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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier G
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2019-05-25, Collections de BAnQ.

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[" C AHIER SPÉCIAL G LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 MAI 2019 87E CONGRÈS DE L\u2019ACFAS Cette année, l\u2019Acfas met l\u2019accent sur le dialogue à l\u2019occasion de la 87e édition de son congrès.Celui-ci se tient la semaine prochaine à l\u2019Université du Québec en Outaouais (UQO), où près de 5000 congressistes sont attendus.Pour l\u2019occasion, Le Devoir consacre un cahier spécial à divers sujets de recherche au programme du colloque.Démocratiser le savoir Engager le dialogue savoirs-sociétés, voilà le thème du Congrès choisi par l\u2019UQO pour cette édition qui aura lieu à Gatineau du 27 au 31 mai.Un thème qui se rapproche de la mission de l\u2019Acfas, qui repose sur la démocratisation du savoir.C A T H E R I N E M A R T E L L I N I Collaboration spéciale « Ç a permet aussi de mettre en évidence les relations qui sont encore plus fortes entre la recherche et les partenaires des chercheurs, que ce soit les citoyens, les gouvernements ou les entreprises », souligne Lyne Sauvageau, présidente de l\u2019Acfas depuis 2018 et pour un mandat de deux ans.Ce mouvement s\u2019observe de plus en plus depuis les der nières années, notamment au moyen des recherches réalisées en partenariat avec divers acteurs.C\u2019est le cas par exemple de la recherche autochtone menée en collaboration avec les dif férentes communautés.« On assiste aussi à ce qu\u2019on appelle la co-construction des savoirs, où la société participe à la recherche, ajoute-t-elle.Et si on veut encourager le dialogue, il faut arriver à parler le même langage, à vulgariser la recherche.» La grande variété des 5000 participants qui sont attendus au congrès contribuent à engager ce dialogue : citoyens, chercheurs d\u2019autres universités au Canada et à l\u2019étranger (lesquels comptent d\u2019ailleurs pour 10 % des congressistes cette année), organismes gouvernementaux et paragouvernementaux, de même que les médias.Un succès « impressionnant », de l\u2019avis de la présidente, étant donné la taille moyenne de l\u2019université hôte.Des formats qui plairont à tous Le Congrès diffère des autres conférences scientifiques à bien des égards, de l\u2019avis de Lyne Sauvageau.« Les congrès sont de plus en plus spécialisés : c\u2019est rare de retrouver au même endroit tous les champs du savoir, de la philosophie aux sciences naturelles, en passant par l\u2019éducation et la santé.» Une section est également réservée aux colloques multisectoriels.Ce sont en tout 200 colloques qui seront présentés lors de l\u2019événement.Ces derniers peuvent porter sur un thème, ou encore évoluer autour d\u2019enjeux de recherche, par exemple sur la façon de mieux vulgariser celle-ci, avec notamment le colloque intitulé « Science décousue, public confus».Des sessions de communications libres orales et par af fiches sont aussi déployées dans dif férents lieux Le savoir des uns accessible à tous VOIR PAGE G 7 : CONGRÈS Mona Nemer soulève avec satisfaction qu\u2019on fait de plus en plus appel à son bureau pour des conseils formels et informels.Il y a moins de deux ans, elle partait de zéro.Avant que le poste de conseillère scientifique en chef du Canada lui soit attribué en septembre 2017, celui-ci n\u2019existait plus depuis 2008, aboli par le gouvernement Harper.Elle a donc dû tout construire, comprendre la machine gouvernementale par elle-même et se faire connaître dans l\u2019appareil fédéral.« J\u2019ai toujours cru que le poste était très important pour le gouvernement, mais aussi pour le pays, pour la science et pour les citoyens, dit-elle.Je constate que je ne m\u2019étais pas trompée.» Son mandat : donner des avis au gouvernement pour l\u2019avancement de la science au pays, mais aussi pour que ses décisions prennent en compte les analyses scientifiques et les données probantes.« Quand le ministre des Pêches et des Océans m\u2019a demandé de faire des recommandations sur l\u2019utilisation de la science dans la gestion de l\u2019aquaculture, je sortais tout de même de ma zone de confort », reconnaît la biochimiste, dont les travaux ont notamment mené à de grandes percées dans le domaine des problèmes cardiaques infantiles.Mais elle a rapidement réalisé que l\u2019approche scientifique demeurait la même pour trouver des experts, évaluer la qualité des données disponibles ou déterminer les questions à poser.Parmi les réalisations de son bureau, il y a le dépôt, en juillet 2018, d\u2019un modèle de politique sur l\u2019intégrité scientifique.Cette démarche répond au musellement des scientifiques fédéraux sous le gouvernement Harper.Un sondage mené en 2017 par l\u2019Institut professionnel de la fonction publique du Canada a montré que la situation n\u2019était pas entièrement réglée depuis le changement de gou- leaders mondiaux de l\u2019accessibilité de la science et de la science pour tous, je crois qu\u2019il y a du travail et des efforts à faire.» Elle prévient que la démarche s\u2019échelonne sur plusieurs années, soulevant des enjeux de propriété intellectuelle, de sécurité nationale ou de choix d\u2019une plateforme pour rendre publiques les recherches subventionnées.Autre nouveau dossier à son ordre du jour : les recherches autochtones.Son bureau organisera notamment des discussions sur la manière dont les connaissances scientifiques et le savoir autochtone peuvent être utilisés pour orienter les politiques publiques.« Les autochtones ont été au premier rang des changements climatiques et écologiques sur leur territoire, souligne-t-elle.Alors qu\u2019il y a quand même des données longitudinales et du savoir prédictif qui a été testé à travers les années, il importe de s\u2019en servir au même titre que d\u2019autres données.» Par ailleurs, Mona Nemer travaille activement au comité pour améliorer la coordination entre les différents organismes subventionnaires, toujours séparés par disciplines.« Les démarcations sont de moins en moins nettes.On a une nouvelle génération de chercheurs qui sont intéressés par des problématiques, pas par des disciplines, juge-t-elle.Donc on a un système qui répond de plus en plus difficilement à la réalité de la recherche.» Quant aux sommes, le budget fédéral de 2018 avait annoncé un investissement sans précédent de 3,8 milliards dans le système de recherche.Mona Nemer reconnaît que celui de 2019 s\u2019avère moins généreux.Elle se montre néanmoins satisfaite de nouvelles enveloppes, notamment pour les bourses aux étudiants, ainsi que pour des infrastructures comme l\u2019accélérateur de particules TRIUMF, situé en Colombie-Britannique.« Ce qui importe, c\u2019est qu\u2019il y ait une attention soutenue et des investissements réguliers, pour qu\u2019il n\u2019y ait pas de grands investissements une seule fois, ce qui n\u2019est absolument pas utile dans la recherche.» Avant de fuir son Liban natal dans les années 1970 en raison de la guerre, elle a milité pour que son école pour filles crée un programme de science, comme il s\u2019en trouvait seulement dans celles réservées aux garçons.La situation au Canada en 2019 est bien différente, « mais on a encore énormément de chemin à faire », précise-t-elle.À l\u2019heure d\u2019une prise de conscience sur la diversité et sur la présence des femmes dans les labos, elle juge important de réfléchir à leur sous-représentation selon les domaines, comme dans les programmes de génie, d\u2019informatique et de physique.« À l\u2019ère où on parle de données ou d\u2019informatique et où la plupart des métiers vont avoir besoin de connaissances dans ces domaines, il est important d\u2019enlever toute embûche et de demander pourquoi les femmes ne vont pas dans ces domaines.» Si le nombre de diplômées dans d\u2019autres disciplines l\u2019inquiète moins, elle remarque qu\u2019on est encore loin de la parité dans les postes de responsabilité, de leadership et même de professeurs dans les universités.« Si ma présence peut agir comme un catalyseur et un encouragement pour les femmes dans leur volonté de briguer des postes de responsabilité en science, j\u2019en suis non seulement fort heureuse, mais je prends ça très au sérieux et j\u2019apporterai ma contribution.» vernement.Plus de la moitié des scientifiques fédéraux se disaient toujours incapables de parler librement de leurs travaux aux médias, et 40 % signalaient qu\u2019une ingérence politique nuisait encore à l\u2019utilisation de données probantes dans les processus décisionnels du gouvernement.« Le modèle de politique sur l\u2019intégrité scientifique a maintenant été adopté par tous les départements où il y a des scientifiques à l\u2019œuvre, se réjouit-elle.C\u2019est vraiment un développement très important pour les chercheurs, parce qu\u2019il y a un cadre où ils savent quelles sont leurs responsabilités, ainsi que les devoirs et les responsabilités de l\u2019employeur.» Une avancée, selon elle, tant pour les scientifiques que pour l\u2019ensemble de la société.« Cela améliore la confiance que les citoyens vont avoir envers les données qui sont présentées et utilisées par le gouvernement pour les lois du pays.» Côté transparence, elle travaille en ce moment à l\u2019élaboration d\u2019une feuille de route en matière de science ouverte.Le Plan S, par lequel les organismes subventionnaires européens imposent que le résultat des recherches qu\u2019ils financent soit en libre accès à partir de 2020, force les autres pays à réagir.Est-ce que le Canada accuse un retard en la matière ?« Oui par rapport à certains pays auxquels on veut se comparer, comme ceux d\u2019Europe, l\u2019Angleterre, l\u2019Allemagne ou les Pays-Bas, et non si on se compare à d\u2019autres, indique- t-elle.Mais si on veut être parmi les L\u2019Université du Québec, TÉLUQ ÉTS ENAP INRS UQAT UQO UQAR UQAC UQTR UQAM uquebec.ca @Université du Québec @ReseauUQ étudiants « L\u2019organisation du Congrès et des activités grand public a permis de mobiliser l\u2019ensemble de la communauté universitaire de la région ces dernières années », se réjouit Denis Harrisson, recteur de l\u2019UQO, pour qui l\u2019accueil du 87e Congrès de l\u2019Acfas est une source de fierté.La majorité des professeurs de l\u2019UQO ont fait partie des comités formés pour évaluer les communications scientifiques présentées.« C\u2019est le même congrès que lorsqu\u2019il est tenu dans une université de grande taille, excepté que nous avons moins de ressources pour l\u2019organiser.Alors, il a été particulièrement important de mobiliser tout le monde pour y arriver », ajoute le recteur.La mobilisation a aussi traversé les murs de l\u2019université.Un partenariat avec le Cégep de l\u2019Outaouais a permis d\u2019avoir suffisamment de salles pour tenir les différents colloques, qui accueilleront près de 5000 congressistes composés de chercheurs, d\u2019étudiants et de professeurs.« D\u2019autres partenaires dans la région ont été très actifs, comme la Ville de Gatineau et Tourisme Ou- taouais, qui y ont vu une occasion d\u2019offrir une vitrine sur l\u2019Outaouais alors que des participants viennent de partout à travers le Québec et d\u2019ailleurs dans le monde francophone et francophile », indique Denis Harrisson.Cette année, le thème du colloque de l\u2019Acfas est « Engager le dialogue savoirs- sociétés ».Un thème qui interpelle Denis Harrisson, docteur en sociologie.« Lorsqu\u2019on regarde certains grands phénomènes, comme les cli- matosceptiques et les interrogations que des gens ont sur les vaccins, on se rend compte que la crédibilité de la science a été mise à mal au cours des dernières années, affirme-t-il.Bien que des démonstrations scientifiques aient été faites hors de tout doute raisonnable, les gens n\u2019y croient plus automatiquement.Il faut engager le dialogue pour que les résultats de recherche soient connus et acceptés par l\u2019ensemble de la société.» Plusieurs activités grand public gratuites sont d\u2019ailleurs organisées lors du Congrès de l\u2019Acfas.Par exemple, une balade en forêt dans le parc de la Gatineau est proposée pour faire connaître aux participants de nombreux écosystèmes et certaines plantes forestières comestibles et médicinales.Une conférence participative abordera l\u2019enjeu des embouteillages et permettra de découvrir les derniers développements en matière de systèmes de transport intelligents pour espérer un jour, peut-être, en venir à bout.Une autre conférence participative \u2014 « Réinventer la forêt » \u2014 se demandera comment les écosystèmes vitaux pour l\u2019humanité résisteront aux espèces envahissantes, aux canicules et aux autres menaces qui planent sur leur avenir à la suite des changements climatiques.Denis Harrisson se réjouit aussi de voir que la question des changements climatiques revient souvent parmi les 200 colloques de l\u2019Acfas, qui présenteront environ 4000 communications scientifiques.Son attention a aussi été retenue notamment par ceux qui portent sur la prévention du suicide, l\u2019obésité et l\u2019activité physique, l\u2019intimidation des personnes obèses, l\u2019immigration en milieu urbain, l\u2019impact des réformes dans le réseau de la santé et des services sociaux, la santé mentale et la persévérance scolaire.« Ce sont toutes des questions d\u2019actualité importantes à aborder », précise-t-il.Alors que la langue dominante dans le monde en matière de publications et de grands événements scientifiques est l\u2019anglais, l\u2019Acfas réunit les francophones et les francophiles pour leur permettre de s\u2019exprimer en français.« Il y a toujours de la place pour des colloques et des congrès en français, affirme Denis Harrisson.En plus des représentants de la francophonie, des francophiles des États- Unis et de l\u2019Asie, par exemple, seront présents, même si le français n\u2019est pas leur première langue.Le français demeure assez important dans le monde scientifique.C\u2019est important de pouvoir continuer à faire de la science dans notre langue.» disaient avoir une garderie sur leur lieu de travail.Or, le tiers de ces personnes avaient au moins un enfant.« À cela s\u2019ajoutent toutes les autres activités (colloques, séminaires, etc.) auxquelles on incite les étudiants-chercheurs à participer », dit Sandrine Turcotte.Cette consultation a aussi fait ressortir les faibles salaires qu\u2019obtient cette catégorie de personnes, pourtant très scolarisées.Bien qu\u2019il y ait de grandes disparités, 36 % d\u2019entre elles avaient un salaire inférieur à 40 000 $.Une des raisons qui incitent les étudiants à compléter un doctorat est la possibilité d\u2019obtenir un poste de professeur à l\u2019université.Or, selon des chiffres datant de 2015, au Canada, seulement un étudiant sur quatre en obtient un.« Il y a plusieurs raisons à cela, dit Manon Blécourt, agente de services aux congressistes et l\u2019une des organisatrices du colloque sur les enjeux de la relève en recherche.Les universités manquent de budget, les professeurs ne sont pas tous remplacés et les universités embauchent souvent des chargés de cours.» Ces personnes doivent alors tenter leur chance hors de l\u2019université.Cependant, leur surqualification peut être un obstacle à leur embauche, indique Mme Blécourt.Un article paru dans la revue de l\u2019Acfas, Découvrir (septembre 2017), s\u2019est intéressé au sujet.Bien que des entreprises voient un avantage à embaucher un doctorant (capacité d\u2019innovation, autonomie au travail, etc.), d\u2019autres entreprises y voient plutôt des inconvénients.Elles craignent notamment des demandes salariales trop élevées et la difficulté de retenir l\u2019employé dans l\u2019entreprise.Dans une société où le savoir et l\u2019innovation sont valorisés, on pourrait croire que les étudiants- chercheurs de deuxième cycle sont dans une situation privilégiée, sur le plan professionnel.Or, des obstacles se présentent sur le parcours de plusieurs d\u2019entre eux.Parmi ceux-là, il y a notamment le stress de performance, la conciliation entre le travail de recherche, les responsabilités familiales et les autres activités professionnelles, et la sur- qualification, qui peut rendre l\u2019obtention d\u2019un emploi plus difficile.Conscients de ces problématiques, des universitaires concernés ont préparé un colloque sur le sujet dans le cadre du congrès de l\u2019Acfas.« Nous souhaitons avoir de nombreux échanges avec les participants dans la salle et terminer l\u2019exercice avec des recommandations », affirme Sandrine Turcotte, responsable des programmes de deuxième cycle en éducation à l\u2019Université du Québec en Ou- taouais (UQO) et l\u2019une des organisatrices du colloque.Un sondage exploratoire, réalisé auprès d\u2019étudiants-chercheurs, a permis de déterminer les trois axes de discussion de l\u2019événement.Seront donc discutées la (nécessaire) productivité en recherche, la conciliation entre la recherche, la famille et les autres activités liées au travail et l\u2019insertion professionnelle post- universitaire.La situation n\u2019est pas nouvelle.En 2016, le Comité intersectoriel des étudiants des Fonds en recherche du Québec (CIE) avait soumis une vingtaine de recommandations au Scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion.Les organisateurs du colloque ont toutefois jugé nécessaire de revenir sur le sujet.Isolement, stress de performance, pression de publier\u2026 voilà quelques- unes des situations vécues par les étudiants-chercheurs.Dans un marché du travail où la performance est de plus en plus mesurée de manière quantitative, le milieu de la recherche est aussi touché par le phénomène.En 2018, le CIE s\u2019est intéressé à la conciliation postdoctorat-famille.Lors de groupes de discussion, 35 personnes ont été rencontrées.La majorité d\u2019entre elles étaient en cours de post- doctorat.L\u2019exercice a fait ressortir la difficulté pour ces personnes de fonder une famille durant cette période de leur vie, bien que la flexibilité des horaires ou du lieu de travail puisse laisser croire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un moment propice pour cela.Dans une autre consultation plus vaste, réalisée en 2016 par l\u2019Association canadienne des stagiaires post- doctoraux (à laquelle le CIE a participé), on mentionnait que seulement 8 % des 2109 personnes sondées Valérie Langlois Professeure en écotoxicogénomique et perturbation endocrinienne L\u2019INRS, entièrement dédié à la recherche et à la formation universitaire de cycles supérieurs, contribue à la société par ses découvertes et innovations scientifiques, sociales et technologiques. évidente pour François Charbon- neau, professeur à l\u2019École d\u2019études politiques de l\u2019Université d\u2019Ottawa, membre du conseil d\u2019administration de l\u2019Acfas et responsable du colloque.Celui qui a fait une maîtrise sur la Deuxième Guerre mondiale s\u2019est intéressé au refus du Québec lors du plébiscite canadien sur la conscription de 1942.« Nous sommes tous affectés par la façon dont on nous a présenté les choses », dit-il.Comment s\u2019assurer alors que les chercheurs francophones hors Québec ne soient pas désavantagés ?Puisque l\u2019isolement, selon Patrick Noël, demeure l\u2019enjeu prioritaire.« Les demandes de subventions peuvent officiellement être remplies en français, mais pour augmenter ses chances, on doit nécessairement publier, fait-il valoir.Or, la majorité des grandes revues scientifiques sont en anglais.On doit parfois renoncer à notre langue pour avancer.» Et le cercle se répète : moins de diffusion, moins d\u2019argent, moins de ressources, moins de prestige.Depuis 1989, les Cahiers franco- canadiens de l\u2019Ouest, publication du Centre d\u2019études franco-canadiennes de l\u2019Ouest (CEFCO) de l\u2019Université Saint-Boniface, diffusent en français des articles de recherche scientifique.Si ce genre de revue francophone existe dans l\u2019espace, justement créé pour pallier le manque de diffusion francophone, « la logique du champ scientifique même fait en sorte que les chercheurs leur tournent le dos, laisse tomber Patrick Noël.La science est aveugle à ces considérations linguistiques.» François Charbonneau croit aussi que ces publications scientifiques francophones sont considérées comme « moins prestigieuses » par la communauté.Le professeur note toutefois qu\u2019« énormément d\u2019initiatives » ont vu le jour pour favoriser l\u2019avancement et la diffusion des sciences en contexte minoritaire francophone.« La recherche se fait, dit-il.Le verre est à moitié plein.» Le Centre de la francophonie des Amériques, par exemple, né en 2006, découle de la volonté politique du gouvernement du Québec de mettre en mouvement la francophonie des Amériques.Le problème, selon lui, demeure la tendance à valoriser un seul style de recherche.Un défi pour celles et ceux qui travaillent sur des sujets hors du courant dominant.Les demandes de subvention deviennent alors plus complexes.« Ça a le potentiel d\u2019être dramatique pour les communautés.Ça prend des intellectuels pour fouiller, raconter et critiquer leur histoire.Mais pour y arriver, ils doivent avoir des moyens, du matériel et du temps.» Il montre du doigt le productivis- me qui accable les universités depuis une trentaine d\u2019années, et son effet pervers sur les travaux en français, surtout en contexte minoritaire.« Il est toujours curieux de voir des travaux potentiellement intéressants pour les communautés francophones publiés seulement en anglais.» Depuis une quarantaine d\u2019années, la recherche, en milieu juridique notamment, a permis le développement de mécanismes pour préserver le fait francophone au Manitoba, dont la survie demeure précaire.Au dernier recensement de 2016, 40 525 personnes, soit 3,3 % de la population, déclaraient avoir le français pour langue maternelle.90 % de la francophonie manitobaine se trouve à Winnipeg ou à moins d\u2019une heure de la capitale.« La science participe à l\u2019épanouissement des communautés francophones en milieu minoritaire, signale Patrick Noël.La recherche porte ainsi souvent sur les enjeux qui les concernent, alors qu\u2019elle devrait ratisser des sujets beaucoup plus larges.La science dépend davantage des demandes de la communauté que dans un espace majoritaire.» L\u2019horizon est petit et les sujets ont peu de résonance, donc.« Les chercheurs ont des réalités différentes d\u2019une province à l\u2019autre », rappelle Laura Pelletier, agente aux membres et au développement de la francophonie canadienne de l\u2019Acfas.Quitter sa province pour poursuivre ses études supérieures ou étudier en anglais, telle est souvent la question.« Ceux qui œuvrent hors Québec sont souvent formés ailleurs au Canada ou à l\u2019international.Ce qui est attendu d\u2019eux est différent », ajoute Patrick Noël.Entre les outils structurants, la circonscription des demandes « légitimes » aux bailleurs de fonds, les thèmes à privilégier pour les nouvelles générations de chercheurs et les meilleurs moyens de travailler avec les communautés, l\u2019idée, selon François Charbonneau, est de sortir de ces deux jours de discussions avec un plan d\u2019action concret.« Le colloque doit être un fer de lance.» Patrick Noël, lui, souhaite sensibiliser le Québec et le Canada français à la pratique « isolée » de la science en milieu minoritaire.Il croit, comme le responsable de l\u2019événement, que les organismes devraient en tenir compte dans la distribution des subventions.« C\u2019est aussi la tâche des bailleurs de fonds d\u2019être sensibles au fait que certains domaines exigent une aide spécifique.Mais encore faut-il la cibler », prévient François Charbonneau.C\u2019est du moins la question à laquelle le colloque de l\u2019Association francophone pour le savoir (Acfas) tentera de répondre, les 30 et 31 mai prochains, en exposant l\u2019état de l\u2019avancement des sciences dans la francophonie canadienne.Des chercheuses et chercheurs, toutes disciplines confondues, ainsi que les organisations les représentant entendent bien y exprimer leurs défis et leurs besoins.« La langue n\u2019est pas seulement un média neutre et un véhicule de transmission, fait valoir Patrick Noël, professeur au Département des sciences humaines et sociales de l\u2019Université Saint-Boniface à Winnipeg.Elle porte des valeurs qui forcément colorent la façon dont on fait la science.» Mais est-ce que la langue a véritablement un impact sur les sujets couverts par la recherche ?En sciences sociales, la réponse semble assez Les grandes idées n\u2019arrivent jamais trop tôt 35 programmes en lien avec la prévention en santé pour avoir un impact qui fait du bien.etudier.uqam.ca intuitions.« Je ne dis pas qu\u2019il faut remplacer l\u2019un par l\u2019autre, précise-t- il.C\u2019est important que les décisions se prennent avec un amalgame d\u2019opinions d\u2019experts et de données probantes.» Lui-même travaille avec un pneumologue pour bien interpréter les trajectoires de soins, qu\u2019il a ainsi mesurées.Il s\u2019agit de l\u2019une des promesses parmi tant d\u2019autres que les multiples bases de données et le raffinement des méthodes pour les analyser laissent entrevoir dans la recherche en santé.Marilyn Desrosiers, gestionnaire du développement des affaires et des analyses aux Instituts de recherche en santé du Canada, évoque aussi les espoirs que ces données suscitent dans la médecine personnalisée, la modélisation des pandémies ou le traitement de maladies rares.« Maintenant, les difficultés sont comment on gère ces données, comment on les utilise, comment les chercheurs peuvent y avoir accès ou même savoir qu\u2019elles existent », soulè- ve-t-elle.Une liste à laquelle s\u2019ajoutent des questions éthiques, sociales et légales.« Avec de nouvelles technologies comme l\u2019IA, comment peut-on travailler ensemble pour faire une utilisation de ces données qui va être utile à la société ?» Elle souligne que les mégadon- nées et les nouvelles technologies permettent de réaliser en quelques heures des analyses qui prenaient autrefois des décennies.En revanche, « les chercheurs ne sont pas nécessairement outillés pour faire cette analyse », constate-t-elle.C\u2019est notamment pour cette raison que, dans le cadre du colloque qu\u2019elle organise, un défi statistique en analyse de données se tiendra le 28 mai prochain.Les participants auront accès à des bases de données de Statistique Canada et tenteront de répondre, sous supervision, à une question de recherche sur les répercussions de l\u2019environnement sur l\u2019état de santé des citoyens.Et pour trouver des solutions, comme l\u2019indique le titre du colloque, l\u2019IA est-elle la solution ?« C\u2019est assurément une solution, parce que ça permet de faire de choses humainement impossibles, dit-elle.Mais il y a des enjeux importants et il faut y aller avec précaution.» Elle considère entre autres que les chercheurs doivent prendre le temps de bien comprendre les algorithmes et les outils qu\u2019ils utilisent pour réaliser les analyses.Benoit Dostie, professeur à HEC Montréal et directeur académique du Centre interuniversitaire québécois de statistiques sociales (CIQSS), tempère l\u2019engouement en rappelant qu\u2019au début de la décennie, les mé- gadonnées semblaient en soi la réponse à tous les problèmes.« On s\u2019est rendu compte qu\u2019on a les données, mais qu\u2019on n\u2019a pas nécessairement les techniques d\u2019analyse pour en faire sortir l\u2019information et les éléments qu\u2019on voulait utiliser pour Après une première hospitalisation, le suivi d\u2019un patient par les services de santé demeure déterminé par l\u2019opinion de décideurs ou d\u2019experts selon la maladie en jeu.« Ce n\u2019est pas rien », convient Alain Vanasse, directeur scientifique de l\u2019Unité de soutien à la stratégie de recherche axée sur le patient du Québec.« Mais ce n\u2019est pas basé sur des faits », souligne celui qui est aussi chercheur à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l\u2019Université de Sherbrooke.Ce dernier souhaite ajouter une couche de données probantes et d\u2019analyse quantitative pour enrichir cette décision.À l\u2019aide de données médico- administratives, il a cherché à voir sous un nouvel angle la trajectoire de soin des personnes souffrant d\u2019une maladie pulmonaire obstructive chronique.« Après une hospitalisation, tout le monde est orienté et suivi de la même façon, observe dans ce cas M.Vanasse.Il y a donc des gens qu\u2019on déplace pour rien, parce qu\u2019ils vont bien aller, puis il y a des gens qu\u2019on devrait suivre plus, mais pour lesquels on n\u2019a pas les ressources.» Afin de mieux cibler où doivent être mis les efforts, il a utilisé une nouvelle approche qu\u2019il présentera lors du colloque « Développer les connaissances et les compétences en recherche en santé pour mieux tirer profit des données massives : l\u2019intelligence artificielle est-elle la solution ?».Avec une méthode d\u2019analyse informatisée, qu\u2019il qualifie d\u2019« étape intermédiaire avant d\u2019arriver à des approches de plus haut niveau comme l\u2019intelligence artificielle (IA) », il a regroupé les patients selon des caractéristiques et des données similaires.Il a ainsi distingué cinq profils, en fonction notamment du nombre de consultations enregistrées, avec qui, où, quand et pourquoi, après la première hospitalisation.« Cela va nous permettre d\u2019identifier les sous-popula- tions pour lesquelles on doit investir et celles pour lesquelles on dépense de l\u2019argent inutilement si on en investit davantage », indique-t-il.Il rappelle que l\u2019intensité des traitements ou des soins doit être modulée selon les risques de complications ou de détérioration du problème de santé.Son approche aidera, selon lui, les décideurs dans le système de la santé à prendre de meilleures décisions, plutôt que de seulement se fier à des améliorer la situation.» Celui qui préfère parler de sciences des données reconnaît que les derniers développements, comme l\u2019apprentissage automatique, permettent de manière plus pertinente de les exploiter.« Les outils vont continuer à s\u2019améliorer.Est-ce qu\u2019ils sont assez développés pour faire sortir toute l\u2019information utile ?Peut-être pas.Mais on commence à voir une lumière prometteuse au bout du tunnel.» Toutes les personnes interrogées rappellent l\u2019importance de combiner ces avancées avec des évaluations qualitatives.« L\u2019IA fait partie de la solution, mais on ne pourra pas se passer de l\u2019expertise terrain, souligne pour sa part Alain Vanas- se.Elle va nous aider à prendre de meilleures décisions, mais [\u2026] on ne pourra pas tout automatiser.Ça fait partie de la réponse, mais ce n\u2019est pas la réponse.» CLINICAL & HEALTH RESEARCH HAPPENS HERE LA RECHERCHE, ÇA SE PASSE ICI CONCORDIA.CA / RECHERCHE T20-55859 pour présenter les résultats des études.« C\u2019est l\u2019occasion de discuter d\u2019un à un avec les chercheurs de leurs recherches, précise-t-elle.Nous profitons aussi des premières communications orales ou par affiches de certains étudiants chercheurs pour leur donner de la rétroaction, afin de les préparer à mieux communiquer les sciences », mentionne-t-elle.À tout cela s\u2019ajoute un volet ou- v e r t a u g r a n d p u b l i c , q u i e s t d\u2019ailleurs plus nombreux que par les années passées : marche en forêt avec des chercheurs qui présenteront l\u2019écosystème local, un bar des sciences, des émissions de radio, les conférences Déclic animées par la journaliste scientifique Valérie Borde.Et ce ne sont là que quelques exemples de la variété de l\u2019offre proposée.« À l\u2019échelle du Canada, la recherche réalisée au Québec bénéficie d\u2019une bonne renommée : les chercheurs québécois publient davantage que leur poids démographique », souligne Lyne Sauvageau.Le nombre de participants qui assistent au congrès témoigne aussi de toute sa vitalité.« La recherche ne se fait pas seulement en anglais, contrairement à ce qu\u2019on pourrait penser, ajoute-t-elle.Elle se communique beaucoup dans cette langue, mais se fait heureusement dans toutes les langues.» L\u2019Acfas travaillera d\u2019ailleurs dans la prochaine année à établir l\u2019état des lieux pour mieux connaître le visage de cette recherche et de ses chercheurs francophones, de même que leurs enjeux au Canada.Elle rappelle également que, si le congrès est certes l\u2019événement phare de l\u2019Association, il fait néanmoins partie d\u2019un ensemble d\u2019activités qu\u2019elle organise tout au long de l\u2019année, qui visent à faire rayonner les travaux des chercheurs, dont font partie le magazine Découvrir, les galas de remises de prix, les concours, la Journée de la relève en recherche, etc.L\u2019Acfas divulguera enfin durant le congrès sa nouvelle signature visuelle, un changement qui se veut une façon de souligner davantage l\u2019action globale de l\u2019Association et sa mission.Pour consulter le programme complet du congrès, rendezvous sur le site de l\u2019Acfas : bit.ly/2P2nljy Les universitaires Marie-Claude Geoffroy, Ph.D., de l\u2019Université McGill, Monique Séguin, Ph.D., de l\u2019Université du Québec en Outa- ouais et Sylvanne Daniels, Ph.D., de l\u2019Institut universitaire en santé mentale Douglas, sont responsables du colloque « Suicide : nouvelles perspectives scientifiques et importance pour la prévention », qui sera présenté le 29 mai prochain, dans le cadre du Congrès annuel de l\u2019Acfas.Ensemble, elles ont répondu à nos questions sur le suicide, la prévention et les nouvelles avenues proposées par la science.Tout d\u2019abord, au Québec, le taux de mortalité par suicide a diminué depuis le début des années 2000, passant de 1463 décès en 1996 à 1128 en 2015.À quoi peut- on attribuer cette diminution ?De nombreuses stratégies de prévention peuvent contribuer à réduire les taux de suicide, comme une meilleure formation des médecins à la prise en charge de la dépression et l\u2019utilisation de certaines approches pharmacologiques et de psychothérapies.En outre, plusieurs travaux et stratégies visaient à déstigmatiser la recherche d\u2019aide pour des difficultés de santé mentale.Pour certaines populations, l\u2019accès aux soins n\u2019est pas une question d\u2019accessibilité, mais d\u2019acceptabilité.Quels sont les principaux défis à relever pour espérer maintenir cette tendance à la baisse ?Nous devons poursuivre nos efforts et aussi nous attarder davantage à la santé mentale des adolescents.Les taux de suicide et le nombre de visites à l\u2019urgence sont en augmentation chez les adolescents dans plusieurs endroits du monde.Il faudrait mieux comprendre les facteurs qui entrent en jeu et mettre sur pied des stratégies préventives.Il sera important dans les prochaines années de mieux informer la population quant aux signes et symptômes pouvant indiquer le développement d\u2019un trouble de santé mentale et encourager les personnes à consulter avant que les difficultés ne deviennent trop importantes.Augmenter la littératie sur la santé mentale sera une stratégie importante.L\u2019Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) propose un regroupement des variables de risque associé à la vulnérabilité suicidaire en fonction de quatre grands groupes des déterminants de l\u2019état de la santé.Soit les facteurs génétiques et développementaux, les facteurs environnementaux (physiques ou socioculturels), les habitudes et les événements de vie et, finalement, l\u2019accès aux services de santé et de santé mentale et la consultation de ces derniers.Comment la science peut-elle avoir un impact sur ceux-ci ?À travers les recherches scientifiques, nous avons pu établir que l\u2019environnement social peut avoir une influence sur la biologie de l\u2019organisme, notamment à travers les processus épigénétiques.Les recherches démontrent de plus en plus qu\u2019il existe également des liens entre les habitudes de vie et les processus épigénétiques qui, eux, ont le potentiel de jouer sur le comportement.Quant à l\u2019accès aux services et la consultation, c\u2019est entre autres grâce aux études scientifiques que nous avons réalisées que le taux de suicide post-hospitalisation était important et qu\u2019il pouvait être réduit par l\u2019entremise de suivis et de contacts après une hospitalisation.Il est souvent question d\u2019accès aux services lorsqu\u2019il s\u2019agit de prévention du suicide.Outre injecter des sommes supplémentaires pour multiplier les ressources, existe-t-il d\u2019autres solutions ?Nous pourrions investir davantage dans la prévention auprès des adolescents.Les adolescents sont nombreux à penser au suicide et à faire une tentative de suicide.Une étude européenne montre qu\u2019il est possible de diminuer les pensées suicidaires et les tentatives de suicide de façon importante par un programme de sensibilisation à la santé mentale.Un programme similaire existe au Québec.Quels sont les principaux sujets qui seront abordés lors du colloque « Suicide : nouvelles perspectives scientifiques et importance pour la prévention » ?Nous allons couvrir une gamme de sujets touchant des disciplines aussi variées que la génétique et l\u2019histoire.Nous allons par exemple couvrir à travers trois présentations le thème de la victimisation par les pairs et de la cybervictimisation en lien avec le risque suicidaire chez les adolescents du Québec, de même que les changements épigénétiques pouvant sous-tendre cette association.Un autre thème actuel sera les liens possibles entre la consommation de cannabis et le suicide.Un autre volet du colloque abordera les associations entre le suicide et les troubles physiques, dont troubles du sommeil et maladies auto-immu- nes.Finalement, nous discuterons de l\u2019accès aux services de santé et de santé mentale et à leur consultation, aux stratégies efficaces de prévention avant l\u2019apparition des troubles suicidaires ou de suivi des patients suite à leur retour à la maison.Également des résultats de recherche quant aux stratégies de suivis post-tentatives et l\u2019efficacité de ces interventions seront abordés.Nous présenterons un programme de coopération France-Québec sur la prévention du suicide.Il ne fait aucun doute que le suicide représente une problématique de santé publique.Les chercheurs, les organismes et les établissements de santé ont tous un rôle à jouer.De leur côté, comment les citoyens peuvent- ils apporter leur contribution ?Poser la question peut sauver des vies.Plusieurs personnes ne vont pas oser demander à un proche s\u2019il pense au suicide ou s\u2019il a des idées noires par peur de « mettre des idées dans leur tête ».Au contraire, en posant la question, vous communiquez que vous vous souciez de son bien- être, vous offrez aussi un espace pour que l\u2019autre puisse exprimer ce qui ne va pas et vous pouvez répondre à la détresse en allant chercher de l\u2019aide.Encourager et soutenir un proche à réaliser les démarches de consultations en santé mentale est un rôle important de l\u2019entourage.Finalement, que devons-nous surveiller chez une personne de notre entourage que nous croyons à risque et comment pouvons- nous l\u2019aider ?Il y a les « signaux d\u2019alarme » comme parler du suicide, être préoccupé par la mort, un profond désespoir, pessimiste, une dépression sévère, des changements de comportement alarmants, comme un isolement soudain.Il n\u2019y a malheureusement pas de formules mathématiques ni de boule de cristal pour prédire le suicide, il faut faire confiance à notre jugement et être à l\u2019écoute de l\u2019autre.Après avoir posé la question, et avoir établi que l\u2019autre est à risque, il faut aller chercher de l\u2019aide extérieure.Il y a les lignes téléphoniques comme Suicide Action ou Info-Social 811.On peut avoir accès à un psychologue ou un psychothérapeute accrédité par l\u2019ordre des psychologues du Québec.Le médecin de famille est un autre point d\u2019accès important.Besoin d\u2019aide pour vous ou un proche ?Contactez la ligne québécoise de prévention du suicide (l\u2019appel sera automatiquement acheminé à la ressource de votre région).1 866-APPELLE (277-3553) Aucune route ne relie le sud du Québec aux villages de l\u2019extrême nord de la province, si bien que les matériaux de construction de base y sont hors de prix.N\u2019empêche que les enfants, eux, veulent s\u2019amuser et ont besoin d\u2019un lieu sécuritaire pour le faire.Une équipe interdisciplinaire de chercheurs et d\u2019étudiants de l\u2019Université McGill a eu, avec les résidents de Kuujjuaq, une idée de génie : ils ont donné une seconde vie à des matériaux provenant de la décharge municipale.Cinq jours après la récupération, les habitants de Kuujjuaq inauguraient une toute nouvelle aire de jeu extérieure et un espace public repensé.Ce n\u2019est là qu\u2019un exemple de l\u2019ingéniosité de nos chercheurs et de nos étudiants, qui se déploie de Montréal à Kuujjuaq, de Mont-Saint-Hilaire à Sainte-Anne-de-Bellevue, de Chicoutimi à Lac-Mégantic, et, bien sûr, jusqu\u2019à Gatineau.Nous sommes ?ers de nos chercheurs, qui mettent leur créativité et leur talent au service de tous les Québécois.Et nous sommes heureux de participer au 87e Congrès annuel de l\u2019Acfas à l\u2019Université du Québec en Outaouais.RIEN NE SE PERD, TOUT SE TRANSFORME Début 2016.Tout le monde se souvient du projet d\u2019oléoduc Énergie Est qui devait traverser le Québec d\u2019ouest en est pour terminer sa course à Saint-Jean, au Nouveau- Brunswick.Le maire de Montréal à l\u2019époque, Denis Coderre, avait pris une position ferme en s\u2019opposant à son passage sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), dont il était le président.Son administration et plusieurs autres municipalités québécoises avaient adopté une résolution s\u2019opposant au Elle est allée en cour pour s\u2019opposer à l\u2019expansion de l\u2019oléoduc Trans Mountain et à l\u2019agrandissement de son terminal, qui se trouve sur son territoire.Le dossier était rendu à l\u2019étape de la Cour suprême, mais ce tribunal a décidé récemment de ne pas entendre l\u2019appel de la municipalité.Pour Lucie Lamarche, professeure en sciences juridiques à l\u2019UQAM (qui s\u2019intéresse à la question avec David Robitaille et Benoît Frate, un autre professeur de l\u2019UQAM), il est clair que les municipalités ont leur mot à dire sur ces questions, car cela touche directement leurs citoyens.« Lors des audiences de l\u2019ONE, les citoyens ont grandement fait part de leurs inquiétudes par rapport aux projets d\u2019oléoduc », rappelle la professeure.« Il faut briser le mythe selon lequel les municipalités ne sont rien d\u2019autre que des créatures des provinces », ajoute Mme Lamarche.Comme son collègue M.Robitaille, elle affirme que les villes ont la capacité de légiférer dans plusieurs domaines qui les touchent de près, par exemple l\u2019eau, la gestion des risques, l\u2019environnement, etc.Le rôle que peuvent jouer les municipalités dans ce type de projets interpelle ces professeurs en droit.« C\u2019est qu\u2019elles sont et seront souvent confrontées à des projets dits d\u2019intérêt national (ex.: oléoducs, réseau 5G) sur lequels elles devront prendre position ou agir sur le plan réglementaire », indique Mme Lamarche.Et cela touche souvent un grand nombre d\u2019entre elles.Par exemple, les quatre principaux oléoducs canadiens traversent 250 municipalités.Les professeurs ont donc préparé un questionnaire qu\u2019ils ont envoyé à ces 250 municipalités pour vérifier leur niveau de proactivité par rapport aux oléoducs.Mme Lamarche est toutefois bien consciente qu\u2019une grande ville comme Montréal dispose de beaucoup plus de ressources pour intervenir qu\u2019un petit village de 2000 habitants.« Les municipalités s\u2019organisent cependant de plus en plus à l\u2019échelle internationale en se regroupant, dit-elle.Cela accroît leur pouvoir d\u2019agir.» passage de cet oléoduc sur leur territoire.Bien qu\u2019une résolution n\u2019ait pas force de loi et n\u2019est pas contraignante, les prises de position des municipalités ont eu du poids dans le débat, rappelle David Robitaille, professeur en droit civil à la Faculté de droit de l\u2019Université d\u2019Ottawa.« En droit constitutionnel canadien, les municipalités ne peuvent pas bloquer un projet d\u2019intérêt national, mais tout ne se joue pas en droit, affirme- t-il.Les municipalités ont un poids politique.Les décideurs et les dirigeants d\u2019entreprise doivent en tenir compte.» Des politiciens ont pourtant affirmé que les municipalités n\u2019ont rien à dire lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un projet qui traverse plusieurs provinces.Pour le professeur en droit, ce n\u2019est pas vrai.« Elles peuvent encadrer un projet qui traverse leur territoire, notamment pour des questions de sécurité et de protection de l\u2019environnement, dit-il.Elles pourraient exiger que le transporteur d\u2019énergie adopte des mesures préventives en cas de déversement accidentel de pétrole, qu\u2019il offre des formations à ses employés, qu\u2019il réserve une somme d\u2019argent en cas de catastrophe, etc.» De plus, l\u2019Office national de l\u2019énergie (ONE) a déjà affirmé que les règlements municipaux s\u2019appliquent aux oléoducs.Dans ce débat, il ne faut donc pas sous-estimer la capacité des municipalités à intervenir et de la population à s\u2019opposer.« Le gouvernement délivre les permis, mais la population accorde ou non la permission », affirme M.Robitaille.S\u2019adresser aux tribunaux est même une option qu\u2019a choisie la Ville de Burnaby, en Colombie-Britannique.ENCOURAGER LE DÉVELOPPEMENT DE LA RELÈVE Sincères félicitations aux lauréats ! LES PRESSES DE L\u2019UNIVERSITÉ DU QUÉBEC SONT HEUREUSES DE REMETTRE TROIS BOURSES D\u2019EXCELLENCE D\u2019UNE VALEUR DE 4 000 $ CHACUNE À : Catherine Charette Étudiante à la maîtrise en éducation à l\u2019UQAM Roody St-Pierre Étudiant à la maîtrise en génie, énergies renouvelables et ef?cacité énergétique à l\u2019ÉTS Catherine Gonthier Étudiante à la maîtrise en éducation à l\u2019UQAR Le concours des bourses d\u2019excellence est géré par la Fondation de l\u2019Université du Québec.NOUS SERONS À L\u2019ACFAS DU 27 AU 31 MAI, STAND 10 ET 11 ! Ses travaux s\u2019attardent particulièrement à l\u2019érable à sucre, dont la littérature documente déjà une diminution généralisée de la croissance dans les érablières du Québec.En cause : les pluies acides, ainsi que des étés de plus en plus secs qui favorisent le hêtre à leur détriment.Mais Frédérik Doyon a réalisé des découvertes surprenantes à leur sujet en étudiant l\u2019influence de la topographie à petite échelle.Au début du projet Forêt s\u2019Adapter, il s\u2019attendait à ce que les érables situés sur des monticules subissent davantage d\u2019effets négatifs liés aux stress hydriques que ceux dans des creux où s\u2019accumule davantage d\u2019eau.Or ses observations ont démontré le contraire ! Il a donc commencé à analyser la disposition des racines, qui l\u2019a mené à une nouvelle hypothèse, celle de l\u2019« enracinement paresseux ».« Si l\u2019arbre est dans un site déjà bien pourvu en eau, il n\u2019a aucun effort à faire pour déployer son système raci- naire », explique-t-il.Ceux sur des buttes, au contraire, étendent leur système racinaire en profondeur.Dans la poursuite de sa recherche, un autre élément s\u2019est dévoilé : au début du printemps, la nappe phréatique est gorgée d\u2019eau et restreint le volume dans lequel les arbres dressés dans des creux peuvent produire des racines fines.Cela les rend ensuite plus vulnérables à une baisse rapide de l\u2019eau dans le sol.Ses découvertes lui permettent désormais de suggérer, lors de coupes de jardinage, de garder les érables situés sur des monticules, favorables à leur survie en cas de sécheresse.Il s\u2019inquiète aussi de la perte de biodiversité dans certaines érablières.« Les acériculteurs ont tendance à purifier leur peuplement », dit-il en évoquant les arbres, arbustes et plantes herbacées qu\u2019ils éliminent.De plus, il soulève l\u2019importance de trouver des approches culturales pour améliorer la diversité génétique au sein d\u2019une même espèce d\u2019arbre, potentiellement réduite en raison des aménagements passés en acériculture.« Quand on gère nos forêts pour maximiser une biodiversité, c\u2019est notre police d\u2019assurance, rappelle Karine Turgeon, professeure en modélisation et écologie aquatique à l\u2019UQO.Plus on a de la diversité dans nos forêts, plus ça nous permet de faire face aux changements climatiques.» L\u2019enjeu concerne l\u2019ensemble de la société.« Au Québec, plusieurs de nos espèces menacées ou vulnérables se trouvent en forêt privée », souligne la chercheuse.La Chaire de recherche sur les enjeux sociaux de la conservation (CESCO), dont elle est cotitulaire, vient de voir le jour.L\u2019une de ses missions consiste justement à trouver des solutions pour mettre à contribution les propriétaires.« Si les gens sur des terres privées ne sont pas sensibilisés et ne font pas une gestion soutenable de leurs boisés, on n\u2019y arrivera pas », dit-elle.Après avoir réalisé une recension des écrits sur le sujet, elle a tenu deux ateliers consultatifs avec la collaboration de deux conseils régionaux de l\u2019environnement, soit ceux de Chaudière- Appalaches et de la Montérégie.Son but ?Mieux cerner les perceptions et préoccupations de divers acteurs au sujet de la conservation des habitats faunique en terre privée.Malgré des enjeux différents dans les deux régions, les commentaires se recoupaient.Les participants ont nommé la fiscalité municipale comme un frein.Ils ont également manifesté un intérêt à s\u2019impliquer et à être consultés pour accroître les actions de conservation volontaires.Un besoin criant de sensibilisation et de communication s\u2019est aussi dégagé de l\u2019exercice.Les arbres du Québec risquent- ils de manquer d\u2019eau avec les changements climatiques ?Pour obtenir une réponse à cette question, Audrey Maheu, professeure en écohydrologie à l\u2019Université du Québec en Outaouais (UQO), simule les stress hydriques auxquels les forêts risquent d\u2019être exposées dans le futur.Pour y arriver, elle utilise des données météorologiques, des simulations climatiques ainsi que des informations décrivant le type de sol et de végétations.Son but ?Anticiper l\u2019évolution de la teneur en eau dans les sols de l\u2019ensemble des forêts de l\u2019Outaouais.Faute d\u2019informations sur le taux d\u2019humidité à cet endroit, elle a d\u2019abord testé son approche avec la forêt Duchesnay, près de Québec, à l\u2019aide de données du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.Les résultats préliminaires seront présentés le 30 mai prochain, lors du colloque « Vulnérabilité, adaptation et résilience des écosystèmes canadiens aux changements globaux », organisé par l\u2019Institut des sciences de la forêt tempérée (ISFORT) de l\u2019UQO.Quels sont-ils ?Elle observe une augmentation de la sévérité et de la durée des stress hydriques dans cette étendue boisée à l\u2019horizon 2100.« Mais il n\u2019y a pas nécessairement de consensus entre les modèles climatiques, nuance-t-elle.Certains semblent indiquer une tendance plus forte, alors qu\u2019avec d\u2019autres modèles c\u2019est très modéré et il n\u2019y a pas un très gros changement.» Une telle conclusion peut sembler floue pour les néophytes.Or, elle se révèle très concrète aux yeux d\u2019Audrey Maheu.« S\u2019il y a des incertitudes, ça veut dire qu\u2019il faut se garder une marge de manœuvre, précise- t-elle.Plutôt que de faire un type d\u2019aménagement spécifique, ça peut vouloir dire d\u2019essayer d\u2019aller chercher les avantages associés à différents types d\u2019aménagement forestier.» Dans ses travaux, Frédérik Doyon, professeur en écologie appliquée à l\u2019aménagement forestier, tente justement de découvrir ce qui rend des arbres plus aptes à traverser sans trop de heurts des périodes arides.Depuis 2015, il mène le projet de recherche Forêt s\u2019Adapter, qui étudie les vulnérabilités des forêts de feuillus de la Vallée-du-Haut-Saint- Laurent aux sécheresses, mais aussi aux insectes, aux espèces exotiques et aux polluants atmosphériques.« On fait ça pour trouver la clé de voûte qui viendra renforcer la capacité d\u2019adaptation des forêts et trouver une sylviculture [\u2026] qui va les rendre soit plus résistantes, soit plus résilientes.» Venez découvrir nos publications au stand 4.Le savoir est là ! les secteurs institutionnels et communautaires.Plus récemment, le projet de loi 10, communément appelé la reforme Barrette, visant à favoriser l\u2019accès aux soins tout en réduisant les coûts du système, a entraîné une surcharge de travail et de la détresse chez un grand nombre de travailleurs sociaux.Quatre ans après son entrée en vigueur, le colloque intitulé « La transformation des services sociaux au Québec : quels enjeux pour l\u2019intervention sociale » fait le point sur les enjeux concernant les services à la population en général et pour les plus vulnérables en particulier.Dans le contexte où 70 % des troubles de santé mentale débutent pendant l\u2019enfance et l\u2019adolescence, il est impératif d\u2019agir tôt et de manière globale pour soutenir les jeunes qui formeront la société de demain.Les milieux scolaires peuvent d\u2019ailleurs jouer un rôle actif dans les interventions préventives et curatives mises en place.Selon la Politique sur la réussite éducative du ministère de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur (MEES), l\u2019école doit veiller au développement du potentiel de l\u2019élève dans toutes ses dimensions, incluant les dimensions affectives et sociales.Le colloque « La santé mentale, un déterminant de persévérance scolaire et de réussite éducative ! » permettra d\u2019examiner plus amplement les liens entre la santé mentale et la persévérance scolaire afin de déterminer les actions qui pourraient être posées en milieu scolaire.En raison de son impact sur les opérations, les communications et la résolution de problèmes, l\u2019économie numérique modifie la manière dont les entreprises fonctionnent, ce qui offre un levier considérable aux femmes entrepreneures.Le colloque « L\u2019entrepreneuriat féminin dans l\u2019espace francophone à l\u2019ère de l\u2019économie numérique » vise à dresser l\u2019état des lieux de l\u2019entrepreneu- riat féminin en francophonie et à examiner dans quelle mesure les différents dispositifs de l\u2019économie numérique permettent d\u2019améliorer le niveau du succès entrepreneurial des femmes entrepreneures et de créer un véritable espace de francophonie économique entre actrices pourtant basées sur différents continents.Le colloque « Familles d\u2019ici et d\u2019ailleurs » porte un regard sur la diversité et le multiculturalisme des sociétés québécoise et canadienne, tissées sur plusieurs générations du fil de l\u2019apport culturel des familles d\u2019ici, souvent venues d\u2019ailleurs.Cet espace d\u2019échanges autour du vécu des familles a pour objectif de dégager à la fois ce qui distingue chaque famille, dans un contexte de vie qui lui est propre, et de dessiner un tronc commun d\u2019expériences afin de guider des interventions qui sauront répondre aux spécificités des familles à des moments critiques de leur vie.Les récentes contestations publiques qui ont conduit, au Québec, à l\u2019interdiction des pièces de théâtre SL?V et Kanata sous motif que le metteur en scène et son équipe s\u2019appropriaient culturellement l\u2019histoire des esclaves noirs et des communautés autochtones nous amènent à réfléchir sur les diverses significations historiques, politiques, juridiques, sociales et éthiques des revendications des groupes historiquement marginalisés.Les excuses suffisent-elles pour passer par-dessus les politiques d\u2019assimilation des Autochtones canadiens ?La sacralisation du patrimoine autochtone leur permet- elle de continuer à construire leur identité ?Quelle partie de leur patrimoine culturel doit être protégée ?Le colloque « De l\u2019assimilation à l\u2019appropriation culturelle : l\u2019évolution des revendications des groupes historiquement marginalisés » propose d\u2019approfondir les concepts inhérents à ce débat, comme ceux d\u2019acculturation, d\u2019assimilation, de reculturation, d\u2019appropriation culturelle, de white culture and white art, d\u2019identité, etc.Les développements récents en intelligence artificielle (IA) ont mené à des percées technologiques importantes.L\u2019IA permet de créer des systèmes de traitement du langage naturel, de reconnaissance de la voix, de l\u2019image ou de reconnaissance faciale.Elle permet aussi de créer de la musique, des textes littéraires ou d\u2019autres contenus artistiques.Elle trouve des applications en transport, en droit, en finance ou en médecine.Bref, elle nous promet une hausse de la productivité, de meilleurs soins de santé ou l\u2019accès à de nouveaux savoirs.Mais elle n\u2019est pas sans soulever des enjeux importants ni sans générer de l\u2019inquiétude.Comment éviter la discrimination algorithmique, les violations de la vie privée ou l\u2019opacité souvent associées à l\u2019usage de ces technologies ?Comment réduire l\u2019accroissement des inégalités économiques et l\u2019apparition d\u2019une nouvelle fracture numérique ?Comment s\u2019assurer de la juste appropriation de ces technologies par tous les acteurs impliqués, incluant ceux de la société civile ?Le colloque « Intelligence artificielle : enjeux sociétaux et dialogues savoirs-société » fera le point sur ces grandes questions.Le transport représente environ 4,5 % du PIB au Canada, et il grandit plus rapidement que toutes les autres industries.Il est cependant régulièrement décrié, car présenté comme l\u2019un des grands responsables des changements climatiques.Le citoyen a par ailleurs très peu d\u2019informations sur l\u2019incidence de ses décisions touchant le transport sur sa vie et sur l\u2019environnement.Or, l\u2019évolution rapide des innovations technologiques peut aider à créer un avenir où le transport sera aussi efficace et durable que possible.Avec le colloque « Le transport : la route de la mobilité durable », le grand public sera mieux en mesure de comprendre comment les choix de chacun peuvent contribuer à une meilleure qualité de la vie pour tous.Alors que partout dans le monde, la recherche de pointe fait de plus en plus appel à l\u2019interdisciplinarité, les structures des universités, avec leurs divisions essentiellement disciplinaires, représentent une barrière qui freine le désir de nombreux chercheurs de mener des recherches moins formatées.Parallèlement, de nouvelles modalités de recherche apparaissent, qui font appel de plus en plus à des non-universitaires comme collaborateurs actifs, tandis que les collaborations avec le secteur privé se multiplient.Les panélistes du colloque « L\u2019université du XXIe siècle : enjeux, défis et prospectives » tâcheront de trouver les moyens de penser la recherche contemporaine en dehors des cadres habituels.En 1996, le rapport de la Commission royale sur les peuples autochtones (CRPA) recommandait aux Canadiens d\u2019amorcer un processus national de réconciliation.Et en 2015, la Commission de vérité et réconciliation du Canada (CVRC) appelait à un pacte de réconciliation, considérant que l\u2019appel lancé 20 ans plus tôt n\u2019avait été ni entendu ni mis en œuvre.Depuis la parution de ce rapport, la réconciliation est devenue une préoccupation politique et sociale au Canada, mais de nombreuses questions demeurent pourtant en suspens.Parmi elles, les définitions mêmes de réconciliation et de relations harmonieuses, qui peuvent s\u2019avérer différentes selon les cultures.Le colloque « La réconciliation entre les Autochtones et les allochtones : perspectives multiples » promet de repenser les concepts dans une optique de diversité des points de vue.Les nombreuses réformes opérées dans le réseau de la santé et des services sociaux depuis les 20 dernières années ont contribué à transformer la pratique d\u2019intervention sociale individuelle, de groupe et collective dans CONGRÈS DE L\u2019ACFAS UQO 27 31 MAI 2019 Hôtes Partenaire principal de l\u2019université hôtesse Partenaires médias Partenaire des activités grand public Partenaire des activités scienti?ques Partenaires des activités "]
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