Le devoir, 14 septembre 2019, Le D Magazine
[" Écouter | Voir | Lire | Réfléchir | Voyager | Déguster | Vivre | Jouer L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E p T E M b r E / 2 0 1 9 M A G A Z I N E Entrevue La danse chorale de Mélanie Demers Lire Audrée Wilhelmy ancre son univers Vivre Cœur des Flandres et du monde du 17 septembre T U R E SOMMAIRE T U R E T U R E T U R E U L C 6 Entrevue chorale danse La temps quatre T U R E T U R E en Mélanie de 45 7 8 16 20 37 38 Écrans Tremblay Odile flâneurs Les Cinéma visuels Arts Musique Jazz grilles et Écrans Demers.télé T U R E U L C T U R E U L C L I R E C C 26 Entrevue Wilhelmy Audrée de assises les o s c e v a e i g o l 27 28 30 32 35 Ombasic Maya québécoise Fiction angle Grand Fiction Cornellier Louis pose mytho- sa 4 n e .n a m o r 36 Essai V I V R E 44 Voyage de pays Au des croise on Grande la de 46 48 50 53 Voyage Alimentation Resto Vin Yourcenar, traces Guerre.ou Knock triomphe médecine la Jules : Texte Romains.en Mise : scène Brière.Théâtre Au Nouveau du Monde le de Daniel 56 58 Jardin Jeux D du une la de Photo Coallier Marie-France : Lire une la de Photo Le Mazataud Valérian : Devoir Le Devoir 12 au octobre, tournée en Québec au 30 du octobre décembre.3 D t e n i t r a M s i x e l A L D U A T A Z A M N A I R É L A V puis au e c è i p a l r u o p , e r è r B l e i n a o n K R I O V E D E k, c .M N T u a L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 voir de prolonger leurs jours, ce n\u2019est pas rien.» Selon Alexis Martin, les protagonistes ont tout aussi peur de mourir que de perdre leur argent : « Ce sont des ressorts profondément humains, un territoire fertile, qui plus est dans les années 1920, alors que l\u2019Église commence à vaciller.Si Knock estime que ce qu\u2019il appelle l\u2019Âge médical peut débuter, c\u2019est bien parce que les grandes hégémonies religieuses sont terminées, parce que les grands cadres ethnoculturels se sont évaporés.En ce sens, Jules Romains est franchement avant-gardiste.Il a bien compris que d\u2019autres lobbys, d\u2019autres puissances tutélaires vont s\u2019emparer sous peu des esprits humains : la technique, la science, la médecine, la finance\u2026 » « Les gens bien portants sont des malades qui s\u2019ignorent.» Pour Knock, la clientèle est infinie, l\u2019expansion sans bornes, la rentabilité croissante.Ainsi, la pièce aborde également des enjeux qui concernent l\u2019économie de la santé dans notre société actuelle.« Quand Knock propose des échelons de traitement adaptés aux riches et d\u2019autres qui s\u2019adressent aux pauvres, ça préfigure toute notre médecine à deux vitesses, s\u2019exclame Brière.Imaginez-vous que le Dr Alain Vade- boncœur, l\u2019urgentologue qui est conseiller médical auprès de l\u2019équipe du spectacle, a trouvé sur Internet une clinique privée qui offre grosso modo les mêmes forfaits que Knock ! » Knock est un personnage en or, de ceux qui portent sur leurs épaules un univers entier.Dans ses bagages, l\u2019homme transporte ses accessoires, ses costumes et son décor, mais surtout son récit, tenu pour véridique.Il arrive même au docteur de souffler des répliques à ses patients, de leur mettre des mots dans la bouche.« Il plante littéralement une scène, estime Alexis Martin.Je ne vous cacherai pas que c\u2019est beaucoup de travail pour l\u2019acteur qui s\u2019y frotte.Le personnage étant toujours présent, ça s\u2019apparente à un sprint.Pour garder le rythme, ça exige beaucoup de concentration.Ce n\u2019est pas tous les jours rassurant, mais ça a le mérite de me pousser dans ce que le théâtre peut avoir de plus vertigineux.Ça m\u2019oblige à relever un défi qui pourrait bien engendrer une certaine magie.» ENTREVUE CHRISTIAN SAINT-PIERRE COLLABORATEUR LE DEVOIR es inséparables ces deux-là.Depuis le Conservatoire d\u2019art dramatique de Montréal, au début des années 1980, Daniel Brière et Alexis Martin ne se sont pour ainsi dire jamais quittés.Alors que le premier occupe généralement le rôle du metteur en scène, le second fournit le plus souvent les mots et les fables.Au Nouveau Théâtre Expérimental, de Tavernes à Bébés en passant par L\u2019histoire révélée du Canada français, 1608-1998, les deux artistes n\u2019ont cessé de repousser les limites du possible.Pour leur premier spectacle en tandem au Théâtre du Nouveau Monde, les comparses ont choisi Knock ou le Triomphe de la médecine, une pièce de Jules Romains au moins aussi drôle et satirique aujourd\u2019hui qu\u2019à sa création en 1923.« On voulait monter une comédie, mais sans revenir une fois de plus à Molière », explique Daniel Brière, qui signe non seulement sa première mise en scène au TNM, mais aussi son premier « classique », lui qui est pour ainsi dire abonné à la création.« En même temps, précise-t-il, Knock s\u2019inscrit dans la tradition française des médecins imposteurs, dans cette veine de la satire médicale qui est fondamentale dans le théâtre de Molière.» Sauf erreur, malgré son caractère tout à fait désopilant et sa vive critique sociale, la pièce n\u2019a pas été produite professionnellement au Québec depuis 1998 (par Reynald Robinson à la Bordée).« Difficile d\u2019expliquer pourquoi, reconnaît Alexis Martin.Moi, en tout cas, il y a longtemps que j\u2019ai envie de la jouer.La langue de Romains est limpide, précise, explicite, d\u2019une grande efficacité.Pour un acteur, c\u2019est un bonheur à se mettre en bouche, mais aussi un véritable défi, parce qu\u2019on ne peut jamais déplacer une virgule, on ne peut jamais être un tout petit peu à côté.» Portrait de société L\u2019action se déroule dans la petite ville de Saint-Maurice au début des années 1920.Après que le docteur Par- palaid (Pierre Lebeau) lui eut cédé son cabinet et sa maigre patientèle, le docteur Knock (Alexis Martin) entreprend de faire croître son chiffre d\u2019affaires en suscitant chez les villageois (Evelyne de la Chenelière, Ma- rie-Thérèse Fortin, Didier Lucien et Sylvie Moreau) des inquie?tudes bien réelles au sujet de maladies totalement imaginaires.« Knock est un grand manipulateur », admet le comédien qui s\u2019apprête à incarner le personnage immortalisé par Louis Jouvet : « Cela dit, tous les villageois ont une part d\u2019ombre.Ils sont tous un peu avares, mesquins, intéressés\u2026 La pièce dépeint une certaine société française provinciale, c\u2019est le portrait féroce d\u2019un microcosme qui, tout en appartenant à une autre époque, évoque sans contredit le monde dans lequel nous vivons.» En effet, l\u2019emprise de Knock sur ses patients, son charisme inquiétant, le système complexe qu\u2019il emploie pour arriver à ses fins, un plan machiavélique, fasciste avant l\u2019heure, tout cela ressemble fortement ce qu\u2019on appelle aujourd\u2019hui « les techniques d\u2019influence de l\u2019opinion publique ».« Knock est d\u2019abord et avant tout un expert en endoctrinement, une sorte de gourou aux intonations expressionnistes, estime Brière.Il dit à un moment donné qu\u2019il a choisi la médecine, mais qu\u2019il aurait tout aussi bien pu opter pour le sacerdoce, la politique ou encore la finance.Ce sont autant de lieux où exercer son pouvoir.Il arrive même à Knock de comparer son projet à celui des nations armées.C\u2019est un véritable plan de guerre.Endoctrinés, les membres du personnel de la clinique vont devenir les soldats de sa propagande.Ce que décrit la pièce est terrifiant, mais en même temps c\u2019est irrésistiblement drôle.Arriver à nous faire rire d\u2019une situation pareille, c\u2019est à mon sens le grand tour de force de Romains.» Selon Alexis Martin, on rit toujours parce que c\u2019est grave : « La légèreté, ça ne fait plus rire grand monde.Ou alors, c\u2019est un rire sans conséquence.Pour que le spectateur adhère, il s\u2019agit de bien doser, il faut qu\u2019on croie à l\u2019humanité des personnages, qu\u2019on s\u2019assure de jouer juste, vrai, c\u2019est-à-dire de jouer la situation, pas le comique, pas l\u2019absurde.Il faut à tout prix éviter la caricature.» Pouvoir de persuasion Mais qu\u2019est-ce qui donne à Knock autant de pouvoir de persuasion ?« Comme plusieurs d\u2019entre nous, explique Brière, les personnages de la pièce ont terriblement peur de la mort.Ils sont obsédés par ça.Knock détient le pou- Deux inséparables dans le cabinet du Dr Knock Le metteur en scène Daniel Brière et le comédien Alexis Martin se mesurent à un classique du théâtre français D Théâtr e LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 | 3 varie selon l\u2019importance de l\u2019artiste.L\u2019épisode « The Hillbilly Shakespeare » est presque une bio de Hank Williams.Ça varie aussi selon les choix éditoriaux, pas toujours pour les bonnes raisons : les Glen Campbell, Charlie Rich et Kenny Rogers sont à peine mentionnés, tandis que l\u2019on s\u2019attarde longuement sur le chanteur mexicali Johnny Rodriguez et le chanteur afro- américain Charley Pride.On comprend qu\u2019en 2019, un documentaire sur la musique country ne peut pas laver trop blanc.Qui plus est, Charley Pride est encore là pour témoigner et ne manque pas d\u2019éloquence.Tout à apprendre, à comprendre On ne s\u2019en plaindra pas.Il y a bien peu à redire : narration parfaitement calibrée, équilibre entre pertinence et truculence.Ah, ces titres de chansons ! You\u2019re the Reason Our Kids Are Ugly, ça ne s\u2019invente pas.Dans les mains d\u2019un documentariste moins aguerri, on serait ensevelis sous la montagne d\u2019informations, noyés dans les témoignages (cent intervenants !), fatalement lassés par la quantité phénoménale de photos jamais vues, de films découverts (Elvis avec Johnny Cash en 1956, Dylan au piano en 1966 avec le même Johnny !).Mais non.Tout est amené\u2026 simplement.À la façon d\u2019une chanson country.« Trois accords et la vérité », disait l\u2019auteur-compositeur Harlan Howard.Saviez-vous que Grand Ole Opry, la mythique émission de radio diffusée à partir du Ryman Auditorium, était une réponse aux aristos de Nashville qui ne juraient que par l\u2019opéra (op\u2019ry, countrification d\u2019opéra) ?On en apprend tellement.Et l\u2019on comprend mieux ce que l\u2019on savait déjà.Quand des chiffres sont fournis, ils en disent long.Des exemples ?À l\u2019arrivée du rock\u2019n\u2019roll, le nombre de stations de radio country passe de 600 à 85.Bob L\u2019exceptionnelle fresque documentaire du maître Ken Burns est présentée à partir de dimanche à PBS.Des histoires.Beaucoup d\u2019histoires.Et surtout, surtout, des histoires de chansons.CRITIQUE SYLVAIN CORMIER LE DEVOIR « George Jones ne chante pas des chansons country, résume Brenda Lee.Il est une chanson country ! » Peter Coyote, le narrateur, fournit le contexte.Anecdote numéro un.Enfant de la Grande Dépression, il chantait comme il respirait, et son père aimait ça.Seulement voilà, quand le paternel, bourré comme un entrepôt de barriques, rentrait aux petites heures, il réveillait le petit pour qu\u2019il chante.Histoire de l\u2019encourager, il le fouettait avec une ceinture de cuir.Anecdote numéro deux.Décidément doué, George a dix ans quand le même pro- géniteur l\u2019installe devant l\u2019entrée d\u2019une banque, avec une guitare et un chapeau, vite rempli\u2026 et vite vidé : papa Jones confisque, et va boire la recette.C\u2019est beaucoup ça, les seize heures de Country Music, l\u2019exceptionnelle fresque documentaire du maître Ken Burns (Jazz, Baseball, New York\u2026), présentée à partir de dimanche soir à PBS.Des histoires.Histoires d\u2019enfance, histoires de tournée, histoires de boisson, de pilules et de piqûres, histoires d\u2019amour et de peines d\u2019amour, histoires de misère et de gloire, histoires d\u2019avancées technologies et de traditions tenaces, histoires d\u2019instruments et de musiciens.Et surtout, surtout, histoires de chansons.Parler aux murs Hello Walls, par exemple, la première chanson connue de Willie Nelson.L\u2019histoire d\u2019un type largué par sa dulcinée, tout seul dans sa chambre, qui parle aux murs, au plafond, aux fenêtres.Au Tootsies Orchid Lounge à Nashville, on se payait la fiole du jeune Willie, qui essayait en vain de placer sa chanson.Hello verre de bière, hello porte d\u2019entrée, le raillait-on.Seul Faron Young, chanteur déjà bien établi, comprit qu\u2019il se jouait un drame dans cet air drolatique : il l\u2019enregistra, en fit un succès, et Willie reçut son premier chèque de redevances : 14 000 dollars, en 1960 ! Son succès d\u2019ensuite : Stupid.Ou plutôt, une fois la chanson rebaptisée : Crazy.Chantée par Patsy Cline.Combien de redevances ?Une rente viagère, disons.Suivant la méthode éprouvée de Ken Burns, la série est chronologique, mais pas en blocs monolithiques.Ça L\u2019art de raconter du documentariste Ken Burns au service de cent ans d\u2019histoires en chansons dans Country Music Trois accords et la vérité Cultur e Écr ans Moore, le bassiste du A-Team des musiciens de sessions de Nashville, a participé à 18 000 sessions, et on peut l\u2019entendre sur 50 000 chansons.En 1946, il y a 300 000 jukeboxes à travers l\u2019Amérique, avalant quatre milliards de cinq sous.Ça parle.Même que ça chante.On en apprend sur la place des droits d\u2019édition dans l\u2019équation, sur la mise en place de l\u2019usine à succès de Nashville, sur la bataille jamais finie entre le « son de Nashville » et les hors-la-loi du genre (de Buck Owens à Waylon Jennings), on suit par chapitres la vie mouvementée de Johnny Cash (dont la mort clôt la série), on assiste à la confection des costumes à rhinestones dans l\u2019arrière- boutique de chez Nudie Cohn à Hollywood, et ainsi de suite.Tout est là, jusqu\u2019à l\u2019étiquette de prix du chapeau de Minnie Pearl (une aristocrate déguisée !).Tout le « beautiful boiling of the American music pot », comme dit Rhiannon Giddens.Johnny Cash dans sa maison en Californie, 1960.SONY MUSIC ARCHIVES / PBS Willie Nelson, 1974.Page de droite : Patsy Cline vêtue d\u2019une robe « cowgirl » brodée à la main, 1961.ALAN MAYOR / LES LEVERETT / PBS Country Music êêê 1/2 Une série de Ken Burns.À PBS, du 15 au 18 septembre et du 22 septembre au 25 septembre, dès 20h, à raison de deux épisodes par soir.LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 4 | En 2018, je m\u2019étais plongée dans les Lettres biologiques du frère Marie- Victorin, publiées chez Boréal.Entre 1933 et 1944, le fondateur du Jardin botanique de Montréal avait entretenu avec son assistante Marcelle Gauvreau une correspondance sur la sexualité humaine.Phénomène quasi inouï dans le Québec puritain d\u2019alors.Les tabous entourant la chose étaient d\u2019autant plus aigus chez un homme voué à la vie religieuse.Pour les enfreindre, ça prenait toute la curiosité scientifique et la liberté d\u2019esprit de l\u2019auteur de la Flore lau- rentienne.Un manque à combler aussi.En des termes très crus, il explorait sa génitalité, demandant à sa correspondante d\u2019en faire autant : comptes rendus précis à l\u2019appui.Cette lecture, qui montrait en creux les affres d\u2019une chasteté douloureuse à vivre par le frère botaniste, m\u2019avait passionnée, mais rendue mal à l\u2019aise.Non pas à cause de ses descriptions sexuelles, très cliniques au fait, mais parce que cet homme admiré de tous me semblait utiliser son pouvoir pour manipuler une jeune femme amoureuse de lui.Elle n\u2019avait pas, de son côté, fait vœu de chasteté, s\u2019y voyait contrainte de facto.Tout rapport charnel leur était proscrit sous la pression sociale et religieuse d\u2019alors.Ils n\u2019auront jamais enfreint cet interdit.Si le botaniste voyageur se permettait quelques écarts auprès de prostituées cubaines, Marcelle Gau- vreau n\u2019avait personne avec qui partager son érotisme, explorant son corps à la demande de Marie- Victorin, lisant les livres qu\u2019il lui envoyait sur le sujet, enquêtant auprès de ses amies mariées, troublée et instrumentalisée par son supérieur, m\u2019avait-il semblé.Nous ne possédions alors qu\u2019un côté de la médaille, faute d\u2019avoir les réponses de sa correspondante.Perdues, qui sait ?En fait, le neveu de la dame, André Gauvreau, avait hérité des échanges complets.Cette prose épistolaire féminine, déposée au Service des archives de l\u2019UQAM, il en a levé le voile et permis la publication, en réponse aux Lettres biologiques si chaudement accueillies l\u2019an dernier.Lettres au frère Marie-Victorin.Correspondance sur la sexualité humaine, présenté par Yves Gingras et Craig Moyes, publié à nouveau chez Boréal, éclaire leurs rapports.La réalité est toujours plus complexe que l\u2019idée qu\u2019on s\u2019en fait.Pas si victime que ça, Marcelle Gauvreau, mais en grande partie, oui.Elle franchissait seulement les barrières que son supérieur voulait lever.Soumise, malgré sa hardiesse à explorer la sexualité dans cette correspondance secrète, au grand homme adoré.Ceux qui ont lu Les lettres biologiques peuvent ici voir le gouffre qui existait entre les droits d\u2019un homme, même en soutane, et ceux d\u2019une femme, au destin par essence entravé.Intelligente, rieuse, curieuse de tout, passionnée, elle ne contrôlait pourtant pas sa vie.Ses lettres passionnantes braquent de nouveaux projecteurs sur le Québec de l\u2019époque.Le rôle omniprésent de la religion, la place des femmes à l\u2019ombre, l\u2019ignorance sexuelle des jeunes gens jetés dans leur nuit de noces sans mode d\u2019emploi et l\u2019affolement d\u2019adolescentes devant leurs premières règles surgissent entre les lignes.Le XIXe siècle a perduré longtemps sous nos jets d\u2019eau bénite.Marcelle Gauvreau, née au début du XXe siècle, allait être une des premières Québécoises scientifiques.En 1932, le frère Marie-Victorin l\u2019avait embauchée à l\u2019Institut botanique, puis elle obtint une maîtrise dans ce domaine.Faute de pouvoir devenir professeure \u2014 une femme ne pouvant alors accéder chez nous à ce poste sans faire scandale \u2014, elle se sera consacrée surtout à l\u2019éducation naturaliste des jeunes enfants.Son célibat carburait à l\u2019amour pour celui qu\u2019elle appelait son père, de 22 ans son aîné.Étrange lien pervers et sublimé, qui n\u2019est pas sans beauté, car leurs sentiments partagés s\u2019étaient frayé un chemin vers la lumière, comme des arbres croches aux troncs détournés par les obstacles.Entre les descriptions des émois de son sexe sous ses doigts et les digressions sur l\u2019état de ses menstruations, sa candeur étonne : « Quand on connaît toutes les répercussions d\u2019un baiser sur la bouche, ne doit-on pas conclure que le baiser est un acte grave en soi ?» « Je resterai avec vous, près de vous, toute à vous, toujours, toujours, jusqu\u2019à la mort ! » lui écrivait-elle de tout son cœur.Marie-Victorin s\u2019est éteint en 1944.Marcelle Gauvreau le suivit dans la tombe en 1968.Son nom fut oublié, faute d\u2019une pleine réalisation de carrière.Entravée de tous côtés.Le Québec vient de loin ; celui des femmes en particulier.Parfois, il est bon de reculer dans le temps pour comprendre d\u2019où proviennent les préjugés misogynes encore tenaces aujourd\u2019hui.Ces lettres invitent au voyage dans une psyché collective qui se veut désormais libérée, mais est-elle vraiment guérie ?C ultur e Celle qui aimait le frère Marie-Victorin ODILE TREMBLAY LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 | 5 La danse chorale de Mélanie Demers De Montréal à New York, à Rotterdam et à Bamako, Danse mutante conclut son marathon transformiste Noël depuis Bamako, Ann Van den Broek à Rotterdam et Ann Liv Young de New York.Le résultat ?Danse mutante, un ambitieux relais chorégraphique aux influences multiples opposant création et destruction, évolution et révolution, qui se pose ces jours-ci à Montréal.Si on peut remettre en scène une œuvre théâtrale, pourquoi ne pas en faire autant avec une œuvre chorégraphique ?s\u2019est demandé la fondatrice de la compagnie Mayday, qui, ENTREVUE SYLVIE ST-JACQUES COLLABORATRICE LE DEVOIR out a commencé par une vision esthétique née de l\u2019esprit de la chorégraphe Mélanie Demers.Se sont ajoutés deux danseurs d\u2019ici (Francis Ducharme, Riley Sims) et surtout trois appropriations artistiques consenties signées Kettly T Cultur e Dans e LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 6 | depuis sa création en 2007, enchaîne les propositions frontales, originales et engagées sur la voie du non-conformisme.Portée par cet esprit d\u2019exploration radicale, Mélanie Demers a fait appel à trois femmes chorégraphes sur autant de continents, leur offrant seulement quelques paramètres pour imaginer leur propre version de son duo Cantique.Ces trois artistes féministes engagées, également reconnues comme des « troublemakers » dans le milieu de la danse, ont ainsi pu réinventer à leur guise la dernière version d\u2019une œuvre dont la première mouture est née il y a un an.« Quand on mentionne le nom d\u2019Ann Van den Broek ou encore celui d\u2019Ann Liv Young, cela peut soulever la frousse de certains diffuseurs.Leurs propositions sont réputées comme étant crues, abouties et très exigeantes », concède Mélanie Demers, qui qualifie le chemin ayant mené à cette Danse mutante de véritable « marathon », en cela « qu\u2019il constitue un exploit sportif pour les danseurs qui livrent quatre univers très radicaux ».La chorégraphe montréalaise insiste sur la notion d\u2019abandon associée à la nécessité de laisser derrière soi le fruit de son travail pour faire toute la place à la mise en lumière des quatre sensibilités distinctes.« Au départ, j\u2019avais imaginé quelque chose de plus formel, comme des patrons dans l\u2019espace.Au fil des répétitions, certaines choses se sont placées d\u2019elles-mêmes.Puis, Ann Van den Broek a imposé une manière de concevoir la mutation comme quelque chose de plus conceptuel et marécageux.» De son côté, Kettly Noël a plutôt pris la voie de l\u2019intime, poursuit la chorégraphe montréalaise.« Elle a mis la loupe sur les rapports de force, le rapport masculin-féminin, celui noir-blanc, des pôles qui sont au centre du monde en développement.Cela ajoute une dimension politique à la pièce.» Le labeur de la chair Pour les interprètes, ce périple créatif et géographique a parfois pris des allures de pèlerinage.« Ça va pas être confortable ! » lâche Francis Duchar- me, interviewé à quelques jours de la première des cinq représentations « marathoniennes » de deux heures et demie de Danse mutante.« Habituellement, comme interprète, on est habitués à travailler sous le signe du désir : on choisit de travailler avec quelqu\u2019un, ou quelqu\u2019un nous choisit.Or, dans ce cas-ci, les chorégraphes et les danseurs étaient imposés.Nous avions seulement trois semaines pour apprendre à parler une même langue et bâtir quelque chose.» Le défi d\u2019adaptation associé à ces alliances artistiques créatives avec des femmes aux signatures et aux personnalités très fortes fut important et galvanisant, poursuit Francis Du- charme.« Lors de la première répétition avec la New-Yorkaise Ann Liv Young, ses deux petites filles étaient là et elles nous lançaient des raisins.Nous avons trouvé nos costumes à l\u2019Armée du Salut plutôt que de prendre le budget, elle nous a demandé de composer une chanson autour du pire truc qui nous est arrivé dans nos vies\u2026 C\u2019était super absurde ! » Le dépaysement fut tout aussi décoiffant en arrivant à Bamako.« Nous avons vécu le dépaysement total de deux Blancs qui débarquent en Afrique, raconte l\u2019interprète.Kettly Noël a voulu que la création témoigne de ce qui s\u2019est passé pendant notre périple, des gens que nous avons rencontrés.Puis, en Belgique avec Ann Van der Broek, c\u2019était le contraste : elle savait exactement ce qu\u2019elle voulait.En quatre jours, la structure de la pièce était créée.Et elle nous a acheté des costumes très chics sous le signe de la mode flamande.Bref, toutes des expériences vraiment enrichissantes ! » Du vent dans les valises Alors que le spectacle revient au bercail après une odyssée transformative qui l\u2019a métamorphosée, Mélanie De- mers avance non pas des conclusions, mais plutôt de nouvelles sous-ques- tions qui se greffent à son intuition créative initiale.« Ce projet-là soulève certains questionnements quant à l\u2019hégémonie chorégraphique : finalement, qui a le dernier mot dans un travail artistique ?Il y a eu un souci, dans ce travail, de créer une œuvre qui est non seulement loyale à ma vision, mais aussi à celle des trois autres chorégraphes qui l\u2019ont créée avec des corps masculins.Je pense que c\u2019est le fonctionnement de nos rapports humains qui a créé l\u2019œuvre.» Mélanie Demers associe sa démarche à l\u2019utopie du collectif, dans un monde globalisé, se disant inspirée par des films choraux comme Babel, qui juxtaposent des réalités parallèles dans un même laps de temps.« Qu\u2019est-ce qu\u2019une New-Yorkaise de 38 ans qui vit avec ses enfants dans un minuscule appartement de Brooklyn a en commun avec la reine de la danse africaine à Bamako et une chorégraphe célébrée comme Ann Van der Broek ?Au bout du compte, nous sommes ensemble, peu importe où l\u2019on se trouve dans le monde.Chacune de nous, chorégraphes, traduisons notre vision de ce monde.Au final, chacun de nos points de vue enrichit l\u2019expérience du spectateur.» Habituée de la tournée internationale, Mélanie Demers chérit ces occasions de présenter ses œuvres ailleurs.« J\u2019aime la tournée, pour ses possibilités de faire grandir les œuvres et d\u2019avoir d\u2019autres yeux se poser sur notre travail.» Dans le cas de Danse mutante, c\u2019est le côté évanescent de la création chorégraphique qui est mis en avant.« Comme chorégraphes, on transporte du vent dans nos valises.L\u2019aspect concret du travail, ce sont les clash esthétiques et humains qui émergent dans le processus.Le plus important, c\u2019est donc d\u2019avoir eu la chance de présenter plusieurs regards sur une même œuvre.» Danse mutante Une production de MAYDAY.Chorégraphie de Mélanie Demers, Kettly Noël, Ann Van den Broek, Ann Liv Young, en collaboration avec les interprètes Francis Ducharme, Riley Sims.À l\u2019Agora de la danse du 17 au 21 septembre, 19 h.LES FLÂNEURS La poésie d\u2019un film Le film québécois événement : Il pleuvait des oiseaux de Louise Ar- chambault, d\u2019après le roman de Jocelyne Saucier.La grâce, la poésie de cette ode à la liberté créent l\u2019éblouissement.L\u2019histoire touchante de ces ermites en plein bois, microcosme du monde, est portée par l\u2019exceptionnel trio d\u2019acteurs Andrée Lachapelle, Gilbert Sicotte et Rémy Girard, mais tout est magnifique ici : des images aux chansons porteuses de sens et de beauté.C\u2019est l\u2019âme sauvage du Québec qui souffle sur cette œuvre et qui nous invite à tous les envols.Une pour toutes, toutes pour elle Les louves de l\u2019Américaine Sarah De- lappe dépèce avec une acuité de scalpel le point de bascule entre l\u2019adolescence et l\u2019âge adulte.Traduite avec fougue par Fanny Britt, la pièce, où pulsent autant les mots que les corps, est redoutablement mise en scène par Solène Paré à Espace Go.Celle-ci concentre l\u2019essence de cet âge avide, tranchant et fragile en neuf figures impériales d\u2019une même équipe de soccer.Telle une hydre déchaînée, les joueuses parlent d\u2019une même voix et bougent d\u2019un même geste, pour mieux affirmer tantôt leur unité, tantôt leur unicité.Percutant.Guerre de femmes galantes La série anglo-américaine Harlots : filles de joie, dont la première saison est disponible sur Tou.tv Extra, mérite le détour.Pour son portrait du Londres galant du milieu du XVIIIe siècle, et plus particulièrement de deux maisons closes dont les patronnes (incarnées superbement par Samantha Morton et Lesley Manvil- le) se livrent une lutte acharnée pour élever ou du moins maintenir leur réputation auprès de la bonne société, pour sa réalisation moderne et surtout pour ses magnifiques personnages de femmes de joie (et de peine) qui transcendent les clichés.Fuzztival Technicolor Blood est un groupe formé d\u2019une platée de vétérans de la scène garage montréalaise.Rien à perdre, rien à gagner, rien à prouver.La formation qui rappelle une mouture post-punk de Hawkwind \u2014 ou sixties de Chrome (c\u2019est selon) \u2014 se produit samedi à la Vitrola, en première partie des « frat rockeurs » londoniens King Salami and the Cumberland Three.Sans doute le haut fait du week-end « Fuzzti- val » ; une célébration de deux jours des musiques pour troglodytes en bottines Beatles.ODILE TREMBLAY C ultur e PHOTOS MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR Comme chorégraphes, on transporte du vent dans nos valises MÉLANIE DEMERS » LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY AMÉLIE GAUDREAU RALPH ELAWANI LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 | 7 L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 C u l t u r e C i n é m a 8 J\u2019ai lu ça le soir et j\u2019ai capoté.Ce n\u2019était pas narratif à proprement parler.C\u2019était des proses, des petits fragments, mais c\u2019était ce que je cherchais.Cette ambiance, ce regard : c\u2019était ça.» ENTREVUE O yri M am eault err V mi ao N hez c ntaine o F an ip uess K nt o c amit d\u2019 e oir t s hi LÉVESQUE FRANÇOIS LE DEVOIR À QUÉBEC s i l a é r o c t n e l l À r é n u \u2019 d g u Q e d bilit si en s e c r o f c e v a e s une e j x u e d e r ent é i fi e c x e \u2019 l t e d a n r e B y r n e H c e v a é n o t u l P e d t s e u o \u2019 o p o r p à n o i t c , u e i l n a b e n u \u2019 d s e n u e j e d e p u o u a e i t â b t i a t é \u2019 s e r i o t s i h \u2019 L .c e b e erb p u s une é s e innu s emme f - l s e - fi fi r a p n r u t a n \u2019 l e d e l l e C n a u k s s e u K a n e n O .t n e m e n i a t r e c r a l e d e t i u s a l à , e u q u o j u o t e d e c i l p m o c a s n e e l e r è i m e r p a l , e t a \u2019 d n a s e r t è m o l i k s e d e d r u o t e c À e m i t n i \u2019 l n u \u2019 d e t à e r i a l a r r u o p é r g u a était reault question la par a \u2019 J « ) e n u \u2019 d u a e n u a l e d t n e v u o s e l e l b i t c e f é d n i e .e i a r v a l , é i t i m a - i M t i n u i u q s n a d s s i n a h S t e n a p i s è r t t s e \u2019 l - s r o l u ç r e p a n u e d n o i t a s i l a c o l e - n a t e n u z e h c s r e h c r a m t e e c u o d .r e v u o r t e r a l r e l l q \u2019 fi fi u e i l u d e u q i s n i a , s r e i n r e d s e c a v u o r p é e t s a é n i c a l , e d a t s x e t n o c e l r i n e t e d n o i t c i v n o c m i s e h c o r p p a e n u \u2019 u t e , m l À d e l l e c o t u l P e d t s e u o \u2019 l à l i o v t n e m e l u e S .r i n e v n o c t i r e V m a i r y M , s e h c u a b é s e d tenaillée plus en plus de \u2019 la de o ( n u \u2019 d , e d i a légitimité.d n i o s e b s i a v e r é f n o c r u o p u n n i e r i a n e t r a p i u s e m e J .m l u a é t i c i t n e h t .t i - - i n , - u r s l p t u e m é n o i n u é r r u e L s ( e l , r O .e r i r c é \u2019 l t i a r b i l , t l u a e r r e V m a i r y M F i m o a N e d l i e u c e r u d r e c n e m m o c e u q s r o l a u o c n a V t n a v a e t s u j t e e t n e s é r p n a p i s s e u K u a b é u Q e d e l l i v a l e d a m d o e l b a t i r é v e n U .e r b .n o i t a t p a d a e t t e c e u q e t e j o r p e l , t e f f e n E e r r e V m a i r y M e u q e m fi m c n o d n o t h c o t f i n g a m , e i s é o p é \u2019 j , i o m s n i a r o p o l a s n u p r u S e s i h t a p d t n e i v i t c e l l o c a n s a m n o \u2019 u q s u - u a s e n ) e b r e p u e d m l é r i p s n i t n e m e r t i a f e n , e n i a t n o , F F I T e l s è r p A .e t s a é n i c a l , r e v - é n i c e d l a v i t s e F - m e t p e s 8 1 e l c e , t r e p p a l i , e é s s y - ê m t n a v a é n t s a l e s s a f e n t l u a rt vu u a t e , e u n n i e r u t a r é t t i l a l à e s i e t x e t e d n i e l p e v u o c é d i a \u2019 j ; e d p u o c u a e b t i a v a y l I .s e u q \u2019 i a m , s e d n e g é l e d t e s i a s s e d m e t n o c s t i c é r e d e t ê u q n e s i a t u o p t r a c n e n u i a \u2019 j , r u o j n U .» \u2026 e k a d n e W à e r v i l u d n m y s t l u a e r r e V m a i r y M , e c a l u q , e n i a t n o F i m o a N c e v a e r t î a r a p e r i a f e n a p i s s e u K n u , a r o n a p e d , s t n e m o m e d n o a é r e r t n e , s n i a m u h t e s l e r u t - s e s i - r - i e - - Naomi de connaissance T .e g a r v u o n o s e s i l e n l\u2019ONF, de commande une » c o d b e w « e i r é s e n u e i v a m t s e \u2019 c , u b e l r u s , e r u e h \u2019 l à é t i t n e d i \u2019 l e d e l g n a r u o p c e v a , x u a i c t s s r e v i d à s e n u e j s e d etc.goth, emo, métal, h r i s i o h c s i a v e d e J « e s o p m o c t e t u o t r a p e d c u o s r a P .s t i a r t r o p e d fi r e e m s i l i a \u2019 J « t i a t é \u2019 n é \u2019 C .r e l , s t n e m a e t t e C d a y l I e m e r è i l u a e l l e n O n o i t a i r r t , e c i r t et Fontaine r a p a t u b é d t u o : 2010 en e é l u t i t n i - i r t a M t n e m e p p o l e v é d - o s x u a e s é r s e d e c n a n e t a p p a \u2019 l : x u a c i s u m s e l y s t n e c s e l o d a t i u e u q ï a s o m e n u r e j , é t i s r e v i d e d i fi .e m s i n n o i s s e r p m i t C .é t o p a c i a \u2019 j t e r i o s e l a ç u l r a p t n e m e r p o r p à f i t a r r a n s a p g a r f s t i t e p s e d , s e s o r p s e d t i a t i a h c r e h c e j e u q e c t i a t é \u2019 c s i a m a ç t i a t é \u2019 c : d r a g e r e c , e c n a i b m u c i t r a p t n o \u2019 m i u q s e g a s s a p s e \u201c e d i u l e c e m m o c , e i s i a s t n L \u201d d n o r e r t n e v » .a v e n u s r u e l l i a \u2019 d e v u o r t e r n a c o v é , e t n a n g i o p , m l e l s n a d e r t u a s e c t E « : e t n a d n e c s n a e - - .s .- a - - s e V m a i r y M e t s a é n i c a L E L R E I L L A O C E C N A R F - E I R A M D\u2019amitié i s r e v a L a r e t n e s é r p t l u a e r r n a p i s e u K R I O V E D maternité de et p a h e t x e t e c e d e l a n i g i r o n o .e r b m e t p e s 8 1 e l Q V C F u a - e s e c e u q \u2019 t i d s i u s e m A n u r i o v a d s e s o h c s e d a l à e é l l a s i u s e J .t o l e l n u é v u o r t i a \u2019 j t e k o o b a n O .m a n e t o i l a M e d n s i m d a e é l b m e \u2019 d i a i u l a \u2019 m e l l e t e s u n n I x u a s s a p i a \u2019 J .é t u a n u m m o c , e r è p n o S .e l l i m a f a s s e d t n o s e r è m - d n a r g à l e r u t l u c a l s n a d s é u q t n a f n e s e l r u o p e r t â é h t fi e j , s e i v b a l r i o v s i a r e m u a e l l s e l u e s p o c n o s e g n a h c q e l l e C d e g â \u2019 l i u Q .5 3 a l r u e p u r u o p e r d n i o m a l t i a r s n a d e n o t h c o t u - e c a F r u s e h c ê p s n a 4 1 e d o m e e e J \u2026 u d n o p s e r r o c e r t î a n n o c n e i r e a s s n a d e é t i v n i c e v a s p m e t u d é a s t e e r è m a s - i l p m i s è r t s n e g u d t n o f s l i : s a b - p u o C .u n n i n e , s i a l u o v e J .s e i l l e b m e i a s e l a \u2019 J .e r i a f a l s i a l u o v e J .é t u a e l , z e i s s i a n n o c a l s u o v e u q r e v è l é i u q e l l e C .d n o r e r t n e v è r p a a r e i r c i u Q .s t n a f n e s e Qu .e é p m o r t a r u a \u2019 l i u q n i a e i v a s e t u o t s e h c u o c s e d a r r e l l i a v a r t à a r e h c r e h c i u e l o c é \u2019 l a r i n i f i u Q .s n a 0 3 e l d n a u q e r v i v à a r e c n e m m o c l l e à e r t ê \u2019 d e é g a l u o s , a r e t t i u q n e m e l u e s t u e v e l l E .s i o f e n s - i a a s i .à à a e , t u a \u2019 d a p qu\u2019elle cours en e r b m o n è m à j é d e r p m o c i n r e t a m v e r t o n e m m o c e c o c é r p quelque C .l e r u t fi l u a e r r e V m a i r y M s u l p t n a t croiser, de troublée été avait grand si un recherches, de s n a 7 1 , 6 1 e d s e l l s e n u e j e d i a f a \u2019 m a Ç « .e t t e s s u o p à s e r a l à t r o p p a r e r t o n e u q e r d n n a D .e m ê m e l s a p t s e \u2019 n é t a ç t i o v n o , s c n a l B e d n o i s i é t i n r e t a m a l , e m è l b o r p n u s e \u2019 c , x u e r u o p e u q s r o l a , na- plus beaucoup de chose u q s t n e m é l é s e d n u t s e \u2019 t , t s t i v a é p i r t i a \u2019 J .e r d u o f e d d\u2019authenticité Quête y M , e u q o p é e t t e c À c e r n e t n e m e t s u j t i a t é h u o s e l l e \u2019 u q r u e n e t a l t é m g n o l n i a h c o r p n o s l l e , 9 0 0 2 n e \u2019 u q r i o v a s e m m o c s t n a f n e p u e p e l e m m o C de ser û r b i u q e i d n I \u2019 d s\u2019étonnent » .x u e c e t l u a e r r e V m a i r à t n a u q e h c r e h à r e n n o d t i a t i a t u a f l I .o l o s e g a r t e t i r c é o c t i a v a e e d e r i a f , s e r t u a s e l s e t u o t d n a r g e r i a f e d e r è i n a m e n u : e m i c é d u l u o v t n a t a n o \u2019 u q e l s e c e d u o , e r v i v e d e g a r e n u regard ce vois-tu, Le mourir.u e y s e D ?r u e i r é t n i \u2019 l e d e l u q t e , u v t u o t t n o i u q e n n » souvent.rire de s r i .r - x i T L U A E R R E V M A I R Y M fait m\u2019ont culture codes, pres E .s r e i l nous que j e u q u s é t i n r e t d\u2019amitié d\u2019une s\u2019agit qu\u2019il réaliser proses de dotée singulière, fami- peu sont nous qui x u e i m t n e s s i a n n o c s u o n x u j\u2019ai bref, Et connaît.les on a m e d , a ç e d r e l r a p s i a l u o v e n e m e l a g é s i a m , e c o c é r p » femmes.entre - t C u l t u r e L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 Une coproduction du Théâtre de Quat\u2019Sous et de Trois Tristes Tigres L \u2019 É n é i d e 3 ?28 SEPTEMBRE 2019 Texte et mise en scène OLIVIER KEMEID Avec Étienne Lou, Anglesh Major, Igor Ovadis, Olivia Palacci, Marie-Ève Perron, Luc Proulx, Philippe Racine, Sasha Samar, Mounia Zahzam et Tatiana Zinga Botao Billetterie ?514 845-7277 QUATSOUS.COM «La distribution, d\u2019origines diverses, rend le récit encore plus poignant» RADIO-CANADA PREMIÈRE DESSINE-MOI UN DIMANCHE «Le beau texte de Kemeid lie admirablement bien le récit imaginé par Virgile» MONTHEATRE.QC.CA «Une maîtrise de tous les instants, une précision développée avec la plus grande justesse» SORS-TU.CA Supplémentaire Mardi 1er octobre \u2014 19h Réservez sans tarder! e r p x u a é d n a m d fi e d s i u s e m e J .s r u o j s r e i m e t n a y a s e l l x u e d t n e m m o c é f f i d i - u a p s e vaient à é t i c i l p n o s s i n a p t n o s m o a N e u q l e u q e t s a é n i c o N « ouverture une e l b a d i m ensemble écrit d vu u o p s t n e r s s u a s r u o c r com- telle une préservé avoir a h S t e n a u k i M .e t l u d a e g â \u2019 l n s e l l E .à l - r i o s e c r u o j e l t » .s e l l e t e m m o c e r v i l e l s n a d s t s e f i n a m e l l e - t - a e n i a t n o F i l e d r i s é d e c t n a v e d e v r e s é r e i v e r p o r p a s s r e v r e s s i l g e d e a i m o a N .t u o t u d s a p , n for- \u2019 une et n o générosité u q o i r a n é c s e l , s i u p t E .s éloigné mal pas s\u2019est i é \u2019 l l \u2019 d i - - e é a ?u a c a s e d t n i o p Shaniss, c e v A a r u o c n e u d o r p a l e m m e f i a r v t i c a s s e c é n c i l c s e d t e m ê m l u c c o \u2019 d u t a t c ; e e t e e n s u o e d t e n a u k i M s e D .t r a p é d e » plein.a en y il e l , n o i t c i v n o c a l n e i t u o s n e d e g a h c r a m é d e l t e s t n e m e g u e d s e l , r e i p p a r F e z i l é F e c i r t c é r n u r e s o p m o c à t n e r n i v r a p s n u \u2019 d é u n é d n o n s i a m , u a e b t e t r o s à s i a n e t e J « .é t e r u d e r i e s i a m , e l a i c o s e r è s i m e d s é h t ê n n o h l a m é t é t i a r u a \u2019 ç , s p m e o o c l a \u2019 l e m m o c x u e j n e s e d r e t n s s e x - e r i n e - e e m s i l a S .t n e t e t p m o c Délicat s s e \u2019 l t E i M t i n u Shaniss, et survit qui t s i d e i v s e t n e g \u2019 s épren s i x e s l i r a c , e i n a m o c i x o t a l t u q e c t s e \u2019 c t e , e m r e t à \u2019 u q f u » .s r u e l l i a t s e l e i t n e s s e \u2019 l , percutant et u q é i t i m a e t t e c t s e \u2019 c , l e i t n e e l b a t s r e y o f n u \u2019 d e u s s i , n a u k et ballottée, enfant jadis de milieux leurs à : tout à r e v i d s n o i t a r i p s a s r u e l à , s t c n i u q e d c n a l B e n u e j e c à , Mikuan\u2026 d - i i , - i Ce « o s , \u201d s u n u s m l i f n o d a \u2019 s nuance prétention tre Afin V m a i r t i d u a \u2019 d t u a n u m m e l a n i f h c i n é d In- les \u201csur film un pas n\u2019est u t s e \u2019 C .e c i r t a s i l a é r a l e n g i l u u q e c n a f n e \u2019 d s e i m a x u e d r n u t s e \u2019 C .s e u n n i e r t ê t n e n d\u2019au- pas n\u2019ai Je importante.» celle-là.que My- héroïnes, ses trouver de u s s e c o r p n u a ç n a l t l u a e r r e m o c s e s r e v i d s e d n i e s u a n o i s e \u2019 c s i a m , d r o N - e t ô C a l e d s é l l e \u2019 u q e m ê m t a h s a U à t n e s e r a r s e l r e p x u e d s e s a n i e s - t e : c n i a v n o c t n a s s i a l e S n é c s n u \u2019 d e r u t i r c é \u2019 l à fi r e p i c i t r a p e d e r r a p é r é g g u s o i r a Sharon Yamie et d i c é D n s e t è r p É \u2019 d n o i t x u e l l i e v d e u q i t s t l u a e r B e n è c s u q n a g i r B « a v a n O ff (Mikuan) Ishpatao-Fontaine (Shaniss).Grégoire r e t n i s e d c e v a r e r o b a l l o c à e é p e c x e \u2019 l à , s l e n n o i s s e f o r p n o r e m , ) k n a r P ( y o l l a G e n n e i t a m a r d i o l p m e - e r t n o c e l s n a d r e V m a i r y M , x u e r u o m a \u2019 l e e e r u e t t e m t e e c i r t c a \u2019 l a t i c i l l o t r a p u o P e t t i g i r s é m a a s e L ( r u e l t i o s e l l e \u2019 h c a o c .u e j e d e l b a y o r c n i e é i l l a e n u é t é a e t t i o c s e l r u o p n o s i a m e n u é u o l t i - - - - - n ) .- fi F i m o a N , s t i r c é s e s V m a i r y M a t i v n i , r u o t l l e ù o \u2019 d é t u a n u m m o c séjour, le Durant Uashat.e d e c n a s s i a n n o c a l t hôte.son de nes a \u2019 m e t s a r t n o c e L « - à l e d e u n n I e n u t s e \u2019 c c e b é u Q à t i v t e é i d u t é a h s a U à t i a v i v e n i s u o c c é r p t n e m i a r v s n o i t i d v a e l l E .e m s i m é h p u e fi n o s à , e n i a t n o a l s n a d t l u a e r r e : e r i a n i g i r o t s e e cinéaste la \u2019 - i s u o c s e d e n u l , i m o a N .e é p p a r f a e l l e s i a m , s a b a s e u q s i d n a T .- n o c s e d s n a d t n u t s e \u2019 c t e , s e r i a - è l b o r p s e d t i a n e i d é m a l s n a d e , e g a n e L .x u e e d n e l e l u o T .é n e \u2019 C .é n l t i a t é \u2019 n a l e C r o p m l t à r u o T n a p t s e fi ni t n e t s e r s l i \u2019 u q e c à e r è i n a m e d , s r u o t e l t n a d n e p m l u d e l l u b e v a e é l l a t s n i t s e \u2019 s e t t i g i r B t u o p r e t é p é r t i a s i a f s e l e l l e , r i o s n o d t n e m é m r o n é a e l l e ; n i a m n o d t n e m é m r o n é a e p i u q é \u2019 l e t n n o s r e p \u201d ù o e g a n r u o t n u t s » .r e h c n u p \u201c r u o p e t s u j à c s n a d t i o v e s a l e c t e t n e s e s é t a m u h e t n a v u o m é e n u r a p é , t n a t u c r e p t e t a c i l é d r u o s s e u K é t i u c a \u2019 d t e r u œ c e d e r v u œ e n u t - c r - - e e .- i .i t a m m o s n o c e d s e m a t n e s é r p e l l e , e c n e r m o a N e d i u l e c à é s o p v u o r t e r t s e \u2019 s n o \u2019 u q s r o l i o r t s e l s e t u o t r i o s n u m e f s e n u e j x u e d e c n e s filles petites des comme o c s e é t s e r t n e i a t é i u q - a p p a n e , t e n o - p o l i f o r p n u t i , t n a t r u o p t E .i e g a l p a l r u s s e é - é r p n e s i a t é \u2019 j , s t n e i a i r i u q s e m et ans 5 de e m m o c s e c i l p m ç \u2019 l invita Fran o sipan prendra septembre, 18 le Palais-Montcalm prendra octobre 4 le à Québec à est film Le Q \u2019 du tion Lévesque is Kues- FCVQ au l affiche FCV .du Raoul-Jobin salle film Le 20h.à cinéma en l\u2019affiche Québec.au partout CRITIQUE FRANÇOIS LÉVESQUE LE DEVOIR Peu après le commencement du documentaire que lui ont consacré Nadine Beaudet et Danic Champoux, l\u2019archéologue Yolande Simard Perrault relate sa première rencontre avec celui qui allait partager la suite de son existence, Pierre Perrault.« Je ne lui ai pas dit qu\u2019il était beau.Je lui ai parlé de MON pays.Et j\u2019ai vécu avec lui cinquante ans.» Ce pays si cher au cœur de cette femme généreuse et allumée, c\u2019est Charlevoix, sis dans les vestiges d\u2019un auguste cratère qui la fascina sa vie durant, d\u2019où le titre : La fille du cratère.Voir ou revoir ce merveilleux documentaire à hauteur de (grande) femme revêt un côté particulièrement émouvant du fait que Yolande Simard Perrault est décédée cet été à l\u2019âge vénérable de 91 ans.Dès lors, s\u2019ajoute à l\u2019œuvre une dimension testamentaire poignante.D\u2019autant qu\u2019entre les excursions en ces lieux ayant gardé trace de l\u2019écrasement jadis du météore qui reconfigura le paysage environnant, les documentaristes revisitent avec la principale intéressée un passé marqué par un amour d\u2019une rare puissance que l\u2019un et l\u2019autre époux n\u2019hésitaient pas à exprimer.On songe entre autres à cette dédicace de Pierre Perrault à sa conjointe dans son recueil de poésie Portulan : « Mon amour, pour toi, puisque sans toi, il n\u2019en serait rien.Pierre.» Et Yolande Simard Perrault de rouvrir ses albums, journaux et correspondances\u2026 Une seule fois se prend-elle au piège, doux en cette occasion précise, de la mélancolie, séchant une larme après avoir lu une lettre à son tendre compagnon écrite dans la foulée de leurs noces d\u2019or, en 1998, soit un an avant le décès de Pierre Perrault.au tournant des années 1980\u2026 « J\u2019ai toujours été en quête de savoir », explique dans le film celle qui fait montre d\u2019une inspirante érudition.Une érudition mue par des qualités évidentes de curiosité, certes, mais d\u2019ouverture également.Pas une simple muse, Yolande Simard Per- rault, tant s\u2019en faut.En effet, s\u2019il est un constat que l\u2019on dresse en voyant La fille du cratère, c\u2019est à quel point le « pays » qu\u2019elle présenta à Pierre Perrault permit à ce dernier de naître comme cinéaste.Au pays de Neufvre-France, le chef-d\u2019œuvre Pour la suite du monde, coréalisé avec Michel Brault, Un pays sans bon sens, notamment, n\u2019auraient pu exister autrement.Manifestement, Pierre Perrault en était conscient.« C\u2019est d\u2019abord à travers la parole de Yolande que j\u2019ai découvert le pays [\u2026].Aujourd\u2019hui, elle est une des rares personnes à connaître le nom vulgaire de chacune des fleurs du Québec.C\u2019est avec elle que j\u2019ai découvert la poésie.» Ces confidences d\u2019époque à l\u2019auteur Jean Royer résonnent avec une pertinence accrue puisqu\u2019elles correspondent exactement à ce que Nadine Beaudet et Danic Champoux donnent à voir dans leur film.Sans Yolande Simard Perrault, « il n\u2019en serait rien », non.Paroles précieuses De cette femme sage qui partage et se remémore, on conserve des bouts de réflexions, des paroles simples mais précieuses.Comme lorsqu\u2019elle affirme avec la certitude tranquille de celle qui a expérimenté la chose : « On enfante son bonheur ».La fille du cratère ?Certainement, puisque cette singularité géologique, elle l\u2019aima, elle aussi, avec constance et fougue.Mais Yolande Simard Perrault fut bien davantage que cela puisqu\u2019en entrant en collision avec Pierre Per- rault, elle contribua à transformer de manière profonde le panorama cinématographique québécois.Salut, la femme météore.La fille du cratère êêêê Documentaire de Nadine Beaudet et Danic Champoux.Québec, 2019, 76 minutes.Des passions à soi Pierre Perrault qui était voué à devenir le cinéaste majeur que l\u2019on sait.Loin de vivre dans l\u2019ombre de ce dernier, ce qu\u2019elle exprima elle- même du reste, Yolande Simard Perrault s\u2019adonna de son côté à ses propres passions, telles l\u2019étude de la flore, la défense et la sauvegarde de langue vernaculaire, l\u2019archéologie, discipline où elle décrocha une maîtrise après un retour à l\u2019université De cette femme sage qui partage et se remémore, on conserve des bouts de réflexions, des paroles simples mais précieuses.ONF Sans elle, il n\u2019en serait rien Yolande Simard Perrault s\u2019impose comme bien plus qu\u2019une « muse de » dans ce fort beau portrait C ultur e Cinéma LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 10 | L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 CRITIQUE C ultur e Cinéma LES MOTS PARLEURS SAMEDI 28 SEPTEMBRE 2019 À 9 H 30 | GRATUIT amants s e L d la e d èr erni hanc c e e | 1 1 LÉVESQUE FRANÇOIS LE DEVOIR â \u2019 d \u2019 l ham c Ar e s oui L i d i bault e r ff o adaptat une êmement r xt e n o i man o r u d e ussi é r i c au S lyne e oc J e d e t t o c i S t r e b l i G c e v a e u o j é t i r o i r é t n i e i l r a h C n o s er u o p e g s a p a y n I v u o n e i d u e j é t n e s é r P v a l e d a m é n i c e d l a v a e s i o s e d t i a v u e l p l I e i s s u é r t n e m e m ê r t x e n a m o r u d t l u a b m a h c o v à e n n o d , r e i c u a S e n d a t e c e d n o i t a r t s u l l i m e t u a r u o m a \u2019 d , c n o d m e l a g é s i a m , e r u e h e r , e t û o c n e l i \u2019 u q e c e d b u a \u2019 u q s u j i c - e l l e c e r v \u2019 .n o - t , r e m a r - i t s e F u d e r u t r e , c e b é u Q e d e l l i x u n o i t a t p a d a , e s i u o L r a p - r A - y l e c o J e d é m i r p e l l e b t r o f e n u r i , e l r a p y n O .e g a - è i n r e d a l e d s p t e é t r e b i l e d t n e - i v r u o p , s i o f r a p - s u a t s e y l I .t u o t n e m e l a i t i n i s i u p , é r o m i t t n a r v u o \u2019 s s u l p n e s u l p e d e d t c a t n o c u a e g i e n s e D - e i r a M e é r d n A ( ) e l l e p a h c a L .D N E - E L I M 2 K M p é i t i m a d n o i t s e u q i s r i o m é m e d , t r a \u2019 d , e u t c a e r t s e v l y s d n o f e d e l e m m o c , e é t p m o d n i c a l d r o b a \u2019 d t i a f n O n e i b i t i b a s e t i m r e x u e d Tom et Sicotte) bert r r e t n e \u2019 d t n e n n e i v s l I e K ( k c u h c y o B n o n g a e g a t r a p i u q e r t n i e p t n a n n o d t ê r o f e d n i o c r p t n a t p m o c n o i g é r a l - ê t t n e m e l l i e r a e l i o t r u s , e C \u2026 e s i a m e t n a l l i e u c .s e t s i n o g a t o r p s e d e c n a s s i a n n o - l i G ( e i l r a h C : s Girard).(Rémy - a p m o c r u e l r e , ) h s l e W h t e n n n u x u e c e v a t i , c a l t i t e p n u r u s e d t n a t u a e u q s e c n a r i t t a m i r p x e \u2019 s f i n g a m f u a S a l e r é t i c fi i fi d t n a v a , t n e m e u q i d u p , t î a n e e u q i n g a m ( t n e m e h c n a r f , r e .) r u o m a \u2019 d e n è c s e u q l é f e t t e c e c f o \u2019 d t i a s n o \u2019 l e u q r o n u a s u l p r a c , e é c a n e m e v i t e , - i d n i d r a j s e D u d r e n n o t n e e b r e p u s e d t n a n g i o p p a s r u o p e u o j e t t o c i S a t n e m é l p m o c é t i r o i r é t u p , é r o m i t t n e m e l a i t i n i fl , n e h o C u d t e s t r e b l i G .e i r t é - n i e n u c e v a t r a e i l r a h C n o s e r i e d t n a r v u o \u2019 s s i e c n o n e r n o i t c a \u2019 l a é r a L r o b a l l o c M , o t o h p à e r è f n o c i u q é t e r p â e t t e c à r .é t i r é v e d t n e m é l p p u s n u a l é r u s s a e r t u o n e t s e \u2019 s e c i r t a s i l u e t c e r i d x u e l u b a f n u \u2019 d n o i t a m o c i u q , e r è i d r e v a L u e i h t a r - que d\u2019eau plans tels c n e r n o , s è r p a u e P ) e l l e p a h c a L e é r d n A ( e \u2019 u q e r è r f n u \u2019 d s e l l i a r , s n a 6 1 e d e g â \u2019 l s i u p e d l e d r u o p r e n r e t n i t i a f i t n a f n e : x u e i g i l e r s f i t e é d é s s o p e é r a l c é d t u f c n e t s i x e e n u : n a l v t E v e n n o s t n a i l p p u S u \u2019 d t n a r é , ) x u o d i b o R de désertée, g restière vu conifères.de e d u r t r e G e r t n o - é n u f s e d s r o l e r s a p a \u2019 n e l l t n a y a \u2019 l e r è p r u e l - o m s e l b a t n e m a e l l e , e v i t a n i g a m .l e n r e t a p e l r a p .e é h c u a f e c i r É ( e v e t S u e - o f e g r e b u a e n rame- la pas ne g a r t n o f , t n e h c a f s i d a j È ( e l l ë a f n e v t s e r u s s e d v n i \u2019 s e d partitions Des roman, Du un dans très nario ry o r p p a r e s i u q s e i d n e c n i s e d e n a y a r e i s a r b e r t u a n u \u2019 d o h c é a R , t n e m e t s u J .s e g a v a r s e d t i e h p a r g o t o h p e n u , ) d n a L e v e g a n g i o m é t s e l r i l l i e u c e r e u s s a p e l t E .s i o f e r t u a \u2019 d s t n a v i v \u2026 t n e s é r p e l s n a d r e t i riches su a Archambault Louise scé- un tirer temps premier fusion- et élaguant solide, j È ry ux rt - t - , s é n o c u a s u l p n e s u l p e g i e n s e D Marie-Desneige .t u a e i l r a h C r u s e i u p \u2019 s e d , e m r e t à , t e m r e p v t s e n e i u q t n e m e l o s i e n n e i v r a p l i \u2019 u q s n a s t s e e l l e p a h c a L e é r d n A n e t r a p s e n u e s r u e L e s d n a L e v t e o d v i l e s t e s t n e l l e c x e x u e a i u q l a t n e m i t n e s x u e d u l e c e d r i o r i m e d e o s q \u2019 nn A po - e i r a M e d t c a t s\u2019api u l e l l e ui u q t n a n u \u2019 d r e p i c n a m é r e s e p i u l à u n e .r e i d é m e r y à .e l l e n n o i t p É e c x e - i b o R c i r s e r i a à t n a u q t n e l è v é r e d s a p n u à t n e r e n u e m m o c t i g e i l r a h C l e u q u a i a l d n e r p é \u2019 l r i o v ( É e \u2019 d r u e t n a h c e n n O a e s i o s e d e r t u a t i o s n e \u2019 s r i l l i a j e r e r n é d n U t a u q é d a g i e n s e D êt ni fi Pu n u s a p e m m o c t ê r o f n e e r è i m u l s n a d n o i t u l o v s r e h c s e r s e L n e \u2019 d t n e s s a p s i o b s e l ù o , d n o m ) s e r t s i s à s i u p , s t n a s s e r p p o à s \u2019 d e n m e d n i s a p t r o s Il i a v u e l p x, u n e l i \u2019 u q s a p t i a r d u o v e n n o t e s e \u2019 l e u q t i o r c n o , n a l À .t n e m è i m u l a l e u q i c i o v , s i .é l l a t s e s u l p t i a d n e t t a \u2019 l e n n o d n a u q t i e t i a f r a p n e , d n o f u a , t n e m e u o e i r a M e u q n i t s e d e l c e v a n o i .i s i o h c t n o s e s e i l r a h C t e e , - .t - - .- à l i o v , e u q i n i l c a l à r e n à revient qui génaire e i l r a h C z e h c t i t u o b a e v e t S , r O .t n e f f i b e r services\u2026 maints u o n , e i v e l l e v u o n À M e v i v , s u l p t s e \u2019 n e d u r t e i l r a h C t e e l l e e r t n E r d n e t e d s e t s e g s u n e m - o t c o e t t e c e u q terre sur peine e s i u q , m o T t e t n a d n e r r u e l - r e G : m o n u a e v .e g i e n s e D - e i r a n e s d r a g e r e d , e n u , e i h t a p m e e à l t n a n dramatique o h , t n e t crescendo à particulièrement tions distribution m é R o t l i \u2019 u q r e i n n o s fl o i t c u r t s n o c a L .t i a l l a f e l l i ù o résul- En imparable.est d i u t n e m e n î a h c n e n u s i m r p \u2019 des modulé, bien qu un art riches siennes.fait vol haut de n a t u a e r i r u o s t i a f d r a r i G y n a h c n e i c n a , m o T n e e h c u r d n e t n e \u2019 l t u a f l I .e u q i l o o c l a fi fl n e e it - e b a \u2019 s e g i e n s e D - e i r a M t e rejaillit lumière La e l t n a s s e r a c a r é m a c a S m l e l l e \u2019 u q , s e t è r p r e t n i e u q a h c t n a t p a c , s è r p L , t n e m e s s i m é r f e u q c â r g e n u e f u s n i t l u a b n a s e g a r t é m g n o l e m .t n e n n o d n a s e s e d s e g a s i v s e d s r e i t n o l o v e - a h c t e e c n a u n - m a h c r A e s i u o - è i s i o r t n o s à e t n a t u a r u o p s pleuvait Il de Drame Andrée Girard, Rémy Robidoux, Patricia Guay, minutes.127 oiseaux des 1/2 Avec Archambault.Louise Sicotte, Gilbert Lachapelle, Éric Landry, Ève Marie-Ginette Portal, Louise 2019, Québec, Nolin.P ÉE URN JO ES T VER U O ES T R O la peur au ventre de mourir, en se rappelant ses souvenirs, en se donnant les uns les autres, grâce au téléphone, sa position exacte, les dernières nouvelles.Un homme âgé raconte, les larmes encore aux yeux, le jour où sa petite fille de trois ans s\u2019était fait enlever « par un sadique ».Ce trop-plein d\u2019énergie, dans l\u2019attente de ce passage rapide du peloton des professionnels devant eux, attire à lui les petits récits de vie terribles.Ces gens vont, chaque année, accrocher leurs autos-caravanes à flanc de montagne en attendant le passage des coureurs cyclistes.Ils s\u2019installent en bord de route, plus d\u2019une semaine avant l\u2019événement.Puis ils attendent.Ils boivent un verre, écoutent la radio, la télé, mangent du saucisson, parlent au téléphone, se racontent leurs vies.« Nous, ça va.On passe le temps », dit une femme à son fils au téléphone.Une autre explique qu\u2019avant de se passionner pour le Tour, son mari et elle, de simples ouvriers, faisaient de la spéléologie.Les grottes, c\u2019était tout de même bien, dit-elle devant la caméra : il y avait des gens de toutes les classes, des patrons, des médecins et des ouvriers.Et puisque tout le monde portait un même habit blanc, les différences de classe ne se voyaient pas, laisse-t-elle entendre.Au fond, le Tour de France promet un même mirage : sous le couvert d\u2019une communion portée au nom de coureurs en uniforme, on croit à la grandeur d\u2019un pays.Dans les autos- caravanes, on s\u2019excite lorsqu\u2019un coureur français se trouve en bonne position.Mais plus que cela, ces gens sembler rêver surtout de voir un jour par année la caméra de télévision s\u2019arrêter un instant sur eux, en guise de preuve soudain irréfutable de leur existence.un « tour de la France » ?Le vélo avait déjà été plus populaire.À la fin du XIXe siècle, il avait eu de grandes heures de gloire pour avoir été associé à l\u2019un des signes de la modernité technique.Mais cette gloire avait fléchi tandis que celle de l\u2019automobile grandissait à toute vitesse.Avec le Tour de France, le vélo allait renaître en devenant désormais, du moins en France et dans certains pays d\u2019Europe, un symbole de culture CRITIQUE JEAN-FRANÇOIS NADEAU LE DEVOIR Ce n\u2019était au départ, il y a plus d\u2019un siècle, qu\u2019une vaste blague ou presque.L\u2019idée, pour un magazine en mal de publicité qui s\u2019appelait L\u2019Auto, était simple.Il s\u2019agissait de favoriser ses ventes en lançant un défi quasi inimaginable à de jeunes gens : qui, parmi eux, oserait parcourir, à vélo, populaire planté au beau milieu du paysage de leur vie, où l\u2019on peut acclamer de jeunes gens, souvent issus des mêmes milieux qu\u2019eux.Le documentaire La grand-messe présente quelques fidèles du Tour de France, en marge immédiate de cet événement annuel.C\u2019est la France profonde, la France populaire.La France qui rigole et qui pleure, qui semble un peu s\u2019ennuyer et qui trompe son ennui comme elle peut, avec La grand-messe êêê Documentaire de Méryl Fortunat-Rossi et Valéry Rosier.Belgique, 2019, 70 minutes.Communier par le vélo Sous le couvert d\u2019une communion portée au nom de coureurs en uniforme, on dessine la grandeur d\u2019un pays Le documentaire La grand-messe présente quelques fidèles du Tour de France, en marge immédiate de cet événement annuel.C\u2019est la France profonde, la France populaire.PHOTOS MAISON 4.3 C ulture Cinéma LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 12 | Ramona (Jennifer Lopez) prend Destiny (Constance Wu, à droite) sous son aile.ENTRACT FILMS CRITIQUE ANDRÉ LAVOIE COLLABORATEUR LE DEVOIR L\u2019histoire fit grand bruit au moment de sa révélation dans les pages du New York Magazine : des danseuses nues détroussaient des hommes riches, très riches, et pas seulement grâce à leurs danses lascives, y adjoignant quelques cocktails qui les rendaient aussi euphoriques qu\u2019amnésiques.Une variation moderne et glamour où Robin des Bois affiche les traits et les formes de Jennifer Lopez dans Arnaques en talons hauts, une adaptation tonifiante signée Lorene Scafaria (The Meddler), résolument féministe, si ce n\u2019est par l\u2019absence complète d\u2019acteurs masculins vaguement reconnaissables.Ce qui frappe aussi, c\u2019est la description spartiate, énergique, d\u2019un milieu à la fois sordide et scintillant, à une époque où l\u2019argent coulait à flots.Tellement d\u2019ailleurs que Ramona (Lopez, dans sa plus grande interprétation depuis Out of Sight, en soi un exploit) ne sait plus où empiler les billets de banque lancés comme des confettis par des courtiers libidineux de Wall Street.Devant tant d\u2019assurance, et pas seulement sur scène, Destiny (Constance Wu, entre la candeur et le désespoir) ne peut que l\u2019admirer, se croyant privilégiée d\u2019avoir été prise sous son aile, geste symbolisé ici par un flamboyant manteau de fourrure.Le clinquant se fait parfois aveuglant dans Arnaques en talons hauts, portrait d\u2019une époque où la crise financière de 2008 n\u2019avait pas encore fait ses ravages, implacables pour tous, entre autres pour ces marchandes d\u2019illusions aux vies souvent laborieuses et chaotiques hors des boîtes de nuit, particulièrement pour les mères célibataires.C\u2019est le cas de Destiny, dont les heures de gloire semblent terminées, mais qui renoue avec Ramona, plus déterminée que jamais à dépouiller les hommes qui la traitaient comme une moins que rien.Sa protégée apprendra très vite les règles du jeu, jusqu\u2019au moment où leur petit manège attire l\u2019attention des autorités policières.La mécanique rappelle parfois les meilleurs films de gangsters (amateurs), car le modus operandi relève souvent de la comédie bien plus que du thriller, Lorene Scafaria se passionnant davantage pour les complicités tissées au fil des années entre toutes ces femmes, loin d\u2019être réduites ici à de simples objets du désir.Celui qu\u2019elles suscitent devient souvent leur meilleur atout, le récit, entre deux séquences de magasinage extrême, illustrant leur combat pour la dignité, certes, mais aussi celui de la survivance, entre les nécessités matérielles et les obligations maternelles.Ces moments de gloire et de déchéance défilent à grande vitesse, dans une chronologie qui épouse les remous d\u2019une décennie agitée, récit C ultur e C inéma Il pleuvait des dollars Après la récession de 2008, des femmes prennent leur revanche sur les bonzes de Wall Street Arnaques en talons hauts (V.F.de Hustlers) êêê 1/2 Drame de mœurs de Lorene Scafaria.Avec Jennifer Lopez, Constance Wu, Madeline Brewer, Lili Reinhart.États-Unis, 2019, 109 minutes.ponctué par les confidences de Destiny à une journaliste (Julia Stiles), comme autant de rappels des origines médiatiques de cette histoire croustillante de lutte des classes.Car ces Amazones des temps forts fomentent leur petite révolution en tenues légères, ne passant jamais inaperçues, même dans les lieux les plus incongrus (un amusant plan-séquence montre Destiny allant reconduire sa fille à l\u2019école dans un accoutrement taché de sang qui ne laisse rien à l\u2019imagination).Visiblement ravie de contribuer au débat post-#MoiAussi, Lorene Scafaria le fait avec beaucoup d\u2019éclat, un soupçon d\u2019insolence et une armada d\u2019interprètes totalement dévouées à la cause.Jamais la cinéaste ne les représente en un bloc monolithique de guerrières sans foi ni loi, épinglant plutôt leurs rivalités, leurs failles \u2014 dont celle de la toxicomanie\u2026 \u2014 et leur inévitable obsession de l\u2019apparence.Elles tiennent là leur arme la plus puissante, et la plus éphémère : dans Arnaques en talons hauts, elles tirent sur tout ce qui bouge avec une frénésie réjouissante, un combat entre rires et larmes où les quatre murs d\u2019un club de plus en plus sordide constituent la puissante métaphore d\u2019une société qui croit encore que tout s\u2019achète.Et qui oublie parfois que des mains baladeuses s\u2019approprient sans vergogne des cartes de crédit.LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 | 13 L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 C u l t u r e No t r e s é l e c t i o n c i n é m a e n s a l l e 14 | Le mariage d\u2019adieu (V.F.de The Farewell) ?Sous prétexte de la préserver, la famille entière de Nai Nai décide de lui cacher qu\u2019elle se meurt d\u2019un cancer.Une décision avec laquelle sa petite-fille Billi, qui est très proche de sa grand-mère malgré la distance qui les sépare, est farouchement en désaccord: c\u2019est là le très efficace moteur dramatique du Mariage d\u2019adieu.De la mystification naît un cauchemar logistique que la cinéaste Lulu Wang traite avec un mélange irrésistible de drôlerie et de mélancolie.L\u2019intrigue navigue habilement entre drame et comédie, avec en outre des passages Les nouveautés sont en rose Jeune Juliette ?1/2 Film sur la différence, Jeune Juliette est à classer parmi ces œuvres rares, pour ne pas dire uniques.Y compris dans la filmographie d\u2019Anne Émond (Nelly), habituellement campée dans le drame.Jeune Juliette est une comédie, autour d\u2019une adolescente aux formes rondes.Sujet rare dans le genre, surtout qu\u2019il n\u2019y a pas lieu de rire ici d\u2019un quelconque surpoids.Juliette a 14 ans; les moqueries et l\u2019isolement font partie de sa vie.Élève brillante, chouchou de prof, l\u2019adolescente est dotée d\u2019une carapace qui lui permet de planer.Elle fuit la réalité, rêve du beau de la 5e secondaire, s\u2019invente des histoires.Surtout, elle ne voit pas sa différence.Anne Émond a eu le tact d\u2019inscrire l\u2019altérité de bien des manières et aboutit à un film lumineux, plein d\u2019espoir.Forte dans les registres que lui impose sa Juliette, Alexane Ja- mieson est, elle, la révélation de l\u2019été.Jérôme Delgado Aquarela ?Vous en aurez plein la vue, et parfois plein les oreilles, devant cet hommage à l\u2019eau, élément capable de créer tout à la fois vie, beauté et destruction.Tout cela cohabite avec éclat et brio grâce au regard, et au courage, de Victor Kossakovsky, prêt à tout pour célébrer la puissance des flots et des glaciers ou s\u2019approcher des événements météorologiques, de ces catastrophes naturelles.Pas de commentaires pompeux ou moralisateurs ici, pratiquement aucun dialogue, beaucoup de plages de silence et quelques musiques plus lyriques, ou métalliques, tout cela pour célébrer une force qui se déploie de mille façons aux quatre coins du monde, de la Russie à Miami, et du Groenland au Venezuela.Une magnifique célébration de l\u2019eau comme source de vie, et de poésie, souffrant parfois d\u2019une température fiévreuse pour cause de changements climatiques.André Lavoie Un grand voyage vers la nuit (V.O., s.-t.f.et V.O., s.-t.a.) ?1/2 De retour dans sa ville natale qu\u2019il a fuie naguère, un homme tente de retrouver une femme mystérieuse qu\u2019il aima alors.Et si elle n\u2019existait que dans ses souvenirs?Néo-noir onirique d\u2019une beauté stupéfiante, ce second long métrage de Bi Gan, un autodidacte à peine trentenaire, rend compte d\u2019un rare talent pour immerger le cinéphile dans l\u2019inconscient trouble d\u2019un antihéros livré aux chimères d\u2019un passé possiblement fantasmé.Car rien n\u2019est arrêté dans cette œuvre-fleuve dont la construction s\u2019avère sophistiquée sans être capricieuse.Riche tant sur les plans symbolique (horloges, éléments de fiction gigognes, tels roman et salle de cinéma) que chromatique (utilisation avisée du vert et du rouge), le film refuse de tout expliquer.À terme d\u2019ailleurs, on ne sait trop si ce à quoi l\u2019on a assisté relève d\u2019événements réels ou d\u2019une fiction à l\u2019intérieur d\u2019une fiction, voire d\u2019un film dans un film.Et ce doute, à l\u2019instar de la facture exquise, séduit.François Lévesque Ceux qui travaillent ?1/2 À la suite d\u2019une décision brutale de sa part, Frank est licencié par la société à qui il a tout donné.Olivier Gourmet est au sommet de son art en homme incapable d\u2019avouer son renvoi à sa famille, car s\u2019étant toujours défini par le travail.Parviendra-t-il à «se refaire»?Cra- quera-t-il avant?Il en résulte une fascinante étude de cas.Mais au fait, quelle est la teneur exacte de cette fameuse décision?La révélation informe autant sur la nature véritable de Frank que sur ce que certains en viennent à juger acceptable au nom de la marge de profit.Ça s\u2019essouffle un brin au mitan, et il est des silences étirés jusqu\u2019à l\u2019artificia- lité, mais la démonstration fonctionne.Le récit s\u2019avère complètement imprévisible, mais parfaitement plausible.D\u2019un réalisme gris, la facture est en phase avec les dehors taciturnes du Soleils noirs ?1/2 Avec le documentaire Soleils noirs, le réalisateur Julien Élie (Le dernier repas) fait tout un retour sur les écrans.Lui qui n\u2019avait rien proposé en plus de 15 ans plonge non sans risques, et en noir et blanc, dans un Mexique miné par les disparitions et les meurtres non résolus.Le récit prend son origine dans Ciudad Juárez, ville célèbre depuis les féminicides des années 1990.Depuis, et partout au pays, les victimes se comptent parmi les journalistes, les migrants, les ouvriers, les étudiants.Plutôt que de montrer l\u2019ennemi et le sordide de ses crimes, le documentariste construit sa trame comme un suspense en six chapitres.La peur est constante, les témoignages, troublants, mais au bout des «soleils noirs» brille une lumineuse rage de vivre.Jérôme Delgado ainsi que des vêtements griffés, en plus d\u2019afficher les traits de Jennifer Lopez.Après la débâcle financière de 2008, les temps étaient durs pour tout le monde, y compris pour les danseuses nues qui faisaient les délices et les caprices des bonzes de Wall Street.Loin d\u2019adopter la posture de la victime, elles décident d\u2019élaborer des stratagèmes pour faire pleuvoir les dollars et se venger de ces puissants cravatés.Lorene Scafaria (The Meddler) s\u2019amuse ferme à recréer cette petite guérilla dans les rues de New York, célébrant le courage et la débrouillardise de ces Amazones, dominées par les performances contrastées, mais résolument énergiques, de Lopez (dont on n\u2019attendait plus rien au cinéma depuis\u2026 Out of Sight) et Constance Wu en apprentie déterminée.André Lavoie quasi oniriques très brefs et très beaux.À ce propos, la facture pourra paraître sans prétention sur le coup, mais un réel travail visuel est à l\u2019œuvre.Enfin, si le film est si réussi, c\u2019est en grande partie grâce à l\u2019interprétation mémorable d\u2019Awkwafina.Un film à chérir.François Lévesque protagoniste: apparences trompeuses pour monstrueuse banalité.François Lévesque Ma vie avec John F.Donovan (V.F.de The Death and Life of John F.Donovan) ?Pour son premier film en anglais, Xavier Dolan reste fidèle à son cinéma stylisé (musiques et cris y compris), à ses thèmes aussi (la relation mère-fils, notamment).On pourrait lui reprocher de faire du Dolan, tant ce récit identi- taire porté par le rêve lui colle à la peau.D\u2019une grande complexité, la trame repose sur la relation épistolaire que Rupert, âgé de 11 ans, dit entretenir avec son idole, l\u2019acteur télé John F.Donovan.On navigue entre trois univers (le présent, le passé et l\u2019inaccessible), sans s\u2019y perdre, avec bonheur même.La distribution de haute voltige répond présente.Reste que le temps au cœur de l\u2019intrigue, celui qui fait la narration, sonne faux, frôle le règlement de comptes.Pour le meilleur et pour le pire, The Death and Life of John F.Donovan\u2026 est du Dolan.Jérôme Delgado La fille du cratère ?Yolande Simard Perrault relate ainsi sa rencontre avec Pierre Perrault: «Je ne lui ai pas dit qu\u2019il était beau.Je lui ai parlé de MON pays.» Et ce pays si cher au cœur de cette femme généreuse et allumée, c\u2019est Charlevoix, sis dans un cratère qui la fascina sa vie durant, d\u2019où le titre de ce merveilleux documentaire revêtant une dimension testamentaire poignante, la grande dame étant décédée cet été.Entre les excursions en ces lieux ayant gardé trace de l\u2019écrasement jadis du météore qui reconfigura le paysage, on revisite un amour puissant, de même que les passions qui animèrent Yolande Si- mard Perrault: l\u2019étude de la flore, la défense de langue vernaculaire, l\u2019archéologie\u2026 La fille du cratère?Certainement, car cette singularité géologique, elle l\u2019aima, elle aussi, avec constance et fougue.Mais elle fut bien davantage que cela, puisqu\u2019en entrant en collision avec Pierre Perrault, Yolande Simard Perrault contribua à transformer de manière profonde le panorama cinématographique québécois.François Lévesque Official Secrets ?Katherine Gun n\u2019avait rien d\u2019une militante, encore moins d\u2019une Mata-Hari.Or, en 2003, cette employée des services secrets britanniques se rend compte que son pays et les États-Unis s\u2019apprêtent à utiliser des moyens douteux pour faire pencher le Conseil de sécurité des Nations unies en faveur d\u2019une intervention militaire en Irak.Après qu\u2019elle eut dévoilé le stratagème, son geste de courage (plusieurs ont dit: de trahison) en a fait une bête traquée, compromettant la sécurité de son mari (de confession musulmane) et provoquant bien des remous politiques.Gavin Hood, un habitué de ce cinéma de la dénonciation (Rendition, Eye in the Sky), évoque le chemin de croix de cette héroïne, décortiquant au passage les remous journalistiques de l\u2019affaire et ceux du monde juridique.Des acteurs de premier plan jouent dans ce film empreint de classicisme, où tous les artifices sont au service d\u2019une cause, celle de la vérité non trafiquée par l\u2019État.André Lavoie Arnaques en talons hauts (V.F.de Hustlers) ?1/2 Soyez prévenus : Robin des bois porte maintenant des talons hauts La Fille du cratère, documentaire de Nadine Beaudet ONF C u l t u r e L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 OSQ.ORG 418 643 8131 VÉRITABLE COUP DE MAÎTRE D\u2019ACCUEILLIR POUR SON CONCERT D\u2019OUVERTURE, PETRA LANG, LA REINE DE WAGNER Ce concert est présenté par PREMIÈRE CANADIENNE MERCREDI / 18 SEPTEMBRE 2019 / 20 H JEUDI / 19 SEPTEMBRE 2019 / 10 H 30 GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC Brittany Runs a Marathon (V.O.) ?Incitée par son médecin à perdre du poids, une jeune femme fêtarde tente de se reprendre en main en se fixant pour objectif de courir le marathon de New York.Axé sur les complexes physiques de sa protagoniste et sur les mécanismes qu\u2019elle a développés pour se protéger, ce film bénéficie d\u2019une excellente performance de Jillian Bell, très habile à suggérer la vulnérabilité sous couvert de désinvolture et de drôlerie.Les autres acteurs sont très bien, mais impartis de partitions beaucoup moins étoffées.À quelques beaux plans près, la mise en scène s\u2019avère au mieux compétente.Fort de son héroïne attachante, le scénario aligne des développements volontiers prévisibles, mais agrémentés d\u2019assez d\u2019humour piquant et d\u2019observations justes pour compenser.En somme, c\u2019est là un chouette film ayant, entre autres mérites, celui de donner un premier vrai rôle principal à sa formidable vedette.François Lévesque Après la noce (V.F.de After the Wedding) ?Susanne Bier, cinéaste danoise au parcours exceptionnel, a de nouveau droit à un remake américain d\u2019un de ses films.Bart Freundlich s\u2019est emparé d\u2019Efter Brylluppet (After the Wedding, 2006) pour le revisiter au temps présent et inverser le genre des personnages : Mads Mikkelsen prend maintenant les traits de Michelle Williams.Par contre, la trame narrative demeure la même, un récit tissé de douloureux souvenirs, de secrets, et d\u2019une possible rédemption.Williams illumine cette histoire qui se déroule entre l\u2019Inde et New York, devant une Julianne Moore toujours aussi conquérante, avec au centre Billy Crudup, plein d\u2019humilité.Ceux qui n\u2019ont pas vu l\u2019original auront droit à plusieurs surprises, mais au- delà de la noblesse des interprètes et d\u2019une mise en scène soignée, la question de la nécessité du remake se pose encore une fois.André Lavoie ÇA.Chapitre 2 (V.F.de IT : Chapter Two) ?Après avoir vaincu, gamins, l\u2019entité dévoreuse d\u2019enfants qui sévissait dans leur patelin, un groupe d\u2019adultes se réunit pour en découdre une dernière fois avec le monstre.Mal construit, ce second volet de l\u2019adaptation du best-seller de Stephen King opère d\u2019incessants va-et-vient temporels.À une ou deux exceptions près, les flash-backs, plutôt que de propulser l\u2019intrigue, en freinent l\u2019élan.Que les jeunes acteurs soient meilleurs que leurs pairs adultes n\u2019aide pas.Idem pour l\u2019abus d\u2019humour, qui tue la tension.Le film confondant «répugnant» et «effrayant», le facteur «peur» est absent.Une poignée de séquences engendrent du suspense, mais une propension à s\u2019en remettre à des effets numériques moyens sabote ces moments.Ah, et le roman a beau compter plus de 1000 pages, jamais le film n\u2019arrive à justifier sa durée.À la fin, on troque la dimension ésotérique de King au profit d\u2019un jeu du chat et de la souris assez ridicule.Dommage.François Lévesque Menteur ?La quatrième comédie d\u2019Émile Gaudreault avec Louis-José Houde propose du plaisir décuplé\u2026 par une nouvelle dimension.Effets spéciaux en sus.Le récit s\u2019appuie sur une théorie aussi loufoque que séduisante.Menteur compulsif, Simon (Houde) ne se rend pas compte du mal qu\u2019il fait à ses proches, en premier lieu à son jumeau Phil (Antoine Bertrand).Une fois Simon puni par des forces supérieures, ses mensonges deviennent réalité et provoquent un chaos parfois gênant, parfois drôle.La distribution de haut calibre mêle, comme d\u2019habitude chez Gaudreault, humoristes et acteurs de formation.Et comprend la présence furtive, hilarante, d\u2019une grande dame du show-biz.Jérôme Delgado Fabuleuses ?1/2 Mélanie Charbonneau offre un portrait évocateur de notre époque en s\u2019immisçant dans l\u2019univers des in- fluenceuses.À travers trois jeunes femmes qui cherchent à se définir et à obtenir la reconnaissance de leurs pairs dans un monde chaotique où l\u2019affirmation de soi ne peut se dérober à la dictature de l\u2019image, la cinéaste documente le présent sans poser de jugement et sans formuler d\u2019hypothèse sur l\u2019absurdité des situations rencontrées par ses protagonistes.Le scénario se perd parfois en conjectures tant les thèmes abordés sont nombreux, et jamais investis au-delà du lieu commun.Un premier film un peu confus, qui plaira néanmoins aux ados.Anne-Frédérique Hébert-Dolbec Museo ?Étudiants en médecine vétérinaire, Juan (Gael García Bernal) et Benjamín (Leonardo Ortizgris) s\u2019introduisent une nuit de Noël dans le prestigieux Museo de Antropología.Et ils repartent avec, dans leurs sacs à dos, un inestimable trésor national constitué de 140 objets mayas.Museo, d\u2019Alonso Ruizpalacios, raconte ce cambriolage (l\u2019avant et l\u2019après aussi), à la hauteur de tout suspens de ce genre.Inspiré d\u2019un fait véridique, qui s\u2019est produit dans les années 1980, Museo repose cependant sur cet aveu: mettre en images ce qui a été qualifié de vol du siècle tient de la fable.L\u2019insensé coup n\u2019en fait pas moins un magnifique film, porté par un duo de personnages en totale opposition et interprétés avec brio.Doté de scènes lyriques et idylliques, d\u2019images à la fois soignées et embrouillées, Museo possède l\u2019esprit de liberté dont avait fait preuve le réalisateur dans son précé- dent et premier titre, Güeros (2014).Jérôme Delgado cosigne l\u2019édition avec la directrice de l\u2019événement Audrey Genois et son assistante Maude Johnson \u2014 en a fait découler quatre sous-thèmes qui permettent de repérer l\u2019étendue des nuances explorées par les artistes.Le cœur de la biennale tient dans l\u2019exposition de groupe présentée de concert par la galerie de l\u2019UQAM et Vox qui proposent avec 22 artistes un condensé de ces axes, que développent par ailleurs 12 autres expos, des solos surtout, dans d\u2019autres lieux de diffusion et sur lesquelles Le Devoir reviendra dans les prochaines semaines.Devenir sujet Deux premiers volets offrent des lignes de perspective, plus que les tourent, et aux enjeux qu\u2019elle pose, justement, en regard de l\u2019image.Les objets, qui se rapportent autant à la société de consommation qu\u2019aux pratiques artisanales, rituelles et identitaires, sont plus que les fonctions utilitaires auxquelles ils sont vite associés.C\u2019est souvent en leur qualité de « sujet », et par conséquent pour leur pouvoir d\u2019agir, que les œuvres réunies en parlent, faisant la démonstration d\u2019une distinction de moins en moins nette entre vivant et non-vivant, entre humain et non-hu- main.Inversement, des personnes se voient assimilées à des choses ou à de la marchandise.Le thème est si riche que la commissaire María Wills Londoño \u2014 qui Incursion dans le monde des objets Avec une édition axée sur les enjeux de l\u2019heure, Momenta remporte le pari de sa réinvention Gauri Gill, Untitled #27, de la série Acts of Appearance, 2015 \u2014 en cours.GAURI GILL La vie des choses Momenta 2019.Biennale de l\u2019image, Galerie de l\u2019UQAM et Vox, centre de l\u2019image contemporaine.Jusqu\u2019au 13 octobre.CRITIQUE MARIE-ÈVE CHARRON COLLABORATRICE LE DEVOIR our sa 16e édition, Momenta, la Biennale de l\u2019image, frappe fort et remporte ainsi le pari de sa réinvention enclenchée en 2017.L\u2019organisme, qui opérait anciennement sous le nom du Mois de la photo à Montréal, veut désormais aborder plus largement l\u2019image et ses multiples déclinaisons, dont la photographie n\u2019a pas seule l\u2019apanage.Le succès de cette édition tient dans le caractère porteur de son thème « La vie des choses », qui s\u2019intéresse grosso modo à la culture matérielle que constituent les objets qui nous en- P C ultur e Arts visuels LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 16 | o g é t a c e d s e r è i t n o r f v u œ s e l r e d r o b a r u o p Avec l\u2019UQAM.de , s e h c n a t é s e i r e i r e l a G a l à s e r culturels Objets e c é r a l v u o n e r n e m m a t s n o c , f u e n e l , n o i t p o r p e c n e c s e l o s b o \u2019 l e i o t ô c , é l e ruine.la nouveauté, la grammée t - « matérielles cultures et é d i v n o i t a l l a t s n i \u2019 l r e n voir à donne qui tega, t i d a r t n o i t a c i r b a f e d s e r t , e i r e d o r b ( s e n i a c m s e d e r i a f - r i o v a s e L m i s e l s n a d é i f i n g a m a r t e d e l ô r e l e r d n e t a n a s i t r a s t e j b o s e l r a p s n a s n o N .e r i o m é m dans j Frei Jeneen \u2019 ê N ootli, vidéo réson- peut » - r O l e a f a R e d o pratiques des - i x e m s e l l e n n o i .) \u2026 e g a l r e p , e g a s n o i t c a n e s n i a - n e e s s i a l s e g a é u o j n o i s s i m s n e d s r u e t r o p , x u , e u q i t i r c e l n a courte une g serrés cadrages O n a u J des te h \u2019 d r u o j e s e s i m a m m o s j b o s e C une gnent édifiant leur e r p s f i t s e m r o f l\u2019objet entre \u2019 fi et , u c e l r u s e h c n e p e s y u p A - z i t r au- vérifiable pratique objets, r u e t a m a s o é d i v s e l s n a d i u n o c s e l t n e r t n o m i u q e n g i l n t a h c a s r u e l t n a l l a b é d s r u e t a g , s t n a v i v s e r t ê s e d t n o d , s t e en l\u2019artiste suggère aura, disposi- Les autels.des e d x o V z e h c s r u e l l i a \u2019 d t n e n n t i m i l a l t n a é d , s e é i r a v s u l p l\u2019image.et - l s - .s - s e par s arr tant e t ê r p , s l i a t é d s e d r u s a r a p p a \u2019 d s n i o s s e l e g h c x u a s é v r e s é r t n e m G t u t n u V e l p u e p e l r a p exemples, ces Dans kon.habituellement produites et colonisateurs gards d i c c o n o n s e r u t l u c s e d question.en mises œ s e r t u a s r u e i s u l P comportent celles-ci fi - i e n o t o m e n u à - e l l e n n o i t i d a r t t u a e n î a r t e d s n e i - u Y u a , n i h c t i w images les re- les par sur exotisants - e r t n o s s e l a t n e e m m o c s e r v u dimension une n\u2019étant t u a D p a c m l e m n a n t n o c n e r e d r u o p o r s e g i t t e s e u q n a d t s e t n o m é d t e g d i r B u m m o c t n a s s i a l ft u s n a D .t n e t n o c a r s e r v u œ s e r , t n a v i t i r D e h T n e r B e v e a M , e g a n n o s r e p s i o r t e l è l l a r a p n e t o i s s a p r u e l t e n a b i L u a s é r s e v s e d t n o s e u q » s r o s é r t « s g o l o é h c r a s e c è i p s e d , s n i a m u o T .s e r u t i o v e d s e t s e r s e l \u2026 e s o h c x u a s é t r o p s e t s e g s e l s d o é d i v e u q i t a l o r d a l i s s u a e r g a s u \u2019 l e n r u o t é d i u q , r e s o M n , n e i d i t o u q u d s t e j b o \u2019 d n m i r u e l à t n a u q e t u o d e d s u l p n - s n - - i t , s e e e - culturels objets les politique, u l p s i a m , s e r t u e n s a p r e p l i - t s e , e r t u A \u2019 l e d inspiré diaporama un Dans e u q i s s a l c t n e m e n g i e s juxtapose Attia Kader l\u2019art, s e d s n a d s e é s i u p s e g t n e i r o t r e p é r i u q , s e é s r t r o p s e d t e s e n n e i c Première la de blessés commun, en ont qui diale l e u s i v t n e m e h c o r p p a r n o i t a n r a c n i \u2019 l t ô t .r e r o l p x e \u2019 d s i m end\u2019un \u2019 e d e r i o t s i h l e d ima- des - u m e d s e v r e s é r - n a s e i r e t o p s e d s t a d l o s e d s t i a mon- Guerre le suivant e u q i t é h t s e e n u , u s t c a p d n a T m r o f r e p nourrissant i s o p o r p e d f u a L i v a D t e e s é r p e s bon fait g r o \u2019 L i fi s t n e m e t r o p m o c s o n r .e a r i u d o r p e s r e s o M e u q s i e r b o t c o 2 e l x o V z e h c e c n a quelques de biennale la m l e l , s e t n e c é r s u l p s n o i t e D e g n i D r h c s i F r e t e P e d ) 7 8 9 1 ( o p x e \u2019 l e d e c r o m a n e , s s i e W d \u2019 u q e u q i s s a l c n u e m m o c e t n revoir.t i a r é p o i u q , e m s i n a n , r i l , l i gu e D .n o i t a r a p é r a l e d ou humanise méthode froidement.classe ou traiture l u o s t s e e g a s s a p e C h c s e r t Ê « e u q i t a m é h t e r i u q , » s é s i n a m u h s e l l e c e m m o c s e r v u œ i V e d t e r a l i A a r u a L e m r o f a l s u o s s e r t u a o c t n a s i r p s e u q i h p a r g n o m i u q , e v i t p i r c s e d s t n e r é f f i d t n a t n o r f n o c fi a l , e r t u a \u2019 l à n u \u2019 l por- chosifie, t e l o v e l r a p é n g i s t e j b o u o s é i s o s r u e i s u l p t n i o j e d , a u z e y e K e d e r t n e , n i S a i r o t c - o t o h p s e i r é s e d é t r a l c t e s r u e l u s p r o c s e d t n e r t - i a t i t n e d i s e r è p e r e c n a o n e l o t o h p r o s é d e g r a l i t l u m t n o d p a \u2019 n s u o s t n e m e n n a l e d s i o M u d m t u e v , l a é r t n o M à s u l p r e d r o b a s i a m s e s t e e g a m i \u2019 l t n e m , s n o s i a n i l c é d s e l p e i h p a r g o t o h p a l e g a n a p a \u2019 l e l u e s s a v u o s r i s é d n u s n a d , s e r c e p s r e p e n u s n a D .s e c o c t e j b o \u2019 l à e é i l t n e m n u h C e d n o i t i s o p o r p n E .e h c u o m t i a f g n o D t n e m e t ê v e d e g n a h c é d s e i m a s e l c e v a e n è c s p r a p e t n e s é r p i s n i a , e t d\u2019aujourd\u2019hui Fétiches e d s a p c n o d a y \u2019 n l I s e c i s s u a t n e s i d s u o n - n a n o s s i d e d t n e - e t c i r t s s u l p e v i t a l , e u q i l e r e m m e n i r e h t a C a u H n u à t n a d é c o r p n e t e m e s e l l e , s - n u f é d e r è m a s e .n o i t a r u c o r , t r o m s n a s e i v - t a \u2019 s i u q s e r v u œ o i t a l e r s o n à t n e d r a t o v e l ù o , x o V z e h C r è \u2019 l à e t r o m e r u t a N « i r o » e l a t n e m e n n o r i v ancrée biennale Une é y o l p m e s e l i s e m ê M s è c c a \u2019 l e v a r t n e \u2019 n e r r e t i a h u o s t e n o i t a u t é \u2019 l e d s e c r o f s e d e n u .s t e j b o x u a s n e u q i t a m é h t t e l - n e e s i r c a l e d e t n e m e r t u a e t n e milieu son dans r t n o M A Q U \u2019 l e d n e i t u o s e d s m o M .e r i a t i s r e v i n u e i r e l a g a l à e d s n o i t a t s e f i n a m s e l r e t c e p s e e r r i o v u o p e d e u q t n e m e n é v - o c n e n e i r , e v è r g a l t i u d n o c e - i s a l s è r p e d e r v i u s t i d a t n e s r u e l l i a \u2019 d t s e \u2019 C .s e t s i v é r g s c e v a t a i r a n e t r a p e l r u s r e s o p v u e r p , s r u e s u f f i d s e l e r t n e é s o p e u g o l a i d e l s n o i x e l f é r s e d r a p x u e i p o c n u \u2019 u q i s n i a d é t i l a u q a l t n e r u s s a e l a n n e i B a l e u q s i u p m o c a l s n a d e g a r c n a n o s e d e q , s r u e l l i a \u2019 d t e i c i \u2019 d s e t s i t r a s e l t p e c n o c e n u s n a d , e u g o l a t a c s e L .s f i t a c u d é s r e i l e t a \u2019 d u n e m r c n o s e d l u e s , t n e m e n é v é \u2019 l e c n e r é v é r a s é r i t a l a é r t n o M e d e l e t u o j a \u2019 s a l e c À .é t u a n u m r u e l a v n e i s s u a t n e t t e m e u , e l b a h c o r p é r r i e u q i h p a r g n o i i u q , e m m o s n e , s t n e i d é r g n i - e d e l o p o r t é m a l s n a d u a e n é .e C u l t u r e L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 CRITIQUE JÉRÔME DELGADO COLLABORATEUR LE DEVOIR À SAINT-HYACINTHE Artiste du son et de l\u2019image ayant un fort penchant pour la musique et l\u2019art informatique, Jocelyn Robert a droit à une vaste exposition individuelle à Expression, le centre d\u2019art de Saint-Hyacinthe.Il ne s\u2019agit pas d\u2019une rétrospective \u2014 la grande majorité des œuvres datent de 2018 ou 2019 \u2014, mais tous les axes de sa pratique sont réunis.Cet artiste de Québec est trop peu exposé à Montréal.Sans raison.Le solo intitulé Conjonctures comble donc une sorte de vide depuis les expos (avec catalogues) au centre Vox et à la Galerie de l\u2019UQAM en 2005.Des photos trafiquées, un piano désarticulé et toute une réalité numérique \u2014 « une société numérique », dans les mots de l\u2019artiste \u2014 composent Conjonctures.Pendant que la biennale montréalaise Momenta s\u2019appuie sur une diversité de concepts de l\u2019image, Jocelyn Robert fait un peu le chemin inverse : il traque les images qui font consensus.Pour mieux les détourner.L\u2019expo débute sur deux ensembles de visages composites, des portraits de chefs politiques d\u2019une part (la série César) et des autoportraits dissimulés sous les traits de figures historiques d\u2019autre part (la série Auto- moiré).Réalisées avec l\u2019aide d\u2019un moteur de recherche Web, ces superpositions d\u2019images reposent sur le principe, défendu par Robert, voulant que le consensus soit délicieusement trompeur.Entre dissonance et harmonie Quelle image se fait-on de Donald Trump ?Est-il si semblable à Jules César ?Mais de quel César s\u2019agit-il ?Et ainsi de suite, les questions de ce type abondent dans l\u2019expo, y compris dans la tête de ceux qui connaissent, ou croient connaître Jocelyn Robert.Dans une autre série photo, associée à l\u2019installation Mon père et moi, l\u2019artiste a mixé son portrait à ceux de criminels trouvés en ligne.Le résultat, il va de soi, est dissonant et pourtant familier.Cette Conjoncture navigue ainsi, entre dissonance et harmonie.À l\u2019instar du son d\u2019un clavier, audible de manière intermittente.Ou du piano, au cœur de la salle d\u2019exposition et pièce centrale de l\u2019installation Mon père et moi.L\u2019objet en bois a, en apparence, été mis hors d\u2019usage : couché sur le dos, il repose comme une dépouille, ouvert, en morceaux.Plusieurs fils le relient à un ordinateur et à des haut- parleurs, si bien que des touches s\u2019activent et qu\u2019on les associe volontiers au son ambiant.Branché à une sorte de respirateur artificiel, le piano joue, donc, encore.Du moins, c\u2019est cette image qui nous est donnée à voir.Le piano est autant un objet qu\u2019un motif récurrent chez Jocelyn Robert.S\u2019il n\u2019est pas le premier à traficoter l\u2019instrument (Patrick Bernatchez et Jean-Pierre Gauthier, par exemple, s\u2019y sont aussi attaqués), il en a fait un pilier de son œuvre.Il faut rappeler que l\u2019homme est aussi artiste de la performance et compositeur, avec une trentaine d\u2019albums à son CV.Par l\u2019accumulation (d\u2019images) ou par la fragmen- En haut: vue d\u2019ensemble de l\u2019exposition Conjonctures.En bas à gauche: Jocelyn Robert, César: Vladimir, 2019.À droite: Jocelyn Robert, Automoiré #6, 2018.DANIEL ROUSSEL / JOCELYN ROBERT / GALERIE MICHEL GUIMONT tation (de sons) \u2014 la « dégradation », selon le guide imprimé d\u2019Expression \u2014, Jocelyn Robert fait état de la perception que l\u2019on se fait des choses.La manière est parfois brutale, comme pour certains des assemblages photos documentant des sites patrimoniaux en Europe, parfois empreinte de poésie, à l\u2019instar de la vidéo de 2016 Bélugas.La transmission de signaux À la fois issues d\u2019un processus aléatoire (moteurs de recherche et autres logiciels) et d\u2019un travail tout en finesse (la position du piano, les mains de l\u2019artiste, bien en vue dans les compositions Automoiré), les œuvres de Jocelyn Robert parlent de la transmission de signaux.De la transformation de données.Des circonstances de la création, de la conjoncture de la vie.L\u2019exposition au centre Expression est dès lors un beau récapitulatif de ce travail amplement expérimental, certes parfois obscur, mais d\u2019une grande intelligence.Conjonctures De Jocelyn Robert.À Expression, centre d\u2019exposition de Saint- Hyacinthe, jusqu\u2019au 27 octobre.Notez que le samedi 14 septembre, lors d\u2019un vernissage tardif (Conjonctures a été inaugurée à lami-août), une visite commentée est au programme.Au-delà du consensus L\u2019artiste Jocelyn Robert est l\u2019objet d\u2019une rare et vaste exposition C ulture Arts visuels LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 18 | L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 CONTENU PARTENAIRE D ? La nécessaire accessibilité à la culture E N T R E V U E AV E C M A R I E - S O LE I L D I O N , C O - A M B A S S A D R I C E D E S J O U R N É E S D E L A C U LT U R E « La culture, c\u2019est beaucoup plus que le théâtre, le cinéma ou la danse.La culture, c\u2019est d\u2019abord s\u2019ouvrir, se montrer curieux et s\u2019intéresser à l\u2019humain », lance la comédienne Marie-Soleil Dion, tombée dans la marmite artistique lorsqu\u2019elle était toute petite.École nationale de cirque Vivien Gaumand z e Découvr a s ç s J e L i à l ss u e a ss a e p a c e l s d ée n r u o e?! l o éc \u2019 , e r u t l u u ujo o t t i a e ét s n o p é a r , s e d an r t g i a r e s l e d n a u q e r fai ait l u o e v l l e \u2019 e qu t c i a d n a m e i d u n l o \u2019 s qu è i d \u2019 d oi C a t an r t n E » ! e t s i t ar « : e m ê m a l s r - e l - - u \u2019 s d l l du i f ne on i s s e f o pr e t i s us é r de ch s r u le e t n e m ug a , s é is r us pl s e v è l é s de s e r i ola c s é r s e l e r io l é am s e n u je s c t n aux ar io t a c du é \u2019 l e e é li b u p s e i g e t ra t S S L I E B P I U Q É \u2019 L R A T P I R C É i n f ne u e l l s e nc a - o v a f dé s t a t l u s s e z l e h , 12 0 2 n R I O V E E D c et d e b é u Q s d e ar d p r iè m e r p t s s n e o s t U n e m s qu i u p e d c an e l L H E C N U n o h p o c an r a f e l ut o s t an an f n e \u2019 s d r ie l l i e m s d e n i a z i e t s u t i t k nu n i s e t o s m e , d s i o e f s i l e E t i nu e i t s i t ar \u2019 ar l e p é n g i e ann t et .C e l o c é \u2019 n à l o s an h e c n e a qu i s u n m s e e é s ann e qu l e a c e l s d e é n r u o s J e t d n e m e E L O C É \u2019 N À L O S N A .e nn ie d a an ie c e t l u o s t an s d t s é nn o t n t e n o r e n r u u o .P ie ap - an h a c , l e é - e n é v é \u2019 c l e v t i a e f e s r u t l u m e e r l l , e n o s i a e s r iè m e r e p t et c n d i a f I?; à l N a L e l e d r i o n i t a p n r u u s s i o e f r iè m e r a p r l u o p o ç r e ap \u2019 n l o \u2019 8 qu 0 0 n 2 t e s e \u2019 c 0 0 n 2 e e al t i ap e C l l i ie a V e l d u q t a am r t ar e r t a v r e s n o an r c d é an r e au g m m o t c u o t et p et au , e n è c r s u s r i o a v l e d s s e e c n n , o s i u p e .D e é n n a \u2019 l e d u r c e a r e l x d i r e p e l t r o p ux e d c e v a t an n e t n i a m t an v i V g a t ar e p nn ie d é m o a c s, l t an f n e e e t i , 5 e - .t i e e e .C e l l e - t - e m r i ff e?, a l l i am f s o t an f n s e e c m e v e a r iv v e e r u t l u c a l r e d r o ab \u2019 d s f e s u e r b m o e n l y a d «?I r u jo u a t vi e s e r u t l u c D l i e l o S - ie ar M r u o P T U O NT T A V A É T I IL IB S S E C C A \u2019 L é.ut a n mmu o c r u e l g a g n s e u l s p n e y o t i s c e d u n p , e s e t s a o r u e l l i e e m s d a a p s a b am \u2019 n l o l e S s l r e v a r s à t é t i iv t u l t p n e s o p o r et p 7 au 2 u du 2 ie t l n o e é n r u o s J e , l e é n ç n a fr ie m é d a c A l\u2019 t s e \u2019 e n a u m a e l t d s n o ç a .r u jo e l a l , n io s an s d é e r a e e e s n d o ç a e f y \u2019 l n , i e ic r d a s .c e b é u e Q - c 0 a 0 0 e 2 s d e r b m e t p e s 9 e r u t l u a c e l s d - e an t et .C e is a b u p s e l e e r n è m r r c u o p aux i c o s e e l t i v n i o m hu \u2019 l , p n io t i d é t i iv t c a \u2019 L E L M I A \u2019 J r ie h t au G e n n a é r d n A n io D l i e l o S - e i ar M ic l c - t o m e l s u o s e n g i l n e t an i l r I u e s s s a n m é e n i l c é t d s e i r p n e m é l n é s \u2014 u e m è s m e r d e é s t o m s e l c e v a t an s u am \u2019 s n e e d l o r a a p e l r d n e r s à p e v è l s é .J s e n u s je e u d o h c u o h e c t s i r e ar M e p é e ann t et e c é n i a r ar r u u o t p n ie v e s r t o s m e e l m i a \u2019 é J S T O S M E .s t o M s e L m J # n t e t \u2014 e e n r e t n - o n é h n p u u t o s e g a m i s e l et s a i d é s m e s l n a s t o s m e e l m i a \u2019 , an d i a s u o i B d h e m iè ux e e d n o p e t i a h u o s e «?J .i c - ux e c c e v a u t l u a c r l u o n p io s s a a p i s s s au n p s u t an f n s e e r à m i r ff r o i o v .?» r i r ff r o u e t l u e e p r u t l u a c l e qu t c u o t t n e r v u o c é s d l i \u2019 et qu u o t à t n e h c u o s t l i \u2019 , qu ux ie r u c e r t n o e m s s l i \u2019 t qu s e \u2019 , c e t p m o c t du u o , au b e t i a h u o e je s e qu C l l e - -t e t n o c a , r e r u t l u n c t e i a f i s e qu t c u o e t s d é r g e 0 d 6 3 u n s io s i e v n , u et l p m o a c am r o n a t p n o e s s s e d u s ét r u e i s u Pl u e r - a- e t t n .e e r r \u2019 e n n n ie d é m o a c L m i r t p s e e r u t l u a c é à l t i l c a \u2019 i l r qu u o e p l l e e c c an l am e f r u t c e e l b d u l e c r t o n e r u t c e s l o e n e d t i u s n e n d o t s e e r t i s t e m ê m an h c é \u2019 n s .«?O e t p m o c n m s à u e ié l e s r e s u e s i l d è s s o e p l l i am a f e s d e s m e s l u o e t i qu s n i a e r l l .?» E é qu i l p m o u c o o t n e m e r i a s s e c né as p t qu u e e p a n l e C nu , é e g a n r u o e t d a et d d a an C - io d a R e s s d e l l a s s e d es t r po es l es d n a r g n , o s e é n r u s jo i o r t .«?P n io t i ét p é e r n u r o c n u e , o r ie ét m n ie ic hn c e n t r u e t h t t i et n p u \u2019 s d e g o l o c s e l r e t i s vi e d c l e v r a e s i ar i l i am f c n o a d .e al i d r o - i b i s s e c al?!?» i l i t s e \u2019 : c s e ut c s i s e e l g e m ê s e t d n e s e r b m e t n o c a x u e r né e r t î a e n r i a e f .e l l e - t - e r è m aux e t a l s p e e , d e l c a t c e p , es r t éâ h t es d s e t u o t e r v u o s e t c an d n e r à e t s i s s a \u2019 e d n o s r e qu i l xp e - u o c é \u2019 , d e r t â é s e l u o s e s s i l u e qu e r u t l u a c s l e u s vi e r qu a h c n d i a r ar p s t i r c s n i g é c e d .O e é ann e s s e du t vi i t c a \u2019 L C I T R PA é.t vi i t c a \u2019 l t n o r e m i n a s ar e et d c e b é u du Q s n io g é e d t qu an d n e , p é t i v i t c a \u2019 e l au e r d u o d G i v a n D i a iv r c é \u2019 , et l é u Q u a s é t i s r e v i n u \u2019 d t e s p e : u e r u t a r é t t wi e t i d e ic l ar n p r u o e p n g i l n i e s s au a r e l u o r é d an d n o p s e r r o s \u2014 c e l u ic t ar é P S E C N A D N O P S E R R O C \u2014 S E L U s t n ar e s e t s i t e s d r u e t u s a e e m m o a c r i g t a l à j é d t n o s c e b e n i a t g n i e v n e m iè ux e d e n u - n e t t a n s i e c S E U D EN T T A N I ie b s e l r u s s e é h c n e p s r u e l l i a H e nn ie d a an c e m r i f a l e d h c r e h c e e r n n u o l e .S s t r aux a o i it s o p x e e un \u2019 d s e l b i s s o p s it fa n- l l i e n r e f a L y an D n i a v i r c é \u2019 l e d e aux c r u t l u a c e l s d e é n r u o J d a s s a b e am r êt \u2019 é d s o p u n l o \u2019 qu s r o é l t i s é s h a p , d ernement du Québec du gouv or \u2019 s milliers d ec de v ation a labor e le e connaîtr air pour mission de f e sont or s de la cultur ournée s J e L OS P RO P À .?» s n e s g e z l e h c e m am l f a l r e s i t t a s et l t s ar e e l h c u o t u o s p r i s é s d e d e d e r iè r s é t ô s e e d ic r - o r i a p , de Bell et de plusieurs autr ée édér , de la Coop f o-Québec dr y H \u2019 ournée s J e .L tout au Québec ganisateurs par s milieux et dans toute e dans tous le s et la cultur t s ar e pour tous, un or s par Cultur ée str che é t i s io r u c a l e d , et e r u t l u a c i e qu t c u o r t jo .w w w ra g o Pr s.e tenair s par e e bénéficient du soutien s de la cultur , en col égions, et ce s r s le st donné e \u2019 atif qui s ganisme à but non lucr oduction de ce impliquée dans la pr édaction du .La r s annonceurs pour de oupe de egr st une section qui r Bis e a c .c q .e ur t l u c a l e d s e e n ur e : t è l p m o n c o i at m m - .us en s cont é s ét a pa \u2019 n oir v De oduits us pr en s cont L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 C u l t u r e M u s i q u e 2 0 | ENTREVUE » e L qu s di la par e s dan ult c - e p ou r g e L érimental p x e Fly s éalai r nt mo s di ur s e g émer è d e k oc r e Am Pan e qu sil s apr 5 1 e s an RENAUD PHILIPPE COLLABORATEUR LE DEVOIR e enc q o p é \u2019 l À n n o s r e p i a v a s i u q r i a f t n e m e s s i a l , À » e u q i n o r t c e l é o p é \u2019 l .g i a r C - r e i l l e T r p u d e i t r o s a l à , 9 9 9 1 a l l e t s n o C z e h c e p u o r g à j é d t i a v a s u o n i u q e t s u a h x E , k n i h T y a S E k c a l B ! u o Y d e e p s « t i a v a y \u2019 n l i , e u s u o n e r t n e \u2019 d e - m o c t n e m i a r v t e u q i s u m a l e d e r e g o R r e p p a h c é n e t i a t é \u2019 c , e u q u d m u b l a r e i m e e t t e u q i t é \u2019 l , n o i t y a M o D é n n o d - d o G , t u o t r u s , t t i a t é \u2019 C .r o r e p m h à t e n r e t n I \u2019 l t n a v a \u2019 du crise la de l\u2019orée d l à « , n e i c i s u m e l seuls les être croyait e u q i s u m e d e r n e g e c n u p , l i t a l o v k c o r n u applications ses dans studieux e m i r é p x e t e s e u q i n o r t enfin.renoue on \u2019 t n a v a i s s u a t i a t é quel C m A n a P y l F l e u q e l r a p c u a , e n è c s r u s r u o t e r e é s i o r c c é b é u q h T u e F t s e \u2019 c « n è c s a l r t a i u q à , e s s e t i v e t u a rappelle isque, n o ù o e u q o p é faire à ville en , » s i a ç n a r f n e , t i r p s e \u2019 l s n a d k élec- - e l c e v a , s e l a t n l a n a c , k o o b e c a F n o s é c n o n n a a - a D t r a \u2019 d e r t n e l a t n e m i r é p x e e n è c s a l r u s s p u o r g u d t i a t é t n a r a P .e s i o e r o d a l i \u2019 u q e c s i a m , e s è r é u o p e v i t c a r e t n i e u q i s u m a l u l , » e s n a d a l t u o t r u s t e , e r a s s a r B e i r a M c e v a é l l i a v a e e , r i d s e s i c é r p n e i b s m u b l a \u2019 d Je noize.acoustique, d\u2019ouverture forme une créé u q ] e r o n o s [ e g a s s i t é m Jean-Sébastien » Am.Pan e r i a f e d t i a v ê r n O « - o r t c e l é , k c o r : a ça q p un vers ue ense y l F u n e v e d t s e i : ponctue e d e u q s i d n u m u D d i c é d A n a P n o \u2019 u q a n o \u2019 u q t n e m o y l F e r i a f e r e d é r i a l c t i a t é l i , m s a p t i a r e t i s i v e r e n fi q\u2019 presque an un a y il zibao, s n o i n u m m o c a L .r u o j i c i o v : s t i u r f s e s s e \u2019 C a e z n i u q s è r p a m u b l a a r t , é n f a r s u l p e l , o i d p u o r g u d s e u q s i d s e d studio en collier, du dre d e u q n a m e N .e n è c s l e r o M x i l é F r u e t t a b travail un fait lui vous, r u s e l b a ç t s eui C e p u s , u d k c o r t u a r k s e c r u o s l e v É t e p a , i u l t n a t r o s m a l F o t s t e j o r p a b m i r t p x e , e r , e d r a g l a t n e m e J « n e m o m a t n a f e l pour jour é t r o p a e n è c s r u a ç t e m è i r t a u q , - a r e c n e l i s e d s n é u q i r t é t e é l l i a v - n e r p e r à t ê r p , e sur comme e l e u q s r u e l l i a \u2019 - z e d n e r e r t o n à impecca- x u a r u o t e r e b r - é l p m o c e p u o r g y h c u r T .e r è i l e n e h C a l e d e n y e l o s e l c e v A t e j o r p e l é t o l i r i F t e S t n i o j e r , e h c u o b a s e d e s r e n e m e d s u l p n e , s e g i a r C - r e i l l e T r e g o R .s o l o s o t a v r e s n o C u a e r a t i u g a s é l t n a v a \u2019 d s e u q i s u m s e l é r o l r é p x e p o p e p u o r g e l é d n o f o c c i h C c i h C s a P .e c s r u o j u o t i a r e l l e p p a r e m a v a n o ù o , s n a t g n i v a d l i , s t é m s i k a n e X u d e r i a f e y e m s , l i e s a - i - - i s t i - électroacoustique rock dans Retrouvailles g r a m a l s r e v e l l i e r o \u2019 L : t n a v a \u2019 l s r e v é t r o p a f e r e d é d i c é d a n o \u2019 u q ne qu\u2019on clair était il matériel vieux notre s m u b m A n a P y l F 9 9 1 ( s i a m a j t n o \u2019 n t n e t n e v s a p z e t u o c é \u2019 N , ) 4 0 0 2 ( f e t u o t e D « .n e i t s a b » ! plaisir le d r a g e r e l t e e t n e m o m u D « , m A n a P y l F e r i pas revisiterait al- des celui », , ) 9 - n i i u q x u e C u c é v t e ) 2 0 0 2 ( - é S - n a e J e t s i s n i t i a r e s e c , n o ç a e r t o n A B É S - N A E J .l e i r é t a m x u e i v Y H C U R T N E I T S vu Parant, Jonathan par té Tellier-Craig.et \u2019 tien s i a m a j t i a v a Truchy n n O « , » t i a r a p é s e s e p u o r g Parant.m a j t n o s e s e n s l I m n u c a h c , t u o t r u s , e c n o s e d s t e j o r p s e r p a é g n a l J e c n a l et Roger m i e l l e b t e l l i e r o genre le semble, b x u e d Jean-Sébas- e l e u q é c n o n n a e g a s s a p u a e t o n e d s u d r e p s i a - o r p s e s t n a n e s e r i o t c e j a r t , é t ô » d n u o r g r e d n U t e v l e V u d c e v é t ô c s e s À .t n a r a P n a h t a n o la : opinent Jean-Sébastien n u , t n a n î a r t n e k c o r n U ! e g a a t é \u2019 C « .e g r a m a l s r e v e u d n e en- passait qu\u2019on soirée de entre musique de discuter à e t u o c é s e d t i a s i a f n O .s e r è i , , s e t i s r e é r c e r e d e l b i s s o p m i m u r t s n i s e m s u o t u d Jonathan.tranche » ! que n u s a p z e l u c l a c e N d r u o t e r e l s n a d e i g l a t n a m o l é m s e l i s e m ê m d i \u2019 l à t n o r e n g i p é r t e c e i r é t a m u a e v u o n e l - n e v i a \u2019 j , n o s e l - o p é \u2019 l e d s t n e - s o n e d e c n o e , m A n a P y \u2019 l F e - n e i r é p x e d s e e r d n e t n e \u2019 d e é e p u o r g u d l . C u l t u r e L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 YOLANDE SIMARD PERRAULT Un ?lm de Nadine Beaudet & Danic Champoux onf.ca/la?lleducratere PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE ! Consultez les guides horaires des cinémas Avec YOLANDE SIMARD PERRAULT Scénario et réalisation NADINE BEAUDET et DANIC CHAMPOUX Images CHRISTIAN MATHIEU FOURNIER Montage RENÉ ROBERGE Prise de son NADINE BEAUDET Conception sonore OLIVIER CALVERT Productrices NADINE BEAUDET et JOHANNE BERGERON (ONF) Producteurs exécutifs CHRISTIAN MATHIEU FOURNIER, COLETTE LOUMÈDE (ONF) et NATHALIE CLOUTIER (ONF) Une production de LES VUES DU FLEUVE En coproduction avec l\u2019OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA DANSE CONTEMPORAINE 22 SEPTEMBRE 2019 À 16 H Chorégraphes Audrey Gaussiran Bettina Szabo Catherine Dagenais-Savard David Campbell Eva Kolarova Miriam Peretz Susannah Haight MAGNIFIQUE\u2026 J\u2019AI LA CHAIR DE POULE - MONA SOUKIEH PAR KEMAL PAYZA BILLETS ET PLUS D\u2019INFORMATIONS: LEGESU.COM CONCEPTION D\u2019AFFICHE PAR GREY RITUAL STUDIO a p z e l u c l a c e N e d e c n o e n u d i l s s n a e g a t s o n y l F e d r u o t e r e l s e L .m A n a P y \u2019 s s n e i c i s u m e v a s i m e r t n o s s o d e n n o b e n u .r i s i a l p e d E C N A R F - E I R A M O V E D E L R E I L L A O C c e R I t n e m e l l e n n o s r e P « c , u o t c e v a \u2019 u q t s e \u2019 c , s i a s u o t , s n a e z n i u q s i u p e d n a s e r è i n r e d s e c s i r p e u q e c r i o v e d x u e i r u c dit », remettait s\u2019y on - i d e m e j \u2019 e u q e t i a f a n o u q e c t - p a a n o \u2019 u q e c t s i a r e s e j , s e é n i s t i a r e n n o d a ç Tellier-Craig, r e g o R c c a m A n o i t c u d g a p m o c r o h c a l n o i t c u d a P y l F , i s n i A .g i a r C - r e i l l e T o r p a l e é n r u o t n e e n g a p m o a i d é m i t l u m a r e t n o r F l e d d n o i t c n i t s i D f o s l a m i n A e i n é o r p , s a r g n i G a n a D e h p a r g s n a D r a p e é t n e s é r p a r e s i u q n - a e - e m i t n e s e l e g a t r a p i u q r t n o s y \u2019 s s l I .s e u g s i a l p e d e s o d e n n o b m e r p s e l s è d : r e t u o j a s é h t n y s ouvrent qui g a l l i u o d i b s e l t n a l e p x u a \u2019 u q s u j , y e r r e P s e u q s s i g r u s i u q s u d n e t t a e d e u q i t o n p y h e n O r n o , m u b l a \u2019 l e d r u œ c retrouvailles.ces suscité \u2019 e l r a p i s s u a t s e qu\u2019ont C - è l l o c s e s e d t n e e n u c e v a s i m e s u o n - s n o v e d , r i e d s e t o n s e r è i rap- en l\u2019album - c a J - n a e J e d s e - n i s t n e m e l r u h e v o o r g u d t n e r e d n o W t i H u a r i s i a l p e l t n e s s e e d t n e m e h c u r t e s n a D é d 7 u a a D « s e u q s i d R .g i a r C v a e c è i p qui peror, v e l l e t e l e v u o n t u o t e d s n i a h c s e d r e n p \u2019 d u d e v u e n n o s i a M e r t â é h t u a .e r b m e c o n c e v a é l l i a v a r t à j é d t i a v a a n r e i l l e T e u q i d n i , é s s a p e l r a p n u é t n o m a e l l e , t n e m m e c é m E k c a l B ! u o Y d e e p s d o G c e scène, sur \u2019 L .e c n e i r é p x e l\u2019accompagnait l r e t é é r t i a l u o c n e g r e v n o c e n u t s e c , m u b l a o r p s e L » .s e t s i p s e l l e b s e c s e n o d m A n a P l F t n o r r e v s i o m u q s e l a c s e s e y s r o l s t r e c n o c 4 s - e - e e - - e o p m e t n o c e s n a d a l u o t e r t s e m A n a P o b x u a , o g n a T 2 l e t o H c u n e M m i r f E r u e t a s i l e r i a n i d r o a r t x e t o l u o b t u n i m s é t i r o n o s x u a u o j x i s « s è r p a s e é r b d s i o m e r t a u q e u q s e r p y l F e u q e n i a r o i d u t s u a é n r - a é r u d s n i o s s n n u t i a f a l i \u2014 k m u b l a t e c r u s - i l a c t n e m e s u e i t e , o i d u t s e d s r t i d , » e g a x i m e a l a r e f n o i t c n i t a r g n i G r d n e r p c i r é m a Pan Fly septembre 20 le s i D f o s l a m i n A e i n g a p m o c d n o i t c u d o r p a l s i o f e n u , t e , s p m e t n i r p u a e é n i m r e t s e n è c s s e d e t u o r e d n a r g a l a s e n i a européennes.et lancera Am ça C\u2019est PDB.Ritz Le bar au - e l i s L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 C u l t u r e C l a s s i q u e 2 2 | ÉCLAIRAGE A âme \u2019 L g e russ ne ag ér p O l\u2019 uin Onég ène g u E b un d\u2019 e êt qu en M e d a e s e r êt s e d e nt o ac r fuit s e l qui ur nhe o éal r nt o s é ourment t HUSS CHRISTOPHE LE DEVOIR ru s e s u e r b m o n e d s è r p s e é n n a , e t t e s à e d è c c a e s s a r é p o \u2019 l é r t n o M e d e s e d n u \u2019 l c e v a l a d\u2019œuvre, Onéguine Eugène de e t t e C .i k s v o k o i t a m m a r g o r p \u2019 a l n o l e S .e s i a ç t r e C « : t a y o r T s u R n e e r u t a r littérature la mais a e é n t s e e t i d n e i a n r o b s r u e s è d o m s e l r e i p \u2019 t n e i a m i r p x e s u L .s i a ç n a r f n e \u2019 - i d e d a r é p O \u2019 l s - s f e h c Tchaï- t s e \u2019 n n i r n e H \u2019 d e l u m r o f e l l e b - é t t i l e n u t i a t s i x e l i , s e , e n i k h c u o P t n a v a e i s proprement russe - s e c é d é r p s e S .i u l c e v - o c à n o i t i b m a r u e l t s l I .x u a t n e d i c c o s e l t n e i a s n e p t e e s s u r n e t e a s n e p , r e i m e r p e l , i yt t i u r f e l s a p e r e t i b u s e n u d délaissé jusqu\u2019ici pan d\u2019un sance t i o d s i a m , e u q i r y l e r i o t r e p é r r e p e i v a l e d x u e r u e h s a é l a b é u q r u e t n a h c t n e n i m é n u \u2019 d n o d , s i u p u D e n n e i t É n o r a b e h c i t é f e l ô r n u t s e e n i u g é n O r p o s a l , e s u o p é n o s é r t n o c n e r 5 1 0 2 n e , r a C e l o c i N e n n e i l a r t t e e l ô r e c t n a t p a r é p o t e c a l e d s e l c a t c e p s e h c s t u e D Berlin.p À s exprima russe.en \u2019 e d e r v u œ L a p e m ê m t u e p \u2019 été n\u2019avait s il u \u2019 d s r o l s n a 7 3 a r é p o \u2019 l i r r u o n e l , s t i r c é s r e i m Ludmila et (1817), plus le d e t i u s a l l\u2019o éra a i k s j y m o g r a D e r r e i p m a r d n u , - s i a n n o c du x u a t u o t e l l e n n o s e l , s i o c é e n è g u E t a i u q t e - s u a o n a - é p é r n e s e l r u o e d r e p O » e n n o t n o d , e n i k h c u o P r u e l p m a \u2019 l r e n i g a m i s à prématurément tué t n e m e l a r é t t i l a , l e u d n - e r p s e s e d n u \u2019 L .e s s u r e u q i p é e m è o p n a l s u o R 1842 en deviendra Glinka.de célèbre e r d n a x e l A , a k n i l G e a r e t p a d e d e v i v n o c e L e d r u o t u a 0 3 8 1 e d e h c s e l , s t n e r a p s i a m r o s é D inséparables quasi désormais sont s u v i s n i a a s e l n O .e n è c s a l e l s n a d a m é n i c u a t n e m n o D i n ù o , s i r a P e d a r é p O \u2019 l e d e r t i t - e l ô r e l t i a n r a c n i s i u p u D d s t i b a h s e l t i a s s o d n e r a C e l r r a p r u e j a m e g a t n a v A .a r i v l E même la de couples d\u2019autres n o s s r u e t n a h c x u e d s e l : n o i s la facilite qui ce niveau, me d\u2019opéra maisons des directeurs Ri D e C .n a u J n o d e l t s e , i u h \u2019 d r u o j s u m e m s i l a n o i t t s e \u2019 s e u q i u l e d o f q n i c s e d e p n a n e r p m o c t e o k a s r o K - i k s m o M e t s e d o M t e s o p m o c s e C u o P z e h c é s i u p : s a r é p o s r u e l ; Moussorgski s r u e t n a à - m e c é r - n a v o i G e n n e i t É - o c i N t e a n n o D e à t r o p p a profes- - ê m e d t aux vie ! - u a é i l b u o , i k s j y m o g r a - a n u d n e i c i r o é h t i a r v r u o t u a t s e \u2019 C .e s s u r l a c i - u o r g x u e m a f e l é m r o f v e r i k a l a B i l i M r a p é d n ï a l o c i N , i u C r a s é C t e n i d o r o B e r d n a x e l A , v .i k s g r o s s u t n e m m e d i v é t n o s r u e t i r u o p s t e j u s s e d e n i k h c v o n u o d o G s i r o B r u o p saltan Tsar et Mozart , t e r a C e l o c i N naissance Double j \u2019 Le Onéguine Eugène : confluence d une usqu\u2019à parcours celui est littérature la de naissance double la .e s s u r e u q i s u m a l e d t e e s s u r X I X e e s s u r e u q i s u m a l , e l c è i s a l u p o p u o ) e l a c o v ( e s u e i g I I I V X e e u c c a s r a s t s e l , e l c è i s sont ce et européens artistes e l u m é \u2019 L .e t o c a l t n o i u q s n e i l e s i n i s s o R e d é u o d s u l p Salieri, coq Le ; v o k a s o s i r p e L cela, Malgré Cui.u o P e r t n e n o i t a r t à e u t c e f f e \u2019 s a m é l b m e n o ç a f lui qu\u2019il lyriques e n i u g é n O t e L e d s e l s r u e l l i a de opéras neuf rencontre La de celle e l t n a v A - i l e r t s e u A .e r i s e l t n e l l i Ita- les e l e s s u r e m m o n d\u2019or Rimski-Kor- pour e s a c u a C u d r e i n n r u o p corréla- grande la e u q i s u m a l t e e n i k h c e d , t e i k s v o k ï a h c T s r e v s e r v u œ x u e d s e l , e u q i t inspirées a Eugène : e u q i p e d e m a d a r a p , s e d s e r b è l é c s u l p x u Tchaïkovski.auteur d\u2019un s i u p u D e n n e i t É t n e n n e r p e d a r é p O \u2019 l c e v a l a é r t n o M e n è g u E e n i u g é n O .N A Y S O T O H P Y E R O C / Y E N E L B R E V A E W 1 - 7 8 7 1 ( v e i b a i l A e r d n a x e l A s u m « e i a r v e n u \u2019 d e c n a s s i a n ï a h k i M à e é u b i r t t a t s e » e s a r é p o n o s c e v a ) 7 5 8 1 - 4 0 8 1 ( r a s t e l r u o p a l s è r p a \u2019 d , ) 6 3 8 1 ( Soussanine.Ivan national héros du l a c i s u m t n e m e v u o m e C m « e L .e r i a r é t t i l t n e m e v u o Pouchki- Alexandre est » lettres des É .9 9 7 1 n e u o c s o M à é n , e n également Pouchkine, français, p p a , e s i a l g n a e r u t a r é t t i l e d r compositeur d\u2019un et musicien du L\u2019affinité m e \u2019 d e n i v e d e s p o n u s a p t s e \u2019 n t n e m e r i a t n o l q i r y l s e n è c s « r v u œ s e l s n a d des a y il haut, o i d n a r g e l e m é r é c a \u2019 l o \u2019 d q o C e n m m o c t s e \u2019 c , s s u e m s i t n a m a L .) 1 5 8 - s u r e u q i a k n i l G l e i v e n U e d n e g é l n u t i u s a k n i l G n e é v e l féru a l d n e r fi poète le pour .e é l b e n i u g é n O e n è g u E - o v a i k s v o k ï a h c T ! a r é e m r e t e l r u o p É é t p o , t n e m m e d i v .» s e u s u l p u e p n u s e é t s i l s e com- chefs-d\u2019œuvre, e s v o n u o d o G s i r o B u o r, s i a m - i u g é n O e n è g u E - o r u d é r t n e c n o c n u e s e r u e h x u e d n e é l e c e e d n e g é l s e s t e e s s u r e u g n a l t s e e u q i s u m a l i S .u o n u o n i l a l e d e d n o m e l , e i l a t I \u2019 l s r e v c n a r F a l r u o p e u q x u e y \u2019 d a \u2019 n r u e d n o r f n i a v i r c é t e e t è o p u n m i s i a m n e i r e t n e v n i \u2019 n e n i k u g n a l e m m o c » é l r a p « e s s u r l\u2019influen de affranchi et ture u r u s e i m e d t e s n a d n o - t i o v E t n e m r u o t s e r t ê fuit.les qui heur e e n i u g é n O u o b s r e t é P - t n i a S i m a n o s c e v A .e n i r a L s e d n o s a s r a p s e é n r u o t e r u t a r é t t - e v e D .e - h c u o P , e l e s o p - i r c é \u2019 d e france ux e u Q .a r é p o \u2019 d e n è c s e n e n i u g é n O e n è g u s e D ?- n o b n u \u2019 d e t ê u q n e s é e d f i s i o y d n a d n u t s .e n g a p m a c a l à é r i t e r g r - i a m a l e t i s i v l i , i k s n e L e d a a n i r a L e m a d a M f v f T é l g a i i fl e a g l O .a n a i t a T t e a g l O : s e l l e L .e u q i t n a m o r a n a i t a T , e i t r e O e n n o t é i u q e c , a g l O à é c n a n i u g é n O \u2019 d d n e r p é \u2019 s a n a i t a l l E .e é m m a n e e r t t e l e n u t i r c n i t s e d t s e i u l i u q e m m o h \u2019 l i u j e r r u o p e t i s i v d n e r i u l e n i u e c n a d n e c s e d n o c c e v a s e c n a v gu - a r t x e t s t s e i k s n .e n i é n i u l t e e n e t i o v e - é n O .é s e s r e t e . C u l t u r e L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 Un ?lm de Julien Elie MODERNE I I u A e e d s r o l , e t c a s i a M - a i t a T e d e t ê f a l o i t a u q é d a e n u a y l i , i s s u a à l , n e s n a d e n i u g é n O , a n a r n e i u q e c , a g l O c e v a v e d l e u d n e e u q o v o r p o l é u t a r e s i k s n e L .s é t I I I e L e t i s s u o n e t c a m e n é v é s e c s è r p a s e é n é u t r i o v a \u2019 d s t e r g e r s e l n e t s i x e e n u r a p é y u n dans retrouve se guine i a S à e r u e m e d e h c i r e n i m é r G e c n i r p e L autre n\u2019est qui épouse, o k ï a h c T m a , r u e t v s e l r a p n u r e u q b u s n o i t i s e d t e e l u m r o f s a e n i k r e r i a r é t x u e i c a d d e s s u r n u t n e i v t n e m e l b i s n e t s o e l i u q , i k s n e L e g - i v n i s e l s u o t t n a .l e u d e c e d s r - n a s r u e i s u l p e u r a p é n i M .s t n e - n e t e i m a n o s - é n O , e n i a v e c d\u2019une bal un .g r u o b s r e t é P - t n n o s c e v a e r t n e Tatiana.que g \u2019 ru s o p m o c e L .e n i k h c u o P - i k s v u o l b é t i a t é , a n a i t a T e d x u e r u o a c à é h c r e h c a t e e t è o p u d s r e a s i r é t c a r a c e n u , l a c i s u m e l y t s t n e r r u c é r s e m è h t s e d r a p e l i t l e r d n e r p e r r u o P .s t n e m u r t s n h c u o P « : t l u a u D e n i r e h t a C e d t i l e u n a l e n u r e g r e m é e r i a f u u a n u d e t i a f , e s u e i d o l é m , e h c i d t e s e m s ï a h c r a \u2019 d e g n a l é m e d e i s é o p a L .s r u o j s e l s u o t e e m r e p i u q e l p u o s t n e m t s n i - i i - l - s a - - - e - t fl belle sa vante Grémine u l à e c a f t n a y A .a n a i t a s y a p e n u s u l p n o n t e t i r c é t e r i s é d e d e l û r b i t a T à r u o m a \u2019 d e r t t e l d a a n a i t a T , x u e y x u a e m m a a l é t s e r t s e e n r e t s e r e d t i s i o h c e l l e e n i u g é n O .x u o p é n o s désespoir.le par gé v e l e r a i k s v o k ï a h c T e i s é o p a l « e d n o s gu fi fi d r o b a \u2019 d f i t a r r a n e m è o p p o n u à i a r e l r a p o k ï a h c T c r a P , s i a m a j n i 1 ( e e t n e m é m n o \u2019 l n u z e v a Ta- avec vie e t a r c o t s i r a e n u i e n i u g é n O , e n n e n u r u o t n o s à s e m r a l s e L .a n a - i u g é n O \u2019 u q t e m s i a m , e i v a s e d s é t ô c x u a e l è d - n o r , e r d n o f f e \u2019 s - i a r n e é d e l é , e l b m e s n e \u2019 l e d e m è o p : s e r t s i g e r s e l s u o t r e u \u2019 D .s e u q i t i l o p u o x u e r u o m a , s i v a l s n a d e m m o c e l r a p n o \u2019 l ù o o e m m o c e t n a h c n o \u2019 l ù o a r é u q s a p n u \u2019 u q t i a v a y \u2019 n l i , t » .r i h c n a r f t i a l l a i k s v a f e n n o \u2019 l e u q e l è l l a r a p , e r t n o d l a c i s u m s r e v i n u \u2019 l é n O e n è g u E \u2019 e r è i t n e t s e , s t o m s e l s n a s , ) 8 7 8 u q e r v u œ e n u s n a d e m r e g n u o v , c n o d , i S .t r o t à t î a n n o c d s e i n o h p m y s s e d e l a r g é t n i e s n e n e t i - - e s e l t e n i a m u h t c e p s a \u2019 l e t n u r a p s i v r e s , t e j u s \u2019 l t s e ù O ! a y l i i f é d m e n n o r u o c e d e n è c S « n u s u l p u a t u o T ! i c i s i a n o l o p e n u , e s n a d s a p e s t u o T .e s u e m .s e g a n n o s r e p s e d vu o k ï a h c T r i o v a v e u q e l a l 3e m y S l L\u2019opéra prend quatre u d é t i c i l p m i s a t E .» l a i n é g e t x e d s a P ?n o i t c a » s i r o B e d t n e e n u c e v a , l a b - a f e u n e v e d , e e t ê t a l s n a d e s è r p a , c n o d z e t r o s s e r , i k s v a r g é t n i \u2019 l e d e u q s i d e l , a r é p o \u2019 l d i u l e c : s i a m a j z e t u o c é \u2019 n s u o e i n o h p .e é m i a l a m i s , ) 5 7 8 1 ( \u2019 Onéguine g ff h pour soir ce a ic e Eu ène représentations.s - e Devendra Banhart nous invite une nouvelle fois avec doigté dans son salon décalé aux replis foisonnants, dont on ne sort jamais indemne.Ce dixième album du musicien américa- no-vénézuélien a comme titre un tout petit chapeau : Ma, une référence directe à la maternité qui prend aussi le sens plus large de notre rapport au monde, à sa sagesse.De la minima- liste Memorial, où sa voix décontractée rappelle immédiatement Leonard Cohen, au bossa-nova souple d\u2019Abre Las Manos, dédiée au Venezuela au- jourd\u2019hui tourmenté où il a grandi, Devendra Banhart est mi-doux mi- grave, abordant la mort et la vie de son souffle légèrement étourdi.Bien que l\u2019orchestration soit toujours dense et recherchée (écoutez Love Song), mêlant cordes, cuivres et guitares, l\u2019ensemble est moins fumeux, plus huileux \u2014 sauf peut-être sur The Lost Coast, belle trame de fin du monde.Oui, on trouve encore sur Ma son petit vibrato caractéristique et un brin d\u2019éclectisme, signe que Devendra Banhart change sans tout à fait changer.À l\u2019Olympia le 3 décembre.Geneviève Tremblay Ma êêê 1/2 Devendra Banhart, Nonesuch FOLK ALTERNATIF La totale.Onze disques, onze spectacles complets.Et consécutifs.Tout ce qu\u2019enregistra RCA du retour à la scène d\u2019Elvis, après neuf ans de surplace à Hollywood.La dernière portion des quatre semaines de résidence à l\u2019International Hotel de Las Vegas en août 1969 : cinq « Dinner Shows », six « Midnight Shows ».Qui diable veut se taper onze fois le même spectacle ?J\u2019y retourne chaque soir depuis que j\u2019ai reçu le coffret.Soufflé, soufflé, soufflé.Encore plus qu\u2019avec l\u2019Elvis des années 1950, on a là le meilleur du meilleur : l\u2019orchestre est aussi déchaîné que le chanteur (James Burton, quels solos !), et les versions des All Shook Up, Hound Dog et Mystery Train (en doublé d\u2019enfer avec Tiger Man) frappent au plexus comme jamais avant ou après.Elvis rock ! Blues ! Funk ! Faut l\u2019entendre rugir dans My Babe, hacher menu Rubberneckin\u2019, brasser Baby What You Want Me to Do et What\u2019d I Say.Faut l\u2019entendre raconter sa vie en onze minutes non censurées.J\u2019ai chaud rien qu\u2019à l\u2019écrire.Essentiel.Sylvain Cormier Live 1969 êêêêê Elvis Presley, RCA / Sony Legacy COFFRET C\u2019est bel et bien la quatrième version des Danses symphoniques de Rachma- ninov par Martha Argerich.Après les CD avec Economou (DG), Rabino- vitch (Teldec) et Goerner à Lugano (EMI), tous exceptionnels, voici le sommet des sommets.La différence emblématique est symbolisée par le passage au 2e thème du 1er mouvement (2 min 50 s), où Argerich et son disciple Dong-Hyek Lim nous font entrer dans un monde irréel, quasi intangible.La liquidité des sonorités, comme un lac argenté miroitant, est inédite, même dans la discographie antérieure d\u2019Argerich.L\u2019aspect hanté gagne en intensité dans le second mouvement, valse macabre en perpétuelle instabilité avec, toujours, cette dimension irisée.Tout cela est immense, presque fou.Le disque est entamé par un très honnête 2e Concerto.Lim n\u2019en fait pas trop, sauf dans le finale, qui aurait gagné à être plus mordant.Les cordes de l\u2019orchestre manquent de la pâte dont Yannick Nézet-Séguin dispose à Philadelphie pour accompagner Daniil Trifonov (DG).La note est une moyenne entre 5 et 3.Christophe Huss Rachmaninov êêêê Dong-Hyek Lim, Alexander Vedernikov.Warner, 019029545514.CLASSIQUE Libre ?Iggy Pop a-t-il jamais été confiné ?Bien sûr que non.Lire : champ libre.Lou Reed mort, il peut relire son We Are the People sans se gêner d\u2019y accoler une musique jazzy atmosphérique.David Bowie parti, sa belle voix basse peut résonner davidesque sans ambages dans Loves Missing.Rien ni personne n\u2019empêchent désormais le gars des Stooges de régner.S\u2019offrir un groove dansant dans une chanson intitulée James Bond ?Il l\u2019ose, et c\u2019est irrésistible.Lire du Dylan Thomas ?Permis aussi.S\u2019entourer des cuivres de Levon Thomas et du « guitarscape » de Noveller et presque rien d\u2019autre ?Idéal pour la création de ce 18e album sans compromis mais combien séduisant.La voix a tant d\u2019espace que le crooner aux mille cicatrices est souveraine dans tous les registres, qu\u2019il caresse, égratigne, gronde ou grince.Effet libérateur garanti.On sort de l\u2019écoute en voulant très fort s\u2019affranchir, se choisir, s\u2019assumer, voire se mêler du sort de l\u2019humanité.Mot d\u2019ordre entendu : « Save the day, baby ! » Sylvain Cormier Free êêêê 1/2 Iggy Pop, Thousand Miles / Concord ROCK INCLASSABLE Bien plus calme et mélodieuse que les œuvres précédentes de Leo Svir- sky, River Without Banks a en plus des racines profondes.Pour s\u2019inspirer cette étude charnelle et fluide, le pianiste américain (établi à La Haye) a puisé dans un chapitre de The Tree of Music, un traité sur la philosophie de la musique écrit par le mari de sa feue professeure de piano Irena Or- lov, le musicologue russe Genrikh Orlov.En découlent des compositions cérébrales, certes, mais aussi très organiques, dont les atmosphères miroitantes sont pleines d\u2019arpèges, d\u2019échos et de motifs louvoyants.Avec son usage d\u2019autres instruments (trompette, violoncelle, gong), qui ne dépassent jamais l\u2019autorité majestueuse de son piano, Leo Svirsky montre qu\u2019il maîtrise très bien l\u2019incertitude, dans son acception tant théorique que pratique.Écoutez Rain, Rivers, Forest, Corn, Wind, Sand, puis la longue Strange Lands and People : bien que différentes, elles expriment la même résonance terriblement humaine.Leo Svirsky a bien trouvé la « vie » de la musique.Geneviève Tremblay River Without Banks êêêê Leo Svirsky, Unseen Worlds EXPÉRIMENTAL Quelles sont les limites du réel dans ce monde où les fausses infos et les théories du complot ont un poids politique ?Contre ce que le documentariste Adam Curtis appelle l'« hypernormalisation » (la postvérité maintenue en place par les puissants), la révolte musicale est un garde-fou.Comme Captain Beefheart il y a des décennies, les Australiens de Tropical Fuck Storm (comptant deux anciens des The Drones) cherchent le salut dans le chaos.Proches du psychédélisme des King Gizzard & the Lizard Wizard, en plus punk, plus tendu (Braindrops), plus naïf (Aspirin) et moins épique, TFS dénoncent sur ce fiévreux second album les faux- culs et les enragés du dépotoir du Web, d\u2019une manière tour à tour survoltée (The Happiest Guy Around) et touchante (Maria 63).Délicieusement décousu, furieusement post-punk et issu de cerveaux providentiellement cinglés, Brain- drops sauvera votre vie.Du moins pour la semaine.En concert le 18 septembre au Ritz.Sophie Chartier Braindrops êêêê Tropical Fuck Storm, Joyful Noise ROCK PSYCHÉDÉLIQUE Quel contraste entre The Practice of Love, septième album de l\u2019auteure, compositrice, interprète et écrivaine Jenny Hval, et l\u2019abrasif et farouche Blood Bitches d\u2019il y a trois ans ! Sur ce bref album (huit compositions, 35 minutes), la Norvégienne à la voix angélique couche ses réflexions féministes et existentielles sur des rythmiques électroniques beaucoup plus envoûtantes et accueillantes que dans ses explorations avant-gardistes passées.Breakbeats planants de Lions et High Alice en ouverture, ambient sur le poème The Practice of Love et sur Thumbsucker (le saxophone y est évocateur), pulsions étonnamment trance sur la puissante Accident, vaguement « garage » sur l\u2019épatante Six Red Cannas et carrément prog-house sur Ashes to Ashes, la chanson la plus pop du plus pop album de sa passionnante discographie.Avec l\u2019aide de ses amies musiciennes et poètes Vivian Wang, Laura Jean et Félicia Atkinson, Hval offre surtout un disque intime et candide, porté par son infaillible instinct mélodique.Philippe Renaud The Practice of Love êêêê 1/2 Jenny Hval, Sacred Bones ÉLECTRONIQUE « Le retour en studio du pianiste légendaire.» L\u2019étiquette sur le CD ne ment pas.L\u2019événement est hors normes.Pogorelich a été l\u2019« apparition pianistique » des années 1980-1995, certains enregistrements (Bach, Scarlatti, Ravel, Moussorgski) frisant l\u2019irréel.Mais Pogorelich a sombré.Destinée personnelle tragique.Les Scherzos de Chopin (DG), parus en 1998, avaient été enregistrés en 1995.Car après la mort de son épouse en 1996, Pogorelich s\u2019est tu.Puis il est revenu.En zombie de la musique.De manière récurrente, il était soi-disant « de retour ».Ce disque est-il l\u2019acte final de rédemption ?Hélas non.Il débute par 23 minutes de Beethoven enregistrées en 2016 pour lancer le site Ida- gio, dont c\u2019était alors un contenu exclusif.Médiocrité musicale et catastrophe sonore (de prime abord, on dirait un piano électronique).La 2e Sonate de Rachmaninov, professionnelle quant au réglage du piano et à la captation, fait illusion au début.Puis la musique se disloque, le mouvement lent est distendu et le finale, laborieux, périclite.Christophe Huss Beethoven & Rachmaninov : sonates pour piano ê Ivo Pogorelich.Sony 19075956602.CLASSIQUE C ulture Di s que LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 24 | L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 LI RE Le matin t'est donné, ne le prends pas comme un dû Guillevic F I P T R .C O M PRÉSENTÉ PAR FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA POÉSIE T R O I S - R I V I È R E S 35e DU 4 AU 13 OCTOBRE 2019 Entrevue Audrée Wilhelmy ancre son univers Recueils collectifs Fonds de tiroir ou réel exercice littéraire? rencontre a réuni l\u2019automne dernier, à Orléans, plus de 70 écrivaines de partout à travers la Francophonie.Pour Audrée Wilhelmy, cet événement a causé une véritable onde de choc.« J\u2019étais entourée de femmes dont la capacité à écrire et à prendre la parole est constamment brimée pour des raisons politiques, religieuses ou économiques.J\u2019ai compris tous les obstacles qui se dressent entre les femmes et l\u2019écriture.Pour porter la réalité du Québec, j\u2019espère vraiment convaincre des écrivaines des Premières Nations de se joindre à moi pour les prochaines rencontres.» L\u2019ecrivaine Audrée Whilelmy VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR ENTREVUE ANNE-FRÉDÉRIQUE HÉBERT-DOLBEC COLLABORATRICE LE DEVOIR \u2019univers de l\u2019auteure Audrée Wilhelmy, bien qu\u2019empreint de la vivacité fauve des forêts et teinté de l\u2019étrangeté et du réalisme magique des contes, est pour elle si tangible qu\u2019il prend vie jusque dans son appartement situé en plein cœur de Montréal, où elle nous accueille pour discuter de la parution de son dernier roman, Blanc résine.Les orchidées qui bordent les immenses fenêtres, les plantes grimpantes qui trônent au sommet des bibliothèques et même le majestueux hosta gorgé de sève, qui tourne ses grandes feuilles vertes vers la lumière, portent les prénoms des Mercredi Fugère, Constance Bloom et autres victimes de l\u2019imaginaire rugueux et organique de l\u2019écrivaine.« Comme dans la nature, mes personnages retournent à la terre et continuent à vivre et à m\u2019habiter sous une nouvelle forme », souligne-t-elle.Jamais, toutefois, un personnage n\u2019aura hanté son esprit autant que Daã, héroïne sauvageonne et un brin sorcière de Blanc résine, que la liberté, la fougue et l\u2019amour ne mettront pas à l\u2019abri de la tragédie.« J\u2019ai tellement pleuré en écrivant ce livre.Ça ne m\u2019était jamais arrivé.C\u2019est très inhabituel dans mon processus de création de me sentir aussi investie.Il faut dire que Daã, autant dans son rapport à la parole qu\u2019à la nature, est très proche de ma relation avec l\u2019écriture.» Car, au contact des pins, des ruisseaux et du vent, la mystérieuse femme se laisse gagner par l\u2019appétit des rivières.Son âme gonfle et s\u2019épanche pour devenir plus faste que les « loups, renards, lièvres et caribous qui arpentent son sillage ».Sa peau se couvre de feuilles, les pygargues nichent dans sa tignasse emmêlée.« Elle foisonne, envahie par cette énergie qui la traverse, précise Audrée Wilhelmy.C\u2019est la même chose lorsque j\u2019écris, cette impression d\u2019envahissement et d\u2019abandon.» Daã, c\u2019est la mère de la rustre et créative Noé, héroïne de deux de ses précédents romans, abandonnée dès la naissance ; un personnage si singulier que l\u2019idée de remonter à ses origines hantait la romancière depuis un moment.« J\u2019ai compris que mes livres formaient un seul et même univers seulement lors de l\u2019écriture du troisième, Le corps des bêtes.Blanc résine est devenu un outil narratif pour justifier l\u2019acte d\u2019une mère qui abandonne son enfant, mais aussi pour expliquer les pouvoirs extraordinaires de sa descendance.» Comme Daã est le fruit de 24 mères, 24 femmes maîtresses d\u2019un couvent aux confins de la forêt boréale, ce nouveau roman constitue dorénavant le point de départ de tous les autres, l\u2019origine de cette lignée de femmes et de sœurs qui ne font qu\u2019une avec la faune et la flore.Déjà, Blanc résine se distingue de ses prédécesseurs.Alors que ces derniers s\u2019inspiraient du conte Barbe-Bleue, du mythe de Salomé et d\u2019autres récits païens, ce nouveau roman, plus narratif et linéaire, est davantage construit autour d\u2019enjeux : le féminisme, la sororité, le paganisme et la marginalité.« Avec ce roman, j\u2019ai l\u2019impression de poser les assises d\u2019une mythologie personnelle.En situant mon univers à l\u2019extérieur de notre réalité, je peux aborder ces questions de façon plus ludique, plus organique, sans tenir compte du contexte légal, psychologique ou social.Je peux donner un sens à ce qui n\u2019en a pas.» Amour et sororité Cette nouvelle offrande est avant tout une grande réflexion sur l\u2019amour, les sacrifices et les malentendus qu\u2019il suppose.À quelques pas du couvent où Daã a grandi, une ouvrière de la mine Kohle Co.meurt en donnant naissance à un poupon albinos.Son père, déterminé à lui offrir une vie exempte de misère, se tuera au travail pour lui permettre d\u2019accéder à des études de médecine.Ces êtres dissemblables, Daã et Laure, se rencontreront pour mieux se fuir, s\u2019aimeront pour mieux se perdre.De leur union contradictoire éclora une descendance aux odeurs de taïga.Élevée par 24 femmes libres et affranchies, Daã fait sien le pouvoir des plantes.Aux villageoises, elle offre la chance de se réapproprier leur corps et leur vie.« Daã ne milite pas pour que les autres vivent comme elle.Elle leur donne les outils, les histoires pour leur permettre d\u2019être ce qu\u2019elles veulent et de reprendre le contrôle de leur récit.Ça représente ce que j\u2019ai envie de construire pour les femmes en littérature : un espace où l\u2019on peut se serrer les coudes et soutenir l\u2019émergence de nouvelles voix.» Cet objectif est en voie de devenir réalité grâce au Parlement des écrivai- nes francophones, dont la première Audrée Wilhelmy pose les assises de sa mythologie avec son quatrième roman L Ancrer son univers Fiction québécoi s e LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 26 | Lir e L\u2019Amazonie, « poumon de la planète », brûle de ses cent mille feux.Par-delà l\u2019inquiétante disparition de ce vaste écosystème qui absorbe davantage de CO2 qu\u2019il en rejette, processus indispensable pour la survie de la planète, tout être humain raisonnable a dû réfléchir au moins une fois dans sa vie sur la bataille que la nature et l\u2019urbain se livrent incessamment.L\u2019homme est un animal social, mais pas seulement, puisque l\u2019ADN de notre esprit ne peut vivre longtemps sans le rapport étroit avec l\u2019idée d\u2019une origine sacrée à laquelle nous devons incessamment retourner, la nature étant justement ce qu\u2019il y a de plus universel pour faire vibrer en nous cette idée vague, mais certes indispensable, du sens de la vie.Le monde celtique parle des thin places, ces lieux poreux face à la transcendance où le ciel semble s\u2019approcher davantage de la Terre.C\u2019est sans doute ce qui explique que l\u2019humanité, d\u2019un bout à l\u2019autre de la planète, possède un répertoire de lieux, de villes et de territoires saints ou sacrés où une « vibration » originelle, ressentie par un personnage illustre, un groupe, une tribu ou un peuple, sera préservée de l\u2019oubli et transmise oralement ou par écrit, faisant de ces lieux d\u2019émergence autre chose que des lieux seulement géographiques.L\u2019Amazonie est donc, en plus d\u2019être un site naturel et sauvage, un lieu hautement symbolique dans la mesure où il est multidimensionnel et polysémique, c\u2019est-à-dire qu\u2019il donne à penser sur les sensations physiques, mais aussi sur les découvertes intellectuelles, culturelles et spirituelles qu\u2019il provoque chez tous ceux qui ont eu l\u2019occasion de côtoyer cette majestueuse forêt.Dans un livre entièrement consacré aux lieux sacrés de la planète, Solitudes sacrées et villes saintes (Ba- yard), douze experts se penchent sur le lien entre ceux-ci et notre besoin d\u2019être en relation avec eux.Le chapitre intitulé « La forêt amazo- nienne : une solitude sacrée peuplée de présences, un haut lieu de transcendance », que signe la théologienne, philosophe et anthropologue Elbatrina Clauteux, aide à voir plus clair sur ce qui est en train de brûler réellement sous nos yeux.L\u2019auteure a habité, avec son mari et ses enfants, la forêt amazonienne pendant plus de dix ans.Le début de son récit est peuplé de leurs témoignages et de liens avec cet univers mystérieux et fascinant qui les a indéniablement transformés.Ce qui en ressort, par-delà la fascination, est le sentiment d\u2019une étrange solitude.Et c\u2019est dans la compréhension de cette solitude que le profane peut trouver son compte.Car il n\u2019est pas question de la même solitude qu\u2019on peut ressentir au milieu d\u2019une foule ou d\u2019une forêt urbanisée.« Dans la forêt amazonienne, on se sent étrangement seul, seul avec soi-même parmi tant d\u2019autres vivants, différant de soi ; et pourtant, on éprouve un sentiment de proximité tellement réel avec le monde minéral, végétal et animal que cela éveille une abyssale peur, même au plus authentique écologiste, aimant de la nature vierge.» Ce qui émerge en Amazonie, peut-être plus qu\u2019en aucun autre lieu sur la planète, c\u2019est le constat abyssal avec lequel il nous faut désormais vivre : « je suis pour moi un inconnu ».Tous ceux qui se sont penchés un jour sur la modalité et les habitudes des peuples, des groupes et de tribus habitant l\u2019Amazonie, à commencer par Claude Lévi- Strauss et son inclassable Tristes tropiques, disent la même chose : la forêt est un monde, un lieu de vie et de sens où, grâce au modus oper- andi d\u2019un temps mythologique et cyclique, il faut constamment revenir au mythe fondateur parce qu\u2019il détient le secret de la survie de l\u2019homme au sein du cosmos.Autrement dit, ce que la solitude abyssale dévoile, à nous qui avons perdu tout lien avec le sacré, c\u2019est que la nature et la forêt, dont nous faisons indéniablement partie, nous font comprendre que nous sommes étrangers parce que nous nous sommes placés en dehors ou contre elle.Or, Elbatrina Clauteux rappelle la pensée de Heidegger, à savoir que nous sommes pure ouverture au monde par l\u2019expérience directe au monde ambiant, commun et propre, sans quoi nous tombons dans l\u2019insignifiance.En plus de respirer nos déchets pour nous permettre de continuer à respirer, l\u2019Amazonie n\u2019est pas seulement une machine tautologique, mais plutôt le dernier lieu transcendant et immanent à la fois, dans la mesure où elle symbolise l\u2019ouverture à la nature fondatrice.Courir à son chevet, c\u2019est courir sauver notre propre transcendance dans l\u2019immanente communion avec tout ce qui est autre et que l\u2019auteure appelle transpossibilités, à savoir d\u2019autres possibles, d\u2019autres visions de l\u2019humanité, d\u2019autres façons d\u2019habiter le monde.C\u2019est précisément là que réside le caractère salvateur du « poumon de la planète ».L\u2019Amazonie transcendantale MAYA OMBASIC D\u2019une sensualité organique êêê 1/2 Avec son quatrième roman, Blanc résine, Audrée Wilhelmy s\u2019approprie de nouveau les mystères de la nature pour réinventer les corps et les rapports qui les unissent, défier les conventions et déjouer les attentes.On y rencontre Daã et Laure, deux êtres uniques et unis par la marge, géniteurs d\u2019une lignée d\u2019enfants farouches, rebelles, mythiques.Fondant les assises d\u2019un univers dont elle seule maîtrise les codes, elle force l\u2019abandon, l\u2019acceptation de l\u2019altérité, la révision des tabous.La plume, toujours sensuelle et organique, se fait plus exigeante, moins ciselée.D\u2019un seul souffle, elle bascule entre les deux protagonistes.Tantôt, elle revêt l\u2019énergie brute, mythique, intuitive, presque animale de Daã.Puis elle s\u2019efface pour porter la voix de Laure, laissant place à une prose plus retenue, plus romanesque, plus analytique.Tout comme les personnages, qui prennent corps dans un élan plus romanesque, les enjeux et les réflexions se précisent, se font le reflet de la réalité, sans jamais céder leur part de mystère.Anne-Frédérique Hébert-Dolbec Un bric-à-brac incantatoire êê Deux ans après Le corps des bê- tes, roman à l\u2019équilibre parfait, poussant plus loin l\u2019univers qu\u2019elle brode depuis Oss, Audrée Wil- helmy nous revient avec Blanc résine, double récit de la rencontre entre une sauvageonne ancrée à la Terre-Mère et un « mâle lactescent » (un médecin albinos).Malgré la maîtrise et l\u2019imagination dont on la sait capable, Audrée Wilhelmy fait cette fois un pas de côté tout en reculant.C\u2019est par sa forme plus que par son sujet que le roman pose problème : Blanc résine est un long, trop long bric-à-brac incantatoire.Un fatras débordant d\u2019inventaires, de cosmogonies et de botanique aussi prétentieux que racoleur, semé de fils qui dépassent et d\u2019influences mal digérées.Un roman poussif et bricolé qui patauge dans sa surenchère de mots rares, argotiques ou vieillis prélevés dans les dictionnaires.Comme le parfum d\u2019un durian trop mûr, le lyrisme capiteux et adolescent du quatrième roman d\u2019Audrée Wilhelmy risque de rendre plus d\u2019un lecteur nauséeux.Pénible.Christian Desmeules Blanc résine Audrée Wilhelmy, Leméac, Montréal, 2019, 352 pages LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 Lir e | 27 CRITIQUE CHRISTIAN DESMEULES COLLABORATEUR LE DEVOIR « Je voudrais que ce texte décime ma famille entière », confie la narratrice en colère de Chienne, munie de ses phrases comme d\u2019une arme, matraquant à froid et sans larmes la mémoire familiale.Court roman transgressif, qui se définit comme une « autofiction », Chienne nous livre en une série de vignettes à la violence insupportable, une prise de parole démultipliée par les années de traumatisme et de silence : « Parmi toutes les lois du père, il y en avait une d\u2019ordre capital : ne pas raconter.» Elle a choisi de raconter, au contraire, même si la peur leur avait « été inculquée avant même le mot pour la nommer ».Y compris la peur de ne pas être crue.« On se dira que j\u2019ai exagéré ou menti.Et toutes les personnes qui me diront que j\u2019ai exagéré ou menti seront mon père.Je ressentirai l\u2019urgence, à chaque fois, de leur planter un couteau dans la gorge.» Premier livre de Marie-Pier Lafontaine, née en 1988, Chienne est le produit d\u2019un mémoire de maîtrise en création.La narratrice, jamais nommée dans les 114 pages du roman, y raconte avoir grandi sous le joug d\u2019un père monstrueux, libidineux, violent, qui imposait à sa famille \u2014 surtout aux deux plus jeunes filles parmi ses neuf enfants, « neuf vies brisées chacune à leur manière par le même monstre à deux têtes » \u2014 ses obsessions sexuelles et sa haine des femmes, jouant sans finesse avec les limites de l\u2019interdit.« Comment agresser ses enfants sans les pénétrer.» Par exemple, lorsqu\u2019elle avait huit ans, « l\u2019ogre » la tenait nue et en laisse pour « jouer à la chienne ».« La laisse est en cuir marron.Abîmée par mes traces de dents.Il la range dans le même tiroir que ses ceintures et ses films pornographiques.» Japper, rapporter, sentir les fesses de sa sœur, manger ses excréments, manger sous la table dans un bol.Se laisser flatter.Battues et humiliées.Leur peur et leur douleur, ra- conte-t-elle, excitaient le père.À l\u2019autre bout de la table ou avachie devant la télévision, « assise dans son gras », avec sa lâcheté, sa complicité silencieuse, la mère y participe, elle aussi, à sa façon.Car à ses yeux, en l\u2019absence de \u201ccontact\u201d, l\u2019inceste n\u2019existe pas.Racontant le traumatisme, évoquant les séquelles de la maltraitance dans sa vie amoureuse et sexuelle, l\u2019auteure y mène une charge aussi contre la violence misogyne et millénaire qui persiste envers les femmes.L\u2019écriture, ici, est une manière de survivre et de reprendre le contrôle sur son existence.Le livre a sa force, c\u2019est une évidence, mais en raison de son écriture par fragments \u2014 forme littéraire, quoi qu\u2019on en dise, qui relève d\u2019une certaine facilité \u2014, et même si Ma- rie-Pier Lafontaine y enchaîne les Dans son premier livre, Marie-Pier Lafontaine mène une charge contre la violence qui persiste envers les femmes.SANDRA LACHANCE Chienne êêê Marie-Pier Lafontaine, Héliotrope, Montréal, 2019, 114 pages phrases très souvent percutantes, Chienne compose au final un récit décousu et affaibli.Si la forme avait été plus forte ou équivalente à son propos, cela aurait été la marque d\u2019un grand livre.Malgré l\u2019horreur, on reste plutôt avec l\u2019impression d\u2019être devant un projet inabouti.Une enfance à quatre pattes Chienne arpente avec une colère froide et personnelle le territoire de la violence familiale Fiction québécoi s e LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 2 8 | Lir e L i r e L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 CRITIQUE man o r e L s mini é f e u q e t F s i u o L e f et s mme o H nd o c e s e l s dan Rabaskabarnak e g â n o s d i n e t t e h c é r ément épar s ent v vi s mme i P - St c ri d\u2019É man o r l s u o s d r a s a h r a p t r e v u o c é d , l h ê \u2019 d l l t cri é s a p a \u2019 e err a TARDIF DOMINIC Éric Québec Montréal, 224 l , e g e n m à e s i m r p u A u a \u2019 l e d c é t n e m r a p e h c r u o c s i d t n e m e v - t o m e l u q r e n g r l a s e d e g e u q a l St-Pierre, Amérique, 2019, pages ri u fi r e c p m e a r e t n e t e e t n o .e t a i d é m m i t r o a m o r d n o c e s e c , d r o b a r e i m e e d r u e t m o C e r i r c é t n e m m o C r e l l e s - t s e b n u e r t s a p t n a r a l i h ( l r e s s a r b m e e l b m e s ) 7 1 0 2 n e u o m e l t n a d n e p , i u q x u e c e d s e m i a s s e t i a f t n o , i s s u A i o M # l u o s e d n a , n e M l l A t o N # c i l c a p t n o s e n s e m m o h s e l s u o t e r è i r r e d e c n e d i v é e n U .s r u e s s e o i t i b m a \u2019 l , r û s n e i b , t i a h c a c e s a n- - i e - r - i s e n fi COLLABORATEUR LE DEVOIR a l s è r p a s e l c è i s s i o r T i v s e m m e f t e s e m m o h i u q c e b é u Q n u s n a d u j , é t i l i r é t s a l à é n m a d n e i v r a p e p p i l u t a L e s e r è i m e r p e n u e d n o m a e é v e l é a r e s e t i t e p p e é g i r i d » e i r e r u œ s « s e d e n u , u a e v i r r o C e t , é t i n a m u h \u2019 l e d n t n e m é r a p é s t n e v - n o c t i a y o r c e s - o R e u q e c à \u2019 u q s u a e r t t e m à e n a L .e v È , t n a f n e e n u \u2019 d r u œ c u - h p e s o J - e i r a M r a s e l b a t u o d e r s u l p n i m e d e m m e f S c i r É t t e c e t i v p a l i ù o s o p o r p s e r i l é d s r i o p s e s n o i t a l a m o R a l à s e c m e s e l t e fu ux ru d s t i c é r s e d é t i l i b i d é r c a l r e .s r o l a t n e i a e g r e m é i u q s n e m e s u e r u e h e p i s s i d e r r e i P - t r u s e m a l s n a d , n o i s n e h é r p p a e o s e u q r i a l c t n e m e d i p a r t î a r a p i e r a p e d à t u o t u d s a p t n e i t e n u à n e i b s i a m , s e t s i n i l u c s a m e r s e d n o i t a d n o f e r e n u \u2019 d e r è c n i .s e m m e f t e s e m m o h e r t n e n e r é f é r s e l t n a i l p i t l u m f u o t n y e l s e r P s i v l E ( e r i a l u p o p e r u t l u c o c é b é u q s e d n e g é l a s t n p e t e n s l n - - ) i- rn rv k l o f e r t o n e d s e r è i c r o s m r u o p e r r e i P - t S c i r É e t s n a d k a a b a k s a b a R d , e u q l e u q r e u t i s à t i a r t e e t t e h c é r F n a e s a L n a d e m m o h n u c u A o d » e i r e r u œ s « e t t e c p a s à i t n e s n o c a i u q s n o t n o d s i a m , n o i t c n e s é r p a S « .e m ê m l\u2019objet faisait munauté son en : débats bles fi rn - n u r p m e \u2019 u q , e r o l r e s o p é d a l x u e i - e s s r e v i n u \u2019 l t n o s i u o L e r t n e t r a p e t a l r a c é e t .e d s e g a r a p s e l s , n o t s a G f u a s , c n - a g é r g é s e r p o r d n a u q e é m e - m o c a l s n a d e d\u2019intermina- dion absence, m o T ( s e s V a L s o J a a b a k r a p t n a t l , s e g a g r u e i s u l p n U « turbotrash maison a \u2019 n i u q expressions jolies s e é y o l p s i t p a b e r n o l o i V s o J , u o b i r a C ) e i r e l a G - e s s a h C a l , e l o i as b a R , k r o p s n a r t n o i t a c r a b m e e n u t s e a b e d p u o c u a e b , p u o c u a e b s i o f r u o c i u q r u e s s a h c n u \u2019 d t e j o r p e .s i o f a l à s e r v è i l s t s i r u t u f - o c i r o l k l o f e i p o t s y d e sa trompette », féministe livre ce de sujet au d\u2019édition d e i n a t i l a l e u q x u e i c n e c i l e d em- vernaculaires v e c i d n e p p a \u2019 l r e n g i s é d r u o p é- - - t e e - i ux u t i a t é \u2019 c e u q i u l e d t i a s les qu\u2019il autres, les me s n o i s a c c o \u2019 l e u q s è d t i a l u o c é t u a u r c a l e u q testostérone.la avec pair de , e l l e , e v È e n u e j a L u q s u f f i d t n e m i t n e s e l « t n e v u o r t s r u œ s n o c s e s u l p , n e i c n a s u l p l a m n u u a e v u o n e m m o h \u2019 l i s n a h c é m t e e r e g n a d e u q e c t s e \u2019 C ?r e i h \u2019 d r nn - m o c e n i a r g e n toutes tuerait , t i a r e t n e s é r p e s e n i e v s e s s n a d » t n a t u o p t i r r u o n e d s é g u j é r p s e l e s n a d e c r u o s r u e l t E .» l e o s r e p s i s s u a s a p \u2019 t i a t é \u2019 n e m m o h l e u q t - s r o l e v È e d i a l p (batte, ril c\u2019est ça, l\u2019œuvre fier h c e L é r t e j o r p e t u o t e d s é t i n é c é à r u e t s n a d e c e r è i t a m c e s i r o t s n i a r o p r gu r si Mais bizoune).pissette, turbotrash quali- comment , ?Lambert Kevin d\u2019un u r a p é t o p , e r v i l e c e d e m r a n i o m t n e i t , r e i l n i s t n e m e l l e s b o s e v i t a l e r s è r t s e c à , n o ç a f u a n o s e d t n e d i v é r i s i a l p u a \u2019 u q a l p i u q e t s i m i h c l a \u2019 d e t o s , e r i r c d s a t n u e t i m r a m e m ê m e n u u a \u2019 s t e s e t a r a p s i d s e r è i m e r p s m e t n o c s e s e d u e p p o r t e m m o e d e g n a l é m e t s a l c o n o c i n u n , s - - - e - - s a l l i v u a e n è m a r e l l e \u2019 u q e d n o ç r a g n u e g , s e r n e g fu e l l e u q u d n .e h p m o i r t e r r e i P - t S c i r É E D E L L E F U R A C E D H M K I N N A R I O V Dans la rumeur paisible de Vancouver, un couple de vieillards panse les blessures de son passé et de son amour, marqués par la mémoire d\u2019une Syrie déchirée par la guerre et d\u2019une enfance meurtrie par les stigmates de la différence et de l\u2019exclusion.Alors que l\u2019un compte les heures qui le séparent de la mort, l\u2019autre, Hakawati, telle une Schéhéra- zade moderne, raconte fables et souvenirs pour empêcher la mort, figure encombrante du récit, d\u2019accomplir trop rapidement son dessein.La balançoire de jasmin, premier roman de l\u2019écrivain canadien d\u2019origine syrienne et grand défenseur des droits des réfugiés LGBTQ Ahmad Danny Ramadan, est une épopée empreinte de détresse et de tendresse qui traverse les montagnes syriennes, les vallées du Liban, la chaleur de l\u2019Égypte et, enfin, la promesse d\u2019un foyer au Canada.Bien que les multiples lieux et personnages qui habitent les histoires d\u2019Hawakati s\u2019entremêlent bien souvent dans un tourbillon indistinct, ce sont les émotions intenses et universelles qui se dégagent de chacune d\u2019elles qui renversent.Certaines scènes sont d\u2019une lucidité si poignante qu\u2019elles forcent l\u2019arrêt et l\u2019absorption de la souffrance et de l\u2019impuissance d\u2019un jeune homosexuel rejeté par sa famille, humilié par ses amis, sans repère dans une patrie en proie aux flammes où la nonchalance de la jeunesse sonne cruellement faux.Un chef-d\u2019œuvre littéraire ?Non, sans aucun doute.Mais un puissant rappel de ce qui, au-delà de nos différences et des craintes et jugements qu\u2019elles inspirent, nous unit et fait fi de l\u2019échelle avec laquelle nous nous acharnons à définir l\u2019humanité : notre propre finalité et les regrets qu\u2019elle impose, l\u2019amour et ses inéluctables contradictions et la nécessité de les raconter pour mieux les embrasser.Anne-Frédérique Hébert-Dolbec La balançoire de jasmin êêê Ahmad Danny Ramadan, traduit de l\u2019anglais par Caroline Lavoie, Mémoire d\u2019encrier, Montréal, 2019, 256 pages Les mille et une nuits d\u2019un réfugié GRAND ANGLE DOMINIC TARDIF COLLABORATEUR LE DEVOIR Avant, j\u2019avais l\u2019impression que c\u2019était un ramassis de fonds de tiroir », avoue Stéphane Dompierre.Le romancier et directeur littéraire résume par le fait même le préjugé tenace que génèrent les recueils collectifs fédérant sous un même thème ou un même sous-genre des textes (souvent des nouvelles) signés par une ribambelle d\u2019auteurs plus ou moins connus.C\u2019était du moins ce qu\u2019il pensait jusqu\u2019à ce qu\u2019il collabore, en 2011, à Amour & libertinage, écrit par les trentenaires d\u2019aujourd\u2019hui (Les 400 coups), une idée de Claudia Larochelle et Elsa Pépin qui les mènera jusque sur le plateau de Tout le monde en parle et qui déclenchera une déferlante qui n\u2019a pas cessé depuis.« Ce qui m\u2019avait marqué, c\u2019est à quel point il y avait une direction littéraire forte », se rappelle celui qui est depuis devenu un spécialiste de ce type de projets de gang.Il pilotait en 2014 Nu (Québec Amérique), un recueil de nouvelles érotiques, et ses suites, Travaux manuels (2016) et Pulpe (2017), ainsi que Monstres et fantômes (2018), des nouvelles d\u2019horreur écrites par des femmes pas forcément associées au sang et à l\u2019épouvante.Déferlante, disait-on.Vous en doutez ?Juste depuis le début de cette rentrée ont atterri (ou atterriront) en librairie On tue la une (Druide), Stalkeuses (Québec Amérique), Zodiaque (La Mèche, 16 septembre), Et si on s\u2019éteignait demain ?(Del Busso, 7 octobre), deux tomes des Disparus d\u2019Ély (Québec Amérique, 24 septembre), Chairs (Triptyque, 23 octobre) et Folles frues fortes (Tête première), dans lequel neuf auteures revendiquent fièrement ces épithètes généralement employées pour les discréditer (notons que Martine Delvaux y réagit à une critique de Christian Desmeu- les de son livre Thelma, Louise et moi parue dans Le Devoir en septembre 2018).En résumé : si vous êtes un auteur québécois et n\u2019avez jamais été sollicité « pour un collectif, un examen de conscience (ou de vos odeurs corporelles) s\u2019impose peut-être.Collectif, solitude rompue À quoi, et à qui, ça sert, les collectifs ?Stéphane Dompierre et Marie Demers (qui collaborait à Monstres et fantômes et dirige Folles frues fortes) énumèrent la solitude que permet de rompre pareille entreprise, les amitiés qui en germent, les contre-emplois contraignant pour le mieux un auteur à affiner de nouveaux outils et la possibilité de révéler une nouvelle voix à un lectorat qui aurait été appâté par un écrivain vedette.Que Nu se soit jusqu\u2019à maintenant écoulé à 11 000 exemplaires \u2014 un chiffre correspondant davantage à l\u2019exception qu\u2019à la norme, précise Dompierre \u2014 n\u2019est sans doute pas étranger à la présence, au sein de l\u2019alignement partant, de Patrick Senécal.Le phénomène recouvrerait aussi une soif de solidarité, à l\u2019heure des réseaux sociaux à cause desquels il n\u2019a jamais été aussi facile, et dangereux, de jalouser les succès des autres.« Il y a quelque chose dans la compétitivité ambiante qui mine tout Ramassis de fonds de tiroir ou réel exercice littéraire, les recueils collectifs ?Réflexion sur la pertinence des livres écrits à plusieurs mains, qui ne cessent de bourgeonner en librairie le monde, dont le milieu littéraire, observe Marie Demers.Être compétitif, se lancer des flèches, au lieu de nous valoriser, ça ne nous aide pas à respirer.Lire nos collègues, les encourager, s\u2019inscrire dans un tout avec eux, en voulant que ce tout fonctionne, c\u2019est comme ça que la littérature québécoise va prospérer.» Publier des noms ou des textes ?Pour l\u2019auteur, chargé de cours à l\u2019Université de Sherbrooke et spécialiste de l\u2019édition Nicholas Giguère, un recueil collectif, c\u2019est comme « une revue littéraire avec une périodicité en moins et du prestige en plus ».Mais, ajoute-t-il, « on peut se demander dans certains cas si on publie davantage des noms que des textes ».La comédienne Pascale Montpetit, la metteure en scène Mouffe et l\u2019humoriste Michel Mpambara comptent, par exemple, parmi Les disparus d\u2019Ély, l\u2019acteur Mario Saint-Amand figurait dans À leur tour de larguer les amours (Tête première, 2018) et la musicienne Aria- ne Moffatt racontait (bellement) son accouchement catastrophe entre les pages de Dans le ventre (XYZ, 2019).Selon l\u2019attachée de presse Myriam LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 30 | Lir e Le thème n\u2019est pas nouveau, il est peut- être même usé.Pourtant, ce Bleu, en 108 pages et 37 notices (37 œuvres), se parcourt comme un chemin d\u2019énigmes.D\u2019une page à l\u2019autre, on ne sait trop sur quel bleu on tombera, sur quelle teinte l\u2019auteure s\u2019aventurera.Bleu.De l\u2019Égypte ancienne à Yves Klein propose un survol de l\u2019histoire de l\u2019art par le biais de cette couleur si populaire, si riche, « à la fois symbole d\u2019espoir et [de] chagrin », comme la décrit Hayley Edwards-Dujardin, l\u2019historienne de l\u2019art et de la mode derrière le projet.On s\u2019entend : les arrêts sur l\u2019Égypte et sur Klein, voire ceux sur Nymphéas bleus de Monet, sur Nu bleu III de Matisse ou sur Bleu de ciel de Kandinsky, ne surprennent guère.Le ton, les informations complémentaires et le découpage chronologique en deux sections (« les incontournables » et « les inattendus ») donnent néanmoins à l\u2019ouvrage son charme et son intérêt.Et comme il est petit et malléable, le tout se lit bien entre deux arrêts de bus.Érudit ?Bien sûr.Ce qui n\u2019empêche pas les textes d\u2019être clairs et concis.Présentant Marche nuptiale, plaque décorative en grès de la fin du XVIIIe siècle classée parmi les « incontournables », l\u2019auteure explique bien ce qu\u2019est le jaspe bleu clair, ou « bleu Wedgwood », du nom d\u2019un céramiste britannique.Avec sa brève introduction, ses données historiques, son glossaire en forme de diagramme et quelques citations d\u2019artistes, mais pas trop, le livre a valeur de manuel de référence.Certes, la sélection est subjective et inéluctablement incomplète.Oubliez ainsi Fernand Leduc et toute référence québécoise, y compris à la monumentale intervention publique Bleu de bleu d\u2019Alain Paiement, cadeau du 375e anniversaire de Montréal.Reste que ce Bleu est vaste, dépasse le Klein du titre et se termine avec un portrait sur fond bleu sans tête (et sans titre) du Chinois Yue Minjun, huile de 1998.Jérôme Delgado La passion azurée Bleu De l\u2019Égypte ancienne à Yves Klein êêê Hayley Edwards- Dujardin, Éditions du Chêne, Vanves, 2019, 108 pages Comtois, ces scintillantes contributions se matérialisent rarement dans les tiroirs-caisses.« Oui, on va avoir une belle campagne de presse [grâce à ces vedettes], mais ça va surtout attirer l\u2019attention, à mon avis, sur la vivacité de la maison d\u2019édition.Je crois aussi que les maisons s\u2019associent parfois à ces artistes dans l\u2019espoir de leur faire écrire un livre, et non pas seulement pour créer un buzz.» Il tomberait sous le sens qu\u2019une Ariane Moffatt puisse souhaiter soumettre le manuscrit d\u2019un roman à une équipe avec laquelle elle a déjà travaillé ou qu\u2019une jeune auteure pleine de promesses se sente redevable envers une maison qui lui a déroulé le tapis rouge d\u2019un collectif.Ramassis de fonds de tiroir ou réel exercice littéraire, les recueils collectifs ?Stéphane Dompierre confie à mots couverts que certains éditeurs se montrent plus réticents à laisser un membre de leur écurie participer à un livre de groupe chez un compétiteur, tout en jurant solennellement ne jamais lui-même avoir employé ce subterfuge afin de carrément tenter de subtiliser une grosse pointure à la concurrence.« Je comprends jusqu\u2019à un certain point qu\u2019un éditeur puisse craindre qu\u2019un de ses auteurs publie une cochonnerie ailleurs et que ça nuise au travail qu\u2019ils ont accompli ensemble, mais il n\u2019y a pas, selon moi, de raison d\u2019être frileux, parce qu\u2019il y a une vraie qualité dans ces collectifs-là en ce moment.Et puis, une nouvelle dans un collectif peut donner le goût aux lecteurs de découvrir l\u2019œuvre d\u2019un auteur qu\u2019ils ne connaissaient pas.» Inégal ?Inégal.L\u2019adjectif revient presque systématiquement dans les recensions publiées au sujet des recueils collectifs.Béquille de scribe en manque d\u2019imagination \u2014 ça arrive \u2014 ou caractéristique inhérente à la nature de ces projets ?Stéphane Dompierre rigole.« Évidemment, chaque critique va tout le temps parler de ses coups de cœur et apporter un bémol.Mon but, c\u2019est qu\u2019à chaque critique, ce ne soit pas le même texte qui reçoive ce bémol.Et je te dirais que, jusqu\u2019à maintenant, c\u2019est pas mal pari tenu.» Pour Marie Demers, la qualité d\u2019un collectif repose beaucoup sur la volonté de travail, et de réécriture, de ceux et celles qui y œuvrent, malgré une maigre rétribution (un cachet de quelques centaines de dollars ou un pourcentage des ventes).Ce processus serait aussi indispensable que dans l\u2019édition d\u2019un roman en solo.De quoi témoigne, lui demande-t- on, la parution récente de plusieurs collectifs essentiellement ou exclusivement féminins ?« Ça témoigne d\u2019une générosité des femmes, d\u2019une volonté de ne pas écrire que pour soi \u2014 tu remarqueras que ce sont la plupart du temps des hommes qui disent en entrevue écrire d\u2019abord pour eux.Les femmes ont envie d\u2019écrire pour les autres.Écrire pour un collectif, c\u2019est d\u2019abord faire un cadeau à celles avec qui on publie.» ALESS MC LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 Lir e | 31 CRITIQUE CHRISTIAN DESMEULES COLLABORATEUR LE DEVOIR Psychologue parisienne à la quarantaine fatiguée, Rose Goyenetche s\u2019est fait offrir par sa mère une croisière en Méditerranée avec ses deux enfants \u2014 5 et 15 ans.Son mari est resté à Paris.La protagoniste de La mer à l\u2019envers, nouveau roman de Marie Dar- rieussecq (lauréate du prix Médicis en 2013 avec Il faut beaucoup aimer les hommes), aurait pu se contenter de promener ses problèmes personnels entre l\u2019un ou l\u2019autre des bars à thèmes du bateau.Mais la réalité du monde va entrer par effraction dans son existence bien balisée.En pleine nuit, alors qu\u2019ils débordent l\u2019île italienne de Stromboli, l\u2019immense morceau de « capitalisme flottant » stoppe les moteurs pour porter secours à un esquif troué rempli à ras bord de migrants partis des côtes libyennes.Témoin de l\u2019opération, la femme, à l\u2019instinct, sans réfléchir, retourne dans sa cabine et décide de donner à un jeune réfugié nigérien dont elle a croisé le regard des vêtements propres et le iPhone de son fils adolescent.Mais la culpabilité, le sentiment d\u2019avoir fait une gaffe et d\u2019avoir failli à son rôle de mère la rattrapent.Ravalée tout rond par sa vie qui ne la satisfait pas, entre son mari qui boit trop et un travail devenu sans surprises, distraite un temps par leur déménagement en province, où le couple vient de faire l\u2019achat d\u2019une grande maison.Des épisodes qui servent à aborder le consumérisme et la crise des loyers à Paris, sources parmi d\u2019autres de l\u2019étouffement moderne.Avec La mer à l\u2019envers, l\u2019écrivaine nous convie à un double voyage.Celui du jeune Nigérien, Younès, débarqué en Italie mais qui va vite tenter de rejoindre, comme tant d\u2019autres, la jungle de Calais, entonnoir de l\u2019Europe, « à cet endroit précis où la planète forme un pli », avec l\u2019espoir de traverser illégalement la Manche et d\u2019atteindre le Royaume-Uni.Puis il y a cet autre périple, intérieur celui-là, qu\u2019accomplit Rose, en lutte avec sa propre conscience, tandis que le jeune migrant tentera de l\u2019appeler plusieurs fois au fil des mois, sans qu\u2019elle ose lui répondre.Pendant longtemps, elle a caché son geste à tout le monde.Lui faut-il choisir entre sa famille et l\u2019humanité ?S\u2019investir encore plus auprès de sa fille maladive ou se lancer aveuglément au chevet d\u2019une planète qui se dégrade à vue d\u2019œil ?« Est-ce que les mères sont toutes des salopes ?» se demande-t-elle.Ne peut- on pas devenir le héros, ne serait-ce que pour un jour, du film de sa propre vie ?Elle avait vu sa nouvelle vie au village comme un abri, un refuge.Or, encore une fois, ça ne suffit plus à étouffer ses envies de départ.« Mais la grande perturbation qui agite le monde la secoue jusqu\u2019ici.Entre deux patients, elle fait trembler le niveau d\u2019eau dans le verre, par la pensée.» Explorant les zones de turbulence que traverse la femme, la phrase de Marie Darrieussecq, avec sa ponctuation aléatoire ou haletante \u2014 c\u2019est selon \u2014, nous entraîne au plus près des pensées hésitantes et de l\u2019anxiété de sa protagoniste, engluée dans ses propres contradictions entre ses « devoirs » de mère et ses convictions humanistes devant l\u2019état du monde.Pertinent, mais peut-être un peu flou.La mer à l\u2019envers êêê 1/2 Marie Darrieussecq, P.O.L., Paris, 2019, 249 pages Aux portes du désastre Un nouveau roman de Marie Darrieussecq sur fond de crise migratoire et d\u2019éco-anxiété Marie Darrieussecq nous convie à un double voyage.CHARLES FRÉGER CRITIQUE ALICE ZANETTA LE DEVOIR À une heure de Paris, dans un morne département, des jeunes attendent, comme chaque matin, le bus qui les emmènera à l\u2019école.Or, ce matin est différent.L\u2019un d\u2019eux décide de ne pas monter dans le bus, de rester seul face aux champs.Assis sur le banc de l\u2019abribus, il passera la journée à remonter le fil de ses souvenirs et tenter de comprendre pourquoi, à ce moment-ci, a-t-il décidé d\u2019emprunter un autre chemin.Premier roman de Marin Fouqué, 77 (prononcez sept-sept) frappe juste.À l\u2019aide d\u2019un monologue intérieur, il emprunte l\u2019œil naïf et le dialecte \u2014 « un vrai galérien », « squattage de banc », « tirer une grosse latte » \u2014 de ce jeune qui grandit dans l\u2019entre-deux, ni rural ni urbain, de la grande banlieue parisienne.Le narrateur se dévoile au fur et à mesure de ses pensées\u2026 et se gardera bien de tout nous dire.À sa manière, Fouqué revisite sur sa terre natale les thèmes de l\u2019enfer- mement social, de la masculinité toxique et de l\u2019affirmation de soi que l\u2019on a pu lire chez Édouard Louis (En finir avec Eddy Bellegueule, Seuil, 2014).Du nom du département de la Seine-et- Marne, 77 fait écho aux bourgades françaises délaissées, où les voitures passent sans s\u2019arrêter, et à ces jeunes qui s\u2019y trouvent coincés.Rien ne doit bouger sur ces terres boueuses, où les seules craintes des habitants \u2014 principalement des vieux terrés dans le silence \u2014 sont l\u2019invasion de Paris, des étrangers et de la racaille.« D\u2019abord c\u2019est un chemin en plus, et puis très vite c\u2019est les centres commerciaux, les tours, les parkings, le tsunami de bitume et le total engloutissement », répète à tue-tête le père Mandrin sur son tracteur, incarnant l\u2019inquiétude des villageois craignant de perdre leur identité dans cette France en mouvement.Pour fuir l\u2019apathie profonde de ce hameau et tenter d\u2019exister, ces jeunes useront de la violence, parfois entre eux, pour maintenir des valeurs inculquées, telle la masculinité écrasante dont le personnage principal fait les frais.À l\u2019image de la fille Novembre, d\u2019autres tenteront d\u2019anéantir ces carcans, de s\u2019en extirper.Une chose est certaine, pour se faire respecter dans ces champs, il faut dominer, frapper fort.Au contact du nonchalant grand Kevin du 93, le jeune de l\u2019abribus, que ses pairs surnomment « La Mignonne », se métamorphosera, explosera pour se définir.Alors que les rythmes se dessinent en une mélodie à saveur de slam, des images nous sautent aux yeux et l\u2019émotion nous saisit.Marin Fouqué manie le verbe avec justesse et sincérité.Un constat peu étonnant, puisque le romancier, qui enseigne l\u2019écriture, est aussi connu pour sa poésie, son rap.Tandis que la poésie se creuse tranquillement une place au cours de ce récit jonglant entre un rythme tranchant et les longues divagations du personnage sous l\u2019effet du shit, on apprend à se laisser bercer par cette jeune voix ne demandant qu\u2019à être entendue.Ce mélange des formes, loin d\u2019un résultat disparate, prend tout son sens et sa sensibilité aux côtés du garçon dont on ne connaîtra jamais le nom.Et peut-être est-ce mieux ainsi, puisque ce jeune pourrait être n\u2019importe quel jeune d\u2019un nulle part oublié.Un matin en solo Dans 77, Marin Fouqué donne voix à une jeunesse en territoires oubliés 77 êêêê Marin Fouqué, Actes Sud, Paris, 2019, 224 pages Le premier roman de Marin Fouqué frappe juste.SAFIA BAHMED-SCHWARTZ Fiction LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 32 | Lir e CRITIQUE MICHEL BÉLAIR COLLABORATEUR LE DEVOIR Michel Moatti semble avoir pris son rythme de croisière et publie maintenant un roman chaque année en amassant de nombreux prix au passage ; on se rappellera son remarquable Alice change d\u2019adresse, publié ici il y a quelques années déjà.Il nous revient dans ce septième livre avec une histoire terrible tout entière consacrée au trafic d\u2019êtres humains.L\u2019action se situe pourtant à Londres, aujourd\u2019hui, dans d\u2019anciens quartiers de banlieue, comme Slough, avalés par la mégalopole au fil des ans.C\u2019est là que Lynn Dunsday, toujours web-reporter au Bumper, enquête sur une série de meurtres aussi sordides que violents touchant surtout des femmes originaires des anciens « pays de l\u2019Est ».Rapidement, Lynn \u2014 que l\u2019on connaît depuis Tu n\u2019auras pas peur, de Moatti \u2014 constate qu\u2019elle met les pieds dans un territoire contrôlé par des mafias impitoyables\u2026 ce qui ne l\u2019empêche nullement de publier \u2014 sous le titre Trans-Europe enfer \u2014 une série de papiers sur l\u2019assassinat brutal d\u2019Anna Kaczor, jusque-là désignée dans les tabloïds sous le nom de « la pute polonaise ».Et tout sera silence êêê Michel Moatti, Éditions Hervé Chopin, Paris, 2019, 320 pages Lynn s\u2019installe à Slough pendant quelques jours, passe le quartier au crible et parvient à percer la chape de silence qui l\u2019oppresse.C\u2019est ainsi qu\u2019elle met au jour \u2014 en partie aussi grâce à Andy Folsom, son fiancé du Crime Command \u2014 un ignoble trafic d\u2019êtres humains.En se basant sur l\u2019histoire d\u2019Anna \u2014 Moatti, lui, s\u2019est inspiré du très officiel Global Report des Nations unies sur les trafics d\u2019êtres humains en Europe de l\u2019Est \u2014, elle raconte le voyage de ces filles enlevées surtout en Pologne, en Slovénie ou en Roumanie et qui sont ensuite séquestrées par des bandes organisées qui les traitent comme des bestiaux.Au bout du trajet, celles qui survivent, déshumanisées, servent d\u2019esclaves sexuelles dans les banlieues des grandes capitales européennes.Mais Lynn a frappé si juste qu\u2019elle est bientôt menacée par ceux qu\u2019elle traque ; on lui fait brutalement comprendre qu\u2019elle doit cesser d\u2019écrire sur le sujet si elle veut rester en vie.Ce sera la goutte qui fait déborder le vase puisque Folsom et l\u2019équipe du Crime Command décident enfin d\u2019intervenir et de coffrer les principaux responsables du réseau.Soyez toutefois prévenus : on lira ici des pages d\u2019une dureté insupportable et s\u2019inspirant directement, on l\u2019a dit, de rapports officiels sur le trafic d\u2019êtres humains au beau milieu de l\u2019Europe.À l\u2019heure où la crise des migrants s\u2019apprête à gagner le monde tout entier avec les dérèglements climatiques qui s\u2019installent, le livre de Moatti résonne comme un cri d\u2019alarme.Toutefois, la pertinence de son récit ne réussit pas à masquer le gros fil blanc qui relie certaines parties de l\u2019intrigue ; on est loin ici de la finesse d\u2019écriture et d\u2019analyse qui caractérisait Alice change d\u2019adresse.Mais le message passe ; du moins, espérons-le\u2026 Le livre de Michel Moatti résonne comme un cri d\u2019alarme.TIM MOATTI CRITIQUE ANNE-FRÉDÉRIQUE HÉBERT-DOLBEC COLLABORATRICE LE DEVOIR La dernière année s\u2019est avérée faste pour Tommy Orange.Son premier roman, Ici n\u2019est plus ici (There There), a reçu un accueil exceptionnel.Lauréat du PEN/Hemingway Award et finaliste au prix Pulitzer et au National Book Award, l\u2019imposante œuvre s\u2019est également retrouvée sur la liste des meilleurs romans de l\u2019ensemble de la presse américaine, ainsi que sur celle de Barack Obama.Campé dans le quartier populaire d\u2019Oakland, où le jeune auteur membre des tribus cheyenne et arapaho a grandi, le roman emprunte son titre original (There There) à Gertrude Stein.Après avoir elle aussi passé son enfance dans les immenses espaces de ce faubourg de San Francisco, elle est prise de vertige lorsque, des années plus tard, elle découvre un territoire densément peuplé, englouti par le béton et l\u2019acier, emportant avec lui ses souvenirs et ses références.« There is no there there.Ici n\u2019est plus ici.» Cette déchirure, cet anachronisme et cette absence qui transcendent les générations forment la trame de l\u2019ambitieuse fresque de Tommy Orange.À travers sa poésie tumultueuse et effrénée, il embrasse l\u2019histoire des « Indiens urbains d\u2019Amérique » dans toute sa complexité, offrant une réflexion audacieuse et ambitieuse sur l\u2019identité, l\u2019appartenance, la mythologie et la réappropriation culturelle et spirituelle d\u2019un peuple submergé et essaimé par la colonisation.On y croise entre autres Tony Lone- man, 21 ans, atteint du syndrome d\u2019alcoolisme fœtal.Laissé à lui-même, il se laisse prendre dans les magouilles d\u2019une bande de voyous.Jacquie tente de reprendre sa vie en main.Après le décès de sa mère, elle a abandonné un premier enfant né d\u2019un viol sur l\u2019île d\u2019Alcatraz, occupée par les Amérindiens de 1969 à 1971, puis un second, atterrée par la dépendance.Dene Axendene, pour sa part, récolte des témoignages pour un projet documentaire, espérant tisser un fil conducteur entre les membres de sa communauté, alors que Orvil, Edwin et Blue cherchent à se réapproprier leur genèse brisée.Douze personnages qui verront leurs destins se lier lors d\u2019un grand pow-wow.Dans cet univers façonné par la rue et la pauvreté, où chacun porte les cicatrices d\u2019une destinée douloureuse, faite d\u2019injustices et de préjugés persistants, Orange explore la dissonance d\u2019une communauté défigurée par la perte et l\u2019absence de transmission, par la fragilité d\u2019un patrimoine sans cesse réinventé par le récit dominant ; une communauté prise entre deux mondes auxquels elle ne parvient jamais à s\u2019identifier, et l\u2019état de malaise et de confusion créé par cette continuelle ambiguïté.On aura parfois l\u2019impression d\u2019avancer à tâtons dans cette œuvre vertigineuse.Car il serait facile de renoncer à appréhender le mal-être de cette galerie de personnages insaisissables, à découvrir l\u2019humain derrière le stéréotype, à concevoir la tragédie annoncée qui dérive inévitablement de la violence sourde, de la douleur ignorée de ces générations rompues, privées de souveraineté.Or, Ici n\u2019est plus ici est une histoire de courage : le courage d\u2019embrasser une culture dans toute sa complexité, le courage d\u2019ouvrir les yeux, le courage de changer les choses.Poignant.Ici n\u2019est plus ici êêêê Tommy Orange, traduit de l\u2019anglais par Stéphane Roques, Albin Michel, Paris, 2019, 351 pages Trans-Europe enfer Un réquisitoire virulent contre l\u2019indifférence face aux drames qui déchirent le monde Fiction Tommy Orange offre une réflexion vertigineuse sur l\u2019identité des « Indiens urbains d\u2019Amérique » La dernière année s\u2019est avérée faste pour Tommy Orange.JEAN LUC BERTINI PASCO Un héritage englouti par le béton LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 Lir e | 33 CRITIQUE SARAH BOUMEDDA LE DEVOIR Aisha Saeed, auteure américaine d\u2019origine pakistanaise, s\u2019inscrit dans une vague d\u2019écrivains jeunesse aux États- Unis issus de communautés culturelles diverses et qui font de leur œuvre un hommage à leur héritage.Dans Le courage d\u2019Amal, première traduction française de l\u2019œuvre de Saeed, cette dernière explore la réalité des jeunes filles de son pays à travers le destin d\u2019une protagoniste pleine d\u2019espoir.Amal, jeune fille vive et têtue, est l\u2019aînée d\u2019une famille de quatre (bientôt cinq) enfants.Dans son petit village rural du Pakistan, sa vie est simple : elle va à l\u2019école avec sa sœur Seema ; à la maison, elle s\u2019occupe de ses jeunes sœurs, Safa et Rabia, et donne un coup de main à sa mère et à leur femme de ménage, Parvin.Son quotidien ne dépasse pas les limites de son village, où se tient le marché, aux abords de la ville.Or, l\u2019imagination d\u2019Amal dépasse de loin ces frontières.Sa soif d\u2019apprendre est infinie, et elle rêve de devenir enseignante, inspirée par sa propre maîtresse, Mlle Saida.Déjà, à 12 ans, elle se questionne sur sa liberté, sur le fait qu\u2019elle soit une fille \u2014 n\u2019a-t-elle pas le même droit qu\u2019un garçon, comme son ami Omar, de rêver à un avenir ?Pourquoi devrait-elle manquer les cours des semaines durant lorsque sa mère accouche, même si Parvin est là pour veiller au bon fonctionnement de la maisonnée ?Puis, un jour, sa vie bascule.Une brouille au marché avec le propriétaire du village, Sahib Jawad, à qui elle a tenu tête sans savoir que ses parents lui étaient redevables, la contraint de quitter sa famille et de devenir servante chez Jawad au domaine de sa famille, la puissante lignée des Khan.À son arrivée, Amal est mise au service de la mère de Jawad, Baji Nasreen.Dès lors, l\u2019adolescente se rend compte des ressemblances entre la vie qu\u2019elle vient de quitter et l\u2019enfance de Baji Nasreen, malgré leurs nombreuses différences, allant jusqu\u2019à remettre en question non seulement la liberté qu\u2019elle ne possède plus, mais aussi celle prétendument acquise de sa maîtresse.Dans ce récit touchant, inspiré de la jeune militante Malala Yousafzai, Aisha Saeed détaille le sort désolant de plusieurs filles et familles à travers le monde sans jamais tomber dans le cliché.Ici, aucune arrière-pensée impérialiste ni aucun complexe du sauveur blanc ne sont à l\u2019œuvre ; Amal, héroïne à part entière de son aventure, mène ainsi son propre combat pour sa liberté.Cette représentation d\u2019une jeune fille pakistanaise prenant en main son avenir est on ne peut plus importante, voire primordiale, de nos jours dans une société occidentale qui fait de la femme musulmane son sujet de débat favori.Pas étonnant, justement, que Saeed soit cofondatrice de We Need Diverse Books, OBNL américain promouvant la diversité et la représentation des communautés culturelles et des femmes dans la littérature jeunesse.Bien que destiné à un jeune public, Le courage d\u2019Amal s\u2019avère ainsi une lecture engagée et réfléchie, amenant à se questionner sur la liberté, la corruption, le féminisme (ici bien différent de celui exprimé et revendiqué en Occident), ainsi que sur l\u2019importance de l\u2019éducation.De fait, c\u2019est notamment à travers les mots de Mizra Ghalib, de Hafiz et d\u2019Allama Iqbal qu\u2019Amal puise son courage, guidée par sa passion pour le savoir.Cette réflexion importante, arrimée à une histoire bouleversante et forte d\u2019une héroïne attendrissante, fait de ce roman jeunesse une œuvre surprenante.Espoir et courage Bien que destiné à un jeune public, Le courage d\u2019Amal s\u2019avère une lecture engagée et réfléchie Le courage d\u2019Amal êêê 1/2 Aisha Saeed, traduit de l\u2019anglais (États-Unis) par Louise Sasseville, Éditions Petit Homme, Montréal, 2019, 224 pages Cette représentation d\u2019une jeune fille pakistanaise prenant en main son avenir est on ne peut plus importante, voire primordiale, de nos jours dans une société occidentale qui fait de la femme musulmane son sujet de débat favori.AAMIR QURESHI AGENGE FRANCE-PRESSE Jeuness e LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 34 | Lir e CRITIQUE MARIE FRADETTE COLLABORATRICE LE DEVOIR Comme un dernier souffle, un hommage rendu à une terre et ses habitants qui n\u2019existeront plus, un père et sa fille se lèvent à l\u2019aube et descendent la vallée.Là, tout au cœur d\u2019un village perdu, ils font revivre à leur façon ce qu\u2019a été Kielder Valley avant la construction du barrage.Violon au creux de l\u2019épaule, ils entrent dans chacune des maisons abandonnées et jouent, chantent et dansent pour « tous ceux qui sont partis et pour tous ceux qui viendront ».Inspiré d\u2019une histoire vraie racontée par Mike et Kathryn Tickell \u2014 père et fille, tous deux porteurs et passeurs de la musique du nord de l\u2019Angleterre \u2014 Le barrage retrace un monde de légende, de musique et de tradition qui habitait Kielder Valley avant que l\u2019endroit ne devienne Kiel- der Water, le plus grand lac artificiel du Royaume-Uni.À coups de quelques phrases courtes, de dialogues brefs, le texte traduit par Christiane Duchesne laisse place au silence, se fait respectueux du passé.Quelques souvenirs y sont relevés, des noms, tels que Billy Bal- lantine, Archie Dagg, tous musiciens issus de ce Northumberland qui ont façonné la légende, nourri et entretenu les lieux mythiques de leur musique et de leurs chants.Malgré le barrage, derrière lui ou sous l\u2019eau, les airs traditionnels sont partout et rappellent l\u2019importance des racines tout en assurant une continuité.La construction de la digue \u2014 qui s\u2019est échelonnée de 1975 à 1981 \u2014 a sacrifié des fermes, des maisons pour soutenir une économie en pleine expansion.Ode à ce temps révolu, au courage et à la beauté, l\u2019histoire émouvante d\u2019Almond \u2014 à la fois nostalgique et porteuse d\u2019espoir \u2014 se lit ainsi comme on écoute une berceuse.L\u2019œil de Levi Pinfold Si le texte de l\u2019auteur britannique émeut par sa simplicité et sa sensibilité, le trait atmosphérique et lumineux de Levi Pinfold ne pouvait être mieux choisi pour raconter ce lieu en images.Le dialogue avec les fantômes, avec le souvenir est narré dans des tons ocre épousant avec délicatesse et beaucoup de respect cet hier chargé d\u2019histoire.Le retour au présent, sur ce lac artificiel, est pour sa part teinté de bleu qui apporte un effet de réel, crée un lien entre le passé et le maintenant.Le style réaliste poétique de l\u2019artiste offre quant à lui une immersion totale au cœur de Kielder Valley.Depuis la faune et la flore jusqu\u2019aux bâtiments et aux êtres humains, le détail offert par Pinfold est saisissant.Alors que les grands plans laissent place à l\u2019immensité du décor, à des scènes prenantes, notamment celle de la rencontre entre la musique et les anciens habitants du village, les plantes, animaux, bâtiments nous sont présentés en petites cases, isolées, comme pour souligner l\u2019importance de chacun des éléments.Les angles et le jeu avec la lumière, la mélancolie qui se dégage de l\u2019ensemble rappellent d\u2019ailleurs l\u2019art d\u2019Edward Hopper et plus près de nous celui de Stéphane Poulin.Pour ajouter à la beauté de cet album, une petite vidéo de promotion, un « teaser » comme le dit l\u2019éditeur Yves Nadon, est disponible sur le Web.Les illustrations de Pinfold défilent sur une complainte violonée par Marie-Annick Lépine et Stéphanie Lépine.À faire pleurer.Habiter le passé Dans un album poétique, David Almond transporte le lecteur au cœur du Northumberland En octobre 2018, la Coalition avenir Québec a remporté les élections québécoises en mettant en avant un nationalisme excluant l\u2019option sou- verainiste.Ses adversaires ont dû se contenter de miettes.Le fédéralisme servile du Parti libéral a été rejeté, mais le souverainisme mou du Parti québécois et de Québec solidaire n\u2019a pas fait recette non plus.« Après 50 ans d\u2019une stratégie nationale bipolaire qui nous propose de choisir entre l\u2019impossible souveraineté et le rien du tout des Trudeau père et fils, n\u2019y a-t-il pas désormais place pour autre chose que l\u2019impuissance et l\u2019imagerie révolutionnaire ?» demandait le sociologue Jean-François Simard, en février 2018, dans L\u2019idéologie du hasard (Fides), avant d\u2019être élu député ca- quiste de Montmorency.Les Québécois semblent croire que oui.On a beau être souverainiste et trouver déplorable le recul de notre option, il faut bien, à un moment donné, accepter de voir la réalité en face.Et cette réalité, le politologue Guy Laforest la résumait, en 2014, dans Un Québec exilé dans la fédération (Québec Amérique).« Il me semble évident, écrivait-il, que les Québécois ont choisi de vivre, dans un avenir prévisible, leur quête d\u2019identité et de liberté dans le Canada.Le Québec est dans le Canada pour de bon, sauf qu\u2019il se reconnaît trop imparfaitement dans ses institutions.» Si le « pour de bon » m\u2019apparaît présomptueux, je dois admettre que le reste de la formule vise juste : majoritairement, les Québécois ne veulent pas quitter le Canada, mais ils ne l\u2019aiment pas tel quel.Deux fédéralismes La troisième voie, entre l\u2019indépendance et la résignation, existe-t-elle ?Théoriquement, oui.Elle s\u2019appelle le fédéralisme multinational et elle est brillamment défendue par les penseurs québécois Alain-G.Gagnon, Eugénie Brouillet et Guy Laforest, de même que par l\u2019Acadien Joseph Yvon Thériault, qui, dans ses Sept leçons sur le cosmopolitisme (Québec Amérique, 2019), dit souhaiter que cette voie ait « un avenir politique dans la foulée d\u2019un projet souverai- niste en panne alors que la population reste fortement imprégnée d\u2019une intention nationale qui veut faire société, en français, de manière distincte, en Amérique du Nord ».Ces penseurs s\u2019inscrivent dans la tradition du fédéralisme renouvelé.Le politologue Alain-G.Gagnon en est un des chefs de file.Dans l\u2019ouvrage collectif Ré-imaginer le Canada (PUL, 2019), Gagnon note que le Canada fait bonne figure en matière de reconnaissance de la « diversité de premier niveau », c\u2019est-à-dire les origines multiples de nombreux Canadiens, mais échoue dans la reconnaissance de la « diversité de deuxième niveau », c\u2019est-à-dire « les trajectoires culturelles des peuples fondateurs ».Il y a, explique le politologue, deux grandes traditions fédérales.Le fédéralisme territorial, ou mono- national, répartit les compétences entre les États membres « en fonction de considérations techniques, sans qu\u2019une préoccupation soit accordée aux groupes ethnoculturels ou aux nations minoritaires, et en présumant qu\u2019il existe une seule nation ».Depuis 1982, le Canada tend lourdement vers ce modèle, au grand dam des Québécois francophones et des Premières Nations.Le fédéralisme multinational, en revanche, prendrait en considération « les revendications des nations fondatrices » et respecterait « leur liberté d\u2019action et d\u2019autodétermination interne ».Ce fédéralisme reconnaîtrait non seulement la diversité individuelle, mais aussi le pluralisme national et s\u2019accompagnerait d\u2019une forme asymétrique acceptant, écrivait Gagnon en 2008, l\u2019idée que « les États doivent être organisés de manière à protéger la communauté » et ses caractéristiques propres, comme, peut-on suggérer, la langue française et la laïcité au Québec.Ébranler le blocage Dans Un Québec exilé dans la fédération, Laforest présentait l\u2019esquisse d\u2019une réforme constitutionnelle allant en ce sens : définition de la fédération comme multinationale et asymétrique, reconnaissance du Québec comme société nationale distincte et mention que le patrimoine multicul- turel des Canadiens s\u2019incarne « dans les réseaux institutionnels de deux sociétés d\u2019accueil, dont l\u2019une, au Québec, décline sa vie sociale dans le respect du principe de la prépondérance de la langue française ».Ce n\u2019est pas l\u2019indépendance, évidemment, mais ce serait une manière d\u2019avancer autrement.Le problème, souligne Gagnon, c\u2019est qu\u2019« il se pourrait fort bien que les seuls qui croient encore au fédéralisme au Canada se trouvent au Québec ».Les partis fédéralistes canadiens, en vue de l\u2019élection à venir, ne proposent rien de concret en ce sens.Aussi, pour ébranler le « blocage politique auquel fait face le Québec », diagnostiqué par le politolo- gue Alain Noël dans Utopies provisoires (Québec Amérique, 2019), il faut peut-être songer à mettre nos œufs dans un autre panier.LOUIS CORNELLIER Alors que les grands plans laissent place à l\u2019immensité du décor, les plantes, animaux, bâtiments nous sont présentés en petites cases, isolées, comme pour souligner l\u2019importance de chacun des éléments.D'EUX Le barrage êêêê David Almond et Levi Pinfold, traduit de l\u2019anglais par Christiane Duchesne, D\u2019eux, Montréal, 2019, 32 pages L\u2019autre fédéralisme E ss ai LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 Lir e | 35 CRITIQUE MICHEL LAPIERRE COLLABORATEUR LE DEVOIR Samuel de Champlain, explorateur et colonisateur français né vers 1580 à Brouage et mort en 1635 à Québec, la ville qu\u2019il fonda, suscite toujours la controverse.Certains reprochent au père de la Nouvelle-France et en définitive du Québec actuel son rêve qu\u2019ils jugent hypocrite.Ne déclara-t-il pas à des Innus, qu\u2019on appelait des Montagnais : « Nos garçons se marieront à vos filles, et nous ne ferons plus qu\u2019un seul peuple » ?Ces paroles célèbres dites en mai 1633, le jésuite Paul Le Jeune les rapporte dans les relations de son travail missionnaire qu\u2019il envoyait à son supérieur en France.Elles ne figurent pas dans Les œuvres complètes de Champlain, établies, annotées et présentées par l\u2019historien français Éric Thierry.Elles reflètent pourtant la pensée du « bâtisseur de la Nouvel- le-France », selon l\u2019expression même de Thierry.La première édition vraiment intégrale des écrits de Champlain publiés de son vivant et de manuscrits comprend trois mémoires inédits découverts par l\u2019historien : le premier sur l\u2019intérêt de l\u2019explorateur dès 1603 pour l\u2019Amérique, les deux autres sur l\u2019effort pour reprendre Québec après sa chute en 1629 aux mains des frères Kirke, aventuriers au service de l\u2019Angleterre.Elle renferme les cartes et les dessins qui, conçus par le navigateur, témoignent de son talent géographique et ethnographique.L\u2019historien américain David Ha- ckett Fischer, auteur en 2008 de Champlain\u2019s Dream, ouvrage colossal, novateur et acclamé, traduit en français sous le titre Le rêve de Champlain (Boréal, 2012), signe une préface pour célébrer la découverte par Thierry d\u2019un « humanisme » véritable « dans l\u2019attitude de Champlain à l\u2019égard des Amérindiens et dans sa vision de la Nouvelle-Fran- ce ».Il y rejette l\u2019opinion des universitaires qui voient en l\u2019explorateur un « oppresseur raciste ».Il faut préciser que, dans un dossier intitulé « Champlain : le rêve et les faits » (Bulletin d\u2019histoire politique, hiver 2019), Michel De Waele, de l\u2019Université Laval, et Paul Cohen, de l\u2019Université de Toronto, s\u2019en prennent à Fischer pour avoir propagé un jugement positif sur Champlain.Ce rejet tardif à prétention « scientifique » n\u2019est pas sans découler d\u2019une méfiance à l\u2019égard de l\u2019aventure coloniale française, méfiance influencée par le défunt impérialisme britannique.Fischer, Américain de souche, et le Français Thierry évitent ce préjugé.Détail de Deffaite des Yroquois au Lac de Champlain, repris de l'œuvre Voyages de Champlain (1613).Cet autoportrait est la seule image contemporaine de l'explorateur.Ci-dessous: une carte de la Nouvelle-France dessinée par Samuel de Champlain.DOMAINE PUBLIC / SEPTENTRION À travers Fischer, De Waele et Cohen attaquent le fameux jugement émis par l\u2019historien américain Francis Parkman (1823-1893), issu de l\u2019élite de souche anglo-protestante : « La civilisation espagnole a écrasé l\u2019Indien ; la civilisation anglaise l\u2019a méprisé et négligé ; la civilisation française l\u2019a étreint et chéri.» Cette phrase devient partiale, voire ridicule si on l\u2019isole du contexte démographique de l\u2019époque coloniale.Par rapport aux colonies espagnoles et anglaises beaucoup plus populeuses, le petit nombre de Français et de leurs descendants canadiens, mais nullement une supériorité de vertus, leur permit d\u2019avoir davantage d\u2019humanité dans l\u2019entreprise coloniale.De Waele et Cohen refusent de reconnaître ce fait pourtant chiffrable.Dans l\u2019introduction substantielle du premier tome des Œuvres complètes, Thierry critique le précurseur de De Waele et de Cohen dans leur dépréciation de Champlain.Il dénonce « le dénigrement systématique auquel s\u2019est livré Bruce G.Trigger » (1937-2006), professeur à McGill, en jaugeant la documentation ethnographique fournie par l\u2019explorateur.En décrivant avec empathie le festin des morts, cérémonie où les Hurons célèbrent et mêlent les os de leurs défunts, Champlain ne suggé- rait-il pas un rêve universaliste qui, fondé sur l\u2019histoire, confondrait ses détracteurs en dépassant l\u2019idée de conflit entre oppresseurs européens et victimes autochtones ?Les œuvres complètes de Champlain T.1 (1598-1619) T.2 (1620-1635) êêêê Éric Thierry, Septentrion, Québec, 2019, 1288 pages La civilisation espagnole a écrasé l\u2019Indien ; la civilisation anglaise l\u2019a méprisé et négligé ; la civilisation française l\u2019a étreint et chéri FRANCIS PARKMAN » Le rêve réhabilité de Champlain Voilà ce que propose l\u2019édition par Éric Thierry des œuvres complètes de l\u2019explorateur E ss ai LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 36 | Lir e L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 | 37 Jaz z C U L T U R E BILLET The Birth of Cool B s e Mil s vi a D s e s et émo d s n umentair oc d e L TRUFFAUT SERGE COLLABORATEUR LE DEVOIR e l oo C of h irt B he T l d i é i nn t u f i u q , r o l y a T u o , 0 6 9 1 s e é n n o s t u f i u q i u l e c u q , 0 7 9 1 s e é a i d b éné r ff e e vi la e r o l p x e l i d fi s W m c - n a s e l s n a d e m m e f a s u o , n i r E s l n o s e r o c n e s e l s n a d i m a t e t n a r é f - m o s s e é n n a s e l t n e r u g i z az j u d éant g u d e rt yn fi r u n o R .o i d u t s n e t e e n è c s o c n a H e i b r e H , r e o h S e a e i n r e d e c e d s l e l , h t a e H y i M , e m u t M s e m a J e t s i n n o i s s u b l f i b b i r , r e t a C - m i J , k c - r e p e l , r , n r e t S e k d l fi e r u t a t s a , t n e m m e v n e z z a j u d e r i o t s i h \u2019 l s n a d s i v a D t é a e m m o h e r t o n , t s e e l l e \u2019 u q d , e r i a t n e m u c o d n u \u2019 d s u l p e d n u \u2019 d e m ê m t e s e i h p c i p o i b o c , s s a p s r u e l l i a \u2019 d , s i a m r o s é d t i d C n o D r u e t c a \u2019 l é s i l a é r a \u2019 u q t e u q à l i o V .a l e c e d s n a s i o r t a y g a m i \u2019 l e d n a l p e l r u s , i u h \u2019 d u o n à t i a f e t s i t t e p m o r t r e h c â r e u q s e r p u o s e t t e h c n a m o s g e N y e l n a t S r a p é n g i s m l \u2019 .e v a s e s e r i t a m m o s n o c e d n i a m z e n e r P u J t n e m e t c a x e la de trement e l l a M s i u o L s A u a P - n a e J e r i o v Seine.la de quais o \u2019 l e u q e c t u o t s\u2019attar Nelson avec Davis Miles u g n o l t n a w e i v \u2019 s e M e e c t n a t é t e j u s e l é - a r g o i b e n o e m m , t n a n n o i l i e l d a e h - r u o j u a \u2019 e r t o n , e s e l u a e v n u à e c .n e K d m m s o m a p l e s u a c r u o p t n e m m a t o N .e n ï a c o c e d e é n é r f f e n o s u l p u o s i r a P t n a n e t - s i g e r n e \u2019 l , o c é r G e t t e i l de film du bande-son d u a f a h c é \u2019 l r u o p r u e s n e c , s e l e m ê m t e e r t r a S l de différence la À , t n e s é r p à \u2019 u q s u j u v a n de rapports les sur de inter- en France la - a i p e l t e o c é r G t n e m e fi a e t u u q o C y m m J t e u l B f o d n i e d e s s e c e n i u q À t e e c , s o p o r p e c .r e r t s i g e r n e \u2019 r u e m e d e m g i n é e n u , e u q i s u A r u e t t a b e l e u q l i - t i a f e s t n e m l u d t n e s b a t n e m e l a t o t t i o é u o j r i o v a \u2019 d s u l p n e \u2019 u q t i a s n l u a t u o t t u f l i , i u l c e v a t n e e r i a l c é n o s 0 8 9 1 t e 0 7 9 1 s e é n n n o s s é t u a e v u o n n e r u e y o v r u o l l a v r e t n i À ?e r t u a \u2019 d i o u Q e r è i m u l n e t e m n o s l e N , s r e i e r u e t t t e r e u o j a l e d i u l - m o c : e r e t s o F l d n a u q , - e u g n o l s e d g n o n o S ?r u .s e r o - u i é r s e s t g a f s e l gu g À o l e u q é t i l a u q e r è i m e r p a L o h c e n u t s e f e i l e r n e e r t t e m é l u t i t n I .r u e n o l a l : e l p m i s M l o o C f o h t r i B e h T \u2013 s i v e c , .s e r u e h x u e d e d e é r u d e n u \u2019 d e c n e r é f f i d a l à s i a m , e r i d à e t d i u l e c , s r u e i r é t n a s e r i a t n e m s e l r e n i l c é d e d s p m e t e l d n e r p e i n é e c e d e i v a l e d s a b s e l i d a l .s n o m é d s e s z e n e r P e d , e l p m e x e r a p a D s e l i M e h T , b b i D e k i M e u q i n n a t i r B u d r fi ry rt n e l l e c x e l , e t s i n à Passons ger.z e v a s u o v i S t u o t u s t e b b i D g n a h C t a h t r a e Y l l e u q a l e d s r u o c d i s n o c s r u o j u o t , z z a j e d e u q s i d s o h c - d n a r g s a p t i a d r o b a s i v a D r e g n a r r a \u2019 d , r e s u l e c t e u e j n o s à t n e i t n e t u o t e s - a D s e l i t s e m l - ê b t s e \u2019 C - u c o d e d n o s l e N e t e s t u a h .s a b - i c i , e c n e r é f f o t S s i v n e i o s vu ue r r M à c a p o d c l s - e r t r U é n e R , e t s i n a i p t musique.la e d e r i a t n e m u c o d e l l a r t s i g a m e l , 9 5 9 1 e h T z z a J d e u a e é n n a \u2019 l t i o s , é i l b u p t u f e l B f o d n i K r u e l l i e m e l e m m o c é r é z e r d n e r p p a \u2019 n s u o v s r o l a t n o d e r è i n a m a l r u s e - o p m o c e D .e u q i s u m a l t o p n o b à r e n e m e d , - a n g a p m o c c a s e s e d i t n e m é d n o f o r p t n o i u q s e t s i c a - t i d , i u q s t i a f s e L .s i v a D s e l i t i l i b i c s a r i n o s e d e n i g i r o \u2019 l r u o p t E .e t n e n a m r e p e r è l o s e r t u a s e l ù o à l é t s i s n i r i o v i m e c i v r e s e l e r i d i s n i a r u o o s l e N y e l n a t S à o v a r b t i d n e t u e v n o e r u t n e v a \u2019 d i S .S - .P , s i v a D s e l i M r u s e g a t n a v a r c é e i h p a r g o i b o t u a \u2019 l e l l i e s n o u t i t n i , e p u o r T l c n i u Q e t è o p e t n e m e l p m i s e i y M s s e r P x u a , é u q r a m t n o s , n o a s e d , é r u o p , a ç t i a f t n o , m u m i n .n r i o v a s n n o s r o l a c e v a e t i t u o t e é l a l e d s e rt , 2 0 0 2 l o o C f o h i B e h T o l e n j u s e l e t i a r t l I .n a l p e c r u s s i a m r e n g i o m é t t n a s i a f n e t n e m e l e s u e s n a d a l , s e r t u a e r t n e , t n e m gu r t n o c r a P .s r u e t é t â g z e r e s s u o v n o s l e N r a C e c , t n e m e u g - a j e i o v u - a t n o r f t e - e n o l s e c n a r F R p C t , s a c e l s a p t s e \u2019 n e c i s , e \u2026 r a C .- n o l i s s u a à l , e g o r r e t n i é y o t ô c t n o \u2019 l i u q x u fi e l l e c e r o c n e u o e c n a s s i a n e i n n a t i r b e t s i t t e p m o r t e l r a : r r a s i v a D s e l i M n o i t i d É x u a , r e v u o r t à e l i c f i d s u l p , s e s è h Davis Miles Documentaire Stanley de Nelson.2019, Unis, e é g i d é r n a I e u q - n e r a P s .États- minutes.115 version En originale anglaise Cinéma Parc.au du m o r t e L e t s i t t e p a D s e l i M n a r G u a e d a r a P l a v i t s e F 5 8 9 1 n e I B O R L E O J E C N E G A P - E C N A R F s i v d z z a J , E N E S S E R L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 C u l t u r e É c r a n s 3 8 | présente S A L L E B O U R G I E SALLE BO U R G I E .C A Jamais trop classique ! Musiciens de l'OSM 20 septembre \u2022 18 h 30 Cinq virtuoses de l\u2019OSM ouvrent cette traditionnelle série de musique de chambre.BEETHOVEN, HAYDN et ONSLOW Marie-Nicole Lemieux L'invitation au voyage 1er et 3 octobre \u2022 19 h 30 Baudelaire en paroles et en musique, avec le pianiste Daniel Blumenthal et le comédien Raymond Cloutier Mélodies de CHAUSSON, DUPARC, DEBUSSY, FAURÉ, G.CHARPENTIER et Léo FERRÉ Russian Renaissance 5 octobre \u2022 20 h La balalaïka est à l\u2019honneur dans un programme allant du jazz au tango en passant par la musique classique.Jamais trop d\u2019émotions ! 19 20 Présenté par ENTREVUE Aff er nt o r e l en Clair sac n o c d e r t s n mo oi s he c amar L e x u e d e r umentair oc an l\u2019 à e ll e c e ll e c s e , é ét xi mme o c s une e j s e d s e ult ad s e d CAROLINE LE DEVOIR MONTPETIT r e r d t e évaluation.e h c u o c t n a v a d\u2019un peur B e t i a e l l e \u2019 u q n e i d\u2019excellen- général s e t v i r r a l i , s e t o n a l à n a i l l y K e t i t e p sous réfugier se de u e l p \u2019 e d , u a e r u b n o s n u d t n e m o m u a e r d r o m e s e se garçon petit autre Un r o m e l t i a f t e e r t n e v e l r u s l i \u2019 u q e c r a p r i m r o d n e \u2019 s e d pas veut ne qu\u2019il monstre n e e - e t a e m m o n tamment c a n u \u2019 d f s t n a f a r é n é G e r i a l C t S , e l l i f t n e s é r p u \u2019 d e r d z e h c é t n e t s e où point fi s n o c t n i a r c e l l e t i t e p e n U .r m i t c i v t i o s e r è p n o s e u q n e s e C .e t u o r a l e d t n e d i c r i a t n e m u c o d u d e i t r a p t n o x u e i x n a \u2019 d n o i t a p é n e m , s r a p é s i l a é r t e e h c r a m a L r e s i u q , d r a l l i u o C e i n a h p é a c e l s n a d c e b é u Q - é l é T à é é i x n a \u2019 l à é r c a s n o c l a i c é p s n .s e n u e j s e l n è m o n é h p e L n o i s o l p x e a , n o - d n e r p p a , d\u2019ensei- établissements des s n a D x n a \u2019 d n o i t a r é n é G l i l i l i d - e - e r a a - - e u x u e i a t é s e d e u q d n e r p p a n o , d f i l i f t n e m e n g i e s n e \u2019 d s t n e m e s s i l b i l i gnement n n o i s s e f u c i t r a p s e v è l é e n E mentionne s a l e d l e u q s e l d n o c e s a b u o d 7 1 0 2 E .s u d e t proles multiplier doivent t n e m e g n a r r a s e d t n o f i u q s l e e l r e d o m m o c c a r u o p s r e i l x u e i x n a .h c r a m a L e r i a l C , e u v e r t n l\u2019Institut de données des o l e s , c e b é u Q u d e u q i t s i t a t d s e n u e j e d e r b m o n e l s e l u e i x n a t n e s i d e s i u q e r i a t e 2 1 0 2 - 1 1 0 2 e r t n e é l 6 1 0 2 s i l a i c é p s a l , i s s u a e u v e r t n e n r è d n o p n e i p u L a i n o S s s e r t e r t o n r u s r e l l i a v a r t e r p p a r u o p é t é i x n a \u2019 l e s n o p é r s o n c e v a r e s u e i x n a s t n a f n e s e L d a s e d r û s n e i b t n o r d n é g o i b n o i t i s o p s i d é r p u g o l o h c y s p a l t r a p a s s e r e p t u m t n e v o e l r e d o m m o c c a r u o p C E B É U Q - É L É T s s e n u x - - e à é t i l i b i s n e s - o p m o c à e r d n .s s e r t s u a s - n e i v e d i u q , x e n u t n o , s e t l u r u o p t i d , e u q i t é - r e B e n i l o r a C e avoir après o p s n a s e s e r è i m e d e l b a p m a s e t s e l l e \u2019 u q s s e r p é d r a s e t n o u q s e n n o s s e o r p \u2019 l c e v a s e s i r p x u a s e v è l é s fi semaines \u2019 passé e r p n e , e l o c é quatre l à r e l l a r i o v u a c s u l p t i a t é e l l E « .e r i a d n o c n o c a r , » n o s i a m a l e d r i t r o s e l l e t t i a t é é t é i x n a n o S .e r è n e e é p p o l e v é d t n e m e l a n t s e \u2019 u l l a f e m ê m d n a u q a l i t E .n o i s t n e m e g n a r s r e u c t r a p .é t é i x n a - - - a e t t e c p é e n u p e d t e s e n u e j s e v a r g n a d e v r i n e t e r t ê - t u e p y l i \u2019 u q s n o s i D « : e s y l a n t n e r a p e d , s e n u e j e d e i m é d i e l e u q t n e s i d i u q s r u e s s e f o r a c s e l i S » .x u e i x n a t n o s u o r t e r n o \u2019 l e u q x u e c e m m o c n e v i o d e r i a t n e m u c o d e c s u a f l i , n o i t n e t t a e r t o n e t u o t g a t n a v a d , e l l e - t - e v è l u o s , e r fi fi a d e é g o r r e t n i , e m u a i h t u l p e n u t n o s l I « .e r i a t m é s e l r e l u g é r à é t l u c q e s n e p n O .e l a r é n é g n o ç a f e d s n o i t o m é s e l n e s é r p e l l e n u e j e n U e m e l a n a e r i a t n e m u c t i p ô h \u2019 l e d e c n e g r u \u2019 l à a s s s - t t e fi - n e m u c o d e l s n - f i d e d n a r g s n o ç a f e d s n o i t o t n e t n e s s e r s l i \u2019 u » .e s n e t n i s u l p - o d e l s n a d e é t e t i u d n o c é t é t n e r è m a s r a p l a u \u2019 d s è r p r i n e t b o Prendre une Dans r e v i n U \u2019 l e u q o v é s e l b a s u o p e r è m a s à i m e d t e n a n .s e u q i r t a i h c y s p s e c i v r e s s e d source sa à problème le de d\u2019anthropologie classe u e s s e f o r p n u , l l i G c M é t i s n o p s e r s r u e t c a f s t n e r é f f i d é t i r u c é s n i \u2019 l : e s i r c e t t e c e d r r - C u l t u r e L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 E N CO L L A B O R AT I O N AVEC L\u2019exposit ion a reçu l \u2019appui du ministère du Patr imoine canadien par le b ia is du Programme d\u2019 indemnisat ion pour les exposit ions i t inérantes au Canada.Le Musée remercie le ministère de la Culture et des Communicat ions et le Consei l des arts de Montréal pour leur sout ien constant.Une exposit ion organisée par le Br i t ish Museum, Londres, en col laborat ion avec le Musée des beaux-arts de Montréal .| Momie de Tamout (détai l ), Trois ième Pér iode intermédia ire , début de la XXI Ie dynast ie , vers 900 AEC, EA 22939.© The Trustees of the Br i t ish Museum FO U R N I S S E U R S O F F I C I E L S P R É S E N T É PA R MOMIES ÉGYPTIENNES PASSÉ RETROUVÉ, MYSTÈRES DÉVOILÉS À DÉCOUVRIR DÈS AUJOURD'HUI ! \u2014 Éric Clément, La Presse \u2014 Eugénie Lépine-Blondeau, ICI Radio-Canada Première s n a D s r e i n n o s i r P é é i l d t x n a \u2019 e , e c i r t a m i n a \u2019 l e r i a l C e h c r a m a L e l e r o l p x e e d e m è h t z e h c é t é i x n a \u2019 l .s e t l u d a s e l s n i a t r e c s n a D s é c n o n o r p s a c t u e p é t é i x n a \u2019 l r e h c ê p m e l d d , s e t u a s e r i n e t n i a m e d u o l i a v a r t n u r i o v a \u2019 d e r o c n e n o i t a l e r e n u e t n a s i a f s i t a s s r u e l c e v a .s t n a f n e C E B É U Q - É L É T n r e t n I \u2019 l , e u q i m o n o c é e p y i h \u2019 l t e e u q i r é m u n l\u2019obsess o aussi mais m e l r u s é i x n a \u2019 l v i u s e n n o i s o l p x e \u2019 l , t e é t i v i t c e n n o c r , sécuritaire du n : e m è h t e m ê d s r e i n n o s i r P é t a m e s a l é s u f f i d a r e s i u q , è h t e l e r o l p x e y e l l E .e t n a e - i - vu e d n o i t c e t o r p r u s a l t e t l u c « e n u \u2019 d i s s u a e l e t i a r e f i u q , » e l a t n e m m m a t s n o c t i a r t t e m e r faire à aptitude notre e l e r d n e r p t u a f l I « o s e d r e n n o d t e e c r u o s s e r u s e m s e d à l e d - u a i r t a m i n a \u2019 l t i d , » s t n e m n a S « .e e r t n e n e e h c o j a , » e c a f a l s n a d r e t é p a p e s o p o r p e r i a t n e m u c ux e d e m c s n a D p é t é i x i a m e d r i o v a \u2019 d e l c e v a r u o P p t s e \u2019 c i u q s c i t m , r u e t e l b u o r t é i x n a \u2019 l - r a p l I .s t n a f n e s é t n a s a l e d e r u n o \u2019 l e u q e t r o s n n o i t s e u q n e t n e stress.au face a s à e m è l b o r p s e n u e j a s l i t u - e d o m m o c c a \u2019 d - r a m a L e r i a l C e c s u o n a v a ç , a ç s - o d e L .e l l e - t - e t u - s i p s e d s r u e l l i a r s e t l u d a s e l z e h c é t é i x n a \u2019 l n a \u2019 l , s é c n o n o r p s a c s n i a t r e e t l u d a s e d r e h c ê p m e t u e u o l i a v a r t n u r i n e t n r o c n e t n a s i a f s i t a s n o i t a l e r e n u .s t n a f n e s r u n a d n e p e c s t r e p x e s n i a t r e c s o n g a i d e d e r b m o n e l t ô t u l o m n u t s e é t é i x n a \u2019 L .t i d n o b u r i n e v e d i s s u a t u e p s i a e s s e r t s e l r e i c o s s i d t u a f l I .u q i g o l o h t a p é t é i x n a \u2019 L « .é t .- s e e , t - - n t e j \u2019 r u e a L .s n o i t u l o s e d s e t e t a l e t n e u q é r f , e l p m e x e r p e l o c é \u2019 l e d , r o s é r t u d n e t s e t n a f n e e u q a h c s e s e r t î a n n o c e r à t n e m n e i p u L a i n o S r u o P e l r u s s e d u t é \u2019 d e r t n e C s e t e v u o c é d s r u e i s u l p a p t n o s e n s e c n e i c s o r o c é s e l s n a d t n e m m a t e g a t i r é h n u e t u o d s n a s r g n u s n a d , ù o , e l l e - t i d xi n i v n e t s e n o i s s e f e i b o h p a r é n é g l l i a v a r t t r a p a s x u a i c o s u s r u e l m r a P t é i x n a \u2019 l a M .r û s e r r u o p r a p , e n a i l l y K e n s n e i d r a g s e L r e i l ù o , é v u a S e r i a m i - m a t o n é g a r u o c .é t é a \u2019 d s e n g i s u d e c i r t a d n o f , , n i a m u h s s e r t s - u e n n e s e t n e c é r - o n , s e é t i o l p x e s t s e é t é i x n a \u2019 L .s e l , e r i o t s h é r p a l e d - i v s u l p s e l , e p u o o r p n u e u q i l p x e , e t n a s s i h a a r o g a , e u q i n a p e l b u o r t : l e n t é i x n a u o , e l a i c o s é t é i x n a , n a t u a s i a m a j a \u2019 n n O « .e é s i l u o p e u q i l p x e , » e t ê t a l e d é u a e s é r s e l t E .n e i p u L a i n o S n e m e s u e i c n e l i s t n e s u f f i d .e v i t i n g o c e g r a h c r r t n o c s e d è m e r s d n a r g s e l i e i b , n o i t a c i d é m a l a y l i , é e c i c r e x e s e d i s s u a a y l i s i a t i d é m a l , n o i s n e t a l r e h c â l - - é t r x t e n s - gu gr e e l t n e i a s i a f s t n a l i g i u q x u e c r e g é t o r p r u o p t u a s u l p a y \u2019 n l i , 9 1 0 2 a m , e r i o t s i h é r p a l à \u2019 u q n a e d e r o c n e t n o s i u q L e m M t i d , » e c a n e m u l o s b a « s t i d s s e r t s s e l e s s e r t s s e d r a p s é c a l p u o r t n o s l e u q s e l i m r a p \u2019 r p m i \u2019 l , é t i l i b i s i v é r p m i l u r u s e l ô r t n o c e l r i o v a \u2019 d s e n g i s s e l e r t î a n n o c Génération Prisonniers Télé-Québec, u o , n o i t o n t e e r l\u2019exercice f e n E forme sous g u a i u q e s è n c , a i n o S Lupien t i u n a l t n a d n e p t n E « .t n e i a m r o d s e c a n e m e d t n a s n e g s e c a n o s i e d s r u e t c e t é d s d , 9 1 0 2 n E .n e i p u - m e r é t é t n o » s , » s f i t a l e r « s r u , é t u a e v u o n a l e v s a p e n e d n o i s s e - e R .n o i t a u t i s e n - é d r u o p é t é i x n a / d\u2019anxieux l\u2019anxiété de et 18 mercredis les a f n e i r e n , t n e m e l p m i s t u o t , s u a a y l I .é t é i x n a n o s r e m m physique.n e r è n é g é r e s s e l u l l e c s e l , t e f ce Et « neurogenèse.de e g o r u e n a l x u e i m e l e t n e m \u2019 dit », physique l\u2019exercice est documentaire.le dans - i i s t - s e i g é t a r t s s e d r e p p o l e v n o s r e p s e l r u o p é l c e n u e r d n e r p p a i s s u a t u a f l I M e u q i l p x e , s r u e p e m L frein un et moteur Un L e r i a l C e c i r t a m i n a \u2019 L e r t u a n u t n e m e l a g é septembre, 25 réseau septembre 18 jeunes.s\u2019intéressera adolescents.traiteront autre un t s e n o i t a t p a d a \u2019 d .s e t n a r f f u o s s e n s e s à e c a f e r i a f à .n e i p u e n è m e h c r a m a e r i a t n e m u c o d le que noter À h.20 à du soirée sa toute consacrera les chez l\u2019anxiété à L\u2019émission familial Format les chez l\u2019anxiété à h, 21 À francs-tireurs Les sous l\u2019anxiété de également angle. L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 C u l t u r e É c r a n s 4 0 | SAMEDI ET MAINTENANT ON VA OÙ?(3) Lib.2011.Comédie dramatique de Nadine Labaki avec Claude Baz Moussawbaa, Yvonne Maalouf, Nadine Labaki.- Lasses de voir leurs fils et époux périr à cause de querelles religieuses, des chrétiennes et des musulmanes s\u2019unissent pour assurer la paix dans leur village du Moyen-Orient.ARTV 12h SIGNES (3) (Signs), É.-U.2002.Drame fantastique de M.Night Shyama- lan avec Mel Gibson, Joaquin Phoenix, Rory Culkin.- Dans une ferme en Pennsylvanie, un ex-révérend veuf, ses deux enfants et son frère appréhendent une invasion de la planète par des extraterrestres.Z 14h 8 FEMMES (4) Fr.2001.Comédie policière de François Ozon avec Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart.- Dans un manoir isolé, la découverte du maître de maison poignardé dans son lit éveille des soupçons mutuels chez les huit femmes de son entourage immédiat.ARTV 14h CET ÉTÉ-LÀ (4) (The Way, Way Back), É.-U.2012.Comédie dramatique de Nat Faxon avec Liam James, Sam Rockwell, Steve Carell.- Forcé de passer ses vacances d\u2019été en compagnie des membres de sa famille dysfonctionnelle, un adolescent introverti se lie d\u2019amitié avec un employé fantasque d\u2019un parc aquatique.V 14h IL PLEUT DES HAMBURGERS 2 (4) (Cloudy with a Chance of Meatballs 2), É.-U.2013.Film d\u2019animation de Cody Cameron.- Un inventeur a pour mission de retrouver et reprogrammer son appareil capable de changer l\u2019eau en nourriture, qui produit maintenant des aliments géants animés d\u2019une vie propre.TVA 14h15 LES SIRÈNES (4) (Mermaids), É.-U.1990.Comédie dramatique de Richard Benjamin avec Winona Ryder, Cher, Bob Hoskins.- En pleine crise d\u2019adolescence, la fille aînée d\u2019une femme excentrique hésite entre devenir religieuse ou céder aux avances d\u2019un prétendant.VRAK 15h OÙ SONT PASSÉS LES MORGAN?(5) (Did You Hear About the Morgans?), É.-U.2009.Comédie sentimentale de Marc Lawrence avec Hugh Grant, Sarah Jessica Parker, Sam Elliott.- Témoin d\u2019un meurtre et menacé par le tueur, un couple new-yorkais en crise est contraint par le FBI de se cacher dans un village du Wyoming sous une fausse identité.V 16h15 L\u2019ENVOLÉE SAUVAGE (4) (Fly Away Home), É.-U.1996.Aventures de Carroll Ballard avec Anna Paquin, Jeff Daniels, Dana Delany.- À bord de deux avions ultralégers, un père et sa fille guident des outardes orphelines dans leur voyage migratoire vers le Sud.TQ 18h SANS ARRÊT (5) (Non-Stop), É.-U.2014.Thriller de Jaume Collet-Serra avec Liam Neeson, Julianne Moore, Michelle Dockery.- Durant un vol, un marshall tente de repérer le terroriste qui réclame le transfert bancaire immédiat d\u2019une fortune, à défaut de quoi un passager mourra toutes les 20 minutes.TVA 18h30 X-MEN.APOCALYPSE (5) É.-U.2016.Science-fiction de Bryan Singer avec James McAvoy, Oscar Isaac, Michael Fassbender.- En 1983, le mutant Apocalypse se réveille d\u2019un sommeil de plus de 5000 ans pour mettre un terme à l\u2019espèce humaine, dans un monde dont les X-Men représentent la dernière chance.V 18h30 GOOD MORNING, VIETNAM (4) É.-U.1987.Comédie dramatique de Barry Levinson avec Robin Williams, Forest Whitaker, Tung Thanh Tran.- Au Vietnam en 1965, un caporal américain devient le disc-jockey volubile et spirituel d\u2019une émission de radio matinale diffusée par l\u2019armée.ARTV 19h L\u2019ÉPREUVE.LA TERRE BRÛLÉE (5) (Maze Runner \u2013 The Scorch Trials), É.-U.2015.Science- fiction de Wes Ball avec Dylan O\u2019Brien, Kaya Scodelario, Rosa Salazar.- Des jeunes s\u2019évadent d\u2019un laboratoire, où ils devaient servir de cobayes dans une recherche visant à enrayer le virus qui a transformé les humains en monstres meurtriers.MAX 19h30 LE TOMBEAU (5) (Escape Plan), É.-U.2013.Thriller de Mikael Hafstrom avec Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger, Jim Caviezel.- Un ingénieur spécialisé dans la conception de prisons à sécurité maximum voit sa dernière mission dans un pénitencier virer au cauchemar.TVA 20h39 LES CHEVALIERS DE SHANGHAÏ (4) (Shanghai Knights), É.-U.2003.Comédie policière de David Dobkin avec Jackie Chan, Owen Wilson, Aaron Taylor-Johnson.- Un Chinois expert en arts martiaux et son compagnon d\u2019aventures américain luttent contre un lord anglais qui complote contre la famille royale.Z 21h LA BEAUTÉ DU DIABLE (2) Fr.1949.Drame fantastique de René Clair avec Gérard Philipe, Michel Simon, Nicole Besnard.- Un savant désabusé vend son âme au diable pour la jeunesse, la gloire et la richesse.TFO 21h LE PÈRE DE LA MARIÉE (5) (Father of the Bride), É.-U.1991.Comédie de mœurs de Charles Shyer avec Steve Martin, Diane Keaton, Kimberly Williams.- Un couple connaît diverses mésaventures en veillant aux préparatifs du mariage de leur fille.ELLE 21h À L\u2019AVEUGLE (5) Fr.2012.Drame policier de Xavier Palud avec Jacques Gamblin, Lambert Wilson, Raphaëlle Agogué.- Un commissaire parisien dépressif et autodestructeur enquête sur une série de meurtres à motifs politiques dont le principal suspect est un étrange accordeur de pianos aveugle.V 21h30 HORS DE MOI (4) (Unknown), É.-U.2011.Thriller de Jaume Collet-Serra avec Liam Neeson, Diane Kruger, January Jones.- À Berlin, un scientifique américain découvre que son identité a été usurpée à la suite d\u2019un accident qui l\u2019a temporairement plongé dans le coma.MAX 22h SANS LOI (4) (Lawless), É.-U.2012.Drame de mœurs de John Hillcoat avec Tom Hardy, Shia LaBeouf, Guy Pearce.- En Virginie de l\u2019Ouest, durant la Prohibition, trois frères vivant du commerce de l\u2019alcool de contrebande multiplient les affrontements avec un policier de Chicago aux méthodes discutables.TQ 22h30 ET MAINTENANT ON VA OÙ?Voir samedi, 12h.ARTV 23h SIGNES Voir samedi, 14h.Z 23h30 DIVERGENCE (5) (Divergent), É.-U.2014.Science-fiction de Neil Burger avec Shailene Woodley, Theo James, Kate Winslet.- Dans un Chicago post-apocalyptique, une adolescente découvre qu\u2019elle n\u2019appartient à aucune des cinq factions qui composent la nouvelle société hyper-réglementée.TVA 23h24 LA BANDERA (5) Fr.1935.Aventures de Julien Duvivier avec Jean Gabin, Annabella, Robert Le Vigan.- S\u2019étant engagé dans la Légion étrangère espagnole, un meurtrier est poursuivi jusque-là par un policier français.TFO 23h30 LA BEAUTÉ DU DIABLE Voir samedi, 21h.TFO 1h32 DIMANCHE RETOUR CHEZ MA MÈRE (5) Fr.2016.Comédie d\u2019Éric Lavaine avec Josiane Balasko, Alexandra Lamy, Mathilde Seigner.- Alors que sa cadette, architecte au chômage, vient de s\u2019installer temporairement chez elle, une veuve convie ses deux autres enfants à un souper pour leur présenter son nouvel amoureux.TVA 10h L\u2019ENVOLÉE SAUVAGE Voir samedi, 18h.TQ 11h43 J\u2019ENRAGE DE SON ABSENCE (4) Fr.2012.Drame psychologique de Sandrine Bonnaire avec William Hurt, Alexandra Lamy, Jalil Mehenni.- De passage en France, un architecte franco-américain renoue avec son ex- épouse et développe une obsession pour le fils de celle-ci, qui lui rappelle leur enfant mort dans un accident.TV5 13h DUMA (3) É.-U.2005.Aventures de Carroll Ballard avec Alexander Michaletos, Eamonn Walker, Campbell Scott.- Le guépard qu\u2019il avait recueilli bébé ayant atteint l\u2019âge adulte, un enfant traverse le désert du Kalahari afin de le retourner à son habitat naturel.TVA 13h30 LES CHEVALIERS DE SHANGHAÏ Voir samedi, 21h.Z 14h FOOTLOOSE (4) É.-U.1984.Comédie musicale d\u2019Herbert Ross avec Kevin Bacon, Lori Singer, John Lithgow.- Dans une petite ville du Kansas où la danse et la musique rock sont interdites, un adolescent se démène pour organiser une soirée dansante.V 14h INDIANA JONES ET LE TEMPLE MAUDIT (4) (Indiana Jones and the Temple of Doom), É.-U.1984.Aventures de Steven Spielberg avec Harrison Ford, Kate Capshaw, Ke Huy Quan.- En 1935, un archéologue aventureux enquête sur d\u2019étranges agissements dans le palais d\u2019un maharadjah.TVA 15h34 LA GRANDE ARNAQUE (5) (The Big Bounce), É.-U.2004.Comédie policière de George Armitage avec Owen Wilson, Sara Foster, Morgan Freeman.- Un petit escroc devient le complice d\u2019une jeune femme délurée qui veut voler une forte somme à son riche amant.MAX 15h30 NOS ÉTOILES CONTRAIRES (4) (The Fault in Our Stars), É.-U.2014.Drame sentimental de Josh Boone avec Shailene Woodley, Ansel Elgort, Willem Dafoe.- À l\u2019occasion d\u2019une réunion d\u2019un groupe de soutien pour jeunes cancéreux, une adolescente solitaire tombe amoureuse d\u2019un garçon de son âge, amputé d\u2019une jambe.V 16h15 UNE SECONDE VIE (5) (Mrs.Washington Goes to Smith), É.-U.2009.Comédie dramatique de Armand Mastroianni avec Cybill Shepherd, Cor- ri English, Jeffrey Nordling.- Une quinquagénaire divorcée retourne à l\u2019université où, jumelée avec une colocataire en âge d\u2019être sa fille, elle renoue avec ses rêves de jeunesse.ELLE 17h L\u2019ARME FATALE 2 (4) (Lethal Weapon 2), É.-U.1989.Drame policier de Richard Donner avec Mel Gibson, Danny Glover, Joe Pesci.- Deux inspecteurs disparates poursuivent des truands qui se révèlent être des agents sud-africains protégés par leur immunité diplomatique.MAX 17h30 LE FUGITIF (4) (The Fugitive), É.-U.1993.Thriller d\u2019Andrew Davis avec Harrison Ford, Tommy Lee Jones, Sela Ward.- Condamné à la peine capitale pour un meurtre dont il est innocent, un fugitif tente de retrouver le véritable coupable.V 19h MIRACULUM (4) Can.2013.Drame de Daniel Grou-Podz avec Marilyn Castonguay, Gabriel Sabourin, Julien Poulin.- La crise de conscience d\u2019une infirmière témoin de Jéhovah, causée par la maladie mortelle de son fiancé et l\u2019état de santé de l\u2019unique survivant d\u2019un écrasement d\u2019avion.ARTV 20h J\u2019T\u2019AIME, MON HOMME! (4) (I Love You, Man), É.-U.2009.Comédie de John Hamburg avec Paul Rudd, Jason Segel, Rashida Jones.- En quête d\u2019un garçon d\u2019honneur, un agent immobilier développe une amitié virile avec un viveur sympathique mais imprévisible.MAX 20h MAMMA MIA! (5) É.-U.2008.Comédie musicale de Phyllida Lloyd avec Meryl Streep, Amanda Seyfried, Pierce Brosnan.- Décidée à connaître l\u2019identité de son père, une jeune femme invite trois géniteurs potentiels à son mariage, à l\u2019insu de sa mère.TVA 20h05 L\u2019ANNÉE SAINTE (5) Fr.1976.Comédie policière de Jean Girault avec Jean Gabin, Jean-Claude Brialy, Danielle Darrieux.- À l\u2019occasion de l\u2019année sainte, deux évadés déguisés en ecclésiastiques décident d\u2019aller récupérer un magot enfoui près de Rome.TFO 21h LE PÈRE DE LA MARIÉE.TOME II (5) (Father of the Bride \u2013 Part II), É.-U.1995.Comédie de Charles Shyer avec Steve Martin, Diane Keaton, Martin Short.- Deux époux d\u2019âge mûr dont la fille aînée est enceinte apprennent qu\u2019ils attendent eux aussi un nouvel enfant.ELLE 21h RIVIÈRE (4) (River), Can.2015.Thriller de Jamie M.Dagg avec Rossif Sutherland, Douangmany Soliphanh, Sara Botsford.- Dans le sud du Laos, un médecin américain est recherché pour le meurtre du fils de l\u2019ambassadeur australien, qu\u2019il avait violemment corrigé pour avoir violé une jeune femme.V 21h45 LES AVENTURES D\u2019ARSÈNE LUPIN (3) Fr.1957.Comédie policière de Jacques Becker avec Robert Lamoureux, Liselotte Pulver, O.E.Hasse.- Avec brio et ingéniosité, le célèbre Arsène Lupin s\u2019adonne à son sport favori : le vol.TFO 23h30 J\u2019T\u2019AIME, MON HOMME! Voir dimanche, 20h.MAX 0h LES CHORISTES (4) Fr.2004.Comédie dramatique de Christophe Barratier avec Gérard Jugnot, François Berléand, Jean-Baptiste Mau- nier.- En 1949, un professeur de musique nommé surveillant dans un internat tente d\u2019amadouer des élèves difficiles en formant avec eux une chorale.RC 0h07 L\u2019ANNÉE SAINTE Voir dimanche, 21h.TFO 01h30 TEMPÊTE DE GLACE (3) (The Ice Storm), É.-U.1997.Drame de mœurs d\u2019Ang Lee avec Kevin Kline, Joan Allen, Christina Ricci.- Au début des années 1970, les parents et les enfants de deux familles bourgeoises voisines vivent entre eux des relations troubles.RC 1h44 LUNDI NEUF (4) (Nine), É.-U.2009.Comédie musicale de Rob Marshall avec Daniel Day-Lewis, Marion Cotillard, Penélope Cruz.- En panne d\u2019inspiration à la veille du tournage de son prochain film, un cinéaste italien se réfugie dans une ville thermale où, pour son plus grand malheur, son équipe le rejoint.VIE 13h RENCONTRES AVEC UN JEUNE POÈTE (5) (Meetings with a Young Poet), Can.2013.Drame de Rudy Barichello avec Vincent Hoss-Desmarais, Stephen McHattie, Maria de Medeiros.- Stimulé par sa rencontre avec une jeune actrice, un poète en panne d\u2019inspiration, exécuteur littéraire du dramaturge Samuel Beckett, se remémore ses rencontres à Paris avec ce dernier.TFO 21h LITTORAL Voir mardi, 21h.TFO 23h30 RENCONTRES AVEC UN JEUNE POÈTE Voir lundi, 21h.TFO 1h30 MARDI LITTORAL (4) Can.2004.Drame psychologique de Wajdi Mouawad avec Steve Laplante, Gilles Renaud, Miro.- Malgré l\u2019hostilité de sa famille, un jeune Québécois décide d\u2019aller enterrer son père dans son village natal au Liban.TFO 21h LES DERNIÈRES FIANÇAILLES Voir mercredi, 21h.TFO 23h30 LITTORAL Voir mardi, 21h.TFO 01h30 MIRACULUM Voir dimanche, 20h.ARTV 2h MERCREDI LES DERNIÈRES FIANÇAILLES (2) Can.1973.Drame poétique de Jean-Pierre Lefebvre avec J.Léo Gagnon, Marthe Nadeau, Marcel Sabourin.- Les derniers jours d\u2019un vieux couple dans une maison à la campagne, au milieu d\u2019un verger.TFO 21h GINA Voir jeudi, 21h.TFO 23h30 MUSIQUE EN SOI (4) (Music Within), É.-U.2006.Drame biographique de Steven Sawalich avec Ron Livingston, Michael Sheen, Melissa George.- Revenu du Vietnam presque complètement sourd, Richard Pimentel met à profit ses dons d\u2019orateur pour défendre les droits des handicapés aux États-Unis.TVA 0h35 LES DERNIÈRES FIANÇAILLES Voir mercredi, 21h.TFO 1h30 UNE MÉTHODE DANGEREUSE (3) (A Dangerous Method), G.-B.2011.Drame historique de David Cronenberg avec Michael Fassbender, Keira Knightley, Viggo Mortensen.- Au début du XXe siècle, la liaison de Carl Jung avec son ex-patiente Sabina Spielrein provoque la rupture idéologique entre le psychanalyste zurichois et son mentor Sigmund Freud.ARTV 2h JEUDI GINA (3) Can.1975.Drame social de Denys Arcand avec Céline Lomez, Claude Blanchard, Gabriel Arcand.- L\u2019agression d\u2019une danseuse dans un motel en province occasionne un règlement de comptes et cause des soucis à un groupe de cinéastes qui tourne un documentaire sur une usine de textile.TFO 21h L\u2019AUTRE CÔTÉ DE NOVEMBRE Voir vendredi, 21h.TFO 23h30 LA BOXE DANS LE SANG (4) (Bleed for This), É.-U.2016.Drame biographique de Ben Younger avec Miles Teller, Aaron Eckhart, Katey Sagal.- Un an après un accident d\u2019auto qui aurait pu le laisser handicapé, le boxeur Vinny Pazienza remonte sur le ring pour défendre son titre de champion du monde des super-mi-moyens.TVA 23h35 GINA Voir jeudi, 21h.TFO 1h30 VENDREDI VOUS DESCENDEZ?(5) (A Long Way Down), G.-B.2013.Comédie dramatique de Pascal Chaumeil avec Pierce Brosnan, Toni Collette, Imogen Poots.- À Londres, quatre hommes et femmes suicidaires, qui se sont rencontrés le 31 décembre au soir sur le toit d\u2019un immeuble, s\u2019engagent à ne pas attenter à leur vie avant la Saint-Valentin.TVA 13h AUX FRONTIÈRES DU RÉEL (4) (The X-Files), É.-U.1998.Science-fiction de Rob Bowman avec David Duchovny, Gillian Anderson, Martin Landau.- Deux agents du FBI enquêtent sur un groupe paragouverne- mental qui cherche à cacher la présence d\u2019extraterrestres sur la Terre.VRAK 20h L\u2019AUTRE CÔTÉ DE NOVEMBRE (5) Can.2015.Drame psychologique de Maryanne Zéhil avec Arsinée Khanjian, Raia Haidar, Béatrice Moukhaiber.- Une Libanaise connaît des destins différents, selon qu\u2019elle parvient ou non à immigrer au Canada en novembre 1974.TFO 21h LE CLIENT (4) (The Client), É.-U.1994.Drame policier de Joel Schumacher avec Brad Renfro, Susan Sarandon, Tommy Lee Jones.- Une avocate défend un adolescent qui refuse de révéler à la police ce qu\u2019un avocat de la mafia lui a confié avant de se suicider.MAX 22h RAMBO 4 (5) (Rambo), É.-U.2008.Drame de guerre de Sylvester Stallone avec Sylvester Stallone, Julie Benz, Paul Schulze.- Retiré en Thaïlande, un ancien soldat d\u2019élite américain reprend du service pour sauver des missionnaires chrétiens détenus dans la Birmanie voisine par un chef de guerre sadique.TVA 22h35 LE DERNIER VICE-ROI DES INDES (5) (Viceroy\u2019s House), G.-B.2017.Drame historique de Gurinder Chadha avec Hugh Bonneville, Gillian Anderson, Manish Dayal.- L\u2019histoire du dernier vice-roi de l\u2019Inde coloniale, de sa famille et de son personnel de maison, à l\u2019aube de la partition qui a donné naissance à l\u2019État du Pakistan.ARTV 23h LE PÈRE DE LA MARIÉE Voir samedi, 21h.ELLE 23h MIRACULUM Voir dimanche, 20h.RC 23h05 CEUX QUI FONT LES RÉVOLUTIONS À MOITIÉ N\u2019ONT FAIT QUE SE CREUSER UN TOMBEAU (4) Can.2016.Drame de Simon Lavoie avec Laurent Bélanger, Emmanuelle Lussier-Martinez, Charlotte Aubin.- Au lendemain du Printemps érable, quatre jeunes poursuivent à leur manière la lutte contre l\u2019ordre établi et le néolibéralisme.TFO 23h30 UN CHINOIS TOMBÉ DU CIEL (4) Arg.2011.Comédie de Sebastian Borensztein avec Ricardo Darin, Ignacio Huang, Muriel Santa Ana.- À Buenos Aires, une amitié inattendue se noue entre un quincailler misanthrope et un jeune Chinois à la recherche de son oncle.TQ 0h30 LES FILMS À VOIR À LA TÉLÉ Source : Mediafilm Légende (1) Chef-d\u2019œuvre; (2) Remarquable; (3) Très bon; (4) Bon; (5) Moyen; (6) Pauvre; (7) Minable SUR VOS ÉCRANS - DES PREMIÈRES ET DES PRIX Moi j\u2019mange Télé-Québec, 19 h 30 de donner des trucs pour s\u2019alimenter de façon plus responsable pour l\u2019environnement et la santé des convives.Ainsi, dans le premier épisode, on cuisine des mets bios végétariens et carnés, on propose des façons de récupérer les pelures de pommes pour créer des délices\u2026 et des boucles d\u2019oreilles, et on déconstruit l\u2019idée selon laquelle les fruits et légumes bios sont nécessairement meilleurs pour la santé que les autres.Une première bien agréable, même quand on ne suit pas de recettes.Fêter la télé d\u2019ici Les récompenses attribuées au meilleur de la télé québécoise dans tous ses états et sur toutes ses plateformes sont tellement nombreuses qu\u2019il faut trois galas pour les distribuer.Il y avait d\u2019abord la Soirée des artisans et du documentaire, qui avait lieu jeudi dernier, suivie dimanche par l\u2019Avant- première, animée par Anaïs Favron en après-midi, et finalement le « grand » Gala des Gémeaux pour les catégories plus « prestigieuses », animé en soirée par Véronique Cloutier, qui effectue un retour à la barre de cette émission.La dernière fois qu\u2019elle y avait officié, elle avait partagé l\u2019animation avec un certain Éric Salvail\u2026 Le très populaire feuilleton policier quotidien District 31 part favori avec 15 nominations.Il est suivi de près par la très belle surprise que fut la comédie dramatique M\u2019entends-tu ?qui cumule 14 mentions.Gala des Gémeaux Radio-Canada, dimanche, 20 h Avant-première Artv, dimanche, 14 h Le « grand » Gala des Gémeaux sera animé par Véronique Cloutier, qui effectue un retour à la barre de cette émission.ICI TÉLÉ AMÉLIE GAUDREAU LE DEVOIR Cuisine responsable et décoincée Les émissions de cuisine se suivent et se ressemblent un peu trop, surtout pour ceux qui ne sont pas trop adeptes de ce genre et qui n\u2019y voient pas trop d\u2019utilité dans leurs menus au quotidien.Par contre, cette nouveauté de Télé-Québec, qui vient combler le créneau de « cuisine pas compliquée » laissé vacant par la disparition de la populaire émission Cuisine futée, parents pressés, s\u2019annonce tout à fait réjouissante pour ces récalcitrants comme pour les autres, grâce entre autres à l\u2019animation décomplexée et rigolote de Stéphane Bellavance, un néophyte en cette matière télévisuelle.Celui qui anime Génial ! depuis dix ans saupoudre de commentaires comiques sur les dessous de la télé culinaire (les recettes qui sont réalisées en quelques minutes, les « obligés » du genre comme le moment de la dégustation\u2026) les différents segments de cette émission, qui a pour objectif Stéphane Bellavance est à la barre de la nouvelle émission Moi j\u2019mange.TÉLÉ-QUÉBEC « Superwoman » reçoit Les talk-shows quotidiens de fin de soirée sont encore la chasse gardée des hommes à la télévision américaine, et on peut même dire à la télévision tout court.Elles sont très rares, les femmes qui ont eu la chance d\u2019animer ce type d\u2019émission pour une grande chaîne.Joan Rivers (à la fondation du réseau Fox), Whoopi Goldberg (en syndication sur des centaines de stations) et plus récemment Samantha Bee (au « petit » réseau TBS) ont eu ce privilège.C\u2019est au tour de la youtubeuse et comédienne canadienne Lilly Singh, qui s\u2019est fait connaître sous le pseudonyme Superwoman, d\u2019être à la barre de sa propre émission, une première pour une femme de couleur dans un grand réseau.Il faudra par contre se coucher très tard pour apprécier son travail au petit écran : ça commence à minuit et demi\u2026 On peut faire sa connaissance lors d\u2019une édition spéciale à heure de grande écoute, mercredi à 22 h.A Little Late with Lilly Singh Global, dès mardi, 0 h 37 et NBC, 1 h 37 A Little Late with Lilly Singh NBC Le visionnement en continu Voilà une proposition qui rappellera à plusieurs l\u2019excellente série québécoise Mensonge\u2026 Ce nouveau thriller international propose des intrigues policières qui se déroulent essentiellement dans des salles d\u2019interrogatoire du Royaume-Uni, de France, d\u2019Allemagne et d\u2019Espagne, avec des distributions et des équipes de tournage différentes.Au générique, des figures connues comme David Tennant, Laurent Lucas et Nathalie Baye.Criminal Netflix, dès vendredi C ultur e É cr ans LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 | 41 L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 C u l t u r e É c r a n s 4 2 | CRITIQUE À NE PAS MANQUER us M man ul Montréal festival Le é n n a e t t e c s n a 0 1 s e s n a t e c e d e t x e t é r p e l s e s s i l u o c s e l e n a r g i l i f donner pour surtout mais artistes aux et teurs à édition, dernière la circassiens.arts des l\u2019évolution complètement histoire Une mouvement en Arts fête cirque complètement d n e r p e r i a t n e m u c o d e C .e n e r e r t n o m r u o p e r i a s r e v i n n o i t a r b é l é c e t t e c e d , créa- aux parole la de lors invités étaient qui de vision leur de propos cirque A \u2019 d c ne U amat dr dil s e l j un d\u2019 gine ri o d\u2019 e u q ri é m e di mé o e r o l p x e e qu i s emme ain c Améri une e enne i égypt h 21 lundi, Artv, fi l AMÉLIE LE DEVOIR s s e r a R e m m o c o i t c s e l u q i h p a r e r d a c e g fi GAUDREAU i n i f é d s e g a n n o s r e p s e l t n o n a d s t n a u q i t a r p s n a m l u s u m o t a m é n i c t e s e l l e u s i v é l é t s n n e s s a p é d i u q s e l a t n e d i c c o s e e p y t o é r é t s s e d i n é d n e i b s s - t s n o s i u q i d é m o c e é s u f f i d e t a l p a l e l b i n o p t i s s u é r O .l i e u c é Y y m a R ( t s e i u q é s a l e d r e J w e N u q e n i a t fi a L .n o i g i l e r r u e l à s é h c a t t a t e u q i t a m a r d e y m a R d r o b a \u2019 d , u s d u S u d s n i s i o v s o n z e h c s i d s i a m r o s é d t e u l u H e m r o f e r è i t n o r f a l e d é t ô c e c e d e c r e t i v é à t n e m e u q i n g a m y m a R e d n e i d i t o u q e l t i u s y n è c c u s à e t s i r o m u h n u , f e s s u o r u e t a é r c s e d n u \u2019 l t n e m e l a g é u d n i a c i r é m A e n u e j n u , ) e i r g n i v a l e d e l u c s u p é r c u a y e s e n u s n a d e l l i a v a r t i p u - t r a t s r - , t s s - s è r t s a p t e s n e i t d n a m e d r t s e s t e s r u œ m d i c c O \u2019 d e r t u a s e l p , e s u e i g u s i u p e d n e l I ressante x u a r o m yp vu g é s t n e r a p e d é n , e r è p s o r p e s i u q , s t n a u q i t a r p s n a m l u s u m o f a s r e u g u j n o c t n e m m o c e e s à t e s r u e l a v s e s à s n o i t i d a e n r e d o m e m m o h e n u e j e d e u q d r a g e r u a i s s u a s i a m , t n e i l e r e u q i t a r p a s r u s t n e t r o p s r u e i s u l p r a p e n e i b s è r t s a \u2026 e r b m e t p e s 1 1 n i a t r e c n é t n i t r o f n o i t a r o l p x e e n u t r o s dilemmes des nuancée et m i \u2019 d s t n a f n e s e l t n e l l i a r i t i u q - i s - s - - migrants r é h r u e l o r p m o c e d - u A d a r t n o c , t n a h c R t i a r t r o p e d e r f f o n e i d é m A m a i H i n n o r t i c c e s i u q i fi perpétuer souhaitent qui n a s x u e i g i l e r t e l e r u t l u c e g a t i .e r p o r p é t i t n e d i r u e l e r t t e m e x e l p m o c e g a n n o s r e p e c e d à l a t t a t n e m m e n i m é t e e r i o t c i y m a n o s r u o p r u o t é d e l t u a v u q , x u e r u o v a s e l l i m a f e n u \u2019 d o c s e s à s n o i t i t r a p s e l l e b s è r t e d n a r g a l à f e h c r e i m e r p u a , s ( s a b b e n n e i r è sy e é c n a a L , e L s r e e t n a m i a e r m n e e t a f r a p , ) .i s s u a e l l e , u e p n u e h c r e h s , - i - s bien Une m e n n o i t è r t s n o i t graves.plus Ramy section Crave, fl ques- de mosaïque belle a u t i s s e d e t i c s u s i u q , s t n e n o i x e é r s e d t e s e u q i m o c s dimanche dès Starz, - s I D É M L L E B A 09/16 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 ICI RC Télé Le Téléjournal avec Patrice Roy District 31 Discussions Une autre histoire Ruptures Le Téléjournal Sports/ On va se TVA TVA nouvelles Le Tricheur Un zoo pas Boomerang L'échappée Alerte Amber / Frères TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque TQ Passe-Partout Clovis Génial! Ça vaut le coût Comment fabriquer un humain Zone franche Like-moi! Mc$ween Dans médias V Souper parfait Occupation D Avec mon ex Rire et délire Mets-y le Mets-y le L'Open Mic Occupation D Whiskey Cavalier Souper parfait ICI RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal Mordus de politique Le National TV5 17h50Champion Journal FR Le citron a-t-il un pépin?Secrets d'histoire Canadair Journal/ C à dire CANAL D Douanes Douanes Enchères Enchères Méchante météo Un trésor vu de l'espace Nikola Tesla Alaska: La ruée CANAL VIE Design V.I.P.Soupers Quoi ton plan?Les gratteux Belle à ma façon / Adoption Mariage à l'aveugle Nombreux et heureux Hung (v.f.) RDS 18h15 Hockey 360° (D) LNH Hockey / Devils du New Jersey c.Canadiens de Montréal - Pré-saison (D) L'antichambre (D) Sports 30 Canadien HISTORIA La malédiction d'Oak Island Chevaliers: l'ultime tournoi L'or perdu Malédiction La malédiction d'Oak Island Chasseurs Mystère de l'or ICI ARTV 17h30 Histoires Les belles histoires Pour l'amour du country L'art de la chasse Complètement cirque 5 degrés EXPLORA Le refuge de l'espoir La loi de la survie À l'épreuve d'une tribu Vaincre l'expert Stanley Vollant Big History Z Remorquage Maripier! Science Garage d'élite Américars / Contre la montre Combattants Garage Arrow / Transgression Dexter sav-media 17h55 Demain 18h45 Étudiants voyageurs Prof/ Prof Génie d'ici Encore plus Couple nerds Question santé 36.9° Couple nerds Grand chapitre TFO Les sapiens Maxi/ Maxi Top!/ Top! Amélie Boum, canon Les jumelles RENCONTRES AVEC UN JEUNE POÈTE (2014) Mallette/ Rideau AmourRo Planète 11/9: Mensonges et vérités Sur la scène du crime Les batailles du Louvre De Vinci Choc continents / L'Eurasie Tintin CBC CBCNews JFL: Gags Coronation St.Coronation St.Murdoch Mysteries Frankie Drake Mysteries CBC News: The National CBCNews CTV CTV News Montreal eTalk The Big Bang American Ninja Warrior The Big Bang The Big Bang CTV National GBL Global National Global News E.T.Canada Ent.Tonight FANTASTIC BEASTS AND WHERE TO FIND THEM (2016) avec Ezra Miller, Eddie Redmayne.Global News ABC News News Local 22 News Inside Edition Dancing With the Stars To Be Announced News CBS Channel 3 News at 6:00 p.m.Evening News Ent.Tonight Neighborhood The Big Bang Bull / Prior Bad Acts Bull / Pillar of Salt News PBS (33) PBS NewsHour This Old House Hour Country Music / Hard Times (1933 -1945) Country Music / Hard Times (1933 -1945) UNIS Cochon dingue Main à la pâte Bouffe en cavale Motel, No Vacancy De Sherbrooke à Brooks Chars Eau fraîche Hooké HBO1 18h10 Risky Drinking 19h35 Rock and a Hard Place The Deuce Our Boys Ballers TVA Sports 17h00 JiC Kevin Raphael CHACUN SON COMBAT: À FINIR (2016) Michael Jai White.Dave Morissette en direct Le TVA sports Golf Mag 09/15 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 ICI RC Télé Le Téléjournal Découverte 34es prix Les 34es prix gemeaux Le Téléjournal Sports ex /22h35 34es prix TVA TVA nouvelles VLOG Au coeur de 'Révolution' MAMMA MIA! (V.F.) (2008) avec Pierce Brosnan, Meryl Streep.Alerte Amber / Mon dernier jour TVA nouvelles TQ Les francs-tireurs Y'a du monde à messe / Marie Laberge Une identité dans la diversité Like-moi! À communiquer V 16h15 NOS ÉTOILES CONT.LE FUGITIF (1993) avec Tommy Lee Jones, Sela Ward, Harrison Ford.21h45 RIVIÈRE (2015) Rossif Sutherland.ICI RDI Le Téléjournal Le Téléjournal Le National Le National Découverte Le Téléjournal Le 21e Le National Semaine Verte TV5 Saison au zoo Journal FR On n'est pas couché Je suis belge Journal/ L'invité CANAL D Patrouille GTI 11 Septembre: le chaos aérien Docu-D Nikola Tesla Asphalt Cowboys (v.f.) Un trésor vu CANAL VIE Nombreux et heureux Stage à la maternité 3 garçons et des sextuplés Les enfants Tourette Les gratteux Design V.I.P.Taudis à logis RDS 16h00 Football / N.O./L.A.(D) Sports 30 Sports 30 Blitz /20h15 LNF Football / Eagles de Philadelphie c.Falcons d'Atlanta (D) HISTORIA Pawn Stars Pawn Stars Extraterrestres / Les sentinelles Zodiaque / Un nouveau code L'or perdu / L'indice révélateur La malédiction d'Oak Island Chevaliers ICI ARTV Pour emporter Pour l'amour du country MIRACULUM (V.F.) (2014) avec Kwasi Songui, Xavier Dolan.Prix Gémeaux / L'après-gala Prix Gémeaux EXPLORA Cerveau Cerveau Caillou univers / La genèse Pharmachien Planète techno Titans des mers / HAWK Découverte Alex+Tyler, éco Z T'es pas game Garage Ridicule Comédie En rodage Talk show Galas Juste pour rire 2018 Rire sans tabous Barry sav-media 18h20 Prof Génie d'ici Grand chapitre 19h50 Biblioth Musée/ Histoire Musée/ Histoire Kebec/ Histoire Couple nerds Question santé Archi branchés Ordinaire TFO Petz/ Petz Subito texto Flip Métiers/ Métiers Les sapiens Les sapiens L'ANNÉE SAINTE (1976) Jean Gabin.Mallette/ 8,75$ Magasin Planète 16h30 L'accusé Le jour où.Globe cooker Ma Guerre Politique mensonge Défi des bâtisseurs CBC When Calls the Heart Heartland / Room to Grow Anne With an E Coroner / Bridges CBC News: The National CBCNews CTV 16h25 LNF Football (D) NFL on CTV The Amazing Race Canada The $100,000 Pyramid The Rookie CTV National GBL Global News Global National Security Security Big Brother NCIS: Los Angeles NCIS Global News ABC News News at 6:30 Funniest Home Videos Celebrity Family Feud The $100,000 Pyramid To Tell the Truth News CBS Ch.3 News Weekend News 60 Minutes Big Brother NCIS: Los Angeles NCIS: New Orleans News PBS (33) No Passport Required / Detroit Great British Baking / Pastry Country Music / The Rub (Beginnings -1933) Country Music / The Rub (Beginnings -1933) UNIS Cow-boy urbain Devenir adulte Jenny/ Jenny Les Parent Les Parent La galère Nous, un sur six Liberté HBO1 17h20 Swiped 18h50 61* (2000) avec Barry Pepper, Thomas Jane, Anthony Michael Hall.Succession Gemstones 22h40 Ballers 23h10 Last Wk TVA Sports RAW Kevin Raphael WTA Tennis - Tournoi de Zhengzhou Finale Le TVA sports Football / Laval vs Montréal 09/14 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 ICI RC Télé Le Téléjournal La Petite Vie En direct de l'univers Victoria La vérité Le Téléjournal L'énigme du génie juif TVA TVA nouvelles SANS ARRÊT (2014) avec Julianne Moore, Liam Neeson.20h45 LE TOMBEAU (2013) avec Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stallone.TVA nouvelles TQ LE PREMIER ENVOL (1996) avec Jeff Daniels, Anna Paquin.Cette année-là Montgolfières SANS LOI (2012) V Cinéma X-MEN: APOCALYPSE (V.F.) (2016) avec Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, James McAvoy.À L'AVEUGLE (2012) avec Lambert Wilson, Jacques Gamblin.ICI RDI Le Téléjournal Le Téléjournal Le National Le National Les grands reportages Le Téléjournal L'Épicerie Le Téléjournal Le National Grands rep.TV5 Saison au zoo Journal FR Vivement dimanche! 20h15 300 choeurs chantent les plus belles chansons des années 70 Journal/ L'invité CANAL D Enchères Enchères Méchante météo Vie de chantier Galas ComédiHa! 2018 Comédie Club / Peter Macleod Panique 401 CANAL VIE De taudis à logis Mères à boutte Naissances Maison jackpot Déco verte Body Bizarre (v.f.) Divorce 22h40 Ouvrez Mar.aveugle RDS Sports 30 L'avant-match LCF Football / Alouettes de Montréal c.Roughriders de la Saskatchewan (D) Sports 30 Sports 30 Alouettes exp.HISTORIA Homme de toi Homme de toi Le lot du diable Pawn Stars Pawn Stars Pawn Stars Pawn Stars Pawn Stars Pawn Stars Extraterrestres ICI ARTV 18h05 Génie: Einstein GOOD MORNING, VIETNAM (1987) avec Forest Whitaker, Robin Williams.Moi et l'autre Notre vie / L'attente Cinéma EXPLORA L'invisible essence Big History Big History La Semaine verte AVANT LE DÉLUGE (2016) Pharmachien Z Seuls et tout nu Krypton / La Maison de El Les Brown: génération Alaska LES CHEVALIERS DE SHANGHAI (2003) avec Owen Wilson, Jackie Chan.sav-media Cancer 18h55 Lexique Question santé Question santé La bibliothèque de.Maîtres 21h55 Art Question santé Santé/ Santé 23h20 Santé TFO Petz/ Petz Subito texto Flip Métiers/ Métiers Les sapiens Sapiens/ ONFR+ LA BEAUTÉ DU DIABLE (1949) Gérard Philipe.L'assa/ 8,75$ AmourRo Planète La résurrection d'Hassan Au fil du Mékong / Cambodge Sanctuaire de la nature L'Hermitage Enquête CBC CBCNews marketplace A Place of Tide and Time Diggstown / Delroy Nelson MAUDIE (2016) CTV CTV News Montreal W5 BRACE FOR IMPACT (2016) avec Guy Buller, Kerry Condon.The Beaverton CornerGasA.CTV National GBL Global News Global National Best of Border Best of Border Houdini & Doyle Houdini & Doyle Rookie Blue Global News ABC 15h30 Football Football Studio Football Score.Football Studio /19h35 NCAA Football / Clemson c.Syracuse (D) 22h50 Studio News CBS 15h30 Football / Ala./C.S.(D) Ch.3 News Fall Preview NCIS / Love Thy Neighbor 48 Hours 48 Hours News PBS (33) Time Goes By Appearances Rev.Still Open Father Brown / The Passing Bell Doc Martin The Bletchley Circle Austin City UNIS Le p'tit cabaret D'un rire à l'autre Tout pour la musique MÉMOIRES AFFECTIVES (2004) Roy Dupuis.Watatatow HBO1 18h05 TEMPLE GRANDIN (2010) Claire Danes.THE WIZARD OF LIES (2017) Robert De Niro.22h15 THE NORMAL HEART (2014) TVA Sports Le TVA sports Avant-match (D) LMS Soccer / FC Cincinnati c.Montreal Impact (D) L'Impact Kevin Raphael Le TVA sports WTA Tennis S A M E D I L U N D I D I M A N C H E | 4 3 C u l t u r e É c r an s L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 09/20 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 ICI RC Télé Le Téléjournal avec Patrice Roy Au suivant Faites-moi rire! Galas ComédiHa! Le Téléjournal Cinéma TVA TVA nouvelles Le Tricheur Ça finit bien la semaine Du talent à revendre / Les champions, 2e round TVA nouvelles 22h35 RAMBO (2008) TQ Encore plus Moi j'mange Cette année-là Y'a du monde à messe Like-moi! Zone franche Montgolfières V Souper parfait Rire et délire L'arbitre Huissiers Huissiers Les jeux des Titans Heure limite Souper parfait ICI RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal Le Téléjournal Le National TV5 17h50Champion Journal FR Guides d'aventures Faut pas rêver / Sri Lanka, Sicile: des îles en fête En marge du monde Journal/ C à dire CANAL D Pirates Inc.Douanes Douanes Opération Police 60 jours en prison / L'anxiété Crimes occultes GTI CANAL VIE Mères à boutte Naissances Design V.I.P.Design V.I.P.Les héros de la réno Belle à ma façon / Adoption Mères à boutte Naissances Hung (v.f.) RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° LCF Football / Stampeders de Calgary c.Argonauts de Toronto (D) L'antichambre (D) Sports 30 (D) HISTORIA Hors route / Thérapie de couple Détroit: bêtes d'acier Les montagnards Les montagnards Béliveau / Québec-Montréal Le lot du diable ICI ARTV Moi et l'autre Moi et l'autre Dre Grey, leçons d'anatomie Pour emporter C'est juste de la TV Esprit critique Cinéma EXPLORA Aventures sauvages / Namibie Planète techno Vies de chiens Planète: Attention danger Comment rester jeune Les traumatologues Traumato.Z Remorquage Maripier! Garage Combattants Les pires chauffards canadiens Américars / Contre la montre Infiltration Infiltration Dexter sav-media Dactylo ADESAQ Génie d'ici Question santé 36.9° Couple nerds Encore plus Couple nerds Grand chapitre 22h50 Thèse Revenir les TFO Les sapiens Subito texto Top!/ Top! Amélie Boum, canon Les jumelles L'AUTRE CÔTÉ DE NOVEMBRE 22h20 8,75$ Tombe/ L'assa Hogtown Planète Incroyable Faune d'Afrique Des élans en cavale Dans la peau d'un handicapé Les maitres des saveurs Globe cooker Or maison La résurrection CBC CBCNews JFL: Gags Still Standing Coronation St.The Nature of Things / She Walks With Apes CBC News: The National CBCNews CTV CTV News Montreal eTalk Presents: The Big Bang L.A.'s Finest The Rookie / Caught Stealing Blue Bloods / Something Blue CTV National GBL Global National Global News E.T.Canada Ent.Tonight THE INTERN (2015) avec Anne Hathaway, Adam DeVine, Robert De Niro.BorderSecur Global News ABC News News Local 22 News Inside Edition Am.Housewife Fresh Off-Boat What Would You Do?20/20 News CBS Channel 3 News at 6:00 p.m.Evening News Ent.Tonight Hawaii Five-0 Magnum P.I.Blue Bloods / Something Blue News PBS (33) PBS NewsHour Outdoor Vermont Week Wash.Week Firing Line Great Performances Voces on PBS / The Pushouts Amanpour UNIS Watatatow Watatatow Les intrépides Les intrépides Galaxie près Galaxie près Fais-moi peur! Fais-moi peur! D'un rire à l'autre Musique HBO1 17h25 HEMINGWAY AND GELLHORN (2012) Nicole Kidman.20h05 TEMPLE GRANDIN (2010) Claire Danes.Real Time With Bill Maher Room 104 TVA Sports 17h00 JiC LMB Baseball / Blue Jays de Toronto c.Yankees de New York (D) Dave Morissette en direct Le TVA sports 09/19 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 ICI RC Télé Le Téléjournal avec Patrice Roy District 31 Infoman 100 génies / Les cent génies Enquête Le Téléjournal Sports/ On va se TVA TVA nouvelles Le Tricheur Les Gags Oeufs d'or Le bon docteur J.E.Face à la rue TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque TQ Passe-Partout Cochon dingue Génial! Mc$ween 180 jours Dans les médias House of Cards (v.f.) Chef cabane V Souper parfait Occupation D Avec mon ex Rire et délire Les jeux fous d'Ellen L'Open Mic Occupation D Chicago Police Souper parfait ICI RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal Mordus de politique Le National TV5 17h50Champion Journal FR Champions Vingt-cinq Racines et ailes / Des terroirs, des châteaux et des vignes Aux animaux la guerre Journal/ C à dire CANAL D Comédie Club / Peter Macleod Un trésor vu de l'espace La dynastie Trump / Sous les projecteurs Docu-D / Le dernier pape?CANAL VIE Mini-maisons Mini-maisons 3 garçons et des sextuplés Stage à la maternité Nombreux et heureux Design V.I.P.Design V.I.P.Hung (v.f.) RDS 18h15 Hockey 360° (D) LNH Hockey / Floride vs Montréal (D) L'antichambre (D) Sports 30 Canadien HISTORIA Chevaliers: l'ultime tournoi De l'acier et du feu FantomWorks Transmission Rapides Hors route / Thérapie de couple Détroit ICI ARTV 17h30 Downton Abbey / La réconciliation Moi et l'autre Pour l'amour du country Génie: Einstein Génie: Einstein Cinéma EXPLORA Animal Fight Club (v.f.) Animaux en spectacle Alex+Tyler, éco Villes Pharmachien Pharmachien La loi de la survie Loi de la survie Z Remorquage Maripier! Ridicule En rodage Galas Juste pour rire 2018 Talk show Comédie Tosh.0 T'es pas game Dexter sav-media 17h30 Conféren Musée/ Fausses Monde sans 19h55 Nature Maîtres 20h50 Mat Chi.Histoire Archi branchés Kebec Encore plus L'ère robots TFO Les sapiens Flip Top!/ Top! Amélie Boum, canon Les jumelles GINA (1975) Celine Lomez.Cinéma 23h05 Magasin Planète Les batailles du Louvre De Vinci Les pharaons / Sadate L'histoire dates Archives Or maison Incroyable Faune d'Afrique CBC CBCNews JFL: Gags Still Standing Coronation St.Battle of the Blades CBC News: The National CBCNews CTV CTV News Montreal eTalk The Big Bang The Big Bang The Big Bang Criminal Minds Law & Order: S.V.U.CTV National GBL Global National Global News E.T.Canada Ent.Tonight FBI / Doomsday Big Brother Hawaii Five-0 Global News ABC News News Local 22 News Inside Edition Celebrity Family Feud 20/20 / The Last Days of Phil Hartman News CBS Channel 3 News at 6:00 p.m.Evening News Ent.Tonight Young Sheldon Young Sheldon Big Brother FBI / Exposed News PBS (33) PBS NewsHour Made Here 19h45 Made The British Beat (My Music) Wings Over Grand Canyon Amanpour UNIS Cochon dingue Hôpital vétérinaire Louis la faune Eau fraîche Oiseaux Hooké Main à la pâte Bouffe en cavale Peaky Blinders HBO1 17h25 Stolen 18h45 THE WIZARD OF LIES (2017) avec Michelle Pfeiffer, Robert De Niro.Silicon Valley Silicon Valley Silicon Valley Silicon Valley Silicon Valley TVA Sports 17h00 JiC LMB Baseball / Blue Jays de Toronto c.Orioles de Baltimore (D) Dave Morissette en direct Le TVA sports 09/18 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 ICI RC Télé Le Téléjournal avec Patrice Roy District 31 L'Épicerie Les enfants de la télé Le monstre Le Téléjournal Sports/ On va se TVA TVA nouvelles Le Tricheur Les Gags LOL :-) Les invisibles / Nos valeurs Mensonges / Opération carnage TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque TQ Passe-Partout Cochon dingue Génial! Format familial Anxiété / Génération d'anxieux Les francs-tireurs La femme honorable 180 jours V Souper parfait Occupation D Avec mon ex Rire et délire Ne jamais faire à la maison L'Open Mic Occupation D SEAL Team / Fracture Souper parfait ICI RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal Mordus de politique Le National TV5 17h50Champion Journal FR 24 heures: Danger! Envoyé spécial Les routes de l'impossible Journal/ C à dire CANAL D Ces chansons qui ont Patrouille GTI Alaska: La ruée vers l'or Pirates Inc.Méchante météo Au pays des CANAL VIE Les McGillivray déménagent Design V.I.P.Soupers Animaux VIP / Jardin de rêve Mères à boutte Naissances Les enfants Tourette Hung (v.f.) RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° LMB Baseball (D) L'antichambre 22h45 Sport30 23h15 Sport30 HISTORIA Les a$ de la brocante Profession / Retour en enfance De l'acier et du feu De l'acier et du feu Chevaliers: l'ultime tournoi L'acier et feu ICI ARTV 17h30 Histoires Les belles histoires Moi et l'autre Les filles de Caleb Les filles de Caleb Les filles de Caleb Filles de Caleb EXPLORA Vitesse mortelle Animaux en spectacle Cerveau Cerveau Caillou univers / La survie Human +, le futur de nos sens Océania Z Remorquage Maripier! Seuls et tout nu Slobby Trésors tech Rire sans tabous Maintenance Barry Dexter sav-media Ordinaire ou Super Archi branchés Encore plus Kebec L'ère robots Ombre doute 21h55 Prof ADESAQ Réparer nature 23h20 Science TFO Les sapiens Métiers/ Métiers Top!/ Top! Amélie Boum, canon Les jumelles LES DERNIÈRES FIANÇAILLES (1973) Failles/ Empreint 8,75$/ Compte Planète Au fil du Mékong / Cambodge Sanctuaire de la nature Vanity Fair / Traque sur Internet Sur la scène du crime Or maison Les présidents et la table CBC CBCNews JFL: Gags Still Standing Coronation St.Great Canadian Northern Rescue / Qué Sera CBC News: The National CBCNews CTV CTV News Montreal eTalk The Big Bang MasterChef / The Finale: Part 1 Partie 1 de 2 Law & Order: S.V.U./ Guardian CTV National GBL Global National Global News E.T.Canada Ent.Tonight Big Brother Fall Preview Neighborhood A Little Late With Lilly Singh Global News ABC News News Local 22 News Inside Edition The Goldbergs Schooled Modern Family Single Parents Celebrity Family Feud News CBS Channel 3 News at 6:00 p.m.Evening News Ent.Tonight Big Brother SEAL Team S.W.A.T./ Kangaroo News PBS (33) PBS NewsHour Drawing / Drawing Plants Country Music / I Can't Stop Loving You (1953 -1963) Country Music UNIS Cochon dingue Louis la faune Cow-boy urbain Liberté Liberté Une place pour eux Tournée générale La galère HBO1 18h05 Suited Southern Rites Our Boys Succession Gemstones TVA Sports 17h00 JiC LNH Hockey / Montréal vs Floride (D) 21h45 Dave Morissette Soccer (D) 09/17 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 ICI RC Télé Le Téléjournal avec Patrice Roy District 31 La Facture Toute la vie 5e rang Le Téléjournal Sports/ On va se TVA TVA nouvelles Le Tricheur Animaux retrai La Dérape L'heure bleue Les honorables / La libération TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque TQ Passe-Partout Cochon dingue Génial! Moi j'mange National Geographic House of Cards (v.f.) 22h05 Poldark Francs-tireurs V Souper parfait Occupation D Avec mon ex Rire et délire Les jeux des Titans L'Open Mic Occupation D NCIS: Los Angeles Souper parfait ICI RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal Mordus de politique Le National TV5 17h50Champion Journal FR Les plus beaux treks Guides d'aventures En marge du monde L'art du crime Journal/ C à dire CANAL D Ces chansons qui ont Vie de chantier Asphalt Cowboys (v.f.) Panique sur la 401 La dynastie Trump / Gros Parieur CANAL VIE 12 travaux 12 travaux Déco verte Design V.I.P.Vendre ou rénover Vancouver?Les héros de la réno Quoi ton plan?Les gratteux Hung (v.f.) RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° Hors-jeu 2.0 LMB Baseball (D) L'antichambre (D) HISTORIA 17h30 Island Chasseurs Le mystère de l'or confédéré Pawn Stars Pawn Stars Les a$ de la brocante Les a$ de la brocante Profession ICI ARTV 17h30 Histoires Les belles histoires Quelle famille! Génie: Einstein 21h05 Génie: Einstein Notre vie / L'attente Docteur March EXPLORA Animo S'aime chien La loi de la survie Pharmachien Détourner Comment rester jeune Alex+Tyler, éco Villes Attention Z Remorquage Maripier! Les Brown / Diviser pour règner Deadly Class (v.f.) Surnaturel / La cicatrice Krypton / L'Initiative Sans-rang Dexter sav-media Publications Nos capsules Ombre doute 19h55 Art Réparer nature 20h50 Nature Monde sans 21h55 Nature Maîtres 22h50 Métiers Musée/ Fausses TFO Les sapiens Motel Monstre Top!/ Top! Amélie Boum, canon Les jumelles LITTORAL (2004) Miro Lacasse.PTango/ Mamie LeDéni/ Failles Planète 17h30 Guerre Les raisins de la guerre Incroyable Faune d'Afrique Des élans en cavale Michael Jeremiasz Yellowstone CBC CBCNews JFL: Gags Still Standing Coronation St.Still Standing 22 Minutes TallBoyz Baroness CBC News: The National CBCNews CTV CTV News Montreal eTalk The Big Bang STAR TREK BEYOND (2016) avec Zachary Quinto, Zoe Saldana, Chris Pine.CTV National GBL Global National Global News E.T.Canada Ent.Tonight GODZILLA (2014) avec Aaron Taylor-Johnson, Bryan Cranston, Elizabeth Olsen.BorderSecur Global News ABC News News Local 22 News Inside Edition Bachelor in Paradise Bless-Mess Black-ish News CBS Channel 3 News at 6:00 p.m.Evening News Ent.Tonight NCIS / Daughters FBI / Closure NCIS: New Orleans News PBS (33) PBS NewsHour Seeing Canada Dest.Craft Country Music / The Hillbilly Shakespeare (1945 -1953) Country Music UNIS Cochon dingue Jenny/ Jenny Les Parent Les Parent CE QU'IL NE FAUT PAS DIRE (2015) Annick Fontaine.Ciné tout court Rire à l'autre HBO1 18h10 Back on Board: Greg Louganis 19h40 CARMINE STREET GUITARS (2018) Gemstones 21h35 Ballers 22h05 The Deuce 23h05 OurBoys TVA Sports 17h00 JiC LMB Baseball / Giants de San Francisco c.Red Sox de Boston (D) Dave Morissette en direct Le TVA sports J E U D I V E N D R E D I M E R C R E D I M A R D I CRITIQUE V T R A au e b a L e t es g du c uin ég S c ar M p e ss ha c et t ar d er l par x u e mi é t e s oi r our l e ritu e RIOUX LOUISE-MAUDE LE DEVOIR s e i l o j e d t n a t u a a d l I s n a y e s c a l e d t r a \u2019 L n o i at spir in d\u2019 et fi SOUCY - s e n e d e u q e s e s s a h o n u r B e d minisérie une Boulianne, è i t n e t u o t e é t r o p e r i a t M e d e l l i u q n a r t é t i s a , n i a v i r c é t e e r t n i e p art croise y heures, ses c x u e d e d e i n g a p m o c dissertent lui, avec qui, cois u d e i t a m é r p u s a l r u s r u e t n e l a l e d s u t r e v \u2019 de tout-puissant n i l\u2019ins s n i u é S c r a M sur Baie-Johan-Beetz, g documen- - o i r u c a l r a p e r e L .n i u g é S c r a à e t s a é n i c i s s u en chasse et - é b é u q s r u e t a é r l\u2019envi à s e l , e r i o t i r r e t r i o v u o p e l t e \u2019 à d r o b a piration.d e t i v Côte-Nord, la C e s u e v a r g a l z e h c t n o s s e r v u œ s e l t n o d è s i m s e d t e s é t u a e b d\u2019un Dépositaire rent.quelque en fait s\u2019est o s e d e i v r e s t s e \u2019 s e t s i t e n g i o s t e t r o s e l r e r u j \u2019 incendie grand le qu L .s r u o t n e l a s e d t ê r r o p m i \u2019 l e t n o c a r e s u e s e c é n a l r u s t n a t s i s n i forcer à quitte précipiter, y e v r a H l a t n a h s e d s e é n g é r p m i - u o t n e \u2019 l i u q s e r elle dont lieu l\u2019ar- l\u2019œil, sorte - n o c r u o p t r a n s è r p a e n i e p a s r fo- la ravagé a - s a h c t e e t s i t r a i , l e u t i r u d e c n a t n e i r e n e d é t i s s à temps le fl pour vol son suspendre définitif, irréversible, m e t d n o c e s n u s n a D P e d e r t n o c n e r a l à a v o y a n e u g a S e l s i u p e D a \u2019 d r u e t c a f e c , s e n i c a r a l r u s n o i x e é r a s i u l e s s a h c u d i u l e c , e t s e g u e d s e c i S .n a s i t r a \u2019 l e d n e r é f f i d s è r t s e i g r e n é u e p n u l e r u t a n n u c e v a p e v u o r t n e \u2019 s e n e l b gu geste, le que advienne.n i é S c r a M , s p .y a l b m e r T e r r e i s e s é g n o l p a l i ù c e v a t i u s r u o p c r u d e i t a m é r p u s i u l e c e m m o c r u x u a s e r t i p a h c x t n e u q i r b m i \u2019 s s e t - m e s n e \u2019 l , é c r o f .é r a p é d p o r t s a o s t e f f e n e s e r a r p o r T t r a s e d r e i l e t a \u2019 l s n a d i s s u A .r e t o p i h c t n e m a p e l l e d n a u q é t u a e b chasse la de L\u2019art 23 et 16 lundis les Artv, 30 h 20 s n o i s r u c n i s e l t n - i a r v r u o p s e t s i a l r e p a r t t a n e i b .e s s septembre, L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 V I V R E o , e p i s s i d e s e m u r b a l e u q s r o L s e l s n a d t r o m a l é v u o r t t n a y a C I S A B M O A Y A M b s e t ô c s e l r i o v e c r e p a t u e p n .s e r d n a l F a \u2019 l e d , e r r e t e l g n A \u2019 l e d s e h c n a l t n o s ù o \u2019 d , r e m a l e d é t ô c e r t u t n e m i g é r x u e r b m o n e d s u n e v s front durant la Grande Guerre, c\u2019est en grande partie parce que la question de l\u2019identité nationale et culturelle, mais aussi de l\u2019appartenance idéologique, n\u2019y a jamais été totalement résolue.Le temps présent ne fait pas exception.Partout dans les Flandres, on ressent encore la douleur laissée par cette guerre, commémorée dans certains endroits quotidiennement.Ainsi, depuis 1928, chaque jour à 20 h on rend hommage aux soldats britanniques tombés à Ypres.Ce qu\u2019il faut surtout comprendre, c\u2019est qu\u2019ethniquement parlant, la zone est habitée pas trois groupes, dont deux se définissent comme « Flamands » : les Flamands appartenant au groupe linguistique néerlandais réparti entre la France, la Belgique et les Pays-Bas ; les Flamands du groupe linguistique français qui résident en France, différents de ceux résidant en Belgique ; et, bien sûr, les Français rattachés à la langue picarde, communément appelée le ch\u2019ti.Il y a de quoi avoir le vertige, d\u2019autant plus qu\u2019avec l\u2019ouverture des frontières, parfois la seule manière de savoir si on est en France ou en Belgique, c\u2019est de vérifier la couleur des boîtes aux lettres de la poste, l\u2019ouverture des églises (en France, à cause du vandalisme, elles sont pour la plupart fermées) et la présence d\u2019estaminets sur les places centrales des villages.Ombres et lumière Heureusement, la beauté de la région fait rapidement oublier ces clivages.Ainsi, au fil d\u2019une promenade dans le picaresque village de Cassel, on peut tomber sur la majestueuse Chatellerie de Schoebeque, aujourd\u2019hui hôtel huppé, jadis quartier général du maréchal Foch, qui y a dessiné les cartes du monde à venir.Au village, une statue à son effigie semble observer la vaste plaine traversée par les voies romaines, lesquelles sont si parfaitement alignées qu\u2019on ne peut qu\u2019admirer, 2000 ans plus tard, le génie de leurs ingénieurs.Lorsque la brume se dissipe, on peut apercevoir les côtes blanches de l\u2019Angleterre, de l\u2019autre côté de la mer, d\u2019où sont venus de nombreux régiments ayant trouvé la mort dans les Flandres.À une dizaine de kilomètres de là se trouve aussi le mont des Cats, avec sa célèbre abbaye, son église romaine, qui a survécu à la guerre, dont les vitraux symbolisant le passage des ombres vers la lumière (même si les ombres semblent habiter perpétuellement cette partie du monde).Durant la guerre, 97 % des monuments et presque tout le patrimoine ont été totalement détruits ; la plupart ont été reconstruits selon les plans d\u2019origine.Adjacent à l\u2019église se trouve le monument commémoratif des soldats REPORTAGE MAYA OMBASIC COLLABORATRICE LE DEVOIR DANS LES FLANDRES \u2019auteure de Mémoires d\u2019Hadrien, Marguerite Yourcenar (1903- 1987), née Crayen- cour, a eu une enfance peu commune.Orpheline de mère, très attachée à Barbe, la bonne qui deviendra aussi son éducatrice, Marguerite découvre sa passion pour la nature en compagnie de cette dernière.À l\u2019époque, la famille Crayencour possédait un immense domaine au cœur du mont Noir, dans les Flandres françaises, à quelques centaines de mètres de la frontière belge.Alors que le château a été entièrement rasé durant la Grande Guerre, l\u2019immense domaine familial, qui a changé de propriétaire à plusieurs reprises, appartient aujourd\u2019hui au département du Nord, qui en a fait un sublime parc national et une résidence internationale pour les écrivains.L\u2019endroit fait converger vers un seul lieu les plumes contemporaines en quête de solitude et de vibrations de grands écrivains passés par là, à commencer par Yourcenar elle-même.Quand elle n\u2019était pas en communion avec la nature entre les monts qui ont rendu cette région célèbre (en réalité, on devrait plutôt parler de collines), la jeune Marguerite sillonnait le monde d\u2019avant la Première Guerre mondiale.Ce n\u2019est que beaucoup plus tard, devenue écrivaine mondialement reconnue, que Yourcenar prendra réellement conscience de la richesse et de la complexité du territoire où elle avait passé ses premières années.Vers la fin de sa vie, et à la grande joie des habitants de la région, elle a voulu y revenir, notamment pour inaugurer la résidence d\u2019écriture et le musée Your- cenar, à Saint-Jans-Cappel.Flandre, Flandres Pour le commun des mortels découvrant cette région, il faut plusieurs jours pour comprendre la complexité du territoire et ses mentalités.Le toponyme lui-même, la Flandre ou les Flandres, nourrit sans cesse les débats politiques, historiques, géographiques, linguistiques et éthiques, pour essayer de démêler le mythe de la réalité et de déterminer, une fois pour toutes, ce que cette région signifie et à qui elle appartient au juste.Par les temps qui courent, la tâche est d\u2019une actualité surprenante, sans qu\u2019elle soit pour autant facile.Historiquement, la Flandre a toujours été le carrefour par où passaient les plaques tectoniques de l\u2019histoire.Si la région a incarné l\u2019une des principales lignes de L Il y a quelques années, Martin et Fabienne sont tombés amoureux de Westouter, petit village charmant appartenant à la commune belge de Heuvelland de la Région flamande.Aujourd\u2019hui, ils sont les propriétaires de l\u2019estaminet Peenhof donnant sur la place centrale de Westouter.Fort de son choix de bières, que les proprios vous présentent avec passion et connaissance, leur estaminet est un véritable lieu de rencontre intergéné- rationnel où on a l\u2019impression d\u2019assister à un moment d\u2019éternité.Surtout le soir, quand toutes les lumières du village s\u2019éteignent (choix écologique des habitants) et que Peter, artiste surdoué au regard bleu des peintres flamands et aux dreadlocks à la Bob Marley, vous invite dans son célèbre petit camion insonorisé, surnommé « la plus petite salle de concert au monde », pour vous enivrer de sonates de Beethoven.Après avoir savouré la beauté et la joie de vivre le temps d\u2019un soir sous les étoiles de Westouter, on tombe le lendemain nez à nez avec un autre rappel de la Grande Guerre, soit le site commémoratif de Poperinge, érigé à la mémoire des travailleurs chinois, morts d\u2019épuisement après avoir débarrassé ces terres des cadavres qui se comptaient par millions.Stefan Zweig avait raison : le monde était différent avant la Grande Guerre.À ceux qui désirent savoir comment il était avant, un voyage et une promenade dans les cimetières militaires de la Flandre s\u2019imposent.Ne serait-ce que pour se convaincre que le projet européen, s\u2019il échoue, aura au moins permis quelques décennies de paix\u2026 Vers la fin de sa vie, et à la grande joie des habitants de sa région, l\u2019auteure de Mémoires d\u2019Hadrien a voulu y revenir, notamment pour inaugurer la résidence d\u2019écriture et le musée qui porte son nom à Saint-Jans-Cappel canadiens, morts eux aussi dans ces contrées parsemées de cimetières strictement séparés : par là, les morts anglais ; par ici, les morts français ; derrière la frontière imaginaire, les morts allemands, flamands, belges\u2026 Si la plupart des jardins des églises sont envahis par ces cimetières, à Saint-Omer, petite cité à l\u2019écart du temps et au charme discret des villes de province, la célèbre cathédrale a fait de la place dans son jardin à une roseraie qui rappelle la beauté, malgré les horreurs de la guerre.Mise en scène dans le best-seller Ces dames aux chapeaux verts (1921), la cathédrale a abrité derrière ses piliers les rendez-vous galants des personnages créés par Germaine Acremant.Parmi les nombreuses merveilles de ce bijou architectural à l\u2019inspiration gothique, on trouve un Rubens à couper le souffle.Le persistant bip de l\u2019alarme et des caméras de surveillance empêche de se perdre dans la contemplation.Serait-ce pour nous inciter à demeurer attentifs devant la représentation bien singulière de cette descente de la croix où Marie Madeleine, rondelette aux cheveux blonds et à la chair rosâtre, ressemble aux Flamandes croisées dans la rue ?À boire ! La fréquentation des estaminets (petits cafés) entourant la place centrale est une pratique bien belge.Avec bonheur, on y trouve la meilleure bière du monde (le menu offre parfois jusqu\u2019à 1000 productions locales) et on y croise des personnages insolites et hauts en couleur semblant sortir d\u2019un roman ou d\u2019un film.Marguerite Yourcenar BERNHARD DE GRENDEL Cœur des Flandres et du monde Au pays de Marguerite Yourcenar, on croise la beauté et des traces de la Grande Guerre Voya ge LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 | 4 5 compagner d\u2019une \u201ctransformation\u201d.Tertio, tant pis s\u2019ils ne disposent pas de beaucoup de jours de vacances ; ils vont quand même au bout du monde, dans cette destination exotique dont ils rêvent, ne serait-ce que pour une semaine, et ils y emmènent leurs enfants.On peut donc prédire que cette génération-là voyagera elle aussi différemment et modèlera à son tour l\u2019industrie.» Du point de vue du consommateur, Virtuoso dit : « Ici, vous en aurez plus pour votre argent », estime Federica Bandini, directrice des ventes à l\u2019hôtel Cristallo, à Cortina d\u2019Ampezzo, en Italie.« Ça veut dire le petit-déjeuner gratuit, un crédit au spa, un Par exemple ?Examiner les collections de livres plusieurs fois séculaires de la bibliothèque de l\u2019Université de Coimbra, au Portugal, ou parler d\u2019environnement en Colombie avec des membres de la tribu Kogi, qui vénèrent la Terre mère.Le nouveau luxe À l\u2019origine de cette redéfinition de la notion de luxe : les millénariaux, constate Misty Belles.« Il ne fait aucun doute qu\u2019ils façonnent l\u2019industrie du voyage.Primo, ils n\u2019épargnent pas \u201cpour plus tard\u201d, comme le faisaient leurs parents ; ils vivent pour l\u2019ici et le maintenant.Secundo, avec eux, le voyage n\u2019est plus passif ; il doit s\u2019ac- Les virtuoses du voyage Les millénariaux redéfinissent le tourisme et la notion de luxe Les milléna- riaux, toujours à la recherche de nouvelles expériences, sont à l\u2019origine d\u2019une redéfinition du voyage de luxe.PATRICIA DE MELO MOREIRA AGENCE FRANCE-PRESSE À la mi-août avait lieu la 31e édition de la Virtuoso Travel Week, à Las Vegas.Dans le secteur du voyage de luxe et expérientiel, cet événement est l\u2019équivalent de la Semaine de la mode, soit une occasion en or de dépister de nouvelles tendances de tourisme.Compte rendu.ux hôtels Bellagio comme Aria, ils étaient 6500 participants, des acheteurs (conseillers en voyage) comme des vendeurs (représentants d\u2019hôtels, decompagnies de croisières, voyagis- tes, etc.) à brasser de grosses affaires lors de cette grand-messe d\u2019une semaine que Virtuoso avait orchestrée.Virtuoso, c\u2019est un réseau mondial qui compte plus de 20 000 conseillers en voyage présents dans quelque 50 pays, spécialisés dans le tourisme haut de gamme et dont les ventes annuelles totalisent 26,4 milliards de dollars américains.Leurs clients ont de 35 à 64 ans, 56 ans étant l\u2019âge médian, un revenu de ménage médian de 200 000 $ et une valeur nette médiane de 1,75 million.Bref, le voyage de luxe a de l\u2019avenir ! « Il y a une demande accrue pour la personnalisation des services touristiques et pour des expériences de voyage uniques », confirme Misty Belles, porte-parole de Virtuoso.C\u2019est qu\u2019en fait, la définition du luxe a évolué\u2026 « Aujourd\u2019hui, le luxe, c\u2019est ce qui vous importe en tant que voyageur, poursuit-elle, et c\u2019est plus que jamais lié au contact que vous établissez avec la destination et ses habitants plutôt qu\u2019avec une catégorie de chambres ou de bateaux de croisières.Par exemple, il n\u2019est pas dit qu\u2019il y aura un hôtel de grand luxe au bord de la plage de vos rêves, mais votre luxe à vous sera de profiter de celle-ci à plein.» Même son de cloche chez Blue Parallel, un voyagiste membre de Virtuoso qui donne dans l\u2019ultra-luxe (ses expéditions sur mesure tournent autour de 2000 $US par personne et par jour) : « Le luxe, aujourd\u2019hui, ce n\u2019est plus le matériel, c\u2019est plutôt d\u2019avoir accès à des expériences qu\u2019il n\u2019est pas donné au commun des mortels de vivre », explique le président, Emmanuel Burgio.REPORTAGE CAROLYNE PARENT COLLABORATRICE LE DEVOIR À LAS VEGAS A Voyage LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 46 | Vivr e à destination », dit Lara Lazare, de Vision Voyages, dans Saint-Laurent.Le président-directeur général de Virtuoso, Matthew Upchurch, a conclu la soirée de gala de la Travel Week en posant une question fort pertinente à son auditoire : comment peut-on réussir à battre l\u2019algorithme ?Une référence aux algorithmes du Net qui contribuent à ce que tout un chacun puisse se passer d\u2019un agent.Sa réponse : « Avec le rythme du cœur.» Voilà qui vaut pour ce réseau comme pour toutes les agences de voyages du monde.Carolyne Parent était l\u2019invitée de Virtuoso.surclassement de chambre, un départ tardif ou d\u2019autres avantages », préci- se-t-elle.Bref, une valeur ajoutée qui peut atteindre 500 $.C\u2019est de plus l\u2019assurance de faire affaire avec la crème de la crème des conseillers en voyage et de leurs fournisseurs privilégiés.Les agences ne sont acceptées au sein du regroupement qu\u2019au terme d\u2019une évaluation d\u2019une durée moyenne de six mois qui prend en compte leur expérience dans le marché du luxe ou, à tout le moins, leur volonté de le développer.« Chez nous, on sait qu\u2019on n\u2019aurait qu\u2019à passer un coup de fil à un autre membre du réseau pour tirer d\u2019affaire l\u2019un de nos clients ayant un problème Où irons-nous cet automne ?Voici les 10 destinations les plus populaires de la saison selon Virtuoso, qui en est arrivé à ce palmarès en compilant les réservations effectuées chez ses agences de voyages canadiennes membres pour la période allant de septembre à décembre prochain.1.Canada ; 2.États-Unis ; 3.Italie ; 4.Royaume-Uni ; 5.Australie ; 6.Mexique ; 7.Israël ; 8.France ; 9.Afrique du Sud ; 10.Espagne.Cinq types de voyage qui ont la cote Le voyage « Skip-Gen ».Vos parents emmènent vos enfants à Disney World tandis que vous restez à la maison ?C\u2019est un phénomène de plus en plus répandu.Le voyage de bien-être.La tendance est là depuis un moment déjà, mais l\u2019offre se raffine.Ainsi, à Las Vegas, les hôtels Mirage, MGM Grand et Park MGM possèdent des chambres « Stay Well » dotées d\u2019un éclairage qui contribue à réduire les effets du décalage horaire, d\u2019une douche équipée d\u2019un diffuseur de vitamine C, bienfaisante pour les cheveux et la peau, et de matelas « Stay Well », faits à partir d\u2019extraits végétaux, entre autres attentions visant notre mieux-être.Le voyage organisé\u2026 partiellement personnalisé.« On veut voyager en groupe tout en souhaitant que certaines parties du séjour soient créées sur mesure pour nous, explique Marett Taylor, vice-présidente aux ventes pour le marché américain chez Abercrombie & Kent.Par exemple, avec nous, dès l\u2019an prochain, on pourra prendre son petit- déjeuner au lit ou encore faire du vélo pendant que les autres font de la randonnée.» Dans cette même veine, Voyages Traditours, bien connu au Québec, propose sa formule Flex, qui laisse aux participants de ses circuits organisés en Italie, en Grèce et en Espagne jusqu\u2019à 20 % de temps libre.Le séjour ultraprivé.Aux antipodes d\u2019une quête de contacts avec l\u2019habitant, cette option de voyage consiste à rechercher un hébergement tout confort en un lieu idyllique duquel on ne sortira pratiquement pas.Pensons Fidji, Maldives, Bora Bora ou, encore, Bequia, dans l\u2019archipel de Saint- Vincent-et-les-Grenadines, où, la plupart du temps, la villa est en elle-même la destination.Le voyage festif.On réunit la famille à l\u2019étranger pour fêter Noël, un anniversaire de mariage ou tout simplement pour le plaisir de se retrouver ensemble.Et il se pourrait bien qu\u2019on choisisse un hébergement ultraprivé pour ce faire ! Le luxe, aujourd\u2019hui, ce n\u2019est plus le matériel, c\u2019est plutôt avoir accès à des expériences qu\u2019il n\u2019est pas donné au commun des mortels de vivre EMMANUEL BURGIO » Voya ge LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 Vivr e | 47 Aliment ation diabétique \u2014, qui nous faisait toujours déguster de bonnes choses, qui m\u2019incite encore aujourd\u2019hui à rechercher le bon goût d\u2019abord et avant tout.» Après avoir passé plusieurs années en France, Fabrice Filin rentre en Martinique en 2010 avec l\u2019idée d\u2019y ouvrir sa propre boutique, Léritaj mwen (« mon héritage », en créole martiniquais).L\u2019idée de départ est justement de se réapproprier son héritage culinaire et d\u2019utiliser principalement les fruits de la Martinique pour la confection de ses desserts.Parmi ses fournisseurs, il compte Abdul Jiré, de l\u2019entreprise Le Monde des végétaux.Il sélectionne des fruits avec un taux de sucre suffisamment élevé pour le chef pâtissier, ce qui lui permet de donner beaucoup de goût à ses desserts, sans ajouter de sucre.Il mise également sur des ingrédients goûteux et de grande qualité pour assurer le succès de certains classiques réinventés.Par exemple, son gâteau opéra, habituellement composé d\u2019un étagé de gâteau éponge, de ganache au chocolat et de crème au beurre au café, est plutôt fait à base de mousseline sans beurre, dont le goût de café est plus prononcé qu\u2019à l\u2019habitude.Il utilise aussi un chocolat très peu sucré.Il a d\u2019ailleurs rebaptisé ce gâteau jou ouvê (« jour ouvert », dans le sens du jour qui se lève) en l\u2019honneur de la chanson du même nom du chanteur martiniquais Paulo Rosine.Ainsi, en mettant davantage l\u2019accent sur la qualité et le goût des ingrédients vedettes de ses desserts, il peut appliquer les précieux conseils de sa grand-mère et y aller plus doucement sur le sucre.Aussi présents au village créole, les chefs Pascal Sigère, d\u2019Agap\u2019peyi\u2019a, le restaurant de la maison d\u2019hôtes Pascal dans la commune du François, et Matthieu Jolly, du restaurant de fine cuisine en bord de mer L\u2019Ajou- pa2gros, à Case-Pilote, partageront leur grand amour pour la cuisine fortement inspirée du terroir martini- quais riche et coloré.Une Martinique gourmande de saveurs et de grands rhums Le rendez-vous culinaire martiniquais revient pour une 12e édition REPORTAGE CATHERINE LEFEBVRE COLLABORATRICE LE DEVOIR e colombo de poulet de Carole au marché de Fort-de-France, les pâtés maison de Brunch ô Péyi et cette dégustation de rhums en après-midi sur la plage du restaurant Petibonum ne sont que quelques succulents souvenirs de l\u2019île aux fleurs.Du 19 au 29 septembre, le festival Martinique gourmande est de retour pour une 12e édition et il nous rappelle à son tour tous ces délices antillais.Un festival en pleine ébullition Fidèle à ses habitudes, Martinique gourmande se veut une façon plutôt agréable de goûter aux plats et cocktails d\u2019inspiration martiniquaise dans les restaurants et bars participants.Lors de sa toute première édition, quatre restaurants y avaient participé.Aujourd\u2019hui, pas moins de 44 établissements du Grand Montréal et de Québec se joignent à la fête.Cette année, un village créole éphémère prendra également place au Complexe Desjardins les 19 et 20 septembre.De quoi lancer les festivités en grande pompe ! Une dégustation des rhums Saint-James et Trois-Rivières et des cours de zouk \u2014 la danse chaleureusement rythmée originaire de la Guadeloupe et de la Martinique \u2014 y auront lieu.Puis, des chefs martiniquais s\u2019affaireront à charmer le palais des convives.Il y aura entre autres le chef pâtissier Fabrice Filin, qui prend un malin plaisir à réduire au maximum le sucre de ses recettes.Formé en France, il est notamment passé dans les cuisines de Fauchon et du restaurant Jules Verne à Paris.À tous les coups, il réduisait le sucre dans les recettes des desserts.« Je trouvais toujours qu\u2019il y avait plus de sucre que de goût, ra- conte-t-il.C\u2019est sans doute l\u2019éducation de ma grand-mère pâtissière \u2014 et L David mène trois vies.Une qu\u2019il partage avec son épouse, et avec qui la relation s\u2019écroule, une avec sa petite amie, pimpante militante écologiste, et une autre avec une jeune cam-girl, tantôt française, plus tard américaine, à qui il se confie, la nuit.Et voilà qu\u2019on apprend qu\u2019en plus, il est agent double, taupe pour le compte du FBI.Et nous, dans tout ça ?Nous l\u2019espionnons.Telling Lies, nouvelle sortie de Sam Barlow, concepteur du bien reçu jeu-film interactif Her Story, raconte avant tout notre histoire, celle d\u2019une femme anonyme que nous connaîtrons surtout par son reflet omniprésent à l\u2019écran de notre ordinateur.Sans trop savoir comment ni pourquoi, nous avons obtenu accès à une base de données dérobée à la NSA (Agence de sécurité nationale américaine) contenant toutes les conversations vidéo de David.C\u2019est en cherchant par mots-clés que nous arriverons à rassembler les pièces de la triple vie menée par notre conteur de menteries.Lorsque viendra le moment pour les trois femmes qui gravitent autour lui de lui dire ses quatre vérités, ce sera jouissif, promis.Telling Lies est en quelque sorte la suite de Her Story, bien que les histoires ne soient pas liées.Si le premier nous a plu, le second nous en donnera encore plus, sur tous les plans : plus d\u2019acteurs, plus de scènes, plus d\u2019énigmes.Nous aimerons peut-être moins les conversations à sens unique, qui ne montrent qu\u2019une seule des deux parties à la fois.Préparez-vous à fixer, longtemps, des visages muets écoutant leur interlocuteur, puis à réécouter, cette fois de l\u2019autre perspective, la même conversation.Rappel troublant de l\u2019État-surveillance, surfant sur les révélations d\u2019Edward Snowden, qu\u2019on commence déjà à oublier, Telling Lies reste efficace si l\u2019on est curieux et patient.Tout au moins reconsidérera-t-on son univers numérique.À essayer, si l\u2019on cherche quelque chose de différent à se mettre sous la dent.Olivier Sylvestre LES APPLICATIONS DE LA SEMAINE Telling Lies Offert pour Windows 10 et iOS.Environ trois heures, plus de six si on souhaite tout voir.Conter des menteries PHOTOS ANNAPURNA INTERACTIVE LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 4 8 | Vivr e Aliment ation Au marche?de Fort-de-France, Carole pre?pare de de?licieux accras de morue, un plat en sauce typique de la cuisine martiniquaise.CATHERINE LEFEBVRE Le lendemain, ce sera au tour des petits de 3 à 5 ans de cuisiner leur propre féroce, pendant que les 6 à 12 ans seront aux côtés de Ralph Alerte Desamours, chef du restaurant Palme à Montréal.Le lambi \u2014 le mollusque qui se cache dans le gros coquillage qui imite le son de la mer lorsqu\u2019on le pose sur notre oreille \u2014 et le cabri (chèvre) seront apprêtés.« Lorsque les enfants explorent et cuisinent avec plaisir des aliments qu\u2019ils ne connaissent pas ou qu\u2019ils n\u2019ont jamais osé essayer, cela leur donne plus envie d\u2019y goûter, raconte Karine Pezé, fondatrice de C\u2019est moi le chef ! Et bien souvent ils se rendent compte qu\u2019ils aiment ça.Les parents nous disent d\u2019ailleurs qu\u2019ils n\u2019avaient jamais vu leurs enfants manger des légumes avec autant de plaisir ! » D\u2019une dégustation à l\u2019autre, c\u2019est une belle façon de découvrir des ingrédients moins connus.Et lorsqu\u2019ils sont cuisinés à la sauce martiniquai- se, hautement colorée et parfumée, c\u2019est toujours un régal ! Pour consulter la programmation complète de Martinique gourmande : www.martiniquegourmande.ca Cuisiner créole En plus de goûter aux saveurs martini- quaises, les tout-petits pourront aussi mettre la main à la pâte et cuisiner quelques spécialités antillaises.Dans le cadre des ateliers de cuisine C\u2019est moi le chef !, les enfants de 3 à 12 ans sont conviés à la salle Mandoline du marché Jean-Talon les 21 et 22 septembre.Comme le veut la mission de l\u2019organisme, ces ateliers visent à faire participer les enfants (et leurs parents !) à la préparation de recettes typiquement mar- tiniquaises pour l\u2019occasion.Les chefs invités au village créole, Pascal Sigère, Matthieu Jolly et Fabrice Fillin, seront de la partie le 21 septembre pour accompagner les enfants de 6 à 12 ans en cuisine.Au menu : un féroce d\u2019avocat à la morue.Ce plat typique de la cuisine martiniquai- se a certainement un nom surprenant, mais il est doux comme tout et savoureux à souhait.Il s\u2019agit en fait de boules de purée d\u2019avocat, de morue, de farine de manioc et de jus de lime.Puis, les becs sucrés pourront se régaler d\u2019un dessert à base d\u2019ananas, de fruit de la passion et de noix de coco fraîche, des ingrédients phares de la cuisine antillaise.LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 Vivr e | 49 flotte déjà dans une certaine béatitude ; peut-être la chose la moins dé- coiffante du repas (à part les 18 $ ponctionnés) : un pain vapeur, farci de chair de canard, de bouchées de foie gras et de bleuets.Le tout est bon, amusant et globalement mou ; en fait, rien pour écrire à la mère du chef afin de la remercier.Les deux autres plats sont beaucoup plus intéressants.« Porcelet » et « Arrivage ».Dans le premier cas, de beaux morceaux de porc maigre et gras mariés parfaitement, de petits morceaux de notre palourde provinciale, la mactre de Stimpson, du maïs en grains et en mini-épis débités et un gros pétoncle poêlé ; quelques lamelles d\u2019oignon mariné complètent le tout.L\u2019arrivage est une belle pièce de morue cuite en cocotte, quelques morceaux d\u2019aubergines rôties, en espuma et en cendres, et en bordure de bol, des courgettes présentées en deux temps : lamelles en rouleaux et queues marinées, passées à la mandoline (ou au couteau avec doigté) chapeautant les rouleaux.La poutargue annoncée était en fait en bouillon, malheureusement trop évanescente.Au moment du sucré, la jeune collègue du chef, Delphine Bordeleau, brille par ses trois réalisations : maïs, cassis et céleri.Trois desserts succulents et dignes de grandes maisons.Je vous rapporte in extenso son explication du premier dessert : « L\u2019objectif que nous nous sommes donné en développant ce dessert est d\u2019utiliser le légume dans son ensemble.et vert.Une très subtile vinaigrette aux cœurs de tomates rôtis ajoute un petit élan savoureux.Suit un très artistique montage de sashimi de flétan, jus de concombre réduit, huile de feuille de gingembre, concombres compressés au verjus et physalis (« de notre jardin sur le toit », a précisé le chef) ; en fond de bol, une très légère purée de haricots romano.Pour décorer le tout, plus que pour ajouter des saveurs, de très fines lamelles d\u2019oignon vert, des feuilles et des pétales de tagète et \u2014 clin d\u2019œil à la cuisine danoise contemporaine \u2014 un peu de cendre de pelures de concombre saupoudrée.Pour clore le trio d\u2019entrées, huit acras de morue dodus, sur un lit de pesto de fanes de carottes (Récolte de la Rouge), chacun couronné d\u2019une touche de mayonnaise relevée subtilement au piment de Cayenne et quelques tendres pousses de coriandre.Rendus aux plats principaux, on trois desserts avec des noms comme « Melon », « Porcelet » ou « Maïs », c\u2019est un peu télégraphique.Heureusement, ce laconisme est rattrapé par les explications du jeune homme au service ; explications claires et détaillées qui permettent de savoir assez rapidement ce que l\u2019on prendra.Pour quatre personnes ce soir-là, trois entrées, trois plats principaux et trois desserts ; on aime partager.Les portions sont un peu légères, mais les compositions sont suffisamment élaborées pour ne pas laisser sur sa faim le client, même affamé.Tous les services sont montés avec élégance dans de grands beaux bols qui ajoutent au plaisir anticipé des papilles, celui plus immédiat des yeux.C\u2019est beau et, à cette adresse, c\u2019est aussi bon que beau.Comme entrée en matière, de belles grosses bouchées de tomates ancestrales, une boule de mozzarella, en pluie des graines de tournesol et de tendres feuilles de basilic mauve CRITIQUE JEAN-PHILIPPE TASTET COLLABORATEUR LE DEVOIR Cette maison a un karma exceptionnel.En moins de dix ans, elle a offert aux gourmets curieux plusieurs excellents chefs qui s\u2019y sont succédé : en premier, un duo de feu, Seth Gabrielse et Michelle Marek, lui au salé, elle au sucré ; Adrien Renaud a suivi pendant quelques années et, aujourd\u2019hui, une nouvelle brigade de grande qualité occupe la cuisine de la SAT sous la direction du chef Timothée Vielajus.Tous ces gens bougent beaucoup et travaillent aujour- d\u2019hui dans d\u2019excellentes maisons ; le premier boulange chez Automne, et son ex-collègue pâtissière est consultante ; le second cuisine chez vinvinvin.Espérons quand même que le chef Vielajus et sa brigade resteront un peu plus longtemps au Labo Culinaire.La carte du Labo Culinaire est un brin laconique.Sept entrées, quatre plats principaux, un trio de fromages et Une très belle nouvelle cuisine sur la Main La brigade du Labo culinaire s\u2019acquitte de ses tâches avec brio R esto LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 50 | Vivr e céleri et on sent une pointe plus acidulée, caractéristique de l\u2019oseille.On creuse et on découvre un anneau de crémeux de yogourt poché entourant un peu de céleri semi-con- fit et de l\u2019oseille fraîche.En creusant un peu plus, on tombe sur un disque de dacquoise aux amandes torréfiées placé au fond du bol.Tout est là, fraîcheur, saveurs, surprise des textures mariées habilement.Si elle persiste dans cette veine, cette jeune pâtissière est promise à un bel avenir.Le chef Vielajus est également épaulé en cuisine par Virginie Picard et William Provençal-Levesque, ce dernier spécialiste en fermentation ; une bien belle brigade qui accomplit de l\u2019excellent travail.Tous les services au Labo culinaire sont montés avec élégance dans de grands beaux bols qui ajoutent au plaisir anticipé des papilles celui plus immédiat des yeux.PHOTOS CATHERINE LEGAULT LE DEVOIR Labo culinaire êêêê 1/2 $$$ 1201, boulevard Saint-Laurent ( 514 844-2033 Ouvert en soirée, du mardi au samedi.Une quinzaine de choix de plats originaux pour une quinzaine de dollars en moyenne.Accompagné d\u2019une gouleyante bouteille de Gamay, Fleurie 2017, Cuvée Spaciale (sic) gracieuseté de la famille Zordan, viticulteurs à Fleurie, dans le joli département du Rhône, cet excellent repas pour quatre personnes a coûté 211 $ avant taxes et pourboire.Le Devoir et moi-même remercions Gina et Michel d\u2019avoir partagé l\u2019addition.Superbe carte des vins montée par Louis Zeppetelli, intelligent sommelier de la maison.R est o Cette semaine, Béatrice Lavoie-Laberge, chargée de projets événementiels, et Jean-Sébastien Michel, propriétaire de la boutique cocktail Alambika, photographe et grand amateur de cocktails, vous proposent une recette inspirée de la saison.J\u2019espère que vous ne m\u2019en voudrez pas de tomber dans la palette automnale une bonne semaine avant l\u2019équinoxe ! Au risque de me faire jeter un parasol (à cocktail) à la tête par ceux qui s\u2019ennuient déjà des grandes chaleurs, je suis complètement fan de cette période de transition de paysages, de pulls de laine et d\u2019abondance agricole.Aussi, c\u2019est une super excuse pour ressortir les bourbons qu\u2019on avait troqués pour les alcools plus doux et frais au cours de l\u2019été.Ce cocktail utilise deux puissants aromates : le sarrasin et la chartreuse, qui sont équilibrés à merveille par la rondeur de l\u2019alcool de maïs et la vivacité du gingembre.Le bouquet épicé et herbacé, ainsi que son côté réconfortant complètent bien la robe aux reflets de châtaigne et au col de dentelle blanche.En gros, c\u2019est brun, mais c\u2019est bon ! À ajouter dans votre sac à malices des apéros d\u2019automne.Vous pouvez expérimenter en remplaçant le shrub au gingembre par du sirop de ce puissant rhizome et un peu de vinaigre de pomme.Ou en version allongée, avec une touche de jus de citron et de bière de gingembre.L\u2019idée est de comprendre que le rôle acidulé et mordant de cette composante doit être conservé afin de contrebalancer la douceur du miel et de la chartreuse.Le bitter Corazon (épicé) peut quant à lui être remplacé par de l\u2019Angostura classique.Ingrédients 2 oz de bourbon 0,75 oz de sirop de miel de sarrasin 0,75 oz de shrub au gingembre Shrub & Co 0,25 oz de chartreuse verte Deux traits de bitter Corazon Bittercube 8 gouttes d\u2019émulsifiant magique Ms Better Bitters Méthode Pour obtenir le sirop de miel de sarrasin, procurez-vous un miel de haute qualité (ici Miels d\u2019Anicet de la cuvée 2019) et diluez-le en parts égales avec de l\u2019eau chaude.Aussi simple que ça.En évitant de faire bouillir le miel, vous en conserverez les arômes délicats.Gardez tout excédent au réfrigérateur, l\u2019ajout d\u2019eau ayant fait perdre la densité de sucre permettant la conservation du miel.Ajoutez les ingrédients dans un shaker avec une bonne quantité de glace.Agitez vigoureusement afin de permettre à l\u2019émulsifiant de faire son travail (il en résultera une belle tête bien moussante).Filtrer et verser dans une coupe étroite et décorer d\u2019une fleur.Boutique Alambika : 6484, boulevard Saint-Laurent, Montréal.www.alambika.ca JEAN-SÉBASTIEN MICHEL LA RECETTE DE LA SEMAINE La dernière butineuse Le maïs, qui se trouve au centre du dessert, provient de la Récolte de la Rouge.Nous en utilisons les feuilles (épluchures) pour la glace au maïs torréfié.Elles sont rôties au four avant d\u2019être infusées dans la crème et le lait de la glace pendant deux jours.Les grains de maïs sont confits dans un sirop dense.Finalement, on extrait le jus des cœurs d\u2019épis de maïs pour le réduire, ce qui permet d\u2019obtenir une crème de maïs.La semolina et la farine de maïs donnent un goût distinct au financier au maïs.Les retailles de financier sont cuites une seconde fois pour en faire un crumble.Pour rappeler le goût du pop-corn au beurre, on fait une poudre de maltodextrine de beurre infusé au maïs soufflé.Au moment du service, le financier est recouvert d\u2019une fine couche de crème de maïs, puis de grains de maïs confits.Le crumble de financier isole la quenelle de glace au maïs torréfié de l\u2019assiette.Finalement, la poudre de beurre et les maïs soufflés sont posés sur le montage.» Je connais peu de pâtissières ou de pâtissiers aussi éloquents ; d\u2019autant plus que cette jeune surdouée sort à peine de l\u2019ITHQ.Respect, et ça promet.Son troisième dessert, « céleri », était franchement étonnant et un peu déstabilisant pour mes convives moins enthousiasmés que moi par la chose.Visuellement, c\u2019est un peu déstabilisant : une pyramide de granité très vert semblant recouvrir quelque chose.Gustativement, que du bonheur : le granité est très parfumé en LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 Vivr e | 51 L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 BON VOYAGE POUR ANNONCER DANS CE REGROUPEMENT, COMMUNIQUEZ AVEC LE DÉPARTEMENT DE PUBLICITÉ AU 514 985-3399 / publicite@ledevoir.com Courriel : angie@legroupevip.com Tél.: 514.844.3616 ou 1 877.887.7843 sans frais Adresse : 2055 rue Peel, Suite 525, Montréal (QC).Suivez-nous sur Facebook www.facebook.com/legroupevip LEGROUPEVIP.COM permis du Québec LES CHARMES DE L\u2019INDE DU NORD ET DU RAJASTHAN Comprend : Ne comprend pas : INDE 9 au 30 janvier 2020 5 299 $ par personne en occupation double Rabais réservez-tôt réservation jusqu\u2019au 30 septembre 2019 -100 $ Rabais paiement par chèque -150 $ Départs : tous les vendredis À partir de 205 $* et le 11 octobre à partir de 225 $* NEW YORK et BOSTON Départs : 20 et 27 septembre et 11 octobre À partir de 265 $* 6 jours * Par personne.Chambre d'hôtel en occupation quadruple.Toutes taxes incluses.Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyage FICAV inclus.Prix valide pour tous les départs en 2019.Permis du Québec (702378).www.beltour.ca 514 336-0033 / 1 866 235-8687 vous amène ailleurs.Inclus : autocar grand tourisme, hôtels 3,5 étoiles (ou plus), petits déjeuners, guides experts et circuits captivants.Chicago s\u2019est rapidement développée dans les années 1850.Les trottoirs et les édi?ces étant faits de bois, lors du grand incendie de 1871, toutes ces constructions ont été détruites à l'exception du Water Tower qui trône toujours aujourd\u2019hui au cœur d\u2019immeubles résolument modernes.Moderne et historique Départs : 18 septembre et 9 octobre À partir de 589 $* CHICAGO RÉSERVEZ TÔT POUR l\u2019Action de grâce 3081, ch.Ste-Foy, Québec voyages-lambert.com À MONTRÉAL LIEU : HÔTEL UNIVERSEL - 5000, RUE SHERBROOKE EST ENTRÉE LIBRE PRÉSENTATIONS DE NOS CIRCUITS DIMANCHE 22 SEPTEMBRE 2019 ÉTHIOPIE AU TEMPS DU TIMKAT Du 12 janvier au 4 février 2020 SPLENDEURS DE LA CÔTE ADRIATIQUE CROATIE - BOSNIE-HERZÉGOVINE - MONTÉNÉGRO Du 19 avril au 7 mai 2020 SICILE & ITALIE DU SUD ESCALE AUX ÎLES ÉOLIENNES Du 19 avril au 9 mai 2020 LA TURQUIE PEUPLES & CIVILISATIONS Du 19 mai au 7 juin 2020 LA FRANCE DU SUD-OUEST TERROIRS AQUITAINS & TRÉSORS OCCITANS Du 9 au 26 mai 2020 LE MEXIQUE DES TROIS CULTURES Du 5 au 23 février 2020 10h00 10h00 11h45 11h45 13h30 13h30 Expérience d'immersion interculturelle Dharamsala (Inde), Madagascar, Pérou, Sénégal et Vietnam.Séjour de 7 semaines COÛT : de 5 195 $ à 6 225 $ (formule « tout inclus ») proposée aux personnes de 50 ans et plus avec hébergement dans une famille et bénévolat Voyages solidaires Pour assister à une séance d'information, téléphonez au 514 325-0150, poste 2039 http://voyagessolidaires.collegemv.qc.ca Voyages Symone Brouty Pour des voyages pas comme les autres ! 1 800 650-0424 www.voyagesbrouty.com ols domestiques en classe économique Delhi/V V la durée du voyage vice d\u2019un chauffeur avec véhicule climatisé Ser Visites et frais d\u2019entrées selon le programme requis durant l\u2019itinéraire d\u2019hébergement en hôtels 3*, 4* et 5* V t de groupe guidé en français Dépar Circuit de 19 nuits, limité à 17 passagers aranasi/Delhi aranasi & V vice d\u2019un guide accompagnateur francophone pour toute Ser Accompagnateur de Montréal 19 petits déjeuners, 19 déjeuners, 19 diners 19 nuits axes aériennes T accompagné de Montréal axes locales T Tous les transferts Pourboires aux guides, chauffeurs et personnel hôtelier Boissons lors des repas vices non mentionnés dans le programme, T Frais de visa pour l\u2019Inde, Ser , Assurances voyage, outes les dépenses personnel V Contribution FICA les, Un voyage d\u2019exception axé sur la culture et l\u2019histoire oupes sont partis, tous sont r 12 gr Nous avons l\u2019expertise de cette destination de 2014 à 2019.Stéphanie\u2013Anne Ruatta, Docteur me Crée par M p p e exclu Un itinérair 2 Dé arts e 12 octobr : 3 Dé arts en 2019 evenus émerveillés.Spécialiste en Histoir e Classique et e en Lettr oupe de 18 voyageurs maximum.sif & unique.Un gr (places limitées) , 7 mars 15 février : n 2020 & 16 novembr (4 places ) e e, 02 novembr e r m i s d u Q u é b e c P e Ancienne.(4 places) e AGENCE DE VOYAGES BILLET JEAN AUBRY COLLABORATEUR LE DEVOIR À l\u2019aube de la vendange 2019, du moins dans l\u2019hémisphère nord, le niveau de stress chez le vigneron est à son comble.Les périodes de gel, de grêle ou d\u2019ouragan de niveau 5 sont sans doute écartées (quoique), mais l\u2019affaire n\u2019est pas dans le sac pour autant.« L\u2019imprévu est un hasard dont on ne peut prédire l\u2019avenir », cite une source anonyme du XVIe siècle, qui n\u2019avait pas prévu elle-même être citée au XXIe siècle.La clairvoyance a encore de beaux jours devant elle.Si l\u2019on se fie maintenant à l\u2019expression à la mode qui veut que « le diable soit dans les détails », on accepte l\u2019idée que la somme des petits gestes habilement régulés sur le terrain en amont, à la vigne comme au chai, participent à optimiser en aval le produit final.En l\u2019occurrence ici, le vin.Mais malgré tous les efforts déployés, il arrive que le vin soit bien plus que droit, loyal et marchand.Qu\u2019il soit bon même.Très bon, dans le meilleur des cas.Mais grand ?Essayons une définition On avance qu\u2019il n\u2019existe pas de terroirs sans intervention humaine.Telle cette page blanche privée de l\u2019inspiration du romancier.Labourer le sillon des mots exige tout de même de projeter, d\u2019imaginer et d\u2019investir le lieu et l\u2019espace susceptibles de révéler ses ambitions littéraires tout comme, du côté du vigneron, d\u2019accoucher de ses ambitions végétales et minérales.Ultimement et dans le meilleur des cas, le vigneron EST le vin.Selon mes sources, l\u2019auteure Amélie No- thomb plancherait déjà sur le thème de la transsubstantiation christique dans son prochain roman Soif, tome 2.Mais revenons à nos moutons.Car, faut-il le dire, la hiérarchie en matière de vins existe bel et bien.En effet, si tous les vins sont égaux, il en existe de plus égaux que d\u2019autres.Petrus, Romanée-Conti, d\u2019Yquem, mais aussi Grange, Salon, Castello di Ama, Vega Sicilia et autres Barca Velha font, parmi les amateurs du monde entier, consensus quant à la notion de grand vin.Cela implique-t-il pour autant que le Gamay 2018 du Domaine de la Charmoise d\u2019Henry Marionnet (17,70 $ \u2013 329532 \u2013 (5+) êêê), que Le Sot de l\u2019Ange Rosé « Sottise » 2018 de Quentin Bourse (22,05 $ \u2013 13350579 \u2013 (5) êêê) ou que le Château Le Puy 2016 de Jean-Pierre et Pascal Amoreau (28,85 $ \u2013 709469 \u2013 (5+) © êêê ½) ne sont pas grands ?Décortiquons.Le grand vin est à la gastronomie ce que le bon vin est à la cuisine au quotidien : ce moment où tout bascule sans que l\u2019on puisse tout à fait expliquer ce qui est en train de se produire.L\u2019impression commune aux néophytes comme aux « palais pointus » est que c\u2019est\u2026 bon.Tout simplement.C\u2019est déjà un premier pas.Mais il y a plus.Mémoire des origines Un grand vin, c\u2019est aussi celui qui conserve la mémoire de ses origines (tout en vous révélant accessoirement les vôtres).L\u2019empreinte, le lieu, la source, bref, ce somewhereness cité par les Anglo-Saxons.Arrive ensuite cette notion primordiale de l\u2019équilibre, clef de voûte incontournable, essentielle au concept de bon vin, quel qu\u2019il soit.À ce stade, tous les vins cités plus haut se fondent dans le creuset de ces termes : il est bon, il conserve la mémoire de ses origines et possède un équilibre.À ces trois notions s\u2019en ajoutent deux autres, celles-là essentiellement attribuables à ces fameux grands vins (Petrus, Romanée-Conti, etc.) et dont, à mon sens, Le Puy fait lui aussi partie.Primo, cette capacité d\u2019émancipation ultérieure en bouteille, qui permet au vin de gagner en complexité, en profondeur, en longueur ; secundo, cette pérennité de goût affichée et maintenue au fil du temps, voire des siècles, et dont nous évaluons encore aujourd\u2019hui, tout ébahis, la majesté, pour ne pas dire la souveraineté, incontestable.Hors de toute forme de banalisation et de standardisation, faut-il bien sûr ajouter, pour conclure.Qu\u2019est-ce qui fait un grand vin ?Découvrons les cinq qualités qui font qu\u2019un vin surpasse les autres Qu\u2019est-ce qui fait le grand vin ?Bien plus qu\u2019un bon bouchon, bien qu\u2019il demeure le gardien du temps qui passe.JEAN AUBRY lestudiovin @gmail.com Vin Moins de 16 $ êê 1/2 Scattered Earth 2017, Western Cape, Afrique du Sud (12,95 $ \u2013 14096293) Bien évidemment qu\u2019à ce prix, ce pur cin- sault détale comme un lièvre qui ne veut pas passer à la casserole, surtout s\u2019il est accompagné de ce rouge juteux et un rien épicé.Je ferais de même, surtout que le vin est agile, d\u2019une sève qui ajoute à sa puissance, avec de beaux tanins mûrs et bien fondus.Servir à peine rafraîchi.(5) © La surprise êê 1/2 Dandy Sloe Gin, Domaine Lafrance, Québec (36 $ \u2013 14144451) Le sloe gin ?Tout simplement une base de gin « ralentie » dans ses ardeurs par une macération de prune (ici de variété Mont-Royal).Ajoutez-y quelques sucres et vous passez au niveau de la liqueur de fruit, à la fois parfumée et dotée d\u2019une touche d\u2019amertume la disposant aux cocktails.Moi, je l\u2019aime bien avec un gros glaçon.Le blanc êêê 1/2 Microcosmico 2017, Bodegas Frontonio, I.G.P.Valdejalon, Espagne (22,75 $ \u2013 14083409) Ce blanc sec fait partie de la gamme proposée par les vignerons de François Chartier.Vous pouvez donc dormir sur vos deux oreilles, mais ouvrir grand vos sens, car c\u2019est diablement bon ! Un macabeo au profil ample et aromatique, précis et de belle densité, jouant la gamme d\u2019amers avec rondeur, vivacité et longueur.À découvrir, rapidement ! (5) © Le rouge êê 1/2 Château de Cascatel Cuvée Exception 2017, Fitou, Languedoc, France (17 $ \u2013 14060750) Le carignan, c\u2019est un peu le mauvais garçon de la famille, le rocker, un Éric Lapointe à ses heures.Il s\u2019assagit toutefois lorsqu\u2019il gagne en maturité, concentrant sa sève, assouplissant ses tanins, polissant ses manières.Couplé au grenache et à la syrah, ce rouge corsé se savoure lentement, sur une bidoche marinée grillée, par exemple.(5) © Le bio êêê 1/2 Altaroses 2017, Joan D\u2019Anguera, Montsant, Espagne (24,50 $ \u2013 12575223) La contre-étiquette mentionne « Grenache fin de Darmos », qui plus est participant d\u2019une approche biodynamique.Ce qui distille déjà un contexte et propose une direction.Celle d\u2019un rouge épuré dont on ne retient que l\u2019essentiel, grain de fruit nourri à même un vortex de vie.C\u2019est parfumé, bien frais, d\u2019un relief captivant.(5+) © LES VINS DE LA SEMAINE (5) à boire d\u2019ici cinq ans (5+) se conserve plus de cinq ans © devrait séjourner en carafe LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 Vivr e | 53 Un jour, Bernadette Houde, copropriétaire du bar Alexandraplatz, lui a proposé de rehausser la carte de son établissement.« Aucun bar montréa- lais n\u2019a d\u2019excuse pour servir du mauvais vin.J\u2019ai donc élaboré une carte en pigeant chez une douzaine d\u2019importateurs.» Les soirées bimensuelles Weinplatz étaient nées : vins nature, bulles curieuses, crucifixions rosées.ENTREVUE RALPH ELAWANI COLLABORATEUR LE DEVOIR a phrase a été échappée entre deux gorgées de malt par un collègue : \u2014 Tu ne connais pas Jonah Campbell ?\u2014 Celui qui organise des dégustations de vins punk rock au Platz ?Tu sais, moi, les métaphores musicales, je les trouve pires que les métaphores culinaires.\u2014 Achète son livre Manger à mort.Tu vas comprendre.Il est vrai qu\u2019avec un titre original (Eaten Back to Life) renvoyant au premier album du groupe Cannibal Corpse, un bouquin publié chez Varia dans une collection dirigée par l\u2019auteur et ancien rédacteur en chef de Liberté Pierre Lefebvre (Confessions d\u2019un cassé) sonnait comme du bonbon.Demandez à un clown s\u2019il aime les ballounes : une cinquantaine de courts textes caustiques sur la boucherie, la gastronomie française, la critique orientaliste, les steamés, le vin nature, le punk rock et la notion d\u2019authenticité.C\u2019est qu\u2019il a de la verve, Campbell, et un style volcanique.Assez de verve pour qu\u2019on se dise que sa traductrice, Anne-Marie Regimbald, mérite une pinte de gin tonic, et qu\u2019à quelques semaines de la fermeture définitive du bar Alexandraplatz, il faudrait bien profiter de la sagesse de cet homme.Cuisino-maniaque « Je vais être en train de manger quand tu vas arriver.Excuse mon impolitesse.» L\u2019homme qui envoie ce texto est âgé de 37 ans, a les cheveux longs et porte une veste en denim noir ornée d\u2019une croix inversée en laiton.Lors de mon irruption dans L sa bulle, il est en train de vider une bière opaque et de se pelleter une spécialité de bistro dans l\u2019œsophage.Au-delà de cette première impression, on constate qu\u2019il possède aussi le vocabulaire d\u2019un lecteur d\u2019Hannah Arendt, la poignée de main d\u2019un musicien qui a bourlingué et l\u2019accent d\u2019un anglophone qui a grandi parmi les francophones.Deux vérités et un mensonge, comme chez L\u2019Écuyer : Jonah Campbell est chercheur au Social Studies of Medicine Unit de l\u2019Université McGill, il s\u2019apprête à repartir en tournée avec son groupe Spectral Wound, mais il a grandi à l\u2019Île-du-Prince-Édouard, avant de déménager à Montréal, en 2005, où il s\u2019est spécialisé en sociologie de la médecine, tout en écrivant ponctuellement pour des magazines.Son premier ouvrage, Food and Trembling, est paru en 2011 chez Invisible Publishing.Un parcours de dilettante à ses yeux, mais les dilettantes ont souvent le luxe de pétrir une pâte qui est celle de la passion.Considérations sur le homard Campbell a commencé à écrire sur la bouffe au milieu des années 2000, à une période où la blogos- phère explosait.« Je n\u2019avais pas de public cible en tête.Je ne m\u2019intéressais pas à la littérature culinaire.» Il explique avoir été marqué par la prose de la traductrice et spécialiste de la gastronomie Mary Frances Kennedy Fisher.« Je n\u2019aime pas la fiction de David Foster Wallace, mais ses essais, oui.Et je crois que c\u2019est grâce à Consider the Lobster (2005) que j\u2019ai découvert le Consider the Oyster (1941) de MFK Fisher.» Des plumes comme celles de W.S.Maugham et Vladimir Nabokov \u2014 dont il admire la manière de lire la réalité à contre-courant \u2014 ont parfait le travail.Puis il a voyagé (Chine, Grèce, Écosse), parfois pour des publications, comme En route et Maisonneuve magazine, friandes de ses observations sur la vie, la bouffe, le whisky.« Je ne suis pas de ceux qui ont un penchant naturel pour le tourisme.Quand je voyage, je finis généralement surtout par boire et lire », affir- me-t-il avant de commander une autre pinte et de discourir sur Julio Cor- tázar, Bruno Latour et Karen Blixen.Pas d\u2019excuse pour le mauvais vin Autour de 2014, dans le cadre du carnaval culinaire Restaurant Day , un copain a invité Campbell à s\u2019improviser sommelier.« Nous avons ensuite répété l\u2019aventure.L\u2019idée était de permettre à des amis qui n\u2019avaient ni l\u2019espace mental ni le portefeuille d\u2019en apprendre un peu plus sur le vin.J\u2019en bois beaucoup en compagnie de différentes personnes.De fil en aiguille, j\u2019ai découvert des agences d\u2019importation et je me suis créé un réseau.» Le seigneur du caveau Entre deux pintes, Jonah Campbell partage sa passion pour le vin Je ne suis pas de ceux qui ont un penchant naturel pour le tourisme.Quand je voyage, je finis généralement surtout par boire et lire.JONAH CAMPBELL » Vin LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 54 | Vivr e Campbell dit avoir approfondi ses connaissances œnologiques à la manière d\u2019un vieux slogan situationnis- te : « J\u2019ai pris mes désirs pour des réalités, car je croyais en la réalité de mes désirs.Ici, contrairement à New York ou à Toronto, la culture culinaire fait qu\u2019il est plus facile d\u2019apprendre sans nécessairement maîtriser le vocabulaire spécialisé.» Dans un chapitre de Manger à mort traitant du mépris qu\u2019éprouvent certains individus envers les amateurs de vin, il écrit : « Le vin nous parvient [\u2026] empêtré dans une image de distinction sociale et semble la cible idéale.» Lorsque je lui relis ce passage où il prétend également que « les gens riches sont chiants [et que] nous avons raison de nier leurs plaisirs », il raffine sa pensée en précisant : « Je suis de plus en plus à l\u2019aise avec le vocabulaire du vin.C\u2019est un discours technique, je comprends que cela peut paraître aliénant.Mais il y a un grand risque dans le fait d\u2019oblitérer la complexité des choses en ne voyant en elles que du bon ou du mauvais.» L\u2019analogie punk rock et vin nature Le sommelier et auteur Jonah Campbell chez lui VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR est éclairante à ce sujet.Il écrit dans Manger à mort : « Cette description plutôt superficielle tait la réalité que le vin nature, comme le punk, peut être perçu comme une menace contre les ordres établis du goût et de la production culturelle.» Selon Campbell, la comparaison s\u2019essouffle généralement en raison non pas de la faiblesse de l\u2019analogie, mais bien de l\u2019ignorance fondamentale des commentateurs qui en font usage.Palais enthousiaste Questionné à savoir quand il avait senti que son palais était devenu assez développé, Campbell hésite : « Assez développé pour quoi ?Je ne me suis jamais intéressé au vin dans le but d\u2019accomplir quoi que ce soit.Je n\u2019ai jamais pensé devoir atteindre un certain niveau d\u2019expertise.Mon souci a toujours été celui d\u2019éprouver l\u2019enthousiasme nécessaire à partager mes impressions.» Tandis que le bar Alexandraplatz, situé dans le Mile-Ex, a récemment rendu public le fait que son bail ne serait pas renouvelé l\u2019année prochaine, Campbell prépare une dernière soirée « Weinplatz » le 18 septembre.« Même si l\u2019événement promet d\u2019être couru, ça demeure de la sommellerie de base : j\u2019essaie simplement de servir du bon vin.» Manger à mort Essais cuisino- maniaques (et un peu trash) Jonah Campbell, traduction d\u2019Anne- Marie Regimbald, Varia « Regards en friche », Montréal, 2019, 277 pages Un dernier pour la route L\u2019ultime événement « Weinplatz » aura lieu le 18 septembre, de 16 h à 23 h, au 6731, avenue de l\u2019Esplanade, à Montréal.Le party de fermeture du Platz se déroulera le 28 septembre.Vin LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 Vivr e | 55 BILLET LISE GOBEILLE COLLABORATRICE LE DEVOIR La victoria fascine autant les horticulteurs aguerris que les amateurs par la grosseur de ses feuilles, par leur capacité à supporter du poids et parce que la fécondation de sa fleur subjugue.C\u2019est un privilège de pouvoir la voir au Jardin botanique, dans le Jardin aquatique fraîchement restauré, car, difficile à cultiver, elle est rarement présentée dans de tels aménagements.Aussi appelées nénuphars d\u2019Amérique du Sud, les victorias sont les plus grosses des plantes aquatiques.Leurs feuilles circulaires flottantes peuvent atteindre jusqu\u2019à 3,2 mètres de diamètre (dernier record enregistré).Leur rebord, qui leur donne un aspect tout à fait original évoquant une assiette à tarte, aurait pour fonction de repousser les autres plantes.Pouvant supporter le poids d\u2019un enfant de 45 kilos, ces fleurs n\u2019en finissent pas de surprendre les visiteurs.D\u2019ailleurs, certains jardins botaniques vont même jusqu\u2019à organiser des séances photo pour les parents.Qu\u2019est-ce qui permet cette flottaison ?Ce sont les immenses nervures remplies de trous d\u2019air qui se trouvent sous sa feuille.Il semble qu\u2019elles auraient inspiré des ingénieurs d\u2019Airbus pour alléger les ailes des avions.Mais si la fleur de cette plante est magnifique, son cycle de fécondation est simplement fascinant.D\u2019abord, elle éclôt en fleur femelle de couleur blanc crème au coucher du soleil.À ce moment, elle dégage un léger parfum sucré et sa température est de 11 degrés Celsius plus élevée que la température extérieure.Ce phénomène, qu\u2019on nomme thermogenèse, sert à attirer le pollinisateur.Le matin, la fleur se referme sur ce dernier, qui n\u2019est libéré qu\u2019au coucher du soleil.Durant ce temps, la fleur devient rose rouge et se transforme en fleur mâle\u2026 en produisant du pollen.Cet hermaphrodisme séquentiel se nomme protogynie.Environ 24 heures plus tard, la fleur se referme et coule pour former un fruit globuleux.Passion Victoria « La victoria est la plante fétiche de ma vie », confie Julie De Guire, horticultrice à la multiplication au Jardin botanique, où elle est responsable de la culture de cette plante aquatique géante.Mandatée à l\u2019été 2015 pour se rendre à Longwood Gardens, près de Une plante qui frappe l\u2019imaginaire La victoria, une plante aquatique extraordinaire à découvrir au Jardin botanique de Montréal Les Victorias au Jardin aquatique du Jardin botanique de Montréal.MATHIEU RIVARD La victoria fascine autant les horticulteurs aguerris que les amateurs par la grosseur de ses feuilles, par leur capacité à supporter du poids et parce que la fécondation de sa fleur subjugue Jar din LE DEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 56 | Vivr e Viv r e L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 Voyages Symone Brouty 1 800 650-0424 www.voyagesbrouty.com Trouvez le meilleur voyage.Pour des voyages pas comme les autres ! PRÉSENTATION DE NOS CIRCUITS SAISON 2020 Conférences à Montréal Trouvez le meilleur voyage avec nos voyages organisés qui font toute la différence ! Pro?tez de nos prestations inégalées, puis de nos circuits clairs et ayant du contenu, c\u2019est la force de nos circuits ! Permis du Québec Dimanche 15 septembre 2019 Hôtel Ruby Foo\u2019s 7655 Boulevard Décarie, Montréal 10 h 00 Japon Impériale - 21 jrs 11 h 30 Jordanie & Israël - 18 jrs 12 h 30 Magistrale Russie - 21 jrs 14 h 00 Égypte Pharaonique - 19 jrs Dimanche 22 septembre 2019 Hôtel Royal Versailles 7200 rue Sherbrooke Est, Montréal 10 h 00 Splendeurs de l\u2019Italie - 20 jrs 11 h 30 Trésors de la Grèce - 20 jrs 12 h 30 Circuit Angleterre - 24 jrs 14 h 00 Italie Sud et Sicile - 22 jrs BON VOYAGE Le Courrier des écrans, une nouvelle infolettre pour les vrais amateurs de maïs soufflé.Dès septembre.Inscrivez-vous?: ledevoir.com/courrierdesecrans n e P n e , e i h p l e d a l i h P demander alors vu s\u2019est e l l e , e i n a v l d s n sa tenter e y pollinisation La jardin au fi è r p A « .n o i t a c i l p i t l u m e s i r t î a m r u o p l i a v a r t d e u m é e u q s e r p s i u s a e t n a l p e t t e c r e r i m d a explique-t-elle.», que é f f u a h c n i s s a b n U n e m e l a i c é p s é t é a s u i s s a i r o t c i v s e l r e t n e s é r p a e u q a h c s e t i u d o r p \u2019 e r s i o m r e i m e r p e l t s e C s n E .e l i c f i d s u l p e l s s e t i v e n u à t n e s s i o r c fl e d s e é n n a s e d s e j , e r u t l u c a l r s n e g s e l r i o v e - i t a u q a n i d r a J u - l e C s é r g e d 8 2 à r u o p é g a n é m a t t n o s s e l l e u q s e l , .s i m e s r a p e é n n t s e i u q i m e d t e s r u e s e l , e t i u - i l l o p e L .e l l o f e petit Ce pour clés les donne guide et enjeux les comprendre Les mains dans la terre Albouy, Vincent Ulmer, Éditions 2019, Paris, pages 64 fl fi i p s a p t n a t é \u2019 n r u e t a s i n u G e D e m M , s e d u t i t a l a l s r u e s e l e m ê m - e l e t b o \u2019 d n a e r b m e t p e s s e i u q e c , s e h c î a r f s e c .s è c c u s u d é l c a l e i t p t n o s s e c è p s e s i o r t septembre, et mai Victoria a c i n o z a m a a i r o t c i V » d i r b H d o o w n o L « tro s.y des culaire g s o n s u o s t n e s é r - l e e s i n i l l o p e r i n e e u n e v t i u n - n e m e s s e d r i n - r a p e d n a r g n e t , e é n n a e u q a h C e r t n e s e é t n e s é r cruziana, a i r o t c i v a l t e - a t c e p s s u l p a l , réalités les fruits fait qui langage un présentation une et pes mettre pollinisateurs soit qu\u2019il des pollinisation la de spécifiant en légumes, et dans explique y On quoi.avec et accessible princi- les claire à simples techniques les les attirer pour œuvre en afin potager au productif.plus yt yp fl phytotechnologies des Parcours d t n e m e g a n é m a é r e L s i l a é r a l s i m r e p a e u q d s n o i t a t s s e d e r è i m e l : s e i g o l o n h c e t o h p y s e t x u e D .s r u e t x u à s i a r a m e l t i o s r o h \u2019 l à e l u o c é \u2019 s u a e \u2019 l t e , s i a r a m u d e c a f r u s c é \u2019 s u a e \u2019 l ù o , l a c i t r e v c a f r u s a l s i u p e d e l a c s a c x u e d s e l s n a D fl - i t a u q a n i d r a J u - e r p a l e d n o i t a s e d s r u o c r a P u - a r u p é s i a r a m s , s é t n e s é r p t n o s ù o , l a t n o z i r o h a l s u o s e l a t n o z i x u à s i a r a m e l - i t r e v a l à e l u o .s i a r a m u d e e l , r e i v a r g e l , jardin Au C\u2019est caïeux des jusqu\u2019à sez-les pour Si tion.surélevez d\u2019en afin Plantez haut le plantation la de temps le ce, et potager, au d\u2019ail Choisis- d\u2019octobre.fin la volume bon de et fermes produc- belle une obtenir argileuse, est terre votre plantation de site le drainage.le faciliter vers pointe la caïeux les de profondeur à fi racines les et substrat u c i t r a p s e d n o i t a r t l polluants, des que tandis m s e d u o e r o h p s o h p a u o s é t i p i c é r p t n o s i a r a m s e C .r e i v a r g s a b s e d u a e \u2019 l r e r u p é \u2019 d collection.de la permettent , s e u q i n a g r o s e l le que tels , s d r u o l x u a t é e l r a p s é b r o s d t n o r t t e m r e p s s e t n a l p s e d s n i s cm, 4 caïeux récolte La pareil une les entre cm 15 laissant en rangs.les entre cm 20 et sans condiment ce de prochain.juillet en fera se L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 Vi v r e M o t s d e t ê t e 5 8 | SUDOKU GRILLE DES FÉRUS MOTS FLÉCHÉS GRILLE BLANCHE S O L U T I O N P U B L I É E D A N S L A P R O C H A I N E É D I T I O N D U D E V O I R Vous aimez ces pages ?Écrivez-nous pour nous faire part de vos commentaires : redaction@ledevoir.com | 5 9 Vi v r e M o t s d e t ê t e L E D E V O I R / L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 S E P T E M B R E / 2 0 1 9 GRILLE INTERMÉDIAIRE Mots-croisés du samedi Horizontalement Verticalement Solution du n° 468 MOTS CROISÉS DU SAMEDI CITATION MYSTÉRIEUSE MOTS ENCHAÎNÉS L\u2019INTERVALLE SOLUTIONS DE LA SEMAINE DERNIÈRE SUDOKU : SOLUTION DU PROBLÈME D\u2019HIER CITATION MYSTÉRIEUSE MOTS ENCHAÎNÉS L\u2019INTERVALLE Vous aimez ces pages ?Écrivez-nous pour nous faire part de vos commentaires : redaction@ledevoir.com Épreuve de révision Antidote | O I R O C H A I N E É D I T I O N D U D E V e à h c u a e g a d r i l e i s u n q o i t a t i e c n u r e m r o e à f r è i n a m e , d s a u b s d e s a c s e s l n a e d l l i r a g e l d us s s e d - u a s ne n o ol c s e s l n a s d e u n e t n o c s e r t t le s le z e lac P 14 9 .r e g n a h c t n e v eu p ts n e c c a e r p o r s p m o s n e .L s n o i t i n i f é d e m u q a h e c s d e r t t e s l e r è i n r e d s à p t o e m e d n î a h e c n z u e m r o F O C H A I N E É D I T I O N D U D E V A N S L A P R U T I O N P U B L I É E D O L S .e t i ro d I I I s e t l s e i m r e t p n o s s s e e d d i a \u2019 t à l t e o s i o r s t e r d i t r a 14 9 I I I 6 7 5 4 3 2 1 2 1 1 1 0 1 9 8 c i v r e d s le e omm C 7.er i as s as R .6 e u q i t a m ro e a t n a l P .5 m a h C de p ou c u a e B .4 e c n e i d Au .3 usé R .2 n o s s i Po .1 IX IV X I I V I V V V s e h ! e n ag p I I I e é u q a h e à c r t t e e l l u e e s n u \u2019 u q e i n r e e d t l r e e i m e r e p e l r t n E e c n Sema 0.1 er ens P .9 té i m ré t x E .8 I r r A .P c n i r e M n fi u e l l S i r c a T n i r u c d n o m d o d u b é V U .I l e r r e ' V V .I I m i r a T p m e I O .X d t t u o j , a t n e m e g n a h c e ( p a t t n a e g n a h e c n n t e , e t o r m 14 9 II II IV P .e l c i t r A e s i r P .9 r t i t e P .8 e v e l u o b l u o c s e d e s i a f s e d g a p m a c s s t n i o p e s e l c è i s t ê u q n e .t n a v a \u2019 d .2 .m o n l u p x E .1 i O .e n u b i r t 1 .e n u a j .r i n e v é r p s n a s t n e v u o s e v i n o r t a P .e n g a t e r B n E .e b a r a e e n u e j e t n a m r a h C .I .e h c n a .e d i a r t e e d i o r f u e p n e s o r r A .t o l u d t i t r o S .t â i f a l à e r a p é r P .e n o m é r C t e s t i t e P .V .s e r i a f f a s e d e t i u s e s à e p o r u E ' L .l e d i F z e h c s e l è .e s i r c e d s p m e t n e e g u f e R .s t s n a D .é p p o l e v n e p o r t u e p n .e é h c o r p p a r n o i t c e t o r P .r u i r b A .e s s e r p a l e d e n i r t i .I I I V .p u o c e l r u s é h c â L .n .n o s i a i L .r e g é t o r p à s e r b i l s p o r t p u o c u a e b e r c a s n o c y n t t t b A X b i l i s s e s s o .0 1 .l e n n o s r e P .t u a h e d .e l i u h \u2019 l à é s s a P .n o l l i p u o .t a b m o c e l s n a d a r t n E .é s r , é s r e v e l u o B .7 .s r u e e r d n e r P .e r i o t s i h \u2019 d s r u e s u M .6 .t i o t e l e d r o B .e n n e i t r a P .5 .e r t a u q r u s i o r T .e l c i t r A .s e l c è i s s e d t s e D .4 .e n è c s n e r u e t u a \u2019 d e s e g a n n o s r e p x i S s i m A .3 i u l e C .t n e m e l i c a f e d r o b é D n o s s a p t i d e n i u q n o i s l é é i .e l a t n e m u r t s n i e r u t r e v u O a l à s e u g a v s e d t i a F .1 n e e l c a t c e p S .f a , m s i m r e t p n o s s t n e c c s a e L v u o r , t ) e r t t e e l n u \u2019 t d i a r t e u r o E E C I L D VA É II H i r o I o R .I I .a n A .o d G d u a V .I I X .r l e e t o j u o .e r p o r m p o n n u c u s a i .s e r i a i d é m r e t n s i t o s m e z l e V II IX t n e m e l a t n o z .e i u o n a p E .I I .s e d a t n o m o d .e é n s U .I .e é n g i L .i u Q .I I .o N .I V .e r u n r u o t n E .V .v C .e n è c S .r i r é u Q .V .t ê T .e .t n e c n a l E .u e r A .a L .e g r U v u a S .2 1 D .0 1 .a Ç .d u a g i N i a t e l o M E .e n i a D i u q e R .1 a c i t r e V .s é n n o i t c e l é S .n p .2 1 s n e m e a .e r s p m .s u n e v n e i b s r u i u p u D e p p i l i h P .s r u e t e .é l e n é r C .n E .1 1 .n i r é t U .e i .n o E .9 .o T .s e r d n e T .8 .i n A .7 .t e l r u O .i u O .6 .c C .5 .é n e r g n E .n O .4 .l a g .3 .e l r u O .s u p O .2 .s é u q n t n e m e l s s e a r n g s n o g p c i b r e a v , l e r o c n s e i o e f n .U s e t n i a r t n o c e c a s e t d n e m e s i o n r u o s ne n o f i r e l l e t s n a r i p s n n i o à s é b m o ucc s e à t ê r p p a \u2019 s a v h c t a t m a c i l é n d u e vi r e s e r t ê \u2019 s s è r p A 24 o n ! s?e t s i b r e v i c u r s c e l a r e bi bau é e t s i c u r s e e l i l p i t l u , m s e g è i s p e e d s o , p s n io t , n i a a m o à l l y t .S r u e t a é r e c l ff u o e l g è i p s e e t s i t r a \u2019 , l é t u o l e T O M 9 6 4 ° N E M È L B O R P S É S I O R C S Philippe Dupuis est également l\u2019auteur Monde oisés du des mots-cr ser é s r oit ous dr .T ormatique inc 9 Druide inf 01 © 2 o s r e s p e t l n o s s e t s i b r e v i c u r s c e e l u s q r o l a o s r e a p t l s e e t s i c u r c i b r e a v \u2014 L que r a m e R .r e n n o t , é r i h a b ] É u n e t u o S [ r i b u éba .\u2014 v a r e i b u éba * n o t n , e a r i b bau é c c a .f \u2014 n s n io t p e c a n * o t n , e s n io t p e c c a u à l e o l b i s i l l n i o ç a e f e d s o h e c u q l e u e q r i r c É e n n ffo i gr .\u2014 v e n n o f ri g * n o t n , e ne on iff r g .-é n é e s s a e p p i c i t r a e p t l e er - 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