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Titre :
Le droit
Éditeur :
  • Ottawa :[Le droit],1913-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le droit, 1976-09-04, Collections de BAnQ.

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Mais lorsque les entrepreneurs veulent imposer les mêmes mesures aux Ouvriers, ces derniers rouspètent.Avant le 10 août 1877, les tailleurs de pierre qui travaillaient syr le terrain des édifices publics de Québec gagnaient $1.50 par jour.On décide alors de les payer au pied de pierre taillée.Les ouvriers protestent, affirmant que, pour le méme travail, ils ne gagnent maintenant que 80 cents par jour.Une entente intervient et les travaux peuvent se poursuivre jusqu\u2019à l\u2019hiver au cours duquel ils devront être interrompus.Au printemps suivant, on place sur la façade de la Grande-Allée une pierre avec le millésime 1878.1878, année difficile.Sur le plan politique, ie gouvernement conservateur est battu aux élections et les libéraux prennent le pouvoir.Henri-Gustave Joly de Lotbinière devient Premier ministre de la Province de Québec.L'argent est tellement rare que l\u2019on a décidé de licencier la police provinciale.Les entrepreneurs sont aux prises avec une offre qui s'avère un peu trop basse.Ils veulent donc encore une fois réduire les salaires des ouvriers.Le 3 juin, onze cents ouvriers employés à la construction du nouveau Palais législatif se mettent en grève.Ils suivent en cela les ouvriers du chemin de fer urbain de la rue Saint-Jean, à Québec.Les ouvriers refusent de voir leur salaire quotidien porté de 60 cents à 50 cents.Au contraire, ils réclament un dollar par jour.Les entrepreneurs font venir par train des briseurs de grève de Montréal et de Trois-Rivières.Le travail continue, mais dans un climat de haute tension qui provoque des débrayages de plus en plus nombreux.Le 12 au matin, on cherche le maire de la ville pour qu\u2019il ordonne le dispersement des rassemblements dans le quartier Saint-Roch.On craint que la violence n\u2019éclate.Les soldats de la Citadelle sont sous les armes.Au début de l'après-midi, les manifestants, au nombre de plusieurs milliers, défilent dans les rues.Selon un témoin-journaliste, à 2 heures 35 p.m., les militaires étaient sur Ja rue Saint-Paul essayant vainement d'en éloigner la foule.On se décide enfin à lire le Riot Act.Les militaires font feu sur la foule.Un homme est tué et plusieurs sont blessés.A 15 h 30, les soldats de la Batterie B se postent près des bâtiments du Parlement \u201cpour les protéger contre une attaque possible des émeutiers\u201d.Un autre bataillon est appelé sous les armes afin de défendre les arsenaux.La ville est sur un pied de guerre avec le millier de militaires qui s\u2019y trouvent.Le soir, les grévistes se réunissent à nouveau.Un des orateurs lance l'appel aux armes.Les arrestations se multiplient, Le 13, \u201cla police refuse d'admettre à l\u2019intérieur du parlement toute personne n\u2019ayant pas le mot d'ordre.\u201d Le grand journal de la capitale provinciale, le Canadien, dans un éditorial du 17 juin, essaie de trouver la cause d'un tel déchainement de violence.\u201cIl est le résultat, dit-on, des idées et des principes du libéralisme, qui ira s\u2019aggravant dans notre société, comme dans toutes les sociétés où les erreurs libérales ont leurs coudées franches.(.) Le socialisme, les idées communistes en fin de compte, font de Suite page 4 GRÊVES, ATTENTATS A LA DYNAMITE, ÉMEUTE ET COUPS DE FEUDE LARMÉE ONTPONCTUE SA CONSTRUCTION POURTANT, CELA SE PASSAIT LE BON VIEUX TEMPS Cette gravure, publiée dans l\u2019Opinion publique en 1880, montre le corps de logis avant, les autres côtés du palais n'ayant été construits que plus tard. FE ~ NOTRE PALAIS LEGISLATIF EST NE DANS LA DOULEUR formidables progrés parmi nous.\u201d Le calme revient et le travail de construction peut se poursuivre.Dès 1880, certains ministères occupent les ailes terminées.Le Ter septembre, le ministère de l'Agriculture et des Travaux publics s\u2019y installe; le 6 décembre de la même année, le Secrétariat provincial fait de même.Les contrats de construction des trois autres façades sont accordés en 1881 et en 1883.D'après Ernest Gagnon, c\u2019est à l\u2019occasion de la signature du dernier contrat que la devise \u201cJe me souviens\u201d apparaît pour la première fois.\u201cM.Eugène Taché, écrit-il, avait dressé le projet de façade du Palais législatif de Québec et y avait introduit les armes de la province avec cette devise: \u201cJe me souviens\u201d, dont il est l\u2019auteur, et qui était alors inconnue.\u201d \u201c jusqu\u2019en 1883, les députés québécois continuèrent à siéger dans le vieil édifice situé tout près de l'actuel Château-Frontenac.Mais vers 21 heures, le jeudi 19 avril, un incendie se déclare dans la salle du Conseil législatif.A minuit, l'incendie est maîtrisé, mais l'édifice est une perte complète, sauf l'aile nord qui, quoique bien endommagée, a pu être en partie sauvée.L'immeuble, construit en 1859-60, avait coûté $61 514.77et l'ameublement valait $14 886.Le montant total des assurances ne dépassait pas les 76 000 dollars.Plus importante que la perte financière fut celle de la bibliothèque.Les trois quarts des 40 000 volumes furent détruits.Les représentants du peuple commencent alors à siéger dans le nouvel édifice, dont la construction est loin dêtre terminée.Même si les travaux sont commencés depuis près de huit ans, on na pas encore procédé à la cérémonie traditionnelle de la pose de la pierre angulaire.Le 17 juin 1884, le lieutenant-gouverneur Théodore Robitaille préside donc cette cérémonie.Le Premier ministre d'alors, John J.Ross, dans son allocution, déclare: \u201cPuisse votre participation \u2014 celle du lieutenant-gouverneur \u2014 à cette cérémonie être un gage du respect de la génération présente et des générations futures pour l'autorité dont vous êtes le représentant et pour les institutions fédérales auxquelles le peuple de cette province est si justement attaché.\u201d Immédiatement après le discours de Ross, le lieutenant-gouverneur dépose dans le creux de la pierre angulaire une plaque commémorative.Le Premier ministre y met le portrait autographié de I'honorable Robitaille et quelques autres articles.Quant au maire de Québec, il \u201cjette\u201d dans le trou un Almanach des adresses de la ville pour l\u2019année 1884.La cérémonie se termine par un discours remarquable du lieutenant-gouverneur.On serait porté à croire que plusieurs de nos actuels partis politiques y ont puisé l'inspiration pour leurs slogans de campagnes électorales.\u201cCe Palais législatif, dit-il, sera le sanctuaire de notre aâtonomie provinciale.L\u2019autonomie provinciale, messieurs, c\u2019est une bien grande chose, une prérogative bien précieuse, dont nous ne saurions être trop jaloux.Elle est notre sauvegarde et notre palladium.I] est bon qu\u2019il y ait à Ottawa un gouvernement central, puissant et respecté, qui groupe les forces éparses, qui serve de lien entre les provinces de l'empire canadien, qui donne l\u2019impulsion aux grandes entreprises.(.) Mais, à côté de ce pouvoir central, il est bon aussi qu\u2019il y ait le pouvoir local qui, agissant dans une sphère plus restreinte, ait, si je puis m\u2019exprimer ainsi, une juridiction plus intime, et exerce sa surveillance et sa direction sur les éléments qui constituent la base même de notre ordre social: la propriété, les lois civiles, l\u2019organisation municipale, l'éducation.Sans doute, comme on l\u2019a dit, il serait plus commode et moins coûteux de n\u2019avoir qu\u2019un gouvernement et une administration.Mais, s\u2019il est vrai que nous aurions moins à payer, nous serions aussi moins MAÎTRES CHEZ NOUS, et moins en état de contrôler nos affaires de famille.\u201d Le 21 juin de la même année, lors d'une autre cérémonie, on dépose dans la pierre angulaire des 4 - 4 septembre 1976 exemplaires de tous les journaux en langues française et anglaise qui avaient relaté la cérémonie du 17.Comme la chose avait été annoncée auparavant, la plupart des journaux s'étaient empressés de pondre de longs articles pour se retrouver enfin protégés pour l'éternité.Une éternité qui aurait pu être courte, puisque, le samedi 11 octobre 1884, des individus cherchent à faire sauter le Palais législatif à coups de dynamite.Une terrible explosion Depuis le début de l'année, la plupart des grandes villes de l\u2019Europe occidentale et de l'Amérique du Nord sont secouées par des explosions.Plusieurs ports font l\u2019objet d\u2019une surveillance particulière.Montréal et Halifax connaissent bien leurs attentats, mais, jusqu'ici la paisible ville de Québec n\u2019a pas encore fait la manchette des journaux à ce sujet.On attribue la vague de violence aux adeptes du nihilisme.Le samedi 11 octobre donc, vers une heure moins quart de l'après-midi, \u201calors que les nombreux ouvriers employés aux édifices parlementaires s'en allaient après avoir dîné sur le pouce reprendre leurs travaux\u201d, une terrible explosion se fait entendre.Le \u2018bruit, aux dires de témoins, s\u2019est répercuté \u2018jusque dans les gorges des Laurentides\u201d.Des pierres de toutes les grosseurs jonchent le sol.La plupart des vitres sont cassées.Un mur est même déplacé de trois pouces.Partout, le parquet est jonché de débris.Des châssis enfoncés flottent dans le vide.On craint que des ouvriers ne soient ensevelis sous les décombres.Trois heures après l'explosion, une autre détonation se fait entendre, aussi forte que la première.\u201cUne seconde cartouche de dynamite, placée au second étage au côté nord de la même façade, venait de causer des dégâts considérables.Un immense bloc de pierre de taille, qui forme partie de la base de l'édifice, a été sorti du mur qui reste chancelant.\u201d La foule envahit le terrain.Peu avant cing heures de l'après-midi, une compagnie de soldats arrive pour inspecter le corps de logis en construction.Le chef de la police secrète procède à l\u2019assermentation de vingt agents spéciaux.Ces hommes commencent à surveiller les édifices jour et nuit.Le lieutenant- gouverneur Robitaille, qui était à l\u2019intérieur de l'édifice, s\u2019en tire sans blessure.I! raconte au reporter du Canadien: \u201cJ'étais à la place que j'occupe en ce moment et M.Staines était assis sur la chaise où vous êtes vous-mêmes assis, lorsque la détonation se fit entendre.Au même instant, mon aide-de-camp vint me dire qu\u2019une partie de la bâtisse venait de sauter.Voyez si nous l'avons échappé belle: le bureau de mon messager est en pièces.\u201d L\u2019attentat de Québec ne laisse pas indifférentes les autorités fédérales, car, dès le soir même du crime, des hommes de police montent la garde autour du Palais législatif d'Ottawa.Le dimanche, le cabinet provincial tient une réunion extraordinaire pour étudier les mesures à prendre et, toute la journée, les diverses entrées de l'immeuble gouvernemental sont fermées par des palissades temporaires et des \u201cgardiens montent une garde incessante aux portes des divers départements.\u201d La chasse aux suspects commence.Le nombre des présumés auteurs de l'attentat se multiplie, surtout à la suite de annonce d'une récompense de $4 000 offerte par le gouvernement pour l'arrestation des coupables.L'entrepreneur Charlebois offre lui aussi la somme de $500.On recherche un prêtre à l\u2019allure bizarre.On accuse les Féniens, les anarchistes et même les anglophones.On voit de la dynamite partout, même à l'évêché de Québec! Le chef des Féniens américains, O'Donovan Rossa, dans le Sun de New York, repousse les accusations portées contre des membres de son mouvement pour la libération de l'Irlande.\u201cQuébec, déclare-t-il, est sous la puissance anglaise.Ses habitants et tous les habitants des autres villes sur la terre protégées par l'Angleterre feront bien de se débarrasser le plus tôt possible de la protection de ce drapeau.\u201d Pour lui, l'attentat de Québec n\u2019est pas l'oeuvre de ses hommes.Quant au prêtre à l'allure bizarre, on le recherche partout et surtout à Montréal.Les soupçons les plus sérieux se portent sur quatre Américains qui seraient disparus juste avant l'explosion.Les quatre inconnus avaient déjà soulevé la curiosité de leur logeuse, Mme Honoré Nolin.Selon le témoignage de cette dernière, \u201cdes quatre chambres qu\u2019ils avaient louées, il y en avait une qu'ils ne laissaient jamais inoccupée.Aux heures des repas, il n\u2019y avait que trois pensionnaires qui se mettaient à table.Le quatrième restait dans la chambre.Le soir, les quatre inconnus s\u2019enfermaient dans l\u2019un des quatre appartements et alors commençait une conversation a voix basse, très longue et très animée.Cela durait tard dans la nuit.\u201d Détail essentiel, ils avaient avec eux une petite valise en cuir \u2014 satchel\u2014 et un sac en tapis \u2014 carpet bag \u2014, comme on en avait retrouvé dans l'édifice endommagé.Accusations de fanatisme Le Nouvelliste de Québec, dans son édition du 12 octobre, lance une grave accusation: \u201cD\u2019autres vont dire que cette destruction est le résultat du fanatisme.La façade du Parlement, disait un citoyen distingué après le tragique événement, rappelle des souvenirs trop français et trop catholiques pour qu\u2019elle ne suscite point certaines envies et certaines colères.On a gravé sur la pierre de la façade les noms à jamais illustres des Laval, des Champlain, des Maisonneuve, des d\u2019Iberville, des Dollard, des Cavelier, des Salaberry et d\u2019une foule d\u2019autres.Ces noms-à, voyez-vous, sonnent mal aux oreilles de certains individus que le fanatisme mène.Ca leur offusque les yeux.Qui sait si ce n\u2019est point dans le but de faire disparaître tous ces souvenirs que l\u2019on a monté le fameux coup de samedi?\u201d Certains croient que ce sont des ouvriers mécontents qui s\u2019en sont pris à l\u2019entrepreneur.Le journaliste Jean-Paul Tardivel, dans son journal la Vérité, se porte à la défense de l'ouvrier, tout en l'accusant \u2018d\u2019être un arriéré.\u201cIl nous répugne souverainement, écrit-il, de croire que des ouvriers canadiens soient aussi méchants.Du reste, nous ne les croyons pas assez avancés pour mener à bonne fin un pareil complot.\u201d L'enquête policière piétine.À la fin, personne ne sera accusé.À un député qui demandait au Premier ministre s\u2019il rendrait publics les résultats de l\u2019enquête, on répond que non \u2018car ceci n\u2019est pas dans l'intérêt de la population\u201d.Une autre enquête se terminera aussi en queue de poisson.N\u2019importe qui aura deviné que, pour des contrats de cette envergure, il y a certainement eu des accusations de \u201cpatronage\u201d.Un des principaux membres de l\u2019Opposition de l'époque et futur Premier ministre par surcroît, Honoré Mercier, accuse le Premier ministre Joseph-Alfred Mousseau d'avoir accepté un pot-de-vin de l\u2019entrepreneur Charlebois.Un comité de la Chambre est formé pour faire enquête.Le lundi 9 mars 1885, le comité, qui est devenu une commission, remet son rapport qui ne retient pas les accusations.Deux des cinq commissaires présentent un rapport minoritaire qui contredit le premier.L'affaire meurt en douce, car, d'autre part, on a porté des accusations à peu près similaires contre Mercier.L'histoire du Québec n'est, en quelque sorte, qu\u2019un continuel recommencement! La construction du Palais législatif se termine à la fin de l\u2019année 1886.Le coût total, non seulement de l'édifice, mais aussi de la clôture de granit, des statues et de la fontaine, est de $1 669 249.16, ce qui est relativement peu, comparé aux coûts actuels de construction.Il est vrai qu\u2019un stade c\u2019est plus utile à la population qu\u2019un Palais législatif, où le seul sport qui s\u2019y pratique est celui de la parole! e i 8 4; 3 3 4 , A veg ve at ! ™ : = sf oe.4 & Ç oe a or # it A hat Bs 2 TE * Bk po wedi Es 5 7 % 45 TS, AL x 3 né be me 64 A .LR 4 we , = x\" 44% CE 4 pet She Ca \u20ac 3 13 nN PR: jus , : Ap reg \u2018a EM * 4% ig, wy + >.ne EE à +12 247\u20ac pe ES 20 x \u201ca a > .> & Fs gmt ; 3 A4 3 : he awe Sahl 3 fas f Th a 4 wl ui > ol v1 4 + wr N I ; ; > > A, sf \u2018 ~~ ! Nate TS B N2 Lg er LU af , He a Vv J £1 Vein ~NF \u2018 | D 4a a > I; &% | ir ) {J - \u2014 na # End 4e (Nd ; et 1] kz] 1 (a \u2014 _ rouen Lo\u201d ahs ii 466 ARS lg sp.\u201c\u20ac, +, Og: ayy A il {lave fF jrern = CA ar Maye \\ < 1) [EL \u2014 ve 3 Pa a 2 Z EF yi 1 be #4 ey \\ A 0 4, ie ; a SHY.3 +) $ 2 IN Fi ¥ i A À 5 ; e hebe } b + x AN y * 5 sp 2 Pa ARMS - à is 36 A WF a.Baits Sa x: ar ré 5! A 2 è | 9 E B © wa 8 ; A Player jes 1 à Ho 2 FILTRE ad + *% & ro i i 7 Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage ait er d\u2019inhaler.Moyenne par cigarette\u2014Format régulier: \u2018Goudron\u201d\u2019 19 mg, nicotine 1.3 mg.| ee rer sr arme \u201cnee yi a! ; 1 1 | 1 A! A i El A! | SN ?EH PAR MARIE-ODILE VEZINA Tableau | 8 La scéne se passe en avril dernier 3 dans le coin bar du Théâtre de Quat\u2019 A Sous de Montréal à six heures du soir.\u201cQuelques personnes sont réunies au- ä tour de petites tables et sirotent leur À poison préféré.Il y a là quelques journalistes; une dizaine environ, sur- à tout des femmes.Il y a aussi des 2 attachées de presse, agents de promo- @ tion ou de publicité, appelez cela comme vous voudrez.Bref, que des gens qui se connaissent bien! La conférence de presse est magistralement ratée.Dehors, il fait un temps de chien et ceux qui devaient être le d point de mire, les vedettes de ce rendez-vous pseudo-amical, se morfondent avec aigreur dans un coin.BE Ceux qui ont bravé les intempéries M s\u2019accomodent tout de même très bien de leurs bretzels et de leur gin-tonic.Il faut croire que ceux-là gagnent assez bien leur vie dans leurs journaux roy respectifs pour se nourrir convenable- à ment! Puisqu\u2019on y est, autant en profiter pour échanger les dernières nouvelles, les derniers potins.Journalistes et attachées de presse se délectent.C\u2019est là, entre les dernières frasques de votre artiste préféré et les ennuis de fertilité de son attachée de presse, que le Big s'est infiltré dans la conversation \u2014 et dans ma vie \u2014 insidieusement, sans que je m\u2018en rende compte.Brusquement, les visages se sont illuminés, les yeux agrandis et le ton est monté.Tout ce que j'avais compris finalement au bout de quelques minutes c'est que quelqu\u2019un arrivait à Montréal dans deux mois et que c'était merveilleux, magnifique, fantastique, extraordinaire, fou, dément! \u201cMoi, a dit une jeune femme avec \u201c émerveillement, je loue une chambre \u201c| à Gérard.\u201d \u201cEt moi, a lancé une autre parfaitement ravie, c\u2019est ma maison que je loue.Pendant tout le temps qu\u2019ils seront au Québec, j'habiterai chez ma mère.\u201d De réplique en réplique, je questionnais: \u201cqui, ils?\u201d Et personne ne daignait me répondre.J'appris ainsi qu'au cours de leur dernier voyage \u201cils\u201d avaient fait bien des ravages.\u201cIl fallait voir ça à Dorval quand \u201cils\u201d sont repartis, a encore dit une jeune femme sérieuse et publiciste de ÿ métier.Il y avait une gang de filles qui pleuraient et des gars qui faisaient bien pitié avec leur mine basse.\u201d - | 3 Rassurez-vous! J'ai fini par appren- #4 dre ou par comprendre qu'il s'agissait WE des trente-six filles et garçons du Æ désormais Big Bazar.MM A vrai dire, je ne sais pas pourquoi ji j'écris cet article aujourd\u2019hui, un mois PES après le nouveau départ de cette a or a 4 aile LÀ 2, PHOTOS PAUL GÉLINAS i ] i xh ai 3 BL al ait 2 2 Différentes scènes de la vie du Big Bazar Li: 1 en tournée: on loge un peu partout et on dort un peu partout.Dans la photo de droite, E Bie rangée du centre, on voit À Æ 93 B Fugain conversant avec le chanteur Pierre Lalonde.poof b le 6 - 4 septembre 1976 Ay AR etMoi y troupe de saltimbanques comme ils se g plaisent à se qualifier eux-mêmes.= Peut-être bien que le soir de cette j | fameuse conférence de presse ratée \u2014 x: Qui, par ailleurs, annonçait le passage # de la comédie musicale Tout Chaud .au Quat\u2019 Sous \u2014 j'ai été fascinée par le phénomène Big Bazar.Je me suis W © émerveillée qu'il existe encore quel- Que part un groupe de gens, d'indivi- * dus qui aient le pouvoir de mobiliser - autant d'esprits, d'énergies et de souvenirs.J'avais devant les yeux ce .soir-là des adultes, des femmes et des hommes \u2014 pas des adolescents tran- © sis d'un amour naif et puéril \u2014 qui .attendaient en extase i\u2018arrivée d'une - trentaine de personnes qui, à bien y & penser, n'ont véritablement rien de M * très extraordinaire.Autant vous l\u2019avouer immédiatement: jusqu\u2019à ce jour d'avril le Big : Bazar n\u2019a représenté dans mon exis- tence que l\u2019objet de l\u2019admiration sans borne de mon fils de sept ans pour les \u201cbottes et la cape de Michel Fugain! (Aïe! Je viens de prendre une sacrée débarque dans l'esprit de beaucoup de 2 \u201c-mes lecteurs.) Pour être honnête, je ne sais pas ce qui m'\u2019a attirée dans : \u201ctoute cette histoire.J'ai voulu vérifier, \u2018lle pense, si l'engouement de mes { iconsoeurs, confréres et relations de aussi \u201ctravail relevait du mythe sacré et [incomprehensible de la vedette ou i'reposait sur des bases véritables, \u2018solides.Je me suis donc moi aussi Limise à attendre le Big Bazar.Tableau ll J'ai raté leur arrivée à Montréal! Je ne m'en suis pas encore consolée.#8.J'aurais aimé voir s\u2019il y avait beaucoup 2 (de fans et quelques jeunes filles, de MR, (celles qui pleuraient quatorze mois À, auparavant.Michel Fugain m'a rassurée en m\u2019affirmant que c'était une 3 (arrivée qui ne valait pas le déplacement.\u201cil y avait des gens de Kébec-Spec, = bien sûr \u2014 la compagnie qui les a fait jivenir et produits au Québec \u2014, et quelques vieux copains, quoi! On s\u2019est embrassés, on a récupéré nos bagages r | \u2014 et Dieu sait s\u2019il doit y en avoir \u2014 et fipuis il a fallu caser tout le monde.$iBref, on était plutôt crevé parce que [sept heures et demie d'avion faut se = R dormir, parler, se marrer un bon coup, Emais quand même!\u201d Il paraît surtout qu'à l\u2019arrivée du ie.fin mai, c'était la folie douce.Æ D'abord parce que les membres du Big Enétaient pas tous logés à la même 2.seigne.Si tel avait été le cas, il gaurait suffi de les entasser dans un tobe: avec armes et bagages et des jes larguer \u2014 c\u2019est leur language qui Héteint sur mon vocabulaire \u2014 dans le premier hôtel venu.Or, les gens de ce grand bazar arrivaient pour un mois et demi, presque deux; et vivre un mois et demi à l'hôtel cela coûte cher.\u201cOn n'a pas les moyens, explique Fugain.Chaque fille et garçon du Big touche environ cent dollars de cachet par spectacle.Quand on ne joue pas, on ne touche rien.Calcule! La chambre, les repas.I'hdtel engloutirait presque tout.\u201d Parce qu'évidemment tout le monde le sait maintenant, le Big Bazar est une espèce de coopérative.L'éclairagiste gagne exactement la même chose que le gars qui chante et danse à l'avant de la scène.Même si le cachet qu\u2019ils exigent pour se produire paraît important aux non-initiés, divi- sez-e en trente-six et vous allez voir que cela ne fait plus du tout pareil.C\u2019est donc par esprit d'économie que les membres du Big Bazar se sont refusé le Holiday Inn ou le Reine- Elisabeth.Pendant tout leur séjour à Montréal, ils ont logé \u201cchez l\u2019habitant\u201d, comme dirait Michel Fugain.Organiser leurs tanières n\u2019a pas dû être une mince tâche.\"Il y en avait six ou huit chez Jean-Guy Moreau, qui avait bien voulu prêter sa maison pendant que lui-même séjournait en Californie; une douzaine dans des appartements loués à Saint-Laurent; quelques-uns étaient chez des amis personnels et Fugain, sa femme Stéphanie et leur fille Marie avaient loué une maison sur la route de Sainte-Marguerite, dans les Laurentides,\u201d explique un représentant de Kébec-Spec qui a certainement consacré plusieurs nuits à planifier le gîte de tout ce beau monde.Hs logeaient donc tous à Montréal, sauf les Fugain car Michel a positivement horreur de la grande ville.\u201cAb non! Moi il n'y a rien à faire, j'peux pas.Deux jours à Paris ou à Montréal et je suis mort.Je préfère voyager aller-retour chaque jour pour donner mon spectacle.Au moins, à la campagne tu respires.C'était formidable là-bas, dans les Laurentides: Va- près-midi je faisais de la chaise longue sous un arbre dans le jardin pendant que ma fille gambadait autour de moi et que ma bonne femme se lavait les cheveux.Et puis, je n'étais pas loin de mon ami, Yvon Deschamps.C\u2019est un mec formidable, ce gars-là.Vraiment, on a tout de suite sympathisé.On voit les choses un peu de la même façon, surtout ce qui conceme le monde du spectacle.\u201d Tableau IH En fait, la première fois que j'ai rencontré les gens du Big Bazar c'était dans l'Île Sainte-Hélène au restaurant le Festin du Roy où se déroulait la conférence de presse \u2014 avec buffet \u2014 donnée en l'honneur de cette troupe qui allait réaliser en moins de deux mois l'exploit de remplir vingt- deux fois \u2014 ou plus \u2014 la grande salle Wilfrid-Pelletier \u2014 3 200 places \u2014 de la P.D.A.sans compter les autres spectacles programmés pour la tournée de quinze jours effectuée à travers le Québec.\u201cIl n'y a qu\u2019Yvon Deschamps qui ait réussi a attirer autant de monde\u201d, spécifie non sans un certain contentement trés visible Michel Fugain.Quand je dis que j'ai rencontré les gens du Big le lendemain de leur arrivée, à cette conférence de presse, Jexagère un peu.En fait, j'ai surtout -\u2014 et les autres journalistes aussi \u2014 Michel Fugain.Il y avait bien Vava, Gérard Kaplan, une magnifique fille aux allures de sauvagesse et un jeune homme de couleur dont le souvenir me fait toujours réver.mais les autres étaient restés dans leur plumard.Le décalage horaire, vous savez?Et s\u2019il y avait au Festin du Roy Vava, Gérard Kaplan, cette magnifique fille aux allures de sauvagesse et ce jeune homme de couleur qui me fait toujours rêver, on ne peut pas dire qu'ils aient tellement manifesté leur présence.lls ont surtout apprécié le festin du roi! Michel Fugain lui était bien là, disponible, souriant, trop aimable avec les journalistes.Comme il faisait un soleil magnifique et une chaleur à crever, nous sommes tous \u2014 sauf Vava, Gérard Kaplan, cette magnifique fille aux allures de sauvagesse et ce jeune homme de couleur qui me fait toujours rêver \u2014 zallés nous asseoir dans l\u2019herbe fraîche de l'île.Et nous avons parlé.Cela m\u2019a beaucoup ennuyée, je dois dire.Je me sentais désolée que pour son premier jour dans notre merveilleux pays Michel Fugain soit obligé de sortir son blabla.D'autant que, même s\u2019il y mettait de l'énergie, il n\u2019avait quand même pas l'air convaincant.J'aurais préféré lui faire visiter le futur emplacement olympique.Mais lui se sentait obligé de raconter des tas de trucs sur la troupe qu\u2019il a fondée sur un coup de cafard de vedette solitaire et d'auteur-compositeur à succès il y a quatre ou cing ans.On a eu droit au service complet: nouvelle orientation du Big \u2014 qui ne veut plus se lancer dans la comédie musicale \u2014, politiques internes et non sérieuses de l'organisation, individualité des membres, nouveaux éléments, droits d\u2019auteurs, démocratie, socialisme, et j'en passe.A un certain moment, j'ai demandé à Fugain pourquoi c'était toujours lui qu\u2019on entendait et pas les autres.Un silence gêné, comme si j'avais énoncé une incongruité, est tombé sur notre petit groupe.\u201cMais parce que j'ai été choisi comme porte-parole du Big; parce que c'est plus facile qu'il n'y en ait qu\u2019un qui se déplace pour les entre- vues avec la presse.C'est moi mais ce pourraît être un autre.\u201d Plus tard, quand Michel Fugain parlait de son rôle au sein du Big qui, disait-il, n\u2019était véritablement pas plus important que celui joué par les autres, je n'ai pas résisté a la tentation de lui demander comment il se faisait alors que sur le programme du spectacle sa photo soit en très gros, alors que celle des autres membres du Big est minuscule.\u201cVous êtes la vedette, quand même, non?\u201d Il a pris un air attendri devant mon inconscience et m'a expliqué longuement \u2014 et vainement \u2014 que la grosseur d'une photo ne voulait rien ire.On a certainement dû me trouver trouble-fête ce jour-là quand j'ai terminé l\u2019entrevue en demandant à Fu- gain s\u2019il ne pensait pas que ses chansons et son spectacle faisaient un peu boy-scout, un peu séance paroissiale.Je dois dire, d\u2019ailleurs, que c\u2019est le seul moment où il a mal réagi.\u201cMerde! Les gens qui me sortent des trucs comme ça me débectent, quoi! Écoute un peu les chansons de mon.dernier spectacle, regarde ce qu'il.s'y passe.C\u2019est peut-être le seul spectacle où le Bon Dieu est sur scène et dans lequel il se fait parler.I! en entend des vertes et des pas mûres! Et puis t'as déjà vu beaucoup de spectacles toi où les acteurs sur scène ont le visage recouvert d'une cagoule pointue et tuent un type à coups de bâtons?Tu trouves que ça fait boy-scout ça?Eh ben mon vieux.Et puis, tu vois, nous du Big on s\u2019est jamais fixé de grandes missions.On est des saltimbanques, on est là pour divertir, pour dérider, pour amuser, pour faire passer un bon moment.Je n\u2019ai pas envie de laisser un souvenir impérissable dans les mémoires et, d\u2019ailleurs, je le dis dans une chanson.Nous, on croit en cette forme de spectacle.Pour moi, un type qui ose se présenter sur une scène, tout seul derrière un micro, il faut qu'il soit vachement inconscient et vaniteux ou qu'il ait un talent fou.Moi, je n'en avais pas assez pour chanter tout seul derrière un micro et, pourtant, je faisais quand même une gentille carrière.Ca ne m'\u2019intéressait pas et les gens du Big c\u2019est la même chose.La plupart n\u2019ont pas envie de faire l\u2019égo-trip de la vedette.\u201d Est-ce que Michel Fugain est sincère?Au cours de cette première conversation, je me le suis souvent demandé.I! vante les vertus d'égalité financière de sa troupe et, pourtant, il récolte dix fois plus d'argent que tout le monde avec les simples droits d'auteur de ses chansons.Il se dit contre le vedettariat et, malgré tout, c'est sa photo qui saute aux yeux sur le programme de son spectacle.A Place des Arts, la publicité n\u2018annongait pas le Big Bazar mais Michel Fugain et le Big Bazar.Suite page 8 4 septembre 1976 - 7 ie E £57 Lis Le Big Bazar et Moi J'ai rencontré plusieurs fois Michel Fugain au cours de son séjour au Québec et chaque fois je Iai trouvé un peu moins faux.I est vrai qu\u2019il n\u2019était plus en conférence de presse.J'ai aussi parlé à quelques membres du Big, dont Vava, Kiki, Stéphanie, Gérard, Jérôme et d'autres dont je n'ai pas retenu les noms.Ils partagent tous le même point de vue, la même conviction sur ce qu\u2019ils font.\u201cSi je voulais faire carrière toute seule, m'a expliqué Vava, je pourrais.Jai eu des propositions.Cela ne m'intéresse pas du tout.l'aime ce que je fais.C\u2019est un métier difficile parfois.Ainsi cela fait longtemps qu'aucun d'entre nous n\u2019a pris de vacances.Cet hiver, nous avons joué pendant six mois sous le chapiteau d'un cirque.C'était une grande expérience, mais crevante.Nous venons de faire l'Olympia, à Paris, pendant deux mois, nous en avons pour deux mois au Québec.Quelques jours de repos et nous partons en tournée au Japon.C'est une drôle de vie.Moi, mon ami est un membre du Big, mais les célibataires doivent trouver cela diffi- - cile, quelquefois.Remarque que nous faisons très attention pour protéger notre vie privée, lindividualité de chacun.Nous formons un groupe de travail, aprés nous redevenons des individus.En tournée, nous vivons un peu plus ensemble mais nous essayons tout de méme de conserver une certaine indépendance.Sinon, la vie serait impossible.\u201d Tableau IV La scéne se passe dans le hall Une heure plus tard, tout le monde ou presque est dans la salle de maquillage.Les filles se transforment à vue d'oeil, les garçons font des farces, pincent des fesses, mettent les maquilleuses en boîte.Stéphanie Fu- gain arrive, magnifique.On dirait qu\u2019elle rentre de vacances alors qu\u2019elle vient d'écumer tous les magasins du centre ville.Elle déballe ses achats, ravie, pendant que son Michel de mari lève les bras au ciel, pour la forme, en soudain, fraîche comme une rose, sa grande natte dans le dos.Korrine Reggiani arrive.\u201cJe ne me suis pas réveillée, s'excuse-t-elle avec une voix d'ingénue.\u201d Les autres se bidonent.On lui explique qu'ils attendent depuis deux heures et demie.\u201cEh bien alors, je ne suis pas en retard\u201d, s'étonne Korrine.Enfin, tout le monde se case dans le studio pendant qu'une troupe de ballet-jazz termine son numéro.Fu- Une bonne photo se juge à votre talent bien Sûr, mais aussi à la qualité Lorsque votre finisseur utilise le C'est aussi le papier qui fait l'épreuve.de la finition.Et l'on obtient toujours de meilleurs résultats sur un bon papier.régisseur interrompt la chanson, inquiet.\u201cC\u2019est comme ça que vous chantez?\u201d \u2018Ben oui, répond Fugain avec un air de circonstance!\u201d Conversation entre le réalisateur et le régisseur: on recommence la répétition et Fugain poursuit ses singeries.Le régisseur demande une troisième répétition.\u201cEcoute, mec, annonce Fugain menaçant, tu sais combien de fois on a chanté cette chanson-là?Non?Bon, alors enregistre parce que je n\u2018ai pas tellement de patience.\u201d Au bout de trois quarts d'heure, le film est dans la petite boîte noire.L'équipe du studio respire, les accompagnateurs du Big aussi.Pierre Lalon- de s'approche \u2014 toujours avec son air de petit garçon gêné \u2014 de l\u2019attachée de presse.\u201cJ'aimerais ça \u2018faire une entrevue avec Michel, mais il a l\u2019air pas mal fatigué.\u201d demande Pierre Lalonde sans vraiment demander.\u201cMichel \u2014 hurle Thérése a Fugain qui se trouve à l'autre bout du studio, tu veux bien faire une entrevue pour la télé?\u201d Et Michel Fugain de répondre: \u201cMais comment donc, allons-y.une entrevue, deux entrevues, trois, si vous voulez.\u201d On a l'impression soudain que si Pierre Lalonde pouvait entrer dans le plancher il le ferait sans hésiter.\u201cCe que vous faites, dit Pierre Lalonde, au cours de la fameuse .entrevue, cela me fait penser à de Vopéra.\u201d Coupez! hurle le réalisateur dans.les oreilles du régisseur.Michel Fugain prend un air navré, pendant que tous ceux qui assistent à l\u2019entrevue derrière les caméras se tordent de rire.\u201cVous êtes sûr qu'il s'agit d'opéra?\u201d papier Kodak, vous pouvez être assuré qu'il prend bien soin des photos que vous lui confiez, et qu'il est consciencieux puisqu'il n'utilise que des matériaux de qualité.Un professionnel sait qu\u2019il peut compter sur l'excellence d'entrée de Télé-Métropole.Le photographe Paul Gélinas et moi attendons les membres du Big qui viennent enregistrer Showbizz.Ils arrivent par petits groupes.Hs ont l\u2019air crevé, les yeux cernés, le teint pâle.J\u2019ai du mal à demande Fugain a un Lalonde qui n\u2019y -comprend rien.Dernier tableau J'ai revu les gens du Big un matin reconnaître Vava qui reste dans ma mémoire une jolie fille blonde et pétillante.Fugain est pareil à lui- même, bien qu'il soit lessivé lui aussi.En attendant le reste des effectifs, nous montons à la cafétéria du Canal 10 où les filles se contentent d\u2019un yogourt nature sans sucre et d'un café.Le photographe fait quelques clichés.Ces demoiselles protestent: elles ne sont pas maquillées et très désavantagées par la fatigue.\u201cNous n\u2018avons pas eu un soir de relâche depuis que nous sommes arrivés\u201d, explique Kiki.Nouvelle conversation avec Fugain qui me parle de sa femme et de sa fille, de son moulin dans les environs de Paris, de ses copains.Pierre Lalonde arrive, serre des mains d\u2019un air gêné.Fugain demande l'heure d'entrée en studio.Tout le monde se met à hurler en apprenant que l'enregistrement ne se fera pas avant deux heures.\u201cQu'est-ce que c'est que cette histoire de plouks?\u201d proteste Vava, furieuse qu'on lui ait ravi deux heures de sommeil.des produits Kodak.aussi le papier qui fait l'épreuve.& La prochaine fois que vous ferez développer vy vos photos, exigez le papier Kodak, car cest disant: \u201cAh! les femmes!\u201d Stéphanie montre à la compagnie un blouson qu'elle vient de s'acheter.Fugain le lui chipe des mains, il I'essaye.Comme le blouson lui va comme un gant, il l\u2019adopte.\u201cAh! les hommes!\u201d de dire avec un clin d'oeil Stéphanie qui sort de-son sac trois brosses rondes qu'elle enroule autour de ses cheveux.Un coup de séchoir, un peu de poudre sur le nez \u2014 non, non, pas de fond de teint! \u2014 et la voilà prête, pimpante, merveilleuse.L'enregistrement est encore retardé.Tout le monde se met à hurler.Puis gain et sa gang imitent les danseurs derrières les caméras.La prise doit être recommencée.Puis c'est autour du Big de prendre place sous les projecteurs.Gérard Kaplan pousse un hurlement.\u201cVava, ne me dis pas que tu as encore oublié de mettre une petite culotte; à la télé, quand mé mel\u201d Le régisseur lève la tête d'un air sidéré, les caméramen roulent des yeux intéressés, tous les gens du Big éclatent de rire.Pendant la répétition, Michel Fu- gain fait le pitre.Il imite sa propre voix en prenant des allures de gorille.Le alors qu'ils partaient faire leur tournée à travers le Québec dans un grand autobus nolisé pour l\u2019occasion.lls n'avaient pas tellement l\u2019air plus en forme qu'au Canal 10 mais ils souriaient et s'envoyaient des blagues comme on s\u2019envoie une balle.Je les ai revus le 15 juillet, place des Nations, a leur dernier spectacle.Et j'ai été contente ce soir-là en pensant que le lendemain, pour quelques jours, ils allaient, chacun de leur côté, vivre la vie ordinaire de tout le monde.Je savais que Fugain et sa petite famille repartaient directement pour la France, se reposer.(Il paraît que Marie, la petite fille, ne s\u2019est jamais si bien portée que pendant son séjour au Québec.) Je savais aussi que quelques membres du Big allaient traverser de l\u2019autre côté des \u201clignes\u201d pour dire un petit bonjour à nos voisins.Je ne sais pas si beaucoup de filles et de garçons ont été attristés par leur départ.De toute façon, ce n\u2019est pas très grave: dans un an, dix-huit mois au plus tard, ils seront de retour pour une autre épopée au Québec e 8-4 septembre 1976 NU La cigarette - | vous donne-t-elle desremords?Se IS VESTE PURE ER : Cest tout probable.; Et au mieux, cela doit 4 vous arriver au moins 1 à ar une fois par année.1 i ys || Mais la conclusion 1 i 626 à laquelle vous arrivez 1 | n'est pas facile à mettre 7 Md \u20ac en pratique.| HB \"En ce cas, consolez- 7 £0 et E vous: vous n'êtes pas le \u20ac Len | 5 seul dans cette situation.a.we | il i oof Et c'est pour des milliers sR 1 LTLITTTINLIDN de gens comme vous quon | a conçu la cigarette Vantage.La Vantage, c'est la cigarette pour les fumeurs | qui prennent beaucoup de plaisir à fumer et un peu de temps pour y penser.4 La Vantage vous offre toute la riche saveur des tabacs de Virginie.Et 1 entre nous, c'est pour ça qu'on fume: la saveur.Mais ce qui rend la Vantage a encore plus intéressante, c'est son filtre unique.Il laisse passer tout le goût que vous attendez d'une cigarette et ne filtre efficacement que ce qui doit 1 Être filtré.3 La Vantage se fume bien: même si son filtre est très efficace, vous n'avez 3 pas a faire d'effort à chaque bouffée.Vous n'avez qu'à savourer.Une saveur riche, un filtre sans pareil et le plaisir de fumer qui reste intact: que demander de plus à une cigarette.Surtout quand on se pose des a.questions.| 2 Vantage c'est peut-être la solution.1 Essayez-en un paquet.Vous verrez bien.Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l\u2019usage \u2014 éviter d'inhaler.\u201cGoudron\u201d 11 mg, nicotine 0.8 mg.ramener re 4 septembre 1976 - 9 BE rer tt ee a ET Hs = By SE La mA x be wis xt 15 a OO fe - Wy ae w, i aps eq +» .\u2014+\u2014 ns A » à : a SF [Red Ë a + be xd 4 & Ver ; és S 5 of a % + ~- a cma, nds es A \u201cné za Ce Fe 3 wy = 5.Br 3 ~ ig oo Fi a 4s A > re rime ES a = A yl ns Eo + % 2605 fa x : vo .-n \u201cin os BRA A ame se > + et ty a.PHOTOS ARMANDO LOMB Lv y a = Ng + a Ÿ oh CE pa pass js ; 3 J FAR i 2 re Lee / 4 «a rd À ; a \u2014 > bt = wr A \u20ac ve # 5 eo Es \u2014\u2014 se ARE hs t = pret ae > + Let § à w pepe A om Lai ù 75 aid AS 2e Pr a 2 ket oy 4 \u201cEa Wr Pics a N= ow en a i si pu ee \u201cna \u201c= be Ye Le » w ER, \u201cx 38 PO ES mn FN 2 2 Mer KS > OF hE) rt id yg : / w RY Si Ch A \"end, 2 * wi LY 3 on, i C- ; a fre Des 7 Tr ] eue Moule) Hor radar) AL «k wh en y LS ve - i 4 = ta x fe #23, > (AP 2 He su et + si i Sigg 5M Ë a = js :& > aw wo Le \u20ac a 5 # 4 LT At CGT: oF ve i a hy ; £ ce # ba e bé + a.3 ¥ bé Le ; { 23 - 4 ve à \u20ac ; >.EN T.gr AR zt pd tl TEA 4 / SH 7.Ë nN Le È a a «tf A LP i i; Ni LR + j a ry ape 4 / ny oy £ .ry AE pr a TER Le dE = i > Fes ¥ 5 a Si x ae A ss Ÿ palin 1X = ee wl et A A x & \u201c0 * he) A { 9 > # Né et : EN a CC® ÿ de Da Costa Es Any, 54 We, 25 \\ ; > re Be \" 5 a 3 ¢ 3 Nf VY es EEE } + J û SP.hs 5 # $ 7 ; ñ +f Freer Ro or 5 A merveilleux delire i 2 + ! ade FA 3 tembre 1976 «3 LA 5 ts ir APE À i at FR 6; 4 * La AN 4 AS 0 4 =~ 3 5 Ë Fr LA fue ¢ 10 4 sep Ye wer ne HR \u2014 So aed PAR EVA DARLAN Nous étions partis à bicyclette à la découverte des plages normandes lorsqu\u2019un heureux coup de pédale nous égara à Vers-sur-Mer, entre Houlgate et Cabourg.Une grille en fer, tristement peinte, y cache un des plus inattendus trésors de la côte normande.C'est à 20 ans que le Portugais Da Costa arrive en France pour rejoindre sa soeur déjà installée en Normandie et chercher du travail.Du travail, il en trouve.Dans une usine.Le pays lui plaît, il décide d\u2019y demeurer.Il épouse une enfant du pays et la vie s'écoule, tranquille et sans histoires.Jusqu\u2019au jour où, ägé de 50 ans, Da Costa se voit frappé d\u2019une grave maladie pulmonaire qui l\u2019oblige à prendre une retraite anticipée.C\u2019est désormais dans une angoisse quotidienne que passent les jours.La retraite est maigre et, si le seul homme de la maison disparaît, que deviendra Mme Da Costa?Mais, tétu et courageux, l\u2019homme décide de vivre.1958: lancement d'une des premières fusées russes.À bord, une petite chienne.Souvenez-vous: Laïka.Ombre grise au tableau de la réussite, Laïka, première | cosmonaute, meurt.Et ça, M.Da Costa se refuse à A l\u2019admettre, touché dans son amour des bêtes et de la vie.Il décide de lui faire, lui, ce que personne ne lui accorda: un monument.Il se lève, sous l'oeil courroucé de sa femme, allume une cigarette \u2014 interdite par le docteur \u2014, retrousse ses manches et commence à travailler le ciment.C\u2019est sa première oeuvre, sa première création, la reconnaissance de sa présence su terre à lui, le moribond, défiant le temps.\u2019 Et le beau, l\u2019original, le génial, c\u2019est le matériau.H Ÿ ramasse tous les verres cassés, tessons de bouteilles, assiettes de porcelaine déchiquetées et en pare le ciment nu et froid pour en faire un rêve de couleur.L'enthousiasme le trans norte.Sans être complètement rétabli, il se sent pourtari* mieux.I! décide alors de continuer: il mettra son énergie non plus dans des oeuvres profanes, mais bien dans des actions de grâces a celle qu'il a si longtemps priée: Notre-Dame de Fatima.Cela deviendra une passion, de celles que l\u2019on a toujours portées en soi et qui sont d\u2019autant plus intenses qu\u2019on les découvre tard.Les chapelles, statues de saints, reproductions de lieux sacrés se mettent à fleurir son jardin et à briller de tout l'éclat des porcelaines et de sa foi.Et, parallèlement, l\u2019enivrement de la création s'empare de lui.Ni les prières de sa femme, ni les remontrances du docteur ne parviennent à le troubler.li s\u2019est trouvé, il a trouvé son chemin, sa vie et il entend aller jusqu\u2019à la limite de ses forces.Sainte Rita, Sainte Thérése, Notre-Dame de Fatima, Notre-Dame de Lourdes, l'interprétation du Sacré-Coeur de Paris se mélent a de rares oeuvres profanes: Laika, un moulin et une chaise.Tout est mosaique, faiences dans un camaieu de bleu et de vert.Les murs n\u2019ont pas été oubliés: poissons, chevreuils, animaux légendaires, mythes réinventés font partie d\u2019un même élan pour s'intégrer à l\u2019unité du monde.Nature et religion, tels sont les thèmes, les aspirations de Da Costa.Si par hasard, en Normandie, vous prenez une bicyclette et allez vous perdre entre Houlgate et Cabourg, à Vers-sur-Mer, vous trouverez cette triste grille.Alors entrez et rêvez.e LE PHOTOS ARMANDO LOMBARDI et 4 septembre 1978 - 11 ge du premier numéro dela\u2019 Gazette, £31) GAZETTE ET LITTE À Pour ta Ville & Difrie J Masnenxai, AUX CITOYENS Msssszwas, E me fiche de v009 voir propolé l'é- um Papier pr fan par rapport à moi-même » que pot avantages que vous en rerirerez.Je vois que plubeuns d'entre vo, Meficun, aon Soufcriptions , Eig Gi préfente de ce ot int be Commerce jets qui vous a » de travaillez autant avd sero à mon pouvoir pour Ja fatisfeltion de sous & d'un chacon en particalics.Je m'étois propoté de remplie ta Feuille des Averilements publics & aéfaires qui intérefler le Commerce.L'un & \u2018autre pour Je préfent.Peu d\u2019A- vertilfement, Yu que le n'eft pas hcore comme : vous fevez , Mefeurs , sui bien que moi, la Grustion préfeate quant au ren je crois ower aucun ceproche à recevais pour ces deux articles.Quant sux morcesux variés de Linéraose, j'efpêre me mettre à l'abri pas le form que pe dred pour vous procures ceux que je ye plus amuofants & les plus inftroc.ns.Je n°i int ie te de plaive à roger Feuille qui contiendra une plus prande ques.ré Coun Kéricukes ne plaira pas percevoir : chacun tour à tour y trouvers n'ait pas befoin de microfcope pour id smufement cu (en in-\u2018ruétion, Le pere de unc fohere bien étroite ; ce n'efl pes fala de où de bonne volome d' - nt des connoifances , mais fauce d'ncraurtre Sous Je regne précédent vous s'étics wn ote te occrpes que des troubles qui arora votre Province, vous pe rexowz du 510 2 U8 OF Qi QOUTON JAUNES VOS ChE 20 La vie aventureuse, endettee et libertaire de Fleury Mesplet, | | ela azette fondateur PAR JEAN-PIERRE NICAISE En même temps que les Américains fétaient leur bicentenaire avec un gâteau d'anniversaire de 69 000 livres promené sur un navire de guerre, pour la modique somme d\u2019un dollar j'ai visité le château de Ramezay à la recherche du laissé-pour- compte montréalais de la révolution américaine: Fleury Mesplet, le premier imprimeur à Montréal et fondateur \u2014 controversé \u2014 du journal The Gazette.Fleury Mesplet est arrivé dans la métropole du Canada il y a exactement deux cents ans.Sa vie romanesque au milieu d'événements exceptionnels mérite d'être racontée.Né à Marseille le 10 janvier 1734 \u2014 et non près de Lyon en 1735 comme on le croyait encore récemment \u2014, Fleury Mespiet, fils d'un imprimeur de Guyenne, s'installa à Lyon pour exercer son métier.Protestant, admirateur de Voltaire, républicain, il semble avoir eu quelques difficultés sous la monarchie de Louis XVI, notamment pour se procurer du papier, ce qui nous laisse supposer que ce furent là ses raisons pour s\u2019expatrier à quarante ans à Londres où nous le trouvons établi près de Covent Garden en 1773.Huit ans auparavant, il avait épousé Marie Mirabeau, dont la constance et le dévouement ne lui firent jamais défaut.C\u2019est donc à Londres que fut publié le prémier livre que nous connaissons de Mesplet, la Louisiane ensanglantée, ce qui nous porte à croire que le jeune imprimeur était déjà hanté par la vision du Nouveau Monde.C'est à Londres également qu'il rencontra celui qui devait exercer une si grande influence sur sa destinée: Benjamin Franklin.Franklin voyageait en Angleterre à cette époque et la présence à Londres d\u2019un éditeur français, publiant un livre sur la Louisiane, ne pouvait le laisser indifférent, Il ne fait aucun doute que Mesplet fut séduit par les idées libertaires dont l\u2019habile 12 - 4 septembre 1976 a diplomate était l'interprète, puisque, muni d\u2019une lettre de présentation au Congrès de Philadelphie, ii venait bientôt s'établir en plein centre révolutionnaire et, comme il était le seul imprimeur français de cette ville, le Congrès lui confia l'impression d\u2019une brochure de 16 pages adressée Aux habitants de la province de Québec dans le but d'engager les Canadiens à se joindre aux treize Etats révoltés contre l'Angleterre.Nous sommes en 1774, année où l\u2019Acte de Québec, en rétablissant l'exercice du droit civil français et la liberté du culte, rendait caducs les meilleurs arguments de Franklin.: Qu'importe! Si cet appel du Congrès ne produisit pas les résultats attendus, il eut pour effet de révéler à son imprimeur un champ d'action qui lui parut séduisant et, dès le commencement de 1775, Mesplet partait pour Québec en voyage de reconnaissance, laissant sa femme se débattre à Philadelphie avec ses nombreux créanciers, qui devaient le poursuivre toute sa vie.Nous pouvons croire que Mesplet décida dès cette date de s\u2019installer à Montréal, puisqu'il retournait à Philadelphie à l'été 1775 avec un contrat des MM.de Saint-Sulpice pour l'impression d\u2019un petit livre intitulé Règ/ement de la confrérie de l\u2018adoration perpétuelle du S.Sacrement et de la bonne mort.Le Congrès de Philadelphie poussait alors activement ses opérations militaires au Canada, afin de profiter des sympathies qu'il s\u2019y était ménagées pour amener ce pays, de gré ou de force, à faire cause commune avec lui dans sa révolte contre l'Angleterre.Une armée d\u2019invasion s'empara de Montréal; Montgomery marcha sur Québec où il fut tué dans la nuit du 31 décembre 1775, et trois commissaires \u2014 Franklin, Chase et Carroll \u2014 furent chargés de prêcher le nouvel ordre révolutionnaire aux Canadiens dès le printemps suivant.Toutes les conditions étaient requises pour que Mesplet réalise son projet Suite page 14 ARERR Rane SAE Er Choix de couleurs.voire, or et rouge.SEULEMENT 14 TÉLÉCOULEURS COMBINENT LA LAMPE-ÉCRAN LA PLUS PERFECTIONNÉE QUI SOIT ET LA GARANTIE LA PLUS COMPLETE.CE SONT TOUS DES TOSHIBA BLACKSTRIPE.Derrière la lampe-écran de nos télécou- leurs se cache un nouveau concept.Nous l'appelons BLACKSTRIPE® Les images qu\u2019il vous apporte sont tellement claires, tellement nettes, tellement précises, que depuis son apparition sur le marché tous nos compétiteurs essaient de limiter.Ils n'y sont pas encore parvenus.C\u2019est du moins ce que nous croyons-et ce que vous découvrirez sans doute si vous faites vous aussi la comparaison.Mais une image parfaite, ce n'est pas encore assez ll faut aussi pouvoir sy fier.Une image toujours parfaite, voila une autre caractéristique du télécouleur BLACKSTRIPE® En fait, nous avons une telle confiance dans nos télécouleurs qu'ils portent la garantie la plus complète sur le marché.Une garantie de 30 mois, pas moins.Couvrant tout: toutes les pièces, et le service.À BLACKSTRIPE domicile.Et, contrairement à un certain nombre de nos concurrents, notre garantie est gratuite.Nous ne pensons pas que vous puissiez trouver mieux ailleurs.Même en y mettant le prix.Mais ne nous croyez pas sur parole.Faites- en l'essai vous-même.Le télécouleur Toshiba est en montre dans tous les bons magasins.Allez-y Déterminez la meilleure image.Identifiez la meilleure garantie.| vous restera ch tre 14 modèles.TELECOULEURS TOSHIBA ° 5.5m sme En contact avec l'avenir 4 septembre 1976 - 13 - \u201cSivous étiez obligée @ - detravailler sous ces lumières, @ |\u201d -, vousutiliseriez les mouchoirs | \u201c Royale vous aussi.\u201d \u201cI faut que je prenne bien soin de ma peau.Après \u201c- avoir passé six heures sous les lampes chaudes avec beaucoup de maquillage, je n\u2019utiliserais pas \u201cn'importe quel mouchoir pour ma peau.Mais le mouchoir Royale c\u2019est autre chose; il est doux comme de la ouate et il absorbe bien la crème sans devenir gluant M - épaisseurs, les mouchoirs Royale de Facelle sont merveilleusement .- doux et délicats.De plus, ilssont = = très résistants et très absorbants.OT.ERT une kale dele ark Fleury Mesplet, fondateur de la Gazette d'établissement à Montréal.!| put facilement convaincre le Congrès qu\u2019un imprimeur serait fort utile pour répandre les appels de sympathie, mais il n\u2018obtint qu\u2019un maigre subside de $200 pour transporter son imprimerie au Canada.Un de ses amis, M.Berger, avança $4 000 dans l\u2019entreprise pour.faire patienter ses créanciers, acheter du matériel et préparer le départ.Le 18 mars 1776, Mesplet partait de Philadelphie avec sa femme, son prote Alexandre Pochard et deux ouvriers, sans oublier son matériel ainsi que l'édition destinée aux MM.de Saint-Sulpice.La petite caravane passa par Albany, suivit les lacs George et Champlain et descendit le Richelieu dans des barques.Une fausse manoeuvre dans les rapides de Chambly endommagea sérieusement sa cargaison.Il semble que toute l'édition du Règlement fut ainsi détruite, à l'exception de trois ou quatre volumes.C\u2019est pourquoi le premier livre imprimé à Montréal pour remplir le contrat de l'original ainsi perdu porte la mention de \u201cnouvelle édition\u201d.Le 6 mai, Fleury Mesplet et son équipage atteignaient Montréal.Hélas, la situation avait bien changé! Voyant que les Canadiens faisaient la sourde oreille à ses avances de collaboration, Franklin retourna à Philadelphie dès le 11 mai.Ses collègues partirent à leur tour le 22 du même mois et Mesplet, qui comptait s'installer dans la cave du château de Ramezay où les commissaires américains avaient établi leur quartier général, se vit obligé de se retirer à l'hôtel avec tout son personnel et d\u2019y rester pendant onze jours avant de pouvoir louer une maison rue Capitale, entre les rues Saint-Sulpice et Saint-François-Xavier.À cet emplacement se dresse aujourd\u2019hui la Banque d'Epargne sur laquelle une plaque commérative a été apposée, rue Notre-Dame.Le 10 juin 1776, l'armée américaine commandée par le général Amold évacue Montréal.Désormais Fleury Mesplet est seul, bien décidé, coûte que coûte, à monter son imprimerie.Le 18 juin, il est arrêté avec tout son personnel et gardé en prison.Le 14 juillet, il recouvre sa liberté, les autorités étant sans doute bien aise de disposer d'un imprimeur de métier et d'une presse, choses rares à l\u2019époque.Il n'y en a gue deux autres au Canada: la première à Halifax, installée en janvier 1752 par John Bushelle et qui imprime le Halifax Gazette;la seconde à Québec où le 21 juin 1764 Brown et Gilmore ont lancé la Gazette de Québec publiée dans les deux langues officielles et qui aura une vie glorieuse de 110 ans.A peine libéré, Fleury Mesplet, que vient d'abandonner son prote Alexandre Pochard, se met courageusement au travail.En septembre 1776, Montréal voit donc la naissance de son premier livre sorti de la presse de Mesplet, le Règlement de la confrérie.I! contient 40 pages d\u2019un format 44\u201d x 344\u201d et la reliure en est plutôt rudimentaire.La même année, il publie une tragédie pour le Séminaire de Montréal sous le titre de Jonathas et David et il est même en mesure d'offrir au public un volume de 610 pages intitulé Cantiques de Marseille qui .porte l\u2018indication d'impression à Québec, on ne sait encore pourquoi.En 1777, Fleury Mesplet commence la publication de sa série d\u2019Almanachs et projette de lancer sa Gazette.ll écrit a Son Excellence Guy Carleton, chevalier du trés honorable ordre du Bain et gouverneur en chef de la Province de Québec, pour obtenir l'autorisation de publier un papier public.restreint aux différents avis que les négociants et autres voudront y insérer, aux affaires du commerce et a la littérature, j'aurai soin d\u2019écarter tout ce qui pourrait porter le moindre ombrage au gouvernement et a la religion.Hl n'y sera même fait aucune mention des affaires présentes\u201d (sic).La réalisation de ce désir devait cependant être le point de départ de ses plus grandes infortunes.Pour son malheur il s'associa un journaliste de talent, mais hélas pour lui querelleur, ivrogne et révolutionnaire, en la personne de Valentin Jautard qui ne manqua jamais de donner un coup de griffe au gouvernement ou au clergé sous le pseudonyme de \u201cspectateur tranquille\u201d.Le premier numéro de l'ancêtre de The Gazette parut le 3 juin 1778 sous l\u2019en-tête de \u2018Gazette du Commerce et littéraire, pour la Ville et District de Montréal, sur quatré pages de format 10\u201d x 7%\u201d.Un mois après la parution de ce premier numéro, sir Guy Carleton, offensé des articles qu\u2019il estimait tendancieux, enjoignait à Mesplet et à Jautard d'avoir à boucler leurs malles et à quitter le pays.Heureusement pour eux, Haldimand vint remplacer Carleton au gouvernement du pays à la fin de ce même mois de juillet et, cédant aux promesses d\u2019amendement des coupables, il suspendit l\u2019ordre de bannissement, se contentant de leur donner un censeur.Ce censeur étant retourné en Angleterre peu de temps après, il ne fut pas remplacé et les deux compères s\u2019en donnèrent à coeur joie, relançant ainsi leur Gazette interrompue.À la suite d'un article persifleur de Jautard intitulé Tant pis, tant mieux, le 2 juin -~ i Ri mali roman diet = cs nn EEE EE seven a trot NT aa vs ee ne eae aha a Varn ee a - vet ao 1779, Haldimand ordonnait la fermeture de l'imprimerie et faisait enfermer Jautard et Mesplet à la prison de Québec.lis devaient y rester plus de trois ans, multipliant les pétitions, pour finir par s'en échapper avec la connivence manifeste des autorités qui avaient trouvé là le moyen d'éviter un procès.De retour à Montréal, Mesplet se remit au travail avec courage, ressortant bientôt la Gazette qui lui tenait tant à coeur, source de tous ses ennuis.Sa - Publication devait d'ailleurs être de nouveau interrompue pour être reprise le 9 juillet 1795 par Louis Roy sous le titre de Cazette de Montréal.Quelques jours plus tard, Edward Edwards déclarait son intention de faire revivre la Gazette de Montréal de Fleury Mesplet, ayant acheté son équipement.Il y eut donc en 1796 deux Gazette! et un procès qu\u2018Edwards gagna.C\u2019est en sa personne qu'il convient d'ailleurs de voir fe véritable fondateur de The Cazette qui paraît ainsi sans interruption depuis 180 ans.Mais revenons à Fleury Mesplet.En consultant le procès-verbal de la saisie pratiquée sur ses biens quelques années plus tard, ainsi que l'inventaire dressé après sa mort, on a retrouvé les titres de 77 publications différentes dont le premier livre édité en langue iroquoise et également le premier livre en latin.L'imprimeur eut donc une vie professionnelle chargée, d'autant plus que pendant toutes ses tribulations sa situation financière ne s'était guère améliorée, tant s\u2019en faut! Mesplet n\u2019avait jamais pu rembourser un sou à son bailleur de fonds, Berger, de Philadelphie.Bien plus, il devait à Joseph-Marie Désautels, tailleur de Montréal, une avance de huit mille livres que celui-ci lui avait faite au temps du lancement de son premier journal, et diverses sommes à d'autres créanciers formant un total d\u2019environ 25 000 livres.Bien qu'il présentât de nombreuses requêtes au Congrès de Philadelphie pour se faire au moins rembourser des pertes que sa mission au Canada et son emprisonnement lui avaient causées, il ne lui fut accordé que $426.50 sur une réclamation totale de $9 450.Pis, il ne put même pas échanger les billets émis par les Américains! Berger eut la générosité de réduire sa créance de $4 800.à $1 200, qui ne lui furent cependant jamais payés.Fatigué d'attendre, Désautels fit saisir les biens de son débiteur en 1785'et leur vente rapporta environ $660 dont $290 représentaient le prix d'adjudication de la presse et du matériel d'imprimerie acquis par Edward-William Gray qui comptait faire une bonne affaire.Il dut toutefois louer le tout à Mesplet, au risque de ne jamais être payé, Fleury Mesplet étant encore à l\u2019époque le seul imprimeur de la ville.Une épreuve encore plus grande que les embarras d'argent lui était cependant réservée: le Ter septembre 1789, Marie Mirabeau, sa compagne, mourait à l\u2019âge de 43 ans, épuisée sans doute par le chagrin et les privations.Le 23 avril 1790, Mesplet épousait une jeune fille de 23 ans, Marie-Anne Tison, qui lui apportait un petit héritage bientôt utilisé pour l\u2018achat de nouveaux caractères d'imprimerie en remplacement du vieux matériel que Gray refusait de renouveler.Ce second mariage fut cependant de courte durée.Le 24 janvier 1794 Fleury Mesplet mourait à l\u2019âge de 60 ans, après trois ans et 9 mois d'union avec sa jeune femme, sans laisser d'enfant de l'un ou l\u2019autre de ses deux mariages.L'inventaire de la succession accusait une situation pénible: les meubles et effets personnels atteignaient la somme de $783.Le passif s'élevait à plus de $3 500.Marie-Anne Tison devait donc renoncer à la communauté et à l'héritage pour se retrouver doublement dépossédée.Si les requêtes de Mesplet au Congrès nous sont parvenues, de même que de nombreux autres documents; si nous pouvons déduire de la lecture du procès-verbal de saisie que Mesplet était un homme de goût, bien habillé et entouré d'objets de qualité, nous sommes'en revanche incapables de tracer, ni même d\u2019esquisser le moindre portrait physique du célèbre imprimeur.Aucune peinture ou dessin ne nous restitue ses traits.Au contraire de son ami Franklin, nul sculpteur n\u2019a cherché à l\u2019immortaliser.Mais peut-être Fleury Mesplet était-il modeste.De nos jours, une presse à bois miniature, deux paires de photocopies mal tirées de documents de l\u2019époque, une autre photocopie d'un article paru en 1908 sur Mesplet dans la Revue populaire, et en partie erronné: voilà tout ce que nous sommes capables de réunir autour de la mémoire du père de l'imprimerie à Montréal.Brouillon sans doute, peut-être porté sur la bouteille, mais certainement courageux et amoureux de son métier \u2014 ses livres sont bien imprimés \u2014, Fleury Mesplet, deux cents ans après son installation à Montréal, mérite un autre hommage de ses concitoyens que cette sinistre exposition que présente le château de Ramezay.o dada ee rs oli aca \u201cCe soir c'est le dîner aux chandelles, au vin, \u201ci, avec un p'tit coup BEE demainde Royale.\u201d - ~~ \u201cUne derniére vérification avant qu\u2019il arrive.Le vin est au frais, les hors d'oeuvre sont prêts.Maintenant, essuyons les verres avec l\u2019essuie-tout È Royale; il est doux et il n\u2019y a pas de problème de 5 : charpie.Moi j\u2019utilise les essuie-tout Royale pour: CE tout, à partir du polissage j jusqu\u2019au nettoyage; je LS les aime tellement; peut-être parce que EK je déteste tellement Lee le travail de maison.\u201d Grâce à des milliers de coussinets épais, Yessui essuie-tout Royale de Facelle - absorbe bien et rapidement; ilest à la fois très doux et très résistant.\u201cFACELLE\" \u201cRoyale\u201d marques déposées de Facelle Lime.une ale doin 2 Compagnie inéormationale de Papier du Canada.ier % = de te de Margo ed slecon: | EY creme 4 aux oeufs pas & Bo ra \u201c2 ff i.5 a # fe.PRIE ét races SEE ri a 5 ares semer Css mm trem mms } sr ~~ To \u201cag.AE La crème aux oeufs est remarquablement facile à faire.Elle est pourtant la base de desserts magnifiques.Elle ajoute aussi une texture intéressante à certains plats de résistance.La crème aux oeufs est un mélange cuit d'oeufs et de lait, sucré lorsqu'il est utilisé comme dessert.On peut cuire cette crème directement sur le feu, c'est-à-dire sur le dessus de la cuisinière; le produit obtenu est alors pris mais un peu trop mou pour être démoulé.On peut aussi cuire la crème au four et sa texture est plus ferme.La crème molle peut être servie sans apprêt; elle constitue un excellent dessert.On l\u2018utilise aussi comme sauce, sur les poudings et les fruits, elle constitue un ingrédient de base de la créme glacée et, lorsqu\u2019on I'épaissit d'un peu de fécule de maïs ou de farine, elle devient une garniture pour les gâteaux et les tortes.Les variations et les utilisations diverses de la crème aux oeufs sont multipies et nous en parlerons la semaine prochaine.Maîtrisons d'abord les deux façons de faire la crème aux oeufs de base: au four et directement sur le feu.Pour la crème faite au four, il vous faudra 6 ramequins ou petits moules de 5 ou 6 onces ou, si vous le préférez, un plat de 1% pinte, tous ces ustensiles, bien sûr, pouvant supporter la chaleur du four, une casserole pour chauffer le lait et un batteur à oeufs.Ajoutons une plaque de 1% à 2 pouces de profondeur et suffisamment grande pour qu'on puisse y disposer le ou les plats utilisés pour la crème, une cuillère de bois et un couteau de table.Pour la crème cuite directement sur le feu, ou crème molle, je recommande un bain-marie quoi qu'il soit possible de réussir la crème dans une casserole épaisse posée directement sur la flamme.La chaleur excessive et une cuisson un peu prolongée font parfois que la crème se défait et devient trop liquide.Un bain-marie rend plus facile le contrôle de la chaleur.Je recommande aussi que cet ustensile soit en verre où, à tout le moins, émiaillé puisque certaines casseroles de métal foncent un peu la couleur de la crème.Il faut aussi une cuillère de bois, une autre de métal et un batteur à oeufs.La texture de la crème dépend de la proportion d'oeufs entiers et de jaunes d'oeufs par rapport au lait.Avec T oeuf pour 1 tasse de lait, vous obtiendrez une crème très délicate, presque impossible à démouler.Avec 14 oeuf pour chaque tasse de lait, vous obtiendrez une crème plus ferme qui gardera sa forme quand on la démoulera.Avec 2 oeufs pour 1 tasse de lait, la crème sera riche et veloutée et aura vraiment du corps.On peut faire la crème avec des oeufs entiers, des jaunes d'oeufs seulement ou un mélange des deux.L'emploi des jaunes d'oeufs seulement donne la crème la plus riche et la plus veloutée.Si vous utilisez des oeufs entiers et des jaunes, vous vous apercevrez que l'addition de chaque jaune d'oeuf fera la texture de la crème plus fine et plus satinée.Dans les recettes qui suivent, j'ai donné des indications pour que vous puissiez utiliser des oeufs entiers ou seulement des jaunes; à vous de décider ce que vous préférez.Le liquide utilisé est habituellement du lait entier.Mes tests me l'ont prouvé toutefois, on peut aussi obtenir une crème excellente, et avec du lait écrémé ne contenant que 2 p.c.de matière grasse, et avec de la crème, On utilise parfois d\u2019autres liquides: caramel, café ou jus de fruits, pour parfumer la crème.Depuis qu\u2019on pasteurise le lait, il n\u2019est plus vraiment nécessaire de le chauffer jusqu\u2019à ébullition avant de l'ajouter à la préparation.Il est quand même préférable de le faire car la crème cuit plus rapidement quand le lait est ajouté chaud et risque moins ainsi d'être cuite trop longtemps.Pour sucrer la crème, on utilise généralement du sucre blanc granulé.Mais la cassonade fait aussi très bien l'affaire, de même que le sucre et le sirop d'érable, le miel et la mélasse.J'ai parlé d'essence de vanille liquide dans mes recettes mais la vanille en gousse donne de meilleurs résultats.Si vous en avez, coupez en deux, en longueur, un bout de gousse de vanille et ajoutez les morceaux au liquide pendant que vous le faites chauffer; vous les jetterez ensuite.CREME AUX GEUTS CUTE AU FOUR (Recette de base) 2 tasses de lait 4 jaunes d'oeufs ou 2 oeufs entiers YA de tasse de sucre 1 pincée de sel 1 cuil.à thé de vanille Muscade (facultatif) Chauffer le four à 350°.Avoir sous la main 6 ramequins ou petits moules de 5 ou 6 onces ou un plat à cuire de 1% pinte.Mettre au four une plaque suffisamment grande pour recevoir les ramequins ou le plat à cuire et contenant environ 1 pouce d'eau bouillante ou à tout le moins très chaude.Certaines recettes suggèrent de mettre, dans le fond de la plaque, une clayette, ou une serviette de cuisine pliée, ou du papier brun épais pour en isoler complètement les ramequins durant la cuisson; ceci n\u2019est pas nécessaire aussi longtemps que l\u2019eau dans la plaque ne bouille pas.Chauffer le lait jusqu'au point d'ébullition.Battre les jaunes d'oeufs ou les oeufs entiers (voir note).Ajouter le sucre, le sel et la vanille et battre pour méler tous ces ingrédients.Ajouter le lait bouillant, petit à petit et en brassant.Cette façon de faire est importante.Car si l\u2019on ajoute le lait chaud trop rapidement aux oeufs, et à plus forte raison si l'on n\u2018'emploie que des jaunes d'oeufs, ils se réchaufferont trop rapidement et formeront des grumeaux.On peut passer le mélange, à ce moment, si l\u2019on veut être absolument sûr qu'il est parfaitement lisse.Verser le mélange dans les ramequins ou dans le plat à cuire et le saupoudrer de muscade.Disposer les ramequins ou le-plat dans la plaque d\u2019eau bouillante, dans le four.L'eau doit être bouillante, c\u2019est-à-dire très chaude, mais ne jamais vraiment bouillir car ce surchauffage provoquerait la formation de petits trous dans la crème, ce qui rendrait sa texture moins fine, ou encore amènerait les éléments de la crème à se désorganiser et à ne plus former qu\u2019un mélange un peu baveux.Cuire au four, de 40 à 45 minutes si l\u2019on a utilisé les ramequins, de 45 à 50 minutes si la crème est dans un seul plat, ou jusqu\u2019à ce qu\u2019un couteau inséré dans la crème, près du bord du plat, en ressorte sec.Ne pas s'en faire si la creme semble un peut tremblante au centre bien que le couteau en soit ressorti sec.La crème cuira encore un peu après sa sortie au four, à cause de la chaleur qui s\u2019y trouve accumulée, et sera ferme une fois refroidie.Retirer immédiatement les ramequins ou le plat de la plaque d'eau pour que la crème commence tout de suite à tiédir.Servir un peu tiède, c\u2019est-à-dire à la température de la pièce, ou bien refroidi.Je conseille toutefois de réfrigérer la crème si la cuisine est très chaude.Cette crème, en effet, est un milieu où les bactéries peuvent se multiplier rapidement.(6 portions) Note: quand on ne démoule pas la crème, il est bien qu'elle ait une petite couche brunie sur le dessus.Si l\u2019on a battu les oeufs suffisamment pour qu\u2019ils forment un peu de mousse sur le dessus de la crème quand on la verse dans les moules, on obtiendra cette belle surface un peu dorée car la texture de cette mousse, étant différente de celle de la crème plus solide dessous, rôtira bien.Mais si l'on a l'intention de démouler la crème, le dessus doré n\u2019a plus d'importance et je conseille alors de ne pas trop battre les oeufs pour que la crème reste plus ferme.CREME AUX OEUFS MOLLE (Recette de base) 1A tasse de lait 4 jaunes d'oeufs ou 2 oeufs entiers %4 de tasse de sucre YA de cuil.à thé de sel 1% cuil.à thé de vanille Chauffer le lait au point d'ébullition, dans la cassserole supérieure d\u2019un bain-marie mais en plaçani celle-ci directement sur le feu.Battre les jaunes d'oeufs (ou les oeufs entiers), dans un petit bol.Ajouter le sucre et le sel, en mélant bien.Ajouter le lait bouillant, petit à petit, pour ne pas réchauffer les oeufs trop rapidement et y faire ainsi des grumeaux, et en brassant.Verser le mélange dans la casserole supérieure du bain-marie et la disposer au-dessus d\u2019eau frissonnante.L'eau du bain-marie ne doit jamais bouillir et la casserole supérieure ne doit pas toucher l\u2019eau dessous.Cuire, en brassant constamment, jusqu\u2019à ce que la crème adhère à une cuillère de métal.Ce moment est facile à déceler.Impossible en effet de s\u2019y tromper, la crème s\u2019attache à la cuillère plutôt que d'en couler.On peut présumer environ 10 minutes de cuisson.Retirer du feu immédiatement et refroidir rapidement la crème en plaçant la casserole qui la contient dans de l\u2019eau glacée.Brasser souvent pendant ce refroidissement pour laisser échapper la vapeur et empêcher ainsi qu\u2019une pellicule se forme sur le dessus de la crème.Si la crème a l'air de tourner pendant la cuisson, c\u2019est qu'il y a trop de chaleur.Retirer immédiatement du feu, refroidir rapidement dans de l\u2019eau glacée, pour arrêter la cuisson, et battre la crème, au fouet ou au batteur rotatif, jusqu\u2019à ce qu'elle soit bien lisse.(Environ 1% tasse) La semaine prochaine: emplois divers de la crème aux oeufs.e 4 septembre 1976 -17 [2 oy N a f (ns * .> Ro M a 44 Br - } fa \u2014 ; Py RF.-» i ES AMIMIVCTS brezle RTL arc 5 8 ing, -d lone and CTS- Eur UI CASSC- Æ 4 sa Hy erm np, he oF à + > te 7 \u201d vx % { ix Lo\u201d i = * \u2019 Af \u201c7 ; a © tC 4 Onnez 4 \\ 7m 4 py, Man > ent 21 a bans of ~_ Ly S Pag Xx jk i iv M sx = °/ 2 morceauX de délicieux \u201c 16 bg, % 0 bot, én / Poulet Frit à Kentuc Que ~, : .La recette du col Sanders de accompagnés de frites dorées.jeudi \u201cle9 S eptembre en Poulet Frit a \\a K UNE COMPAGNIE CANADIENNE.tucky seulement.d Colonel Sanders et ses aides le font \u2018bon à s\u2019en lécher les doigts\u201d 18 - 4 septembre 1976 rpg Moi je ne la bouclerai pas! ENCORE UNE FOIS de vaines et stupides ambitions électorales vont plonger le Québec dans le chaos et hâter sa ruine.Ah! quand aurons-nous enfin la sagesse d\u2019élire des hommes politiques qui peuvent contempler l\u2019avenir sur deux ou trois générations, qui voient au-delà de la prochaine élection et dont les gestes ne sont pas motivés uniquement par le souci de gonfler les rangs de l'électorat?Sous couvert de la sécurité routière, le ministre des Transports vient d'imposer la ceinture à tout le monde, sauf aux policiers et aux femmes enceintes qui en sont exemptés grâce à leurs grosses bedaines.À priori, on peut croire qu\u2019il s'agit d\u2019une mesure humanitaire contre laquelle on serait bien mal venu de s'élever.Commentateurs et éditorialistes sont donc tombés dans le panneau.Chacun y est allé de son petit papier élogieux vantant les mérites de la ceinture, le courage et l\u2019audace du ministre des Transports et émettant le voeu que le bon peuple se plie \u201cpour son bien\u201d à cette loi salvatrice.Pour l\u2019inciter à le faire, le ministre a fait imprimer de belles grandes affiches proclamant que \u2018l\u2019automobile se porte avec une ceinture\u201d et les policiers ont distribué quelques contraventions rapides à des automobilistes pris en flagrant délit de ceinture.Aujourd'hui, à peine un mois après la proclamation de la loi, les automobilistes voyagent en toute quiétude, bien ficelés à la banquette, sourire aux lèvres.Malgré toutes les admonestations, chers amis, moi je ne la bouclerai pas! Je vais boucler ma ceinture parce que c\u2019est la loi et que je suis respectueux des lois, mais je vais dénoncer publiquement les motifs sournois qui nous ont valu la ceinture et mettre la population en garde contre ses conséquences terribles sur les générations futures.Selon des statistiques sérieuses, si tous les automobilistes bouclent leurs ceintures, le nombre de morts et blessés de la route peut diminuer de 20 p.c.et même de 30 p.c.si on réduit en même temps la vitesse limite comme on l'a fait.Je me contente de prendre pour acquit le chiffre moyen de 25 p.c.que personne n\u2019osera contester.Savez-vous ce que ça représente ce 25 p.c.?Evidemment, dans l'esprit du gouvernement et de son ministre des Transports, il s'agit d\u2018un grand nombre d\u2018électeurs de plus et, ce qui plus est, d'électeurs qui devraient voter pour le gouvernement en place puisqu'ils lui devront la vie ou \u201cl\u2019intégrité physique\u201d.Cette politique hautement électoraliste a des conséquences terribles et j'attire tout de suite l'attention de mes lecteurs les plus raisonnables sur les plus catastrophiques.Si 25 p.c.des automobilistes qui devraient normalement prendre le chemin de la vie éternelle ou celui de l'hôpital rentrent à la maison sains et saufs, nos routes seront bientôt encombrées à un point tel que plus personne ne pourra y circuler.On me dit qu'au Québec, la route met \u201chors d'état de nuire\u201d de façon permanente à peu près 5 000 automobilistes par an.Environ 10 000 autres sont éloignées de nos routes et de nos rues pour une période variant de quelques jours à quelques mois.À cause de la ceinture, dès la première année, 4 000 automobilistes pourront continuer de rouler, 5 000 l\u2019année d après, 6 500 la troisième année et ainsi de suite.La progression est géométrique.Plus il y aura d'automobilistes, plus il y aura d'automobiles! Quand on sait que de toutes les automobiles qui circulent sur nés routes, la plupart sinon toutes sont importées, inutile de dire jusqu\u2019à quel point la ceinture de sécurité aura une influence désastreuse sur notre \u201cbalance commerciale\u201d.Je ne veux même pas parler de l'impact qu\u2019elle aura à long terme sur la consommation d'essence et d'huile.Je voudrais humblement faire remarquer au ministre des Transports que sa loi sur le port obligatoire de la ceinture menace de façon dramatique l'équilibre écologique de la route en mettant un frein brutal à la sélection naturelle qui s\u2019opérait, gardant un équilibre relatif entre le nombre de milles de routes et le nombre des conducteurs.Si cet argument n\u2019arrive pas à l\u2019'émouvoir, je souligne de plus que c'est parmi les plus jeunes que la route exerçait sa sélection la plus cruelle et que ce sont eux que la nouvelle loi gardera en vie.Si le ministre des Transports jette un coup d'oeil sur les derniers sondages, il constatera que pour chaque libéral que sauvera la ceinture, elle gardera en vie deux péquistes et demi.Est-ce vraiment ce qu'il cherche?La semaine = | p rochaine Visitez 26 kl colonies et ex-colonies | En ces temps où l\u2019on parle timbres de valeur \u2014 le tout pour 166 coulement( beaucoup de grippe Traversez le brûlant Sahara; partez pour un .Pons yor .safari au sein du mystereux Congo; découvrez porcine, Hélène-Andrée les terres gelées de l\u2018Antarctique! l! y a des Bizier et Jacques i scimaux sauvages, des Fours superbes, des mer id \u2018voilles paysages, sur timbres cotorés Lacoursière évoquent les toutes formes et de toutes dimensions.PRIX ravages dela CATALOGUE: plus de $3.00! rippe espagnole, en 1918.Mais ifs sont vous pour 10¢ seulement, pour 5 pp { p2 8 ny - vous introduire.à la marotte favorite du monde.ans le même numéro, En plus, vous recevez d'autres merveilleux tim- avec cettecollection spectaculairede 55 Jean-Michel Wyl nous parle bres pour examen gratuit.Achetez-en ou non, \u2019 ; renvoyez le reste, annulez le service à tout d un vol supersonique moment.Plus un gros catalog illustré de 40 pages.qu\u2019il a fait dans un avion Envoyez 16\u20ac \u2014 Aujourd'hui militaire canadien.HARRIS Dép.FE319 Baston Mass.02117 \u201cLes démangeaisons \u201cCela me rendait irritable et mon mari en souffrait beaucoup.À présent, c'est réglé grace a BiCOZENE.Son ingrédient anti- démangeaisons m'apporte un soulagement temporaire, très rapidement.Et maintenant, BiCOZENE contient deux fois plus de l'ingrédient anti-démangeaisons qu'auparavant.Alors, pour- 3 Pour obtenir un echantillon d'essai.~ faites parvenir 50¢ ainsi quoi souffrir inutilement ?\" que vos nom progresse à: Procurez-vous du soulagement, procurez- BICOZENE CP.44, .Station Youville, Montréal, vous BiCOZENE.H2P 24 Qué.ives est publié chaque semaine par Perspectives Inc.231, rue Saint-Jacques Montréal H2Y 1M6 Tel.282-2224 Directeur de la rédaction Photographe Président Pierre Gascon Dents Plain jean Robert Bélanger Directeur adjoint Secrétariat Vice-président Jean Bouthillette Gisèle Payant Paul-A.Audet Directeur artistique Liliane Galissaires Secrétaire Pierre Legault Service artistique Charles d'Amour Rédaction Michel Brunette Trésorier tdouard Doucet Roger Dion Guy Pépin Isabelle Lefrancois Michel Genest Céline Legaré France Lafond Adrien Robitaille Représentant publicitaire MagnaMedia Limitée 231, rue Saint-Jacques Montréal H2Y IM6 Tel.282-2120 ISSN 0380-6790 L\u2019EXERCICE JOURNALIER PEUT VOUS AIDER A AMELIORER VOTRE SANTE ATR L'exercice journalier peut Fre vous aider a éviter I'irrégu- 2 À larité.Même une marche à bonne allure peut contribuer à votre bien-être.Mais, quand vous souffrez d'irrégularité occasionnelle, il serait peut-être bon de prendre du Lait de Magnésie Phillips'.* Prenez du Phillips\u2019 à l\u2019action douce la veille au soir.Vous vous sontirez mieux le loademain matin.\u2018Marque déposée Disponible aussi en comprimés sing ay) Yn py, \u2014\u2014\" os esas [18 SOE rear rd } a Trig 4 septembre 1976 - 19 a Avec Olympia, augmenter ses revenus devient amusant\u2026 .Eu Vous vous payez du bon temps ig aeliles en gagnant de l\u2019argent.Le principe est tout ce qu\u2019il y a de plus simple: vous demandez un catalogue Olympia et vous vendez des articles or:ginaux àvos parents, à vos amis, à vos voisins\u2026 à tout votre quartier as me + a RN rari ST is AT CE ani ES Lae Sin: Sue, SE cad si vous le désirez! ! 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