Entre-nous : magazine mensuel, 1 septembre 1930, Septembre
[" NTRE-NOUS MAGAZINE MENSUEL Publié dans l\u2019intérêt de la Maison Ed.Archambault, Enrg., 500, rue Ste-Catherine Est, et de sa clientèle.FRÉDÉRIC PELLETIER, RÉDACTEUR EN CHEF.VOL.1.MONTRÉAL, SEPTEMBRE, 1930 No.8 « LES MUSICIENS DU PASSÉ » ADÉLARD BOUCHER par Olivier Maurault, p.s.s., supérieur du collège Grasset.Adélard Boucher, né à Maskinongé, le 28 juin 1835, mourut à Montréal, en novembre 1912.Pendant cinquante ans, de 1861 jusqu\u2019à sa mort, il fut marchand de musique, et sa maison lui a survécu, entre les mains de sa fille aînée.Les années de sa jeunesse ne semblaient pas le prédestiner à ce genre d\u2019occupation.Orphelin de père et de mère à l\u2019âge de 10 ans, il avait été envoyé par son tuteur au St.Mary\u2019s College, d\u2019 Emmitsburg, dans le Maryland, sans doute pour s\u2019y perfectionner en anglais.Revenu des Etats- Unis en 1851, avec l\u2019idée d\u2019entrer dans les ordres, il! partit pour la France, où il séjourna, au séminaire sulpicien d\u2019Issy-les-Moulineaux, puis, après quelques mois, chez les Jésuites d\u2019Amiens.L\u2019année suivante cependant, en août 1852, on le retrouve au pays, à l\u2019emploi de la maison Mor- risson, Cameron & Empay.Repris soudain par l\u2019attrait de la vie religieuse, il va passer six mois au noviciat des Pères Jésuites.Rentré définitivement dans le monde, en juin 1853, il entreprend l\u2019étude du droit au bureau de Sir Georges-Etienne Cartier.Mais dès le mois d\u2019octobre, il se remet aux affaires, au service de la « Montreal & Bytown R.R.» dont il est le secrétaire en décembre de 1854.A cette charge, il ajoute celle de secrétaire de la « Commission Seigneuriale» (avril 1855- novembre 1858), et celle d\u2019agent et assistant au « Trust & Loan » (septembre 1855 - janvier 1859).Il trouve même le temps de poser sa candidature dans Maskinongé (candidature qu\u2019il retire au bout de dix jours) et de se marier (24 avril 1854).C\u2019est en 1861 qu\u2019Adélard Boucher se tourne vers la musique.À la vérité, il n\u2019y avait jamais été étranger, mais cette année-là, frappé de la difficulté où Pon était alors de se procurer de la musique française à Montréal, il résolut de fonder une maison d\u2019importation et d\u2019édition.Il s\u2019associa d\u2019abord à MM.Laurent et Laforce, puis en 1862, à M.Nanseau.En 1867, ayant acheté un nouveau stock de musique, il se transporte rue Saint- Jacques, angle Dollard; puis en 1876, il s\u2019installe rue Notre- Dame.Deux ans plus tard, il ajoute à son commerce de musique la vente des instruments, qu\u2019il confie à M.René Hudon d\u2019abord, puis à M.Napoléon Pratte.Il avait essayé une succursale, rue St-Laurent, en octobre 1865; en 1868, il ouvrait le premier magasin de musique de Québec, en compagnie de M.Arthur Lavigne, et un second en 1892; enfin il fondait une maison a Ottawa, en 1882.Adélard Boucher n\u2019était pas seulement marchand.Sa belle culture et son esprit de prosélytisme le portaient au professorat, par la plume comme par la parole.Nous le voyons fonder, en 1863, avec MM.Nanseau et Gustave Smith, la revue « Les Beaux-Arts », qui vécut un an; en septembre 1866, le « Canada Musical », qui tomba lui aussi au bout d\u2019un an, mais se releva en 1875; enfin le « Musical Journal », rédigé avec la collaboration de Napoléon Pratte, et qui dura de juillet 1881 à décembre 1882.On peut suivre le professeur à la Maîtrise de St-Pierre, de 1859 à 1860, au collège Ste-Marie, en 1869; à Villa-Maria, en 1870; au Mont Ste-Marie, en 1871; puis au Plateau, de 1871 à 1882.Il était organiste, maître de chapelle et chef d\u2019orchestre.Organiste, il passe à St-Patrice (1853-58), à St-Pierre (1858- 60), à St-Jacques (1860-63), et, dans les derniers temps de sa vie, à la Congrégation des hommes de I'Immaculée- Conception.I] fut maître de chapelle successivement à St-Pierre (1859-1860), à St-Jacques (1865-68), au Gésu (1868- 88), à St-Jean-Baptiste (1890).En maintes circonstances, le maître de chapelle se doubla du chef d\u2019orchestre.Il avait fondé la Société Ste- Cécile, en 1860, et \u2019Orphéon Canadien, et aussi, croyons-nous, la Société Mozart; il leur fit donner de nombreux concerts.En voici une liste incomplète qui donnera une idée de son activité: à la salle Nordheimer, le 7 février 1860, le Stabat de Rossini (répété deux fois en 1868, salle St-Patrice); le grand concert des Zouaves, à Notre-Dame, en 1868, la Messe de Kalliwoda, en 1877; Gallia, de Gounod, en 1879.Jusqu\u2019ici on pourrait croire qu\u2019Adélard Boucher se confinait à la musique religieuse: il n\u2019en est rien.C\u2019est lui qui dirige le concert de la St-Jean-Baptiste, au marché Bon-Secours, en 1861; la « Cantate » de Sabatier, au Cabinet de Lecture, en 1862; Ie « Déserty de Félicien David, au Palais de Cristal, en 1866; l\u2019année suivante, au même endroit, la « Somnambule » et la « Bohémienne », et aussi la ; en 1870, le concert du centenaire de Beethoven; en 1877, celui des noces d\u2019or de Mgr Bourget, et j\u2019en passe.Il ne faut pas oublier cependant les concerts qu\u2019il organisa au profit de jeunes artistes comme Mlle Jacques (en 1871 et 1872) et Calixa Lavallée (13 mars 1873).Cette grande activité dura vingt ans.Elle se ralentit le jour, où, ayant décidé d\u2019établir sa famille à la campagne, Adélard Boucher alla habiter, au bord du fleuve, sur le chemin de la Longue-Pointe, l\u2019aimable villa Albani.La, sans doute on retrouvait toujours le musicien, mais surtout le père de famille modèle, le parfait gentilhomme et le chrétien à l\u2019âÎme délicate et pieuse.I! y demeura un quart de siècle, occupant ses loisirs à augmenter et à classer sa collection de monnaies du Pape.(Il avait fondé la Société de Numismatique, avec le Juge Baby, en décembre 1862).La fatigue vint.Il résolut de rentrer à la ville et s\u2019établit au Parc LaFontaine.C\u2019est là qu\u2019il s\u2019éteignit en Ce mari ; pr A rer VE 70 ENTRE-NOUS PREDICTIONS OU PRÉVISIONS ?Que sera la prochaine saison ?Que nous offrira la saison ?Quels menus viendront assouvir notre faim pour de la bonne et intéressante musique ?A Montréal on ne peut jamais le savoir d\u2019avance et ce n\u2019est pas sans raison.Nos imprésarios sont prudents, \u2014 et qui les en blâmerait ?\u2014 ils n\u2019osent faire leurs engagements et les annoncer trop d\u2019avance, car savent-ils si la population ne demeurera pas dans une apathie qui les conduira à la ruine.Voici ce qu\u2019on peut savoir d\u2019avance avec certitude.M.Louis-H.Bourdon annonce Jascha être deux.L\u2019American Opera Company de Vladimir Rosing nous rendra peut-être une autre visite.C\u2019est sur la troupe que forme en ce moment M.Victor Brault, et qu\u2019il entend rendre permanente, que nous comptons.Complètera-t-il son organisation assez tôt pour donner des représentations cet hiver; c\u2019est ce qu\u2019il faut espérer.S'il réussit à fonder la troupe qu\u2019il rêve et dont certains détails ont été publiés, il aura droit à la reconnaissance éternelle de tous les amateurs d\u2019opéras, surtout Heifetz, violoniste, la danseuse Argentina.MM.Charles Goulet et Pager nous promettent le Choeur des Cosaques du Don.Aux Communautés L\u2019Association des Chanteurs de Montréal prépare en ce moment ie Messie de Haendel.M.A.-J.Brassard a mis sur le métier Hear my Prayer de Mendelssohn, pour être donné en l\u2019Eglise de l\u2019Ascension.Le « Matinee Musical Club » ne parait pas, cette année, vouloir donner des concerts publics, mais il offrira à ses membres le baryton Donald McGill, le violoncelliste Cornelius van Vliet, le contralto Louise Bernhardt, le pianiste Harold Triggs, le ténor William Hain, la violoniste Catherine Wade-Smith.postale.Ceci beaucoup le travail et contri- Les Aveugles de Nazareth, dont le travail a un si beau cachet d\u2019art, donneront a leur concert annuel du 13 novembre des primeurs canadiennes : oeuvres de M.Gabriel Cusson et Chan- transmission.Religieuses Les Communautés ou les Religieuses qui écrivent à la Maison Archambault lui rendraient service en n\u2019omettant jamais de donner le nom de leur communauté et de leur couvent, en même temps que leur adresse buerait à éviter les erreurs de de ceux qui se rappellent encore les jours déjà lointains de la Montreal Opera Company.Il ne nous manquera plus que l\u2019orchestre permanent qu\u2019on a tant essayé en ces dernières années de mettre sur pied, sans pouvoir y réussir.Voilà tout ce qui est certain au moment où parait ENTRE-NOUS.Il faut espérer que ce n\u2019est pas tout et que les agences de concert nous réserveront des surprises de temps à autre.Quelque intéressante en effet que soit cette liste, elle est loin d\u2019être abondante et mainte petite ville américaine ne s\u2019en contenterait pas.Celles qui égalent la nôtre en population et ne la dépassent peut-être pas en richesse, ont dix fois plus de musique que nous n\u2019en avons et c\u2019est un chiffre très modeste.Pourtant la vie intérieure ne nous manque pas.Il se fait beaucoup de travail musical chez nous et du tra- simplifierait sons canadiennes de M.Achille Fortier.La Société Canadienne d\u2019Opérette offrira à ses habitués, à partir du mois d\u2019octobre, les oeuvres suivantes: Opéra: Mireille.Opérettes: L\u2019As de Coeur, La Basoche, L'Orloff, Les Dragons de Villars, Tzarévitch, Coup de Roulis, Les Moulins qui Chantent.Quatre Grands Concerts: 6 novembre 1930, 18 décembre 1930, 26 mars 1931, 21 mai 1931.Autres représentations: 7iéme anniversaire, le 16 octobre 1950.250ème représentation, le 5 mars 1931.Nous avons un orchestre.ENTRE-NOUS en a déjà parlé.Orchestre d\u2019amateurs, si l\u2019on veut et qui ne donne qu\u2019un concert par année, mais orchestre solidement monté et solidement dirigé: l\u2019Orchestre Philharmonique que conduit d\u2019une \u2018açon si experte M.Eugène Chartier.Il donnera son concert annuel au printemps et il n\u2019a qu\u2019à continuer pour monter encore plus haut dans l\u2019estime de tous.Aurons-nous de l\u2019opéra?I! est probablement inutile d\u2019attendre quelque chose de l\u2019autre côté de la frontière.Cependant M.Alfredo Salmeggio qui a donné Aïda en plein air au Stadium à la fin d\u2019août, a déclaré qu\u2019il reviendrait probablement dans le cours de l\u2019hiver pour une semaine et peut- vail sérieux.Le Conservatoire National de Musique a, ses cours à peine commencés, beaucoup plus d\u2019inscriptions qu\u2019il n\u2019en a eues pendant toute l\u2019année dernière.Il doit même augmenter son personnel enseignant pour répondre aux besoins, sans encombrer ses classes.Les négociations qui se poursuivent pour nous doter enfin d\u2019une belle salle de concerts, plus que suffisante pour faire face à toutes les nécessités, sont en voie de réussite et l\u2019annonce seule qu\u2019on en a faite a suffi pour remonter nos espérances déprimées et pour fermer la bouche aux pessimistes qui ne cessaient de répéter: « A quoi bon vouloir faire de la musique, puisque nous n\u2019avons aucune place pour l\u2019accueillir ».Nous avons tous les jours devant nous un exemple bien vivant du travail qui se fait continuellement, sans que nous nous donnions la peine d\u2019y prendre garde.C\u2019est celui des chorales d\u2019églises et quelques précisions à ce sujet ne manqueront pas d\u2019étonner à l\u2019égal de l\u2019annonce, autrefois, de la découverte de l\u2019Amérique.Sait-on que la ville de Montréal et sa banlieue immédiate comptent cent-quatre paroisses où, à des degrés différents, on fait un travail souvent fructueux ?Ne prenons de ce total que le quart, moins même, vingt paroisses, ce qui est un ENTRE-NOUS 71 chiffre modeste.Répartissons la moyenne de vingt voix sur ces vingt églises ce qui est un calcul plus que modéré.Cela donne un total de quatre cents chanteurs, vingt organistes et vingt maîtres de chapelle, \u2014 ne tenons aucun compte des voix d\u2019enfants, à cause de la difficulté de les recenser, \u2014 qui, au moins une fois par semaine, souvent deux fois, se réunissent, du commencement de septembre à la fin de juin, soit pendant dix mois, soit quarante-deux répétitions bon an, mal an, pour étudier des oeuvres, quelques fois très nombreuses et difficiles.Nous pouvons supposer que n\u2019ayant pris que vingt maîtrises sur un total de plus de cent, nous les avons choisi parmi les meilleures.C\u2019est donc, et en plus de ces vingt, les mêmes remarques s'appliquent aussi à un nombre inconnu d\u2019autres maîtrises, c\u2019est donc un travail fouillé qui se fait d\u2019oeuvres pour la plupart d\u2019une valeur au moins deux répétitions par semaine.Qu\u2019on en fasse le total pour huit mois.Puis, le concert annuel donné, on continue quand même à travailler jusqu\u2019à la fin de juin quelques fois plus avant, parce qu\u2019on veut être prêt pour d\u2019autres occasions: la radio par exemple.Il en est de même dans le domaine instrumental, avec l\u2019Orchestre Philharmonique dont les programmes de concert annuel demandent une préparation nombreuse et difficile.Pourtant, si l\u2019on se tenait aux côtés du chef d\u2019orchestre, après ce concert, on l\u2019entendrait dire à ses instrumentistes: Répétition tel jour comme d\u2019habitude.On continue, S\u2019il y avait moyen de recenser les petits groupes qui ne font de la musique que pour leur satisfaction intime sans oser jamais se montrer en public et qui font un beau travail, on serait étonné, stupéfié, de la musique qui vient s\u2019ajouter \u2018 à l\u2019autre publique.indéniable, sous une direction solide et exigeante.Les répétitions durant ordinairement deux heures, y compris un court repos, cela veut dire que pour quatre-vingt quatre heures au moins, on travaille de la bonne musique qu\u2019il faut ensuite deux heures par dimanche et fête pour l\u2019exécuter.Et nous ne tenons, pour cause, aucun compte du travail qui se fait dans les temples protestant et les synagogues.\u2014 Théorie nistes .\u2014 Précis de Choisissons au hasard une société chorale d\u2019amateurs qui ne donne que des concerts.Prenons, si vous le voulez bien, comme exemple les Chanteurs de Montréal.On y commence d\u2019habitude le travail en août pour ne le terminer qu\u2019au concert annuel du mois de mars.Pour les oeuvres qu\u2019a données jusqu\u2019ici cette association, toutes difficiles, quelques-unes très difficiles, il faut faire jeunes le Précis Les mêmes Ouvrages théoriques de S.M.deS.M.DS Musicale dédiée aux Jeunes Pia- la Musicale pour les tout \u2014 Recueil d\u2019exercices sur \u2014 Recueil d\u2019Exercices sur la Théorie Musicale existent en Si donc notre ville n\u2019est pas à la hauteur de tant d\u2019autres, il n\u2019y a pas trop lieu de se désespérer.L'oeuvre qui se poursuit dans le silence, ou qui ne recherche pas la grande publicité, n\u2019est pas de celles qui se perdent.I! faut en augurer beaucoup.Quoiqu\u2019on dise en effet, et quoi que profond semble le sommeil, il suffira 40.75 probablement d\u2019une secousse pour mettre Théorie tout à point, et bientôt, espérons-le, viendra le temps où nos imprésarios n\u2019au- 0.35 ront plus peur de nous dire, dès le commencement de chaque saison, ce que nous pourrons entendre pendant .0.35 ny es les soirées d\u2019hiver.0.40 \u2014 CD .anglais.Fred Se A © - COSAQUES St-Denis, 17 novembre.DON, Dir.Serge Soroff.Dir.Goulet-Pager. 72 ENTRE -NOUS Les En ce premier numéro de sa deuxième année, il est bon qu Entre-Nous présente & ses lecteurs les projets de la Maison Archambault et les siens propres.Le fond de tous ses projets, c\u2019est l\u2019amélioration constante du service que la Maison donne à ses clients et qui les attire tous les jours de plus en plus nombreux.Oh ! ce ne sera peut-être pas des aventures à grand spectacle.L\u2019impro- projets de la M Ce fut toujours d\u2019ailleurs la politique de la Maison de n\u2019avoir que les meilleures agences dans les diverses classes d\u2019instruments.La revue détaillée qu\u2019entreprendra Æntre-Nous des divers instruments qu\u2019offre la Maison fera connaître de véritables trésors de lutherie.La Maison Archambault aura son propre piano à queue, piano d\u2019artiste fabriqué au pays même avec les meilleurs matériaux visation, le feu d\u2019artifice n\u2019est pas toujours un moyen solide et assurément pas une fondation à l\u2019épreuve du temps.Les nouvelles initiatives demandent à être mûries.Mais les améliorations sont toujours désirables.TABLE DES \u2014 Règles essentielles pour exécuter le chant grégorien.\u2014 Notions élémentaires sur la psalmodie.\u2014Chants ordinaires de la Enumérons donc celles Messe.1 Mai tend \u2014Tons des Versets des que a alison enten Introits.faire.\u2014Messes de du Mont., 2 AN 2,2 Edition en notation L\u2019année dernière a été une année d\u2019installation méthodique.Celle-ci en MANUEL DES MAÎTRISES No 918 Extrait de l\u2019édition vaticane et des livres de Solesmes.PRIX : Punité $1.00 ; la douzaine 25% d\u2019escompte ; le cent 33 1/3% d\u2019escompte.qu\u2019on puisse obtenir.Dans ce domaine, comme dans les autres, elle n\u2019entend pas se laisser dépasser.MATIÈRES \u2014Messe des Morts.\u2014Aux enterrements.\u2014Propre du temps.\u2014Propre des saints.\u2014Chants ordinaires de lOffice.\u2014Chants divers pour les Saluts et les Processions du T.-S.-Sacrement.\u2014Appendice.musicale moderne.Un établissement semblable au nôtre vaut sans doute d\u2019abord par ce qu\u2019il présente à ses clients, mais la manière de le présenter est une aide précieuse qu\u2019il ne faut pas négliger.La Maison Archambault a voulu.se créer un cadre digne sera une d\u2019expansion.C\u2019est ainsi que tous les vendredis, il y aura, de midi à midi et demi, une demi-heure de programmes irradiés par le poste CKAC.Ce sera la Demi-heure classique de la Maison Archambault.Les programmes en seront choisis par M.Edmond Archambault lui-même, et l\u2019on connaît son goût profond et exigeant pour la belle musique.C\u2019est dire que les oeuvres présentées dans cette Demi- heure excluront le jazz pour ne présenter que la plus belle musique -de tous les temps, interprêtée par les grands artistes, les orchestres et les choeurs les plus renommés.A ses nombreux instruments, la Maison espère ajouter le piano Pleyel, l\u2019un des plus perfectionnés de l\u2019univers.Elle en recevra un bientôt, probablement à la fin du présent mois, et c\u2019est avec le plus grand plaisir qu\u2019elle le présentera à nos pianistes.d\u2019elle et tous ceux qui ont visité en détail son bel hôtel de la rue Ste-Catherine en ont loué sans restriction la belle apparence et l\u2019ordonnance claire qui le fait tant ressortir.Au cours de l\u2019été, elle a fait poser une enseigne lumineuse qui mérite qu\u2019on la détaille brièvement.Sous une lyre d\u2019argent, le nom Archambault se détache en lettres hautes de vingt pouces dans son encadrement.Le Néon qui se prête tant à tous les caprices de l\u2019ornementation a été choisi comme agent lumineux et dans de vives couleurs mariées avec goût, donne à l\u2019enseigne une valeur artistique frappante.À la hauteur où elle est, l\u2019enseigne ne parait pas aussi grande qu\u2019elle l\u2019est, mais elle n\u2019en mesure pas moins quarante pieds de hauteur par six de largeur.En ce qui le regarde lui-même, Entre-Nous ne peut désormais chercher à s\u2019améliorer que par l\u2019intérêt qu\u2019il doit toujours présenter. ENTRE-NOUS 73 aison Archambault Son format, le papier sur lequel il s\u2019imprime, ses principales rubriques demeureront constants.C\u2019est une nécessité à laquelle ne se conforment pas toujours nombre de revues d\u2019autre espèce, mais que nous croyons devoir observer.Comme on l\u2019a déjà remarqué, les articles qui encadrent le portrait de première page sont autant que possible signés par différentes personnes.C\u2019est que dans chaque cas nous lutherie, radios et phonographes, musique en feuille, partitions et littérature musicale, etc.L\u2019illustration, qu\u2019on lui rendra la justice d\u2019avoir bien soignée jusqu\u2019ici, demeurera abondante et variée.La permanence du format permet de faire relier Entre-Nous et de le conserver dans sa bibliothèque.Pour le moment, nous suggérons de faire relier deux ans en un volume, de tâchons d\u2019obtenir la collaboration de musiciens qui ont vécu dans une celui dont ils parlent ou que, du moins, ils connaissent bien par les X études qu\u2019ils ont faites.Nous continuerons, autant qu\u2019il sera possible de demander ces articles à ceux qui sont le mieux qualifiés pour les écrire.Notre présent numéro plaire, $0.90.offre le portrait et la L\u2019ART D\u2019ÉTUDIER LE PIANO certaine intimité avec par ALBERTINE MORIN-LABRECQUE Tout professeur soucieux du succès de ses élèves se fera un devoir de utiliser.\u2014 Véritable pierre de touche de tout enseignement pianistique selon Alfred Laliberté.Prix $1.50.Pour l\u2019ouverture des classes, l\u2019exem- façon à obtenir un livre d\u2019épaisseur raisonnable.Puis, si Dieu veut que nous en augmentions le nombre de pages, on pourra faire relier sépa- x rément chaque année.De cette façon, on obtiendra en peu de temps une collection précieuse à tous les points de vue, dans laquelle on aura, par exemple une galerie de nos musiciens disparus difficile à réunir biographie d\u2019un musicien mort assez récemment, mais qui s\u2019était depuis trop longtemps retiré de la vie musicale, pour n\u2019être pas devenu un inconnu pour la présente génération.Notre prochain numéro sera, à la demande d\u2019un grand nombre de personnes, consacré au chanteur Paul Dufault.Dans le suivant, viendra le tour d\u2019Alexis Contant que le vingt-cinquième anniversaire de l\u2019exécution de son Caïn (12 novembre 1905) met en actualité.Puis viendront, dans l\u2019ordre indiqué, Paul Letondal, Dominique Ducharme, Charles Labelle, Alphonse Lavallée-Smith, et quelques autres.Pour mieux faire connaître la Maison qu\u2019il représente, Fntre-Nous entreprendra la revue détaillée de chaque département: piano et orgues, autrement et des articles signés par des noms qui font autorité.Co, .NOCES DE DIAMANT C\u2019est l\u2019Académie de Musique de Québec qui a fêté les siennes ce mois-ci, car il y a soixante ans qu\u2019elle a été incorporée par la Législature.De ces fondateurs, il ne reste plus que Monsieur Gustave Gagnon, qui, malgré ses quatre-vingt-huit ans, porte son âge avec une verdeur que lui envient un bon nombre de ses très cadets.L\u2019Académie a célébré cet anniversaire en se réunissant, le 16 octobre, dans la ville où elle fut fondée.Il y a eu promenade à l\u2019Ile d\u2019Orléans, diner au Château Frontenac et, au grand plaisir de tous, M.Gagnon est venu, le soir, prendre part au diner.Les collègues de M.Gustave Gagnon en 1870 sont aujourd\u2019hui tous disparus. 74 ENTRE-NOUS LE CUIDE DU PIANISTE ANALYSES ET NOTES Danse lente .César Franck La Danse lente de César Franck, d\u2019une grâce rythmique exquise et mélodiquement digne de la manière frappante du Maître (on peut la trouver étrange au premier coup, mais on fait vite connaissance avec sa beauté et son charme), présente des contrastes délicats qui en font une fort belle pièce.De même valeur musicale : Berceuse, Tschaikowsky .035 M N Saint-François marchant sur les flots .\u2026 \u2026.\u2026 \u2026 \u2026 Liszt C\u2019est l\u2019une des pièces pour piano de possède une fraîcheur qu\u2019on ne trouve d'habitude que chez des auteurs plus jeunes.Sa mélodie chantante est expressive de la joie du printemps et ses harmonies simples et distinguées contribuent à la rendre populaire.De même valeur musicale : Le Ruisseau, Spindler \u2026.LL LL 12.\u2014 036 Amour Coquet, Friml LL 11 1.0,50 Valse Arabesque, Op.82, \"Lack Co RL 14.0.60 oo K X Les Adieux au Piano, Beethoven .$0.40 Beethoven parle une langue qui n\u2019appartient qu\u2019à lui seul.Sa musique est absolument individualiste et ne peut jamais être attribuée à d\u2019au- Liszt les plus célèbres.L'auteur a trouvé dans le piano des sonorités insoupçonnées auparavant et les a portées au plus haut sommet de richesse et de beauté tonales.C\u2019est un bel exemple de musique à programme, mais ne renferme que celui que décrit son titre.Elle a été inspirée par une peinture de Von Steinle qui appartenait à Liszt et qu\u2019il décrivait ainsi : « Saint François de Paule marche d\u2019après sur les vagues, son manteau sous ses pieds, un tison incandescent dans une main et levant l\u2019autre pour calmer la tempête ou pour bénir les matelots ».De même valeur musicale : Méthode facile et rapide Accompagner le Chant grégorien LES PRINCIPES DE L\u2019ECOLE DE SOLESMES tres parce qu\u2019elle exprime des pensées et des sentiments que personne autre n\u2019a jamais songé à écrire, Pourtant, il semble qu\u2019il nous dise des choses familières pour dans la langue de chacun d\u2019entre nous.On n\u2019en peut trouver un meilleur exemple que dans cette pièce connue et adorable, d\u2019une mélancolie propre à tous les adieux, dont la mélodie d\u2019un souffle caractéristique s\u2019appuie sur des harmonies si riches et si variées.Beethoven éprouve une préférence marquée pour la forme Variations et il y déploie peut-être plus qu\u2019ailleurs sa puissance créative.Chez Beethoven, les variations ne sont La prédication aux Oiseaux, suivie pas un simple changement de costume et Liset \u2026.085 , i d\u2019ornements, mais une véritable création La Lorelei, Liszt ,, .0.50 d'un Appendice de formes nouvelles dont le germe est La Campanella, Liszt-Busont, 0.75 pour contenu dans le theme.xt xt De méme valeur musicale : .Menuet en Sol, Beethoven .0.20 Callirhoë, 4e Air de ballet, Op.37, L\u2019Accompagnement des Cantiques Menuet en Mi hémol, = Chaminade .$0.60 Beethoven 0 0,25 ar Feuillet d\u2019Album pour Le succès de la \u2018 Symphonie-Ballet p Elise, Beethoven 0.30 Callirhoé (produit à Marseille en 1888) , ; \u201cou 7 fit connaître à l\u2019univers le nom de Cécile Les Frères du Sacré-Coeur Chaminade et, depuis, cette musique brillante et charmeuse a fait le tour du monde.Cet « Air de Ballet», l\u2019un des d\u2019Arthabaska, P.Q.Liebesfreud (Joie d\u2019Aimer) Kreisler | .\u2026 $0.80 Fritz Kreisler, l\u2019éminent violoniste, plus jolis de la partition, fut réduit pour le piano par l\u2019auteur elle-même.Sa mélodie expressive est accentuée par des rytumes étincelants et un emploi habile de la chromatique.De même valeur musicale : Pas des Echarpes, Chaminade \u2026 .030 Arlequine, Chaminade .ee 040 Danse Créole, 2ème Havanaise, \u2018Op.94, Chuminade 0.60 x X Hongroise, Op.29, No 12 .MacDowell C\u2019est une pièce irrésistible caractérisée par les vifs contrastes de la musique magyare.L\u2019allure endiablée de la « Hongroise », extraite du Second Livre d\u2019Etudes, est délicieuse.De même valeur musicale : Danse Hongroise No 3, Brahms \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 80.35 Danse Hongroise No 7, Brahms .\u2026 \u2026.\u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 025 x x\u201c Chanson d\u2019Avril, Op.147, Lack La .\u2026.\u2026 \u2026 $0.50 Théodore Lack fut pianiste et compositeur, professeur au Conservatoire de Paris pendant plus de cinquante ans.Il était né à Quimper, en Bretagne, en 1846.Son oeuvre pour le piano est nombreuse.La gaîté et la grâce toute française de son style se manifestent dans cette charmante « Chanson d\u2019Avril », Op.147, écrite pourtant lorsqu\u2019il était avancé en âge.Elle a pris une vieille danse viennoise et l\u2019a revêtue d\u2019une nouvelle harmonie pour lui donner une grâce et un charme qui expliquent sa popularité.La mélodie a une valeur charmante par elle-même, mais Kreisler l\u2019orne d\u2019un vêtement riche et habile qui n\u2019appartient qu\u2019à lui.De méme valenr musicale : Vieille Danse Viennoise, Æreisler 080 Caprice Viennois, Kreisler \u2026 1.00 Liebeslied (Chant d\u2019Amour), Kreister- -Rachmaninoff, 0.80 ¢ X ES Guitare (Op.45, No 2), Moszkowski oo $0.75 Une charmante piéce poétique a la mélodie distinguée et gracieuse posée sur un accompagnement staccato, qui suggère, d\u2019une manière suprêmement habile, l\u2019instrument espagnol qui lui donne son nom.Moszkowski a toujours aimé l\u2019Espagne.C\u2019est par des oeuvres fondées sur les rythmes des danses espagnoles qu\u2019il a commencé à être célèbre, et on rencontre ce penchant même dans les oeuvres de sa maturité.Ce petit poème tonal est une évocation de la couleur et de l\u2019atmosphère espagnoles.De même valeur musicale : Etineelles, Op.36, No 6, Moszkowski \u2026 .$0.70 La Jongleuse, Op.52, No 4, Moszkowski .0.75 ENTRE-NOUS LEÇONS PARTICULIÈRES, LEÇONS COLLECTIVES Beaucoup de professeurs sont con- vaineus que l\u2019enseignement de la musique en classe est non seulement du temps gaspillé, mais encore que c\u2019est le commencement de la fin pour leur propre carrière, Ils se trompent cependant du tout au tout et la preuve s\u2019en trouve dans tous les centres où est organisé l\u2019enseignement de la musique à l\u2019école.Des professeurs privés, qui, avant l\u2019institution de l\u2019enseignement collectif, avait juste assez d\u2019élèves pour ne pas mourir de faim, sont aujourd\u2019hui forcés d\u2019en refuser et c\u2019est l\u2019enseignement collectif qui en est la cause.Les enfants préfèrent la musique en classe, parce que les leçons coûtent moins cher et qu\u2019elles donnent, la première année, tout autant qu\u2019on obtiendrait dans l\u2019enseignement privé.Qu\u2019on ajoute à cela l\u2019esprit d\u2019émulation, si puissant chez l\u2019enfant et l\u2019on comprendra que non seulement l\u2019enfant avance plus vite, mais qu\u2019il s\u2019efforce d\u2019assimiler mieux et plus profondément.Qu'\u2019arrive-t-il ?L\u2019enfant qui a pris goût à l\u2019enseignement de la musique pendant la première année sera tout de suite dirigé chez le professeur particulier, pour qu\u2019il puisse avancer toujours plus vite.Si cela ne se produit pas tout de suite après la première année, cela viendra après la seconde et immanquablement après la sortie de l\u2019école.Ce sera l\u2019enseignement collectif qui aura fait progresser le plus l\u2019enseignement particulier.ACTIVITÉ VAUT MIEUX QUE PASSIVITÉ Les professeurs de musique se doutent- ils qu\u2019ils n\u2019ont qu\u2019à le vouloir pour dé tourner à leur profit l\u2019intérêt que suscitent les grandes inventions modernes qui ont la musique pour but ?La radio, le phonographe créent une demande toujours de plus en plus croissante pour de la musique.Mais cette musique, il faut lui donner la vie; il faut la jouer.Tant que l'humanité vivra, l\u2019homme qui a un cerveau et deux mains préfèrera toujours en faire quelque chose.Sachez diriger ce sentiment inné vers la musique et vous en profiterez naturellement.POURQUOI NOUS AVONS BESOIN DE MUSIQUE On dit: La musique, c\u2019est bon pour ceux qui n\u2019ont rien à faire ou pour les cerveaux brûlés, mais qu\u2019est-ce que cela peut bien valoir pour un homme vraiment homme ?A ceux qui posent pareille question, il n\u2019y a qu\u2019une réponse à faire: Ça serait un bonheur pour la musique et les musiciens si on pouvait vous en priver totalement.Vous ne tarderiez d\u2019ailieurs pas à vous repentir et à vous empresser à rétracter vos imprudentes paroles.Enlevez la musique à la radio, à l\u2019église, bannissez les concerts, supprimez Véritable métronome suisse, qualité supérieure, système « Maelzel » boîte pyramidale.Prix: Sans sonnerie, imitation acajou, No 10 .$4.00 Avec sonnerie, No 104, $5.00 les musiques des régiments et celle des cinémas.Anéantissez la mélodie et l\u2019harmonie, pour ne laisser subsister que les hurlements des trompes d\u2019auto, les grincements des roues des tramways, les sifflets des locomotives, et vous verrez Ce que durera la civilisation.La musique est l\u2019Art universel, dans le monde et dans le temps, depuis le tom-tom des sauvages jusqu\u2019à la grande symphonie des mondes civilisés.Entendez la musique avec bonne volonté, apprenez à l\u2019écouter et vous ne tarderez pas à vouloir à tout prix vous débarrasser d\u2019un préjugé dont vous aurez honte.Faites vous-même de la musique, même mal, et vous aurez l\u2019immense joie d\u2019ouvrir un ciel fermé et de comprendre enfin pourquoi la musique est l\u2019une des plus grandes richesses de la vie.UNE LETTRE DE Mile GILBERTE MARTIN Mlle Gilberte Martin, la brillante pianiste qui a remporté ce printemps le Prix d\u2019Europe, a écrit à M.Edmond Archambault une lettre ou elle lui témoigne toute sa reconnaissance pour l\u2019aide qu\u2019il lui a donnée.Nous reproduisons cette lettre.2 octobre 1930, a Paris.A Monsieur Edmond Archambault, Montréal.Cher monsieur, Me voilà enfin rendue à Paris depuis huit jours, après la plus heureuse des traversées; surtout pas de mal de mer.Je n\u2019ai jamais été aussi chez nous dans ce grand Paris, car partout je rencontre une chaude sympathie.Je connais déjà plusieurs Canadiens et j\u2019ai terminé toute mon installation.Je commencerai mes cours la semuine prochaine; je suis entrée à l\u2019Ecole Normale pour lg piano, le solfège, l\u2019anulyse, lu dictée musicale, l\u2019histoire.Je prendrai mes cours d'harmonie et de contrepoint chez Monsieur Georges Caussade qui m'a fait les meilleures conditions, et, de plus, j'entre, comme auditrice, dans lu classe de fugue du Conservatoire.J\u2019ai donc maintenant lu fièvre du travail; heureusement ma santé est bonne et le changement de climat ne m'a donné qu'un bon rhume qui guérira bientôt, je l\u2019espère.De mon installation je suis très satisfaite, car Fai une jolie chambre qui donne sur un très joli jardin.Le culme y règne tout le jour; c\u2019est donc un endroit idéul pour travailler, d'autant plus que je ne suis contrainte à cesser de faire du piano qu'après dix heures du soir, car la maison est éloignée.Donc, Liberté ! \u2018Mais ce qu\u2019il y a de plus intéressant dans mon studio, c\u2019est à vous que je le dois, car je suis allée chez Pleyel et j'ai eu le plus délicieux piano pour un prix fort raisonnable.Il possède une sonorité et un clavier d\u2019une homogénéité qui fait tout mon bonheur.Avec ce piano, la vie est entrée dans mon appartement, et, grâce à vous, j'aurai une réduction sur toute la musique que je prendrai chez Durand.Je vous remercie bien sincèrement, car vous m'avez fuvilité mes débuts à Paris et vous n'avez procuré l\u2019encouragement au travail.Je vous écrirai plus tard pour vous mettre au courant de mes études.Gilberte MARTIN, 17, rue Lemoine, Boulogne-sur-Seine, ENTRE-NOUS ECHOS EF ANECDOTES Le violoncelliste Billroth et Brahms jouaient une sonate, Billroth s\u2019écrie: «Tu joues trop fort, je n\u2019entends pas mon violoncelle !» Brahms lui répond: « Tu as bien de la chance ! » \u201c ES Spontini visitait le Louvre.Devant la momie du pharaon Amenophis, il s\u2019arrête et l\u2019apostrophe: « Maudit sois-tu, Pharaon.Si tu n\u2019avais pas chassé les Israélites d\u2019Egypte, ils y seraient encore, et Meyerbeer et Mendelssohn ne dirigeraient pas a Berlin les opéras qui appartiennent de droit à mon bâton.» ES EN, D\u2019un journal des Etats-Unis: Si la cuisine américaine s\u2019améliorait, la musique américaine en profiterait peut-être, dit un cuisinier français à New-York: «Très étonnante votre cuisine, avec ce phénomène des marinades sucrées servies avec du jambon.Je n\u2019ai jamais pu avoir ici du fromage, si je ne mangeais en même temps de la tarte aux pommes.» ES XN La pensée illinoise: Certaines étoiles de l\u2019opéra se croient si brillantes qu\u2019elles s\u2019étonnent qu\u2019on ose les regarder autrement qu\u2019avec des lorgnettes aux verres fumés.ES x L\u2019Opéra est un cirque à trois pistes: l\u2019auditoire, l\u2019orchestre et les chanteurs et c\u2019est à qui des trois fera le plus de bruit pour attirer l\u2019attention.ÈS bY On devrait statufier, dit le Musical Courrier: Le pianiste qui a, le premier, négligé de donner une rhapsodie de Liszt a la fin de son concert.Le chef d\u2019orchestre qui a découvert qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire pour le soliste d\u2019un concerto de jouer un rappel après le concerto.\u2018Le ténot italien qui tient une note aiguë juste le temps voulu par le compositeur.Tous les pianistes qui ne donnent pas des récitals entiers de Beethoven.Tous les critiques qui ne qualifient pas Liszt de superficiel, Saint-Saëns de spontané, Beethoven de puissant, Bach de majestueux, Brahms de profond, Schoenberg de compliqué, Haydn de joyeux, Mozart de clair.Et lui-même pour ne pas admirer Parsifal, parce que c\u2019est bien porté.MES LECONS DE MUSIQUE format 57 x 8 (92 pages) Le Memorandum indispensable du professeur et de l\u2019élève.\u2014 Les Matières à étudier pour la prochaine leçon.\u2014 Les heures d\u2019étude consacrées aux matières étudiées pour tous les jours de la semaine.Prix : l\u2019unité $0.25; a la douzaine, 20% d\u2019escompte ; au cent, 40% d\u2019escompte.D\u2019un journal de l\u2019Ouest américain: Helen Keller peut entendre quelques-unes des notes aiguës d\u2019un soprano.Alors, à quoi lui sert d\u2019être sourde ! x ES Un compositeur qui n\u2019a jamais réussi disait: Autrefois je trouvais mes oeuvres très belles, mais les éditeurs n\u2019étaient pas de mon avis; aujourd\u2019hui je les trouve mauvaises et les éditeurs disent comme moi.x ES Toscanini a été invité par Mme Siegfried Wagner a monter Tannhauser encore une fois au prochain festival de Bayreuth.Il n\u2019a accepté qu\u2019à la condition qu\u2019elle lui confierait aussi Paysifal.La- dessus, le Dr Karl Muck a secoué la poussiére de ses souliers sur le seuil du Fiestspielhaus et a juré qu\u2019il n\u2019y remettrait plus les pieds.Le sort de Mme Cosina IT ne sera bientôt plus enviable.\u201c ES Le pianiste Mark Hambourg avait été engagé pour tenir le rôle de Beethoven dans le film allemand de ce nom.Un confrère lui dit: « Je sais bien que tu feras un Beethoven ressemblant, mais qui va jouer le piano ?» x \u201c La méthode américaine.La scène est un studio à Paris.Entre le Chanteur Américain.Le Chanteur.\u2014 J\u2019aimerais à prendre des leçons de vous.Le professeur.\u2014 Pendant combien de temps ?Le Chanteur.\u2014 Vingt leçons.Le professeur.\u2014 Comment savez-vous que vous pourrez apprendre en vingt leçons tout ce que j\u2019ai à vous enseigner ?g Le Chanteur.\u2014 Je n\u2019ai pas le temps d\u2019en prendre plus.Mon voyage et mon séjour à Paris sont limités à un an.Deux leçons par semaine avec vous, c\u2019est exactement dix semaines.Je ferai dix semaines avec Lavoix pour étudier la diction, dix semaines avec Rigoureux pour étudier le phrasé, dix semaines de répertoire avec Romina, dix semaines avec Amoreux pour le tempérament.Cela fait cinquante semaines.J\u2019ai pris une semaine pour venir de New-York; il m\u2019en faut une autre pour retourner.Total, cinquante-deux semaines ou un an.Je repars dans onze mois et trois semaines et je donne mon premier concert à Bison Lake, Dakota, le lendemain de mon arrivée.Le professeur.\u2014 Quand voulez-vous commencer ?Le Chanteur.\u2014 Tout de suite, je n\u2019ai pas de temps à perdre.Le professeur, \u2014 Mon dieu ! (Il perd connaissance.) (Leonard Liebling).THÉRIEN FRÈRES, LIMITÉE MONTRÉAL "]
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