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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2019-07-27, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CX NO 167 / LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 JUILLET 2019 / 3,05 $ + TAXES = 3,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM L\u2019épopée de Mme Davenport En prévision du 125e anniversaire de la création du parc national des Laurentides, à l\u2019origine de l\u2019actuelle Réserve faunique du même nom, Le Devoir est parti à la découverte des anciens sentiers entre Québec et le Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean.Deuxième de quatre textes.INDEX Sports.A5 Carrières.A7 Édito .B8 Idées.B9 Petites annonces B10 Décès.B10 Avis légaux.B10 Grille TV.LeD32 Sudoku .LeD46 Mots croisés.LeD46 LIRE Bande dessinée : expéditions citadines LED 24 PERSPECTIVES Le plus passionnant des Tours de France des 30 dernières années B 2 Pour suivre l'actualité en continu et lire nos critiques de spectacles, consultez nos plateformes numériques.« TOP 10 STADES ET CENTRES SPORTIFS AU MONDE » www.golfexecutifmontreal.com | (514) 767-1855 999 Boulevard de la Forêt, Île des Soeurs, Montréal, QC, H3E 1X9 Photographie: Stéphane Brügger - DEZEEN, ROYAUME-UNI L\u2019image dramatique a fait le tour du monde : une fillette est retenue dans le vide par l\u2019une de ses deux sœurs écrasées sous les décombres d\u2019un immeuble détruit par une attaque aérienne, à Ariha.Depuis la fin avril, Bachar al-Assad et son allié russe pilonnent presque chaque jour la province d\u2019Idleb et des zones adjacentes.Quelque 740 civils auraient perdu la vie en trois mois.BASHAR AL-SHEIKH SY24 / AGENCE FRANCE-PRESSE L\u2019horreur se poursuit en Syrie HISTOIRE DE BOIS VOIR PAGE A 4 : LAURENTIDES les automobilistes en provenance du Saguenay et du Lac-Saint-Jean convergent, en route pour Québec.Le plan d\u2019eau rappelle à la mémoire du récréologue Louis Lefebvre l\u2019histoire rocambolesque des premiers touristes d\u2019aventure de la réserve faunique des Laurentides, madame et monsieur Davenport.À l\u2019été 1871, le couple de la bonne société britannique quitte sa résidence cossue de Sillery, en banlieue de Québec, pour gagner la région du Lac-Saint-Jean, ouverte à la colonisation vingt ans plus tôt.Ils ont hâte de découvrir le panorama offert par le nouveau chemin carrossable qui doit les mener à leur destination.LEÏLA JOLIN-DAHEL LE DEVOIR AUTOCHTONES Relation au point mort Le grand chef de Kanasetake estime que le conflit se trouve dans une « impasse », mais le maire d\u2019Oka se dit toujours ouvert à une rencontre Après que le maire d\u2019Oka eut refusé de lui présenter des excuses, le grand chef mohawk de Kanesatake, Serge Simon, a estimé vendredi que leur relation se trouve dans une « impasse ».M.Simon a fait cette déclaration à la sortie d\u2019une rencontre de conciliation organisée dans le but d\u2019ouvrir le dialogue entre les deux parties.Serge Simon n\u2019a pas adressé la parole au maire d\u2019Oka et les deux hommes ne se sont pas croisés puisqu\u2019ils étaient concernés par des rencontres séparées.« C\u2019est simplement entre nous et le maire, pas entre nous et la population », dit-il.Le grand chef a déclaré avoir le soutien de son conseil de bande quant au fait « de ne pas donner d\u2019importance » VOIR PAGE A 3 : RELATION MARCO BÉLAIR-CIRINO DAVE NOËL DANS LA RÉSERVE FAUNIQUE DES LAURENTIDES LE DEVOIR Le lac Davenport est à un peu plus d\u2019un kilomètre à l\u2019ouest de la « fourche » de la 175, où CULTURE François Girard rêve son Vaisseau fantôme LED 4 À LIRE EN PAGE B 4 : KANESATAKE ATTEND TOUJOURS SON CORPS POLICIER INSCRIVEZ-VOUS MAINTENANT 1squarephillips.ca Haut là là ! ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 JUILLET 2019 Dialogue rompu RELATION SUITE DE LA PAGE A 1 au maire d\u2019Oka et de couper les ponts avec lui.Il a ajouté que le dialogue n\u2019est toutefois pas rompu avec les gouvernements fédéral et provincial, ni avec la MRC de Deux-Montagnes.À l\u2019instar du chef Simon, le maire Quevillon a déclaré que les discussions étaient ouvertes avec le gouvernement fédéral.« Je pense que, parallèlement, on peut travailler pour le bien de nos deux communautés », a-t-il dit à sa sortie de l\u2019édifice au centre-ville de Montréal où avaient lieu les rencontres.Il a ajouté qu\u2019il réclamait une telle réunion « depuis plus de trois ans » et qu\u2019il était « ouvert à rencontrer le grand chef ».Questionné au sujet du fait que le chef Simon avait rompu le dialogue avec lui, le maire d\u2019Oka a répondu que c\u2019était au chef mohawk qu\u2019il fallait poser la question.« Ce n\u2019est peut-être pas à son avantage de faire affaire avec moi, je ne sais pas quoi vous dire », a-t- il avancé.Il a justifié la tenue de deux rencontres séparées par le fait que le grand chef ne l\u2019avait pas invité à sa rencontre.« Et quand on est arrivés à la table à 11 h, il avait déjà quitté ».« Bouton panique » En mêlée de presse, le grand chef mohawk a accusé M.Quevillon d\u2019avoir « pesé sur le bouton panique un peu trop vite », en ce qui concerne la cession de 60 hectares de terres par le propriétaire privé Grégoire Gollin.Cela inclut une parcelle de la pinède qui avait été au cœur de la crise d\u2019Oka en 1990.« On n\u2019est même pas rendus là », a-t- il soutenu, en ajoutant que sa communauté devait d\u2019abord se prononcer sur le fait d\u2019accepter les terres et, si oui, de quelle façon.Le maire d\u2019Oka a, quant à lui, déploré le fait que sa municipalité soit « isolée » et que cette situation « ne date pas d\u2019aujourd\u2019hui ».« On veut être écoutés, on veut être entendus dans ces né- gociations-là », a-t-il réclamé.« Je n\u2019ai peut-être pas utilisé certaines paroles, certains mots que certains auraient voulu entendre, je m\u2019en excuse.Mais le fond est réel, et c\u2019est la vérité.Ce que j\u2019ai dit est la vérité.Il aurait peut-être fallu que j\u2019utilise d\u2019autres termes, d\u2019autres mots », a-t-il nuancé, sans formellement s\u2019excuser.En lien avec les 30 millions de dollars évoqués par la municipalité, Pascal Quevillon a déclaré que ce montant servirait à acheter les terres contestées pour y mettre un moratoire sur le développement.Cela « arrêterait les frictions », soutient-il.Le préfet de la MRC de Deux-Mon- tagnes, Denis Martin, a déclaré que « le débat doit aller plus loin que les excuses ».Selon lui, l\u2019essentiel est d\u2019obtenir une discussion « pour arriver avec une solution pour l\u2019ensemble des communautés », en ce qui a trait à un développement « harmonieux » du territoire.Il ajoute sentir une volonté de toutes les parties de travailler ensemble.Aux côtés du chef Simon, le chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, a réitéré le fait que la communauté mohawk ne veut pas d\u2019une crise comme celle d\u2019il y a 30 ans.En sortant de sa rencontre avec le maire d\u2019Oka, Marc Miller, secrétaire parlementaire de la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, a déclaré que la rencontre avait été « productive ».Il a toutefois rappelé que le dialogue devait se faire « dans le respect mutuel ».Il estime également que le chef Simon est en droit de demander des excuses au maire d\u2019Oka suite à ses propos « irresponsables ».Pascal Quevillon avait affirmé la semaine dernière que le territoire de Kanesatake était « des cabanes de cigarettes et à cannabis».Il avait également déclaré, selon le quotidien La Presse, que le Québec pourrait connaître une nouvelle crise d\u2019Oka.« Mais ça ne va pas venir des citoyens de Kanesatake.Ça va venir des citoyens d\u2019Oka », avait-il avancé.Vendredi, le chef de Kanesatake a déclaré considérer l\u2019idée de recourir aux tribunaux contre le maire à la suite de ses propos « inflammatoires ».D\u2019après M.Miller, le différend qui oppose le maire d\u2019Oka et le grand chef de Kanesatake n\u2019est pas «irréconciliable».Il estime qu\u2019au moment opportun, ils pourront « se dire les vraies affaires ».La ministre provinciale responsable des Affaires autochtones, Sylvie D\u2019Amours, s\u2019est quant à elle réjouie d\u2019un «dialogue franc».« Je pense que, même si les deux hommes ne se parlent pas, les deux parties conviennent qu\u2019il faut avoir un dialogue », a-t-elle soutenu.Interrogée à propos des déclarations controversées du maire d\u2019Oka, la ministre a simplement répondu que « ce qu\u2019il faut regarder, c\u2019est l\u2019avenir », en travaillant à préserver la paix sociale.La date de la prochaine rencontre n\u2019a pas encore été établie.GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ LE DEVOIR Après le Groupe TVA, c\u2019est Pierre Karl Péladeau qui poursuit le quotidien La Presse et un de ses chroniqueurs pour un texte portant sur la fin de la relation d\u2019affaires entre TVA et Julie Snyder, avec qui M.Péladeau est en procédure de divorce.Le grand patron de Québe- cor demande 500 000 $ au média montréalais et à son journaliste.« Cet article contient des affirmations et des insinuations fausses, et dénote un manque d\u2019objectivité flagrant » envers Pierre Karl Péladeau, ce qui porterait « atteinte à sa réputation », soutient la poursuite déposée à la Cour supérieure.Celle-ci a été mise en ligne vendredi par M.Péladeau lui-même.Les allégations de la poursuite n\u2019ont pas été prouvées en cour.Le demandeur estime que la chronique écrite par Hugo Dumas et publiée le 27 juin 2019 (« Qui obtiendra la garde légale de Star Académie ?») représente le « point culminant d\u2019une campagne de salissage s\u2019étirant sur plusieurs années, orchestrée par [le journaliste Dumas] afin de dénigrer [M.Péladeau] et de faire croire au public qu\u2019il tente de nuire à la mère de ses deux enfants », Mme Snyder en l\u2019occurrence.Le texte visé « contient des comparaisons tendancieuses impliquant la vie personnelle et les enfants du demandeur », affirme la poursuite.La Presse est poursuivie pour avoir « manqué à son rôle d\u2019éditeur en permettant la publication de l\u2019article » en cause.M.Péladeau, qui soupçonne M.Dumas d\u2019avoir une « aversion personnelle » à son encontre, s\u2019est défendu sur Facebook de vouloir « restreindre la liberté d\u2019expression ou attaquer la capacité de chroniqueurs et de journalistes à faire correctement leur travail ».Mais il estime que, dans le cas présent, il est question d\u2019un « machiavélisme malsain » qui nécessite qu\u2019il s\u2019adresse « aux tribunaux du Québec pour que soient sanctionnées ces opérations de dénigrement ».Séparation Dans la poursuite, il soutient que plusieurs articles publiés par Hugo Dumas relativement à la relation d\u2019affaires entre Julie Snyder et TVA démontrent qu\u2019il aurait « un clair parti pris pour Mme Snyder ».Différents extraits de chroniques antérieures sont décortiqués pour tenter d\u2019étayer l\u2019idée voulant que le journaliste de La Presse « tient en haute estime » Mme Snyder.Plus précisément \u2014 et plus personnellement \u2014, Pierre Karl Péladeau juge qu\u2019Hugo Dumas « saisit chaque opportunité de dépeindre Julie Snyder comme une victime dans [le processus de] séparation » qui l\u2019implique.«La Presse savait, ou devait savoir, que les propos mensongers et diffamatoires contenus dans les articles [de M.Dumas] auraient un impact important sur les procédures de divorce », croit-il.Pierre Karl Péladeau souligne que ses deux enfants lisent La Presse + et qu\u2019en « insinuant faussement que leur père aurait congédié leur mère et tenterait de contrecarrer ses projets professionnels», le média et son chroniqueur «alimentent l\u2019aliénation parentale des enfants du demandeur contre celui-ci ».Rectificatif La chronique visée par M.Péladeau fait déjà l\u2019objet d\u2019une poursuite de 85 000 $ du Groupe TVA, qui appartient à Qué- becor.On reproche notamment au texte d\u2019avoir affirmé que Mme Snyder avait été congédiée par TVA en novembre 2016, alors qu\u2019il s\u2019agissait plutôt d\u2019une fin de contrat.La Presse a publié à ce sujet un rectificatif le 6 juillet mais, selon Pierre Karl Péladeau, il ne s\u2019agissait pas d\u2019une « rétractation valable ».La direction de La Presse n\u2019a pas voulu commenter le dossier vendredi.Le Conseil de presse du Québec est généralement l\u2019organe qui juge les questions de manque d\u2019objectivité allégué des journalistes.Québecor s\u2019est retiré de cette instance en juin 2010.JUSTICE Pierre Karl Péladeau poursuit La Presse MYLÈNE CRÊTE CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À QUÉBEC LE DEVOIR Le retour au travail des syndiqués de l\u2019Aluminerie de Bécancour (ABI) a débuté vendredi après 18 mois de lockout.Dans le même temps, la multinationale qui en est propriétaire veut solliciter le gouvernement québécois pour financer la modernisation de ses usines.Le président d\u2019Alcoa Canada, Jean- François Cyr, a déclaré au commissaire au lobbyisme avoir entamé ses démarches auprès du gouvernement le 12 juin dernier.Le mandat ajouté fait état de « l\u2019obtention d\u2019un soutien financier gouvernemental, notamment l\u2019octroi de subventions ou d\u2019une autre forme d\u2019aide financière pour la mise en œuvre de programmes de modernisation des installations de l\u2019entreprise ».L\u2019argent servirait à apporter des «améliorations technologiques » et à acheter de l\u2019équipement.Le montant requis n\u2019est pas spécifié.INDUSTRIE Alcoa sollicite l\u2019aide de Québec pour moderniser ses usines Questionnée par Le Devoir, la gestionnaire des communications pour Alcoa Canada, Anne-Catherine Couture, est demeurée avare de détails.« Toute l\u2019information concernant les représentations d\u2019Alcoa auprès du gouvernement est contenue au registre des lob- byistes, a-t-elle répondu par courriel.Alcoa n\u2019a rien à ajouter.» Ce nouveau mandat de lobbying s\u2019ajoute à trois autres mandats existants d\u2019Alcoa Canada pour que ses tarifs d\u2019électricité « demeurent concurrentiels dans le contexte mondial des alumineries », pour l\u2019obtention de divers permis environnementaux et pour que la mise en application de nouvelles dispositions législatives sur la conciliation travail-famille ne nuise pas à la compétitivité de l\u2019entreprise.Aucune nouvelle modification réglementaire concernant les normes du travail n\u2019est prévue, a indiqué le ministre du Travail, Jean Boulet, en entrevue.Toutefois, le gouvernement est ouvert à appuyer financièrement la multinationale.« S\u2019il y a des investissements à venir, plus tard, on sera là pour les accompagner et être un bon partenaire, que ce soit par la voie d\u2019un ministère ou par la voie d\u2019Investissement Québec, a affirmé M.Boulet.On sera là, attentif, à l\u2019écoute.C\u2019est une compagnie qui est dans un secteur de pointe, un secteur important pour l\u2019économie du Québec.» Retour au travail Entre-temps, le ministre compte faciliter le retour au travail des employés d\u2019ABI qui s\u2019échelonnera sur huit mois.Quatre-vingts syndiqués ont pu reprendre leurs fonctions vendredi sur les 900 qui retourneront graduellement au travail.« On sera présent pour accompagner la compagnie, le syndicat, les travailleurs pour les plans de formation, la mise à niveau de compétences, a énuméré le ministre.On va soutenir la compagnie par une aide technique, financière et professionnelle comme nos programmes le prévoient actuellement.» Les employés qui ne recommenceront à travailler que dans quelques mois pourraient ainsi être payés durant leur formation.Le gouvernement a été accusé à plusieurs reprises durant le conflit de travail d\u2019avoir un parti pris envers ABI.Le premier ministre, François Legault, a affirmé plusieurs fois au cours des derniers mois que le syndicat était déraisonnable dans ses négociations avec l\u2019employeur.Une plainte a d\u2019ailleurs été déposée par le syndicat des Métallos en juin auprès de l\u2019Organisation internationale du travail, une agence de l\u2019ONU.Le lockout des employés d\u2019ABI est l\u2019un des plus longs conflits de travail contemporains.Il s\u2019est terminé lorsque les 900 membres du syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, ont voté le 2 juillet à 79,8% pour la plus récente offre patronale.En mêlée de presse, le grand chef mohawk a accusé M. Quevillon d\u2019avoir « pesé sur le bouton panique un peu trop vite », en ce qui concerne la cession de 60 hectares de terres par le propriétaire privé Grégoire Gollin.ADIL BOUKIND LE DEVOIR On sera là pour accompagner [la compagnie] et être un bon partenaire, que ce soit par la voie d\u2019un ministère ou par la voie d\u2019Investissement Québec JEAN BOULET » Je n\u2019ai peut- être pas utilisé certaines paroles, certains mots que certains auraient voulu entendre, je m\u2019en excuse.Mais le fond est réel, et c\u2019est la vérité.Ce que j\u2019ai dit est la vérité.PASCAL QUEVILLON » LEDEVOIR // LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 JUILLET 2019 ACTUALITÉS A 4 De voyageurs à rescapés LAURENTIDES SUITE DE LA PAGE A 1 Le couple dans la jeune vingtaine est tombé dans le panneau du Parti conservateur, qui, en pleine campagne électorale, vantait le charme du « chemin du gouvernement ».Or, ce que l\u2019on appelle le « chemin des poteaux » n\u2019est qu\u2019un chemin d\u2019hiver que l\u2019on remonte en passant sur des cours d\u2019eau gelés.Les Davenport l\u2019apprennent à leurs dépens.« Ils se sont fait raconter que la nouvelle route de colonisation, qui n\u2019était fréquentable qu\u2019en hiver, était dorénavant ouverte aux voitures à cheval pour l\u2019été », relate Louis Lefebvre au volant de sa Jeep.« Ça fait qu\u2019eux autres, ils partent avec leur belle petite calèche et deux chevaux, en compagnie de leur écuyer, qui lui est monté sur selle.» L\u2019enfer de la brousse Madame et monsieur Davenport entreprennent leur « voyage d\u2019agrément » le mardi 22 août 1871.« Si j\u2019avais été au courant de la vérité, je n\u2019aurais jamais, un seul instant, envisagé de traverser un tel pays », souligne Mme Davenport dans Journal d\u2019une course de quatorze jours à travers la forêt, de Québec au lac Saint-Jean, publié l\u2019année suivante (Journal of a Fourteen Days\u2019 Ride through the Bush from Quebec to Lake St.John).Mme Davenport \u2014 dont le prénom reste inconnu à ce jour \u2014 vit cette aventure dans la forêt Laurentienne avec son époux, Malcolm, le cocher, Johnson, le responsable des bagages, Ryan, le guide amérindien, Honoré, ainsi que Charles et Félix, qui se joignent à eux après que leur chariot eut été endommagé à l\u2019approche du lac Jacques-Cartier.Ils décident néanmoins de poursuivre leur route à cheval sous un nuage de mouches noires.« Notre promenade à travers la brousse était tout sauf agréable, raconte Mme Davenport.À certains endroits, les arbres ont poussé si près les uns des autres que nous avons dû nous frayer un chemin.Je tombais constamment dans des trous ou m\u2019enfonçais dans des marais ; les mouches mordaient sans pitié, et le soleil chauffait.Je voulais marcher dans la rivière, mais l\u2019eau était trop profonde », poursuit-elle.Grésil estival Vêtue d\u2019une robe de bison réduite en lambeaux et chaussée de bottes mouillées en permanence, Mme Davenport garde le cap sur sa destination, s\u2019accrochant à ses tasses de thé.D\u2019une journée à l\u2019autre, le groupe perd la trace des balises du sentier plaqué à coups de hache.Ils s\u2019empoisonnent avec des baies sauvages, se coupent avec des branches.Leur sommeil est troublé par les chants et les cris de travailleurs de la « route du gouvernement » enivrés par le whisky.Sans compter les intempéries : des pluies diluviennes s\u2019abattent sur eux, mais également des précipitations de grésil et de neige en plein mois d\u2019août.Comme si ce n\u2019était pas assez, un membre de leur équipe a des hallucinations.Il apercevait, croit-il fermement, un chat sauvage sur le dos d\u2019une de leurs montures.«Ça a duré deux semaines», précise M.Lefebvre en zigzaguant dans la forêt tout en essayant de respecter le tracé original du chemin emprunté par les Davenport.«Ils ont monté les flancs du mont Apica.Ils ont vu de vieux camps de voyageurs qui étaient utilisés l\u2019hiver, mais pas l\u2019été.Puis, une fois à la rivière aux Écorces, madame Davenport, elle n\u2019avait plus de chaussures, sa robe était en lambeaux, elle était à l\u2019agonie», dit-il en soulignant la force morale de cette femme de tête.Les tourtereaux et leurs compagnons de voyage parviendront enfin au lac Saint-Jean au terme de leur folle aventure.Exténués, les aventuriers traversent des champs de framboises.Les sentiers s\u2019élargissent.Des ponceaux apparaissent ici et là.Ils arrivent enfin à destination.À la page Les Davenport sont accueillis par l\u2019une des premières familles du Lac-Saint- Jean, les Tremblay, qui leur permet de profiter du « luxe de l\u2019eau chaude », avant de leur offrir à dîner.«La maison était pleine de monde, posant des questions et exprimant leur étonnement devant le voyage que nous avions fait, relate l\u2019aventurière.Mme Tremblay a demandé des informations sur la mode.Elle a voulu savoir si on portait de la crinoline et si mon habit était le costume désormais prisé par les dames », lit-on dans son journal.Mme Tremblay s\u2019ennuie de son Char- levoix natal, écrit l\u2019auteure.« Elle semblait penser qu\u2019elle s\u2019était grandement abaissée en venant habiter au bord du lac Saint-Jean.» Les Davenport et leur suite constituent le troisième groupe de voyageurs rescapés par les Tremblay en essayant d\u2019atteindre le lac par la soi-disant « route du gouvernement ».Échaudé, le couple de notables regagne Québec à bord d\u2019un bateau à vapeur naviguant sur le Saguenay.« Fatigués et sales », les deux voyageurs filent à l\u2019anglaise sous le regard des touristes américains « qui semblaient penser que nous étions des sauvages », écrit Mme Davenport dans les dernières pages de son journal.Son récit publié en 1872 ne parviendra pas à émouvoir Le Courrier du Canada.Le journal ne se gêne pas pour attribuer les malheurs du couple à son imprévoyance plutôt qu\u2019à ce «pauvre» chemin de poteaux dont le seul tort était «de ne pas s\u2019être macadamisé d\u2019un bout à l\u2019autre et spontanément sous leurs pas».Louis Lefebvre, lui, raffole de cette traversée.« C\u2019était un peu leur voyage de noces », dit-il, attendri, sous les pylônes menant à la centrale hydroélectrique de l\u2019île Maligne, à Alma, dont le tracé épouse l\u2019itinéraire emprunté jadis par les Davenport.Le guide Louis Lefebvre, qui a immobilisé son véhicule dans le chemin emprunté par madame Davenport en 1871 DAVE NOËL LE DEVOIR Chris Boucher, originaire de l\u2019île de Sainte-Lucie, était de passage à Montréal-Nord pour présenter à sa communauté le trophée Larry O\u2019Brien.CATHERINE LEGAULT LE DEVOIR SYLVIE ST-JACQUES LE DEVOIR Le plat préféré de Chris Boucher est du riz avec de la viande griot.Avant un match important, l\u2019ailier numéro 25 des victorieux Raptors engloutit toutefois des pâtes et des quantités d\u2019eau, « parce que s\u2019hydrater, c\u2019est essentiel ».Et s\u2019il reconnaît que ses 26 ans et sa prolifique carrière sportive ont été marqués par des hauts et des bas, il encourage les jeunes à « rester \u201cfocusés\u201d » pendant les creux de vague, parce que le succès représente toujours la persévérance.« Moi, j\u2019étais pourri à l\u2019école.Le basket m\u2019a aidé.J\u2019ai dû travailler plus fort, parce que si je ne continuais pas l\u2019école, je n\u2019allais pas pouvoir jouer au basket », a confié le joueur de basket aux jeunes de Montréal-Nord réunis au parc Le Carignan pour rencontrer leur héros.« Tout le monde a un talent dans quelque chose.» Le jeune géant de 6 pieds 10, originaire de l\u2019île de Sainte-Lucie, était de passage à Montréal-Nord pour présenter à sa communauté le trophée Larry O\u2019Brien.Il en a profité pour véhiculer un message d\u2019espoir aux jeunes de l\u2019arrondissement où il a grandi.Ces derniers l\u2019ont accueilli avec des applaudissements chaleureux, des questions sur son parcours de champion et des demandes d\u2019autographes.«Chris Boucher, c\u2019est un modèle qui fait plaisir à voir», a dit Raphaël Constant, membre de l\u2019équipe championne provinciale Les Béliers de l\u2019école Henri-Bourassa.Des groupes de camps de jour et plusieurs dignitaires de la communauté s\u2019étaient rendus sur le terrain de basket du parc Le Carignan pour accueillir le héros de la NBA.«Chris Boucher représente un rêve devenu possible.Il est le premier de Montréal-Nord à percer aussi loin et en plus, il a gagné.Il permet aux jeunes de rêver à quelque chose de possible.C\u2019est un gars de notre gang, qui parle français», a indiqué Ricardo Tela- mon, coordonnateur de basketball à l\u2019école secondaire Henri-Bourassa.Heureux de rentrer à Montréal pour BASKETBALL Chris Boucher rentre au bercail L\u2019aillier numéro 25 des Raptors de Toronto a rencontré des jeunes de Montréal-Nord célébrer les succès des Raptors, Chris Boucher a tenu à faire une place de choix aux jeunes du quartier.Du nombre des jeunes du quartier venus interroger leur héros sur les secrets de son succès, il y avait Rim El Amzaoui, 11 ans, qui a demandé au basketballeur si son ascension vers la NBA a été facile.Il répond que non, qu\u2019il y a eu des écueils, notamment sa blessure au genou gauche, qu\u2019il a subie pendant son passage chez les Ducks de l\u2019Université de l\u2019Oregon, qui lui a fait croire que sa carrière était finie.Rim El Amzaoui, elle-même adepte de soccer, affirme que Chris Boucher est une grande source d\u2019inspiration pour les jeunes de son quartier.Bien qu\u2019il ait driblé ses premiers ballons dans les parcs de Montréal-Nord, c\u2019est à Alma, au Lac-Saint-Jean, que Chris Boucher a perfectionné ses talents en basket, à l\u2019académie de basketball dirigée par Igor Rwigema.Il a ensuite fait le saut vers les États-Unis et progressé au sein du New Mexico Junior College, pour ensuite passer au Northwest College du Wyoming, puis aux Ducks de l\u2019Université de l\u2019Oregon.Après qu\u2019il eut joué un premier match dans la NBA en 2017-2018 (pour les Warriors de Golden State), les Raptors de Toronto l\u2019ont repêché au dernier camp d\u2019entraînement et accordé un contrat à deux volets.Dans un entretien avec les médias, Chris Boucher a brièvement parlé de sa participation (avec deux autres Mont- réalais, Luguentz Dort et Khem Birch) au sein du camp d\u2019Équipe Canada en vue de la Coupe du monde de basketball.Il a également répondu aux questions à propos de l\u2019arrivée possible d\u2019une équipe de la National Basket Association à Montréal, en réitérant son appui au rayonnement du basket au Québec.Toujours est-il que les jeunes visages venus exprimer leur enthousiasme au parc Le Carignan soulèvent beaucoup d\u2019espoir quant au futur de ce sport en sol québécois.« Qui sait ?Peut-être qu\u2019un jour l\u2019un de ces jeunes va représenter Montréal-Nord sur d\u2019autres scènes prestigieuses ?» a lâché la mairesse de l\u2019arrondissement, Christine Black.Basket ou baseball ?Les Québécois de moins de 35 ans préféreraient avoir une équipe professionnelle de basketball (43 % d\u2019appuis) plutôt qu\u2019une équipe de baseball (35 %), révèle un sondage mené par la firme Léger pour le compte de l\u2019Association d\u2019études canadiennes.La question ne précisait pas si la future franchise de sport professionnel irait à Montréal (où il y a des projets pour le retour du baseball ou l\u2019obtention d\u2019une équipe de la National Basketball Association) ou à Québec, qui souhaite le retour de la Ligue nationale de hockey.Au total, c\u2019est quand même le baseball (47 %) qui serait le premier choix des répondants, devant le basketball (27 %) et le hockey (11 %).La popularité du basketball s\u2019estompe dès lors qu\u2019on atteint la tranche des 35-44 ans (46 % pour le baseball, 23 % pour le basket).Le sondage a été mené en ligne entre le 20 et le 23 juin auprès de 427 Québécois.Guillaume Bourgault-Côté Tout le monde a un talent dans quelque chose CHRIS BOUCHER » Je ne peux que donner une description très faible et imparfaite de tout ce que nous avions souffert, ainsi que des déclarations déformées abominables faites à propos du \u201cChemin du lac Saint- Jean\u201d, sur lequel on m\u2019avait dit combien d\u2019argent avait été dépensé.Comment créer une route sur un pays aussi stérile et montagneux est un casse- tête.MME DAVENPORT » HISTOIRE DE BOIS A 5 SPORTS LEDEVOIR // LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 JUILLET 2019 Achetons tableaux de qualité canadiens et européens.Grande valeur offerte \u201cLa Vieille Forge\u201d, v.1945, aquarelle, 22\u201d x 28\u201d Marc-Aurèle Fortin Borduas Ferron Fortin Gagnon Krieghoff Lemieux Letendre McEwen Pellan Riopelle depuis 1975 ?514.842.1270 www.lafitte.com Évaluation verbale gratuite à domicile pour les noms ci-haut mentionnés, selon la disponibilité RENDEZ-VOUS CONFIDENTIEL Suzor-Coté et autres\u2026 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter.Papeter ie Casse - Noisette FRÉDÉRIC DAIGLE LA PRESSE CANADIENNE HOCKEY Chiarot n\u2019a pas hésité à venir jouer à Montréal JEAN MONTOIS À TIGNES AGENCE FRANCE-PRESSE Journée de folie sur le Tour de France vendredi : la 19e étape a été arrêtée avant la fin pour cause de route impraticable, mais le maillot jaune est passé sur les épaules du prodige colombien Egan Bernal (Ineos).À situation extrême, décision d\u2019exception.Faute de ligne d\u2019arrivée, aucun coureur n\u2019a été déclaré vainqueur de l\u2019étape.Mais les efforts consentis dans l\u2019Iseran, le plus haut col du Tour, ont été pris en compte dans ce Tour incroyable, qui s\u2019est sans doute joué dans ce deuxième des trois actes alpestres.À la veille de la dernière étape de montagne à Val Thorens et à deux jours de l\u2019arrivée à Paris, Bernal possède une avance de 48 secondes sur le Français Julian Alaphilippe, qui a perdu son maillot jaune, et de 1 min 16 sec sur le vainqueur sortant, le Gallois Geraint Thomas, coleader de l\u2019équipe Ineos au départ.Une violente averse de grêle suivie d\u2019un éboulement a rendu la route tout à fait impraticable à la sortie d\u2019un tunnel, peu avant Val d\u2019Isère, à 20 kilomètres de l\u2019arrivée prévue à Tignes.Confronté à une situation inédite, le jury des commissaires a tranché : les temps ont été pris au sommet de l\u2019Ise- ran, le « toit » du Tour à l\u2019altitude de 2770 mètres.À ce moment-clé, Bernal, le jeune « condor » (22 ans) venu des Andes, planait sur la course.Avec plus d\u2019une minute d\u2019avance sur le groupe des favoris (Thomas et Kruijswijk notamment) et plus de deux minutes sur le porteur du maillot jaune, le Français Julian Alaphilippe.Dans la descente, le Colombien de l\u2019équipe Ineos a vu revenir le Britannique Simon Yates.Les deux hommes, qui ignoraient tout des dégâts causés sur la route en contrebas, ont été arrêtés en plein effort à l\u2019avant de la course.Ils ont vu ensuite arriver leurs poursuivants, tout aussi étonnés qu\u2019eux.Grêlons et coulée de boue « C\u2019était infranchissable », a expliqué ensuite le directeur du Tour, Christian Prudhomme.« Dans un premier temps, des orages de grêle très localisés sur 5 kilomètres mais très violents, des grêlons comme des balles de ping- pong.Ensuite, une coulée de boue de 50 centimètres d\u2019épaisseur sur 20 mètres de long.La route était coupée ».« On a fait en sorte de prévenir les coureurs le plus vite possible.On n\u2019avait pas le choix », a ajouté le directeur du Tour.Ils ne pouvaient pas comprendre sur le moment mais, après, quand ils ont vu les images\u2026 ».L\u2019Iseran, que le Tour de France a rarement emprunté dans son histoire, a tout d\u2019un col maudit.Le plus haut col routier de toutes les Alpes n\u2019avait pu être franchi en 1996, alors que la course devait le franchir dans l\u2019autre sens.La raison ?La neige, qui avait déjà rendu la route impraticable.Pour les Français, la journée \u2014 décisive \u2014 a été noire.Thibaut Pinot, diminué par une lésion à la cuisse gauche, a été contraint à l\u2019abandon après une heure de course.« Il a évité une chute il y a deux jours et il a tapé le guidon », a expliqué son directeur sportif, Philippe Mauduit.« J\u2019ai pris un petit coup à l\u2019arrivée à Nîmes (mardi), mais je ne suis pas sûr que ce soit ça », a déclaré en fin d\u2019après-midi Pinot, en pleurs.« Je me suis toujours battu, j\u2019y croyais.Je sentais depuis dimanche, après les Pyrénées, que j\u2019étais capable de le faire.Mais on ne le saura jamais.Cela va prendre du temps [de s\u2019en remettre].» Pour ce qui est de la course, Ala- philippe, en jaune depuis la première semaine, a payé l\u2019addition dans l\u2019Iseran.« J\u2019ai été battu par plus fort que moi, c\u2019est comme ça », a déclaré Alaphilippe.« Je ne peux pas avoir de regrets.» Il ne reste plus au Colombien qu\u2019à franchir sans encombre la dernière étape de montagne, samedi, à Val Tho- rens, pour être quasiment certain de devenir le premier Colombien vainqueur du Tour.Pour l\u2019essentiel, une course de côte puisque trois coulées de boue dans la descente du Cormet de Roselend, dont l\u2019une a endommagé la route, ont contraint en soirée les organisateurs à raccourcir l\u2019étape de 130 à 59 kilomètres.Christian Prudhomme le soulignait dans l\u2019après-midi : « Contre la nature, on ne peut rien faire.» Bernal se rapproche du graal un jour de grêle Le Colombien s\u2019est emparé du maillot jaune lors d\u2019une étape écourtée Egan Bernal est bien parti pour devenir le premier Colombien vainqueur du Tour de France, ce dimanche.ANNE-CHRISTINE POUJOULAT AGENCE FRANCE-PRESSE La route a été coupée à plusieurs endroits en raison d\u2019averses de grêle et d\u2019une coulée de boue.CAPTURE D\u2019ÉCRAN FRANCE TV J\u2019adore la pression.Il n\u2019y a rien de tel que jouer un samedi soir au Centre Bell.BEN CHIAROT » Les impôts.La passion des partisans.Les médias.La culture et la langue.Autant de raisons souvent invoquées pour expliquer pourquoi les joueurs autonomes de la Ligue nationale de hockey boudent Montréal.Ben Chiarot ne craint rien de tout ça.« Les gars ont leurs raisons de ne pas venir.À mes yeux, il s\u2019agit d\u2019une grande ville qui adore le hockey et d\u2019une équipe qui s\u2019approche d\u2019une participation aux séries.Il n\u2019y avait rien qui pouvait me faire hésiter à venir à Montréal », a-t-il déclaré vendredi au Complexe sportif Bell de Brossard.« Je connais Joel Armia, qui est devenu un ami quand j\u2019ai joué avec lui à Winnipeg, et Nate Thompson m\u2019a aussi contacté, a confié le nouveau venu.Ils n\u2019ont pas eu à me vendre la ville : quand on vous offre l\u2019occasion de jouer pour le Canadien, c\u2019est enivrant.Je n\u2019ai pas eu à me faire convaincre pour venir jouer ici.» Le nouveau no 8 du Tricolore \u2014 il a revêtu son nouveau chandail pour la première fois \u2014 avait bien peu de critères quant au choix de sa nouvelle destination.« Ce que je voulais avant tout, c\u2019était une bonne équipe, a dit le défenseur de 28 ans.De pouvoir jouer dans une ville comme Montréal, une équipe parmi les six équipes d\u2019origine, c\u2019était une excellente occasion pour moi, mais également pour ma famille.« C\u2019était important de me retrouver dans un gros marché de hockey, où ça compte, a-t-il renchéri.J\u2019adore la pression.Il n\u2019y a rien de tel que jouer un samedi soir au Centre Bell.C\u2019est l\u2019une des principales raisons qui m\u2019ont fait venir ici.» Chiarot est souvent revenu sur la qualité de la formation du Tricolore, notamment sur les présences de Carey Price et de Shea Weber dans la formation.«Quand je suis venu jouer ici avec les Jets, ils nous avaient complètement dominés.C\u2019est une équipe rapide, qui compte sur le meilleur gardien au monde devant le filet [.]; elle est passée vraiment près l\u2019an dernier avec 96points.[\u2026] Ça me rappelle un peu la situation dans laquelle nous nous trouvions à Winnipeg il y a quelques années, avec plusieurs jeunes joueurs et quelques bons leaders.» L\u2019arrière, gaucher de 6 pieds, 3 pouces et 219 livres, a pris du galon au cours des dernières campagnes avec les Jets, si bien qu\u2019il avait un temps de glace moyen de tout près de 20 minutes par rencontre, malgré la présence de défenseurs comme Jacob Trouba, Tyler Myers et Dustin Byfu- glien.Il a bien eu quelques discussions avec Claude Julien, mais son rôle avec le CH reste à être défini.«Je crois fermement que tu dois mériter ce que tu reçois.Quand tu es nouveau dans un club, il n\u2019y a rien de garanti.» Lors de sa dernière saison à Winnipeg, il a établi des sommets personnels avec 5 buts et 15 aides dans un rôle défensif.À LIRE EN PAGE B 2 : LE RETOUR DU TOUR DE FRANCE ÉCONOMIE A 6 LEDEVOIR // LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 JUILLET 2019 E N B R E F Des résultats étonnants pour Twitter Avec 841 millions de dollars de chiffre d\u2019affaires, en hausse de 18 % sur un an, et 139 millions d\u2019usagers quotidiens monétisables, Twitter a agréablement surpris les analystes, qui n\u2019en attendaient pas tant.Le réseau social est surveillé de près sur la croissance de son public, après avoir dû supprimer de nombreux faux comptes pour lutter contre les contenus inappropriés et la désinformation.Au deuxième trimestre, Twitter a dégagé un bénéfice de 1,1 milliard, soit 1,43 $US par action, contre 100 millions, ou 13 ¢US l\u2019action un an plus tôt.Les recettes publicitaires totales ont atteint 727 millions, en hausse de 21 %, grâce à l\u2019amélioration continue de la plate-forme et des formats de ses annonces.Le Devoir Le déficit du gouvernement fédéral atteint 1,4 milliard OTTAWA \u2014 Le gouvernement fédéral a affiché vendredi un déficit budgétaire de 1,4 milliard pour les deux premiers mois de son nouvel exercice financier, révèle un rapport périodique.Les chiffres du ministère des Finances montrent un déficit cumulé pour les mois d\u2019avril et de mai, alors que les charges de programmes et les frais de la dette publique ont progressé presque trois fois plus rapidement que les revenus.Le déficit cumulé se compare à un ex- cédent de 3,2 milliards pour la même période en 2018.Dans son budget du printemps, le gouvernement libéral a dit s\u2019attendre à un déficit budgétaire de 19,8 milliards pour son exercice financier 2019-2020.La Presse canadienne Profits en forte hausse pour George Weston TORONTO \u2014 George Weston a affiché un bénéfice du deuxième trimestre de 184 millions, plus de six fois plus élevé que celui de 28 millions de la même période l\u2019an dernier.Cette forte croissance était attribuable à l\u2019acquisition, des mains de sa filiale, d\u2019une participation de contrôle directe dans la société de placement immobilier Propriétés de Choix.La société torontoise a vu son chiffre d\u2019affaires atteindre 11,6 milliards au cours du trimestre clos le 15 juin, essentiellement grâce à sa division Loblaw et à ses magasins d\u2019alimentation et pharmacies, où les ventes ont progressé de 3,2 %.Les revenus de la même période l\u2019an dernier s\u2019étaient établis à 11,2 milliards.Le bénéfice net par action a grimpé à 1,19 $, comparativement à 21 ¢.La Presse canadienne La fusion entre Sprint et T-Mobile autorisée WASHINGTON \u2014 Le secrétariat américain à la Justice a approuvé vendredi la mégafusion de 26 milliards de dollars entre les opérateurs de téléphonie japonais Sprint et allemand T-Mobile, qui promet une large couverture du territoire en technologie 5 G, sous certaines conditions de désinvestissement.Le nouveau groupe, qui marie les second et troisième opérateurs du secteur, va devoir vendre les activités de téléphonie mobile prépayées à Dish Network, un opérateur de télévision par satellite.L\u2019opération doit permettre de créer un numéro 3 capable de rivaliser avec les deux leaders du secteur, Verizon et AT&T, alors que s\u2019amorce la bataille mondiale pour le développement de la nouvelle génération de communication mobile.Agence France-Presse VOS FINANCES Le bien-être financier en crise Une crise du bien-être financier est en cours au Canada », nous dit le président et chef de la direction de Manu- vie Québec, Richard Payette.Mais pour plusieurs, cette « crise » prend plutôt la forme tantôt d\u2019une procrastination, tantôt d\u2019un effet de classe.Si on recherche l\u2019illustration du phénomène dans l\u2019univers des cartes de crédit, on peut retenir que 42 % des détenteurs de cartes ne remboursent pas la totalité du solde à la fin du mois.On en rajoute dans les résultats d\u2019un sondage de la Banque Manuvie, présenté jeudi : 49 % des Canadiens endettés âgés de 20 à 34 ans et 54 % dans le segment des 35 à 54 ans affirment avoir un solde impayé sur une ou plusieurs cartes de crédit.L\u2019institution financière a commandé un sondage mené en ligne auprès de 2003 Canadiens âgés de 20 à 69 ans disposant d\u2019un revenu de ménage supérieur à 40 000 $.La marge d\u2019erreur est de 2,5 %, 19 fois sur 20.On y apprend que 38 % des répondants ayant des dettes reconnaissent vivre au-dessus de leurs moyens.Et 19 % d\u2019entre eux affirment ne pas être en mesure de se sortir du cycle de l\u2019endettement.Quant au portrait d\u2019ensemble, une personne sondée sur trois se retrouve en situation de croissance des dépenses supérieure à celle des revenus.Par tranche de population, les « mil- léniaux » estiment qu\u2019ils ont plus de difficulté que les générations précédentes à gérer leur endettement.« Une partie des millénariaux est maintenant en âge d\u2019acheter une maison et de fonder une famille : deux secteurs où les dépenses sont de plus en plus élevées », a commenté Richard Payette, président de Manuvie Québec.Il n\u2019hésite pas à parler d\u2019une « crise du bien-être financier » en cours au Canada.Une crise qui ne semble pas épargner les boomers.S\u2019ils disent se sentir moins affectés par les dettes, leur source d\u2019inquiétude porte sur l\u2019atteinte d\u2019un patrimoine suffisant à la retraite.Une crainte que vient illustrer un autre sondage, mené cette fois pour RBC Banque Royale auprès des 50 ans et plus.Les répondants affichant un actif investissable inférieur à 100 000 $ visent un capital de 574 000 $, « un objectif dont ils s\u2019écartent de plus de 500 000 $ à l\u2019heure actuelle » dit la RBC.L\u2019écart est plus ténu chez ceux déclarant un actif investissable de 100 000 $ et plus, leur cible de 949 000 $ étant ratée de 275 000 $.Les personnes à revenu élevé, soit un revenu de ménage d\u2019au moins 100 000 $, ont également leurs soucis.S\u2019ils se sentent à l\u2019aise financièrement avec une valeur nette de 1,3 million selon la moyenne canadienne, et de 926 000 $ au Québec, 48 % des répondants affirment qu\u2019ils ne sont pas aussi prospères que prévu.Et les trois quarts soutiennent qu\u2019il est plus difficile pour eux que pour les générations précédentes de constituer un patrimoine.Finance comportementale Cela nous amène au constat de Ma- nuvie, qui parle d\u2019une société de consommation passant de la peur de « passer à côté de quelque chose » au sentiment « qu\u2019on a une seule vie à vivre ».Et qui évoque dans le titre de son communiqué la pression des médias sociaux.En puisant dans l\u2019univers de la finance comportementale, on observe effectivement que la procrastination est une faille humaine omniprésente.On constate également que les personnes sont réticentes à renoncer à une chose présente, accordant moins de valeur à une récompense future qu\u2019à un avantage immédiat.D\u2019autant qu\u2019il peut être difficile d\u2019imaginer les événe- ments qui se produiront dans 20 ou 30 ans, les personnes éprouvant alors de la difficulté à faire des sacrifices maintenant pour un avenir qui leur semble incertain.À cette « rationalité » se greffe l\u2019émotivité, nourrie par un effet de classe sociale.On pense à l'« effet cliquet », qui nous dit que le revenu relatif peut devenir plus important que le revenu absolu dans les habitudes de consommation et, par ricochet, d\u2019épargne.Dans sa phase la plus aiguë, la personne défendra à tout prix un style de vie adopté, copié ou emprunté à la classe sociale supérieure.Il a déjà été écrit qu\u2019ainsi hypnotisée, la personne va préférer puiser dans son épargne, voire s\u2019endetter, plutôt que d\u2019ajuster son niveau de vie lorsque sa situation économique change ou qu\u2019un revers se présente.D\u2019autres économistes ont étayé cette thèse en proposant l\u2019idée qu\u2019une fois un certain niveau de revenu absolu atteint, l\u2019importance est accordée au revenu relatif, donc à la comparaison dans l\u2019échelle de satisfaction et de motivation des individus.Ces individus seront sensibles aux habitudes de consommation adoptées par leurs voisins, leur entourage, leurs proches.« GÉRARD BÉRUBÉ La croissance américaine ralentit, mais demeure solide malgré tout VIRGINIE MONTET À WASHINGTON AGENCE FRANCE-PRESSE La croissance aux États-Unis a fortement ralenti au deuxième trimestre sous les effets de la guerre commerciale avec la Chine, mais reste solide grâce à la bonne santé de la consommation des ménages.À 2,1 % en rythme annuel, l\u2019expansion du PIB des États-Unis d\u2019avril à juin a largement dépassé les attentes moyennes des analystes, qui étaient de 1,8 %, mais le coup de frein est très net après les 3,1 % réalisés au premier trimestre.«La physionomie de cette croissance est plus encourageante que ce que j\u2019escomptais », a commenté Paul Ashworth, économiste en chef pour les États-Unis pour Capital Economics, une société de conseil en recherche économique basée à Londres.Selon la première estimation du gouvernement publiée vendredi, la croissance a été tirée par la consommation des ménages, qui a progressé à sa plus forte cadence en un an et demi (+4,3%), compensant le fait que les entreprises ont puisé dans leurs stocks plutôt que d\u2019en produire de nouveaux et ont réduit leurs investissements (-0,6 %).Les échanges, handicapés non seulement par les incertitudes autour de la guerre commerciale menée par le président, Donald Trump, mais aussi par la faiblesse de l\u2019économie mondiale, ont porté un coup à la croissance trimestrielle américaine.Les exportations ont ainsi chuté de 5,2 %, leur plus mauvais résultat en neuf mois depuis que le gouvernement Trump a entamé son bras de fer commercial avec la Chine.Les dépenses du gouvernement, qui ont fait un bond de 5 %, le plus fort en dix ans, ont aussi largement participé à ce résultat.Elles ont été dopées par un rattrapage de dépenses liées au shutdown (fermeture partielle) des services administratifs, intervenu à la fin de l\u2019année dernière.Ces chiffres, meilleurs que prévu, sont publiés avant la réunion monétaire de la Banque centrale (Fed) la semaine prochaine, au cours de laquelle l\u2019institut monétaire s\u2019apprête, selon les marchés, à abaisser les taux pour soutenir l\u2019activité.La Fed s\u2019inquiète surtout de la faiblesse de l\u2019inflation.Le relatif dynamisme annoncé pour ce trimestre passé pourrait modifier les attentes des marchés sur le nombre ou l\u2019ampleur des baisses de taux qu\u2019ils prévoient.Pour l\u2019instant, selon l\u2019évolution des produits à terme étudiée par CME Group, il y a plus de 80 % de chances que la Fed réduise les taux d\u2019un quart de point de pourcentage mercredi et 60 % qu\u2019elle le fasse encore en septembre.Mais, pour Ian Shepherdson, économiste en chef de Pantheon Macroeconomics, « l\u2019économie n\u2019est pas à plat et n\u2019a pas besoin d\u2019une action de la Fed pour la revigorer (mais elle l\u2019aura quand même) ».Il ajoute que les futures données économiques vont montrer « qu\u2019une seule réduction des taux a plus de sens que de continuer à baisser » le coût du crédit.Révision passée Le département du Commerce a, par ailleurs, publié vendredi une révision des comptes de la nation sur cinq ans.Elle montre que, fin 2018, la croissance a été bien moins bonne qu\u2019estimée (1,1 % en rythme annuel au quatrième trimestre au lieu de 2,2 %) au moment où la Fed a décidé de relever les taux d\u2019intérêt, ce qui lui a valu les critiques acerbes de Donald Trump.Cette réévaluation a donné aussi lieu à une révision à la baisse de la croissance en glissement annuel du dernier trimestre 2017 au dernier trimestre 2018.Celle- ci s\u2019inscrit désormais à 2,5 %, au lieu de 3,1 % estimés précédemment, bien en dessous de la barre des 3 % revendiquée par Donald Trump.La croissance pour l\u2019année calendaire 2018 n\u2019a toutefois pas été révisée et reste à 2,9 %.Les incertitudes autour de la guerre commerciale avec la Chine ont porté un coup à la croissance américaine.SPENCER PLATT AGENCE FRANCE-PRESSE ÉCONOMIE A 7 LEDEVOIR // LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 JUILLET 2019 CHEF DE LA DIRECTION fr.FCNB.ca/carrieres JULIEN ARSENAULT LA PRESSE CANADIENNE C\u2019est officiel.Le Northern Pass, un des projets sur lesquels misait Hydro-Québec dans le but d\u2019exporter de l\u2019hydro- électricité dans la région de la Nouvelle- Angleterre, vient d\u2019être enterré par Ever- source, son promoteur américain.Une semaine après avoir essuyé un revers auprès de la Cour suprême du New Hampshire, le partenaire de la société d\u2019État a confirmé qu\u2019il n\u2019était désormais « plus probable » que cette ligne de transport puisse voir le jour.Ce constat est brossé par l\u2019entreprise américaine dans un document déposé auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) \u2014 le gendarme boursier américain.Eversource a englouti 318 millions de dollars américains dans le projet et inscrira une charge après impôts de 200 millions, est-il indiqué dans le document.« Il n\u2019y a assurément plus de possibilités pour ce projet », a indiqué un porte-parole d\u2019Ever- source, William Hinkle, vendredi dans un courriel, en précisant que « toutes les options » avaient été étudiées par la compagnie.Un obstacle au tourisme Dans son arrêt, la Cour suprême du New Hampshire avait confirmé la décision du comité d\u2019évaluation des sites de l\u2019État concernant les préoccupations des communautés et des écologistes, selon lesquelles le projet Northern Pass nuirait à l\u2019industrie du tourisme de la région et à la valeur des propriétés.Cette ligne de transport, qui devait contourner la région des montagnes Blanches, avait déjà obtenu des permis de la part du département de l\u2019Énergie et du U.S.Forest Service.Il s\u2019était toutefois buté à la Commission d\u2019examen du site au New Hampshire.Initialement, Hydro-Québec misait sur le Northern Pass, qui devait coûter 680 millions pour la portion québécoise et 1,6 milliard $US au sud de la frontière, pour acheminer au Massachusetts annuellement 9,45 térawat- theures (TWh) pendant 20 ans, à compter de 2020.Cet État américain a plutôt opté pour le New England Clean Energy Connect, dont le tracé doit passer par le Maine.Ce projet, qui doit être réalisé par Hydro-Québec et Central Maine Power, doit encore obtenir de nombreuses approbations.HYDROÉLECTRICITÉ Le projet Northern Pass est mort et enterré AGENCE FRANCE-PRESSE À BRUXELLES La Banque européenne d\u2019investissement (BEI) songe à cesser d\u2019ici la fin de 2020 le financement d\u2019énergies fossiles, un plan dévoilé vendredi, salué par les ONG mais qui doit encore être approuvé par les 28 pays de l\u2019Union européenne (UE).Au lendemain d\u2019une canicule sans précédent en Europe, symptôme sans équivoque du réchauffement de la planète, la BEI, bailleur de fonds de l\u2019Union, basé au Luxembourg, a dit vouloir « accroître son soutien à la transition énergétique dans l\u2019UE».Dans une vidéo publiée vendredi sur Twitter, l\u2019Irlandais Andrew McDowell, l\u2019un des huit vice- présidents de la BEI, a estimé qu\u2019arrêter de financer les énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) était « conforme aux engagements pris par l\u2019Europe lors de l\u2019Accord de Paris sur le climat ».S\u2019il est approuvé par les 28 de l\u2019UE, ce projet serait un revirement total de la politique de la BEI : en 2018, la Banque a fourni 2,5 milliards d\u2019euros pour des projets dans le domaine des énergies fossiles, dont l\u2019essentiel a été consacré aux gazoducs.« Un rayon de lumière » Ce projet a aussitôt été salué par la branche européenne de l\u2019ONG américaine Friends of the Earth.«C\u2019est un rayon de lumière dans l\u2019obscurité», a déclaré un de ses membres, Colin Roche, dans un communiqué.«Pendant que l\u2019UE et les gouvernements nationaux pataugent et que la planète brûle, la banque publique de l\u2019UE a fait la proposition courageuse, correcte et juste d\u2019arrêter de financer des projets dans le domaine des énergies fossiles», a-t-il ajouté.Ce virage vert proposé par la BEI survient dix jours après une promesse faite par la future présidente de la Commission européenne, l\u2019Allemande Ursula von der Leyen, devant le Parlement européen, de transformer la BEI en une « banque du climat » afin de soutenir une politique plus verte.EUROPE Fin du financement des énergies fossiles ?La Banque européenne d\u2019investissement envisage cette avenue d\u2019ici la fin de 2020 ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR La proportion de travailleurs âgés augmente au Canada, reflétant les tendances démographiques, mais parfois aussi les progrès de la présence féminine dans certaines professions ou le déclin de certains secteurs de l\u2019économie.Il y a une vingtaine d\u2019années seulement, on comptait 2,7 travailleurs âgés de 25 à 34 ans pour chaque travailleur de 55 ans et plus au Canada.Le rapport entre les deux groupes est aujourd\u2019hui rendu d\u2019un pour un, rapporte Statistique Canada dans une étude dévoilée jeudi.Le revirement de situation découle de l\u2019arrivée des baby-boomers à l\u2019âge de la retraite et de la proportion croissante de Canadiens plus âgés qui demeurent actifs sur le marché du travail, expliquent les auteurs de l\u2019étude d\u2019une vingtaine de pages.Le nombre de travailleurs de 25 à 34 ans a ainsi légèrement augmenté (+18 %) de 1996 à 2018 pendant que celui des travailleurs de 55 ans et plus s\u2019est multiplié par trois (+213 %).D\u2019autres recherches ont montré que la raison de rester plus longtemps sur le marché du travail se partage également entre le choix personnel et une nécessité financière.« Des études récentes ont révélé que les personnes âgées qui avaient un niveau de scolarité plus élevé, qui n\u2019avaient aucune limitation d\u2019activité, qui avaient des paiements hypothécaires et qui vivaient dans des régions rurales étaient plus susceptibles de travailler», indique- t-on.Évoquant de nouveau le spectre de la rareté de main-d\u2019œuvre, l\u2019étude poursuit en notant qu\u2019à terme, « il pourrait être difficile de garantir un nombre adéquat de remplacements pour certaines professions, car la population de moins de 35 ans n\u2019affiche presque aucune croissance ».Avancées et déclins On observe en effet de grandes variations entre les professions.Dans certains cas, l\u2019arrivée massive des femmes depuis 20 ans est venue atténuer le vieillissement en cours, note-t-on.C\u2019est le cas, par exemple, pour les omnipraticiens et médecins de famille où, n\u2019eût été une augmentation de 135 % du nombre de femmes entre 1996 et 2016, contre seulement 14 % pour les hommes, la proportion relative d\u2019hommes de 55 ans et plus (38 % contre 19 % pour les femmes) aurait pesé beaucoup plus lourd sur l\u2019âge moyen dans la profession.Un phénomène similaire se retrouve aussi chez les avocats, les notaires ou encore les comptables.Dans d\u2019autres cas, le vieillissement de la main-d\u2019œuvre est révélateur de transformations non seulement démographiques, mais aussi socio-économiques, souligne Statistique Canada.On l\u2019observe notamment dans le monde de l\u2019agriculture où, poursuivant un processus de consolidation et d\u2019automatisation enclenché depuis un siècle, non seulement le nombre d\u2019emplois a reculé aussi bien pour les hommes (\u201335%) que pour les femmes (\u201327 %), mais où l\u2019âge de ceux qui restent a aussi augmenté, avec plus de la moitié des hommes et des femmes ayant 55 ans ou plus.L\u2019automatisation et la délocalisation de la production ont eu le même effet sur certains métiers du secteur manufacturier, rapporte l\u2019étude.Dans le secteur du vêtement, le nombre d\u2019opérateurs de machines à coudre industrielles a, par exemple, diminué de 73 % en 20 ans, en même temps que la proportion de travailleurs âgés bondissait de 12 à 42 %.Ces métiers qui n\u2019existaient pas Le phénomène inverse se produit dans les professions émergentes marquées par une croissance rapide de la publicité, du marketing et des relations publiques ou de la gestion de systèmes informatiques, où les effectifs ont plus que triplé et où la proportion de travailleurs plus âgés ne dépasse pas 16 %.Dans certains cas, comme pour les analystes et les consultants informatiques, les développeurs en médias interactifs et les techniciens en réseaux informatiques \u2014 qui comptaient 325 000 travailleurs au Canada en 2016 \u2014, les professions sont tellement jeunes que la comparaison avec les années 1990 n\u2019est même pas possible.La part de travailleurs âgés s\u2019accroît au Canada Il y a une vingtaine d\u2019années, on comptait 2,7 travailleurs âgés de 25 à 34 ans pour chaque travailleur de 55 ans et plus au Canada.Aujourd\u2019hui, ce rapport est d\u2019un pour un.ANDREW VAUGHAN LA PRESSE CANADIENNE 1996 2000 2004 2008 2012 2016 0 1 2 3 Ratio entre les travailleurs de 25 à 34 ans et les travailleurs âgés de 55 ans et plus Données Statistique Canada Infographie Le Devoir A 8 CULTURE LEDEVOIR // LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 JUILLET 2019 Un prix spécial pour Meryl Streep à Toronto TORONTO \u2014 Meryl Streep sera parmi les personnalités qui seront honorées lors du tout premier Gala Tribute du Festival international du film de Toronto (TIFF) le 9 septembre.Meryl Streep devrait recevoir le prix Tribute Actor Award lors de la première campagne de financement annuelle du festival pour une programmation à l\u2019année.Le TIFF remettra aussi le prix Impact à Participant Media, la société de production à l\u2019origine des films Spotlight et Green Book, tous deux primés aux Oscar.La lauréate du prix Mary Pickford pour le talent féminin émergent et le deuxième gagnant d\u2019un prix Tribute Actor Award seront dévoilés dans les prochaines semaines.Meryl Steep sera en vedette dans un film présenté au festival cette année, The Laundromat de Steven Soderbergh.Le long métrage porte sur un groupe de journalistes qui enquêtent sur le scandale de blanchiment d\u2019argent des Panama Papers.Le TIFF se tiendra du 5 au 15 septembre.La Presse canadienne EN BREF La critique du concert de Yannick Cho dans le cadre du Festival de Lanaudière par notre journaliste Christophe Huss sur toutes les plateformes numériques du Devoir.À LIRE Menteur franchit le cap des 3 millions au box-office Le cinéaste Émile Gaudreault (De père en flic 1 et 2) continue son exploration des recettes gagnantes au cinéma.Son plus récent film, Menteur, qui met en vedette Antoine Bertrand et Louis-José Houde, a franchi le cap des trois millions de dollars au box-office après seize jours à l\u2019affiche.La comédie fantaisiste, qui raconte l\u2019ultimatum lancé par sa famille, ses amis et ses collègues à Simon, un menteur compulsif, avait déjà connu la meilleure ouverture depuis De père en flic il y a 10 ans, récoltant 1 168 000$ en cinq jours.Toujours en salle, Menteur raconte comment Simon finit par raconter un mensonge de trop, provoquant ainsi une situation exceptionnelle où toutes les faussetés qu\u2019il a racontées dans sa vie deviennent réalité.Inspiré de l\u2019ère postfac- tuelle dans laquelle nous vivons, Menteur sera présenté lors de la 12eédition du Festival du film francophone d\u2019Angoulême.Le Devoir L MUSIQUE Énergie, ennui et marathon au Paléo en Suisse Les artistes québécois, comme Charlotte Cardin et Bodh\u2019aktan, ont attiré de bonnes foules es têtes d\u2019affiche du Paléo se sont suivies, mais ne se ressemblaient pas, lors des trois premiers soirs du festival suisse qui tient jusqu\u2019à dimanche sa 44e édition.Alors que Twenty One Pilots a mis du cœur à l\u2019ouvrage mardi, Lana Del Rey s\u2019est révélée brève et en- nuyante le lendemain, alors que jeudi, The Cure a plutôt fait un marathon de deux heures pour les festivaliers.Quelques jours après leur passage au Festival d\u2019été de Québec, le duo américain Twenty One Pilots était en Suisse devant un parterre généreux sur la grande scène, un espace qui profite d\u2019une pente naturelle idéale pour les spectateurs.Tyler Joseph et Josh Dun n\u2019ont pas lésiné sur l\u2019énergie et sur les effets en tout genre, même vestimentaires.On aurait dit que chaque chanson demandait son habit et son artifice \u2014 que ce soit de monter sur les épaules de festivaliers ou de se hisser au sommet d\u2019une tour de métal adjacente à la scène, d\u2019ailleurs renouvelée et élargie cette année.Voilà le genre de spectacle qui pourrait être le résultat d\u2019un remue-méninges arrosé et amusant et qui se serait finalement concrétisé.Lana Del Rey déçoit L\u2019énergie était toute autre avec Lana Del Rey, davantage dans le spleen, certes, mais qui n\u2019a rien fait pour aider son sort.Dans une grande robe fleurie un peu vintage, la chanteuse a lentement déambulé sur la scène, s\u2019est étendue sur le sol, s\u2019est doucement balancée.Finalement, son spectacle était plutôt ennuyant, même si elle semblait apprécier le moment qu\u2019elle passait.Arrivée avec une quinzaine de minutes de retard sur scène, la chanteuse est aussi repartie dix minutes plus tôt que prévu, et c\u2019est sans compter les longues minutes qu\u2019elle a passées avec les festivaliers à prendre des photos et à signer des autographes alors que strictement rien ne se passait sur scène.Un peu navrant, tout ça.Le contraste avec le spectacle du Français -M-, dans la case horaire avant Lana Del Rey, était aussi frappant.Chédid teste sur scène une méthode de one man band avec des pistes préenregistrées sur lesquelles il joue des percussions avec ses pieds.En plus, il se sert d\u2019une espèce de système de tambours automatisés.-M- est toujours très charismatique et généreux, et il a lui aussi enfilé de nombreuses tenues et coiffures, mais il y a quelque chose de distant dans ce processus mécanisé, qui fait qu\u2019on s\u2019ennuie quand même des humains.Son concert reste un exploit de livraison musicale.Jeudi soir, c\u2019étaient les Britanniques de The Cure que l\u2019on retrouvait en haut de l\u2019affiche du Paléo.La mythique formation faisait une escale en Suisse dans le cadre de leur tournée de 40ean- niversaire.Et la formation de Robert Smith a livré presque 25 titres sur deux bonnes heures de concert, de quoi faire pâlir encore plus Lana Del Rey.Le chanteur, aux allures de corbeau à la fois bourru et sympathique, mettait une bonne dose d\u2019énergie dans la livraison des morceaux, à défaut de faire des pirouettes.Laissons ça à Twenty One Pilots, de toute façon.Les festivaliers en auront eu pour la peine, avec en prime Close to Me et Boys Don\u2019t Cry dans le sprint final.Dans une conjoncture inattendue, nous avons par ailleurs pu voir en Suisse deux formations usant du didgeridoo \u2014 ce grand tube de bois dans lequel on souffle et qui crée un son ondulant \u2014, soit le groupe autrichien Cari Cari et l\u2019Australien Xavier Rudd.Après le saxophone ironique et la flûte traversière, le didgeridoo ?Doutons- en, mais les deux utilisaient l\u2019instrument sur des trames bien différentes.Cari Cari fait dans un bon rock désertique qui fait penser à The Black Keys, alors que Rudd, au look de surfer hippie, a des airs de Ben Harper et de Jimi Hendrix.Le Québec a la cote Quant aux représentants de la délégation québécoise qui étaient déjà montés sur scène au moment d\u2019écrire ces lignes, ils ont attiré leur lot de festivaliers sous le chapiteau de la scène du Dôme, consacrée à la présence fleurdelisée.Les groupes festifs, voire traditionnels ont obtenu de très belles foules.Québec Redneck Bluegrass Project a attiré environ 3000 personnes, alors que Bodh\u2019aktan a fait danser les Suisses deux soirs plutôt qu\u2019un.Un sondage non scientifique mené sur scène par le groupe a révélé que plusieurs festivaliers présents au deuxième concert avaient déjà vu celui de la veille.Quand même.Si la foule était plus discrète pour la douce musique d\u2019Elisapie, Charlotte Cardin a profité de la fine pluie dehors pour attirer beaucoup de gens sous le chapiteau.Mais Cardin, pour qui c\u2019était le deuxième Paléo de suite, a visiblement des fans en Suisse, car les réactions étaient fortes à plusieurs titres, dont Main Girl.C\u2019est un peu le même constat qui se dégageait des prestations d\u2019Hubert Lenoir \u2014 qui à son habitude a grimpé un peu partout sur la structure métallique de la scène \u2014 et des Trois Accords.Il y avait au Paléo un noyau d\u2019amateurs de musique québécoise, qui avait fait un peu de défrichage en amont.Une hypothèse que confirmait 20some, des Dead Obies, qui a constaté que contrairement à d\u2019autres dates européennes, il y avait lors de leur prestation un parterre favorable, intéressé et connaisseur du moins des gros tubes.PHILIPPE PAPINEAU À NYON LE DEVOIR CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Margaret Trudeau aura ri et pleuré de tout durant sa vie mouvementée, et finalement, surtout d\u2019elle-même.C\u2019est ce qu\u2019elle a appris à faire malgré les décennies qui ont séparé le moment où elle a reçu un diagnostic de maladie bipolaire et celui où elle l\u2019a accepté.Jeudi soir, l\u2019ex-épouse du premier ministre canadien, Pierre Trudeau, et la mère de l\u2019actuel premier ministre canadien, Justin Trudeau, livrait la première canadienne de son spectacle Certain Woman of an Age, dans le cadre du festival Just for Laughs.Le spectacle a été mis en scène par Kimberly Senior, et a été conçu de façon à ce que Margaret Trudeau réponde à des questions préécrites, mais qui sont posées par des gens dans le public.Maggie Trudeau n\u2019aura vraiment jamais rien fait comme les autres, même si elle admet avoir souhaité par-dessus tout avoir une « vie ordinaire ».Simplement vêtue d\u2019un jeans, d\u2019une chemise blanche et de chaussures rouges, manifestement très en forme, à l\u2019aube de ses 70 ans, Maggie Trudeau n\u2019a pourtant pas eu la vie facile.« J\u2019aimais Pierre parce qu\u2019il était dif- férent de moi », a-t-elle dit au sujet de Pierre Trudeau, qu\u2019elle a rencontré dans un Club Med à Tahiti, avant de devenir son épouse en 1971, alors qu\u2019il était déjà premier ministre du Canada.En effet, rien ne pouvait opposer davantage Pierre Trudeau, intellectuel austère, de 30ans son aîné, à cette jeune ingénue, CRITIQUE HUMOUR Margaret Trudeau, envers et contre tous La mère du premier ministre Justin Trudeau présente le spectacle d\u2019humour Certain Woman of an Age à Montréal épicurienne portée sur les excès, secouée par les hauts et les bas d\u2019une maladie bipolaire non diagnostiquée.Après avoir fait face à la crise du FLQ, en 1970, Trudeau avait bien fait savoir à Maggie, qu\u2019on ne « négociait pas avec les terroristes », et qu\u2019il ne pourrait pas donner de rançon, ni pour elle ni pour ses enfants, s\u2019ils devaient être pris en otages.« Comme c\u2019est romantique », a-t-elle lancé au public du Gésu.Féministe en théorie, Pierre Trudeau ne souhaitait pas non plus que son épouse travaille ou poursuive des études.Projetée sans préparation dans une vie de première dame du Canada, elle s\u2019est rebellée en collectionnant les aventures, auprès de Ron Wood des Rolling Stones, mais aussi de Jack Nicholson ou de Ryan O\u2019Neill, et en passant de folles nuits au Studio 54 de New York, en pleine phase maniaque.Santé mentale Mais Margaret Trudeau a aussi bien connu les lendemains qui déchantent.Hospitalisée en institution psychiatrique à trois reprises pour ses problèmes de santé mentale, elle compare ces endroits aujourd\u2019hui avec humour avec l\u2019environnement du 24 Sussex Drive, où vit le premier ministre à Ottawa.Dans les deux endroits, elle a vécu sous la constante surveillance d\u2019un personnel faussement gentil, a été soumise à un protocole sans faille, ne se sentait pas vraiment chez elle, et ne décidait pas quand elle allait sortir de là\u2026 Bien qu\u2019elle ait connu une période de relative stabilité, avec son second mari Fried Kemper, Margaret Trudeau n\u2019a pas été épargnée par la mort de son fils Michel Trudeau, décédé dans une avalanche en 1998.Cette perte, suivie du décès de Pierre Trudeau, deux ans plus tard, l\u2019a plongée dans une profonde dépression, dont elle n\u2019est sortie qu\u2019après un troisième séjour, forcé par une intervention policière, à l\u2019hôpital psychiatrique.Mais à cela, aussi, elle a survécu, même si elle ne souhaite à personne de perdre son enfant.Pierre Trudeau lui- même, après cet événement, a refusé de soigner son cancer de prostate de niveau un, et s\u2019est ainsi laissé mourir, laisse-t-elle entendre.De Justin Trudeau, elle ne parlera pas beaucoup, mais le présentera d\u2019abord comme professeur de théâtre puis comme premier ministre du Canada.Le vrai propos de Margaret Trudeau, c\u2019est la sensibilisation à la maladie mentale, au trouble bipolaire en particulier, une condition qu\u2019elle-même a mis des décennies à accepter, avant de comprendre que cette acceptation était la principale clé de sa guérison.Certain Woman of an Age Margaret Trudeau Au Gésu Jusqu\u2019au 27 juillet.Toujours très charismatique et généreux, le chanteur et musicien -M- a enfilé de nombreuses tenues et coiffures lors de son spectacle au Paléo mercredi.PALÉO / NICOLAS PATAULT Margaret Trudeau Québec Redneck Bluegrass Project a attiré environ 3000 personnes mardi, alors que Bodh\u2019aktan a fait danser les Suisses deux soirs plutôt qu\u2019un Montréal est un véritable joyau pour les amateurs qui cherchent à se perfectionner en photographie urbaine.Nous avons rencontré Mathieu Lapointe, créateur de contenus et administrateur de communauté chez Lozeau, afin qu\u2019il nous explique comment capturer le paysage unique de notre ville.« De nos jours, les gens sont à l\u2019affût des scènes photogéniques.Ils sont devenus des créateurs de contenu, constamment à la recherche de beauté dans leur propre environnement, déclare M. Lapointe.La photographie urbaine est un excellent moyen de s\u2019exercer, car photographier une ville fait appel à différentes techniques \u2014 de l\u2019éclairage à la composition. » Pour se perfectionner, un excellent exercice consiste à jouer avec la lumière dans des lieux phares de Montréal, comme le mont Royal.La promenade sur la montagne est agréable, mais la vue y est également magnifique.À la tombée de la nuit, on peut y faire de sublimes photos de l\u2019heure dorée.« L\u2019observatoire et même toute la montagne constituent un excellent point de départ pour s\u2019entraîner à faire des photos de l\u2019heure dorée et de la nuit.Le lieu offre en effet de nombreux angles et points de vue de la ville qui vous permettront d\u2019expérimenter divers objectifs et moments de la journée », ajoute-t-il.Que vous soyez un amateur en quête de perfectionnement ou un professionnel aguerri à la recherche de nouvelles inspirations, avoir le bon équipement peut avoir un grand impact sur le résultat.« Comparativement aux téléphones cellulaires, les appareils photo amateurs et professionnels offrent un contrôle absolu sur l\u2019éclairage, la profondeur de champ, l\u2019ouverture et la vitesse d\u2019obturation, précise M. Lapointe.Il y a cependant une phase d\u2019apprentissage?; vous devez comprendre certaines bases pour pouvoir les maîtriser. » « Pour les prises de vue nocturnes et les photos de couchers de soleil sur la montagne, il vous faut un trépied le plus stable possible, explique-t-il.Cette stabilité permettra d\u2019éliminer le flou et vous aidera à obtenir un bon cadrage pendant que vous vous concentrerez sur les réglages. » Toutefois, réussir une belle photo peut prendre du temps et nécessiter plusieurs visites au même endroit.« La couleur du ciel est un élément qu\u2019on ne contrôle pas, donc il y a bien sûr une part de chance, continue l\u2019expert.Mais si vous revenez plusieurs fois au même endroit, vous comprendrez comment la lumière joue sur le rendu de la photo, et cela vous aidera à visualiser la photo parfaite pour ensuite la retranscrire en image. » Une autre façon de pratiquer la photographie urbaine est de vous concentrer sur des détails uniques de la ville.Pour les gros plans, il est toujours préférable de choisir un sujet précis plutôt que de sortir et de prendre des photos ad hoc.À Montréal, les bâtiments fleuris, les escaliers en colimaçon, les portes et leurs poignées uniques peuvent constituer d\u2019excellents points de départ.« C\u2019est fou la beauté qu\u2019on peut trouver dans une ville en observant ses plus infimes éléments.Il existe une foule de possibilités pour réaliser de gros plans riches en textures », poursuit-il.Ceux qui cherchent à explorer la photographie en gros plan devront investir absolument dans un objectif macro.Ils pourront ainsi photographier leur sujet de très près, jusqu\u2019à quelques centimètres de distance.« Les lentilles macro donnent aux clichés une texture sans pareil », dit M. Lapointe.Il ajoute : « Si vous souhaitez vous exercer aux gros plans, le mieux est de vous limiter en apportant un seul objectif macro, et non un sac photo complet. » Si vous voulez vous diriger vers la photo de lieux phares à Montréal, les bâtiments emblématiques sont toujours de bons sujets, mais le meilleur moyen de prendre de bons clichés urbains est de faire preuve de créativité.« Explorez la ville et demandez la permission aux gens de visiter certains lieux, les balcons des hôtels, par exemple, explique M. Lapointe.C\u2019est incroyable de voir la ville sous différents angles et, bien souvent, les hôtels et les entreprises seront ravis de vous aider quand vous leur expliquerez que votre demande répond à des fins photographiques.Ça vaut toujours la peine de s\u2019essayer! » Peu importe où vous êtes, observez votre environnement avec un regard neuf.«  Explorez, promenez-vous et pensez constamment à la lumière, ajoute-t-il.Cela demande beaucoup de patience, mais cette pratique vous aidera à faire de magnifiques photos. » Si vous souhaitez que votre passion pour la photographie dépasse le cadre de votre appareil mobile, demander conseil à un expert vous permettra de comprendre les produits qui existent sur le marché et de trouver ceux qui correspondent à vos objectifs.Diverses entreprises offrent aussi des cours de photo pour vous aider à en maîtriser les bases et à tirer le meilleur de votre passion.Pour plus d\u2019informations, visitez le www.lozeau.com.PRÉSENTÉ PAR CONTENU PUBLICITAIRE Ce texte a été créé par Content Works, la division de contenu commercial de Postmedia, pour le compte de Lozeau.Que vous y adhériez ou non, les médias sociaux ont irrévocablement modi?é la façon dont nous consommons et faisons de la photographie.Jamais auparavant des personnes d\u2019horizons si di?érents n\u2019avaient autant documenté leur vie.Notre environnement quotidien est une source naturelle de contenus.Il n\u2019est donc pas étonnant que la photographie de paysages urbains soit devenue très populaire et batte des records.C O M M A N D I T É PA R L OZ E AU Montréal, véritable joyau pour les photographes amateurs qui cherchent à se perfectionner M EGA N M A R T I N P o s t m e d i a C o n t e n t Wo r k s Peu importe où vous êtes, observez votre environnement avec un regard neuf. LEDEVOIR // LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 JUILLET 2019 ACTUALITÉS A 10 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.E N B R E F Remontée du Parti libéral fédéral, selon un sondage Léger OTTAWA \u2014 Un nouveau sondage réalisé pour La Presse canadienne semble indiquer que la controverse sur SNC-Lavalin est en train de se dissiper pour les libéraux fédéraux.Dans un sondage mené plus tôt ce mois-ci, la firme Léger rapporte 36% de soutien pour les conservateurs parmi les électeurs décidés, contre 33% pour les libéraux.Le soutien aux conservateurs a diminué de deux points de pourcentage depuis juin, tandis que le soutien aux libéraux a augmenté de quatre points de pourcentage.Les verts obtiennent 12% et les néodémocrates, 11%.Le Bloc québécois a été favorisé à 4% et le Parti populaire du Canada de Maxime Bernier, à 3%.Le dernier sondage a été mené auprès de 1536 Canadiens admissibles au vote ayant été recrutés à partir d\u2019un panel en ligne formé à cette fin.La Presse canadienne Mort du président de Savoura : le BST cherche des indices Une équipe du Bureau de la sécurité des transports (BST) se trouvait vendredi au nord du parc du Mont-Tremblant, sur les lieux de l\u2019écrasement de l\u2019hélicoptère qui était piloté par Stéphane Roy.Le BST cherche des indices, dans cette forêt dense, pour tenter de comprendre pourquoi l\u2019hélicoptère du président de l\u2019entreprise Sagami-Savoura s\u2019est écrasé, tuant le pilote et son fils de 14 ans.Deux enquêteurs du BST sont arrivés sur les lieux de l\u2019accident vendredi matin, mais différents spécialistes se joindront à l\u2019équipe à mesure que l\u2019enquête progressera.Jean-Marc Ledoux, gestionnaire régional du Québec au BST, a expliqué à La Presse canadienne que, si aucune conclusion finale n\u2019est tirée à partir de l\u2019enquête sur le terrain, l\u2019hélicoptère sera transporté dans un laboratoire.La Presse canadienne Hassan Diab songe à poursuivre le gouvernement canadien OTTAWA \u2014 L\u2019extradition d\u2019Hassan Diab vers la France s\u2019est faite dans les règles, selon un rapport publié vendredi; une conclusion qui met le principal intéressé hors de lui et le pousse à considérer une poursuite contre le gouvernement fédéral.Même si le citoyen canadien a passé plus de trois ans dans une prison française avant qu\u2019un juge d\u2019instruction n\u2019ordonne sa remise en liberté, on ne peut rien reprocher aux autorités canadiennes dans ce dossier, selon Murray Segal, l\u2019expert chargé de mener une enquête sur cette affaire.M.Diab s\u2019était battu en vain au Canada pendant six ans contre la demande d\u2019extradition.On le soupçonnait d\u2019avoir participé à un attentat terroriste contre une synagogue parisienne en 1980.Ottawa l\u2019a remis aux autorités françaises en novembre 2014.La Presse canadienne Hassan Diab JUSTIN TANG LA PRESSE CANADIENNE FABIEN DEGLISE LE DEVOIR I l y a de la colère dans l\u2019air.Et forcément, elle essaye aussi de s\u2019accrocher au cul des voitures.Depuis plus d\u2019un an, le service des plaques d\u2019immatriculation personnalisées de la Société de l\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ) a rejeté près de 1500 demandes d\u2019inscriptions cherchant à transgresser les règles imposées par le gouvernement ou à faire passer des messages aux caractères plus ou moins douteux.Une litanie d\u2019insultes, de privautés, de propos haineux, de grivoiseries, d\u2019incitations au crime, à la vitesse ou à la consommation qui circonscrit en moins de 7 caractères toute une « poésie » interdite pour « cul de chars » témoignant, elle aussi, de l\u2019esprit tordu de notre temps.« La nature humaine ne me surprend plus », laisse tomber à l\u2019autre bout du fil Gino Desrosiers, porte-parole de la SAAQ qui a siégé dans les derniers mois sur le comité de la direction de l\u2019organisme chargé d\u2019analyser les demandes de plaques d\u2019immatriculation personnalisées afin d\u2019intercepter le pire.« Par moments, on s\u2019est demandé si les gens voulaient vraiment dire quelque chose ou cherchaient simplement à tester le système ».La question se pose devant les nombreuses tentatives de faire passer l\u2019insulte suprême en anglais «Fuck», «Fuck off» et «Fuck you» dans toutes ces formes et ses nombreuses abréviations.Dans la liste, les «FU2», «FCKU» «FUCU» ou encore «FUCKALL» se multiplient en effet à la pelle, au côté des «MOFO», des «MOFCKR» \u2014 pour Mother Fucker (excusez le langage) \u2014 cherchant à affirmer cette rage diffuse contenue dans certains mouvements sociaux (et même réseaux sociaux) gratuitement dans l\u2019espace public, par l\u2019arrière-train d\u2019une voiture.Gratuitement ?Pas tout à fait, puisqu\u2019il en coûte 250 $ \u2014 plus 35 $ de frais \u2014 à un propriétaire de véhicule motorisé pour se prévaloir du droit à l\u2019originalité et surtout pour ne plus avoir à supporter le poids et l\u2019insignifiance grégaire d\u2019un numéro de plaque avec trois chiffres et trois lettres générés de manière aléatoire.Depuis un an, l\u2019entrée en vigueur de ce service a d\u2019ailleurs été très payante pour l\u2019État, qui a encaissé en 12 mois 8,6 millions de dollars en plus pour l\u2019immatriculation des voi- IMMATRICULATION Les lettres interdites Les combinaisons rejetées par le service des plaques personnalisées en disent parfois long sur notre époque tures.Le projet est même devenu rentable au printemps dernier, avec le dépassement de 23 000 demandes de plaque personnalisées, seuil au-dessus duquel le service fait des profits.Au 13 juin dernier, plus de 30 000 propriétaires de voitures avaient réclamé une plaque plus singulière que celle des autres.Cette sorte de taxe volontaire est généralement prise avec sérieux ou humour par la plupart des adeptes de ce nouveau service au Québec.Mais pour d\u2019autres, il devient l\u2019occasion de se montrer particulièrement vulgaire comme en témoignent le «DCRISS», le «MARDE», le «ASS- HOL», le «EATSHIT», le «KALISSE» ou le «TBARNAK» qui n\u2019ont pas obtenu le droit de la circuler sur nos routes.Même chose pour le «COHONE», le «MEA- PUTA», le «CHOUNE», le «HORNY» ou encore le «GROSCUL» qui n\u2019aura pas le bonheur, lui, de nommer, tout en l\u2019immatriculant, l\u2019arrière d\u2019un véhicule surdimensionné.Motif ?Ils expriment « une idée obscène, scandaleuse ou de nature sexuelle », précise la SAAQ dans ses règles d\u2019attribution de plaque personnalisée.La nature sexuelle est largement représentée dans l\u2019ensemble des noms bannis qui recense l\u2019ensemble des expressions décrivant le sexe ou le passage à l\u2019acte dans toutes ses formes et ses déclinaisons: du classique «69» rejeté par la Société à la «PIPE» \u2014 qui pour les non-fumeurs peut prêter à confusion \u2014, en passant par le «FOURETU», le «LUV- TITS» \u2014 avancé sans doute par un type poitrine plutôt que cuisse \u2014, le «HAN- JOB», évoquant un travail manuel \u2014 ou encore le très cryptique «CORNHOLE» intercepté à temps.Dans la langue anglaise, le mot fait autant référence au jeu de poche qu\u2019à\u2026 la sodomie.Déjouer les tentatives d\u2019abus « Les gens se sont montrés très originaux, fait remarquer Gino Desrosiers qui avoue s\u2019être amusé avec ses collègues à déjouer les tentatives d\u2019abus du service de plaques personnalisées.Parfois, il fallait lire les combinaisons de lettres à voix haute ou à l\u2019envers pour faire apparaître un sens caché », ou encore aller sur Internet pour comprendre le sens d\u2019un acronyme en apparence incompréhensible comme « NOYGDB » qui veut dire « none of your god damn business », traduction libre : c\u2019est pas de tes criss d\u2019affaires, « OUID » \u2014 pour cannabis en anglais \u2014 ou « OUYKCUF » à lire en commençant par la fin pour comprendre.« MA- LAKAS », lui est passé tout droit et a été autorisé, avant que la Société ne revienne sur sa décision.Elle s\u2019est donné le droit de le faire.En grec, le mot signifie branleur.La haine de l\u2019autre a certainement été plus facile à identifier avec la présence du chiffre 8, qui prononcé dans la langue de Donald Trump donne souvent «hate», haïr, que la SAAQ a vu venir de loin avec «8SAAQ», «8QUEER», «8HEROUT» \u2014 le parti nationaliste israélien \u2014 ou encore avec «NIGER», «NEGRE» ou «LAMEUTE» rejeté puisqu\u2019au Québec, le terme fait désormais allusion à un groupuscule de nationalistes identitaires d\u2019extrême droite aux propos racistes et haineux.« 2FAST », lui, appelle à la vitesse.Et la Société l\u2019a également exclu de son environnement, avec « VITESSE », « AVANCE », « F1 », « PURSUIT », « RACEME » parce que les plaques personnalisées ne peuvent exprimer « de l\u2019insouciance à l\u2019égard de la sécurité routière », ni encourager une « infraction criminelle », ce qui n\u2019a pas fait avancer « COCAINE », « MESRINE » \u2014 du nom du célèbre bandit français qui a vécu au Québec dans les années 1970 \u2014 « KILLCOP », « LAMAFIA », « VIOL » ou « MURDER » \u2014 dans la voie de traitement des immatriculations sur mesure.Les marques de commerce étant également automatiquement recalées, « NUTELLA », « PORSCHE », « PEPSI », « PEUGEOT » ou « SUNKIST » ont été placés également sur la liste des interdits, protégeant ainsi les propriétaires de voiture contre eux-mêmes, en les empêchant de payer une taxe volontaire afin de faire la publicité gratuite pour des entreprises commerciales sur le cul de leur voiture.Et comme dans tout exercice de libération de la parole populaire, le nouveau service d\u2019immatriculation sur mesure a forcément fait apparaître le point de Godwin, vous savez cette loi universelle qui rappelle que la référence aux nazis finit toujours par se montrer dans une conversation qui s\u2019étire : « HITLER », «8JEW», «ARYANS» ou encore le très cryptique « GTKRWN » \u2014 un appel à l\u2019extermination utilisé par des groupes néonazis aux États-Unis \u2014 ont été tués dans l\u2019œuf par la SAAQ, qui, de gardienne de l\u2019assurance automobile depuis des années au Québec, est devenue en plus depuis un an un garde-fou contre la bêtise humaine et l\u2019expression de la haine ordinaire.Au 13 juin dernier, plus de 30 000 propriétaires de voitures avaient réclamé une plaque plus singulière que celle des autres.FLORENT DAUDENS LE DEVOIR Les gens se sont montrés très originaux.Parfois, il fallait lire les combinaisons de lettres à voix haute ou à l\u2019envers pour faire apparaître un sens caché.GINO DESROSIERS » "]
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