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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
lundi 1 avril 2019
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 2019, Collections de BAnQ.

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[" Volume XXVI, n?07 Montréal, 1er avril 2019 Dossier société Femmes en humour : à pas de géantes  Page 24 (nos mn) MINUTES JIA Entre chadue passage | p UVEMENT COLLECTIF > stm G aétan Prince a redécouvert le plaisir de cuisiner.Ses spécialités : la gibelotte, la sauce à spaghetti et les bonnes soupes maison.Il vient enfin d\u2019emménager dans un quatre et demi décent dans l\u2019Est avec son « petit » frère Daniel.Un appartement avec une vraie cuisine où il peut mitonner de bons plats.Tout un changement pour celui qui a vécu en chambre et en prison une bonne partie de sa vie.Budget oblige, les deux frères ont glané les meubles et tout le nécessaire çà et là, mais se sont permis le luxe de matelas neufs.Ils l\u2019ont attendu ce petit home rien qu\u2019à eux obtenu en partie grâce à l\u2019intervenante sociale de L\u2019Itinéraire où Daniel a amené Gaétan il y a 10 ans.En 2009, Daniel, alors camelot, convainc Gaétan de venir faire une visite au magazine et de rencontrer l\u2019équipe d\u2019intervenants.Gaétan sort tout juste d\u2019une cure de désintoxication ordonnée par un juge.C\u2019était la cure ou la prison.Avec le recul, il considère que cette thérapie, ainsi que sa désormais grande famille du magazine, lui ont sauvé la vie et lui ont donné un nouvel élan.Jusque-là renfermé, révolté et asocial à cause de la drogue et des épreuves, il se surprend à avoir à nouveau le goût de vivre.Camelot depuis 10 ans, Gaétan a une routine bien huilée.Il prend le bus à 5 h 30, en direction du métro Bonaventure pour aller à la rencontre de ses clients de l\u2019heure de pointe.Certains après-midis, il travaille aussi sur la rue Masson dans Rosemont.Mais la vente et le contact avec les gens y sont moins faciles depuis que le quartier s\u2019embourgeoise.Il y a aussi de plus en plus de mendiants ; une forme de compétition.Après le travail, il rentre faire le souper.Il sort peu; il est bien chez lui.Il aime lire des romans biographiques de criminels et de sportifs.Et il est si passionné et fan de hockey, qu\u2019un de ses clients réguliers l\u2019a invité par deux fois à un match du Canadien, raconte-t-il, des étoiles dans les yeux.Gaétan souhaite vendre L\u2019Itinéraire le plus longtemps possible, du moins tant que le plaisir et la santé seront au rendez-vous.Après ?Il caresse le rêve de retourner vivre dans les Laurentides où il a passé des moments heureux.Le « gars de bois » s\u2019ennuie du temps des sucres, de la mélodie de la rivière, du chœur des oiseaux.Des parfums de la forêt et du craquement des feuilles sous le pas à l\u2019automne aussi.Il souhaite être à nouveau émerveillé par la flambée des couleurs chaque automne dont la vie lui fera cadeau.Non seulement Gaétan a-t-il retrouvé son appétit pour la vie, mais il a aussi le goût de vivre vieux.Par Madeleine LaRoche ?Bénévole à la rédaction Photo : Milton Fernandes L\u2019arrondissement de Ville-Marie reconnaît l\u2019excellent travail de l\u2019équipe du magazine L\u2019Itinéraire.Camelot n° 623 | Âge 63 ans Point de vente Promenade Masson et métro Bonaventure Gaétan Prince RÉDACTION ET ADMINISTRATION 2103, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Qc) H2K 2H9 LE CAFÉ L\u2019ITINÉRAIRE 2101, rue Sainte-Catherine Est Téléphone : 514 597-0238 Télécopieur : 514 597-1544 Site : www.itineraire.ca GESTION DE L\u2019IMPRESSION TVA PUBLICATIONS INC.DIVISION ÉDITIONS SUR MESURE | 514 848-7000 Directeur général ROBERT RENAUD Chef des communications graphiques DIANE GIGNAC Chargée de projets GISÈLE BÉLANGER Imprimeur TRANSCONTINENTAL Québecor est fière de soutenir l\u2019action sociale de L\u2019Itinéraire en contribuant à la production du magazine et en lui procurant des services de télécommunications.ISSN -1481-3572 Numéro de charité? :?13648?4219?RR0001 Dépôt légal Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque de l\u2019Assemblée nationale du Québec Nous?reconnaissons?l\u2019appui?financier?du?gouvernement du Canada.Les opinions exprimées dans cette publication (ou sur ce site Web) ne reflètent?pas?forcément?celles?du?ministère?du?Patrimoine canadien.Convention de la poste publication No40910015, No d\u2019enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire 2103, Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H2K 2H9 PARTENAIRES MAJEURS L\u2019Itinéraire EST MEMBRE DE Interaction du quartier Community Council Peter-McGill PRINCIPAUX PARTENAIRES DE PROJETS Nous?tenons?à?remercier?le?ministère?de?la?Santé?et?des?Services?sociaux?de?même?que?le?entre?intégré?universitaire?de?santé?et?de?services?sociaux?du?Centre-Sud-de-l\u2019Île-de-Montréal?pour?leur?contribution?financière?permettant?ainsi?la?poursuite?de?notre?mandat.Le journal L\u2019Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d\u2019aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, le journal de rue est vendu régulièrement par les camelots.Aujourd\u2019hui le magazine bimensuel est produit par l\u2019équipe de la rédaction et plus de 50 % du contenu est rédigé par les camelots.Le Groupe L\u2019Itinéraire a pour mission de réaliser des projets d\u2019économie sociale et des programmes d\u2019insertion socioprofessionnelle, destinés au mieux-être des personnes vulnérables, soit des hommes et des femmes, jeunes ou âgés, à faible revenu et sans emploi, vivant notamment en situation d\u2019itinérance, d\u2019isolement social, de maladie mentale ou de dépendance.L\u2019organisme propose des services de soutien communautaire et un milieu de vie à quelque 200 personnes afin de favoriser le développement social et l\u2019autonomie fonctionnelle des personnes qui participent à ses programmes.Sans nos partenaires principaux qui contribuent de façon importante à la mission ou nos partenaires de réalisation engagés dans nos programmes, nous ne pourrions aider autant de personnes.L\u2019Itinéraire, ce sont plus de 2000 donateurs individuels et corporatifs qui aident nos camelots à s\u2019en sortir.Merci à tous  ! Je me suis procuré une copie de votre examplaire courant.Curiosité.J\u2019étais très politique avant mais les médias twistent beaucoup la réalité en?ne?sachant?pas?vraiment?ce?qui?s\u2019est?passé.?C\u2019est?encore?plus?flagrant?quand on assiste à l\u2019événement.Donc j\u2019ai arrêté de lire les journaux et suivre?les?médias?tous?les?jours.?J\u2019ai?adoré?la?rubrique?du?très?songé?M.?Zamora.?M.?Marcil?a?une?manière?futée?d\u2019ouvrir?les?yeux?des?autres?et?l\u2019humour?intelligent?de?M.?Boudrias-Fortin?est?très?rafraichissant.?Merci?à tous les autres aussi pour leurs contributions touchantes.Vous êtes talentueux.J\u2019attends votre prochain numéro avec impatience.Vous êtes des vrais Tintin.Belle équipe !! David On aime ça vous lire ! Quand on vous croise dans la rue, vous nous dites souvent que vous aimez votre camelot, que vous avez apprécié tel article, que vous aimez?notre?magazine.?Eh bien, écrivez-nous pour nous le dire ! Cette section vous est réservée tout spécialement.La direction de L\u2019Itinéraire tient à rappeler qu\u2019elle?n\u2019est?pas?responsable?des?gestes?des?vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent?des?dons,?ils?ne?le?font?pas?pour?L\u2019Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec?Charles-Éric?Lavery,?chef?du?développement?social?par?courriel?à? : c.e.lavery@itineraire.ca 514 597-0238 poste 222 NDLR Nous nous réservons le droit de corriger et de raccourcir les textes ÉCRIVEZ-NOUS  ! courrier@itineraire.ca Des lettres courtes et signées, svp  ! Prix de vente 1,50 $ l\u2019achètent camelots Les 1,50 $ paie l\u2019impression + coûts de production Mots de lecteurs DIRECTEUR GÉNÉRAL ET ÉDITEUR : LUC DESJARDINS RÉDACTION Éditrice adjointe et rédactrice en chef JOSÉE PANET-RAYMOND Journaliste, responsable société CAMILLE TESTE Chargé de l\u2019accompagnement des participants LAURENT SOUMIS Responsable de la formation des participants JASON PARÉ Responsable de la création visuelle MILTON FERNANDES Journaliste-participante GENEVIÈVE BERTRAND Collaborateur IANIK MARCIL Webmestre bénévole JUAN CARLOS JIMENEZ Bénévoles à la rédaction CHRISTINE BARBEAU, ANITA BARSETTI, MARIE BRION, MADELEINE LAROCHE, ÉLIE MADOYAN, HÉLÈNE MAI, AGATHE ROUX-LAFAY Bénévoles à la révision PAUL ARSENAULT, LUCIE LAPORTE, SHANNON PÉCOURT, SYLVIE POIRIER Photo de la une CAMILLE BALZINGER ADMINISTRATION Responsable de la comptabilité SYLVANA LLANOS Adjointe comptable \u2013 commis au dépot MARCELA CHAVES Adjointe administrative NANCY TRÉPANIER DÉVELOPPEMENT SOCIAL Chef du développement social CHARLES-ÉRIC LAVERY Intervenants psychosociaux ISABELLE LACHARITÉ, DOMINIC GUIMOND Stagiaire en intervention sociale EMMANUELLA SANON Responsable du Café PIERRE TOUGAS Chargée de projet volet autochtone MÉLODIE GRENIER CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION Président : JESSICA MAJOR - Davies Ward Phillips & Vineberg S.E.N.C.R.L./ s.r.Trésorier : GRÉGOIRE PILON - Ernst & Young S.E.N.C.R.L./ s.r.l Vice-président : JEAN-PAUL LEBEL - Camelot de L\u2019Itinéraire Secrétaire : JO REDWITCH - Camelot de L\u2019Itinérairee Administrateurs : YVES LEVASSEUR - Levasseur Warren Coaching Inc.VINCENT LEMELIN - Société de transport de Montréal (STM) FRANCK BÉZIAUD - Banque Nationale ISABELLE RAYMOND - Camelot de L\u2019Itinéraire RICHARD CHABOT - Camelot de L\u2019Itinéraire ROGER PERRAULT - Réprésentant des camelots VENTES PUBLICITAIRES 514 597-0238 poste 234 publicite@itineraire.ca Nous sommes fiers de vous présenter dans cette édition une entrevue exclusive et inédite avec la mairesse de Montréal, Valérie Plante.Inédite, parce que l\u2019entrevue a été menée par cinq de nos camelots-rédacteurs, triés sur le volet en raison de leurs capacités d\u2019effectuer le travail.Et c\u2019est bien ces capacités qui suscitent la fierté : les camelots ont réalisé tout un cheminement avant d\u2019y arriver.Les cinq camelots qui ont participé à l\u2019interview se sont préparés avec sérieux avant de rencontrer la mairesse.Il ne s\u2019agissait pas simplement de lire leurs cartons avec des questions qui leur étaient assignées.Ils ont choisi les thèmes qu\u2019ils voulaient aborder avec Valérie Plante et en ont discuté en groupe au préalable.Ils ont également parlé des réponses de la mairesse après coup.Le jour de l\u2019entrevue, nous avions aménagé le Café de L\u2019Itinéraire à la manière d\u2019une conférence de presse, avec une console d\u2019enregistrement, puisque l\u2019entretien avec la mairesse fera l\u2019objet d\u2019une émission de radio spéciale diffusée sur les ondes de CIBL-FM, le 3 avril à 17 h.Je me dois de féliciter notre journaliste-accompagnateur Laurent Soumis et Jason Paré, le responsable de la formation des camelots, également réalisateur bénévole à cette station de radio, pour l\u2019organisation de l\u2019événement.Boulot professionnel Les camelots-intervieweurs ont fait leur boulot le plus professionnellement du monde.Ici, aucune complaisance ; la mairesse s\u2019est trouvée face à des questions directes et rigoureuses sur des sujets peu abordés par d\u2019autres médias.Cet exercice de type journalistique, mené par les camelots, résulte de beaucoup d\u2019efforts de leur part.Si la plupart dans ce groupe sont déjà rompus à l\u2019art de la recherche, de l\u2019entrevue, de la transcription et de la rédaction, d\u2019autres en sont à leurs premiers pas.Mais chacun d\u2019eux était rendu à cette étape, ayant progressé dans l\u2019écriture dans le magazine au fil des ans.Tous reviennent de loin.Tous ont surmonté bien des obstacles pour en arriver là.Je tiens à souligner leur persévérance et leur ouverture à apprendre et à améliorer leurs compétences et capacités.Il faut dire que plusieurs autres camelots sont désormais assez solides pour réaliser des reportages de fond et des articles bien fouillés.D\u2019ailleurs, pour la couverture des budgets fédéral et provincial, deux autres cohortes de camelots se sont rendues à Ottawa et à Québec pour participer à des huis clos réservés aux médias et aux experts qui analyseront les exercices financiers de nos gouvernements.À lire dans notre prochaine édition du 15 avril.Enfin, j\u2019attire votre attention sur la page 5 où une pastille indique le nombre de camelots qui ont participé à l\u2019édition en cours.Depuis quelque temps, plus d\u2019une vingtaine d\u2019entre eux ont publié un article allant du simple mot de camelot à la chronique libre au reportage société ou culturel.Ils n\u2019ont jamais été aussi nombreux à s\u2019impliquer au sein de la rédaction.Les impacts sur les camelots-rédacteurs sont indéniables.C\u2019est un bon boost pour leur estime de soi et ils en retirent une grande fierté quand ils vendent leurs revues dans la rue.Et bien sûr, quand vous les félicitez pour leurs articles, vous venez valider tout ce travail, cette progression, ces réussites qu\u2019ils ont accomplis.Josée Panet-Raymond Éditrice adjointe et rédactrice en chef 3 38 12 3 Zoom sur Gaétan 9 Manon Fortier Mario Alberto Reyes Zamora Benoît Chartier 30 Gilles Bélanger Jacques Elizé Daniel Grady Mots de camelots 25 camelots ont participé à cette édition Plus d\u2019argent pour les organismes; plus de ressources d\u2019hébergement pour les femmes; plus de logements sociaux.Voilà trois des priorités de la mairesse de Montréal pour la nouvelle année.Au cours d\u2019une entrevue exclusive accordée à cinq camelots- rédacteurs de L\u2019Itinéraire, Valérie Plante a promis de « peser sur l\u2019accélérateur » pour faire « lever de terre » les projets annoncés durant les 500 premiers jours de son mandat. 1er avril 2019 Volume XXVI, no 07 8 ?Rond-point international 10  Questions d\u2019actualité 4 questions à Céline Magontier sur les femmes et le logement Laurent Soumis 11  La Une Les camelot font la radio Laurent Soumis 12  Entrevue exclusive Les 500 jours de Valérie Yvon Massicotte Jean-Claude Nault Linda Pelletier Isabelle Raymond Jo Redwitch 21  Comptes à rendre Aux aguets Ianik Marcil 22  Dans la tête des camelots 31 ?Tranches de vie Partager la rue dans l\u2019harmonie Jean Boisvert 33  Visite Isabelle chez les papillons Isabelle Beaupré 36 ?Des gens d\u2019exception Irma LeVasseur Mostapha Lotfi 38  Musique Entrevue avec Kaïn Jean-Claude Nault 43 ?C\u2019t\u2019encore drôle À chacun sa vérité Tommy Gaudet 45 ?Détente 24 Femmes en humour : à pas de géantes  Les femmes en humour, c\u2019est un peu comme dans le rap ou dans le sport : elles sont là depuis des années, réussissent avec brio, apportent beaucoup d\u2019originalité à leur discipline, et pourtant, elles doivent encore, trop souvent, se justifier d\u2019être là.Elles s\u2019appellent Cathy Gauthier, Mariana Mazza, Maude Landry, Katherine Levac, Rosalie Vaillancourt, Marie-Lyne Joncas, Korine Côté ou Marie-Lise Chouinard, elles remplissent des salles comme l\u2019on fait leurs prédécesseures Lise Dion, Clémence Desrochers, Dominique Michel ou Rose Ouellette bien avant elles.Leur succès pourrait laisser penser que l\u2019égalité des sexes, en humour, a bien été atteinte.Mais est-ce vraiment le cas ?Dossier par Camille Teste MEXIQUE | Roma : une lumière sur le sort des domestiques Le film Roma, réalisé par Alfonso Cuarón et primé aux Oscars, a mis en lumière la vie des travailleurs domestiques.Ceux-ci seraient au moins 67 millions dans le monde, dont les trois quarts sont des femmes.Comme Cleo, qui tient le rôle principal du film, beaucoup de ces domestiques sont des migrantes et sont obligées de vivre sur leur lieu de travail.Par ailleurs, plus de 70 % des travailleurs domestiques sont employés de manière informelle, sans contrat de travail.Ils travaillent souvent de très longues heures pour un salaire peu élevé, sont parfois violentées ou harcelés, et sont régulièrement licenciés sans motifs.Des estimations récentes indiquent également que 90 % des travailleurs domestiques dans le monde n\u2019ont pas accès à la sécurité sociale, par exemple.Au Mexique, où se déroule le film de Cuarón, bien que la protection des travailleurs soit enchâssée dans la constitution, les domestiques connaissent néanmoins des conditions de travail difficiles.Toutefois des signes de progrès se dessinent à l\u2019horizon, notamment avec la création d\u2019un syndicat des domestiques fondé en 2015, qui a réussi à forcer le gouvernement mexicain à reconnaître le droit au régime de la sécurité sociale des travailleurs domestiques.(Karina Patricio Ferreira Lima et Arely Cruz-Santiago- The Conversation/INSP.ngo) VENEZUELA | Mourir de faim Yaneidi Guzman a perdu un tiers de son poids au cours des trois dernières années, du fait de l\u2019effondrement de l\u2019économie du Venezuela qui a rendu la nourriture inabordable.Ses vêtements pendent mollement à son corps maigre.La femme de 38 ans est parmi les nombreux Vénézuéliens souffrant de malnutrition.Pays autrefois prospère et riche en pétrole de l\u2019OPEP, son économie a été réduite de moitié au cours des cinq dernières années sous le président Nicolas Maduro.En conséquence, les régimes alimentaires des Vénézuéliens sont de plus en plus carencés en vitamines et en protéines.La malnutrition croissante est l\u2019une des raisons pour lesquelles le leader de l\u2019opposition vénézuélienne, Juan Guaido, a proposé un projet visant à faire venir des vivres et des médicaments au Venezuela par la terre et par la mer.Maduro, qui nie l\u2019existence d\u2019une crise humanitaire, a déclaré qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une mascarade visant à saper son autorité.(Carlos Garcia Rawlins et Shaylim Valderram \u2013 Reuters/INSP.ngo) Yaneidi Guzman, 38 ans Photo: Carlos Garcia Rawlins/ REUTERS Marco Graf, Yalitza Aparicio, et Daniela Demesa dans Roma (2018) ROND-POINT INTERNATIONAL TRADUCTION :?CAMILLE?TESTE L\u2019Itinéraire est membre du International Network of Street Papers (Réseau?International des journaux de rue).Le réseau apporte son soutien à près de 100?journaux?de?rue?dans?34?pays?sur?six?continents.?Plus?de?250?000?sans- abri?ont?vu?leur?vie?changer?grâce?à?la?vente de journaux de rue.Le contenu de?ces?pages?nous?a?été?relayé?par?nos?collègues?à?travers?le?monde.?Pour?en?savoir plus, visitez insp.ngo BENOÎT CHARTIER CAMELOT MARCHÉ IGA BERCY MARIO ALBERTO REYES ZAMORA PARTICIPANT MANON FORTIER CAMELOT MÉTRO HONORÉ-BEAUGRAND Vieillesse et nostalgie Quand j\u2019étais jeune, je ne pouvais pas pleurer, sinon c\u2019était la strap.Il fallait que je sourie.Je suis authentique, d\u2019après des tests psychologiques.Mais un de mes profs m\u2019a expliqué que ça faisait une double personnalité car je ne montrais pas ma tristesse et je ne la montre toujours pas.On peut cacher notre tristesse, nos peurs, nos angoisses, comme l\u2019homme de Jacques Prévert, assis sur un banc, dans son poème Le désespoir est assis sur un banc.Alors il vous regarde et sourit.Je ne suis pas seule à sourire malgré ma tristesse, mes peurs, mes angoisses.Quand je ne file pas bien, je m\u2019étends sur mon lit, mais les larmes ne sortent pas et j\u2019ai peur de mourir et je répète : « J\u2019vais mourir, j\u2019vais mourir\u2026 » Cependant, sur Facebook, j\u2019ai joué à un jeu qui m\u2019a dit que je vivrai jusqu\u2019à 126 ans ! Qu\u2019est- ce que Dieu dirait si je me présentais au ciel avant l\u2019heure.Il me dirait de redescendre au premier étage, sur terre, parce qu\u2019il veut que je vive encore car je suis son chouchou.Donc, je continue à vivre et je veux toujours m\u2019en sortir jusqu\u2019à ma vieillesse, passer du désespoir à la force.La vieillesse ?Envie de revivre le passé avec l\u2019expérience du présent Envie de revivre le passé avec les connaissances de maintenant Focusser sur le futur Peur de mourir Solitude-angoisse Envie de retourner dans le passé Nostalgie Nostalgie du passé Réflexion Penser positivement.Quand les affaires ne fonctionnent pas, je recule.Mon vif sens de l\u2019humour m\u2019aide beaucoup pour sauver mon cerveau.Je suis sélective.Je me tiens aussi avec des personnes qui me ressemblent, pour pouvoir vivre longtemps.Se lever du bon pied Plusieurs personnes ont de la difficulté à se lever le matin pour commencer leur journée.Mais il existe des astuces pour se réveiller de façon plus efficace.Un bon repos commence généralement la veille.Il faut éviter le café, le thé et le chocolat lorsqu\u2019approche l\u2019heure du coucher.D\u2019autres éléments à proscrire avant le sommeil, c\u2019est d\u2019utiliser des écrans, comme la télé, le cellulaire ou une tablette.De la lecture, du dessin ou des exercices de respiration sont de bonnes solutions.Il est aussi conseillé d\u2019arrêter toute activité sportive trois heures avant le coucher.Le matin, voici quelques trucs pour favoriser le réveil : boire un grand verre d\u2019eau, ouvrir les rideaux pour faire entrer la lumière, faire quelques étirements, prendre une douche pas trop chaude et manger un petit déjeuner.Le réveille-matin est aussi un outil que l\u2019on peut utiliser pour être à l\u2019heure à nos activités.Il faut placer l\u2019appareil à une certaine distance pour être certain de devoir sortir du lit pour l\u2019éteindre.Il est conseillé de ne pas mettre d\u2019alarme stressante mais plutôt quelque chose de doux et d\u2019agréable.Il existe différents types de cadrans.Certains sont très originaux.On peut trouver sur le marché des réveille-matins dotés de roues qui se promènent aléatoirement dans la pièce et que nous devons attraper pour arrêter la sonnerie.Sinon il y a des appareils où nous devons faire un casse-tête, tirer sur une cible à plusieurs reprises pour désactiver le son du réveille-matin ou résoudre des calculs sur cellulaire.Celui que je trouve le plus efficace, c\u2019est un tapis où la personne doit rester un certain temps debout pour désactiver l\u2019alarme.Il est possible de trouver son cycle de sommeil et d\u2019ajuster le coucher et le lever en conséquence.L\u2019humour au travail Quand je vends L\u2019Itinéraire je fais des farces et je finis toujours par « Bonne journée, gardez le sourire surtout, c\u2019est bien important et ça vous va bien ».Ceux qui ont le sourire sont paresseux pour la simple et bonne raison qu\u2019avec le sourire vous faites travailler 116 muscles faciaux seulement.Sans sourire, vous en faites travailler 368 ! Alors, soyez paresseux.Un fait spécial et drôle m\u2019est arrivé à mon point de vente.J\u2019ai demandé à une gentille jeune femme de mon âge de me prêter son téléphone pour appeler les urgences.Un homme était tombé en glissant sur la glace dans le parking du centre d\u2019achat et s\u2019était fait mal.J\u2019ai appelé le 911.Ensuite je suis allé aider le monsieur.Affable, la femme m\u2019a dit quand je lui ai rendu son téléphone : « Veux-tu mon numéro ?» Je suis resté figé.Je n\u2019ai pas répondu, c\u2019était trop d\u2019évé- nements en même temps.Je ne l\u2019ai jamais revue par la suite.J\u2019espère la revoir.Elle avait l\u2019air gentille, aimable et serviable parce qu\u2019elle m\u2019avait prêté son téléphone.Morale de l\u2019histoire : on ne sait jamais dans la vie ce qui nous pend au bout du nez et on peut rater de belles occasions. P H O T O   : ?C O U R T O I S I E questions à Céline Magontier 4 revenu médian est à peine de 5108 $ par année.On peut se demander comment elles font pour survivre.Chez les femmes de 75 ans et plus, le revenu médian est de 22 759 $ par année.C\u2019est 11 375 $ de moins que chez les hommes.Près de 19 % de ces ménages consacrent plus de la moitié de leur revenu au logement.Ça devient très compliqué pour elles.Que dire des femmes cheffes de familles monoparentales ?Les familles monoparentales dirigées par les femmes sont souvent victimes de discrimination lorsqu\u2019elles recherchent un logement.Elles doivent même mentir pour trouver un logement.Car les grands logements sont rares.À Montréal, dans des arrondissements comme Rosemont- Petite-Patrie, Villeray-Saint-Michel-Parc- Extension et Hochelaga-Maisonneuve, le taux d\u2019inoccupation des logements de trois chambres à coucher oscille entre 0 % et 0,1 %.À Laval et à Longueuil, c\u2019est 1 %.On s\u2019entend pour dire qu\u2019avec un taux d\u2019inoccupation de moins de 3 %, le rapport de force entre les locataires et les locateurs est nettement défavorable aux premiers.On parle alors d\u2019une pénurie de logements.Cela a un effet inflationniste sur les loyers.Quatre-vingt pour cent des familles mono- parentales sont soutenues financièrement par des femmes.L\u2019an dernier au Québec, le salaire horaire médian des femmes était de 3 $ inférieur à celui des hommes.L\u2019iniquité entre les sexes persiste donc, même si les services de garde, les allocations familiales et l\u2019assurance parentale ont permis de réduire un peu les inégalités.Cela se reflète aussi sur la capacité des femmes, souvent principal soutien financier des ménages, à se loger.Par exemple, sur l\u2019île de Montréal, 90 295 de ces ménages paient plus de 30 % de leur revenu pour le logement et 41 160 y consacrent plus de 50 %.Avec en main les plus récentes données statistiques, le Front d\u2019action populaire en réamé- nagement urbain (FRAPRU) vient de rendre public un « dossier noir » qui illustre le triste lien entre logement et pauvreté chez les femmes.Les femmes les plus jeunes et les plus âgées sont-elles les premières victimes ?À la lecture des données du recensement de Statistique Canada en 2016, les ménages qui ont pour soutien financier une femme jeune ou âgée sont plus nombreuses à consacrer plus de 30 %, 50 % ou 80% de leur revenu pour se loger.Dans le cas du groupe des 15 à 24 ans, on observe que près de 15 % vont dépenser plus de 80 % de leur revenu pour leur logement.C\u2019est énorme.Leur Qu\u2019arrive-t-il aux femmes nouvellement arrivées au pays ?Les femmes immigrantes, surtout celles qui se sont installées depuis 2011, payent près de 10 % plus cher pour se loger que les ménages locataires non immigrants.Cela s\u2019explique notamment par le fait que les logements vacants sont généralement plus dispendieux que ceux qui sont occupés depuis longtemps.Les femmes locataires récemment immigrées sont également les plus nombreuses à dépenser 30 %, 50 % ou 80 % de leur revenu en loyer.Sur l\u2019ensemble des ménages immigrés sous la responsabilité d\u2019une femme, plus de 25 % vivent aussi dans un logement de taille insuffisante.C\u2019est une très forte proportion lorsqu\u2019on considère que ce n\u2019est le cas que pour 4 % des ménages non immigrants.Cette surpopulation a souvent des impacts négatifs sur les enfants.Et qu\u2019arrive-t-il aux femmes autochtones ?Les femmes autochtones qui cherchent des logements en ville subissent de la discrimination en raison de leur origine ethnique.Si on se base sur une enquête de Statistique Canada sur les conditions de logement des peuples autochtones en 2016, on dénombre au Québec 72 585 femmes âgées de 15 ans et plus.Pas moins de 17 % d\u2019entre elles (et 22 % des enfants autochtones de moins de 14 ans) résident dans un logement ayant besoin de réparations majeures.On parle ici de problèmes de sécurité et de salubrité.D\u2019autre part, 12 % des femmes autochtones (et 23,6 % des enfants) vivent dans un logement de taille insuffisante.Le surpeuplement dans ces logements a aussi des impacts sur la violence, l\u2019apprentissage, la santé, l\u2019éducation, etc.Cela rend ces femmes et ces enfants particulièrement vulnérables.Sur les 56 860 femmes autochtones vivant hors réserve au Québec, 6880 logent dans un endroit nécessitant des réparations majeures et 4685 sont en situation de surpopulation.Ces personnes sont plus souvent sujettes à l\u2019itinérance.Il y a très peu de ressources dédiées à ces femmes.C\u2019est un grave problème.sur les femmes et le logement Organisatrice communautaire au FRAPRU 1er avril 2019 itineraire.ca 10 LAURENT SOUMIS QUESTIONS D\u2019ACTUALITÉ ndlr La rencontre a eu lieu le 27 février dernier dans les locaux de L\u2019Itinéraire.Les camelots font de la radio Il y a quelques jours, cinq camelots-rédacteurs ont animé un panel radiophonique avec pour invitée spéciale la mairesse de Montréal, Valérie Plante, dont les meilleurs extraits sont publiés aujourd\u2019hui dans ce numéro du 1er avril.Le 1er avril marque en fait les 500 jours écoulés depuis l\u2019assermentation de la première magistrate de Montréal.Il s\u2019agit de sa première entrevue de fond portant sur l\u2019itinérance depuis son élection.« Cet événement s\u2019 inscrit aussi dans la foulée des activités spéciales entourant le 25e anniversaire du magazine L\u2019Itinéraire, souligne l\u2019éditeur et directeur général Luc Desjardins.Notre magazine qui traite de l\u2019 inclusion sociale est heureux de s\u2019être associé pour l\u2019occasion à CIBL-FM, la radio indépendante de Montréal.» « Je me donne 85 % » Invitée à mesurer sa performance en matière de lutte à l\u2019itinérance et à la précarité, la mairesse de Montréal s\u2019est attribué la note de 85 % pour ses 500 premiers jours au pouvoir.« Je suis très fière de cette note, a-t-elle expliqué en entrevue.On a augmenté le financement dédié aux questions de l\u2019 itinérance de 6 %.» « Je suis particulièrement fière de notre désir et de notre volonté de créer de l\u2019habitation abordable et sociale, a-t-elle poursuivi.Cette année, ce sont 400 unités qui vont sortir de terre.C\u2019est énorme.C\u2019est déjà la moitié de notre cible pour notre mandat.C\u2019est pour ça que la note est très élevée.» « Ceci étant dit, il reste énormément de choses à faire, a-t-elle reconnu.Sur nos 30 orientations, on se donne 85 %.J\u2019aimerais bien dire qu\u2019on a éliminé toutes les problématiques liées à la pauvreté et à la précarité, mais on n\u2019est pas encore là.» Un encouragement à se surpasser Durant plus d\u2019une trentaine de minutes, la mairesse a répondu à une quinzaine de questions portant sur quatre grands thèmes : l\u2019itinérance et la précarité, la cohabitation dans l\u2019espace public, les ressources d\u2019hébergement et le logement social.Au terme de la rencontre, les cinq camelots-rédacteurs, Linda Pelletier, Isabelle Raymond, Jo Redwitch, Yvon Massicotte et Jean- Claude Nault, lui ont accordé une note de 76 %.« Je trouve ça bon, a commenté la mairesse.Ça m\u2019encourage à toujours mieux communiquer les choses qu\u2019on réussit à accomplir.Ça m\u2019amène aussi à vouloir me surpasser pour que l\u2019année prochaine, ça augmente.C\u2019est très positif.» CIBL 101,5 transmettra les meilleurs extraits de l\u2019entrevue lors d\u2019une émission spéciale diffusée le 3 avril à 17h.L\u2019émission sera aussi disponible pour écoute sur le site itineraire.ca durant tout le mois d\u2019avril.Animée par Julien Poirier-Malo, l\u2019émission sera réalisée par notre collègue Jason Paré, bénévole à CIBL et responsable de la formation à L\u2019Itinéraire.par Laurent Soumis, journaliste-accompagnateur PHOTO :?PIERRE?TRUDEAU MAIRESSE DE MONTRÉAL PHOTO :?CAMILLE?BALZINGER Linda Pelletier Lors de la campagne électorale en 2017, vous avez déclaré que le plan d\u2019action en itinérance adopté par l\u2019administration Coderre « manquait de dents ».Ce sont vos mots.À l\u2019hiver 2018, votre administration a accouché d\u2019un nouveau plan.Quelles « dents » avez-vous ajoutées ?Valérie Plante C\u2019est une bonne question.Pour moi, les « dents », c\u2019est d\u2019être plus connectée aux besoins du terrain, d\u2019être plus à l\u2019écoute des groupes et des intervenants.On a décidé de les écouter et de ne pas trouver des solutions seulement pour le centre-ville.Parce que la question de l\u2019itinérance, c\u2019est aussi dans les arrondissements.Comment donner plus de ressources, entre autres financières, et de l\u2019aide à des organismes qui ne sont pas dans le centre-ville ?Je vais revenir à l\u2019habitation.La précédente administration avait à cœur, somme toute, la question des personnes en situation d\u2019itinérance.Mais selon moi, trouver un logement et protéger nos maisons de chambres, c\u2019est vraiment très important pour les personnes qui pourraient se retrouver à la rue ou qui le sont pour un petit moment.Il faut plus de ressources dans les différents arrondissements et être aussi plus ambitieux en habitation.Yvon Massicotte En 2017, vous promettiez de revoir la définition du poste de Protecteur des itinérants nommé par le maire Coderre.Le « Protecteur des itinérants » est donc devenu le « Commissaire aux personnes en situation d\u2019itinérance ».Qu\u2019est-ce que cela a changé concrètement ?Valérie Plante Pour moi, ce qui est important - et cela même avant de devenir mairesse - c\u2019est de m\u2019assurer que la personne, quel que soit le poste, puisse nous amener le contenu et faire le relais entre les différents organismes sur le terrain.Tant et aussi longtemps que l\u2019on va considérer que le mandat est rempli, nous allons continuer à travailler avec les personnes qui sont présentes.Nous sommes satisfaits du travail qui est fait par notre commissaire.Plus d\u2019argent pour les organismes; plus de ressources d\u2019hébergement pour les femmes; plus de logements sociaux.Voilà trois des priorités de la mairesse de Montréal pour la nouvelle année.Au cours d\u2019une entrevue exclusive accordée à cinq camelots- rédacteurs de L\u2019Itinéraire, Valérie Plante a promis de « peser sur l\u2019accélérateur » pour faire « lever de terre » les projets annoncés durant les 500 premiers jours de son mandat.entrevue exclusive YVON MASSICOTTE CAMELOT MÉTRO UNIVERSITÉ-DE-MONTRÉAL JEAN-CLAUDE NAULT CAMELOT MÉTRO CHAMP-DE-MARS LINDA PELLETIER CAMELOT MARCHÉ MAISONNEUVE ISABELLE RAYMOND CAMELOT MÉTRO JOLICOEUR JO REDWITCH CAMELOT MÉTRO MCGILL Isabelle Raymond En 2017, vous disiez \u2013 que « les organismes du milieu, comme L\u2019Itinéraire, ont besoin de financement ».Votre dernier budget prévoit 1 million $ de plus pour la lutte à la pauvreté et à l\u2019exclusion, mais seulement 200 000 $ pour des projets en itinérance.Augmenterez-vous le financement des organismes existants ?Valérie Plante Les organismes sont des partenaires privilégiés ; ils sont complémentaires.En fait, vous faites le travail de première ligne, vous êtes sur le terrain.Ceci dit, je dois aussi être pragmatique et dire que le financement des organismes doit venir de Montréal, mais également d\u2019autres sources.Sinon, ça sera impossible pour la Ville de remplir tous ses mandats adéquatement.Alors on va continuer à les encourager et à les soutenir financièrement.Je ne vous cacherai pas que ma stratégie, c\u2019est également de travailler en partenariat avec le gouvernement du Québec.On a maintenant une nouvelle ministre de la Santé pour faire valoir l\u2019importance du travail des organismes qui sont ceux qui accueillent, nourrissent, hébergent, éduquent et font de la formation.Je dois travailler à chercher plus de financement, mais en me tournant un peu vers Québec.Et l\u2019oreille est ouverte.C\u2019est ce qu\u2019on entend.Jo Redwitch La population d\u2019origine autochtone est surreprésentée dans la population itinérante.Et sur le terrain, on remarque une augmentation de la clientèle.L\u2019an dernier, vous avez créé le poste de Commissaire aux affaires autochtones.Quelles actions urgentes allez-vous maintenant mener ?Valérie Plante En fait, la commissaire nous aide beaucoup à répertorier les besoins et les bonnes pratiques.Lorsqu\u2019on regarde le portrait de l\u2019itinérance, on se rend compte qu\u2019il y a plein de profils différents.Quand on est une femme, ce n\u2019est pas comme être un homme.Un Autochtone, ce n\u2019est pas comme quelqu\u2019un qui est natif du coin.Bref, il y a plein de besoins spécifiques qui émergent des réalités spécifiques.Notre intervention doit répondre à ces besoins-là.Les solutions pour les personnes autochtones, jeunes et moins jeunes, passent par des programmes qui leurs sont dédiés, avec des intervenants autochtones et non autochtones.Il faut qu\u2019ils travaillent ensemble.C\u2019est aussi de faire de la sensibilisation avec les groupes, comme avec le service de police.En ce qui concerne la question de l\u2019habitation, parmi les projets qui vont sortir de terre et qu\u2019on a réussi à financer, il y en a plus spécifiquement pour sortir des personnes autochtones de la rue, tout en créant un esprit de communauté.Parce que c\u2019est ce qu\u2019elles recherchent, d\u2019être ensemble, et d\u2019avoir des ressources qui leurs sont dédiées.Jean-Claude Nault En 2018, Moisson Montréal a reçu plus de 640 000 demandes d\u2019aide alimentaire.Plus du tiers des bénéficiaires étaient des enfants.Qu\u2019avez-vous fait pour améliorer la sécurité alimentaire des démunis ?Valérie Plante Encore une fois le visage de l\u2019itinérance se complexifie et se modifie.Des fois, il y a des jeunes qui, pour différentes raisons, vont vivre une situation d\u2019itinérance beaucoup plus tôt qu\u2019avant.La sécurité alimentaire est un droit fondamental, comme avoir un toit au-dessus de sa tête.Ça passe par différents éléments.Il faut s\u2019assurer de ne pas avoir des déserts alimentaires.Il faut qu\u2019il y ait une facilité à avoir des produits frais et qui ne sont pas trop chers.Il faut aussi travailler avec les écoles où on fait du jardinage urbain.Il faut faire de l\u2019éducation et avoir accès à de la nourriture saine.Je ne veux pas lancer la balle au gouvernement du Québec, mais il est question ici de gestion de la pauvreté.Un enfant qui ne mange pas parce que ses parents ont de la misère à mettre de la bouffe dans le frigo, ça veut dire une précarité financière.Et c\u2019est inacceptable.Il faut travailler avec les gouvernements supérieurs.La lutte à la pauvreté est fondamentale.C\u2019est souvent ce qui va mener des personnes, entre autres, à des problèmes de santé mentale et à vivre des épreuves difficiles.La pauvreté et la précarité sont les éléments les plus importants.Il faut que nos gouvernements réalisent que la pauvreté a plusieurs visages.14 1er avril 2019 itineraire.ca Jo Redwitch En 2017, vous jugiez que « les rénovations au square Viger s\u2019éternisaient ».Votre administration vient de reporter la fin des travaux de la phase 1 en 2020.Maintenant qu\u2019ils ont moins accès au parc Émilie-Gamelin, les itinérants auront-ils leur place dans ce nouvel espace public ?Valérie Plante Quand on repense la ville et qu\u2019on fait du réamé- nagement urbain, il est toujours souhaitable de penser à tous les usagers, sans faire aucune discrimination.L\u2019exemple de la place Émilie-Gamelin est intéressant.Il y a des choses à peaufiner, mais il y a quelque chose d\u2019intéressant dans ce modèle.Il y a des gens qui viennent pour luncher, des gens qui sont dans les bureaux, des gens qui viennent faire la fête.Ils peuvent participer à différentes activités.On ne les refoule pas.On ne dit pas à une personne en situation d\u2019itinérance : « Non, non, non.Toi, tu n\u2019as pas d\u2019affaire là.» Il faut pouvoir créer des milieux de vie où il y en a pour tout le monde.La Ville doit aussi s\u2019assurer que ces espaces publics disposent d\u2019intervenants qui peuvent faire de la médiation, parce qu\u2019il peut y avoir des problèmes et que ça fait partie de la vie.Alors j\u2019imagine le square Viger un peu dans l\u2019esprit de la place Émilie- Gamelin.Ça veut dire aussi de travailler avec le service de police pour s\u2019assurer qu\u2019il est lui aussi dans cet état d\u2019esprit.On ne veut pas chasser les gens qui ne fittent pas, comme on pourrait dire.C\u2019est sûr que l\u2019espace va être complètement différent.Et on va voir comment on va l\u2019habiter.Mais au final, je souhaite qu\u2019il n\u2019y ait plus personne qui dorme dans la rue.De jour comme en soirée, on devrait pouvoir circuler où on veut.Je souhaite que tout le monde ait un toit.Yvon Massicotte En 2017, vous déploriez que le projet EMRII (l\u2019Équipe mobile de référence et d\u2019intervention en itinérance) ne compte que deux autos-patrouilles.Qu\u2019en est-il aujourd\u2019hui ?Valérie Plante Je considère que ce n\u2019est pas assez, parce que c\u2019est un modèle qui fonctionne très bien même s\u2019il y a toujours des améliorations à faire.Pour ceux qui ne savent pas ce que c\u2019est : la patrouille EMRII, c\u2019est une voiture de police avec un policier et un travailleur social qui travaillent ensemble.Ils sont sur un pied d\u2019égalité.Ils sont en mode intervention, ils font du référencement et agissent en fonction de la situation.C\u2019est le genre d\u2019initiatives que j\u2019aime.Encore une fois, pour des raisons financières, nous n\u2019en avons que deux.Mais dès que j\u2019en aurai l\u2019opportunité.J\u2019en ai d\u2019ailleurs parlé récemment avec la ministre McCann.Si on veut assurer une bonne cohésion sociale, éviter des débordements ou des mauvaises interventions des forces de l\u2019ordre, EMRII c\u2019est la clef ! Pour l\u2019instant j\u2019en ai juste deux et je n\u2019ai pas de plan pour en avoir plus.Ce n\u2019est pas dans les cartons.Mais je vais continuer de militer en faveur de cela.PHOTO :?CAMILLE?BALZINGER Isabelle Raymond Vous vous êtes engagée à ce que la police fasse annuellement rapport sur le profilage dont sont souvent victimes les itinérants.Récemment, la police a publié son plan stratégique.Il ne contenait aucune donnée statistique sur le phénomène.Aura-t-on un jour un bilan chiffré ?Valérie Plante Oui, absolument.On part d\u2019assez loin sur le plan des données.Avant qu\u2019on arrive au pouvoir, toutes les commissions du service de police n\u2019étaient jamais devant public.On jasait derrière des portes closes.Nous, on a dit non, il faut ouvrir.Il faut que les gens puissent venir poser des questions sur différents sujets.Alors, maintenant les portes sont ouvertes.Pour les données, j\u2019ai été moi-même assez surprise de voir à quel point le SPVM n\u2019avait pas colligé d\u2019informations.Ils avaient des chiffres, mais ils n\u2019en avaient pas fait une analyse.Des chiffres c\u2019est bien beau, mais il faut que ça dise quelque chose.Alors, avec la stratégie, il y a un groupe de recherche indépendant qui va prendre toutes les données, en recueillir plus et faire parler ces chiffres-là.Il faut que ça nous aide à avoir un portrait réaliste de ce qui se passe.J\u2019aimerais ça qu\u2019on soit rendu plus loin, mais ce qu\u2019on a décidé de faire, c\u2019est de financer des chercheurs.Donc oui, on va finir par avoir des chiffres et des analyses qui vont nous aider à poser les bons gestes.Jean-Claude Nault Montréal dispose de 957 places d\u2019hébergement pour les personnes en situation d\u2019itinérance.Cet hiver, des organismes ont pu ouvrir 80 lits d\u2019urgence à l\u2019ancien hôpital Royal-Victoria.Comme les grands froids reviennent chaque année, pourquoi ne pas ouvrir une ressource permanente ?Valérie Plante C\u2019est un peu ça l\u2019idée.Lorsqu\u2019on a ouvert la ressource d\u2019urgence, j\u2019étais heureuse parce qu\u2019on a mobilisé tout le monde très rapidement.J\u2019ai interpellé le CIUSS, les intervenants de terrain, la ministre McCann et son équipe pour trouver une solution, parce que c\u2019était nécessaire.Il faisait froid et l\u2019hiver était rude; on le sentait déjà.Mais au final, j\u2019aimerais qu\u2019on sorte des mesures d\u2019urgence pour faire des mesures pérennes, donc qui durent.On attend encore le rapport du dénombrement (des personnes en situation d\u2019itinérance).On met de la pression sur Québec pour que cela arrive le plus tôt possible.Ça va nous aider à faire des représentations.Il y a beaucoup de groupes qui sont mobilisés pour dire : écoutez, là, ce n\u2019est plus tenable ! Les mesures d\u2019urgence, ce n\u2019est pas comme une ressource ou un centre bien installé.C\u2019est vraiment le dernier recours, et ça ne convient pas nécessairement à tous les types de population, non plus.Donc, mon souhait est qu\u2019on sorte de l\u2019urgence et qu\u2019on soit plus dans le permanent.Linda Pelletier En 2018, vous avez accordé une aide spéciale aux refuges pour leur permettre d\u2019accueillir les itinérantes jusque-là refusées faute de place.On estime qu\u2019il manque au moins une centaine de lits pour ces femmes.Les refuges pour hommes reçoivent une subvention de 100 $ par lit ; les refuges pour femmes, à peine 8 $.Quand allez-vous mettre fin à cette injustice ?Valérie Plante On est là-dessus.Effectivement, il y a une disparité entre les ressources pour hommes et pour femmes.Moi je ne veux pas déshabiller Paul pour habiller Jeannette, pour reprendre une vieille expression.Il ne faut pas qu\u2019on enlève les ressources destinées aux hommes pour les donner aux femmes.Les besoins sont là et ça nous ramène aux questions des mesures d\u2019urgence.On se rend bien compte que l\u2019itinérance chez les femmes est bien présente et qu\u2019elle est en augmentation.On a hâte de voir le résultat du dénombrement, mais je pense qu\u2019on le voit dans les ressources : il n\u2019y a pas assez de lits pour les femmes.Je vous dirais que, en tant que mairesse, c\u2019est une réalité qui me touche particulièrement pour avoir travaillé, dans une ancienne vie, avec des ressources pour les personnes en situation d\u2019itinérance.On doit mettre le pied sur l\u2019accélérateur.Je suis contente de voir que les ressources pour femmes sont plus présentes et qu\u2019elles parlent plus fort.Il faut qu\u2019il y ait une meilleure reconnaissance des besoins des femmes.C\u2019est important.16 1er avril 2019 itineraire.ca PHOTO :?PIERRE?TRUDEAU Yvon Massicotte En entrevue, vous aviez promis : « un toit pour tout le monde ».Pour les personnes en situation d\u2019itiné- rance ou à risque, vous vous êtes engagée à construire 300 unités d\u2019hébergement ou de transition, par année, et pendant 10 ans, soit 3000 unités.Vous avez ensuite ramené cet engagement à 950 unités en trois ans.Ma question est double.Combien avez-vous construit d\u2019unités l\u2019an dernier ?Combien en construirez-vous cette année ?Valérie Plante Les projets sont, comment dire, prêts à être construits.On est rendu à environ 400 unités.Nous sommes contents d\u2019avoir atteint la moitié [des objectifs].J\u2019espère que d\u2019ici la fin du mandat, il y en aura une bonne partie qui sera construite ou en voie d\u2019être construite.Ceci étant dit, j\u2019aimerais même rappeler notre volonté, comme administration, de construire 12 000 logements abordables et sociaux.Et cela est important, parce qu\u2019il y a des personnes qui vont pouvoir profiter d\u2019unités.Nous avons 25 000 ménages qui attendent en ce moment pour un logement social.C\u2019est énorme ! Donc, ce que je propose, ce n\u2019est même pas encore assez.Mais si je suis capable de faire ces unités-là, on n\u2019aura jamais vu une cible aussi ambitieuse.C\u2019est nécessaire pour que certaines de ces personnes ne se retrouvent pas à la rue.On est presque rendu à la moitié de notre cible.En plus, on a des projets de rénovation qu\u2019on veut faire dans certains immeubles. PHOTO :?CAMILLE?BALZINGER Jo Redwitch L\u2019an dernier, vous avez annoncé l\u2019ouverture d\u2019un site de consommation d\u2019alcool contrôlée \u2013 un wet shelter - comme il en existe à Ottawa et Toronto.Le projet verra-t-il le jour cette année et à quel endroit ?Valérie Plante Oui, il va voir le jour cette année.C\u2019est absolument nécessaire ! Ça doit émerger le plus rapidement possible.Mais pour ce qui est du lieu, je ne peux pas vous répondre.Il y a quelques lieux envisagés mais ce n\u2019est pas coulé dans le béton.On a un travail à faire au niveau de la cohabitation.Comme vous le savez, moi, je suis convaincue que c\u2019est la bonne chose, mais parmi la population, il y en a qui ont beaucoup de questions.Il faut faire de la sensibilisation et de l\u2019éducation.Je ne suis pas l\u2019experte, mais on a décidé de se baser sur ceux d\u2019Ottawa et de Toronto.On a regardé aussi les modèles aux États-Unis ; il y en a dans le coin de Boston.Ce sont des modèles, somme toute, différents.Ce qu\u2019on veut, ce sont des lieux pour les gens à faible taux [d\u2019alcoolémie].Peu importe dans quelle condition tu es, tu pourras être admis.Mais encore une fois, il y a toute la question de sécurité, la question des divisions aussi entre hommes et femmes, et selon les différents types de population.Il y a des intervenants qui vont pouvoir être là et ils seront bien formés pour s\u2019assurer que ça se passe bien.Isabelle Raymond Dans votre dernier budget, l\u2019enveloppe du service de l\u2019habitation a augmenté de 82 %.On parle de 40,6 millions $ de plus cette année.Quelle part ira directement au logement social ?Valérie Plante C\u2019est difficile de dire comme ça, parce qu\u2019un projet de logement social, ce n\u2019est pas juste la Ville, c\u2019est un ensemble de partenaires qui font un montage financier.On a d\u2019abord agrandi l\u2019équipe de l\u2019habitation à la Ville.Quand je parle de 12 000 logements abordables et sociaux, il faut du monde qui y pense, qui font des partenariats et mettent le pied sur l\u2019accélérateur.Avec notre nouveau budget, on est capable de dire : « Hé ! Votre projet est bon ! On va vous faire un prêt ! On va vous le donner ! » Alors qu\u2019avant, c\u2019était impossible.La Ville est à voir comment accompagner les groupes, comment faire des montages financiers, comment amener les derniers petits morceaux qui manquent.Car ce n\u2019est pas dans le mandat de la Ville de payer pour faire du logement abordable et social.Nous on est là pour faciliter, et peut-être acheter des terrains et certains bâtiments, mais ça ne peut pas être juste nous.On n\u2019y arrivera pas.On peut travailler avec le gouvernement du Québec, pour les subventions.Vous savez, ce qui me rend un peu folle, comme mairesse, c\u2019est quand je vois des unités de logements, des HLM qui n\u2019ont pas été entretenus et qui sont barricadés.Ce sont des logements qui pourraient servir, mais je n\u2019ai pas les fonds nécessaires.On est en train de travailler pour voir ce qu\u2019on peut faire.Oui, il faut construire du neuf \u2013 on aime ça - mais qu\u2019est-ce que je fais pour rénover ce qui existe déjà ?Alors, on est beaucoup dans cet esprit-là d\u2019être plus agile, plus efficace.Encore une fois, on va atteindre notre cible de 6000 logements sociaux et de 6000 logements abordables.Jean-Claude Nault Vous vous êtes engagée à construire ces logements sociaux durant vos deux mandats.Au cours de cette première année, vous avez financé la construction d\u2019à peine 805 unités des logements.Comment expliquez-vous ce retard ?Valérie Plante C\u2019est un peu parce que nos services n\u2019étaient pas prêts.Vous savez, une Ville c\u2019est une grosse machine.Pour développer tous ces projets-là, ça demande de l\u2019huile de bras.Ça demande de négocier avec Québec et de travailler avec les groupes communautaires.Même si cela a l\u2019air simple, c\u2019est assez complexe.Lorsque je suis arrivée en poste avec une équipe, une façon de faire à la Ville, j\u2019ai ouvert les fenêtres et j\u2019ai dit : ok, là, là, si on est sérieux pour l\u2019habitation, il faut avoir de bonnes équipes, de bonnes ressources, et qu\u2019on soit efficace et plus agile.Je ne sais pas si on peut parler d\u2019un retard, je pense que lorsqu\u2019on arrive dans une nouvelle job, il faut toujours, au début, mettre les équipes à sa main, si je peux me permettre cette expression-là.Alors, dans les prochaines semaines, dans les prochains mois, dans les prochaines années, ça va sortir de terre tous ces projets-là.Linda Pelletier Les organismes du milieu attendent cette année d\u2019importantes sommes d\u2019Ottawa qui viendront de la Stratégie fédérale de lutte à l\u2019itinérance et de la Stratégie nationale du logement.Avant d\u2019être alloué à la Ville et aux organismes, le versement de ces sommes est conditionnel à une entente entre Québec et Ottawa.À votre connaissance, où en sont les négociations ?Valérie Plante C\u2019est une très bonne question ! Nous avons eu des conversations avec tous les candidats et candidates pendant les élections provinciales en se disant : Aye! Y\u2019a de l\u2019argent au niveau fédéral, faut que ça descende, parce que les besoins sont grands.Et depuis qu\u2019on a eu notre nouveau gouvernement, on a eu des discussions tant sur l\u2019habitation que sur la lutte à la pauvreté.À ce que je sache, malheureusement, l\u2019entente n\u2019est toujours pas signée.Mais nous, on essaye de mettre toute la pression possible, parce qu\u2019on voit bien quels sont les besoins sur le terrain.Québec peut nous verser des sommes et le fédéral en a.On met de la pression.Mais à ce qu\u2019on sache, ce n\u2019est toujours pas signé. Vous avez besoin d\u2019informations sur les services sociocommunautaires disponibles à Montréal et près de chez vous?Depuis janvier 2018, la Ville de Montréal est fière de pouvoir compter sur le 211, un service d\u2019information et référence  facilement accessible, grâce à un numéro de téléphone à trois chiffres (2-1-1), disponible 7 jours par semaine, de 8 h à 18 h, 365 jours par année.Vous pouvez également accéder aux informations sur le web au www.211qc.ca Le 211 est un service d\u2019information et de référence sociale qui permet à toute personne ayant des besoins sociaux de trouver des services gratuits ou à faibles coûts qui pourront l\u2019aider.Le service est gratuit, confidentiel et anonyme.Pourquoi contacter le 211 ?Les conseillers ou le site web du 211 peuvent vous aider à trouver des ressources pour divers besoins sociaux ressentis sur une base quotidienne ou qui deviennent importants ponctuellement, à un moment donné de la vie, avant qu\u2019ils ne s\u2019intensifient et ne deviennent une crise.Voici quelques exemples : J\u2019ai de la difficulté à satisfaire mes besoins de base (alimentation, logement, besoin de meubles, de vêtements) ; Je veux intégrer le marché du travail ; Je cherche des services pour mes parents aînés (aide à domicile, popotes roulantes, accompagne- ment-transport) ; J\u2019aimerais me joindre à un groupe d\u2019entraide pour briser l\u2019isolement et rencontrer des gens qui vivent la même situation que moi ; Je suis un nouvel arrivant et j\u2019ai besoin de services d\u2019accueil et d\u2019aide à l\u2019intégration (démarches gouvernementales, traduction, cours de francisation, etc.) ; Je suis une personne handicapée et je cherche des services d\u2019aide ; Je suis intervenante sociale et je cherche des ressources en hébergement temporaire pour une cliente ; Je cherche de l\u2019information juridique pour m\u2019aider à connaître mes droits en matière de logement ; J\u2019ai besoin d\u2019aide pour remplir mes déclarations d\u2019impôts.Un service complémentaire Le 211 agit comme guichet intégré d\u2019info-référence sociale et communautaire pour les citoyens du Grand Montréal, informant et référant ces derniers vers les services communautaires et publiques aptes à répondre à leurs besoins.Ce service aide ainsi à désengorger les lignes 911 et 811 de même que le 311 en dirigeant les appelants vers la ressource d\u2019aide adéquate.Le 211 est donc complémentaire aux lignes 11 existantes.Voici le tableau résumant les mandats des principales lignes : 211 Information et référence sur les services communautaires, publics et parapublics 311 Services de la Ville et des arrondissements 811 Info-Santé (option 1) - renseignement sur la santé, et Info-Social (option 2) - interventions psychosociales 911 Urgence Appelez ou consultez le site web N\u2019hésitez pas à vous informer.Montréal regorge de ressources sociocommunautaires qui peuvent vous aider.Le service 211 à Montréal : pour accéder à des ressources sociocommunautaires PUBLIREPORTAGE \u2022 SERVICE DE LA DIVERSITÉ ET DE L\u2019INCLUSION SOCIALE, VILLE DE MONTRÉAL Vous avez besoin d\u2019informations sur les services sociocommunautaires disponibles à Montréal et près de chez vous?Depuis janvier 2018, la Ville de Montréal est fière de pouvoir compter sur le 211, un service d\u2019information et référence  facilement accessible, grâce à un numéro de téléphone à trois chiffres (2-1-1), disponible 7 jours par semaine, de 8 h à 18 h, 365 jours par année.Vous pouvez également accéder aux informations sur le web au www.211qc.ca Le 211 est un service d\u2019information et de référence sociale qui permet à toute personne ayant des besoins sociaux de trouver des services gratuits ou à faibles coûts qui pourront l\u2019aider.Le service est gratuit, confidentiel et anonyme.Pourquoi contacter le 211 ?Les conseillers ou le site web du 211 peuvent vous aider à trouver des ressources pour divers besoins sociaux ressentis sur une base quotidienne ou qui deviennent importants ponctuellement, à un moment donné de la vie, avant qu\u2019ils ne s\u2019intensifient et ne deviennent une crise.Voici quelques exemples : J\u2019ai de la difficulté à satisfaire mes besoins de base (alimentation, logement, besoin de meubles, de vêtements) ; Je veux intégrer le marché du travail ; Je cherche des services pour mes parents aînés (aide à domicile, popotes roulantes, accompagne- ment-transport) ; J\u2019aimerais me joindre à un groupe d\u2019entraide pour briser l\u2019isolement et rencontrer des gens qui vivent la même situation que moi ; Je suis un nouvel arrivant et j\u2019ai besoin de services d\u2019accueil et d\u2019aide à l\u2019intégration (démarches gouvernementales, traduction, cours de francisation, etc.) ; Je suis une personne handicapée et je cherche des services d\u2019aide ; Je suis intervenante sociale et je cherche des ressources en hébergement temporaire pour une cliente ; Je cherche de l\u2019information juridique pour m\u2019aider à connaître mes droits en matière de logement ; J\u2019ai besoin d\u2019aide pour remplir mes déclarations d\u2019impôts.Un service complémentaire Le 211 agit comme guichet intégré d\u2019info-référence sociale et communautaire pour les citoyens du Grand Montréal, informant et référant ces derniers vers les services communautaires et publiques aptes à répondre à leurs besoins.Ce service aide ainsi à désengorger les lignes 911 et 811 de même que le 311 en dirigeant les appelants vers la ressource d\u2019aide adéquate.Le 211 est donc complémentaire aux lignes 11 existantes.Voici le tableau résumant les mandats des principales lignes : 211 Information et référence sur les services communautaires, publics et parapublics 311 Services de la Ville et des arrondissements 811 Info-Santé (option 1) - renseignement sur la santé, et Info-Social (option 2) - interventions psychosociales 911 Urgence Appelez ou consultez le site web N\u2019hésitez pas à vous informer.Montréal regorge de ressources sociocommunautaires qui peuvent vous aider.Le service 211 à Montréal : pour accéder à des ressources sociocommunautaires PUBLIREPORTAGE \u2022 SERVICE DE LA DIVERSITÉ ET DE L\u2019INCLUSION SOCIALE, VILLE DE MONTRÉAL Depuis mon adolescence, l\u2019un de mes passe-temps favoris est l\u2019observation des oiseaux.Comme tous les ornithologues amateurs, j\u2019admire avec fascination la variété de couleurs de leurs plumages et je suis tout énervé d\u2019ajouter à ma liste l\u2019observation d\u2019une nouvelle espèce jamais vue auparavant.Mais ce qui me fascine le plus est leur comportement.Ce qui me frappe plus particulièrement est qu\u2019ils sont toujours aux?aguets.C\u2019est vrai de tous les animaux sauvages, remarquez.Leur survie en dépend.S\u2019ils ne sont pas à l\u2019affût des menaces, notamment de leurs prédateurs, ils pourraient mourir à cause d\u2019une seconde d\u2019inattention.Que de petits êtres pesant à peine quelques grammes soient à ce point constamment aux aguets fait réfléchir.D\u2019autant qu\u2019ils passent une bonne partie de leur temps à s\u2019alimenter, tout en gardant l\u2019œil et l\u2019ouïe vifs et en alerte.S\u2019adapter pour survivre Les animaux survivent plutôt qu\u2019ils ne vivent.Cela fait partie de leur condition intrinsèque.Toute leur vie est dédiée à la conserver, afin de perpétuer l\u2019espèce.Ils se sont adaptés, lentement, à leur environnement, qui leur est souvent hostile.Prenez la petite et mignonne mésange à tête noire, très fréquente dans nos forêts, qu\u2019on observe également en ville.Elle est longue de 12 à 15 cm et pèse entre 9 et 14 grammes.Pourtant, même à -30°C, on peut l\u2019observer voler de branche en branche ou dans nos mangeoires, pour se nourrir.La nuit, elle a la capacité d\u2019abaisser sa température interne de 10°C à 12°C, pour faire face au froid.Par très grands froids, elles se réuniront sous les branches de résineux, les unes collées sur les autres, afin de conserver le maximum de chaleur et de se protéger du vent.Un oiseau aussi minuscule a été en mesure de développer sa physionomie mais aussi d\u2019adapter son comportement à des conditions d\u2019une grande rigueur, uniquement dans le but de survivre et de se reproduire.L\u2019humain est un animal comme les autres Vous et moi, lorsque nous mangeons notre sandwich à l\u2019heure du lunch ne sommes pas, bien évidemment, comme les petites mésanges, sans cesse aux aguets craignant qu\u2019un prédateur nous attaque du haut des cieux.N\u2019empêche, nous avons, à d\u2019autres niveaux, un comportement de crainte face à une multitude de menaces dans notre environnement.Nos réflexes diffèrent, mais nous sommes au final nous aussi des animaux vivant dans la crainte du pire.Peur de ne pas être à la hauteur au travail, ou, pire, de perdre son emploi.Peur de la maladie qui nous rendrait invalide.Peur que nos enfants se fassent intimider à l\u2019école.Peur de perdre un parent, un amour, un ami.Peur de la catastrophe climatique.Peur de marcher seule le soir.La peur est omniprésente dans notre vie.Nous sommes, sans qu\u2019on s\u2019en rende compte, toujours aux aguets, à l\u2019instar de la petite mésange et de tous les animaux.Ça n\u2019est que la source de cette peur qui nous différencie des autres animaux.La société capitaliste ultra-compétitive dans laquelle nous vivons alimente ces peurs, alors que l\u2019avancée de la civilisation devrait faire en sorte que nous nous sentions plus en sécurité.C\u2019est normal : la concurrence et la pression à la performance, pour nous et pour nos proches, nous garde constamment aux aguets face à l\u2019échec.Il faudrait prendre des leçons de nos amies mésanges et se serrer les coudes par temps glacial afin de nous protéger ensemble.Aux aguets 21 itineraire.ca 1er avril 2019 ÉCONOMISTE INDÉPENDANT Sexualité 101 Un petit garçon demande à sa mère : « C\u2019est quoi un orgasme ?» Sa mère répond : « J\u2019sais pas, demande à ton père.» GILLES LEBLANC AIDE AUX CUISINES Math + Géo Tombouc-one + Tombouc-one = quoi ?Réponse : Tombouctou BENOIT CHARTIER CAMELOT IGA PLACE BERCY Brins d\u2019herbe Qu\u2019est-ce que le brin d\u2019herbe a dit à l\u2019autre brin d\u2019herbe quand ils sont arrivés à la station-service ?Réponse : « Gazon » CHRISTIAN RATELLE PRÉPOSÉ À L\u2019ACCUEIL Chiens Qu\u2019est-ce que le chien a dit à l\u2019autre chien quand ils sont arrivés à Tokyo ?Réponse : « Jappons » CHRISTIAN RATELLE PRÉPOSÉ À L\u2019ACCUEIL L\u2019homme de l\u2019année Le 8 mars, c\u2019était la Journée de la femme.Sais-tu c\u2019est quand la journée de l\u2019homme ?Réponse : 364 jours par année.MICHEL DUMONT CAMELOT MÉTRO CARTIER 22 1er avril 2019 itineraire.ca DANS LA TÊTE DES CAMELOTS Joke de métalleux Pourquoi les coffres-forts sont-ils en acier ?Réponse : Parce que les voleurs sont en tôle.BENOIT CHARTIER CAMELOT IGA PLACE BERCY Spécialité du jour Un gars va en Espagne et assiste à une corrida dans un village.Il va ensuite dans un resto et remarque un homme devant une assiette qui contient deux grosses boulettes de viande.Il demande au serveur ce que c\u2019est.« Des testicules de taureau », lui répond le serveur.Il en veut lui aussi, mais le serveur lui explique que comme il n\u2019y a qu\u2019une corrida par jour, il doit réserver s\u2019il souhaite manger des testicules.Le touriste réserve pour le lendemain.Quand il revient le jour suivant, on lui sert deux petites boulettes de viande.« Elles sont ben p\u2019tites », se plaint le client.« Des fois, c\u2019est le taureau qui gagne », rétorque le serveur.CHRISTIAN RATELLE PRÉPOSÉ À L\u2019ACCUEIL Se faire passer un savon Je connais quelqu\u2019un qui n\u2019a pas pris son bain depuis 10 ans.Sais-tu pourquoi ?Réponse : C\u2019est parce qu\u2019il a une douche.JACQUES ÉLIZÉ CAMELOT SAINT-LAURENT/SAINTE-CATHERINE Histoire de blondes 1 C\u2019est deux blondes qui sont sur les rives d\u2019une rivière, mais chacune de leur côté.Y\u2019en a une qui dit à l\u2019autre : « J\u2019aimerais que tu sois de ce côté-ci.» L\u2019autre répond : « Mais, je suis de ce côté-ci ! » Chute libre Le pape François, Justin Trudeau et Donald Trump sont dans un avion avec un petit gars de 10 ans.Le pilote les prévient que l\u2019avion va s\u2019écraser, mais il n\u2019y a que trois parachutes dans l\u2019appareil.Le pape dit que comme il est le chef de l\u2019Église et que ses fidèles ont besoin de lui, il doit survivre.Il prend un des parachutes et il saute.Justin Trudeau dit à son tour que comme il est le premier ministre du Canada et que les électeurs lui font confiance, il ne peut pas mourir.Il prend le deuxième parachute et il saute.À son tour, Trump explique qu\u2019il est le plus important et le plus beau, qu\u2019il est le chef du plus gros pays et de la plus grande armée dans le monde, donc il ne peut pas mourir lui non plus.Il prend le troisième parachute et se lance dans le vide.Le petit garçon se met alors à rigoler.Le pilote lui demande : « Pourquoi ris-tu ?» Le petit gars répond : « Trump a pris mon sac à dos ! » DANIEL RICHER CAMELOT PLACE-DES-ARTS Perdre le nord Qu\u2019est-ce qui est plus dangereux qu\u2019un ours polaire ?Réponse : Un ours bipolaire.SYLVIE DESJARDINS CAMELOT ONTARIO/CHAMPLAIN Histoire de blondes 2 C\u2019est deux blondes en auto.Un oiseau lâche une fiente dans le parebrise.L\u2019une des deux blondes dit : « Il faudrait l\u2019essuyer.» L\u2019autre répond : « Ouin, mais y\u2019é rendu pas mal loin.» ANTOINE DESROCHERS CAMELOT ÉPICERIE MÉTRO, SAINT-HUBERT/BOUCHER MARIANA MAZZA PHOTO?ERIC?MYRE Les femmes en humour, c\u2019est un peu comme dans le rap ou dans le sport : elles sont là depuis des années, réussissent avec brio, apportent beaucoup d\u2019originalité à leur discipline, et pourtant, elles doivent encore, trop souvent, se justifier d\u2019être là.24 Femmes géantes À pas de enhumour par Camille Teste Elles s\u2019appellent Cathy Gauthier, Mariana Mazza, Maude Landry, Katherine Levac, Rosalie Vaillancourt, Marie-Lyne Joncas, Korine Côté ou Marie-Lise Chouinard, elles remplissent des salles comme l\u2019on fait leurs prédécesseures Lise Dion, Clémence Desrochers, Dominique Michel ou Rose Ouellette bien avant elles.Leur succès pourrait laisser penser que l\u2019égalité des sexes, en humour, a bien été atteinte.Mais est-ce vraiment le cas ?« Que ce soit dans les médias ou dans les spectacles d\u2019humour, la majorité des créateurs sont encore des hommes, on n\u2019est pas du tout dans la zone paritaire des 40 % à 60 %, montre Julie Dufort, enseignante à l\u2019École nationale de l\u2019humour (ENH).Pour autant, ça s\u2019améliore.Par exemple, il y a de plus en plus de filles dans les promotions de l\u2019ENH.» Les femmes rient, les hommes font rire Il faut dire que les femmes reviennent de loin.Culturellement, une humoriste, cela ne va pas de soi.« Historiquement, l\u2019humour féminin n\u2019est pas très bien vu, explique Christelle Paré, chercheuse postdoctorale à l\u2019Université Saint-Paul d\u2019Ottawa et enseignante à l\u2019ENH.C\u2019est un art qui s\u2019est développé dans les cabarets.Or, ce n\u2019est pas nécessairement l\u2019endroit où on voulait voir des femmes dans le public et encore moins sur scène pour faire de l\u2019humour.» Première universitaire à s\u2019être spécialisée dans l\u2019industrie du rire au Québec, Mme Paré rappelle également que les stéréotypes de genres ont beaucoup ralenti l\u2019entrée des femmes dans ce milieu-là.« Il y a longtemps eu une certaine idée de ce que devait faire une fille bien, à savoir ne pas rire trop fort, ne pas chercher l\u2019attention et surtout pas en faisant rire les gens.Et puis, continue-t- elle, on a laissé aux hommes le privilège de faire rire comme outil de séduction.Le rôle des femmes, c\u2019était plutôt de rire à leurs blagues.Dans le cas contraire, elles dérogeaient à l\u2019ordre naturel des choses.» Des mythes tenaces Aujourd\u2019hui, le public et les professionnels du milieu s\u2019ouvrent davantage à la présence féminine.Mais, comme le montre une enquête réalisée en 2018 auprès des créateurs par Christelle Paré et François Brouard, pour le compte du Groupe de recherche sur l\u2019industrie de l\u2019humour (GRIH), le processus est lent.« On s\u2019est rendu compte que certains mythes restaient tenaces.Par exemple, une partie du public continue de penser qu\u2019une femme est moins drôle qu\u2019un homme.» L\u2019humoriste Maude Landry en a fait l\u2019expérience à plusieurs reprises.« Aujourd\u2019hui, ça m\u2019arrive moins car j\u2019ai une sorte de sceau d\u2019excellence, mais à mes débuts, quand j\u2019entrais en scène, j\u2019entendais souvent des gens dire \u201c oh c\u2019est une fille, je vais aller fumer une cigarette \u201d, raconte-t-elle.Ou alors on me regardait les bras croisés et il fallait que je sois drôle très vite en arrivant sur scène.Les hommes par Camille Teste n\u2019ont pas à convaincre aussi rapidement.» À ce titre, l\u2019étude de Christelle Paré et François Brouard indique que 71 % des femmes créatrices interrogées affirment qu\u2019à leurs débuts, les humoristes de sexe féminin disent avoir moins le droit à l\u2019erreur.Le corps sous la loupe Parmi les inégalités que relève Maude Landry, il y a aussi la question du physique et de l\u2019habillement.« J\u2019ai l\u2019 impression qu\u2019en tant que femmes, les gens nous scannent plus, dit-elle.On doit faire attention à ne pas s\u2019habiller ni trop féminines, ni trop masculines.» Selon l\u2019enquête menée par le GRIH, 61% des femmes interrogées affirment avoir déjà entendu dire qu\u2019une femme humoriste ne devrait pas être trop belle sur scène.Pour Christelle Paré, il y a, là encore, une explication historico-culturelle : « Pendant longtemps, en tant que femme humoriste, il valait mieux être neutre car les gestionnaires croyaient que les femmes de l\u2019assistance seraient jalouses et craindraient de voir leur mari séduit en riant.» Selon elle, les choses ont changé.« Aujourd\u2019hui au Québec, on dit aux femmes de venir sur scène comme elles le souhaitent, affirme Mme Paré.D\u2019autres pays ont pris le contrepied total, comme en Angleterre par exemple, où plusieurs agences poussent pour mettre davantage de féminité sur scène.On encourage beaucoup les artistes à être en robe, en jupe, en talons hauts et à porter du maquillage.» L\u2019improvisatrice et animatrice Anaïs Favron, à la barre de l\u2019émission En route vers mon Premier Gala Juste pour Rire durant 12 ans, était aux premières loges pour voir le monde de l\u2019humour évoluer.Elle se réjouit de l\u2019impact qu\u2019ont les nouvelles humoristes québécoises sur la représentation du corps féminin.« Quand on regarde la télévision au Québec, la moitié des filles sont en dessous de leur poids santé, déplore-t-elle.La diversité corporelle est un problème qui n\u2019est pas réglé ici, mais les femmes en humour peuvent se permettre plus de choses.Mariana Mazza par exemple, elle sort sa bedaine de son pantalon, elle fait des jokes avec ça.Cette fille-là, comme d\u2019autres, fait un bien fou à l\u2019 industrie.» Ce que voit le public Mariana Mazza, justement, revendique une personnalité complexe.« Moi je suis très féminine, je me maquille, je fais mes ongles, mais ça ne m\u2019empêche pas d\u2019affirmer mes opinions et de parler de certains sujets de façon directe.» L\u2019humoriste, qui n\u2019en finit pas d\u2019imposer son style, aborde par exemple la question de la masturbation sur scène.« J\u2019aborde des sujets comme ça car je pense qu\u2019on ne se permet pas assez de le faire.Ça gêne, ça crée beaucoup d\u2019émotions, mais d\u2019une certaine façon ça permet de dégêner les gens et de me dégêner moi-même.» Évidemment, reconnait l\u2019artiste, difficile de nier l\u2019existence d\u2019un deux poids, deux mesures.« Du côté du public, il y a une différence dans la perception des hommes et des femmes qui sont sur scène, dit-elle.Un homme qui parle de sexe, ça sera normal, une femme qui le fait, ça sera vulgaire.» L\u2019étude de Christelle Paré et François Brouard montre effectivement qu\u2019un double standard persiste.« Par exemple, pour beaucoup, un homme qui se fâche sur scène, c\u2019est comme s\u2019 il émettait une opinion, alors qu\u2019une femme qui se fâche, elle est hystérique », souligne Mme Paré.Pour Mariana Mazza, il revient au public d\u2019évoluer et aux femmes humoristes d\u2019assumer.« Moi on m\u2019a déjà dit que j\u2019étais vulgaire, mais je m\u2019en fous.C\u2019est aux gens de faire le cheminement et d\u2019arrêter de croire qu\u2019une fille doit forcément se comporter de façon sensible et douce.En fait, poursuit-elle, plus les filles aborderont ces sujets-là, moins on va être confrontées à ce deux poids, deux mesures.» Humour de femmes ?Observatrice du monde de l\u2019humour depuis deux décennies, Lucie Joubert, professeure de littérature et auteure d\u2019un essai intitulé L\u2019humour du sexe.Le rire des filles (éditions Nota Bene), publié en 2002, se réjouit de voir la relève de l\u2019humour aborder des sujets féminins sans concession.« L\u2019humour peut servir à faire avancer la cause des femmes et à pointer du doigt les travers d\u2019une société.La discipline a une dimension un peu pédagogique.» MAUDE LANDRY PHOTO?MICHEL?GRENIER Elle rappelle que pendant longtemps, les femmes, pour se faire une place, se sont tenues loin des sujets féminins, leur préférant une sorte d\u2019humour de gars.Aujourd\u2019hui, elles assument davantage.« Depuis l\u2019écriture de mon livre en 2002, certaines choses ont changé.Aujourd\u2019hui, y a des filles comme Korine Côté par exemple, qui osent revendiquer qu\u2019elles font de l\u2019humour de filles.Je pense que c\u2019est très libérateur car ça leur permet de se sortir de cette pression qui les forçait à être un gars de la gang », sourit-elle.Alors quoi, l\u2019humour aurait donc un sexe et les femmes feraient, en fait, un humour de femmes ?« Oui, tout comme les hommes, en abordant leur vécu de gars, font un humour d\u2019hommes, répond Mme Joubert.Sauf que quand eux prennent la parole, on leur attribue quelque chose d\u2019universel, alors que quand une fille parle, on considère que c\u2019est une réalité de femme.Moi je crois qu\u2019 il n\u2019y a rien d\u2019universel, tout est genré dans la vie.» Pas de favoritisme Aujourd\u2019hui, chercheurs et artistes constatent que la question féministe a fait son chemin dans le petit monde de l\u2019humour.Dans l\u2019étude menée par le GRIH, 74 % des répondantes disent avoir déjà entendu, de la part des bookers, des phrases du genre : « Je t\u2019engage car j\u2019ai besoin d\u2019une femme sur le show ».Pour Christelle Paré, c\u2019est au moins la preuve que les professionnels du milieu s\u2019obligent à engager des humoristes de sexe féminin.Mais si l\u2019industrie semble plus sensible à la cause, pas question, pour ces dernières, d\u2019être favorisées du fait de leur sexe.« Les femmes refusent d\u2019être la fille de service sur le show », affirme Julie Dufort.« Pour moi, ajoute la chroniqueuse et auteure humoristique Marie-Ève Saucier, c\u2019est un problème d\u2019engager des femmes uniquement parce qu\u2019elles sont des femmes.Moi je veux être engagée parce que je suis drôle, pas du fait de mon sexe.» Se démarquer D\u2019ailleurs, les femmes humoristes n\u2019ont pas besoin de traitement de faveur : leurs difficultés, elles en ont fait des forces, au point d\u2019imposer un nouveau style à la discipline.« Comme il y a des choses que nous pouvons moins facilement faire, nous sommes obligées d\u2019aller chercher des manières originales de traiter certains sujets et ça, ça marque l\u2019 imaginaire », soutient Maude Landry, connue pour ses angles atypiques et pour ses textes accrocheurs.Pour Christelle Paré, le caractère innovant de cette nouvelle génération d\u2019humoristes est évident.« Il y a beaucoup de jeunes talents qui ont commencé sans agent et qui ont dû utiliser internet, YouTube ou Facebook pour se faire connaître.Ils sont très débrouillards et n\u2019ont eu d\u2019autres choix que d\u2019être hyper créatifs.» Or, pour Mme Paré, les filles ont eu un avantage comparatif en la matière : « Elles étaient moins nombreuses que les gars, donc, d\u2019une certaine façon, c\u2019était plus facile de se démarquer ».Mariana Mazza reconnaît avoir bénéficié de cet atout-là : « Quand je suis arrivée, il n\u2019y avait pas beaucoup de filles en humour.Résultat, tout ce que je faisais pouvait marquer davantage.Et puis, c\u2019est super excitant [d\u2019être pionnière] car je peux faire ce que je veux, on me pardonne.» Des modèles De plus en plus nombreuses, les femmes humoristes s\u2019imposent même, souvent sans s\u2019en rendre compte, comme des modèles pour les jeunes femmes.« Longtemps, il y avait, de la part des femmes, une forme d\u2019autocensure, indique Lucie Joubert.Elles hésitaient à aller vers des secteurs non traditionnels comme celui de l\u2019humour, n\u2019y trouvant pas leur place.» Pour l\u2019enseignante, ce manque d\u2019assurance s\u2019explique en partie par l\u2019absence de modèle.« Si on n\u2019entend jamais les femmes faire de l\u2019humour, on ne saura jamais qu\u2019elles sont capables d\u2019en faire, affirme-t-elle.C\u2019est comme aux Jeux olympiques, autrefois on ne s\u2019 imaginait pas que les femmes puissent avoir un bon niveau sportif.Moi, j\u2019ai enseigné pendant 35 ans et je peux compter sur les doigts de la main les filles que j\u2019ai vues prendre la parole pour faire de l\u2019humour dans mes cours.» Alors forcément, les Mariana Mazza et Maude Landry de ce monde jouent un rôle d\u2019inspiratrices important.« Mais ça ne suffit pas, continue Lucie Joubert, il faut aussi des professeurs à l\u2019école qui encouragent les filles à faire de l\u2019 improvisation, de l\u2019humour, etc.» Un jour, on n\u2019en parlera plus ?D\u2019ailleurs, pour Anaïs Favron, la partie est presque gagnée.« Plus on voit des femmes, plus on a l\u2019 impression que tout est possible.Autant en improvisation qu\u2019en humour, les filles ont pris une place, il y a une confiance qui vient avec la génération des milléniaux.Ça a commencé avec Mariana Mazza, Virginie Fortin ou Katherine Levac, qui sont toutes arrivées sans aucun complexe vis-à-vis des gars, quand les filles de ma génération étaient plus gênées.» Alors, arrêtera-t-on bientôt de parler des femmes en humour ?C\u2019est ce qu\u2019espère l\u2019animatrice.« Moi ça fait 22 ans que je suis dans le milieu et c\u2019est un sujet qui revient en permanence.Le jour où on n\u2019en parlera plus, c\u2019est parce que ce sera réglé pour de bon.» Christelle Paré va dans le même sens : « Les femmes sont écœu- rées d\u2019avoir cette conversation sur leur place en humour.Sauf que si de plus en plus de filles réussissent à faire leur bonhomme de chemin sans trop avoir à faire face à des situations sexistes, il arrive encore qu\u2019on propose à une humoriste d\u2019être programmée dans un show en échange de certaines faveurs ».Et pas toujours facile d\u2019en parler.Dans l\u2019étude qu\u2019elle a menée, Mme Paré souligne que 75 % des femmes interrogées étaient d\u2019accord avec l\u2019affirmation selon laquelle une femme qui se plaint d\u2019une situation sexiste à un collègue de l\u2019industrie risquait de passer pour une « chialeuse » et d\u2019entacher sa réputation.Indéniablement, certaines batailles féministes ont été remportées en humour.Pour la guerre, il faudra attendre encore un peu.28 1er avril 2019 itineraire.ca Duels enlevants, échanges éclairants, témoignages émotifs, en ZONE FRANCHE on peut tout se dire.jeudi 20 h et tout le temps sur telequebec.tv DANIEL GRADY VENDOR DE LA GAUCHETIÈRE / MANSFIELD AND DES PINS / SAINT-LAURENT JACQUES ELIZÉ CAMELOT SAINT-LAURENT / SAINTE-CATHERINE GILLES BÉLANGER CAMELOT COMPLEXE DESJARDINS As-tu peur de mourir ?Tu viens au monde, un jour tes yeux s\u2019ouvrent, la peau de l\u2019œil disparaît, tu aperçois les premières personnes qui sont tes parents, tu apprends à les connaître.Tu grandis et tu évolues de jour en jour.Tu vois des gens qui meurent et tu commences à te poser la question.La mort, faut-il en parler ?Fait-elle partie de la vie ?La démarche avec l\u2019école, avec l\u2019éducation moderne, peut t\u2019aider.Vient le primaire puis le secondaire, après quoi la compétence entre en jeu.Ce qui peut nous aider aussi, le christianisme.Je ne vous parle pas ici de religion.S\u2019il existe une autre vie après la mort, il faut le comprendre et en parler pour se rassurer.Si nous faisons face à des éducateurs rassurants et honnêtes, on pourra les écouter.Il faut préparer nos jeunes qui représentent notre nouvelle génération pour accéder à un monde meilleur.On n\u2019impose rien, chacun a sa façon de penser.C\u2019est avec des opinions différentes que l\u2019on s\u2019explique, mais il y a une voie qui nous facilite la vie.Parlons et continuons à réfléchir pour avoir des réponses.Du moins, travaillons sur nous-mêmes pour être heureux.Restons dans une bonne direction et la vie nous donnera des choses plus grandes pour être en harmonie avec soi-même et avec les autres.La mort n\u2019est pas un tabou et pour se préparer il faut en parler au fur et à mesure qu\u2019avancent les jours.Elle viendra de toute façon, on ne peut passer à côté.La spiritualité nous laisse parfois des messages, nous permet de comprendre et d\u2019atteindre un certain niveau de connaissance.Si on en parle \u2014 je ne suis pas le seul \u2014 cela procure de la confiance en soi.Pensée : On élimine nos défauts pour laisser la place à de meilleures qualités.Getting back on the horse I know you readers haven\u2019t seen me in the magazine for a while.I guess my mind needed a break.In fact I sort of had what is called writers block.I couldn\u2019t come up with new ideas.But after having talked to one of my regular customers, I feel like I\u2019ve been reborn.She gave me the inspiration to write this paper.Just chatting with her about writing in the magazine helped me very much.Also, I needed a rest.So after having taken a break, I can write some new and interesting articles.It takes a lot of work to write, and I\u2019ve written a lot over the last 14 years.Actually 127 articles to be precise ! You customers make me happy when you say \u2018Hey, I read your article and I liked it ! \u2019 That is very encouraging and uplifting for me.Thank you for that ! I try to write from the heart, asking for God\u2019s help.I think the way to write is to let it all hang out.Writing from deep- down inside my soul.When I finish writing an article, I can honestly say I am proud of myself.It\u2019s something I believe have a special gift for.But writing is not always easy.It takes a lot of hard work and I have to think and use my head to the fullest.The greatest writers have had help with editing and corrections.I have had help with my articles, and I\u2019m very thankful for that.I hope that my writings will bring some satisfaction to my readers.It\u2019s something I hope they will get a boost from, at least for awhile.Everyday is a new day, and the more I write for L\u2019Itinéraire, the better I feel.And I can express my feelings towards the world and its many problems.That way I might even make the world a better place.Un beau printemps Le printemps, c\u2019est le réveil de la nature, le retour des oiseaux, un temps plus chaud et plus de lumière.Il y aura beaucoup de clarté, ce qui rend les gens plus joviaux.Le soleil viendra à notre rencontre et nous réchauffera.La neige et la glace vont fondre et on aura beaucoup plus d\u2019espace dans les rues.Et ce sera aussi beaucoup de choses agréables pour que le printemps soit magnifique, pour que les fleurs soient remplies de belles couleurs et de beaux papillons.Les arbres vont reprendre leur forme de la nouvelle saison.Les feuilles vont revenir tranquillement.À la campagne les gens pourront commencer les cultures.Il y aura beaucoup de travail dans les champs et dans les jardins.Les personnes qui m\u2019achètent le magazine vont reprendre leurs marches habituelles, comme elles le faisaient avant.Certaines ont des congés printaniers.Elles peuvent faire toutes sortes d\u2019activités et avoir du bon temps.Elles seront heureuses que l\u2019hiver soit terminé et que le printemps arrive enfin.Moi je serai très heureux de les voir.Merci à tous, je vous aime.P.S.J\u2019ai toujours des pensées pour Monique de Calgary.J\u2019aimerais avoir de ses nouvelles. En 2010, je vendais L\u2019Itinéraire devant l\u2019épicerie Métro Beaulieu Mont-Royal.J\u2019y ai rencontré Picolo qui était le roi du Plateau et qui quêtait en face de la même épicerie depuis des années.Quand je suis arrivé sur son spot, il était parti depuis trois mois et je ne savais pas qu\u2019il était là avant.Quand il est revenu, il y a eu des frictions.Après une couple de semaines on a réussi à s\u2019entendre sur un horaire qu\u2019on a respecté tous les deux.Plus tard Danielle est apparue avec sa chienne Fifille.À cette époque, Danielle avait 27 ans.Elle n\u2019avait pas connu son père et était sans nouvelle de sa mère.Elle avait deux frères, dont un atteint du sida avec lequel elle n\u2019avait plus de contact, et une sœur.Elle avait rarement de leurs nouvelles.Quand je l\u2019ai rencontrée, elle était mal en point mentalement et physiquement.Sa chienne Fifille était comme son enfant; elle n\u2019avait pas de contrôle dessus.Je lui ai demandé de quêter plus loin, sur le coin.Quand je finissais, je lui disais de prendre ma place.Le trio s\u2019est organisé.Des débuts difficiles Finalement Picolo est parti vers un monde meilleur.Ce qui m\u2019a beaucoup attristé.Danielle consommait énormément, à l\u2019extrême.Son esprit n\u2019était pas présent.Elle était agressive avec les gens ; elle ne communiquait pas.Beaucoup de monde avait peur d\u2019elle et de sa chienne.À un moment donné les policiers lui ont enlevé sa bête et l\u2019ont faite euthanasier.Ça l\u2019a affectée profondément ; ça a été très difficile.J\u2019ai parlé à des policiers et à des travailleuses sociales du cas de Danielle.Je voulais l\u2019aider à s\u2019en sortir.Ils m\u2019ont donné leur carte.Après plusieurs appels de ma part et des rencontres avec elle, ils lui ont ouvert un dossier et l\u2019ont emmenée de force à l\u2019hôpital Notre-Dame pour de l\u2019aide psychologique.Après trois tentatives, ça a commencé à cliquer dans sa tête.Ça a été le début d\u2019une nouvelle voie positive dans sa vie.Ils ont réussi à lui faire obtenir un revenu et de l\u2019aide pour administrer son budget et payer son loyer, qu\u2019elle partage avec deux couples.Une fois par semaine elle rencontre des gens qui la soutiennent au CLSC.Son cheminement a commencé là, elle s\u2019est prise en main.Elle a arrêté de consommer du speed.Ça a été un changement drastique.La nouvelle Danielle La nouvelle Danielle, la vraie Danielle nous est apparue, belle.Maintenant elle aime dialoguer avec les gens, leur dire bonjour.Elle a besoin de leur amour et elle est très reconnaissante pour leurs encouragements et pour les personnes qui prennent soin d\u2019elle.Elle apprécie beaucoup toutes ces attentions.Quand elle arrive chez elle, elle s\u2019occupe de ses deux petits lapins.Maintenant avec la nouvelle Danielle qui communique et qui est ouverte, on s\u2019organise.Elle peut se mettre à côté de moi et on jase, on est content de se voir au lieu d\u2019avoir des fusils dans les yeux.On forme une équipe.Certaines personnes m\u2019achètent L\u2019Itinéraire, d\u2019autres lui donnent de l\u2019argent.Ça se passe dans le partage et l\u2019harmonie, il n\u2019y a aucune jalousie.L\u2019avenir s\u2019annonce prometteur pour continuer à se respecter et à se connaître un peu plus chaque jour.Nous pouvons partager avec les gens notre joie et notre bonne humeur.Ainsi nous montrons notre solidarité contagieuse.Ça peut être un exemple pour les autres.C\u2019est une sorte de paix, dans les bonnes et les moins bonnes journées.Je veux démontrer aux gens que les camelots peuvent travailler en donnant la chance aux « quêteux » qui ont ainsi un petit revenu, eux aussi, sans arrière-pensée.Pour moi, c\u2019est une victoire de voir Danielle ainsi, si jolie, si belle.Elle a toute mon admiration.Il ne faut jamais perdre espoir, ni fermer les portes.Il faut s\u2019accrocher à la vie.Partager la rue dans l\u2019harmonie itineraire.ca 1er avril 2019 31 PAR JEAN BOISVERT CAMELOT ÉPICERIE MÉTRO BEAULIEU MONT-ROYAL FULLUM / MESSIER TRANCHES DE VIE MERCI ! GRÂCE À VOUS, DEPUIS 40 ANS, NOUS AVONS RÉALISÉ PLUS DE 2 300 LOGEMENTS EN OSBL D\u2019HABITATION UN SAVOIR-FAIRE UNIQUE AU SERVICE DE LA COLLECTIVITÉ www.atelierhabitationmontreal.org Format vertical ITINÉRAIRE_3,687 x 9,875 pouces_Final 40e anniversaire publicité itineraire.ca Vous pouvez consulter le dossier sur Votez en ligne jusqu\u2019au 21 avril 2019 votepourleprix.ca en nomination pour le Avec mes enfants, je suis venue deux fois déjà voir les papillons en liberté du Jardin botanique.Pour quelqu\u2019un qui n\u2019a jamais pris l\u2019avion, le fait d\u2019aller voir l\u2019exposition et de voyager au travers des plantes et des insectes exotiques, c\u2019est tout un dépaysement surtout au cœur d\u2019un printemps qu\u2019on attend toujours.Quand j\u2019étais jeune, on attrapait les papillons.On les tenait par les ailes et on se maquillait avec la petite poudre qui s\u2019en échappait.Mais au Jardin botanique, on nous demande de ne pas les toucher.C\u2019est dur de ne pas les toucher.L\u2019enfant en moi voudrait tellement les attraper.Mais s\u2019ils se posent sur nous, c\u2019est correct.On peut les laisser faire et les regarder de près.Isabelle chez les papillons Mon premier reportage ! 33 itineraire.ca 1er avril 2019 PAR ISABELLE BEAUPRÉ CAMELOT MÉTRO LANGELIER / CENTRE COMMERCIAL DOMAINE PHOTO :?MATHIEU?RIVARD VISITE PORTE-QUEUE GEAI PHOTO?MATHIEU?RIVARD MORPHO BLEU PHOTO?GILLES?MURRAY PAPILLON VERRE PHOTO?ANDRÉ?SARRAZIN Tiens, justement, il y a un papillon qui vient de se poser sur moi.Quand j\u2019étais jeune, quelqu\u2019un m\u2019a dit que si un papillon atterrissait sur moi, c\u2019est parce que j\u2019avais une belle âme.Est-ce que ça veut dire que les autres n\u2019ont pas une belle âme ?Ce n\u2019est pas fin pour les autres\u2026 Allons voir Thierry et Lucille pour en savoir davantage.70 espèces au Jardin botanique « La couleur préférée des vêtements qui attirent les papillons dépend beaucoup de l\u2019espèce, explique Thierry, animateur scientifique pour Espace pour la vie.Si vous êtes au soleil et que vous ne bougez pas, c\u2019est sûr qu\u2019 ils viendront se réchauffer sur vous, peu importe vos vêtements.» Beaucoup de gens confondent le papillon chouette et le morpho bleu, ajoute-t-il.« Le papillon chouette n\u2019a qu\u2019un gros œil sur les ailes, précise notre guide.Le morpho en a plusieurs.Le papillon chouette est plus crépusculaire.Il a tendance à sortir à la fin de la journée, lorsque le soleil se couche.Durant la journée, il est plus souvent au repos.» « L\u2019espérance de vie des papillons varie selon les espèces, pour- suit-il.Certains vivent durant un mois; d\u2019autres seulement 10 jours.Il y a des papillons qui émergent de leur chrysalide sans bouche.Ils ne peuvent pas se nourrir et ne vivent que pour se reproduire.Il y en a d\u2019autres qui peuvent vivre 15 mois.» Les papillons du Jardin botanique proviennent de fermes d\u2019élevage notamment du Costa Rica, du Salvador et de la Malaisie.Ils arrivent sous forme de chrysalide, une étape de transformation entre la chenille et le papillon.Les chrysalides se métamorphosent dans leur cocon.Elles restent immobiles et réorganisent leurs tissus.Le miracle des chrysalides « Dans le cocon, il y a une chrysalide, explique Lucille, une autre animatrice.Dans la nature la chenille se dit qu\u2019elle veut devenir adolescente.Elle fabrique alors elle-même son cocon.Elle se cache dedans et fait sa chrysalide.» Dans les fermes d\u2019élevage, les expéditeurs ouvrent le cocon, sortent la chrysalide et la mettent dans des boîtes.« Nous, on reçoit ça et on met ça dans des cocons.C\u2019est plus facile pour vérifier si elles sont vivantes après le transport.Plutôt que de les jeter, on garde les cocons.On les accroche à des cordes.Et année après année, on utilise les mêmes.Le cocon, c\u2019est comme un manteau pour protéger la chrysalide.C\u2019est comme si on déshabille un enfant et qu\u2019on remet un autre enfant dans le même manteau.» « Certaines chrysalides doivent être suspendues la tête en bas; d\u2019autres la tête en haut, précise Lucille.Si elles ne sont pas dans la bonne position, ce n\u2019est pas bon pour le développement.La chenille est capable de sentir la gravité.Elle migre à la bonne place.» « Il y a des papillons conçus pour le camouflage, plutôt bruns, ajoute-t-elle.Et il y a des papillons avec des couleurs très vives, des couleurs qui sont un avertissement.Si tu es prédateur et que tu les manges, tu vas être malade.» L\u2019exposition Papillons en liberté se déroule dans la grande serre du Jardin botanique de Montréal, jusqu\u2019au 28 avril MONARQUE PHOTO?GILLES?MURRAY JUSQU\u2019AU 28 AVRIL JARDIN BOTANIQUE UN ÉVÉNEMENT RÉALISÉ PAR L\u2019INSECTARIUM espacepourlavie.ca PIE-IX publicité Les monarques changent de cap L\u2019un des plus connus au Québec, le monarque, migre chaque hiver vers le Sud.Alors qu\u2019on observe une baisse des populations au nord du Mexique, il semble qu\u2019une grande partie d\u2019entre eux mettent maintenant le cap sur la Floride.« Cette année, on a eu des statistiques indiquant que population de monarques a augmenté, explique Lucille.C\u2019est encourageant ; il faut juste que cela se maintienne.» Les scientifiques sont tout de même inquiets.Au Québec, les monarques sont attirés par les asclépiades, ces grandes plantes indigènes de couleur lilas qu\u2019on trouve à l\u2019état sauvage en bordure des routes et des cours d\u2019eau.Elles repoussent chaque année.Mais en Floride, les variétés d\u2019asclépiades fleurissent à l\u2019année.« Elles portent des maladies qui peuvent affecter les papillons venus d\u2019 ici.Les papillons qui vivent là-bas y sont habitués, mais pas ceux de chez nous.Il y a des gens qui en plantent en Floride pour attirer les papillons.C\u2019est gentil, mais ça peut les affecter.Plusieurs études surveillent l\u2019évolution de la situation.» PHOTOS :?ARCHIVES?DU?CHU?DE?QUÉBEC?-?UNIVERSITÉ?LAVAL De nos jours, les femmes sont parvenues à se faire une place dans tous les domaines.Elles ont conquis des métiers traditionnellement réservés à la gent masculine et parfois, elles y excellent davantage que les hommes.Pourtant, savez- vous qu\u2019il y a à peine un siècle, l\u2019une d\u2019elles a dû se battre afin de pouvoir exercer comme médecin au Québec, et cela, même si elle avait décroché un diplôme en médecine aux États-Unis ?Son nom : Irma LeVasseur dont la bravoure et la témérité sont des exemples à suivre.Irma LeVasseur (1877-1964) est née à Saint-Roch, cœur commercial et manufacturier de la Ville de Québec.Elle est la fille d\u2019une cantatrice dont les rêves artistiques ont été contrariés par les obligations maritales et un père qui a abandonné ses études en médecine faute de moyens financiers, pour finalement faire une carrière en journalisme.L\u2019enfance d\u2019Irma LeVasseur a été marquée par deux éléments déterminants : le décès de deux de ses frères en bas âge et l\u2019abandon de sa mère.Toute sa vie durant, Irma LeVasseur a lutté contre les maladies infantiles et a cherché à retrouver sa mère.La séparation de ses parents, fait rarissime à l\u2019époque, a été bouleversante pour la jeune fille.La première femme médecin au Québec DES GENS D\u2019EXCEPTION Irma LeVasseur PAR MOSTAPHA LOTFI CAMELOT MÉTRO ÉDOUARD-MONPETIT Parcours académique et professionnel Issue d\u2019une famille bourgeoise, mais paupérisée, la jeune Irma sait que grâce à sa persévérance et à des études, elle pourrait s\u2019assurer une ascension sociale.À partir de 1884, elle entreprend des études au Couvent de Jésus-Marie de Sillery puis à l\u2019École normale Laval.Mais comme aucune université canadienne n\u2019accepte les femmes en médecine à l\u2019époque, elle décide de partir étudier aux États-Unis.Elle demeure au Minnesota pendant six ans.Après avoir terminé ses études et ses stages, elle revient au Québec en 1900 pour pratiquer sa profession.Bien qu\u2019elle décroche son diplôme haut la main, elle a beaucoup de difficultés à obtenir le droit d\u2019exercer au Québec.Elle n\u2019y parvient que trois ans plus tard lorsqu\u2019elle reçoit sa licence à la suite de l\u2019adoption d\u2019une loi spéciale à l\u2019Assemblée nationale.Pendant cette longue attente, Irma LeVasseur travaille comme médecin aux États-Unis.Sa carrière médicale a été caractérisée par une diversité d\u2019activités, une alternance entre le professionnel et le volontariat, ainsi que la fondation de deux hôpitaux pour enfants au Québec.Cette carrière a été jalonnée par des conflits irrésolus entre la docteure et les conseils d\u2019administration des dites institutions.Divergences qui s\u2019expliquent par un caractère intransigeant et une époque qui fait peu de place aux professionnelles de sexe féminin.Les enfants avant tout À cette époque, la mortalité infantile est très élevée à Montréal : un enfant sur quatre meurt avant l\u2019âge d\u2019un an.Les raisons sont diverses, notamment la pauvreté, l\u2019insalubrité et les problèmes d\u2019alimentation.La Dre LeVasseur souhaite de tout cœur combattre ce fléau et est consternée de constater qu\u2019aucun hôpital ne se consacre au soin des enfants francophones.À Montréal, le Montreal Foundling Baby Hospital et le Children\u2019s Memorial Hospital ne reçoivent que des petits anglophones.Autour de 1906, sous la pression de certains de ses collègues masculins, la Dre LeVasseur va parfaire ses connaissances en pédiatrie à Paris et en Allemagne.En 1915, elle sera également médecin volontaire en Serbie afin de combattre une épidémie de typhus, une entreprise risquée, puisque la Première Guerre mondiale fait rage.La contribution et le courage d\u2019Irma LeVasseur ont été soulignés par l\u2019un de ses collègues, le Dr Albany Paquette, également sur place : « Irma ne se décourageait jamais.Elle restait stoïque en présence des dangers de la guerre et de la contagion ».La fin de vie d\u2019Irma LeVasseur a été une lente descente aux enfers.Elle a été mise à l\u2019écart des conseils d\u2019administration d\u2019institutions qu\u2019elle a pourtant cofondées, dont l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus de Québec.La pionnière a vécu ses dernières années dans un logement insalubre et dans la pauvreté.Elle a été internée pour des raisons injustifiées en 1957 et a dû se défendre pour prouver qu\u2019elle était saine mentalement.Elle est décédée dans l\u2019indifférence générale et peu de personnes se souviennent qu\u2019elle a également collaboré à la fondation de l\u2019hôpital Sainte-Justine.Hommages tardifs Irma LeVasseur n\u2019a pas eu la place qui lui sied dans l\u2019histoire québécoise, mais grâce, entre autres, aux travaux de Pauline Gill, qui lui a consacré trois livres, son apport à la société a peu à peu été réhabilité.Impressionnée par la détermination et le dévouement d\u2019Irma LeVasseur pour les enfants malades, la jeune artiste Myriam van Neste a créé une sculpture en bronze pour lui rendre hommage.Cette œuvre se trouve à l\u2019intersection du chemin de la Canardière et de l\u2019entrée sud du site du CLSC et du Centre d\u2019hébergement de Limoilou.Une plaque commémorative a été aussi inaugurée pour saluer la mémoire de la pédiatre et se trouve devant l\u2019hôpital de l\u2019En- fant-Jésus du CHU de Québec.Un parc a également été érigé à sa mémoire dans la ville de Sherbrooke.Le parc Irma-LeVasseur offre des modules de jeux pour les enfants et un sentier piétonnier.L\u2019histoire d\u2019Irma LeVasseur est riche d\u2019enseignements et elle a enfin la place qu\u2019elle mérite dans l\u2019histoire du Québec.1er avril 2019 itineraire.ca 37 avec Kaïn Entrevue Sensibles au sort des plus exclus de notre société, les membres du groupe Kaïn, Steve Veilleux, Éric Maheu et John-Anthony Gagnon-Robinette en discutent avec L\u2019Itinéraire.Le groupe qui fêtera son 20e anniversaire en 2020 a été particulièrement interpellé par les itinérants qu\u2019ils ont croisés lors du tournage de leur dernier vidéoclip.MUSIQUE MONTGOLFIÈRE 2014 PHOTO?STEF?&?STEF?/?OLIVIER?BARBÈS En septembre dernier, vous avez lancé un vidéoclip réalisé par Joseph-Antoine Clavet pour la pièce Laisse-toi exister.Vous dites que c\u2019est une « chanson baume, tricotée pour faire du bien ».Pouvez-vous préciser ?Steve V.J\u2019ai écrit cette chanson d\u2019un jet parce que c\u2019est ce que j\u2019aurais aimé me faire dire par un chum dans les moments où j\u2019en ai bavé le plus.C\u2019est une espèce de petite prière.Laisse-toi exister, c\u2019est juste de laisser son ego de côté pour prendre les bonnes décisions et revenir à la base.C\u2019est un gros trois minutes de positivité, des choses qu\u2019on oublie tout le temps dans le dédale de la vie.Pourquoi on fait ça ?On ne se pose pas assez la question.C\u2019est juste d\u2019être ouvert d\u2019esprit.Comme je le dis dans cette chanson : de dire oui plus souvent qu\u2019on dit non, d\u2019ouvrir notre cœur, nos idées.Nous sommes les seuls acteurs de notre bien- être.C\u2019est un message que je me suis écrit, pas dans le but de faire une chanson, mais en l\u2019écrivant je me suis rendu compte que ça interpellait les gars du band, que ça les touchait.Finalement, on a décidé d\u2019en faire une chanson parce qu\u2019on s\u2019est rendu compte que ça pouvait faire du bien.De se respecter, de se rappeler d\u2019où on est parti.Quand on a commencé à faire de la musique, ce n\u2019était pas pour se mettre de la pression ou pour essayer de plaire.C\u2019était pour avoir du fun.Éric M.La première fois que tu l\u2019entends, t\u2019as l\u2019impression que c\u2019est une toune un peu tristounette, mais c\u2019est tout le contraire.C\u2019est une chanson de lâcher prise, une chanson positive qui fait du bien à entendre.Le droit d\u2019exister PAR JEAN-CLAUDE NAULT CAMELOT MÉTRO CHAMP-DE-MARS Vous souhaitiez vous associer à une cause.Pourquoi l\u2019itinérance en particulier ?Steve V.Pour le tournage du clip, on s\u2019est promené une journée dans les rues de Montréal et ça nous a rappelé une réalité qu\u2019on connaît tous, qu\u2019on tient pour acquise mais qu\u2019on n\u2019aime pas voir.Les gens de la rue font partie de notre quotidien sans qu\u2019on se pose de question.Ça nous a donné une couple de bonnes claques sur la yeule.John-Anthony G-R Il pleuvait à siaux et il faisait froid.C\u2019était glauque.Il est quand même sorti du positif de ça.Steve V.Personne ne chialait ou ne se plaignait.Les gens de la rue nous racontaient leurs histoires.On ne voulait pas juste écrire une chanson et aller tourner un clip avec eux.Il y avait un côté opportuniste, quelque chose qu\u2019on n\u2019aimait pas là-dedans.Ça nous a touchés.Il fallait aller plus loin.Dans les paroles de votre chanson Laisse-toi exister, vous dites : « Joue pas aux victimes ni aux toughs ».Qu\u2019est-ce que vous voulez dire exactement dans cet extrait ?Steve V.De rester qui t\u2019es, de ne pas jouer de personnage pour plaire ou faire ton tough quand la situation le demande.Souvent, on va trop en faire par besoin d\u2019approbation.À cause de la peur, du jugement, de l\u2019insécurité, des phobies qu\u2019on se crée, on s\u2019empêche de vivre, on s\u2019empêche d\u2019exister.De ne pas jouer de game, ce n\u2019est pas facile, c\u2019est un combat pour tout le monde d\u2019être authentique et avec notre band, on prône l\u2019authenticité et on la porte à bout de bras depuis toutes ces années.Éric Maheu, tu as consommé des drogues et de l\u2019alcool de façon excessive pendant 25 ans.Tu es sobre depuis trois ans.Comment es-tu parvenu à l\u2019abstinence ?Éric M.Je pense que j\u2019étais rendu dans un état d\u2019urgence.J\u2019avais des petites affaires à régler qui vont au-delà de la drogue et de l\u2019alcool.Ça faisait trop longtemps que je me cachais derrière ça, que je noyais mes problèmes dans l\u2019alcool.Il fallait absolument que j\u2019aille plus loin.Le bobo n\u2019est pas directement dans ta bouteille.Si tu vas fouiller dans ton passé, puis que tu règles une couple d\u2019affaires, ça aide beaucoup.Au-delà de ça, il y a aussi ta famille, ta job, tes enfants.J\u2019étais trop absent et j\u2019avais atteint la limite.J\u2019avais vu le fond, j\u2019étais sur le bord de perdre beaucoup de choses.Donc, j\u2019ai décidé de me prendre en main.Il m\u2019arrive des belles choses depuis ce temps, juste des belles choses.J\u2019ai rencontré une personne extraordinaire que je n\u2019aurais jamais connue ou qui n\u2019aurait pas aimé l\u2019ancien Éric Maheu.Aujourd\u2019hui, je suis reconnaissant à la vie, je suis reconnaissant de ce wake up call.Le gars à ma droite [Steve Veilleux] aura l\u2019humilité de dire qu\u2019il ne m\u2019a pas aidé là-dedans, mais il est venu me chercher et a tiré la sonnette d\u2019alarme.Je suis allé prendre un petit trois semaines de break et ç\u2019a été bénéfique.Ça ne règle pas tout, il y a encore des petits tracas de la vie.Mais ils sont pas mal plus faciles à gérer.Votre sixième album Welcome bonheur est sorti en 2017.Quel regard portez-vous sur le chemin parcouru depuis ?Steve V.Depuis cet album, on a fait une super tournée.On a fait de belles rencontres avec beaucoup de gens qui nous avaient perdus de vue, qui étaient allés voir ailleurs et sont revenus dans le bateau avec ces chansons.Elles rappellent les premiers pas de Kaïn : plus rock d\u2019une part et plus sereines.Il y a eu aussi quelques changements dans le groupe, pour le mieux.Ça nous a donné l\u2019envie de continuer.Ç\u2019a été probablement l\u2019une de nos plus belles tournées en 20 ans.John-Anthony Gagnon-Robinette, tu as joint le groupe juste avant la production du sixième album.Comment le groupe est-il venu te chercher ?As-tu accepté tout de suite ?John-Anthony G.R.Je revenais d\u2019une tournée.J\u2019avais fait, je pense, 3000 kilomètres dans une fin de semaine, et j\u2019étais écœuré de vivre.J\u2019avais genre quatorze projets et quand je suis arrivé, j\u2019ai dit à ma blonde : « Il faut que je fasse quelque chose de simple.Il faut que je change de quoi dans ma vie ».Pis, je lui ai dit que j\u2019allais faire l\u2019épicerie.40 1er avril 2019 itineraire.ca Éric M.Moi, je suis allé en thérapie, lui a été faire l\u2019épicerie ! (rires) John-Anthony G.R.Je suis à l\u2019épicerie entre la moutarde et la relish, et là, je reçois un appel : « Oui allô, c\u2019est Éric Maheu de Kaïn.Je suis avec le chanteur de Kaïn, puis le drummer de Kaïn, pis on se demandait : veux-tu faire partie de Kaïn ?» (rires) J\u2019ai répondu oui.Mon changement est là.Mon wake up call est là.Finalement, ils m\u2019ont auditionné.Y\u2019avait une couple de gars en vue, mais ils m\u2019ont dit qu\u2019ils aimeraient que ce soit moi.Steve V.Y\u2019a pas eu d\u2019autres auditions finalement.On a arrêté après John.Qu\u2019est-ce que John-Anthony a apporté au groupe ?Des changements dans votre style, votre sonorité ?Steve V.C\u2019est sûr.Avec un musicien comme John, tu amènes tout son background musical, ses influences, sa jeunesse.Parce que bon, on est comme trois générations différentes.(rires) Il a beaucoup de fougue.Souvent Maheu et moi, on oublie la chance qu\u2019on a, le confort d\u2019avoir une équipe technique.Quand John est arrivé, on ne voyait pas nécessairement de longues suites au band.Éric M.On était un vieux couple depuis 20 ans, puis arrive un nouveau, on a une autre perspective.John écoute les chansons et il les perçoit d\u2019une autre manière.Je pense que tout ça a été positif.Ça fait partie des changements qui font que Kaïn est encore là aujourd\u2019hui, sinon on ne serait pas assis là à t\u2019en parler. que «malgré un certain nombre d\u2019évidences régionales sur la vulnérabilité des femmes au plan des revenus, du coût des loyers, de la violence vécue, peu associent ces éléments à des situations d\u2019itinérance ou à des facteurs de risque d\u2019itinérance».L\u2019ampleur de l\u2019itinérance cachée En 2013, un rapport de recherche Homeless Hub intitulé État de l\u2019itinérance au Canada indiquait, à raison, «[qu\u2019il] est extrêmement difficile d\u2019estimer l\u2019amplitude de la population des sans-abri cachés et les conditions dans lesquelles elle vit parce que les gens qui se trouvent dans cette situation sont difficiles d\u2019accès. » L\u2019étude L\u2019itinérance cachée au Canada, publiée par Statistique Canada en 2016, a toutefois permis d\u2019établir un certain indicateur de l\u2019ampleur de l\u2019itinérance cachée en dévoilant que 8 % des Canadiens âgés de 15 ans et plus avaient « déjà eu à vivre temporairement avec la famille, des amis, dans leur voiture ou n\u2019importe où ailleurs à un moment donné de leur vie, car ils n\u2019avaient nulle part où aller.» Alors que tout exercice de dénombrement tend à largement sous-estimer l\u2019itinérance des femmes en identifiant une grande majorité d\u2019hommes (en 2015 et 2018, environ 25 % des personnes itinérantes dénombrées à Montréal étaient des femmes), cette étude de Statistique Canada a remis les pendules à l\u2019heure en révélant que l\u2019itinérance cachée était un phénomène vécu presque de manière égale chez les hommes et les femmes (8 % et 7 % respectivement).Une dimension à prendre en compte Même si on ne la voit pas, l\u2019itinérance cachée, au même titre que l\u2019itinérance visible, représente pour les personnes un lourd fardeau et un important déni de droits.De par l\u2019absence de garantie d\u2019un toit stable et les déplacements qu\u2019elles doivent constamment effectuer, la dignité et l\u2019intégrité de ces personnes sont mises à mal.Vu la précarité de leur situation, les personnes en situation d\u2019itinérance cachée devraient faire l\u2019objet d\u2019une attention plus sérieuse dans la lutte à l\u2019itinérance, et ce, même si elles peuvent sembler marginales si l\u2019on se fie uniquement aux résultats d\u2019un dénombrement fort imparfait, dont l\u2019objectif avoué est de compter l\u2019itinérance visible.Cet exercice, en occultant les réalités moins visibles, tend à valoriser des mesures visant à réduire l\u2019itinérance visible et à répondre seulement aux besoins urgents.Bien que nécessaires, ces mesures ne doivent pas être l\u2019unique cheval de bataille des différents paliers de gouvernement dans la lutte à l\u2019itinérance.Les actions en prévention de l\u2019itinérance, en insertion, en soutien au revenu, en santé et autres, sont essentielles pour lutter efficacement contre l\u2019itinérance, autant visible qu\u2019invisible.Les personnes qui sont hébergées provisoirement dans un cadre instable et parfois dangereux parce qu\u2019elles n\u2019ont nulle part où aller vivre ce qu\u2019on appelle de l\u2019itinérance cachée, un phénomène grandement sous-estimé et encore peu documenté.Pour ne pas se retrouver à la rue, ces personnes font du couch- surfing chez des membres de leur entourage ou dorment dans un lieu inadéquat qui n\u2019offre aucune sécurité d\u2019occupation (voiture, chambre de motel, logement surpeuplé et/ou insalubre, etc.) Chez les femmes, qui sont les plus susceptibles de demeurer cachées, cela peut aussi se traduire par la décision de rester dans une relation abusive ou d\u2019offrir des services sexuels en échange d\u2019un gîte afin d\u2019éviter à tout prix de dormir dehors, où les risques d\u2019être exposées à la violence sont exacerbés.En plus des femmes, les jeunes, les personnes âgées et les minorités visibles sont tous reconnus comme vivant davantage d\u2019itinérance cachée que visible.De par leur situation, ces personnes échappent à tout effort de dénombrement des sans-abri et leur importance continue d\u2019être sous-estimée dans la lutte à l\u2019itinérance.Pire  : il est fréquent que leurs besoins soient tout simplement omis lorsque l\u2019on parle de l\u2019itinérance, trop souvent associée uniquement à sa dimension chronique et visible.Céline Bellot, directrice du département de travail social à l\u2019Université de Montréal, illustre cette problématique dans sa recherche Rendre visible l\u2019itinérance au féminin.Elle souligne L\u2019itinérance cachée : un phénomène bien réel Nadia Lemieux ?Organisatrice communautaire au RAPSIM P H O T O   : R A P S I M CHRONIQUE?PAYÉE Nous vivons une époque pas mal spéciale.Chacun tient dans sa main une technologie qui aurait permis de gagner n\u2019importe quelle guerre du passé et nous, on l\u2019utilise pour être au courant en temps réel que la fille qui fait un show de cuisine n\u2019est plus en couple avec le gars qui l\u2019aidait à faire ledit show de cuisine.Nos ancêtres n\u2019en reviendraient tout simplement pas du confort et de l\u2019accès à l\u2019information auquel on a tous droit.Personnellement, je place Wikipédia tout en haut de la liste des choses les plus solidement utiles que l\u2019humanité s\u2019est donnée à elle-même, avec le feu, la roue et le fromage gouda.C\u2019est certainement plus facile que jamais de s\u2019informer, mais bien que l\u2019information \u2013 ce qui inclut les photos de parties intimes \u2013 soit plus facilement partagée, son omniprésence fait qu\u2019elle est banalisée, voire diluée, de par ses sources de plus en plus nombreuses et, c\u2019est là le problème, floues.C\u2019est le 22 janvier 2017 qu\u2019une des barrières entre réalité et fiction a été fracturée.Ce jour-là, Kelly Ann Conway, humoriste déchue et conseillère séniore du président Trump, a utilisé une tournure de phrase qui aura porté l\u2019humanité vers une nouvelle ère.« Puis-je vous proposer ces faits alternatifs » a-t-elle mentionné, le plus sérieusement du monde, sur un canal spécialisé en nouvelles, à un commentateur impuissant et à une civilisation qui croit que l\u2019eau en bouteille est meilleure que celle des aqueducs.Avant cette entrevue importante, un fait, selon le dictionnaire Larousse, c\u2019était quelque chose de « reconnu comme étant certain, incontestable.» Un fait, c\u2019était 2 + 2 = 4, l\u2019eau est mouillée, le feu brûle, la Terre est ronde et l\u2019espace est immense.Ça, c\u2019étaient des faits.AVANT.Depuis, Kelly-Ann a verbalisé quelque chose qui est de plus en plus admis : les opinions ont la même portée et la même importance que les faits, puisqu\u2019on a maintenant tous le potentiel d\u2019opposer aux faits, certains et incontestables, des faits alternatifs, dégotés sur un site dont l\u2019éditorial ressemble plus aux idées qui nous aident à bien dormir.C\u2019est simple, depuis le 22 janvier 2017, il existe plus d\u2019une vérité, et on a tous dans nos poches un appareil pouvant nous aider à nous en convaincre, pour ensuite partager la vérité qu\u2019on préfère.Et c\u2019est là que le gros bon sens doit rattraper les événe- ments en cours.C\u2019est très facile d\u2019avoir une opinion, tout le monde en a plein sur tout.Ces opinions nous procurent une petite chaleur au ventre lorsqu\u2019on les partage et qu\u2019elles sont bien reçues.Mais il ne faut pas oublier que le contraire peut arriver : il est très important de se souvenir que, malgré la petite piqure qu\u2019on ressent quand d\u2019autres ne sont pas d\u2019accord avec nous, ce qu\u2019on a exprimé avant n\u2019était qu\u2019une opinion, pas un fait alternatif et encore moins un fait.En cette ère de médias sociaux, il est plus que jamais primordial de se souvenir que nos opinions ne sont que ça: des conceptions bien personnelles, et que c\u2019est normal pour les autres d\u2019avoir, eux aussi, des opinions.Elles ne seront pas nécessairement en phase avec les nôtres, et c\u2019est correct.J\u2019ajouterai que c\u2019est aussi très possible de n\u2019en avoir rien à secouer des opinions d\u2019autrui et que c\u2019est également possible \u2013 ascendant mature \u2013 d\u2019admettre n\u2019avoir aucune opinion sur un sujet particulier pour lequel on ne serait pas assez informé ou pour lequel on n\u2019a tout simplement pas d\u2019intérêt.43 itineraire.ca 1er avril 2019 À chacun sa vérité PAR TOMMY GAUDET HUMORISTE ET DOUTEULOGUE Solutions dans le prochain numéro xxxxxxx xxxxxx xxxxxx Carcasses Hors d\u2019usage Idéale Dénigrerions Remis en marche Perroquet Percerons Nationaliserai Poliça Abandonneras Entière Purifia Hurlement Engranges Posture de yoga Puis Erbium Quatre Lien Largeur Déchiffrera Teindre Guide Feras entrer de l\u2019air Volais Nazi Augmentai Dieu égyptien Carcasses Hors d\u2019usage Idéale Dénigrerions Remis en marche Perroquet Percerons Nationaliserai Poliça Abandonneras Entière Purifia Hurlement Engranges Posture de yoga Puis Erbium Quatre Lien Largeur Déchiffrera Teindre Guide Feras entrer de l\u2019air Volais Nazi Augmentai Dieu égyptien Réponses du 1ER AVRIL 2019 Mettre à x 9,75 y 0,75 Mettre à x 7,5708 y 4 S M L O I P R A A T I S A E R R E A S R C I I V E N S L I E S S A A N A L E I O R C E R L P E I E N U A E R A E T I C V I I L S A C E D R E A S O F R E O R N S E P I P E L A G I Q U E P A N E T O N B U T S A R O M A T E S A I S N I M I E E D I L E N E I S S U I D E E T O C S A X O O L A S A G N E S R A B A L E N E R O E S T I G E N S M A T A R E E S T R E S S A Y E R Réponses du 1er AVR 2019 horizontalement 1.Qualifie la zone océanique jusqu\u2019à 250 m de profondeur.2.Panier.- Cibles.3.Carvi, cannelle, laurier.- Planchette.4.Conjonction.- Amie.- Magistrat municipal.5.Apparu.- Sorti.- Poisson.6.Tête de rocher.- Musicien.7.Pâtes alimentaires.- Surplus.8.Poinçon.- Mets suisse.9.Individus.- À moi.- Défaut.10.Orient.- Tester de nouveau.verticalement 1.Dégrossissage.2.Rupestres.3.Déesse grecque.- Foncent.4.Viandes séchées.5.Existais.- Terre mère.6.Baudroies.- Pronom.7.Baudet.- Élimeras.8.Sélénium.- Volcan japonais.9.Ibidem.- X.- Lettre grecque.10.Siège du ministère français des Affaires étrangères.11.Serviable.- Cheminée.12.Crochet.- Viorne.xxxxxxx xxxxxx xxxxxx Attachas Cuite Unités agraires Pousseraient Hurle Tremblerai Qui fonctionnent selon une période de 24 heures Assiettes Tsar Anodonte Astate Dispendieuse Négation Bienheureuse Se rendraient Pronom Pianiste français Argon Élime Armée irlandaise Brancard École Aimées Mesurées Contestasse Rayon Dans la rose des vents Id est Attachas Cuite Unités agraires Pousseraient Hurle Tremblerai Qui fonctionnent selon une période de 24 heures Assiettes Tsar Anodonte Astate Dispendieuse Négation Bienheureuse Se rendraient Pronom Pianiste français Argon Élime Armée irlandaise Brancard École Aimées Mesurées Contestasse Rayon Dans la rose des vents Id est Réponses du 15 mars 2019 Mettre à x 9,75 y 0,75 Mettre à x 7,5708 y 4 C C G L S E T I E M E S E N A S S E N O E R U E S E N I R A R E B A T E I E I R A E I N T D E E N E T S A T L I S C E U E L L E S R O I I R A I V B R R E A I SUDOKU http://www.lesudokugratuit.com Sudoku niveau : Sudoku Diabolique Grille numéro : 67462 2 7 6 8 5 6 9 1 2 5 1 6 3 9 7 2 1 8 6 8 6 9 5 7 2 4 9 2 4 7 3 1 5 6 8 6 3 1 5 4 8 7 9 2 7 8 5 6 9 2 1 4 3 2 7 9 4 8 6 3 1 5 8 1 6 3 5 9 2 7 4 4 5 3 2 1 7 6 8 9 3 6 8 9 7 5 4 2 1 1 4 2 8 6 3 9 5 7 5 9 7 1 2 4 8 3 6 Grille Sudoku Diabolique à imprimer du dimanche 16 septembre 2018 12:00:06 1 / 1 15 mars 2019 publicité Pouvez-vous trouver les sept différences dans cette photo de notre photographe bénévole Mario Alberto Reyes Zamora ?Bonne chance ! DÉTENTE SUDOKU http://www.lesudokugratuit.com Sudoku niveau : Sudoku Diabolique Grille numéro : 67462 2 7 6 8 5 6 9 1 2 5 1 6 3 9 7 2 1 8 6 8 6 9 5 7 2 4 9 2 4 7 3 1 5 6 8 6 3 1 5 4 8 7 9 2 7 8 5 6 9 2 1 4 3 2 7 9 4 8 6 3 1 5 8 1 6 3 5 9 2 7 4 4 5 3 2 1 7 6 8 9 3 6 8 9 7 5 4 2 1 1 4 2 8 6 3 9 5 7 5 9 7 1 2 4 8 3 6 Grille Sudoku Diabolique à imprimer du dimanche 16 septembre 2018 12:00:06 1 / 1 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3. MODE DE PAIEMENT Chèque au nom du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire Visa MasterCard Code de vérification de la carte (CVC) : l___l___l___l No de la carte  : l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l___l Expiration / (Mois) (Année) Signature du titulaire de la carte IDENTIFICATION Mme M.Nom : Prénom : Adresse : Ville : Code postal : __l__l__ - __l__l__ Courriel : Téléphone : ( ) Postez votre coupon-réponse au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire 2103, rue Sainte-Catherine Est, 3e étage, Montréal (Québec) H2K 2H9 No de charité de l\u2019organisme : 13648 4219 RR0001 514 597-0238, poste 228 \u2022 luc.desjardins@itineraire.ca Pour rejoindre notre service aux donateurs : DONS + CARTES-REPAS TOTAL DE MA CONTRIBUTION : $1 JE FAIS UN DON DE : 40 $ 50 $ 75 $ 100 $ ou $1 JE VEUX M\u2019ABONNER AU MAGAZINE : Je m\u2019abonne pour une période de : 12 mois, 24 numéros (125 $ avec taxes) 6 mois, 12 numéros (65 $ avec taxes) Nom ou No de camelot (s\u2019il y a lieu) : 1 Pour respecter l\u2019écologie et réduire ses frais postaux, L\u2019Itinéraire envoie le reçu d\u2019impôt une seule fois par année, au début de janvier suivant le don.Vous pouvez faire un don directement en ligne sur notre site www.itineraire.ca JE VEUX ACHETER DES CARTES-REPAS : J\u2019offre cartes-repas à 6 $ chacune = $1 Vous voulez les distribuer vous-même ?Cochez ici : publicité 8 ue Profitez de votre pause-café pour découvrir le tout nouveau CAFEBROSSARD.COM - ,Ç - _ _ tte, LY] 4) BRQ ARD i NCTE Ki ol, Frm 9 - = \u2014\u2014 _ \u2014\u2014_-* > = \u2014\u2014 a ' 3 à - c+ 3 UL REFN \"M ET a.ET NE EE _\u2014 ES ES \"VE EE SO = mu me aul ELE EE JL JT La promesse d'un café savoureux, EE PE torréfié de main de maître qu'on prend TORRÉFIÉ À MONTRÉAL Ld CE Ta plaisir a déguster tous les jours.514 321-4121 1 800 361-4121 \u2014\u2014 LA CAGE EST FIÈRE D\u2019APPUYER L\u2019ITINÉRAIRE ! 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