Le jour, 21 juin 1975, Cahier 2
[" + pt i zx «dy peu = ==) Pc da A A Z\\ 4s ZN | = \\ / ; ; nouvelle serie 1975 juin cahier 2 de qu | peuple \u2014MOUS parlo = = = a == == = == 2 == \u2014 2 = = A ! { ds, ; oF = \u201d § © 5 = % | 6 ts ve) Q = #53 S Fès | \u201c0 S S $ Na J NN 4 & & UD» 9 | ES FA À & 4)» $ ¢ ¢ 0 ~ = 9 ZH > Si ¢ AY 2 9 O \\ TS Err h V7 ; Ü ; \\ \\ , \u2026 Û) Ul HN i NN N ) W HAT 3 © 11 ~~ 1 BN su CCE N ry -r Vi FIs UIE 11 de ISSU, SIR ii TS SSH 1 au SUN D Wy ik il RS M ES 1 a | = Cl pi ce Up arte = S Sa | Ut} A Qu il $S à Un E SS pu 1) ba I 1 1] om TE ED tH = hd AE es Do) £2 5) 2 co =?| Wa My A LT Nd b 1 20) II LA) NS HU il hy | HA NSS =~ ~~ +1 mL I S> SSS! >> >> 1 a TL) ex Ta A Cs 76 I & uy! ze Ltt Eh AT Sie Bi \\ 7 \\ 7 7 = ee ee | SEAS PA 2 .SOS ECIE De quel peuple s\u2019agit-il?Nous ne l\u2019avons jamais su.Pendant longtemps, et bien après la Conquête, nous étions des Canadiens.Ce qui excluait les Anglais.La génération de nos parents, en milieu rural ou ouvrier tout au moins, s\u2019exprime encore ainsi.Concurremment, nous avons aussi constitué une race.Quoi qu\u2019on en ai dit, il n\u2019y avait dans cette appellation aucune connotation raciste.Débris des empires défunts, dispersée aux quatre coins du continent, empêtrée dans des allégeances politiques multiples, la descendance française a bien dû nommer sa singularité et ses liens fraternels.Depuis peu, nous voilà devenus des Québécois.Identité ambiguë, celle-là encore.Comprend- elle les anglophones du Québec?Et les francophones des autres provinces, les Acadiens d\u2019à-côté, les Louisianais de là-bas?Ne font- ils pas partie de l\u2019étrange nation française d\u2019Amérique?La question s\u2019est compliquée plus encore.Le peuple, est-ce d\u2019abord la communauté nationale, reconnaissable à son pauvre héritage, partout maintenue dans une condition de dépendance?N\u2019est-ce pas plutôt l\u2019ensemble des travailleurs opprimés par la bourgeoisie et les pouvoirs?De cette question, des théoriciens = .Maintenant, le samedi 21 juin 1975 \u2014 un peuple, nous?font le principal aliment de leur pensée politique, basculant tantôt d\u2019un côté, tantôt de l\u2019autre selon des dialectiques abstraites venues d\u2019ailleurs.Certains, dont je suis, s\u2019en tirent en mettant ensemble les deux variétés de l\u2019asservissement.En croyant que le courage et l\u2019entêtement se chargeront à la longue de déméler Pambiguiïté.En pensant aussi que, de deux tyrannies, il n\u2019est pas utile de se demander laquelle doit faire oublier l\u2019autre.Aujourd\u2019hui comme hier, notre histoire est donc confuse.Les affres de l\u2019accouchement du Québec, et de sa définition, se prolongent.Chaque jour, interrogeant les événements et sondant les raisons de nos engagements, nous nous demandons si nous menons jusqu\u2019au bout un vieux désir de renaissance qui fut toujours présent dans notre passé ou si l\u2019heure de la mort ne serait pas venue pour une collectivité qui n\u2019avait pas la vertu de durer.À voir se multiplier les utopies, à voir se croiser les emprunts qui font de nous le baromètre le plus comique des modes qui courent le monde, à voir menacées les conquêtes fragiles de la Révolution tranquille, comment trancher entre la résurrection et la mort?Depuis que je connais le BAC, je suis comme ça avec mon assureur.parce que j'y vois clair.Les assurances I.A.R.D.c'est-à-dire Incendie.Accident et Risques Divers.ça peut parfois vous sembler compliqué.Voici comment nous, du BAC.pouvons vous venir en aide.Si on avait à refaire les défilés des 24 juin d\u2019antan, il suffirait maintenant d\u2019un unique char allégorique.Il représenterait notre peuple tout entier.Un invraisemblable charriot qui s\u2019avance dans l\u2019histoire.Bourré de tous les gadgets des technocraties d\u2019Amérique et de France, par dessus les vieux meubles et les pièces disparates du folklore auxquelles tient même le petit dernier.Docteurs en économique ou en administration, les cochers se disputent les rênes.Les passagers s\u2019engueulent le jour et la nuit à propos du moindre croisement des routes.Des poètes chantent à la lune par toutes les fenêtres.Juché sur le toit, un ministre discoure sans arrêt sur la souveraineté culturelle.D\u2019autres vont à pied, réclamant une autre bagnole, sans trop s\u2019éloigner pourtant de l\u2019équipage.On comprend que les tranquilles résidents de la contrée s\u2019interrogent.Que veulent donc ces gens étranges?Cette peuplade estelle en déroute ou en chemin vers la terre promise?Pour le dire dans la langue du pays: What does Quebec want ?Ils ne sont pas les seuls à s\u2019interroger ainsi.Font de même, dans leur patois, ceux du char- riot.Il faut souvent en descendre, piétiner dans le boue, pousser, tempêter, lever les bras au ciel.Surtout quand des jeunes passagers s\u2019as- parmi les tendres bouleaux que la lune dénonce \u201cdans la nuit semée de montagnes en éclats \u201c- desoltractéd\u2019éloignements ~ \u2018Jerre sous la pluie soudaine et qui voyage mavie tiraillée qui grince dans les girouettes - homme croa-croa oi e toujours à renaître de ses clameurs découragées \u201cSur la maigre terre qui s\u2019espace.les farnilles se désâment | 5 et dans la douleur de nos dépossessions _ temps bécheur temps tellurique = \u201cj'en appelle aux arquebuses de l\u2019aube de toute ma force en bois debout ew éditorial soient tranquillement sur le gazon, un brin d\u2019herbe entre les dents, attendant que le char allégorique reparte vers l\u2019avenir.Le 24 juin, le charriot s\u2019arrête encore.Pourtant, ce n\u2019est pas parce qu\u2019il est en panne.De temps en temps, il faut bien s'interroger sur la raison du voyage et sur ce qui nous garde ensemble.Qu\u2019il fasse soleil ou qu\u2019il pleuve, ce jour-là, moins que les autres, nous ne sommes pas glo-' rieux.Pas même fiers.À d\u2019autres peuples, dont c\u2019est la fête le 4 ou le 14 juillet, sont réservés les défilés de chars d\u2019assauts, les discours qui célèbrent des assurances officielles.Chez nous, on tourne seulement en rond autour de la question: de quel peuple s\u2019agit-il?Mais au soir, avant de s\u2019endormir, on se prend à regretter que des pays plus assurés de leur passé et de leur avenir, mieux gardés par des frontières politiques, ne soient pas réduits à se poser une aussi belle question.Alors, dans la nuit, qui refuserait de laisser monter de soi, pour ce peuple dont l\u2019existence elle-même est une question, une irrésistible poussée d tendresse?,Ç : Et pour cette tendresse-là, qui oserait échanger des fanfares ou des certitudes?Fernand Dumont Gite ft ; ; Ex : ; s TR Ln TEE : Les lointains soleils carillonneurs du Haut-Abitibi* ~~ \u201c s\u2019éloignent emmêlés d\u2019érosions 1 ; \u2026 avec un ciel de ouananiche et de fin d\u2019automne A GO loups des foréts de Grand-Remous - votre ronde pareille ämafïolie \u2026 a.: 20 + Belt ROSES ASS PES TESTER re 48e td LA RS CS we wes cv ev wpe a \u201c- Enbois debout : (médit _.ik | Cera RER ER A es nt Ad ined od amt OUT wr \u2014\u2014\u2014 am bat.2 dsr an ENP wt WW CURRY WORE WEE YY WE M rR YE A TR TNR wT Te RETO Sy: yy 3 on mammaire de con te ee sai AR 0 2 Ea a ie NES a Par nos conseils.Notre organisme groupe la plupart des assureurs L.A R.D.Il a été mis sur pied par les assureurs eux-mêmes pour servir d'intermédiaire entre le public et les assureurs.Au BAC.nous ne vendons pus d'assurance.Nos spécialistes peuvent donc vous conseiller en toute objectivité.quels que soient vos problèmes.Par notre Centre d'information.Notre Centre d'information met à votre disposition toute une gamme de brochures et de dépliants traitant des assurances IA.R.D.Ils sont le fruit BAC Bureau d'assurance du Canada Pour y voir clair d'études approfondies.effectuées par notre Service de recherches.et vous sont offerts gratuitement.Vous y trouverez les réponses aux questions que vous pourriez vous poser sur divers sujets.Pour vous les procurer.vous n'avez qu'à nous en faire la demande.Par notre accessibilité.Le BAC est accessible à tous.Que vous soyezen quête de conseils.d'éclaircissements ou tout simplement de renseignements.n'hésitez pus à communiquer avec nous.Nos spécialistes s'empresseront de répondre à vos questions.Ils seront également heureux de savoir ce que vous pensez des assurances I.A.R.D.Plus de 6 000 personnes les ont consultés au cours de l'année 1974.; Au BAC.nous sommes avant tout à votre service: consultez-nous, N'hésitez pas à nous téléphoner.à nous écrire ou à venir nous voir.[e Bureatt d'assurance du Canada.(BAC 1080.Côte du Beaver Hall Bureau 920 Montréal tQuébec) H2Z IS8 [el (S14) R66.9801 9% ee Ein EEA ASE Carhiers périodiques publiés conjointement par les Editions Maintenant et la Société SODEP, et imprimés par Journal Offset Inc.Adresse: 387, boul.Lebeau, Ville Saint-Laurent Montréal 379 \u2014 Téléphone: (514) 331-8961.Les cahiers Maintenant sont disponibles à $1.l\u2019exemplaire.L'équipe de rédaction: Fernand Dumont.Jacques Grand'Maison, Michèle Lalonde, Louis O'Neill.Hélène Pelletier-Baitlargeon, Daniel Pinard, François Ricard, Michel Rioux.Pierre Vadeboncoeur, Laurent Dupont (secrétaire).PAGE COUVERTURE: Ces armoiries du Québec ont été conçues et réalisées par Suzanne Joubert.\u2014 Tous droits de reproduction réservés.1 ims deh j un jw [ihrem formes Jes 0 fimbat note.fos, pot à voi (orl par (gl arrange ay tu muË.cas fé Pol del quid ell (es Ti a fringe quan dis ne pu! pour | paie qour quede mille dis g are: Mar gros | | lat ho .205 a ce par Hélène Pelletier-Baillargeon Je ne dois pas être la seule à me rappeler ce documentaire à peine retouché, tourné durant les interminables mois du siège de Stalingrad.Quinze ou vingt ans après la guerre, sur une mauvaise pellicule, on nous faisait revivre un combat de Russes et d\u2019Allemands condamnés à se disputer sans fin, sous le froid, le même pâté de maisons écroulées, tantôt reprises, tantôt perdues.Soudain, un après-midi de Noël, une trêve intérvient.Dans un silence de mort, parmi les décombres, pesamment, maladroitement, six hommes emmitoufflés traînent un piano bancal et le calent tant bien que mal à l\u2019aide de gravats.Derrière eux, une silhouette aux mains vides s\u2019avance.Elle retire ses grosses mitaines de combattant, et se délie les doigts au-dessus d\u2019un brasero improvisé.Nous ne le verrons jamais que de dos, virtuose anonyme que la guerre aura transformé en tireur d\u2019élite\u2026 I joue du Mozart à la demande générale dans Stalingrad assiégée.Les trilles les plus pures et les plus amoureuses virevoltent au-dessus des cadavres et des mitraillettes.Brièvement, ceux qui vont bientôt tuer ôu être tués communient à la source de la divine tendresse.L'image est-elle trop forte pour parler ici du sens de la fête.du sens de toute fête?Faire taire pour un jour ces mots qui nous divisent, laisser sourdre librement pour un jour ces rêves informulés, difformes et enivrants qui nous rassemblent?Aussi, les jours de fête, le poète.le musicien et le saltimbanque sont-ils rois: parce qu\u2019eux seuls savent nouer, avec des images, des notes et des pirouettes, ces fraternités impossibles dont il faudrait pourtant garder la tenace souvenance dans les luttes à venir.Car les mots qui nous divisent sont souvent piégés par ceux-là mêmes que notre improbable solidarité arrange.Ces rêves qui nous rassemblent, ils sont au contraire efficaces comme l'air libre à des emmurés.Voilà pourquoi l\u2019on n'a jamais lancé les forces de l\u2019ordre contre le département de Sciences Politiques de l'U.Q.A.M.ni contre le siège social de la revue Stratégie, mais bien contre des gens qui dansaient des bastringues et turlutaient du Vi- gneault dans les rues du Vieux Montréal.Ce soir de fête, grâce aux symboles, mon oncle Ho- norius de Saint-Alexandre, celui qui vote créditiste au nom de \u2018\u2018I\u2019entreprise privée\u201d pourra donc venir trinquer avec les marxistes du Carré Saint-Louis qui sont contre.Parce qu\u2019au fond.mon oncle Hono- rius n'est ni pour Domtar, ni pour l\u2019Anglo-Pulp, ni pour I'Iron Ore.ni pour Stelco, ni pour Kraft, ni pour Union Carbide, ni pour I.T.T.II est pour la petite cordonnerie de notre cousin Charles-Eugène, pour la mercerie de la mère Sicotte, pour la fabri- que-de-portes-et-fenêtres-en-tous-genres de la famille Turmel.Demain, comme mon oncle Hono- rius gagne tout de mème dans les $5,000.par an avec ses 75 arpents et ses 20 vaches à boeuf.les marxistes du Carré Saint-Louis, retournés \u2018à leurs gros livres, seront bien obligés de le rejeter \u2018\u2018en tant que propriétaire des moyens de production\u201d.Alain Soulières Dossiers pour la classe de français 15 fascicules 2301 est, Fleury Montréal 388-9154 Campeau-Ménard Documents pour l\u2019enseignement du Français Elèves faibles Réal Larochelle En situations d'apprentissage 6 thèmes, communication orale et écrite.éditions \\ 360 ouest rue crai montréa hurtubise hmh 3' x 4'6\u201d 3'x6' 4\u2019 x 6 Maintenant, le samedi 21 juin 1975 ces mots qui nous divisent ces rêves qui nous rassemblent Mais ce soir, ils écoutent ensemble sous les étoiles.le Grand six pieds, Fer et Titane, Bozo-les-cu- lottes, et l'Alouette en colère.Veut.veut pas, leurs jongleries s\u2019entremélent.Elles vont faire un crochet du côté de la United Aircraft et des grains de provende en passant par l\u2019enquête Cliche et le boeuf Cotroni.Mais quand on reprendra ensemble La Danse à Saint Dilon, ce sera peut-être la même échine qui se redressera et le même goût de recommencement qui les travaillera?.Ce soir de féte, faute de mieux, il arrivera que des gars du Conseil Central qui ont voté la fondation d\u2019un parti des travailleurs viendront quand même célébrer avec des péquistes.Ils ne peuvent quand même pas attendre (qu\u2019ils se disent) ni le Victoria Day.ni la Saint Patrick, ni le centenaire du Capital?Alors ils fêteront peut-être bien avec Parizeau, avec François-Albert Angers méme?.Ce soir de féte, Jules Dorion de Town of Mount- Royal laissera sa cravate chez lui.D\u2019abord parce qu\u2019il est en congé forcé de maladie de la Noemie Packing Creating & Moving.Ensuite parce qu\u2019à l\u2019occasion de son premier infarctus il a compris qu\u2019il avait beau être l\u2019heureux-premier-canadien- français - à - devenir - gérant - du - personnel -à-la-Noe- mie.la Noemie ne donnait pas plus cher de sa peau que l\u2019Asbestos Corporation ne donnait de celle de ses mineurs époumonés.Pour lui tous les \u2018\u2018pepsÿ\u201d\u2019, cravatés ou pas, sont des citrons qu\u2019on presse à fond et qu\u2019on rejette ensuite.Et Jules Dorion descend seul à pied au Parc Jeanne-Mance, oublier sa peur de crever, (comme les ébouillantés de la Canadian Electrolytic Zinc), en ouvrant la région de Chibougamau pour le compte de la Noemie.Ce soir de fête, pendant que leurs confrères en seront à leur 19e trou au Windsmere Golf Club, il y aura parmi la foule, leur \u2018\u2018bell-boy\u201d\u2019 dissimulé dans la poche, des docteurs du groupe Pro-Vie et d\u2019autres docteurs qui défendent Morgentaler.Hier encore ils se sont rudement battus! Mais dans les mois et les années passés, il y avait parmi nombre d\u2019entre eux une conviction si forte qu\u2019ils appelaient tour à tour \u2018\u201c\u2018justice, fraternité, dignité.respect, égalité\u201d, qu\u2019à chaque semaine, délaissant le rendement facile de la castonguette, ils ont investi du temps en réunions, en comités, en fronts d\u2019âction pour qu\u2019enfin les femmes enceintes, d\u2019une manière ou d\u2019une autre.soient traitées autrement qu\u2019en pièces détachées.Mais ce soir de féte.en tout premier lieu, je ne vais pas l\u2019oublier, il y aura précisément beaucoup de femmes et d'enfants sur la place.Parce que ce sont de beaucoup les plus doués pour les fêtes.L'es plus doués pour entremêler sans problème les mots qui divisent de rêves indéracinables qui rassemblent.Des femmes au foyer qui lavent.qui cuisent.qui tricotent du \u2018\u2018phentex\u2019\u2019 en écoutant la vie du dehors aCKVL.Des ouvrières du vêtement qui taillent, qui cousent, qui surjettent dans le fracas des machines.Des secrétaires du Bell qui sois-belle-et-tais-toi.qui al SE TN ETS PAUL GRENIER Enrg.5600 est, Henri-Bourassa \\ Montréal-Nord 325-4466 La fierté nationale doit se manifester par des actes positifs 12 mois par année.La présence permanente du drapeau du Québec n\u2019est pas la fierté, mais elle incite à des actions concrètes de fierté.SOYONS FIERS D'ARBORER NOTRE DRAPEAU Drapeaux du Québec : $ 8.85 $13.28 $14.47 réservez-moi-une-première-classe-pour-Toronto.qui faites-moi-ça-en-six-copies\u2026 Des enfants de l'école nouvelle Montessori et d\u2019autres de l'école du coin de rue.Des enfants-coeurs qui font des commerciaux à la TV et d'autres qui souffrent de fibrose kystique.Des enfants qui ont appris à lire avec la méthode globale, la méthode dynamique.le Sablier ou le coup de pied au cul.Et avec tout ça rassemblé, ce soir.on va faire un peuple Québécois en liesse! On va tendre sur le ciel de juin le beau velours noir du Grand Soir marxiste.La-dessus, sur fond de gueules de Miron, on va quand méme épingler le coeur en écharpe de Jules Dorion de Town-of- Mount-Royal, l'oeil sombre de Marcel Pepin avec l'oeil blanc de Pierre Bourgeault, le sigle du R.C.M., la fleur-de-lys argentée de la United.le 30% d'octobre \u201873, la plus grosse bête à cornes de mon oncle Honorius, le goupillon de Monseigneur Lavoie, le filtre à amiante de l\u2019Asbestos Corporation, la cigarette à Lévesque.le grand soleil d'or de Jacques Michel.le fémur du géant Beaupré, le Manuel du ler mai.le \u2018\u2019phentex\u2019\u2019 mauve de madame L été-shirts?Ce sont les T-shirts pour vivre l'été en liberté décravaté.enchanté.en gaieté! Des T-shirts rayés.imprimés.unis.à manches courtes ou longues.décolletés en U ou près-du-cou avec col ou encolure bateau (sans voile!) pour combler toutes les fantaisies! 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MONTREAL 133, 0ues: Ste Lairer.ne 362 ouest Ste Let Ci Place Versailles Carrefour Laval Plaza Aexis Nihon LES CENTRES DACHATS Cavendish Laval LaSalle Greentield Park West Island Wilderton.OTTAWA 174 Rideau QUEBEC 1015 St-Jean STE-FOY Place Laurier Centre Ste-Foy LEVIS Galeries Chagnon CHICOUTIMI Place du Royaume SHERBROOKE 45 ouest King Carrefour de Estre TROIS-RIVIERES \u2018562 Notre-Dame cULÔTES Bigaouette.la tomate de Manseau, deux ou trois \u2018 séquences des Ordres, la pipe de Pit Lafrance.le \u2018\u2019bell-boy\u201d du docteur Lespérance.une bottine cloutée ayant appartenu à Jos Montferrand, la première copie du Jour, le plus beau chapeau de Simonne Char- trand.la photo de premier communiant de Dédé Desjardins.une demi-corde de pitoune.la sténo- rette de Linda Lachance, la tignasse de Robert Cliche.la fossette à Clémence.le Q du P.Q.avec, pour finir.la moppe de la Sagouine et une grappe juteuse de raisins de la Californie!\u2026 On va rassembler tout ça en la plus belle, la plus grosse gerbe de couleurs qui ait jamais illuminé une nuit de juin sur le Mont-Royal! On va tous se casser le cou trente secondes en la regardant s'épanouir en une, en deux.en trois pétarades assourdissantes.Un grand ah-ah-ah d'émerveillement va monter de la foule\u2026 Et puis demain.requinqués.on va tous retourner affüter nos plumes, nos discours, nos motions.nos outils et nos amendements pour continuer le dur, Forageux.le discordant, le vertigineux.l'indispensable apprentissage de la démocratie Lété-shirt A ce LE CHÂTEAU = ins 4 a Phil Vat EL fé Les Ur versie 5764 St Huet P'ace BON uen ture Jeans , CHanpails de low, Chettises \u2014 MB SMS GBC PB pe A ED Raat D Fal1r Molen CS Nth lS uA Dl ANA lh MB *\u2026 22 eue Lans me > Maintenant, le samedi 21 juin 1975 Les membres du Parti québécois' de la région de la capitale nationale se joignent aux autres québécois pour féter la St-Jean.LOUIS-HÉBERT JEAN-TALON CHAUVEAU CHARLESBOURG TASCHEREAU LEVIS PORTNEUF BEAUCE-NORD LOTBINIÈRE MONTMAGNY L\u2019ISLET BELLECHASSE CHARLEVOIX LAURIER MONTMORENCY LIMOILOU Conseil régional du Parti québécois de la capitale nationale.lous sommes fous de la tête! Parti Québécois Cté Rouyn-Noranda C.P.61 Rouyn, Québec Un pays, il faut bâtir ça La St-Jean, il faut fêter ça ! Parti Québécois comté Crémazie PARTI QUÉBÉCOIS / ST-JACQUES C'est à l'occasion d\u2019une fête nationale qu'un peuple en devenir manifeste sa volonté de nationaliser son pays.C'est à l\u2019occasion de la St-Jean que les Québécois et Québécoises démontrent leur détermination a devenir une nation heureuse.Ql Claude CHARRON Fédération Nationale des Enseignants québécois La solidarité autour de l\u2019identité, de la dignité et du pouvoir s\u2019établit à partir du village, du quartier, de l'usine, de l\u2019école et du pays mais doit s\u2019élargir à ceux qui, ailleurs, font la même lutte.Cette solidarité vise la libération des masses laborieuses à qui cette libération doit \u201cprofiter.DÉCOUVREZ LE VRAI SON De la feuille qui tombe, du tonnerre, de la musique rock., Nous avons les chaînes de haute-fidélité qui répondent à vos besoins.Du.système de son ie plus modeste au plus dispendieux.Nos experts vous guideront sur .les voies de la haute- fidélité.Nous fétons avec vous! ' LES SPÉCIALISTES DE LA HAUTE- FIDÉLITÉ Dans L > PT lee 472, Notre- fm.oil sat RIOR D\u2019une féte a l'autre.- est-ce que l\u2019on avance?Q Parti Québécois Abitibi-Est Québécois salut! + Syndicat des employés de l\u2019Hydro-Québec, local 2000 de notre nation.x Le français, langue de travail Un pas des plus importants pour atteindre le plein Bpanoulssement C'est une des priorités du mouvement syndical québécois OO SYNDICAT DES FONCTIONNAIRES [1 MUNICIPAUX DE MONTRÉAL (CSN) Nom NN 5548 iV LES VRAIS QUEBECOIS o célèbrent leur FÊTE NATIONALE o lisent le JOUR o adhèrent à leur SOCIÉTÉ NATIONALE FORMULAIRE D\u2019ADHÉSION Adresse Tél.Age Occupation Signature Ÿ Montréal, Qué.La cotisation annuelle est de $5.00 (étudiant $2.00).Veuillez inclure le formulaire complété et le montant requis dans une enveloppe adressée comme suit : LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL 1182, boul.Saint-Laurent, de w, ne is M oy ti TI Roy [_ _- 11 Individuellement, on porte son coeur à droite, au : centre, ou à gauche, selon son éducation, sa men- } talité, ses croyances, sa conscience sociale, à défaut + d\u2019une pensée politique.Collectivement, depuis 1760, ; on le porte la pointe en l\u2019air comme une antenne qui , capte les ondes dangereuses ou les courants propi- ; ces, qui s'incline, instinctivement selon les bons : vents ou les tempêtes historiques.Une antenne sen- « sible, branchée à même l'âme collective toujours - -, tournée vers son destin: durer, volonté qui s\u2019est * manifestée par des comportements, une manière ; d\u2019être, de s'exprimer.II s\u2019en dégage une continuité « qui en s'inscrivant dans le temps a créé la tradition.; Mais le patrimoine populaire, en s'exprimant, en s s\u2019enracinant dans des régions éloignées l'une de « l\u2019autre sans moyen de communication, ne pouvait : s'enrichir qu\u2019en se diversifiant selon la géographie * physique.les besoins et les caractéristiques de cha- ; cune de ces régions, lesquelles sont ainsi devenues « des \u201cprovinces\u201d.¢ Sur cette même lancée, dans une ardeur intempestive { mais significative, une paroisse de notre coin, en { tirant des conclusions hâtives a même failli devenir ; république.La République indépendante de Saint- : Méthode d'Adstock! Toute une population anti- # conscriptioniste voulait la proclamer en 1918.Le drapeau papal claqua au toit des maisons, les docu- | ments du gouvernement flambèrent devant le bureau i de poste, pendant qu\u2019une procession solennelle avan- i çait gravement dans la rue principale, au rythme lent + des chevaux qui portaient au cou des images du * Sacré-Coeur.La République indépendante de Saint- i Méthode, si elle illustrait un principe valable d\u2019auto- - détermination, en poussait un peu loin la démonstration! + ' Pouvoir analyser un peuple, c\u2019est l\u2019observer, le ju- 1 ger: c\u2019est déjà s\u2019en être détaché.Aussi, il n\u2019est pas i facile pour nous de parler d'un peuple dont on fait .partie et pour qui on ressent un attachement viscé- .ral.Il est certain cependant que l\u2019honnêteté et la * modestie commandent de ne point parler en son { nom comme trop de \u2018\u201c\u2018cous fins\u201d ont la prétention * de le faire depuis quelques années.Qui en parlent de , loin, du haut de leur savoir, de leurs-théories avec \u201c 1 amy =~ AA ge = Maintenant, le samedi 21 juin 1975 13 les provinces du Québec le snobisme sournois qui est celui de l\u2019esprit.I y a cette autre espèce de \u2018\u2018cous fins\u201d\u2019 qui par électronique, étudient le langage de l'informatique: ils déplacent des villages, changent la vocation d\u2019un autre, créent des sous-développés et perdent un temps fou à les convaincre qu\u2019ils sont aliénés, qu\u2019ils doivent se regrouper en ville pour pouvoir se recycler! \u2026 Ce jour-là, nous étions assis\u2019 sur la levée de clôture d\u2019une terre abandonnée que nous venions d\u2019acheter pour la reboiser.C\u2019était l\u2019heure de la croûte, partant de la conversation.Nous étions fiers de notre boisé, de notre projet, de nous-mêmes allant jusqu\u2019à nous glorifier d\u2019avoir \u201cle courage \u2018de planter à notre âge\u201d! \u2014 Moi aussi ça m\u2019en prend bougre- \u201cment, nous répondit cet homme que nous venions d\u2019engager, ça m\u2019en prend en maudit du courage parce que cette terre-là, c\u2019est moi qui l\u2019ai déboisée.Ce peuple d\u2019ici et de maintenant Pour être optimistes en ce beau jour de la Saint- Jean-Baptiste, disons que les situations tragiques, les conflits majeurs sont positifs: ils permettent à un peuple de juger.La scène s\u2019éclaire sous la lumière des événements: c\u2019est le grand jeu.Dirigeants et penseurs s\u2019y retrouvent chacun dans son rôle, avec son propre scénario.La collectivité, transformée en auditoire, observe avec sagesse et acuité.Elle démasque les imposteurs, ceux qui jouent pour la coulisse, qui pérorent par pur intérêt personnel ou tout simplement par vanité, qui ne doutent de rien parce qu\u2019ils ont toujours raison.De quel peuple parlons-nous?Le plus souvent de celui avec qui nous vivons et dont nous sommes.Il est circonscrit dans l\u2019espace, habitant une vallée aux côteaux harmonieux qui a dompté la nature et harmonisé son pays.Ce n\u2019est pas un peuple de la mer, à peine celui de la forêt.Circonscrit dans l\u2019espace, oui.mais circonscrit aussi dans le temps.Ce peuple ne vit ni dans le passé ni dans l\u2019avenir.Il s\u2019efforce de ne point briser la ligne de son destin dont il ne parle jamais: se méfiant de ceux qui veulent, sans le consulter, lui indiquer les voies à suivre.De quel peuple parlons-nous?Il est difficile de parler d\u2019un peuple québécois qui se réfère à un seul concept nationaliste différemment formulé alors qu\u2019il devrait être la somme de chacune de ses parties et se retrouver dans chacune d\u2019elles.II y a Paris et la France: y aura-t-il bientôt Montréal et le Québec avec tout ce que cela suppose d'ostracisme.Il est peut-être plus juste de parler des peuples du Québec, parmi lesquels nous choisissons celui qui nous touche davantage et que nous connaissons jusque dans ses groupes particularisés: les habitants des comtés frontaliers qui trouvent \u2018\u2018qu\u2019on parle mieux français a Lewiston qu\u2019à Montréal, qu\u2019aux Etats tout le gré- ment est moins cher et que la seule différence en fait c\u2019est qu\u2019ils fêtent la Saint-Jean-Baptiste le 4 juillet\u201d.Les charismatiques qui voudraient à nouveau tutoyer Dieu et le somment de venir parmi eux pour leur faire oublier qu\u2019ils sont las d\u2019une société qui les étourdit à coup de publicité, de mensonges, de faux besoins et qui les dépossède.Les créditistes qui furent les premiers contestataires à former un parti politique populaire rural et qui pour la première fois dahs l\u2019histoire du Québec, choisirent leurs dirigeants et leurs députés dans leurs rangs.Une \u2018\u2018mitaine\u2019\u2019 comme église Les 70,000 Beaucerons qui ne voudraient jamais assimiler les derniers anglophones bilingues qui vivent parmi eux \u2014 ils ne sont plus que 121 \u2014 histoire de participer avec humout au bilinguisme! Qui, loin de se sentir menacés dans leur identité ont plutôt le verbe haut du vainqueur qui a su imposer sa loi.SR te A TOUS LES QUEBECOIS SALUT! Yves Duhaine, avocat et procureur Shawinigan Cté St-Maurice Et pourquoi ne seraient-ils pas triomphants, eux qui dès le milieu du siècle dernier, par vagues succes: sives commencèrent l'envahissement des cantons de l'Est, délogèrent les Loyalistes, ferme par ferme.Dès qu'ils avaient réussi à s\u2019infiltrer en douce.sur la pointe des pieds, l'attaque portait sur les conseilt municipaux et les commissions scolaires.Ils annonçaient leur présence humblement, sens la commenter, sans avoir l\u2019air d\u2019en tirer parti.Mais, dans le maquis, ils ourdissaient la trame de l'assaut final: gagner les prochaines élections municipales et scolaires.Nous nous révélons au mieux dans la clandestinité, maniant la ruse, l'astuce avec une opiniâtreté souvent récompensée.Le résultat du scrutin éclatait comme une bombe, avec la fulgurance d\u2019une vérité qui éclate.Les francophones, le sourire en coin et l\u2019oeil amusé jouaient la surprise devant les anglophones sidérés.\u2018Se peut-il, Good Lord, qu'ils aient appris si facilement les règles de la démocratie?One man, one vote.but when you are the majority, you run!\u201d Les anglophones, allaient piquer au bord de la route l\u2019écriteau \u2018Terre à vendre \u2014 For sale\u201d.Au lieu de bâtir une église catholique, on achetait la \u2018\u201cMitaine\u201d\u2019 protestante maintenant déserte, et à coups de goupillon et de beaucoup d'eau bénite, elle était reconvertie.Springhill devenait Nantes et Woburn, Notre-Dame des Bois.Ces francophones avaient appris des anglophones démocrates le principe ambigu et dévié de la démocratie qui consiste pour la majorité à se donner tous les pouvoirs qu\u2019elle croit devoir prendre.CR APA ea Be ph WE Tae WTA cu ay [A \u2014 se er awn.= \u2014m mr\u201d - \u2018Brome - Missisquoi Frontenac Johnson Mégantic-Compton Orford Richmond Sherbrooke St-François \u2014.w\".-.1°- aan Bonne féte Québécois Conseil régional du Parti québécois de I'Estrie sexuelle des jeunes adultes québécois | de JACQUES LAZURE ECE \u2018| 1) LA JEUNESSE DU QUÉBEC EN RÉVOLUTION 2) L\u2019ASOCIETE DES JEUNES QUÉBÉCOIS i| 3) LE JEUNE COUPLE NON MARIE - de révolution sexuelle (a paraître pour la rentrée) En vente chez votre libraire et chez l'éditeur es presses de l'université du québec\u201d C P 250.Succursale N.Montreal H2X 3M4 Tél 876-8056 À l'occasion de la fête des Canadiens français, LES PRESSES DE L\u2019UNIVERSITÉ DU QUÉBEC vous proposent de CLAUDE CRÉPAULT et ROBERT GEMME ;| LA SEXUALITÉ PRÉMARITALE \u2014 Étude sur la différenciation $6.95 broché $3.80 format de poche $2.50 $4.00 Une nouvelle forme pdfs 7 es Asai Ad miss tam nade oan «RTT = = \"14 Maintenant, le samedi 21 juin 1975 : I le cantique de saint-jean \u201cOh! pauvre petite téte.(Mallarmé) La vie syndicale intéresse tout le monde.La corruption syndicale aussi.C\u2019est ce qu\u2019aura démontré la commission Cliche.Les patrons, les multinationales.les fonctionnaires, la pègre, les hommes politiques, les non-syndiqués, les média d\u2019information.\u2018Nous sommes tous preneurs et plusieurs têtes vont .tomber.La vie culturelle intéresse aussi tout le monde.L'aventure la plus singulière de l\u2019artiste le plus isolé: Louis Archambault le sculpteur, Gabriel - Contant le peintre, Gilles Tremblay le compositeur \u2026 - l\u2019aventure de ces artistes éloignés des arts du show- bizz.par son \u2018\u2018exemplaire\u2019\u2019 rejoint celui qui les ignore.De la dignité humaine.Deux événements récents m\u2019invitent à réfléchir.Le premier, la publication du rapport de la commission Cliche.Le second, une double exposition: celle d\u2019Hélène Gagné au Musée d\u2019Art Contemporain et celle de Louise Doucet Saito à la Guilde des Métiers d\u2019Arts.Qu'est-ce que deux expositions de deux jeu- \u201cnes femmes céramistes ont affaire avec la commis- \u201c sion d\u2019enquête sur l\u2019exercice de la liberté syndicale?Si ce n\u2019est qu\u2019elles témoignent magnifiquement de la liberté acquise par ces deux artistes et qu\u2019elles ont fait leur étonnante apparition au même moment que le rapport.Elles témoignent surtout, \u201cCE EEE superbement, de la dignité humaine.À la page 124 du rapport Cliche, il y a ce mot: \u201cla corruption syndicale n\u2019est pas un vice solitaire.\u201d Nous sommes tous embarqués.Ft je puis dire que, dans l\u2019aventure de Borduas, de Grandbois, d\u2019Hélène Gagné, de Louise Doucet Saito, il n\u2019y a pas non plus de vice solitaire.Nous sommes profondément impliqués.L\u2019avenir Nous avons le devoir de dire ce que devrait étre une saine politique des affaires culturelles.Les argents dépensés par notre ministère, sont nos argents.Plus sérieux encore, ils exercent un grand pouvoir sur notre \u2018imaginaire\u2019.Quelle est la part de ces argents qui retourne au passé et celle qui ouvre sur l\u2019avenir\u201d Avons-nous seulement les moyens de sauver nos vieilles pierres?Quelle est la part donnée aux arts d\u2019interprétation et celle qui sert la création?Se faire la voix en jouant Wagner et Claudel, c\u2019est très joli.Faudrait peut-être, surtout favoriser la naissance d\u2019un Wagner et d\u2019un Claudel.Quelle est la part réservée aux parasites?Une étude sur Hugo et Savard, c\u2019est intéressant.Ce qu\u2019il faudrait c\u2019est de développer un milieu qui donne le goût et qui permette de tenter l\u2019aventure de Hugo et de Savard.Ne pas imiter Eschyle, disait à peu près Ramuz, mais se demander ce qu\u2019Eschyle ferait au Québec en 1975.Le seul critère d\u2019efficacité d\u2019un ministère des Affaires Culturelles est là: dans quelle mesure nos argents misent-ils sur l\u2019avenir?Et s\u2019il en reste, pensons aux interpretes.et s'il en reste encore, aux vieilles pierres.LES QUÉBÉCOIS SONT LA Accepter demain.La culture est pour plusieurs, chose passée et collective.C'est faux.Pensons à Joyce et à Thomas Wolf.La culture est oeuvre future et solitaire.Les auteurs d\u2019un autre rapport, celui des Communications de Masse, signalent que le rôle de la télévision est d\u2019aider la population à comprendre et à accepter le changement.On parle évidemment d\u2019une télévision idéale.Le rôle du ministère des Affaires Culturelles, c\u2019est aussi d\u2019aider les populations à comprendre et à accepter demain.C\u2019est jusqu\u2019à un certain point, de faire naître demain.C\u2019est de donner autant, sinon plus, aux cinéastes qu\u2019aux distributeurs de films.C\u2019est de donner autant, sinon plus, aux auteurs qu\u2019aux acteurs.C\u2019est de donner autant aux interprètes et aux compositeurs.C\u2019est de donner plus aux peintres qu\u2019aux historiens.Infiniment plus aux inventeurs qu\u2019aux répétiteurs.Dix fois plus aux poètes qu\u2019aux critiques.Le goiit de vivre.L\u2019art, pour plusieurs, est une chaise berçante.On s\u2019assoit.On écoute Mozart.Et la vie continue.A l\u2019époque, nous n\u2019aurions pas entendu Mozart.Ni Bach, ni les autres.Nous étions en train de nous bercer, ce que nous faisons encore aujourd\u2019hui, à la cadence de leurs ancêtres.Van Gogh n\u2019a vendu qu\u2019une seule toile, à son frère.Faut voir quel rôle jouait le ministère des Affaires Culturelles de son temps.À quoi servaient nos argents?La corruption RÉDUCTION POUR GROUPE TOUS LES SOIRS: 9h; SAMEDI 8h et 11h; SIÈGES RÉSERVÉS: RENSEIGNEMENT: 523-1131 \u2014 521-6666 ou 1-818-326-3655 Le plus beau théâtre d'été du Québec \u2018 PE par Gilles Derome syndicale n\u2019a jamais été un vice solitaire.La création non plus.Borduas, Mallarmé, Hélène Gagné, Louise Doucet.des oeuvres nées dans la solitude, qui témoignent d\u2019un grand courage.Des oeuvres profondément solitaires qui nous préparent demain.Des oeuvres qui donnent le goût de vivre.Pourquoi se casser la tête\u2026 Qui lit Mallarmé l\u2019obscur?Dans l\u2019esprit de plusieurs, quelques puristes attardés.Et pourtant, Mallarmé m\u2019a toujours semblé le plus vulgaire (dans le sens premier du mot) des poètes français.Et quand | je pense à Borduas, aux extraordinaires écrits intimes de Jean E.Racine, au silence patient de Gé- cin, je ne vois pas de poète ayant posé dans des termes plus de chez-nous, tout le problème du Refus Global.Mallarmé, ne l\u2019oublions pas, en ce jour du 24 juin, a écrit un poème à la gloire de la mère de Salomé (voir les Grands Ballets Canadiens) et de notre Saint Patron qui a perdu la tête.Pourquoi se casser la tête\u2026 dira péremptoirement notre grand héros tragique Tit-Coq, qui fut baptisé le jour de notre fête nationale et qui se nomme Arthur Saint- Jean.Nul besoin de rappeler.les thèmes de la perte de conscience, des trous de mémoire, de l\u2019oubli, de la boisson, de la névrose de Nelligan ou de la folie de Gauvreau.Un fossé profond sépare: ceux qui favorisent l\u2019inconscient de ceux qui privilégient l\u2019inconscience\u2026 et que vient faire le Cantique de Saint-Jean du poete Mallarmé \u201cle plus charnel et le plus suprémement abstrait\u201d de la littérature universelle, dans cette explication que je donne de deux événements apparement éloignés: l\u2019exposition de deux céramistes et le rapport Cliche?Je vais vous le dire.Pleinement humains.Si la corruption syndicale nous touche, c\u2019est d\u2019abord parce que la création nous regarde.C\u2019est pour paraphraser le Cantique de Saint-Jean, parce que ces artistes que j\u2019ai nommés ont refusé la hauteur absolue et ont choisi la chute mortelle.pleinement humains, beaux dans leur grandeur et leurs faiblesses, dit le rapport Cliche, ils ont choisi de mourir homme.À celà, nous sommes preneurs.\u2019 ! \\ \u2018Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent\u201d SOUHAITONS DE VIVRE Parti Québécois comté St-Laurent 527-4444 4349, Papineau | CADET ENRG.RÉFRIGÉRATION Vente & Service Pieces de rechange Réfrigérateurs, poèles, laveuses Neuf & usagé Pour tous vos voyages, LE ll et vacances consultez des experts.DE MUSIQUE TE®325.0666 ED 25 JUIN 1975 FELICITATIONS au peuple du MOZAMBIQUE à l\u2019occasion de son accession à L\u2019INDÉPENDANCE.* Québécois, un jour ce sera notre tour (J.L.) dog Our i} le ey og à, inemgy | bles Tour = de we Cate A Sr de Carte Tl Wh BG Ar Bee.ate par Louis O'Neill Durant les années \u201850.il était de mode chez les intellectuels réformistes.dont plusieurs chefs de file sont devenus réactionnaires.de véhiculer des stéréotypes de la réalité québécoise.Par exemple.on disait volontiers de ce peuple qu'il était arriéré et victime de l'agriculturisme.On oubliait de dire que son statut colonial expliquait bien mieux ce retard que l'attachement au sol.On n'avait pas compris que cet attachement cachait une stratégie de défense.Quand on n'est pas maître chez soi il est logique et prudent, en attendant des jours meilleurs, -de s\u2019accrocher au territoire, au sol qui nourrit et consolide la résistance.Sans compter que cet agriculturisme dont on s\u2019est moqué est de nos jours hautement coté.On sait maintenant qu\u2019il est la condition fondamentale de tout développement.De multiples exemples qui viennent du tiers-monde en donnent la preuve.1 n'y a pas d\u2019avenir pour les peuples pauvres sans une conquête préalable du sol.Les révolutions qui ont négligé cela ont connu des déboires.En revanche.quand on étudie de près la révolution chinoise ou celles d\u2019un Ho Chi Minh ou d\u2019un Fidel Castro, on constate que la mainmise du sol par les forces montantes a été la clé de voûte des autres transformations économiques et sociales.Sans le savoir.les anciens qui parlaient de conquête du sol se trompaient donc moins que ne le prétendaient les esprits .réformistes qui guidaient l\u2019opinion il y a moins de deux décennies.Autre image déjà dépassée: celle d'un peuple aliéné par l'idéologie nationaliste.Chose étrange, les ennemis du nationalisme ne parlaient pas du nationalisme anglo-canadien ou du nationalisme américain, que les peuples dominés identifient sous le nom d'impérialisme.Prisonniers de leurs propres concepts.nos réformistes ne voyaient pas que le nationalisme québécois, malgré ses limites et ses faiblesses, se distingue du nationalisme libéral du siècle dernier et entretient d'étroites affinités avec les idées de libération et de développement.A ce peuple québécois dépouillé du droit de gérer ses propres affaires on adressait aussi le reproche de ne rien comprendre à la démocratie.comme si seuls les anglo-canadiens jouissaient du charisme spécial qui permet d\u2019être bon démocrate et honnête citoyen.Il est vrai que les apparences ne plaidaient pas en notre faveur, témoin qu\u2019on était des multiples tripotages à laquelle donnait lieu la pratique des choses publiques.On négligeait de voir toutefois que les forces économiques dominantes.aussi bien an- glo-canadiennes qu\u2019américaines, encourageaient le gachis politique.car elles préféraient voir le peuple québécois s'amuser avec la politique plutôt que de la prendre au sérieux.Ceux qui considèrent le bou- rassisme comme un symptôme de notre sous-développement oublient qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un phénomène créé de toutes pieces et mis sur le marché par les grandes entreprises de publicité \u201caméricaines financées généreusement par des fonds électoraux aux origines obscures.Beaucoup de nos intellectuels concluaient, suite à leur analyse pessimiste, que ce peuple ne pouvait souhaiter rien de mieux que de jouir de la tutelle fédérale et de l\u2019hégémonie anglo-canadienne.Interprétation de la réalité symptômatique du complexe Maintenant.le samedi 21 juin 1975 _\u2014_\u2014__\u2014\u2014\u2014 / Images de mon pays de colonisé et qui faisait admirablement l'affaire de ceux qui voulaient que rien ne change au Québec.Le nouveau portrait de famille Aujourd'hui les intellectuels dits d'avant-garde propagent d'autres images.Elles respirent l'optimisme et la fierté.Selon leurs dires.ce peuple serait devenu conscient de son identité culturelle.las de supporter des tutelles étrangères, tant économiques que politiques.et fermement décidé à devenir maîi- tre chez soi.~~.Reste a savoir si ce portrait de famille nous représente fidèlement.S'il reflète le réel ou n'est qu'une fabrication des intellectuels.Pas facile de savoir ce que l'homme québécois ressent concrètement.On sait qu'il rêve de liberté.qu'il manifeste des comportements qui le distinguent du reste de l\u2019ensemble pan-canadien.Mais cela dépasse-t-il le rêve éveillé?Est-ce une velléité sans conséquence?Est-ce malentendu ou accident de parcours si ce peuple confie son destin à des Bourassa, des Si- mard, des Leduc.des François Cloutier.des Jean Bienvenue.des Louis-Philippe Lacroix?Aux veux des libéraux, il n\u2019y a pas de malentendu.IIs sont convaincus d\u2019être les porte-parole fidèles du peuple réel.Le Québécois, disent-ils.est un homo oeco- nomicus, conforme au modèle rapporté dans les manuels d'économie où potassait jadis Robert Bourassa.Seul l'argent l\u2019intéresse, le reste n\u2019est que faribole.L'argent avant tout.même si pour cela il faut vendre le pays à la pièce, laisser se détériorer\u2019 le patrimoine culturel et abdiquer le droit d\u2019être maître chez soi.Les ambitions québécoises, dans cette optique, ne seraient point celles que supposait Lionel Groulx mais bien plutôt celles qu\u2019incarnent les personnages de Gina ou de Réjane Padovani.Américain transitoirement francophone et adepte fervent de la société de consommation.l\u2019homme québécois serait indifférent aux appels de ceux qui lui proposent un projet collectif, dans un pays bien à nous.où l'homme aurait préséance sur l'économie et où la fierté et l'équité seraient à l'honneur.Pour une âme nouvelle, un visage neuf Voilà des perceptions contradictoires.L'une et l'autre prétendent exprimer l\u2019âme québécoise.De prime abord.les libéraux semblent avoir raison.Mais pour combien de temps?Une collectivité évolue.Elle ne vit pas indéfiniment empêtrée dans ses contradictions.Il suffit parfois d'un événement.de quelque incident pour que s'accélère le processus de changement.A Mirabel et à Forillon, les spoliés refusent de se résigner et dénoncent les politiciens qui les ont trompés.A Thetford, les grévistes parlent de revendications salariales, mais aussi de la qualité de la vie.et des politiciens qui les abandonnent au bon voulbir d\u2019entreprises étrangères, et aussi des droits de la collectivité sur les richesses naturelles, de colonialisme économique et des contradictions du capitalisme.Apparemment indifférents aux questions culturelles, des parents de tous milieux s\u2019inquiètent des dangers de la loi 22 et.heurtés par la démission du pouvoir québécois en matière linguistique, commencent à comprendre ce que François-Albert Angers ou Jacques-Yvan Morin tentaient de leur expliquer depuis longtemps au moyen de savants discours.Des Haïtiens qu\u2019on déporte et les restants d\u2019un régime décadent qu\u2019on 15 importe de Saigon aident à mieux évaluer l'impuissance et l'incohérence d'une politique d'immigration quand on est démuni de pouvoir décisionnel.Un gouvernement qui se révèle impuissant devant l\u2019impudence d\u2019une multinationale, comme à Longueuil, tout en se montrant brutal envers les grévistes, illustre en deux images et mieux que dans plusieurs bouquins ce qu'on appelle l'impérialisme économique et la déchéance politique.Ces aspects du réel retenaient jusqu'ici l'attention de minorités agissantes.Aujourd'hui.des Québécois de tous milieux s'en préoccupent.Ils n'ont pas lu Marx, mais cela ne les empêche pas de deviner ce que signifient certains mots: aliénation.colonialisme, dépossession.Un ferment agite la majorité silencieuse.Sous un visage apparemment le même.l'âme change.Le pouvoir libéral se fait une idée bien à lui du Québec: une idée attristante, démoralisante.Il a tablé sur cette image et cela lui a rapporté des dividendes.Mais on ne peut'indéfiniment investir sur la peur.la résignation et la médiocrité.Mes goûts de liberté et de dignité imprègnent l\u2019air comme une odeur de lilas au printemps.On dirait que les libéraux ont le nez bouché: ils ne sentent rien venir.Ils ne perçoivent pas que l'homme québécois voudra bientôt se donner un visage nouveau, pour mieux appareiller avec son âme nouvelle.Et cela.en politique comme ailleurs.: A- ABONNEMENT AU CHOIX BERYOZKA Sept.2-6 ; 8:30 p.m.100 danseurs, chanteurs et musiciens wpe de l'URSS Sept.7 2:30 p.m.$10 $6 $4 $3 Sept.15-21 FESTIVAL MONDIAL DE MAGIE 8:30 p.m.ET SORCELLERIE M.** Sept.21 $8 6) 85 54 LE pi Musee es sas ve 2300.m, #9 oo + me MARIE ESCUDERO Sept.30 Guitariste flamenco M.°* 8:30 p.m.$8 $5 $4 OPERA FOLKLORIQUE DU TIBET Oct.1-4 8:30 p.m.$8 (§7) $5 $4 - FESTIVAL SINGERS OF CANADA Oct.6 8:30 p.m.$8 $5 $4 \u201cOBA KOSO\" YORUBA MUSICAL Du Nigéria Oct.10-11 8:30 p.m.$8 57) 56 84 $3 L'ENSEMBLE PARTHENON Nov.2 DE GRECE W.P.*| 2:30p.m.35 danseurs, chanteurs et musiciens 7:30 p.m.$8 ($7) $6 $4 $3 PRO MUSICA 28¢ saison dimanche, 4 16 h 30 19 octobie 1978 .wa Boston Symphony Chamber layers.(Bllets: $6 + taxe 10%: $4.60 \u2014 $5 + taxe de 10%: $5.50 \u2014 $4 + taxe 10%: $4.40 \u2014 Etudiants $2.50 + taxe 10%: $2.75) (Billets S660 \u2014 S550 - 54 4: disnts $2.75) 14 décembre 15 noven2» ; ; ja 9 Quatuor Guameri/Richard Stolzman, clarinette Menestriers de France (Biles SEAL - SL5C aac fe diants: $2.20.12 hoe 5972 ada Nh AN (Biller $8 80 \u2014 $5 50 dans §275) so à tar François Duchable, pianiste fran.uatistte Beethoven di Rome i imtete: S5.50 - - So 47 piano) tater SS AC heme S445.Éremoute 5726 \u2018 4 nd AS ; Tokyo String Quartet Ensemble Pierre Rollans {Blots $5.50 \u2014 S440 - - Étudianis, £a 22 TEE BiNSTeS Chalets Abonnement: S30 + taxe 10%.33.Corbeile.S30 + taxe 10%- $39 3 dernières rangées et balgon: $25 + taxe 10%: $27.50 Abannement des jeunes do 74 2% or.- $12 +taxe 10%: S13 26 Les étudiants qui s'inscrivent pour is première fois doivent présenter une pres ve d'âge.PRO MUSICA, 1270 ouest.rue Sherbrooxe Montréal H3G 1H7 \u2014 845-053; Se @ THEATRE MAISONNEUVE PLACE DES A RTS.Montréal 129 (Québec) Tél: 842-2112 : AY gr Orchestre 1 Musici Billets: $3.50 \u2014 Etudiants: $1.10 \u201cDIMITRI\u201d ¢ | UN CLOWN EXTRAORDINAIRE Nov.17 8:30 p.m.$8 (§7) $5 $4 PETITS CHANTEURS DE VIENNE Déc.16-17 7:30 p.m.$8 §7) $5 $4 Janv.15-17 MAZOWSZE 80 chanteurs, .| 8:30pm.danseurs et musiciens de Pologne WP.Janv.18 $1088) $6 $4 $3 2:30 p.m.JULIUS BAKER Fidtiste Fév.9 8:30 p.m.$8 $7) $5 $4 THEATRE DE MIME POLONAIS Mars 11-13 8:30 p.m.$8 $85 $4 ENSEMBLE NATIONAL DU JAPON (Minzoku Buyo Dan) WP.Mai 6-8 8:30 p.m.ss @)se $483 D'ÉCONOMISER 15% plein prix si vous achetez moins de 4 spectacles.\u2019 matnée.L'ACHAT D'UN MINIMUM DE 4 SPECTACLES CI-DESSUS VOUS PERMET Vous faites simplement le total des prix et soustrayez 15% de la somme.S'il y a plus d'une date pour un spectacle, la réduction s'applique à la première seuiement.Vous payez le Enfants, étudiants, Âge d'Or.demi-tarif sur deuxième prix (encercié) première date ou B- ABONNEMENT CONCERTS x| VICTOR TRETYAKOV Oct.27 ES ; ; W.P.* .Parterre AA-P > Violoniste 8:30p.m.Corbeille A-D fiona 4 © Loges 2-10 ; Ë | MAREK JABLONSKI wpe] Nov.10 0 Pianiste , oe 8:30 p.m.parterre Q-Z i CorbeilleE-J }$46.00 | HEPHZIBAH & YEHUDI MENUHIN WP.Déc.8 Loges 11-20 &s Vioion et piano : 8:30 p.m.7 a Mezzanine A-H $39.00 |: È- RICHARD & JOHN CONTIGUGLIA WP Fév.2 # | 2 pianos - Neuvième de Beethoven ' 8:30 p.m.Balcon ER a san ; 8 : VLADIMIR ASHKENAZY WP.Mars 15 Pianiste - Beethoven, Chopin \u201c7 8:30 p.m.Enfants étudiants, ge d'Or: ARTUR RUBINSTEIN wpe| Avril8 Planiste \u201c| 8:30p.m.Parterre Q-Z Corbeille E-J $21.00 72 NICOLAI PETROV .| Avrii1g Loges mezz.2 Planiste WP.*! esopm.11-20 | SWS Sale Witid-Polletier TE CA $ 1822 ouest, Sheerbrooke, Morilréal a COMMANDEZ DES MAINTENANT! - - .CANADIAN CONCERTS & ARTISTS INC.| §32-2234 MASTERCHARGE - SAMEDI à 19h30 et 22h30 Hy Relache: dimanche et lundi Billets en vente: Ed.Archambault (Montréal) Au théâtre 756-0559, i Battah (Joliette) 756-1661 N:D.des Prairies, rang Ste- Julie, ch.13 Costumes*LISETTE HOULE MARDI, MERCREDI, JEUDI VENDREDI à 21 heures Prix spéciaux pour groupes et étudiants, sur semaine 16 (.) et je voyais le tronc fumant encore après l'orage, le nez collé à la fenêtre, un peu tremblant.attendant de cette dévastation la bienheureuse : accalmie, l\u2019arc-en-ciel de la réconciliation et de la paix retrouvée.même si ma mère disait que c\u2019était le ciel qui buvait dans la rivière et que l'orage n\u2019était pas fini.Et puis je les vis enfin, ces hommes, ces femmes, ces enfants dans leurs charrettes surchargées, quittant le village un matin de mai, guidés par un curé-colon, la seule autorité naturelle qui pût convenir à leur dessein immédiat : avancer dans la forêt bourbeuse, s\u2019y faire un chemin à coups de hache jusqu\u2019à ce que leur apparaisse.peut-être un mois ou deux plus tard, une clairière assez vaste.assez protégée des vents d'hiver, pour leur sembler propice à ce dessein ultime d\u2019y fonder une patrie à leur mesure.un lieu selon leurs besoins, un foyer nourricier en quelque sorte.Une troupe d\u2019une trentaine d\u2019âmes talonnées par la misère, poussées par l\u2019invincible désir de trouver mieux ailleurs et s\u2019adonnant à cette aventure avec une fureur incontrôlable.le curé en savait quelque chose, lui qui, sans sa soutane, ne conservait de son pouvoir que le signe le plus modeste, ce col romain qui semblait l\u2019étouffer quand il s'adressait aux plus jeunes bûchant frénétiquement, même après que la clochette eut commandé la fin des travaux et la pause du repas du soir.Tous debout.tandis qu\u2019il récitait le Benedicite, ils attendaient que leur soit octroyé le droit de mordre dans le pain et de le tremper dans les fèves au lard, puis la mélasse.Mais Joseph-Antoine Bautront serrait les dents, se signant à contrecoeur, incapable d'oublier.de pardonner à cet autre guide de son village qui.en chaire, avait vociféré contre les âmes perdues, les âmes damnées qui avaient pris les armes.de simples fusils de chasse et des haches, pour s\u2019opposer à l\u2019oeuvre de pacification entreprise par les armées de Sa Majesté, pensant .aussi à sa mère courant au presbytère se plaindre de son mari et, de ses fils assez fous pour se damner uniquement pour le plaisir de brûler de la poudre au nez des Anglais.Mais dans ce temps-là il y avait des affaires d'hommes, et les femmes avaient intérêt à ne pas s\u2019en mêler, et quand Napoléon Jeté leur avait demandé s\u2019ils étaient prêts à cacher des patriotes recherchés, le père avait dit oui, d\u2019un geste de la tête sans réplique.comme si cette décision avait avait été longuement mûrie, alors qu\u2019il aurait très bien pu dire non, simplement, en trouvant refuge dans les six enfants encore imberbes assis devant leur bol de gruau, dans la grande pièce qui servait à la fois de cuisine et de salon, mal éclairée en cette journée de gel extrême qui encroûtait les vitres de givre.L\u2019ainé, qui n\u2019en finissait pas de graisser son fusil, avait regardé son père, puis Joseph-Antoine, son camarade de chasse, et il avait fait signe que oui, lui aussi, et la mère avait redressé ses épaules voûtées .sous le lourd chignon qu\u2019elle portait très bas, sur le cou.Flle avait attendu que les enfants partent pour l\u2019école, puis il l\u2019avait vue sortir de la maison de pierres.silhouette fragile en dépit du lourd manteau de loup gris tranchant à peine sur le blanc de la neige mais faisant éclater le rouge sanglant de l\u2019écharpe nouée sous le menton et qui donnait l\u2019impression de flotter à quelques pieds des vagues pétrifiées de cette neige si illimitée qu\u2019elle anéantissait la notion même d\u2019horizon.Et maintenant.les mains goudronnées de résine, les phalanges écorchées, la tête penchée sur son écuelle où fumaient, dans la fraîcheur du crépuscule, les fèves noyées dans leur jus, il lui semblait être là, à mi-chemin entre le - poulailler et l\u2019étable, pris d\u2019un malaise vertigineux.à la fois séduit et terrorisé par l\u2019irréalité de ce profil, le symbolique drapeau rouge sanglant se déplaçant apparemment sans cause vers une destination qu\u2019il connaissait ou plutôt devinait : le presbytère, lieu où les femmes tramaient avec le curé on ne savait quels complots, quels plans pour réduire les mâles à n\u2019être rien de plus que ce qu\u2019ils étaient peut-être vraiment, II avait déposé son écuelle entre ses pieds, et sans le moins du monde se saucier de la conversation de ceux qui avaient achevé leur repas, il s\u2019était écarté du campement, les jambes raidies, les pieds brûlants dans les chaussettes de grosse laine et les bottines humides.Les fougères se dressaient, simples tiges retenant leurs feuilles dans les petits poings de leurs bourgeons, attendant les morsures du soleil pour dérouler leurs orbes parasolaires, et comme des taches, des flaques de neige persistaient sous les pins.Seule la violente sueur de la terre annonçait la germination de l\u2019été.Îl respirait tout cela avec un mélange de rage et de plaisir.pariant sur l\u2019inconnu tout en demeurant prisonnier d\u2019une émotion dont seul le travail pouvait le soulager.I dormait dans la charrette du menuisier, enroulé dans les deux couvertures qu\u2019on avait dû lui prêter parce qu\u2019il n\u2019avait rien d\u2019autre qu\u2019une besace, une poignée de plombs et sa corne de poudre, à part la vareuse de peau et le bonnet de loutre que lui avait donnés l\u2019un des fuyards que son père avait cachés, installés dans le grenier, malgré la muette et inébranlable réprobation de sa femme.C\u2019était lui qui montait leurs assiettes et leur servait le : café.n\u2019osant les interroger sur ce qu\u2019ils avaient connu, chez eux, non pas les morts ni les cris des blessés puisque cela ne lui venait pas encore à l\u2019esprit, mais le sauvage et puissant instinct du combat, l\u2019écho des coups de feu, les hommes alignés derrière les barricades et barrant la route de toute une armée d\u2019incendiaires entravés par leurs canons et les chevaux des officiers.Et puis la rumeur leur était parvenue de l'approche d\u2019une troupe égarée, affamée et à moitié handicapée par les engelures, et Napoléon Jeté avait en trois heures organisé une sorte de milice qui avait dressé, à l\u2019entrée du village, une barricade de barils et de piquets - il lui semblait que c\u2019était hier, maintenant qu\u2019il pouvait se souvenir du moindre détail, dans la noirceur des bois, le corps moulu mais n\u2019arrivant pas à se détendre dans l\u2019oubli.Charles et lui avaient proposé à Jeté d\u2019aller en éclaireurs au- devant de la troupe.Ils n\u2019avaient pas marché une heure qu\u2019ils avaient aperçu l\u2019avant-garde des Maintenant, le samedi 21 juin 1975 journal dun collectionneur de frissons habits-rouges, une demi-douzaine de cavaliers criant des ordres à ceux qui, derrière eux, traînaient la patte \u2014 la buée de leurs cris, les gestes de leurs mains gantées de blanc comme les femmes le jour de Pâques.Et Charles: \u2018Cours la-bas, vite!\u2019 Mais lui, comme si le spectacle de ces cavaliers sortis de quelqu\u2019enfer l\u2019avait figé sur place, demeurait là, sans un mot, accroupi sur ses raquettes, tandis que son frère le poussait du coude: \u2018Cours les avertir.\u201d Et il était parti a reculons \u2014 façon de parler, puisqu\u2019il lui aurait été franchement difficile de reculer avec des raquêttes aux pieds \u2014, mais chose certaine, il aurait préféré ne pas quitter ces broussailles rouillées, et regarder passer ces cavaliers rouges suivis d\u2019une vingtaine de fantassins exténués, presque débraillés, les moustaches blanches de givre, avançant en s\u2019appuyant sur leurs fusils comme sur des béquilles : \u2018On aurait pu, à nous deux, te les étendre raide morts\u2019, pensait-il chaque nuit, dans la moiteur de ses couvertures, en attendant le sommeil qui ne viendrait qu\u2019une heure ou deux plus tard, juste avant la barre du jour, alors qu\u2019il était déjà temps de sauter sur ses bottines et de reprendre la hache pour se tailler, à même les conifères de toutes sortes, la route qui les mènerait vers le nord, là où peut-être il n\u2019y aurait plus desangsurla neige, même si rien ne pouvait désormais brouiller cette vision qu\u2019il avait eue ce jour-là, dix minutes après avoir pris la direction du village, comme Charles le lui avait ordonné.Il allait aussi vite que ses jambes et la violence du vent contraire le lui permettaient, le visage figé sous le masque d\u2019argile du froid, quand des coups de feu se répercutèrent et le firent retourner aussitôtsur .ses pas, les dents serrées, devinant sans cependant- - l\u2019accepter que Charles l\u2019avait renvoyé là-bas pour mener son affaire tout seul, à ses seuls risques et périls.De loin, il vit les tâches rouges qui se déplaçaient à peine sur la blancheur démesurée du pays, et il continua sa route à l\u2019abri des arbres, comme s\u2019il n\u2019y avait plus qu\u2019une chose au monde qui importait, aller à leur rencontre pour corriger l\u2019injustice dont Charles s\u2019était rendu coupable en l\u2019éloignant.I avdit le vent dans le.dos maintenant ( extraits ) et il commençait à croire que rien ne s\u2019était passé à en juger par l\u2019allure inchangée des chevaux et la démarche traînante des fantassins.Tapi contre le tronc d\u2019un érable, il les laissa défiler, percevant même leur intense respiration, avant te se diriger vers les broussailles hantées par un silence insupportable et à travers lesquelles il se jetait comme un chién enragé, la gorge nouée comme un poing fermé.Il vit d\u2019abord, au milieu de la route, le cheval brun étendu sur le flanc, puis le soldat assis, la tête entre les jambes, à même pas dix pas de Charles couché de tout son long sur le dos.les bras en croix, le trou de la bouche ouverte et le sang qui gelait déjà sur le cou qu\u2019un coup de baionnette avait ouvert juste sous la pomme d\u2019Adam.Sa main tâtait le corps encore tiède sous le manteau gris jusqu\u2019à ce qu\u2019il sentit quelque chose de poisseux, une boursouflure semblable au nombril par où la vie s\u2019était écoulée autant que par l\u2019entaille qui découvrait l\u2019oesophage, il y avait deux mois de cela, deux longs mois durant lesquels il avait couru les bois avec une fureur que même la famine et la fatigue n\u2019arrivaient pas à dompter, sans arriver un seul instant à oublier les taches rouges des soldats se déplaçant avec le seul bruit de leur respiration, le regard fou de Charles dont la bouche cherchait à gober un peu d\u2019air et le soldat toujours assis, la tête entre les jambes, qu'il avait fait basculer d\u2019un coup de pied pour achever le travail de Charles, inutilement d\u2019ailleurs puisqu\u2019il avait un oeil démesurément creux.Et lui qui criait: \u201cAu moins, toi, tu le verras pas!\u201d tout eni taillant de longues branches pour en faire une sorte de traîneau \u2018 sur lequel, une heure plus tard, il étendit le corps de Charles, aussi raide qu\u2019un tronc, et vidé de son sang, croyait-il.Il faisait presque nuit quand il parvint au village dont les barricades, toujours dressées, étaient étrangement désertes.Et puis Jeté l\u2019avaitrejoint de grands gestes pour expliquer que la troupe avait évité le village, l\u2019avait prudemment contourné.\u201cEt vous autres, vous autres?\u201d criait-il.Jeté hochant la tête, disant que tout le monde avait décidé de ne pas traquer ce gibier-là.Lui, la vue brouillée par le givre qu\u2019il avait aux cils, criant toujours: \u2018Mais Charles, lui! a visite (0 \\ (Extrait de lee Tr omiciiaire o \u201c L'esprit révolutionnaire dans l\u2019art québécois, Editions Parti-Pris, 1972, p.375.) par André Major Charles!\u201d Jeté l\u2019avait accompagné jusqu\u2019à la maison, à l\u2019autre bout du village, et il lui avait confié se charge: \u2018Dis au père que je r\u2019viendrai quand j'leur aurai eus\u201d, sourd aux appels de Jeté, piquant à travers bois, avec sa besace, son fusil, la hachette dans la ceinture nouée sur la vareuse de lainè qui lui tombait sur les genoux.Il avait marché toute la nuit sur leurs traces, mais c\u2019était comme s\u2019il piétinait, comme si, après avoirrejoint la route, les soldats s\u2019étaient évaporés dans la lumière éclatante de ce matin de février.Mais rien ne pouvait l\u2019arrêter, ni les besoins du corps ni la conscience de son impuissance.Et il était entré, l\u2019air hagard.dans le village voisin où on lui avait simplement signalé le passage d\u2019une trentaine de soldats qui avaient à peine pris le temps de bivouaquer avant de rejoindre le régiment cantonné depuis une semaine dans l\u2019école.Et ils étaient partis le matin même avec leurs blessés, leurs canons et le rouge flamboyant de leurs uniformes.Joseph-Antoine avait accepté du café, de la soupe et une miche de pain, et il avait pris le bord du bois, comme on dit depuis toujours, traquant moins le gibier que les habits-rouges, gaspillant sa poudre et ses plombs à tuer les lièvres et.faute de mieux, les écureuils qu\u2019il avalait à peine rôtis.ne cessant de penser à Charles, la gorge ouverte d\u2019un coup de baionnette et de se dire: \u2018\u201cJ\u2019vous aurai! J\u2019finirai par vous avoir, même si c\u2019est au bout du monde.\u201d Après de longues journées de marche, il arrivait dans les paisibles villages où le sang n\u2019avait pas coulé, où le rouge des uniformes n\u2019avait pas flamboyé, lui disait-on quoiqu\u2019il n\u2019en crût rien, s\u2019entêtant à attribuer ce mensonge à la peur, à la déroute des Patriotes dont on disait aussi qu\u2019ils avaient perdu leurs chefs.les uns réfugiés aux Etats-Unis, les autres en prison.Il entendait toujours la bruyante respiration des soldats.Puis les ruisseaux courant comme des torrents dans les rides de la terre, sous le soleil de plus en plus pesant, les interminables vols d\u2019oiseaux revenant du sud et les violentes bouffées Que la terre en transe exhalait amoureusement sur son passage.C\u2019est ainsi que, sans l\u2019avoir prémédité, il s\u2019était trouvé, passé New Edinbourg et Lacorne, à ce centre nerveux qu\u2019était la Grande- Plaine dominée par ce haut clocher bulbeux où le soleil entrait en fusion, du moins eut-il cette impression à deux ou trois milles de là, alôrs même qu\u2019il se demandait: \u2018\u2019Veux-tu me dire ousque j'arrive, Seigneur Jésus?\u201d L'animation des rues flanquées de trottoirs de grosses planches annonçait ce qu\u2019allait devenir ce village plusieurs années plus tard, le relais ferrovière entre Joliette et Saint-Jérôme, ce qui lui permettrait, encore - plus tard, de se baptiser Laurier Station en hommage à un citoyen glorieux qui avait eu la bonne idée de venir au monde à l\u2019ombre de l\u2019imposante église dont le dôme avait des prétentions de cathédrale.Mais quand Joseph-Antoine Bautront.ses raquettes en bandoulière, avait débouché sur l\u2019artère prinéipale de la Grande-Plaine, il n\u2019y avait encore que la forge, le magasin général, le presbytère plus vaste que l\u2019école, simple bâtisse de bardeaux grisonnants, et les maisons des habitants disséminées aux alentours, et les tours de deux ou trois silos.L'auberge se trouvait beaucoup plus loin, à la pointe du village quand on arrivait de la ville, comme si c\u2019était la dernière halte possible, l\u2019ultime recours du voyageur, bien que cette Auberge du Castor fût, le presbytère excepté, l\u2019habitation la plus cossue du village, une grosse maison de pierres respirant par deux larges cheminées.Joseph-Antoine l'avait repérée et s\u2019y était dirigé après avoir erré une heure, le ventre creux.C\u2019était une grande pièce lambrissée de pin et dégageant, dès qu\u2019on y pénétrait.une forte odeur de cuisson; il s\u2019était affalé sur le banc de bois fixé au mur, serrant dans sa paume quelques pièces de monnaie contre quoi il se promettait de manger \u2018dla vraie nourriture\u201d, fixant l\u2019escalier qui donnait sur l\u2019étage où se trouvaient probablement les chambres et leurs lits propres, de quoi rêver debout après tant de nuits passées dans le fourrage des granges.L\u2019aubergiste lui avait apporté une soupe aux légumes, du boeuf bouilli et un morceau de gâteau aux pommes, et il s\u2019était assis devant lui.débitant de sa voix lente les dernières nouvelles, le procès des patriotes, la dispartion de Papineau qui \u2018\u2018a eu peur de finir pendu\u201d, disait-il, ajoutant que le Richelieu était rouge de sang et que l'Armée avait fait des ravages partout où-les habitants avaient été assez fous pour se mettre en travers des canons.Lui.sans cesser d\u2019avaler son repas, l\u2019écoutait distraitement.comme si rien de tout au moment même où il avait découvert le soldat assis, la tête entre les jambes, et son frère étendu «dix pas plus loin, la gorge ouverte.Le lendemain.après avoir dormi dans la cuisine de l\u2019auberge, il avait demandé au curé Phaneuf de se joindre au cortège de colons qui montaient vers le nord, et le curé avait dit: \u201cUne paire de bras de plus.c\u2019est pas de refus, mon garçon.\u201d Et maintenant, dès l\u2019aube.il prenait la grande hache que lui prêtait le menuisier, avalait un peu de café dans le gobelet de fer blanc et partait de l\u2019avant le premier.pressé d\u2019ouvrir la route où les charrettes avançaient en bringueballant.Douze hommes, le curé s\u2019excluant de la corvée au bénéfice du bréviaire et du réconfort moral des femmes, douze hommes suant et ahanant sous les pins, les sapins et les bouleaux qui chutaient avec de longs craquements d\u2019os fracturés, du matin - au soir, avec une pause de vingt minutes le midi.le temps de prendre une bouchée, pour aboutir, un mois plus tard, à dix milles de la Grande-Plaine, à l\u2019endroit précis où Saint-Emmanuel allait se - mettre à vivre de sa vie propre.dans une sorte de cuvette, au bas des montagnes qui l\u2019enserraient au nord, à l\u2019est et à l\u2019ouest.Une vaste clairière qui ne nécessitait plus ces abattis interminables préfigurant les feux de l\u2019enfer pour la plupart d\u2019entre eux qui avaient la foi si simple qu\u2019ils ne voyaient pas au-delà du symbole, habitués à prendre les choses telles qu\u2019elles étaient ou plutôt telles qu\u2019on leur disait être.aus rev D3 0429000707 020OE = AS AT GTS Sa MTL Te ae CAT TT TS +.\u201c410455215200 6C60 000000200010 \u201c gl ui gon i en I gi on el jae de pst pe i jill | À gr la Ja lt qi pele ys faim fine (petal gus Dato, p fin gr qi de ena fe.JE.fis du sit les pis on Tyata cite toh vr ds Frag # IE de ls e il $, par Fernand 4 Dumont En 1937, à Montmorency, on était loin de la ville.À six milles de Québec.De père en fils, on travaillait à la grosse usine de la Dominion Textile.Industrialisés, nous l\u2019étions.Urbanisés, pas encore.De simples citoyens de paroisse.L'été, toutes écoles fermées, les champs des alentours étaient livrés à nos jeux.Ce ne sont pourtant pas mes plus beaux souvenirs de vacances.L'été de mes jeunes années, ce reste avant tout le temps des processions.By en avait plusieurs.D'abord, la Fête-Dieu.Par alternance, pour respecter les diverses frontières de la paroisse, le reposoir était dressé près de chez nous.sur le plateau qui domine le fleuve, tout à côté des Blocs construits au début du siècle par la Dominion Textile et où demeuraient une cinquantaine de familles ouvrières.Les soirs précédant la fête, les hommes édifiaient un énorme reposoir tapissé de branches de sapin.Ils construisaieft en plus une arche de sapi- nage à l'entrée du plateau.À midi, au jeune soleil de juin, la paroisse se réunissait devant l\u2019Eglise, puis défilait devant chez nous.Mes oncles chantaient des cantiques, à l\u2019appel impératif du curé; ils lorgnaient surtout les filles qui jouaient aux Enfants de Marie.çÇ On recommencait pour la St-Jean-Baptiste.A peu près selon le même scénario.Dieu restait à l\u2019Eglise, mais on rebâtissait une arche de sapin pour marquer l'entrée de notre territoire.Avant de faire le tour de la paroisse, les chars allégoriques, les zouaves et les pompiers s\u2019installaient devant le Bloc.En juillet.procession encore pour la fête du Sacré- Coeur.La fête avait lieu le soir, un soir tiède de juillet où les murmures de la prière créaient un vaste univers de silence.Dans le grand jardin du presbytère.les feuilles bruissaient doucement.J\u2019entendais de loin le prêche du curé et je finissais par m\u2019endormir dans les bras de papa, qui songeait beaucoup et ne chantait jamais dans les processions.Cependant.en 1937, il y eut de grands changements dans l\u2019ordonnance des processions.D'abord, pour le défilé de la St-Jean.Le patron national grandit subitement de plusieurs années.Sur le camion de l'épicier Lafrance, Albert Côté incarnait St-Jean-Baptiste adulte.C\u2019était un ami de mon père.que j'avais toujours vu en salopettes ou en habits du dimanche.Pour la première fois, on lui voyait les jambes et le poitrail.Ma foi, nous les petits, on s'est bien amusé.Surtout Francine Côté.Il y eut aussi un autre char allégorique inusité.Sur le camion de l\u2019épicier Samson, les jeunesses du coin avaient résolu de s'habiller comme \u2018\u2018du temps .des Francais\u201d.Frontenac y était, entouré de ses Maintenant, le samedi 21 juin 1975 du temps des processions officiers, face à un émissaire anglais.L'idée devait être de mon oncle Raoul, l\u2019intellectuel des environs.Dans sa chambre.chez ma grand\u2019mère, s'entassaient coup de livres.Il n\u2019avait pas fréquenté l\u2019université, ayant débuté à l'usine à 13 ans; mais c'était un rêveur comme on n\u2019en voit plus dans les universités.Et Frontenac dressé sur le char allégorique, bien sur c\u2019était lui.J'entrai ainsi dans l'histoire par le chemin des processions.En 1937, je Iai dit, ce fut une année exceptionnelle.Le Sacré-Coeur ne fut pas oublié.Mais il eut une nouvelle féte en septembre.Toute la paroisse était revenue à la vie quotidienne.Mon père se\u2019 levait à cinq heures pour se rendre à l\u2019usine.A midi, au retour de l\u2019école, j'allais lui porter son dîner.Je n\u2019ai jamais compris pourquoi l\u2019usine et l\u2019école avaient été placés aux deux bouts de la paroisse; il fallait faire le tour de l\u2019univers chaque midi.J\u2019entrais par une petite porte, je frappais à une vitre.Et mademoiselle Rachèle, commis au département des réparations, prenait ma chaudière.Elle était jolie, mademoiselle Rachèle.Je puis l\u2019avouer aujourd\u2019hui: c\u2019est à cause d\u2019elle que j'ai fait de grands progrès dans la table de multiplication.Même que le frère Jean-Charles, qui ne connaissait pas mademoiselle Rachéle, fut tres content de moi.çÇ Un certain midi de septembre fut bien différent.La cour de l'usine était pleine de monde.Mon père était là lui aussi.Sans toucher à la chaudière, il Journal offset inc.254, Benjamin-Hudon, Montreal H4N 1J4, Tél.: 331-9721 e Journaux e Revues e Livres @ Affiches etc.ATELIER SYNDIQUE DE REG.$23.50 SPECIAL CENTRE 8°A - hope CENTRE D'ACNAT VILLE MONT-ROYAL 2314.LUCERNE RD 735-1801 PLAGE ET SOLEIL $137 HOMMAGE A TOUS LES QUEBECOIS A l\u2019occasion des Fêtes Nationales de la Saint-Jean iwh.perron 515, boul.Labelle, Chomedey, Laval (/2 mille au nord du pont de Cartierville) \u2014 m'ordonna de retourner à la maison.J'obéis à contrecoeur.Chaque fois que je me retournais.je le voyais qui m\u2019observait.Mais il finit par ne plus regarder dans ma direction.Je revins prudemment sur mes pas.J'arrivai juste pour le début.Les hommes de la paroisse commençaient à lancer des pierres sur l'\u2018office\u201d où.je l\u2019appris plus tard, tenait conseil M.Gordon le président de la Dominion Textile.Un groupe enfonça la porte.envahit les bureaux.D'autres montaient sur les toits de l\u2019usine des pièces , de machines.J\u2019entrai moi \u2018aussi dans les bureaux où, je le pressentais, allait se dérouler les choses importantes.Je réussis à franchir un bout de corridor.Je ne pus aller plus loin.Tenant le surintendant de l'usine appuyé à une porte.un ouvrier lui appliquait son poing dans la figure.Je n\u2019eus que le temps de reconnaître l\u2019un des jeunes lieutenants de Frontenac.Agrippé par une poigne solide, je fus élevé brusquement jusqu\u2019au visage de mon père.Je courus à la maison.En ce temps-là, quand on faisait grève.on ne vous expliquait pas en plus le Manuel du ter mai.A mesure que la grève duräit, j'ai quand même appris beaucoup de choses.Le président Gordon avait été suspendu au-dessus de a petite chute de la turbine.Chargé de vérifier les entrées et venues à l\u2019usine, mon oncle Adélard avait brisé la clé d\u2019une automobile d\u2019un boss en examinant le contenu de la valise; il regrettait sa maladresse en répétant qu\u2019il n'avait pas l'habitude, ne possédant pas d'auto.Et puis, il y eut encore une procession.Dans toute la paroisse.Comme à la Fête-Dieu et à la St-Jean, le défilé commença devant chez nous.juste devant les Blocs de la Dominion.M.Charpentier, président de la C.T.C.C.se tenait debout dans une voiture découverte: des camions remplis d'ouvriers suivaient.Ma | foi.pour une procession improvisée.ce fut assez - réussi.Je me remis aux règles des participes.Je revis mademoiselle Rachèle qui, sans le savoir.m'inspirait en français comme en arithmétique.Noël finit | par arriver.Ü était dit que cette année-là ne serait pas comme les autres.Maman accoucha de mon frère cadet l\u2019avant-veille du Jour de l'An.On avait oublié nos cadeaux semblait-il.Ma grand'mère Du- mont me regardait souvent par-dessus ses lunettes et me faisait coucher de bonne heure.non sans que ma grand'mere Pilote ne m'ait pourvu en cachette J des bonbons appropriés.Tristes comme la pluie, ces fêtes-là.La veille du Jour de l'An, l'oncle Raoul m'apporta mon cadeau.Un gros livre à colorier: c'était l'idée de ma mère.Un petit livre de l'abbé Groulx: c'était son idée à lui.J'ai d\u2019abord colorié des images de - l'album.Puis l'oncle Raoul m'a lu des pages du livre.On y parlait des ancêtres.En 1937, les gens de mon village m'ont appris que j'avais une patrie.Le Québec est en fête! Nos meilleürs*voe Ean \" ATI La nouvelle voie québécoise LOUE RO TO LT 10 ES) a idbec du fer et ; Ir ingenieuxy Bonne fête a tous les québécois ! USÉE Ingénieux pour 1834 ce rouleau à paille ou tordeuse.Au temps où l'on tressait la paille , pour la fabrication des Shapeaux, ce petit appa : reil servait aplatir et essorer les tiges de b REG IONALE R IVE-SU D - .tressées qu\u2019on avait d\u2019abord mouillées pour éviter BEAUHARNOIS qu'elles ne cassent sous la pression des CHAMBLY Jusqu'à ce qu'elles deviennent très plates, .les lanières de paille devaient passer et repasser
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