Le devoir, 7 février 2019, Cahier A
[" VOL.CX NO 25 / LE JEUDI 7 FÉVRIER 2019 / 1,52 $ + TAXES = 1,75 $ WWW.LEDEVOIR.COM L\u2019habit est le message La balade en blanc des élues américaines en témoigne STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR l faut se fier aux apparences.Et, très franchement, l\u2019habit fait le moine.Mardi soir, à Washington, rassemblées pour entendre le discours sur l\u2019état de l\u2019Union du président Trump, les élues démocrates étaient toutes en blanc.Elles formaient un bloc homogène, agité mais uni, avec un je-ne- sais-quoi d\u2019espiègle et de malicieux.Même Nancy Pelosi, leader et doyenne de la chambre basse, avait opté pour un tailleur crème.La vague symbolique coordonnée honorait la lutte pour le droit de vote des femmes américaines obtenu il y a un siècle, très exactement.Les suffragettes, féministes de la première vague, optaient presque toujours pour des vêtements sobres et conformistes, le plus souvent blancs, afin de présenter une image immaculée et bien seyante du mouvement.En anglais yankee, on parle encore du white suffragette.La candidate Hillary Clinton avait elle aussi usé du message en blanc en acceptant la nomination comme candidate à la présidence en 2016 comme lors du troisième débat avec son adversaire républicain Donald Trump.«C\u2019est vraiment formidable, ce qui vient de se passer sous nos yeux, et je crois que ce que ces dames ont fait va rester gravé dans la mémoire politique américaine pour toujours», dit Diane Pacom, INDEX Avis légaux.A4 Éditorial.A6 Idées.A7 Culture .B1 Grille TV.B2 Économie.B4 Décès .B4 Sports.B6 Météo .B6 Mots croisés.B6 Sudoku .B6 Monde .B7 ACTUALITÉS Des solutions québécoises au problème du plastique A 8 ÉCONOMIE La Banque mondiale, version Wall Street.L\u2019analyse de Gérard Bérubé.| B 4 CULTURE Une 69e Berlinale aux accents de manifeste.Odile Tremblay en rend compte depuis Berlin.ISABELLE PORTER À QUÉBEC LE DEVOIR Les critiques de la ministre Isabelle Charest ont remis le port du hidjab au cœur de la joute politique, mercredi, tout en rappelant à quel point le sujet est polarisant.Les réactions aux propos de la nouvelle ministre de la Condition féminine ont fusé de toutes parts, mercredi au parlement.« C\u2019est dommage d\u2019entendre des propos qui divisent, de la part de la nouvelle ministre de la Condition féminine », a déploré la députée libérale Paule Robitaille en point de presse, Le hidjab revient au cœur de la joute politique québécoise L\u2019armée vénézuélienne restée fidèle à Nicolás Maduro a bloqué le pont de Tienditas qui relie Ureña à Cúcuta (Colombie), où est entreposée la première cargaison d\u2019aide humanitaire destinée au peuple vénézuélien.Face à la grave crise économique qui touche les Vénézuéliens, les ONG et la communauté internationale craignent que leur aide soit instrumentalisée par Juan Guaidó ou Nicolás Maduro.PAGE B 8 EDINSON ESTUPINAN AGENCE FRANCE-PRESSE Maduro barre la route à l\u2019aide humanitaire Les élues américaines s\u2019étaient habillées de blanc, mardi, pour marquer le centième anniveraire des suffragettes.SAUL LOEB AGENCE FRANCE-PRESSE ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Au moment d\u2019autoriser le projet Énergie Saguenay, le gouvernement fédéral ne tiendra pas compte des impacts environnementaux de la production du gaz naturel albertain qui sera liquéfié à la future usine de GNL Québec, a appris Le Devoir.Le gouvernement du Québec s\u2019en remet pourtant à Ottawa pour l\u2019examen des enjeux climatiques du mégaprojet industriel, qui sera évalué essentiellement en vertu de règles mises en place par les conservateurs de Stephen Harper.Selon les « lignes directrices » de l\u2019étude d\u2019impact transmises à GNL Québec par l\u2019Agence canadienne d\u2019évaluation environnementale (ACEE), le promoteur du projet d\u2019usine de liquéfaction de gaz naturel et de terminal maritime d\u2019exportation doit «fournir une estimation des émissions de gaz à effet de serre produites en amont» de son projet.Cette évaluation doit inclure les gaz à effet de serre (GES) imputables à la « production » du gaz naturel exploité par fracturation, en Alberta, et qui sera transporté jusqu\u2019au Saguenay par gazoduc.Cela signifie que l\u2019entreprise derrière ce projet de 7,5 milliards de dollars doit fournir à l\u2019ACEE une estimation des GES liés à l\u2019exploitation du gaz qui sera liquéfié à son usine, à raison de 11 millions de tonnes par année.Énergie Saguenay a d\u2019ailleurs déjà confirmé qu\u2019une telle « analyse » sera produite de façon « indépendante », en tenant compte des « données scientifiques », et qu\u2019elle sera fournie aux instances gouvernementales qui évalueront le projet.Cependant, les lignes directrices de l\u2019évaluation fédérale \u2014 rédigées selon les dispositions de la Loi canadienne sur l\u2019évaluation environnementale révisée par les conservateurs en 2012 (LCEE 2012) \u2014 précisent très clairement que les ÉNERGIE SAGUENAY Ottawa ignorera les GES émis en amont en après-midi, tout en l\u2019invitant à venir rencontrer des femmes voilées « épanouies » et « libres » dans sa circonscription de Bourrassa-Sauvé.« Arriver en poste et avoir des propos aussi diviseurs sur une question aussi délicate, on a trouvé ça très maladroit de sa part », a quant à lui déclaré le co- porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois.La veille, la ministre Charest avait déclaré en réponse à une question en anglais qu\u2019elle voyait dans le hidjab un signe « d\u2019oppression ».Une position qu\u2019elle a maintenue mercredi en ajoutant que « pour les femmes qui doivent le porter et qui se font dicter par la religion de le porter [\u2026] c\u2019est un signe d\u2019oppression.Maintenant, je sais qu\u2019il y a des femmes qui décident de le porter.C\u2019est leur choix et je le respecte ».Or ces nuances n\u2019ont pas satisfait l\u2019opposition.Mercredi, seul le chef du Parti québécois, Pascal Bérubé, n\u2019a pas cherché à se distancer de ses propos.« Je dirais que s\u2019il y a une pression religieuse, s\u2019il y a une contrainte, c\u2019est clair que c\u2019en est un [symbole d\u2019oppression].» RETOUR DE LA CONTROVERSE.L\u2019ÉDITORIAL DE ROBERT DUTRISAC.PAGE A 6 I VOIR PAGE A 5 : HABIT VOIR PAGE A 2 : HIDJAB La ministre de la Condition féminine a réitéré son jugement sur le port du hidjab, tout en assurant respecter celles qui choisissent de se voiler VOIR PAGE A 2 : GES ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE JEUDI 7 FÉVRIER 2019 AMÉLI PINEDA LE DEVOIR Le jugement de Michel Cadotte était altéré par la sévère dépression dont il souffrait au moment où il a étouffé avec un oreiller sa femme atteinte d\u2019alzheimer, soutient un psychiatre expert.« Pendant un moment, il a perdu le contrôle [\u2026] Ce n\u2019est pas une décision qu\u2019il a prise avec un esprit libre », a expliqué le Dr Louis Morissette, qui témoignait mercredi pour la défense au procès de l\u2019homme accusé du meurtre non prémédité de Jocelyne Lizotte.Après avoir été l\u2019aidant naturel de son épouse pendant près de dix ans, c\u2019est l\u2019accumulation de tracas qui a mené M.Cadotte à commettre l\u2019irréparable, soutient le Dr Morissette.« La maladie de sa femme, la détérioration de son état, ses douleurs physiques, ses problèmes de sommeil, ses tracasseries financières et l\u2019isolement social qu\u2019il vivait, c\u2019est une série de choses qui se sont additionnées et l\u2019ont mené à poser un geste imprévu », a déclaré le Dr Morissette.M.Cadotte avait reçu un diagnostic de dépression sévère en 2013.Il prenait depuis des antidépresseurs.« Il y a eu une amélioration [de son état de santé], mais pas suffisante pour dire qu\u2019en février 2017 il était en rémission complète », a soutenu le spécialiste.En contrôle Une personne dépressive peut être fonctionnelle et en contrôle, a souligné le Dr Morissette.C\u2019était d\u2019ailleurs le cas de M.Cadotte.« Ce n\u2019était pas quelqu\u2019un de psychotique ou de mélancolique.Il était capable de s\u2019occuper de son épouse de manière un peu automatique.Il était fonctionnel, mais il agissait un peu comme un robot», a-t-il noté.C\u2019est également ce qui explique que M.Cadotte était conscient que « son geste était mal », comme il l\u2019a admis lors de son témoignage.« Sa souffrance psychologique ne l\u2019empêchait pas de distinguer le bien et le mal et ça ne l\u2019empêchait pas non plus d\u2019apprécier le geste posé », a indiqué le Dr Morissette.Toutefois, « si les symptômes dépressifs n\u2019avaient pas été présents, il n\u2019aurait pas pris cette décision », a-t-il insisté.Pour illustrer son propos aux 12 jurés qui détermineront le sort de M.Ca- dotte, le psychiatre leur a proposé d\u2019imaginer une blessure au bras.« Une dépression, c\u2019est comme la douleur quand on se blesse le bras.Elle JUSTICE Michel Cadotte « a perdu le contrôle » Le psychiatre Louis Morissette témoigne de la dépression dont souffrait l\u2019accusé Des pouvoirs limités GES SUITE DE LA PAGE A 1 émissions de GES produites en amont «ne sont pas considérées comme faisant partie du projet aux fins de l\u2019évaluation environnementale».« Par conséquent, la ministre [de l\u2019Environnement] ne prendra pas de décision en vertu de la LCEE 2012 pour établir si [\u2026] ces émissions de gaz à effet de serre produites en amont sont susceptibles d\u2019entraîner des effets environnementaux négatifs importants et ces activités ne seront pas assujetties aux conditions imposées au promoteur par une déclaration de décision autorisant l\u2019exécution du projet.» Confirmation d\u2019Ottawa En réponse aux questions du Devoir, l\u2019ACEE a d\u2019ailleurs confirmé que « lors de l\u2019évaluation du projet, l\u2019Agence tiendra compte des émissions directes de GES provenant de sources dont GNL Québec Inc.est propriétaire ou dont il a le contrôle ».L\u2019examen environnemental fédéral permettra également de « recueillir des renseignements sur les émissions de GES produites en amont par des activités associées au projet », a précisé l\u2019ACEE, en réponse à des questions qui étaient adressées directement au cabinet de la ministre de l\u2019Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna.« Cependant, les émissions de GES produites en amont par des tierces parties ne font pas partie du projet aux fins de la décision de la ministre sur le projet.» En conséquence, ni l\u2019évaluation fédérale ni celle qui devrait être menée au Québec sous l\u2019égide du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement ne tiendront compte des impacts de l\u2019exploitation gazière albertaine qui servira à produire du gaz naturel liquéfié au Saguenay.Le cabinet du ministre de l\u2019Environnement Benoit Charette a confirmé que «cette question concerne le gouvernement fédéral», puisque dans le cas du Québec, «le bilan des émissions de GES visant la vérification de l\u2019atteinte des cibles de réduction ne considère que les émissions produites en sol québécois».Cette situation d\u2019exclusion des principaux impacts climatiques liés à Énergie Saguenay, dans la prise de décision sur le projet, ne surprend pas l\u2019avocat Jean Baril.Il a ainsi souligné que la Loi canadienne sur l\u2019évaluation environnementale réécrite en 2012 par les conservateurs « limite les pouvoirs d\u2019évaluation, ce qui était la volonté du gouvernement Harper ».« Avec la loi actuelle, il serait très difficile de démontrer que l\u2019évaluation environnementale d\u2019un projet comme celui-là devrait tenir compte des émissions de gaz à effet de serre en amont.Pourtant, le bon sens climatique indique que l\u2019enjeu des GES devrait être pris en compte, d\u2019autant plus que nous avons pris des engagements en vertu de l\u2019Accord de Paris sur le climat », a fait valoir Me Baril, spécialiste de la législation environnementale.Le projet de loi C-69, présenté par les libéraux de Justin Trudeau, permettrait pourtant de revoir la LCEE, afin de bonifier les évaluations environnementales.Il a d\u2019ailleurs été adopté par la Chambre des communes, mais il est présentement au Sénat, où il fait face à une vive opposition des sénateurs conservateurs.Le comité sénatorial qui étudiera le projet de loi a aussi voté en faveur de séances itinérantes, qui se déplaceront au Canada.L\u2019adoption finale pourrait donc prendre encore plusieurs mois.C\u2019est aussi en raison de la LCEE 2012 que le projet de gazoduc de 650 kilomètres qui alimentera l\u2019usine d\u2019Énergie Saguenay sera évalué par l\u2019Office national de l\u2019énergie, avant une décision qui appartiendra uniquement au gouvernement fédéral.Interpellée récemment lors d\u2019un point de presse à Montréal, Catherine McKenna n\u2019a pas souhaité commenter le projet Énergie Saguenay, disant s\u2019en remettre à l\u2019« évaluation environnementale » en cours.Elle a toutefois souligné que le Canada doit « voir comment nos ressources peuvent aller aux marchés ».Elle a ainsi fait référence au projet LNG Canada, sur la côte ouest, qui représente selon elle « une solution » pour l\u2019exportation maritime du gaz naturel canadien.Avec Hélène Buzzetti Une position personnelle HIDJAB SUITE DE LA PAGE A 1 Même au sein du gouvernement, on a voulu souligner qu\u2019il ne s\u2019agissait pas d\u2019une position commune.« La ministre [\u2026] a exprimé son opinion personnelle hier », a réagi le ministre de l\u2019Immigration, Simon Jolin-Barrette, qui est également responsable de la laïcité.« Le fait de porter des signes religieux, ça appartient aux individus, c\u2019est un choix personnel, et moi, comme ministre responsable de la laïcité, le mandat que j\u2019ai par rapport aux signes religieux, c\u2019est d\u2019interdire le port de tout symbole religieux, de quelque confession que ce soit, pour les personnes en situation d\u2019autorité.» Plus tôt en matinée, d\u2019autres ministres ont préféré ne pas se rallier publiquement à Mme Charest.« Moi, je n\u2019ai pas à dicter ni aux femmes ni aux hommes comment s\u2019habiller dans l\u2019espace public », a dit la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, à l\u2019entrée du caucus mercredi.Quant au premier ministre, François Legault, il a laissé tomber brièvement qu\u2019il n\u2019allait pas « commencer à empêcher des ministres d\u2019exprimer des opinions personnelles » et qu\u2019il « fallait voir selon chaque personne ».Rappelons que Mme Charest était aux côtés du premier ministre, la veille, lorsqu\u2019elle s\u2019est fait demander ce qu\u2019elle pensait du hidjab en tant que nouvelle ministre de la Condition féminine.«Ce sont des questions que je n\u2019ai pas encore eu le temps de mettre en tête et de verbaliser», a-t-elle d\u2019abord répondu.Les journalistes lui ont alors demandé si à défaut de cela, elle avait une opinion personnelle sur le sujet.« Ça ne correspond pas à mes valeurs.Pour moi, ce n\u2019est pas une façon pour une femme de s\u2019épanouir », a-t-elle alors avancé.C\u2019est par la suite en réponse à une question en anglais qu\u2019elle a associé le hidjab à « l\u2019oppression ».Les féministes divisées Ses propos ont suscité des réactions jusqu\u2019à Ottawa, mercredi.« Pour les femmes qui choisissent de le porter, c\u2019est le signe d\u2019un choix qu\u2019elles exercent ici au Canada.Respectons cela », a affirmé la ministre fédérale de la Condition féminine, Maryam Monsef.«Je ne peux pas me rallier à une affirmation comme ça », a quant à elle soutenu Marie-Claude Bibeau, ministre du Développement international.«Je comprends qu\u2019il y a certaines Québécoises qui perçoivent ça comme un signe d\u2019oppression, mais en même temps, pour moi, ce qui est fondamental, c\u2019est le droit des femmes de choisir.» Mais à l\u2019extérieur de l\u2019arène politique, certains n\u2019ont pas hésité à défendre la nouvelle ministre.« C\u2019est quand même une obligation qui est imposée aux femmes qui doivent cacher leur chevelure lorsqu\u2019elles sont en présence d\u2019hommes qui ne sont pas de leur famille», a fait valoir Diane Guil- bault du groupe féministe Pour les droits des femmes du Québec (PDF Québec), soulignant que c\u2019est une position que partageaient des collègues originaires du Maghreb au sein de son groupe.«Une femme peut bien être médecin et dire qu\u2019elle le porte par choix.D\u2019accord.Mais ça n\u2019enlève rien au symbole, à la signification du symbole lui-même », a poursuivi la présidente du groupe né en 2013 d\u2019une scission avec la Fédération des femmes du Québec (FFQ) sur la question du voile, notamment.À l\u2019inverse, un autre groupe féministe, la Fondation Paroles de femmes, tenait un discours d\u2019une autre nature.«On trouve ça très inquiétant parce que, selon le principe même de la laïcité, il faut que l\u2019État s\u2019abstienne d\u2019interpréter les symboles religieux et de donner son avis», faisait valoir Amel Zaazaa, présidente de ce groupe créé dans la foulée de la charte des valeurs pour représenter les femmes racisées au Québec.« Les femmes musulmanes qui portent le voile, elles vont se sentir moins en sécurité, ciblées par tous ces débats- là.[\u2026] Ce qu\u2019il faut vraiment mettre en lumière, c\u2019est que depuis quelque temps, il y a quand même une société civile qui est en train de dire non à ce débat.» Avec Hélène Buzzetti peut disparaître, puis quelqu\u2019un t\u2019accroche dans le métro et ça la ravive.Puis, tu l\u2019accroches encore une fois et ça peut continuer à faire mal», a-t-il décrit.Le jour du drame, M.Cadotte a dit que c\u2019est après avoir mis sa femme au lit et tenté de placer l\u2019oreiller qui a glissé à trois reprises qu\u2019il a décidé de mettre fin aux jours de Mme Lizotte.Mme Lizotte était atteinte de la maladie d\u2019Alzheimer et avait complètement perdu son autonomie.Elle ne reconnaissait plus personne, elle ne pouvait manger que des aliments en purée et, en raison de son errance, elle devait être retenue par contention sur une chaise gériatrique toute la journée.Pour le commun des mortels, il peut être difficile d\u2019imaginer qu\u2019une frustration « banale » puisse mener à poser un geste « catastrophique », a expliqué le Dr Morissette.« Nous, on se dit que c\u2019est juste un oreiller.Il glisse une fois, deux fois, trois fois, tu le remets en place, ce n\u2019est pas complexe, mais pour [M.Cadotte], ce n\u2019était pas une question d\u2019oreiller, c\u2019était la situation qui s\u2019est ajoutée à une accumulation et qui lui a fait perdre le contrôle », a-t-il dit.Le procès se poursuivra jeudi au palais de justice de Montréal.Le Dr Louis Morissette À peine nommée ministre de la Condition féminine, Isabelle Charest a semé la controverse en exposant son opinion sur le port du hidjab qu\u2019elle associe à un symbole d\u2019oppression de la femme.JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Précision Une erreur de manipulation a amputé de ses derniers mots le texte «Papas présents et équitables», paru mercredi en pages A 1 et A 4.La dernière ligne du texte aurait dû se lire de la façon suivante: «Le professeur se dit même curieux de voir comment, d\u2019ici quelques années, leurs propres enfants occuperont leur rôle de parents, après avoir grandi dans un tel modèle d\u2019équité.» ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE JEUDI 7 FÉVRIER 2019 L e premier ministre Legault savait dès le départ que l\u2019inexpérience de son cabinet allait lui causer des problèmes, mais il aurait certainement préféré entreprendre la nouvelle session sur un meilleur pied.Il n\u2019est cependant pas le premier à voir des membres de son équipe trébucher en début de mandat.Cela rappelle les débuts chaotiques du cabinet Parizeau à l\u2019automne 1994.À peine deux mois après sa nomination à la Culture et aux Communications, Marie Malavoy avait dû démissionner après avoir avoué qu\u2019elle avait déjà voté avant d\u2019avoir reçu la citoyenneté canadienne.Deux mois plus tard, sa successeure, Rita Dionne-Marso- lais, démissionnait à son tour pour avoir nommé à la présidence de Télé-Québec un de ses organisateurs sur lequel pesaient des soupçons de malversation.Cela n\u2019a empêché ni l\u2019une ni l\u2019autre d\u2019assumer d\u2019autres responsabilités ministérielles par la suite.Heureusement pour le ministre de l\u2019Agriculture, André La- montagne, M.Legault ne pouvait pas se permettre une deuxième liquidation dans le même mois.Avec autant de nouveaux élus, on pouvait toujours considérer le cas de Ma- rieChantal Chassé comme une erreur d\u2019évaluation, mais une autre aurait soulevé des interrogations sur le jugement du premier ministre lui-même.Les explications successives de M.Lamontagne sont trop contradictoires pour convaincre qui que ce soit du bien-fondé du congédiement de l\u2019agronome Louis Robert, dont la seule faute semble être d\u2019avoir voulu dénoncer l\u2019influence des intérêts privés dans les recherches sur les effets des pesticides.Ce ne serait pas la première fois qu\u2019un nouveau ministre avale sans se poser de questions ce que lui suggère un sous- ministre plus expérimenté, auquel il se fie d\u2019autant plus qu\u2019il lui est imposé par le bureau du premier ministre.Marc Dion est un vieux renard hérité de l\u2019administration libérale qui a été reconduit dans ses fonctions par le nouveau gouvernement, mais cette « décision administrative » ne dégage en rien M.Lamontagne de sa responsabilité politique, ni de son obligation morale de réparer ce qui a toutes les apparences d\u2019une injustice commise envers un homme dont on loue la compétence et l\u2019intégrité.Il est clair que ce congédiement envoie un message inquiétant aux éventuels lanceurs d\u2019alerte en démontrant les limites, pour ne pas dire les obstacles, que leur impose la Loi favorisant la divulgation d\u2019actes répréhensibles à l\u2019égard des organismes publics, que le gouvernement Couillard a fait adopter en décembre 2016.Du haut au bas de l\u2019organigramme, les employés du secteur de la santé ont cependant dû s\u2019étouffer de rire, ou encore de rage, en entendant Gaétan Barrette s\u2019indigner du traitement qui a été réservé à M.Robert.Pendant les quatre années durant lesquelles il a régné en despote sur le réseau de la santé, M.Barrette s\u2019est employé à museler ou à terroriser tous ceux qui voulaient dénoncer les effets désastreux de sa gestion.On comprend qu\u2019il ne pouvait pas conserver le dossier de la santé dans l\u2019opposition, mais il était bien mal placé pour jouer les vierges offensées à la suite de ce licenciement.En imposant la nécessité de séduire l\u2019électorat, la démocratie et le suffrage universel ont transformé la politique en une sorte de théâtre permanent, mais encore faut-il que les acteurs soient crédibles.La semaine dernière, l\u2019opposition libérale s\u2019est empressée de présenter comme un « profilage » inacceptable la demande que le gouvernement avait adressée à différents ministères, notamment celui de l\u2019Éducation, afin de savoir s\u2019ils disposaient d\u2019informations sur le nombre de leurs employés qui portent des signes religieux.La présidente de la CSDM, Catherine Harel-Bourdon, avait été « sidérée » par cette requête.C\u2019était d\u2019autant plus « aberrant », disait-elle, que cela allait « à l\u2019encontre des droits et libertés » des employés.Durant le débat sur la charte de la laïcité, les uns et les autres avaient pourtant reproché au gouvernement Marois de prendre le risque de provoquer une profonde division au sein de la société québécoise sans même posséder de données probantes démontrant qu\u2019il existait un réel problème.Mardi, le ministre de l\u2019Éducation, Jean-François Roberge, a révélé avec un plaisir non dissimulé que son ministère avait préparé un questionnaire à cet effet en juin 2018, alors que les libéraux étaient encore au pouvoir.Le titulaire de l\u2019époque, Sébastien Proulx, a assuré qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une «démarche administrative» dont il n\u2019avait pas été informé et que, bien entendu, il n\u2019aurait jamais autorisée.On ne peut que se réjouir du sens de l\u2019initiative des fonctionnaires, mais n\u2019est-il tout de même pas un peu étonnant de les voir prendre le risque de placer le gouvernement dans des situations qui peuvent devenir très embarrassantes sans que personne pense à en informer le ministre responsable ?André Lamontagne peut toujours plaider l\u2019inexpérience, mais M.Proulx n\u2019est pas tombé de la dernière pluie.La faute des fonctionnaires MICHEL DAVID HÉLÈNE BUZZETTI CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR Les malheurs de Jagmeet Singh font le bonheur d\u2019Elizabeth May.La chef du Parti vert estime qu\u2019elle tirera profit de la déconfiture du Nouveau Parti démocratique en offrant une solution aux électeurs angoissés par la crise climatique.Et c\u2019est pour promouvoir un Parti vert de plus en plus populaire dans les sondages que Mme May entame au- jourd\u2019hui à Montréal une tournée canadienne qui la mènera dans neuf provinces\u2026 et aux côtés de Bonhomme Carnaval à Québec.« Avec la crise des changements climatiques, il y a un besoin d\u2019une voix claire qui comprend la menace et offre en même temps de l\u2019espoir.[\u2026] C\u2019est clair que la population du Québec \u2014 et peut-être celle de la Colombie-Britannique \u2014 comprend bien que nous faisons face à une menace plus dangereuse que toutes les autres, presque comme une guerre nucléaire », explique Mme May en entrevue.« C\u2019est le moment des verts, ce n\u2019est pas le moment orange », dit-elle en français.Les résultats de financement donnent raison à Mme May.Le Parti vert a récolté 3,1 millions de dollars en 2018, dont la moitié dans les trois derniers mois de l\u2019année, ce qui en fait sa meilleure année hors période électorale (le parti avait récolté 4,5 millions en 2015).À titre de comparaison, le NPD a récolté 5,1 millions en 2018.Les sondages expliquent aussi en partie l\u2019optimisme de Mme May.Si le Parti vert demeure bon quatrième dans les intentions de vote pancanadiennes, il récolte désormais systématiquement 7 % ou 8 %, alors que le NPD stagne dans la fourchette des 11-16 %.Au Québec, le dernier coup de sonde de Léger place la formation de Mme May à 5 %, juste derrière le NPD, à 8 %.La tendance s\u2019observe aussi à l\u2019échelle des provinces.À l\u2019Île-du- Prince-Édouard, le Parti vert caracole depuis le mois d\u2019août en tête des intentions de vote.La province, qui compte déjà deux élus verts, pourrait élire cet automne le premier gouvernement vert du pays.En Colombie-Britannique, trois verts font partie de la coalition gouvernementale.Le Nouveau- Brunswick a élu ses trois premiers verts en septembre dernier et l\u2019Ontario, son premier en juin.Au total, en incluant Mme May, le Canada compte maintenant 10 élus verts.Mme May pense que beaucoup d\u2019électeurs néodémocrates déçus viennent vers elle.Et elle cite en guise de preuve\u2026 Thomas Mulcair ! L\u2019ancien chef du NPD recyclé en analyste politique à CTV a déclaré dimanche que puisque M.Singh a donné son appui à un pipeline de gaz liquéfié en Colom- bie-Britannique, « les gens qui pensent que les questions environnementales devraient arriver en tête de priorités vont commencer à s\u2019intéresser au Parti vert d\u2019Elizabeth May ».Déjà, en novembre, des militants et d\u2019anciens députés néodémocrates du Québec avaient confié au Devoir se demander si le temps n\u2019était pas venu de passer au Parti vert ou de fusionner avec lui.«En 2015, il y avait deux forces qui travaillaient contre le Parti vert, analyse Mme May.Les gens se disaient qu\u2019en votant vert, ils permettaient à Stephen Harper d\u2019être réélu.Et ils se disaient qu\u2019il y avait peut-être une possibilité que ce soit le moment de Thomas Mulcair.Ce moment est vraiment passé.C\u2019est nous qui avons le momentum.» Mme May note que des gros noms du parti, comme Hélène Laverdière et Romeo Saganash, ont annoncé qu\u2019ils ne se représenteront pas à l\u2019élection et que d\u2019autres, comme l\u2019ancien candidat à la chefferie Nathan Cullen, n\u2019ont pas encore décidé.« C\u2019est un moment de crise pour le NPD.C\u2019est malheureux pour eux, mais c\u2019est clair que c\u2019est bon pour nous ! » Elizabeth May croit le temps venu pour les verts MARCO FORTIER LE DEVOIR Le Conseil des ministres a approuvé de nouveaux critères permettant d\u2019établir les secteurs où Loto-Québec peut installer des appareils de loterie vidéo (ALV) \u2014 une des formes de jeu les plus préoccupantes pour la santé publique.La société d\u2019État affirme favoriser le «jeu responsable», mais des doutes subsistent sur l\u2019impact réel du changement.Les nouveaux ALV seront désormais autorisés dans des quartiers où « l\u2019indice de défavorisation matérielle de l\u2019Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) [est] égal ou inférieur à celui de la moyenne régionale du secteur ».La société d\u2019État remplace ainsi deux autres critères qui étaient utilisés depuis 2011 pour autoriser ou non l\u2019offre d\u2019appareils de loterie vidéo : le revenu moyen et le pourcentage de ménages à faible revenu du quartier.« Ces critères ont été revus et raffinés afin qu\u2019ils correspondent mieux à la réalité d\u2019aujourd\u2019hui, tout en tenant compte des disparités régionales », indique Patrice Lavoie, directeur des affaires publiques à Loto-Québec.La société d\u2019État s\u2019est engagée en 2016 à « resserrer l\u2019encadrement des ALV et à en diminuer le nombre ».Depuis, le parc d\u2019ALV est passé de 11 063 à moins de 10 000 en décembre 2018.Jean-François Biron, chercheur à la Direction régionale de santé publique de Montréal, estime que les nouveaux critères représentent « un pas dans la bonne direction».«Mais quel sera l\u2019impact de ces nouveaux critères sur l\u2019offre d\u2019appareils de loterie vidéo?On ne le sait pas», dit-il.Il estime que Loto-Québec devrait tenir compte du nombre de personnes vivant seules \u2014 qui sont plus à risque d\u2019avoir des problèmes de jeu.De plus, Loto-Québec établit le nombre limite d\u2019ALV par quartier en tenant compte de la population qui vient travailler durant la journée, pour les quartiers faiblement peuplés.Cette pratique peut «fausser la donne», estime Jean-François Biron.«L\u2019objectif est toujours de prendre en compte la donnée de population la plus pertinente (celle qui est la plus représentative du bassin de clientèle potentielle), afin d\u2019avoir le portrait le plus juste de la réalité du secteur», fait valoir Patrice Lavoie, de Loto-Québec.Nouveaux critères pour gérer les appareils de loterie vidéo 2018 se classe au quatrième rang des années les plus chaudes jamais enregistrées, selon la NASA, la NOAA et l\u2019Organisation météorologique mondiale.La température planétaire moyenne observée en 2018 dépasse de 0,83 °C celle des années 1951-1980 et d\u2019environ 1,0 °C celle qui prévalait à l\u2019époque préindustrielle (1850-1900).Ce qui laisse donc les années 2016, 2017 et 2015 au sommet du palmarès des années les plus chaudes.Sur cette carte, le rouge indique des températures au-delà des normales ; le bleu, des températures inférieures.NASA Une nette tendance au réchauffement Elizabeth May JUSTIN TANG LA PRESSE CANADIENNE Ce ne serait pas la première fois qu\u2019un nouveau ministre avale sans se poser de questions ce que lui suggère un sous-ministre plus expérimenté, auquel il se fie d\u2019autant plus qu\u2019il lui est imposé par le bureau du premier ministre LEDEVOIR // LE JEUDI 7 FÉVRIER 2019 A 4 AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 16 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la corporation NOUVEAU THÉÂTRE URBAIN demandera au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre.Fait à Montréal, ce 5 février 2019.André Corbeil, avocat Procureur de la corporation Réfection de l\u2019enveloppe - maçonnerie et autres travaux connexes, 1679 à 1685 Wellington, Montréal Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 7 février 2019 sur le site Internet SEAO (Système électronique d\u2019appel d\u2019offres) au www.seao.ca ou en communiquant avec le service à la clientèle de SEAO au 514 856-6600 (sans frais au 1 866 669-7326).Le coût pour l\u2019obtention de ces documents est celui établi par le SEAO.Les soumissionnaires pourront également obtenir plus d\u2019informations sur cet appel d\u2019offres à l\u2019adresse : approvisionnement@shdm.org.AVIS PUBLIC APPEL D\u2019OFFRES DEV-CP19-009 Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 18-17274 Services professionnels d\u2019une équipe en développement durable pour le projet du complexe aquatique Pierrefonds-Roxboro L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le jeudi 7 février 2019 est reportée au mardi 19 février 2019 à 13 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 7 février 2019 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 18-17261 Services professionnels \u2013 Équipe de conception Complexe aquatique et récréatif Pierrefonds- Roxboro L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le jeudi 7 février 2019 est reportée au mardi 19 février 2019 à 13 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 7 février 2019 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 18-17269 Services professionnels d\u2019un économiste de la construction L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le jeudi 7 février 2019 est reportée au mardi 19 février 2019 à 13 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 7 février 2019 Le gref?er de la Ville Yves Saindon, avocat AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : nom et dernière adresse connue Numéro de dossier PESTA MONIQUE : 614 DES CHARENTES, ROSEMERE, QC J7A 4S8 DUMORNAY ALAIN : 614 DES CHARENTES, ROSEMERE, QC J7A 4S8 LANDRIAULT PAUL ANDRE : 815 INDUSTRIEL # 6, ST-JEAN-SUR- RICHELIEU, QC J3B 4S9 WANG XIAO XIA (SHIRLEY) : 119-7000 RUE ALLARD, MONTREAL, QC H8N 1Y7 MODE SWD INC.- SWD FASHION INC.: 119-7000 RUE ALLARD, MONTREAL, QC H8N 1Y7 ALIMOHAMMADI MOHAMMAD : 220 CHEMIN DU GOLF # 404, MONTREAL, QC H3E 2A7 REEVES BOMBARDIER KEVIN : 400 DANIS, VALLEYFIELD, QC J6S 1N1 BERTRAND ROBERT : 64 LOUIS LEPAGE, TERREBONNE, QC J6W 2S4 BELL JEAN PHILIPPE : 4414 DE LA RENAISSANCE, LAVAL, QC H7L 5J2 BLANC JEAN HAROLD : 2071 LEMISSAIRE, TERREBONNE, QC J7M 2C7 CARBONNEAU SAMUEL : 136 CURE POIRIER OUEST, LONGUEUIL, QC J4J 2G3 MILLETTE JEAN FRANCOIS : 907 DESJARDINS, ST-JEROME, QC J5L 1K9 DE BELLE PHOTOGRAPHY (POSITIVE PICTURES) : 5570 CARTIER # 201, MONTREAL, QC H2H 1X9 BALDEH TIJAN : 1550 HENRI-BOURASSA O # 509, MONTREAL, QC H3M 3G4 HOMEBEAVER INC.(1172118474) : 5334 DU PARC # 201, MONTREAL, QC H2V 4G7 CROTEAU STEEVE ALLAIN : 90 RUE DES SOEURS GRISES # 401, MONTREAL, QC H3C 6N1 LPOMBERIE CARL ST-AMOUR : 11840 COTE DES BOUCHARD, MIRABEL, QC H7N 2E5 CHASSE SEBASTIEN : 8240 RUE DE MARSEILLE, MONTREAL, QC H1L 1P4 500-32-158909-186 500-32-158909-186 500-32-159246-182 500-32-159320-185 500-32-159320-185 500-32-159326-182 500-32-159418-187 500-32-159424-185 500-32-159425-182 500-32-159457-185 500-32-159463-183 500-32-159478-181 500-32-159501-180 500-32-705277-186 500-32-706654-185 500-32-706654-185 500-32-707275-188 500-32-707364-180 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district Montréal situé au 1 Notre-Dame Est # 1.04, Montréal, QC H2Y 1B6 dans les 30 ou autre nombre de jours indiqué dans l\u2019ordonnance jours a?n de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis des options qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 5 février 2019 par le gref?er dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il peut être consulté à la présente adresse pendant une période d\u2019au moins 60 jours à compter de sa publication.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 5 février 2019 Tsui-Lan Chang , Gref?ère-adjointe de la Cour du Québec Avis public Assemblée publique Étude publique au sujet de la sécurité des déplacements entre l\u2019école et la maison Par la Commission de la sécurité publique La Commission de la sécurité publique procédera à une étude publique à propos de la sécurité des écoliers qui se déplacent à pied entre la maison et l\u2019école.Le SPVM fera une présentation sur le sujet des brigadiers scolaires.Les critères d\u2019analyse des traverses scolaires ainsi que le nombre et la répartition des brigadiers scolaires y seront notamment abordés.La présentation se tiendra comme suit : Date 21 février 2019 Heure 18 h 30 Lieu Hôtel de ville, salle du conseil, 275, rue Notre-Dame Est / Métro Champ-de-Mars La présentation du SPVM sera suivie d\u2019une période de questions du public, puis d\u2019une période de questions des commissaires.La commission adoptera ses recommandations au cours d\u2019une assemblée qui aura lieu : Date 12 mars 2019 Heure 9 h Lieu Hôtel de ville, salle du conseil, 275, rue Notre-Dame Est / Métro Champ-de-Mars Accessibilité Les personnes à mobilité réduite accèdent à l\u2019hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford).La salle est équipée d\u2019un système d\u2019aide à l\u2019audition.Pour y avoir accès, il suf?t de syntoniser la fréquence 100,3 sur la bande MF de votre baladeur.De plus, un service d\u2019interprétation pour les personnes ayant des limitations auditives peut être offert sur demande, sous réserve de la disponibilité d\u2019interprètes.Les citoyens qui désirent intervenir lors de la période de questions et de commentaires du public sont priés de s\u2019inscrire dès maintenant auprès du Service du greffe au numéro 514 872-3000 ou encore à l\u2019adresse commissions@ville.montreal.qc.ca.Il est également possible de s\u2019inscrire sur place 30 minutes avant le début de la séance.Documentation La documentation relative à cette assemblée publique sera disponible au Service du greffe et sur le portail de la Ville à l\u2019adresse : ville.montreal.qc.ca/commissions, dès que possible.Renseignements : Service du greffe Division des élections, du soutien aux commissions et de la réglementation 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134 Montréal (Québec) H2Y 1C6 514-872-3000 commissions@ville.montreal.qc.ca @comm_MTL APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC DESIGN ARTISTIQUE ET FABRICATION MUSÉOGRAPHIQUE POUR L\u2019EXPOSITION GRAND NORD (2019-MUSEO DESIGN-EXPOGN) La Société du musée d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal, Pointe-à-Callière, (Musée PAC) est une corporation autonome à but non lucratif dont la mission est notamment de faire aimer et connaître le Montréal d\u2019hier à aujourd\u2019hui à travers les actions de diffusion, d\u2019éducation, de conservation et de recherche à l\u2019endroit du patrimoine archéologique et historique montréalais, et tisser avec les réseaux régionaux, nationaux et internationaux, des liens dont bénéficieront les publics.Le présent appel d\u2019offres concerne entre autres les services suivants : \u2022 La conception muséographique, le design artistique, la production graphique, la fabrication, l\u2019installation, le rodage et le démontage pour l\u2019exposition « Grand Nord» qui se tiendra de novembre 2019 à avril 2020 dans le Pavillon Maison-des-Marins de Pointe- à-Callière.Les documents pourront être obtenus par le Système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) à partir du 7 février 2019 en consultant le site Internet www.seao.ca.Les documents seront obtenus au coût établi par le SEAO.Les soumissions seront reçues jusqu\u2019au 14 mars 2019 à 11h00 dans l\u2019enveloppe cachetée et adressée à l\u2019attention de la soussignée à la Société Pointe-à-Callière, Cité de l\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal à l\u2019adresse 350 Place Royale, Montréal (Québec) H2Y 3Y5.Le Musée PAC, ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues, et le Musée PAC n\u2019n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Danielle Demers Directrice projets immobilisés AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avis est donné AUDREY SMITH que la partie de- manderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL une demande introductive d\u2019instance en acquisition du droit de propriété d\u2019un immeuble par prescription déclaration sous serment et avis de présentation (C.c.q., art.922 et suiv.et 2910 el suiv.et C.p.c., art.302, 303 et 468).Une copie de cette demande et de l\u2019avis d assignation ont été laissé à l\u2019intention de la partie défenderesse au greffe du tribunal au palais de justice de MONTRÉAL, situé au 1 RUE NOTRE-DAME EST À MONTRÉAL dans le dossier 500-17-1061 32- 197.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 4 février 2019 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avis est donné PAMELO YATCHOU que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district deMONTRÉAL une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de l\u2019avis d \u2018assignation ont été laissés à l\u2019intention de la partie défenderesse au greffe du tribunal au palais de justice de MONTRÉAL, situé au 1 RUE NOTRE-DAME EST À MONTRÉAL dans le dossier 500-22-252439 -198.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 4 février 2019 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avis est donné KOSTAS KOUTSOUMBAS que la pattie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de l\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à l\u2019intention de la pattie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTRÉAL, situé au 1 RUE- NOTRE-DAME EST À MONTRÉAL dans le dossier 500-22-252318- 186.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 4 février 2019 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avis est donné CHRIS- TOS KOUTSOUM- BAS ET KOSTAS KOUTSOUMBAS que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de l\u2019avis d assignation ont été laissés à l\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTRÉAL.situé au 1 RUE NOTRE-DAME EST À MONTRÉAL dans le dossier 500-22-252319- 184.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 4 février 2019 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avis et donné 10158933 CANADA INC.que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL une demande introductive d\u2019instance, Une copie de cette demande et de l\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à l\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTRÉAL situé au 1 RUE NOTRE- DAME EST À MONTRÉAL dans le dossier 500-22-252591-196.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter auPalai de justice dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 4 février 2019 Sonia Lavoie, huissier de justice Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 18-17275 Services professionnels d\u2019un spécialiste en analyse de risque pour le projet du complexe aquatique Pierrefonds-Roxboro L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le jeudi 7 février 2019 est reportée au mardi 19 février 2019 à 13 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 7 février 2019 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat CESSION DE GREFFE \u2013 ANDRÉE BLAIS PRENEZ AVIS QUE Me Céline Dumais, notaire à Montréal, est en possession du greffe et des dossiers de Madame Andrée Blais, autrefois notaire à Montréal, à titre de cessionnaire aux termes d\u2019une décision du Secrétaire de l\u2019Ordre, en sa qualité de représentant du Conseil d\u2019administration, rendue le 18 janvier 2019.Fait à Montréal, le 7 février 2019 Céline DUMAIS, notaire Ville de Montréal Direction des affaires civiles 775, rue Gosford, 4e étage Montréal (Québec) H2Y 3B8 Tél.: (514) 872-2363 Fax : (514) 872-3086 Heures de bureau : 8 h 30 à 16 h 30 Appel d\u2019offres public Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 10 h 30, le 26 février 2019, à la mairie de l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint- Michel\u2013Parc-Extension, 405, avenue Ogilvy, bureau 100, Montréal.Catégorie : Travaux de construction Appel d\u2019offres : PRR-19-01 Descriptif : Travaux de reconstruction de trottoirs, là où requis, sur diverses rues de l\u2019arrondissement de Villeray - St-Michel - Districts de Saint-Michel et de François-Perrault.(PRR VSP) Date d\u2019ouverture : Le 26 février 2019 Documents : Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par SÉAO.Renseignements : Mme Marie-Josée Goulet, ing.vsmpe.appelsdoffres.infos.ingenierie@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, chaque soumission doit être placée dans les enveloppes appropriées cachetées et porter l\u2019identi?cation indiquées dans les instructions aux soumissionnaires.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la mairie d\u2019arrondissement, 405, avenue Ogilvy, bureau 200, Montréal, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal (arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc- Extension) ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal le 7 février 2019 La secrétaire d\u2019arrondissement, Lyne Deslauriers Appel d\u2019offres public Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 10 h 30, le 26 février 2019, à la mairie de l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint- Michel\u2013Parc-Extension, 405, avenue Ogilvy, bureau 100, Montréal.Catégorie : Travaux de construction Appel d\u2019offres : PRR-19-02 Descriptif : Travaux de reconstruction de trottoirs, là où requis, sur diverses rues de l\u2019arrondissement de Villeray - St-Michel - Districts de Villeray et de Parc-Extension.(PRR VSP) Date d\u2019ouverture : Le 26 février 2019 Documents : Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par SÉAO.Renseignements : Mme Marie-Josée Goulet, ing.vsmpe.appelsdoffres.infos.ingenierie@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, chaque soumission doit être placée dans les enveloppes appropriées cachetées et porter l\u2019identi?cation indiquées dans les instructions aux soumissionnaires.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la mairie d\u2019arrondissement, 405, avenue Ogilvy, bureau 200, Montréal, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal (arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc- Extension) ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal le 7 février 2019 La secrétaire d\u2019arrondissement, Lyne Deslauriers Appel d\u2019offres Arrondissement d\u2019Anjou Direction des travaux publics Des soumissions, sont demandées et devront être reçues avant 11 heures, à la date ci-dessous mentionnée, à l\u2019adresse suivante : Direction des services administratifs, des relations avec les citoyens et du greffe, arrondissement d\u2019Anjou, au 7701, boul.Louis-H.-La Fontaine, Anjou (Québec) H1K 4B9 (à l\u2019attention de madame Jennifer Poirier).Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2019-06-TR Descriptif : Réfection de trottoir et de pavage sur diverses rues (2019) Date d\u2019ouverture : Le mardi 26 février 2019 à 11 heures Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : ao_anjou@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 7 février 2019 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à l\u2019endroit susmentionné, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 7 février 2019 Jennifer Poirier Secrétaire d\u2019arrondissement Avis public ADOPTION ET ENTRÉE EN VIGUEUR AVIS PUBLIC est, par les présentes, donné que le conseil d\u2019arrondissement de Mercier\u2013Hochelaga- Maisonneuve a adopté, lors de sa séance ordinaire tenue le 4 février 2019 à 19 h, le règlement suivant : Règlement sur la publication des avis publics de l\u2019arrondissement de Mercier\u2013Hochelaga- Maisonneuve (RCA18-27012).PRENEZ EN OUTRE AVIS que le règlement est maintenant en vigueur.Toute personne intéressée peut consulter le règlement mentionné ci-dessus à la mairie de l\u2019arrondissement située au 6854, rue Sherbrooke Est, durant les heures normales d\u2019ouverture.FAIT À MONTRÉAL, CE 7E JOUR DE FÉVRIER 2019.Le secrétaire d\u2019arrondissement substitut, Dina Tocheva Appel d\u2019offres public Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 10 h 30, le 26 février 2019, à la mairie de l\u2019arrondissement de L\u2019Île-Bizard \u2013 Sainte- Geneviève, 350, montée de l\u2019Église, L\u2019Île-Bizard.Catégorie : Exécution de travaux Appel d\u2019offres : 2016-13 Descriptif : Travaux de reconstruction d\u2019aqueduc, d\u2019égout et de chaussée des rues Saint-Charles, Guay et Place Saint-Charles Date d\u2019ouverture : Le 26 février 2019 Documents : Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par SÉAO.Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : ibsg.seao@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et porter l\u2019identi?cation indiquée dans les instructions aux soumissionnaires.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la Direction des travaux publics, ingénierie et aménagement urbain de l\u2019arrondissement de L\u2019Île-Bizard \u2013 Sainte-Geneviève, 350A, montée de l\u2019Église, L\u2019Île-Bizard, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal (arrondissement de L\u2019Île-Bizard \u2013 Sainte-Gene- viève) ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 7 février 2019 La secrétaire d\u2019arrondissement substitut, Edwige Noza LEDEVOIR // LE JEUDI 7 FÉVRIER 2019 ACTUALITÉS A 5 Les Trésors de la Grèce \u2013 20 jrs Départ 8 mai au 27 mai 6 places Circuit terrestre, Croisière & séjours iles ioniennes Thessalonique 2nts, Vergina, Météores, Kephallonie Croisière 5 jrs, Athènes 3nts, 39 repas, visites incluses Magistrale Russie \u2013 21jrs et ses villes d\u2019arts Départ 8 mai au 28 mai 4 places Moscou 5nts, Anneau d\u2019Or 5jrs, St-Petersbourg 4nts, Tous les repas (60 au total), Croisière 6nts, toutes les entrées et visites incluses, Vol Air France Voyages Symone Brouty 1 800 650-0424 www.voyagesbrouty.com Pour des voyages pas comme les autres Des voyages d\u2019exceptions : Culture, Histoire & Petits Groupes DÉJA 24 ANS ! 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que chacun est.Le vêtement est une forme de langage.Il sert à exprimer des croyances religieuses ou des idées politiques.Et comme le corps de la femme a été réglementé de façon plus stricte que le corps de l\u2019homme, c\u2019est très fort que des femmes politiques choisissent de faire un statementde cet ordre en s\u2019habillant comme leurs sœurs suffragettes du passé.» La représentante du Minnesota Ilhan Omar, une des deux élues musulmanes du Congrès, avait agencé son hidjab à son costume blanc.La troisième vague féministe est en marche.Tout corps est politique L\u2019utilisation et la critique du vêtement à des fins politiques sont partout.La nouvelle ministre québécoise de la Condi- JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR L\u2019ancien hôpital général de Montréal, situé dans le Vieux-Montréal, pourrait accueillir un laboratoire d\u2019archéologie de l\u2019Université de Montréal dans le cadre d\u2019un projet de mise en valeur du site datant du XVIIe siècle.Les Sœurs grises de Montréal ont dévoilé mercredi leur projet, qui nécessitera des investissements de 35,2 millions.La construction de l\u2019ancien hôpital des frères Charron, aujourd\u2019hui connu sous le nom de Maison de Mère d\u2019You- ville, remonte à 1693.Les effectifs étant en baisse, les religieuses ont entrepris, il y a quelques années, d\u2019élaborer une stratégie pour donner une seconde vie aux biens patrimoniaux qu\u2019elles possèdent.Elles ont vendu leur maison-mère de la rue Guy à l\u2019Université Concordia en 2007 et leur propriété de l\u2019île Saint-Bernard à la Ville de Châteauguay en 2011.Pour l\u2019ancien hôpital, elles ont conclu un partenariat avec l\u2019Université de Montréal, qui souhaite y loger un laboratoire d\u2019archéologie durable qui accueillerait des étudiants à la maîtrise ou au doctorat.L\u2019université occuperait des locaux répartis sur quatre étages.Les lieux seraient alors accessibles au PATRIMOINE Un laboratoire d\u2019archéologie dans le Vieux-Montréal Les Sœurs grises proposent une nouvelle vocation pour l\u2019ancien hôpital général public, tout comme les archives des Sœurs grises, qui seront mises en valeur.La congrégation demeurerait propriétaire du bâtiment.« Avec ce projet, on veut remettre à la collectivité, parce qu\u2019on sait qu\u2019on est en décroissance et on ne veut pas laisser un trésor comme ça s\u2019évanouir », a expliqué sœur Aurore Larkin, supérieure générale des Sœurs grises de Montréal.Le projet de mise en valeur, élaboré avec le musée Pointe-à-Callière, nécessitera des investissements de 35,2 millions.Les Sœurs grises consacreraient 4 millions au projet alors que l\u2019UdeM prévoit un investissement de 1,2 million.Pour l\u2019instant toutefois, les religieuses attendent un engagement des gouvernements fédéral et provincial ainsi que de la Ville de Montréal, pour compléter le montage financier et aller de l\u2019avant.Mais les discussions sont « très prometteuses », assure Hubert Gauthier, directeur général des Sœurs grises de Montréal.Salle des pauvres Le bâtiment, qui est classé immeuble patrimonial, a été rénové et modernisé dans les années 1980 lorsque les religieuses sont revenues y habiter.Mais il aura besoin d\u2019importants travaux de remise aux normes pour être conforme à sa nouvelle vocation.Il faudra notamment solidifier l\u2019immeuble et remplacer toutes les fenêtres, a indiqué M.Gauthier.Si les lieux ont subi des modifications au fil des ans, certains locaux sont demeurés intacts, comme la « salle des pauvres » qui accueillait les indigents pour des repas, ainsi que la cave voûtée de vieilles pierres qui permettait d\u2019entreposer les réserves de nourriture.Le ministère de la Culture précise que le projet présenté par les Sœurs grises est toujours à l\u2019étude.Québec a contribué aux démarches de requalification du site et les discussions se poursuivent, a indiqué Annie LeGruiec, conseillère en communication au ministère.« Près de 1 million a d\u2019ailleurs été investi par le ministère dans des études et des interventions de restauration sur le site », a-t-elle signalé.Directeur des politiques chez Héritage Montréal, Dinu Bumbaru s\u2019est réjoui de voir les Sœurs grises et l\u2019Univer- tion féminine, Isabelle Charest, vient de pourfendre le hidjab comme « symbole d\u2019oppression ».En France, les manifestations des gilets jaunes ébranlent le gouvernement depuis des mois.Un contre-mouve- ment s\u2019organise autour de défenseurs autoproclamés de la République arborant des écharpes rouges.Tout corps est politique, mais le corps des gens de pouvoir le devient encore plus.Brigitte Macron a été attaquée virtuellement pour avoir porté des baskets de luxe à 1000 $ lors d\u2019une sortie officielle en Égypte le 27 janvier.Des internautes (disons conspiration- nistes) ont déniché un message belliqueux caché dans le choix du costume vaguement militaire que portait la première dame au discours sur l\u2019état de l\u2019Union mardi alors que son mari président en appelait à la collaboration bipar- tisane des élus.Le styliste Hervé Pierre, qui a lui-même acheté la robe sombre à New York pour Melania Trump, a rejeté totalement cette interprétation.La représentation et le pouvoir avancent en cordée depuis l\u2019invention de la politique.D\u2019autres époques ont d\u2019ailleurs connu des charges symboliques autrement plus profondes que la controverse suscitée récemment par la tuque ou le t-shirt de Catherine Dorion.Philippe Denis, doctorant et chargé de cours à l\u2019École supérieure de mode de l\u2019UQAM, évoque le mouvement des Incroyables et des Merveilleuses du Directoire (1795-1799) en France.La jeu- Les Sœurs grises consacreraient 4 millions au projet de mise en valeur du bâtiment patrimonial, a affirmé la supérieure générale de la congrégation, sœur Aurore Larkin.JACQUES NADEAU LE DEVOIR sité de Montréal collaborer pour mettre en valeur l\u2019ancien hôpital.Il croit que le gouvernement Legault pourra difficilement rester indifférent.« Le nouveau gouvernement a réalisé très tôt dans son mandat à quel point le patrimoine n\u2019était pas un sujet qu\u2019on pouvait mettre sous le tapis », a-t-il fait remarquer.De son côté, la Ville de Montréal reconnaît l\u2019importance du patrimoine urbain et religieux, mais n\u2019a pas encore pris d\u2019engagement.« Nous croyons que le financement de tous les paliers doit être cohérent et adapté à la capacité de payer des contribuables », a souligné par courriel Laurence Houde-Roy, attachée de presse du comité exécutif.Les Sœurs grises, dont la moyenne d\u2019âge dépasse 80 ans, n\u2019habitent plus l\u2019ancien hôpital.Une trentaine d\u2019entre elles sont maintenant établies à Nico- let et quelque 120 autres habitent au Square Angus.Il a suffi d\u2019une tuque puis d\u2019un t- shirt à la députée de Québec solidaire Catherine Dorion pour faire surchauffer le cénacle du pouvoir médiaticopolitique.Le bonnet a été porté le soir de l\u2019élection.Le gami- net littéraire célébrant le poète Patrice Desbiens est apparu à la première intervention de l\u2019élue à l\u2019Assemblée nationale, début décembre.Rien de plus normal pourtant.Le t-shirt, un sous-vêtement à l\u2019origine, est devenu plus qu\u2019un vêtement, un véritable vecteur des messages sociopolitiques dans nos sociétés démocratiques.À preuve, le musée de la mode et du textile de Bermondsey, au sud de Londres, inaugure officiellement ce week-end une exposition précisément intitulée : T-shirt : Cult, Culture, Subversion.L\u2019exposition fait de ce vêtement une sorte de minimédia personnalisé pour afficher ses affiliations esthétiques ou politiques.« Critiquer Mme Dorion pour un t- shirt prouve qu\u2019on a la mémoire courte, dit Philippe Denis, historien de la mode.La première fois que Jack Lang est entré comme ministre à l\u2019Assemblée nationale française [en 1981], il portait un veston de Thierry Mugler sans col ni cravate.Il y a eu un tollé.Ça ne l\u2019a pas empêché d\u2019avoir une longue carrière.» Québec vaut bien un t-shirt\u2026 nesse adopta alors des tenues et des coiffures de plus en plus extravagantes.Les femmes s\u2019habillèrent ou plutôt se déshabillèrent « à la grecque », de façon de plus en plus légère et transparente.Ces élégants étiolés par la Terreur se mirent aussi à ne presque plus prononcer les R, peut-être par disgrâce du mot révolution.« À la limite, les Incroyables et les Merveilleuses soulignaient le fait d\u2019être encore vivants, de s\u2019en être sortis, dit M.Denis.Les Incroyables vont par exemple dégager leur chevelure sur la nuque pour rappeler les têtes tombées sur l\u2019échafaud.Les mouvements de mode critique utilisent le vêtement pour symboliser une position ou une opposition.Il n\u2019y a rien de nouveau.» La représentante du Minnesota Ilhan Omar avait agencé mardi son hidjab à son costume blanc pour le discours de Donald Trump.ANDREW HARNIK ASSOCIATED PRESS \u2019est un président avec du plomb dans l\u2019aile qui s\u2019est présenté mardi soir devant le Congrès pour se prêter pour la deuxième fois à ce rituel plutôt assommant mais ô combien sacré en démocratie américaine qu\u2019est le discours sur l\u2019état de l\u2019Union.Un président affaibli par le shutdown (le verrouillage budgétaire de la bureaucratie fédérale) qu\u2019il a décrété en pure perte en pariant que le bras de fer forcerait les démocrates à financer son mur à la frontière du Mexique.Affaibli par les chefs du renseignement qui l\u2019ont publiquement contredit au sujet de la résilience du groupe État islamique (EI) \u2014 que M.Trump enterre un peu vite.Par ailleurs gêné par la rebuffade que lui a servie lundi la majorité républicaine au Sénat en jugeant précipité le retrait des troupes américaines en Syrie et en Afghanistan.Et par une nouvelle mise en accusation dans le cadre de l\u2019enquête Mueller, celle de son cynique frère d\u2019armes Roger Stone.Et puis, bien entendu, un président diminué dans son exercice monarchiste du pouvoir par la salutaire majorité remportée par les démocrates à la Chambre des représentants.Des murs sont érigés autour de lui pour le contenir.Dans l\u2019environnement politique des dernières semaines, sa position s\u2019est précarisée au point d\u2019entrouvrir la porte à l\u2019idée d\u2019une primaire républicaine qui ferait en sorte qu\u2019il ne serait pas automatiquement candidat à un second mandat.Éventualité peu probable, cela dit : dans l\u2019histoire électorale américaine, le parti au pouvoir s\u2019étant lancé dans pareille aventure s\u2019en est presque toujours mordu les pouces.Pour autant, l\u2019état dans lequel se trouve à l\u2019heure actuelle M.Trump est loin d\u2019annoncer son étiolement, nonobstant les ennuis que lui réserve l\u2019enquête sur l\u2019ingérence russe.Le Sénat a beau désapprouver ses projets de retrait afghan et syrien, il reste que l\u2019idée de rapatrier les troupes est populaire dans l\u2019opinion publique américaine.Tout comme l\u2019est son affrontement commercial avec la Chine.Il n\u2019est pas étonnant, du reste, que M.Trump ait consacré l\u2019essentiel de son intervention de près d\u2019une heure et demie à l\u2019économie et à la protection de « notre frontière très dangereuse ».Que la croissance économique \u2014 dont il s\u2019arroge sottement tout le mérite\u2014 tienne jusqu\u2019en 2020, et cela l\u2019aiderait sûrement à se faire réélire, sinon à museler la plupart des républicains que sa présidence fait grincer des dents.Ensuite, qu\u2019il n\u2019arrive pas à faire construire son mur dans son intégralité \u2014 ce à quoi il a d\u2019ailleurs renoncé en partie \u2014, et il lui sera toujours facile de faire commodément de tous ces horribles « socialistes » que sont les démocrates les coupables de son échec.On voit rarement ce populiste primaire essayer de prendre de la hauteur.Qu\u2019il s\u2019y essaie et ça le rend pratiquement méconnaissable.Il s\u2019y est essayé mardi soir en lançant un appel totalement surréaliste \u2014 et sans crédibilité \u2014 à l\u2019unité nationale et au dialogue, lui qui ne sait pourtant rien faire d\u2019autre que diviser pour régner.Macho notoire, il a plus tard eu, contre toute attente, la lucidité élémentaire de saluer l\u2019élection d\u2019un nombre record de femmes au Congrès, un geste que les nouvelles élues démocrates, toutes vêtues de blanc, ont relevé non sans ironie en sautant sur leurs pieds.L\u2019image valait mille mots.En fait, c\u2019est certainement ce que le rituel pesant du discours sur l\u2019état de l\u2019Union a produit de plus inspirant : face à Trump et au conservatisme intolérant de ses partisans, cette nouvelle génération féministe, signe tangible de rénovation progressiste, et du Parti démocrate et de la vie politique américaine.LEDEVOIR // LE JEUDI 7 FÉVRIER 2019 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin Pierre Anctil Département d\u2019histoire de l\u2019Université d\u2019Ottawa S\u2019agissant du débat sur la laïcité, les déclarations publiques des derniers jours ont clairement fait ressortir les limites, sinon les contradictions du débat dans lequel s\u2019engage présentement la société québécoise.En plus des obstacles légaux qui se dressent sur le chemin de la future loi, inscrits dans la Charte des droits et libertés de la personne, et des risques de dérapage politique disgracieux, apparaissent maintenant de manière plus évidente les conséquences sociales déplorables du projet que caresse le gouvernement caquiste.Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019être un grand clerc pour comprendre que le programme législatif du premier ministre vise avant tout les musulmans, et particulièrement les femmes musulmanes.On ne voit pas très bien, en effet, dans le discours actuel, quel autre groupe ou communauté religieuse pourrait se mériter une attention aussi soutenue.À tout le moins, il est facile de prévoir que la loi atteindrait avec plus de force les femmes qui se voilent le visage en tout ou en partie; ce qui revient à dire qu\u2019elle s\u2019appliquerait avec plus de sévérité et de régularité à une minorité bien déterminée de la société.Ce parti pris est contraire à l\u2019esprit de la démocratie et au traitement équitable que l\u2019État doit réserver à tous ses citoyens.La loi projetée porte aussi, bien au-delà de la fonction publique et du secteur de l\u2019enseignement, des risques de stigmatisation évidents.Même si elles n\u2019entrent pas sous le coup de la loi, un grand nombre de femmes musulmanes et de personnes appartenant visiblement à des traditions non chrétiennes seront touchées indirectement sur le marché du travail par ces mesures législatives.Elles seront à tout le moins soumises à une attention médiatique disproportionnée et désignées à l\u2019opprobre général.Besoins à court terme En l\u2019absence de crise sociale aiguë ou de raisons pressantes d\u2019agir, le gouvernement n\u2019intervient ici qu\u2019en fonction de ses besoins politiques à court terme.Qui a dit que la laïcité était un enjeu à régler une fois pour toutes par l\u2019État, de surcroît en utilisant un arsenal législatif musclé?Bien au contraire, le pluralisme religieux fait partie d\u2019un ensemble de valeurs qui sont soumises à des négociations constantes entre les différents acteurs sociaux, le plus souvent avec des résultats positifs et raisonnables.L\u2019État n\u2019a pas pour rôle de juger laquelle des traditions religieuses a le plus de valeur dans sa forme extérieure ou sur la place publique.Il doit plutôt jeter un regard neutre et bienveillant sur toutes les croyances et préserver la liberté de conscience de tous les citoyens.Rédiger une loi qui vise un groupe religieux en particulier mènera à une intensification des formes d\u2019hostilité qui s\u2019exercent déjà contre les musulmans au sein de la société québécoise.L\u2019impair législatif est d\u2019autant plus lourd de conséquences qu\u2019en agissant ainsi, le gouvernement bloque la voie à une intégration réussie des femmes musulmanes au sein de la société québécoise et relaie une attitude préjudiciable.Privées d\u2019accès à l\u2019emploi, de leur dignité de citoyen et des moyens d\u2019entrer en contact avec la majorité francophone, les personnes que la future loi désigne comme fautives se trouveront encore plus isolées et ostracisées qu\u2019auparavant.Ceux et celles que le premier ministre pointe du doigt subiront longtemps les conséquences d\u2019un programme législatif irréfléchi, aux objectifs nébuleux et formulé de manière approximative.Loin de faciliter la transition vers une pleine participation de tous, on peut prévoir que le gouvernement va plutôt durcir les oppositions à la diversité culturelle au sein de notre société et aggraver les préjugés envers les minorités religieuses, notamment musulmanes.Il confortera aussi dans leur opinion défavorable une partie de la population qui se méfie déjà de l\u2019altérité sous toutes ses formes.Nul besoin de chercher très loin dans l\u2019actualité les preuves d\u2019une hostilité latente à l\u2019endroit de l\u2019islam de la part de certains individus peu tolérants, et que les médias relaient avec régularité.Exactement le contraire de ce que les caquistes prétendent accomplir par leur programme législatif et les moyens qu\u2019il propose, c\u2019est-à-dire en limitant les libertés fondamentales d\u2019une fraction de la population et en réduisant ouvertement le droit des individus à l\u2019expression de leurs convictions profondes.Plutôt que ce coup de force législatif, il vaudrait mieux que le gouvernement s\u2019engage à développer une attitude préventive et accueillante envers la diversité, qu\u2019il se résolve à accompagner les minorités vulnérables et à éduquer la population en général.Terra incognita Je me méfie des certitudes.Elles sont le préambule à tous les dogmes, à toutes les religions.Néanmoins, il existe un certain nombre de réalités sur lesquelles nous devrions tous nous entendre comme prémisse à toute discussion.La rotondité de la Terre en fait partie.Or, j\u2019ai été interpellé par la résurgence dans l\u2019actualité de cette croyance ancienne qui veut que la Terre soit plate.On semble avoir affaire à la nouvelle conspiration à la mode.La première chose qui me frappe, c\u2019est que les conspirationnistes ne se donnent Citoyens québécois et musulmans LIBRE OPINION LETTRES DONALD TRUMP État de désunion ISABELLE CHAREST ET LE HIDJAB Retour de la controverse C sa première sortie, la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, a buté contre la question du hidjab alors même que le gouvernement Legault s\u2019apprête à déposer un projet de loi sur la laïcité qui interdit aux employés de l\u2019État en position d\u2019autorité de porter des signes religieux.Les « valeurs religieuses » portées par le hidjab ne correspondent pas à ses valeurs, a indiqué, mardi, la ministre après qu\u2019un journaliste lui eut demandé de livrer son « opinion personnelle » sur le sujet.Les femmes ne devraient pas porter ce voile, a-t-elle poursuivi maladroitement, parce qu\u2019il est synonyme d\u2019« oppression ».Or une ministre n\u2019a pas à livrer son opinion personnelle, car son opinion, c\u2019est celle de la ministre.Elle était manifestement mal préparée.Même dans un État rigoureusement laïc, la liberté de pratiquer et d\u2019afficher sa religion est garantie.Des femmes choisissent librement de porter le voile et on ne peut présumer qu\u2019elles sont opprimées.Rectifiant le tir, mercredi, la ministre a dit qu\u2019elle respectait leur choix.En affirmant que le hidjab est un instrument d\u2019oppression des femmes, Isabelle Charest n\u2019a cependant rien dit de bien original.De fait, dans plusieurs avis et mémoires, le Conseil du statut de la femme (CSF) ne dit pas autre chose.« Le voile est un symbole de l\u2019intégrisme musulman même si, en Occident, il n\u2019est pas nécessairement l\u2019expression d\u2019une foi religieuse comme telle, car il \u201cmarque [\u2026] surtout [pour les femmes qui le portent] leur résistance à l\u2019Occident, leur donne un pouvoir politique, exprime leurs difficultés d\u2019intégration et aussi la peur d\u2019être exclue du cercle familial [\u2026]\u201d », écrivait le CSF.En outre, toutes les grandes religions monothéistes ont une vision « infériorisante » de la femme et légitiment les inégalités entre les sexes, estime l\u2019organisme.Il faut dire que la question du voile divise profondément les féministes.Plusieurs d\u2019entre elles, notamment à la Fédération des femmes du Québec, s\u2019opposent, au nom de la diversité, du multiculturalisme et des droits des musulmanes, à toute interdiction visant les signes religieux.Certes, Isabelle Charest a bien des croûtes à manger.Mais au moins, la nouvelle ministre de la Condition féminine, contrairement à ses prédeces- seures libérales, Stéphanie Vallée et Lise Thériault, n\u2019a aucune honte à se dire féministe.La triple médaillée olympique, qui a fait son chemin dans un monde dominé par les hommes, a-t-elle précisé, prend à cœur l\u2019égalité entre les sexes, mais il lui faudra faire preuve de nuances.À ÉDITORIAL A 6 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu vient présente dans les médias, nous risquons de les voir de plus en plus sortir du placard.Ce qui me trouble davantage, c\u2019est que les derniers cas recensés dans l\u2019actualité nous parlent d\u2019enseignants et de politiciens.Il ne s\u2019agit plus seulement de pauvres illettrés, mais de gens qui sont passés à travers les mailles trop grandes de notre système d\u2019éducation sans développer de pensée critique et de capacité d\u2019abstraction, sans parler du simple bon sens.Ils occupent des postes d\u2019influence et de pouvoir.Sans être alarmiste, j\u2019ai peur parfois que l\u2019obscurantisme nous guette.Benoit Léger Le 6 février 2019 même plus la peine de trouver un motif à leurs théories du complot.Qui aurait intérêt à nous faire croire une telle chose, et pourquoi ?C\u2019est comme si le fait d\u2019avancer des idées qui ajoutent à la complexité du monde est perçu comme une menace pour certains.Les grandes théories scientifiques comme la relativité et la mécanique quantique sont contre-intuitives.Elles contredisent nos expériences quotidiennes du monde.Ils sont plus nombreux qu\u2019on le croit à éprouver de l\u2019inconfort, voire de l\u2019angoisse devant ces réalités.Pour trop de gens, l\u2019intuition tient lieu de connaissance.Si une idée comme celle de la Terre plate de- Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019être un grand clerc pour comprendre que le programme législatif du premier ministre vise avant tout les musulmans, et particulièrement les femmes musulmanes GUY TAILLEFER ROBERT DUTRISAC A 7 IDÉES LEDEVOIR // LE JEUDI 7 FÉVRIER 2019 Directeur de l\u2019information Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet La fierté, c\u2019est bon pour tout le monde C \u2019est la rentrée parlementaire à Québec cette semaine, et François Legault saute sur toutes les occasions qui se présentent pour marteler qu\u2019il souhaite faire de la « fierté nationale » le thème principal de son mandat comme premier ministre.De prime abord, il pourrait s\u2019agir là d\u2019un projet rassembleur.S\u2019aimer soi-même, valoriser ses identités, sa culture, sa langue : voilà une aspiration humaine universelle, s\u2019il en est une.L\u2019affirmation du fait français peut même se rapprocher, en théorie, de la préservation des langues autochtones, qui font depuis mardi l\u2019objet d\u2019une loi fédérale.Tous deux visent après tout l\u2019épanouissement de peuples minoritaires.J\u2019en ai discuté avec Olivia Lya Thomassie, une cinéaste inuite de 20 ans qui partage son temps entre Montréal et Kangirsuk, au Nunavik.À travers son art et ses engagements, Olivia travaille activement à faire rayonner sa culture.Pourtant, elle hésite d\u2019abord à me parler de l\u2019importance de l\u2019inuktitut.« Je suis arrivée à Montréal au milieu du primaire, et on m\u2019a mise dans une classe d\u2019accueil, avec des élèves immigrants en francisation, me raconte-t-elle.Ça m\u2019a beaucoup appris sur la diversité du monde.Mais dans ce contexte, je ne maîtrise plus aussi bien ma langue aujourd\u2019hui.» Si elle avait continué son parcours scolaire dans le Nord-du- Québec, la situation n\u2019aurait pas non plus été facile.Les jeunes Inuits fréquentent l\u2019école dans leur langue maternelle jusqu\u2019à la troisième année du primaire, puis l\u2019enseignement se poursuit en français ou en anglais.Pour plusieurs, le choc culturel et linguistique à la quatrième année est brutal, et il contribue au taux de décrochage vertigineux dans la région.La commission scolaire Kativik milite pour une éducation prolongée en inuktitut, mais les ressources manquent.Pour les jeunes qui persistent dans le système scolaire et continuent leur cégep « au Sud », rester en contact avec leur culture est un combat de tous les instants.Olivia suit d\u2019ailleurs des cours d\u2019inuktitut à l\u2019Institut Avataq, et cherche à passer le plus de temps possible au Nunavik.La situation est encore plus difficile là où les Premières Nations sont encerclées par d\u2019autres populations depuis des siècles, ainsi que dans l\u2019Ouest canadien, où le drame des pensionnats autochtones s\u2019est fait sentir le plus longtemps.Selon les critères de l\u2019UNESCO, plus du deux tiers des 70 langues autochtones au Canada sont en danger.Si 29 % des Autochtones parlaient l\u2019une de ces langues en 1996, ils n\u2019étaient que 16 % à pouvoir faire de même en 2016.La promotion de l\u2019identité, et de la fierté, dans ce contexte, prend une dimension urgente.En toute logique, les Québécois ancrés dans leur francophonie devraient être plus solidaires qu\u2019ils ne le sont du combat des Premières Nations, des Métis et des Inuits pour la survie de leurs langues.Pourtant, l\u2019affirmation québécoise se traduit encore trop souvent par une indifférence ou une vision caricaturale de la fierté, de l\u2019histoire et de l\u2019héritage des minorités et des peuples autochtones ancrés dans le territoire.Vu les injustices vécues par les francophones aux mains de l\u2019État canadien, pourquoi devraient-ils en faire subir à leur tour?Le problème survient lorsqu\u2019on aspire non pas à s\u2019affirmer soi-même, mais à dominer les autres.Alors, on perd de vue qu\u2019on a tous, justement, le même besoin de reconnaissance.La CAQ tombe dans ce piège à pieds joints.Ce besoin de protéger sa fierté \u2014 ou son ego \u2014 a notamment poussé Le- gault à censurer la réalité pourtant largement documentée de l\u2019islamophobie, et ce, au lendemain de l\u2019anniversaire de l\u2019attentat de la mosquée de Sainte-Foy.La promotion des « valeurs » est aussi invoquée pour justifier un projet de loi qui bloquerait à des minorités religieuses l\u2019accès à des carrières dans l\u2019enseignement, la police ou la magistrature.Et encore la semaine dernière, en congrès militant, Legault faisait la promotion de limites plus strictes à l\u2019immigration, car il y aurait là une « question d\u2019être fier de sa langue ».Comme si, pour célébrer sa francité ou son identité, il était nécessaire de nier les réalités ou de limiter les droits politiques de son prochain.La bataille linguistique qui forge la vie d\u2019Olivia est un autre exemple de cette fierté nationale qui peut écraser plutôt que solidariser.Quand l\u2019État québécois a voulu jouer un rôle plus actif au Nunavik, on a insisté sur l\u2019offre de services en français afin de contrer la place de l\u2019anglais dans des communautés habituées de traiter avec Ottawa.Les ressources en inuktitut, au Nunavik comme à Montréal ?On a commencé à s\u2019en préoccuper que très récemment.J\u2019ai demandé à Olivia une définition personnelle de la fierté identitaire.Elle m\u2019a alors parlé de l\u2019intelligence et de la complexité de sa langue, du génie et de l\u2019innovation scientifique en territoire polaire, de la créativité des artistes, des réactualisa- tions constantes de la tradition.Elle a insisté sur l\u2019importance de connaître et de célébrer sa culture dans un contexte où les stéréotypes et le racisme érodent l\u2019estime de soi, les liens sociaux, et la résilience collective.Pour Olivia, être ancrée dans son identité, c\u2019est «se faire du bien».Guérir, grandir.Il me semble que si on campe sa fierté ainsi, il peut y en avoir pour tout le monde.Legault pourrait choisir de donner à son projet politique une tournure beaucoup plus mature.Il s\u2019agirait de se montrer conscient et respectueux des différents combats pour l\u2019épanouissement culturel et linguistique qui se déroulent ici même, là où on se pense encore trop souvent seuls « maîtres chez nous ».Michel Nadeau Expert en finance et gouvernance Le souhait exprimé mardi dernier par le premier ministre de voir un entrepreneur « aller au bat » dans le dossier Téo Taxi pourrait se matérialiser avec l\u2019arrivée possible du grand patron de Québecor.Avant de conclure une transaction, M.Péladeau devrait demander à M.Legault de venir lui aussi au marbre pour changer les règles du jeu afin d\u2019assurer le fonctionnement de cette entreprise.Pas moins de 79 % des Montréalais souhaitent l\u2019arrivée d\u2019un repreneur pour assurer la survie dans les rues de Montréal des voitures vertes et blanches, comme le montre le sondage Léger publié lundi.Plutôt que de jouer au quart-arrière du lundi matin en supputant les aptitudes de certains dragons entrepreneurs, il vaut mieux s\u2019interroger sur les suites de cette aventure qui, oui, il est vrai, a coûté 60 millions; cette aventure a le grand mérite d\u2019amorcer la modernisation d\u2019une activité économique qui offre un emploi à plus de 11 000 travailleurs.Avant de mettre un sou, M.Péladeau doit obtenir des garanties que les règles du jeu seront changées pour assurer le succès de Téo II.Aucun repreneur sensé ne se lancera aujourd\u2019hui dans l\u2019aventure du taxi si les règles du jeu ne sont pas modifiées pour donner un nouveau cadre réglementaire après l\u2019arrivée d\u2019Uber en 2014.L\u2019expérience des autres villes occidentales montre que les logiciels de connexion ne sont pas une mode passagère.Les centrales téléphoniques ont encore quelques années de vie utile, mais cette technologie qui date d\u2019un demi-siècle est en voie de disparition.Gestionnaire d\u2019expérience Le ministre des Transports doit dans les meilleurs délais nommer un gestionnaire d\u2019expérience pour mettre en place les changements réglementaires qui pourraient donner un nouveau souffle à ce secteur.Comme il s\u2019agit de mesures bien connues et sans grande complexité d\u2019implantation, le nouveau cadre devrait être en place au 1er janvier 2020.Dans un document récent, Taxelco propose des modifications pleines de sens.1.La rigidité tarifaire empêche les chauffeurs de modifier la grille tarifaire pour tenir compte de certains services : tarification variable selon l\u2019achalandage, réservation d\u2019un taxi à l\u2019avance, modèle et taille de véhicule haut de gamme, annulation d\u2019un appel\u2026 Comme dans toutes les autres activités économiques, certains clients sont prêts à payer pour des services additionnels ; le cadre devrait permettre aux chauffeurs de répondre à cette demande.Il est indécent qu\u2019on accorde cette flexibilité à Uber sans l\u2019accorder à ses concurrents.Du même coup, on devrait éliminer les trois agglomérations contraignantes de l\u2019île de Montréal qui compliquent la supervision des activités de taxi.2.L\u2019implantation d\u2019un logiciel comme Uber a exigé des investissements de centaines de millions de dollars.Pour développer un outil comparable, toutes les compagnies de taxi doivent participer à la construction de ce modèle, tout en conservant leur autonomie et leur centrale.Le logiciel de Téo, malgré ses 300 000 téléchargements, n\u2019avait pas atteint sa pleine efficacité.Un tel logiciel devrait être accessible pour tous les opérateurs de taxis, mais avec l\u2019option de prendre des appels par la voie traditionnelle.Dans l\u2019immobilier, les courtiers participent à la banque «Centris» tout en conservant leur enseigne respective.3.Malgré les bonnes intentions, la rémunération à l\u2019heure ne convient pas à cette industrie fortement imprégnée d\u2019une culture de travailleurs indépendants.Dans son bilan des trois premières années, la direction de Téo a conclu ceci : « Malgré les moyens technologiques et les incitatifs mis en place, il était difficile pour l\u2019entreprise d\u2019obtenir le rendement attendu de ses chauffeurs tant sur le plan des revenus que de l\u2019intégrité des véhicules (nombre de bris élevés).» Durant les heures de forte affluence, par exemple, les chauffeurs retournaient dans des activités traditionnelles ou chez Uber.Un nouveau modèle devrait offrir une possibilité de double alimentation des appels : logiciel et centrale téléphonique.Du même coup, il est important de résoudre le problème du travail au noir par des revenus non déclarés, ce qui limite la sympathie du public dans la bataille de la perte de valeurs des permis.Des compteurs doivent assurer la pleine fiscalisation des revenus d\u2019emplois et des taxes de vente TPS et TVQ.4.Comme il faut maintenant se résigner à ce que Québec laisse Uber bafouer les règles du jeu pour l\u2019obtention d\u2019un permis, il conviendrait d\u2019assouplir le fonctionnement des permis pour la durée en temps réel de leur utilisation commerciale ; le propriétaire pourrait alors louer son permis lorsqu\u2019il n\u2019en fait pas usage.Il importe de raccourcir les délais et surtout de simplifier les enquêtes pour la location de permis devant la Commission de transports du Québec.5.Le premier ministre Legault et son gouvernement devraient encourager l\u2019utilisation de l\u2019électricité dans l\u2019industrie du taxi par des mesures incitatives plus « énergiques ».En particulier, Hydro-Québec devrait s\u2019intéresser au problème des bornes lentes de recharge afin de s\u2019assurer qu\u2019au Québec les véhicules électriques et hybrides aient accès à des installations performantes en matière de temps et de coût de recharge.Ces mesures ne sont pas d\u2019une grande complexité; elles exigeront toutefois de M.Péladeau un leadership fort dans une industrie de travailleurs artisans, lesquels ont toujours œuvré sur le mode de la survie sans trop planifier à long terme.MM.Legault et Péladeau doivent s\u2019asseoir pour établir les paramètres d\u2019un nouveau modèle d\u2019affaires basé sur une réglementation souple et équitable.Un nouveau Téo pourrait entraîner la création d\u2019une entreprise rentable comme le souhaite M.Péladeau, capable d\u2019offrir une occasion de remplacement à Uber et, en même temps, selon le souhait de M.Legault, créer des emplois de plus de 50 000 $.Pour assurer le succès de Téo II Sam Haroun Auteur Une nouvelle forme de démocratie est apparue au tournant du siècle avec l\u2019accession au pouvoir de Poutine en Russie, suivie de celle d\u2019Erdogan en Turquie : ces deux régimes sont emblématiques de la démocratie autoritaire qui a pris corps aujourd\u2019hui dans quelques pays d\u2019Europe et d\u2019Amérique.Ce pouvoir tient de la démocratie dans la mesure où il tire sa légitimité des urnes: Poutine et Erdogan ont été élus et réélus, et nul ne conteste la popularité des deux dirigeants.Là s\u2019arrête l\u2019analogie; là aussi se situe la perversité de ce régime.Car la façade démocratique masque l\u2019inexorable érosion des libertés publiques, la mise à l\u2019écart des contre-pouvoirs nécessaires au fonctionnement de la démocratie, tout cela conduisant à une absence de conscience citoyenne et d\u2019espace pour le débat public, enfin à l\u2019absence d\u2019alternance politique puisque tous les accès au pouvoir sont verrouillés par le dirigeant en place.Ce régime corrompt à volonté: «Il y a trois moyens d\u2019agir sur les hommes: le chantage, la vodka et la menace d\u2019assassinat» (Poutine, cité par F.Thom dans Politique internationale, no 87).Il réprime quand la menace ne suffit pas et tue quand la répression n\u2019agit pas.Il supprime toute dissidence, imprime une marque tentaculaire sur la société qui, en tant qu\u2019entité autonome, n\u2019existe plus.Vieille recette d\u2019autocrate maquillé en démocrate: le peuple n\u2019est souverain que dans le vote; une fois qu\u2019il a voté, toute la souveraineté revient au pouvoir, le peuple lui ayant abandonné sa liberté.D\u2019ailleurs, il joue le peuple contre les élites, suivant une logique de violence physique et morale dont la finalité est l\u2019hypertrophie de son propre pouvoir.[\u2026] Vivre de peur et semer la peur Au Québec comme dans toute démocratie libérale, le pouvoir tire sa légitimité non seulement des urnes, mais du fait « qu\u2019il est établi et exercé d\u2019après les règles établies depuis longtemps, connues et acceptées par tous, interprétées et appliquées sans flottements ou hésitations, avec un accord unanime, selon la lettre et l\u2019esprit des lois, renforcées par les traditions » (G.Fer- rero, Pouvoir, les génies invisibles de la Cité, 1945).Le respect des règles de jeu est à la source du bon fonctionnement des institutions et de l\u2019alternance nécessaire au renouvellement de nos gouvernants.Depuis le début du siècle, le Québec a connu cinq alternances (PQ, PLQ, PQ, PLQ, CAQ), le Canada trois (PLC, PCC, PLC), les États-Unis trois (Bush, Obama, Trump), la France quatre (Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron)\u2026 : les libertés se portent bien là où l\u2019information circule facilement, où le débat se fait ouvertement, bref, là où le pacte invisible mais réel entre gouvernants et gouvernés, et entre les citoyens eux-mêmes, est appliqué selon le principe de reconnaissance.Tout autre est le ressort de la démocratie autoritaire : « [\u2026] les hommes ont peur du Pouvoir qui peut les frapper ; le Pouvoir a peur des hommes qui peuvent se révolter » (Ferrero, op.cit).Poutine et Erdogan sont dans la logique machiavélienne du pouvoir : il vaut mieux être craint qu\u2019aimé.Tout est et doit être subordonné au pouvoir.Ombrageux (il se méfie de tout et de tous), agressif (Poutine massacre les Tchétchènes et Erdogan, les Kurdes), glouton (il absorbe sans vergogne tous les autres pouvoirs), ce régime perd son essence démocratique et se mue en autocratie.Au pouvoir depuis 2000, Poutine n\u2019alterne qu\u2019avec son alter ego Medvedev.Au pouvoir depuis 2003, Erdogan substitue à l\u2019héritage kéma- liste un califat islamique fait à sa mesure et soumis à sa poigne.Pendant longtemps, notre bonne vieille démocratie libérale n\u2019avait pour rivale que la dictature : au moins, on savait à quoi s\u2019en tenir.Aujourd\u2019hui, elle doit frayer avec une forme de pouvoir qui lui est apparentée, mais avec laquelle les liens sont ceux d\u2019une famille incestueuse et dénaturée.La démocratie n\u2019est plus ce qu\u2019elle était EMILIE NICOLAS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Aucun repreneur sensé ne se lancera aujourd\u2019hui dans l\u2019aventure du taxi si les règles du jeu ne sont pas modifiées pour donner un nouveau cadre réglementaire après l\u2019arrivée d\u2019Uber en 2014 L\u2019affirmation québécoise se traduit encore trop souvent par une indifférence ou une vision caricaturale de la fierté, de l\u2019histoire et de l\u2019héritage des minorités et des peuples autochtones ancrés dans le territoire ISABELLE PARÉ LE DEVOIR U n peloton d\u2019entreprises en démarrage était dans la Ville Lumière pour convaincre des géants des industries alimentaires, cosmétiques et de la filière plastique de se tourner vers leurs nouvelles technologies destinées à réduire la quantité de plastique vierge dans les emballages.Parmi ces géants : Petcore, Total, Unilever, L\u2019Oréal, Coca-Cola, Procter and Gamble et d\u2019autres multinationales, comptant parmi les principaux producteurs et utilisateurs des plastiques qui souillent l\u2019environnement et les océans.Autant de joueurs \u2014 dont certains signataires de la Charte sur les plastiques dans les océans \u2014 soumis chaque jour à davantage de pressions pour se tourner vers des emballages moins polluants.Or, de jeunes pousses québécoises et canadiennes ont multiplié les échanges cette semaine dans la capitale française pour faire connaître à ces géants les solutions aux ratés actuels observés dans le recyclage du plastique.Parmi eux, Polystyvert, Pyrowave et Loop Industries, des start-ups du Québec qui espèrent vendre et faire essaimer leurs technologies dans plusieurs coins de la planète.C\u2019est déjà le cas de Loop Industries, qui tente de se tailler la part du lion dans le marché du plastique recyclable, utilisé pour fabriquer des produits d\u2019embouteillage.La jeune entreprise, lancée en 2015, a mis au point une technique pour dissoudre sans eau ni chaleur les poly- mères de polyéthylène (PET) utilisés pour produire les bouteilles, ainsi que le polyester, que recèlent une foule de produits textiles, à partir de plastiques post-consommation.Le procédé permet de « dépolymériser », décolorer et purifier les plastiques usés (PET et polyester) pour les ramener à l\u2019état de monomères vierges, assez purs pour permettre leur réutilisation à l\u2019infini dans les produits alimentaires.Les procédés traditionnels de fabrication du plastique recyclé ne permettent en général que d\u2019accoucher d\u2019un plastique de faible qualité, réutilisable un nombre limité de fois.« Ce qui est des déchets pour les autres, c\u2019est de la matière première pour nous.Notre procédé est plutôt du \u201csur- cyclage\u201d », explique Nelson Switzer, directeur du développement chez Loop Industries.« Non seulement on peut créer une nouvelle matière pure à partir de n\u2019importe quel plastique \u2014 comme celui récupéré des océans \u2014 pour éviter l\u2019extraction de ressources fossiles, mais cela évite en sus que des plastiques continuent de fuir vers les sites d\u2019enfouissement ou dans l\u2019environnement », affirme-t-il.Si aucune entente n\u2019a encore été signée à Paris, la jeune compagnie a déjà dans ses cartons plusieurs projets pour la tenir en haleine.Loop Industries a scellé une entente l\u2019automne dernier avec Indorama Venture, un producteur de plastique implanté dans 27 pays, pour adapter d\u2019ici 2020 certaines de ses usines, dont une en Amérique, à la fabrication de bouteilles faites de PET 100 % « surcyclés ».En Europe, Loop Industries s\u2019est aussi allié avec le groupe allemand ThyssenKrupp, pour la récupération du polyester.LEDEVOIR // LE JEUDI 7 FÉVRIER 2019 ACTUALITÉS A 8 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux 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notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.ENVIRONNEMENT Des solutions québécoises au problème du plastique De jeunes pousses d\u2019ici se faufilent dans le peloton de tête des technologies de recyclage Plus de 300 acteurs internationaux étaient réunis à Paris cette semaine pour trouver des solutions à la « crise planétaire du plastique ».Notamment des solutions pour recycler les quelque 500 milliards de bouteilles en plastique produites chaque année dans le monde.Les emballages faits de plastiques récupérés seront destinés aux colosses que sont Coca-Cola, PepsiCo, L\u2019Oréal et Nestlé (Évian), qui à eux seuls utilisent la plus grande part des PET produits dans le monde.Plusieurs de ces compagnies se sont déjà engagées à utiliser, en 2030, des bouteilles composées à 50 % de PET recyclés, alors que Nestlé prévoit d\u2019atteindre cette cible en 2025.« Cela suscitera une demande éventuelle de plus de 3,3 milliards de livres de plastique par année, c\u2019est un marché immense », avance Nelson Switzer.Les ententes prévoient que le sigle « Loop » apparaîtra sur les emballages ainsi produits pour que les consommateurs puissent faire le choix « de solutions durables pour résoudre la crise du plastique », explique le porte-parole de Loop Industries.Au Canada, seulement 800 000 des 4,5 millions de tonnes de PET produites chaque année sont récupérées, selon ce dernier.De nombreuses autres start-upsaméricaines, allemandes et japonaises se disputent aussi ce marché naissant.Des cibles ambitieuses L\u2019année dernière, au Sommet de Char- levoix, les pays du G7 se sont donné comme objectif la récupération de 100 % des plastiques produits et 55 % d\u2019ici 2030.Inutile de dire qu\u2019avec seulement 7 % des 480 milliards de bouteilles de plastique vendues chaque année dans le monde qui prennent le chemin du recyclage, on est encore loin du compte.La jeune entreprise Pyrowave, de Val- leyfield, ainsi que Polystyvert étaient aussi sur les rangs à Paris pour faire connaître leurs procédés de recyclage du polystyrène (PS), ce plastique à usage unique (gobelets à café, contenants de nourriture à emporter, etc.) « non recyclable » et boudé par la plupart des programmes de récupération municipaux.« On veut se positionner à l\u2019échelle mondiale, car cette solution est applicable dans tous les marchés.On souhaite implanter de petits modules, gros comme un conteneur, qui permettent de traiter sur place les polystyrènes, tant dans des centres de tri que dans n\u2019importe quelle usine », explique Virginie Bussières, vice-présidente communications et marketing, porte-parole de cette start-up fondée par trois ingénieurs de Polytechnique.Réduit à l\u2019état de granules après dissolution dans une huile, le polystyrène ainsi récupéré peut être facilement transporté et réintroduit dans la fabrication de nouveaux plastiques.C\u2019est à l\u2019invitation de Éco Entreprises Québec (EEQ) et de son vis-à-vis français Citeo que tous ces joueurs étaient réunis.« Avec CITEO, notre équivalent français, on veut faire comprendre que l\u2019avenir se trouve dans des solutions innovantes de recyclage.Le secteur de l\u2019alimentation est à l\u2019origine de 60 % des emballages plastiques produits dans le monde », explique au Devoir Maryse Vermette, p.-d.g.de EEQ, jointe à Paris.La clé se trouve non seulement dans les technologies disponibles, mais dans le maillage de ces jeunes compagnies avec des investisseurs potentiels, capables de fournir le capital nécessaire pour propulser des alliances commerciales, dit-elle.Pour l\u2019instant, la chaîne du recyclage du plastique demeure grandement problématique au Québec comme ailleurs dans le monde.Si le taux de récupération du plastique dans les centres de tri atteint 35 % au Québec, selon Mme Vermette, une part ténue est réellement recyclée.« Il y a des investissements à faire pour éviter ce qu\u2019on a vécu avec la fermeture des marchés asiatiques [à nos matières récupérées].Cette industrie n\u2019est pas encadrée, on ne sait pas quelle quantité de plastique est recyclée et où elle va.C\u2019est pourquoi il faut miser sur des technologies qui visent à remplacer l\u2019apport de matières premières à la source, notamment en les remplaçant par des po- lymères recyclés.» À l\u2019heure actuelle, EEQ offre un crédit aux entreprises qui utilisent du plastique recyclé dans la conception de leurs emballages.Mais aucune loi n\u2019oblige à introduire un pourcentage minimal de matières récupérées dans la fabrication des produits plastiques au Canada et aux États-Unis.480 milliards Le nombre de bouteilles de plastique vendues dans le monde chaque année INDRANIL MUKHERJEE AGENCE FRANCE-PRESSE 8 % La proportion de la production mondiale de pétrole destinée à la production de plastique 100 % La part de plastique recyclé visée par le géant Danone (marques Évian, Badoit, Volvic) dans ses bouteilles d\u2019ici 2025 8 % La part de ces bouteilles de plastique recyclée 50 % La part de plastique recyclé visée dans leurs bouteilles par Coca-Cola d\u2019ici 2030 et Nestlé Waters d\u2019ici 2050 25 % La part de plastique recyclé visée par PepsiCo d\u2019ici 2025 Source: Université de Géorgie, Euromonitor International, Science "]
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