Le spectateur, 26 juillet 1895, vendredi 26 juillet 1895
[" Vu re a Assemblée VOL 7.re Publié par la société de Publication Conservatriee de Montréal Hu, Qué., VENDREDI, 26 JUILLET 1895, ORGANE DU PARTI LIBERAL-CONSERVATEUR ER mee emp 0 No.24 LE SPECTATEU \u2014 I \u2014 pr N.PAGE Administretèë, na Il y en a D'autres Certainement : Mais ils passent en second lieu, montrant l\u2019excellence des ALLUMETTES DE Ë, D.HDDY.La qualité supérieure des allumettes de E.B.EDDY fait appel à tous ceux qui désirent avoir le meilleur article à à un prix raisonnable.PHILION et Cie.Manufactuners de \u2014\u2014 Portes, Chassis, Fenétres, Jalou- .sies et Moulures.oujours en mains un Stock considérable de b is de Plancher, V Joint et bois sèche de toutes descriptions.\u2014 COIN DES RUES \u2014 BAY ET FLORENCE, OTTAWA et Rue Principale, près de l'église Anglaise, Hull, Qué.Mesdames et Messieurs, L\u2019endroit viil- più vous pouve acheter a me eu: marché vos MONTRES, HORLOGES et BlsOUX est chez A.PETIT, No.102 RUE MAIN, HULL, Qué.Fabrication et réparages ex 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Frs.Gavard est son nom et ce moncieur nous est arrivé à Hull après vingt-cinq années d'expérience dans l\u2019industrie vin école en France.Il a fabriqué ici, durant la dernière saison, une grande quantité de vin sans alcool et sans eau.Son produit est par conséquent celui de jus pur de raisin, et offre beaucoup de ressemblance avec les cris les plus riches de France, C'est un vin à essayer surtout pour les estoimnacs aftaiblis.Il est, du reste, d\u2019un goût sans égal.A vendre au No 36, rue Queen, Hull, comme suit :\u20141ére qualité, 21.00 le gal., 2e qualité, 60 c.le gallon.Fama.Gavans; \u2014\u2014\u2014 Les Missionnaires Agricoles à Oka La convention extraordinaire de tous les missionnaires agricoles de la province de Québec, 4 Oka, a eu lieu du Y au 11 juillet, Sa Grandeur Mgr Lailèche, évêque des Trois-Rivières : Diocèse de Montréal :- -M.J.H.Levours, A.P.Tassé, Daignault, Jobin, Provost, Labonté, Diocèse de Québec :\u2014-\u201431 M.les abbés Marquis, Montininy, Garon, McCrea, Gauthier, Rousseau, Bacon, Galarneau, Méthot.Diocèse de Rimouski :\u2014-MM.les abbés Pelletier, Poirier, Duret, Ber- nier, Vézina, chan, Gagnon.Diocèse de Chicoutimi \u2014MM.les abbés Leclerc, V.G., Lizette, Tremblay, Huron.Diocèse de Saint-Hyacinthe :\u2014M- l\u2019abbé Côté, président.Diocèse de Valleytield : - M.l\u2019abbé Reid.Diocèse de Nicolet \u2014M.l\u2019abbé Dauth.Diocèse de Sherbrooke :- M.l'abbé Charest.Diocèse d'Ottawa :\u2014M.le chanoine Bélanger.Diocèse \u2018le 1 rois-Ttivière :\u2014 M.l\u2019abbé Gérin, secrétaire.; Président : M.F.P.Côté, curé de Saint-Valérien ; vice-président, M.le G.V.Leclerc, curé de la Malbaie ; secrétaire, M.curé de Saint- Justin ; comité, les mêmes, plus M.T.S.Prévost, curé de Saint-Jean de Ma- tha.Dureau de direction: MDM.les abbés Marquis, de Québec ; Dauth, de Nicolet ; Reid, de Valleyfield ; Charest, de Sherbrooke, et MM.les chanoines Pézin de Rimouski, et Bélanger d'Ottawa.Ils établirent en même temps un petit code de règlements qui régiront dorénavant leur action et lui assureront ce caractère d'ensemble qui lui Gériu, vaudra sa pleine et entière efficacité, M.le consul de France Kieckowniki et M.Pasquier, recteur de l\u2019Université d'Angers, et M.le chanoine Racicot, de Montréal, en visite chez les messieurs de Saint-Sulpice, au village d'Oka, assistaient à la séance, ainsi que MM.les abbés Lefebvre, P.S.S., curé d\u2019Oka, Brasseur et Luche, P.S.=.Invité par M.le président Côté a dire quelques mots à l\u2019assistance, les deux distingués visiteurs français le firent avec la meilleure grâce du monde et le plus grand sens pratique.M.le consul félicita chaudement les membres du clergé, qui témoignent du haut intérêt qu'ils portent à l\u2019art agricole, si vital pour le pays, en sastrei- gnant, pour aider à son progrès, à la discipline de l\u2019école, et eut d\u2019excellan- tes paroles pour les bons Peres Trappistes, Monseigneur le recteur d\u2019Angers joignit à celles du consul ses félicitations et il ajouta que les universités catholiques de France, convaincues de l\u2019importance de l'instruction agricole, commencent à faire de sérieux efforts pour en favoriser l'expansion et en relever le niveau.Nous donnons plus bas les deux belles adresses présentée à l'ouverture du congrès.Après la vive commotion de ces jours derniers, qui a pu nous faire croire que nous étions menacés de subir toute les affres d'une catastrophe politique et sociale, dit la Minerve, nous esti n ons que cela contribuera à reposer les e jrits et 4 rassénérer les cœurs que de lire ce que, dans le langage bien inoderne, nous oserions appeler des documents sociaux vécus, Cela aura le bon effet de démontrer, au moins.qu\u2019il reste encore à notre nationalité, malgré les incertitudes et les anxiétés de l'heure présente, un moyen sûr de s'affirmer paisiblement mais fortement : celui de se vouer avec une recrudescence d\u2019ardeur 4 sa plus véritable mission, la conquéte du sol, par la prise de possession pacifique et l'exploitation intelligente.Cela lui rappellera aussi que dans cette tâche veritablement patriotique, et urgente autant que vraitruent néces- suire, elle peut ct doit compter, rom- me toujours, sur son guide le plus sincere, et modestement dévoué, notre clergé national, séculier ou régulier.Voici d'abord R.P.abbé-mitré de ln Trappe de Notre- Dame du Lac, dom Antoine.l'adresse du Mouseigneur, Monsieur le Ministre, Messieurs, C'est pour moi uu devoir bien agréable de vous souhaiter la bienvenue.Le choix que vous avez fait de notre Abbaye comme lieu de vos réunions nous honore, parce qu\u2019il est une preuve de votre bienveillance et de vos sympathies pour d\u2019humbles moines agriculteurs.La visite que vous nous faites au- Jourd'hui, Monseigneur, me rappele un gracieux souvenir de nos Livres Saints : celui de Booz venant au milieu du jour visiter les moissonneurs qui travail laient dans son champ, et teur apportant avec ses encouragements Comme les ses pu- ternelles bénédictions.ouvriers de IJouz, nous nous réjouissons à votre arrivée, parce que votre béné- sont diction et vos encouragements pour nous un gage de succès, Ni votre dignité, Monseigneur le respect.accomplis pendant votre long épiscopat Lous impose les travaux que vous avez nous commandent l'admiration, et la visite que vous nous faites aujourd\u2019hui nous inspire \u2018a plus vive reconnaissance; c\u2019est aux pieds du trônes de Dieu que nous en céposerons l\u2019expression.Et vous, Monsieur le Ministre, en nous associant à cette croisade que vous avez entreprise pour l\u2019améliora tion de l\u2019agriculture, vous nous donnez une nouvelle preuve de cette hienveil- lance que vous nous avez déjà témoignée et qui nous en sommes assurés, ne nous fera jionais défaut.Soyez-en remercié et croyez bien que vous n'obligez pas des ingrats.Votre non restera gravé dans nos cœurs et nous nous engageuns a faire ce qui dépendra de nous pour mériter la continuation de sympathies dont nous nous trouvons si grandement honorés.Vos visites à notre monastère, mon- l'Agriculture, sieur le Ministre de nous réjouissent toujours, cependant celle que vous nous faites aujourd'hui nous est doublement chere ; elle me permet eu effet de saluer \u20acn vous un ami dévoué et de rendre un public au représentant de l'agriculture hommage à laquelle notre Règle veut que nous consacrions une partie de notre temps.Lorsque Pharaon eut établi Joseph son intendant, celui ci s'appliqua à bientôt les rempli d\u2019a- souhaite favoriser l\u2019agriculture et greniers d'Egypte furent bondantes provisions.Je que vos efforts soient couronnés du même succès dans toute l'étendu de la province de Québec, car je suis que c\u2019est là toute votre ambition.Et vous, Messieurs, en donnant un concours si efficace au progrès de l\u2019agriculture, vous travaillez au bonheur de nos populations, c\u2019est l'iuvre patriotique par excellence et pour laquelle Dieu a des préférences bien marquées.Avec quelle complaisance les Livres Saints ne nous rapportent-ills pas ln bénédiction dont Dieu comblait les patriarches, vivant au milieu de vastes plaines cultivées, élevant de nombreux troupeaux, cultivant la vigne et se reposant en paix à l'ombre de leurs figniers ?Vous trouverez ici, Messieurs, une hospitalité toute modeste, mais aussi toute cordiale comme celle des Patriarches.Lorsqu'Abrahain reçut les trois voyageurs dans la vallée de Mambré, il leur présenta du pain, puis il envoya un de ses serviteurs prendre dans son troupeau un veau tendre et excellent qu\u2019on se hata de faire cuire, et il leur servit du lait et du beurre, et aussi, je suppose quelques fruits bien que le texte sacré n\u2019en fasse pas mention.Nous nous en tiendrons, Messieurs, à ce menu patriarcal, cependant nous y p \u2019 3 ajouterons du miel, atin de vous engager par cette douceur à nous revenir.Après le repas, Abraham introduisit les voyageurs dans sa tante, ici vous ne serez point logés sous la tente, mais l'assurez-vous, vous n\u2019en serez pas mieux pour cela.Encore une fois, Messieurs, merci pour le choix que vous avez fait de notre Abaye comme Heu de votre cou- grès : peut-être pourrons nous un jour si le Bon Dieu bétit nos eftorts et si vous nous continuez Vus sympathies, vous offrir la même hospitalité à ND D.de Mistassini.Lorsqu'Abraham eut vu ses richesses s'accroitre, il fonda une colonie en faveur de son neveu Loth.un sureroit de Je c\u2019est point, hélas ! richesse qui nous à fait entreprendre la fondation du lue Saint-Jean; nous avons cédé à d\u2019instances prières, nous avons vu le bien à faire, et comptant d\u2019En Haut.sonimes mis à l'ruvre.sur le secours Hots nous Pardonnez-moi, Messieurs, de recom mander à votre bienveillance cette «uvre naissante, et croyez bien que si je suis très heureux de vous recevoir aujourd'hui à ND.du Lac, je le sera bien plus encore SM dans quelques années je puis vous donner rendez-vous à N.-1), de Mistassini.Voiet maintenant dans quels termes s'est exprimé M.l\u2019abbe Côté, président des missionnaires agricoles, parlant au nom de tous ses confrères.Monseigneur, honorables messieurs et bien chers confrères, Je suis heureux, Dieu-aimés confreres, de vous souhaiter la bienvenue à l\u2019inauguration de ce concours ou plutût «de cette réunion qui aura, je l'espère, des résultats importants pour notre mission.Car en agriculture comme en toute autre science, la boune volonté et le zele méme ne suffisent pas, il faut de plus une très étendue, du moins suffisante pour connaissance sinon celui qui doit ou qui veut enseigner aux autres, ft 11 nous faut bien Va- vouer humblement nour sommes à peu près tous également pauvres sous ce rapport.Nous sentions bien le besoin de nous instruire, mais pour la plupart d'entre nous, nous ne savions pas où puiser cette science, ear nous n\u2019AVions pas le temps den faire une étude privée spéciale.Voilà que la Providence vient à notre secours.L'honorable ministre ici préseut désirant nos services ct connaissant nos besoins veut bien nous procurer ces moyens.Merci M.le ministre pour tout ce que vous avez fait jusqu'aujourd'hui en faveur de la classe agricole dont nous sommes ici les représentants.Merci pour ce que nous vous savons être disposé à faire encore dans l'avenir.Vous avez compris que, en agriculture comme en toute autre science, il ne faut pas séparer l'Eglise de l'Etat.L'histoire de l'Eglise nous apprend que de tout temps elle bonheur tnême s'est intéressée au temporel de ses enfants.Vous avez voulu nous manifester vos bonnes intentions sous ce rapport en nous invitant à nous réunir dans cette maison.Les services que cette communauté à rendu à la classe agricole sont connus du monde entier.Tci nous voyons mis en pratique la théorie que la religion ne nuit pas aux sciences, mais qu\u2019elle les favorise au contraire de tout son L'approbation que l\u2019Eglise a donné de tout temps aux ordres religieux qui conune celui-ci s'occupe à la fois du salut des âmes et de l'agriculture eu touies ses branches nous prouve jusqu\u2019à l'évidence ce qu\u2019elle pense sur ce sujet et surtout ce qu'elle a fait.Vous avez voulu aussi appeler à cette réunion un apêtre de l\u2019Eglise ; merci, pour cette haute marque de votre entière soumission à I\u2019Eglise.Et bienvenue à vous, Monseigneur pour votre bienseiilance à venir nous encourager et bénir nos efforts pour acquérir la science agricole qui nous est nécessaire pour remplir la mission que vous nous avez confiée, à la demande des honorables ministres pouvoir.qui forment aujourd'hui notre gouvernement provincial.Nous vous avouous ment, Monseigneur, que nous en som- bien tranche: mes bien tlattés mais non étonnes.Car nous connaissons depuis longtemps votre amour pour l'Eglise dont vous êtes un digue apotre, et pour la patrie dont vous êtes un illustre citoyen.Et celui qui aime l'Eglise et la patrie s'efforce de procurer aux enfants de l'une et de l'autre leur bonheur spéri tuel et temporel, Car on dirait que pour l'Eglise ces deux bonheurs sont presqu'aussi inséparables que l'ame l\u2019est du corps.Merci encore une fois, Monseigneur, de votre grande bonté, de vous être, à votre age, imposé les honorer de fatigues de venir nous votre présence et nous ander de vos conseils, Nous saluons aussi les bons religieux qui ont consenti à nous recevoir dans leur uonastere et nous les assurons que hous sonmnes heureux d'être leurs hôtes pour quel ques jours.Nous voulons bien profiter de leur connaissance pratique en agri culture mais nous les avertissons que nous ne croyons pas avoir les disposi tions nécessaires pour demeurer à tu Trappe.Merci à vous tous qui aller coopérer au sucees de cette réunion que nous wettons sous la direction spéciale de l'Eglise et lu protection de l'Ictat AGRICULTURE CONSERVATION DES FOURRAGES VERIS Vers ln fin de la fenaison, il are Assez souvent que les cu'tivateurs sont forts embarrassés pour faire sécher les fourrages provenant ds dernières cou pes.Les pluies sont alors asses fre quentes et, par suite, le cultivateur perd une assez grande partie de ses fourrages, ou bien altérés qu'ils ne peuvent.servir à l'ali ils sont tellement mentation du bétail.De cette façon le cultivateur éprou il ne protite ve une perte sensible et pas d'une récolte qui pourraient fu être d'un grand secours.Des moyens sont à la disposition du cultivateur, pour parer à cet inconvé Us consistent nient.nmclanger les plantes fourragères avec une certaine quantité de paille seche disposée dans le fenil par vangs alternatifs.Cette paille abserbe l'hutnidité des fourrages et sunprèegne d\u2019ane partie des -u la paille esten quelque sorte arernati née et les bestiaux la mangent avec avidide.A l'égard de ces plantes fourragere- au tl serait unpossible de faner, le cul tivateur pourrait encore rvoir recour- au silo et mélanger ce foin a d'autres le blé d'Inde, les placer en mélange dans le commerce eu conffraieat.1) était donc temps de faire dispe- raître un système qui paralysait le pro- grou dans ses différentes branches.Pupineau qui devait bientôt se retirer de ls vie publique, ne manqua pas cette nouvelle occasion de prouver son désintéressement.Il vota contre cette loi seigneuriale, qui aiméliorait la condition du cultivateur, en lui donnant le droit de travailler à l'avenir pour sa famille, sans être sujet à ces charges qui pesaient si lourdement sur lui.Le grand homme était, en effet un grand conservateur, mais conservateur surtout ct avant tout de ses écus, de son vaste domaine et des profits qu\u2019il en tirait, sans se sourier de l'artisan ou du laboureur.Pa Dans un prochain et dernier article, nous résumerons toute la question, relativement à l'histoire ou à la légende de Papineau.J.A.BROUSSEAU.(A suivre) M.RABIDOUX ET M.LAURIER MM.Geottrion, Robidoux et Desma rais sont allés tenir une assemblée à Verchères, dimanche après-midi.Ils ont péroré devant une nombreu- ée assemblée.Et le Monde nous apprend que M.Robidoux a prononcé les paroles suivantes, au sujet de la question des écoles : \u201c Parlant des écoles, M.Robidoux dit que cette «difficulté est une des con- séquencrs «du système représentatif basé sur ls population.Dès l\u2019origine de la confédération l\u2019on prévoyait que les préjugés ve race et de croyance ne manqueraient pas de soulever des troubles nationaux au fur et à mesure que les éléments constitutifs du pays, prendraient de la prépondérance dans telle ou telle province.\u201c Les justes représentations que fai saient alors les patrivtes éclairés n'ont pas été écoutés et voilà comment il se fait qu'aujourd'hui le remède à la situation manitobaine est si difficile à trouver et que nos compatriotes sont en prière, pour obtenir les libertés qu\u2019on accorde si géuétevsement aux autres races dans notre province de Québec.* Qu'est-il besoin d\u2019entendre les plai- doieries de M McCarthy et consorts.Le Conseil Privé n\u2019'avaitil pas parlé assez clairement ?Fallait-il encore consulter les orangistes, les ennemis jurés de nos institutions et de nos lois?Le gouvernement- fédéral mène une conduite honteuse.Il se constitue le pétitionnaire de Manitoba : il supplie quand son devoir est de commander, d'agir, et il souffre lächement l\u2019insulte délibérée que lui lance la législature de Manitoba.\u201d M.Robidoux n'a peutêtre pas remarqué qu'il se met en contradiction avec son chef.M.Laurier.Il trouve, lui, que le gouvernement fédéral est trop doux pour Manitoba, trop patient qu\u2019il devait commender et agir au lieu de faire des représentatians.M.Laurier, iui, a diten chambre qu'il blamait le cabinet pour avoir été trop autoritaire envers Manitoba, pour avoir commander au lieu d'entrer en négociations conciliantes.C\u2019est blanc et noir.M.Laurier est 11 donc un interprète intidèle des sentiments de son parti, quand il parle sur cette question ?LE FANATIQUE WALLACE Le Courrier du (gnada approuve les libéraux d'avoir dirigé leur batte ries, ces jours derniers, contre Clarke Wallace.Il est sévère pour ce fanati- que, et nous l\u2019approuvons de tout cœur : Nous applandégsons à l'interpeliation faite par sir Richard Cartwright, au sujet de M.Clarke Wallace.Ji eat grand temps que cette force Wallace apprenne ee c'est que je solidarité Pire v Nous saisissons bien la distinction Tupper.M.Wallace n'est pas mem- nitre qualité devrait sudine pêcher le contrôleur des cil combattre ouvertement une poli yernement dont il fait partie.Alors, qu'il sorte de ou qu'on le motte à le porte.ver cette question.odienss prenne fin, et que M.Clarke | faite très habilement per sir Charles bre du zablget quoiqu'il fasse partie de l\u2019adarinistration.Mais cette der- 6 om- anes de que annoncée comme la politique du gou- La gouvernement Bowell a promis de sumeidss an lement une loi remédiatrice, $f.aliace se prononce contre limiroductiop Sune telle loi.Ff wate raison do wile che a eu parfaitement de sou En Angleterre, un sous-secrétaire d'Etat qui se permettrait une frasque de Ja metare de celles que M.Wallace cout pégalignement serait prié de wd daps dos vimgtquatre heures.S'il faut en croire un article de la | revue NVineteenth Century du premier juillet, de sir Juhn Gorst, un conservateur d'une influence considérable dont les opinions semblent refléter celles de M.Chamberlain, le programme conser- vateur-unioniste comprendra des réformes sociules importantes.Etablissement de conseile de conciliation et d'arbitrage réels et effectifs pour régler les disputes entre patrons et ouvriers ; l'adoption a l\u2019Etat de mesures définitives pour réduire à son minimum le nombre des sans-travail ; obligation pour les patrons de compenser d\u2019une vianière adéquate les ouvriers mutilés ou tués par des accidents non occasionnés par la négligence de ces derniers ; pensions pour les viellards pauvres ou sans ressources, etc.Ce programme n\u2019est pas encure le programme autorisé du nouveau gouvernement, mais il finira peut-élie par être adopté, grâce à l'influence de M.Chamberlain et des autres députés unionistes.Ce ne sera pus néanmoins sans une vive opposition des conservateurs de la vielle école qui ne sont guere préparés a anctionner un programme pareil.Le résultat des élections est d\u2019ail- leurs peu avantageux à M.Chamberlain, car lord Salisbury va se trouver a la tête d'une majorité assez considé rable pour devenir tout à fait indépendant de ses alliés unionistes M.Chamberlain puurrait, la semaine prochaine, rentrer dans les rangs libéraux que le ministère conservateur serait encore assez puissant pour cuntrôler la Chambre.On estime à plus de 120 la majorité que vont lui donner les élections actu- alles.La parti libéral est littéfalement écrasé.Tandis que lord Roseberry, depuis trois ans, voyait les difficultés de son gouvernement avgmenter chaque jour par ses majorités décroissantes il est assez probable que lord Salisbury va éprouver un autre genre d'embarras non moins grave, celui d'une trop forte majorité.Si M.Chamberlain réussit à faire accepter son programme social par M.Balfour, il devra se résoudre à se Ç passer de la coopération du parti dit ouvrier qui vient d'être assez maltraité par les électeurs anglais.Keir- Hardie a été battu, et John Burns a failli l'être Ou s'accorde a dire que ce groupe devra se reconstituer s'il veut être de quelque utilité.Pour se ren Ire compte de ce triomphe inouï du parti conservateur unio- niste il faut en rechercher la cause en dehors de sa propre force.On sait que Lors de la chite du cabinet Rose- berry, lord Salisbury répondit à ceux que l'interpellèrent sur son programme que pour le moment sa politique était de dissoudre le parlement.C\u2019est donc dans les fautes et la faiblesse de leurs adversaires que les conservateurs ont dû puiser leur force et le secret de leur victoire.La retraite de Gladstone causa un tort immense au gou- verpement libéral dont le programme cessa des es mwppent d\u2019inspirer le même degré de confiance ; in majorité à partir de de moment, commença À diminuer.Le manque d'accord entre lord Roseberry et sir William Har- fpurt aggravra bientôt cette situation, et l'électenr libérai en vint à ne plus Avoir ai c'était l'abolition du pouvoir législatif de da hamisçe des lords, lo home rule ou le local option bill qui était le premier article du prograsmae de son parti.Ajoutez à cela les dis- sentions ordinaires et naturelles du groype irlandais, ainsi que les préten- toap exagénies dep paficatx et le coup de balai actuel cogue d'Étre an paystère.Lord Salisbury va avoir topé le loi i sir nécessaires pour 29 composer nn programme.Les députés de la reu- velle chambre prêteront serment dans ir fonxième semaine d'août, et ne fergat Pet mire choses que voter les Snbeides.Le bogey 39 mmencers ques ééyrier prochain.La presse anglaise s'accorde À dédi- goer M.Asquith comme le futur les- | der dans les Communes, du perti libé- pal, af, Jo suocesseur de sir William Tn La Banque du Peuple | La Banque du Peuplé a fermé ses portes.Les porteurs des billets de cette banque n'ont pas à s'inquiéter.Qu\u2019ils n\u2019aillent pas les sacrifier ; ils valent le pair.Toute banque est obligée de dépu- ser au trésor fédéral un montant ou un équivalent au inontant des billets qu\u2019elle met en circulation.Du reste, la Lunque a un actif de neuf millions de piastres contre un passif de sept millions.Mais la calamité vient surtout de ce que les déposauts ne peuvent toucher leur argent avant quatre vingt «dix jours.C\u2019est une affaire sérieuse, car les succursales de la Banque du Peuple se suffisaient à elles mêmes et faisaient toutes leurs opérations, avec leurs dépôts.Elles ont au
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