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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2019-11-23, Collections de BAnQ.

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[" LEDEVOIR | CAHIERSPÉCIALE | LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 NOVEMBRE 2019 A/R VIEILLIR La \u2026 \u201c| retraite, cest la santé! Vieillir est un processus qui \u201ccommence à la naissance et se poursuit jusqu'à la mort.Personne n'y échappe, pas même les jeunes, qui vieillissent à chaque wv anniversaire.La bonne nouvelle, x\" c'est que quiconque peut se donner \\ toutes les chances de vieillir en - a * J santé pour peu qu'il prenne soin de son état physique et mental et v qu'il sache s'entourer de personnes | qui lui font et lui veulent du bien./ Dans ce nouveau cahier de la série Vieillir mieux, Le Devoir donne la parole à ces gens qui se battent pour que la vieillesse ne soit pas considérée comme un fléau.\\ A LIRE DANS CE CAHIER Bien vieillir, une \u2019 | question d'équilibre \u2026 | 2 \u2018 / « OK boomer », ou quand les aînés sont victimes de préjugés E3 L'aventure de la maison intergénérationnelle E 7 LE DEVOIR / LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 NOVEMBRE 2019 / VIEILLIR MIEUX E2 Mme Cadrin Petit sait de quoi elle parle, et son expérience de vie en témoigne.Ancienne danseuse de ballet, elle a œuvré pour les Grands Ballets canadiens, pour le Ballet national du Canada et pour la Comédie-Françai- se.Elle a aussi été professeure de danse.Sa passion pour le geste précis et l\u2019art du mouvement l\u2019a amenée à étudier l\u2019anatomie, la physiologie, la mécanique humaine et l\u2019ostéopathie.Dans les années 1980, la directrice de l\u2019École nationale de théâtre d\u2019alors, Michèle Rossignol, lui demande de développer une méthode pour former ses étudiants.En partant de la table Penchenat (développée en 1920 par Ferdinand Penchenat, un athlète blessé lors de la Première Guerre mondiale), elle adapte la technique et développe sa méthode de gymnastique sur table.Cette gymnastique corrective a fait ses preuves depuis.Elle est brevetée et enseignée dans 14 centres au Québec et ailleurs dans le monde.Les avantages de la méthode sont nombreux.Sa pratique régulière permet d\u2019acquérir une meilleure posture, d\u2019accroître l\u2019endurance et l\u2019énergie, d\u2019augmenter la flexibilité et la souplesse, de développer de la force, de renforcer la musculature profonde et de diminuer le stress et les risques de blessures.Au fil des ans, Thérèse Cadrin Petit a constaté que, trop souvent, les gens se blessent en faisant des exercices de façon inappropriée, en voulant progresser trop vite dans un sport ou encore en refusant d\u2019admettre qu\u2019en vieillissant, il est difficile d\u2019améliorer ses performances ou de les conserver au même niveau.Elle constate par ailleurs que le manque d\u2019expérience du personnel travaillant dans les gymnases est un autre problème important.« Ils ont souvent une formation insuffisante, car ces endroits ne sont pas tenus d\u2019embaucher des kinésiologues », déplore-t-elle.Dans ces circonstances, les risques de blessures peuvent survenir, en levant un poids trop lourd pour la capacité de la personne par exemple.Selon la formatrice, le bon enseignement des exercices peut allonger pourtant l\u2019espérance de vie en forme et en santé.« Faire des mouvements, c\u2019est très bon, mais bien les faire, c\u2019est primordial », prévient-elle.Elle travaille ainsi à contrer la perte d\u2019autonomie qui peut survenir avec l\u2019âge.Si on peut déjà garder un bon équilibre à un âge avancé, c\u2019est un très bon point, souligne-t-elle.Elle enseigne notamment des exercices permettant de se relever en cas de chute.« Mais il faut les pratiquer régulièrement », prévient-elle.Aux personnes vieillissantes, elle suggère en premier lieu la marche, pratiquée à une bonne cadence.La natation est également une très bonne option, « car elle permet à toutes les articulations de bouger », indique-t-elle.Le vélo stationnaire peut également faire beaucoup de bien pour peu qu\u2019on y aille progressivement.« En faire trois demi-heures par semaine est très bon », note Thérèse Cadrin Petit.Elle ne recommande toutefois pas la course à pied, surtout pour les gens qui n\u2019en ont jamais fait, car cela est trop exigeant pour les articulations.Quoi qu\u2019il en soit, elle conseille aux gens n\u2019ayant jamais fait d\u2019exercice de commencer doucement.« Il est possible de faire des progrès si on fait les choses de façon continue et si on y va progressivement », soutient-elle, précisant qu\u2019il faut aussi tenir compte de sa morphologie et de sa taille.Ainsi, selon elle, une séance d\u2019aérobie au sein de laquelle tous les participants font les mêmes gestes est une véritable ineptie.« Cela peut être bon pour certains et néfaste pour d\u2019autres », explique-t-elle.a fondatrice de la technique de gymnastique sur table, Thérèse Cadrin Petit, possède une grande expertise dans l\u2019enseignement d\u2019exercices pour garder la forme tout en vieillissant.À Montréal, l\u2019une de ses activités principales consiste à animer des ateliers d\u2019amélioration de la posture.Dans l\u2019un d\u2019eux, la participante la plus jeune a 78 ans et la plus âgée, 99 ans ! dit-elle avec enthousiasme.Arrivée elle-même à un âge avancé, Mme Cadrin Petit est en pleine possession de ses moyens.Elle est persuadée que, malgré la vieillesse, il est possible de marcher droit, d\u2019avoir encore un bon équilibre et de garder la forme. LE DEVOIR / LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 NOVEMBRE 2019 / VIEILLIR MIEUX E3 À force de préjugés à leur égard, même si ceux-ci ne sont pas faits consciemment, les personnes plus âgées perdent leur estime d\u2019elles- mêmes et finissent par moins s\u2019impliquer socialement.Il s\u2019agit d\u2019une forme d\u2019autodiscrimination.« Ils se laissent aller, réagissant par rapport au désir des jeunes ou de la société de les tasser », mentionne le Dr Matey Mandza.Certes, on change en vieillissant, et cela s\u2019accompagne parfois de pertes, comme la diminution des facultés cognitives ou de l\u2019audition, pour ne nommer que celles- là.Or, il ne faut pas attribuer à la vieillesse tous les défauts des vieillards, rappelle-t-il, en citant l\u2019écrivain français Alphonse Karr.« Ce ne sont pas tous les aînés qui vivent ces pertes.» L\u2019âgisme peut donc nuire à la santé des aînés.En effet, l\u2019Organisation mondiale de la Santé (OMS) définit celle-ci comme étant un état de bien-être physique, mental et social complet et qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d\u2019infirmité.« L\u2019âgisme entraînera nécessairement leur isolement : pourquoi sortir et voir des gens qui ne vous acceptent pas ?», souligne le Dr Matey Mandza.Ce rejet sociétal se reflète également à l\u2019écran, dans les publicités qui mettent majoritairement en scène des personnes jeunes et attrayantes.Au Québec, une personne sur quatre sera âgée de 65 ans et plus d\u2019ici 2030.De plus, depuis 2015, on remarque qu\u2019il y a un renversement de la pyramide des âges : les personnes âgées sont plus nombreuses que les enfants de 0 à 15 ans.Il devient encore plus impératif de bien comprendre ce que cela signifie de vieillir.Pour aider à savoir si l\u2019on a tendance à faire de l\u2019âgisme dans notre façon de percevoir les aînés ou dans nos comportements, l\u2019AQG a mis un questionnaire en ligne.« On doit d\u2019abord s\u2019entendre socialement sur une définition et reconnaître que la vieillesse n\u2019est pas une maladie, mais un processus qui commence à la naissance et se poursuit jusqu\u2019à la mort, affirme le Dr Mand- za.Personne n\u2019y échappe, pas même les jeunes, qui vieillissent eux aussi à chaque anniversaire.» Il souligne au passage à quel point il est tout de même ironique que les anniversaires soient si célébrés dans nos sociétés, et donc considérés comme un événement heureux, alors que, dans les faits, le réflexe sociétal envers les personnes âgées nie l\u2019existence de nos aînés.Il faut ensuite administrer ce qu\u2019il appelle le « vaccin social », c\u2019est-à-dire informer, éduquer et communiquer la vraie image du vieillissement, et non celle déformée par nos préjugés.À son avis, cela passe notamment par des publicités plus inclusives, lesquelles ont un rôle important à jouer dans cette promotion d\u2019une image positive.En 2017, le Québec a adopté une loi qui vise à contrer la maltraitance envers les aînés et les autres personnes en situation de vulnérabilité.La définition de la maltraitance comprend l\u2019âgisme.« Outre l\u2019application de cette loi, il faut faire respecter le droit à l\u2019existence des personnes âgées dans toutes les sphères de la société », souligne le Dr Mandza.« En Afrique, on dit qu\u2019un vieillard qui meurt, c\u2019est une bibliothèque qui brûle », ajoute-t-il.Dans cette perspective, les initiatives intergéné- rationnelles ne peuvent que participer à l\u2019épanouissement de l\u2019être humain, peu importe son âge.e gérontologue américain Robert N.Butler a défini l\u2019âgisme comme étant un processus par lequel des personnes sont stéréotypées et discriminées en raison de leur âge, et qui s\u2019apparente à celui du racisme et du sexisme.L\u2019âgisme peut aussi toucher les jeunes, mais l\u2019AQG nous apprend que la réalité tend à montrer que les aînés en sont davantage victimes.Parmi les préjugés les plus fréquents, on retrouve ceux liés au monde du travail.Ainsi, certains croient qu\u2019un travailleur de 50 ans et plus est moins performant et plus réfractaire aux changements et aux nouvelles technologies.De plus, lorsqu\u2019on atteint un certain âge en entreprise, on commencera à se faire demander quand l\u2019on compte prendre sa retraite.« Comme s\u2019il allait de soi que vous deviez partir, ajoute le premier vice-président de l\u2019AQG, le Dr Matey Mandza, qui cumule également les titres d\u2019enseignant, de chercheur et de conférencier en gérontologie.Certains estiment aussi qu\u2019ils volent la place des jeunes et devraient ainsi la céder à la relève.» À son avis, ce phénomène est symptomatique de la société de consommation dans laquelle on vit, où l\u2019on considère le vieillissement comme un moment où une personne ne produit plus. LE DEVOIR / LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 NOVEMBRE 2019 / VIEILLIR MIEUX E4 CONTENU PUBLICITAIRE GESTION IMMOBILIÈRE LUC MAURICE LA RÉSIDENCE DE DEMAIN : L\u2019IMAGINER DÈS AUJOURD\u2019HUI La société évolue; les besoins et les exigences des aînés aussi.À quoi ressemblera la résidence de demain?Le Groupe Maurice a toujours été soucieux d\u2019anticiper les besoins des personnes aînées afin d\u2019évoluer au même rythme qu\u2019elles.L\u2019entreprise cherche donc à s\u2019adapter continuellement aux besoins changeants de sa clientèle, mais aussi, à les prévoir.L\u2019entreprise a récemment mené un sondage auprès de ses quelque 12?000 clients afin de connaître les valeurs et les enjeux importants à leurs yeux.« Les clients actuels valorisent beaucoup plus que leurs parents ou leurs grands-parents la liberté, le confort, la socialisation, la communauté, l\u2019autonomie, le bénévolat et l\u2019environnement, mais aussi l\u2019interdépendance », explique Luc Maurice, président et fondateur du Groupe Maurice.«  Les aînés sont de plus en plus connectés, mais ils ne veulent pas utiliser les technologies seulement pour recevoir de l\u2019information; ils veulent aussi échanger ».À cet effet, l\u2019entreprise a récemment lancé THÉIA, une application mobile qui permet à la clientèle de s\u2019abreuver d\u2019informations pratiques, en tout temps et en tout lieu, et de partager ses commentaires.Puisque la conscience écologique est aussi au cœur des préoccupations des aînés, Le Groupe Maurice est de plus en plus tourné vers le développement durable.« Même si le respect de l\u2019environnement fait, depuis longtemps, partie intégrante de nos résidences, nous sommes très attentifs aux éléments qui touchent actuellement cet enjeu?», lance Rita Kataroyan, vice-présidente, Ventes et marketing.« Notre volonté est d\u2019évoluer continuellement, tout en préservant la confiance mutuelle établie avec notre clientèle.C\u2019est ça, l\u2019innovation?!?» Les personnes aînées veulent également se sentir utiles.Elles sont très impliquées dans la collectivité et elles contribuent à l\u2019enrichir par la somme de leurs connaissances.« Aussi, comme elles sont de plus en plus nombreuses, ces personnes ont une importance capitale dans la société.On a besoin de ces aînés autant qu\u2019ils ont besoin de nous, et valoriser cette réalité est une responsabilité que l\u2019on se donne au Groupe Maurice. » C\u2019est donc pour jeter les bases de la résidence de demain que l\u2019entreprise conçoit, depuis près de cinq ans, des milieux de vie où la technologie est bien implantée et qu\u2019elle crée des lieux empreints de liberté, ouverts sur la collectivité et interconnectés.Une foule de services commerciaux et communautaires sont également présents.Tout cela pour contribuer à faire croître le niveau de bonheur des retraités du Québec.F R A N C E R e t r a i t é e e t m i l i t a n t e LEPOUVOIRDESAINES 34 RÉSIDENCES AU QUÉBEC Vous avez défendu des valeurs essentielles de notre société et votre engagement est un modèle pour les générations plus jeunes.Vous êtes nos meilleurs alliés.Au Groupe Maurice, nous savons que vous avez le pouvoir d\u2019élever nos pensées, de nous montrer la voie.On a tant à apprendre de vous pour mener à bien nos projets d\u2019avenir. LE DEVOIR / LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 NOVEMBRE 2019 / VIEILLIR MIEUX E5 Selon lui, les gouvernements ont axé la prévention sur le tabac et ont obtenu de bons résultats.« Mais on a négligé tous les autres aspects », déplore l\u2019auteur.Il se félicite toutefois que les professionnels de la santé commencent à s\u2019intéresser à freiner l\u2019usage excessif des opioïdes qui fait des ravages, en particulier dans l\u2019Ouest canadien.Autre constat de Denis Fortier : le système de santé n\u2019a pas évolué.« Il est encore trop axé sur la guérison des infections, regrette-t-il.En 1900, elles représentaient la moitié des décès.Heureusement, l\u2019amélioration des conditions d\u2019hygiène, la découverte des antibiotiques et l\u2019utilisation plus répandue des vaccins a permis de mettre fin à cette hécatombe.» La donne a donc changé aujourd\u2019hui, et ce sont les accoutumances qui occasionnent les plus gros problèmes de santé, affirme-t-il.Parmi les cinq causes de décès les plus fréquentes, quatre leur sont attribuables.Il pense notamment au tabagisme, à la suralimentation ou encore, comme il le définit, « à l\u2019obsession de la chaise ».Il ajoute que si la majorité d\u2019entre nous sait ce qu\u2019il faut faire pour lutter efficacement contre ces mauvaises habitudes de vie (ne pas fumer, faire de l\u2019exercice régulièrement, maintenir un poids santé ou encore manger sainement), force est de constater que celles-ci sont bien ancrées.« On n\u2019en fait pas assez pour inverser la tendance », affirme-t-il.La surmédication est un autre gros problème, selon lui.« Je ne suis pas contre les médicaments, dit-il.Ils comportent plusieurs bénéfices, mais il faut prendre les bons au bon moment.» Un chiffre mentionné dans son livre fait d\u2019ailleurs dresser les cheveux sur la tête.Selon l\u2019Institut canadien d\u2019information sur la santé (ICIS), plus de 60 % des personnes âgées de 65 ans et plus hébergées dans un établissement de soins de longue durée (CHLSD) prennent des antidépresseurs.Sur ce problème ainsi que les autres, Denis Fortier croit qu\u2019on peut agir et qu\u2019il est légitime de se demander s\u2019il est normal qu\u2019on ne le fasse pas davantage.est même difficile de trouver des endroits sécuritaires pour marcher ou faire du vélo.Certaines villes de banlieue ne disposent même pas de trottoirs, ou ceux-ci sont si peu larges qu\u2019on ne peut y marcher à deux.« C\u2019est un environnement parfait pour développer la sédentarité, souligne M.Fortier.Le corps est pourtant fait pour bouger.» Le physiothérapeute déplore aussi le peu d\u2019accent mis sur la prévention.« Selon l\u2019Organisation mondiale de la santé, 5 % du budget d\u2019un État devrait être consacré à la prévention, indique-t-il.Or, au Canada, on y consacre à peine 2 %.» c\u2019est qu\u2019il existe des moyens de réduire cette inflammation en améliorant notre alimentation, en bougeant régulièrement et en réduisant notre niveau de stress.» Chaque personne peut donc agir en modifiant ses habitudes de vie, mais les gouvernements ont aussi un important rôle à jouer, soutient le phy- siothérapeute.Nombre d\u2019études ont en effet démontré que la façon dont se sont développées nos villes, en fonction de l\u2019automobile, a contribué à créer des environnements obésogè- nes.Dans plusieurs agglomérations, il i votre médecin vous dit qu\u2019il est normal que vous ayez moins d\u2019équilibre ou que vous preniez des médicaments pour contrer l\u2019insomnie, vous êtes en droit de remettre en question ces affirmations et d\u2019autres du même genre.C\u2019est la thèse avancée par Denis Fortier dans son dernier livre.Selon lui, les pertes d\u2019équilibre et de masse musculaire ainsi que les trous de mémoire peuvent être contrés moyennant des exercices que l\u2019on trouve dans son ouvrage ou un travail cognitif, comme l\u2019apprentissage d\u2019une deuxième langue.En les pratiquant, on peut contrer les effets du vieillissement, croit l\u2019auteur.Par exemple, la marche est une activité excellente, que tout le monde peut pratiquer aisément.L\u2019auteur a d\u2019ailleurs publié un livre entièrement consacré à ce sujet.Il en est de même pour l\u2019inflammation chronique causée par le tabagisme, la suralimentation, l\u2019inactivité physique et la malbouffe.« Cela demeure l\u2019un des plus grands problèmes lorsqu\u2019on avance en âge, affirme Denis Fortier.La bonne nouvelle, LE DEVOIR / LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 NOVEMBRE 2019 / VIEILLIR MIEUX E6 WWW.RQRA.QC.CA Félicitations aux lauréats?! Prix esprit d\u2019équipe et leadership, résidence de 99 unités et moins \u2013 L\u2019équipe soudée et bien organisée du bureau de santé de la résidence Les Jardins de Jouvence, à Montréal, offre aux résidents une expertise et une efficacité inégalées.Lorsque la direction de la résidence a pris la décision d\u2019élargir l\u2019éventail de services à la carte plutôt que de recourir aux ressources du CLSC pour l\u2019offre de certains soins aux résidents, tous ont immédiatement fait preuve d\u2019innovation et d\u2019une grande flexibilité.Prix esprit d\u2019équipe et leadership, résidence de 100 unités et plus \u2013 Marie-Ève Couture Belisle, technicienne en loisirs à la résidence Alizéa, à La Prairie, a pris un virage dynamique dès son entrée en poste, en 2018, en intégrant de nouvelles méthodes de communication à l\u2019aide d\u2019écrans.Grande mobilisatrice, elle a su rallier ses collègues et même les résidents pour la production de vidéos à la fois ludiques et informatives.Prix engagement exceptionnel, résidence de 99 unités et moins \u2013 Anne Rouge est cuisinière aux Résidences Distinction, à Granby.En plus de standardiser les pratiques, elle s\u2019assure de créer des mets appétissants tout en respectant les critères de qualité.Elle déploie toute sa créativité à travers des ateliers de cuisine et des activités de dégustation qu\u2019elle a mis en place pour les résidents.Prix engagement exceptionnel, résidence de 100 unités et plus \u2013 Jacques Guyon est coordonnateur des loisirs à la résidence Cité Rive, à Montréal depuis plus de 20 ans.Connu sous le nom d\u2019artiste « Éric Martin », ce comédien formé au Théâtre des Variétés anime le journal hebdomadaire qui touche des centaines de résidents et qui propose une tribune informative, culturelle et sociocommunautaire qui contribue à briser l\u2019isolement des aînés.Prix engagement social et communautaire, résidence de 100 unités et plus \u2013 Caroline Veilleux est directrice régionale des soins pour le groupe Cogir.Elle a fait preuve d\u2019un grand dévouement pendant la catastrophe des inondations printanières 2019 à Sainte-Marie-de-Beauce, mettant tout en œuvre pour venir en aide aux employés et citoyens sinistrés.La résidence Château Sainte-Marie a accueilli les gens qui n\u2019avaient plus de foyer, leur laissant le temps de se réorganiser pour trouver un nouveau logis.Prix engagement social et communautaire, résidence de 100 unités et plus \u2013 Marie-Ève Lavigne est animatrice en loisirs aux Résidences Soleil Manoir St-Laurent.Diplômée en arts plastiques, en design et en gestion de projets, elle travaille à la résidence depuis 13 ans et ne cesse d\u2019impressionner grâce à ses projets et partenariats créatifs.Au fil des ans, elle a bâti des relations durables avec divers organismes communautaires, permettant à plusieurs initiatives intergénérationnelles de voir le jour.Prix réalisation de l\u2019année, 100 unités et plus \u2013 Le Manoir Manrèse, une résidence de Québec intégrée à Cogir, s\u2019est distinguée pour son projet de bande dessinée participative.À l\u2019aide d\u2019une tablette électronique, des résidents ont réalisé l\u2019album intitulé « La retraite comme vous ne l\u2019avez jamais vue ».L\u2019album a été publié et présenté au Salon du livre de Québec, laissant un legs tangible aux générations futures.Prix réalisation de l\u2019année, 99 unités et moins \u2013 La résidence Les Terrasses Dominicaines, située à Trois-Rivières, s\u2019est illustrée grâce à son initiative les « Activités WOW : on s\u2019y attache! ».Organisées de façon bimensuelle, ces rencontres animées sortent de l\u2019ordinaire.Elles favorisent le resserrement des liens sociaux et culturels tout en mettant l\u2019accent sur l\u2019activité physique et intellectuelle.Prix Coup de cœur 2019 \u2013 La résidence Le Belvédère du Lac a conquis le cœur du jury grâce à sa participation au Tournoi de balle molle familial du village de Lac- Etchemin.Ce projet a permis la formation d\u2019une équipe de joueurs composée de résidents jumelés à des enfants et d\u2019employés, appuyés par une quarantaine de supporteurs.Cette initiative a solidifié le sentiment d\u2019appartenance des résidents à l\u2019égard de leur communauté.Mention spécial du CA \u2013 Monsieur Eddy Savoie, véritable pionnier du secteur des résidences pour aînés du Québec, reçoit une récompense qui souligne l\u2019ensemble de son œuvre.Le lauréat a fondé une entreprise familiale qui s\u2019est bien implantée dans les années 1980.Le Groupe Savoie gère aujourd\u2019hui 14 complexes dans plusieurs régions du Québec et emploie plus de 2000 personnes qui prennent soin des « gens du bel âge ».Bravo à tous les lauréats?! L\u2019engagement et le dévouement d\u2019employés travaillant en résidence pour aînés ainsi que la contribution exceptionnelle à l\u2019amélioration de la qualité de vie des résidents de certaines résidences ont été mis en lumière les 6 et 7 novembre 2019, à l\u2019occasion du congrès annuel du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA).Une présentation de CONTENU PUBLICITAIRE LE DEVOIR / LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 NOVEMBRE 2019 / VIEILLIR MIEUX E7 de la même famille de cohabiter, tout en conservant leur intimité ».Un duplex partagé avec ses parents ou une chambre aménagée au sous-sol pour son enfant ne constituent donc pas une forme d\u2019habitation intergénérationnelle.Ce n\u2019est pas un hasard si on cite ici Revenu Québec puisque, fiscalement parlant, la maison intergé- nérationnelle est un cas complexe.Dans certaines circonstances, il sera possible d\u2019être admissible à un crédit d\u2019impôt pour adultes hébergeant leurs parents et aussi d\u2019avoir droit à un remboursement des taxes à l\u2019achat de la propriété.Comme pour n\u2019importe quelle autre résidence, tous les programmes de subventions pour certains projets de rénovations sont accessibles aux propriétaires de maison intergénérationnelle.C\u2019est lors de la vente de ce type de maison que la situation se corse : en temps normal, la vente d\u2019une résidence principale procure une exemption d\u2019impôt sur les gains en capital.Toutefois, lors de la vente d\u2019une maison intergénérationnelle, les autorités doivent considérer le lien financier qui unit les parents et les enfants pour rendre une décision et, à la fin, ils pourraient conclure que les deux logements indépendants forment en fait une maison à revenus qui elle, ne peut profiter de l\u2019exemption.Il est primordial de consulter les règlements municipaux avant de se lancer dans l\u2019achat ou dans la construction d\u2019une maison intergénéra- tionnelle.En effet, en la matière, ce sont les municipalités qui gèrent la construction sur leur territoire, et chacune a ses spécifications propres.Avant de construire, on doit s\u2019assurer que la maison sera conforme.Dans ce cas, les conseils d\u2019un architecte seront les bienvenus.Et avant d\u2019acheter, il est primordial de vérifier que le logement existant se plie aux règlements en vigueur.S\u2019il faut faire preuve de créativité et d\u2019adaptabilité dans la construction, il en ira de même pour le quotidien de la famille élargie à l\u2019intérieur de la maison.Les bénéfices des liens serrés entre petits-enfants et grands-parents sont importants, et partager son quotidien ne peut être que bénéfique pour tous.Ainsi, les aînés auront le sentiment d\u2019être utiles et les jeunes apprendront l\u2019altruisme.De leur côté, les parents seront délestés de certaines tâches domestiques.L\u2019important dans cette aventure de la maison intergénérationnelle, c\u2019est d\u2019abord et avant tout de s\u2019assurer que ce nouveau mode d\u2019habitation conviendra à tous les membres de la famille.Les désirs et les attentes de chacun devront être passés au peigne fin.ue trois générations partagent une même maison n\u2019est pas nouveau.À une certaine époque, pas si lointaine, c\u2019était même la norme de la famille traditionnelle.Puis, avec les populations qui se sont déplacées vers les milieux urbains, les modes de vie ont changé, et il est rare aujourd\u2019hui que petits-enfants, parents et grands-parents habitent tous ensemble.Quoique\u2026 la tendance semble s\u2019inverser.Selon Statistique Canada, en 2016, les ménages multigénéra- tionnels au Canada ne représentaient que 2,9 % de l\u2019ensemble des ménages.Entre 2001 et 2016, ce sont cependant eux qui ont connu la plus forte augmentation de leur nombre, soit une hausse de 37,5 %.En 2016, ce sont donc 2,2 millions de personnes au Canada qui ont choisi cette cohabitation.Pour expliquer cette augmentation, on cite l\u2019évolution de la composition ethnoculturelle du Canada, ce mode de vie étant plus répandu chez les Autochtones \u2014 au Nunavut, un ménage sur huit est multigénéra- tionnel \u2014 et chez les immigrants.Mais pour tous, il est lié aux besoins en logements et au coût élevé de la vie dans certaines régions.Toutefois, le fait d\u2019habiter, grands-parents, parents et enfants, dans une même maison ne fait pas de celle-ci automatiquement une maison intergénérationnelle.Alors, de quoi parle-t-on au juste ?Revenu Québec donne une définition simple de la maison intergénéra- tionnelle : il s\u2019agit « d\u2019une maison individuelle dans laquelle a été aménagé un logement indépendant permettant à plusieurs générations Avantages - Partager quotidiennement sa vie en famille tout en protégeant son intimité - Partager les frais d\u2019hypothèque et de chauffage, les taxes, etc.- Offrir aux aînés un sentiment de sécurité puisqu\u2019ils savent leur famille à côté Inconvénients - Partager quotidiennement sa vie en famille dans un climat qui peut devenir difficile - Investir une somme conséquente pour l\u2019achat ou l\u2019aménagement de la résidence - Une maison intergénérationnelle peut prendre un certain temps avant de se revendre LE DEVOIR / LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 NOVEMBRE 2019 / VIEILLIR MIEUX E8 que ou à une communauté autochtone.L\u2019IVPSA a été désigné comme organisme porteur du projet et mènera des recherches-actions afin de développer les stratégies les plus efficaces pour agir sur les facteurs qui peuvent être des obstacles à l\u2019inclusion sociale.Cet institut est composé de plus de 30 professeurs et 60 étudiants issus de 7 facultés et de près de 80 membres partenaires du secteur communautaire, public ou privé.« Sur les cinq années, indique M.Tourigny, c\u2019est au cours de la première qu\u2019on fera tous les efforts de mobilisation des partenaires.Contrairement à des demandes antérieures où tout était établi d\u2019avance, que nous savions quel projet mettre sur pied pour agir sur tel besoin, ici, la grande particularité, c\u2019est qu\u2019on identifie les territoires où on veut intervenir, et après on mobilise, on identifie les besoins et on fait un plan d\u2019action, puis un plan d\u2019évaluation.Dans les quatre autres années, ajoute-t-il, on livre la marchandise, on réalise les actions.C\u2019est vraiment une concertation élargie et une mobilisation des territoires sur lesquels les interventions vont être faites.» « Il faut multiplier les efforts pour faire attention à l\u2019image que l\u2019on projette des personnes aînées, soutient M.Tourigny.Développer les réflexes, conscientiser les gens.» L\u2019une des approches est de développer, au cours des cinq prochaines années, le volet intergénérationnel.« Ça a des effets intéressants autant pour les personnes aînées que pour les plus jeunes qui participent avec elles à des activités, affir- me-t-il.Il y a un échange de savoirs, d\u2019expériences, de conseils.Il y a aussi encore beaucoup de travail à faire pour combattre l\u2019âgisme, montrer davantage la contribution des personnes aînées.» Ce cahier spécial a été produit par l\u2019équipe des publications spéciales du Devoir, grâce au soutien des annonceurs qui y figurent.Ces derniers n\u2019ont cependant pas de droit de regard sur les textes.La rédaction du Devoir n\u2019a pas pris part à la production de ces contenus.Les facteurs sous-jacents à l\u2019inclusion sociale sont multiples et multisectoriels.Huit domaines d\u2019intervention ont été ciblés pour le projet : - emploi / revenu - soutien / participation sociale / civique - éducation / compétence - santé / incapacités - logement / habitation - voisinage / mobilité / communauté - ressources sociales / sécurité personnelle - technologies / littératie Les revenus limités constituent un obstacle majeure gouvernement fédéral a confirmé son appui à la réalisation du projet de 4 millions de dollars intitulé L\u2019inclusion sociale des aînés : un enjeu collectif, qui s\u2019étalera sur cinq ans.Il est mené par l\u2019Institut sur le vieillissement et la participation sociale des aînés de l\u2019Université Laval et financé par le programme Nouveaux Horizons pour les aînés \u2014 volet Subventions et contributions pancanadiennes \u2014 d\u2019Emploi et Développement social Canada.« L\u2019inclusion sociale, explique André Tourigny, médecin-conseil à l\u2019Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et codirecteur à l\u2019Institut sur le vieillissement et la participation sociale des aînés de l\u2019Université Laval (IVPSA), c\u2019est la capacité de participer pleinement à la vie de la société, de pouvoir y contribuer puis d\u2019en tirer parti.Elle a des retombées sur la santé physique, sur la santé mentale et elle influence le maintien ou l\u2019adoption de saines habitudes de vie.» Ce projet concerne les aînés qui habitent le territoire de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), qui inclut notamment l\u2019agglomération de Québec, Lévis et les MRC de La Côte- de-Beaupré, de La Jacques-Cartier et de l\u2019Île-d\u2019Orléans.L\u2019IVPSA et ses collaborateurs prioriseront les aînés de 65 ans et plus qui vivent des situations d\u2019exclusion ou qui sont à risque d\u2019en vivre parce qu\u2019ils habitent dans des secteurs présentant de hauts indices de défavorisation, en milieu rural ou qu\u2019ils appartiennent à une minorité linguisti- DES VILLES LES VILLES DOIVENT REPENSER LEURS INTERACTIONS AVEC LES PERSONNES ÂGÉES Pour améliorer la vie des personnes âgées et rendre le monde agréable à tous T 1 9 - 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