Le devoir, 2 février 2019, Cahier A
[" VOL.CX NO 21 / LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 FÉVRIER 2019 / 3,05 $ + TAXES = 3,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM INDEX Avis légaux.B10 Décès .A9 Petites annonces.A9 Édito .B8 Idées.B9 Grille TV .LeD40 Sudoku .LeD54 Mots croisés .LeD55 DOSSIER Populisme de gauche et démocratie | B 1, B 2 et B 3 Pour suivre l'actualité en continu et lire nos critiques de spectacles, consultez nos plateformes numériques.PERSPECTIVES Le Devoir, un média en constante évolution | B 6 LIRE Mohamed Ali, deux poings, une fin LED 34 AMÉLI PINEDA LE DEVOIR « Je lui avais promis de ne jamais la placer » Michel Cadotte témoigne à son procès pour le meurtre de son épouse atteinte d\u2019Alzheimer La disparition de la reine du Canada, Élisabeth II, pourrait avoir de graves répercussions sur la vie politique québécoise.Parmi elles, la dissolution de l\u2019Assemblée nationale et la tenue d\u2019élections générales anticipées, avance le professeur Patrick Taillon.Pas si vite, rétorquent ses confrères Maxime St-Hilaire et Julien Fournier.Débat.Le décès de la reine rendra-t-il le Québec orphelin de gouvernement ?La galanterie et la culture du viol B 7 ACTUALITÉS Les Québécois et le Super Bowl | A 12 PHILOSOPHIE AGENCE FRANCE-PRESSE la coutume selon laquelle la disparition du roi ou de la reine entraîne la dissolution du Parlement pourrait s\u2019appliquer, laisse entendre le professeur à la Faculté de droit de l\u2019Université Laval Patrick Taillon.« C\u2019est une petite bombe à retardement », lance-t-il après avoir été contacté par Le Devoir.À ses yeux, le risque d\u2019une contestation judiciaire de la légitimité du gouvernement québécois au lendemain du départ d\u2019Élisabeth II \u2014 qui a soufflé ses 92 bougies le 22 avril 2018 \u2014 est réel.« Il me semble évident que quelqu\u2019un va contester, soit parce qu\u2019il est ultrarépubli- cain, soit parce qu\u2019il est ultramonar- chiste.Il ne faut pas non plus négliger la possibilité qu\u2019un parti politique ait un intérêt partisan à susciter cette controverse au lendemain de la mort de la reine, signale M.Taillon.Et là, les conséquences sont graves.» Le roi est mort, vive le roi ! Au Bas-Canada, l\u2019ancêtre du Québec, la mort ou l\u2019abdication du souverain entraîne de facto la dissolution du Parlement, explique l\u2019ancien historien de l\u2019Assemblée nationale DAVE NOËL MARCO BÉLAIR-CIRINO À QUÉBEC n 1982, les députés québécois se sont abstenus de préciser dans la Loi de l\u2019Assemblée nationale que la législature survit au décès ou à l\u2019abdication du souverain.Du coup, E VOIR PAGE A 5 : REINE Accusé du meurtre de son épouse atteinte d\u2019Alzheimer, Michel Cadotte a raconté vendredi la détresse qui l\u2019habitait en voyant les conditions variables du système de santé qu\u2019elle devait subir.« Ma femme, c\u2019était un cas lourd.Les préposées manquaient malheureusement de temps.Quand tu as huit à dix patients et que ta journée de travail est de sept heures, ça ne fait pas beaucoup de temps par patient », a fait remarquer l\u2019accusé de 57 ans.M.Cadotte s\u2019est avancé vendredi à la barre de témoin, où il a raconté au jury les dix-neuf années passées avec son épouse, Jocelyne Lizotte.Celle-ci a appris en 2011 qu\u2019elle souffrait d\u2019Alzheimer précoce.Elle était alors âgée de 54 ans.«Je lui avais promis de ne jamais la placer», a-t-il confié la voix éteinte.Mme Lizotte a été retrouvée sans vie dans sa chambre du CHSLD en février 2017.M.Cadotte aurait avoué à une infirmière avoir mis fin aux jours de son épouse en l\u2019étouffant avec un oreiller.À l\u2019arrivée des policiers, M.Cadotte était assis à côté du corps de sa femme et lui caressait les cheveux.Après avoir donné un baiser à celle-ci, il s\u2019est livré VOIR PAGE A 2 : CADOTTE L\u2019homme raconte avoir tout fait pour garder son épouse auprès de lui, mais son médecin a fini par lui faire comprendre qu\u2019il était au bout du rouleau, en dépression ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 FÉVRIER 2019 ANNABELLE CAILLOU LE DEVOIR Le Parti libéral du Québec a demandé vendredi au Protecteur du citoyen d\u2019enquêter sur le congédiement par le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du lanceur d\u2019alerte Louis Robert.« [Jeudi], en fin de journée, le premier ministre François Legault a contredit non seulement son ministre de l\u2019Agriculture, mais également la lettre officielle qui a été envoyée à Louis Robert.Devant cette nouvelle incohérence du gouvernement, nous souhaitons que la protectrice du citoyen fasse toute la lumière dans ce dossier », a déclaré par voie de communiqué le porte-parole de l\u2019opposition officielle pour le Conseil du trésor, Gaétan Barrette.L\u2019agronome Louis Robert est à l\u2019origine de la fuite d\u2019un document confidentiel qui a mené des journalistes à révéler l\u2019ingérence du privé dans la recherche scientifique en agroenviron- nement au Centre de recherche sur les grains (CEROM), financé en majorité par Québec.M.Robert avait tout d\u2019abord dénoncé la situation à l\u2019interne, avant de finalement se tourner vers les médias.Le 24 janvier, il a été licencié pour son «manque de loyauté envers son employeur» en ayant transmis un document confidentiel à un journaliste, et pour avoir contrevenu à ses «obligations de discrétion», précise la lettre de congédiement rendue publique mercredi.Dans la foulée, le ministre de l\u2019Agriculture, André Lamontagne, avait révélé avoir «personnellement autorisé» le licenciement de M.Robert.Le premier ministre du Québec, François Legault, a toutefois précisé par la suite que son congédiement découlait d\u2019« un ensemble de facteurs », contredisant ainsi la lettre reçue par l\u2019agronome.La situation est jugée « inacceptable » par l\u2019opposition libérale, qui réclame donc une enquête.Si les conclusions montrent que le ministre Lamon- tagne a mal agi et outrepassé ses pouvoirs, Gaétan Barrette s\u2019attend à ce qu\u2019il soit mis à l\u2019amende et chassé du Conseil des ministres.Vers une enquête ?De son côté, le Protecteur du citoyen a rappelé qu\u2019il était un organisme indépendant et qu\u2019il n\u2019avait aucune obliga- PESTICIDES Le PLQ demande une enquête sur le renvoi du lanceur d\u2019alerte ISABELLE PORTER À QUÉBEC LE DEVOIR L\u2019aménagement d\u2019un tramway à Québec va nécessiter la construction d\u2019un nouveau pont au-dessus de la rivière Saint-Charles à l\u2019entrée du quartier Li- moilou, révèle une analyse remise au ministère du Développement durable par la Ville de Québec.« Des impacts peuvent aussi être anticipés sur la rivière Saint-Charles, car un nouveau pont devra être construit pour permettre le passage du tramway à la hauteur du pont Drouin actuel », peut-on lire dans l\u2019avis de projet transmis par la Ville de Québec au ministère du Développement durable.À l\u2019heure actuelle, le pont Drouin accueille les voitures et les autobus qui circulent entre les quartiers Saint-Roch et Limoilou.Or ce pont n\u2019aurait pas la capacité de supporter un tramway, d\u2019où la nécessité de le remplacer par une nouvelle structure.L\u2019avis de projet transmis au ministère résume tous les impacts appréhendés du projet sur l\u2019environnement.On y mentionne aussi que la Ville devra « détruire des milieux humides » dans le secteur Le Gendre, à l\u2019extrémité ouest du parcours.Le document d\u2019une quinzaine de pages avance que l\u2019impact environnemental serait limité parce que la plus grande partie du parcours doit être aménagée dans des rues déjà existantes.140 000 tonnes de GES Évalué à 3 milliards de dollars, le réseau structurant prévoit la construction d\u2019une ligne de tramway de 23 kilomètres reliant le nord-est au sud-ouest de la ville, du boulevard Louis-XIV à Charlesbourg à l\u2019avenue Legendre en passant par le centre-ville et le boulevard Laurier.La Ville souhaite démarrer les travaux en 2022 et offrir le service à partir de 2026.Selon ses estimations, le recours à ce tramway électrique permettrait de retirer 34 571 voitures du réseau routier le matin et de faire baisser les émissions de gaz à effet de serre de 140 000 tonnes par année.Sur le plan archéologique, on prévoit déjà que le projet affectera « des bâtiments d\u2019intérêt patrimonial de même que des vestiges archéologiques » puisque le tracé passe par les sites patrimoniaux de Charlesbourg et celui du Vieux-Québec.Une étude à ce sujet doit être réalisée cette année.Une autre étude est par ailleurs déjà en cours sur les arbres d\u2019une valeur « exceptionnelle » susceptibles d\u2019être affectés par le projet.Dans le document, la Ville réitère sa demande pour ne pas être soumise à un processus complet d\u2019évaluation environnementale et propose notamment de mener des consultations «ciblées» avec certains groupes de citoyens.Or le gouvernement a déjà fait savoir que le projet ferait l\u2019objet d\u2019une évaluation environnementale malgré tout.Cette dernière serait toutefois limitée à une durée de 13 mois, comme ce fut le cas pour le Réseau express métropolitain (REM) à Montréal.QUÉBEC Un nouveau pont sera nécessaire pour le tramway Michel Cadotte, accompagné de sa belle-sœur, Johanne Lizotte, qui a témoigné en sa faveur, et de ses avocats JACQUES NADEAU LE DEVOIR À bout de ressources CADOTTE SUITE DE LA PAGE A 1 lui-même, a témoigné un policier.M.Cadotte a plaidé non coupable.La défense plaide qu\u2019il a été « poussé au bout de ses ressources ».Dans un témoignage émotif à plusieurs moments, l\u2019accusé a soutenu avoir eu recours à toutes les ressources à sa portée pour garder sa femme à la maison.« Ça devenait compliqué de la garder à la maison toute la journée parce que je devais continuer à travailler.Au CLSC, une travailleuse sociale m\u2019a donné une liste avec des numéros de téléphone, puis j\u2019ai trouvé un centre de jour où elle a pu aller trois fois par semaine », a-t-il expliqué.M.Cadotte s\u2019est rappelé tous les matins où il donnait le bain à sa femme, la coiffait, lui mettait du vernis à ongles, puis l\u2019habillait avec ses vêtements préférés lorsqu\u2019elle devait se rendre au centre de jour.« C\u2019était une façon de préserver sa dignité », a-t-il dit.Décidé à être l\u2019aidant naturel de sa femme, M.Cadotte a indiqué avoir suivi une formation pour les proches aidants qui accompagnent les personnes atteintes d\u2019Alzheimer.« C\u2019était un cours en groupe.On nous donnait des conseils pour bien interagir avec les personnes qui sont atteintes d\u2019Alzheimer, mais malheureusement, ce n\u2019était pas gratuit, ça coûtait cher », a-t-il dit.Les fins de mois sont rapidement devenues de plus en plus difficiles financièrement en raison des nombreuses absences pour assister sa femme.Pour économiser quelques sous, il a décidé de déménager dans un logement moins dispendieux en 2012.« Je n\u2019aurais pas dû déménager parce que ça a désorienté ma femme, mais je n\u2019avais pas le choix, je n\u2019y arrivais plus avec seulement mon salaire », a-t-il dit.Épuisement accumulé Épuisé, sans soutien de son entourage et voyant l\u2019état de santé de sa femme se détériorer, il a dû se résoudre à la placer en centre de soins de longue durée en 2013.«Je suis allé chez mon médecin parce que j\u2019avais crié après ma femme et ce n\u2019était jamais arrivé », a-t-il laissé tomber en retenant un sanglot.« Il m\u2019a dit que je ne pouvais plus m\u2019occuper d\u2019elle, que j\u2019étais en dépression et en épuisement professionnel», a-t-il indiqué.Mme Lizotte a d\u2019abord été soignée à l\u2019hôpital Royal-Victoria, puis à l\u2019hôpital Douglas, avant d\u2019être transférée au CHSLD Émilie-Gamelin.À ce mo- ment-là, Mme Lizotte avait complètement perdu son autonomie et ne pouvait manger que des aliments en purée.Le désarroi de M.Cadotte n\u2019a fait qu\u2019empirer lorsqu\u2019il a réalisé que les préposés étaient débordés et que la femme qu\u2019il aimait ne recevait pas toute l\u2019attention qu\u2019il estimait qu\u2019elle méritait.« Elle passait douze heures clouée au lit, puis douze heures clouée sur sa chaise », a-t-il résumé avant que son avocate, Me Elfriede Duclervil, présente une série de photos de Mme Lizotte.Puisqu\u2019elle était souvent agitée, son lit et sa chaise étaient dotés de matériel de contention, a dit M.Cadotte, la gorge nouée, en décrivant certaines photos.Il a également raconté avoir formulé de nombreuses plaintes concernant les soins offerts à sa femme.« C\u2019est comme si j\u2019avais mal pour elle.Une fois, j\u2019ai découvert un bleu sur son mamelon.Les infirmières ont vérifié dans leurs rapports et personne n\u2019avait noté ça.Ce n\u2019était pas normal », a-t-il fait valoir.L\u2019homme a d\u2019ailleurs confié avoir suivi un cours de préposé aux bénéficiaires.Lorsqu\u2019il l\u2019a terminé, il était toutefois épuisé.Il a tenté de joindre la psychologue qui l\u2019avait suivi, mais n\u2019aurait pas eu de réponse.« J\u2019avais besoin d\u2019aide, mais je n\u2019ai pas eu l\u2019aide dont j\u2019avais besoin », a-t-il laissé tomber.« Lorsque votre femme a été admise au CHSLD, vous ont-ils fourni des informations sur des services pour les ai- dants naturels ?» l\u2019a questionné la juge Hélène Di Salvo, qui préside le procès.« Il me semble que je n\u2019ai pas vu ça dans les feuillets qu\u2019on m\u2019a remis.On ne m\u2019a rien offert et à ma connaissance, encore aujourd\u2019hui, il n\u2019y a pas grand-chose pour les aidants naturels », a répondu M.Cadotte.Son témoignage doit se poursuivre lundi au palais de justice de Montréal.tion de faire enquête à la demande du gouvernement ou d\u2019un parti de l\u2019opposition.« C\u2019est sûr qu\u2019une demande publique comme ça peut nous alerter sur une situation, mais on va étudier de notre côté s\u2019il y a matière à enquêter ou non », a précisé la conseillère en communications de l\u2019organisme, Tania- Kim Milot.Quand bien même le Protecteur du citoyen se lancerait dans une enquête, celle-ci resterait confidentielle jusqu\u2019à la publication des conclusions.Depuis l\u2019entrée en vigueur de la Loi facilitant la divulgation d\u2019actes répréhensibles à l\u2019égard des organismes publics, en mai 2017, l\u2019organisme a le mandat d\u2019enquêter sur les divulgations.Mais son rôle ne semble pas être connu de tous, relève Mme Milot, précisant que, si M.Robert s\u2019était adressé à l\u2019organisme plutôt que de se tourner vers les médias, il aurait pu bénéficier de sa protection.Entre le 1er mai 2017 et le 31 mars 2018, le Protecteur du citoyen a reçu 136 divulgations d\u2019actes répréhensibles.Au 31 mars 2018, 101 dossiers étaient fermés, 12 enquêtes étaient en cours et 23 dossiers étaient en vérification ou en analyse de recevabilité.VILLE DE QUÉBEC Gaétan Barrette Je n\u2019aurais pas dû déménager parce que ça a désorienté ma femme, mais je n\u2019avais pas le choix, je n\u2019y arrivais plus avec seulement mon salaire MICHEL CADOTTE » ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 FÉVRIER 2019 Soumettez sa candidature d\u2019ici le 25 mars 2019! #PrixduQuébec prixduquebec.gouv.qc.ca Connaissez-vous une personne dont la carrière scienti?que est exceptionnelle?GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ LE DEVOIR Y a-t-il ou non des manifestations d\u2019isla- mophobie au Québec ?Oui, a concédé le premier ministre Legault vendredi, au lendemain d\u2019une déclaration controversée qui lui a valu de vives critiques \u2014 mais aussi le soutien inattendu d\u2019une élue municipale.Mais de là à reconnaître qu\u2019il y a un « courant islamophobe » dans la province, il y a un pas que François Legault refuse de faire.Jeudi, le chef caquiste était catégorique : « Je ne pense pas qu\u2019il y a de l\u2019is- lamophobie au Québec.» Il mettait ainsi un terme à la discussion sur la création possible d\u2019une journée contre l\u2019islamophobie\u2026 tout en allumant un autre débat sur l\u2019existence, ou non, de l\u2019islamophobie.Vendredi, le cabinet du premier ministre a précisé que « M.Legault voulait dire qu\u2019il n\u2019y a pas de courant isla- mophobe au Québec.Il existe de l\u2019isla- mophobie, de la xénophobie, du racisme, de la haine, mais pas de courant islamophobe.Le Québec n\u2019est pas isla- mophobe ou raciste ».Cette décision de ne pas faire du 29 janvier (date anniversaire de la tuerie à la mosquée de Québec) une journée dédiée à la lutte contre l\u2019islamo- phobie a été saluée vendredi par la mairesse suppléante de Gatineau, Nathalie Lemieux.Dans une entrevue au quotidien Le Droit, Mme Lemieux a soutenu que « ce mot n\u2019existe même pas.Justin Trudeau pense que l\u2019islamophobie existe, mais c\u2019est lui qui invente ce problème.Il tente de provoquer des problèmes où il n\u2019y en a pas.Les Québécois ne sont pas aussi racistes que certains voudraient le faire croire.Quand un peuple veut s\u2019intégrer, il s\u2019intègre.[Mais] ce peuple ne s\u2019intègre pas ».Mme Lemieux a aussi ajouté que « ces gens-là font beaucoup de choses mal, avec leurs camions et toutes ces choses-là, et c\u2019est normal d\u2019en avoir peur ».Ses propos ont été immédiatement dénoncés par le maire de la municipalité, Maxime Pedneaud-Jobin.« Je me dissocie complètement et je dénonce les propos tenus par la conseillère Nathalie Lemieux à l\u2019égard de la communauté musulmane.Je lui ai immédiatement demandé de se rétracter et de s\u2019excuser », a indiqué M.Pedneaud- Jobin sur Twitter.Le député libéral André Fortin, élu dans la région, a pour sa part écrit que la mairesse suppléante « représente bien mal notre Gatineau, notre Outaouais, notre Québec ».Une trahison Même avec la précision de vendredi, les propos de François Legault ont pour leur part été perçus comme une « trahison » par Boufeldja Benabdallah, le président du Centre culturel islamique de Québec.Un « coup de massue », même.Dans une lettre envoyée aux médias Le débat sur l\u2019islamophobie au Québec reprend de plus belle Boufeldja Benabdallah, président du Centre culturel islamique de Québec, comprend d\u2019autant moins la remarque de François Legault que le premier ministre était présent à la cérémonie de commémoration de l\u2019attentat (ci- dessus) et qu\u2019il avait alors fait preuve de compassion.RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Un internaute accusé d\u2019incitation à la haine Un résident de Lanaudière, Pierre Dion, a plaidé non coupable, vendredi après-midi, à deux accusations d\u2019incitation à la haine, relativement à une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, dans laquelle il fait l\u2019apologie de l\u2019auteur de l\u2019attentat de la grande mosquée de Québec.Après sa comparution au palais de justice de Laval, l\u2019homme de 49 ans a été remis en liberté.Il a dû payer une caution de 500 $ et devra respecter plusieurs conditions.Pierre Dion a été arrêté jeudi soir à son domicile de Terre- bonne par des agents de l\u2019escouade des crimes majeurs de la Sûreté du Québec.Dans une vidéo publiée en ligne le 29 janvier, soit le jour du deuxième anniversaire de la tuerie du Centre culturel islamique de Québec, on entend l\u2019accusé faire l\u2019apologie d\u2019Alexandre Bis- sonnette, l\u2019auteur avoué de l\u2019attentat qui a fait six morts.Le message qualifie la condamnation d\u2019injuste.Alexandre Bissonnette a plaidé coupable à six chefs de meurtre au premier degré et à six chefs de tentative de meurtre en mars dernier.Il connaîtra sa sentence le 8 février prochain.Quant à Pierre Dion, il sera de retour en cour le 12 avril.Une autre accusation « On a remis monsieur en liberté avec des conditions sévères.En fait, on veut éviter que monsieur republie sur les médias sociaux [\u2026] », a déclaré la procureure de la Couronne, Karine Lagacé-Paquette.Pierre Dion n\u2019en est pas à ses premières controverses du genre sur les réseaux sociaux.Il fait déjà face à une autre accusation d\u2019incitation à commettre des actes criminels relativement à une publication transmise sur Facebook il y a quelques mois.En commentant la nouvelle arrestation de Pierre Dion, le sergent Daniel Thibodeau, de la Sûreté du Québec, a rappelé qu\u2019émettre tout propos menaçant ou inciter à la haine, que ce soit en personne ou sur Internet, peut mener au dépôt d\u2019accusations criminelles.La Presse canadienne (lire en page B 9), il a écrit vendredi que la sortie du premier ministre était une « insulte à notre intelligence, nous qui luttons sans cesse pour abolir l\u2019attitude de certains contre les citoyens musulmans afin que notre société soit la meilleure et la plus juste qui soit ».« Avec tout le respect que j\u2019ai pour vous, indique M.Benabdallah à l\u2019intention du premier ministre, je me permets de vous dire que vous n\u2019avez pas mesuré la gravité de cette phrase, 48 heures à peine après la deuxième édition de la commémoration de la tuerie de la grande mosquée.» En entretien avec Le Devoir, M.Be- nabdallah a « salué le fait que M.Le- gault se soit rectifié ».Mais sur le fond, ses critiques demeurent.« Je me suis senti trahi parce que, le 29 janvier, M.Legault a eu la grande amabilité de venir aux commémorations, il était compatissant et a eu des mots extraordinaires.Mais quand il dit qu\u2019il n\u2019y a pas de courant islamophobe tout en reconnaissant qu\u2019il y a des gestes graves d\u2019islamophobie, je lui demande : d\u2019où viennent ces gestes ?Ils viennent de l\u2019islamophobie.» M.Benabdallah fait valoir que reconnaître l\u2019existence de l\u2019islamopho- bie au Québec ne revient pas à dire que le Québec est islamophobe.Il dit craindre que les propos de M.Le- gault « ne redonnent vie à l\u2019amalgame que les islamophobes adorent, soit que nous traitons tous les Québécois d\u2019islamophobes ».Le « courant est soutenu par une minorité », estime le président du Centre islamique.« Mais il existe et il faut en prendre conscience, ne pas cacher une évidence.Il y a eu six morts et des blessés ici.Il y a eu plusieurs gestes haineux [pamphlets, croix gammées sur les murs de la mosquée, tête de porc tranchée, etc.].Doit-on nier tout cela pour dire qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019islamophobie au Québec ?» M.Benabdallah précise sinon qu\u2019il n\u2019a pas « d\u2019objection au refus de la proposition d\u2019une journée contre l\u2019islamo- phobie ».« Je ne me sens ni frustré ni trop malheureux, quoique déçu.» Barrette nuance Plus tôt dans la journée, le député libéral Gaétan Barrette avait lui aussi fait valoir que « l\u2019islamophobie existe [au Québec] comme partout ailleurs ».« Je ne dis pas que c\u2019est systémique, je ne dis pas que la société est islamophobe.Je dis qu\u2019il y a des gens, sans aucun doute, qui le sont.De faire une affirmation aussi catégorique que celle de François Legault, ça m\u2019apparaît être une assez courte vue d\u2019esprit », a-t-il indiqué.Son chef, Pierre Arcand, a bien accueilli la précision faite par M.Legault vendredi.« Il reconnaît qu\u2019il s\u2019est trompé [\u2026], c\u2019est pas mal une excuse.Il a corrigé le tir et moi, je suis satisfait.» Le Conseil national des musulmans canadiens (CNMC) avait quant à lui dénoncé des commentaires jugés offensants et inexacts.Selon Statistique Canada, le nombre de crimes motivés par la haine déclarés à la police a fortement augmenté en 2017 au pays.Les incidents ciblant les Noirs, les juifs et les musulmans ont été à l\u2019origine de la majeure partie de cette hausse.Boufeldja Benabdallah LEDEVOIR // LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 FÉVRIER 2019 ACTUALITÉS A 4 SERVICES AUX ENTREPRISES Besoin d\u2019aide pour la gestion de vos ressources humaines?Un conseiller aux entreprises peut vous accompagner pour Relevez le dé?avec une équipe motivée! emploiquebec.gouv.qc.ca Consultez le localisateur de centres locaux d\u2019emploi pour trouver tous nos bureaux.La gestion des ressources humaines, au cœur du succès de votre entreprise.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Le gouvernement fédéral lance un appel de projets à l\u2019entreprise privée pour le développement de tout le secteur de la Pointe-du-Moulin, dans le Vieux-Port.Ce projet de développement donnant sur le fleuve inclut le silo numéro 5 et s\u2019étend jusqu\u2019au secteur de la rue Mill, sur une surface de 70 000 mètres carrés.Le gouvernement souhaite développer dans ce secteur, à l\u2019abandon depuis 25 ans, un projet mixte, immobilier et commercial, qui comptera des accès publics pour les Montréalais.Il souhaite que ce projet soit viable financièrement, et qu\u2019il respecte la valeur patrimoniale des lieux.Cette annonce a été faite vendredi dans le Vieux-Port, en compagnie notamment de Mélanie Joly, ministre responsable de la Société immobilière du Canada et de la Société du Vieux-Port, et de la mairesse de Montréal, Valérie Plante.La Société immobilière du Canada (SIC) est propriétaire du site depuis 2010.Les projets seront évalués par un comité qui regroupe des représentants du monde du tourisme, du patrimoine, du commerce, et de l\u2019architecture.On y retrouvera Pierre Bellerose, de Tourisme Montréal, Dinu Bumbaru, d\u2019Héritage Montréal, Marie Lavigne, du Partenariat du Quartier des spectacles, Robert Howald, de la SIC et de la Société du Vieux-Port de Montréal, Mario La- france, de la Société de développement commercial du Vieux-Montréal, Marie Lessard, de l\u2019École d\u2019urbanisme et d\u2019architecture de paysage de l\u2019Université de Montréal, Pierre-Marc Mongeau, de la SIC et de la Société du Vieux-Port, et Sylvie Vachon, du Port de Montréal.« Nous voyons grand et voulons développer un quartier mixte où pourront se côtoyer, peut-être, des résidences, des hôtels, des commerces, des attractions touristiques, des espaces verts et des espaces publics.Nous voulons également que le silo no 5 retrouve toutes ses lettres de noblesse », disait M.Mon- geau vendredi.Le silo, qui est inutilisé depuis 25 ans, « est une infrastructure emblématique au fort potentiel de revalorisation », a Premier pas pour les travaux à l\u2019école FACE Le projet de rénovation majeure de l\u2019école FACE vient de franchir une première étape.Québec accorde 11 millions de dollars pour monter le dossier d\u2019affaires et élaborer un plan de délocalisation temporaire des élèves durant les travaux.«Notre plus grand défi reste de trouver un espace suffisamment grand pour délocaliser l\u2019ensemble des élèves, tout en affectant le moins possible la vocation artistique de l\u2019école.En espérant que nos partenaires montréalais sont à l\u2019écoute, car la réussite éducative est une responsabilité partagée», a indiqué Stéphanie Bellenger-Heng, commissaire scolaire de Ville-Marie.Le bâtiment patrimonial nécessite des rénovations qui doivent prendre place sur plusieurs années.Le Devoir Hôpital de Vaudreuil- Soulanges : Québec conserve le site choisi Québec conservera finalement le site choisi par l\u2019ancien gouvernement Couillard pour construire l\u2019Hôpital de Vaudreuil-Soulanges.« Nous voulions prendre le temps de rencontrer l\u2019ensemble des acteurs concernés et nous assurer que, si nous allions de l\u2019avant avec ce site, les travaux seraient réalisés afin de minimiser les impacts environnementaux et de compenser la perte du territoire agricole », a dit la ministre de la Santé, Danielle McCann.Le projet avait été mis entre parenthèses en décembre, alors que la Communauté métropolitaine de Montréal avait invité la ministre à trouver un autre emplacement que celui choisi en zone agricole, pour respecter le plan métropolitain d\u2019aménagement et de développement.Le Devoir EN BREF L\u2019emblématique silo 5 a été conçu au début du XXe siècle par John S.Metcalf, et a cessé ses activités en 1994.JACQUES NADEAU LE DEVOIR souligné M.Mongeau, même si cette revalorisation présente de nombreux défis.Le silo et la jetée Pointe-du-Mou- lin sont classés au répertoire du patrimoine culturel du Québec.Le projet devra également répondre « aux préoccupations exprimées par la communauté », a ajouté M.Mongeau.Dans le cadre d\u2019une consultation publique portant sur le secteur en 2016, les Montréalais avaient notamment exprimé leur souhait d\u2019avoir un accès au silo, ainsi qu\u2019au terrain qui l\u2019entoure.Vendredi, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a évoqué la possibilité d\u2019installer un observatoire au sommet, offrant ainsi une vue publique sur le mont Royal, le canal Lachine et la Mon- térégie.Elle ne pouvait cependant définir le pourcentage d\u2019espace public qui serait inclus dans le projet.La Ville de Montréal compte se servir de ses pouvoirs en matière de changement de zonage pour faire respecter ces critères, puisque le site est présentement zoné industriel.Le projet sera aussi soumis au comité consultatif d\u2019urbanisme et à l\u2019Office de consultation publique de Montréal.« On laisse de façon volontaire des critères plus larges pour être en mesure d\u2019avoir des projets qui peuvent parfois surprendre, mais qui sont à la mesure de la grandeur du projet, et nécessairement de l\u2019importance du projet pour la ville de Montréal », a dit Mme Plante.M.Mongeau a pour sa part dit vouloir solliciter les projets « les plus ambitieux et les plus inspirants ».De nombreux projets ont été évoqués pour redynamiser ce secteur, qui compte un accès privilégié au fleuve, mais tous ont été depuis abandonnés.Le silo no 5 a pour sa part été sauvé de la démolition par Héritage Montréal.Il a été conçu au début du XXe siècle par John S.Metcalf, et a cessé ses activités en 1994.MONTRÉAL Que faire avec le silo numéro 5 ?Ottawa lance un appel de projets pour la jetée Pointe-du-Moulin LEDEVOIR // LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 FÉVRIER 2019 ACTUALITÉS A 5 « Une tempête dans un verre d\u2019eau » REINE SUITE DE LA PAGE A 1 Gaston Deschênes.Pour remédier à la situation, les députés votent en 1829 une loi qui maintient la législature en place, indépendamment des aléas de la succession royale, poursuit-il.Mais l\u2019Acte pour continuer l\u2019existence du Parlement est sanctionné l\u2019année suivante\u2026 après des élections générales anticipées rendues nécessaires par la mort de George IV en 1830.Près de 40 ans plus tard, l\u2019Assemblée nationale adopte la Loi de la Législature, dont l\u2019article 3 se lit ainsi: «Aucune législature de la province n\u2019est dissoute par le décès du souverain; mais elle continue, et peut se réunir, s\u2019assembler et siéger, procéder et agir de la même manière que si ce décès n\u2019avait pas eu lieu.» La disposition ne survit toutefois pas à l\u2019entrée en vigueur de la Loi de l\u2019Assemblée nationale, en 1982.« C\u2019est donc dire que l\u2019obligation de dissoudre est réapparue, puisqu\u2019il n\u2019y a plus rien qui empêche son application », explique Patrick Taillon.Le professeur de droit de l\u2019Université de Sherbrooke Maxime St-Hilaire inscrit sa dissidence.« Le législateur québécois n\u2019a jamais été compétent sur la dissolution parlementaire.En droit canadien, le pouvoir de prorogation d\u2019une session et de dissolution d\u2019une législature provinciale est celui du lieutenant-gouverneur », fait-il valoir dans un échange avec Le Devoir.« Par ailleurs, l\u2019article 85 de la Loi constitutionnelle de 1867 édicte, en anglais, que l\u2019Assemblée législative de Québec «shall continue for four years», fait-il remarquer.Selon lui, il est donc «invraisemblable que cet article» ait pu admettre la « dissolution by demise of the Crown ».En précisant dans la Loi de l\u2019Assemblée nationale que « seul » le lieute- nant-gouverneur du Québec peut dissoudre le Parlement, les élus québécois ont implicitement reconduit l\u2019abrogation de la règle de dissolution en cas de dévolution successorale, plaide le doctorant en droit constitutionnel Julien Fournier.L\u2019intention du législateur ne fait pas de doute pour lui.« On est en 1982, le Parti québécois est au pouvoir [\u2026].Il y a une volonté d\u2019enlever toute référence à la monarchie, même symbolique, de toutes les lois du Québec, ce qui fait qu\u2019on tombe dans un scénario où il n\u2019y a pas de disposition là-dessus.» S\u2019il ne croit pas que la légitimité du gouvernement pourrait être en jeu au moment du changement de garde au palais de Buckingham, M.Fournier reconnaît néanmoins que le flou ouvre la porte à une contestation judiciaire.« Oui, ça pourrait se plaider \u2014 d\u2019affirmer que le Parlement du Québec qui passerait des lois après la mort du souverain n\u2019est plus validement constitué.C\u2019est sûr que c\u2019est un argument qui peut être fait, dire que cette règle de common law a repris vigueur.Mais je trouve que c\u2019est une tempête dans un verre d\u2019eau.» Bref, un « doute » pèse, résume le professeur Taillon, appelant l\u2019Assemblée nationale à corriger le tir au moyen d\u2019« une petite loi votée à l\u2019unanimité assez rapidement ».« Les risques sont trop importants pour que le législateur québécois se permette de ne rien faire », dit-il.« Je me rappelle les années où il y avait des pétitions contre le premier ministre Jean Charest.Si la reine était morte cette journée-là, peut-être que quelqu\u2019un aurait dit : \u201cHey, on a trouvé une formalité qui est peut-être la meilleure façon de forcer un scrutin.\u201d Je pense que les signataires n\u2019auraient pas tenu rigueur aux partis de l\u2019opposition de l\u2019utiliser.» Vice-roi L\u2019Assemblée nationale a renvoyé les questions du Devoir au cabinet du lieu- tenant-gouverneur, J.Michel Doyon.Le directeur de cabinet du vice-roi, Jean-François Provençal, estime que la dévolution de la Couronne s\u2019effectuera sans ennuis.Les parlementaires de- vront-ils prêter serment au nouveau monarque ?« Je ne croirais pas.Sinon, toutes les machines s\u2019arrêteraient.Je ne peux pas vous le dire noir sur blanc.C\u2019est l\u2019impression que j\u2019ai parce que lorsqu\u2019un président de compagnie change, la vie continue.» L\u2019équipe du lieutenant-gouverneur s\u2019interroge plutôt sur la forme que prendront les condoléances de la nation québécoise à la famille royale.« On commence à regarder ça tranquillement, explique M.Provençal.[Élisabeth II] a quand même 92 ans.Elle n\u2019est pas éternelle, même si sa mère est décédée à 101 ans.Qu\u2019est-ce qu\u2019on veut faire comme geste ?Des registres de signatures ?» JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR L\u2019administration Plante n\u2019a pas encore pris de décision concernant le déploiement de caméras portatives pour l\u2019ensemble des policiers, mais le président de la Commission de la sécurité publique et élu de Projet Montréal, Alex Norris, a exprimé de sérieuses réserves à cet égard.Selon lui, il serait prématuré de s\u2019engager à dépenser des millions de dollars dans ce projet.Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a présenté à la Commission de la sécurité publique, vendredi matin, son rapport sur le projet- pilote des caméras pour les policiers.Ce rapport a notamment mis en relief le coût élevé du déploiement de ces caméras et le fait que de nombreux enregistrements réalisés pendant le projet- pilote se sont avérés incomplets compte tenu des contraintes en matière de protection de la vie privée.« Compte tenu de la nature fragmentaire des enregistrements et des coûts importants d\u2019un déploiement général, je crois qu\u2019il serait fort probablement prématuré à ce stade-ci de s\u2019engager à dépenser des centaines de millions de dollars pendant les prochaines décennies avec la technologie que nous avons à l\u2019heure actuelle », a commenté le conseiller Alex Norris, à l\u2019issue de la séance publique.Selon lui, la technologie évolue à un tel rythme qu\u2019il faut avancer prudemment dans ce domaine.Pendant près d\u2019un an, de mai 2016 à avril 2017, 78 patrouilleurs du SPVM ont porté des caméras sur le terrain.Selon le SPVM, les caméras n\u2019ont eu aucune incidence sur l\u2019usage de la force par les policiers ou sur le nombre de voies de fait commises par les citoyens contre les policiers.Le déploiement de caméras portatives pour l\u2019ensemble des policiers montréalais coûterait 24 millions par année, auxquels s\u2019ajoute un montant de 17 millions pour son implantation sur une période de cinq ans, estime le SPVM.« L\u2019expérience du projet n\u2019a pas permis de démontrer sans équivoque que les caméras portatives favorisent la transparence des interventions policières, consolident le lien de confiance entre le policier et le citoyen et assurent la sécurité des policiers », a conclu le SPVM.Vie privée Lors de la séance vendredi matin, Alex Norris a remis en question la décision du SPVM de ne pas activer les caméras portatives en permanence.Ou, du moins, l\u2019activation aurait pu être automatique et non manuelle, a-t-il dit.Le responsable du projet-pilote au SPVM, Pascal Lacquement, a expliqué que si les caméras fonctionnaient en tout temps, les besoins en matière de caviardage exploseraient.L\u2019activation automatique aurait aussi nécessité l\u2019arrimage des systèmes informatiques du fournisseur et du SPVM, ce qui n\u2019a pas été possible pour le projet-pilote, a-t-il indiqué.Aux affirmations de la compagnie Axon, qui prétend que le SPVM a surévalué les coûts d\u2019un déploiement de caméras, Pascal Lacquement a soutenu que les coûts de l\u2019implantation de 17 millions pour cinq ans correspondaient aux chiffres avancés par l\u2019entreprise.Ailleurs au Canada Plusieurs villes canadiennes, dont Calgary, Edmonton et Toronto, ont mené des projets-pilotes de caméras portatives, mais un seul corps de police, soit celui de Victoria, a décidé d\u2019aller de l\u2019avant.Pour sa part, Calgary a réduit à 250 le nombre de caméras pour ses policiers.« Exception faite de Calgary, il n\u2019y a aucun grand service de police qui s\u2019est doté de caméras.Tous suivent l\u2019évolution du marché et attendent de voir la solution technologique qui sera retenue par Toronto », a indiqué Pascal Lacquement.MONTRÉAL Accueil tiède aux caméras pour les policiers L\u2019administration Plante ne sourit guère à l\u2019idée d\u2019investir des millions pour doter les forces de l\u2019ordre de cet outil Ailleurs dans le monde, le Royaume- Uni détient une longueur d\u2019avance.Le Service métropolitain de Londres a déployé 22 000 caméras portatives pour ses policiers.« Ça s\u2019est fait en peu de temps, au détriment d\u2019une formation suffisante », soutient M.Lacquement.« Le taux d\u2019activation de la caméra est de 40 % seulement dans certaines régions », a-t-il dit.Aux États-Unis, la mort d\u2019un jeune homme noir, Michael Brown, tué par un policier de Ferguson, au Missouri en 2014, a soulevé l\u2019indignation.Le programme de financement pour l\u2019achat de caméras mis en place par le gouvernement Obama a incité de nombreux corps de police à doter leurs policiers ces équipements.Mais le Washington Post révélait récemment que bon nombre d\u2019entre eux y renoncent maintenant en raison des coûts trop élevés.Il reste que pour plusieurs organisations et citoyens, les caméras permettent de prévenir les abus policiers.« La caméra, c\u2019est la première protection qu\u2019un citoyen peut avoir », a lancé le citoyen Jean Duval devant la Commission.De son côté, l\u2019opposition à l\u2019Hôtel de Ville continue de plaider en faveur du déploiement de ces caméras, une mesure susceptible d\u2019augmenter la confiance du public envers les policiers et la sécurité de ceux-ci.Je crois qu\u2019il serait fort probablement prématuré à ce stade-ci de s\u2019engager à dépenser des centaines de millions de dollars pendant les prochaines décennies avec la technologie que nous avons à l\u2019heure actuelle ALEX NORRIS » ÉCONOMIE A 6 LEDEVOIR // LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 FÉVRIER 2019 E N B R E F Décès du cofondateur de Tim Hortons Ron Joyce, le cofondateur de la chaîne de café et de restauration rapide Tim Hortons, est mort à l\u2019âge de 88 ans.La cause du décès de l\u2019homme natif de Tatamagouche, en Nouvelle-Écosse, n\u2019a pas encore été communiquée.Le milliardaire canadien était reconnu pour ses œuvres philanthropiques.Il avait d\u2019ailleurs reçu l\u2019Ordre du Canada en 1992 pour la création et la gestion de la Fondation Tim Horton pour les enfants.L\u2019homme d\u2019affaires avait été le premier à investir dans le projet commercial de l\u2019ancien hockeyeur, en 1964, qui s\u2019est métamorphosé depuis en une chaîne multinationale.La Presse canadienne avec Le Devoir L\u2019Impériale renoue avec la rentabilité au quatrième trimestre CALGARY \u2014 La pétrolière Impériale a affiché vendredi un bénéfice de 853 millions pour son quatrième trimestre, comparativement à une perte de 137 millions au même moment l\u2019an dernier.Le bénéfice par action de l\u2019entreprise de Calgary a atteint 1,08 $, comparativement à une perte de 16 ¢ par action il y a un an.Ses revenus trimestriels sont passés de 8,08 milliards à 7,89 milliards.Pour l\u2019exercice, la compagnie annonce un bénéfice de 2,31 milliards ou 2,86 $, contre 490 millions ou 58 ¢ par action.La société mère, Exxon Mobil, a vu son bénéfice net reculer à 6 milliards $US au quatrième trimestre, soit 1,41 $US par action, contre 8,38 milliards un an plus tôt.La Presse canadienne avec Le Devoir É.-U.: chômage en hausse WASHINGTON \u2014 La paralysie partielle des administrations américaines a fait grimper le taux de chômage aux États-Unis en janvier, mais n\u2019a pas entamé le dynamisme du marché du travail, où les embauches ont encore été pléthore.Le taux de chômage a avancé d\u2019un dixième de point de pourcentage à 4 % le mois dernier, au plus haut depuis sept mois, notamment à cause de la mise au chômage forcé de milliers de fonctionnaires pendant l\u2019impasse budgétaire du shutdown, selon les chiffres du département du Travail publiés vendredi.Le marché du travail est toutefois resté très dynamique avec 304 000 créations d\u2019emplois, un sommet depuis un an.Ces nouvelles embauches massives scellent le record de 100 mois d\u2019affilée de création d\u2019emplois, a souligné Chris Low de FTN Financial.Agence France-Presse Ron Joyce AARON HARRIS LA PRESSE CANADIENNE PIERRE SAINT-ARNAUD LA PRESSE CANADIENNE Le dernier accusé dans ce qui a été qualifié de pire cas de corruption de l\u2019histoire canadienne a plaidé coupable à une seule accusation, celle de complicité d\u2019abus de confiance en lien avec le scandale de construction du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).L\u2019ex-p.-d.g.de SNC-Lavalin, Pierre Duhaime, s\u2019est présenté au palais de justice de Montréal vendredi matin pour répondre à l\u2019accusation alors que son procès devait s\u2019amorcer lundi.La Couronne et la défense ont dû même coup suggéré d\u2019un commun accord une peine de 20 mois d\u2019emprisonnement, 240 heures de travaux communautaires, un an de probation et le versement d\u2019un don de 200 000 $ au CA- VAC, le Centre d\u2019aide aux victimes d\u2019actes criminels.Ce don avait d\u2019ailleurs déjà été fait vendredi matin, l\u2019avocat de Pierre Duhaime présentant le reçu du CAVAC au tribunal.La Couronne a précisé qu\u2019elle n\u2019avait pas d\u2019objection à ce que la peine d\u2019emprisonnement soit purgée dans la collectivité.Le tribunal a aussitôt entériné la suggestion commune et condamné M.Duhaime à 20 mois d\u2019emprisonnement avec sursis.C\u2019est donc dire qu\u2019il purgera sa peine en assignation à domicile sous des conditions très strictes.Pierre Duhaime a quitté SNC-Lavalin en mars 2012 \u2014 avec une indemnité de départ de 5 millions de dollars dont le versement a été interrompu par la suite \u2014 lorsque l\u2019existence des paiements dou- CUSM L\u2019ex-vice-président de SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa, dont l\u2019implication était plus directe dans cette affaire de corruption, a aussi plaidé coupable et a été condamné à 51 mois de prison l\u2019été dernier.La veuve d\u2019Arthur Porter, Pamela Porter, a été condamnée à deux ans d\u2019emprisonnement.Deux autres accusés dans ce dossier, un autre ex- dirigeant de SNC-Lavalin et le frère de Yanaï Elbaz, ont été acquittés.Réactions Pierre Duhaime se refusait à tout commentaire vendredi.Son avocat, Michel Massicotte, a toutefois qualifié la sentence de « juste et équitable puisqu\u2019elle est proportionnelle à la gravité de l\u2019infraction et au degré de responsabilité de M.Duhaime ».S\u2019exprimant au nom de son client par voie de communiqué, M.Massicotte a déclaré : « M.Duhaime regrette, entre autres, de ne pas avoir agi avec toute la rigueur nécessaire pour éviter les débordements que l\u2019on a connus.Fort d\u2019une vie professionnelle bien remplie, dont 23 ans chez SNC-Lavalin, M.Duhaime souhaite maintenant passer à autre chose en laissant derrière lui cet épisode malheureux qui l\u2019a tenu à l\u2019écart de la société depuis bientôt sept ans.» Avec Le Devoir AGENCE FRANCE-PRESSE À BARCELONE Trois entreprises de véhicules de transport avec chauffeur (VTC) vont supprimer 2080 emplois à Barcelone, a annoncé vendredi l\u2019organisation patronale les représentant alors qu\u2019entrait en vigueur une réglementation régionale restreignant leur activité.« En ce moment, nous avons déjà des plans sociaux dans trois entreprises concernant 1000, 750 et 330 personnes en train d\u2019être présentés ce matin » à l\u2019administration compétente, a déclaré lors d\u2019une conférence de presse Eduardo Martin, président d\u2019Unauto VTC.Au total, selon Unauto, plus de 3000 emplois sont en danger dans le secteur des VTC à Barcelone.Ces licenciements ont lieu alors qu\u2019Uber et Cabify ont annoncé jeudi l\u2019arrêt de leurs services de réservation de VTC à Barcelone.Initialement, ces deux plateformes opéraient comme de simples intermédiaires entre usagers et conducteurs indépendants, mais la législation espagnole a obligé les chauffeurs à disposer de licences de VTC.Les trois entreprises concernées par les licenciements, Vector Ronda, Moove Cars et Auro, possèdent la majorité de ces permis et mettent à disposition d\u2019Uber et de ses concurrents leur énorme flotte de véhicules et leurs chauffeurs.Or, la nouvelle législation entrée en vigueur vendredi en Catalogne oblige à réserver les services de VTC avec au moins quinze minutes d\u2019avance, et jusqu\u2019à une heure à Barcelone si les pouvoirs locaux le décident.La mairesse de Barcelone a d\u2019ailleurs indiqué qu\u2019elle le ferait.Le décret, qui empêche également les applications mobiles d\u2019exploiter la géo- localisation de leur flotte, fait suite à une dure grève des chauffeurs de taxi dans la deuxième ville d\u2019Espagne.« Elle rend l\u2019activité absolument intenable », a affirmé Eduardo Martin.Uber sous pression dans le monde Uber, traîné régulièrement devant les tribunaux et honni par les taxis, se voit contraint de respecter les règles des villes dans lesquelles il s\u2019est implanté un peu partout dans le monde.La Bulgarie a été un des premiers pays à interdire totalement Uber en Des milliers d\u2019emplois menacés à Barcelone après le départ d\u2019Uber juillet 2015, une décision de la Commission de protection de la concurrence, notamment au motif d\u2019une « concurrence déloyale ».La Hongrie a été désertée par Uber en juillet 2016, à la suite d\u2019une loi permettant de bloquer techniquement les services Internet de tout « prestataire de services de taxi ne disposant pas d\u2019un centre d\u2019appel », ce qui est son cas.Au Danemark, l\u2019activité de VTC est illégale : une loi adoptée en février 2017 exige des chauffeurs particuliers qu\u2019ils soient équipés d\u2019un taximètre et de détecteurs d\u2019occupation de sièges permettant d\u2019activer les coussins gonflables, des conditions jugées «trop coûteuses» pour Uber, qui a abandonné en 2017.En Allemagne, le service Uber est offert uniquement dans les villes de Munich et Berlin, le reste du pays obligeant par décision de justice tous les conducteurs Uber à acheter des licences commerciales officielles.De même, dans l\u2019État américain de l\u2019Oregon, Uber n\u2019est autorisé à exercer que dans la ville de Portland.En Italie, en France, en Finlande et aux Pays-Bas, le service Uber- Pop a été interdit ces dernières années, entre autres pour des raisons de sécurité.À Londres, la société s\u2019est vu retirer sa licence par l\u2019autorité des transports de Londres, mais a obtenu en juin 2018 du tribunal de Westminster de pouvoir continuer à travailler pendant quinze mois, son comportement étant scruté de près pendant la période.À New York, les nouvelles licences pour les VTC sont suspendues depuis août 2018 par la ville, et ce, pour une durée d\u2019un an, le temps nécessaire à l\u2019autorité de supervision des véhicules avec chauffeur pour réaliser une étude d\u2019impact.En Italie, le service Uber est interdit sur l\u2019ensemble du territoire depuis une décision du tribunal de Rome en avril 2017 pour «concurrence déloyale», une décision suspendue quelques jours plus tard en attente d\u2019un jugement en appel.À Bruxelles, Uber a été déclaré illégal en janvier, mais continue ses activités grâce à une décision rendue quelques jours plus tard par un tribunal francophone de la capitale, qui a indiqué que la société respectait le cadre légal bruxellois.Uber continue toutefois de déployer ses services à travers 65 pays et 600 villes ou aires urbaines.La société basée à San Francisco, valorisée aux alentours des 100 milliards $US, a passé la barre des 10 milliards de trajets en juin 2018.Ses derniers résultats faisaient état au troisième trimestre 2018 d\u2019un chiffre d\u2019affaires de 2,95 milliards $US pour plus d\u2019un milliard de pertes.Des chauffeurs employés par des entreprises détentrices de permis VTC ont protesté contre le décret du gouvernement catalan, plus tôt cette semaine, à Barcelone.LLUIS GENE AGENCE FRANCE-PRESSE Pierre Duhaime PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE teux totalisant 56 millions de dollars à des agents commerciaux a été découverte.Il a été arrêté le 28 novembre dernier par l\u2019escouade Marteau, faisant face à 16 chefs d\u2019accusation, dont complot, fraude et abus de confiance.L\u2019exposé des faits présenté vendredi par la défense et la Couronne indique toutefois que la faute de l\u2019accusé était surtout d\u2019avoir fait preuve «d\u2019aveuglement volontaire» en tant que grand patron de l\u2019entreprise.Selon ces exposés, Pierre Duhaime n\u2019a touché à aucune somme, n\u2019était pas lié et n\u2019a eu aucune connaissance du versement de pots-de-vin totalisant 22,5 millions aux anciens dirigeants du CUSM, Arthur Porter \u2014 décédé avant d\u2019avoir pu répondre des accusations portées contre lui \u2014 et Yanaï Elbaz, qui a été condamné à 39 mois de prison en décembre dernier.L\u2019ex-p.-d.g.de SNC plaide coupable Pierre Duhaime purgera 20 mois d\u2019emprisonnement pour complicité d\u2019abus de confiance relativement au scandale de construction L\u2019État, un acteur clé de notre succès Grâce à des femmes et des hommes visionnaires, plus de 32M$ ont été octroyés à la SDA sous forme de prêts gouvernementaux pour revitaliser Angus.Avec cette aide, la SDA a effectué, en 1998, les travaux de restauration du Locoshop Angus, là où l\u2019on assemblait des locomotives 100 ans plus tôt.La réussite sociale et économique du Technopôle Angus a permis de rembourser récemment toutes les sommes empruntées.Des efforts exceptionnels et concertés ont permis : + D\u2019acquérir et de revitaliser un terrain de 1,6 million de pieds carrés + D\u2019y bâtir un milieu de vie sain, dynamique et rassembleur + De générer 2 800 emplois sur le site + De réintégrer 3 000 personnes sur le marché du travail à travers des entreprises d\u2019insertion sociale + D\u2019accueillir et de favoriser la croissance de 65 entreprises dont 7 sièges sociaux dans les secteurs de la santé, des services, des technologies de l\u2019information, du multimédia, du design et de l\u2019économie sociale + De démocratiser l\u2019accès à la propriété pour les familles + De développer un leadership reconnu en développement durable et d\u2019obtenir la certi?cation LEED-ND v4 Platine pour la qualité de sa conception urbanistique sda-angus.com « Le Technopôle Angus a généré les revenus nécessaires pour atteindre un équilibre ?nancier et rembourser les sommes empruntées aux gouvernements du Québec et du Canada, que je remercie pour leur soutien.Forte de cette expérience, la SDA compte poursuivre sa mission de revitalisation et diriger ses efforts vers l\u2019Est de Montréal.» \u2014 Christian Yaccarini, Président et chef de la direction De l\u2019enthousiasme d\u2019une idée à la réalisation d\u2019un grand projet Les tuiles s\u2019accumulent pour Bombardier Transport, qui s\u2019expose à des sanctions financières pour avoir raté un échéancier de livraison dans le cadre d\u2019un contrat avec l\u2019agence ontarienne de transport Metrolinx.L\u2019entreprise québécoise avait jusqu\u2019au 1erfévrier pour remettre à son client 6 des 76 voitures de trains légers destinées à la ligne ferroviaire Eglinton Crosstown, à Toronto.Or, dans une déclaration, le président et chef de la direction de Metro- linx, Phil Verster, a souligné que Bombardier avait seulement livré trois véhicules en date de vendredi.« Notre contrat définit clairement les sanctions financières pour Bombardier en cas de livraison tardive de véhicules, écrit-il.Metrolinx appliquera les modalités du contrat et des sanctions seront imposées.» Toutefois, un porte-parole de l\u2019agence de transport régional n\u2019a pas voulu préciser l\u2019ampleur des sanctions qui seront imposées dans le cadre de ce contrat de 392 millions signé avec l\u2019entreprise québécoise en 2017.Dans sa déclaration, M.Verster souligne avoir noté des améliorations de la part de Bombardier au chapitre des livraisons, ajoutant que les trois prochains véhicules devraient être livrés au cours des prochaines semaines.« Nous allons toutefois exiger des comptes dans le but de protéger les intérêts des clients et des contribuables », souligne-t-il.Bombardier n\u2019a pas commenté la situation immédiatement.La commande de véhicules liée au projet de ligne ferroviaire Eglinton Crosstown \u2014 estimé à 5,9 milliards \u2014 à Toronto a été marquée par les retards.Metrolinx a tenté d\u2019annuler un contrat plus important en 2017, mais un juge avait opposé son veto.L\u2019entente initiale, qui remonte en 2010, prévoyait 182 voitures et était évaluée à 770 millions.Bombardier Transport traverse une période difficile, puisque depuis un peu plus d\u2019une semaine l\u2019entreprise a vu trois clients refuser tour à tour de recevoir du matériel roulant en raison de différents problèmes.Ce nouveau problème s\u2019ajoute à ceux rencontrés par Bombardier Transport en lien avec d\u2019importants contrats en Suisse, à New York, et plus récemment en France.LEDEVOIR // LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 FÉVRIER 2019 A 8 ÉCONOMIE 1-855-770-8677 Sans frais au Canada (954) 955-8677 Aussi en Floride TOILES À ROULEAUX \u2022 PANNEAUX COULISSANTS \u2022 PERSIENNES STORES VOILAGE \u2022 STORES ROMAINS \u2022 STORES HORIZONTAUX STORES MOTORISÉS \u2022 STORES DE VERRIÈRES \u2022 STORES VERTICAUX 50% de RABAIS ou INSTALLATION GRATUITE OPAQUES TRANSLUCIDES SOLAIRES S E R V I C E d e DÉCORATION G R A T U I T UNIVERS DU STORE.CA MONTRÉAL 514-231-8677 LONGUEUIL & BELOEIL 450-445-9829 LAVAL & REPENTIGNY 450-627-3716 QUÉBEC & LÉVIS 418 654-8677 TROIS-RIVIÈRES 819 696-8677 FLORIDE (954) 955-8677 MONTRÉAL \u2022 QUÉBEC \u2022 TROIS-RIVIÈRES \u2022 LAVAL \u2022 LONGUEUIL \u2022 REPENTIGNY \u2022 BELOEIL \u2022 BOISBRIAND \u2022 CHAMBLY \u2022 MASCOUCHE \u2022 FORT LAUDERDALE SIGNATURE CLAUDE BOUCHARD MEILLEUR PRIX GARANTI FABRIQUÉS AU QUÉBEC ESTIMATION GRATUITE MOTORISATION D I S P O N I B L E STORES DE QUALITÉ E N B R E F Après L\u2019Assomption, Electrolux fermera l\u2019usine de Memphis Étonnées par la décision d\u2019Electrolux de fermer son usine de six ans, construite pour transférer la production de L\u2019Assomption, les autorités locales de Memphis veulent déterminer ce qu\u2019elles pourront récupérer en matière d\u2019incitatifs fiscaux.La société suédoise, qui emploie 530 personnes à Memphis, a pris tout le monde de court jeudi en annonçant son intention de consolider la production vers une autre usine du Tennessee en 2020.Ouvert en 2014, l\u2019établissement de Memphis a été construit grâce à environ 180 millions en appuis financiers des gouvernements régionaux.Selon le média local Commercial Appeal, le maire de Memphis étudie toutes les options légales.Une rencontre entre l\u2019entreprise et la Ville devait avoir lieu vendredi.Le Devoir Weekend Unlimited gagne le POT VANCOUVER \u2014 Weekend Unlimited a remporté la loterie pour le symbole boursier « POT ».La société de marijuana est inscrite à la cote de la Bourse des valeurs canadiennes, où son action est actuellement négociée sous le symbole « YOLO ».La Bourse des valeurs canadiennes, la Bourse de Toronto, la Bourse de croissance TSXV et la NEO Bourse avaient annoncé le mois dernier la tenue d\u2019un tirage au sort, en expliquant qu\u2019il y avait un « intérêt important » pour le symbole.Le symbole, anciennement celui de Potash Corporation, était disponible depuis que le producteur d\u2019engrais a officiellement fusionné avec Agrium, au début de 2018, pour devenir Nutrien.La Presse canadienne Première convention à la Buanderie Blanchelle Quelque 150 travailleuses à bas salaire de la Buanderie Blanchelle, une buanderie industrielle à Saint-Jean-sur-Ri- chelieu, étaient contraintes de faire des heures supplémentaires obligatoires, tant les délais à respecter, notamment pour les clients américains, étaient serrés.Plus tôt cette semaine, c\u2019est dans une proportion de 95 % qu\u2019elles ont ratifié leur première convention collective.Celle-ci prévoit des augmentations de salaire de l\u2019ordre de 8,3 % sur trois ans.De plus, plusieurs primes ont été instaurées et deux congés mobiles ont été ajoutés.La convention prévoit également la possibilité d\u2019une retraite progressive.Enfin, l\u2019obligation de faire des heures supplémentaires a également été encadrée afin de mieux concilier le travail et la famille.La Presse canadienne Un travailleur de l\u2019usine d\u2019Electrolux à Memphis, au Tennessee ADRIAN SAINZ ASSOCIATED PRESS VOS FINANCES L \u2019offre de fonds négociés en Bourse (FNB) demeure en hausse, malgré les aléas du marché financier.Dans un contexte de volatilité et de rendements espérés plus chétifs, leur actif sous gestion pourrait plus que doubler au cours des cinq prochaines années.Cette invention canadienne aura bientôt 30 ans, l\u2019Association canadienne des FNB ayant déjà rappelé que le tout premier a été créé le 9 mars 1990.Il reste le produit de placement affichant la plus forte croissance à l\u2019échelle du globe.À la fin de 2018, l\u2019actif total sous gestion atteignait les 4700 milliards $US au niveau mondial, répartis entre 6483 fonds.Au Canada, l\u2019industrie cumulait 157 milliards de dollars d\u2019actif répartis entre 33 manufacturiers ou émetteurs proposant 770 produits listés.Il reste que cela ne représente qu\u2019une fraction, soit 10 % des 1580 milliards que revendiquent les fonds traditionnels au Canada.Mais pour la première fois en dix ans, les FNB ont attiré l\u2019an dernier plus de flux que les fonds traditionnels.Aussi, leur poids est désormais plus important que celui des fonds de couverture.Et l\u2019augmentation de l\u2019actif, de 6,5 % l\u2019an dernier au Canada, est survenue malgré la contre- performance des marchés boursiers.Surtout, une intimité toujours plus grande entre les institutions financières et les gestionnaires de fonds se veut une reconnaissance ou une consécration de la pertinence et de la dimension incontournable des FNB auprès des investisseurs.Il en était question le 12 janvier.RBC Gestion mondiale d\u2019actifs et BlackRock Canada concluaient une alliance stratégique en regroupant, sous une seule marque, leurs familles de FNB offerts au Canada.Auparavant, en 2017, iShares annonçait un accord à plus petite échelle, avec, cette fois, Fonds Dynamique, une propriété indirecte de la Banque Scotia, permettant du coup à cette banque de faire son entrée dans l\u2019industrie des FNB.Dans le premier cas, l\u2019alliance venait renforcer cette cohabitation toujours plus complémentaire entre l\u2019approche indicielle, encore dominante dans les FNB, et la gestion active.Dans le second, on assistait à une incursion plus approfondie dans le segment des « fonds de fonds », encore récent chez les FNB.Tout cela visant à enrichir un pipeline qui s\u2019étend aux conseillers et courtiers de plein exercice, au courtage à escompte et aux plateformes de conseillers robots.Un des grands joueurs canadiens de l\u2019industrie, BMO Gestion mondiale, a proposé un petit bilan-perspective cette semaine.On retient deux grandes observations pour 2018.L\u2019année a été témoin de l\u2019avènement des FNB à répartition de l\u2019actif, qui fut « la réponse du secteur des FNB aux portefeuilles fondés sur les risques de type prudent, équilibré et de croissance qu\u2019offrent traditionnellement les fonds d\u2019investissement ».2018 a aussi permis d\u2019intensifier la croissance des « fonds de FNB ».« Les directeurs de portefeuille qui font la répartition de l\u2019actif utilisent les FNB pour constituer des solutions à faible coût.L\u2019efficacité de cette utilisation permet aux directeurs de changer rapidement les positions et ne nécessite aucun soutien opérationnel pour négocier les catégories d\u2019actif sous-jacentes.La croissance de ces fonds est considérée comme l\u2019une des principales preuves concrètes de l\u2019efficience des FNB », écrit BMO.Quant aux perspectives, le marché mondial des FNB devrait doubler au cours des cinq prochaines années pour dépasser les 10 000 milliards.Au Canada, l\u2019actif sous gestion se multiplierait par 2,5 pour toucher les 400 milliards d\u2019ici 2024, cible l\u2019institution.Frais moindres Cette poussée anticipée est d\u2019autant plus plausible que les marchés sont aux prises avec plus de volatilité et que la faiblesse attendue des rendements vient accroître la sensibilité aux frais de gestion, qui peuvent passer du simple au double ou au triple chez les fonds traditionnels selon la catégorie d\u2019actif.Résumé simplement, le FNB retient l\u2019attention pour le risque plus ciblé qu\u2019il propose, par ces frais de gestion moindres et parce qu\u2019il est négocié en Bourse, offrant ainsi une liquidité plus grande.Il est recherché pour l\u2019élément de diversification, de titres, de secteurs ou de stratégie d\u2019investissement.Ces instruments permettent l\u2019accès, parfois pointu, à un panier de titres diversifiés, voire aussi une approche ciblée en matière de placement et de risque particulier.Dans son édition électronique du 30 janvier, le magazine spécialisé Conseiller a également abordé la notion d\u2019efficience fiscale.Citant les observations de Morningstar et du Groupe TMX, il est retenu que les FNB encourent beaucoup moins fréquemment de gains en capital que les fonds communs de placement, en raison essentiellement d\u2019une réduction du nombre d\u2019opérations imposables à l\u2019intérieur du fonds.En date de vendredi, Bombardier devait livrer 6 des 76 voitures de trains légers destinées à la ligne ferroviaire Eglinton Crosstown, à Toronto.L\u2019entreprise a été en mesure d\u2019en livrer trois.KEVIN T/CC SEARCH JULIEN ARSENAULT LA PRESSE CANADIENNE TRANSPORT GÉRARD BÉRUBÉ La forte poussée des FNB Metrolinx compte sanctionner Bombardier L\u2019entreprise québécoise n\u2019a livré que trois des six véhicules attendus vendredi par l\u2019agence ontarienne de transport Notre contrat définit clairement les sanctions financières pour Bombardier en cas de livraison tardive de véhicules PHIL VERSTER » Pour la première fois en dix ans, les FNB ont attiré l\u2019an dernier plus de flux que les fonds traditionnels A 9 SPORTS LEDEVOIR // LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 FÉVRIER 2019 PETITES ANNONCES AVIS DE DÉCÈS DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute per-sonne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.VIEUX-LONGUEUIL - 6 1/2 Haut de triplex, très propre, éclairé.Stationnement, près transports.Libre imm.865 $ / mois.450 465-9090 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER Charlevoix - La Malbaie Maison de 3 ch.à louer au mois.Web, câble, tout inclus.Vue magnifique sur le fleuve.precourt.gagne@gmail.com 438 491-2301 CONDOS PARIS CENTRE Près métro et services.WIFI.Sem./mois À partir de 790 $.Location : 514-999-0546 paris.condo@sympatico.ca PARIS - Petit bijou d'appart sur la Butte Montmartre, au coeur de Paris.Paisible, ensoleillé, ascenseur.514-489-5955 appartement-montmartre.com ENCAN DIMANCHE Dimanche 3 février, 10h00 Tableaux de renommée et antiquités, publicités, etc.(450) 796-2886 www.encangelineau.com 303 ANTIQUITÉS 170 HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER 165 PROPRIÉTÉS À LOUER Abonnez-vous à notre infolettre matinale.Du lundi au samedi, découvrez l\u2019essentiel de l\u2019actualité.LeDevoir.com/infolettre LA PRESSE CANADIENNE À BRATISLAVA, SLOVAQUIE Le Canada et la Slovaquie ont divisé les honneurs des deux premiers simples lors de la première journée de leur confrontation de qualification de la Coupe Davis, préparant la voie pour un match crucial de double qui mettra à l\u2019épreuve le talent des jeunes Denis Shapovalov et Félix Auger-Aliassime.Shapovalov a d\u2019abord donné l\u2019avantage au Canada avec une victoire de 6-4 et 7- 5 aux dépens de Filip Horansky.Mais Martin Klizan a ensuite eu raison de Au- ger-Aliassime 7-5, 6-3 pour créer l\u2019égalité.Le jeune duo sera très probablement mis à l\u2019épreuve lorsque le duel reprendra samedi.Les deux joueurs uniront leurs efforts face à Filip Polasek et Igor Zelenay, puis Shapovalov est désigné pour affronter Klizan, et Auger-Alias- sime a rendez-vous avec Horansky dans les simples inversés.L\u2019équipe gagnante se qualifiera pour la finale de la Coupe Davis qui aura lien en novembre prochain à Madrid.« Le simple et le double le même jour, ce n\u2019est rien de nouveau, a précisé Auger-Aliassime.De toute évidence, les deux équipes vont avoir du mal, mais nous devons être à notre meilleur niveau.» Le capitaine de l\u2019équipe, Frank Dan- cevic, a déclaré qu\u2019aucun changement n\u2019est prévu, samedi.Shapovalov, âgé de 19 ans et originaire de Richmond Hill, en Ontario, a eu raison de Horansky, classé au 219e rang mondial, lors du premier match en carrière entre les deux.Shapovalov a obtenu le bris contre Horansky à deux reprises et il a effacé les trois balles de bris contre lui dans un match qui a duré 82 minutes.« Je pense qu\u2019il a joué comme un joueur du top-50, a mentionné Shapovalov.» « J\u2019ai très bien servi, ce qui m\u2019a permis de gagner des points importants et de continuer à mettre de la pression sur lui.Je pense que mon expérience m\u2019a beaucoup aidé aujourd\u2019hui.» TENNIS Le Canada et la Slovaquie à égalité en Coupe Davis ALEXIS BÉLANGER-CHAMPAGNE À BROSSARD LA PRESSE CANADIENNE Andrew Shaw admet qu\u2019il a eu une petite frayeur quand sa tête a donné contre la baie vitrée de l\u2019American Airlines Center, le 31 décembre dernier.L\u2019attaquant du Canadien venait d\u2019appliquer une mise en échec à l\u2019endroit du défenseur Esa Lindell des Stars de Dallas quand le côté de son visage s\u2019est écrasé sur la baie vitrée.« Oui, bien sûr que j\u2019ai eu peur, a admis Shaw, vendredi, après son deuxième entraînement avec ses coéquipiers depuis l\u2019incident, un premier où il n\u2019avait pas à éviter les contacts.Ç\u2019a claqué dans mon cou et j\u2019ai ressenti des symptômes (qui s\u2019apparentent à ceux d\u2019une commotion cérébrale).Avec mon historique, les médecins ont décidé de traiter la blessure comme si j\u2019avais subi une autre commotion cérébrale.C\u2019était mieux pour ma santé à long terme.Et puisque nous sommes dans la course aux séries, je tiens à être à 100 %.» Shaw a indiqué que la blessure au cou lui a causé des maux de tête du côté droit.Il a cessé de ressentir des symptômes depuis plus d\u2019une semaine et il avait recommencé à patiner en solitaire la semaine dernière.Il a ensuite profité du congé pour passer du temps en famille en Floride, puis il était de retour au travail jeudi, comme le reste de ses coéquipiers.Patience Âgé de 27 ans, Shaw connaissait de bons moments avant de se blesser.Il avait récolté 22 points en 25 rencontres en évoluant surtout aux côtés de Max Domi et Jonathan Drouin.« Ce sont des choses qui arrivent et c\u2019est certain que c\u2019est un défi pour le moral, a indiqué Shaw.Je veux être certain de pouvoir reprendre là où j\u2019ai laissé quand je vais revenir au jeu.» Shaw ne participera pas aux deux rencontres du Tricolore ce week-end.Il vise un retour au jeu mardi, quand le Canadien accueillera les Ducks d\u2019Anaheim.L\u2019entraîneur-chef Claude Julien a toutefois rappelé que la décision n\u2019appartenait pas au joueur.«Notre personnel médical suit son dossier et c\u2019est lui HOCKEY Une bonne frousse pour Shaw L\u2019attaquant du Canadien a craint d\u2019avoir subi une autre commotion cérébrale qui prendra la décision, a-t-il dit.Comme équipe, la chose la plus importante est de s\u2019assurer que le joueur est entre de bonnes mains et de ne pas précipiter son retour.La carrière d\u2019un joueur de hockey dure 10, 15 ou 20 ans, mais il a ensuite le reste de sa vie à vivre.« Vous voulez éviter de précipiter les choses et qu\u2019il y ait des séquelles.La sécurité et la santé du joueur sont la priorité de l\u2019organisation.» Julien a donc indiqué que l\u2019état de santé de Shaw sera suivi de manière quotidienne.Il n\u2019a pas non plus voulu spéculer sur le trio au sein duquel se retrouvera Shaw au moment de revenir au jeu \u2014 à savoir s\u2019il jouera à nouveau à la droite de Drouin et Domi, qui n\u2019évoluent plus ensemble depuis quelques semaines.Pour sa part, Shaw a simplement hâte de contribuer à nouveau aux succès de l\u2019équipe.« Je veux revenir au jeu et aider l\u2019équipe, a-t-il dit.Nous commençons la portion la plus intéressante du calendrier.Il nous reste 31 matchs à jouer.Nous luttons pour une place en séries et le classement est hyperserré dans notre section.Nous voulons continuer à grimper au classement et je veux m\u2019impliquer.» Andrew Shaw aimerait revenir au jeu la semaine prochaine, mais l\u2019entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, prône la patience.GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE A 10 CULTURE LEDEVOIR // LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 FÉVRIER 2019 Ne restez pas pris dans le froid! Profi tez de notre solde S.O.S.Soleil pour échanger le ciel gris et les températures glaciales contre un climat tropical et des plages ensoleillées! Mieux Voyager Astuce n°579 1355$ 1395$ 1695$ Chambre 12 et 19 mars 7 nuits - Tout compris Chambre 17, 24 et 31 mars 7 nuits - Tout compris Suite junior luxueuse 19, 20 et 21 févr.7 nuits - Tout compris Mazatlán, Mexique Riu Emerald Bay Antigua Starfi sh Jolly Beach Resort Cancun, Mexique Royalton Suites Cancun Resort & Spa Fêtes animées à la plage Entouré de jardins luxuriants Son ouverture très attendue est arrivée! Départs de Montréal.Le solde « S.O.S.Soleil! » est une promotion d\u2019une durée limitée, jusqu\u2019à épuisement des stocks, applicable à une sélection de forfaits et de dates de départ.Applicable uniquement aux nouvelles réservations.Tous les prix ci-dessus sont calculés par personne, en occupation double pour des vacances tout compris de 7 nuitées (sauf indication contraire), puis ils incluent les taxes et les frais de transport.Les économies allant jusqu\u2019à 1000 $ sont calculées en comparant le prix actuel à celui publié à l\u2019origine, puis elles sont applicables au Starfi sh Jolly Beach Beach Resort à Antigua, pour des départs ayant lieu les 17, 24 et 31 mars 2019.Les économies sont disponibles au moment de l\u2019impression et elles sont refl étées dans les prix affi chés.Les sièges sont sous réserve de disponibilité et leur capacité est contrôlée.Les vols sont exploités par Sunwing Airlines et TUI Airways.Ces off res sont sous réserve de disponibilité ou peuvent être retirées en tout temps sans préavis.Pour plus de renseignements sur la Garantie du meilleur prix, ainsi que pour les modalités et conditions générales, veuillez visiter Sunwing.ca.Titulaire d\u2019un permis du Québec n°702928.| 02022019 Pour voir la liste complète des nouveaux hôtels et pour des astuces sur comment Mieux Voyager, communiquez avec votre agent de voyages ou visitez Sunwing.ca Service primé Garantie du meilleur prix Nous restons à vos côtés à chaque étape de votre voyage Hôtels et excursions les mieux cotés Dernière chance! Réservez d' ici le 8 février Mieux Voyager jusqu\u2019à Économisez 1000$ par couple Soleil! S.O.S.Solde Destination en vedette La critique de Christophe Huss de l\u2019opéra Die Zauberflöte (La flûte enchantée) de Mozart de l\u2019Orchestre symphonique de McGill, sur les plateformes numériques du Devoir.À LIRE BRENT CALIS Batman en juin 2021 LOS ANGELES \u2014 On ignore toujours quel acteur endossera la cape noire de Batman, mais on connaît déjà la date de sortie du prochain film.Warner Bros.a annoncé la sortie du nouveau Batman, signé Matt Reeves, pour juin 2021.Ben Affleck devait interpréter à nouveau le justicier chauve-souris, mais ce ne sera pas lui.Affleck, qui devait aussi, un temps, réaliser The Batman, a écrit sur Twitter qu\u2019il était ravi de voir la vision du film de Reeves «prendre forme ».La Warner a également annoncé que le prochain opus de l\u2019univers L\u2019escadron suicide, qui doit être écrit par James Gunn, sortira sur les écrans en 2021.Associated Press EN BREF La ministre Nathalie Roy veut maintenir les investissements en culture PHILIPPE PAPINEAU LE DEVOIR Les employés du groupe Vice Media subiront un autre coup dur, ont dévoilé des médias américains vendredi matin.L\u2019entreprise médiatique a annoncé qu\u2019elle prévoyait de réduire de 10 % ses effectifs dans l\u2019ensemble de la boîte, ce qui représente environ 250 postes.Les effets au Canada et au Québec restent pour l\u2019instant incertains.La p.-d.g de Vice Media, Nancy Dubuc, a dévoilé sa stratégie aux employés dans une note interne dont Le Devoir a obtenu copie.«Ayant finalisé le budget de 2019, notre attention va se déplacer vers l\u2019exécution de nos objectifs, écrit Mme Dubuc en anglais dans le texte.Nous allons porter Vice au meilleur de lui-même et cimenter sa place pour l\u2019avenir.» Les compressions prennent effet vendredi, a-t-elle ajouté, se désolant de devoir dire au revoir à certains « collègues ».La réorganisation débutera aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Mexique, poursuit Mme Dubuc, précisant que le plan de redressement s\u2019appliquera ailleurs dans les prochaines semaines, selon les politiques réglementaires de chaque pays.Chez Vice Canada, la relationniste responsable Britt Aharoni n\u2019a pas voulu faire de commentaires, dirigeant Le Devoir vers l\u2019article du Hollywood Reporter, qui a diffusé la nouvelle en premier.Du côté de Vice Québec, la responsable des communications Fériel Rahli ne pouvait pas en dire davantage.Le volet québécois du géant alternatif compte en ce moment une trentaine d\u2019employés, mais a récemment perdu deux d\u2019entre eux, dont une journaliste, mais surtout le rédacteur en chef Philippe Gohier, qui travaille désormais chez Apple.Mme Rahli n\u2019était pas en mesure de dire si les postes seraient pourvus.La réorganisation chez Vice Media touchera tous les départements.Au cœur de ces changements, que la p.-d.g.dit « ne pas prendre à la légère », se trouve le désir de «centraliser plusieurs rôles» et «d\u2019éliminer les redondances» (overlap).Plutôt que de gérer ses activités par pays, donc, Vice veut «créer une nouvelle structure opératoire autour de grandes lignes d\u2019affaires », dont les studios, les informations et le numérique.Protections Dans un communiqué aux employés syndiqués de Vice Canada, la Guilde canadienne des médias a rappelé que «la convention collective négociée entre notre syndicat et Vice Canada comprend des protections pour les membres du syndicat faisant face à des mises à pied involontaires, et prévoit des dispositions permettant aux membres d\u2019indiquer s\u2019ils s\u2019intéressent à une mise à pied volontaire».Le syndicat a souligné que « les employés permanents qui sont mis à pied recevront une indemnité de licenciement, et auront des droits liés à la sup- plantation et au rappel.» En juillet dernier, Vice avait déjà éliminé 2 % de ses effectifs, soit environ soixante postes.Plus tôt en janvier MÉDIAS Vice Media coupe 10 % de ses postes Les effets au Canada de cette nouvelle compression restent incertains 2018, Rogers avait aussi rompu ses liens avec Vice Canada, ce qui avait mené à la perte de vingt-trois emplois au pays, dont trois au Québec.Turbulences Les plus récentes coupes chez Vice Media ont lieu peu après l\u2019annonce de licenciements au sein de deux autres figures de proue de l\u2019information en ligne : les sites BuzzFeed News, qui prévoit de se séparer de 300 employés au total, et HuffPost, qui a congédié 10 % de sa rédaction, soit 20 personnes.Vice a longtemps été l\u2019une des étoiles montantes des médias numériques, avec des antennes dans des dizaines de pays et une croissance très rapide.Son cofondateur et emblématique patron Shane Smith a abandonné au printemps la direction générale de la plateforme au profit de Nancy Dubuc, chargée de stabiliser le groupe.Vice était, lors de son lancement à Montréal en 1994, un magazine de contre-culture qui est peu à peu devenu une société d\u2019édition valorisée à plusieurs milliards de dollars.Mais le groupe a connu des turbulences ces derniers mois, sa chaîne Viceland, lancée en 2016, ne rassemblant que très peu de téléspectateurs.C\u2019est elle qui aurait fait manquer à Vice Media ses objectifs de chiffre d\u2019affaires pour 2017, annoncé à 805 millions de dollars, mais inférieur, finalement, de plus de 100 millions, selon plusieurs médias américains.Avec l\u2019Agence France-Presse Bien qu\u2019il ait annoncé récemment qu\u2019il visait des économies de 838 millions de dollars dans les différents ministères, et ce, sans affecter les services à la population, le gouvernement Legault va maintenir les investissements en culture, affirme la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy.« Je vous annonce que nous allons maintenir les investissements en culture, en visant rien de moins que la barre du 1% du budget du Québec.Mais nous ferons en sorte d\u2019aller plus loin, de nous donner des objectifs réalistes et ambitieux.Nous allons inculquer de nouvelles façons de faire, de nouvelles ambitions communes pour le développement culturel du Québec», a affirmé la ministre Roy.La ministre de la Culture et des Communications, qui est aussi responsable de la langue française, a pris la parole, vendredi, devant 540 convives réunis par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Lorsque le président de la Chambre, Michel Leblanc, lui a demandé au microphone si cela voulait dire que le La réorganisation chez Vice Media touchera tous les départements.Au cœur de ces changements, que la p.-d.g.dit « ne pas prendre à la légère », se trouve le désir de « centraliser plusieurs rôles » et « d\u2019éliminer les redondances ».budget de la Culture allait même augmenter, puisque le budget de l\u2019État québécois allait logiquement augmenter, elle a répondu : « Vous êtes bon.» Dans les faits, le budget de la Culture était d\u2019environ 1,2 milliard de dollars pour l\u2019exercice 2018-2019, soit environ 1,1 % du budget.Mais une quarantaine d\u2019organismes regroupés sous la « Coalition la culture, le cœur du Québec » a déjà demandé que ce budget soit plutôt porté à 2 % du budget, sur un échéancier de trois ans.Toutefois, au cours des derniers jours, le premier ministre Legault a commandé à ses ministres des économies de 838 millions de dollars en 2019-2020 afin de financer ses engagements électoraux.Et il croit possible de le faire sans réduire les services à la population.De meilleures pratiques d\u2019approvisionnement et une amélioration de la gestion informatique par les ministères avaient notamment été évoquées pour parvenir à cet objectif.Politique culturelle maintenue De même, la ministre Roy s\u2019est engagée à conserver la politique culturelle déposée en 2018 par le précédent gouvernement Couillard, affirmant que cette politique avait fait consensus.Le budget de mars 2018 avait d\u2019ailleurs réservé une somme de 509 millions de dollars pour la mise en œuvre de cette politique culturelle.« Je tiens à vous rassurer \u2014 même s\u2019il y en a qui veulent vous faire des peurs \u2014, notre nouveau gouvernement n\u2019a aucunement l\u2019intention d\u2019agir en pure partisanerie et de jeter des politiques à la poubelle simplement parce qu\u2019elles auraient été élaborées par un autre gouvernement », a-t-elle affirmé.Liberté d\u2019expression Par ailleurs, la ministre a fait allusion, sans les nommer, aux différentes controverses qui ont touché des spectacles, des œuvres, des auteurs, dans un contexte d\u2019ouverture à la diversité culturelle.« Il y a dans nos sociétés un courant de pensée qui, partant d\u2019objectifs vertueux, est en train de devenir une police de la pensée.Ce courant, il nous vient des campus universitaires américains, mais il menace la liberté de nos créateurs.La création artistique doit être libre, absolument, totalement libre », a-t-elle affirmé.LIA LÉVESQUE LA PRESSE CANADIENNE L\u2019approvisionnement des usines de transformation représente donc le premier secteur du domaine d\u2019expertise du consortium de recherche.Pour minimiser les impacts sur les écosystèmes, il suffit de prendre les bonnes mesures ainsi que de déployer les bonnes technologies et les bons systèmes pour faire une récolte toujours à meilleur coût.« Ce n\u2019est plus juste une question de minimiser, c\u2019est d\u2019éviter certains impacts, souligne le directeur du consortium de recherche, Luc Lebel.On ne veut pas minimiser la sédimentation dans les ruisseaux, on veut qu\u2019il n\u2019y ait pas de sédiments dans les ruisseaux.On ne veut pas minimiser les blessures aux arbres résiduels dans le peuplement, on veut qu\u2019il n\u2019y ait pas de blessures aux arbres. » La dimension humaine est au cœur des préoccupations du consortium de recherche.« Ce que j\u2019aime des opérations forestières, c\u2019est l\u2019aspect humain de la foresterie, continue le directeur de FORAC.On travaille beaucoup plus avec des gens qu\u2019avec des arbres ! » À cette enseigne, la réduction des risques en santé et sécurité des travailleurs est l\u2019un des grands succès de la dernière décennie dans le secteur forestier.« C\u2019est phénoménal les réductions qui ont été observées en matière d\u2019accidents et de blessures dans les opérations forestières, se réjouit M. Lebel, qui est également professeur au Département des sciences du bois et de la forêt de l\u2019Université Laval.C\u2019est un environnement naturel dangereux, avec des arbres et des machineries lourdes.Il y a eu une baisse importante qui vient notamment de la révision de nos façons d\u2019intervenir et de la formation qui est offerte aux entrepreneurs, aux travailleurs, aux contremaîtres. » Pour Luc Lebel, le Québec doit devenir un chef de file mondial en matière d\u2019accessibilité au territoire permettant de réaliser l\u2019aménagement forestier.« Ça concerne les techniques de voirie forestière ainsi que les méthodes de construction et d\u2019entretien des chemins, décrit l\u2019ingénieur forestier.On doit aussi mettre en place des techniques pour faire le transport de manière compétitive et sécuritaire. » De la forêt au client RIMOUSKI \u2014 Comment minimiser les impacts des opérations forestières sur les écosystèmes, que ce soit lors des travaux de récolte, de voirie ou de transport?Voilà la principale question qui anime le consortium de recherche FORAC, né en 2002 d\u2019un partenariat entre l\u2019Université Laval, des entreprises et les gouvernements.FORAC (de la forêt au client) a développé une expertise mondialement reconnue dans la gestion et l\u2019optimisation des chaînes d\u2019approvisionnement forestières.CETTE PUBLICATION SPÉCIALE A ÉTÉ PRODUITE PAR L\u2019ÉQUIPE DES PUBLICATIONS SPÉCIALES POUR LE COLLECTIF POUR UNE FORÊT DURABLE.CE DERNIER N\u2019A CEPENDANT PAS DROIT DE REGARD SUR LES TEXTES.Tous reconnaissent l\u2019importance du secteur forestier dans l\u2019économie.L\u2019aménagement durable, l\u2019environnement et la biodiversité sont autant de sujets abordés à l\u2019automne dans cette série d\u2019articles du Groupe Capitales Médias : «?Une forêt à connaître?».Mais que sait-on des nouvelles technologies qui permettent de produire davantage, tout en utilisant moins d\u2019arbres?Des innovations visant à optimiser la ressource?De la contribution du milieu forestier à la lutte contre les changements climatiques?Des spécialistes et des acteurs de l\u2019industrie ont beaucoup à partager afin de mieux faire connaître la forêt, qui représente presque la moitié de la superficie totale du Québec.Johanne Fournier Collaboration spéciale SÉRIE UNE FORÊT À CONNAÎTRE! NUMÉRO 8 DE 10 PROCHAIN RENDEZ-VOUS?: LE SAMEDI 9 FÉVRIER Mieux connaître les insectes ravageurs pour protéger les forêts Caroline Rochon Directrice des écosystèmes forestiers du Centre de foresterie des Laurentides Luc Lebel Directeur du consortium de recherche FORAC et professeur au Département des sciences du bois et de la forêt de l\u2019Université Laval RIMOUSKI \u2014 Le Québec est frappé par une épidémie de tordeuses du bourgeon de l\u2019épinette depuis une dizaine d\u2019années.L\u2019insecte ravageur s\u2019attaque principalement à l\u2019est de la province.Afin de protéger les forêts publiques, le gouvernement du Québec confie le mandat à la Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM) de réaliser des pulvérisations aériennes. « On est dans une période forte », signale le directeur de la foresterie et de l\u2019environnement de la SOPFIM, Alain Dupont.Mais l\u2019épidémie n\u2019a rien de comparable à la précédente, qui était apparue vers 1975.L\u2019étendue ravagée à l\u2019époque était évaluée à 32 millions d\u2019hectares, tandis qu\u2019actuellement, l\u2019infestation s\u2019étend sur quelque 7 millions d\u2019hectares.« La forêt a changé, explique M. Dupont.Les aménagements ont porté leurs fruits.On n\u2019a pas une épidémie qui s\u2019est développée de façon synchrone dans toutes les régions, comme c\u2019était le cas lors de l\u2019épidémie précédente.Là, elle est principalement au Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean, sur la Côte- Nord, dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.La SOPFIM pulvérise un insecticide biologique : le Bacillus thuringiensis, communément appelé Btk.Celui-ci permet de protéger les forêts en ciblant les insectes de l\u2019ordre des lépidoptères, dont fait partie la tordeuse du bourgeon de l\u2019épinette.« Les abeilles et tous les autres types d\u2019insectes pollinisateurs ne sont pas touchés par cet insecticide », assure le porte-parole de la SOPFIM.L\u2019an dernier, moins de 450 000 hectares de forêt ont été traités.« On y va avec les sommes qui sont disponibles, et quand la forêt a vraiment besoin d\u2019un coup de pouce pour survivre », indique Alain Dupont.Tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette?: la lutte se poursuit P H O T O F O U R N I E P A R E N V I R O F O T O PHOTO FOURNIE PAR PARCS CANADA RIMOUSKI \u2014 Les spécialistes du Centre de foresterie des Laurentides (CFL), qui est l\u2019un des établissements de recherche du Service canadien de la forêt situé à Québec, étudient l\u2019environnement forestier pour mieux le comprendre et le connaître.Pour protéger nos forêts, ils développent notamment des procédés de lutte contre les insectes ravageurs et de résistance aux maladies.« Il y a plusieurs insectes ravageurs au Québec, souligne la directrice des écosystèmes forestiers du CFL, Caroline Rochon.La tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette et l\u2019agrile du frêne sont des insectes qu\u2019on essaie d\u2019étudier pour mieux les contrôler et pour nous assurer qu\u2019ils détruisent moins nos forêts. » Pour y arriver, les chercheurs doivent étudier les génomes des insectes forestiers.« La génomique, c\u2019est une façon d\u2019étudier les organismes, explique Michel Cusson, chercheur scientifique en génomique des insectes ravageurs forestiers au CFL.On s\u2019aperçoit qu\u2019il y a plusieurs individus qui sont, en apparence, identiques.Mais lorsqu\u2019on étudie leurs génomes, on s\u2019aperçoit que ce sont des espèces différentes.Cette connaissance-là peut nous permettre de mieux cibler les interventions qu\u2019on fait en matière de lutte biologique. » Les biotechnologies ouvrent la porte à l\u2019utilisation de diverses méthodes visant à mettre au point de nouvelles approches de protection des forêts contre les ravageurs.L\u2019une de ces biotechnologies est de transformer génétiquement les plantes pour les rendre résistantes à des insectes ou à des maladies.Mais cette approche rencontre des problèmes d\u2019acceptabilité sociale.Pour son collègue Christian Hébert, il ne faut pas perdre de vue que la mission du Centre de foresterie est avant tout orientée vers le développement durable.« On tente, à travers nos recherches, de mieux concilier des volets économiques et environnementaux dans l\u2019utilisation des ressources naturelles, avance le chercheur scientifique en écologie et diversité des insectes.Le développement durable, c\u2019est de permettre la récolte d\u2019arbres pour faire des produits forestiers, tout en nous assurant qu\u2019on n\u2019a pas d\u2019impact à long terme sur les écosystèmes.Nous, on le fait par l\u2019étude de la biodiversité.Comme entomologiste, j\u2019utilise les insectes comme baromètres de l\u2019état des milieux. » Depuis plusieurs années, la tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette gruge donc l\u2019attention des scientifiques.« Quand on protège les sapins et les épinettes contre la tordeuse, on préserve la forêt qui rend des services écologiques, soutient Michel Cusson.C\u2019est aussi parce qu\u2019on veut permettre à l\u2019industrie forestière de continuer à vivre, à fonctionner, à avoir du matériel à récolter.La génomique et les biotechnologies assurent cet équilibre-là. » QUELQUES CHIFFRES Tordeuse du bourgeon de l\u2019épinette au Québec \u2014 Superficie infestée en 2018?: 7 millions d\u2019hectares \u2014 Superficie infestée en 1975?: 32 millions d\u2019hectares \u2014 Superficie traitée en 2018?: 450 000 hectares \u2014 Pulvérisation?: 1,5 litre par hectare P H O T O F O U R N I E P A R E N V I R O F O T O LEDEVOIR // LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 FÉVRIER 2019 ACTUALITÉS A 12 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.À 41 ans, Tom Brady pourrait surpasser dimanche Peyton Manning à titre de quart-arrière le plus âgé de l\u2019histoire de la NFL à remporter un Super Bowl.MADDIE MEYER AGENCE FRANCE-PRESSE SPORTS Le Super Bowl pour tous les goûts Comment expliquer l\u2019intérêt des Québécois pour le football américain ?Plus d\u2019un million de Québécois seront devant leur écran dimanche soir pour assister au 53e Super Bowl, le plus américain des rendez-vous sportifs.Pour le football, bien sûr, mais surtout pour ne pas manquer un événement qui a de quoi plaire à tous, même à ceux qui ignorent qui est Tom Brady.KARL RETTINO-PARAZELLI LE DEVOIR Pour Vincent Filteau, le Super Bowl, c\u2019est en quelque sorte une histoire de famille.Et cette histoire, elle a débuté il y a 17 ans avec les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, l\u2019équipe qui affrontera les Rams de Los Angeles dimanche soir.« Pour moi, le football, c\u2019est une passion qui remonte à l\u2019enfance », explique ce Québécois de 27 ans.Il se rappelle comme si c\u2019était hier du Super Bowl disputé le 3février 2002 entre ces mêmes Patriots et ces mêmes Rams.Ce soir-là, son père a repoussé le couvre-feu pour lui permettre de regarder la grande finale de la NFL jusqu\u2019à la fin.Il a ainsi pu assister au triomphe de la Nouvelle- Angleterre, l\u2019équipe préférée de son père et de son grand-père, et du quart- arrière vedette Tom Brady.« Ça a été un moment assez fort », se souvient-il.Aujourd\u2019hui, Vincent est toujours un partisan inconditionnel des Patriots et il espère de tout cœur que Brady pourra remporter son sixième Super Bowl\u2026 à 41 ans.« Ce qui vient me chercher avec le Super Bowl et la NFL, c\u2019est bien sûr la nature du sport comme telle, dit-il.Mais le football, c\u2019est aussi un sport qui a une résonance très américaine.C\u2019est une façon de comprendre notre américa- nité au Québec.» Intérêt marqué Dimanche soir, Vincent fera donc partie de ceux qui encourageront les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, sans doute l\u2019une des équipes de la NFL qui divise le plus les Québécois : plusieurs y sont attachés en raison de sa proximité géographique et de ses impressionnants succès, mais plusieurs autres en ont assez de cette formation qui sera du Super Bowl pour une quatrième fois en cinq ans et qui a fréquemment été accusée de tricherie par le passé.La grande finale attirera aussi les partisans québécois des Rams, plus discrets, ou simplement les adeptes de la NFL : selon un sondage Angus Reid publié l\u2019été dernier, 51 % des Québécois préfèrent la NFL, alors que 32 % ont plutôt un penchant pour la Ligue canadienne de football (LCF).Selon ce coup de sonde, le Québec est d\u2019ailleurs la province canadienne la plus attirée par la ligue de football américaine.L\u2019intérêt des Québécois pour la NFL se reflète aussi dans les paris sportifs enregistrés sur le site Mise-o-jeu de Loto-Québec.Les Super Bowl 2015, 2016, 2017 et 2018 se sont tous taillé une place parmi les cinq événements les plus populaires de l\u2019histoire du site de paris sportifs au chapitre des ventes.« Seul le combat de boxe entre Floyd Mayweather et Conor McGregor, en 2017, a devancé les Super Bowl en matière de ventes », explique le porte-parole de Loto-Québec Renaud Dugas.Le football américain suscite l\u2019enthousiasme des parieurs québécois même lorsqu\u2019on le compare au hockey.Lors de la dernière présence des Canadiens de Montréal en séries éliminatoires en 2017, leurs matchs rapportaient en moyenne 80 000 $, comparativement à 100 000 $ pour un match éliminatoire de la NFL cette année.Le Super Bowl LIII en bref Patriots de la Nouvelle-Angleterre (11e apparition, 5 titres) Rams de Los Angeles (4e apparition, 1 titre) Spectacle de la mi-temps Maroon Five, Travis Scott et Big Boi Nombre de caméras utilisées par CBS pendant le match : 115 Prix de revente moyen d\u2019un billet du Super Bowl 3861 $US Nombre projeté d\u2019ailes de poulet consommées aux États-Unis pendant la fin de semaine 1,4 milliard Michel et Vincent Filteau à un match des Patriots au Gillette Stadium, à Foxborough, au sud de Boston PHOTO FOURNIE Selon Laurent Turcot, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire des loisirs et des divertissements de l\u2019Université du Québec à Trois-Ri- vières, l\u2019intérêt des Québécois pour la NFL s\u2019est développé au rythme de la médiatisation de la ligue.« Il faut attendre les années 1980 et 1990, lorsqu\u2019il y a une démocratisation des réseaux américains au Québec, pour que les Québécois commencent réellement à s\u2019intéresser au Super Bowl », explique-t-il.En s\u2019invitant dans les foyers québécois, l\u2019événement a d\u2019abord séduit les amateurs de football, mais l\u2019apparition de spectacles de la mi-temps mettant en vedette des artistes populaires a rapidement élargi sa portée.« C\u2019est devenu un événement de divertissement complet, affirme Matthieu Proulx, un ancien joueur des Alouettes de Montréal qui analyse désormais le football au Réseau des sports (RDS).Il y en a pour ceux qui aiment la musique, avec le spectacle de la mi-temps, il y en a pour ceux qui aiment l\u2019humour, avec les publicités, et il y en a bien sûr pour ceux qui aiment le football.» « Ma belle-mère fait un party avec des voisines au chalet pour le Super Bowl, alors qu\u2019elles ne regardent pas un match de l\u2019année, dit-il en riant.C\u2019est un happening.Les gens aiment les grands événements.» Publicités américaines Les Québécois n\u2019ont d\u2019ailleurs plus à attendre le lendemain du match pour trouver un condensé des meilleures publicités du Super Bowl, pour lesquelles chaque annonceur aura dépensé plus de 5 millions de dollars américains.Depuis 2017, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) empêche les télé- diffuseurs du pays de remplacer les publicités américaines par des annonces canadiennes.Cela signifie que les Québécois qui écouteront le Super Bowl sur la chaîne américaine CBS pourront voir les publicités américaines pendant toute la durée du match.Au menu : Harrison Ford et Forest Whitaker qui testent des produits Amazon rejetés, les Backstreet Boys dans une annonce de Doritos et les incontournables chevaux Budweiser.Et le match lui-même ?« Le thème de ce Super Bowl, c\u2019est vraiment l\u2019expérience contre la jeunesse », résume Matthieu Proulx.D\u2019un côté, le quart Tom Brady et l\u2019entraîneur Bill Belichick, deux habitués de la grande finale, et de l\u2019autre, le jeune quart des Rams Jared Goff (24 ans) et le presque aussi jeune entraîneur Sean McVay (33 ans).À son avis, c\u2019est l\u2019expérience qui l\u2019emportera sur la jeunesse : « J\u2019ai parié contre les Patriots la semaine dernière et je me suis dit : \u201cC\u2019est terminé, je ne vais plus jamais parier contre les Pats en matchs éliminatoires.\u201d » Vincent Filteau, lui, est plus prudent.« Je ne sais pas qui va gagner.Tout ce que je sais, c\u2019est que ça va être un match serré.» Le botté d\u2019envoi est prévu à 18h30.En comparaison, les paris à Mise-o-jeu s\u2019élevaient en moyenne à 80 000 $ par match à la dernière présence du Canadien de Montréal en séries éliminatoires."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.