Le devoir, 15 juin 2019, Cahier A
[" VOL.CX NO 133 / LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 JUIN 2019 / 3,05 $ + TAXES = 3,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM CULTURE Bleu Jeans Bleu, des lieux communs qui sonnent LED 4 INDEX Avis légaux.B6 Carrières.A7 Décès.B10 Édito .B8 Grille TV .LeD40 Idées.B9 Mots croisés.LeD54 Petites annonces B10 Sports.A8 Sudoku .LeD54 Pour suivre l'actualité en continu et lire nos critiques de spectacles, consultez nos plateformes numériques.PERSPECTIVES Pour le meilleur et pour le rire : un hommage à Michel Garneau |B 2, B 3 et B 8 VIVRE San Francisco, mecque du mouvement locavore |LED 42 MARCO BÉLAIR-CIRINO CORRESPONDANT PARLEMENTAIRE À QUÉBEC LE DEVOIR Legault n\u2019hésitera pas à bousculer l\u2019opposition « On a eu chaud un peu », a lancé Ariane Moffatt au début du concert « plus grand que nature » qu\u2019elle offrait vendredi soir sur la place des Festivals.Dame Nature a collaboré, et les 31es Francos ont débuté dans la danse et sous un ciel clément.Lire le compte rendu du spectacle sur nos plateformes numériques.ADIL BOUKIND LE DEVOIR Ariane Moffatt et ses invités ouvrent les Francos VOIR PAGE A 4 : MUNICH Le Devoir poursuit son portrait de la capitale de la Bavière, souvent désignée meilleure ville du monde.Cette fois, nous partons à la découverte des rapports entre la métropole et la rivière Isar.STÉPHANE BAILLARGEON À MUNICH LE DEVOIR LE DEVOIR EN ALLEMAGNE Munich, en vert et bleu Des parcs, du surf et des plages au centre-ville pour les passionnés de nature ophia s\u2019amusait tellement sur la vague qu\u2019elle ne voulait pas donner d\u2019entrevue.« Pas maintenant, plus tard peut-être.» O.K.« Non.» Bien compris.« Encore plus tard.» O.K.Une quinzaine de surfeurs de ville s\u2019activaient à Munich lundi dernier, jour de la Pentecôte, férié en Allemagne.Il faisait très beau, très chaud, et des centaines de badauds admiraient la virtuosité des glisseurs de l\u2019onde.La vague est créée par l\u2019Eisbach, ruisseau froid qui porte donc ce nom.Son embouchure tumultueuse se trouve à une extrémité de l\u2019Englischer Garten, plus grand parc urbain du monde, encore plus grand que Central Park.C\u2019est un peu comme si on retrouvait des sur- feurs en plein Manhattan.L\u2019onde glacée jaillit de terre avec force.Les intrépides portent tous une combinaison de plongée (les moins frileux à manches courtes) qui leur donne un semblant de look de super- héros.En hiver, les baigneurs ajoutent des chausses, des gants, une cagoule.Mais pas de casque, et advienne que pourra.Les téméraires attendent leur tour sur chacune des berges, d\u2019un côté sur S L\u2019opposition parlementaire est un obstacle aux « grands changements » proposés par la Coalition avenir Québec, a déploré le premier ministre François Legault.Pour la surmonter, il recourra au bâillon lorsque nécessaire, a-t-il averti vendredi, tout en forçant les élus de l\u2019Assemblée nationale à adopter à toute vapeur le projet de loi sur la laïcité de l\u2019État et le projet de loi sur l\u2019immigration.« Plus un gouvernement veut faire de changements, plus il va être appelé à faire adopter sous bâillon un projet de loi », a-t-il souligné durant la présentation de son bilan de la session parlementaire, vendredi après-midi.«Nous, on veut faire de grands changements.Je pense que le Québec était dû, entre autres, depuis quinze ans, pour de grands changements », a-t-il ajouté en appelant le Parlement à l\u2019action.L\u2019Assemblée nationale redonnera de la fierté aux Québécois en adoptant le projet de loi 21 sous le bâillon au cours du week-end, a-t-il poursuivi.Le premier ministre a soutenu vendredi être régulièrement interpellé dans la rue par des quidams sur le sujet.VOIR PAGE A 4 : LEGAULT Les projets de loi sur la laïcité et l\u2019immigration adoptés sous baîllon, le premier ministre prévient qu\u2019il agira ainsi aussi souvent qu\u2019il le jugera nécessaire ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 JUIN 2019 Ce qu\u2019il y avait derrière ce masque que le monde entier croyait connaître.Albin Michel MYLÈNE CRÊTE CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À QUÉBEC LE DEVOIR Le premier ministre François Legault a présenté ses excuses publiquement vendredi au lanceur d\u2019alerte Louis Robert, congédié par le gouvernement en janvier.« Je veux, au nom de l\u2019État québécois, m\u2019excuser auprès de Louis Robert, a-t-il déclaré.On va avoir des discussions avec lui pour trouver les moyens comment on peut le réintégrer et/ou l\u2019indmeniser.» Le ministre de l\u2019Agriculture, André Lamontagne, n\u2019avait pas voulu s\u2019excuser la veille dans la foulée d\u2019un rapport accablant de la protectrice du citoyen, même s\u2019il avait ouvertement mis en doute l\u2019intégrité de M.Robert.Il s\u2019est ravisé lors de la période des questions vendredi matin.«J\u2019offre mes excuses à M.Robert», a- t-il affirmé, tout en soulignant que les faits analysés dans le rapport de la vérificatrice générale sont survenus alors que les libéraux étaient encore au pouvoir.Ceux-ci avaient demandé jeudi la démission du ministre pour sa mauvaise gestion de l\u2019affaire.« J\u2019ai totalement confiance en M.Lamontagne », a soutenu François Legault.« Son erreur a été de prendre ça sur son dos, c\u2019est la responsabilité du sous- ministre d\u2019appliquer les procédures administratives, a-t-il expliqué.M.La- montagne a fait confiance à son sous- ministre.Il pensait que son sous-minis- tre avait suivi les règles administratives, ce qui n\u2019était pas le cas.» Le Parti québécois n\u2019a pas manqué de souligner lors de la période des questions que MarieChantal Chassé a perdu QUÉBEC Legault présente ses excuses à Louis Robert L\u2019opposition réclame la démission du ministre Lamontagne, pointé pour sa mauvaise gestion de l\u2019affaire du lanceur d\u2019alerte le ministère de l\u2019Environnement pour moins, soit des problèmes de communication avec la presse.Le sous-ministre du ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation (MAPAQ), Marc Dion, a remis sa démission jeudi.Celle-ci a été acceptée vendredi par le Conseil des ministres.Il part toutefois avec une prime de 33 000 $ puisque son contrat aurait dû prendre fin en juillet.« L\u2019indemnité de départ était prévue à son contrat », s\u2019est défendu le premier ministre Legault.« Ce n\u2019est pas évident qu\u2019on aurait pu le congédier pour cause [suffisante] et le montant de l\u2019indemnité n\u2019est pas faramineux.» Il n\u2019a pas manqué de rappeler que M.Dion, alors à la retraite, avait été rappelé au travail par l\u2019ancien ministre de l\u2019Agriculture libéral, Laurent Lessard.M.Legault a aussi évité de blâmer la haute fonctionnaire Geneviève Masse, qui avait géré la divulgation du lanceur d\u2019alerte.Celle-ci a été promue au poste Québec autorise un passe-droit aux pesticides « tueurs d\u2019abeilles » Le gouvernement Legault a refusé de débattre vendredi d\u2019une motion commune des trois partis d\u2019opposition pour cesser d\u2019assouplir l\u2019usage des néonicotinoïdes.À peine entrées en vigueur, les restrictions pour leur utilisation ont déjà été relâchées par le ministère de l\u2019Environnement du Québec.Les agronomes peuvent exceptionnellement depuis le 7 juin justifier l\u2019usage de semences enrobées de néo- nicotinoïdes en raison des inondations printanières, du temps pluvieux et de la pénurie de semences non enrobées.Les conditions météo ont retardé les semailles et certains agriculteurs doivent se tourner vers des semences de maïs à croissance plus rapide.« Je pense que ce n\u2019est pas comme ça qu\u2019on va sauver les abeilles, puis il faut se rappeler que les abeilles, c\u2019est ce qui nous permet de manger tous les jours », a dénoncé la co-porte-parole de Québec solidaire, Ma- non Massé.« J\u2019ai rencontré beaucoup d\u2019agriculteurs au cours des dernières semaines, des derniers mois et je n\u2019en ai pas trouvé un seul qui voulait mal faire, a commenté le ministre de l\u2019Environnement, Benoit Charette.Ce sont des gens qui demandent à être mieux accompagnés.» Le gouvernement a toutefois refusé de débattre de la motion commune des solidaires, libéraux et péquistes pour cesser ce type d\u2019adoucissement au Code de gestion des pesticides, d\u2019exiger des fournisseurs qu\u2019ils offrent un approvisionnement de semences conforme à la réglementation québécoise et de proposer des « méthodes alternatives » aux agriculteurs.Le gouvernement devrait être plus prévoyant, selon la députée libérale Marie Montpetit, étant donné que ces problèmes de semailles risquent d\u2019arriver « d\u2019année en année ».Les semences enrobées de néonicotinoïdes doivent faire l\u2019objet d\u2019une prescription et d\u2019une justification d\u2019un agronome depuis le mois de septembre.C\u2019est également le cas pour les autres types d\u2019application de ce pesticide depuis le 1er avril.de sous-ministre adjointe du MAPAQ quelques jours avant le congédiement de Louis Robert.La protectrice du citoyen a conclu jeudi que MAPAQ a commis une violation de confidentialité majeure en dévoilant à plusieurs reprises l\u2019identité de l\u2019agronome Louis Robert, allant même jusqu\u2019à fournir son nom au ministère chargé d\u2019enquêter sur une fuite dans les médias et à le publier en ligne à la suite d\u2019une demande d\u2019accès à l\u2019information.Des manquements graves à la Loi facilitant la divulgation d\u2019actes répréhensibles à l\u2019égard des organismes publics, selon Marie Rinfret, qui minent la confiance dans «le mécanisme de traitement des divulgations».Elle a donné au MAPAQ jusqu\u2019en septembre pour faire des «redressements pressants» et a suggéré au gouvernement de revoir la loi pour qu\u2019elle soit appliquée correctement.Le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, s\u2019est engagé à le faire dès l\u2019automne.Le ministre de l\u2019Agriculture, André Lamontagne JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 JUIN 2019 DIMANCHE 16 JUIN 13H30 \u2013 14H30 DIMANCHE 16 JUIN 15H00 \u2013 16H00 GEORGES BARDAGI courtier immobilier agréé LES VISITES LIBRES du Cartier GB.Agence immobilière, franchisé indépendant et autonome de RE/MAX du Cartier 1290, avenue Bernard Ouest, bureau 100, Montréal, Québec H2V 1V9 OUTREMONT 714 av.Outremont 749 000$ \u2014 courtier: Valérie Lacasse À DEUX PAS DE L\u2019AV.BERNARD 2500 PLATEAU 3947 rue St-Denis #301 499 000$ \u2014 courtier: Valérie Lacasse WALK SCORE DE 99 2280 AHUNTSIC 5061 boul.Gouin O.879 000$ \u2014 courtier: Vigen Endinian MAGNIFIQUE BORD DE L\u2019EAU 1460 MONT-ROYAL 108 av.Lazard 2 999 500$ \u2014 courtier: Kyle Shapcott RÉNOVATIONS HAUT DE GAMME 2040 MONT-ROYAL 2235 ch.Kildare 1 695 000$ \u2014 courtier: Vigen Endinian SPLIT-LEVEL RÉNOVÉ 2670 OUTREMONT 205 ch.de la Côte-Ste-Catherine #1001 479 000$ \u2014 courtier: Pierre-Yves Lamarre À DEUX PAS DE L\u2019AV.LAURIER O.1140 CDN 4131 ch.de la Côte-des-Neiges #5 429 000$ \u2014 courtier: 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sortes de produits cosmétiques.Mais déjà, François Le- gault prévient qu\u2019il restreindra la liste de produits vendus au Québec.Le gouvernement de Justin Trudeau avait promis, en légalisant le cannabis séché le 17 octobre, que le reste des produits seraient légalisés à leur tour tout au plus un an plus tard.Le fédéral a cependant repoussé cette date vendredi, ce qui retarde la légalisation de ces dérivés après l\u2019élection fédérale d\u2019octobre prochain.L\u2019industrie du cannabis pourra demander à Santé Canada de faire approuver ses nouveaux produits à compter du 17 octobre, date de l\u2019entrée en vigueur des nouveaux règlements encadrant leur vente.Le processus prendra deux mois.Ce qui mène le début de la vente de ces produits au 16 décembre.Les fonctionnaires fédéraux qui ont présenté la nouvelle réglementation vendredi n\u2019ont pas su expliquer pourquoi cette étape de préavis ne pouvait se faire plus tôt, pour que la vente débute mi-octobre comme prévu.Le ministre de la Réduction du crime organisé, Bill Blair, n\u2019était pas à Ottawa pour expliquer son annonce.Le néodémocrate Don Davies croit que l\u2019explication de ce délai est toute simple.« C\u2019est de toute évidence pour des raisons politiques », a-t-il résumé.Bien qu\u2019Ottawa souhaite permettre la vente de toutes sortes de produits de cannabis \u2014 allant des crèmes et des cosmétiques aux desserts et jujubes \u2014, les provinces auront la liberté de restreindre l\u2019éventail de produits offerts sur leur territoire.Le premier ministre québécois, François Legault, a aussitôt indiqué qu\u2019il avait l\u2019intention d\u2019agir en ce sens, sans toutefois préciser quels produits seraient interdits au Québec.«On a la possibilité avec la loi actuelle de le faire par règlement, mais c\u2019est un gros dossier qu\u2019on doit regarder et qu\u2019on est en train de peser.Parce que ce qu\u2019on me dit, c\u2019est que la consommation est plus grave que l\u2019effet de la fumée, a-t-il affirmé.Donc, il faut s\u2019assurer justement que ça soit bien encadré.» LÉGALISATION Le cannabis comestible reporté à la mi-décembre La liste de produits vendus au Québec sera réduite, prévient le gouvernement Legault Les produits comestibles de cannabis ne pourront pas contenir d\u2019alcool ou de caféine \u2014 outre celle contenue naturellement dans des ingrédients comme le vinaigre ou le chocolat.Ils pourront cependant être préparés avec du sucre ou du colorant.Les bonbons qui seraient attrayants pour les enfants sont interdits.Mais un jujube qui ne l\u2019est pas sera permis.Il reviendra à l\u2019industrie de se conformer au règlement, ont expliqué les fonctionnaires.Seuls les produits préparés et emballés par des producteurs de cannabis approuvés par Ottawa seront légaux.Un restaurant ne pourra toujours pas offrir des mets contenant du cannabis.Emballages neutres Les produits comestibles pourront contenir un maximum de 10 milligrammes de THC par unité.Les consommateurs pourront ainsi s\u2019acheter un biscuit contenant 10 mg de THC ou un paquet de 10 biscuits contenant chacun 1 mg de THC.Les produits pour vapoteuses et ceux dits topiques et utilisés sur la peau (crèmes ou shampoings) ne pourront contenir plus de 1000 mg de THC.Tous les produits devront être vendus dans des emballages sécuritaires et neutres pour ne pas intéresser les enfants.La quantité de THC ou de CBD devra être affichée, de même qu\u2019une mise en garde sur les effets du produit et le logo indiquant qu\u2019il contient du THC.Allan Rewak, du producteur de cannabis Emerald Health Therapeutics, prédit que l\u2019offre de produits sera plus limitée au départ en décembre.« Le plus gros défi de l\u2019industrie sera de s\u2019assurer qu\u2019il y ait suffisamment de capacité d\u2019extraction et de traitement du cannabis pour le transformer en produits dérivés.Mais avec le temps, cette capacité augmentera.» Le marché des dérivés se chiffrera à environ 2,7 milliards par année, selon Deloitte.« Ces chiffres reflètent un marché mature, autour de 2025 », nuance M.Rewak.Les produits comestibles représentaient 33 % des habitudes de consommation des Canadiens, selon un sondage mené pour Santé Canada en 2017.Les conservateurs ont déploré l\u2019arrivée prochaine d\u2019une panoplie de produits de cannabis sur les tablettes.« C\u2019est une banalisation, a dit Pierre Paul-Hus.C\u2019est ça, le danger.Ce qui nous fait peur actuellement, c\u2019est les jeunes de 13, 14, 15 ans qui consomment ces produits avec tous les effets corollaires qui sont très graves.» Le bloquiste Gabriel Ste-Marie craint, comme M.Paul-Hus, les risques d\u2019intoxication accidentelle d\u2019enfants qui consommeraient du cannabis par inadvertance.Avec Mylène Crête Mali : début du retrait « graduel » de l\u2019armée canadienne en août OTTAWA \u2014 La mission de maintien de la paix de l\u2019armée canadienne au Mali va durer un peu plus longtemps que prévu, mais pas aussi longtemps que les Nations Unies l\u2019espéraient.La mission du Canada dans la nation africaine devait cesser à la fin du mois de juillet.Les huit hélicoptères et 250 militaires qui fournissent une aide au transport et à la logistique dans le cadre d\u2019une mission de l\u2019ONU dans ce pays devaient rentrer chez eux.L\u2019ONU avait demandé au Canada de rester jusqu\u2019au mois d\u2019octobre, lorsque les troupes roumaines arriveront, afin de réduire au minimum les lacunes dans les évacuations médicales qui pourraient sauver la vie de Casques bleus blessés.La Presse canadienne Dépôt d\u2019un projet de loi qui redéfinit les services essentiels Le ministre du Travail, Jean Boulet, a déposé vendredi un projet de loi qui redéfinit les services essentiels à maintenir en cas de grève dans les services publics et dans les secteurs public et parapublic.Le dépôt de ce projet de loi a été rendu nécessaire à la suite d\u2019un jugement du Tribunal administratif du travail, rendu en août 2017, qui avait invalidé les dispositions sur les services essentiels qui établissent des pourcentages fixes de salariés, pour chaque type d\u2019établissement et par unité de soins, lorsqu\u2019il y a grève dans les services publics.Dans son projet de loi 33, le ministre Boulet modifie donc le Code du travail pour remplacer ces quotas par l\u2019obligation de maintenir des services essentiels «dont l\u2019interruption peut avoir pour effet de mettre en danger la santé ou la sécurité publique».La Presse canadienne EN BREF Commémoration du premier vol direct transatlantique SAINT-JEAN, T.-N.-L.\u2014 Saint-Jean commémorait vendredi le centenaire du premier vol sans escale à travers l\u2019océan Atlantique, qui a décollé de Terre-Neuve.Les aviateurs britanniques John Alcock et Arthur Brown ont commencé leur voyage historique le 14 juin 1919.Ils ont quitté ce qui est aujourd\u2019hui la ville de Saint-Jean et ont volé 16 heures dans des conditions difficiles avant d\u2019atterrir en Irlande.La Presse canadienne Seuls les produits préparés et emballés par des producteurs de cannabis approuvés par Ottawa seront légaux.BRENNAN LINSLEY ASSOCIATED PRESS LEDEVOIR // LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 JUIN 2019 ACTUALITÉS A 4 L\u2019opposition dénonce le double baîllon LEGAULT SUITE DE LA PAGE A 1 Ils lui disent: «Monsieur Legault, lâchez pas sur la laïcité! Lâchez-nous pas!» a-t- il relaté.Comme s\u2019ils voulaient corroborer ses dires, les élus caquistes à proximité se sont aussitôt mis à applaudir et à scander: «Legault! Legault!» Il y a, dans le projet de loi 21, «quelque chose qui touche à la fierté», a fait valoir le chef de la CAQ.«De sentir cette fierté retrouvée, chez notre peuple qui se redresse, avance, réussit, moi, ça me rend l\u2019homme le plus heureux du monde», a- t-il affirmé tout sourire.À ses yeux, le Parlement exposerait la société québécoise à « des risques pour la cohésion sociale » en « laiss[ant] traîner le débat » sur la laïcité de l\u2019État.« Il y aurait un danger de ne pas répondre à cette demande de la part de la vaste majorité des Québécois », a-t-il affirmé, non sans rappeler avoir été élu à la tête d\u2019un gouvernement majoritaire sur la promesse de « mettre derrière nous » ce débat de société.Bien que « modéré » et « raisonnable », le projet de loi 21 « permet d\u2019envoyer un message qu\u2019on veut protéger nos valeurs, nos façons de vivre au Québec ».Il constitue également un rempart aussi bien à l\u2019extrémisme religieux qu\u2019à l\u2019extrémisme de droite, a soutenu M.Legault.La société québécoise s\u2019est crispée depuis l\u2019éclatement de la soi-disant crise des accommodements raisonnables il y a une douzaine d\u2019années.Mais le projet de loi 21 « va faire baisser la tension de façon très importante ».« Il y a une certaine tension.Il faudrait vivre sur une autre planète pour ne pas la voir », a-t-il dit en conférence de presse, tout en promettant de « se concentrer, dans les trois années et demie qui restent, à parler d\u2019éducation, de santé, d\u2019économie ».Jolin-Barrette, fier Le ministre omniprésent Simon Jolin- Barrette s\u2019est dit « très fier » d\u2019employer le bâillon notamment afin de clore le débat sur le port de signes religieux par des employés de l\u2019État, qui L\u2019Englischer Garten couvre pas moins de 375 hectares MUNICH SUITE DE LA PAGE A 1 le ciment du canal, de l\u2019autre sur une ancienne structure de bois, pieds nus.Ils s\u2019élancent à tour de rôle, à gauche, à droite.Le chevauchement de la vague dure quelques secondes.Les pros vont et viennent sur les quelques mètres de largeur.Dès que Sebastian Steinbeck s\u2019élance, même un non-initié voit bien qu\u2019il occupe une classe à part où l\u2019effort fait place à la maîtrise.Le svelte jeune homme est d\u2019ailleurs le nouveau, et en fait premier, champion d\u2019Allemagne du Surf de rapides, compétition qui a été organisée à Langefeld en Rhénanie le moi dernier.Il ne vit pas de son talent aquatique.Il étudie pour devenir ébéniste.Il s\u2019adonnait déjà au kitesurf (ou planche aérotractée) quand il a tenté de dompter sa première vague il y a quatre ans.Il a commencé en banlieue de Munich sur une vague intérieure.Il y en a beaucoup dans ce pays, et la popularité du sport gagne aussi le Québec.Il y a deux autres bonnes vagues rien qu\u2019à Munich.« C\u2019est un endroit magique ici, dans l\u2019Eisbach, dit-il.L\u2019eau est froide, mais elle n\u2019est pas polluée.La Ville a voulu éliminer la vague il y a deux ans, mais elle a été protégée par les protestations.» Tout le monde l\u2019appelle Basti, y compris les magazines spécialisés dans leurs entrevues.Et c\u2019est comme ça que l\u2019a désigné Marcos Wagner, jeune Brésilien qui vit en Bavière depuis 2014.Lui commence à surfer.« Le défi consiste à glisser d\u2019un bord à l\u2019autre, dit-il.Mais même les meilleurs ne restent pas sur la vague très longtemps, une vingtaine de secondes au maximum, par politesse, pour laisser la chance à tous de s\u2019exercer.» À chacun la vague, et chacun selon ses capacités.L\u2019accès aux berges L\u2019Englischer Garten se déploie sur une superficie de 375 hectares.L\u2019immense jardin à l\u2019anglaise a été ouvert au public en 1792.Il y a une immense pagode de bois reconstruite après sa destruction par des bombardements en 1944 ; quatre Biergaten très fréquentés ; un monoptère \u2014 un temple rond à la grecque, Je veux que la priorité nationale au Québec, ça soit l\u2019éducation [et l\u2019économie].Ce n\u2019est pas une fin en soi d\u2019être riche, mais on a besoin d\u2019être riche pour avoir les moyens d\u2019investir en santé, en éducation et dans les différents services qu\u2019on donne à la population.Donc, la réforme qu\u2019on est en train de faire à Investissement Québec, c\u2019est très important.Il y a une question d\u2019autonomie.FRANÇOIS LEGAULT (CAQ) On a apporté beaucoup d\u2019amendements à différents projets de loi.On a nous-mêmes présenté des projets de loi [pour contrer] le su- remballage, [pour créer] le passe- sports [visant à colliger les données sur l\u2019état de santé des enfants à la suite d\u2019une commotion cérébrale].Je pense à Mme David, entre autres, qui a présenté des idées pour faire en sorte qu\u2019on s\u2019occupe de santé mentale.PIERRE ARCAND (PLQ) Ça nous a permis de vous faire connaître nos députés.Je ne sais pas si vous les avez vus à l\u2019œuvre, là, Gabriel en a nommé trois, mais on pourrait les nommer tous et toutes, ils sont des parlementaires très actifs et, sincèrement, très pertinents dans la politique québécoise actuellement.Je pense que nos premiers mois, on pourrait les définir comme ça.MANON MASSÉ (QS) Les questions qu\u2019on a posées ont été utiles dans la vie quotidienne des gens.[Et] je pense que si le Parti québécois n\u2019était pas là, on ne parlerait pas beaucoup de la nation québécoise.Et je vous le dis, là, j\u2019ai fait l\u2019analyse de tous les gestes du gouvernement de la CAQ: ce n\u2019est pas vrai qu\u2019il est si nationaliste que ça, parce qu\u2019il y a beaucoup de tests auxquels il répond comme les libéraux.PASCAL BÉRUBÉ (PQ) agite le Québec depuis plus d\u2019une décennie.« Je pense que tous les Québécois seront fiers de cela parce que pendant des années et des années, nous avons parlé de laïcité de l\u2019État.Rien n\u2019a été fait par le Parti libéral du Québec.D\u2019autres partis, comme le Parti québécois, voulaient aller plus loin\u2026 » a-t-il affirmé vendredi.Le chef de l\u2019opposition officielle, Pierre Arcand, s\u2019est demandé « ce qu\u2019il y a à être fier d\u2019imposer un bâillon ».« Il invoque l\u2019urgence d\u2019agir.La seule urgence, c\u2019est le programme politique de François Legault », a-t-il dénoncé.M.Jolin-Barrette a déposé le 28 mars dernier le projet de loi sur la laïcité de l\u2019État.Celui-ci interdit le port de signes religieux à tout nouvel employé de l\u2019État « en situation d\u2019autorité », c\u2019est- à-dire les agents de la paix, procureurs, juges ainsi que les enseignants et directeurs des écoles primaires et secondaires publiques.« Il reste beaucoup d\u2019emplois disponibles », a fait valoir M.Legault, qui est taxé par l\u2019opposition d\u2019ériger une barrière à l\u2019emploi au détriment des femmes musulmanes.L\u2019élue libérale Hélène David a reproché à l\u2019auteur du projet de loi 21, Simon Jolin-Barrette, de se « situe [r] du mauvais côté de l\u2019Histoire ».« C\u2019est un jour triste.[\u2026] Le ministre impose un projet de loi qui suspend des libertés, restreint l\u2019accès à l\u2019emploi, recourt à la disposition de dérogation pour empêcher l\u2019application des chartes des droits et libertés », a-t-elle lâché lors de la période des questions.Le leader parlementaire solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, est persuadé qu\u2019« il y aura un prix à payer [par la Coalition avenir Québec] pour ce bâillon- là ».« Adopter sous bâillon une loi qui suspend la Charte des droits et libertés du Québec, c\u2019est un triste exploit que va réussir le gouvernement de François Legault à sa première session parlementaire », a-t-il déclaré.Deux bâillons Au petit matin, M.Legault a officiellement demandé au président de l\u2019Assemblée nationale, François Paradis, de réunir les élus en « séances extraordinaires à compter de 9 h, samedi 15 juin 2019 », pour mener à bien non seulement le processus d\u2019étude du projet de loi sur la laïcité de l\u2019État, mais aussi celui du projet de loi sur l\u2019immigration.L\u2019adoption du projet de loi 9 entraînera l\u2019élimination des quelque 18 000 demandes en attente au ministère de l\u2019Immigration.Même si le gouvernement caquiste s\u2019est engagé à rembourser tous ceux qui ont fait une demande dans le cadre du Programme régulier des travailleurs qualifiés, l\u2019opposition est outrée.« On ne peut pas, pour le bien de l\u2019économie, on ne peut pas traiter [les dossiers de] 50 000 personnes selon les critères qui existaient à l\u2019époque.[\u2026] On ne fait pas cela par plaisir », a insisté M.Legault vendredi, quatre mois et une semaine après le dépôt du projet de loi.Le premier ministre a dit à la presse avoir joué à visière levée, en répétant au fil des derniers mois sa volonté d\u2019adopter ces mesures législatives importantes avant la relâche parlementaire.Face à l\u2019« obstruction » du Parti libéral du Québec, il n\u2019a d\u2019autres choix que de recourir au bâillon, a-t-il fait valoir.L\u2019emploi de cette mesure d\u2019exception « démontre une mauvaise planification parlementaire » de la part de l\u2019équipe gouvernementale, a fait valoir le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé.« À plus forte raison sur le projet de loi 21, qui est un projet de loi fondamental », a-t-il précisé.Le premier ministre a dit envisager de procéder à une réforme parlementaire visant à limiter la «perte de temps» des députés.« Un moment donné, il faut conclure, surtout avec un gouvernement majoritaire», a-t-il conclu.où les Munichois dansent fiévreusement ; puis un très grand lac artificiel navigable et baignable, des boisés et une immense, mais vraiment gigantesque, pelouse pour les pique-niques, les jeux, le farniente.Les habitudes nudistes, présentées comme signe d\u2019ouverture de la ville réputée conservatrice dans les années 1960-1970, semblent en voie de disparition.En tout cas, nous n\u2019avons aperçu qu\u2019un seul monsieur tout nu lundi dernier.Le constat est le même sur l\u2019Isar, affluent du Danube qui traverse Munich.La municipalité a entrepris des chantiers de revitalisation naturelle des berges au tournant du siècle et ainsi développé plusieurs magnifiques plages dans la ville.Les plus près du centre font regretter encore une fois qu\u2019il n\u2019existe vraiment rien de semblable à Montréal.On ne se baigne toujours pas à la plage de l\u2019Horloge dans le Vieux-Montréal, et au moins 108 des 128 kilomètres de berges de l\u2019île sont privatisés.Passion paysage Munich est aussi une capitale exceptionnelle pour sa proximité avec la nature.Les Alpes sont visibles de la ville entourée de parcs et de zones protégées.Des trains vous y mènent rapidement pour quelques dollars.L\u2019Isartalverein, une association de protection de la vallée de la rivière, date de 1902 et serait un des plus anciens organismes de protection de l\u2019environnement au monde.Elle continue d\u2019acheter des terres pour les préserver, protéger les paysages et y aménager des sentiers pédestres et cyclables.L\u2019Isartalverein recevra en octobre le prix national de gestion forestière exemplaire du ministère bavarois de l\u2019Alimentation, de l\u2019Agriculture et des Forêts.Un sondage mené auprès des Bavarois a placé le paysage comme une des sources principales de leur fierté iden- titaire.Melanie approuve.Elle habite en banlieue et est venue passer la journée à Munich, au jardin anglais, avec son copain Max.Le plus souvent, pour s\u2019évader, ils se tournent plutôt vers les montagnes et les lacs des environs.« Ce parc est merveilleux, a dit Melanie alors que Max sortait de l\u2019Eis- bach.Mais normalement, quand nous voulons de la nature, nous sortons de la ville.» Les deux surfent régulièrement dans leur patelin, sur une vague artificielle.Il n\u2019y avait que deux jeunes femmes dans le lot des surfeurs lundi, dont Sophia, la plus habile des deux.« C\u2019est un sport qui attire surtout des hommes, mais ça change », dit le champion Sebastian, dit Basti.D\u2019ailleurs, sa sœur de 16 ans vient de s\u2019y mettre aussi.Finalement, nous avons rattrapé Sophia plus tard et par hasard, alors qu\u2019elle retournait à son petit coin de repos.Anick l\u2019a prise en photo avec sa planche sous le bras et la Haus der Kunst en arrière-plan, gigantesque et pompeux édifice néoclassique on ne peut plus nazi, puisqu\u2019il a été érigé dans les années 1930.« Je me suis initiée au sport il y a quatre ans, explique-t-elle.J\u2019ai commencé dans l\u2019océan.J\u2019ai même surfé à Montréal, mais la vague n\u2019était pas très intéressante.» Elle parlait de la «vague à Guy», en effet très douce.Elle sait que celle d\u2019Habitat 67 est autrement plus méchante.Sophia est hôtesse de l\u2019air.Elle divise ses mois : deux semaines à Munich, deux semaines au Portugal.Et ici comme là, elle surfe.« Il n\u2019y a pas beaucoup de femmes aujourd\u2019hui.On n\u2019était que deux.Mais on en voit de plus en plus.Et pour moi, c\u2019est formidable d\u2019avoir accès à ce site en pleine ville.» Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat-Le Devoir.Sophia, l\u2019une des seules femmes qui pratiquaient le surf lors de notre passage dans l\u2019Englischer Garten, à Munich ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR En quoi les travaux parlementaires ont-ils été utiles jusqu\u2019ici ?François Legault Pierre Arcand Manon Massé Pascal Bérubé La seule urgence, c\u2019est le programme politique de François Legault PIERRE ARCAND » LEDEVOIR // LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 JUIN 2019 ACTUALITÉS A 5 COMMISSION DES RELATIONS AVEC LES CITOYENS Consultation générale Sur le cahier de consultation intitulé « La plani?cation de l\u2019immigration au Québec pour la période 2020-2022 » Comment participer : \u2022 Organismes : mémoire écrit \u2022 Personnes : mémoire écrit ou intervention sans mémoire \u2022 Tous : questionnaire en ligne (sans audition) Dates à retenir : \u2022 Les mémoires et les demandes d\u2019intervention doivent être reçus au plus tard le 22 juillet 2019.\u2022 La consultation en ligne prendra ?n à la dernière journée des auditions publiques.\u2022 Les auditions publiques débuteront le 12 août 2019 à l\u2019hôtel du Parlement, à Québec.Pour plus de détails : assnat.qc.ca Mme Sabine Mekki au 418-643-2722 Numéro sans frais : 1 866 DÉPUTÉS (337-8837) Courriel : crc@assnat.qc.ca MARIE VASTEL CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR Les partis d\u2019opposition à Ottawa ont beau être d\u2019avis divergents quant à l\u2019utilisation du mot « génocide » pour qualifier le sort des peuples autochtones au Canada, ils sont d\u2019accord pour rejeter l\u2019idée d\u2019une enquête de l\u2019ONU sur la question.Le gouvernement, quant à lui, s\u2019est abstenu de faire des commentaires.En entrevue au Devoir jeudi, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les droits des peuples autochtones a dit souhaiter que l\u2019ONU fasse enquête sur l\u2019accusation de génocide portée la semaine dernière par l\u2019Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.Notamment parce que cela «mettrait beaucoup plus de pression sur le gouvernement canadien afin qu\u2019il OTTAWA Génocide autochtone : l\u2019opposition rejette une enquête de l\u2019ONU fasse le nécessaire », a fait valoir Victoria Tauli-Corpuz.Réaction de Freeland Le bureau de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, s\u2019est contenté d\u2019une déclaration laconique vendredi, puisque le souhait de la rapporteuse spéciale ne s\u2019est pas encore concrétisé en demande officielle de l\u2019ONU.« Notre gouvernement est déterminé à mettre fin à la tragédie nationale actuelle des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées ainsi que des personnes LGBTQ et bispirituelles.Le Canada est un ardent défenseur de l\u2019ordre international fondé sur des règles et des institutions multilatérales qui le sous-tendent, notamment l\u2019ONU et ses rapporteurs spéciaux », a déclaré l\u2019attaché de presse de la ministre, Adam Austen, par courriel.Le Parti conservateur estime toutefois que les libéraux sont responsables des reproches internationaux qu\u2019encourt aujourd\u2019hui le Canada.Car Justin Trudeau a lui-même accepté l\u2019utilisation du terme « génocide » au départ.L\u2019Organisation des États américains a signalé à Ottawa qu\u2019elle souhaiterait dépêcher des experts indépendants pour clarifier les accusations.« C\u2019est sûr qu\u2019à partir du moment où M.Trudeau a décidé de dire que, oui, c\u2019est un génocide, c\u2019est encore une façon de faire de M.Trudeau qui fait mal paraître le Canada», a déploré le conservateur Pierre Paul-Hus.L\u2019image du Canada Le premier ministre avait d\u2019abord refusé de reprendre à son compte cette conclusion du rapport de l\u2019enquête nationale qui déclarait, le 3 juin dernier, que « les structures du colonialisme de peuplement » du Canada constituent un génocide.Le lendemain, M.Trudeau avait dit l\u2019accepter.Enfin, lundi, il a parlé plutôt de « génocide culturel ».« Imaginez : au Canada, on est vus à l\u2019international comme étant un pays génoci- daire.C\u2019est incroyable ! » a lancé, découragé, M.Paul-Hus vendredi.« Sans vouloir minimiser l\u2019importance de ce qui s\u2019est passé, je pense que là c\u2019est extrême.Et le premier ministre doit trouver une façon de clarifier le fait que le Canada n\u2019est pas un pays géno- cidaire et qu\u2019on peut laisser tomber les enquêtes internationales.» Le néodémocrate Don Davies a lui aussi rejeté la nécessité d\u2019une enquête onusienne, mais a imploré le gouvernement Trudeau d\u2019agir pour corriger la situation.« J\u2019aimerais que les libéraux passent à l\u2019action et remplissent leurs obligations.Nous n\u2019avons pas besoin de l\u2019ONU pour le faire.» Le bloquiste Gabriel Ste-Marie, pour sa part, ne voit pas d\u2019objection à ce que les Nations unies viennent évaluer les conditions de vie des Autochtones au Canada.« Il faut trouver une façon de s\u2019assurer que les changements soient faits.Le gouvernement a des belles paroles, mais les gestes ne suivent pas.C\u2019est une question de justice.L\u2019inaction du gouvernement relève de la négligence criminelle », a-t-il déclaré.Bien que la rapporteuse spéciale des Nations unies ait confié au Devoir qu\u2019elle souhaitait la tenue d\u2019une enquête, il faudrait qu\u2019un groupe de pays membres en fasse la demande pour déclencher le processus.J\u2019aimerais que les libéraux passent à l\u2019action et remplissent leurs obligations.Nous n\u2019avons pas besoin de l\u2019ONU pour le faire.DON DAVIES » ÉCONOMIE A 6 LEDEVOIR // LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 JUIN 2019 Pour une évasion en plein cœur des Cantons de l\u2019Est VOS FINANCES Le long chantier des frais des fonds d\u2019investissement es Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) étendent le long chantier sur trois autres années.Restriction accrue des frais de suivi et resserrement réglementaire des frais d\u2019acquisition reportés composent le menu 2019-2022 des agences d\u2019encadrement de la distribution des produits et services financiers.Les ACVM ont accompagné leur bilan, déposé cette semaine, d\u2019un nouveau plan d\u2019affaires triennal.Dans la section Amélioration de la relation conseiller-client, l\u2019effort vise à renforcer la transparence et à atténuer les conflits d\u2019intérêts.Dans le premier cas, on vise à « continuer à œuvrer à mieux concilier les intérêts des personnes inscrites et ceux de leurs clients en rehaussant certaines des obligations qu\u2019elles ont envers eux et en resserrant les exigences en matière de compétence et d\u2019utilisation des titres et des désignations.» Dans le second, on cible « les préjudices que subissent les investisseurs en raison de l\u2019utilisation de l\u2019option d\u2019achat avec frais d\u2019acquisition reportés » et on veut « interdire aux organisations d\u2019organismes de placement collectif (OPC) de verser des commissions de suivi aux courtiers qui ne fournissent pas de conseils sur la convenance au client ».Frais Dans le premier cas, l\u2019option permet à l\u2019investisseur de ne payer aucuns frais d\u2019acquisition lorsqu\u2019il souscrit des titres du fonds, mais il devra payer des frais à l\u2019émetteur si ce dernier rachète ses titres avant la fin d\u2019un délai déterminé.Les ACVM souhaitent la suppression de ces frais pouvant atteindre 6 %, qui diminuent, voire deviennent nuls, à mesure que la période de détention s\u2019allonge, généralement entre cinq et sept ans.Dans le second cas, le principe retenu est : « Pas de commission de suivi sans conseil ».Il y a un an déjà, les ACVM annonçaient leur décision au terme d\u2019une vaste consultation publique lancée en 2012.Elles souhaitaient leur élimination au début, privilégiant une transition vers des mécanismes de rémunération directe, dans le cadre desquels l\u2019investisseur verse directement au courtier sa rémunération.Elles ont finalement statué que les commissions intégrées associées aux OPC allaient demeurer, à l\u2019exception des fonds d\u2019investissement vendus par les courtiers exécutants, dits à escompte.Ces commissions de suivi, qui oscillent autour de 0,78 %, sont intégrées aux frais de gestion du fonds d\u2019investissement et sont versées au courtier ou au conseiller en rémunération des ser- vices-conseils qu\u2019il prodigue au fil du temps.Le versement est régulier et couvre généralement la période de détention des parts du fonds.Logique simple La logique des ACVM était simple.« Les courtiers exécutants se bornent principalement à exécuter des ordres et ne font pas de recommandations en matière d\u2019investissement.Bien que les services offerts par les courtiers exécutants soient limités, avec peu d\u2019exceptions, ceux-ci reçoivent habituellement les mêmes commissions de suivi que les courtiers de plein exercice.On se retrouve ainsi avec des investisseurs indépendants qui détiennent des titres d\u2019OPC acquis par l\u2019intermédiaire de courtiers exécutants, mais qui paient des conseils qu\u2019ils n\u2019ont pas reçus ni sollicités.» En définitive, on souhaite boucler la boucle d\u2019un long chantier amorcé il y a sept ans.Tout comme on dit vouloir poursuivre le processus de simplification de la réglementation.L Pas de problème d\u2019éthique pour le ministre Fitzgibbon Le ministre de l\u2019Économie, Pierre Fitzgibbon, est blanchi à la suite d\u2019une série de déclarations effectuées l\u2019automne dernier dans la foulée d\u2019une autre restructuration de Bombardier.Après que l\u2019avionneur eut notamment annoncé l\u2019élimination d\u2019environ 2500 postes en novembre dernier, le ministre avait notamment évoqué la possibilité d\u2019aider la société ou le secteur aéronautique.Or, M.Fitzgibbon détenait quelque 8300 actions de Héroux- Devtek, qui est un fournisseur de Bombardier.Dans son rapport, la commissaire à l\u2019éthique écrit qu\u2019« en l\u2019espèce, j\u2019estime que l\u2019offre publique de soutien gouvernemental du ministre à Bombardier n\u2019a aucun effet raisonnablement prévisible sur la valeur des actions d\u2019Héroux-Devtek ».Le ministre de l\u2019Économie est toujours sous le coup d\u2019une enquête qui concerne la nomination du nouveau président-directeur général d\u2019Investissement Québec, qui est un ami personnel.La Presse canadienne Mach dépose son offre pour acquérir Transat A.T.Le Groupe Mach est passé de la parole aux actes en déposant vendredi une proposition formelle pour racheter le voyagiste québécois Transat A.T., qui doit négocier exclusivement avec Air Canada jusqu\u2019au 26 juin.Dans un communiqué, Transat A.T.a confirmé avoir reçu une « lettre de proposition » visant à fermer le capital de la société, ajoutant que cette offre était « assujettie à plusieurs conditions, dont l\u2019obtention d\u2019un financement ».Air Canada a proposé 13 $ pour chaque action du voyagiste dans le cadre d\u2019une offre d\u2019environ 520 millions.Mach offre 14 $, ce qui représente environ 527,6 millions, demandant au passage un coup de pouce financier de 120 millions d\u2019Investissment Québec (IQ).Mach a indiqué vendredi que les discussions se poursuivaient avec le bras financier de l\u2019État québécois.Une porte-parole d\u2019IQ, Isabelle Fontaine, a refusé de commenter cette affirmation.La Presse canadienne CGI veut acquérir britannique SCISYS CGI a annoncé vendredi avoir présenté une offre de 78,9 millions de livres, soit environ 133,4 millions, pour acquérir la britannique SCISYS, spécialisée dans les secteurs de l\u2019industrie spatiale et de la défense, ainsi que dans les médias et l\u2019information.L\u2019offre, toute en espèces, fait l\u2019objet d\u2019une recommandation unanime de la part des conseils d\u2019administration des deux sociétés.CGI a souligné que la fusion des activités de SCISYS et les siennes s\u2019inscrivait dans le cadre de sa stratégie de « croissance rentable, à la fois interne et par acquisition ».Établie à Dublin, SCISYS affiche des revenus annuels d\u2019environ 58,4 millions de livres, soit environ 100 millions.Ses quelque 670 employés sont surtout situés au Royaume-Uni et en Allemagne.La Presse canadienne EN BREF SONIA WOLF À PARIS AGENCE FRANCE-PRESSE Propulsion électrique ou hybride, à l\u2019hydrogène ou aux biocarburants, matériaux allégés, formes futuristes: l\u2019industrie aéronautique, appelée avec insistance à réduire son bilan carbone, carbure pour mettre dans le ciel un avion propre, mais le chemin vers un moyen- courrier « zéro émission » sera long.«L\u2019aérien va être pris dans une course, il va devoir être plus écoresponsable », estime Jérôme Rein, expert en aéronautique du cabinet Boston Consulting Group (BCG) à Paris.Les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des avions commerciaux représentent, selon l\u2019Organisation de l\u2019aviation civile internationale, environ 2% des émissions mondiales et dépassent en matière d\u2019émissions par passager au kilomètre le transport routier, par bus et ferroviaire.Selon l\u2019organisation des compagnies aériennes IATA, «aujourd\u2019hui, un vol produit moitié moins de CO2 que le même vol en 1990 ».Objectif zéro émission Mais à terme, « rendre l\u2019avion propre, c\u2019est essayer de développer des avions à zéro émission », explique Philippe Beaumier, directeur aéronautique civile de l\u2019ONERA, le centre français de recherche aérospatiale.« L\u2019aéronautique, c\u2019est 2 % des émissions mondiales de CO2 et 14 % des émissions du secteur du transport.Ce n\u2019est pas négligeable », ajoute Philippe Plouvier, également du cabinet BCG.« C\u2019est une industrie qui va doubler ses émissions d\u2019ici 2040.» L\u2019urgence est d\u2019autant plus vive que l\u2019aéronautique est une industrie aux cycles longs, dont les technologies re- AVIATION Amorcer le voyage vers la réduction du bilan carbone quièrent des années de développement et de certification.Or, le secteur vise en 2050 une réduction de 50 % ses émissions de CO2 par rapport au niveau de 2005.Pour l\u2019heure, quatre solutions énergétiques coexistent, mais aucune n\u2019est satisfaisante à elle seule : le kérosène, l\u2019hydrogène \u2014 qui nécessite des réservoirs quatre à six fois plus grands \u2014, les batteries, trop lourdes, et les biocarburants.« L\u2019avion hybride présente l\u2019avantage majeur d\u2019être dé- ployable à court terme », affirme Jérôme Bouchard, expert en aéronautique au cabinet Oliver Wyman.Le biocarburant peut « réduire de 50 à 90 % les émissions de gaz à effet de serre » des avions par rapport au kérosène actuel, selon l\u2019institut IFP Énergies nouvelles.Il a été testé avec succès.Mais pour l\u2019heure, son bilan carbone total est discutable, sa production entre en conflit avec les cultures alimentaires et son prix est très élevé.De nouvelles solutions à base d\u2019algues, de résidus forestiers ou de déchets sont à l\u2019étude ou en projet.Autre piste pour réduire la consommation de carburant : l\u2019allégement de la structure de l\u2019avion.La fibre de carbone est déjà largement utilisée pour certaines parties du fuselage, mais ce matériau n\u2019est pas très écologique.Des recherches sont en cours pour exploiter les capacités de captation de CO2 des algues et les utiliser comme fibre.La résistance des toiles d\u2019araignées et leur incroyable flexibilité sont également examinées par les chercheurs, qui pourraient s\u2019en inspirer.Enfin, des formes futuristes sont dans les tiroirs, comme l\u2019aile delta ou en forme de V pour améliorer l\u2019aérodynamique et s\u2019adapter à de nouveaux modes de propulsion.Des tests de turbine dans le laboratoire du centre français de recherche aérospatiale PHILIPPE HUGUEN AGENCE FRANCE-PRESSE GÉRARD BÉRUBÉ D\u2019importants chapitres sont toutefois consacrés aux enjeux technologiques.Les ACVM entendent, ici, se concentrer sur les répercussions de la vente à découvert activiste, y compris l\u2019utilisation des médias sociaux, « et déterminer la nature et l\u2019étendue du comportement de ces activistes, ainsi que la nécessité de prendre des mesures réglementaires ».S\u2019ajoute l\u2019éventualité de concevoir un régime de réglementation adapté aux plateformes de négociation de cryptoactifs.« À l\u2019heure actuelle, aucune plateforme facilitant la négociation de cryptoactifs sur le marché secondaire n\u2019est réglementée à titre de marché au Canada.Certaines d\u2019entre elles [\u2026] pourraient être soumises à la réglementation des valeurs mobilières ou des dérivés », peut-on lire dans le Plan triennal.S\u2019ensuit un débordement au sociofi- nancement empruntant aux cryptoac- tifs réglementés.Le plan d\u2019affaires prévoit l\u2019analyse « des caractéristiques particulières qui justifient une approche plus adaptée aux exigences en matière de collecte de capitaux et d\u2019information lorsque des cryptoactifs tels que des cryptomonnaies ou des jetons sont utilisés afin de recueillir des fonds pour divers types d\u2019entreprises.» Batterie de frais Petit résumé de la panoplie de frais associés aux fonds d\u2019investissement.L\u2019Autorité des marchés financiers rappelle que l\u2019aperçu du fonds indique : les frais d\u2019achat de parts et l\u2019impact annuel de ces frais sur un placement de 1000 $ ; les frais de rachat (appliqués lors de la vente de parts) et l\u2019impact annuel de ces frais sur un placement de 1000 $ ; le ratio des frais de gestion (RFG) ; le ratio des frais d\u2019opération (RFO) ; les commissions de suivi en pourcentage. ÉCONOMIE A 7 LEDEVOIR // LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 JUIN 2019 Milieu de vie privilégié au cœur de la ville de Québec, l\u2019Université Laval est une grande université complète reconnue pour sa culture de l\u2019excellence en enseignement et en recherche.Valorisant la diversité, l\u2019Université Laval invite toutes les personnes quali?ées à présenter leur candidature, en particulier les femmes, les membres de minorités visibles et ethniques, les autochtones et les personnes handicapées.La priorité sera toutefois accordée aux personnes ayant le statut de citoyen canadien ou de résident permanent.Professeure ou professeur TRANSPORT ET MOBILITÉ Faculté d\u2019aménagement, d\u2019architecture d\u2019art et de design École supérieure d\u2019aménagement du territoire et de développement régional (ÉSAD) CLÔTURE DU CONCOURS : 31 août 2019 ENTRÉE EN FONCTION : 6 janvier 2020 Informations : www.rh.ulaval.ca CAMPS D\u2019ÉTÉ Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec le département de publicité au 514 985-3399 publicite@ledevoir.com École internationale de langues YMCA Pour plus d?informations, contactez-nous ! 1440, rue Stanley, 5e étage (station de métro Peel), Montréal 514 789-8000 # 1 ?info@ymcalangues.ca ?ymcalangues.ca CAMP LINGUISTIQUE DE JOUR \u2013 CENTRE-VILLE (MONTRÉAL) IMMERSION ANGLAISE ET FRANÇAISE pour les 9 à 17 ans Cours de langues et sports et loisirs OU Cours de langues seulement (conversation et grammaire) Du lundi au vendredi de 9 h à 16 h Du 25 juin au 12 juillet (3 sem.) Du 15 juillet au 2 août (3 sem.) Les sports et loisirs incluent : natation, basket-ball, soccer, activités touristiques, musées et plus encore ! INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT ! 5 % de moins si vous inscrivez votre enfant avant le 25 mai 2019.Tests de niveau obligatoires et gratuits tous les mercredis entre 12 h 30 et 17 h 30.Aussi offerts : Cours intensifs d\u2019été en ESPAGNOL pour les jeunes de 9 à 16 ans Du lundi au vendredi de 9h à 12h Du 8 au 26 juillet (3 semaines) Du 5 au 16 août (2 semaines) CARRIÈRES & PROFESSIONS FRANÇOIS DESJARDINS LE DEVOIR L\u2019économie canadienne a ce qu\u2019il faut pour contribuer à la transition énergétique mondiale, mais il faudra nécessairement tisser des liens plus forts entre le monde des affaires, le gouvernement et la société civile afin d\u2019accélérer le mouvement, a souligné vendredi un groupe d\u2019experts, dont les 15 recommandations ont été saluées par le milieu financier.Si Ottawa a mis en place un plan de lutte contre les changements climatiques de manière à réduire les émissions, « le rôle des marchés financiers pour stimuler ce changement n\u2019est toujours pas entièrement mis à profit », a indiqué le Groupe d\u2019experts sur la finance durable, créé en 2018, dans son rapport final de 70 pages.« La finance ne résoudra pas le problème des changements climatiques, mais celle-ci a un rôle essentiel à jouer pour soutenir l\u2019économie réelle tout au long de la transition.» Un rapport d\u2019étape avait été présenté en octobre 2018.Parmi les 15 recommandations dévoilées vendredi figurent l\u2019établissement de pratiques claires sur ce que doivent divulguer les entreprises au chapitre des risques climatiques, la création d\u2019un « centre canadien d\u2019information et d\u2019analyse climatiques », qui serait l\u2019autorité en matière de données, l\u2019intégration des risques climatiques à la surveillance du système financier et l\u2019appui au secteur des hydrocarbures pour qu\u2019il réduise ses émissions.Le rapport survient un mois après que la Banque du Canada eut décidé d\u2019établir les changements climatiques comme sources de risques pour le système financier.L\u2019institution a indiqué que ces risques sont d\u2019une double nature, d\u2019abord pour les manifestations de phénomènes atypiques et extrêmes, puis pour le risque associé à la transition énergétique.La création du groupe s\u2019inscrit aussi dans la foulée des travaux d\u2019un comité sur la divulgation des risques climatiques pour le monde financier, dirigé par l\u2019ancien maire de New York, Michael Bloomberg.Faciliter l\u2019accès aux données L\u2019idée du centre d\u2019analyse sur le climat avancée par le Groupe d\u2019experts est venue du fait que les données sont actuel- CLIMAT La finance a son rôle à jouer dans la transition écologique lement éparpillées un peu partout.«L\u2019accès à ces données est ardu et coûteux pour les grandes institutions, et le coût est souvent prohibitif pour les plus petites institutions, a-t-il écrit.Il n\u2019existe à peu près aucun outil pour faire ressortir les conséquences concrètes de cette information pour une entreprise, une ville ou un portefeuille donné.» Le rapport mentionne également que la notion d\u2019investissement durable devrait dorénavant faire partie de l\u2019ordre normal des choses au sein des pratiques d\u2019investissement des gestionnaires.« Pour que le Canada atteigne ses objectifs à long terme, la finance durable doit devenir simplement la finance, peut-on lire.En d\u2019autres termes, les occasions liées aux changements climatiques et la gestion des risques doivent aller de soi dans le domaine des services financiers et s\u2019intégrer aux décisions, aux produits et aux services d\u2019affaires courants.» Initiative saluée Le groupe était composé de Tiff Mack- lem, ancien numéro deux de la Banque du Canada, Kim Thomassin, première vice-présidente aux affaires juridiques de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Andrew Chisholm, membre du conseil d\u2019administration de la Banque Royale, et Barbara Zvan, chef des risques et de la stratégie au Régime de retraite des enseignants de l\u2019Ontario (Teachers).Le rapport a rapidement été salué par l\u2019Association pour l\u2019investissement responsable, qui compte une centaine de membres institutionnels, comme toutes les grandes banques, la Caisse de dépôt, Desjardins, Addenda Capital, AGF, l\u2019Industrielle Alliance et Ja- rislowsky Fraser.CPA Canada, qui milite depuis plusieurs années pour une meilleure divulgation des risques climatiques dans les finances, a également applaudi aux travaux du Groupe d\u2019experts.Le mois dernier, la Banque du Canada a établi les changements climatiques comme sources de risques pour le système financier, notamment les manifestations de phénomènes atypiques et extrêmes comme les inondations.BIJU BORO AGENCE FRANCE-PRESSE LA PRESSE CANADIENNE À OTTAWA L\u2019Association canadienne de l\u2019immeuble (ACI) a revu à la hausse ses prévisions de ventes de logements pour 2019, qui devraient maintenant afficher une légère amélioration par rapport à l\u2019année dernière.Selon l\u2019ACI, les ventes de maisons devraient augmenter de 1,2 % par rapport à l\u2019année dernière pour se chiffrer à 463 000 unités en 2019.Ses prévisions précédentes misaient sur un déclin de 1,6 % cette année.Outre ses perspectives, l\u2019ACI dévoilait vendredi les chiffres sur les ventes réalisées en mai, lesquelles ont progressé de 6,7 % par rapport au même mois en 2018.Il s\u2019agit de la plus forte croissance d\u2019une année à l\u2019autre depuis 2016.Sur une base mensuelle, les ventes réalisées en mai par l\u2019intermédiaire du service in- teragences ont augmenté de 1,9 %.« Défiant la morosité, le marché de l\u2019habitation canadien reprend progressivement de la vigueur, alimenté par la baisse des taux d\u2019intérêt à long terme et les gains de population les plus rapides en une génération », a noté l\u2019économiste en chef de la Banque de Montréal, Doug Porter, dans un rapport.L\u2019amélioration des ventes a été alimentée par la région du Grand Toronto, qui a été responsable de près de la moitié de l\u2019augmentation d\u2019ensemble.« Ce rebond dans les ventes a permis au marché du Grand Toronto de retrouver un meilleur équilibre et a contribué à la hausse des prix à un rythme modéré », a souligné M.Porter.Hausse des prix Le prix moyen national d\u2019une maison vendue en mai était proche de 508000$, en hausse de 1,8% par rapport à l\u2019année dernière.En excluant les régions métropolitaines de Vancouver et de Toronto, RÉSIDENTIEL Les prévisions de ventes revues à la hausse pour 2019 deux des marchés les plus dispendieux du pays, le prix moyen s\u2019est établi à un peu moins de 397 000$.Les ventes de logements ont ralenti l\u2019an dernier après la mise en place de nouvelles règles relatives aux simulations de crise des hypothèques et de la hausse des taux d\u2019intérêt hypothécaires.Toutefois, les ventes se sont améliorées ces derniers mois, les taux hypothécaires ayant eu tendance à baisser et l\u2019économie montrant des signes de rebond après la faiblesse de la fin 2018 et du début de 2019.L\u2019ACI a également souligné plusieurs modifications contenues dans le budget fédéral cette année afin d\u2019aider les acheteurs potentiels.Le budget dévoilé ce printemps a relevé le plafond des retraits individuels dans un REER dans le cadre du Régime d\u2019accession à la propriété.Il a en outre annoncé la mise en place d\u2019un incitatif à l\u2019achat d\u2019une première propriété qui verra le gouvernement fédéral financer une partie de l\u2019achat d\u2019une habitation en échange d\u2019une participation dans la valeur de la maison.Toutefois, l\u2019ACI a précisé que le niveau d\u2019ensemble des ventes de maisons devrait rester inférieur à ce qu\u2019il était ces dernières années et a souligné que ses perspectives pour 2019 étaient inférieures à la moyenne décennale et nettement en deçà du record établi en 2016, année pendant laquelle près de 540 000 logements avaient été vendus.Dans les différentes régions, l\u2019association a indiqué que les ventes du Québec devraient augmenter de 7,7 %.Les ventes ontariennes devraient progresser de 3,9 %.Le prix moyen national devrait diminuer d\u2019environ 0,6 %, pour s\u2019établir à environ 485 000 $ cette année, après avoir diminué de 4,1 % en 2018.1,2 % C\u2019est le taux d\u2019augmentation des ventes de maisons par rapport à l\u2019an dernier. A 8 SPORTS LEDEVOIR // LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 JUIN 2019 MONTRÉAL 514-231-8677 BEACONSFIELD 514-697-9484 LONGUEUIL 450-445-9829 LAVAL 450-627-3716 REPENTIGNY 514-755-8677 QUÉBEC 418-654-8677 LÉVIS 418-654-8677 TROIS-RIVIÈRES 819-696-8677 WEST PALM BEACH 954-573-4004 FORT LAUDERDALE 954-955-8677 Certifié 5 Étoiles® MEILLEURS PRIX GARANTIS STORES SUR MESURE Fabriqué au Québec OPAQUES MOTORISATION DISPONIBLE TRANSLUCIDES SOLAIRES Claude Bouchard MESURES GRATUITES ESTIMATION GRATUITE UNIVERS DU STORE.ca INSTALLATION GRATUITE UNIVERSAL BLINDS 1 855 770-8677 MONTRÉAL \u2022 QUÉBEC \u2022 LÉVIS \u2022 TROIS-RIVIÈRES \u2022 LAVAL \u2022 LONGUEUIL \u2022 REPENTIGNY \u2022 BEACONSFIELD \u2022 BOISBRIAND \u2022 CHAMBLY \u2022 BELOEIL \u2022 ST-EUSTACHE 50% de rabais ou Achetons tableaux de qualité canadiens et européens.Grande valeur offerte \u201cLa Vieille Forge\u201d, v.1945, aquarelle, 22\u201d x 28\u201d Marc-Aurèle Fortin Borduas Ferron Fortin Gagnon Krieghoff Lemieux Letendre McEwen Pellan Riopelle depuis 1975 ?514.842.1270 www.lafitte.com Évaluation verbale gratuite à domicile pour les noms ci-haut mentionnés, selon la disponibilité RENDEZ-VOUS CONFIDENTIEL Suzor-Coté et autres\u2026 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter.Papeter ie Casse - Noisette Auger-Aliassime affrontera Raonic en demies à Stuttgart STUTTGART \u2014 Félix Auger-Aliassime aura rendez-vous avec son compatriote Milos Raonic en demi-finales de l\u2019Omnium de Stuttgart samedi.Auger-Aliassime a eu chaud, mais il est finalement venu à bout de l\u2019Allemand Dustin Brown 7-6 (3), 6-7 (2), 7-6 (2) en quarts de finale.Sa victoire a mis la table pour le match contre Raonic, qui a vaincu le Hongrois Marton Fucsovics 6-4, 6-4 quelques heures plus tard.Raonic peut donc toujours espérer venger sa défaite de l\u2019an dernier en finale, aux dépens du Suisse Roger Federer.L\u2019Ontarien avait vaincu le Québécois 6-4, 6-4 l\u2019an dernier à Indian Wells, en Californie, mais c\u2019était avant qu\u2019Auger-Aliassime ne grimpe jusqu\u2019au 21erang mondial cette semaine.Raonic est tout juste devant lui, au 18eéchelon.La Presse canadienne Le Canadien offre un contrat à Olofsson Gustav Olofsson a accepté un contrat d\u2019une saison à deux volets du Canadien de Montréal, a révélé vendredi le directeur général Marc Bergevin.L\u2019entente rapportera 700 000 $US à Olofsson dans la LNH et 235 000 $ dans la Ligue américaine de hockey.Le défenseur de six pieds, trois pouces et 196 livres a disputé deux matchs avec le Rocket de Laval en 2018-2019, obtenant une aide.Olofsson a raté les 70 derniers matchs de la saison en raison d\u2019une blessure à l\u2019épaule subie le 19 octobre.Olofsson a récolté 11 mentions d\u2019aide en 56 matchs en carrière dans la LNH, tous avec le Wild du Minnesota.La Presse canadienne EN BREF Félix Auger-Aliassime SILAS STEIN DPA/ASSOCIATED PRESS LIAM CASEY À TORONTO LA PRESSE CANADIENNE Les Raptors de Toronto sont devenus l\u2019équipe du Canada bien avant de remporter la finale de la NBA, mais les grands titres laissaient croire vendredi qu\u2019ils sont champions du monde.L\u2019équipe \u2014 la première hors des États-Unis à gagner un titre de la NBA \u2014 est constituée de joueurs provenant de plusieurs pays : États-Unis, Canada, Cameroun, Congo et Espagne.Les différents médias de la planète ont noté cette diversité à la suite de la victoire des Raptors contre les Warriors de Golden State.« La mondialisation est l\u2019étoile de la NBA », a titré le Washington Post.« Une NBA mondiale a maintenant un vrai champion du monde », a pour sa part affirmé l\u2019Associated Press.Dans certains pays, les médias ont décidé de faire un lien avec leur représentant au sein de l\u2019équipe championne.Le Cameroun a rendu hommage à Pascal Siakam, qui n\u2019a commencé le basketball qu\u2019à la fin de l\u2019adolescence.Malgré cela, il est en train de s\u2019établir comme l\u2019une des vedettes du circuit Silver.« Je ne croyais pas pouvoir atteindre la NBA, a-t-il déclaré après la rencontre de jeudi.Et je pense que plusieurs enfants croient que ce n\u2019est pas possible.Ici, ce soir, je peux leur dire : \u201cRegardez, je n\u2019étais qu\u2019un petit gars maigrichon du Cameron, mais je suis champion maintenant\u201d.» Le Journal du Cameroun n\u2019a pas manqué de souligner sa contribution : « Pascal Siakam sacré champion de la NBA », lit-on en une de son site Internet, encore plusieurs heures après la conclusion de la rencontre.En Espagne, pays de Marc Gasol, le Catalan News a rapporté : « Des Catalans premiers frères à remporter le titre de la NBA », en référence au frère de Marc, Pau, double champion avec les Lakers de Los Angeles.Les deux hommes sont nés à Barcelone.Jeremy Lin, un Américain né de parents taïwanais, avait toute l\u2019attention du South China Morning Post, qui a titré : « Jeremy Lin devient le premier Asio-Américain à gagner le championnat de la NBA, alors que les Raptors remportent le match no 6.» Lin est aussi très populaire à Toronto, où réside une importante commu- BASKETBALL La victoire planétaire des Raptors La diversité est au cœ ur de leur premier championnat de la NBA nauté chinoise et taïwanaise.Sing Tao, un site de nouvelles basé dans la Ville Reine, a mis en ligne plusieurs photos du réserviste en train de célébrer la victoire des siens en compagnie de sa mère.Pendant ce temps, le président Masai Ujiri, né en Angleterre et qui a grandi au Nigeria, faisait aussi les manchettes chez lui.« Un ex-basketteur nigérian devient le premier directeur général africain à gagner le titre de la NBA », a noté un média local.Ailleurs et ici Plus près du Canada, Rockford, en Illinois, a fièrement accueilli sa version d\u2019un Jurassic Park \u2014 site de visionnement des matchs qui ont poussé un peu partout au Canada \u2014 en l\u2019honneur de son héros local, Fred VanVleet, qui n\u2019a pas manqué de saluer ses concitoyens.« Rockford, Rockford, c\u2019est pour toi celui-là ! » a-t-il déclaré au Rockford Register Star.La diversité de la formation n\u2019est pas passée inaperçue chez les partisans des Raptors.« J\u2019aime cette équipe parce qu\u2019elle représente Toronto et l\u2019avenir de cette ville, l\u2019incroyable diversité de cette ville, a déclaré Chris Zaleski, qui a regardé le match du centre-ville de Toronto.J\u2019adore cela.» Pascal Siakam a porté sur ses épaules le drapeau du Cameroun après la victoire des Raptors jeudi.JACK ARENT GETTY IMAGES/AGENCE FRANCE-PRESSE La fête continue jusqu\u2019à lundi Les Raptors défileront lundi dans le centre de Toronto pour célébrer avec leurs fans leur victoire historique en finale de la NBA.Emmenés par leur joueur vedette Kawhi Leonard, ils ont battu le double tenant du titre Golden State par 114 à 110 lors du sixième match de la finale.Leonard et ses coéquipiers défileront lundi à partir de 10 h de leur centre d\u2019entraînement OVO Athletic Center, jusqu\u2019à l\u2019hôtel de ville, en passant par le boulevard longeant le lac Ontario.La dernière grande parade triomphale d\u2019une équipe de Toronto remonte à 1993, lorsque les Blues Jays avaient remporté la Série mondiale de baseball.En une, de nombreux journaux d\u2019ici ont publié vendredi une photo d\u2019un Leonard les bras levés en signe de triomphe : « Champions », a titré sobrement le Globe and Mail, à l\u2019issue d\u2019une épopée des Raptors suivie dans tout le pays.« Préhistorique : les dinosaures reviennent faire la loi sur terre », titrait le Toronto Sun.Les célébrations de la victoire des Raptors ont été émaillées de quelques incidents et d\u2019une fusillade au centre de Toronto dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé vendredi la police.Une homme a été blessé par balle et hospitalisé dans la nuit près de la place Yonge-Dundas, où convergent traditionnellement les célébrations à Toronto.Plusieurs personnes, dont le suspect, ont été interpellées.Un autobus et plusieurs voitures de police ont également été endommagés.Agence France-Presse A 9 CULTURE LEDEVOIR // LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 JUIN 2019 CONTENU PUBLICITAIRE SPRING QUAND LA DANSE CONTEMPORAINE ET LA JONGLERIE SE RENCONTRENT Du 3 au 8 juillet, Gandini Juggling sera à MONTRÉAL COMPLÈTEMENT CiRQUE.Après avoir charmé le public québécois avec Smashed (2013) et 4 x 4 Ephemeral Architectures (2016), la troupe britannique Gandini Juggling sera de retour à Montréal cet été, et cette fois à la TOHU, à l\u2019occasion de la 10e édition de MONTRÉAL COMPLÈTEMENT CiRQUE.Du 3 au 8 juillet, elle y présentera Spring, un spectacle réellement unique où la jonglerie et la danse se conjuguent de manière exceptionnelle.Ce contenu publicitaire a été produit par ou pour l\u2019annonceur suivant : LA TOHU M is en scène par Sean Gandini et chorégraphié par Alexander Whitley, Spring constitue la dernière partie d\u2019une trilogie qui explore les dialogues communs entre la danse et la jonglerie.«?Moi, je vois ça comme des Tinder dates entre la jonglerie et la danse, lance Sean Gandini en riant.Lors du premier spectacle, c\u2019était jonglerie et ballet.Le rendez-vous était au café.Après, on a fait jonglerie et danse classique indienne, et ils sont allés au cinéma.Maintenant, c\u2019est jonglerie et danse contemporaine, et nos disciplines se sont mariées?!?» À la hauteur de la réputation de ses créateurs, le spectacle témoigne d\u2019une grande recherche artistique et s\u2019avère extrêmement raffiné.Réunissant sur scène une dizaine d\u2019artistes, il mêle fort habilement les mouvements de danse contemporaine aux balles et aux anneaux.Les éclairages, conçus par Guy Hoare, un concepteur qui se spécialise dans les créations pour la jonglerie, la danse, le théâtre et l\u2019opéra, contribuent grandement à la proposition.Dans une exploration fascinante de la couleur, ils saturent tantôt la scène de rouge, tantôt de jaune, de vert ou de bleu.Tel un kaléidoscope, ils projettent le public dans une expérience hautement sensorielle.Extrêmement précis et incisifs, ils créent des ambiances qui mettent en relief la virtuosité des interprètes et qui permettent d\u2019apprécier pleinement leur talent.«?Les éclairages sont fabuleux, estime Mme Marchand.Ils découpent vraiment bien les tableaux.On parle ici d\u2019une réelle mise en scène appuyée par la lumière avec plein de créativité et d\u2019invention.?» La musique occupe également une place très importante dans ce spectacle.Sa trame, essentiellement constituée de rythmes contemporains déconstruits, est signée par Gabriel Prokofiev, un compositeur, disc-jockey et producteur reconnu pour son approche avant-gardiste de la musique classique.«?Ce n\u2019est pas la musique la plus facile, mais j\u2019aime beaucoup ses structures compliquées, signale M. Gandini.Elle est funky et complexe.Ça fonctionne très bien avec ce qu\u2019on fait.?» De la même manière qu\u2019il l\u2019était dans Smashed et 4 x 4 Ephemeral Architectures, l\u2019humour est bien présent dans Spring.Un brin décalé, il rappelle la provenance britannique de la troupe et sert très bien la proposition.Au final, tous ces éléments réunis créent un résultat soufflant qui s\u2019adresse autant aux amateurs de danse et de cirque contemporains qu\u2019aux curieux désireux de vivre une expérience.«?Ce spectacle est d\u2019une beauté, d\u2019un raffinement et d\u2019un esthétisme absolument incomparables, souligne Mme Marchand.Tout est pur et extrêmement précis, et c\u2019est fait avec une grâce exceptionnelle.C\u2019est vraiment à voir?!?» Le phénomène Gandini Juggling Basée à Londres, Gandini Juggling est considérée comme l\u2019une des compagnies de cirque contemporain les plus prolifiques et les plus audacieuses à l\u2019échelle mondiale.Fondée en 1992 par Sean Gandini et Kati Ylä-Hokkala, elle a largement contribué à repousser les limites artistiques et techniques de la jonglerie, notamment en la conjuguant à la danse et en remettant en question la classification des genres.«?Sean Gandini et sa troupe ont beaucoup fait évoluer la jonglerie, confirme la directrice de MONTRÉAL COMPLÈTEMENT CiR- QUE.Traditionnellement, c\u2019est un art qu\u2019on voit surtout sous forme de numéro dans des spectacles de cirque.Personne d\u2019autre ne l\u2019a exploité de façon aussi pointue, avec autant de raffinement et d\u2019envergure.?» Au fil des ans, Gandini Juggling a créé plus d\u2019une trentaine de spectacles, qu\u2019elle a présentés dans une cinquantaine de pays à travers le monde.Aujourd\u2019hui, la troupe compte 24 membres officiels ainsi que plusieurs artistes et jongleurs associés.Lors de ses passages à MONTRÉAL COMPLÈTEMENT CiRQUE en 2013 et 2016, elle a complètement ravi le public.L\u2019équipe du festival se réjouit d\u2019avoir pu la programmer à nouveau cette année.«?On aime beaucoup suivre le travail d\u2019une compagnie et la ramener, confie Mme Marchand.Ça permet au public d\u2019être témoin de son évolution.?» Sean Gandini assure que le plaisir est partagé?: «?On adore venir à Montréal, même en hiver, quand il y a des tempêtes de neige, révèle-t-il.C\u2019est une ville spéciale qui nous a toujours bien accueillis.On ne s\u2019est encore jamais produits à la TOHU et on a très hâte de le faire?!?» «?L\u2019alliage est absolument parfait, l\u2019intégration est totale?», relève Mme Nadine Marchand, directrice de MONTRÉAL COMPLÈTEMENT CiRQUE P H O T O , T O M B O W L E S FRÉDÉRIC POUCHOT À ATHÈNES AGENCE FRANCE-PRESSE Alliés, adversaires ou quelque chose entre les deux ?La presse est à la recherche d\u2019un nouvel équilibre avec les géants de la technologie, plus que jamais incontournables pour sa mutation numérique, mais accusés d\u2019arracher ses revenus.Cette question est au cœur du Global Editors Network (GEN) Summit, qui réunit jusqu\u2019à samedi à Athènes dirigeants de médias, journalistes et représentants des GAFA.« Il est essentiel que nous construisions des ponts » entre les rédactions et les plateformes comme Facebook, a lancé Jesper Doub, un des invités de cet événement organisé par le GEN.Ce vétéran de la presse écrite et en ligne, qui a notamment dirigé les activités numériques du magazine allemand Der Spiegel, longtemps très critique à l\u2019égard de Facebook, s\u2019est joint au réseau social, où il est responsable des partenariats avec les médias en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient.La situation économique dramatique dont souffrent de nombreux médias à travers la planète pousse pourtant à un antagonisme renforcé.Cette semaine, la presse américaine a lancé une offensive inédite contre Google, l\u2019accusant de « siphonner » ses recettes en ligne.Dans l\u2019Union européenne, les médias ont fait campagne il y a quelques mois avec succès pour une réforme historique du droit d\u2019auteur, qui obligera les plateformes à les rémunérer en contrepartie de l\u2019utilisation de leurs contenus.Appel à la coopération Mais pour Bertrand Pecquerie, directeur général du GEN, l\u2019heure est plutôt désormais à la recherche de coopérations.Autrefois, « les relations étaient conflictuelles », mais « l\u2019atmosphère a changé » en raison de la montée de la désinformation, estime-t-il.Selon lui, « un double mouvement est à l\u2019œuvre » avec, d\u2019un côté, « des médias qui reconnaissent que les plate- formes sont incontournables pour lutter contre la désinformation», et, de l\u2019autre côté, « des plateformes qui s\u2019aperçoivent qu\u2019il y a un rejet d\u2019une partie de la population et des gouvernements qui veulent légiférer» et ont soudainement besoin des médias pour s\u2019en sortir.Pour Phil Chetwynd, directeur de l\u2019information de l\u2019AFP, les plateformes ont opéré un revirement depuis l\u2019élection américaine de 2016, où elles ont été accusées de servir de support à des campagnes d\u2019ingérence russe.« Aujourd\u2019hui, elles admettent leur responsabilité, c\u2019est une étape majeure », a-t-il souligné.Des sceptiques Mais beaucoup restent sceptiques quant à l\u2019attitude des plateformes.« Ce qui est frustrant, c\u2019est qu\u2019ils prennent soin de participer à ce genre d\u2019événement, ce qui est très positif, mais ils ne demandent pas leur avis aux rédactions, alors que cela pourrait les aider à prendre des décisions éditoriales, et les choses n\u2019avancent pas », a relevé Jenni Sargent, directrice de First Draft, un réseau de médias qui mène des projets contre la désinformation.D\u2019autant que les GAFA contrôlent la plupart des innovations que les médias doivent adopter pour survivre, comme l\u2019intelligence artificielle ou les assistants vocaux.Ce qui ne va pas sans générer des tensions.Travailler avec les GAFA, «ça fait peur à certains dans les rédactions, mais c\u2019est aussi intéressant et passionnant », a résumé Lucas Menget, directeur adjoint de la rédaction de Franceinfo, qui a développé des bulletins audio pour les assistants vocaux d\u2019Amazon et de Google.Un projet qui aide ce média public à rajeunir son audience, mais qui lui a posé un dilemme.Franceinfo refuse par exemple de diviser ses bulletins sujet par sujet pour préserver la cohérence éditoriale de ses contenus.Malgré des demandes en ce sens des deux géants, «on ne le fera pas», a assuré M.Menget.Et la question du partage des revenus reste brûlante, d\u2019où la réticence de plusieurs médias américains par rapport au service Apple News+ d\u2019Apple, qui offre l\u2019accès à des centaines de titres pour quelques dollars par mois.Et Facebook a été vivement critiqué l\u2019an dernier pour avoir, du jour au lendemain, restreint la diffusion des contenus issus de médias auprès de ses utilisateurs, via un changement d\u2019algorithme controversé, faisant chuter leur trafic.Pour Natalia Antelava, ancienne correspondante à la BBC et cofondatrice de Coda Story, un site de journalisme d\u2019enquête à long cours, les médias doivent se mobiliser eux-mêmes « au lieu de suivre le mouvement en faveur d\u2019une régulation ».« Nous pouvons faire beaucoup de choses pour nous mettre sur un pied d\u2019égalité » avec les plateformes, dit- elle, appelant les médias « à réfléchir, par exemple, à la façon dont nous couvrons ces entreprises et à enquêter sur leurs algorithmes ».À la recherche d\u2019un nouvel équilibre entre médias et GAFA Notre choix de la fin de semaine Laurence Castera Participant à La voix en 2014 et au Festival international de la chanson de Granby l\u2019année suivante, l\u2019auteur-compositeur-interprète Laurence Castera a déjà deux albums à son actif.Sa musique folk-rock assez chargée émotivement fait penser à l\u2019hybride étrange de Patrice Michaud, Louis-Jean Cormier et Steve Veilleux, de Kaïn.Ça se chuchote ici, et ça explose ailleurs grâce à des cuivres.Samedi à 19h, à l\u2019angle de Maisonneuve et Clark Fuudge Avec sa musique rock à la fois lourde, psychédélique et mélodique, le groupe Fuudge a de quoi brasser la foule des Francos.La formation du chanteur, parolier et compositeur David Bujold saura plaire aux amateurs du groupe Galaxie ou même de Nirvana.Samedi à 22h, à l\u2019angle de Maisonneuve et Clark Funk Lion On n\u2019est pas à une proposition hybride près sur la scène alternative québécoise, mais le projet Funk Lion y ajoute sa pierre.Le musicien d\u2019origine haïtienne Francis Brisebois livre une chanson rock bercée de références afrobeat.Il y a là matière à découverte.Dimanche 20h, à l\u2019angle Sainte-Catherine et Jeanne-Mance Dave Chose Grand slaque à la voix grave et aux airs grunge, Dave Chose possède une plume terre à terre qui révèle un homme à fleur de peau, nostalgique de son enfance, et dont le parcours oscille entre la crise d\u2019angoisse et l\u2019amour-passion.Dimanche à 23h, au stationnement Jeanne-Mance Philippe Papineau AUX FRANCOS Dave Chose VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR À lire, nos critiques des spectacles de Petula et de 5sang14 samedi et dimanche sur nos plateformes numériques. LEDEVOIR // LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 JUIN 2019 ACTUALITÉS A 10 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.SYLVIE ST-JACQUES LE DEVOIR Les océans et les dépotoirs en sont remplis.Plus mal aimés que jamais, les plastiques à usage unique seront interdits à partir de 2021, a annoncé cette semaine le premier ministre Justin Trudeau.Or, si le sens même de l\u2019expression « plastique à usage unique » demeure flou, l\u2019application éventuelle de ladite interdiction soulève aussi plusieurs interrogations.« Personnellement, je ne pense pas que l\u2019industrie soit prise par surprise », concède Bruno Ponsard, directeur de l\u2019Institut des technologies des emballages et du génie alimentaire du collège de Maisonneuve, qui dit que l\u2019emballage à usage unique est pas mal « mis à l\u2019index » depuis quelques années.Développer des solutions d\u2019emballage plus écologique avec de nouveaux matériaux compostables issus de sources renouvelables, diminuer l\u2019impact environnemental des plastiques, développer des systèmes de recyclage plus efficaces, valoriser l\u2019approche du « zéro déchet »\u2026 Selon Bruno Ponsard, la date butoir de 2021 s\u2019accompagne d\u2019une urgence d\u2019agir, et ce, dans un esprit de concertation autour de solutions diverses.Au lendemain de l\u2019annonce de Justin Trudeau sur l\u2019interdiction prochaine des plastiques à usage unique, Greenpeace a accueilli positivement la nouvelle, tout en soulevant le manque de clarté de la définition des plastiques ci- blés par cette mesure.« Greenpeace soutient l\u2019interdiction des plastiques à usage unique problématiques et non nécessaires qui sont régulièrement trouvés dans l\u2019environnement ; qui contiennent des produits chimiques nocifs.Cette liste pourrait inclure, sans toutefois s\u2019y limiter, les matières plastiques oxodégradables, les pailles, les sacs, les tasses, les bouteilles, les ustensiles, les bâtonnets à café, les cotons-tiges, les contenants à emporter, le polystyrène, le polystyrène expansé, les emballages en plastique multicouche, le plastique noir et coloré et le PVC », a indiqué l\u2019organisme dans un communiqué.Des solutions proposées « Certaines solutions qui commencent à être mises en place vont prendre de l\u2019ampleur.On pense entre autres à des solutions de vrac et d\u2019emballages qui peuvent être plus performants et efficaces, sur le plan de la salubrité », mentionne Bruno Ponsard.Sur une base volontaire, certaines grandes bannières ont déjà commencé à s\u2019engager dans la voie de la réduction de son recours aux plastiques à usage unique.Dans sa récente Politique de gestion des emballages et imprimés (mai 2019), Metro s\u2019engage notamment à réduire le nombre de sacs d\u2019emplettes de plastique à usage unique de 50% d\u2019ici la fin de 2023, de réduire le suremballage et les plastiques à usage unique dans les sections de produits frais, de remplacer les barquettes en mousse de polystyrène et les pellicules plastiques (pour les fruits et légumes) par un matériau plus facile à recycler (le carton par exemple) et d\u2019augmenter la recyclabilité des barquettes en mousse de polystyrène.« Les entreprises paient déjà le coût de la collecte collective.Mais la question demeure : est-ce qu\u2019avec cet argent, on est capable de développer un système de recyclage et de traitement en fin de vie des emballages qui puisse être efficace ?» partage Bruno Ponsard, qui estime que les consommateurs ont aussi leur rôle à jouer dans l\u2019engrenage.« Nous sommes de drôles de bibittes, les consommateurs.On veut bien faire, agir en bons citoyens, mais en même temps, on ne sait pas quoi faire avec tout ce plastique qui nous envahit.» Pendant ce temps, le mouvement zéro déchet vient à la rescousse pour partager son expertise en matière de solutions de rechange aux plastiques jetables.« Il faut instaurer certains changements d\u2019habitudes, améliorer l\u2019accès au vrac, faire connaître les épiceries zéro déchet.Déjà, certaines grandes chaînes comme IGA et Métro ont commencé à accepter que les consommateurs apportent leurs propres contenants.Du côté des consommateurs, c\u2019est un état d\u2019esprit qu\u2019il faut changer, choisir par exemple les légumes et fruits non emballés.Plus il y aura de gens qui en demandent, plus L\u2019industrie du plastique réserve un accueil tiède à l\u2019interdiction du plastique à usage unique comme annoncée par Justin Trudeau.PHOTOS LUCAS BARIOULET AGENCE FRANCE-PRESSE les supermarchés vont devoir répondre à la demande », partage Élodie Briant, présidente de l\u2019Association québécoise zéro déchet.Une mer de polymères Si plusieurs sont engagés sur la voie écologique, l\u2019industrie du plastique réserve un accueil tiède à l\u2019interdiction comme annoncée par Justin Trudeau.En 2016, le Canada comptait 2600 établissements dont l\u2019activité principale était la transformation de résine de synthèse en produits plastiques, générant des expéditions estimées à 24,3 milliards et l\u2019emploi de 82 000 personnes.La production de plastique est concentrée dans trois provinces : l\u2019Ontario (environ 50 %), le Québec (25 %) et la Colombie-Britannique (11 %.) Le plastique, c\u2019est aussi 2,2 milliards de revenus nets annuels.« Les plastiques sont au cœur de notre vie moderne, mais ne doivent pas se retrouver dans l\u2019environnement », a exprimé Carol Hochu, présidente de l\u2019Association canadienne de l\u2019industrie des plastiques, qui souhaite toutefois que « le choix des produits à usage unique visés soit basé sur des évaluations scientifiques sérieuses qui tiennent compte de l\u2019ensemble du cycle de vie ».«On sait que plusieurs provinces ont adopté des lois pour bannir certains sacs d\u2019épicerie en plastique.Or, certaines études scientifiques ont démontré que les sacs de plastique, sur l\u2019ensemble de cycle de vie, ont moins d\u2019impact sur l\u2019environnement que d\u2019autres options», tempère Carole Hochu, qui rappelle que l\u2019Association canadienne de l\u2019industrie des plastiques s\u2019est déjà engagée à ce que 100% du plastique produit au Canada soit récupéré en 2040 et qu\u2019il n\u2019y ait plus d\u2019enfouissement.À l\u2019heure actuelle, le plastique est seulement récupéré dans une proportion de 10% au Québec.Du côté de l\u2019Association canadienne de l\u2019industrie chimique, on parle surtout de la nécessité de développer une économie circulaire axée sur plus d\u2019investissements dans la gestion des déchets.«Nous sommes en désaccord avec l\u2019interdiction annoncée par monsieur Trudeau, parce qu\u2019à notre avis, ce n\u2019est pas la solution la plus efficace», tranche Bob Masterson, président de l\u2019ACIC.La longue marche vers le déclin du plastique 14 % Proportion de la production mondiale de plastique destinée à la production de textile SOURCE : UN ENVIRONMENT PROGRAM, 2018 40 % Proportion de la production mondiale des plastiques destinée à l\u2019emballage 95 % Proportion des plastiques destinés aux emballages qui sont à usage unique "]
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