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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2019-07-19, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CX NO 160 / LE VENDREDI 19 JUILLET 2019 / 1,52 $ + TAXES = 1,75 $ WWW.LEDEVOIR.COM APOLLO 11, IL Y A 50 ANS Lune, le retour Cette fois, la course se ferait entre les États-Unis et la Chine GUILLAUME LEPAGE LE DEVOIR inquante ans après le « petit pas pour l\u2019homme » de Neil Armstrong, ingénieurs et scientifiques ont toujours les yeux rivés sur la Lune.Le paysage de l\u2019exploration spatiale a pourtant bien changé depuis Apollo 11, alors qu\u2019une nouvelle course semble s\u2019amorcer entre les États-Unis et la Chine.Le 21 juillet 1969, Neil Armstrong et Buzz Aldrin font l\u2019histoire en direct à la télévision : ils arpentent l\u2019astre de la nuit pour la première fois dans l\u2019histoire de l\u2019humanité.Sur Terre, le tourisme lunaire fait déjà rêver, alors que le futur s\u2019annonce comme celui de tous les possibles\u2026 Jusqu\u2019à la fin de l\u2019aventure humaine sur la Lune, trois ans plus tard.« Les États-Unis n\u2019y sont pas allés pour les bonnes raisons, dit Pierre Chastenay, astronome et vulgarisateur scientifique bien connu.Les missions Mercury, Gemini et Apollo avaient pour seul objectif de prouver la supériorité des Américains sur les Soviétiques.Le but n\u2019était pas de mieux comprendre notre satellite naturel et de voir comment on pouvait y construire une base permanente.» Pour preuve : l\u2019abandon précoce du programme Apollo au tournant des années 1970, pointe M.Chastenay.Pour des raisons budgétaires, INDEX Avis légaux.B8 Culture.B2 Décès .B6 Économie.B6 Éditorial .A8 Grille TV.B2 Idées.A9 Météo .B9 Monde.A6 Mots croisés.B9 Sports.B6 Sudoku .B9 ACTUALITÉS Les États-Unis réclament la libération de Raïf Badawi A 4 etc.Le jeu libre en voie de disparition, le mal des nouvelles générations | B 10 ACTUALITÉS Ottawa accorde un traitement différencié aux fondations des médias | A 3 AMÉLI PINEDA LE DEVOIR RÉTROCESSION DE TERRES Québec et Ottawa rabrouent le maire d\u2019Oka JEANNE CORRIVEAU MYLÈNE CRÊTE LE DEVOIR Dans une décision rendue jeudi, le juge Michel Yergeau a refusé de suspendre de façon provisoire l\u2019application de la Loi sur la laïcité de l\u2019État, comme le lui demandaient deux organisations de droits civils.Québec remporte ainsi une première manche, en attendant qu\u2019un tribunal se penche sur le fond de l\u2019affaire.Le juge Yergeau estime que les demandeurs n\u2019ont pas réussi à démontrer qu\u2019une suspension servirait l\u2019intérêt commun.«Une fois adoptée par une législature démocratiquement élue, la loi est tenue pour l\u2019avoir été dans l\u2019intérêt du public et à l\u2019avantage du bien commun », indique-t-il dans son jugement de 32 pages.«Mettre [la loi] en échec au nom d\u2019intérêts individuels, si noble soit l\u2019intention derrière la démarche, demande d\u2019être tranché au mérite et non pas de façon préliminaire.» Le Conseil national des musulmans canadiens, l\u2019Association canadienne des libertés civiles (ACLC) et Ichrak Nourel Hak, une étudiante en éducation, s\u2019étaient adressés à la Cour supérieure pour demander la suspension de LAÏCITÉ L\u2019État remporte une première manche en Cour Le tribunal refuse de suspendre l\u2019application de la loi Le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le premier ministre canadien, Justin Trudeau, ont rencontré la presse à l\u2019issue du Sommet Canada-Union européenne, qui faisait la part belle à l\u2019accord de libre-échange entre les deux parties.VOIR PAGE B 7 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Canada-UE : consolider l\u2019appui au libre-échange VOIR PAGE A 4 : LAÏCITÉ VOIR PAGE A 2 : OKA JOHANNES EISELE ASSOCIATED PRESS Les propos du maire d\u2019Oka, qui s\u2019oppose à la rétrocession de terres aux Mohawks, ont été dénoncés jeudi par Québec et Ottawa.Ils y ont vu un manque de respect envers les Autochtones.Les discussions sur les revendications territoriales devront se poursuivre dans un esprit de réconciliation, ont martelé les deux ordres de gouvernement, lançant un appel au calme.« [Son] approche manque du respect et de la compréhension nécessaires à la véritable réconciliation », a déploré le premier ministre canadien, Justin Trudeau, en marge du sommet Canada- Union européenne.« J\u2019espère bien qu\u2019à terme il y aura un dialogue constructif et collaboratif sur la manière de résoudre cette situation », a-t-il ajouté.Mercredi soir, le maire Pascal Que- villon a accusé les Mohawks de mettre en péril la pérennité de la municipalité d\u2019Oka s\u2019ils récupèrent des terres ancestrales.Lors d\u2019une séance d\u2019information organisée par la municipalité, le maire a soutenu que la valeur des propriétés d\u2019Oka pourrait dégringoler.« Ce qu\u2019on constate à Kanesatake, ce sont des cabanes de cigarettes et à cannabis, de l\u2019enfouissement et des cours d\u2019eau remblayés par on ne sait même pas quoi », a-t-il notamment déclaré.Le respect Le premier ministre Trudeau a reconnu l\u2019aspect épineux du sujet, mais a insisté sur l\u2019importance de la réconciliation avec les peuples autochtones.« Nous reconnaissons qu\u2019il y a des conversations difficiles à avoir, il y a un historique chargé à Oka, mais, en même temps, je crois que cela doit se faire dans le respect, dans le dialogue, dans la collaboration.C\u2019est la seule façon d\u2019avancer vers la vraie réconciliation », a-t-il dit.Dans les derniers mois, le propriétaire privé, Grégoire Gollin, et le grand chef mohawk, Serge Simon, ont conclu En tant que maire, il devrait faire en sorte de s\u2019assurer de préserver une paix sociale SYLVIE D\u2019AMOURS » C VOIR PAGE A 2 : LUNE ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE VENDREDI 19 JUILLET 2019 ANNABELLE CAILLOU LE DEVOIR La volonté du chef du Parti conservateur du Canada de revoir le nouveau guide alimentaire canadien, qu\u2019il accuse de « ne pas être basé sur la science », fait sourciller des experts et des intervenants en nutrition.De passage à Saskatoon mercredi dans le cadre de l\u2019assemblée générale annuelle des Producteurs laitiers du Canada, Andrew Scheer s\u2019en est pris au guide alimentaire mis à jour il y a six mois par le gouvernement Trudeau.Le chef conservateur a promis un nouvel examen du guide qui refléterait « réellement ce que la science nous dit », si son parti est élu cet automne.Pour M.Scheer, le document découle d\u2019un « processus imparfait » et d\u2019« une absence totale de consultation ».« [Le guide] semble être idéologiquement motivé par des personnes ayant un parti pris contre certains types de produits alimentaires sains », a-t-il déclaré devant plusieurs médias.Des propos qui ont vivement fait réagir dans le milieu.«Boire de l\u2019eau, manger plus de fruits et légumes, de grains entiers et de protéines végétales \u2014 ce que le guide dit \u2014, c\u2019est ce qui ressort de la littérature scientifique.Dire que c\u2019est biaisé et non scientifique est faux », laisse tomber Bernard Lavallée, nutritionniste, auteur et blogueur connu sous le nom du «nutritionniste urbain».La directrice de la Coalition Poids, Corinne Voyer, partage son opinion.« Si M.Scheer refait comme il le dit le processus en se basant sur des sources scientifiques, il aboutira aux mêmes conclusions que le guide actuel, assure- t-elle.C\u2019est refaire le travail deux fois et mettre des sous à la mauvaise place.» Mme Voyer fait remarquer que la dernière version du guide s\u2019appuie essentiellement sur des études scientifiques, puisque les représentants de l\u2019industrie alimentaire ont été \u2014 pour la première fois \u2014 écartés des consultations, pour éviter tout conflit d\u2019intérêts.« Et des consultations, il y en a eu, elles étaient ouvertes et rendues publiques », ajoute-t-elle, se demandant où le chef du Parti conservateur « allait chercher ses informations ».De son côté, la ministre de la Santé, La charge de Scheer contre le guide alimentaire jugée sévèrement Le chef conservateur en veut surtout au déclassement du lait Donner une chance au dialogue OKA SUITE DE LA PAGE A 1 une entente visant à restituer aux Mohawks un terrain de 60 hectares, dont une parcelle de la pinède qui a été au cœur de la crise d\u2019Oka en 1990.M.Gollin serait également prêt à vendre 150 hectares supplémentaires au gouvernement fédéral afin qu\u2019il puisse à son tour les redonner aux Mohawks.Inquiet de voir un propriétaire privé être prêt à restituer des terrains à la communauté mohawk, le maire Que- villon a indiqué que le Québec pourrait avoir droit à une nouvelle crise d\u2019Oka, rapportait mercredi le quotidien La Presse.« Mais ça ne va pas venir des citoyens de Kanesatake.Ça va venir des citoyens d\u2019Oka », a-t-il fait valoir.Ces propos incendiaires ont poussé la ministre québécoise des Affaires autochtones, Sylvie D\u2019Amours, à refuser l\u2019invitation du maire à assister à la séance d\u2019information publique.« C\u2019est irresponsable, de tenir de tels propos.En tant que maire, il devrait faire en sorte de s\u2019assurer de préserver une paix sociale », a dit Mme D\u2019Amours.La ministre lui a également demandé d\u2019être plus prudent et de ne pas généraliser quand il parle des problèmes observés à Kanesatake.« On ne peut pas associer une communauté complète à des cas spécifiques.En tant que maire, on ne peut pas mettre tout le monde d a n s l e m ê m e p a n i e r » , a indiqué Mme D\u2019Amours.La montée des tensions à Oka préoccupe également l\u2019Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), qui a demandé jeudi à toutes Objectif : 2024 LUNE SUITE DE LA PAGE A 1 l\u2019épopée s\u2019est arrêtée en décembre 1972 avec le retour d\u2019Apollo 17, malgré trois autres missions initialement prévues au calendrier.L\u2019intérêt du public s\u2019amenuisait et les Américains avaient « prouvé leur point ».Une nouvelle course ?En décembre 2017, le président Donald Trump a exigé de la NASA qu\u2019elle envoie à nouveau des Américains sur la Lune d\u2019ici 2028.«Cette fois, il ne s\u2019agira pas seulement de planter notre drapeau et de laisser notre empreinte», avait-il assuré, évoquant la construction d\u2019une base lunaire «pour une mission ultérieure vers Mars et peut-être un jour vers d\u2019autres mondes».Or, en mars dernier, la Maison- Blanche a subitement devancé l\u2019échéancier à 2024.Cette décision d\u2019accélérer la cadence n\u2019est pas étrangère aux ambitions spatiales de la Chine, analyse l\u2019as- trophysicien Robert Lamontagne.« Parce que les Chinois ont ouvert leur jeu, Trump montre ses gros bras pour [les] devancer», soutient-il.La Chine a accompli en janvier l\u2019exploit de faire atterrir pour la première fois un robot sur la face cachée de la Lune.Dans les prochaines années, le pays projette aussi d\u2019y construire une base et d\u2019envoyer un second robot dans l\u2019espace, cette fois en direction de Mars.Pékin compte par ailleurs amorcer dès 2020 l\u2019assemblage d\u2019une station spatiale en orbite autour de la Terre.Elle devrait devenir la seule station à évoluer dans l\u2019espace après la retraite programmée, en 2024, de la Station spatiale internationale.« Les Chinois sont aussi très intéressés à envoyer un de leurs compatriotes sur la Lune.Ce serait pour eux une démonstration à la face du monde qu\u2019ils font maintenant partie des nations les plus puissantes et développées d\u2019un point de vue technologique », note pour sa part Pierre Chastenay.Et il n\u2019y a pas que la Chine qui caresse des ambitions spatiales.L\u2019Inde et Israël tentent tous deux d\u2019envoyer un engin robotisé sur l\u2019astre de la nuit.Un tremplin La NASA a dévoilé en mai le calendrier de son programme lunaire Artemis, nommé en l\u2019honneur de la sœur jumelle d\u2019Apollon dans la mythologie grecque.L\u2019agence spatiale américaine prévoit l\u2019envoi d\u2019une première femme sur la Lune et le déploiement de la station orbitale Gateway.Pour y parvenir, la NASA perfectionne actuellement sa capsule Orion et une nouvelle génération de lanceurs, la fusée SLS.Contrairement au programme Apollo, les États-Unis font équipe cette fois-ci avec le secteur privé et d\u2019autres pays, notamment le Canada.L\u2019Agence spatiale canadienne doit d\u2019ailleurs équiper le Gateway d\u2019une nouvelle version autonome du bras canadien, le Canadarm3, doté d\u2019une intelligence artificielle.« Notre objectif à tous, c\u2019est Mars », précise en entretien Gilles Leclerc, directeur général de l\u2019exploration spatiale pour l\u2019Agence spatiale canadienne.C\u2019est que la Lune offre un terrain d\u2019entraînement tout indiqué pour « apprendre à bénéficier des ressources sur place » et « développer les technologies nécessaires à de longs séjours dans l\u2019espace », dit-il.La Terre est séparée de la planète rouge par une distance moyenne de 225 millions de kilomètres.« Si on s\u2019installe sur la Lune et que quelque chose va mal, c\u2019est relativement facile de revenir.Si on est sur Mars, ça prend de 6 à 8 mois dans les meilleures conditions », expose l\u2019astronome Pierre Chastenay.D\u2019où l\u2019intérêt de résoudre les problèmes soulevés par une expédition prolongée dans le cosmos, tels que l\u2019exposition aux rayonnements cosmiques et les effets de l\u2019apesanteur sur le corps des astronautes.« La Lune elle-même est intéressante d\u2019un point de vue scientifique, ne serait-ce que pour en apprendre plus sur son origine et celle de la Terre », renchérit Robert Lamontagne.«Il y a quand même pas mal de science à faire, convient Pierre Chastenay.Est-ce que ça prend absolument des astronautes, dont on risque la vie à chaque fois?Avec les récents progrès qu\u2019on a faits en intelligence artificielle, en robotique, je pense qu\u2019on pourrait envisager l\u2019exploration spatiale par robots interposés et répondre à nos questions sans risquer la vie de qui que ce soit.» les parties de donner une chance au dialogue.«Les commentaires qui sont rapportés nous rappellent les dérapages qui n\u2019ont fait qu\u2019envenimer les tensions entre la nation mohawk et la population québécoise à l\u2019été 1990.Il est irresponsable à ce moment-ci de faire planer le risque d\u2019une autre crise d\u2019Oka », a souligné Ghislain Picard, chef de l\u2019APNQL.Le grand chef mohawk Serge Simon assure vouloir éviter tout affrontement.Toutefois, tant que le maire Quevillon ne se sera pas excusé pour son discours « raciste et haineux », il refuse de le rencontrer.« Je suis découragé et tanné de constater qu\u2019il continue à alimenter son discours [\u2026] Je n\u2019aime pas la division, je voudrais lui tendre la main, mais il doit d\u2019abord s\u2019excuser pour les propos irresponsables qu\u2019il a tenus et qui n\u2019ont contribué qu\u2019à semer la panique », a dit le grand chef Simon.Le maire Quevillon a maintenu ses propos, qu\u2019il estime factuels et non basés sur des préjugés.Jeudi, il n\u2019a pas donné suite aux demandes d\u2019entrevue du Devoir.Projets collectifs La montée des tensions entre la communauté mohawk et la municipalité d\u2019Oka fait perdre de vue les projets collectifs qui pourraient se développer sur les terres restituées aux Autochtones, a dit le grand chef Simon.«On pense notamment à construire un aréna, mais pas un bâtiment laid.On veut quelque chose avec une belle signature visuelle, qui intègre les énergies solaires, où non seulement nos enfants pourront jouer au hockey, mais également ceux des résidents d\u2019Oka», a-t-il expliqué.Certains terrains, comme la fameuse parcelle de la pinède, resteraient intacts, a-t-il assuré.«La pinède, l\u2019objectif, c\u2019est de la préserver.Il y a également d\u2019autres terrains qui appartiennent à M.Gollin où on retrouve des milieux humides, qui évidemment seront conservés», a indiqué le grand chef Simon.D\u2019ailleurs, a-t-il rappelé, rien n\u2019est coulé dans le béton, puisque ce sont les membres de la communauté mohawk qui auront le dernier mot sur l\u2019acceptation de l\u2019engagement de M.Gollin.« L\u2019entente avec M.Gollin, c\u2019est une promesse pour travailler ensemble, mais ça va dépendre de ma communauté, c\u2019est elle qui va décider si elle accepte son cadeau », a dit le grand chef Simon.Ce dernier rappelle qu\u2019au sein même de sa communauté, les avis sont actuellement partagés.«Ce n\u2019est peut-être pas un processus parfait, mais à travers les négociations, être en mesure de remettre 60 hectares sous la protection de notre communauté, je trouve que ça peut être bénéfique pour notre communauté», a-t-il souligné.Avec Éric Desrosiers Terrains visés par un don écologique Terrains qui pourraient être vendus au fédéral Rue Notre-Dame Rang de l'Annonciation Je n\u2019aime pas la division, je voudrais lui tendre la main, mais il doit d\u2019abord s\u2019excuser pour les propos irresponsables qu\u2019il a tenus SERGE SIMON » Ginette Petitpas Taylor, a accusé M.Scheer de « raconter des mensonges ».« Ses commentaires ne sont pas surprenants, venant du même Parti conservateur qui a interdit aux scientifiques du gouvernement de s\u2019exprimer et a ignoré de manière flagrante la science », a-t-elle poursuivi.À la défense des produits laitiers C\u2019est surtout la présence réduite des produits laitiers dans le nouveau guide qui semble avoir offusqué le chef conservateur.« C\u2019est ridicule de croire que ces produits que nous buvons et que nous mangeons en tant qu\u2019êtres humains depuis des millénaires soient d\u2019un coup malsains », a-t-il déclaré.Rappelons que dans la dernière mise à jour du guide alimentaire, les produits laitiers sont tombés de leur piédestal, eux qui formaient autrefois un groupe alimentaire à part entière.Ils se Le chef conservateur Andrew Scheer, que l\u2019on voit ici boire à même une pinte de lait à l\u2019occasion du souper annuel de la Tribune de la pressse parlementaire, en juin 2017, a dénoncé mercredi la place accordée au lait dans le nouveau guide alimentaire canadien.RED CHARTRAND LA PRESSE CANADIENNE retrouvent maintenant aux côtés des autres aliments protéinés, comme les noix, la volaille ou la viande rouge.Ce changement avait soulevé l\u2019étonnement et la colère des producteurs laitiers, qui revendiquaient l\u2019apport essentiel de calcium dans le lait.Un avis partagé par M.Scheer, qui s\u2019est décrit comme un père longtemps inquiet que son fils, aux habitudes alimentaires difficiles, ne consomme pas assez de calcium.«Je crois vraiment que le lait au chocolat a sauvé la vie de mon fils.» « C\u2019est dépassé comme argument », s\u2019offusque de son côté le nutritionniste Bernard Lavallée.En plus d\u2019être un produit transformé très sucré, le lait au chocolat, retiré de l\u2019alimentation quotidienne, n\u2019aura pas de réel impact sur la croissance d\u2019un enfant, indique-t-il.« C\u2019est prouvé scientifiquement, le lait n\u2019est pas essentiel à la santé, on n\u2019en a pas besoin tous les jours », ajoute-t-il. ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE VENDREDI 19 JUILLET 2019 CHRISTIAN RIOUX Sainte Greta S \u2019adresser à l\u2019Assemblée nationale française n\u2019est pas un mince privilège.Au Québec, seul René Lévesque a eu cet honneur.Au Canada, Justin Trudeau y a récemment été entendu.Pour être invité, il faut généralement être un chef d\u2019État ou de gouvernement avec qui la France a des relations stratégiques.Seuls deux présidents américains ont eu cette chance : Woodrow Wilson et Bill Clinton.Pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, mardi prochain l\u2019Assemblée nationale française recevra une enfant de 16 ans.Celle-ci s\u2019adressera aux députés à l\u2019occasion d\u2019un débat de plus d\u2019une heure et demie.On aura reconnu la jeune égérie écolo Greta Thunberg.Après Katowice, Davos et Londres, ce passage à Paris ne sera qu\u2019une étape de la véritable tournée de rock star que mène cette passionaria du climat, avant de participer au sommet mondial de l\u2019ONU en septembre.Que Greta Thunberg soit devenue la figure emblématique des élèves suédois qui se préoccupent du climat, on peut le comprendre.Elle ne sera pas la première lycéenne à prendre la tête d\u2019un mouvement spontané.Mais que pourra donc apprendre cette militante en nattes et en baskets aux élus français et aux spécialistes du climat réunis à l\u2019Assemblée nationale, eux qui en savent beaucoup plus long qu\u2019elle sur le sujet ?« Aucun pays ne fait assez pour le climat.» « Notre maison brûle.» Voilà le genre de formules dont est émaillé l\u2019entretien exclusif qu\u2019elle a accordé à Libération la semaine dernière.Le journal, qui est allé (en train !) rencontrer la jeune fille à Stockholm, qualifie d\u2019ailleurs lui-même ses réponses de « punchlines simples ».Même s\u2019il ajoute qu\u2019elles ne manquent pas d\u2019efficacité pour médiatiser une pensée complexe.Depuis que le nom de la jeune fille a fait le tour du monde, nombreux sont ceux qui se demandent s\u2019il est justifié d\u2019utiliser ainsi une enfant de 16 ans pour faire la propagande d\u2019une cause politique, fût-elle la meilleure du monde.D\u2019autant plus que cette jeune fille est atteinte d\u2019une forme d\u2019autisme appelée asperger.Il y a en effet quelque chose d\u2019inquiétant dans ce jeunisme ambiant qui utilise des enfants au profit de causes qui les dépassent et auxquelles ils n\u2019ont pas toujours le discernement pour adhérer en toute indépendance.Plusieurs se sont donc inquiétés qu\u2019une jeune entreprise suédoise fondée par Ingmar Rentzhog ait utilisé le nom de Greta Thunberg pour une campagne de financement.On souligne aussi que ses parents ne sont pas des néophytes dans le monde des médias.Ce sont eux qui auraient rédigé la biographie de la jeune égérie (Scenes from the Heart), opportunément lancée alors même que commençaient les grèves étudiantes.Une idée du militant écologiste Bo Tho- rén, inspiré par la grève des étudiants de Parkland, en Floride, après la fusillade survenue l\u2019an dernier.« Il n\u2019y a personne derrière moi, sauf moi-même », répète pourtant la jeune fille, qui va jusqu\u2019à revendiquer son autisme, qui, dit-elle, lui permet de\u2026 voir le monde « différemment » ! Greta Thunberg serait-elle devenue le rouage d\u2019une machine médiatique qui la dépasse ?C\u2019est possible.Pourtant, l\u2019engouement que suscitent ses déplacements fait plus penser à ces grands phénomènes de piété populaire qui se déclenchent spontanément autour d\u2019une figure emblématique qu\u2019à une sombre manipulation médiatique.Il y a en effet quelque chose de mystique dans ce regard virginal et cette façon simple de dire les choses.Ceux qui l\u2019ont approchée semblent évoquer une forme de magnétisme, comme s\u2019ils avaient été touchés par la grâce.D\u2019ailleurs, Greta Thunberg ne nous annonce-t-elle pas l\u2019Apocalypse, comme tant de jeunes filles inspirées avant elle, de Thérèse de Lisieux à Bernadette Soubirous ?Au lieu de réciter le chapelet, elle répète des formules simples qui n\u2019ont rien à envier aux litanies d\u2019autrefois.Une sorte de bénédicité écologique, en quelque sorte, où Gaïa aurait détrôné le Saint-Esprit.« En l\u2019absence désormais de religions, l\u2019écologie est devenue la seule religion partagée et conquérante, d\u2019abord dans la jeunesse, rappelle la philosophe Chantal Delsol.Comme toutes les religions elle a ses clercs, ses prières, ses dogmes, ses grands-messes, ses grands mensonges qui fonctionnent très bien [\u2026] et son intolérance rituelle (on ne discute pas avec des climatosceptiques : on les injurie).» De là à sombrer dans le monde binaire de la deep ecology, il n\u2019y a qu\u2019un pas.On ne se surprendra pas que Greta Thun- berg ne fasse pas dans la nuance et qu\u2019elle adresse, par exemple, le même message aux présidents français et américain.Comme s\u2019il n\u2019y avait pas deux pays plus différents que la France et les États-Unis en matière de lutte contre les gaz à effet de serre.Malraux nous avait annoncé un XXIe siècle religieux.L\u2019histoire de notre monde est pleine de ces grandes mystiques, généralement des jeunes filles au regard immaculé, venues annoncer au monde que seules les âmes pures seront sauvées.Cela ne signifie pas qu\u2019elles ont tort, mais que le ressort de leur action a plus à voir avec l\u2019émotion qu\u2019avec la raison, avec la religion qu\u2019avec la science.GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ LE DEVOIR Il y avait une surprise de taille dans les détails du dernier budget Morneau : contrairement aux attentes, les fondations qui soutiennent le journalisme ne pourront finalement pas remettre de reçus d\u2019impôt pour dons.Une situation qu\u2019Ottawa devrait corriger, estime le comité d\u2019experts mandaté pour établir les balises du plan d\u2019aide fédéral aux médias écrits.Dans un rapport remis jeudi aux ministres du Patrimoine canadien (Pablo Rodriguez) et des Finances (Bill Mor- neau), le Groupe indépendant d\u2019experts sur le journalisme et la presse écrite remarque que « la législation actuelle [contenue dans la loi de mise en œuvre du budget] exclut des organismes comme Les Amis du Devoir, qui soutiennent le journalisme depuis longtemps et qui pourraient jouer un rôle important dans le financement futur du journalisme ».Ainsi recommande-t-on au gouvernement d\u2019élargir aux organismes de bienfaisance qui appuient le journalisme la possibilité de fournir aux donateurs des reçus à des fins fiscales.« Nous avons été surpris de faire ce constat, indique dans un échange écrit le président du comité, Bob Cox.On s\u2019est fait dire très clairement par les fonctionnaires que seuls les organismes à but non lucratif qui produisent de l\u2019information pourront se qualifier.Cela inclut La Presse, mais pas Le Devoir.C\u2019est un vrai problème à notre sens.» Selon M.Cox, « La Presse est le seul grand journal qui se qualifierait.Il y a quelques plus petits médias, mais pas tant ».L\u2019éditeur du Winnipeg Free Press estime que la philanthropie pourrait « donner un coup de main à plusieurs autres médias » si l\u2019accès aux reçus fiscaux n\u2019était pas si limité.Longtemps propriété de Power Corporation, La Presse fait depuis l\u2019an dernier partie d\u2019une structure à but non lucratif \u2014 c\u2019est le premier grand média canadien à faire un tel changement, plus courant aux États-Unis.Le Devoir est pour sa part une entreprise à but lucratif, alors que Les Amis du Devoir \u2014 fondation créée en 1915 et dont la seule mission est de mener des campagnes de financement pour le journal \u2014 est un organisme à but non lucratif.Trois axes Le plan d\u2019aide du fédéral comprend trois axes.D\u2019abord, des crédits d\u2019impôt sur la masse salariale, puis d\u2019autres pour encourager les abonnements numériques (Le Devoir se qualifie pour les deux mesures) et enfin, cette mesure « d\u2019accès à des incitatifs fiscaux de bienfaisance pour les organismes journalistiques à but non lucratif ».Or, quand les grandes lignes du programme ont été dévoilées, tous avaient compris que les fondations soutenant le journalisme pourraient offrir des reçus pour dons.L\u2019éditeur du Globe and Mail avait rapidement évoqué son intérêt à en mettre une sur pied pour aider le quotidien torontois (il n\u2019était pas disponible pour commenter jeudi).D\u2019où le grand étonnement du directeur du Devoir, Brian Myles, à la lecture du rapport.« C\u2019est contraire à toutes les assurances qu\u2019on a eues, dit-il.Je n\u2019arrive pas à comprendre ce qui s\u2019est passé pour qu\u2019on en arrive là.J\u2019ai beau réfléchir, à part La Presse, je ne vois personne d\u2019autre se qualifier.Le ministre Rodriguez aura à répondre à des questions.» « Le panel nous demande d\u2019avancer rapidement pour appuyer le journalisme, a répondu le porte-parole de M.Rodriguez, Simon Ross.C\u2019est ce qu\u2019on va faire.Cette recommandation à plus long terme [sur les fondations] demande un nouveau projet de loi, alors on va prendre le temps de l\u2019analyser.En fin de compte, toutes nos décisions vont respecter l\u2019indépendance journalistique.» Élargir Au-delà de la philanthropie, le rapport du comité d\u2019experts suggère au gouvernement des paramètres précis pour déterminer qui peut se qualifier pour recevoir l\u2019aide du gouvernement fédéral.Dans les grandes lignes, les médias admissibles doivent consacrer leurs activités à la production de contenu original, d\u2019intérêt général et couvrant les institutions démocratiques.Cela établi, le comité s\u2019est permis d\u2019aller plus loin : il recommande au gouvernement de bonifier et de renforcer le programme pour qu\u2019il témoigne mieux de l\u2019ampleur de la crise qui frappe les médias écrits canadiens.On suggère ainsi de hausser à 85 000 $ le plafond salarial applicable au crédit d\u2019impôt (au lieu de 55 000 $), tout en augmentant à 35 % la part du salaire admissible (plutôt que 25 %).Dit autrement, on souhaite que l\u2019aide maximale par journaliste soit de 29 750 $ plutôt que 13 750 $.Dans le même esprit, le crédit d\u2019impôt pour les abonnements numériques devrait passer de 15 % à 25 %, pense-t-on.Le président de La Presse, Pierre Elliott Levasseur, s\u2019est réjoui de ces propositions.« Nous sommes également d\u2019avis que les sommes prévues au programme ne sont pas à la hauteur de la crise que vivent les médias écrits », a-t- il indiqué, tout en saluant « ce premier geste du gouvernement qui reconnaît le rôle important des médias de journalisme écrits au pays ».Le comité recommande aussi qu\u2019Ottawa s\u2019attaque aux enjeux soulevés par la présence des géants américains comme Google et Facebook, des plate- formes numériques « favorisées indûment par rapport aux médias appartenant à des intérêts canadiens ».PHILANTHROPIE Aide aux médias : Ottawa met certaines fondations de côté Le comité d\u2019experts mandaté par le fédéral recommande d\u2019élargir les critères LA PRESSE CANADIENNE À OTTAWA Le gouvernement fédéral déboursera 900millions pour régler de multiples actions collectives déposées au nom de victimes de harcèlement sexuel, de discrimination fondée sur le sexe et d\u2019agressions sexuelles au sein de l\u2019armée.Le règlement prévoit 800 millions en compensations pour les membres des Forces armées canadiennes et 100 millions en indemnités pour un autre groupe d\u2019employés du ministère de la Défense nationale.Au cours des dernières années, les participants à plusieurs actions judiciaires pour des gestes similaires et des problèmes systémiques dans l\u2019armée ont accepté de coopérer dans leurs poursuites contre Ottawa.Par exemple, trois anciens militaires avaient intenté des poursuites reprochant aux Forces armées « d\u2019être empoisonnées par une culture de discrimination et de sexualisation » qui encourage l\u2019inconduite sexuelle dans ses rangs.Dans un communiqué publié jeudi, la sous-ministre de la Défense nationale, Jody Thomas, et le chef de l\u2019état-major, le général Jonathan Vance, ont dit reconnaître avoir l\u2019obligation « d\u2019offrir un milieu de travail sécuritaire aux femmes et aux hommes des Forces armées canadiennes ».« Nous souhaitons que le règlement permette aux victimes et aux survivants d\u2019agression sexuelle, de harcèlement et de discrimination de tourner la page, de guérir et de sentir que leurs expériences sont reconnues », ont-ils déclaré.Le gouvernement fédéral avait d\u2019abord cherché à se défendre devant les tribunaux \u2014 il avait même déposé, en décembre 2017, des documents dans le but de faire annuler les procédures.Mais après avoir été la cible de critiques, Ottawa a finalement décidé au début de 2018 d\u2019entreprendre des négociations afin de régler à l\u2019amiable.Dans le règlement annoncé jeudi, le gouvernement promet également un examen externe des programmes existants de lutte contre le harcèlement et une révision de la manière dont il traite les prestations d\u2019invalidité pour les victimes d\u2019agression sexuelle ou de harcèlement.Chaque personne inscrite dans les actions collectives recevra une indemnisation allant de 5000 $ à 55 000 $.Selon un communiqué publié jeudi par la firme Deloitte, les membres du groupe qui « ont subi un préjudice exceptionnel et ceux qui se sont déjà vu refuser des prestations d\u2019Anciens Combattants Canada à l\u2019égard de ce préjudice et dont la demande de réexamen a également été refusée peuvent être admissibles à des montants pouvant atteindre 155 000 $».JUSTICE Inconduites : 900 millions pour régler des poursuites contre l\u2019armée Selon les critères du plan d\u2019aide fédéral, des organismes comme Les Amis du Devoir ne pourraient fournir à leurs donateurs des reçus à des fins fiscales.MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR Greta Thunberg serait-elle devenue le rouage d\u2019une machine médiatique qui la dépasse ?C\u2019est possible.Pourtant, l\u2019engouement que suscitent ses déplacements fait plus penser à ces grands phénomènes de piété populaire qui se déclenchent spontanément autour d\u2019une figure emblématique qu\u2019à une sombre manipulation médiatique. LEDEVOIR // LE VENDREDI 19 JUILLET 2019 ACTUALITÉS A 4 Voyages Symone Brouty Pour des voyages pas comme les autres ! 1 800 650-0424 www.voyagesbrouty.com POUR ANNONCER DANS CE REGROUPEMENT APPELEZ AU 514 985-3399 BON VOYAGE y g p oupes sont partis, tous sont r 12 gr Nous avons l\u2019expertise de cette destination de 2014 à 2019.Spécialiste en Histoir Stéphanie\u2013Anne Ruatta, Docteur me Crée par M Un vo a e d\u2019exce tion a p p , 7 : 15 février 2 Dé arts en 2020 e, 02 novembr : 12 octobr 3 Dé arts en 2019 evenus émerveillés.e Ancienne.e Classique et e en Lettr e e et l\u2019histoir xé sur la cultur mars e e & 16 novembr e r m i s d u Q u é b e c P Déception et satisfaction LAÏCITÉ SUITE DE LA PAGE A 1 deux articles portant sur le port de signes religieux, avant qu\u2019un tribunal se penche sur la validité de la loi.Selon eux, la loi adoptée sous le bâillon en juin dernier est discriminatoire et inconstitutionnelle.Rappelons que cette loi interdit le port de signes religieux pour les employés de l\u2019État en position d\u2019autorité embauchés après le 27 mars 2019.Elle vise notamment les juges, les procureurs et les enseignants.Les demandeurs n\u2019ont pas prouvé qu\u2019il y avait eu dommages sérieux et irréparables, souligne le juge Yergeau : « Les regards hostiles que certains membres de la société civile porteraient sur eux et les paroles blessantes dont deux des déclarantes disent avoir été victimes ne sont pas le résultat de l\u2019adoption de la loi, compte tenu du peu de temps écoulé entre celle-ci et la signification de la demande introductive, mais sont le fait de déplorables dérives et d\u2019une incivilité que la Loi chercher à endiguer.» Finalement, les demandeurs n\u2019ont pas répondu au critère d\u2019urgence pour qu\u2019une suspension soit accordée, mentionne le juge en évoquant le témoignage d\u2019Ichrak Nourel Hak, qui a pris part au recours.D\u2019origine marocaine et étudiante en éducation à l\u2019Université de Montréal, Ichrak Nourel Hak porte le hidjab et avait plaidé que l\u2019entrée en vigueur de la loi la forcerait à abandonner son projet d\u2019enseignement.« Elle n\u2019est pas dans une situation telle qu\u2019un poste pourrait lui être refusé maintenant par l\u2019effet de l\u2019entrée en vigueur de la Loi », signale le juge Yer- geau.Il appartient toutefois aux parties de faire en sorte que l\u2019affaire soit entendue sur le fond avec diligence, ajoute-t-il.« La Loi sur la laïcité de l\u2019État continuera à s\u2019appliquer intégralement en attendant le jugement au mérite sur la demande de révision judiciaire », conclut le juge.Déception et satisfaction Les deux organisations qui ont lancé les procédures ont indiqué examiner leurs options pour porter la décision en appel.«C\u2019est une décision décevante qui permet à une loi discriminatoire de continuer à s\u2019appliquer tout en causant un préjudice réel aux personnes qui souhaitent simplement exercer leur métier et leur profession.Nous sommes prêts à nous battre jusqu\u2019à la fin», a commenté Noa Mendelsohn Aviv, directrice du programme égalité à l\u2019ACLC.Le ministre de l\u2019Immigration, Simon Jolin-Barrette, a réagi par l\u2019entremise de son attachée de presse.« Nous sommes satisfaits de la décision rendue par la Cour supérieure au- jourd\u2019hui.Celle-ci fait en sorte que la Loi sur la laïcité de l\u2019État continuera de s\u2019appliquer », a indiqué Élisabeth Gosselin.« Une majorité significative et représentative de Québécois appuie cette loi, qui met fin à un débat qui perdure au Québec depuis plus de 11 ans.» « On constate que le tribunal a pris ses distances par rapport au débat et qu\u2019il a appliqué la règle de droit.Il s\u2019en est tenu à ce que la Cour suprême a décidé dans ce genre de situations », a pour sa part constaté l\u2019avocat du Mouvement laïque québécois (MLQ ), Me Luc Alarie.Le MLQ a souligné que la plaignante et les autres témoins n\u2019avaient pu prouver qu\u2019ils subissaient des préjudices qui nécessitaient une urgence d\u2019agir.« Il n\u2019y a personne, parmi celles qui ont fait des déclarations sous serment, qui sont [employées par le] gouvernement dans les postes visés par la loi.Alors, c\u2019est purement théorique pour l\u2019instant », a fait valoir Me Alarie.Débat constitutionnel Les organisations ayant effectué la requête avaient plaidé que la Loi sur la laïcité contrevenait au partage constitutionnel des compétences et qu\u2019il revenait plutôt à Ottawa de légiférer.À cet égard, le juge Yergeau souligne que « les litiges constitutionnels ne se prêtent pas, sauf exception, à la procédure expéditive et informelle de l\u2019injonction interlocutoire ».« Dans l\u2019immédiat, c\u2019est une victoire importante pour le gouvernement du Québec, mais pour la suite des choses, c\u2019est plus dur à dire », juge le constitu- tionnaliste et ancien ministre libéral Benoît Pelletier.« Il est très clair pour le juge que la liberté de religion est mise en veilleuse de façon temporaire puisque la disposition de dérogation de la Charte canadienne ne vaut que pour cinq ans », a-t-il expliqué.Le vice-président américain, Mike Pence, a profité d\u2019un discours lors d\u2019une conférence sur la liberté religieuse pour réclamer la libération de Raïf Badawi et d\u2019autres personnes emprisonnées sur la base de la religion.PATRICK SEMANSKY ASSOCIATED PRESS LEÏLA JOLIN-DAHEL LE DEVOIR Washington a demandé à l\u2019Arabie saoudite de libérer le blogueur Raïf Ba- dawi, jeudi.Il s\u2019agit de l\u2019une des rares critiques du gouvernement de Donald Trump envers son allié.Le vice-président des États-Unis, Mike Pence, s\u2019est prononcé sur le cas du blogueur saoudien lors d\u2019une conférence sur la liberté religieuse, à Washington.Il a cité son nom dans une liste de personnes emprisonnées pour avoir tenu des propos sur les religions en Arabie saoudite, mais également en Érythrée, en Mauritanie et au Pakistan.« Le peuple américain est à leurs côtés, et aujourd\u2019hui les États-Unis d\u2019Amérique appellent les gouvernements d\u2019Érythrée, de Mauritanie, du Pakistan et d\u2019Arabie saoudite à respecter le droit de conscience de ces hommes et à les libérer », a dit le vice-président républicain.« En Arabie saoudite, le blogueur Raïf Badawi est toujours en prison sous l\u2019accusation d\u2019avoir critiqué l\u2019islam sur des médias électroniques », a-t-il poursuivi.Détenu depuis 2012, Raïf Badawi a été condamné à dix ans de prison et à 1000 coups de fouet en novembre 2014 pour « insulte à l\u2019islam ».La femme du blogueur, Ensaf Hai- dar, s\u2019est dite reconnaissante envers M.Pence.Celle qui vit à Sherbrooke avec ses trois enfants a déclaré au Devoir qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une « bonne nouvelle ».Elle désire maintenant s\u2019entretenir avec Donald Trump pour discuter des solutions pouvant favoriser la libération de son mari.Selon elle, le président américain peut en faire plus que Justin Trudeau dans ce dossier.« J\u2019ai demandé plusieurs fois la libération de Raïf, mais jusqu\u2019à maintenant, je n\u2019ai pas eu de vraies réponses [du gouvernement canadien] », déplore-t-elle.De son côté, l\u2019organisation Amnesty International qualifie les propos de M.Pense « d\u2019agréable surprise ».« Ça fait longtemps chez Amnesty qu\u2019on demande que les États sortent de leur réserve habituelle et dénoncent les viola- ARABIE SAOUDITE Les États-Unis réclament la libération de Raïf Badawi Reconnaissante, Ensaf Haidar veut rencontrer Donald Trump tions des droits de la personne en l\u2019Arabie saoudite », a fait savoir au Devoir Mireille Elchacar, responsable de la coordination pour l\u2019Arabie saoudite et les pays du Golfe.L\u2019organisation espère toutefois qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019un geste isolé de la part du gouvernement américain.Elle désire également que les autres prisonniers d\u2019opinion du régime saoudien fassent partie des discussions entre les gouvernements.« Un coup bien calculé » Selon Vincent Boucher, chercheur en résidence à la chaire Raoul-Dandu- rand de l\u2019UQAM, il s\u2019agit d\u2019un « coup bien calculé » de la part du vice-président américain, pour apaiser les critiques du Congrès face à la politique étrangère de Donald Trump à l\u2019égard de l\u2019Arabie saoudite.Le chercheur estime qu\u2019il y a peu de chances que la sortie de M.Pence engendre une détérioration des relations entre Washington et Riyad, contrairement à celles du Canada avec le royaume wahhabite, qui s\u2019étaient envenimées à la suite d\u2019un tweet, en août 2018, de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, au sujet de l\u2019emprisonnement de la sœur du blogueur, Samar Badawi.M.Boucher estime que la question des prisonniers politiques sera probablement abordée lors de la prochaine rencontre entre le secrétaire d\u2019État américain, Mike Pompeo, et son homologue saoudien.Elle risque toutefois d\u2019être rapidement éclipsée par le dossier iranien, prédit le chercheur.Contactée par Le Devoir, une porte- parole de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a répondu par courriel qu\u2019Ottawa restait « extrêmement préoccupé par le cas de Raïf Ba- dawi».La porte-parole affirme que Justin Trudeau s\u2019est entretenu directement avec le roi d\u2019Arabie saoudite et que la ministre avait également évoqué le cas de M.Badawi avec son homologue saoudien.Elle ne s\u2019est toutefois pas prononcée sur la sortie de Mike Pence.Avec l\u2019Agence France-Presse WINNIPEG \u2014 Le gouvernement du Manitoba veut recruter des employés du secteur public québécois préoccupés par la Loi sur la laïcité de l\u2019État, qui interdit les signes religieux dans l\u2019exercice de certaines fonctions.Alors même que la Cour supérieure du Québec rejetait, jeudi, la requête de groupes de défense des libertés civiles et religieuses, qui réclamaient la suspension de la loi, le premier ministre Brian Pallister indiquait que le Manitoba avait besoin de fonctionnaires bilingues.M.Pallister a promis de s\u2019adresser aux employés de l\u2019État québécois pour leur assurer que sa province n\u2019avait pas, elle, de « police du vêtement ».Il a indiqué que des lettres seraient bientôt envoyées aux associations professionnelles du Québec ainsi qu\u2019aux cégeps et autres institutions d\u2019enseignement afin de recruter des Québécois.Le premier ministre Pallister, qui cherche à se faire réélire au Manitoba le 10 septembre, avait déjà affirmé son opposition à la loi québécoise lors de la rencontre estivale des premiers ministres des provinces et territoires, le 11 juillet.En avril, le maire d\u2019Edmundston, Cyrille Simard, invitait dans sa municipalité t du Nouveau-Brunswick les Québécois «qui pourraient rencontrer des obstacles» dans certaines catégories d\u2019emplois.Alex LeBlanc, directeur général du Conseil multicul- turel du Nouveau-Brunswick, rappelait alors que le Nouveau-Brunswick vivait notamment une pénurie d\u2019enseignants francophones.La Presse canadienne Le Manitoba veut recruter au Québec Ichrak Nourel Hak (à gauche), étudiante en éducation, et deux organismes avaient demandé au tribunal de suspendre l\u2019application de la Loi sur la laïcité de l\u2019État.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les États-Unis d\u2019Amérique appellent les gouvernements d\u2019Érythrée, de Mauritanie, du Pakistan et d\u2019Arabie saoudite à respecter le droit de conscience de ces hommes et à les libérer MIKE PENCE » LEDEVOIR // LE VENDREDI 19 JUILLET 2019 ACTUALITÉS A 5 JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Le terrain du 495, avenue Beaumont, dans Parc-Extension, ne comportera pas de logements sociaux, déplore un organisme de défense des locataires qui s\u2019inquiète de la gentrification du quartier.Le terrain que la Ville de Montréal avait tenté d\u2019acheter pour y installer des logements sociaux est maintenant la propriété du Groupe Montoni.Le promoteur entend construire des logements locatifs et il assure que ceux-ci seront « abordables ».Le projet prévoit la construction de 113 logements qui seront mis en location avec, au rez-de-chaussée, des espaces commerciaux et un local communautaire.L\u2019immeuble sera doté Un groupe de défense des locataires s\u2019inquiète de la gentrification de Parc-Extension ANNABELLE CAILLOU LE DEVOIR La production a été interrompue à bord de la plateforme pétrolière Hibernia, située au large de l\u2019île de Terre-Neuve, après un déversement de pétrole dans l\u2019Atlantique Nord mercredi, estimé à environ 75 barils, soit 12 000 litres.« Nous avons décidé d\u2019interrompre de manière proactive la production de façon temporaire, car c\u2019est le moyen le plus efficace de résoudre le problème de la « cellule de stockage » », a déclaré Scott Sandlin, président du consortium exploitant Hibernia (HMDC).Exxon- Mobil détient 33 % de celle-ci, aux côtés notamment de Chevron (27 %), de Sun- cor (20 %) et d\u2019Equinor (ex-Statoil, 5 %).Questionné par Le Devoir, HMDC n\u2019a pas indiqué si le déversement était toujours en cours jeudi, ni pourquoi il avait jugé nécessaire d\u2019interrompre toutes les activités de la plateforme.Mercredi matin, le producteur américain d\u2019hydrocarbures ExxonMobil a initialement sonné l\u2019alarme, expliquant qu\u2019un mélange d\u2019eau et de pétrole avait été déversé depuis l\u2019un des réservoirs de la plateforme Hibernia, située à 315 kilomètres à l\u2019est de Saint- Jean de Terre-Neuve.D\u2019après les employés, le déversement d\u2019hydrocarbures formait alors une nappe d\u2019environ 900 mètres sur 200 ENVIRONNEMENT Hibernia interrompt ses activités après un déversement de pétrole E N B R E F La Cour suprême refuse d\u2019entendre l\u2019appel du NPD sur les « bureaux satellites » OTTAWA \u2014 Le Nouveau Parti démocratique perd son dernier espoir judiciaire pour contester les décisions du Bureau de régie interne de la Chambre des communes, qui réclame 2,7 millions au parti pour utilisation abusive de fonds publics \u2014 notamment pour payer du personnel politique dans des « bureaux satellites ».La Cour suprême du Canada a refusé, jeudi, d\u2019entendre l\u2019appel des néodémocrates dans ce dossier.Le Bureau de régie interne des Communes, un comité multipartite qui surveille les questions financières et administratives concernant les députés, a statué en 2014 que des dizaines de députés néodémocrates avaient utilisé des ressources parlementaires à des fins partisanes.La Presse canadienne Le Canada appelé à suspendre l\u2019Entente sur les tiers pays sûrs OTTAWA \u2014 Amnistie internationale exhorte le gouvernement canadien à suspendre l\u2019entente entre le Canada et les États-Unis sur les tiers pays sûrs à la lumière des nouvelles règles controversées sur les réfugiés mises en place cette semaine par le gouvernement Trump.Selon l\u2019organisation, la nouvelle politique américaine n\u2019offre plus aux demandeurs d\u2019asile les mêmes droits que ceux dont ils bénéficient au Canada.Certains demandeurs d\u2019asile pourraient être renvoyés dans leur pays d\u2019origine, où ils pourraient faire face à la violence et à la persécution.L\u2019Entente sur les tiers pays sûrs prévoit que les demandeurs d\u2019asile arrivant au Canada en provenance des États-Unis doivent faire leur demande dans ce pays, considéré comme sûr.La Presse canadienne Animaux des abysses, primates et champignons menacés d\u2019extinction PARIS \u2014 Des animaux des abysses, des primates, des plantes ou encore des champignons sont menacés d\u2019extinction à cause de l\u2019humain, selon la «liste rouge» de l\u2019Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) mise à jour jeudi.Plus de 100 000 espèces \u2014 105 732 exactement \u2014 sont répertoriées sur cette liste, dont 28 338 sont menacées d\u2019extinction, selon un communiqué, soit 7000 de plus que dans la dernière version.«Cette actualisation montre clairement à quel point les humains surexploitent la faune et la flore sauvage à travers le monde», déclare Grethel Aguilar, directrice générale de l\u2019UICN, citée dans le communiqué.«Nous devons nous rendre compte que conserver la diversité de la nature est dans notre intérêt», souligne-t-elle.Agence France-Presse Jagmeet Singh, chef du NPD ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE d\u2019une cour intérieure et de jardins communautaires.De plus, 20 % des logements comporteront trois chambres et plus, pour les familles.Bien qu\u2019il ne s\u2019agisse pas de logements sociaux, Marc-André Fullum, directeur urbanisme et développement stratégique au Groupe Montoni, assure que les prix s\u2019apparenteront à ceux de logements abordables.En entrevue au Devoir, il n\u2019a cependant pas pu les préciser.« On n\u2019est pas encore rendus à l\u2019étape des coûts.Mais on va être proche des prix des logements abordables.» Les nouveaux logements pourraient être prêts pour juillet 2020.Gentrification ?La notion de « logements abordables » évoquée par le promoteur ne rassure pas le Comité d\u2019action de Parc-Exten- sion (CAPE), qui milite depuis des années pour la construction de logements sociaux dans ce quartier montréalais qui montre des signes de gentrification.Rappelons qu\u2019en 2016, la Ville avait tenté de mettre la main sur le terrain du 495, avenue Beaumont afin d\u2019y construire 125 logements sociaux.Il lui a échappé, car son offre de 4,25 millions était inférieure à celle du Groupe Montoni.Organisatrice communautaire au Comité d\u2019action de Parc-Extension, Amy Darwish a assisté à la rencontre organisée par le promoteur mercredi soir pour présenter son projet aux citoyens.Elle doute que les familles modestes pourront accéder à ces logements.« Ils nous ont donné des réponses évasives au sujet du prix des loyers », indique-t-elle.« Si ce projet se réalise, ce sera un autre projet gentrifi- cateur sur l\u2019avenue Beaumont.» Les besoins en logements abordables sont grands dans Parc-Extension, quartier qui attire de plus en plus de promoteurs.Le CAPE soutient que, jusqu\u2019à maintenant, seulement 54 des 225 logements sociaux prévus par la Ville de Montréal ont été livrés.Marc-André Fullum fait valoir que Montoni travaille déjà sur un projet de logements sociaux dans ce secteur et qu\u2019il a amorcé des discussions avec l\u2019organisme Hapopex, qui gère ce type d\u2019habitation.La conseillère de Parc-Extension, Mary Deros, se dit plutôt optimiste à l\u2019égard du futur immeuble.La cour intérieure et les grands logements pour les familles sont des atouts, selon elle.« Il y a un manque de logements locatifs dans le quartier », souligne-t-elle.Le flou entourant le prix des futurs logements ne l\u2019inquiète pas.De toute façon, on ignore quels seront les prix courants sur le marché au moment où les appartements seront prêts, dit-elle.mètres qui se « dissipait ».Jeudi matin, des images satellites de l\u2019Office Canada\u2013Terre-Neuve-et-La- brador des hydrocarbures extracôtiers montraient la présence de deux nappes de pétrole.La première était de 1,71 kilomètre carré sur 3,27 kilomètres de long.La seconde, de 6,64 kilomètres carrés sur 3,78 kilomètres de long.Un vol de surveillance mené par un observateur réglementaire indépendant jeudi a permis d\u2019estimer plus précisément la quantité de pétrole déversée dans l\u2019océan: 75 barils, soit 12 000 litres.Un deuxième vol de surveillance a été mené dans l\u2019après-midi.« Accident isolé » Dans la foulée des événements, le consortium HMDC a indiqué qu\u2019il avait ouvert une enquête.Selon les premières conclusions, il s\u2019agit d\u2019un « accident isolé » survenu lors d\u2019activités de routine liées à l\u2019élimination de l\u2019eau dans l\u2019un des réservoirs.HMDC croit qu\u2019« il y a eu un problème avec le système de mesure du niveau de pétrole brut ».« Tout le monde à HMDC prend très au sérieux la sécurité et la protection de l\u2019environnement », a déclaré Scott Sandlin, précisant que tout le monde travaille « avec diligence pour minimiser les impacts sur l\u2019environnement ».Les employés de la plateforme \u2014 tous en sécurité \u2014 ont procédé à « une dispersion mécanique » et ont « déployé des barrages absorbants » à partir d\u2019un navire pour récupérer le pétrole.Inquiétudes Si les observateurs de la faune envoyés dans la région jeudi ont indiqué qu\u2019ils n\u2019avaient constaté aucun passage, la zone touchée se retrouve bel et bien dans l\u2019habitat de la baleine noire, une espèce déjà en voie de disparition, d\u2019après Louise Henault-Ethier, chef de projets scientifiques à la fondation David Suzuki.« Le pétrole est constitué d\u2019une multitude de produits chimiques qui peuvent à long terme être cancérigènes.Et à court terme, ça peut nuire à la capacité de reproduction des animaux ou encore endommager leur foie», explique-t-elle.Le déversement représente aussi un risque pour les oiseaux marins qui passeraient par là, dont le pelage pourrait se retrouver englué dans le pétrole.Aux yeux de Mme Henault-Ethier, cet incident démontre une fois de plus l\u2019urgence de limiter l\u2019exploitation des hydrocarbures, particulièrement dans les milieux marins.De son côté, le ministère de l\u2019Environnement du Canada a indiqué qu\u2019il « continue de surveiller la situation et offre des conseils scientifiques à l\u2019organisme responsable, notamment sur la modélisation de la trajectoire du déversement d\u2019hydrocarbure ».Un vol de surveillance a permis d\u2019estimer à 12 000 litres la quantité de pétrole déversée dans l\u2019océan Atlantique.C-NLOPB On n\u2019est pas encore rendus à l\u2019étape des coûts.Mais on va être proche des prix des logements abordables.MARC-ANDRÉ FULLUM » A 6 MONDE LEDEVOIR // LE VENDREDI 19 JUILLET 2019 TULLIO FILIPPONE FANNY CARRIER À AGRIGENTE AGENCE FRANCE-PRESSE Carola Rackete, la capitaine du navire Sea-Watch 3 poursuivie pour avoir accosté de force en vue de faire débarquer des migrants dans le sud de l\u2019Italie, a appelé jeudi l\u2019Union européenne à se mobiliser pour éviter que de telles affaires ne se reproduisent.« J\u2019ai été très contente d\u2019avoir eu l\u2019occasion d\u2019expliquer dans le détail la situation » dans laquelle le sauvetage a été réalisé le 12 juin, a déclaré la jeune femme soupçonnée par les procureurs d\u2019aide à l\u2019immigration clandestine, en sortant du palais de justice d\u2019Agrigente (Sicile), dont dépend l\u2019île de Lampedusa où le débarquement a eu lieu.Après un peu moins de deux heures d\u2019audition, elle a aussi exhorté l\u2019Union européenne à mettre en place un mécanisme d\u2019accueil et de répartition des migrants secourus en mer pour éviter de nouveaux blocages.Devant le palais de justice, des sympathisants l\u2019attendaient avec des banderoles proclamant : « Sauver des vies n\u2019est pas un crime ».Partageant ce point de vue, des experts de l\u2019ONU ont appelé, jeudi dans un communiqué, l\u2019Italie à « immédiatement mettre fin à la criminali- sation des opérations de recherches et de secours » en mer.Carole Rackete, 31 ans, a été arrêtée le 29 juin pour avoir pénétré dans les eaux territoriales italiennes malgré le veto du ministre italien de l\u2019Intérieur Matteo Salvini (extrême droite), et pour avoir accosté de force pour faire débarquer 40 migrants secourus deux semaines plus tôt.Le 2 juillet, une juge a invalidé l\u2019arrestation, estimant que la jeune femme avait agi pour sauver des vies.Le parquet d\u2019Agrigente s\u2019est pourvu en cassation cette semaine contre cette décision, dans l\u2019espoir d\u2019obtenir une jurisprudence établie.Le Sea-Watch 3 reste sous séquestre dans le port sicilien de Licata.Comme après chaque mission, l\u2019équipage a changé et Carola Rackete n\u2019en est plus officiellement la commandante.Libre de ses mouvements, la jeune femme reste visée par deux enquêtes, pour résistance à un officier en pénétrant de force dans les eaux italiennes et pour aide à l\u2019immigration clandestine.L\u2019audition de jeudi portait sur ce second point : les procureurs voulaient savoir pourquoi son équipage avait secouru les migrants sans attendre les garde- côtes libyens et pourquoi le navire n\u2019avait pas fait route ensuite vers la Libye ou la Tunisie, ou encore les Pays- Bas, dont il bat pavillon.Depuis près de deux ans, ces questions sont systématiquement posées aux responsables d\u2019ONG faisant débarquer des migrants en Italie, que M.Salvini considère comme des complices, même involontaires, des passeurs.Les manœuvres du Sea-Watch 3 ont constitué une nouvelle étape dans la guerre d\u2019usure à laquelle se livrent M.Salvini et les ONG de secours en mer.L\u2019arrestation de la capitaine a provoqué un vaste mouvement de soutien, concrétisé par plus de 1,4 million d\u2019euros (2 millions de dollars canadiens) amassés en quelques jours sur Internet pour régler ses frais de justice et financer la poursuite des activités de l\u2019ONG, au besoin avec un nouveau bateau.Le Parlement de Catalogne et la Ville de Paris ont pour leur part annoncé leur intention de la décorer.MIGRANTS La capitaine du navire Sea-Watch 3 appelle l\u2019UE à agir AGENCE FRANCE PRESSE À WASHINGTON ET À TÉHÉRAN Les États-Unis affirment avoir abattu jeudi un drone iranien au-dessus du détroit d\u2019Ormuz car il s\u2019approchait dangereusement d\u2019un navire américain.Selon le président américain, le drone iranien s\u2019est approché à moins de 1000 mètres du navire USS Boxer, qui a entrepris « une action défensive ».« Le drone a été détruit », a-t-il dit.M.Trump a appelé les autres pays à « condamner l\u2019Iran » et à protéger leurs propres navires.De son côté, un porte- parole du Pentagone, Jonathan Hoffman, a confirmé l\u2019incident dans un communiqué, précisant qu\u2019il était survenu à 10 h (heure locale) au moment où l\u2019USS Boxer s\u2019apprêtait à pénétrer dans le détroit d\u2019Ormuz.L\u2019Iran a abattu le 20 juin un drone américain qui se trouvait selon lui dans son espace aérien.Donald Trump a affirmé deux jours plus tard avoir annulé à la dernière minute des frappes contre l\u2019Iran, tout en maintenant ses menaces de représailles contre Téhéran.L\u2019Iran saisi un tanker étranger Plus tôt dans la journée, l\u2019Iran avait annoncé détenir « un navire-citerne étranger » et son équipage soupçonnés de se livrer à de la « contrebande » de carburant dans le Golfe, après une succession d\u2019incidents impliquant des pétroliers dans cette région sous haute tension depuis plus de deux mois.Le navire-citerne a été arraisonné le 14 juillet « au sud de l\u2019île [iranienne] de Larak », dans le détroit d\u2019Ormuz, ont indiqué les Gardiens de la révolution, l\u2019armée idéologique de la République islamique d\u2019Iran.Cette annonce est survenue deux jours après une mise en garde du guide suprême iranien, Ali Khamenei, qui a annoncé que son pays répondrait « au moment et à l\u2019endroit opportuns » à l\u2019interception, le 4 juillet, d\u2019un pétrolier iranien par les autorités britanniques, au large de Gibraltar.« Ce bateau d\u2019une capacité de 2 millions de barils et avec 12 membres d\u2019équipage avait mis le cap pour livrer du carburant de contrebande [chargé à partir] de bateaux iraniens », indique Sepahnews, le site Internet officiel des Gardiens de la révolution.Selon des images diffusées par la télévision d\u2019État iranienne, le navire arraisonné est le Riah, un vaisseau battant pavillon panaméen.Mardi, l\u2019organisation TankerTrackers, spécialisée dans le suivi des chargements de pétrole, avait indiqué avoir perdu le signal du Riah le 14 juillet à partir du moment où il était entré dans les eaux iraniennes.Quelques heures plus tard, Téhéran annonçait avoir porté assistance à un « pétrolier étranger » ayant « rencontré un problème technique », sans préciser son nom.La région du Golfe et du détroit d\u2019Or- muz, par où transite le tiers du pétrole DÉTROIT D\u2019ORMUZ Les États-Unis affirment avoir abattu un drone iranien De son côté, Téhéran a saisi un navire-citerne étranger SHINGO ITO NATSUKO FUKUE À TOKYO AGENCE FRANCE PRESSE Trente-trois personnes ont péri jeudi au Japon dans l\u2019incendie, vraisemblablement d\u2019origine criminelle, qui a ravagé un studio d\u2019animation.Le drame est survenu dans la matinée dans un quartier résidentiel de Kyoto, dans l\u2019ouest du Japon.Au fil des heures, le macabre décompte n\u2019a cessé de s\u2019alourdir, tandis que restait inconnu le mobile du suspect, accusé d\u2019être entré dans le bâtiment et d\u2019y avoir répandu de l\u2019essence avant de l\u2019enflammer.Il a été vu auparavant dans une station-service remplissant des bidons de carburant, selon les médias.Si la cause du sinistre est confirmée, il s\u2019agira d\u2019une des tueries les plus meurtrières de ces dernières décennies au Japon, où la criminalité est faible.Deux victimes ont été piégées au rez- de-chaussée, et 31 autres aux deux étages ou dans les escaliers menant au toit, a indiqué à l\u2019AFP un porte-parole des pompiers.« Les flammes avancent JAPON L\u2019incendie d\u2019un studio d\u2019animation fait 33 morts L\u2019incendiie serait d\u2019origine criminelle.KYODO NEWS VIA ASSOCIATED PRESS Selon le président américain, le drone iranien s\u2019est approché à moins de 1000 mètres du navire USS Boxer, qui a entrepris « une action défensive » et a détruit le drone.CRAIG Z.RODARTE / US NAVY / AGENCE FRANCE-PRESSE acheminé par voie maritime sur la planète, se retrouve au cœur de vives tensions géopolitiques, sur fond de bras de fer entre l\u2019Iran et les États-Unis.Ces derniers ont renforcé leur présence militaire dans la région en arguant de «menaces » présumées iraniennes contre des intérêts américains, jamais clairement explicitées.La tension entre les deux pays, alimentée par le retrait unilatéral américain en 2018 de l\u2019accord sur le nucléaire iranien, a atteint un pic le 20 juin avec la destruction par l\u2019Iran d\u2019un drone de surveillance américain.Les États-Unis accusent eux l\u2019Iran d\u2019être derrière des actes de sabotage ayant visé quatre navires autour du détroit d\u2019Or- muz en mai et deux attaques d\u2019origine inconnue ayant visé en juin deux pétroliers au large des côtes iraniennes.Téhéran rejette ces accusations.Depuis son arrivée au pouvoir, Donald Trump a adopté une attitude hostile à l\u2019Iran, l\u2019accusant de chercher à obtenir l\u2019arme atomique, ce que ce pays a toujours nié.En sortant de l\u2019accord sur le nucléaire conclu en 2015, Washington a rétabli des sanctions qui ont fait plonger l\u2019Iran en récession et lui font perdre un par un les acheteurs de son pétrole.Depuis mai, l\u2019Iran a commencé à s\u2019affranchir de certains de ses engagements pour, dit-il, forcer ses partenaires à prendre des mesures garantissant ses intérêts et lui permettant de rester partie à l\u2019accord.Berlin et Paris ont appelé séparément Téhéran à respecter pleinement ses engagements.Jeudi, le président iranien Hassan Rohani a appelé l\u2019Europe à « intensifier ses efforts » pour sauver l\u2019accord sur le nucléaire lors d\u2019un entretien téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron.Et M.Macron et le président russe Vladimir Poutine ont convenu, lors d\u2019une conversation téléphonique, de « consolider les efforts » pour maintenir en vie l\u2019accord nucléaire.Pourtant, États-Unis et Iran semblent ouverts à d\u2019éventuelles négociations.Selon le Guardian, le chef de la diplomatie iranienne, Javad Zarif, qui se trouvait jeudi à New York pour des réunions à l\u2019ONU, a proposé des inspections immédiates et plus complètes du programme nucléaire iranien en échange d\u2019une levée des sanctions par Washington.M.Trump a suggéré pour sa part que la pression américaine sur l\u2019Iran pourrait conduire à l\u2019ouverture de négociations.beaucoup plus vite avec l\u2019essence que dans le cas d\u2019un incendie normal, donc je pense que l\u2019incendie s\u2019est propagé si vite que les systèmes d\u2019alarme et portes pare-feu n\u2019ont pas eu le temps de fonctionner », a expliqué à la chaîne publique NHK Keizo Harafuji, ancien enquêteur de la police de Tokyo.Plus de 70 personnes se trouvaient dans cet immeuble, dont quelques-unes ont pu miraculeusement s\u2019échapper saines et sauves.Parmi les autres salariés ou visiteurs, 36 ont été transportés à l\u2019hôpital, dont 10 grièvement atteints.Des témoins ont dit avoir entendu des explosions.L\u2019incendiaire présumé, un homme de 41 ans qui se trouvait dans un état inconscient selon le quotidien Asahi, « a versé un liquide inflammable et a mis le feu », a expliqué la police.« Il a dit \u201cvous allez mourir\u201d », selon un autre témoignage.Il porterait un tatouage et aurait proféré des propos assez difficiles à interpréter au moment où il a été pris en charge.Kyoto Animation, très connue dans le monde de l\u2019animation, est une société qui produit des dessins animés, crée des personnages, conçoit et vend des produits dérivés de ses séries.La firme emploie environ 160 personnes.L\u2019incendie a été éteint en quelques heures, mais les secours ont poursuivi leurs recherches tard dans la soirée.« Je reste sans mots », a écrit le premier ministre Shinzo Abe, disant prier pour les victimes.« Nous avions reçu des cour- riels de menaces de meurtre », a indiqué Hideaki Hatta, p.-d.g.de Kyoto Animation.L\u2019incendie de jeudi a entraîné des réactions de tristesse et d\u2019incompréhension de la part d\u2019animateurs de renom.Un appel de fonds a été lancé et plus de 460 000 dollars avaient déjà été réunis en quelques heures.Carola Rackete, capitaine du Sea-Watch 3 ANDREAS SOLARO AGENCE FRANCE-PRESSE Le suspect est accusé d\u2019avoir répandu de l\u2019essence dans le bâtiment avant de l\u2019enflammer A 7 MONDE LEDEVOIR // LE VENDREDI 19 JUILLET 2019 E N B R E F Un juge refuse la libération sous caution de Jeffrey Epstein Un juge a refusé jeudi la libération sous caution du riche homme d\u2019affaires américain Jeffrey Epstein, accusé d\u2019avoir exploité sexuellement des dizaines de jeunes filles à New York et en Floride au début des années 2000.Les procureurs avaient fait valoir que le prévenu représentait un danger pour le public et risquait de fuir le pays.La défense avait tenté de convaincre le juge que M.Epstein devait être autorisé à attendre son procès en résidence surveillée dans son luxueux manoir de Manhattan.Lors d\u2019une audience lundi, le procureur Alex Rossmiller avait déclaré que la preuve «se renforçait chaque jour» alors qu\u2019un nombre grandissant de femmes contactaient les autorités pour déclarer que M.Epstein les avait agressées sexuellement alors qu\u2019elles étaient mineures.Associated Press Polémique concernant le plomb autour de Notre-Dame de Paris La mairie de Paris a assuré jeudi qu\u2019il n\u2019y avait « aucun risque pour la santé » des enfants dans les écoles autour de Notre-Dame de Paris, démentant des informations de Mediapart selon lesquelles une concentration dangereuse de plomb y avait été relevée après l\u2019incendie de la cathédrale.Les prélèvements effectués dans ces établissements ne justifient « aucune alerte », a affirmé Arnaud Gauthier, sous-directeur de la santé à la mairie de Paris, se défendant d\u2019avoir passé sous silence toute pollution trois mois après l\u2019incendie.« De nouvelles mesures vont être réalisées durant l\u2019été » ainsi qu\u2019un « nettoyage approfondi », et « aucune crèche ou école ne rouvrira s\u2019il y a un risque », a-t-il rassuré au cours d\u2019une conférence de presse.Agence France-Presse Des milliers de Soudanais dans la rue en hommage aux manifestants tués Des milliers de Soudanais se sont rassemblés jeudi à Khartoum pour rendre hommage aux dizaines de manifestants tués dans la répression du mouvement de contestation déclenché il y a sept mois et qui a poussé au départ le président Omar el-Béchir.Les rassemblements ont eu lieu au lendemain de la signature d\u2019un accord sur le partage du pouvoir entre le Conseil militaire qui a succédé à M.Béchir et les chefs de la contestation, premier pas vers un gouvernement civil, la principale revendication des manifestants.Les pourparlers doivent reprendre vendredi pour finali- ser des points sur lesquels les deux camps restent en désaccord.Par contre, les protestataires songeraient à demander un report des négociations avec le Conseil militaire.Agence France-Presse ALAIN JOCARD AGENCE FRANCE-PRESSE BEN SIMON À GENÈVE AGENCE FRANCE-PRESSE Ebola : MSF réclame une campagne élargie de vaccination Les équipes sanitaires chargées de lutter contre l\u2019épidémie d\u2019Ebola en République démocratique du Congo (RDC) doivent élargir la campagne de vaccination, a déclaré jeudi la présidente de Médecins sans frontières (MSF).La Canadienne Joanne Liu, qui dirige à l\u2019international MSF, a estimé dans une entrevue à l\u2019AFP que les responsables de la santé devaient « ouvrir les yeux » sur la stratégie à suivre pour stopper cette épidémie qui a déjà fait près de 1700 morts en un an.Au lendemain de la décision de l\u2019Organisation mondiale de la Santé (OMS) de qualifier Ebola « d\u2019urgence de santé publique de portée internationale » \u2014 un statut réservé aux épidémies les plus graves \u2014, Mme Liu a appelé à l\u2019élargissement de la vaccination.« Nous avons adopté depuis 2014- 2015 dans les essais cliniques l\u2019approche vaccinale \u201cen ceinture\u201d», a-t-elle expliqué, c\u2019est-à-dire que « si une personne est infectée, on va vacciner ses contacts et les contacts de ses contacts ».« C\u2019est quelque chose qui a démontré son efficacité dans un contexte où on a un bon suivi des contacts », a-t-elle poursuivi.« Mais en RDC, notre suivi des contacts fait défaut depuis le début.On n\u2019est pas capables d\u2019avoir une surveillance de tous les contacts et donc il faut se demander si on peut élargir la stratégie vaccinale.» L\u2019épidémie de fièvre hémorragique, qui s\u2019est déclarée en août 2018, a surtout touché jusqu\u2019ici les provinces du Nord- Kivu et d\u2019Ituri, dans l\u2019est de la RDC, en proie à des violences, ce qui complique encore la tâche des équipes de santé.Plutôt que la vaccination « en ceinture », la présidente de MSF prône « une approche plus large dite \u201cgéographique\u201d, ce qui veut dire que si une personne infectée vient d\u2019un village, on va vacciner tout le village ».Un deuxième vaccin demandé L\u2019OMS a reconnu mercredi qu\u2019il existait une « pénurie » du vaccin rVSV-ZE- BOV produit par le laboratoire Merck, malgré l\u2019engagement de la pharmaceutique à doubler ses livraisons d\u2019ici 2020.Mme Liu a déploré « le manque de transparence » concernant les réserves de ce vaccin, qui a prouvé son efficacité.« Quelle est la réserve mondiale et où se trouve-t-elle ?» a-t-elle demandé.«On parle de 250000 à 500000 doses dans le monde, mais elles sont où?On a besoin de transparence sur les réserves en vaccin et aussi sur ce qui va venir.» L\u2019OMS a demandé qu\u2019un deuxième vaccin, développé par Johnson & Johnson, soit distribué aux personnes exposées à un risque d\u2019infection plus faible.Le ministre congolais de la Santé y est opposé, car il craint que l\u2019introduction d\u2019un nouveau produit crée des problèmes dans des communautés déjà très méfiantes à l\u2019égard des équipes sanitaires.JEROME CARTILLIER AGENCE FRANCE-PRESSE « Je suis convaincue que c\u2019est un fasciste » : l\u2019élue démocrate Ilhan Omar a répondu jeudi à Donald Trump au lendemain d\u2019un rassemblement de campagne du président américain où elle a été violemment prise pour cible par les partisans du républicain.« Il ne s\u2019agit pas de moi, il s\u2019agit de notre combat pour ce que devrait réellement être notre pays », a lancé l\u2019élue du Minnesota, fille de réfugiés somaliens, à laquelle M.Trump a conseillé de « retourner » dans son pays d\u2019origine.La jeune femme de confession musulmane, dont les déclarations sur Israël il y a quelques mois ont provoqué une vive polémique, a dénoncé avec force la volonté de M.Trump de faire taire « le débat démocratique et les divergences d\u2019opinions ».« Renvoyez-la ! Renvoyez-la ! » ont scandé mercredi soir en Caroline du Nord des centaines de partisans du milliardaire républicain, galvanisés par ce dernier lors d\u2019un rassemblement « Make America Great Again ».À 473 jours de l\u2019élection, ce rassemblement de Greenville a peut-être marqué un tournant.Face au tollé, le milliardaire septuagénaire a tenté jeudi, sans convaincre, de prendre ses distances avec cette séquence qui a provoqué une vague d\u2019indignation à travers les États-Unis.« Cela ne m\u2019a pas plu.Je ne suis pas d\u2019accord avec cela », a-t-il déclaré, assurant \u2014 contre toute évidence \u2014 avoir essayé d\u2019interrompre ces chants en reprenant rapidement la parole.Debout derrière un podium portant le sceau présidentiel, il n\u2019a, à aucun moment, tenté de calmer la foule, écoutant sans dire un mot ce nouveau slogan qui fait écho, dans un autre registre, aux célèbres « Enfermez-la ! » scandés en 2016 contre la candidate démocrate Hillary Clinton.Pointes ironiques à l\u2019appui, il a égrené les noms des quatre élues démocrates issues de minorités qu\u2019il attaque avec violence depuis quatre jours.Dans une ambiance électrique, il a multiplié les attaques.S\u2019il veut rester à la Maison-Blanche quatre ans de plus, Donald Trump devra rééditer l\u2019exploit de 2016 quand il a remporté sur le fil trois États-clés: le Michigan, la Pennsylvanie et le Wisconsin.Après deux années et demie chaotiques, il aurait pu, comme l\u2019espéraient certaines voix conservatrices, opter pour une forme de présidentialisation.Il a fait le choix inverse : souffler sur les braises des tensions raciales pour s\u2019assurer le soutien de son socle électoral, très majoritairement blanc.« Il a besoin que son électorat de 2016 se mobilise, [il a besoin] de toutes les voix sans exception.Il pense que c\u2019est la bonne stratégie pour les électriser », résume Wendy Schiller, qui enseigne les sciences politiques à l\u2019Université Brown.Selon elle, « le risque est qu\u2019il mobilise sa base électorale, mais, ce faisant, mobilise aussi avec force la base électorale démocrate ».« Ignoble et lâche » Pour l\u2019heure, Donald Trump fonce.Et durcit chaque jour un peu plus sa rhétorique, répétant à l\u2019envi sa nouvelle ligne d\u2019attaque : « Ils n\u2019aiment pas notre pays.Vous savez quoi ?S\u2019ils ne l\u2019aiment pas, dites-leur de le quitter ! » « Voter pour un démocrate en 2020, quel qu\u2019il soit, c\u2019est voter pour la montée en puissance du socialisme radical, la destruction du rêve américain et, pour le dire clairement, la destruction de notre pays », a-t-il conclu mercredi soir, des propos peu communs dans la bouche d\u2019un président américain.La séquence a suscité l\u2019indignation dans le camp démocrate.« C\u2019est ignoble.C\u2019est lâche.C\u2019est xénophobe.C\u2019est raciste.Cela souille la fonction présidentielle», a réagi la séna- trice démocrate Kamala Harris, candidate à la succession de Donald Trump.Reste la question de l\u2019attitude du Parti républicain.La réaction est, pour l\u2019heure, la même qu\u2019à chaque polémique aux accents xénophobes déclenchée par l\u2019ancien homme d\u2019affaires de New York: quelques voix s\u2019élèvent pour exprimer leur indignation, mais les ténors du parti font bloc, minimisant les propos ou faisant mine de regarder ailleurs.Jeudi matin, un élu modéré du Grand Old Party a fait entendre sa divergence d\u2019opinion.« Je suis en désaccord profond avec l\u2019extrême gauche et j\u2019ai été écœuré par leur ton », a tweeté Adam Kinzinger, un jeune élu de l\u2019Illinois.« Mais je me suis réveillé ce matin écœuré: les slogans \u201cRenvoyez-la\u201d sont répugnants et feraient trembler nos pères fondateurs.» ÉTATS-UNIS Trump persiste et fonce À moins de 16 mois des élections, le président souffle sur les braises des tensions raciales pour s\u2019assurer le soutien de son socle électoral Cible d\u2019attaques de Donald Trump, la démocrate Ilhan Omar a reçu des encouragements de visiteurs au Capitole à Washington, jeudi.J.SCOTT APPLEWHITE ASSOCIATED PRESS Trudeau dénonce les propos de Trump Le premier ministre Justin Trudeau a dénoncé jeudi les propos incendiaires de Donald Trump à l\u2019endroit de quatre élues démocrates issues de minorités, les qualifiant d'« inacceptables », sans cependant nommer directement le président américain.« Les propos d\u2019hier [mercredi] soir sont blessants et inacceptables et je crois que personne au Canada ne pense que ces propos sont acceptables, parce qu\u2019ils ne le sont pas », a déclaré M.Trudeau.En RDC, notre suivi des contacts fait défaut depuis le début.On n\u2019est pas capables d\u2019avoir une surveillance de tous les contacts et donc il faut se demander si on peut élargir la stratégie vaccinale.JOANNE LIU » LEDEVOIR // LE VENDREDI 19 JUILLET 2019 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin \u2019Organisation mondiale de la santé a élevé mercredi au rang d\u2019« urgence » sanitaire mondiale l\u2019épidémie d\u2019Ebola qui sévit dans l\u2019est de l\u2019immense République démocratique du Congo (RDC).Il est temps pour le monde d\u2019en prendre acte, a déclaré l\u2019OMS.Le cri d\u2019alarme sera-t-il entendu ?Le virus a fait près de 1700 morts depuis sa réapparition en août 2018, essentiellement dans les provinces du Nord-Kivu et de l\u2019Ituri, collées sur le Rwanda et l\u2019Ouganda, des provinces qui sont en même temps le théâtre très réel de conflits complexes et sanglants.L\u2019agence onusienne a pris sa décision après la découverte d\u2019un cas mortel dans la deuxième ville du pays, Goma, assise sur la frontière rwandaise, et dans la foulée de deux autres cas détectés dans l\u2019Ouganda voisin.C\u2019est l\u2019épidémie d\u2019Ebola la plus grave après celle qui avait touché l\u2019Afrique de l\u2019Ouest en 2014, faisant 11 300 morts.Et ce serait seulement la quatrième fois de son histoire que l\u2019OMS fait pareille déclaration d\u2019urgence.Non pas que l\u2019ampleur du problème n\u2019ait pas été annoncée.« Nous anticipons un scénario de transmission continu et intense », avait déjà prévenu au début du mois de mai le directeur du Programme pour les urgences de l\u2019organisation, Michael Ryan.Alors, répétons : le cri d\u2019alarme sera-t-il entendu ?Car il a mis du temps à l\u2019être quand l\u2019épidémie s\u2019est déployée, de 2014 à 2016, au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée.Il n\u2019est pas trop exagéré de dire que le « monde » n\u2019a pas vraiment commencé à prendre la mesure du drame avant qu\u2019un petit nombre de cas de contagion fassent surface aux États-Unis et en Europe.Il s\u2019agit au demeurant d\u2019un virus qui, apparu pour la première fois en RDC en 1976, se transmet entre humains par contacts directs \u2014 par le sang, les selles, la salive, le sperme, les vomissures\u2026 Il ne se transmet pas par voie aérienne.Il est, de ce fait, moins contagieux que de nombreuses autres maladies virales, ce qui devrait donc, en principe, le rendre plus facile à éradiquer.Son taux de létalité n\u2019en est pas moins élevé \u2014 de l\u2019ordre de 65 % dans le cas de l\u2019épidémie qui frappe actuellement l\u2019Est congolais.Il ne suffit pas que l\u2019alerte soit entendue, il faut aussi qu\u2019elle le soit correctement, y compris au sein même de l\u2019OMS.Car, malgré des dépenses de 50 millions $US l\u2019hiver dernier et la vaccination de 150 000 personnes, la crise s\u2019est aggravée depuis le mois de mars, alors que la maladie aurait normalement dû être endiguée.Si, du reste, le vaccin « expérimental » dont dispose maintenant sous licence le géant pharmaceutique Merck & Co peut s\u2019avérer utile dans l\u2019urgence, il ne constitue pas pour autant une panacée.Sur le fond, la lutte contre cette crise humanitaire ne peut évidemment pas faire l\u2019économie d\u2019amples instruments de lutte contre la pauvreté, qui est infernale dans cette région.L\u2019un de ces instruments tient forcément au développement de systèmes de santé dignes de ce nom.La RDC en est encore loin.Il est bien documenté que la précarité des soins de santé dans les pays ouest-africains a contribué à empirer l\u2019épidémie de 2014.Facteur aggravant et déterminant : le fait que l\u2019Est congolais demeure une zone de guerre qui a fait plus de cinq millions de morts depuis 1994.Y pullulent toujours des dizaines de groupes armés, ce qui rend la situation pour les humanitaires et les équipes médicales beaucoup plus compliquée et dangereuse qu\u2019elle ne l\u2019était en Afrique de l\u2019Ouest.La méfiance est profonde à l\u2019égard du pouvoir central installé à Kinshasa \u2014 et, par extension, à l\u2019égard maintenant de tous ces étrangers qui débarquent en se faisant escorter par des soldats d\u2019une armée nationale coupable de nombre de massacres.La population n\u2019oublie pas que l\u2019ex-régime Kabila, toujours aux commandes dans les faits, a argué du virus d\u2019Ebola pour l\u2019empêcher de voter à la présidentielle de décembre dernier.Les politiciens locaux n\u2019ont ainsi pas de mal à faire courir n\u2019importe quelle rumeur parmi les gens, à commencer par celle voulant que le virus soit une invention du régime pour leur voler leurs terres.Résultat : des centres de santé incendiés et des attaques par dizaines contre des travailleurs humanitaires.Si bien que l\u2019enjeu autour du virus d\u2019Ebola n\u2019est pas que sanitaire ; il est aussi politique.Il va de soi que l\u2019épidémie ne sera pas enrayée sans la collaboration de la population.L\u2019OMS s\u2019est fait reprocher, avec raison, d\u2019avoir adopté une approche verticale, irrespectueuse des structures locales et des relais communautaires.À elle d\u2019en « prendre acte » et de remédier à cette méfiance.Il n\u2019y a pas de temps à perdre.Benoit Léger Demandez aux gens ce qu\u2019ils comptent faire à la retraite et une fois sur deux ils vous diront qu\u2019ils veulent voyager.Or il semble qu\u2019ils tiennent parole à en juger par ce que j\u2019observe depuis que j\u2019y suis, moi, à la retraite.Le tourisme de masse m\u2019assomme, et de plus d\u2019une façon.D\u2019abord, il y a tous ces clients d\u2019Airbnb qui prennent la moitié des logements de ma rue du Plateau.Dans un va-et-vient continuel de valises à roulettes, ils se relaient sans que jamais l\u2019on voie l\u2019ombre d\u2019un propriétaire.Ils font la fête jusqu\u2019aux petites heures, mettent leurs déchets à la rue n\u2019importe quand et n\u2019importe comment.Ils viennent d\u2019un peu partout dans le monde pour dépenser leurs dollars chez nous pendant que nous dépensons les nôtres chez eux.Que viennent-ils faire ici au juste ?Ils auraient pu faire la même chose à la maison.Qu\u2019y a-t- il ici qu\u2019ils n\u2019ont pas déjà à Paris, à Londres ou à Tokyo ?Ils se prennent en photo devant les peintures murales de notre immeuble comme s\u2019il s\u2019agissait des grottes de Lascaux.Ils envahissent le mont Royal comme s\u2019ils voyaient un parc urbain pour la première fois.Ils font la queue devant les restos des guides touristiques.Et surtout, activité suprême du touriste de masse, ils font les magasins et achètent les mêmes produits « made in China » qu\u2019ils ont chez eux.Ma copine et moi avons décidé cette année de fuir la ville en allant séjourner aux Îles-de-la-Made- leine.Ce havre de paix et de si- Boycottons les vins australiens L\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) entendait cette semaine la plainte déposée l\u2019an dernier par l\u2019Australie contre le Canada.L\u2019Australie reproche à Ottawa de violer ses obligations internationales en tolérant dans quelques provinces (dont le Québec) des modes de distribution qui favorisent « injustement » les producteurs locaux au détriment de ses producteurs de vin à elle.Au Québec, les producteurs australiens vendent seize fois plus de vin que nos producteurs.Ailleurs, la concurrence québécoise n\u2019existe pas.Mais cette industrie milliardaire en veut plus ; comme le loup de la fable, l\u2019industrie viticole australienne accuse indirectement la SAQ de troubler son breuvage.On croit généralement que le simple citoyen est impuissant face aux conflits commerciaux qui opposent les États.Pourtant, nous avons affaire ici à un produit de consommation \u2014 le vin australien \u2014 dont nous pouvons nous passer en raison des nombreux vins provenant d\u2019ailleurs.Il serait temps que nous donnions une leçon à ce grand capital qui se croit tout permis.D\u2019où l\u2019idée, simple, de boycotter les vins australiens.D\u2019ici à ce que l\u2019OMC rende son jugement, j\u2019ignore si l\u2019Australie peut encore retirer sa plainte.Mais même s\u2019il est trop tard, une Tourisme : « L\u2019enfer, c\u2019est les autres » LIBRE OPINION LETTRES EBOLA Pas une minute à perdre L ÉDITORIAL A 8 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu GUY TAILLEFER de l\u2019avoir.Tout cela est en effet très violent.J\u2019ai vu aux Îles des gens faire un égoportrait devant les plus beaux paysages du monde sans jamais prendre ne serait-ce que quelques minutes pour les observer et méditer sur la mesure de l\u2019espace et du temps.Ils cochent une liste comme s\u2019ils étaient à l\u2019épicerie et se pressent d\u2019aller ensuite se faire bronzer sur la plage, armés de leur portable.Écouteurs aux oreilles, canette de bière à la bouche, le vide se comble par tous les trous.Il en va du tourisme comme du reste.Le plus est l\u2019ennemi du mieux.Huit milliards de Terriens qui s\u2019agglutinent, bougent et consomment constamment, c\u2019est le désastre assuré.Bien sûr, même si je tente de m\u2019y soustraire le plus possible, je participe un peu à tout ça.Le problème, c\u2019est toujours les autres.lence allait nous permettre de nous ressourcer.Un peu prévenus, nous avons eu la bonne idée de nous y rendre en juin plutôt qu\u2019en juillet ou en août.Nous avons ainsi évité de justesse les hordes de vacanciers qui envahissent les lieux dès que le thermomètre dépasse un peu les vingt degrés.Déjà, le dernier week-end avant notre retour, nous avons senti la différence.Cap-aux-Meules était devenue Old Orchard.Remplir le vide L\u2019avidité des voyageurs ne connaît pas de fin.Avidité comme dans remplir le vide.Avidité comme dans désirer quelque chose avec violence.Ils visitent les hauts lieux de l\u2019humanité comme ils vont au Walmart, espérant combler le vide de leur être en consommant toujours davantage dans une boulimie J\u2019ai vu aux Îles des gens faire un égoportrait devant les plus beaux paysages du monde sans jamais prendre ne serait- ce que quelques minutes pour les observer et méditer sur la mesure de l\u2019espace et du temps tention est portée, volontairement, sur la salivante manne des emplois à la clé desdits projets par leurs adeptes.S\u2019ils ont gain de cause, cela ajoutera de grands navires de transport de marchandises de centaines de mètres de long aux quelque 50 bateaux de croisière et à ceux de Rio- Tinto qui sillonnent, présentement, l\u2019estuaire du Saguenay.Et c\u2019est sans compter la construction d\u2019un troisième port de mer sur sa rive nord, face à celui de Grande-Anse.Pourrons-nous, alors, encore faire valoir la candidature de notre unique fjord à une reconnaissance officielle sur la liste du patrimoine mondial de l\u2019UNESCO, reconnaissance que nous recherchons depuis si longtemps ?L\u2019argent du beurre ?Impossible ! Celles et ceux qui nous font croire que le fjord du Saguenay ne sera pas défiguré à jamais pour autant veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes.Marcel Lapointe Jonquière, le 8 juillet 2019 chute brutale et permanente des ventes de vins australiens au Québec sera de nature à dissuader d\u2019autres pays à suivre l\u2019exemple de l\u2019Australie.De plus, aucun traité international ne peut forcer les gens à acheter un produit dont ils ne veulent pas.Donc, l\u2019OMC ne peut rien faire contre chacun d\u2019entre nous.C\u2019est la loi du marché.Or le marché, c\u2019est nous.Au-delà de nos actions individuelles, il serait bon que celles-ci soient appuyées par nos institutions.La Société des alcools du Québec pourrait mettre bien en évidence, dans la section des vins australiens, une grande affiche où on pourrait lire : « Chaque fois que vous achetez un vin australien, une partie de votre argent servira à nuire à l\u2019économie du Québec.» Les employés de la SAQ devraient être formés pour être capables de bien répondre aux questions que susciterait cet avis.Quant au gouvernement de la CAQ, j\u2019imagine que son nationalisme économique serait compatible avec un tel boycottage, ce qui trancherait avec l\u2019immobilisme niais du gouvernement qui l\u2019a précédé.Jean-Pierre Martel Montréal, le 17 juillet 2019 Soyons tous le fjord Tous ensemble, il faut questionner les promoteurs et défenseurs des grands projets \u2014 GNL, AP, MBR \u2014 sur un aspect que j\u2019estime trop négligé dans le débat qui a cours, présentement, sur la production industrielle de GES dans le fjord du Saguenay.Toute l\u2019at- Un article qui mérite un prix J\u2019ai passé un bon moment en lisant l\u2019article de Sylvain Cormier intitulé «Bonne écoute, mon amour!», paru dans l\u2019édition du vendredi 5 juillet et qui porte sur la renaissance de la bande sonore du film de fesses québécois Viens, mon amour.Non seulement était-il captivant d\u2019un point de vue historique, mais il était aussi drôle en « batêche ».Je félicite l\u2019auteur, qui mérite un prix.Sylvio Le Blanc Le 5 juillet 2019, Montréal Il est bien documenté que la précarité des soins de santé dans les pays ouest-africains a contribué à empirer l\u2019épidémie de 2014 A 9 IDÉES LEDEVOIR // LE VENDREDI 19 JUILLET 2019 Directeur de l\u2019information Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet Dahlia Namian Professeure à la Faculté des sciences sociales de l\u2019Université d\u2019Ottawa En 1989, Pamela Anderson fait sa première couverture de Playboy, année où Francis Fukuyama publie son célèbre essai louant la démocratie libérale comme seul système politique viable et légitime.La guerre froide tire à sa fin et la vedette de Baywatch échauffe les écrans en donnant en appât ce que l\u2019Amérique et la consommation de masse promettent au reste du monde : des gens magnifiques et bronzés, dans un environnement tout aussi plantureux que doré.En cette fin de l\u2019Histoire, Pamela contribuait à implanter, dans une psyché mondiale bipolaire, un rêve franchisé.Nul besoin d\u2019un psychanalyste pour comprendre à quel point les vagues de Malibu se sont depuis longtemps échouées sur les rives d\u2019un formidable mirage de sable.Ce rêve franchisé, sorti tout droit d\u2019un fantasme gonflé au silicone, s\u2019est transformé en un énorme « cauchemar climatisé »\u2026 pour faire écho au titre de l\u2019ouvrage du romancier américain Henry Miller, publié en 1945.Après avoir passé une dizaine d\u2019années en Europe entre les deux guerres, dont un séjour en Grèce, Miller regagne les États-Unis, en évitant de justesse la boucherie de 1939-1945, mais en se heurtant, toutefois, à une monstruosité plus sournoise : l\u2019American Dream, avec ses faux-semblants suffisants et ses désirs étouffés.Sur ce nouveau continent à la dérive, Miller posa un diagnostic acerbe : « Notre monde est un monde d\u2019objets.Il est fait de conforts, de luxes, ou sinon du désir de les posséder.Ce que nous redoutons le plus, en face de la débâcle qui nous menace, c\u2019est de devoir renoncer à nos gris-gris, à nos appareils et à tous les petits conforts qui nous ont rendu la vie si inconfortable.» Il ajoute que cette poursuite d\u2019un confort consumériste signifie « les plus gros bénéfices pour le patron, la plus totale servitude pour le travailleur\u2026 » Cauchemar climatisé Mort en 1980 en Californie, Miller n\u2019avait sans doute pas imaginé à quel point l\u2019air asphyxiant de ce cauchemar climatisé se propagerait en Europe, y compris sur la terre des héros et des poètes de la Grèce qu\u2019il a tant aimée.Il n\u2019est peut-être pas anodin que ce soit sur cette même terre, presque trente ans jour pour jour après la parution de la Fin de l\u2019histoire, que l\u2019icône Pamela semble avoir été déterrée du néant, cette fois-ci pour vendre tout le contraire du rêve américain.Multipliant ses apparitions publiques en Europe, elle s\u2019est notamment affichée aux côtés de l\u2019ancien ministre grec des Finances Yánis Varoufákis et du philosophe Sre?ko Horvat, les deux membres fondateurs du Mouvement pour la démocratie en Europe \u2014 Diem25.La vedette a aussi offert son appui aux gilets jaunes, en dénonçant sur les réseaux sociaux, dans un langage étonnamment sociologique, la « violence structurelle » des élites, et milite actuellement en soutien à Julian As- sange.Quoi qu\u2019on puisse penser de cette politique-spectacle, le retour de Pamela sur nos écrans a ceci d\u2019utile qu\u2019il révèle l\u2019envers d\u2019une fiction fortement ancrée dans notre psyché globalisée : celle de croire que les libertés individuelles peuvent être garanties par le libre marché.Depuis les années 1980, c\u2019est bien cette chimère hollywoodienne qui justifie l\u2019imposition normalisée et brutale de politiques néolibérales desquelles seules profitent les élites.Presque partout dans le monde, le 1 % des mieux rémunérés a vu sa part du revenu national doubler.Presque partout voit-on surgir des concentrations extraordinaires de richesse et de pouvoir.Aujourd\u2019hui, quasiment tous les pays ayant adopté des pratiques de libre marché, y compris ceux de l\u2019Europe de l\u2019Est et la Chine, sont marqués par une hausse extraordinaire des inégalités de revenu et de richesse.Pourtant, malgré les exemples flagrants de ses effets délétères, la vague de « néolibéralisation » du monde continue de faire son chemin, allant des côtes californiennes, où les tentes pour sans-abri ont remplacé les planches de lifegards, jusqu\u2019au large d\u2019Athènes, qui peine à sortir la tête de l\u2019eau sous le poids de l\u2019endettement.La Grèce, cette patrie, comme disait Miller, des dieux où, «même morts, leur présence s\u2019y fait toujours sentir», forme le berceau d\u2019une démocratie devenue moribonde, hantée depuis 2008 par l\u2019emprise des nouvelles déités morti- fères de la dette et de la finance.À la suite d\u2019une décennie de plans d\u2019austérité ayant plongé le pays dans la plus grande misère, et après des espoirs de résistance révoqués dès après qu\u2019ils soient nés, les Grecs ont élu, aux dernières élections, le candidat de droite Kyriákos Mitsotákis, surnommé le « Macron grec », proche du milieu des affaires et héritier d\u2019une dynastie politique.Hégémonie néolibérale On peut certes se consoler du fait que les Grecs ont résisté à l\u2019attrait du populisme qui gagne de plus en plus l\u2019Europe, en écartant du Parlement le parti d\u2019extrême droite Aube dorée, qui prône une politique nationaliste hostile à l\u2019immigration.On peut également comprendre le sentiment de trahison des électeurs envers Aléxis Tsípras, élu à la tête du parti défait de la gauche, Sy- DÉMOCRATIE La poitrine de Pamela et le cauchemar climatisé Quoi qu\u2019on puisse penser de cette politique-spectacle, ce retour de Pamela sur nos écrans a ceci d\u2019utile qu\u2019il révèle l\u2019envers d\u2019une fiction fortement ancrée dans notre psyché globalisée: celle de croire que les libertés individuelles peuvent être garanties par le libre marché.FRANCOIS GUILLOT AGENCE FRANCE-PRESSE Jean-Thomas Bernard Professeur auxiliaire Université d\u2019Ottawa À la fin de la dernière session, le gouvernement a introduit un projet de loi visant à régler le problème ponctuel des trop-perçus d\u2019Hydro-Québec auprès de sa clientèle québécoise, à geler les tarifs au niveau actuel pour l\u2019année 2020 et à les laisser croître au taux de l\u2019inflation les quatre années suivantes.Je poursuis deux objectifs dans ce texte : d\u2019abord, présenter la modification qui est apportée au cadre réglementaire des tarifs d\u2019électricité au Québec ; ensuite, en déduire les implications pour le niveau attendu des tarifs d\u2019électricité et pour le partage des gains de productivité entre les clients d\u2019Hydro-Québec et le gouvernement, qui est le propriétaire de cette dernière.Après la nationalisation de 1962, les grilles tarifaires étaient conçues par Hydro-Québec et approuvées directement par le gouvernement.L\u2019instauration du dividende à payer à son unique actionnaire, qui est le ministre des Finances, en 1984, a créé un conflit d\u2019intérêts pour le gouvernement.D\u2019une part, ce gouvernement approuvait le niveau des tarifs d\u2019électricité et d\u2019autre part, il percevait un dividende sur le bénéfice net de sa société d\u2019État.La porte était donc ouverte à l\u2019usage opportuniste des tarifs d\u2019électricité par le gouvernement à des fins électoralistes ou budgétaires.Pour mettre à jour sa politique énergétique et adapter le cadre réglementaire de sa société d\u2019État au nouveau contexte d\u2019ouverture des marchés de gros de l\u2019électricité aux États-Unis, le gouvernement réunit une table d\u2019experts.À la suite d\u2019une vaste consultation, celle-ci recommanda unanimement dans son rapport publié en 1996 la création d\u2019un tribunal administratif indépendant ayant pour fonction d\u2019analyser et d\u2019approuver les tarifs d\u2019électricité à la suite d\u2019audiences publiques.C\u2019est ainsi qu\u2019est apparue la Régie de l\u2019énergie à la fin des années 1990.Coûts prévus La Régie approuve les tarifs d\u2019électricité en s\u2019appuyant sur les coûts prévus qu\u2019Hydro-Québec aura à supporter pour satisfaire à la demande attendue l\u2019année suivante.Les coûts comprennent non seulement les coûts de main- d\u2019œuvre et d\u2019exploitation, mais aussi les coûts en capital, dont un taux de rendement normal qui est à la base du Trop-perçus et nouveau cadre tarifaire d\u2019Hydro-Québec dividende payé au ministre des Finances.Les réalisations ne suivent pas exactement les prévisions et ces écarts donnent lieu aux trop-perçus ou aux manques à gagner.Ce problème existe pour toutes les entreprises publiques ou privées d\u2019électricité et de gaz naturel en Amérique du Nord.La solution la plus fréquente est la création d\u2019un fonds de prévoyance qui est ajusté rapidement dans les exercices tarifaires subséquents sous la surveillance des organismes réglementaires.Au cours de la période allant de 1978 à 2018, le prix moyen de l\u2019électricité pour les ventes au Québec est passé de 5,47 à 5,44 ¢ le kilowattheure en dollars constants de 2002, alors que les ventes ont progressé de 142,8 à 172,8 TWh ; ce prix moyen n\u2019a donc pas changé.Deux facteurs ont un rôle déterminant sur l\u2019évolution des tarifs à long terme lorsque les tarifs d\u2019électricité reposent sur le coût moyen.D\u2019une part, il y a l\u2019augmentation des coûts de génération causée par le développement de sites hydroélectriques de plus en plus coûteux et de nouvelles filières dictées par le gouvernement, comme la filière éolienne.D\u2019autre part, il y a les gains de productivité.Ces deux facteurs poussent les tarifs dans des directions opposées et l\u2019annulation de leur impact au cours des deux dernières décennies résulte simplement du hasard ; il n\u2019y a pas de lien fondamental entre les deux facteurs.Avant la modification proposée du régime tarifaire, les ajustements tarifaires découlant des nouveaux coûts et des gains de productivité étaient effectués chaque année.Avec le nouveau régime, l\u2019ajustement se fera seulement tous les cinq ans.Or, Hydro-Québec dispose présentement de surplus et la demande interne stagne.Il n\u2019y aura donc pas de pression à la hausse due au développement de nouvelles centrales.Par contre, l\u2019amélioration de la productivité se poursuivra.En liant le niveau des tarifs à l\u2019inflation, le gouvernement ne tient pas compte de cette amélioration tendancielle de productivité et accaparera la totalité des gains pendant cette période.Il n\u2019y aura plus de trop-perçus ni de manque à gagner parce que les tarifs ne reposeront plus sur les coûts.Le gouvernement s\u2019est réinséré dans la détermination directe des tarifs d\u2019électricité et en sortira gagnant au cours du premier exercice de cinq ans.Il a effectué un virage réglementaire majeur sans en fournir la motivation et sans présenter les objectifs poursuivis.riza, censé faire front aux mesures d\u2019austérité.Or, force est de constater que ces résultats électoraux révèlent aussi l\u2019ampleur de l\u2019hégémonie néoli- bérale, conséquence directe de la domination du capital financier et des plans d\u2019austérité.Déjà, le parti de Mit- sotákis annonce la privatisation d\u2019un ensemble de services publics, suivant ainsi le mouvement mondial de destruction des systèmes de protection sociale pour venir à bout d\u2019une dette publique créée par ceux-là mêmes qui prétendent vouloir l\u2019éradiquer.Désormais, par une sorte de procédé tautologique, les seules solutions prônées par la classe politique sont d\u2019adopter des remèdes néolibéraux pour répondre à des maux néolibéraux.Si fin d\u2019une histoire il y a, ce n\u2019est pas celle, dorée, qu\u2019annonçait Fukuyama.Elle se révèle plutôt dans la débandade engendrée par le triomphe de l\u2019idéologie néolibérale et ses effets ravageurs sur la nature et la vie des hommes.À force de se mettre la tête dans le sable face aux bras longs des élites économiques, la pire tromperie pour l\u2019œil du public ne se trouve pas dans la poitrine de Pamela.Malgré les exemples flagrants de ses effets délétères, la vague de « néolibérali- sation » du monde continue de faire son chemin, allant des côtes califor- niennes, où les tentes pour sans- abri ont remplacé les planches de lifegards, jusqu\u2019au large d\u2019Athènes, qui peine à sortir sa tête de l\u2019eau sous le poids de l\u2019endettement Avant la modification proposée du régime tarifaire, les ajustements tarifaires découlant des nouveaux coûts et des gains de productivité étaient effectués chaque année.Avec le nouveau régime, l\u2019ajustement se fera seulement tous les cinq ans. LEDEVOIR // LE VENDREDI 19 JUILLET 2019 ACTUALITÉS A 10 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.FABIEN DEGLISE LE DEVOIR L e Canada, nouvelle terre de liberté et d\u2019avenir pour les Américains?Depuis 2015, le nombre de ressortissants des États-Unis qui ont déposé une demande de résidence permanente au Canada a bondi de 30 % environ, indiquent des données obtenues par Le Devoir.Et cette tendance haussière touche également la naturalisation d\u2019Américains souhaitant poursuivre leur vie sur le continent en tant que Canadiens : leurs demandes pour obtenir la citoyenneté canadienne ont connu en effet une croissance significative de plus de 60 % depuis l\u2019élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis.« Il est difficile de ne pas faire des liens », commente en souriant à l\u2019autre bout du fil l\u2019anthropologue Bob White, qui dirige le Laboratoire de recherche en relations interculturelles de l\u2019Université de Montréal.Américain de naissance, il vit au Québec depuis le début des années 1990.« Il y a au Canada et au Québec un climat politique et social beaucoup moins tendu qu\u2019aux États-Unis, et cela explique sans doute en partie le fait qu\u2019un nombre croissant d\u2019Américains, un peu plus progressistes que d\u2019autres, veuillent venir vivre ici.» Entre 2015 et 2018, le nombre de ressortissants américains qui ont réclamé le statut de résident permanent au Canada est passé en effet de 6800 à 8800, selon les chiffres obtenus du ministère de l\u2019Immigration et de la Citoyenneté du Canada.Les demandes de citoyenneté canadienne par des Américains ont atteint également un IMMIGRATION Quand le rêve américain devient de plus en plus canadien Depuis 2015, un nombre croissant d\u2019Américains cherchent à s\u2019installer au Canada et à devenir Canadiens niveau élevé de 5800 en 2018 contre 3500 trois ans plus tôt.Pire, l\u2019an dernier, 2800 Américains de plus qu\u2019en 2016 ont déposé une demande de naturalisation, soit une croissance spectaculaire de\u2026 92 %.« Je connais une famille de New York qui cherche à venir s\u2019installer au Canada », résume Glen Rubestein, Québécois d\u2019origine américaine qui vit ici depuis 15 ans.Il œuvre dans le domaine de la lutte contre le décrochage scolaire.« Et ce n\u2019est pas nouveau.La situation politique n\u2019est pas alléchante aux États-Unis, et ce, peu importe le personnage présidentiel qui est en poste.Le malaise est généralisé face à un système politique verrouillé qui a des visées moins sociales et des idées beaucoup moins respectueuses des droits de la personne.» « Mais si beaucoup d\u2019Américains parlent de venir s\u2019installer au Canada, ceux qui concrétisent toutefois ce projet restent malgré tout un peu dans la marge.» Climat politique Au Canada, l\u2019immigration en provenance des États-Unis fluctue d\u2019une année à une autre.En baisse depuis 2010, soit au début des années Obama, après une croissance au début du siècle, sous l\u2019ère Bush fils, elle amorce un nouveau cycle d\u2019augmentation depuis quatre ans.Notons toutefois que même si les États-Unis ont été le cinquième pays d\u2019origine des immigrants au Canada en 2017, derrière la Syrie, la Chine, les Philippines et l\u2019Inde, ces Américains à la recherche d\u2019une Amérique plus canadienne ne représentent toutefois qu\u2019environ 3% du volume total des nouveaux arrivants au pays annuellement.L\u2019an dernier, un demandeur de résidence permanente sur cinq d\u2019origine américaine visait par ailleurs une installation au Québec et a fait une demande de Certificat d\u2019acceptation \u2014 un document requis pour immigrer dans la province \u2014 allant dans ce sens, selon des données obtenues cette semaine auprès du ministère québécois de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion.Les États-Unis sont toutefois au 14e rang des pays fournisseurs d\u2019immigrants au Québec, loin derrière la Chine, la France, l\u2019Inde, la Syrie et l\u2019Algérie, qui forment le peloton de tête en la matière.« Le climat social et politique des États-Unis influence certainement ce mouvement », dit Stephan Reichhold, directeur général de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI), qui se demande toutefois si l\u2019afflux d\u2019immigrants en provenance des États-Unis ne serait pas aussi responsable de cette tendance.« Un enfant de migrants né aux États-Unis obtient la nationalité américaine et l\u2019amène ici quand sa famille cherche à s\u2019installer au Canada.» Selon les données obtenues, près du tiers des immigrants de nationalité américaine qui arrivent au Canada entrent dans la catégorie des immigrants dits « économiques », alors que les autres viennent pour des raisons familiales, seuls ou en groupe.Cela comprend les rapprochements entre époux pour les couples canado-américains et les réunifications familiales qui peuvent en résulter.Les réfugiés ou les immigrants de nationalité américaine cherchant refuge au Canada pour des motifs humanitaires ou autres ne représentaient toutefois en 2018 qu\u2019environ 5 % des demandes de résidence permanente déposées.« Il y a aussi beaucoup d\u2019étudiants américains qui viennent ici et qui, après leurs études, décident de rester », dit-il, ajoutant que ce type de néo-Canadien provenant des États-Unis reste toutefois très difficile à détecter puisqu\u2019il n\u2019a pas besoin d\u2019une aide particulière à l\u2019intégration et se fond facilement dans la masse canadienne.Lors de l\u2019année scolaire 2015-2016, le Canada a accueilli 8800 étudiants américains sur son territoire.Soit huit fois moins que les étudiants arrivant de la Chine.Immigration particulière Pour Bob White, il existe une longue histoire d\u2019Américains qui immigrent au Canada, et ce, depuis la guerre d\u2019indépendance des États-Unis, qui en a fait venir des milliers au pays, les loyalistes, refusant de combattre la Couronne britannique.L\u2019Ontario leur a dédié une route commémorative d\u2019ailleurs.Entre 1955 et 1975, les objecteurs de conscience quant à la guerre du Vietnam ont également formé une tranche de cette immigration de voisinage.« C\u2019est une immigration particulière qui a des convictions politiques, dit l\u2019anthropologue.Tout comme ici, il y a aux États-Unis des gens qui refusent ce capitalisme sauvage laissant de côté la notion de redistribution des ressources, d\u2019entraide et de service public.Au Canada, cette part d\u2019entraide est acquise et a un impact sur le bonheur des populations.Cela peut avoir un caractère attirant pour quelques Américains.» Une attirance qui se chiffre même : depuis 15 ans, plus de 70 000 Américains sont devenus des citoyens canadiens, soit l\u2019équivalent de la population d\u2019une ville comme Granby.2005 2007 2009 2011 2013 2015 2017 Demandes de résidence permanente Demandes de citoyenneté Données Immigration et citoyenneté Canada Infographie Le Devoir Demandes d\u2019immigration reçues de citoyens américains 0 2000 4000 6000 8000 10 000 ANDREW VAUGHAN LA PRESSE CANADIENNE La situation politique n\u2019est pas alléchante aux États- Unis, et ce, peu importe le personnage présidentiel qui est en poste GLEN RUBESTEIN » "]
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