La tribune, 22 février 2020, Cahier 2
[" arts cinéma bières vins en cuisine voyages + en cuisine Produit local un original vinaigre.de sucre?! + Vins À la vôtre les multiples visages du cidre ARTs Exposition être et vivre gauvreau + VoyAges Bourlingueur arrêts gourmands à porto rico SaMeDi 22 février 2020 B i z a r r o ï d e a s s u m é mATT holubowski p h o t o a r c h i v e S l a p r e S S e , p a t r i c K S a N f a c o N samedi 22 février 2020 laTribune M2 PlacART retaille d\u2019entrevue chanson de circonstance Mark rothko Song Dar Williams The Honesty Room (1993) \u2022 E X P O \u2022 S I T I O N S VOUS VOULEZ VOir?En 1993, le Musée des beaux-arts du Canada a fait scandale lorsqu\u2019il a acquis une toile du peintre américain Mark Rothko pour 1,8 million $.Intitulée No. 16, l\u2019œuvre a d\u2019autant plus choqué qu\u2019elle représentait deux rectangles blancs sur fond rouge orangé.Du moins, ceux et celles qui n\u2019avaient jamais entendu parler de l\u2019expressionnisme abstrait américain ni de la table rase de ce mouvement artistique sur la peinture d\u2019alors n\u2019ont pas compris.et ils ont dû moins comprendre quand une autre œuvre de Rothko s\u2019est vendue 86 millions $ en 2012.Cinquante ans après la mort du peintre, le 25 février 1970 (il s\u2019est enlevé la vie lorsque la maladie l\u2019a empêché de réaliser de grands formats), la chanteuse folk américaine Dar Williams nous rappelle, avec ce très beau texte, tout ce qu\u2019une toile, voire de simples couleurs peuvent créer comme émotions.« Je ne sais pas ce que [cet artiste] signifiait pour moi / Je sais seulement qu\u2019il m\u2019a touchée.» Steve Bergeron SherBrooke \u2014 Installé avec sa famille à rougemont au milieu d\u2019un verger, dont il n\u2019est pas propriétaire \u2014 «?sinon ce serait sept mois de travail à temps plein chaque année!?» insiste-t-il \u2014 mais où il a le droit de manger toutes les pommes qu\u2019il veut, Alex nevsky s\u2019est lancé dans la production de cidre l\u2019an dernier avec deux amis.Le trio a donc fait l\u2019achat des pommes, engagé un maître de chai, financé la production et réussi à produire 800 bouteilles.qu\u2019il est dans l\u2019impossibilité de vendre.« Au départ, l\u2019objectif était de fonder une cidrerie, mais on s\u2019est aperçu que c\u2019était très complexe, notamment pour l\u2019obtention des permis.Ça nous a juste complètement enlevé l\u2019envie.Le cidre est excellent, il me reste environ 160 bouteilles dans mon sous-sol.Je ne les boirai évidemment pas tout seul, mais je n\u2019ai pas le droit d\u2019en vendre, étant donné que je n\u2019ai pas de permis de vente d\u2019alcool\u2026 à moins de vouloir faire la une du Journal de Montréal pour revente illégale.» Donc, pas de cuvée Nevsky sur la table des produits dérivés de son spectacle de ce samedi 22 février au Théâtre Granada.« Je suis content d\u2019avoir vécu le trip.Le but de tout ça, c\u2019était d\u2019être dans mon environnement, mais je vais juste le vivre autrement.Justement, mon voisin fait son sirop, alors cette année, j\u2019ai envie d\u2019être dans le sirop d\u2019érable.» Steve Bergeron Coupée au montage de l\u2019entrevue du 15 février 2020.alex nevsky \u2014 photo spectre média, andré vuillemin natif de sherbrooke, l\u2019auteur-compositeur et interprète oliver charles revient sur la scène de l\u2019omG resto le jeudi 27 février à 19 h 30 pour faire découvrir en primeur les chansons de son nouveau microalbum, dont la sortie est prévue pour l\u2019automne 2020.l\u2019artiste, également collaborateur d\u2019olivier dion, annonce d\u2019ailleurs le lancement officiel du premier extrait intitulé Waiting for My Call.accompagné des trois musiciens qui ont participé à la réalisation du gravé, oliver fera découvrir au public sherbrookois son univers artistique, à la croisée de la pop et du folk, dans une sonorité surtout acoustique.présent sur la scène depuis 2014, oliver charles s\u2019est démarqué en 2015 par la chanson I Can\u2019t Love You Just Yet, numéro deux sur les palmarès anglophones du Québec, puis par Follow Me en 2016, numéro 3.l\u2019entrée est gratuite.Steve Bergeron suivre oliver oliver charles \u2014 photo facebook les occasions d\u2019entendre du classique moderne en musique de chambre sont devenues plus rares à sherbrooke depuis la fin des activités d\u2019estria et de musica nova.le prochain événement de la maison d\u2019opéra et de concerts de sherbrooke, ce samedi 22 février à 19 h 30 à l\u2019église plymouth, permettra de regoûter à ce répertoire le temps d\u2019une soirée, qui plus est avec des artistes de la région, soit la soprano catherine elvira chartier et le percussionniste thierry pilote.leur trio sera complété par une estrienne d\u2019adoption, la pianiste et chef de chœur d\u2019origine coréenne eun Jung park.ensemble, ils interpréteront un programme fait d\u2019œuvres composées par arvo pärt, andré prévin, olivier messiaen, françois morel, denis Gougeon et robert ingari, directeur de l\u2019ensemble vocal de l\u2019université de sherbrooke.l\u2019entrée est de 35 $, avec tarifs réduits pour les aînés et les étudiants.Steve Bergeron estrie classique, estrie moderne eun Jung Park \u2014 photo maison d\u2019opéra et de concerts de sherbrooke EXPO Le cycle de la vie entre l\u2019intuitif et le rationnel, la matérialité et l\u2019illusion, la sculpture et le dessin, l\u2019artiste multidisciplinaire francesca penserini offre une véritable incursion dans son univers créatif explorant la notion de temporalité.les installations qu\u2019elle propose mettent en scène des éléments qui dévoilent des surfaces marquées par le passage récurrent de l\u2019outil dans la matière.intimement liées à la nature, les œuvres posent un regard sur l\u2019éphémère, sur le cycle de la vie, sur le temps qui érode les êtres et les objets.bachelière en beaux-arts de l\u2019université concordia et détentrice d\u2019une maîtrise en techniques mixtes de l\u2019école d\u2019art villa schifanoia de florence, francesca penserini enseigne les arts plastiques au collège champlain de saint-lambert depuis 1990.au centre culturel Yvonne-l.-bombardier de valcourt, jusqu\u2019au 12 avril.\u2014 photo claudine chaussé laTribune samedi 22 février 2020 M3 livres Éric Moreault Le Soleil QUÉBEC \u2014 Christine Eddie n\u2019apprécie guère les entrevues.Et comme il y a six ans qu\u2019elle n\u2019a pas publié de nouveau roman, l\u2019exercice la rend doublement nerveuse en ce vendredi matin.Sur la table du café, l\u2019autrice a déposé Un beau désastre.De sa douce voix, enrhumée, elle se livre néanmoins volontiers sur ce très joli récit initiatique choral.Lequel se penche sur le destin de M.-J., ado ténébreux et inquiet en ce sombre XXIe siècle, qui va trouver les interstices pour faire pénétrer la lumière dans son quartier\u2026 Quarante-cinq années se sont écoulées depuis que la Française de naissance, Montréalaise d\u2019enfance et Acadienne d\u2019adolescence, s\u2019est établie à Québec « par amour ».« C\u2019est très original! » rigole-t-elle.La docteure en littérature populaire (sa thèse portait sur les 25 premières années de téléro- mans à Radio-Canada) est devenue fonctionnaire à la Culture.« Une carrière extraordinaire » qui lui a permis de forger sa plume : « L\u2019écriture y est fondamentale.Ça m\u2019a ouvert des horizons.» Mais ne cherchez pas trop de références à la capitale dans le Vieux-Faubourg où évoluent les protagonistes de ce quatrième roman publié chez Alto.Comme d\u2019habitude, il s\u2019agit d\u2019un lieu fictif et innommé.Elle rit lorsqu\u2019on lui fait la remarque.« Il y a un Vieux- Faubourg dans toutes les villes.Mais je suis forcément marquée par Québec.» Dans ce quartier ouvrier à la Tremblay (« en moins misérabiliste »), les immeubles fanés poussent sur le bitume.Les commerçants du coin sont asiatiques et mexicains.M.-J., père inconnu et mère absente, vit avec Célia, sa tante astrologue, incurable optimiste qui l\u2019adore.« Ce qui compte, c\u2019est l\u2019affection, la bienveillance.» ÉcoanxiÉtÉ en plus Malgré tout, il broie du noir : changements climatiques, guerres et cr ises migratoires qui en découlent.Une famille du Burundi habite d\u2019ailleurs à l\u2019étage.Mais à l\u2019été de ses 16 ans, l\u2019art et l\u2019amour, sous la forme de la dégourdie Isa, font irruption dans sa vie\u2026 Le roman épouse son point de vue.L\u2019autrice est partie de Paul, qu\u2019on lui a soumis, pour en faire un patronyme et un nom ridicule \u2014 Mo n s i e u r-Ju n i o r Pa u l .« D u coup, j\u2019ai décidé que ce serait un enfant totalement différent de la moyenne, très brillant et hypersensible, un solitaire qui se rend compte très tôt de la fragilité de la vie.» Une différence, sans handicap visible, qui le soumet à l\u2019intimidation et à la moquerie.Et il angoisse sur plein de choses, notamment les bouleversements du climat, mais en moins intense que Greta Thun- berg (ils ont le même âge\u2026).« L\u2019écoanxiété est de plus en plus présente.Le monde a toujours été complexe et compliqué.[De nos jours], on est bombardé d\u2019actualités, mais on a la crise climatique en plus.Tout le monde nous dit qu\u2019il y a urgence d\u2019agir.Mais quand on regarde à quelle vitesse ça bouge, ici en particulier, c\u2019est un peu désespérant », souligne la délicate autrice, cheveux blancs, fines lunettes et chandail de laine multicolore.rÉalisMe Magique Christine Eddie a amorcé Un beau désastre en 2011.Pourquoi ce titre?« C\u2019est un oxymoron, une expression québécoise.Ça décrit un fouillis.Ici, je voulais que le désastre soit beau.Mais ça n\u2019a pas été facile.» Ce roman sera d\u2019ailleurs mis de côté le temps d\u2019écrire Je suis là (2014).Ces neuf années sont marquées par les « documentaires et reportages extrêmement bouleversants » sur les migrants.Le thème s\u2019est imposé de facto : « Ça m\u2019a extrêmement touchée.» Le fantôme du jeune syrien Aylan Kurdi, mort sur une plage turque, hante un chapitre.Car il y a une part de réalisme magique dans ce court roman qui foisonne de personnages.Réunir leurs trajectoires n\u2019a pas été de tout repos.« Un quartier, ça grouille.Il faut traverser les 60 premières pages pour en arriver au début de l\u2019histoire de M.-J., mais ça me semblait important de décrire les gens qui l\u2019entourent.» Une approche qui évoque la structure chorale des films de Robert Altman \u2014 Christine Eddie est une cinéphile aguerrie (elle cite Le patient anglais dans le livre).Mais ce sont les auteurs qui sont « ses amis ».Chaque chapitre, titré d\u2019un seul mot, est introduit par une citation, de Duras à Paul Auster.« J\u2019avais tellement d\u2019exergues possibles pour ce roman.» On y retrouve aussi un extrait de Notre-Dame des scories de Richard Desjardins : « Faut renchausser l\u2019espoir, même s\u2019il nous joue des tours.» Ce n\u2019est pas innocent : l\u2019espoir souffle partout à travers les pages d\u2019Un beau désastre.Même si « l\u2019espoir, c\u2019est difficile à entretenir ».Pourtant, « on a besoin de beauté ».le succès de douglas L\u2019autrice de 66 ans a fait une entrée remarquée avec Les carnets de Douglas en 2007.Ce premier roman, après plusieurs nouvelles « publiées au compte-goutte », a remporté une flopée de prix qui lui ont permis de prendre une préretraite et de se consacrer à temps plein à « son rêve de toujours ».De son imaginaire est né un M.-J.Qui lui ressemble beaucoup, au fond.Il fait beaucoup d\u2019efforts pour passer inaperçu.Mais lorsqu\u2019il se met à peindre des murales sur les édifices du quartier, ce dernier se métamorphose grâce aux traits de cet inventeur de beauté.Comme le fait Christine Eddie avec ses mots.Dans les pages de ses livres et en parole, une fois le trac dissipé.Christine eddie Renchausser l\u2019espoir \u2014 Photo stéPhane Bourgeois un personnage historique «?olympe de gouges.une féministe française du Xviiie siècle qui a écrit une charte des droits des femmes et s\u2019est battue contre l\u2019esclavage.elle a fini guillotinée pour avoir critiqué la violence des révolutionnaires.?» une pièce de thÉâtre «?Per te de daniele finzi Pasca.La dernière que j\u2019ai vue.Les livres, le théâtre, les films, faut en lire et en voir beaucoup pour avoir des coups de cœur.?» un rÉalisateur «?Woody allen m\u2019a toujours fait rire.?» un Musicien «?[après une longue énumération\u2026] tous les musiciens et musiciennes.?» un Écrivain «?romain gary.une autre question impossible.Plus je vieillis, plus j\u2019aime romain gary.?» un peintre «?Banksy.J\u2019aime bien l\u2019art engagé.?» une sÉrie tÉlÉ «?La casa de papel (La maison de papier).J\u2019ai tellement hâte de voir la fin!?» un MusÉe «?Le musée national des beaux-arts du Québec.?» une ville «?rome.Pour la beauté.?» un lieu dans la nature «?La plage Jacques-Cartier.dès qu\u2019il y a des arbres et de l\u2019eau, je suis heureuse.?» Christine Eddie en rafale ChRIStInE EDDIE Un beau désastre roman alto 192 pages «?L\u2019écoanxiété est de plus en plus présente.Le monde a toujours été complexe et compliqué.[De nos jours], on est bombardé d\u2019actualités, mais on a la crise climatique en plus.?» \u2014 Christine eddie samedi 22 février 2020 laTribune M4 SHERBROOKE \u2014 L\u2019univers de la musique a son lot de créateurs déjantés.Certains le sont plus que d\u2019autres.Leur bizarrerie déborde parfois du studio pour déteindre sur leur image, leurs déclarations, leurs coups d\u2019éclat.Mais bon nombre d\u2019entre eux préfèrent se garder une petite gêne quant à leurs excentricités, choisissant de les exprimer dans leur vie privée, ou alors par leur originalité sonore ou leur poésie sibylline.Parce qu\u2019il a pris conscience de sa propre singularité, mais aussi de celle des autres (notamment tous ces musiciens qui l\u2019ont influencé), Matt Holubowski a choisi d\u2019intituler son nouvel album Weird Ones, dont la dédicace se lit comme suit : « Cet album est dédié à tous les gens bizarres.Pas juste à ceux qui sont extravagants et réussissent à bien l\u2019extérioriser, mais aussi à ceux qui manifestent leur différence dans l\u2019introspection et la quiétude [.].Continuez à être bizarres. » « On dirait parfois qu\u2019on est dans un monde où le plus weird est le plus cool.Je regardais mes idoles, dont beaucoup ont été sur ce mode, chacun à son époque, et j\u2019ai pris conscience que ce ne serait jamais mon cas.Je suis un gars ben simple, poli, normal.Par contre, ce qui se passe dans ma tête peut être assez flyé.J\u2019ai accepté ma différence comme elle est, et j\u2019encourage les gens à faire la même chose. » Hormis la chanson-titre, cet éloge des belles fêlures se traduit de plusieurs de façon sur son nouvel opus.Par exemple un monde où il y aurait deux lunes dans Two Paper Moons.Ou alors un individu qui parle de la violence et de la haine entre lui-même et.son autre lui- même, dans Mellifluousflowers.Il y a aussi cette allusion directe à l\u2019univers éclaté d\u2019Alice au pays des merveilles dans Down the Rabbit Hole.« En fait, celle-là, c\u2019est simplement ma façon de décrire le contraste où, après avoir donné un gros show sur une grosse scène devant plein de gens, je me retrouve chez moi en train de faire la lessive, évoque-t-il en riant.On dirait deux mondes complètement à l\u2019opposé l\u2019un de l\u2019autre, comme ceux d\u2019Alice. » « Mellifluousflowers parle de mes conflits intérieurs, poursuit-il.Je suis quelqu\u2019un d\u2019assez extraverti, qui aime beaucoup les gens, qui peut être assez bruyant dans un groupe.Mais il y a un autre côté de moi un peu sauvage, qui préfère parfois se retrouver seul et ne veut plus rien savoir de personne.D\u2019habitude, il y en a un qui prend le dessus sur l\u2019autre.Cette semaine, je dois donner plein d\u2019entrevues pour le nouvel album et, heureusement, j\u2019en ai envie.Mais peut-être que je vais me lever de mauvaise humeur un matin.mais j\u2019aurai quand même cinq heures d\u2019entrevues à donner.Le contraire se produit aussi parfois : je suis seul à la maison et je préférerais être entouré de plein de monde. » Quant à Two Paper Moons, elle vient du désir de faire quelque chose de surréaliste.« De créer un genre d\u2019univers parallèle, et l\u2019on pourrait sauter de l\u2019un à l\u2019autre à volonté, pour ces jours où ta vie n\u2019est pas parfaitement comme tu le voudrais et que tu souhaiterais la modeler à tes désirs », explique le chanteur, qui s\u2019est notamment inspiré du roman dystopique 1Q84 de l\u2019auteur japonais Haruki Murakami.« Il y a une histoire spécifique derrière cette chanson (en fait, il y a pratiquement une anecdote personnelle pour chacune des phrases), mais j\u2019ai voulu garder le texte ambigu, pour que chacun puisse l\u2019interpréter à sa façon. » En fait, on pourrait dire c\u2019est un peu la façon holubowskienne d\u2019écrire, car l\u2019auteur-compositeur ne procure généralement pas toutes les clefs pour remonter à l\u2019histoire originelle.« Parce que si ça devient trop spécifique, je crains que les gens connectent peut-être moins.Même si je donne parfois beaucoup d\u2019indices. » Le fantôme impossibLe Cette façon de transposer ses propres émotions, d\u2019attribuer sa vie à d\u2019autres personnages ressort encore davantage sur Weird Ones, d\u2019autant plus que le musicien aborde pour la première fois matt holubowski Éloge des belles fêlures \u2014 photo la presse, patriCK saNfaCoN matt holubowski en spectacle au sherblues en l\u2019été 2018.\u2014 photo arChives la tribuNe, aNdré vuillemiN steve bergeron steve.bergeron@latribune.qc.ca laTribune samedi 22 février 2020 M5 le thème de l\u2019amour et livre ses pièces les plus personnelles à ce jour.Le texte le plus explicite est probablement celui de la dernière plage, Love, the Impossible Ghost.« Tu sais ce que c\u2019est, une peine d\u2019amour.Tu te demandes si tu seras capable d\u2019aimer encore de la même façon, si c\u2019était vraiment de l\u2019amour, si ça existe vraiment, l\u2019amour.raconte Matt, avec un sourire un peu gêné dans la voix.Tu tombes dans une sorte de cercle vicieux, mais comme je voulais une chanson optimiste, je fais dire au personnage qu\u2019on n\u2019a pas nécessairement besoin d\u2019amour pour être heureux.Évidemment, ma position a changé depuis, dit- il en pouffant un peu.J\u2019étais dans une phase défaitiste, mais comme j\u2019ai quand même capturé la vérité de ce moment-là, j\u2019ai gardé la chanson, même si je ne crois plus ça maintenant. » Cette rupture amoureuse \u2014 « je n\u2019en avais jamais vécu de cette ampleur-là », confie-t-il \u2014 est survenue alors que Matt traversait une phase d\u2019épuisement.Il venait en plus de se fracturer le pied en tombant de scène, ce qui avait forcé ce grand globe-trotteur à annuler un voyage en Inde planifié depuis longtemps.L\u2019artiste, qui s\u2019inspirait beaucoup de ses pérégrinations, avoue avoir trouvé difficile de ne plus pouvoir s\u2019évader à l\u2019étranger comme avant.Il faut dire qu\u2019il a donné plus de 200 spectacles après la sortie de Solitudes, l\u2019album lui ayant même ouvert des portes en Europe comme aux États-Unis.« M a i s v o y a g e r pour la tournée, c\u2019est un peu comme un voyage d\u2019a f f a i r e s.T u p e u x parfois trouver une ou deux j our- n é e s e nt re deux dates d e s p e c - tacle, mais c e n \u2019 e s t pas assez pour t\u2019imp r é g n e r.C\u2019était très d i f f i c i l e pour moi de créer à cette époque.Sur scène, tu es constamment en train de donner, tu n\u2019es pas en position de recevoir, de t\u2019imbiber de ce qui se passe autour de toi.J\u2019étais vraiment dans la bulle de Solitudes et ça m\u2019a pris du temps pour en sortir. » Il a finalement r é u s s i e n octobre 2018, par tant p our deux mois à Cra- covie, ville d\u2019origine d e s o n père.« J\u2019y étais déjà passé en 2015 et j \u2019 a v a i s alors eu l e s e nt i - m e n t q u e cela pouvait être chez moi, m ê m e s i j e n\u2019y ai plus de f a m i l l e .E n 2 0 1 8 , j \u2019é t a i s t r o p b r û l é p our par t ir ave c m o n s a c à d o s comme d\u2019habitude.Pour un gars vraiment à plat, un pays comme la Pologne, qui a traversé beaucoup d\u2019épreuves dans son histoire, pouvait représenter une place inspirante.J\u2019ai donc puisé dans cette résilience », explique-t-il , ajoutant que c\u2019est lors de ce séjour que sont nées Love, the Impossible Ghost et Melli- fluousflowers.Une résidence artistique d\u2019un mois à Banff, en hiver 2019, lui a permis de poursuivre sur cet élan et de terminer l\u2019écriture de Weird Ones à son retour à Montréal.Débrouiller la ligne Matt Holubowski ne le cache pas : le tourbillon de la popularité a apporté son lot de questionnements.« Quand tu lances un album ou que tu es en tournée, tu parles tout le temps de toi.En fait, tu parles de la musique, du produit, mais pas du gars derrière.La l igne c o m m e n ç a i t alors à être un peu embrouillée pour moi, et dans certains cas, j\u2019ai peut-être e m p r u n t é d e s directions dont je n\u2019avais pas envie et développé des traits de caractère que je n\u2019aimais pas nécessairement », raconte-t-il, pour expliquer pourquoi il a employé le terme « régression » sur sa page Facebook.« Ça m\u2019a pris du temps pour sortir de ça et arriver à mettre des mots là-dessus. » Il y a eu heureusement une contrepartie à tout ça.« Comme j\u2019étais dans une période où je n\u2019avais rien à dire, c\u2019est (pour la première fois) la musique qui est venue en premier.Avant, je laissais la chanson dans la forme où elle était instinctivement sortie.Cette fois, j\u2019ai fait plein d\u2019essais et d\u2019erreurs, j\u2019ai changé les instruments, le tempo, la tonalité, pour voir comment chaque chanson pouvait prendre une forme différente. » Semblable approche a été conservée en studio, alors que Matt a retrouvé la même bande que pour Solitudes , dont son ami Connor Seidel à la réalisation.« Je n\u2019avais pas envie de refaire la même chose qu\u2019avant.sauf que le résultat final est plus près de mes anciennes chansons que je le souhaitais », constate-t-il.N\u2019empêche qu\u2019il y a sur Weird Ones un côté moins folk, plus pop-rock, et que le recours aux synthétiseurs est proéminent.« Je me suis ouvert à l\u2019électronique ces dernières années, parce que je trouve que c\u2019est très riche comme approche folk.J\u2019ai aussi appris à être plus concis, à ressaisir les textes et à éviter les tangentes superflues pour arriver à destination. » S i a u c u n e chanson en français ne s\u2019est faufilée sur l\u2019album cette fois-ci (il y en avait deux sur Solitudes), c\u2019est uniquement parce qu\u2019elles se sont présentées en anglais à son esprit.« Je rêve en anglais depuis toujours, et comme j\u2019avais le sentiment de repartir à zéro, j\u2019ai pris les chansons comme elles me venaient.Si j\u2019en avais fait une bonne en français, elle serait assurément sur le disque! » Discographie 2014 Old Man 2016 Solitudes 2017 Solitudes (Epilogue) 2020 Weird Ones MATT HOLUBOWSKI Weird Ones POP rOCK aNGLO audiogram Vous voulez y aller?Matt Holubowski vendredi 28 février, 20 h Théâtre Granada entrée : 40,50 $ samedi 22 février 2020 laTribune M6 arts visuels Mélanie noël melanie.noel@latribune.qc.ca Sherbrooke \u2014 Défoncer des portes.Aller au-delà de ce qui existe déjà.réinventer les frontières de la liberté.Simon beaudry s\u2019est plongé dans l\u2019univers du poète et dramaturge Claude Gauvreau et des idées que ce dernier défendait pour créer une exposition chargée de références, parallèles, symboles et originalités.S\u2019inspirant plus précisément de la pièce La charge de l\u2019orignal épormyable, écrite en 1956 et présentée pour la première fois il y a 50 ans au théâtre Gesù, l\u2019artiste multidisciplinaire présente un mélange de sculptures, d\u2019installations, de montages vidéos et d\u2019images qui rendent l\u2019expérience aussi esthétiquement intéressante que captivante.Au-delà de la pièce de théâtre, la vie et la mort de Gauvreau sont au cœur de l\u2019exposition La charge, réalité et fiction dramatique, présentée dans la salle principale du Musée des beaux-arts de Sherbrooke jusqu\u2019au 10 mai 2020.Une exposition interactive pour laquelle l\u2019identité des deux artistes s\u2019est amalgamée dans un personnage nommé Simon-Claude Beauvreau.« J\u2019ai commencé à mijoter le concept de l\u2019exposition après avoir vu la pièce de théâtre au TNM en 2009.Dans cette pièce, le personnage tente de sortir d\u2019un asile psychiatrique en défonçant des portes avec sa tête.On peut aussi le voir comme quelqu\u2019un qui tente de sortir de ses propres peurs et limites pour atteindre un espace de liberté plus grand », explique Simon Beaudry, qui a lu, dans les années qui ont suivi, les lettres, poèmes, pièces de Gauvreau et même le rapport du coroner rédigé à la suite du suicide du signataire du Refus global.Les portes et les têtes sont des symboles forts de l\u2019exposition.Dès son arrivée, le visiteur fera face à un bélier au bout duquel trône une sculpture de la tête de Gauvreau.Cette pièce imposante est entourée de portes prêtes à être défoncées.Des portes peintes de mots qui sont importants pour l\u2019artiste.Histoire.Art.Langues.Frontières.Économie, pour avoir les moyens de penser et réinventer ces thèmes.Simon Beaudry a plus concrètement commencé à travailler sur l\u2019exposition en 2014 en prenant un élan tête baissée pour défoncer une porte, armé d\u2019un casque de hockey et en se filmant en action.Conséquence : une commotion cérébrale.Il s\u2019est aussi filmé le 7 juillet 2019 récitant de la poésie de Gauvreau devant la clôture de la rue St-Denis où le poète s\u2019est empalé le même jour de 1971 après s\u2019être défenestré ou avoir sauté du toit de son immeuble.Simon Beaudry s\u2019est aussi blessé une côte en se « déposant » sur ladite clôture, protégé d\u2019un coussin de chaise patio.Les radiographies prouvant ses blessures d\u2019artiste font partie de l\u2019exposition.« Je viens du domaine de la pub et du design graphique, mais à un moment donné, en faisant ma La charge, réaLité et fiction dramatique, de simon beaudry L\u2019art d\u2019agrandir son espace de liberté dans son exposition hommage à Claude Gauvreau, La charge, réalité et fiction dramatique, simon beaudry a installé une station à cris au cœur de la salle.elle est délimitée par une clôture, pour rappeler la fin du poète.la pointe des tiges s\u2019apparente à des fleurs de lys, pour souligner les convictions souverainistes du personnage.et la charge des voix fera réagir l\u2019image de Gauvreau, maquillé de ses dessins, qui est projetée devant le micro.\u2014 photo spectre média, Jessica Garneau dès son arrivée, le visiteur fera face à un bélier au bout duquel trône une sculpture de la tête de Gauvreau.Cette pièce imposante est entourée de portes prêtes à être défoncées.des portes peintes de mots qui sont importants pour l\u2019artiste.\u2014 photo spectre média, Jessica Garneau un recueil de poésie inédit de beaudry est aussi exposé pour faire un parallèle avec Gauvreau, qui n\u2019a jamais été publié de son vivant.\u2014 photo spectre média, Jessica Garneau 0014226 819 820-1000 Centreculturel.ca La fanfare fanfaronne Productions Strada Le village de Toutencaleçon abrite une fanfare pas comme les autres.À la fois drôle et poétique, cette fanfare farfelue part en voyage pour récolter des musiques de danse.Au ?l de ses aventures, elle nous entraîne du Brésil à l\u2019Ukraine en passant par la planète Mars.Elle compte sur la complicité du public pour vivre des aventures rocambolesques.Un spectacle merveilleux métissant musiques du monde, art clownesque et percussions corporelles.2019-20 En collaboration avec Dimanche, 23 février à 14 h Musique 4 à 12 ans laTribune samedi 22 février 2020 M7 arts visuels maîtrise en arts visuels et médiatiques, j\u2019ai commencé à sentir que j\u2019étais limité dans mes propos et ce que je pouvais faire.Au contact de ma directrice de maîtrise, Hélène Doyon, j\u2019ai découvert la performance et l\u2019art de mélanger l\u2019art et la vie », relate celui qui a étudié à l\u2019UQAM.RessembleR à gauvReau En résumé, La charge de l\u2019orignal épormyable raconte l\u2019histoire d\u2019un poète maudit qui, après avoir perdu l\u2019amour de sa vie, devient le cobaye de quatre pseudo-ana- lystes du comportement humain qui n\u2019hésitent pas à user de manipulation psychologique et de torture physique pour nourrir leur cruauté.Simon Beaudry est allé jusqu\u2019à modifier son apparence physique pour ressembler à Gauvreau.Moustache, cheveux, vêtements.« C\u2019était dans l\u2019idée de mélanger ma vie à la sienne.Parce qu\u2019il y a certaines similitudes.Mais aussi parce que j\u2019aime l\u2019idée de la transmission.L\u2019histoire est un prétexte pour en apprendre davantage sur ce qui est arrivé avant, l\u2019intégrer puis inventer de nouvelles choses.J\u2019aime l\u2019idée de la continuité et j\u2019aimerais que, dans 50 ans, des jeunes s\u2019inspirent de ma démarche en remettant leur société en question et en tentant d\u2019acquérir plus de liberté, comme je l\u2019ai fait avec Claude Gauvreau », note celui qui s\u2019est aussi fait tatouer, sur sa poitrine, l\u2019orignal épormyable, mot inventé par Gauvreau qui pourrait signifier fantastique ou surréaliste.Pour rappeler les potions que le personnage de la pièce doit ingérer lors des expériences comportementales, l\u2019artiste expose différents fluides produits par son corps.Un recueil de poésie inédit de Beau- dry est aussi exposé pour faire un parallèle avec Gauvreau, qui n\u2019a jamais été publié de son vivant.station à cRis Une station à cris a été installée au cœur de la salle.Elle est délimitée par une clôture, pour rappeler la fin du poète.La pointe des tiges s\u2019apparente à des fleurs de lys, pour souligner les convictions souve- rainistes de Simon-Claude Beau- vreau.Les directives : avancez, parlez, crier, chargez.Et la charge des voix fera réagir l\u2019image de Gau- vreau, maquillé de ses dessins, qui est projetée devant le micro.Les visiteurs pourront également jouer à un jeu vidéo que l\u2019artiste, qui a abandonné son emploi en publicité l\u2019automne dernier pour ouvrir un atelier de création à Montréal, a modifié.« Le but du jeu est de saisir l\u2019épée, terrasser les méchants psychiatres à tête de mort, boire les potions, affronter les épreuves sans s\u2019empaler et, ultimement, se délivrer soi-même.J\u2019ai aussi changé le visage du combattant et de la princesse qui doit être sauvée par celui de Gauvreau », mentionne l\u2019artiste.La pièce de théâtre La charge de l\u2019orignal épormyable dure cinq heures.« C\u2019est une pièce exigeante.Par sa durée et son propos. » En 1971, après les trois premières représentations, la pièce avait été retirée de la programmation alors qu\u2019elle devait se jouer encore plusieurs soirs.Les comédiens avaient abandonné en plein milieu de la troisième représentation.Simon Beaudry estime qu\u2019avec les vidéos d\u2019archive et les montages, le contenu de l\u2019exposition est de cinq heures.Le visiteur pourra choisir la durée de son passage, mais il est certain que le Musée des beaux- arts de Sherbrooke ne retirera pas La charge, réalité et fiction dramatique de sa programmation avant la date prévue.notRe galeRie photos disponible sur l\u2019application \u2022 latribune.ca l\u2019exposition est inspirée de La charge de l\u2019orignal épormyable de Claude Gauvreau.Dans cette pièce de théâtre, le personnage tente de sortir d\u2019un asile psychiatrique en défonçant des portes avec sa tête.\u2014 photo spectre média, Jessica Garneau 0031213 Centreculturel.ca 819 820-1000 25 MARS COEUR DE PIRATE YANNICK DEMARTINO 25 FÉV TAO 24 FÉV PIERRE HÉBERT 27 FÉV MACHINE DECIRQUE 11 MARS VIRGINIE FORTIN 6 MARS SINATRAAVEC MATTDUSK 12 MARS samedi 22 février 2020 laTribune M8 musique ISABEL AuthIEr La Voix de l\u2019Est GRANBY \u2014 Quand l\u2019avion de Joe Bel s\u2019est posé à Montréal, cette semaine, en pleine tempête, la chanteuse s\u2019est rappelé sa première tournée au Québec, à la même période l\u2019an dernier, dans des conditions semblables.Or, ce n\u2019est certainement pas l\u2019hiver qui aura raison de son attachement pour ce coin de pays dont elle rêvait depuis longtemps.« Je suis née à Grenoble dans les Alpes, alors j\u2019ai quand même l\u2019habitude de la neige et du froid.J\u2019ai grandi à la montagne, c\u2019est familier pour moi.La fraîcheur et la neige, c\u2019est quelque chose qui me fait du bien, mentionne la Française qui habite maintenant à Lyon.Mais au bout d\u2019un mois, je vous admire! Être ici un mois, c\u2019est cool, mais passer tout l\u2019hiver, c\u2019est une autre histoire.» Ces quelques semaines, elle les passera à parcourir la province pour une quatrième fois avec son album Dreams.Son nom y circule de plus en plus, ses admirateurs se multiplient, le lien se fortifie, indéniablement.« Le Québec me fascinait et je me disais que je devrais un jour venir voir ici, mais je n\u2019avais aucun contact au Québec.C\u2019est mon envie de travailler avec Marcus Paquin pour Dreams qui m\u2019a amenée une première fois à Montréal en 2016.Et depuis, je suis beaucoup venue! » Cet accueil n\u2019est pas étonnant, car Joe Bel, c\u2019est un timbre riche, des émotions à fleur de peau, une présence à la fois forte et délicate, un rythme envoûtant entre le soul et le folk.Certains y verront peut-être un petit quelque chose de Norah Jones.D\u2019autant plus que l\u2019auteure- compositrice-interprète française chante surtout en anglais.Par nécessité, pas par coquetterie, insiste-t-elle.« Mes chansons en anglais ne sont pas là juste \u201cpour faire joli\u201d, elles ont un sens.Plein de chansons ont été écrites pour des personnes anglophones, alors c\u2019est naturel, pour moi, qu\u2019elles soient dans cette langue.» À moitié américaine par la famille de son père, Joe Bel fait d\u2019ailleurs remarquer qu\u2019écrire en français est plus difficile.« Je l\u2019ai moins fait, mais j\u2019ai l\u2019impression de redécouvrir un peu mon identité.C\u2019est à la fois très agréable et un peu inconfortable, car j\u2019ai d\u2019abord pris mes repères en anglais.C\u2019est plus tard que j\u2019ai osé écrire en français.Instinctivement, les phrases me viennent en anglais comme une musique.En français, j\u2019ai besoin de travailler plus fort pour les construire », dit-elle.Mais écrire est pour elle une nécessité, quelque chose de viscéral.« J\u2019ai besoin d\u2019écrire un peu tout le temps pour exprimer mes émotions et tout ce qui me traverse.C\u2019est ce que j\u2019ai trouvé pour me sentir bien dans la vie.Plein de choses me passent par la tête, j\u2019enregistre tout le temps des mélodies sur mon téléphone.C\u2019est ma façon d\u2019être au quotidien.» ChAnSonS InédItES Pour cette mini-tournée, l\u2019artiste sera accompagnée de trois musiciens français avec qui elle a l\u2019habitude de jouer.Avec sa guitare et un piano, elle livrera les titres de Dreams et quelques morceaux de ses microalbums précédents.Et pour la première fois, elle offrira au public deux chansons inédites.Une en français, écrite au Québec, et une autre en ladino.« C\u2019est un espagnol médiéval, la langue de mes ancêtres.Je ne le parle pas, mais certains aînés de ma famille le parlent encore.Quand j\u2019ai découvert cette musique, j\u2019ai été extrêmement touchée et j\u2019ai eu envie de la partager à travers une chanson très ancienne.C\u2019est vraiment intime, mais j\u2019ose le faire au Québec ! » Parlons-en de ce public qui l\u2019impressionne chaque fois pour « sa réelle bienveillance et sa chaleur profonde et sincère ».À deux ou trois reprises seulement, on lui a reproché de chanter surtout en anglais.« Des gens étaient un peu fâchés, mais j\u2019aime bien qu\u2019ils viennent me parler après le spectacle.Je leur expliquais pourquoi et, à la fin, ils comprenaient.» Joe bel Portée par la vie et la musique Vous voulez y aller?Joe Bel Première partie : Virginie B samedi 7 mars, 21 h Boquébière entrée : 20 $ Après un premier passage lors du dernier sherblues, Joe bel revient à sherbrooke le 7 mars prochain, cette fois sur la scène du boquébière.\u2014 photo emma picq de la semaine Déjà plus de 2000 membres et ambassaDeurs #latribunecontinue cette semaine notre ambaSSadeur remporte une paire de billets pour le spectacle de Katerine Levac au centre culturel de l\u2019université de sherbrooke. laTribune samedi 22 février 2020 M9 arts sherbrooke \u2014 La mrC des sources et ses environs compte un nouveau répertoire culturel, lancé conjointement par le ravir (regroupement des artistes vivant en ruralité) et le regroupement vitalité culture des sources.« L\u2019objectif d\u2019un tel répertoire est de faciliter la recherche d\u2019un artiste, d\u2019un comédien, d\u2019un sculpteur, d\u2019un écrivain, d\u2019un technicien ou d\u2019un organisme offrant des services en art et en culture.vous cherchez un photographe, un musicien, un preneur de son ou encore un camé- raman?Le répertoire culturel des sources pourrait vous aider efficacement », insiste le président du ravir, donald mercier, qui invite tous les artistes, personnes et organismes œuvrant en art et culture, de quelque région que ce soit, à s\u2019inscrire pour 11 $ par année, au repertoi- recultureldessources.ca.Steve Bergeron Nouveau répertoire culturel des sources hildegund Janzing, représentante de Vitalité art et culture des sources, Donald Mercier, président de ravir, et Émilie burelle, développeuse web.\u2014 photo fournie sherbrooke \u2014 annulé le 7 février à cause de la tempête de neige, le concert du duo de marimba et violoncelle stick & Bow sera repris ce samedi 22 février à 20 h au Centre d\u2019art de stanstead (94, rue principale).formé de la Canadienne Krystina marcoux et de l\u2019argentin sebastien delgado, le tandem crée une musique qui navigue du classique au jazz et même jusqu\u2019au rock.Le duo lançait en novembre dernier l\u2019album Resonance, qui s\u2019est tout de suite hissé au rang des 17 incontournables de 2019 de CBC radio.L\u2019entrée est de 20 $ (argent comptant seulement).Steve Bergeron Reprise du concert de Stick & Bow Coin téLé Ce samedi 22 février à 21 h, Belle et Bum fête sa 400e émission.depuis le lancement en 2003, plus de 2000 artistes invités ont visité normand Brathwaite et ses différentes Belles (cinq sur dix-sept ans) pour participer au rendez-vous musical télévisuel québécois.en quelque 5570 heures de spectacle, l\u2019émission a vu défiler tous les grands de la chanson québécoise \u2014 robert Charlebois, diane dufresne, Gilles vigneault, Ginette reno, Claude dubois, Jean Leloup, daniel Bélanger, richard desjardins, entre autres \u2014 et a permis à plusieurs artistes de vivre leur première prestation télé, qu\u2019on pense à hubert Lenoir, Lisa LeBlanc, pierre Lapointe ou Yann perreau.sans oublier la visite des vedettes internationales comme Johnny Clegg, dennis deYoung, angélique Kidjo, m, philippe Katerine, Loreena mcKennitt.pour cet anniversaire, mélissa Lavergne et normand Brathwaite reçoivent marc Labrèche dans un piano à gogo mémorable, le violoncelliste stéphane tétreault, le quatuor vocal Quartom, le rappeur KnLo et le fidèle choriste de Céline dion Barnev valsaint.Steve Bergeron \u2014 photo BeLLe & Bum, martin aLarie 0029436 0031427 64, rue Merry Nord, Magog 819 847-0470 \u2022 vieuxclocher.com GUILLAUMEPINEAULT \u2022 Samedi 25 avril BERNARDADAMUS \u2022 Vendredi 1ermai CHRISTIANMARCGENDRON \u2022 Samedi 2mai GILLESVIGNEAULT \u2022Mercredi et jeudi 6-7mai ARNAUD SOLY Samedi 22 février JACQUES MICHEL Samedi 29 février ROCH VOISINE Jeudi 5 mars OLIVIER MARTINEAU Vendredi 20 mars MATHIEU CYR Vendredi 13 mars CE SOIR CLAUDE DUBOIS Vendredi et samedi 27-28 mars PHILIPPE BOND Vendredi et samedi 17-18 avril JEAN-FRANÇOIS MERCIER Vendredi 10 avril GUY NANTEL Samedi 21 mars samedi 22 février 2020 laTribune M10 pour vos yeux et vos oreilles Exceptionnel ?Excellent ?Bon ?Passable ?À éviter?PoP RnB anglo Changes Justin BieBer neuve musique ?Rock anglo Random Desire GreG Dulli ?1/2 ameRicana anglo Sister Puss n Boots ?PoP fRanco Florence Florence K À tous les vents, 2Frères Sainte-Colère, étienne dufresne J\u2019me dompte pas, Grand fanal Beige, ariane Zita Pomme, Zoo Baby Viêtnam, fullum Quel drag, Boids Weird Ones, matt Holubowski Bloom*Iz, iz*One Map of the Soul : 7, BTs Miss Anthropocene, Grimes Hollow, elephant stone Moving Walls, matthew Good And It\u2019s Still Alright, nathaniel rateliff In Your Heart (microalbum), The franklin electric Ruiner, Wilsen Rose Cousins, Bravado Waxing Moon, rebecca foon Technicolor, sweet Lizzy Project Hyacinth, spinning Coin Myopia, agnes Obel Are You Gone, sara Harmer New Empire vol.1, Hollywood undead Ordinary Man, Ozzy Osbourne Rough Side Out, alan doyle From This Place, Pat metheny Life Goes On, Carla Bley Black Night Is Falling \u2013 Live at the Rising Sun (édition de luxe), John Lee Hooker Zombies 2 (b.o.s.t.), multi-interprètes Liste sujette à changements; certaines sorties ne sont que numériques.2Frères \u2014 PHOTO arCHives La Presse, HuGO- séBasTien auBerT Palmarès des ventes \u203a FrancoPhonE 1 2, Ludovick Bourgeois 2 Inscape, alexandra stréliski 3 Les antipodes, Les Cowboys fringants 4 Pianoscope, alexandra stréliski 5 À jamais, Ginette reno 6 Les duos de Gen, Geneviève Leclerc 7 Tu ne mourras pas, maude audet 8 Symphonie des baleines, Gilles Collin 9 Live au Pas Perdus, salesbarbes 10 Perfecto, Bleu Jeans Bleu \u203a non FrancoPhonE 1 Music to Be Murdered By, eminem 2 When We All Fall Asleep, Where Do We Go?, Billie eilish 3 Father of All., Green day 4 Musiques nostalgiques, multi-interprètes 5 Soul City, Garou 6 Wave, Patrick Watson 7 2020 Grammy Nominees, multi-interprètes 8 Diamonds in the Rough, avenged sevenfold 9 Thanks for the Dance, Leonard Cohen 10 Divinely Uninspired to a Hellish Extent, Lewis Capaldi ludovick Bourgeois \u2014 PHOTO arCHives La Tri- Bune, JessiCa Garneau À sa dernière visite chez nous, il y a quatre ans, Justin Bie- ber n\u2019allait visiblement pas bien : parler de « pilote automatique » tenait de l\u2019euphémisme pour décrire sa prestation complètement déconnectée.Une fin de tournée annulée, une pause des projecteurs et un mariage plus tard, le chanteur a tout récemment donné suite à Purpose avec Changes, un cinquième album sur lequel il présente le visage plus apaisé de celui qui a retrouvé l\u2019équilibre.Grand bien lui fasse.Mais à l\u2019écoute de ses nouvelles chansons, on ne peut s\u2019empêcher de penser que ce retour dans un créneau pop RnB manque cruellement de mordant et de relief.Le Canadien d\u2019origine reçoit bien la visite de quelques rappeurs \u2014 dont Post Malone et Travis Scott \u2014 qui viennent un peu casser le rythme, et l\u2019extrait Intentions mitonné avec Quavo se veut plus vitaminé\u2026 Trop peu pour dissiper l\u2019impression de gentille monotonie qui se dégage de l\u2019ensemble.GEnEvièvE Bouchard, LE soLEiL Puss N Boots forme ce qui se rapproche le plus d\u2019un super- groupe féminin comme le fut celui de Dolly Parton, Linda Ronstadt et Emmylou Harris.Mais Trio (1987) était essentiellement country.L\u2019éventail de Norah Jones, Sasha Dob- son et Catherine Popper embrasse plus large, du jazz au pop-rock, comme on pouvait déjà le constater sur No Fools, No Run (2014).Et ces dames jouent de tous les instruments, en plus de composer seules ou ensemble, selon l\u2019inspiration.La jazzée pièce-titre de Sister, un morceau collectif, repose sur l\u2019interprétation de Dobson et les harmonies vocales des deux autres.It\u2019s Not Easy, une complainte folk- rock, est chantée par Jones.Et ainsi de suite.Les Puss N Boots reprennent aussi bien Tom Petty (la très belle acoustique Angel Dream) que Concrete Blonde (Joey) et, surprise, Paul Westerberg (la méconnue It\u2019s A Wonderful Lie).L\u2019unité s\u2019avère étonnante, les voix se mélangent à merveille et ça s\u2019écoute avec le sourire aux lèvres.Éric MorEauLt, LE soLEiL Greg Dulli a œuvré jusqu\u2019en 2001 derrière le micro d\u2019Afghan Whigs, un groupe de rock alternatif méconnu qui a laissé une empreinte indélébile chez The National et Interpol, entre autres.Que ce soit ensuite avec The Twilight Singers ou Mark Lanegan, le chanteur à l\u2019admirable voix de basse un peu rauque a continué à ravir nos oreilles.In Spades, avec une nouvelle mouture d\u2019Afghan Whigs, s\u2019est avéré l\u2019un des meilleurs albums de 2017.Après la mort de leur guitariste, Dulli a décidé de travailler seul sur Random Desire, signant paroles, musique et jouant pratiquement de tous les instruments.En résulte une œuvre cohérente, marquée au fer rouge par le deuil et les périls de l\u2019existence.Du rock, oui, mais contemporain, avec de petites touches électro et rap, un piano omniprésent, des arrangements magnifiques et, comme toujours, ce talent rare à convier toute une gamme d\u2019émotions dans les seules inflexions.Une belle réussite.Éric MorEauLt, LE soLEiL On associe Florence K aux musiques latines.Il en reste des traces sur Florence, son tout premier album tout en français, concocté en étroite collaboration avec le réalisateur Jean Massicotte (Lhasa, Pierre Lapointe, etc.).Florence K a voulu changer d\u2019airs, ce qui se traduit entre autres par de petites touches électros.Elle flirte aussi avec la soul (au refrain de Ce n\u2019est que ma tête), mais trouve toujours le point d\u2019équilibre entre ses envies pop et l\u2019élégance qu\u2019on lui connaît.Ce qui se démarque aussi, c\u2019est sa volonté d\u2019aborder une foule de thèmes complexes (dictature de l\u2019image, santé mentale, relation parentale, etc.) avec des textes jamais appuyés (signés ou cosignés par elle, Moran et David Gou- dreault, entre autres).Florence a su ainsi aller voir ailleurs sans se dénaturer.Si l\u2019exotisme d\u2019hier est moins présent dans ses musiques, sa sensibilité, son goût pour les atmosphères enveloppantes et sa fort touchante voix demeurent au centre de ce beau disque qui va souvent droit au cœur.aLExandrE viGnEauLt, La PrEssE laTribune samedi 22 février 2020 M11 cinéma DANIELLE BONNEAU La Presse critique MONtrÉAL \u2014 L\u2019histoire de Buck, un chien hors de l\u2019ordinaire qui écoute graduellement son instinct pour se transformer en loup, à l\u2019époque de la ruée vers l\u2019or au Yukon, a frappé l\u2019imaginaire.Le récit de Jack London, publié en 1903, fait encore partie des lectures obligatoires dans plusieurs écoles.Le texte est dur et reflète son époque.cette nouvelle adaptation cinématographique veut demeurer fidèle à l\u2019œuvre originale tout en l\u2019adoucissant.un pari risqué.À trop édulcorer le récit, pour plaire à un public familial et se plier aux préoccupations modernes, le film tombe à plat.Et suscite peu d\u2019émotions.Le roman mettait en lumière le grand rôle qu\u2019ont joué les chiens pendant la ruée vers l\u2019or, à la fin des années 1890, et raconte leurs rudes conditions de vie.Coulant des jours heureux en Californie, Buck se fait enlever à cause de sa stature imposante, qui attire l\u2019attention de malfaiteurs.Son existence chavire.Il se fait battre à répétition à coups de bâtons avant de capituler.Et il apprend à ses dépens la loi du plus fort au sein des chiens avec qui il se retrouve, pour tirer inlassablement un traîneau.Exploité jusqu\u2019à l\u2019épuisement, il trouve en lui la force nécessaire pour survivre.Et il redécouvre ses instincts carnassiers.Dans cette nouvelle adaptation au cinéma, la violence est évoquée, mais de façon furtive, pour ne pas déranger.Or, c\u2019est peu plausible qu\u2019un chien aussi imposant physiquement se plie aussi facilement à la volonté de l\u2019homme chargé de le mater avec un bâton.Le chef des chiens de traîneau, Spitz, disparaît quant à lui à la suite de son duel sans merci avec Buck, sans plus de détails.Cela détonne dans un univers qui se veut réaliste, même si la plupart des scènes ont été générées ou modifiées par ordinateur.TrOp grOs chIEN Le réalisateur Chris Sanders, qui provient de l\u2019univers de l\u2019animation, en est à sa première expérience en tant que réalisateur d\u2019un long métrage avec des prises de vue réelles.Grâce au travail du réputé directeur de la photographie Janusz Kaminski et des artisans de l\u2019entreprise québécoise MPC, le réel et l\u2019animation se fondent l\u2019un dans l\u2019autre.Le tournage des scènes se déroulant au Yukon a eu lieu en Californie, mais on perçoit l\u2019immensité et la beauté du Nord-Ouest canadien.À certains moments, l\u2019illusion est complète.Mais ce n\u2019est pas toujours le cas, surtout lorsque Buck paraît démesurément gros.Sa taille distrait et rappelle qu\u2019il a été créé de toutes pièces.Dans le s cénar io é cr i t par Michael Green, les personnages qui contribuent à façonner le destin de Buck ont presque tous subi des modifications.Le rôle de John Thornton, interprété par un Harrison Ford mélancolique et barbu, a gagné en importance.Mais la relation spéciale du prospecteur d\u2019or avec le chien ne réussit pas à émouvoir.Perrault et François, les deux postiers canadiens-français qui ont parcouru des milliers de kilomètres avec leurs chiens de traîneau pour livrer le courrier, ont aussi changé.François est devenu Françoise, une femme autochtone (l\u2019Ontarienne Cara Gee, de la nation ojibwée).L\u2019acteur français Omar Sy interprète le rôle du meneur de chiens Perrault.Toute référence à la belliqueuse tribu fictive des Yeehats, de son côté, a été éradiquée pour des raisons évidentes.Mais la solution trouvée pour atteindre la conclusion aurait dû être mieux ficelée.Buck demeure la vedette indéniable du film, parvenant régulièrement à faire partager ses émotions.Certains moments sont très drôles, surtout au début.Mais à cause des invraisemblances, qui empêchent d\u2019embarquer à fond, on reste surtout de glace.L\u2019APPEL DE LA FORÊT On n\u2019y croit pas La nouvelle version de L\u2019appel de la forêt (Call of the Wild) ne parvient pas à émouvoir.\u2014 photo disney Au générique cote : ?1/2 titre : L\u2019appel de la forêt Genre : film d\u2019aventure réalisateur : Chris sanders Acteurs : harrison ford, omar sy, Cara Gee et dan stevens classement : Général Durée : 1 h 50 samedi 22 février 2020 laTribune M12 cinéma Éric Moreault Le Soleil Critique québeC \u2014 il y a des récits où la réalité dépasse la fiction.Fahim en est un.imaginez : un garçon du bangladesh qui demande l\u2019asile politique en France avec son père, vit dans la rue et gagne néanmoins le championnat d\u2019échecs national des moins de 12 ans?! en résulte un feel-good movie assumé, avec une empathie marquée pour le sort des migrants.Pierre-François Martin-Laval a adapté Un roi clandestin, le récit autobiographique de Fahim Mohammad, en prenant quelques libertés (notamment en condensant les évènements pour des raisons dramatiques).Mais le réalisateur de Gaston Lagaffe s\u2019est tenu le plus proche possible des faits.Il amorce d\u2019ailleurs le long métrage avec des images d\u2019archives de la violence politique qui gangrène le Bangladesh dans les années 2000.Ce qui explique la fuite de Nura (Mizanur Rahaman), qui craint pour sa vie, avec son fils prodige, interprété par Ahmed Assad, laissant femme et enfant au pays.Le duo doit se débrouiller à Paris sans connaître la langue ni les us et coutumes \u2014 un véritable choc culturel.Fahim réussit tout de même à s\u2019inscrire au club d\u2019échecs de Créteil, où il rencontre un entraîneur bourru, Sylvain Charpentier, un rôle sur mesure pour Gérard Depardieu.La secrétaire, la maternelle Mathilde au grand cœur (Isabelle Nanty), veille au grain.Si l\u2019attachant garçon démontre un talent fou pour les échecs et s\u2019intègre rapidement, les choses s\u2019avèrent beaucoup plus laborieuses pour Nura.L\u2019occasion est belle pour explorer les relations père-fils et dénoncer par la bande les conditions de vie épouvantables des sans-papiers.laisser de la couverture Avec un tel sujet, Pierre-Fran- çois Martin-Laval a opté pour une mise en scène sobre mais efficace.Il appuie parfois sur le ressort du mélo, n\u2019évite pas le politiquement correct et les bons sentiments.Reste qu\u2019on se laisse conquérir par le fabuleux destin de Fahim et par son interprète.Ahmed Assad démontre un talent naturel fou \u2014 comme il a vécu sensiblement la même chose que le « vrai » Fahim, la résonance est forte.Tout comme Mizanur Rahaman, modeste cuisinier qui s\u2019en sort à merveille dans un rôle presque muet.Le contexte avec ces acteurs amateurs explique certainement pourquoi Depardieu n\u2019essaie pas de tirer la couverture (son personnage est inspiré de Xavier Parmentier, le réel entraîneur de Fahim, décédé pendant le tournage, à qui le film est dédié).Quant à Isabelle Nanty, elle rayonne d\u2019humanité bienveillante.Fahim se veut un habile amalgame de drame social et de conte de fées.Ce qui explique que tout est bien qui finit bien.Le spectateur peut ressortir de la salle rassuré.M a i s p o u r l e s Fa h i m q u i obtiennent un statut privilégié, combien de laissés-pour-compte ?Fahim Le (jeune) roi des échecs Dans Fahim, le jeune ahmed assad démontre un talent naturel fou, tout comme mizanur Rahaman, modeste cuisinier qui s\u2019en sort à merveille dans un rôle presque muet.ces acteurs amateurs expliquent certainement pourquoi Gérard Depardieu n\u2019essaie pas de tirer la couverture.\u2014 photo films opale Au générique Cote : ?titre : Fahim Genre : drame biographique réalisateur : pierre-françois martin-laval Acteurs : ahmed assad, Gérard depardieu et isabelle Nanty Classement : Général Durée : 1 h 47 On aime : l\u2019humanité du récit, le triomphe de fahim, la touche documentaire.On n\u2019aime pas : les bons sentiments.Fahim se veut un habile amalgame de drame social et de conte de fées.Ce qui explique que tout est bien qui finit bien.0031783 0019134 QUEL\u2019ESTRIE SELÈVE STEVE ROY 5h30 819.348.0116 | 2475, rue King Ouest | Sherbrooke | allezysouriez.com Dre Geneviève Gagné Chirurgienne dentiste laTribune samedi 22 février 2020 M13 cinéma Éric Moreault Le Soleil Critique québeC \u2014 L\u2019amour de Joan et tom est un long fleuve tranquille.Jusqu\u2019à ce qu\u2019elle découvre une bosse sur son sein gauche en prenant sa douche\u2026 L\u2019amour tout simplement (Ordinary Love) brode sur le thème usé du couple uni qui passe à travers une épreuve dramatique sans rien y apporter de transcendant.Mais les performances des deux acteurs extraordinaires que sont Lesley Manville et Liam Neeson valent le détour.Le long métrage débute le lendemain de Noël et se conclut au même moment, un an plus tard.Entre les deux, le duo aura eu à composer avec le diagnostic de cancer de Joan.L\u2019action s\u2019y déroule chronologiquement, filmée sans trop d\u2019originalité.Alors que Joan est convaincue que la maladie ronge son corps, Tom se réfugie d\u2019abord dans le déni.Les examens \u2014 où Manville réussit à convoyer par son seul regard la peur terrassante qui s\u2019insinue \u2014 confirment la conviction de Joan.La nouvelle bouleverse le quotidien anodin de leur existence de retraités, tout de même marquée par une tragédie.Debbie, la fille unique du couple, est décédée dans des circonstances dont nous ne saurons rien.Ils ont donc l\u2019expérience de la résilience.Et il leur en faut beaucoup pour passer à travers la douleur des traitements.Les moments de découragement, les disputes, les réconciliations, tout se déroule comme on est en droit de s\u2019y attendre.Seule la rencontre fortuite avec Peter (David Wilmot), qui a enseigné à Debbie lorsqu\u2019elle était au primaire, va réussir à sortir le scénario du dramaturge Owen McCafferty du chemin balisé qu\u2019emprunte L\u2019amour tout simplement.Le récit, avec ses dialogues, s\u2019apparente d\u2019ailleurs beaucoup plus au théâtre qu\u2019au cinéma.MÉlodraMe ÉvitÉ D\u2019autant que le film de Lisa Bar- ros D\u2019Sa et Glenn Leyburn (Good Vibrations) n\u2019atteint pas la grâce et la profonde résonance d\u2019Amour de Michael Haneke ni de 45 ans d\u2019Andrew Haigh, dans un registre semblable.Vrai que L\u2019amour tout simplement aurait facilement pu tomber dans le mélodrame, mais les réalisateurs ont su éviter de forcer les émotions.On note aussi l\u2019utilisation judicieuse des ellipses pour condenser cette année qui éprouve l\u2019affection profonde entre Joan et Tom.C\u2019est, au fond, bien plus de cet amour dont il est question que de la maladie, même si le déroulement du film est ponctué par les examens, les rencontres avec la docteure, les effets dévastateurs de la chimio\u2026 L\u2019amour tout simplement évoque les discussions banales, les petites obsessions, mais aussi la complicité évidente d\u2019un homme et une femme qui ont longtemps partagé la même vie.Certains moments d\u2019intimité sont d\u2019une justesse remarquable.Sans Manville (Another Year, Le fil caché) et Neeson (La liste de Schindler, Michael Collins), le long métrage ne réussirait d\u2019ailleurs pas à susciter un véritable intérêt.Mais c\u2019est le propre des acteurs de première classe de nous captiver.On retiendra aussi l\u2019approche documentaire à propos du cancer, qui démystifie la maladie, sans pour autant nous épargner la triste réalité.L\u2019amour tout simpLement À deux, c\u2019est mieux Sans Lesley manville et Liam neeson, le long métrage L\u2019amour tout simplement ne réussirait pas à susciter un véritable intérêt.\u2014 photo tva-films Au générique Cote : ?titre : L\u2019amour tout simplement Genre : drame réalisateurs : lisa Barros d\u2019sa et Glenn leyburn Acteurs : lesley manville et liam Neeson Classement : Général Durée : 1 h 27 On aime : la complicité des acteurs, l\u2019approche documentaire de la maladie.On n\u2019aime pas : le récit convenu.L\u2019amour tout simplement évoque les discussions banales, les petites obsessions, mais aussi la complicité évidente d\u2019un homme et une femme qui ont longtemps partagé la même vie.Certains moments d\u2019intimité sont d\u2019une justesse remarquable.0030303 V E N T E \u2022 P I È C E S \u2022 L O C A T I O N remorqueslaroche.com Chez Remorques Laroche, nous l\u2019avons ! Le plus grand choix de pièces en Estrie ! VOUS CHERCHEZ UNE PIÈCE pour votre REMORQUE ?2485, chemin Laliberté Nord St-Denis-de-Brompton (Estrie) 819 846-2622 samedi 22 février 2020 laTribune M14 cinéma Éric Moreault Le Soleil QUÉBEC \u2014 Nous avions, en théorie, 15 minutes pour discuter avec Marie-Josée Croze en direct de son domicile parisien.Mais comme Le Soleil se trouvait le dernier sur la liste, le généreux entretien aura duré une heure.Où l\u2019actrice révèle, sans filtre et à cœur ouvert, les secrets de son succès, son absence de nostalgie pour le Québec, son enfance avec une mère malade qui l\u2019a formée.Entrevue avec une artiste pleine et entière.L\u2019occasion était belle, à quelques jours de ses 50 ans, de dresser un bilan.« Non, j\u2019ai horreur de ça.» Elle passe sous silence son anniversaire, ne fête Noël que le fusil sur la tempe et fait l\u2019impasse sur le jour de l\u2019An.« Être assis à table avec des gens qu\u2019on n\u2019aime pas, qu\u2019on embrasse, ça va me porter la poisse.Je préfère ne rien faire.» En fait, suggère la célèbre actrice, sa vie ne diffère guère de la nôtre \u2014 « j\u2019ai les mêmes inquiétudes que tout le monde » \u2014, à part son métier.« J\u2019ai toujours été la même personne.Je n\u2019ai pas d\u2019objectif.Je trouve ça stupide de dire \u201cje veux devenir.\u201d On ne devient rien, on est quelque chose, lance-t-elle, catégorique.Après, il suffit d\u2019être gentil avec les gens et cohérent avec ses choix.» Des choix, la femme en a fait plusieurs.Comme s\u2019établir en France, dont elle a obtenu la nationalité il y a huit ans, après son Prix d\u2019interprétation au Festival de Cannes en 2003 pour Les invasions barbares de Denys Arcand.Ce qui explique une certaine impatience quand on lui parle du Québec.Sa vie loge ailleurs.« Le Québec ne me manque pas.» Point.« D\u2019autant que je reçois plein de projets dans les trois langues que je maîtrise.Je ne comptabilise pas les choses.C\u2019est complètement aléatoire.Si, moi, je suis contente de mon travail et si on est content de moi, tout va bien.Le succès engendre le succès et le bon travail entraîne l\u2019intérêt.Les gens ont ensuite envie, mais il faut que l\u2019envie soit partagée.» « À 50 ans, on est censé savoir ce qu\u2019on fait.Je ne veux pas être malheureuse sur un tournage.Ça peut m\u2019arriver, pour des raisons que je n\u2019ai pas pu évaluer et qui ne sont pas de mon ressort.Et puis, parfois, il y a des univers dans lesquels on ne veut pas plonger ou revisiter, parce qu\u2019on l\u2019a assez fait.» lessivÉe par le Grand nord Marie-Josée Croze reconnaît avoir, comme tout le monde, des hauts et des bas, dont un passage à vide après Iqaluit de Benoît Pilon (2016), tournage dans le Grand Nord qui l\u2019a laissée complètement lessivée.L\u2019envie n\u2019y était plus.Elle refusera d\u2019ailleurs un rôle dans « une grosse série française », au grand désarroi de son agent.Il lui faudra presque un an avant de retrouver le goût de faire l\u2019actrice.« On n\u2019est pas une machine non plus.» Ce qui est lié aussi à sa personnalité.Très entière et absolutiste.« J\u2019ai un tempérament qui ne lâche pas.Ce que je déteste le plus, c\u2019est l\u2019imposture, les gens qui intriguent.Ça m\u2019énerve.Quand je parle avec quelqu\u2019un dans une soirée, je ne me soucie pas de savoir si cette personne va me faire la courte échelle ou si elle connaît des gens.Je ne suis pas dans ce trip-là et je ne l\u2019ai jamais été.» Et elle désire qu\u2019on sache que c\u2019est ce qui la caractérise.« Je n\u2019ai pas d\u2019ambition.La vie m\u2019a prouvé que ça ne veut rien dire.Les gens qui courent après le succès, tout ça, se trompent.Je l\u2019ai constaté très rapidement.Il ne faut pas prendre des vessies pour des lanternes et essayer d\u2019être dans le vrai.» Pour y arriver, l\u2019actrice n\u2019hésite pas à se lancer des défis, à tenter de repousser sans cesse les limites de son engagement dans un tournage.« C\u2019est ce que je fais quand je joue.J\u2019essaie que chaque moment soit réel.Je ne boulechite pas.Je fais les choses vraiment.Au risque d\u2019y laisser ma peau.Sinon, ça n\u2019a aucun intérêt.Je ne sais pas comment [ceux qui simulent] font.Je fais du mieux que je peux.Je crois en quelque chose de beau et de bon qu\u2019on peut amener dans toutes les sphères de la vie.» responsable de sa Mère Cette volonté de sans cesse repousser ses limites remonte à son enfance, pense-t-elle.Adoptée à deux ans, elle se retrouve au sein d\u2019une famille de cinq enfants établie à Longueuil.Une bonne différence d\u2019âge la sépare des trois plus vieux.Ses parents se quittent lorsqu\u2019elle a huit ans.« Je me sentais très responsable de ma mère, qui était une femme forte, mais en même temps fragile.Elle était déjà vieille et malade, souffrait de dépression.J\u2019étais, très jeune, consciente de plein de choses dont les enfants n\u2019ont pas conscience, notamment que les choses ne sont pas immuables.Mon insécurité était que je risquais de perdre ma mère.Elle risquait de mourir tout le temps.Ça a formé mon caractère, mon pragmatisme.» « Je suis capable d\u2019envisager les réalités les plus dures et de les affronter.Je ne vis pas dans l\u2019angélisme.J\u2019ai appris très jeune à ne jamais me plaindre, à ne pas chercher des coupables autres que moi- même quand il y a des problèmes.» Une attitude qui se reflète dans la façon dont elle pratique le métier d\u2019actrice, estime-t-elle.Ce qui explique peut-être aussi sa franchise parfois brutale.La langue QUÉBEC \u2014 Marie-Josée Croze terminait la promotion de Mirage lors de notre entretien.Louis Cho- quette (Mirador) a réalisé la série d\u2019espionnage franco-germano-ca- nadienne (qui débute le 8 mars sur Crave) dans laquelle l\u2019actrice joue le rôle principal.Mais ne comptez pas pour autant la voir devant une caméra québécoise de sitôt.Les scénarios proposés, qu\u2019elle refuse poliment, ne l\u2019allument pas.Elle a tout de même joué dans Disparition à Clifton Hill, du réalisateur ontarien Albert Shin, incarnant une mystérieuse illusionniste qui porte une plus grande affection à son tigre qu\u2019à son garçon.Inspiré de l\u2019enfance du cinéaste, le suspense psychologique décalé s\u2019 intéresse au destin d\u2019Abby (Tuppence Middleton), qui croit avoir été témoin d\u2019un enlèvement lorsqu\u2019elle était toute petite.Son enquête à Niagara Falls, où elle revient au décès de sa mère, la met en contact avec les Moulin, version québécoise cheap de Siegfried et Roy.« Comme ils parlent mal anglais, ça m\u2019arrangeait », rigole Marie-Josée Croze.Elle joue le pendant féminin du couple, un choix audacieux.« Je ne prends pas toujours le même chemin.J\u2019étais tellement contente quand j\u2019ai découvert le rôle.Je ne comprenais pas pourquoi ces gens- là me faisaient autant confiance.C\u2019est un rôle qui ne ressemble pas à mon stéréotype d\u2019actrice.On m\u2019engage souvent pour ma retenue, le côté froid.C\u2019était tout l\u2019inverse.On ne me propose habituellement pas ce genre de rôle loufoque, un brin ringard.» Son travail de recherche consistait à regarder des vidéos de magiciens à paillettes afin de comprendre comment des gens ordinaires, un peu vulgaires dans ce cas-ci, entrent dans une autre dimension quand ils enfilent leurs costumes.« Les trucs à la con des magiciens, c\u2019était marrant.J\u2019essayais d\u2019être le plus kitsch possible, tout en restant sincère.Ce sont des vedettes locales.» Situé à l\u2019écart des fameuses chutes, Clifton Hill ressemble à un mélange de Las Vegas et de parcs la grande illusion Dans Disparition à Clifton Hill, marie-Josée croze incarne une mystérieuse illusionniste qui porte une plus grande affection à son tigre qu\u2019à son garçon.\u2014 photo entract\u2019 films marie-Josée croze SanS filtre et à cœur ouvert laTribune samedi 22 février 2020 M15 cinéma de bois, connaît pas! Une honnêteté qui passe mieux quand il s\u2019agit d\u2019un homme plutôt que d\u2019une femme, fait-elle remarquer.« Je ne suis pas dure pour rien : je n\u2019arrive pas de Walt Disney, moi.Je ne suis pas la fille de, pas quelqu\u2019un qui a été aidé\u2026 Je me suis construite toute seule.Mes armes ne sont pas celles de la prostitution, mais celles d\u2019une forme de talent.J\u2019ai saisi ma chance.J\u2019ai été courageuse.J\u2019ai eu plein d\u2019occasions que je n\u2019ai pas saisies.Mais j\u2019en ai saisi certaines et ça a été les bonnes, je crois.» quand Facebook atrophie Personne ne sera surpris, dans cette optique, que Marie-Josée Croze fustige ceux et celles qui passent un temps fou sur les réseaux sociaux.« Consacrer autant d\u2019énergie à montrer et à faire croire! Le cerveau s\u2019atrophie.Si on ne muscle pas son cerveau et le corps, c\u2019est foutu.Ça, les gens ne l\u2019ont pas encore compris.On est en train de former une génération de robots, c\u2019est triste.» Elle espère quand même un retour du balancier « vers quelque chose de plus authentique ».Cette sincérité sans fard semble bien lui réussir.Et plaire, dans ce métier où plusieurs craignent de donner l\u2019heure juste, de peur de se couper des ponts.« Je constate que j\u2019ai beaucoup de chance, mais aussi beaucoup de mérite.Et ça, j\u2019ose le dire.Je n\u2019ai jamais choisi la facilité.Et je n\u2019abandonne jamais.» À preuve : quelques jours après notre discussion, l\u2019actrice partait un mois au Maroc pour le tournage d\u2019un film à propos duquel elle doit garder le secret.Et les propositions s\u2019empilent.Son désir de regarder par en avant ne se retrouve qu\u2019encore plus légitimé.«?Le Québec ne me manque pas?», confie marie-Josée croze à propos des scénarios venant d\u2019ici, qui ne l\u2019allument pas pour l\u2019instant et qu\u2019elle refuse poliment.?« D\u2019autant que je reçois plein de projets dans les trois langues que je maîtrise.Je ne comptabilise pas les choses.c\u2019est complètement aléatoire.Si, moi, je suis contente de mon travail et si on est content de moi, tout va bien?», confie l\u2019actrice à la faveur d\u2019une entrevue accordée pour la sortie de la série Mirage et du film Disparition à Clifton Hill.\u2014 photo archives la presse, ivaNoh demers d\u2019attractions des villes de la côte Est américaine.« C\u2019est un film un peu onirique, tout est possible.» L\u2019esthétique du long métrage est d\u2019ailleurs fortement influencée par le Twin Peaks de Lynch, Cronen- berg (qui joue un petit rôle) et Atom Egoyan.Le fils de ce dernier était présent sur le plateau lors du passage de Marie-Josée Croze.« Il est pareil à son père, c\u2019est fou.» L\u2019actrice a tourné toutes ses scènes en studio en trois jours.Elle interprète Mme Moulin dans la vingtaine et dans la cinquantaine, sans effets spéciaux.« Il y avait tout un travail avec le maquillage, les coiffures, les costumes.» « Ce fut court, mais j\u2019en garde un souvenir vraiment chouette.» Le SoLeiL Disparition à Clifton Hill prend l\u2019affiche le 28 février.0033639 PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE Ma?aInc-LeFilm.com I N S P I R É D U L I V R E « M A F I A I N C .» P R O D U I T P A R A N T O N E L L O C O Z Z O L I N O A N D R É R O U L E A U V A L É R I E D \u2019 A U T E U I L U N F I L M D E PODZ S C É N A R I O SYLVAIN GUY SERG IO CASTELLITTO M A RC-A NDRÉ GRONDIN G IL BER T SICOTTE M Y L ÈNE MACKAY AV E C L A PA R T I C I PAT I O N F I N A N C I È R E D E E T L A C O L L A B O R AT I O N D E «FOUDROYANT.À VOIR SUR GRAND ÉCRAN.» ELIZABETH LEPAGE-BOILY, CINOCHE «SERGIO CASTELLITTO EST INCROYABLE.J\u2019AI ADORÉ.» CATHERINE BEAUCHAMP, 98.5 FM «EXTRÊMEMENT BIEN FICELÉ, SCÉNARIO SOLIDE, LIVRÉ MAGISTRALEMENT.» ANIK MOULIN, ÉCOUTEZ L\u2019ESTRIE ICI PREMIÈRE « DU PODZ AU SOMMET DE SON ART!» ÉDITH VALLIÈRES, COUP DE POUCE ?«VRAIMENT BON!» MARC-ANDRÉ LUSSIER, LA PRESSE ?FRANÇOIS LÉVESQUE, LE DEVOIR « AVEC CE FILM, PODZ DEVIENT LE SCORSESE QUÉBÉCOIS.UNE GRANDE RÉUSSITE.» ANNIE-SOLEIL PROTEAU samedi 22 février 2020 laTribune M16 karine tremblay karine.tremblay@latribune.qc.ca @tremblayk facebook/quotidienlatribune en cuisine SHerbrOOke \u2014 Produit en estrie et vendu depuis quelques mois dans la région, le vinaigre mc Duff est unique au Québec, voire en amérique du nord.C\u2019est que le nectar, élaboré selon un procédé traditionnel allemand, est fait à base de panela, c\u2019est-à- dire la vraie de vraie cassonade péruvienne.« On trouve au Québec des vinaigres de cidre de pommes et des vinaigres de vin, par exemple, mais des vinaigres conçus avec du sucre comme matière première, il n\u2019y en a pas d\u2019autres que le nôtre », explique François-Olivier Mc Duff, président et directeur général de Raspberry Scientific, l\u2019entreprise qui chapeaute la Vinaigrerie biologique Mc Duff.D a n s l \u2019 i n g é - nieux système qu\u2019il a élaboré pendant sa maî- tr ise en génie c h i m i q u e à l\u2019Université de S h e r b r o o k e , l\u2019alcool de sucre fermente et se promène dans différentes stations d\u2019affinage a v a n t d \u2019 ê t r e transformé en p r é c i e u x j u s acide, prêt pour l\u2019embouteillage.L e v o y a g e d u r e u n e soixantaine d e j o u r s e t s\u2019e f f e c - tue sous la p r é c i e u s e supervision de J.A.R.V.I.S.( c o m m e l\u2019intelligence artificielle dans Iron Man, oui).Le système informatisé veille au grain et contrôle chaque étape de la production.« Le contrôleur industriel, qui est en fait un ordinateur, permet de monitorer 10 fois à la seconde une quarantaine de paramètres physiochimiques.Ça permet d\u2019obtenir un produit artisanal de qualité optimale, exactement comme on veut qu\u2019il soit, sans la supervision humaine habituellement nécessaire.Parce que la méthode ancestrale requiert beaucoup de manutention.Il faut remplir le fermenteur, s\u2019assurer que tout suit bien son cours.C\u2019est long, fastidieux et exigeant.Notre façon de faire automatisée permet de gagner un temps précieux », commente M. Mc Duff.J.A.R.V.I.S.sonde même le PH du vinaigre, qu\u2019il retourne dans le fer- menteur s\u2019il ne le juge pas encore au point.C\u2019est dire comment la machine est sophistiquée.« Avec les installations qu\u2019on a actuellement, on confectionne deux litres de vinaigre par jour, mais on quintuplera bientôt notre production pour arriver à une moyenne d\u2019une dizaine de litres quotidiennement », souligne M. Mc Duff.Le procédé tout en lenteur sera le même, mais la capacité du système sera bonifiée.La jeune compagnie commercialise pour l\u2019instant deux types de vinaigre : l\u2019original et le doux.Chacun a un goût caractéristique.« L\u2019original est le vinaigre brut qui sort de notre machinerie.Il a des arômes fumés, c\u2019est un passe- partout qui s\u2019emploie comme un vinaigre de cidre ou un vinaigre blanc.Notre vinaigre doux a une palette aromatique qui ressemble davantage au vinaigre balsamique.Il est plus rond en bouche, plus fruité.On l\u2019obtient en ajoutant de la panela à notre vinaigre original. » Au départ, ce vinaigre plus soyeux aux notes de caramel et de miel était le seul que pensait vendre l\u2019entreprise.« Des chefs de la région ont goûté à nos produits et nous ont demandé pourquoi on ne distribuait pas aussi l\u2019original.Pour eux, c\u2019était évident qu\u2019il fallait que les deux soient disponibles », souligne l\u2019entrepreneur.Vincent Blouin, directeur marketing et développement des affaires chez Raspberry Scientific Inc., Heidi Larkin, directrice scientifique chez Raspberry Scientific Inc.et François-Olivier Mc Duff, PDG de Raspberry Scientific Inc.et de la Vinaigrerie biologique Mc Duff ont développé un original et savoureux vinaigre de cassonade, fabriqué selon un procédé ancestral allemand.Les trois Sherbrookois planchent aussi sur un novateur outil de diagnostic médical.\u2014 Photos sPectre média, Jessica Garneau « l\u2019original est le vinaigre brut qui sort de notre machinerie.il a des arômes fumés, c\u2019est un passe-partout qui s\u2019emploie comme un vinaigre de cidre ou un vinaigre blanc.notre vinaigre doux a une palette aromatique qui ressemble davantage au vinaigre balsamique.il est plus rond en bouche, plus fruité.On l\u2019obtient en ajoutant de la panela à notre vinaigre original. » \u2014 François-Olivier Mc Duff Doux vinaigre laTribune samedi 22 février 2020 M17 en cuisine C\u2019était deux semaines et demie avant le lancement du produit.L\u2019équipe s\u2019est retroussé les manches et a réussi à mettre le duo de bouteilles en marché.« Le vinaigre est un révélateur de saveurs.Il fait ressortir les fines herbes dans les vinaigrettes, par exemple, on peut l\u2019utiliser pour déglacer une poêle, on peut le glisser dans une sauce, c\u2019est un aliment très polyvalent et nos deux variétés se complètent bien. » La panela qu\u2019utilise la Vinaigrerie biologique Mc Duff provient du Pérou.Biologique et équitable, elle est importée par la coop La Siem- bra, basée à Ottawa.« La cassonade qu\u2019on retrouve dans les supermarchés, c\u2019est en fait du sucre blanc auquel on a ajouté de la mélasse.La panela est obtenue lorsqu\u2019on fait bouillir la sève de canne à sucre, un peu comme avec la sève du sirop d\u2019érable.Elle a un goût très typé, très riche.On la fait macérer avec de l\u2019eau filtrée pour obtenir l\u2019alcool qui sert à fabriquer notre vinaigre », précise M. Mc Duff.Parce qu\u2019il n\u2019est ni filtré ni pasteurisé, le savoureux vinaigre est riche en précieux probiotiques.« C\u2019est un vinaigre sur m è r e , d o n c u n vinaigre vivant, très frais, très actif biologiquement.On le fermente sur bois de hêtre étant donné que la cellulose du bois est compatible avec celle des bonnes bactéries qui se retrouvent dans le vinaigre. » Raspberry, en quelques lignes La compagnie en biotechnologie raspberry scientific inca été créée en 2015 grâce à l\u2019accélérateur aCeT de l\u2019Université de sherbrooke.Basée sur les principes de l\u2019immunofluorescence et des disques optiques, la technologie que développe raspberry permettrait d\u2019analyser simultanément 64 millions de bio- marqueurs pour générer le profil complet des anticorps d\u2019un patient (ou d\u2019un animal).Les données amassées pourraient accélérer les diagnostics médicaux et vétérinaires, la découverte de biomarqueurs et le développement de nouveaux vaccins.elles pourraient aussi renforcer l\u2019épidémiosurveillance mondiale pour les nouvelles maladies émergentes.L\u2019entreprise compte une douzaine d\u2019actionnaires, sept membres de direction et développe ses activités à partir de l\u2019ilot du Quai à magog Technopole et de l\u2019institut de pharmacologie de sherbrooke.karine tremblay sherbrooke \u2014 Division agroalimentaire de l\u2019entreprise raspberry scientific, la Vinaigrerie biologique mc Duff sert en quelque sorte de levier pour un costaud projet de recherche scientifique.« On veut créer un nouvel outil de diagnostic médical qui permettrait d\u2019établir un profil moléculaire complet, en analysant tout le système immunitaire d\u2019un patient en 75 minutes, à partir d\u2019une goutte de sang », résume M. Mc Duff.« On est en train de développer cette superbe idée, on a d\u2019ailleurs eu plusieurs belles subventions gouvernementales pour avancer nos prototypes, ajoute Vincent Blouin, directeur du marketing de Raspberry Scientific.Nous, ce qu\u2019on souhaite, c\u2019est changer la médecine telle qu\u2019on la connaît actuellement.Si vous avez un problème de santé, vous allez prendre rendez-vous avec votre médecin, il va analyser vos symptômes et commander une vingtaine de tests moléculaires pour confirmer sa théorie.On veut inverser la formule en développant un outil qui va analyser l\u2019ensemble du système immunitaire.On parle de millions de molécules à la fois.On veut que les gens puissent avoir toutes les informations pertinentes avant d\u2019aller voir leur médecin.De cette façon, celui-ci pourrait avoir une idée précise de l\u2019état de santé du patient, pour l\u2019orienter vers tel ou tel spécialiste.On souhaite ainsi en arriver à être beaucoup plus rapides, précis et efficaces dans l\u2019établissement du diagnostic. » Évidemment, ces recherches commandent temps et ressources.Le financement, c\u2019est un peu le nerf de la guerre.« Et c\u2019est difficile à financer parce que les revenus, dans un domaine comme celui-là, prennent du temps à être au rendez-vous.On a donc lancé un produit plus facile à commercialiser, le vinaigre, qui peut générer un fonds de roulement et servir de levier financier pour nos recherches », précise M. Blouin.Autrement dit, chaque bouteille de vinaigre achetée permet de faire progresser les travaux de l\u2019équipe scientifique, qui bénéficie de l\u2019appui de l\u2019Université de Sherbrooke et de Magog Technopole, où elle a d\u2019ailleurs installé son siège social.Les intéressantes recherches de Raspberry Scientific pourraient changer la donne dans les cabinets médicaux.et dans d\u2019autres sphères.« Si on pense au coronavirus, qui est d\u2019actualité ces temps-ci, eh bien l\u2019outil qu\u2019on développe permettrait d\u2019identifier ce nouveau pathogène plus rapidement.En analysant le système immunitaire d\u2019une personne atteinte, on aurait déjà l\u2019idée qu\u2019une anomalie est présente.On pourrait prendre le problème en amont et isoler tout de suite le patient pour éviter une propagation du virus.C\u2019est un outil qui pourrait donc servir en recherche médicale ainsi que pour identifier de nouvelles cibles dans le développement pharmaceutique », image Heidi Larkin, directrice scientifique de Raspberry Scientific.C\u2019est d\u2019ailleurs une autre épidémie, celle de la grippe H1N1, qui a inspiré François-Olivier Mc Duff à imaginer un outil de diagnostic révolutionnaire.Catapultons-nous dix ans en arrière.En 2009.Lorsque l\u2019ombre de la vilaine grippe laissait planer le pire.« J\u2019étais associé de recherche à l\u2019Université de Sherbrooke quand le Cégep de Saint-Hyacinthe m\u2019a contacté parce qu\u2019il était en pénurie de personnel.Les enseignantes qui étaient enceintes avaient été renvoyées chez elle, par mesure de précaution. » Le chercheur s\u2019est retrouvé à assumer une tâche d\u2019enseignement en plus de son emploi à temps plein à Sherbrooke.« Mon questionnement, alors, était le suivant : comment se faisait-il qu\u2019en 2009, avec toute l\u2019avancée de la recherche et avec toutes les technologies à notre disposition, on se retrouvait quand même à la merci d\u2019un virus?J\u2019ai réfléchi pendant toutes les heures où j\u2019étais sur la route.Et je suis arrivé avec l\u2019idée d\u2019un test diagnostic qui permettrait d\u2019analyser tout le système immunitaire. » karine tremblay Faire œuvre utile « on veut que les gens puissent avoir toutes les informations pertinentes avant d\u2019aller voir leur médecin. » \u2014 Vincent Blouin Ça vous intéresse?mcduff.bio Points de vente Cva estrie Provigo Galt ouest T.a.f.i.et compagnie Boucherie du terroir en ligne : maturin.ca P h o T o 1 2 3 r f 0030035 75$ Non applicable sur lingerie Chèque-cadeau disponible pour gâter vos proches. samedi 22 février 2020 laTribune M18 bières Plante sauvage qui pousse partout au Québec, le mélilot produit des petites fleurs blanches qui sont séchées et vendues entières ou hachées.ses arômes de vanille et d\u2019amandes sont très recherchés auprès des cuisiniers, mais aussi des brasseurs.\u2014 photo 123rf Le mélilot séduit les brasseurs L e terroir québécois intéresse de plus en plus les brasseurs.Auparavant coincés par la provenance des ingrédients en lien avec les styles de bières brassés, ceux-ci ont eu l\u2019imagination de développer de nouvelles bières en ajoutant des ingrédients locaux, comme le mélilot.Plante sauvage qui pousse partout au Québec, le mélilot produit des petites fleurs blanches qui sont séchées et vendues entières ou hachées.Ses arômes de vanille et d\u2019amandes sont très recherchés auprès des cuisiniers, mais aussi des brasseurs.En poudre, il peut remplacer l\u2019ajout de vanille dans les pâtisseries par exemple.Les brasseurs apprécient l\u2019utiliser séché et entier.On le retrouve dans le paysage brassicole québécois depuis quelques années, mais il semble y avoir un intérêt de plus en plus grand, car il peut remplacer les gousses de vanille ajoutées dans un brassin, beaucoup plus chères et de plus en plus difficiles à trouver.C\u2019est vers les bières torréfiées que le mélilot semble le plus séduire et mieux se marier avec les arômes de café et de chocolat de la bière.Un mariage naturel me direz-vous.Dessert ImpérIal CoCo-melIlot Les trois mousquetaires BrossarD Un stout impérial avec ajout de noix de coco grillée, de mélilot et de fèves de tonka.Actuellement disponible chez vos détaillants favoris.porter mélIlot Brasserie La ferme shefforD Un porter agrémenté d\u2019une bonne dose de mélilot qui offre des arômes de café et vanille.Une belle façon de découvrir l\u2019apport de la plante dans un brassin.mIlk stout mélIlot Le Naufrageur Carleton-sur-mer Un stout avec ajout de lactose et de mélilot.La bière offre une belle douceur et la plante vient ajouter une petite touche vanillée agréable.PhiliPPe Wouters CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca laTribune samedi 22 février 2020 M19 vins À boire! Wild Wild Est 2019, AlmA La Compagnie de Cidre Alma récidive non pas avec une, mais deux versions de son cidre Wild Wild Est cette année! Issues de deux récoltes de pommettes sauvages, de Sutton et Trois-Pistoles, les deux cidres bruts pétillants seront en dégustation au Mondial des Cidres, en plus d\u2019être disponibles dès maintenant dans les épiceries fines de Montréal.turbo brut, ChEmin dEs sEpt C\u2019est à Rougemont qu\u2019est élaboré cet assemblage de cidres spontanés (fermenté avec les levures naturelles) et élevés en fût de chêne français et américain.Un beau compromis entre tradition et innovation! À découvrir absolument ou à déguster de nouveau au Mondial! dEs bullEs, GEnrE, Clos sArAGnAt Bien qu\u2019ils se passent de présentation, les cidres du Clos Saragnat sont à revisiter aussi souvent que possible.Ce cidre fermier biologique ne manque pas de richesse, de fraîcheur et de caractère.Assurez-vous que la bouteille soit très bien refroidie au moment d\u2019ouvrir, car l\u2019effervescence est assez vive merci! La cidrerie ne sera pas au Mondial, mais vous pouvez tout de même mettre la main sur ses produits dans les épiceries fines.L e visage des cidres a beaucoup changé au Québec.Il y a de cela quelques années à peine, le rendez-vous annuel des amateurs de cidre \u2014 jadis le Mondial des cidres de Glace \u2014 se tenait à Rougemont, sous un grand chapiteau où les producteurs nous accueillaient derrière leur kiosque taillé à même la glace.Lentement, les termes cryoextraction et cryo- concentration ont fait place à sec, bouché, fermier, mutant profondément la fonction du cidre.Le faisant glisser du service du fromage à l\u2019apéro.De produit de luxe à consommer parcimonieusement, le jus de la pomme fermenté québécois s\u2019est repositionné comme une boisson décontractée et accessible.De produit de niche qu\u2019il était, il se fait de plus en plus adopter par le grand public, tant et si bien que les grandes chaînes de supermarchés et les restaurants lui laissent de plus en plus de place.De même, les brasseries voyant son potentiel se lancent dans la production de cidre.Marc-Antoine Lasnier, président de l\u2019Association des producteurs de cidres du Québec, affirme n\u2019avoir jamais compté autant d\u2019adhésions qu\u2019aujourd\u2019hui avec quelque 110 producteurs.« Les nouveaux joueurs sont nombreux et s\u2019implantent différemment.Avant, c\u2019était des producteurs agricoles qui voulaient valoriser leur matière première.Aujourd\u2019hui, ce sont des passionnés, des gens d\u2019affaires ou encore des experts de marques qui se lancent dans le cidre », constate-t-il.Débarqués il y a quelques années à peine, ces nouveaux cidriculteurs ont brassé la cage de l\u2019industrie.« Le coup de cœur des 2 dernières éditions du Mondial des Cidres parle de lui-même.La cidrerie Le Somnambule fait des essais expérimentaux et des trucs weird, et le consommateur aime ça.Il aime se faire surprendre », raconte Marc- Antoine, également cidriculteur de 4e génération et président de la Cidrerie Milton.Et les cidriculteurs ne demandent pas mieux que de laisser libre cours à leur créativité.En fait, on aurait droit à davantage d\u2019excentricité, si ce n\u2019était du règlement actuel de la Société des alcools du Québec (SAQ).« La dénomination « cidre bouché » est hyper restrictive.On n\u2019a droit qu\u2019à trois déclinaisons de cidres bouchés.Non seulement le processus est lourd, mais on doit aussi, entre autres, se limiter à 7 % d\u2019alcool et maintenir une certaine effervescence. » L\u2019association, qui a récemment déposé une demande au gouvernement, revendique une loi plus permissive, en ce qui a trait au taux d\u2019alcool, à l\u2019effervescence et à la turbidité, notamment.Le regroupement travaille également en ce moment à une sous-ca- tégorisation des cidres qui devrait voir le jour l\u2019automne prochain.Celle-ci servira à bien communiquer la diversité de ses produits aux consommateurs.Décidément, les cidres ont le vent dans les voiles! La grande messe des cidres De retour pour une 13e édition, le Mondial des cidres SAQ se tiendra du 28 février au 1er mars à la Grande-Place du complexe Desjardins de Montréal.Sur place, vos cidreries préférées et de nouvelles venues.L\u2019événement est également une occasion de lancement de nouveaux produits pour les petits et gros producteurs.La traditionnelle nuit blanche du samedi soir, animée par Dj Abeille, accueillera une trentaine de fromageries et proposera des accords cidres & grilled-cheese.Nouveauté cette année : le brunch du dimanche matin où 100 participants prendront part à un festin de tapas préparé par Mélodie Momy de l\u2019Épicerie urbaine Masson.Peur de manquer de cidre?Rendez-vous au Darling, sur Saint-Laurent, le 27 février pour le Off-Mondial des Cidres.Ce sera l\u2019occasion de découvrir Fleuri, la nouvelle gamme de cidres biologiques d\u2019Alma, compagnie de cidre.Les jus de la Cidrerie Chemin des Sept, Somnambule et Choinière seront aussi de la partie, tout comme ceux de Fruktstereo, de Cyril Zangs et de la Cidrerie du Vulcain.caroline chagnon à la vôtre Collaboration spéciale caroline.chagnon@gcmedias.ca Cidre, alors ! De retour pour une 13e édition, le Mondial des cidres saQ se tiendra du 28 février au 1er mars à la grande-Place du complexe Desjardins de Montréal.\u2014 Photo mondiaL des Cidres saQ \u2014 Photos fournies samedi 22 février 2020 laTribune M20 Sur le web latribune.ca Pierre-Marc Durivage La Presse ORLANDO \u2014 De passage à Orlando en décembre dernier, nous avons pu mesurer les ambitions que Disney entretient pour Epcot, qui est au cœur des investissements colossaux mis en œuvre pour développer et revitaliser ses six parcs d\u2019attractions de même que ses hôtels et ses croisières thématiques \u2013 le plan quinquennal en place jusqu\u2019à 2023 a été évalué à quelque 24 milliards de dollars, selon les analyses de Michael Na- thanson, partenaire de la firme Moffet Nathanson.« Nous avons choisi quatre piliers sur lesquels nous appuyer quand est venu le temps de déterminer le travail à faire », nous a expliqué Michael Hundgen, producteur exécutif chez Walt Disney Imaginee- ring.« On veut d\u2019abord que ce soit plus Disney, pour que l\u2019on retrouve ici la même expérience vécue dans tous les autres parcs Disney.On veut ensuite qu\u2019Epcot soit plus familial, de façon à ce que tout le monde y trouve son compte, que l\u2019on soit âgé de 2, 20 ou 80 ans.« L\u2019expérience doit aussi être plus pertinente pour que le parc continue d\u2019offrir des expériences à jour pour les visiteurs d\u2019aujourd\u2019hui, a poursuivi M. Hundgen.Enfin, Epcot doit être plus intemporel, parce que l\u2019on veut avoir la flexibilité de pouvoir évoluer au fil du temps. » Les premiers changements sont visibles depuis la mi-janvier, notamment avec la présentation de nouveaux films aux pavillons du Canada et de la France, de Epcot sE métamorphosE Quand Walt disney a imaginé epcot dans les années 60, il voulait que son « experimental Prototype Community of Tomorrow » reste toujours un modèle de ce que nous réserve l\u2019avenir.inauguré en 1982, le deuxième parc thématique de Walt disney World avait donc besoin d\u2019un sérieux coup de plumeau.epcot entreprend donc cette année sa plus importante métamorphose à ce jour.survol des nouveautés et des changements prévus aux quatre environnements principaux.0028995 SHERBROOKE 819 563-7131 \u2022 819 564-4433 WINDSOR 819 845-3317 LAC-MÉGANTIC 819 583-2801 DRUMMONDVILLE 819 477-8383 \u2022 819 474-4499 *Conditions : réservez lors du Salon Escapades et Grands voyages et courez la chance de gagner une escapade pour 2 personnes sur un des quatre voyages sélectionnés par Voyages Bellevue.Un gagnant sera fait parmi toutes les personnes ayant réservé durant les événements du 1er mars 2020 au Delta de Sherbrooke, du 8 mars au Centrexpo Cogeco Drummondville et du 15 mars au Centre sportif Mégantic.Détenteur d\u2019un permis du Québec.11 h 30 à 12 h 30 12 h 30 13 h 15 14 h 00 14 h 45 15 h 30 16 h 15 alon Escapades et Grands Voyages GAGNEZ une escapade pour 2 personnes avec Voyages Bellevue Pour participer au tirage, réservez votre voyage sur place.* Dimanche 1er mars, 11 h 30 à 17 h à l\u2019Hôtel Delta 2685, rue King Ouest ADMISSION GRATUITE \u2022 Plus de 20 kiosques-exposants \u2022 Plus de 20 présentations-voyages (SUJET À CHANGEMENT) HORAIRE DES PRÉSENTATIONS Salle Brompton HEURES Salle Mégantic Salle Memphrémagog Salle Aylmer Ouverture des kiosques Les grandes cités d\u2019Europe centrale Splendeur du Vietnam authentique Les incontournables de l\u2019Égypte Charmes de la Nouvelle-Orléans Authentique Italie du Sud Portugal et île de Madère Saveurs d\u2019Irlande Flandre et Normandie La route de la soie en Ouzbékistan Découverte de la Suisse et de l\u2019Autriche La Tunisie autrement Hôtels de luxe \u2022 Club Med \u2022 Sandals Les essentiels du Pérou Soleil de la Méditerranée Îles de la Madeleine Italie, Monténégro, Croatie et Grèce à bord du Norwegian Getaway Voyages en autocar Les nouveautés de Voyages Bellevue Scandinavie, Russie et Baltique à bord du Norwegian Escape Les Caraïbes du Sud à bord du Freedom of the Seas Traversée du Canal de Panama à bord du Norwegian Encore Les marchés de Noël à bord du MS Vivaldi 1.Croisière privée en Croatie 2.Vélo-bateau en Croatie 1.Séjour sur la Costa Brava 2.Escapades anglaises Trésors du Portugal laTribune samedi 22 février 2020 M21 voyages même qu\u2019à celui de la Terre.Les nouveautés s\u2019échelonneront à un bon rythme sur les trois prochaines années, à temps pour les célébrations entourant le 50e anniversaire de Walt Disney World et le 40e d\u2019Epcot.« On ne peut pas attendre et retenir nos lancements, on veut que les gens puissent expérimenter les nouveautés le plus rapidement possible, nous a indiqué Michael Hundgen.Quand Epcot a été construit, c\u2019était extrêmement ambitieux.Nous sommes animés par la même ambition pour le projet de transformation que nous entreprenons maintenant.C\u2019est un défi en raison de l\u2019ampleur et de la complexité des changements, mais on sent que c\u2019est dans l\u2019ADN d\u2019Epcot de vivre une aussi grande transformation. » « La transformation d\u2019Epcot est d\u2019une magnitude inégalée jusqu\u2019à maintenant.Mais c\u2019est notre travail de constamment repousser nos limites.C\u2019est ce qu\u2019on aime faire et on sait que c\u2019est ce que les clients veulent. » WORLD SHOWCASE Epcot sera réaménagé de façon à créer quatre « voisinages » distincts.Le premier \u2013 World Showcase \u2013 existe déjà, mais aura droit à plusieurs nouveautés importantes.Le film en 360 degrés Canada Far and Wide est présenté au pavillon canadien depuis le 17 janvier.Beauty and the Beast Sing-Along, pot-pourri du classique d\u2019animation revu à travers les yeux de LeFou, est quant à lui présenté au pavillon de la France.La principale attraction du pavillon français ouvrira toutefois l\u2019été prochain avec Rémy\u2019s Ratatouille Adventure.« Il s\u2019agit d\u2019une incroyable aventure immersive qui vous amène à l\u2019intérieur de la cuisine de Rémy, nous a expliqué Michael Hundgen.On passe ainsi d\u2019une réplique réaliste de la France à celle de Ratatouille, telle qu\u2019imaginée par les créateurs de Pixar. » La Chine comptera aussi bientôt sur un nouveau film en 360 degrés, alors que le pavillon de la Grande- Bretag ne s era agrandi p our accueillir un nouveau secteur et une première attraction inspirés de Mary Poppins.WORLD CELEBRATION C\u2019est le cœur d\u2019Epcot qui connaîtra la plus importante cure de rajeunissement, à commencer par Spaceship Earth, attraction logée dans l\u2019incontournable dôme géodésique qui a toujours été le symbole du parc.« C\u2019est notre icône, a reconnu Michael Hundgen.Nous avons fait des changements au fil du temps, mais nous allons en faire encore, avec la plus importante mise à niveau à ce jour.Nous allons rafraîchir certaines scènes, en plus d\u2019en ajouter d\u2019autres.Nous conservons le squelette de ce qui est déjà une fantastique attraction en lui ajoutant ce qui se fait de mieux en matière de technologie et de mise en scène.On veut ainsi que l\u2019attraction soit le témoin de ce que le parc va devenir.On veut que ça représente l\u2019humanité à son plein potentiel, une promesse de ce que l\u2019on va devenir. » À la sortie de Spaceship Earth se trouvera par ailleurs le belvédère Dreamers Point, aménagé pour offrir aux visiteurs une vue imprenable sur les pavillons du World Showcase.Enfin, outre l\u2019entrée, qui sera complètement réaménagée, on trouvera aussi un tout nouveau pavillon qui sera la base des festivals organisés régulièrement à Epcot.Le bâtiment de trois étages offrira l\u2019une des architectures les plus audacieuses à Disney à ce jour, notamment avec un jardin extérieur au troisième étage.WORLD DISCOVERY On lève les yeux vers les étoiles dans le pavillon World Discovery, mais on se permet maintenant de regarder encore un peu plus loin.En effet, les Gardiens de la galaxie s\u2019invitent à Epcot dans une attraction qui promet d\u2019être tout sauf banale, à l\u2019image de Star Lord, Gamora, Rocket, Groot et LIRE la suite \u203a m22 Installée au cœur de l\u2019iconique dôme d\u2019epcot \u2013 constitué de 11 324 triangles fabriqués dans un alliage de plastique et d\u2019aluminium \u2013, l\u2019attraction spaceship earth sera entièrement renouvelée.\u2014 Photo fournie Par the Walt disney ComPany 0030784 LANCEMENT GUIDE VOYAGES 2020-2021 Les places pour les conférences sont limitées, veuillez réserver votre place : 819 868-1421 WWW.EXPRESSIONVOYAGES.COM PHILIPPE TESSIER | 71, rue Saint-David, Magog (Permis du Québec) PROCHAIN DÉPART VERS LE CASINO AKWESASNE MOHAWK : SAMEDI 14 MARS 2020 819 868-1421 QUAND ?DIMANCHE 23 FÉVRIER 2020 DÈS 10 H AU MENU \u2022 Guide voyages 2020-2021 \u2022 Bons de réduction \u2022 Prix de présence \u2022 Conférences (tous les détails sur www.expressionvoyages.com/expression- voyages/conferences-evenements) OÙ ?HÔTEL DELTA SHERBROOKE 2685, rue King Ouest informations ou réservations Voir les détails de nos croisières et circuits 2020 et 2021 sur le site Internet : C\u2019EST GRATUIT! Spécialistes en voyages de group es samedi 22 février 2020 laTribune M22 Voyages compagnie.Il s\u2019agit en fait d\u2019une montagne russe intérieure, la plus longue du genre au monde.Et pour ajouter à l\u2019expérience, le train démarre à reculons et les nacelles tournent entièrement sur elles-mêmes pour mieux placer les passagers face à l\u2019action.L\u2019ouverture est prévue en 2021, tout comme celle de PLAY!, vaste pavillon de jeux et d\u2019activités pour toute la famille.D\u2019ici là, on pourra très bientôt aller casser la croûte dans l\u2019espace au restaurant Space 220, qui ouvre cet hiver en annexe à Mission : SPACE.On proposera une expérience culinaire comme si l\u2019on était en orbite à 350 km de la surface de la Terre, l\u2019altitude même de la Station spatiale internationale.WORLD NATURE Le dernier voisinage s\u2019arrimera naturellement autour de l\u2019actuel pavillon The Land, qui propose d\u2019ailleurs depuis le 17 janvier un tout nouveau film, Awesome Planet.Mais c\u2019est Journey of Water, inspiré de Moana, qui sera éventuellement le nouveau portail d\u2019entrée vers le voisinage consacré à Dame Nature.Il s\u2019agira d\u2019un sentier d\u2019exploration qui offrira aux visiteurs la possibilité de jouer avec l\u2019eau, une façon ludique d\u2019apprendre l\u2019importance du cycle naturel de l\u2019eau.« L\u2019eau sera un véritable personnage qui va évoluer à mesure que les visiteurs avanceront au cœur d\u2019une végétation tropicale, a précisé Michael Hundgen.Ce sera hautement interactif, et l\u2019eau jouera un rôle central en lien avec des passages clés du film Moana.C\u2019est exactement le modèle que l\u2019on veut proposer à Epcot; on veut faire appel à des personnages que les gens aiment pour présenter des éléments qui sont au cœur de la mission du parc. » HARMONIUS Traditionnelle finale quotidienne à grand déploiement à Epcot, le spectacle pyrotechnique se déroulant sur et au-dessus du World Showcase Lagoon sera entièrement renouvelé.Harmo- niUS, qui doit être lancé à la fin du printemps, sera le cinquième spectacle depuis l\u2019ouverture d\u2019Epcot.« Les feux d\u2019artifice sont un peu notre signature, c\u2019est une façon pour nous de conclure la journée des visiteurs », nous a dit Marylin Meyreles, productrice chez Disney Parks Life Entertainment.« Ce sont des moments qui touchent en plein cœur et qui donnent le goût de revenir. » Selon Mme Meyreles, Harmo- nioUS sera l\u2019un des plus importants spectacles conçus par Walt Disney Company.D\u2019ici là, c\u2019est le spectacle éphémère Epcot Forever qui assure la transition.« Pour moi, c\u2019est un spectacle très émotif parce qu\u2019il me rappelle tout ce que j\u2019ai vécu ici depuis tant d\u2019années \u2013 je suis chez Disney depuis 30 ans, nous a appris Mme Meyreles.C\u2019est un hommage à Epcot, à son passé, son présent et son futur.Il y a de la musique de nos spectacles précédents, des éléments de feux d\u2019artifice, des lasers, des jeux d\u2019éclairage, de même que les merveilleux cerfs- volants qui permettent de passer d\u2019un tableau à un autre.Ça nous donne un coup d\u2019œil sur tout ce que nous avons vécu à Epcot au fil des années. » SUITE epcot se métamorphose Le parc thématique epcot entreprend cette année une vaste transformation en mettant à jour de nombreuses attractions et en ajoutant moult nouveautés qui seront dévoilées d\u2019ici 2022.\u2014 photo fournie par the Walt disney company 0033568 laTribune samedi 22 février 2020 Voyages M23 J e parle l\u2019espagnol comme un cheval enrhumé.Je tousse des blocs de mots sans avoir la certitude d\u2019être compris.Mais j\u2019ai l\u2019habitude de reconnaître l\u2019essentiel des propos d\u2019une conversation.Surtout quand il est question de nourriture.Instinct de survie, vraisemblablement, c\u2019est par le ventre que j\u2019apprends une nouvelle langue.D\u2019abord bonjour et merci, et ensuite poulet, patate et fruit de la passion.Dans l\u2019ordre, bien sûr.À San Juan, à Porto Rico, ma panse affamée et ma bonne volonté n\u2019ont pas suffi à tout déchiffrer, si bien que je me suis réfugié dans l\u2019anglais avec mon air le plus repentant.On m\u2019apprendrait toutefois quelques jours plus tard que les Portoricains ont leur façon bien à eux de raccourcir les mots, de les transformer aussi, au point où il est bien inutile, paraît-il, de se sentir idiot de ne pas comprendre.Espagnol ou pas, Porto Rico, c\u2019est le paradis des gourmands.Le paradis de la friture, aussi, pour ceux qui voudraient se déculpabiliser de tremper leurs repas dans l\u2019huile.Mais il y a plus.Bien plus.Dans le quartier branché de Santurce, pour l\u2019ambiance, on se rend à la Placita.En soirée, en marchant sur l\u2019avenue Ponce de Leon, qui mène directement à la vieille ville, j\u2019avais peine à croire qu\u2019il se trouvait un recoin animé dans le quartier.La pénombre écrasait la toute petite lumière des lampadaires.Les passants se comptaient sur deux doigts d\u2019une seule main.Mais en bifurquant vers la placette, où des guirlandes d\u2019ampoules font écarquiller les yeux en même temps qu\u2019ils font tomber la mâchoire, on découvre la cachette de tous les fêtards du quartier.Là, on s\u2019amuse en terrasse, dans la rue aussi, où on danse en consommant une bière ou un pina colada.Au centre, le marché de légumes, fermé en soirée, circonscrit l\u2019essentiel du périmètre festif.Et tout autour, quelques restaurants aux prix gonflés de trop de friture servent des plats typiques.C\u2019était le premier soir à Porto Rico.Déjà, je plongeais la fourchette dans le mofongo, un plat de bananes plantains pilées, d\u2019ail, d\u2019épices, de bouillon et, pour enrichir tout ça, d\u2019une protéine au choix.On dit que le mofongo traditionnel est servi avec du porc, mais on le trouvera aussi au poisson, au poulet ou aux crevettes.On nous propose même de couvrir la mixture de beurre à l\u2019ail, ou devrais-je dire, de beaucoup de beurre à l\u2019ail, d\u2019un océan de beurre à l\u2019ail, ou encore d\u2019une savoureuse sauce créole.La brique que ça vous fait dans l\u2019estomac! Bang! J\u2019ai pris la route la plus longue, à pied, pour rentrer à l\u2019hôtel.Il faudrait bien des semaines pour dépenser toutes ces calories.Mais la vérité, c\u2019est qu\u2019en dépit de sa lourdeur consacrée, le mofongo demeure un plat extrêmement savoureux.Et pour nous torturer davantage, on nous dira qu\u2019il n\u2019y a pas deux restaurants qui en servent la même version.Il faut donc le goûter, encore et encore, dans plusieurs établissements, pour choisir la recette qu\u2019on préfère.Dans le même état d\u2019esprit, moins cher, moins festif, mais tout aussi atmosphérique, Lote 23 revêt ses habits hipsters modérés et propose une variété de plats qui feront chanceler les indécis comme moi.Le parc de camions de cuisine de rue (foodtrucks), en plein air, fait lui aussi usage de la magie créée par quelques ampoules judicieusement suspendues.Des doigts de poulet frits aux mets chinois, en passant par les populaires pokés, les tacos et les grillades, on y trouve de tout.Même plusieurs boissons alcoolisées et des sucettes glacées.Pour l\u2019ambiance et pour la dent curieuse, difficile de passer à côté.Mon autre coup de cœur, à quelques centaines de mètres de là, le Bebos Café accueille en grande partie la population locale dans une grande salle sans extravagance.Les tables sont entassées les unes sur les autres, les serveurs n\u2019ont pas appris à sourire ni à se rendre utiles quand on renverse maladroitement, et un peu par leur faute, le verre d\u2019eau qu\u2019ils viennent d\u2019apporter, mais on y mange bien et à petit prix.À preuve, cet avocat farci au crabe, original et moins lourd que le mo- fongo, qui a fait rougir de jalousie mes voisins de table.Et enfin, pour l\u2019aventure, quelque part au centre de l\u2019île, à moins d\u2019une heure de la capitale, le village de Guavate est semble-t-il reconnu pour son porc rôti, le lechon asado.Les employés de mon hôtel ne connaissaient pas, malgré les références des guides que j\u2019avais consultés.En sortant de l\u2019autoroute, le chemin qui serpente jusqu\u2019au cœur de Guavate offre quelques points de vue sur les montagnes du centre de l\u2019île.Puis, les restaurants de porc rôti s\u2019enchaînent, les uns après les autres, tous aussi vides les uns que les autres.Les foules y affluent apparemment les weekends.Particulièrement entre 14 h et 21 h.C\u2019était mardi.Treize heures avaient à peine sonné.Comme le veut la tradition, la viande m\u2019a été servie avec du riz et des morceaux de banane plantain.Et oui, le porc d\u2019El Rancho Original était aussi savoureux que ce qu\u2019on racontait.Même s\u2019il paraissait bien simple dans sa barquette de styromousse.Peut-être n\u2019est-il pas nécessaire de partir de San Juan pour y casser la croûte, mais un arrêt au passage sur la route 52, serait, lui, justifié.Gastronomie portoricaine jonathan custeau chronique jonathan.custeau@latribune.qc.ca Le bourLingueur Le village de guavate, à Porto Rico, est reconnu pour ses dizaines de restaurants de bord de route où on sert du porc grillé à la broche.\u2014 photo La tribune, Jonathan Custeau La Placita, décorée de guirlandes d\u2019ampoules, est un lieu de rassemblement pour boire et manger dans la rue, dans le quartier de santurce, à Porto Rico.p h o t o L a t r i b u n e , J o n a t h a n C u s t e a u samedi 22 février 2020 laTribune M24 MAZDA SHERBROOKE Des frais supplémentaires sont reliés à la certification d\u2019un véhicule d\u2019occasion Mazda, ce montant varie entre 1000$ et 1500$ selon le modèle.Un seul exemplaire disponible.Taxes en sus.Sujet à approbation du crédit.Modèles illustrés à titre indicatif seulement.Offres sujettes à changement sans préavis.Détails sur place.MAZDADESHERBROOKE.cOM 1 888 774-7171 PLUSIEURS AUTRES DISPONIBLES EN INVENTAIRE! 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