Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 2019-07-16, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Dans un geste sans précédent au Canada, le ministère de la Défense compte retrouver et retirer du lac Saint-Pierre plusieurs milliers d\u2019obus au cours de la prochaine décennie, indique l\u2019étude d\u2019impact du projet consultée par Le Devoir.Cette opération délicate est nécessaire parce que près de 8000 projectiles contiennent des matières explosives.Mais les travaux n\u2019élimineront pas les risques pour la sécurité des citoyens, admet le gouvernement.Entre 1952 et 1999, plus de 500 000 « munitions d\u2019artillerie » de différents calibres ont été tirées directement dans le lac Saint-Pierre afin de tester leur « fonctionnement ».Le ministère de la Défense nationale (MDN) estime d\u2019ailleurs que plus de 300 000 projectiles se trouvent toujours dans le fond du lac, dont près de 8000 sont des obus non explosés contenant de la « matière explosive ».Ces obus sont dispersés sur un territoire de 160 km2 dans ce vaste lac situé sur le cours du Saint-Laurent, ce qui rend leur retrait complet impossible, selon le MDN.Une telle opération coûterait « plus de 100 millions », selon ce qu\u2019on peut lire dans l\u2019étude d\u2019impact du projet « Atténuation du risque à la sécurité publique lié aux munitions explosives non explosées au lac Saint- Pierre ».Le document de 487 pages a été mis en ligne vendredi dernier sur le « Registre des évaluations environnementales » du Québec, une étape en vue de l\u2019obtention d\u2019un « certificat d\u2019autorisation » de la part du ministère de l\u2019Environnement.Après avoir analysé la présence des obus, le ministère de la Défense a ciblé un secteur nommé « zone prioritaire d\u2019intervention » (ZPI).À l\u2019intérieur de cette zone, le niveau de risque est jugé « élevé » pour les citoyens qui fréquentent le cours d\u2019eau, en raison de la forte densité de projectiles.Ce secteur, qui représente à peine 3 % de l\u2019ancienne zone de tir, contient 40 % des « munitions explosives non explosées » (UXO) répertoriées jusqu\u2019à présent.À l\u2019intérieur de cette ZPI, le ministère de la Défense s\u2019attend à retrouver 14 373 projectiles.Un peu plus de 9000 d\u2019entre eux sont des obus des plus forts calibres tirés dans le lac Saint-Pierre, VOL.CX NO 157 / LE MARDI 16 JUILLET 2019 / 1,52 $ + TAXES = 1,75 $ WWW.LEDEVOIR.COM THÉÂTRE Dans la légende de Laurel et Hardy Louis Champagne revient sur scène dans une pièce évoquant la vie et la carrière du duo comique MARIE LABRECQUE COLLABORATRICE LE DEVOIR L eur irrésistible dynamique a été immortalisée dans pas moins de 107 films, courts et longs métrages, muets ou parlants.Le légendaire tandem slapstick aux chapeaux melon renaît dans un spectacle créé au théâtre Hector-Charland, à L\u2019Assomption, l\u2019été dernier.Après une tournée québécoise, Laurel et Hardy s\u2019arrête pour quelques représentations au TNM, dans le cadre du festival Juste pour rire.Réunis par le producteur hollywoodien Hal Roach en 1926, le « gros » Oliver Hardy et le « petit » Stan Laurel ont formé le « premier vrai duo comique », rappelle Louis Champagne.« Ils ont créé les bases de ceux qu\u2019on a connus après, avec Ti-Gus et Ti-Mousse, Moi et l\u2019autre.Et ils ont inventé plein de choses, comme ce qu\u2019on appelle le slow burn, cette [technique] de réaction décalée dans les gags.» Le spectacle recrée quelques- unes de leurs routines.« Au Québec, il y a eu une grande tradition de cet humour-là et je pense que les spectateurs retrouvent avec plaisir certains numéros qui sont vraiment du pur burlesque.INDEX Décès .A4 Éditorial.A6 Idées.A7 Monde.B1 Avis légaux .B2 Économie.B4 Sports.B6 Mots croisés.B6 Sudoku .B6 Météo .B6 Culture.B7 Grille TV.B7 ACTUALITÉS Trente municipalités échappent au moratoire sur les zones inondables | A 3 ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Des milliers d\u2019obus à retirer du lac Saint-Pierre GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ LE DEVOIR Insatisfaite du faible taux d\u2019inscription au service de surveillance d\u2019Equifax, la direction de Desjardins a choisi lundi d\u2019offrir à tous ses membres une protection automatique et permanente contre le vol d\u2019identité.Mais au-delà, le président de l\u2019institution estime que la fraude dont a été victime Desjardins doit forcer Ottawa à s\u2019attaquer au problème de la protection des données.« Ce qui se produit chez Desjardins s\u2019est produit ailleurs et pourrait se reproduire ailleurs, dans n\u2019importe quelle entreprise privée ou [n\u2019importe quel] organisme public, dont la mission implique la gestion de renseignements personnels », a soutenu Guy Cormier en après-midi devant le Comité permanent de la sécurité publique et nationale.Ce dernier tenait une réunion spéciale pour étudier le dossier de la fuite des données personnelles qui touche 2,7 millions de membres Desjardins.Une séance « prématurée », selon Guy Cormier, qui s\u2019est dit « ambivalent » quant aux motifs la justifiant.Aux députés conservateurs du comité qui voulaient savoir pourquoi le gouvernement fédéral n\u2019était pas plus « proactif » dans ce dossier \u2014 Alupa Clarke a suggéré que c\u2019est le gouvernement qui aurait dû appeler les millions de victimes et « s\u2019occuper de tout » \u2014, le chef de la direction du Mouvement VOL DE DONNÉES Desjardins rajuste le tir La fraude dont a été victime l\u2019institution doit forcer le gouvernement à réfléchir, estime Guy Cormier Malgré l\u2019ampleur des travaux qui seront menés au cours de la prochaine décennie dans la « zone prioritaire d\u2019intervention » où le niveau de risque est jugé « élevé », le gouvernement fédéral reconnaît que cela n\u2019éliminera pas complètement les risques pour les citoyens qui fréquentent le lac Saint-Pierre.OLIVIER ZUIDA LE DEVOIR L\u2019acteur, moins présent sur les planches dernièrement, ne pouvait refuser une création portant sur ces géants de la comédie.VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR VOIR PAGE A 4 : THÉÂTRE VOIR PAGE A 5 : DÉFENSE VOIR PAGE A 5 : DESJARDINS BIEN TROP NAÏFS.UN ÉDITORIAL DE JEAN-ROBERT SANSFAÇON.PAGE A 6.MONDE De nouvelles règles pour rendre l\u2019asile plus difficile à obtenir aux États-Unis | B 1 Votre protection.Notre priorité.Appelez-nous au 1 800 CAISSES ou au 1 888 AFFAIRE.Pour plus d\u2019information, visitez desjardins.com.Vous avez des questions?Nous avons à cœur l\u2019intérêt de nos membres.C\u2019est pourquoi nous avons mis en place la Protection membres Desjardins : des mesures additionnelles de protection des renseignements personnels et financiers pour TOUS nos membres.Nous continuons de travailler à des solutions de pointe en matière de protection des renseignements personnels.Protection Les actifs que vous détenez et les transactions que vous effectuez chez Desjardins sont protégés.Remboursement Dans le cadre de la restauration d\u2019identité, vous aurez droit à un remboursement pouvant aller jusqu\u2019à 50 000 $ pour des frais engagés tels que les frais de notaire et d\u2019avocat, et autres dépenses.En cas de vol d\u2019identité, nous assurons une prise en charge personnalisée.Nous vous accompagnerons à chacune des étapes pour restaurer votre identité.Accompagnement ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE MARDI 16 JUILLET 2019 MARCO FORTIER LE DEVOIR Le ministre Jean-François Roberge a assoupli son règlement sur l\u2019école à la maison pour répondre aux critiques de parents qui trouvaient les nouvelles règles trop contraignantes.L\u2019obligation pour les enfants scolarisés à la maison de passer les examens ministériels est repoussée d\u2019un an, de juin 2020 à juin 2021.Les commissions scolaires devront offrir gratuitement des activités de préparation aux épreuves ministérielles.Dès l\u2019été 2020, le ministre de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur devra aussi rendre disponibles aux parents des documents préparatoires aux épreuves qu\u2019il impose.Les grandes lignes de la réforme du ministre restent toutefois en place : le nombre de matières à enseigner augmentera dès la rentrée de cet automne, des agents du ministère de l\u2019Éducation rencontreront les élèves à la maison pour s\u2019assurer qu\u2019ils suivent le programme, et les examens ministériels deviendront obligatoires en dépit de l\u2019opposition de groupes de parents.ÉDUCATION Roberge assouplit les nouvelles règles sur l\u2019école à la maison « Ces modifications permettront d\u2019éviter que des enfants déclarés en enseignement à la maison ne soient assujettis à des contenus d\u2019apprentissage minimalistes », a indiqué lundi le ministre Jean-François Roberge dans un communiqué.Au cours de la dernière session parlementaire, il a affirmé que des centaines d\u2019enfants passent à travers les mailles du système, hors de l\u2019écran radar du ministère de l\u2019Éducation.Son nouveau règlement vise à encadrer non seulement l\u2019enseignement à la maison, mais aussi les écoles illégales, notamment religieuses.Le Devoir a révélé en mars dernier des lacunes dans l\u2019encadrement de l\u2019école à la maison : des « rencontres » entre des parents et des représentants du ministère de l\u2019Éducation se font au téléphone.Ceux-ci sont habitués à se faire raccrocher la ligne au nez.Des projets d\u2019apprentissage soumis par des parents tiennent parfois en une page griffonnée à la main.Scepticisme Christine Perry, mère d\u2019une fillette de neuf ans scolarisée à la maison, est partiellement satisfaite des concessions faites par le ministre Roberge.«Ce que le ministre considère comme des contenus d\u2019apprentissage minima- listes, c\u2019est une pédagogie qu\u2019il ne comprend pas», a réagi au Devoir cette militante du Réseau des écoles démocratiques au Québec (REDAQ) et du Front de solidarité pour la liberté éducative.Elle a hâte de voir le texte modifié du règlement, qui sera publié dans la Gazette officielle du Québec du 17 juillet.Elle surveillera la façon dont le ministre obligera l\u2019enseignement de disciplines supplémentaires \u2014 ou de compétences.« On pourra voir à ce mo- ment-là s\u2019il a vraiment été à l\u2019écoute des parents », dit Christine Perry.Le ministre Roberge a assuré lundi qu\u2019il a écouté les nombreux commentaires de parents et d\u2019autres acteurs du milieu de l\u2019éducation.« Ils nous ont permis de bonifier notre projet de règlement au bénéfice de tous les enfants recevant un enseignement à la maison », a-t-il indiqué.MYLÈNE CRÊTE CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À QUÉBEC LE DEVOIR Le gouvernement du Québec a refait ses devoirs et retranché 30 municipalités de l\u2019application de son moratoire sur la construction dans les zones inondables.Les villes d\u2019Alma, de Blainville et de Dollard-des-Ormeaux en sont maintenant exclues tout comme certaines portions de Laval et de Gati- neau.Une seule municipalité a été ajoutée, celle de L\u2019Isle-aux-Coudres.Le décret annoncé en juin et qui avait soulevé le mécontentement de propriétaires résidentiels a été publié lundi.Il a été modifié à la suite de consultations publiques simultanées tenues dans 16 régions au début du mois.La première mouture incluait de nombreuses maisons qui n\u2019étaient pas en zone inondable, ce qui empêchait leur propriétaire d\u2019effectuer quelque rénovation que ce soit durant l\u2019été.Le gouvernement avait reconnu au début du mois la nécessité de réviser la carte puisqu\u2019elle contenait des inexactitudes.« Pour faire les cartographies, on avait pris les données satellitaires, les données aériennes, les cotes de crues, a rappelé la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest.On avait pris également toutes les adresses où les gens avaient été inondés en 2017 et 2019.» « Il y a des refoulements d\u2019égouts qui étaient dans les adresses au ministère de la Sécurité publique et des glissements de terrain qui n\u2019étaient pas dus aux inondations, alors il a fallu faire des retraits, a-t-elle ajouté.C\u2019est à la suite des consultations publiques qu\u2019on a fait notre travail.» En tout, ce sont 783 municipalités visées par la zone d\u2019intervention spéciale (ZIS) au lieu des 813 prévues au départ, soit 20 % de moins.Or, 149 000 propriétés en tout seront touchées par le moratoire dont la durée demeure indéterminée.Il a été imposé par le gouvernement en juin, le temps qu\u2019il se dote de nouvelles règles d\u2019aménagement du territoire en zone inondable et d\u2019une meilleure cartographie de ces endroits.Les ZIS comprennent les secteurs inondables 0-20 ans et les endroits qui ont été inondés en 2017 et en 2019.Il est désormais interdit de construire ou reconstruire.La réparation des immeubles abîmés par la crue des eaux sera autorisée seulement lorsque les dom- ENVIRONNEMENT Québec refait ses devoirs Trente municipalités échappent au moratoire sur les zones inondables mages n\u2019atteignent pas la moitié de leur valeur.Une exception a été faite pour Sainte- Marthe-sur-le-Lac où les résidents qui ont été inondés après que la digue eut cédé en avril pourront reconstruire leur maison.Laval Les modifications annoncées lundi par le gouvernement ont été bien accueillies par les villes de Laval, Gatineau et par l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ).«Le gouvernement a écouté les préoccupations des citoyens », a reconnu le porte-parole de l\u2019UMQ, Patrick Le- mieux.Il a également noté que ces changements ne sont pas encore coulés dans le béton.Les citoyens ont jusqu\u2019au 19 août pour signaler toute autre inexactitude à leur municipalité.À Laval, quelques centaines de propriétaires de maisons seront désormais épargnés.« De façon générale, ce qu\u2019on remarque, c\u2019est que la nouvelle carte semble bien reprendre ce que nous, on a constaté comme étant la réalité sur le terrain », a indiqué le vice-président du comité exécutif, Stéphane Boyer.« Le fait qu\u2019ils se retrouvaient dans les zones d\u2019intervention spéciale, ça soulève des doutes auprès des acheteurs potentiels, ça soulève des doutes auprès des assureurs, ça fait en sorte que, pour le temps du moratoire, ces gens-là ne pouvaient plus rénover ou demander des permis de construction, rénovation, agrandissement, a-t-il expliqué.Ça venait surtout pour ces gens- là venir mettre un gros stress sur l\u2019avenir de leur résidence.» La Ville devra tout de même vérifier les adresses pour s\u2019assurer de la précision de la nouvelle carte.« Si jamais il y a des gens qui considèrent qu\u2019il y a une erreur, ils peuvent nous les signaler par courriel (zisla- val@laval.ca) et on va s\u2019assurer de faire un accompagnement personnalisé, a- t-il indiqué.On va s\u2019assurer de vérifier les données pour qu\u2019il n\u2019y ait pas personne qui soit lésé dans tout ça.» Gatineau Même scénario à Gatineau où certains quartiers durement touchés par les crues de 2017 et 2019.Le gouvernement s\u2019est finalement fié aux cartes topographiques de la ville pour apporter des correctifs.Une rue située loin de la zone touchée par les inondations \u2014 et où le Musée canadien de l\u2019Histoire a pignon sur rue \u2014 a été retranchée tout comme le secteur entre les ponts Portage et Chaudière où un important projet de développement résidentiel est en cours.Des centaines d\u2019appartements en copropriété auraient pu être touchés.Liste des municipalités retirées Bas-Saint-Laurent Sayabec Val-Brillant Saint-Gabriel-de-Rimouski Saint-Guy Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean Chambord Saint-François-de-Sales Saint-Prime Sainte-Monique Saint-Gédéon Saint-Henri-de-Taillon Saint-Nazaire Alma Desbiens Métabetchouan\u2013Lac-à-la-Croix Péribonka Village de Sainte-Jeanne-d\u2019Arc Mauricie Paroisse de Saint-Maurice Paroisse de Saint-Étienne- des-Grès Montréal Ville de Dollard-Des Ormeaux Outaouais Lac-Sainte-Marie Abitibi-Témiscamingue Paroisse de Saint-Édouard- de-Fabre Témiscaming Côte-Nord Île-d\u2019Anticosti Gaspésie\u2013Îles-de- la-Madeleine La Martre Village de Marsoui Lanaudière Sainte-Julienne Laurentides Sainte-Marguerite- du-Lac-Masson Blainville Sainte-Thérèse Montérégie Saint-Bruno-de-Montarville Saint-Polycarpe Des parents et des enfants avaient manifesté leur mécontentement devant les bureaux du ministre Roberge, à Chambly, en avril dernier.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les dernières inondations printanières, notamment à Sainte-Marthe- sur-le-Lac, ont poussé Québec à décréter un moratoire sur les constructions et les rénovations en zones inondables.GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR Bien qu\u2019il ait été pincé par les policiers à rouler à 171 km/h sur une autoroute au printemps dernier, Benoit Dorais a toute la confiance de la mairesse Valérie Plante.L\u2019opposition juge pour sa part que l\u2019élu n\u2019a plus la crédibilité pour occuper les fonctions de président du comité exécutif et l\u2019invite à démissionner de son poste.« M.Dorais regrette ces agissements et, à l\u2019instar de tout citoyen, fait face aux conséquences de ses actes », a indiqué lundi Laurence Houde-Roy, attachée de presse au cabinet de la mairesse.« Toutefois, ceci ne remet pas en question la qualité de son travail.Benoit Dorais est un élu travaillant, rigoureux, présent pour l\u2019administration et sa crédibilité n\u2019est pas remise en question.» La semaine dernière, Le Journal de Montréal révélait que le numéro 2 de l\u2019administration Plante avait écopé d\u2019une amende de 1378 $ et de 14 points d\u2019inaptitude après avoir roulé à 171 km / heure sur l\u2019autoroute 35, près de Saint-Alexandre, le 21 avril dernier.Son permis de conduire a également été suspendu pendant 7 jours.M.Dorais n\u2019en était pas à sa première infraction, a aussi rapporté Le Journal de Montréal.Entre 1995 et 2017, il a été interpellé pour excès de vitesse à huit reprises, dont trois fois depuis 2009, année de son accession au poste de maire de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest.Il avait alors conduit à des vitesses dépassant de 16 à 39 km/h la limite permise.Crédibilité ébranlée ?L\u2019opposition à l\u2019Hôtel de Ville de Montréal, qui reproche à l\u2019administration d\u2019avoir gardé le silence sur cette affaire trop longtemps, estime que Benoit Dorais devrait démissionner de son poste.Rouler à une telle vitesse met la vie d\u2019autrui en danger, a souligné Lionel Perez.«71km/h au-dessus de la limite légale, ce n\u2019est pas banal.Ça montre un manque de jugement très grave de la part de M.Dorais», insiste Lionel Perez.« En tant que président du comité exécutif, il doit avoir une certaine autorité morale.Avec cet incident, il l\u2019a perdue.» « La prochaine fois qu\u2019il va parler d\u2019augmentation de contraventions dans ce budget, on va se mettre à rigoler.Il n\u2019a aucune crédibilité », a poursuivi le chef de l\u2019opposition.« Et quand Projet Montréal va dire qu\u2019il faut réduire les vitesses, qu\u2019il faut plus de pistes cyclables et donner moins de place aux véhicules, ils n\u2019auront pas de crédibilité parce qu\u2019on va toujours avoir ça en arrière-plan.» Lionel Perez estime cependant qu\u2019il faut faire une distinction entre la présidence du comité exécutif, qui requiert une autorité morale pour parler de divers enjeux au nom de l\u2019administration et de la Ville de Montréal, et le poste de maire d\u2019arrondissement.C\u2019est pourquoi il ne réclame pas sa démission comme maire du Sud-Ouest.Vendredi dernier, le conseiller indépendant Marvin Rotrand avait pressé Benoit Dorais de démissionner de ses fonctions d\u2019élu.« Benoit Dorais a fait preuve d\u2019un grand manque de jugement.Quelqu\u2019un aurait pu facilement être tué », a-t-il indiqué dans un cour- riel.S\u2019il ne le fait pas, il devrait au moins quitter Projet Montréal, siéger comme indépendant et ne plus occuper de fonctions au comité exécutif, a-t-il ajouté.Maire du Sud-Ouest depuis 2009, Benoit Dorais avait d\u2019abord été élu sous la bannière de Vision Montréal.Courtisé par le parti de Denis Coderre, il avait préféré rejoindre les rangs de Projet Montréal au printemps 2017 en prévision de la campagne électorale.À quelques jours du scrutin, Valérie Plante avait fait savoir que Benoit Dorais deviendrait président du comité exécutif si son équipe était portée au pouvoir.Mais cet humour a vieilli et on l\u2019a [adapté] pour qu\u2019il soit regardable aujourd\u2019hui.» Et dans le duo qu\u2019il interprète avec André Robitaille, il n\u2019y a pas de rôle assigné de straight man et de comique, plutôt une alternance, se réjouit-il.Celui qui joue moins au théâtre depuis quelques années, vie familiale et rôles télé obligent, ne pouvait refuser une création portant sur ces géants de la comédie.L\u2019acteur a été impressionné par la pièce écrite avec « beaucoup d\u2019humour, d\u2019humanité » par Patrice Dubois et Luc Michaud, retraçant le parcours professionnel, mais aussi la vie méconnue de Laurel et Hardy.Une trajectoire mouvementée.Devenus des « stars énormes, partout dans le monde », les deux hommes ont notamment connu une vie sentimentale tumultueuse.« Certaines scènes de leur vie sont plus rocambolesques que leurs numéros comiques.» Ce « biopic théâtral » raconte aussi l\u2019histoire d\u2019une grande amitié, malgré quelques froids, entre l\u2019Anglais Laurel, le cerveau créateur du duo, et l\u2019Américain Hardy, « un bon vivant, un peu naïf ».Le récit se promène de scènes de drame personnel à « de la grosse comédie », et reconstitue les coulisses de tournages marqués par des « conflits énormes » avec le producteur.Champagne évoque le plaisir de refaire du cinéma avec les moyens de la scène.« Le décor est absolument extraordinaire.C\u2019est très inventif, très théâtral.» « Spectacle de troupe », la production met en vedette neuf interprètes, dont plusieurs incarnent moult personnages.« On chante, on danse.C\u2019est un feu roulant.Je n\u2019ai pas vu beaucoup de shows comme ça au Québec, c\u2019est très ambitieux.» Fascinante comédie Au fil des représentations, l\u2019équipe a pu retravailler beaucoup le spectacle.Jouer une comédie devant le public produit un effet de révélateur sou- v e n t é t o n n a n t , e x p l i q u e L o u i s Champagne.Tant il peut être difficile d\u2019anticiper le potentiel d\u2019hilarité.« Il y a quelque chose de fascinant dans la comédie : on la prépare dans son local de répétition, en pensant que [telle scène] va être extraordinaire.Et finalement, elle ne suscite pas autant le rire qu\u2019on le prévoyait.Alors qu\u2019un geste que tu fais sur scène sans t\u2019en rendre compte, tout le monde s\u2019es- claffe.» Bref, la drôlerie a un caractère imprévisible.« Il n\u2019y a pas ça dans le drame.En comédie, il y a quelque chose qu\u2019on ne contrôle pas.C\u2019est ce qui est thrillant.» Même la cadence du timing comique varie selon les villes, a-t-il constaté en tournée.Dirigé par Carl Béchard, «le roi de la précision », qui a pris la relève du metteur en scène Normand Chouinard, malade, le spectacle fut un plaisir à créer.« Mais on sue ! La comédie, c\u2019est un rythme très rapide, une gymnastique.» Le comédien quinquagénaire, qui autrefois gagnait sa vie avec la scène, « se réserve » désormais pour certains shows.« Avant, lorsque j\u2019entendais de vieux acteurs dire qu\u2019ils ne joueraient plus au théâtre, ça me mettait quasiment en maudit.Mais je me rends compte que revenir à la scène, c\u2019est très exigeant.La routine est complètement différente des plateaux de tournage.[\u2026] Il faut refaire sans cesse les mêmes choses.Cela requiert une rigueur.Il n\u2019y a pas de \u201ccoupez ! On va recommencer\u201d.» Et avec l\u2019âge, il tolère moins bien les petites imperfections d\u2019une performance.Louis Champagne, qui a joué beaucoup de petits shows de création, s\u2019identifie un peu au cheminement graduel de Stan Laurel et Oliver Hardy.« Avant leur énorme succès, ils avaient pioché beaucoup.Ils ont eu leurs années de petits rôles, de figuration, de doublure, de cabarets miteux.» Un type de parcours qu\u2019il juge plus solide qu\u2019un succès extraordinaire subit.« J\u2019aime avoir pris le temps de digérer chaque échelon de l\u2019échelle, tranquillement.Pas que je sois rendu [au top] ! Je suis un artisan.Mais je me reconnais un peu dans ces deux gars-là.» Dans l\u2019importance du travail acharné \u2014 qui compte plus « que le talent, souvent.Et on dirait que plus on vieillit, plus on ajoute des couches de travail, de vernis, pour être fier de ce qu\u2019on fait.» LEDEVOIR // LE MARDI 16 JUILLET 2019 ACTUALITÉS A 4 E N B R E F Nathalie Provost quitte le comité sur les armes à feu OTTAWA \u2014 La survivante de la fusillade à Polytechnique Nathalie Provost a claqué la porte du Comité consultatif canadien sur les armes à feu (CCCAF), se disant fortement déçue de l\u2019incapacité du gouvernement libéral à s\u2019attaquer aux fusils d\u2019assaut.« J\u2019ai le sentiment d\u2019avoir été utilisée en tant que caution morale à l\u2019inaction (ou au peu d\u2019action) du gouvernement libéral sur la question du contrôle des armes.C\u2019est donc pour me soustraire à cette apparente instrumentalisation que je vous annonce ma démission du CCCAF à compter d\u2019aujourd\u2019hui même », a-t-elle écrit dans sa lettre de démission.Mme Provost, qui a été atteinte par balle quatre fois lors de la fusillade à l\u2019établissement montréa- lais en 1989, a siégé au comité pendant plus de deux ans.La Presse canadienne De possibles violations des politiques au Laboratoire national de microbiologie OTTAWA \u2014 L\u2019Agence de la santé publique du Canada se penche sur une «question administrative» au Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg après avoir avisé la Gendarmerie royale du Canada de possibles violations de ses politiques.Le laboratoire est l\u2019établissement le plus sécurisé du Canada.Des scientifiques y mènent des recherches de pointe sur la propagation de maladies infectieuses mortelles comme le virus Ebola.L\u2019agence a déclaré lundi avoir alerté la GRC le 24 mai au sujet des possibles infractions, en ajoutant qu\u2019aucun employé du laboratoire n\u2019était «en état d\u2019arrestation ou confiné à son domicile».Une porte-parole de la GRC au Manitoba a confirmé que la police fédérale avait reçu un signalement de l\u2019agence, mais n\u2019a pas voulu spéculer sur les résultats potentiels de l\u2019enquête.La Presse canadienne Le PLQ et le PQ modifient leur aile parlementaire QUÉBEC \u2014 Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois ont apporté lundi des changements à leurs ailes parlementaires.Du côté des libéraux, Marie- Claude Nichols passe des affaires municipales à la sécurité publique, où elle remplace Christine St-Pierre, qui s\u2019occupera dorénavant des relations canadiennes, de la protection de la langue française et de l\u2019éthique.Les relations canadiennes relevaient précédemment de Kathleen Weil, la protection de la langue française de Frantz Benjamin, et l\u2019éthique de Jean Rousselle.Mme Weil gérera dorénavant les dossiers sur la francophonie canadienne.Monsef Derraji s\u2019occupera maintenant des dossiers d\u2019immigration, qui étaient auparavant confiés à Dominique Anglade.Chez les péquistes, Sylvain Roy devient porte-parole en matière de travail et Harold Le- Bel, en matière d\u2019affaires municipales.La Presse canadienne Photo de Nathalie Provost prise en 2014 GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Valérie Plante réitère sa confiance envers Benoit Dorais Le président du comité exécutif a écopé d\u2019une amende pour avoir roulé à 171 km/h Un « spectacle de troupe », un « show très ambitieux » THÉÂTRE SUITE DE LA PAGE A 1 Benoit Dorais lors de l\u2019assermentation de la mairesse Valérie Plante en novembre 2017 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Avant, lorsque j\u2019entendais de vieux acteurs dire qu\u2019ils ne joueraient plus au théâtre, ça me mettait quasiment en maudit.Mais je me rends compte que revenir à la scène, c\u2019est très exigeant.La routine est complètement différente des plateaux de tournage.[\u2026] Il faut refaire sans cesse les mêmes choses.Cela requiert une rigueur.Il n\u2019y a pas de \u201ccoupez ! On va recommencer\u201d.LOUIS CHAMPAGNE » Laurel et Hardy Texte : Patrice Dubois et Luc Michaud.Mise en scène: Carl Béchard et Normand Chouinard.Avec Louis Champagne, André Robitaille, Stéphane Archambault, Alexandre Bergeron, Bernard Fortin, Martin Héroux, Brigitte Lafleur, Alice Moreault et Marie-Ève Sou- lard La Ferrière.Un spectacle de Monarque Productions.Au théâtre du Nouveau Monde, les 15, 17 et 21 juillet. soit 155 mm et 105 mm.Sur l\u2019ensemble des projectiles, le fédéral estime par ailleurs que la seule zone prioritaire devrait contenir au moins 2739 UXO, sur un total évalué à 7880 pour toute la zone de tests de tir.Explosions dans le lac Plusieurs de ces projectiles non ex- plosés posent un « risque » puisqu\u2019ils sont enfouis peu profondément dans les sédiments du lac, soit à un maximum de trente centimètres, dans des secteurs où le niveau d\u2019eau ne dépasse pas les deux mètres.En plus des projectiles qui seront transportés sur la terre ferme pour être détruits, le ministère prévoit qu\u2019au moins 1148 projectiles situés dans la ZPI devront être détruits sur place, en raison des risques que représenterait leur manutention.De ce nombre, un peu plus de 700 sont d\u2019un calibre de 155 mm ou 105 mm.« Puisque le risque à la sécurité publique résulte de la possibilité qu\u2019une explosion survienne si un citoyen entre en contact avec une UXO et puisqu\u2019il n\u2019est pas envisageable d\u2019interdire l\u2019accès au lac aux citoyens, la seule façon de réduire le risque à la sécurité publique est de retirer les UXO », résume le MDN dans son étude d\u2019impact.L\u2019objectif du projet est de réduire, dans la ZPI, le niveau de risque à la sécurité publique d\u2019« élevé » à « faible », en retirant les UXO.Une telle opération nécessitera de mener des travaux sur le terrain au moins jusqu\u2019en 2028, a-t-on précisé lundi, en réponse aux questions du Devoir.Pour le moment, la facture est simplement estimée à « plusieurs dizaines de millions de dollars ».« Nous prévoyons que les levés géophysiques auront lieu jusqu\u2019en 2022-2023 afin de nous permettre de localiser des projectiles avec plus de précision », a ajouté le ministère.Il est donc possible que les travaux à mener soient plus importants que prévu.Les travaux de repérage, de déplacement et de destruction des obus seront menés directement dans le lac Saint- Pierre, qui est reconnu comme une « r é s e r ve d e l a b i o s p h è r e » p a r l\u2019UNESCO.Le ministère de la Défense estime toutefois que, règle générale, les opérations auront peu d\u2019impacts sur la faune, la flore et la qualité de l\u2019eau.Différentes mesures sont néanmoins prévues, surtout lorsque les projectiles devront être détruits sur place, dont des périmètres de sécurité pour éviter la présence de plaisanciers à proximité.Malgré l\u2019ampleur des travaux qui seront menés au cours de la prochaine décennie, le gouvernement fédéral reconnaît que cela n\u2019éliminera pas complètement les risques pour les citoyens.« Les efforts dans la zone prioritaire d\u2019intervention sont complexes, et les limites des méthodes actuelles de détection des UXO, même les opérations d\u2019inspection et d\u2019élimination les plus rigoureuses, ne peuvent éliminer complètement les risques pour la sécurité », a indiqué le ministère de la Défense, lundi.« Bref, il n\u2019existe pour le moment aucune technologie garantissant que toutes les UXO présentes sur un site ont été trouvées et enlevées.La prudence est toujours de mise lorsqu\u2019on se trouve dans un endroit où des UXO ont été utilisées », a ajouté le ministère, par courriel.La directrice générale du Comité de la zone d\u2019intervention prioritaire du lac Saint-Pierre, Louise Corriveau, se réjouit toutefois des travaux à venir dans la région.« On parle de cela depuis des années et, enfin, les travaux vont être menés.» Elle reconnaît que les opérations pourraient occasionner certaines nuisances, mais elle estime qu\u2019il est essentiel de sécuriser le lac et de redonner un plein accès aux citoyens, qui doivent actuellement éviter les secteurs les plus à risque.Le secrétaire général de l\u2019OTAN encourage le premier ministre Justin Trudeau à redoubler d\u2019efforts pour augmenter les dépenses militaires du Canada et aider l\u2019alliance militaire à contrer les menaces auxquelles elle est confrontée.En visite lundi à la base militaire de Petawawa, dans la vallée de l\u2019Outaouais, Jens Stoltenberg a souligné que « les dépenses en matière de défense augmentent maintenant » au Canada et dans d\u2019autres pays de l\u2019OTAN après des années de réduction.Il a d\u2019ailleurs salué la contribution du Canada à une mission de l\u2019OTAN en Lettonie visant à contrer l\u2019agression russe et à une autre mission consistant à entraîner des troupes en Irak.Le gouvernement fédéral prévoit d\u2019investir des milliards de dollars de moins que ce qui avait été promis cette année dans du nouveau matériel militaire, ce qui a suscité des inquiétudes quant à la possibilité que le pays n\u2019atteigne pas les objectifs de dépenses de l\u2019OTAN.En conférence de presse avec le premier ministre Trudeau, lundi, M.Stoltenberg a incité le Canada à « redoubler d\u2019efforts » dans ses dépenses militaires.« Il s\u2019agit d\u2019équité, mais, plus important encore, il s\u2019agit de notre sécurité dans un monde plus imprévisible », a-t-il soutenu.M.Trudeau a déclaré que le Canada avait la volonté et la capacité de faire une différence dans le monde.Le premier ministre a également mentionné que le Canada avait déployé trois femmes à des postes de commandement dans les missions de l\u2019OTAN, ce que M.Stolten- berg a accueilli favorablement.Critiques de Trump Le président des États-Unis, Donald Trump, a qualifié l\u2019OTAN d\u2019organisation désuète, affirmant qu\u2019elle avait été créée pour défendre l\u2019Occident pendant la guerre froide.Selon lui, elle est maintenant négligée et sous-financée par ses propres membres, laissant les États- Unis assumer la charge de la soutenir.Les plaintes de Donald Trump ont créé une tension permanente au sein de l\u2019alliance militaire, qui célèbre son 70e anniversaire cette année.Mais en dépit de la rhétorique anti- OTAN, les « faits sur le terrain » en Europe montrent que les États-Unis soutiennent davantage l\u2019alliance qu\u2019auparavant, a déclaré M.Stoltenberg en entrevue avec La Presse canadienne.« Nous avons vu cela, non seulement en paroles, mais également en gestes ; les États-Unis, de concert avec le Canada, renforcent leur présence militaire en Europe après des années de réduction des investissements majeurs en Europe », a-t-il expliqué.« En réalité, lorsque vous examinez les faits sur le terrain, il ne fait aucun doute que les États-Unis sont attachés à l\u2019OTAN et à la sécurité européenne.» Réponse à l\u2019agression russe L\u2019intervention du Canada en Lettonie est l\u2019une des nombreuses missions dans des pays de l\u2019OTAN ayant des frontières avec la Russie, qui visent à faire une démonstration de force pour dissuader le président russe Vladimir Poutine de menacer d\u2019autres pays de l\u2019est de l\u2019Europe.La présence accrue de l\u2019OTAN est le résultat de l\u2019annexion par la Russie de la péninsule ukrainienne de Crimée et de sa collaboration avec les séparatistes russes dans les régions de l\u2019est de l\u2019Ukraine.L\u2019Ukraine n\u2019est pas membre de l\u2019OTAN.Cela pourrait faire du Canada une cible de l\u2019ingérence russe lors des élections fédérales de l\u2019automne.M.Stol- tenberg a indiqué que les alliés de l\u2019OTAN partageaient des informations sur les cybermenaces.M.Trudeau a souligné que le Canada s\u2019était entretenu avec des alliés des États baltes qui ont été confrontés à « d\u2019importantes quantités d\u2019ingérence » pour apprendre ce qu\u2019ils « avaient fait pour contrer la propagande étrangère ».Le Canada dirige également la mission d\u2019entraînement de l\u2019OTAN des forces irakiennes dans ce pays.Les tensions sont exacerbées dans cette région à cause de l\u2019escalade du conflit entre l\u2019Iran voisin et les États-Unis.Après sa visite à la base de Petawawa, M.Stoltenberg devait se rendre à Toronto pour un discours et une séance de questions-réponses à l\u2019Université de Toronto.Cette visite marque une semaine diplomatique remplie pour le premier ministre Justin Trudeau, qui recevra mercredi les dirigeants de l\u2019Union européenne pour un sommet à Montréal.LEDEVOIR // LE MARDI 16 JUILLET 2019 ACTUALITÉS A 5 L\u2019OTAN incite le Canada à augmenter ses dépenses militaires La facture est estimée à « des dizaines de millions de dollars » DÉFENSE SUITE DE LA PAGE A 1 Lac Saint-Pierre Montréal Trois- Rivières MIKE BLANCHFIELD À PETAWANA LA PRESSE CANADIENNE « Faut-il adapter nos systèmes d\u2019identification à l\u2019ère numérique ?» DESJARDINS SUITE DE LA PAGE A 1 Desjardins a répondu que la collaboration avait au contraire été très bonne.Mais surtout, il estime que le rôle du gouvernement est de réfléchir aux paramètres réglementaires.Et en ce sens, il y a urgence de prendre acte d\u2019un défi qui dépasse le cas de Desjardins, dit-il.« Le Canada est-il bien outillé pour encadrer des développements technologiques qui sont pleins de promesses, mais qui comportent aussi des risques nouveaux ?a-t-il demandé.Y a-t-il lieu d\u2019adapter nos systèmes d\u2019identification à cette ère numérique pour garantir la protection des renseignements personnels et mieux lutter contre les cybercriminels ?» Sur ces deux points, M.Cormier estime que le «statu quo n\u2019est plus une option ».D\u2019autant que les défis iront croissant, a-t-il souligné en citant deux changements majeurs à venir: l\u2019arrivée imminente de la connectivité mobile 5G, «qui va décupler les flots de données en circulation», de même que la réflexion en cours à Ottawa sur «un système bancaire ouvert [open banking] qui amènerait une ouverture du secteur transactionnel.» Guy Cormier plaide donc pour la formation d\u2019un groupe de travail multipartite qui viendrait « conseiller le gouvernement sur la manière d\u2019encadrer la gestion des données personnelles et de l\u2019identité numérique ».Protection étendue Plus tôt dans la journée, le président de Desjardins avait annoncé de nouvelles mesures pour répondre à la crise provoquée par ce vol de données, qu\u2019il a présenté comme étant une « situation déplorable [provoquée par] un employé malveillant ».Dorénavant, tous les membres de Desjardins \u2014 victimes de la fuite de données ou non \u2014 seront automatiquement protégés en cas de vol d\u2019identité, et cela aussi longtemps qu\u2019ils resteront clients de l\u2019institution.Les entreprises sont aussi concernées.«Si un vol d\u2019identité arrive, Desjardins accompagnera tous ses membres, sans limite de temps », a soutenu M.Cormier.Gratuite, l\u2019offre vient en complément des services de surveillance de la firme privée Equifax.« On recommande aux gens victimes de la fuite qu\u2019ils continuent activement de s\u2019inscrire à Equifax, parce que ça leur donne le service d\u2019alertage [sur les opérations frauduleuses], ce qui n\u2019est pas inclus dans le système » interne de Desjardins, a précisé le chef de la direction.Il y a trois axes au plan dévoilé lundi.La protection sans plafond des actifs détenus chez Desjardins était connue (toute opération non autorisée sera remboursée).On y ajoute maintenant une « assistance restauration en cas de vol d\u2019identité », qui promet un « accompagnement personnalisé effectué par des avocats ».« Ce ne sera pas un service où on va vous dire quel organisme contacter : c\u2019est un réel accompagnement », a affirmé Guy Cormier.Finalement, Desjardins offrira une aide financière allant jusqu\u2019à 50 000 $ en cas de vol d\u2019identité.Cela pourrait par exemple servir à rembourser des pertes de salaire ou des frais pour des documents notariés.Bonne direction ?« J\u2019en retiens que Desjardins a voulu rassurer sa base de clients avec un service étendu à vie et offert à tous », analyse Steve Waterhouse, spécialiste en sécurité de l\u2019information et chargé de cours à l\u2019Université de Sherbrooke.« C\u2019est innovateur, parce que ça va changer la façon dont les institutions financières s\u2019occupent de ces situations et prennent soin de leurs clients.» Même écho auprès de Micho Schumann, consultant en cy- bersécurité.« C\u2019est un pas dans la bonne direction, qui va au- delà de ce qu\u2019on a pu voir avant \u2014 notamment parce que la brèche était plus grande que ce qu\u2019on a pu voir avant\u2026 Je pense qu\u2019à l\u2019avenir, devant ce genre de problèmes, les compagnies n\u2019auront pas le choix que d\u2019offrir plus qu\u2019un an d\u2019abonnement à Equifax.On met la barre plus haute.» Selon Guy Cormier, c\u2019est le faible taux d\u2019inscription à Equi- fax (13 % des victimes en date de lundi) qui a incité Desjardins à réagir ainsi, et non pas les difficultés rencontrées par la firme pour répondre à la demande.« La raison pour laquelle on annonce ça est simple : on voit qu\u2019on a un plafond devant nous.Même en les incitant à s\u2019inscrire, on évalue que seuls 15 % à 20 % » des victimes vont le faire, a dit M.Cormier.« On ne veut pas laisser 80 % de membres sans protection.» Par ailleurs, les membres du comité permanent ont aussi entendu lundi des fonctionnaires spécialistes de la cybersé- curité.La sous-ministre adjointe à Emploi et Développement social Canada, Elise Boisjoly, a notamment fait valoir que de changer de numéro d\u2019assurance sociale (NAS) pourrait entraîner plus de problèmes que de bénéfices.« On ne préviendra pas le risque de fraude future », a-t-elle souligné.Depuis le 20 juin, date où Desjardins a dévoilé le vol des données, quelque 1400 citoyens ont fait une demande de changement de NAS.Le président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Guy Cormier, a défendu la gestion de son organisation dans la fuite de données qui touche près de trois millions de citoyens.PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Les efforts dans la zone prioritaire d\u2019intervention sont complexes, et les limites des méthodes actuelles de détection des UXO, même les opérations d\u2019inspection et d\u2019élimination les plus rigoureuses, ne peuvent éliminer complètement les risques pour la sécurité MINISTÈRE DE LA DÉFENSE » LEDEVOIR // LE MARDI 16 JUILLET 2019 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin oyons directs : en matière de cybersécurité, le Canada est en retard d\u2019une génération quant aux enjeux posés par la circulation légale ou frauduleuse des données personnelles et à leur utilisation dans le commerce autant que dans le monde interlope.L\u2019affaire du vol des renseignements personnels de plus de 2,9 millions de membres de Desjardins en est l\u2019exemple le plus récent et le plus retentissant, du moins au Québec, puisqu\u2019il passe un peu sous le radar ailleurs au pays.Pourtant, d\u2019autres banques telles la BMO et la CIBC ont subi de tels vols de données et, chaque jour, des Canadiens de toutes les régions sont victimes de vols d\u2019identité quant ils ne sont pas naïvement eux- mêmes fournisseurs de données personnelles en échange d\u2019un accès gratuit à des gadgets, des applications et des sites web.En prévision de son passage devant le Comité permanent de la sécurité publique à Ottawa, lundi, le p.-d.g.de Desjardins, M.Guy Cormier, a annoncé que tous les membres du mouvement seraient désormais couverts par une protection permanente et remboursés sans limites en cas de transactions frauduleuses sur leurs comptes Desjardins.Ils auront aussi accès à un soutien individuel en cas de vol d\u2019identité survenu en dehors des activités de la coopérative.Ces mesures s\u2019ajoutent à la surveillance du dossier de crédit confiée à Equifax pour les cinq prochaines années.C\u2019est la première fois au pays qu\u2019une institution financière offre une telle protection à sa clientèle, et il serait normal que toutes les institutions financières en fassent autant.Pour le moment, aucune pénalité conséquente n\u2019est prévue par nos lois fédérales ou provinciales en cas de défaut des entreprises et des institutions de protéger adéquatement les renseignements personnels de leur clientèle.Même le Commissariat à la protection de la vie privée n\u2019a d\u2019autre pouvoir que celui de blâmer une société défaillante et de négocier des changements jugés nécessaires.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui s\u2019est passé à la suite du vol de renseignements personnels de 143 millions de clients d\u2019Equifax survenu en 2017, celle-là même vers qui Desjardins s\u2019est tournée pour offrir une protection temporaire à ses membres victimes de vol.Aux États-Unis, Facebook devra verser 5 milliards pour avoir dérogé à son engagement en vendant des données à la firme Cambridge Analytica, alors qu\u2019en Grande-Bretagne, British Airways vient d\u2019être condamnée à une amende de 300 millions après s\u2019être fait voler les renseignements personnels de 240 000 clients.Au cours des derniers jours, des dizaines de milliers de Québécois ont signé une pétition en ligne réclamant d\u2019Ottawa qu\u2019il change le numéro d\u2019assurance sociale (NAS) des individus victimes du vol de données chez Desjardins.On partage leur inquiétude, mais de changer le NAS ne réduirait pas le risque de fraude, estiment les experts.Au contraire, puisque chacun devrait dès lors s\u2019assurer que ni l\u2019ancien ni le nouveau numéro ne font l\u2019objet d\u2019un usage frauduleux.D\u2019autres ont proposé la création d\u2019une identité numérique individuelle en plus du NAS, comme c\u2019est le cas dans certains pays européens.Voilà qui mérite certainement d\u2019être étudié, même en sachant que certains défenseurs des libertés individuelles s\u2019opposeront à ce qui pourrait être associé à une mesure de contrôle supplémentaire de l\u2019État.« Le piratage est le nouveau champ de bataille moderne », écrivait récemment le journaliste Patrick White dans nos pages, et une source inépuisable de revenus potentiels pour le crime organisé, pouvons-nous ajouter.Pour faire face à la menace, certains gouvernements, comme ceux des États-Unis, de Russie ou d\u2019Israël, investissent des sommes colossales alors que d\u2019autres, comme le Canada, font toujours confiance à la bonne foi des entreprises et des individus.Même les géants du Web reconnus pour leur voracité en matière de collecte de données personnelles trouvent grâce aux yeux de nos élus.L\u2019affaire Desjardins doit avoir des suites qui sortent des murs de la coopérative.L\u2019ère dans laquelle nous entrons sera celle des données numériques que toutes les sociétés s\u2019arracheront pour alimenter leurs activités stimulées par l\u2019entrée en scène de l\u2019intelligence artificielle.Des données qui ne leur appartiennent pas et dont le commerce menace non seulement notre situation financière et notre vie privée, mais aussi la vie politique.Au lieu de suivre le défilé, nos gouvernements doivent adopter de façon urgente un cadre législatif exigeant accompagné des outils de protection appropriés pour redonner aux individus le contrôle sur leurs données personnelles, même malgré eux s\u2019il le faut.Pierre Jasmin Montréal Basse vénérée sur les plus prestigieuses scènes d\u2019Europe et d\u2019Amérique du Nord, « Jo » s\u2019est illustré pendant trente ans dans les grands rôles du répertoire international, notamment de Verdi, Puccini, Bellini et Gounod au Co- vent Garden de Londres.Il fut acclamé dans la patrie de Chalia- pine comme un Boris Godounov remarquable : son adhésion à la verve populaire originale du génie Moussorgski fit ressortir ses propres qualités vocales, dramatiques et humaines.Si l\u2019Opéra de Montréal ne put lui permettre de faire revivre le tsar mythique de Pouchkine \u2014 alors que son expérience internationale et son flair politique, sans compter les costumes magnifiques ramenés de Russie, auraient créé de magiques moments \u2014, Radio-Ca- nada et le Festival de Lanaudière s\u2019allièrent heureusement dans une aventure de trois mois de répétitions intenses dans la langue russe, avec un succès que le disque Analekta rend bien : couronné par un Félix, « Jo » fut le maître d\u2019œuvre de ce grand moment de notre vie artistique.De nombreux projets Plus qu\u2019un musicien, « Jo » s\u2019est fait la bougie d\u2019allumage de nombreux projets qui constituent le cœur ou du moins un grand pan de la culture classique québécoise.À l\u2019Université du Québec à Montréal, professeur de chant et créateur, avec Colette Boky, et la collaboration de Monik Grenier et de Louise-Andrée Baril, de l\u2019Atelier lyrique, il y monta des productions auxquelles il contribua de sa poche, vu l\u2019indigence universitaire ; Grâce à son aide infatigable au Syndicat des professeurs de l\u2019UQAM, qu\u2019il représenta au conseil d\u2019administration de l\u2019université, les nouveaux locaux du Département de musique, dont j\u2019étais directeur, naquirent et virent la construction adjacente du Centre Pierre-Péladeau, avec sa salle Pierre-Mercure ; il contribua à son financement en invitant pour un récital-bénéfice sa collègue Kiri Te Kanawa, dont la sympathie aux Maoris de Nouvelle-Zélande attira comme président d\u2019honneur Jean Chrétien ; Sa présence sur de nombreux conseils d\u2019administration favorisa entre autres d\u2019abord la survie, puis l\u2019essor de l\u2019Orchestre Métropolitain; Les Jeunesses musicales profitèrent de toutes ses énergies comme président et de l\u2019adhésion qu\u2019il alla quérir chez un Lucien Bouchard impressionné par son compatriote, lui ayant aussitôt accordé l\u2019important budget demandé ; Enfin, le Concours international de musique de Montréal, avec sa priorité aux jeunes, dont il voulait appuyer les débuts de carrière avec sa générosité coutumière, qui nous a réunis pour la dernière fois, il y a un an, où nous nous sommes Pour le bien public J\u2019ai eu l\u2019honneur, à la fin des années 1980, de partager un coin de salle de rédaction et un secteur d\u2019affectation avec la journaliste Renée Rowan \u2014 décédée le 7 juillet dernier.Je débutais.Elle avait autant d\u2019années de métier que moi d\u2019années de vie ; pourtant, elle m\u2019a fait sentir comme son égale, et mes premiers pas au Devoir en ont été d\u2019autant assurés.Le carnet d\u2019adresses de Renée au sein des groupes de femmes, comme dans le monde de la santé et des services sociaux, était impressionnant.Le respect que lui portaient les grands acteurs du réseau de santé l\u2019était tout autant.Elle se méfiait de la primeur facile et des coups de gueule qui ne construisent rien.Elle œuvrait pour le plus grand bien public, avec patience, rigueur et fermeté.Son rire et son calme, aux heures de tombée, quand la rédaction atteignait son point d\u2019ébullition, me rassuraient.René défrichait des terres nouvelles avec élégance, se moquant des moustiques hargneux qui continuaient de remettre en question la place des femmes en information.Le Québec a été enrichi par sa contribution.Et de jeunes journalistes \u2014 dont je fus \u2014 y ont trouvé une source d\u2019inspiration.Merci Renée.Carole Beaulieu Le 14 juillet 2019 Hommage à Joseph Rouleau LIBRE OPINION LETTRES CYBERSÉCURITÉ Bien trop naïfs S ÉDITORIAL A 6 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu entretenus, avec la présence au jury de notre amie commune, Hélène Mercier-Arnault.Passion et générosité Ce qu\u2019il faut souligner avant tout, c\u2019est sa défense passionnée de la musique québécoise contemporaine, en particulier celle de notre regretté collègue compositeur Jacques Hétu, dont il créa aux côtés de Colette Boky l\u2019opéra Le prix sur un livret de Yves Beauchemin, la musique du film Au pays de monsieur Zom (le cinéaste Gilles Groulx l\u2019y fit jouer le rôle principal et ingrat d\u2019un chanteur d\u2019opéra carriériste, opposé à son propre caractère) et les inoubliables Abîmes du rêve d\u2019Émile Nelligan, que « Jo » anima d\u2019une fougue néoroman- tique, épousée aussi par l\u2019Orchestre symphonique de Québec.Si ses interprétations grandiloquentes de Félix Leclerc constituent un rare faux pas artistique de sa part, celle émouvante a capella de Quand les hommes vivront d\u2019amour de Raymond Lévesque montre, de la part du gars de Ma- tane (sa maison de la culture porte son nom), une facette d\u2019un nationalisme éclairé toujours ouvert sur le monde.En 1985, « Jo » m\u2019avait demandé de lui succéder comme vice-président des Artistes pour la Paix auprès de Jean-Louis Roux et d\u2019Antonine Maillet, ne serait-ce que pour défendre notre chère culture russe, déclarée suspecte par la politique nord- américaine, jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, avec notre ministre des Affaires étrangères.En 1967, il avait défendu, lors de la première de l\u2019opéra canadien le plus connu Louis Riel de Harry Somers, le rôle pacificateur ami des métis, Mgr Taché, auprès de Bernard Turgeon jouant Riel.Il s\u2019en est souvenu lors de notre défense commune des Mohawks de Ka- nesatake en 1990.Dernier souvenir : sa générosité m\u2019avait entraîné dans un récital voix-piano à l\u2019hôtel Le Reine Elizabeth en hommage au p.-d.g.d\u2019Air Canada et chancelier de l\u2019UQAM, Pierre Jeanniot, dont les amis et amies recueillirent une somme appréciable pour créer une bourse annuelle au montant tout aussi appréciable pour nos étudiants et étudiantes.Le même Jeanniot allait présider à ma demande en 2010 au Centre Pierre- Péladeau un récital Chopin en hommage à Frédéric Back et à Murray Thomson : ce dernier vient aussi de mourir, nonagénaire, après avoir récolté les signatures de mille membres de l\u2019Ordre du Canada (dont Joseph !) pour inciter en vain notre gouvernement à agir contre l\u2019arme nucléaire.JEAN-ROBERT SANSFAÇON Le mur entre le Québec et l\u2019Alberta Alors que les dernières années du gouvernement néodémo- crate albertain de Rachel Notley voguaient la galère de façon plutôt attentiste, le fougueux Jason Kenney arrive à la barre de la province, bien décidé à lui redonner toutes ses lettres de noblesse d\u2019antan, notamment sur le plan économique.De son côté, le premier ministre du Québec, François Legault, ardent défenseur du nationalisme québécois, hérite du laxisme du gouvernement de Philippe Couillard eu égard aux politiques centralisatrices du gouvernement fédéral.Toutefois, force est de constater que Jason Kenney et François Legault bénéficient grandement de l\u2019appui d\u2019une forte majorité de leur population respective, une situation qui les conforte dans leur point de vue respectif relativement à la construction d\u2019un oléoduc vers l\u2019est, passant nécessairement sur le territoire du Québec.La position de François Le- gault est claire, les Québécois ne veulent pas de cet oléoduc qui ne bénéficie aucunement de l\u2019acceptabilité sociale.Par contre, des milliers d\u2019emplois sont actuellement en péril en Alberta si son pétrole ne peut trouver une porte de sortie vers l\u2019est.Tous derrière Desjardins L\u2019histoire de Desjardins est intimement liée à l\u2019histoire fantastique du peuple québécois, qui s\u2019est pris en main, au début du XXe siècle, pour se doter d\u2019une institution financière lui ouvrant la porte à un crédit qui lui était souvent refusé par les banques.Cent dix-huit ans plus tard, nous avons devant nous un succès retentissant, une entreprise de classe mondiale, édifiée par des coopérants, qui fait notre fierté.Aujourd\u2019hui, ne laissons pas les actions d\u2019un scélérat (de scélérats ?) sans scrupules et sans aucune morale abîmer l\u2019œuvre gigantesque d\u2019une nation, et défendons avec détermination notre patrimoine en soutenant sans restriction Desjardins.Claude LaFerrière Saint-Augustin-de-Desmaures, Le 15 juillet 2019 C\u2019est devant ce mur idéologique que s\u2019est terminé le Conseil de la fédération, Jason Kenney arguant que l\u2019environnement est de compétence fédérale, François Legault, de juridiction provinciale\u2026 Une saga qui risque de jouer un rôle clé dans la prochaine campagne électorale fédérale ! Henri Marineau Québec, le 14 juillet 2019 A 7 IDÉES LEDEVOIR // LE MARDI 16 JUILLET 2019 Directeur de l\u2019information Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet Anjali Awasthi Chercheuse et professeure à l\u2019École de génie et d\u2019informatique Gina-Cody de l\u2019Université Concordia Dans les villes, les ponts jouent un rôle essentiel en matière de mobilité, de dynamisme et de durabilité.À preuve, la plupart des civilisations se sont développées autour de ces ouvrages d\u2019art.Récemment inauguré à Montréal, le pont Samuel-De Champlain est devenu l\u2019icône emblématique de la métropole québécoise.De fait, à la manière de l\u2019incontournable Golden Gate ou du célèbre pont de Brooklyn, il représente une structure phare.Cela dit, une question clé se pose : dans quelle mesure la conception du nouveau pont montréalais satisfera-t- elle aux exigences du siècle prochain ?Considérons d\u2019entrée de jeu la tendance actuelle au développement de moyens de transport durables, notamment les véhicules électriques.Les temps à venir n\u2019incitent-ils pas à promouvoir un réseau plus écologique de transport en commun ?Les concepteurs du nouveau pont ont-ils fait suffisamment preuve de vision ?Se sont-ils montrés créatifs ?Ou ont-ils simplement cherché à améliorer quelque peu le modèle existant ?Selon les prévisions, d\u2019ici 2021, quelque 11 millions d\u2019usagers des transports en commun traverseront le pont chaque année.Problème des plus préoccupants en milieu urbain, la congestion routière entraîne non seulement des pertes de temps et d\u2019argent, mais aussi du stress et de la fatigue chez les conducteurs.Elle contribue en outre à la détérioration de l\u2019environnement.Il n\u2019existe pas de solution miracle aux embouteillages.Seule une offre combinant diverses formules de transport \u2014 multi- modal, public et privé \u2014 permettra de répondre aux besoins des divers usagers de la route.La solution tient dans la planification simultanée du transport de marchandises et du trafic passagers ainsi que dans l\u2019utilisation optimale des ressources partagées, du temps, de l\u2019argent et de la technologie.Cinq conditions Afin de résoudre l\u2019éternel problème de la congestion routière et d\u2019assurer la mobilité durable à Montréal, le pont Samuel-De Champlain doit satisfaire à plusieurs conditions clés.Premièrement, il faut prendre en considération les besoins en matière de mobilité de tous les acteurs présents.Pour garantir une demande suffisante, l\u2019élaboration des services de transport proposés tiendra compte des intérêts des piétons, des cyclistes, des automobilistes, des entreprises de camionnage ainsi que des transporteurs routiers publics de personnes et de marchandises.Deuxièmement, le maintien en bonne condition de la chaussée passe par une saine gestion de la qualité des infrastructures.Les rigoureux hivers montréalais et les opérations de déneigement qu\u2019ils commandent inévitablement ont d\u2019importantes répercussions sur les conditions de trafic.Forts de cette expérience, les responsables du nouveau pont devront adopter des mesures proactives pour que sa chaussée ne soit ni glacée ni parsemée de nids- de-poule.Enfin, pour éviter les retards dans l\u2019écoulement de la circulation, l\u2019infrastructure routière devra faire l\u2019objet d\u2019une surveillance assidue.Troisièmement, l\u2019absence de délais d\u2019attente sur le pont exige le déploiement de stratégies intelligentes de gestion du trafic.Par exemple, il conviendrait de coordonner les feux de circulation des voies d\u2019accès au pont et de les régler en fonction de la fluidité ou de la densité du trafic routier.De même, il faudrait prévoir la mise en œuvre de solutions intelligentes en matière de gestion des incidents routiers, et ce, afin de communiquer \u2014 en temps réel \u2014 aux organismes visés toute fermeture de voie ou tout problème ou accident impliquant un véhicule.Ainsi, les intervenants pourraient effectuer sans tarder réparations et opérations de sauvetage.Enfin, tout épisode de congestion routière devrait être signalé aux conducteurs au moyen d\u2019alertes téléphoniques, de gazouillis ou de panneaux d\u2019affichage dynamique à messages variables.Il y aurait aussi lieu de proposer des itinéraires facultatifs afin d\u2019éviter la formation d\u2019embouteillages.Quatrièmement, pour répondre aux besoins des usagers, le nouveau pont doit optimiser son offre de services de transport.Afin d\u2019assurer une meilleure mobilité, les correspondances entre le REM et les moyens et pôles de transport existants \u2014 train, métro, autobus, aéroport et divers lieux de jonction \u2014 doivent s\u2019exécuter sans encombre.Il serait donc crucial de synchroniser les arrivées et les départs des différents services de transport, de garantir l\u2019accessibilité aux arrêts de transport en commun et, en vue de maximiser l\u2019expérience client, d\u2019assurer aux usagers des déplacements sûrs, sécuritaires et fiables.Au moment d\u2019élaborer ces services, il importera de prendre en compte les besoins particuliers de certains groupes, notamment les per- TRANSPORT Les clés du succès du pont Samuel-De Champlain Lucas Hubert Candidat à la maîtrise en philosophie à l\u2019Université Laval Nous apprenions la semaine dernière que le ministre Jolin-Barette suspendait le volet du Programme de l\u2019expérience québécoise (PEQ) visant les étudiants étrangers.Ce programme est mis en place depuis 2010 et sert à faciliter l\u2019accès à la résidence permanente pour les étudiants étrangers.En gros, l\u2019idée derrière le programme était que quelqu\u2019un passant plusieurs années au Québec afin d\u2019obtenir un diplôme dans une université francophone est un candidat idéal à l\u2019immigration.Entendons-nous : les gens utilisant le PEQ parlent un français impeccable et vivent dans la province depuis un bon moment.Cela implique qu\u2019ils ont déjà des attaches.Des amis, des amours, des collègues de cours ou de résidence.Même des confrères de travail qu\u2019ils ont pu côtoyer dans les 20 heures par semaine maximum que le visa d\u2019études leur permet de travailler en dehors du campus.On nous répète ad nauseam que la formation est la seule voie sûre pour s\u2019assurer de trouver sa place sur un marché du travail de plus en plus compétitif.Or, le ministère de l\u2019Immigration explique que la raison pour laquelle il met fin au programme est justement de donner priorité aux candidats à l\u2019immigration qui correspondent le plus aux besoins de l\u2019emploi.Je vous demande, qui donc a plus de potentiel pour les entreprises qu\u2019un frais diplômé désirant s\u2019établir au pays ?En ce sens, la décision de la CAQ semble avoir pour seul impact de favoriser la main-d\u2019œuvre bon marché chez les nouveaux arrivants.On ne veut pas moins d\u2019immigrants pour les intégrer mieux, pour paraphraser notre premier ministre.On veut de la main- d\u2019œuvre docile et bon marché.Des vies chamboulées Si l\u2019on décide de regarder au-delà d\u2019une conception purement économique de l\u2019immigration, comme on accepte de le faire lorsque nous parlons de sauvegarde de la langue française, d\u2019autres considérations sont aussi à prendre en compte.Je n\u2019écris pas, en toute honnêteté, cette lettre de façon totalement désintéressée.Mon amoureuse fait partie des gens touchés par la suspension du PEQ.Elle est arrivée ici il y a cinq ans.Si l\u2019on fait le calcul, c\u2019est 20% de sa vie qu\u2019elle a passée au Québec.Ce qui est loin de représenter un cas exceptionnel parmi les étudiants étrangers venant faire leur scolarité au pays.Les étudiants sont jeunes presque par définition.Nous faisons vie commune depuis trois ans.Nous avons toujours su qu\u2019il y avait un risque, bien que mince, que la résidence permanente lui soit refusée.Mais avec l\u2019annonce de la semaine dernière, l\u2019épée de Damoclès au-dessus de nos têtes s\u2019est transformée en guillotine.Me voilà donc, au Québec, en 2019, à devoir me battre pour que le gouvernement ne m\u2019arrache pas à la femme que j\u2019aime.Je ne crois pas devoir préciser que les campus universitaires tendent à favoriser les rapprochements interpersonnels, ce qui n\u2019est pas sans aider à Les étudiants étrangers sont un atout pour le Québec Le pont Samuel-De Champlain crée un lien routier des plus novateurs entre l\u2019île de Montréal et les collectivités de la Rive-Sud.SÉBASTIEN ST-JEAN AGENCE FRANCE-PRESSE l\u2019intégration.Cette situation est donc aussi vécue par des centaines de couples qui, comme nous, peinent désormais à trouver le sommeil.Une décision réversible Dans l\u2019état actuel des choses, le PEQ est suspendu de façon temporaire jusqu\u2019au 1er novembre.Il y a toujours espoir d\u2019un retour à la normale d\u2019ici la fin de l\u2019année.Il y a aussi, par contre, des risques que cette suspension ait d\u2019abord été déclarée provisoire afin de tester la réaction du public, avant de la rendre permanente.Espérons que le ministre de l\u2019Inclusion revienne à la raison et admette que le PEQ est l\u2019un des programmes d\u2019immigration ayant le plus haut taux de succès au Québec.Il est absurde d\u2019attirer des étudiants étrangers, de les former, puis de les retourner d\u2019où ils viennent sans autre forme de procès même s\u2019ils désirent rester.C\u2019est comme si le gouvernement souhaitait artificiellement créer un exode des cerveaux.Rappelons les faits : le PEQ facilite l\u2019intégration de jeunes immigrants francophones et qualifiés, activement à la recherche d\u2019emplois.Des gens qui rejoindront toutes les sphères de la société plutôt que d\u2019être cloisonnés à la main- d\u2019œuvre bon marché.Des gens qui ont déjà payé le plein prix pour une scolarité dans notre pays et pour les multiples renouvellements de visas et de permis d\u2019études.Des gens qui ont encore une longue vie devant eux et désireraient la passer comme un membre à part entière \u2014 et égale \u2014 de notre société.La décision de la CAQ semble avoir pour seul effet de favoriser la main- d\u2019œuvre bon marché chez les nouveaux arrivants sonnes à mobilité réduite, les enfants, les femmes et les aînés.Cinquièmement, il faut définir des politiques et des règles visant une plus grande fluidité de la circulation.Par exemple, des voies réservées pourraient être aménagées et des amendes, infligées aux conducteurs contrevenants.Comme le transport de marchandises a des répercussions majeures sur la congestion routière, il serait utile d\u2019examiner de près la question.Ainsi, pourquoi ne pas moduler le transport de marchandises en fonction des opérations de chargement ou de déchargement dans les zones de livraison \u2014 port de Montréal, centres commerciaux, parcs industriels\u2026 \u2014 ou des embouteillages dans les rues de la ville?De même, pour faciliter les livraisons, il serait bon d\u2019imposer et de faire respecter des restrictions quant aux dimensions des véhicules, aux horaires de leurs déplacements et à leur accès au pont.Nul doute, le pont Samuel-De Champlain crée un lien routier des plus novateurs entre l\u2019île de Montréal et les collectivités de la Rive-Sud.Toutefois, pour qu\u2019il tienne ses promesses, il faudra avancer encore plus d\u2019idées avant- gardistes et obtenir l\u2019appui indéfectible des responsables politiques.Selon les prévisions, d\u2019ici 2021, quelque 11 millions d\u2019usagers des transports en commun traverseront le pont chaque année LEDEVOIR // LE MARDI 16 JUILLET 2019 ACTUALITÉS A 8 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.ANNABELLE CAILLOU LE DEVOIR AVIATION Y a-t-il des droits dans l\u2019avion ?Contestée par des centaines de compagnies aériennes et critiquée par les défenseurs des consommateurs, la charte canadienne des voyageurs est en partie entrée en vigueur lundi.Que change-t-elle véritablement dans la vie des touristes ?etards, refus d\u2019embarquement, perte de bagages : les passagers d\u2019un vol au départ ou à destination du Canada pourront désormais être dédommagés par leur transporteur aérien en cas de problème.Le tant attendu Règlement sur la protection des passagers aériens est en partie entré en vigueur lundi.Certaines mesures ne seront toutefois appliquées qu\u2019en décembre.« C\u2019est sûr qu\u2019on aurait préféré que l\u2019ensemble de la charte soit en vigueur en même temps.Mais on est surtout content que ça se fasse, il était vraiment temps », lance Pierre-Olivier Fortin, conseiller en communication pour CAA-Québec, qui offre un service d\u2019aide aux Québécois pour planifier un voyage.Si l\u2019Australie, les États-Unis ou l\u2019Union européenne possèdent leur propre charte des voyageurs depuis plusieurs années déjà, le Canada tardait à agir.« C\u2019était difficile de faire valoir ses droits comme voyageur.Le processus était long, complexe, et ça donnait rarement des résultats », fait remarquer M.Fortin.La question a pris une importance particulière à l\u2019été 2017 lorsque deux avions d\u2019Air Transat à destination de Montréal ont été cloués sur le tarmac de l\u2019aéroport d\u2019Ottawa en raison de conditions météorologiques difficiles.Les passagers ont attendu dans le noir, sans nourriture ni climatisation, pendant près de six heures.Un an plus tard, l\u2019Office des transports du Canada (OTC) a décidé qu\u2019Air Transat devait dédommager ses voyageurs.Dans la foulée, l\u2019OTC a commencé à travailler sur un règlement établissant les droits des passagers aériens au Canada.Car cette mésaventure est loin de constituer l\u2019exception.Selon un récent sondage réalisé par CAA-Québec, 64 % des Québécois ayant déjà pris l\u2019avion (85 % de la population) ont déjà vécu un désagrément lié à leur transport aérien.41 % d\u2019entre eux ont connu un retard de vol important, 27 % sont déjà restés sur le tarmac en attente d\u2019un décollage, 26 % ont récupéré leurs bagages en retard tandis que 14 % les ont complètement perdus, et 15 % ont dû faire face à une annulation de vol.La grande disparité de traitement des passagers d\u2019une compagnie aérienne à l\u2019autre dans ce type de situation était particulièrement montrée du doigt.Quand certains clients attendaient, frustrés, de savoir quand se ferait leur embarquement, d\u2019autres se faisaient offrir un repas gratuit par leur compagnie pour excuser l\u2019attente, ou recevaient un rabais sur leur prochain achat de billets.Avec le nouveau règlement, tous les transporteurs aériens seront logés à la même enseigne et devront rendre des comptes à leurs passagers.Un règlement critiqué Avant même son entrée en vigueur, la charte a été contestée devant la Cour d\u2019appel fédérale le 28 juin par des centaines de compagnies aériennes, dont Air Canada, British Airlines et American Airlines.Elles estiment qu\u2019une indemnisation obligatoire en vertu du règlement sur la protection des passagers viole les normes internationales et devrait être invalidée par la cour.La requête stipule que le règlement sur la protection des passagers contrevient à la Convention de Montréal, un traité multilatéral, en fixant des montants d\u2019indemnisation en fonction de la durée du retard, mais sans égard au préjudice réellement subi par le voyageur.Les transporteurs comptent néanmoins se conformer au règlement pour le moment.Rappelons qu\u2019il prévoit une amende allant jusqu\u2019à 25 000 dollars pour tout contrevenant.Les défenseurs des consommateurs estiment eux que les nouvelles règles ne vont pas assez loin.Ils soulignent que la dispense des compagnies aériennes de dédommager leurs clients dans des «situations indépendantes de leur volonté» utilise une définition trop large et constitue une échappatoire.Ils trouvent aussi que les critères pour obtenir une compensation seront difficiles à respecter, car les passagers auront à présenter des preuves qui sont généralement détenues par la compagnie aérienne elle-même.Avec La Presse canadienne Communications.Partant du principe que les voyageurs ont le droit de savoir ce qui se passe avec leur vol, les compagnies aériennes devront informer les passagers en cas de problème.Notamment sur les raisons de la perturbation du vol, le traitement dont ils peuvent bénéficier, les indemnités auxquels ils ont droit et leurs recours possibles.Refus d\u2019embarquement.La survente n\u2019est plus un secret pour personne : la plupart des transporteurs ont l\u2019habitude de vendre plus de billets que de places disponibles dans l\u2019avion pour compenser le nombre de voyageurs qui ne se présentent pas à l\u2019aéroport.Résultat : certains se font parfois refuser l\u2019embarquement par manque de places.Face à un tel désagrément, les compagnies devront maintenant leur réserver une place dans un autre vol pour la même destination dans des délais impartis.Si le nouvel horaire ne convient pas, le billet sera remboursé au client.Une indemnisation est aussi prévue, pouvant aller jusqu\u2019à 2400 dollars.Elle dépend de la durée du retard en prenant comme référence l\u2019heure d\u2019arrivée du nouveau vol comparée à celle du vol initial.À titre de comparaison, la Charte des droits du passager de l\u2019Union européenne offre jusqu\u2019à 600 euros (880 dollars canadiens) d\u2019indemnités, calculées en fonction de la distance du vol concerné.La Charte propose également aux clients de choisir entre la réservation d\u2019une place dans le prochain vol, le remboursement du billet ou encore le report du voyage à une date ultérieure mutuellement convenue.Retards sur le tarmac.Si un avion est cloué au sol, le transporteur se doit de fournir les services de base aux passagers : toilettes accessibles, climatisation ou chauffage, nourriture, boissons ou même aide médicale.Après un retard de trois heures (extensible de 45 minutes en cas de décollage imminent), l\u2019avion devra retourner à la porte d\u2019embarquement et permettre aux passagers de descendre.Le règlement européen offre quant à lui la possibilité de renoncer au vol et de se faire rembourser après cinq heures d\u2019attente.Bagages perdus ou endommagés.Les passagers pourront toucher jusqu\u2019à 2100 dollars \u2014 en fonction de la valeur des biens transportés et des preuves disponibles \u2014 dans le cas d\u2019un bagage égaré ou endommagé.Vols annulés ou retardés.La deuxième phase du règlement \u2014 qui entrera en vigueur en décembre \u2014 concernera les vols annulés ou retardés (avant embarquement), ainsi que l\u2019attribution des sièges pour les enfants.Une indemnité pouvant aller jusqu\u2019à 1000 dollars est prévue en cas de retard ou d\u2019annulation.Les compagnies devront aussi offrir de la nourriture, des boissons et l\u2019hébergement en cas de retard ainsi qu\u2019asseoir les enfants près de leurs parents sans frais supplémentaires dans le nouveau vol.Survol des nouvelles règles R JACQUES NADEAU LE DEVOIR "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.