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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2019-01-30, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CX NO 18 / LE MERCREDI 30 JANVIER 2019 / 1,52 $ + TAXES = 1,75 $ WWW.LEDEVOIR.COM GRANDE MOSQUÉE DE QUÉBEC Un triste mais nécessaire souvenir « Jamais la haine de personne ne va arriver à nous séparer », dit François Legault ISABELLE PORTER À QUÉBEC LE DEVOIR « Vous n\u2019êtes pas seuls, le Québec tout entier se souvient », a déclaré le premier ministre François Legault aux proches des victimes de l\u2019attaque au Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) du 29 janvier 2017 lors d\u2019une émouvante commémoration mardi soir.« Nous sommes à vos côtés et on va le rester pour toujours.Jamais la haine de personne ne va arriver à nous séparer », a ajouté le premier ministre.« Cet attentat fait maintenant partie de votre vie, mais fait aussi partie de notre vie.Ça fait maintenant partie de l\u2019histoire du Québec », a-t-il aussi déclaré.Quelques centaines de personnes se sont réunies à l\u2019Université Laval pour commémorer la tragédie.Les notes d\u2019un piano, des messages d\u2019espoir, des prières et des larmes ont marqué cette soirée où un hommage senti a été rendu aux six hommes qui ont péri le 29 janvier 2017.Les organisateurs avaient demandé aux familles des six victimes de résumer chacun des disparus par leur plus grande qualité.« Courageux », « souriant », « dévoué », « convaincu de INDEX Avis légaux.A4 Éditorial.A6 Idées.A7 Monde.B1 Économie.B3 Carrières .B4 Décès.B5 Sports.B6 Météo .B6 Mots croisés.B6 Sudoku .B6 Culture.B7 Grille TV.B7 ACTUALITÉS Les promesses seront financées par des économies, dit Legault | A 3 ACTUALITÉS Le registre québécois des armes à feu connaît des ratés A 2 Pour suivre l'actualité en continu et lire nos critiques de spectacles, consultez nos plateformes numériques.FRANÇOIS DESJARDINS LE DEVOIR Le garage de la rue Saint-Jacques aurait normalement vu des dizaines de chauffeurs arriver pour commencer leur journée aux petites heures.Mardi matin, cependant, la seule présence humaine était celle de deux gardiens chargés d\u2019assurer la sécurité du site, installés dans un VUS noir au milieu des voitures électriques.L\u2019aventure Téo Taxi, incapable d\u2019atteindre la rentabilité malgré les millions de ses partenaires financiers, est arrivée au bout de son parcours, un ultime chapitre qui soulève des questions sur le modèle et force maintenant 450 chauffeurs à se trouver un nouvel emploi.Le revenu horaire était en progression de 20 % depuis 12 mois et la clientèle appréciait le service mais les besoins financiers de Téo se butaient à des actionnaires qui n\u2019avaient plus envie d\u2019injecter de l\u2019argent.À Québec, le premier ministre François Legault a dit que le gouvernement ne pourrait pas, lui non plus, voler au secours de l\u2019entreprise.« On a entrepris une réflexion au cours des derniers mois avec nos partenaires », a dit Dominic Bécotte, p.-d.g.par intérim de Taxelco, la société mère de Téo, et associé d\u2019Alexandre Taillefer chez XPND Capital.« On a exploré toutes les avenues possibles ainsi que plusieurs scénarios alternatifs.On a conclu que le projet Téo, dans les conditions actuelles, ne serait pas soutenable.» Puisque l\u2019entreprise est privée, les données financières ne sont pas disponibles.Une flotte de voitures électriques, une application dernier cri, des chauffeurs salariés : le modèle de Téo, qui a séduit les capitaux de la Caisse de dépôt, du Fonds FTQ et de Fondaction, en plus d\u2019attirer certaines subventions gouvernementales, aurait eu besoin de changements dans la loi, a dit M.Bé- cotte.Il n\u2019exclut pas que le modèle puisse revoir le jour éventuellement.« On savait que pour assurer l\u2019avenir du projet Téo, il fallait obtenir des change- Taxelco débranche Téo Taxi Le modèle d\u2019affaires développé par Alexandre Taillefer a atteint ses limites Une partie de l\u2019assistance à la cérémonie en hommage aux victimes de l\u2019attentat à la mosquée de Québec RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR VOIR PAGE A 8 : TAXELCO L\u2019échec La « révolution économique et écologique » promise ne s\u2019est pas réalisée A 8 JACQUES NADEAU LE DEVOIR ments réglementaires additionnels, je parle ici d\u2019une flexibilité dans la tarification, par exemple.Force est d\u2019admettre que c\u2019est un élément qui va prendre un certain temps encore pour être changé.» Les autres sociétés roulent Les deux autres entités de Taxelco, Diamond et Hochelaga, ne sont pas touchées par cet arrêt.C\u2019est avec ces deux sociétés que se poursuivront les « efforts de modernisation et d\u2019électrification de l\u2019industrie du taxi afin de permettre une mobilité urbaine durable à Montréal », selon Taxelco.MONDE Venezuela : les États-Unis se font plus menaçants à l\u2019égard de Maduro VOIR PAGE A 2 : MOSQUÉE ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE MERCREDI 30 JANVIER 2019 Rectificatif Notre texte « Québec veut savoir combien d\u2019enseignants portent des signes religieux », publié en page A 2 le mardi 29 janvier 2019 et signé par Marco Fortier, laissait entendre que le gouvernement n\u2019avait pas déterminé si son projet de loi sur l\u2019interdiction de porter des symboles religieux s\u2019étendrait aux enseignants.Le gouvernement indique que l\u2019interdiction s\u2019appliquera manifestement aux enseignants.Unis contre la xénophobie sa foi et de ses actes et généreux avec les siens», «intelligent», «généreux».Dans l\u2019atrium du pavillon Desjardins de l\u2019Université Laval, de grandes banderoles se sont alors déployées, l\u2019une après l\u2019autre, arborant les visages des six hommes qui ont perdu la vie il y a deux ans : Azzedine Soufiane, Mama- dou Tanou Barry, Khaled Belkacemi, Abdelkrim Hassane, Ibrahima Barry et Aboubaker Thabti.L\u2019événement était organisé par le collectif citoyen « 29 janvier, je me souviens », le même qui avait organisé la veillée aux chandelles près de la mosquée au lendemain de la tragédie.Un monument près de la mosquée La soirée a débuté en musique avec un air de piano, intitulé « Hymne à la paix ».L\u2019un des deux porte-parole de l\u2019événement, Sébastien Bouchard, a expliqué qu\u2019il avait été composé par une citoyenne de Québec à la suite de l\u2019attentat : « Manon voulait agir, faire quelque chose pour changer le monde.C\u2019est ce que nous faisons en étant rassemblés aujourd\u2019hui.» Pour la première fois cette année, la commémoration avait lieu à l\u2019intérieur, dans l\u2019atrium du pavillon Desjardins de l\u2019Université Laval.Une décision qui s\u2019est révélée avisée puisqu\u2019une tempête s\u2019activait dehors et que l\u2019an dernier, les participants avaient dû suivre l\u2019événement à l\u2019extérieur par grand froid, près du CCIQ.« L\u2019Université est un lieu de diversité, une porte d\u2019entrée pour un grand nombre de personnes de confession musulmane.Québec a une des populations musulmanes les plus scolarisées de la planète », a souligné l\u2019autre porte-parole de l\u2019événement, Maryam Bessiri, en soulignant qu\u2019il fallait en être fier.On a par la suite pu entendre les enfants de l\u2019une des victimes, Khaled Bel- kacemi, qui était professeur à l\u2019Université Laval.Sa fille Megda a dit que la dernière année avait été une « année de deuil difficile », mais qu\u2019elle était « touchée » par la tenue de cet événement.Son frère, Amir, a voulu rendre un hommage particulier aux premiers répondants qui avaient été appelés à intervenir le soir du 29 janvier 2017.Un moment a été dédié à l\u2019un d\u2019entre eux, la paramédic Ariane Leblanc, qui s\u2019est enlevé la vie après avoir été aux prises avec un syndrome post- traumatique.Dignitaires, parents, étudiants\u2026 L\u2019espace de l\u2019atrium était presque plein alors que des gens suivaient le déroulement depuis les galeries de chacun des étages de la cour intérieure.Le président du CCIQ , Boufeldja Benabdallah, a eu droit à une salve d\u2019applaudissements particulièrement nourris.Il a notamment remercié le maire de Québec pour le mémorial aux victimes qui doit être aménagé tout près de la mosquée.« C\u2019est un mémorial qui va rester pour l\u2019éternité comme signe de reconnaissance [\u2026] un signe de vivre-ensemble », a-t-il dit.Le cofondateur du CCIQ a également interpellé le premier ministre Legault en disant qu\u2019il avait été agréablement surpris par ses premiers mois au pouvoir, notamment par la fermeté de la vice-première ministre Geneviève Guilbault dans le dossier du registre des armes à feu.« C\u2019est ce que nous attendons des hommes et des femmes politiques.» « Un rappel des dangers » L\u2019imam de la mosquée de la capitale a récité une prière en arabe et des représentants des églises catholique, anglicane et juive ont aussi pris la parole.Parmi les dignitaires présents, plusieurs députés s\u2019étaient déplacés ainsi que le maire de Québec, Régis La- beaume, qui a cité Martin Luther King en déclarant : « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.» Le député fédéral Joel Lightbound a déclaré que la tragédie devait servir « de rappel des dangers qui nous guettent quand l\u2019ignorance, la haine s\u2019emparent de l\u2019un d\u2019entre nous.» Les rescapées de la Polytechnique, Heidi Rathjen et Nathalie Delorme, étaient également présentes.Enfin, afin de rappeler que le thème de l\u2019accueil traversait le territoire depuis longtemps, on avait aussi invité Diane « Andicha Sondakwa » Picard, de la nation wendat.« Notre nation a accueilli beaucoup de gens.Beaucoup sont partis, mais beaucoup sont restés et nous en sommes très contents », a-t- elle dit.« Nous sommes ensemble contre toute forme de racisme, toute forme de discrimination.Ensemble, on va foncer, ensemble, on va réussir.» MOSQUÉE SUITE DE LA PAGE A 1 Toute personne possédant une arme non enregistrée s\u2019expose à une amende.GETTY ISABELLE PORTER À QUÉBEC La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a dû reconnaître mardi que le controversé registre des armes à feu, entré en vigueur hier, posait des problèmes techniques.« J\u2019ai entendu comme tout le monde qu\u2019il y a eu certains problèmes pour l\u2019enregistrement avec le système.On le reconnaît, on fait notre mea culpa, on travaille toujours sur l\u2019amélioration du système », a déclaré la ministre en marge d\u2019une rencontre du cabinet ca- quiste à Gatineau.Le Devoir a en effet pu constater qu\u2019il était très ardu d\u2019enregistrer certaines armes au registre sur le site Web du Service d\u2019immatriculation des armes à feu du Québec.Ce fut le cas pour un fusil à canon superposé de calibre 12 de fabrication russe voué à la chasse au petit gibier et d\u2019un fusil semi-automatique également de calibre 12 de fabrication italienne utilisé pour la chasse à la sauvagine.Le formulaire en ligne reconnaissait les marques, mais pas les modèles ni la longueur des canons.Il ne permettait pas non plus d\u2019ajouter des informations qui ne figuraient pas dans les choix de réponse, rendant la procédure fastidieuse et l\u2019information transmise, incomplète, voire inexacte.Au ministère, on affirme le contraire et que le « système permet de saisir toutes autres informations, même si elles ne se trouvent pas dans les choix de réponse ».On concède toutefois que « quelques plaintes ont été recensées concernant l\u2019absence de la marque, du modèle ou de la longueur du canon souhaité dans les choix offerts en provenance du TRAF lors de la saisie ».Le ministère rappelle en outre qu\u2019il s\u2019agit « d\u2019un nouveau système » et que « des améliorations sont régulièrement apportées ».La ministre a quant à elle laissé entendre que les problèmes techniques étaient imputables à l\u2019augmentation des inscriptions.« C\u2019est le signe que de plus en plus de gens s\u2019inscrivent dans des délais de plus en plus courts.» Les propriétaires d\u2019armes avaient jusqu\u2019à mardi dans la nuit pour s\u2019inscrire au registre, mais à peine 24% des armes y étaient immatriculées en matinée, selon les données les plus récentes du ministère de la Sécurité publique.« On n\u2019est pas à 100 %, je vous le concède, mais il y a beaucoup d\u2019augmentation », a répondu la ministre à un journaliste qui lui faisait remarquer mardi que l\u2019atteinte de la cible était « ratée ».« Je fais le message à tous les détenteurs d\u2019armes sans restrictions au Québec : enregistrez-vous.[\u2026] Tous ceux qui n\u2019auront pas immatriculé leurs armes s\u2019exposent à des sanctions », a-t-elle répété.Rappelons que le registre vise à remplacer le registre canadien des armes à feu qui a été aboli en 2012 par le gouvernement fédéral.Il vise à immatriculer toutes les armes dites «d\u2019épaule», soit des armes de chasse pour la plupart comme des fusils et des carabines.Cette catégorie compte pour 95% des armes à feu qui se trouvent sur le territoire du Québec.Lors de l\u2019abolition du registre fédéral, on en recensait 1,6 million.La ministre a toutefois réitéré que les autorités n\u2019entendaient pas être trop zélées dans l\u2019imposition d\u2019amendes.« Ce qu\u2019on veut, c\u2019est que les gens se conforment à la loi.C\u2019est certain que si quelqu\u2019un décide de s\u2019inscrire dans trois jours, je préférerais qu\u2019il le fasse avant la date butoir.Mais s\u2019il le fait dans trois jours, je suis heureuse qu\u2019il l\u2019ait fait.[\u2026] Je ne peux pas condamner le fait que quelqu\u2019un va s\u2019inscrire.» La semaine dernière, Geneviève Guil- bault s\u2019était engagée à corriger des sources de mécontentement dans le registre dénoncées par la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (Fé- déCP).Ces changements qui touchent le numéro unique de l\u2019arme, sa longueur et la durée de déplacement nécessitant d\u2019en informer les autorités ne sont pas en vigueur parce qu\u2019ils nécessitent l\u2019adoption de règlements et de lois.Avec Marco Bélair-Cirino et Jean-François Nadeau Le registre des armes à feu connaît des ratés 24 % C\u2019est le pourcentage de détenteurs d\u2019armes à feu qui s\u2019étaient inscrits au registre en matinée mardi.ASSOCIATED PRESS À VANCOUVER Le gouvernement canadien a reçu des autorités américaines la demande officielle d\u2019extradition de la dirigeante de Huawei, alors qu\u2019un juge de Vancouver a accepté de modifier légèrement les conditions de libération sous caution de Meng Wanzhou.Si un juge devait condamner Mme Meng à l\u2019extradition, le ministre de la Justice, David Lametti, devait décider ultimement si elle devrait être remise aux autorités américaines pour faire face à des accusations de complot, de fraude et d\u2019obstruction.Le ministre Lametti a confirmé mardi aux journalistes à Ottawa que les États- Unis avaient demandé officiellement l\u2019extradition de Mme Meng.Un juge de la Cour suprême de la Co- lombie-Britannique avait plus tôt accepté mardi de modifier légèrement les conditions de libération sous caution de la dirigeante du géant chinois de la technologie.Mme Meng a demandé au tribunal de remplacer une personne qui avait fourni une caution pour sa libération par un couple qui a accepté de mettre sa maison en cautionnement, dans le cadre d\u2019une caution totale de 10 millions $.Le procureur John Gibb-Carsley a accepté la proposition de l\u2019avocat de la défense, David Martin.La cause a été reportée au 6 mars, alors que l\u2019on discutera de la compétence du Canada à donner suite à cette MENG WANZHOU Ottawa a reçu la demande d\u2019extradition demande américaine d\u2019extradition.Mme Meng a quitté le tribunal sans faire de commentaires.La directrice financière de Huawei, qui est aussi la fille du fondateur de l\u2019entreprise, est accusée aux États-Unis de fraude bancaire et de virement électronique frauduleux, ainsi que de deux chefs de complot en vue de commettre ces crimes.Elle avait obtenu sa libération sous caution à la suite de son arrestation, à la demande des autorités américaines, à l\u2019aéroport de Vancouver le 1er décembre.Le juge William Ehrcke a déclaré mardi qu\u2019il ne savait pas s\u2019il serait en mesure de continuer à entendre cette affaire qui pourrait bien, selon lui, durer des mois ou des années.La Chine a demandé mardi aux États-Unis de mettre fin à leur « répression déraisonnable » de Huawei Des banderoles avec les visages des six victimes de l\u2019attentat ont été déployées.RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE MERCREDI 30 JANVIER 2019 JESSICA NADEAU LE DEVOIR Alors que plusieurs craignent que Québec n\u2019annule les quelque 18 000 dossiers d\u2019immigration qui s\u2019empilent sur les bureaux des fonctionnaires, le premier ministre François Legault assure que toutes les demandes seront traitées en bonne et due forme.« Ces 18 000 dossiers-là vont devoir être traités avec les anciennes règles.Après, on va mettre en place nos mesures », a répondu le premier ministre François Legault aux journalistes mardi.La semaine dernière, le nouveau ministre de l\u2019Immigration, Simon Jolin- Barrette, avait affirmé en entrevue à Radio-Canada que ses prédécesseurs lui avaient laissé 18 139 dossiers encore non ouverts, dont certains datent de 2005.Au rythme actuel, il estimait qu\u2019il faudrait deux ans et demi pour traiter toutes les demandes.Or, cet important arriéré dans le traitement des dossiers du programme régulier des travailleurs qualifiés du Québec empêche le gouvernement ca- quiste de mettre en place son nouveau système, qui vise un meilleur arrimage entre les besoins du marché du travail et les immigrants choisis.Le ministre se donnait six mois pour résoudre ce problème.Questionné par Le Devoir la semaine dernière pour savoir si le ministre envisageait d\u2019annuler toutes ces anciennes demandes pour repartir à neuf, son attaché de presse s\u2019était contenté de ré- IMMIGRATION Les 18 000 dossiers seront traités selon les anciennes règles Plusieurs se demandent comment le gouvernement Legault peut espérer réduire le nombre d\u2019immigrants tout en éliminant la liste d\u2019attente et en implantant ses propres orientations Le premier ministre François Legault a réuni son conseil des ministres à Gatineau, mardi, où il a dû s\u2019expliquer sur les cibles budgétaires des ministères.JUSTIN TANG LA PRESSE CANADIENNE MARCO BÉLAIR-CIRINO À GATINEAU LE DEVOIR Le premier ministre François Legault estime « raisonnable » de dégager des économies de 838 millions de dollars en une seule année (2019-2020) sans nuire aux services à la population.Il en va de la concrétisation des promesses électorales phares faites par les candidats de la Coalition avenir Québec, comme le retour à un tarif de garde unique, l\u2019injection de 200 millions de dollars dans les soins à domicile, l\u2019uniformisation du taux de taxe scolaire à la grandeur du Québec.« Ces promesses-là vont être respectées », a affirmé M.Legault en marge d\u2019une séance du Conseil des ministres, à Gatineau, mardi.Le chef du gouvernement a répété qu\u2019il misait sur l\u2019instauration de meilleures pratiques d\u2019approvisionnement (148 millions) et une amélioration de la gestion en informatique (53 millions) de la part des ministères ainsi que sur d\u2019autres « gains d\u2019efficacité » pour couvrir le coût des promesses faites durant la campagne électorale.Une omission M.Legault s\u2019est toutefois abstenu de rappeler que la CAQ s\u2019est engagée l\u2019automne dernier à procéder à une « évaluation de programmes » de l\u2019État pour économiser 150 millions ou encore à une attrition dans l\u2019administration publique pour épargner 93 millions, seulement en 2019-2020, en plus de demander aux sociétés d\u2019État d\u2019accroître les dividendes qu\u2019elles versent à l\u2019État à hauteur de 100 millions.« Ce n\u2019est pas le ministère où il y a une promesse qui va devoir financer lui-même toutes les promesses qui ont été faites dans son ministère.C\u2019est l\u2019ensemble des ministères à qui on a demandé, comme on l\u2019avait dit dans le cadre financier, de faire des gains d\u2019efficacité, d\u2019éliminer de la bureaucratie », a déclaré M.Legault dans un impromptu de presse.« On a fait des arbitrages », a-t-il ajouté à environ deux mois du dépôt du budget du Québec.Services protégés M.Legault dit avoir été « très clair » auprès de son équipe gouvernementale : « d\u2019aucune façon ça ne va affecter les services ».« Ça ne touchera pas les services », a-t-il réitéré devant les caméras de télévision.La vice-première ministre, Geneviève Guilbault, s\u2019est engagée à « protéger à tout prix les services aux citoyens » tout au long de cet exercice budgétaire.« On a reçu effectivement chacun, dans nos ministères, des cibles de réduction\u2026 mais, appelons ça de ré- aménagement des dépenses pour être capable de dégager des marges de ma- QUÉBEC Les promesses financées par des économies Le gouvernement peut faire des gains d\u2019efficacité de 838 millions sans toucher aux services, dit François Legault péter que le ministre s\u2019était « engagé à régler le problème d\u2019inventaire à l\u2019intérieur de six mois ».Craintes Dans le milieu de l\u2019immigration, plusieurs craignent qu\u2019il n\u2019aille de l\u2019avant avec ce scénario.« J\u2019ai peur qu\u2019ils décident de retourner tous les dossiers en disant aux gens d\u2019appliquer à nouveau s\u2019ils sont toujours intéressés », affirmait récemment au Devoir l\u2019avocat spécialisé en immigration Stéphane Handfield.« Il n\u2019y a que deux solutions, soit on met des ressources supplémentaires pour accélérer le traitement, soit on fait comme le fédéral a fait il y a quelques années et on annule les dossiers en remboursant les gens », estime pour sa part Stephan Reichhold, de la table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI).« Les gens qui ont déposé des demandes d\u2019immigration sous l\u2019ancienne loi, ils ont quand même payé, ils ont des droits.On ne peut pas juste annuler leur demande comme ça, il faudrait les rembourser.On parle d\u2019un minimum de 600 $ par dossier.» Seuils Même si le premier ministre assure au- jourd\u2019hui que les demandes seront traitées selon l\u2019ancien système, un certain nombre de problèmes persistent.« Cet important arriéré survient dans un contexte où le gouvernement a annoncé une baisse des seuils d\u2019immigrants alors qu\u2019on a tous ces inventaires à placer.C\u2019est ça qui est problématique », affirme Stéphan Reichhold.Tel que promis en campagne électorale, le gouvernement Legault a annoncé en décembre dernier qu\u2019il va abaisser les seuils de 50 000 immigrants à 40 000 immigrants par année.Le tout est en négociation avec le fédéral.Le problème, c\u2019est que, pour chacun des 18 000 dossiers en attente, il faut compter une moyenne de trois personnes, car la majorité des demandeurs arrivent avec leur famille.On ne parle donc pas de 18 000 personnes, mais bien d\u2019environ 54 000 personnes.Et sur les 40 000 personnes qui seront accueillies au Québec en 2019, selon le plan Legault, il n\u2019y a pas que ces travailleurs qualifiés hors Québec, rappelle l\u2019avocat Guillaume Cliche-Ri- vard, président de l\u2019Association québécoise des avocats et avocates en droit de l\u2019immigration (AQAADI).« Mathématiquement, ça ne fonctionne pas, affirme-t-il.Qu\u2019est-ce qu\u2019on va faire ?On va retarder les diplômés ?Les travailleurs déjà au Québec ?Les époux et les enfants à l\u2019étranger ?On va laisser les réfugiés sans statut ici plus longtemps ?Si on veut réduire l\u2019arriéré, quelqu\u2019un va inévitablement écoper quelque part.Le ministre ne peut pas s\u2019attaquer au problème sans en créer un autre, à moins d\u2019augmenter temporairement son seuil.Et je crains que ce ne soit les époux et les enfants et les gens déjà vulnérables qui n\u2019en payent le prix\u2026 » nœuvre à l\u2019intérieur des enveloppes qui sont déjà disponibles.[\u2026] J\u2019ai fait ce travail comme tous mes collègues », a- t-elle affirmé.Mme Guilbault s\u2019est néanmoins gardée de dévoiler la « modeste » cible de réduction des dépenses fixée pour le ministère de la Sécurité publique au terme de « tractations », affirmant que celle-ci est « privée à ce moment-ci ».Estimant que le ministère de la Famille « a assez donné » durant les années libérales, son confrère Mathieu Lacombe entrevoit la possibilité d\u2019effectuer des gains d\u2019efficacité en réduisant la « paperasse ».Il a invité ses collègues à se serrer les coudes afin de mettre fin à la modulation des tarifs selon le revenu des parents des centres de la petite enfance (CPE) et des garderies privées subventionnées.« Ne vous attentez pas à ce que ce soit le ministère de la Famille qui finance à lui seul le retour au tarif unique.Ce n\u2019est pas comme cela que ça va fonctionner.C\u2019est un effort collectif », a-t-il insisté.Simon Jolin-Barrette, ministre de l\u2019Immigration JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Ce n\u2019est pas le ministère où il y a une promesse qui va devoir financer lui-même toutes les promesses qui ont été faites dans son ministère FRANÇOIS LEGAULT » Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) recueille des données sur le port de signes religieux dans la fonction publique pour donner tort à ceux qui arguent que le projet de loi sur la laïcité entraînera des pertes d\u2019emplois.« Il y a des commissions scolaires et des groupes qui disent : \u201cAh, il va y avoir plein de gens qui vont perdre leur emploi\u201d, donc on leur demande : \u201cAh oui ?Avez-vous le nombre ?\u201d », a exposé mardi le premier ministre François Legault.« On n\u2019a pas commencé à faire un dénombrement de ceux qui portent des signes religieux », a-t-il insisté en mêlée de presse en marge de la rencontre de son conseil des ministres, qui se tenait à Gatineau.Dans le cadre de l\u2019élaboration de son projet de loi, le ministre responsable du dossier de la laïcité, Simon Jolin-Barrette, a demandé des statistiques sur cette question aux ministères de la Justice, de la Sécurité publique et de l\u2019Éducation.«On a pu constater que du côté des policiers de la Sûreté du Québec, il n\u2019y a pas de policiers qui portent de signes religieux, même chose pour les juges», a-t-il relaté à l\u2019issue de la rencontre du cabinet caquiste.Les commissions scolaires ont pour leur part signalé que l\u2019information n\u2019était pas disponible.Le ministre Jolin-Barrette a soutenu qu\u2019« à partir du moment où ces statistiques n\u2019existent pas, ça se termine là ».La Presse canadienne Laïcité : Legault justifie les questions posées LEDEVOIR // LE MERCREDI 30 JANVIER 2019 ACTUALITÉS A 4 MARCO FORTIER LE DEVOIR Elle a été invitée.Puis exclue.Et peut- être réinvitée.Elle n\u2019ira finalement pas.La professeure Nadia El-Mabrouk refuse désormais de participer au colloque de l\u2019Alliance des professeures et professeurs de Montréal, qui cherchait à la réinviter après l\u2019avoir bannie de l\u2019événement à cause de ses opinions controversées.Se disant victime d\u2019un « lynchage public », la professeure de l\u2019Université de Montréal a informé mardi le syndicat qu\u2019elle n\u2019irait à « aucun colloque ou autre activité organisée par l\u2019Alliance, de peur de représailles ».La conférencière estime que le climat au sein des membres de l\u2019Alliance n\u2019est pas propice au débat serein, à cause de ce qu\u2019elle considère comme « l\u2019amateurisme » des dirigeants du syndicat.Nadia El-Mabrouk a demandé au conseil d\u2019administration de l\u2019Alliance d\u2019annuler la consultation lancée lundi auprès de ses délégués de toutes les écoles, visant à déterminer s\u2019ils souhaitent réinviter la professeure au colloque prévu à la mi-février.Comme l\u2019a rapporté Le Devoir, la présidente de l\u2019Alliance, Catherine Renaud, a convoqué une assemblée extraordinaire des délégués le 4 février dans l\u2019espoir de relancer l\u2019invitation à la professeure El-Mabrouk.Celle-ci estime que tout ce débat sur sa présumée «transphobie» nuit à sa réputation et lui fait craindre pour son intégrité.Ce qui a ÉDUCATION La professeure El-Mabrouk refuse d\u2019aller au colloque de l\u2019Alliance mis le feu aux poudres, c\u2019est un texte d\u2019opinion de la professeure où elle désignait par le mot garçon une personne trans de 14 ans qui s\u2019identifie en tant que fille.Des enseignants ont aussi critiqué les opinions de Mme El-Mabrouk au sujet du cours éthique et culture religieuse.«Le fait d\u2019envoyer une lettre à vos sections en mentionnant mon nom et mes supposés propos ajoute une couche à l\u2019atteinte à ma réputation et a pour effet de motiver des propos intimidants de la part de plusieurs personnes.Je suis maintenant l\u2019objet de jugement dans chacune de vos délégations syndicales, et en particulier à l\u2019école de mes enfants », a écrit Mme El-Mabrouk à la présidente de l\u2019Alliance.Au moment où ces lignes étaient écrites, en fin de journée mardi, la direction de l\u2019Alliance se trouvait en réunion dans l\u2019espoir de trouver une sortie de crise.Il a été impossible de parler à des représentants du syndicat.La professeure au Département d\u2019informatique avait été invitée à donner une conférence sur la laïcité lors du prochain colloque l\u2019Alliance.Elle est favorable à l\u2019interdiction du port de signes religieux par les enseignants, que promet d\u2019instaurer le gouvernement Legault.Le syndicat s\u2019oppose à cette interdiction.AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES téléphone : 514 985-3452 télécopieur : 514 985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Appel d\u2019offres DIRECTION DE LA PERFORMANCE, DU GREFFE ET DES SERVICES ADMINISTRATIFS Des soumissions, sont demandées et devront être reçues avant, onze heures (11 h), à la date ci-dessous, à la mairie de l\u2019arrondissement de Mon- tréal-Nord, 4243, rue de Charleroi, Montréal-Nord (Québec) H1H 5R5, à l\u2019attention de la secrétaire d\u2019arrondissement pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 1022 Descriptif : Réaménagement du parc Sabrevois et le chalet de service Date d\u2019ouverture : 22 février 2019 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.mtlnord@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 30 janvier 2019 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire : La date limite pour prendre rendez-vous est le 4 février 2019 à 14h, à l\u2019adresse courriel suivante : appelsdoffres.mtlnord@ville.montreal.qc.ca Les visites auront lieu le 5, le 6 et le 7 février 2019, selon l\u2019horaire suivant : 8h, 9h, 10h, 11h, 13h, 14h et 15h.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la mairie de l\u2019arrondissement de Montréal-Nord, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 30 janvier 2019 La secrétaire d\u2019arrondissement Marie-Marthe Papineau, avocate Arrondissement de Montréal-Nord , personne morale dûment constituée, ayant sa principale place d\u2019affaires au 180, rue de Normandie, Boucherville, Province de Québec, Canada, J4B 5S7.Avis est par les présentes donné que la faillite de 8912416 Canada Inc.(anciennement RCR International Inc.) est survenue le 23 janvier 2019 en vertu des dispositions de la .La première assemblée des créanciers sera tenue le 8 février 2019 à 9 h 30 au bureau du syndic, au 900, boul.De Maisonneuve Ouest, bureau 2300, Montréal (Québec) H3A 0A8.Fait le 30 janvier 2019, à Montréal.900, boul.De Maisonneuve Ouest, Bureau 2300 Montréal (Québec) H3A 0A8 Tél.: 514-875-6060 AVIS DE FAILLITE ET DE PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS © 2019 Ernst & Young Inc.AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS (paragraphe 102(4) de la Loi) Dans l\u2019affaire de la faillite de : MARIE MERCIE NOEL JOSEPH Avis est par les présentes donné que la faillite de MARIE MERCIE NOEL JOSEPH, Retraitée 3704, RUE ISABELLE, LAVAL, Québec, H7P 4Z2, CANADA est survenue le 25e jour de janvier 2019, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 20e jour de février 2019 à 10:30 heures, au BUREAU DU SYNDIC - MONTRÉAL (CENTRE-VILLE), 355, RUE STE-CATHE RINE OUEST, BUREAU 401, MONTREAL, Québec.Daté à Montréal, Québec, 25e jour de janvier 2019.Guylaine Houle, BCL, FCIRP, SAI PIERRE ROY & ASSOCIÉS INC.Syndic autorisé en insolvabilité 355, rue Ste-Catherine Ouest, bureau 401 Montréal (QC) H3B 1A5 Tél.: 514 282-8667 Téléc.: 514 282-9667 pierreroy.com Avis public ORDONNANCES Avis est donné que le comité exécutif, à sa séance du 23 janvier 2019, a adopté les ordonnances suivantes en vertu de l\u2019article 22 du Règlement établissant le programme d\u2019aide ?nancière aux établissements situés dans un secteur affecté par des travaux majeurs (RCG 18-043) : Ces ordonnances prévoient que le règlement s\u2019applique aux secteurs et aux périodes de travaux ci-après mentionnés.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « Saint-Denis (Plateau) » aux ?ns de l\u2019application du règlement (1) La période applicable à ce secteur est du 1er janvier 2016 au 30 avril 2017.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « Saint-Paul Est (Phase 1) » aux ?ns de l\u2019application du règlement (2) La période applicable à ce secteur est du 1er mars 2016 au 31 mai 2017.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « Notre-Dame Ouest » aux ?ns de l\u2019application du règlement (3) La période applicable à ce secteur est du 1er septembre 2016 au 30 juin 2018.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « Laurentien-Lachapelle » aux ?ns de l\u2019application du règlement (4) La période applicable à ce secteur est du 1er décembre 2016 au 1er juin 2019.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « Saint-Michel (Phase 1) » aux ?ns de l\u2019application du règlement (5) La période applicable à ce secteur est du 1er août 2016 au 30 juin 2018.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « Sherbrooke Ouest » aux ?ns de l\u2019application du règlement (6) La période applicable à ce secteur est du 1er juin 2016 au 31 décembre 2017.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « Bishop » aux ?ns de l\u2019application du règlement (7) La période applicable à ce secteur est du 21 septembre 2017 au 31 décembre 2020.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « Jarry Est (Villeray\u2013Saint-Michel\u2013 Parc-Extension) » aux ?ns de l\u2019application du règlement (8) La période applicable à ce secteur est du 15 août 2016 au 31 mars 2018.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « Laurier Ouest » aux ?ns de l\u2019application du règlement (9) La période applicable à ce secteur est du 15 janvier 2017 au 31 mai 2019.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « Saint-Michel (Phase 2) » aux ?ns de l\u2019application du règlement (10) La période applicable à ce secteur est du 13 mars 2017 au 31 mai 2019.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « Avenue Cartier (Pointe-Claire) » aux ?ns de l\u2019application du règlement (11) La période applicable à ce secteur est du 1er mai 2017 au 30 avril 2019.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « Le Triangle » aux ?ns de l\u2019application du règlement (12) La période applicable à ce secteur est du 7 août 2017 au 30 juin 2019.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « Sainte-Catherine Ouest » aux ?ns de l\u2019application du règlement (13) La période applicable à ce secteur est du 8 janvier 2018 au 30 juin 2022.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « Saint-André (Vélorue) » aux ?ns de l\u2019application du règlement (14) La période applicable à ce secteur est du 9 mai 2018 au 31 mai 2020.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « Boulevard Gouin Ouest (Pierre- fonds-Roxboro) » aux ?ns de l\u2019application du règlement (15) La période applicable à ce secteur est du 21 mai 2018 au 21 mai 2019.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « Avenue Shamrock » aux ?ns de l\u2019application du règlement (16) La période applicable à ce secteur est du 9 juillet 2018 au 31 décembre 2019.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « Saint-Hubert » aux ?ns de l\u2019application du règlement (17) La période applicable à ce secteur est du 20 août 2018 au 31 décembre 2020.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « Saint-Paul Est (Phase 2) » aux ?ns de l\u2019application du règlement (18) La période applicable à ce secteur est du 30 mai 2018 au 31 juillet 2019.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « Peel (Ville-Marie) » aux ?ns de l\u2019application du règlement (19) La période applicable à ce secteur est du 14 mai 2018 au 28 février 2020.Ordonnance émise afin de désigner le secteur « Saint-Denis (Villeray\u2013 Saint-Michel\u2013Parc-Extension) » aux ?ns de l\u2019application du règlement (20) La période applicable à ce secteur est du 14 mai 2018 au 30 juin 2020.Ordonnance émise a?n de désigner le secteur « SRB Pie-IX » aux ?ns de l\u2019application du règlement (21) La période applicable à ce secteur est du 5 novembre 2018 au 30 avril 2023.Toutes ces ordonnances entrent en vigueur en date de ce jour.Elles sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est et peuvent également être consultées à compter de la date de leur entrée en vigueur sur le site internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements.Montréal, le 30 janvier 2019 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné qu'à la suite du décès de Marie-Noëlle Houé, en son vivant domiciliée au 7142, 6e Avenue, à Montréal, province de Québec, H2A 3E4, survenu le 9 juillet 2018, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral, Guylaine Lavoie, le 28 janvier 2019 devant Me Diane Beaudry, notaire, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Diane Beaudry, notaire, sise au 1160 Boul.Saint-Joseph Est, bureau 105, Montréal, province de Québec, H2J 1L4.Donné ce 28 janvier 2019, à Montréal par, Diane Beaudry, notaire Avis de clôture d'inventaire Avis est donné conformément au code civil du Québec de la clôture de l'inventaire en regard de la de la succession de Roland SMADJA, né le 15 avril 1943, en son vivant, domicilié au 70, 4ième Avenue sud, en la ville de Roxboro, province de Québec, H8Y 2M4, Canada, est décédé à Montréal.Cet inventaire peut être consulté par toute personne ayant un intérêt, à l'étude Me Alana B.GREEN- BERG, notaire, au 100, boulevard Alexis-Nihon, suite 948, Saint-Laurent, Québec, H4M 2P5.Ville de Saint-Laurent.Le 28 janvier 2019 Me Alana B.GREENBERG, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis de la clôture de l'inventaire des biens de la succession de Daniel KERR, en son vivant domicilié au 26, rue Marcel, Châteauguay, Québec, J6K 4G4, décédé le 11 juillet 2018, lequel inventaire peut être consulté par les intéressées à l'étude de la notaire soussignée au 40, boul.D'Anjou, Châteauguay, Québec, J6K 1B9.Me Geneviève Banville, notaire.AVIS DE CLOTURE D'INVENTAIRE Succession Pierre Charles Morin Avis est donné par les présentes qu'à la suite du décès de Pierre Charles Morin, en son vivant résidant au 1725 boul.Gouin Est, appartement 4C20, Montréal, Québec, H2C 3H6, survenu le 24 mai 2018, un inventaire des biens du défunt a été fait par Me Patrice Gravel, notaire, liquidateur à la succession de Pierre Charles Morin, en date du 28 janvier 2019, conformément à la Loi.L'inventaire (extrait) peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Marie-Josée Lessard, notaire, sise au 2525 boul.Daniel-Johnson, bureau 302, Laval, Québec, H7T 1S9.Donné ce 28 janvier 2019 Me Patrice Gravel, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (C.c.Q., art.795, al.2) Prenez avis que Léo BEAULIEU en son vivant domicilié au 485, rue Filia- trault, Montréal (arrondissement Saint-Laurent) Québec, est décédé à Montréal le 27 juillet 2018.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Gabriel Perron-Oddo, notaire, situé au 7575, route Transcanadienne, bureau 106, Montréal (Québec) H4T 1V6.Donné ce 24 janvier 2019.Me Gabriel Perron-Oddo, notaire Appel d\u2019offres Service des infrastructures du réseau routier Direction des infrastructures Appel d\u2019offres : 441024 Travaux de voirie dans l\u2019arrondissement de Ville- Marie (PCPR - PRCPR 2019) L\u2019ouverture de la soumission prévue pour le 7 février 2019 est reportée au 12 février 2019 à 13h30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019Hôtel de ville.Fait à Montréal, le 30 janvier 2019 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h à la date ci-dessous, au comptoir Accès Ville-Marie situé au 800, boulevard De Maisonneuve Est, 17e étage, Montréal H2L 4L8, pour : Appel d\u2019offres : VMP-19-002 Réaménagement du parc Médéric-Martin dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie Date d\u2019ouverture : 22 février 2019 Dépôt de garantie : 10% de cautionnement.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 30 janvier 2019 par le biais du Système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site internet www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Renseignements : vm-appeldoffres@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés à cette fin par l\u2019arrondissement de Ville-Marie et placée dans une enveloppe cachetée portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.L\u2019arrondissement de Ville-Marie ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation envers le ou les soumissionnaires.Montréal, 30 janvier 2019 Le Secrétaire d\u2019arrondissement Domenico Zambito, avocat APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 16 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres Appel d\u2019offres Service de la gestion et de la plani?cation immobilière Direction de la gestion des projets immobiliers Appel d\u2019offres # 5846 Construction d\u2019un nouveau complexe aquatique au Centre Rosemont L\u2019ouverture de la soumission prévue pour le jeudi 31 janvier 2019 est reportée au jeudi 28 février 2019 à 13h30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019Hôtel de ville.Fait à Montréal, le 30 janvier 2019, Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 13h30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du gref- ?er, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 19-17118 Descriptif : Acquisition de bornes de compostage de billets Date d\u2019ouverture : Le jeudi 14 mars 2019 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Andrés Larmat, agent d\u2019approvisionnement Courriel : andres.larmat@ville.montreal.qc.ca Visite obligatoire : Non Appel d\u2019offres : 19-17321 Descriptif : Acquisition de biens et services de traduction, fabrication, désinstallation et installation d\u2019af?ches pour des immeubles municipaux Date d\u2019ouverture : Le jeudi 21 février 2019 Dépôt de garantie : 1 500 $ (Effet de commerce et/ ou cautionnement) Renseignements : Elisa Rodriguez, agent d\u2019approvisionnement Courriel : erodriguez@ville.montreal.qc.ca Visite obligatoire : Oui Appel d\u2019offres : 19-17470 Descriptif : Fourniture de sites pour la valorisation de la pierre, roc, béton, asphalte Date d\u2019ouverture : Le mardi 19 février 2019 Dépôt de garantie : 2 % du montant total de sa soumission, incluant les taxes (Effet de commerce et/ou cautionnement) Renseignements : Myriem Laklalech, agent d\u2019approvisionnement Courriel : Myriem.laklalech@ville.montreal.qc.ca Visite obligatoire : Non Appel d\u2019offres : 19-17497 Descriptif : Fourniture et livraison de béton pré mélangé et remblai sans retrait Date d\u2019ouverture : Le mardi 5 mars 2019 Dépôt de garantie : 2 % de la valeur du lot (Effet de commerce et/ou cautionnement) Renseignements : Kevin Beaudin, agent d\u2019approvisionnement Courriel : kevin.beaudin@ville.montreal.qc.ca Visite obligatoire : Non Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 19-17433 Descriptif : Services professionnels pour les services en évaluation immobilière dans le cadre de l\u2019application de la règlementation relative à la contribution aux ?ns de parcs Date d\u2019ouverture : Le mardi 5 mars 2019 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Pierre L\u2019Allier, agent d\u2019approvisionnement : Courriel : pierre.lallier@ville.montreal.qc.ca Visite obligatoire : Non Appel d\u2019offres : 19-17406 Descriptif : Services d\u2019interprètes et de traducteurs judiciaires à la cour municipale de la Ville de Montréal Date d\u2019ouverture : Le mardi 19 février 2019 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Yves Belleville, agent d\u2019approvisionnement : Courriel : yvesbellevilles@ville.montreal.qc.ca Visite obligatoire : Non Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 30 janvier 2019 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 30 janvier 2019 Yves Saindon, avocat Nadia El-Mabrouk JACQUES NADEAU LE DEVOIR LEDEVOIR // LE MERCREDI 30 JANVIER 2019 ACTUALITÉS A 5 E N B R E F Le tueur Bruce McArthur plaide coupable à huit chefs d\u2019accusation à Toronto TORONTO \u2014 Bruce McArthur a plaidé coupable, mardi matin, à huit chefs d\u2019accusation de meurtre prémédité.L\u2019homme de 67 ans, arrêté en janvier 2018, était accusé d\u2019avoir commis des meurtres en série en ciblant ses victimes dans le quartier gai de Toronto.Le procès de Bruce McArthur devait avoir lieu l\u2019an prochain, mais il a enregistré sa réponse à l\u2019accusation mardi matin dans un tribunal de Toronto.Toutes les victimes avaient été portées disparues dans le quartier gai de Toronto entre 2010 et 2017.Les policiers affirment avoir retrouvé les restes de sept hommes dans de grands bacs à fleurs d\u2019une propriété torontoise où M.McArthur travaillait comme paysagiste.Les restes de la huitième victime ont été retrouvés dans un ravin à proximité.La Presse canadienne Le député Nicola Di Iorio finit par démissionner Le député libéral fédéral de Saint- Léonard\u2013Saint-Michel, Nicola Di Io- rio, a finalement donné sa démission mardi.L\u2019élu avait annoncé en avril 2018 qu\u2019il quittait le Parlement, mais avait tardé à céder officiellement sa place.Du coup, il continuait d\u2019empocher son salaire annuel de 175 600 $, même s\u2019il ne se présentait plus à la Chambre des communes.M.Di Iorio avait finalement décidé de partir le 22 janvier, mais il a reporté encore un peu son départ afin de pouvoir prendre une dernière fois la parole à la Chambre des communes afin de répondre à ses détracteurs.M.Di Iorio prétend avoir fait don de 100 000 $ pour prévenir la conduite avec facultés affaiblies, une cause qui lui tient à cœur.Il n\u2019a cependant pas nommé l\u2019organisme qui a reçu ce montant.Le Devoir Débordements dans plusieurs salles d\u2019urgence du Québec Plusieurs salles d\u2019urgence d\u2019hôpitaux québécois affichaient mardi un nombre de patients qui dépasse largement la capacité des civières.D\u2019après la compilation publiée par le site Web Index Santé, la région la plus touchée est celle de la Montérégie.Sept des huit hôpitaux du territoire rapportent une présence sur civières supérieure à 100 %.Sur l\u2019île de Montréal, les salles d\u2019urgence de 12 des 21 hôpitaux débordent de patients.Dans les Lauren- tides et dans Lanaudière, la proportion est de 189 % à l\u2019hôpital Pierre-Le- Gardeur et de 155 % à l\u2019Hôpital de Saint-Eustache.À Québec, les pires achalandages des 13 salles d\u2019urgence sont relevés à l\u2019hôpital Saint-François- d\u2019Assise (153 %) et à l\u2019hôpital de l\u2019En- fant-Jésus (152 %).La Presse canadienne JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Même si le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ne juge pas concluant le projet-pilote de caméras portatives pour les policiers, le chef de l\u2019opposition à l\u2019Hôtel de Ville, Lionel Perez, croit que l\u2019administration doit doter tous les policiers de cet équipement.En juin 2015, le coroner Paul G.Dionne avait recommandé le port de caméras pour les policiers après avoir enquêté sur le décès de Robert Hé- nault, mort lors d\u2019une intervention policière.Plusieurs études ont également indiqué que les caméras pouvaient réduire le recours à la force et améliorer la sécurité des policiers et des citoyens.Pendant près d\u2019un an, de mai 2016 à avril 2017, 78 patrouilleurs du SPVM ont porté de petites caméras dans un contexte de travail.Le projet-pilote a été déployé au Module de la circulation sud, à la Section du métro ainsi que dans trois postes de quartier, soit ceux de La- chine, du Plateau-Mont-Royal et de Montréal-Nord.Une directive indiquait que les policiers devaient absolument activer leur caméra lors d\u2019interventions et qu\u2019ils devaient en informer les citoyens concernés.Ils devaient toutefois suspendre ou arrêter l\u2019enregistrement dans certaines circonstances, comme lorsqu\u2019une méthode d\u2019enquête risquait d\u2019être dévoilée ou que les policiers se trouvaient dans certains endroits, comme les toilettes publiques ou les lieux de culte.Un coût de 24 millions Le SPVM a examiné les données administratives et effectué des sondages auprès des participants.Il en conclut que l\u2019utilisation de caméras n\u2019a pas eu l\u2019effet escompté pour désamorcer les situations tendues impliquant des citoyens aux «comportements problématiques».Selon le SPVM, les caméras n\u2019ont eu aucune incidence sur l\u2019usage de la force par les policiers ou sur le nombre de voies de fait commises par les citoyens contre les policiers.«L\u2019expérience du projet n\u2019a pas permis de démontrer sans équivoque que les caméras portatives favorisent la transparence des interventions policières, consolident le lien de confiance entre le policier et le citoyen et assurent la sécurité des policiers», conclut le SPVM.Quelque 89% des policiers sondés ont eu le sentiment d\u2019être surveillés.Plusieurs ont vu dans cet équipement une « intrusion, un manque de confiance à leur égard et une atteinte à leur vie privée au travail », disant craindre que les enregistrements vidéo soient utilisés contre eux.Une majorité de policiers ont également jugé que les caméras dépersonnalisaient leurs interactions avec les citoyens.Le SPVM note par ailleurs que, dans bien des cas, les enregistrements sont fragmentaires en raison des règles à suivre.Le recours aux caméras soulève aussi des questions quant à la divulgation ou non des enregistrements dans le cas de situations litigieuses.Le déploiement des caméras portatives à l\u2019ensemble des policiers montréa- lais coûterait 24 millions de dollars par année et nécessiterait des effectifs de 202 personnes-année supplémentaires, précise le SPVM.Profilage racial Malgré les réticences du SPVM, Lionel Perez croit qu\u2019au contraire tous les policiers devraient être munis de caméras corporelles.«Nous croyons sincèrement que cela va engendrer plus de transparence, augmenter la confiance avec la population ainsi que la sécurité des policiers », a expliqué M.Perez.Il a souligné que selon le rapport, 90 % des citoyens jugent que cette mesure accroît la confiance envers les policiers et la transparence.Il a aussi signalé qu\u2019une majorité de policiers ont assuré qu\u2019ils étaient très à l\u2019aise avec les caméras pour autant que cela n\u2019alourdissait pas indûment leur charge de travail.« La nature humaine fait en sorte que les policiers ne veulent pas se faire policer.Ils ne veulent pas être surveillés.Mais nous, on pense que, justement, ça démontre que leur façon d\u2019agir est différente lorsqu\u2019il y a une caméra.» Lionel Perez reconnaît que les coûts pourraient être élevés : « Mais il y a un coût à ne rien faire.Il y a des enjeux de profilage racial.La transparence et la confiance du public n\u2019ont pas de prix.» Le chef d\u2019Ensemble Montréal a rappelé qu\u2019il y avait eu consensus chez l\u2019ensemble des élus, incluant Projet Montréal, pour doter tous les policiers de caméras.Les résultats du projet-pilote seront présentés par le SPVM lors d\u2019une séance publique de la Commission de la sécurité publique vendredi matin à l\u2019hôtel de ville de Montréal.Au cabinet de la mairesse Plante, on indique que l\u2019administration prendra position à la lumière des travaux de la Commission.MONTRÉAL Des caméras pour tous les policiers, réclame Perez PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Les lève-tôt ne seraient pas des masochistes qui s\u2019imposent une discipline d\u2019enfer alors qu\u2019ils rêvent de faire la grasse matinée.Ils seraient tout simplement prédisposés génétiquement à se réveiller tôt et à se coucher à l\u2019heure des poules, révèle une étude publiée dans Nature Communications.L\u2019analyse du bagage génétique de 697 828 personnes ayant donné leur ADN à la UK Biobank ou à la compagnie de génétique personnelle 23andMe Inca permis de découvrir que 327 régions particulières du génome (appelées loci) sont associées au fait d\u2019être matinal.Les chercheurs de la University of Exeter Medical School au Royaume- Uni qui ont fait cette découverte ont également remarqué que plusieurs de ces régions étaient situées dans des gènes impliqués dans « l\u2019horloge circadienne, dans les engrenages de notre horloge biologique », précise Nicolas Cermakian, chercheur à l\u2019Institut universitaire en santé mentale Douglas de l\u2019Université McGill.Ils ont également observé que plusieurs de ces gènes étaient exprimés plus particulièrement dans le cerveau, notamment dans les voies neuronales intervenant dans les rythmes circadiens, et dans la rétine.« La rétine reçoit la lumière et transmet ces informations au cerveau, dont l\u2019horloge circadienne.La vision ne sert pas qu\u2019à la vision, elle sert aussi à ajuster l\u2019horloge biologique », rappelle M.Cermakian.L\u2019horloge de toutes les horloges Près de 25 % des gènes associés au lever matinal étaient exprimés plus fortement dans « le noyau suprachiasma- tique qui est le site de notre horloge biologique principale, soit le chef d\u2019orchestre de toutes les autres horloges biologiques présentes dans notre corps ».« Toutes ces observations nous disent que le fait d\u2019être du matin est en grande partie contrôlé, voire dicté par des processus qui ont lieu dans le cerveau », résume M.Cermakian.Comme le chronotype (soit la tendance naturelle d\u2019une personne à se coucher et à se lever à une heure particulière) des participants avait été déterminé au départ par un simple questionnaire susceptible de fournir des réponses imprécises ou biaisées, les chercheurs ont demandé à 85 760 participants de porter un bracelet qui enregistrait leurs périodes de sommeil et d\u2019éveil, ce qui a permis de recueillir des données objectives sur l\u2019horaire de sommeil de ces personnes.Grâce à ces données, les chercheurs ont pu montrer que les loci étaient associés strictement à l\u2019horaire de sommeil, et non pas à sa qualité et sa quantité.Schizophrénie À l\u2019aide de méthodes statistiques, les chercheurs britanniques ont également pu établir que le chronotype matinal était associé à un risque moindre de souffrir de dépression et de schizophrénie, ainsi qu\u2019à un plus grand bien-être.« Nos analyses laissent même entendre que cette tendance naturelle à se coucher tard contribuerait à augmenter le risque de schizophrénie, elle aurait un rôle causal.Mais pas l\u2019inverse, la schizophrénie n\u2019influencerait pas le chronotype », écrivent les auteurs.L\u2019étude n\u2019a toutefois pas mis en évidence d\u2019association entre les loci liés au chronotype et les troubles du métabolisme, comme l\u2019obésité et le diabète, alors qu\u2019il a été clairement démontré dans des études antérieures que les perturbations du cycle circadien entraînent de tels problèmes de santé.Pour expliquer ce résultat surprenant, les chercheurs font remarquer que le chronotype de la personne, soit son horaire interne, n\u2019est peut-être pas bien synchronisé avec son horaire de travail et de vie sociale.«Par exemple, si une personne qui est du soir et qui se couche donc naturellement tard commence à travailler en après-midi, son horaire interne sera respecté, et elle se portera bien.«?Par contre, si elle doit se lever à 6 heures du matin pour aller au travail, son chronotype ne sera pas bien aligné sur son rythme d\u2019activité professionnelle, et ce mauvais alignement pourra conduire à des problèmes de santé métabolique et psychiatrique », explique M.Cermakian.«Peut-être aussi que les lève-tôt \u2014 qui ont aussi tendance à se coucher tôt \u2014 ont moins tendance à présenter ce mauvais alignement, ce qui expliquerait qu\u2019ils sont protégés de la schizophrénie et de la dépression », ajoute-t-il.MÉDECINE Les lève-tôt naturels : une affaire de gènes Toutes ces observations nous disent que le fait d\u2019être du matin est en grande partie contrôlé, voire dicté par des processus qui ont lieu dans le cerveau NICOLAS CERMAKIAN » Le SPVM avait lancé en 2016 son projet-pilote de caméras portatives pour les policiers.L\u2019expérience ne s\u2019est pas avérée concluante, a jugé le corps policier.JACQUES NADEAU LE DEVOIR La CSDM va de l\u2019avant avec une location pour ses bureaux Le Conseil des commissaires de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a autorisé mardi la signature d\u2019un projet de location pour son centre administratif.L\u2019immeuble actuel est vétuste et ses employés doivent être déplacés au plus vite.Le contrat prévoit une occupation pendant 20 ans au coût de 80 millions.Il faut ajouter à cela une vingtaine de millions pour l\u2019aménagement des locaux, a précisé lors de la séance la commissaire indépendante Violaine Cousineau.Une synthèse de l\u2019étude évaluant les différents scénarios (construction, rénovation, location) a également été rendue publique mardi soir.Une construction (sans l\u2019achat d\u2019un terrain) était évaluée à 100 millions.Le Devoir Nous croyons sincèrement que cela va engendrer plus de transparence, augmenter la confiance avec la population ainsi que la sécurité des policiers LIONEL PEREZ » LEDEVOIR // LE MERCREDI 30 JANVIER 2019 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin éo Taxi met fin à ses activités, sans pour autant déclarer faillite puisque la société mère Taxelco tient à conserver une partie des actifs.Ainsi, l\u2019application cellulaire reste fonctionnelle et renvoie désormais à ses deux enseignes plus traditionnelles, Hochelaga et Diamond.En trois années d\u2019existence, Téo n\u2019a jamais fait ses frais.Ce qui ne surprend pas quand on tente de faire sa place dans une industrie aussi mature que celle du taxi, prisonnière d\u2019un carcan réglementaire d\u2019un autre siècle et assiégée par la concurrence d\u2019Uber, mais aussi de Car2go et de Communauto.Fort de ses succès antérieurs en affaires, le fondateur, Alexandre Taillefer, était parvenu à convaincre des investisseurs publics et semi-publics comme le Fonds de solidarité que l\u2019aventure méritait sa chance.Il avait raison sur bien des aspects : voitures électriques silencieuses et bien entretenues, chauffeurs courtois, application moderne pour mobiles, tarifs équivalents au taxi traditionnel\u2026 le projet répondait à un nombre suffisant de critères esthétiques, éthiques et pratiques pour prétendre au titre de solution de remplacement au taxi traditionnel autant qu\u2019à Uber et ses chauffeurs amateurs.Ce ne fut malheureusement pas assez à cause d\u2019autres facteurs : des voitures trop coûteuses à l\u2019achat ou trop peu autonomes, un nombre de véhicules et de chauffeurs insuffisants aux heures de forte demande et un temps d\u2019attente excessif, des coûts de fonctionnement trop élevés dans les temps morts et des revenus horaires moyens trop bas au bout la semaine\u2026 Autant d\u2019obstacles qu\u2019on avait sous-estimés au départ.Le taxi est un service dont la demande se concentre à certaines heures du jour et de la semaine.Celui qui pourrait répondre à tous les appels en moins de cinq minutes aux heures de pointe aurait un énorme succès.Ce qui n\u2019était visiblement pas le cas de Téo, dont les voitures étaient vides 70 % du temps et trop lentes à répondre le reste du temps.Il y a bien la Société québécoise du cannabis qui se permet de payer son personnel même en étant fermée trois jours sur sept, mais c\u2019est une autre histoire\u2026 Depuis hier circule l\u2019analyse que les actionnaires partenaires dans cette aventure, la Caisse de dépôt, le Fonds de solidarité, Investissement Québec et quelques ministères, ont jeté l\u2019éponge trop tôt ; qu\u2019ils auraient dû suivre le plan de match de ce projet expérimental prévu pour exiger 250 millions de dollars d\u2019investissements alors qu\u2019on en était à 60 millions.Va pour l\u2019audace et l\u2019expérimentation.Encore faut-il qu\u2019un réel espoir de rentabilité pointe à l\u2019horizon, ce qui n\u2019était pas le cas.On aurait doublé le nombre de véhicules et de chauffeurs que les revenus à l\u2019heure n\u2019auraient quand même pas augmenté suffisamment pour atteindre la rentabilité.Rappelons que Québec a aussi consacré 250 millions à l\u2019industrie du taxi pour compenser la perte de valeur des permis détenus par les propriétaires depuis l\u2019arrivée d\u2019Uber.Un geste essentiellement politique qui n\u2019a pas suffi pour réduire le nombre de permis en circulation.Quant à Uber, son service est plus populaire que jamais, surtout auprès des jeunes friands de nouveauté et d\u2019efficacité à bon prix.Quant à carrément interdire Uber comme l\u2019industrie et la gauche le demandent encore, il est trop tard.De toute façon, ce n\u2019est pas aux gouvernements de faire le tri parmi toutes les nouveautés qui se présentent dans une économie.À ce compte-là, il aurait aussi fallu interdire la vente en ligne pour protéger les centres commerciaux, empêcher l\u2019arrivée de Wal-Mart pour aider Metro et interdire le cellulaire pour soutenir le téléphone filaire.En revanche, c\u2019est à l\u2019État qu\u2019il revient d\u2019assurer une réglementation équitable pour tous, ce que les libéraux ont tardé à faire dans le cas d\u2019Uber.Plusieurs grandes villes dans le monde où cette multinationale est implantée, comme New York, constatent aujourd\u2019hui une augmentation de la congestion contrairement à la promesse initiale d\u2019Uber.Il faut donc intervenir à la fois sur l\u2019offre de service de taxi en assouplissant la réglementation et en autorisant la tarification variable.Mais il faut aussi s\u2019assurer que tous les acteurs sont soumis aux mêmes exigences et paient les mêmes taxes et impôts.Et si l\u2019objectif est aussi de réduire le nombre de voitures au centre-ville, le meilleur moyen consiste encore à réduire la demande en augmentant les tarifs par une taxe spéciale comme dans l\u2019industrie hôtelière, ou, mieux, en imposant un péage pour tous les véhicules qui circulent au centre-ville.Mais restons calmes, cela ne se produira pas ! Louis Bernard Ancien secrétaire général du gouvernement Montréal Dans un passé récent, nos sociétés occidentales ont formellement reconnu à l\u2019individu un certain nombre de droits fondamentaux, comme le droit de parole et d\u2019assemblée.C\u2019est un progrès réel qui assure notamment à chacun la liberté de pensée et de mouvement.Plus récemment encore, notre société a reconnu à certaines personnes en fin de vie le droit de requérir de l\u2019assistance médicale pour les aider à mourir.Ce droit, cependant, ne peut être exercé unilatéralement mais dépend de la volonté d\u2019autrui, qui l\u2019autorise et en fixe les conditions d\u2019exercice.Pourquoi en est-il ainsi ?S\u2019il y a une chose qui m\u2019appartient en propre, c\u2019est bien ma propre vie.C\u2019est mon plus grand bien.J\u2019y tiens encore plus qu\u2019à ma liberté de parole ou de mouvement.Et tous les humains ont le même sentiment.Comment se fait-il que les chartes des droits ne reconnaissent pas clairement à la personne humaine un droit fondamental sur sa propre vie ?Ce devrait pourtant être le premier de ses droits.La raison de cette carence est essentiellement de nature religieuse.Notre vie est censée venir de Dieu, à qui elle appartiendrait.Nous n\u2019en serions que les bénéficiaires, non les propriétaires.C\u2019est un cas évident du mélange du sacré et du profane.En cette époque de séparation entre l\u2019Église et l\u2019État, nous devons mettre fin à cette équivoque.Le droit doit reconnaître à la personne humaine la pleine maîtrise de sa vie et son droit de décider d\u2019y mettre fin, même si la religion devait prescrire le contraire pour ses fidèles.Le suicide lui-même n\u2019est évidemment pas un acte criminel : comment, en effet, punir un mort ?Mais la tentative de suicide est un crime.Cela devrait disparaître : celui qui a tenté de se suicider a besoin d\u2019aide, non de prison.De plus, l\u2019aide au suicide devrait être permise, mais encadrée.Un tel encadrement n\u2019est pas exceptionnel : l\u2019exercice de tous les droits fondamentaux est encadré par la loi.La liberté de parole est limitée par les lois sur le libelle, le droit d\u2019assemblée par les lois sur l\u2019ordre public, le droit d\u2019association par les lois sur la négociation collective, etc.Le droit à l\u2019aide au suicide devrait La génération « me, myself and my body » La génération « me, myself and my body » s\u2019étend de 7 à 77 ans.Elle se préoccupe de son apparence et de sa santé.« Sauvez mon corps » semble être sa prière.Elle s\u2019inquiète parfois de l\u2019environnement, dans la mesure où cela menace son espérance de vie et son confort.Les montres connectées deviennent ses cilices, qu\u2019elle porte jour et nuit afin de se rappeler les exigences du culte à soi-même.Le Guide alimentaire canadien incarne son bréviaire à mémoriser pour s\u2019assurer une place au paradis de la forme physique sur terre.Le jogging remplace désormais les chemins de croix pour les plus fervents adeptes de l\u2019« autorédemption ».Les centres de conditionnement physique font office d\u2019églises de cette idolâtrie égocentrique.Les tentations sont grandes pourtant de pécher.Les écrans invitent à la sédentarisation.Les fauteuils inclinables promettent des heures d\u2019indolence et d\u2019hérésie.Les divertissements pullulent.Les plus faibles se laissent aller à la surconsommation et à la mal- bouffe.L\u2019obésité témoigne du péché originel de la fainéantise.Prise au piège du manque de ressources spirituelles sur le sens de son existence et les attraits de la société du spectacle, la génération « me, myself and my body » consulte les spécialistes en nutrition, les coachs de vie, les entraîneurs sportifs et les thérapeutes de toutes sortes pour s\u2019en sortir.Malheureusement, rien ne remplace l\u2019effort de questionnement sur ce que constitue réellement une vie bonne, comme le disait déjà Socrate il y a plus de 2000 ans.Peut-on encore comprendre cette exigence dans notre monde de performance qui vénère le corps au détriment de l\u2019esprit ?Guy Ferland, professeur de philosophie au collège Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse Le 29 janvier 2019 À qui appartient ma vie ?LIBRE OPINION LETTRES TÉO TAXI Un échec regrettable ÉDITORIAL A 6 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu également être encadré par des mécanismes qui empêchent les abus, les décisions précipitées ou les circonstances exceptionnelles.Plusieurs avantages découleraient de la reconnaissance du droit au suicide et de son encadrement par la loi.Tout dépend des mécanismes mis en place pour procurer l\u2019aide au suicide.Normalement, on peut penser qu\u2019il y aurait un intervalle entre le moment où une personne exprime son désir de mourir et celui où l\u2019aide au suicide est fournie.Cet intervalle permettrait aux intervenants de dialoguer avec l\u2019intéressé sur les circonstances l\u2019amenant à désirer la mort.Il permettrait, en quelque sorte, une seconde réflexion sur la décision à prendre.Il devrait être clair, cependant, qu\u2019à la fin du processus, la décision reviendrait entièrement à la personne intéressée et que cette décision devrait être exécutée.Il n\u2019est pas facile de se suicider.Quiconque a pensé, un jour, à comment il pourrait mettre fin à ses jours a pu constater que les moyens à sa disposition étaient loin d\u2019être commodes.Même avec des motifs évidents, comme la souffrance continue, il est souvent pratiquement impossible d\u2019abréger ses jours.Par ailleurs, la simple difficulté de vivre peut amener certains jeunes à se précipiter dans la mort sur un coup de tête.S\u2019il y avait un mécanisme conduisant ultimement au suicide auquel on pourrait recourir en toute confiance, on pourrait probablement faciliter le suicide de ceux qui en tireraient véritablement profit, tout en évitant celui de personnes qui pourraient recouvrer le plaisir de vivre.Étant donné que la reconnaissance du droit de l\u2019individu sur sa propre vie constitue l\u2019acte final de la dissociation entre Dieu et les hommes, du moins en ce qui concerne les choses séculières, il est peu probable que ce droit soit pleinement reconnu dans un proche avenir.Il faudra donc s\u2019en rapprocher progressivement grâce à l\u2019élargissement, petit à petit, du droit actuel à l\u2019aide à mourir.En acceptant ce recours dans de plus en plus de cas, on se rapprochera de la reconnaissance d\u2019un véritable droit au suicide assisté.Il se peut même que les tribunaux hâtent cette évolution (affaires Truchon et Gladu, présentement débattues).Mais il faut souhaiter que cet ersatz mène rapidement à la reconnaissance pleine et entière du premier des droits fondamentaux de l\u2019homme: celui sur sa propre vie.JEAN-ROBERT SANSFAÇON T Le poids des pétroles nord- américains au Québec HEC Montréal nous informait récemment que nos importations de brut viennent en majorité de l\u2019Alberta (53 %) et des É.-U.(40 %).Il est étonnant que la part albertaine ne soit pas plus élevée, vu son coût plus faible et son effet prévisible à la pompe.Ce n\u2019est pas le seul enjeu.Nos sources d\u2019approvisionnement et leurs modes de transport vont demeurer des questions importantes, autant sur le plan économique que sur le plan politique.Ce sont les raffineries de l\u2019est du pays qui importent surtout de l\u2019étranger à un prix encore plus élevé, faute de pipeline.Le 40 % de brut venant des É.-U.ne comprend pas celui qui transite vers le Nouveau-Bruns- wick.Malgré Mégantic, le pétrole américain plus volatil circule toujours par rail et en quantité importante, alors que celui venant de l\u2019Alberta arrive à Montréal par pipeline, un mode plus sécuritaire.Une situation paradoxale dans les deux cas, alors que le pétrole canadien moins cher pourrait se substituer aux importations.Bien que le pétrole albertain ait une forte empreinte GES due à la vapeur produite (gaz naturel) pour l\u2019extraire des sables bitumineux, celui de schiste des États-Unis a recours à la fractu- ration hydraulique.À qui de dire que l\u2019un est plus sale que l\u2019autre ?Bien sûr, la transition énergétique prendra beaucoup de temps.De plus, les coûts et la sécurité d\u2019approvisionnement ne s\u2019amélioreront pas, la situation politique de certains pays producteurs s\u2019aggravant.De sorte que la crise vénézuélienne et d\u2019autres pourraient bientôt déborder et entraîner des pénuries sur les marchés nord-américains et mondiaux.Pierre G.Blanchard Outremont, le 28 janvier 2019 Le droit doit reconnaître à la personne humaine la pleine maîtrise de sa vie et son droit de décider d\u2019y mettre fin, même si la religion devait prescrire le contraire pour ses fidèles A 7 IDÉES LEDEVOIR // LE MERCREDI 30 JANVIER 2019 Directeur de l\u2019information Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet En beau fusil M algré l\u2019entrée en vigueur du registre des armes à feu, à peine 24 % des propriétaires d\u2019un nombre estimé à 1,6 million de carabines et de fusils de chasse se sont pliés aux nouvelles exigences.On peut appeler ça un « fiasco », comme le répètent les opposants au registre, mais un terme plus approprié serait tout simplement « mutinerie ».Je vous cite les propos d\u2019un chasseur qui s\u2019insurge contre l\u2019obligation d\u2019inscrire son arme, et contre moi depuis que j\u2019ai qualifié ce combat de « macho » sur les ondes de RDI dimanche dernier: «Ça ne vous est jamais passé par la tête que nous sommes tannés de servir de bouc émissaire pour tous les insécures du Québec?» écrit-il.Les «petites madames et messieurs du Plateau» sont nommément pointés ici.«L\u2019écœurantite» est telle, de dire mon interlocuteur, qu\u2019aucune amende, même salée (elle peut aller jusqu\u2019à 5000$), aura le moindre effet sur les chasseurs mal aimés du Québec.Il ne sert donc à rien de répéter ici que l\u2019inscription requise est simple comme bonjour: on peut le faire en ligne, gratuitement, avec de l\u2019aide personnalisée au besoin.Il ne sert à rien non plus de rappeler la quasi-unanimité à l\u2019Assemblée nationale, l\u2019appui des instances policières, de l\u2019Institut national de santé publique du Québec, sans parler des 78% de Québécois, selon un sondage dévoilé par PolySeSouvient, qui seraient d\u2019accord avec l\u2019idée d\u2019un registre.On enregistre bien sa voiture, sa maison, son commerce.Pourquoi pas sa carabine?Les armes à feu sans restriction composent après tout 95% des armes en circulation et 80% des armes saisies lors d\u2019activités criminelles.L\u2019argument m\u2019a toujours paru parfaitement massue mais, manifestement, il n\u2019atteint pas les chasseurs en beau fusil du Québec.À quoi bon alors préciser que le registre est le seul moyen de répertorier le nombre d\u2019armes en circulation.Que, non, il n\u2019y a pas de dédoublement puisque le PPA, le permis de port d\u2019armes, lui- même un sujet de grogne à en juger par les propos de mon correspondant («un véritable manque de discernement au point où j\u2019ai failli porter plainte»), ne révèle pas combien d\u2019armes se rattachent à un même permis.Ou encore que la mise en place du registre fédéral en 2000 a bel et bien fait chuter le nombre de morts par suicide, par accident ou par homicide.À quoi bon?Puisque, visiblement, défenseurs et détracteurs du registre n\u2019habitent pas la même planète.Il a fallu que je me frotte à la colère des chasseurs pour comprendre que le Québec se retrouve, après les États-Unis et la France, devant une petite guerre culturelle bien à elle.Mon chasseur mécontent et ses amis, pas tous des hommes, tiennent-ils à préciser, en ont soupé des contraintes administratives et, surtout, d\u2019être perçus comme des criminels en puissance.Pour reprendre les termes que le président de Tous contre un registre québécois des armes à feu, Guy Morin, utilisait il y a déjà un an : « C\u2019est une loi qui nous insulte totalement.» Il y a toujours eu, bien entendu, un clivage Montréal-ré- gions, une différence d\u2019attitude entre les citadins et les ruraux, notamment en ce qui concerne l\u2019immigration et la laïcité.Mais à ce que je sache, c\u2019est la première fois qu\u2019on voit au Québec un phénomène comparable au « angry white males » révélé aux États-Unis avec l\u2019arrivée de Donald Trump.Ces hommes (en majorité, du moins) se considèrent comme les victimes d\u2019un système obtus et mal avisé, indif- férent au « vrai monde » et dirigé par des valeurs de mou- mounes.En 2016, Guy Morin disait : « Nous, au niveau des propriétaires d\u2019armes à feu, on n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019embarquer dans une histoire encore à dormir debout, qui est un faux sentiment de sécurité pour plaire à quelques personnes traumatisées depuis 25 ans.» Pour les dissidents, la tuerie de Polytechnique, qui est à l\u2019origine du registre et qui explique son imposante adhésion populaire, est un argument farfelu.C\u2019est peut-être ce qu\u2019il y a de plus étonnant et, en même temps, de plus révélateur ici.Non seulement cette tragédie ne les émeut pas, nos maquisards québécois maintiennent, à l\u2019instar de la NRA (National Rifle Association), que ce ne sont pas «les armes qui tuent», mais les «détraqués».Bien qu\u2019on ait mis du temps au Québec avant de dépasser l\u2019excuse facile du «pauvre malade mental», on admet au- jourd\u2019hui qu\u2019il s\u2019agissait bel et bien d\u2019un crime contre les femmes.On sait que ce n\u2019est pas un simple hasard si Marc Lé- pine a abattu 14 étudiantes en génie, pas plus qu\u2019Alexandre Bissonnette, six hommes musulmans dans une mosquée.Leurs gestes étaient calculés, voulus, politiques.Si un registre des armes à feu n\u2019empêche pas de tels crimes haineux de se reproduire à tout jamais, il les rend tout au moins plus difficiles à réaliser.Il souligne, surtout, notre responsabilité collective devant de telles horreurs et notre désir de vivre dans une société plus paisible et plus sécuritaire.L\u2019entêtement des insurgés à mettre leurs petits griefs devant ces responsabilités collectives, ce «vivre-ensemble» pour reprendre l\u2019expression à la mode, laisse pantois.C\u2019est un repli sur soi qui n\u2019augure rien de bon \u2014 et, oui, qui suinte le machisme.Ce qui veut dire, selon le dictionnaire, favoriser les «vertus viriles» par-dessus tout.FRANCINE PELLETIER Jean-Claude Marsan Architecte et urbaniste Professeur émérite, Université de Montréal Les recommandations de la Commission sur le développement économique et urbain et l\u2019habitation de la Ville de Montréal concernant les impacts du projet Royalmount ont fait sursauter le maire Philippe Roy de Mont-Royal.Pourquoi, demande-t-il, cette commission réclame-t-elle que le projet soit transformé alors qu\u2019il est conforme au schéma d\u2019aménagement et de développement de Montréal en vigueur depuis 2015?Selon ce schéma, l\u2019affectation du secteur en question est l\u2019industrie et les composantes autorisées comprennent les bureaux, les commerces et les équipements récréatifs, culturels et institutionnels.Ce sont bien là les fonctions mises en avant par le promoteur Car- bonleo dans son mégacentre.Une métropole constitue un écosystème complexe, en perpétuelle évolution.Ainsi, ce sont les chemins de fer présents dans ce secteur qui y ont attiré au début l\u2019industrie.Puis les autoroutes ont favorisé également cette affectation.Mais, avec le temps, plusieurs de ces industries ont disparu, d\u2019autres ont déménagé en banlieue.Et, depuis, le métro a été connecté à ce secteur grâce aux stations Namur et De la Savane.Comme l\u2019urbanisme doit assurer l\u2019équilibre dans l\u2019avenir, quelles orientations doit-il prendre maintenant?Le schéma d\u2019aménagement de 2015 précise bien ces orientations, à savoir favoriser un cadre de vie de qualité, la mobilité, l\u2019adaptation aux changements climatiques et la cohabitation des usages.C\u2019est là que le bât blesse, car le projet Royalmount va à l\u2019encontre de toutes ces orientations.Comme l\u2019a bien démontré Lysiane Gagnon dans La Presse +, loin d\u2019être tourné vers l\u2019avenir, ce projet, qui mime le DIX30 à Brossard, nous ramène un demi-siècle en arrière.Le projet Royalmount ne fera qu\u2019aggraver tous les déséquilibres qui affectent le secteur concerné depuis maintenant des décennies.D\u2019abord, la congestion routière à l\u2019intersection des autoroutes 15 et 40.Cela est inévitable car, comme l\u2019a prétendu le chef de la direction de Carbonleo, M.Andrew Lutfy, ce projet s\u2019adresse principalement aux visiteurs résidant hors de l\u2019île montréalaise.Pour être réaliste, il faut alors comprendre que ce n\u2019est pas une passerelle reliant le Royalmount à la station de métro De la Savane qui va convaincre ces millions de personnes d\u2019utiliser le métro car, en plus d\u2019être des accros de l\u2019automobile, ils n\u2019ont accès qu\u2019à quatre stations de métro sur tout leur vaste territoire.Est-ce logique de développer un pareil projet alors que le schéma recommande la mobilité par les moyens de transport actifs et collectifs et l\u2019adaptation aux changements climatiques ?À quoi servira aux Montréalais de signer le Pacte de transition écologique pour lutter contre les gaz à effet de serre (GES)?Est-ce que la congestion routière, les GES, les bruits et le reste des inconvénients vont favoriser un cadre de vie de qualité?Le schéma recommande enfin la cohabitation des usages et le promoteur Carboleo prétend que le Royalmount n\u2019affectera que partiellement le centre- ville de Montréal.De toute évidence, ce n\u2019est pas ce que pensent la plupart des personnes qui sont intervenues auprès de la Commission, notamment le Partenariat du Quartier des spectacles.Chose certaine, à part les impacts sur la Ville de Laval, c\u2019est la déchéance annoncée pour les centres commerciaux situés dans le voisinage, dont le Centre Rockland, Place Vertu et le Marché Central.Enfin, ce n\u2019est pas l\u2019ajout d\u2019habitations dans ce pôle multifonctionnel comme le souhaite le promoteur qui va contribuer à corriger le déséquilibre concernant le besoin de logements familiaux, sociaux et d\u2019écoles à Montréal, car ce type de milieu de vie est totalement incompatible avec des fonctions commerciales et de divertissement à l\u2019échelle prévue au Royalmount.La question que les Montréalais devraient poser au maire Philipe Roy est la suivante : comment la Ville de Mont- Royal a-t-elle pu, dans le respect des lois, des procédures et des règles, ignorer ou contourner à ce point les orientations du schéma d\u2019aménagement et de développement de Montréal ?Royalmount, un projet à revoir complètement Anne-Marie Veillette Doctorante, coordonnatrice de l\u2019Alliance étudiante Tryspaces de l\u2019Institut national de la recherche scientifique (INRS) Le 14 mars dernier était assassinée Marielle Franco, conseillère municipale brésilienne, militante pour les droits des femmes, des afrodescendant.e.s, des membres de la communauté LGBTQ+, et des favelas (bidonvilles).Sa mort, loin d\u2019être inhabituelle dans le contexte brésilien (chaque année, des dizaines de défenseur.e.s des droits de la personne et de l\u2019environnement sont assassiné.e.s au Brésil, selon Amnesty International), a causé une forte indignation dans son pays d\u2019origine et à travers le monde.À Montréal, notamment, près d\u2019une centaine de personnes se sont réunies pour manifester leur indignation face à cet assassinat politique, rejoignant un mouvement mondial de contestation.L\u2019enquête concernant la mort de Marielle Franco, ainsi que celle d\u2019Anderson Gomes, qui était au volant de la voiture dans laquelle ils ont été fusillés, montre récemment que l\u2019une des plus puissantes milices de Rio de Janeiro pourrait être responsable de l\u2019assassinat.Cette milice, nommée « Bureau du crime » (Escritório do crime), est particulièrement active dans certaines favelas de la ville, où elle extorque financièrement les commerçant.e.s et résident.e.s en échange d\u2019une soi-disant protection contre le narcotrafic.Cette milice, comme d\u2019autres milices à Rio de Janeiro, est formée de policiers, d\u2019ex-poli- ciers et de mercenaires privés.Des dirigeants de l\u2019Escritório do crime, on compte Adriano Magalhães da Nó- brega, ex-capitaine du BOPE (Bataillon des opérations spéciales de police), un bataillon de la police militaire spécialisé dans la « guerre urbaine » et réputé pour ses interventions brutales dans les favelas.La semaine dernière, des journaux brésiliens ont révélé que le fils du nouveau président d\u2019extrême droite, Flávio Bolsonaro, a entretenu par le passé une relation avec cet ex-capitaine connu pour son implication dans les milices (qui, il faut le rappeler, sont illégales).Plus précisément, il aurait engagé la mère et l\u2019épouse de celui-ci, Raimunda Veras Magalhães et Danielle Men- donça da Costa da Nóbrega, dans son cabinet lorsqu\u2019il était député à l\u2019Assemblée législative de l\u2019État de Rio.C\u2019est toutefois son conseiller de l\u2019époque, Fabrício Queiroz, qui a employé les deux femmes « par compassion », alors qu\u2019Andriano était emprisonné pour un assassinat commis dans le cadre de ses fonctions de policier.Rappelons que Marielle a à de nombreuses occasions dénoncé les opérations policières dans les favelas.Elle a notamment signalé les agissements du BOPE dans une favela de la zone nord de la ville quelques jours avant son assassinat.Pour de nombreux proches et observateur.rice.s, il ne fait pas de doute que l\u2019assassinat de Marielle ait été commandité par l\u2019élite politique de Rio, les policiers ou les milices.Il apparaît aujourd\u2019hui qu\u2019il s\u2019agit probablement d\u2019un effort concerté entre ces différents acteurs qui sont de toute évidence de connivence.Au Brésil, le discours sur la corruption a permis la destitution d\u2019une présidente élue, Dilma Roussef, et l\u2019élection d\u2019un homme ouvertement affilié à des groupes réactionnaires et conservateurs, Jair Bolsonaro.Aujourd\u2019hui, nous apprenons que des miliciens et policiers emprisonnés pour meurtres font aussi partie de son entourage politique.Il n\u2019est pas étonnant, bien que triste, d\u2019apprendre que le député Jean Wyllys (issu du même parti de gauche que Marielle, le PSOL, et ouvertement homosexuel) ait décidé de ne pas honorer son mandat comme député fédéral, ce dernier craignait pour sa vie après qu\u2019on l\u2019eut menacé de mort.Tout porte à croire que malgré la volonté partagée par de nombreux et de nombreuses Brésilien.ne.s de voir les institutions politiques de solidifier pour se débarrasser de la corruption, celles-ci sont gangrénées.La décision de Jean Wyllys de rester hors du Brésil est le résultat d\u2019un contexte politique extrêmement violent, non seulement contre les élu.e.s de gauche, mais aussi contre divers groupes de la population, comme les membres de la communauté LGBTQ+, les afrodescendant.e.s, les Autochtones, les femmes, les résident.e.s de favela, et bien plus encore.Il est en ce sens inquiétant de constater l\u2019indifférence des institutions étatiques, voire leur complicité dans les crimes perpétrés à leur encontre.Il est toutefois tout aussi inquiétant, voire plus, de constater que les gens ordinaires se mettent de la partie, que ce soit pour battre à mort une personne transsexuelle dans la rue ou encore pour physiquement attaquer des opposant.e.s politiques.Les temps sont sombres pour le Brésil, mais aussi pour l\u2019ensemble des personnes qui constatent l\u2019incapacité d\u2019institutions politiques à garantir les droits fondamentaux.Les institutions reflètent nécessairement les sociétés dans lesquelles elles évoluent.En ce sens, tant qu\u2019une proportion importante de la population va adhérer à des idéologies sexistes, racistes, homophobes et clas- sistes, nous courrons le risque de voir des « Jair Bolsonaro » à la tête d\u2019États, même les plus « progressistes ».BRÉSIL Une action concertée contre la justice sociale Une affiche de Marielle Franco lors d\u2019un rassembelment citoyen durant la campagne présidentielle d\u2019octobre dernier.SILVIA IZQUIERDO ASSOCIATED PRESS Écrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs.Nous vous demandons de limiter votre contribution à 5000 caractères, espaces compris, soit environ 550 mots.Envoyez-nous vos textes à redaction@ledevoir.com.Nous communiquerons avec les auteurs dont les textes seront retenus.L\u2019entêtement des insurgés à mettre leurs petits griefs devant ces responsabilités collectives laisse pantois LEDEVOIR // LE MERCREDI 30 JANVIER 2019 ACTUALITÉS A 8 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 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qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La compagnie Téo Taxi a fermé ses portes mardi matin.Tous les chauffeurs ont été licenciés.PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE KARL RETTINO-PARAZELLI LE DEVOIR A vec la fin des activités de Téo Taxi annoncée mardi, c\u2019est la « révolution » de l\u2019industrie du taxi traditionnelle promise par Alexandre Taillefer qui vole en éclats.L\u2019ambitieux modèle d\u2019affaires dévoilé en grande pompe il y a trois ans était-il voué à l\u2019échec ?Le 18 novembre 2015, l\u2019ex-« Dragon » Alexandre Taillefer fait salle comble au Reine Elizabeth pour présenter Téo Taxi, qu\u2019il décrit comme une « révolution économique et écologique qui changera le visage de l\u2019industrie du taxi à Montréal ».Sur papier, tout fonctionne.Mais c\u2019était avant que les véhicules électriques verts et blancs se mettent à sillonner les rues de Montréal.Mis à part l\u2019utilisation de véhicules électriques, l\u2019audace de Téo Taxi tenait notamment au fait d\u2019embaucher des employés à part entière payés au moins 15 $ l\u2019heure plutôt que de compter sur des travailleurs autonomes, comme dans l\u2019industrie du taxi traditionnelle.Mardi, dans un exposé d\u2019une étonnante franchise, les dirigeants de Téo Taxi ont admis que ce modèle novateur a montré ses limites.En tant que salariés, les chauffeurs de Téo étaient payés même lorsque leur véhicule était vide, ce qui occasionnait des coûts importants.La gestion des horaires a par ailleurs représenté un casse-tête, constate l\u2019entreprise, puisque plusieurs chauffeurs ont choisi de délaisser Téo à certains moments pour travailler dans un taxi traditionnel ou pour Uber.« L\u2019entreprise peinait à combler certains quarts de travail dans les périodes de forte demande [les jeudis, vendredis et samedis], puisque nombre de chauffeurs préféraient plutôt travailler à leur compte », souligne le document produit par Téo Taxi.« La fermeture de Téo n\u2019a rien à voir avec la présence d\u2019un syndicat, tient à souligner le porte-parole du syndicat des Teamsters, qui représente les chauffeurs licenciés, Stéphane Lacroix.Par conséquent, on espère que ce modèle de chauffeurs salariés sera exporté à gauche et à droite dans l\u2019industrie du transport.» Pas aussi efficace que prévu La chute de Téo Taxi s\u2019explique également par des coûts d\u2019exploitation élevés et d\u2019importantes contraintes opérationnelles.La compagnie reconnaît que les revenus ont été insuffisants pour couvrir les salaires, l\u2019électricité, l\u2019entretien, le recrutement des chauffeurs et les dépenses en infrastructures et en technologie.Concrètement, l\u2019achat de 192 voitures électriques, l\u2019emploi de 455 chauffeurs et l\u2019installation de 138 bornes de recharge ont nécessité des investissements colossaux que les gains d\u2019efficacité n\u2019ont pas pu entièrement compenser.« La promesse de Téo, c\u2019était de dire qu\u2019avec les données accumulées sur les clients et le modèle permettant d\u2019optimiser l\u2019utilisation des véhicules, [\u2026], on allait générer des gains d\u2019efficacité qui allaient contrebalancer les coûts initiaux plus élevés, résume le professeur au Département d\u2019entrepreneuriat et innovation de HEC Montréal Jean-François Ouellet.Dans les faits, c\u2019était pratiquement impossible de prévoir le moment auquel l\u2019entreprise pourrait atteindre la rentabilité.» La gestion de la flotte de véhicules électriques a aussi posé problème: la plupart des voitures avaient une autonomie limitée, ce qui a obligé l\u2019entreprise à les recharger pendant le quart de travail des chauffeurs.« Une importante source d\u2019inefficacité», observe Téo Taxi.Les voitures Tesla offraient plus d\u2019autonomie, mais les réparations coûteuses et complexes ont fait en sorte que des véhicules sont restés immobilisés «pendant de nombreuses semaines» après un accident de la route.Moduler les tarifs « À mon avis, le modèle de Téo, dès le début, n\u2019était pas le bon pour l\u2019industrie du taxi.Ce système avait un problème dès le départ, et maintenant on voit que ça ne fonctionne pas, a commenté mardi le porte-parole des Taxis du Grand Montréal, Michel Aboujaoudé.Si tout l\u2019argent investi dans Téo avait été donné aux intermédiaires de taxi pour moderniser l\u2019industrie, je pense que ça aurait donné de meilleurs résultats.» Téo Taxi et l\u2019industrie du taxi traditionnelle s\u2019entendent néanmoins sur une chose: la nécessité de réformer les lois et règlements pour rivaliser avec Uber, notamment en ce qui concerne la flexibilité des tarifs.À la différence d\u2019Uber, qui peut faire fluctuer les tarifs selon l\u2019achalandage, ceux de l\u2019industrie du taxi sont déterminés par le taximètre.«Le fait de ne pas pouvoir modifier le prix en fonction de l\u2019offre et de la demande, économiquement, c\u2019est se tirer dans le pied.Tant et aussi longtemps que Téo et l\u2019industrie du taxi de manière générale demeureront prisonnières de ça, le service ne va pas s\u2019améliorer et Uber va conserver une longueur d\u2019avance », souligne le professeur Ouellet.Un nouveau règlement doit permettre à l\u2019industrie de déterminer le prix d\u2019une course de taxi avec un autre moyen technologique, mais il se fait attendre depuis deux ans.« Le ministre [\u2026] est conscient des défis que doit relever l\u2019industrie du transport rémunéré de personnes et compte poursuivre sa modernisation, notamment avec la réglementation», répond Sarah Bigras, l\u2019attachée de presse du ministre des Transports, François Bonnardel.Aucun échéancier n\u2019est cependant arrêté, dit-elle.L\u2019entreprise peinait à combler certains quarts de travail dans les périodes de forte demande, puisque nombre de chauffeurs préféraient plutôt travailler à leur compte TÉO TAXI » La flotte de Téo compte environ 190 voitures et l\u2019application a été téléchar- gée 300 000 fois.Mais des questions demeurent.Les voitures ne pourront pas automatiquement être redistribuées aux deux autres flottes.Par exemple, l\u2019empattement trop petit des modèles Soul de Kia ne respecte pas les exigences réglementaires de l\u2019industrie traditionnelle.Taxelco doit aussi discuter avec les propriétaires des permis de taxi qu\u2019elle loue et se penche sur le cas des chauffeurs qui perdent leur emploi.« Je n\u2019avais plus grand espoir », a confié un chauffeur au Devoir.La gestion des opérations, selon lui, était devenue « chaotique ».L\u2019entreprise s\u2019est engagée à payer les sommes dues pour les heures travaillées, selon le syndicat.Mais le chauffeur s\u2019inquiète du versement des primes liées à la fin de 2018 et des indemnités de vacances.Les Teamsters, qui représentent les chauffeurs depuis l\u2019automne, souhaitent pour leur part s\u2019assurer que « les indemnités de départ seront payées, tel que le prévoit la loi ».Les négociations de convention collective n\u2019avaient pas encore commencé.Sommes en cause L\u2019actionnaire majoritaire de Taxelco est XPNDCroissance, les deuxième et troisième actionnaires étant la Caisse de dépôt et placement et le Fonds FTQ.M.Taillefer, qui n\u2019a pas souhaité faire de commentaires, n\u2019est plus impliqué auprès de Taxelco depuis le mois de mai 2018 et a quitté le conseil d\u2019administration.« Situons l\u2019investissement dans son contexte, c\u2019est du capital de risque », a dit le porte-parole de la Caisse de dépôt, Maxime Chagnon.L\u2019exposition directe et indirecte de l\u2019institution, dans Taxelco et dans XPNDCroissance, est d\u2019environ 15 millions.« Téo avait de grandes ambitions, mais dans une industrie qui est en transformation.» Des réinvestissements ont eu lieu l\u2019an dernier, assortis de cibles de performance.« Ça n\u2019a pas fonctionné et il fallait prendre une décision », a dit M.Chagnon.En février 2018, par exemple, des investisseurs ont réinjecté 17 millions dans Taxelco.Il était alors question de XPND Capital, de la Caisse, du Fonds FTQ et de Fondaction.Les fonds devaient servir à embaucher des employés et à acquérir des véhicules.Le Fonds FTQ n\u2019a pas souhaité faire de commentaires pour l\u2019instant.Téo Taxi a par ailleurs reçu une subvention de 5 millions du gouvernement du Québec en vertu du Projet de modernisation et d\u2019électrification de l\u2019industrie du taxi, un « programme offert à l\u2019ensemble de l\u2019industrie », a dit M.Bé- cotte.L\u2019entreprise a ensuite bénéficié de crédits de 1,25 million pour l\u2019achat de voitures électriques grâce au programme mis en place par Québec.Téo a aussi reçu un dédommagement de 1 million de dollars pour 24 licences de taxi.L\u2019entité technologique, pour sa part, demeure en place, et la compagnie souhaite exporter la plateforme, a dit M.Bécotte.« Le modèle d\u2019affaires basé sur des chauffeurs employés a entre autres permis de tester des algorithmes et une intelligence artificielle qui n\u2019auraient jamais pu être développés autrement.[\u2026] Plusieurs villes canadiennes et nord-américaines sont intéressées et nous aurons l\u2019occasion de faire des annonces sous peu.» Avec Marco Bélair-Cirino « Je n\u2019avais plus grand espoir » TAXELCO SUITE DE LA PAGE A 1 TRANSPORT Téo Taxi : un modèle voué à l\u2019échec ?La « révolution économique et écologique » promise par l\u2019entreprise ne s\u2019est pas matérialisée Téo avait de grandes ambitions, mais dans une industrie qui est en transformation LA CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT DU QUÉBEC » "]
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