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Titre :
Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français
null
Éditeur :
  • [Paris] :[Paris-Canada],1884-[1940?]
Contenu spécifique :
mercredi 25 décembre 1907
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1907-12, Collections de BAnQ.

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[" 26e ANNÉE Paris, 25 Décembre 1907 Le Numéro 25 Centimes \u2014 N° 11 PARIS-CAN Organe Bi-JWensuel des Intérêts Canadiens et français FRANOP Abonnements : Un an\t ÎO fr.\tDirecteur : HECTOR FABRE\tCANADA Abonnements : Un an\t $ JB Les Annonces et Réclames sont reçues au Bureau du Journal.Annonces, la ligne\t Réclames,\t\u2014\t\t Faits-Divers, \u2014\t\t\tBUREAUX ! 10, Rue de Rome, 10 \u2014 PARIS (8\u2018)\tCODES : Atla: fie Cable Directory A.B.C.et WESTERN UNION TELEGRAPHIC Adresse Télégraphique : ST AD ACON A-PARIS Téléphone : 218-03 SOMMAIRE Le Traité.Hector Fabre.Montcalm.Projet de Loi.Plaines d\u2019Abraham.Les Canadiens à Paris.Revue des Journaux.Crédit Foncier Franco-Canadien.LE TRAITÉ Le traité qui est soumis à l\u2019assentiment des Parlement français et canadien, en élargissant le cercle de la convention de i8g3, marque une étape nouvelle dans le développement de notre pays à l\u2019extérieur, et montre avec quelle largeur de vues l\u2019Angleterre se prête à toutes les phases de ce développement.Elle s\u2019accommode de tous les desseins du Canada, comme s\u2019il s\u2019agissait de choses qui ne touchent pas ses intérêts, tout en retenant son attention.Elle ne songe d\u2019aucune façon à intervenir dans notre politique économique, ni à nous faire partager ses préférences; ni rigueur, ni faveur ne modifient son attitude de haute im-.partialité, sa sérénité.Suivez un instant le cours des événements depuis la fondation de la confédération de 1867.A cette époque, le Canada est, en principe, libre-échangistecomme l\u2019Angleterre.Si son tarif douanier présente néanmoins des traits protectionnistes imposés par les exigences de sa situation, la physionomie générale en \u2022reste libre-échangiste.Sous l\u2019impression d\u2019une crise dans les affaires, une réaction en sens contraire se produit dans le pays ; un mouvement protectionniste ramène le parti conservateur au pouvoir avec sir John Macdonald à sa tête.Rien n\u2019est plus indiqué alors que de l\u2019enrayer.Le marquis de Lome, gendre de la Reine, est gouverneur du pays, et il peut paraître tout au moins désobligeant pour la Couronne de ne pas hésiter, en un pareil moment, à prendre une mesure contraire aux idées et aux intérêts de la Métropole.On ne peut douter qu\u2019une intervention, même discrète, du Gouverneur, l\u2019usage ordinaire en tous pays de certaines influences officielles, n'ait un effet considérable sur le sentiment public.D\u2019autre part, l\u2019opinion est fort agitée par le coup d\u2019Etat du lieutenant-gouverneur Letellier dont, comme mesure de représailles, le nouveau cabinet demande la démission.Et cependant, sans hésitation, le marquis de Lome sanctionne, et le nouveau tarif douanier frappant les articles anglais à égalité des autres, et la révocation du lieutenant-gouverneur.Parvenus au pouvoir en 1896, les libéraux tentent, tout d\u2019abord, de nouer des relations plus étroites avec les .Etats-Unis et de faire revivre l\u2019ancien traité de réciprocité qui avait, autrefois, marqué une ère de prospérité.Ils ne tardent pas à renoncer à poursuivre des négociations qui ne donnent aucun espoir d\u2019aboutir.C\u2019est alors, ou parallèlement, que se dessine le projetd\u2019un tarif préférentiel à l\u2019égard de l\u2019Angleterre.Accueilli au Canada avec faveur, ce tarif est reçu en Angleterre avec cette mêmephilosophieque, précédemment, le tarif protecteur.En échange de ce que nous donnons, rien ne nous est offert.Dégagé de toute contrainte, le Ca- nada inaugure aujourd\u2019hui par un traité avec la France, ce qu\u2019on peut saluer comme l\u2019ère des traités de commerce.N\u2019est-ce pas vers elle que nous devions tout d\u2019abord tourner nos regards, lorsque nous songions à agrandir la sphère de nos relations ?Un autre choix eût paru cocpme un manque de déférence pour elle, et elle-même dans cette occurence, en se refusant à nos avances, aurait failli à toutes ses traditions.Le sentiment, les souvenirs patriotiques ne sauraient entre nous cesser d\u2019avoir la haute voix, et aujourd\u2019hui l\u2019Entente cordiale achève de rendre les ententes faciles.Ce qui frappe tout d\u2019abord dans cet instrument diplomatique, c\u2019est qu\u2019il n'est conçu dans aucun esprit étroit ; on l\u2019imagine difficilement plus étendu et plus complet.C\u2019est bien ainsi que, de part et d\u2019autre, les vrais intéressés, ceux qui en seront les bénéficiaires dans les deux pays, pouvaient le désirer.Au milieu des nations libérales, l\u2019Angleterre et les Etats-Unis sont les champions, l\u2019une de la liberté commerciale, les autres du protectionisme.Nous nous rangeons ainsi aux côtés de notre Métropole.HECTOR FABRE.MONTCALM On lit dans le Temps : Nous recevons une éloquente circulaire qui propose d\u2019élever au pays de Languedoc et au Canada, un double monument de souvenir français.Les habitants de Vauvert (Gard) n\u2019ont pas oublié qu\u2019à quelques kilomètres de leur ville, au château de Candiac, est né le plus beau vaincu de nos anciennes guerres.Les Franco-Canadiens de Québec, eux aussi, veulent honorer le marquis de Montcalm.Deux statues, inaugurées le même jour, à quinze cents lieues de distance, en présence 2 PARIS-CANADA de deux foules qui parleront la même langue, voilà une cérémonie qui ne sera pas banale ! Nous ne voudrions point distraire les instituteurs de leurs devoirs professionnels, au lendemain de la sage résolu tion prise par certains d\u2019entre eux « de s\u2019occuper aussi d\u2019éducation ».Mais ils feraient, nous semble-t-il, œuvre d\u2019éducateurs en racontantàleurs élèves, après la classe, cette magnifique histoire douloureuse qui contient pour nous tant de tristesse, tant d\u2019orgueil et tant de remords.Leurs confrères delà-bas, dans le vieux dialecte nor- ' mand attardé en terre anglaise, ne manqueront pas à ce rite de piété filiale.Il faut que les petits sous des écoliers français se mêlent à ceux des camarades canadiens dans les bronzes jumeaux promis au héros.Héros, s\u2019il en fut jamais, et si simple, si grand, si complètement pur ! Montcalm, c\u2019est le soldat idéal.Nul n\u2019a mis plus d\u2019élégance, dans le sacrifice.Une victime du devoir, dirait-on aujourd\u2019hui.L\u2019ancienne formule était\u2019 plus belle; on disait jadis : « Mort au champ d\u2019honneur.» Quel type parfait de chevalerie! Ce descendant d\u2019une race militaire avait été élevé comme un fils de roi.Les maîtres les plus savants, mathématiciens, hellénistes, soignèrent son enfance.11 eut le cerveau nourri de Plutarque, qu\u2019il lisait dans le texte, ayant appris le grec àl\u2019écoled\u2019un oratorien.Devenu lieutenant général des troupes d\u2019Amérique, à qui ressemble-t-il, ce petit homme sec au nez d\u2019aigle, lorsqu\u2019il passe en traîneau au milieu des habits blancs .' A un personnage de Plutarque sous la coiffure poudrée.Il arrive de Versailles et date de l\u2019héroïsme légendaire.D\u2019Argenson l\u2019avait signalé au roi comme un des rares officiers qui « se portaient encore vers le grand ».La définition est du maréchal de Noailles; elle résume toute l\u2019âme de Montcalm.Il allait au grand tout naturellement, et sans apprêts, souriant, joyeux, bon enfant, tranquille.Jamais soldat ne fut mieux préparé à la victoire et plus digne du bonheur.Il commença par être incroyablement heureux.Ne disposant guère que de cinq mille avec ses régiments Royal-Roussillon, Artois, hommes la Reine-Guyenne, la Sarre, Berry, Béarn, Languedoc, il battit tout d\u2019abordles armées anglaises.Après la prise dufort de Choua-guen, décrivait à sa femme : « Voilà une assez jolie aventure, matrès chère.Je vousprie d\u2019en faire dire une messe dans ma chapelle.» Cette poignée de Français, perdus à l\u2019autre bout du monde, passèrent joyeusement le carnaval de 1756.A Québec et à Montréal on dansait comme à Versailles.« Trois grands beaux bals jusqu\u2019au carême ; outre les dîners, de grands soupers de dames trois fois la semaine.Les jours des prudes, des concerts ; les jours des jeunes, des violons de hasard.» Le grand marquis s\u2019aperçut vite qu\u2019il était entouré de coquins et que le Canada serait perdu.L\u2019intendant de la Nouvelle-France, Bigot, volait les Peaux-R.ouges et tripotait sur les fournitures.il y eut famine ; l\u2019intendant accapara les blés et s\u2019emplitles poches.Le drôle jouait un jeu d\u2019enfer et perdait deux cent mille livres en une nuit.« Quel pays, écrivait Montcalm à sa mère.Tous les marauds y font fortune, et tous les honnêtes gens s\u2019y ruinent.» La situation devenait intenable.Montcalm se plaignit aux ministres.Bigot tenait les Bureaux à sa dévotion.Montcalm demandait des renforts, des vivres ; le secrét tariat de la guerre procédait par petits paquets.« Envoyez-nousau moins delapoudre ! » s écriait l\u2019abandonné.11 délégua Bougainville en France pour qu\u2019un homme sûr pût au moins parvenir jusqu\u2019au trône.L\u2019aide de [ camp rapporta la désespérante réponse du maréchal de Belle-lsle, ce modèle de rhétorique ministérielle, où le héros était lâché en toute courtoisie.« J\u2019ai répondu de vous au roi et je suis bien assuré que vous ne me démentirez pas et que pourlebien de l\u2019Etat, lagloire de la nation et de votre propre conversation, vous vous porterez aux plus grandesextrémi-tés.» C\u2019était, en style administratif, Tordre de mourir.Montcalm comprit : il savait tout Corneille par cœur.Ce suprême combatd\u2019Abraham estunepage d\u2019épopée.Pitt avait juré d\u2019en finir.Puique les Français avaient un héros à leur tête, il en expédia un autre auxtroupesanglaises.Wolfe avait trente-deux ans, et comme Montcalm, une grâce sublime : il sabrait en déclamant des vers.Tous deux moururent dans la même journée.Tandis que les grenadiers de Louis-bourg chargeaient à la baïonnette, Wolfe reçut une première balle au poignet.Atteint ensuite à la poitrine, il chancela.« Soutenez- moi, criait ; que le soldat ne me voie pas tomber!» On l\u2019emporta mourant et vainqueur.Montcalm rentra dans Québec, perdant son sang par trois blessures ; une balle lui avait fracassé les reins.Tandis que le chirurgien sondait la plaie, il demanda combien il lui restait d\u2019heu res à vivre.» Quelques-unes seulement, mon général.\u2014 Tant mieux ! je ne verrai pas l\u2019entrée des Anglais dans la ville .» Wolfe avait dit : « Je meurs heureux.» Le peuple de France s\u2019aperçut à peine qu\u2019il avait un grand homme à pleurer et qu\u2019il venait de perdre un monde.Paris fut tout entier à la joie de la paix.Toutefois Louis XY gratifia la marquise de Montcalm d\u2019une pension de quatre mille livres, Les compagnons d\u2019armes du vaincu se souvinrent de lui.Un des rêves de Montcalm, dont il s\u2019amusait même aux bords du Saint-Laurent, avait été de devenir membre de l\u2019Académie des inscriptions.Ceux dont il souhaitait d\u2019être le confrère eurent la mission de résumer sa vie.Le Parlement d\u2019Angleterre avait voté le transfert des restes de Wolfe à Westminster.Sur le tombeau de Montcalm, dans l\u2019église des Ursulines de Québec, la pierre était muette.Bougainville écrivit à l\u2019Académie des inscriptions : « Les Anglais maîtres aujourd\u2019hui des lieux où reposent les cendres de Montcalm, veulent bien nous y laisser le droit de rendre un hommage public à la mémoire d\u2019un homme qu\u2019ils honorent autant que nous le regrettons.Prêtez, messieurs, votre voix à la juste douleur des troupes qu\u2019il commandait.» L\u2019Académie rédigea une superbe inscription latine qui fut gravée sur une -plaque de marbre.Pitt tint à honneur d\u2019envoyer lui-même cette épitaphe au Canada.Sa lettre est d\u2019une allure magnifique : « On ne peut qu\u2019applaudir à la noblesse des sentiments des troupes françaises qui veulent rendre un pareil tribut à la mémoire du général qu\u2019elles ont vu mourir à leur tête d\u2019une manière digne d\u2019elles et de lui-même.» Le bâtiment qui portait la stèle glorieuse fit naufrage avant d\u2019arriver à Québec.L\u2019épitaphe composée par l\u2019Académie des inscriptions ne fut posée dans la chapelle des Ursu- lines qu\u2019en 1859, cent ans après la bataille d\u2019Abraham.Mais en 1827, un gouverneur des possessions anglaises d\u2019Amérique avait élevé devant Québec l\u2019obélisque où les noms de Montcalm et de Wolfe fraternisent dans la gloire : « Communem famam.» Le comte de Dalhousie n\u2019avait pu s\u2019empêcher de faire graver à la base du monument cette phrase de repentir : « Hommage trop longtemps négligé.» Pouvoir attendre sa statue pendant un siècle et demi en défiant l\u2019oubli, ce n\u2019est pas contre l\u2019ingratitude une revanche médiocre.Mais il ne faut pas infliger une plus longue épreuve à la patience d\u2019un Français que Pitt a pleuré.PROJET DE LOI Portant approbation de la Convention de commerce entre la France et le Canada, présenté à la Chambre des députés par M.Pichon, Ministre des Affaires étrangères.EXPOSE DES MOTIFS Messieurs, La Convention de commerce que nous avons l\u2019honneur de soumettre à vos délibérations est le résultat des négociations qui ont été engagées, au mois de juillet dernier, par le Gouvernement de la République avec le Gouvernement du Dominion en vue d\u2019élargir les bases de l\u2019arrangement du 6 février 1893, qui règle depuis treize ans les relations commerciales entre la France et le Canada, et d\u2019atténuer en faveur de l\u2019exportation française la rigueur des taxes douanières que les marchandises de provenance étrangère doivent acquitter à leur importation au Canada, depuis la mise en vigueur dans ce pays du tarif du 30 novembre 1906.L\u2019arrangement du 6 février 1893 stipulait des réductions de droits, à l\u2019entrée au Canada, en faveur de sept produits d\u2019origine française et nous assurait le traitement de la nation la plus favorisée.Il accordait, en échange, à vingt-deux produits canadiens le bénéfice de notre tarif minimum à l\u2019entrée en France et assurait au Canada pour ces produits la jouissance de toute réduction de droits qui serait concédée à un Etat quelconque.Cet arrangement, qui avait- eu en son temps d\u2019heureux résultats, ne répondait plus aux besoins de notre commerce.Une sympathie séculaire, fortifiée encore par .( l\u2019entente cordiale », nous fait désirer le développement de nos relations commerciales avec un pays auquel son extraordinaire prospérité a permis de doubler en dix ans le chiffre de son commerce extérieur.Mais notre régime conventionnel avec le Canada est surtout devenu insuffisant depuis que le Dominion a procédé à une refonte complète de son régime douanier.Le nouveau tarif canadien comporte trois colonnes : la première constitue un tarif PAKiS-CAJNADA 3 préférentiel réservé à la Grande-Bretagne et à certaines colonies ou possessions britanniques; la troisième, constitue un tarif général dont les droits sont appliqués aux produits des Etats qui n\u2019ont pas d\u2019accord ccmmercial avec le Canada : quant à la seconde, elle forme un tarif intermédiaire dent le bénéfice peut être accordé par traité aux pays étrangers.Le régime préférentiel, dont l\u2019existence remonte à l\u2019année 1898, consistait en une réduction d\u2019un tiers sur les droits du tarif général : le nouveau tarif ne maintient pas ce système de détaxe uniforme, mais il fixe séparément pour chaque article le taux des droits réduits.Le tarif intermédiaire, qui comporte une réduction moyenne de 10 % sur les droits du tarif général, est établi en vue de créer pour les pays 'étrangers un intérêt direct à conclure ¦ des arrangements commerciaux avec le Canada qui, à la faveur des avantages consentis à ses produits en échange de ce tarif, verrait s\u2019élargir les débouchés ouverts à son exportation : il est donc destiné à devenir le tarif conventionnel du Canada.Enfin, il existe un tarif différentiel constitué par les droits du tarif général majorés de 33 % qui frappe depuis la rupture économique survenue en 1898 entre l'Allemagne et le Canada, les seules importations allemandes.La nouvelle loi tarifaire canadienne stipule expressément que ses dispositions n\u2019ont aucun effet sur l\u2019arrangement franco-canadien du 6 février 1893; mais les intentions du Gouvernement canadien étaient, aussitôt après l\u2019établissement de son nouveau régime douanier, de négocier avec nous, pour le1- mêmes raisons qui nous poussaient à reviser notre régime conventionnel avec ce pays, un nouvel arrangement commercial plus étendu, qui fit profiter dans une plus large part chacun des deux pays des avantages tarifaires accordés dans l\u2019autre aux pays étrangers et s\u2019étendît à l\u2019ensemble des exportations françaises et canadiennes, au lieu de se borner à établir un régime spécial pour quelques articles.Le Premier Ministre du Dominion saisit l\u2019occasion de son passage à Paris pour entamer les pourparlers qui ont abouti à la signature de la convention que nous soumettons à votre approbation.Le Gouvernement français ne pouvait qu\u2019être très sensible à ces ouvertures, les premières que le Canada faisait à une puissance étrangère.Deux tableaux annexés à la convention comprennent le plus grand nombre des articles qui font l\u2019objet d\u2019échanges entre les deux pays.D\u2019une part, le tarif minimum fiançais est concédé en faveur de 152 articles d\u2019origine canadienne ; il faut noter que 17 de ces 152 articles sont soumis dans notre tarif à une taxation unique qui est celle du tarif général.D\u2019autre part, 98 articles d\u2019origine française bénéficieront à l\u2019entrée du Canada des taxes réduites du tarif intermédiaire; pour 12 seulement de ces articles, le droit est le même au tarif intermédiaire et au tarif général.Si l\u2019on s\u2019en était tenu là, les avantages que nous aurions retirés d\u2019un nouvel accord auraient été bien insuffisants; aussi nous semmes-nous efforcés d\u2019obtenir certaines faveurs particulières afin de développer notre commerce sur des articles spéciaux à notre production; c\u2019est ainsi que le Canada a consenti, pour les 12 articles les plus importants de notre exportation, des réductions notables sur les droits du tarif intermédiaire et la consolidation de ces réductions : de ces avantages particuliers énumérés dans un troisième tableau bénéficieront' notamment nos conserves de légumes, de poissons, nos vins, nos livres et publications périodiques, nos préparations médicinales, nos huiles d\u2019olive, nos broderies ef dentelles et certains de nos tissus de soie.En ce qui concerne les vins, la convention de 1893 disposait que les vins non mousseux titrant 15 degrés à l\u2019alcoomètre centésimal ou moins seraient affranchis ¦ de la surtaxe ou droit ad valorem de 30 % ; ils acquittaient donc 25 cents le gallon, c\u2019est-à-dire 1 fr.25 par 4 litres 54, soit 26 fr.50 l'hectolitre.Désormais, en vertu de la convention nouvelle, les vins non mousseux sont divisés en trois catégories : 1° A partir de 11°6 à l\u2019alcoomètre centésimal et au-dessous, ils payeront 15 cents par gallon, c\u2019est-à-dire 0 fr.75 par 4 litres 54, soit 16 fr.50 par hectolitre; 2° De 11°6 à 13°3, ils acquitteront 20 cents par gallon, c\u2019est-à-dire 1 franc par 4 litres 54, soit 22 fr.par hectolitre; 3° Au-dessus de 13°3 et jusqu\u2019à 15° à l\u2019alcoomètre centésimal, ils continueront à payer le droit actuellement perçu, c\u2019est-à-dire 28 fr.50 par hectolitre.Pour les vins non mousseux en bouteilles, 6 bouteilles ordinaires ou 12 demi-boutèilles sent considérées comme équivalentes à 1 gallon et payent, suivant le degré alcoolique du vin, les droits de 0 fr.75, de 1 fr.ou de 1 fr.25.Quant aux vins de champagne et aux autres vins mousseux, les droits anciens sont maintenus et consolidés; ainsi la douzaine de bouteilles ordinaires continuera à payer 17 fr.10, la douzaine de demi-bouteilles 8 fr.55 et la douzaine de quarts de bouteilles 2 fr.48.En ce qui touche les tissus et articles de soie, les droits actuels sont de 30 % et de 37 1/2 %.En vertu de la nouvelle convention, les velours de soie pure et les tissus en soie, c'est-à-dire les tissus de soie pure e^ ceux dont la soie est l\u2019élément constitutif de principale valeur, payeront 20 %; les articles confectionnés en soie, ou dont la soie est l\u2019élément constitutif de principale valeur, acquitteront un droit de 32 1/2 %.Enfin, les rubans de toute sorte et de toute matière ne payeront plus que 25 % au lieu de 35'%.Ajoutons que les broderies et les dentelles non dénommées, les collets ou collerettes en dentelles et tous les articles en dentelle, les filets en coton, en toile, en soie ou autre matière, ne seront passibles que d'un droit de 27 1/2 % au lieu de 35 %.Les livres, les imprimés, les publications périodiques écrits en langue française seront soumis aux mêmes droits que les mêmes articles de langue anglaise d\u2019origine britannique, c\u2019est-à-dire 15 et 5 % au lieu de 25 et 10 %.Par contre, nous n\u2019avons consenti à aucune consolidation des droits de notre tarif minimum et il n\u2019est pas sans intérêt de rappeler que pour la plupart des produits agricoles, et notamment les céréales, nous n\u2019avons qu\u2019un seul tarif; or, pour ces articles, nous n\u2019avons pris d\u2019autre engagement que de faire bénéficier le Dominion du tarif le plus réduit qui y serait applicable au cas où nous viendrions à créer pour ces produits un double tarif.Il est, en outre, stipulé pour tous les articles visés par la convention la réciprocité du traitement de la nation la plus favorisée.Ces dispositions sont complétées par la déclaration que ce même traitement sera appliqué à tous les articles pour lesquels la législation des deux pays ne prévoit pas actuellement de taxe douanière, au cas où ils viendraient à être soumis à des droits.Enfin, conformément à la loi des deux pays, le transport en droiture ou sans transbordement est obligatoire pour que les marchandises bénéficient des avantages tarifaires stipulés dans la convention et ces dernières doivent être acompagnées de documents établissant leur origine.Les négociateurs de la convention qui vous est soumise ont voulu donner à cet acte diplomatique une portée qui dépassât celle d\u2019un simple arrangement douanier.Elle contient donc les clauses importantes que nous avons fait insérer dans la plupart de nos accords commerciaux pour établir le traitement de la nation la plus favorisée pour tout ce qui concerne l\u2019importation, l\u2019exportation, la réexportation, le transit, l\u2019entreposage, l\u2019emmagasinage, le transbordement, la consommation, l\u2019accomplissement de formalités de douane et en général pour tout ce qui se rapporte au commerce et à l\u2019industrie.Elle prévoit que les marchandises de l\u2019un des deux pays, une fois admises dans l\u2019autre, ne pourront être soumises à des droits intérieurs autres ou plus élevés que ceux qui frappent les produits similaires nationaux.La convention stipule, d\u2019autre part, que pour l\u2019application des droits d\u2019entrée ad valorem, les exportateurs pourront produire des certificats de valeur délivrés par les Chambres de commerce ou par toutes autres institutions analogues et que ces documents seront pris en considération par les autorités douanières, comme cela vient d\u2019être établi dans les rapports des Etats-Unis avec 4 PARIS-CANADA l\u2019Allemagne et la France, à la grande satisfaction du commerce à qui cette facilité permet souvent d\u2019éviter des contestations et des pertes de temps.La même facilité est accordée aux importateurs de vins français au Canada qui pourront produire des certificats d\u2019analyse délivrés par les établissements scientifiques placés sous le contrôle du Ministre de l\u2019Agriculture de France.En ce qui concerne les voyageurs de commerce, une amélioration importante a été stipluée en leur faveur.Au Canada, les échantillons qui accompagnaient les voyageurs de commerce, de même que les emballages contenant ces échantillons étaient, à moins qu\u2019ils n\u2019eussent aucune valeur commerciale, passibles des ' droits de douane.Désormais les produits passibles de droits ef servant de modèles ou d\u2019échantillons introduits dans les deux pays par les voyageurs ou représentants de commerce seront admis moyennant versement des droits, lesquels seront remboursés après réexportation.Le régime de la nation la plus favorisée est stipulé réciproquement pour tout ce qui concerne la propriété commerciale et industrielle.Enfin, toutes les dispositions de cette convention s\u2019appliquent à l\u2019Algérie, aux colonies et possessions françaises et aux pays de protectorat de l\u2019Indo-Chine.En outre, elles pourront être étendues à la Tunisie par une déclaration échangée à cet effet entre les Hautes Parties contractantes.Il est stipulé au dernier article que la convention entrera en vigueur aussitôt après l\u2019échange des ratifications et que cette formalité aura lieu dès que les Parlements des deux pays auront donné leur approbation.Le même article contient la clause de dénonciation en vertu de laquelle la convention restera exécutoire jusqu\u2019à l\u2019expiration d\u2019un délai, de douze mois, après que l\u2019intention d\u2019en faire cesser les effets aura été notifiée par l\u2019une ou l\u2019autre des parties contractantes.Telle est l\u2019économie de la convention, que nous soumettons à vos délibérations.Elle concède à notre pays des avantages particuliers dont, pour le moment, aucun autre pays ne jouit au Canada et qu\u2019en raison de la spécialisation des faveurs accordées, le jeu de la clause de la nation la plus favorisée serait même impuissant à faire partager à d\u2019autres.Cet acte diplomatique, auquel le Gouvernement de la Piépublique a souscrit avec d\u2019autant plus d\u2019empressement que le Canada est un marché immense sur lequel les produits manufacturés d\u2019Europe et d\u2019Amérique viennent se faire une concurrence très active, permettra à notre exportation de se développer à l\u2019abri d\u2019un régime de faveur que nos rivaux travaillent déjà de toutes leurs forces à s\u2019assurer et dont les liens d\u2019amitié ancienne et d\u2019affection qui nous rattachent au Canada nous auront procuré l'avantage de jouir les premiers.PLAINES D'ABRAHAM Dans un discours prononcé au « Women\u2019s Canadian Club » Lord Grey, gouverneur général du Canada, a exhorté les membres de cette Association à prendre les moyens nécessaires pour sauver de l\u2019oubli les champs de bataille si renommés de Québec et les remettre dans un état digne d\u2019évoquer le passé.Un comité d\u2019organisation désigné par le maire de Québec, ajoute Son Excellence, désirerait commémorer le 300mo anniversaire de la fondatiou de Québec, par la consécration de ses champs de bataille.Cette idée a îeçu l\u2019active adhésion de AI.Gouin, premier ministre de Québec, et de Sir Wilfrid Laurier.« L\u2019immigrant, dit Lord Grey, dès son arrivée à New-York, contemple la statue de la Liberté.Du pont de son navire, le voyageur levant ses regards vers les plaines d\u2019Abraham, oii se joua le sort de l\u2019Amérique, n\u2019aperçoit nul monument qui puisse l\u2019inspirer, si ce n\u2019est les murs d\u2019une prison bâtie à l\u2019endroit vénéré où Wolfe donnait et son sang et sa vie.« Les champs de bataillede Sainte-Foye, où les Français, en 1770, mirent l\u2019armée anglaise en déroute, au cours d\u2019une rencontre désespérée etd\u2019où ilsauraient pu reprendre Québec, n\u2019eût été l\u2019apparition soudaine de la flotte anglaise, sont la continuation des Plaines d\u2019Abraham.« On a déjà émis l\u2019idée de créer à même les parties les plus importantes de ces deux champs de bataille, un parc national qui s\u2019appellerait le Parc Edouard VII.Le souvenir de ces batailles que remportèrent, l\u2019une et l\u2019autre, deux armées rivales, serait ainsi dignement évoqué et conservé.« L\u2019opinion publique, continua le gouverneur général, a donné sa sanction au projet de célébrer le 300me anniversaire de la naissance du Canada par la consécration des Plaines d\u2019Abraham.Il est à espérer que les législateurs de Québec et d\u2019Ottawa voteront des crédits qui nous permettront de célébrer avec dignité cet événement mémorable ; mais, outre ces crédits, il nous faudra trouver d\u2019autres souscriptions pour mettre les Plaines d\u2019Abraham dans un état convenable.« Ainsi nous devons faire disparaître la pri son, la manufacture d\u2019armes et d\u2019autres constructions quidéparentles Plaines;nous devons faire l\u2019acquisition d\u2019emplacements pour y fonder un musée de nos reliques nationales et pour y créer un boulevard d\u2019où la vue embrasserait et le Saint-Laurent et la rivière Saint-Charles.Cette promenade, sur un parcours de sept milles, serait unique au monde, tant au point de vue historique que par les beau tés du paysage environnant ».Lord Grey croit à la possibilité de camper sur les hauteurs de Québec, première apparition du vaisseau remontant le Saint-Laurent, une colossale statue de l\u2019Ange de la Paix, les bras largement tendus, comme pour presser sur sa poitrine les nouveaux arrivants d\u2019Europe.Dans son appel aux femmes de Montréal, il leur demande de s\u2019associer à l\u2019œuvre et de fournir à chaque famille du Dominion autonome l\u2019occasion de célébrer cet anniversaire en donnant leur obole pour la consécration de ces Plaines où s\u2019est consolidée une Angleterre agrandie.De toutes parts, croit-il, le peuple répondra généreusement.Le seul monument qui nous rappelle Wolfe, est une humble colonne érigée par les soldats de l\u2019armée anglaise, cantonnés au Canada, en 1849.Ces militaires, pour honorer la mémoire du général anglais, sacrifièrent la solde de toute une journée et cette générosité est un bel exemple qui touchera le cœur des milliers de sujets de l\u2019Empire.En terminant, Lord Grey s\u2019exprima ainsi : « Je suis heureux de vous donner connaissance « d\u2019un message que je reçois à l\u2019instant de « Sir Dighton Probyn.« Le Roi me donne l\u2019ordre de vous annoncer « son entier appui au projet de célébrer le « 300me anniversaire de Champlain et de vous « dire que Sa Majesté souscrit cent guinées « pour la réalisation d\u2019une œuvre aussi « belle ».Commissariat-Général du Gouvernement du Canada à Paris 18e), 10, rue de Rome (au premier à droite).Adresse Télégraphique : Stadacona-Paris.Téléphone : 218-03.Inscrits au Commissariat - Général du Gouvernement du Canada à Paris, io, rue de Rome : M.Jos.Sirois.Québec.74, rue de Provence.M.Emile Bélanger, Alontréal.3, square-Pètrelle.L\u2019Hon.L.-P.Pelletier, Québec.Hôtel Bellevue.Mme L.-P.Pelletier, Québec.Hôtel Belle-vue.Mme H.Plunkett Magann, Toronto.Hôtel La Trémoille.Mlle A.-G.Falconbridge, Toronto.Hôtel' La Trémoille.M.Louis G.Duquet.Hôtel Continental.Sir A'Ielbourne Tait, Montréal.4, rue Boc-cador.Lady Melbourn Tait, Montréal.4, rue Boc-cador.Dr M.-T.Sullivan, Glace Bay.Hôtel Continental.Dr William .1.Chapman, IIoland-Landing.Hôtel Continental.M.Geo.Arcand, Montréal.Grand Hôtel.M.P.Lapierre, Montréal.145, rue Lafayette.M.A.Archambault, Montréal.145, rue Lafayette.M.et Mme A.Geoffrion, Montréal.44, rue de Clichy.Mme Walker Kavanagh, Montréal.Hôtel Saint-James.Mlle Mary.E.Kavanagh, Montréal.Hôtel Saint-James.JM.et Mme Colin Forbes.Hôtel Saint-Pétersbourg.M.Eugène Payette, Montréal.Hôtel Britannia.Mlle Annette Daudelin, Montréal.M.L.J.Beiquart, Ottawa.Hôtel du Liban.M.Vallières de Saint-Réal, Ottawa.Hôtel du Louvre.Mme R.Iverr, Montréal.16 rue Chalgnn. PARIS-CANADA 5 Mlle Gertrude Iverr, Montréal, 16, rue Chal-grin.Mgr.L.-N.Begin, Québec.68, rue Notre-Dame-des-Ch amp s.Mgr.G.Rouleau, Québec.68, rue Notre-Dame-des-CA amps.M.C.-H.Barbeau, Québec.74, rue de Provence.M.Perceval F.Ridout, Toronto.Hôtel Continental.Mme E.-A.Prévost, Montréal.Hôtel Bel-Air.M.le juge C.A.Dugas, Dawson-City.Hôtel Bedford.M.A.-O.Fournier, Montréal.6, rue Gay-Lussac.M.G.Plunkett-Magann, Torpnto.Hôtel La Trêmoille.M.L.-A.Dandelin, Worcester Mass.M.et Mme J.-E.-A.Dubuc, Chicoutimi.Hôtel Bellevue.Mlle J.Boivin, Chicoutimi.Hôtel Bellevue.M.J.-E.-C.Daoust, Montréal.Hôtel Bellevue.M.L.-Z.Gauthier, Montréal.Hôtel Bellevue.M.et Mme Louis Coste, Ottawa.M.L.Fontanel, Montréal.20, rue Réaumur.Revue des Journaux On lit dans la Presse, de Montréal : La Convention de Commerce entre le Canada et la F'rance, à la publication de laquelle nous consacrons nos pages 1 et 5, peut être considérée comme le triomphe de la politique économique inaugurée il y a dix ans par le gouvernement Laurier avec la dénonciation des traités de commerce allemand et belge faite, par la Grande-Bretagne, à la demande du Canada.Ce traité passé entre le Canada et une puissance étrangère affirme l\u2019autonomie de notre pays en matière commerciale et établit, à la face du monde, que le Canada est bien une nation.La France et le Canada figurent seuls dans cet instrument diplomatique.Son fonctionnement sera, si cela est nécessaire, assuré en France non par les consuls ou les agents anglais mais par des agents nommés par le gouvernement du Canada (article IX).Les avantages réciproques que les deux nations s\u2019accordent sont considérables et doivent de toute nécessité augmenter dans de larges proportions leurs relations commerciales.Ce traité est une œuvre de bonne foi et de bon vouloir qui sera féconde en résultats heureux pour les deux pays.C\u2019est également une œuvre habile.Nous n\u2019en voulons pour preuve que l\u2019article VIII qui, sans rien changer aux lois douanières françaises, permet le transit par l\u2019Angleterre des produits canadiens inscrits au traité.La France sera très sensible au tarif de faveur accordé à quelques-uns de ses produits les plus importants : vins, huile, soieries, etc., tarif spécial lui conférant sur certains de ses concurrents des avantages qui lui seront particulièrement agréables.La Presse, désireuse de mettre ses lecteurs à même de juge.r de l\u2019importance du traité de commerce franco-canadien, ne s\u2019est pas contentée de publier la froide et presque inutile nomenclature des produits qui y figurent.Elle a complété les tableaux protocolaires en donnant pour les produits canadiens admis au bénéfice du tarif minimum les taux du tarif général et du tarif minimum des douanes françaises.Nos lecteurs pourront ainsi constater la différence existant entre ces deux tarifs et se faire une idée adéquate des avantages conférés à nos exportateurs sur les exportateurs des pays, les États-Unis par exemple, dont les produits doivent acquitter les taux du tarif général.Enfin nous avons donné la valeur, quand elles dépassaient cent mille francs, des importations en France de chacun des produits figurant au traité.Les renseignements que nous donnons aujourd\u2019hui en publiant le texte du traité, permettront aux lecteurs de la Presse, d\u2019étudier dès maintenant les possibilités d\u2019exportation de nos produits vers la France et de suivre en connaissance de cause, les débats auxquels la ratification du traité par le Parlement donnera lieu.Les importateurs pourront également constater les diminutions dedroits surles marchandises françaises jouissant du tarif intermédiaire.Sir Wilfrid qui a étél\u2019àme de cette politique commerciale et ses deux collègues, les honorables Brodeur et Fielding, qui l\u2019ont si bien défendue et conduite au succès à Paris, ont droit aux félicitations les plus enthousiastes et aux remerciements les plus sincères du pays tout entier.Crédit Foncier Franco-Canadien L\u2019Assemblée générale extraordinaire du 12 décembre courant a voté la résolution suivante : « Le Conseil est autorisé à procéder, dès que les circonstances lui paraîtront favorables, à la création et à l\u2019émission de 30.000 actions nouvelles de 500 francs chacune.Il fixera le prix et les conditions d\u2019émission de ces nouveaux titres.« Cette autorisation est valable jusqu\u2019au 31 décembre 1909 ».MONUMENT LAFONTAINE-BALDWIN A ÊTRE ÉRIGÉ POUR LE Gouvernement de la Puissance du Canada Conditions du Concours : 1.\tOn a l\u2019intention de donner au monument la forme de statues ressemblantes aux portraits de l\u2019Hon.Sir Louis H.Lafontaine et de l\u2019Hon.Robert Baldwin.Ce monument peut consister en déux statues séparées ou en un groupe, selon que chaque concurrent le décidera.Les concurrents peuvent soumettre plus d\u2019un modèle.2.\tLe monument, soit sous forme de groupe ou de statues séparées, ne devra pas coûter plus de vingt mille dollars, après son achèvement et sa mise en place y compris le piédestal à partir du niveau du terrain.3.\tNe pourront concourir que les artistes résidant au \"Canada et les artistes canadiens de naissance, résidant ailleurs.4.\tLe mouument sera élevé sur les terrains des édifices du Parlement, à Ottawa, à l\u2019endroit qui sera choisi plus tard.5.\tLes modèles seront sous forme de maquettes en plâtre, faites à une échelle uniforme d\u2019un pouce et demi au pied.Une description de l\u2019œuvre devra ac- compagner chaque maquette.Les modèles et la description ne devront porter aucune devise ou autre inscription distinctive.Le concurrent enverra son nom dans une enveloppe cachetée, sans marque distinctive.6.\tLes maquettes et toutes les communications s\u2019y rapportant seront adressées comme suit : Advisory Art Council, C/o, Department of Public Works, Ottawa, Canada.Les maquettes devront être livrées avant le premier jour de février 1908.Elles ne seront pas exposées au public avant la décision du jury.Tous les frais de transport et de livraison des maquettes, ainsi que des descriptions qui l\u2019accompagnent, devront être payés parles concurrents.Les maquettes après que la décision aura été rendue, seront renvoyées à la demande des concurrents, mais à leurs frais et risque.7.\tUn avis de la décision du jury sera envoyé à chaque concurrent.8.\tLa décision du jury sera définitive à la condition que l\u2019heureux concurrent pourra donner une preuve satisfaisante, avec garantie si on l\u2019exige, qu\u2019il est capable de faire l\u2019ouvrage pour le prix ci-dessus mentionné.Par ordre, FRED.GÉL1NAS, Secrétaire.SOCIÉTÉ GÉNÉRALE pour favoriser le développement du Commerce et de l\u2019Industrie en France Société anonyme.\u2014 Capital : 300 Millions Le Conseil d\u2019Administration a décidé qu\u2019en vertu de l\u2019autorisation donnée par l\u2019article 57 des statuts, il serait distribué, à valoir sur les bénéfices de l\u2019exercice courant, 6 fr.25 par action, représentant, pour le capital versé, l\u2019intérêt à 5 o/o l\u2019an, du premier semestre 1907.Le paiement s\u2019effectuera à partir du 1er octobre prochain : A Paris, au siège de la Société, rue de Provence 54, et dans ses succursales et bureaux de quartier ; Dans les départements, à Londres et à Saint-Sébastien (Espagne), aux agences de la Société ; En Algérie et en Tunisie, aux caisses de la Compagnie Algérienne ; A Bruxelles et à Anvers, aux succursales de la Société Française de Banque et de Dépôts.En Alsace-Lorraine, à Lausanne et à Francfort-sur-le-Mein, dans les agences de la Société Générale Alsacienne de Banque.A l\u2019étranger, le paiement se fera au change du jour.Le Directeur : Louis Dorizon.AVEZ-VOUS UN BON TAILLEUR O ¦ CI SM II GARDEZ-VOUS ol UUi, DE LE QUITTER SI NON, ALLEZ à THE SPORT 17, \u2018\t' Montmartre, 17 THE SPORT HABILLE BIEN 01 6 PARIS-CANADA Crédit Foncier Franco-Canadien Prêts Hypothécaires Société Anonyme Canadienne Fondée ie 24 Juillet 1881, durée jusqu\u2019en 1979 CAPITAL SOCIAL s 2S.OOO.OOO de Francs divisé en 50.000 actions de 500 francs chacune Siège Social a.MONTRÉAL CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION MM.G.Brolemann.Ht, Administrateur du Crédit Lyonnais, Président Honoraire.J.-H.Thors, O.Ht, Directeur général de la Banoue de Paris et des Pays-Bas, Président.J.-A Ouimet, l\u2019un des Juges de la Cour du Banc du Roi pour la Province de Québec; Administrateur de la Banque d\u2019Épargne (Montréal), Vice Président.Auguste Real Angers, Membre du Conseil privé, Conseiller du Roi (Montréal).MM.Comte I.de Camondo, O.Ht, de la Maison J.Camond» et 0», Administrateur de laBanque de Paris et des Pays-Ba*.P.-A.Ghéramy, ancien President de la Chambre des Avoué», Avoué honoraire.A.Denfert-Rochereau, Ht, Administrateur de la Société Française de Reports et Dépôts.De Molinari, Ht, Membre correspondant de l\u2019Institut.J.-E.Moret, Ht, Directeur de laBanquedeParisetdes Pays-Bas.E.Persillier-Lachapelle, M.D.Ht (Montréal).COMMISSAIRES-CENSEURS MM.A.Desjardins (Montréal).J.Ovide Gravel (Montréal).Ludovic de la Vallée-Poussin (Paris).DIRECTEUR GÉNÉRAL M.Martial Chevalier.SECRETAIRE DU COMITÉ DE PARIS M.Paul Morel.CCCRSUJ i-TCRHfAO Via Havre-Commercial ICWCASTU RPOOl B E R U N vVAlÇRVtllE 2ÿsioi tCROaj JRA6UI mèÆÈ WILN BAIt NANTIS MONTREAL >B FRNf [Rlfft SAN rRANClSCO 80IDIAUK IClCttAQI riuMt BOSTON ¦ roRtcjfes» ôâRrtLom Jnapou flfNNrn ,OTAA Ni HSSDWHj lirh! «1MU UESSi to V/est'Jndiaâ* Guyana I and Venezuela /To Mexico.Central^ and W A UTC «.erAifuoâ wmm wtosaS LIGNE ENTIÈREMENT SOÏÏS-IARINE DE NEW-YORK EN ERANCE - La seule Compagnie possédant et exploitant cinq câbles transatlantiques entre l\u2019Europe et les Etats-Unis d\u2019Amérique.La seule Compagnie qui, ayant un point d\u2019atterrissage sur le continent européen, possède aux Etats-Unis un réseau complet de lignes terrestres.Communications directes avec le Canada, le Mexique, les Antilles, l\u2019Amérique Centrale et l\u2019Amérique du Sud.tj\tTj\t( ADMINISTRATION, 9, rue Louis-le-Grand (2e).ureaux a aris .| RENSEIGNEMENTS, 4P, avenue de l\u2019Opéra (2\u2018).-BUREAU DE TRANSMISSION \u2014 112, Boulevard de Strasbourg, au HAVRE \u2014\u2022 CE BUREAU EST EN COMMUNICATION: AVEC NEW-YORK Par deux câbles entièrement sous-marins, ce qui évite les longues lignes aériennes de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Ecosse.FILS DIRECTS AVEC PARIS Par un fil spécial aboutissant au Bureau de la Bourse, et par ira câble souterrain aboutissant au Bureau-Central société mtnn pour favoriser le développement do Commerce et de l'Industrie en France SOCIÉTÉ ANONYME.- CAPITAL :\t300 MILLIONS SIÈGE SOCIAL: 54 et 56, rue de Provence ) Succursale Opéra : 1, Rue Halévy.\t:¦ à Paris.SUCCURSALE: i34, rue Réaumur (Place de la Bourse) ) \u2014\t6, rue de Sevres depots de fonds a intérêts en compte ou à échéance fixe (taux des dépôts de 1 au à 35 mois 3 o/o ; de 3 ans à 47 mois 3 t 2 o/o ; de 4 à5 ans 4 o/o net d'impôtetdetimbre);\u2014ordres de bourse (France et Etranger) ; \u2014 souscriptions SANS FRAIS; - VENTE AUX GUICHETS DE VALEURS LI- VRÉES immédiatement (Obi.de Ch.de fer, Oblig.¦ i B .ns à lots, etc.); \u2014 escompte et encaissement de i*i!no«s Français et étrangers; \u2014 mise en RÈGLE DE TITRES: \u2014 AVANCES SUR TITRES; - ESCOMPTE ET ENCAISSEMENT D\u2019EFFETS DE COMMERCE; - GARDE DE TITRES : \u2014: GARANTIE CONTRE LE REMBOURSEMENT AU PAIR ET LES RISQUES DE NON-VÉRIFICATION DES tirages; \u2014 virements et chèqiies sur la France et l\u2019Etranger; \u2014 lettres de crédit et billets de CRÉDIT CIRCULAIRES; \u2014 CHANGE DE MONNAIES ÉTRANGÈRES; \u2014 assurances (Vie, Incendie, Accidents), etc., etc.SERVICE DE COFFRES-FORTS (Compartiments depuis 5 fr.par mois; tarif décroissant en proportion de la durée et de la dimension.) 86 succursales, agences et bureaux à Paris et dans la Banlieue; 550 agences en Province; 2 agences à l\u2019Etranger (Londres, li3, Old Broad Street, et St Sébastien (Espagne; ; correspondants sur toutes les places de France et de l\u2019Etranger.CORRESPONDANT EN BELGIQUE : Société Française de Banque et de Dépôts BRUXELLES, 70, Rue Royale.\u2014 ANVERS, 22, Place de Meir.Du Havre à Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Anvers, Amsterdam, Rotterdam, Hambourg, etc.FILS DIRECTS De Parla à Badin, Cologne, Francfort, Bâle, Berne, Genève, Vienna^ Milan, Gênes, Rome, etc.LES TÉLÉGRAMMES SONT REÇUS DANS TOUS LES BUREAUX TELEGRAPHIQUES A défaut dos formules que la Compagnie adresse gratuitement sur demande, prière d\u2019indiquer en marge à» la minute la mention non taxée Vis* Commercial. / PAR I S-CANADA 7 GRAND HOTEL CANADIEN ET COLONIAL 26, Rue de St-Pétersbourg, PARIS (8 ), à proximité de la Gare Saint-Lazare.Téléphone 255-82 (Station Métropolitain : Place Clichy, Rue de Saint-Pétersbourg) A, \u2022 15\tO jL 'jT' , 13 ireoteur-O é r a n t INSTALLATION MODERNE - PRIX RÉDUITS Déjeuners et Dîners à Prix fixes (vin compris) et à la Carte 80 Chambres avec tout le confort moderne &A LONS\tF A M I 21, 3E S Chambres préconisées par le Touring-Club SALLES DE BAINS A TOUS LES ETAGES Salons de Correspondance et de Réception GRAND GARAGE POUR AUTOMOBILES ET BICYCLETTES Hôtel s\u2019élevant au milieu d\u2019un grand Jardin - LUMIÈRE ÉLECTRIQUE Recommandé aux Familles et au Clergé ARRANGEMENT POUR SEJOUR ET POUR PENSION CANADA Gouvernement de la Province de Québec COMPTOIR NATIONAL D\u2019ESCOMPTE DE PARIS Capital : 150 millions de francs tNTIÈREMENT VERSÉS SIÈGE SOCIAL : RUE BERGERE Succursale : 2, Place de l\u2019Opéra, PARIS OPÉRATIONS DJ COMPTOIR : Bons à échéance fixe, Escompte et Recouvrements; Escompte de Chèques, Achat et Vente de Monnaies étrangères, Lettres de Crédit, Ordres de Bourse, Avances sur Titres, Chèques, Traites, Envois de Fonds en Province et à l\u2019Etranger, Souscriptions, Garde do Titres, Prêts Hypothécaires Maritimes, Garantie contre les risques de remboursement au pair, Paiements de Coupons etc.AGENCES 31 Bureaux de quartier dans Paris 14 Bureaux de bauiieue 144 Agence* eu province ÎO Agences dans les colonies et pays de protectorat I 5 Agences à l\u2019étranger LOCATION DE COFFRES-FORTS Le Comptoir tient un service de coffres-forts à la disposition du public, lk, rue Bergère, 2, place de l\u2019Opéra, i47, boulevard Saint-Germain, 49, avenue des Champs-Elyséeset dans les principales Agences.msm lOjili Mil Mmm lüiSüii liilUSl Une ciel spéciale unique est remise à chaque locataire.\u2014 La combinaison est faite et changée par le locataire, à son gré.\u2014 Le locataire peut seul ouvrir son coffre.BONS fl ÉCHÉANCE FIXE Vastes Territoires Intérêts payés sur les sommes déposées : De 6 mois à 11 mois, VL o/o ; de 1 an à 3 ans, 3 o/o.Les Bons, délivrés parle Comptoir National aux taux d\u2019intérêts ci-dessus, à ordre ou au porteur, au choix du Déposant.Les intérêts sont représentés par des Bons d'intérêts également à ordre ou au porteur, payables semestriellement ou annuellement, aux convenances du Déposant.Les Bons de capital et d'intérêts peuvent être endossés et sont par conséquent négociables.A Coloniser RICHES RÉGIONS MINIÈRES & FORESTIÈRES DE TOUTES SORTES VILLES D\u2019EAUX, STATIONS ESTIVALES & HIVERNALES Le Comptoir National a des Agences dans les principales Villes d\u2019Eaux : Bagnères-de-Luchon, Bayonne, Biarritz, la Bourboule.Calais, Cannes, Chàtel-Griyon, Cherbourg, Dax, Dieppe, Dunkerque, Enghien, Fontainebleau, le Havre, le Mont-Dore, Monte Carlo, Nice, Ostende, Pau, Rovat, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Sébastien, Trouville-Deauville, Tunis, Vichy, etc.; ces Agences- traitent toutes les opérations, de sorte que les Etrangers, les Touristes, les Baigneurs peuvent continuera s'occuper d\u2019affaires p endant leur villégiature.\\ TERRES d\u2019une fertilité reconnue, climat sain et favorable à toutes cultures, communications faciles avec les marchés locaux et étrangers.Les colons agriculteurs peuvent pour quinze cents francs environ acheter un lot de 40 hectares dont 4 ou 5 en terre défrichée.Les terres du Gouvernement valent 1 franc à 1 fr.50 l\u2019acre.Les lots sont de 100 acres environ (40 hectares).La forêt couvre des millions d\u2019hectares, où l\u2019on trouve, entre autres, du bois propre à la fabrication de la pâte à papier (pulpe), d\u2019une qualité supérieure.Il y a aussi abondance de mines dans la Province.On y rencontre I\u2019or, I\u2019argent, le ciu-vre, le fer (titanique, chromique et magnétique), la plombagine, le mica, l\u2019amiante, le granit de tout genre, le kaolin, le pétrole, etc.Plusieurs mines, en ce qui concerne le cuivre, le fer, la plombagine, le mica et l\u2019amiante sont déjà en exploitation.Les mines de la Beauce, où l\u2019on fait de nouvelles tentatives après une suspension de travaux de plusieurs années; ont déjà donné une douzaine de millions de francs d\u2019or.La population de la province de Québec est de langue française surtout.Des bureaux et des agents d\u2019immigration reçoivent les immigrants à Québec et à Montréal.Le service des Postes et des Chemins de fer est des plus réguliers et des plus sûrs.Pour plus amples informations, s\u2019adresser à l\u2019honorable Commissaire de la Colonisation et des Mines, Québec et Canada.Et à M.Hector Fabre, Commissaire général du Canada, 10, rue de Rome, à Paris (8°).LETTRES DE CRÉDIT POUR VOYAGES Le Comptoir National d\u2019Escompth délivre des Lettres de Crédit circulaires payables dans le monde entier auprès de ses Agences et Correspondants ; ces Lettres de Crédit sont accompagnées d\u2019un carnet d\u2019identité et d\u2019indications et offrent aux voyageurs les plus grandes commodités, en même temps qu'une sécurité incontestable.Salon des Accrédités, Brandi office, 2, place de l\u2019Opéra Special department for travellers and letters of credit.Luggages stored.Letters of credit cashed and delivered throughout the world.\u2014 Exchange office.Letters and parcels received and forwarded.CHEMINS DE FER DE L\u2019OUEST Paris à Londres, vià Rouen, Dieppe et Newhaven par la gare Saint-Lazare Services rapides de jour et de nuit Tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l\u2019année, trajet de jour en 8 h.1/2 (ire et 2° classe seulement).GRANDE ÉCONOMIE Billets simples, valables pendant 7 jours: ir= classe 48 fr.a5, 2e classe 35 fr., 3° classe 23 fr.25.Billets d'aller et retour, valables pendant un mois: ire classe 82 fr.-jb, 2e classe 58 fr.j5, 3e classe 41 fr.5o. PARIS-CANADA Ligne Franco-Canadienne O.; *\u2022 Nouveau service postal direct etrégulier pour Passagers et Marchandises entre LE HAVRE et le CANADA (ET VICE-VERS A) Subventionné pai* le
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