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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2018-11-12, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CIX NO 257 / LE LUNDI 12 NOVEMBRE 2018 / 1,30 $ + TAXES = 1,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM INDEX Avis légaux.A4 Culture.B7 Décès .B4 Économie.B1 Éditorial.A6 Grille TV.B7 Idées.A7 Météo .B6 Monde.B1 Mots croisés.B6 Sports.B4 Sudoku .B6 SOCIÉTÉ Extinction d\u2019espèces: un rapport alarmant, mais à nuancer B 3 MONDE Le Devoir en Pologne: «Un trou dans la mémoire» du pays B 1 ACTUALITÉS Immigration francophone ailleurs au Canada: l\u2019offensive d\u2019Ottawa met de la pression sur le Québec A 3 Plus de 70 chefs d\u2019État ont commémoré en grande solennité le centenaire de l\u2019armistice de la Première Guerre mondiale dimanche, à Paris, avant de se rendre dans l\u2019Est parisien pour participer au Forum sur la paix.En photo (de gauche à droite), le président français, Emmanuel Macron, la chancelière allemande, Angela Merkel, le président russe, Vladimir Poutine, et Justin Trudeau.À lire en page A5 et B1.YOAN VALAT ASSOCIATED PRESS L\u2019Armistice, 100 ans plus tard MARIE LABRECQUE COLLABORATRICE LE DEVOIR « Le centre d\u2019achats, c\u2019est un genre d\u2019obsession chez moi», admet Em- manuelle Jimenez.Non pas que la dramaturge soit une magasineuse compulsive.Mais le lieu la trouble.L\u2019une de ses pièces précédentes, entendue au Festival du Jamais Lu en 2012, se déroulait à la Plaza Côte-des-Neiges.Pour nourrir sa nouvelle création, Centre d\u2019achats, elle a visité ces dernières années quelques temples de la consommation et pris des notes.Se prenant comme « cobaye », l\u2019auteure de Du vent entre les dents a constaté l\u2019effet physique que cet endroit provoque sur elle.« En général, j\u2019y arrive pimpante, enthousiaste.Avec une quête, comme un personnage.Mais très souvent, je vais en sortir épuisée.Comme si cet endroit m\u2019avait sucé de l\u2019énergie.Comme si j\u2019y avais laissé une partie de moi, de vitalité.» Pour représenter poétiquement le centre commercial, une image lui est vite apparue : le labyrinthe de la mythologie, avec son Minotaure auquel on doit sacrifier un tribut de chair fraîche.Elle explique cette fatigue par la surabondance de stimulations : « Trop de musique, trop d\u2019objets, trop de couleurs.Tout est saturé.Il y a aussi un bruit de fond, une ventilation omniprésente.Et on est soumis à toutes sortes de messages.» THÉÂTRE Magasiner un sens à sa vie La dramaturge Emmanuelle Jimenez MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Après avoir échoué à faire accepter ses projets au Québec, l\u2019industrie du gaz de schiste se tourne vers les tribunaux pour faire reconnaître son droit de mener des forages avec fracturation.L\u2019entreprise albertaine Questerre, qui pilote cette action en justice, soutient d\u2019ailleurs que cette technique est sécuritaire et espère même relancer le développement de la filière dans la province.Le porte-parole de l\u2019Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), Éric Tétrault, est formel : l\u2019ancien gouvernement de Philippe Couillard n\u2019avait pas le droit de fermer la porte à la fracturation dans les basses terres du Saint-Laurent.« C\u2019est une décision arbitraire qui a été prise à la dernière minute, de toute évidence en vue de la campagne électorale.C\u2019est donc une décision d\u2019ordre politique et, pour nous, c\u2019est inacceptable », souligne-t- il en entrevue au Devoir.L\u2019APGQ «soutient» donc l\u2019action en justice que Questerre Energy vient de lancer contre le gouvernement du Québec pour forcer l\u2019annulation des règlements de la Loi sur les hydrocarbures qui interdisent formellement «de procéder à la fracturation dans le schiste», y compris dans les lacs et les rivières.«Ques- terre considère que l\u2019interdiction de frac- turation du schiste n\u2019est nullement justifiée eu égard aux données scientifiques à la disposition du gouvernement», et donc, qu\u2019«elle est arbitraire, discriminatoire et déraisonnable», peut-on lire dans les documents déposés en Cour supérieure le 6 novembre.L\u2019entreprise rappelle que la Loi sur les hydrocarbures adoptée par le gouvernement Couillard autorise le recours à la fracturation.Qui plus est, la première version de la réglementation, publiée en septembre 2017, ne fermait pas la porte aux projets de gaz de schiste dans les basses terres du Saint- Laurent.Ce n\u2019est qu\u2019en juin dernier que le gouvernement a choisi d\u2019interdire la fracturation dans cette région du Québec, en insistant sur le manque d\u2019« acceptabilité sociale ».Selon les documents déposés en Cour, ce geste équivaut à une « expropriation déguisée » de toutes les entreprises qui détiennent des permis dans les basses terres du Saint-Laurent.« Depuis sept ans, et après plusieurs GAZ DE SCHISTE Une gazière poursuit Québec Questerre veut faire lever l\u2019interdiction de fracturation dans les basses terres du Saint-Laurent VOIR PAGE A 2 : GAZIÈRE VOIR PAGE A 2 : SENS ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE LUNDI 12 NOVEMBRE 2018 Avec l\u2019appui de : Solenne Brouard Présidente et fondatrice, Polystyvert Sidney Ribaux Cofondateur et directeur général, Équiterre Kim Thomassin Première Vice-présidente, Aff aires juridiques et Secrétariat, CDPQ Membre du Groupe d\u2019experts en ?nancement durable du Gouvernement du Canada Denis Leclerc Président et chef de la direction, Écotech Québec Déjeuner-causerie de la Série Environnement présentée par : Changements climatiques : l\u2019économie verte peut-elle combler le retard ?Vivre sa souffrance à travers le magasinage Lors d\u2019une visite au centre commercial, on est exposé en effet à des slogans publicitaires qui ne nous vendent pas seulement des produits, mais « presque une philosophie, une manière de voir l\u2019existence.C\u2019est un endroit qui est chargé de beaucoup de sens, je trouve.Il m\u2019apparaît assez clairement que le centre d\u2019achats incarne la proposition du capitalisme comme sens à l\u2019existence.À quoi devrais-tu aspirer dans la vie, à quel type de beauté ?Tous les grands slogans des marques, si on les sort du contexte commercial, [ce sont des phrases] qu\u2019on pourrait entendre dans un cours de yoga ou de croissance personnelle.C\u2019est l\u2019un des coups de génie du capitalisme ».Septuor féminin La pièce suit sept femmes, la plupart des duos de sœurs ou d\u2019amies (un tandem père-fils a disparu en cours d\u2019écriture) qui charrient, à travers leur magasinage, leurs souffrances : relations familiales, quête d\u2019amour, vieillissement\u2026 Il importait aussi à l\u2019auteure de faire sentir la présence du monde extérieur, un environnement sur lequel déferle le vent.« Et d\u2019une certaine façon, pour moi, c\u2019est ce qui se passe en ce moment : les changements climatiques.Dehors, il y a de la guerre, de la violence.C\u2019est la fin d\u2019un monde.Le centre d\u2019achats est un environnement contrôlé, à l\u2019abri des intempéries, un refuge où on peut rêver.Mais c\u2019est paradoxal, parce que le centre d\u2019achats est un épicentre de la consommation.Et c\u2019est notre modèle économique, social, politique qui est en train de tuer le monde\u2026 » Emmanuelle Jimenez ne voulait surtout pas avoir l\u2019air de mépriser les gens qui fréquentent les centres commerciaux.« Ça ne m\u2019intéresse pas de juger mes personnages.Peut-être qu\u2019un discours un peu social ou politique va ressortir du spectacle, mais ce n\u2019était pas mon intention à la base.» Plutôt de proposer un regard sensible sur la trajectoire des personnages dans un lieu qui les influence.Afin d\u2019élever ces figures, les actrices sont d\u2019ailleurs habillées par le designer québécois Denis Gagnon.Excusez du peu.« Pour le metteur en scène, Mi- chel-Maxime Legault, c\u2019était très important de faire une proposition théâtrale forte.Afin de donner de l\u2019épaisseur aux dialogues qui sont très au ras des objets et peuvent sembler d\u2019une banalité effrayante.Les costumes imposent une verticalité, une théâtralité aux personnages.» Une manière de rappeler qu\u2019au-dessus du centre commercial, «il y a le ciel, la transcendance.Et en dessous de leurs pieds, les enfers, Hadès.Il s\u2019agit donc de donner toute l\u2019ampleur à ce qu\u2019on peut vivre dans ce lieu.» Après tout, ces femmes ne cherchent pas seulement une pantoufle à bon prix, mais du sens à leur vie\u2026 Le prosaïsme des conversations est également entrecoupé par des chœurs.« Lorsque le chœur apparaît, on bascule dans un niveau de langue beaucoup plus poétique, qui expose une espèce de conscience des personnages sur ce qui est en train de leur arriver.» Année exceptionnelle Emmanuelle Jimenez en est la première étonnée : elle vit une année exceptionnelle, avec quatre créations prévues d\u2019ici le printemps 2019 : Cendres, une commande de Menka Nagrani ; Bébés, pour le Nouveau Théâtre Expérimental, dont elle partage la parentalité avec Alexis Martin.Elle sera aussi l\u2019une des neuf plumes féminines qui contribueront au Strindbergde L\u2019Opsis.«Souvent, un auteur est produit une fois tous les trois ou quatre ans, et c\u2019est déjà beau.Je ne sais pas [pourquoi] tout s\u2019est enligné cette année.» Elle tient à rappeler la difficulté des auteurs comme elle, dépourvus de compagnie, donc de structure pour se produire.« Aujourd\u2019hui, les théâtres, même le Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui qui est notre institution de création, n\u2019ont [généralement] pas les moyens de produire seuls une création.Ce qui signifie qu\u2019un auteur doit convaincre non seulement une direction artistique, mais en plus, un metteur en scène qui a une compagnie d\u2019embarquer dans le projet, et de faire la demande de subvention\u2026 Alors c\u2019est un double défi.» Centre d\u2019achats Texte d\u2019Emmanuelle Jimenez, mise en scène de Michel-Maxime Legault, avec Anne Casabonne, Marie Charlebois, Ma- rie-Ginette Guay, Johanne Haberlin, Tracy Marcelin, Madeleine Péloquin et Danielle Proulx.Une création du Théâtre de La Marée Haute, en coproduction avec le Centre du Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui, du 13 novembre au 1er décembre.Une action en justice « au nom d\u2019un groupe d\u2019entreprises » études environnementales, l\u2019intention a toujours été de mettre en place des règles pour encadrer la production d\u2019hydrocarbures au Québec.Mais on arrive à la fin du processus, en juin dernier, avec des projets de règlements qui bloquent la production d\u2019hydrocarbures », résume Éric Tétrault.13 000 km2 La requête présentée par Questerre précise d\u2019ailleurs que les basses terres « constituent le seul secteur présentant un potentiel gazier commercialement exploitable au Québec ».Le porte-parole de l\u2019APGQ ajoute que « le Québec a potentiellement le deuxième ou le troisième gaz parmi les plus purs au monde.Nous sommes assis sur une ressource de calibre mondial.C\u2019est ce qui explique l\u2019intérêt des entreprises, qui espèrent toujours que ce sera un jour possible d\u2019aller vers la production ».Selon la plus récente liste du ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, une dizaine d\u2019entreprises détiennent actuellement un total d\u2019environ 13 000 km2 de permis d\u2019exploration dans le sud de la province.Outre Questerre, on compte notamment Repsol Oil & Gas Canada (filiale d\u2019une entreprise espagnole), Suncor, Gastem et Altai Resources.Les permis sont détenus en majorité par des entreprises de l\u2019extérieur du Québec, depuis le rachat de Junex par l\u2019albertaine Cuda Energy.Questerre pilote donc cette action en justice « au nom d\u2019un groupe d\u2019entreprises pétrolières et gazières du Québec », précise Michael Binnion, qui est à la fois président de l\u2019APGQ et président de Questerre.Selon l\u2019avocat Jean Baril, spécialiste de la législation environnementale, la victoire de Questerre devant les tribunaux n\u2019est toutefois pas acquise.Il rappelle ainsi que le gouvernement est en droit d\u2019adopter un règlement qui vient « restreindre des activités » qui sont permises par une loi.Or, c\u2019est le cas avec la fracturation, « qui a été interdite précisément dans le schiste, mais qui est permise ailleurs au Québec ».Relance gazière La requête de Questerre n\u2019évoque par ailleurs pas d\u2019éventuelle demande de compensation, si l\u2019interdiction de frac- turation devait demeurer en vigueur.Dans les documents de Cour, l\u2019entreprise souligne toutefois qu\u2019elle subit « un préjudice sérieux et irréparable », mais aussi « une perte commerciale qui s\u2019aggrave et un préjudice à sa réputation ».Elle évalue également ses investissements et ceux de ses partenaires à « plus de 160 millions de dollars » depuis 2003.L\u2019entreprise de Calgary plaide donc pour la relance de la filière du gaz de schiste au Québec, tout en reconnaissant que l\u2019enjeu de la fractura- tion « a généré une réflexion à travers le Québec ».Selon ce qu\u2019elle souligne, la « sécurité » de son projet de « gaz propre » a été démontrée « par des données scientifiques fiables et objectives ».Dans le cadre d\u2019un mandat de lobbying inscrit au registre québécois, Questerre plaide d\u2019ailleurs pour le lancement de « projets pilotes » d\u2019exploitation de gaz naturel dans les municipalités désireuse d\u2019« accueillir des projets et qui auront atteint l\u2019acceptabilité locale de leurs autorités et leurs citoyens ».Éric Tétrault, qui est lui-même inscrit comme lobbyiste pour Questerre, souligne que « l\u2019industrie a beaucoup changé ».« Il n\u2019est pas question d\u2019avoir des projets dans des communautés où il n\u2019y aurait pas d\u2019acceptabilité locale », ajoute-t-il.Selon M.Tétrault, le Québec pourrait non seulement consommer du gaz produit ici, mais aussi en exporter.« Notre gaz serait destiné en bonne partie à l\u2019exportation, pour remplacer du mazout ou du charbon aux États- Unis, en Inde ou en Chine.» Pour le moment, la totalité du gaz naturel consommé dans la province est importée.Il s\u2019agit bien souvent de gaz de schiste, rappelle Pierre-Olivier Pineau.Selon lui, il y aurait d\u2019ailleurs un « avantage » à produire localement.« On éviterait l\u2019hypocrisie actuelle de dire \u201cpas dans ma cour\u201d tout en continuant à consommer.» SENS SUITE DE LA PAGE A 1 GAZIÈRE SUITE DE LA PAGE A 1 Une dizaine d\u2019entreprises détiennent actuellement un total d\u2019environ 13 000 km2 de permis d\u2019exploration dans le sud de la province.En photo, un puits de la compagnie albertaine Talisman, à Saint-Édouard-de-Lotbinière, dans la région de Chaudière-Appalaches.YAN DOUBLET ARCHIVES LE DEVOIR Le Québec a potentiellement le deuxième ou le troisième gaz parmi les plus purs au monde.Nous sommes assis sur une ressource de calibre mondial.C\u2019est ce qui explique l\u2019intérêt des entreprises, qui espèrent toujours que ce sera un jour possible d\u2019aller vers la production.ÉRIC TÉTRAULT » Emmanuelle Jimenez vit une année exceptionnelle, avec quatre créations prévues d\u2019ici le printemps 2019 ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE LUNDI 12 NOVEMBRE 2018 Violences I ls se rassemblent à huis clos.Quelques hommes.Quelques femmes.À l\u2019heure convenue, ils se retrouvent dans le confort feutré d\u2019une réunion de conseil d\u2019administration.À tête reposée, sans violence, sans geste désordonné, sans jamais hausser la voix, avec cette langue de bois propre aux grandes organisations bureaucratiques, ils décident de frapper, de congédier, de fermer les usines, de briser des vies, de protéger leurs flux de trésorerie, de continuer d\u2019accumuler, même si la chaîne des opérations économiques ne cesse de dérailler.L\u2019armée ne parle plus depuis longtemps de bombardements, mais de frappes chirurgicales.Habiles dans la litote eux aussi, se prenant d\u2019ailleurs volontiers pour des généraux, les patrons d\u2019entreprise utilisent de jolis mots blanchis à la chaux.Ils parlent de « rationalisation », d\u2019« optimisation », de « plan de redressement ».Puis le bombardement se fait par voie de simple communiqué.Comme chez Bombardier, qui annonce rayer d\u2019un trait de plume la vie de milliers de gens.Encore 5000 personnes renvoyées chez elles.La moitié au Québec.Cela ne fait pas de bruit, la pointe d\u2019un stylo qui glisse sur le papier.Un tel papier devient pourtant de l\u2019acier qui transperce les chairs et les esprits de ceux qu\u2019il frappe de plein fouet.Mais on feint de l\u2019ignorer.« Je suis très fier de ce que nous avons accompli jusqu\u2019ici, et je suis très enthousiaste face à notre avenir », écrit le président de Bombardier, Alain Bellemare, qui touche un salaire annuel avant bonis de 13 millions.« Avec les annonces d\u2019aujourd\u2019hui, nous mettons en œuvre les prochaines mesures nécessaires pour concrétiser la pleine valeur du portefeuille de Bombardier.» Le « vice-président aux relations extérieures » de Bombardier, Olivier Marcil, explique pour sa part qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une « initiative de productivité ».Peut-on imaginer un monde plus gavé de mots creux ?Des milliers d\u2019ouvriers virés, qu\u2019est-ce que cela signifie, au-delà de la langue de bois qu\u2019emprunte l\u2019internationale patronale ?Pour un licenciement massif, on parle de « cure minceur ».C\u2019est tellement gros que cela en devient grossier.Et gênant.Combien de problèmes de paiements de maison, de divorces, de dépressions, de problèmes sociaux consécutifs à une telle action ?Comment peut-on tourner à ce point au ralenti dans son esprit pour trouver à être fier d\u2019une chose pareille ?Aux travailleurs, on ne cesse aujourd\u2019hui de répéter, sur le mode des thèmes chers aux gourous de la croissance personnelle, que leur réussite et leur bonheur dépendent d\u2019eux seuls.Souriez, vous obtiendrez de meilleurs résultats au travail ! Adaptez-vous, l\u2019époque est à la flexibilité ! Apprenez à faire la grande roue devant vos malheurs.Sachez vous réinventer.Toute cette littérature jovialiste élude la structure d\u2019un malheur collectif en la réduisant à une stricte affaire de volonté personnelle.Vivre, manger, s\u2019occuper de sa famille, de ses amis, de ses proches.Aimer.Être aimé.Telle est la volonté du monde entier.L\u2019a-t-on oublié ?Les patrons tout-puissants du bout de leurs crayons n\u2019auraient donc aucune responsabilité dans les conditions sociales qui sont imposées à la société ?Leurs responsabilités, profondes et meurtrières, se dérobent pourtant sans cesse devant les impératifs supposés du marché.Elles s\u2019évanouissent à la dérobée, derrière des paravents sans cesse renouvelés.Bombardier, éternel assisté social, a englouti sans garantie 1,3 milliard de dollars de fonds publics, pour voir aussitôt ses patrons s\u2019accorder des émoluments princiers, tandis que la société Airbus s\u2019envolait avec les fruits de cet argent.La Caisse de dépôt et le gouvernement ont envoyé chez Bombardier 3,3 milliards de l\u2019argent des Québécois.Le titre de la compagnie ne cesse néanmoins de fondre comme neige au soleil, tandis que les dirigeants de Bombardier se partagent cette année, à titre personnel, des profits d\u2019environ 78 millions de dollars, selon les calculs de Michel Girard, du Journal de Montréal.Le résultat de tout cet argent gaspillé est évident, éclatant.Personne n\u2019en est dupe.Mais les responsables de ce gâchis ne se démontent pas pour autant.Ils réclament même que le nouveau premier ministre, M.François Legault, continue de jouer dans ce mauvais théâtre.Il faut se donner la peine d\u2019entendre Dominique Anglade, ex-présidente de la CAQ devenue ex-ministre du PLQ, continuer de clamer en entrevue, sans remords, que c\u2019est encore et toujours au gouvernement de jouer l\u2019éternel soutien pour une entreprise comme Bombardier, pourtant assistée et biberonnée comme nulle autre.« C\u2019est au gouvernement de s\u2019asseoir avec l\u2019entreprise, s\u2019asseoir avec le secteur et trouver des solutions.Nous [quand nous formions le gouvernement], nous en avons trouvé, des solutions », dit Dominique Anglade.Il est pourtant facile de montrer, par le simple récit des événements, comment cette opération s\u2019est accomplie, et en quoi ses résultats, moins d\u2019un an plus tard, diffèrent de ce qui devait arriver comme redressement selon ces gens-là.Devant ce désastre social et économique, l\u2019hypocrisie sociale des classes dirigeantes demeure affligeante.La médiocrité assumée de leur ambition personnelle n\u2019arrange rien, il est vrai.Ces gens-là s\u2019adorent sans limites, au point d\u2019oublier la réalité du monde dont ils fixent les horloges.Le discrédit des responsables politiques dans ce dossier, alimenté par leur incapacité évidente à proposer quelque perspective que ce soit pour se sortir de leur modélisation de la seule loi que respectent désormais les multinationales : tout ce qui est permis est prescrit.JEAN- FRANÇOIS NADEAU LISA-MARIE GERVAIS LE DEVOIR L\u2019offensive d\u2019Ottawa pour attirer des immigrants francophones dans le reste du Canada pourrait forcer le Québec à faire de même s\u2019il ne veut pas se faire damer le pion par les autres provinces.Mercredi, le gouvernement fédéral a annoncé qu\u2019il allait consacrer près de 50 millions de dollars, déjà prévus au budget, à la création d\u2019un guichet unique de services « pré-arrivée » pour les futurs immigrants francophones et au soutien des organismes de francisation et d\u2019intégration dans les provinces autres que le Québec.L\u2019objectif est d\u2019atteindre la cible de 4,4 % d\u2019immigrants parlant français d\u2019ici 2023, selon le Plan d\u2019action visant à accroître l\u2019immigration francophone au Canada.Le nombre annuel d\u2019immigrants économiques d\u2019expression française dans le reste du pays augmente en effet à pas de tortue.En 15 ans, il est passé de 850 à 2400.« Le gouvernement [Legault] devrait faire davantage, non pas uniquement pour la sélection mais pour l\u2019intégration de l\u2019immigration francophone », a soutenu Marie-Thérèse Chicha, professeure à l\u2019École des relations industrielles de l\u2019Université de Montréal et spécialiste des questions d\u2019immigration et d\u2019emploi.« Si on va chercher et sélectionner ces immigrants et qu\u2019on ne les intègre pas bien au marché du travail, c\u2019est là qu\u2019ils vont vouloir aller dans les autres provinces.» Mme Chicha rappelle qu\u2019à l\u2019heure actuelle, les pires taux de chômage chez les immigrants sont ceux des personnes venues d\u2019Afrique francophone et du Maghreb, qui parlent pourtant français à leur arrivée.Problème d\u2019attraction Le Québec a de plus en plus de difficulté à attirer les immigrants francophones.Au cours des cinq dernières années, leur proportion est passée de 62 % à 42 %, une diminution qui peut néanmoins s\u2019expliquer par l\u2019arrivée en grand nombre de réfugiés syriens en 2016 et en 2017.Mais même en s\u2019intéressant à la catégorie des immigrants économiques, sélectionnés sur la base de leur connaissance du français, on constate qu\u2019ils sont de moins en moins nombreux à parler la langue de Mo- lière en arrivant au Québec, soit 67 % en 2012, en baisse à 53 % en 2016.On est loin de la cible de 85 % que le ministère de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion s\u2019était fixée.Pour Mia Homsy, directrice de l\u2019Institut du Québec, le Québec devra faire mieux, notamment en améliorant sa nouvelle déclaration d\u2019intérêt, un système de sélection qui remplace celui du « premier arrivé premier servi » pour les travailleurs qualifiés qui veulent immigrer.« On essaie de faire comme le fédéral, mais on a de la misère à mettre [la déclaration] en œuvre en raison de problèmes techniques.Tout le monde le sait au gouvernement.Va falloir régler ça », souligne-t- elle.Si l\u2019offensive du fédéral est certainement « un incitatif » pour le Québec à mettre des structures en place pour mieux intégrer les immigrants, Martin Pâquet, historien et titulaire de la Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d\u2019expression française en Amérique du Nord, se demande toutefois à quel point cela est une priorité pour le nouveau gouvernement caquiste.« Ce sont des gens qui s\u2019intéressent à la dimension économique, mais on dirait que pour ce qui est de la culture, de l\u2019éducation, l\u2019intérêt est un peu moins présent.J\u2019espère que je me trompe.» Au cabinet du ministre de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion, on assure que le Québec continuera de déployer des efforts pour attirer les francophones, mais on souligne qu\u2019il IMMIGRATION L\u2019offensive d\u2019Ottawa met de la pression sur le Québec Le fédéral va dépenser 50 millions pour attirer l\u2019immigration francophone dans le ROC Au cabinet du ministre de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion, on assure que le Québec continuera de déployer des efforts pour attirer les francophones, mais on souligne qu\u2019il est déjà bien outillé.JACQUES NADEAU LE DEVOIR est déjà bien outillé.« Le Québec dispose déjà d\u2019un vaste réseau de partenaires en francisation et en intégration qui font le travail dont il est question dans l\u2019annonce du fédéral.Nous avons aussi un réseau de partenaires à l\u2019étranger et des services en ligne », a indiqué Marc-André Gosselin, attaché de presse du ministre Simon Jolin-Bar- rette.Ce dernier est d\u2019ailleurs déjà entré en contact mardi avec son homologue fédéral, Ahmed Hussen, et le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, pour travailler sur certains dossiers.Le gouvernement [Legault] devrait faire davantage, non pas uniquement pour la sélection mais pour l\u2019intégration de l\u2019immigration francophone.[.] Si on va chercher et sélectionner ces immigrants et qu\u2019on ne les intègre pas bien au marché du travail, c\u2019est là qu\u2019ils vont vouloir aller dans les autres provinces.MARIE-THÉRÈSE CHICHA » 53 % C\u2019est la proportion d\u2019immigrants économiques d\u2019expression française arrivés au Québec en 2016.42 % C\u2019est la proportion de francophones que le Québec a attirés ces cinq dernières années.85 % C\u2019est la proportion d\u2019immigrants d\u2019expression française que cible le gouvernement du Québec.« Je suis très fier de ce que nous avons accompli jusqu\u2019ici, et je suis très enthousiaste face à notre avenir » LEDEVOIR // LE LUNDI 12 NOVEMBRE 2018 A 4 AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de 150383 Canada Inc.Avis est par les présentes donné que la faillite de 150383 Canada Inc.est survenue le 5 novembre 2018, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 23 novembre 2018 à 9h00, au bureau du syndic, 210-5000 Jean- Talon O., Montréal, Québec.DEVLETIAN & ASSOCIÉS INC.Syndic autorisé en insolvabilité Jerry J.Devletian CPA, CA, CIRP, SAI 210-5000 Jean-Talon O., Montréal Québec H4P 1W9 Téléphone: (514) 777-8888 Avis public AVIS PUBLIC EN VERTU DE L\u2019ARTICLE 192 DE L\u2019ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTRÉAL, MÉTROPOLE DU QUÉBEC 3e avis Avis est donné qu\u2019aux dates ci-après mentionnées, la Ville a approuvé la description des immeubles suivants, lesquels forment des rues, ruelles, voies ou places, a?n d\u2019en devenir propriétaire en vertu de l\u2019article 192 de l\u2019annexe C de la Charte de la Ville de Montréal, métropole du Québec: - Une partie du lot 1 998 994 du cadastre du Québec, d\u2019une super?cie de 546,5 m2, située dans le quadrilatère délimité par les rues Lajeunesse, Fleury Est, Berri et Prieur Est, dans l\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville (DA186896026 \u2013 25 septembre 2018) - Le lot 4 140 408 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue Laporte, les rues Saint-Jacques, Agnès et la place Guay, dans l\u2019arrondissement du Sud-Ouest (DA186896021 \u2013 25 septembre 2018) - Le lot 1 490 407 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par les rues Verville, De Beauharnois Ouest, le boulevard Crémazie Ouest et l\u2019avenue du Parc, dans l\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville (DA186896023 \u2013 26 septembre 2018) - Les lots 1 881 148 et 2 507 510 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Théodore, Ontario Est, Leclaire et de Rouen, dans l\u2019arrondissement de Mercier\u2013Hochelaga-Maisonneuve (DA186896027 \u2013 26 septembre 2018) - Le lot 1 202 413 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par les rues Berri, Roy Est, Rivard et l\u2019avenue Duluth Est, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA186896028 \u2013 26 septembre 2018) - Les lots 1 706 402, 1 706 404 et 1 706 439 du cadastre du Québec, situés au nord-ouest de la rue Saint-Jacques, entre les avenues Ouellette et Du- ranceau, dans l\u2019arrondissement de Lachine (DA186896025 \u2013 26 septembre 2018) - Le lot 6 060 073 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par les rues Chambord, des Carrières, De Normanville et par le boulevard Rosemont, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (DA186896029 \u2013 26 septembre 2018) Les propriétaires des immeubles expropriés en vertu de l\u2019article 192 peuvent réclamer une indemnité de la Ville.À défaut d\u2019entente, l\u2019indemnité est ?xée par le Tribunal administratif du Québec à la demande des propriétaires ou de la Ville, et les articles 58 à 68 de la Loi sur l\u2019expropriation (RLRQ, chapitre E-24) s\u2019appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires.Cet avis est le troisième de trois que la Ville est tenue de publier.Fait à Montréal, le 12 novembre 2018 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Avis est donné qu\u2019une assemblée extraordinaire du conseil municipal aura lieu : Date le mercredi 28 novembre 2018, à 9 h 30 Lieu Salle du conseil de l\u2019hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est (métro Champ-de-Mars) L\u2019assemblée extraordinaire du 28 novembre 2018 portera sur l\u2019adoption du budget 2019 de la Ville (volet ville centrale) et l\u2019approbation des budgets 2019 de certaines sociétés paramunicipales ainsi que sur l\u2019adoption du PTI 2019-2020-2021 de la Ville (volet ville centrale).Veuillez noter que la période de questions et les délibérations de cette séance du conseil municipal porteront exclusivement sur ces sujets, conformément à l\u2019article 474.2 de la Loi sur les cités et villes.Une période de questions du public est prévue au début de l\u2019assemblée.Les personnes qui désirent poser des questions doivent se présenter 1 heure avant le début de chaque assemblée au rez-de-chaussée de l\u2019édi?ce Chaussegros-de-Léry situé au 303, rue Notre-Dame Est pour obtenir un numéro d\u2019inscription.Toutefois, les personnes à mobilité réduite peuvent se présenter à l\u2019hôtel de ville, situé au 275, rue Notre-Dame Est, en utilisant l\u2019accès situé au 510, rue Gosford.Le tirage au sort déterminant l\u2019ordre dans lequel les personnes pourront poser leur question se déroulera au 303, rue Notre-Dame Est, 30 minutes avant le début de chaque assemblée.Il est impératif d\u2019avoir en sa possession une preuve d\u2019identité avec photo aux ?ns de son inscription.À défaut, une personne ne pourra être inscrite.Les personnes inscrites recevront une carte d\u2019identi?cation qui leur permettra d\u2019accéder à la salle du conseil municipal a?n de pouvoir poser leur question.Les personnes inscrites à la période de questions ainsi que les personnes intéressées à assister aux délibérations du conseil accèdent à l\u2019hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford).La salle est équipée d\u2019un système d\u2019aide à l\u2019audition.Pour y avoir accès, il suf?t de syntoniser la fréquence 100,3 sur la bande FM de votre baladeur.De plus, un service d\u2019interprétation pour les personnes ayant des limitations auditives est offert sur demande, sous réserve de la disponibilité d\u2019interprètes.Veuillez communiquer, au moins 3 jours ouvrables à l\u2019avance, au 514-872-3142.SERVICE DE HALTE-GARDERIE La Ville de Montréal offre un service de halte-garderie temporaire lors des périodes de questions, soit entre 9 h 30 et 12 h 30.Ce service gratuit est disponible sans réservation et offert par des éducatrices et éducateurs professionnels bilingues(français/anglais).À leur arrivée, les parents devront remplir un court formulaire a?n d\u2019encadrer la sécurité alimentaire, l\u2019accès à l\u2019enfant et s\u2019assurer du bien-être de ce dernier.Le parent devra également prévoir les aliments, les couches et les crèmes au besoin.Fait à Montréal, le 12 novembre 2018 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Avis est donné qu\u2019une assemblée extraordinaire du conseil d\u2019agglomération aura lieu : Date le jeudi, 29 novembre 2018, à 19 h Lieu Salle du conseil de l\u2019hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est (métro Champ-de-Mars) L\u2019assemblée extraordinaire du 29 novembre 2018 portera sur l\u2019adoption du budget 2019 de la Ville (volet agglomération), sur l\u2019adoption du PTI 2019-2020-2021 de la Ville (volet agglomération), sur l\u2019approbation du budget 2019 et du Programme d\u2019immobilisations 2019-2028 de la Société de transport de Montréal et l\u2019approbation des budgets 2019 de certaines sociétés paramunicipales.Veuillez noter que la période de questions et les délibérations du conseil à ces assemblées porteront exclusivement sur ces sujets, conformément à l\u2019article 474.2 de la Loi sur les cités et villes.Une période de questions du public est prévue au début de l\u2019assemblée.Les personnes qui désirent poser des questions doivent se présenter 1 heure avant le début de chaque assemblée au rez-de-chaussée de l\u2019édi?ce Chaussegros-de-Léry situé au 303, rue Notre-Dame Est pour obtenir un numéro d\u2019inscription.Toutefois, les personnes à mobilité réduite peuvent se présenter à l\u2019hôtel de ville, situé au 275, rue Notre-Dame Est, en utilisant l\u2019accès situé au 510, rue Gosford.Le tirage au sort déterminant l\u2019ordre dans lequel les personnes pourront poser leur question se déroulera au 303, rue Notre-Dame Est, 30 minutes avant le début de chaque assemblée.Il est impératif d\u2019avoir en sa possession une preuve d\u2019identité avec photo aux ?ns de son inscription.À défaut, une personne ne pourra être inscrite.Les personnes inscrites recevront une carte d\u2019identi?cation qui leur permettra d\u2019accéder à la salle du conseil municipal a?n de pouvoir poser leur question.Les personnes inscrites à la période de questions ainsi que les personnes intéressées à assister aux délibérations du conseil accèdent à l\u2019hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford).La salle est équipée d\u2019un système d\u2019aide à l\u2019audition.Pour y avoir accès, il suf?t de syntoniser la fréquence 100,3 sur la bande FM de votre baladeur.De plus, un service d\u2019interprétation pour les personnes ayant des limitations auditives est offert sur demande, sous réserve de la disponibilité d\u2019interprètes.Veuillez communiquer, au moins 3 jours ouvrables à l\u2019avance, au 514-872-3142.Montréal, le 12 novembre 2018 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat APPEL D\u2019OFFRES CMF-2018-01 Le Centre Multifonctionnel Francine-Gadbois demande des soumissions pour : Gestion de bâtiment et entretien des améliorations Fin des soumissions : Le vendredi 23 novembre 2018, À 11 HEURES Ne sont considérées que les soumissions préparées sur les formulaires fournis par le Centre Multifonctionnel Francine-Gadbois à Boucherville et distribués par le site internet SEAO (Système électronique des appels d\u2019offres).On peut commander les documents d\u2019appel d\u2019offres à compter du VENDREDI 9 novembre 2018 sur le site Internet du SEAO à l\u2019adresse www.seao.ca.Pour toute information, veuillez composer le (514) 856-6600.Chaque soumission doit être remise en main propre au bureau du Centre Multifonctionnel Francine-Gadbois, situé au 1075 Lionel- Daunais, Boucherville, avant 11H LE VENDREDI 23 novembre 2018, dans une enveloppe scellée portant l\u2019inscription « CMF-2018-01, Appel d\u2019offre Gestion du bâtiment et entretien des améliorations», ainsi que les coordonnées de la compagnie soumissionnaire.Prendre note que les soumissions ne seront pas ouvertes publiquement.Le Centre Multifonctionnel Francine-Gadbois ne s'engage à accepter ni la plus basse ni la plus haute ni aucune des soumissions reçut, sans encourir aucune obligation ni aucuns frais d'aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Le Centre Multifonctionnel Francine-Gadbois peut, s'il est avantageux pour elle de le faire, passer outre à tout défaut de conformité de la soumission si ce défaut ne brise pas la règle de l'égalité entre les soumissionnaires et elle n'est pas tenue de motiver l'acceptation ou le rejet de toute soumission.Pour tout renseignement supplémentaire concernant cette soumission, veuillez communiquer avec Mme Pauline Turcotte au (450) 449-2800, poste 1.Fait à Boucherville ce 8 novembre 2018.Pauline Turcotte Directrice générale centremultifonctionnel@boucherville.ca Appel d\u2019offres Service des infrastructures, de la voirie et des transports Direction des infrastructures Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant, 13h30 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du gref?er, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 416310 Descriptif : Travaux d\u2019égout, de conduites d\u2019eau et de voirie dans la rue de la Commune, de la rue Prince à la rue McGill Date d\u2019ouverture : 4 décembre 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 12 novembre 2018 Visite supervisée des lieux : N/A Appel d\u2019offres : Env-CESM-2018-02 Descriptif : Remplacement de moteurs, système de gestion et contrôles de deux compresseurs de biogaz et travaux connexes au CESM Date d\u2019ouverture : 11 décembre 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 12 novembre 2018 Visite supervisée des lieux : N/A Appel d\u2019offres : 223802 Descriptif : Travaux d\u2019égout, de conduite d\u2019eau, de voirie, d\u2019éclairage et de feux de circulation dans la rue Jarry, de la rue Boyer à la rue Garnier Date d\u2019ouverture : 11 décembre 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 12 novembre 2018 Visite supervisée des lieux : N/A Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de Ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 12 novembre 2018 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 13h30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du gref?er, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 18-16912 Descriptif : Appel d\u2019offres pour l\u2019octroi d\u2019un contrat pour l\u2019utilisation d\u2019une solution logiciel \u2013 service (SaaS) en infonuagique de gestion de santé et sécurité au travail (SST) Date d\u2019ouverture : Le jeudi 20 décembre 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Robert Normandeau, agent d\u2019approvisionnement Courriel : robert.normandeau@ville.montreal.qc.ca Visite obligatoire : Non Appel d\u2019offres : 18-17113 Descriptif : Acquisition d\u2019abris d\u2019urgence pour le Service de sécurité incendie de Montréal Date d\u2019ouverture : Le jeudi 13 décembre 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Andres Larmat, agent d\u2019approvisionnement Courriel : andres.larmat@ville.montreal.qc.ca Visite obligatoire : Non Appel d\u2019offres : 18-17384 Descriptif : Acquisition de camions échelles à plate-forme, de con?guration compacte et d\u2019une portée verticale de 100 pieds Date d\u2019ouverture : Le jeudi 13 décembre 2018 Dépôt de garantie : 1% (cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Renée Veillette, agent d\u2019approvisionnement Courriel : rveillette@ville.montreal.qc.ca Visite obligatoire : Non Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 18-17192 Descriptif : Services professionnels pour effectuer des études de caractérisation environnementale des sols, des études géotechniques et de la conception de chaussées dans le cadre de la réalisation de projets d\u2019infrastructures pour les services et arrondissements de la Ville de Montréal Date d\u2019ouverture : Le jeudi 13 décembre 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Matthieu Crôteau, agent d\u2019approvisionnement, Courriel : matthieucroteau@ville.montreal.qc.ca Visite obligatoire : Non Appel d\u2019offres : 18-17314 Descriptif : Services professionnels pour la surveillance des travaux de modernisation et réfection de l\u2019usine de production d\u2019eau potable de Pierrefonds Date d\u2019ouverture : Le jeudi 13 décembre 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Pierre L\u2019allier, agent d\u2019approvisionnement, Courriel : pierre.lallier@ville.montreal.qc.ca Visite obligatoire : Facultatif Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 12 novembre 2018 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856- 6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 12 novembre 2018 Le gref?er de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Service de l\u2019eau Direction des réseaux d\u2019eau (DRE) Section de l\u2019Optimisation du Réseau Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 13 h 30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du gref?er, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 10286 Descriptif : Construction de chambres de vannes et de mesure, ville de Dollard-des-Ormeaux Date d\u2019ouverture : Mardi le 4 décembre 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : Jean L.Lamarre, appelsdoffres.infos.dgsre@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du lundi 12 novembre 2018.Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire : Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux au Service du greffe à l\u2019Hôtel de Ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 12 novembre 2018 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Service des grands parcs, du verdissement et du Mont-Royal Direction aménagement des parcs et espaces publics Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 13 h 30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du gref?er, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 17-6991 Descriptif : Parc Frédéric-Back - Aménagement du Boisé Sud et de la Boucle Jarry Est Date d\u2019ouverture : 29 novembre 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dgpv@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 12 novembre 2019.Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire : Si la visite supervisée des lieux est obligatoire, la date limite pour prendre rendez-vous est le 16 novembre à 16h00, à l\u2019adresse courriel suivante : appelsdoffres.infos.dgpv@ville.montreal.qc.ca.Les visites auront lieu : du 19 au 22 novembre entre 8h00 et 15h30 avec un arrêt entre 12h00 et 13h00.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉA.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux au Service du greffe à l\u2019Hôtel de Ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 12 novembre 2018 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat APPEL D\u2019OFFRES Les documents de cet appel d\u2019offres pourront être obtenus par le Système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) à partir du 12 novembre 2018 en consultant le site Internet www.seao.ca.Les documents seront obtenus au coût établi par le SEAO.Pour toute information, veuillez communiquer avec Louise Vinh à l\u2019adresse : lvinh@parcjeandrapeau.com.20181143PUBCO PAMV phase 1 \u2013 Achat et installations de neufs (9) tours à délais Appel d\u2019offres Service de la gestion et de la plani?cation immobilière Direction de la gestion des projets immobiliers Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 5985 Descriptif : Chalet du parc Jeanotte (4224), rue La- plante, Lasalle, Montréal.Divers travaux d\u2019amélioration et d\u2019adaptation reliés à l\u2019accessibilité L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le, 22 novembre, est devancée au, 20 novembre, à 13 h 30, au Service du greffe de la Ville de Montréal, à l\u2019attention du gref?er, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Fait à Montréal, le 12 novembre 2018.Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat LEDEVOIR // LE LUNDI 12 NOVEMBRE 2018 ACTUALITÉS A 5 expertises@cirasante.ca 1 855 281 7997 cirasante.ca Êtes-vous un médecin expérimenté et intéressé par le domaine des expertises médicales?Jean Bienvenue, ancien ministre libéral, s\u2019éteint Ancien ministre libéral sous la gouverne de Robert Bourassa, Jean Bienvenue est décédé le 13 octobre à l\u2019âge de 90 ans au Domaine Saint-Dominique de Québec, a rapporté dimanche le Groupe Capital Médias.Son avis de décès n\u2019a été publié que la semaine dernière sur différents sites de nécrologie.Né en juin 1928, M.Bienvenue a étudié à l\u2019Université Laval avant d\u2019être admis au Barreau de Québec en juin 1952.Il a fait partie de nombreux cabinets juridiques.Il a été un associé de l\u2019ancien premier ministre Jean Lesage, selon le site de l\u2019Assemblée nationale du Québec.Entre 1960 et 1966, il prend peu à peu du galon, devenant tour à tour procureur de la couronne à Québec, procureur en chef, assis- tant-procureur général adjoint et enfin procureur spécial du ministre de la Justice du Québec.La Presse canadienne EN BREF LAURENCE BENHAMOU FABIEN ZAMORA À PARIS AGENCE FRANCE-PRESSE Plus de 70 chefs d\u2019État et de gouvernement, dont les présidents américain et russe, ont commémoré en grande solennité le centenaire de l\u2019armistice dimanche à Paris, l\u2019occasion pour Emmanuel Macron de dénoncer le nationalisme cher à Donald Trump.Plusieurs chefs d\u2019État ont profité de cette journée symbolique pour mettre en garde contre les risques de guerre, ravivés selon eux par la remise en cause croissante du modèle multilatéral, socle des relations internationales depuis l\u2019après-guerre.Sur la tombe du Soldat inconnu de la Grande Guerre, Emmanuel Macron, grand ordonnateur de cette commémoration hors-norme, a mis en avant le patriotisme et dénoncé le « nationalisme », dont se réclame Donald Trump, principal contempteur de l\u2019ordre mondial multilatéral.« Le patriotisme est l\u2019exact contraire du nationalisme.Le nationalisme en est sa trahison», a affirmé le président français pendant la cérémonie solennelle dimanche matin, point d\u2019orgue pour Emmanuel Macron après une semaine de commémorations en France.Sous une pluie fine, Donald Trump, Angela Merkel, Vladimir Poutine, Benjamin Nétanyahou, Recep Tayyip Erdogan, Justin Trudeau, Mohammed VI se sont réunis sous l\u2019Arc de triomphe, en haut de la célèbre avenue des Champs-Élysées, sous lequel gît le soldat inconnu et brûle perpétuellement la flamme du souvenir, rappelant l\u2019ampleur d\u2019un conflit aux 18 millions de morts.Après les honneurs militaires, le célèbre violoncelliste Yo-Yo Ma a joué du Bach, des lycéens ont lu des témoignages de 1918 et la chanteuse béni- noise Angélique Kidjo a chanté en hommage aux troupes coloniales, avant qu\u2019Emmanuel Macron ne conclue en ravivant la flamme.« C\u2019est une très belle cérémonie, très émouvante », a commenté au côté de son fils de 3 ans Jessie Rumbaugh, 25 ans, originaire de l\u2019Idaho aux États- Unis, venue spécialement pour le centenaire, célébré aussi en d\u2019autres points du globe, comme en Australie, en Inde ou à Londres.« Mon grand-père a fait la Première Guerre mondiale », expliquait non loin Nevan Lancaster, Néo-Zélandais de 47 ans.« Il est mort quand j\u2019avais 8 ans.Je suis là pour lui.» Après un déjeuner au palais de l\u2019Ély- sée (au cours duquel Donald Trump et Vladimir Poutine ont eu un échange informel assez long sur les dossiers diplomatiques mondiaux), les dirigeants se sont rendus dans l\u2019Est parisien pour participer au Forum sur la paix, deuxième temps fort de cette journée et nouvelle occasion pour le camp du multilatéra- lisme de dire le mal qu\u2019il pense des vents nationalistes qui soufflent un peu partout sur le monde.Mais cela sans Donald Trump, qui lui est allé au cimetière américain de Su- resnes, en banlieue parisienne, pour rendre hommage à ses concitoyens tombés au champ de bataille, au lendemain d\u2019un rendez-vous manqué à Bois Belleau, haut lieu de la mémoire militaire américaine pendant la Première Guerre mondiale.Le déplacement du président à ce lieu de mémoire avait été annulé à cause de la météo empêchant l\u2019hélicoptère présidentiel de voler, suscitant de vives critiques aux États-Unis.Sous la pluie, le locataire de la Maison-Blanche a « rendu hommage» dimanche aux «courageux Américains qui ont donné leur dernier souffle », avant de regagner l\u2019aéroport dans l\u2019après-midi.Envers et contre Trump Auparavant, environ 1500 personnes s\u2019étaient réunies dans le calme à Paris pour dénoncer sa présence.En revanche, incident notable et rarissime, trois militantes Femen ont réussi dimanche matin à forcer la sécurité sur les Champs-Élysées pour s\u2019approcher du convoi de Donald Trump, avant d\u2019être interpellées.« La sécurité du cortège et du président des États-Unis n\u2019a été en rien menacée », a assuré le ministre français de l\u2019Intérieur, Christophe Castaner, alors que le dispositif de sécurité était très important, avec quelque 10 000 membres des forces de l\u2019ordre déployés.La dernière fois que Paris a accueilli autant de dignitaires remonte au 11 janvier 2015, après les attentats islamistes contre Charlie Hebdo et le magasin juif Hyper Cacher.Au Forum pour la paix, dans une ambiance à mi-chemin entre un Forum de Davos et un sommet de la COP, plusieurs des plus fervents défenseurs de l\u2019ordre multilatéral ont plaidé pro domo devant une assistance globalement acquise, regroupant chefs d\u2019État, organisations internationales et membres de la société civile.Ils ont multiplié les mises en garde, car si multilatéralisme et coopération offrent selon eux paix et progrès, nationalisme et unilatéralisme n\u2019apporteraient que guerre et malheur.« Bien des éléments aujourd\u2019hui me semblent emprunter et au début du XXe siècle, et aux années 30, laissant craindre un engrenage invisible », a jugé António Guterres, le secrétaire général de l\u2019ONU.« Nous voyons bien que la coopération internationale, un équilibre pacifique entre les intérêts des uns et des autres, et même le projet européen de paix sont de nouveau remis en question », a affirmé Mme Merkel.Le président kenyan, Uhuru Kenyatta, a déploré « cette tendance d\u2019un nombre croissant de pays au repli au lieu de chercher ensemble des solutions aux problèmes ».« Nous sommes fragilisés par les retours des passions tristes, le nationalisme, le racisme, l\u2019antisémitisme, l\u2019extrémisme, qui remettent en cause cet horizon que nos peuples attendent », a prévenu M.Macron.Dans la foule des Champs-Élysées, le Néo-Zélandais Nevan Lancaster ne dit pas autre chose : « Nous entrons dans un futur plus incertain.Je ne pense pas qu\u2019après 70 ans de paix, nous en aurons 70 de plus.» Les leaders mondiaux célèbrent l\u2019Armistice à Paris Le président français, Emmanuel Macron, dénonce une paix en danger Justin Trudeau, Mohammed VI, Donald Trump, Angela Merkel, Emmanuel Macron et Vladimir Poutine étaient parmi les chefs d\u2019État réunis à Paris pour célébrer le centenaire de l\u2019Armistice.LUDOVIC MARIN AGENCE FRANCE-PRESSE Une foule compacte rassemblée à Ottawa pour la cérémonie du jour du Souvenir Des chefs spirituels ont réfléchi dimanche aux horreurs de la Première Guerre mondiale tout en appelant à un monde de tolérance et de paix alors que des milliers de Canadiens ont bravé le froid mordant pour honorer ceux qui se sont battus pour défendre de tels idéaux.À Ottawa, le soleil plombait sur les gens rassemblés autour du Monument commémoratif de guerre, à Ottawa, lors de la cérémonie pour commémorer la «guerre pour mettre fin à toutes les guerres», dont les hostilités ont pris fin il y a exactement 100 ans.Le lien entre le passé et l\u2019avenir était bien présent lors des commémorations, alors que le Canada et plusieurs autres pays s\u2019inquiètent que les dures leçons apprises il y a un siècle soient oubliées.À Montréal, le bruit de canons a retenti lourdement alors que des Montréalais se sont rassemblés sur la place du Canada au centre-ville.Les anciens combattants présents dans la foule ont fait leur salut pendant qu\u2019un orchestre interprétait l\u2019hymne national, et des dignitaires ont lu des prières et des poèmes en hommage aux Canadiens morts dans des conflits armés.La Presse canadienne Otterburn Park : opposition à une tour de télécommunication OTTERBURN PARK \u2014 Une manifestation a eu lieu dimanche après- midi à Otterburn Park contre l\u2019installation d\u2019une tour de télécommunication dans un quartier résidentiel.Parmi les citoyens mobilisés contre ce projet du géant canadien Telus figure le chanteur Matt Laurent, qui a rallié d\u2019autres artistes à la cause, tels que Jonas et Bruno Pelletier.Les autorités municipales s\u2019opposent également à cette tour, qui s\u2019élèverait à une hauteur de 40 mètres et dont la construction a été mise sur la glace en raison de démarches judiciaires.Une pétition en ligne intitulée « Non à la tour Telus à Otterburn Park » soulève des préoccupations quant à la dépréciation de la valeur mobilière des propriétés avoisinantes, de même que pour la santé des résidents en raison de l\u2019exposition aux champs électromagnétiques.La Presse canadienne Chapelle ardente pour Bernard Landry à Montréal Les Québécois pourront rendre un ultime hommage à l\u2019ancien premier ministre Bernard Landry lors d\u2019une chapelle ardente organisée lundi à la basilique Notre-Dame de Montréal, de 10h à 18h.Des funérailles nationales auront lieu le lendemain, mardi, toujours à la basilique, à 14h.Samedi, des Québécois ont déjà pu venir saluer l\u2019homme politique lors d\u2019une chapelle ardente au Salon rouge de l\u2019Assemblée nationale.Toute la journée, dignitaires et citoyens ont défilé devant le cercueil recouvert du fleurdelisé, avant de présenter leurs condoléances aux proches du disparu, sa veuve, Chantal Renaud, et ses trois enfants, Julie, Philippe et Pascale, nés d\u2019une union précédente avec la juge Lorraine Laporte, décédée en 1999.Le Devoir LEDEVOIR // LE LUNDI 12 NOVEMBRE 2018 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin ttawa pourra aller de l\u2019avant avec son projet d\u2019Autorité canadienne de réglementation des marchés des valeurs mobilières.Parce que le régime proposé est coopératif et volontaire et que le fédéral s\u2019y donne un rôle complémentaire à celui des provinces.C\u2019est du moins l\u2019avis rendu vendredi par la Cour suprême du Canada.Déclarer le projet fédéral constitutionnel ne règle toutefois rien des problèmes qu\u2019il soulève ni des dangers qu\u2019il pose.Le projet piloté par Ottawa, cinq provinces et un territoire prétend être fondé sur la coopération, mais son véritable objectif est d\u2019en arriver à un régime uniforme pour tout le pays et, par conséquent, de supplanter la coopération, très fructueuse, qui existe déjà entre les autorités en valeurs mobilières des provinces, dont le Québec.Le fédéral caresse ce rêve depuis les années 1930, mais il s\u2019est toujours heurté à un obstacle de taille : la compétence provinciale exclusive en matière de réglementation du commerce des valeurs mobilières.Ottawa est responsable en revanche de la prévention et de la gestion des risques systémiques de ce marché à l\u2019échelle canadienne.Le gouvernement Harper a tenté d\u2019aller plus loin, mais la Cour suprême l\u2019a rappelé à l\u2019ordre en 2011, en précisant cependant que pourrait être constitutionnel un régime dit coopératif où les provinces et le fédéral se chargeraient chacun de ce qui relève de leur compétence.Ottawa a aussitôt revu son projet, soutenu par l\u2019Ontario, qui aspire depuis toujours à être le centre nerveux du marché financier canadien.Le projet examiné par la Cour prévoit une loi provinciale et territoriale type, une loi fédérale complémentaire, un organisme national de réglementation surveillé par un conseil composé de ministres des gouvernements participants.Pour justifier cet effort, le fédéral et l\u2019Ontario soutiennent depuis toujours qu\u2019un organisme unique serait plus efficace, réduirait le coût du capital, faciliterait la représentation canadienne sur la scène internationale et favoriserait l\u2019harmonisation des règles.Aucune étude d\u2019impact indépendante n\u2019a été soumise en appui à ces arguments.Or, depuis le tournant des années 2000, les autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) collaborent de façon continue pour harmoniser leurs règles.Malgré leur préférence pour un organisme canadien unique, l\u2019OCDE et le FMI ont évalué favorablement ce régime, dont ils ont reconnu les progrès.Les ACVM ont en particulier coopéré pour créer un système de passeport qui, depuis 2009, permet aux entreprises d\u2019avoir accès aux marchés des valeurs mobilières de tout le pays en passant uniquement par l\u2019ACVM de leur province.Une province a fait bande à part : l\u2019Ontario.Et en boudant le système de passeport, elle a freiné la pleine harmonisation interprovinciale des règles, un état de fait qu\u2019elle utilise pour demander un organisme canadien (lire torontois) unique.C\u2019est d\u2019ailleurs à Toronto qu\u2019Ottawa a prévu l\u2019installer.Le refus catégorique du Québec de s\u2019associer à ce projet est plus que justifié, tout comme sa volonté de renforcer son Autorité des marchés financiers.Se contenter d\u2019un bureau satellite équivaudrait à céder un de ses pouvoirs en plus de rendre impossible la prise en compte des besoins particuliers de ses entreprises.Cela entraînerait la perte d\u2019une précieuse expertise financière et des emplois qui s\u2019y rattachent.Le danger pour les provinces non participantes est qu\u2019à moyen terme, elles soient entraînées malgré elles dans ce mouvement de centralisation à cause du poids financier du nouveau système et d\u2019éventuelles pressions du marché.Ce qui est fort probable si la coopération n\u2019est pas au rendez-vous.Si les risques systémiques inquiètent Ottawa, qu\u2019il légifère sur cet aspect et se montre ouvert à coopérer avec les ACMV.Rien ne justifie de provoquer un morcellement du système actuel ou d\u2019ébranler son équilibre.L\u2019avis de la Cour porte sur la constitutionnalité du projet, pas sur sa pertinence ni ses enjeux politiques.Elle invoque le fédéralisme coopératif, mais une vraie coopération doit aller dans les deux sens.Ce n\u2019est pas le cas actuellement.Elle sert plutôt de paravent à une opération de prise de contrôle au bénéfice de Toronto et au détriment, en particulier, du Québec et de l\u2019Alberta.Les législatures restent souveraines et ce projet ne peut rien y changer, rappelle la cour.Cette affaire illustre cependant les limites de cette souveraineté au sein d\u2019une fédération aux tentations unitaires.Texte collectif* Le 5 novembre dernier, Miguel Ouellette, président de l\u2019Association des étudiants et étudiantes en sciences économiques de l\u2019Université de Montréal, a livré dans ces pages un plaidoyer pour une modulation des droits de scolarité.Nous, présidentes et présidents d\u2019associations étudiantes de cette même université, souhaitons publiquement lui adresser une réponse et dénoncer cette proposition.Dans le contexte de la Révolution tranquille et de la formation du réseau des Universités du Québec, il avait été décidé de plafonner et de geler les droits de scolarité universitaires, afin qu\u2019au fil des ans l\u2019inflation fasse diminuer le coût réel de formation et conduise à une gratuité scolaire virtuelle.Au- jourd\u2019hui, malgré la récente indexation des droits de scolarité, il reste que les réflexions à leur sujet sont toujours guidées par des principes d\u2019accessibilité.Celles et ceux qui ont jeté les bases du Québec moderne nous ont donc laissé un legs important : notre capacité de payer ne devrait jamais déterminer notre accès à l\u2019éducation.La proposition de notre collègue de sciences économiques s\u2019inscrit à l\u2019encontre de ces valeurs historiques d\u2019accessibilité aux études supérieures et, de ce fait, doit être dénoncée.La réalité est qu\u2019une modulation des droits de scolarité créerait un système d\u2019éducation supérieure à deux vitesses.En effet, comme le souligne notre homologue, une telle modulation provoquerait une hausse des droits de scolarité pour près de 60 % des personnes inscrites à l\u2019université.C\u2019est considérable, surtout quand il a été démontré à maintes reprises qu\u2019une bonne partie de la communauté étudiante vit dans une situation de précarité financière, qui serait de ce fait aggravée par une hausse des droits de scolarité.Si le président de l\u2019association étudiante de sciences économiques propose de moduler les droits de scolarité, il propose aussi d\u2019augmenter le financement du programme d\u2019aide financière aux études, ce qui, de prime abord, semble logique.Cependant, c\u2019est une fausse bonne idée.En effet, pour plusieurs, l\u2019augmentation des droits de scolarité serait supérieure à la bonification des prêts et bourses reçus.On viendrait prendre avec la main droite ce qui a été donné par la main gauche.Penser que la modulation s\u2019autofinancerait est une pensée magique ; cela demeurerait dans les faits une augmentation des droits de scolarité.Pour les étudiants et étudiantes provenant de familles à faible revenu, une telle hausse des droits de scolarité serait une entrave leur barrant la route de l\u2019éducation supérieure.Or, nombre de chercheurs \u2014 à commencer par Pierre Bourdieu à partir des années 1960 et, plus récemment, le professeur John Jerrim dans une étude parue en 2013 \u2014 ont déjà démontré que le seul fait d\u2019être issu d\u2019un milieu défavorisé constitue déjà un handicap au succès universitaire.Même pour la classe moyenne, la modulation des droits de scolarité Allez-vous signer le Pacte ?Les changements climatiques commencent à nous rejoindre : sécheresses, inondations, incendies de forêt, érosion des berges du Saint-Laurent, etc.Les canicules mortelles de cet été nous l\u2019ont aussi rappelé.Il est urgent d\u2019agir si nous voulons éviter le pire : le secrétaire général des Nations unies disait en septembre qu\u2019il ne nous reste que deux ans pour changer de cap ! Allons- nous rester là, sans rien faire, sous prétexte d\u2019impuissance, à attendre la catastrophe ?Nous avons maintenant un moyen concret d\u2019agir : le Pacte pour la transition.Initiative de la société civile lancée par le metteur en scène Dominic Champagne et quelques centaines de personnalités et de scientifiques québécois, ce Pacte est plus qu\u2019une pétition ; c\u2019est un engagement personnel et collectif, pris Contre une modulation des droits de scolarité LIBRE OPINION LETTRES VALEURS MOBILIÈRES Un dangereux corset O ÉDITORIAL A 6 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu aurait un impact indubitable sur les choix d\u2019orientation scolaire et professionnelle des jeunes Québécois et Québécoises, qui y réfléchiraient à deux fois avant de s\u2019engager dans une formation qui les obligerait à contracter des dettes importantes.Dès lors, seuls les étudiants et étudiantes provenant de milieux aisés pourraient accéder aux programmes plus coûteux.Ce serait une aberration de voir une société comme la nôtre, bâtie sur le principe de l\u2019égalité des chances, réserver ainsi certaines professions aux enfants des plus nantis.Le président de l\u2019association d\u2019économie prétend que le système actuel est inéquitable.Or, pour reprendre les concepts propres au discours des économistes, si la fin visée est réellement celle de l\u2019équité, n\u2019est-il pas irrationnel de proposer une avenue qui aurait pour implication directe d\u2019entraver davantage l\u2019accès aux études supérieures pour les plus favorisés ?Nul ne saurait contredire le fait que les universités québécoises sont sous-financées.Cependant, nous savons aussi qu\u2019une société avec un haut niveau d\u2019éducation est une société plus à même de faire face aux défis qui se présentent à elle, qu\u2019elle perpétue moins d\u2019inégalités socioéconomiques et qu\u2019elle est en mesure de produire plus de richesse pour la collectivité.Et puisque François Legault l\u2019a répété plusieurs fois pendant la campagne électorale, nous sommes convaincus qu\u2019on ne touchera pas à l\u2019épineuse question des droits de scolarités de sitôt.Monsieur Le- gault, ne modulez pas les droits de scolarité, financez davantage les universités et favorisez l\u2019accessibilité à tous les programmes d\u2019études pour quiconque désire y étudier.La communauté étudiante et la société québécoise dans son ensemble sauront vous en être reconnaissantes.*Ce texte est signé pour une douzaine d\u2019associations étudiantes de l\u2019Université de Montréal, dont on trouvera la liste sur nos plateformes numériques.Hommage à M.Cyrille Deshaies M.Cyrille Deshaies, récemment décédé à l\u2019âge de 108 ans, fut un personnage marquant d\u2019une période méconnue de notre histoire sociale en tant que précurseur du virage scolaire lié à notre Révolution tranquille.Il s\u2019était d\u2019abord consacré, à titre de frère enseignant (1926 à 1965), à la formation des jeunes dans les écoles de quartiers de Québec (là où la communauté de Frères des écoles chrétiennes était très engagée).Après avoir été sécularisé, il a poursuivi ses études pour devenir responsable de la formation des maîtres, d\u2019abord dans une École normale à Québec (institution visant la formation des jeunes enseignants), ensuite, à l\u2019Université Laval pour travailler à la création de l\u2019École de pédagogie.Poursuivant dans son élan de bâtisseur, il fut cofon- dadeur de l\u2019Académie de Québec, devenue plus tard en 1967, le Cé- gep de Sainte-Foy.Après toutes ces années dévolues à plusieurs autres tâches de nature éducative, il est devenu conseiller à la CEQ (Centrale de l\u2019enseignement du Québec).Il a terminé sa carrière à l\u2019AREQ comme rédacteur de la revue Quoi de neuf?Ceux et celles qui ont connu M.Deshaies peuvent témoigner de la puissance de sa pensée et de son étonnante liberté d\u2019es- MANON CORNELLIER par les signataires, de faire chacun les gestes que nous pouvons faire, dans notre quotidien, pour réduire notre impact sur la planète (transport, alimentation, chauffage, consommation, déchets, plastique, etc.).Et parce que la somme de tous nos gestes individuels ne suffira pas pour gagner ce combat contre les changements climatiques, le Pacte exige aussi de nos gouvernements qu\u2019ils prennent les mesures politiques et collectives urgentes qui sont indispensables pour éviter le pire.Les avantages du Pacte sont évidents: il mobilise les citoyens autour d\u2019une grande corvée commune (il est toujours plus facile d\u2019agir quand on sait qu\u2019on n\u2019est pas seul dans son coin) ET il fait pression sur les décideurs (politiques et économiques) pour qu\u2019ils agissent aussi à leur niveau.On sort de l\u2019attentisme, où chacun se dit «J\u2019agirai quand les autres auront commencé», pour se mettre tout de suite au travail et affirmer, publiquement par le Pacte, «Je m\u2019engage à agir dès maintenant et, par ce geste, je pousse nos gouvernements à agir à leur tour».Comme dit le Pacte, il est temps de passer «de la parole aux actes».En moins de trois jours, 150 000 personnes ont signé le Pacte.Les auteurs de l\u2019initiative espèrent un million de signatures.Nous sommes 8,6 millions de Québécois.Allez-vous signer le Pacte ?Dominique Boisvert Scotstown, le 11 novembre 2018 prit.Doté d\u2019une énergie rare, il a pleinement assumé la mutation religieuse et scolaire qui a transformé son époque.Humaniste engagé, il fut toujours habité par l\u2019amour de la connaissance et la passion de l\u2019enseignement.Peut-être est-ce cela qui lui a permis de garder jusqu\u2019à toute fin sa lucidité proverbiale.On lui doit un devoir de mémoire.Claude Poulin, Québec, le 9 novembre 2018 A 7 IDÉES LEDEVOIR// LE LUNDI 12 NOVEMBRE 2018 Directeur de l\u2019information Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet Djemila Benhabib Écrivaine et militante laïque Dans sa chronique du 31 octobre 2018, Francine Pelletier avance plusieurs idées erronées qui ne résistent pas à l\u2019analyse des faits.Je me contente, ici, d\u2019en examiner cinq.1.La chroniqueuse écrit : « Mais depuis quand légifère-t-on chez soi en fonction de ce qui se passe dans un pays isolé de la planète ?» L\u2019Arabie saoudite, un « pays isolé de la planète » ?Archi- faux ! L\u2019Arabie saoudite est au centre de la politique internationale depuis sa création en 1932.Fort de son alliance avec les États-Unis depuis le pacte du Quincy (1945), ce pays a propagé sa doctrine du wahhabisme de façon à infléchir les mouvements nationalistes arabes en Égypte, en Irak, en Syrie et en Algérie, par exemple.La monarchie des Saoud, pays dominant au sein de l\u2019OPEP, provoque le premier choc pétrolier de 1973.Cette année-là, le prix du baril quadruple.Quelques années auparavant, le royaume wahhabite créait deux leviers politiques des plus influents dans le monde : la ligue islamique mondiale (1962), à l\u2019origine de la demande des tribunaux islamiques en Ontario en 2004, et l\u2019Organisation de la conférence islamique (OCI : 1969), le seul lobby religieux constitué de 57 États.La pénétration du wahhabisme en Afrique correspond, d\u2019ailleurs, à cette décennie.En 1979, grâce à son allié pakistanais, l\u2019Arabie saoudite s\u2019installe en Asie et joue un rôle déterminant dans la guerre en Afghanistan contre les Soviétiques.Dans les années 1990, son influence s\u2019étend à la Tchétchénie et à l\u2019Algérie en plus de prendre pied au Ko- sovo et en Bosnie en raison de la guerre en ex-Yougoslavie.Cette nouvelle fenêtre lui permet d\u2019asseoir durablement sa présence sur le continent européen, où elle pilote déjà la grande mosquée de Bruxelles depuis 1969 et le Centre islamique de Genève à partir de 1961.Actuellement, l\u2019Arabie saoudite a une influence directe sur l\u2019Égypte, de loin le pays arabe le plus populeux, comptant près de 100 millions de personnes, en plus de son implication dans le bourbier syro-irakien.Sans oublier l\u2019atroce guerre menée contre le Yémen et l\u2019autre guerre, plus sournoise, contre son rival iranien.Récapitulons.Dynamisme politique, alliances majeures, emprise idéologique déterminante, réserves pétrolières pharaoniques.Et ce n\u2019est pas tout.Car l\u2019Arabie saoudite jouit d\u2019un autre atout considérable : sa diplomatie religieuse.Elle est la gardienne des lieux saints de l\u2019islam, avec des retombées économiques astronomiques chaque année, deux millions de musulmans y convergeant pour le pèlerinage.Avec son réseau de mosquées, d\u2019universités islamiques et de fondations caritatives, le pays est devenu la plaque tournante des prédicateurs salafistes à travers le monde.Cette lame de fond idéologique a conduit à la montée de l\u2019islam politique et de son corollaire, le djihadisme.2.Venons-en à la déclaration que les musulmans sont moins pratiquants que les catholiques.Sur quoi repose cette affirmation ?Mesurer la vigueur et la rigueur religieuses n\u2019est pas une mince affaire.Dans le cas des musulmans, cela est encore plus vrai.La piste de la fréquentation des mosquées n\u2019est pas concluante, et ce, pour deux raisons.La plupart des mosquées, au Québec comme ailleurs, sont sous le contrôle des États musulmans, en plus de faire l\u2019objet de la surveillance des services de sécurité.3.Rien ne permet d\u2019affirmer que 15 000 femmes portent le voile au Québec.Par ailleurs, une étude publiée par Radio-Canada en 2016 indiquait que quelque 48 % des musulmanes canadiennes se couvrent la tête, comparativement à 38 % en 2006.Si le phénomène du port du voile est difficile à mesurer quantitativement, son impact est observable de trois façons: a) l\u2019âge du voilement des femmes est de plus en plus bas, si bien que le voilement des petites filles s\u2019est généralisé avec les tensions que cela engendre (famille Shafia par exemple) ; b) dans plusieurs quartiers comptant une majorité d\u2019immigrants, le port du voile est devenu le modèle dominant ; c) avec le voile intégral, des modèles de voilement plus rigoristes jusque-là inexistants ont gagné en popularité.Cette perspective historique sur une échelle d\u2019une dizaine d\u2019années permet de confirmer que la tendance du voilement est en nette progression, surtout parmi les jeunes.4.Une autre déclaration qui soutient que la communauté musulmane est plus éduquée que les Québécois de souche est tout aussi problématique.De quoi parle-t-on au juste, de diplômes québécois, canadiens, ou de ceux délivrés par les pays d\u2019origine de ces ressortissants ?Dans le palmarès des 10 pays d\u2019où proviennent principalement les immigrants depuis 2011, on retrouve l\u2019Algérie, le Maroc, l\u2019Iran, l\u2019Égypte, la Tunisie et le Liban.On ne peut faire une simple équivalence entre les diplômes délivrés par ces pays et ceux du Québec.D\u2019abord, le niveau universitaire est loin d\u2019être le même.La fonction même qu\u2019occupe l\u2019université est différente d\u2019un pays à l\u2019autre, L\u2019Arabie saoudite est au centre de la politique internationale depuis sa création en plus du tissu social et culturel.5.Là où la journaliste s\u2019égare complètement, c\u2019est lorsqu\u2019elle s\u2019appuie sur une étude faite sur la société américaine pour en transposer les conclusions dans le monde musulman en déclarant : « L\u2019éducation, on le sait, milite contre l\u2019obscurantisme religieux.» Cela ne se vérifie pas dans le monde musulman.C\u2019est même le contraire qu\u2019on observe.En Égypte, en Algérie, en Iran, par exemple, l\u2019islam politique a d\u2019abord pris pied dans les universités avant de travailler le corps social.C\u2019est dans les facultés des sciences exactes, d\u2019éducation et de médecine, entre autres, que se sont formées les premières cohortes des militants islamistes.Réplique de Francine Pelletier L\u2019analyse de ce qui se passe ici, au Québec, ne révèle pas de grave menace intégriste.D\u2019abord, l\u2019influence pernicieuse de l\u2019Arabie saoudite dont vous parlez a été démentie par un rapport de la GRC affirmant que le djihadisme n\u2019est pas disséminé dans les mosquées mais est le fait « d\u2019individus isolés ».Les réseaux sociaux semblent donc beaucoup plus en cause que les quelconques pamphlets wahhabites qu\u2019on retrouve à Montréal.Ensuite, comme le dit un rapport de la Commission des droits de la personne, « les musulmans québécois font partie des groupes qui affichent les taux de dévotion religieuse parmi les plus faibles au Canada ».De façon générale, les immigrants qui s\u2019établissent ici sont deux fois plus nombreux que les natifs à ne se réclamer « d\u2019aucune religion ».C\u2019est une perception erronée de penser que les immigrants sont beaucoup plus attachés à la religion que nous.S\u2019il est vrai que le nombre de femmes qui portent le voile tient de l\u2019extrapolation très souvent, il est également vrai que l\u2019étude canadienne que vous citez n\u2019est absolument pas applicable au Québec.Les groupes musulmans canadiens sont majoritairement issus de l\u2019Inde, du Pakistan et du Bangladesh, des pays très conservateurs et très pratiquants, alors qu\u2019au Québec, le groupe majoritaire est maghrébin, une population beaucoup plus éduquée et moins conservatrice.Il est également incontestable que plus on est éduqué, moins on est croyant, en Occident tout au moins.Vrai, aussi, que la communauté musulmane affiche deux fois le taux de diplomation des Québécois francophones, les chiffres du gouvernement du Québec sont là pour le prouver.Il faudrait pouvoir s\u2019en réjouir plutôt que de se lamenter.Maurice Cusson Écrivain et ancien directeur de l\u2019École de criminologie de l\u2019Université de Montréal Le 13 octobre 2018, Denis Szabo, père de la criminologie au Québec, mourait d\u2019une pneumonie à Magog.Les criminologues se souviennent de lui avec gratitude : sans lui, la criminologie québécoise n\u2019existerait peut-être pas.Esprit encyclopédique, personnage attachant, original, controversé.Il fut couvert d\u2019honneurs.Mais comment ce Hongrois fraîchement arrivé ici réussit-il à créer un département universitaire ?Denis Szabo est né à Budapest en 1929.De 10 ans à 16 ans, il est interne dans une école de cadets qui recevait les enfants des officiers de l\u2019armée et de la gendarmerie hongroise.Puis il va à l\u2019université.Il assiste à la prise du pouvoir par les communistes, qui entreprennent d\u2019éliminer méthodiquement de l\u2019université les étudiants qui n\u2019étaient pas d\u2019origine prolétarienne.Denis Szabo dira 50 ans plus tard à Marcel Fournier : « Durant la guerre, les nazis hongrois ont exterminé la moitié des juifs et, après la guerre, des socialistes hongrois devenus communistes ont supprimé ceux qui ne pensaient pas comme eux.» C\u2019est ainsi qu\u2019il apprend à détester tous les totalitarismes.Raison pour laquelle, avec deux amis, il décide de fuir la Hongrie pour se rendre en Belgique.Il s\u2019inscrit à l\u2019Université catholique de Louvain.Sa préférence va à la sociologie.[\u2026] Pendant ses années à Louvain, Denis se lie d\u2019amitié avec l\u2019abbé Norbert Lacoste, fondateur du Département de sociologie de l\u2019Université de Montréal qui, en 1958, le persuade de venir à Montréal pour y enseigner la sociologie et un cours de criminologie.Si l\u2019obscurantisme des catholiques dogmatiques subsistait ailleurs, ce n\u2019était pas le cas à l\u2019Université de Montréal.Et paradoxalement, les lumières d\u2019une approche scientifique de l\u2019homme venaient du clergé : le père Mailloux, l\u2019abbé Lacoste, le père G.-H.Lévesque et d\u2019autres.Ces universitaires étaient réceptifs au projet de Denis Szabo : créer un Département de criminologie.Le conseil de la Faculté des sciences sociales accepta le projet du jeune professeur Szabo et, dès 1961, un Département de criminologie autonome vit le jour.Il offrait alors une maîtrise.Il lança, avec ses jeunes collègues, des recherches sur la délinquance juvénile, les pénitenciers, la récidive, la personnalité criminelle.Dès 1960, Denis Szabo, qui battait toujours le fer quand il était chaud, 1929-2018 Denis Szabo, fondateur de la criminologie québécoise créa la Société de criminologie du Québec.Pendant les années suivantes, il se voit offrir ce qu\u2019il appela une « chance historique de moderniser la justice criminelle ».On lui demanda de diriger les recherches de la Commission d\u2019enquête sur l\u2019administration de la justice en matière criminelle et pénale au Québec (commission Prévost 1967) et du rapport du Comité canadien de la réforme pénale et correctionnelle (rapport Ouimet 1969).En 1969, il fonde le Centre international de criminologie comparée.Avec son bras droit, Alice Parizeau, il organise de très nombreux colloques et séminaires internationaux et lance plusieurs recherches.Aujourd\u2019hui, le Centre rassemble 58 chercheurs réguliers.Institutionnaliser les idées Denis Szabo aimait dire qu\u2019il ne suffit pas de diffuser une bonne idée, encore faut-il l\u2019institutionnaliser : la faire reconnaître officiellement et l\u2019installer dans la durée.Ce qu\u2019il fit de plusieurs manières.1.Il créa des institutions là où elles n\u2019existaient pas et où le besoin s\u2019en faisait sentir par une stratégie de persuasion, de négociation et d\u2019alliances judicieuses.C\u2019est ainsi qu\u2019il fonda l\u2019École de criminologie, la Société de criminologie du Québec, le CICC et l\u2019Association internationale des criminologues de langue française.2.Il améliora des institutions en y faisant recruter des professionnels bien formés, d\u2019abord à titre de stagiaires et, ensuite, de permanents.Ce fut le cas de plusieurs services correctionnels et de services policiers du Canada.3.Il dirigea des institutions existantes, comme la Société internationale de criminologie et la Revue internationale de criminologie et de police technique et scientifique (de 1975 à 2006).4.Il contribua à corriger les dysfonctionnements de certaines institutions, notamment, le système de justice du Québec par son influence au sein de commissions d\u2019enquête.5.Il joua un rôle dans la dépolitisation d\u2019institutions aux ordres.C\u2019est ainsi qu\u2019en 1989, année de la libération de la Hongrie du joug soviétique, un ministre de la nouvelle république demanda à Denis Szabo de participer à la réforme de ses services de police.Denis Szabo répondit présent ! Il entreprit de faire le tour des commissariats de la police hongroise répétant aux commissaires qu\u2019il comprenait bien que, dans un régime à parti unique \u2014 et stalinien de surcroît \u2014, la police ne puisse faire autrement que d\u2019être aux ordres du pouvoir.Mais maintenant que la Hongrie se démocratisait, cette soumission était devenue contre-indiquée.Leur mission était désormais de faire respecter la loi et de faire régner la sécurité et la justice, impartialement et indépendamment des pouvoirs en place.Denis Szabo eut une très nombreuse descendance : étudiants, professeurs, chercheurs, praticiens.Parmi eux, plusieurs ont suivi son exemple, ouvrant de nouveaux chantiers.Et la criminologie québécoise s\u2019est élargie, notamment, avec l\u2019ajout de la sécurité intérieure et de la cybersécurité.Au- jourd\u2019hui, l\u2019École de criminologie de l\u2019Université de Montréal compte 28 professeurs et 1070 étudiants inscrits en 2018.On estime à 5000 le nombre de ses diplômés depuis ses débuts.Du côté de la Faculté d\u2019éducation permanente, plus de mille étudiants sont inscrits cette année à au moins un cours dans les quatre certificats associés à la criminologie.Dès 1960, Denis Szabo, qui battait toujours le fer quand il était chaud, créa la Société de criminologie du Québec Le prince héritier de l\u2019Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, fils du roi Salmane et membre de la dynastie des Saoud.Il était en compagnie du président du Sénégal, Macky Sall (au centre), lors d\u2019un forum annuel se tenant à Riyad en octobre dernier.AMR NABIL ASSOCIATED PRESS LEDEVOIR // LE LUNDI 12 NOVEMBRE 2018 ACTUALITÉS A 8 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.E ARCHÉOLOGIE Le rêve du tombeau de Champlain Mais où se terre donc le fondateur de la ville de Québec ?DAVE NOËL À QUÉBEC LE DEVOIR n annonçant la découverte d\u2019une fortification de 1693 dans le Vieux-Québec, la semaine dernière, le maire Régis La- beaume a lancé à la blague qu\u2019il ne restait plus qu\u2019à retrouver les ossements du fondateur de la ville.« Une fois qu\u2019on aura trouvé le tombeau de Champlain, on pourra lâcher prise ! » La question se pose.Mais où se terre donc le fondateur de Québec ?Retour au 14 octobre 1999.Le géographe René Lévesque \u2014 un homonyme de l\u2019ancien premier ministre \u2014 est persuadé d\u2019avoir découvert le caveau contenant les restes de Samuel de Champlain.Il convoque les représentants du ministère de la Culture (MCC) et de la nation huronne dans le sous-sol d\u2019un bâtiment situé à deux pas de la cathédrale Notre- Dame-de-Québec.Le tombeau serait à l\u2019arrière d\u2019un mur que l\u2019on s\u2019apprête à percer sous l\u2019œil de la caméra du documentariste Jean-Claude Labrecque et de coureurs des bois en costume d\u2019époque.«Moi, je savais qu\u2019il n\u2019y avait rien, explique l\u2019archéologue Carl Lavoie, chargé du chantier.Mais j\u2019étais sous pression parce qu\u2019il y avait Labrecque qui était en train de tourner un film là-dessus.» Lavoie sent qu\u2019il ne peut plus reculer.«On a percé le mur en pierre et, derrière, il y avait du bois, du bois qui apparaissait tout à fait neuf.» Au lieu de la chapelle funéraire, les chercheurs découvrent plutôt le réfrigérateur du restaurant Wong, une institution culinaire du Vieux-Québec.« J\u2019ai été critiqué pour avoir fait ça, explique Lavoie.Ce que je me suis dit, c\u2019est qu\u2019on allait au moins en finir avec cette hypothèse-là, qui n\u2019avait pas d\u2019allure.» Fémurs La mésaventure du restaurant Wong semble avoir brisé l\u2019élan de la quête du fondateur amorcée en 1866.Cette année-là, les abbés Casgrain et Laver- dière affirment avoir retrouvé le site de la chapelle Champlain au pied de l\u2019actuel funiculaire.Les recherches se sont depuis déplacées en haute-ville, le long de la rue de Buade, entre la cathédrale et le bureau de poste de la côte de la Montagne.C\u2019est là que se trouveraient les vestiges de la chapelle où l\u2019on a déposé le corps de Champlain après sa mort, survenue le jour de Noël 1635.« J\u2019ai localisé l\u2019emplacement et je pense que c\u2019est le bon », explique Carl Lavoie en parlant de la jonction des rues de Buade et du Fort.En 1880, des ouvriers y ont retrouvé un coffre en bois contenant des ossements, à une vingtaine de mètres à l\u2019est du restaurant Wong.Les chercheurs ignorent si les squelettes ont été laissés sous la voie publique ou déplacés dans le sous- sol de la cathédrale.Mais comment identifier les vieux os de Champlain au milieu du millier de squelettes enfouis dans le secteur ?« Il faudrait trouver ses fémurs », explique Lavoie, ceux du fondateur de Québec devant porter la marque d\u2019une flèche iroquoise reçue lors d\u2019un combat livré dans la région des Grands Lacs en 1615.Culte des reliques « La fameuse histoire du tombeau de Champlain, c\u2019est un gag entre nous, explique l\u2019archéologue Jean-Yves Pintal, de la firme Ruralys.On a une idée de l\u2019endroit où il a pu être enterré, mais est-ce qu\u2019il est encore là, compte tenu de la quantité de constructions qu\u2019il y a eues dans la ville ?» La découverte n\u2019apporterait pas grand- chose à la science, estime son collègue Marcel Moussette.«Je pense que c\u2019est plus important de nous intéresser aux vestiges qu\u2019il nous a laissés.Le symbole, ça tient un peu du culte des reliques.Moi, disons, ce n\u2019est pas la chose qui m\u2019intéresse en archéologie.» Pour M.Moussette, il vaudrait mieux s\u2019intéresser à la ferme de Champlain retrouvée au cap Tourmente il y a quelques années.«Il y a un potentiel fantastique qui n\u2019est pas exploité de ce côté-là ! » L\u2019archéologue retraité de l\u2019Université Laval ne croit pas qu\u2019il soit possible de retrouver les ossements de l\u2019explorateur.« D\u2019après moi, chercher Champlain, c\u2019est vraiment une cause perdue.» Richard III Carl Lavoie déplore le pessimisme de ses collègues en donnant l\u2019exem- « Étude pour l\u2019arrivée de Samuel de Champlain à Québec », de Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté, 1908-1909 MNBAQ, JEAN-GUY KÉROUAC Et Frontenac ?Champlain n\u2019est pas le seul dignitaire du régime français dont on a perdu la trace.C\u2019est le cas également des gouverneurs Frontenac (1698), Callières (1703), Vau- dreuil (1725) et Jonquière (1752), qui reposent pêle-mêle sous la cathédrale de Québec.« [Ils] dorment dans la ville qui a été le siège de leur gouvernement, sans avoir même une épitaphe pour rappeler aux vivants où ils sont, et ce qu\u2019ils étaient », déplorait l\u2019auteur Narcisse Faucher de Saint-Maurice, en 1878.« Partout chez les races fortes, dans les contrées viriles, les vivants aiment à honorer ceux qui furent les défenseurs et les gloires de la patrie », ajoute-t-il dans un rapport archéologique adressé au premier ministre québécois de l\u2019époque, Henri-Gustave Joly.En 2015, le curé de la paroisse Notre- Dame-de-Québec, Mgr Denis Bélanger, a soumis un projet de mausolée des gouverneurs au ministère de la Culture.Or, il faudra d\u2019abord retrouver les restes du quatuor vice-royal dans l\u2019un des trois ossuaires de pierres maçonnées de la cathédrale.1635.Samuel de Champlain meurt à Québec.Il est inhume dans l\u2019église Notre-Dame-de-Recouvrance.Son successeur Montmagny fait déplacer sa dépouille dans une chapelle érigée l\u2019année suivante en haute-ville.1640.La chapelle Champlain est détruite par un incendie.Reconstruite la même année, elle disparaît mystérieusement dans les années qui suivent.On ignore ce qu\u2019il est advenu des ossements.1843.Destruction du mur d\u2019enceinte de la cathédrale.Les ouvriers excavent une crypte contenant les restes «d\u2019importants personnages».1854.Un ingénieur découvre un caveau rempli d\u2019ossements au pied de l\u2019actuel funiculaire, dans la basse-ville.1866.La publication d\u2019un essai des abbés Casgrain et Laverdière sur la localisation du tombeau de Champlain déclenche la « querelle des Antiquaires » entre les chercheurs.1880.Des ouvriers découvrent un coffre en bois contenant des ossements à la jonction des rues de Buade et du Fort.Les débris sont enfouis sur place.1988.Le géographe Rene Levesque prétend avoir retrouvé le squelette de Champlain sous la tour du clocher de la cathédrale de Québec.Il s\u2019agit toutefois des restes d\u2019un jésuite inhumé en 1879.1999.Lévesque effectue des sondages dans le sous-sol d\u2019un restaurant dont l\u2019ancien propriétaire soutenait avoir aperçu un caveau dans les années 1930.Le percement du mur le mène dans la chambre froide du restaurant Wong.La saga Champlain ple du roi Richard III (1452-1485), retrouvé en Angleterre en 2012.« Il a été découvert sous un stationnement à l\u2019endroit où il a été enterré ! » Pour Lavoie, la recherche de Samuel de Champlain ne relève pas seulement du symbole : « Il ne faut pas oublier une chose, c\u2019est que la chapelle Champlain, c\u2019est une structure funéraire particulière.» Les fondations d\u2019une chapelle érigée douze ans après la mort de Champlain ont été retrouvées sous la cathédrale de Québec en 2017.Lavoie estime que les os du fondateur pourraient s\u2019y trouver.« Je pense souvent à ça.Dire qu\u2019il n\u2019y a pas un archéologue qui s\u2019intéresse à ça, c\u2019est un mensonge énorme.Et sans être René Lévesque, moi, je suis un scientifique et je pense que c\u2019est une question scientifique comme une autre, et ça m\u2019intéresse.» La poursuite des fouilles entreprises sous la cathédrale n\u2019est pas au programme, explique Annie LeGruiec, du ministère de la Culture, qui ne compte pas mener de « recherche spécifique » pour retrouver les restes de Champlain."]
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