u201c \\ Pour le commun des mortels, l\u2019autosuffisance en matière d\u2019alimentation au Québec, c\u2019est de l\u2019utopie.Pour les chercheurs de ils seraient en chômage.Cresala, \u2018si c\u2019était de l\u2019utopie, A force de vouloir faire pousser des bananes et élever des crevettes aux alentours des centrales nucléaires, développer l\u2019élevage de la truite en ville et créer un fromage gruyère qui nous libérerait de l\u2019importation européenne, la notion d\u2019autosuffisance est loin de l\u2019utopie.Créé il y a trois ans, le Centre de recherche en sciences appliquées à l\u2019alimentation a développé, depuis ses débuts, des travaux qui le situent entre les sciences agronomiques et les disciplines de la diététique et de la nutrition.\u201cNous voulons aider principalement la petite et moyenne industrie alimentaire\u201d, nous confiait, au cours d\u2019une visite du Centre, le directeur adjoint, M.Marc Vincent.a oh ce LIMITÉE \u201cMontréal est situé au sommet d\u2019un triangle de production agro-alimentaire qu\u2019il forme avec Chicago et New York, ajoutait-il, et nous devons profiter de cette situation privilégiée.\u201d Selon les chercheurs de Cre- sala, il est nécessaire pour le Québec de développer une production agro-alimentaire originale qui tienne compte de toute larpandplie de nos , ~ richesses naturelles.Les réalisations Ainsi, des le début des activités du Centre, des recherches furent entreprises pour développer l'industrie du cidre._ En peu de temps, grâce au spécialiste \"Alberto Conti, le Centre a effectué des recherches sur l\u2019entreposage des pommes, sur la qualité du jus de pomme, sur la couleur et la forme des contenants de cidre, sur la fabrication même du produit, sur des dérivés à mettre au point, tels des apéritifs et une fine à l\u2019érable dont l\u2019ingrédient de base est le cidre de pomme.- Cresala a également mis au point une nouvelle technique d\u2019élevage des truites en circuit fermé.Ce procédé consiste à faire croître plus rapidement qu\u2019auparavant ce poisson dans un bain où l\u2019eau, tenue à une température égale, est perpétuellement, régénérée et purifiée, sans qu\u2019il soit nécessaire de la renouveler, comme cela se faisait jusqu'ici.Cette technique devrait permettre l\u2019élevage intensif et commercial des truites et offrir de nouveaux débouchés aux pisciculteurs.Mais l\u2019une des réalisations majeures de Cresala demeure la création d\u2019un fromage gruyère québécois.\u201cA l\u2019entrée de la Grande-Bre- tagne dans le Marché commun, nous avons dû subir une augmentation importante de tarifs douaniers sur nos : cheddars, nous précise M.Vincent, et nous avons pensé à dévelppper un fromage qui nous permettrait de contrer à cet embarras économique.\u201d \u201cAinsi, ajoute-t-il, nous avons développé un gruyère québécois authentique, qui permettra d\u2019utiliser avantageusement nos surplus de lait et de doter le marché de consommation de nouveaux produits domestiques.\u201d Ce gruyère devrait d\u2019ailleurs faire son apparition sur le marché d\u2019ici peu de temps, puisque déjà, dans un coin de la Beauce, on y installe actuellement l\u2019outillage technique nécessaire à sa fabrication.Les recherches Mais à Cresala, si l\u2019on est encouragé par les réalisations du passé, c\u2019est vers l\u2019avenir que les chercheurs portent leurs énergies.\u201cNotre Centre doit s\u2019autofinancer, nous confie le directeur adjoint, et pour cela il doit sans cesse planifier des recherches nouvelles, tout en y intéressant des investisseurs éventuels.\u201d \u201cEt, ajoute-t-il, les industriels ne réfléchissent pas comme nous.Ils sont difficiles a convaincre.Beaucoup de nos projets pourraient connaître du succès s\u2019ils s\u2019intéressaient plus 2 nos recherches.\u201d Actuellement, et une visite du laboratoire nous y convaine, on travaille à plusieurs types de recherches, dont un catalasimètré et un procédé permettant une conservation prolongée des légumes frais.\u201cAvant méme que la commission d\u2019enquéte nous révele la pietre- qualité de notre viande, dit M.Marc Vincent, nous avions commencé des recherches qui nous ont conduit à élaborer un appareil permettant de déceler la dégradation des légumes et des viandes.\u201d \u2018Peut-être que demain, l\u2019épicier du coin aura ce \u201ccatalasimetre\u201d et qu\u2019il pourra lui-même analyser les produits qu\u2019il devra vendre au consommateur.\u201d Car, ce catalasimètre, un appareil très simple, permet de détecter l\u2019ensyme catalase et d\u2019en mesurer la concentration.On sait que cet enzyme catalase apparaît plus concentré lorsque les produits comme les légumes et la viande dégénèrent et vieillissent.D'ailleurs, l\u2019application de cette technique et l\u2019utilisation de l\u2019appareil à d\u2019autres domaines est activement étudiée.On a déjà entrepris des recherches préliminaires sur ses applications médicales, notamment en vue du dépistage du cancer et des infections rénales.Dans un autre coin du laboratoire, on peut voir un technicien s\u2019affairer autour d\u2019une cage de verre où il place tour à tour des contenants de bleuets, \"de fraises et d\u2019autres légumes.Après quelques secondes, il les retire et on nous explique qu\u2019il a suffi de quelques secondes d\u2019exposition à un mélange concentré d\u2019ozone pour - permettre à ces fruits et légumes de prolonger leur fraîcheur pendan quelques semaines.Cet appareil tue, sur la surface du fruit, la flore microbienne, et avant qu\u2019elle ne regénère, il s\u2019écoulera suffisamment de temps pour que le consommateur puisse encore, après quelques jours, goûter à-la fraîcheur du produit.L\u2019avenir Le Cresala, en somme, entend résoudre les problèmes particuliers qui se posent à l\u2019intérieur du circuit économique général de l\u2019agro-alimentaire: l\u2019approvisionnement, la transformation et la mise en marché des produits.\u201cNous pensons, ajoute M.Marc Vincent, à utiliser jusqu\u2019à la pollution, puisqu\u2019il s\u2019agit là souvent d\u2019une concentration indue d\u2019une matière qui pourrait permettre parfois des cultures particulières.\u201d Ainsi, aux abords des centrales nucléaires, selon le directeur adjoint du Centre, l\u2019énergie perdue pourrait être récupérée pour engendrer des micro-climats tropicaux, qui pourraient nous permettre jusqu\u2019à la culture des bananes et de toutes sortes de fruits dont nous sommes les consommateurs.Mais ce sont là des projets de recherches et l\u2019avenir seul permettra de connaître si le Québec peut véritablement s\u2019autosuffire en alimentation.Les chercheurs de Cresala en suscitent l\u2019espoir.(J.N.B.) Le catalasimètre, une invention qui pourrait permettre à l\u2019épicier du coin de connaître presqu\u2019instantanément la qualité des viandes et des légumes que les commerçants viendront lui offrir.(Photo Pierre Boisclair) Le Jour, Cahier agro-alimentaire / 11 STE/NBERG Ulooo | Steinbe If + est de notre côté! Les prix actuels n'enchantent ZE iy personne.mais tout compte R hi I If mr \u2018fait, c'est encore chez it .4 eo ks de le \u2018 ks af Steinberg hi \u201c sk fot \u2018 uh que le total ed 14 ber e notre le Ji | commande peut 13 {x 7, reste le plus al we qi, i avantageux! \u2019 oi 72 ame A be _ 52 2545085 rt #7 lo _ 1 Wel Pa LA 717 \u201c LE a - mh 4, bo 7 S S S ON S SN % ee \u2014 TR S S S N S S 7 Gr S NN 7 À RD N >> 7 aw RR 4 3 S 7 A RAN Z 7 S S 00 CE nN N > & S NN $ WN 2 N # & 7 7 ra 7 My 7 i, 7 / 7 Fp 7 7 7 77 7 Bx # 4e ?J = 5\u201c: ÿ 5% gH 7 i 5 45 \u2019 a ee n° a rs ¢ pv 4% 2 S 24 Sa &e 2% % = % 7 7 a x : ÿ / dass Na, 7, % 7 Ÿ ! vi Faites-e = ee 2 Sopa ET A 4 Has Vi Sg % ZZ Fi i Css = = ee | RDS a ARR ss SN a :12 / Le Jour, Cahier agro-alimentaire \u201cQuébec, le bassin laitier du Canada\u201d crip x £ CE \u20ac = ~ a US > par Léonard Roy .Vice-Président exécutif 1 D le Conseil de l\u2019Industrie laitière du Québec De tout l\u2019ensemble du grand complexe agro-alimentaire québécois, le secteur de l\u2019industrie laitière est le plus important par la valeur de sa .-X production, ses investissements, son effet d\u2019entraînement dans la création \u201cA de revenus à tous les niveaux de la chaîne alimentaire qui s\u2019étend de la \u201cferme la table du consommateur.Un géant industriel québécois Un peu plus de 25,000 producteurs agricoles, possédant un troupeau d\u2019environ un million de vaches laitières, produisent environ 6.3 milliards .de livres de lait par année au Québec, assurant aux producteurs agricoles un \u201c revenu de plus de $400 millions, soit : près de 5.4% des revenus monétaires : perçus par les agriculteurs du Qué- .bec.\u201c Quelque 4,700 de ces produc- * teurs se sont spécialisés dans la pro- .duction du lait nature et sont rattachés .aux usines de pasteurisation.Les au- \u201c tres 18 800 approvisionnent des fabri- 244 * ques de fromage, beurre, concentrés : de lait, etc.\u2019 Cette masse considérable de lait est absorbée, traitée, transfor- .mée, distribuée par quelque 110 en- < ; treprises ?.industrielles québécoises dont la valeur de livraison de tous les produits laitiers traités ou transformés dépassant les $650 millions, .avec une valeur ajoutée aussi élevée .que $160 millions.Ces entreprises industrielles créent de l\u2019emploi à .plus de 8,000 personnes, avec une masse salariale dépassant actuellement les $62 millions annuellement: ceci sans compter les milliers d\u2019emplois indirects créés dans le transport, la refrigération, l\u2019emballage, les produits de nettoyage, etc, qui représentent la création de revenus à peu près égaux à ceux des emplois directs.Les investissements dans ce secteur industriel dépassent les $100 millions.Quant à l\u2019efficacité et au rendement des rouages de cette immense machine, il faut souligner que nos fermes laitières réussissent à produire le même volume de lait avec quelque 17,000 à 20,000 unités de fermes de moins depuis cinq ans.Du côté des entreprises industrielles, leur nombre est passé de 451 à 111 en dix ans.Depuis 1970, le nombre des fabriques industrielles a diminué de 65 unités (30 entreprises capitalistes et 35 coopératives)-et le nombre des usines de pasteurisation est tombé de 45 unités (43 entreprises capitalistes et 4 coopératives) tout en assurant aux producteurs primaires agricoles un débouché considérablement accru, dont la valeur est passée de $245 millions à $400 millions durant la même période de cinq ans.L\u2019Ontario compte encore quelques centaines d\u2019établissements lai- tieirs pour la moitié moins de producteurs laitiers qu\u2019au Québec.Les analystes des tendances du marché prévoient qu\u2019en 1980 on ne dénombrera plus au Québec que quelque 25 fabriques laitières régionales à production polyvalente et 15 usines de pasteurisation faisant un chiffre d\u2019affaires de $12 à $15 millions par année chacune.Ce sont les entreprises coopératives qui occupent pratiquement tout lé terrain dans le domaine de la transformation industrielle du lait (environ 89%).Dans le domaine de la distribution du lait frais de consommation, les opérations globales du marché sont contrôlées par: .Les entreprises québécoises non coopératives (capital spécifiquement québécois) à 42% Les entreprises coopératives 232% Les multi-nationales à 25% (Ref: Etude du M.A.Q.\u2018\u2018Organisation du marché des produits laitiers - 1973\u201d Annexe A) L'industrie laitière québécoise est donc encore à environ 75% aux mains des autochtones.Cette grande industrie est tout de même au point critique où il faut user de prudence et commencer à freiner le mouvement de concentration afin d\u2019éviter de déboucher dans un état de monopole.Effectivement 21 de nos usines, soit 18% du total, qui font chacune plus de $5 millions d\u2019affaires par année, totalisent 60.7% de la valeur totale des ventes de toutes nos \u201cLes programmes d\u2019alimentation Purina n\u2019ont qu\u2019un seul objectif \u2014faire de votre élevage une exploitation plus rentable, d\u2019année en année.Faites-en la preuve vous-même.Voyez votre concessionnaire local Purina et découvrez comment chaque Chow Purina est le résultat de recherches intensives et fructueuses effectuées sur des milliers de fermes semblables à la vôtre.Purina peut vous rapporter à vous aussi, bientôt.entreprises laitières.45% des employés travaillent dans les plus grosses entreprises qui se retrouvent en majeure partie dans la région mé- tfopolitaine de Montréal.La productivité des employés de nos usines, qui s\u2019est accrue de 42% en cinq ans, est supérieure à celle que nous trouvons ailleurs au Canada.La valeur totale de nos expéditions laitières dépasse celle de l\u2019Ontario.En fait, le Québec devient le grand bassin laitier du Canada.avec bientôt 50% de la production totale du lait du pays (actuellement 45.9%) et avec un équipement - au niveau de la ferme comme à celui des usines industrielles - en mesure d\u2019assurer 70% au moins de tous les besoins du Canada des produits laitiers de toutes sortes vers 1980.La production laitiere québécoise a atteint un sommet de 7.2 milliards de livres en 1969.Plusieurs facteurs naturels, structurels, politiques, ont entrdiné une baisse de cette production globale qui s\u2019est redressée légèrement en 1974.Cette année, elle augmentera considérablement par suite d\u2019un état particulièrement favorable des pâturages et surtout par suite des prix assurés aux producteurs agricoles par la Commission Canadienne du lait et la Régie des Marchés agricoles du Qiébec.Le prix moyen payé aux producteurs de lait canadiens est $3.50 les cent livres plus élevé que le prix payé aux producteurs de lait américain.Un tel attrait a stimulé la pro- Les programmes d'élevage signés Purina.Le plus beau cadeau à fair 4 RALSTON PURINA % CANADA LTD.LTEE \u20ac à Vos animaux.duction laitière au Québec d\u2019une façon inconsidérée.Les usines laitières ° québécoises, en dépit de leurs installations prévues pour une production régulière et ordonnée, ont tout mis en oeuvre pour absorber cette \u2018mer de lait\u201d et la transformer en produits qui peuvent être entreposés (beurre, poudre de lait, fromage) en attendant que les marchés domestiques et internationaux puissent les absorber.Déjà les stocks de ces divers produits laitiers s\u2019accumulent en entrepôts et deviendront des surplus encombrants d\u2019ici la fin de l\u2019année.Il s\u2019agit d\u2019approvisionnements achetés à prix très élevés pour la fabrication de produits de consommation qui commanderont un prix plus élevé aux consommateurs et qui risquent de ne pas trouver preneur si les produits laitiers américains (fabriqués à meilleur coût) envahissent nos marchés et si, par suite des productions laitières abondantes des autres pays producteurs nos marchés traditionnels d\u2019exportation nous sont fermés.Ce sont nos divers paliers de gouvernement qui devront faire les frais de l\u2019entreposage et des ventes à rabais dans les pays du tiers- monde de ces surplus de production laitière.Tout ceci est le fruit du \u2018\u2018dirigisme\u201d appliqué au fonctionnement des marchés.Ce sont des désiquili- bres, des accidents de parcours qui risquent de se répéter tant que les préoccupations de l\u2019organisation juridique de la mise en marché l\u2019emporteront sur les formules de travail en équipe de tous les agents de la vie économique, intéressés à des initiatives collectives de développement de nos marchés actuels et des nouveaux marchés à créer.En \u2018présence de ces faits, on comprendra que c\u2019est faire de la démagogie ou du jaunisme journalistique que de laisser entendre que des quantités considérables de lait\u2019 ont été détruites par les entreprises laitières québécoises, dominées par les multi-nationales, durant la période d\u2019abondance extraordinaire de mai- juin dernier, dans le but de maintenir les prix élevés aux consommateurs.L\u2019abondance a été stimulée par les politiques gouvernementales au niveau des fermes et non pas par les entreprises industrielles qui ont été forcées, par les lois et règlements, à acheter et à disposer de la totalité de cette production non pas à des prix de \u2018\u2018vente de feu\u201d, mais aux prix fixés par les politiques gouvernementales.Les produits \u201cläitiérs\u2019 fäbriqués avec des \u2018approvisionnements , aussi.dispendieux ne peuvent certainement pas être revendus aux consommateurs à des prix fixés par ses politiques et les prix que justifierait une offre surabondante.Ce n\u2019est pas le rôle de l\u2019industrie de jouer les mécènes.C\u2019est sa responsabilité, avec les producteurs laitiers, de travailler à l\u2019édification d\u2019une industrie laitière québécoise forte, en mesure de rencontrer la plus grande part possible des besoins de tout le Canada.C\u2019est une des plus grandes aventures de spécialisatioi- dustrielle qui s\u2019offre au Québec.L\u2019avenir de l\u2019agriculture du Québec en dépend.Ce sont des Québécois qui sont en train d\u2019imprimer cette orientation économique à l\u2019exploitation d\u2019une de nos plus précieuses ressources naturelles, comme une contribution entre mille à la prise en charge par le Québec de toutes \u2018ses potentialités.Ils ont droit de demander aux stratèges de salon et aux entrepreneurs en démolition de ne pas nuire à ceux qui cherchent à bâtir du solide pour les Québécois.Nous continuons à croire que la consolidation de l\u2019ensemble de l\u2019industrie laitière devait être envisagée comme une étape essentielle dans la stratégie de développement de notre secteur industriel.II convient maintenant de se mettre à la tâche pour assurer la poursuite du développement proprement dit en favorisant des activités d\u2019expansion du côté du marketing.Ce réaménagement de l\u2019éventail de la diversification de nos produits dépasse de beaucoup les préoccupations des regroupements et \".consolidations d\u2019usines et commande la participation des producteurs agricoles, des industries de transformation et de distribution, des entreprises coopératives, des pouvoirs publics, voire méme des consommateurs organisés.Nous croyons avoir déjà ce qu\u2019il faut pour entreprendre ce travail de planificativn de développement de nos marchés.Il est prévu que la production laitière québécoise va s\u2019accroitre pour atteindre 7.6 milliards de livres en 1977.Durant la même période, la consommation des produits laitiers atteindra 5.2 milliards de livres, soit un écart de 11.5%.On prévoit pour 77, un degré d\u2019auto-approvisionne- ment global pour les produits laitiers s\u2019élevant à 147%.H y aura donc des excédents considérables pour de nombreux produits laitiers et des déficits pour d\u2019autres si nous n\u2019attachons pas immédiatement de l\u2019importance à la diversification.Dans la recherche de l\u2019équilibre à réaliser, en retenant l\u2019hypothèse d\u2019une production laitière constante, deux options s\u2019offrent à nous, qui ne s\u2019excluent pas entièrement d\u2019ailleurs: \u2014 accroître la capacité d\u2019absorption du marché intérieur et conquérir des marchés étrangers pour les productions excédentaires { \u2014 ou, compte tenu des capacités d\u2019absorption prévisibles des marchés, réorienter les activités de la transformation laitière à partir des productions excédentaires vers les productions déficitaires.Or, une revue sommaire de l\u2019état de consommation des divers produits laitiers traditionnels ne laisse guère prévoir un potentiel notable d\u2019accroissement des capacités d\u2019absorption du marché intérieur pour nos produits laitiers excédentaires.Il reste cependant que nous pourrions investir encore davantage dans la publicité; que nous pourrions recourir à la distribution subventionnée du lait dans les institutions et les écoles au bénéfice des classes de notre société qui en ont le plus besoin; que nous pourrions développer davantage les fromages de spécialité; que nous pourrions nous décider de tirer parti des innovations innombrables auxquelles se prête la fabrication de la crème glacée et de ses dérivés; que nous pourrions centupler le volume de la production destinée aux nouveaux débouchés du marché des.yogourts, des puddings laitiers, des breuvages laitiers arômatisés ou mélangés aux jus de fruits, des mille et un desserts laitiers congelés, des aliments lactés pour bébés, etc.« La levée des interdictions à la fabrication des produits alimentaires où le gras de beurre peut être mélangé à l\u2019huile végétale, dans diverses proportions contrôlées, permet déjà la commercialisation d\u2019une gamme de nouveaux produits alimentaires qui ne manqueront pas d\u2019avoir la faveur des consommateurs.Les conclusions d\u2019une recherche en cours, par le Ministère de l\u2019Agriculture, sur le potentiel de développement des marchés institutionnels et industriels pour nos produits laitiers, apportent à nos secteurs intéressés des indications précieuses sur les avenues qui s\u2019offrent à notre imagination et à nos initiatives pour placer avantageusement le plus fort volume de notre production laitière québécoise.Le marché des autres provinces, en plus de devenir progressivement celui du Québec pour les produits laitiers de base, nous offre actuellement des possibilités intéressantes de développement avec les fro- \u2018mages de spécialité et le yogourt du côté de l\u2019Ontario et avec'la crème glacée du côté des Maritimes.Ce que nous disons du marché interprovin- cial s\u2019applique également aux Etats limitrophes américains.Les perspectives du commerce extérieur pour nos produits laitiers * ne sont guère prometteuses, du moins ¥ à court terme.Il est difficile actuellement de bâtir quelque chose de durable sur le potentiel des marchés européens, africains, asiatiques, sud- américains, qui laissent entrevoir peu d\u2019expansion pour nous, à cause de la prépondérance\u2019du C.E.E., des USA et de la Nouvelle Zélande.I ressort de ces constatations et projections des possibilités de développement de nos marchés domestiques et extérieurs qu\u2019il est plus réaliste de faire porter le gros de nos efforts sur la réorientation globale des activités laitières du Québec, avec l\u2019aide de modifications fondamentales à apporter aux politiques laitières fédérales, qui ne fournissent aucun avantage ou stimulant aux initiatives destinées à diversifier les productions traditionnelles actuelles.D n\u2019y a aucun doute que la solution de rechange, c\u2019est la diversification des productions laitières.Cette diversification est d\u2019autant plus urgente qu\u2019il est de moins en moins sûr que la politique de soutien des prix sera maintenue, du moins sous ses formes actuelles.Aujourd\u2019hui, le Canadien consomme plus de viande, de fruits, de légumes, de fromages, de lait modifié, moins de pain, de beurre, de lait entier, de pommes de terre fraîches, qu\u2019il y a vingt ans.Par ailleurs, il consomme une plus forte proportion d\u2019aliments transformés et cuisinés et il fréquente davantage les restaurants.Sa consommation globale d\u2019aliments (1458 livres par année) n\u2019a pas tellement varié, comparée à celle de chacun des produits entrant dans sa diète où les changements ont été considérables.I] n\u2019en reste pas moins que le Québécois, comme le Canadien et l\u2019Américain, mange mal.L\u2019enquête fédérale sur la nutrition des Canadiens vient de le prouver.On mange trop de gras et de sucre et pas assez d\u2019aliments riches en protéines, minéraux et vitamines: ces éléments nutritifs fournis en grande quantité dans les solides non gras du lait.D\u2019où l\u2019opportunité que nous avons de rechercher des modifications à la normalisation de nos produits laitiers traditionnels, des nouvelles formules de mélange de nos ingrédients laitiers avec d\u2019autres ingrédients alimentaires, pour rencontrer les véritables besoins diététiques des consommateurs.000 Voilà, dans un tour d'horizon nécessairement sommaire et limité, les facteurs qui nous permettent d\u2019être optimistes, qui redonnent confiance dans l\u2019avenir de l\u2019industrie laitière québécoise et qui nous invitent au travail d\u2019équipe avec les producteurs agricoles, les coopératives, les centres académiques de recherche, les pouvoirs publics et les organisations de consommateurs.I iat upd! gion ve ro ve ui ton dé boss es ep le.fi im | qe Uses tlre lot SEE rad FE eI FEE a = & 2 Fa -_ mo = Te OT AT se TS a sr = OS Ss On semble croire généralement que le Québec dispose d'une superficie considérable de terres cuitivables.Des milliers d\u2019acres de bonnes terres agricoles sont affectées chaque année à l\u2019urbanisation et à l\u2019industrialisation, et d'autres sont l\u2019objet de spéculation foncière sans possibilité de retour à l\u2019agriculture.\u201cNous sommes tous du même voyage, passagers d'un petit vaisseau de l'espace dont le sort dépend de périssables réserves d\u2019air et de terre\u2019.Adlai Stevenson Les terres agricoles au Québec En réalité, la superficie de sols propres à l'agriculture est très restreinte.Les terres agricoles occupent environ 10.8 millions d\u2019acres, soit 3% du territoire, et la terre défrichée ne comprend que 6.5 millions d\u2019acres seulement.Le quart de cette terre défrichée est situé dans la plaine de Montréal, et 6% des terres arables serait présentement inutilisé ou sous spéculation.Les ressources actuelles en terres agricoles pourraient suffire à assurer un degré d\u2019autosuffisance de 90%, alors qu\u2019on doit compter sur l\u2019extérieur dans une proportion supérieure à 30% pour satisfaire nos besoins alimentaires.On doit donc prendre les mesures nécessaires pour conserver à l\u2019agriculture les bons sols agricoles.On ne peut pas envisager une augmentation sensible de la superficie des sols arables, ni songer à repousser l'agriculture intensive vers des régions et des terres marginales.Le coût de production et les difficultés augmenteraient, certaines cultures disparaîtraient et le rendement et la variété des productions agricoles diminueraient en conséquence.Nous devons utiliser au maximum les sols propices à l\u2019agriculture.et leur faire produire un excédent de nourriture pour ceux qui vivent dans des endroits moins privilégiés sous le rapport des facteurs de production agricole.Il faut délimiter sans délai les territoires propres aux différentes utilisations selon des principes de zonage et une méthodologie adéquate, si.on veut réaliser un aménagement rationnel du territoire québécois et une utilisation du territoire en fonction de sa vocation naturelle et des besoins de la population.Urgence de zonage du territoire Face à la détérioration du milieu naturel et au gaspillage des ressources, les agronomes et les ingénieurs forestiers ont proposé une méthodologie de zonage en vue de l\u2019aménagement du territoire.Is ont réaffirmé, dans un document conjoint rendu public récemment, la nécessité et l\u2019urgence d\u2019une politique globale d'aménagement du territoire québécois qui remplacerait les zonages régionaux sectoriels par un seul zonage qui les intègre tous.Le zonage intégré du territoire servira à délimiter les zones d\u2019utilisation exclusive, les zones d\u2019utilisation prioritaire et les zones d\u2019utilisation polyvalente.Ce découpage du territoire en \u2018zones d\u2019affectations recommandées\u201d devra tenir compte des critères écologiques, économiques et sociologiques.Par le moyen de ce zonage intégré, les pouvoirs publics peuvent se doter d\u2019outils puissants et efficaces en vue de mieux contrôler l\u2019aménagement de l\u2019espace et de favoriser une gestion plus rationnelle des ressources.Ils devraient toutefois confier à une autorité unique la responsabilité du plan d\u2019ensemble d'aménagement du territoire québécois.Cette autorité unique devra concilier les plans sectoriels et en faire la synthèse dans une mosaique qui respecte les parti- .cularismes régionaux.À l\u2019examen des structures gouvernementales ac-\u201c tuelles, il apparaît que cette responsabilité devrait être confiée à l\u2019'OPDQ.Le zonage agricole À cause toutefois de l\u2019urgence d\u2019une législation dans le domaine de \u201cla protection des terres agricoles au Québec, les deux corporations professionnelles ont fait exception pour le projet de loi du ministère de l\u2019Agriculture concernant la conservation et le développement du territoire agricole.On doit décider rapidement des mesures de protection et de préservation des zones à vocation agricole sans attendre l'établissement d\u2019un plan de zonage de tout le territoire.Les autres projets de loi de zonage sectoriel devraient cependant demeurer à l\u2019étude aussi longtemps qu\u2019une loi de zonage intégré n\u2019aura pas été adoptée.L'aménagement agricole, quoique dépendant d\u2019une planification à l'échelle du territoire, doit être au centre des préoccupations des politiques d'aménagement du territoire ou de planification régionale.L'activité agricole intervient partout dans l\u2019activité économique du milieu rural.En assurer la prospérité, c\u2019est contribuer à celle de l'ensemble.La production agricole doit répondre à une demande sans cessé grandissante de denrées alimentaires, mais le déséquilibre entre l\u2019activité industrielle et l\u2019activité agricole s\u2019accentue de plus en plus en l'absence de plan d\u2019ensemble et amène la désorganisation de l\u2019agriculture au niveau des régions.Par ailleurs, vouloir planifier l\u2019agriculture sans tenir compte de l'ensemble de l\u2019économie serait courir au désastre.L'aménagement agricole doit être intégré à celui de tout le territoire.I faut concevoir la pla- \u2018nification comme une entreprise globale au niveau provincial.L'aménagement rural ne signifie pas exclusivement l'aménagement agricole.L'agriculture est un élément important de la planification mais elle n\u2019est pas le seul, et l\u2019aménagement agricole est une partie de l\u2019aménagement rural comme le précisait bien la 10i de I'aménagement rural et du développement agricole (ARDA).\u201c L'espace rural tient une grande place et joue un rôle capital dans la vie même des hommes.La notion d\u2019aménagement du territoire s\u2019est imposée d\u2019une façon particulière à l\u2019esprit du public au cours des trente dernières années.Son application au monde rural fait partie intégrante de l\u2019aménagement global et unitaire du territoire.L\u2019organisation socio-économique de l\u2019espace rural repose en définitive sur l\u2019ensemble des activités du milieu.L'aménagement du territoire déborde les plans de production agri- \u2018cole, d\u2019industrialisation, d\u2019urbanisation ou de communication.Il concerne les problèmes de la répartition des ressources naturelles et de la meilleure utilisation du terrain.11 doit viser à recréer des sources de vie dans les régions dont les ressources sont insuffisamment ou mal utilisées.I] doit rechercher une meilleure répartition de la population en fonction des ressources naturelles et des activités économiques.Il doit envisager non seulement une augmentation de la production agricole et autre, mais surtout l\u2019organisation cohérente et rationnelle d\u2019une région naturelle.Aménagement ou réaménagement Si le mot semble nouveau, l\u2019acte même de l\u2019aménagement rural est de tout temps et a toujours existé.Les paysages sont le reflet de l\u2019action de l\u2019homme sur le milieu naturel, et le progrès même de l\u2019agriculture suppose une action de l\u2019agriculteur ou du rural sur l\u2019espace naturel qu\u2019il organise ou aménage pour répondre à sa | L\u2019urgence d\u2019un zonage agricole par Bertrand Forest, agronome fonction traditionnelle de production.En fait, nos ancétres ont été des \u2018\u2018aménagistes\u2019\u2019 de l'espace rural depuis des siècles en fixant les limites des champs, en traçant des routes et en construisant des villages et des villes.Ils ont modifié le paysage et transformé le milieu physique et social.Puisque l\u2019on a fait de l\u2019aménagement sans le savoir peut-être dans le passé, et que l\u2019on sent le besoin d\u2019une nouvelle orientation dans ce domaine en vue de satisfaire de nouveaux besoins et de répondre à de nouvelles fonctions de l\u2019espace rural en particulier, il faudrait plutôt parler de réaménagement du territoire pour mieux faire comprendre que ce qui a été réalisé à ce jour par le jeu des pouvoirs publics ou indépendamment de leur action ne répond pas aux besoins actuels.Il faut reconnaître que laisser cet aménagement à l\u2019initiative privée équivaut à négliger les pro- 0 \u2019 Le Jour, Cahier agro-alimentaire / 13 ~.4 ~ Photo LE JOUR: Antoine Desilets blèmes causés par la disparité des .ressources régionales.Conditions du succès Pour réussir l'oeuvre d'amé- \u2018 nagement du territoire québécois, il \u2018 faudra vaincre les résistances au changement et aux modifications, obtenir l'adhésion et la convergence des volontés dans une ambition commune, et canaliser les efforts vers l\u2019ensemble des objectifs proposés.L'aménagement du territoire ou son réamé- nagement n\u2019est pas uniquement un problème technique, c\u2019est aussi un problème politique.Il est difficile de I'envisager dans les régions rurales sans une politique agricole et une .prometion humaine et professionnelle du monde rural.Les leçons et les avertissements de l\u2019écologie nous donnent des raisons d\u2019espérer en la fécondité d\u2019une telle réalisation dans nos rapports avec la nature.pour le boeuf et le veau; NOUS AVONS RÉCLAMÉ AU NOM DES AGRICULTEURS: | - Un prix garanti de $0.60 la livre pour le boeuf de boucherie et des mécanismes de mise en marché - l'indexation immédiate du prix du lait aux coûts de production; - un Office québécois des grains de provende; - l'augmentation du budget du ministère de l\u2019agriculture; - un contrôle sévère de la spéculation.AU NOM DES CONSOMMATEURS: - une enquête complète sur les intermédiaires en alimentation.DU GOUVERNEMENT BOURASSA LES AGRICULTEURS ONT OBTENU - une baisse de revenus de 9% en 1974 - une baisse de budget de 5% en 1975; , - le refus de l'Office des grains de provende; - le maintien de la spéculation sur nos terres: LES CONSOMMATEURS ONT OBTENU - le refus de l'enquête sur les intermédiaires; -le prolongement des délais sur la refonte de la loi de protection des consommateurs: ET TOUT LE MONDE S'EST FAIT REFUSER L\u2019INDEXATION DE L\u2019IMPOT.CE QUI HAUSSE NOS TAXES ET DIMINUE NOTRE POUVOIR D'ACHAT! Parti Québécois 8785 Avenue du Parc, Montréal ; tél: 384-7110 L\u2019un des plus importants maillons de la chaîne agro-alimentaire du Québec nas acte AN Se re LA COOPÉRATIVE | AGRICOLE DE GRANBY et sa filiale Québec-lart sont fiers de mettre à la disposition du public des produits de haute qualité, qui se sont mérité , à maintes reprises, des prix d\u2019excellence régionaux, internationaux.nationaux et Fournisseur officiel des Jeux Olympiques de 1976 S NN S \u2018@ Pa Nos principales marques CRINO (laits) MIL-KO (laits) YOPLAIT (yogourt) YOPI (desserts) GLACIER (fondants et crémes glacées) BANQUET (créme glacée) QUEBON (assortiment de produits) et nous produisons de nombreuses autres marques pour les grandes chaînes alimentaires. CEs.PI A070 (0 A EL Se ; \u2019 des ORS bred SA TEAL, J > 77 ferry AA es BREE NL + MIS SMS TN CSSS ASS A LENS Le manme biere Les bleuets du Québec sont maintenant chez votre marchand.C\u2019est le temps de profiter de notre fameuse manne bleue.Une étiquette spéciale vous permet de vérifier que vous choisissez bien les bleuets de chez-nous.Elle se lit ainsi: \u201cBleuets du Québec cueillis à la main\u201d.Le bleuet se sert de trente-six façons plus succulentes les unes que les autres.Nature ou avec sucre et crème douce, c\u2019est un régal.Et que dire des tartes aux bleuets, des gâteaux renversés ou \u201ccachettes\u201d, des confitures et de ce que certaines régions appellent les \u201cgrands-pères\u201d?On fait même du délicieux vin de bleuet.D'ailleurs, vous pouvez obtenir gratuitement un livret de recettes pour les bleuets en communiquant avec le Service de l'information du ministère de l'Agriculture, 200 A Chemin Ste-Foy, Québec.,; À La ean \u201cgp OR S BLEUETS ay ovisic ® .A à GHOPINE 1 PIT Wp prs Agriculture \u2026 Québec Nous avons pour vous une variété complète de produits alimentaires de marques reconnues à bas prix et dans le but de vous permettre d\u2019épargner davantage toute une gamme de produits de marque privée \u201cBonimart\u201d.Venez constater par vous-méme la frdicheur et la qualité de nos fruits et légumes reçus à tous les jours à notre magasin.A sa clientele, Boniprix n\u2019offre que du boeuf Canada catégorie \u201cA\u201d ruban rouge et nous pouvons vous assurer que toutes nos viandes sont inspectées par le gouvernement et portent le sceau approuvé \u201cCANADA\u201d.4805 boul.Sauvé, Laval-Ouest 3390 Henri-Bourassa, Montréal-Nord 3839 boul.Ste-Rose, Fabreville 8376 boul.Métropolitain, Ville d\u2019Anjou 2185 est Mont-Royal, Montréal 850 Chemin Oka, Deux-Montagnes 227 rue Hamford, Lachute 4240 est Beaubien, Montréal \u2018Centre d\u2019Achats Boucherville, Rue de 2340 boul.Rosemont, Montréal 1200 est Beaubien, Montréal Varennes, Boucherville, 735 Notre-Da- 348 Grande Côte, Rosemère 2980 est Bélanger, Montréal me, Lachine Cs a niorix ON est recevant -~ rou Pf a zz \u2014\u2014 "]
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