Le journal d'agriculture et d'horticulture illustré, 1 janvier 1914, jeudi 15 janvier 1914
[" i oo a i i adore i = 3 => vert a sod El - pid Tas Co HE SERGE ET i ax me sed re Pr 9 i i x or 2 5 3 Hd i %, Gas: 2% PUBL.A A 4 P : Volume 17.i pos 9 ë É .= = 7s 3 20 | DAG £ % i Ë of + = : Sm A 3 ET DHORT .pe on ur\" 5 A Si a 4 2 A ose 4 2 = « = 55 5 = wy 15 JANVIER, = ¥ x si pe PA oo 0h 3 Bh À © 5 Ps 5 2 i 1914.A PERE E 2e | % a 2 de 4 5 i A 2 £2 .2 2 a $ = 2 2 à , 2 = mes 2 2 a x # 7 + i / = \u2018 ¢ 7 GE a 2 2 i 2D i po Lu & LA PROVINCE DE QUEBEC fon [Xd ol + 2 Kd hos SSC 5 ë # | GE #4 si Numé \u201d x i ro 7 ° SE =) È r RICULTURE Ze JOURNAL 4 = > ICULTURE ILLUSTRE be = - FE PAR LE MINISTERE DE LAGRICULTURE DE \u2026 .: Pes pee Lees amo otra pa ae Lo Le .art mmm ans mr - 2 \u2014\u2014 = 5 Ia LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Ne Manquez pas de vous procurer le Catalogue d\u2019Engin \u201cAlpha\u201d ELUI qui achète un engin en attend un bon service.Il veut un engin toujours prêt à marcher.ES engins ALPHA ne désappointent jamais.Ils sont si sûrs et leur marche si régulière qu\u2019avec ces engins l\u2019on ne peut s\u2019expliquer comment un engin ne peut pas marcher.ES engins ALPHA sont de dessin et de fabrication tout-à-fait modernes dans tous les détails.De bons experts et une direction éclairée les ont toujours maintenus en avant des autres par des améliorations nouvelles et efficaces.[ENGIN ALPHA a été le premier à employer avec succès le cylindre à tuyau de refroidissement; le premier à adopter le magneto intérieur à Il donne de \u201cbonnes\u201d informations sur un \u201chon\u201d engin a gaz qui vous donnera un \u201cbon\u201d service et entière satisfaction.Ecrivez de suite à la succursale la plus voisine De Laval et deman- dez-le.Ce catalogue contient beaucoup de \u2018 bonnes\u201d informations qui vous intéresseront et après l\u2019avoir lu, si vous voulez examiner \u201cAlpha\u201d, en constater de visu sa constructon sans pareille et sa haute perfection, nous pourrons prendre les moyens de vous contenter.vitesse lente et un système parfait de l\u2019employer pour le départ et la conduite à l\u2019exclusion des batteries.Le premier aussi à perfectionner un carburateur commercialement pratique pour l'usage de pétrole et combustibles de marque inférieure.you seulement que trois des nombreuses améliorations de cet engin moderne qui lui font donner un service tel que les acheteurs d\u2019engins n\u2019en peuvent obtenir des autres machines similaires, ES améliorations et nombre d\u2019autres sont parfaitement données en détail dans le catalogue ALPHA.Ecrivez aujourd\u2019hui et demandez-le.De Laval Dairy Supply Co., Ltd.Wimical vanter boro LES PLUS GRANDS FABRICANTS D\u2019ACCESSOIRES DE LAITERIE AU CANADA.AUSSI FABRICANTS ET SEULS DISTRIBUTEURS DES SEPARATEURS A CREME DE LAVAL ET DE SILOS IDEAL GREEN FEED.AGENTS LOCAUX PARTOUT.qu gq A ON CORE Tr os ES SR DPS - Prd pe Examinez bien chaque sac pour vous eue Ox Oy CII ne.I 2 ve 4 assurer quil 1 porte cette IRR) ape etiquette ZS ae rase, 2 go RRA er RAS x eS = SE ia ciment qui expédié est soumis # une épreu (rs - J PN SRT Nl om ECL Assurez-vous que c'est ce ciment que vous ne le connaissez pas, demandez-nous son nom.oY] Je TE Ld Elle signifie meilleure qualité\u2014qualité éprouvée\u2014poids parfait\u2014et entiére satisfaction.Cette étiquette apparait sur chaque sac de CANADA Portland CEMENT | A moins qu'il vous soit possible de mettre à l'épreuve le ciment que vous achetez, vous devez vous en rapporter au manufacturier, en ce qui concerne Ce ciment.Mais, le Ciment Canada ne part jamais\u2019de notre manufacture sans avoir, au préalable, subi les différentes épreuves connues, et chaque char de Le Ciment Canada est absolument digne de votre confiance.Canada Cement Company Limited, Montreal Il y a dans votre voisinage un marchand de Ciment Canada.Si vous Ecrivez à notre Bureau d'Information pour avoir une copie gratuite 5 de la brochure de 160 pages intitulée \u201c a\u201c du Ciment pour le Cultivateur.\u2019 A RI SN IU PTA SEM pr EN SRE or ve des plus consciencieuse.achetez.L'Utilité Q EX De Meilleur Beurre \u2014 De Meilleurs Profits ! 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peuvent s\u2019en rendre compte par ce numéro, notre Journal revét une toilette neuve et subit une métamorphose avantageuse.La partie typographique a subi d\u2019heureuses modifications qui le rendent plus attrayant et plus digne du rôle important qu\u2019il remplit comme organe officiel du Ministère de l\u2019Agriculture.auprès du public agricole de la province de Québec.Les abonnés, membres des Sociétés d'Agriculture et des Cercles Agricoles et de la Société d\u2019Industrie laitière, qui ne recevraient pas régulièrement le Journal d'Agriculture \u2018sont priés d\u2019adresser leur réclamations aux secrétaires respectifs de leurs associations, afin que.ceux-ci puissent les transmettre au Secrétaire du Conseil à\u2019 Agriculture à Québec.La coopération entre cultivateurs, voila le puissant levier qui permettra a la classe agricole d\u2019améliorer son sort et de sortir victorieusement d'une routine ruineuse et décourageante.Cultivateurs, reveillons-nous, organisons-nous, unissons-nous en sociétés coopératives agricoles d'achat et de production.Le producteur y gagnera, l'acheteur y gagnera, et l'accroissement qui en résultera dans les transactions commerciales ne pourra qu'augmenter la prospérité générale du pays.+, + +, + °° * oe Pour retenir nos enfants à la ferme, nous devons les intéresser davantage à la Vie rurale, par l\u2019étude de la nature, par les jardins scolaires, et en favorisant de toute façon leur éducation agricole.+.+ oe oe Notre principale industrie agricole étant l\u2019industrie laitière, nous devons chercher à augmenter le plus possible la production du lait.Pour cela, il faut: 1° ne garder que de bonnes vaches; 2° les loger dans des étables confortables et bien ventilées; 3° avoir des pâturages riches et abondants; 4° cul: tiver beaucoup de fourrages, foin, grain, racines, fourrages verts et fourrages a ensi'age.® ©, +, °° Ld + Il n\u2019y a rien qui augmente la valeur d'une ferme comme un verger de pommiers bien entretenu.Cette ferme-la n'est ordinairéement pas à vendre, car le propriétaire y vit heureux et prospère.Même un jeune verger plein de vigueur et bien cultivé, mais encor3 trop jeune pour rapporter, augmente déjà la valeur de la ferme du double de son prix d\u2019établissement.Le fils de l'heureux cultivateur qui possède un verger ne songera pas à abandonner la ferme paternelle et il prendra soin des arbres.Enrichissons, embellissons nos fermes et nos enfants s'attacheront au sol, Etudions et organisons, pendant les longues soirées d\u2019hiver, tous nos travaux de culture que nous nous proposons d'entreprendre pendant la prochaine saison.L'engraissement des poulets et la production des œufs pour les marchés de nos villes est une opération lucrative.En avant l'aviculture!.Le travail est une bénédiction.Il chasse l'ennui et contribue au bonheur de l'homme.Il n'y a pas de monotonie dans le travail du cultivateur, qui a à s\u2019occuper, tantôt d\u2019une chose, tantôt d'uné autre.C\u2019est le moment de se procurer des catalogues d'Horticulture, etc., afin de choisir les graines, les arbres fruitiers et les plantes que nous nous proposons d'acheter.La question du choix des graines est de la plus haute importance et demande de l\u2019étude et de la réflexion.Faisons donc venir à temps tout ce dont nous avons besoin pour le printemps.*, ° *, 0 0 * Il y a encore un trop grand nombre de cultivateurs qui ne sont pas assez difficiles sur le choix de leurs grains et graines de semence; ils se donnent cependant beaucoup de mal pour préparer et engraisser leurs terres, mais, lorsque tout est prêt pour les semailles, ils n'ont à confier au sol qu\u2019- une graine de qualité douteuse, mal triée et ne pouvant donner qu\u2019une mauvaise récolte.Seules les bonnes graines peuvent promettre une récolte payante.Had.Nagant.EXPOSITION PROVINCIALE DE GRAINS DE SEMENCE 28 et 29 JANVIER 1914, A quatrième exposition provinciale de grains de- semence sera tenue à Québec, les 28 et 29 janvier 1914, au Manège Militaire, sous les auspices du Ministère de l\u2019Agriculture de Québec, avec là coopération du Ministère fédéral de l\u2019Agriculture, à Ottawa.Durant cette exposition, il y aura vente et échange de grains de semence.4 Cette exposition a pour but d\u2019encourager les cultivateurs à produire eux-mêmes leurs grains de semence et de leur démontrer qu\u2019en sélectionnant le grain et en adoptant un bon système de culture, on peut récolter, dans la province de Québec, du gain de qualité supérieure.PROGRAMME \u2026 Mercredi, 28 janvier 1914.9 hrs A.M.\u2014Expertise du grain: Juges: MM.J.A.Simard, Inspecteur de grains de semence, Ottawa.R.Summerby, B.S.A., du Collège Macdonald.yo Louis Lavallée, Agriculteur, de St- Guillaume d\u2019Upton.F.-N.Savoie, B.S.A., de Ste-Anné- de-la-Pocatière.2 hrs P.M.\u2014Ouverture officielle par l'honorable Jos.-Ed.Caron, Ministre de l\u2019Agriculture et de la Voirie.Conférence par M.J.-A.Simard, d\u2019Ottawa.Sujet: \u2014Triage et préparation des graîns et graines de semence.\u2026- Discussion.Conférence par M.Geo.Michaud, de Québec, Sujet:\u2014Culture des légumineuses.\u2014 Discussion, 8P.M._ Convention des membres de l\u2019Association Canadienne des Producteurs de Se- , mences.\u2014 Conférences.\u2014 Discussion.Jeudi, 29 janvier 1914, 9 hrs A.M.\u2014Vente du grain à l\u2019enchère.11 hrs A.M.\u2014Conférence par M.F.-N.Savoie, de Ste-Anne-de-la-Pocatière.Sujet: \u2014 Drainage souterrain.\u2014 Discussion, 11,30 hrs A.M.\u2014Conférence par M.Louis Lavallée, de St-Guillaume d\u2019Upton.Sujet:\u2014Culture pour la produc- .tion des meilleurs grains et graines de semence \u2014Discussion.3hrs P.M.\u2014Vente du grain a 5 hrs.5 hrs P.M.\u2014Clôture de l\u2019exposition.l\u2019enchère jusqu'à Nous désirons attirer l\u2019attention des cultivateurs sur la grande quantité de grains de choix qui seront offerts en vente à cette exposition.La salle de l\u2019exposition sera ouverte de 9 hrs AM.à 5 hrs P.M.et tout le monde est invité à visiter les exhibits.\u2014L\u2019entrée sera gratuite. 126 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE SOMMAIRE GRICULTURE GENERALE.\u2014 Petites notes.\u2014 Exposition provinciale de grains de semence.\u2014 Service des agronomes de \u2018districts.\u2014 Nouvelles sociétés coopératives agricoles \u2014 Avis aux planteurs de tabac.\u2014 Comment former une coopérative agricole.\u2014 Concours de mérite agricole de 1913 \u2014 Vieilles et nouvelles graines.\u2014 Allons-nous renouveler nos semences.\u2014 Bibliothèque du cultivateur.NDUSTRIE agricole des fromagers de Québec.\u2014 Convention LAITIERE.\u2014 Société coopérative annuelle de la Société d\u2019Industrie Laitière.NIMAUX DE LA FERME.\u2014ÀA nnonces.\u2014 Bétail à lait et bétail de boucherie \u2014Un sous- produit de nos animaux dont il faut tenir compte.\u2014 Elevage et soin du bétail laitier \u2014Installation, matériel et appareils avicoles peu dispendieux.\u2014 La rareté des œufs.\u2014Le réveil avicole.RBORICULTURE ET HORTICULTURE.\u2014 Rapport sur l\u2019arboriculture fruitière pour l'année 1913.\u2014 Convention de la Société de Pomolo- gie de la province de Québec.IVERS.\u2014 La mission des agronomes de district et leur influence sur le relevement et les progrès de l\u2019agriculture en Belgique.\u2014 Ecoles ménagères et cercles de fermières\u2014 Association vs Routine.\u2014On soignera la culture des patates \u2014 Nous importons des œufs de la Nouvelle Zélande.\u2014 L'œuvre des fermes Expérimentales.\u2014 Petites cultures payantes.\u2014La fécondation du trèfle par les abeilles.AVIS AUX ABONNES Les abonnés, membres des Sociétés d\u2019Agriculture et des Cercles Agricoles et de la Société d\u2019industrie laitière, qui ne recevraient pas régulièrement le \u201cJournal d\u2018Agriculture, sont priés d\u2019adresser leurs réclamations aux secrétaires respectifs de leurs associations, afin que ceux-ci puissent les transmettre au Secrétaire du Conseil d\u2019Agriculture à Québec.SERVICE DES AGRONOMES DE DISTRICTS Districts de Bagot et Drummond Agronome: M.A.Rousseau, a Acton Vale, Co.Bagot.U 6 au 11 octobre 1918.\u2014Le 6 octobre j'ai été donner une conférence a La Présentation, Co.St-Hyacinthe, d\u2019après l'ordre reçu du Ministère de l'agriculture, Pour connaître tous les cultivateurs de mon district j'ai entrepris un recensement agricole des comtés qui me sont assignés.Ce travail sera long mais je le crois d'importance capitale.En même temps il me sera facile de faire de l'enseignement sur place.J'ai visité au-delà ds quarante cultivateurs, tous sont bien aises d'apprendre qu'ils auront à leur disposition un agronome du gouvernement.Du 13 au 18 octobre.\u2014J'\u2019ai continué cette samai- ne à faire mon recensement; j'ai encore une trentaine de fermes à visiter dans ma paroisse; les.cultivateurs me font bon accueil et plusieurs viendront me voir.Du 20 au 24 octobre.\u2014Le 20 octobre je me rendais avec M.Marsan à Howick, comté de Chateau- guay, pour visiter, les deux jours suivants, les meilleurs cuitivateurs de Howick, Bryson et Ormston.Ce qui nous a surtout intéressés ce sont les labours, le taillage des planches, l\u2019un:formité et la perfection des travaux d\u2019automne, la division des fermes dans le but de suivre un assolement et une rotation systématiques, l\u2019absence de mauvaises herbes dans les chamzs et le long des chemins ruraux.Tous les cultivateurs que nous avons visitée.cultivent le blé d'Inde fourrager pour ensilage, et il n'est pas rare de Voir deux silos sur une ferme.Tous ont de grandes caves à légumes; parmi ceux- ci c'est le chou de Siam qui a la préférence.Quelques cultivateurs récoltznt plus de fourrage qu\u2019il n\u2019en peuvent faire ccnsommer et, au lieu de le vendre, ils achètent des animaux maigres pour les engraisser, se rendant bien compte que les produits fourragers transformés en produits d'une plus grande valeur sont ce qui paie le plus.Ce qui est remarquable dans les troupeaux, c\u2019est l'influence des animaux reproductaurs de haut2 qualité et de race pure, spécialement chez les Ayrshi- res blancs.Les granges, les (curies, les étables et les résidences sont construites et aménagées en vue d\u2019assurer le confort.* Le cultivateur donne un nom à sa ferme et l\u2019affiche à l'entrée de sa ferme ou sur un> des bâtisses en vue, d2 sorte que nous ne sommes jamais obligés de demander qui demeure là.De la région de Chateauguay nous sommes allés à St-Hyacinthe où nous avons visité la ferme de l'Ecole d'Industr:e laitière, la Métairie St-Jo- seph et la ferme horticole et apicole de M.Péloquin.Novs avons retiré de nos visités des leçons profitables.Le 24 octobre nous nous sommes rendus à La Trapre d\u2019Oka, invit\u2019s par le supérieur de 1'Institut Agricole pour assister à dcs fêtes préparées en l'honneur du nouveau Père Abbé Dom Pacôme et (n l\u2019honneur des élèves gradués.Nous avons profité de ce voyage pour visiter la nouvelle fabrique de conserves, l\u2019ins\u2018allation pour l\u2019industrie du ha- con, le système d'irrigation et une machine À trier les pommes.L'évènement le plus important de notre voyage & Oka a (t%'la formation de notre \u2018\u2018Association Canadienne Française des Bacheliers es sciences agricoles de Quétez'\u2019.Du 28 au 31 octobre.\u2014Voyage et séjour à Foster, comté de Brome, pour y prendre des informations concernant les dernières méthodes améliorées adopt\u2018es dans l'élevage et l\u2019engraissement des volailles, Le 3 novembre je suis allé visiter la Station fruitière de St-Théodore d\u2019Acton, où j'ai fait l\u2019inventaire des arbres et arbustes fruitiers, et constaté la mort d'une assez forte proportion d'arbres nouvellement plantés.La grande sécheresse de l'été dernier et le défaut de binages fréquents ont con- Ÿ tribué dans une grande mesure à donner ce résultat.Le terrain de la Station fruitière étant relativement élevé et naturellement drainé, des travaux pour la conservation de l'humidité s'imposent, ainsi qu'un bon brise-vent.10 novembre.\u2014 Visite à l\u2019école ménagère.\u2014J\u2019ai fait faire des cages d\u2019engraissement pour les poulets.12 novembre.\u2014Nouvelle visite à l\u2019École ménazère où j'ai surveillé l\u2019instal'ation de nids à trappe pour les pondeuses.13 novembre.\u2014Abatage de poulets engraissés chez moi et cela devant une dizaine de spectateurs intéressés.14 novembre.\u2014Je suis allé à l'Ecole ménagère et j'ai invité les autorités de l'irstitution à venir avec leirs élèves chez moi, pour leur donner une démonstration sur la préparation des poulets pour le marché.Elles sont venues au nombrè d\u2019une vingtaine et je leur ai fait voir quatre douzaines de poulets abattus la veille, que nous avons assortis suivant la qualité, la grosseur, la couleur etc., afin d\u2019avoir des bottes uniformes.Je leur ai fait visite: mon poulail'er que j'avais blanchi comme il faut trois jours auparavant.Les élèves ont paru être très satisfaites de leur petite excursion.15 novembre.\u2014Je suis allé aujourd'hui à St-Li- boire, Chef-lieu du comté de Bagot, voir le secrétaire de la Socift* d'agriculture, qui est en même temps le secrétaire de la nouvelle Société Coopérative agricole de St-Liboire (qui a acheté une batteuse combinée pour la graine de trèfle et la graine de mil) et aussi secrétaire du Cercle agricole.Le trèfle ayant péri par le froid le printemps dernier, la récolte de la graine a été nulle cette année (1913) , mais cet automne les nouvelles prairies de trèfle ont bonne apparence.17 novembre.\u2014J\u2019ai pratiquement termin% mon recensement agricole de la paroisse d\u2019Acton.20 novembre.\u2014Je suis allé faire une nouvelle visite à la Station fruitière pour constater si les travaux d'automne sont bien faits.Il restait encore le blanchissage des arbres (le tronc et la partie inférieure des grosses branches) à faire, ce qui a été fait depuis.21 novembre.\u2014Visite d\u2019une étable à St-Théodore cC\u2019Acton; le propriétaire désirait y installer le système de ventilation Rutherford.22 novembre.\u2014J\u2019ai eu aujourd\u2019hui pour la première fois la visite d\u2019un cultivateur qui désirait avoir des renseignements 1° sir la construction d\u2019une étable, 2° sur l\u2019aménagement intérieur d'un poulailler.R.A.ROUSSEAU, B.S.A.(A suivre) NOUVELLES SOCIETES COOPERATIVES AGRICOLES ONFORMEMENT à la loi concernant les so- cités coopératives agricoles, plusieurs groupes de cultivateurs, convaincus des nombreux avantages qu'offre la coopération, se sont formés en sociétés co-opératives dont les principaux buts seront: l\u2019amélioration et le développement de l\u2019agriculture en général ou.de quelques-unes de ses branches; la fabrication du beurre ou du fromage, ou des deux, l\u2019achat et la vente d\u2019animaux, d\u2019instruments d\u2019agriculture, d\u2019engrais commerciaux et d\u2019autres objets utiles à la classe agricole; l\u2019achat, la conservation, la transformation et la vente des produits agricoles, etc.Ces sociétés ont été formées sous les noms suivants: SOCIETE COOPERATIVE AGRICOLE DE ST-JOSEPH DE SOREL.Son siège d\u2018affaires sera tenu dans la paroisse de St-Joseph de Sorel.SOCIETE COOPERATIVE AGRICOLE DE STE-ANGELE DE MERICI.\u2014Son principal siège d\u2019affaires est en la paroisse de Ste-Angèle de Merici.SOCIETE COOPERATIVE AGRICOLE DE LA PAROISSE DE ST-AIME DU LAC-DES-ILES.\u2014 ET se ne ti d\u2019 de or tr je pa eff pa mu on EC LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE 127 Sa principale place d'affaires sera tenue dans les cantons unis de \u2018Wabassee, Dudley et Bouthillier, Co.Labelle.AVIS AUX PLANTEURS DE TABAC Distribution de graines de tabac N échantillon de graines de choix, d\u2019un quart d\u2019once, d\u2019une des variétés suivantes: Comstock Spanish, \u2018General Grant, .Connecticut Seed Leaf, Connecticut Broad Leaf, Grand Havane.\u2018sera adressé à tout planteur de tabac qui en fera Ya.demande au \u2018\u2018SERVICE DES TABACS, DE- PARTEMENT DE L'AGRICULTURE, A OTTAWA\u201d, avant le 15 février prochain.Cette quantité de graines suffit pour ensemencer 150 pieds carrés de semis, et pour planter un arpent.On peut aussi se procurer auprès du mêmne service un échantillon de graines de \u2018\u2018Canelle\u2019\u2019, de 1-8 d'once, suffisant pour ensemencer environ 80 pieds carrés de semis, et pour planter un demi-arpent.La réserve de graines disponible étant limitée, nous .engageons les planteurs qui veulent être certains d'être servis, à faire leur demande de bonne heure, les demandes étant classées dans l\u2019ordre d'arrivée.Chaque personne ne peut recevoir plus d\u2019un échantillon; les demandes collectives, listes de noms, liasses de lettres, etc, seront rejetées.Le Service des Tabacs est en mesure de fournir, en quant.tés limitées, des graines de tabac d\u2019autres variétés que celles mentionnées dans la présente note.Dans ce cas les demandes doivent être particulièrement explicites, indiquer la région dans laquelle on compte planter, la nature des sols, l'emploi que l\u2019on veut faire du produit, etc.F.CHARLAN, Chef du Service des Tabacs, Ottawa, COMMENT FORMER UNE SOCIETE COOPERATIVE AGRICOLE OUR former une Société Coopérative Agricole, il faut d\u2019abord réunir quelques gens de bonne volonté, intelligents, actifs, dévoués; ils seront les fondateurs de la Coopérative.Dans une paroisse, ce premier groupe est ordinairement facile à former.L'hiver surtout, le cultivateur répond volontiers à une convocation.Si dans la paroisse il existe déjà un groupement d'hommes associés pour une œuvre quelconque, ou des jeunes gens faisant partie de cercles d'études, on y trouvera facilement des meneurs pour entraîner les autres.Dans ces réunions préliminaires, quelqu\u2019un, ordinairement le curé de la paroisse, expose la nécessité et les avantages de la coopération, les services que peut rendre une Société Coopérative; il fait connaître ce qui a été fait ailleurs, dans les paroisses voisines.On communique la Loi des Sociétés Coopératives dans la province de Québec, on la discute.Souvent la Coopérative de la paroisse voisine enverra un de ses membres qui pourra fournir de précieux renseignements.Enfin, le Département de 1'Agriculture caverra, si on lui demande, et s\u2019il le peut, un orateur pour répondre aux objections et lever les dernières hésitations.Tous ces détails suppcsent que l'organisation se fait dans la paroisse, De fait, l\u2019expérience a démontré que pour être efficace, la Société Coopérative Agricole doit être paroissiale, La paroisse est une sorte de famille où tous les membres se connaissent, vivent de la même vie, ont des Caractères plus ou moins semblables, des habitudes communes.Avec une circonscription rès- treinte, le recrutement s'opère plus vité êt mieux, la direction est plus efficace, les ConcourB s'obtiennent plus aisément; en un mot, l'œuvre dé formation a plus de chance de réussir.Puis, comment assister régulièrement aux as- cemblées de chaque dimanche, ai lA réuñion à lieu dans une paroisse voisine ou même plus éloignée?Sans doute, puisque la loi laissé tôutê latitude à cet égard, on tiendra Compte dès circonétäncez, des besoins et des ressources de ia population; et mieux vaut s'agréger à la Société Coopérative de la paroisse Voisine que de rester isolé et privé des avantages de l'association.En général, cependant, la Socifté Coopérative Agricole doit être paroissiale, et c\u2019est À celle de la paroisse qu\u2019il faut donner son adhésion.Mais, direz-vous, une petite paroisse ne peut former qu\u2019une petite Coopérative?Sans doute.Mais cette Coopérative peut devenir forte en ge fédérant au Comptoir Coopératif de Montréal.Le Comptoir se chargera de prendre ses intérê:s, exercera sur elle une action de direction supérieure et de haut patronage, tout en lui laissant son autonomie et son caractère particulier, suivant les besoins de la paroisse.P.B.CONCOURS DE MERITE AGRICOLE DE 1913 (Quatrième région) Ferme de hon.Sénateur W.Owens, Monte- bello, Co.Labelle.\u2014Lauréat du Diplôme- de - Très - Grand-Mérite-Exceptionnel.\u2014 Points obtenus: 96.23 OWENS a inscrit son domaine au concours « Pour la premiére fois en 1908 et figurait dans le rapport de l\u2019année, avec 92.53 points, en tête de liste des lauréats de la Médaille d\u2019argent.De nouveaux travaux d\u2019amélioration foncière dans les chemins de ferme et dans les pièces L'HONORABLE SENATEUR W.OWENS, de Montebello, comté de Labelle \u2014 Lauréat du Très- Grand-Mérite-Exceptionnel, pour le Concours de Mérite Agricole tenu en 1913.en défrichement, et divers autres petits détails ont élevé son record de points qui le mettent en tête de ligne des compétiteurs pour le diplôme de T.-G.-M.- E.ou de la Médaille d\u2019or, La topographie, l'aspect, le pittoresque et la beau- = amr amo oo Jolie résidence de l\u2019hon.W.Owens, 3 Montebello.PE Ree 128 LE JOURNAL .D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURR.AD BRED LORS ES Ktable moderne de hon.W.t¢ du paysage, les rochers couverts d\u2019arbres touffus, les plaines de fertile sol argileux qu\u2019ils émaillent, les belles et bonnes cultures, les ruisseaux ser- pentueux charriant du pied de la montagne des caux froides et limpides offrant partout au bétail dans tous les pâturages un abreuvage abondant et de qualité irréprochable, l\u2019excellent chemin de ferme bien nivelé et convenablement bombé avec la machine à chemin, parcourant la ferme d\u2019un bout à l'autre jusqu\u2019au-delà de la sucrerie qui couvre le premier versant des Laurentides où pénètre le haut de la ferme; l\u2019agréable aspect - de l'érablière, la qualité des récoltes et celle du bétail, le joli cottage et tous les charmes de son entourage uristocratique, l'immense grange-étable constituant le principal ornement d\u2019ordre économique de la ferme, rien n\u2019est sensiblement changé depuis cinq ans, sauf les quelques améliorations signalées et autres principalement dans les troupeaux et dans le développement de la végétation ornementale.\u201cRiverside Farm\u201d\u2014nom de la présente ferme,\u2014 contient 550 arpents de terre dont 300 sont labourables, en culture ou en pâturages, le reste en bois, cours et parterre.C\u2019est une ferme admirablement favorable à l'élevage et à la tenue du bétail laitier à cause de la qualité et de l\u2019abondance de l\u2019eau, dans tous les champs te pâturage, des herbages, tréfles, -luzerne, mais\u2014fourrage.M.Owens a su tirer intelligemment parti de tous les avantages qu'offre sa ferme et \u2019a pourvue de troupeaux améliorés et enregistrés: chevaux clydes et standard- bred, bestiaux 'ayrshires, moutons oxford, pores yorkshires, poules wyandottes blanches, Les photographies des bâtisses et des troupeaux de cette ferme que nous publions dans ce rapport en expriment suffisamment la nature et l'importance et nous dispensent de détails descriptifs.L'outillage est tout-à-fait moderne, complet et des plus perfectionnés, : Les améliorations foncières les plus remarduables : sont la construction des chemins et des ponts, les ¢pierrnges représentant des milliers de charges ramassées et en partic utilisées dans les fondations et le bétonnage des bâtiments de ferme, etc, les opérations de nivellement, le redressement de*cours d\u2019eau, l'outillage moderne et complet de la sucrerie, ct surtout le drainage efficace de 40 arpents de terre en tuyaux de terre cuite de 3 et 4 pouces de diamètre.M.Owens enfouit du trèfle comme préparation it la culture du blé-d\u2019Inde fourrager de l\u2019année suivante.Il soigne et augmente ses fumiers par l\u2019emploi dans les étables de 200 tonnes de bran de scie de bois blanc comme absorbant des déjections li- guides, principalement dans les cases\u2019 à veaux où il en met une bonne épaisseur.Il emploie aussi plusieurs tonnes de plâtre et de superphosphate en Owens, Montebello, Co.Labelle.mélange avec les fumiers et 900 minots de cendres de bois.À la quantité et à la qualité des engrais appliqués sont dues la bonne qualité et l\u2019abondance des récoltes de l\u2019année comparativement aux autres de la région.L'emploi comme\u2019 aliment.de gluten feed et de yliten meal\u2014résidus de féculerie de blé-d\u2019Inde\u2014 - ajoute à la quantité et à la qualité\u2019 des fumiers.M.Owens fait beaucoup d\u2019ensilage: 30 arpents de blé-d\u2019Inde conservé dans deux silos en béton et cxhaussés en bois (douveg) de 16 pds 2 pes de .diamètre intérieur par 40 pds de hauteur.M.Owens.est satisfait de ses silos.Rotation \u2014M.Owens suit sur sa ferme plusieurs rotations: l\u2019une sur l\u2019étendue de 90 à 100 arpents, dans le bas de la terre est donnée comme suit: 1ère année\u2014avoine et orge, avec graines de tre- fle et de luzerne; 2e année\u2014trèfle et luzerne; Se année\u2014blé-d'Inde et racines.La rotation suivante est adoptée sur les champs plus éloignés des bâtisses de ferme: lère année\u2014orge ou avoine avec graines de trèfle luzerne et mil; Ze année\u2014trèfle et luzerne; se année\u2014luzerne et mil; 4e année et 5e année\u2014Idem.L\u2019étendue ainsi assolée comprend 100 à 110 arpents.Outre,ses prairies, M.Owens possède 4 arpents :de luzerne pure utilisée comme fourrage vert.et de plus 25 autres arpents en foin de luzerne pure d\u2019une durée de 7 à 8 ans, c\u2019est-à-dire aussi longue que celle de la plante.On a de plus remarqué 8 autres champs de 2 arpents chacun ensemencés en , luzerne servant au pâturage pour les porcs.M., Owens obtient un bon succès avec.la luzerne.Emploi du \u2018fumier:\u2014Le fumier est charrié en hiver aux -champs et mis en tas quadrangulaires pour être étendu, au tombereau épandeur avant le labour pour les légumes et le blé-d\u2019Inde, et appliqué en couverture avec les cendres et le plâtre sur les prairies et le pâturage.Ç Jes pores sont tenu: en hiver dans une bonne grande porcherie à pavé hétonné, et en été, dans des enclos ensemencés de luzerne et pourvus de loges portatives (colony houses).\u2014Leur nourriture d\u2019hiver consiste en racines, lait, moulée et grue.Les vaches en hiver sont alimentées à l\u2019ensilage, aux racines, au foin de trèfle et de luzerne, avec un peu de paille, à la mu-lée, av son, aux résidus de féculerie, etc., avec variante à rhaqu: repas.Tout l\u2019ensemble du système de culture de M.Owens paraît bien raisonné et appliqué à tion et aux conditions de sa ferme.Obligé de faire de la culture à prix d\u2019argent, M.Owéns a compris que le meilleur moyen de faire des profits était de pourvoir sa ferme d\u2019articles de première \u2018classe en outillage et stock, attendu que les dépenses de culture sont les mêmes avec un bétail inférieur qu\u2019avec des animaux de haute valeur, et qu\u2019il est avantageux de diminuer le plus possible les frais de main-d\u2019oeuvre en se servant d'un outillage amélioré.Sous ce rapport M.Owens donne, comme pour le reste, un bon exemple d'agriculture progressive et enrichissante pour le pays.M.Owens donne les chiffres suivants pour sa récolte de 1912: Orge à deux rangs .Barpts, 150 à 200 mts; Avoine Bannet et 20e\u2019 sié- cle .T0 arpts, 2500 à 3000 mts; Pois Canadian Field .2arpts, 35à 50 mts; Patates .% arpt, 45à 50 mts; Betteraves fourragères .barpts, Luzerne .25 arpts, 70a 80 ton, Blé-d\u2019Inde à ensilage .30 arpts, 350 à 400 ton.Mélange de luzerne et de trèfle .100 arpts, 200 à 250 ton.Tréfle et mil .40arpts, 70à 90 ton.M.Owens bat son grain ldrs de la récolte; les wagons sont déchargés dans la machine à battre et dans une même opération le grain est battu, vanné sa: posi- et mis en poches et la paille est élevée jusque dans\u201d Concasseur de pierre en opération pour le macadamisage du chemin de Montebello, sur la ferme de I'hon, W.Owens. LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE LE 129 de FERME DE M.AIMÉ LAFRAMBOISE, st Stanislas de Kostka, co.Beauharnois.\u2014 Première neige d'automne.ei le haut de la grangé et mise en\u2019 ee Go 5 qui sauve ° beaucoup de temps et diminue éonsidérablément la *main-d\u2019 œuvre\u201d sans retarder l\u2019engrangement.ETAT DES RECETTES ET DES DEPENSES DE LA FERME RIVERSIDE, DU ler MAI 1912 AU 30 AVRIL 1913 RECETTES: Vente de produits de la vacherie .$2914.50 Vente de pores et porcelets .2483.50 Vente de veaux et bêtes adultes .3171.00 Vente de chevaux .425.00 Vente de trois chars de foin de mil pour faire de la place pour la 2e récolte de trèfle .cee 583.00 50 tonnes de foin de mil en \"magasin le- 30 avril.ce eh 500.00 Augmentation de la valeur du stock d'animaux pendant l\u2019année .\u2019.\u20181700.00 -'$11777.00 DEPENSES: : Montant payé pour main-d\u2019œuvre .3603.50 Montant payé pour médecin vétérinaire.32.00 Montant payé pour transport de créme .-99.50 Montant payé pour engrais commerciaux et enregistrement d\u2019animaux .198.00 Montant payé pour gazoline, explosifs et plomberie .2 2 4 4 4 4 +0 202.00 Montant payé au: forgeron et au sellier pour réparation .+.+ + 4 378.00 \u201cMontant payé pour dépenses du\u2019 poulail- _ ler, etc.Jee 6 .296.00 Montant payé pour achat de graines Ce 116,20 Montant payé pour achat d\u2019aliments pour .lebétail .3222.80 Usure de loutillage .500.00 $8648.00 Revenumnet .3129.00 , $11777.00 Ce revenu net de $3129.00 représente l\u2019intérêt sur le capital placé et le profit.Ses goûts et ses excellents travaux agricoles font honneur à l\u2019agriculture.en générale comme à sa -position d\u2019homme public et de grand industriel.- 20 veaux\u2014tous ayrshires enregistrés.\u201c rfaximum des points (15).Le pays\u2019 verra avec satisfaction son mérite attesté par son Succés dans le concours actuel.Bétail: Chevaux: 20 têtes dont 5 chevaux de travail de race clyde, 1 jument percheronne avec son poulain; 1 jument standardbred avec son poulain, \u201cles autres sont de jeunes chevaux et des chevaux de * voiture légère, Bestiaux: 3 taureaux, 40 vaches, 28 taures et Une vache (Marie) a un record de 16,000 lbs de lait.Poules et coqs; poulets, 50\u2014Wyandottes blancs; ur canard mâle et 1 femelle.\u2014Le tèut a obtenu le VIEILLES ET NOUVELLES GRAINES SOMMAIRE \u2014 Différence dans les qualités germinatives des graines de semence.\u2014 Les graines mal mûries et les vieilles graines.\u2014Caractéres distinctifs des graines fraiches ou vieilles.\u2014La couleur.\u2014Le lustre.\u2014L\u2019odeur.\u2014L\u2019épreuve de la germination.IFFERENCE DANS LES QUALITES GERMINATIVES DES GRATNES DE SEMEN- : CE.\u2014 Lorsque les lecteurs du Journal d\u2019Agriculture liront le présent article, le temps sera arrivé où les marchands de graines de céréales, de graminées, de légumineuses, de légumes et de fleurs pour la semence offriront en vente leurs marchandises.Ce sera aussi le temps où les catalogues de ces marchands-grainiers seront rendus chez les acheteurs qui se mettront à préparer leurs listes de graines et demanderont des échantillons et les prix courants.C\u2019est le bon moment de venir causer avec eux des moyens à prendre -pour s\u2019assurer l\u2019achat de bonnes graines, nettes et douées d'une forte faculté germinative.C\u2019ést cette dernière qualité dont je viens causer aujourd\u2019hui, parce que je considère que c\u2019est la-première que l'on doive rechercher dans les graines de semence.En effet, que servirait d\u2019avoir des graines bien nettes si elles n\u2019offrent pas un fort pourcentage de germination! LES GRAINES MAL MURIES ET LES VIEILLES GRAINES.\u2014Il y a deux causes principales qui font que, trop souvent, l\u2019on constate après l\u2019achat, que les graines achetées ne germent pas ou germent mal.La première, c\u2019est le manque Partie du troupeau de jeune bétail Ayrshire de l\u2019hon.W.Owens.de maturation suffisante des graines.La seconde, c'est le fait que les graines achetées sont des graines vieillies, ou un mélange de graines fraîches et vieilles.Par le temps qui court, à cause du haut prix auquel sont cotées les graines de semence sur le marché, les marchands-grainiers font argent de tout, vieilles graines comme graines fraîches, et il est bon, conséquemment, de savoir bien distinguer les premières des dernières.Pour ce qui est des graines à faible germination parce qu\u2019elles ne sont pas bien mûries, il est facile de les connaître d\u2019abord par le fait, qu\u2019en examinant ces graines de près, on s\u2019aperçoit que quelques-unes sont ridées, d\u2019autres aplaties et vides, et que toutes ont mauvaise apparence; puis, leur poids fournit un indice sûr de leur mauvaise qualité.Il suffit de peser une livre de graines bien miiries et d'en comparer le volume avec celui d\u2019une livre de graines mal mûries pour constater la différence.On peut encore, lorsqu\u2019il s\u2019agit de lentilles, de pois, de haricots, de fê- ves, mettre vne poignée de ces graines dans l\u2019eau.- Toutes celles qui sont bien mires s\u2019enfoncent par leur propre poids dans le vase rempli d\u2019eau.Toutes les autres surnagent et trahissent ainsi leur pauvre qualité.Cette épreuve de l\u2019eau non seulement permet de distinguer les graines qui n'ont pas atteint leur maturité, mais encore, elle fait découvrir toutes celles qui ont été attaquées par les insectes où les maladies fongueuses qui en ont détruit le germe.Mais, pour ce qui est des viei:les graines, il y a plus de précautions à prendre.CARACTERES DISTINCTIFS DES GRAINES FRAICHES OU VIEILLES.\u2014Les graines fraîches comme les vieilles, se reconnaissent par la couleur, le lustre et l\u2019odeur.Il faut donc bien examiner, à ces trois points de vue, les échantillons de celles que l'on reçoit, après s\u2019être d\u2019abord assuré qu\u2019elles sont bien mûres, d\u2019après les deux méthodes indiquées plus haut.LA COULEUR.\u2014 Toutes les graines mûres ont une couleur bien caractéristique.Le trèfle blanc a une graine jaune; le trèfle rouge, une graine dont la couleur non uniforme, se montre panachée dans une gamme, variant du jaune au violet; le trèfle , hybride ou alsique, une graine couleur vert olive; .de mil, une graine jaune paille.Les vieilles graines de ces genres et espèces perdent ordinairement leur couleur normale.Les graines jaune claire du trèfle blanc deviennent d\u2019un jaune plus foncé; les graines\u2019 violettes du trèfle rouge, pâlissent pour quelques-unes, tandis que quelques autres assument une teinte rougeâtre; les graines fraîches vert olive de l\u2019alsique, manifestent en vieillissant une tendance à rougir; la graine de mil devient blanchâtre.Comme de raison, il faut être bien habitué à connaître la couleur normale des diverses graines fraîches pour pouvoir distinguer le changement de couleur des vieilles, qui n\u2019est jamais très accentué.LE LUSTRE\u2014On a du remarquer que les graines fraîches ont toujours une apparence luisante ou brillante.C\u2019est ce qu\u2019on appelle le lustre.Or, avec la perte de la couleur normale, les vieilles graines subissent surtout celle de leur lustre.Elles deviennent toutes ternes.Cette perte de lustre amène encore un autre changement qu\u2019on découvre surtout par la manipulation, Ceci demande un mot d\u2019explication.Quand on prend une poignée de graines fraîches quelconques, que ce soit de l\u2019avoine, du trèfle ou du mil, si on laisse échapper cette graine de la poignée, en entr\u2019ouvrant légèrement la main, elle glisse facilement en quittant cette dernière.Lorque' la graine est vieille et terne, elle devient moins glissante, plus rude et s\u2019échappe moins aisément.+ Comme la perte de couleur et de lustre cause aux vieilles graines beaucoup de dommage, quant à leur apparence, cela amène les vendeurs plus habiles qu\u2019honnêtes à chercher le moyen d\u2019atténuer ce dommage \u2018afin de pouvoir les incorporer aux graines fraîches de manière à les rendre acceptables aux acheteurs.Pour ce qui est de leur rendre leur couleur normale, ils ne sauraient y songer, mais il n\u2019en est pas dé même pour le lustre.Ils ont vite fait de leur rendre ce dernier, 130 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE = qui joue un grand rôle.même pour atténuer la perte de couleur.Ils ont pour cela, inventé un truc qui, mis en œuvre, rend aux graines tout le lustre perdu.Ce truc, qu'il est bon de connaître, est celui de huiler ces graines, ce qu'on arrive à faire facilement en les étendant sur une surface lisse, un plancher bien uni dans un hangar, par exemple.On verse un minot de graine de trèfle ou autre graine.On l\u2019étend mince, on répand sur sa surface par rares gouttes un peu d\u2019huile siccative, disons de l\u2019huile de lin, puis, avec une pelle on la remue en tous sens en la soulevant, la ramassant, l\u2019_étendant de nouveau et après avoir pratiqué ce pelletage pendant assez longtemps, on arrive à rendre à la graine ainsi traitée tout son lustre perdu.Seulement, quand le truc est connu, il est facile à découvrir.C\u2019est pour cela que je n\u2019ai pas craint d\u2019en décrire l\u2019application, sachant que, s\u2019il est pratiqué, il est aisément dévoilé.Dès que l\u2019on soupçonne de la graine d\u2019avoir été huilée on n\u2019a qu\u2019à en mettre une pincée dans une tassée d'eau très chaude et, aussitôt, l\u2019on voit de minces filets d'huile surnager à la surface du liquide.L\u2019ODEUR.\u2014Les graines fraîches ont une senteur sui generis qui distingue chaque variété el que les acheteurs qui sont tant soit peu observateurs connaissent bien.1! est assez difficile de définir par des mots ces odeurs spéciales.Mais, cependant, du moment que l\u2019on sait qu\u2019elles ont cette odeur, il est facile de faire la différence entre elles et les vieilles qui, elles, n\u2019ont pas d\u2019odeur.De fait, du moment qu\u2019on met la main sur un lot de graines inodores, on fait bien de s\u2019en défier.D\u2019ailleurs, si l\u2019on a bien étudié les graines à acheter, au point de vue des deux autres traits caractéristiques discutés plus haut ,savoir la couleur et le lustre, il est rare que l\u2019on ait à recourir à l'épreuve de l\u2019odeur, vu que les autres caractères sont bien plus facilement découverts, en premier lieu.L\u2019EPREUVE DE LA GERMINATION .\u2014Si les trois caractères distinctifs des graines, vieilles ou fraîches, sont très utiles à l\u2019acheteur qui a besoin, au moment de l\u2019achat, de découvrir si les graines sont bonnes, il reste à celui qui achète sur échantillon et qui a quelques jours devant lui avant de faire son achat définitif, une méthode beaucoup plus sûre de découvrir si les graines qu'il se propose d\u2019acheter sont bonnes au point de vue de la force de germination.Cette méthode consiste à faire germer d\u2019avance, une certaine quantité de ces graines.J\u2019ai déjà eu l\u2019occasion d\u2019indiquer cette méthode aux lecteurs du Journal d\u2019Agriculture.Cependant, j'y reviens encore une fois aujourd\u2019hui, vu sa grande utilité et son infaillibilité.Tout ce dont l\u2019on a besoin pour pratiquer cette épreuve c\u2019est deux assiettes, quelques feuilles de papier buvard (papier dont l\u2019on se sert pour étancher l\u2019encre) et un peu d'eau.Faute de papier buvard on peut se servir de morceaux de flanelle.On commence par placer une feuille de papier buvard épais sur l\u2019une des assiettes, après l\u2019avoir mouillée de facon à la rendre bien humide seulement.Puis, on compte cent des graines à essayer, sans les choisir, mais en les prenant telles qu\u2019elles se présentent en les comptant et on les distribue également à la surface de la feuille de buvard.On recouvre ensuite cette feuille d\u2019une autre feuille de buvard rendue humide comme la première et on renverse sur le tout la seconde assiette.On place ces assiettes dans une chambre chaude, soit, à une température d\u2019environ 70°F, Deux fois par jour, on enlève pendant quelques instants, l'assiette de dessus pour aérer les graines.Du moment que les graines commencent à germer, on les enlève, à tour de rôle.On fait cette opération une fois par jour en tenant compte du nombre ainsi enlevé.La longuuer du temps requis pour la germination varie avec les diverses espèces de graines.Pour les légumineuses et les céréales, la germination doit se faire en dix jours; pour les graminées (les her- Les), il faut attendre trois semaines.Lorsque l\u2019échantillon mis à l\u2019essai est bon, il ne doit pas en germer, pendant le laps de temps indiqué, moins de 95%, et toutes les graines doivent germer à peu près en même temps, S'il y a parmi elles des vieilles graines, ou des graines mal mûries, elles ne germeront pas.J.C.CHAPAIS.ALLONS-NOUS RENOUVELER NOS SEMENCES?LLONS-NOUS renouveler nos semences?C\u2019est là la question que se posent chaque hiver un grand nombre de nos.eultivateurs et à laquelle la plupart d\u2019entre eux répondent par l\u2019affirmative.Il semble que ce renouvellement annuel des semences soit une nécessité pour améliorer ou tout au moins maintenir l\u2019état des récoltes de grains.La question est discutée depuis déjà si longtemps et l\u2019on entend encore tant d'arguments en faveur de cette pratique qu'il peut être à l\u2019avantage de nos lecteurs de leur exposer encore une fois tous ses désavantages.Quand un cultivateur décide-t-il de renouveler sa semence?Cela devrait être et c\u2019est aussi lorsque la semence qu\u2019il a en main provient d\u2019une récolte de mauvaise qualité, parce qu\u2019elle n\u2019a pas bien mûri, ou qu\u2019elle contient des impuretés inséparables, ou parce que la variété est trop impure ou qu\u2019elle a \u201cdégénéré.\u201d Malheureusement, c'est aussi souvent par pure habitude ou plutôt par pure routine, ou tout simplement par idée de vouloir changer, de vouloir essayer quelque nouvelle variété dont on a entendu parler, qui souvent vient de loin, dont on ne con- nait pas l\u2019origine et encore mois la faculté d\u2019adaptation aux conditions locales.Comme ce sont ces dernières raisons qui engagent la plupart des \u201cchangeurs de semence\u201d à persister dans leur pratique onéreuse, il s\u2019ensuit que le renouvellement des semences est en général condam- rable.À quoi s'expose-t-on chaque fois que l\u2019on renouvelle la semence?Tout d\u2019abord, et c\u2019est ordinairement le cas, à moins que le cultivateur soit vraiment un expert en grains de semence, il s\u2019expose à obtenir une nouvelle semence qui ne convient ubsolument pas à son terrain, qui peut-être donnera une assez bonne récolte la première année, comme cela arrive asez souvent quand on change une variété de localité, mais qui dégénèrera rapidement, et qui fera perdre dans les deux ou trois récoltes suivantes davantage qu\u2019elle n'aura fait gagner la première année.En un mot, il s\u2019expose à introduire une variété qui n\u2019a pas de faculté d\u2019adaptation aux nouvelles conditions sous lesquelles elle est semée.H s'expose ensuite, malgré toutes ses précautions, à introduire une variété aussi impure que celle qu\u2019il abandonne peut-être justement pour cette raison, et se trouve alors à faire ce renouvellement en pure perte.Enfin il s'expose à l\u2019introduction de mauvaises herbes qu\u2019il n\u2019avait pas jusqu'alors sur ses terres et qui signifie une augmentation de travail, en même temps qu'une diminution de la valeur des récoltes et de la valeur de la terre elle-même.C\u2019est pour toutes ces raisons que nous recommandons aux cultivateurs d\u2019abandonner cette vieille pratique du renouvellement des semences, sauf dans les cas exceptionnels que nous avons énumérés plus haut.À l\u2019objection qu\u2019ils nous feront certainement : \u201cque leur variété dégénère vite, se mélange et se remplit de mauvaises herbes,\u201d nous pouvons répondre qu\u2019il est un moyen excellent, sûr et économique de prévenir ces détériorations, c\u2019est par la sélection de la semence suivant les principes si rationnels de l'Association Canadienne des Producteurs de Semences, par la sélection en masse pour les cultivateurs qui ne font pas une spécialité de production de grains de Semence, mais qui veulent tout simplement maintenir la pureté et la productivité de leurs grains, par la sélection généalogique pour les producteurs de grains de semence qui font une spécialité de cette branche agricole.A l\u2019appui de nos avancés, nous pouvons référer nos lecteurs aux résultats pratiques obtenus depuis de longues années par nos Fermes Expérimentales, nos Collèges d'Agriculture et quantité de producteurs de semences pratiques, qui démontrent d\u2019une façon tout à fait péremptoire que la sélection contribue beaucoup plus à l\u2019amélioration des récoltes de grains, et est beaucoup plus économique aussi que les changements continuels de semence.Ils nous prouvent que l\u2019on peut cultiver sur la même ferme la même variété pendant cing, 10, 15, 20 ans ou même plus, sans qu\u2019elle se détériore d\u2019aucune façon et même en augmentant sa productivité, si on en prend soin par la sélection.Le professeur Zavitz, qui a la charge de la sélection des semences au Collège d'Agriculture de Guelph, rapporte dans le 2ème rapport annuel de l\u2019Association Canadienne des Producteurs de semences, qu\u2019il a cultivé huit variétés d'orge et huit variétés d\u2019avoine sur la ferme du collège pendant 15 ans, sans changer de semence, mais en ayant soin de ne choisir chaque année comme semence que le meilleur grain.Le tableau qui suit démontre que le rendement moyen de 1900 à 1904 de ces 16 variétés de grains, cultivées sur la même ferme sans changement de semence, est de beaucoup supérieur au rendement moyen des cinq premières années, 1890 à 1894.+ > Kk Variétés cultivées de 1890-1904 (soit 15| GES GÉS années) sans changement de E Sg Eau semences.SOUS |SOn° 585\u201d 585% Ewa 2 Ena Orge:\u2014 Boiss.| Boiss.Mandscheuri .| 652 | 178.5 Mensury .Cee eee ee .| 521 63.1 Chevalier.| 56.9 64.2 Noire Nue .| 39.8 51.5 Avoine:\u2014 Sibérienne .| 173.3 102.6 Egyptienne .70.7 86.1 Joanette Noire .| 83.2 98.2 Tartarian Noire.| 61.9 | 84.6 Nous pensons que ces chiffres parlent eux-mêmes et qu\u2019ils peuvent se passer de commentaires.G.M.BIBLIOTHEQUE DU CULTIVATEUR Le drainage pratique pour les cultivateurs de la province de Québec ETTE brochure illustrée, d\u2019une cinquantaine de pages, remplit certainement une lacune qui se faisait sentir depuis que le Département de l'Agriculture de Québec a entrepris sa campagne en faveur du développement du drainage dans notre province.; Au moyen de cette publication, les cultivateurs seront en position d'entreprendre eux-mêmes les travaux des petits drainages qu\u2019ils peuvent avoir à faire sur leurs terres, de comprendre et d\u2019aider l'ingénieur de drainage qu\u2019ils pourraient appeler pour leur installer de plus grands systèmes de drainage.Parmi les chapitres les plus intéressants contenus dans ce travail, nous citerons les suivants: Qu'est-ce que le drainage?Quelles terres faut-il drainer?Quels sont les effets du drainage?Comment déterminer la pente des drains?Les .différentes sortes de drains, la profondeur des drains, creusage des fossés, coût du drainage, etc., etc.Cette publication rédigée aussi clairement que possible par M.G.Michaud est appelée à rendre de grands ;Ç £ervices aux cultivateurs.On peut se la procurer gratuitement en s'adressant au Département de l\u2019Agriculture, à Quêtes.L\u2019INDUSTRIE DU SUCRE D\u2019ERABLE EAUCOUP de nos lecteurs seront peut-être surpris d\u2019apprendre que l\u2019industrie du sucre et du sirop d\u2019érable rapporte environ $2,000,- Ma vel dif dug fai cel su eux co ils de pro pér té ] da pay plus duit rait sur | 000 Qué dan cide ann! mer cult pelé te d Les lité prés mi est cant tres tail ble, mise tior rabl que \u2018sa cett cer, tior il les d\u2019aj ches S'iCi nir 4 L\u2019 ser ral RA suit LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 131 INDUSTRIE LAITIÈRE SOCIETE COOPERATIVE AGRICOLE DES FROMAGERS DE QUEBEC Rapport des opérations pour la saison 1913 Québec, 31 décembre 1913.Monsieur, OUS trouverez ci-après le rapport annuel des opérations de la Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec.Vous y trouverez un détail complet des prix obtenus pour les différentes qualités de beurre et de fromage vendues par cette société, ainsi que des comparaisons faites avec différents marchés de la Province et celui de Brockville, Ontario.J\u2019attire spécialement l\u2019attention des cultivateurs sur ce rapport.Il est du plus grand intérêt pour eux de se rendre compte de ces chiffres et de les comparer avec les prix obtenus par la fabrique dont ils sont les patrons.Ils devront insister auprès de leur propriétaire ou fabricant pour que leurs produits soient vendus par l\u2019entremise de la Coopérative, surtout si les prix réalisés par cette société sont supérieurs à ceux qu\u2019ils ont touchés pendant la saison qui vient de se terminer, Les prix payés par la Société Coopérative seraient encore plus élevés qu\u2019ils ne le sont si la quantité de produits qu\u2019elle recoit était plus grande, ce qui serait très facile si la Coopérative pouvait compter sur l'encouragement d\u2019un plus grand nombre de cultivateurs et de fabricants de beurre ou de fromage.Nous comptons donc sur l\u2019encouragement de tous pour l\u2019année 1914.AUGUSTE TRUDEL, Gérant de la Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec, 27 rue William, Montréal VENTES DE FROMAGE Comparaison entre les prix payés par la Coopérative, le marché de Brockville et de Beauce.Société Coopérative, Brockville, Beauce BLANC COLORE Date No.1 No.2 No.1 No.2 Mai 23 11 1-2 11 1-2 11 5-8 11 5-8 11 5-8 29 12 11 3-4 12 11 1-2 12 11 1-8 Juin .5 11 5-8 11 9-16 11 9-16 11 1-2 11 5-8 10 3-4 12 11 9-16 11 1-2 11 5-8 11 1-2 11 5-8 10 3-4 18 12 9-16 12 1-2 12 3-8 12 3-16 12 5-8 26 12 5-8 12 1-2 12 5-8 12 1-2 12 5-8 \u201c11 3-8 Juil.3 13 1-4 13 1-8 18 1-4 13 3-16 13 1-4 10 13 1-8 13 13 1-8 13 13 1-8 12 5-8 17 12 11-16 12 9-16 12 1-2 12 9-16 12 1-2 23 13 12 13-16 13 12 18-16 13 11 3-4 81 12 3-4 12 5-8 13 12 11-16 13 Août 7 12 3-4 12 5-8 12 1-2 12 11-16 12 1-2 11 3-4 14 12 11-16 12 9-16 12 7-8 12 11-16 12 7-8 21 12 11-16 12 5-8 12 13-16 12 18-16 12 7-8 11 3-4 = 000 par an au Canada.C\u2019est dans la province de Québec qu\u2019elle est restée la plus active, notamment dans les comtés où se trouvent des superficies accidentées ou rocheuses.Cependant depuis quelques années l\u2019industrie décline, et pour aider à la ranimer l\u2019honorable Martin Burrell, Ministre de l\u2019Agriculture, a autorisé la publication d\u2019un bulletin appelé à rendre de grands services.Une cause évidente de ce déclin est la mauvaise qualité des produits.Les grands commercants estiment que plus de 60 p.¢.des produits d\u2019érable se classent dans la qualité no.4; les produits de première qualité ne représentent que 10 p.c.du total.Or, entre la première et la dernière qualité, la différence de prix est de moitié.Le bulletin fait voir que les fabricants perdent, de ce fait, plus d\u2019un million de piastres par an.Ce bulletin traite, dans tous ses détails, de la fabrication du sirop et du sucre d'érable, décrit clairement l'outillage nêcessaire, sa mise en fonctionnement, et donne d\u2019utiles indications sur la vente.La fabrication du vinaigre d\u2019érable fait l'objet d\u2019un chapitre spécial, de même que le ramassage et la préparation de la rache ou \u2018\u2018sable de sucre\u2019, deux sous-produits précieux de cett: industrie.Cet ouvrage, dû à la plume de M.J.B.Spencer, B.S.A., rédacteur au bureau des publica tions, est présenté sous une forme très attrayante, il cont'ent de superbes illustrations représentant les phases principales de la fabrication du sucre d\u2019après les procédés anciens et modernes.Des planches en couleurs représentent des échantillons de Sicr: et de sirop de diverses qualités.Pour obtenir gratuitement ce bulletin, qui porte le titre \u2018\u2018L\u2019industrie du sucre d\u2019érable au Canada'\u2019, s'adrea- ser au Bureau d':s publications du Ministère fédéral de l'Agriculture, Ottawa.RAPPORT DE L\u2019ASSOCIATION DES JARDINIERS MARAICHERS DE LA PROVINCE DE QUEBEC E deuxième rapport de 75 pages environ donne la liste des membres de cette association, sa constitution et ses règlements.Suivent ensuite les intéressantes conférences suivantes: culture du céleri, l\u2019amélioration des méthodes de culture pratique, culture de la tomate hâtive, conservation de l\u2019humidité du sol, avantages que peuvent retirer les cultivateurs d\u2019une association maraîchère, le culture des maraîchers en France, culture et mise en conserves des tomates, l\u2019engraissement du jardin potager et les insectes des jardins.Les cultivateurs pourront se procurer gratuitement cet intéressant travail en s\u2019adressant au Ministère de l'Agriculture, à Québec.SOCIETE CANADIENNE DES ELEVEURS DE BETAIL AYRSHIRE.\u2014 Nouveaux records officiels du bétail Ayrshire.En outre cette petite brochure illustrée contient l\u2019échelle de points accordés pour les taureaux et les vaches appartenant à cette race.Les membres de cette société pourront se les procurer gratuitement en s\u2019adressant à M, W.F.Stephen, Huntingdon, P.Q.L\u2019OEUVRE DES FERMES EXPERIMEN- TALES FEDERALES 1886-1912 ET intéressant travail de 65 pages a pour auteur M.J.B, Spencer, B.S.A., Editeur du Service des Publications, Ministère de l\u2019Agriculture, Ottawa.Ce bulletin superbement illustré donne un compte-rendu abrégé des\u2018 principaux travaux exécutés dans les fermes expérimentales, au cours des vingt-cinq années qui viennent de s\u2019écouler.Cette brochure met en pleine lumière une foule d\u2019enseignements qui rendront de grands services aux cultivateurs auxquels le temps manque pour lire a fond les rapports agricoles plus complets.Nous espérons qu\u2019elle sera utile à la masse des cultivateurs de la Province en les faisant profiter des expériences poursuivies sur ces fermes de démonstrations.Pour obtenir gratuitement cette brochure s'adresser à l\u2019adresse ci-dessus mentionnée.28 12 7-8 12 3-4 13 12 15-16 13 11 3.4 Sept.1 13 1-3 13 1-16 13 1-4 13 1-8 13 8-6 11 18 1-4 13 1-8 13 1-2 13 3-8 13 3-8 12 1-4 18 18 1-8 18 1-16 13 5-16 18+1-8 18 1-8 12 1-4 25 12 11-16 12 5-8 12 8-4 12 6-8 12 11-16 12 1-4 Oct.2 12 15-16 12 18-16 12 16-16 12 18-16 13 9 12 8-4 12 9-16 12 3-4 12 11-16 12 8-4 16 12 7-16 12 3-8 12 7-16 12 3-8 12 1-2 12 23 12 1-2 12 7-16 12 7-8 12 11-16 12 5-8 80 12 5-8 12 1-2 12 7-8 12 5-8 12 3-4 11 1-2 Nov 6 12 7-8 12 3-4 12 7-8 12 7-8 12 7-8 15 12 9-16 12 1-2 12 3-4 12 9-16 12 5-5 VENTES DE BEURRE Comparaison entre les prix payés par la Coopérative, la halle de St-Hyacinthe, de Nicolet, de Té- miscouata et de Cowansville.Société Coopérative, Date.Pasteurisé No.1 Janv.« 25 1-2 24 24 1-2 Fév.19 24 Mars 8 25 1-4 17 26 1-4 St-Hya- Nicolet Témis- Cowans- cinthe couata ville Mai 3 26 25 1-4 25 1-4 26 3-4 9 25 3-4 25 1-8 26 1-4 26 16 26 1-8 26 5-8 25 1-4 26 1-16 26 1-8 23 26 5-8 26 1-2 25 3-4 25 3-4 25 1-4 26 1-8 30 26 1-2 26 3-8 26 1-4 26 26 1-16 26 1-2 Juin 6 25 1-2 25 7-16 25 7-8 25 25 1-16 25 8-4 13 25 1-4 26 3-16 24 1-2 24 1-2 24 7-8 25 1-2 20 25 11-16 25 5-8 24 1-2 25 1-8 24 13-16 25 27 26 1-16 25 7-8 24 3-4 25 3-8 25 1-4 25 3-4 Juil.4 25 15-16 2b 3-4 25 1-2 24 3-4 25 3-8 25 3-4 11 24 7-8 24 5-8 25 1-8 23 5-8 25 1-16 25 1-2 18 24 23 7-8 24 1-4 22 5-8 24 8-4 24 1-2 25 23 7-16 23 5-16 23 1-4 23 23 3-16 23 3-4 Août 1 28 18-16 23 5-8 22 1-4 23 1-4 22 3-16 23 8 24 1-8 23 7-8 23 5-8 23 1-4 23 1-4 23 1-2 15 23 3-4 23 3-4 23 3-8 23 1-2 23 7-16 24 22 23 11-16 23 5-8 23 3-8 23 1-4 22 3-4 23 1-8 29 24 7-8 24 11-16 23 24 1-4 23 5-16 23 1-2 Sept.8 25 1-4 25 1-4 24 24 1-2 24 1-2 25 3-4 16 25 3-4 25 5-8 24 3-4 25 1-8 24 13-16 25 1-2 22 27 5-8 27 1-2 25 1-4 27 25 9-16 26 29 28 27 3-4 27 \u2019 27 27 9-16 27 1-4 Oct.6 27 5-8 27 1-2 27 1-4 27 27 3-8 28 18 27 1-2 27 3-8 27 3-8 26 1-2 27 1-4 27 3-8 21 27 26 7-8 26 5-8 26 26 5-8 27 3-8 27 27 1-2 27 3-8 26 3-4 27 26 3-8 27 8-8 Nov 3 28 1-4 28 26 3-4 27 1-16 27 10 28 1-2 28 1-8 27 1-8 17 28 1-2 28 1-4 27 28 1-2 24 28 1-4 28 27 3-4 MOYENNE DES PRIX.BEURRE Prix moyen de la Coopérative (23 Mai au 27 Oct.23 ventes).Cie eee es 25,688 Prix moyen de la Coopérative, pasteurisé .25,668 Prix moyen de St-Hyacinthe (3-16 d'ajouté pour le fret).\"20 446 ees ee.2B,160 Prix moyen de Cowansville (1-4 c.d\u2019ajouté pour le frét).o.oo.Cee 444 eee een eens 26,723 Prix moyen de Témiscouata (11-32c.d\u2019ajouter pour le TO fret) LL LL i.i cee vee aan san eee ea.25,886 Prix moyen de Nicolet (1-4e.d'ajouté pour le fret).25,179 FROMAGE.Prix moyen de la Coopérative No.1 (blane).7.12,637 \u201d \u201c \u201c \" No.2 (blanc).12,581 \u201d * \" No.3 (blanc) 12,877 \" \" \u201d \u201d No.1 (coloré) .12,699 \u201d \u201d * No.2 (coloré) .12,579 \" \u2018 BROCKVILLE .2.12,609 \u2018 s BEAUCE pour 14 ventes.11,972 de la Coopérative pour les 14 ventes correspondantes de Beauce.12,629 ample AEE EL Dr men on aml 132 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE COMPARAISON DES MOYENNES.BEURRE.Coopérative No.1.2.2 224 444 444 can 25,588 St-Hyucinthe.25,160 Gain en faveur de ln Coopérative.12 +.378 (3-8 \u20ac.) Coopérative No, 1.23,638 Cowansville.25,723 Gain en faveur de Cowansville 0 22024200 185 (3-16 ¢.) Coopérative No.1.2.25,538 T'émiscounta .25,385 Gain en faveur de la Coopérative, 208 (1-5 ¢.) Coopérative No.1.a.20,B3R Nicolet.1110 211 221141200244 2012 25,179 Gain en faveur de la Coopérative .2,2.359 (11-32 \u20ac.) Coopérative No.1 Blanc .2.11 .12,637 Brockville 1.2120 244 244 241 La a ananas 12,689 Guin en faveur de Brockville.112 222 0652 «1-20 \u20ac.) FROMAGE.Coopérative No 1 Coloré o.oo.000.12,699 Brockville.Lee 12,669 010 (1-100 \u20ac.) Gain en faveur de la Coopérative.Coopérative No.1 (pour 14 ventes).12,629 Beauce (pour 14 ventes corr.et B-16e.fret., 11,972 Gain en faveur de la Coopérative.2 657 (21-32 ¢.) RESUME DES OPERATIONS.NOMBRE DE BOITES DE FROMAGE VENDUES.No, 1.12 444 444 ieee 20,309 No.21 L NL aa ea caen 27,397 No.3.ae 14,082 61,788 COLORE.No.1.2.2 224 211 242244 Le sea ae 8,127 No.2.11 211 oo e Lana es 7,879 No.8.a eee 3,411 14,417 NOMBRE DE BOITES DE BEURRE VENDUES.No.bt oo.Ce ee ee 19,250 No.20.0.LL 13,478 No.3.0 1,076 Pasteuris¢.Loo LL 5,806 30,610 CHIFFRE D'AFFAIRES POUR LA SAISON 1913.8770,402,06 581,010.57 Fromage .Beurre .Total.LL.$1351,412.63 CONVENTION ANNUELLE DE LA SO- CIETE D'INDUSTRIE LAITIERE Tenue à Fraserville, Co.Témiscouata, les 2 et 3 décembre, 1913 RESUME DES TRAVAUX À trente-deuxième convention annuelle de la L Société d\u2019Industrie Laitière s\u2019est tenue, cette année, à Fraserville, dans la salle Dubé.Cette salle était superbement décorée pour la circonstance et offrait tout le confort désirable.SEANCE D'OUVERTURE Cette première séance a été ouverte par M.O.-E.Dalaire, Secrétaire, et a été présidée par M.J.C.Chapais, assistant-commissaire de l'Industrie Laitière.Après avoir adressé quelques mots, M.Cha- pais invite M.L.I\u2019, Lacoursiere, ussistant-inspecteur, à donner lecture de son rapport sur l'inspection des beurreries.C\u2019est le septième rapport annuel que M.Lacoursière présente.Il fait mention que dans le cours de ses inspections il a constaté de sensibles améliorations dans la tenue des fabriques et particulièrement en ce qui concerne l\u2019hygiène.Dans plusieurs\u2019 fabriques on a remplacé les planchers en bois par des planchers en ciment et on a pratiqué un système de drainage moderne.M.Lacoursière est allé en Angleterre dernièrement où il a étudié sur place l\u2019industrie du fromage.À propos des expéditions de nos produits laitiers en Angleterre, il suggère la nomination d'un inspee- teur qui serait chargé là-bas de surveiller les arrivages de beurre et de fromage de la province de Québec, afin de constater dans quel état ces produits arrivent et d\u2019empêcher ainsi qu\u2019ils ne soient livrés sur le marché anglais dans de mauvaises conditions.Il préconise aussi l\u2019emploi d\u2019une marque spéciale pour le fromage de première qualité produit dans la province de Québec.Le conférencier s\u2019étend sur différents points pour montrer aux cultivateurs canadiens les avantages qu\u2019ils pourraient retirer en suivant les méthodes empioyées au Danemark.Il énumère les nombreux avantages qu\u2019on a retirés dans ce pays par la coopération, et termine en parlant des fausses pesées.Plusieurs délégués prennent part aux discussions faites sur cet intéressant rapport, M.Georges Cayer, assistant-inspecteur, donne lecture de son rapport annuel d\u2019inspection des fromageries.Ce rapport contenait des renseignements qui seront d\u2019une grande utilité à tous les fabricants et principalement aux propriétaires de fabriques mal tenues.Il se plaint de la négligence de certains inspecteurs locaux, et déplore le manque de soin donné au lait par les cultivateurs pendant la saison chaude.M.Omer Tessier, assistant-inspecteur, a présenté à l\u2019auditoire une conférence ayant pour titre \u201cLe cultivateur et ses intéréts en industrie laitiére\u201d, Il conseille d\u2019abord de faire disparaitre les petites fabriques pour les remplacer par des grandes fabriques modernes.Sur 450 fabriques qu\u2019il a visitées, au cours de la saison dernière, il a trouvé un trop grand nombre de petites fabriques.Il conseille aux cultivateurs de s\u2019occuper de la question des bonnes routes; pour les grosses fabriques il faut de bonnes routes, afin que le transport du lait se fasse facilement.Il conseille aussi aux patrons des fabriques de n'engager que de bons fabricants diplômés et de les bien payer.La chambre de maturation est de sa part l\u2019objet d\u2019une attention spéciale.Elle est indispensa- He pour la bonne fabrication du fromage.La classification des produits est aussi très importante et mérite le plus grand intérêt.Monsieur le Président invite ensuite les délégués à émettre leurs opinions sur les principaux points touchés par M.Tessier.Cette discussion fut très animée.On parla longuement de la tenue des fabriques, de l\u2019importance du drainage, des moyens propres à empêcher la dissémination de la tuberculose, de la diminution des petites fabriques, de l\u2019obligation qu\u2019il y avait pour le fabricant de ne pas vendre son fromage avant qu\u2019il ait atteint le degré de maturité exigé par le commerce.Sur ce point on a même proposé de présenter un voeu à la Législature demandant de régiëmenter le laps de temps pendant lequel le fabricant de fromage devra garder son fromage dans la chambre de maturation, avant de le mettre sur le marché.On a aussi rapporté, que le résultat d\u2019une enquête faite sur le pesage du fromage à Montréal demontrait que près de 75 p.c.des fabriques de beurre et de fromage se servaient de balances inexactes.Quelqu\u2019un a suggéré de réglémenter la distance qu\u2019il devrait y avoir entre les fabriques, mais attendu que cette question et la précédente, celle du pesage, concernaient plutôt le gouvernement fédéral, on a terminé cette discussion à laquelle M.G.A.Gigault, Sous- Ministre de l\u2019Agriculture, M.Aug.Trudel, Gérant de la Coopérative des Fromagers, et M.Gustave Boyer, M.P., avaient pris une part très active.M.Trudel parlant de la société coopérative dont il est le gérant, dit qu\u2019ils ont eu une lutte très forte à soutenir contre le commerce, mais que plusieurs fabricants qui avaient abandonné la coopérative au printemps, ont été bien aises, à l\u2019automne, de vendre leurs produits par l\u2019entremise de la coopérative comme par le passé.M.Trudel insiste sur le fait que les cultivateurs doivent surveiller les opérations de leur fabricant et conseille d\u2019exiger un sys- Ÿ tème de classification dans toutes les fabriques.Cela aurait pour effet de diminuer le nombre des petites fabriques.La première séance est levée.SEANCE DE L'APRES-MIDI Sous la présidence de M.J.C.Chapais.Au début de cette séance, plusieurs résolutions furent adoptées par l\u2019assemblée, comme résultat des délibérations du matin.Puis M.J.H, Grisdale, Directeur des Fermes Expérimentales du Dominion, traita de l\u2019élevage combiné au point de vue de la production du lait et de la viande.Il déclara cependant dès le début de ses remarques, qu\u2019il ne croyait pas au succès de l\u2019élevage combiné et il en donna les raisons.D\u2019un autre côté il donne aux assistants des conseils très pratiques sur la formation d\u2019un bon troupeau laitier.Suivant lui, la plupart des races de vaches laitières que nous avons dans la Province se valent, et il ne conseille pas aux cultivateurs de changer de race, mais d\u2019améliorer celle qu\u2019ils possèdent en ne gardant que des animaux de choix.Il conseille également de se procurer de bons reproducteurs et de les bien nourrir, Le Révérend Frère Isidore, de l\u2019Institut Agricole d\u2019Oka, donne ensuite une intéressante conférence sur l\u2019élevage du bétail laitier.Nous la publions textuellement dans une autre colonne de ce journal.M.le Président remercie le révérend Frère Isidore d\u2019avoir si vivement intéressé ses auditeurs et souligne certains passages se rapportant à l'engraissement des veaux ou des animaux de boucherie.Un délégué a demandé à monsieur le conférencier de bien vouloir lui dire à quel âge on devait se défaire d\u2019une vache.Voici la réponse que M.J.H.Grisdale a donnée à cette question: à l\u2019âge de 13 ou 14 ans, mais l'on peut garder les vaches canadiennes avec profit jusqu\u2019à l\u2019âge de 15 ou 16 ans.Cependant la meilleure période de lactation chez une vache commence à 5 ans pour se terminer quand la vache a atteint 10 ou 12 ans.M.J.N.Lemieux, préposé aux entrepôts frigorifiques, est le dernier conférencier de la séance de l\u2019après-midi.Le sujet qu\u2019il traite est \u201cLe fromage, la pesée, le paraffina- £e, la maturation et la glace chez le cultivateur\u201d.ll a insisté sur l\u2019importance d\u2019avoir une glacière sur chaque ferme pour conserver les aliments, les petits fruits et le lait.Pour le lait il donne aussi la température à laquelle nous devons le refroidir le soir, 60 degrés, et 50 degrés pour le lait récolté le dimanche.La quantité de glace nécessaire dans une famille de six personnes n\u2019est que de trois tonnes et demie, mais il recommande d\u2019en emmagasiner 7 à 8 tonnes, cela ne demande qu\u2019un espace de 7! x 8 x 9 pieds.Parlant du paraffinage, il dit que le couût de ce travail est de deux centins seulement par meule.Et il termine-en donnant lecture des résultats de l'enquête faite à Montréal sur le pesage du beurre et du fromage.SEANCE DU SOIR Sous la présidence de M.C.A.Gauvreau, Député de Témiscouata.M.O.-E.Dalaire, Directeur de l\u2019Ecole de Laiterie de St-Hyacinthe.remplace M.J.H.Scott, Président de la Société d'Industrie Laitière, retenu chez lui par la maladie et il présente aussi les excuses de M.Dion, Vice-Président.M.J.Fortin, Maire de Fraserville, présenta de la part du conseille de ville une adresse de bienvenue aux délégués de la convention, à laquelle répondit -M.le sPrési- dent.Au nom de M.Scott, M.Dalaire lut ensuite un rapport sur la situation présente de l\u2019industrie laitière dans notre province.T\u2019hon.J.-Ed.Caron, Ministre de l\u2019Agriculture et de.la Voirie, prend la parole et, se basant sur les chiffres du dernier recensement fédéral, il démontre à l\u2019assemblée les progrès que notre agriculture a faits depuis 1901, Puis il énumère ce qui a été fait depuis quelques années pour l\u2019avantage du cultivateur: fonda- wd .8 it nm ® D nom.+ ® © 1 > Ww LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 133 tion d'une écofe d\u2019'industrie laitière dont le nombre d\u2019éléves a plus que doublé en deux ans, établissement de 22 champs de démonstration sur la culture du tréfle, mise en opération de 23 batteuse-égre- neuses de tréfle, lesquelles on déja hattu au-dela de 200,000 lbs de graine.H démontre l\u2019importance de cette campagne et espère que dans quelques années nous- n\u2019importerons plus de graine de trèfle d\u2019Ontario ou du Brésil, mais qu\u2019au contraire nous pourrons en exporter à l'étranger.Il parle aussi de l\u2019exposition qu'il a fait faire des produits de la province de Québec (beurre, fromage, tabac, sucre et sirop d\u2019érable) à Winnipeg et des éloges qu\u2019il a reçus pour ces produits qui ont remporté le diplôme de Très Grand Mérite.L\u2019hon, M.Caron parle de la diminution de la production du fromage dans la Province.Selon lui on peut attribuer cette diminution à trois causes principales: la sécheresse intense qui a affecté nos pâturages pendant une bonne partie de l\u2019été dernier, la plus grande consommation de lait et de crème dans les villes, et l'expédition facile du lait et de la crème de l\u2019autre côté de la frontière, Il met les cultivateurs en garde sur ce dernier point et leur fait voir dans quelle position ils se trouveraient si les nouveaux tarifs devenaient cadues et si le marché américain leur était ainsi fermé.Les fromageries et les beurreries ferment en certains endroits leurs portes et il sera alors difficile de faire revivre dans ces endroits l\u2019industrie du fromage et du beurre qui est la base de notre agriculture et de notre prospérité.Ensuite l\u2019hon.M.Caron touche du doigt les dangers terribles qui pourraient résulter de la dissémination de la tuberculose chez les races bovine et porcine dans la province de Québec.Il espère que le gouvernement fédéral ne tardera pas à adopter une loi permettant de détruire les animaux disséminateurs de la tuberculose ou d\u2019enrayer d\u2019une manière ou d\u2019une autre la propagation de-cette maladie.En attendant, une partie des dépenses encourues par les cultivateurs qui désirent faire subir l'épreuve à la tuberculine à leurs animaux est remboursée par le département de l\u2019agriculture de Québec.Parlant des entrepôts frigorifiques, l\u2019hon.Ministre dit que ces établissements peuvent être d'une grande utilité à la société, mais qu'il faut aussi que les propriétaires de ces établissements aient assez d\u2019esprit public pour ne pas laisser pourrir dans leur entrepôt les produits qu\u2019ils y détiennent, souvent dans l\u2019espoir de réaliser des profits illégitimes.Il rapporte qu\u2019on a jeté, l\u2019an dernier, à l\u2019in- .cinérateur de Montréal, 15,000 boîtes de saumon et 15,000 boîtes de conserves de volaille provenant d\u2019un entrepôt frigorifique.Des entrepôts comme celui-ci sont plutôt des \u201ctrusts\u201d, et l\u2019hon.M.Caron suggère qu\u2019un inspecteur soit chargé de visiter ces établissements afin de forcer les propriétaires de vendre, après un laps de temps convenable, les produits qu\u2019ils détiennent.L\u2019hon.M.Caron compare aussi la position du cultivateur avec celle du citadin et parle des améliorations à apporter au sort du cultivateur, en augmentant les revenus qu\u2019il tire de ses champs.Pour cela il conseille la formation dans les paroisses de sociétés coopératives qui permettraient aux cultivateurs d'acheter et de vendre dans de meilleures conditions.Il en vient à la question du coût de la vie et montre que la coopérative, en mettant de côté un bon nombre d'intermédiaires, est à l\u2019avantage du cultivateur et du consommateur.Il dit que si le cultivateur recevait seulement 40 ou 50 p.c.des bénéfices rapportés par ses produits, quand il ne reçoit que 20 ou 25%, il resterait attaché à la terre pour le plus grand bien de la classe agricole et du pays tout entier.Toutes les classes de la société se sont formées en association.Il n\u2019y a que les cultivateurs qui ne sont pas encore pénétrés de l\u2019esprit d\u2019association et c\u2019est ce qui les empêche jusqu\u2019à un certain point de retirer une plus large part des bénéfices qu\u2019ils ont droit d\u2019espérer, L\u2019hon.Ministre cite les résultats obtenus par les nombreuses sociétés coopératives de la Belgique, parle des généreux octrois que le gouvernement francais met chaque année a la disposition des agriculteurs (40 millions de piastres), et termine en formulant le vœu que nos représentants au gouvernement fédéral s'occupent aussi de ce qui touche l\u2019agriculture et travaillent à l\u2019augmentation du subside fédéral à l\u2019agriculture, ce qui permettrait de développer davantage l\u2019instruction pratique des cultivateurs, les mettant par ce moyen en mesure de retirer de plus grands revenus de leur terre.Le Révérend M.Roy, Ptre., curé de St-Patrice, prend ensuite la parole sur l'invitation de M.le Président.TI remercie les délégués de l\u2019honneur qu'on lui fait et dit tout l\u2019intérêt qu\u2019il porte aux grandes questions discutées pendant cette convention.Il conseille à tous ses paroissiens de s\u2019intéreser à ces questions et de propager au dehors, parmi les cultivateurs qui n\u2019ont pas pu assister à ces conférences, les enseignements recus au cours de ces délibérations.Le Révérend O.Martin, Ptre., Directeur de l\u2019Ecole d\u2019Agriculture de Ste-Anne de la Pocatière, a donné une conférence fort intéressante sur la dépopulation des campagnes.Nous la publierons prochainement.M.Gustave Boyer, M.P.et M.Jos.Girard, M.P., prirent ensuite la parole.Le Dr.Boyer s\u2019est montré en faveur de certaines réformes.Il demande que la Société d\u2019Industrie Laitière obtienne des pouvoirs de règlementation plus étendus, afin qu\u2019elle puisse rendre plus effectives les réformes qu'elle préconise pour le plus grand bien de tous dans cette branche de l\u2019exploitation agricole et de tout ce qui en découle.M.Girard parle de la dépopulation des campagnes et des moyens à employer pour l\u2019enrayer.M.J.C.Chapais, Assistant-Commissaire de l'Industrie Laitière, donne ensuite lecture d\u2019un travail qu\u2019il a préparé sur la lutte contre la tuberculose (publiè dans le numéro 15 décembre 1913, du Journal d'Agriculture) et termine cette séance en parlant de l\u2019importante question de l\u2019abatage des sujets atteints de la tuberculose et du payement des indemnités.Il espère que le gouvernement fédéral préparera bientôt une loi à cet effet.M.le Président remercie les cultivateurs d\u2019être venus en aussi grand nombre et la séance est levée.DEUXIEME JOURNEE Election des officiers.Les élections des officiers et directeurs de la Société d\u2019Industrie Laitière ont donné les résultats suivants: Présidents-Honoraires: L\u2019hon.Martin Burrell, Ottawa; l\u2019hon.J.-Ed.Caron, Québec; M.Chas.A.Gauvreau, M.P., Stanford.Président: M.Gustave Boyer, M.P., Vaudreuil.Vice-Présidents: M.J.H.Scott, Montréal; M.N.-E.Clément, M.P., Trois-Rivières.» Directeurs ex-officio: l\u2019hon.J.-Ed.Caron, Ministre de l\u2019Agriculture et de la Voirie et M.G.A.Gi- gault, Sous-Ministre de l\u2019Agriculture.Secrétaire-Trésosier: M.O.E.Dalaire, directeur de l\u2019Ecole de Laiterie de St-Hyacinthe.Directeurs: MM.J.A.Nicole, St-Simon, Rimous- ki; Auguste Breton, St-Epiphane, Témiscouata; L.E.Côté, Montmagny; J.E.Don, St-Sébastien, Co.Beauce; F.Roger, St-Agapit, Lotbinière, William .Parent, St-Guillaume d\u2019Upton, Yamaska; J.H.Cré- peau, St-Camille, Wolfe; Samuel Gobeil, La Patrie, Compton; J.B.Grenier, Ste-Rosalie, Bagot; Ls.Archambault.Grondines, Porneuf; Nazaire St- Francois, 2062, Hutchison, Montréal; J.A.Pou- part, St-Isidore, Laprairie; Ed.McGowan, Ste- Martine, Chateauguay; Jos.Girard, M.P., St-Gé- déon, Lac St-Jean; Horm.Simard, Baie St-Paul, Charlevoix; Chs B.Laganiére, Grondines, Port- neuf; Arséne Denis, St-Norbert, Berthier; J.P.Archambault, St-Lin, L\u2019Assomption; F.X.0.Tru- del, Montréal; J.G.Héroux, Terrebonne; Auguste Trudel, Ste-Geneviève, Champlain; Evang.Grégoire, Ste-Malachie, Dorchester.M.Jos.Emond a été nommé représentant des intérêts du commerce pour Québec et M.Thomas Ryan pour Montréal.SEANCE DU MATIN Sous la présidence de M.J.C.Chapais.M.J, D.LECLAIR, inspecteur général des beurreries, est appelé à faire son rapport annuel, Il s\u2019a- tache principalement À détruire une erreur qui n\u2019a été que trop propagée concernant la pasteurisation du beurre.On prétendait en certains endroits que la pasteur:sation avait pour effet d'augmenter le pourcentage d\u2019eau et par conséquent causait une diminution de profits.M.Leclair donne des statistiques résultant de constatations faites par lui- même sur les produits pasteurisés et non pasteurisés, et il démontre que les produits pasteurisés ne contiennent pas un plus grand pourcentage d\u2019eau.Parlant des petits séparateurs, il espère que bientôt les cultivateurs comprendront qu'il est encore plus avantageux pour eux de se donner la peine de porter leur lait à la beurrerie.M.N.E.Clément, se montre aussi en faveur de la pasteurisation et dit que le coût du matériel nécessaire pour cette opération est d'environ $500.M.Elie Bourbeau, inspecteur général des fromageries, lut ensuite son rapport annuel et un rapport sur son voyage en Ontario.Ce dernier rapport a été publié dans le numéro 15 juillet 1913 du Journal d\u2019Agriculture.M.W.Leroux, négociant de Montréal, donne une conférence sur le commerce de nos produits laitiers.Au cours de ce travail il rapporte que la production du fromage accuse une diminution de 12 p.\u20ac.sur l\u2019an dernier et il se plaint du fait que les fabricants de la province de Québec n\u2019apportent pas une attention suffisante dans la régularité du poids et dans l\u2019empaquetage des meules de fromage ou des boîtes de beurre.Quelques citations faites au cours de cette conférence parurent un peu exagérées aux yeux de certains délégués et soulevèrent une discussion assez vive.Après avoir parlé longuement de la température de cuisson du fromage, la séance fut levée.DERNIERE SEANCE Sous la présidence\u2018 de M.Gustave Boyer, M.P.le nouveau Président.Le Dr DAUTH, de l\u2019Université Laval de Montréal, fait une conférence sur l\u2019hygiène et la ventilation des bâtiments de la ferme.Il recommande d\u2019abord Jl\u2019érection des bâtiments sur un terrain élevé, silicieux, sablonneux, ou calcaire.Quant à l\u2019orientation, il demande de ne pas placer les fenêtres ou ouvertures exposées aux grands vents d\u2019ouest.Il dit que chaque bête doit avoir 500 à 550 pieds cubes d'air pur et que pour cela l\u2019espace entre le plafond et le plancher doit être de 8 à 9 pieds.Le plafond doit être suffisamment étanche pour ne pas laisser tomber de poussières sur les animaux et le plancher doit aussi retenir tout le liquide; pour cela on conseille de l'induire de goudron.Le Dr Dauth parle ensuite de la respiration, de la circulation du sang et du système digestif chez les animaux.Il recommande de donner le plus de lumière et d\u2019air pur possible aux animaux.C'est le meilleur antiseptique contre les microbes et les maladies.La ventilation est naturellement le sujet principal traité par le conférencier.Il explique les deux système modernes de ventilation, Vessot et Rutherford et di \u201cne tous les renseignements nécessaires se rapportant À leur construction.Il dit que la température d\u2019une étable doit être maintenue à 58 ou 60, qu'il ne doit pas y avoir de courants d\u2019air et encore moins d'humidité.M.Auguste Trudel, Gérant de la Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec, lut ensuite l\u2019intéressant rapport annuel de la Société Coopérative que nous publions dans une autre colonne.M.Joseph Paquét, Professeur à l'Ecole d'Agriculture de Ste-Anne-de- la-Pocatière, entretient ses auditeurs sur l'important sujet de l'alimentation du bétail laitier.Après \u2018avoir traité de la valeur du blé-d'Inde à ensilage et des différents fourrages au point de vue alimentaire, et avoir fait comprendre leur influence sur A 134 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE ANIMAUX DE LA FERME ANIMAUX ENREGISTRES A VENDRE VIS.\u2014\u201cLe Journal d'Agriculture\u201d, n\u2019accepte aucune responsabilité en ce qui concerne la valeur intrisèque des renseignements fournis dans les annonces d\u2019animaux à vendre.A vendre: Un magnifique étalon Belge, âgé de neuf ans.Couleur rouge avec un peu de blanc au front; pesanteur, 1446 lbs; hauteur, cinq pieds quatre pouces.Cet animal est parfait sous tous les rapports.S'adresser à F.D.Boisvert, Ste-Emélie, Co.Lot- binière.A vendre: Un étalon Ardennais pur-sang, né le trois août 1910, enregistré sous le nom de \u201cMaximum\u201d, No.481.Son père \u201cMaxe\u201d est enregistré sous le numéro 302 et il était enregistré sous le numéro 36816 en Belgique.Sa mère est enrégistrée sous le numéro 301 et est aussi importée de Belgique, où elle était enregistrée sous le numéro 56856.Cet étalon est très recommandable et sera vendu à des conditions faciles pour un cercle agricole ou autres associations agricoles, S\u2019adresser à Eugène Tourigny, Plessisville, Co.Mégantic.À vendre: Une belle jument Canadienne enregistrée âgée de neuf ans.Elle pèse 1,100, et trotte en dedans de trois minutes.S\u2019adresser à Joseph Juneau, Pont-Rouge, Co.Portneuf.A vendre: Deux magnifiques taureaux Ayrshires.L\u2019un est agé de deux ans et l'autre d\u2019un an seulement.Ainsi que deux veaux d\u2019un mois appartenant à la même race.Les mères de ces animaux donnent de 45 à 50 lbs de lait.S\u2019adresser à Jos.Couture, Eleveur de Bétail Ayrshire, Indian Lorette, Co.Québec.A vendre: Deux génisses Ayrshires provenant de très bonnes laitières, L\u2019une est née le 15 avril tandis que l'autre est née le 30 mai 1913.S\u2019adresser à Joseph Vézina, Ste-Pétronille, 1.-0., Co.Montmorency.À vendre : Un taureau Canadien de l\u2019année.Ainsi qu\u2019un autre jeune taureau de la même race, mais âgé d\u2019un peu plus d\u2019un an.Un de ces sujets a été primé trois fois et ils proviennent tous d\u2019une très bonne lignée.Quatre agneaux Oxford-down de choix.le développement du bétail, il parle des racines fourragères et démontre leur grande teneur en principes aqueux et nutritifs.Le manque d\u2019espace nous oblige à renvoyer nos lecteurs au numéros 15 novembre et 15 décembre 1913 de ce journal.Les articles publiés duns ces deux numéros, par M.Pas- quet, résument l\u2019intéressante conférence qu\u2019il a donnée à cette convention.M.G.A.Gigault et M.Elie Bourbeau élucidèrent encore quelques points soulevés sur la cuisson dans la fabrication du fromage, et M.Gus.Boyer, président, clôtura cette convention en remerciant les auditeurs de leur ponctualité à assister aux différentes séances de la convention.La prochaine convention de la Société d'Industrie Laitière sera probablement tenue à St-Gabriel de Brandon, comté de Berthier.ED.BELANGER.S\u2019adresser au Rév.Ol.Martin, Ptre.Directeur de l\u2019Ecole d\u2019Agriculture de Ste-Anne-de-la-Poca- tière, Co.Kamouraska.\u2014 ANIMAUX DEMANDES Je désire me spécialiser dans l'élevage des chèvres et pour cela je désirerais entrer en correspondance avec des propriétaires de chèvres.S\u2019adresser à C.Lambert, Ste-Adèle, Co.Terre- bonne.Le Cercle Agricole de St-Marcel, Comté de l'Islet, désire acheter un bélier Lincoln et un taureau Holstein enregistré ayant été soumis à l'épreuve de la tuberculine par un médecin vétérinaire, S\u2019adresser à Anselme Caron, S.T.C.A., St-Marcel, Co.L\u2019Islet.BETAIL A LAIT \u2014BETAIL A VIANDE ORS de la dernière convention de la Société provinciale d\u2019Industrie laitière, tenue à la Rivière-du-Loup, les deux et trois décembre dernier, on lisait sur le programme de la seconde séance comme premier sujet à traiter, celui-ci: \u201cL'élevage combiné au point de vue du lait et de la viande.\u201d Nous avons eu l'avantage d\u2019entendre traiter ce sujet par un agronome que je considère être l'un des plus compétents pour le traiter.Il était bien connu que ce sujet avait été mis au programme dans le but de faire discuter de nouveau la question, depuis si longtemps déjà débattue, de l'avantage qu\u2019il pourrait y avoir pour les patrons de l'industrie laitière d\u2019élever et de garder dans leurs troupeaux, la vache à deux fins, ce que, nous autres, nous appelons la vache bonne à tout faire, c\u2019est-à-dire, une vache assez bonne laitière pour donner profitablement beaucoup de lait, et en même temps assez grosse pour donner un bon poids de viande à la boucherie lorsqu\u2019on la réforme, et donner aussi des veaux qui fournissent de bons sujets pour la boucherie.Monsieur Grisdale, l\u2019éminent directeur des fermes expérimentales de la Puissance, qui avait été invité à traiter la question, en a fait un très lucide exposé d\u2019abord, puis il a passé en revue les six races laitières que nous avons dans la province de Québec, savoir, les vaches guer- nesey, jersey, ayrshires, canadiennes-francaises, holstein et la vache courte-cornes de famille laitière, faisant ressortir les qualités et les mérites de chacune de ces races.Ensuite, il a discuté la possibilité pour un patron de l\u2019industrie laitière, de retirer du profit du côté de la viande aussi bien que du côté du lait, de la vache holstein, la plus grosse vache laitière proprement dite, et de la vache cour- te-cornes, vache de boucherie censée être la meilleure à tout faire vu sa grande taille d\u2019abord, puis son aptitude laitière, et les vaches laitières ordinaires croisées obtenues avec un taureau holstein ou un taureau courte-cornes.Enfin, il a conclu que le patron de l\u2019industrie laitière qui poursuit l\u2019idée d\u2019avoir un troupeau de vaches bonnes à tout faire poursuit, au point de vue du profit, une chimère, Il sera donné à ceux que ce sujet intéresse de lire la belle conférence de monsieur Grisdale qui sera publiée, d\u2019ici à quelques mois, dans le trente-deuxième rapport de la Société d'industriz laitière de la province de Québec.Pendant que j\u2019écoutais le raisonnement tout-à- fait limpide et sans arguties de monsieur Grisdale, il me revenait à la mémoire un article relatif au même sujet, que j'ai lu il ya cinq ou six ans dans un de mes échanges amérains et dont j'avais alors résumé les grandes lignes dans une note que j'ai actuellement sous la main et que je reproduis ici.Il est généralement reconnu que la forme s\u2019adapte aux fonctions pour lesquelles elle existe, c\u2019est- à-dire qu\u2019une race assume, à la longue, la forme qui convient le mieux au travail qu\u2019elle est appelée à faire.Dans le cas que nous sommes à étudier, savoir, l\u2019aptitude pour une vache à produire de la viande ou du lait, il faut admettre que la vache à lait a hérité de son aptitude à produire du lait, de même que la vache de boucherie a hérité de son aptitude à faire de la viande, et que la forme de chacune s\u2019est développée de la manière la plus propre et la plus économique pour l\u2019accomplissement de l\u2019une ou de l\u2019autre de ces fonctions ou aptitudes.Celle qui est née pour faire du lait pourra, étant mise à engrais, donner un peu de viande, celle née pour faire de la viande, pourra, après la parturition, fournir un peu de lait pour les besoins de son veau, mais ces deux fonctions ne sont qu'\u2019accidentelles et ne prouvent rien contre l'avancé précédent.D\u2019ailleurs, si l\u2019on considère l'aspect des deux types de vache dont l'idée vient d\u2019être évoquée que voit- on?Chez la vache à lait, un corps mince, un dos relativement étroit, des cuisses fines, et un cou grêle et délié.L\u2019apparence générale est plutôt maigre et anguleuse.Le corps, qu\u2019il soit vu en long, en large ou de côté, assume la forme de coin.Pris de front, il s\u2019élargit graduellement de la tête aux hanches, de haut, il s\u2019élargit du garrot au ventre, de côté, il est beaucoup moins profond de l\u2019avant que de l\u2019arrière., Si, au contraire, l\u2019on considère l\u2019aspect de la vache de boucherie, quel est-il?Si l\u2019on suppose la tête et les pattes de cet animal enlevées près du corps, les côtés et les deux extrémités offriront les lignes d'un parallélogramme, de même que le dos.Cela vient du fait que le dos est uniformément large de l\u2019avant à l\u2019arrière, et que les quartiers de devant et de derrière sont profonds et épais, ce qui est d\u2019une qualité désirable et nécessaire chez un animal destiné à fournir beaucoup de viande.Les cuisses sont tellement charnues qu\u2019elles n\u2019offrent pas d\u2019espace pour le pis ce qui fait que celui-ci est petit, sans développement à l\u2019arrière et à l\u2019avant et resserré sous le ventre, tandis que celui de la vache laitière remonte en arrière jusqu\u2019auprès de la vulve, se déploie à l\u2019avant, sous le ventre et s\u2019étale complaisamment entre les cuisses minces.Si l\u2019on veut se convaincre de la vérité de la description des deux types, que l\u2019on mette à côté l\u2019une de l'autre une jersey et une hereford.A l\u2019origine, la vache type ne présentait aucun de ces caractères distinctifs.Mais, à travers les âges, à mesure que l\u2019homme a voulu retirer de la vache plutôt du lait que de la viande ou plutôt de la viande que du lait, les caractères extérieurs de forme se sont de plus en plus dessinés, jusqu'à ce qu\u2019ils viennent à déterminer l\u2019un ou l\u2019autre type.Et, maintenant, ces types sont si bien établis qu\u2019un coup d\u2019œil suffit pour juger des aptitudes de chacun d\u2019eux.Que si, par un caprice de la nature, un type de boucherie se montre bon laitier ou un type de laiterie se développe en animal à viande, l\u2019on verra que leurs descendants auront immédiatement une tendance à retourner aux aptitudes de leur race.On peut, d'ailleurs, dire que, dans les deux types, il trouve des formes extrêmes.Chez les types de laiterie, il s\u2019en rencontre, principalement chez les jerseys et les canadiennes-françaises, qui sont de formes tellement atténuées, grêles, délicates, qu\u2019elles suggèrent une apparence de maladie qui pourtant n\u2019existe pas chez elles.La forme de boucherie est devenue chez quelques vaches, tellement exagérée, que certaines mères n\u2019ont plus assez de lait pour nourrir leur veau.Cela est un résultat qui, tout étonnant qu\u2019il soit, cessera de surprendre quand on se dira que depuis des générations, tous les efforts des éleveurs se sont concentrés vers le développement d\u2019une qualité spéciale, pour atteindre un but particulier, tel que celui de la production du lait et de la viande.En tout cas, dans cette discussion des aptitudes du bétail, soit pour le lait, soit pour la viande, il est un principe que les éleveurs ne doivent jamais pe ser nal lui ho! me de ble cha de la \u20ac dire me des Pu amy leu ce q à de les rati de d dans leur sont tien coup E cher dit « c\u2019est a am vatel de Î viand se 1 reau) race obter génie virai cheri suivr avec bec.UN I L\u2019 tageu te sit teur de se viand cette le col même Les tuels prix mane mang Les moins paille anim: tende fois | aux I Je que 1 fois, séque 2° leur : te da qu\u2019il natur maux LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 135 perdre de vue et-qui, si cela leur arrivait, leur serait constamment rappelé, dans la pratique journalière, par le bétail lui-même.Ce principe est celui-ci: la vache courte-cornes laitière ou la grosse holstein, lorsqu\u2019elles s\u2019ingèrent les masses d\u2019aliments dont elles ont besoin pour vivre, sont obligées de se donner une ration d\u2019entretien très considérable pour subvenir aux exigences de leur grosse charpente, avant de songer à consacrer le surplus de leur alimentation à la production du lait.C\u2019est la connaissance de ce principe indéniable qui faisait dire à monsieur Grisdale, au cours de sa conférence mentionnée plus haut, que ceux qui veulent garder des holsteins, des courte-cornes, ou des croisées de l\u2019une ou l\u2019autre de ces deux races, doivent faire ample provision de nourriture pour répondre à leurs grandes exigences en fait d\u2019alimentation.C'est ce qui m\u2019amène moi-même à dire que, si l\u2019on donne à des vaches laitières de taille moyenne, telles que les canadiennes-françaises et les ayrshires, une ration aussi généreuse que celle que l\u2019on est obligé de donner aux grosses vaches dont il a été question dans le présent article, on en retirera un bien meilleur profit en lait, parce que ces vaches moyennes sont bien moins exigeantes pour leur ration d\u2019entretien et produisent, conséquemment, leur lait beaucoup plus économiquement.En parlant du coût de la vie et surtout de la cherté de la viande, par le temps qui court, on a dit que si le prix de celle-ci est devenu si élevé, c\u2019est parce que l\u2019on n\u2019en produit pas assez.Cela a amené certains économistes à suggérer aux cultivateurs patrons de l\u2019industrie laitière de conduire de front dans leurs troupeaux l'élevage pour la viande et celut pour le lait.D\u2019après eux cela peut se faire en employant les services de deux taureaux, l\u2019un d\u2019une race de boucherie et l\u2019autre d'une race de laiterie.L\u2019on se servirait de celui-ci pour obtenir des meilleures laitières du troupeau des génisses pour la laiterie, tandis que l\u2019autre servirait à produire des veaux d\u2019élevage pour la boucherie.Je n\u2019ai pas de doute que si l\u2019on venait à suivre cette suggestion, on en aurait bientôt fini avec l\u2019industrie laitière dans la province de Québec.J.C.CHAPAIS.\u2014\u2014e eee UN SOUS-PRODUIT DE NOS ANIMAUX DONT IL FAUT TENIR COMPTE A hausse du prix de la viande qui est onéreuse pour le consommateur, crée pour le cultivateur une situation particuliérement avantageuse.D\u2019après les prévisions des économistes, cette situation ne peut que se maintenir.Le cultivateur devrait en profiter, en augmentant le nombre de ses animaux, afin de produire davantage de viande.Or, il semble que dans certaines parties de cette province, les cultivateurs ont tendance à faire le contraire, à ne pas augmenter leur troupeau et même à se débarrasser de leurs animaux, Les uns se laissent tenter par les hauts prix actuels du marché.A ceux-là, il n\u2019y a qu\u2019à dire que les prix actuels ont bien des chances de devenir permanents et qu\u2019en vendant leurs reproducteurs \u201cils mangent leur bien en herbe.\u201d Les autres prétendent \u201cqu\u2019il est plus payant et moins fatigant de vendre du foin, du grain et de la paille en nature que de les faire manger par les animaux.\u201d Ce sont généralement les mêmes qui prétendent que la terre n\u2019est plus aussi bonne qu\u2019autrefois et qui lèvent les bras au ciel, en songeant aux récoltes des ancêtres.Je voudrais essayer de montrer très brièvement que 1° pour avoir de nouveau les récoltes d\u2019autrefois, il faut avoir beaucoup de fumier et par conséquent beaucoup d\u2019animaux.2° Le fumier est un sous-produit ayant une valeur argent appréciable et dont il faut tenir compte dans la comptabilité de la ferme, avant de dire qu\u2019il est plus payant de vendre les fourrages en nature que de les faire transformer par nos animaux en lait ou en viande.Si les terres neuves ont donné autrefois de magnifiques récoltes dont on parle encore dans les veillées, avec des cris d\u2019admiration et des soupirs de regret, c\u2019est qu\u2019elles contenaient en abondance les principes nutritifs dont se forment les plantes: l\u2019azote, l\u2019acide phosphorique et la potasse, pour ne parler que des principaux.Sans méthode, sans aucun système de rotation, on a enlevé à la terre récoltes sur récoltes et en même temps on lui a enlevé toutes ses réserves assimilables d\u2019azote, d\u2019acide phosphorique et de potasse.Il faut être bien naïf aujourd\u2019hui pour s'étonner que la terre épuisée ne puisse donner que de faibles récoltes.La meilleure terre du monde ne peut donner que ce qu\u2019elle a; et quand on lui a tout enlevé, il ne faut pas être surpris qu\u2019elle ne puisse peu ou rien donner.Pour continuer à avoir les belles récoltes d\u2019antan, il fallait maintenir aussi la fertilité d\u2019antan, car celles-là n\u2019étaient que la conséquence de celle- ci, Il fallait restituer au sol, les principes fertilisants que lui enlevaïent les récoltes.On ne l\u2019a pas fait! et on gémit aujourd\u2019hui sur le malheur des temps, le renversement des saisons, la pauvreté des récoltes.I! vaudrait beaucoup mieux \u2014 car il est préférable tard que jamais\u2014se décider à restituer au sol en abondance, azote, acide phosphorique et potasse.ll n\u2019y a pas de meilleur moyen que de mettre du fumier et beaucoup de fumier, non pas sur un petit bout de sable, toujours le méme, qui sert tous les ans à faire des patates, mais sur toute la terre, en suivant un bon système de rotation.Pour avoir beaucoup de fumier, il faut évidemment beaucoup d\u2019animaux.Beaucoup d\u2019animaux, beaucoup de fumier, beaucoup de récoltes.Peu d\u2019animaux, peu de fumier, peu de récoltes! Ce que je voulais démontrer.Done, il est avantageux d\u2019avoir beaucoup d'animaux, pour maintenir la fertilité de la terre.Mais ne peut-on maintenir cette fertilité nécessaire par des engrais chimiques et vendre ses récoltes sans les faire consommer par les animaux?Les engrais chimiques peuvent donner de bons résultats, s\u2019ils sont employés judicieusement; mais je crois traduire les résultats de l\u2019expérience, en disant qu\u2019ils doivent plutôt être considérés comme engrais complémentaires que comme engrais de fond, C\u2019est-à-dire que la base de la fumure doit être le fumier de ferme qu\u2019on peut compléter par des engrais chimiques.Mais admettons qu\u2019on puisse remplacer complètement le fumier de ferme par les engrais chimiques.Cette hypothèse va me servir à montrer la valeur réelle, la valeur-argent du sous-produit qu\u2019est le fumier de ferme.On estime généralement qu\u2019une vache donne en un an, une quantité de fumier égalant 27 fois son propre poids vif.Une Vache de 1000 Ibs donne donc 13 à 14 tonnes de fumier par an.D\u2019après une analyse publiée dans le bulletin 31 d\u2019Ottawa, 100 lbs fumier de vache = 0 lb.426 d'azote.0 1b.290 d'acide phosphorique.O1b.440 de potasse, .d\u2019où 1 tonne de fumier de vache = 8 1bs 50 d\u2019azote.5 lbs 80 d\u2019acide phosphorique 8 lbs 80 de potasse.et 13 tonnes de fumier de vache \u2014 110 lbs d\u2019azote, 75 Ibs d\u2019acide phosphorique, 114 lbs de potasse.\u2019 Pour donner à la terre, cette même quantité de principes fertilisants, il faudrait acheter 900 lbs de nitrate de soude à 13% 500 lbs de phosphate Thomas à 15% 200 lbs de sulfate de potasse à 50% Pour acheter ces 1700 lbs d\u2019engrais chimiques, il faudrait une belle poignée d\u2019argent.En estimant la livre d\u2019azote à 15 cent, la livre d\u2019acide phosphorique à 5 cents, la livre de potasse à 5 cents, prix bien inférieurs à ceux du marché, la production de fumier d\u2019une vache en une année vaut $25.- 95.Cette estimation est inférieure à celle faite par la station expérimentale de Cornell (New-York) qui monte à $29.27.Mais, même en prenant le chiffre de $25.95, il me semble qu\u2019il est suffisant pour impressionner le cultivateur soucieux de ses intérêts, puisqu\u2019en plus du lait, de la viande, des veaux produits par ses vaches, il doit ajouter la valeur du fumier: pour 1 vache $26.00 10 vaches 260.00 20 vaches 520.00 100 vaches 2600.00 » \u201d» og.ode Ces sommes représentent le fumier sans perte\u2014 D\u2019ou la nécessité de bien conserver et de bien employer le fumier produit.Les chiffres cités plus hauts devraient engager les cultivateurs à ne pas gaspiller une partie de leur fumier et la plus riche: le purin.Or sur les 750 galiuns d'urine produits par an, plus de 2 gallons par jour, combien y en a-t-il qui vont fertiliser la terre?Il n'est pas exagéré de dire que la plus grosse quantité de cet engrais très riche et très soluble va au ruisseau, s'infiltre dans le sol, va infecter l\u2019eau des puits.T1 n\u2019est pas non plus exagéré de dire que c\u2019est de l\u2019argent qui s\u2019en va.Certains auteurs ne craignent pas d\u2019estimer à $12.00 la perte qui en résulte par an et par vache.+, +, +, +, oe?*e* ® e* Comme conclusion, les cultivateurs doivent non seulement maintenir leurs troupeaux, mais encore les augmenter.Ils en retireront des bénéfices sérieux quisque les produits directs: beurre, fromage, lait, viande, se vendent bien et se vendront probablement de mieux en mieux.Mais encore ils disposeront d\u2019une énorme quantité de fumier qui leur permettra de maintenir la fertilité de la terre et d\u2019obtenir de grosses récoltes.JOSEPH PASQUET, Professeur de Zootechnie, Ecole d'Agriculture, Ste-Anne de la Pocatière.ELEVAGE ET SOIN DU BETAIL LAITIER Conférence donnée par le Rév.Fr.Isidore, de l\u2019Institut Agricole d\u2019Oka, à la convention de la Société d\u2019Industrie Laitière, à Fraserville.N me priait, il y a quelques jours, de vous donner une conférence sur l\u2019industrie laitière.Je n\u2019ai pu décliner cette trop aimable invitation.J\u2019ai compris que ce que vous attendiez de moi, c\u2019était l\u2019exposé substantiel et simple de l\u2019enseignement que nous donnons sur l\u2018élevage à notre Institut Agricole d\u2019Oka et que nous nous efforçons de mettre en pratique.PROGRES DE L'INDUSTRIE LAITIERE DANS = LA PROVINCE DE QUEBEC Il est oiseux de dire que l\u2019industrie laitière est une industrie à peu près mondiale; dans la province de Québec surtout, elle est de tout premier ordre.Si je juge l\u2019ensemble de la Province par la région avoisinant l\u2019Institut Agricole d\u2019Oka, je puis dire qu'elle est la plus importante de toutes les industries, j'entends, pour le cultivateur.Il n\u2019y a pas encore trente ans que cétte industrie est en vigueur dans le comté des Deux - Montagnes, et il est surprenant d'y cons- age gra; Af et a aa er Sn A sr NS ES \u201cera an ea ee seems ees Lp 136 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE tater les progrès, le bien-être qu\u2019elle a favorisés parmi les populations.Interrogez les cultivateurs, les négociants, les marchands, tous vous diront que c\u2019est grâce à l\u2019industrie laitière, à son développement progressif, aux améliorations rationnelles qu\u2019elle a provoquées qu\u2019est.due cette atmosphère de progrès que nous y respirons.Les premiers succès de cette industrie ont produit une sorte d\u2019entrainement, et aujourd\u2019hui, il n\u2019est pas rare de voir un maigre troupeau de sept ou huit bêtes en moyenne, de valeur plus ou moins équivoque, il y a dix, quinze ou vingt ans, faire place à un troupeau de dix, quinze, vingt et même trente bêtes choisies, donnant un rendement qui dépasse, en ce dernier cas $200.00 par mois.Il me paraît évident qu\u2019un cultivateur qui touche, pendant sept ou huit mois de l\u2019année, une somme mensuelle aussi ronde, marche dans la voie du progrès.Je viens de dire, que, grâce aux améliorations rationnelles qu\u2019elle a provoquées, l\u2019industrie laitière a procuré plus de bien-être à nos populations rurales.J\u2019ai constaté que dans cette amélioration rationnelle, l'atention du cultivateur s\u2019est surtout portée sur l\u2019élevage du bétail laitier.Sans doute, on a choisi la meilleure race; on s\u2019est procuré des reproducteurs de première classe; mais on a surtout songé à l\u2019élévage.Suivant moi, tout est là.Vous aurez beau avoir une race prisée, des reproducteurs couronnés aux expositions; ceci n\u2019est qu\u2019une bonne charpente de maison, Je dirai plus, vous gaspillerez de l\u2019argent en faisant de ces achats dispendieux, si vous ne vous proposez pas de donner un élevage rationnel au bétail luitier.CHOIX ET ALIMENTATION DU BETAIL LAITIER En premier lieu, il emporte, et l\u2019éleveur intelligent et justement intéressé le comprend, de hâter le développement des jeunes animaux enfin de les mettre, le plus tôt posible, en état de produire, soit du lait, soit de la chair.On touche du doigt l\u2019intérêt économique qu\u2019il y a dans ce soin; plus tôt l'animal sera en mesure de remplir le rôle pour lequel on le garde, moins il, aura coûté cher.Non seulement, on économise par là une certaine quantité de nourriture nécessaire à un entretien plus prolongé, mais de plus, le jeune animal, ayant reçu une nourriture intensive pendant sa croissance, sera dans la suite plus apte à utiliser une plus grande somme de nourriture; ses organes, plus développés, auront un pouvoir plus grand pour convertir les aliments con- sommiés, et, en définitive, produira davantage.Mans le cas qui nous occupe, c\u2019est-à-dire l\u2019élevage des grénisses, en vue de la production du lait, celles qui auront reçu une forte alimentation pendant leur croissanse seront en état de donner une plus grande quantité de lait avec la même quantité de nourriture, précisément parce que les aliments distribués seront mieux digérés et plus totalement assimilés.En somme, elles produiront un lait plus économique.Vous savez comme moi que de nos jours, où les denrées coûtent bien cher, plus on peut faire produire, à une bête de revenus de la nourriture qu\u2019elle consomme, plus elle est précieuse, plus grande est sa valeur.Ce succès est entre les mains de l\u2019éleveur qui, aidé de la sélection, peut en quelques années, transformer son troupeau.INFLUENCE DE L'ALIMENTATION RATIONNELLE .Je tire cette premiére gonclusion; une alimentation abondante et riche, durant le jeune âge, assure non seulement la précocité, c'est-à-dire, met l\u2019animal en état de rapporter plus de bonne heure, mais encore développe chez lui des aptitudes à plus hauts rendements, qualités que l\u2019on ne saurait développer en servant aux jeunes bêtes des aliments grossiers, pauvres en principes nutritifs.Qu\u2019arrive-t-il lorsque le jeune animal reçoit une alimentation défectueuse, je dirai mieux, irratio- nelle?Vous avez dû en avoir de ces types, à charpente grossière, osseuse, que recouvre une peau épaisse, rigide, sèche, sans souplesse, peau hérissée comme d\u2019un poil d\u2019un porc-épic, illustrant presque tous les signes de la bâtardise, ou du moins d\u2019état primitif; non amélioré.Essayez, dans la suite, de faire disparaître cet amalgame de défauts; ce sera peine perdue, les meilleurs soins auront un effet manqué.Vous ne reconstruirez pas l\u2019organisme de l\u2019animal.Le soin irrationel a fait de l\u2019animal une espèce d\u2019ours; il restera tel jusqu\u2019à ce que vous l\u2019abattiez; le plus tôt sera le mieux.Voyez, au contraire, le jeune animal nourri suivant les données scientifiques qui ne sont, en somme, que des données logiques; ossature délicate, compassée, dense et compacte, résultat d\u2019une nourriture propre à son développement régulier; peau élastique, mince, souple et soyeuse, autant de critériums d'une sécrétion abondante des glandes de la membrane cutanée.Cette sécrétion est corrélative d\u2019une abondante sécrétion des organes lactifères, présage non trompeur d\u2019un lait riche.Ce jeune animal abondamment et judicieusement nourri, développe des organes pectoraux et abdominaux puissants.La grandeur de la poitrine est proportionnelle au volume des organes qu\u2019elle renferme.Les organes vitaux de l\u2019animal sont le cœur et les poumons, organes plus ou moins développés selon la plus ou moins grande quantité de sang qui circule à leur intérieur, Or, le sang est formé par les principes alibiles contenus dans les alimentations; plus .les jeunes animaux reçoivent de nourriture riche, plus ce fluide sera abondant dans les organes centraux de la circulation et dans les vaisseaux; donc, les animaux auront une poitrine plus ou moins développée, selon qu\u2019ils auront reçu dans leur jeune âge des aliments plus ou moins riches.Vous n\u2019ignorez pas l\u2019importance que, dans la pratique, on attache au grand développement de la poitrine; on aime à voir les côtes de l\u2019animal arquées et espacées, non seulement, parce que cette marque assure un fort rendement, mais aussi parce qu\u2019elle est l\u2019indice je dirai mieux, la condition sine qua non d\u2019une forte constitution et d\u2019une bonne santé.Une jeune bête, bien nourrie pendant sa croissance, aura, en outre, un abdomen amplement développé, les reins larges, une croupe longue et large; elle aura une bonne conformation.Vous me demanderez peut-être a quel régime il faut soumettre le jeune animal pour qu\u2019il ait tant et de si utiles qualités?Ce régime est très simple, mais il faut qu\u2019il soit continu, suivi.L'alimentation rationnelle est régie par une loi.Cette loi prescrit de fournir à chaque catégorie d\u2019animaux les principes propres à développer chez eux les aptitudes spéciales que l\u2019on \u2018désire exploiter.Les jeunes sujets, à quelqu\u2019espèce.qu'ils appartiennent, ont besoin de principes azotés pour former les tissus nombreux de l\u2019organisme; ils ont également besoin de matières minérales pour se faire une ossature solide.Ces éléments doivent dominer dans toute ration de croissance.Cette nourriture doit, de plus contenir des matières hydrocarbonnées et des matières grasses pour produire la graisse et la chaleur nécessaire au fonctionnement des.organes.Ces divers principes sont contenus en proportions parfaitement équilibrées dans le lait pur.Mais, ce régime coûterait cher si on devait le continuer longtemps; c est pourquoi on lui substitue des substances alimentaires plus économiques, dont la composition se rapproche autant que possible de celle du bon lait.Parmi ces substances alimentaires, notons, en premier lieu, le lait écrémé qui contient tous les éléments du lait pur, moins la matière grasse que l\u2019on remplace par de la graine de lin servie sous forme de gelée où de moulée.On la prépare à raison de 1 lb.par gallon d\u2019eau.La moulée de lin.se donne à raison de 1-2 once par chopine de lait écrémé.La graine de lin est riche en principes azotés, en matières grasses et minérales et remplace le mieux la matière grasse enlevée au lait écrémé.On peut recourir aussi à l\u2019emploi du tourteau de lin qui apporte, mais en moins forte proportion que la graine de lin, cela se conçoit, une notable quantité de protéine et de matières grasses à l\u2019organisme animal.Le tourteau de lin se donne dilué dans du lait, du thé de foin, ou encore, de l\u2019eau.On veillera à ne pas donner les doses trop fortes, à ne jamais \u2018dépasser 1 lb; il en résulterait des accidents graves.On peut également faire un potage.avec de la moulée de pois, de mals, d\u2019orge, d'avoine ou de lin, que l\u2019on fait cuir ensemble après les avoir bien mélangées.On prépare cette bouillie 12 hrs avant de la servir.Ce régime avec quelques aliments solides convient très bien aux jeunes de l\u2019espèce bovine jusqu\u2019à l\u2019âge du sevrage.La quantité de breuvage à servir chaque jour est déterminée par l\u2019âge du jeune animal et son développement.Deux gallons et demi de liquide suffisent pour la ration journalière d\u2019un veau de trois mois.Si l'on en donne davantage, il en résultera des dérangements intestinaux et l\u2019animal ne profitera pas.Lorsque des dérangements intestinaux se produisent, on fait une eau de chaux que l\u2019on ajoute au breuvage pendant quelques jours à raison de un sixième de la quantité de breuvage.On le prépare à raison de 20z.de chaux dans un gallon d\u2019eau.Les aliments solides qui conviennent le mieux ici \u201csont l\u2019avoine donnée ronde en mélange avec du son, du bon trèfle coupé jeune ou de la luzerne bien faite.Celle-ci, à cause de sa richesse en principes azotés, convient éminemment aux jeunes animaux.A défaut de lait écrémé, on devra quelque peu modifier le régime que je viens de prescrire; par exemple si l\u2019on donne du lait de fromage.Ce breuvage, non seulement manque de matière grasse, mais il ne contient que des traces de matières azotées; il faut alors remplacer les unes et les autres; matières grasses et matières azotées, À cet effet, outre les aliments énumérés plus haut: graine de \u2018lin, son, avoine, luzerne, trèfle, on peut avoir re- -cours au sang desséché qui est l\u2019un des produits les plus riches en matières azotées.On le prépare comme suit:'on chauffe le sang dans une chaudière jusqu\u2019à ce qu\u2019il prenne en masse; on le passe ensuite à la presse, puis on le dessèche au four, On le pulvérise ensuite au moyen d\u2019un concasseur ou d\u2019un mortier.La meilleure méthode à suivre consisterait à servir le sang lorsqu\u2019il vient d\u2019être cuit; mais il est \u2018difficile de conserver le sang pendant plusieurs jours, sans qu\u2019il s\u2019altère.Détail: il faut trois chopines de sang pour faire une livre de sang desséché.Ce produit est très riche en principes.alimentaires, aussi on ne l\u2019emploie qu\u2019à dose rnodérée; 30z suffisent pour un veau de trois mois.Ce produit est non seulement très riche en principes nutritifs, il possède, en outre, des propriétés astringentes très grandes, c\u2019est pourquoi on l\u2019emploie pour arrêter les dérangements intestinaux.Dans ce cas, on donne une cuillérée à café, à chaque repas.On l\u2019emploie aussi, à même dose, pour les veaux débiles, en augmentant peu à peu la dose jusqu\u2019à atteindre une cuillérée à soupe par repas.La pratique, l\u2019observation peuvent sans doute suggérer un traitement autre que celui que je viens de prescrire; mais notre-expérience a démontré l\u2019efficacité de celui-ci.En prescrivant, préablement, les soins à donner aux jeunes animaux, j'ai supposé tout d'abord que \u2018lon n\u2019y soumettait que des jeunes élèves sur lesquels on pouvait fonder quelque espérance de'succès, et j'ai mis à dessein de parler tout de suite.de la SELECTION DES GENISSES D'ELEVAGE = Cette question vient ici à point, car, malgré toutes les précautions que l\u2019on puisse prendre pour ne garder que des génisses qui nous paraissent bien conformées au moment de leur naissance, qui proviennent de bonnes mères laitières, il peut se faire, qu\u2019arrivées à l\u2019automne, certaines de ces - jeunes bêtes ne répondent pas'à l\u2019idée que l\u2019on avait conçue d\u2019elles, alors, avant l\u2019entrée en hivernement, on fait une nouvelle sélection, et l\u2019on envoie ou l\u2019on \u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 prép dans laitie Da pas\u2019 préfe et dé cun osseu licate géné: aspec gran moye et lo verté les h point tance geur apop! baire coup leurs Le ve a pel ritur« peau sera mang tion \u20ac vent tout, tous loppé à cet abonc séque SOIN Ces judici gesta dire « Le la pé les qu tent.La quant ble.J alime: le dés en dé Les en pe sont 1 lopper On ss en pr trèfle.même ches I venir elle e: conve En et abo velopr c\u2019est k aptitu qu\u2019à ¢ tueuse Insta B\u201d Ih [ue iti- me du es, ci- la lin, ien ant oli- Wi- our dé- ffi- \u2018ois era ite- se ute de )ré- au.ici son, sien pes LUX, peu par reu- sse, az0- res; \u2018ou- de Te- uits ang nas- ssè- d\u2019un © est purs aire itai- -30Z est B, il très r les nne loie hug- une bute iens l\u2019ef- iner que les- suc- tour ne pien pro- ire, nes cue -on l\u2019on uite.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D*HORTICULTURE 137 prépare à la bouchetie celles qui sont.défectueuses dans leur conformation ou qui s\u2019éloignent du: type laitier.Dans cette seconde sélection, on.ne considérera pas tant la taille que les formes de:l\u2019animal; on préférera celles qui.ont.une charpente osseuse, fine et délicate et qui,-par conséquent, ne présentent aucun caractère du.mâle.On apprécie la charpente osseuse par l\u2019examen des canes et des canons; la délicatesse de ceux-ci fait.présumer une ossature.générale de .bonne texture.La tête aura.un aspect féminin avec un front large, des: nasaux grands et un muffle large; elle sera de longueur moyenne, la nuque sera large; le\u2019cou plutôt grèle et long sans fanon; le garrot saillant et la colonne vertébrale bien droite; le rein et la croupe larges; les hanches et les ischions espacés.Ce sont là des points auxquels on doit attacher beaucoup d\u2019importance, ainsi qu\u2019à l'ampleur de la poitrine, à la lar- reur des espaces intercostaux, à l\u2019écartement des apophyses épineuses des vertèbres dorsales et lom- baites.Les côtes seront longues et arquées, beaucoup d'espace aux poumons et au coeur.C\u2019est d\u2019ailleurs le meilleur indice d\u2019une forte constitution.Le ventre sera suffisamment développé, de manière à permettre une accumulation suffisante de nourriture propre à produire un haut rendement.La peau sera mince et souple et les poils fins; la queue sera longue, attachée au niveau du dos, On ne manquera pas, non plus, de s\u2019assurer de la disposition des trayons chez la future laitière.Ceux-ci doivent présenter une longueur convenable, et surtout, ils seront bien écartés les uns des autres en tous sens, indice certain que le pis sera très développé, large et long.La peau sera soyeuse, surtout à cet endroit; car, la sécrétion sébacée annonce une abondante production de matière grasse, par conséquent, un lait riche en beurre.SOINS A DONNER AUX VACHES LAITIERES : EN GESTATION Ces soins intelligemment donnés, cette sélection judicieusement faite, ont préparé l\u2019animal à la gestation.Il n\u2019est pas hors de propos de vous en dire quelques mots.Le traitement que les vaches reçoivent pendant la période de gestation influent certainement sur les qualités et les aptitudes des veaux qu\u2019elles portent.La vache pleine doit recevoir des aliments en quantité suffisante et d\u2019une composition convenable.Je pourrais presque dire que Ja valeur de ces aliments fera la valeur de l\u2019élève en perspective; le développement plus ou moins parfait du foetus en dépend.Les matières azotées et les substances minérales, en particulier, l\u2019acide phosphorique et la chaux sont les matériaux qui assurent un heureux -déve- loppement de-tous les tissus comme des organes, On satisfait aux exigences de l'économie animale, en principe, en donnant aux bêtes du bon foin de trèfle, et, au besoin, du son et du gru.La paille, même.donnée en abondance, n\u2019apporte pas aux vaches les principes dont elles ont besoin pour se subvenir à elles-mêmes et au produit.qu\u2019elles portent; elle est impuissante a les maintenir dans un.état convenable d\u2019embonpoint.- En donnant aux vaches une nourriture soignée et abondante durant la gestation, on favorise le développement de tous les organes chez les foetus; c\u2019est le vrai moyen d'obtenir des génisses à grandes aptitudes laitières, qualités qu\u2019elles ne possèderont qu\u2019à demi si la- nourriture de la mère a été défectueuse.(à suivre) - AVICULTURE Installation, matériel et appareils avicoles peu dispendieux IEN que l\u2019aviculture ait fait chez nous de.grands progrès.et deviennent chaque jour de plus en plus appréciée chez nos cultivateurs, il en est encore un trop grand nombre qui hésitent à joindre à leur exploitation agricole une basse- cour sérieuse, craignant d\u2019encourir des frais considérables pour l\u2019installation d\u2019un poulailler confortable et l'acquisition d\u2019un matériel et d\u2019appareils avicoles efficaces.En effet, beaucoup de personnes s\u2019imaginent qu'- une installation et des appareils dispendieux sont indispensables pour assurer le succès en aviculture.Heureusement, il n\u2019en est rien, et l\u2019on peut, à peu de frais, établir, aménager un refuge confortable pour un troupeau de volailles, et se procurer, et même fabriquer soi-même, des appareils simples, sans prétention, mais absolument aussi efficaces que les appareils les plus compliqués.C\u2019est surtout dans le but de faire connaître quelques-unes de ces installations et de ces appareils primitifs dont l'expérience a démontré l\u2019efficacité, que nous avons cru devoir, dans l\u2019intérêt de nos lecteurs, résumer un article fort intéressant publié dans le \u2018\u2018Reliable Poultry Journal\u2019 du mois dernier, sous la signature de M.D.E.Hale.Les gravures ou esquisses qui accompagnent cet article sont également empruntées au même journal.COUR D'ELEV AGE.\u2014II s'agit tout d'abord d\u2019une cour d\u2019élevage temporaire, portative, d'une ex- yer 25 i a z ar SH = 757 ES == Fig.1\u2014Cour d\u2019élevage entourée d\u2019une clôture mobile formée d\u2019un treillis métallique.Fig.2\u2014 Poulailler primitif et éconormique\u2014façade ouverte.Fig.3\u2014Le même \u201cpoulailler qu\u2019à a fig.2\u2014avec façade fermée.7 a NN N \u2018\u20ac Z| 7 S RIN F z 7 NR 7 x se J 4 a 77 .= = oy : .2 Fig of Ee, Fig.4\u2014Vieux bâtiment transformé en poulailler très confortable.trême simplicité, fig.1, très pratique À tous les points de vue, et tout spécialement avantageusc pour ceux qui ne disposent que d\u2019un espace restreint de terrain d'élevage, et ne peuvent songer à établir une cour d'élevage permanente.La clôture de cett: cour est formée d'un treillis métallique maintenu verticalement en place, non par des poteaux ou piquets auxquels elle serait fixée par des crampons, mais par de simples tiges de fer d\u2019environ un quart de pouce de diamètre, pointues d\u2019un bout et terminés à l\u2019autre extrémité par une boucle permettant de les enfoncer dans le sol el de les en retirer à volonté.Ces tiges introduites entre les mailles maintiennent très convenablement cette clôture en place.On peut placer une ou plusieurs éleveuses sous un arbre, entourer le tout de cette clôture métallique, et les poulets se trouvent ainsi dans les meilleures conditions possibles pour se développer 1librement puisqu'ils auront en abondance et à volonté de l\u2019air, du soleil et de l\u2019ombre.Cette disposition permet de changer en quelques minutes l\u2019espace clôturé, d\u2019en modifier la forme ou l'étendue, d\u2019enlever entièrement la clôture aussitôt qu\u2019elle est devenue inutile, de rouler le treillis sous un très petit volume et de le serrer facilement jusqu\u2019à ce qu\u2019on en ait besoin de nouveau.POULAILLERS OU REFUGES.\u2014La fig.2 représente un genre de poulailler primitif, mais très confortable et d\u2019une installation facile et économique: Pour établir la charpente on peut employer de vieilles perches de clôture, de vieux chevrons, ou toutes autres perches coupées dans le bois, ou des planches ordinaires.Une forte pièce de faite disposée horizontalement du nord au sud et soutenue par des montants verticaux, forme le seul support sur lequel s'appuie l'extrémité supérieure des autres pièces dont l\u2019autre bout repose sur le sol.Les perches sont simplement posées l\u2019une à côté de l\u2019autre sans être fixées, et le tout est recouvert de paille.L'\u2019extrémité sud de ce refuge est ouverte .tandis que- les trois autres côtés sont entièrement couverts par la paille, qui forme une sorte de meule.Les perchoirs sont disposés au fond contre la paroi Verticale, et les nids des deux côtés.On fixe une planche ou quelques traverses sur le sol, au bas de l\u2019entrée, pour retenir la litière et empêcher qu\u2019\u201d- elle ne soit éparpillée par les volailles.Pourvu que la profondeur de ce réduit soit d\u2019au moins seize pieds, les volailles peuvent y être hivernées sans danger, l\u2019extrémité sud restant ouverte.Cependant si le nombre de volailles à hiverner est restreint et si l\u2019on a lieu de redouter des vents très froids et une température extremement basse, il serait mieux d\u2019y ajouter un plancher convenable et de fermer l\u2019entrée comme l'indique la fig 3, avec quelques planches, une vieille fenêtre et quelques verges de coton jaune.Le coton assure une ventilation parfaite, et la fenêtre vitrée permet aux rayons et à la chaleur du soleil de pénétrer abondamment à l\u2019intérieur.Ces poulaillers donnent d'aussi bons résultats que les installations les plus perfectionnées.L'on ne peut leur reprocher que leur apparence peu élégante, mais on ne saurait mieux employer temporairement les meules de pailles que l\u2019on garde sur toutes les terres pour en faire de la litière et du fumier.Enfin, à ceux qui n\u2019aimeraient pas ces poulaillers en paille ou qui n\u2019auraient point de paille pour cet usage, nous conseillons l'examen des fig.4, 5 et 6, qui montrent combien il est facile d\u2019en ériger à, bon marché ou de transformer une vieille grange ou un vieux bâtiment quelconque en un pou- 1&iller confortable.Ces gravures représentent des bâtiments actuellement en usage et qui donnent absolument satisfaction.Pour aménager en poulailler un vieux bâtiment disponible, fig.4, il suffit d'y pratiquer une vaste ouverture du côté sud ou sud-est, de se procurer un chassis s\u2019ajustant exactement à cette ouverture, de recouvrir ce chassis .partiellement de coton et de vitres.Ce chassis peut être placé en coulisse ou suspendu par des charnières de manière à permettre dé l\u2019ouvrir à l\u2019intérieur.Un simple treillis ten- 138 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Fig.5\u2014Poulailler mobile:\u2014A.Coton protégé par un treillis métallique, B.Vitres protégées par un treillis métallique.du sur l'ouverture empêchera efficacement la volaille de s'échapper du poulailler lorsque le chassis mobile sera ouvert.A l'aide de quelques perches ou de vieux chevrons, on établira une sorte de plafond sur lequel on jett:ra une bonne couche de paille, ce qui aura pour effet non seulement d\u2019absorber l\u2019humidité, mais encore de contribuer puissamment à maint>nir à l'intérieur une température très modérée.VICTOR FORTIER.(A suivre) LA RARETE DES OEUFS Elle résulte de l\u2019augmentation de la consommation aux Etats-Unis et au Canada TTAWA, 20 dée,, 1913\u2014M.W.A.Brown, chef du service d\u2019aviculture au département d\u2019agriculture, dit que la cause de la rareté des œufs dépend de l'augmentation que l\u2019on remarque dans la consommation aux Etats-Unis et au Canada et de la faible réserve qu\u2019il y a dans les entrepôts frigorifiques à la suite du peu de production des poules, le printemps dernier.Avant aujourd\u2019hui, lorsqu\u2019on manquait d\u2019œufs au Canada on pouvait en faire venir de Chicago et autres marchés américains, Mais, cette année, les Américains sont eux- mêmes à court et doivent en importer.Fig.6&\u2014Autre poulailler mobile, avec cadres de coton placés en coulisse, pouvant être utilisé pour l\u2019élevage des poulets et l\u2019hivernement des volailles \u2014Vue prise en automne.Au Canada la consommation des œufs a augmenté considérablement.En 1911 la moyenne était de 11.8 douzaines par tête; aujourd\u2019hui elle est de 17.39 douzaines par téte.Cette augmentation est générale dans les villes aussi bien qu\u2019à la campagne.C\u2019est pourquoi le Canada, qui exportait des œufs, doit maintenant en importer.M.Brown fait remarquer que cet état de choses offre aux cultivateurs une belle occasion d\u2019augmenter leurs revenus en se livrant de plus en plus à l\u2019élevage de la volaille.\u201cChaque cultivateur devrait avoir au moins cent poules\u201d, dit-il.LE REVEIL AVICOLE N dépit de l\u2019adage bis repetita,.ete, je n\u2019aime pas à me répéter, et les lecteurs aiment peut-être encore moins ça!.\u2026.Toutefois je crois désirable et opportun de rééditer ici les lignes suivantes, écrites il y a quelques années, mais qui malheureusement sont encore de toute actualité.A bon entendeur, salut! \u201cTOUT DOUX, TOUT DOUX!\" \u2018\u2018Le réveil avicole engendre naturellement des \u2018\u201c enthousiasmes, des engoûments qu\u2019il faut parfois \u2018 modérer.Ainsi un marchand à l'aise, fatigué du commerce, m'\u2019écrit qu\u2019il a lu des articles avicoles, qu\u2019il n\u2019a pas d'expérience dans l\u2019industrie, mais \u2018\u201c qu\u2019elle lui plait beaucoup et qu'il aban- \u2018\u201c donne incessamment le commerce pour monter \u2018\u2019 une installation capable d'élever dès cette année \u2018\u201c 3,000 poules.Tl va étudier l\u2019industrie dans les \u201c\u201c livres et diriger lui-même des employés queicon- ques.\u2019\u2019 \u2018Ce Monsieur n'a pas tenu compte alors de ce que je disais il y a à peine un mois, À propos de ces novices qui se lancent du coup à pleines voi- \u2018* les vers le port convoité des gros, rapides et re- \u2018\u201c tentissants succès.\u2019 \u2018\u2018Marchand à l'aise, mon ami, faites attention! \u201c\u201c Il y a des écueils à éviter, et si vous chargez trop votre barque au début elle pourrait bien s\u2019y \u2018\u201c briser, sombrer même là où une plus légère nacelle, conduite par une main expérimentée, n\u2019en \u2018* continuerait pas moins sa marche paisible et sû- \u2018* Te vers le port.Apprenez d\u2019abord à manier une rame et;.à diriger un canot avant de diriger un transatlantique.\u2019\u2019 (Aujourd\u2019hui on dirait un dreadnought) .\u2018\u2019A mon avis l\u2019exploitation de la volaille est à l\u2019heure qu\u2019il est la plus rémunératrice de toutes les industries de la ferme, mais encore faut-il en apprendre les secrets avant de s\u2019y lancer hardiment, avant surtout d\u2019y investir des capitaux considérables,\u201d \u2018\u201c Ces enthousiasmes puérils, ces conclusions ir- réfiéchies, exagérées, auxquelles en arrivent si facilement certains profanes, me rappel'ent une anecdote du genre dont une jeune Américaine fut l'héroïne.\u201d \u2018* Fillette de 16 ana, elle avait déjà envie de se marier et en sollicitait l\u2019autorisation de son pè- \u2018\u201cre.Le papa, ébahi, de s'écrier: \u2018\u2018 Te marier!.\u2018à ton âge, et avec ce jeune gandin que j'ai vu l\u2019autre jour, qui n'a pas le sou.et toi non \u2018\u201c\u201c plus\u2019\u2019.\u2014 Oui, mais j'ai un ineubateur et une poule.\u2014 La belle affaire! Ca vaut $15, et la poule $1.\u2014 Mais cette poule pond 200 oeufs et ces 209 œufs l'automne prochain me donneront 200 poulets et poulettes, j\u2019échangerai avec les voisins tous les poulets pour des poulettes, ce qui, avec la vieille poule, me fera un troupeau de 201 poules.Avec cela dans trois ans je serai huit fois millionnaire, mais si vous voulez me laisser marier je vous donnerai les huit millions et il me restera encore plus de $100,000.Explique donc cela ?Bien, la seconde année ces 201 poules produiront encore chacune 200 autres poulets, ce qui me donnera à l'automne 40,200 poules, soit 40,401 avec les vieilles.La troisième année, toujours à 200 œufs par poules, j'aurai 8,080,200 volailles nouvel- - - - - - » -~ - - Jd A on A eed le de le: ur as pa tru et lei] re Toi ble lue tio pot po! con nt ec 00 b1- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 139 ARBORICULTURE ET HORTICULTURE RAPPORT SUR L\u2019ARBORICULTURE FRUITIERE POUR L\u2019ANNEE 1913 A L\u2019HONORABLE J.-ED.CARON, Ministre de l\u2019Agriculture, Québec.Monsieur le Ministre, N vous soumettant le rapport des opérations de votre département dans la branche de l\u2019arboriculture pour l'année 1913, je crois que pour mieux faire comprendre l'importance du travail qui se fait et pour mieux apprécier les résultats pratiques obtenus, il est utile de dire par quelle organisation le département cherche à développer la culture des arbres dans notre province.Il existe une société formée d\u2019experts et d\u2019amis dévoués à la cause de l'arboriculture qui a déjà accompli une œuvre très utile dans notre province: c\u2019est la Société de Pomo'ogie.Votre département a voulu prof.ter des connaissances et du dévouement de cette société pour exercer son action.Vous avez continué a4 procéder cette année de la manière suivante: établissement de sociétés coopératives, établissement de sociétés d\u2019horticulture, organisation de stations fruitières et enseignements donnés à des particuliers.Les sociétés coopératives sont formées de membres propriétaires de vergers.Le but de ces coopératives est non seulement d\u2019enseigner aux membres les meilleurs moyens de cultiver les arbres fruitiers, mais de leur faire faire des expériences pratiques et raisonnées, dc leur enseigner les moyens de profiter de la récolte de fruits et d\u2019en disposer de la manière la plus avantageuse.Pour cela les sociétés ne doivent pas seulement s'occuper de grouper un grand nombre de vergers, mais elles Vue prise le 10 juin 1913, dans un verger dont le feuillage des arbres avait été dévoré par les chenilles à tente.\u2014 les, qui avec les vieilles (40,402) formeront un total de $8,120,602, puisque chaque poule vaut $1.00.\u2014 Voulez-vous papa?\u2018\u2018 L'histoire ne dit pas si le mariage eut lieu le lendemain.\u2019 QUAND LES FILLES SONT MARIEES.Pendant que nous y sommes, signalons encore une autre tendance regrettable.Elle a déjà fait assez de victimes dans la Province pour qu'on en parle.Voici.Après avoir lu un article avicole quelconque ou reçu les conseils d\u2019un amateur ou d'un prétendu connaisseur encore plus quelconque, §l est des gens qui entreprennent\u2014et malheureusement fi- nissent\u2014la construction d'un bâtiment dispendieux.Dès le premier hiver le propriétaire constate que dans ce bâtiment, élevé à grands frais, les poules ne pondent pas, sont souffreteuses, etc.En désespoir de cause, on recourt alors à un expert.(C\u2019est par là qu\u2019on aurait dû commencer) .L\u2019expert trouve le bâtiment mal orienté ou mal aménagé.Mais il en coûte quelquefois fort cher pour changer l'orientation d\u2019un tel édifice ou en modifier radicalement l\u2019aménagement intérieur.Je sais dans la Province plus d\u2019une de ces constructions qui a coûté plus d\u2019un millier de dollars et dont l'orientation est exécrable, inepte.Le soleil ne pénêtre dans le bâtiment qu'une petite heure le matin et une heure encore plus courte le soir.Tout l'hiver les troupeaux ne reçoivent que les faibles rayons du soleil du levant, plus les dernières lueurs du &oleil couchant, cela à cause de l\u2019orientation vicieuse.Et le bâtiment, qui peut loger 500 poules à coûté $800.00.Il en coûterait encore $400.pour le défaire et le refaire de manière à l\u2019orienter comme il doit l'être, c'est-à-dire de manière à ce que le soleil y pénètre toute la journée.Pourquoi n\u2019avez-vous pas demandé un expert avant de construire, remarquai-je un jour à la dame toute désolée qui me faisait visiter un tel établissement ?Elle répondit: \u2018\u2018Nous n'en connaissions pas.\u2026.On sait bien, c\u2019est toujours quand les filles sont ma- \u2014 Fallait pas tant vous presser de marier vos filles.pardon, de construire votre poulailler.Surtout il ne fallait pas entreprendre la construction avant d\u2019avoir trouvé, pour vous diriger, quel- qu'un qui s\u2019y entend.PAS NOUVEAU Les éleveurs qui vers la fin de l'été et tout l\u2019automne ont des cochets et dés poulettes à vendre ont beau annoncer et annoncer, les demandes, à cette saison, sont toujours lentes à se produire.Mais l'hiver est à peine commencé que d\u2019un peu partout on se lamente pour se procurer de ces re- producteurs\u2014devenus encore plus cher.Le prix extraordinairement élevé des oeufs cet héver a eu pour effet d'acroître encore ces demandes tardives.Le seul endroit que je sache où l'on puisse encore se procurer en quantités un peu considérables de tels sujets c\u2019est à la Eastern Townshipa Poultry Farm,\u201d Foster comté de Brome, P.Q.Mais profitons done, une bonne fois, de la déconvenue subie cet automne dans nos demandes de troupeaux, pour donner de bonne heure, pour donner tout de suite, pour donner aujourd\u2019hui même nos commandes d'œufs pour l\u2019incubation.Ces œufs, le printemps prochain, seront encore rares.Heureux les sages qui donnent leur commande dès au- jourd\u2019hui ! FR.M.L.doivent surtout s\u2019efforcer de placer leurs produits sur le marché dans les meilleures conditions possibles, afin d\u2019en obtenir le plus haut prix et 3» garder le profit de 1\u2019'intermédiaire pour en faire bénéficier les vendeurs.L'enseignement est donné et les expériences sont faites par le moyen de vergers de démonatration qui sont sous le contrôle administratif d\u2019un comité formé de sept membres, dont 3 sont nommés par la Société de Pomologie qui agissent comme experts, 3 sont nommés par les sociétés coopératives et le dernier par le département.Un programme uniforme à exécuter est établi pour tous les vergers de démonstration par le comité de la Société de Pomologie.Le comité de sept membres à pour devoir de choisir lea vergers de démonstration, de voir à l'exécution du programme et d'aviser aux meilleures méthodes a suivre dans le système de culture.Un surintendant est nommé pour chaque verger de démonstration par le comité d'administration, mais la nomination doit être approuvée par le département.Chaque société coopérative reçoit une subvention du gouvernement et celle-ci doit être employée sous le contrôle du comité d\u2019administration et du département.Au moyen de cette organisation l\u2019on est parvenu À assurer l'unité de direction et de méthode pour toutes les sociétés coopératives et pour tous les vergers de démonstration.A côté des sociétés coopératives fonctionnent les sociétés d\u2019horticulture.Celles-ci sont composées de membres propriétaires de vVorgers Qui s\u2019unissent dans le but d'acquérir des connaissances sur la culture des fruits.Chaque membre a le contrôle exclusif de son verger, mais il peut profiter des vues exprimées par les autres membres, ou encore des renseignements donnés par les instructeurs fournis par le département pour améliorer les méthodes de culture.Ces sociétés reçoivent aussi une subvention qui doit être dépensée pour des fins spéciales indiquées par le département, mais chaque société ne reçoit la subvention qu\u2019à condition qu\u2019elle coopère avec le département à même ses propres fonds.Le département, pour disséminer davantage les connaissances en arboriculture, établit des stations fruitières dans différents endroits de la province de Québec.Ces stations sont sous le contrôle exclusif du département et sont en réalité des vergers modèles où toute la population peut voir pratiquer les meilleurs genres de culture et en apprécier les résultats.Le département s'occupe aussi de faire donner des conférences dans les maisons d'éducation où l\u2019on désire renseigner les élèves sur l\u2019arboriculture, -com- me dans les écoles ménagères.De plus, il envoie des conférenciers pour renseigner le public sur les meilleures manières de combattre les fléaux qui s'attaquent aux arbres, ou encore pour répondre À la demande d'un certain nombre de cultivateurs qui désirent s\u2019initier à la culture des fruits et gui ne font pas partie de quelqu\u2019une des organisations plus haut mentionnées.Dans le but d\u2019aider à préparer des experts, le département subventionne des écoles d\u2019agriculture qui se chargent de donner à leurs élèves un cours d\u2019arboriculture.SOCIETES COOPERATIVES Les sociétés coopératives actuellement subventionnées par le département sont au nombre de sept, savoir: La Société Coopérative de Bellechasse, La Société Coopérative de Kamouraska, La Société Coopérative de St-Joseph-du-Lac, La Société Coopérative de St-Paul-d\u2019Abbotsford, La Société Coopérative de St-Hilaire, La Société Coopérative de Rougemont, La Société Coopérative de Havelock.Chacune d'elles administre un verger de démons- le es : oe cam 140 _ LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE tration.L'établissement de ces vergers à donné des résultats pratiques considérables.L'élaboration d'un programme défini, l'administration qui les contrôle et le travail du surintendant qui assure une surveillance continuelle contribuent, d\u2019une manière pratique, à assurer des méthodes de culture raisonnées et à faire \u2018des expériences fructueuses.: L'on a pu constater cette année par les expériences faites dans différents vergers qu'il est préférable d'en cultiver le sol: dans les parties de verger où le sol a été cultivé, le feuillage des arbres est plus grand et plus abondant, la récolte des pommes est plus considérable, le bois mûrit plus vite et est ainsi rendu plus résistant aux intempéries des suisons.T'ous ces travaux d\u2019entretien ont pour Tésultat d\u2019assurer au printemps l\u2019éclosion d\u2019un grand nombre de bourgeons et de préparer ninsi une récolte plus abondante.L'expérience a aussi démontré la nécessité absolue de l\u2019arrosage des arbres pour combattre ses ennemis, et aux cinq vergers de démonstration de l'ouest le département a prêté des arrosoirs perfectionnés mits par un moteur À gazoline et pourvus d\u2019un réservoir d\u2019une contenance de 150 gallons; ce qui permet de faire l'arrosage des grands vergers.Les arrosages faits pendant ln dernière saison avec les nouvelles machines ont donné des résultats dépassant même les espérances, et l\u2019arrosage à pu se faire non seulement dans les Vergers de démonstrations, mais dans les vergers des membres des sociétés coopératives.Cette année les sociétés coopératives ont préparé elles-mémes la bouillie soufrée, sons la direction des surintendants.Elles ont pu ainsi l'obtenir à un prix moitié moindre que celui du commerce.Cette année un soin tout spécial n été donné par les sociétés A l'emballage des fruits et la dernière exposition provinciale de Québec nous a permis de le constater, Nous pouvons a'issi ajouter que plusieurs instructeurs ont enseigné l\u2019emballage des fruits aux régisseurs des stations fruitières des environs de Quéhec avec grand succès.Le perfectionnement dans l\u2019emballage des fruits à amené dé- JA une hausse considérable dans le prix de vente, Les deux sociétés coopératives de l\u2019est de la province: celles de Kamouraska et de Bellechasse, qui ont été organisées il y a un an, ont déjà à leur crédit un excellent travail.Celle de Kamouraska a construit une fabrique pour mettre en conserve tous les fruits.Quatre chars de prunes ont été vendues à l\u2019état frais l\u2019an dernier.Des boîtes de prunes en consèrve d\u2019une contenance d\u2019une pinte ou d\u2019un gallon, au nombre de douze mille, ont aussi été vendues.Le verger de démonstration de la société coopérative est établi à l\u2019Ecole d'Agriculture de Ste-Anne-de-a-Pocatière et sort à renseigner les élèves de cette école désireux de se consacrer à l\u2019arboriculture fruitière.La Société Coopérative fruitière de Bellechasse, tout en s\u2019occupant de toutes les sortes de culture, accorde une attention spéciale À la culture des arbres fruitiers.Le verger de démonstration a été établi à St-Valier sous la direction d'un surintendant expert.SOCIETES D'HORTICULTURE Les sociétés d\u2019horticulture recevant une subvention du département son au nombre de quinze.Deux d'entre elles reçuivent une subvention additionnelle, ce sont: ka Société d'Horticulture de Kamouras- ka et la Société d\u2019Horticulture de L\u2019Islet.Ges deux sociétés existent dans une partie de la province tout particulièrement favorable à la culture de certains arbres fruitiers, comme le prunier et le pommier.Les prunes de L\u2019Islet et de Kamouraska ont maintenant une grande réputation.Le département donne & ces deux sociétés les services d'instructeurs qui sont À la disposition des membres.Cependant, dernièrement, afin d\u2019obtenir un meilleur résultat des vergers modèles, un ou deux vergers ont été choisis dans chaque paroisse par chacune de ces sociétés, où les instructeurs feront des démonstrations suivies et des expériences raisonnées.Le résultat est déjà satisfaisant et le programme préparé par le département et qui doit être suivi par les instructeurs recevra son entière exécution.Le département a aussi accordé une subvention spécialement à ces deux sociétés pour l'achat de pompes d'arrosage et d\u2019insecticides.L\u2019arrosage des arbres a été fait avec les meilleurs résultats et re généralise toujours de plus en plus parmi les membres.STATIONS FRUITIERES Les stations fruitières subventionnées, qui l\u2019an dernier étaient au nombre de 10, sont maintenant au nombre de 28.Le département en établissant une station fruitière fait un contrat avec le propriétaire d\u2019un verger pour une période de cing ans.Plusieurs anciennes stations dont le contrat était expiré depuis quelques années, ont été ranouvelées et un nouveau contrat de cing ans a été signé par chaque régisseur de ces stations.Les vergers de plusieurs de ces stations sont en rapport.Le département a fait restaurer les arbres et a rétabli les pépinières où le besoin s\u2019en faisait sentir.Ces stations renferment cinq mille arbres en verger et environ trente mille greffes de pommier en pépinière, dont un tiers est prêt pour la vente.Grâce à ces stations fruitières, il sera maintenant facile de fournir des arbres bien acclimatés.Il a été donné un soin spécial à l'arrosage des arbres avec des insecticides à chacune des stations fruitières.Une pompe à forte pression pourvue d'un réservoir de vingt à quarante gallons a été mise à la disposition des régisseurs, et l\u2019arrosage des arbres avec des insecticides fournis par le département a été pratiqué partout.DRAINAGE 11 est reconnu depuis longtemps déjà que le drainage des vergers est essentiel, parce que non seulement il fait durer les arbres plus longtemps, mais il assure de meilleures récoltes.Le département a fait faire des travaux de drainage dans deux vergers de démonstration et dans quatre stations fruitières.Les mêmes travaux devront être exécutés incessamment dans quatre autres stations, L\u2019utilité du drainage est maintenant reconnue dans toute la province et on le pratique un peu partout pour tous les genres de culture.XEMARQUES A cause de la mauvaise température du prin- temrs, la récolte des pommes a été médiocre.Cependant dans les parties sud, est et ouest de la province et dans les environs de la ville de Québec elle a été satisfaisante.La récolte des fraises, des framboises et des baies a été très satisfaisante.La récolte des prunes et des cerises a été presque nulle dans toute la province.T1 a été décidé à l\u2019Ecole d'Agriculture d'Oka de ne plus exploiter la pépinière au point de vue commercial et l'on abandonnera même la greffe sur racine.Comme cette institution fournissait un grand nombre d'arbres chaque année dans toute la province, il est à craindre que cette abstention nuise au développement futur des vergers, si l\u2019on n\u2019y pourvoit pas autrement.Je crois qu'il serait opportun de s\u2019entendre avec les régisseurs des stations fruitières, pour que ceux-ci fassent des semis de pépins de pomme.Ces semis pourraient fournir les racines nécessaires pour faire les greffes et les scions pourraient être cue'llis sur les arbres.Une école \u2018d'agriculture, comme celle de Ste-Anne-de-la- Pocatière, pourrait préparer des greffes en utilisant les élèves avec l\u2019aide d\u2019un instructeur.Il faut prévenir cette disette d\u2019arbres.Le printemps dernier toutes les pépinières de la province ont été épuisées par les demandes et beaucoup de jeunes arbres étrangers ont été importés.De nouveaux vergers surgissent partout et le mouvement actuel, qui ne peut que continuer, nous permet d\u2019entrevoir que la culture des fruits sera, dans quelques années, l\u2019une des principales sources de revenus dans la province.Pour mieux suivre le mouvement dans cette branche de l\u2019arboriculture, il serait très important d\u2019établir une statistique des pépinières et -des vergers existant, des arbres en rapport, de la moyenne de la récolte; ce qui nous aiderait à nous rendre compte, d'année en année, de l'expansion de la cultute des arbres fruitiers, des profits que peut donner cette culture et de sss perspectives pour 1'avenir, J'ai l'honneur d'être, Monsieur le Ministre, Votre tout dévoué serviteur, SOLYME ROY.Arboriculteur en Chef.CONVENTION DE LA SOCIETE DE PO- MOLOGIE DE LA PROVINCE DE QUEBEC Tenue à Westmount les 2 et 3 décembre, sous la présidence du Rév.Père Léopold, de l\u2019Institut d\u2019Oka ANS son discours d\u2019ouverture le Rév.Père Léopold a parlé des succès remportés par les vergers de démonstration et de leur utilité pratique dans la province de Québec.I1 a aus- ei insist?sur l'importance de chauffer les vergers dans le but de prévenir les dégats causés par la gelée.Il n\u2019arrive pas tous les ans que les vergers subissent de ce chef des pertes considgrables, comme cela est arrivé le printemps dernier, mais il importe d\u2019être en éveil et prêt à toute éventualité de cette nature.M.Robert Brodie dit que c\u2019est la première fois, à sa connaissance, que la gelée du printemps ait fait autant de dommages dans les vergers.Il a entendu parler des bons résultats obtenus par les fournaisès en usage dans les orangeries de la Californie et de la Floride, mais il n'est pas favorable à l\u2019idée de réchauffer les vergers au moyen du pétrole.Le professeur Macoun, de la Ferme Expérimentale d'Ottawa, parle aussi des avantages que l\u2019on peut retirer en faisant usage de pareils réchauds dans la culture des légumes et des plantes délicates et tendres, Le Rév.M.Dickson, de Covey Hill, dit qu\u2019il a subi de lourdes pertes par suite de la gelée du printemps.Ses arbres étaient en pleine floraison lorsqu'en mai dernier vint une gelée accompagnée d\u2019un blizzard qui fit descendre le thermomètre à 14 degrés de gelée.C\u2019est ce même abaissement inattendu de la température qui réduisit à 11 barils cette année la production du verger de M.J.-M.Fisk, d\u2019Abbotsford, laque'le fut l\u2019an dernier de 11,- 100 barils.Les chenilles contribuàrent aussi de leur côté à causer de graves avaries dans les vergers.M.B.Davies, de la ferme expérimentale d\u2019Ottawa, fit un plaidoyer en faveur de la coopération.La Nouvelle-Ecosse donne sur ce point l\u2019exemple -à la province de Québe:.Par la coopération les producteurs de fruits peuvent réduire de beaucoup leurs frais d'entretien, d\u2019emballage et de transport et, en suivant des méthodes uniformes régularisées par la loi de façon à satisfaire le marché des consommateurs, obtenir des gains plus considérables.M.Peter Reid, de Chateauguay Bassin, qui a fait un voyage en Europe au début de l\u2019année, dit que les pornmes canadiennes No 3 sont une diszrâ- ce et qu\u2019il serait préférable d'en interdire l\u2019exportation \u2014 du moins telle qu\u2019elle se pratique actyelle- ment .Les pommes No 2 laissent aussi à désirer; l\u2019emballage en est négligé et fait une mauvaise ïm- pression sur le marché.Le marché anglais est prêt À payer les plus hauts prix pour les pommes \u2018canadiennes, pourvu qu\u2019elles soient de bonne qualité et emballées selon toutes les règles prescrites.Au cours de ses remarques, le professeur Ma- coun fit part aux membres des travaux poursuivis dans les fermes expérimentales.(A suivre) igs ch: qu an! des chu 191 cur roy gne phi nis de dat En que les cole par anil té 1 la tior ceils tile tuer fres mar L\u2019 AGI QUI ME! une dans ge d H.nl ge s des cain les ferm sont les « loye: re prop cule entre F1 ment sures créat trict mi le cette chim leurs sol, nérat culti et d\u2019 nous LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 141 LA MISSION DES AGRONOMES DE DISTRICT ET LEUR INFLUENCE SUR LE RELEVEMENT ET LES PRO- GRES DE L\u2019AGRICULTURE EN BELGIQUE.U moment où le Département de l\u2019Agriculture de la province de Québec vient de nommer les premiers agronomes de district, il peut être intéressant de se rendre compte des résultats qu\u2019a produits la même institution dans des pays où elle fonctionne depuis plusieurs années.À cet égard on pourrait difficiement trouver un meilleur champ d'observation et des exemples plus édifiants qu'en Belgique, où on a célébré, voilà déjà trois ans, le XXV anniversaire de la fondation du corps des agronomes dits \u2018\u2018de l'Etat\u2019.Pour commémorer ce fait il fut publié une brochure intitulée: \u2018\u2018L\u2019Agriculture belge de 1885 à 1910\u201d\u2019, contenant les monographies agricoles de .chacune des neuf provinces dont est constitué le royaume de Belgique.Rédigées d\u2019après les renseignements fournis par les agronomes, ces monographies furent publiées par les soins du comité organisateur de la manifestation en l'honneur du baron de Moreau, ancien ministre de l'Agriculture et fondateur de l\u2019Institution des agronomes de districts.En parcourant ces documents bourrés de statistiques de toutes espèces, on est immédiatement frappé par les écarts formidables qu\u2019on remarque entre les chiffres des divers facteurs de l'économie agricole, tels que les rendements moyens des récoltes par unité de surface, le nombre et la valeur des animaux constituant le cheptel vivant, la quantité moyenne de livres de beurre produite par vache, la valeur des machines et du matériel d\u2019exploitation agricole, etc.de l\u2019époque de 1885 comparés à ceux de 1910 ou se rapprochant de cette date.Inutile d'ajouter que ce sont les derniers qui constituent souvent des multiples des premiers.Mais, avant de glaner quelques citations et chiffres comparatifs dans ce recueil de documents remarquables, disons un mot de L'ORIGINE DE LA CREATION DU CORPS DES AGRONOMES EN BELGIQUE, DE LA MISSION QUI LUI FUT ASSIGNEE ET DU DEVELOPPE- MENT QU\u2019IL ACQUIT.\u2014Nous trouvons d'ailleurs une bonne partie de ces renseignements intéressants dans la préface même du livre \u2018\u2018L'Agriculture belge de 1885 à 1910\u2019, due à la plume de M.le baron H.della Faille d\u2019Huysse.Il y a une trentaine d'années l'agriculture belge subissait une crise intense, la baisse des prix des céréales, influencés par la concurrence américaine, et d\u2019autres causes avaient tellement réduit les bénéfices des exploitations agricoles \u2018 que les fermiers (en Belgique la majorité des cultivateurs sont locataires du sob) ne parvenaient plus à nouer les deux bouts de l\u2019année ni à s'acquitter de leur loyer.Aussi ils abandonnaient en masse la culture pour chercher du travail en ville.Les petits propriétaires ou ceux qui disposaient d\u2019un petit pê- cule réalisaient leur avoir pour le placer dans des entreprises plus payantes.Emu de cette lamentable situation, le gouvernement chercha à y porter remède par différentes mesures.Parmi celles qui furent proposées figura la création d\u2019un corps d'agronomes répartis par districts.Le but à atteindre était de vulgariser parmi les agriculteurs belges (encore très routiniers à cette époque) les nouvelles découvertes des sciences chimiques, biologiques et mécaniques et surtout leurs nombreuses applications dans la culture du sol, rendant celle-ci plus productive et plus rémunératrice.En outre, il s'agissait aussi d'initier les cultivateurs aux progrès des sciences économiques et d'éveiller chez eux cet esprit d\u2019association dont nous constatons maîntenant le plein essor.DIVERS Créée par un arrêté royal portant la date du 26 septembre 1885, contresignée par M.le baron de Moreau, Ministre de l\u2019agriculture et des Travaux publics, la mission des agronomes de l\u2019Etat fut définie comme suit aux termes des articles accompagnant cet arrêté.\u2018Les agronomes de l'Etat, disait l\u2019art.5, ont pour mission principale de vulgariser d\u2019une manière pratique les notions et les procédés de la science agronomique.Ils se mettent en rapport direct avec les cultivateurs, donnent gratuitement à ceux-ci les conseils qui leur sont demandés.Ils remplissent les fonctions de conférencier agricole nomade dans leur circonscription et organisent les conférences de manière à constituer annuellement dans cinq districts par province au moins, un Cours complet sur l\u2019une ou l'autre branche de la szience ou de la pratique agricole appliquable À la région\u201d.Les agronomes étaient en outre chargés d\u2019organiser des champs d'expériences pour servir à l\u2019en- s'ignement pratique des agriculteurs et ils devaient correspondre avec les autorités administratives et les sociétés agr!coles.La délimitation des circonscriptions à desservir par les Agronomes de l'Etat fut faite d'abord, d'après les régions agronomiques du pays, qui en comprend six.Plus tard, en 1894, on vit qu'il y avait utilité à faire correspondre les districts des agronomes avec les divisions administratives du pays, ct il fut dispcsé que chacune des neuf provinces du royaume serait desservie par un agronome assist?d'un ou de plusieurs adjoints.Le corps des agronomes, qui comprenait neuf titulaires pour débuter, fut porté à vingt par arrêté royal du 25 octobre 1897.Un nouvel arrêté royal en date du 24 décembre 1898 modifia les dispositions en vigueur à cette époque et définit le service des agronomes tel qu\u2019il fonctionne encore à l\u2019heure actuelle.Le même arrêté disposa aussi que pour être nommé à ces fonctions, il faut êtie porteur du diplôme d'ingénieur agricole.Quant à la mission des agronomes, elle fut déterminée comme suit: \u201c\u201ca) De vulgariser les notions et les procédés de la science agronomique, notamment par voie de consultations orales ou écrites, de conférences, de champs d'expériences, etc.Ils se mettent en rapport direct avec les cultivateurs, donnent gratuitement à ceux-ci les conseils qui leur sont demandés.Ils remplissent les fonctions de conseiller technique et de conférencier agricole.b) D\u2019enseigner aux cultivateurs les avantages que peut procurer l'association et de fournir aux personnes qui leur en font la demande des données précises sur l\u2019organisation, ainsi que le fonctionnement des groupements agricoles.c) D'\u2019éclairer l'administration centrale sur les travaux des sociétés agricoles, officielles ou subsi- diées, de leur district; sur les encouragements pécuniaires qu'il convient de leur octroyer, ainsi que sur les distinctions honorifiques qu'il y a lieu d\u2019accorder aux membres les plus méritants de ces collèges.d) D\u2019organiser .et de diriger les cours agricoles pour adultes, les cours d\u2019horticulture, d\u2019arboriculture et de culture maraîchère, ete., établis par le Département de l'Agriculture dans leur ressort.L'arrêté organique du service prévoit qu\u2019il peut être adjoint à chaque agronome un ou plusieurs aides temporaires, chargés surtout de donner des cours d\u2019agronomie et d'organiser les expériences établies aux frais de l'Etat.Au cours des années un grand nombre d'instruec- tions furent élaborées par l\u2019Administration de l\u2019agriculture en vue de régler le fonctionnement du service des agronomes.Au fur et à mesure que se développait l'enseignement agricole donné aux adultes, confié à des professzurs spéciaux (aides temporaires, instituteurs, etc) , le rôle des agronomes se restreignit surtout A organiser et surveiller tout cet enseignement populaire.Actuellement, ils ne sont tenus qu\u2019à donner annuellement une trentaine de conférences au moins; dans la plupart des cas elles portent sur des sujets spéciaux ou d'actualité.L'organisation des champs d'expériences aux frais de l\u2019Etat est réglée comme suit par un arrêté du 28 Septembre 1885.\u2018\u2018Les essais pratiques et les démonstrations scientifiques porteront, notamment, sur la composition et le degré de richesse du sol, les lois de la restitution des principes fertilisants, l\u2019acclimatation des espèces et variétés de plantes, l'emploi deg instruments perfectionnés.Les expériences comprennent également des essais de culture marafchère, d\u2019arboriculture fruitière, d\u2019alimentation, d'élevage et d'engraissement du bétail, ete.Le nombre des champs d'essais culturaux organisés sous le contrôle des agronomes est considérable.Ils ont essentiellement porté sur la fumure du sol et l'essai de nouvelles variétés, D'un caractère surtout démons!ratif, au début, le but de ces essais s\u2019est étendu par la suite; la plupart des expériences organisées depuis une douzaine d'années visent plus à étudier qu\u2019à vulgariser.Elles ont surtout pour résultat de préciser leg conditions d\u2019application des méthodes et des produits nouveaux préconisés en agriculture.Depuis 1903, des expériences systématiques ont été organisées d'une manière uniforme pour chacune des régions agricoles du pays, en vue d\u2019obtenir des renseignements pratiques sur les besoins des terrains en éléments fertilisants et de rechercher les doses d'engrais à employer sur ces terrains.Périodiquement paraissent des rapports sur les résultats de ces essais.Dès la création du service, les agronomes ont établi des relations suivies avec les sociétés agricoles et leurs efforts ont été constamment dirigés en vue de grouper le plus grand nombre possible de cultivateurs, leur rôle de missionnaire du progrès devant s\u2019exercer avec le plus de fruit au sein des sociétés agricoles.Le cadre de cet article est trop restreint pour pouvoir suivre d\u2019une manière approfondie, par l'analyse des monographies des provinces belges, la marche triomphale du progrès et de la prospérité agricole en Belgique, depuis l\u2019époque de 1885 jusqu\u2019à nos jours.Bornons-nous, à titre d\u2019exemple, à relever de ci de là quelques citations statistiques comparatives qui donneront une idée des résultats pratiques obtenus par la diffusion systématique des sciences agricoles parmi la masse des cultivateurs.De tous les rapports des neuf provinces belges il ressort qu'un des résultats, des plus importants, atteint par l\u2019enseignement des agronomes et leurs essais de démonstrations pratiques sur des champs d'expérienc2s, a été d'apprendre aux agriculteurs l\u2019emploi rationnel et économique des engrais commerciaux.A ce sujet on lit dans la contribution de la Flandre Occidentale: \u2018\u2018Au début de l'institution du service des agronomes, la généralité des cultivateurs ignorait les premiers éléments de la science agricole.Leur instruction agricole se bornait à des observations recueillies dans la pratique.C\u2019était le règne de la routine.Actuellement, la grande majorité des cultivateurs, sans posséder des connaissances techniques approfondies, connait la composition et la valeur des principaux engrais et aliments concentrés du commerce et les emploie d'une façon judicieuse.Il y a une trentaine d'années l'emploi des engrais chimiques, tout en étant fort réduit, était généralement pratiqué d\u2019une façon défectueuse.En fait d'engrais complémentaires on n\u2019utilisait guère, é cette époque, que le guano; vint ensuite l'emploi d'engrais chimiques azot\u201cs et particulièrement du nitrate, que très souvent on appliquait en excès et à l'exclusion de tout autre engrais.Actuellement, l'application de la fumure chimique se fait, en général, d'une façon judicieuse.La plupart des culti- \u201c i mie gpk a re ae ee re ga + Pf ee bir a ME A am 142 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE vateurs connaissent la composition et le mode d\u2019application des engrais chimiques dans les diverses cultures.Comme corollaire, il n\u2019est pas dépourvu d\u2019intérêt de donner un état du rendement moyen par arpent des principales cultures de la Flandre Occidentale, considérées respectivement en 1885 et 1907.Ainsi nous trouvons: Rendement moyen par arpent: En 1885 En 1907 Blé.24 34,5 minots Seigle .24 34,3 \u20ac Orge 26,6 43 \u201c« Avoine 41,2 71 \u201c Pommes de .200 270 Navets .265 352 \u2018 En évaluant en argent la production végétale de Flandre Occidentale on arrive en 1885 au chiffre de 150,652,000 francs, en 1907 au chiffre de 217,124,000 francs.Relativement à l\u2019amélioration du cheptel vivant en général et des vaches laitières en particulier on lit dans le rapport de la même province: \u2018\u2018L\u2019amélioration du cheptel vivant est due pour une large part, À l'amélioration du rationnement.L'Industrie laitière et principalement la production laitière se sont considérablement développées depuis 1885.Ce développement s\u2019est manifesté à plusieurs points de vue; le nombre de vaches laitières s\u2019est notablement accru, l\u2019alimentation est devenue plus intensive, plus rationnelle.Aussi le rendement moyen des bonnes vaches laitières peut être évalué actuellement à 286 lbs de beurre par an.Dans le rapport de lu province de Limbourg nous voyons au chapitre \u2018\u2018Méthodes d'Action,\u201d par rapport aux champs d'expériences: \u201cDe 1890 A 1910, les agronomes ont organisé 408 champs d'expériences et de démonstration, sans compter les nombreux assais de culture sans ca- rauctère officiel.On a dit avec raison que le champ d'essai est le meilleur professeur d'agriculture.Le champ d'essai n\u2019enseigne pas seulement au cultivateur, mais aussi à l'agronome.C\u2019est au champ d'essai que l\u2019agronome vient en contact avec la pratique.Remarquons aussi que c\u2019est dans le Lim- bourg qu'a êté fondée la station expérimentale de Hasselt où furent faites tant d\u2019intéressantes recherches sous la direction de MM.Smets et Schrei- ber, ce dernier actuellement Directeur général au ministère de l'Agriculture A Bruxelles.Cette station dispose de 1500 vases de végétation et d'un outillage scientifique perfectionné de manière À pouvoir opérer avec toute la précision voulue.Les expériences ont principalement pour objet: L'étude des aptitudes productives des sols belges; l'étude des engrais; l'étude des propriétés spécifiques des plantes.Un grand nombre d\u2019échantillons de sols belges, prélevés en divers endroits, sont soumis chaque année à l'analyse physiologique par la plante.Le nomibre de résultats enregistrés qu\u2019on possède déjà, dépasse les 6000.Ces résultats sont notamment destinés à servir à l\u2019élaboration d'une carte agronomique de la Belgique.Disons aussi en passant que l\u2019analyse du sol par la plante fournit des renseignements beaucoup plus pratiques pour l\u2019agriculture que l\u2019analyse purement chimique.Une constatation unanime, qu'on trouve sous la rubrique \u2018\u2018Situation financière et conditions de vie des cultivateurs\u2019\u2019 de chaque monographie des provinces de Belgique, c\u2019est que depuis vingt-cinq ans il s'est produit un changement énorme dans le sens favorable.Les cultivateurs au lieu d\u2019avoir des dettes épargnent de l\u2019argent, ce qui se voit aisément lorsqu\u2019on compare le montant des dépôts accusés par les caisses d'épargne et de crédit des communes rurales actuellement À ce qu\u2019ils étaient aux environs de 1885.Les habitations sont améliorées, sont devenues plus hygiéniques, plus confortables.L'augmentation du bien-être se manifeste encore par une nourriture plus substantielle et plus recherchée; les gens s\u2019habillent mieux.En un mot tous les indices servant à mesurer le degré d\u2019aisance générale sont en progrès.Il faut ajouter aussi que cette augmentation d\u2019aisance ne se manifeste pas seulement du coté matériel, mais encore dans le sens moral et intellectuel.Au point de vue de l'instruction agricole la mentalité s\u2019est sérieusement transformée, lisons- nous dans le rapport du Hainaut; \u2018\u2018le nombre des cultivateurs qui désirent s\u2019instruire grandit chaque jour, et tous discutent aujourd\u2019hui engrais, alimentation, culture, etc., avec beaucoup d\u2019intérêt.\u201d\u2019 Or, il n\u2019en était pas ainsi au début.Le cultivateur, convaineu de son aptitude professionnelle personnelle, faisait preuve d\u2019une certaine aversion pour quiconque prétendait lui enseigner la science agricole.Mais petit à petit les rapports et les conversations fréquentes.avec l\u2019agronome de son district ont fait naître la confiance en lui, et celle-ci s\u2019est affermie par les résultats obtenus par la mise en pratique de ses conseils.Il est intéressant de signaler aussi que l'instruction agricole ne s\u2019est pas bornée aux hommes seulement, ou aux jeunes filles qui eurent l\u2019avantage de suivre des cours dans des écoles ménagères agricoles.À côté des innombrables sociétés et cercles agricoles de tous genres s'adressant au sexe fort, il s\u2019est fondé depuis quelques années de nombreux cercles de fermières.Aux réunions périodiques de ces cercles, il est fait des conférences sur des sujets se rapportant plus particulièrement aux attributions qui sont du ressort de la femme dans la direction d\u2019une ferme et du ménage du cultivateur.Ces conférences sont faites par les agronomes de districts ou par des dames possédant un diplôme d'enseignement ménager agricole, engagées par le gouvernement comme professeurs d'agriculture.CONCLUSION.\u2014Un seul chiffre peut en dire long sur l'influence que peut avoir, sur la production de richesses, la diffusion méthodique de la science agricole.La Belgique ne comprend qu\u2019un petit territoire de 30,000 kilomètres carrés, soit environ la surface de la Gaspésie; cependant les statistiques publiées par l\u2019Institut International d\u2019Agriculture de Rome nous apprennent que pour l\u2019année 1912 la valeur de la production agricole belge a atteint le chiffre de trois milliards 200 millions de francs.Mieux encore que tous les arguments raisonnés qu\u2019on peut invoquer en faveur du système des agronomes de districts en agriculture, l'exposé de ces quelques faits, relevés dans un pays où cette organisation fonctionne depuis 23 ans, peut faire augurer tout le bien qu\u2019on peut en attendre dans la province de Québec.HENRI M.NAGANT, Professeur a 1'Ingtitut Agricole d\u2019Oka ECOLES MENAGERES ET CERCLES DE FERMIERES E second \u201cCongrès gnement Ménager\u201d vient d\u2019avoir lieu à Gand, Belgique.Ceux qui y ont assisté ont été émerveillés de l\u2019intérêt qu\u2019ont présenté les débats, ainsi que des résultats qui ont été enregistrés.Mme Louise Zeys, dont on connaît la compêtence en matière de science sociale, vient de publier l\u2019intéressant article qu\u2019on va lire, sur ce sujet dont l\u2019actualité\u2014certainement et heureusement\u2014ira chez nous désormais grandissant.Un vieux dicton alsacien prétend que la fortune la plus considérable peut arriver à se réduire, de par la négligence de la femme, en un volume si petit qu\u2019un tablier peut la contenir.Aussi, pour prévenir pareille catastrophe, avait- on soin, en Alsace, avant 1870, de faire apprendre aux jeunes filles de la haute bourgeoisie, une fois leurs études terminées, l\u2019art de la cuisine, de la pâtisserie; elles passaient ensuite un certain temps chez la couturière, qui leur enseignait la coupe et la couture et terminaient leur éducation par un international de l\u2019Ensei- stage chez une repasseuse.Les arts d\u2019agrément n'étaient pas négligés pour cela et, quand une jeune fille atteignait l\u2019âge de se marier, elle possédait toutes les qualités nécessaires pour devenir une maîtresse de maison distinguée et une femme d\u2019intérieur entendue.Lee Il y a peu d'années sévissait, en France, à l\u2019état épidémique, la \u2018\u2018fièvre du brevet\u2019\u2019.Depuis la jeune fille du monde jusqu'à la fille de la concierge, chacune rêvait \u2018\u2018diplômes\u2019\u2019, la première comme couronnement à ses études et pour en prouver la perfection, la seconde afin de s\u2019en servir comme gagne- pain et, passant par la porte de l\u2019enseignement, monter d\u2019un pas dans l'échelle sociale.De la ville, la maladie s\u2019était propagée dans les campagnes et, sauf de rares exceptions, l\u2019instituteur et l\u2019institutrice détournaient leurs élèves des travaux agricoles et ménagers qu\u2019ils considéraient comme bas et vulgaires.Que de rêves se sont évanouis auxquels succédèrent d'\u2019amères désillusions.La liste des déclassées en fait foi.Mais depuis lors, un grand mouvement d\u2019opinion publique s\u2019est produit et l\u2019on semble mieux comprendre l\u2019importance de l'éducation ménagère qui, pour être bien complète, demande à être donnée non pas à des \u2018\u2018fruits secs\u2019\u2019, mais à des êtres intelligents, sains de corps et d\u2019esprit.Des villes, je crois même de Paris, est partie la bonne parole: elle gagne du terrain et a besoin d'en gagner davantage pour se répandre et prospérer dans les campagnes.La première école ménagère qui s\u2019ouvrit répondait à un besoin réel: celui de combler une lacune dans l'éducation des domestiques qui arrivent à Paris sans posséder la moindre notion de leurs attributions futures.Que de braves filles se placent comme cuisinières ou bonnes à tout faire et sont absolument dépourvues des connaissances les plus élémentaires relatives à la cuisine ou à la tenue du ménage! Cette école fut bien accueillie et aussitôt patronné par bon nombre de maîtresses de maisons, gémissant sur la difficulté de trouver de bons domestiques.Inutile d\u2019ajouter que son programme, adapté aux exigences de la situation, s\u2019élargit peu à peu et amena la création de suceursa- les qui se situèrent dans divers quartiers.Mais ce n\u2019était pas assez de quelques écoles pour répondre aux demandes infiniment supérieures à l\u2019offre.Prévoyant que la carrière de leurs maris les obligerait un jour ou l'autre à s\u2019exiler momentanément en province, dans un endroit peut-être sans ressource aucune; prévoyant aussi que, pour cause de maladie ou autre, elles peuvent se trouver du jour au lendemain privées des services des domestiques, les femmes du monde répondirent à l\u2019appel des écoles ménagères d\u2019enseignement théorique et pratique et se mirent, elles et leurs filles, à suivre avec assiduité ces cours qui donnère immédiatement des résultats appréciables et font bien présager de l\u2019avenir.À l\u2019école de cuisine on apprend à faire les achats, la composition d\u2019un menu, le prix de revient de chaque plat, le service et l\u2019arrangement de la table, la cuisine proprement.dite, et l\u2019on pénètre dans le secret des nettoyages en tous genres.Il fallut adjoindre à ces cours des leçons de coupe et de couture comprenant la toilette entière de la femme et des enfants.On apprend encore la manière de faire des chapeaux ayant grand \u2018\u2018chic\u2019\u2019 et coûtant peu, de transformations diverses.Quelques cours pratiques qui initient les femmes , aux premiers soins À donner aux malades rendent celles-ci prêtes à porter secours à leurs proches dans les cas urgents.;( - Une belle émulation s'empare déjà des campagnes et dans quelques départements, notamment les Côtes-du-Nord (France) , l'initiative et le dévouement d\u2019une femme de coeur a su ouvrir des écoles volantes de laiterie qui, en vingt leçons, ne font certes pas une éducation complète, mais donnent néanmoins aux élèves des connaissances solides, appropriées aux besoins du pays.Ces connaissances ménagères et agricoles eomportent à la fois les IX] 80 ca re tid ve 5 ble le to big no ri re l\u2019u nou noti pag quel cela Can arri dult L bier il cc les : Il ciat aval l'Un thol: et-O Cett exis sans temp les de I\u2019 et m et de enbr: mutu patrc ete., fem tions maté De \u2018soin rôle la vi Son © à con de so Pa le, sc rité, recon; soin pé- pe la et el- ux el- ns pa- Les es nt nt es tes LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 143 soins du ménage\u2019 la cuisine, 1\u2019'entretien et le raccommodage du linge en même temps que la manière de préparer la nourriture du bétail, son entretien quelquefois, puis aussi la manière de conserver le beurre, le lait, avec l'initiation aux travaux qui s\u2019y rattachent, puis l\u2019entretien de l\u2019étable, de la basse-cour, etc.Tant d\u2019efforts ne devaient pas rester stériles et le premier résultat de cette éducation, résultat tout moral celui-là, fut une victoire féminine.Le bien-être, la propreté, disons le mot, une bonne nourrriture saine et substantielle fit perdre au mari le goût et l\u2019envie de passer des journées entières au cabaret et cela pour le plus grand bien de l\u2019union du ménage et de la famille.L'école de laiterie, ainsi que le pensionnat ménager, le cours d'apprentissage ménager et agricole donnent des résultats pour ainsi dire palpables pursqu'en toute saison et par tous les temps, les élèves viennent chaque semaine nombreuses, suivre le cours pendant plusieurs heures consécutives.L'augmentation du nombre des élèves nécessita même la création d\u2019un cours normal destiné à former des maîtresses ménagères qui, à leur tour, en formeront d\u2019autres et, à l\u2019heure actuelle, alors que tant de mères n\u2019ayant point de dot à donner à leurs filles envisagent avec effroi pour elles l\u2019avenir, il est bon de faire remarquer qu'il s'ouvre là une carrière nouvelle digne de leur savoir et de leur dévouement.Ici, aucune mise de fonds n\u2019est nécessaire; mais pour réussir, ces jeunes filles devront être intelligentes et posséder au moins des connaissances égales à celles que suppose le brevet élémentaire et non des connaissances superficielles qui effleurent seulement la mémoire sans pénétrer les facultés.Les écoles ménagères sont appelées, croyons- nous, à un grand avenir et cela est heureux pour notre pays.Cependant, tout au moins à la campagne, elles ne sont qu\u2019une première étape, en quelque sorte une école primaire.Et, imitant en cela l\u2019exemple que nous donnent d\u2019autres pays, le Canada et la Belgique, par exemple, nous devrions arriver à l'instruction secondaire, aux classes d\u2019adultes, c\u2019est-à-dire aux cercles de fermières.L'apôtre si vigilant et si avisé qu\u2019est Mgr Gibier en à jugé ainsi.Dès son arrivée à Versailles, il constata qu\u2019une très grande partie de ses ouailles appartenaient au monde agricole.Il conçut donc la pensée de réunir en une asse- ciation professionnelle les divers éléments qu\u2019il avait sous la main et ce fut le point de départ de l\u2019Union des agriculteurs de Seine-et-Oise, union catholiques départementale qui s'étend à tout Seine- et-Oise par des sections réunies au Bureau central.Cette Société indépendante des groupements déjà existants a sa vie propre, rend des services à tous sans se substituer 4 personne.Elle est en même temrs active, S\u2019occupe de questions d'actualité telles que repos dominical, recrutement du personnel; de l\u2019amélioration des conditions morales, sociales et matérielles de la vie des ouvriers; du logement et des jardins ouvriers, etc.Ses œuvres agricoles enbrassent les coopératives, les sociétés de secours mutuels, les caisses de retraites et de dotation, les patronages, les cercles d\u2019études, les bibliothèques, etc., sans omettre d\u2019y comprendre le rôle de la femme dans la vie agricole -et toutes autres questions intéressant l\u2019agriculture au point de vue matériel, économique, social.De tous côtés on s\u2019agite, on crée et de ce be- \u2018soin de voir et d'observer est née la conviction du rôle capital que la femme est appelée à jouer dans la vie agricole.L'\u2018\u2018Union\u2019\u2019 saisit l\u2019importance de son action et décida de mettre sa bonne volonté à contribution, en inscrivant son concours en tête de son programme.Par son intelligence éclairée, sa douceur naturelle, son sentiment inné de bienveillance et de charité, la femme est le lien naturel qui facilitera la reconstitution des vieilles traditions.Est-il besoin d\u2019ajouter que l\u2019appel adressé aux propriétaires, aux fermières, aux ouvrières agricoles fut entendu et que leur collaboration ne se fit pas attendre?Le département de Seine-et-Oise atteste leur vaillance et leur bonne volonté.A Angerville, à Dourdan, à Versailles, Saint-Louis existent depuis peu de mois des Cercles de fermières qui, quoique jeunes encore, sont déjà prospères.A Angerville, les réunions ont lieu le deuxième vendredi de chaque mois, le jour du marché, ou viennent pour leurs ventes et leurs achats la plupart des tenancières d'exploitations.Chaque réunion dure une heure et se compose de deux parties: une conférence sur un sujet intéressant plus partirulidrement le travail ou le soin de la ferme, puis une causerie faite par M.le curé sur un sujet religieux ou moral.Le \u2018\u2018Cercle des Fermières\u2019\u2019 se rattache à l\u2019\u2018\u2018Union des Agriculteurs catholiques de Seine-et-Oise\u2019\u2019 qui imprime à la jeune association sa direction, lui donne des conseils et lui fournit ses conférenciers.Sérieusement instruites de leurs devoirs de maîtresses d'exploitation ou plus simplement de ménagères, les jeunes filles ne refuseront plus les mariages en province: elles trouveront un réel charme à habiter la campagne et n\u2019y connaîtront plus l\u2019ennui.Et contribuant ainsi, par leur intelligente gestion, à augmenter la valeur du bien de la famille, elles consolideront aussi le foyer.LOUISE ZEYS ASSOCIATION vs ROUTINE A pauvreté fait le plus clair héritage des petits Criquet.De génération en génération, c\u2019est toujours la même vieille grange éreintée, les clôtures boiteuses, les vaches branlantes, la terre jaune et la bourse plate.Une vague de progrès a bien effleuré la paroisse, mais les OCri- quet père et fils, fièrement ancrés dans la routine, se sont barricadés contre toute invasion du bien- être et des méthodes nouvelles, Chez eux, le printemps, on sème À la main plusieurs pièces d\u2019avoine et de gaudriole; quelques rangs de patates et de blé-d'Inde se gorgeant des engrais de tout un hiver; un maigre pacage sera le champ de Mars des vaches et une prairie sale, celui des sauterelles.Les légumes?Oh! juste pour la famille, dans le jardin, sous les cerïsiers, par la gratte de la mère Criquet.De pommiers, d'abeilles ou de canards, il n'en est pas même question.L\u2019été, on fait les foins au cent, on travaille une journée par ci par là, il y a toujours un peu de gagne, puis on berdasse autour de la maison, à mener le lait, courailler les vaches qui sautent, relever quelques pagées et voir à la besogne.L'automne, on récolte.surtout chez les autres, on s'engage pour battre, on laboure; et l\u2019hiver, on fait du bois, heureux gi on ne doit pas vendre une tauraille pour acheter du grain de semence pour le printemps qui vient.Un jour, quelques gros habitants veulent fonder une société pour acheter des engrais à meilleur marché et vendre leurs produits plus cher, dans les villes.M.le curé pousse le mouvement: on parle de culture intense, de rendement plus fort, d\u2019abandon des campagnes.Criquet seul reste digne: depuis Criquet ler de laborieuse mémoire, la terre d\u2019en haut a toujours bien rapporté, on n\u2019a jamais parlé d\u2019engrais magiques, les vaches donnent du laite en plein, bref, ces gens-là ne verront pas la couleur de son argent.De ce jour on possède un chef d'opposition dans la paroisse; le dimanche matin, sur le perron de l\u2019église, c\u2019est toute une attraction que d\u2019entendre cet espèce d'ours mal frisé faire la leçon aux cultivateurs influents de la paroisse.\u201cHé! ces conférenciers du gouvernement! ils sont payés tant du discours pour vanter leurs en- graîs magiques et leurs coopératives.Et quand ils ont fini, la première chose à faire c\u2019est de payer cinq piastres par ci, dix par là, achète des engrais, paye des animaux blancs, bâtis des couches chaudes.sans savoir ce qui sortira de tout cela\u2019\u2019.\u201cMais, Criquet, il faut bien débourser un peu pour récolter ensuite; il ne pousse rien sans semence.Toi-même, avec ta terre légère et des enfants pour t'aider, tu devrais être le premier à engraisser quelques pièces, à faire du jardinage, tu as le sol qu\u2019il faut.Vois donc ailleurs.\u201cOui, oui, aux Etats, au Danemark, en Hollande, je te vois venir.Ça fait vingt-cinq qui me rebattent la même chose.Vas-y voir ce qui pousse!.Criquet, Criquet, puisses-tu n\u2019avoir pas trop de frères par ici! JOSEPH BRUYERE ON SOIGNERA LA CULTURE DES PATATES : TTAWA, ler décembre.\u2014Au ministére de l\u2019Agriculture, on nie la rumeur à l\u2019effet que les Etats-Unis ont placé un embargo sur les patates du Canada, sous le prêtexte qu'elles sont affectées d\u2019une certaine maladie.Le ministère de l'Agriculture ne nie pas qu\u2019au Canada comme partout ailleurs, et surtout aux Etats-Unis, il puisse se trouver des patates qui developpent un fongus quelconque qui la détériore, mais ce sont là de rares exceptions au Canada.Des instructions ont tout de même été données par le ministère de l\u2019Agriculture pour éviter le développement de l\u2019affection dont on parle sur les patates.En attendant, les Etats-Unis importent des milliers de sacs de patates canadiennes.(Le Soleil) NOUS IMPORTONS DES OEUFS DE LA NOUVELLE ZELANDE TTAW A, ler\u2014Les poules de la Nouvelle Zé- lande pondent maintenant pour le marché du Canada.C\u2019est la première fois que la provision d\u2019œufs, canadiens a été augmentée par une consignation venant de la Nouvelle-Zélande.Dans un rapport envoyé au département du Commerce, l\u2019agent d\u2019Auckland dit que le vapeur \u2018\u2018Niagara\u2019\u2019 est en route pour Vancouver avec une cargaison générale.Le \u2018\u2018Niagara\u2019\u2019 à apporté à Vancouver la plus grande quantité de beurre qu\u2019un bateau y ait jamais apportée, soit 17,479 boîtes, 73 sacs de viandes, 265 carcasses de veau, 212 quartiers de bœuf et 25 carcasses de mouton.L\u2019OEUVRE DES FERMES EXPERIMEN- TALES EPUIS plus d\u2019un quart de siècle les fermes expérimentales fédérales cherchent à déterminer, par des expériences, les meilleures espèces de plantes et d\u2019animaux et le moyen de les cultiver ou les soigner pour en tirer le plus de profit possible.Ces recherches ont été poursuivies, non seulement sur la ferme centrale à Ottawa, mais aussi dans les provinces Martimes, les provinces des Prairies et la Colombie-Britannique.Sans doute les cultivateurs canadiens ont largement profité de ces travaux, mais il est encore des milliers d'hommes qui n\u2019en retirent pas tous les avantages qu\u2019ils devraient.Beaucoup, peut-être, ne reçoivent pas les rapports et les bulletins qui contiennent ces renseignements; d\u2019autres, qui reçoivent régulièrement ces publications, ne trouvent pas le temps de les consulter pour en tirer les leçons qu'elles renferment.C'est afin de venir en aide À ces derniers que l\u2019honorable Martin Burrell, Ministre de l\u2019Agriculture, vient de faire publier un bulletin spécial, contenant les principales conclusions auxquelles les fermes expérimentales ont abouti pendant vingt- cinq années de travaux effectués sous la direction du Docteur Willlam Saunders, qui vient de prendre sa retraite.Cette revue de l'œuvre des fermes expérimentales, qui a été préparée par M.J.B.Spencer, B.8S.A., rédacteur au bureau des publications, nous don- ert il vallées 7 RPG PE VO Bm or Sa 144 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTIC pe les lecons qui se dégagent des travaux des fermes en ce qui concerne les engrais chimiques, céréales, plantes fourragères, cultures, élevage, horticulture, arboriculture, chimie, volaille, mauvaises herbes et fléaux des plantes.Elle relate également les développements les plus récents de l'organisation.Nous y voyons par exemple que le nombre des fermes et des stations expérimentales a été porté à quatorze en ces dernières années et que de grands progrès ont été accomplis dans les fermes les plus anciennes.Cette revue, qui est préparée avec goût, est offerte gratuitement au public par .le Bureau des Publications du Ministère de l\u2019Agriculture à Ottawa.PETITES CULTURES PAYANTES.I votre terre n\u2019est pas grande, si elle est sablonneuse ou rocheuse, si vous avez beaucoup d'enfants à établir, gi vous avez un marché proche ou une coopérative qui se charge de vendre dans les grands centres, voici pour vous quelques renseignements sur de petites cultures qui exigent peu de capitaux et rapportent beaucoup de profits.À côté de la grande exploitation, élevage, industrie laitière, etc, on peut réserver un coin de champ, une pièce où l\u2019on veut détruire les mauvaises herbes et la donner à entreprise aux jeunes, avec promesse de récompense à celui qui réussira le mieux, ou de pourcentage sur la culture de leur choix, fruits, abeilles ou jardinages.Nous donnons ici sommairemant une idée des profits à réaliser dans les diverses branches: on peut compléter ses renseignements en consultant les brochures indiquées plus bas, que le gouvernement envoie gratis.LES ABKILLES.Dang certnines parties d\u2019Allemagne, on garde tellement d'abeilles qu'on sème, le long des chemins de fer, toutes sortes de fleurs à miel pour obtenir un bon rendement.Par ici, les gens semblent croire que ces mouches ne font que piquer.Sait-on bien que le miel se vend de 10 à 15 sous la livre, et qu\u2019une ruche peut en donner joliment\u201d M.Sylvestre, de St-Théodore, estime que ses 30 ruches lui valent plus que 5 bonnes vaches.En effet, clles ont donné chacune 80 livres de miel, et chaque essaim, 30 livres; un total de 3300 livres de miel de 30 colonies hivernées.En 1910, M.Beaudin, de St-Chrysostome, avec 180 colonies au printemps, en hiverna 310, l'automne suivant, après une récolte de 30800 lbs de miel valant au moins $3080.Et c\u2019est JA de l'argent clair, puisqu'il n\u2019y a pas de dépenses, LES PETITS FRUITS.Une acre de fraisiers de jardin rapporte en moy- enn6 6000 boîtes de fraises, qui vaudront $300, au prix moyen de 5 \u20ac.la bofte (on trouve jusqu\u2019à 10 c.) Ce n\u2019est pas mal pour un petit carré de 208 pieds de coté, qu\u2019on appelle une acre?On aurait en pour $5.de foin, 11-dedans?Et des enfants cueillent cela sans peine.Des framboises la cueillette est en moyenne de 80 minots par acre.Des experts ont obtenu jusqu\u2019à 229 minots, soit 5,602 1Ibs.Ne peut-on pas planter autour du jardin, une couple de rangs de bons framboisiers bien entretenus, qui fornient une haie aussi payante qu'agréable?LES TOMATES Les tomates rapportent encore de sérieux profits, surtout si l'on veut se donner la peine de les mettre en conserves.C\u2019est difficile?\u2014Il suffit de les plonger une minute dæns l\u2019eau bouillante, de les peler, en enlevant tout ce qui n\u2019est pas bien mûâr, de remplir les bocaux bien cachetés ou les boîtes, que l'on soude aussitôt et que l\u2019on stérilise en les gardant 1-2 heure ou 1 heure dans l\u2019eau bouillante.Vous avez ainsi un produit fort vendable, qui vaut les conserves à images dcs magasins, et qui coûte 10 fois moins.l.es tomates rapportent $200.à l'arpent.AUTRES JARDINAGES.Duns une acre de terre, vous plantez, en les espaçant de 18 pouces par 6 pieds, 5000 plants d\u2019asperges que vous payez $5 le mille, vous récoltez rien la première année, presque rien la seconde, mais à partir de la troisième vous coupez 1000 à 1500 paquets d'asperges, qui, vendus à 20 c, rapportent $300, et vous pouvez ainsi, sans plus semer, récolter pendant 20 ans.au centuple! Le MELON, bien soigné en couches de 6 pds.par 12, peut rapporter 10 fruits par couche; à 75 c.\u2014$7.50.Comme on peut installer 300 couches, par acre on déterrera $2250 dans un coin de champ, si on veut s\u2019en donner la peine.Cela explique qu\u2019- on puisse s\u2019enrichir sur des terres grandes comme Le céleri, les choux, les oignons (qui rendent 400 A 500 minots à l'acre) sont encore des articles payants à qui sait les vendre; et le tabac donc, qui peut vous occuper même l'hiver pour l\u2019empaquetage.LES VERGERS.Voici une autre culture qu\u2019on peut mener de front avec le gros de la ferme.Sans y consacrer bien du temps, tout bon cultivateur peut avoir ses 12 ou 15 pommiers qui agrémentent, qui nourrissent et qui payent.Combien de nos campagnards ne mangent presnue jamais de pommes, quand ils devraient en défrayer leur santé et remplir leur porte-monnaie?Sait-on bien que 10 boms pommiers valent mieux que 5 vaches?- \u2018\u2018\u2019Mais c\u2019est si sensible, il faut tant de soins!\u2019\u2019.Avec un dixième du soin que vous prodiguez à vos vaches, vos pommiers, qui ne mangent rien, vous rapporteraient bien plus.Vous êtes trop vieux pour en jouir, plantez-en pour vos enfants et vos petits- enfants.Ça coûte bien plus de déserter le bien paternel quand un verger de 50 ans le couronne.Et qui sait?jours de fête, si les fermiers pouvaient offrir aux amis de leurs pommes ou de leur cidre, peut-être seraient-ils moins tentés de passer des vilaines boissona fortes, fabriquées on ne sait ni où, ni comment.Ce serait un pas de plus de fait dans la lutte contre l\u2019alcool et la tuberculose.LA BASSE-COUR.Du jardin nous passons au poulailler sans sortir de l'agrément ni de l'argent car les niseaux sont aussi beaux et aussi payants que les arbres et les plantes.D'après plusieurs témoignages, trop longs à énumérer, une poule peut donner en oeufs, bien vendus, jusqu\u2019à $3 par année, Quant à la chair, on a obtenu, après 21 jours d'engraissement méthodique, $10.92 pour 12 poulets dont le coût revenait à $5.57, soit un profit net de $5.35.Dans les stations avicoles, on a engraissé 21,300 volailles, avec un profit net moyen de $3.70 par doz, soit $6567.50.Une station, à elle seule, a fait plus de $2000.Pour faire aiversion, parlons donc des CANARDS, car ils payent, les beaux canards blancs, et ils ne sont pas difficiles à élever: ils viennent bien dans l\u2019incubateur, exigent peu de soins, mangent de tout, et.se mangent à 6 semaines au prix de 90 \u20ac, puisqu'ils pèsent 4 lbs et se vendent 22 c, la lb.Vivants on les paye $1; les canes hivernées pondent 100 oeufs par an.L\u2019OIE paye mieux que le canard, mieux encore que \u2018\u2018les poules et les autres bestiaux\u2019\u2019, assure M.Fortier, qui regrette de ne pas voir nos gens s\u2019entourer de ces énormes oiseaux, qui pèsent de 20 à 25 1bs.S'ils ne valent pas les dindes pour la chair, ils sont plus faciles à élever quand on n\u2019est pas trop patient.Voilà une liste de produits qui rapportent beaucoup et qui ont le mérite d'occuper tout le monde, les plus vieux et les plus jeunes.Les mortes saisons n\u2019existent plus: on prépare tout à l\u2019avance, on dresse les couches chaudes, on sème, on plante, tout marche graduellement, de concert avec la grosse besogne, coupage du bois, et temps du sucre.Et c'est ainsi que prospèrent les grandes familles de notre peuple, en produisant le plus possible avec les moindres capitaux.\u2018\u2018Tout cela est bien beau, mais si l\u2019on n\u2019a pas de marché à la porte?>\u2014\u2014 Payer les chars, ça coupe les profits! Puis, à qui vendre?\" ULTURE \u2014_E A CONSULTER Pour mener à bien Jes diverses culture mentionnées dans ce travail, on se procurera les brochures gratuites suivantes, en adr-ssant sa demande au \u201cBureau des Publications\u2019\u2019, du Ministère de l\u2019Agriculture, à Ottawa: Culture de l'Asperge et du Melon.\u2018\u201c des plantes-racines, \u201c des petits fruits, \u2018* du pommier et du prunier, Préparation des couches chaudes, Système des fermes expérimentales, L\u2019Aviculture, par M.Gilbert.Pour se procurer les suivantes on devra s\u2019adresser au Département d\u2019Agriculture de Québec.La Ruche canadienne, Le Potager, La bonne Ménagère, Conduite des Arbres fruitiers, Le Poulailler de la Ferme, L\u2019Elevage des animaux de Basse-Cour, Rapport de l'Association des Maraïchers.LA FECONDATION DU TREFLE PAR LES ABEILLES.N sait que les nombreuses tentatives ayant pour but d\u2019obtenir une variété d\u2019abeilles visitant régulièrement le grand trèfle rouge n'ont donné jusqu\u2019à présent que des résultats à peine appréciables, et que certains apiculteurs se demandent si l\u2019on ne ferait pas mieux de chercher plutôt à produire une variété de trèfle à corolle moins profonde.Un collaborateur du Bulletin de la société Romande d\u2019Apiculture suggérait même de s\u2019adresser dans ce but au fameux Burbank, le sélectionneur Californien, inventeur de la prune sans noyau, du cactus comestible et autres fruits du pays de Cocagne.Point n\u2019est d\u2019ailleurs besoin d'aller gi loin chercher, quand je vois dans une revue apicole, que M.Martinet, chef de l\u2019établissement fédéral des semences, à Lausanne (Suisse) , se livre précisément aux recherches dont nous parlons.M.Martinet ayant observé que deux ou trois lots de trèfle rouge qu\u2019il a ens en sélection étaient fréquemment visités par les abeilles, il plaça ces diverses familles dans une grande cage de toile grossière interdisant aux insectes l'accès aux fleurs de trèfle.Il placa aussi, contre l\u2019une des parois de la cage, une ruche habitée ayant deux trous de vol: l\u2019un communiquant avec l'intérieur de la cage, l\u2019autre avec l\u2019espace libre: On voit que par ce moyen les abeilles seules de la ruche avaient accès dans la cage.L\u2019un des lots de trèfle fut spécialement visité par les abeilles et accusa une fructification aussi abondante et même supérieure à celle d'autres plantes placées dans une cage témoin où l\u2019on introduisit des bourdons des champs.L'une des plantes produisit 1700 grains.Le résultat des expériences de M.Martinet a (té présenté par M, Chauveau à l\u2019Academie des sciences de Paris, dans la séance du 18 octobre 1912.On peut conclure de ces recherches qu\u2019il existe, dans le mélange complexe de types qui composent nos champs de trèfle rouge, des formes à corolle plus courte pouvant être visitées par les abeilles et fécondées par elles.Ces formes peuvent être isolées, puis fixées par une sélection rationnelle, Il est donc possible d'obtenir une race pure susceptible d\u2019être fécondée sans l'intervention des bourdons des champs.On peut avoir confiance en M.Martinet,et attendre de lui qu\u2019il nous fournisse prochainement une race semblable ayant de plus des qualités de grande production qui la fassent accepter par les agriculteurs de tous les pays.C\u2019est d\u2019ailleurs dans l\u2019intérêt direct de ces derniers que travaille M.Martinet, la disparition graduelle des bourdons des champs rendant toujours moins sûre la grenaison du trèfle rouge.Le chef de l'établissement de Mont Calme n\u2019en a pas moins droit à toute la reconnaissance des apiculteurs.LUC DUPUIS. nt i- ge er le de de ê- ns ys r- e- et a- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019'HORTICULTURE IX % | [L'OUTIL LE PLUS COMMODE SUR LA FERM LALENE A PIQUER Sert a réparer vos Harnais, Chaussures, : Selles, Courroies, Tentes, etc.NOUVELLE ALENE AUTOMATIQUE- pour Goudre toutes sortes de Matériaux Pesants.Offerte CRATIS avec l'Edition HEBDOMADAIRE du CANADA Prix: $1.00 par Xnnée CETTE ALENE est l\u2019article le plus récent et le meilleur pour piquer qui n\u2019ait jamais été offert sur le marché.Sa simplicité en fait un outil tout à fait pratique pour tous genres de réparations, même entre les mains de la personne la moins expérimentée.Avec cette alêne vous pouvez coudre vos harnais, chaussures, tentes, auvents, courroies de poulies, tapis, selles, valises à complets, ou tout autre article pesant.CETTE ALENE est munie d\u2019un jeu d\u2019aiguilles à rainure avec pointe à diamant, compris une aiguille spéciale pour piquer vos chaussures, ce qui est tout nouveau.Elle comprend aussi une grosse bobine enroulée de fil, le tout renfermé dans la poignée.Cette alêne est forte ce qui permet de serrer le point; 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