Progrès-dimanche, 21 juin 1992, Cahier 3
[" A Jonquière, plusieurs intervenants analyseront le rôle que peut jouer la marionnette en milieu éducatif et social.La marionnette un outil thérapeutique par Denise Pelletier JONQUIERE (DP) - Un mini-colloque portant sur «La marionnette en milieu éducatif et social» aura lieu cette semaine à Jonquière, à la veille de la seconde édition de la Semaine mondiale de la marionnette.Organisée par l\u2019Ecole nationale des apprentissages par la marionnette (ENAM), l\u2019activité se déroulera les 25, 26 et 27 juin, à l\u2019intention de tous ceux qui s\u2019intéressent à l\u2019utilisation de la marionnette en thérapie et en pédagogie.4 = A 5 MARIONNETTES - Richard Bouchard (à gauche) et Réjean Arsenault présenteront leur spectacle «Vous ça va.et moi?», le 26 juin à 20h à la salle polyvalente du Cégep de Jonquière, dans le cadre du mini-colloque «La marionnette en milieu éducatif et social».Une école unique au Québec Le rêve de Richard Bouchard prend forme JONQUIERE (DP) - «Avec le projet de l'ENAM, nous aimerions que Jonquière devienne une sorte de centre de référence de la marionnette au Québec et au Canada», explique Richard Bou- chard, qui a commencé à mettre sur pied ce projet en mars 1990, avec quatre autres personnes qui travaillent dans les domaines de la marionnette, de l\u2019enseignement et de la santé.franchtes dans Ta réarsat de cette Ecole nationale des apprentissages par la marionnette, une école unique en son genre qui dispenserait une formation touchant à toutes les possibilités d\u2019utilisation de la marionnette.«Ces possibilités sont immenses», explique Richard Bou- chard.La marionnette peut être utilisée pour stimuler le développement intellectuel des enfants, pour inciter des personnes souffrant de pro- \u201ca 1-Rlusieuts\u201cétapes'ôntété;s1:bièmes: psychologiques à les\u201d \u201cexprimer pour'offrir one-\"te Cégep de Jomquitre Tob (Photo Sylvain Dufour) compensation dans le cas de carences socio-affectives, par exemple.Outre la formation, I\u2019ENAM offrirait diverses activités telles que colloques, symposiums, rencontres et conférences à l\u2019intention du public et des spécialistes.Déjà, l'ENAM a tenu un certain nombre d\u2019activités de formation et d\u2019animation, en collaboration avec des institutions telles que l\u2019Université du Québec à Chicoutimi et Au programme: conférences, ateliers, spectacles et lancement d\u2019un livre.Des ateliers de formation et d\u2019exploration seront notamment donnés par Richard Bou- chard, marionnettiste professionnel depuis 1979.Membre fondateur du Centre populaire de la marionnette au Saguenay, de la Semaine mondiale de la marionnette et de l\u2019ENAM, il aborde l\u2019approche théâtrale de la marionnette en milieu éducatif.Selon lui, la marionnette peut être utilisée à des fins pédagogiques, notamment pour l'apprentissage des formes, des couleurs, de la mécanique, de la parole, de la musique et de la chorégraphie.Il donnera des ateliers de formation et d\u2019initiation le jeudi 25 juin à 10h et 13h30.de cadre au lancement du livre «Des marionnettes pour le dire», de Colette Duflot, psychologue de formation psychanalytique.Secrétaire générale de l\u2019association Marionnettes et thérapie France, elle a animé pendant quinze ans des ateliers de médiation projective par la marionnettes avec des adultes psychotiques.Après le lancement de son livre, prévu pour le vendredi 26 juin à 10h à l\u2019hôtel de ville de Jonquière, elle animera, au même endroit, un atelier pour les personnes intéressées à la thérapie par la marionnette.En soirée, à 20h, à la salle polyvalente du Cégep de Jonquière, il y aura présentation du spectacle «Vous c¢a va.et moi?», comédie dramatique réalisée et interprétée par Richard Bouchard et Réjean Arse- nault et portant sur la santé jectif est cependant la fondation d\u2019une école privée autonome, dont les cours pourraient s\u2019intégrer aux programmes collégiaux ou universitaires en pédagogie, en santé, en arts, en psychologie, notamment.Pour y parvenir, les responsables du projet ont déposé récemment une demande auprès de Ville de Jonquière afin d\u2019obtenir une subvention annuelle de 30000$.«Cette contribution nous permettrait de trouver Le mini-colloque servira .mentale.Au programme également de ce mini-col- loque, un atelier donné par Clermont Lavoie, professeur en technique de service de garde au Cégep de Jonquière et membre fondateur de l\u2019ENAM, qui expliquera aux participants comment réaliser des ateliers de marionnette et thérapie.C\u2019est pour le vendredi 26 juin à 13h30.Enfin, le samedi à 9h, un atelier sera donné par Jean-Guy Boily, orthopé- .dagogue, psychopédagogue et professeur d\u2019éducation spécialisée au Cégep de Jon- quière.Il expliquera les concepts de base en communication et les différentes approches à explorer en fonction de l\u2019utilisation que l\u2019on veut faire des marionnettes.Petit Prince De plus, le jeudi soir, il y aura une représentation du spectacle «Le Petit Prince», par une dizaine de jeunes ayant participé aux ateliers de marionnettes de l\u2019école primaire de Saint-Félix- d\u2019Otis, organisés par l'ENAM sous la direction de Richard Bouchard.La représentation est offerte au public de tout âge, le 25 juin à 19h30, à la salle François-Brassard.Sauf exception, les activités du mini-colloque se dérouleront dans des locaux situés au Cégep de Jonquière.Chacun des ateliers peut accueillir une vingtaine de participants.Le mini-colloque «La marionnette en milieu éducatif et social» prendra fin le samedi 27 juin à midi, et le soir même, ce sera le grand défilé d\u2019ouverture de la Semaine mondiale de la marionnette, qui se poursuivra jusqu\u2019au 4 juillet.à structurer nos activités de façon plus précise», explique Richard Bouchard.Il ajoute que l\u2019'ENAM songe à organiser à Jonquière un événement d\u2019envergure, comme par exemple un colloque ou un symposium international, qui se tiendrait aux deux ans, en alternance avec la Semaine mondiale de la marionnette.Ainsi, chaque année au mois de juin, Jonquière serait l\u2019hôte d\u2019une manifestation centrée sur la ma- des locaux et*-de tommencer\u201d\u201crtortette \u2014 : 19 266L UINf LE 37 \u20183HONVWIG-SEUSOUS vo C2 \u2014 PROGRES-DIMANGHE, LE 21 juin 1992 vif», de Martin Scorsese.ROBERT DE NIRO.joue le role de Max Cady dans «Les nerfs a «La tentation de Vénus» Drôle mais pas tout à fait réussi par Denise Pelletier Une idée originale, qui auraitpuconstituerl\u2019occasion de réaliser un chef-d\u2019oeuvre, mais une réalisation qui, à force d'hésiter entre le drame et la comédie, semble n\u2019avoir aucune direction ou intention précise: c\u2019est «La tentation de Vénus», du réalisateur hongrois Istvan Szabo.Un chef d\u2019orchestre hongrois (Niels Arestrup) est invité à Paris pour diriger le «Tannhauser», de Richard Wagner, présenté par l\u2019opéra Europa.Uniquement préoceu- pé de sonart, il esttout surpris de découvrir ce que c\u2019est qu\u2019un orchestre occidental: syndiqués, les musiciens et les techniciens comptent à la minute près leur temps de répétition, et font respecter à la lettre toutes les clauses de leur convention.Ce qui cause des interruptions, des retards, des situations cocasses aussi.C\u2019est un véritable panier de crabes: tout ce beau monde se dispute sans arrêt, et il faut en plus respecterlessusceptibilités de chacun.Arrive la cantatrice suédoise, jouée par Glenn Close, qui commence par traiter le chef d'orchestre comme le dernier venu, ne daignant même pas lui adresser la parole.C\u2019est parce que de mauvaises langues lui ont dit les pires horreurs sur lui.Quand ils s\u2019expliquent enfin, l'amour est déjà là.Cependant il est marié, et sa femme, ayant dé- an aa couvert sa liaison, le met à la porte.On trouve beaucoup de choses, peut-être trop de choses dans ce film qui finit par apparaître brouillon.Une satire de la vie syndicale, d\u2019autant plus amusante que ces employés sont des musiciens, et que l\u2019on s\u2019attendrait à ce qu\u2019ils fassent passer leur art avant leurs revendications.Satire aussi de la mode parisienne et de ses engouements passagers: la mise en scène concoctée pource Tannhauser, qui se veut au goût du jour, est complexe, ampoulée, remplie de détails superflus qui feront les délices du Tout-Paris.Satire également de la nouvelle Europe, aussi difficile à construire que cet orchestre l\u2019est à conduire.Et une belle galerie de portraits, du ténor est-allemand qui craint les pénuries au metteur en scène allemand homosexuel qui ne jure que par le cuir, en passant par la diva italienne qui cuisine des pâtes.En revanche, l\u2019intrigue amoureuse est conduité selon l\u2019inspiration du moment, et on nesait pastrop si c\u2019estie grand amour entre le metteur en scène et la diva, Ou encore une passion fugitive qui s\u2019éteindra aussitôt les représentations terminées.Un film qui n\u2019est pas tout à fait réussi, mais néanmoins une tentative intéressante, qui a au moins le mérite de ne pas être américain et de ne pas ressembler aux films américains.le debut, «Les nerfs à vif» Vous allez avoir peur pendant deux heures Si vous vous laissez embarquer dans l\u2019histoire que raconte «Les nerfs à vif», version française de «Cape Fear», vousallezavoir peur pendant deux heures, c\u2019est garanti.Etce serait difficile de ne pas se laisser prendre à Phistoire, étant donné que le film est tourné avec une habileté diabolique par Martin Scorsese, que Robert de Niro met tout son talent au service de son personnage et que les autres acteurs, Nick Nolte et Jessica Lange, donnent aussi leur maximum.Robert de Niro, c\u2019est Max Cady, un homme qui sort de Denise elletier prison après avoir purgé une peine pour meurtre.Il tient son avocat responsable de sa condamnation.En prison, il s\u2019estinstruit de toutes les ramifications de la justice, et il a aussi, par des exercices intenses, fait de son corps une machine parfaitement huilée, pleine de force et d\u2019agilité.Dès sa sortie, il s\u2019attaque à son avocat, non pas pour le tuer purement et simplement, mais pour exercer sa vengeance à la manière d\u2019un ange du mal: non seulement il harcèle la femme et la fille de l\u2019avocat, mais il tente en quelque sorte de justifier son comportement.Il se voit investi d\u2019une mission quasi divine, car à son avis, l\u2019erreur de droit commise par son avocat a été dictée par son désir de voir condamner un homme aussi violent.En fait, «Cape Fear» est une sorte de film d\u2019horreur dans lequel c\u2019est un homme qui joue le rôle de la bête méchante, de l\u2019immonde créature qui sème la mort et la frayeur sur son chemin.Cet homme est cependant pius dangereux qu\u2019une bête parce qu\u2019il est doté d\u2019une intelligence et d\u2019un redoutable pouvoir de séduction.Dans ce remake d\u2019un film tourné par Jack Lee Thompson en 1962, Scorsese nous propose un festival de prises de vues efficaces, d\u2019images originales et frappantes, et conduit avec une sûreté de moyens admirable les personnages jusqu\u2019à l\u2019explosion de violence finale, que l\u2019on attend depuis Mais à mon humble avis, il a raté le virage que lui offrait le scénario.sur un plateau d\u2019argent: si au lieu de chercher à tuer toute la famille, le repris de justice avait poussé plus loin son pouvoir de séduction, sa vengeance eût été, je crois, plus efficace.Des scènes d\u2019une ex- trêmetension montrent que Max Cady pourrait séduire sexuellement la femme et la fille de Sam Bowden, détruire non paslavie, mais tout le reste: belle maison, richesse, respect des conventions.Mais à un moment donné, il abandonne son entreprise de séduction pour l\u2019attaque physique directe sur son avocat.Comme si le réalisateur avait renoncé à explorer cette avenue, peut-être jugée trop dangereuse, pour se cantonner dans une histoire de poursuite vengeresse.C\u2019est bien fait, cependant, efficace et troublant, même si Scorsese tire sur des ficelles déjà éprouvées.«Crime sans remords» Troublant portrait d\u2019un psychopathe par Denise Pelletier Si vous aimez les personnages de brutes névropathes, le film «Crime sans remords» vousoffre celui de Paris Trout, un usurier raciste et sûr de son bondroit.C\u2019est Dennis Hopper qui joue le rôle, à la perfection.Pour récupérer une somme d\u2019argent que lui doit un jeune Noir, il se rend chez celui-ci et finit par tuer sa jeune soeur et blesser gravement sa mère.Mais c\u2019est un Blanc craintet respecté, et les victimes sont noires et pauvres, ce qui va entraîner certains ratés de la justice des Blancs.L\u2019accusation est lente a venir, et méme s\u2019il est condamné, Paris Trout réussit à sortir aussitôt de prison.Avant sa condamnation, il s'amuse à brutaliser sa femme qui, se rendant compte soudain qu\u2019elle a épousé un monstre, se met à vivre dans la peur.Mais elle est attirée par l\u2019avocat chargé de défendre son mari.Ce n\u2019est pas un grand film, mais c\u2019est un film troublant et efficace: ce portrait de psychopathe en liberté est fait sans concession, sans lyrisme inutile, de façon à provoquer une haine sans nuance chez le spectateur.Bien sûr, on ne peut s\u2019empêcher de se demander comment une femme douée de bon sens a pu être assez aveugle pour épouser cette brute, et cela n\u2019est pas expliqué dans le film, maison finit néanmoins par s\u2019identifier à elle et à sa peur.Le film manque peut-être d\u2019envergure psychologique, mais la réalisation, signée Stephen Gyllenhaal, est honnête, c\u2019est du travail bien fait.On note entre autres des scènes révélatrices sur les tensions raciales dans les petites villes américaines où cohabitent Blancs et Noirs.À noter enfin: pour bien recevoir tout l\u2019impact du film, il faut regarder attentivement la scène du début.par Denise Pelletier CHICOUTIMI (DP) - Pendant l\u2019été, la série «La route des vacances», de Radio- Québec, consacrera trois émissions à la région du Sa- guenay\u2014Lac-Saint-Jean.Ces émissions sont produites par une équipe régionale qui comprend l\u2019animatrice Paule Therrien, le réalisateur Claude Bérubé et l\u2019assistante Céline Turgeon.La série est animée par Joanne Côté, qui viendra dans la région les 25 et 26 juin afin d\u2019enregistrerla présentation des émissions régionales.La première de celles-ci «La route des vacances» Trois émissions ici sera diffusée le mardi 30 juin à 20h30: il y sera question notamment de la Semaine mondiale de la marionnette à Jon- quière, et aussi du Saguenay comme rivière et comme région, avec ses paysages, ses habitants et ses légendes.Le 22 juillet, un deuxième reportage évoquera la «par- lure» toute particulie re des gensdu Saguenay\u2014Lac-Saint- Jean, à travers le «Dictionnaire des mots pittoresqueset savoureux du Québec» de l\u2019auteur Raoul Lapointe.Enfin, le 17 août, il sera question de l\u2019Anse-Saint-Jean et de Petit- Saguenay. RETR par Denise Pelletier CHICOUTIMI (DP)- Comme le veut la tradition, la piéce présentée a la Pulperie a donné le coup d\u2019envoi de la saison des théatres d\u2019été, précédant d\u2019une semaine au moins l\u2019ouverture des autres salles de la région.Bonne idée que de choisir, cette fois, un auteur du Lac-Saint-Jean, Michel Mare Bouchard, dont la réputation est déjà assise dans le milieu du théâtre depuis le succès de sa pièce «Les feluettes».Michel Marc Bouchard a donc tenté une incursion dans la comédie avec «Les grandes chaleurs», présentée à la Pul- perie dans une mise en scène de Claude Poissant.Et la comédie, quoi qu\u2019on en pense, est peut-être plus difficile à écrire et à monter que le drame.Pour que son histoire soit drôle, l\u2019auteur a utilisé à foison tous les ingrédients habituels au genre: liaison clandestine, cachotteries, quiproquos, blagues à double sens et fin heureuse où tout finit par s\u2019arranger.Donc, c\u2019est l\u2019histoire de Gisèle (Suzanne Marier), une femme de 52 ans, veuve depuis peu, et de son jeune amant Yannick (Patrick Goyette), 20 ans, un délinquant bien décidé à s\u2019en sortir.Ils prévoient passer une semaine en amoureux au chalet de Gisèle, qui tient à garder secrète cette liaison.Maiselle est obligée de multiplier les mensonges et d\u2019inventer les explications les plus farfelues pour cacher la vérité à Napoléon (Claude Gai), son voisin curieux et envahissant, et à ses enfants, les jumeaux Louisette (Caroline Lavoie) et Louis (Benoît La- grandeur), pour justifier la UMEAUX - Benoît Lagrandeur et Caroline L des jumeaux Louis et Louisette.présence du jeune homme à son chalet.Sur ce canevas, l\u2019auteur brode ses variations personnelles, avec,me semble-t-il, un bonheur inégal.Il y a des moments très drôles, des jeux de mots et des gags qui tombent pile, qui surprennent et qui font rire de bon coeur.Par exemple, une excellente série de blagues récurrentes sur les cendres du défunt mari de Gisèle, que les deuxenfants ont apportées pour les disperser dans le lac.Très drôles aussi les excuses fantaisistes de Gisèle, qui fait tour à tour de Yannick le chat qu\u2019elle a per- duetle «client» du centre pour délinquants où elle travaille.Ces éléments comiques sont d\u2019ailleurs assez nombreux et bien sentis pour que le public ne s\u2019ennuie pas et passe une soirée somme toute agréable.Les moments de franche rigolade alternent cependant avec des passages plus ternes, dans lesquels on sent parfois les efforts déployés par l\u2019auteur pour organiser de façon cohérente les morceaux du puzzle qu\u2019il amisen place.Cela est peut-être dû au texte lui- même, ou encore à la mise en scène, assez correcte mais qui aurait pu profiter de ces passages plus faibles pour introduire d\u2019autres éléments: mouvements, grimaces, singeries, galipettes susceptibles d\u2019ap- puyerou d'augmenter le potentiel comique du spectacle.Comme j'ai vula pièce le soir de la première, il est difficile de porter un jugement sur le jeu des comédiens, qui ontsans doute depuis procédé à quel- quesajustements au niveau du rythme et des répliques.Suzanne Marier et Patrick Goyette m\u2019ont semblé un peu voie jouent les rôles (Photo Sylvain Dufour) COMEDIENS - Suzanne Marier et Claude Gai, deux comédiens de la pièce «Les grandes chaleurs», présentée du mercredi au dimanche à la Pulperie.moins à l\u2019aise que Caroline Lavoie et Benoît Lagrandeur.Quant à Claude Gai, il s\u2019acquitte fort bien du rôle farfelu du voisin, bricoleur intarissa- blesurlesoutilsetles produits, curieux comme une belette, amoureuxtransiet\u2026 chasseur de chats.Encore cet été Finalement, je m\u2019en voudrais de passer sous silence ce qui constitue le clou de la soirée, sur ce qui fera probablement des Grandes chaleurs le succès de l\u2019été: la présence sur scène d\u2019un homme nu.En l\u2019occurrence Patrick Goyette, le jeune amant, qui, (Photo Sylvain Dufour) ayant décidé de se baigner, traverse la scène en tenue.d'Adam.Cela n\u2019a rien de choquant, mais la surprise est totale pour le publie qui, après le passage de l\u2019éphèbe, se demande pendanttout le reste de la soirée s\u2019il a bien vu ce qu\u2019il a vu.Une série de concerts gratuits à la cathédrale par Denise Pelletier CHICOUTIMI (DP) - Pour la deuxiéme année consécutive, il y aura cet été une série de concerts gratuits a la cathédrale de Chicoutimi.«Devant le succès obtenu l\u2019an passé par ces concerts, nous avons décidé d\u2019en offrir une nouvelle série cette année.L\u2019été dernier en effet, nous nous attendions à accueillir une centaine de personnes par concert, ilen est venu en moyenne 700», explique Robert Tremblay, président de la Fondation de la cathédrale de Chicoutimi, organisme responsable de la mise sur pied de ces concerts.Chacune de ces manifestations mettra en valeur l\u2019orgue et un autre instrument, ou encore l\u2019orgue et la voix, grâce àdesartistes quioeuvrent dans la région du Saguenay-Lac- Saint-Jean.Cela commence le mardi 23 juin, alors que l\u2019on pourra entendre Claudette Gaudreault, organiste, le choeur de la cathédrale dirigé par Raymond Laforge, et Lise Garant, soprano.On pourra entendre alors des oeuvres de Couperin, Bach, Rameau, et Tlémann entre autres.Le 7 juillet, le concert sera donné par André Côté, organiste et Gilbert Blais, trompettiste, qui s\u2019étaient produits l\u2019an dernier dans ce même cadre, attirant 850 personnes.Par la LISE GARANT, soprano, participera au premier des concerts d\u2019été de la cathédrale mardi prochain.suite, on pourra entendre, le 21 juillet, Myriam Chabot, organiste et Robert Pelletier, percussionniste, puis, le4aofit, Benjamin Waterhouse, organiste et Renée Lapointe, mezzo-soprano.Le dernierconcert, le 18 août, sera donné par l\u2019organiste Régis Rousseau et la violoniste Hélène Collerette.Le 11 août, la série met au programme un concert un peu spécial, avec des invités de l\u2019extérieur, soit Les Petits chanteurs de Laval, sous la direction de Grégory Charles.Les concerts auront lieu le mardi à 20h et dureront une heure, à l\u2019exception de celui des Petits chanteurs, qui dure- ra deux heures.Les programmes seront essentiellement faits de musique classique.Il peut sembler étrange que la Fondation de la cathédrale, organisme qui doiten principe recueillir des fonds, offre des concerts gratuits.Mais selon Robert Tremblay, c\u2019est tout à fait normal, puisque le but premier de ces concerts est de faire connaître la cathédrale et son orgue Casavant, l\u2019un des meilleurs du Québec, en y amenant des gens pour une activité agréable et qui respecte en même temps le caractère religieux des lieux.Le budget de ces concerts est d\u2019environ 12000$, recueilli auprès des commanditaires et consacré à la publicité et au cachet des artistes.Le comité organisateur comprend six personnes qui ne sont pas nécessairement membres de la fondation, explique Robert Tremblay, ce qui permet de trouver les sources de financement adéquates et de composer un programme varié et intéressant.Afin d\u2019intéresser toute la région, et non pas seulement les gens de Chicoutimi à ces concerts, il y aura, pour chacun, des présidents d\u2019honneurs et des invités spéciaux, par exemple les directeurs des cégeps et les maires de certaines municipalités.ED \u2014 2661 UN LE 31 \u201cFHONVIMIC-SSUSONd «The Player» Satire amusante des films d'Hollywood par Denise Pelletier CHICOUTIMI (DP) - Américains et Francais ont accueilli avec enthousiasme «The Player», film du réalisateur américain Robert Altman, qui effectue ainsi un retour a la mise en scène.Non qu\u2019il ait jamais abandonné le métier, d\u2019ailleurs, mais c\u2019est plutôt que depuis «Nashville» tourné en 1975, ses films ont été des échecs commerciaux, le plus marquant ayant été «Popeye».Succès d\u2019autant plus étonnant que «The Player» est une satire assez pointue d\u2019Hollywood, doublée d\u2019un joli pastiche des films qu\u2019on y tourne.Ce n\u2019est pas un film méchant, cependant.Plutôt un film qui dit les choses telles qu\u2019elles sont avec humour et élégance.Ses pointes sont davantage dirigées vers le public que vers les acteurs, comme l\u2019a confirmé d\u2019ailleurs Robert Altman dans les interviews qu\u2019il a accordées.Un public auquel on peut faire gober à peu près n\u2019importe quoi pourvu qu\u2019il y ait amour, action et «happy end».C\u2019est ce public qui fait tourner la machine, l\u2019usine à Au Montagnais Theatre d\u2019été CHICOUTIMI(DP)- Un tout nouveau théâtre d\u2019été verra le jour dès cette semaine à Chi- coutimi.Les dirigeants de l\u2019hôtel Le Montagnais ont en effet décidé de tenter l\u2019aventure.Ils présenteront une pièce intitulée «Pantoufle», écrite par deux auteurs américains, Eric Kahane et Alan Ayckbourn, et mise en scène par Sylvain Massé.Il s\u2019agit d\u2019une comédie de situation qui accumule les quiproquos.En vedette, on y retrouvera le comédien Claude Steben, connu surtout pour ses personnages pour enfants, notamment celui du capitaine Cosmos, avec lequel bien sûr son personnage dans Pantoufle n\u2019a rien à voir.Il sera entouré de Lucie Roy, Thérèse Labrie et Michel Paquin.Donc, un jeune homme trouve sous le lit de sa future épouse une paire de pantoufles qui ne lui appartient pas.Il trouve aussi une adresse, qu\u2019il croit être celle des parents de son amie: mais ce n\u2019est pas le cas, et les personnages auront besoin de toute la pièce pour S finir par comprendre qui est 2 qui sans froisser les suscepti- £ bilités.= C\u2019est la salle La Tente du WU centaine de place, qui ac- ai cueillera Pantoufle, une pièce qui a d\u2019ailleurs été jouée avec succès l\u2019an dernier au café- théâtre de Chambly.Il y aura 8 des représentations du mercredi au dimanche a 20h, a compter du jeudi 25 juin, et | possibilité d\u2019un forfait souper- + théâtre pour ceux qui-le'dési- rent.-
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