Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 2019-06-26, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" LE DEVOIR EN ALLEMAGNE De Harvard à Toronto ?Véritable star mondiale de la physique, Lisa Randall songe à quitter les États-Unis de Donald Trump STÉPHANE BAILLARGEON À MUNICH LE DEVOIR isa Randall, star mondiale de la physique théorique, songe à quitter l\u2019Université Harvard des États-Unis pour s\u2019installer au Canada.Elle a visité le pays pendant quatre jours au début du mois.Elle a été impressionnée par l\u2019Institut canadien d\u2019astrophysique théorique de l\u2019Université de Toronto.« J\u2019ai pu réaliser de grandes choses à Harvard », dit au Devoir la professeure qui y enseigne depuis le début du siècle.« Ce serait un grand changement pour moi, c\u2019est certain.Je dois l\u2019avouer, je trouve en plus que les États-Unis sont passablement fous en ce moment.C\u2019est bien que le Canada soit un endroit sain.Je suis aussi très heureuse de la victoire des Raptors dans la NBA.» Cette scientifique a la tête dans l\u2019univers et les deux pieds sur terre.Son pays la déçoit et l\u2019inquiète.Elle se demande même si les prochaines élections respecteront les règles démocratiques.« La séparation des pouvoirs est malmenée », dit la professeure Randall, rencontrée à Munich il y a une dizaine de jours.« La Cour suprême est partisane.Comme scientifique, je peux bien le dire, les mensonges ne sont pas des vérités et les INDEX Avis légaux.B4 Carrières.B2 Culture.B7 Décès .A4 Économie.B1 Éditorial.A6 Grille TV.B7 Idées.A7 Météo .B6 Monde .B4 Mots croisés.B6 Sports.B6 Sudoku .B6 CULTURE Andre Papanicolaou à l\u2019école des autodidactes B 8 ÉCONOMIE Bombardier cède le CRJ à Mitsubishi MONDE L\u2019Europe a chaud.Très chaud.B 4 MARCO BÉLAIR-CIRINO DAVE NOËL À QUÉBEC LE DEVOIR La communauté anglophone a demandé des modifications au programme Histoire du Québec et du Canada de 3e et 4e secondaire, mais elle a obtenu un succès mitigé, a constaté Le Devoir après avoir parcouru des documents obtenus en vertu de la loi.Les « partenaires du réseau de l\u2019éducation de la communauté anglophone» ont reproché au ministère de l\u2019Éducation de relater l\u2019histoire du Québec à travers un « cadre national ».À leurs yeux, le programme est « beaucoup, beaucoup centré sur l\u2019évolution des Canadiens français au Québec ».Ce faisant, le ministère de l\u2019Éducation « propose une orientation qui sied mal à la diversité de la société et les diverses interprétations », ont-ils déploré durant la révision du programme à l\u2019hiver 2017.Parmi eux, le Comité d\u2019orientation pédagogique du réseau scolaire anglophone du Québec (COPRSAQ) s\u2019est plaint d\u2019une insuffisance de contenu sur l\u2019histoire du reste du Canada.« La place de l\u2019histoire du Canada (hors Québec) dans le programme provisoire ne suffit pas », a-t-il fait valoir selon un compte-rendu d\u2019une rencontre organisée par le ministère de l\u2019Éducation en janvier 2017.Le Devoir a patienté 172 jours pour mettre la main sur le document, et ce, même si la Loi sur l\u2019accès aux documents des organismes publics prévoit un délai maximal de 30 jours.La responsable de l\u2019élaboration du nouveau programme d\u2019histoire a répondu au COPRSAQ que « l\u2019histoire du Québec s\u2019inscrit dans le contexte sociohistorique canadien, nord-américain et mondial ».« Le territoire québécois actuel a toujours, depuis 1534, comporté le nom \u201cCanada\u201d dans son appellation, mis à part un intermède », a-t-elle ajouté.ÉDUCATION Un jugement sur l\u2019histoire Des anglophones estiment le programme d\u2019histoire du Québec et du Canada trop centré sur les « Canadiens français au Québec » ALEXANDRE SHIELDS MYLÈNE CRÊTE LE DEVOIR Décrié depuis plusieurs années pour son inefficacité, malgré les centaines de millions de dollars de fonds publics dépensés, le Fonds vert retournera pleinement dans le giron du contrôle politique, selon ce qu\u2019a annoncé mardi le ministre de l\u2019Environnement Benoit Charette.Une décision sévèrement critiquée par des experts et les partis d\u2019opposition, même si le gouvernement promet davantage de transparence, et surtout l\u2019atteinte des cibles climatiques du Québec.« Le gouvernement veut accroître la transparence dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques, ce qui a fait largement défaut ces dernières années », a résumé le ministre Charette dans le cadre d\u2019un point de presse tenu à Québec.Selon le gouvernement, cette « transparence » passe par un changement de nom, puisque le Fonds vert doit être rebaptisé « Fonds d\u2019électrification et de changements climatiques », après l\u2019adoption du projet de loi qui doit permettre la mise en œuvre des changements annoncés mardi.Le virage promis par le gouvernement caquiste passe ainsi par l\u2019élimination du Conseil de gestion du Fonds vert (CGFV), créé en 2017 dans le but d\u2019améliorer la rigueur, la transparence et l\u2019efficacité de la gestion du Fonds vert, après la découverte de failles majeures par le Commissaire au développement durable.Dans son premier rapport portant sur les « ajustements budgétaires » à apporter au Plan d\u2019action 2013-2020 sur les changements climatiques du Québec, financé à hauteur de 4 milliards de dollars par le Fonds vert, le CGFV avait démontré l\u2019an dernier que ce plan s\u2019appuie en partie sur des actions discutables et coûteuses, que sa gestion est inefficace et caractérisée par le manque de rigueur de nombreux ministères, mais aussi que rien ne garantit l\u2019atteinte des objectifs de réduction des gaz à effet de serre (GES).CLIMAT Charette sème la grogne en s\u2019appropriant le Fonds vert La gestion du programme gagnerait à être indépendante, selon des experts ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR VOL.CX NO 141 / LE MERCREDI 26 JUIN 2019 / 1,52 $ + TAXES = 1,75 $ VOIR PAGE A 5 : GROGNE VOIR PAGE A 4 : ANGLOPHONES Certains auraient souhaité qu\u2019on évite de parler de la Conquête en la qualifiant de guerre Lisa Randal, lors d\u2019une conférence donnée en Norvège KAI T.DRAGLAND / NTNU L VOIR PAGE A 4 : HARVARD 1 866 676-5235 \u2022 Visitez un magasin Bell \u2022 bell.ca/offretele 2995 $/mois1 Avec un forfait Internet Fibe.Le prix peut augmenter pendant votre abonnement.Frais unique d\u2019installation de 59,95 $2.Tous les grands réseaux, dont ICI Radio-Canada, TVA et Télé-Québec.10 10 chaînes à la carte incluant sport, style de vie et divertissement.4K Enregistreur Partout chez vous 4K inclus3.La meilleure application pour regarder la télé4.À jour en date du 7 juin 2019.L\u2019offre se termine le 30 juin 2019.Offert aux clients Internet Fibe résidentiels existants admissibles avec un compte en règle et aux nouveaux clients résidentiels du Québec, là où l\u2019accès et la technologie le permettent.Pour certaines offres, le client doit choisir la facturation électronique et créer un profi l MonBell.Modifi able sans préavis et ne peut être combinée avec aucune autre offre.Taxes en sus.D\u2019autres conditions s\u2019appliquent.(1) Le prix peut augmenter pendant votre abonnement.Le prix est sujet à un abonnement continu à Télé Fibe forfait Départ avec 10 chaînes à la carte et un forfait Internet Fibe admissible.Toute modifi cation effectuée aux services peut affecter le prix et / ou résulter en la perte de crédits ou de promotions, selon le cas, comme les conditions d\u2019admissibilité à ceux-ci peuvent varier.(2) Inclut l\u2019installation du modem, de l\u2019enregistreur Partout chez vous et d\u2019un maximum de 2 récepteurs HD; voir bell.ca/installationtelefi be.Frais d\u2019installation de 50 $ pour chaque enregistreur additionnel.(3) La location à 0 $ de l\u2019enregistreur Partout chez vous 4K est basée sur des frais mensuels de 20 $ moins un crédit mensuel de 20 $.Réservé aux nouveaux clients de Bell Télé Fibe avec un abonnement continu à deux services admissibles de Bell; voir bell.ca/forfait.Le terme de location est mensuel.Si vous louez le récepteur sans interruption pendant 60 mois consécutifs, vous pouvez continuer à l\u2019utiliser sans frais pourvu que vous demeurez un client de Bell Télé.Bell demeurera le propriétaire du récepteur.Vous pouvez résilier la location à tout moment si vous retournez le récepteur.Les récepteurs peuvent être neufs ou remis à neuf au choix de Bell.(4) L\u2019application Télé Fibe est disponible avec les appareils compatibles sélectionnés requis.La fonction « Téléchargez et partez » est uniquement offerte pour les enregistrements avec les téléphones intelligents et les tablettes.Disponible par réseau mobile ou Wi-Fi (à l\u2019exception du visionnement des enregistrements téléchargés).Un enregistreur est requis pour gérer et regarder vos enregistrements; les enregistrements sont disponibles pour une durée maximale de 60 jours avec l\u2019application Télé Fibe.Une sélection de chaînes/contenu en direct et sur demande de votre abonnement Télé Fibe peut être visionnée.Plus de chaînes/contenu et de fonctionnalités (ex., fonctions de contrôle de la télé) sont disponibles sur le réseau Wi-Fi à votre domicile avec une connexion Internet Fibe plutôt qu\u2019au moyen d\u2019une autre connexion Internet ou à l\u2019extérieur de votre domicile.Le contenu visionné sur le réseau Wi-Fi à domicile sera comptabilisé dans le calcul de votre utilisation mensuelle de données Internet (si applicable).Des frais de données mobiles peuvent s\u2019appliquer.Chaînes/contenu modifi ables sans préavis et des périodes de décrochage peuvent s\u2019appliquer.Le visionnement sur Google Chromecast, Apple TV (4e gén.ou 4K), Amazon Fire TV Stick (Basic Edition ou édition supérieure) ou Android TV (certifi é Google) est disponible seulement à domicile, et une connexion Internet illimitée de Bell est requise.Le visionnement sur l\u2019application Télé Fibe est disponible jusqu\u2019en HD.La qualité d\u2019image peut varier selon les vitesses Internet.D\u2019autres conditions s\u2019appliquent.Fibe est une marque de commerce de Bell Canada.Une offre télé super-puissante Passez à Télé Fibe, le meilleur service télé, et pro?tez de cette offre exceptionnelle mois après mois.Pas d\u2019offre promotionnelle qui se termine ! OFFRE D\u2019UNE DURÉE LIMITÉE Disponible Sur demande. ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE MERCREDI 26 JUIN 2019 E N B R E F Michel Cadotte ne fera pas appel de sa peine Après la Couronne, c\u2019est au tour de Michel Cadotte d\u2019annoncer qu\u2019il n\u2019ira pas en appel de la peine d\u2019emprisonnement de deux ans moins un jour qui lui a été imposée pour avoir mis fin aux jours de sa femme souffrant de la maladie d\u2019Alzheimer.Son avocate, El- friede Duclervil, a confirmé mardi cette décision de son client.L\u2019homme de 58 ans avait été reconnu coupable par un jury d\u2019homicide involontaire.Il avait étouffé sa femme, Jocelyne Li- zotte, avec un oreiller.Après un procès suivi avec attention au Québec, Michel Cadotte avait été condamné, à la fin du mois de mai, à deux ans de prison moins un jour, à trois ans de probation et à 240 heures de travail communautaire.Mme Lizotte, âgée de 60 ans, était hébergée dans un centre de soins de longue durée.La Presse canadienne Retour à la normale du service de traversier de Tadoussac Le traversier endommagé lundi lorsqu\u2019un véhicule récréatif s\u2019est écrasé sur lui, tuant son conducteur, a repris le service mardi après-midi entre Tadous- sac et Baie-Sainte-Catherine.Les départs ont lieu toutes les 20 minutes, de chaque rive.La Sûreté du Québec (SQ) avait fait savoir que le conducteur du véhicule récréatif, un homme de 40 ans de Laval, Éric Bélec, est décédé lundi soir.Sa passagère, aussi âgée de 40 ans, a été blessée et était toujours hospitalisée mardi midi.Il semble que le véhicule récréatif aurait eu un problème mécanique et aurait heurté le navire au quai d\u2019embarquement de Tadoussac, sur la Côte- Nord.Le conducteur aurait été incapable d\u2019immobiliser son véhicule dans une «descente très abrupte», avait expliqué lundi un porte-parole de la SQ.La Presse canadienne Début de la démolition à Québec de l\u2019église Saint-Cœur-de-Marie QUÉBEC \u2014 La démolition de l\u2019église Saint-Cœur-de-Marie à Québec sera entreprise dès le 26 juin.Le promoteur, Louis Lessard, a obtenu un permis pour raser ce bâtiment à l\u2019architecture néo- byzantine, qui trône sur la Grande Allée depuis 1918, afin de construire une tour de condominiums.Pour tenter de sauver le bâtiment, la Fédération Histoire Québec a adressé une demande d\u2019avis de classement au ministère de la Culture.Elle plaide l\u2019importance de l\u2019édifice dans un cadre comme celui de Québec.L\u2019architecte du bâtiment, Lud- ger Robitaille, s\u2019était inspiré des plans de l\u2019église française Sainte-Jeanne- d\u2019Arc, située à Rennes.Pour sa part, le groupe Action Patrimoine dénonce la démolition de ce bâtiment «d\u2019une valeur patrimoniale supérieure».Le Devoir JEAN-FRANÇOIS NADEAU LE DEVOIR Voué à la démolition par un entrepreneur, sauvé in extremis par un avis de classement de l\u2019État en septembre 2018, le château Beauce, situé à Sainte-Marie, pourrait voir son avenir compromis par la forte crue des eaux du printemps.Le bâtiment a été touché par le débordement de la rivière Chaudière, mais il n\u2019a pas fait l\u2019objet d\u2019une attention rapide pour assurer son assèchement et éviter la prolifération de moisissures.Selon le ministère de la Culture, « les dommages se limitent au sous-sol du bâtiment, mais nécessitent d\u2019importants travaux de nettoyage et d\u2019assainissement ».Mais à la mi-juin, soit pratiquement deux mois après le sinistre, les travaux nécessaires n\u2019ont toujours pas été menés à terme.Le ministère de la Culture a affirmé au Devoir assurer « un lien constant avec l\u2019organisme PATRIMOINE La protection du Château Beauce compromise ?L\u2019édifice n\u2019a été ni nettoyé ni asséché après avoir été inondé par la forte crue de la rivière Chaudière ce printemps ISABELLE PORTER À QUÉBEC LE DEVOIR Les concentrations de particules fines de métaux dans l\u2019air \u2014 notamment de nickel \u2014 vont augmenter avec l\u2019agrandissement du port de Québec, révèle une étude remise par le Port à l\u2019Agence canadienne d\u2019évaluation environnementale (ACEE).Pendant la construction du nouveau terminal, la concentration de particules de nickel dans l\u2019air serait plus de six fois supérieure à la norme, selon une étude sur la qualité de l\u2019air produite par la firme ontarienne RWDI à la demande de l\u2019Administration portuaire.Cette information est reprise par Véronique Lalande et son conjoint Louis Duchesne, du groupe citoyen Initiative citoyenne de vigilance du Port de Québec, dans le mémoire qu\u2019ils se préparent à soumettre à l\u2019ACEE).Dans le document, ils reprochent au Port de n\u2019avoir produit « aucune évaluation des risques sur la santé humaine associée au projet » et de « minimiser grandement les émissions et les retombées de poussière ».Rappelons que l\u2019Administration portuaire de Québec souhaite construire un nouveau quai de 610 mètres et draguer près d\u2019un million de mètres de sédiments pour agrandir son territoire dans le secteur de Beauport, à l\u2019est du quartier Limoilou.La nouvelle zone de 170 000 m2 serait destinée au marché des conteneurs.Le vrac solide L\u2019étude de RWDI fait partie d\u2019un document de plus de mille pages soumis par le Port à l\u2019Agence en avril 2018.Il a été rendu public à la fin mai dans le cadre QUÉBEC L\u2019agrandissement du port affecterait la qualité de l\u2019air afin de suivre les démarches réalisées et d\u2019offrir son accompagnement ».Quelles pourraient être les conséquences de ce laisser-faire ?Le Ministère se veut rassurant : « Les répercussions du sinistre sur les éléments caractéristiques qui contribuent à la valeur patrimoniale du Château semblent pour l\u2019instant limitées ».En principe, la loi lui permet de faire appliquer des mesures de protection.L\u2019approche choisie est cependant tout autre : « À chacun de ses entretiens avec le propriétaire, le Ministère rappelle l\u2019importance de procéder rapidement à un nettoyage des lieux ».Pourquoi le propriétaire n\u2019a-t-il pas été obligé de réaliser les travaux nécessaires à la préservation du bâtiment ?Comme le rappelle le Ministère lui- même, « pendant toute la période de validité de l\u2019avis d\u2019intention, les dispositions de la Loi sur le patrimoine culturel relatives aux biens classés s\u2019appliquent ».Autrement dit, tout propriétaire d\u2019un bien de ce type « doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la valeur patrimoniale de son bien ».À la suggestion du Ministère, « le propriétaire a entrepris des démarches auprès du ministère de la Sécurité publique pour obtenir une aide financière.» Le ministère de la Culture renvoie donc Le Devoir à celui de la Sécurité publique pour ce qui est de la préservation du Château Beauce.Pierre-Paul Sénéchal, président du Groupe d\u2019initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM), affirme que les inquiétudes formulées par son organisme à la suite de l\u2019inondation de cette maison sont restées lettre morte auprès du ministère de la Culture.«Nous avons écrit au Ministère suite aux inondations.Nous n\u2019avons reçu aucune réponse.» Il dit ne pas s\u2019expliquer l\u2019attitude attentiste du Ministère dans ce dossier.« Pourtant, la loi prévoit bel et bien qu\u2019un bâtiment qui est en instance d\u2019être classé jouit de la même protection en vertu de la loi que s\u2019il l\u2019était déjà.Il y a même des amendes prévues pour un propriétaire qui ne prend pas les moyens de protéger un tel bien.» Le Château Beauce a été construit en 1903-1904 selon des plans dessinés par Jean-Omer Marchand, le premier diplômé canadien des Beaux-Arts de Paris, lauréat de 14 médailles d\u2019architecture lors de son séjour européen.Au Canada, Marchand sera reconnu comme l\u2019un des architectes les plus importants.On lui doit une partie du parlement d\u2019Ottawa, la chapelle du grand séminaire de Montréal, la maison mère des sœurs de la Congrégation de Notre- Dame, devenue le collège Dawson, et plusieurs autres édifices majeurs.En 1900, c\u2019est à Marchand que le gouvernement demande de dessiner son pavillon pour l\u2019Exposition universelle de Paris.La République française lui a attribué, en 1926, le rang de chevalier de la Légion d\u2019honneur.de la consultation qu\u2019elle mène sur le projet.Outre la question du nickel, le document révèle des concentrations supérieures à la norme pour l\u2019arsenic, différentes particules en suspension et certaines odeurs, mais dans une proportion moins grande que pour le nickel.L\u2019analyse tient compte des émissions de contaminants atmosphériques provenant des cheminées des navires accostés au port, des navires en transit, du transport sur les routes des locomotives ainsi que des équipements de manutention de conteneurs.Pendant la phase de construction, cela inclut aussi les remorqueurs, les génératrices d\u2019électricité, des camions et autres équipements de construction (pelle mécanique, bulldozers, grues, usine de béton).L\u2019auteur de la modélisation laisse d\u2019ailleurs entendre que les normes sont faciles à dépasser dans Limoilou parce que les concentrations de ces métaux sont déjà élevées à la station d\u2019échantillonnage.« Conséquemment, toute émission de ces contaminants dans les environs de la zone d\u2019étude engendrera des concentrations supérieures à la valeur guide », écrit-il.Dans son rapport à l\u2019ACEE, le Port suggère donc que la phase de construction respecte les normes si on ne tient pas compte du contexte.« La phase de construction respecte donc les valeurs guides établies dans le RAA [Règlement sur l\u2019assainissement de l\u2019atmosphère].Toutefois, l\u2019ajout de la concentration initiale calculée à partir des données de la station Vieux-Limoilou génère un risque de dépassement considérable de la valeur guide.» Rappelons qu\u2019à la suite d\u2019un épisode de poussière rouge en 2012, le ministère du Développement durable avait produit une étude qui concluait que les concentrations de nickel dépassant de deux à huit fois la norme provenaient des opérations de transbordement de minerais dans le Port.Impact environnemental Les groupes intéressés à se prononcer sur le sujet ont jusqu\u2019au vendredi 28 pour le faire.Selon Véronique Lalande, qui a intenté avec son conjoint deux actions collectives contre le Port dans ce dossier, un trop grand nombre de questions demeurent sans réponse.Elle souligne en outre que la création d\u2019un terminal dédié aux conteneurs ne signifie en rien la fin des activités de transbordement de minéraux (vrac solide).« Même en enlevant l\u2019agrandissement, la problématique est toujours là », fait-elle valoir.« Il y a encore pour 12,5 millions de dollars de vrac solide [par année], dit-elle.Et là tu vas générer encore plus de transport entre la nouvelle pointe, et ça, dans un milieu où il y a beaucoup de poudre.» Nature Québec fait partie des autres groupes qui soumettront des mémoires cette semaine.L\u2019organisme déplore notamment l\u2019impact du projet sur la zone de frai du bar rayé, une espèce en voie de disparition, mais remet également en question le projet dans son ensemble.« C\u2019est l\u2019équivalent de 72 terrains de football à même le Saint-Lau- rent », fait valoir son président Christian Simard.« On joue aux dés avec des écosystèmes fragiles.» Invitée à réagir aux critiques dont elle fait l\u2019objet, l\u2019Administration portuaire de Québec (APQ) a refusé mardi de se prononcer.La veille du début des consultations, elle avait annoncé avoir signé des ententes avec la multinationale Hutchison Ports et le Canadien National pour réaliser le nouveau terminal dont les coûts passeront de 400 à 375 millions de dollars.Elle en avait aussi profité pour rebaptiser ce projet maintes fois retardé, changeant le nom de Beauport 2020 pour Laurentia.L\u2019Administration portuaire de Québec souhaite construire un nouveau quai de 610 mètres et draguer près d\u2019un million de mètres de sédiments pour agrandir son territoire dans le secteur de Beauport, à l\u2019est du quartier Limoilou.PIERRE LAHOUD Le financement des écoles des minorités francos et anglos bonifié par Ottawa Le gouvernement fédéral bonifiera son soutien financier aux écoles des communautés francophones et anglophones minoritaires \u2014 mais en exigeant la garantie des provinces et territoires que ces fonds arriveront à bon port.La ministre des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, a annoncé mardi l\u2019allocation de 60 millions supplémentaires sur quatre ans pour appuyer spécifiquement l\u2019enseignement aux jeunes francophones et anglophones en milieu minoritaire, et ce, des niveaux préscolaire à postsecondaire.La ministre fait valoir que ces investissements s\u2019adressent plus particulièrement aux francophones hors Québec, dont les écoles sont souvent sous-financées par rapport à celles de la majorité anglophone.La Presse canadienne Nous avons écrit au Ministère suite aux inondations.Nous n\u2019avons reçu aucune réponse.PIERRE-PAUL SÉNÉCHAL » LEDEVOIR // LE MERCREDI 26 JUIN 2019 ACTUALITÉS A 4 MAGDALINE BOUTROS LE DEVOIR Les images provenant d\u2019échographies que nous voyons sur un écran \u2014 prises lors d\u2019une grossesse ou pour un examen médical \u2014 ne représentent qu\u2019une infirme partie de l\u2019énorme quantité d\u2019informations amassées par l\u2019imagerie par ultrasons.Hassan Rivaz, titulaire de la Chaire de recherche de l\u2019Université Concor- dia en analyse des images médicales, tente d\u2019extraire et de traiter cet énorme potentiel de données afin d\u2019optimiser le traitement de maladies et d\u2019accélérer les diagnostics.« Les données colligées sont massives, dit, enthousiaste, Hassan Rivaz, rencontré dans son laboratoire du Centre Perform.Les images que nous voyons à l\u2019écran ne sont que la pointe de l\u2019iceberg.» Ces informations sont à ce point colossales qu\u2019il était impossible jusqu\u2019à récemment de les exploiter grâce à la seule intelligence humaine.Mais les temps changent.« L\u2019apprentissage machine et l\u2019intelligence artificielle permettent désormais de naviguer à travers cette jungle d\u2019informations et d\u2019en extraire des données extrêmement utiles qui étaient jusque-là écartées », explique le professeur de génie.Lymphœdème Tranquillement, le puissant potentiel que recèlent ces données se déploie.Les recherches d\u2019Hassan Rivaz permettent notamment d\u2019extraire des informations cruciales sur l\u2019élasticité des tissus, des informations qui permettent de mieux traiter le lym- phœdème, une enflure que développent certaines personnes ayant subi des traitements pour le cancer.« Pour le cancer du sein, certaines patientes disent souffrir davantage du lymphœ- dème que du cancer lui-même », soutient M.Rivaz.Les techniques actuellement utilisées pour mesurer la perte d\u2019élasticité des tissus causée par la rétention aqueuse ne se limitent qu\u2019à la surface de la peau.Les ultrasons peuvent toutefois aller sonder ce qui se produit sous la peau.En combinant l\u2019image des échographies aux données brutes extraites des ultrasons, les chercheurs peuvent obtenir une meilleure estimation des propriétés élastiques et mécaniques des tissus.Le diagnostic pour le lymphoedème s\u2019en trouvera donc plus clair et plus rapide.Le potentiel des échographies est d\u2019autant plus prometteur que les appareils à ultrasons sont beaucoup moins dispendieux que ceux utilisés pour la tomodensitométrie (CT scan) et l\u2019imagerie par résonance magnétique (IRM), rappelle Hassan Rivaz.Et ils sont portables, ce qui permet de les transporter dans des régions éloignées, où les appareils d\u2019imagerie médicale se font plus rares.«On ne peut pas déplacer un appareil pour le CT scan ou l\u2019IRM, alors qu\u2019il y a désormais des appareils à ultrasons qui ont la taille d\u2019un téléphone cellulaire», dit le chercheur.Opérations Les appareils à ultrasons peuvent également s\u2019avérer fort utiles au moment d\u2019opérer un patient.Généralement, quelques semaines avant une opération, le patient passe un CT scan et un IRM, pour cartographier la zone à opérer.Or, « pendant l\u2019opération, les tissus bougent et, donc, les images provenant du CT scan et de l\u2019IRM deviennent rapidement invalides », explique Hassan Rivaz.C\u2019est là que l\u2019échographie entre en jeu puisqu\u2019elle permet de voir ce qui se produit en temps réel dans le corps du patient.Seul hic : les images provenant des échographies ne sont pas d\u2019aussi bonne qualité.« On travaille donc à fusionner les ultrasons avec les images du CT scan et de l\u2019IRM, ce qui nous permet d\u2019avoir recours à l\u2019échographie pendant l\u2019opération tout en optimisant l\u2019utilité des images de haute qualité collectées avant l\u2019opération.» Ces avancées s\u2019annoncent encourageantes pour le traitement des patients.« C\u2019est très motivant parce que je vois des impacts immédiats provenant de mes recherches.C\u2019est techniquement très stimulant », indique le chercheur.Hassan Rivaz mène conjointement ses travaux avec des chercheurs de l\u2019École de génie et d\u2019informatique, du Département de santé, de kinésiologie et de physiologie appliquée et du Département de physique de l\u2019Université Concordia, ainsi qu\u2019avec des chercheurs de l\u2019Institut et hôpital neurologiques de Montréal de l\u2019Université McGill.Ce contenu est réalisé en collaboration avec l\u2019Université Concordia.Exploiter l\u2019immense potentiel des échographies « Les images que nous voyons à l\u2019écran ne sont que la pointe de l\u2019iceberg », note Hassan Rivaz RECHERCHE ET INNOVATION Hassan Rivaz, titulaire de la Chaire de recherche de l\u2019Université Concordia en analyse des images médicales VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR Un monde d\u2019hommes HARVARD SUITE DE LA PAGE A 1 vérités ne sont pas des mensonges.Quand on ne se soucie plus de ce qui est vrai ou pas, on entre dans un territoire très dangereux.» Une sommité mondiale Dire que cette scientifique affiche une exceptionnelle feuille de route savante ne s\u2019approche pas encore assez du compte.Née dans le quartier Queens de New York au début des années 1960, d\u2019un père formé en génie et d\u2019une mère enseignante, elle a remporté le prestigieux Intel Science Talent Search (quand il s\u2019appelait encore le prix Westinghouse), à 18 ans.Son doctorat, obtenu à Harvard en 1987, portait sur la physique des particules.Elle a été la première femme titularisée au département de physique de l\u2019Université de Princeton puis de l\u2019Université de Harvard, où elle enseigne depuis 2001.« J\u2019ai toujours aimé les maths.Je n\u2019étais pas certaine de vouloir faire des mathématiques pures.J\u2019ai suivi un cours de physique, j\u2019ai aimé cette matière et je pensais qu\u2019elle était plus exigeante que toutes les autres, et cette difficulté me plaisait.» Ce choix de carrière demeure encore très rare pour une femme.La profes- seure Randall a d\u2019ailleurs eu son lot de relations sexistes dans son monde de la physique théorique sous domination masculine.Elle refusait de parler du problème jusqu\u2019à tout récemment.Elle s\u2019ouvre d\u2019autant plus que le sexisme de son département explique aussi en partie son intérêt pour Toronto.« Au début, on ne porte pas attention à ces choses mais à la longue, j\u2019ai pris conscience que j\u2019ai des problèmes que je n\u2019aurais pas si j\u2019étais un homme, dit- elle.Les hommes physiciens écoutent les hommes physiciens et ils écoutent les femmes qui répètent ce que les hommes disent.Il y a de bonnes personnes à Harvard, mais il y en a aussi des méchantes.Le pire, c\u2019est qu\u2019ils ne s\u2019en rendent pas compte.» L\u2019histoire revue et corrigée ANGLOPHONES SUITE DE LA PAGE A 1 L\u2019Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec (APEQ) regrette l\u2019utilisation du vocable « guerre de la Conquête » pour désigner le conflit qui a mené à la chute de la Nouvelle-France (1754-1760).« La guerre de la Conquête, terme rarement utilisé en anglais, n\u2019est qu\u2019un siège de la guerre de Sept Ans.Il ne s\u2019agit pas d\u2019une volonté de conquête envers les Canadiens, mais bien d\u2019un conflit entre deux empires coloniaux », a-t-elle plaidé auprès du ministère de l\u2019Éducation.Le directeur exécutif de l\u2019APEQ, Sébastien Joly, préconise une vision plus «nuancée» de l\u2019affrontement ayant entraîné la déportation des Acadiens et la destruction d\u2019une partie de la vallée du Saint-Laurent.«Il y a différentes façons d\u2019interpréter la chose, [autres] que [celle selon laquelle] ce sont les méchants Britanniques qui ont conquis les Français de Nouvelle-France pour les assujettir», souligne-t-il dans un entretien téléphonique avec Le Devoir.«C\u2019est un peu plus complexe que ça.Il y a différentes théories sur chaque événement historique, mais je pense qu\u2019on se rapproche davantage de la vérité historique.» Pour M.Joly, le malaise des Anglo- Québécois à l\u2019égard du programme d\u2019histoire de 3eet 4esecondaire dépasse le récit du changement de régime de 1760.Il souligne l\u2019oubli des patriotes anglophones de 1837-1838 par le ministère de l\u2019Éducation.« C\u2019est un mouvement qui est plus démocratique que de libération des Canadiens français », mentionne-t-il à l\u2019autre bout du fil.« On présente les événements liés à une trame narrative nationaliste cana- dienne-française, québécoise.» L\u2019association de quelque 8000 membres a aussi sourcillé en lisant que « René Lévesque rentre bredouille » des conférences constitutionnelles précédant le rapatriement de l\u2019Acte de l\u2019Amérique du Nord britannique en 1982.« Le texte laisse entendre que le Québec n\u2019a retiré aucun avantage au rapatriement de la Constitution », ce qui est faux, selon elle.Le ministère a réécrit le passage du programme.Les Québécois n\u2019ont-ils pas en effet gagné une Charte des droits et libertés assortie d\u2019une disposition de dérogation ?« Tout compte fait, la fameuse \u201cclause dérogatoire\u201d et la Charte des droits et libertés se sont plutôt avérées des cadeaux de Grec en regard des revendications historiques du Québec », répond l\u2019historien Gilles Laporte.Mordecai Richler D\u2019autre part, le COPRSAQ et l\u2019Association des directeurs généraux des commissions scolaires anglophones du Québec (ADGCSAQ) ont demandé que Mordecai Richler soit ajouté à une courte liste d\u2019artistes francophones.Aux yeux de M.Laporte, cette demande d\u2019ajout pourrait « s\u2019apparenter à de la provocation ».« L\u2019essentiel de son œuvre est en anglais et ses quelques (trop) célèbres remarques à propos des Canadiens français devraient suffire à le disqualifier », indique le professeur d\u2019histoire à l\u2019UQAM.Le ministère de l\u2019Éducation a tout de même acquiescé à la demande commune du COPRSAQ et de l\u2019ADGC- SAQ.Au lendemain de la Révolution tranquille, « le milieu culturel, doté d\u2019une première politique, est effervescent avec les Pauline Julien, Félix Leclerc, Alfred Pellan, Mordecai Richler et Michel Tremblay, notamment », peut-on lire dans la nouvelle mouture du programme Histoire du Québec et du Canada de 3e et 4e secondaire.Deux solitudes Selon le professeur Laporte, les demandes des « partenaires du réseau de l\u2019éducation de la communauté anglophone » s\u2019inscrivent dans « un vieux contentieux entre histoire canadienne et histoire québécoise et la faible part que l\u2019une accorde généralement à l\u2019autre selon qu\u2019on parle français ou anglais ».« Manifestement, les experts qui se sont penchés sur le matériel se sont heurtés au plafond de verre insurmontable depuis des décennies, soit l\u2019incapacité à faire une histoire qui pourrait s\u2019adresser à la fois aux jeunes Québécois et aux jeunes Canadiens anglais », conclut-il.La professeure Randall fait la barbe à tous ses collègues.Elle a reçu plusieurs prix : Le Klops- teg, le Lilienfeld, le Andrew Gemant.Elle vient tout juste de recevoir le très prestigieux prix Sakurai pour la théorie en physique des particules.Elle a partagé cet honneur avec Ra- man Sundrum, avec lequel elle a élaboré le modèle Randall-Sundrum, en fait deux modèles proposés en 1999.Ces scénarios cosmologiques avancent l\u2019hypothèse que notre univers est emprisonné dans une membrane qui, elle- même, fait partie d\u2019un superunivers doté d\u2019autres membranes et donc d\u2019autres mondes.Cette grande idée reste, elle aussi, à prouver ou à réfuter.« Pourquoi serions-nous seuls ?demande sa coauteure.La Terre n\u2019est pas la seule planète.Il y a des milliards d\u2019autres humains que moi.En général, quand on assume quelque chose sans l\u2019avoir vu, nous nous trompons.Chercher et trouver cette autre chose, c\u2019est une autre histoire.» Ses travaux récents s\u2019intéressent aux trous noirs, à la matière noire, aux origines des ondes gravitationnelles.Elle dit que d\u2019autres observations de ces ondes pourraient nous renseigner sur l\u2019origine des trous noirs.Elle parle de la possibilité qu\u2019un disque mince de matière noire au centre de notre galaxie perturbe les comètes de nuage d\u2019Oort.La traversée périodique de ce disque par notre système solaire provoquerait des extinctions intermittentes, dont celle des dinosaures.À Munich, elle et ses collègues ont discuté des méthodes de mesure de l\u2019expansion de l\u2019univers.Ses propres travaux s\u2019orientent de plus en plus vers l\u2019astrophysique.Son milieu débat fermement depuis quelques années sur le calcul de la taille de l\u2019univers.Une méthode utilise le décalage dans le rouge des supernovas, une autre le fond diffus cosmologique.Une discipline reine La physique théorique demeure la discipline phare de la science.Les physiciens sont adulés et connus depuis des siècles, de Galilée à Einstein, de Newton à Hawking.Lisa Randall a été invitée au Daily Show de fin de soirée, ses conférences attirent des foules et The Observer la décrivait en 2016 comme une « superstar de la science.» La remarque sur sa notoriété ne l\u2019ébranle pas.« L\u2019histoire d\u2019Einstein est intéressante, commente-t-elle plutôt.Il y a eu un effort conscient d\u2019en faire une star de la science avec la confirmation de la théorie de la relativité fournie par l\u2019éclipse solaire de 1919.Je pense que les gens sont intéressés par nos idées et nous, nous souhaitons les faire connaître.En tout cas, j\u2019ai fait un effort pour solliciter le public.» Lisa Randall a signé le livret de l\u2019opéra Hypermusic Prologue du compositeur Hector Parra, lui-même inspiré par son livre Warped Passages (2005).Elle a monté une exposition de groupe en art visuel (Measure for Measure) à Los Angeles en 2011.Elle a aussi publié quatre livres de réflexions et de vulgarisation dont Knocking on Heaven\u2019s Door (2011).L\u2019essai pourrait être sous-titré « comment la physique et la pensée scientifique éclairent l\u2019univers et le monde moderne »; enfin, si une traduction française existait.Cette référence fournit une autre clé pour expliquer l\u2019attrait de son domaine fascinant, précisément parce qu\u2019il pose des questions sur les grandes lois fondamentales.La physique rejoint la métaphysique dans le sens où elle s\u2019interroge aussi sur l\u2019origine du monde et les causes de l\u2019univers.Le boson de Higgs est d\u2019ailleurs symboliquement présenté comme la particule de Dieu.« Je ne crois probablement pas en Dieu », a-t-elle déjà déclaré la physicienne dans une formule tout en nuances.Ce qui laisse un tas d\u2019autres questions de base qu\u2019elle énumère en terminant l\u2019entrevue.« Sommes-nous seuls dans l\u2019univers ?Cette question sera peut-être résolue scientifiquement.Et d\u2019où vient l\u2019univers ?En existe-t-il d\u2019autres ?Les scientifiques ne disent pas pourquoi nous existons, mais ils peuvent dire comment la vie s\u2019est développée.Quand on peut répondre à une question scientifiquement, c\u2019est de la science, ce n\u2019est pas de la croyance.» Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat-Le Devoir.YE AUNG THU AGENCE FRANCE-PRESSE LEDEVOIR // LE MERCREDI 26 JUIN 2019 ACTUALITÉS A 5 HÉLÈNE BUZZETTI CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR Alors que Québec abolit \u2014 pour mieux le réformer \u2014 son Fonds vert, Ottawa dévoile ce qu\u2019il fera, lui, avec l\u2019argent de sa taxe sur le carbone pour combattre les changements climatiques.Les écoles seront les grandes gagnantes\u2026 pour peu que les gouvernements conservateurs des provinces concernées donnent leur feu vert.Ottawa a imposé une taxe carbone dans les quatre provinces ne s\u2019étant pas dotées d\u2019un plan suffisant de lutte contre les gaz à effet de serre (GES).L\u2019Alberta s\u2019ajoutera à la liste le 1er janvier.Le gouvernement fédéral en retourne 90 % aux citoyens par le truchement d\u2019un crédit d\u2019impôt remboursable.Les 10 % restants doivent servir à financer des initiatives environnementales.C\u2019est une partie de cette somme qu\u2019Ottawa entend envoyer aux écoles.« Nous savons que les jeunes veulent de l\u2019action sur les changements climatiques.Ils sont dans les rues et demandent des gestes de la part des politiciens », a expliqué la ministre de l\u2019Environnement, Catherine McKenna.Ottawa versera donc 60 millions de dollars cette année pour aider les écoles de l\u2019Ontario (41 millions), de la Saskatchewan (12 millions), du Manitoba (5 millions) et du Nouveau-Bruns- wick (2 millions) à effectuer des rénovations écoénergétiques telles que l\u2019installation de panneaux solaires, le changement de fenêtres ou le remplacement d\u2019ampoules conventionnelles par des options plus efficientes.« Près de 6000 écoles seront admissibles », a soutenu la ministre.Ce sont les commissions scolaires qui décideront des travaux à mettre en priorité dans leur parc immobilier.Il se pourrait qu\u2019un moins grand nombre d\u2019écoles touche des fonds fédéraux si les travaux requis dans chaque cas sont plus coûteux.Une responsabilité provinciale Il faudra toutefois que les quatre provinces autorisent les transferts fédéraux, car ce sont d\u2019elles dont relèvent les commissions scolaires.La ministre McKenna a écrit à chacune.En coulisses, on rappelle que le gouvernement fédéral envoie déjà des fonds aux universités (pour la recherche) et aux villes (par la taxe sur l\u2019essence), même si ces deux entités relèvent aussi des provinces.On espère donc que ce ne sera qu\u2019une pure formalité.« On ne leur demande pas d\u2019égaler notre financement », plaide la ministre McKenna, qui dit avoir « bon espoir » d\u2019obtenir l\u2019aval provincial.«Nous avons besoin d\u2019un engagement de la part de chaque province qu\u2019elle travaillera avec ses commissions scolaires pour qu\u2019on puisse faire parvenir cet argent.» L\u2019Ontario finançait aussi les rénovations écoénergétiques des écoles avec les revenus provenant de son système de plafonds et d\u2019échanges de droits d\u2019émission de GES.Mais le programme de 100 millions de dollars a été aboli l\u2019été dernier après l\u2019arrivée de Doug Ford au pouvoir et la mise au rancart du système.Le programme fédé- CLIMAT Ottawa remettra à des écoles 10 % de sa taxe sur le carbone Le gouvernement central devra toutefois s\u2019entendre au préalable avec les provinces où il a imposé cette taxe Transition énergétique Québec est aussi éliminé GROGNE SUITE DE LA PAGE A 1 Le gouvernement de François Le- gault, qui compte maintenant abolir cet organisme, assure toutefois que « les fonctions et les ressources » seront intégrées au sein d\u2019une nouvelle unité du ministère de l\u2019Environnement nommée le « Bureau de l\u2019électrification de l\u2019économie et des changements climatiques ».Le ministre Charette a promis que le tout sera mis en place dans une option de « transparence » et de « reddition de comptes ».Il entend ainsi confier au commissaire au développement durable le mandat de produire chaque année un « rapport spécifique » sur la gestion du Fonds d\u2019électrification et de changements climatiques.Un nouveau « comité-conseil permanent » sur les changements climatiques formé de scientifiques et de membres de la société civile sera également créé.Ses analyses et ses « recommandations » seront rendues publiques.Ce comité sera chargé de conseiller le ministre de l\u2019Environnement, qui a dit vouloir miser sur des « actions pragmatiques » pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.Il faut dire que, sur une période de cinq ans, entre 2013 et 2018, le Fonds vert a seulement permis de réduire de 2% les émissions de GES, malgré des investissements de plus de 2 milliards de dollars.Au fil des ans, il a aussi servi à financer la pétrolière Suncor, Bombardier, des prolongements de gazoducs et un fabricant de pièces de pipelines.Québec fait par ailleurs disparaître Transition énergétique Québec (TEQ), une société d\u2019État chargée de promouvoir la transition, mais aussi l\u2019efficacité énergétique.C\u2019est désormais le ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, qui sera pleinement responsable de cette mission.« Nous coordonnerons nos efforts, mais surtout nous mettrons l\u2019argent aux bons endroits.Au lieu de faire dans le dédoublement administratif, l\u2019argent va servir à accélérer la mise en œuvre des projets pour atteindre nos cibles énergétiques et répondre à l\u2019urgence climatique », a-t-il expliqué mardi.Retour en arrière Chercheuse principale à la Chaire de gestion du secteur de l\u2019énergie de HEC Montréal, Johanne Whitmore estime que les annonces du gouvernement constituent un véritable retour en arrière en matière de gestion du Fonds vert.Selon elle, le gouvernement ne devrait pas abolir le Conseil de gestion du Fonds vert, ni TEQ.« Ce qu\u2019on vient de perdre, c\u2019est la possibilité d\u2019avoir de la transparence dans la façon dont le Fonds vert va être géré.On retourne à une gestion comme celle qu\u2019on avait il y a de cela trois ans, soit avant la création du Conseil de gestion du Fonds vert.On enlève aussi la possibilité d\u2019avoir plus d\u2019indépendance dans la façon dont les fonds sont dépensés pour s\u2019assurer qu\u2019ils sont utilisés de façon à permettre de remplir le mandat du Fonds vert.» Mme Whitmore redoute « davantage d\u2019interférences politiques » dans l\u2019attribution des centaines de millions de dollars de fonds publics dépensés La ministre de l\u2019Environnement Catherine McKenna était accompagnée de la députée libérale Mona Fortier lors de la conférence de presse mardi.SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE ral le remplacera donc en partie.Ottawa s\u2019est récemment substitué de la sorte au gouvernement ontarien après qu\u2019il eut aboli un programme de plantation d\u2019arbres.Les troupes de Justin Trudeau misent sur l\u2019impopularité abyssale du gouvernement Ford pour améliorer son sort électoral en Ontario.Les 60 millions de dollars destinés aux écoles représentent environ le quart de l\u2019enveloppe qu\u2019utilisera Ottawa pour stimuler des investissements verts.Une somme de 150 millions a aussi été annoncée en mai dernier, celle-là destinée aux petites et moyennes entreprises.Le Québec ne touche pas de cet argent, car il n\u2019est pas soumis à la taxe sur le carbone d\u2019Ottawa.Cette taxe est contestée par toutes les provinces (dirigées par des conservateurs) où elle s\u2019applique.La Cour d\u2019appel de Saskatchewan a récemment tranché à savoir que cette taxe était constitutionnelle.La cause a été portée en appel à la Cour suprême du Canada.Elle sera entendue en décembre.chaque année pour réduire les GES.« C\u2019est un des plus gros fonds au Québec.On ne peut donc pas se permettre de ne pas avoir une approche transparente et indépendante, au-delà des intérêts politiques qui sont au pouvoir.» Professeur de l\u2019Université de Montréal et spécialiste des questions énergétiques, Normand Mousseau a sévèrement critiqué le virage annoncé par le gouvernement Legault.« Depuis 10 ans, on dit que le Fonds vert est allé d\u2019échec en échec parce qu\u2019il était trop près du politique.Le commissaire au développement durable a dit clairement que cette structure ne fonctionnait pas.C\u2019est pour cela que le Conseil de gestion du Fonds vert a été mis en place.Et la solution du gouvernement est d\u2019abolir le Conseil.Je ne vois pas comment on peut penser que ça puisse aller mieux ainsi.» Selon lui, il importerait plutôt d\u2019intégrer TEQ et le CGFV au sein d\u2019une seule agence qui coordonnerait la prise de décisions, tout en étant redevable à un ministre responsable d\u2019un ministère à vocation économique.C\u2019est seulement de cette façon, insiste M.Mous- seau, que le gouvernement pourrait s\u2019assurer de poser des gestes « cohérents » en matière de lutte contre les changements climatiques.Les changements annoncés par le gouvernement caquiste constituent un véritable recul, ont par ailleurs dénoncé les trois partis d\u2019opposition.« C\u2019est faire le choix de quelque chose dont on sait déjà qu\u2019il ne marche pas, a souligné la députée libérale Marie Montpetit.Le temps est compté, et là on perd du temps.» « Ça va être entre les mains du ministère et ça va redevenir politique », a déploré la députée de Québec solidaire Ruba Ghazal.« J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on va rejouer dans le même film qu\u2019on a connu les années passées, a dit à son tour le député du Parti québécois » Sylvain Gaudreault.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le gouvernement veut accroître la transparence dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques, ce qui a fait largement défaut ces dernières années BENOIT CHARETTE » LEDEVOIR // LE MERCREDI 26 JUIN 2019 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin l était écrit dans le ciel que les relations entre Téhéran et Washington allaient virer à l\u2019épreuve de force à partir du moment où Donald Trump a décidé, en mai 2018, de retirer les États-Unis de l\u2019accord sur le nucléaire iranien sous prétexte qu\u2019il n\u2019en exigeait pas assez de la République islamique.Nous y voilà.Escalade verbale saupoudrée de bravade militaire.Ces tensions sont les conséquences directes de ce retrait.On a la nette impression de revoir le film de l\u2019affrontement Trump-Kim d\u2019avant leurs amours.Il y manque malheureusement un équivalent dans le rôle du président- médiateur sud-coréen Moon Jae-in.Ainsi, le président iranien Hassan Rohani a dit mardi de la Maison-Blanche qu\u2019elle souffrait d\u2019un « handicap mental ».Ce à quoi M.Trump a répliqué en menaçant d\u2019« effacer » l\u2019Iran.Si le langage du président américain ne surprend plus, ou si peu, celui de son homologue iranien, si.Propos curieusement injurieux de la part de ce président dit modéré, architecte de l\u2019accord de 2015 par lequel l\u2019Iran, contre levée des sanctions, acceptait d\u2019arrêter sa course au nucléaire militaire.M.Rohani n\u2019est pas Kim Jong-un.Ses propos sont le signe qu\u2019il n\u2019est pas en mesure, dans les circonstances actuelles, de résister aux faucons du régime, lire les Gardiens de la révolution.Et qu\u2019il se rend à l\u2019évidence, comme Kim, que M.Trump n\u2019entend que ceux qui ne se laissent pas intimider.À ce jeu dangereux, et sans vouloir céder au catastrophisme de certains, Téhéran et Washington exposent le monde par escalade plus ou moins maîtrisée, au risque d\u2019une guerre en bonne et due forme.Qu\u2019après que l\u2019Iran eut abattu jeudi dernier un drone américain, on apprenne que Trump a envisagé en représailles une intervention militaire contre des cibles iraniennes, pour ensuite se raviser «dix minutes avant la frappe», est alarmant.À défaut, il a imposé lundi un nouveau train de sanctions contre l\u2019Iran et son Guide suprême, Ali Khamenei, étranglant un peu plus l\u2019économie nationale.Si M.Trump a apparemment compris qu\u2019il n\u2019a aucun intérêt électoral, voyant 2020 venir, à engager les États-Unis dans une autre guerre, ses incohérences, sa politique iranienne de «pressions maximales», sa bêtise diplomatique et l\u2019influence de ses deux faucons en chef \u2014 Mike Pompeo et John Bolton \u2014, qui ne jurent que par «changement de régime», concourent à en fabriquer les conditions.Et concourent à pousser Téhéran à mettre le doigt dans l\u2019engrenage.Le fait est que l\u2019Iran a respecté les exigences de l\u2019accord sur le nucléaire, un accord qui, loin de tout régler sur le plan régional, avait néanmoins le potentiel, à long terme, de contribuer à pacifier les relations internationales et, ce qui n\u2019est pas secondaire, de permettre au peuple iranien de respirer avec plus d\u2019aisance, économiquement et socialement.Le retrait américain, combiné à la double obsession pro-israélienne et pro-saoudienne de M.Trump, a démoli ces possibilités, plaçant le clan des modérés rassemblés autour de M.Rohani en position de faiblesse face aux durs du régime et donnant lieu, à l\u2019intérieur, à une répression accrue des opposants \u2014 écrivains, avocats, féministes, etc.\u2014 qui osent contester la théocratie.Et voilà le travail : drone abattu, multiplication des incidents maritimes (dont les responsabilités restent cependant à éclaircir) autour du crucial détroit d\u2019Ormuz\u2026 Faute de mieux, l\u2019Iran use de sa capacité de nuisance.Et loin pour l\u2019instant de convaincre Téhéran de retourner à la table de négociation, la politique trumpienne par laquelle a été rétabli l\u2019embargo sur le pétrole iranien l\u2019invite plutôt à s\u2019en retirer et à relancer son programme nucléaire, ce qu\u2019il ne se prive d\u2019ailleurs pas de menacer de faire.Où mènera cette épreuve de force ?Sinon à une guerre, alors tout simplement à une impasse.Trop de gesticulation, pas assez de diplomatie, écrivait le chroniqueur Alain Franchon dans Le Monde.À bout de patience, Téhéran a annoncé qu\u2019il relancerait progressivement ses centrifugeuses à partir de juillet si les autres signataires de l\u2019accord de 2015 ne trouvaient pas une façon d\u2019alléger l\u2019impact des sanctions américaines.Malgré leurs promesses, les signataires européens, dont la marge de manœuvre est étroite, ont peu fait, et pour contourner les sanctions, et pour jouer un rôle utile de médiation.Reste ce signataire clé qu\u2019est la Chine.Et de un, elle est un consommateur majeur de pétrole iranien.Et de deux, elle est le seul pays à avoir les reins assez solides pour résister ouvertement aux États-Unis et à la portée extra- territoriale de ses injonctions.Dans quelle mesure est-elle prête à ouvrir un nouveau front dans sa guerre commerciale avec les Américains ?Marcel Groleau Président général de l\u2019UPA Marcel Papin Président de la Fédération de l\u2019UPA de Lanaudière Lettre envoyée au premier ministre Justin Trudeau Monsieur le Premier Ministre, nous vous demandons d\u2019intervenir rapidement et d\u2019empêcher une incursion inacceptable dans notre garde manger, c\u2019est-à-dire la construction d\u2019un aérodrome privé en zone agricole, à Saint-Roch-de- l\u2019Achigan dans la région de Lanau- dière.Environ 80% du territoire de cette municipalité, située à quelque 40 kilomètres de Montréal, est consacré à l\u2019agriculture maraîchère, céréalière et d\u2019élevage.Même si le projet est entièrement situé en zone agricole, sur des terres parmi les plus fertiles au Québec, l\u2019état actuel du droit fait en sorte que la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ ) n\u2019a rien à dire sur le projet.Un jugement de la Cour suprême du Canada, rendu en 2010, soit l\u2019arrêt Canadian Owners and Pilots Association, l\u2019a en effet amputée de tous ses pouvoirs lorsqu\u2019il est question de l\u2019emplacement d\u2019un aérodrome.La Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (LPTAA), l\u2019une des législations les plus consensuelles au Québec, se heurte au principe du partage des compétences prévu dans la Loi constitutionnelle de 1867 ainsi qu\u2019à la doctrine de l\u2019exclusivité des compétences et de la prépondérance fédérale.Ces concepts juridiques d\u2019une autre époque donnent les pleins pouvoirs au gouvernement canadien en matière d\u2019aéronautique, écartant toute législation provinciale, toute réglementation municipale et tout principe d\u2019acceptabilité sociale ou de développement durable.À l\u2019heure actuelle, seul le ministre des Transports du Canada a une totale compétence dans ce type de dossier.Même si l\u2019aménagement du territoire est de compétence provinciale, tout promoteur qui souhaite construire un aérodrome privé peut aller de l\u2019avant en faisant fi des lois provinciales, des réglementations municipales et des normes environnementales.Le ministre a, somme toute, droit de vie ou de mort sur chaque projet.Comment un citoyen peut-il accepter qu\u2019un aérodrome privé, essentiellement utilisé à des fins récréatives, puisse, sans égard aux lois québécoises et aux réglementations municipales, être implanté à proximité de sa résidence et perturber la quiétude de son milieu de vie ?Comment des législations québécoises aussi fondamentales que la LPTAA et la Loi sur la qualité de l\u2019environnement peuvent-elles être balayées du revers de la main ?Et que dire des outils de planification du territoire comme les plans d\u2019aménagement et de développement des municipalités régionales de comté, les plans d\u2019urbanisme et les règlements de zonage des municipalités locales ?Les Pour retrouver le cœur à la fête ?Il est évident que la loi sur la laïcité, approuvée par une grande majorité de Québécois et érigée au rang de nouvelle fierté pour les Québécois par nombre de chroniqueurs à l\u2019occasion de notre fête nationale du 24 juin, vise essentiellement nos jeunes et futures enseignantes voilées.De ce fait, elle est discriminatoire et son but premier, en leur interdisant le voile, est clairement de contrer l\u2019intégrisme religieux là où il peut être le plus pernicieux, selon nos experts en laïcité, soit dans les écoles devant nos enfants et nos adolescents.Si j\u2019étais une future enseignante et surtout une enseignante voilée avec un droit acquis m\u2019évitant, par cette tolérance politiquement intéressée, la guillotine de l\u2019interdiction, je militerais pour un modèle de laïcité de remplacement de la loi 21 qui n\u2019interdit pas, mais qui, sur la base d\u2019un code d\u2019éthique, invite.Oui, qui invite à placer la liberté de conscience avant la liberté religieuse, et qui permet à celle-ci de se manifester par l\u2019abstention de porter le voile, ou tout autre signe religieux, une fois par année, un jour qu\u2019on pourrait appeler Jour de la laïcité.Une laïcité qui évoluerait au fil de ces fêtes annuelles et qui, ainsi vécue, protégerait en particulier le voile contre tout intégrisme et l\u2019inscrirait plutôt comme symbole de liberté \u2014 liberté de la personne au Québec, une liberté vécue à la hauteur de l\u2019esprit de notre Charte des droits et libertés de la personne et à la hauteur donc de la dignité que chacun et chacune méritent au Québec.Mais est-ce que je verrai bientôt des femmes musulmanes portant le hidjab revendiquer cette solution à la loi 21 ?Est-ce que je verrai le PLQ et QS oser entreprendre cette œuvre de pédagogie sociale auprès de leur clientèle voilée afin qu\u2019elle retrouve le cœur à la fête\u2026 et peut- être suggérer que le 24 juin soit aussi la célébration de notre liberté, en particulier de notre liberté de conscience, en laissant aussi pour ce jour, librement et dans un esprit de fête laïque et pluraliste à la Mariana Mazza, comme elle l\u2019a démontré avec sensibilité, intelligence et un peu de folie hier soir, tout signe religieux à la maison ?Denis Forcier Shefford, le 25 juin 2019 LIBRE OPINION LETTRES IRAN Logique de faucon I ÉDITORIAL A 6 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu promoteurs de projets beaucoup plus méritoires, comme une école ou un hôpital, doivent se plier à une multitude de lois et de normes pour obtenir un permis de construction.Alors, comment ce même citoyen peut-il comprendre qu\u2019un promoteur puisse construire arbitrairement et sans encombre un aérodrome privé là où bon lui semble, si le ministre des Transports du Canada donne son aval ?Deux poids, deux mesures Il vous faut absolument mettre fin à cette approche « deux poids, deux mesures» qui alimente le cynisme des citoyens à l\u2019égard de la politique.Les lois québécoises et les réglementations municipales n\u2019ont pas à céder le pas chaque fois qu\u2019un projet de compétence fédérale voit le jour, d\u2019autant plus lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un aérodrome privé de type récréatif.Le gouvernement du Québec et les municipalités ont mis des années pour adopter des outils de planification et d\u2019aménagement du territoire qui protègent le territoire agricole et qui font consensus au sein de la population.Adoptée il y a 40 ans, la LPTAA est une loi fondamentale au Québec.Elle permet d\u2019assurer la pérennité d\u2019une base territoriale pour la pratique de l\u2019agriculture et de favoriser, dans une perspective de développement durable, la protection et le développement des activités agricoles.Ce faisant, elle permet de préserver une richesse collective à la fois inestimable et non renouvelable.En 2019, il est devenu insoutenable que la CPTAQ perde toute autorité lorsqu\u2019il s\u2019agit de la construction d\u2019un aérodrome privé en territoire agricole.Seulement 2 % du territoire québécois sont propices à la culture du sol.Les attentes de la population augmentent de plus en plus à l\u2019égard de son patrimoine agricole et des mesures prises pour le protéger.C\u2019est pourquoi la pérennité des terres agricoles doit être soutenue par tous les paliers de gouvernement, incluant le fédéral.Monsieur le Premier Ministre, nous vous demandons aujourd\u2019hui de démontrer votre sensibilité à l\u2019endroit de notre garde manger collectif en intervenant auprès du ministre des Transports du Canada pour qu\u2019il refuse le projet d\u2019aérodrome privé à Saint-Roch- de-l\u2019Achigan.Plusieurs autres endroits peuvent accueillir ce type de projet.Les considérations constitutionnelles d\u2019un autre temps ne doivent plus être invoquées pour permettre de telles invasions en zone agricole.L\u2019UPA s\u2019oppose au projet d\u2019aérodrome privé dans Lanaudière GUY TAILLEFER Des honneurs mérités Il n\u2019est pas difficile de comprendre pourquoi « Le Devoir se démarque aux North American Digital Awards » (Le Devoir, 25 juin).Je me souviens qu\u2019au cours de la dernière campagne électorale, en septembre dernier, Le Devoir a organisé avec l\u2019Université du Québec un débat sur la question de l\u2019éducation, mettant en vedette quatre candidats des principaux partis politiques au Québec.En tant qu\u2019enseignant retraité et à titre de participant à la période de questions, j\u2019ai été impressionné par la performance des candidats et du modérateur Brian Myles, qui a posé les bonnes questions.Il va sans dire que des centaines de participants à cet échange sont partis avec une meilleure compréhension de la scène de l\u2019éducation au Québec.Continuez votre bon travail, Le Devoir ! Chris Eustace Montréal, le 25 juin 2019 A 7 IDÉES LEDEVOIR // LE MERCREDI 26 JUIN 2019 Directeur de l\u2019information Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet Écrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs.Nous vous demandons de limiter votre contribution à 5000 caractères, espaces compris, soit environ 550 mots.Envoyez-nous vos textes à redaction@ledevoir.com.Nous communiquerons avec les auteurs dont les textes seront retenus.« On t\u2019aime ! » O n a beau désigner Noël « fête de l\u2019amour », au Québec, c\u2019est véritablement à la Saint-Jean que ça se passe.Cette année encore, le déballage amoureux fut en tous points remarquable.Sur les scènes, les pancartes et les réseaux sociaux, les sentiments débordaient de partout, dépassant le strictement patriotique, le politiquement convenu.Nous sommes loin ici des enfants de chœur, les mains jointes, la bouche en forme de cœur, entonnant « célébrons tous ensemble notre beau Québec ».Nous sommes devant Mariana Mazza frenchant éperdument, devant des milliers de spectateurs, un Éric Lapointe abasourdi.« Bonne fête nationale, ma gang de malades ! » comme titrait un chroniqueur du Journal de Montréal.Un brin excessif, me direz-vous, mais comment nier la passion qui s\u2019en dégage ?Comment ne pas être frappé par la force des sentiments, par l\u2019enchevêtrement d\u2019émotion, d\u2019exaltation et d\u2019anxiété sous-jacentes ?Y a-t-il un autre endroit au monde où l\u2019amour de la patrie se traduit par un tel emportement, où le pays, plus qu\u2019un simple lieu d\u2019appartenance, devient une personne « qu\u2019on aime », une chose qui nous obsède ?« Je t\u2019aime, ma nation.Même quand tu votes tout croche, même quand tu parles franglais, même quand tu oublies d\u2019être créative et préfères te coller au modèle états-unien.Je t\u2019aime même quand tu fêtes la Saint-Jean en virant une brosse plutôt que de célébrer la fête nationale en affirmant ton unicité », écrit l\u2019auteur et chroniqueur David Gou- dreault.Un petit exemple des multiples déclarations d\u2019amour que le Québec aura reçu ces derniers jours.Le Canada fêtera lui aussi son existence bientôt, mais les célébrations ne seront pas marquées, nul doute, par un tel désordre amoureux.Le pays, même pour les Canadiens de vieille souche, est du genre qu\u2019on « like », pouce en l\u2019air, ou alors qu\u2019on salue bien bas, pas qu\u2019on aime à la folie.Dans de nombreux pays occidentaux, pas seulement anglo-saxons d\u2019ailleurs, le nationalisme est souvent considéré comme suspect \u2014 les guerres qui ont ravagé l\u2019Europe étant en grande partie responsables d\u2019une telle méfiance.Les États-Unis font exception à cette règle et se rapprochent le plus du patriotisme échevelé de chez nous.Depuis Alexis de Tocqueville, l\u2019aristocrate français fasciné par l\u2019expérience américaine, le mythe du pays « où tout est possible » n\u2019a fait que croître, laissant dans son sillage un nationalisme débridé, qui affectionne la fanfare et les gros drapeaux.Si tous les pays se croient « uniques », nos voisins du Sud se croient plus originaux encore et ne manquent jamais une occasion de le proclamer.La conviction d\u2019être une société distincte explique aussi le nationalisme expansif qu\u2019on retrouve ici.Mais il y a plus.Au sentiment d\u2019être unique s\u2019ajoute, au Québec, celui d\u2019être menacé.Cette conscience de devoir « lutter pour sa survie », comme le mentionnait Gérard Bouchard cette semaine, est un ressort puissant non seulement de l\u2019attachement au pays, mais de l\u2019inventivité québécoise.Le Québec serait-il aussi créateur sans l\u2019épée de Damoclès qui lui pend au-dessus de la tête ?Compterions-nous autant d\u2019écrivains, de cinéastes, de musiciens, de femmes et d\u2019hommes de théâtre ?La production artistique et culturelle du Québec est tout à fait exceptionnelle si l\u2019on tient compte du bassin de population et du manque chronique de moyens.Il y a beaucoup plus de gens et d\u2019argent à Toronto et, pourtant, c\u2019est ici que ça explose.À quoi ça tient ?Sinon à ce sentiment de vulnérabilité qui tenaille l\u2019inconscient collectif, qui pousse à vouloir s\u2019exprimer, à dire ses quatre vérités avant qu\u2019il ne soit trop tard.Il faudrait aller vérifier au Tuvalu si les Tuvalais pètent des scores de créativité à l\u2019heure actuelle.Le petit archipel du Pacifique pourrait être le premier pays moderne à disparaître, englouti par la montée des eaux, si les prévisions climatiques s\u2019avèrent justes.La fibre patriotique, en tout cas, doit vibrer au maximum là-bas.C\u2019est un des paradoxes de l\u2019être humain que de vouloir étreindre ce qu\u2019on va perdre.À force de marcher sur une corde raide, les Québécois sont donc bel et bien devenus ces « bêtes féroces de l\u2019espoir » qu\u2019évoquait Gaston Miron.Si cette férocité n\u2019est plus tellement liée à l\u2019idée d\u2019indépendance, comme le souhaitait le regretté poète, on peut dire que le refus « des servitudes », le refus de se laisser écraser et peut-être surtout de se laisser mourir, est inscrit désormais dans l\u2019ADN de la majorité des Québécois.C\u2019est du moins ce qu\u2019on a pu constater, encore cette année, durant les célébrations endiablées de la Saint- Jean-Baptiste.Bon temps des réjouissances ! Cette chronique fera relâche pour les deux prochaines semaines.FRANCINE PELLETIER À force de marcher sur une corde raide, les Québécois sont donc bel et bien devenus ces « bêtes féroces de l\u2019espoir » qu\u2019évoquait Gaston Miron Matthew Pearce Président et chef de la direction de la Mission Old Brewery Alors que la grande journée de déménagement du 1er juillet approche à grands pas, des signaux d\u2019alarme sur la disponibilité et l\u2019abordabilité des logements se déclenchent.C\u2019est à la fois unique et un peu ridicule que Montréal, la deuxième plus grande ville du Canada, maintienne cette journée traditionnelle du déménagement.Bien que l\u2019on puisse s\u2019attendre au chaos habituel et à des piles de meubles anciens et brisés le long des trottoirs aux environs de cette date de juillet, cela a néanmoins l\u2019avantage d\u2019attirer l\u2019attention sur la situation du logement à Montréal.Malheureusement, l\u2019état du logement dans notre ville se dégrade.Au cours des dernières décennies, comparativement aux autres grandes villes nord-américaines, nous avons obtenu de meilleurs résultats en ce qui concerne la disponibilité de logements abordables.Toutefois, la situation évolue depuis plusieurs années, et les changements ne sont pas pour le mieux.Aujourd\u2019hui, le nombre de logements inoccupés est à son plus bas depuis des décennies, et qui dit rareté dit hausse des loyers.Cette dynamique est une source de stress pour tous les locataires, mais les gens qui gagnent un revenu modeste sont plus durement touchés.Le 5 juin dernier, une modification à la Loi sur la Stratégie nationale sur le logement ajoutant un droit au logement a été adoptée en première lecture au Parlement.C\u2019est une évolution positive, mais que découlera-t-il de ce droit en réalité ?Les villes canadiennes peuvent-elles compter sur les moyens mis à leur disposition pour rendre possible l\u2019accès au logement pour tous ?Une responsabilité collective En 2015, le gouvernement du Québec a exprimé sa volonté de promouvoir l\u2019accès au logement abordable en réduisant les niveaux de financement de son programme phare de logement, AccèsLogis.Dans sa campagne électorale, la mai- resse Plante a présenté une plateforme qui comprenait l\u2019ajout, au cours de son premier mandat, de 950 logements pour les citoyens les plus vulnérables de Montréal \u2014 les sans-abri et celles qui vivent de graves problèmes de santé mentale.Avec seulement un peu plus de deux ans pour remplir son mandat et seulement 250 unités aux premières étapes de la planification, je me demande si c\u2019est une promesse qui peut être tenue.Mes trois collègues directeurs et moi, qui représentons collectivement les quatre plus grands organismes d\u2019aide aux personnes en situation d\u2019itiné- rance de la ville \u2014 Mission Old Brewery, Mission Bon Accueil, Maison du Père et Accueil Bonneau \u2014, avons eu une rencontre avec la mairesse Plante et de nombreux fonctionnaires de la Ville il y a plusieurs mois.Nous demeurons optimistes malgré nos efforts infructueux pour obtenir une rencontre de suivi avec la mairesse afin de lui présenter notre plan d\u2019action.Rappelons que tout récemment, la mairesse de la ville de Montréal dévoilait, dans le nouveau Règlement pour une métropole mixte, un outil adéquat qui permettra d\u2019avoir un effet structurant dans la construction de logements sociaux, abordables et familiaux sans compromettre la vitalité et l\u2019abordabi- lité du marché résidentiel dans son ensemble.Le règlement entrera en vigueur en janvier 2021.Accroître le nombre d\u2019options de logement pour les sans-abri est essentiel et constitue une solution de rechange moins coûteuse que les refuges.Cela présente aussi l\u2019avantage de réintégrer les personnes marginalisées dans nos collectivités.Aujourd\u2019hui, le service de logements avec soutien constitue l\u2019élément le plus important des services offerts par la Mission Old Brewery.Nous avons donc la capacité de livrer la marchandise\u2026 et nous devons la livrer.Les Montréalais et les Canadiens sont habitués aux promesses politiques de tous les paliers de gouvernement qui finissent par tomber à l\u2019eau, mais ce sont souvent les individus marginalisés qui souffrent le plus du non-respect de ces engagements.Gestes concrets Tant que les gouvernements ne posent pas de gestes concrets concernant leurs promesses en matière de logement, qu\u2019ils n\u2019affectent pas les ressources nécessaires ni n\u2019établissent d\u2019échéanciers pour la mise en œuvre d\u2019un plan d\u2019action et ne mobilisent pas des partenaires communautaires compétents, nous allons continuer de voir se dérouler ce qui se produira ce mois de juin, comme c\u2019est le cas tous les ans : la ruée vers le logement, l\u2019acceptation de logements insalubres et de mauvaise qualité en tant que dernier recours abordable et ceux laissés derrière qui se retrouvent à nos portes.Alors pourquoi cela va-t-il se reproduire ?Est-ce parce que les décideurs n\u2019ont pas l\u2019habitude d\u2019être mal logés et qu\u2019ils n\u2019apprécient pas la valeur réelle de ce que cela signifie pour les gens et leurs familles ?Est-ce parce qu\u2019ils n\u2019accordent pas suffisamment de place à cette question dans leur liste de priorités ?Est-ce parce qu\u2019il est plus facile de faire une promesse électorale plutôt que de tenir une promesse ?Je n\u2019ai pas les réponses à ces questions, mais j\u2019ai une suggestion à faire à tous les paliers de gouvernement : trouver la volonté de collaborer à l\u2019élaboration d\u2019une stratégie et d\u2019un plan d\u2019action unifiés et respecter les échéances fermes.Le Canada a les moyens d\u2019offrir à chaque citoyen l\u2019accès à un logement décent.LOGEMENT Qui aura vraiment son chez-soi le 1er juillet ?Frédéric Lapointe Candidat du Parti québécois (2018), circonscription Maurice-Richard Éric Leduc Président du Parti québécois, région de Montréal\u2013Ville-Marie Jerry Beaudoin Président du Parti québécois, région de Montréal-Centre Depuis quelques années, le Québec vit un moment historique qui passe presque inaperçu : son taux de chômage est bas, très bas (5,0 % en mai 2019), et il est surtout plus bas que dans le Canada dans son ensemble (5,4 % en mai 2019).Ce qui passe totalement inaperçu en revanche est la conséquence logique de cette situation : nous cotisons davantage maintenant au régime de l\u2019as- surance-emploi fédéral que nous retirons de prestations.Le Parti québécois a toujours voulu que Québec administre son propre régime ; c\u2019est maintenant assurément un pari payant.En 2016, dernière année pour laquelle nous avons des données par province, nous avons dépensé 4,376 milliards en cotisations et reçu 3,526 milliards en prestations pour un excédent de 850 millions en une seule année.Si une « caisse québécoise » avait été obtenue dès 2013, scénario hypothétique, il est vrai, en date de 2016 et en tenant compte des coûts administratifs, cette caisse aurait disposé d\u2019une réserve de 1,7 milliard.L\u2019année 2013 est aussi la dernière où on s\u2019est penché sérieusement sur cette question.Le gouvernement de Pauline Marois avait mis sur pied la Commission nationale d\u2019examen sur l\u2019assu- rance-emploi, coprésidée par Mme Rita Dionne-Marsolais et M.Gilles Du- ceppe.La Commission recommandait au « gouvernement du Québec de négocier une entente administrative avec le gouvernement fédéral lui déléguant [au Québec] la gestion du régime d\u2019as- surance-emploi » et qu\u2019ainsi « une véritable caisse autonome soit constituée ».Les données économiques et le propos du rapport trahissent toutefois la température du dossier : il est bien difficile de faire consensus en vue de se battre pour rapatrier ce qui était alors un probable déficit.Nous avions fait le même constat à la commission politique du Parti québécois en 2006.Nous n\u2019avons plus aucun motif d\u2019être timides dans nos revendications aujourd\u2019hui, en particulier à la veille des élections fédérales.Administrer notre propre régime Pourquoi est-ce que la nouvelle donne est passée inaperçue ?Depuis les années 1990, le gouvernement fédéral est accusé de s\u2019approprier les surplus du régime de l\u2019assurance-emploi afin de financer son déficit budgétaire ou de rembourser la dette.Il a constitué depuis un « compte des opérations » distinct et confié la fixation du taux de cotisation et autres paramètres à l\u2019actuaire en chef du gouvernement fédéral.La diminution des surplus et la dépolitisation des décisions ont éloigné le dossier du radar médiatique.Ceci nous ouvre une autre dimension du problème.La situation économique est à son mieux, et le surplus baisse parce que le régime est tenu par le gouvernement fédéral de diminuer les cotisations lorsqu\u2019il y a un surplus.Est-ce la meilleure politique économique ?Verrons-nous ensuite ces cotisations augmenter lors de la prochaine (inévitable ?) récession, ou les bénéfices se réduire ?En administrant notre propre régime, nous pouvons faire de meilleurs choix.Pour y arriver, s\u2019agit-il de rouvrir la Constitution ou de réaliser la souveraineté du Québec ?Pas forcément tout de suite.En matière de politique reliée à l\u2019emploi, le gouvernement du Québec s\u2019est déjà entendu maintes fois avec le gouvernement fédéral : ententes en matière de formation de la main-d\u2019œuvre depuis 1997, création du Régime québécois d\u2019assurance parentale en 2006.Le Régime des rentes du Québec, distinct du régime fédéral, est un précédent lointain, mais toujours instructif.Il y a toutefois une condition pour que cela advienne : que les partis politiques et les acteurs économiques affichent un front commun, rapidement.Au Parti québécois, c\u2019est acquis, c\u2019est notre programme, on le partage.La nouvelle donne financière et économique convaincra-t-elle les autres partis de choisir le Québec d\u2019abord ?ASSURANCE-EMPLOI 1,7 milliard laissé sur la table L\u2019état du logement se dégrade à Montréal.OLIVIER ZUIDA LE DEVOIR LEDEVOIR // LE MERCREDI 26 JUIN 2019 ACTUALITÉS A 8 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.Après six mois passés en quasi-apesanteur, David Saint-Jacques devra renforcer ses muscles et réapprendre à marcher avec une oreille interne détraquée.ALEXANDER NEMENOV POOL PHOTO / ASSOCIATED PRESS Après 204 jours dans l\u2019espace, l\u2019astronaute canadien David Saint-Jacques a foulé les steppes kazakhes mardi matin (tard lundi soir, dans notre fuseau horaire).De retour sur la Terre, il dit avoir été frappé par l\u2019odeur du foin.Son corps, lui, a été frappé par son propre poids.ALEXIS RIOPEL LE DEVOIR Espace vital Le corps des astronautes, durement éprouvé par les missions spatiales, fait l\u2019objet d\u2019études en vue d\u2019expéditions plus longues « On imagine les astronautes forts et triomphants, mais après une mission de six mois dans l\u2019espace, ils ont du mal à se lever tout seuls tant ils sont faibles», observe Nathalie Ouellette, coordonnatrice de l\u2019Institut de recherche sur les exoplanètes à l\u2019Université de Montréal.David Saint-Jacques, qui a vécu son 50e hiver en orbite, est parti de la Terre au sommet de sa forme.Il a passé deux heures par jour à s\u2019entraîner dans le petit gymnase de la station spatiale afin, a-t-il déclaré, de pouvoir porter ses enfants dans ses bras dès son retour à Houston.Difficile retour Malgré ces précautions, l\u2019astronaute québécois devra tout de même faire face aux désagréments que tous les astronautes affrontent à la suite de leur retour sur la Terre.David Saint-Jacques devra renforcer ses muscles atrophiés et réapprendre à marcher avec une oreille interne détraquée.« Chris Hadfield, après 146 jours dans l\u2019espace, avait de la difficulté à marcher droit et se cognait sans cesse dans les meubles, raconte Marie-Michèle Limoges, directrice, contenu scientifique et formation, au Cosmodôme.Il ressentait des douleurs musculaires intenses, comme s\u2019il venait de participer à une partie de hockey.» L\u2019astronaute sentait même le poids de sa langue, paraît-il.Les séjours dans des environnements de « microgravité » comme celui de la Station spatiale internationale (SSI) sont aussi dommageables pour les os.Essentiellement déchargée du poids de son corps, l\u2019ossature se dissout.Les astronautes peuvent perdre jusqu\u2019à 1,5 % de leur masse osseuse par mois \u2014 des pertes en grande partie compensées à leur retour sur la Terre.Dans les prochains jours, David Saint-Jacques sera suivi quotidiennement par un médecin.L\u2019astronaute subira également de nombreux examens médicaux dans le cadre de projets de recherche menés en marge de son séjour dans l\u2019espace.Lui-même médecin de bord pendant la mission, M.Saint-Jacques était aussi cobaye pour des expériences médicales s\u2019intéressant notamment à la production de globules rouges et blancs par sa moelle osseuse, à sa densité osseuse, au durcissement de ses artères, à son orientation dans l\u2019espace et à sa perception des mouvements.Les résultats de ces travaux ne seront pas connus avant plusieurs mois, ou même plusieurs années.Selon Nathalie Ouellette, plusieurs des connaissances acquises lors d\u2019une sortie spatiale peuvent être transposées sur la terre ferme.La combinaison biomonitrice portée pour la première fois par David Saint-Jacques, auscultant son pouls, sa pression et la température de sa peau, de même que l\u2019appareil permettant d\u2019analyser des prises de sang depuis la SSI sont autant d\u2019outils qui peuvent améliorer les soins de santé offerts aux populations isolées.«Au Canada, nous sommes une petite population éparpillée sur un grand territoire, note l\u2019astrophysicienne.Il y a donc de nombreuses communautés éloignées.Qu\u2019un médecin à Montréal soigne un patient dans le Grand Nord par télémédecine, c\u2019est un peu analogue à ce qu\u2019on fait dans la station spatiale.» Priorité santé Dans le monde de la recherche spatiale, les questions de santé semblent de plus en plus avoir la cote.L\u2019Agence spatiale canadienne, « une petite agence », selon Mathieu Caron, a fait le choix de concentrer ses efforts sur ce thème « afin de maximiser son retour sur investissement ».À la NASA, la santé n\u2019est pas boudée non plus.En avril dernier, des dizaines de spécialistes ont signé une grande étude sur « l\u2019expérience des jumeaux » menée par l\u2019agence américaine.En 2015 et 2016, l\u2019astronaute américain Scott Kelly a passé tout près d\u2019un an dans la Station spatiale internationale.Son frère Mark (également astronaute) était, lui, resté sur la Terre.En comparant l\u2019état de ces jumeaux identiques, les chercheurs ont constaté que la réponse du corps humain à un voyage spatial était loin d\u2019être unidimensionnelle.Le nerf optique de Scott Kelly s\u2019est épaissi ; les populations bactériennes dans ses intestins ont changé; certains segments non codants de son ADN se sont allongés ; ses capacités cognitives se sont améliorées pendant la mission, puis ont décliné à son retour.La plupart des effets mesurés sont revenus à la normale quelques mois après le retour de Scott Kelly sur la Terre, mais souvent sans que les chercheurs comprennent exactement les mécanismes en cause.L\u2019un des risques associés aux voyages spatiaux est toutefois bien connu des médecins : le cancer.Le rayonnement cosmique atteint plus facilement les humains qui séjournent en haute altitude (comme les pilotes de ligne) ou dans l\u2019espace.En frappant les noyaux de leurs cellules, ces particules peuvent engendrer des mutations cancéreuses.À quelque 400 kilomètres d\u2019altitude, les astronautes séjournant dans la SSI en sont partiellement protégés par le champ magnétique terrestre.Toutefois, ils pourraient y être exposés de plein fouet dans le cadre d\u2019un voyage plus lointain.« Présentement, les astronautes sont tout près de la Terre, explique M.Caron.En cas d\u2019urgence médicale, l\u2019astronaute peut prendre place à bord d\u2019une Soyouz et revenir en quelques heures.» Rentrer de Mars, par contre, prendrait des mois.« Là-bas, on perd tout filet de sécurité », dit-il.On dit parfois que six mois dans l\u2019espace, c\u2019est un peu comme vieillir de 10 ans sur la Terre », lance Mathieu Caron, ingénieur principal, opérations, à l\u2019Agence spatiale canadienne.À sa sortie de la capsule Soyouz noircie par une entrée dans l\u2019atmosphère réussie sans problème, l\u2019astronaute David Saint-Jacques était vacillant.Un peu plus clément pour ses coéquipiers, l\u2019Américaine Anne McClain et le Russe Oleg Kononenko, le retour sur la Terre a été brutal pour lui.Durement éprouvé par tout séjour spatial, le corps des astronautes est au- jourd\u2019hui au centre du programme de recherche scientifique de l\u2019Agence spatiale canadienne (ASC).Avant d\u2019envisager un voyage plus loin dans notre système solaire, peut-être un retour sur la Lune, il est primordial de mieux comprendre la réaction de notre corps de primate à l\u2019apesanteur et aux rayons cosmiques, affirment quelques mordus de l\u2019espace interrogés par Le Devoir.Saint-Jacques se porte bien, assure l\u2019Agence spatiale L\u2019Agence spatiale canadienne (ASC) affirme que l\u2019astronaute québécois David Saint-Jacques se porte bien au lendemain de son retour sur la Terre, après un séjour de six mois à bord de la Station spatiale internationale.L\u2019astronaute de 49 ans est monté dans un avion de la NASA dans la nuit de mardi et devrait arriver plus tard en journée à Houston, au Texas, après une brève escale en Écosse.L\u2019Agence assure que M.Saint- Jacques se porte bien même si, à son arrivée au Kazakhstan, il a éprouvé des symptômes typiques d\u2019après vol, dont des nausées.Il a pu parler à sa femme et à ses parents après l\u2019atterrissage.Lors de sa mission qui a commencé en décembre, M.Saint- Jacques a participé à une sortie dans l\u2019espace de six heures et demie.En demeurant dans l\u2019espace pendant 204 jours, ce natif de Québec a établi un record parmi les astronautes canadiens ayant été en orbite de la Terre.La Presse canadienne « "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.