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Titre :
Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français
null
Éditeur :
  • [Paris] :[Paris-Canada],1884-[1940?]
Contenu spécifique :
vendredi 1 mars 1907
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1907-03, Collections de BAnQ.

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[" 26' ANNÉE Paris, 1er Mars 1907 Le Numéro 25 Centimes \u2014 N° 2 PARIS-CANADA Organe Bi-JWensuel des Intérêts Canadiens et Français FRANCK\tDirecteur : HECTOR\tFABRE\tCANADA Abonnements : Un an\t XO fr.\t\t\tAbonnements : Un an\t $ 8 Les Annonces et Réclames sont reçues au Bureau du Journal.\tBUREAUX :\t\tCODES : AMh tu* Calxle Directory A B.C.et WESTERN UNION TELEGRAPHIC Annonces,\tla ligne\t Réclames,\t\u2014\t\t Faits-Divers, \u2014\t\t\t10, Rue de Rome, 10 \u2014\tPARIS (8\u201d)\tAdresse Tèlégr.ipliique : STADÛCONA-PARIS Téléphone ; 218-03 SOMMAIRE Au Jour le Jour.Hector Fabre.Canada ancien et nouvèau.Hcctor Fabre.Echos.Revue.Les Canadiens à Paris.Vision canadienne.Lf.on deTinseau.Pa^es d Histoire.Emile Salone.Annonces.AU JOUR LE JOUR M.Balfour a exposé avec la double autorité d\u2019un chef d\u2019opposition et d\u2019un ancien premier ministre, et aux applaudissements unanimes de la Chambre des Communes, la véritable doctrine britannique au sujet de la participation des colonies dans la défense de l\u2019Empire.M.Harold Cox avait soulevé la question de la participation des colonies au budget général de défense de l'Empire et avait demandé que les frais d\u2019entretien de la flotte fussent répartis sur l\u2019ensemble des possessions anglaises.M.Balfour intervenant déclara que l\u2019Angleterre aurait besoin exactement du même nombre de cuirassés et .que le budget de la guerre ne serait pas diminué d\u2019un centime si toutes les \u2022colonies qui sont la gloire et le soutien de l'empire se déclaraient demain indépendantes.La Chambre doit se souvenir aussi, dit-il, que tous les dangers que court l\u2019Angleterre sont également causés par les colonies, bien que n\u2019étant pas nécessairement en question.Elles subissent des risques dont leur autonomie les dispenserait.Il est donc impossible de demander au contribuable canadien, australien, néo-zélandais, sud-africain, de donner un argent qu\u2019un autre dépensera.Ce serait la plus gran le faute que puisse commettre un gouvernement anglais que de laisser entendre aux colonies qu\u2019elles ne font pas leur devoir tant qu\u2019elles ne sont pas prêtes à placer des hommes et des navires sous le contrôle anglais en temps de guerre.L\u2019opinion publique en aucune partie de l\u2019empire n\u2019est mûre pour une telle idée.On ne peut même prévoirquand elle le sera, pas avant qu\u2019on ait trouvé le mécanisme qui permette aux affaires de l\u2019Etat d'être discutées par un corps indépendant du Parlement de ce pays et des Parlementscoloniaux.Nous ne pouvons demander un tel organisme et nous ne pourrions pas l\u2019obtenir.L\u2019organisation plutôt relâchée de l\u2019empire britannique a ses avantages et ses désavantage», et en cas d\u2019un danger couru par l'empire, nous pouvons compter sur l\u2019assistance volontaire et l\u2019enthousiasme volontaire des colonies, ce qui vaut mieux après tout que n\u2019importe quel nombre de vaisseaux et d\u2019hommes sans enthousiat me.I es plans de contribution fixe sont illusoires et nous devons avoir confiance dans l\u2019avenir comme nous l\u2019eûmes dans le passé.Il était bon que cette doctrine, qui a fait la fortune des colonies autant que la gloire de la Métropole, fût remise en lumière de cette façon magistrale et définitive à la veille delà Conférence coloniale.Cela écarte en réalité des délibérations prochaines toute préoccupation étrangère aux intérêts économiques de l\u2019Empire.Ce n\u2019est pas à dire que nous méconnaissions les obligations qui nous lient à la Métropole, et que nous ne reconnaissions pas que nous sommes, dans la mesure de notre propre responsabilité envers les nôtres, solidaires de ses destinées.Nous ne songeons d\u2019aucune façon à répudier les devoirs qui découlent toujours de la liberté.Mais le souci même de notre développement comme nation, nous éloigne d\u2019engagements trop lourds et d\u2019entraînements trop vifs pour un jeune Etat que sa situation même met à l\u2019abri des complications qui peuvent se produire entre Etats plus anciens et dont le passé a engagé l\u2019avenir.Ce que sera la prochaine Conférence coloniale, sans doute à peu près ce qu\u2019ont été les précédentes ; une occa sion de rencontre, d\u2019échanges de vues, entre ministres métropo itains et ministres coloniaux.Que peut-on ajouter de plus heureux à notre situation actuelle ?La maintenir, la développer dans le sens de ses grandes lignes, de son courant naturel.Nous avons résisté jusqu\u2019ici à la séduction des théories; gardons-nous longtemps encore de l\u2019ordinaire faiblesse de tant d\u2019autres peuples qui est de gâter leur sort pour vouloir en chercher un meilleur, dans les nuages.Il n\u2019est pas indispensable de changer les lois et les constitutions; elles se valent toutes, ou à peu près.Ce qu\u2019on en retranche les déclanche, et ce qu\u2019on y ajoute en rompt l\u2019harmonie, souvent.Lorsqu'une nation a des loisirs, et qu\u2019elle corrige sa constitution, c\u2019est d\u2019ordinaire pour se dispen ser de se corriger elle-même.Laissons les choses agir pour nous.L\u2019Angleterre, de son côté, n\u2019a rien à regretter de ce qu\u2019elle a fait pour nous.En suivant une conduite différente, sa gloire n\u2019eût pas été plus grande, ni sa situation dans le monde plus haute.En essayant de créer une Union factice entre des parties si diverses, elle n'eût fait qu\u2019en faire ressortir la faiblesse.Sous sa forme actuelle, cette union ne laisse voir aucun interstice, en répandant sur les mers son ombre magnifique.C'est le secret d'un prestige incontesté, incontestable.Hector FABRE. PARIS-CANADA Canada ancien et nouveau Le Monthly Review, de Londres, publie un article qui reflète d\u2019une façon piquante les impressions d\u2019un Anglais d\u2019Angleterre visitant le Canada, et aussi celles d\u2019un Anglo-Canadien venant en contact avec son ainé d\u2019outre-mer.Il échange des propos critiques.L\u2019auteur débute par citer un passage d\u2019uné conférence faite au Pioyal Colonial Institute, de Londres, qui n\u2019a point attiré l\u2019attention particulière de l\u2019auditoire autant que la sienne, dit-il.Le voici : Je crois qu\u2019on n attache pas une importance suffisante à 1 opinion des électeurs qui se groupent derrière les représentants officiels des colonies, et qui constituent le pouvoir véritable sur lequel doivent s\u2019appuyer ceux qui traitent avec nous.Avec tout le respect que je vous porte il faut bien que je vous dise que le nceud de la question ne repose pas dans les opinions que peut se former un auditoire tel que celui-ci.Si vous passiez au vole, je ne pense pas que vous trouveriez de divergence de sentiment sur la question même de l\u2019impérialisme ; mais lorsque vous serrez de plus près le problème, lorsque les ministres coloniaux et le ministère des colonies abordent les négociations, les difficultés surgissent, dont la principale est l\u2019absence de sympathie entre les populations qu\u2019ils représentent.Si une meilleure entente pouvait être amenée entre les classes ouvrières de la métropole et celles des colonies, si une connaissance plus exacte des conditions de la vie coloniale et des sentiments qui lui sont inhérents pouvait être répandue parmi les ouvriers de ce pays, et vice-versâ, alors la solution de la question qui nou?occupe (/\u2019organisation impériale) serait bien autrement aisée.L\u2019observation en effet est intéressante; elle porte sur un point capital : sur le fait, qu\u2019en somme, des papulations de même origine sont étrangères les unes aux autres ; qu\u2019en dehors des classes dirigeantes {et encore !) les Anglais d\u2019Angleterre et les Anglais du Canada ne se connaissent point, n\u2019ont aucun lien intime entre eux.Il n\u2019y a là rien d\u2019étonnant, car ils n\u2019ont eu jusqu\u2019ici aucun intérêt commun.Et c\u2019est précisément à cet état de choses, à cette indifférence réciproque, que l\u2019impérialisme cherchait à porter remède.Seulement M.Chamberlain s\u2019est trompé en pensant que c\u2019est par la voie étroite, hérissée de difficultés du protectionnisme, qu\u2019il y arriverait.Il faut suivre un chemin plus long et autre.Lequel ?Le plus simple.11 faut tout d\u2019abord se l\u2019avouer : la masse anglaise était tout entière indifférente aux choses coloniales ; M.Chamberlain a eu ce mérite de secouer cette léthargie.Et-d\u2019autre part, c'est la plus grande utilité (d\u2019auçuns disent la seule !) qu\u2019offrent les conférences coloniales.Le Canada était aperçu plutôt que connu de l\u2019Angleterre.Les choses changent à vue d\u2019œil : le rideau qui nous couvrait se lève de toute part.Cela est vrai, non seulement pour l\u2019Angleterre, mais aussi pour les Etats-Unis, pour la France aussi.Voilà le fait qui domine les délibérations, les discours, les systèmes.Il n\u2019a rien de factice.il repose sur la grandeur naissante du Canada.Les peuples ne se connaissent que lorsqu\u2019ils ont intérêt à se connaître.On ne regarde, on ne considère que ce qui s\u2019élève ; et ce qui, en s\u2019élevant, peut toflcher et entraîner vos propres destinées vers de plus hautes cîmes, ou mieux encore, vers des plaines plus fertiles.Les Anglais comme les Français tiraient quelque fierté sans doute, les uns de la fidélité de notre souvenir, les autres de la ferveur de notre loyalisme ; mais seulement dans les occasions d\u2019apparat.Puis, ils pensaient à bien autre chose, à leur propre sort, à ce qui les touchait directement ; et nous en faisions autant ! Cela pouvait durer bien longtemps, toujours.Mais tout à coup l\u2019astre du Canada à l\u2019horizon s\u2019est levé, éclairant un territoire immense et fertile ; et tout a pris un autre aspect.Et aujourd\u2019hui, tous les Anglais, tous les Français nous connaissent, j\u2019ose dire, nous aiment.Hector F A P) UE.ÉCHOS La conférence coloniale se réunira à Londres, le 15 avril.Elle ne se composera que des premiers ministres coloniaux.Les autres ministres ne seront appelés à prendre part aux délibérations que sur les questions de leur ressort particulier.Sir Wilfrid Laurier sera accompagné des honorables MM.Fielding, ministre des finances, Borden, ministre de la milice, Paterson, ministre des douanes, Brodeur, ministre de la marine.Dans les sphères officielles, on dit que les délibérations dureront trois semaines.On annonce que Sir Wilfrid Laurier et Sir Frederick Borden s\u2019embarqueront les premiers pour l\u2019Angleterre, le 5 avril.D\u2019autre part, on assure que le général Botha prendra part à la Conférence à titre de premier ministre du Transvaal accompagné par son ancien compagnon d\u2019armes devenu secrétaire colonial dans son cabinet, M.Smuts.Tout arrive sous la Constitution anglaise.Le mouvement d\u2019immigration vers le Canada s\u2019accentue chaque jour davantage.C\u2019est en vain que la Nouvelle-Galles du Sud offre à Londres aux immigrants des demi-passages et Queensland des passages entiers ; le Canada a le pas sur les autres pays.Le doyen des médecins de Montréal, sir William Hingston, vient d'être subitement enlevé à l\u2019affection des siens et à la haute estime de ses confrères.Sir William, ancien maire de Montréal, sénateur, représentant fidèle et respecté de la population irlandaise, occupait dans la Société canadienne une place qui, de longtemps, restera vide.11 réunissait en lui, savoir professionnel, prestige personnel, esprit public, toutes les qualités qui imposent la confiance et inspirent le respect.Il venait souvent en Europe, et au Congrès qui réunit, lors de l\u2019Exposition de 1900, toutes les sommités médicales du monde, il fut acclamé comme l\u2019une des plus marquantes.D\u2019après les dispositions du projet Rhodes, il y aura chaque année vingt-sept étudiants canadiens à Oxford.Chaque bourse est de liv.st.300 par an durant trois ans.La vingt-septième est destinée à l'Alberta.Une dame de Newscastle-on Tyne a écrit au maire d\u2019Ottawa, que ne trouvant que des places mal rétribuées en Angleterre, elle était disposée à accorder sa, main à un soupirant canadien, qui, outre une âme plutôt sensible, gagnerait ce qu\u2019il faut pour faire aller un modeste ménage.Elle ajoute qu\u2019elle a 25 ans, bonne façon, et qu\u2019étant d\u2019origine écossaise, on ne peut douter qu elle soit économe.Tout porte à croire que cet appel sera entendu.Le recensement officiel des trois provinces du Nord-Ouest en 1906 vient d\u2019être publié.La population totale s\u2019élève à 808.863, dont 466.257 hommes et 342.606 femmes.Manitoba a atteint 365.688 habitants dont 90.153 à Winnipeg ; Saskatchewan : 257.763; Alberta : 185.412.C\u2019est un accroissement sur le recensement, en 1901, de 110.477 habitants pour la proviuce du Manitoba et de 257.016 pour les deux provinces de l\u2019Alberta et de la Saskatchewan formées des anciens territoires du Nord-Ouest.Le développement de l\u2019agriculture n\u2019est pas moins remarquable que l\u2019augmentation de la population.Le nombre de fermes en exploitation était de 55.625, pour les trois provinces de la Prairie en 1901.Le recensement de 1906, indique l\u2019existence de 35.441 fermes au Manitoba, 54.787 fermes dans la Saskatchewan et 30.211 dans l\u2019Alberta, total : 120.439 fermes, soit un accroissement de 64.824 fermes depuis 1901.En 1906, on a recensé dans les trois provinces : 682.919 chevaux, contre 340.329 en 1901 ; 384.006 vaches laitières, contre 244.216 en 1901 ; 1.560.992 autres bêtes à cornes, contre 698.407 en 1901.Enfin la suprficie en culture était, l\u2019année dernière, dans le Manitoba, de 968.938 hectares; dans la Saskatchewan, de 552.768 hectares, et dans l\u2019Alberta, de 59,168 hectares, soit une superficie totale de 1.580.874 hectares, contre 998.186 hectares en 1901.Le concert organisé par M.Louis Aerts à la salle Berlioz avait obtenu le concours d\u2019amateurs et d\u2019artistes canadiens qui ont été très applaudis.M.Maurice Lafarge a ouvert la soirée par le Drapeau de Carillon; puis, M.Eugène Ouimet a fait valoir une jolie voie de basse chantante dans le « Chant hindou », de Bem-berg On a beaucoup goûté la voix de tenor léster de M.Christin de Lamothe et la voix de contralto de sa sœur, Mlle Berthe de Lamothe.Mlles Thérèse et Georgette Comettant prêtèrent tous deux leurs talents si distingués à cette fête « artistique », l\u2019une par le violon, l\u2019aulre par la déclamation, et Mlle Théodora Dubé joua fort agréablement le Clair de Lune, de Beethoven. PARIS-CANADA 3 Cette soirée a été un véritable triomphe pour M.Francis Archambault, dont on sait la voix magnifique.MmePlamondon a dit d\u2019une voix charmante des vieilles chansons.M.Plamondon occupe à l\u2019heure qu\u2019il est une place de premier ordre dans le monde musical de Paris et il a été ce soir-là à la hauteur de sa réputation.Enfin, M.Louis Aerts chanta avec un sentiment juste et de sa belle voix sonore l\u2019air de « Patrie », de Paladilhe.Concert très intéressants et qui fait honneur aux artistes canadiens, pour la première fois réunis en si grand nombre en une soirée parisienne.REVUE Dans l\u2019excellente Revue Hebdomadaire, M.Jean Lionnet commence la relation de son récent voyage au Canada.Nous détachons les passages au sujet des colons français en route pour le Canada : Je vais explorer les troisièmes.Je veux \u2014 puisque c\u2019est pour cela que j\u2019ai choisi cette ligne de préférence à celle de Liverpool \u2014 connaître un peu ceux de mes compatriotes qui partent pour le Canada, un des rares pays vers lesquels se porte une émigration française régulière.Ma première impression est vraiment satisfaisante.La plupart de ces gens rejoignent des parents ou des amis établis là-bas : ils savent où ils vont et ce qu'ils feront.Ce charpentier de Dijon et ce jeune vitrier de Lyon sont appelés à Winnipeg par des cousins très contents de leur sort qui leur promettent de l\u2019ouvrage bien payé.Le mari de cette Basquaise, flanquée de quatre enfants joulïlus, travaille au nouveau Transcontinental, dans la région de Battleford ; il a réalisé déjà quelques économies et veut prendre un homestead.Ces trois autres Basques s\u2019établiront dans la même région, sur son conseil.Deux Bretons déambulent sans cesse, l\u2019un haut sur pattes comme une cigogne, l\u2019autre bas comme un canard.Le petit a un chapeau de velours noir et le gilet de Botrel; le grand, un pantalon étroit aux genoux, large aux chevilles.Ils ne disent jamais un mot.Mais le grand sourit d\u2019un air supérieur, comme s\u2019il possédait un secret qui lui permit de se moquer de tous ses compagnons.(.es deux inséparables, avec une vingtaine de « pays », rallient une avant-garde campée depuis deux ans au bord d\u2019un lac Grand-Ouest.Ils ne quittent leur vieille Bretagne que pour en trouver une neuve.Je continue mon enquête auprès des passagers de seconde comme auprès des émigrants de troisième.Ce bon vieux ménage lyonnais se propose d\u2019habiter Winnipeg où travaillent ses fils.Ces deux jeunes savoyardes vont aider leur frère qui tient à Saint-Boniface une pension pour les ouvriers et que découragent les gages exigés par les servantes indigènes.Cette Bretonne rejoint son mari, employé d\u2019une mission sur la rivière de la Paix, dans l\u2019extrême nord de l\u2019Alberta.Elle est venue chercher sa sœur en France : et, en janvier dernier elle a subi, au petit lac des Esclaves, une température de cinquante deux degrés centigrades au-dessous de zéro.Elle a dû s\u2019arrêter un jour, ses guides ayant le nez et les oreilles gelés.Eh bien, cette région même est envahie.On y a déjà fait pousser du blé superbe, et l\u2019on y annonce, pour le printemps, l\u2019arrivée triomphale d\u2019une petite armée de colons germaniques.Ce jardinier d\u2019Angoulème, au contraire, jouira du climat le.plus doux du Canada.Son cousin, établi comme horticulteur à Vancouver, lui assure trois cents francs par mois, sans compter le logement ni la nourriture.Heureux jardinier d\u2019Angoulème! Sa femme, couturière émérite, ne chômera pas non plus.Il rêve de promptes économies.La satisfaction étant chez lui favorable à la gymnastique, il s\u2019enlève à la force des poignets ; il « fait le soleil » sur le pont, autour de tout ce qu\u2019il peut saisir, et l\u2019on voit la semelle de ses souliers aussi souvent que sa tête.\"r n Sï Commissariai-Général du Gouvernemern du Canada à Paris 18\u201c), iO.rue de Rome (au premier à droite).Adresse Télégraphique : Stadacona Paris.Téléphone : 218 03.Inscrits au Commissariat - Général du Gouvernement du Canada à Paris, io, rue de Rome : M.Georges Belleau, Québec.Grand Hôtel.M.G.-T.Donohu, Québec.Grand Hôtel.Mlle Ida Bachand, Montréal.Hôtel Continental.Mlle Alice E.Fourier, Montréal.Hôtel Continental.M.et Mme A.-J.Turner, Québec.Hôtel Continental.M.Thomas Langlais, Rivière du Loup.Hôtel d\u2019Amiens.M.et Mme S.L.Dusablon, Montréal.Hôtel de Normaadie.M.G.de Werthemer, Montréal.22, rue de la Sorbonne.Docteur A.-L.Laliberté, Québec.3, rue Casimir-Delavigne.Docteur et Mme Arthur Potvin, Québec.6, Square du Croisic.M.et Mme A.-M.Tessier, Montréal.Hôtel Bellevue.M.et Mme Léon Bourgeois, Montréal.Hôtel Malesherbes.M me G.-IL Perley, Ottawa.Hôtel Régina.Mlle White, Ottawa.Hôtel Régina.M.C.-H.Wilkinson, London.Hôtel Westminster.M.R.Byron Johnston, London.Hôtel Westminster.Mlles Côté, Québec.31, nie Le Peletier.Mlle du Tremblay, Québec.31, rue Le Peletier.M.Greenshields, Black Lake.Hôtel Régina.M.E.S.Greenshields, Montréal.Hôtel Rè-gina.M.T.Brosseau, Montréal.Grand Hôtel.M.S.-P.Champoux, Joliette.131, boulevard AIage n ta.M.L.-P.Deslongchamps, Joliette.131, boulevard Magenta.M.P.-J.de Saint-Maurice,Montréal.15, rue de Lisbonne.M.E.B.Denechand,.Vancouver, Hôtel Magenta.M.Beaudry Leman, Montréal.Hôtel de la Trèmoille.M.Oscar Beaudry, Montréal.Hôtel de la Trèmoille.* M.le juge en chef Dubuc, Winnipeg.Hôtel du Palais-Royal.Mme et Mlles Dubuc, Winnipeg.Hôtel du Palais-Royal.M.William Agnew, Montréal, Hôtel Rougemont.M.Charles Vauriot, Winnipeg.On a repris avec grand succès, aux concerts du Châtelet, le Désert, de Félicien David, et, dit un critique autorisé, « M.Plamondon, pour qui semble avoir été écrit cet ouvrage, nous a joliment et langoureusement soupiré l\u2019Hymne de la nuit, la Rêverie du soir, le chant du Muersin ».En l\u2019église Saint-Roch a été célébré, le 25, le mariage de M.Delavault, avocat de Paris, établi à Edmonton depuis quelques années, fils de M.et Mme Edmond Delavault, avec Mlle Bouchon, fille de M.et Mme Camille Bouchon.Un grand nombre de parents et d\u2019amis des deux familles assistaient à la cérémonie religieuse, ainsi qu\u2019à la réception à l\u2019Hôtel Continental, quia suivi.M.Hector Fabre y représentait les Canadiens.M.et (Mme Etienne Delavault partent le 16 mars, par la Provence, en route pour Edmonton.Nos meilleurs vœux les accompagnent.La prochaine Boucane aura lieu samedi 2 mars au Café de l\u2019Univers, place du Théâtre-Français.Vision CANADIENNE J\u2019ai laissé Québec à cent lieues dans le sud, derrière la chaîne pittoresque des Lau-rentides.Au bord du lac, le village étend son unique rue, longue d\u2019un kilomètre, large comme un boulevard ; le terrain ne vaut pas cher ici, encore que plus fertile que celui de la Beauce: de chaque côté, au delà du trottoir en planches, les maisons de bois s\u2019alignent toutes pareilles.Un escalier de quelques marches mène au perron couvert, occupant toute la façade.Une double porte donne accès dans l\u2019intérieur; les fenêtres sont doubles.Sous ces latitudes envahies chaque hiver par une neige épaisse, toute demeure est une forteresse armée contre le froid.Chaque maison est peinte fraîchement de gris, de rouge éteint, de jaune clair, selon le goût de l\u2019habitant ; la fausse dentelle des rideaux, laissant voir quelques plantes fleuries, leur donne l\u2019air cossu.Presque toutes font briller un écriteau de cuivre, ou développent la devanture d\u2019un magasin ; on no vient pas ici pour vivre de sês rentes.Voici un notaire, une banque, un médecin, un 4 PARIS-CANADA journal, des agences de propriétés, une modiste qui vend des corsets, des jarretières, des savons et des chaussons fourrés.Le pharmacien est en même temps débitant de cigares et « demoiselle du téléphone ».Chez le bijoutier, vous trouvez moins de diamants que de strass ; du moins, il vous vendra des hameçons, des instruments de musique, des lunettes et il réparera votre fusil.Le coiffeur tient un bar et cire les chaussures.Mais, dans sa boutique immense, im mssible à désigner dans aucune langue, le Dufayel du village met au service du colon tout ce qui peut lui être utile, depuis le sac de clous jusqu\u2019à la charrue, le fourneau de cuisine, le canot de simili-écorce, le traîneau pour l\u2019hiver qui va venir, et le piège pour les ours.Entre les maisons étagées sur le coteau en pente douce, l\u2019œil découvre la forêt aux couleurs vives, opposées, mais fondues comme celles d\u2019un tapis de Smyrne.Les pins de petite taille les grands ont disparu très vite à l\u2019arrivée du Visage Pâle) donnent la teinte vert sombre du fond.Sur ce riche velours, l\u2019automne a brodé deux teintes qui feraient sourire nos peintres, ceux du moins qui n\u2019ont jamais traversé l\u2019Océan, si j\u2019étais capable d\u2019en recouvrir une toile Au grand feuillage découpé de l\u2019érable, un fleuve de sang paraît avoir laissé son écarlate.Tout à côté, la nature capricieuse a plongé dans un bain d\u2019or les rameaux frissonnants du bouleau.Et, sous les rayons obliques du soleil couchant, les vitres du petit village flamboi nt comme les émaux d\u2019une étagère adossée au brocart vénitien d\u2019un appartement somptueux.C\u2019est l\u2019heure d\u2019aller vers le lac.Sur la rive, du gravier, un gazon maigre essaie de mordre par places, là oii les saules nains ont donné leur ombre pendant l\u2019été.Vers l\u2019Occident, la lumière est si pure, qu\u2019on est attendri et respectueux comme dans la chambre d\u2019une vierge.En même temps, un air que peu de poitrines ont respiré depuis le commencement du monde offre à mes poumons d\u2019Européen, habitué aux foules malsaines, le plaisir inconnu de l\u2019aliment pour lequel Ta Nature les a faits.La machine de la vie fonctionne avec une aisance délicieuse, tellement complète qu\u2019il semble que le tic-tac du cœur ne devra plus s\u2019arrêter.L\u2019esprit lui-même se dégage de tout ce qui est lourd et inavouable.Comment, à certaines heures, ai-je pu offenser Dieu et le prochain .Le soleil a disparu sous l\u2019arête vive de la surface de l\u2019eau, car la rive opposée est invisible à dix lieues.Il règne un grand silence.Une fumée s\u2019élève de Tile voisine, toute petite, où, sans doute, un pêcheur va passer la nuit.Les mouettes continuent encore leur vol sans \\ fin.Et, tout à coup, la nappe liquide est devenue rose, d\u2019un rose absurde comme l'invention d\u2019un décorateur de fantaisie.L\u2019azur fond rapidement dans la direction du Nord.Bientôt la petit île semble une tache dans l\u2019opale immense qu\u2019un léger brouillard voile de sa fraîcheur.Bienheureux habitants qui verront encore ce spectacle demain, pendant de longs jours, ignorants de nos misères, de nos perfidies, de nos luttes.Dans l\u2019hôtel tout neuf où flotte la bonne odeur du pin, le dîner frugal s\u2019est achevé, servi par deux jolies Canadiennes aux bras blancs, que pas un convive n\u2019a gênées même d\u2019un regard trop attentif.Puissent-elles ne connaître jamais nos tables d\u2019hôtes de com- mis-voyageurs ! Dans le grand hall, où déjà ronfle un poêle, une quinzaine d\u2019habitants sont venus fumer leurs pipes, se distraire pendant la veillée qui commence à être longue.Ils ne jouent pas, ne causent pas, ne boivent pas.Ce sont de petits marchands, des contre-maîtres de scieries, des fermiers, dont les culottes s\u2019enfoncent dans des bottes indiennes sans talons.Ils attendent le régal de chaque soir que l\u2019hôtelier leur donne gratuitement, fier de posséder une « attraction » nouvelle dans la contrée.Et voici que, des pro ondeurs du phonographe, les barytons mugissent, les sopranos miaulent, les orchestres grincent, les fanfares éclatent.Ce serait à fuir, si l\u2019expression du visage des assistants, ravis aux sommets de la jouissance, n\u2019était une leçon de philosophie bonne à méditer pour un blasé de la civilisation, qui trouve parfois que l\u2019Opéra décline et qu\u2019on s\u2019ennuie aux soirées de Mme X.! Pendant ce temps-là deux oursons gros comme des roquets jouent dans un coin avec l\u2019insouciance de leur âge, oublieux de la caverne natale et de la mère qui répète leurs noms aux échos d\u2019alentour.Ceux-là feraient mieux de ne jamais grandir.Mais de combien d\u2019enfants nés de la femme ne pourrait on pas dire la même chose?Leon de Tinseau.Pages d\u2019Histoire CHAMPLAIN L\u2019homme supporte victorieusement toutes les comparaisons.C\u2019est un Cortèz lorsqu\u2019il marche, seul, à la palissade des Iroquois, et lorsque dans sa bicoque de Québec, avec une poignée d\u2019affamés, il tient en respect la flotte des Kertk, nous avons déjà la vision de Frontenac rejetant au fleuve la levée en masse des Bostonnais.Et le patriarche qui témoigne et qui inspire tant de confiance et tant d\u2019amour aux indigènes n\u2019est-il pas modèle, nullement surpassé, de William Penn dont Voltaire a fait un demi-dieu?Le rôle est comme l\u2019homme, unique.On peut chercher dans l\u2019histoire des peuples modernes le vaillant, l\u2019habile, l\u2019heureux qui, au même degré, mérite d\u2019être nommé le fondateur d\u2019une nation.A l\u2019origine de tousles établissements des Européens, il y a toujours plusieurs héros entre lesquels l\u2019histoire a mission de répartir la gloire.Un seul homme ne peut jamais suffire à l\u2019exploration, à la conquête, à la mise en train de la colonisation.Champlain a assumé la triple tâche.11 est l\u2019explorateur infatigable qui, dans la région qui restera le patrimoine de la nation canadienne française, ne laisse que des glanes à ses successeurs.Sans une heure de bataille, il fait accepter aux anciens maîtres du pays le partage du sol avec les nouveaux venus, réalisant ainsi dans la perfection l\u2019idéale conquête pacifique.11 force les chasseurs et les marchands de castors à faire sur cette terre féconde, une place aux laboureurs.Et lorsque les Kertk ont arboré la bannière anglaise au sommet du cap Diamant, qui a mené à Londres et à Paris cette belle campagne diplomatique qui est couronnée par la restitution de la Nouvelle France, Champlain, toujours Champlain ! Et il a été seul pour mener au bout cette œuvre de Titan, seul, et pis que seul, puisqu\u2019il a eu jusqu\u2019au dernier jour à combattre ici contre l\u2019hostilité des hommes d\u2019affaires dont il dénonce les manques de parole, là, contre l\u2019ignorance et l\u2019apathie de ceux pour lesquels il acquiert un empire.Gloire à Champlain, père de la Nouvelle France! Ses Relations Manifestement les intérêts catholiques et les intérêts français se confondent.Les jésuites se chargent de faire à cette Nouvelle France qui est si mal connue, si mal jugée, une retentissante réclame.Or, les jésuites ont dans leurs relations annuelles un instrument de réclame incomparable C\u2019est déjà beaucoup qu\u2019ils soient assurés d\u2019avoir un nombre considérable de lecteurs, de lecteurs qui sont habitués à leur accorder une créance entière.Mais, ce qui est encore plus favorable, c\u2019est le mode même de publication qu\u2019ils ont adopté.Supposez qu\u2019ils emploient une autre méthode, que, pour faire appel aux colons, ils fassent rédiger, une fois pour toutes, un livre de propagande.Mettez les choses au mieux.Le livre est un chef-d\u2019œuvre.L\u2019attention du public n\u2019est distraite ni par la guerre, ni par un coup de théâtre à la cour ni par une querelle religieuse ou littéraire.L impression pourra être vive, mais, même si l\u2019on multiplie les éditions, comme elle sera passagère ! Tandis qu\u2019avec ces relations qui se suivent à intervalles réguliers, s\u2019ils ne frappent jamais un grand coup ils frappent à coups redoublés.Figurez-vous l\u2019état d\u2019esprit d\u2019un lecteur qui, pendant cincj ans, pendant dix ans, est constamment ramené au milieu des mêmes hommes, devant les mêmes paysages, qui retrouve à chaque volume nouveau, les mêmes témoignages en faveur de la salubrité, de la fertilité de la Colonie, qui, de volume en volume, assiste aux progrès de son établissement.Celui-là est gagné.Si l\u2019on ne suscite pas en lui la vocation coloniale proprement dite, on le transforme du moins en auxiliaire convaincu de la propagande.Un autre élément de succès, et non des moindres, c\u2019est que le soin de conquérir à la Nouvelle France les sympathies de l\u2019ancienne estconfié à l\u2019un des hommes qui ont le mieux connu et le plus aimé le Canada, qui ont le plus été le plus capables de le faire connaître et de le faire aimer.Le père Paul Le Jeune a tout-à-fait qualité pour plaider la cause du Canada.Il est venu à Québec avec Champlain, en 1632.Il a assisté, après la retraite des Anglais, à cette renaissance de la colonie qui, à tant de points de vue, a été sa naissance véritable.Il y demeure jusqu\u2019en 1649, tantôt comme supérieur de la mission, tantôt comme simple ouvrier apostolique.Le père Le Jeune a précisément les dons littéraires qui, pour l\u2019exercice de son apostolat, sont les plus précieux.Il sait peindre, surtout il sait convaincre.Il faut suivre, pas à pas, dans les dix relations qu\u2019il a rédigées, sans aucune interruption, de 1632 à 1641, et s\u2019arrêter un peu plus longuement à celle de 1636 où il donne à son plaidoyer tout le développement qu\u2019il comporte.C\u2019est cette relation qu\u2019il faut lire et relire si l\u2019on veut surprendre le procédé, la manière du père Le Jeune.Cet homme qui a été à l\u2019école de la rhétorique classique, oublie, de PARIS-CANADA 5 propos délibéré, les règles de la composition littéraire.Point de plan de transition point d'appareil dogmatique.On dirait d\u2019une conversation familière qu\u2019il engage avec un ignorant de bonne foi et de bonne volonté, et oil il se laisse poser les questions dans le désordre où elles se présentent à l\u2019esprit de son interlocuteur.Et la réponse arrive prompte et précise et, par la multiplication des exemples et des preuves, ne laissant rien à la réplique.Le père Le Jeune, l\u2019une après l\u2019autre, réduit à néant les accusations et les calomnies.C\u2019est une réhabilitation complète.Il se garde pourtant de répondre au dénigrement systématique.Mais ce à quoi il revient sans cesse avec une prédilection marquée, c\u2019est à la description du pays.Il ne se lasse pas d\u2019en évoquer les aspects grandioses, d\u2019admirer ce majestueux Saint-Laurent qui est « le roi de tous les fleuves », cette « forêt peipétuelle », qui s\u2019étend de l\u2019Atlantique à la mer Douce.Mais le point essentiel est que l\u2019on persuade aux lecteurs que cette Nouvelle France, qui est tant de fois plus grande que l\u2019ancienne, est aussi féconde; qu\u2019elle peut sur ses terres, qui sont en friche depuis la naissance du monde, nourrir des nations.Qui pourrait en douter encore quand il apporte cette liste qui n\u2019en finit pas « de toutes les commodités que le pays produit pour la vie de l\u2019homme!» L\u2019inventaire est complet; trente ans, cent ans plus tard, Talon, Raudot, Begon, Hocquart n\u2019auront pas grand chose à y ajouter.Aussi bien il ne lui suffit pas d\u2019énumérer tous les trésors que recèlent le golfe, le fleuve, la forêt, d\u2019affirmer que les céréales, les légumes, les arbres fruitiers d\u2019Europe réussissent à merveille au Canada, que le bétail importé y trouve de belles prairies et s\u2019aclimat.e sans peine.Il s'agit de fournir ses preuves.11 nous trace un tableau singulièrement animé des succès obtenus par les premiers colons.S\u2019il ne nous parle que, par ouï dire, des pommiers plantés par M.Hébert, il nous emmène dans le jardin de la mission où poussent de belles salades, dans le domaine de M.Giflai t qui, après deux ans de défrichement, espère recueillir cette année pour nourrir vingt personnes.Par delà les résultats acquis le père Le Jeune entrevoit les progrès de la colonie.11 prédit que cette forêt envahissante, qui, actuellement, est l\u2019ennemi, qui ne laisse pas de place à la charrue, pourra donner des flottes au roi.Sa clairvoyance n\u2019est jamais en défaut.S il n insiste pas sur la traite des pelleteries qui est pourtant, dans l\u2019opinion commune, la raison d\u2019être de la colonie, ce nestpas seulement parce que ces messieurs de la compagnie s\u2019en réservent le monopole.La vérité c\u2019est que cette traite lui apparaît comme une ressource accessoire, comme une richesse passagère.Il se refuse également à encourager les espérances des chercheurs des mines.Il pourront venir plus tard.En attendant, il faut défricher et encore défricher.Là-dessus il fait une profession de foi catégorique.La Nouvelle France ne grandira que par le labourage, le plant, le pâturage.Sur cette terre nourricière le père Le Jeune a entrepris d\u2019attirer le plus grand nombre possible de ces paysans de France, forts, robustes, qui n ont pas de pain à se mettre sous la dent.Mais il sait combien les gens de notre race ont peur « de perdre la vue du clocher de leur village » et qu\u2019au demeurant son appel ne peut lui parvenir directement.Au nom de Dieu et du roi, il adjure tous ceux qui ont autorité sur eux de leur enseigner la route de la Nouvelle France.Emile Salone.(La Colonisation de la Nouvelle France).TERRES _ AU CANADA L\u2019inscription est faite dans les bureaux de l\u2019agence locale des Terres publiques, soit sur la demande de l\u2019intéressé, personnellement, soit par l\u2019intermédiaire d\u2019une autre personne pour laquelle il aura demandé une autorisation spéciale au Ministre de l\u2019Intérieur, à Ottawa, ou au Commissaire de l\u2019immigration, à Winnipeg, ou à l\u2019agent du district dans lequel la concession choisie est située.Les honoraires et droits d\u2019inscription d\u2019une concession de terre, dans les concessions ordinaires, est de 52 fr 50 ($ 10).Conditions à remplir.\u2014 La loi sur les Terres publiques oblige les colons, auxquels il a été accordé une inscription de concession gratuite, à remplir les conditions suivantes ; 1° Habiter cette concession et la cultiver, six mois au moins chaque année, pendant trois ans.Le colon peut être dispensé de résider sur sa concession, s\u2019il habite avec ses parents ou sur une terre lui appartenant dans les environs, c\u2019est-à-dire dans le même canton ou les cantons immédiatement voisins.2° Mettre en culture, au cours d\u2019une durée de trois ans, une superficie d\u2019environ 12 hectares (30 acres), ou posséder vingt têtes de bétail avec les étables nécessaires construites sur la concession dont la moitié de la superficie, au moins, doit être convenablement clôturée, si le colon a été dispensé légalement de la condition de résidence.Tout colon concessionnaire qui ne se conformerait pas à l\u2019une ou l\u2019autre des conditions ci-dessus s\u2019exposerait à l\u2019annulation de sa concession.La remise du titre définitif de propriété ne peut avoir lieu qu\u2019au bout de trois ans par les soins de l\u2019Agent du district ou Inspecteur des concessions gratuites.Six mois après cette remise, la demande doit en être faite, par écrit, au Commissaire des Terres publiques, à Ottawa.Dans toute l\u2019étendue des provinces de Manitoba, de la Saskatchewan et du l\u2019Alberta (région des prairies) chaque homme, âgé d\u2019au moins dix-huit ans, ou femme, chef de famille, peut faire inscrire à son nom, à titre de concession gratuite, un lot de 65 hectares environ (160 acres), soit un quart de section, à choisir dans toutes les sections du cadastre portant un numéro pair, à l\u2019exception des sections 8 et 26, des terres déjà concédées ou des terres boisées ou autres, qui auraieni été réservées dans l\u2019intérêt commun des colons.Les Colons pourront se procurer toutes les informations concernant les sections encore disponibles dans chaque district à titre de concessions gratuites, l\u2019existence des terrains boisés, du charbon et autres minéraux et obtenir des exemplaires des lois et règlements spéciaux, en s\u2019adressant au Secrétaire du Département de l\u2019Intérieur à Ottawa, au Commissaire de l\u2019Immigration à Winnipeg ou aux agents des Terres publiques dans les provinces du Manitoba, de l\u2019Alberta et de la Saskatchewan et au Commissariat général du Canada, 10, rue de Rome, à Paris.A.INE-M ONT AILLE 1, Place Vendôme (face de la rue Castiglione) PARIS SisSSS.-b-*» i.Hf.¦ />-J COSTUMFS ÉLÉCMNTS, Prix spécial : 350 francs Costumes Tailleur \u2014 Robes de Ville Toilettes Élégantes \u2014 Manteaux Chapeaux \u2014 Ruches - Boas - Blouses - Corsages - Déshabillés Succursale pour le Deuil .3\"7 et 39, Faubourg Saint-Honoré (Entre 1st rue Royale et l'Elysée) D01A 6 PARIS-CANADA nco-Canadien Prêts Hypothécaires Société Anonyme Canadienne Fondée le 24 Juillet 1881, durée jusqu\u2019en 1979 CAPITAL SOCI AL s 2,1.000.000 CLe> Francs divisé en 50.000 actions de 500 francs chacune Siège Social a MONTRÉAL CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION MM.G.Brolemann, Administrateur du Crédit Lyonnais, Président Honoraire.J.-H.Thors, O.dt, Directeur général de la Banque de Paris et des Pays-Bas, Président.J.-A Ouimet, l\u2019un des Juges de la Cour du Banc du Roi pour la Province de Québec; Administrateur de la Banque d\u2019Épargne (Montréal), Vice Président.Auguste Real Angers, Membre du Conseil privé, Conseiller du Roi (Montréal).COMMISSAIRES-CENSEURS MM.A.Desjardins (Montréal).J.Ovide Gravel (Montréal).Ludovic de la Vallée-Poussin (Paris).MM.Comte I.de Camondo, O.tfc, de la Maison J.Camondo et Cle, Administrateur delaBanque de Paris et des Pays-Bas.P.-A.Ghéramy, ancien Président de la Chambre des Avoués, Avoué honoraire.A.Denfert-Rochereau, Administrateur de la Société Française de Reports et Dépôts.De Molinari, Membre correspondant de l\u2019Institut.J.-E.Moret, Ht, Directeur de la Banque de Paris et des Pays-Bas.E.Persillier-Lachapelle, M.D.Ht (Montréal).DIRECTEUR GÉNÉRAL M.Martial Chevalier.SECRETAIRE DU COMITÉ DE PARIS M.Paul Morel.CCIASUJ LifRHfaO Via Havre-Commercial iCWCASTlf ,cow RPOOl BCRUM ^VAlCRvntE ttROaj [RA ttll WlEJj 8*11 Art*.NANTES -OHttlE.BTRIWC HL* M [R list san rasnc'sco 60R0IAUK IftCRAÛC \\50riA BOS [ON [IUM t e*«/tLom Snapou vOTAA N ' NISBONNI lAORlO \u2018ALtHMj âi««u UESSi \"toV/estlndieS' Guyana and Venezuela /To Mexico.Centrât^ and Sojjm Arabica uerRwuoA ¦SfKNrn ISSfiSSasï LIGNE ENTIEREMENT SOÜS-MARINE DE NEV-YOBK EH FRANCE La seule Compagnie possédant et exploitant cinq câbles transatlantiques entre l\u2019Europe et les Etats-Unis et Amérique.SOCIÉTÉ GÉNÉRALE poor favoriser le développement do Commerce et de l\u2019Industrie en France SOCIÉTÉ ANOXYME.- CAPITAL :\t300 MILLIONS SIÈGE SOCIAL : 54.et 56, rue de Provence ) Succursale Opéra : 1, Rue Halévy.\t> à Paris.SUCCURSALE: 134, rue Réaumur (Place de la Bourse) ; \u2014\t6, rue de Sèvres La seule Compagnie qui, ayant un point d'atterrissage sur le continent européen, possède aux Etats-Unis un réseau complet de lignes terrestres.Communications directes avec le Canada, le Mexique, les Antilles, l\u2019Amérique Centrale et l\u2019Amérique du Sud.r,\tp _ ( ADMINISTRATION, 9, rue Louis-le-Grand (2e).BUREAUX A BARIS : j RENSEIGNEMENTS, 49, avenue de l\u2019Opéra (2e).-BUREAU DE TRANSMISSION \u2014 112, Boulevard de Strasbourg, au HAVRE- CE BUREAU EST EN COMMUNICATION: AVEC NEW-YORK Par deux cribles entièrement sous-marins, ce qui évite les longues lignes aériennes de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Ecosse.AVEC PARIS Par un fil spécial aboutissant au Bureau de la Bourse, et par an câble souterrain aboutissant au Bureau-Central FILS DIRECTS Dn Havre à Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Anvers, Amsterdam, Rotterdam, Hambourg, etc.FILS DIRECTS De Paris à Barlin, Cologne, Francfort.Bâle, Berne, Genève, Vienne Milan, Gênes, Rome, etc.LES TÉLÉGRAMMES SONT REÇUS DANS TOUS LES BUREAUX TÉLÉGRAPHIQUES A défaut dos formules que la Compagnie adresse gratuitement sur demande, prière d\u2019indiquer en marge de la minute la mention non taxée Vis» Commercial.depots de fonds à intérêts en compte ou à échéance fixe (taux des dépôts de 3 à 5 ans ; 3 1/2 0/U, net d\u2019impôt et de timbre); \u2014 obdres de bourse (France et Etranger) ; \u2014 souscriptions SANS F B AIS ; VENTE ADX GUICHETS DE VALEURS LI- vbées immédiatement (Obi.de Ch.d6 fer, Oblig.ri B .a» à lots, etc.); \u2014 escompte et encaissement de omtoNs Français et étrangers ; \u2014 mise en RÈGLE DE TITBES: \u2014 AVANCES SUB TITBES ; \u2014 ESCOMPTE ET ENCAISSEMENT D\u2019EFFETS DE COMMEBCEI - GARDE DE TITRES ; \u2014 GARANTIE CONTRE LE REMBOURSEMENT AU PAIR ET LES RISQUES DE NON-VERIFICATION DES tirages; virements et chèques sur la France et l\u2019Etranger; \u2014 lettres de crédit et billets de crédit circulaires; \u2014 change de monnaies étrangères; \u2014 assurances (Vie, Incendie, Accidents), etc., eic.service: de coffres-forts (Compartiments depuis 5 fr.par mois; tarif décroissant en proportion de la durée et de la dimension.) 86 snccnrsaies, agences et bureaux à Paris et dans la Banlieue ; 510 agences en Province; 2 agences à VEtranaer (Londres, 53, Old Broad Street, et St Sébastien (Espagne,; correspondants sur toutes les places de France eide l\u2019Etranger.CORRESPONDANT EN BELGIQUE : Société Française de Banque et de Dépôts BRUXELLES, 70, Rue Royale.\u2014 ANVERS, 22, Place de Meir. PARIS-CANADA 7 GRAND HOTEL CANADIEN ET COLONIAL 26, Rue de St-Pétersbourg, PARIS (8 ), à proximité de la Gare Saint-Lazare.Téléphone 255-82 (Station Métropolitain : Place Clicliy, Rue de Saint-Pétersbourg) A.BENOIT, Directeur-Gérant INSTALLATION MODERNE - PRIX RÉDUITS Déjeuners et Dîners à Prix fixes (vin compris) et à la Carte 80 Chambres avec tout le confort moderne JS A I_.O 1ST S POU H FAMILLES Chambres préconisées par le Touring-Club SALLES DE BAINS A TOUS LES ETAGES Salons de Correspondance et de Réception -GRAND GARAGE POUR AUTOMOBILES ET BICYCLETTES- Hôtel s\u2019élevant au milieu d\u2019un grand Jardin \u2014- LUMIÈRE ÉLECTRIQUE - Recommandé aux Familles et au Clergé ARRANGEMENT POUR SÉJOUR ET POUR PENSION CANADA Gouvernement de la Province de Ouébee Vastes Territoires A Coloniser RICHES RÉGIONS MINIÈRES & FORESTIÈRES DE TOUTES SORTES TERRES d\u2019une fertilité reconnue, climat sain et favorable à toutes cultures, communica fions faciles avec les marchés locaux et étrangers.Les colons agriculteurs peuvent pour quinze cents'francs environ acheter un lot de 40 hectares dont 4 ou 5 en terre défrichée.Les terres du Gouvernement valent 1 franc à 1 fr.50 l\u2019acre.Lesjlots sont de\u2019100 acres environ (40 hectares).La forêt couvre des millions d\u2019hectares, où l\u2019on trouve, entre autres, du bois propre à la fabrication de la pâte à papier (pulpe), d\u2019une qualité supérieure.Il y a aussi abondance de mines dans la Province.On y \u2019\u2022enc )ntre I\u2019or, I\u2019argent, le ciu-vRe, 'e FER (titanique, chromique et magnétique), la plombagine, le mica, l'amiante, le granit de tout genre, le kaolin, le pétrole, etc.Plusieurs mines, en ce qui concerne le cuivre, le fer, la plombagine, le mica et l\u2019amiante-sont déjà en exploitation.Les mines de la Beauce, où 1 on fait de nouvelles tentatives après une suspension de travaux de plusieurs années, ont déjà donné une douzaine de millions de francs d\u2019or.La population de la province de Québec est ds langue française surtout.Des bureaux et des agents d\u2019immigration reçoivent les immigrants à Québec et à Montréal.Le service des Postes et des Chemins defer est des plus réguliers et des plus sûrs.Pour plus amples informations, s\u2019adresser à l\u2019honorable Commissaire de la Colonisation et des Mines, Québec et Canada.Et à M.Hector Fabre, Commissaire général du Canada, 10, rue de Rome, à Paris'(8e).COMPTOIR NATIONAL D\u2019ESCOMPTE DE PARIS Capital : 150 millions de francs ENTIÈREMENT VERSÉS SIÈGE SOCIAL : RUE BERGERE Succursale : 2, Place de l\u2019Opéra, PARIS OPÉRATIONS DU COMPTOIR : Bons à échéance fixe, Escompte et Recouvrements; Escompte de Chèques, Achat et Vente de Monnaies étrangères, Lettres de Crédit, Ordres de Bourse, Avances sur Titres, Chèques, Traites, Envois de Fonds en Province et à l\u2019Etranger, Souscriptions, Garde de Titres, Prêts Hypothécaires Maritimes, Garantie contre les risques de remboursement au pair, Paiements de Coupons etc.AGENCES 31 Bureaux de quartier dans Paris 14 Bureaux de baulieue 144 Agence* eu province ÎO Agences daus les colonies et pays de protectorat I 5 Agences à l\u2019étranger LOCATION DE COFFRES-FORTS Le Comptoir tient un service de coffres-forts à la disposition du public, lk, rue Bergère, 2, place de L'Opéra, 1kl, boulevard Saint-Germain, 49, avenue de?Champs-Elyséeset dans les principales Agences.Une ciel spéciale unique est remise à chaque locataire.\u2014 La combinaison est faite et changée par le locataire, à son gré.\u2014 Le locataire peut seul ouvrir son coffre.BONS A ÉCHÉANCE FIXE Intérêts payés sur les sommes déposées : De 6 mois à 11 mois, 2 o o ; de 1 an à 3 ans, 3 o/o.Les Bons, délivrés parle Comptoir National aux taux d\u2019intérêts ci-dessus, à ordre ou au porteur, au choix du Déposant.Les intérêts sont représentés par des Bons d\u2019intérêts également à ordre ou au porteur, payables semestriellement ou annuellement\u2019, aux convenances du Déposant.Les Bons de capital et d\u2019intérêts peuvent être endossés et sont par conséquent négociables.VILLES D\u2019EAUX, STATIONS ESTIVALES & HIVERNALES Le Comptoir National a des Agences dans les principales Villes d\u2019Eaux : Bagnères-de-Luehon, Bayonne, Biarritz, la Bourboule.Calais, Cannes, Chàtel-Guyon, Cherbourg, Dax, Dieppe, Dunkerque, Enghien, Fontainebleau, le Havre, le Mont-Dore, Monte Carlo, Nice.Ostende, Pau, Royat, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Sébastien, Trouville-Deauville, Tunis, Vichy, etc.; ces Agences traitent toutes les opérations, de sorte que- les Etrangers, les Touristes, les Baigneurs peuvent continuer à s'occuper d\u2019affaires p endaut leur villégiature.LETTRES DE CRÉDIT POUR VOYAGES Le Comptoir National d\u2019Escompte délivre des Lettres de Crédit circulaires payables dans le monde entier auprès de ses Agences et Correspondants ; ces Lettres de Crédit sont accompagnées d\u2019un carnet d\u2019identité et d\u2019indications et offrent aux voyageurs les plus grandes commodités, en même temps qu'une sécurité incontestable.Salon des Accrédités, Brandi office, 2, place de l\u2019Opéra Special department for travellers and letters of credit.Luggages stored.Letters ol credit cashed and delivered throughout the world.\u2014 Exchange office.Letters and parcels received and forwarded.C Q_ sSSa «)OQ \u20222 S ¦g £ c N \u2014 r i ^ 3 \u2022fe -Pi » ¦V (A U o ; .-m* 8 PARIS-CANADA Ligne Franco-Canadienne \u201cALLAN\u201d Nouveau service postal direct et régulier pour P assay ers et Marchandises entre LE HAVRE et le CANADA (ET VICE-VERSA) Subventionné par le Goarernement Canadien Nouveaux Vapeurs à Turbine et triple hélices de 12.000 tonnes supprimant la trépidation et odeur de machines SERVICE du HAVRE sans escale pour Halifax et St John N.B.SARDINIAN,\t9 Mars.POMER NIAN,\t30 Mars.PRIX DE PASSAGE SECONDE CLASSE DD HAVRE A HALIFAX Fr.225 Enfants de t à 12 ans, Fr.112.50.Nourrissons, Fr.25 TROISIÈME CLASSE POUR HALIFAX Fr.140 Enfants de 1 à 12 ans, Fr.70.Nourrissons, Fr.12.50 Chemin de fer de PARIS au HAVRE : 2e Classe, Fr.17.35.3e Classe, Fr.11.35 HALIFAX A MONTRÉAL.Fr.29 On vend des billets directs a prix réduits pour tous les points du Canada et des Etats-Unis.Les marchandises de toutes classes seront prises à FRET TRES MODrlRtl.et par engagement spécial pour QUÉBEC, MONTRÉAL et tous les points de l\u2019intérieur iu Canada, ainsi que pour Chicago, Milwaukee, Minneapolis, Saint-Louis, etc., et des villes de l\u2019Ouest des Etats-Unis.SERVICE POSTAL VIA LIVERPOOL Ionian Siberian Victorian 7 Mars\tHalifax et\tSt-John.12 Mars\tHalifax.15 Mars\tHalifax.PRIX DE PASSAGE De Liverpool, ire classe, Fr.278 et au-dessus, selon le bateau et la cabine.Paris à Liverpool, ire classe, Fr.84.60 ; Mixte, Fr.74.20; 2e classe, Fr.60 95.Deuxième Classe, depuis PARIS Fr.249 et Fr.262, selon le bateau et la cabine.S\u2019adresser pour passage, fret et tous renseignements : J.-M.CURRIE & Cie, 36, rue d\u2019Hauteville, PARIS, et 2, rue Pleuvry, HAVRE PI T T & SCOTT, 47, rue Cambon, PARIS IIERNU, Km & C°, 61, Boulevard llaussnmnn, PARIS (8\u2018), Agents de : LIGNES DOMINION ET DU CANADIAN PACIFIC Ri SERVICES DE LIVERPOOL AU CANADA PROCHAINS DÉPARTS 7\tMars\tCanada.8\t\u2014\tEmpress of Ireland.13\t\u2014\tLake Manitoba.21\t\u2014\tKensington.22\t\u2014\tEmpress of Britain.28\t\u2014\tDominion.PRIX de PARIS à HALIFAX ou SAINT-JOHN lre Classe : Depuis 340, 365 et 390 francs.2e Classe : Depuis 237, 250 et 263 francs.HALIFAX OU SAINT-JOHN â QUÉBEC ou MONTRÉAL lre Classe : 40 francs ; Colonist : 29 francs.HERNU, PÉRON & C° délivrent des billets en toutes classes par : Compagnie Générale Transatlantique, Hâvre-New-York.Compagnie Hollando-Américaine, Boulogne-New-York.Compagnie Hambourgeoise-Américaine, Boulogne et Cher bourg-New-York.American Line, Cherbourg-New-York.American Line, Liverpool-Philadelphie.Cunard & White Star Lines, Liverpool-New-York et Boston.North German Lloyd, Cherbourg-New-York.Le, od Line, Liverpool-Boston et toutes Compagnies en général aux prix officiels des Compagnies.SERVICE FRANCO-CANADIEN \u201cALLAN\u201d d 11 Havre à Halifax Samedis 2 Mars, 30 Mars, etc.2me Classe : 225 fr.du Havre à Halifax; 254 fr.pour Québec ou Montré ¦/.CHEMIN DE FER CANADIEN DU PACIFIQUE Billets pour tout l\u2019intérieur du Canada, les Etats-Unis.Voyages au Japon, en Chine et en Austr&li», et autour du du Monde, via Vancouver.\u2014 Excursions.TRANSPORTS DE BAGAGES, PETITS COLIS & MARCHANDISES POUR TOUTES LES PARTIES DU MONDE AUX CONDITIONS LES PLUS RÉDUITES \u2014 PRIX SUR DEMANDE COLONISATION DU CANADA, CONCESSIONS GliATl 1TES DE G4 HECTARES DE TERRAIN P\"iir tous renseignements, dates des départs, prix des passages, et billets pour toutes destinations et par toutes Compagnies, brochures et cartes gratultM S\u2019adresser aux Agents : HERNU, PERON & C° Agents d\u2019émigration autorisés par le gouvernement français 61, Boulevard Haussman (près lu gare Saint-Lazare, en face la rue de Rome), PARIS (8\u2019) MA SONS AU HAVRF.- ROUEN - MARSEILLE - BOULOGNE-SUR-MER - MAZAMET - ANVERS \u2014 LONDRES \u2014 FOLKESTONE l.c Gérant: E.CAPDEV1ELLE.Imprimeiie BIENVENU, DUBOIS & BAUER, 59, rue Sainte-Anne \u2014 23jo."]
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